Search VoyageForum
FR
Croisière sur le Costa Atlantica English translation pending
by Sylviannefd · 2010-10-15 · 16 replies
Nous venons de réserver une croisière sur le Costa Atlantica, Passage vers l'Est en septembre 2011, nous voulions une suite, il n'y a en presque plus, nous avons eu la dernière panorama suite, qui se trouve au milieu du bateau !!!! d'habitude elles sont à l'arrière ou à l'avant, qui peut me dire comment sont disposées ces suites je ne trouve aucune photo même sur le site Costa. D'autre part dans la suite il y a en plus du lit double, le canapé et un lit haut, est-ce que ce lit est escamotable? tous renseignements sur le bateau sera le bienvenu. Merci d'avance
Retour de cinq semaines au Guatemala en été 2010 English translation pending
by Julie777 · 2010-08-23 · 15 replies
quelques impressions et conseils à mon retour du Guatemala: d'abord formidable voyage sans problèmes!si on prend quelques précautions ! circuit traditionnel: Antigua Attitlan Chichitenango Xela Huehuetenango Nebaj Coban El Remate et Tikal ( petite incursion au Belize: ile de Cayer calker) Quirigua Rio Dulce Livingston Copan (Honduras) Monterrico

Les 3 sites mayas sont magnifiques et sont très différents Tikal impressionnant par la taille des temples et leur situation dans la foret A Copan, il reste des stèles, bas reliefs... et un musée très intéressant Quirigua mérite le détour pour ses grandes stèles

J'ai aimé Antigua, même si cette ville -musée ne représente pas le vrai Guatemala Tous les marchés des hautes terres, le plus intéressant pour moi étant celui d'Almolonga (près de Xela), celui de Saint Francisco el Alto ( le vendredi) énorme marché, celui de Chichi aussi , même si on y croise beaucoup de touristes!, celui de Santiago Attitlan où les hommes aussi ont des costumes particuliers. Nebaj et ses alentours m'ont séduit; nous avons fait quelques randos avec un guide dans les villages environnants ( CHAJUL superbe village) ACoban , Semuc Champey vaut vraiment le coup ( monter au Mirador!) mais les grottes de Lanquin .. bof! El Remate , un endroit sympa au calme au bord du lac Peten , où on peut se baigner , halte agréable, malgré les moustiques ( il faut dire qu'ils étaient présents partout!) La descente en bateau de rio dulce à livingston est très belle , mais Livingston ne nous pas emballé ( très touristique!) Monterrico vaut les 3h de transport d'Antigua, très belle plage de sable noir; d'énormes rouleaux, donc pas vraiment de baignade possible , promenade en barque dans la mangrove au lever du jour mémorable. Quand à Caye Calker , un petit paradis.. pour ceux qui font du snorkelling!! (une sortie d'une journée sur un voilier ( Raggamuffin, très sérieux, bon matériel, ils prêtaient meme des masques correcteurs!) nagé avec tortues, requins nourrice et lamentins! et le soir langouste grillée!!

adresse coup de coeur

HOTEL CHI-YA à San pedro de laguna ( en fait à 15mn à pied entre san pedro et san Juan, mais la navette d'Antigua vous dépose devant!)une merveille! des bungalows qui surplombent le lac ( d'environ 25m2 t, bien finis, confortables , s de bain, avec une énorme baie vitrée sur le lac ( que l'on contemplait du lit!) des petits déjeuners délicieux: fruits, yaourts, pancake au sirop d'érable, oeuf , café à volonté etc;;et Lilianna peut vous faire à diner si vous le souhaitez!! excellente cuisinière tout ça pour des prix très doux: 200Q le bungalow, 30Q le petit déj et 50Q le repas! canoë à disposition( nous n'avons pas eu le loisir de l'emprunter à cause de la météo!) Lilianna et son mari sont charmants ...

BONNES ADRESSES

à Antigua : posada de san vicente (40$) à El remate : mon Ami (bon resto), ambiance sympathique à Nebaj: hotel villa nebaj 200Q chambre très soignée. excellent rapport qualité/prix à Copan : posada de belssy (16$) free internet et eau potable, hôtel tout simple mais très accueillant avec petite piscine sur le toit!

Autres....

à Xela hotal Kiktem-Ja , ok sans plus Q160 à Huéhué, hotel La Sexta , Q140 basique! à Rio duce, Bruno's , très cher pour les prestations offertesQ280! à Livingston, hotel RIO dulce , le plus vieil hotel , le salon a du charme mais les chambres sont des placards!! à Monterrico, hotel brisas del mar , belle piscine mais chambres étouffantes (toit de tole ondulée), impossible de dormir! donc émigré au Johnny's, un peu bab , mais chambres fraiches à Coban je déconseille le dona Victoria: accueil froid ( pas droit à des serviettes avant d'avoir payé!!) et une chambre ( la n°9) indigne ( une toile maculée de taches et d'insectes morts masque le plafond)... avec 2 lits , pas de chaises , rien... Nous y avons dormi une nuit , arrivés à 8h le soir .. pas trop le choix!

RESTOS

à Antigua ( tout est trés cher!!) rainbow café , sympa , de la musique live le soir à Xela le café sagrado corazon ( au sud du parque central) 9na. calle 11-16 zona 1 était notre cantine!! très bon , pas cher, nourriture typique , Guadalupe la chef très chaleureuse! à Monterrico, le resto Calle real sur la route principale tenu par des femmes , très bon rapport qualité prix.

Si vous avez besoin d'autres infos, n'hésitez pas!
Quelle est la mentalité des Québécois? English translation pending
by Registoubkal · 2010-07-26 · 405 replies
Bonjour,

Je ne connais absolument pas l'Amérique du nord, et j'aimerai, un jour, visiter le Canada. En particulier le Québec. Je rêve de voir l'été indien... Mais, au Québec, j'imagine surtout rencontrer des gens décontractés, "cool", avec une certaine convivialité... Je crois qu'il y a aussi le tutoiement spontané ?!?

La mentalité est-elle bien différente par rapport à celle en France, en Europe ?

Je sais qu'il y a énormément de québecois sur le forum, je pense que je serai bien renseigné.

Merci !
Villes et villages à visiter hors des sentiers touristiques à Cuba? English translation pending
by Nanou75011 · 2010-07-17 · 36 replies
bonjour,

Avec mon copain nous partons du 5 Aout au 4 septembre 2010 à cuba. Ne connaissant pas l'île, j'aimerais avoir des conseils d'endroits :villes et villages à visiter en dehors des endroits touristiques. Le départ est pour bientôt, pourtant nous n'avons pas de planning défini, nous aimerions seulement répartir notre séjour en 4 grandes escales d'une semaine. Nous n'en avons défini pour le moment que deux, c'est à dire: - visiter la havane: des lieux typiques à visiter ..... - Trouver des petits villages sympatiques loin des grandes villes

Toutes les informations, propositions et les contacts sur place sont les bienvenus.

Merci d'avance
Récit de mon voyage au Maroc English translation pending
by Avanarasi · 2010-06-11 · 2 replies
Dimanche 27 mai 2007

Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.

J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.

J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.

Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.

Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.

Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.

Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.

Lundi 28 mai

Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.

Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.

Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.

Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.

Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.

Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.

Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.

Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.

Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.

Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.

Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.

De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.

A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.

Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.

Mardi 29 mai

Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.

Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.

J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.

Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.

Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.

Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.

Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.

Les conditions de vie sont souvent inhumaines.

Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.

Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.

Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.

Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.

Sachez que 10 DH valent 1 €.

Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.

Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.

Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.

En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.

Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.

Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.

En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.

Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.

Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.

Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.

Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.

Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.

Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.

Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.

A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.

Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.

Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.

L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.

Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.

Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.

Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.

Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.

Mercredi 30 mai

Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.

Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.

Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.

Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.

Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.

Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.

Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.

Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.

Jeudi 31 mai

Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.

Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.

Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.

Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.

La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.

Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.

Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.

Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.

J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.

Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.

Vendredi 1 juin

Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.

Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.

Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.

Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.

Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.

En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.

Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.

Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.

Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.

3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.

Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.

De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.

Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.

Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.

Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.

Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.

Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.

Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.

Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.

Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.

A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.

Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.

Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.

Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.

Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.

Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.

Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.

Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.

Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.

Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.

Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.

Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.

Samedi 2 juin

Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.

Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.

Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.

Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.

Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.

Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.

Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.

Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.

Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.

Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.

Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.

Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.

En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?

On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.

Dimanche 3 juin

Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.

J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.

J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.

Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.

De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.

Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.

De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.

Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.

Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.

Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.

Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.

Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.

Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.

J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.

Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.

Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.

En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.

A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?

Lundi 4 juin

Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.

En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !

Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.

Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.

La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.

Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.

Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.

Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.

Mardi 5 juin

Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.

Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.

Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.

Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.

A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.

Mercredi 6 juin

Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.

Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.

Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.

Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.

Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.

Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.

Jeudi 7 juin

Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.

Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.

Vendredi 8 juin

Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.

A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.

Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.

Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.

Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.

Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.

Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.

Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.

J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.

Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».

Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.

J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.

En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.

Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.

Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.

J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !

Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.

J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.

Samedi 9 juin

Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.

N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.

Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.

Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.

Tony
Sécurité en Mauritanie et Mali? English translation pending
by Yobba · 2010-05-22 · 54 replies
bonjour à tous! on va partir pour 6 mois en Afrique de l'ouest, et en regardant un peu sur le site du ministere des affaires étrangères, il se trouve que la Mauritanie semble pas du coup sécuritaire pour voyager seuls.. qu'en pensez vous, pour tous ceux qui y sont aller recemment ou qui y sont en ce moment, faut-il vraiment changer de destination ??? ce serait vraiment dommage ! ce pays a l'air d'avoir tellement pleins de belles choses à offrir... sino c'est pareil ils mettent sur le site que tombouctou est en Zone rouge... du coup rejoindre la ville depuis Mopti en pinasse deviendrai un projet risqué ? avez vous des experiences récentes de cette descente magique ? magique ou dangereux ? merci d'avance pour vos réponses !
Compte-rendu de la Transat Mer des Caraïbes sur le Costa Mediterranea English translation pending
by Gladfred · 2010-05-07 · 56 replies
Nous voilà revenu de notre Transatlantique (3eme croisière pour nous) qui était "Perles des Antilles" du 10 au 29 avril 2010. Un voyage fabuleux, de tres beaux paysages, bref que du bonheur, malheureusement trop court 😉 C'était trop bien, on a adoré. Allez je vais essayé de résumer tout ca.

Samedi 10 avril :

Lever prévu ce matin à 5h00, mais on est réveillés avant. Toutes les valises sont prêtes, On doit venir nous chercher à 5h45 pour nous emmener à l’aéroport de Marseille. Allez c’est parti pour 45 minutes de voiture, le voyage ne fait que commencer.

Nous récupérons nos billets électroniques aux bornes interactives pour pouvoir pénétrer dans la salle d’embarquement. Nous attendons devant notre porte et l’avion arrive aux alentours de 7h45. Des passagers en sortent et la navette Marseille/Paris est nettoyée. Nous commençons à embarquer vers 8h30, décollage prévu à 9h. Nous arrivons à Paris à 10h30 environ à Orly. Nous cherchons notre hall de départ pour Pointe à Pitre et attendons l’heure dans la salle d’embarquement.

Nous pouvons commencer à embarquer vers 14h25. Les passagers du fond de l’avion sont d’abord appelés. Ca tombe bien, on en fait parti. Nous entrons donc dans le Boeing 777. Il est complet, il va donc falloir attendre que les 500 passagers s’installent, un peu long, mais nous partons à l’heure, à 15h20. C’est parti pour 7h50 de vol.

Nous avons chacun un petit écran interactif, nous pouvons choisir parmi plusieurs films, récents ou anciens, épisodes de séries diverses, les radios, des albums musicaux, des documentaires, ou bien la caméra de vol et ainsi suivre tout notre itinéraire dans les moindres détails.

Nous arrivons à PTP aux alentours de 23h15, soit 17h15, heure locale. Nous ne nous occupons pas de nos valises depuis Marseille, nous les retrouverons plus tard directement dans notre cabine. Nous prenons les bus Costa, destinés à emmener tous les passagers au bateau.

Le trajet dure environ 15/20 minutes.

Ca y est, on l’aperçoit !!!!!!!!!!!! Le fameux Costa Mediterranea (CM). Il est beau et très grand dans le port.

Nous embarquons assez rapidement, un gros quart d’heure. Nous nous dirigeons vers notre chambre, une cabine avec grand balcon.

Nous prenons nos marques et allons faire un tour sur le bateau.

Nous allons à la réunion d’informations pour les nouveaux arrivants francophones et ensuite au restaurant pour manger et récupérer nos tickets de boissons (forfaits eaux et boys and girls).

Il est très tard pour nous et allons vite nous coucher vers 22h30, heure locale, soit 4h30 de chez nous, donc 24h sans dormir. Mais c’est pour la bonne cause !!!!

C’est parti pour la première nuit sur le bateau.
Partir seul en 4x4 faire le tour de l'Atlas au Maroc English translation pending
by Marcus73 · 2010-04-30 · 27 replies
bje prudent ou pas de partir seul se promenner a travers l'atlas nord sud merci de vos conseils
Voyage au Maroc début mai: itinéraire pour éviter les touristes? English translation pending
by Alex7070 · 2010-04-27 · 32 replies
Salut, je part seul à la fin de la semaine pour 10 jours au Maroc avec un budget de 35€ environ par jours, et le dernier guide du Routard en poche pour les adresses. Je vais me déplacer en train, bus et à pied, et je ne suis pas trop attiré par tout ce qui est grandes villes. J'aimerais surtout éviter la foule et les sollicitations au maximum. J'ai donc mis une croix sur Marrakech, Essaouira et compagnie.Je souhaiterais quelque chose de plutôt rurale. Ce que je vois du haut Atlas me plait beaucoup par exemple. Vu que je n'aurais que les transports en communs ainsi que mes pieds, que pouvez vous me recommander comme itinéraire ? A savoir que je débarque à Tanger et que je repart de Casa. Merci infiniment pour votre aide :=)
Séjour à Cuba du 8 au 28 mai 2010 English translation pending
by Jeanmarcl34 · 2010-04-26 · 14 replies
salut a tous! on part à 3 potes poru explorer les splendeurs de cuba. on a déja un pied a terre a priori sur la havane (mais bon on n'est pas jaloux, si vou avez un bon plan n'hésitez surtout pas). pour la suite on se tate un peu. trinidad, vignales la sierra maestra... on est preneur de tous les bon plans, sachant qu'on a envie d'authenticité autant que possible.un de mes amis est musicos et souhaiterai aussi avoir des plans pour échanger avec des musiciens sur place. a bon entendeur merci d'avance!! ps: on aimerait savoir si on peut louer sur place une vieille américaine pour une semaine sans trop de probleme. voila! j'attends de vos nouvelles... hasta luego!!
Voyage du Belize au Panama en routard English translation pending
by Zozor · 2010-04-08 · 30 replies
bonjours tout le monde donc je pars en amerique centrale fin avril debut mai j ai deja fait mon trajet grace au message sur le forum 😉, je voyage en routard sac a dos, j ai deja fait en inde et nepal pendant 6 mois en depensant a peut prés 100 euros par mois, je dors local mange local et me deplace local, objectif depense minimum, je part pour minimum 6 mois donc pas de rush, je fait appel a vous pour avoir quelque renseignement sur les différent pays traverser, chose a ne pas manquer, endroit ou dormir je suis a la recherche de bon plans pas cher. je souhaite essayer pour la premiere fois le couchsurfing avez vous deja essayer dans ces pays la? vos impression et peut etre des adresses?

j aimerais savoir si un aller simple pose probléme pour cancun, ne vont il pas me demander un retour

voici le parcours prevu:

belize sarteneja - orange walk - lamanai - san ignacio

guatemala arenal - lac petén itza

belize placencia

il y a des bateaux entre placencia et livingston ?

guatemala livingston

honduras tela - la ceiba - utila - tegucilpa

d autre endroit a visiter ?

nicaragua las penitas - granada - ometepe island

d autre endroit a visiter ?

costa rica volcan la vieja - volcan tenorio - renal - monteverde - san josé - cahuita - poerto viejo

panama boquete - iles san blas

quoi voir entre boquete et les iles san blas?

je souhaite avoir quelque conseil sur le passage de frontier entre les différtent pays, et que pensez vous de la periode meteo

esperant rajouter des etapes durant mon voyage avec vos conseils.😉
Cuba ou République Dominicaine en décembre 2010? English translation pending
by Estradino · 2010-04-05 · 44 replies
Bonjour à toutes et à tous, Nous sommes devant un dilemme et j'ai besoin de vos avis éclairés. Nous envisageons de faire un voyage du côté de la mer des caraîbes en décembre prochain. Nous sommes trois couples avec 6 enfants en bas âges (entre deux et six ans). Nous hésitons entre Cuba (côté farniente et découverte de peuple) et la RD (farniente). Est-ce que quelqu'un a déjà fait ces deux pays afin de nous donner son avis? Nous sommes également à la recherche d'informations pour des hôtels qui pourraient accueillir des enfants (ayant un club enfant) et qui soient sur une plage magnifique. Merci d'avance pour vos remarques. Si quelqu'un a d'autres plans qui restent dans le même budget, nous sommes ouverts à d'autres propositions.
Quel meilleur circuit pour onze jours à Cuba? English translation pending
by Biquette · 2010-03-10 · 10 replies
Bonjour à tous,

Ns partons dans 1 mois : arrivons à cuba le 11 avril au soir et repartons le 22 avril au soir = soit 11 petites journées sur place.

J'ai vraiment pas beaucoup de temps pour organiser ce petit voyage aussi j'ai besoin de vos conseils avisés afin d'optimiser 😎 J'ai un peu regardé le forum, le lonely et le routard. J'envisage de m'acheter d'ailleurs pour cette destination le guide hachette A VOIR (avec photos et plans indiquant les principaux pts d'intérêts : quelqu'un connait ?).

Je suis pas encore décidée à 100% sur mon petit circuit ci-dessous avec location de voiture certainement : - La havane (3/4 jours) - Viñales et la ville de Pinar del rio (2) - Las Terrazas (1) - Cayo Levisa (3)

Voici nos envies : point important nous parlons couramment l'espagnol (ns sommes d'origine espagnole !)

- rencontrer les cubains "sereinement" pour eux surtout (et aussi pourquoi pas amener une contribution à une association locale si quelqu'un en connait une ?) - éviter dans la mesure du possible les zones très touristiques. Je sais que c'est cliché mais on est ts comme ça même si ns sommes nous mêmes des touristes ! - faire des belles plongée (cayo levisa ça le fait ?) - se détendre et vivre un peu au rythme cubain. Pas intéressés par les musées mais plutôt par les gens, l'architecture, la culture, la cuisine, la faune et la flore.

Merci de me dire si vous pensez qu'il y a des choses vraiment indispensables à faire (comme Trinidad semble t-il à lire certains post) et dans quelle mesure je dois revoir ma copie.

J'envisage de prendre sur place des pesos cubain afin de pouvoir acheter sur les marchés des fruits, des petites choses à manger : est-ce possible ou doit-on obligatoirement payés en CUC ?

Passionnés de Cuba, j'attends vos remarques, suggestions, préconisations, mise en garde, conseils...enfin tout ce que vous voudrez ! 😉 Gracias !
Mutation à Mayotte 2010 pour les enseignants English translation pending
by Corg2b · 2010-03-02 · 269 replies
Bonjour, Les résultats vont bientôt tomber. Alors, collègues enseignants, partageons !!! Cette discution peut nous aider à tous. Cordialement et faisons en sorte de faire vivre cet espace. CORG
Retour de la croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Mediterranea du 6 au 13 février English translation pending
by MagetLo80 · 2010-02-20 · 33 replies
De retour de croisière nous sommes totalement enchanté par notre voyage. Au niveau du bâteau (Costa Mediterranea) pas de surprise ; c'était notre 4ème croisière avec Costa et nous n'avons jamais été déçus par cette compagnie (bâteaux luxueux, propres, nourriture excellente, multi-activités ...) En ce qui concerne la destination, elle nous a elle aussi emballée. Avec un point d'orgue pour la république dominicaine où les gens sont supers chaleureux. A noter, pour les amateurs de sensations et de franches rigolades, l'excursion en buggy à La Romana est géniale. De plus, Costa assure dans toutes les situations : en ce qui nous concerne, lorsqu'on est rentré en Guadeloupe l'aéroport était fermé (cause : éruption du Montserra). Nous sommes donc repartis en bâteau jusqu'en Martinique afin de pouvoir décoller. Tout a été super bien géré par Costa. Seul bémol : le manque de communication. Si vous êtes sur le point d'effectuer cette croisière et que vous avez des questions, n'hésitez pas ; nous nous ferons une joie d'y répondre.
Quoi manger et boire à Cuba? English translation pending
by Anyy · 2010-02-18 · 190 replies
Bonjour, j'entends pleins de trucs au sujet de la bouffe et de l'eau dans le sud, svp, pouvez vous m'eclairer, je n'ai pas le gout de tomber malade pendant mon sejour. Merci beaucoup!
De retour d'un mois au Guatemala (janvier 2010) English translation pending
by Hsalocin · 2010-02-03 · 51 replies
Voila, je viens de rentrer du Guatemala, comme promis pour celles et ceux que cela intéresse, je poste mon itinéraire ici:

05/01:arrivé à guatemala ciudad, arrivée à antigua 06:repos 07:antigua-chichicastenango-antigua 08:volcan pacaya et antigua-san perdo atitlan 09:san pedro atitlan-nebaj 10:rando du coté de nebaj 11:nebaj-lankin 12:semuc champey, grotte de lankin 13:lankin-flores 14:repos 15:rando vers el mirador jour 1 16:rando vers el mirador jour 2 17:rando vers el mirador jour 3 18:rando vers el mirador jour 4 19:rando vers el mirador jour 5, retour à flores 20:flores-tikal 21:tikal-poptun 22:poptun-rio dulce-livingston 23:rando livingston 24:livingston-puerto barrio-omoa(honduras) 25:omoa-copan 26:ruines de copan 27:copan-monterrico 28:repos lol à monterrico 29:monterrico-antigua 30:repos 31:achats... 01:retour en france

Si vous avez des questions pour des futurs voyages la bas, n'hésitez pas ;o)
Retour de la croisière "Perles des Antilles" (janvier 2010) English translation pending
by Navinic · 2010-02-03 · 32 replies
Nous voilà de retour... Alors voici en un seul mot le résumé de notre croisière: MAGIQUE !!! Nous sommes tombés amoureux de l'ambiance, de l'effervescence et de l'opulence.... (poête à mes heures...) Nous sommes embarqués sans heurts à La Romana le 11 janvier et avons rapidement rejoint notre cabine où nos bagages nous attendaient déjà. Une petite tache sur la table de notre cabine nous a valu un service incroyable de la part de notre "cabin stewardess" Karren. Nous n'avions qu'à penser à quelque chose et cela se matérialisait sous nos yeux. Tout au long de notre voyage nous n'avons rencontré que de l'excellent service, donnant une toute nouvelle signification au mot "attentioné". Les repas pris au restaurant Argentieri étaient fabuleux, nos compagnons de table bien assortis et Québecois également. Les repas pris sur le pont 9, buffet étaient bien également, mais ça reste un buffet. Nous avons remarqué l'empressement de certains voyageurs à se servir au détriment des autres... mais cela ne relève pas de Costa... Notre première escale l'ile Catalina s'est révélée un bon préambule à ce qui allait suivre... farniente sur la plage et BBQ extérieur organisé par Costa. Seule la pluie est venue jeter un peu d'ombre sur le tableau, mais nous avons simplement repris le chemin du bateau pour en profiter un peu plus tôt en après-midi. Par la suite ce fut Tortola.... et là nous avons nagé avec les dauphins! Fantastique! :))) Sortie organisé par Costa dispendieuse mais très bien organisée et qui en valait amplement le coût. À Antigua, nous avons choisi "zipline" dans la forêt vierge encore avec Costa, encore trè bien organisée et tellement plaisante! Les sorties avec Costa sont en effet plus dispendieuses, mais lorsque c'est prévu à l'avance, il y a moyen de très bien en profiter sans trop se soucier du prix payé (n'oubliez pas que nous québecois devons multiplier chaque Euro dépensé par 1.6.... ça monte vite ;) Par la suite, Ste-Lucie où nous avons réservé un taxi avec un autre couple et avons visité la campagne et les environs, mangé des bananes fraichement cueillies devant nos yeux ainsi que des pamplemousses gigantestques... tout cela pour 20$ US par personne.... Même stratagème pour la Guadeloupe, mais plus dispendieux... 40$ US par personne. Nous avons cependant pris quelques heures de repos sur la magnifique plage de Ste-Anne.... incroyable! Mais la Guadeloupe en soirée c, est loin d'être réjouissant.... j'avoue que le port est situé dans un secteur plutôt noir et mal entretenu qui pourtant en plein jour est tout à fait charmant.... mais à la nuit tombée... nous nous faisions une joie d'aller marcher après le souper et profiter de l'ambiance festive des caraibes de soirée.... alors nous avons bien essayé... mais c'est rapidement que nous avons rebroussé chemin.... difficile de ne pas se sentir insécure lorsque la guérite est envahie de gens qui lorgnent le bateau à travers les barreaux de la cloture entourés de tous petits enfants qui courrent dans tous les sens... j'aimerais bien savoir ce qu'ils y faisaient, peut-être juste s'en mettre plein la vue? Étrange tout de même de les voir tous alignés littéralement accrochés aux barreaux sans rien dire... et les rues sont désertes, pas l'ombre d'une petite fiesta ou groupe de gens réunis... seules quelques dames arpentant les trottoirs à la recherche de clients potentiels... enfin pour le night life on repassera... nous sommes donc repartis de la Guadeloupe à minuit seulement et avons rejoint St-Martin le lendemain midi. Alors là de l'avis de tous - trop courte cette escale!!!! quelques heures seulement en plein dimanche, peu de temps pour visiter cette ile merveilleuse! plage et boutiques se côtoient chaleureusement et les gens sont incroyablement chaleureux. Bien sûr ils ont tous quelque chose à vendre c'est certain, mais ils ont le sourire même après avoir essuyé un échec. Superbes boutiques toutes plus colorées les unes que les autres. La vie sur le bateau est à la fois routinière et surprenante. Toutes les activités et excursions sont réglées au quart de tour mais libre à nous d'y participer ou non. Nous avons assisté à quelques représentations du spectacle du soir et avons pu constater qu'ils sont présentés par des employés du bateau plus ou moins talentueux. Une étoile pour l, effort, quant au résultat, pas toujours un succès. Mais qui sommes-nous pour juger après tout.... Si le spectacle ne nous plait pas, il y a amplement d'autres choses à faire sur le bateau.

Seul point négatif, très négatif devrais-je ajouter... la vente sous pression pour les fameux packs de boisson. impossible d'y échapper, et ils ne prennent même pas NON en considération, ils poussent et poussent la vente de ces fameux forfaits. Nous avons acheté un forfait et avons du écouler en toute vitesse les coupons restants lors de notre dernière journée... car entendons-nous il y a amplement l'occasion de boire de la très bonne eau glacée au buffet. Si les serveurs "devenus vendeurs de packs" n'étaient pas si agressants nous n'aurions pas fait acheté de pack et le saurons pour la prochaine fois. Autre point en relation avec les packs: lorsqu'on veut échanger un fameux coupon de pack, comme ils sont vendus pourboire inclus, nous voilà confrontés avec une franche mauvaise volonté de l;a part de plusieurs membres du personnel. Voyez-vous, les coupons une fois vendus ne rapportent absolument rien aux serveurs, alors ils passent en dernier. J'ai du redemander 3X à une petite serveuse de me servir ma boisson car elle s'arrêtait à toutes les tables entre moi et le bar pour essayer de vendre encore et encore d'autres packs.... je lui ai demandé si j'étais mieux d'aller moi-même me servir au bar et de me remettre mon coupon avant qu'elle ne réagisse et y aille finalement. Très très agaçant ce besoin de pratiquement quémander un droit payé à grand prix.

Mais outre cet aspect négatif, nous n'hésiterons pas une seconde à retourner en croisière, avec Costa ou autre. Nous avons littéralement adopté ce mode de vie et les quelques leçons tirées de notre première expérience nous seront grandement utiles pour les prochaines :)

Et voilà c'était par la suite le retour à la Romana et la 2è partie de notre périple qui débutait - semaine de repos à l'iberostar hacienda dominicus (où nous nous sommes grandement ennuyés de notre bateau adoré).

Au plaisir de répondre à vos questions, si vous en avez :)
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie) English translation pending
by Kashtin · 2010-02-01 · 94 replies
Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.

La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)

Première partie

Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)

**********

Vendredi 8 mai

Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.

Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !

Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.

Samedi 9 mai

Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.

Dimanche 10 mai

J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.

Lundi 11 mai

Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.

Mardi 12 mai

En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.

Mercredi 13 mai

Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.

Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.

Jeudi 14 mai

Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.

Vendredi 15 mai

Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.

Samedi 16 mai

Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !

Dimanche 17 mai

Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !

Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.

Lundi 18 mai

8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.

Mardi 19 mai

Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.

Mercredi 20 mai

Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.

Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.

Jeudi 21 mai

Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.

Vendredi 22 mai

Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.

Samedi 23 mai

Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.

Dimanche 24 mai

C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…

Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.

Lundi 25 mai

Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.

Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.

Mardi 26 mai

Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.

Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
Croisière Pacific Dream aux Antilles du 6 février 2010 English translation pending
by Mounette06 · 2010-01-31 · 17 replies
je dois partir samedi 6 février 2010 faire une croisière sur Pacific dream aux antilles, à 6 jours du départ nous n'avons ni l'heure de départ de paris , ni l'aéroport où l'on doit se rendre nous sommes stressés et inquiets bien sûr, d'autant que nous habitons dans le sud de la france, y a t'il quelqu'un qui aussi qui fait cette croisière.et qui a plus de renseignements merci de vos réponses à bientôt😕
Croisière "Perle des Antilles": escales? English translation pending
by Leti82300 · 2010-01-20 · 37 replies
Bonjour à tous, Comme n'ayant pas la motivation pour poster un message sur tous les cr ou discussion sur cette croisiére je crée une nouvelle discussion afin de vous demander nous voulons faire les visites des différentes escales par nous même et je voulais vous demander si vous auriez des astuces ( sites internet plan des îles détaillées adresse de bon magasins et les tarifs tour opérateur sur place ou société tel speedys sur tortola) merci à tous bonne croisiére a tous
Compte-rendu de croisière "Perles des Antilles" du 2 janvier 2010 English translation pending
by Stepholi · 2010-01-11 · 36 replies
Nous Voilà de retour !!! Les bonnes choses ont toujours une fin, mais c'était trop court !!! Petit rappel, les membres STEPHOLI, MOMOTEO, NATOU33 étaient donc présents pendant cette croisière, une belle rencontre humaine dans un cadre merveilleux.Après de longs mois à discuter par le biais du forum, nous avons enfin pu nous voir et apprécier ensemble cette belle aventure..... Tout d'abord, je commencerai pas parler du COSTA MEDITERRANEA : un très beau navire, le plus beau de tous ceux que l'on a pu croiser à chaque port, luxe, confort. Le personnel y est accueillant, souriant, professionnel, voire même pour certains attachant ....... Concernant la restauration, qualité au restaurant, buffet varié avec quantité, petit déjeuner copieux, buffets nocturnes merveilleux par la déco...... Bref, Chapeau Costa Croisières, rien à dire !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Concernant les excursions, certes elles sont chères avec costa, mais très bien organisées, pas de soucis de mise en retard par rapport au départ du bateau donc tranquillité d'esprit, site et activité choisis de qualité, à chaque fois, nous étions enchantés. L'excursion scooter des mers à st martin, sympa on a apprécié la vitesse des engins, saona est une très jolie île ( on a tous bien rigolé par la douche prise dans les bateaux rapides, eh oui ce jour là la mer était agitée, par contre, les fragiles du dos s'abstenir, + attention les moustiques )Catalina rien à dire, belle plage de sable fin, du monde mais l'organisation de costa faisant foi, tout se passe très bien. Nager avec les dauphins à Tortola, notre plus belle expérience avec l'animal. Antigua, une aventure en canoe Kayak près de la nature, nos plus belles photos aériennes et sous l'eau par la plongée au tuba, et enfin les VTT à ST lucie, physique mais bien agréable de cotoyer la forêt de si près, et de se baigner dans les cascades naturelles.En résumé, nous avions fait de bons choix au niveau des excursions, à priori, autour de nous les passagers étaient tous enchantés des excursions en général. Une chose est sûre, le choix des excursions est important. Avec costa, il y en a pour tous les goûts.....

En ce qui concerne les îles, notre préférence va pour ANTIGUA : L'ambiance dans la ville est un peu à l'américaine, les voitures 4x4, pick-up, les maisons de couleur, les habitants chaleureux, le paysage fleuri et vert, bref exactement ce que nous attendions de ce voyage. Mais toutes les îles ont leur petit charme, et puis chacun ses goûts, mais un petit plus pour ANTIGUA ( notre excursion en canoé kayak a peut être aussi un peu influencé notre préférence, car on y a vu tellement de belles choses, et il faut le dire la prestation de cette excursion est de qualité, les organisateurs sur place sont un couple d'anglais, le site est beau, petite attention en fin d'excursion ( que je garde pour que vous ayez la surprise).Dommage, que pendant cette croisière, on puisse pas visiter la Guadeloupe, pas assez de temps, car les îles tout autour et les plages que l'on a pu apercevoir du bateau, sont magnifiques, peut être un prochain voyage ?????

Au final, nous sommes enchantés, nous avons vu des paysages paradisiaques, apprécié le confort et le luxe d'un paquebot, et rencontré des amis très sympathiques. Nous sommes chanceux !!!!

Je reste à votre disposition pour d'autres renseignements .... surtout pour ceux qui ne sont pas encore partis.

A très bientôt

Olivier et Stéphanie

PS : Natou 33 a pu prendre la photo de notre groupe du forum, prochainement ces photos sur le forum !!!!!!
Retour de randonnée en 4x4: quelques régions du haut et anti Atlas English translation pending
by Larazou · 2010-01-11 · 26 replies
Bonjour. Je rentre d'une randonnée en 4x4, routes et pistes d'environ 2600 km faite en 14 jours dont voici l'itinéraire: marrakech-piste telouet à ait benhadou. Piste skoura à toundout à imi oulaoun. Route d'aguerd à kantola. Vallée des roses et piste pour ait youl dans la vallée de dades via ait mrao. Gorges de dades. Piste tinhrir à aghbalou n kardous et route aghbalou nkardous-goulmina-amelago-gorges gheris-assoul-ait hani todgha-boumalne dades. Piste du saghro-ikniouin-tizi n tazazert nkob. Route/Piste sur la rive gauche du draa à partir de tamnougalt. Route Agdez-taznazkht-talouine. Piste pour l'oasis d'asragh et aguinane et retour à talouine. Talouine-igherm-tlat tagmout-tata. Tata-icht-akka-ait ouabelli et Piste pour l'oasis de tadakoust et celle de tamezrar. Route pour amtoudi et Piste et route pour khmis ouafka et tafraout. Piste pour l'oasis d'igmir et retour à tafraout. Route pour anezi-larbaa ait ahmed et l'oasis de la tortue et retour à tafraout. Route pour ait abdellah-tighermine et piste pour agadir tasguent-agadir dou tagadirt-ben driss-agadir itourhaine et retour à tafraout. Tafraout à marrakech.

Informations utiles sur ce circuit:

Les fortes précipitations enregistrées durant la 2° quinzaine de décembre ont fortement endommagées certaines routes et pistes(radiés ou ponts emportés, chaussées défoncées..) les réparations pouvant prendre du temps, il est nécessaire de se renseigner auprès des villageois du coin sur l'état d'une route secondaire ou d'une piste avant de l'emprunter.

- Pistes telouet à ait benhadou: Les travaux de terrassement et de gros oeuvres sont bien avancés.Certaines personnes n'hésitaient pas à emprunter cette piste avec une voiture de tourisme avant les dernières pluies.A éviter car il y a un passage d'oued qui ne pourra pas être franchi avec une voiture basse. Il faut compter encore sur un minimum d'une année pour la finalisation de cette route.

- route/piste skoura-toundout-aguerd-imi oulaoun-tamezrit et amezri(sur la tasssaout) Très belle vallée"kantola" équipée maintenant d'une route de aguerd au village de kantola. Après kantola, une piste étroite(à ne pas emprunter avec un gros 4x4)permet de réaliser une boucle et de visiter de superbes villages isolés de la vallée des ait affan(tighouzzirine-assaka-immassine) puis de rejoindre la piste aguerd/amezri au niveau du village imi ou laoun.avant d'emprunter cette piste, se renseigner sur son état sur place auprès des villageois ou en téléphonant au préalable au proprio du gite de imi oulaoun.brahim:tel:0671086621 La piste aguerd/amezri, qui permet d'accéder à la superbe vallée de la tassaout via le tizi imi oulaoun est en travaux d'élargissement et de terrassement depuis la route goudronnée à aguerd.Le goudron viendra après. Restera en piste la vallée de la tassaout de amezri à ait ali nito, réalisation très difficile, l'oued occupant presque tout le lit de la vallée. Par contre il est prévu l'élargissement et le bitumage de la piste toufrine-ait ali nito à megdaz.

- Vallée des roses L'ancienne piste qui permettait de descendre sur tamalout et d'avoir une magnifique vue panoramique sur la vallée et les villages tamalout et boutaghrar est impraticable. J'ai essayé de la remonter depuis tamalout:impossible.il ne reste plus qu'à y accéder à pieds (1 h.aller et retour) pour pouvoir faire de belles photos de la vallée. Les travaux de gros oeuvres et de terrassement sont en cours de boutaghrar à souk sebt ait ahmed via alemdoun.Cette piste sera également goudronnée. il est prévu également de goudronner la piste qui part aprés le pont d'aznag à ait youl(sur la route des gorges de dades après la kasbah du glaoui)via la belle vallée des ait mrao et ses jolies villages:issoumar, imi ouaqua, igherm akdim, tizguine.

- Piste/route tinrhir agbalou nkardous une piste permet de rejoindre de la sortie de tinhrir, le village de izekarene situé sur la nouvelle route qui part de tinjdad ou goulmina à aghbalou n kardous et sa source.Il est ainsi possible de faire une belle boucle:tinrhir à aghbalou nkardou et retour par la route à goulmima ;puis route-amelagou-vallée du gheris-assoul-ait hani-tinrhir. La piste qui aurait permis depuis aghbalou n kardous de relier la route ait hani/todgha est toujours coupée.

- Piste ait hani-agoudal-imilchil cette piste est maintenant goudronnée.

- Piste boucle todgha/dades piste trés abimée, devenu difficile même en 4x4. des travaux de réfection ont démarrer en avril dernier sur 10 km depuis tamtatocht, mais ça traine.

- Piste de ikniouin à nkob dans le saghro il est projeté de goudronner cette piste.

- Tazzarine à taghbalt à zagora Très jolie route de tazzarine à taghbalt;ensuite piste pour zagora en mauvais état car non entretenue ni utilisée par les habitants qui préfèrent d'après leurs dires, emprunter la route taghbalt-tazzarine-tansikht-zagora.

- Piste de la rive gauche du draa de tamnougalt à tansikht. Belle nouvelle route de tamnougalt à afra nait sedrat, ensuite piste de 4km pour rejoindre un pont et regagner la rive droite à 18 km d'agdz. Possibilité de continuer par la piste jusqu'au pont de tansikht, ce trançon devant également être goudronné.

- Route talouine et piste de l'oasis de tasghar et aguinane. Epoustouflante oasis de tasghar(asarrakh sur la michelin) et aguinane accessible à partir de talouine ou de akka irhene. Cete piste sera goudronnée non de son point de départ actuel:situé 21 km avant agadir-melloul mais directement à partir de ce village, permettant ainsi de relier sur 36 km plusieurs villages. pour bénéficier des plus belles vues, il est préférable de déposer son véhicule devant l'auberge d'asghar et de faire la descente à pied à travers les différents étages de l'oasis:gandiose Bien entendu, la descente sur aguinane en 4x4 par la piste en colimaçon est impressionnante.Possibilié de faire l'aller et retour(72km de piste+40 km de route faisable en 4 h.) dans la journée à partir de talouine pour visiter cette oasis.

- Piste tighermine(route igherm à tafrout) à ben driss à touflazt Cette piste qui permet d'accéder à de beaux agadirs(tasguent-dou tagadirt-itourhaine...)est en travaux pour être goudronnée, reliant ainsi la route touflazt à taroudant

- Piste azgour(vers ait abdallah)-tazalaght-khmis issafen Piste de 43 km en travaux pour être goudronnée devant permettre de relier tafraout-azgour-khmis issafen à tata sans passer par igherm .

- Route/piste tafraout-izerbi-tahwawat-oasis d'igmir Les travaux d'élargissement, de terrassement ont démarré sur cette magnifique piste à partir de tahwawat avec liaison dans le futur avec la route imouzlag à icht. la piste pour l'oasis d'oukarda, située dans le prolongement de celle d'igmir est coupée.seule possibilité pour visiter cette oasis et de le faire à pieds à partir d'igmir(2 h.aller et retour)

- Piste ait ouabelli à l'oasis de tadakoust(18 km) et ensuite à celle de tamezrar(15 km). Piste en très bonne état permettant d'accéder à la superbe oasis de tadakoust et son agadir et à celle de tamezrar

- Route igherm-tlat tagmout-tata la région d' igherm dispose de jolies agadirs qui méritent une visite: agadir ait melal agadir tanjajamcht agadir talmoudant agadir dou ouzrou agdir ifasfas(superbe) agadir ait kine et d'autres...

- Route/piste khmis ait ouafka-anfeg-targa khdeir et jonction avec la route pour amtoudi Des travaux sont en cours pour le goudronnage d'un tronçon supplémentaire de aghoulid à ait ali ou hmad;il restera env.21 km de piste pour relier la route pour amtoudi

Cordialement. ci après reportage photos des régions visitées:

http://picasaweb.google.fr/razoulatif/MarrrakechATelouetAAitBenhadou1209?authkey=Gv1sRgCOOb2pq8ubz-zgE&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/SkouraATamsoultAToundoutAImiOulaounAKantola1209?authkey=Gv1sRgCMKkqb_viM-0QQ&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/KasbahsDeSkouraEtRegions1209?authkey=Gv1sRgCImgj4DJuNT95gE&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/ValleeDesRosesAValleeAitMrao1209?authkey=Gv1sRgCJGg0fyJ0KWcFQ&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/ValleeDades1209?authkey=Gv1sRgCLeRxN28wZfuZQ&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/ValleeAghbalouNKardousAGorgesGheris1209?authkey=Gv1sRgCN6IoOTynayuDw&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/AgdezATalouine1209?authkey=Gv1sRgCPmL4LWr7ezIfw&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/OasisAsgharEtAguinane1209?authkey=Gv1sRgCPrzmNGAps-1Pw&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/TalouineAIghermATlatTagmout1209?authkey=Gv1sRgCL75m93RqMnZTA&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/AitOuabelliATadakoustATamezrar1209?authkey=Gv1sRgCJPP6qTIj67M3wE&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/AmtoudiATafraout1209?authkey=Gv1sRgCJ2x4PKRo5KWpQE&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/TafraoutAOasisIgmir1209?authkey=Gv1sRgCJSm8PbvoIiXdA&feat=directlink http://picasaweb.google.fr/razoulatif/TafraoutAAgadirItourhaine1209?authkey=Gv1sRgCMC3_aDs49b6EA&feat=directlink
Retour de l'hôtel Playa Ancon (8-22 décembre 2010) English translation pending
by Kashmire · 2010-01-06 · 24 replies
J'étais au Ancon à Trinidad du 8 au 22 décembre. Voici un bref résumé de mes 2 semaines 😎 Si vous avez des questions ne vous gênez pas 🙂

Nous étions dans la partie supérieure au 2e étage (#8213), vue sur la mer et balcon. On en a pas trop profité car dès 2h c'est beaucoup trop chaud...le soir par contre c'était parfait. La chambre était très propre et y'avait du rangement. Dans la salle de bain il y a un séchoir mais juste 1 petite tablette pour le rangement. On a toujours eu de l'eau chaude sans problème même que j'ai failli me brûler 2 fois. Notre femme de chambre était vraiment gentille et toujours le sourire. Il y a un petit frigo et une prise 110 dans la salle de bain alors pas besoin d'adapteur.

Côté bouffe maintenant. Contrairement aux commentaires que j'avais lu j'ai très bien mangé au buffet le soir! Pour les déjeuners c'était moins bon, pas de crêpes mais bon je ne suis pas morte de faim au contraire. Je m'en suis sortie avec les oeufs, le melon d, eau et les bananes lol J'ai mangé beaucoup de poisson et y'avait toujours 1 choix de viande au grill qui était bien bonne. Comme j'étais là le soir de ma fête, ça été souligné et de façon vraiment belle! Notre table avait été réservée et décorée un petit peu et la serveuse a pris l'initiative de faire préparer un gâteau complet. Ils ont éteints toutes les lumières et ont fait flamber le gâteau à la table avec du rhum pendant que les musiciens me chantaient bonne fête! Les gens près de notre table ont pu profiter du dessert qui étaient délicieux Ce fut une très belle attention de leur part et un très beau souvenir pour moi. Pour les restos à la carte, j'ai fait l'italien (très bon), le Pescador (pas aimé mon poisson baignait dans l'ail et j'ai d'la misère avec ça par contre ma soeur et mon beau-frère ont bien aimé) et l'International (pas aimé non plus mais les 2 autres oui).

Les excursions maintenant...On est allés à Trinidad 3 fois par nous-même et le 1er samedi soir on est allés à la Casa de la Musica écouter de la bonne musique cubaine. Pas besoin de prendre le tour organisé, c'est assez simple de se trouver avec une carte. J'ai vraiment adoré la ville!!!!!! C'est beau et contrairement à ce que je m'attendais on s'est pas trop fait achaler. On a fait pleins d'achats au Mercado, pris une cerveza à la Casa de la Trova (coup de coeur), marché dans les rues bref on a profité de la beauté de Trinidad. On a pris le taxi la 1ère fois ainsi que le samedi soir après on l'a fait en coco-taxi. J'ai eu connaissance que le Trinibus a été en fonction vers la fin de la 1ère semaine mais je ne l'ai pas utilisé. Etk allez à Trinidad sans crainte ça vaut vraiment la peine J'ai envie d'une seule chose c'est d'y retourner! On a aussi fait l'excursion à El Nicho en taxi avec un arrêt au Mirador et à la maison du café (on nous sert un petit café fait de façon artisanale). C'est de toute beauté!!! L'escalier de chute c'est superbe et on peut se baigner. Mon beau-frère l'a fait malgré l'eau glaciale. On nous a servi le dîner (poulet dans notre cas) et c'était délicieux. Les cuisses étaient énormes! Bref une superbe excursion que je recommande. Je suis allée aussi nager avec les dauphins à Cienfuegos! C'était mon rêve et je n'ai pas été déçue du tout. Comme c'était le dimanche, que notre groupe était petit (7) et que c'était tranquille nous sommes restés dans l'eau 35 minutes environ avec les dauphins! Juste avant on a eu droit à un petit show d'environ 15-20 minutes, j'ai d'ailleurs été choisie pour faire un numéro, c'était bien aussi. Encore une superbe journée La dernière a été la journée en Catamaran à Playa Blanco. Apportez vos souliers d'eau car énormément de roches sur la plage et dans l'eau. On a aimé mais pas autant que les autres excursions, une chance la gang était l'fun!!!

Voilà en gros mon résumé, j'ai sûrement oublié pleins de trucs mais je pense que l'essentiel est là Ah oui! chose intéressante il y a un bureau de change à l'hôtel au sous-sol (ben étage de la discothèque et de la Tienda). Bien pratique et ouvert tous les jours jusqu'à 6h me semble et il ouvre à 8h30 le matin. J'ai vraiment adoré mon voyage et j'y retournerais n'importe quand! Je suis partie sans aucune attente alors je n'ai pas été déçue du tout. Y'a toujours quelques points négatifs mais ça faut s'en attendre, on est pas à la maison. Le personnel a toujours été gentils et souriants surtout au snack-bar (pizza était ben bonne et les frites aussi) et au bar à côté. J'ai juste une envie c'est d'y retourner au plus vite! Je croise les doigts pour que la vie puisse me le permettre

Kashmire
Maroc, décembre 2009 English translation pending
by Mlefevre · 2009-12-30 · 19 replies
Bonjour à tous,

Ayé, le carnet de notre dernier voyage, au Maroc, est en ligne ici : sibellelaterre

Bonne lecture!

Marie

Voici le texte sans les photos :

MAROC DECEMBRE 2009

Avertissement : Je crois bien que nous avons choisi la semaine la plus pourrie de l'année 2009 pour ces quelques jours au Maroc. Les rayons de soleil ont été rares et fugaces. Rien d'étonnant finalement pour une fin décembre mais une chance assez insolente avec la météo pour nos précédents voyages (Ecosse exceptée il y a quelques semaines...) m'a rendue sans doute un peu trop audacieuse...

Nous étions déjà allés au Maroc dans le Sud il y a une dizaine d'années, en avril, et nous avions eu très chaud. J'espérais en décembre pouvoir bénéficier de températures plus propices à la randonnée, d'une atmosphère moins brumeuse et éventuellement de neige sur les sommets. Las, les nuages, omniprésents, descendaient bien bas, il a plu tous les jours et les sommets étaient à peine enneigés.

Dimanche 20/12 Nous atterrissons en fin de journée à Casablanca. Le vol Easyjet a 1 heure de retard à cause de la neige (au moins.... 3 cm wouah!) sur Paris. Avant-hier il a fait -13°C à Nancy. Ici il fait 19°C, ça nous fait tout drôle. Quelqu'un nous attend comme prévu à l'aéroport avec le 4X4 loué pour l'occasion. En effet, le Maroc est à portée de camping car (avec un peu plus de temps toutefois), aussi décidons-nous de visiter des endroits inaccessibles avec ce mode de transport. C'est un vrai luxe car la location est hors de prix : 750 euro pour 6 jours (3 fois plus cher qu'aux USA par exemple) Le Nissan Patrol est récent (juillet 2008), a un nombre de km raisonnable (90000) mais ses pneus sont bien usés... Croisons les doigts : à chaque fois qu'on loue un 4X4, on crève le 1er jour mais après on est tranquille! Après avoir fait le plein (120l!) nous roulons vers le centre de Casa, où nous trouvons péniblement l'hôtel Maamoura, au centre de Casa (le plan du Guide du Routard est nul, comme toujours...) L'accueil est agréable, les chambres très propres et au calme. On peut se garer juste devant l'hôtel qui réserve quelques places pour ses clients.

Lundi 21/12 Beau ciel en nous réveillant mais guère rassurant pour la suite : de toute façon je ne me fais aucune illusion, ayant consulté la météo avant de partir: il va faire moche, sans doute même très moche! Nous prenons un solide petit-déjeuner dans une ambiance très cosmopolite : beaucoup d'anglophones à cette heure assez matinale, quelques marocains aussi. La « faute » sans doute à tripadvisor qui donne une bonne critique à cet hôtel, et c'est mérité.

Nous quittons laborieusement Casa, non sans y avoir d'abord fait quelques courses : pain, vache qui rit, pâtisseries, bananes et mandarines. Nous prenons d'abord l'autoroute vers Marrakech (une vraie autoroute, il y a même des péages) puis la quittons à Ben Guerir car nous voulons traverser l'Atlas par la route qui va de Demnate à Skoura. Nous quittons la plaine et nous élevons rapidement dans les montagnes. Les péages de l'autoroute sont vite oubliés. Nous entrons de plain-pied dans le Maroc rural. Les villages se succèdent, accrochés à flanc de montagne, tous parfaitement intégrés. Village blanc si la pierre est blanche. Village rouge si le sol est rouge. Nous sommes agréablement surpris par l'attitude des enfants : rien à voir avec le harcèlement d'il y a 10 ans. On passe tranquillement, simplement salués par quelques sourires. Pourvu que ça dure! Il faut dire que l'isolement de certains villages est tel que l'on comprend que certains touristes aient été tentés de « faire plaisir » en offrant quelques bricoles d'Européen qui prennent ici une autre valeur. Le revers de cette générosité étant que les enfants ramenaient plus de « richesses » que leurs parents en manquant l'école pour mendier au bord des routes. Une situation malsaine qui semble s'améliorer. La route, goudronnée « au milieu » n'offre aucune difficulté ce jour-là : les très nombreuses coulées de boue ont été déblayées et il n'y a pas de neige, bien que nous passions assez haut. Les paysages sont splendides, très arides comme nous les aimons. Ce doit être moins drôle pour les habitants de ces vallées : il n'y a quasiment plus d'arbres donc pas de bois. Est-ce la conséquence du surpaturâge comme le laisse penser la vision de quelques arbres rescapés dont les branches sont réduites à l'état de moignons, là où les chèvres ne peuvent pas grimper? Toujours est-il que l'érosion en profite comme en témoignent les nombreuses coulées de boue qui menacent la route. On voit des paysans labourer des pentes improbables dont on se demande comment ils ont pu y accéder avec âne et soc? Nul doute qu'à la première forte pluie tout le champ glissera en bas de la montagne... Certains villages, mieux organisés, exploitent des cultures en terrasses, certainement mieux adaptées à la géographie locale, mais quel boulot! Certainement plus rentable sur le long terme...

La collecte des ordures est un problème dans les campagnes. Les alentours des villages sont jonchés de sacs plastiques parfois à des km à la ronde, tout dépend des vents dominants. Toutes ces cochonneries si elles ont échappé aux buissons épineux, finissent parfois dans le lit des rivières : on ne peut pas trouver 10 m de rivière sans souillure...

Après avoir franchi un dernier col, nous plongeons vers la vallée du Dadès.

Quelques tardifs rayons de soleil nous offrent un spectacle magnifique. On n'a jamais compris par quel phénomène physique les rayons du soleil -dans notre dos- ont l'air de diverger à partir de l'horizon?!

J'ai réservé pour 3 nuits chez Talout, une auberge idéalement située en surplomb de la palmeraie avec vue sur les montagnes de l'Atlas-du moins quand elles ne sont pas dans les nuages! Nous avons réservé la suite Tishka, très joliment décorée. SDB et chauffage (avec un système de clim réversible) bienvenu car le fond de l'air est frais. Très bon tajine poulet-citron au coin du feu, précédé d'un bon assortiment de crudités, puis salade de fruits frais et hop au lit! On est crevé...

Mardi 22/12 Réveil pluvieux! Les montagnes ont disparu, la palmeraie absorbe goulûment ce don du ciel. Ça sent bon la pluie et l'humidité, soyons positifs! On pense se consoler de cette météo avec le petit déjeuner de chez Talout, vanté régulièrement ici et là (et dans le guide du Routard en particulier) Déception! Un jus chimique orange, Oasis ou équivalent, du pain traditionnel berbère à peine tiède, un fond de soucoupe de confiote quelconque, du beurre, thé, chocolat. Bof, bof, bof. Tout ça pour 9 euro/pers.! Je n'en reviens pas ... Le seul autre client de l'auberge, marocain, demande des crêpes marocaines: bah non, pas possible.. En quelques minutes de discussion nous réalisons que nous nous connaissons : il s'agit de Larazou, membre éminent du forum Maroc-entre autres- sur Voyage Forum. Quelle chance d'être tombés sur ce fin connaisseur des pistes marocaines. Il nous conseille un parcours pour la journée, nous expliquant avec patience par où passer. Quelle mémoire, ça m'épate! (bon il faut dire que je suis un peu tête en l'air au volant et qu'il m'est déjà arrivé de louper la sortie d'autoroute que je prends tous les jours pour aller bosser) Nous voilà donc partis vers l'est pour d'abord remonter la vallée des roses en admirant au passage la Kasbah du Glaoui (je crois). Nous prenons ensuite une piste vers l'ouest pour admirer de l'autre côté le beau village de El Hot mais nous préférons rapidement faire demi-tour car la pluie a transformé la piste en véritable patinoire et nous avançons parfois en crabe, comme sur du verglas, ceci grâce à nos pneus presque lisses. Nous croisons deux touristes occidentaux accompagnés d'un guide marocain, tous lestés d'un bon kilo de glaise à chaque pied! Nous allons ensuite visiter El Hot à pied, en toute tranquillité! On n'en revient pas! C'est l'heure de la récré et on croise plein d'enfants avec des super bonnes têtes, qui nous disent simplement bonjour avec le sourire. Rien que de très normal en fait mais ça fait plaisir! Un peu plus loin, après avoir traversé Amejgag, nous entrons dans les gorges d'Ameskar, à sec, assez jolies malgré l'aqueduc en béton qui la parcourt. Nous continuons après les gorges à remonter le lit de la rivière, c'est très ludique et sans difficulté et parvenons enfin à la partie haute du village d'Ameskar. Les nuages ne sont plus très loin et le décor est pour le moins austère. Dans tous ces villages de montagne nous ne verrons jamais de fumée, même au cœur de l'hiver : le chauffage est un luxe d'occidental ou de citadin. Brrr... Pour redescendre nous prenons une piste de contournement, récemment construite, qui permet de désenclaver le village quand la rivière est en eau. Très bonne piste qui offre une vue panoramique sur les montagnes alentours, magnifiées par une éclaircie. Ah là là, avec du soleil, ça change tout, grrr! Retour prudent vers Skoura à la nuit tombée : il y a plein de vélos sans lumière, c'est hyperdangereux. La nuit tombe à 17h30, on vit les jours les plus courts de l'année... Nous retrouvons avec plaisir Larazou qui a passé la journée à visiter toutes les kasbah de Skoura et il y en a! Planification de la journée du lendemain : au programme les gorges du Todra puis celles du Dadès. La piste qui relie ces deux gorges par Tamtattouchte est fermée, dommage! Dîner correct avec soupe, couscous et fruits. On retrouve avec plaisir notre « suite ». Il faut dire que le fond de l'air est frais et que le salon, ouvert, reste frisquet malgré le feu dans la cheminée. Heureusement on a prévu les anoraks qui sont les bienvenus pour prendre nos repas. Quel dommage de ne pas pouvoir profiter de la terrasse mais le temps est vraiment pourri!

Mercredi 23/12 La nuit porte conseil, nous allons écourter notre séjour chez Talout, ce qui nous évitera de refaire cette route dangereuse la nuit ce soir et demain matin. Certes ce matin nous avons eu droit à des crêpes presque chaudes et à du vrai jus d'orange frais mais je trouve que l'endroit n'est finalement pas donné. 80 euro la nuit pour 5, 12 euro le dîner/pers, 9 euro le petit déj. Un peu chéro quand même! En route donc vers les gorges du Todra, en repassant par Kelaa M'Gouna. Un peu après le Tizi n' Taddert, nous remarquons un énorme nuage de cigognes! Coup de chance incroyable, elles se posent dans le lit du Dadès, à un endroit facilement accessible par une piste opportunément placée. Nous nous approchons à pied, aussi discrètement que possible dans ce paysage minéral, pas facile, hum! Elles finissent bien sûr par décoller pour se poser un peu plus loin près d'un champ planté d'oliviers. Super! On peut les approcher d'encore plus près! Quels magnifiques oiseaux. Moi qui adore les oiseaux migrateurs-qui me fascinent- je suis servie. Quel spectacle avec en arrière-plan le Djebel Sargho! C'est en grande partie ce fascinant massif qui est à l'origine de notre voyage au Maroc... Nous reprenons la route, tout émoustillés de cette rencontre inattendue et arrivons enfin à Tinerhir, point de départ des gorges du Todra. Le bas de la vallée est très beau, la palmeraie lovée au creux d'une vallée cernée de falaises ocres est immense. Les gorges en elles-mêmes nous ont un peu laissés sur notre faim : bof quoi... Ni très longues ni très profondes ni surtout très sauvages. Bien que nous y soyons passés hors-saison, c'est une succession de camelots. Un peu plus haut, des gens y font de l'escalade au bord de la route, drôle d'idée quand même car ce ne sont pas les parois qui manquent dans ce pays... Arrivé à Tamtattouchte, le paysage s'élargit et on respire un peu. Un gamin nous confirme gentiment que la piste vers les Gorges du Dades est fermée: 2 voitures déjà ont du rebrousser chemin. Vraiment dommage... Larazou nous avait conseillé de continuer vers Ammellago puis de redescendre vers le sud par Goulmina : la route est très belle parait-il mais nous n'en avons pas le temps, hélas. Les gorges du Dadès, elles, nous ont bien plu! Belle architecture, pas grand monde (j'ai cru comprendre que ce n'était pas toujours le cas!) On aurait aimé avoir le temps de découvrir plus en détail les fameux doigts de singe! Nous choisissons de passer la nuit à l'Hôtel Berbère de la Montagne, au km 34, recommandé par Larazou. Avant de dîner, nous nous baladons un peu dans les jardins menant au village situé juste au-dessus de l'auberge. Bon dîner (soupe, tajine, salade de fruits) dans un joli salon bien chauffé (cheminée + clim) Il y a une petite dizaine d'autres clients dont 2 jeunes français Elsa et Sylvain qui approchent de la fin de leur voyage sac au dos d'un mois au Maroc) Un famille de 6 personnes arrive d'Agoudal : la piste est ouverte mais verglacée. Il semble y avoir moins de neige cette année que d'habitude. Ils ont essuyé des trombes d'eau dans la région de Meknès. Bref, le mauvais temps est généralisé... Le vent souffle très fort cette nuit et une bâche située en contrebas de la chambre des enfants a fait un bruit infernal toute la nuit.

Jeudi 24/12 Ce soir c'est Noël et notre cadeau c'est le Djebel Saghro! Après un très bon petit-déjeuner, nous redescendons sur Boumalne où nous déposons Elsa et Sylvain puis nous prenons la piste vers le Tizi N' Tazaert. Quel massif! Roches volcaniques noires, torturées par les éléments, vallées maléfiques, superbe! Et encore, on le voit sans soleil, snif! Vers le col, il y a 2 petites auberges. Après le col, un village perdu au milieu du massif, planté au bord d'une gorge hérissée de pics noirâtres, prenant un inquiétant éclat métallique à la moindre lueur solaire. Il doit y avoir des légendes effrayantes qui courent dans ces coins-là! La piste n'est pas difficile mais très cahotique avec des rochers tranchants qui ne nous inspirent pas compte-tenu de l'état de nos pneus. Tiens au fait, on n'a toujours pas crevé! Pourvu que ça dure, inch'allah! Nous croisons 2 courageux cyclistes anglais qui viennent de N'KOB: ils ont bien roulé, belle santé! Un peu avant d'arriver aux tours de Bab N'Ali, une voiture conduite par un sympathique guide marocain accompagné d'une famille de touriste. Il nous confirme, comme Larazou, qu'il vaut mieux prendre la piste qui passe par les tours, plus facile et plus belle (plutôt que celle qui passe par les gorges de Akka Akhbach) Enfin les fameuses tours apparaissent au loin! Nous apercevons en fond de vallée un convoi de mules lourdement chargées. Je devine qu'il s'agit de l'intendance d'un groupe de touristes à pied. Au prix d'un détour de quelques centaines de mètres, nous allons voir la cascade de Tazlout, qui doit avoir un charme plus évident en plein été (si toutefois elle coule encore car elle était déjà bien maigrelette) Nous y retrouvons les mules, enfin libérées de leur fardeau : le camp est déjà dressé. Une rando à pied dans ce massif ne doit pas manquer de charme! Nous retournons sur la piste principale : il y a là une auberge d'une certaine importance et quelques maisons, des pistes un peu confuses permettent de se rapprocher encore un peu des tours puis nous continuons à pied. Ça fait du bien de se dégourdir un peu les jambes car pour le moment on a surtout roulé, au point que les enfants nous ont réclamé des randos! C'est une première! Nous croisons un autre campement de randonneurs. Eux aussi doivent pester contre la météo. Nous grimpons jusqu'au pied du monolithe solitaire puis il nous faut redescendre (les enfants évoquent la rando de cet été aux US à Castle Rock mais c'est heureusement beaucoup plus facile) Le ciel nous récompense de nos efforts en nous gratifiant d'une éclaircie d'au moins.... 2 minutes 30 sec! Ah là là, ça change tout avec du soleil, regrrr! On est tout content quand même, il ne faut pas faire les difficiles, hum! La fin de la piste après Bab N'Ali est beaucoup plus roulante, non sans charme puisqu'elle longe un oued parsemé de quelques villages et jolis jardins : ça repose l'oeil après toute cette caillasse hostile et austère! Même si on adore les cailloux! 2ème cadeau de Noël : la Kasbah Imdoukal! Vraiment une excellente adresse : luxe, calme et volupté, aucune faute de goût, chauffage très efficace dans notre « suite familiale », dans le joli salon, plein de jolis détails de déco, jardins fleuris avec encore des roses, belle piscine et nourriture excellente avec pour la première fois une carte et non pas un menu unique. Nous ne verrons que 2 autres clients... Tout ça pour moins cher que chez Talout.... Grosse averse en soirée, ça fait tout drôle...

Vendredi 25/12 Excellent petit-déjeuner, à la hauteur du repas de la veille, puis nous prenons la route vers la vallée du Drâa. Il pleut bien sûr (on ne doit pas dire ça souvent dans ce coin-là) Comme nous l'avions déjà visitée auparavant, nous décidons de filer directement vers le nord pour parcourir la piste de Ait Benhaddou à Telouet. Il fait si moche qu'on ne s'arrête même pas pour visiter la Kasbah de Aït-Benhaddou. On fait le tour de celle de Tamdaght, bofff. La piste est très jolie, facile mais rendue très glissante par la pluie. Heureusement il n'y a quasiment pas de fortes pentes. On se fera doubler par une Logan dont le chauffeur a une conduite pour le moins « rallye » : il nous laisse sur place, enchaînant dérapages, conduites en crabe... Ce sont des européens dans une voiture de location : un peu gonflé par ce temps mais sinon faisable je pense en roulant doucement (sachant qu'on n'est sans doute pas assuré sur les pistes) Des travaux de dynamitage nous bloquent pendant une vingtaine de minutes, ce qui nous permet une fois le bouchon levé de croiser en une fois la vingtaine de 4X4 pleins de touristes venant de Marrakech pour une excursion à la journée. C'est la partie goudronnée avant de rejoindre le col du Tizzi N'Tichka, qui nous est apparue la plus belle et originale : beau plateau d'altitude parsemé de conifères avec (on suppose car on n'a rien vu à cause des nuages) de hauts sommets en toile de fond (enfin je crois, hein!) On arrive enfin, toujours sous la pluie à notre étape du soir, au Coq Hardi près du Pont du Zat, à 40 km de Marrakech. Je voulais faire étape après le col (en cas de neige) car nous reprenons notre avion demain en milieu de journée et cette auberge m'est apparue comme une solution potable « de dépannage » Elle se situe au bord de la route principale mais heureusement nous avons des chambres qui donnent sur l'arrière et le beau jardin (dont nous ne profiterons pas malheureusement) Chambres quelconques mais propres, bouffe quelconque et service longuet. Chauffage électrique en supplément (50dh/chambre, l'avantage c'est que c'est silencieux) Bref, pas une adresse inoubliable. On s'y attendait, donc pas de déception... ici aussi, pas un chat: 2 autres clients à part nous... Ah oui, un coq aussi, très actif!

Samedi 26/12 On passe dans les faubourgs de Marrakech et nous sommes ébahis de voir des bataillons d'employés municipaux vêtus de combinaison fluo ramasser jusqu'au moindre papier. Il y a des drapeaux partout. Il se passe quelque chose, pas de doute. Bref, nous retrouvons l'autoroute et arrivons en une paire d'heures inintéressantes à l'aéroport de Casa où nous rendons la voiture sans problème. Contrôle des passeports interminables, on n'a jamais vu ça, 1h30 de retard au décollage, on arrive à la maison vers 1h30 du matin juste avant les pluies qui ici sont en plus verglaçantes!

BUDGET (1 euro = 11 dh) Avion pour 5924 euro Voiture 4X4 6 jours750 euro 2 nuits pour 5 chez Talout en demi-pension 3400 dh 1 nuit pour 5 Hotel Berbère de la Montagne en demi-pension1265 dh 1 nuit pour 5 Kasbah Imdoukal à N'Kob en demi-pension1610 dh 1 nuit pour 5 au Coq hardi en demi-pension + collation1255 dh Diesel (environ 0, 75 dh/l) environ 1630 km1500 dh Péage environ 100 dh Divers 800 dh

TOTAL POUR 52576 euro

CONCLUSION Le Maroc en décembre, c'est quitte ou double. On reviendra c'est sûr car le pays est magnifique et très varié et ses habitants sont chaleureux. Il y a tant à voir au Maroc! A pied, ça nous tenterait bien aussi, dans les montagnes plutôt. Laissons murir l'idée....
Compte rendu très personnel de Noël sur le Pacific Dream English translation pending
by Jardi28 · 2009-12-30 · 18 replies
Bonjour, je suis à la recherche des passagers qui ont passé Noël sur le PACIFIC DREAM ET PLUS EXACTEMENT de ceux qui sont revenus par le vol XL airways (vols aller-retour dont je suis plutôt satisfaite: personnel attentif et aimable, s'assurant de l'hydratation abondante des passagers, ce qui est important pour 9H de vol): 😠je voulais savoir, au retour, suite au transfert des bagages du bateau à l'aéroport de St Domingue si certains voyageurs souhaitaient faire une réclamation car en principe l'union fait la force! Et je souhaitais aussi mettre en garde les prochains voyageurs : nos valises se sont retrouvées "en tas" (montagne instable!) sur le trottoir de l'aéroport, comme si on les avait littéralement "bennées", pour certaines en fort mauvais état après leur simple transport du bateau: prises aux portes des cabines vers 3H du matin, on nous avait assuré qu'elles nous attendraient à l'aéroport. C'était vrai, mais dans quel état!

Sinon, pour la croisière: belles escales, vraiment: possibilités de voir beaucoup de choses (belles!), et dans les villes d'escale et dans les îles

Pour la langue: le français est franchement "négligé": longs discours en espagnol, souvent traduit par juste qqs mots de Français, files d'attente coupées par ceux qui parlent espagnol et qui sont les mieux servis, bref pas franchement une croisière francophone comme annoncée en publicité!!!! Vraiment pas, même: ressenti de plusieurs passagers lorsque je l'ai exprimé dans un des bars, protestant au sujet de cette différence de traitement flagrante. Sinon, cela amenait des expressions franchement amusantes, l'hôtesse internationale, diffusée sur tout le bateau, demandant quotidiennemnt aux "suivants passagers de comparaitre à la réception" restera célèbre à la maison!!! Talentueuse par ailleurs, elle nous comprenait très bien, ce qui était loin d'être le cas du personnel dans son ensemble dont la langue de travail est manifestement l'espagnol (ma fille parlant plutôt bien anglais est souvent restée rêveuse des réponses qu'elle obtenait...ou pas, selon les cas!)

Cabines confortables et bien tenues, quand elles correspondaient à la commande (payée!): des enfants trop jeunes se retrouvant en lits "superposés", pas de lits bébé, des parents inquiets avec des petits épuisés le premier soir, et pour moi un supplément payé pour une cabine supérieure que je n'ai jamais eu ( A la réception, pour calmer le jeu j'imagine, on a photocopié ma facture avec catégorie de cabine supérieure mais aucune nouvelle de la semaine et j'imagine qu'il n'y aura pas de suite: supplément perdu, alors que plus cher qu'annoncé sur le bateau!) Je dois déjà m'estimer bien contente qu'après 3 longues files d'attente, épuisée le premier soir (soit quasi 24éme heure sans sommeil!) j'ai finalement par hasard pu faire un échange avec d'autres passagers mécontents de leur cabine eux aussi: nous étions 3 pour 2 lits...renvoyée d'heure en heure à revenir faire la queue car rien de possible : bateau archi-complet. Ce qui se ressentait beaucoup: pas du tout l'ambiance "aux petits soins " décrite sur le forum lors des autres semaines : programme inchangé, nourriture en quantité et une certaine qualité mais tension palpable du personnel qui semblait un tantinet sous pression et surtout une très mauvaise organisation: dépassés par le nombre et les réclamations (souvent légitimes dans ce que j'entendais)alors qu'aucune souplesse n'était possible vu la densité des passagers?

Réelle pagaille le premier soir (en plus de la frustration de ne pas pouvoir avec tous ces problèmes se détendre et se promener un peu dans St Domingue où nous étions arrivés tôt...mais pas attendus, donc petits gags à l'aéroport, genre ""troupeau en transhumance" auquel on a fait opérer qqs figures imposées qui devaient être assez drôles à voir, et pour certains des taxes payées, mais pas pour d'autres, comprenne qui pourra!), le second jour pas triste non plus ( des documents importants volatilisés de ma cabine pdt l'exercice de sauvetage obligatoire!!! coffre-fort sans mode d'emploi...j'ai finalement récupéré les documents, sans rien comprendre au film mais un sacré stress de 3H: tous les documents d'assurance, photocopies de papiers, billet d'avion du retour, exct...) et des gags en série avec des passagers à cran, limite impolis (esclandres à table, lors de retour d'excursions, insultes fusant...) Les 2 premiers jours ont été un peu difficiles et même frustrant ...

Après, heureusement, la magie des îles a opéré: séjour riche et agréable, même si fatiguant (bruit dans les couloirs la nuit, alors que journées plus que remplies, car tant à voir et à faire!)

Dernier jour dans la même inorganisation qu'au début, fort dommageable: après "réunion" ne servant à rien (en très mauvais français) sinon à ne pas pouvoir partir en solo se ballader, on a pu constater que dés qu'on quitte le bateau, on n'existe plus: "orientés" rapidement toujours dans un mauvais français, pagaille pour trouver le bus pour l'aéroport (avec tout un groupe, on s'est carrément installé dans un autre!!! pour????), et même si on le prend dans la bonne humeur, on a moins ri en débarquant à l'aéroport vu l'état de nos bagages pour lesquels nous étions déjà un peu inquiets (organisation avec étiquette de couleurs vu le nombre de vols prévus, qui nous laissait pour certains un peu rêveurs car nous avions constaté que la logistique n'était pas le point fort de l'équipe du bateau!!!) et encore moins d'y passer un TRES long après-midi (13 H pour s'envoler à 19H alors que vol prévu à 16H, 13H c'était d'ailleurs déjà bien tôt...) surtout qd à 2 reprises déjà vous avez été frustré de ne pas vous promener à qqs rues de là dans un pays que vous auriez souhaiter au moins un petit peu découvrir...(on était un peu là pour ça, même!!!)

Bref pagaille à l'arrivée et au départ, regrets éternels pour St Domingue

excursions choisies sur le bateau chères mais plutôt correctes (journée à Sainte LUCIE absolument géniale et inoubliable, et Vigin GORDA sous averses tropicales mais fort jolie!)

et celles faites en solo bien plus riches (Martinique et Guadeloupe) que ce qui était proposé sur le bateau (taxi à la journée, cher mais hors des sentiers battus, nous sommes très bien tombés: transaction "gagnant/gagnant": prix honnête pour trajet des plus correct avec commentaires personnalisés: 250 euros en Martinique, 200 en Guadeloupe, taxi confortable de 9H à 16H30 en voyant vraiment de belles choses sur un long parcours sans quasiment croiser d'autres touristes!)

De belles affaires à St martin: pour la veille de Noël c'était super (parfums moitié prix par rapport à la France et qqs vêtements de grandes marques idem! Qqs très jolies églises "en Noël" qui ont marquées ma mémoire... 1 baignade rapide car shopping +++, mais on ne peut pas tout faire!)

Et si ma valise est en miette, heureusement, le rhum acheté à l'habitation Clément était "en carton-cuby": le carton a explosé mais le sac interne a bien résisté malgrè la pression et les 3 litres sont bien là, même si la valise est morte: elle a beaucoup moins souffert de son passage, embarquement/débarquement de l'avion que de son bref passage de la cabine à l'aéroport aux bons soins du navire ! Heureusement que je l'avais soigneusement sanglée, donc le contenu à tenu...mais elle fut un peu difficile à transporter ensuite, pour l'enregistrement et le débarquement et la suite du voyage après ROISSY. Mais suis-je la pire? Les cris de certains m'ont fait penser que non!

Et puis ceux du vol Blue Lines ont eu qqs difficultés: ils ont du rester une journée de plus (ce qui n'était pas forcément désagréable, ils ont pu, eux, visiter st Domingue avec une nuit d'hôtel payé, même si très courte) mais leur retour a été chaotique et fatiguant, avec une compagnie de remplacement et peu d'infos, et pour certains des billets de TGV perdus en France...

Mais voilà: la mer était belle, les îles de rêves, les rencontres riches: une belle semaine, mais, si je repartirais certainement en croisière (c'est fort agrébale et surtout je partirais "hors foule"!!!), il est fort probable que ce ne sera pas avec Pullmantour ni avec QCN Cruise...Ou alors il va leur falloir faire de sacrés progrès en organisation, langue et attention à leurs clients!!!
Parc national Redwood ou Mt St Helens et parc national Mt Rainier? English translation pending
by Floyd77 · 2009-12-20 · 19 replies
Bonjour,

La fin de mon périple en Californie me fait monter sur Lassen volcanique puis ce fabuleux NP qu'est Cratère Lake et c'est la que j'ai des doutes soit je remonte sur mt st Helen et mt Rainier pour repartir sur Seattle, ou de Cratère Lake je redescends sur Redwood Np et retourne sur Sf en longeant la cote. D’après ce que j'ai lu sur le forum Rewood Np est sublime. Redwood ou mt st Helen Mt Rainier et Columbia river gorges .😕 Merci
Location de voiture pour six personnes à Marrakech English translation pending
by Capucine33 · 2009-12-17 · 36 replies
bonjour, nous sommes un groupe de 6 personnes adultes (pas de gros bagages ) qui venons passer 1 semaine ds le sud marocain ( secteur gorges du dadès ) en avril 2010 peu à peu se profile la solution de louer une voiture au départ à marrakech et être ensuite libres de nos déplacements . que pourriez vous nous conseiller comme type de véhicule pour notre groupe ? faut il préférer une climatisation ? merci de vos conseils capucine
Hébergement à Skoura au Maroc? English translation pending
by Caly31 · 2009-12-13 · 19 replies
Bonjour à tous, Désirant faire étape à Skoura au mois d'avril prochain, je me suis aperçue que pour se rendre "chez Talout", il fallait emprunter une piste, est ce faisable avec une voiture de location ? d'autre part, est ce que l'auberge Benmoro a un site internet et que choisiriez vous entre "talout" ou "Benmoro"? merci par avance pour vos réponses, Catherine

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display