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Reconduite du visa vietnamien (septembre 2009) English translation pending
Bonjour,
Je m'adresse a tous les expatries du Vietnam. Je me trouve actuellement sur Hanoi pour refaire mon visa B3 six mois. Voila deja 4 fois que je les ai refait sans encombre. Surprise ce matin, pas une seule agence ne repond positivement a la demande. Apparemment il n'y a pas moyen de le faire pour plus d'un mois. Certains s'avancent meme a me dire que dans un mois tout sera revenu a la normale. Ils me causent de police-police??? mais personne ne me donne vraiment d'infos. Que se passe-t-il??? Si quelqu'un a des infos fiables merci d'en faire part. Quant a moi, je me rends a present a mon ambassade pour avoir plus de precisions.
Merci
Je m'adresse a tous les expatries du Vietnam. Je me trouve actuellement sur Hanoi pour refaire mon visa B3 six mois. Voila deja 4 fois que je les ai refait sans encombre. Surprise ce matin, pas une seule agence ne repond positivement a la demande. Apparemment il n'y a pas moyen de le faire pour plus d'un mois. Certains s'avancent meme a me dire que dans un mois tout sera revenu a la normale. Ils me causent de police-police??? mais personne ne me donne vraiment d'infos. Que se passe-t-il??? Si quelqu'un a des infos fiables merci d'en faire part. Quant a moi, je me rends a present a mon ambassade pour avoir plus de precisions.
Merci
Découverte de l'Ouest américain à travers quatre États, pendant vingt-cinq jours(1ère partie) English translation pending
Bonjour à tous(tes),
Voilà bientôt 3 semaines que je suis rentrée des USA après un fabuleux voyage de 25 jours en famille. C'était notre 1er long périple en dehors de l'Europe. Après avoir bourlingué un peu partout dans les pays nous environnants, je me suis lancée dans la préparation de ce voyage dans l'Ouest américain qui nous tentait depuis bien longtemps... Et ce fut une réussite totale.
Je voudrais donc commencer par vous remercier, vous les membres de VF qui de part votre site internet, votre intervention quasi quotidienne ou votre récit de voyage, m'ont permis de bénéficier de votre expérience et connaissance du terrain.
Une mention toute particulière:
- à Jean-Pierre Laudet (alias Jipou)(et son site Laudet.fr) qui, pendant des mois, a répondu patiemment à toutes mes questions et envoyé un tas de cartes et documentations intéressantes...
- à Bernard Guichet(alias Zitounet) qui régulièrement m'a encouragée...
- à Patrice Raveneau (alias jdakota)(il saura pourquoi...)
- à Patrick (alias PS131), le roi de la carte google maps, qui m'a suggéré de réserver un vol en avion à partir de Moab, ce qui reste un de nos plus beaux souvenirs!
- à Philippe Schuller (alias Sedonax)et ses interventions toujours très pertinentes, et qui la veille de mon départ, répondait dans l'urgence à une de mes questions...
- à Thierry Lagarde (alias Wavemaster) et Philippe Schuller (Sedonax)(toujours lui) pour leur site internet ouestusa.fr dont je me suis largement inspirée pour tracer notre itinéraire
- à Laurence et Dominique pour leur site Roadtrippin.fr très explicite
- à Annie et André Molinet pour leur site the.wave.free.fr/ qui m'a permis de comprendre toutes les subtilités de l'inscription pour la Wave, autre souvenir mémorable
Quelques jours après le retour (le temps de se reposer - ben oui, ce ne sont pas des vacances...-, de lessiver et ranger tout le barda emporté... - et bon dieu, qu'est-ce qu'il y en a...- , de se remettre du jet-lag... - dur, dur, la rentrée...), j'ai commencé à rédiger un compte-rendu de ce grand et beau voyage. Tout d'abord, très égoïstement : cela me permettait de revivre une 2ème fois ces 25 jours passés beaucoup trop vite sur place... Et puis, je me suis prise au jeu... j'ai étoffé le texte, l'ai truffé de détails (j'espère que ça ne sera pas indigeste!), en pensant que cela pourrait peut-être servir à de futurs voyageurs en quête de renseignements...
Alors, me voilà maintenant en train de poster, comme d'autres, mon carnet de voyage... Je n'ai pas l'humour de Vazyvite, ni le talent d'un écrivain... Les grands experts connaissant le terrain comme leur poche, trouveront sans doute le texte beaucoup trop long (difficile de résumer en quelques lignes, 25 jours vécus intensivement, du lever au coucher de soleil...) , mais peut-être que d'autres préparant leur futur voyage, trouveront intéressant de suivre nos pérégrinations heure par heure...(J'ai volontairement mis l'heure le plus souvent possible, car lors de ma préparation, je me suis souvent demandée si je n'avais pas trop chargé le planning...)
Je vous livre ici les 16 premiers jours : les étapes de San Francisco à Bryce Canyon N.P.
Les 8 autres jours sont décrits sur le post suivant: voyageforum.com/...ost=2865731;#2865731
Le récit n'est malheureusement pas encore illustré, les 6000 photos étant toujours au stade du triage...
Carnet de voyage : notre 1er périple dans l’OUEST AMERICAIN du 27/06/2009 au 21/07/2009 à travers 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah, le Nevada
ITINERAIRE: San Francisco – Côte Pacifique – Los Angeles – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Torrey – Bryce Canyon – Zion – Las Vegas – Death Valley – Yosemite – San Francisco.( Total: 4500 Miles)
METEO: très beau temps partout sauf un orage entre Oatman et Kingman et 2 après-midi nuageuses
Coût pour 4 personnes considérées comme adultes :
Le vol : billets d’avion achetés sur internet 9 mois avant le départ (par l’intermédiaire de CheapTickets) Aller : vol British Airways : Bruxelles- Londres (escale de 3H30)- San Francisco Retour : vol British Airways : San Francisco- Londres (escale de 1H00)- Bruxelles Prix : 4370 $= 2960 € (1€=1, 47$)
L’hébergement : Hôtels, la plupart réservés sur internet 6 à 8 mois avant le départ (et pré-payés avec possibilité d’annulation) Prix : 2500 € pour 23 nuits
Le véhicule de location: Dodge Durango AWD, loué chez Alamo, à l’aéroport de San Francisco, par l’intermédiaire de Autoeurope Prix : 760 €/23 jours (assurances comprises sauf pneus et bris de glace)+ 67 $ pour le plein d’essence
La consommation en essence : 760 $ pour 4500 miles parcourus (540 € pour 7200 Kms) (1€=1, 4$) +/- 13, 5 L/100Kms
Les restos+nourriture+boissons : La moitié des petits- déjeuners étaient compris dans le prix de la chambre Le midi : repas pique nique le plus souvent Le soir : resto Total de tous les repas : 3000 $ (2150 €)
Les activités (4pers.): certaines réservées un peu avant le départ (*) Total: 2670 $ (1900 €)
Pass 1 jour cable car à San Francisco : 44 $/4pers + Parking payant à San Francisco : 90$ Alcatraz* (pour la visite nocturne): 132 $/4pers Universal Studio à L.A. (entrée normale): 236 $/4pers Survol en hélico* au Grand Canyon : 502 $/4pers Entrées des parcs : Pass : 80 $/véhicule Point Lobos (Côte Pacifique) : 8 $/véhicule Pfeiffer Big Sur(Côte Pacifique) : 8 $ + 5 $ pour la beach /véhicule Julia Pfeiffer(Côte Pacifique) : 8 $ /véhicule Upper Antelope Canyon(Lac Powell) : 124 $/4pers (Lower : 25$/pers) The Wave* (Coyote Buttes North/ Vermillon Cliffs) : 5 $(inscription) +28 $/4pers Monument Valley : 20 $/4pers Dead Horse Point : 7 $/véhicule Survol en avion* (3H à partir de Moab, au-dessus de Canyonlands, Capitol Reef, Lac Powell) : 1340 $ /4pers Goblin Valley : 7 $/véhicule Kodachrome Basin : 6$/véhicule Bodie : 20 $/4pers
Coût total par personne* pour un voyage de 25 jours/23 nuits: 2200 € sans les activités 2700 € avec les activités * : sur base des frais d’hébergement et de voiture partagés entre 4 personnes
Après tous ces calculs, je lance le récit...
Sa 27/6: Bruxelles – Londres - S.F ; Nuit à S.F.
Voici ce qui était prévu au planning (5560 Mi-8900 Km) - Décollage de Bruxelles à 9h55 - Escale de 3H30 à Londres, et arrivée à l’aéroport de San Francisco à 16h30, heure locale - Aller chez Alamo pour louer la voiture (764€/23jours) - Au soleil couchant, aller à la Coit Tower ou aux Twin Peaks
Voici ce que nous avons fait - Réveil (enfin, c’est un grand mot…car aucun de nous quatre trop excités par le voyage, n’a vraiment bien dormi…) et départ très matinal pour arriver vers 7H15 à l’aéroport de Bruxelles. C’est notre aimable voisin qui nous y amène avec sa remorque pleine de bagages. - Petit problème au comptoir d’enregistrement à Bruxelles : nous sommes bien enregistrés pour le vol Londres-San Francisco, mais pas pour le vol Bruxelles-Londres et ce dernier affiche complet!! Pourtant, notre ticket électronique prouve bien que nous avons réservé et payé 4 places pour ce vol !! Ça commence bien !! Après 20 minutes d’attente assez nerveuse, on nous attribue des places prévues pour d’autres…qui se rendent uniquement à Londres et n’ont donc pas de correspondance à prendre (dommages collatéraux pour British Airways)…
- Si seulement nos petits soucis du départ avaient pu s’arrêter là... On atterrit à Heathrow… On se promène dans les couloirs, on mange un bout, on prend le métro (et oui, un terminal à Heathrow, c’est légèrement plus grand qu’un terminal à Bruxelles), on arrive enfin devant notre porte d’embarquement pour SF. Un Boeing derrière les vitres semble prêt à décoller… Jusque là tout est normal ! Sauf que du joli Boeing, en dessous de l’aile droite, s’écoule du fuel !!! Sur le tarmac, personne ne s’inquiète… Seul un gars vient tous les quarts d’heure jeter un sac de sable sur la flaque qui ne cesse de s’étendre… Je pense que le gars a bien jeté une dizaine de sacs… Et nous, nous poirotons en regardant ce spectacle qui n’est guère rassurant… Bien entendu, pendant cette attente, British Airways reste muet … On suppose donc que l’avion a été rempli avec trop de fuel et que celui-ci reflue… Finalement, une machine viendra en pomper l’excédent et nous pourrons alors embarquer avec 2H de retard … Nous arrivons donc vers 18H30 à SF après un vol de 11H (avec belle vue sur les glaciers de l’Islande, les icebergs du Groenland et la baie d’Hudson !) Nous passons rapidement la douane et récupérons nos 4 valises (enfin un bon point pour British Airways !)
- La file au comptoir Alamo n’est pas trop longue, nous sommes donc servis assez rapidement. Malheureusement, c’est le week-end de la Gay-Pride à SF. Il y a donc beaucoup de monde en ville et plus beaucoup de voitures disponibles !!! On a pourtant réservé depuis plus de 8 mois, un Dodge Durango 4WD qui devrait nous permettre de parcourir certaines pistes du Far-West… On nous fournit un mini-bus Ford ou quelque chose qui y ressemble en tout cas…Ce n’est pas du tout le modèle qui était prévu. Avec ce genre de véhicule, il nous sera impossible de réaliser l’itinéraire envisagé !! Nous préférons attendre l’arrivée d’un 4x4. Après plus d’1H, nous finissons par dénicher un Dodge Durango qui a une haute garde au sol mais ce n’est pas un vrai 4x4 : seulement un AWD nous assure le responsable ! Nous devons le croire sur parole car nulle part, nous ne voyons indiquer la mention AWD et aucun commutateur commandant l’aide à la descente par frein moteur, ni manuel de conduite dans la boite à gants… Dépités et fatigués, nous quittons l’aéroport à bord de ce véhicule, convaincus qu’il s’agit d’un 4x2 et qu’il nous faudra essayer de l’échanger le lendemain dans une autre agence…Décidemment, le début de ce périple démarre difficilement !! Il nous faut maintenant rallier le centre de SF en évitant d’éventuels problèmes de circulation dus aux manifestations de la Gay-Pride…
- Le trajet se fait sans encombre (ouf !!) mais il est déjà plus de 21H30 quand nous arrivons enfin à notre hôtel (Orchard Garden) très bien situé, juste à côté de la porte de Chinatown. N’ayant pas le courage d’aller la garer nous-mêmes, nous laissons la voiture au valet ! Après tout, nous sommes en Amérique ! Yes ! Et tant pis s’il nous en coûte 40$ ! Le soleil étant couché depuis belle-lurette, nous reportons au lendemain, notre visite à la Coit Tower ou aux Twin Peaks… Là, j’en suis à me demander comment on va faire demain, pour trouver le temps de recaser ces visites et passer dans les autres agences de voitures, vu le planning prévu déjà bien chargé !!
- Malgré notre intense fatigue, nos estomacs crient famine…Pas question d’aller dormir le ventre vide…Nous nous précipitons vers le Lori’s Diner le plus proche (l'endroit idéal pour manger un bon burger, dans un cadre typiquement américain rétro des années 50)... et arpentons à pied nos 1ères rues en pente de SF. Elles auront raison de nous qui regagnerons notre hôtel complètement exténués. Cela faisait 26 heures que nous étions debout…
Di 28/6: S.F. ; Nuit à S.F.
Voici ce qui était prévu au planning (100Km) - 11H-12H15 : messe gospel à la Glide Memorial Church (il faut y arriver 20 min plus tôt) - en voiture, pour faire le circuit 49 Mile Scenic Drive
Voici ce que nous avons fait
Après un rapide déjeuner au Starbucks du coin, nous récupérons notre véhicule et entamons le début de la 49 Mile Scenic Drive, tout en évitant les quartiers Chinatown et Financial District que nous parcourrons à pied le lendemain. Le temps est splendide : ciel bleu, plein soleil, aucune brume à l’horizon, 25°C ! Quelle chance… Nous gravissons les rues pentues de SF, croisons des cable-cars, passons devant la Grace Cathedral de style néo-gothique et le Mark Hopkins Hotel (au croisement Mason/California St) au sommet duquel on peut grimper pour avoir une belle vue d’en haut…mais faute de trouver une place où garer la voiture, nous ne pourrons pas nous y rendre… Et pourtant nous tournerons au moins 4 fois autour du pâté de maisons…Bon, là, il faut bien l’admettre : il est difficile de garer dans le centre de SF en dehors des parkings payants… Nous arrivons au Musée du cable-car (Mason St) mais il n’ouvre qu’à 10H…Nous admirons les très belles maisons victoriennes autour de Union Street ainsi que celle de Haas Lilianthal House .
Mais il est temps de redéposer la voiture au valet de l’hôtel (Bah oui… pour 40$, on peut la lui confier 24H quand même !...) pour rejoindre à pied la Glide Memorial Church (Ellis St) où nous arrivons vers 10H30 et assistons aux 20 dernières minutes de la messe gospel. En fait, suite à la Gay-Pride, les horaires sont complètement modifiés.
Ensuite, nous rallions Market St et jetons un coup d’oeil rapide à la parade de la Gay-Pride qui y défile… (Bof ! Très spécial !!). Nous regardons le retournement à la force des bras, du cable-car sur la plate-forme tournante, au terminus, près du Visitor Center de la Powell Station ; et achetons d’ailleurs nos Muni Pass pour la journée de demain.
Nous rejoignons la place Union Square entourée de grands magasins, grimpons gratuitement au sommet du Westin Saint Francis Hotel grâce aux ascenseurs extérieurs qui nous y propulsent en quelques secondes. De là-haut, nous avons une vue impressionnante sur la baie de SF côté Est. Après, nous nous rendons au 8ème étage du Macy’s pour déguster un cheesecake sur la terrasse de la fameuse Cheesecacke Factory (pas de doute, nous sommes bien aux States !). Il fait délicieusement bon…et même très chaud. Nous n’avons pas mis de crème solaire et on sent bien que l’on commence à cuire !!
Il faut maintenant passer aux choses moins agréables et courir dans les différentes agences Alamo du centre de SF pour essayer de trouver le véhicule idéal, c.-à-d. un 4x4…En vain… Après plus d’1H30 de recherche, nous devons nous résigner : nous ne trouverons pas, ici, de véhicule plus adapté que notre Dodge Durango dégoté la veille à l’aéroport… Il a quand même de bons atouts : il est pratiquement neuf (12000Mi au compteur), il a une haute garde au sol ( très important pour ne pas cogner le bas de caisse dans les pistes caillouteuses), les pneus ainsi que la roue de secours sont en parfait état et nous constatons bien la présence d’un cric pour le cas échéant (bien caché et découvert avec l’aide d’internet)! (J’ai repris la liste des bons conseils de Philippe Schuller alias Sedonax sur VF) Pour être sûrs qu’il s’agit bien d’un AWD, nous décidons d’aller le lendemain demander l’avis d’un garagiste (car aujourd’hui, c’est dimanche).
Après tout ce temps « perdu », il est pressant maintenant de reprendre le cours de la 49 Mile Scenic Drive… Direction Filbert St, la rue la plus pentue de SF (vue plongeante de SF) et Lombart St, la rue la plus tortueuse que nous prendrons plaisir à redescendre 2 fois ! (chacune située au croisement de Hyde Street)
Nous poursuivons la visite par la Coit Tower à Telegraph Hill (belles fresques murales dans le hall) mais nous ne prendrons pas l’ascenseur pour y monter jusqu’au sommet : la vue depuis le bas est déjà pas mal ! Nous empruntons les Filbert Steps à la recherche des jardins suspendus remplis de perroquets sauvages…Mais cela doit être une légende car point de beaux jardins ni de beaux perroquets !! Nous n’y avons vu qu’un vilain corbeau tout déplumé !!! A moins qu’ils ne se trouvent tout à fait dans le bas de la colline… Mais sans être sûrs, nous n’avons pas eu le courage de descendre si bas… Nous reprenons la voiture jusqu’à Ghirardelli Square (ancienne chocolaterie désaffectée, réhabilitée en espace commercial) où nous dégustons une bonne glace…au chocolat bien sûr. Nous longeons la baie à pied quelques instants, il fait alors nettement plus frais : le vent du large souffle !!
Nous remontons en voiture, direction : la marina. Nous dépassons Fort Mason et faisons une halte au Palace of Fines Arts, énorme rotonde aux colonnades élégantes, style gréco-romain. On ne s’attend pas à trouver ici pareil monument ! Le cadre est très bucolique. Deux couples de jeunes mariés s’y font d’ailleurs prendre en photo. Nous n’avons pas le temps d’entrer dans l’Exploratorium dont les expositions scientifiques interactives attirent pourtant les enfants…
En voiture à nouveau, nous longeons le Parc Predisio puis la route panoramique qui conduit à Fort Point. De là, nous avons un point de vue exceptionnel sur le Golden Gate Bridge. Nous reprenons la 49 Mile Scenic Drive qui maintenant longe l’Océan Pacifique. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour admirer d’ici le Golden Gate Bridge…C’est un jour sans brume. Quelle chance !! Dernière halte à Cliff House (nous n’avons pas trouvé le soi-disant musée gratuit des automates !!) et le long de l’immense plage Ocean Beach (rendez-vous des surfeurs). Les points de vue sont grandioses.
Mais il est encore trop tôt pour traverser le pont que nous avons dépassé depuis quelques kilomètres, afin d’aller admirer le soleil couchant de l’autre côté. Nous décidons alors de monter aux Twin Peaks, les 2 collines jumelles situées près de Mission District, à 300 m d’altitude et qui permettent d’avoir une vue à 360° sur SF et sa Baie. Là-haut, nous sommes balayés par un vent glacial. Nous nous empressons d’enfiler nos vestes polaires !! La vue est magnifique et aucunement gâchée par le brouillard pourtant si fréquent à SF mais totalement absent aujourd’hui, pour notre plus grand bonheur.
Sans trainer, nous regagnons alors le fameux GGB que nous voulions traverser plus tôt et ainsi rejoindre Battery Spencer View. D’ici, on domine le pont avec SF en arrière-plan. Au soleil couchant, c’est magnifique !
Il est maintenant presque 20H30 et le soleil est couché. Nous regagnons le centre de SF (5$ pour retraverser le pont dans ce sens-là) en faisant le crochet par Alamo Square et le quartier Haight-Ashburry si délicieux avec leurs typiques maisons victoriennes. Mais il commence à faire noir. Nous reviendrons demain pour faire de splendides photos…
Nous avons même la folie de nous arrêter dans le quartier Mission à la recherche des fresques murales, mais la nuit est complètement tombée et nous ne pourrons plus que les apercevoir succinctement !! Et cela sera notre fatale erreur : quand on se présentera dans les restos pour souper, il sera presque 22H et nous serons refusés partout… Nous devrons à nouveau nous contenter d’un Lori’s Diner… Une fois, c’est bien !!! Mais deux fois, c’est trop… Il parait qu’il y a tant de bons restos à SF !!! Ce sera le seul hic de la journée… Ce soir, nous garerons nous-mêmes notre voiture dans un parking situé tout près de l’hôtel (Stockton St) (25$/jour)
Lu 29/6: S.F. ; Nuit à S.F.
Voici ce qui était prévu au planning à pied/ cable-car pour faire: - Chinatown, - Financial District - Embarcadero - Fisherman’s Wharf - Alcatraz (à 18H45 mais il faut arriver 30 min. à l’avance) (33$/pers.)
Voici ce que nous avons fait
Tout ce qui était prévu (Bon, je l'ai fait court, ce récit pour ce jour!!).
A noter qu’il ne faut pas oublier de visiter, dans Financial District, le musée gratuit (420, Montgomery St) de la Wells Fargo, compagnie exploitant les diligences lors de la ruée vers l’or et qui depuis est devenue une des banques les plus riches du pays. L’ Embarcadero Center est aussi très agréable à traverser le long des passerelles piétonnières en admirant les buildings de Financial District. Ne pas hésiter à entrer dans l’hôtel Hyatt Regency (face au Ferry Building) pour admirer le superbe atrium et prendre les ascenseurs intérieurs pour grimper au dernier étage et se diriger vers les grandes vitres qui offrent une vue extraordinaire sur la baie de SF et sur Market St. De plus, avant de monter dans un cable-car pour Fisherman’s Wharf, nous reprendrons la voiture en début d’après-midi, pour retourner à Alamo Square, à Haight-Ashburry, et dans le quartier Mission revoir les belles fresques murales.
Comme prévu la veille, nous irons dans un garage indépendant à la sortie de la ville. Là, le garagiste bien sympathique nous confirmera que notre véhicule est bien un AWD. Nous quitterons donc ce garage bien plus confiants que la veille… et déciderons de garder ce véhicule sans plus trop nous tracasser… (la suite du périple nous confirmera que nous avons eu raison) Avant de redéposer notre voiture au parking près de l’hôtel, nous ferons une dernière halte dans le Civic Center pour admirer l’hôtel de ville et son impressionnant dôme plus grand que celui du Capitole de Washington.
Bilan des choses non vues à SF : la visite du musée du cable-car, l’Exploratorium, la traversée à pied ou en vélo du GGB, le Golden Gate Park, la Mission Dolores, la traversée du Oakland Bay Bridge et la vue depuis Treasure Island. Mais grâce au fait d’avoir pu circuler en voiture, nous avons pu en seulement 2 jours, voir les principaux quartiers de SF, y compris la très surprenante visite nocturne d’Alcatraz. Au fait, si on revient d’Alcatraz avec la dernière navette du bateau, ne pas trainer en arrivant sur SF si on désire ensuite aller souper. En effet, même à Fisherman’s Wharf pourtant très touristique, les restos ne reçoivent plus de clients après 22H00 !
Ma 30/6: S.F.- San Luis Obispo ; Nuit à San Luis Obispo
Voici ce qui était prévu au planning (240 Mi-390 Km)
Côte Pacifique avec arrêts à : - Gilroy (outlets) ? + Wal-Mart ? - Monterey (Pacific Grove, 17 mile drive), - Point Lobos, - Big Sur, - San Simeon...
Voici ce que nous avons fait
Nous quittons San Francisco par l’autoroute 101 vers San Jose, traversant d’immenses vignobles californiens et la Silicon Valley connue pour être le berceau des technologies de pointe. Beaucoup d’habitants de San Francisco et de ses environs travaillent ici, et empruntent donc chaque matin ce même itinéraire. Le trafic s’en ressent et se trouve ainsi très chargé. Il faut conduire attentivement la voiture. Les nombreux freinages répétés empêchent d’enclencher le cruise control.
L’arrêt dans les outlets de Gilroy fut trèèèèèèèèèès long (2H30)... Difficile de faire moins tant les magasins sont nombreux et les prix alléchants !! Nous en profitons pour acheter la glacière au Wal-Mart du coin et faire le plein de boissons. Remarque : Pour obtenir des bons de réduction très avantageux (allant jusqu’à -20%) dans les outlets, il faut s’enregistrer préalablement sur leur site internet. On peut alors imprimer les coupons ou bien, sur place, se présenter avec le code, à l’information qui délivrera le VIP Coupon Book.
Le temps jouant contre nous, nous passons Monterey sans nous y arrêter, nous faisons une halte rapide à Carmel pour voir la Mission San Carlos de Borromeo, une des plus belles de Californie parait-il. Ensuite nous nous arrêtons à Point Lobos State Reserve (8$/véhicule) pour marcher le long du court sentier Sea Lion Trail (1Km/1H) doté de magnifiques points de vue sur la côte ainsi qu’au loin sur de nombreux otaries se dorant au soleil ! Nous les sentons plus que nous ne les voyons !
Sur la CA1, 15 Mi au sud de Monterey, nous nous arrêtons peu avant le Bixby Creek Bridge. Le panorama vers le sud avec ce pont très photogénique est splendide. Plus loin, nous photographions le Point Sur, énorme rocher volcanique dans la mer.
Vu l’heure avancée, nous sommes obligés de supprimer les randos prévues dans Pfeiffer Big Sur State Park , mais nous empruntons quand même la Sycamore Canyon Rd située 1Mi plus au sud et qui nous conduit à Pfeiffer Beach, endroit bien plaisant et très photogénique aussi. Malheureusement, le ciel s’est obscurci, le soleil a disparu, remplacé par de gros nuages… Nous n’enfilons pas nos maillots !! Et ne nous attardons pas.
Le point de vue dominant la paradisiaque crique de Julia Pfeiffer Burns SP avec sa chute d’eau, est vraiment à ne pas rater. Nous trouvons cet endroit magnifique bien que le ciel soit tout gris…Alors sous le soleil, qu’est-ce que ça doit être !... Nous continuons à longer cette route côtière parsemée de nombreux points de vue tous aussi beaux les uns que les autres (l’Irlande ou la Bretagne en plus intense). Dommage que le beau temps ne soit plus de la partie !!
La nuit finit par tomber bien avant que nous n’atteignons San Simeon… Nous ne verrons donc pas les éléphants de mer de Piedras Blancas, ni le Hearst Castle (mais il n’était quand même pas au programme, sa visite demandant presque 2H), ni Vista Point à Cambria, ni le Morro Rock de Morro Bay. Nous souperons dans un des seuls restos ouverts sur cette route (très cher d’ailleurs !!) et arriverons bien tard au Best Western Royal Oak de San Luis Obispo. Ce n’est quand même pas une raison suffisante pour nous refourguer une chambre au WC bouché !… A ce propos, nous remarquerons partout que, la conception des cuvettes des WC américains rend leur utilisation moins performante que les nôtres… Je ne sais pas si je me fais bien comprendre…
Me 1/7: San Luis Obispo- L.A. ; Nuit à Hollywood
Voici ce qui était prévu au planning (230 Mi- 370 Km) Arrêts à: - Camarillo (outlets) ? + Wal-Mart ? - visite de Venice Beach, - visite de Santa Monica, - vue à partir du Getty Museum (coucher de soleil à 20H10) - vue à partir de Mulholland Drive
Voici ce que nous avons fait
Vers 9h, nous prenons la route vers L.A. sans nous arrêter ni à la Mission de Lompoc, ni à Solvang d’influence danoise, ni aux stations balnéaires très renommées de Santa Barbara et de Malibu. Nous dinons dans un des nombreux fast food (ce n’est pas le choix qui manque ici : burgers, sandwichs, salades, spécialités mexicaines…) et comme d’habitude, ma fille nous demande : « C’est fontaine ici ? », sous entendu : c’est boisson à volonté ?... car il faut savoir qu’aux USA, on peut se resservir autant de fois qu’on le désire (« fontain soda » sur la carte)! Cela est aussi souvent valable le soir, dans les restos, où les serveurs n’hésitent pas remplir à nouveau votre verre vide … Durant toutes les vacances, ma fille fera une cure de « Dr Pepper ». Et nous, très souvent, nous boirons une « lemonade » très désaltérante. Quand les garçons commanderont une bière, ils devront systématiquement montrer leur passeport pour prouver leur âge… (21ans, c’est le minimum légal pour pouvoir boire de l’alcool aux USA!) On fera une pause dans les outtlets de Camarillo où on dépensera encore quelques $...
Ensuite, nous nous dirigeons vers Venice Beach. Le trafic sur l’autoroute devient de plus en plus dense ! Il y a 7 bandes de circulations dans chaque direction!! Et ça dépasse de chaque côté !! Pas de doute, nous sommes en Amérique !! Nous nous promenons quelques instants dans l’ex-Venise américaine, le long des quelques canaux restants bordés d’habitations modernes fantaisistes puis allons nous garer près de la plage. L’Ocean Front Walk bordé de nombreux palmiers est un lieu très animé, nous croisons beaucoup de cyclistes, roller-bladers, artistes de rue, diseuses de bonne aventure… et même des culturistes s’exerçant là devant tous les passants !! Cet endroit nous rappelle de nombreux films et séries vus à la TV… Sur le sable, on passe à côté des fameuses tours de sauvetage et des gardes-côtes, bouées rouges à la main, scrutant la mer… Il ne manque que Pamela ! Nous remontons à pied jusqu’à Santa Monica et son Pier bien connu et repérons même la plaque commémorative dédiée à la route 66 qui aboutissait ici autrefois. Nous nous baladons dans la 3rd Street, une vaste allée piétonne animée de spectacles de rues, et bordée de restos, cafés et boutiques en tout genre (au grand désarroi des garçons qui désespèrent à chaque fois que leur sœur fait mine de rentrer dans l’une d’entre elles…)
Nous reprenons la voiture vers 19H30 et nous dirigeons vers le Getty Museum situé sur les hauteurs. Malheureusement une grille fermée nous en barre l’accès ; du coup, notre projet d’assister là au coucher de soleil tombe à l’eau !! Nous nous dirigeons ensuite vers Beverly Hills et marquons une pause à Rodeo Drive, la rue la plus chic des USA, lieu de tournage de « Pretty Woman ». Que d’élégance !! Nous passerons la soirée un peu plus loin, au Farmers Market et dans l’immense shopping center attenant, « The Grove » qui est à ciel ouvert et où il fait bon flâner, même sans rien acheter.
Avant de rejoindre notre hôtel (Holiday Inn Beverly Garland) situé près de Universal Studios, nous ferons une dernière halte nocturne sur Mulholland Drive, la petite route de crête serpentant sur les hauteurs de L.A. et d’où nous pourrons avoir une vue imprenable sur le Downtown et ses hauts buildings.
Je 2/7: L.A. ; Nuit à Hollywood
Voici ce qui était prévu au planning (40 Km)
A 9H (pour certains): Universal Studios Ou (pour d’autres): L.A. Downtown + Sunset Blvd+ Melrose Ave+ Farmers Market + Beverly Hills( Rodéo Drive ) , Beverly Center + Bel Air+ UCLA+ Getty Center A 17H (tous ensemble): Hollywood Blvd A 18h30 : Hollywood sign + vue depuis Griffith Park
Voici ce que nous avons fait
Après un bon petit déjeuner très varié et copieux (le meilleur du séjour), nous allons finalement tous ensemble passer la journée à Universal Studios. Nous y arrivons un peu avant 10H… Nous trouvons à garer près de l’entrée (12$) et il n’y a pas de grandes files aux caisses pour acheter son ticket d’entrée (67$/pers). Nous bénéficions chacun d’un bon de réduction de 8$ glané sur internet…
Jusque 11H, il n’y a pas grand monde. Ensuite, le parc se remplira mais sans que ça ne soit jamais dérangeant. Nous n’avons jamais attendu plus de 20 minutes pour accéder à une attraction l’après-midi (presque aucune attente le matin). Pour éviter les files aux attractions, il est conseillé de commencer par la partie inférieure du parc (Jurassic Park, Revenge of the Mummy, Special Effects et Backdraft). L’après-midi, nous passons dans la partie supérieure et allons à The Simpsons, Shrek 4D, House of Horrors, puis nous assistons au très bon spectacle aquatique Waterworld (horaire défini) et finissons par la visite guidée des studios à bord d’un bus qui nous emmène pendant plus d’1H à travers différents décors de cinéma. Nous quittons le parc vers 16H45 avec la sensation d’en avoir vu l’essentiel. Nous n’avons seulement pas essayé la nouvelle attraction remplaçant Fear Factor Live. Aucune attraction n’est vraiment à sensations fortes, et moi qui ne suis pas une inconditionnel de ce genre de chose, j’ai finalement passé une bonne journée !!
On repasse une nouvelle fois sur Mulholland Drive pour voir la vue de jour sur Downtown. Puis on gare la voiture au shopping center d’Hollywood. De là, nous partons déambuler sur le Hollywood Boulevard et découvrir les nombreuses étoiles évoquant de grandes stars et qui sont incrustées dans le trottoir. Celle de Mickael Jackson, décédé quelques jours plus tôt, est couverte de fleurs. Comme tout le monde, nous glissons aussi nos mains ou nos pieds dans les empreintes des stars qui sont gravées dans le ciment devant le Man’s Chinese Theater. Je repère dans une rue perpendiculaire (1732, N Las Palmas Ave), le Vivian’s Hotel « minable » qui a servi de décor dans « Pretty Woman ».
Ensuite, en voiture, nous essayons de nous rapprocher du signe HOLLYWOOD, symbole du quartier et situé sur les hauteurs au nord, sur les flancs du Mont Lee. Grâce au plan fléché préalablement, nous le trouvons sans problème…mais plus aucune de ses ampoules ne scintillent dans la nuit… Un mythe s’effondre !! Plutôt que de grimper au Griffith Park comme prévu, nous retournons une fois de plus passer la soirée comme la veille, dans l’immense shopping Center « The Grove », ma fille y ayant repéré l’incontournable magasin Abercrombie (ce drôle de magasin où flotte dans l’air un parfum tenace et où l’on fait ses courses dans la pénombre…Peut-être pour ne pas voir la qualité médiocre de leurs tissus ?... Je vais me faire huer !. Bizarre que toutes les jeunes filles européennes soient dingues de cette marque.) Il devient maintenant urgent d’acheter un sac pour y mettre toute sa nouvelle garde-robe ! Ça en est fini des achats de vêtements ouf !). Demain, nous arrivons au 1er Parc… J’ai hâte…
Ve 3/7: L.A.-Grand Canyon; Nuit à Tusayan
Voici ce qui était prévu au planning (480 Mi-770 Km) Arrêts à: - Barstow (outlets) + Calico ?? - Oatman - Kingman - Seligman - Williams (souper)
Voici ce que nous avons fait
Aujourd’hui, c’est l’étape la plus longue de notre périple : presque 800 Kms nous séparent du Grand Canyon… 8H30 : Nous sortons facilement de L.A. par la route 134 suivie de la 210, sans rencontrer le moindre embouteillage (situation exceptionnelle due au fait que beaucoup d’habitants de L.A. ont déjà quitté la ville la veille au soir pour profiter de leur long week end incluant l’Independance Day). Nous arrivons 2H30 plus tard à Barstow. Là, on se dégourdit un peu les jambes.Devinez où ??...dans les outlets pardi ! Là, même les garçons se laisseront tenter…
Après être remontés en voiture (ben oui : il faut grimper pour s’installer dans un 4x4 !), nous hésitons à nous arrêter à la ville-fantôme de Calico. Les rumeurs la traitant de « piège à touristes », nous passons l'étape et poursuivons notre chemin. La conduite automatique et le cruise control enclenché permettent au conducteur d’être relax au volant… Nous traversons le désert de Mojave… La route longue et droite à l’infini fait somnoler ma fille à l’arrière. Quant à moi, l’excitation du voyage, la découverte de nouveaux paysages et la musique entrainante du lecteur CD me tiennent bien éveillée. La compilation spécialement concoctée pour ce trip tourne en boucle dans l’appareil… rien que de bons vieux tubes anglais contant l’Amérique et que même les jeunes connaissent…
Nous passons notre temps à photographier à travers le pare-brise ou dans les rétroviseurs, de gros trucks (camions) rutilants typiquement américains, des camping-cars tellement gigantesques que derrière, ils tractent un énorme 4x4 comme nous nous y mettrions des vélos, des bikers chevauchés par des gars plutôt virils ou les surprenants arbres de Josué qui jalonnent le trajet. Quand nous sortirons de la voiture, lors d’un arrêt à la station essence, nous serons happés par un air chaud insoutenable (drôle de sensation…).
Nous quittons la Californie et entrons en Arizona. Très vite, nous empruntons un vieux tronçon de la mythique Road 66 qui nous conduit jusqu’à Oatman, ancienne ville minière du début du XXème siècle. Les ânes utilisés autrefois dans les mines s’y baladent maintenant librement dans la rue principale, dans un décor de western bien sympathique… Détour à conseiller vraiment !! En quittant ce village typique du Far West, nous avons de beaux points de vue sur les montagnes environnantes, mais nous ne tardons pas à essuyer un violent orage, suivi d’une pluie battante qui nous poursuivra jusqu’à Kingman où de beaux arcs en ciel zèbreront un ciel encore menaçant. Il est presque 18H et nous nous arrêtons au bar avec une vache sur le toit pour grignoter quelque chose en attendant un repas plus conséquent prévu 2H plus tard à Williams… Nous ne le savons pas encore, mais cet en-cas constituera en fait notre seul souper… En effet, nous avons à peine repris l’autoroute devant nous amener à Seligman que nous rencontrons un bouchon qui finalement s’avéra durer 2H… Accident ?? Problème dû à l’orage ??? Nous ne le saurons jamais… Nous aurons bon scruter l’horizon à la jumelle, nous ne comprendrons jamais le pourquoi…
Toujours est-il qu’il est déjà 20H30 quand nous pouvons enfin avancer et nous diriger maintenant vers Seligman que nous atteignons vers 21H30, alors qu’initialement il devait être 19H30… La nuit est tombée depuis longtemps et c’est dans le noir que nous visitons cette petite ville autrefois située sur la légendaire route 66 et qui maintenant est quelque peu ressuscitée, suite à l’intervention des frères Delgadillo qui se sont amusés à recréer un peu l’ambiance d’antan, en exposant des objets d’époque. On peut ainsi admirer de vieilles bagnoles, celles-là mêmes qui ont inspiré le film « Cars » des studios Disney Pixar. Nous serons quelque peu déçus de cette visite…L’ex-route 66 étant remplacée par une nationale à 4 bandes, il est quand même difficile de s’imaginer les lieux à l’époque ! Mais il est vrai que dans le noir, ce n’était pas l’idéal ! Nous ne nous attardons pas trop et poursuivons notre chemin jusqu’à Williams que nous atteignons vers 22H15, soit bien trop tard pour espérer manger dans le resto envisagé ou visiter cette ville typique du Far West… De plus, il nous reste encore 45 minutes de route pour arriver à notre hôtel à Tusayan. Et dire qu’il est prévu demain de se lever avant l’aurore pour aller au Grand Canyon, assister au lever de soleil qui a lieu à 5H15 ! A ce moment, je me dis qu’il va falloir revoir le planning ! A noter que sur cette route 64 toute droite menant à Tusayan mais où la vitesse est assez limitée, nous rencontrerons par deux fois des Rangers garés sur le bas- côté, à cette heure pourtant avancée de la nuit.
Sa 4/7: Grand Canyon ; Nuit à Tusayan
Voici ce qui était prévu au planning (30 Km) A 5H15 : sunrise A 8H30 : survol en hélico (vol prévu à 9H) avec la société Papillon : 125$/pers pour 30 min de vol Visite des principaux points de vue le long de la Hermits Rest Rd Courte rando sur le South Kaibab Trail jusqu’à Cedar Ridge (4.5Km / 2 ou 3H) A 19H50 : sunset à Yaki Point
Voici ce que nous avons fait
Bien évidemment, vu l’arrivée tardive à l’hôtel (Best Western Squire Inn) la veille au soir, j’ai reporté le sunrise au lendemain. Après un sommaire petit déjeuner, nous nous rendons pour 8H30, à l’aérodrome de Tusayan jouxtant notre hôtel. Après les préliminaires concernant les consignes de sécurité, nous montons dans l’hélico et nous installons aux places prédéterminées suivant notre poids. Nous sommes 7 avec le pilote. Un couple de jeunes nous accompagne. Le temps est idéal : ciel bleu et ensoleillé et pas trop chaud pour éviter les turbulences. L’hélico prend vite de l’altitude survolant une forêt luxuriante de sapins, et se dirige droit devant lui. Ne nous étant pas approchés du bord auparavant, nous sommes vierges de toutes impressions… Huit minutes après le décollage, nous arrivons au gouffre que le pilote traverse jusqu’à la rive nord avant de faire demi-tour. On en prend plein les mirettes et on mitraille à tout va. Ce n’est pas pour rien que l’on nomme cette région Grand Canyon. Les deux rives sont éloignées l’une de l’autre d’une bonne vingtaine de Kms et tout au fond, bien loin, on aperçoit le Colorado. C’est lui qui a ainsi façonné ce labyrinthe de canyons et de gorges érodées…Une merveille de la nature !
Vers 9H45, nous sommes de retour sur la terre ferme et reprenons notre véhicule pour nous rendre au Parc situé 9 Mi plus loin. A l’entrée, nous payons 80 $ pour obtenir notre National Parks Pass qui sera valable pour l’entrée de tous les N.P. et Monuments Nationaux. (les S.P. - State Park- restant, eux, payants). Arrivés dans Grand Canyon Village, nous nous perdons un peu dans le dédale de rues et finissons par dénicher le supermarché situé Market Plaza, où nous allons acheter de quoi faire un pique nique. Il est 11H45 quand nous passons devant la gare ; nous y voyons justement l’arrivée du train en provenance de Williams, mais point de locomotive à vapeur comme autrefois! Nous garons notre voiture près du Bright Angel Lodge et montons alors dans une navette gratuite obligatoire, qui dessert les différents points de vue de la Hermits Rest Road longue de 13 Kms. Nous alternerons ainsi marche et navette le long du Rim Trail (sentier au bord du Canyon) et dinerons en contemplant un fabuleux panorama. Nous sommes impressionnés par l'immensité du paysage mais pas totalement séduits: il s'en dégage une sensation de "trop grand", "trop infini", "trop loin"...
Vers 16H, fatigués par les randos et la chaleur, nous décidons d’annuler la descente prévue à l’intérieur du Canyon et rentrons nous reposer et nous rafraichir à la piscine de l’hôtel. Vers 18H, nous retournons au Parc pour assister à Yavapai Point, au magnifique coucher de soleil embrasant la roche de belles couleurs chaudes. Pour une fois nous ne souperons pas trop tard, en face de notre hôtel, dans un restaurant typiquement cow-boy, au Yippee-ei-o Steakhouse et verrons passer le cortège célébrant l’Independance Day, défilant aux couleurs de la Nation.
Di 5/7: Grand Canyon-Page ; Nuit à Page
Voici ce qui était prévu au planning (140 Mi-230 Km) Desert View drive, Arrêts à: - Little Colorado, - Cameron Trading Post - Marble Canyon, - Lee’s Ferry, - rando Cathedral Wash?? (4Kms/2H A-R), - Horseshoe Bend (meilleure luminosité avant 16h), - Barrage Glen Canyon, - Coucher de soleil sur le Lac Powell (à 19H50)
Voici ce que nous avons fait
5H00 : Dans le noir, nous quittons le parking de l’hôtel encore endormi à cette heure très matinale. Il n’y a pas de temps à perdre, le soleil ne va pas nous attendre pour se lever… Nous passons la cahutte de l’entrée du Parc… Personne… Nous rencontrons quelques biches broutant en lisière de forêt, et nous nous dirigeons vers Mather Point …Aie…aie…aie… Le parking est presque plein ; ça va être noir de monde… De toute façon, nous n’avons plus le temps d’attraper une navette pour aller plus loin ! Nous allons jusqu’au point de vue et là, le spectacle est au rendez-vous : les rayons du soleil éclairent progressivement les roches et les buttes qui prennent des teintes de plus en plus colorées. Nous restons là presque 1H à photographier ce tableau. Les gens encore assoupis se font discrets…
6H15 : Nous n’avons pas déjeuné mais nous avons des barres et autres boissons énergisantes. Il fait bon, pas trop chaud et nous sommes en pleine forme. Nous décidons d’entamer la rando annulée la veille. Chargés de nos sacs à dos, nous prenons la navette qui nous conduit au début du sentier South Kaibab Trail. Nous ne sommes pas très nombreux à randonner si tôt…Tant mieux…Nous laissons les quelques personnes partir avant nous et bien vite, nous nous retrouvons seuls devant cette immensité… Que du bonheur ! Nous descendons jusqu’à Cedar Ridge en suivant cet ancien sentier de mines. En chemin, nous croisons beaucoup d’écureuils pas farouches du tout et plutôt espiègles… Lors d’une halte, il y en a même un qui osera s’aventurer dans mon sac resté entrouvert et en ressortira, victorieux, ma barre de céréales entre ses pattes … Il vient de voler mon déjeuner !!! Plus tard, nous remontons vers la Rim et rencontrons des personnes cette fois beaucoup plus nombreuses, entamant seulement la descente, sous un soleil qui déjà se fait sentir... Cette rando faite ainsi à la fraîche à l’intérieur même du Canyon, est assurément le meilleur moment passé dans le Grand Canyon et un de nos excellents souvenirs sur l’ensemble du voyage. Nous ressentons enfin la sensation d'avoir pris le poul de cet immense Grand Canyon.
9H15 : Nous sommes revenus au point de départ et attendons la navette qui doit nous ramener à notre voiture. Elle passe d’abord par Yaki Point, un autre point de vue 3 étoiles sur le Grand Canyon. Mais, tant pis, nous n’avons pas le temps de nous y arrêter si nous voulons profiter du petit déjeuner servi jusque 10H dans notre hôtel. Et maintenant, nous avons l’estomac dans les talons !!!
10H00 pile : Nous arrivons à la salle du petit déjeuner… Il était temps !!
11h30 : Nous quittons l’hôtel plus tard que prévu !! Une dernière fois, nous rallions Grand Canyon Village et tournons maintenant vers l’Est pour visiter les points de vue aménagés le long de la Desert View Drive longue de 40Kms. Les derniers nous offrent une belle vue sur le fleuve Colorado que jusqu’ici nous ne faisions qu’entrapercevoir.
15H30 : Nous sortons du Park par l’entrée Est et entrons sur le territoire indien des Navajos. La route est parsemée de petites échoppes tenues par des Indiens qui vendent ici des bijoux (beaucoup de turquoises) confectionnés par eux. Les filles se régalent ! Les garçons beaucoup moins ! Nous longeons aussi les gorges du Little Colorado creusées par une rivière qui prend sa source à l’est de l’Arizona et qui rejoint le Colorado dans le Grand Canyon. Ces gorges étroites sont magnifiques et méritent une visite ! Un peu plus loin, on s’arrête une nouvelle fois, au grand dam des garçons, pour visiter le Trading Post de Cameron, grand magasin vendant des objets d’art navajo (chers !).
18H : Nous arrivons à Marble Canyon. Malgré l’heure tardive, il fait encore vraiment très chaud. Nous sortons pourtant de la voiture pour admirer les 2 ponts côte à côte : le vieux Navajo Bridge datant de 1929 qui permettait, là, de traverser le Colorado pour passer en Utah, les barrages de Page et Las Vegas n’étant pas encore construits à l’époque, et qui maintenant est devenu piétonnier, et le nouveau pont plus moderne mais construit à l’identique de l’ancien. Passé ce pont, on se dirige vers Lee’s Ferry, en admirant les superbes falaises rouge-orangées de Vermillon Cliffs si belles en cette fin de journée et en passant à côté de rochers impressionnants de par leur taille et leur forme. Vu l’heure avancée, nous sautons la rando prévue Cathedral Wash qui permet de rejoindre le Colorado en suivant un wash (rivière asséchée). Quelques Kms plus loin, nous arrivons à Lee’s Ferry où nous trempons nos pieds dans l’eau et regardons quelques rafts arrivant de Page et d’autres s’apprêtant pour s’élancer demain, plus loin en direction du Grand Canyon… Les garçons auraient vraiment aimé embarquer, pour plusieurs jours, à bord de l’un d’entre eux…Mais le temps nous manque !!
18H45 : Maintenant, il est urgent de faire demi-tour pour rejoindre Page si on veut avoir la chance d’admirer le coucher de soleil sur le Lac Powell programmé pour 19H50. Sur la route, nous dépassons la rando Horseshoe Bend remise à plus tard, repérons notre hôtel (Days Inn), traversons Page sans traîner, passons au-dessus du barrage sans s’arrêter et arrivons enfin à Scenic View, point de vue surplombant le lac et qui offre un beau panorama, surtout au soleil couchant qui teinte le tout en rose. Ensuite, nous irons à l’hôtel nous enregistrer, ferons quelques courses en face, à l’immense Wal-Mart pour la journée du lendemain et souperons au très sympathique Ken’s Old West à l’ambiance cow-boy et country. Voilà qui clôturera une journée bien chargée commencée avant l’aube !
Lu 6/7: Page ; Nuit à Page
Voici ce qui était prévu au planning (130 Mi-185 Km) - piste House Rock Valley pour aller à the Wave, Wire Pass , Buckskin Gulch, - ou/et Paria Movie Set - ou/et Paria Rimrocks (Toadstool hoodoos (à faire tôt le matin ou en fin d’après-midi - et coucher de soleil à Alstrom Point (4H A-R à partir de Page) (à 19H50)
Voici ce que nous avons fait
Aujourd’hui est le jour de la rando dont on parle depuis des mois…THE WAVE… car bien peu ont la veine de pouvoir contempler cette merveille de la nature et les heureux élus s’y sont pris bien à l’avance! En effet, il s’agit d’un site protégé dont seul un nombre limité de personnes y ont accès, 20 par jour très exactement ! Et pour ce faire, il faut participer par internet, à un tirage au sort qui a lieu 4 mois avant le jour J désiré et qui désigne les 10 premiers gagnants…C’est ainsi qu’en mars, nous avons tenté notre chance et avons décroché tous les quatre notre permis !...C’était inespéré car il y avait presque 150 postulants ! Aujourd’hui donc, il était prévu de se lever comme hier, de très bonne heure, pour randonner pendant qu’il fait frais. Oui, mais c’est sans compter avec la fatigue qui commence à se faire sentir !!
Le temps de déjeuner, de s’équiper (remplir de glaçons la glacière et les camel-bags) et de faire le plein d’essence, il est déjà 7H20 quand nous quittons Page !... et 9H30 (Heure Utah) quand nous atteignons le parking du Wire Pass Trailhead où débute cette fameuse rando située à cheval sur l’Arizona et l’Utah. Le temps étant splendide depuis plusieurs jours, les 13 Kms de la piste House Rock Valley menant jusque là sont facilement praticables. Préalablement, nous nous sommes quand même arrêtés brièvement à la Paria Contact Station pour nous assurer de ne pas y rencontrer de problème. (Les Rangers s’apprêtaient à désigner 10 autres heureux gagnants pour le lendemain…) Il fait déjà presque 30° !... Nous remplissons nos sacs à dos d’eau, de barres et boissons énergisantes, chips et sandwichs… Nous nous tartinons de crème solaire… Nous chaussons nos bottines de marche… ajustons casquettes et lunettes de soleil…accrochons notre permis à un sac à dos… Equipés en plus de notre boussole et des plans censés nous guider, nous voilà enfin prêts pour parcourir les 4, 5 Km nous séparant du saint des saints… 800 mètres plus loin, nous nous inscrivons sur le registre disposé à cet effet dans une boîte en fer… Et là, je m’aperçois que j’ai laissé, dans la voiture, les explications concernant la visite des alentours de la Wave… Flûte !... On se tâte… Bah ! On s’en passera… Et puis, non… C’est trop bête… La voiture n’est pas si loin ! Mon fils, courageux, rebrousse chemin pour aller les rechercher… En attendant, les autres se mettent à l’ombre ! Une demi-heure plus tard, il est déjà de retour !... Tous ensemble, nous nous remettons en route, direction plein sud. La rando grimpe régulièrement. Nous suivons sans peine les indications fournies par le BLM. Nous repérons facilement les cairns disposés çà et là. On se retourne assez souvent pour photographier les lieux et ainsi se créer des points de repère pour le retour… (J’avais lu ce truc donné par quelqu’un sur internet !...) La rando est unique…On ne sait où donner de la tête… Les rochers sont si photogéniques ! Tout ici, est déjà si beau, que nous nous demandons bien ce que nous allons découvrir plus tard !... Nous prenons tout notre temps et nous nous arrêtons fréquemment pour admirer les lieux. Arrivés en bas de l’ultime montée, nous décidons de nous installer à l’ombre d’un genévrier, le seul arbre du coin et de pique-niquer pour reprendre des forces, tout en surveillant qu’un serpent ou un scorpion n’apparaisse pas !... Seul, un lézard inoffensif nous tient compagnie… Mais, même lui, je le tiens à l’œil !! Les 350 derniers mètres en montée dans le sable et sous le cagnard sont les plus durs !... Arrivés en haut les premiers, les garçons ne nous attendent plus et découvrent l’entrée principale de la Wave bien avant nous, les filles, qui la contournons sans la voir !… Ils finissent par venir nous rechercher… Et là, le spectacle est à son apogée… The Wave, la vague, porte bien son nom. Et la roche a une multitude de couleurs. Les draperies de grès façonnées par le vent et si fragiles sont vraiment de toute beauté… Je reste là, assise, savourant le tableau ! Les enfants tout excités sont déjà partis explorer les environs immédiats… Ils sont montés sur les rochers à droite et à gauche et prennent des dizaines de photos… avec eux …sans eux… Et puis très vite, un de mes fils décide de s’aventurer encore plus loin pour voir Second Wave, Sand Cove, Melody Arch… Au bout d’1H, l'autre part à sa recherche… en vain… Il revient sans lui… C’est un allemand passant près de nous qui nous dit l’avoir vu grimper et explorer… Finalement, nous restons là bien plus longtemps que prévu. Les quelques personnes croisées sont déjà reparties bien avant nous… Il est presque 14H30 quand nous quittons à regret cet endroit exceptionnel. Oui, mais là, il fait vraiment très, très chaud. De plus, les enfants s’aperçoivent qu’ils n’ont plus grand-chose à boire !... Nous trouvons le chemin du retour sans problème en suivant à nouveau les cairns et en longeant des falaises pour essayer de trouver de l’ombre le plus possible, car autour, pas le moindre petit arbuste où s’abriter. Alors, nous marchons sans nous arrêter. Très vite, les enfants se retrouvent à sec et siphonnent mon camel- bag… J’ai été plus économe qu’eux ! Moi, sentant la fatigue arriver, j’avale un Power Shoot censé me rendre des forces rapidement… Malgré cela, j’ai vraiment du mal à achever les 2 derniers Kms … Je marche comme un automate… Le plus dur est d’arriver à avancer dans le sable : c'est éreintant… et inévitablement, il s’insinue dans mes chaussures, comprimant ainsi considérablement mes pieds déjà échauffés… Arrivée à la voiture, il me faudra une bonne demie- heure pour me ressaisir… Une chose est sûre : cette rando est LA RANDO du voyage…celle dont nous nous souviendrons longtemps…Je n’aurai qu’un regret : celui de ne pas avoir poursuivi les washs de Wire Pass et de Buckskin Gulch. J’aurais aimé traverser ces slots Canyons étroits de moins d’1 mètre et encadrés de hautes falaises.
Il est 16h30 quand nous quittons le parking du Wire Pass Trailhead. Une demie- heure plus tard, nous avons rejoins la route 89. Nous n’avons plus le temps d’aller ni à Old Paria ni aux Toadstool hoodoos.
Arrivés à Big Water, nous enchaînons directement sur la piste devant nous conduire à Alstrom Point, l’un des plus beaux points de vue sur le Lac Powell. Avant d’y arriver, on passe d’abord près de Nipple Bench où les badlands offre un décor désertique, quasi lunaire, impressionnant… Le silence est maître des lieux… Pas un arbre… Nous sommes seuls… D’ailleurs, pendant 3H, nous ne rencontrerons pas âmes qui vivent! Il parait que c’est ici que fut tourné « La planète des singes ». Nous mitraillons l’endroit avant de poursuivre la piste. Nous soulevons derrière nous des nuages de poussière grise… Après une vingtaine de Miles et plusieurs embranchements, nous sommes contents de voir le panneau indiquant « Alstrom Point 5 Miles » car l’heure avance et nous voyons déjà le soleil décliner. Nous arrivons au 1er point de vue non sans mal à cause de nombreux rochers. Nous stoppons là quelques instants pour voir le splendide panorama se teinter de rose mais les garçons n’ont qu’une idée en tête : rallier le 2ème point de vue. J’essaye de les en dissuader…Nous n’avons qu’un AWD, le soleil se couche et la suite de la piste traversée par des bancs de roche est introuvable… Mais rien n’y fait : ils partent à pied pour essayer de la repérer. L’ayant retrouvée, nous poursuivons…cahin caha car les rochers sont de plus en plus difficiles à passer… Souvent l’un d’eux descend pour guider l’autre resté au volant! Et dire qu’il va falloir refaire tout ce chemin en sens inverse !... Je me vois déjà crever un pneu et être contrainte de passer la nuit ici ! J’imagine la tête du gars qui nous a loué la voiture à San Francisco s’il nous voyait à cet instant ! (ça, je le répéterai plus d’une fois au cours des 6 jours à venir…) Victorieusement, nous arrivons enfin au bout. C’est vrai qu’ici c’est encore plus beau. Mais là, le soleil est vraiment au bout de sa course. Il ne faut plus traîner ! Je ne tiens pas à refaire la toute fin de piste dans le noir ! Le retour se fait plus aisément que l’aller : on reconnait les passages difficiles rencontrés peu auparavant. Je suis soulagée quand on arrive enfin à la partie gravillonnée. Il nous faudra alors encore 1H pour rentrer à Page.
Ereintés par cette longue journée, nous nous contenterons d’un souper rapide mais plutôt bon au Denny’s situé près du barrage de Page. Mais pourquoi donc les Américains ont-ils la fâcheuse manie de mettre la clim à fond ??... Certains rentreront à l’hôtel se doucher et se coucher pendant que d’autres (les plus courageux…) iront une nouvelle fois refaire le plein de boissons et chips au Wal-Mart situé juste en face et qui ouvre vraiment tard le soir !!!. Remarque : Les rayons des grandes surfaces sont plein d’aliments qu’on ne trouve pas chez nous : en dehors du fait que tout est à la taille XXL, on y voit aussi des œufs liquides dans des boites en carton semblables à celles du lait , d’énormes gâteaux et biscuits aux couleurs flash, des poudres et pilules en tout genre pour se maintenir en forme… mais aussi des salades à composer soi-même et ça, c’est super bon (on les paye suivant leur poids). Il faut aller y faire un tour pour se rendre compte…
Ma 7/7: Page-Monument Valley ; Nuit à Monument Valley
Voici ce qui était prévu au planning (125 Mi-200 Km) - Upper et Lower Antelope Canyon - Navajo N.M. - à 17-18H : Monument Valley (sunset à 20H45, heure locale)
Voici ce que nous avons fait Une journée passée chez les Indiens : 8H30 : Après une bonne nuit de sommeil, 2 d'entre nous sommes chargés (nous avons été tirés au sort) d’aller à la cahute des Indiens située à la sortie de Page (près des 3 grandes cheminées de l’usine électrique), pour réserver la visite de 11H00 d’Upper Antelope Canyon (25$/pers + 6$/pers pour entrée sur le territoire navajo... C’est cher, ils ne perdent pas le nord, ces indiens ! ) De retour à l’hôtel, nous récupérons les 2 autres qui ont pu ainsi gagner ½ H de sommeil en plus. Après le déjeuner, nous rechargeons les bagages dans la voiture, faisons le check-out et partons visiter Horseshoe Bend situé 2 Mi plus au sud et que nous n’avions pas pu faire l’avant-veille. Il est à peine 10H00 et le soleil ne tape pas encore de trop ! Les 20 minutes de marche nécessaires pour arriver à ce point de vue se font sans problème. Seul le début est en légère montée. Ensuite, un chemin de sable descend petit à petit. Arrivés à son extrémité, nous nous trouvons devant un site vertigineux surplombant un des méandres du Colorado en forme de fer à cheval (d’où le nom). Là-bas, tout au fond, nous apercevons des bateaux qui nous semblent bien petits ! A ne surtout pas rater lors d’une visite au Lac Powell !!!
10H40 : Nous sommes de retour à Antelope Canyon et attendons le départ des 4x4 navajos qui doivent nous mener à ce slot canyon réputé pour son étroitesse et les rais de lumière qui y pénètrent en été quand le soleil est au zénith. Et ça tombe bien : aujourd’hui, c’est grand soleil ! Après 15-20 minutes de trajet sur une piste sablonneuse qui secoue pas mal, nous débarquons des 4x4 et suivons notre guide. Petit (gros !) bémol : nous ne sommes pas seuls. En effet, cet endroit est très prisé des touristes, surtout à cette heure-ci où un mince filet de lumière arrive à s’infiltrer à l’intérieur. Les groupes se suivent à la queue leu leu tout le long des 400 mètres que fait ce canyon.
Mais ne boudons pas notre plaisir : les parois rocheuses sculptées par l’eau ont des formes incroyables et celles irradiées par le soleil dévoilent une superbe palette de couleurs… La scène est de toute beauté et les appareils photo crépitent. Notre guide très sympa nous conseille sur la manière de réussir nos clichés. Au bout d’1H, après avoir fait l’aller-retour tout le long du canyon, nous remontons dans le 4x4 qui nous ramène au point de départ. Encore une visite à ne pas rater, surtout qu’elle ne demande aucun effort ! (A moins que l’on déteste la foule !) Nous n’irons pas de l’autre côté de la route visiter la partie Lower Antelope Canyon qui parait-il est aussi extraordinaire mais ne reçoit pas les rayons du soleil (aussi 25$/pers)
12H40 : Nous retournons une dernière fois à Page pour aller voir le point de vue sur le barrage. Au passage, nous achetons une salade au Denny’s que nous allons déguster au bord du lac (à Chains Area), histoire de mettre les pieds dans de ce magnifique lac que nous n’avons même pas eu le temps d’approcher de près !
14H30 : Il nous faut déjà reprendre la route : Monument Valley nous attend…Mais dans 2 jours, nous reviendrons ici, au Lac Powell... en avion... Nous passons à côté de Navajo N.M. qui contient des ruines d’anciens villages indiens, mais le temps nous presse une fois de plus et nous ne nous y arrêtons pas.
16H30 (heure Arizona) = 17H30 (heure Utah/Navajo) : Nous approchons de Monument Valley. Les 1ères buttes et mesas apparaissent. Elles nous semblent familières ! Surtout pour moi qui, enfant, avait la permission le samedi soir, de regarder la télévision et notamment des productions hollywoodiennes avec des cow-boys et des indiens. Maintenant, je suis ici au cœur de l’action… En effet, ce parc est un lieu mythique dans l’histoire du cinéma : il servit de décor naturel à de nombreux westerns jusque dans les années 60. Après nous être acquittés des 4x 5$ auprès de la Mme Navajo, à la cahute de l’entrée, nous stoppons quelques mètres plus loin pour admirer et photographier bien sûr, le trio de buttes, emblème du parc, à savoir les Mittens et Merrick Buttes, celles-là mêmes vues dans d’innombrables films. Puis, nous nous élançons sur la piste qui contourne de nombreux autres monolithes provenant de l’érosion des mesas leur donnant des formes très variées rappelant parfois l’aspect d’animaux. Ils sont impressionnants de part leur hauteur de plusieurs centaines de mètres ! Le circuit est accessible à tous types de véhicules quand il est sec. Mais il est quand même pas mal défoncé à certains endroits, surtout au début. Avec notre AWD, nous n’avons aucun problème, même avec tout notre barda resté à l’arrière. Il nous faut +/- 2 H pour faire toute la boucle. Nous revenons à temps à l’entrée pour assister là, sur les hauteurs, au magnifique coucher de soleil sur les remarquables buttes Mittens et Merrick. Puis, tout à côté, nous visiterons gratuitement des hogans, ces habitations typiquement indiennes en bois et argile. Ensuite, nous nous dépêcherons d’aller faire le check-in au Goulding Lodge situé dans ce cadre exceptionnel, à quelques Kms de là. Nous arriverons au resto du site vers 21H, peu avant sa fermeture…(accueil, chambre et nourriture pas terribles !)
Petit encarté à propos des douches dans les chambres d’hôtel : dans chaque hôtel, il faut se familiariser avec le système différent de chez nous, permettant de régler la pression de l’eau ainsi que le débit de l’eau chaude… Certains systèmes étant plus opérationnels que d’autres… ou du moins certains étant plus simples d’utilisation que d’autres… Plusieurs fois, nous serons pris de fous rires en entendant le premier se doucher en s’acharnant sur le robinet et en invectivant le pommeau de douche…
Ce soir-là, nous nous endormirons en regardant, à la TV, un DVD loué à la réception…un vieux western (of course !) de John Ford tourné dans ce parc avec le renommé John Wayne. A refaire, nous testerions plutôt le tout nouvel hôtel installé au cœur même du parc, The View Hotel.
Me 8/7: Monument Valley-Moab; Nuit à Moab
Voici ce qui était prévu au planning (165 Mi-265 Km) - Valley of the Gods (boucle de 25Kms/1H30) - Gooseneck - Moki Dugway - Muley Point - ruines indiennes Mule Canyon (3Kms/1H30 A-R) - arrêt à Newspaper rock? - ou Needles et/ou Anticline Overlook?( = énorme détour uniquement pour 2 points de vue!!!!), - près de Moab: Fisher Towers (sunset à 20H45)
Voici ce que nous avons fait
6H00 : Nous nous levons tôt pour assister au lever de soleil depuis le balcon de notre chambre qui a une vue imprenable sur les pitons du Parc. Mais ce sera très bref, car encore fatigués, nous retournerons vite nous recoucher !...
8H30 : Seuls 2 d'entre nous sont debout pour aller visiter le très instructif musée historique du coin, situé à côté de notre chambre. Il s’agit en fait de l’ancien comptoir trading post de Harry Goulding venu s’installer ici en 1923, qui fit du commerce avec les indiens navajos de la région et qui plus tard, réussira à convaincre John Ford de venir à Monument Valley pour y tourner des westerns.
9H15 : Tous ensemble, nous reprenons la route…direction Mexican Hat, petit village perché au-dessus de la San Juan River. Mais auparavant, nous nous retournons pour photographier Monument Valley dans l’autre sens, celui éclairé le matin par le soleil. C’est vraiment la photo à ne pas oublier de faire!!
Nous quittons définitivement l’Arizona et pénétrons en Utah. Il est prévu, ici, de parcourir la région à travers de nombreuses pistes, hors des sentiers battus, pendant les 6 jours à venir. Que d’aventures en perspective ! Les routes 261 et 316 nous mènent jusqu’à Gooseneck, un point de vue splendide sur les méandres de la San Juan River située 300 mètres plus bas et se lovant autour de hautes falaises de couleur… noire (tiens, ça nous change des roches rouges !). Demi-tour pour nous rendre quelques Kms plus loin au début de la piste de Valley of the Gods que nous parcourons dans le sens Est-Ouest. Il s’agit d’un circuit de 25Kms dont l’accès étonnamment libre, nous permet de nous promener à travers une plaine parsemée de buttes à l’instar de Monument Valley, à l’énorme différence près que nous y sommes pratiquement seuls : pendant 1H30, nous ne croiserons que 2 voitures ! A l’issue de ce chemin de terre facilement carrossable, on revient sur la route 261.
En poursuivant la route 261, nous entamons quelques Kms plus loin, une véritable ascension. La route (Moki Dugway), ici, n’est plus goudronnée et grimpe en formant des lacets très étroits à flanc de colline, pour atteindre finalement le plateau de Cedar Mesa à 1700m. Juste après le dernier lacet de la Moki Dugway, on peut accéder par une piste sur la gauche, au point de vue Muley Point Overlook donnant également un bel aperçu des méandres de la San Juan River.
Nous rejoignons rapidement la route 95 d’où, 15 kms plus loin, démarre une piste menant à la rando Mule Canyon. Sur l’ensemble de notre périple, c’est le seul endroit où nous avons le temps de nous arrêter pour voir des ruines indiennes et bien qu’il ne s’agisse que d’anciens greniers, je tiens particulièrement à ne pas les rater… Mettons le contexte : personne, très chaud, des bestioles partout, des arbres en travers de la rando... Au bout de 1Km, nous apercevons une roche percée de trous et qui ressemble aux fameux greniers indiens, appelée House of Fire... On la prend sous tous les angles... 1/2H plus tard, retour à la voiture (cette fois par le bon chemin non semé d’embuches) et là surprise... : il ne s’agit pas du bon rocher, la photo ne correspond pas à celle de mon guide!! Inutile de dire que les enfants ont refusé d’y retourner… Nous avons plié bagage et sommes partis pour Moab sans tarder (avec mouches et moustiques dans la voiture !)
Il est passé 15H quand nous arrivons à Blanding, petit village agricole où nous nous arrêtons pour manger un morceau et faire le plein d’essence. Nous ne nous attardons pas et reprenons la route. Passé Monticello, nous repérons le gros rocher Church Rock et l’embranchement de la route 211(en cul-de-sac) menant 56 Kms plus loin aux Needles !... pas le temps donc de s’y engouffrer (même pour aller jusqu’au News Paper Rock couvert de vieux pétroglyphes indiens). Encore plus loin, nous voyons un autre embranchement également en cul-de-sac, menant aux points de vue Needles et Anticline Overlooks, mais la route pour y arriver est aussi vraiment trop longue: 120Kms/2H A-R pour voir les deux !...et nous y renonçons aussi!
Un peu plus loin, nous marquons une courte halte pour admirer la Wilson Arch. Nous voyons quelques personnes grimper jusqu’à son pied. Vers 17H, nous arrivons enfin à Moab, petite ville touristique très animée, entourée de falaises rouges, et dont la Main Street est bordée de petites boutiques, hôtels, fast food, restos, … et loueurs de 4x4, vélos, rafts, kayaks…En effet, ici, les sportifs sont rois ! Plusieurs parcs sont à visiter aux alentours. Nous nous installons donc ici pour 3 nuits.
Le temps de faire le check-in au Best Western Canyonlands Inn (à ne pas confondre avec l’autre, le Greenwell Inn), nous voilà déjà repartis… direction : route 128. Ma fille, après avoir hésité à rester pour profiter de la piscine, décide de nous suivre… Il n’y a pas de temps à perdre : le soleil se couche à 20H45… La 128 est une route scénique longeant le Colorado. Elle est encaissée entre de hautes falaises rouges. Nous passons à côté de deux magnifiques ranchs aménagés en hôtels 4*. Le cadre est splendide… Nous faisons un petit détour pour nous rapprocher de Castle Rock, un rocher en forme de doigt levé, vu dans beaucoup de pubs. D’ailleurs la région a inspiré beaucoup de cinéastes. John Wayne, encore lui !, joua ici les scènes de « Rio Grande ».
A 32 Kms de la jonction avec la 191, nous voici arrivés à la rando qui nous intéresse, à savoir Onion Creek Road. Il ne s’agit pas d’une rando à pied ; il suffit de suivre en voiture, cette route qui traverse la rivière à de nombreuses reprises. C’est assez ludique mais en cette saison et vu que la région n’a pas essuyé de gros orages depuis longtemps, le niveau de l’eau est vraiment très très bas. Les garçons quittent alors la piste et s’amusent à suivre carrément le lit de la rivière… C’est donc assez sportif…
19H30 : Nous sommes à présent sur la piste menant aux Fisher Towers, d’immenses et abruptes monolithes rouges aux formes dentelées. A cette heure correspondant au soleil couchant, ces tours s’embrasent et se teintent d’un rouge flamboyant se détachant dans un ciel bleu vif. Le tableau est magnifique… Ce n’est pas le premier mais on ne s’en lasse vraiment pas. Les garçons décident de randonner pendant 1H en suivant le chemin partant du parking.
21H45 : De retour à Moab, nous faisons le plein de boissons au City Market drôlement bien achalandé et allons souper au très renommé Moab Brewery à la déco très originale, aux serveurs très sympathiques, aux très bons plats variés et pas hors de prix… vraiment une adresse à recommander ! N’arrivant pas à bout du dessert hyper copieux, nous repartirons de là avec un doggy bag !
Je 9/7: Moab; Nuit à Moab
Voici ce qui était prévu au planning (125 Mi-200 Km) - Sunrise à Mesa Arch dans Island in the Sky (à 6H00) - Survol en avion (2H30) par la société Red Tail (330$/pers) - Island In The Sky - Dead Horse Point - retour à Moab par Shafer Trail+Potash Road+Route 279 (50Kms/3H) - Negro Bill Canyon??(6Kms/3H30 A-R) ou Onion Creek Road?? (en voiture:26Miles/2H A-R)
Voici ce que nous avons fait Nous n’avons pas le courage de nous lever suffisamment tôt pour le sunrise sur Mesa Arch qui a lieu à 6H00 Pour y arriver, il faut compter 1H de route depuis Moab et 15 minutes de marche !!...Il aurait donc fallu quitter Moab vers 4H45 !! Et là, je n’ai réussi à convaincre personne…
Début juin, j’ai réservé chez Red Tail Aviation, un survol en petit avion Cessna à partir de l’aérodrome de Moab. Nous y arrivons vers 8h00. De Moab, il faut compter +/-30 min pour y arriver. Le vol est prévu à 8h30. Le temps est splendide : soleil et ciel bleu avec quelques nuages blancs pas du tout menaçants…Bref, les conditions de vol semblent tellement optimum que j’en oublie malheureusement de donner, préventivement, à chacun un anti-nauséeux… Nous survolons pendant presque 3H, à basse altitude, les régions au- dessus de Canyonlands (Island in the sky + Needles + The Maze), de Capitol Reef N.P. et du Lac Powell jusqu’au Rainbow Bridge. C’est M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E…Le co-pilote voulant lui-même réaliser un reportage photos, le pilote s’arrange pour nous placer sans cesse dans le meilleur angle pour avoir les vues optimales de chaque coin. Les appareils photo mitraillent sans cesse.
Qu’est-ce que Canyonlands ? Imaginez, aux Origines, un immense plateau, dominé par des sommets et des dizaines de cours d'eau dont le Colorado, qui chacun s'attaquent à ce plateau pour le labourer, le creuser, le raviner inexorablement, creusant dans la roche tendre de merveilleux canyons, et créant aussi une multitude d’arches et d’aiguilles rocheuses. Le Colorado pour éviter parfois le combat avec la roche dure, la contourne dans d’innombrables méandres. Le parc de Capitol Reef préserve un autre joyau de la nature : la Waterpocket Fold qui est un plissement gigantesque de la croûte terrestre, serpentant sur 160Km. Ce soulèvement impressionnant de roche multicolore s’est créé il y a 65 millions d’années ! Pour survoler le Lac Powell, nous redescendons vers le sud-ouest et revenons ainsi au-dessus de la région où nous étions encore 2 jours plus tôt. Le barrage construit à Page en 1963, sur le Colorado , a permis la naissance de ce lac artificiel s’étirant sur 300 Km . En effet, pendant 17 ans, les dizaines de canyons en amont se sont remplis peu à peu, d’eau provenant du Colorado et de ses affluents. Le paysage créé ainsi par l’homme est majestueux : d’énormes falaises rouges tombent dans ce lac d’un bleu profond, aux côtes très découpées . Il est dommage que ma fille, ayant le mal de l’air, n’en profitera pas pleinement !! Sans conteste, c’est l’un de nos meilleurs souvenirs… Vu le prix…heureusement !!
Vers 11H30, nous reprenons la voiture pour nous diriger vers Dead Horse Point SP que nous atteignons 1H plus tard (7$/véhicule). Il s’agit d’un promontoire situé à 600 mètres du vide à partir duquel on a une vue unique sur le plateau creusé d’une multitude de canyons ainsi que sur un méandre très photogénique du Colorado. Bien que nous l’ayons vu d’avion, nous apprécions vraiment ce parc et y restons une bonne heure à contempler la vue. Nous rencontrons aussi une famille habitant près de chez nous et avec laquelle, nous échangeons nos impressions de voyage ! Que le monde est petit !...
Nous reprenons le volant pour nous diriger maintenant vers la partie nord de Canyonlands, c.-à-d. Island in the Sky. Peu après le visitor center, nous nous arrêtons pour contempler le Shafer Trail et ses lacets vertigineux à flancs de montagne que nous comptons emprunter tout à l’heure pour retourner à Moab. Les garçons attendent ce moment depuis longtemps… (depuis qu’ils en ont vu des vidéos sur YouTube…)
Mais pour l’heure, nous partons à la découverte du parc. Nous suivons la route nous menant de point de vue en point de vue mais la magie attendue n’opère pas autant que prévu… Ce matin, les vues depuis l’avion volant à basse altitude étaient tellement extraordinaires que nous restons ici un peu sur notre faim… Peut-être étions-nous blasés ? Peut-être étions-nous fatigués ? Peut-être avions-nous trop le soleil dans les yeux ? Peut-être étions-nous trop pressés ou trop excités à l’idée d’entamer le Shafer Trail ?... Seule la rando jusque Mesa Arch sera appréciée à sa juste valeur...
17H30 : Le moment tant attendu est enfin arrivé : nous voilà à l’entame de la descente de la falaise en suivant cette piste utilisée autrefois à l’époque où les mines d’uranium étaient exploitées. Nous surplombons le vide de plusieurs centaines de mètres et cela sans parapet ! Mais c’est un peu comme les pistes de ski qui, vues de loin, semblent très pentues et qui, une fois que l’on est dedans, semblent nettement plus faciles… C’est donc sans vertige et sans réelle difficulté que nous arrivons en bas…
Nous commençons alors une autre piste, la White Rim Trail, tracée sur la plus basse terrasse du Canyon et espérons aller jusque Musselman Arch. Oui, mais là, les choses se corsent… La piste est vraiment en mauvaise état avec de gros cailloux à franchir…Et la route est encore longue. Nous préférons rebrousser chemin et nous avons bien fait car la suite ne va pas non plus être des plus faciles… En effet, après la descente de Shafer Trail, nous devons prendre la Potash Road censée être une piste en graviers, sans grosses difficultés, même pour des véhicules 4x2… Mais bien au contraire, elle s’avère être cahoteuse, très dégradée avec de nombreux trous et gros cailloux… Même notre AWD haut sur pattes peine un peu et nous devons rouler vraiment lentement en regardant où l’on place les roues pour ne pas toucher le bas de caisse ! Les garçons y prennent un certain plaisir… « Voilà une vraie piste » disent-ils… En définitive, le Shafer Trail nous a semblé bien facile en comparaison de la Potash Road… Nous mettons donc plus de temps que prévu pour parcourir les 13Miles et je suis contente d’arriver aux bassins de décantation des mines de potasse qui marquent la fin de cette piste.
De là, nous prenons alors la route 279 goudronnée, longeant des falaises plongeant dans le Colorado et offrant de splendides paysages. Nous passons à côté de la rando menant à Bowtie et Corona Archs que nous avons survolées en avion ce matin.
21H15 : Nous arrivons à Moab et allons manger près de l’hôtel, au resto italien Pasta Jay’s (très bon plat du jour)
Ve 10/7: Moab ; Nuit à Moab
Voici ce qui était prévu au planning (60 Mi-100 Km) - Arches N.P. (sunset à 20H45)
Voici ce que nous avons fait Ce matin, le ciel est partiellement nuageux. Heureusement que le vol en avion a eu lieu la veille ! Aujourd’hui, pas plus qu’hier, nous n’avons eu le courage de nous lever suffisamment tôt pour le sunrise sur Mesa Arch dans Island in the Sky. La fatigue du voyage se fait sentir…
Au programme : le parc Arches N.P. qui se situe à la sortie nord de Moab. Sur la droite, grimpe une route qui nous y amène. Voilà encore un parc qui a inspiré de nombreux cinéastes et metteurs en scène… Ça promet ! Ce petit parc contient le plus grand nombre d’arches naturelles au monde : 2000 ! dont 90 sont accessibles au public. Elles résultent de l’érosion des falaises et des crêtes rocheuses par la pluie, le froid, le gel dont la puissance est immense, le vent qui transporte du sable… Ces éléments attaquent la paroi de la roche au point le plus fragile, ce qui forme un trou qui augmente avec le temps. L’origine des arches est donc bien différente de celle des ponts naturels résultant de l’action d’un cours d’eau creusant un passage au travers d’une paroi rocheuse lui barrant la route. Les arches sont donc souvent exposées en hauteur pour être érodées tandis que les ponts naturels se retrouvent habituellement bien cachés au fond des canyons là où passent les rivières. Grâce à l'érosion qui poursuit lentement son travail de sape, de nouvelles arches se forment encore pendant que d'autres s'effondrent et meurent définitivement.
9H00 : Comment perdre du temps pourtant si précieux ??? Passés la guérite de l’entrée, nous nous rendons compte qu’il n’y a peut-être plus assez d’essence dans le réservoir. La route goudronnée qui traverse le parc du sud au nord fait quand même 70Kms aller-retour. Nous rebroussons donc chemin et retournons à Moab faire le plein !!! De retour à nouveau dans le parc, nous suivons la Scenic Drive en nous arrêtant aux différents points de vue la jalonnant. A son terme, commence la rando Devil’s Garden Trail. Nous y arrivons plus tard que prévu et le parking est plein… En tournant, nous finissons par trouver une place… A présent, le soleil frappe. C’est donc sac au dos que nous marchons (3Km/1H30 A-R) jusqu'à la plus grande arche du parc, la Landscape Arch, très spectaculaire avec ses 93 mètres de long. Elle est si mince et frêle qu’elle peut s’effondrer à tout instant. D’ailleurs pour la petite histoire, c’est elle qui aurait dû s’appeler Delicate Arch mais il y a eu confusion lors de l’attribution des noms… La chaleur nous accablant, nous renonçons à poursuivre plus loin jusqu’à Double O Arch et faisons demi-tour en passant néanmoins par Pine Tree Arch sous laquelle poussent des arbres. Il a beau faire chaud, il y a beaucoup de monde dans ce coin du parc et notamment des familles avec de jeunes enfants peinant à avancer, équipés pour tout le monde d’une seule bouteille d’eau tiédie par la température ambiante … Nous, nous sommes bien contents de pouvoir nous rafraichir avec de l’eau gardée bien froide grâce à nos poches isothermes enfermées dans nos sacs à dos ! De retour à la voiture, nous rebroussons chemin et nous arrêtons pour pique niquer près de Sand Dune Arch, facile d’accès et qui, comme son nom l’indique, est une arche dans le sable. Là, des enfants en ont fait leur terrain de jeux, et y jouent au football !
Nous poursuivons en voiture jusqu’à la partie dénommée Windows Section… Toujours autant de monde… Il est vrai que c’est un des plus beaux endroits du parc. Un court sentier mène à 3 arches différentes et un autre, plat et pas plus long, nous conduit à Double Arch, un ensemble de 2 arches reliées entre elles et formant un groupe massif impressionnant.
Puis, nous retournons vers l’entrée du parc en nous arrêtant notamment à Park Avenue, un ensemble de rochers de couleur rouge-orange, tellement hauts qu’ils font penser à des buildings longeant une rue… Il est 15H15. Nous décidons de rentrer à l’hôtel et de nous octroyer 2 bonnes heures de repos afin de reprendre des forces pour la rando prévue fin de journée... (piscine pour certains, l’eau du jacuzzi étant bien trop chaude pour pouvoir y entrer !) Nous dégustons aussi une délicieuse salade achetée au City Market.
18h00 : Ragaillardis, nous quittons l’hôtel… Retour à Arches N.P. et plus précisément au parking de Delicate Arch Trail. Il parait que c’est LA rando à ne surtout pas rater même si elle n’est pas des plus faciles ! En effet pour atteindre Delicate Arch, symbole de l’Utah sur toutes les plaques minéralogiques, il faut grimper sur du slickrock pendant 2Kms… Nous voilà prévenus… Moi, après la "balade" de la Wave, plus rien ne m’effraie !... A cette heure, il fait nettement moins chaud. Les garçons prennent rapidement de l’avance. nous, les filles, les voyons déjà au loin gravir la roche nue. Nous les suivons à notre rythme… Ils arrivent au sommet bien avant nous et s’inquiètent car ayant déjà mitraillé l’arche de nombreuses fois, la batterie de leur appareil photo vient de rendre l’âme, et ils comptent maintenant sur le mien ! Sans souci ni fatigue (la Wave m’a vraiment vaccinée), nous les rejoignons et admirons le spectacle avec eux… L’arche est située au bord d’un précipice avec en toile de fond, les montagnes de La Sal Mountains. La scène vaut vraiment le déplacement d’autant plus à cette heure où l’arche est éclairée par la douce lumière d'un beau coucher de soleil. Seules ombres au tableau : un malencontreux nuage qui va accélérer ce coucher de soleil et la foule massée en-dessous de l’arche difficilement délogeable malgré les huées des photographes ! Nous redescendrons en partie dans la pénombre, à la lumière de la lampe de poche que j’avais pris soin d’embarquer et croiserons bien des personnes entamant seulement l’ascension… Je me demande toujours ce qu’elles ont bien pu voir !
Nous souperons vers 21H45 au restaurant Zax Pizza (très bonnes pizzas) d’où nous repartirons avec les foulards semblables à ceux des cow-boys, servant de serviettes !...
Sa 11/7: Moab-Torrey ; Nuit à Torrey
Voici ce qui était prévu au planning (156 Mi-250 Km) - Arrêts à Little Wild Horse Canyon Goblin Valley S.P, Capitol Reef: Fruita Scenic Drive Points de vue Panorama Point, Sunset Pt et Goosenecks ...
Voici ce que nous avons fait
8H30 : Check-out et départ de Moab, le ciel est couvert. Ce soir, nous dormons près du parc de Capitol Reef.
Peu avant 10H30 : Arrivée a Little Wild Horse Canyon. Le temps est toujours un peu orageux. Il tombe d’ailleurs quelques gouttes. On s’arrête donc au visitor center de Goblin Valley. La ranger ne se mouille pas, c’est le cas de le dire. Elle ne conseille ni ne déconseille la rando dans ce slot canyon. On décide malgré tout de pousser jusque là pour voir si d’autres personnes s’y sont aventurées. Il y a 2 voitures sur le parking et on tente notre chance. Bien nous en a pris, la pluie cesse rapidement pour laisser place au soleil. Nous passons 1H à remonter le cours de cette rivière asséchée avant de faire demi-tour. Soit dit en passant, il est très amusant de se faufiler ainsi entre 2 falaises abruptes sans rester coincer.
13H00 : Arrêt rapide (45min) à Goblin Valley State Park (7$). Il fait très (trop) chaud, le soleil est au zénith et ça tape.
Ensuite route vers Torrey. Nous traversons un paysage lunaire, désertique et rocailleux. A partir de Hanksville, on longe les méandres de la Fremont River. On veut s’arrêter à Cainneville pour casser la croûte, à Mesa Farm Market plus exactement, réputé pour ses produits frais « homemade ». Manque de chance, le proprio vient de fermer la boutique (il est alors plus de 15H). En chemin on s’arrête pour regarder le gué qu’il faut passer pour rejoindre Cathedral Valley. Le niveau d’eau n’apparait pas élevé et pour le fun, les garçons veulent s’essayer à le passer. Mais vu l’heure bien avancée, j’arrive à les en dissuader. Arrêt à la Waterfall le long de la route 24. Beaucoup de gens s’y baignent mais l’eau trouble et rougeâtre de la Fremont River rebute ma fille qui décide finalement de ne pas y faire trempette. Arrêt le long de la passerelle en bois, aux pétroglyphes indiens gravés à même la falaise. Ils auraient plus de 1000 ans ! Ce n’est pas pour rien qu’ils sont assez effacés ! Tour rapide au visitor center pour voir la fameuse carte en 3D reconstituant les détails géologiques du parc.
Peu avant 16H00 : Arrivée à Fruita, ville fondée par les Mormons au XIXème siècle qui irriguèrent ici des vergers et où on espère cueillir quelques fruits. Il parait que c’est autorisé ! (le ventre est vide depuis le déjeuner). Malheureusement nous ne voyons que des fruits encore verts sur les arbres. D’autres seraient-ils passés avant nous ?? Même les biches soit disant en grand nombre autour de cet oasis, ne sont pas présentes en abondance. On se dépêche d’aller à la ferme Gifford, pour enfin se restaurer. Bof ! Il ne reste que des glaces. Le ventre vide, nous nous engageons sur la Scenic Drive longeant la Waterpocket Fold, mais les pistes semblent tristounettes : le ciel s’est obscurci complètement. Sans soleil, les rochers on perdu leur belle couleur rouge. On pénètre dans Capitol Gorge en espérant apercevoir quelques desert bighorns… Aucun à l’horizon ! On s’aventure à pied sur le chemin de Pionner Register et moi par manque de chance, je me tords la cheville sur le premier caillou venu… Retour anticipé à la voiture pour mettre de la glace immédiatement (la glacière en est pleine). Les enfants poursuivront sans moi jusqu’au rocher où les pionniers, au XIXème siècle, gravaient leur noms avant de s’aventurer à traverser la Waterpocket Fold, l’immense barrière rocheuse de 100 Mi de long, créée il y a 65 millions d'années. Bref, fin de journée plutôt morose et toujours le ventre vide. Capitol Reef vu du sol ne nous a pas émerveillés, c’était beaucoup plus beau vu d’avion. Le soleil daignera quand même faire une apparition furtive, au lieu-dit Sunset Point. Et là, nous serons enfin subjugués par la palette de couleurs qui nous est offerte au soleil couchant. De plus, nous y serons pratiquement seuls. Quel calme devant ce paysage coloré!
Check in rapide au motel Austin Chuckwagon (chambre très bien et la moins onéreuse du séjour). Et enfin nous nous régalerons d’un bon repas très copieux au Cafe Diablo. Nous n’arriverons pas à avaler entièrement les desserts pourtant délicieux. On n’avait jamais vu des coupes de glace aussi énormes.
Di 12/7: Torrey-Tropic ; Nuit au Ruby’s Inn
Voici ce qui était prévu au planning (165 Mi-265 Km) - Piste Notom Bullfrog Road(31Miles/1H30 entre la route 24 et la bifurcation pour Burr Trail), Strike Valley Overlook (1H), Piste Burr Trail (36Miles/1H30 entre la bifurcation avec la Notom Bullfrog et Boulder) - arrêt à Boulder : musée Anasazi - Route 12 avec incursion ds Hole-in-the-Rock Road ?? Ou Kodachrome Basin?? et Cottonwood Canyon Rd ?? - Près de Tropic : rando Mossy Cave (1, 5Km/1H A-R)
Voici ce que nous avons fait
9H30 : Départ du motel plus tard que prévu. Nous avions tous besoin d’une nuit plus longue que d’habitude. Avant de quitter définitivement Torrey, petite halte au magasin de souvenirs du coin (Trading Post) pour acheter chapeau de cow boy et autres babioles. Heureusement ma cheville n’est pas gonflée et elle tiendra la route pour les randos à venir. Après plusieurs hésitations nous décidons de ne pas faire la Notom Bullfrog Road sans grand intérêt visuellement parlant, mais plutôt de faire le Burr Trail aller- retour en nous disant que les vues sont différentes d’un sens à l’autre. La 1ère partie de la piste (jusqu’à Long Canyon) est goudronnée et est la plus belle. Le soleil est à nouveau présent et les couleurs de la roche sont bien resplendissantes. Nous poursuivons jusqu’aux switchbacks que nous descendons (nous sommes ainsi passés à travers la Waterpocket Fold, vous savez : l'immense barrière rocheuse ) jusqu’au croisement avec la Notom Bullfrog Road avant de faire demi-tour. Nous ne faisons pas le morceau de piste Upper Muley Twist Canyon qui conduit au point de vue Strike Valley Overlook. D’une part, nous n’avons qu’un AWD et pas un vrai 4WD (inutile de prendre un risque) et d’autre part, nous avons tellement bien vu la Waterpocket Fold depuis l’avion que nous ne jugeons plus le point de vue indispensable.
Au retour : pause-dîner d’une heure, au resto situé au début du Burr Trail. Très bons quesadillas…Sur la terrasse en sortant, j’ai la chance d’apercevoir brièvement un oiseau mouche se désaltérant à l’abreuvoir spécialement disposé pour ce genre de volatile. Pas le temps de sortir l’appareil photo, il est déjà parti… Vu l’heure (15H45), nous zappons la visite au musée Anasazi de Boulder et filons sur la route 12 en admirant les paysages jusque Escalante. Cette route est réputée pour être une des plus belles de l’Ouest : c’est une Scenic Byway. Et en effet, elle serpente au sommet d’une crête avec de chaque côté le vide et des points de vue superbes sur des canyons creusés dans la roche blanche et jaune. La pause-café au Kiva Koffehouse bénéficiant de ce cadre splendide, sera annulée : il ouvre jusque 16h et il est …16h15 !
Nous nous engageons alors dans la piste Hole-in-the-Rock Road, très facile jusque Devil’s Garden. Nous nous y promenons au milieu des arches et gros champignons dressés, sur fond de ciel couleur bleu pétant. Nous sommes seuls sur le site. Demi-tour pour reprendre la route 12 jusque Cannonville où nous nous arrêtons pour visiter Kodachrome Basin. Il est 19H, le soleil décline et les couleurs sur les roches multicolores sont splendides. Nous sommes ici aussi pratiquement seuls. Nous parcourons à pied Nature Trail( malheureusement à l’ombre) et Grand Parade Trail et allons en voiture admirer l’énorme monolithe appelé Chimney Rock. Tous ces hauts doigts dressés, sorte de geysers pétrifiés (pour parler « soft » !), disséminés dans le parc sont étranges.
Le reste de la route 12 pour aller jusqu’à l’entrée du parc Bryce Canyon est magnifique : passé Tropic, on aperçoit déjà des hoodoos couleur saumon. Il est trop tard pour entamer la rando Mossy Cave, le soleil est couché. Nous arrivons une fois de plus, tard, à notre hôtel, le Ruby’s Inn. Après le check- in et quelques courses au general store, pour le déjeuner du lendemain, nous filons au resto où nous avons la chance d’obtenir une table rapidement (vu l’heure : presque 22H, il n’y a plus foule). Sachant qu’ici c’est plus l’usine à touristes qu’un resto au menu raffiné, nous choisissons un plat simple qui n’occasionne aucune mauvaise surprise.
La suite sur le post suivant : voyageforum.com/...ost=2865731;#2865731 Elle décrit les étapes suivantes:
Lu 13/7: Bryce Canyon N.P. ; Nuit au Ruby’s Inn
Ma 14/7: Tropic-Zion-L.V. ; Nuit à Las Vegas
- Springdale ( Zion N.P.) - Valley of Fire S.P. ( à faire fin de journée)
Me 15/7: Las Vegas ; Nuit à Las Vegas
Je 16/7: L.V.-Death Valley ; Nuit à Furnace Creek Ranch (ds Death Valley)
- Visite de Death Valley
Ve 17/7: Death Valley-Lee Vining; Nuit à Lee Vining
- Visite Death Valley - Arrêt à Mammouth Lakes?? - Visite Bodie (ville-fantôme) ?? - Coucher de soleil à Mono Lake
Sa 18/7: Lee Vining- Yosémite ; Nuit à Oakhurst
- Visite Bodie (ville-fantôme) - Arrêt à Saddlebag Lake - Tioga Pass : rando Tuolumne Meadows (1H30) arrêt à Tenaya Lake Olmsted Point - Visite Vallée Yosémite - Coucher de soleil à Glacier¨Point
Di 19/7: Yosémite N.P. ; Nuit à El Portal
- rando Mariposa Grove (forêt de séquoias géants) (2.5 à 8 Kms/ 1 à 4H) - rando Panorama Trail ( de Glacier Point à Curry Village :14Kms/6 à 8H) ou Vernal Fall( jusqu’au sommet : 5Kms/3H A-R) ou+Nevada Fall (jusqu’au sommet : 11Kms/6H A-R)
Lu 20/7: Retour à S.F. par Tiburon , Sausalito, Golden Gate Bridge ; Nuit dans l’avion
- Sausalito - décollage à 18H50 (S.F.-Londres- Bruxelles)
Ma 21/7: Arrivée à Bruxelles à 16H30
Voilà bientôt 3 semaines que je suis rentrée des USA après un fabuleux voyage de 25 jours en famille. C'était notre 1er long périple en dehors de l'Europe. Après avoir bourlingué un peu partout dans les pays nous environnants, je me suis lancée dans la préparation de ce voyage dans l'Ouest américain qui nous tentait depuis bien longtemps... Et ce fut une réussite totale.
Je voudrais donc commencer par vous remercier, vous les membres de VF qui de part votre site internet, votre intervention quasi quotidienne ou votre récit de voyage, m'ont permis de bénéficier de votre expérience et connaissance du terrain.
Une mention toute particulière:
- à Jean-Pierre Laudet (alias Jipou)(et son site Laudet.fr) qui, pendant des mois, a répondu patiemment à toutes mes questions et envoyé un tas de cartes et documentations intéressantes...
- à Bernard Guichet(alias Zitounet) qui régulièrement m'a encouragée...
- à Patrice Raveneau (alias jdakota)(il saura pourquoi...)
- à Patrick (alias PS131), le roi de la carte google maps, qui m'a suggéré de réserver un vol en avion à partir de Moab, ce qui reste un de nos plus beaux souvenirs!
- à Philippe Schuller (alias Sedonax)et ses interventions toujours très pertinentes, et qui la veille de mon départ, répondait dans l'urgence à une de mes questions...
- à Thierry Lagarde (alias Wavemaster) et Philippe Schuller (Sedonax)(toujours lui) pour leur site internet ouestusa.fr dont je me suis largement inspirée pour tracer notre itinéraire
- à Laurence et Dominique pour leur site Roadtrippin.fr très explicite
- à Annie et André Molinet pour leur site the.wave.free.fr/ qui m'a permis de comprendre toutes les subtilités de l'inscription pour la Wave, autre souvenir mémorable
Quelques jours après le retour (le temps de se reposer - ben oui, ce ne sont pas des vacances...-, de lessiver et ranger tout le barda emporté... - et bon dieu, qu'est-ce qu'il y en a...- , de se remettre du jet-lag... - dur, dur, la rentrée...), j'ai commencé à rédiger un compte-rendu de ce grand et beau voyage. Tout d'abord, très égoïstement : cela me permettait de revivre une 2ème fois ces 25 jours passés beaucoup trop vite sur place... Et puis, je me suis prise au jeu... j'ai étoffé le texte, l'ai truffé de détails (j'espère que ça ne sera pas indigeste!), en pensant que cela pourrait peut-être servir à de futurs voyageurs en quête de renseignements...
Alors, me voilà maintenant en train de poster, comme d'autres, mon carnet de voyage... Je n'ai pas l'humour de Vazyvite, ni le talent d'un écrivain... Les grands experts connaissant le terrain comme leur poche, trouveront sans doute le texte beaucoup trop long (difficile de résumer en quelques lignes, 25 jours vécus intensivement, du lever au coucher de soleil...) , mais peut-être que d'autres préparant leur futur voyage, trouveront intéressant de suivre nos pérégrinations heure par heure...(J'ai volontairement mis l'heure le plus souvent possible, car lors de ma préparation, je me suis souvent demandée si je n'avais pas trop chargé le planning...)
Je vous livre ici les 16 premiers jours : les étapes de San Francisco à Bryce Canyon N.P.
Les 8 autres jours sont décrits sur le post suivant: voyageforum.com/...ost=2865731;#2865731
Le récit n'est malheureusement pas encore illustré, les 6000 photos étant toujours au stade du triage...
Carnet de voyage : notre 1er périple dans l’OUEST AMERICAIN du 27/06/2009 au 21/07/2009 à travers 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah, le Nevada
ITINERAIRE: San Francisco – Côte Pacifique – Los Angeles – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Torrey – Bryce Canyon – Zion – Las Vegas – Death Valley – Yosemite – San Francisco.( Total: 4500 Miles)
METEO: très beau temps partout sauf un orage entre Oatman et Kingman et 2 après-midi nuageuses
Coût pour 4 personnes considérées comme adultes :
Le vol : billets d’avion achetés sur internet 9 mois avant le départ (par l’intermédiaire de CheapTickets) Aller : vol British Airways : Bruxelles- Londres (escale de 3H30)- San Francisco Retour : vol British Airways : San Francisco- Londres (escale de 1H00)- Bruxelles Prix : 4370 $= 2960 € (1€=1, 47$)
L’hébergement : Hôtels, la plupart réservés sur internet 6 à 8 mois avant le départ (et pré-payés avec possibilité d’annulation) Prix : 2500 € pour 23 nuits
Le véhicule de location: Dodge Durango AWD, loué chez Alamo, à l’aéroport de San Francisco, par l’intermédiaire de Autoeurope Prix : 760 €/23 jours (assurances comprises sauf pneus et bris de glace)+ 67 $ pour le plein d’essence
La consommation en essence : 760 $ pour 4500 miles parcourus (540 € pour 7200 Kms) (1€=1, 4$) +/- 13, 5 L/100Kms
Les restos+nourriture+boissons : La moitié des petits- déjeuners étaient compris dans le prix de la chambre Le midi : repas pique nique le plus souvent Le soir : resto Total de tous les repas : 3000 $ (2150 €)
Les activités (4pers.): certaines réservées un peu avant le départ (*) Total: 2670 $ (1900 €)
Pass 1 jour cable car à San Francisco : 44 $/4pers + Parking payant à San Francisco : 90$ Alcatraz* (pour la visite nocturne): 132 $/4pers Universal Studio à L.A. (entrée normale): 236 $/4pers Survol en hélico* au Grand Canyon : 502 $/4pers Entrées des parcs : Pass : 80 $/véhicule Point Lobos (Côte Pacifique) : 8 $/véhicule Pfeiffer Big Sur(Côte Pacifique) : 8 $ + 5 $ pour la beach /véhicule Julia Pfeiffer(Côte Pacifique) : 8 $ /véhicule Upper Antelope Canyon(Lac Powell) : 124 $/4pers (Lower : 25$/pers) The Wave* (Coyote Buttes North/ Vermillon Cliffs) : 5 $(inscription) +28 $/4pers Monument Valley : 20 $/4pers Dead Horse Point : 7 $/véhicule Survol en avion* (3H à partir de Moab, au-dessus de Canyonlands, Capitol Reef, Lac Powell) : 1340 $ /4pers Goblin Valley : 7 $/véhicule Kodachrome Basin : 6$/véhicule Bodie : 20 $/4pers
Coût total par personne* pour un voyage de 25 jours/23 nuits: 2200 € sans les activités 2700 € avec les activités * : sur base des frais d’hébergement et de voiture partagés entre 4 personnes
Après tous ces calculs, je lance le récit...
Sa 27/6: Bruxelles – Londres - S.F ; Nuit à S.F.
Voici ce qui était prévu au planning (5560 Mi-8900 Km) - Décollage de Bruxelles à 9h55 - Escale de 3H30 à Londres, et arrivée à l’aéroport de San Francisco à 16h30, heure locale - Aller chez Alamo pour louer la voiture (764€/23jours) - Au soleil couchant, aller à la Coit Tower ou aux Twin Peaks
Voici ce que nous avons fait - Réveil (enfin, c’est un grand mot…car aucun de nous quatre trop excités par le voyage, n’a vraiment bien dormi…) et départ très matinal pour arriver vers 7H15 à l’aéroport de Bruxelles. C’est notre aimable voisin qui nous y amène avec sa remorque pleine de bagages. - Petit problème au comptoir d’enregistrement à Bruxelles : nous sommes bien enregistrés pour le vol Londres-San Francisco, mais pas pour le vol Bruxelles-Londres et ce dernier affiche complet!! Pourtant, notre ticket électronique prouve bien que nous avons réservé et payé 4 places pour ce vol !! Ça commence bien !! Après 20 minutes d’attente assez nerveuse, on nous attribue des places prévues pour d’autres…qui se rendent uniquement à Londres et n’ont donc pas de correspondance à prendre (dommages collatéraux pour British Airways)…
- Si seulement nos petits soucis du départ avaient pu s’arrêter là... On atterrit à Heathrow… On se promène dans les couloirs, on mange un bout, on prend le métro (et oui, un terminal à Heathrow, c’est légèrement plus grand qu’un terminal à Bruxelles), on arrive enfin devant notre porte d’embarquement pour SF. Un Boeing derrière les vitres semble prêt à décoller… Jusque là tout est normal ! Sauf que du joli Boeing, en dessous de l’aile droite, s’écoule du fuel !!! Sur le tarmac, personne ne s’inquiète… Seul un gars vient tous les quarts d’heure jeter un sac de sable sur la flaque qui ne cesse de s’étendre… Je pense que le gars a bien jeté une dizaine de sacs… Et nous, nous poirotons en regardant ce spectacle qui n’est guère rassurant… Bien entendu, pendant cette attente, British Airways reste muet … On suppose donc que l’avion a été rempli avec trop de fuel et que celui-ci reflue… Finalement, une machine viendra en pomper l’excédent et nous pourrons alors embarquer avec 2H de retard … Nous arrivons donc vers 18H30 à SF après un vol de 11H (avec belle vue sur les glaciers de l’Islande, les icebergs du Groenland et la baie d’Hudson !) Nous passons rapidement la douane et récupérons nos 4 valises (enfin un bon point pour British Airways !)
- La file au comptoir Alamo n’est pas trop longue, nous sommes donc servis assez rapidement. Malheureusement, c’est le week-end de la Gay-Pride à SF. Il y a donc beaucoup de monde en ville et plus beaucoup de voitures disponibles !!! On a pourtant réservé depuis plus de 8 mois, un Dodge Durango 4WD qui devrait nous permettre de parcourir certaines pistes du Far-West… On nous fournit un mini-bus Ford ou quelque chose qui y ressemble en tout cas…Ce n’est pas du tout le modèle qui était prévu. Avec ce genre de véhicule, il nous sera impossible de réaliser l’itinéraire envisagé !! Nous préférons attendre l’arrivée d’un 4x4. Après plus d’1H, nous finissons par dénicher un Dodge Durango qui a une haute garde au sol mais ce n’est pas un vrai 4x4 : seulement un AWD nous assure le responsable ! Nous devons le croire sur parole car nulle part, nous ne voyons indiquer la mention AWD et aucun commutateur commandant l’aide à la descente par frein moteur, ni manuel de conduite dans la boite à gants… Dépités et fatigués, nous quittons l’aéroport à bord de ce véhicule, convaincus qu’il s’agit d’un 4x2 et qu’il nous faudra essayer de l’échanger le lendemain dans une autre agence…Décidemment, le début de ce périple démarre difficilement !! Il nous faut maintenant rallier le centre de SF en évitant d’éventuels problèmes de circulation dus aux manifestations de la Gay-Pride…
- Le trajet se fait sans encombre (ouf !!) mais il est déjà plus de 21H30 quand nous arrivons enfin à notre hôtel (Orchard Garden) très bien situé, juste à côté de la porte de Chinatown. N’ayant pas le courage d’aller la garer nous-mêmes, nous laissons la voiture au valet ! Après tout, nous sommes en Amérique ! Yes ! Et tant pis s’il nous en coûte 40$ ! Le soleil étant couché depuis belle-lurette, nous reportons au lendemain, notre visite à la Coit Tower ou aux Twin Peaks… Là, j’en suis à me demander comment on va faire demain, pour trouver le temps de recaser ces visites et passer dans les autres agences de voitures, vu le planning prévu déjà bien chargé !!
- Malgré notre intense fatigue, nos estomacs crient famine…Pas question d’aller dormir le ventre vide…Nous nous précipitons vers le Lori’s Diner le plus proche (l'endroit idéal pour manger un bon burger, dans un cadre typiquement américain rétro des années 50)... et arpentons à pied nos 1ères rues en pente de SF. Elles auront raison de nous qui regagnerons notre hôtel complètement exténués. Cela faisait 26 heures que nous étions debout…
Di 28/6: S.F. ; Nuit à S.F.
Voici ce qui était prévu au planning (100Km) - 11H-12H15 : messe gospel à la Glide Memorial Church (il faut y arriver 20 min plus tôt) - en voiture, pour faire le circuit 49 Mile Scenic Drive
Voici ce que nous avons fait
Après un rapide déjeuner au Starbucks du coin, nous récupérons notre véhicule et entamons le début de la 49 Mile Scenic Drive, tout en évitant les quartiers Chinatown et Financial District que nous parcourrons à pied le lendemain. Le temps est splendide : ciel bleu, plein soleil, aucune brume à l’horizon, 25°C ! Quelle chance… Nous gravissons les rues pentues de SF, croisons des cable-cars, passons devant la Grace Cathedral de style néo-gothique et le Mark Hopkins Hotel (au croisement Mason/California St) au sommet duquel on peut grimper pour avoir une belle vue d’en haut…mais faute de trouver une place où garer la voiture, nous ne pourrons pas nous y rendre… Et pourtant nous tournerons au moins 4 fois autour du pâté de maisons…Bon, là, il faut bien l’admettre : il est difficile de garer dans le centre de SF en dehors des parkings payants… Nous arrivons au Musée du cable-car (Mason St) mais il n’ouvre qu’à 10H…Nous admirons les très belles maisons victoriennes autour de Union Street ainsi que celle de Haas Lilianthal House .
Mais il est temps de redéposer la voiture au valet de l’hôtel (Bah oui… pour 40$, on peut la lui confier 24H quand même !...) pour rejoindre à pied la Glide Memorial Church (Ellis St) où nous arrivons vers 10H30 et assistons aux 20 dernières minutes de la messe gospel. En fait, suite à la Gay-Pride, les horaires sont complètement modifiés.
Ensuite, nous rallions Market St et jetons un coup d’oeil rapide à la parade de la Gay-Pride qui y défile… (Bof ! Très spécial !!). Nous regardons le retournement à la force des bras, du cable-car sur la plate-forme tournante, au terminus, près du Visitor Center de la Powell Station ; et achetons d’ailleurs nos Muni Pass pour la journée de demain.
Nous rejoignons la place Union Square entourée de grands magasins, grimpons gratuitement au sommet du Westin Saint Francis Hotel grâce aux ascenseurs extérieurs qui nous y propulsent en quelques secondes. De là-haut, nous avons une vue impressionnante sur la baie de SF côté Est. Après, nous nous rendons au 8ème étage du Macy’s pour déguster un cheesecake sur la terrasse de la fameuse Cheesecacke Factory (pas de doute, nous sommes bien aux States !). Il fait délicieusement bon…et même très chaud. Nous n’avons pas mis de crème solaire et on sent bien que l’on commence à cuire !!
Il faut maintenant passer aux choses moins agréables et courir dans les différentes agences Alamo du centre de SF pour essayer de trouver le véhicule idéal, c.-à-d. un 4x4…En vain… Après plus d’1H30 de recherche, nous devons nous résigner : nous ne trouverons pas, ici, de véhicule plus adapté que notre Dodge Durango dégoté la veille à l’aéroport… Il a quand même de bons atouts : il est pratiquement neuf (12000Mi au compteur), il a une haute garde au sol ( très important pour ne pas cogner le bas de caisse dans les pistes caillouteuses), les pneus ainsi que la roue de secours sont en parfait état et nous constatons bien la présence d’un cric pour le cas échéant (bien caché et découvert avec l’aide d’internet)! (J’ai repris la liste des bons conseils de Philippe Schuller alias Sedonax sur VF) Pour être sûrs qu’il s’agit bien d’un AWD, nous décidons d’aller le lendemain demander l’avis d’un garagiste (car aujourd’hui, c’est dimanche).
Après tout ce temps « perdu », il est pressant maintenant de reprendre le cours de la 49 Mile Scenic Drive… Direction Filbert St, la rue la plus pentue de SF (vue plongeante de SF) et Lombart St, la rue la plus tortueuse que nous prendrons plaisir à redescendre 2 fois ! (chacune située au croisement de Hyde Street)
Nous poursuivons la visite par la Coit Tower à Telegraph Hill (belles fresques murales dans le hall) mais nous ne prendrons pas l’ascenseur pour y monter jusqu’au sommet : la vue depuis le bas est déjà pas mal ! Nous empruntons les Filbert Steps à la recherche des jardins suspendus remplis de perroquets sauvages…Mais cela doit être une légende car point de beaux jardins ni de beaux perroquets !! Nous n’y avons vu qu’un vilain corbeau tout déplumé !!! A moins qu’ils ne se trouvent tout à fait dans le bas de la colline… Mais sans être sûrs, nous n’avons pas eu le courage de descendre si bas… Nous reprenons la voiture jusqu’à Ghirardelli Square (ancienne chocolaterie désaffectée, réhabilitée en espace commercial) où nous dégustons une bonne glace…au chocolat bien sûr. Nous longeons la baie à pied quelques instants, il fait alors nettement plus frais : le vent du large souffle !!
Nous remontons en voiture, direction : la marina. Nous dépassons Fort Mason et faisons une halte au Palace of Fines Arts, énorme rotonde aux colonnades élégantes, style gréco-romain. On ne s’attend pas à trouver ici pareil monument ! Le cadre est très bucolique. Deux couples de jeunes mariés s’y font d’ailleurs prendre en photo. Nous n’avons pas le temps d’entrer dans l’Exploratorium dont les expositions scientifiques interactives attirent pourtant les enfants…
En voiture à nouveau, nous longeons le Parc Predisio puis la route panoramique qui conduit à Fort Point. De là, nous avons un point de vue exceptionnel sur le Golden Gate Bridge. Nous reprenons la 49 Mile Scenic Drive qui maintenant longe l’Océan Pacifique. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour admirer d’ici le Golden Gate Bridge…C’est un jour sans brume. Quelle chance !! Dernière halte à Cliff House (nous n’avons pas trouvé le soi-disant musée gratuit des automates !!) et le long de l’immense plage Ocean Beach (rendez-vous des surfeurs). Les points de vue sont grandioses.
Mais il est encore trop tôt pour traverser le pont que nous avons dépassé depuis quelques kilomètres, afin d’aller admirer le soleil couchant de l’autre côté. Nous décidons alors de monter aux Twin Peaks, les 2 collines jumelles situées près de Mission District, à 300 m d’altitude et qui permettent d’avoir une vue à 360° sur SF et sa Baie. Là-haut, nous sommes balayés par un vent glacial. Nous nous empressons d’enfiler nos vestes polaires !! La vue est magnifique et aucunement gâchée par le brouillard pourtant si fréquent à SF mais totalement absent aujourd’hui, pour notre plus grand bonheur.
Sans trainer, nous regagnons alors le fameux GGB que nous voulions traverser plus tôt et ainsi rejoindre Battery Spencer View. D’ici, on domine le pont avec SF en arrière-plan. Au soleil couchant, c’est magnifique !
Il est maintenant presque 20H30 et le soleil est couché. Nous regagnons le centre de SF (5$ pour retraverser le pont dans ce sens-là) en faisant le crochet par Alamo Square et le quartier Haight-Ashburry si délicieux avec leurs typiques maisons victoriennes. Mais il commence à faire noir. Nous reviendrons demain pour faire de splendides photos…
Nous avons même la folie de nous arrêter dans le quartier Mission à la recherche des fresques murales, mais la nuit est complètement tombée et nous ne pourrons plus que les apercevoir succinctement !! Et cela sera notre fatale erreur : quand on se présentera dans les restos pour souper, il sera presque 22H et nous serons refusés partout… Nous devrons à nouveau nous contenter d’un Lori’s Diner… Une fois, c’est bien !!! Mais deux fois, c’est trop… Il parait qu’il y a tant de bons restos à SF !!! Ce sera le seul hic de la journée… Ce soir, nous garerons nous-mêmes notre voiture dans un parking situé tout près de l’hôtel (Stockton St) (25$/jour)
Lu 29/6: S.F. ; Nuit à S.F.
Voici ce qui était prévu au planning à pied/ cable-car pour faire: - Chinatown, - Financial District - Embarcadero - Fisherman’s Wharf - Alcatraz (à 18H45 mais il faut arriver 30 min. à l’avance) (33$/pers.)
Voici ce que nous avons fait
Tout ce qui était prévu (Bon, je l'ai fait court, ce récit pour ce jour!!).
A noter qu’il ne faut pas oublier de visiter, dans Financial District, le musée gratuit (420, Montgomery St) de la Wells Fargo, compagnie exploitant les diligences lors de la ruée vers l’or et qui depuis est devenue une des banques les plus riches du pays. L’ Embarcadero Center est aussi très agréable à traverser le long des passerelles piétonnières en admirant les buildings de Financial District. Ne pas hésiter à entrer dans l’hôtel Hyatt Regency (face au Ferry Building) pour admirer le superbe atrium et prendre les ascenseurs intérieurs pour grimper au dernier étage et se diriger vers les grandes vitres qui offrent une vue extraordinaire sur la baie de SF et sur Market St. De plus, avant de monter dans un cable-car pour Fisherman’s Wharf, nous reprendrons la voiture en début d’après-midi, pour retourner à Alamo Square, à Haight-Ashburry, et dans le quartier Mission revoir les belles fresques murales.
Comme prévu la veille, nous irons dans un garage indépendant à la sortie de la ville. Là, le garagiste bien sympathique nous confirmera que notre véhicule est bien un AWD. Nous quitterons donc ce garage bien plus confiants que la veille… et déciderons de garder ce véhicule sans plus trop nous tracasser… (la suite du périple nous confirmera que nous avons eu raison) Avant de redéposer notre voiture au parking près de l’hôtel, nous ferons une dernière halte dans le Civic Center pour admirer l’hôtel de ville et son impressionnant dôme plus grand que celui du Capitole de Washington.
Bilan des choses non vues à SF : la visite du musée du cable-car, l’Exploratorium, la traversée à pied ou en vélo du GGB, le Golden Gate Park, la Mission Dolores, la traversée du Oakland Bay Bridge et la vue depuis Treasure Island. Mais grâce au fait d’avoir pu circuler en voiture, nous avons pu en seulement 2 jours, voir les principaux quartiers de SF, y compris la très surprenante visite nocturne d’Alcatraz. Au fait, si on revient d’Alcatraz avec la dernière navette du bateau, ne pas trainer en arrivant sur SF si on désire ensuite aller souper. En effet, même à Fisherman’s Wharf pourtant très touristique, les restos ne reçoivent plus de clients après 22H00 !
Ma 30/6: S.F.- San Luis Obispo ; Nuit à San Luis Obispo
Voici ce qui était prévu au planning (240 Mi-390 Km)
Côte Pacifique avec arrêts à : - Gilroy (outlets) ? + Wal-Mart ? - Monterey (Pacific Grove, 17 mile drive), - Point Lobos, - Big Sur, - San Simeon...
Voici ce que nous avons fait
Nous quittons San Francisco par l’autoroute 101 vers San Jose, traversant d’immenses vignobles californiens et la Silicon Valley connue pour être le berceau des technologies de pointe. Beaucoup d’habitants de San Francisco et de ses environs travaillent ici, et empruntent donc chaque matin ce même itinéraire. Le trafic s’en ressent et se trouve ainsi très chargé. Il faut conduire attentivement la voiture. Les nombreux freinages répétés empêchent d’enclencher le cruise control.
L’arrêt dans les outlets de Gilroy fut trèèèèèèèèèès long (2H30)... Difficile de faire moins tant les magasins sont nombreux et les prix alléchants !! Nous en profitons pour acheter la glacière au Wal-Mart du coin et faire le plein de boissons. Remarque : Pour obtenir des bons de réduction très avantageux (allant jusqu’à -20%) dans les outlets, il faut s’enregistrer préalablement sur leur site internet. On peut alors imprimer les coupons ou bien, sur place, se présenter avec le code, à l’information qui délivrera le VIP Coupon Book.
Le temps jouant contre nous, nous passons Monterey sans nous y arrêter, nous faisons une halte rapide à Carmel pour voir la Mission San Carlos de Borromeo, une des plus belles de Californie parait-il. Ensuite nous nous arrêtons à Point Lobos State Reserve (8$/véhicule) pour marcher le long du court sentier Sea Lion Trail (1Km/1H) doté de magnifiques points de vue sur la côte ainsi qu’au loin sur de nombreux otaries se dorant au soleil ! Nous les sentons plus que nous ne les voyons !
Sur la CA1, 15 Mi au sud de Monterey, nous nous arrêtons peu avant le Bixby Creek Bridge. Le panorama vers le sud avec ce pont très photogénique est splendide. Plus loin, nous photographions le Point Sur, énorme rocher volcanique dans la mer.
Vu l’heure avancée, nous sommes obligés de supprimer les randos prévues dans Pfeiffer Big Sur State Park , mais nous empruntons quand même la Sycamore Canyon Rd située 1Mi plus au sud et qui nous conduit à Pfeiffer Beach, endroit bien plaisant et très photogénique aussi. Malheureusement, le ciel s’est obscurci, le soleil a disparu, remplacé par de gros nuages… Nous n’enfilons pas nos maillots !! Et ne nous attardons pas.
Le point de vue dominant la paradisiaque crique de Julia Pfeiffer Burns SP avec sa chute d’eau, est vraiment à ne pas rater. Nous trouvons cet endroit magnifique bien que le ciel soit tout gris…Alors sous le soleil, qu’est-ce que ça doit être !... Nous continuons à longer cette route côtière parsemée de nombreux points de vue tous aussi beaux les uns que les autres (l’Irlande ou la Bretagne en plus intense). Dommage que le beau temps ne soit plus de la partie !!
La nuit finit par tomber bien avant que nous n’atteignons San Simeon… Nous ne verrons donc pas les éléphants de mer de Piedras Blancas, ni le Hearst Castle (mais il n’était quand même pas au programme, sa visite demandant presque 2H), ni Vista Point à Cambria, ni le Morro Rock de Morro Bay. Nous souperons dans un des seuls restos ouverts sur cette route (très cher d’ailleurs !!) et arriverons bien tard au Best Western Royal Oak de San Luis Obispo. Ce n’est quand même pas une raison suffisante pour nous refourguer une chambre au WC bouché !… A ce propos, nous remarquerons partout que, la conception des cuvettes des WC américains rend leur utilisation moins performante que les nôtres… Je ne sais pas si je me fais bien comprendre…
Me 1/7: San Luis Obispo- L.A. ; Nuit à Hollywood
Voici ce qui était prévu au planning (230 Mi- 370 Km) Arrêts à: - Camarillo (outlets) ? + Wal-Mart ? - visite de Venice Beach, - visite de Santa Monica, - vue à partir du Getty Museum (coucher de soleil à 20H10) - vue à partir de Mulholland Drive
Voici ce que nous avons fait
Vers 9h, nous prenons la route vers L.A. sans nous arrêter ni à la Mission de Lompoc, ni à Solvang d’influence danoise, ni aux stations balnéaires très renommées de Santa Barbara et de Malibu. Nous dinons dans un des nombreux fast food (ce n’est pas le choix qui manque ici : burgers, sandwichs, salades, spécialités mexicaines…) et comme d’habitude, ma fille nous demande : « C’est fontaine ici ? », sous entendu : c’est boisson à volonté ?... car il faut savoir qu’aux USA, on peut se resservir autant de fois qu’on le désire (« fontain soda » sur la carte)! Cela est aussi souvent valable le soir, dans les restos, où les serveurs n’hésitent pas remplir à nouveau votre verre vide … Durant toutes les vacances, ma fille fera une cure de « Dr Pepper ». Et nous, très souvent, nous boirons une « lemonade » très désaltérante. Quand les garçons commanderont une bière, ils devront systématiquement montrer leur passeport pour prouver leur âge… (21ans, c’est le minimum légal pour pouvoir boire de l’alcool aux USA!) On fera une pause dans les outtlets de Camarillo où on dépensera encore quelques $...
Ensuite, nous nous dirigeons vers Venice Beach. Le trafic sur l’autoroute devient de plus en plus dense ! Il y a 7 bandes de circulations dans chaque direction!! Et ça dépasse de chaque côté !! Pas de doute, nous sommes en Amérique !! Nous nous promenons quelques instants dans l’ex-Venise américaine, le long des quelques canaux restants bordés d’habitations modernes fantaisistes puis allons nous garer près de la plage. L’Ocean Front Walk bordé de nombreux palmiers est un lieu très animé, nous croisons beaucoup de cyclistes, roller-bladers, artistes de rue, diseuses de bonne aventure… et même des culturistes s’exerçant là devant tous les passants !! Cet endroit nous rappelle de nombreux films et séries vus à la TV… Sur le sable, on passe à côté des fameuses tours de sauvetage et des gardes-côtes, bouées rouges à la main, scrutant la mer… Il ne manque que Pamela ! Nous remontons à pied jusqu’à Santa Monica et son Pier bien connu et repérons même la plaque commémorative dédiée à la route 66 qui aboutissait ici autrefois. Nous nous baladons dans la 3rd Street, une vaste allée piétonne animée de spectacles de rues, et bordée de restos, cafés et boutiques en tout genre (au grand désarroi des garçons qui désespèrent à chaque fois que leur sœur fait mine de rentrer dans l’une d’entre elles…)
Nous reprenons la voiture vers 19H30 et nous dirigeons vers le Getty Museum situé sur les hauteurs. Malheureusement une grille fermée nous en barre l’accès ; du coup, notre projet d’assister là au coucher de soleil tombe à l’eau !! Nous nous dirigeons ensuite vers Beverly Hills et marquons une pause à Rodeo Drive, la rue la plus chic des USA, lieu de tournage de « Pretty Woman ». Que d’élégance !! Nous passerons la soirée un peu plus loin, au Farmers Market et dans l’immense shopping center attenant, « The Grove » qui est à ciel ouvert et où il fait bon flâner, même sans rien acheter.
Avant de rejoindre notre hôtel (Holiday Inn Beverly Garland) situé près de Universal Studios, nous ferons une dernière halte nocturne sur Mulholland Drive, la petite route de crête serpentant sur les hauteurs de L.A. et d’où nous pourrons avoir une vue imprenable sur le Downtown et ses hauts buildings.
Je 2/7: L.A. ; Nuit à Hollywood
Voici ce qui était prévu au planning (40 Km)
A 9H (pour certains): Universal Studios Ou (pour d’autres): L.A. Downtown + Sunset Blvd+ Melrose Ave+ Farmers Market + Beverly Hills( Rodéo Drive ) , Beverly Center + Bel Air+ UCLA+ Getty Center A 17H (tous ensemble): Hollywood Blvd A 18h30 : Hollywood sign + vue depuis Griffith Park
Voici ce que nous avons fait
Après un bon petit déjeuner très varié et copieux (le meilleur du séjour), nous allons finalement tous ensemble passer la journée à Universal Studios. Nous y arrivons un peu avant 10H… Nous trouvons à garer près de l’entrée (12$) et il n’y a pas de grandes files aux caisses pour acheter son ticket d’entrée (67$/pers). Nous bénéficions chacun d’un bon de réduction de 8$ glané sur internet…
Jusque 11H, il n’y a pas grand monde. Ensuite, le parc se remplira mais sans que ça ne soit jamais dérangeant. Nous n’avons jamais attendu plus de 20 minutes pour accéder à une attraction l’après-midi (presque aucune attente le matin). Pour éviter les files aux attractions, il est conseillé de commencer par la partie inférieure du parc (Jurassic Park, Revenge of the Mummy, Special Effects et Backdraft). L’après-midi, nous passons dans la partie supérieure et allons à The Simpsons, Shrek 4D, House of Horrors, puis nous assistons au très bon spectacle aquatique Waterworld (horaire défini) et finissons par la visite guidée des studios à bord d’un bus qui nous emmène pendant plus d’1H à travers différents décors de cinéma. Nous quittons le parc vers 16H45 avec la sensation d’en avoir vu l’essentiel. Nous n’avons seulement pas essayé la nouvelle attraction remplaçant Fear Factor Live. Aucune attraction n’est vraiment à sensations fortes, et moi qui ne suis pas une inconditionnel de ce genre de chose, j’ai finalement passé une bonne journée !!
On repasse une nouvelle fois sur Mulholland Drive pour voir la vue de jour sur Downtown. Puis on gare la voiture au shopping center d’Hollywood. De là, nous partons déambuler sur le Hollywood Boulevard et découvrir les nombreuses étoiles évoquant de grandes stars et qui sont incrustées dans le trottoir. Celle de Mickael Jackson, décédé quelques jours plus tôt, est couverte de fleurs. Comme tout le monde, nous glissons aussi nos mains ou nos pieds dans les empreintes des stars qui sont gravées dans le ciment devant le Man’s Chinese Theater. Je repère dans une rue perpendiculaire (1732, N Las Palmas Ave), le Vivian’s Hotel « minable » qui a servi de décor dans « Pretty Woman ».
Ensuite, en voiture, nous essayons de nous rapprocher du signe HOLLYWOOD, symbole du quartier et situé sur les hauteurs au nord, sur les flancs du Mont Lee. Grâce au plan fléché préalablement, nous le trouvons sans problème…mais plus aucune de ses ampoules ne scintillent dans la nuit… Un mythe s’effondre !! Plutôt que de grimper au Griffith Park comme prévu, nous retournons une fois de plus passer la soirée comme la veille, dans l’immense shopping Center « The Grove », ma fille y ayant repéré l’incontournable magasin Abercrombie (ce drôle de magasin où flotte dans l’air un parfum tenace et où l’on fait ses courses dans la pénombre…Peut-être pour ne pas voir la qualité médiocre de leurs tissus ?... Je vais me faire huer !. Bizarre que toutes les jeunes filles européennes soient dingues de cette marque.) Il devient maintenant urgent d’acheter un sac pour y mettre toute sa nouvelle garde-robe ! Ça en est fini des achats de vêtements ouf !). Demain, nous arrivons au 1er Parc… J’ai hâte…
Ve 3/7: L.A.-Grand Canyon; Nuit à Tusayan
Voici ce qui était prévu au planning (480 Mi-770 Km) Arrêts à: - Barstow (outlets) + Calico ?? - Oatman - Kingman - Seligman - Williams (souper)
Voici ce que nous avons fait
Aujourd’hui, c’est l’étape la plus longue de notre périple : presque 800 Kms nous séparent du Grand Canyon… 8H30 : Nous sortons facilement de L.A. par la route 134 suivie de la 210, sans rencontrer le moindre embouteillage (situation exceptionnelle due au fait que beaucoup d’habitants de L.A. ont déjà quitté la ville la veille au soir pour profiter de leur long week end incluant l’Independance Day). Nous arrivons 2H30 plus tard à Barstow. Là, on se dégourdit un peu les jambes.Devinez où ??...dans les outlets pardi ! Là, même les garçons se laisseront tenter…
Après être remontés en voiture (ben oui : il faut grimper pour s’installer dans un 4x4 !), nous hésitons à nous arrêter à la ville-fantôme de Calico. Les rumeurs la traitant de « piège à touristes », nous passons l'étape et poursuivons notre chemin. La conduite automatique et le cruise control enclenché permettent au conducteur d’être relax au volant… Nous traversons le désert de Mojave… La route longue et droite à l’infini fait somnoler ma fille à l’arrière. Quant à moi, l’excitation du voyage, la découverte de nouveaux paysages et la musique entrainante du lecteur CD me tiennent bien éveillée. La compilation spécialement concoctée pour ce trip tourne en boucle dans l’appareil… rien que de bons vieux tubes anglais contant l’Amérique et que même les jeunes connaissent…
Nous passons notre temps à photographier à travers le pare-brise ou dans les rétroviseurs, de gros trucks (camions) rutilants typiquement américains, des camping-cars tellement gigantesques que derrière, ils tractent un énorme 4x4 comme nous nous y mettrions des vélos, des bikers chevauchés par des gars plutôt virils ou les surprenants arbres de Josué qui jalonnent le trajet. Quand nous sortirons de la voiture, lors d’un arrêt à la station essence, nous serons happés par un air chaud insoutenable (drôle de sensation…).
Nous quittons la Californie et entrons en Arizona. Très vite, nous empruntons un vieux tronçon de la mythique Road 66 qui nous conduit jusqu’à Oatman, ancienne ville minière du début du XXème siècle. Les ânes utilisés autrefois dans les mines s’y baladent maintenant librement dans la rue principale, dans un décor de western bien sympathique… Détour à conseiller vraiment !! En quittant ce village typique du Far West, nous avons de beaux points de vue sur les montagnes environnantes, mais nous ne tardons pas à essuyer un violent orage, suivi d’une pluie battante qui nous poursuivra jusqu’à Kingman où de beaux arcs en ciel zèbreront un ciel encore menaçant. Il est presque 18H et nous nous arrêtons au bar avec une vache sur le toit pour grignoter quelque chose en attendant un repas plus conséquent prévu 2H plus tard à Williams… Nous ne le savons pas encore, mais cet en-cas constituera en fait notre seul souper… En effet, nous avons à peine repris l’autoroute devant nous amener à Seligman que nous rencontrons un bouchon qui finalement s’avéra durer 2H… Accident ?? Problème dû à l’orage ??? Nous ne le saurons jamais… Nous aurons bon scruter l’horizon à la jumelle, nous ne comprendrons jamais le pourquoi…
Toujours est-il qu’il est déjà 20H30 quand nous pouvons enfin avancer et nous diriger maintenant vers Seligman que nous atteignons vers 21H30, alors qu’initialement il devait être 19H30… La nuit est tombée depuis longtemps et c’est dans le noir que nous visitons cette petite ville autrefois située sur la légendaire route 66 et qui maintenant est quelque peu ressuscitée, suite à l’intervention des frères Delgadillo qui se sont amusés à recréer un peu l’ambiance d’antan, en exposant des objets d’époque. On peut ainsi admirer de vieilles bagnoles, celles-là mêmes qui ont inspiré le film « Cars » des studios Disney Pixar. Nous serons quelque peu déçus de cette visite…L’ex-route 66 étant remplacée par une nationale à 4 bandes, il est quand même difficile de s’imaginer les lieux à l’époque ! Mais il est vrai que dans le noir, ce n’était pas l’idéal ! Nous ne nous attardons pas trop et poursuivons notre chemin jusqu’à Williams que nous atteignons vers 22H15, soit bien trop tard pour espérer manger dans le resto envisagé ou visiter cette ville typique du Far West… De plus, il nous reste encore 45 minutes de route pour arriver à notre hôtel à Tusayan. Et dire qu’il est prévu demain de se lever avant l’aurore pour aller au Grand Canyon, assister au lever de soleil qui a lieu à 5H15 ! A ce moment, je me dis qu’il va falloir revoir le planning ! A noter que sur cette route 64 toute droite menant à Tusayan mais où la vitesse est assez limitée, nous rencontrerons par deux fois des Rangers garés sur le bas- côté, à cette heure pourtant avancée de la nuit.
Sa 4/7: Grand Canyon ; Nuit à Tusayan
Voici ce qui était prévu au planning (30 Km) A 5H15 : sunrise A 8H30 : survol en hélico (vol prévu à 9H) avec la société Papillon : 125$/pers pour 30 min de vol Visite des principaux points de vue le long de la Hermits Rest Rd Courte rando sur le South Kaibab Trail jusqu’à Cedar Ridge (4.5Km / 2 ou 3H) A 19H50 : sunset à Yaki Point
Voici ce que nous avons fait
Bien évidemment, vu l’arrivée tardive à l’hôtel (Best Western Squire Inn) la veille au soir, j’ai reporté le sunrise au lendemain. Après un sommaire petit déjeuner, nous nous rendons pour 8H30, à l’aérodrome de Tusayan jouxtant notre hôtel. Après les préliminaires concernant les consignes de sécurité, nous montons dans l’hélico et nous installons aux places prédéterminées suivant notre poids. Nous sommes 7 avec le pilote. Un couple de jeunes nous accompagne. Le temps est idéal : ciel bleu et ensoleillé et pas trop chaud pour éviter les turbulences. L’hélico prend vite de l’altitude survolant une forêt luxuriante de sapins, et se dirige droit devant lui. Ne nous étant pas approchés du bord auparavant, nous sommes vierges de toutes impressions… Huit minutes après le décollage, nous arrivons au gouffre que le pilote traverse jusqu’à la rive nord avant de faire demi-tour. On en prend plein les mirettes et on mitraille à tout va. Ce n’est pas pour rien que l’on nomme cette région Grand Canyon. Les deux rives sont éloignées l’une de l’autre d’une bonne vingtaine de Kms et tout au fond, bien loin, on aperçoit le Colorado. C’est lui qui a ainsi façonné ce labyrinthe de canyons et de gorges érodées…Une merveille de la nature !
Vers 9H45, nous sommes de retour sur la terre ferme et reprenons notre véhicule pour nous rendre au Parc situé 9 Mi plus loin. A l’entrée, nous payons 80 $ pour obtenir notre National Parks Pass qui sera valable pour l’entrée de tous les N.P. et Monuments Nationaux. (les S.P. - State Park- restant, eux, payants). Arrivés dans Grand Canyon Village, nous nous perdons un peu dans le dédale de rues et finissons par dénicher le supermarché situé Market Plaza, où nous allons acheter de quoi faire un pique nique. Il est 11H45 quand nous passons devant la gare ; nous y voyons justement l’arrivée du train en provenance de Williams, mais point de locomotive à vapeur comme autrefois! Nous garons notre voiture près du Bright Angel Lodge et montons alors dans une navette gratuite obligatoire, qui dessert les différents points de vue de la Hermits Rest Road longue de 13 Kms. Nous alternerons ainsi marche et navette le long du Rim Trail (sentier au bord du Canyon) et dinerons en contemplant un fabuleux panorama. Nous sommes impressionnés par l'immensité du paysage mais pas totalement séduits: il s'en dégage une sensation de "trop grand", "trop infini", "trop loin"...
Vers 16H, fatigués par les randos et la chaleur, nous décidons d’annuler la descente prévue à l’intérieur du Canyon et rentrons nous reposer et nous rafraichir à la piscine de l’hôtel. Vers 18H, nous retournons au Parc pour assister à Yavapai Point, au magnifique coucher de soleil embrasant la roche de belles couleurs chaudes. Pour une fois nous ne souperons pas trop tard, en face de notre hôtel, dans un restaurant typiquement cow-boy, au Yippee-ei-o Steakhouse et verrons passer le cortège célébrant l’Independance Day, défilant aux couleurs de la Nation.
Di 5/7: Grand Canyon-Page ; Nuit à Page
Voici ce qui était prévu au planning (140 Mi-230 Km) Desert View drive, Arrêts à: - Little Colorado, - Cameron Trading Post - Marble Canyon, - Lee’s Ferry, - rando Cathedral Wash?? (4Kms/2H A-R), - Horseshoe Bend (meilleure luminosité avant 16h), - Barrage Glen Canyon, - Coucher de soleil sur le Lac Powell (à 19H50)
Voici ce que nous avons fait
5H00 : Dans le noir, nous quittons le parking de l’hôtel encore endormi à cette heure très matinale. Il n’y a pas de temps à perdre, le soleil ne va pas nous attendre pour se lever… Nous passons la cahutte de l’entrée du Parc… Personne… Nous rencontrons quelques biches broutant en lisière de forêt, et nous nous dirigeons vers Mather Point …Aie…aie…aie… Le parking est presque plein ; ça va être noir de monde… De toute façon, nous n’avons plus le temps d’attraper une navette pour aller plus loin ! Nous allons jusqu’au point de vue et là, le spectacle est au rendez-vous : les rayons du soleil éclairent progressivement les roches et les buttes qui prennent des teintes de plus en plus colorées. Nous restons là presque 1H à photographier ce tableau. Les gens encore assoupis se font discrets…
6H15 : Nous n’avons pas déjeuné mais nous avons des barres et autres boissons énergisantes. Il fait bon, pas trop chaud et nous sommes en pleine forme. Nous décidons d’entamer la rando annulée la veille. Chargés de nos sacs à dos, nous prenons la navette qui nous conduit au début du sentier South Kaibab Trail. Nous ne sommes pas très nombreux à randonner si tôt…Tant mieux…Nous laissons les quelques personnes partir avant nous et bien vite, nous nous retrouvons seuls devant cette immensité… Que du bonheur ! Nous descendons jusqu’à Cedar Ridge en suivant cet ancien sentier de mines. En chemin, nous croisons beaucoup d’écureuils pas farouches du tout et plutôt espiègles… Lors d’une halte, il y en a même un qui osera s’aventurer dans mon sac resté entrouvert et en ressortira, victorieux, ma barre de céréales entre ses pattes … Il vient de voler mon déjeuner !!! Plus tard, nous remontons vers la Rim et rencontrons des personnes cette fois beaucoup plus nombreuses, entamant seulement la descente, sous un soleil qui déjà se fait sentir... Cette rando faite ainsi à la fraîche à l’intérieur même du Canyon, est assurément le meilleur moment passé dans le Grand Canyon et un de nos excellents souvenirs sur l’ensemble du voyage. Nous ressentons enfin la sensation d'avoir pris le poul de cet immense Grand Canyon.
9H15 : Nous sommes revenus au point de départ et attendons la navette qui doit nous ramener à notre voiture. Elle passe d’abord par Yaki Point, un autre point de vue 3 étoiles sur le Grand Canyon. Mais, tant pis, nous n’avons pas le temps de nous y arrêter si nous voulons profiter du petit déjeuner servi jusque 10H dans notre hôtel. Et maintenant, nous avons l’estomac dans les talons !!!
10H00 pile : Nous arrivons à la salle du petit déjeuner… Il était temps !!
11h30 : Nous quittons l’hôtel plus tard que prévu !! Une dernière fois, nous rallions Grand Canyon Village et tournons maintenant vers l’Est pour visiter les points de vue aménagés le long de la Desert View Drive longue de 40Kms. Les derniers nous offrent une belle vue sur le fleuve Colorado que jusqu’ici nous ne faisions qu’entrapercevoir.
15H30 : Nous sortons du Park par l’entrée Est et entrons sur le territoire indien des Navajos. La route est parsemée de petites échoppes tenues par des Indiens qui vendent ici des bijoux (beaucoup de turquoises) confectionnés par eux. Les filles se régalent ! Les garçons beaucoup moins ! Nous longeons aussi les gorges du Little Colorado creusées par une rivière qui prend sa source à l’est de l’Arizona et qui rejoint le Colorado dans le Grand Canyon. Ces gorges étroites sont magnifiques et méritent une visite ! Un peu plus loin, on s’arrête une nouvelle fois, au grand dam des garçons, pour visiter le Trading Post de Cameron, grand magasin vendant des objets d’art navajo (chers !).
18H : Nous arrivons à Marble Canyon. Malgré l’heure tardive, il fait encore vraiment très chaud. Nous sortons pourtant de la voiture pour admirer les 2 ponts côte à côte : le vieux Navajo Bridge datant de 1929 qui permettait, là, de traverser le Colorado pour passer en Utah, les barrages de Page et Las Vegas n’étant pas encore construits à l’époque, et qui maintenant est devenu piétonnier, et le nouveau pont plus moderne mais construit à l’identique de l’ancien. Passé ce pont, on se dirige vers Lee’s Ferry, en admirant les superbes falaises rouge-orangées de Vermillon Cliffs si belles en cette fin de journée et en passant à côté de rochers impressionnants de par leur taille et leur forme. Vu l’heure avancée, nous sautons la rando prévue Cathedral Wash qui permet de rejoindre le Colorado en suivant un wash (rivière asséchée). Quelques Kms plus loin, nous arrivons à Lee’s Ferry où nous trempons nos pieds dans l’eau et regardons quelques rafts arrivant de Page et d’autres s’apprêtant pour s’élancer demain, plus loin en direction du Grand Canyon… Les garçons auraient vraiment aimé embarquer, pour plusieurs jours, à bord de l’un d’entre eux…Mais le temps nous manque !!
18H45 : Maintenant, il est urgent de faire demi-tour pour rejoindre Page si on veut avoir la chance d’admirer le coucher de soleil sur le Lac Powell programmé pour 19H50. Sur la route, nous dépassons la rando Horseshoe Bend remise à plus tard, repérons notre hôtel (Days Inn), traversons Page sans traîner, passons au-dessus du barrage sans s’arrêter et arrivons enfin à Scenic View, point de vue surplombant le lac et qui offre un beau panorama, surtout au soleil couchant qui teinte le tout en rose. Ensuite, nous irons à l’hôtel nous enregistrer, ferons quelques courses en face, à l’immense Wal-Mart pour la journée du lendemain et souperons au très sympathique Ken’s Old West à l’ambiance cow-boy et country. Voilà qui clôturera une journée bien chargée commencée avant l’aube !
Lu 6/7: Page ; Nuit à Page
Voici ce qui était prévu au planning (130 Mi-185 Km) - piste House Rock Valley pour aller à the Wave, Wire Pass , Buckskin Gulch, - ou/et Paria Movie Set - ou/et Paria Rimrocks (Toadstool hoodoos (à faire tôt le matin ou en fin d’après-midi - et coucher de soleil à Alstrom Point (4H A-R à partir de Page) (à 19H50)
Voici ce que nous avons fait
Aujourd’hui est le jour de la rando dont on parle depuis des mois…THE WAVE… car bien peu ont la veine de pouvoir contempler cette merveille de la nature et les heureux élus s’y sont pris bien à l’avance! En effet, il s’agit d’un site protégé dont seul un nombre limité de personnes y ont accès, 20 par jour très exactement ! Et pour ce faire, il faut participer par internet, à un tirage au sort qui a lieu 4 mois avant le jour J désiré et qui désigne les 10 premiers gagnants…C’est ainsi qu’en mars, nous avons tenté notre chance et avons décroché tous les quatre notre permis !...C’était inespéré car il y avait presque 150 postulants ! Aujourd’hui donc, il était prévu de se lever comme hier, de très bonne heure, pour randonner pendant qu’il fait frais. Oui, mais c’est sans compter avec la fatigue qui commence à se faire sentir !!
Le temps de déjeuner, de s’équiper (remplir de glaçons la glacière et les camel-bags) et de faire le plein d’essence, il est déjà 7H20 quand nous quittons Page !... et 9H30 (Heure Utah) quand nous atteignons le parking du Wire Pass Trailhead où débute cette fameuse rando située à cheval sur l’Arizona et l’Utah. Le temps étant splendide depuis plusieurs jours, les 13 Kms de la piste House Rock Valley menant jusque là sont facilement praticables. Préalablement, nous nous sommes quand même arrêtés brièvement à la Paria Contact Station pour nous assurer de ne pas y rencontrer de problème. (Les Rangers s’apprêtaient à désigner 10 autres heureux gagnants pour le lendemain…) Il fait déjà presque 30° !... Nous remplissons nos sacs à dos d’eau, de barres et boissons énergisantes, chips et sandwichs… Nous nous tartinons de crème solaire… Nous chaussons nos bottines de marche… ajustons casquettes et lunettes de soleil…accrochons notre permis à un sac à dos… Equipés en plus de notre boussole et des plans censés nous guider, nous voilà enfin prêts pour parcourir les 4, 5 Km nous séparant du saint des saints… 800 mètres plus loin, nous nous inscrivons sur le registre disposé à cet effet dans une boîte en fer… Et là, je m’aperçois que j’ai laissé, dans la voiture, les explications concernant la visite des alentours de la Wave… Flûte !... On se tâte… Bah ! On s’en passera… Et puis, non… C’est trop bête… La voiture n’est pas si loin ! Mon fils, courageux, rebrousse chemin pour aller les rechercher… En attendant, les autres se mettent à l’ombre ! Une demi-heure plus tard, il est déjà de retour !... Tous ensemble, nous nous remettons en route, direction plein sud. La rando grimpe régulièrement. Nous suivons sans peine les indications fournies par le BLM. Nous repérons facilement les cairns disposés çà et là. On se retourne assez souvent pour photographier les lieux et ainsi se créer des points de repère pour le retour… (J’avais lu ce truc donné par quelqu’un sur internet !...) La rando est unique…On ne sait où donner de la tête… Les rochers sont si photogéniques ! Tout ici, est déjà si beau, que nous nous demandons bien ce que nous allons découvrir plus tard !... Nous prenons tout notre temps et nous nous arrêtons fréquemment pour admirer les lieux. Arrivés en bas de l’ultime montée, nous décidons de nous installer à l’ombre d’un genévrier, le seul arbre du coin et de pique-niquer pour reprendre des forces, tout en surveillant qu’un serpent ou un scorpion n’apparaisse pas !... Seul, un lézard inoffensif nous tient compagnie… Mais, même lui, je le tiens à l’œil !! Les 350 derniers mètres en montée dans le sable et sous le cagnard sont les plus durs !... Arrivés en haut les premiers, les garçons ne nous attendent plus et découvrent l’entrée principale de la Wave bien avant nous, les filles, qui la contournons sans la voir !… Ils finissent par venir nous rechercher… Et là, le spectacle est à son apogée… The Wave, la vague, porte bien son nom. Et la roche a une multitude de couleurs. Les draperies de grès façonnées par le vent et si fragiles sont vraiment de toute beauté… Je reste là, assise, savourant le tableau ! Les enfants tout excités sont déjà partis explorer les environs immédiats… Ils sont montés sur les rochers à droite et à gauche et prennent des dizaines de photos… avec eux …sans eux… Et puis très vite, un de mes fils décide de s’aventurer encore plus loin pour voir Second Wave, Sand Cove, Melody Arch… Au bout d’1H, l'autre part à sa recherche… en vain… Il revient sans lui… C’est un allemand passant près de nous qui nous dit l’avoir vu grimper et explorer… Finalement, nous restons là bien plus longtemps que prévu. Les quelques personnes croisées sont déjà reparties bien avant nous… Il est presque 14H30 quand nous quittons à regret cet endroit exceptionnel. Oui, mais là, il fait vraiment très, très chaud. De plus, les enfants s’aperçoivent qu’ils n’ont plus grand-chose à boire !... Nous trouvons le chemin du retour sans problème en suivant à nouveau les cairns et en longeant des falaises pour essayer de trouver de l’ombre le plus possible, car autour, pas le moindre petit arbuste où s’abriter. Alors, nous marchons sans nous arrêter. Très vite, les enfants se retrouvent à sec et siphonnent mon camel- bag… J’ai été plus économe qu’eux ! Moi, sentant la fatigue arriver, j’avale un Power Shoot censé me rendre des forces rapidement… Malgré cela, j’ai vraiment du mal à achever les 2 derniers Kms … Je marche comme un automate… Le plus dur est d’arriver à avancer dans le sable : c'est éreintant… et inévitablement, il s’insinue dans mes chaussures, comprimant ainsi considérablement mes pieds déjà échauffés… Arrivée à la voiture, il me faudra une bonne demie- heure pour me ressaisir… Une chose est sûre : cette rando est LA RANDO du voyage…celle dont nous nous souviendrons longtemps…Je n’aurai qu’un regret : celui de ne pas avoir poursuivi les washs de Wire Pass et de Buckskin Gulch. J’aurais aimé traverser ces slots Canyons étroits de moins d’1 mètre et encadrés de hautes falaises.
Il est 16h30 quand nous quittons le parking du Wire Pass Trailhead. Une demie- heure plus tard, nous avons rejoins la route 89. Nous n’avons plus le temps d’aller ni à Old Paria ni aux Toadstool hoodoos.
Arrivés à Big Water, nous enchaînons directement sur la piste devant nous conduire à Alstrom Point, l’un des plus beaux points de vue sur le Lac Powell. Avant d’y arriver, on passe d’abord près de Nipple Bench où les badlands offre un décor désertique, quasi lunaire, impressionnant… Le silence est maître des lieux… Pas un arbre… Nous sommes seuls… D’ailleurs, pendant 3H, nous ne rencontrerons pas âmes qui vivent! Il parait que c’est ici que fut tourné « La planète des singes ». Nous mitraillons l’endroit avant de poursuivre la piste. Nous soulevons derrière nous des nuages de poussière grise… Après une vingtaine de Miles et plusieurs embranchements, nous sommes contents de voir le panneau indiquant « Alstrom Point 5 Miles » car l’heure avance et nous voyons déjà le soleil décliner. Nous arrivons au 1er point de vue non sans mal à cause de nombreux rochers. Nous stoppons là quelques instants pour voir le splendide panorama se teinter de rose mais les garçons n’ont qu’une idée en tête : rallier le 2ème point de vue. J’essaye de les en dissuader…Nous n’avons qu’un AWD, le soleil se couche et la suite de la piste traversée par des bancs de roche est introuvable… Mais rien n’y fait : ils partent à pied pour essayer de la repérer. L’ayant retrouvée, nous poursuivons…cahin caha car les rochers sont de plus en plus difficiles à passer… Souvent l’un d’eux descend pour guider l’autre resté au volant! Et dire qu’il va falloir refaire tout ce chemin en sens inverse !... Je me vois déjà crever un pneu et être contrainte de passer la nuit ici ! J’imagine la tête du gars qui nous a loué la voiture à San Francisco s’il nous voyait à cet instant ! (ça, je le répéterai plus d’une fois au cours des 6 jours à venir…) Victorieusement, nous arrivons enfin au bout. C’est vrai qu’ici c’est encore plus beau. Mais là, le soleil est vraiment au bout de sa course. Il ne faut plus traîner ! Je ne tiens pas à refaire la toute fin de piste dans le noir ! Le retour se fait plus aisément que l’aller : on reconnait les passages difficiles rencontrés peu auparavant. Je suis soulagée quand on arrive enfin à la partie gravillonnée. Il nous faudra alors encore 1H pour rentrer à Page.
Ereintés par cette longue journée, nous nous contenterons d’un souper rapide mais plutôt bon au Denny’s situé près du barrage de Page. Mais pourquoi donc les Américains ont-ils la fâcheuse manie de mettre la clim à fond ??... Certains rentreront à l’hôtel se doucher et se coucher pendant que d’autres (les plus courageux…) iront une nouvelle fois refaire le plein de boissons et chips au Wal-Mart situé juste en face et qui ouvre vraiment tard le soir !!!. Remarque : Les rayons des grandes surfaces sont plein d’aliments qu’on ne trouve pas chez nous : en dehors du fait que tout est à la taille XXL, on y voit aussi des œufs liquides dans des boites en carton semblables à celles du lait , d’énormes gâteaux et biscuits aux couleurs flash, des poudres et pilules en tout genre pour se maintenir en forme… mais aussi des salades à composer soi-même et ça, c’est super bon (on les paye suivant leur poids). Il faut aller y faire un tour pour se rendre compte…
Ma 7/7: Page-Monument Valley ; Nuit à Monument Valley
Voici ce qui était prévu au planning (125 Mi-200 Km) - Upper et Lower Antelope Canyon - Navajo N.M. - à 17-18H : Monument Valley (sunset à 20H45, heure locale)
Voici ce que nous avons fait Une journée passée chez les Indiens : 8H30 : Après une bonne nuit de sommeil, 2 d'entre nous sommes chargés (nous avons été tirés au sort) d’aller à la cahute des Indiens située à la sortie de Page (près des 3 grandes cheminées de l’usine électrique), pour réserver la visite de 11H00 d’Upper Antelope Canyon (25$/pers + 6$/pers pour entrée sur le territoire navajo... C’est cher, ils ne perdent pas le nord, ces indiens ! ) De retour à l’hôtel, nous récupérons les 2 autres qui ont pu ainsi gagner ½ H de sommeil en plus. Après le déjeuner, nous rechargeons les bagages dans la voiture, faisons le check-out et partons visiter Horseshoe Bend situé 2 Mi plus au sud et que nous n’avions pas pu faire l’avant-veille. Il est à peine 10H00 et le soleil ne tape pas encore de trop ! Les 20 minutes de marche nécessaires pour arriver à ce point de vue se font sans problème. Seul le début est en légère montée. Ensuite, un chemin de sable descend petit à petit. Arrivés à son extrémité, nous nous trouvons devant un site vertigineux surplombant un des méandres du Colorado en forme de fer à cheval (d’où le nom). Là-bas, tout au fond, nous apercevons des bateaux qui nous semblent bien petits ! A ne surtout pas rater lors d’une visite au Lac Powell !!!
10H40 : Nous sommes de retour à Antelope Canyon et attendons le départ des 4x4 navajos qui doivent nous mener à ce slot canyon réputé pour son étroitesse et les rais de lumière qui y pénètrent en été quand le soleil est au zénith. Et ça tombe bien : aujourd’hui, c’est grand soleil ! Après 15-20 minutes de trajet sur une piste sablonneuse qui secoue pas mal, nous débarquons des 4x4 et suivons notre guide. Petit (gros !) bémol : nous ne sommes pas seuls. En effet, cet endroit est très prisé des touristes, surtout à cette heure-ci où un mince filet de lumière arrive à s’infiltrer à l’intérieur. Les groupes se suivent à la queue leu leu tout le long des 400 mètres que fait ce canyon.
Mais ne boudons pas notre plaisir : les parois rocheuses sculptées par l’eau ont des formes incroyables et celles irradiées par le soleil dévoilent une superbe palette de couleurs… La scène est de toute beauté et les appareils photo crépitent. Notre guide très sympa nous conseille sur la manière de réussir nos clichés. Au bout d’1H, après avoir fait l’aller-retour tout le long du canyon, nous remontons dans le 4x4 qui nous ramène au point de départ. Encore une visite à ne pas rater, surtout qu’elle ne demande aucun effort ! (A moins que l’on déteste la foule !) Nous n’irons pas de l’autre côté de la route visiter la partie Lower Antelope Canyon qui parait-il est aussi extraordinaire mais ne reçoit pas les rayons du soleil (aussi 25$/pers)
12H40 : Nous retournons une dernière fois à Page pour aller voir le point de vue sur le barrage. Au passage, nous achetons une salade au Denny’s que nous allons déguster au bord du lac (à Chains Area), histoire de mettre les pieds dans de ce magnifique lac que nous n’avons même pas eu le temps d’approcher de près !
14H30 : Il nous faut déjà reprendre la route : Monument Valley nous attend…Mais dans 2 jours, nous reviendrons ici, au Lac Powell... en avion... Nous passons à côté de Navajo N.M. qui contient des ruines d’anciens villages indiens, mais le temps nous presse une fois de plus et nous ne nous y arrêtons pas.
16H30 (heure Arizona) = 17H30 (heure Utah/Navajo) : Nous approchons de Monument Valley. Les 1ères buttes et mesas apparaissent. Elles nous semblent familières ! Surtout pour moi qui, enfant, avait la permission le samedi soir, de regarder la télévision et notamment des productions hollywoodiennes avec des cow-boys et des indiens. Maintenant, je suis ici au cœur de l’action… En effet, ce parc est un lieu mythique dans l’histoire du cinéma : il servit de décor naturel à de nombreux westerns jusque dans les années 60. Après nous être acquittés des 4x 5$ auprès de la Mme Navajo, à la cahute de l’entrée, nous stoppons quelques mètres plus loin pour admirer et photographier bien sûr, le trio de buttes, emblème du parc, à savoir les Mittens et Merrick Buttes, celles-là mêmes vues dans d’innombrables films. Puis, nous nous élançons sur la piste qui contourne de nombreux autres monolithes provenant de l’érosion des mesas leur donnant des formes très variées rappelant parfois l’aspect d’animaux. Ils sont impressionnants de part leur hauteur de plusieurs centaines de mètres ! Le circuit est accessible à tous types de véhicules quand il est sec. Mais il est quand même pas mal défoncé à certains endroits, surtout au début. Avec notre AWD, nous n’avons aucun problème, même avec tout notre barda resté à l’arrière. Il nous faut +/- 2 H pour faire toute la boucle. Nous revenons à temps à l’entrée pour assister là, sur les hauteurs, au magnifique coucher de soleil sur les remarquables buttes Mittens et Merrick. Puis, tout à côté, nous visiterons gratuitement des hogans, ces habitations typiquement indiennes en bois et argile. Ensuite, nous nous dépêcherons d’aller faire le check-in au Goulding Lodge situé dans ce cadre exceptionnel, à quelques Kms de là. Nous arriverons au resto du site vers 21H, peu avant sa fermeture…(accueil, chambre et nourriture pas terribles !)
Petit encarté à propos des douches dans les chambres d’hôtel : dans chaque hôtel, il faut se familiariser avec le système différent de chez nous, permettant de régler la pression de l’eau ainsi que le débit de l’eau chaude… Certains systèmes étant plus opérationnels que d’autres… ou du moins certains étant plus simples d’utilisation que d’autres… Plusieurs fois, nous serons pris de fous rires en entendant le premier se doucher en s’acharnant sur le robinet et en invectivant le pommeau de douche…
Ce soir-là, nous nous endormirons en regardant, à la TV, un DVD loué à la réception…un vieux western (of course !) de John Ford tourné dans ce parc avec le renommé John Wayne. A refaire, nous testerions plutôt le tout nouvel hôtel installé au cœur même du parc, The View Hotel.
Me 8/7: Monument Valley-Moab; Nuit à Moab
Voici ce qui était prévu au planning (165 Mi-265 Km) - Valley of the Gods (boucle de 25Kms/1H30) - Gooseneck - Moki Dugway - Muley Point - ruines indiennes Mule Canyon (3Kms/1H30 A-R) - arrêt à Newspaper rock? - ou Needles et/ou Anticline Overlook?( = énorme détour uniquement pour 2 points de vue!!!!), - près de Moab: Fisher Towers (sunset à 20H45)
Voici ce que nous avons fait
6H00 : Nous nous levons tôt pour assister au lever de soleil depuis le balcon de notre chambre qui a une vue imprenable sur les pitons du Parc. Mais ce sera très bref, car encore fatigués, nous retournerons vite nous recoucher !...
8H30 : Seuls 2 d'entre nous sont debout pour aller visiter le très instructif musée historique du coin, situé à côté de notre chambre. Il s’agit en fait de l’ancien comptoir trading post de Harry Goulding venu s’installer ici en 1923, qui fit du commerce avec les indiens navajos de la région et qui plus tard, réussira à convaincre John Ford de venir à Monument Valley pour y tourner des westerns.
9H15 : Tous ensemble, nous reprenons la route…direction Mexican Hat, petit village perché au-dessus de la San Juan River. Mais auparavant, nous nous retournons pour photographier Monument Valley dans l’autre sens, celui éclairé le matin par le soleil. C’est vraiment la photo à ne pas oublier de faire!!
Nous quittons définitivement l’Arizona et pénétrons en Utah. Il est prévu, ici, de parcourir la région à travers de nombreuses pistes, hors des sentiers battus, pendant les 6 jours à venir. Que d’aventures en perspective ! Les routes 261 et 316 nous mènent jusqu’à Gooseneck, un point de vue splendide sur les méandres de la San Juan River située 300 mètres plus bas et se lovant autour de hautes falaises de couleur… noire (tiens, ça nous change des roches rouges !). Demi-tour pour nous rendre quelques Kms plus loin au début de la piste de Valley of the Gods que nous parcourons dans le sens Est-Ouest. Il s’agit d’un circuit de 25Kms dont l’accès étonnamment libre, nous permet de nous promener à travers une plaine parsemée de buttes à l’instar de Monument Valley, à l’énorme différence près que nous y sommes pratiquement seuls : pendant 1H30, nous ne croiserons que 2 voitures ! A l’issue de ce chemin de terre facilement carrossable, on revient sur la route 261.
En poursuivant la route 261, nous entamons quelques Kms plus loin, une véritable ascension. La route (Moki Dugway), ici, n’est plus goudronnée et grimpe en formant des lacets très étroits à flanc de colline, pour atteindre finalement le plateau de Cedar Mesa à 1700m. Juste après le dernier lacet de la Moki Dugway, on peut accéder par une piste sur la gauche, au point de vue Muley Point Overlook donnant également un bel aperçu des méandres de la San Juan River.
Nous rejoignons rapidement la route 95 d’où, 15 kms plus loin, démarre une piste menant à la rando Mule Canyon. Sur l’ensemble de notre périple, c’est le seul endroit où nous avons le temps de nous arrêter pour voir des ruines indiennes et bien qu’il ne s’agisse que d’anciens greniers, je tiens particulièrement à ne pas les rater… Mettons le contexte : personne, très chaud, des bestioles partout, des arbres en travers de la rando... Au bout de 1Km, nous apercevons une roche percée de trous et qui ressemble aux fameux greniers indiens, appelée House of Fire... On la prend sous tous les angles... 1/2H plus tard, retour à la voiture (cette fois par le bon chemin non semé d’embuches) et là surprise... : il ne s’agit pas du bon rocher, la photo ne correspond pas à celle de mon guide!! Inutile de dire que les enfants ont refusé d’y retourner… Nous avons plié bagage et sommes partis pour Moab sans tarder (avec mouches et moustiques dans la voiture !)
Il est passé 15H quand nous arrivons à Blanding, petit village agricole où nous nous arrêtons pour manger un morceau et faire le plein d’essence. Nous ne nous attardons pas et reprenons la route. Passé Monticello, nous repérons le gros rocher Church Rock et l’embranchement de la route 211(en cul-de-sac) menant 56 Kms plus loin aux Needles !... pas le temps donc de s’y engouffrer (même pour aller jusqu’au News Paper Rock couvert de vieux pétroglyphes indiens). Encore plus loin, nous voyons un autre embranchement également en cul-de-sac, menant aux points de vue Needles et Anticline Overlooks, mais la route pour y arriver est aussi vraiment trop longue: 120Kms/2H A-R pour voir les deux !...et nous y renonçons aussi!
Un peu plus loin, nous marquons une courte halte pour admirer la Wilson Arch. Nous voyons quelques personnes grimper jusqu’à son pied. Vers 17H, nous arrivons enfin à Moab, petite ville touristique très animée, entourée de falaises rouges, et dont la Main Street est bordée de petites boutiques, hôtels, fast food, restos, … et loueurs de 4x4, vélos, rafts, kayaks…En effet, ici, les sportifs sont rois ! Plusieurs parcs sont à visiter aux alentours. Nous nous installons donc ici pour 3 nuits.
Le temps de faire le check-in au Best Western Canyonlands Inn (à ne pas confondre avec l’autre, le Greenwell Inn), nous voilà déjà repartis… direction : route 128. Ma fille, après avoir hésité à rester pour profiter de la piscine, décide de nous suivre… Il n’y a pas de temps à perdre : le soleil se couche à 20H45… La 128 est une route scénique longeant le Colorado. Elle est encaissée entre de hautes falaises rouges. Nous passons à côté de deux magnifiques ranchs aménagés en hôtels 4*. Le cadre est splendide… Nous faisons un petit détour pour nous rapprocher de Castle Rock, un rocher en forme de doigt levé, vu dans beaucoup de pubs. D’ailleurs la région a inspiré beaucoup de cinéastes. John Wayne, encore lui !, joua ici les scènes de « Rio Grande ».
A 32 Kms de la jonction avec la 191, nous voici arrivés à la rando qui nous intéresse, à savoir Onion Creek Road. Il ne s’agit pas d’une rando à pied ; il suffit de suivre en voiture, cette route qui traverse la rivière à de nombreuses reprises. C’est assez ludique mais en cette saison et vu que la région n’a pas essuyé de gros orages depuis longtemps, le niveau de l’eau est vraiment très très bas. Les garçons quittent alors la piste et s’amusent à suivre carrément le lit de la rivière… C’est donc assez sportif…
19H30 : Nous sommes à présent sur la piste menant aux Fisher Towers, d’immenses et abruptes monolithes rouges aux formes dentelées. A cette heure correspondant au soleil couchant, ces tours s’embrasent et se teintent d’un rouge flamboyant se détachant dans un ciel bleu vif. Le tableau est magnifique… Ce n’est pas le premier mais on ne s’en lasse vraiment pas. Les garçons décident de randonner pendant 1H en suivant le chemin partant du parking.
21H45 : De retour à Moab, nous faisons le plein de boissons au City Market drôlement bien achalandé et allons souper au très renommé Moab Brewery à la déco très originale, aux serveurs très sympathiques, aux très bons plats variés et pas hors de prix… vraiment une adresse à recommander ! N’arrivant pas à bout du dessert hyper copieux, nous repartirons de là avec un doggy bag !
Je 9/7: Moab; Nuit à Moab
Voici ce qui était prévu au planning (125 Mi-200 Km) - Sunrise à Mesa Arch dans Island in the Sky (à 6H00) - Survol en avion (2H30) par la société Red Tail (330$/pers) - Island In The Sky - Dead Horse Point - retour à Moab par Shafer Trail+Potash Road+Route 279 (50Kms/3H) - Negro Bill Canyon??(6Kms/3H30 A-R) ou Onion Creek Road?? (en voiture:26Miles/2H A-R)
Voici ce que nous avons fait Nous n’avons pas le courage de nous lever suffisamment tôt pour le sunrise sur Mesa Arch qui a lieu à 6H00 Pour y arriver, il faut compter 1H de route depuis Moab et 15 minutes de marche !!...Il aurait donc fallu quitter Moab vers 4H45 !! Et là, je n’ai réussi à convaincre personne…
Début juin, j’ai réservé chez Red Tail Aviation, un survol en petit avion Cessna à partir de l’aérodrome de Moab. Nous y arrivons vers 8h00. De Moab, il faut compter +/-30 min pour y arriver. Le vol est prévu à 8h30. Le temps est splendide : soleil et ciel bleu avec quelques nuages blancs pas du tout menaçants…Bref, les conditions de vol semblent tellement optimum que j’en oublie malheureusement de donner, préventivement, à chacun un anti-nauséeux… Nous survolons pendant presque 3H, à basse altitude, les régions au- dessus de Canyonlands (Island in the sky + Needles + The Maze), de Capitol Reef N.P. et du Lac Powell jusqu’au Rainbow Bridge. C’est M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E…Le co-pilote voulant lui-même réaliser un reportage photos, le pilote s’arrange pour nous placer sans cesse dans le meilleur angle pour avoir les vues optimales de chaque coin. Les appareils photo mitraillent sans cesse.
Qu’est-ce que Canyonlands ? Imaginez, aux Origines, un immense plateau, dominé par des sommets et des dizaines de cours d'eau dont le Colorado, qui chacun s'attaquent à ce plateau pour le labourer, le creuser, le raviner inexorablement, creusant dans la roche tendre de merveilleux canyons, et créant aussi une multitude d’arches et d’aiguilles rocheuses. Le Colorado pour éviter parfois le combat avec la roche dure, la contourne dans d’innombrables méandres. Le parc de Capitol Reef préserve un autre joyau de la nature : la Waterpocket Fold qui est un plissement gigantesque de la croûte terrestre, serpentant sur 160Km. Ce soulèvement impressionnant de roche multicolore s’est créé il y a 65 millions d’années ! Pour survoler le Lac Powell, nous redescendons vers le sud-ouest et revenons ainsi au-dessus de la région où nous étions encore 2 jours plus tôt. Le barrage construit à Page en 1963, sur le Colorado , a permis la naissance de ce lac artificiel s’étirant sur 300 Km . En effet, pendant 17 ans, les dizaines de canyons en amont se sont remplis peu à peu, d’eau provenant du Colorado et de ses affluents. Le paysage créé ainsi par l’homme est majestueux : d’énormes falaises rouges tombent dans ce lac d’un bleu profond, aux côtes très découpées . Il est dommage que ma fille, ayant le mal de l’air, n’en profitera pas pleinement !! Sans conteste, c’est l’un de nos meilleurs souvenirs… Vu le prix…heureusement !!
Vers 11H30, nous reprenons la voiture pour nous diriger vers Dead Horse Point SP que nous atteignons 1H plus tard (7$/véhicule). Il s’agit d’un promontoire situé à 600 mètres du vide à partir duquel on a une vue unique sur le plateau creusé d’une multitude de canyons ainsi que sur un méandre très photogénique du Colorado. Bien que nous l’ayons vu d’avion, nous apprécions vraiment ce parc et y restons une bonne heure à contempler la vue. Nous rencontrons aussi une famille habitant près de chez nous et avec laquelle, nous échangeons nos impressions de voyage ! Que le monde est petit !...
Nous reprenons le volant pour nous diriger maintenant vers la partie nord de Canyonlands, c.-à-d. Island in the Sky. Peu après le visitor center, nous nous arrêtons pour contempler le Shafer Trail et ses lacets vertigineux à flancs de montagne que nous comptons emprunter tout à l’heure pour retourner à Moab. Les garçons attendent ce moment depuis longtemps… (depuis qu’ils en ont vu des vidéos sur YouTube…)
Mais pour l’heure, nous partons à la découverte du parc. Nous suivons la route nous menant de point de vue en point de vue mais la magie attendue n’opère pas autant que prévu… Ce matin, les vues depuis l’avion volant à basse altitude étaient tellement extraordinaires que nous restons ici un peu sur notre faim… Peut-être étions-nous blasés ? Peut-être étions-nous fatigués ? Peut-être avions-nous trop le soleil dans les yeux ? Peut-être étions-nous trop pressés ou trop excités à l’idée d’entamer le Shafer Trail ?... Seule la rando jusque Mesa Arch sera appréciée à sa juste valeur...
17H30 : Le moment tant attendu est enfin arrivé : nous voilà à l’entame de la descente de la falaise en suivant cette piste utilisée autrefois à l’époque où les mines d’uranium étaient exploitées. Nous surplombons le vide de plusieurs centaines de mètres et cela sans parapet ! Mais c’est un peu comme les pistes de ski qui, vues de loin, semblent très pentues et qui, une fois que l’on est dedans, semblent nettement plus faciles… C’est donc sans vertige et sans réelle difficulté que nous arrivons en bas…
Nous commençons alors une autre piste, la White Rim Trail, tracée sur la plus basse terrasse du Canyon et espérons aller jusque Musselman Arch. Oui, mais là, les choses se corsent… La piste est vraiment en mauvaise état avec de gros cailloux à franchir…Et la route est encore longue. Nous préférons rebrousser chemin et nous avons bien fait car la suite ne va pas non plus être des plus faciles… En effet, après la descente de Shafer Trail, nous devons prendre la Potash Road censée être une piste en graviers, sans grosses difficultés, même pour des véhicules 4x2… Mais bien au contraire, elle s’avère être cahoteuse, très dégradée avec de nombreux trous et gros cailloux… Même notre AWD haut sur pattes peine un peu et nous devons rouler vraiment lentement en regardant où l’on place les roues pour ne pas toucher le bas de caisse ! Les garçons y prennent un certain plaisir… « Voilà une vraie piste » disent-ils… En définitive, le Shafer Trail nous a semblé bien facile en comparaison de la Potash Road… Nous mettons donc plus de temps que prévu pour parcourir les 13Miles et je suis contente d’arriver aux bassins de décantation des mines de potasse qui marquent la fin de cette piste.
De là, nous prenons alors la route 279 goudronnée, longeant des falaises plongeant dans le Colorado et offrant de splendides paysages. Nous passons à côté de la rando menant à Bowtie et Corona Archs que nous avons survolées en avion ce matin.
21H15 : Nous arrivons à Moab et allons manger près de l’hôtel, au resto italien Pasta Jay’s (très bon plat du jour)
Ve 10/7: Moab ; Nuit à Moab
Voici ce qui était prévu au planning (60 Mi-100 Km) - Arches N.P. (sunset à 20H45)
Voici ce que nous avons fait Ce matin, le ciel est partiellement nuageux. Heureusement que le vol en avion a eu lieu la veille ! Aujourd’hui, pas plus qu’hier, nous n’avons eu le courage de nous lever suffisamment tôt pour le sunrise sur Mesa Arch dans Island in the Sky. La fatigue du voyage se fait sentir…
Au programme : le parc Arches N.P. qui se situe à la sortie nord de Moab. Sur la droite, grimpe une route qui nous y amène. Voilà encore un parc qui a inspiré de nombreux cinéastes et metteurs en scène… Ça promet ! Ce petit parc contient le plus grand nombre d’arches naturelles au monde : 2000 ! dont 90 sont accessibles au public. Elles résultent de l’érosion des falaises et des crêtes rocheuses par la pluie, le froid, le gel dont la puissance est immense, le vent qui transporte du sable… Ces éléments attaquent la paroi de la roche au point le plus fragile, ce qui forme un trou qui augmente avec le temps. L’origine des arches est donc bien différente de celle des ponts naturels résultant de l’action d’un cours d’eau creusant un passage au travers d’une paroi rocheuse lui barrant la route. Les arches sont donc souvent exposées en hauteur pour être érodées tandis que les ponts naturels se retrouvent habituellement bien cachés au fond des canyons là où passent les rivières. Grâce à l'érosion qui poursuit lentement son travail de sape, de nouvelles arches se forment encore pendant que d'autres s'effondrent et meurent définitivement.
9H00 : Comment perdre du temps pourtant si précieux ??? Passés la guérite de l’entrée, nous nous rendons compte qu’il n’y a peut-être plus assez d’essence dans le réservoir. La route goudronnée qui traverse le parc du sud au nord fait quand même 70Kms aller-retour. Nous rebroussons donc chemin et retournons à Moab faire le plein !!! De retour à nouveau dans le parc, nous suivons la Scenic Drive en nous arrêtant aux différents points de vue la jalonnant. A son terme, commence la rando Devil’s Garden Trail. Nous y arrivons plus tard que prévu et le parking est plein… En tournant, nous finissons par trouver une place… A présent, le soleil frappe. C’est donc sac au dos que nous marchons (3Km/1H30 A-R) jusqu'à la plus grande arche du parc, la Landscape Arch, très spectaculaire avec ses 93 mètres de long. Elle est si mince et frêle qu’elle peut s’effondrer à tout instant. D’ailleurs pour la petite histoire, c’est elle qui aurait dû s’appeler Delicate Arch mais il y a eu confusion lors de l’attribution des noms… La chaleur nous accablant, nous renonçons à poursuivre plus loin jusqu’à Double O Arch et faisons demi-tour en passant néanmoins par Pine Tree Arch sous laquelle poussent des arbres. Il a beau faire chaud, il y a beaucoup de monde dans ce coin du parc et notamment des familles avec de jeunes enfants peinant à avancer, équipés pour tout le monde d’une seule bouteille d’eau tiédie par la température ambiante … Nous, nous sommes bien contents de pouvoir nous rafraichir avec de l’eau gardée bien froide grâce à nos poches isothermes enfermées dans nos sacs à dos ! De retour à la voiture, nous rebroussons chemin et nous arrêtons pour pique niquer près de Sand Dune Arch, facile d’accès et qui, comme son nom l’indique, est une arche dans le sable. Là, des enfants en ont fait leur terrain de jeux, et y jouent au football !
Nous poursuivons en voiture jusqu’à la partie dénommée Windows Section… Toujours autant de monde… Il est vrai que c’est un des plus beaux endroits du parc. Un court sentier mène à 3 arches différentes et un autre, plat et pas plus long, nous conduit à Double Arch, un ensemble de 2 arches reliées entre elles et formant un groupe massif impressionnant.
Puis, nous retournons vers l’entrée du parc en nous arrêtant notamment à Park Avenue, un ensemble de rochers de couleur rouge-orange, tellement hauts qu’ils font penser à des buildings longeant une rue… Il est 15H15. Nous décidons de rentrer à l’hôtel et de nous octroyer 2 bonnes heures de repos afin de reprendre des forces pour la rando prévue fin de journée... (piscine pour certains, l’eau du jacuzzi étant bien trop chaude pour pouvoir y entrer !) Nous dégustons aussi une délicieuse salade achetée au City Market.
18h00 : Ragaillardis, nous quittons l’hôtel… Retour à Arches N.P. et plus précisément au parking de Delicate Arch Trail. Il parait que c’est LA rando à ne surtout pas rater même si elle n’est pas des plus faciles ! En effet pour atteindre Delicate Arch, symbole de l’Utah sur toutes les plaques minéralogiques, il faut grimper sur du slickrock pendant 2Kms… Nous voilà prévenus… Moi, après la "balade" de la Wave, plus rien ne m’effraie !... A cette heure, il fait nettement moins chaud. Les garçons prennent rapidement de l’avance. nous, les filles, les voyons déjà au loin gravir la roche nue. Nous les suivons à notre rythme… Ils arrivent au sommet bien avant nous et s’inquiètent car ayant déjà mitraillé l’arche de nombreuses fois, la batterie de leur appareil photo vient de rendre l’âme, et ils comptent maintenant sur le mien ! Sans souci ni fatigue (la Wave m’a vraiment vaccinée), nous les rejoignons et admirons le spectacle avec eux… L’arche est située au bord d’un précipice avec en toile de fond, les montagnes de La Sal Mountains. La scène vaut vraiment le déplacement d’autant plus à cette heure où l’arche est éclairée par la douce lumière d'un beau coucher de soleil. Seules ombres au tableau : un malencontreux nuage qui va accélérer ce coucher de soleil et la foule massée en-dessous de l’arche difficilement délogeable malgré les huées des photographes ! Nous redescendrons en partie dans la pénombre, à la lumière de la lampe de poche que j’avais pris soin d’embarquer et croiserons bien des personnes entamant seulement l’ascension… Je me demande toujours ce qu’elles ont bien pu voir !
Nous souperons vers 21H45 au restaurant Zax Pizza (très bonnes pizzas) d’où nous repartirons avec les foulards semblables à ceux des cow-boys, servant de serviettes !...
Sa 11/7: Moab-Torrey ; Nuit à Torrey
Voici ce qui était prévu au planning (156 Mi-250 Km) - Arrêts à Little Wild Horse Canyon Goblin Valley S.P, Capitol Reef: Fruita Scenic Drive Points de vue Panorama Point, Sunset Pt et Goosenecks ...
Voici ce que nous avons fait
8H30 : Check-out et départ de Moab, le ciel est couvert. Ce soir, nous dormons près du parc de Capitol Reef.
Peu avant 10H30 : Arrivée a Little Wild Horse Canyon. Le temps est toujours un peu orageux. Il tombe d’ailleurs quelques gouttes. On s’arrête donc au visitor center de Goblin Valley. La ranger ne se mouille pas, c’est le cas de le dire. Elle ne conseille ni ne déconseille la rando dans ce slot canyon. On décide malgré tout de pousser jusque là pour voir si d’autres personnes s’y sont aventurées. Il y a 2 voitures sur le parking et on tente notre chance. Bien nous en a pris, la pluie cesse rapidement pour laisser place au soleil. Nous passons 1H à remonter le cours de cette rivière asséchée avant de faire demi-tour. Soit dit en passant, il est très amusant de se faufiler ainsi entre 2 falaises abruptes sans rester coincer.
13H00 : Arrêt rapide (45min) à Goblin Valley State Park (7$). Il fait très (trop) chaud, le soleil est au zénith et ça tape.
Ensuite route vers Torrey. Nous traversons un paysage lunaire, désertique et rocailleux. A partir de Hanksville, on longe les méandres de la Fremont River. On veut s’arrêter à Cainneville pour casser la croûte, à Mesa Farm Market plus exactement, réputé pour ses produits frais « homemade ». Manque de chance, le proprio vient de fermer la boutique (il est alors plus de 15H). En chemin on s’arrête pour regarder le gué qu’il faut passer pour rejoindre Cathedral Valley. Le niveau d’eau n’apparait pas élevé et pour le fun, les garçons veulent s’essayer à le passer. Mais vu l’heure bien avancée, j’arrive à les en dissuader. Arrêt à la Waterfall le long de la route 24. Beaucoup de gens s’y baignent mais l’eau trouble et rougeâtre de la Fremont River rebute ma fille qui décide finalement de ne pas y faire trempette. Arrêt le long de la passerelle en bois, aux pétroglyphes indiens gravés à même la falaise. Ils auraient plus de 1000 ans ! Ce n’est pas pour rien qu’ils sont assez effacés ! Tour rapide au visitor center pour voir la fameuse carte en 3D reconstituant les détails géologiques du parc.
Peu avant 16H00 : Arrivée à Fruita, ville fondée par les Mormons au XIXème siècle qui irriguèrent ici des vergers et où on espère cueillir quelques fruits. Il parait que c’est autorisé ! (le ventre est vide depuis le déjeuner). Malheureusement nous ne voyons que des fruits encore verts sur les arbres. D’autres seraient-ils passés avant nous ?? Même les biches soit disant en grand nombre autour de cet oasis, ne sont pas présentes en abondance. On se dépêche d’aller à la ferme Gifford, pour enfin se restaurer. Bof ! Il ne reste que des glaces. Le ventre vide, nous nous engageons sur la Scenic Drive longeant la Waterpocket Fold, mais les pistes semblent tristounettes : le ciel s’est obscurci complètement. Sans soleil, les rochers on perdu leur belle couleur rouge. On pénètre dans Capitol Gorge en espérant apercevoir quelques desert bighorns… Aucun à l’horizon ! On s’aventure à pied sur le chemin de Pionner Register et moi par manque de chance, je me tords la cheville sur le premier caillou venu… Retour anticipé à la voiture pour mettre de la glace immédiatement (la glacière en est pleine). Les enfants poursuivront sans moi jusqu’au rocher où les pionniers, au XIXème siècle, gravaient leur noms avant de s’aventurer à traverser la Waterpocket Fold, l’immense barrière rocheuse de 100 Mi de long, créée il y a 65 millions d'années. Bref, fin de journée plutôt morose et toujours le ventre vide. Capitol Reef vu du sol ne nous a pas émerveillés, c’était beaucoup plus beau vu d’avion. Le soleil daignera quand même faire une apparition furtive, au lieu-dit Sunset Point. Et là, nous serons enfin subjugués par la palette de couleurs qui nous est offerte au soleil couchant. De plus, nous y serons pratiquement seuls. Quel calme devant ce paysage coloré!
Check in rapide au motel Austin Chuckwagon (chambre très bien et la moins onéreuse du séjour). Et enfin nous nous régalerons d’un bon repas très copieux au Cafe Diablo. Nous n’arriverons pas à avaler entièrement les desserts pourtant délicieux. On n’avait jamais vu des coupes de glace aussi énormes.
Di 12/7: Torrey-Tropic ; Nuit au Ruby’s Inn
Voici ce qui était prévu au planning (165 Mi-265 Km) - Piste Notom Bullfrog Road(31Miles/1H30 entre la route 24 et la bifurcation pour Burr Trail), Strike Valley Overlook (1H), Piste Burr Trail (36Miles/1H30 entre la bifurcation avec la Notom Bullfrog et Boulder) - arrêt à Boulder : musée Anasazi - Route 12 avec incursion ds Hole-in-the-Rock Road ?? Ou Kodachrome Basin?? et Cottonwood Canyon Rd ?? - Près de Tropic : rando Mossy Cave (1, 5Km/1H A-R)
Voici ce que nous avons fait
9H30 : Départ du motel plus tard que prévu. Nous avions tous besoin d’une nuit plus longue que d’habitude. Avant de quitter définitivement Torrey, petite halte au magasin de souvenirs du coin (Trading Post) pour acheter chapeau de cow boy et autres babioles. Heureusement ma cheville n’est pas gonflée et elle tiendra la route pour les randos à venir. Après plusieurs hésitations nous décidons de ne pas faire la Notom Bullfrog Road sans grand intérêt visuellement parlant, mais plutôt de faire le Burr Trail aller- retour en nous disant que les vues sont différentes d’un sens à l’autre. La 1ère partie de la piste (jusqu’à Long Canyon) est goudronnée et est la plus belle. Le soleil est à nouveau présent et les couleurs de la roche sont bien resplendissantes. Nous poursuivons jusqu’aux switchbacks que nous descendons (nous sommes ainsi passés à travers la Waterpocket Fold, vous savez : l'immense barrière rocheuse ) jusqu’au croisement avec la Notom Bullfrog Road avant de faire demi-tour. Nous ne faisons pas le morceau de piste Upper Muley Twist Canyon qui conduit au point de vue Strike Valley Overlook. D’une part, nous n’avons qu’un AWD et pas un vrai 4WD (inutile de prendre un risque) et d’autre part, nous avons tellement bien vu la Waterpocket Fold depuis l’avion que nous ne jugeons plus le point de vue indispensable.
Au retour : pause-dîner d’une heure, au resto situé au début du Burr Trail. Très bons quesadillas…Sur la terrasse en sortant, j’ai la chance d’apercevoir brièvement un oiseau mouche se désaltérant à l’abreuvoir spécialement disposé pour ce genre de volatile. Pas le temps de sortir l’appareil photo, il est déjà parti… Vu l’heure (15H45), nous zappons la visite au musée Anasazi de Boulder et filons sur la route 12 en admirant les paysages jusque Escalante. Cette route est réputée pour être une des plus belles de l’Ouest : c’est une Scenic Byway. Et en effet, elle serpente au sommet d’une crête avec de chaque côté le vide et des points de vue superbes sur des canyons creusés dans la roche blanche et jaune. La pause-café au Kiva Koffehouse bénéficiant de ce cadre splendide, sera annulée : il ouvre jusque 16h et il est …16h15 !
Nous nous engageons alors dans la piste Hole-in-the-Rock Road, très facile jusque Devil’s Garden. Nous nous y promenons au milieu des arches et gros champignons dressés, sur fond de ciel couleur bleu pétant. Nous sommes seuls sur le site. Demi-tour pour reprendre la route 12 jusque Cannonville où nous nous arrêtons pour visiter Kodachrome Basin. Il est 19H, le soleil décline et les couleurs sur les roches multicolores sont splendides. Nous sommes ici aussi pratiquement seuls. Nous parcourons à pied Nature Trail( malheureusement à l’ombre) et Grand Parade Trail et allons en voiture admirer l’énorme monolithe appelé Chimney Rock. Tous ces hauts doigts dressés, sorte de geysers pétrifiés (pour parler « soft » !), disséminés dans le parc sont étranges.
Le reste de la route 12 pour aller jusqu’à l’entrée du parc Bryce Canyon est magnifique : passé Tropic, on aperçoit déjà des hoodoos couleur saumon. Il est trop tard pour entamer la rando Mossy Cave, le soleil est couché. Nous arrivons une fois de plus, tard, à notre hôtel, le Ruby’s Inn. Après le check- in et quelques courses au general store, pour le déjeuner du lendemain, nous filons au resto où nous avons la chance d’obtenir une table rapidement (vu l’heure : presque 22H, il n’y a plus foule). Sachant qu’ici c’est plus l’usine à touristes qu’un resto au menu raffiné, nous choisissons un plat simple qui n’occasionne aucune mauvaise surprise.
La suite sur le post suivant : voyageforum.com/...ost=2865731;#2865731 Elle décrit les étapes suivantes:
Lu 13/7: Bryce Canyon N.P. ; Nuit au Ruby’s Inn
Ma 14/7: Tropic-Zion-L.V. ; Nuit à Las Vegas
- Springdale ( Zion N.P.) - Valley of Fire S.P. ( à faire fin de journée)
Me 15/7: Las Vegas ; Nuit à Las Vegas
Je 16/7: L.V.-Death Valley ; Nuit à Furnace Creek Ranch (ds Death Valley)
- Visite de Death Valley
Ve 17/7: Death Valley-Lee Vining; Nuit à Lee Vining
- Visite Death Valley - Arrêt à Mammouth Lakes?? - Visite Bodie (ville-fantôme) ?? - Coucher de soleil à Mono Lake
Sa 18/7: Lee Vining- Yosémite ; Nuit à Oakhurst
- Visite Bodie (ville-fantôme) - Arrêt à Saddlebag Lake - Tioga Pass : rando Tuolumne Meadows (1H30) arrêt à Tenaya Lake Olmsted Point - Visite Vallée Yosémite - Coucher de soleil à Glacier¨Point
Di 19/7: Yosémite N.P. ; Nuit à El Portal
- rando Mariposa Grove (forêt de séquoias géants) (2.5 à 8 Kms/ 1 à 4H) - rando Panorama Trail ( de Glacier Point à Curry Village :14Kms/6 à 8H) ou Vernal Fall( jusqu’au sommet : 5Kms/3H A-R) ou+Nevada Fall (jusqu’au sommet : 11Kms/6H A-R)
Lu 20/7: Retour à S.F. par Tiburon , Sausalito, Golden Gate Bridge ; Nuit dans l’avion
- Sausalito - décollage à 18H50 (S.F.-Londres- Bruxelles)
Ma 21/7: Arrivée à Bruxelles à 16H30
Installation en France pour un Malgache English translation pending
bonsoir
je suis anneanti par la paperasse si quelqu'un a connu ma situation merci de m'aider! je suis français j'ai un fils de 27 a à tamatave qui veut venir vivre aupres de moi sa mere est malgache. pour un certificat de nationalite il faut 1 an environ. il porte mon nom. Le courrier pour la france met 3 semaines lol tribunal de paris lol. Pour un visa je ne sais pas si il peut l'avoir c'est pas facile sinon payer sous la table et encore il semble que l'ambassade et le consulat soient pas tres competents et en plus ces administrations françaises ne veulent que de l'especes, les cb et cheques ou virements connaissent pas au XXI siecle bizarre drole d'administrations françaises existe t il une association ou quelqu'un de competent là bas pour nous aider, une assistante sociale je sais pas moi. je ne peux pas faire grand chose de la france moi! en gros voilà la situation merci
Yémen: six semaines en Arabie heureuse en direct English translation pending
Desole pour les fautes mais c'est du brut, en direct et le temps ici est precieux entre deux powercut !!!
donc comme d'hab remplacer si besoin les a par les q et inversement...
Salam Alecoum,
et bien ca y est me voila a Sanaa... le voyage fut bien crevant, pour ce aui est du diabete, nickel. j'ai eu droit aux repas diabetic comme j, avais demande en prenant le billet sur internet, super bien equilibre, aucun probleme a la securite, je n'ai meme pas eu a montrer mes bagages ni mes certificats medicaux. Tout aurait pu etre nickel si j'avais pu recupere mon sac a l'aeroport de Sanaa ! et oui me voila pour la 1ere fois a experimenter la perte de bagage !! Paul me dit que ce n'est pas tres surprenant ici... et je devrais l'avoir d'ici une semaine peut etre... j'avais heureusement tout ce aui est insuline et matos est avec moi, dan sle gros il n'y avait que du bonus au cas ou... par contre pas evident de se retrouver sans aucun medicament, la trouse a pharmacie est dans le gros sac ! de meme aue tious les fingues, chargeur de batterie, rete des cahiers... j'espere vraiment le recuperer vite. l'avantage c'est aue jai le temps, ce n'est pas comme si prevu de quitter la capitale de suite, alors il faut le prendre zen et avec Paul ca passe mieux. belle rencontre, Paul m'attendait donc a l'aeroport, deja que le vol avait du retard plus le temps perdu a attendre le sac puis au bureau pour declarer la perte....il etait presque 3h quand on a rejoint sa maison. Je ne realise pas encore tout a fait de me retrouver a Sanaa, tout cela parait tellement irreel. premiere vision de cette ville incroyable hier sans lumiere, le 4x4 circulaient dans le wadi sec et de part d'autre et les facades des maisons tours se laissaient deviner dans l'obscurite, avec ca et la quelques minarets qui s'elancent dans le ciel.... whaouhhhh Paul loue un etage d'une maison traditionnelle, porte en bois bien typique et une clef immense magnifique qui ouvre son appart, un matelas avec draps m'attends dans une belle piece ornee de qamareya, ces vitraux bien typiques... un peu de mal a m'endormir car je repense a mon sac... je raconterai plus tard car Paul a besoin de son ordi... ou bien je vais trouver un cyber cafe
enfin a part le sac tout va pour le ;ieux, je suis trop content d'etre dans un decor pareil, c'est hallucinant et bien loin de ce que j'avais vu en image
Salam Alecoum,
et bien ca y est me voila a Sanaa... le voyage fut bien crevant, pour ce aui est du diabete, nickel. j'ai eu droit aux repas diabetic comme j, avais demande en prenant le billet sur internet, super bien equilibre, aucun probleme a la securite, je n'ai meme pas eu a montrer mes bagages ni mes certificats medicaux. Tout aurait pu etre nickel si j'avais pu recupere mon sac a l'aeroport de Sanaa ! et oui me voila pour la 1ere fois a experimenter la perte de bagage !! Paul me dit que ce n'est pas tres surprenant ici... et je devrais l'avoir d'ici une semaine peut etre... j'avais heureusement tout ce aui est insuline et matos est avec moi, dan sle gros il n'y avait que du bonus au cas ou... par contre pas evident de se retrouver sans aucun medicament, la trouse a pharmacie est dans le gros sac ! de meme aue tious les fingues, chargeur de batterie, rete des cahiers... j'espere vraiment le recuperer vite. l'avantage c'est aue jai le temps, ce n'est pas comme si prevu de quitter la capitale de suite, alors il faut le prendre zen et avec Paul ca passe mieux. belle rencontre, Paul m'attendait donc a l'aeroport, deja que le vol avait du retard plus le temps perdu a attendre le sac puis au bureau pour declarer la perte....il etait presque 3h quand on a rejoint sa maison. Je ne realise pas encore tout a fait de me retrouver a Sanaa, tout cela parait tellement irreel. premiere vision de cette ville incroyable hier sans lumiere, le 4x4 circulaient dans le wadi sec et de part d'autre et les facades des maisons tours se laissaient deviner dans l'obscurite, avec ca et la quelques minarets qui s'elancent dans le ciel.... whaouhhhh Paul loue un etage d'une maison traditionnelle, porte en bois bien typique et une clef immense magnifique qui ouvre son appart, un matelas avec draps m'attends dans une belle piece ornee de qamareya, ces vitraux bien typiques... un peu de mal a m'endormir car je repense a mon sac... je raconterai plus tard car Paul a besoin de son ordi... ou bien je vais trouver un cyber cafe
enfin a part le sac tout va pour le ;ieux, je suis trop content d'etre dans un decor pareil, c'est hallucinant et bien loin de ce que j'avais vu en image
Hôtel Occidental Grand Punta Cana en août English translation pending
Bonjour
Nous partons en aout a l hotel Occidental grand a Punta Cana, avez vous des conseils, avis? Etes vous déjà allé dans cet hotel, y a t il des choses , endroits à privilegier et d'autres à eviter? Pour les excursions on m' a conseillé excellence tours? quelles excursions sont les plus sympas?
Merci a tous pour votre aide..........
Nous partons en aout a l hotel Occidental grand a Punta Cana, avez vous des conseils, avis? Etes vous déjà allé dans cet hotel, y a t il des choses , endroits à privilegier et d'autres à eviter? Pour les excursions on m' a conseillé excellence tours? quelles excursions sont les plus sympas?
Merci a tous pour votre aide..........
Un airbus de la compagnie Yemenia serait disparu (30 juin 2009) English translation pending
Pas plus d'infos on a su ça lors de notre fin de garde. Au départ ils annonçaient un A310 puis un A330. Il a disparu entre le Yémen et les Comores avec 147 personnes à bord parti de Roissy. Une pensée aux familles des passagers de cet avion.
Travailler dans une imprimerie sur Genève English translation pending
Bonjour à tous ,
Voila j'ai un très très gros souci et j'aimerais vous en parler , afin que vous puissiez me dire vos conseilles.
Voilà , il se passe que je suis actuellement a la fin de ma 2 eme annéé d'alternance en imprimerie
et que mon Contrat se termine le 1 er septembre ...
J'ai donc discuter avec mon patron qui n'est pas d'accord pour me garder l'annéé prochaine pour la simple et bonne raison que je n'ai pas été assez mature au bout de ses 2 ans ...
et comme j'avais l'intention d'aller trouver du travaille en suisse , il m'as donc dis que c'etais un très bonne idéé , car je pourrais évolué dans une autre entreprise ( imprimerie ) Puis ensuite revenir par exemple d'ici 1 ans en france .
et il me reprendrais sans problème .
Je précise que niveau logement , sa serais mon parrain qui m'hébergeras quelque temps , mais que j'aimerais quand même me trouver un petit studio pas chère dans Genève ?
Ece possible ? comment faire ?
J'ai vraiment envie de venir faire une expèrience dans le travail en Suisse ...afin de pouvoir évoluer , j'ai 19 ans , je suis jeune et j'ai vraiment envie de voir autre chose.
Quelles sont les démarches à faire ? me présenter dans des entreprises , avec un CV et une lettre de motivation ?
Que me conseillez vous de dire au patron si je me retrouve en face de lui ? j'en stresse.
à combien me reviendrais un salaire si je suis pris dans une imprimerie sur Genève?...
Sinon , si vraiment sa marche pas ...Pensez vous qu'en m'inscrivant en intérim ...je pourrais trouver quelque chose?
Ah oui ! Chose importante que j'ai oublier de vous dire , C'est que ici en France , j'ai malheuresement louper mon examen qui s'appelle le BEP , je me retrouve donc SANS DIPLOME ! ce qui est très très embêtant pour moi !
Voila j'ai un très très gros souci et j'aimerais vous en parler , afin que vous puissiez me dire vos conseilles.
Voilà , il se passe que je suis actuellement a la fin de ma 2 eme annéé d'alternance en imprimerie
et que mon Contrat se termine le 1 er septembre ...
J'ai donc discuter avec mon patron qui n'est pas d'accord pour me garder l'annéé prochaine pour la simple et bonne raison que je n'ai pas été assez mature au bout de ses 2 ans ...
et comme j'avais l'intention d'aller trouver du travaille en suisse , il m'as donc dis que c'etais un très bonne idéé , car je pourrais évolué dans une autre entreprise ( imprimerie ) Puis ensuite revenir par exemple d'ici 1 ans en france .
et il me reprendrais sans problème .
Je précise que niveau logement , sa serais mon parrain qui m'hébergeras quelque temps , mais que j'aimerais quand même me trouver un petit studio pas chère dans Genève ?
Ece possible ? comment faire ?
J'ai vraiment envie de venir faire une expèrience dans le travail en Suisse ...afin de pouvoir évoluer , j'ai 19 ans , je suis jeune et j'ai vraiment envie de voir autre chose.
Quelles sont les démarches à faire ? me présenter dans des entreprises , avec un CV et une lettre de motivation ?
Que me conseillez vous de dire au patron si je me retrouve en face de lui ? j'en stresse.
à combien me reviendrais un salaire si je suis pris dans une imprimerie sur Genève?...
Sinon , si vraiment sa marche pas ...Pensez vous qu'en m'inscrivant en intérim ...je pourrais trouver quelque chose?
Ah oui ! Chose importante que j'ai oublier de vous dire , C'est que ici en France , j'ai malheuresement louper mon examen qui s'appelle le BEP , je me retrouve donc SANS DIPLOME ! ce qui est très très embêtant pour moi !
S'installer à Hô-Chi-Minh-Ville, un bon choix? English translation pending
Bonjour à tous
J'ai une opportunité d'aller travailler à HCMV et j'hésites encore un peu, n'ayant passé pour l'instant que 15 jours sur place dans le cadre de mon travail ... Vivant actuellement en France, je partirais début 2010 avec toute ma petite famille, mon épouse et mes 2 enfants, et c'est pour eux que je m'inquiète ( 5 ans et 7 ans ) : ne regretteront-ils pas la vie que nous avons en France ? Au niveau maladie n'y a t-il pas trop de risque ( les discussions sur les sites ne sont pas très rassurantes ...) ? la vie est-elle assez facile pour les enfants ( école, jeux, sécurité ... ) . L'offre financière est très interessante mais que faut-il compter pour " bien vivre " à Ho Chi Minh ? Quels sont les quartiers et les lieux à privilégier pour un futur expatrié ?
Bref, plein de questions et si vous pouvez m'aiguiller, je suis preneur ...
Cordialement,
Berti
J'ai une opportunité d'aller travailler à HCMV et j'hésites encore un peu, n'ayant passé pour l'instant que 15 jours sur place dans le cadre de mon travail ... Vivant actuellement en France, je partirais début 2010 avec toute ma petite famille, mon épouse et mes 2 enfants, et c'est pour eux que je m'inquiète ( 5 ans et 7 ans ) : ne regretteront-ils pas la vie que nous avons en France ? Au niveau maladie n'y a t-il pas trop de risque ( les discussions sur les sites ne sont pas très rassurantes ...) ? la vie est-elle assez facile pour les enfants ( école, jeux, sécurité ... ) . L'offre financière est très interessante mais que faut-il compter pour " bien vivre " à Ho Chi Minh ? Quels sont les quartiers et les lieux à privilégier pour un futur expatrié ?
Bref, plein de questions et si vous pouvez m'aiguiller, je suis preneur ...
Cordialement,
Berti
Trouver du travail en Thaïlande! English translation pending
Est-il possible de trouver du travail en Thaïlande pour une entreprise étrangère ?
Je souhaite vivre en Thaïlande avec mes économies de 120 000 euro dans 10 ans.
J'en ai 29 donc je partirai vers 40 ans.
Bon, j'ai encore le temps mais vaut mieux se poser des questions maintenant.
Je sais que je ne peux pas faire le travail qu'un thaï peut faire comme chauffeur de taxi ou vendeur au McDO donc je souhaite travailler pour une entreprise française, anglaise, américaine, arabe, ou autre nationalité.
Est-ce que c'est difficile de trouver un emploi sans diplôme ?
Je suis courageux et je peux accepter presque tout ( sans être esclave bien sûr ).
Merci pour vos réponses précises.
Réponses hors sujet ou fantaisistes s'abstenir, merci.
Frais pour l'encaissement en France d'un chèque sénégalais? English translation pending
bonjour
j'aimerais savoir quels sont les frais pour l'encaissement en france d'un chèque sénégalais, par exemple de 1100€ . merci d'avance .
cordialement
La Thaïlande n'est plus le pays du sourire English translation pending
Quel fut ma déception en retournant en thailand apres 15 ans d'absence.
Le sourire amicale et cordial s'était transformé en sourire commercial.
Sans perspective de transaction profitable, les thais m'ont fait la gueule, et je ne me suis pas senti le bienvenu.
J'ai pourtant tout tenté pour me faire voir sous mon meilleur profil.
Comme préconisé, je suis resté calme, amical, respectueux, souriant, patient, sympatique, mais en retour, je me suis senti abusé et dénigré par une population qui visiblement en a mare des hordes de touristes.
J'ai eu l'impression de les déranger.
Laisse toi arnaquer, ferme ta gueule et casse toi.
Il est vrai que j'ai fait un parcours très touristique. Bankok, Chiang May, Pucket, Ko Samui et Phangan.
Je n'avais ni le temps ni l'envie de sortir des sentiers battus, mais juste de faire 25 jours de vacances relaxantes.
Ô Big Big sentiment de déception.
Cette thailand a sacrifié son âme sur l'hotel du dieu dollar. Tot ou tard, ils en payeront les conscéquences.
Gold prospecting:Un froggy chercheur d'or en Australie English translation pending
Mes voyages en Australie
2001: en vert Brisbane/Darwin 15000 kms
2002:en bleue Darwin/Darwin 20000 kms
2004: en jaune Brisbane W.A A/R 15000kms
2005 :en rouge Brisbane/WA .A/R 15000kms
2006 :en blanc Brisbane/Sydney A/R 5000 kms
Panneau Nullarbor
En 2004 le thème de mon voyage en Australie fut:la prospection. Apres deux séjours de trois mois en touriste en 2001 et 2002, , je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose d'un peu plus original mais qui ai un rapport profond avec ce pays La recherche d’or m'est de suite venue à l’esprit Pour sa contribution au développement de ce pays, la mythique du chercheur d'or et avouons le, l’appât du gain. Au départ mon intention était, tres vénale .Avant de partir je voyais l’or en kg une semaine apres etre arrivée je le voyais en grs Tel Perrette et son potelet j'avais déjà vendu veaux, vaches, cochons, et même la peau de l'ours . Une fois dans le contexte, j'ai vite vu que je pouvais dire adieux a cette basse cours. .La richesse ce n'est pas seulement ce que l'on a au fond de sa poche en monnaie sonnante .La richesse c'est aussi le plaisir des yeux et des rencontres. C'est pour cela que l'on voyage. Non ?
Sur la route de la ruée



De Brisbane, , ou se trouve mon 4X4, jusqu'a Leonora dans le W.A .4500 km. de route, sept jours de Dodo, Auto Mon vehicule carbure au gas oil, 15 l au cent km, Avec la clim vous ajoutez 2 l de plus et si vous depassez les 100km/h encore 2l Donc pepere a 90/95 sur ces grandes lignes droites si specifiques en l'Australie
D'ailleurs la plus grande ligne droite de ce pays, 146 km se trouve sur la celebre Eye HW (1500 km)qui traverse la Nullarbor Plain (Plaine sans arbre). Jonction entre l'Est et l'Ouest. dans le sud. Je me la suis deja payée quatre fois Deux fois dans un sens et deux dans l'autre Je commence a y avoir mes reperes Un roadhouse (station service) tout les 80 km en moyennes, trois ou quatre curiosités a visiter, l'occasion de casser la monotonie du voyage




Pour me tenir, je carbure pour ma part au coca, pop corn au miel a pleines poignées et pour m'accompagner les Creedence Clearwater, Doors et autres Shadows Une autre maniere de passer le temps, compter le nombre de bandes de separation de la chaussée en une minute, sur cinq km, si la vitesse affichée au compteur correspond a la distance parcourue . Tiens la il y a une erreur !!! Pas grave on recommence, c'est pas le temps et les kms qui manquent .Une autre façon aussi, :Compter les kangourous ecrasés sur un km. Le record 33.Mais au bout de 50 bornes on se lasse . Quoi fais je maintenant?(si vous avez des idées pour la prochaine fois .En MP svp Pendant ce temps là la route defile et le temps passe. Et un jours on se retrouve a Kalgoorlie.Vous savez c'est là ou il ya la plus grande mine d'or a ciel de ce pays, avec ces 1000000000 .... Putaing avec tout ces zeros j'arrive plus a compter.Dix millions de fois 31, 1grs d'or qui y ont été retirés.C'est mieux en l'ecrivant.
A+
Panneau NullarborEn 2004 le thème de mon voyage en Australie fut:la prospection. Apres deux séjours de trois mois en touriste en 2001 et 2002, , je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose d'un peu plus original mais qui ai un rapport profond avec ce pays La recherche d’or m'est de suite venue à l’esprit Pour sa contribution au développement de ce pays, la mythique du chercheur d'or et avouons le, l’appât du gain. Au départ mon intention était, tres vénale .Avant de partir je voyais l’or en kg une semaine apres etre arrivée je le voyais en grs Tel Perrette et son potelet j'avais déjà vendu veaux, vaches, cochons, et même la peau de l'ours . Une fois dans le contexte, j'ai vite vu que je pouvais dire adieux a cette basse cours. .La richesse ce n'est pas seulement ce que l'on a au fond de sa poche en monnaie sonnante .La richesse c'est aussi le plaisir des yeux et des rencontres. C'est pour cela que l'on voyage. Non ?
Sur la route de la ruée



De Brisbane, , ou se trouve mon 4X4, jusqu'a Leonora dans le W.A .4500 km. de route, sept jours de Dodo, Auto Mon vehicule carbure au gas oil, 15 l au cent km, Avec la clim vous ajoutez 2 l de plus et si vous depassez les 100km/h encore 2l Donc pepere a 90/95 sur ces grandes lignes droites si specifiques en l'Australie
D'ailleurs la plus grande ligne droite de ce pays, 146 km se trouve sur la celebre Eye HW (1500 km)qui traverse la Nullarbor Plain (Plaine sans arbre). Jonction entre l'Est et l'Ouest. dans le sud. Je me la suis deja payée quatre fois Deux fois dans un sens et deux dans l'autre Je commence a y avoir mes reperes Un roadhouse (station service) tout les 80 km en moyennes, trois ou quatre curiosités a visiter, l'occasion de casser la monotonie du voyage




Pour me tenir, je carbure pour ma part au coca, pop corn au miel a pleines poignées et pour m'accompagner les Creedence Clearwater, Doors et autres Shadows Une autre maniere de passer le temps, compter le nombre de bandes de separation de la chaussée en une minute, sur cinq km, si la vitesse affichée au compteur correspond a la distance parcourue . Tiens la il y a une erreur !!! Pas grave on recommence, c'est pas le temps et les kms qui manquent .Une autre façon aussi, :Compter les kangourous ecrasés sur un km. Le record 33.Mais au bout de 50 bornes on se lasse . Quoi fais je maintenant?(si vous avez des idées pour la prochaine fois .En MP svp Pendant ce temps là la route defile et le temps passe. Et un jours on se retrouve a Kalgoorlie.Vous savez c'est là ou il ya la plus grande mine d'or a ciel de ce pays, avec ces 1000000000 .... Putaing avec tout ces zeros j'arrive plus a compter.Dix millions de fois 31, 1grs d'or qui y ont été retirés.C'est mieux en l'ecrivant.
A+
Commune de Casalende dans la région de Molise (Italie) English translation pending
Bonjour;
Quelqu'un peut-il me donner un aperçu de la commune de Casacalende dans la région de Molise et sa capitale provinciale je crois est Compobasso.Je vais réaliser le rêve de mon beau-père en juin prochain en y allant.Ce n'est pas la première fois que je vais en Italie mais je suis seulement allé à Rome.Je désire savoir comment sont les gens.Quelqu'un y est allé??
Quelqu'un peut-il me donner un aperçu de la commune de Casacalende dans la région de Molise et sa capitale provinciale je crois est Compobasso.Je vais réaliser le rêve de mon beau-père en juin prochain en y allant.Ce n'est pas la première fois que je vais en Italie mais je suis seulement allé à Rome.Je désire savoir comment sont les gens.Quelqu'un y est allé??
Se marier aux Philippines: démarches à suivre pour une Canadienne? English translation pending
Bonjour à tous.
Je sais qu'il y a un topic déjà ouvert sur le sujet mais je n'ai pas vraiment trouver les réponses que je cherchais donc j'en ouvre un nouveau.
Je suis une femme et je demeure au Canada. Je souhaite me marier avec un philippinois aux Philippines. Je voudrais savoir clairement les démarches à suivre pour pouvoir me marier, les documents à avoir, si le mariage va être reconnu au Canada, les droits de chaque conjoints (ex.: prise en charge des enfants, des biens, aspect financier etc.).
Voici quelques spécifications si sa peut vous aider.L'homme que je veux épouser vient plus précisement de Bulacan aux Philippines.J'ai 19 ans, lui a 22 ans.Je n'ai jamais été mariée ni en conjoint de fait.Je n'ai aucun casier judiciaire.
Merci d'avance pour vos réponses.
Voici quelques spécifications si sa peut vous aider.L'homme que je veux épouser vient plus précisement de Bulacan aux Philippines.J'ai 19 ans, lui a 22 ans.Je n'ai jamais été mariée ni en conjoint de fait.Je n'ai aucun casier judiciaire.
Merci d'avance pour vos réponses.
Souper chez les Cubains? English translation pending
Salut à vous tous, 🙂 je suis nouvelle sur le forum. Je vais en mars à Varadero. J'ai déjà entendu parler qu'ils y avaient des cubains bien sympathiques qui offraient des repas chez-eux. Apparamment très bons. Ils y en a qui en ont profité de ces bonnes soirées chez les gens de là-bas?? Merci beaucoup. Au plaisir de vous lire.
Wwoof en Argentine et au Chili English translation pending
salut a tous
je part debut mai pour un voyage de 3 mois au chili et en argentine, j'y vais avec une amie et on voudrais faire du wwoof ds ces pays, j'ai fait du wwoof en suede l'ete dernier et j'ai adorer dc j'aimerais recommencer cette experience. je sais bien que l'on peut avoir des bonnes comme des mauvaises surprise avec le wwoof c'est pour sa que je voudrais savoir si certains d'entre vous on deja fait cette experience et si vous avez des addresse a conseiller ou deconseiller c'est avec plaisir que je recevrais tout vos conseil! 😉
merci d'avance!!
je part debut mai pour un voyage de 3 mois au chili et en argentine, j'y vais avec une amie et on voudrais faire du wwoof ds ces pays, j'ai fait du wwoof en suede l'ete dernier et j'ai adorer dc j'aimerais recommencer cette experience. je sais bien que l'on peut avoir des bonnes comme des mauvaises surprise avec le wwoof c'est pour sa que je voudrais savoir si certains d'entre vous on deja fait cette experience et si vous avez des addresse a conseiller ou deconseiller c'est avec plaisir que je recevrais tout vos conseil! 😉
merci d'avance!!
Correction d'un petit texte en bambara English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis métisse. J'essaie d'apprendre le bambara pour essayer de communiquer avec ma famille au Mali. J'ai quelques difficultés surtout pour la prononciation.
Voilà j'ai écrit un petit texte. Est ce quelqu'un pourrait me le corriger et m'indiquer la prononciation pour les mots que l'on ne prononce pas comme en français.
Merci d'avance
" I ni sogoma I ka kéné ? Né Maïté Sanogo don. Né bila a da la né bamana dege. "
Aussi j'ai une question, qu'est ce que l'on répond à i ka kéné ?
" I ni sogoma I ka kéné ? Né Maïté Sanogo don. Né bila a da la né bamana dege. "
Aussi j'ai une question, qu'est ce que l'on répond à i ka kéné ?
Retourner deux fois au même endroit dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous!
Je prépare un 2ème voyage dans l'ouest américain et je me pose des questions "métaphysiques" après un premier voyage qui nous avait enthousiasmés au point d'avoir peur d'être déçus par le 2ème!
Je crains en retournant dans des coins découverts avec émerveillement la première fois que le charme n'opère plus de la même façon : bref, j'ai peur d'être déçue. Il n'y aura plus le sel de la découverte, le piment de l'inconnu, la satisfaction d'avoir trouvé le coin un peu perdu.
Mais en même temps, il y a des endroits qui m'ont tellement plu que j'ai envie d'y retourner.
C'est compliqué..... je sais....
J'aimerais que vous me fassiez partager vos expériences.
Merci!
Marie
Je prépare un 2ème voyage dans l'ouest américain et je me pose des questions "métaphysiques" après un premier voyage qui nous avait enthousiasmés au point d'avoir peur d'être déçus par le 2ème!
Je crains en retournant dans des coins découverts avec émerveillement la première fois que le charme n'opère plus de la même façon : bref, j'ai peur d'être déçue. Il n'y aura plus le sel de la découverte, le piment de l'inconnu, la satisfaction d'avoir trouvé le coin un peu perdu.
Mais en même temps, il y a des endroits qui m'ont tellement plu que j'ai envie d'y retourner.
C'est compliqué..... je sais....
J'aimerais que vous me fassiez partager vos expériences.
Merci!
Marie
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (2e partie) English translation pending
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html
Deuxième partie
De Canyonlands NP à la Paria Station via Dinosaur NM
1re partie : http://voyageforum.com/...ost=2142246;#2142246
Avant d’arriver à Bluff nous prenons la piste de Valley of the Gods aux alentours de 17 heures. Les monolithes de grès rouge sont vraiment magnifiques dans la lumière du soleil couchant, le ciel bleu traversé par des cumulus des plus photogéniques. Toujours les Pricklepoppies aux grandes fleurs blanches de pavot, comme du papier crépon.






Church Rock, le long de la Hwy 191, et les La Sal Mountains en arrière-plan... Dans les années 20, les fidèles du culte de Marie Ogden s'étaient mis en tête d'en faire une église et donc d'en creuser entièrement l'intérieur (d'où l'ouverture qu'on aperçoit à sa base)!! Le projet fut définitivement abandonné en 1949, alors qu'il ne restait plus que huit membres...

Bluff, 18 h 45, nous voici au Desert Rose Inn pour la troisième fois. Nous sommes cette fois-ci sur l’arrière et la falaise ocre-rouge. Belle chambre (110 $), mais ni réfrigérateur ni micro-ondes.
Jeudi 15 mai
Pas de petit déjeuner au motel… Nous avalons un thé et une banane et partons sous un ciel gris et un froid toujours polaire. On ne se croirait vraiment pas dans l’Ouest au mois de mai. A Monticello, le vent violent nous oblige à enfiler pulls et blousons polaires pour aller faire quelques courses au Blue Mountain Foods, le supermarché du coin. L’essence est de plus en plus chère : de 3, 45 $ en Arizona (contre 3, 69 en Californie), elle est passée à 3, 89 $ en Utah. Les Needles ne sont pas tout près de Bluff, environ 150 kilomètres, et en prenant notre temps nous arrivons à la cahute des rangers en fin de matinée. Au passage nous remarquons que le petit camping est déjà plein. Le ciel à présent dégagé est parcouru de gros cumulus blancs. Le « sentier » de Chesler Park (sentier est un bien grand mot du moins à son début puisque uniquement indiqué par des cairns) sinue au milieu des colonnes de grès rouge sombre chapeautées de blanc.



Rencontre imprévue avec un ptérodactyle...

et un monstre marin...

C’est très beau malgré la lumière écrasante du milieu de journée, là encore peu propice à la photo. La piste monte et descend, nombreux genévriers, sable orange, si fin qu’il glisse entre les doigts comme de l’eau.

Nous gravissons le dernier passage dans les rochers, Flat Man’s Misery, avant de découvrir la plaine vaguement herbeuse en cette saison qui s’étend de l’autre côté, plantée de monolithes striés.

Sur le chemin du retour nous pique-niquons bien à l’abri du vent sur de longs rochers plats et, nous nous en apercevrons plus tard, oublions en partant le Laguiole d’Alain… Retour au petit parking vers 16 heures

où nous regardons galérer les 4 x 4 qui tentent de passer les cinquante premiers mètres de la piste d’Elephant Hill. Après vingt bonnes minutes pendant lesquelles les pneus ont eu le temps de fumer abondamment, les carrosseries de crier grâce et les occupants de perdre un bon kilo à suer, souffler, pousser et donner mille conseils aux conducteurs, personne n’est découragé… il y a pourtant une plate-forme dans le deuxième virage permettant de revenir à la raison, mais non… Au motel de Moab où nous dormirons, l’Inca Inn (très bien, 67 $), à la sortie nord, une vidéo nous permettra de découvrir la suite de la piste et les difficultés monumentales qui la caractérisent : passages au millimètre près entre deux parois, crevasse qu'il faut aborder en crabe, etc.
Nous faisons réchauffer dans le micro-ondes de l’office du saumon acheté au City Market et mangeons une salade, après avoir fait un tour-souvenir dans Mountain View Drive, la rue de Dave et Kay. Il y a une voiture du Colorado devant la maison.
Vendredi 16 mai
Bon « pain suisse maison » au petit déjeuner de l’Inca Inn. Nous allons prendre de l’essence au City Market (3, 75 $) et un calendrier pour Philippe et Babeth au Visitor Center, passons à la poste puis prenons la 191 North pour voir les pétroglyphes de Sego Canyon à la sortie 185… qui est en fait la 187 ! Je suis vraiment déçue de les avoir ratés… Nous sortons à Loma et prenons la 64 North pour Dinosaur. Là, tout change subitement, nous sommes dans le Colorado, herbe verte, fermes et montagnes. La route qui sur la carte paraissait traverser un paysage de plaine est en fait montagneuse, étroite, déserte et très belle. Un arrêt �� White Hands qui nous laisse dubitatifs sur l’âge des pétroglyphes que l’on dirait ripolinés de neuf…

Puis The Guardian, surmonté de nids d'hirondelles...

et The Birds, moins beaux en haut de leur petit chemin.

L’essence est désormais à 4 $ dans le village de Dinosaur… Le réservoir étant à moitié plein, nous n’en prenons pas et filons droit sur le Visitor Center où à l’entrée un panneau avertit le visiteur, histoire de le détendre en randonnant, du danger relatif à un puma qui rôde vers Harper’s Corner Loop Trail. Le parc est non payant.
La route monte… monte…

8000 pieds, de la neige sur l’herbe rase du plateau, un petit lac,

une vue superbe à 360° sur les failles rouges au-dessous, pas un chat à l’horizon.




Harper’s Corner Loop Trail. Pas un chat ici non plus mais peut-être le puma... On emprunte le sentier un peu crispés, même si on se dit qu’on ne risque rien, que ces gros chats sont plus friands des petits enfants que de leurs parents, etc., puis cent mètres plus loin on l’a déjà oublié. Lorsqu’on arrive au bout on a vraiment l’impression d’être à la proue d’un navire. La Green River coule paresseusement tout en bas à bâbord, ses eaux gris-vert renvoyant des reflets métalliques,

lèche la proue,

tandis qu'à tribord un canyon se faufile à travers la roche dorée.

Au retour, rencontre une perdrix rouge à qui notre présence ne coupe pas l'appétit.

La piste qui mène à Echo Park, très pentue au début, garde les traces d’une bataille sévère entre la bentonite mouillée et des pneus de 4 x 4. Tout est sec à présent, mais on considère d’un autre œil les nuages qui se baladent au-dessus de nous… Collines d’argile marron-rouge sur la gauche, veloutées,


puis la piste descend dans un canyon de limestone, Pool Creek Canyon, qui abrite les péthroglyphes du même nom dispersés sur une falaise lisse comme la main – beau pointillisme sur grès –...


Whispering Cave et son courant d’air glacial, et nous débouchons dans la magnifique clairière d’Echo Park surplombée par de hautes parois verticales. Il y a juste deux emplacements de pris, loin l’un de l’autre. L’un, sous les arbres, est occupé depuis semble-t-il un certain temps si on en croit le binz qui entoure le site par un homme à la mine plutôt patibulaire… On fait un tour, puis deux, et on s’installe près de l’entrée à gauche.


Nous faisons du thé puis réchauffons de la soupe, avant de préparer la voiture pour la nuit et de nous glisser dans nos sacs de couchage, toujours sans les Therm-a-Rest que nous avons définitivement abandonnés au profit de la moquette du TrailBlazer. La nuit tombe, la lune presque pleine éclaire les falaises et inonde l’habitacle d’une lumière blanche. L’avantage d’être dans la voiture plutôt que sous la tente, c’est que l’on peut s’endormir le nez dans les étoiles… en attendant de pied ferme les pumas qui ne manqueront pas, nous l’espérons, de venir rôder autour du site.
Samedi 17 mai
Réveil à 5 heures. Tiens, c’est ma fête… Nuit entrecoupée mais belle. La lumière de la lune dessinait au sommet des falaises trois grosses têtes qui veillaient sur nos rêves. Nombreux chants d’oiseaux. Dans la lumière rosée du petit matin, deux cerfs-mulets broutent tout près de la voiture, l’un pas vraiment tranquille, et on le comprend : par intermittence, les cris des coyotes qui se répondent brisent le silence. Des dizaines d’hirondelles volent dans les falaises du soleil levant, tandis qu’un colibri vient picorer les insectes collés sur la carrosserie. C’est à cette occasion que nous découvrirons avec étonnement que lescolibris ne dédaignent pas les protéines animales et que la petite brosse de leur langue balaie aussi bien les insectes que le nectar. Ces oiseaux sont fascinants et c’est toujours un émerveillement de les apercevoir. Leurs battements d’ailes incroyablement rapides, jusqu’à près de 80 fois par seconde, les transforment en petits hélicoptères à plume, leur permettant de faire du sur-place ou de se déplacer de haut en bas ou de droite à gauche, sans oublier la marche arrière ! Ce primitive campground parsemé de genévriers aux baies bleu clair est vraiment idéal, si tranquille, à une bonne cinquantaine de kilomètres du Visitor Center.

C’est ce matin en déjeunant, jour de ma fête donc, que nous nous apercevons que nous avons perdu le laguiole d’Alain, très probablement aux Needles. Premier accroc à cette journée qui s’annonçait si bien…
En nous baladant au pied des falaises...

nous avons la surprise de découvrir une large courbe de la Green River qui mêle ses eaux toujours aussi vertes à celles de la Yampa River, juste là, derrière le bosquet d’arbres.

Nous reprenons la piste en sens inverse mais sous une autre lumière, pétroglyphes, Whispering Cave, puis la route jusqu’à Dinosaur.

Nous voulions couper par la 16 – la Blue Mountain road –, mais on ne savait pas s’il y aurait de l’essence à Jensen et le réservoir n’était pas assez plein pour la partie Utah de Dinosaur. On a donc fait le plein à 3, 99 $ alors qu’à Jensen il y en avait bien et qu’elle était à 3, 72 $.

Le Dinosaur Quarry Visitor Center est installé dans un bâtiment en préfabriqué, l’ancien site, un peu au-dessus, ayant été évacué pour cause de glissement de terrain. Il faut dire qu’il a été curieusement bâti sur les badlands, qui sont tout sauf stables. Contre toute attente, la chaleur est aujourd’hui torride, les locaux nous disent que c’est exceptionnel et que les jours précédents il faisait froid et il pleuvait. Nous crapahutons sur les petits sentiers tracés dans les badlands voisines à la recherche d’un os de dinosaure, mais les seuls que nous ayons vus se trouvent sur les brochures. Comme nous avons la flemme de retourner à la voiture jeter pour la énième fois un œil sur le Photographing the Southwest, nous nous informons auprès d’une ranger de la difficulté de Sound of Silence et de Desert Voices. Elle nous dit que toutes les deux sont very easy and very short. En fait, Sound of Silence est donnée modérée sur les infos des rangers et très difficile en plein cagnard lorsqu’il fait chaud (mais on a vu ça après). A 2 heures, sous une chaleur torride au départ du sentier, la boîte des mini-guides est vide. On lit tout de même les conseils affichés sur les pancartes, toujours les mêmes: un gallon d’eau par jour et par personne. Nous voici donc partis pour environ un mile, avec un simple petit litre d’eau dans le sac à dos, alors que le soleil brûlant est à la verticale… L’endroit est magnifique. Des collines comme de grosses baleines blanches échouées là un jour lointain et désormais fossilisées alternent avec la roche aux couleurs toujours si chaudes qui aujourd’hui contrastent encore plus violemment sur le ciel bleu.

Au bout d’un moment, un doute commence à s’insinuer; on ne fait pas de boucle et pourtant on est à plus d’un mile de l’entrée. Or on n’a déjà plus qu’un demi-litre d’eau car je bois comme un trou... Petit à petit l’angoisse commence à m’attraper, je ne dis rien mais je pense que l’avertissement du début, sur les panneaux, de boire un gallon par jour, annonçait peut-être une longue rando. Le sentier plonge sous le couvert des peupliers et ressort par un étroit passage au milieu de badlands tellement proches les unes des autres qu’on n'a par endroits même pas la place de mettre les deux pieds l’un à côté de l’autre.

La chaleur qui est renvoyée est de plus en plus forte, la vue totalement bouchée, on déambule au milieu de ce labyrinthe d’argile sans en voir la fin, je n’ose plus boire... On finit par sortir avant d’être complètement rôtis et notre horizon s’élargit subitement sur un très beau panorama essentiellement minéral. Pendant ce temps Alain, lui, est toujours zen, essaie de me rassurer, me fait asseoir à l’ombre d’un genévrier. Quelques minutes de répit pour prendre deux ou trois photos…


A un moment, alors qu’on se croit assez près de la route où est garée la voiture, on escalade une pente rocheuse et on l’aperçoit effectivement mais… dans le lointain ! Catastrophe! On continue, on continue, on passe un petit col et juste avant Alain me certifie que juste derrière on verra de nouveau la voiture, beaucoup plus près cette fois. En fait on ne voit rien du tout, sauf encore et encore d’autres « collines » rocheuses, des passages de slick rocks... J’ai horriblement soif mais pour le moral je n’ose pas finir l’eau et je veux surtout qu’on la partage, cette eau. J’ai la langue comme du carton, je respire un air brûlant, j’ai des maux de tête et des palpitations, le visage en feu et je sais que ces symptômes ne sont pas bon signe, ce qui en rajoute.



Quand enfin en passant un petit col on aperçoit la plaine en contrebas, c’est une véritable délivrance ! La vue de la voiture et surtout l’idée du gallon d’eau nous donnent subitement des ailes. De nouveau en forme, on poursuit la route jusqu'au bout, à Josie Morris Cabin. On retrouve un temps la Green River

et les badlands qui la dominent, comme d’immenses peintures de sable navajos,

nous passons près de la Split Mountain aperçue dans Photographing the Southwest,


nous arrêtons pour voir quelques beaux pétroglyphes,

avant de garer la voiture à l'ombre des arbres devant le ranch de Josie, à l'entrée de Box Canyon. Balade sous les arbres.


Pour finir, le soir, à Vernal, nous dormons dans le pire Days Inn de tous les US. Quasi vide alors qu’il est immense, cinq ou six voitures seulement sont garées devant les portes. Sale, délabré, une piscine vide… Nous rendons immédiatement la première chambre où traînent outils et tout ce qu’on veut, avec un couvre-lit à moitié rabattu. On nous propose alors une deuxième chambre « mais avec la barre de douche cassée » ! Merci, vous pouvez la garder ! La troisième enfin nous paraît mieux, il faut croire que nous n’avons plus les yeux en face des trous. Elle n’a jamais dû voir une femme de ménage, les fauteuils dans lesquels nous nous asseyons manquent de s’effondrer sous notre poids pourtant modéré, les w-c sont mobiles, c’est original, les draps ont un fumet tout particulier… mais nous la garderons quand même. Après avoir hésité à dormir dans nos sacs de couchage, j’ai senti et ressenti les draps, on aurait dit un chien de chasse, et me suis persuadée qu’ils étaient quand même peut-être propres… Seul point positif, l’accueil aimable du tout jeune gérant. Philippe nous avait conseillé l’Econolodge, mais la quinzaine de gros bikers installés devant les portes des chambres qui m’ont immédiatement lorgnée d’un œil douteux lorsque on s’est arrêtés en face du motel ne nous ont pas engagés à descendre là. Et le Best Western était trop cher : 125 $.
Dimanche 18 mai
Nous quittons avec plaisir ce crasseux Day’s Inn et filons sur Castle Dale par la 191 Ouest, sans intérêt, puis la 10 Sud. A partir de Castle Dale, nous prenons le CR 401 pour aller voir le très beau Wedge Overlook, petit Colorado (Grand Canyon) de l’Utah. La lumière est crue et l’horizon blanchâtre, dommage, car la vue est superbe sur l’immense canyon qu’a creusé la San Rafael River. Il n’y a absolument personne et nous nous installons à une table pour pique-niquer, à l’ombre d’un arbre, six cents pieds au-dessus de l’eau.



Retour sur le 401. Nous prenons à droite et environ deux miles plus loin nous trouvons le BLM 332 qui mène au magnifique Buckhorn Wash Pictograph Panel. Surprise, dans cet endroit éloigné de tout, il y a bien une quinzaine de personnes en admiration devant ces longues silhouettes pourpre.






A la fin de la piste grise et poussiéreuse, I-70 puis sortie Hanksville et la Hwy 24 pour Goblin Valley. Une petite cabane de rangers au milieu de la route, 16 $ l’entrée. Le camping est cette fois-ci très moche, à l’aplomb de rochers qui eux sont magnifiques, mais comme dit Alain ça ressemble à Berck-Plage (où nous ne sommes jamais allés…). Les emplacements sont très proches les uns des autres et sans végétation, et il y a quelques cahutes au toit de tôle, sans murs, juste quatre piquets, des ramadas modernes, sans doute. Le site pour groupes est quasi désert : un trailer à gauche, une petite tente à droite, trois Allemandes, et au milieu un très grand emplacement couvert avec tables et bancs. Les rochers commençant à se cuivrer, nous partons pour les Goblin, qui font penser à une armée de petits nains pétrifiés, peut-être parce que ces curieux monolithes trapus ressemblent à de gros champignons. Ici encore l’érosion a fait des merveilles… et le soleil rasant recouvre le tout d’une poussière d’or rose.



Heu... un peu cochon de lait, non?


La nuit, la lueur blanche et crue de la lune inonde la voiture et les alentours d’un jour en négatif. Je reste longtemps l’œil rivé sur elle, comme un papillon de nuit attiré irrésistiblement par la lumière du lampadaire auquel il se brûlera les ailes. C’est très beau, et tellement calme… Toute une vie doit s’agiter au ras du sol, tout ce qui rampe, saute, court sort de son trou et part en chasse, heureusement nous sommes hors de portée.
Lundi 19 mai
Réveil à 6 h 10, heure de l’Utah. Petit déjeuner à une table, à angle droit des trois Allemandes qui se restaurent pour huit jours. Après avoir rangé la voiture, c’est-à-dire repassé derrière tout ce que nous avions mis la veille au soir sur les sièges avant afin de dégager la chambre à coucher – ce qui est bien plus vite fait que de replier la tente et surtout d’en nettoyer le tapis de sol et l’intérieur du sable fin comme de la farine qui colle et s’insinue partout –, en route pour Little Wild Horse Canyon. La route étroite qui y mène est bordée sur la droite de roches plissées et de badlands d’une infinité de couleurs.


A 8 heures on s’enregistre et nous voilà partis, avec la ferme intention de faire très attention à ne pas rater le canyon qui partira sur la droite et qui n’est pas très visible si l’on en croit le Photographing the Southwest.
Au début on suit le cours d’une rivière à sec, puis peu à peu le passage se rétrécit,



par moments même certains gros gabarits doivent rester coincés dans les ondulations du grès violet.

Nous croisons deux ou trois couples dont un assez âgé et avec des béquilles – ce qui ne risquerait pas d’arriver en France ! Deux heures plus tard nous commençons à nous poser des questions car il n’y a rien qui corresponde au guide. Décision est prise de faire demi-tour. Nous nous apercevrons que nous avons raté l’embranchement qui se voyait en fait beaucoup trop pour qu’on y fasse attention, d’autant qu’il faut presque des jumelles pour repérer le petit panneau indicateur en bois perché à plusieurs mètres de hauteur… Nous sommes en fait partis dans Bell Canyon qui, tout compte fait, n’était pas mal non plus, mais nous faisons quand même un tour d’une petite heure dans le beau slot canyon de LWH.

Hanksville, Boulder, toujours très belle Hwy 12 qui du désert grimpe à 9800 pieds à l’assaut des nuages dans les forêts d’aspens encore couvertes de neige. A Torrey, on s’arrête encore une fois au Capitol Reef Inn & Cafe pour manger une bonne salade et acheter du sel. La serveuse nous estourbit en inscrivant d’office 25 % de pourboire sur la note, mais les Français ont une telle réputation que pour cette fois nous ne disons rien. Il est déjà tard lorsque nous passons près du parking bourré de voitures de Calf Creek, trop tard pour descendre aux Lower Falls. Décidément… Il fait très chaud, nous nous baladons le long de la rivière dans laquelle un petit garçon latino se baigne sous le regard de sa mère, assise sur une roche au beau milieu de l’eau.
Très belle chambre Horizon au B & B de Catherine Barney. Un tour au RV Park pour laver du linge puis nous nous installons à une table du petit parc pour manger une soupe froide de maïs doux, du thon, des tomates et de la mayonnaise made in France, en regardant en face de nous les lamas déambuler d’une démarche impériale et lente, le regard perdu sur la ligne bleue des Vosges… sauf lorsqu’une lamasse passe à côté d’eux… Ils se mettent alors à trottiner en levant très haut chaque patte, comme s’ils étaient montés sur ressort, ignorant superbement notre fou rire.
Celui-là faisait bande à part...

Mardi 20 mai
Chez Catherine Barney le petit déjeuner est à 8 heures. Nous le prenons avec un couple d’Américains : tortilla bourrée d’une omelette, de fromage, champignons, tomates, maïs, etc., oups !... plus du thé et de délicieux muffins maison aux blueberries. J’aurais bien échangé ma tortilla contre toute la panière de muffins. Cette fois-ci, avant de reprendre la Cottonwood Canyon Road, nous faisons le détour par Kodachrome Basin même si la lumière n’est pas optimale pour les photos.


Il n’y a que nous sur le Grand Parade Trail. Très beau parc malgré un temps partiellement couvert et venteux.


Cheminées rougeoyantes, totems,

petits canyons encaissés, barrières de sandstone monumentales et chemin impossible qui grimpe le long d’une paroi à pic, l’Eagle’s View qui, une fois en haut, doit bien porter son nom. Mais pour l’heure il est fermé et donc interdit au randonneur. Autrefois, le bétail passait par là. On imagine que parfois certaines bêtes faisaient, comme à Grand Canyon celle de dix-sept secondes, la visite de cinq secondes…


Second arrêt à Grosvenor Arch, cette fois-ci sous le ciel bleu mais probablement pas pour longtemps,


derrière laquelle se cache un animal bizarre

La Cottonwood Canyon Road est toujours aussi belle et violemment colorée dans la première partie,


triste et monotone dans la dernière. Mais cette fois-ci elle nous paraît interminable malgré le désert couvert de fleurs jaunes sous le ciel devenu subitement anthracite, parce que nous voulons arriver avant la fermeture à la Paria Ranger Station. C’est raté encore une fois !

A deux miles de la Paria Station, le primitive campground de White House est très joli, au pied d’une falaise et tout près de la Paria River, et complètement désert.

Deux tentes sont montées, qui correspondent certainement aux deux 4 x 4 présents sur le parking, mais le permis placé derrière le pare-brise indique que leurs propriétaires sont partis pour une randonnée de plusieurs jours. Nous choisissons un emplacement, laissons nos gallons d’eau sur la table de pierre et partons explorer tout d’abord les rochers alentour puis le lit à sec de la Paria pour tenter de trouver de beaux cailloux. Il n’y a que l’embarras du choix, les galets sont magnifiques, de toutes les couleurs et de toutes les formes, et nous en avons vite fait un tas que nous devrons, au risque de nous trouver transformés en bête de somme et la mort dans l’âme, abandonner aux futures crues de printemps. Je garde une minuscule tête de vautour, ou d’aigle, avec un œil noir qui me regarde… et l’enfourne illico dans ma poche. De retour au camping le vent brûlant dont nous étions un peu protégés dans le lit de la rivière est insupportable et soulève des nuages de sable ! Peu à peu, les gens arrivent, s’installent, dînent, comme nous. La nuit tombe...


Mais avec un vent pareil nous choisissons de dormir dans le 4 x 4, à l’écart, sous la lune toute ronde et plus brillante que jamais. A minuit nous ne dormons toujours pas à cause de la lumière de la lune qui tombe sur nos visages et de la chaleur étouffante ! Nous passons notre temps à entrouvrir, voire ouvrir complètement les portes pour nous rafraîchir, sortir la tête, les bras, les jambes dans la nuit lourde. Nous n’avons jamais eu aussi chaud…
Mercredi 21 mai
Réveil à 6 heures. Pressentant que faire chauffer de l’eau va relever de l’exploit avec le vent qui est toujours aussi fort, nous fabriquons un paravent de fortune avec l’emballage du réchaud. La température a chuté vertigineusement sur le matin, le temps est à la pluie ce qui est un peu dommage car nous espérons bien être tirés au sort pour The Wave. A 8 h 30 nous partons pour la loterie de 9 heures à la Paria Station, et alors que nous pensions être dans les premiers nous sommes très étonnés de voir qu’il y a déjà une foule considérable de voitures, une bonne soixantaine sur ce petit parking bourré à bloc. Les Allemands sont majoritaires, certains avec des dégaines d’enfer, notamment un homme relativement petit qui approche les soixante-dix ans, baroudeur de choc aux muscles à l’étroit sous son tee-shirt, longue moustache et cheveux blancs sous un chapeau de cuir marron, banane à la taille, sac sur le dos… Les numéros commencent à sortir (nous avons le 20)… 21, 22, 24, 25, 13, et c’est fini ! Seules dix personnes sont tirées au sort le matin en plus des dix qui ont obtenu leur permis sur Internet. Nous l’avons raté de peu mais raté quand même et nous sommes vraiment déçus, malgré le temps qui sera détestable pour ceux qui partent déjà vers la vague pétrifiée. Nous hésitons : nous avions prévu d’aller à Yellow Rock en cas d’échec mais les premières gouttes commencent à tomber, qui se transforment rapidement en… neige fondue !! il fait froid désormais, le changement est vraiment radical depuis la veille. Finalement, n’ayant rien réservé, ce qui nous donne une impression de liberté très agréable, nous décidons d’aller encore une fois à Zion.
La suite ici :http://voyageforum.com/...ost=2170396;#2170396
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html
Deuxième partie
De Canyonlands NP à la Paria Station via Dinosaur NM
1re partie : http://voyageforum.com/...ost=2142246;#2142246
Avant d’arriver à Bluff nous prenons la piste de Valley of the Gods aux alentours de 17 heures. Les monolithes de grès rouge sont vraiment magnifiques dans la lumière du soleil couchant, le ciel bleu traversé par des cumulus des plus photogéniques. Toujours les Pricklepoppies aux grandes fleurs blanches de pavot, comme du papier crépon.






Church Rock, le long de la Hwy 191, et les La Sal Mountains en arrière-plan... Dans les années 20, les fidèles du culte de Marie Ogden s'étaient mis en tête d'en faire une église et donc d'en creuser entièrement l'intérieur (d'où l'ouverture qu'on aperçoit à sa base)!! Le projet fut définitivement abandonné en 1949, alors qu'il ne restait plus que huit membres...

Bluff, 18 h 45, nous voici au Desert Rose Inn pour la troisième fois. Nous sommes cette fois-ci sur l’arrière et la falaise ocre-rouge. Belle chambre (110 $), mais ni réfrigérateur ni micro-ondes.
Jeudi 15 mai
Pas de petit déjeuner au motel… Nous avalons un thé et une banane et partons sous un ciel gris et un froid toujours polaire. On ne se croirait vraiment pas dans l’Ouest au mois de mai. A Monticello, le vent violent nous oblige à enfiler pulls et blousons polaires pour aller faire quelques courses au Blue Mountain Foods, le supermarché du coin. L’essence est de plus en plus chère : de 3, 45 $ en Arizona (contre 3, 69 en Californie), elle est passée à 3, 89 $ en Utah. Les Needles ne sont pas tout près de Bluff, environ 150 kilomètres, et en prenant notre temps nous arrivons à la cahute des rangers en fin de matinée. Au passage nous remarquons que le petit camping est déjà plein. Le ciel à présent dégagé est parcouru de gros cumulus blancs. Le « sentier » de Chesler Park (sentier est un bien grand mot du moins à son début puisque uniquement indiqué par des cairns) sinue au milieu des colonnes de grès rouge sombre chapeautées de blanc.



Rencontre imprévue avec un ptérodactyle...

et un monstre marin...

C’est très beau malgré la lumière écrasante du milieu de journée, là encore peu propice à la photo. La piste monte et descend, nombreux genévriers, sable orange, si fin qu’il glisse entre les doigts comme de l’eau.

Nous gravissons le dernier passage dans les rochers, Flat Man’s Misery, avant de découvrir la plaine vaguement herbeuse en cette saison qui s’étend de l’autre côté, plantée de monolithes striés.

Sur le chemin du retour nous pique-niquons bien à l’abri du vent sur de longs rochers plats et, nous nous en apercevrons plus tard, oublions en partant le Laguiole d’Alain… Retour au petit parking vers 16 heures

où nous regardons galérer les 4 x 4 qui tentent de passer les cinquante premiers mètres de la piste d’Elephant Hill. Après vingt bonnes minutes pendant lesquelles les pneus ont eu le temps de fumer abondamment, les carrosseries de crier grâce et les occupants de perdre un bon kilo à suer, souffler, pousser et donner mille conseils aux conducteurs, personne n’est découragé… il y a pourtant une plate-forme dans le deuxième virage permettant de revenir à la raison, mais non… Au motel de Moab où nous dormirons, l’Inca Inn (très bien, 67 $), à la sortie nord, une vidéo nous permettra de découvrir la suite de la piste et les difficultés monumentales qui la caractérisent : passages au millimètre près entre deux parois, crevasse qu'il faut aborder en crabe, etc.
Nous faisons réchauffer dans le micro-ondes de l’office du saumon acheté au City Market et mangeons une salade, après avoir fait un tour-souvenir dans Mountain View Drive, la rue de Dave et Kay. Il y a une voiture du Colorado devant la maison.
Vendredi 16 mai
Bon « pain suisse maison » au petit déjeuner de l’Inca Inn. Nous allons prendre de l’essence au City Market (3, 75 $) et un calendrier pour Philippe et Babeth au Visitor Center, passons à la poste puis prenons la 191 North pour voir les pétroglyphes de Sego Canyon à la sortie 185… qui est en fait la 187 ! Je suis vraiment déçue de les avoir ratés… Nous sortons à Loma et prenons la 64 North pour Dinosaur. Là, tout change subitement, nous sommes dans le Colorado, herbe verte, fermes et montagnes. La route qui sur la carte paraissait traverser un paysage de plaine est en fait montagneuse, étroite, déserte et très belle. Un arrêt �� White Hands qui nous laisse dubitatifs sur l’âge des pétroglyphes que l’on dirait ripolinés de neuf…

Puis The Guardian, surmonté de nids d'hirondelles...

et The Birds, moins beaux en haut de leur petit chemin.

L’essence est désormais à 4 $ dans le village de Dinosaur… Le réservoir étant à moitié plein, nous n’en prenons pas et filons droit sur le Visitor Center où à l’entrée un panneau avertit le visiteur, histoire de le détendre en randonnant, du danger relatif à un puma qui rôde vers Harper’s Corner Loop Trail. Le parc est non payant.
La route monte… monte…

8000 pieds, de la neige sur l’herbe rase du plateau, un petit lac,

une vue superbe à 360° sur les failles rouges au-dessous, pas un chat à l’horizon.




Harper’s Corner Loop Trail. Pas un chat ici non plus mais peut-être le puma... On emprunte le sentier un peu crispés, même si on se dit qu’on ne risque rien, que ces gros chats sont plus friands des petits enfants que de leurs parents, etc., puis cent mètres plus loin on l’a déjà oublié. Lorsqu’on arrive au bout on a vraiment l’impression d’être à la proue d’un navire. La Green River coule paresseusement tout en bas à bâbord, ses eaux gris-vert renvoyant des reflets métalliques,

lèche la proue,

tandis qu'à tribord un canyon se faufile à travers la roche dorée.

Au retour, rencontre une perdrix rouge à qui notre présence ne coupe pas l'appétit.

La piste qui mène à Echo Park, très pentue au début, garde les traces d’une bataille sévère entre la bentonite mouillée et des pneus de 4 x 4. Tout est sec à présent, mais on considère d’un autre œil les nuages qui se baladent au-dessus de nous… Collines d’argile marron-rouge sur la gauche, veloutées,


puis la piste descend dans un canyon de limestone, Pool Creek Canyon, qui abrite les péthroglyphes du même nom dispersés sur une falaise lisse comme la main – beau pointillisme sur grès –...


Whispering Cave et son courant d’air glacial, et nous débouchons dans la magnifique clairière d’Echo Park surplombée par de hautes parois verticales. Il y a juste deux emplacements de pris, loin l’un de l’autre. L’un, sous les arbres, est occupé depuis semble-t-il un certain temps si on en croit le binz qui entoure le site par un homme à la mine plutôt patibulaire… On fait un tour, puis deux, et on s’installe près de l’entrée à gauche.


Nous faisons du thé puis réchauffons de la soupe, avant de préparer la voiture pour la nuit et de nous glisser dans nos sacs de couchage, toujours sans les Therm-a-Rest que nous avons définitivement abandonnés au profit de la moquette du TrailBlazer. La nuit tombe, la lune presque pleine éclaire les falaises et inonde l’habitacle d’une lumière blanche. L’avantage d’être dans la voiture plutôt que sous la tente, c’est que l’on peut s’endormir le nez dans les étoiles… en attendant de pied ferme les pumas qui ne manqueront pas, nous l’espérons, de venir rôder autour du site.
Samedi 17 mai
Réveil à 5 heures. Tiens, c’est ma fête… Nuit entrecoupée mais belle. La lumière de la lune dessinait au sommet des falaises trois grosses têtes qui veillaient sur nos rêves. Nombreux chants d’oiseaux. Dans la lumière rosée du petit matin, deux cerfs-mulets broutent tout près de la voiture, l’un pas vraiment tranquille, et on le comprend : par intermittence, les cris des coyotes qui se répondent brisent le silence. Des dizaines d’hirondelles volent dans les falaises du soleil levant, tandis qu’un colibri vient picorer les insectes collés sur la carrosserie. C’est à cette occasion que nous découvrirons avec étonnement que lescolibris ne dédaignent pas les protéines animales et que la petite brosse de leur langue balaie aussi bien les insectes que le nectar. Ces oiseaux sont fascinants et c’est toujours un émerveillement de les apercevoir. Leurs battements d’ailes incroyablement rapides, jusqu’à près de 80 fois par seconde, les transforment en petits hélicoptères à plume, leur permettant de faire du sur-place ou de se déplacer de haut en bas ou de droite à gauche, sans oublier la marche arrière ! Ce primitive campground parsemé de genévriers aux baies bleu clair est vraiment idéal, si tranquille, à une bonne cinquantaine de kilomètres du Visitor Center.

C’est ce matin en déjeunant, jour de ma fête donc, que nous nous apercevons que nous avons perdu le laguiole d’Alain, très probablement aux Needles. Premier accroc à cette journée qui s’annonçait si bien…
En nous baladant au pied des falaises...

nous avons la surprise de découvrir une large courbe de la Green River qui mêle ses eaux toujours aussi vertes à celles de la Yampa River, juste là, derrière le bosquet d’arbres.

Nous reprenons la piste en sens inverse mais sous une autre lumière, pétroglyphes, Whispering Cave, puis la route jusqu’à Dinosaur.

Nous voulions couper par la 16 – la Blue Mountain road –, mais on ne savait pas s’il y aurait de l’essence à Jensen et le réservoir n’était pas assez plein pour la partie Utah de Dinosaur. On a donc fait le plein à 3, 99 $ alors qu’à Jensen il y en avait bien et qu’elle était à 3, 72 $.

Le Dinosaur Quarry Visitor Center est installé dans un bâtiment en préfabriqué, l’ancien site, un peu au-dessus, ayant été évacué pour cause de glissement de terrain. Il faut dire qu’il a été curieusement bâti sur les badlands, qui sont tout sauf stables. Contre toute attente, la chaleur est aujourd’hui torride, les locaux nous disent que c’est exceptionnel et que les jours précédents il faisait froid et il pleuvait. Nous crapahutons sur les petits sentiers tracés dans les badlands voisines à la recherche d’un os de dinosaure, mais les seuls que nous ayons vus se trouvent sur les brochures. Comme nous avons la flemme de retourner à la voiture jeter pour la énième fois un œil sur le Photographing the Southwest, nous nous informons auprès d’une ranger de la difficulté de Sound of Silence et de Desert Voices. Elle nous dit que toutes les deux sont very easy and very short. En fait, Sound of Silence est donnée modérée sur les infos des rangers et très difficile en plein cagnard lorsqu’il fait chaud (mais on a vu ça après). A 2 heures, sous une chaleur torride au départ du sentier, la boîte des mini-guides est vide. On lit tout de même les conseils affichés sur les pancartes, toujours les mêmes: un gallon d’eau par jour et par personne. Nous voici donc partis pour environ un mile, avec un simple petit litre d’eau dans le sac à dos, alors que le soleil brûlant est à la verticale… L’endroit est magnifique. Des collines comme de grosses baleines blanches échouées là un jour lointain et désormais fossilisées alternent avec la roche aux couleurs toujours si chaudes qui aujourd’hui contrastent encore plus violemment sur le ciel bleu.

Au bout d’un moment, un doute commence à s’insinuer; on ne fait pas de boucle et pourtant on est à plus d’un mile de l’entrée. Or on n’a déjà plus qu’un demi-litre d’eau car je bois comme un trou... Petit à petit l’angoisse commence à m’attraper, je ne dis rien mais je pense que l’avertissement du début, sur les panneaux, de boire un gallon par jour, annonçait peut-être une longue rando. Le sentier plonge sous le couvert des peupliers et ressort par un étroit passage au milieu de badlands tellement proches les unes des autres qu’on n'a par endroits même pas la place de mettre les deux pieds l’un à côté de l’autre.

La chaleur qui est renvoyée est de plus en plus forte, la vue totalement bouchée, on déambule au milieu de ce labyrinthe d’argile sans en voir la fin, je n’ose plus boire... On finit par sortir avant d’être complètement rôtis et notre horizon s’élargit subitement sur un très beau panorama essentiellement minéral. Pendant ce temps Alain, lui, est toujours zen, essaie de me rassurer, me fait asseoir à l’ombre d’un genévrier. Quelques minutes de répit pour prendre deux ou trois photos…


A un moment, alors qu’on se croit assez près de la route où est garée la voiture, on escalade une pente rocheuse et on l’aperçoit effectivement mais… dans le lointain ! Catastrophe! On continue, on continue, on passe un petit col et juste avant Alain me certifie que juste derrière on verra de nouveau la voiture, beaucoup plus près cette fois. En fait on ne voit rien du tout, sauf encore et encore d’autres « collines » rocheuses, des passages de slick rocks... J’ai horriblement soif mais pour le moral je n’ose pas finir l’eau et je veux surtout qu’on la partage, cette eau. J’ai la langue comme du carton, je respire un air brûlant, j’ai des maux de tête et des palpitations, le visage en feu et je sais que ces symptômes ne sont pas bon signe, ce qui en rajoute.



Quand enfin en passant un petit col on aperçoit la plaine en contrebas, c’est une véritable délivrance ! La vue de la voiture et surtout l’idée du gallon d’eau nous donnent subitement des ailes. De nouveau en forme, on poursuit la route jusqu'au bout, à Josie Morris Cabin. On retrouve un temps la Green River

et les badlands qui la dominent, comme d’immenses peintures de sable navajos,

nous passons près de la Split Mountain aperçue dans Photographing the Southwest,


nous arrêtons pour voir quelques beaux pétroglyphes,

avant de garer la voiture à l'ombre des arbres devant le ranch de Josie, à l'entrée de Box Canyon. Balade sous les arbres.


Pour finir, le soir, à Vernal, nous dormons dans le pire Days Inn de tous les US. Quasi vide alors qu’il est immense, cinq ou six voitures seulement sont garées devant les portes. Sale, délabré, une piscine vide… Nous rendons immédiatement la première chambre où traînent outils et tout ce qu’on veut, avec un couvre-lit à moitié rabattu. On nous propose alors une deuxième chambre « mais avec la barre de douche cassée » ! Merci, vous pouvez la garder ! La troisième enfin nous paraît mieux, il faut croire que nous n’avons plus les yeux en face des trous. Elle n’a jamais dû voir une femme de ménage, les fauteuils dans lesquels nous nous asseyons manquent de s’effondrer sous notre poids pourtant modéré, les w-c sont mobiles, c’est original, les draps ont un fumet tout particulier… mais nous la garderons quand même. Après avoir hésité à dormir dans nos sacs de couchage, j’ai senti et ressenti les draps, on aurait dit un chien de chasse, et me suis persuadée qu’ils étaient quand même peut-être propres… Seul point positif, l’accueil aimable du tout jeune gérant. Philippe nous avait conseillé l’Econolodge, mais la quinzaine de gros bikers installés devant les portes des chambres qui m’ont immédiatement lorgnée d’un œil douteux lorsque on s’est arrêtés en face du motel ne nous ont pas engagés à descendre là. Et le Best Western était trop cher : 125 $.
Dimanche 18 mai
Nous quittons avec plaisir ce crasseux Day’s Inn et filons sur Castle Dale par la 191 Ouest, sans intérêt, puis la 10 Sud. A partir de Castle Dale, nous prenons le CR 401 pour aller voir le très beau Wedge Overlook, petit Colorado (Grand Canyon) de l’Utah. La lumière est crue et l’horizon blanchâtre, dommage, car la vue est superbe sur l’immense canyon qu’a creusé la San Rafael River. Il n’y a absolument personne et nous nous installons à une table pour pique-niquer, à l’ombre d’un arbre, six cents pieds au-dessus de l’eau.



Retour sur le 401. Nous prenons à droite et environ deux miles plus loin nous trouvons le BLM 332 qui mène au magnifique Buckhorn Wash Pictograph Panel. Surprise, dans cet endroit éloigné de tout, il y a bien une quinzaine de personnes en admiration devant ces longues silhouettes pourpre.






A la fin de la piste grise et poussiéreuse, I-70 puis sortie Hanksville et la Hwy 24 pour Goblin Valley. Une petite cabane de rangers au milieu de la route, 16 $ l’entrée. Le camping est cette fois-ci très moche, à l’aplomb de rochers qui eux sont magnifiques, mais comme dit Alain ça ressemble à Berck-Plage (où nous ne sommes jamais allés…). Les emplacements sont très proches les uns des autres et sans végétation, et il y a quelques cahutes au toit de tôle, sans murs, juste quatre piquets, des ramadas modernes, sans doute. Le site pour groupes est quasi désert : un trailer à gauche, une petite tente à droite, trois Allemandes, et au milieu un très grand emplacement couvert avec tables et bancs. Les rochers commençant à se cuivrer, nous partons pour les Goblin, qui font penser à une armée de petits nains pétrifiés, peut-être parce que ces curieux monolithes trapus ressemblent à de gros champignons. Ici encore l’érosion a fait des merveilles… et le soleil rasant recouvre le tout d’une poussière d’or rose.



Heu... un peu cochon de lait, non?



La nuit, la lueur blanche et crue de la lune inonde la voiture et les alentours d’un jour en négatif. Je reste longtemps l’œil rivé sur elle, comme un papillon de nuit attiré irrésistiblement par la lumière du lampadaire auquel il se brûlera les ailes. C’est très beau, et tellement calme… Toute une vie doit s’agiter au ras du sol, tout ce qui rampe, saute, court sort de son trou et part en chasse, heureusement nous sommes hors de portée.
Lundi 19 mai
Réveil à 6 h 10, heure de l’Utah. Petit déjeuner à une table, à angle droit des trois Allemandes qui se restaurent pour huit jours. Après avoir rangé la voiture, c’est-à-dire repassé derrière tout ce que nous avions mis la veille au soir sur les sièges avant afin de dégager la chambre à coucher – ce qui est bien plus vite fait que de replier la tente et surtout d’en nettoyer le tapis de sol et l’intérieur du sable fin comme de la farine qui colle et s’insinue partout –, en route pour Little Wild Horse Canyon. La route étroite qui y mène est bordée sur la droite de roches plissées et de badlands d’une infinité de couleurs.


A 8 heures on s’enregistre et nous voilà partis, avec la ferme intention de faire très attention à ne pas rater le canyon qui partira sur la droite et qui n’est pas très visible si l’on en croit le Photographing the Southwest.
Au début on suit le cours d’une rivière à sec, puis peu à peu le passage se rétrécit,



par moments même certains gros gabarits doivent rester coincés dans les ondulations du grès violet.

Nous croisons deux ou trois couples dont un assez âgé et avec des béquilles – ce qui ne risquerait pas d’arriver en France ! Deux heures plus tard nous commençons à nous poser des questions car il n’y a rien qui corresponde au guide. Décision est prise de faire demi-tour. Nous nous apercevrons que nous avons raté l’embranchement qui se voyait en fait beaucoup trop pour qu’on y fasse attention, d’autant qu’il faut presque des jumelles pour repérer le petit panneau indicateur en bois perché à plusieurs mètres de hauteur… Nous sommes en fait partis dans Bell Canyon qui, tout compte fait, n’était pas mal non plus, mais nous faisons quand même un tour d’une petite heure dans le beau slot canyon de LWH.

Hanksville, Boulder, toujours très belle Hwy 12 qui du désert grimpe à 9800 pieds à l’assaut des nuages dans les forêts d’aspens encore couvertes de neige. A Torrey, on s’arrête encore une fois au Capitol Reef Inn & Cafe pour manger une bonne salade et acheter du sel. La serveuse nous estourbit en inscrivant d’office 25 % de pourboire sur la note, mais les Français ont une telle réputation que pour cette fois nous ne disons rien. Il est déjà tard lorsque nous passons près du parking bourré de voitures de Calf Creek, trop tard pour descendre aux Lower Falls. Décidément… Il fait très chaud, nous nous baladons le long de la rivière dans laquelle un petit garçon latino se baigne sous le regard de sa mère, assise sur une roche au beau milieu de l’eau.
Très belle chambre Horizon au B & B de Catherine Barney. Un tour au RV Park pour laver du linge puis nous nous installons à une table du petit parc pour manger une soupe froide de maïs doux, du thon, des tomates et de la mayonnaise made in France, en regardant en face de nous les lamas déambuler d’une démarche impériale et lente, le regard perdu sur la ligne bleue des Vosges… sauf lorsqu’une lamasse passe à côté d’eux… Ils se mettent alors à trottiner en levant très haut chaque patte, comme s’ils étaient montés sur ressort, ignorant superbement notre fou rire.
Celui-là faisait bande à part...

Mardi 20 mai
Chez Catherine Barney le petit déjeuner est à 8 heures. Nous le prenons avec un couple d’Américains : tortilla bourrée d’une omelette, de fromage, champignons, tomates, maïs, etc., oups !... plus du thé et de délicieux muffins maison aux blueberries. J’aurais bien échangé ma tortilla contre toute la panière de muffins. Cette fois-ci, avant de reprendre la Cottonwood Canyon Road, nous faisons le détour par Kodachrome Basin même si la lumière n’est pas optimale pour les photos.


Il n’y a que nous sur le Grand Parade Trail. Très beau parc malgré un temps partiellement couvert et venteux.


Cheminées rougeoyantes, totems,

petits canyons encaissés, barrières de sandstone monumentales et chemin impossible qui grimpe le long d’une paroi à pic, l’Eagle’s View qui, une fois en haut, doit bien porter son nom. Mais pour l’heure il est fermé et donc interdit au randonneur. Autrefois, le bétail passait par là. On imagine que parfois certaines bêtes faisaient, comme à Grand Canyon celle de dix-sept secondes, la visite de cinq secondes…


Second arrêt à Grosvenor Arch, cette fois-ci sous le ciel bleu mais probablement pas pour longtemps,


derrière laquelle se cache un animal bizarre

La Cottonwood Canyon Road est toujours aussi belle et violemment colorée dans la première partie,


triste et monotone dans la dernière. Mais cette fois-ci elle nous paraît interminable malgré le désert couvert de fleurs jaunes sous le ciel devenu subitement anthracite, parce que nous voulons arriver avant la fermeture à la Paria Ranger Station. C’est raté encore une fois !

A deux miles de la Paria Station, le primitive campground de White House est très joli, au pied d’une falaise et tout près de la Paria River, et complètement désert.

Deux tentes sont montées, qui correspondent certainement aux deux 4 x 4 présents sur le parking, mais le permis placé derrière le pare-brise indique que leurs propriétaires sont partis pour une randonnée de plusieurs jours. Nous choisissons un emplacement, laissons nos gallons d’eau sur la table de pierre et partons explorer tout d’abord les rochers alentour puis le lit à sec de la Paria pour tenter de trouver de beaux cailloux. Il n’y a que l’embarras du choix, les galets sont magnifiques, de toutes les couleurs et de toutes les formes, et nous en avons vite fait un tas que nous devrons, au risque de nous trouver transformés en bête de somme et la mort dans l’âme, abandonner aux futures crues de printemps. Je garde une minuscule tête de vautour, ou d’aigle, avec un œil noir qui me regarde… et l’enfourne illico dans ma poche. De retour au camping le vent brûlant dont nous étions un peu protégés dans le lit de la rivière est insupportable et soulève des nuages de sable ! Peu à peu, les gens arrivent, s’installent, dînent, comme nous. La nuit tombe...


Mais avec un vent pareil nous choisissons de dormir dans le 4 x 4, à l’écart, sous la lune toute ronde et plus brillante que jamais. A minuit nous ne dormons toujours pas à cause de la lumière de la lune qui tombe sur nos visages et de la chaleur étouffante ! Nous passons notre temps à entrouvrir, voire ouvrir complètement les portes pour nous rafraîchir, sortir la tête, les bras, les jambes dans la nuit lourde. Nous n’avons jamais eu aussi chaud…
Mercredi 21 mai
Réveil à 6 heures. Pressentant que faire chauffer de l’eau va relever de l’exploit avec le vent qui est toujours aussi fort, nous fabriquons un paravent de fortune avec l’emballage du réchaud. La température a chuté vertigineusement sur le matin, le temps est à la pluie ce qui est un peu dommage car nous espérons bien être tirés au sort pour The Wave. A 8 h 30 nous partons pour la loterie de 9 heures à la Paria Station, et alors que nous pensions être dans les premiers nous sommes très étonnés de voir qu’il y a déjà une foule considérable de voitures, une bonne soixantaine sur ce petit parking bourré à bloc. Les Allemands sont majoritaires, certains avec des dégaines d’enfer, notamment un homme relativement petit qui approche les soixante-dix ans, baroudeur de choc aux muscles à l’étroit sous son tee-shirt, longue moustache et cheveux blancs sous un chapeau de cuir marron, banane à la taille, sac sur le dos… Les numéros commencent à sortir (nous avons le 20)… 21, 22, 24, 25, 13, et c’est fini ! Seules dix personnes sont tirées au sort le matin en plus des dix qui ont obtenu leur permis sur Internet. Nous l’avons raté de peu mais raté quand même et nous sommes vraiment déçus, malgré le temps qui sera détestable pour ceux qui partent déjà vers la vague pétrifiée. Nous hésitons : nous avions prévu d’aller à Yellow Rock en cas d’échec mais les premières gouttes commencent à tomber, qui se transforment rapidement en… neige fondue !! il fait froid désormais, le changement est vraiment radical depuis la veille. Finalement, n’ayant rien réservé, ce qui nous donne une impression de liberté très agréable, nous décidons d’aller encore une fois à Zion.
La suite ici :http://voyageforum.com/...ost=2170396;#2170396
Séjour au Sénégal aux fêtes de fin d'année English translation pending
Bonjour,
avec mon mari on souhaite partir au sénégal pour les fêtes de fin d'année j'ai trouvé des vols directs avec la compagnie air sénégal (est une compagnie serieuse) et ensuite on souhaite louer une maison au bord de l'eau
c'est notre premier sejour, nous souhaitons faire connaissance avec la population et les enfants (merci de me dire ce que je peux porter aux enfants) merci pour vos conseil et vos idées de visites j'aimerai aussi avoir des renseignements sur les médicaments à prendre avant le depart
merci d'avance pour vos réponse
sabrina et luc
c'est notre premier sejour, nous souhaitons faire connaissance avec la population et les enfants (merci de me dire ce que je peux porter aux enfants) merci pour vos conseil et vos idées de visites j'aimerai aussi avoir des renseignements sur les médicaments à prendre avant le depart
merci d'avance pour vos réponse
sabrina et luc
Pour comprendre Thaksin English translation pending
Pourquoi après le coup d'état les États unis ont sanctionné la Thaïlande?
Thaksin fait partie du groupe Carlyle:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Carlyle
Mais qu'est ce que le groupe Carlyle?
"Carlyle Group : anatomie d’une pieuvre
Le fonds d’investissement, proche de la famille Bush, serait une "CIA des affaires"
Infoguerre.com, le site d’informations édité par l’Ecole de guerre économique (EGE) publie une enquête sur Carlyle Group, l’un des fonds d’investissement privés les plus puissants de la planète, très proche de l’administration Bush.
On y apprend que Carlyle, déjà connu pour son emprise sur le complexe militaro-industriel américain et ses liens avec la famille Ben Laden, est de mieux en mieux implantée dans les nouvelles technologies.
L’auteur de l’enquête, Pascal Dallecoste est chercheur associé au LAREGE, le Laboratoire de Recherche de l’Ecole de guerre économique, qui travaille sur les logiques de puissance et de guerre de l’information.
Carlyle, c’est 70 000 salariés, 13 milliards de dollars d’actifs et des participations dans 164 sociétés. "L’un des premiers groupes d’investissement privés de la planète", souligne Pascal Dallecoste, pour qui il s’agit aussi d’un "service de renseignement à part entière".
"Privatisation de la sécurité nationale"
Créé en 1987, Carlyle commence à se développer massivement en 1989, après la nomination à sa tête d’un certain Franck Carlucci. Après avoir dirigé la CIA de 1977 à 1981, Carlucci est nommé directeur de Wackenhut, une société de sécurité "communément décrite comme un paravent de la CIA, proche de l’extrême droite", d’après Dallecoste.
Wackenhut est spécialisée, entre autres, dans la sécurité des ambassades et des centrales nucléaires américaines, ainsi que dans "la mise au point de centres de recherche quasi-clandestins sur les armes biologiques et chimiques", précise Dallecoste.
Wackenhut fut également impliquée dans l’un des plus grands scandales d’espionnage industriel et technologique, l’affaire Promis : un logiciel commercialisé dans le monde entier auprès d’un grand nombre de forces de l’ordre, sociétés privées et services de renseignement, au profit du Pentagone, qui y avait préalablement installé une "porte dérobée", de sorte de pouvoir accéder aux données soit-disant "sécurisées".
Conseiller pour la sécurité nationale de Ronald Reagan, Carlucci est nommé en 1987 secrétaire d’Etat à la Défense. Il en profite pour réformer les procédures d’appel d’offres de la Défense américaine. Fort de ses relations dans les milieux du renseignement, de la police et de l’armée, il passe, en 1989 à la tête de Carlyle Group, qui réalisera dès lors l’essentiel de son chiffre d’affaires dans l’industrie militaire.
"Le grand mouvement de privatisation de la sécurité nationale se met alors en marche", explique Dallecoste. "Au milieu des années 90, le Carlyle Group participe de manière très active à la reconstruction du complexe militaro-industriel américain", au point que d’aucuns la surnomme la "CIA des affaires".
"Carlyle est un proxy anonymisant"
Grâce à une très forte rentabilité financière, Carlyle attire rapidement les banques. Carlyle compte dans ses rangs des conseillers issus, pour bonne partie, des services de renseignements, de l’armée, "du gotha politique des Etats-Unis et des plus hauts dignitaires de l’administration Bush", dont Bush père en personne. Dans les années 90, le groupe se montre capable d’identifier les technologies émergentes à surveiller et les sociétés publiques qu’il convient de privatiser, sur fond de déréglementation des marchés.
"Carlyle est un proxy anonymisant : le groupe ne dévoile rien de ses investisseurs, ce qui permet à des sociétés ou à des pays d’accéder à des brevets sans se faire repérer", poursuit Dallecoste, qui note aussi son utilisation intensive des paradis fiscaux. "Chantre de la privatisation et du rôle des marchés financiers, Carlyle n’est pas coté en Bourse et n’est donc pas obligé de dévoiler l’identité de ses nombreux associés et actionnaires."
La société "montre une attention toute particulière envers les leaders d’opinion". L’ancien Premier ministre conservateur britannique John Major est par exemple le représentant européen du groupe.
En France, après avoir pris des parts dans Le Figaro en 1999, Carlyle a investi dans Vivendi Universal Publishing, dont les groupes Tests et Moniteur sont les leaders de la presse professionnelle informatique, BTP et marchés publics.
"Des postes d’observation essentiels : le laboratoire du groupe Tests figure parmi les premiers centres européens de tests informatiques", quand "l’annuaire France R&D" de L’Usine Nouvelle est "le premier annuaire des laboratoires et centres de recherche français".
L’ombre des Ben Laden
"Une oreille à Washington, une autre au Pentagone", la société profite financièrement de la menace terroriste : "les postes budgétaires qui ont le plus augmenté après les attentats du 11 septembre (biodéfense, sécurité informatique et technologies de protection de pointe, sont au coeur de Carlyle", rappelle Dallecoste.
Ironie de l’histoire, le groupe a commencé à faire parler de lui après que l’on eut découvert que la famille Ben Laden avait investi deux millions de dollars en 1994 dans l’un de ses fonds, centré sur l’industrie de la défense et de l’aérospatial. Une somme considérée comme une "mise de départ" par plusieurs analystes : il se pourrait bien que la famille Ben Laden fasse encore partie des principaux investisseurs du groupe.
D’abord concentré sur les secteurs militaires et pétroliers, Carlyle prend position dans le domaine des nouvelles technologies dès le début des années 2000. En janvier 2003, Carlucci ayant mauvaise presse, Carlyle nomme à sa tête Louis Gerstner, le très médiatique ex-directeur d’IBM.
Colonne vertébrale du réseau
"Capable de répondre à n’importe quel appel d’offres, de l’aéronautique aux télécoms, de l’électronique de défense à la décontamination nucléaire, bactériologique et chimique, en passant par la production de chars, de canons, de missiles..., écrit Dallecoste en introduction de son enquête, les participations du Carlyle Group dans les nanotechnologies, les biotechnologies et les semi-conducteurs en font l’un des principaux centres de recherche et développement sur les infrastructures de l’information, le nucléaire et les programmes génétiques."
Mais, selon le chercheur, le pire reste à venir : "La plupart des câbles sous-marins, notamment asiatiques, appartiennent à Carlyle. La société contrôle une partie des ’backbones’ mondiales, capitalise les routeurs, l’internet tactique et militaire, les radiofréquences, contrôle à peu près l’ensemble de la chaîne, en amont et en aval... En cas de conflit, c’est hautement stratégique".
Depuis peu, Carlyle se concentre aussi sur les places de marché virtuelles et les solutions de commerce électronique, les systèmes de cryptage et les produits interbancaires : "un accès aux flux d’informations les plus critiques de la planète le rendrait immensément riche et quasiment intouchable", selon Dallecoste. Jean-Marc Manach
http://www.transfert.net/Carlyle-Group-anatomie-d-une Économie "
Thaksin fait partie du groupe Carlyle:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Carlyle
Mais qu'est ce que le groupe Carlyle?
"Carlyle Group : anatomie d’une pieuvre
Le fonds d’investissement, proche de la famille Bush, serait une "CIA des affaires"
Infoguerre.com, le site d’informations édité par l’Ecole de guerre économique (EGE) publie une enquête sur Carlyle Group, l’un des fonds d’investissement privés les plus puissants de la planète, très proche de l’administration Bush.
On y apprend que Carlyle, déjà connu pour son emprise sur le complexe militaro-industriel américain et ses liens avec la famille Ben Laden, est de mieux en mieux implantée dans les nouvelles technologies.
L’auteur de l’enquête, Pascal Dallecoste est chercheur associé au LAREGE, le Laboratoire de Recherche de l’Ecole de guerre économique, qui travaille sur les logiques de puissance et de guerre de l’information.
Carlyle, c’est 70 000 salariés, 13 milliards de dollars d’actifs et des participations dans 164 sociétés. "L’un des premiers groupes d’investissement privés de la planète", souligne Pascal Dallecoste, pour qui il s’agit aussi d’un "service de renseignement à part entière".
"Privatisation de la sécurité nationale"
Créé en 1987, Carlyle commence à se développer massivement en 1989, après la nomination à sa tête d’un certain Franck Carlucci. Après avoir dirigé la CIA de 1977 à 1981, Carlucci est nommé directeur de Wackenhut, une société de sécurité "communément décrite comme un paravent de la CIA, proche de l’extrême droite", d’après Dallecoste.
Wackenhut est spécialisée, entre autres, dans la sécurité des ambassades et des centrales nucléaires américaines, ainsi que dans "la mise au point de centres de recherche quasi-clandestins sur les armes biologiques et chimiques", précise Dallecoste.
Wackenhut fut également impliquée dans l’un des plus grands scandales d’espionnage industriel et technologique, l’affaire Promis : un logiciel commercialisé dans le monde entier auprès d’un grand nombre de forces de l’ordre, sociétés privées et services de renseignement, au profit du Pentagone, qui y avait préalablement installé une "porte dérobée", de sorte de pouvoir accéder aux données soit-disant "sécurisées".
Conseiller pour la sécurité nationale de Ronald Reagan, Carlucci est nommé en 1987 secrétaire d’Etat à la Défense. Il en profite pour réformer les procédures d’appel d’offres de la Défense américaine. Fort de ses relations dans les milieux du renseignement, de la police et de l’armée, il passe, en 1989 à la tête de Carlyle Group, qui réalisera dès lors l’essentiel de son chiffre d’affaires dans l’industrie militaire.
"Le grand mouvement de privatisation de la sécurité nationale se met alors en marche", explique Dallecoste. "Au milieu des années 90, le Carlyle Group participe de manière très active à la reconstruction du complexe militaro-industriel américain", au point que d’aucuns la surnomme la "CIA des affaires".
"Carlyle est un proxy anonymisant"
Grâce à une très forte rentabilité financière, Carlyle attire rapidement les banques. Carlyle compte dans ses rangs des conseillers issus, pour bonne partie, des services de renseignements, de l’armée, "du gotha politique des Etats-Unis et des plus hauts dignitaires de l’administration Bush", dont Bush père en personne. Dans les années 90, le groupe se montre capable d’identifier les technologies émergentes à surveiller et les sociétés publiques qu’il convient de privatiser, sur fond de déréglementation des marchés.
"Carlyle est un proxy anonymisant : le groupe ne dévoile rien de ses investisseurs, ce qui permet à des sociétés ou à des pays d’accéder à des brevets sans se faire repérer", poursuit Dallecoste, qui note aussi son utilisation intensive des paradis fiscaux. "Chantre de la privatisation et du rôle des marchés financiers, Carlyle n’est pas coté en Bourse et n’est donc pas obligé de dévoiler l’identité de ses nombreux associés et actionnaires."
La société "montre une attention toute particulière envers les leaders d’opinion". L’ancien Premier ministre conservateur britannique John Major est par exemple le représentant européen du groupe.
En France, après avoir pris des parts dans Le Figaro en 1999, Carlyle a investi dans Vivendi Universal Publishing, dont les groupes Tests et Moniteur sont les leaders de la presse professionnelle informatique, BTP et marchés publics.
"Des postes d’observation essentiels : le laboratoire du groupe Tests figure parmi les premiers centres européens de tests informatiques", quand "l’annuaire France R&D" de L’Usine Nouvelle est "le premier annuaire des laboratoires et centres de recherche français".
L’ombre des Ben Laden
"Une oreille à Washington, une autre au Pentagone", la société profite financièrement de la menace terroriste : "les postes budgétaires qui ont le plus augmenté après les attentats du 11 septembre (biodéfense, sécurité informatique et technologies de protection de pointe, sont au coeur de Carlyle", rappelle Dallecoste.
Ironie de l’histoire, le groupe a commencé à faire parler de lui après que l’on eut découvert que la famille Ben Laden avait investi deux millions de dollars en 1994 dans l’un de ses fonds, centré sur l’industrie de la défense et de l’aérospatial. Une somme considérée comme une "mise de départ" par plusieurs analystes : il se pourrait bien que la famille Ben Laden fasse encore partie des principaux investisseurs du groupe.
D’abord concentré sur les secteurs militaires et pétroliers, Carlyle prend position dans le domaine des nouvelles technologies dès le début des années 2000. En janvier 2003, Carlucci ayant mauvaise presse, Carlyle nomme à sa tête Louis Gerstner, le très médiatique ex-directeur d’IBM.
Colonne vertébrale du réseau
"Capable de répondre à n’importe quel appel d’offres, de l’aéronautique aux télécoms, de l’électronique de défense à la décontamination nucléaire, bactériologique et chimique, en passant par la production de chars, de canons, de missiles..., écrit Dallecoste en introduction de son enquête, les participations du Carlyle Group dans les nanotechnologies, les biotechnologies et les semi-conducteurs en font l’un des principaux centres de recherche et développement sur les infrastructures de l’information, le nucléaire et les programmes génétiques."
Mais, selon le chercheur, le pire reste à venir : "La plupart des câbles sous-marins, notamment asiatiques, appartiennent à Carlyle. La société contrôle une partie des ’backbones’ mondiales, capitalise les routeurs, l’internet tactique et militaire, les radiofréquences, contrôle à peu près l’ensemble de la chaîne, en amont et en aval... En cas de conflit, c’est hautement stratégique".
Depuis peu, Carlyle se concentre aussi sur les places de marché virtuelles et les solutions de commerce électronique, les systèmes de cryptage et les produits interbancaires : "un accès aux flux d’informations les plus critiques de la planète le rendrait immensément riche et quasiment intouchable", selon Dallecoste. Jean-Marc Manach
http://www.transfert.net/Carlyle-Group-anatomie-d-une Économie "
Petits cadeaux à emporter pour offrir aux Marocains? English translation pending
bonsoir, Nous partons pour 12 jours au Maroc dont quelques jours à Merzouga dans le désert. J'aimerai emporter avec nous quelques petites choses pas lourdes car nous sommes en avion pour offrir aux personnes que nous rencontrons la-bas. Avez vous des suggestions? J'ai déjà des crayons de couleurs pour les enfants.
Merci
Combien de temps dure la transcription d'un mariage franco-algérien? English translation pending
Salut je suis algerien marié avec une francaise au juillet 2008 .et j'ai déposer le dossier au consulat ? salut je suis algérien mari avec une française en juillet 2008 .et j'ai déposé le dossier au consulat de france à Alger. pour la transcription .pour l'envoi à nante. et après un mois ma femme a reçu un courrier de nante concernant la convocation, elle a la mairie proche de sa résidence .et moi au consulat de france à alger
svp si quelqu'un peut m'aider je veux savoir sa va durer combien de temps la transcription?
et ou je récupère livret de famille?
et pour l'enquête quel genre de questions posé......????
MERCI BCP
A la rencontre des Rickshaw Wallahs English translation pending
Dans quelques jours, départ pour Dhaka pour un voyage de 6 à 7 mois, à la rencontre des Rickshaw Wallahs au Bangladesh et en Inde ...
Tchao bye bye le Temps. Alors comm’ça tu vois, ds huit jours, .tes heures ne seront plus des heures, tes minutes ne seront plus des minutes, tes secondes ne seront plus des secondes. Explosé tout ça. Tu n’t’y retrouveras plus. J’embarque un réveil, histoire de t’rassurer, ou plutôt, histoire de te narguer. Parce que je n’sais trop au fond à quoi il t’servira, si ce n’est qu’à te rendre compte que tu n’auras plus d’emprise sur mon rythme de vie. Je te ferai "élastic". De tes secondes, j’en ferai des heures quand il sera le Temps de regarder la Pluie, de regarder la Lune, le Temps de rencontrer des Hommes des Femmes, des Enfants aussi, quand il sera le temps pour des parfums et des couleurs sucrés, pour des lumières étincelantes. Il y aura des couchés de soleil, des soirées autour du feu, des silences. De tes heures, j’en ferai des secondes quand il sera le Temps de la fatigue, de la fatigue physique, de la fatigue mentale aussi, quand il sera le Temps de voir les scènes noires, quand il sera le temps de se battre contre les bestioles, que ce soit moustique, virus ou parasite !.
Et ma mémoire « on failing disk » remettra à l’inconscient ce dont elle ne veut pas, ou ne peut pas se souvenir. Et tu te dissoudras alors. Tout ça ne sera pas de ton registre, de tes repères à toi le Temps. T’y mettras pas ta griffe. C’est comme ça dit-on le Voyage. Je ne te laisserai pas de prise. Alors, Tchao bye bye le Temps, Tchao bye bye...
Budhbar, le rickshaw avec lequel j'ai pu m'entrainer pour préparer ce périple, avait un peu le blues le jour de sa dernière sortie : « Tu leur diras comme elle était belle cette journée. Tu leur diras comme le soleil est bon ici. Comme cet apm. Rien à voir avec cette chaleur parfois humide et étouffante que je connaissais là bas…et que d’ici peu tu vas rencontrer…. ! Accha…. ! Tu t’y feras. T’inquiètes pas. Parce que tu devras t’y faire. Ils s’y font bien les rickshaw wallahs de Dhaka ou Delhi. Tu n’avais qu’un 26-28° au mieux cet apm. Ils signeraient pour ça, tu sais…
Tu leur diras comme je prends plaisir à découvrir cette région. Comme il était chouette le Mont Blanc cet apm. Il resplendissait. Lumineux. Il semblait si proche.. A portée de rickshaw. Peut-être qu’un jour on ira le voir de plus près n’est ce pas. Allez dis moi..
Tu leur diras aussi comme je prends plaisir d’être l’attention de tous ces regards. Comme cet apm. C’est bien loin de ces coups de bâtons reçus parfois dans les rues de Dhaka pour avoir obstrué je n’sais quel passage. Rien de tout ça ici. Non, des gens attentionnés, interpellé par l’exotisme, par l’ailleurs, par « l’autre » peut-être. Et je t’écoute leur raconter ton projet. C’est magique.. Ils te suivront disent-ils. Combien tu vas en emmener dis moi sur ta banquette. Et toi, tu me laisses là…
T’aurais pu prendre des photos cet apm de cette sortie en «condition voyage » . Vu que t’as passé « ta journée » à finaliser différents angles de vues. T’as rien pris. Tu leur montreras nos autres sorties alors n’est-ce pas ?. Tu sais, à propos, pour les images, ça « sautera » sans doute davantage las bas. Les routes, las bas, c’est nids de poules sur nid de poules. Ou bien alors, c’est piste. Enfin, tu verras….
T’as aussi un peu « galéré » aujourd’hui avec le vent n’est ce pas. Ca « soufflait ». Ok la capote était en position ouverture maxi. Merci, du reste, je suis si ravissant ainsi me dit-on. Prise de vent maxi. Comme ça, ça t’entraîne. Après tout, t’as plus qu’un mois pour ça. A peine plus. Profites en donc de « galérer » ainsi… »
Je poserai ici de temps en temps mes billets d'humeur, histoire de partager, histoire peut être d'en "embarquer" quelques uns ou quelques une sur la banquette de mon rickshaw...
Jlouis
Tchao bye bye le Temps. Alors comm’ça tu vois, ds huit jours, .tes heures ne seront plus des heures, tes minutes ne seront plus des minutes, tes secondes ne seront plus des secondes. Explosé tout ça. Tu n’t’y retrouveras plus. J’embarque un réveil, histoire de t’rassurer, ou plutôt, histoire de te narguer. Parce que je n’sais trop au fond à quoi il t’servira, si ce n’est qu’à te rendre compte que tu n’auras plus d’emprise sur mon rythme de vie. Je te ferai "élastic". De tes secondes, j’en ferai des heures quand il sera le Temps de regarder la Pluie, de regarder la Lune, le Temps de rencontrer des Hommes des Femmes, des Enfants aussi, quand il sera le temps pour des parfums et des couleurs sucrés, pour des lumières étincelantes. Il y aura des couchés de soleil, des soirées autour du feu, des silences. De tes heures, j’en ferai des secondes quand il sera le Temps de la fatigue, de la fatigue physique, de la fatigue mentale aussi, quand il sera le Temps de voir les scènes noires, quand il sera le temps de se battre contre les bestioles, que ce soit moustique, virus ou parasite !.
Et ma mémoire « on failing disk » remettra à l’inconscient ce dont elle ne veut pas, ou ne peut pas se souvenir. Et tu te dissoudras alors. Tout ça ne sera pas de ton registre, de tes repères à toi le Temps. T’y mettras pas ta griffe. C’est comme ça dit-on le Voyage. Je ne te laisserai pas de prise. Alors, Tchao bye bye le Temps, Tchao bye bye...
Budhbar, le rickshaw avec lequel j'ai pu m'entrainer pour préparer ce périple, avait un peu le blues le jour de sa dernière sortie : « Tu leur diras comme elle était belle cette journée. Tu leur diras comme le soleil est bon ici. Comme cet apm. Rien à voir avec cette chaleur parfois humide et étouffante que je connaissais là bas…et que d’ici peu tu vas rencontrer…. ! Accha…. ! Tu t’y feras. T’inquiètes pas. Parce que tu devras t’y faire. Ils s’y font bien les rickshaw wallahs de Dhaka ou Delhi. Tu n’avais qu’un 26-28° au mieux cet apm. Ils signeraient pour ça, tu sais…
Tu leur diras comme je prends plaisir à découvrir cette région. Comme il était chouette le Mont Blanc cet apm. Il resplendissait. Lumineux. Il semblait si proche.. A portée de rickshaw. Peut-être qu’un jour on ira le voir de plus près n’est ce pas. Allez dis moi..
Tu leur diras aussi comme je prends plaisir d’être l’attention de tous ces regards. Comme cet apm. C’est bien loin de ces coups de bâtons reçus parfois dans les rues de Dhaka pour avoir obstrué je n’sais quel passage. Rien de tout ça ici. Non, des gens attentionnés, interpellé par l’exotisme, par l’ailleurs, par « l’autre » peut-être. Et je t’écoute leur raconter ton projet. C’est magique.. Ils te suivront disent-ils. Combien tu vas en emmener dis moi sur ta banquette. Et toi, tu me laisses là…
T’aurais pu prendre des photos cet apm de cette sortie en «condition voyage » . Vu que t’as passé « ta journée » à finaliser différents angles de vues. T’as rien pris. Tu leur montreras nos autres sorties alors n’est-ce pas ?. Tu sais, à propos, pour les images, ça « sautera » sans doute davantage las bas. Les routes, las bas, c’est nids de poules sur nid de poules. Ou bien alors, c’est piste. Enfin, tu verras….
T’as aussi un peu « galéré » aujourd’hui avec le vent n’est ce pas. Ca « soufflait ». Ok la capote était en position ouverture maxi. Merci, du reste, je suis si ravissant ainsi me dit-on. Prise de vent maxi. Comme ça, ça t’entraîne. Après tout, t’as plus qu’un mois pour ça. A peine plus. Profites en donc de « galérer » ainsi… »
Je poserai ici de temps en temps mes billets d'humeur, histoire de partager, histoire peut être d'en "embarquer" quelques uns ou quelques une sur la banquette de mon rickshaw...
Jlouis
Retour d'un voyage Holguin - Las Tunas - La Havane du 14 au 21 septembre English translation pending
Donc, j'ai décidé de partir 1 semaine à Las Tunas après le cyclone avec 4 valises remplies de nourriture sèche pour aider mon mari et sa famille. A l'aéroport de Holguin, 2 de mes valises ont été inspectées sans problème... mon mari est venu me chercher à l'aéroport et nous sommes allés au centre-ville de Holguin pour diner... beaucoup de magasins et restaurants fermés pour cause de non électricité... beaucoup d'arbres de déracinés... une femme de Holguin me dit qu'ils ont été 3 ou 4 jours sans électricité, quasi sans nourriture et sans eau car tout était fermé... ceux dont les maisons sont détruites ou manquant une partie de toit vont rester dans leur famille proche ou chez des voisins le temps que le gouvernement leur donne des matériaux... cela peut prendre quelques mois... tout cela dans la solidarité partagé... j'aime leur mentalité d'entraide.... mon mari me dit qu'il ne sait pas pourquoi mais qu'il y a des gens qui auront des matériaux mais d'autres n'auront pas... qu'il faut être là pour voir...
le taux de change était à 1.18 et la gazoline aux pompes à essence 1, 50 pesos convertible... celle achetée dans la rue, je ne sais pas...
à Las Tunas, beaucoup d'arbres aussi centenaires complètement déracinés... dans une des rues où son meilleur ami habite, il y a un camion avec employés pour dégager le tout... les employés avec scie mécanique pour couper les troncs d'arbres et beaucoup de monde de la rue avec machettes pour ébrancher les arbres et aider à mettre dans le camion... les femmes elles balaient le trottoir et la rue pour remettre cela propre... solidarité et entraide...
le cyclone a duré 5 heures, de 23 heures à 4 heures du matin environ et beaucoup sont restés dans leur maison car assez solide pour cela... les autres ont été se réfugier dans les écoles... sa famille sont restés chez eux avec les poules à l'intérieur pour les sauvegarder...
mon mari m'a dit qu'un homme vendant des baguettes de pain dans la rue avec sa bicyclette a été arrêté car il a voulu profiter de la situation et de 7 sous le pain il a monté cela à 25 sous (1 pesos convertible)... donc il passera en jugement car n'aide pas à la révolution... on me dit qu'il pourrait avoir une sentence entre 1 et 3 années de prison... ou une amende...
il y a des secteurs de Las Tunas qui manquent encore d'électricité, et ce depuis plus qu'une semaine, dont la maison où il habite... donc cuisson sur le charbon dehors lorsqu'il y a charbon à acheter ou sinon au pétrole... l'électricité est revenu le mercredi suivant...
dans les mercados extérieurs où il y a fruits, légumes et viandes tout reprend son cours normal mais sans beaucoup de variétés dans les fruits et légumes... bananes vertes pour chicharistas, avocats, ananas, oranges, ail... manquent oignon, carottes, cocombre, tomates... cela se parlent qu'avec les récoltes perdues et l'attente des prochaines récoltes, quand l'approvisionnement sera expiré, dans le mois ou les mois qui suivront, il y aura moins à manger...
nous allons à la Roca, où il y a musique et oups.... manque d'électricité... très courant là-bas et quasi journalièrement... pour quelques minutes ou quelques heures... mais il y en a un qui a une guitare et tout le monde l'accompagne en chantant et quelques-uns en profitent pour danser.... même si la vie n'est pas facile, ils apprécient la vie et trouvent le moyen, la volonté et la force pour continuer de l'avant... siempre adelante...
donc... mardi soir partons pour la Havane pour donner un papier final qui le disculpe de toute sentence judiciaire pour l'ambassade... là-bas, on me dit qu'il y a eu manque d'électricité 2 o 3 jours, beaucoup d'eau mais moins de dommages qu'ailleurs... les hôtels du centre-ville et du malecone sont ouverts.... pour les discothèques, sûrement aussi, mais nous sommes allés à une de l'hôtel Mélia avec show de danse et après danse...
Retour le vendredi à Las Tunas et le réservoir d'eau potable chez mon mari est quasi-vide... ils puisent l'eau dans un puits qu'ils ont creusé il y a quelques années pour tout usage et ils devront la faire bouillir car brunâtre un peu... les bouteilles d'eau que j'ai laissé suffiront pour un temps... un certain temps ou un temps certain...
il y avait des touristes dans le même avion que moi qui sont allés à l'hôtel Pesquero et au Costa Verde qui m'ont dit qu'il y avait plus de travailleurs pour nettoyer que de touristes... ils étaient environ une vingtaine de touristes... et que déjà il y avait amélioration dans le nettoyage de la plage et de l'hôtel....
bon... avec de la chance, j'y retournerai un aller-retour de 3 jours pour aller chercher mon mari d'ici 3 semaines, si tout va bien comme nous l'espérons....
le taux de change était à 1.18 et la gazoline aux pompes à essence 1, 50 pesos convertible... celle achetée dans la rue, je ne sais pas...
à Las Tunas, beaucoup d'arbres aussi centenaires complètement déracinés... dans une des rues où son meilleur ami habite, il y a un camion avec employés pour dégager le tout... les employés avec scie mécanique pour couper les troncs d'arbres et beaucoup de monde de la rue avec machettes pour ébrancher les arbres et aider à mettre dans le camion... les femmes elles balaient le trottoir et la rue pour remettre cela propre... solidarité et entraide...
le cyclone a duré 5 heures, de 23 heures à 4 heures du matin environ et beaucoup sont restés dans leur maison car assez solide pour cela... les autres ont été se réfugier dans les écoles... sa famille sont restés chez eux avec les poules à l'intérieur pour les sauvegarder...
mon mari m'a dit qu'un homme vendant des baguettes de pain dans la rue avec sa bicyclette a été arrêté car il a voulu profiter de la situation et de 7 sous le pain il a monté cela à 25 sous (1 pesos convertible)... donc il passera en jugement car n'aide pas à la révolution... on me dit qu'il pourrait avoir une sentence entre 1 et 3 années de prison... ou une amende...
il y a des secteurs de Las Tunas qui manquent encore d'électricité, et ce depuis plus qu'une semaine, dont la maison où il habite... donc cuisson sur le charbon dehors lorsqu'il y a charbon à acheter ou sinon au pétrole... l'électricité est revenu le mercredi suivant...
dans les mercados extérieurs où il y a fruits, légumes et viandes tout reprend son cours normal mais sans beaucoup de variétés dans les fruits et légumes... bananes vertes pour chicharistas, avocats, ananas, oranges, ail... manquent oignon, carottes, cocombre, tomates... cela se parlent qu'avec les récoltes perdues et l'attente des prochaines récoltes, quand l'approvisionnement sera expiré, dans le mois ou les mois qui suivront, il y aura moins à manger...
nous allons à la Roca, où il y a musique et oups.... manque d'électricité... très courant là-bas et quasi journalièrement... pour quelques minutes ou quelques heures... mais il y en a un qui a une guitare et tout le monde l'accompagne en chantant et quelques-uns en profitent pour danser.... même si la vie n'est pas facile, ils apprécient la vie et trouvent le moyen, la volonté et la force pour continuer de l'avant... siempre adelante...
donc... mardi soir partons pour la Havane pour donner un papier final qui le disculpe de toute sentence judiciaire pour l'ambassade... là-bas, on me dit qu'il y a eu manque d'électricité 2 o 3 jours, beaucoup d'eau mais moins de dommages qu'ailleurs... les hôtels du centre-ville et du malecone sont ouverts.... pour les discothèques, sûrement aussi, mais nous sommes allés à une de l'hôtel Mélia avec show de danse et après danse...
Retour le vendredi à Las Tunas et le réservoir d'eau potable chez mon mari est quasi-vide... ils puisent l'eau dans un puits qu'ils ont creusé il y a quelques années pour tout usage et ils devront la faire bouillir car brunâtre un peu... les bouteilles d'eau que j'ai laissé suffiront pour un temps... un certain temps ou un temps certain...
il y avait des touristes dans le même avion que moi qui sont allés à l'hôtel Pesquero et au Costa Verde qui m'ont dit qu'il y avait plus de travailleurs pour nettoyer que de touristes... ils étaient environ une vingtaine de touristes... et que déjà il y avait amélioration dans le nettoyage de la plage et de l'hôtel....
bon... avec de la chance, j'y retournerai un aller-retour de 3 jours pour aller chercher mon mari d'ici 3 semaines, si tout va bien comme nous l'espérons....
Destination Ladakh English translation pending
Depuis le temps qu’on en rêvait … enfin … surtout moi. Louloute (désolée, c’est le surnom de mon homme), n’avait jamais été très tenté par l’Inde, et moi, je voulais y aller depuis des années. Au moins 30 ans. Comme c’est un montagnard, j’ai trouvé la parade au bout de tant d’années. On va au Ladakh. « T’inquiète, c’est l’Inde, mais c’est pas l’Inde. C’est l’Himalaya. Des montagnes, tu n’auras que ça. Et s’il reste du temps, on fera un petit tour au Rajasthan, juste quelques jours ». Le deal est fait, il accepte. Faut dire qu’il n’est pas bien difficile et ça tombe bien. Les billets sont pris longtemps à l’avance, tellement, qu’on en oublierait presque qu’on part. Et le mois de juin arrive vite, alors petit tour sur TD pour trouver de supers tuyaux. C’est à ce moment précis que l’impatience d’y être s’est faite ressentir fortement. Jusque là, cela n’était qu’un rêve. Il devenait réalité. D’entendre parler de Tar, de Rizong, de Chulichan ou de la Nubra plus quelques photos de Chris … ça y est, c’était urgent de partir. Les listes d’affaires à prendre et de choses à faire avant de partir s’allongent.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.
L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.
L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.Travailler à Walt Disney World Floride English translation pending
salut tout le monde ! Pour une raison inconnue le post "travailler a Disney world floride" a été fermé.
J'ouvre donc ce post pour continuer de discuter sur les experiences, les news, les bons plans .....
A bientot !
A bientot !
Visa pour l'Iran refusé English translation pending
Bonjour
Je suis allée ce matin réceptionner à l'ambassade d'Iran les demandes de visas déposées le 30 juillet. Mon visa à moi m' a été donné mais celui de mon fiancé non. La personne du guichet m'a dit qu'il relancait la demande et que celle-ci avait une chance d'être acceptée en seconde instance... Je doute un peu de l'issue positive. Qu'en pensez vous? Pour quelle raison mon ami peut-il être refusé d'entrée en Iran? Pour info, la personne que j'ai vue a justifié ce refus en disant que "certains visas étaient acceptés, d'autres non, et c'est tout." Je dois rappeler dans 15 jours... en espérant que nous pourrons partir ... Merci pour vos conseils et avis.
Je suis allée ce matin réceptionner à l'ambassade d'Iran les demandes de visas déposées le 30 juillet. Mon visa à moi m' a été donné mais celui de mon fiancé non. La personne du guichet m'a dit qu'il relancait la demande et que celle-ci avait une chance d'être acceptée en seconde instance... Je doute un peu de l'issue positive. Qu'en pensez vous? Pour quelle raison mon ami peut-il être refusé d'entrée en Iran? Pour info, la personne que j'ai vue a justifié ce refus en disant que "certains visas étaient acceptés, d'autres non, et c'est tout." Je dois rappeler dans 15 jours... en espérant que nous pourrons partir ... Merci pour vos conseils et avis.
Mes anti-carnets de voyage English translation pending
PREFACE
Je n’aime pas les carnets de voyage !…🙁
En cinquante ans de voyage, j’ai accumulé en vrac des milliers de souvenirs, jetés pêle-mêle au fond de ma mémoire comme au fond d’une chambre d’étudiant !
Certains sont bien mis en évidence sur l’étagère, d’autres sont posés à même le sol, et certains resteront blottis et oubliés sous le lit, où je ne les redécouvrirai que dans plusieurs années, lors d’un improbable rangement de mes neurones ou d’un déménagement définitif rendu nécessaire par l’exigüité des lieux 😉.
Je n’ai surtout pas la patience désespérante et inutile de noter scrupuleusement et mécaniquement tous mes faits et gestes en voyage (« Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport », ... « Les chambres de l’hôtel étaient délicieuses », ... « Le taxi pour le centre ville nous a coûté six dollars cinquante », ...) car j’ai toujours pensé que la tenue détaillée et comptable de ses activités de voyageur faisait trop rapidement oublier ce qui constitue pour moi l’essentiel d’un voyage, à savoir toutes ces étranges sensations intimes et fortes qui éclairent à intervalle régulier le parcours du voyageur et qui sont pour moi totalement indescriptibles sur une feuille de papier, sauf si l’on a le talent littéraire d’un Stendhal ou d’un Pierre Loti, ce qui ne sera jamais mon cas…
De toute façon, il faut laisser un espace de liberté à la mémoire progressivement défaillante au fil des années, pour qu’elle ne se rattache pas exclusivement aux quelques lignes manuscrites maladroitement griffonnées à chaud, sur un petit carnet à spirale perdu au fond du sac à dos… Si l’on n’y prend garde, le carnet de voyages finit par tuer les vrais souvenirs, car il est nécessairement illusoire de vouloir recréer le charme d’un hôtel disparu à la simple lecture, même attentive, de son livre de comptes ! Je n’écrirai donc jamais mes mémoires voyageuses…et personne ne s’en plaindra !
En conclusion, et si l’absence d’écriture et d’enregistrement, autre que photographique, de mes pérégrinations internationales me satisfait pleinement, des éclairs de mémoire ressurgissent toujours à intervalle régulier, souvent dix ou vingt ans après, et il me prend parfois l’envie égoïste de redonner vie par le texte à de petites anecdotes insignifiantes de voyage, comme pour regretter un peu (mais pas longtemps !) d’avoir dilapidé volontairement mon capital souvenir en refusant obstinément son enregistrement par un écrit quotidien et systématique.
Ci-dessous, dans les posts suivants, deux premiers exemples de cette réminiscence voyageuse, deux "anti-carnets de voyages", le premier déjà diffusé dans VF il y a un an, (..mais un peu "retravaillé" ) et le second de rédaction récente, donc inédit sur ce forum.
J’espère qu’ils vous distrairont quelques instants autant qu'ils m'ont amusé à les écrire... 🙂
Bonne lecture
Je n’aime pas les carnets de voyage !…🙁
En cinquante ans de voyage, j’ai accumulé en vrac des milliers de souvenirs, jetés pêle-mêle au fond de ma mémoire comme au fond d’une chambre d’étudiant !
Certains sont bien mis en évidence sur l’étagère, d’autres sont posés à même le sol, et certains resteront blottis et oubliés sous le lit, où je ne les redécouvrirai que dans plusieurs années, lors d’un improbable rangement de mes neurones ou d’un déménagement définitif rendu nécessaire par l’exigüité des lieux 😉.
Je n’ai surtout pas la patience désespérante et inutile de noter scrupuleusement et mécaniquement tous mes faits et gestes en voyage (« Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport », ... « Les chambres de l’hôtel étaient délicieuses », ... « Le taxi pour le centre ville nous a coûté six dollars cinquante », ...) car j’ai toujours pensé que la tenue détaillée et comptable de ses activités de voyageur faisait trop rapidement oublier ce qui constitue pour moi l’essentiel d’un voyage, à savoir toutes ces étranges sensations intimes et fortes qui éclairent à intervalle régulier le parcours du voyageur et qui sont pour moi totalement indescriptibles sur une feuille de papier, sauf si l’on a le talent littéraire d’un Stendhal ou d’un Pierre Loti, ce qui ne sera jamais mon cas…
De toute façon, il faut laisser un espace de liberté à la mémoire progressivement défaillante au fil des années, pour qu’elle ne se rattache pas exclusivement aux quelques lignes manuscrites maladroitement griffonnées à chaud, sur un petit carnet à spirale perdu au fond du sac à dos… Si l’on n’y prend garde, le carnet de voyages finit par tuer les vrais souvenirs, car il est nécessairement illusoire de vouloir recréer le charme d’un hôtel disparu à la simple lecture, même attentive, de son livre de comptes ! Je n’écrirai donc jamais mes mémoires voyageuses…et personne ne s’en plaindra !
En conclusion, et si l’absence d’écriture et d’enregistrement, autre que photographique, de mes pérégrinations internationales me satisfait pleinement, des éclairs de mémoire ressurgissent toujours à intervalle régulier, souvent dix ou vingt ans après, et il me prend parfois l’envie égoïste de redonner vie par le texte à de petites anecdotes insignifiantes de voyage, comme pour regretter un peu (mais pas longtemps !) d’avoir dilapidé volontairement mon capital souvenir en refusant obstinément son enregistrement par un écrit quotidien et systématique.
Ci-dessous, dans les posts suivants, deux premiers exemples de cette réminiscence voyageuse, deux "anti-carnets de voyages", le premier déjà diffusé dans VF il y a un an, (..mais un peu "retravaillé" ) et le second de rédaction récente, donc inédit sur ce forum.
J’espère qu’ils vous distrairont quelques instants autant qu'ils m'ont amusé à les écrire... 🙂
Bonne lecture
"La Thaïlande invente le permis de mendier" (22 août) English translation pending
Les échos
La Thaïlande invente le permis de mendier [ 22/08/08 ] En Thaïlande, il faudra bientôt un permis pour mendier. Ce n'est pas une plaisanterie, c'est un projet de loi du ministère pour la Sécurité et pour le Développement social. Le « Bangkok Post » rapporte que si cette initiative est approuvée, « être mendiant relèvera du parcours du combattant ». Les futurs professionnels de la manche devront « apporter la preuve qu'ils sont défavorisés, handicapés, sans abri, ou âgés et sans enfant pour s'occuper d'eux », explique le quotidien thaïlandais. De plus, la nouvelle profession sera réservée exclusivement aux Thaïlandais, qui devront avoir une carte d'identité sur eux en permanence. Enfin, pour obtenir un « permis de travail », les mendiants devront être enregistrés par l'administration locale.
Pour la porte-parole adjointe du gouvernement, cette mesure est une bonne chose, car ceux qui exploitent les mendiants pourront être poursuivis en justice. De plus, la loi « permettra aux autorités de se débarrasser des nombreux mendiants étrangers ».
Les quémandeurs interrogés par le « Bangkok Post » ne semblent pas perturbés par ce projet. Une mendiante aveugle de quarante-six ans vivant dans la province de Kalasin déclare qu'elle n'a rien contre l'idée de devoir s'inscrire pour mendier si cela peut améliorer son quotidien. Même réponse de Tee, un handicapé de vingt-neuf ans, qui déclare gagner environ 6 euros par jour en faisant la manche. Le projet de loi prévoit en effet que les mendiants enregistrés pourront bénéficier de l'aide de centres spécialisés.
Mais les associations humanitaires s'inquiètent malgré tout. Si un mendiant s'inscrit dans une province, il n'aura pas le droit de mendier ailleurs. Selon la fondation Mirror, qui lutte contre le trafic d'êtres humains, cela réduirait grandement les opportunités de recevoir un peu plus d'argent.
Le président de la fondation explique que ce projet a été lancé parce que le gouvernement croit que la mendicité est liée au trafic d'êtres humains, alors qu'en réalité « beaucoup de mendiants font leur travail sans être impliqués dans des activités illégales ».
Pour la porte-parole adjointe du gouvernement, cette mesure est une bonne chose, car ceux qui exploitent les mendiants pourront être poursuivis en justice. De plus, la loi « permettra aux autorités de se débarrasser des nombreux mendiants étrangers ».
Les quémandeurs interrogés par le « Bangkok Post » ne semblent pas perturbés par ce projet. Une mendiante aveugle de quarante-six ans vivant dans la province de Kalasin déclare qu'elle n'a rien contre l'idée de devoir s'inscrire pour mendier si cela peut améliorer son quotidien. Même réponse de Tee, un handicapé de vingt-neuf ans, qui déclare gagner environ 6 euros par jour en faisant la manche. Le projet de loi prévoit en effet que les mendiants enregistrés pourront bénéficier de l'aide de centres spécialisés.
Mais les associations humanitaires s'inquiètent malgré tout. Si un mendiant s'inscrit dans une province, il n'aura pas le droit de mendier ailleurs. Selon la fondation Mirror, qui lutte contre le trafic d'êtres humains, cela réduirait grandement les opportunités de recevoir un peu plus d'argent.
Le président de la fondation explique que ce projet a été lancé parce que le gouvernement croit que la mendicité est liée au trafic d'êtres humains, alors qu'en réalité « beaucoup de mendiants font leur travail sans être impliqués dans des activités illégales ».