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S'installer en Angleterre dès le 19 janvier English translation pending
by Justeme · 2015-01-01 · 8 replies
Coucou à tous,

Je suis dans une démarche de reconverstion, j'ai besoin d'avoir un niveau d'anglais courant (aujourd'hui, j'ai un niveau A2 snif)

J'ai pris mon billet pour Londres pour le 19 Janvier, par contre, je m'installerai dans une autre ville!

Je recherche:

- une ville moyenne - avec peu de français - possibilité de trouver un job facilement (vendeuse dans un H&M serait l'idéal pour moi)

Je vous remercie par avance pour votre aide :)

Bien à vous
Quoi faire à Costa Maya avec jeunes enfants? English translation pending
by Yliob · 2014-12-29 · 9 replies
Les plages semblent ordinaires? Quoi faire lors de cette escale si les ruines ne nous intéressent pas avec deux jeunes enfants! Merci!
Choix de véhicule pour l'Ouest américain English translation pending
by Clem3469 · 2014-12-16 · 76 replies
Bonjour à tous,

Je vais effectuer avec ma femme un roadtrip en août prochain. J'ai une interrogation sur le type de voiture à louer. Soit une type chevrolet cruze soit un type ford escape ou autre.

Y a une seule piste qui me pose problème c'est la valley drive à monument valley. Est ce faisable en voiture type chevrolet cruze? J'ai lu que le début et donc la fin était très abîmé ...

Cordialement
Petit dialogue en bozo: "Voyage à Youvarou" (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2014-12-13 · 0 replies
Voyager à Youvarou

La vie dans le Delta Central du fleuve Niger au Mali est façonnée par l'extrême changement entre la saison des pluies (juin–septembre) et la saison sèche (mars–mai). La manière de voyager de Mopti à Youvarou (100 kms environ) se modifie donc selon la saison : par pinasse seulement pour traverser la région complètement inondée pendant la saison des pluies, par voiture dans les mois de la saison sèche. En tout cas, un voyage par pinasse est une des aventures les plus vibrantes au Mali ! Les pinasses quittent Mopti en fin d'après-midi et arrivent à Youvarou le lendemain à 5 heures du matin (et à l'inverse), donc on passe la nuit dans la pinasse. J'ai souvent pris cette route, par pinasse et par voiture et camion ...

Le Delta Central est la région la plus palpitante dans ce pays extraordinaire. Son coeur, son moteur ...

– en bozo-sorogaama :

– en français :

Voyage à Youvarou

Personnages : Dieba, Daouda, Bokari

Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?

Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.

Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti (1) ?

Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.

Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?

Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante (2), il n’a pas de prix fixe.

Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?

Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.

Dieba : A Youvarou, c'est loin ?

Daouda : Jusque derrière le Débo.

Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.

Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.

(1) Souvent écouté, donc j'assure que les vieux Sorogo à Youvarou parlent même aujourd'hui de Sagan, alors que la jeune génération désigne cette ville de Mopti (terme fulfuldé). Le nom du premier site de la ville de Mopti est Sagan ou même Sagan sire "ancien Sagan". Possiblement, le terme fait référence aux trous de la berge dans lesquelles vivaient les Bozo, selon la légende. En tout cas, les Bozo sont les fondateurs de Mopti, même la grande et célèbre mosquée de Mopti a été construite par les Bozo ... Pour les vieux Bozo, Mopti est la ville des villes au Mali mais pas du tout la capitale de Bamako. (2) Aujourd'hui, les transactions se font chez les Bozo en monnaie française en prenant comme unité de base (pour compter l'argent) le soi-disant darsi (darasi) ou mè ("fer") dont la valeur est de 5 FCFA. Alors, ce qu'est le darsi chez les Bozo, c'est le dòròmè chez les Bambara. Tous les deux termes sont bel et bien en usage au jour d'aujourd'hui ... Donc, 300 darsi correspondent à 1.500 FCFA, 350 darsi à 1.750 FCFA ...

– texte glosé :

Yuwaarusie Yuwaaru-sie Y.-voyage Voyage à Youvarou

Nyimire : Jèèba, Dauda, Bòòkari Personnages : Dieba, Daouda, Bokari

Jèèba : An ga suo Yuwaaru wai ta ? Jèèba – an – ga – suo – Yuwaaru – wai – ta Dieba – tu – IPF – partir – Y. – aujourd'hui – ITRG Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?

Dauda : N tegeye kai, n ga kiin maa be so Yuwaaru. Dauda – n – tege-ye – kai – n – ga – kiin – maa – be – so – Yuwaaru Daouda – mes – objet-PL – voir – je – IPF – pirogue – chercher – pour – aller – Yuwaaru Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.

Jèèba : Yuwaaru kiinye ga kirè mitian Sagan ni ? Jèèba – Yuwaaru – kiin-ye – ga – kirè – mitian – Sagan – ni Dieba – Y. – pirogue-PL – IPF – avoir – où – Mopti – dans Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti ?

Dauda : Tenegu, Maasinè, Jooro yen Yuwaaru kiinye saan ga kirè jiilaa. Dauda – Tenegu – Maasinè – Jooro – yen – Yuwaaru – kiin-ye – saan – ga – kirè – jii-laa Daouda – T. – M. – D. – et – Y. – pirogue-PL – toutes – IPF – avoir – eau-bord Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.

Jèèba : Bon yen Yuwaaru kiinmii ga darsi jeni ni ? Jèèba – bon – yen – Yuwaaru – kiin-mii – ga – darsi – jeni – ni Dieba – ici – et – Y. – pirogue-paye – COP – darsi – combien – COP Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?

Dauda :A ga yoro sige yen yoro sige yen dèwè yen tèmi wè naa. Dauda – a – ga – yoro – sige – yen – yoro – sige – yen – dèwè – yen - tèmi – wè – naa Daouda – il – COP – 100 – 3 – et – 100 – 3 – et – 40 – et – 10 – ?? – entre Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante,

Sònggò taana na a ni. Sònggò – taa-na – na – a – ni prix – arrêter-PART – COPnég – il – COP il n’a pas de prix fixe.

Jèèba : Kiinye ga suo mon waati ? Jèèba – kiin–ye – ga – suo – mon – waati Dieba – pirogue-PL – IPF – sortir – quel – temps Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?

Dauda : Ah ! E nan ba waati mon ni koi ! Dauda – ah – e – nan – ba – waati – mon – ni – koi Daouda – ah – elles – SBJ – partir – temps – REL – dans – EMPH Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.

Jèèba : Yuwaaru laa n daan ? Jèèba – Yuwaaru – laa – n – daan Jèèba – Y. – FOC – COP – éloigné Dieba : A Youvarou, c'est loin ?

Dauda : A ga hali dèbò kòtien. Dauda – a – ga – hali – dèbò – kòtien Daouda – il – COP – jusque – Débo – derrière Daouda : Jusque derrière le Débo.

Jèèba : Nyon kòni, aa ga saa sen pa. Jèèba – nyon – kòni – aa – ga – saa – sen – pa Dieba – DEM – FOC – vous – IPF – se coucher – route – en Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.

Bòòkari : Dauda, kiinye ba, de ! Bòòkari – Dauda – kiin-ye – ba – de Bokari – D. – pirogue-PL – sortir – EMPH Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Abréviations : COP = copule ; COPnég = copule négative ; DEM = adjectif démonstratif ; EMPH = particule emphatique ; FOC = particule de focalisation ; IPF = aspect imperfectif ; ITRG = ; PART = participe (de valeur d’accompli) ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif ; SBJ = subjonctif

(SIL Mali/gtz, Bamako)

Bonne lecture !

Hery

Photo : carte bozophone



Photo : le port de Youvarou
Quelle ville pour passer le nouvel an au Japon? English translation pending
by Ayato33 · 2014-12-07 · 12 replies
Bonsoir tout le monde,

Voilà je compte partir au Japon pour fêter Noël et le Nouvel An au mais il y a problème a tout sa. La quasi totalité des hôtels de Tokyo et Kyoto sont complets donc je me demander si quelqu'un pouvais me renseigner pour une autre ville à la place.

Merci et en attente de vos réponses.
Rome: que ferriez-vous le jour de Noël? English translation pending
by Millipatti · 2014-11-23 · 2 replies
Bonjour,

Je pars avec mes deux grands enfants pour un séjour de presque 5 jours à Rome : arrivée le mardi 23 décembre en début de matinée et départ le samedi 27 en début de soirée.

Je ne fais en général pas de "programme" mais il semble y avoir tant à voir et à faire dans cette ville que nous visitons pour la première fois, et de réservations qui apparaissent quasi obligatoires, que je tente de me projeter un minimum. Et je sèche un peu en ce qui concerne la journée du 25 décembre.

- Y a-t-il des quartiers qui risquent d'être un peu plus animés que les autres et où nous pourrions nous balader et trouver quelques cafés ouverts pour nous poser un peu ? Les Romains sortent-ils un peu cette journée-là où restent-ils tout l'après-midi à table ?

- Y a-t-il des coins où nous pourrons trouver de bons restos, sympas ? J'ai lu que le quartier juif était une des possibilités. Autre chose ?

- j'ai lu que le Pape procédait à une bénédiction ce jour-là sur la place Saint-Pierre. Cela veut-il que nous trouverions des choses ouvertes dans le coin ? Est-ce que, sans visiter des musées ou des espaces intérieurs, ce quartier vaut le coup un 25 décembre ?

Voilà voilà. Plus que 4 semaines avant le départ... 🙂
Noël et Nouvel An à Berlin English translation pending
by Birouly63 · 2014-11-17 · 2 replies
Bonsoir,

Moi et ma copine partons le 26 décembre à Berlin. Nous allons séjourné dans un appartement jusqu'au 2 janvier. Nous aimerions savoir ce qu'il ne faut pas rater lors des périodes de noël. Quel sont les endroits insolites? Ou pourrions nous fêter le nouvel an? La circulation est elle difficile en voiture? Quel sont les activités à ne pas rater sachant que nous ne somme pas trop musée? Avez vous des endroits avec de beau paysage? Ou partir faire les magasin pour pas trop chère?

Merci d'avance
Compostelle - Venu à pied depuis la Suisse (extrait de livre) English translation pending
by Steph2Suisse · 2014-11-15 · 26 replies
Comme le poste à suscité pas mal d'attention (700 lectures en une semaine), je vous propose un second extrait de mon aventure sur le chemin de Compostelle depuis la Suisse. A lire plus bas !

Salut à tous !

Au début du printemps de l'année passé (avril 2013) je suis parti à pied sur le chemin de St-Jacques de Compostelle depuis Lausanne en Suisse. A ce moment, j'ai 23 ans, je viens de terminer mes études en tourisme et suis en ce que l'on appelle "année sabbatique" (année de congé que l'on prend à la fin de ses études pour voyager et prendre du recule). Je décide de façon toute à fait irrationnelle en l'espace de 3-4 semaines de partir sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et d'y expérimenter le détachement matériel et monétaire.

Je pars sans montre, sans téléphone portable, sans rasoir à barbe (oui ça me fera une sacrée barbe au final !), sans carte bancaire et avec un montant de ~500€ pour un voyage estimé à 100 jours de marche sur ~2'000 kilomètres. Je n'ai évidemment pas de billet de retour depuis Compostelle car je ne sais pas à quel moment j'atteindrai le kilomètre 0 du chemin. Et j'embarque un pote dans l'aventure qui m'accompagnera jusqu'au Puy-en-Velay (à 18 jours de marche, 430 kilomètres).

J'arrive à Compostelle après 90 jours de marche, 2'200 kilomètres parcourus (j'ai fait un petit détour en chemin) et 350€ en poche (oui le chemin est magique, je peux très bien vivre sans argent durant des périodes d'une semaine/dix jours)...

Aujourd'hui, 16 mois après mon retour en Suisse, je suis en train de rédiger un livre sur cette aventure à la fois humaine et spirituelle, difficile à vivre et magique, vallonnée et régulière. Je vous en propose ici un extrait. Nous en sommes à notre troisième jour de marche. Nous avons passé la nuit au bord du lac Léman en Suisse, entre Lausanne et Genève, et n'avons plus de provisions de nourriture...

Le lendemain matin je suis réveillé par les rayons du soleil et le clapotis des vagues contre le bord du lac. C’est plutôt agréable comme sensation. Je me sens étonnement bien malgré les vingt-cinq kilomètres de marche que nous avons parcours la veille presque contre notre gré. J’ai aussi passé une bonne nuit de sommeil. Je pense que l’air frais sur mon visage – même si initialement je craignais de dormir dehors – à fait énormément de bien à mon corps. Je pensais me lever courbaturé de douleur pour avoir dormi par terre après la journée intense de la veille, mais il n’en est rien. Ce que je considérais à priori comme un échec (le fait de se retrouver dehors pour notre deuxième nuit de voyage) s’est révélé plutôt bénéfique au final. Je rédige mes « pages du matin » dans mon cahier de voyage alors qu’Oscar prépare un feu sauvage pour faire chauffer de l’eau dans une casserole qu’il a emportée dans son sac. Ce matin notre petit-déjeuner est composé exclusivement d’un thé servi dans une bouteille en plastique avec un peu de sucre. Nous avons les deux faims et sommes d’accord sur le fait qu’il faudra être plus efficace que la veille pour trouver de quoi se nourrir aujourd’hui. Nous prévoyons de faire un tour à travers Nyon et de nous présenter dans les boulangeries ou autre commerces d’alimentation pour demander du pain de la veille ou autres invendus. Nos sacs sont prêt et nous amorçons la monté depuis le bord du lac en direction du bourg. Nous arrivons sur une place d’où nous apercevons un apéritif en plein air avec tables, boissons, pâtisseries, fruits… Ni une ni deux je propose à Oscar que l’on essaie de s’y incruster. En arrivant nous sommes tout de suite remarqués par les personnes présentes, normal avec nos dégaines de pèlerins tout juste sorti du lit ! Je lance sur un ton amusé à un homme qui s’est tourné vers nous : - Vous acceptez aussi les pèlerins à votre apéro ? Il me répond en souriant que je dois m’adresser à leur maire – organisateur de l’événement – qui se situe à quelques mètres de lui. Je m’approche et reformule ma question. L’homme me répond un brin agacé que cet apéritif est organisé pour les collaborateurs de la mairie. Puis il ajoute, voyant que la question bien que posé sur le ton du rire est sérieuse (on doit quand même avoir l’air d’avoir faim j’imagine) : - Vous pouvez peut-être repasser à la fin de l’apéro, s’il reste quelque chose… Je lui réponds que ce serait avec plaisir et lui demande à quelle heure. - Vers les midis… Nous répond-t-il. Bien. Nous avons déjà au moins une option si nos recherches de nourriture à travers la petite ville devaient restées vaines jusque-là. Nous continuons notre chemin à travers Nyon et apercevons une boulangerie. Nous décidons de nous y rendre en expliquant que nous sommes des pèlerins sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et en demandant s’ils seraient d’accord de nous céder du pain de la veille ou autres invendus. Premier essai, première réponse négative : - Non, ce n’est pas quelque chose que nous faisons. Mince ! Bon continuons. Deuxième boulangerie : - Non, le pain de la veille ils viennent le chercher chaque soir à la fermeture. Un peu plus loin, nous tentons un troisième essai : même réponse que la deuxième… Un peu démoralisés nous nous décidons à attendre midi pour aller voir si le maire tiendra parole en nous donnant quelques restes de son apéro. En Suisse lors d’un apéro – qui plus est, organisé par l’Etat – normalement il y a toujours quelques restes.

A midi, nous sommes de retour sur la place de la mairie où nous retrouvons notre maire. Nous l’abordons en disant : - Re-bonjour, on est venu voir s’il y a quelques restes pour nous comme convenu… Le maire nous informe qu’il attend encore quelques collaborateurs mais nous propose une pomme et un jus de fruit. Ce n’est pas grand-chose, mais déjà de quoi mettre en route notre estomac. Nous nous mettons à discuter. Notre interlocuteur nous demande des détails de notre voyage. Depuis quand sommes-nous déjà en route ? Combien de kilomètres y a-t-il jusqu’à St-Jacques de Compostelle depuis ici, etc. Je réponds à ses questions et explique la dimension non-monétaire dans laquelle nous souhaitons réaliser notre voyage - d’où le fait que nous soyons venu quémander de quoi manger à cet apéritif. Oscar rajoute que nous avons passé la nuit au bord du lac avec comme seul petit-déjeuner un thé préparé sur un petit feu improvisé. Le maire étonné nous demande alors : - Et vous n’avez pas été inquiété sur la plage pour dormir ? Nous répondons naïvement : - Non, non. Il y avait bien quelques personnes sur la place jusqu’à minuit, mais nous n’avons pas été dérangés. - Quand je vais ai demandé si vous n’avez pas été inquiété je pensais à la police, parce que faire du camping sauvage sur la commune de Nyon c’est interdit normalement. Oups, nous avions un peu oublié que nous étions en face du maire en personne ! Mais il ne nous en veut pas. Il nous demande où nous allons passer la nuit suivante. Nous l’informons que nous allons reprendre la route en direction de Genève et que nous dormirons à plusieurs kilomètres d’ici… Au final, nous aurons encore droit à une pomme, mais rien de plus. Nous n’insistons pas et reprenons notre route à travers Nyon. Deux fruits et un jus ça n’est pas suffisant pour que nous quittions tout de suite la ville, surtout que nous ne savons pas si nous passerons par d’autres magasins d’alimentation prochainement. Je propose la solution d’urgence à Oscar : aller au restaurant Migros qui est en libre-service et nous servir à manger dans les assiettes de restes que les gens déposent dans les charriots de débarrassage à la fin de leur repas. Oscar valide ma proposition et nous voici sur place. Les restaurants Migros en Suisse sont des lieux peu compliqués. On peut s’y rendre pour boire un thé ou manger quelque chose en se servant soi-même au buffet et en passant à la caisse où l’on reçoit un ticket qui certifie que l’on a bien payé les éléments que l’on est en train de consommer. A la fin du repas, on prend son plateau et on l’amène sur des charriots que le personnel vient régulièrement changer lorsque ceux-ci sont pleins. Avec Oscar nous prenons place à une table et nous nous servons de deux verres d’eau du robinet dans des verres en plastiques qui sont à disposition gratuitement. Nous nous équipons également de deux fourchettes disponibles à la sortie des caisses pour la suite. Le plan est simple : nous sommes assis face-à-face, chacun guettant ce qui se passe dans une moitié du restaurant. Lorsqu’un client se lève pour débarrasser son plateau-repas, il s’agit d’identifier s’il y a des restes intéressants dans son assiette. Bien que l’idée vienne de moi, c’est Oscar qui passe à l’action en premier : il nous ramène une salade à peine touchée. C’est un bon début. Il me faut un peu de temps pour me mettre dans le bain, au début je suis encore trop freiné par le regard de gens. Mais au final nous prenons goût au jeu et enchaînons les restes laissés par les clients du self-service : assiette à frites à moitié mangée, carcasse de poulet encore bien garnie, légumes, encore des frites et du poulet… Nous passons plus ou moins inaperçu. En fait, je ne regarde pas autour de nous et je m’en fous de ce que pensent les gens. J’ai faim et il y a de bonnes choses à manger gratuitement. Ces aliments ont été payés donc il n’y a pas de raison de s’en priver. Nous restons une quinzaine de minutes sur place avant de nous éclipser…

En début d’après-midi nous quittons finalement Nyon en rigolant de vive voix en repesant à la manière dont nous nous y sommes pris pour assouvir notre faim. D’abord l’épisode avec le maire à qui nous avons raconté comme nous avons fait du camping sauvage sans autorisation sur sa commune, et puis ensuite la scène du restaurant Migros où nous avons joué aux piques assiettes. Aujourd’hui il faut beau pour la troisième journée consécutive mais la pluie est annoncé pour la soirée. Nous marcherons très probablement moins que la veille pour éviter de nous surmener, et commencerons nos recherches d’hébergement suffisamment tôt pour ne pas être surpris par la pluie.

Après quelques kilomètres, le chemin nous amène au travers d’un petit village dans lequel un magasin d’alimentation se présente. Quelques réserves de nourritures seraient bonnes à prendre, nous décidons donc d’y adresser notre demande malgré les nombreux refus que nous avons récemment essuyés en ville de Nyon. Oscar formule notre sollicitation à la caissière qui nous demande de patienter le temps d’appeler la propriétaire du magasin. Cette dernière se rapproche et je reformule notre demande. Après un bref instant, le temps de saisir notre demande apparemment inhabituelle, je vois les traits du visage de notre interlocutrice s’adoucir pour devenir un sourire. Elle nous répond par la positive et se dirige vers l’étagère de boulangerie. Elle emballe quatre croissants dans un petit sachet en papier, avant de continuer vers les rayons des fruits où elle emballe cette fois deux oranges, deux pommes, deux bananes. - Voilà et bonne route. Nous la remercions chaleureusement avant de nous diriger vers la sortie. Dans le magasin, des clients nous jettent des regards mêlés de curiosité et d’étonnement. C’est un étrange sentiment pour moi, je suis un peu gêné mais ça va. Je suis surtout très touché par la générosité dont a fait preuve inconditionnellement cette dame. Son geste me va droit au cœur. Arrivé dehors, nous nous exclamons : - Purée comment ça fait trop plaisir ! - T’as vu comment ça s’est passé ? Au début je pensais qu’on allait se prendre un refus dans la tronche, mais la proprio était trop sympa ! - On a quatre croissants et six fruits mec. C’est la fête ! Toutefois, avant de nous mettre à manger, nous décidons de marcher une certaine distance pour ne pas que l’on nous voit nous goinfrer directement à côté du magasin. Nous ne voulons pas avoir une attitude qui pourrait paraître irrespectueuse. Nous passons la suite de l’après-midi sans nous presser, faisant une pause pour profiter de ce que nous avons reçu à manger et prévoyant de guetter les occasions où nous pourrions nous mettre à chercher un endroit où passer la nuit. Nous voulons éviter à tout prix le scénario d’hier qui nous a poussés à dépasser largement les 20 kilomètres de marche, sans savoir réellement où nous voulions nous arrêter pour la nuit.

Aux alentours des 17 heures, nous arrivons à Commugny, un petit village du canton de Vaud peu avant de passer sur le sol genevois. Nous passons à côté d’une église devant laquelle se trouve un sceau pour les pèlerins. Nous tamponnons notre carnet et nous arrêtons pour réfléchir. Est-ce que nous commençons nos recherches d’hébergement ici ? C’est qu’il n’y a pas grand monde dans les parages et nous ne nous voyons pas aller sonner chez des gens pour leurs demander l’hospitalité… Nous décidons de faire un tour dans le coin pour voir si nous trouvons un endroit du village plus fréquenté où nous pourrions éventuellement aborder des gens afin de les solliciter comme hospitaliers spontanés.

Après avoir un peu marché nous arrivons dans ce qui semble être le centre du village. Le bâtiment communal s’y situe ainsi que la déchetterie qui crée beaucoup d’aller et venue de gens qui viennent amener leurs déchets. Nous abordons une dame. Nous nous présentons en expliquant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Elle nous informe qu’il existe un accueil jacquaire dans le village. Il s’agit de gens qui accueillent bénévolement les pèlerins chez eux en offrant un repas, une place où dormir ainsi qu’un petit-déjeuner. Avant de partir, le pèlerin paie un montant qu’il détermine lui-même en fonction de sa bonne-volonté. J’ai beaucoup de respect pour les gens qui pratique l’accueil jacquaires chez eux. Néanmoins, vu la manière dont nous avons décidé de voyager, c'est-à-dire sans dépenser d’argent en dehors des cas d’urgence, il ne serait pas honnête de nous rendre dans un accueil jacquaire sans laisser d’argent derrière nous après notre séjour. Nous remercions donc la dame de nous avoir donné ces informations, mais nous allons poursuivre nos recherches en comptant plutôt sur l’envie spontanée de quelqu’un de nous accueillir chez lui ou de nous offrir un endroit où passer la nuit, même s’il ne porte pas l’étiquette « accueil jacquaire » écrit sur son front. L’hospitalité ne devrait selon moi pas être détenu par certaines personnes en particuliers, même si celle-ci sont des habitués des pèlerins. Au contraire, je constaterai même plus tard lors de mon voyage, que l’on a souvent les meilleures échanges et discutions avec des personnes qui ne sont justement pas des habituées des pèlerins et qui sont beaucoup plus curieux et attentifs aux anecdotes de voyage que l’on a à leurs raconter. Plutôt que d’aborder chaque passant, et de risquer de nous voir indiquer l’accueil jacquaire dont nous connaissons déjà l’existence à chaque fois, nous optons une nouvelle fois pour un écriteau. Je décide d’en créer un nouveau, plus grand cette fois sur lequel j’inscrirai la même phrase que la première fois : « pèlerins aimables cherchent hébergement pour la nuit ». Pour le support, je déniche un morceau de carton de la déchetterie à côté de laquelle nous nous trouvons, et je m’applique pour présenter une belle écriture, qui donnera envie à n’importe qui de nous ouvrir la porte pour la nuit ! Nous sommes assis là avec nos sacs à dos de pèlerins et la coquille St-Jacques d’Oscar bien visible à nos côtés. Je tiens notre écriteau de recherche d’hébergement dans les mains et affiche un sourire plutôt naturel. Je me suis déjà souvent retrouvé dans des situations où je m’affiche avec un panneau pour faire du stop sur de longues distances, et je trouve ça à chaque fois assez drôle. Le sourire me vient assez facilement face à l’inhabituel de la situation et à la réaction des passants. Beaucoup de gens se parquent à côté de la déchetterie, amènent leurs poubelles ou différents déchets recyclés, puis repartent. Un homme de retour à se voiture, n’ayant visiblement pas pris le temps de lire notre écriteau, nous conseils de nous rendre à la route principale : nous y aurons plus de chance pour trouver une voiture pour nous prendre en stop. Je lui lance : - C’est pas une voiture qu’on cherche, mais un hébergement pour la nuit ! - Ah d’accord, carrément ! Bonne chance. Vient un moment où une dame apparait à vélo dans notre champ de vision depuis la droite. Elle ne roule pas vite car elle est accompagnée de sa petite fille qui n’est pas encore très rapide sur deux roues. Elle passe à quelques mètres devant nous en nous regardant d’un air intrigué. Elle a vu que nous avions un panneau sur lequel est un inscrit une demande, mais elle ne le lit pas. Je la salue toujours souriant et elle nous répond avant de poursuivre sur quelques mètres. Je la suis du regard un instant puis redirige mon attention sur le parking de la déchetterie. Trouverons-nous des gens spontanément ouvert à nous accueillir chez eux ce soir ? Puis mon attention se replace sur la dame à vélo qui s’est arrêté à quelques mètres. Je n’ose pas encore croire à ce que je pense. Après tout, elle s’est peut-être arrêtée pour n’importe quelle raison que nous ne connaissons pas. Elle se retourne et nous demande : - Qu’est-ce qui est écrit sur votre panneau ? Je lui explique qui nous sommes et le voyage que nous avons amorcé vers Compostelle en Espagne. Je continue en disant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Il est d’autant plus important que nous soyons à couvert car de la pluie est annoncée pour la soirée. Nous discutons quelques instants puis notre interlocutrice nous informe que leur maison est actuellement en travaux, notamment au salon. Si elle nous accueille ce serait dans une maison en chantier. Nous lui expliquons que nous sommes tout sauf exigeants et que nous serions tout à fait enchantés de pouvoir être reçu chez elle. Entre-temps sa fille qui avait pris de l’avance à vélo a fait demi-tour et nous à rejoint. Elle écoute notre conversation d’un air concentré. La dame conclus en disant qu’elle va rejoindre sa maison à vélo avec sa fille et se concerter avec son mari avant de venir nous rechercher. Très bien, nous attendrons. Youpi ! On dirait que la chance nous sourit. Après une deuxième journée un peu mitigée en termes de rencontres généreuses, nous nous rattrapons aujourd’hui. Très peu de temps après, une autre dame avec deux petits garçons vient nous aborder. Elle nous a vus discuter avec la dame à vélo, et nous pose également des questions sur notre voyage. Nous lui disons que nous allons probablement être accueillis chez cette dernière qui est allé en parler à son mari avant de revenir. Notre nouvelle interlocutrice d’origine italienne est sympathique. Elle nous dit qu’elle habite dans un petit appartement avec son mari et ses deux fils. Malgré le peu de place nous pourrions éventuellement trouver accueil chez eux ce soir si notre hôte devait se désister. Waouh, quel enchainement de rencontres positives d’un seul coup ! Merci beaucoup. Si nous sommes encore là ce soir parce que notre hôte se serait désistée, ce serait avec plaisir !

Une voiture se gare à quelques mètres de nous dans le parking de la déchetterie communale. A son volant, la dame que nous avons croisée à vélo quelques minutes plus tôt. Elle nous informe que nous pouvons passer la nuit chez elle, mais que comme annoncé précédemment, le rez-de-chaussée est en travaux et qu’il ne faudra pas trop être étonné. Nous la remercions d’avance et chargeons nos sac à dos dans la voiture et nous mettons en route. Nous arrivons peu de temps après dans un petit quartier de villas. Nous nous arrêtons devant sa maison et sortons nos affaires. Son mari nous accueille d’un ton jovial. Au fait, nous sommes Oscar et Stephan, nous ne nous étions encore que présentés comme « des pèlerins sur le chemin de Compostelle » sans préciser notre nom. Nos hôtes s’appellent Gil et Angela. Merci pour l’accueil ! Nous retrouvons également la petite fille à vélo que nous avons déjà rencontrée tout à l’heure, ainsi que sa grande sœur. La plus jeune explique que nous entreprenons un long voyage à pied et que nous cherchons chaque jour un endroit où passer la nuit. Elle a un sourire de petite gamine dont il manque quelques dents de lait récemment tombées. Les deux sœurs ont sept et treize ans, elles s’appellent respectivement Lya et Tehora. Nous posons nos affaires dans un salon vide, dont les meubles et la décoration ont été entreposés sur la terrasse couverte durant les travaux de peinture. Le lendemain, il nous faudra libérer l’espace avant 7h30 du matin pour laisser la place aux travailleurs. Pas de problème, nous sommes tellement reconnaissant de pouvoir dormir à l’intérieur que nous n’allons bien évidemment pas être exigent en quoi que ce soit ! Nos hôtes nous proposent un jus de pomme frais, qui est tout simplement délicieux. Il s’écoule à travers ma gorge en me revitalisant de l’intérieur. Je crois que je n’ai encore jamais autant apprécié un jus de pomme qu’après une journée de marche comme celle-là. Nous discutons autour du petit bar qui avoisine la cuisine où Angela qui n’était qu’une passante anonyme il y a quelques minutes commence à préparer le repas du soir. Nous résumons notre début d’aventure, et je me rends compte que nous marchons depuis déjà trois jours. Cela peut paraître court mais avec notre recherche d’hébergement non-concluante d’hier soir et notre chasse à la nourriture à travers Nyon ce matin, je n’avais pas réalisé que ce laps de temps s’était déjà écoulé depuis notre départ depuis la cathédrale de Lausanne. J’ai souvent entendu que ce sont les trois premiers jours de suite de pratique d’un sport qui sont difficile pour le corps (par exemple pour le ski). Au-delà de cette période, le corps s’habitue à cet effort régulier. Il nous reste environ 97 jours ou moins de 1’900 km de marche jusqu’à Compostelle selon mon estimation, et nous commençons à être rodé ! Nos hôtes nous proposent d’utiliser la douche qui se trouve au premier étage, chose que nous acceptons avec plaisir. Plus tard nous pourrons même mettre notre linge sale à la machine et au séchoir pour pouvoir le remporter comme neuf le lendemain. Après la douche, et toujours en papotant autour du bar, Gil nous demande si notre pèlerinage nous devait nous empêcher de boire un petit coup de vin. Pas du tout, nous commençons même à être des habitués ! Une bouteille de vin blanc est ouverte et des cacahuètes viennent accompagner l’apéritif. Nous nous sommes tellement contentés de peu ces deux derniers jours, que le jus de pomme suivi du vin et des cacahuètes aurait presque suffit à nous remplir le ventre pour aller dormir. Mais nous nous réjouissons quand même au moment de passer à table. Nous avons droit à une généreuse salade mêlée suivi de pâtes à la sauce tomate et au thon, tout cela accompagné de vin rouge. Miam, quel délice ! Au moment où je rédige ces lignes, j’en ai encore l’eau à la bouche… Durant le repas, nous entendons le bruit d’un orage qui éclate et se rapproche avant de laisser place à la pluie. Nous nous rappelons de la chance que nous avons en étant reçu chez cette famille pour la nuit. Oscar raconte comment nous nous y sommes pris au restaurant Migros de Nyon pour nous nourrir à midi. Je suis un peu gêné lorsque je l’entends raconter la scène mais je ne peux me retenir de lâcher un rire, d’abord un peu nerveux puis ensuite plus décontracté. L’anecdote ne manque pas de faire rire les deux sœurs et apporte une atmosphère détendue au repas. Cela nous mène à discuter de la manière dont fonctionne la société où tout s’achète et se vend. J’explique que c’est avec l’idée d’échapper au système monétaire et ses règles durant un certain temps que j’ai voulu initier ce voyage. C’est osé, mais je ne pense pas, en voyageant ainsi, abuser de la bonté des gens que je rencontre en sollicitant leur aide spontanément. Bien que je ne donne pas d’argent en échange de ce qu’ils m’offrent, je pense leur apporter en échange ma bonne humeur, ma présence et mes récits et anecdotes de voyage. Cela deviendra particulièrement vrai plus j’approcherai de la ville de Santiago de Compostela en traversant la France puis l’Espagne, où je me présenterai ensuite comme « un peregrino venido a pied desde Suiza.... ».

Plus tard, nos hôtes nous proposent de prendre le petit-déjeuner avec eux le lendemain matin avant que n’arrivent les travailleurs et que nous ne reprenions la route. Nous acceptons volontiers, je suis presque même gêné lorsqu’il nous est demandé ce que nous mangeons habituellement le matin… En fin de soirée, nous installons nos tapis de sol et sacs de couchage sur le sol du salon pour y passer la nuit. Nos hôtes nous informent qu’ils s’absentent quelques minutes pour aller faire leurs adieux à des voisins qui vont partir en voyage le lendemain. Je suis étonné de la confiance que l’on nous témoigne en nous laissant seul dans leur maison. Une fois couché, je pense à la chance que nous avons eue en rencontrant Angela sur le parking de la déchetterie, et à l’agréable soirée que nous avons passée ensemble avec son mari et ses deux filles. Je remercie l’Univers pour cette « coïncidence » et souhaite que le voyage se poursuive sur cette lancée.

Durant la nuit je ne dors pas très bien. Je fais des rêves étranges. J’essaie de bouger et de me réveiller pour que cela s’arrête. Une fois réveillé je n’ose pas faire de mouvement sur mon petit tapis de sol. Les cauchemars que je viens d’avoir sont encore dans l’air et il me faut un certain temps avant d’oser refermer les yeux et me rendormir.

Si vous avez pris le temps de lire cet extrait qui constitue un des chapitres de mon livre qui est en cours de rédaction, je vous invite à me donner un petit feedback. Que ce soit au niveau du style d'écriture, de l'accroche, etc. Je n'ai jamais écris de livre et suis ouvert à vos critiques positives ou négatives.

Amicalement.

Stephan Pèlerin venu à pied depuis la Suisse Peregrino venido a pie desde Suiza
Camping-car en dehors des campings aux États-Unis: autorisé? English translation pending
by Jourdepluie · 2014-11-11 · 28 replies
Bonjour,

je prépare mon voyage pour l'ouest Américain. Avec le camping car nous allons faire les principaux parcs. Classique. Nous n'aurons guère le choix que d'opter dans ces lieux là pour les campings officiels. OK. Cependant en dehors des parcs et sur les itinéraires de liaisons est il possible de se poser en pleine nature sans se faire contrôler par la police ? Pour moi c'est l'essence même de l'esprit camping car et l'idée de se retrouver empilé sur un parking d'hôtel ou de supermarché comme je le vois dans certains compte rendu me fait dresser les cheveux sur la tête...Juste pas possible. Je ne vais pas faire en voyage ce qu'il ne me viendrais pas à l'idée ici dans mon bel arrière pays.. En Australie déjà nous avions quasi systématiquement dormi aux endroits qui nous convenaient et cela c'était bien passé. Quid des Etats Unis, la loi l'autorise t'elle ? La sécurité y serait elle acceptable ?(je parle en pleine cambrousse, pas en ville). A savoir aussi que nous serons là bas complètement hors haute saison touristique. Merci à ceux qui aiment pratiquer de la sorte de me donner leur expérience. Bon, nous ne cherchons pas non plus à jouer à cache-cache avec les forces de l'ordre, si cela n'est possible tant pis... M.
Sud-Ouest République Dominicaine en bus? English translation pending
by Nicolinag · 2014-11-08 · 19 replies
Bonjour,

J’ai lu sur le forum qu’il vaut mieux avoir un véhicule dans cette région, mais comme je voyage seule la location va être trop chère. Est-ce qu’il y a quand-même des lieux intéressants accessibles en bus/guagua ? J’aimerais aller à Las Aguilas, Laguna Oviedo, Lac Enriquillo.

Je voudrais aussi profiter de beaux points de vue sur la côte mais en lisant le guide j’ai l’impression qu’il faut s’arrêter sur la route et donc être en voiture. Avez-vous une idée de village où me poser et d'où je pourrais partir découvrir un bout de côte en taxi ou concho ?

Pour info je serai en RD du 20/11 au 12/12. Après une ou 2 journées à St-Domingue je pense aller +/- une semaine dans le SO puis +/- une autre à Samana puis j’improviserai. Ou, si le SO est trop compliqué, je file direct à Samana.

Merci pour vos suggestions !
Cette île merveilleuse qu'est Koh Samui! English translation pending
by Thierry8334 · 2014-11-01 · 40 replies
On m'avait parlé de la merveilleuse île de koh samui... Ce devait être une mauvaise blague car moi j'y ai cru alors j'ai voulu voir et vivre l'expérience d'une belle île du sud de la thaïlande où l'on ne trouverait pas les travers de pukhet ou pattaya!🤪

Grand tour de l'île en scooter :

On grimpe sur les hauteurs et c'est vrai que c'est encore joli les "hauts", ici les cocoteraies n'ont pas encore été rasées, enfin pas toutes, mais pas évident de séjourner ici... c'est pas vraiment pratique. Avant de redescendre on se laisse tenter par l'indication de plusieurs "view points", sauf qu'ils sont tous devenus la propriété de bars ou de restau... au final, il faut ouvrir le porte monnaie pour "regarder".

Alors on redescend pour visiter Bophut et on se dit que c'est mignon, même si les restaurants aux prix prohibitifs (car tenus par des européens) ont remplacé les petit restau thaï dont certains ont survécu au extrémités, mais pour combien de temps ? dommage car on y mange bien... d'ailleurs où sont passé les thaï par ici ? Petit tour sur la plage, c'est resté vert et les cocotiers surplombent le sable, mais franchement c'est tellement crade que ça donne pas envie d'y rester et de s'y baigner... puis la présence de l'embarcadère flottant blanc et bleu nous laisse deviner pourquoi la surface de l'eau semble aussi huileuse..

On continue l'exploration, mais la configuration est un peu la même partout à l'approche des petites villes, et les plages sont franchement pas terribles où impraticable à cause des marées. Ca me donne l'occasion de me poser et faire une jolie photo (Ce sera la plus belle photo prise de mon voyage) de ramasseurs de coquillages thaï avec un couché de soleil et des îles qui se dessinent en arrière plan, la seule activité traditionnelle locale à laquelle j'aurais l'occasion d'assister et qui n'est peut-être pas en rapport direct avec le tourisme... en tout cas j'ai envie d'y croire... je dis "peut-être", car qui sait si ces mêmes coquillages ne seront pas dans mon assiette ce soir ou demain...

Après c'est un peu toujours pareil... des plage désertes, mais vraiment pas jolies et souvent de grands hôtels qui semblent délabrés ou abandonnés par endroits... sur des km et des km je me demande ce que je fais là car rien vraiment ne m'emballe et ne correspond à l'image que l'on a voulu m'en donner (ou que je m'en suis fait).

Jusque là, Je n'ai pas observé la moindre activité locale traditionnelle, je ne vois que des thaï qui attendent le touriste passivement à l'ombre de leurs étales... où d'autres qui font cuire leurs spring-rolls ou qui préparent leurs jus de fruits. Tout semble être conditionné, rythmé par ce "put..." de tourisme de masse. Alors je décide de continuer...

Plus loin, dans une autre petite ville où je ne croise aucun européen, je m'arrête dans un marché couverts qui parait enfin authentique vu que du foie et des têtes de porc sont exposés, alors je me dis que ce n'est certainement pas pour le folklore ou pour appâter le tourisme. Je suis content d'être enfin dans un marché local alimentaire où pour une fois on ne me propose pas de ray-ban ou des new-balances contrefaites... Je me dis qu'il y a peut-être encore un peu d'authenticité dans le mode de vie de certains thaï sur cette île, qui n'ont du moins pas encore basculé dans l'ouverture d'un salon de massage ou d'un magasin de location de scooter pour satisfaire des exigences touristiques, mais les alentours n'ont rien de paradisiaques, et encore moins le bord de mer.

Je rêvais de voir cristal-bay... je ne suis jamais parvenu à y accéder...hôtels et bars en bloquaient l'accès, pour y accéder il aurait apparemment fallu que je m'arrête consommer alors ça m'a gonflé, je suis donc reparti en faveur de la grande vedette de l'île : Schaweng-beach, la plus belle plage de l'île m'a t'on dit et là j'ai tout simplement fini de me fissurer :

Bienvenue donc à Schaweng-land, immense fête foraine ou "bordel", l'endroit idéal pour découvrir la pire version des "bronzés" en vacance en pays thaï... De surcroît Le site est totalement défiguré par le bétonnage massif, c'est crade, ça pue les égouts et excès et dérives en tout genre s'y côtoient et quand je tombe sur un Mac'Do, là c'est le pompon.

Je me suis quand même gaufré deux heures de bagnoles pour prendre l'avion à Nice. 1h10 de vol pour arriver à Paris - transit - puis 12 h de vol pour rejoindre BKK- re-transit puis 1h30 de vol avec Bangkok airways dans un joli avion à hélice tout branlant, avec des poissons dessinés dessus qui ont bien failli me donner l'illusion j'allais me rendre sur des îles paradisiaques du sud de la Thaïlande. Au total, tout mis bout à bout vol + transits et transferts, c'est plus de 20 heures de voyage. La bonne blague ! Me voilà donc à Schaweng ! Côté terre : Pas de développement durable : en bord de plage et dans les rues parallèles, les cocotiers ont presque tous été rasés pour laisser place au béton et goudron et aux scooters et n'espérez pas pouvoir accéder à la plage sans être client d'un hôtel (c'est pareil pour les plus belles plages de l'île) .C'est peine perdue, car les établissements sont tous collés les uns au autres.

Dans la rue, la configuration est en gros la suivante tous les 15 m : un hôtel, une boutique, un salon de massage, un resto, un family market, un loueur de scoots et une pharmacie... bis répétita...

On n'y croise que des touristes du monde entier ici pour se saouler à la "Singha" 24/24, et se "taper" de "la thaï" avec en bruit de fond la musique techno des soirées qui ne finissent jamais. D'un côté vous avez Les européens et les autres, ici en terrain conquis version économique, qui se comportent de manière détestable. De l'autre vous avez des thaï "mécanisés" et sans sourire dont le sport national est devenu le rabattage et/ou le racolage, Pour les massages, manger et/ou picoler (toujours pas cher) etc...

Pendant ce temps dans la rue, les 4X4 font des vas-et-viens incessants avec leur sono hurlante, pour faire la promotion des circuits de karting, où des combats de boxe-thaï sur fond de "will rock you" du groupe Queen à tue-tête ... restez une heure dans un resto, vous verrez passer le même véhicule publicitaire, toutes les 10 minutes...au pire, pour être au calme, vous pourrez toujours vous réfugier dans le centre commercial et aller bouffer au fameux mac'do, si sur votre chemin vous n'êtes pas coupé dans votre élan par un travesti en robe à paillette.

Côté plage (à moins d'être le plus loin possible du centre) de jour comme de nuit, c'est aussi le grand n'importe quoi : - Musique forte dans les bars des hôtels, - des gens qui sont en vacance et qui se croient tout permis sous prétexte qu'ils payent : ça picole et s'esclaffe sur le sable, ça pilote n'importe comment son scooter des mer - ça se la pète : le paraître, le culte du corps et la superficialité, même à 10000 km de chez soi, semblent être des critères encore plus important ici ... y'a autant de cagole décolorée à la French impec' et de kéké sous testostérone que sur la cannebière. Il faut se montrer et être vu alors on fait tout pour : Tatouages, débardeurs et pecs et biceps saillants de mise svp et signes extérieurs de richesse. C'est sur que c'est primordial ici quand on connaît le revenu moyen d'un Thaï, car faut pas passer pour un plouc... - des camelots vous proposent de " l'herbe" (à fumer) entre la vente de deux bracelets ... pourtant, avant de partir on vous a bien expliqué que se faire "piquer" avec de l'herbe, c'est la promesse de 10 ans de taule minimum en Thaïlande... tout est normal quoi... c'est à se demander se que font réellement les deux flics sur leur quad qui parcourent la plage sur toute sa longueur, avec leur lampe torche chaque soir...

La nuit tombée, la plage se transforme en boite de nuit à ciel ouvert dont on entend la musique jusqu' à 3 km ...

Franchement, partir si loin pour se retrouver dans un endroit aussi moche, défiguré et bordélique qui n'a rien d'authentique, c'est quoi l'intérêt ?

Je suis allé ensuite à koh-tao... mais je crois que j'ai fais le tour de la question...
Location de voiture SUV aux États-Unis English translation pending
by 27fifi · 2014-10-29 · 94 replies
Bonjour,

Petite question pratique concernant la location de voiture... j'ai réservé le véhicule en même temps que les vols car cela revenait beaucoup moins cher (pour l'été prochain). Notre sélection s'est portée sur un Ford Escape catégorie F ou équivalent. Il s'agit d'un modèle SUV...

Quelle est la différence entre un SUV et un 4x4... ?

La question peut paraître bête mais je ne trouve pas vraiment de réponse...

Merci pour votre aide !
Réservation sur Malaysia Airlines English translation pending
by Loucasmated · 2014-10-21 · 24 replies
Bonjour Pour un départ fin mars, réserveriez vous des vols chez Malaysia airlines(pas sur le plan sécurité)mais cette compagnie sera t'elle encore "présente"dans six mois?Paiement par carte bleue sur le site de la compagnie. Merci
Le quartier du Marais à Paris English translation pending
by Theobounty · 2014-10-21 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous préparons un séjour à Paris et nous aimerions savoir si le quartier du Marais est si intéressant à visiter. Devrions-nous aller visiter ce quartier ou passer notre chemin ? Et quel itinéraire prendre une fois là-bas pour ne rien rater ( petites ruelles fleuries, belles places, bâtiments ou musées notables... ) ? Merci pour vos réponses 🙂

Cordialement, Théo.
Premier jet d'un voyage de 3 semaines, des Rocheuses à l'île de Vancouver English translation pending
by VallM17 · 2014-10-17 · 33 replies
Bonjour,

Je me lance !!! Après avoir lu quelques CR et blogs et torturé un peu Google Maps, je vous livre le premier jet de notre projet de voyage l'été prochain.

Nous partons en juillet avec nos 2 garçons qui auront 10 et 13 ans. Nous comptons louer une voiture et loger en hôtel. On aime bien randonner mais n'avons encore jamais fait de longue rando. Notre baptême de longue rando sera peut-être pour ce futur voyage avec Iceberg Lake ou Grinell Glacier... (oui, c'est ça que j'appelle une longue rando 😛) !

Par-rapport au tout premier jet, j'ai ajouté Drumheller et le Dinosaure PP, mais ce n'est peu-être pas une bonne idée car ça compresse un peu le reste et notamment la fin du voyage. Du coup, je me pose la question du temps à passer dans les villes, Seattle et Vancouver : 1 jour, 2 jours ? Ou supprimer carrément Seattle ? J'ai lu des avis très divergents sur cette ville et j'ai du mal à m'en faire une idée précise. S'il n'y a rien d'exceptionnel à voir, je peux éventuellement juste m'arrêter à un point de vue sympa sur la ville et continuer vers Vancouver ?

Voici ce que ça donne pour l'instant :

29 juin Paris > Calgary (arrivée 11h40) > Drumheller - nuit à Drumheller 30 juin Tyrell museum > Dinosaur PP - nuit à Brooks 1 juil Dinosaur > St Mary (USA) - nuit à St Mary 2 juil Glacier NP (USA) - nuit à St Mary 3 juil Glacier NP (USA) - nuit à Columbia Falls ou Whitefish 4 juil Columbia Falls (USA) > Radium Hot Springs - nuit à Radium Hot Spring 5 juil Radium HS > Banff - nuit à Banff 6 juil Banff NP - nuit à Banff 7 juil Banff > Lake Louise - nuit à Lake Louise 8 juil Yoho NP - nuit à Lake Louise 9 juil Lake Louise > Jasper - nuit à Jasper 10 juil Jasper NP - nuit à Jasper 11 juil Jasper > Clearwater - nuit à Clearwater 12 juil Clearwater > Vancouver > Nanaimo - nuit à Nanaimo 13 juil Nanaimo > Telegraph Cove - nuit à Telegraph Cove 14 juil Telegraph Cove > Campbell River - nuit à Campbell River 15 juil Campbell River > Tofino - nuit à Tofino 16 juil Tofino - nuit à Tofino 17 juil Tofino > Victoria - nuit à Victoria 18 juil Victoria > Port Angeles - nuit à Port Orchard 19 juil Port Orchard > Seattle - nuit au nord de Seattle 20 juil Everett > Vancouver - nuit à Vancouver 21 juil Vancouver - nuit à Vancouver 22 juil Vancouver > Paris (décollage à 16h30)

Merci par avance de vos conseils.
Lieux insolites ou pas vus à Paris English translation pending
by Papillon83 · 2014-10-16 · 21 replies
bonjour

nous visitons tous les 2 ans des musées des monuments de paris des sites nous aimerions avoir de nouvelles idées je suis avec mon fils de 15 ans qui aiment les monuments; les sculptures les jardins architecture (histoire)

j'aimerais aussi des coins insolites paris caché etc

nous partons mercredi pour 1 semaine

voici ce que nous avons déjà vu musée guimet, branly, louvre, cluny, histoire naturelle;grévin palais de la découverte, la cité de la vilette jardins du luxembourg, la ste chapelle, baubourg, le panthéon, les invalides montmartre, arc de triomphe, tour eiffel, chateau de versailles

de ce que je me rappelle merci pour vos idées
Voyage d'un mois en Colombie-Britannique English translation pending
by Guill91 · 2014-10-05 · 31 replies
Bonjour tout le monde,

Voilà, durant le tout le mois de juin (du 1 au 28 environ) je souhaite faire un petit voyage solo en Colombie-Britannique. Je lourai un véhicule sur place pour faire mon tour (si vous avez des adresses de location à me conseiller, je suis preneur) et pour être un maximum autonome, je vais également pour faire des randonnées et voir de la faune et de la flore.

Donc je souhaite partir de Suisse pour rejoindre Vancouver en avion, je ferai 1-2 jours à Vancouver pour visiter un peu la ville et pour me préparer au niveau matériel pour mon expédition (prise du véhicule, nourriture, tente, ...).

Ensuite je souhaite relier l'Île de Vancouver grâce au ferry, pour arriver plus exactement à Sidney. Je relierai par la suite la ville de Victoria en espérant pouvoir voir quelques baleines. Ensuite je ferai une petite route jusqu'à Ucluelet car il parait qu'il y a une belle plage et surtout pour être à côté de Pacific Rim afin de faire une petite randonnée. Après je reviendrai en arrière et cette fois je m'arrêterai à Parksville (endroit où je passerai déjà pour joindre Ucluelet, à voir avec la météo si je m'arrêterai en allant ou en rentrant de Ucluelet). Puis enfin je descendrai sur Nanimo pour prendre le ferry et joindre le Nord de Vancouver pour pouvoir prendre l'autoroute panoramique et joindre Whistler. Je ferai 1-2 jours à Whistler (à définir ce que je veux encore faire exactement), puis je ferai la route jusqu'au Parc Wells Gray pour faire également une randonnée et profiter du paysage et de la faune. J'aimerai encore par la suite aller jusuq'au Parc de Japser pour aller à Lake Louise et aussi pour aller à Banff (il paraît que ça vaut la peine d'y aller), je ferai aussi une ou deux randonnées ou à voir encore.

Puis je ferai toute la route depuis Banff jusqu'à Vancouver pour rendre le véhicule et ensuite rentrer en Suisse. Là je bloque un peu car ça fait une grande route d'environ 10h, et j'ai peur de passer à côté de choses à voir et à faire, auriez-vous des conseils? Ou alors j'irai jusqu'à Calgary (à côté de Banff), il y a un aéroport, mais je ne sais pas si je pourrai louer une voiture sur Vancouver puis la rendre sur Calgary? Quelqu'un connaît-il bien le système de location de véhicule?

Puis je me demande si la grande boucle que je souhaite faire en un mois n'est pas trop grande pour un tel délais? Je n'ai pas encore fait de planning en détail, mais je n'ai pas envie de vouloir trop faire en peu de temps. Je ne sais pas non plus s'il y a des endroits où je veux aller qui ne valent pas trop la peine d'y aller ou de s'y attarder, ou si je passe à côté d'endroits où ça vaut la peine de s'y arrêter?

Pour le moment je n'ai que sur la carte où je souhaite aller, après il faut encore que je regarde tout ce que je veux faire exactement et s'il y a des endroits que je pourrai y aller ou non. Je n'ai pas non plus trop envie de faire trop de parcs nationaux, là j'en ai déjà 3-4, donc il n'en faut pas plus.

Pour ça que je viens ici, afin d'avoir des conseils de personnes qui y sont allées ou qui connaissent bien l'endroit.

S'il y a également des endroits où je pourrai louer un VTT, je suis preneur ;) .
Itinéraire en 15-16 jours en Birmanie English translation pending
by Dgdidicool · 2014-09-09 · 3 replies
Bonjour, Nous partons du 27 décembre à Mandalay pour repartir le 9 ou 10 janvier de Yangon. J'aimerai avoir vos impression sur notre itinéraire, j'ai l'impression que 3 jours au Lac Inlé c'est beaucoup.. Qu'en pensez-vous?

Pensez-vous aussi me dire si nous pourrons réserver le bateau le 28 ou vaut il mieux réserver depuis l'Europe?

Merci pour vos commentaires pour cet itinéraire plutôt touristique mais en 16 jours, on manque de temps pour faire plus.

MANDALAY, arrivée le 27 décembre à 12h20(3 jours plein et une demie journée *3 nuits)Visite de Mandalay, Mingun, Sagaing, Inwa, Amarapura. Départ tôt le matin du 31 avec le speed boat

Bagan (3 joursplein et fin de journée d'arrivée *4 nuits). Visite des temples et alentours. Départ tôt le matin avec le bus jusqu’à Kalaw, organisation du trek dans l'après-midi. Nuit là-bas

2jours de trek Lac Inle -Nyaungshwe (3 jours plein et fin de journée d'arrivée *3 nuits) 1ère journée pour être sur le lac 2ème journée pour visiter en vélo autour du lac 3ème journée de visite pour flâner et voir le reste Départ le 4ème jour, 9 janvier, au matin avec un vol Lac Inle (Heho) à Yangon

YANGON (1/2journée *1 nuit) Visite de la Pagode et dernière nuit en Birmanie 10.01 Vol Yangon Bangkok avec Nok Air à 8h
USA: appareil photo numérique étanche ou pas... English translation pending
by Lilie021 · 2014-09-06 · 48 replies
Bonjour

En Mai prochain nous allons partir faire la côte Est des USA. New York, Washington, Floride, keys ...

J'ai un reflex qui n est pas dans la meilleure des formes qui m'obligerai à investir une certaine somme avant de partir.

Je me pose donc plusieurs questions: - redonner un coup de jeune au reflex ... Mais va m encombrer pendant mon séjour - utiliser mon smart phone qui a une super qualité de photos - acheter un petit numérique avec une qualité supérieure a mon smart phone - ou carrément acheter un APN étanche qui pourrait tout faire car nous aimerions faire des photos dans l eau.

En regardant un peu les sujets je me suis un peu perdue ... Apparemment les APN étanches ne sont pas très fiables niveau étanchéité et ne font pas de belles photos extérieures.

Faudrait il alors acheter juste une peu APN étanche pas trop cher ? Et me servir de mon smart phone pour le reste ?

J ai regardé les jetables étanches qui ont un prix a défier toute concurrence mais paraît que les photos sont affreuses ...

Quel serait le bon compromis a tout ça ???? Je ne sais plus a force ...

Merci de votre aide

Amélie
Trajet New York - Montréal English translation pending
by Jacques30210 · 2014-09-05 · 4 replies
Bonjour, Je souhaiterais quelques infos pour aller de New York à Montréal aller/retour en bus ou en train.Ca serait pour début octobre.Un aller/retour de 3 ou4 jours à Montréal.Est ce que c'est préférable de réserver longtemps avant ou peux t'on prendre un billet à la gare la veille du départ.Entre train et bus que me conseillez vous. Merci.
Indemnisation retard avion English translation pending
by ElviajeroPar · 2014-08-31 · 8 replies
Bonjour,

Une question revient souvent : mon avion est arrivé avec beaucoup de retard, A quelle indemnisation ai je droit ?

Il paraît souhaitable de faire le point.

Tout ce qui suit concerne les vols au départ de la Communauté Européenne. Les vols à destination de la Communauté Européenne sont aussi concernés, mais uniquement s'il s'agit d'une compagnie communautaire

Il n'est pas prévu dans le règlement 261/2004 du 11/02/2004 du Parlement Européen et du Conseil une indemnisation forfaitaire en cas de retard important, mais, il prévoit cependant une indemnisation forfaitaire en cas d'annulation de vol. Mais, la Cour de Justice de la Communauté Européenne, concernant les affaires jointes C-402/07 et C-432/07, arrêt rendu le 19 novembre 2009 (dite affaire Sturgeon) dispose, : " Les articles 5, 6 et 7 du règlement n° 261/2004 doivent être interprétés en ce sens que les passagers de vols retardés peuvent être assimilés aux passagers de vols annulés aux fins de l’application du droit à indemnisation et qu’ils peuvent ainsi invoquer le droit à indemnisation prévu à l’article 7 de ce règlement lorsqu’ils subissent, en raison d’un vol retardé, une perte de temps égale ou supérieure à trois heures, c’est-à-dire lorsqu’ils atteignent leur destination finale trois heures ou plus après l’heure d’arrivée initialement prévue par le transporteur aérien. Cependant, un tel retard ne donne pas droit à une indemnisation en faveur des passagers si le transporteur aérien est en mesure de prouver que le retard important est dû à des circonstances extraordinaires qui n’auraient pas pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises, à savoir des circonstances qui échappent à la maîtrise effective du transporteur aérien. L’article 5, paragraphe 3, du règlement n° 261/2004 doit être interprété en ce sens qu’un problème technique survenu à un aéronef qui entraîne l’annulation ou le retard d’un vol ne relève pas de la notion de «circonstances extraordinaires» au sens de cette disposition, sauf si ce problème découle d’événements qui, par leur nature ou leur origine, ne sont pas inhérents à l’exercice normal de l’activité du transporteur aérien concerné et échappent à sa maîtrise effective."

La totalité de l'arrêt se trouve là :
http://curia.europa.eu/juris/document/d ... cid=648836

Mais les Compagnies aériennes n' appliquent pas volontiers cet arrêt !!!!

C'est pourquoi la Cour de Justice de la Communauté Européenne a dû se repencher exactement sur le même cas dans les affaires jointes C-581/10 et C-629/10 (dite affaire Nelson). Arrêt du 23 octobre 2012. Sur les 2 affaires jointes, l'affaire C-629/10 attire plus particulièrement l'attention: La Civil Aviation Authority (autorité britannique) déclarant qu'elle entendait faire appliquer l'arrêt Sturgeon (ci dessus mentionné), plusieurs compagnies aériennes, et surtout l' "International Air Transport Association", regroupant de très nombreuses compagnies aériennes représentant, à quelques pour cent près, la presque totalité du transport aérien mondial de passagers, ont entendu contester devant la Cour de Justice de la Communauté Européenne cette position. Donc, la CJCE a confirmé, de façon particulièrement détaillée et avec force, toutes les dispositions de l'arrêt Sturgeon !!!

L'arrêt peut se consulter là : http://curia.europa.eu/...ent/d ... doclang=FR

Mais les compagnies résistent toujours !!!

Ainsi, Air France ne comprenant pas ce que veut dire "perte de temps égale ou supérieure à trois heures, c’est-à-dire lorsqu’ils atteignent leur destination finale trois heures ou plus après l’heure d’arrivée initialement prévue par le transporteur aérien" a contesté l'application de l'arrêt Sturgeon s'agissant d'un vol comportant une escale (affaire C-83/10 dite affaire Rodriguez arrêt du 13/10/2001). La CJCE a donc confirmé un fois de plus les dispositions de l'arrêt Sturgeon en précisant qu'il s'appliquait aussi s'agissant d'un vol comportant une escale avec un changement d'avion.

Voir l'arrêt rendu là : http://curia.europa.eu/...d ... 1&cid=9617

Mais cela ne signifie pas que les compagnies appliquent ces jurisprudences !!!! Bien au contraire, elles freinent des 4 fers !!!

Cependant, les indemnisations forfaitaires prévues par la réglementation européenne ne concernent pas du tout les voyagistes ou agences de voyage. En effet, les agences de voyages ne sont régies que par le Code du Tourisme, alors que le règlement 261/2004 du 11 février 2004 du Parlement Européen et du Conseil fait reposer EXCLUSIVEMENT sur "le transporteur aérien effectif" les obligations d'assistance et d'indemnisation. Par son arrêt du 8 mars 2012, c'est ce qu'à confirmé la Cour de cassation : Un voyageur avait fait comparaître Thomas Cook devant le Juge de proximité. Et le Juge de Proximité avait condamné le voyagiste à verser au voyageur l'indemnisation forfaitaire prévue par le règlement 261/2004. Thomas Cook s'est pourvu en cassation en argumentant, très judicieusement, que les obligations d'indemnisation prescrites par le règlement 261/2004 sont mises à la charge exclusive du transporteur aérien effectif, ce qui est rigoureusement exact. La Cour de cassation n'a donc pas eu d'autre possibilité que de casser le jugement rendu par le Juge de proximité par l'arrêt suivant : "Qu’en statuant ainsi, alors que le règlement communautaire désigne le "transporteur aérien effectif" comme débiteur exclusif des obligations d’assistance et d’indemnisation qu’il édicte, de sorte qu’il ne peut être invoqué à l’encontre de l’agence de voyages, quand seules les dispositions du code du tourisme ont vocation à régir la responsabilité de celle-ci à l’égard de son client en raison de l’inexécution ou de la mauvaise exécution des obligations résultant du contrat qui les lie, la juridiction de proximité a violé les textes susvisés : PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi incident ; CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu’il a condamné la société Thomas Cook à régler aux époux X... la somme de 641,16 euros, le jugement rendu le 10 novembre 2010, entre les parties, par la juridiction de proximité de Marseille ; remet, en conséquence, sur ce point, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant la juridiction de proximité d’Aix-en-Provence".

Donc, vous perdrez votre temps si vous vous adressez à votre voyagiste. En effet, il n'y en a pas un qui, mis en cause, ne brandira pas cette jurisprudence de la Cour de cassation, laquelle s'applique d'office à tout nouveau cas similaire.

Mais il faut aussi noter que le règlement 261/2004 s'applique aussi bien aux vols réguliers qu'aux vols charters, même si le vol au cause fait partie d'un voyage à forfait (vol + prestations au sol).

Pour obtenir l'indemnisation à laquelle vous avez droit si vol décollait de la Communauté Européenne (attention dans le sens inverse, le règlement ne s'applique qu'aux compagnies communautaires), vous ne pouvez vous adresser qu'exclusivement au "transporteur aérien effectif", même si vous avez acheté votre billet auprès d'une agence de voyage ou d'un voyagiste.

"Transporteur aérien effectif" : par exemple, vous avez acheté votre billet auprès d'IBERIA mais cette compagnie vous fait voyager sur Bristish Airways par exemple, ce n'est pas à IBERIA que vous devrez vous adresser mais à British Airways.

Réclamer auprès de la DGAC (organisme français) : je n'y crois pas pour les raisons suivantes : Si on va sur leur site pour faire une réclamation en ligne au sujet d' un retard important d'avion (plus de 3 heures) , on vous demande alors si vous avez acheté votre voyage directement auprès de la compagnie aérienne ou auprès d'un voyagiste. En cas de réponse auprès d'un voyagiste, on vous dit alors que vous devez vous adresser au voyagiste !!!!! C'est une hérésie vu la jurisprudence de la Cour de Cassation !!! Et si on déclare qu'on a acheté directement auprès de la compagnie d'aviation, il faut alors télécharger un formulaire CERFA qui, vu ses références, non seulement date d'avant la jurisprudence Sturgeon (donc le cas d'indemnisation forfaitaire pour 3 heures et plus de retard n'y est pas prévu), mais comme si ça ne suffisait pas, je n'ai jamais réussi à pouvoir le télécharger !!!

S'adresser à une association de consommateurs pour réclamer : on perd aussi son temps comme le reconnait le CEC (Centre Européen des Consommateurs) dans un article paru dans "le point", les compagnies ne voulant pas entendre parler de la jurisprudence Sturgeon. Voir là cet article très bien documenté : http://www.lepoint.fr/...-du-p ... 580_56.php Un extrait de cet article :

"Les compagnies refusent d'appliquer cette jurisprudence, note une juriste du Centre européen des consommateurs, il n'y a à ce jour que la justice qui puisse contraindre la compagnie à régler l'indemnité".

La seule façon de faire qui soit efficace pour être indemnisé conformément à ses droits, vu la résistance forcenée des compagnies à appliquer la jurisprudence Sturgeon (indemnisation forfaitaire des retard de 3 heures et plus) est d'envoyer une lettre recommandée avec AR à l'adresse française de la compagnie. Nombreuses sont les compagnies qui, opèrant régulièrement des vols au départ de la France (je ne parle donc pas de certaines compagnies charters...) sont immatriculées au registre de commerce et des sociétés en France. Donc, on trouve aisément leur adresse sur le site Internet du registre de commerce ou bien sur societe.com. Puis, si pas de réponse, ou réponse négative, il faut saisir le Juge de Proximité.

S'il s'agit d'une compagnie qui n'a pas d'adresse en France mais dont le siège se trouve dans la Communauté Européenne ( mais aussi en Suisse, Norvège ou Islande) vous pouvez alors engager la procédure de traitement des petits litiges européens. Si ce n'est ni en France, ni en Communauté Européenne, alors, malheureusement, bien que vous soyez dans votre droit, vous pouvez laisser tomber !!!!

Pour connaitre toute la procédure, et le modèle de lettre à envoyer, vous pouvez aller voir là: http://iberiaretardrefusembarquement.eklablog.com/accueil-c18941209

Vous y trouverez aussi les conclusions que j'ai rédigé contre IBERIA (dont vous pourrez peut être vous inspirer), qui, en dépit d'une résistance acharnée, a été contrainte de me payer l'indemnisation à, laquelle j'avais droit !

Cordialement
Camping-car: d'où vient le nom "capucine"? English translation pending
by Evajules · 2014-08-26 · 9 replies
Bonjour à tous, Ma question toute bête est : d'où vient le nom CAPUCINE donné à la partie du camping car au dessus de la cabine ?

Merci pour votre éclairage.
Je cherche un accompagnateur English translation pending
by Barrierfree · 2014-08-25 · 16 replies
Bonjour,

Je suis une personne handicapée (tétraplégique) vivant à Sherbrooke. J'ai présentement à mon actif quelques voyages, dont trois croisières. Je projette faire deux ou trois voyages par année, dans les prochaines années.

Je suis présentement à la recherche d'accompagnateurs ou d'accompagnatrices pour mes futurs voyages. Alors, si vous, ou une personne que vous connaissez désire en savoir plus, laissez-moi le savoir. Ça me ferait énormément plaisir.

Pat
Aide pour écrire une lettre au Préfet English translation pending
by Rhilmo35 · 2014-08-24 · 4 replies
Bonjour , j'ai un problème et j'ai besoin d'aide je vous explique ma situation , je suis venu en France avec un visa d'un mois avec mon mari et mes deux enfants , pendant ce temps j'avais des soins à faire donc mon visa sera dépassé , j'ai pris rendez-vous à la préfecture le 30 juillet 2014 et mon visa sera expiré le 03 aout 2014 , on ma demandé des preuves que mon mari est bien reparti , aprés je suis revenu à la préfecture pour déposé les preuves mais à ce moment la mon visa est expiré , je suis tombé sur un homme trés désagréable qui me dit pour avoir une prolongation de visa il faut que mes enfants rentrent , mais mes enfants ne peuvent pas rentrés seuls parce qu'ils ont 10 ans et 4 ans . j'ai un billet de retour le 20 septembre mais j'ai peur que je reviens plus ou d'avoir des problème à l'aéroport , en plus je suis enceinte des jumeaux et je suis en 6 mois , j'ai pas envie d'accouché ici . j'ai appelé un avocat il ma expliqué que je dois écrire une lettre recommandé au préfet mais je ne sais pas le faire .

aidez moi Svp je ne sais pas quoi faire
Brochure du Code de la route américain English translation pending
by Germaine93 · 2014-08-22 · 40 replies
Bonsoir,

J'ai juste une question concernant la conduite aux US. j'ai acheté en 2008 au Québec une borchure du code de la route (équivalent au code rousseau de chez nous) dans une librairie.

Est-ce les mêmes principes de conduites qu'aux US ?

Merci et bonne soirée🙂
Passer 3 jours à Marbella, Fuengirola et Mijas (Espagne) English translation pending
by Mirtulechat · 2014-08-19 · 8 replies
Bonjour, j'aimerais partir 3 jours au mois de février. Pourriez-vous me donner des conseils en ce qui concerne les transports entre Malaga aéroport et Fuengirola et Malaga aéroport et Marbella? Comment se rendre de Marbella à Mijas? J'aime bien visiter, ces 3 villes en valent la peine?

Merci
Où trouver des tiges décorations florales lumineuses à Bangkok? English translation pending
by Babykyi · 2014-08-18 · 13 replies
Bonjour, je souhaite acheter des tiges de décoration lumineuses en coton blanc que j'ai pu voir sur Patong ce jour mais il n'y en avait plus en stock et sachant que ces "fleurs" viennent de Bangkok et moi-même de passage à Bangkok le samedi 23 et dimanche 24 août 2014, je souhaiterai connaître un endroit ou je pourrai acheter ces fleurs lumineuses à Bangkok ? J'ai littéralement craqué sur ces décorations lumineuses et je suis près à me déplacer n'importe ou sur Bangkok si quelqu'un a la gentillesse de me donner une adresse ou je pourrai en acheter. (Fleurs en coton blanc et vase en paille de cocotier brun) merci pour vos réponses.
Taxi à l'aéroport de Bangkok English translation pending
by 1980brice · 2014-08-16 · 17 replies
mes amis me dise qu'on peut prendre les taxis au niveau départ pour ne pas payé les frais de prise en charges. c'est possible de le faire? pas de risque particulier? salut et un peu exiter d'arrivé en septembre
Remontée de la Saône à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2014-08-11 · 3 replies
Remontée de la Saône à vélo

La Saône est le cinquième cours d’eau français avec plus de 400 kilomètres. Elle prend sa source dans un petit village au pied des Vosges du nom de Vioménil, et se jette dans le Rhône après avoir traversé de vastes zones de prairies. Certains esprits diraient que c’est le Rhône qui se jette dans la Saône. En effet, elle est beaucoup plus large que ce dernier, même si par un subterfuge juste avant le confluent il semble s’étaler un peu plus pour se donner de l’importance. Ce qui le caractérise, c’est sa fougue et son côté sauvage et rapide, pressé qu’il est entre des montagnes au nord de Lyon. La Saône, au contraire, s’étale tout en méandres vastes dans un bassin aux courbes arrondies sans dénivelé.

Je vais remonter cette magnifique rivière au début du mois d’août 2014, en quatre étapes respectivement de 84, 112,122 et 97 kilomètres. Je vais découvrir une rivière sauvage aux bords souvent non aménagés, ce qui me donnera l’impression d’être dans un pays lointain à rouler entre terre, herbe, boue et fondrières, et toujours avec en arrière-plan immédiat cette eau sombre et terreuse, cependant calme. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Allais-je vite trouver monotone cette campagne plate ? Eh bien non, ce fut tout le contraire. Cette nature paisible a un effet très reposant. La multitude d’aspects que revêt le cheminement, de l’aménagement impeccable de la « voie bleue » au plus oublié des anciens chemins de halage envahi de végétation sauvage faisant un mur de part et d’autre d’une piste ténue, offre une variété surprenante. De plus, il faut bien souvent rester en éveil pour éviter les ornières, les trous, les pierres et autres flaques de boue, tout en négociant par endroits des herbes hautes. Non, cette randonnée que je vais vous narrer, ne m’a absolument pas paru ennuyeuse. Elle m’a procuré un joli moment de vélo et m’a enthousiasmé. Après une traversée de Lyon à partir de chez moi, je me retrouve au confluent du Rhône et de la Saône, prêt pour une nouvelle aventure, seul avec mon vélo chargé de tout ce qui permet l’autonomie du voyageur au long cours. Le Rhône à ma droite et la Saône à ma gauche, ça y est le projet peut commencer à se réaliser.

Comme il est étonnant de constater la rapidité avec laquelle on bascule de notre vie de sédentaire vers l’émoi du voyage. La magie de l’aventure s’enclenche dès le premier tour de roues. L’ensorcellement est tel, que je traverse ma ville natale comme je découvrirais une ville inconnue à l’autre bout du monde après de longues journées de pédalage ! Comme toujours, la même fébrilité me gagne à l’idée de partir, que ce soit pour quelques jours ou quelques mois. L’essence du voyage réside à mon sens dans la non-planification et dans le fait de se laisser mener par le sens général du projet et non par les détails.

A Lyon le confluent ne désigne pas seulement la convergence des deux fleuves, mais aussi l’immense quartier moderne qui s’est établi en ce lieu. C’est la première fois que je m’y aventure. L’architecture est avant-gardiste, l’eau est présente partout, car de grands bassins ont été aménagés, même un petit port exhibe sa kyrielle de bateaux. Je longe des quais un peu encombrés du fait de travaux. Des activités passées il reste de vieux rails qu’il faut bien négocier pour ne pas tomber. Une fois le quartier de la confluence dépassé, sur ma gauche apparaît le Vieux Lyon. La cathédrale Saint-Jean, l’église Saint-Georges et la basilique de Fourvière sont inondées de la lumière du soleil matinal venant de l’est. Je passe rive droite par le pont Napoléon et rejoins la piste cyclable. Elle est envahie d’une foule de touristes qui regagnent leur grand bateau après une visite de ce quartier réputé de Lyon, qui a été inscrit au patrimoine de l’UNESCO. Je mets presque pied à terre pour me frayer un chemin dans cette masse humaine. Heureusement, pas une seule personne ne m’a demandé si je venais de loin. Qu’aurais- je répondu ?

Lyon se quitte très facilement et j’arrive à l’île Barbe. Je reste rive droite jusqu’à Collonges, bien évidemment en passant devant « chez Bocuse » je m’arrête faire la photo de ce bâtiment aux couleurs vives. Je rejoins rive gauche la piste cyclable que je vais suivre jusqu’à Macon. Parfois très praticable, parfois herbeuse parfois pierreuse, je vais découvrir tout le charme de cette belle remontée de la Saône. Les jours derniers pour ne pas dire le mois dernier le temps a été particulièrement mauvais, ce qui fait que tout naturellement la boue est très présente. Je dois négocier avec prudence de nombreuses larges flaques d’eau. Il est toujours plus facile de rouler sur l’herbe que sur la terre détrempée, car cela évite de récupérer des gros paquets de boue qui bloquent les roues.

Je fais un passage par les hauts de Trévoux, petite cité chargée d’histoire, qui très longtemps fut ville frontière. La côte est rude mais le coup d’œil sur la rivière en contre-bas vaut le déplacement. Puis je me laisse glisser à nouveau vers les berges, et je prends la direction de Macon. Sans difficulté, à part un petit passage scabreux à Jassans je rejoins la préfecture de la Saône-et-Loire. A part les trois derniers kilomètres j’ai toujours roulé sur des itinéraires dédiés aux vélos ou des chemins.

Après une nuit pas terrible au camping au nord de Macon, à cause du bruit du trafic routier, je retrouve rive droite la voie bleue, que je vais suivre jusqu’à Chalon-sur-Saône. Les trente premiers kilomètres jusqu’à Tournus sont bien aménagés et c’est un régal de rouler au petit matin dans une nature qui s’éveille. De temps à autre, un lapin détale sur la piste, un héron cendré décolle de derrière des roseaux, quelques gros poissons font de larges ronds à la surface de l’eau. Un son étrange et mat me fait tourner la tête, il s’agit du battement d’ailes de cygnes qui tentent de décoller en frappant l’eau avant de pouvoir prendre un peu d’altitude. Je croise quelques cyclistes à la mine épanouie, qui comme moi sont sous le charme du lieu. Puis je tombe sur un couple chargé, qui manifestement voyage à vélo. Comme toujours dans ces cas on engage la conversation. Ils sont en train d’effectuer un périple d’une semaine en Bourgogne. Ils me mettent en garde contre la très mauvaise qualité du chemin entre Tournus et Chalon sur une trentaine de kilomètres. Ils ont décidé de le quitter et de rejoindre la route la plus proche car l’herbe, la boue et les trous rendaient leur progression trop pénible. Bon je verrai bien. Eh bien ce parcours à travers des prairies à l’herbe douce me procura un grand plaisir. A part quelques pêcheurs je n’ai vu personne et j’ai eu l’impression d’être à l’autre bout du monde. Bien évidemment, je recommande de ne pas éviter ce tronçon. De toute évidence nous ne recherchons pas tous la même chose à cheminer sur nos deux roues. Cette diversité fait le charme de l’activité.

Cette partie d’itinéraire depuis mon départ ce matin à Macon, je l’ai parcourue entièrement sur route interdite à la circulation automobile. A partir de Chalon je n’ai pas d’indication concernant l’existence de la voie bleue. Je prends donc la direction du village de Gergy, situé une quinzaine de kilomètres au nord. Une fois arrivé, un passant me voyant en train de consulter ma carte m’a indiqué la voie verte à proximité. Elle est magnifique, serpentant le long de la rivière, parfois traversant de vastes pâtures, dont il faut ouvrir les portails en faisant bien attention de les refermer, car le bétail y est nombreux. Un vrai plaisir ce parcours un peu cabossé, où la pratique du vélo est un bonheur.

Arrivé à Verdun-sur-le-Doubs, je découvre le confluent de cette rivière avec la Saône. En voyant l’endroit, il est difficile de savoir quel est le cours d’eau le plus important. Je change de rive et je traverse le Doubs et me trouve rive gauche de la Saône, à nouveau sur une piste sauvage entre pâtures, forêts et champs cultivés. Je croise une jeune femme à vélo qui est lancée dans un tour de France des cuisines régionales au travers des chefs cuisiniers. Elle compte terminer son périple en novembre à Paris. Ses multiples expériences glanées au cours de son chemin, elle a l’intention de les regrouper dans un livre. Après ce moment de discussion très agréable je reprends ma route. Le temps se fait menaçant, les premières gouttes se mettent à tomber. Sur ces bords de rivière peu ou pas entretenus, la pluie devient vite un problème, l’herbe étant glissante et la boue collante. Mais les précipitations restent faibles et l’avancement n’est pas perturbé. Quelques kilomètres avant la petite ville de Seurre je retrouve une piste goudronnée, qui me conduit directement au centre de la cité. J’hésite entre hôtel et camping. Mais la proximité de ce dernier d’un axe routier passant et le temps menaçant me conduisent à opter pour la première option. L’hôtel du commerce est le seul de la ville, petit établissement au centre, au style désuet bien sympathique que j’adore. De plus il pratique des prix doux, 45 euros une belle petite chambre avec une grande baignoire, même si je ne prends jamais de bain ! Ça ajoute au charme désuet. Rien ne me déprime plus que ces grands hôtels aux standards internationaux à l’allure désincarnée et aux moquettes sur lesquelles on glisse sans bruit. Non, je préfère nettement ces petits hôtels aux vieux parquets et aux escaliers moult fois cirés et qui craquent à chaque pas, signe que l’on est dans un endroit qui vit.

Au matin, le départ se fait sous une pluie qui s’intensifie rapidement, malgré les prévisions météo qui n’étaient pas très pessimistes. Le temps de m’arrêter et de mettre mon imperméable et l’ondée prend fin. Je roule le long du canal, dont la piste est en meilleur état que le chemin de halage de la Saône, qui avec la pluie de la nuit doit ressembler à un champ de boue. Par moments les terres labourées sur les bords du canal prennent un air austère sous un ciel gris. Cela me fait penser un peu à ce que j’avais ressenti sur certaines portions de la vélo-route du Danube en Allemagne A Saint-Jean-de-Losne, je croise trois jeunes Suisses engagés dans une traversée Zurich-Bordeaux.

Je retrouve la rivière, son trafic fluvial et ses nombreuses écluses qui fonctionnent à plein rendement au cours du mois d’août. Le chemin une fois encore prend tous les aspects, passages en forêts, en sous-bois, parmi les buissons, dans les champs qu’ils soient d’herbe ou de boue. Pas le temps de s’ennuyer, le long de cette rivière aux larges méandres les perspectives sont en changements permanents. Et puis des bateaux de temps à autre donnent une touche de couleur à cette eau sombre due aux hautes eaux qui charrient des alluvions. Je m’arrête pour observer un pêcheur sur son esquif. Il est en train de batailler avec un gros silure. Entre son chien tout excité et son poisson rageur il ne sait plus où donner de la canne !

A partir de Gray, dans l’après-midi bien avancée le temps redevient très beau et de magnifiques petits nuages constellent le ciel, une véritable ambiance de journée d’été. La piste est excellente et les kilomètres défilent. Dans ces moments le vélo est plus qu’un plaisir, on sent une forme de jouissance dans l’effort soutenu sans aucune souffrance. On est en pleine cure de vélo-thérapie. La campagne ne recèle pas beaucoup de villages et ceux que je croise sont minuscules. Je n’ai pas de provisions donc je n’envisage pas dans ces conditions de bivouaquer au bord du fleuve, d’abord trouver une épicerie. Arrivé à Ray-sur-Saône, on m’indique un camping 6 kilomètres plus loin à Soing-Cubry-Charentenay. Le nom est aussi long que la bourgade est minuscule. Ce genre de camping, on aimerait en trouver plus. Installé sur une belle pelouse en bordure de rivière, il respire le calme. L’accueil est des meilleurs par l’employée communale. Une épicerie à deux cents mètres au centre du village offre un large choix de boissons et d’aliments, un pur bonheur !

Un couple de cyclistes hollandais s’est aussi arrêté pour la nuit. Ils sont lancés dans un trajet Pays-Bas la méditerranée. On échange quelques mots. Mais on ne trouve pas la communion d’esprit que l’on peut avoir lorsqu’on tombe sur un autre « fou » à vélo au milieu du désert de l’Atacama ou le long du Mékong. Pourquoi ? Certes on est moins loin de chez soi en Europe, mais l’expérience n’en est pas moins passionnante.

Déjà le dernier jour de cette courte escapade. Il me reste 97 kilomètres pour rejoindre la source. Mais, j’ai l’intention une fois arrivé à ce point d’essayer de rejoindre Cornimont où mon épouse m’attend. Ce qui rajoute 67 kilomètres, donc un total de 164, cela promet une belle journée d’effort. On espère dans ces cas qu’il n’y aura pas d’imprévu et si possible pas trop de vent contraire pour rendre la distance impossible à accomplir dans la journée. Lever 6 heures, tout le monde dort encore dans le camping, départ 7 heures. Le temps est frais, sur la rivière voguent de grands bancs de brouillard. Ces mises en route matinales, je les vis comme une féerie. La lumière rasante du soleil amplifie les contrastes, les ombres démesurées au sol donnent du mystère aux choses et aux lieux. L’immobilité de l’air transforme la surface de l’eau en un parfait miroir sur lequel se reflètent les nuages et les brumes, et aussi plus étonnant les traînées d’avion. On les voit même progresser. Je stoppe ma progression et observe le reflet d’un avion en mouvement. Son image sur l’eau va percuter la berge et donc disparaître, car l’herbe ne sera jamais un miroir ! J’ai envie de m’arrêter à chaque détour pour prendre une photo, tant les contrastes et les reflets sont étonnants dans cet univers flou « hamiltonien ». Le ciel, les nuages et les arbres accompagnés de leurs reflets se fondent au milieu d’une brume ténue. Je ne sais pas si la comparaison est juste, mais c’est ce qui me vient, peut-être à tort, à l’esprit.

A 9 heures je m’arrête à Port-sur-Saône et effectue une bonne pause casse-croûte dans un bistrot bien français. S’arrêter c’est souvent gagner du temps, car après on se trouve dans de meilleures dispositions pour redoubler d’effort. Effectivement, je reprends mon chemin le long de la D20, petite route déserte qui suit la Saône au plus près. Tout va pour me mieux, je ne suis jamais en dessous de 25km/h. Seul petit problème, qui a failli en être un gros. Je recharge la batterie de mon appareil photo à l’aide d’une prise USB sur mon moyen avant. Pour ce faire, je dois le laisser ouvert, et comme je l’ai autour du cou des gouttes de sueur tombe dessus et se glissent à l’intérieur le long de la batterie. Ce qui occasionne un court-circuit. Je crains le pire. Je m’arrête entre autre pour nettoyer ma chaîne et la graisser et j’en profite pour exposer l’intérieur de mon appareil aux rayons du soleil. Miracle, au bout de dix minutes, juste le temps que je remette mon vélo en état de marche, la chaleur a fait son effet et mon appareil fonctionne de nouveau. L’autonomie en courant nécessite quelques précautions et on apprend toujours un peu plus.

Encore une rencontre avec un Italien qui est parti de Hambourg et qui se rend en Espagne à vélo. Cool, il n’a même pas de carte, seulement un vague dessin au crayon ! Je lui permets de se positionner au mieux et d’affiner son itinéraire pour la journée. On rigole un grand coup, mais bon vingt minutes se sont envolées et mes 164 kilomètres risquent de devenir un rêve !

A partir de Corre ou un peu avant, j’ai du mal à situer la Saône. Je longe donc le canal encore quelques kilomètres, puis je coupe directement à travers un petit massif forestier pour rejoindre directement Vioménil et la source tant désirée. Je l’atteins, il est 15 heures. Elle est sèche, étonnant alors qu’à une vingtaine de kilomètres on a déjà une rivière de belle taille. J’en déduis que tout n’est que question de symboles. Une belle petite aventure va prendre fin, au détail près que j’espère encore abattre 67 kilomètres cet après-midi par une forte chaleur. Contrairement à ce que je pensais la route en direction de Xertigny, Remiremont et Cornimont n’est pas vraiment plate. Jusqu’à Xertigny j’ai souffert de la chaleur dans des côtes conséquentes en inclinaison et en longueur, avec un vent adverse, ce qui m’a pris presque deux heures. A 18 heures Remiremont est atteint, j’ai même eu le temps de ramasser un magnifique cèpe et une belle poignée de chanterelles. Il ne me reste plus qu’à dérouler le long de la voie verte en direction de Cornimont. Je n’arrive à la trouver qu’à Vagney. Il me reste une quinzaine de kilomètres à parcourir en léger faux-plat montant. Cette dernière portion, alors que le soleil devient rasant avant de se coucher, est un enchantement. Je ne sens pas la fatigue, tout accaparé par la beauté de la nature et en particulier par la surface de la Moselotte, où je guette les éventuelles truites en train d’effectuer leurs derniers gobages. En effet, dès demain je reprends mon activité de pêcheur à la mouche, en « no kill of course ».
Idée de parcours Inde du Nord d'un mois (début septembre/début octobre) English translation pending
by Lacrampe1 · 2014-08-09 · 16 replies
Bonjour,

Je souhaiterais que vous puissiez m'éclairer sur un parcours pour mon voyage en Inde. J'atterri à New Delhi le 6 septembre et décollerais vraisemblablement vers le 6 septembre de Kolkata (direction le Myanmar pour la suite de mon périple). Quel parcours je peux envisager pour un mois dans le nord de l'Inde. Merci pour votre aide.

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