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Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Quelle compagnie aérienne choisir pour le Japon English translation pending
Coucou tout le monde 🙂
Alors voilà comme le titre l’indique, j’aurais souhaiter connaître vos recommandation en matière de compagnie aérienne pour le Japon.
Pour l’instant je ne suis pas fixé du jour et donc j’ai fait une recherche pour exemple le 17 juin et il y a du choix avec une bonne rangé de prix
Je précise que ce sera la 3 fois que je m’y rends et encore en classe eco ou mieux si possible
J’ai toujours aimé Quatar y’a pas à dire pour la qualité de son service mais escale trop long 4-6h depuis le Luxembourg J’ai fait 1 fois Emirates mais je n’ai pas apprécié et j’ai été malade avec la nourriture....la totale
Mais la j’ai le choix luxair/Quatar 1 bagage soute uniquement (frais pour 1 en cabine) 19:10/22:40 (HND) 360€
Turkish airlines 18:00/19:25 454€ 1 bagage main + 2 en soute
Ana 8:20/6:35 593€ Exploite par Lufthansa escale de 3h à Francfort (celui ci m’intéressait fortement à cause de la réputation de compagnie mais 8:20 départ c’est très très tôt
Et plein d’autre encore luxair/Quatar....
Un petit dernier avec la JAL exploite par British airways escale de 4h à Londres 11:00/11:30 haneda 657€ (je connais l’aéroport de Londres mais repasse la bas...
Alors voilà comme le titre l’indique, j’aurais souhaiter connaître vos recommandation en matière de compagnie aérienne pour le Japon.
Pour l’instant je ne suis pas fixé du jour et donc j’ai fait une recherche pour exemple le 17 juin et il y a du choix avec une bonne rangé de prix
Je précise que ce sera la 3 fois que je m’y rends et encore en classe eco ou mieux si possible
J’ai toujours aimé Quatar y’a pas à dire pour la qualité de son service mais escale trop long 4-6h depuis le Luxembourg J’ai fait 1 fois Emirates mais je n’ai pas apprécié et j’ai été malade avec la nourriture....la totale
Mais la j’ai le choix luxair/Quatar 1 bagage soute uniquement (frais pour 1 en cabine) 19:10/22:40 (HND) 360€
Turkish airlines 18:00/19:25 454€ 1 bagage main + 2 en soute
Ana 8:20/6:35 593€ Exploite par Lufthansa escale de 3h à Francfort (celui ci m’intéressait fortement à cause de la réputation de compagnie mais 8:20 départ c’est très très tôt
Et plein d’autre encore luxair/Quatar....
Un petit dernier avec la JAL exploite par British airways escale de 4h à Londres 11:00/11:30 haneda 657€ (je connais l’aéroport de Londres mais repasse la bas...
Retour de Lahore (Pakistan) English translation pending
L'empereur moghol Shah Jahan avait fait dessiner un jardin par amour et son nom a inspiré un parfum...En lisant cette histoire romantique il y a quelques années je m'étais promis de visiter un jour les jardins de Shalimar à Lahore.

Novembre 2019 : après une année trés difficile et voyant que certains voyagistes culturels se lançaient sur la destination "Pakistan" j'ai sauté le pas et décidé de passer 10 jours à Lahore pour visiter, m'imprégner et rêver... Je suis partie du 8 au 18 janvier 2020. Billet : j'ai voulu essayer Etihad , Emirates étant trop cher et Turkish m'inspirais moyen à cause des intempéries hivernales fréquentes à Istanbul. Visa : l'ambassade demande le formulaire rempli à la main, une copie du billet d'avion, une confirmation d'hôtel (j'avais réservé sur booking le Tourist Inn), une lettre d'agence de voyage locale qui s'occupe de vous sur place (j'ai été pistonné par une copine qui travaille chez un voyagiste qui a un correspondant local), 2 photos d'identité, le passeport avec 2 pages vierges se faisant face et 32 euros en espèce. Je suis allée à l'ambassade un jeudi matin (10 mn d'attente : j'étais la seule touriste au comptoir "visa touristique") et le vendredi de la semaine suivante j'avais mon visa valable pour 6 mois avec une entrée maxi d'un mois possible ! Hôtel : finalement j'ai trouvé par hasard dans le témoignage d'une voyageuse anglaise le Fort View Height hotel and restaurant : trés bien placé dans la vieille ville que l'on peut assimiler à une médina avec ses ruelles étroites surtout piétonnes qui grouille de vie et de vestiges. Hôtel à 5800 rpk (37 euros) par nuit en single avec petit déj, une dizaine de chambre, j'étais la seule cliente ! L'hôtel ne répond jamais aux mails il faut leur téléphoner ! Dans la chambre 104 qui est la plus grande, j'ai eu froid (12 degrés la nuit) , les toilettes sont "à la turque" et la douche "à l'indienne" (sans baquet) mais il y a l'eau chaude et la vue depuis le petit salon sur la porte du fort est sympa !! Change : avant de partir je vais convertir 700 euros en roupies pakistanaises à Change Magenta près de la gare de l est à Paris : leur commission n'était que de 12 euros ! Lecture : je suggère l'excellent livre "Pakistan" de Ardavan Amir-Aslani qui permet avant le départ de bien comprendre le pays de sa fondation à aujourd'hui, pour moi ce fut la clef de tout ce que j'ai vu et ressentie dans la ville. Départ : Etihad avait des horaires corrects : 2h d'escale à l'aller, 3 au retour...mais en retard au départ de Paris à l'aller, j'ai raté la correspondance à Abu Dhabi et ai dû dormir à l'Ibis pour ma première nuit de vacances...Même prise en charge (transferts a-r, nuit, repas) j'étais contrariée car j'avais perdu une journée complète...J'ai trouvé le choix de films et musiques pas terrible ! Climat : en cette période hivernale, j'ai eu entre 6 et 15 degrés avec un jour de pluie, brouillard jusqu'à 10h du matin, soleil et ciel bleu jusqu'à 15h puis ciel voilé et couché de soleil à 17h. Le séjour : le matin je faisais les visites culturelles : - musée : compter minimum 2 heures : passionnant, préférence pour la partie sikh et art gandara - mosquée Badshahi : 2 heures, prendre le temps aussi de s'imprégner de l'ambiance

- Hammam + mosquée Wazar : près de la porte de Delhi

- tombeaux : au nord de la riviére Ravi : 3h, ai négocié avec un tuk tuk 2000 rpk entrées non incluses

- jardins de shalimar : 1h voir plus s'il fait beau et que l'on aime rêvasser

- Fort : 3h

puis à 13h je retournais dans la rue de mon hôtel qui est dans une rue gardée et sécurisée car c'est l'une des 3 "food street" de la ville. Là je déjeunais sur une terrasse au soleil dans l'un des bons restaurants vue sur la mosquée Badshahi.

Vers 15h30 je partais dans la vieille ville afin de voir vivre cette population aimable, curieuse mais pas intrusive, et surtout admirer les vestiges d'une autre époque : vieille porte indienne, murs en briques, balcon en bois...Les gens trés respectueux m'adressaient des sourires timides.

Je me déplaçais aussi en tuktuk que l'on trouve partout et leur prix étaient toujours justes ! On peut rentrer dans la médina par 13 portes, la porte de Delhi étant la plus "soignée", sous le porche existe un mini office de tourisme où dès 10h des guides sont là prêt à vous faire visiter les points principaux de la médina.

Le jour de pluie j'ai emprunté le "métro bus", un long bus qui sillonne la ville du nord au sud sur un pont spécial pour éviter le traffic. Je suis allée au Package Mall, un des centres commerciaux immenses où les classes aisées viennent manger, s'habiller, se distraire (cinéma). Rien à voir avec les souk de Old Anarkali où salwar kameez colorées et odeur de viandes grillées titillent vos sens !

Je me suis sentie bien au milieu de cette population courtoise même le soir ayant pris un tuktuk pour gawalamandi, une autre "food street". Je n'ai jamais hésité à m'arrêter pour boire un chai, assise sur un banc, au milieu souvent d'une population masculine qui m'ignorait ! Idem au restaurant, j'allais dans la partie occupée par des hommes les "families room" étant à l'étage dans des pièces sans vue sur rue !! Avant l'heure du déjeuner et du diner les odeurs et couleurs des petits restaurants de rue sont incroyables. Chacun a sa marmite avec sa spécialité locale, des bancs devant son échoppe en attendant les consommateurs...Les boulangers proches font des tas de naan et galettes au sésame dorées qui embaument...Un vrai plaisir des sens, c'est bon et propre !

Dans les différents marchés selon les quartiers on trouve des spécialistes : ceux qui font des babouches, des instruments de musiques, des robes de mariés, des tissus qu'ils viennent de teindre et accrochés aux fenêtres en train de sécher...Et puis le graal c'est lorsqu'au détour d'une ruelle vous êtes en face d'un haveli, ces petits palais décorés par des peintures magnifiques.

Conclusion : ce séjour a répondu à mon attente de découverte d'une culture à travers ses vestiges, son architecture, sa cuisine et ses habitants. Au retour il me restait 120 euros (soit 580 euros hôtel+repas+visites+déplacements) cela reste une destination économique ce qui compense avec le prix du billet d'avion ! J'ai découvert comment on vis ailleurs et encore une fois cela fut un voyage intérieur également. "Celui qui n'a pas vu Lahore n'est pas encore né" dit un adage local. Alors oui ce voyage fut pour moi une renaissance. J'étais tellement relaxée que j'ai oublié d'aller à la cérémonie de wagah border, cette fameuse mise en scène entre pakistanais et indiens où l'on abaisse les drapeaux nationaux et qui font hurler et siffler les supporter assis chacun d'un côté de la frontière...J'ai également oublié que le jeudi soir on peut assister à des cérémonies sufis.... Je conseille cette destination à ceux qui veulent se plonger en terre inconnue. On y oublie ses points de repères dans un environnement où des gens bienveillants vous regardent, prêts à vous aider dès qu'ils sentent une hésitation dans vos pas ou votre regard... Je reste à votre écoute si besoin de plus de détails quand à l'organisation d'un séjour dans cette surprennante Lahore. Laurence


Novembre 2019 : après une année trés difficile et voyant que certains voyagistes culturels se lançaient sur la destination "Pakistan" j'ai sauté le pas et décidé de passer 10 jours à Lahore pour visiter, m'imprégner et rêver... Je suis partie du 8 au 18 janvier 2020. Billet : j'ai voulu essayer Etihad , Emirates étant trop cher et Turkish m'inspirais moyen à cause des intempéries hivernales fréquentes à Istanbul. Visa : l'ambassade demande le formulaire rempli à la main, une copie du billet d'avion, une confirmation d'hôtel (j'avais réservé sur booking le Tourist Inn), une lettre d'agence de voyage locale qui s'occupe de vous sur place (j'ai été pistonné par une copine qui travaille chez un voyagiste qui a un correspondant local), 2 photos d'identité, le passeport avec 2 pages vierges se faisant face et 32 euros en espèce. Je suis allée à l'ambassade un jeudi matin (10 mn d'attente : j'étais la seule touriste au comptoir "visa touristique") et le vendredi de la semaine suivante j'avais mon visa valable pour 6 mois avec une entrée maxi d'un mois possible ! Hôtel : finalement j'ai trouvé par hasard dans le témoignage d'une voyageuse anglaise le Fort View Height hotel and restaurant : trés bien placé dans la vieille ville que l'on peut assimiler à une médina avec ses ruelles étroites surtout piétonnes qui grouille de vie et de vestiges. Hôtel à 5800 rpk (37 euros) par nuit en single avec petit déj, une dizaine de chambre, j'étais la seule cliente ! L'hôtel ne répond jamais aux mails il faut leur téléphoner ! Dans la chambre 104 qui est la plus grande, j'ai eu froid (12 degrés la nuit) , les toilettes sont "à la turque" et la douche "à l'indienne" (sans baquet) mais il y a l'eau chaude et la vue depuis le petit salon sur la porte du fort est sympa !! Change : avant de partir je vais convertir 700 euros en roupies pakistanaises à Change Magenta près de la gare de l est à Paris : leur commission n'était que de 12 euros ! Lecture : je suggère l'excellent livre "Pakistan" de Ardavan Amir-Aslani qui permet avant le départ de bien comprendre le pays de sa fondation à aujourd'hui, pour moi ce fut la clef de tout ce que j'ai vu et ressentie dans la ville. Départ : Etihad avait des horaires corrects : 2h d'escale à l'aller, 3 au retour...mais en retard au départ de Paris à l'aller, j'ai raté la correspondance à Abu Dhabi et ai dû dormir à l'Ibis pour ma première nuit de vacances...Même prise en charge (transferts a-r, nuit, repas) j'étais contrariée car j'avais perdu une journée complète...J'ai trouvé le choix de films et musiques pas terrible ! Climat : en cette période hivernale, j'ai eu entre 6 et 15 degrés avec un jour de pluie, brouillard jusqu'à 10h du matin, soleil et ciel bleu jusqu'à 15h puis ciel voilé et couché de soleil à 17h. Le séjour : le matin je faisais les visites culturelles : - musée : compter minimum 2 heures : passionnant, préférence pour la partie sikh et art gandara - mosquée Badshahi : 2 heures, prendre le temps aussi de s'imprégner de l'ambiance

- Hammam + mosquée Wazar : près de la porte de Delhi

- tombeaux : au nord de la riviére Ravi : 3h, ai négocié avec un tuk tuk 2000 rpk entrées non incluses

- jardins de shalimar : 1h voir plus s'il fait beau et que l'on aime rêvasser

- Fort : 3h

puis à 13h je retournais dans la rue de mon hôtel qui est dans une rue gardée et sécurisée car c'est l'une des 3 "food street" de la ville. Là je déjeunais sur une terrasse au soleil dans l'un des bons restaurants vue sur la mosquée Badshahi.

Vers 15h30 je partais dans la vieille ville afin de voir vivre cette population aimable, curieuse mais pas intrusive, et surtout admirer les vestiges d'une autre époque : vieille porte indienne, murs en briques, balcon en bois...Les gens trés respectueux m'adressaient des sourires timides.

Je me déplaçais aussi en tuktuk que l'on trouve partout et leur prix étaient toujours justes ! On peut rentrer dans la médina par 13 portes, la porte de Delhi étant la plus "soignée", sous le porche existe un mini office de tourisme où dès 10h des guides sont là prêt à vous faire visiter les points principaux de la médina.

Le jour de pluie j'ai emprunté le "métro bus", un long bus qui sillonne la ville du nord au sud sur un pont spécial pour éviter le traffic. Je suis allée au Package Mall, un des centres commerciaux immenses où les classes aisées viennent manger, s'habiller, se distraire (cinéma). Rien à voir avec les souk de Old Anarkali où salwar kameez colorées et odeur de viandes grillées titillent vos sens !

Je me suis sentie bien au milieu de cette population courtoise même le soir ayant pris un tuktuk pour gawalamandi, une autre "food street". Je n'ai jamais hésité à m'arrêter pour boire un chai, assise sur un banc, au milieu souvent d'une population masculine qui m'ignorait ! Idem au restaurant, j'allais dans la partie occupée par des hommes les "families room" étant à l'étage dans des pièces sans vue sur rue !! Avant l'heure du déjeuner et du diner les odeurs et couleurs des petits restaurants de rue sont incroyables. Chacun a sa marmite avec sa spécialité locale, des bancs devant son échoppe en attendant les consommateurs...Les boulangers proches font des tas de naan et galettes au sésame dorées qui embaument...Un vrai plaisir des sens, c'est bon et propre !

Dans les différents marchés selon les quartiers on trouve des spécialistes : ceux qui font des babouches, des instruments de musiques, des robes de mariés, des tissus qu'ils viennent de teindre et accrochés aux fenêtres en train de sécher...Et puis le graal c'est lorsqu'au détour d'une ruelle vous êtes en face d'un haveli, ces petits palais décorés par des peintures magnifiques.

Conclusion : ce séjour a répondu à mon attente de découverte d'une culture à travers ses vestiges, son architecture, sa cuisine et ses habitants. Au retour il me restait 120 euros (soit 580 euros hôtel+repas+visites+déplacements) cela reste une destination économique ce qui compense avec le prix du billet d'avion ! J'ai découvert comment on vis ailleurs et encore une fois cela fut un voyage intérieur également. "Celui qui n'a pas vu Lahore n'est pas encore né" dit un adage local. Alors oui ce voyage fut pour moi une renaissance. J'étais tellement relaxée que j'ai oublié d'aller à la cérémonie de wagah border, cette fameuse mise en scène entre pakistanais et indiens où l'on abaisse les drapeaux nationaux et qui font hurler et siffler les supporter assis chacun d'un côté de la frontière...J'ai également oublié que le jeudi soir on peut assister à des cérémonies sufis.... Je conseille cette destination à ceux qui veulent se plonger en terre inconnue. On y oublie ses points de repères dans un environnement où des gens bienveillants vous regardent, prêts à vous aider dès qu'ils sentent une hésitation dans vos pas ou votre regard... Je reste à votre écoute si besoin de plus de détails quand à l'organisation d'un séjour dans cette surprennante Lahore. Laurence

Refoulé aux douanes marocaines English translation pending
Bonjour ,
Mon copain est albanais , et nous avons décidé de faire un séjour au maroc , nous avons booker nos billets de Dubai, on s'est fait enregistrer à l'aéroport, reçu nos cartes d'embarquement et hop tout est normal.
Arrivés au Maroc le choc , on bloque à la douane à défaut de visa on ne savait pas qu'il en avait besoin surtt que Emirates la laissé voyager ce qui a aussi surpris la police marocaine !! Ma question la compagnie est responsable de vérifier le visa avant d'embarquer ? Si oui , peut on les poursuivre en justice après cet erreur surtt qu'on perdu notre argent + 9h de vol pour a la fin le voir se faire refouler !! Merci
Navettes du port à l'aéroport de Dubaï English translation pending
bonsoir y a t il des navettes du port a l aéroport le jour du départ de Dubai et a quelle heur commence le débarquement pour l avion a 7h 20 merci de VOS REPONSES
Passeport enfant mineur pour Dubaï English translation pending
Bonjour à toute la communauté,
AU SECOURS !!!!
les passeports des enfants ne sont valables que 5 mois après la date d'entrée à Dubai. Evidemment nous partons dans 3 jours...
Qui a déjà vécu cette situation ? Quelqu'un a une idée ?
Merci à tous
AU SECOURS !!!!
les passeports des enfants ne sont valables que 5 mois après la date d'entrée à Dubai. Evidemment nous partons dans 3 jours...
Qui a déjà vécu cette situation ? Quelqu'un a une idée ?
Merci à tous
Agence de voyage agréée pour faire un visa pour les Émirats English translation pending
Bonjour,
je souhaite faire une réservation sur Air France , mais je ne trouve pas d'agence agréé qui fasse le visa pour les Emirats . Quelqu'un aurait-il une piste? Merci à tous!
je souhaite faire une réservation sur Air France , mais je ne trouve pas d'agence agréé qui fasse le visa pour les Emirats . Quelqu'un aurait-il une piste? Merci à tous!
Quel vol le moins cher pour Toulouse - île Maurice en octobre 2020 English translation pending
bonjour,
je recherche un vol pour Toulouse Maurice avec escale
de environ du 15 AU 31 octobre 2020
et une location pas trop cher sympa bungalow ou autre face mer cote 1 semaine grand bay et 1 semaine trou d eau douce
merci d avance de votre aide et de vos propositions
val
Croisière MSC: transfert du port de Yokohama vers Narita airport English translation pending
Bonjour.
Effectuant la croisière Abu-Dhabi vers Yokohama, je recherche les possibilités de transfert du port de Yokohama (débarcadère MSC) vers l'aéroport de Narita.
Hormis le train où il faut effectuer de multiples changements (je ne parle pas et ne comprends pas le japonais) y-a t-il un moyen de transfert moins onéreux que les taxis?
Merci à tous.
Horaires des vols Paris-Dubaï English translation pending
bonjour je pars en croisière a Dubai au mois de janvier et j aimerais savoir les horaires d avion de paris a Dubai aller et retour car je dois réserver des places au TGV pour rejoindre charles de Gaulle merci d avance
Douze grandes compagnies aériennes à terme? English translation pending
Source AFP : https://www.lepoint.fr/economie/il-n-y-aura-bientot-que-12-grandes-compagnies-aeriennes-20-08-2019-2330584_28.php
Le patron de la compagnie aérienne Lufthansa prévoit une consolidation du marché du transport aérien. Selon lui, une douzaine de compagnies seulement se partageront à terme le marché aérien des grandes liaisons internationales, car une crise économique va « accélérer » la consolidation du secteur. « Le secteur évolue vers une douzaine de compagnies agissant mondialement » et opérant les grandes liaisons internationales, en plus de plus petites compagnies nationales ou régionales, a déclaré Carsten Spohr lundi soir à la presse. « Trois aux États-Unis, trois en Chine, trois dans le Golfe et trois en Europe », a détaillé le patron du premier groupe aérien européen, sans citer de noms.
Il sous-entend que ces 12 compagnies se partageraient les longs courriers entre différents points du globe. N'est-ce pas déjà le cas ? La grande majorité des voyageurs internationaux prennent déjà : En Europe : Lufthansa, Air France/KLM, British Airways Emirats : Qatar et Emirates (j'ai un doute que Etihad "tienne", et miserais plus sur Turkish Airlines) USA : American Airlines, United. Delta c'est une émanation de Air France... Chine : Cathay, Air China, China Eastern. Et Singapour Airlines ?
Mouais, ca peut se tenir...
Vos avis ?
Le patron de la compagnie aérienne Lufthansa prévoit une consolidation du marché du transport aérien. Selon lui, une douzaine de compagnies seulement se partageront à terme le marché aérien des grandes liaisons internationales, car une crise économique va « accélérer » la consolidation du secteur. « Le secteur évolue vers une douzaine de compagnies agissant mondialement » et opérant les grandes liaisons internationales, en plus de plus petites compagnies nationales ou régionales, a déclaré Carsten Spohr lundi soir à la presse. « Trois aux États-Unis, trois en Chine, trois dans le Golfe et trois en Europe », a détaillé le patron du premier groupe aérien européen, sans citer de noms.
Il sous-entend que ces 12 compagnies se partageraient les longs courriers entre différents points du globe. N'est-ce pas déjà le cas ? La grande majorité des voyageurs internationaux prennent déjà : En Europe : Lufthansa, Air France/KLM, British Airways Emirats : Qatar et Emirates (j'ai un doute que Etihad "tienne", et miserais plus sur Turkish Airlines) USA : American Airlines, United. Delta c'est une émanation de Air France... Chine : Cathay, Air China, China Eastern. Et Singapour Airlines ?
Mouais, ca peut se tenir...
Vos avis ?
Voyage de 3 semaines Vietnam et Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Nous revenons d'un périple de 3 semaines en juillet aout avec 2 semaines sur le Nord Vietnam (Hanoï, les montagnes du NO vers Ha Giang à deux pas de la frontière chinoise puis les deux baies d'Halong (terrestre et maritime), le delta du fleuve rouge (à faire; pas de touristes rencontrés), Hué, Hoï An et vol pour le Cambodge de Da Nang pour SiemReap pour les temples d'Angkor puis le lac Tonlé Sap au centre du pays et enfin Pnohm Penh pour le retour France, Nice avec Emirates via Dubaï.
Nous avons été trés loins de notre "zone de confort" parfois lorsque chez l'habitant et souvent éloignés des zones touristiques que ce soit pour loger ou pour manger. Nous avons évités toutes ces agences sur Hanoï qui vous proposent les mêmes choses en 1/2 ou 3 jours.
Je vous recommande notre guide francophone si cela vous intéresse. Il est indépendant et en plus est féru de botanique et se déplace sur l'ensemble du Vietnam. Une belle rencontre.
Pour le Cambodge, restez sur Siem Reap et les temples d'Angkor, le reste peut être évité.
Pour le Cambodge, restez sur Siem Reap et les temples d'Angkor, le reste peut être évité.
Vols Paris-Bangkok pas chers avec Austrian Airlines English translation pending
Bonsoir,
je souhaite partir en voyage avec mon compagnon en Thailande.
Nous cherchons des vols pas chers bien sur!!
Avez vous des avis sur ces vols avec la compagnie Austrian???
Merci ................
je souhaite partir en voyage avec mon compagnon en Thailande.
Nous cherchons des vols pas chers bien sur!!
Avez vous des avis sur ces vols avec la compagnie Austrian???
Merci ................
Meilleure date pour billet et meilleure compagnie pour la Malaisie et Singapour English translation pending
bonjour,
j'ai choisi les dates de mon voyage vers singapour et la malaisie..
qui seront entre le 20 janvier et le 28 février...2020
un vol multidestination puisque je pars de marseille vers singapour et je reviendrais de kuala lumpur vers..marseille
pouvez vous d'après votre experience me conseiller une compagnie, je ne recherche pas le vol le moins cher, mais...le moins fatiguant..
d'autre part, y a t il une date ou je peux avoir la chance d'un "bon prix",
je vous remercie, jeanne
j'ai choisi les dates de mon voyage vers singapour et la malaisie..
qui seront entre le 20 janvier et le 28 février...2020
un vol multidestination puisque je pars de marseille vers singapour et je reviendrais de kuala lumpur vers..marseille
pouvez vous d'après votre experience me conseiller une compagnie, je ne recherche pas le vol le moins cher, mais...le moins fatiguant..
d'autre part, y a t il une date ou je peux avoir la chance d'un "bon prix",
je vous remercie, jeanne
Quel vol pour la Birmanie? English translation pending
Bonjour on commence à préparer notre séjour hivernal en Asie du Sud-Est et cette année, nouveauté, nous aimerions visiter un peu la Birmanie (1mois) avant de continuer en Indonésie (2 mois. Bali / Gili / Komodo / Flores )
Notre souci est que le départ doit se faire impérativement de Nice.
Les premières recherches montrent que Nice Rangoon est bien plus cher et bien plus long que Nice Bangkok que nous avons l'habitude d'utiliser avec Emirates.
Peut-être est-il préférable de faire Nice/ Bkk et ensuite Bkk/ Rangoon ou Mandalay avec Air Asia ou autre
Voilà donc nos premières constatations.
Si vous avez des conseils, bons plans ou simplement idées sur ces trajets et destinations... Un grand merci !
Et a charge de revanche
Notre souci est que le départ doit se faire impérativement de Nice.
Les premières recherches montrent que Nice Rangoon est bien plus cher et bien plus long que Nice Bangkok que nous avons l'habitude d'utiliser avec Emirates.
Peut-être est-il préférable de faire Nice/ Bkk et ensuite Bkk/ Rangoon ou Mandalay avec Air Asia ou autre
Voilà donc nos premières constatations.
Si vous avez des conseils, bons plans ou simplement idées sur ces trajets et destinations... Un grand merci !
Et a charge de revanche
Itinéraire de 26 jours en Thaïlande + Hong Kong + Dubaï English translation pending
bonjour,
Tout est dit dans le titre.
C'est notre 1ère fois en Thaïlande ( a part madame qui a juste fait Phuket)
Quelques petits conseils seraient les bienvenus, - Est-ce faisable ? - Est-ce un itinéraire intéressant ? - Manque-t'on l'immanquable ?
Nous partons du 12 Novembre au 9 Décembre 2019 Nous partons de Bruxelles à Dubaï (pour une petite escale) puis direction Hong-Kong (ou nous restons 24 hrs, histoire de jeter un rapide coup d'oeil). Puis direction Bangkok. Le vol de retour décolle de Phuket vers Bruxelles, en s'arrêtant 19 hrs à Dubaï ( le temps d'aller tremper ses pieds et boire un verre). Les billets ont déjà été achetés sur la compagnie EMIRATES.
Voici notre itinéraire :
Mardi 12/11 : Vol de Bruxelles Mercredi 13/11 : escale Dubai (4hrs) Arrivée Honk Hong 21 hrs Jeudi 14/11 : Départ Hong kong à 21 hrs vers Bangkok arrivée 23.15 hrs Vendredi 15/11 : Bangkok Samedi 16/11 : Bangkok Dimanche 17/11 : Bangkok Lundi 18/11 : Bangkok (trajet de nuit vers Ayutthaya) Mardi 19/11 : Ayutthaya Mercredi 20/11 : trajet vers Sukhothai + visite Jeudi 21/11 : sukhothai + trajet vers Chiang Mai Vendredi : 22/11 : Chiang Mai Samedi 23/11 : Chiang Mai Dimanche 24/11 : Chiang Mai + vol vers Krabi Lundi 25/11 : Krabi Mardi 26/11 : Krabi Mercredi 27/11 : Krabi Jeudi 28/11 : kho Lipe (+Langkawi) Vendredi : 29/11 : Kho Lipe (+Langkawi) Samedi 30/11 : Kho Lipe (+Langkawi) Dimanche 01/12 : Kho Lipe (+Langkawi) Lundi 02/12 : Kho Yao (noi ou yae) Mardi 03/12 : Kho Yao (noi ou yae) Mercredi 04/12 : Kho Yao (noi ou yae) Jeudi 05/12 : Kho Yao (noi ou yae) + trajet vers Phuket Vendredi 06/12 : Phuket Samedi 07/12 : Phuket Dimanche 08/12 : Départ vers Dubaï à 09.30 hrs. Arrivée à Dubaï à 13.15 hrs Lundi 09/12 : Bruxelles : Départ vers Bruxelles à 08.20 hrs arrivée à Bruxelles
Merci beaucoup :-)
Quentin
Quelques petits conseils seraient les bienvenus, - Est-ce faisable ? - Est-ce un itinéraire intéressant ? - Manque-t'on l'immanquable ?
Nous partons du 12 Novembre au 9 Décembre 2019 Nous partons de Bruxelles à Dubaï (pour une petite escale) puis direction Hong-Kong (ou nous restons 24 hrs, histoire de jeter un rapide coup d'oeil). Puis direction Bangkok. Le vol de retour décolle de Phuket vers Bruxelles, en s'arrêtant 19 hrs à Dubaï ( le temps d'aller tremper ses pieds et boire un verre). Les billets ont déjà été achetés sur la compagnie EMIRATES.
Voici notre itinéraire :
Mardi 12/11 : Vol de Bruxelles Mercredi 13/11 : escale Dubai (4hrs) Arrivée Honk Hong 21 hrs Jeudi 14/11 : Départ Hong kong à 21 hrs vers Bangkok arrivée 23.15 hrs Vendredi 15/11 : Bangkok Samedi 16/11 : Bangkok Dimanche 17/11 : Bangkok Lundi 18/11 : Bangkok (trajet de nuit vers Ayutthaya) Mardi 19/11 : Ayutthaya Mercredi 20/11 : trajet vers Sukhothai + visite Jeudi 21/11 : sukhothai + trajet vers Chiang Mai Vendredi : 22/11 : Chiang Mai Samedi 23/11 : Chiang Mai Dimanche 24/11 : Chiang Mai + vol vers Krabi Lundi 25/11 : Krabi Mardi 26/11 : Krabi Mercredi 27/11 : Krabi Jeudi 28/11 : kho Lipe (+Langkawi) Vendredi : 29/11 : Kho Lipe (+Langkawi) Samedi 30/11 : Kho Lipe (+Langkawi) Dimanche 01/12 : Kho Lipe (+Langkawi) Lundi 02/12 : Kho Yao (noi ou yae) Mardi 03/12 : Kho Yao (noi ou yae) Mercredi 04/12 : Kho Yao (noi ou yae) Jeudi 05/12 : Kho Yao (noi ou yae) + trajet vers Phuket Vendredi 06/12 : Phuket Samedi 07/12 : Phuket Dimanche 08/12 : Départ vers Dubaï à 09.30 hrs. Arrivée à Dubaï à 13.15 hrs Lundi 09/12 : Bruxelles : Départ vers Bruxelles à 08.20 hrs arrivée à Bruxelles
Merci beaucoup :-)
Quentin
Nom de la réservation chez MSC English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai réservé une croisière aux Emirats chez MSC directement sur le site pour janvier 2020
J'ai donc réservé le package croisière avec vol et transfert.En revanche, j ai donné mon nom d'épouse pour le devis que j ai accepté et validé en payant l' accompte mais je n'ai pas du tout penser aux billets d'avion qui doit être au nom inscrit sur le passeport:🤪
Nom de jeune fille+prénom.
Je me trouve donc avec un contrat à mon nom d'épouse ainsi que le billet d' avion (compagnie Emirates pour Dubaï ) qui n'est pas encore édité (heureusement ! )
Pensez vous que MSC va vouloir ou pouvoir changer le nom? J'ai téléphoné, ils me disent de faire un mail au service transport MSC. Je l' ai envoyé aujourd'hui mais sans conviction!
Si quelqu'un à vécu cette situation, qu'il me dise comment ça s'est terminé !
Merci pour vos messages!
Retour d'un voyage express dans le Tamil Nadu avec ma mère de 76 ans English translation pending
" Et si je venais avec toi ?" Quand ma mère a prononcé cette phrase j'ai cru à une plaisanterie elle qui hormis une croisière en Egypte il y a 15 ans ne voyageait pas par crainte de tout...J'ai jaugé la situation : quid de mon programme routarde avec bus et hôtels modestes où l'on fait de si jolies rencontres...J'ai donc tout revu grâce à la lecture des compte rendu de Penelou, Yan55 et Pagaljavab et constitué un programme le plus facile possible pour que ma mère ne soit ni choquée ( je dors facilement n'importe où !) ni fatiguée avec 3h de marche maxi par jour.
Billets achetés sur le site Emirates en décembre : 634 euros par personne pour Paris/Chennai via Dubai, puis le 15 avril Chennai-Dubai et le 23 avril Dubai-Paris.
Planning serré au niveau vol pour le départ mais faisable :
Décollage le 4 avril Paris 15h30 arrivée Dubai 00h20, là on prend un bus pour se rendre à un autre terminal pour un redécollage à 2h45. Arrivée Chennai 8h25, nous avons attendu 15mn : ma mère au comptoir "visa on arrival" moi à côté puisque j'avais un visa fait à VSF Paris. Récupération rapide des valises et nous sortons du terminal international pour sauter dans une voiturette gratuite qui nous conduit 500m plus loin au terminal domestique pour un vol Air India payé 40 euros Chennai-Madurai : 11h30 - 12h35.
A Madurai , kiosque pour taxi pré paid (400rps) et c'est quand même soulagées que nous intégrons notre chambre respective au Madurai Residency (40 euros par single avec excellents petits déjeuners buffet). Je voulais un hôtel confortable et bien situé pour commencer ! Nous ressortons à 16h30 et là je sens qu'il fait trés chaud ! Nous commençons par aller faire du change dans une boutique-change-agence de voyages à un bon taux dans la grande rue qui mène au temple et qui est bien signalé : Dass win forex. Nous changeons 1600 euros pour ne plus avoir à chercher par la suite de bureau de change. Direction le grand temple dont nous faisons le tour mais nous sommes fatiguées et je m'arrête pour déguster mon premier jigarthanda debout dans la rue. Quand je me retourne ma mère en sueur me regarde effarée "mais comment tu peux manger dans la rue là au milieu de cette pollution et des klaxons un truc tu ne sais même pas comment s'est fait"...Ah bon...alors nous rentrons dans notre hôtel aseptisé pour homme d'affaire et dodo jusqu'au lendemain que j'espère plus joyeux...Je met son humeur et son refus d'avaler quoi que ce soit sur le compte de la fatigue !!! Le buffet du petit déjeuner est principalement indien et est vraiment bon (même le café) il y a même du chai ! Départ pour la visite du temple de Meenakshi où l'on doit laisser portable, appareil photo et chaussures à l'entrée (bon d'accord gardes tes chaussettes maman mais je t'assure on n'attrape pas de champignons ici). Nous rentrons par la porte Est afin d'être en face de Pudhu Mandapa (souk intégré dans un reste de temple) en sortant. La visite nous enchante c'est magique et chaque espace recèlent de beautés chacune dans son genre. La ferveur est intense et le peu de monde à 9h nous permet d'observer le rituel de chacun. Dommage que les photos soient interdites mais je comprend aussi : les indiens adorent les selfies et cela "polluerait" le lieu et enlèverait de la sérénité si c'était autorisé !!
Balade dans le marché puis à pied nous rejoignons le palais Nayak. Entier il devait être superbe, les salles sont imposantes. En tuk tuk nous rejoignons le musée Gandhi dans son beau bâtiment : la documentation et les photos sont interessantes mais ma mère reste sous les ventilateurs elle a chaud et sommeil ! J'abrège et en sortant me délecte d'un citron soda sous une paire d'yeux réprobateurs... "et si on allait manger à l'hôtel"...Bon c'est au bout de la ville et autour de nous des boui boui déversent leurs senteurs épicées mais d'accord😕....Nous nous arrêtons en chemin au marché pour acheter des petits citrons juteux et du gingembre dont j'aime me faire un jus chaque matin Seules dans la salle climatisée nous avons bien déjeuné face aux tours du temple. Après midi glandouille car le lendemain nous allions rentrer dans le coeur du sujet : le chetinad !
En réservant à Karaikudi par mail à l'hôtel Meyyappaa, le propriétaire, Mr Murali m'avait proposé les services de son taxi.
J'avais accepté par confort le transfert Madurai-Karaikudi
2 heures (2500 rps), et 2 journées avec voiture + chauffeur à 1800 rps ce qui fut bien pratique.
Dimanche 7 avril à 10h, nous avons fait la connaissance de Vicky, venu nous chercher, jeune homme trés bon conducteur et discret de 22 ans qui nous conduira selon un programme précis. Le Meyyappaa est bien situé en ville, au carrefour de 2 longues artères et derrière un supermarché. Chambres simples mais modernes et très propres avec douche à pommeau pour 900 rps par chambre sans petit déjeuner. Celui ci est servi à partir de 8h15 mais nous partions à 8h. Dimanche après midi : pour 500 rps un tuk tuk nous a conduit à Kundrakudi au Murugan Temple où un éléphant sacré peut vous bénir avec sa trompe si vous lui glissez une offrande ...la vue sur la campagne environnante est jolie et le temple curieux...contrairement au temple Silvan Kovil quelques kilomètres plus loin en revenant sur Karaikudi qui lui est superbe...Le tuk tuk vous conduit devant le bassin où se baignent des hommes et quand vous rentrez dans le temple vous restez bouche bée...Il se dégage quelque chose de magique...Y aller en fin d'après midi sachant que les temples en général sont ouverts de 5h à 12h30 et 16h à 21h.
Lundi 8 avril : Karaikudi : nous sommes allés en tuk tuk au marché hebdomadaire et coup de chance c'est la saison des mangues alfonso : un régal ! Nous en faisons une provision puis tour dans la rue des antiquaires et j'avais réservé pour déjeuner à l'hôtel Bangala. Une bonne expérience pour goûter à la cuisine du chetinad dans un trés joli hôtel typique (14 euros/personne avec eau+thé ou café). Balade dans les ruelles pour voir les vieilles maisons.
Pour les 2 jours de visites en voiture je voulais alterner les temples et les visites des maisons somptueuses qui font la réputation de cette région. Voici notre programme :
mardi 9 avril : départ 8h pour le temple Irani Kovil (temple clan) avec ses magnifiques peintures au plafond (NB: d'avoir voulu visiter ce temple a fait rajouter 700rps au forfait journée car il est éloigné). Fort Thirumarpan (ouvre à 9h , y aller avant la chaleur), Pudukottai : temple de Baragathamba (à voir car trés original dans sa conception), musée et déjeuner dans l'excellent Palaniappa Mess (non veg). A 14h visite du fameux site ayyanar de Namunasamudiran. J'avais hâte de visiter ce lieu et fébriles nous sommes sortis de la voiture sous une chaleur de plomb (40°) avons fait 50m et là le chauffeur a dit "à partir de là c'est sacré il faut se déchausser"...En posant les pieds sur le chemin de sable brûlant j'ai dû retenir mes larmes de douleur...Le seul moyen d'avancer était de longer les chevaux d'argile et de marcher dans les ronces en évitant qu'une épine se plante..." Tu vois que c'est bien des chaussettes " m'a lancé ma mère goguenarde depuis l'allée centrale sablonneuse, en me devançant largement , les pieds protégés, sur un sentier dont j'avais tant rêvé...Donc n'oubliez pas vos chaussettes....car j'eu beau me prosterner devant Ayyanar le dieu des villageois j'ai eu des brûlures terribles sous la plantes des pieds 🤪. En repartant nous sommes passés à Kothamangalam et au Saratha Vila nous avons pris un verre dans cette maison remarquablement refaite et aménagée en hôtel puis passage devant le temple Shiva West où ce petit temple se reflétant dans le lac avec la campagne en fond est superbe.
Retour à Karaikudi à 16h. Nous n'avons pas regretté de rester 4 nuits dans cette ville car elle est vivante et permet de sortir et voir la vie indienne , les environs du grand temple est agréable le soir avec ses quartiers commerçants piétonniers et ses étals de fleurs à acheter pour faire des offrandes. Nous avons acheté du trés beau tissus local en coton tissé main avec de belles couleurs ou des motifs à carreaux (madras).
mercredi 10 avril : départ hôtel 8h pour visiter : Mathur Kovil (temple clan), Kottayur (vieilles maisons), Pallathur, Kanadukatan, Athangudi (maisons+fabrique carreaux ciment) et Pillayarpatti (grand temple joyeux et coloré). Déjeuner tardif au Bangala.
Le soir tour en ville et j'ai sauté en l'air lorsque ma mère m'a dit : "bon je me demande pourquoi tu m'as dit de prendre de
l 'immodium et tout ça...ce soir c'est épinard lentilles et si ça continue demain je dois prendre des pruneaux que j'ai apporté"...Tous les voyageurs se demandent comment ne pas attraper la tourista ou comment l'arrêter d'urgence et maman avait un soucis inverse....J'ai compris que si le riz m'allait bien chez elle c'était le contraire...Nous avons dîné légumes+lentilles+épinards...mais toujours rien pour elle : j'étais vraiment inquiète...
Jeudi 11 : départ à 6h 30 avec Vicky pour Pondicherry via une étape d'une heure à Tranquebar pour 9000 rps. Voyage tout confort en voiture et l'escale à Tranquebar a été agréable car nous avons pris un verre au Bungalow beach et marché dans la rue qui regroupe le plus de bâtiment coloniaux (King Street) de cet ancien comptoir danois. Arrivée à Pondicherry à 15h nous avons eu une bonne surprise en découvrant la maison d'hôte Hibiscus superbe avec ses meubles en bois de style colonial : 2 chambres en haut et 2 en bas : nous avions ainsi le rez de chaussée pour nous avec son petit salon et ses portes ouvrant sur le jardinet aux multiples plantes vertes. 2750 rps en single avec petit dej copieux et un excellent accueil de Mr et Mme Bascarane, indiens parfaitement francophones. Possibilité de faire laver son linge en 24h . Balade à pied l'après midi en étant parti du Indian Coffee où nous avons mangé idli et masala dosa. Vendredi tranquille avec marché Goubert et ses étals de fleurs pour commencer puis parcours dans la ville indienne puis coloniale ( achat de supers savons à 30rps à la boutique d'auroville)...Je ne voulais plus que nous mangions je craignais pour ma mère qui n'allait pas fort, fatiguée en plus par la châleur...L'après midi, balade dans le joli quartier musulman avec ses maisons et inscriptions particulières. Les gens y sont trés châleureux. Le soir nous voulions prendre un verre et grignoter dans un bel endroit. nous sommes donc allés sur la terrasse de l'hôtel De Petit...Quelle déception !!!! Belle vue mais nourriture fadasse, tiède nous n'avons pas fini les plats c'était immangeable et plutôt cher ! Le serveur a senti notre trouble et s'en est excusé...Vraiment déçues par rapport au cadre. nous sommes allées nous consoler en mangeant une bonne glace sur la balade en front de mer !
Samedi 13, 10h30 : nous quittons Pondicherry et un taxi nous conduit à Mamallapuram pour 2300rps (commandé par l hôtel).
Installation au Mahabs, 2325 rps avec petit déjeuner, chambre simple mais agréable avec petite terrasse donnant sur une piscine de taille respectable. Visite en tuktuk pour 600rps (2h) des principaux points culturels de la ville, je sens ma mère épuisée...La vétusté des chambres la rend de mauvaise humeur et les insectes du jardin lui font craindre une nuit à chasser les moustiques...Le lendemain le sujet de son courrou sera : "...mais que les indiens sont bruyants même la nuit à faire comme s'ils étaient chez eux".
Petit déj sans plus mais j'admire les jolies fresques indiennes sur les murs de l'hôtel et trouve le cadre avec ses différents types de palmiers vraiment joli et agréable. je serais bien resté une nuit de plus...
A 10h (nous avions réservé la veille à la station de taxi en face de l'hôtel) un véhicule va nous conduire pour 2300rps à Chennai. C'est jour férié : nouvel an tamoul, mais la plupart des gens et commerces sont ouverts. En arrivant, trés bonne surprise : l'hôtel Vistana (2016 rps/chambre) à Pondi Bazar est neuf, propre, accueil super, maman se détend elle craignait un dernier hôtel comme le précédent ! Installation puis balade il est 13h.
Nous marchons et nous arrêtons devant une enseigne. "Barbeque Nation" un restaurant intégré dans un hôtel. nous montons pour voir et là : une très grande salle remplie de familles middle class attablées devant de gigantesques buffets et mini barbecues...ça sent bon, on ne peut pas résister et pour une formule non veg à 800rps par personne on se régale.....
Sieste à l'hôtel en regardant TV5 Monde avant de ressortir à 18h quand la nuit tombe...Nous nous baladons dans cette artère commerçante qu'est Pondi Bazar, achetons un peu de tissus encore et allons nous reposer : le vol pour Dubai est à 4h nous partirons de l'hôtel à 1h du mat avec un taxi commandé par l'hôtel (20mn : 300 rps). Il nous restait 670 euros en roupies que j'avais mis dans ma valise pour les changer en dirham à Dubai...
Conclusion : Il faisait chaud en cette période et anormalement cette année nous a t on dit : environ 38 degrés ! Avec la recul ma mère m'a dit avoir adoré mais souffert de la châleur en journée...Sur place elle avait les yeux constamment écarquillés de surprise je pensais qu'elle n'appréciait pas mais elle m'a dit être allée de surprise en bonne surprise. Sur place elle n'a jamais ni bu ni mangé dans la rue alors que je consommais citron soda et chai à gogo. Avoir la tourista n'est donc pas une fatalité !!! Avec un budget routard, j'ai l'habitude des transports en commun et je trouve ça chouette mais c'est vrai qu'avoir un véhicule avec chauffeur évite attentes et permet d'aller où l'on veut. J'ai découvert une autre manière de voyager en Inde et le fait de partager ces instants avec un être cher n'a pas de prix même si on se mange des petites réflexions plus piquantes que certains plats. C'est une expérience que je vous souhaite en tout cas ! Programme simple et léger même pour les personnes n'ayant pas l'habitude de voyager. Indiens sympas voir chaleureux et bienveillants : la région est idéale pour initier aux voyages ceux qui n'auraient pas l'habitude ! Choisissez une saison moins chaude cependant ! Belles campagnes, superbes temples et maisons à tomber ! Quelle belle région !
et enfin : nous avons fait faire à Dubai chez un super tailleur 3 chemises, 3 foulards et 2 paréos pour 50 euros ! Je reste à votre disposition si vous voulez l'adresse ! Merci de votre attention et bons voyages, Laurence
Conclusion : Il faisait chaud en cette période et anormalement cette année nous a t on dit : environ 38 degrés ! Avec la recul ma mère m'a dit avoir adoré mais souffert de la châleur en journée...Sur place elle avait les yeux constamment écarquillés de surprise je pensais qu'elle n'appréciait pas mais elle m'a dit être allée de surprise en bonne surprise. Sur place elle n'a jamais ni bu ni mangé dans la rue alors que je consommais citron soda et chai à gogo. Avoir la tourista n'est donc pas une fatalité !!! Avec un budget routard, j'ai l'habitude des transports en commun et je trouve ça chouette mais c'est vrai qu'avoir un véhicule avec chauffeur évite attentes et permet d'aller où l'on veut. J'ai découvert une autre manière de voyager en Inde et le fait de partager ces instants avec un être cher n'a pas de prix même si on se mange des petites réflexions plus piquantes que certains plats. C'est une expérience que je vous souhaite en tout cas ! Programme simple et léger même pour les personnes n'ayant pas l'habitude de voyager. Indiens sympas voir chaleureux et bienveillants : la région est idéale pour initier aux voyages ceux qui n'auraient pas l'habitude ! Choisissez une saison moins chaude cependant ! Belles campagnes, superbes temples et maisons à tomber ! Quelle belle région !
et enfin : nous avons fait faire à Dubai chez un super tailleur 3 chemises, 3 foulards et 2 paréos pour 50 euros ! Je reste à votre disposition si vous voulez l'adresse ! Merci de votre attention et bons voyages, Laurence
Avis sur Royal Jordanian English translation pending
Bonsoir, je prends bientôt cette compagnie depuis paris.
Est ce que vous pourrez me donner vos avis svp? Je trouve abusé le poids du bagage cabine 7kg uniquement !
Merci
Dubaï en deux jours English translation pending
Bonjour a tous,
Fin juin nous serons en escale à Dubaï 3 nuits et 2 journées pleines avant de nous rendre en Afrique du Sud et nous logerons au conrad hotel.
J'ai envisagé cette organisation pour occuper ces 2 jours : qu'en pensez vous ?
Jour 1: se rendre à Dubaï marina la matinée puis l'après midi À jumeihra madinat . Passage plage pour voir burj al arab. Ou peut etre inverser l'ordre et debuter par la madinat? Mail of Emirates pour voir ski Dubaï ou Fontaine dubai mall le soir.
Jour 2: vieille ville avec les souks, puis Dubaï mail pour ascension burj khalifa en debut après midi et visite de l'aquarium.
Jour 3: nous decollons dans la matinee pour Johannesburg.
Question annexe: est ce qu'il est mieux de retirer sur place la monnaie locale ?
Merci pour vos avis
Fin juin nous serons en escale à Dubaï 3 nuits et 2 journées pleines avant de nous rendre en Afrique du Sud et nous logerons au conrad hotel.
J'ai envisagé cette organisation pour occuper ces 2 jours : qu'en pensez vous ?
Jour 1: se rendre à Dubaï marina la matinée puis l'après midi À jumeihra madinat . Passage plage pour voir burj al arab. Ou peut etre inverser l'ordre et debuter par la madinat? Mail of Emirates pour voir ski Dubaï ou Fontaine dubai mall le soir.
Jour 2: vieille ville avec les souks, puis Dubaï mail pour ascension burj khalifa en debut après midi et visite de l'aquarium.
Jour 3: nous decollons dans la matinee pour Johannesburg.
Question annexe: est ce qu'il est mieux de retirer sur place la monnaie locale ?
Merci pour vos avis
Bali carnet de voyage en juillet 2018 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Avec un peu de retard, je poste mon carnet sur notre circuit à Bali entre le 07/07/18 et le 25/07
Merci aux autres forumeurs pour leur contribution et carnets très utiles. A mon tour d'essayer d'apporter un peu d'aide et de conseils.
Nous sommes 2 adultes et un enfant de 13 ans
Vol au départ de Frankfort via Dubai avec Emirates
DIMANCHE 08/07/2018
Arrivée du vol 14h35 A l’arrivée, 15 mn de douane mais 1h30 pour récupérer nos bagages Taxi vers SANUR environ 35 mn 3 nuits à l’hôtel SANUR HOUSE : calme, propre, accueillant à 5 mn à pied de la route principale, la plage est à 10 mn. Un de nos hôtel préféré du séjour.
LUNDI 09/07/2018
Balade à SANUR et sa plage, repos. Attention aux horaires des marées.

MARDI 10/07/2018
Visite de la Péninsule du BUKIT Nous avons trouvé un chauffeur dans la rue principale de SANUR pour 500 IDR pour 8 heures (l’hôtel proposait 800)
Plage de Dreamland et ses surfeurs (à 1h30 de l’hôtel), puis Uluwatu (30 IDR / pers.) puis Padowan Beach. Un peu déçu par les plages et, comme prévu, beaucoup de monde partout. Ulawatu mérite le détour.
MERCREDI 11/07/2018
Le matin après le petit déjeuner : transport vers UBUD 1h15 de trajet pour 250 IDR
5 nuits à UBUD VILLA SATORI dans les rizières
DU JEUDI 12/07/2018 AU DIMANCHE 15/07 (inclus) à UBUD
- JOUR 1 : CAMPUHAN RIDGE WALK avec massage au Karsa Spa pour 180 IDR par pers pour 1 heure, nous n’avions pas réservé. Marche sans trop de difficultés, belle vue, vraiment sympa.

- JOUR 2 : Chauffeur proposé par la villa à 450 IDR de 12h00 à 18h00. Départ sous la pluie ce qui a écourté notre visite des rizières de Tegalalan puis temples de GUNUNG KAWI et PURA TIRTA EMPUL. Très belle journée, à faire

- JOUR 3 : ballade en VTT avec BOB (Bali On Bike). Malgré un départ pluvieux (08h30) et une visite d’une plantation de café un peu commerciale, la matinée était géniale. Malheureusement nous n’avons pas vu le Mont Batur sous les nuages mais le trajet (en descente quasi constante) passe par des villages, temples, rizières et notre guide (BOB) nous à fournis beaucoup d’explications et d’informations. La matinée se conclue vers 13h00 par un repas au domicile de Bob (un des meilleurs repas de notre séjour). 400 IDR par pers, tout compris.


- Spectacle de danse balinaise un soir (100 IDR) - Belle ballade dans les rizières derrière notre villa, quasiment personne, déjeuner dans un warung avec vue sur les rizières

LUNDI 16/07/2018
Départ après le petit déjeuner vers AMED. 450 IDR.
Arrêt en cours de route pour visiter le temple Tirtagganga. 1h00 de visite sous un ciel gris mais très beau temple.

4 nuits à AMED : ASHLING VILLA au bord de la mer (magnifique villa un peu excentrée, la location de scooters est indispensable). Vue sur la mer d’un côté et sur le Mont Agung de l’autre.
Nous sommes venus à Amed pour faire du snorkeling et n’avons pas été déçu. Plusieurs sites magnifiques. PS : par contre absolument rien à voir au départ direct de la villa, il faut aller sur la côte à l’Est d’Amed sur des sites comme Jemeluk, Lipah, …). La plage de l’épave Japanese Ship est une plage de galet, il faut prévoir des « chaussures aquatiques »
Quelques infos prix : nasi goreng entre 30 et 50 IDR, bière bitang 25, jus de fruit 15 et coke à 10.
Nous avons beaucoup aimé l’ambiance d’Amed nettement moins « tourisme de masse » que la côte Sud de l’ile.

VENDREDI 20/07/2018
Départ après le petit-déjeuner transport pour PEMUTERAN Prix 700 IDR un peu plus de 3 heures de route.
3 nuits au Taman Selini Beach. Beaux bungalows répartis dans un jardin, la plage (de l’hôtel) est à 100 mètres. Nous avions un gros doute sur le snorkeling avec les structures artificielles du Biorock. Pour autant, nous avons été agréablement surpris avec beaucoup de poissons tout proches de la plage. Je pense que c’est aussi un endroit qui peut être très sympa avec des enfants en bas âge (sable, poissons, ).
L’ile de MEJANGAN Nous avons fait notre baptême de plongée à Mejangan en passant par DIVE CONCEPT pour 900 IDR + 300 l’entrée du parc. Possibilité de ne faire que du snorkeling pour 350 IDR + l’entrée Notre monitrice, Stéphanie, parlait français (d’origine suisse), elle était très compétente et rassurante pour mon fils de 13 ans. Le site de plongée est magnifique avec coraux, poissons, plusieurs tortues et murènes. Une plongée le matin et une l’après midi (environ 50 mn à chaque fois).
Divers sur Pemuteran : Nous avons facilement trouvé des warungs proches pour diner. Massage d’une heure pour 100 IDR
MARDI 24/07/2018
Après le petit déjeuner transport vers KUTA. Départ 10h30 arrivé 17h00 pour 600 IDR
Nous sommes passés par le centre de l’ile : montagnes, villages, rizières en étages, …vraiment beau.

Arrêt pour visiter le temple d’Ulun Danu Bratan qui est très photogénique au bord du lac mais qui (de notre point de vue) ressemblait un peu à un parc d’attraction (beaucoup de monde, des pelouses, aires de jeux, restos, …).
1 nuit à KUTA au Satriya Cottages Hôtel (bien placé, bon rapport qualité prix)
Décidément, vraiment trop de monde dans ce coin et une ambiance qui ne nous convient pas (trop touristique et artificiel). Mais le coucher de soleil sur la plage est magnifique, à ne pas rater.

MERCREDI 25/07/2018
Vol retour
En synthèse :
Promesses tenues. Un très beau voyage dépaysant et plein de découvertes. Une population souriante et très accueillante. De très belle visites, des sites de snorkeling et de plongée à la hauteur de nos attentes. De très bons repas et un choix de logements et de restaurants permettant à chacun de choisir selon son envie et son budget. Bali est une très belle destination.
Si c’était à refaire je ne changerais que très peu notre circuit.
Bon voyage
Avec un peu de retard, je poste mon carnet sur notre circuit à Bali entre le 07/07/18 et le 25/07
Merci aux autres forumeurs pour leur contribution et carnets très utiles. A mon tour d'essayer d'apporter un peu d'aide et de conseils.
Nous sommes 2 adultes et un enfant de 13 ans
Vol au départ de Frankfort via Dubai avec Emirates
DIMANCHE 08/07/2018
Arrivée du vol 14h35 A l’arrivée, 15 mn de douane mais 1h30 pour récupérer nos bagages Taxi vers SANUR environ 35 mn 3 nuits à l’hôtel SANUR HOUSE : calme, propre, accueillant à 5 mn à pied de la route principale, la plage est à 10 mn. Un de nos hôtel préféré du séjour.
LUNDI 09/07/2018
Balade à SANUR et sa plage, repos. Attention aux horaires des marées.

MARDI 10/07/2018
Visite de la Péninsule du BUKIT Nous avons trouvé un chauffeur dans la rue principale de SANUR pour 500 IDR pour 8 heures (l’hôtel proposait 800)
Plage de Dreamland et ses surfeurs (à 1h30 de l’hôtel), puis Uluwatu (30 IDR / pers.) puis Padowan Beach. Un peu déçu par les plages et, comme prévu, beaucoup de monde partout. Ulawatu mérite le détour.
MERCREDI 11/07/2018
Le matin après le petit déjeuner : transport vers UBUD 1h15 de trajet pour 250 IDR
5 nuits à UBUD VILLA SATORI dans les rizières
DU JEUDI 12/07/2018 AU DIMANCHE 15/07 (inclus) à UBUD
- JOUR 1 : CAMPUHAN RIDGE WALK avec massage au Karsa Spa pour 180 IDR par pers pour 1 heure, nous n’avions pas réservé. Marche sans trop de difficultés, belle vue, vraiment sympa.

- JOUR 2 : Chauffeur proposé par la villa à 450 IDR de 12h00 à 18h00. Départ sous la pluie ce qui a écourté notre visite des rizières de Tegalalan puis temples de GUNUNG KAWI et PURA TIRTA EMPUL. Très belle journée, à faire

- JOUR 3 : ballade en VTT avec BOB (Bali On Bike). Malgré un départ pluvieux (08h30) et une visite d’une plantation de café un peu commerciale, la matinée était géniale. Malheureusement nous n’avons pas vu le Mont Batur sous les nuages mais le trajet (en descente quasi constante) passe par des villages, temples, rizières et notre guide (BOB) nous à fournis beaucoup d’explications et d’informations. La matinée se conclue vers 13h00 par un repas au domicile de Bob (un des meilleurs repas de notre séjour). 400 IDR par pers, tout compris.


- Spectacle de danse balinaise un soir (100 IDR) - Belle ballade dans les rizières derrière notre villa, quasiment personne, déjeuner dans un warung avec vue sur les rizières

LUNDI 16/07/2018
Départ après le petit déjeuner vers AMED. 450 IDR.
Arrêt en cours de route pour visiter le temple Tirtagganga. 1h00 de visite sous un ciel gris mais très beau temple.

4 nuits à AMED : ASHLING VILLA au bord de la mer (magnifique villa un peu excentrée, la location de scooters est indispensable). Vue sur la mer d’un côté et sur le Mont Agung de l’autre.
Nous sommes venus à Amed pour faire du snorkeling et n’avons pas été déçu. Plusieurs sites magnifiques. PS : par contre absolument rien à voir au départ direct de la villa, il faut aller sur la côte à l’Est d’Amed sur des sites comme Jemeluk, Lipah, …). La plage de l’épave Japanese Ship est une plage de galet, il faut prévoir des « chaussures aquatiques »
Quelques infos prix : nasi goreng entre 30 et 50 IDR, bière bitang 25, jus de fruit 15 et coke à 10.
Nous avons beaucoup aimé l’ambiance d’Amed nettement moins « tourisme de masse » que la côte Sud de l’ile.

VENDREDI 20/07/2018
Départ après le petit-déjeuner transport pour PEMUTERAN Prix 700 IDR un peu plus de 3 heures de route.
3 nuits au Taman Selini Beach. Beaux bungalows répartis dans un jardin, la plage (de l’hôtel) est à 100 mètres. Nous avions un gros doute sur le snorkeling avec les structures artificielles du Biorock. Pour autant, nous avons été agréablement surpris avec beaucoup de poissons tout proches de la plage. Je pense que c’est aussi un endroit qui peut être très sympa avec des enfants en bas âge (sable, poissons, ).
L’ile de MEJANGAN Nous avons fait notre baptême de plongée à Mejangan en passant par DIVE CONCEPT pour 900 IDR + 300 l’entrée du parc. Possibilité de ne faire que du snorkeling pour 350 IDR + l’entrée Notre monitrice, Stéphanie, parlait français (d’origine suisse), elle était très compétente et rassurante pour mon fils de 13 ans. Le site de plongée est magnifique avec coraux, poissons, plusieurs tortues et murènes. Une plongée le matin et une l’après midi (environ 50 mn à chaque fois).
Divers sur Pemuteran : Nous avons facilement trouvé des warungs proches pour diner. Massage d’une heure pour 100 IDR
MARDI 24/07/2018
Après le petit déjeuner transport vers KUTA. Départ 10h30 arrivé 17h00 pour 600 IDR
Nous sommes passés par le centre de l’ile : montagnes, villages, rizières en étages, …vraiment beau.

Arrêt pour visiter le temple d’Ulun Danu Bratan qui est très photogénique au bord du lac mais qui (de notre point de vue) ressemblait un peu à un parc d’attraction (beaucoup de monde, des pelouses, aires de jeux, restos, …).
1 nuit à KUTA au Satriya Cottages Hôtel (bien placé, bon rapport qualité prix)
Décidément, vraiment trop de monde dans ce coin et une ambiance qui ne nous convient pas (trop touristique et artificiel). Mais le coucher de soleil sur la plage est magnifique, à ne pas rater.

MERCREDI 25/07/2018
Vol retour
En synthèse :
Promesses tenues. Un très beau voyage dépaysant et plein de découvertes. Une population souriante et très accueillante. De très belle visites, des sites de snorkeling et de plongée à la hauteur de nos attentes. De très bons repas et un choix de logements et de restaurants permettant à chacun de choisir selon son envie et son budget. Bali est une très belle destination.
Si c’était à refaire je ne changerais que très peu notre circuit.
Bon voyage
Compte rendu d’une croisière en famille Dubaï, Abu Dhabi et Oman (MSC Splendida) English translation pending
Bonsoir
Voici le compte rendu de notre croisière en famille, avec 2 enfants de 10 et 12 ans à bord du MSC Splendida du 22 Décembre au 29 Décembre 2018. Nous avions 2 cabines balcon communicantes.
L’itinéraire était le suivant :
- Dubai - Abu Dhabi - Sir Bani Yas - Journée en mer - Mascate - Khasab - Dubai (nuit à quai).
Après notre croisière, nous avons prolongé nos vacances par un séjour dans le désert puis à Dubai jusqu’au 2 Janvier.
ABU DHABI
Nous avons réalisé les visites par nos propres moyens en indiquant au taxi ce que nous souhaitions voir : la mosquée, Emirates Palace et le Louvre. Notre taxi nous accompagné jusqu’au Louvre. Après la visite du musée, nous avons pris un autre taxi pour retourner au bateau. Il y a une station de taxis devant le musée avec de nombreux taxis.
Tout d’abord la mosquée. Elle est superbe, c’est un incontournable. Joseph (Micy) a mis de nombreuses et magnifiques photos sur son compte rendu. Pour les femmes, n’oubliez pas d’avoir la tête, les jambes, les bras couverts. Ma fille de 10 ans qui en parait 12 a dû mettre également un foulard. A défaut, des tenues sont proposées.

Ensuite, notre taxi nous a conduits à Emirates Palace. Nous y avons déjeuné en finissant avec d’excellentes pâtisseries , c’était très agréable. A la sortie, de jolis gratte-ciels à admirer.

Pour terminer, visite du Louvre. Nous avions acheté les billets sur Internet au préalable. Néanmoins, il n’y avait pas beaucoup de monde aux guichets. Nous avons beaucoup aimé cette visite : très bel endroit, agréable, une synthèse de l’art bien faite.


Nous avons adoré cette journée à Abu Dhabi; les visites étaient excellentes. Il est facile de se débrouiller seul, sans excursions. Taxis disponibles et peu chers.
Voici le compte rendu de notre croisière en famille, avec 2 enfants de 10 et 12 ans à bord du MSC Splendida du 22 Décembre au 29 Décembre 2018. Nous avions 2 cabines balcon communicantes.
L’itinéraire était le suivant :
- Dubai - Abu Dhabi - Sir Bani Yas - Journée en mer - Mascate - Khasab - Dubai (nuit à quai).
Après notre croisière, nous avons prolongé nos vacances par un séjour dans le désert puis à Dubai jusqu’au 2 Janvier.
ABU DHABI
Nous avons réalisé les visites par nos propres moyens en indiquant au taxi ce que nous souhaitions voir : la mosquée, Emirates Palace et le Louvre. Notre taxi nous accompagné jusqu’au Louvre. Après la visite du musée, nous avons pris un autre taxi pour retourner au bateau. Il y a une station de taxis devant le musée avec de nombreux taxis.
Tout d’abord la mosquée. Elle est superbe, c’est un incontournable. Joseph (Micy) a mis de nombreuses et magnifiques photos sur son compte rendu. Pour les femmes, n’oubliez pas d’avoir la tête, les jambes, les bras couverts. Ma fille de 10 ans qui en parait 12 a dû mettre également un foulard. A défaut, des tenues sont proposées.

Ensuite, notre taxi nous a conduits à Emirates Palace. Nous y avons déjeuné en finissant avec d’excellentes pâtisseries , c’était très agréable. A la sortie, de jolis gratte-ciels à admirer.

Pour terminer, visite du Louvre. Nous avions acheté les billets sur Internet au préalable. Néanmoins, il n’y avait pas beaucoup de monde aux guichets. Nous avons beaucoup aimé cette visite : très bel endroit, agréable, une synthèse de l’art bien faite.


Nous avons adoré cette journée à Abu Dhabi; les visites étaient excellentes. Il est facile de se débrouiller seul, sans excursions. Taxis disponibles et peu chers.
Budget avion pour l'Inde en décembre English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons un voyage en Inde au mois de décembre et, par curiosité, je viens de regarder les tarifs des billets d'avion et je suis .... soufflée .... autour de 1.000 euros par personne ??! 🤪
Est-ce que c'est réellement le budget à prévoir pour un aller-retour Europe / Delhi au moment des vacances de Noël ou bien est-ce simplement parce qu'il est trop tôt et que tous les tarifs ne sont pas encore "sortis" ?? J'ai regardé avec Jet airways, Qatar Airways et Emirates, les trois se tiennent ...
Merci pour l'info.
Nous envisageons un voyage en Inde au mois de décembre et, par curiosité, je viens de regarder les tarifs des billets d'avion et je suis .... soufflée .... autour de 1.000 euros par personne ??! 🤪
Est-ce que c'est réellement le budget à prévoir pour un aller-retour Europe / Delhi au moment des vacances de Noël ou bien est-ce simplement parce qu'il est trop tôt et que tous les tarifs ne sont pas encore "sortis" ?? J'ai regardé avec Jet airways, Qatar Airways et Emirates, les trois se tiennent ...
Merci pour l'info.
Compagnie pas chère et fiable au départ de Marseille ou Paris pour la Thaïlande English translation pending
bonjour,
je cherche une compagnie pas chere serieuse avec des vols correcte en durée
au depart principalement de marseille vers phuket
il y a des prix tres interressant chez traveligo kayac edream ou autres est ce fiable vu les mauvais retours sur les forums ?
merci de l'info
cordialement
Visa pour escale en Jordanie? English translation pending
Bonjour nous n'avons pas trouvé de réponse sur le site diplomatie.gouv alors peut être que vous pourrez me renseigner ici. pour aller à Dubaï on a une escale de 50 minutes puis au retour une de un peu plus de une heure, faut il faire un visa sachant que nous ne sortirons pas de l'aéroport ? Merci
Vol depuis Marseille ou Nice vers la Birmanie English translation pending
bonjour
j'aimerais avoir des conseils pour les vols en direction de la Birmanie soit au départ de Marseille ou de Nice les seuls que je vois sont avec 2 escales et beaucoup d'heures
quand nous étions allés au vietnam nous avions pris un vol marseille paris ha noi avec 12h de vol environ
bien sur si vous avez un conseil sur les compagnies aussi
je vous remercie
çà serait pour fin février
j'aimerais avoir des conseils pour les vols en direction de la Birmanie soit au départ de Marseille ou de Nice les seuls que je vois sont avec 2 escales et beaucoup d'heures
quand nous étions allés au vietnam nous avions pris un vol marseille paris ha noi avec 12h de vol environ
bien sur si vous avez un conseil sur les compagnies aussi
je vous remercie
çà serait pour fin février
Agence proposant chauffeur et/ou hôtel pour le sud de l'Inde English translation pending
Bonjour!
Je prépare, un peu à la dernière minute il est vrai, un petit séjour en Inde du sud. Je participe à un stage début octobre qui se déroulera a Tanjavur et à Chidambaram. Comme ce sera l'une de mes rares occasion de retourner en Inde, et que j'ai, pour mes recherches, besoin de vérifier certaines données et faire tout un tas de photos de certains sites, je prévois une petite semaine avant le début du stage, seule et libre.
J'arriverai sans doute à Chennai (parce que j'aime Emirates. Beaucoup. Vraiment) et je dois aller à Penukonda, en Andhra Pradeh, Chandragiri, à côté de Tirupati (aussi en Andhra Pradesh), ensuite à Gingee, mon fief, à côté de Tiruvannamalai au nord du Tamil nadu, puis looiiiin au sud à Venkaticalapati (je serais surprise que quelqu'un connaisse) entre Tirunelveli et Sri Vaikutham. Pour remonter ensuite sur Tanjavur, à l'université d'Annamalai.
Et certainement des petites destinations sur le trajet.
Tout ça pour dire que ça fait pas mal de chemin à parcourir et que pour le temps que j'ai c'est quasiment impossible par les transports, surtout avec une valise pour deux semaines.
Je souhaitais donc savoir si certains d'entre vous avaient des agences, françaises ou locales, à me conseiller, qui proposeraient un service de chauffeur pour ce type de trajet sur une semaine, où on fait beaucoup de route, et éventuellement qui proposeraient un forfait avec logement inclus. En fait, plutôt une agence qui proposerait des hôtels avec un chauffeur pour tout le voyage. (tourné comme ça c'est peut être plus clair...)
Je suis ouverte niveau budget, mais je veux juste éviter les hôtels de pèlerins, ou à l'inverse, les Radison Blue et les Taj. Un bon juste milieu me convient...
En vous remerciant pour vos réponses et en espérant avoir été assez claire et concise,
Bien à vous,
A.
En vous remerciant pour vos réponses et en espérant avoir été assez claire et concise,
Bien à vous,
A.
Japon avec enfants: Aeroflot ou Air China English translation pending
Bonjour
Nous allons nous rendre au japon en octobre .
Nous avons la possibilité de partir avec Aeroflot ou Airchina que choisir à votre avis ?
Salutations
Visa de transit pour moins de 24 heures à Dubaï? (destination Malaisie) English translation pending
Bonjour,
Je m’appelle Emmanuel et je suis de nationalité française.
Je vais aller en Malaisie (Kuala Lumpur) avec une amie (elle est de nationalité moldave et elle est munie d’un titre de séjour français).
Voici notre parcours : Paris CDG —> Dubai International DXB —> Kuala Lumpur KUL.
(Je précise que nous partons de DXB à KUL avec le même avion que CDG à DXB)
Pour ma part, je n’ai pas besoin de visa pour transiter et continuer jusqu’a Kuala Lumpur.
Quant est-il de mon amie svp ?
J’ai vu sur de nombreux sites internet notamment sur le site officiel d'Emirates (le fameux TWOV Transit Without Visa). Pas besoin de visa pour une escale qui n'excède pas plus de 24h Est-ce vrai ?? Si oui, s'applique t-il à la nationalité moldave ? Car je n'ai pas eu de renseignements chez mes compagnies aériennes (Emirates; Qatar Airways) ainsi qu'a l'ambassade... 😐 Car pour 2h d’escale ça m’étonnerait de payer quoi que ce soit (juste pour attendre dans l’aéroport!)
Je sollicite votre aide car je veux être sûr d’obtenir les bonnes informations afin de ne pas avoir de surprise(s).
Je m’appelle Emmanuel et je suis de nationalité française.
Je vais aller en Malaisie (Kuala Lumpur) avec une amie (elle est de nationalité moldave et elle est munie d’un titre de séjour français).
Voici notre parcours : Paris CDG —> Dubai International DXB —> Kuala Lumpur KUL.
(Je précise que nous partons de DXB à KUL avec le même avion que CDG à DXB)
Pour ma part, je n’ai pas besoin de visa pour transiter et continuer jusqu’a Kuala Lumpur.
Quant est-il de mon amie svp ?
J’ai vu sur de nombreux sites internet notamment sur le site officiel d'Emirates (le fameux TWOV Transit Without Visa). Pas besoin de visa pour une escale qui n'excède pas plus de 24h Est-ce vrai ?? Si oui, s'applique t-il à la nationalité moldave ? Car je n'ai pas eu de renseignements chez mes compagnies aériennes (Emirates; Qatar Airways) ainsi qu'a l'ambassade... 😐 Car pour 2h d’escale ça m’étonnerait de payer quoi que ce soit (juste pour attendre dans l’aéroport!)
Je sollicite votre aide car je veux être sûr d’obtenir les bonnes informations afin de ne pas avoir de surprise(s).
Billets avec escales pour la Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche de billets d'avion pour la Nouvelle-Zélande (au départ de Toulouse, arrivée à Auckland et retour depuis Christchurch) pour la fin de l'année (novembre / décembre) et j'ai beaucoup de difficultés à trouver quelque chose de convenable.
Le problème est que je souhaite faire une escale avant ET après (de 2 ou 3 nuits chacune), afin de ne pas faire le long voyage en une fois. Peu importe la ville d'escale (l'Asie me semble le mieux et j'ai une préférence pour Bangkok mais ça serait avec Emirates) mais je souhaiterais 2 escales différentes à l'aller et au retour afin de découvrir 2 villes.
J'ai déjà passé des heures à simuler des vols sur différentes compagnies aériennes. Mes choix se tournent pour le moment sur Singapour Airlines, Qantas et AirNewZealand (par ordre de préférence) car niveau prix c'est ce que j'ai trouvé de mieux (même si je n'ai pour le moment rien trouvé en dessous de 1500-1600 euros).
Voici mes questions :
- Avec Singapour Airlines, est-il possible de faire une escale ailleurs qu'à Singapour ?
- AirNewZealand propose des billets "tour du monde" afin de se rendre en Nouvelle-Zélande (avec choix d'escale avant et après). J'ai fait pas mal de simulations d'escales différentes et pour la majorité, les vols n'existent pas (même avec des dates flexibles). Savez-vous quelle est la règle pour ces billets avec AirNewZealand ? J'ai l'impression qu'on ne peut voyager que dans un sens, c'est à dire que si on fait une première escale en Asie, celle au retour ne pourra pas se faire en Asie (ce sera forcément en Amérique).
Peut-être que la solution serait de prendre un aller et un retour avec 2 compagnies différentes mais cela reviendrait plus cher...
Si vous avez des suggestions, je suis preneuse. Merci d'avance
Je suis à la recherche de billets d'avion pour la Nouvelle-Zélande (au départ de Toulouse, arrivée à Auckland et retour depuis Christchurch) pour la fin de l'année (novembre / décembre) et j'ai beaucoup de difficultés à trouver quelque chose de convenable.
Le problème est que je souhaite faire une escale avant ET après (de 2 ou 3 nuits chacune), afin de ne pas faire le long voyage en une fois. Peu importe la ville d'escale (l'Asie me semble le mieux et j'ai une préférence pour Bangkok mais ça serait avec Emirates) mais je souhaiterais 2 escales différentes à l'aller et au retour afin de découvrir 2 villes.
J'ai déjà passé des heures à simuler des vols sur différentes compagnies aériennes. Mes choix se tournent pour le moment sur Singapour Airlines, Qantas et AirNewZealand (par ordre de préférence) car niveau prix c'est ce que j'ai trouvé de mieux (même si je n'ai pour le moment rien trouvé en dessous de 1500-1600 euros).
Voici mes questions :
- Avec Singapour Airlines, est-il possible de faire une escale ailleurs qu'à Singapour ?
- AirNewZealand propose des billets "tour du monde" afin de se rendre en Nouvelle-Zélande (avec choix d'escale avant et après). J'ai fait pas mal de simulations d'escales différentes et pour la majorité, les vols n'existent pas (même avec des dates flexibles). Savez-vous quelle est la règle pour ces billets avec AirNewZealand ? J'ai l'impression qu'on ne peut voyager que dans un sens, c'est à dire que si on fait une première escale en Asie, celle au retour ne pourra pas se faire en Asie (ce sera forcément en Amérique).
Peut-être que la solution serait de prendre un aller et un retour avec 2 compagnies différentes mais cela reviendrait plus cher...
Si vous avez des suggestions, je suis preneuse. Merci d'avance