Results for "Amazone+|+4"
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Trois semaines dans le sud du Brésil et le nord de l'Argentine English translation pending
Ola !
je souhaite solliciter l'aide des routards et/ou habitants de ces 2 pays !
Alors voila. J'arrive a SaoPaulo le 18 mars pr 3 semaines, et je viens finalement de me décider à exclure l'Amazonie de mon périple, aussi je souhaiterai avoir votre avis sur la faisabilité du projet. Je suis à l'écoute de toutes vos recommandations, je n'ai pas de feuille de route impérative à suivre !
1 - Arrivée à Sao Paulo en fin de journée. 2 - Bus de nuit jusqu'a Foz de Iguazu 3 - visite des 2 cotés de la frontière 4- descente à Buenos Aires 5 - Province de la Pampa (Santa Rosa ?) 6- Mendoza 7- Salta 8- (Asuncion au paraguay?) 9- Pantanal via le Paraguay 10- Rio de Janeiro (depuis le pantanal : Corumba ? Campo Grande ?) 11 - retour à Sao Paulo.
Je tiens à préciser que passer mes nuits dans des bus au moins la moitié du temps ne m'effraie pas ...
Alors ? faisable ? trop ambitieux ? certaines étapes pas indispensables ?
Merci de toute l'aide que vous pourrez m'apporter !
je souhaite solliciter l'aide des routards et/ou habitants de ces 2 pays !
Alors voila. J'arrive a SaoPaulo le 18 mars pr 3 semaines, et je viens finalement de me décider à exclure l'Amazonie de mon périple, aussi je souhaiterai avoir votre avis sur la faisabilité du projet. Je suis à l'écoute de toutes vos recommandations, je n'ai pas de feuille de route impérative à suivre !
1 - Arrivée à Sao Paulo en fin de journée. 2 - Bus de nuit jusqu'a Foz de Iguazu 3 - visite des 2 cotés de la frontière 4- descente à Buenos Aires 5 - Province de la Pampa (Santa Rosa ?) 6- Mendoza 7- Salta 8- (Asuncion au paraguay?) 9- Pantanal via le Paraguay 10- Rio de Janeiro (depuis le pantanal : Corumba ? Campo Grande ?) 11 - retour à Sao Paulo.
Je tiens à préciser que passer mes nuits dans des bus au moins la moitié du temps ne m'effraie pas ...
Alors ? faisable ? trop ambitieux ? certaines étapes pas indispensables ?
Merci de toute l'aide que vous pourrez m'apporter !
Trois semaines au Pérou en 2011 English translation pending
Bonjour,
Billets enfin réservés pour le mois d'août direction le Pérou pour 3 semaines !
Maintenant, in ne reste plus qu'à tracer notre itinéraire ... Machu picchu, Cordillère, Lac Titicaca et Iquitos (pour la virée en Amazonie) sont pour l'instant nos principaux objectifs.
SVP ... je fais appel à vos avis et conseils ... faites nous partager vos expériences pour nous aider à revenir enrichis de ce voyage et la tete chargée de merveilleux souvenirs !
Par avance merci.
DVD "Beyond Rangoon" enfin disponible en version française! English translation pending
Voila des mois que je recherchais ce DVD en VF
"épuisé, non réédité" partout.....
dispo en occas' en VHS 😕 sur ebay... dispo en DVD VO & US 😕... mais introuvable en DVD VF jusqu'a ce jour...
Amazon et Fnac le propose enfin ! j'ai reçu et visionné le mien hier soir 🙂 c'est un très beau film ! tres émouvant ! Film tourné en Malaysie (et pour cause...) mais très réaliste.
Fred
dispo en occas' en VHS 😕 sur ebay... dispo en DVD VO & US 😕... mais introuvable en DVD VF jusqu'a ce jour...
Amazon et Fnac le propose enfin ! j'ai reçu et visionné le mien hier soir 🙂 c'est un très beau film ! tres émouvant ! Film tourné en Malaysie (et pour cause...) mais très réaliste.
Fred
Équateur en août 2011: idées parcours paysages et nature? English translation pending
Bonjour!!
Après plusieurs recherches et réflexions sur ma prochaine destination voyage pour cet été ( entre juin et septembre), je crois m'être fixé sur l'Équateur. Je pars 2 semaines et j'ai exclus l'Amérique Centrale pour cause de saison des pluies.
J'aimerais faire un parcours qui réuni les paysages et la nature ( Cordileres et Amazonie) et visiter les plages et les villages typiques. Si vous avez des conseils à me fournir puisque c'est une première en Amérique du Sud ou des suggestions sur mon itinéraire, ce serait bien apprécié!
Merci!
Christine
Après plusieurs recherches et réflexions sur ma prochaine destination voyage pour cet été ( entre juin et septembre), je crois m'être fixé sur l'Équateur. Je pars 2 semaines et j'ai exclus l'Amérique Centrale pour cause de saison des pluies.
J'aimerais faire un parcours qui réuni les paysages et la nature ( Cordileres et Amazonie) et visiter les plages et les villages typiques. Si vous avez des conseils à me fournir puisque c'est une première en Amérique du Sud ou des suggestions sur mon itinéraire, ce serait bien apprécié!
Merci!
Christine
Quel sac à dos choisir pour un tour du monde? English translation pending
Bonjourà tous,
Je prévois de faire un tour du monde en avril jusqu'à septembre. et il me faut donc un sac de rando approprié. J'ai vu sur le site amazon 3 sac de la marque MONTIS. Je ne connais pas du tout cette marque. J'aurai aimé votre avis et des conseils à propos de cette marque.
Merci ;-)
Je prévois de faire un tour du monde en avril jusqu'à septembre. et il me faut donc un sac de rando approprié. J'ai vu sur le site amazon 3 sac de la marque MONTIS. Je ne connais pas du tout cette marque. J'aurai aimé votre avis et des conseils à propos de cette marque.
Merci ;-)
Carte de crédit Visa aux Etats-Unis: ok? English translation pending
Bonjour à vous,
Juste une question : j'ai une carte Visa émise à Bruxelles, en Belgique.
Cette dernière carte est acceptée sur des sites américains online style : Amazon, Paypal, etc.
Toutefois, lorsque je souhaite effectuer un achat sur T-Mobile ou AT&T ma carte est refusée. Après contact avec bank card company : ils ne voient aucun problème et ont accepté le payement! C'est la compagnie américaine qui refuse d'accepter la transaction parceque la carte n'est pas US!!!
Je voulais savoir si j'aurai les mêmes problèmes en essayant d'acheter sur place dans les magasins US? En gros, y a-t-il beaucoup de magasins qui refusent les cartes visa étrangères?!
merci d'avance,
Kevin
Juste une question : j'ai une carte Visa émise à Bruxelles, en Belgique.
Cette dernière carte est acceptée sur des sites américains online style : Amazon, Paypal, etc.
Toutefois, lorsque je souhaite effectuer un achat sur T-Mobile ou AT&T ma carte est refusée. Après contact avec bank card company : ils ne voient aucun problème et ont accepté le payement! C'est la compagnie américaine qui refuse d'accepter la transaction parceque la carte n'est pas US!!!
Je voulais savoir si j'aurai les mêmes problèmes en essayant d'acheter sur place dans les magasins US? En gros, y a-t-il beaucoup de magasins qui refusent les cartes visa étrangères?!
merci d'avance,
Kevin
Trois semaines au Pérou du Nord English translation pending
Bonjour à tous,
Nous aimerions partir en Avril au Pérou du Nord pour 3 semaines. Nous passons passer par Huaraz, Trujillo, Cajamarca, Chiclayo et Chachapoyas. Nous sommes allés dans l'Amazonie equatorienne l'année dernière et je me demandais si l'Amazonie péruvienne valait le coup. Si c'est le cas, où ? Aussi nous aimerions faire un trek de 4-5 jours dans les Andes. Lequel vaut plus le coup ? Et pourquoi pas un petit sommet du type Cotopaxi ?
J'attends vos conseils,
Paucar
Nous aimerions partir en Avril au Pérou du Nord pour 3 semaines. Nous passons passer par Huaraz, Trujillo, Cajamarca, Chiclayo et Chachapoyas. Nous sommes allés dans l'Amazonie equatorienne l'année dernière et je me demandais si l'Amazonie péruvienne valait le coup. Si c'est le cas, où ? Aussi nous aimerions faire un trek de 4-5 jours dans les Andes. Lequel vaut plus le coup ? Et pourquoi pas un petit sommet du type Cotopaxi ?
J'attends vos conseils,
Paucar
Lexique visuel avec pictogrammes universels pour un tour du monde? English translation pending
Bonjour,
En préparation d'un tour du monde, je suis à la recherche d'un lexique visuel, un genre de dictionnaire avec un pictogramme pour chaque mot.
J'en ai trouvé deux:
- http://www.skippyglobetrotter.com/livre.html à 6,99€ et - http://www.amazon.fr/Guide-communication-universel-Nicole-Janvier/dp/2894648510/ref=sr_1_4?s=books&ie=UTF8&qid=1294404176&sr=1-4 à 8,53€
Les avez vous utilisez? si oui quels sont les avantages, inconvénients? En connaissez vous d'autres ?
Merci d'avance
En préparation d'un tour du monde, je suis à la recherche d'un lexique visuel, un genre de dictionnaire avec un pictogramme pour chaque mot.
J'en ai trouvé deux:
- http://www.skippyglobetrotter.com/livre.html à 6,99€ et - http://www.amazon.fr/Guide-communication-universel-Nicole-Janvier/dp/2894648510/ref=sr_1_4?s=books&ie=UTF8&qid=1294404176&sr=1-4 à 8,53€
Les avez vous utilisez? si oui quels sont les avantages, inconvénients? En connaissez vous d'autres ?
Merci d'avance
Adresse d'un hôtel à Kombolcha? (Éthiopie) English translation pending
Bonjour,
Je souhaite, dans le but de préparer un voyage d'addis vers Lalibella, trouver des adresses d'hotel à Kombolcha, ville pour laquelle je n'ai rien trouvé pour le moment.
Merci pour votre aide.
Brésil: meilleure période pour circuit étendu? English translation pending
Bonjour,
Je prépare actuellement un circuit au Brésil pour l'année à venir incluant Rio de Janeiro, Salavador de Bahia, le Parque Lençois Maranhenses, et l'Amazonie depuis Manaus. Les recherches sur le forum m'ont permis de déterminer les meilleures périodes pour chacun de ces lieux. Cependant, les régions étant éloignées, aucune période commune ne permet d'en profiter au mieux. Je fais donc appel aux connaisseurs du Brésil pour leur demander quel est le meilleur mois pour profiter du mieux possible des endroits qui composent mon circuit. La baignade et les températures supérieures à 25°C ne sont, pour moi, pas un critère de choix. En revanche, pluie et grisaille sont rédhibitoires... A ce propos, la majorité des photos de Rio semblent grises, ce qui va à l'encontre des clichés ...
Merci d'avance.
Julien
Je prépare actuellement un circuit au Brésil pour l'année à venir incluant Rio de Janeiro, Salavador de Bahia, le Parque Lençois Maranhenses, et l'Amazonie depuis Manaus. Les recherches sur le forum m'ont permis de déterminer les meilleures périodes pour chacun de ces lieux. Cependant, les régions étant éloignées, aucune période commune ne permet d'en profiter au mieux. Je fais donc appel aux connaisseurs du Brésil pour leur demander quel est le meilleur mois pour profiter du mieux possible des endroits qui composent mon circuit. La baignade et les températures supérieures à 25°C ne sont, pour moi, pas un critère de choix. En revanche, pluie et grisaille sont rédhibitoires... A ce propos, la majorité des photos de Rio semblent grises, ce qui va à l'encontre des clichés ...
Merci d'avance.
Julien
Trouver le guide "Oman Off-Road"? English translation pending
Je recherche le guide Oman Off-road pour un prochain voyage de 10 jour à Oman.
Je souhaite également avoir des conseils pour un auto tour : quels parcours, que faire, que voir. Merci
Deux semaines au Brésil du 6 au 21 décembre 2010 English translation pending
Salut à tous,
une amie et moi nous rendons au Brésil pour 2 semaines du 6 dec au 21 dec 10. Nous avons préparé un itinéraire et nous aimerions avoir votre avis :
Arrivee Rio - 2j Rio/Paraty - 2j (en bus environ 40 Real) Paraty/Chute d'Iguazu (en avion - 2j) Chute d'Iguazu/Pantanal (à defaut de pouvoir faire l' Amazonie) (en avion - 2j) Pantanal/Salvador de Bahia (en avion - 4j) Salvador de Bahia/ Petropolis (en avion - 1j) Petropolis/Rio (bus - 1j)
Concernant les vols internes, nous avons vu des pass pour 4 vol à reserver de france (TAM/GOL) à environs 500 dol pensez vous que ca vale le coup ou il vous mieux reserver de la bas ?
Est ce que le circuit que nous avons établi n'est pas trop chargée pour 15j ? Est ce que Petropolis vaut le détour ?
Nous sommes 2 filles seules agées d 25ans et sommes legerement inquiete qd a la securité du pays ...
Merci d'avance pour ttes vos reponses!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
une amie et moi nous rendons au Brésil pour 2 semaines du 6 dec au 21 dec 10. Nous avons préparé un itinéraire et nous aimerions avoir votre avis :
Arrivee Rio - 2j Rio/Paraty - 2j (en bus environ 40 Real) Paraty/Chute d'Iguazu (en avion - 2j) Chute d'Iguazu/Pantanal (à defaut de pouvoir faire l' Amazonie) (en avion - 2j) Pantanal/Salvador de Bahia (en avion - 4j) Salvador de Bahia/ Petropolis (en avion - 1j) Petropolis/Rio (bus - 1j)
Concernant les vols internes, nous avons vu des pass pour 4 vol à reserver de france (TAM/GOL) à environs 500 dol pensez vous que ca vale le coup ou il vous mieux reserver de la bas ?
Est ce que le circuit que nous avons établi n'est pas trop chargée pour 15j ? Est ce que Petropolis vaut le détour ?
Nous sommes 2 filles seules agées d 25ans et sommes legerement inquiete qd a la securité du pays ...
Merci d'avance pour ttes vos reponses!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voyage Yurimaguas - Iquitos - Pucallpa en bateau: dans quel sens? (Pérou) English translation pending
Hola amigos!
Je pars dans vingt jours pour le Pérou et j'ai une vingtaine de jours de voyage en solo en attendant l'arrivée de mon ami, avec qui on va faire le sud Pérou et la Bolivie. Je souhaite donc voir le Nord, surtout l'Amazonie, et je souhaiterais faire le trajet (au départ de Lima) pour Iquitos pour ensuite redescendre sur Lima, chercher mon pote.
Ma question, est ce préférable de faire une boucle en commençant par Pucallpa, ou au contraire, par Yurimagas? Combien de temps prends chaque trajet? Qu'est ce qui est le plus intéressant? Le moins pénible en cette saison (fin novembre - début décembre)?
En sachant que j'adore voyager en bateau, j'ai beaucoup de temps devant moi, je ne suis pas difficile mais j'ai un budget serré.
Merci à l'avance pour vos réponses!
Je pars dans vingt jours pour le Pérou et j'ai une vingtaine de jours de voyage en solo en attendant l'arrivée de mon ami, avec qui on va faire le sud Pérou et la Bolivie. Je souhaite donc voir le Nord, surtout l'Amazonie, et je souhaiterais faire le trajet (au départ de Lima) pour Iquitos pour ensuite redescendre sur Lima, chercher mon pote.
Ma question, est ce préférable de faire une boucle en commençant par Pucallpa, ou au contraire, par Yurimagas? Combien de temps prends chaque trajet? Qu'est ce qui est le plus intéressant? Le moins pénible en cette saison (fin novembre - début décembre)?
En sachant que j'adore voyager en bateau, j'ai beaucoup de temps devant moi, je ne suis pas difficile mais j'ai un budget serré.
Merci à l'avance pour vos réponses!
Agences locales en Guyane pour treks dans la forêt amazonienne? English translation pending
bonjour !!
je recherche des agences locales en guyane qui organisent des treks (a pieds, pirogue etc ...)
dans la foret amazoniene !!
merci
sylvain
je recherche des agences locales en guyane qui organisent des treks (a pieds, pirogue etc ...)
dans la foret amazoniene !!
merci
sylvain
Trouver des cartes pour faire du vélo au Chili, en Bolivie et en Argentine? English translation pending
Je prepare un voyage seule en velo au Chili, Bolivie et Argentine, et je n'arrive pas à trouver des cartes detaillees.
C'est surtout la region entre Santiago et la Paz qui m'interesse. Savez vous je peux me procurer des cartes???
Merci de vos reponses.
Bolivie en cinq semaines en novembre, choix de l'itinéraire? English translation pending
bonjour,
nous partons en bolivie le 25 octobre pour 5 semaines. Sur place nous voulons faire du trekking dans la cordilliere royale au nord du lac titicaca, faire le tour dans le sud lipez et salar d uyuni sur 5 jours( voir plus si possible) en partant de tupiza, visiter sucre et potosi et eventuellement aller en amazonie quelques jours!
Au debut je pensais aller directement a tupiza (apres avoir passé un peu de temps a la paz pour l acclimatation) pour faire le salar et sud lipez puis remonter pour trekker dans la cordilliere : il me semblait que nous serions plus acclimater et plus en forme pour marcher dans ces hautes altitudes!!
Néamoins je me pose la question si il ne vaudrait pas mieux faire l inverse ( trek puis salar) car nous parton fin octobre debut novembre et c est une periode changeante au niveau méteo! Est ce que quelqu un aurait des conseils a me fournir a ce sujet la et me conseiller des trek dans la cordillieres!!
Question chaussures (et oui je suis une fille!!!😛) baskets basses pour marcher suffit ou faut il prevoir chaussure montante ( cramponnable) pour trekker? Y a t il la possibilite d en louer ? D apres ce que j ai pu lire il fait vraiment froid : doudoune en duvet, polaire, sous vetement technique sera notre tenu quotidienne !!!
je suis interressée par toutes vos bonnes idées !!! merci!!
Au debut je pensais aller directement a tupiza (apres avoir passé un peu de temps a la paz pour l acclimatation) pour faire le salar et sud lipez puis remonter pour trekker dans la cordilliere : il me semblait que nous serions plus acclimater et plus en forme pour marcher dans ces hautes altitudes!!
Néamoins je me pose la question si il ne vaudrait pas mieux faire l inverse ( trek puis salar) car nous parton fin octobre debut novembre et c est une periode changeante au niveau méteo! Est ce que quelqu un aurait des conseils a me fournir a ce sujet la et me conseiller des trek dans la cordillieres!!
Question chaussures (et oui je suis une fille!!!😛) baskets basses pour marcher suffit ou faut il prevoir chaussure montante ( cramponnable) pour trekker? Y a t il la possibilite d en louer ? D apres ce que j ai pu lire il fait vraiment froid : doudoune en duvet, polaire, sous vetement technique sera notre tenu quotidienne !!!
je suis interressée par toutes vos bonnes idées !!! merci!!
Carnet de voyage: été 2010, quatre semaines au Pérou English translation pending
Nous sommes un groupe de 5 personnes, 2 couples et une femme seule
Nous avons tous la cinquantaine et nous partons au Pérou pour 4 semaines du 13 juillet au 13 Aout 2010
Nous avons organisé le séjour de la façon suivante :
- 3 semaines pour le circuit classique ( Lima, Iles Balestas, Nazca, Aréquipa, Canyon de Colca, Lac Titicaca, Cuzco).
- 1 semaine en Amazonie dans la réserve de Manu.
Pour les 3 semaines nous avons réservé via un internet un véhicule avec chauffeur, un Van Hyundai H1 conduit par Ernesto qui doit nous retrouver à l’aéroport de Lima.
Les billets d’avion ont été réservés début octobre 2009 via VoyageForum pour un montant de 996€ par personne, ainsi que le vol de retour Cuzco-Lima
Notre parcours à été organisé à l’avance avec les points d’étapes, et les sites à visiter par jour.
Nous avons aussi réservé :
- Mi Mai2009 les billets de train A/R Ollantaytambo- Aguas Calientes
- Environ 1 mois avant le départ les hébergements aux points d’étapes
Voici le carnet de voyage jour par jour avec des infos et adresses intéressantes qui peuvent servir à tous.
Vu la longueur de ce carnet, il est consultable sur un Blog à l'adresse suivante : http://jcpo5.wordpress.com/2010/09/28/carnet-de-voyage/
Nous avons tous la cinquantaine et nous partons au Pérou pour 4 semaines du 13 juillet au 13 Aout 2010
Nous avons organisé le séjour de la façon suivante :
- 3 semaines pour le circuit classique ( Lima, Iles Balestas, Nazca, Aréquipa, Canyon de Colca, Lac Titicaca, Cuzco).
- 1 semaine en Amazonie dans la réserve de Manu.
Pour les 3 semaines nous avons réservé via un internet un véhicule avec chauffeur, un Van Hyundai H1 conduit par Ernesto qui doit nous retrouver à l’aéroport de Lima.
Les billets d’avion ont été réservés début octobre 2009 via VoyageForum pour un montant de 996€ par personne, ainsi que le vol de retour Cuzco-Lima
Notre parcours à été organisé à l’avance avec les points d’étapes, et les sites à visiter par jour.
Nous avons aussi réservé :
- Mi Mai2009 les billets de train A/R Ollantaytambo- Aguas Calientes
- Environ 1 mois avant le départ les hébergements aux points d’étapes
Voici le carnet de voyage jour par jour avec des infos et adresses intéressantes qui peuvent servir à tous.
Vu la longueur de ce carnet, il est consultable sur un Blog à l'adresse suivante : http://jcpo5.wordpress.com/2010/09/28/carnet-de-voyage/
Portefeuille cheville pour cartes et liquide? English translation pending
Bonjour
Je crois que c'est la section la plus adaptée du forum pour poser la question : quelqu'un saurait-il où l'on peut trouver dans un magasin à Paris ce genre de poche à fixer à la cheville, pour éviter de garder tout son liquide + carte dans la même poche?
http://www.amazon.com/Enroute-Leg-Wallet-by/dp/B000E866OC
Merci.
Je crois que c'est la section la plus adaptée du forum pour poser la question : quelqu'un saurait-il où l'on peut trouver dans un magasin à Paris ce genre de poche à fixer à la cheville, pour éviter de garder tout son liquide + carte dans la même poche?
http://www.amazon.com/Enroute-Leg-Wallet-by/dp/B000E866OC
Merci.
Itinéraire de sept mois en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour a tous ,
Voila je pars en novembre 2010 et rentre en mars 2011 soit 7 mois en amerique du sud,
JE galère pas mal pour tracer mon itinéraires sachant que les pays visité sont ;
Equateur Pérou ( machu pichu ) Bolivie Chili Argentine ( Ushuaia, chute Iguazu ) Brésil ( descente de l'Amazonie)
Quelqu'un pourrait il m'aider pour tracer l'itinéraire sachant que j'aimerais tomber dans la bonne période pour les sites notés ci dessus
Manaus en mars est il réalisable ?
Je sais que l'on ne peut pas être de partout au meilleur moment mais svp un petit coup de main
Voila je pars en novembre 2010 et rentre en mars 2011 soit 7 mois en amerique du sud,
JE galère pas mal pour tracer mon itinéraires sachant que les pays visité sont ;
Equateur Pérou ( machu pichu ) Bolivie Chili Argentine ( Ushuaia, chute Iguazu ) Brésil ( descente de l'Amazonie)
Quelqu'un pourrait il m'aider pour tracer l'itinéraire sachant que j'aimerais tomber dans la bonne période pour les sites notés ci dessus
Manaus en mars est il réalisable ?
Je sais que l'on ne peut pas être de partout au meilleur moment mais svp un petit coup de main
Qui connaît le livre "L'indouisme raccconté aux enfants"? English translation pending
Bonjour
Quelqu'un connait-il ce bouquin qui serait de Catherine CLEMENT mais je ne le trouve pas dans sa bibliographie !
Bye FerDex
Quelqu'un connait-il ce bouquin qui serait de Catherine CLEMENT mais je ne le trouve pas dans sa bibliographie !
Bye FerDex
Meilleur plan pour un vol du sud de la France vers l'Équateur? English translation pending
A vous qui, comme nous, aimez ce site ...
Après avoir passablement "bourlingué" à l'Est, changement de direction pour notre prochain voyage. Destination prévue : l'EQUATEUR. Et voilà que commence la recherche du vol ... dans cette jungle de propositions plus ou moins fiables (un avant-goût de l'Amazonie certainement !) Nous sommes dans le sud de la France à mi-chemin entre Toulouse et Gérone/Barcelone ... rejoindre Paris (avion, train ...? ) Partir de Toulouse? ou de Gérone ? Et évidemment nous sommes toujours aussi fauchés ... alors,
si l'un d'entre vous a trouvé une solution facile pour un vol rapide (sans trop d'escales ! ), pas cher (mais sécure ! ), pouvez-vous nous faire partager votre "bon plan" ?
Cordialement. M. R.
Après avoir passablement "bourlingué" à l'Est, changement de direction pour notre prochain voyage. Destination prévue : l'EQUATEUR. Et voilà que commence la recherche du vol ... dans cette jungle de propositions plus ou moins fiables (un avant-goût de l'Amazonie certainement !) Nous sommes dans le sud de la France à mi-chemin entre Toulouse et Gérone/Barcelone ... rejoindre Paris (avion, train ...? ) Partir de Toulouse? ou de Gérone ? Et évidemment nous sommes toujours aussi fauchés ... alors,
si l'un d'entre vous a trouvé une solution facile pour un vol rapide (sans trop d'escales ! ), pas cher (mais sécure ! ), pouvez-vous nous faire partager votre "bon plan" ?
Cordialement. M. R.
The Art of Jenbe Drumming (Mali) English translation pending
Musique de fête traditionnelle à Bamako : l’art du tambour jenbe
Dédié à Jaraba Jakite (†2005) : Fòlikèla, i ni ce, i ni baara kosèbè, ala ka hinè i la !
The Art of Jenbe Drumming, Vol.1 The Art of Jenbe Drumming, Vol.2
Instruments et ensembles :
Les instruments en forme de calice du tambour appelés jenbe (djembé) sont taillés dans un tronc d’arbre, travail exécuté traditionnellement par les numu, forgerons (leur spécification professionnelle comprend aussi la sculpture sur bois, l’art de soigner, le métier de la poterie, tous les travaux métallurgiques modernes, etc.), appartenant aux nyamakala (qui se caractérisent par leur occupation socioprofessionnelle et qui sont, d’une manière ou d’une autre, tous spécialisés dans une activité artisanale. A cette formation sociale appartiennent aussi les jeli, griots, les garanke, cordonniers, et les mabò, tisserands). Il faut vingtaine de mètres de corde, beaucoup de force et un savoir-faire artisanal pour travailler et tendre une peau de chèvre de manière pour qu’elle résonne. Un batteur de tambour expérimenté, qui fait respirer le jenbe peut tirer de cet instrument solo une tonalité inouïe qui scintille de plénitude et de couleurs merveilleuses. Des basses sombres et chaudes s’échappent d’un jenbe comme un courant d’air perceptible, accompagnées de bourdonnement de tôles métallique, tandis que la peau vibre en différentes fréquences, du ton de base plein, doux jusqu’aux tons hauts, clairs et aigus. Par contre, le dunun cylindrique, en fer-blanc et à deux peaux (dont la variante bamakoise est appelée aussi dununin, "petit dunun", ou kònkònin), produit des tonalités simples, est donc moins coloré ni nuancé ; un ton de base très comprimé, sourde et grave le distingue comme un tambour-basse qui accompagne. Le jenbe est joué par les deux mains, le dunun par une seule baguette, fabriquée d’une tige d‘un palmier-raphia (raphia sudanica, en bam. ban).
Contrairement à la musique de fête rurale, son pendant urbain est caractérisé par un ensemble assez réduit en batteurs : au cours des années 60, le duo comprenant 1 jenbe et 1 dunun s’ést établi dans la musique de fête dans la capitale. A partir des années 70, 2 jenbe et 1 dunun forment d’habitude un ensemble de tambour. Sur les deux disques, tous les morceaux sont joués en duo jenbe-dunun ...
Occasions de la culture de fête urbaine :
Des personnes de peuples, de langue et d’états différents d’Afrique de l’Ouest partagent cette culture du jenbe et forment ainsi un espace musical au-delà des frontières. Les groupes de jenbe jouent la musique pendant les fêtes à danser à Bamako, la capitale du Mali de même que dans toutes les régions comprises entre le désert du Sahara et le Golfe de Guinée, et entre l’Atlantique et le courant du Volta. Les fêtes accompagnent les rites de passage, c.à.d. baptêmes (denkundi), circoncisions (furasi, farifaribila), initiations à des sociétés secrètes (kòmò), culte de possession d’esprit (jinèdòn), fiançailles (worotila) et, en premier lieu, mariages (kònyòntilenkè ; au cadre de la fête de mariage, il y a/avait aussi la fête matinale après la nuit de noces, sògòmafòli, qui sert à fêter la défloration de la fiancée, de plus, il y a la fête de mère d’honneur (denba), sufèfòli resp. denbatulonkè, etc.), constituent leur partie publique de divertissement. Des fêtes à d’autres occasions rituelles et aussi non-rituelles pour enfants (fête d’applaudissements, tègèrètulon), jeunes gens (cérémonies pour la remise des diplômes, etc.) et adultes (fête de chasseurs, donsotulon, processions, sensenfòli, etc.) sont aussi représentées par les batteurs de jenbe ...
Déroulement et interaction musique/danse :
Les fêtes ont lieu dans la rue devant la cour de la famille organisatrice. Les batteurs de jenbe (jenbefòlikèlaw) viennent sur commande, des jus raffraîchissants et repas consistants sont préparés en grande quantité. Une bâche est tendue d’une part à l’autre de la rue pour protéger les participants à la fête contre le soleil. De même, des douzaines de petites chaises en fer peintes et numérotées que l’on loue auprès de sociétés spécialisées, font partie de l’arsenal.
Les chaises sont entassées dans un coin jusqu’à quelques minutes avant le commencement de la fête. Personne n’est encore venu. Seulement la bâche qui couvre la rue vide indique la fête à venir. Seuls les musiciens (fòlikèlaw) peuvent faire démarrer la fête. Ils annoncent leur arrivée à coups de sons bruyants, saluent leurs instruments et le lieu. Leur place en ligne courbe marque le devant d’un rond à partir duquel quelques enfants sont chargés de ranger les chaises en grand cercle. Appeler les participants par les battements de tambour est une tâche laissée aux musiciens en herbe, qui au début, ne réussissent à rassembler qu’une bande d’enfants turbulents qui sautillent. Pendant ce temps le maître jenbe et chef de la troupe est à l’écart et observe indifféremment les diverses phases d’évolution de la fête. Le jeu ne devient intéressant pour lui que quand les premières jeunes femmes ou femmes mariées quittent la cour pour entrer sur la place de fête.
Les musiciens se lèvent alors de leurs chaises, attachent leur dunun par les lanières aux épaules, attachent leur jenbe autour des hanches, le tronc entre les cuisses, la partie supérieure et la surface de cuir au niveau de ventre. A partir de cet instant, le soliste jenbe doit toujour rester prêt à remplir sa tâche, à savoir recevoir une danseuse qui s’élance du cercle des invités pour se mettre en face à face avec les fòlikèlaw. Le soliste accélère et intensifie tout de suite le rythme tout en soutenant le solo de la danseuse à qui il réplique et qu’il entraîne vers le paroxysme pour après peu de temps l’arrêter brusquement avec une phrase-signe qu’il joue, signe reconnu tout de suite par la danseuse se retirant immédiatement de la piste pour céder la surface de danse à la prochaine danseuse. Lorsque la dynamique de la musique et des mouvements monte ainsi pour la première fois, cela transforme très vite l’humeur de tous les spectateurs en enthousiasme. Le cercle se remplit vite. Les jeunes filles et les femmes se tiennent débout en plusieurs rangées derrière comme devant les chaises, cernant ainsi de plus près le lieu de la fête et rendant l’ambiance de plus en plus intense.
Une fois que le maître-batteur de tambour a arrêté le solo de la première danseuse, il fait un pas en arrière pour rejoindre les autres batteurs de tambour qui l’accompagnent et diminue à nouveau la vitesse et la densité de rythme. Il joue des notes brèves qui sont une manière d'"espionner" la prochaine danseuse et de la provoquer. Celle-ci, déjà en pas de danse s’élance aussitôt du cercle des invités et se met devant les batteurs de tambour pour élever le rythme affaibli à un nouveau sommet. Ces deux phases nettement séparées, une qui provoque et une autre qui mène jausqu’à l’exstase, se succèdent et s’accumulent. La communication entre les batteurs de tambour et les danseuses détermine essentiellement le déroulement des fêtes de jenbe, marque en même temps son essence et sa forme. Comme des vagues, le rythme s’intensifie et s’affaiblit, se reconstruit à nouveau, et ceci dure une heure, deux heures, trois heures, voire des jours entiers.
Un batteur excitant exprime avec théatralité cette dynamique aussi bien à travers la musique que dans sa posture et ses gestes. Il danse en même temps qu’il joue. Il poursuit une danseuse particulièrement excitante à travers le lieu de danse, l’honore en soulevant très haut le bras de celle-ci et son tambour pour tout de suite après l’attirer sur la piste de danse en vue de la prochaine danse. Il joue une danse fessière érotique en position très combée, esquissant lui-même les mêmes mouvements, son jenbe attaché autour des hanches, est parallèle au sol et bouge en même temps. Ainsi il rend la fête "bouillonnante" ... c’est le prochain contrat assuré pour lui ...
Dans les villes, les fêtes sont affaire de femmes. Même les petits garçons spectateurs se comportent ici déjà comme les hommes, alors que les filles essaient de taper des mains, de chanter et de danser chaque fois que l’occasion se présente. "Faire-comme-si-de-rien-n’était", c’est l’art de l’homme. La richesse des tissus de fête, les mouvements gracieux et érotiques de leurs femmes, la musique grisante de tambours qui éclatent à travers tout le quartier – tout cela leur fait peur pour leur dignité qu’il faut à l’avance défendre avec un léger soupçon d’ironie dans l’ignorance qu’ils affichent.
L’apprentissage des danses commence déjà dès l’enfance. Les femmes dansent en solo aux fêtes avec leurs bébés sur le dos, les petits enfants sautillent à côté, les petites filles dansent seules ou en groupes sans musique ; elle sont à chaque fête les premières et guettent plus tard l’occasion de pouvoir se glisser entre les femmes. L’enthousiasme à danser la musique du tambour est chez les petites filles âgées de 7 à 15 ans environ déjà si grand que parfois des dizaines voire même des centaines se rassemblent, collectent leurs moyens disponibles en Fcfa pour engager d’elles-mêmes quelques petits batteurs de tambour afin d’organiser une simple fête d’enfants. Sans l‘arsenal des grands, ils dansent et jouent pourtant au tambour comme eux.
C’est de manière inévitable que la musique du tambour provoque chez les filles et les femmes l’envie de bouger et de danser. Aussi inévitablement, cette harmonie entre la musique et le mouvement provoque joie, rire et exaltation. Dans l’essence de la rythmique africaine qui se manifeste aussi bien à travers la musique de fête que la danse, la montée de l’euphorie jusqu’à l’abandon est programmée, sentiments et passions sont élevés jusqu’au déchargement sensuel et sont ainsi purifiés et libérés. Les notes et les rythmes de la musique du jenbe servent exactement à cela pour toutes les participantes mais surtout pour les danseuses en solo.
Les musiciens :
Yamadu Bani Dunbia (1917-2002), patron du jenbe légendaire, est né à Bafoulabé, dans la région de Khaso (à l’ouest du Mali). Dans sa jeunesse, Yamadu s’impose déjà comme jenbefòlikèla. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il appartient à un bataillon français, sous le Général De Gaulle, qui lutte contre l’Allemagne nazie et ses Alliés dans la Méditerrannée. Après 1945, il retourne au Mali et s’installe d‘abord à Kati, ville de garnison très proche de Bamako, plus tard à Bko-Badialan. Il se produit régulièrement comme batteur de tambour, que ce soit à Kati, Bamako ou à d'autres villes du Soudan Français du Sud. La carrière musicale de Yamadu atteint son apogée dans les années 60, c.à.d. dans les années initiales de l’indépendance en Afrique et au Mali (1960) : Yamadu Dunbia, déjà dans son enfance possédé par un esprit, guéri et devenu batteur de tambour, considéré sur Bamako comme un prisonnier de guerre déraciné, devient un des premiers et meilleurs fòlikèlaw professionnels à l’époque qui profitent du temps et savent faire de leur art une profession. Il joue même les fêtes des dirigeants du pays (un de ses clients est Mariam, épouse du président Modibo Keita). Jusqu’au milieu des années 80, Yamadu sait maintenir sa position dominante, après son autorité s’effrite de plus en plus. En 2002, Dunbia meurt, démuni. Sur les quelques morceaux du The Art of Jenbe Drumming Vol.1, au moment de ses enregistrements, l‘ancien maître a 78 ans mais il sait encore appeler les esprits si vite que les gens tremblent d’exstase après quelques secondes seulement, fait respirer son instrument et le laisse chanter, ne donne aucun coup de trop et chaque coup est frappé avec aisance et souveraineté. Jeli Madi Kuyate, né en 1950 environ à Sagele (près de Sibi), vient dans la métropole à l’âge de 12. Elève de Y.B. Dunbia, il se fait très vite un nom, occupe le poste de batteur de tambour dans le Ballet National du Mali, avec qui il part pour des tournées en France, en Chine, en Russie, au Canada et en Corée. Cependant, il n’abandonne pas son origine musicale, au contraire, batteur de tambour national, il profite de sa compétence et de sa notoriété pour réussir également au domaine de la musique de fête traditionnelle à Bamako. Dans les années 80, un jenbefòlikèla est appelé pour la première fois à l’Ensemble Instrumental National du Mali, monument de la musique malienne et symbole de l’unité artistique et culturelle du Mali, pays si riche en culture et histoire. Le batteur élu est Jeli Madi Kuyate. Pendant ce temps, Jeli Madi ne se produit que sporadiquement sur les fêtes. Son jeu de jenbe est preste et élégant, à écouter sur tous les deux CDs. Jaraba Jakite, né aux environs de 1956, vient à Bamako en 1984. Là, Jaraba, "grand lion", acquérit très vite la renommée d’un batteur de tambour puissant qui danse et qui emballe le public. Jusqu’à sa mort en 2005, "le grand lion" reste la vedette de jenbe incontestée sur la scène de musique de fête dans la capitale malienne. Son jeu excitant et expressif est rendu dans les deux CDs (j’ai eu la chance de faire la connaissance de lui en 2004, un an avant son décès inattendu pour tout le monde. Quel bonheur, merci !). Drisa Kone, âgé de 50 ans environ, est originaire de Kourouba, village près de Kangaba (au sud de Bamako). A l’âge de 14 ans, il rejoint l’ensemble de Y.B. Dunbia et passe son meilleur élève. En tant que musicien professionnel, il donne des concerts ainsi que des cours de jenbe même en Europe (Autriche, France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne) dans les années 90-96. Drisa Koné joue le jenbe solo sur The Art of Jenbe Drumming Vol.2. Madu Jakité, né en 1960 environ dans un petit village près de Bafoulabé, est spécialiste de dunun. Madu accompagne tous les quatre solistes sur les deux CDs. Madu est marié avec Sira, ils ont 4 enfants.
Le répertoire :
... The Art of Jenbe Drumming Vol.1 : 1. Fulafòli est un rythme venant des Fulbe du Delta central où le fleuve Niger inonde toute une région pendant la saison des pluies. Il était originairement joué avec des tambours très différents des jenbe. Ainsi se transforme et survit la tradition. 2. Madan est un rythme standard maninka très estimé par les batteurs de jenbe dont la plupart d’eux viennent du sud de Bamako, de la région de l’Empire du Mali (Sunjata) au Moyen Age. 3. Maraka (aussi nommé Denbafòli) est un des rythmes les plus appréciés qui est représenté sur presque toutes les fêtes de mariage à Bamako. 4. Sogoninkun, "tête d‘antilope", rythme amené dans la capitale en provenance du Wasulun, région riche en musiciens et chasseurs au sud-est du Mali. 5. Sabaro (joué solo) est un rythme wolof du Sénégal. 6. Wolosodòn est une danse des descendants des esclaves dont le statut jouait autrefois un rôle important dans les cours royales où ils accomplissaient des fonctions importantes. 7. Kòmòfòli est un rythme joué au passé pendant les fêtes d’initiation à la société du kòmò (griots, femmes et enfants sont exclus de l’initiation au culte de kòmò). Les sociétés d’initiation n’existent plus dans la capitale mais ce rythme est transmis jusqu’à nos jours. 8. Kòfili, rythme bamana rarement joué aux fêtes. 9. Kirin (ou Wasulunka) est aussi un rythme venant du Wasulun. Très apprécié. 10. Burunfòli, "danse de trompe", aussi un rythme du Wasulun. Excepté Y.B. Dunbia, personne à Bamako ne connaît plus ce rythme qu’accompagnait autrefois le jeu des trompes. 11. Maa nyuman circulait dans le milieu de théâtre et de ballet à l‘époque. 12.-14. Jina, "esprit". Un esprit peut être la cause de nombreuses maladies psychiques et physiques. Si quelqu’un est guéri grâce au traitement d’une guérisseuse, alors s’ensuit l’initiation à son culte. Maintenant on permet à l’esprit pour la première fois ce qu’on devra toujours lui accorder aux nombreuses fêtes ultérieures : on danse à l’encontre de l’exstase, on se laisse posséder par elle pour ensuite être possédé par l’esprit et finir par s’en défaire de manière théâtrale et thérapeutique. Le rôle du batteur de tambour, c’est d’appeler les esprits.
... The Art of Jenbe Drumming Vol.2 : 1. Sanja (aussi nommé Jelidòn) est un rythme des griots, jeliw, venant de l’ouest du Mali. D 2. Sunun vient de Kaarta, région située au nord-ouest du Mali et territoire de l’ancien Empire Bambara de Kaarta (17e et 18e siècle). 3. Suku (aussi nommé Soli et Furasi) est un des rythmes les plus importants du répertoire de la musique de fête à Bamako. D’origine, il était joué aux fêtes de circoncision et d‘excision au Mali et en Guinée. 4. Numu s’adresse aux forgerons, formation sociale des nyamakala. 5. Fura, "feuille ; médecin", est un rythme associé au contexte de la circoncision et de l’excision dans lesquelles le médecin est important pour stopper le sang et pour guérir les plaies. 6. Bobo(fòli), "rythme des Bobo" joué à Bamako seulement où il expose donc la représentation culturelle des Bobo sur la capitale malienne. Les Bobo (ou Bwa) sont un groupe ethnique au Mali, habitant dans la région de San. 7. Dansa est un des rythmes de jenbe les plus populaires à Bamako. A côté de Suku et Maraka, Dansa est joué à toute fête, indépendant de son occasion sociale ou de l’origine ethnique et sociale de ses organisateurs ou participants. Ce rythme était créé dans la région entre les villes de Bafoulabé et Kayes, tout à l’ouest du Mali. 8. Bara est un rythme joué originairement par des ensembles instrumentaux (à bara drums et bòn drums). 9. Sogolo est un rythme du peuple somono, peuple de pêcheurs au Delta intérieur. 10. Kirin (voir en haut, 9/Vol.1). 11. Jina (voir en haut, 12.-14./Vol.1). 12. Tansole est un rythme bamana fusionné dans le répertoire de jenbe à Bamako depuis deux ou trois décennies. 13. Nyagwan est une société d’initiation féminine, et donc, d’une certaine manière, le pendant de la société d’initiation masculine du kòmò. 14. Manjanin est un rythme classique du répertoire de jenbe des Maninka. Traditionnellement, ce rythme est joué pour une danse de deux filles d’un âge avant-mariage élues pour le rôle de la manjanin, une sorte de princesse villageoise, et de sa servante. 15. Garankedòn, "danse des garanke". Comme le Suku et le Sanja, ce rythme provient de la tradition du dunun khasonka de l’ouest du Mali, intégré dans le répertoire de jenbe. Aujourd’hui, le Garankedòn est un rythme classique à Bamako. 16.-18. Tous les deux ou trois ans, un nouveau genre de danse est populaire auprès de la jeunesse de Bamako. Les quelques ans après, le genre tombe encore dans l’oubli ; de tels "fashion rhythms", comme Degu-degu, Niare bòn ka lajè et Sumalen des années 80, sont vite absorbés et développés par les batteurs de jenbe pour les intégrer enfin dans le répertoire de jenbe.
Tous les enregistrements ont été faits entre 1995 et 2006 dans une cour d’école à Badialan, un quartier à Bamako (où tous les musiciens-ci se sont installés depuis longtemps), juste pour le microphone, sans toute répère ni arrangements et sans aucune représentation préalable quant à la production d’une musique de fête sans cadre festif. Ces enregistrements réflètent la diversité des régions du Mali et de ses peuples, les facettes stylistiques et des générations, mais aussi l’unité de la tradition qui se transforme constamment au centre de cette capitale multiculturelle.
L’initiateur et éditeur de ces enregistrements-ci est mon ami et camarade d‘université, Rainer Polak (université de Bayreuth/All.) : Rainer est ethnomusicologue, professeur de jenbe, fondateur d’une école de jenbe privée à Bayreuth, auteur de "Festmusik als Arbeit, Trommeln als Beruf. Jenbe-Spieler in einer westafrikanischen Großstadt" (thèse de doctorat ethnomusicologue). En tant que musicologue, il fait des recherches sur le micro-timing, les timing patterns et le theoretic status of rhythmic feel dans la musique de jenbe, de plus, il est chargé de cours aux universités de Cologne, Bamberg, Bâle et Rotterdam ...
Jenbe Music in Bamako www.djembe.uni-bayreuth.de www.myspace.com/bamakofoli
VIVA MALI, TU ES MAGNIFIQUE !
hgb
P.S. : Les photos prises par moi lors de 2 noces à Bko-Bolibana et Samé montrent nos amis Jaraba (à bonnet blanc), Drisa (en chemise verte), Madu (en shirt orange), et la chère Sira & ses 4 garçons.
Dédié à Jaraba Jakite (†2005) : Fòlikèla, i ni ce, i ni baara kosèbè, ala ka hinè i la !
The Art of Jenbe Drumming, Vol.1 The Art of Jenbe Drumming, Vol.2
Instruments et ensembles :
Les instruments en forme de calice du tambour appelés jenbe (djembé) sont taillés dans un tronc d’arbre, travail exécuté traditionnellement par les numu, forgerons (leur spécification professionnelle comprend aussi la sculpture sur bois, l’art de soigner, le métier de la poterie, tous les travaux métallurgiques modernes, etc.), appartenant aux nyamakala (qui se caractérisent par leur occupation socioprofessionnelle et qui sont, d’une manière ou d’une autre, tous spécialisés dans une activité artisanale. A cette formation sociale appartiennent aussi les jeli, griots, les garanke, cordonniers, et les mabò, tisserands). Il faut vingtaine de mètres de corde, beaucoup de force et un savoir-faire artisanal pour travailler et tendre une peau de chèvre de manière pour qu’elle résonne. Un batteur de tambour expérimenté, qui fait respirer le jenbe peut tirer de cet instrument solo une tonalité inouïe qui scintille de plénitude et de couleurs merveilleuses. Des basses sombres et chaudes s’échappent d’un jenbe comme un courant d’air perceptible, accompagnées de bourdonnement de tôles métallique, tandis que la peau vibre en différentes fréquences, du ton de base plein, doux jusqu’aux tons hauts, clairs et aigus. Par contre, le dunun cylindrique, en fer-blanc et à deux peaux (dont la variante bamakoise est appelée aussi dununin, "petit dunun", ou kònkònin), produit des tonalités simples, est donc moins coloré ni nuancé ; un ton de base très comprimé, sourde et grave le distingue comme un tambour-basse qui accompagne. Le jenbe est joué par les deux mains, le dunun par une seule baguette, fabriquée d’une tige d‘un palmier-raphia (raphia sudanica, en bam. ban).
Contrairement à la musique de fête rurale, son pendant urbain est caractérisé par un ensemble assez réduit en batteurs : au cours des années 60, le duo comprenant 1 jenbe et 1 dunun s’ést établi dans la musique de fête dans la capitale. A partir des années 70, 2 jenbe et 1 dunun forment d’habitude un ensemble de tambour. Sur les deux disques, tous les morceaux sont joués en duo jenbe-dunun ...
Occasions de la culture de fête urbaine :
Des personnes de peuples, de langue et d’états différents d’Afrique de l’Ouest partagent cette culture du jenbe et forment ainsi un espace musical au-delà des frontières. Les groupes de jenbe jouent la musique pendant les fêtes à danser à Bamako, la capitale du Mali de même que dans toutes les régions comprises entre le désert du Sahara et le Golfe de Guinée, et entre l’Atlantique et le courant du Volta. Les fêtes accompagnent les rites de passage, c.à.d. baptêmes (denkundi), circoncisions (furasi, farifaribila), initiations à des sociétés secrètes (kòmò), culte de possession d’esprit (jinèdòn), fiançailles (worotila) et, en premier lieu, mariages (kònyòntilenkè ; au cadre de la fête de mariage, il y a/avait aussi la fête matinale après la nuit de noces, sògòmafòli, qui sert à fêter la défloration de la fiancée, de plus, il y a la fête de mère d’honneur (denba), sufèfòli resp. denbatulonkè, etc.), constituent leur partie publique de divertissement. Des fêtes à d’autres occasions rituelles et aussi non-rituelles pour enfants (fête d’applaudissements, tègèrètulon), jeunes gens (cérémonies pour la remise des diplômes, etc.) et adultes (fête de chasseurs, donsotulon, processions, sensenfòli, etc.) sont aussi représentées par les batteurs de jenbe ...
Déroulement et interaction musique/danse :
Les fêtes ont lieu dans la rue devant la cour de la famille organisatrice. Les batteurs de jenbe (jenbefòlikèlaw) viennent sur commande, des jus raffraîchissants et repas consistants sont préparés en grande quantité. Une bâche est tendue d’une part à l’autre de la rue pour protéger les participants à la fête contre le soleil. De même, des douzaines de petites chaises en fer peintes et numérotées que l’on loue auprès de sociétés spécialisées, font partie de l’arsenal.
Les chaises sont entassées dans un coin jusqu’à quelques minutes avant le commencement de la fête. Personne n’est encore venu. Seulement la bâche qui couvre la rue vide indique la fête à venir. Seuls les musiciens (fòlikèlaw) peuvent faire démarrer la fête. Ils annoncent leur arrivée à coups de sons bruyants, saluent leurs instruments et le lieu. Leur place en ligne courbe marque le devant d’un rond à partir duquel quelques enfants sont chargés de ranger les chaises en grand cercle. Appeler les participants par les battements de tambour est une tâche laissée aux musiciens en herbe, qui au début, ne réussissent à rassembler qu’une bande d’enfants turbulents qui sautillent. Pendant ce temps le maître jenbe et chef de la troupe est à l’écart et observe indifféremment les diverses phases d’évolution de la fête. Le jeu ne devient intéressant pour lui que quand les premières jeunes femmes ou femmes mariées quittent la cour pour entrer sur la place de fête.
Les musiciens se lèvent alors de leurs chaises, attachent leur dunun par les lanières aux épaules, attachent leur jenbe autour des hanches, le tronc entre les cuisses, la partie supérieure et la surface de cuir au niveau de ventre. A partir de cet instant, le soliste jenbe doit toujour rester prêt à remplir sa tâche, à savoir recevoir une danseuse qui s’élance du cercle des invités pour se mettre en face à face avec les fòlikèlaw. Le soliste accélère et intensifie tout de suite le rythme tout en soutenant le solo de la danseuse à qui il réplique et qu’il entraîne vers le paroxysme pour après peu de temps l’arrêter brusquement avec une phrase-signe qu’il joue, signe reconnu tout de suite par la danseuse se retirant immédiatement de la piste pour céder la surface de danse à la prochaine danseuse. Lorsque la dynamique de la musique et des mouvements monte ainsi pour la première fois, cela transforme très vite l’humeur de tous les spectateurs en enthousiasme. Le cercle se remplit vite. Les jeunes filles et les femmes se tiennent débout en plusieurs rangées derrière comme devant les chaises, cernant ainsi de plus près le lieu de la fête et rendant l’ambiance de plus en plus intense.
Une fois que le maître-batteur de tambour a arrêté le solo de la première danseuse, il fait un pas en arrière pour rejoindre les autres batteurs de tambour qui l’accompagnent et diminue à nouveau la vitesse et la densité de rythme. Il joue des notes brèves qui sont une manière d'"espionner" la prochaine danseuse et de la provoquer. Celle-ci, déjà en pas de danse s’élance aussitôt du cercle des invités et se met devant les batteurs de tambour pour élever le rythme affaibli à un nouveau sommet. Ces deux phases nettement séparées, une qui provoque et une autre qui mène jausqu’à l’exstase, se succèdent et s’accumulent. La communication entre les batteurs de tambour et les danseuses détermine essentiellement le déroulement des fêtes de jenbe, marque en même temps son essence et sa forme. Comme des vagues, le rythme s’intensifie et s’affaiblit, se reconstruit à nouveau, et ceci dure une heure, deux heures, trois heures, voire des jours entiers.
Un batteur excitant exprime avec théatralité cette dynamique aussi bien à travers la musique que dans sa posture et ses gestes. Il danse en même temps qu’il joue. Il poursuit une danseuse particulièrement excitante à travers le lieu de danse, l’honore en soulevant très haut le bras de celle-ci et son tambour pour tout de suite après l’attirer sur la piste de danse en vue de la prochaine danse. Il joue une danse fessière érotique en position très combée, esquissant lui-même les mêmes mouvements, son jenbe attaché autour des hanches, est parallèle au sol et bouge en même temps. Ainsi il rend la fête "bouillonnante" ... c’est le prochain contrat assuré pour lui ...
Dans les villes, les fêtes sont affaire de femmes. Même les petits garçons spectateurs se comportent ici déjà comme les hommes, alors que les filles essaient de taper des mains, de chanter et de danser chaque fois que l’occasion se présente. "Faire-comme-si-de-rien-n’était", c’est l’art de l’homme. La richesse des tissus de fête, les mouvements gracieux et érotiques de leurs femmes, la musique grisante de tambours qui éclatent à travers tout le quartier – tout cela leur fait peur pour leur dignité qu’il faut à l’avance défendre avec un léger soupçon d’ironie dans l’ignorance qu’ils affichent.
L’apprentissage des danses commence déjà dès l’enfance. Les femmes dansent en solo aux fêtes avec leurs bébés sur le dos, les petits enfants sautillent à côté, les petites filles dansent seules ou en groupes sans musique ; elle sont à chaque fête les premières et guettent plus tard l’occasion de pouvoir se glisser entre les femmes. L’enthousiasme à danser la musique du tambour est chez les petites filles âgées de 7 à 15 ans environ déjà si grand que parfois des dizaines voire même des centaines se rassemblent, collectent leurs moyens disponibles en Fcfa pour engager d’elles-mêmes quelques petits batteurs de tambour afin d’organiser une simple fête d’enfants. Sans l‘arsenal des grands, ils dansent et jouent pourtant au tambour comme eux.
C’est de manière inévitable que la musique du tambour provoque chez les filles et les femmes l’envie de bouger et de danser. Aussi inévitablement, cette harmonie entre la musique et le mouvement provoque joie, rire et exaltation. Dans l’essence de la rythmique africaine qui se manifeste aussi bien à travers la musique de fête que la danse, la montée de l’euphorie jusqu’à l’abandon est programmée, sentiments et passions sont élevés jusqu’au déchargement sensuel et sont ainsi purifiés et libérés. Les notes et les rythmes de la musique du jenbe servent exactement à cela pour toutes les participantes mais surtout pour les danseuses en solo.
Les musiciens :
Yamadu Bani Dunbia (1917-2002), patron du jenbe légendaire, est né à Bafoulabé, dans la région de Khaso (à l’ouest du Mali). Dans sa jeunesse, Yamadu s’impose déjà comme jenbefòlikèla. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il appartient à un bataillon français, sous le Général De Gaulle, qui lutte contre l’Allemagne nazie et ses Alliés dans la Méditerrannée. Après 1945, il retourne au Mali et s’installe d‘abord à Kati, ville de garnison très proche de Bamako, plus tard à Bko-Badialan. Il se produit régulièrement comme batteur de tambour, que ce soit à Kati, Bamako ou à d'autres villes du Soudan Français du Sud. La carrière musicale de Yamadu atteint son apogée dans les années 60, c.à.d. dans les années initiales de l’indépendance en Afrique et au Mali (1960) : Yamadu Dunbia, déjà dans son enfance possédé par un esprit, guéri et devenu batteur de tambour, considéré sur Bamako comme un prisonnier de guerre déraciné, devient un des premiers et meilleurs fòlikèlaw professionnels à l’époque qui profitent du temps et savent faire de leur art une profession. Il joue même les fêtes des dirigeants du pays (un de ses clients est Mariam, épouse du président Modibo Keita). Jusqu’au milieu des années 80, Yamadu sait maintenir sa position dominante, après son autorité s’effrite de plus en plus. En 2002, Dunbia meurt, démuni. Sur les quelques morceaux du The Art of Jenbe Drumming Vol.1, au moment de ses enregistrements, l‘ancien maître a 78 ans mais il sait encore appeler les esprits si vite que les gens tremblent d’exstase après quelques secondes seulement, fait respirer son instrument et le laisse chanter, ne donne aucun coup de trop et chaque coup est frappé avec aisance et souveraineté. Jeli Madi Kuyate, né en 1950 environ à Sagele (près de Sibi), vient dans la métropole à l’âge de 12. Elève de Y.B. Dunbia, il se fait très vite un nom, occupe le poste de batteur de tambour dans le Ballet National du Mali, avec qui il part pour des tournées en France, en Chine, en Russie, au Canada et en Corée. Cependant, il n’abandonne pas son origine musicale, au contraire, batteur de tambour national, il profite de sa compétence et de sa notoriété pour réussir également au domaine de la musique de fête traditionnelle à Bamako. Dans les années 80, un jenbefòlikèla est appelé pour la première fois à l’Ensemble Instrumental National du Mali, monument de la musique malienne et symbole de l’unité artistique et culturelle du Mali, pays si riche en culture et histoire. Le batteur élu est Jeli Madi Kuyate. Pendant ce temps, Jeli Madi ne se produit que sporadiquement sur les fêtes. Son jeu de jenbe est preste et élégant, à écouter sur tous les deux CDs. Jaraba Jakite, né aux environs de 1956, vient à Bamako en 1984. Là, Jaraba, "grand lion", acquérit très vite la renommée d’un batteur de tambour puissant qui danse et qui emballe le public. Jusqu’à sa mort en 2005, "le grand lion" reste la vedette de jenbe incontestée sur la scène de musique de fête dans la capitale malienne. Son jeu excitant et expressif est rendu dans les deux CDs (j’ai eu la chance de faire la connaissance de lui en 2004, un an avant son décès inattendu pour tout le monde. Quel bonheur, merci !). Drisa Kone, âgé de 50 ans environ, est originaire de Kourouba, village près de Kangaba (au sud de Bamako). A l’âge de 14 ans, il rejoint l’ensemble de Y.B. Dunbia et passe son meilleur élève. En tant que musicien professionnel, il donne des concerts ainsi que des cours de jenbe même en Europe (Autriche, France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne) dans les années 90-96. Drisa Koné joue le jenbe solo sur The Art of Jenbe Drumming Vol.2. Madu Jakité, né en 1960 environ dans un petit village près de Bafoulabé, est spécialiste de dunun. Madu accompagne tous les quatre solistes sur les deux CDs. Madu est marié avec Sira, ils ont 4 enfants.
Le répertoire :
... The Art of Jenbe Drumming Vol.1 : 1. Fulafòli est un rythme venant des Fulbe du Delta central où le fleuve Niger inonde toute une région pendant la saison des pluies. Il était originairement joué avec des tambours très différents des jenbe. Ainsi se transforme et survit la tradition. 2. Madan est un rythme standard maninka très estimé par les batteurs de jenbe dont la plupart d’eux viennent du sud de Bamako, de la région de l’Empire du Mali (Sunjata) au Moyen Age. 3. Maraka (aussi nommé Denbafòli) est un des rythmes les plus appréciés qui est représenté sur presque toutes les fêtes de mariage à Bamako. 4. Sogoninkun, "tête d‘antilope", rythme amené dans la capitale en provenance du Wasulun, région riche en musiciens et chasseurs au sud-est du Mali. 5. Sabaro (joué solo) est un rythme wolof du Sénégal. 6. Wolosodòn est une danse des descendants des esclaves dont le statut jouait autrefois un rôle important dans les cours royales où ils accomplissaient des fonctions importantes. 7. Kòmòfòli est un rythme joué au passé pendant les fêtes d’initiation à la société du kòmò (griots, femmes et enfants sont exclus de l’initiation au culte de kòmò). Les sociétés d’initiation n’existent plus dans la capitale mais ce rythme est transmis jusqu’à nos jours. 8. Kòfili, rythme bamana rarement joué aux fêtes. 9. Kirin (ou Wasulunka) est aussi un rythme venant du Wasulun. Très apprécié. 10. Burunfòli, "danse de trompe", aussi un rythme du Wasulun. Excepté Y.B. Dunbia, personne à Bamako ne connaît plus ce rythme qu’accompagnait autrefois le jeu des trompes. 11. Maa nyuman circulait dans le milieu de théâtre et de ballet à l‘époque. 12.-14. Jina, "esprit". Un esprit peut être la cause de nombreuses maladies psychiques et physiques. Si quelqu’un est guéri grâce au traitement d’une guérisseuse, alors s’ensuit l’initiation à son culte. Maintenant on permet à l’esprit pour la première fois ce qu’on devra toujours lui accorder aux nombreuses fêtes ultérieures : on danse à l’encontre de l’exstase, on se laisse posséder par elle pour ensuite être possédé par l’esprit et finir par s’en défaire de manière théâtrale et thérapeutique. Le rôle du batteur de tambour, c’est d’appeler les esprits.
... The Art of Jenbe Drumming Vol.2 : 1. Sanja (aussi nommé Jelidòn) est un rythme des griots, jeliw, venant de l’ouest du Mali. D 2. Sunun vient de Kaarta, région située au nord-ouest du Mali et territoire de l’ancien Empire Bambara de Kaarta (17e et 18e siècle). 3. Suku (aussi nommé Soli et Furasi) est un des rythmes les plus importants du répertoire de la musique de fête à Bamako. D’origine, il était joué aux fêtes de circoncision et d‘excision au Mali et en Guinée. 4. Numu s’adresse aux forgerons, formation sociale des nyamakala. 5. Fura, "feuille ; médecin", est un rythme associé au contexte de la circoncision et de l’excision dans lesquelles le médecin est important pour stopper le sang et pour guérir les plaies. 6. Bobo(fòli), "rythme des Bobo" joué à Bamako seulement où il expose donc la représentation culturelle des Bobo sur la capitale malienne. Les Bobo (ou Bwa) sont un groupe ethnique au Mali, habitant dans la région de San. 7. Dansa est un des rythmes de jenbe les plus populaires à Bamako. A côté de Suku et Maraka, Dansa est joué à toute fête, indépendant de son occasion sociale ou de l’origine ethnique et sociale de ses organisateurs ou participants. Ce rythme était créé dans la région entre les villes de Bafoulabé et Kayes, tout à l’ouest du Mali. 8. Bara est un rythme joué originairement par des ensembles instrumentaux (à bara drums et bòn drums). 9. Sogolo est un rythme du peuple somono, peuple de pêcheurs au Delta intérieur. 10. Kirin (voir en haut, 9/Vol.1). 11. Jina (voir en haut, 12.-14./Vol.1). 12. Tansole est un rythme bamana fusionné dans le répertoire de jenbe à Bamako depuis deux ou trois décennies. 13. Nyagwan est une société d’initiation féminine, et donc, d’une certaine manière, le pendant de la société d’initiation masculine du kòmò. 14. Manjanin est un rythme classique du répertoire de jenbe des Maninka. Traditionnellement, ce rythme est joué pour une danse de deux filles d’un âge avant-mariage élues pour le rôle de la manjanin, une sorte de princesse villageoise, et de sa servante. 15. Garankedòn, "danse des garanke". Comme le Suku et le Sanja, ce rythme provient de la tradition du dunun khasonka de l’ouest du Mali, intégré dans le répertoire de jenbe. Aujourd’hui, le Garankedòn est un rythme classique à Bamako. 16.-18. Tous les deux ou trois ans, un nouveau genre de danse est populaire auprès de la jeunesse de Bamako. Les quelques ans après, le genre tombe encore dans l’oubli ; de tels "fashion rhythms", comme Degu-degu, Niare bòn ka lajè et Sumalen des années 80, sont vite absorbés et développés par les batteurs de jenbe pour les intégrer enfin dans le répertoire de jenbe.
Tous les enregistrements ont été faits entre 1995 et 2006 dans une cour d’école à Badialan, un quartier à Bamako (où tous les musiciens-ci se sont installés depuis longtemps), juste pour le microphone, sans toute répère ni arrangements et sans aucune représentation préalable quant à la production d’une musique de fête sans cadre festif. Ces enregistrements réflètent la diversité des régions du Mali et de ses peuples, les facettes stylistiques et des générations, mais aussi l’unité de la tradition qui se transforme constamment au centre de cette capitale multiculturelle.
L’initiateur et éditeur de ces enregistrements-ci est mon ami et camarade d‘université, Rainer Polak (université de Bayreuth/All.) : Rainer est ethnomusicologue, professeur de jenbe, fondateur d’une école de jenbe privée à Bayreuth, auteur de "Festmusik als Arbeit, Trommeln als Beruf. Jenbe-Spieler in einer westafrikanischen Großstadt" (thèse de doctorat ethnomusicologue). En tant que musicologue, il fait des recherches sur le micro-timing, les timing patterns et le theoretic status of rhythmic feel dans la musique de jenbe, de plus, il est chargé de cours aux universités de Cologne, Bamberg, Bâle et Rotterdam ...
Jenbe Music in Bamako www.djembe.uni-bayreuth.de www.myspace.com/bamakofoli
VIVA MALI, TU ES MAGNIFIQUE !
hgb
P.S. : Les photos prises par moi lors de 2 noces à Bko-Bolibana et Samé montrent nos amis Jaraba (à bonnet blanc), Drisa (en chemise verte), Madu (en shirt orange), et la chère Sira & ses 4 garçons.
Pérou: accéder à la réserve de Manu sans agence? English translation pending
Amis routards mes respects!
je pars accompagné de ma douce cet été pour cette contrée qu est le Pérou. Nous souhaitions faire une halte en Amazonie péruvienne, plus précisément dans la réserve de Manu. J aurais aimé savoir si vous connaissiez un moyen d y accéder sans passer par une agence...😎 Merci d avance pour vos réponses! V.
je pars accompagné de ma douce cet été pour cette contrée qu est le Pérou. Nous souhaitions faire une halte en Amazonie péruvienne, plus précisément dans la réserve de Manu. J aurais aimé savoir si vous connaissiez un moyen d y accéder sans passer par une agence...😎 Merci d avance pour vos réponses! V.
Recherche nom de groupes de forro (Brésil) English translation pending
Bonjour,
étant encore dans le Céara quelques jours, je désire acheter sur Fortaleza des cd de musique Forro traditionnelle. Où aller et quels groupes choisir ?
Merci beaucoup de vos indications !
Bon, je pourrai aussi commander de retour en France sur amazon, mais j'ai besoin de noms..
"Spiritus Dei" de Les Prêtes, album dont une partie des bénéfices iront pour une école de 1,700 élèves à Madagascar English translation pending
HUMANITAIRE : Une partie des bénéfices de l’album "Spiritus Dei" de "Les Prêtres" seront consacrés à l’achat de matériel informatique pour une école de 1 700 élèves à Madagascar -
http://www.amazon.fr/...retres/dp/B00394S57Y
http://www.amazon.fr/...retres/dp/B00394S57Y
Nordest brésilien avec des enfants English translation pending
Bonjour à tous
Je suis entrain de préparer notre dernier voyage de 4 semaines au Brésil dans le Nord Est. nous avons trois enfants de 13, 11 et 10. On voudrait arriver à Belem ou Sao Luis et descendre jusqu'à Maceio. Je n'arrive pas à savoir s'il faut visiter l'amazonie sachant qu'on aura fait le pantanal en avril? J'ai l'impression en lisant les guides qu' on ne voit pas grand chose et que les enfants se lassent très vite et deviennent vite très fatigants!
Pour le trajet au début on voulait le faire en voiture, mais les prix sont exorbitants de Sao Luis à Maceio 4300 Réais pour 30 jours de location avec l'amende (1 real par km) car on ramène la voiture à un endroit différent. Les billets via Gol sont moins chers que le bus! Donc on arrive à Sao Luis on fait les lençois, on reste 6 jours, ensuite vol pour Fortaleza on reste 8 jours, (jericoara, plus les sites incontournables autour), Ensuite vol pour natal 8 jours, et les plages incontournables, ensuite bus pour Maceio 8 jours et les sites incontournables. Etant donné notre budget limité (car tout est multiplié par 5, famille nombreuse, famille heureuse🤪!), nous ne pouvons pas louer une voiture pour la semaine pour echapper à la grande ville, l'idée est quand arrive à la grande ville, prendre un bus ou taxi pour aller se poser dans un petit village tranquille pas trop touristique donc pas trop cher, avec plage pas trop loin pour les enfants, et de ne louer une voiture que pour les trois derniers jours pour faire les visites ville, intérieur des terres... Est ce que vous connaissez des petits villages sympas pas trop touristiques et si vous avez des adresses familiales pas trop chères aux alentours des villes où on va arriver vous me seriez d'une grande aide?
Merci et au plaisir de vous lire
Équateur: traitement anti-paludisme préventif? English translation pending
Bonjour,
je pars en Équateur pour un mois, en mai...
Est-il nécessaire d'avoir des pilules préventives anti-paludisme (contre la malaria)???
Si oui, pour quelles villes ou régions, plus précisément??? Et si je vais dans la forêt ou dans la jungle???
Merci beaucoup,
Julie, de Montréal
Si oui, pour quelles villes ou régions, plus précisément??? Et si je vais dans la forêt ou dans la jungle???
Merci beaucoup,
Julie, de Montréal
Où se procurer les livres de "Harry Potter" en espagnol au Québec? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a une idée où je peux me procurer des livres de Harry Potter en espagnol au Québec? J'ai appris l'anglais en les lisant, je voudrais faire pareil pour apprendre l'espagnol, mais je n'arrive pas à en trouver.
Gracias! Mél
Quelqu'un a une idée où je peux me procurer des livres de Harry Potter en espagnol au Québec? J'ai appris l'anglais en les lisant, je voudrais faire pareil pour apprendre l'espagnol, mais je n'arrive pas à en trouver.
Gracias! Mél
Cherche Album d'Omega (République Dominicaine) English translation pending
Je Cherche Album d'Omega 🙂 (rep dom)
je l'ai acheté sur place et pas essayé : il ne fonctionne pas 5 chansons sur 16!!🙁🙁🙁
Laisser moi un message !
Merci
Randonnée de quatre semaines au Pérou English translation pending
nous partons au mois de juillet 2010 au perou avec sac à dos, circuit classique ICA (randonnée à cheval)/AREQUIPA/PUNO/CUZCO/TARAPOTO(excursion en amazonie)/TRUJILLO/LIMA et je voudrais savoir s'il est possible de faire du camping facilement dans un objectif d'avoir plus de liberté et de pouvoir profiter de sites merveilleux en toute solitude
merci d'avance pour tous vos conseils