Results for "Bastia+|+127"
2886 results found.
Transfert de 5h Charles-de-Gaulle - Orly English translation pending
Bonjour,
Au retour d'un séjour à Montreal, mon vol atterit à CDG à 6h00 , et je dois prendre mon 2eme avion à Orly à 11h.
2 questions : - faudra-t-il que je récupere mes bagages à CDG ou est ce que je peux les faire enregistrer jusqu'au bout? - quel est le moyen le plus simple de rejoindre orly depuis cdg, sachant que j'ai 2 enfants, et suivant la reponse à la première question, peut etre aussi mes bagages ....
2 questions : - faudra-t-il que je récupere mes bagages à CDG ou est ce que je peux les faire enregistrer jusqu'au bout? - quel est le moyen le plus simple de rejoindre orly depuis cdg, sachant que j'ai 2 enfants, et suivant la reponse à la première question, peut etre aussi mes bagages ....
Comment visiter les réserves Mudumalai et/ou Wayanad? (Inde) English translation pending
Bonjour,
Nous serons en Inde du sud en décembre janvier et avons bien l'intention d'aller nous perdre dans la jungle...
Nous avions pensé au début aux parcs Parambikulam et/ou Annamalai mais apparemment indispensable de réserver surtout à cette période et réserver n'est vraiment pas dans nos habitudes, on ne sait pas exacatement à quel moment on y sera.
Puis on s'est dit qu'il y avait d'autres parcs qui avaient l'air bien, si jamais nous poussions jusque MySore, à savoir Wayanad et/ou Mudumalai.
Comment s'organiser à moindre cout pour visiter ces parcs (nous ne sommes pas adeptes des hotels grand luxe du tout) ? Peut on y accéder plus facilement que les 2 autres ?
Sont ils mieux (moins bien, différents...) que Annamalai ? Je suppose que la différence se situe aussi dans la flore.
Voila je suis preneuse de toute information.
Merci beaucoup.
Nous serons en Inde du sud en décembre janvier et avons bien l'intention d'aller nous perdre dans la jungle...
Nous avions pensé au début aux parcs Parambikulam et/ou Annamalai mais apparemment indispensable de réserver surtout à cette période et réserver n'est vraiment pas dans nos habitudes, on ne sait pas exacatement à quel moment on y sera.
Puis on s'est dit qu'il y avait d'autres parcs qui avaient l'air bien, si jamais nous poussions jusque MySore, à savoir Wayanad et/ou Mudumalai.
Comment s'organiser à moindre cout pour visiter ces parcs (nous ne sommes pas adeptes des hotels grand luxe du tout) ? Peut on y accéder plus facilement que les 2 autres ?
Sont ils mieux (moins bien, différents...) que Annamalai ? Je suppose que la différence se situe aussi dans la flore.
Voila je suis preneuse de toute information.
Merci beaucoup.
Algérienne au Maroc: aéroport, hôtels, transports? English translation pending
Salut tout le monde
je suis algérienne et je pense d'aller aux Maroc pour faire un peu de tourisme donc qu'elle sont les documents nécessaire que je dois présente pour ce voyage !!! (billet aller retour, passport .... et quoi aussi !! )
et comment faire pour voyager de Casablanca a rabat et j'ai envie de savoir si y'a des des hotels pa chers a rabat ??
Merci beacoup pour votre aide
kenzaki
et comment faire pour voyager de Casablanca a rabat et j'ai envie de savoir si y'a des des hotels pa chers a rabat ??
Merci beacoup pour votre aide
kenzaki
Mariage avec une Béninoise English translation pending
Je souhaite me marrier avec une béninoise et, malgré une visite au consulat à Cotonou ainsi qu'à la mairie de Cotonou, nous naviguons vraiment dans le flou quant aux formalités à accomplir puisque nous voulons faire valider notre mariage par les autorités françaises. Quelqu'un peut-il nous guider pour faciliter les démarches sachant que je me rend à Cotonou environ tous les 3/4 mois. Laurent et Marie.
Bangkok: 100 raisons pour rester à Kaosan, 100 raisons pour ne pas y aller English translation pending
bonjour suite aux nombreuses discutions sur ce pâtée de maison ( kaosan road ) quartier de banglangpou
il serais judicieux d'en parler en< positif et négatif > pour donner une idée , aux nouveaux membres qui ont choisi ce coin , d'enfer pour les uns et paradis pour les autres , , la raison de ce post ? kaosan est en total mouvement et parfois c'est pas mal de le mètre un peut a jours , , , , , ( on est pas le croutard ici ) a vos claviers , , , , , , , , 😉merci
Uploaded with ImageShack.us
il serais judicieux d'en parler en< positif et négatif > pour donner une idée , aux nouveaux membres qui ont choisi ce coin , d'enfer pour les uns et paradis pour les autres , , la raison de ce post ? kaosan est en total mouvement et parfois c'est pas mal de le mètre un peut a jours , , , , , ( on est pas le croutard ici ) a vos claviers , , , , , , , , 😉merci

Uploaded with ImageShack.us
Vos impressions du nouvel hôtel Rio Varadero? English translation pending
Revient-il du rio varadero, si oui, que pensez vous de ce nouvel hotel.
Avis sur notre itinéraire de voyage en Australie! English translation pending
Bonjour à vous tous. J'aimerais avoir des conseils sur notre itinéraire de voyage en Australie. Il est presque parfait, mais il y a un petit problème. Nous sommes à Adélaïde et il nous reste quelques jours pour nous rendre à Sydney pour l'avion. Voici un bref aperçu de notre planification. (Les détails n'y sont pas tous)
Dimanche 7 novembreArrivé à SydneyLundi 8 et mardi 9 novembreToujours à SydneyMercredi 10 novembreEn route et dodo à KiamaJeudi 11 novembreParc national de BudderooParc national de MortonPlage de HyamsLa Murray BeachMurramarang national parkVendredi 12 novembreMimosa Rocks national parkBournda national park Ben Boyd national parkSamedi 13 novembreCroajingolong national parkBairnsdaleDimanche 14 et lundi 15 novembreWilson's PromontoryMardi 16 et mercredi 17 novembrePhillip's IslandJeudi 18 novembreMelbourneVendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 novembreGreat Ocean RoadGreat Otway national parkLundi 22 et mardi 23 novembreGrampians national parkMercredi 24 novembreEn route vers Kangaroo IslandJeudi 25, vendredi 26 et samedi 27 novembreKangaroo IslandAdélaïde................
Ensuite nous sommes coincés là. Nous aimerions aller voir Broken Hill, Mungo national park et terminer avec les Blues mountains. Nous reprenons l'avion le 5 décembre.
Un projet fou ou possible à faire?
Merci à vous tous ! Il ne manque pas grand-chose pour terminer le tout et commencer les réservations de camping ;)
Dimanche 7 novembreArrivé à SydneyLundi 8 et mardi 9 novembreToujours à SydneyMercredi 10 novembreEn route et dodo à KiamaJeudi 11 novembreParc national de BudderooParc national de MortonPlage de HyamsLa Murray BeachMurramarang national parkVendredi 12 novembreMimosa Rocks national parkBournda national park Ben Boyd national parkSamedi 13 novembreCroajingolong national parkBairnsdaleDimanche 14 et lundi 15 novembreWilson's PromontoryMardi 16 et mercredi 17 novembrePhillip's IslandJeudi 18 novembreMelbourneVendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 novembreGreat Ocean RoadGreat Otway national parkLundi 22 et mardi 23 novembreGrampians national parkMercredi 24 novembreEn route vers Kangaroo IslandJeudi 25, vendredi 26 et samedi 27 novembreKangaroo IslandAdélaïde................
Ensuite nous sommes coincés là. Nous aimerions aller voir Broken Hill, Mungo national park et terminer avec les Blues mountains. Nous reprenons l'avion le 5 décembre.
Un projet fou ou possible à faire?
Merci à vous tous ! Il ne manque pas grand-chose pour terminer le tout et commencer les réservations de camping ;)
Avertissement sur le trajet en bus Bangkok-Krabi English translation pending
Depuis deux mois de nombreux touristes arrivent sur Phi Phi et decouvrent que leurs sacs de voyage ont ete ouverts pendant le trajet Bangkok Krabi ..........Verifier vos sacs a l'arrivee meme si celui n'a pas ete fracture....plus facile de porter plainte en ayant le numero du bus et ses references .... car la plupart des gens ne se souviennent pas du nom de la compagnie qui a assure le transfert....
Soyez vigilants...et bon voyage...
Inde du Sud et du Nord en deux mois: quel itinéraire me conseillez-vous? English translation pending
Bonjour !
Nous envisageons de partir 2 mois en Inde en Janvier et février 2011. Nous avons déja pas mal voyagé sac au dos en utilisant moyens locaux ou en louant une voiture. Nous aimons la nature, prendre notre temps pour rencontrer les gens, voir leur façon de vivre et voir des endroits insolites.. 1) que me conseilleriez en gros comme itinéraire (je pensais au rajasthan et puis via kérala) et niveau parc nationaux (lesquels sont les + interessants) 2) On pensait prendre les moyens locaux et parfois louer une voiture sans chauffeur ? est ce facile de se débrouiller ainsi ou cela risque d'être trop "galère"? N'est pas trop "lourd" d'avoir toute la journée un chauffeur qui vous emmene parfois (vu sur le forum) là où il a intéret ..Dernièrement au ghana, nous avions loué un taxi avec chauffeur, nous n'avons pas du tout apprécié car à chaque fois il nous amenait vers les endroits de ses copains (bar , resto)et nous avions l'impression de ne pas être libres et toujours pressés pour visiter tel ou tel endroit.Merci bien pour tous vos conseils.
Nous envisageons de partir 2 mois en Inde en Janvier et février 2011. Nous avons déja pas mal voyagé sac au dos en utilisant moyens locaux ou en louant une voiture. Nous aimons la nature, prendre notre temps pour rencontrer les gens, voir leur façon de vivre et voir des endroits insolites.. 1) que me conseilleriez en gros comme itinéraire (je pensais au rajasthan et puis via kérala) et niveau parc nationaux (lesquels sont les + interessants) 2) On pensait prendre les moyens locaux et parfois louer une voiture sans chauffeur ? est ce facile de se débrouiller ainsi ou cela risque d'être trop "galère"? N'est pas trop "lourd" d'avoir toute la journée un chauffeur qui vous emmene parfois (vu sur le forum) là où il a intéret ..Dernièrement au ghana, nous avions loué un taxi avec chauffeur, nous n'avons pas du tout apprécié car à chaque fois il nous amenait vers les endroits de ses copains (bar , resto)et nous avions l'impression de ne pas être libres et toujours pressés pour visiter tel ou tel endroit.Merci bien pour tous vos conseils.
Obtention des visas pour passer d'Israël en Jordanie et vice versa? English translation pending
je part en octobre 2010, 2 semaine en israel et puis jordanie.
je prend un vol genève - tel-aviv aller-retour.
quelqun peut-il me renseigner consernant l'obtention des visas
pour passer de jerusalem a amman et vise versa.
En tenant compte que je dois rentrer une 2 éme fois en israel pour prendre mon vol retour.
merci d'avance.
enzo
Tour des États-Unis en Greyhound English translation pending
Salut à tous je suis étudiant et je voudrais faire cette année ou l'été prochain un tour des Etats Unis en 2 mois. J'ai ainsi plusieurs questions:
1) Cela vous semble t'il possible en 60 jours?
2) Quels livres, films, documentaires et blogs me conseillez vous? (j'ai adoré Motel Blues et American rigolos de Bill Bryson)
3) quel itinéraire me conseillez vous sachant que je voudrais pas trop m'attarder en Californie ni dans les grandes villes ( en revanche je voudrais partir de NYC) et visiter un maximum d'états.
4) Quels sont les conseils et les bons plans par rapport à ça?
5) Que pensez vous de l'organisme Suntrek?
Merci à tous pour vos réponses (c'est mon 1er post).
PS: j'ai oublié de dire que je voulais faire en priorité une boucle culinaire des états unis.
Merci à tous pour vos réponses (c'est mon 1er post).
PS: j'ai oublié de dire que je voulais faire en priorité une boucle culinaire des états unis.
Voyage d'une quinzaine de jours en Estonie: itinéraire English translation pending
Bonjour.
Je compte bientôt partir une quinzaine de jours en Estonie avec ma copine.
Voilà notre itinéraire : Arrivée à TALLINN puis départ immédiat pour les Iles VORMSI, HIIUMAA et MUHU sur lesquelles je voudrais passer au moins 7jours. Départ des îles pour une escale à KIHNU avant de rejoindre PARNU. De PARNU je souhaite louer une voiture pour traverser le SOOMAA RABVUSPARK, y passer une nuit; puis aller au lac VORTSJARV (et y passer une nuit) (3jours) Puis aller sur les bords du lac PEIPSI pendant 3 jours avant de prendre un bus de TARTU pour TALLINN.
Je pense principalement dormir chez l'habitant ou camper et me déplacer à pieds (peut être en vélo sur les îles).
Que pensez vous de cet itinéraire? Y'a t'il des étapes de mon voyage qu'il vaudrais mieux remplacer par des lieux plus intéressants (paysages plus beaux, accueil plus conviviale, ...)
Merci de vos réponses. Lucas
Voilà notre itinéraire : Arrivée à TALLINN puis départ immédiat pour les Iles VORMSI, HIIUMAA et MUHU sur lesquelles je voudrais passer au moins 7jours. Départ des îles pour une escale à KIHNU avant de rejoindre PARNU. De PARNU je souhaite louer une voiture pour traverser le SOOMAA RABVUSPARK, y passer une nuit; puis aller au lac VORTSJARV (et y passer une nuit) (3jours) Puis aller sur les bords du lac PEIPSI pendant 3 jours avant de prendre un bus de TARTU pour TALLINN.
Je pense principalement dormir chez l'habitant ou camper et me déplacer à pieds (peut être en vélo sur les îles).
Que pensez vous de cet itinéraire? Y'a t'il des étapes de mon voyage qu'il vaudrais mieux remplacer par des lieux plus intéressants (paysages plus beaux, accueil plus conviviale, ...)
Merci de vos réponses. Lucas
Trajet de Dakar jusqu'au Bénin en janvier 2011 English translation pending
Bonjour monsieur, Madame , j'ai fait l'année dernière le trajet Dakar -Mopti-Pays Dogon au Mali en janvier 2010 et votre aide a été prècieuse car elle m'a permis de ne pas commettre trop d'erreurs !!!Quand on aime on compte pas et je repars en Janvier 2011 toujours en Véhicules tous terrains , nous serons 4 personnes avec 2 véhicules .Le trajet sera plus long car nous allons faire le trajet Dakar , Mali , jusqu'au benin en passant par le togo .J'avoue mon ignorance totale quant au trajet à prendre .Nous pouvons traverser le Sénégal et le Mali sans nous attarder car nous connaissons mais alors le reste de la route est pour moi une énigme complète .Pour tout ce qui concerne les vaccins , les précautions alimentaires ...etc je connais à peu près car j'imagine que ce sont les memes que pour le Sénégal et le Mali.Par contre je ne connais pas le trajet , la position des stations services sur la route , les dangers encourus au Togo et au Bénin (pour le moment je n'ai pas entendu parler de problèmes sécuritaires) , les possibilités d'hébergement le long du trajet Et il ya surement des choses supplémentaires à connaitre dont je ne me doute pas .A-t-on intéret à passer par le Ghana ou le Burkina ??Cordialement .gmarc .😏
Sécurité actuelle en Casamance? (Sénégal) English translation pending
Bonjour quel est a votre avis la sécurité Actuelle en Casamance je mis rend en fin oct , nov et (décembre) 2010 je prendrais en compte les avis des voyageurs qui y sont allés cette année pas il y a 2 ans 😕 tous comme ca ne sert a rien de me diriger sur le site de diplomatie ni sur les sites de presse (je sais qu'il y a des mines sur certain parc ) je suis pas 🤪 je vais pas aller me promener dans
les champs ou verger des communautés rurale de Niaguisse, Santhiaba Manjack, Nyassia, pour ne citer que celles là
ou dans le parc national de Basse Casamance ou Le Niokolo Koba je serait dans les secteurs
Baila, Coubalan, Affiniam, Oussouye, Enampore
si des forumistes vivent sur place me donnent leurs avis c'est encore mieux🙂 quand la sénélec aura remis l'électricité😠 merci a tous Hervé
Baila, Coubalan, Affiniam, Oussouye, Enampore
si des forumistes vivent sur place me donnent leurs avis c'est encore mieux🙂 quand la sénélec aura remis l'électricité😠 merci a tous Hervé
Bilan des trois semaines dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
Il est temps pour nous de faire le bilan de ces 3 semaines de vacances passées aux USA.
Dans un premier temps , je tiens a remercier un superbe ami qui tout au long de ce voyage aura été d'une immense aide, mais surtout qui nous aura permis de ne pas perdre "l'ouest", et de nous éviter de nous égarer dans les méandres de cet immense pays.
Mesdammes et Messieurs, je vous demande d'applaudir bien fort:
TOMTOM GO 930 TRAFFIC
Nous tenons aussi a remercier tous les acteurs de notre voyage , qui sont: Les personnes rencontrées sur place dont je parlerais au fur et a mesure. Les pompiers de San Francisco et des autre villes, pour leur gentillesse. Les biker's en Harley, les patrons de restaurant. Il est évident que je ne peux pas citer tout le monde, mais il seront rencontrés dans les récits.
Donc, pour revenir a notre bilan, nous pouvons dire, que pour un premier voyage aux USA, il est plutôt pas mal réussi, si on fait , bien sur abstraction de l'entorse faite au programme, mais dû au faite, que nous avons fait un petit détours sur les urgence de MAMMOTH LAKE. Et bien oui , comment être aux USA et ne pas essayer de rencontrer le docteur Mamour et le Docteur House? Bon on ne les a pas vu, mais cela nous a couté la petite somme de 1000 Dollars. Belle entorse au programme. Blague a part, nous somme allé aux urgences, car Sonia nous a fait une grosse crise d'ashme, un truc serieux. Mais bon , plus de peur que de mal.
Entre autre, nous avons vu durant ces vacances, de merveilleux paysages, des contrées superbes, de belles villes. Ce que nous avons le plus admiré et aimé, c'est MONUMENT VALLEY avec le couché et le levé du soleil.
Nous avons aussi beaucoup aimé San Francisco, qui est une ville tellement merveilleuse, qui bouge, ou il y a vraiment une joie de vivre . C'est une ville, ou toutes les races ce mélangent, ou il y a un brassage des cultures qui font , je le pense une des particularité de la ville, mais ou il y a aussi pas de sdf au métre carré. Chinatown aussi et un quartier , (ou devrais je dire un pays dans un autre pays) assez folkolique.
Ce que nous avons par contre un peu moins apprécié, c'est la nourriture. Choix assez limité dans la carte, légumes pas ou mal cuit. Mais cela ne nous a pas empêché de prendre un peu de poid, mais je dirais c'est normal, vue la taille du petit déjeuné. Le systéme des pourboir aussi , nous l'avons moyennement apprécié, surtout, lorsque vous êtes carrément racketté. Mais bon, lorsque je pointerais mes comptes , je pense avoir de bonne surprise. Je m'explique. Au début lorsque l'on me donné la note , je donnais ma carte bleue, et on me remené un ticket, moi je signais et basta. C'est plus tard, presque a la fin du séjour que j'ai compris le truc un peu tard. Il fallait sur la ligne tip mettre un chiffre , ce qui correspond au pourboir et inscrire le total. Moi je n'en faisais rien, et je signé , et donnais le pourboir directement au serveur. Donc comme j'ai laissé a chaque fois la ligne tip et total vide et que j'ai signé, je pense que certains on du ce faire plaisir. Je verrais dans quelques jours, lorsque Sonia aura fini de pointer les comptes. Mis a part les petits soucis, c'est un pays merveilleux, accueillant et sans préjugés. Nous n'avons qu'une hâte, c'est d'y retourner rapidement, et je pense que c'est ce que nous allons faire l'année prochaine, voir avant si on le peux.
Vous aurez la suite de nos aventures sur le blog
Nous tenons aussi a remercier tous les acteurs de notre voyage , qui sont: Les personnes rencontrées sur place dont je parlerais au fur et a mesure. Les pompiers de San Francisco et des autre villes, pour leur gentillesse. Les biker's en Harley, les patrons de restaurant. Il est évident que je ne peux pas citer tout le monde, mais il seront rencontrés dans les récits.
Donc, pour revenir a notre bilan, nous pouvons dire, que pour un premier voyage aux USA, il est plutôt pas mal réussi, si on fait , bien sur abstraction de l'entorse faite au programme, mais dû au faite, que nous avons fait un petit détours sur les urgence de MAMMOTH LAKE. Et bien oui , comment être aux USA et ne pas essayer de rencontrer le docteur Mamour et le Docteur House? Bon on ne les a pas vu, mais cela nous a couté la petite somme de 1000 Dollars. Belle entorse au programme. Blague a part, nous somme allé aux urgences, car Sonia nous a fait une grosse crise d'ashme, un truc serieux. Mais bon , plus de peur que de mal.
Entre autre, nous avons vu durant ces vacances, de merveilleux paysages, des contrées superbes, de belles villes. Ce que nous avons le plus admiré et aimé, c'est MONUMENT VALLEY avec le couché et le levé du soleil.
Nous avons aussi beaucoup aimé San Francisco, qui est une ville tellement merveilleuse, qui bouge, ou il y a vraiment une joie de vivre . C'est une ville, ou toutes les races ce mélangent, ou il y a un brassage des cultures qui font , je le pense une des particularité de la ville, mais ou il y a aussi pas de sdf au métre carré. Chinatown aussi et un quartier , (ou devrais je dire un pays dans un autre pays) assez folkolique.
Ce que nous avons par contre un peu moins apprécié, c'est la nourriture. Choix assez limité dans la carte, légumes pas ou mal cuit. Mais cela ne nous a pas empêché de prendre un peu de poid, mais je dirais c'est normal, vue la taille du petit déjeuné. Le systéme des pourboir aussi , nous l'avons moyennement apprécié, surtout, lorsque vous êtes carrément racketté. Mais bon, lorsque je pointerais mes comptes , je pense avoir de bonne surprise. Je m'explique. Au début lorsque l'on me donné la note , je donnais ma carte bleue, et on me remené un ticket, moi je signais et basta. C'est plus tard, presque a la fin du séjour que j'ai compris le truc un peu tard. Il fallait sur la ligne tip mettre un chiffre , ce qui correspond au pourboir et inscrire le total. Moi je n'en faisais rien, et je signé , et donnais le pourboir directement au serveur. Donc comme j'ai laissé a chaque fois la ligne tip et total vide et que j'ai signé, je pense que certains on du ce faire plaisir. Je verrais dans quelques jours, lorsque Sonia aura fini de pointer les comptes. Mis a part les petits soucis, c'est un pays merveilleux, accueillant et sans préjugés. Nous n'avons qu'une hâte, c'est d'y retourner rapidement, et je pense que c'est ce que nous allons faire l'année prochaine, voir avant si on le peux.
Vous aurez la suite de nos aventures sur le blog
Séjour dans une famille américaine English translation pending
Bonjour, j'ai 17 ans et je souhaiterais partir aux USA. Connaissez vous un endroit (site, forum, ..) où je pourrais trouver une famille qui accepterais de me loger et me nourrir contre un travail a faire (dans une ferme où autre). J'ai vraiment envie de découvrir cette culture et je n'ai pas envie de partir avec un groupe de 'fils à papa' qui va me couter 2000€ pour deux semaine.
Je n'ai vraiment aucune préférence de lieu où de type de famille , travail. J'ai juste envie de découvrir une nouvelle culture.
Merci de m'aider
Accessoires Canon: meilleure capacité de la batterie et photo plus claires? English translation pending
je suis un novice de photographie. je viens d'acheter un Canon pour les vacances, et le vendeur me dit qu'il y a un équipement professionel pour leCanon. c'est comme ça:
http://www.tinydeal.com/canon-px26q4-vbr5708-p-5122.html
Il peut doubler la capacité de la batterie de mon appareil, et les photos peuvent être plus claires. c'est vrai? est-il utile? je veux vos aides, merci beaucoup
CNED pendant un tour de huit mois en Amérique du Sud English translation pending
Bonsoir a Tous,
je souhaiterais avoir quelques infos :
organisation journalière(combien d heures de cours/jr)
le renvoi des devoirs (j ai cru lire qu 'on pouvais scanner les devoirs pour les renvoyer tout les 3 semaines a une personne faisant le relais en France et vis versa pour les corrigés(y a t il d autres solution photo des devoir et envoyer par mail pour eviter les cyber pour le scan????
nous avons recu les accord de descolaristion du recteur academique, et nous remplissons les dossier du CNEDune question nous pose probleme :le choix du support CD rom (sachant que nous ramenons un seul PC et que nous avons 2 enfants a faire les devoir et sans compter sur l autonomie ou vol ou perte ;;;;) ou papier (bien pendant les trajet de bus, mais lourd dans les bagages )
merci a touds , et tout retour d experience et conseil sont les biens venus
Ryan va suivre sa 5ene CNED
Janawel son CE1 CNED
Sabryne sa 3section mater par nous ( sans CNED)
Quel visa pour une mission de neuf mois à Madagascar? English translation pending
Bonjour à tous !
qui pourrait me renseigner par rapport aux formalités de séjour pour une duré de neuf mois à Madagascar avec un ordre de mission en bénévolat (pour moi même , je suis présidente de ma propre association et je voudrais démarrer mon premier projet , et partir en prospection pour les suivants )
Voila donc je voudrais savoir ce qui est plus intéressant et aussi qui me coûterai le moins cher (carte résident , visa un mois transformable etc etc ) j'ai eu beaucoup d'infos mais un peu en "vrac" alors si quelqu'un avait des indications plus "sérieuses" il serait le bienvenu ......... merci d'avance !
Séjour de trois semaines de Chennai à Trivandrum: votre avis? English translation pending
Bonjour,
Je compte partir seul en Inde au mois de mars pour trois semaines. Arrivé à Chennai et départ de Trivandrum.
Je pense louer une voiture avec chauffeur et faire le trajet suivant et aurais besoin de votre avis. Par avance, merci.
J01 - Repos et visite de Chennai - Nuit à Chennai J02 - Visite de Chennai - Nuit à Chennai J03 - Visite de Mamallapuram et Kanchipuram - Nuit à Mamallapuram J04 - Visite de Pondicherry - Nuit à Pondicherry J05 - Visite de Tiruvannamalai - Nuit à Pondicherry J06 - Repos et visite de Pondicherry - Nuit à Pondicherry J07 - Visite de Chidambaram - Nuit à Thanjavur J08 - Visite de Thanjavur - Nuit à Thanjavur J09 - Visite de Tiruchirapalli - Nuit à Tiruchirapalli J10 - Hésitation entre Tiruchirapalli et Madurai J11 - Visite de Madurai - Nuit à Madurai J12 - Repos à Periyar - Nuit à Periyar J13 - Repos à Periyar - Nuit à Periyar J14 - Munnar - Nuit à Munnar J15 - Hésitation entre seconde nuit à Munnar et Cochin J16 - Visite de Cochin - Nuit à Cochin J17 - Visite de Cochin - Nuit à Cochin J18 - Alleppey - Nuit à Alleppey J19 - Visite de Mannarsala et Aranmula - Nuit à Alleppey J20 - Visite de Padmanabhapuram Palace - Nuit à Trivandrum J21 - Visite de Trivandrum - Soirée et départ pour l'aéroport (vol dans la nuit)
Cela vous semble t'il faisable? Auriez vous des suggestions?
Merci par avance pour votre aide,
Ryan
Je compte partir seul en Inde au mois de mars pour trois semaines. Arrivé à Chennai et départ de Trivandrum.
Je pense louer une voiture avec chauffeur et faire le trajet suivant et aurais besoin de votre avis. Par avance, merci.
J01 - Repos et visite de Chennai - Nuit à Chennai J02 - Visite de Chennai - Nuit à Chennai J03 - Visite de Mamallapuram et Kanchipuram - Nuit à Mamallapuram J04 - Visite de Pondicherry - Nuit à Pondicherry J05 - Visite de Tiruvannamalai - Nuit à Pondicherry J06 - Repos et visite de Pondicherry - Nuit à Pondicherry J07 - Visite de Chidambaram - Nuit à Thanjavur J08 - Visite de Thanjavur - Nuit à Thanjavur J09 - Visite de Tiruchirapalli - Nuit à Tiruchirapalli J10 - Hésitation entre Tiruchirapalli et Madurai J11 - Visite de Madurai - Nuit à Madurai J12 - Repos à Periyar - Nuit à Periyar J13 - Repos à Periyar - Nuit à Periyar J14 - Munnar - Nuit à Munnar J15 - Hésitation entre seconde nuit à Munnar et Cochin J16 - Visite de Cochin - Nuit à Cochin J17 - Visite de Cochin - Nuit à Cochin J18 - Alleppey - Nuit à Alleppey J19 - Visite de Mannarsala et Aranmula - Nuit à Alleppey J20 - Visite de Padmanabhapuram Palace - Nuit à Trivandrum J21 - Visite de Trivandrum - Soirée et départ pour l'aéroport (vol dans la nuit)
Cela vous semble t'il faisable? Auriez vous des suggestions?
Merci par avance pour votre aide,
Ryan
Visa pour trente-trois jours en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Voila , un ami part pour la Thailande le 18juillet retour le 20aout, ce qui fait 33 jours la bas, mais il n a pas de visas, penser vous quil puisse etre refouler a l embarquement, il voyagera avec Oman air.Merci pour vos réponses.😉
Hafid
Voila , un ami part pour la Thailande le 18juillet retour le 20aout, ce qui fait 33 jours la bas, mais il n a pas de visas, penser vous quil puisse etre refouler a l embarquement, il voyagera avec Oman air.Merci pour vos réponses.😉
Hafid
Refus de visa pour l'Italie English translation pending
Bonsoir;
voila j ai des amis Italiens qui vivent à Milan; il y a un mois ils m ont invité pour un séjour chez eux a Milan; vue qu'ils sont venu déjà chez moi en Algérie, j ai déposé les documents pour le visa avec mes 3 compte bancaire un en Devise et deux en Dinar après 10 jours un refus pour cause " l'objet et les conditions du séjour envisagé
n'ont pas été justifiés" je n ai rien compris alors que je n ai demandé qu un visa de max 20 jours?? je ne sais vraiment plus quoi faire :'(
Annuler une annulation de voyage? English translation pending
bonjour,
j'ai fait annuler mes billets pour le Pérou et je voudrais revenir sur cette décision je m'explique brievement: je devais rejoindre mon ami au perou. mais nous nous sommes séparés. sur le moment j'ai fait annuler mes billets mais je le regrette à présent, je voudrais quand même partir même seule (oui, souvent femme varie 😉)
l'agence (sur internet) me dit que c'est trop tard on ne peut pas revenir sur une annulation (sauf à repayer le voyage...)
est-ce que quelqu'un sait si j'ai un recours possible (quitte à payer un supplément...)?
merci de votre aide Blandine
j'ai fait annuler mes billets pour le Pérou et je voudrais revenir sur cette décision je m'explique brievement: je devais rejoindre mon ami au perou. mais nous nous sommes séparés. sur le moment j'ai fait annuler mes billets mais je le regrette à présent, je voudrais quand même partir même seule (oui, souvent femme varie 😉)
l'agence (sur internet) me dit que c'est trop tard on ne peut pas revenir sur une annulation (sauf à repayer le voyage...)
est-ce que quelqu'un sait si j'ai un recours possible (quitte à payer un supplément...)?
merci de votre aide Blandine
Visiter seul Sonora, Arizona? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai avoir des informations sur Sonora.
Peux ton le visiter seul, est ce que le parc est payant, a t'il des horaires?
Ensuite je file sur Sedona, vaut il le détour? Je part de Phoenix.
Merci pour votre aide.
Assister à une corrida en Andalousie début août? English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage en andalousie du 1er au 10 aout, et j'aimerais assister à une corrida. Je ne sais pas comment m'y prendre : est-il conseillé de réserver en avance? Si oui, où trouver des places pas chères? Dans quelles villes puis-je assister à une corrida durant les 10 premiers jours d'aout?
Help!
Maroc: retour du village perché de Tizourgane English translation pending
Bonjour à tous...
Etant passé , il y a quelques semaines, au village perché de Tizourgane ( photo 1 ) entre Aït Baha et Tafraout, j'ai trouvé la porte fermée.
Je passe sur cette nouvelle porte moderne ( photo 2 ), un peu surchargée à mon goût par rapport au travail ancien.
Au bout de quelque temps, la porte s'ouvre , un " gardien " me fait signe de déposer le prix de l'entrée dans le village. Une feuille de papier indiquant qu'il s'agit d'un don pour une association qui effectue des travaux de rénovation, sans autre précision.
J'adhère sans trop me poser de questions mais je m'étonne quand même que cette association ne donne pas son adresse et ne remette pas , au moins, un ticket d'entrée..
Mais ma surprise va venir dans certaines ruelles en cours de rénovation.
Je constate que les murs anciens en pierres et du plus bel effet ( photos 3/4 ) sont maintenant, recouverts d'un espèce de ciment ( photo 5 ) dont je doute qu'il ait recouvert ces murs à l'origine.
Si on demande de l'argent aux visiteurs pour cautionner ce genre de rénovation " moderniste " , qu'on ne compte plus sur mes dirhams.
Que pensez-vous de cette rénovation ?
Revenir en France de Tunisie sans passeport? English translation pending
Bonjour,
Nous sohaitons partir avec mon ami en Tunisie dans une dizaine de jours (a partir du 21 juin) en club. Jusque la pas de probleme ma carte d'identité suffit mais nous ne pouvons pas resté jusqu'au dernier jour, mon ami n'as eu que 6 jours de congé 🙁 Est il possible de partir du club 2 jours avant ? et si oui pour rentrer en France est il obligatoire d'avoir un passeport ? Le justificatif de demande de passeport peux suffire ?
Merci d'avance
Nous sohaitons partir avec mon ami en Tunisie dans une dizaine de jours (a partir du 21 juin) en club. Jusque la pas de probleme ma carte d'identité suffit mais nous ne pouvons pas resté jusqu'au dernier jour, mon ami n'as eu que 6 jours de congé 🙁 Est il possible de partir du club 2 jours avant ? et si oui pour rentrer en France est il obligatoire d'avoir un passeport ? Le justificatif de demande de passeport peux suffire ?
Merci d'avance
Cyclocosmos: idée pour un nouveau nom de blog English translation pending
Hola à tous,
Vous êtes déjà nombreux à savoir que le 15 septembre 2010 nous repartirons pour une nouvelle aventure « Quito-Ushuaïa ».
Pour ce nouveau voyage, nous avons également l’intention de vous conter nos aventures au jour le jour sur un nouveau blog.
Nous n’avons plus l’intention de collaborer avec notre ancien hébergeur (skynetblogs.be) mais plutôt d’ouvrir un nouveau blog (probablement via over-blog).
Nous aimerions garder dans l’intitulé du blog « CYCLOCOSMOS » … et c’est là qu’est l’os !
J’imagine qu’en tapant « Cyclocosmos » dans Google, les utilisateurs tomberont probablement sur notre ancien blog… ce qui n’est évidemment pas notre envie, vu que par facilité, lorsque nous parlons de notre blog, on dit toujours : tape « Cyclocosmos » dans Google et tu tomberas directement sur notre blog.
C’est ici que je vous demande une petite collaboration. Au début Nous avons simplement pensé à « CYCLOCOSMOS2 », mais cela fait un peu « RAMBO2 »… vous voyez ce que je veux dire !
On pourrait également mettre un lien sur notre ancien blog vers le nouveau, mais nous ne voulons pas de cette solution.
Toutes les idées pour nous aider à résoudre ce problème sont les bienvenues.
Merci
Enzo et Corinne
Vous êtes déjà nombreux à savoir que le 15 septembre 2010 nous repartirons pour une nouvelle aventure « Quito-Ushuaïa ».
Pour ce nouveau voyage, nous avons également l’intention de vous conter nos aventures au jour le jour sur un nouveau blog.
Nous n’avons plus l’intention de collaborer avec notre ancien hébergeur (skynetblogs.be) mais plutôt d’ouvrir un nouveau blog (probablement via over-blog).
Nous aimerions garder dans l’intitulé du blog « CYCLOCOSMOS » … et c’est là qu’est l’os !
J’imagine qu’en tapant « Cyclocosmos » dans Google, les utilisateurs tomberont probablement sur notre ancien blog… ce qui n’est évidemment pas notre envie, vu que par facilité, lorsque nous parlons de notre blog, on dit toujours : tape « Cyclocosmos » dans Google et tu tomberas directement sur notre blog.
C’est ici que je vous demande une petite collaboration. Au début Nous avons simplement pensé à « CYCLOCOSMOS2 », mais cela fait un peu « RAMBO2 »… vous voyez ce que je veux dire !
On pourrait également mettre un lien sur notre ancien blog vers le nouveau, mais nous ne voulons pas de cette solution.
Toutes les idées pour nous aider à résoudre ce problème sont les bienvenues.
Merci
Enzo et Corinne
État des routes au Sénégal? (fin mai 2010) English translation pending
Bonjour, en vue d'un prochaine descente en 4x4 jusqu'en cote d'ivoire, j'aimerais avoir des infos fraiche sur l'état du goudron au Sénégal. La route Dakar, tombacounda qui rejoin kayes puis Bamako est elle en bon état. En vue, peut être de ne pas prendre la route de l'espoir en Mauritanie, qui semble se dégrader et sans entretient. Qlqu' un ayant fait ce parcour dernièrement pourrait il me renseigner? Salut, merci.
La surprise, c'est Pékin! English translation pending
C’est vrai, je reconnais, les bouquets de fleurs, les bijoux, sacs à main ou autre parfums, c’est pas trop mon truc.
Alors évidemment, les dates d’anniversaire, les fêtes religieuses, c’est pas toujours simple. La date approche et toujours aucun cadeau de prévu, au final je me rabats sur un objet ou un autre, qui n’est pas vraiment une surprise. Evidemment, je garde toujours l’invitation au resto (si possible un choix exotique, pas facilement réalisable à la maison) comme option préférentielle. Certainement mon côté épicurien.
Je suis comme ça. Je sais, c’est pas très glamour, mais il faut composer avec et Dominique ne le sait que trop.
Depuis la fin de l’année passée, je me disais déjà que 2010 serait tout de même une année un peu spéciale. 1990 marquait le début de notre vie commune, trois enfants plus tard, nous voici à vingt ! Coupler cet anniversaire-là avec celui des 44 printemps de ma chère et tendre relevait presque du défi, mais quel challenge !
Alors courant novembre, recevant la Newsletter de KLM, je vois les tarifs cassés sur l’Asie : BINGO, j’ai trouvé LE cadeau. La surprise, c’est Pékin ...
Le premier moment d’excitation passé, je me dis quand même que cela ne va pas être si simple. Comment organiser 8 jours à Pékin sans qu’elle ne le sache.
Premier pas, booker les vols pour le mois de mai, son anniversaire se fêtera sur place. Ca, c’est fait. Ensuite, le visa. Aïe, il y a un formulaire à signer. Là, j’ai dû ruser. J’ai placé le document en question dans une enveloppe, j’ai découpé une petite fenêtre ne laissant la place qu’à l’endroit où la signature devait être apposée et j’ai fait passer cela comme une décharge pour un sport extrême dont je ne pouvais pas parler (même si sur le moment, elle n’était pas super contente, la peur sans doute). Et plus la date de départ approchait, plus je surveillais les agendas pour annuler d’éventuels rendez-vous. Sans parler du guide LP consulté au bureau et Voyageforum.com en cachette...
Et bien finalement, j’ai réussi. Tous ceux qui étaient dans la confidence (et ils étaient assez nombreux) ont su tenir leur langue.
Mercredi 12 mai, vers midi
Je rentre dans la cuisine où s’affaire Dominique, je prends mon air le plus innocent possible, mais bien excité intérieurement. «Bon, faut que je te dise : tu as 24 heures pour faire une valise pour plusieurs jours, on part demain matin et ne me demande pas où, aucune chance que j’en parle».
L’effet est total. «Quoi ? mais les gosses ...». «Organisé». «Mes rendez-vous ...». «Organisé». «Et on part combien de temps ? Je mets quoi dans la valise ?». «T’inquiète, on sera rentré pour la fin du mois, prends du léger et de quoi être à l’aise». Basta, pas d’autres infos.
Jeudi 13 et vendredi 14 mai
La valise est prête. Pour une fois ce n’est pas notre sac à dos fétiche, et ça, ça a l’air de contrarier Dominique. Evidemment, elle a tout essayé pour savoir, mais même nos enfants n’ont pas craqué. La surprise tient le coup.
Une fois à l’aéroport, je ne la laisse pas approcher du comptoir KLM pour le check-in, histoire que l’employée ne mette pas, elle, les pieds dans le plat. Aucun problème.
«Ah, on va à Amsterdam ?». «Ca se pourrait...». «Mais ce ne sera qu’un transit ? Car Amsterdam, on a déjà fait». Silence ...
Le transit à l’aéroport de Schiphol est de 3 heures. Je m’assure de la porte d’embarquement en consultant les tableaux, alors évidemment, Dominique essaie de suivre mon regard pour deviner le prochain vol. Difficile, vu le nombre impressionnant de destinations lointaines au départ de la Hollande. La surprise tient encore le coup, à moins d’une heure de décoller.
Peu avant l’embarquement, nous nous dirigeons vers le terminal F, là où notre Boeing 747 est parqué. Tous les vols au départ de ce terminal sont affichés : Osaka, Tokyo, Séoul, New York, Almaty, Beijing ... Dominique procède par élimination. Le Japon non, déjà fait, New York non, déjà fait même si cela date, Almaty au Kazakhstan non, Séoul non ... Elle ne flashe pas sur Beijing, car dans l’excitation (là, elle devient carrément nerveuse), elle ne fait pas le rapprochement Beijing = Pékin. J’avoue, j’y prends un malin plaisir. Je pousse le vice jusqu’à ignorer la porte F3 pour Beijing et marcher au fond du terminal. A chaque porte, son regard m’interroge.
Allez, le suspense a assez duré, je reviens sur mes pas, on se pose devant la porte F3 et je lui sors de mon sac un guide Lonely Planet sur le lequel il est écrit : PEKIN.
La surprise, c’est Pékin ...
Je garde pour moi les quelques minutes qui ont suivi ...
La deuxième surprise (un peu moins bonne), c’est que la version de notre 747 date un peu et il n’y aura pas d’écran individuel pour regarder des films. Le vol va être assez long.
Nous sommes à l’arrière de l’appareil, perdu dans un groupe de voyageurs polonais pas très discrets. Il faut dire que peu après le décollage les bouteilles achetées au Free Shop s’ouvrent et se vident rapidement. Gros rires dans les couloirs de l’avion, flashs photographiques, le vol est animé. Finalement, la plupart s’endormiront assez vite.
9 heures de vol, Ipod, lecture, courts moments de sommeil, nous rattrapons le jour et posons à l’heure à Pékin, il est 09h00. Premier passage obligé, le contrôle de l’immigration. Le préposé aux passeports vérifie scrupuleusement la photo et l’individu devant lui. Mieux vaut avoir une photo ressemblante ... Pas de sourire. Cela nous change du Sri Lanka, notre dernier voyage. Puis, nous récupérons notre valise qui sera passée au X-Ray avant de sortir.
Le Capital Airport de Pékin est à quelque 30 km de la ville. Pour la rejoindre, plusieurs possibilités : le train (25 RMB) qui vous amène à l’arrêt Sanyuanqiao de la ligne 10 du métro, le bus-navette (16 RMB) qui vous pose à proximité directe de la Station Xidan (ligne 4 et 1 du métro) ou encore le taxi qui en 40-45 minutes suivant le trafic peut vous déposer en ville pour une somme d’environ 110 RMB.
Pour notre part, un chauffeur de la Red Lantern Guesthouse nous attend avec nos noms sur une pancarte pour nous conduire à notre lieu de résidence. Ah ben oui, un peu de luxe tout de même, c’est un anniversaire !
La Red Lantern Guesthouse est une adresse que j’ai trouvée sur le web. Située dans le quartier de Xicheng, elle a deux bâtiments. Le principal dans les hutongs et une annexe qui est en retrait de Xinjiekounan Dajie, une avenue commerçante. C’est à ce deuxième endroit que nous aurons notre chambre. Un grand lit, douche et WC, ménage fait tous les jours, dans une petite courette bien accueillante, Wi-fi gratuit, la station de métro de Ping’Anli à environ 250 mètres. 260 RMB la nuit, le petit-déjeuner compris à partir de 5 nuits réservées.
Autant le dire tout de suite, une très bonne adresse, avec des voyageurs du monde entier, ambiance relaxe et personnel qui parle anglais.
Surtout ne pas se coucher maintenant, même si la fatigue est bien présente. Nous décidons de partir à pied dans les hutongs entre Xinjiekou et le lac Houhai, au centre de la ville.
Les hutongs : un ensemble de ruelles étroites, de petites maisons, de portes donnant sur des cours intérieures, d’échoppes diverses. Quartiers où les gens vivent autant dans la rue que dedans, quartier évidemment très populaire. J’apprends que le mot hutong est d’origine mongol et signifie «puits». On en déduit que certaines habitations n’ont peut-être pas l’eau courante ?
Le dépaysement est garanti. Le vélo est roi dans ces ruelles, ne laissant pas la place à deux véhicules. Des vélos rouillés, d’un autre âge, des vélos-charettes aussi, des tricycles. Les gens nous regardent passer, sans une parole, sans un sourire, le Chinois est accueillant mais ne semble pas être disposé à communiquer avec nous.
On marche, on marche ... Nous arrivons à l’entrée nord du parc Behai qui borde le lac du même nom. De magnifiques temples, nos premiers, et aussi des scènes de vie extraordinaires. Près du débarcadère du ferry, des couples s’adonnent à la danse de salon sous les arbres, au son d’un ampli posé à même le sol. les pas de danse sont gracieux, les couples tournent dans le rythme. Un peu plus loin, un karaoké, micro et ordinateur portable, occupe plusieurs personnes qui chantent ma foi fort bien. Le tout sans gêne aucune, sous le regard parfois amusé, parfois admirateur des badauds. Difficile de quitter ce cadre enchanteur.
Nous continuons notre tour du parc Behai (entrée payante), mais en prenant la direction du retour. Nous retraversons les hutongs, par d’autres ruelles, pour rejoindre notre GH.
Nous sommes fourbus, une petite douche, on se pose un moment et on finit par faire une sieste réparatrice de 2 heures. Lorsque nous nous réveillons, il fait nuit. Par commodité, nous prendrons ce soir notre repas à la GH, copieux et excellent. Un petit jeu de cartes, un peu de lecture, la nuit de sommeil sera la bienvenue.
Quelle journée.
Samedi 15 mai
Le lever est pour 09h00, nous récupérons de la nuit perdue dans l’avion. Nous prenons notre petit-déjeuner dans la cour intérieure, devant notre chambre. La température est très agréable, le temps est beau, comme hier, mais très brumeux, donnant au ciel une couleur grise.
Nous décidons du programme du jour. Ce sera le Palais d’Eté, au nord-ouest de la ville. Nous sommes bien placés car l’endroit est directement accessible par la ligne 4 du métro, dont l’arrêt Ping’Anli est à moins de 250 mètres. En sortant devant la GH, nous voyons des gens jouer de la musique à même le trottoir. Il faut dire que cette portion de Xinjiekou est celle où se trouvent les magasins de musique. Guitares sèches ou électriques, violons, batteries ou instruments traditionnels chinois, il y a de quoi monter un orchestre ici. Apparemment, les gens viennent prendre des leçons sur place, en utilisant le matériel des magasins. Certains jouent à l’intérieur, d’autres sur le trottoir.
Le métro est parfait à Pékin. Neuf, simple, bien indiqué. Les tickets se prennent à un automate, qui rend la monnaie, mais qui ne semble accepter que les billets de 5 RMB. Sinon, pour les autres coupures, il y a un guichet avec un employé. Chaque ticket coûte 2 RMB et permet de rester sur les différentes lignes sans ressortir. A chaque fois que l’on veut descendre sur les quais, les sacs à dos, sacs à mains, etc..., font l’objet d’un contrôle X-Ray de sécurité.
Nous prenons donc nos deux tickets et partons pour la station de Beigongmen, avant-dernière de la ligne 4 en direction du nord. 25 minutes plus tard, nous arrivons sur place. Nous sommes assez rapidement abordés par les vendeurs ambulants (nourriture, objets souvenirs, guides), mais qui ne sont pas agressifs. Nous apprendrons rapidement qu’il faut juste les ignorer.
Vous voulez visiter le Palais d’Eté tranquille et sans trop de monde ? Venez un jour de typhon ou de froid polaire ! Il y a des milliers de visiteurs. La foule est impressionnante, majoritairement chinoise, en groupes, avec un guide portant un petit drapeau de couleur pour se faire reconnaître d’un autre groupe. D’ailleurs, chaque ensemble a son signe distinctif. Première au palmarès, la casquette de couleur. Nous voyons donc des grappes de gens à casquettes rouge, bleue, rose ou jaune déambuler dans les allées et chemins du parc.
Le site est évidemment magnifique et incontournable. Difficile d’ailleurs de le décrire. Temples, chemins pédestres, fleurs, bord du lac autour duquel le site a été construit, tout y est d’une beauté rare. Bien entretenu et propre. On y trouve aussi de quoi manger et boire, pas besoin de charger les sacs pour la visite. Tellement immense qu’il est impossible de tout voir en une fois, même si nous y passons près de 5 heures.
Pour le repas de midi, nous nous posons sur des bancs pour déguster des fruits achetés au marché de Sihuan, au coeur des hutongs et à 10 minutes à pied de notre GH (je reviendrai plus tard sur cet endroit à ne pas rater). La fin de l’après-midi approche, alors bien sûr la lumière se fait meilleure pour les photos. La brume semble d’ailleurs vouloir se disperser un peu.
Il est 16h30, nous prenons le chemin du retour pour une douche et une bière bien fraîche dans notre cour intérieure. La Tsingtao est à 5 RMB la bouteille de 600 ml ! Pour le soir, nous partons en métro au sud de la place Tienanmen et descendons à la station de Qianmen. La rue Qianmen Dajie est une rue piétonne éclairée et bordée de boutiques en tout genre, mais surtout de luxe. Contraste saisissant avec les hutongs.
Ceci nous fait d’ailleurs réfléchir au développement de la Chine, tout du moins citadine. Contraste entre une ouverture rapide à la consommation et au capitalisme à l’occidentale et les traditions séculaires, voire les vestiges d’un communisme récent. Deux Chine entre lesquelles il doit être parfois dur de se situer, surtout pour les jeunes générations.
Nous cherchons de quoi nous sustenter et il suffit de partir dans les petites rues latérales pour trouver grand nombre de restos, de tous styles. Nous nous posons sur une terrasse et choisissons plusieurs plats. Boulettes de légumes frits, poulet sauce soja, tofu épicé, riz. Les goûts sont bien différents, mais surtout il y a beaucoup trop. Nous apprendrons rapidement que les portions sont copieuses ici.
Un couple avec un enfant de 4-5 ans mange à proximité. Le gamin se lève, va en bordure de terrasse, descend son pantalon et arrose l’endroit, en prenant bien soin de balayer à 180 ° tout ce qui est à portée de jet (y compris les pieds de certains clients), de son petit robinet. Sans réaction de qui que ce soit. Ici, les enfants se soulagent dans la rue, parfois au pied des arbres ou dans une pelouse, parfois directement au milieu des trottoirs. Les adultes, eux, ne font pas leurs besoins ainsi. Mais alors, qu’est-ce qu’ils crachent. Homme, femme, bruyamment, sans gêne, parfois près d’un pied ne leur appartenant pas.
Nous revenons dans Qianmen Dajie et remontons vers la porte du Devant, toute éclairée. Splendides bâtiments. La place Tienanmen, devant nous, est fermée dès la tombée de la nuit et gardée par des policiers.
Nous reprenons le métro pour regagner notre quartier, très tranquille en soirée.
Dimanche 16 mai
Nous avons encore un peu de peine à nous lever tôt. Il est dimanche, le but de ce matin est le marché de Panjiayuan, au sud-est de Pékin. Facile de s’y rendre, en métro avec la ligne 10 en descendant à la station Jinsong. 15 minutes de marche en descendant la grande avenue depuis la sortie du métro. De toute façon, il suffit de suivre le flux.
C’est un marché style brocante, avec des calligraphies, des bijoux de jade, des objets en bronze, des meubles en bois, des livres, etc... Il y a de quoi fouiner et trouver quelques bonnes occasions. 2 ou 3 stands de nourriture permettent également de s’y restaurer. Nous y passons la matinée, à déambuler à travers les stands.
Départ pour la plus grande place du monde, Tienanmen. Le titre ne paraît pas usurpé, c’est juste ... immense. La place est entourée de bâtiments officiels, portant les emblèmes du Parti. Entre la place et la Cité Interdite, nous voyons la célèbre Porte de la Paix Céleste qui arbore le portrait de Mao. C’est là que se tiennent les officiels chinois lors des défilés militaires. Autre chose d’impressionnant : la foule, encore et toujours, qui nous rappelle que la Chine compte 1 milliard 300 millions d’habitants ...
Nous sommes à l’entrée de la Cité Interdite, mais il est presque un peu tard pour la visiter, surtout que nous n’avons pas encore mangé. Nous retraversons Tienanmen pour nous diriger vers Qianmen, où nous trouvons un resto sur le bord de la place de Qianmen. Petite particularité pas si rare à Pékin, on paie l’addition à la commande !
Une fois sustentés, nous partons à pied en direction du sud-ouest, à travers les hutongs, pour découvrir le quartier de Liulichang, au sud de la station de métro de Hepingmen. Nous avons une bonne carte, bien précise, et il est facile de se repérer. Aucun Occidental à travers les petites ruelles. Nous voyons très régulièrement des WC publics dans la rue. Toutes les petites maisons anciennes ont-elles les toilettes ?
Traverser ces petits quartiers nous permet de voir les Pékinois dans leur environnement. Même si nous sommes parfois dévisagés, la balade est très tranquille et nous pouvons prendre toutes les photos voulues, même des gens.
Les rues de Liulichang sont magnifiques, les maisons sont anciennes et typiques. On croise surtout des magasins de calligraphie chinoise, de livres anciens, de pinceaux. Notre balade se termine, toujours à l’aide de notre plan, à la station de métro de Xuanwumen, d’où nous regagnons la GH pour une petite pause.
Une Tsingtao plus tard, nous repartons direction Wangfujing, une large rue piétonne et commerçante où la plupart des marques occidentales sont représentées. Retour dans le Pékin moderne. A l’entrée de la rue, sur la gauche, il y a la Wangfujing snack street, qui, comme son nom l’indique, est une succession de stands de nourriture. Brochettes diverses de viande, de fruits, tout n’est pas si attirant. Notamment celles de petits scorpions jaunes, vivants et gesticulant au bout du bâtonnet de bois, avant d’être grillés sur le charbon ardent. Ou celles de scorpions noirs, décidément, ou d’araignées, frits. Sans compter les scarabées, les petits serpents, les grenouilles, bref, une belle panoplie. Ceci dit, on ne voit pas grand monde en acheter, serait-ce pour la galerie ?
Il commence à pleuvoir, nous achetons un parapluie à 10 RMB à un vendeur ambulant qui va réaliser de belles affaires en très peu de temps. Capitalisme à la chinoise.
ll se fait l’heure de manger et nous avons une bonne adresse pour des raviolis à la vapeur. Un restaurant nommé Baijiaoyuan, tout près du métro de Xidan, sur Xiwenhua Jie, à une centaine de mètres dans cette rue, sur la gauche. La précision est nécessaire, car l’enseigne est en Chinois. Quelques marches distinguent l’établissement. Directement à l’entrée, des employés confectionnent les raviolis à la main, prennent la pâte, y apposent la farce et donnent les plateaux préparés pour les passer à la vapeur. La carte donne heureusement quelques précisions en anglais sur les farces : au porc, au boeuf, aux crevettes, aux légumes, etc...
Il y a là deux menus. Un à 48 RMB qui offre 20 raviolis, tous différents, et un autre à 68 RMB, qui en propose 30. Il n’y a pas à hésiter. C’est si bon que 30 raviolis à deux, cela descend facilement !
Une excellente adresse.
Lundi 17 mai
D’après la météo, le temps devait être à la pluie toute la journée, mais nous n’avons pas vu l’ombre d’une goutte. Vu ces bonnes conditions, nous voici partis pour la Cité Interdite, au nord de la place Tienanmen. D’ailleurs la station de métro Tienanmen East donne directement sur l’entrée de la Porte de la Paix Céleste, d’où on peut accéder à la Cité.
Nous sommes souvent sollicités pour un guide, mais sans trop d’insistance. Mis à part si vous souhaitez obtenir des infos sur les temples, les dates et leurs usages, un guide n’est pas nécessaire. Par contre, que de monde, encore et encore. Il faut dire que la Cité Interdite est certainement l’endroit le plus visité de tout Pékin.
Après avoir payé notre droit d’entrée (60 RMB), nous voilà dans la place. Que dire ? C’est juste immense, en surface et en beauté. Les temples se succèdent, tous aussi beaux les uns que les autres. Dire qu’à une époque, cette ville dans la ville était réservée à une élite et que le simple fait d’y jeter un regard interdit entraînait la mise à mort immédiate. Nous flânons sur le site, pendant plusieurs heures, avant de ressortir par la porte nord qui donne sur Jingshanqian Jie. Il est largement plus de 14h00 et donc le temps de manger.
Il y a bien quelques restaurants dans le coin, mais rien en anglais, ni sur les menus, ni dans la bouche des serveurs. Nous nous rabattons sur un endroit où nous voyons des clients manger des nouilles. Mais oui, des nouilles, avec un bon morceau de poulet, voilà une bonne idée. Pour nous faire comprendre, nous montrons le plat d’un voisin et prenons aussi une salade de légumes à la sauce au sésame.
Après les nouilles, nous avisons une pâtisserie avec des gâteaux en vitrine. Et voilà, nous y sommes, c’est l’anniversaire de Dominique aujourd’hui, donc 2 petits gâteaux et 2 vrais cafés. Fiesta ! Il a fallu attendre un peu car la machine à café n’était pas branchée et l’employée ne trouvait ensuite plus le café. Cette machine n’avait pas dû servir depuis quelques temps ...
Le métro nous conduit ensuite au marché aux perles de Hongqiao, tout près du temple du Ciel. Il s’agit d’un magasin à plusieurs étages, pas d’un marché ouvert, où comme son nom l’indique se vendent des perles, soit en collier, bracelet ou montées, soit brutes. Il y a aussi des vêtements, de l’électronique, des sacs à main, des chaussures, tout en contrefaçon vu les prix. Ce qui est incroyable ici, c’est le culot et l’insistance des vendeuses, qui n’hésitent pas à nous empoigner par le bras pour nous conduire à leur stand, à se jeter devant nous et à tout faire pour détourner notre chemin vers leur étal. Ca en devient rigolo. Il y a bien des affaires à réaliser ici, mais le principal objet sera la calculatrice. Pour le marchandage serré qu’il va falloir pratiquer. Le prix annoncé est à diviser de 50 % voire même de 2/3. Et ensuite, le feeling fera le reste. Nous avions déjà marchandé des achats en Thaïlande, mais ici, c’est un autre sport, bien plus ardu. Personnellement, j’aime ça, c’est un jeu.
Au terme d’âpres négociations, nous achetons quelques vêtements, pour nous, pour nos enfants. Bon prix pour nous et bon prix pour la vendeuse aussi, sinon elle n’aurait jamais accepté notre offre. Ah ces Chinois, ils sont durs en affaire ! Retour dans le métro pour la désormais traditionnelle Tsingtao à la GH. Comme toujours, il faut passer nos sacs aux X-Ray avant de pouvoir descendre sur les quais. Fin d’après-midi, les rames sont bondées. Contrairement au Japon, ici pas de file d’attente disciplinées. Les portes s’ouvrent, on bouscule, on monte et on ne s’excuse pas.
La douche et la bière feront du bien. Encore une bien belle journée avec la visite de la Cité Interdite, le site appartenant au patrimoine mondial des lieux exceptionnels (appellation toute personnelle). Nous sommes un peu à court de cash, alors nous allons dans un de nombreux DAB de la rue (ATM en Chine) pour retirer de l’argent avec notre carte Mastercard Maestro. Si vous restez à Pékin, sans aller dans les campagnes pour un plus long périple, pas besoin de changer tout votre argent, pas besoin de chèques, une carte bancaire est largement suffisante.
La fête continue en ce jour spécial. Ce soir, ce sera la spécialité pékinoise : le canard laqué. La GH nous conseille le Qanjude Roast Duck sur Qiamen Dajie. Nous connaissons l’endroit, pas encore ce restaurant. Nous avons tout de même un doute, car il se trouve dans une rue touristique. Va-t-on se retrouver dans un piège à touristes ? Devant le restaurant, alors que nous allions entrer, une femme nous dit que le restaurant n’accepte plus de clients à partir de 20h00, et il est 20h10. Elle nous désigne par contre l’établissement d’à côté qui lui est bien ouvert. Je sens un peu l’embrouille et nous entrons dans le restaurant qui est bel et bien ouvert. Pas très fair-play la manoeuvre ...
Nous scrutons la salle. Pas un Occidental. Nous commandons un menu à 100 RMB pour lequel nous avons des petites crêpes, de la ciboule, une sauce brune un peu sucrée et 200 grammes de canard rôti. Tous les ingrédients sont à mettre dans la crêpe, on la roule et hop, on la mange. Dominique trouve cela bon, sans être vraiment conquise. Bon, il faut dire qu’elle n’est pas une inconditionnelle du canard, mais elle tenait à goûter cette spécialité. Pour ma part, je trouve cela excellent.
Retour à la GH, visionnage et transfert des photos du jour sur mon Macbook.
Et gros dodo !
Mardi 18 mai
Aujourd’hui, location de vélos !
La Red Lantern propose des vélos en très bon état, avec cadenas, pour 30 RMB la monture pour la journée. Nous nous fixons un but, le temple des Lamas, dans le quartier de Dongcheng. Pour y arriver, il y a plusieurs groupes de hutongs à traverser, parfait en deux roues. Le cadenas est utile, il paraît que le vol de vélo est endémique à Pékin.
Premier arrêt, pas bien loin, au fantastique marché de Sihuan, à quelques dizaines de mètres du bâtiment principal de la Red Lantern, en direction de Deshengmennei Dajie. On trouve de tout ici, des légumes et des fruits splendides, des vêtements, d’autres types de nourriture, du poisson, de la viande, du thé, des épices, etc... et pas l’ombre d’un Occidental. Nous y avions déjà acheté des fruits (mangues, fraises, nectarines, melons), mais là, nous faisons nos provisions pour pique-niquer à midi. Des petits pains fourrés au porc ou aux légumes, encore des fruits, des pains au sésame. Outre les achats, la vie du marché est à voir.
Dans les ruelles avant d’y arriver, d’autres étals proposent de tout. Des têtes de canard frites, des abats en tout genre, des poussins (pour en faire quoi ?), des outils, etc... Observer les Pékinois y faire leurs courses est déjà un spectacle.
Direction ensuite le lac Houhai que nous traversons par un petit pont en direction des tours Bell et Drum. Le vélo a un panier devant, pratique pour y laisser la carte et l’appareil photo emballé dans un pull. A l’aide de notre plan, nous pédalons tranquillement à travers les hutongs. Il arrive que nous devions emprunter une plus grande avenue. Sans souci, il y a toujours une large piste cyclable, respectée par les 4 roues, qui nous protège de la circulation.
Le vélo est idéal pour découvrir la vie dans les hutongs. Là, des enfants qui jouent à même la rue, là de femmes qui font leur lessive dans des bassines en plastique, là des vieux qui jouent aux dames ou aux cartes, rien de touristique ici. Nous voyons aussi des artisans couper les fameuses nouilles à la main, avec une dextérité incroyable. Un faux mouvement et plus de doigts ! Ou encore des boulangers cuire leurs miches de pain à la vapeur, dans des récipients en bois superposés. Scènes de vie que nous pourrons également prendre en photo pour de beaux clichés.
Plusieurs fois, nous sommes tentés de pénétrer dans une des cours intérieures visibles depuis la rue. Mais il nous gêne de pénétrer dans l’intimité des habitants. Alors que je guigne par une porte sur une de ces cours, le propriétaire arrive en scooter. Il nous invite à entrer. Nous ferons le tour de la cour, sans entrer dans les maisons, mais suffisamment pour voir que ce genre d’endroit ne recèle aucun luxe apparent et que la vie doit parfois être dure pour certains dans les hutongs.
Nous voilà au temple des Lamas, dédié au bouddhisme. L’endroit a encore une vie spirituelle, des moines sont là, des gens viennent y faire des prières et des offrandes. Ce qui rend sa visite d’autant plus intéressante. Il fait beau, la lumière est propice aux photos. Le lieu est splendide et bien moins fréquenté que la Cité Interdite par exemple.
Après la visite, nous enfourchons nos montures, direction le parc Jingshan, colline qui surplombe la Cité Interdite. Là encore, traversée de hutongs et de Nanlogu Xiang, une rue où seuls quelques véhicules passent et où les deux roues et les piétons sont rois. Par contre, l’endroit devient rapidement touristique avec quantité de bars et de restaurants pour Occidentaux et la jeunesse chinoise. Plus rien d’authentique ici.
La jeunesse pékinoise ne semble pas différente des jeunes d’autres contrées. Accros au téléphone portable, habillement à l’occidental, fans de musique américaine, Starbucks et McDo. Comment les dignitaires du Parti voient-ils la chose ?
Alors que nous arrivons sur le Jingshan, le ciel est noir derrière nous, l’orage va éclater. Nous avons juste le temps de gravir la colline, de nous mettre à l’abri sur un côté du temple que les éléments commencent à se déchaîner. Le vent souffle fort, avant que de grosses gouttes viennent s’écraser sur les toits de la Cité Interdite à nos pieds. Protégés par le temple, nous laissons passer ce déluge, les éclairs zébrant le ciel et le tonnerre grondant. Belles photos d’ailleurs sur Pékin. Quelle chance de ne pas avoir été à vélo à ce moment, quoique nous aurions bien trouvé un endroit pour s’abriter.
Comme le dit le dicton «après l’orage, le soleil», l’astre revient assez rapidement. La lumière est alors splendide, comme toujours juste après la pluie. Les toits mouillés de la Cité Interdite reluisent maintenant juste devant nous. Magique instant.
Nous reprenons le chemin du retour en longeant le lac Houhai où quelques baigneurs nagent dans cette eau verte et pleine d’algues. Le lac est bordé de nombreux restos, assez chics avec de belles terrasses. Nous nous arrêtons au soleil, sur un banc, pour profiter de la chaleur revenue.
Parlons des yaourts. Depuis notre arrivée, j’avais remarqué sur le devant des étals, des pots en terre cuite bleus, recouverts par un film en papier et une paille plantée dedans. Il s’agit de pots de yaourts consommés sur place ! En effet, le vendeur garde les pots, qui doivent certainement être consignés pour être réutilisés. J’en ai fait une grande consommation, ces yaourts sont sucrés et juste excellents. Par contre leur prix varie suivant l’endroit. Dans les zones touristiques, c’est plutôt 5 RMB et ailleurs, on les paie 2 RMB ... Bref, tout cela pour dire que chemin faisant, je me suis arrêté pour manger ces délicieux yaourts !
Avant d’arriver à la GH, nous faisons un nouveau stop au marché de Sihuan pour acheter des fruits pour demain (la Grande Muraille est prévue, avec un départ assez tôt) et du thé, noir et en fleurs de jasmin. Les fleurs de jasmin sont en boule et lorsqu’on verse l’eau bouillante dessus, elles s’ouvrent au fond de la tasse. Un bel effet sur vos invités, à condition de servir le thé dans une tasse transparente !
Petite pause traditionnelle à la GH avant de nous partir au marché de nuit de Donghuamen, tout près de Wangfujing. Nous pensions arriver dans un marché culinaire avec tables et chaises pour déguster des spécialités locales, mais non. En fait, ce sont une succession de stands de brochettes et de nourriture diverse à l’emporter, sans possibilité de s’asseoir. Rien ne nous attire vraiment, pourtant nous avons faim. Finalement, nous nous posons au Beijing Roast Duck Home Style Food, juste derrière les stands. Beaucoup de choix (carte en anglais), excellente nourriture et bon marché. Evidemment, les portions sont énormes.
Retour à la GH par le métro à Wangfujing. C’est fou comme ce métro est pratique et facile à utiliser.
Mercredi 19 mai
Les jours défilent. Aujourd’hui, excursion à la Grande Muraille de Chine à une petite centaine de kilomètres au nord de Pékin. Il y a plusieurs sites où la Muraille peut se visiter, notamment Badaling, le plus célèbre. Mais aussi le plus fréquenté, son accès se faisant par autoroute, plus facile les cars qui véhiculent les groupes. Pour notre part, nous choisissons d’aller à Muntianyu, moins connu des tours-opérateurs.
Il y a aussi plusieurs moyens de s’y rendre. En taxi, en transports publics. Nous avons choisi l’option de la GH, avec un forfait transport, ticket d’entrée sur le site, repas du matin et de midi. Certes, plus cher que les transports publics, soit 320 RMB p. pers., mais aussi plus pratique.
Nous partons à 06h45, après avoir ingurgité un bon petit-déjeuner. Une heure de route plus tard, nous voici sur place. Aucun car à l’horizon, les parkings sont vides. Nous sommes venus en voiture, à trois. Nous et un jeune Chinois de Hong-Kong qui porte un magnifique t-shirt ... rouge à croix blanche !!! Nous discutons durant le trajet. Est-il Suisse ? Non, mais il a visité la Suisse l’an dernier, notamment Genève où nous habitons. Petite planète, nous voici en route pour la Grande Muraille et nous parlons des sites touristiques de notre ville !
Pour monter sur la Muraille, trois options à Muntianyu. Un télécabine qui arrive plutôt sur la gauche du site, un télésiège qui arrive tout à droite du site et à pied pour les deux options (environ 30-40 minutes suivant votre rythme). Notre chauffeur nous conseille de monter en télésiège et d’aller directement à la tour N° 1, tout à droite. C’est la plus dure à atteindre, car cela grimpe sec, et c’est aussi de là que le panorama est superbe pour des photos avec la Muraille dépourvue de touristes. En plus, quittant la tour, nous aurons le soleil dans le dos, idéal pour faire les photos. En venant du télécabine, le soleil est de face. Le site est composé au total de 20 tours, accessibles au public. La 1 tout à droite, jusqu’à la 20. Le tout en suivant une courbe de crête.
Nous achetons donc le complément pour la montée en télésiège et une fois en haut départ pour la tour 1. Je confirme, c’est rude ! Les marches sont parfois tellement raides qu’il faut s’aider des mains pour monter. Il nous faut environ 40 minutes pour arriver en haut, mais quelle récompense. Le site est grandiose. Tout le monde connaît la Muraille de Chine, mais l’avoir devant soi est une émotion particulière. Quelle folie d’avoir construit cet ouvrage. On voit des tours perchées sur des crêtes, bien plus haut. Quel travail d’avoir monté les pierres ici. On dit que la moitié de la population a été réquisitionnée pour ce labeur, les pertes humaines ont dû être nombreuses.
Nous partons vers l’arrivée du télécabine (l’option choisie par la majorité des gens), qui représente la tour N° 14. Des vendeurs ambulants commencent à s’installer sur la Muraille, avec des boissons fraîches et des barres chocolatées, sous des parasols colorés pour se protéger d’un soleil qui commence à cogner. Des rudiments d’anglais leur ont visiblement été enseignés : «Do you want Beer or cool water ?». Plus les chiffres pour les prix, bien entendu. C’est à peu près tout. Il nous faut pas loin de 90 minutes pour parcourir la Muraille jusqu’à la tour 14, le rythme n’est pas rapide, vu les fréquentes déclinaisons. Le monde est arrivé, les groupes ... Les opportunités de faire de belles photos sont nombreuses, mais il devient de plus en plus difficiles de n’avoir personne sur les clichés. Et le soleil, lui, commence à donner à fond.
Voilà pourquoi il est important d’arriver tôt, ce qui n’est pas toujours facile en transport public.
Nous faisons une pause en-dessus du télécabine, mais les groupes de touristes chinois sont particulièrement bruyants. Nous avalons rapidement quelques fruits et nous nous remettons en route pour revenir vers l’arrivée du télésiège, dont la majeure partie est en descente. Il y a là une descente en luge d’été qui offre un moment de récréation après l’effort accompli. La matinée touche à sa fin, les cars sont arrivés, il y a maintenant bien du monde sur la Muraille.
Notre chauffeur nous emmène, notre compagnon de Hong-Kong et nous-mêmes dans un restaurant du coin pour le repas de midi. Comme d’habitude, les portions sont énormes et le repas est excellent. Impossible de tout finir. Retour en voiture sur Pékin. A notre arrivée en ville, la route longe le stade olympique, le fameux stade qui ressemble à un nid. Voyant que je prépare mon appareil photo, notre chauffeur arrive à ralentir suffisamment sur le bord de la route, et j’arrive à prendre quelques clichés de ce monument architectural.
Nous arrivons à la GH en début d’après-midi. Nous sommes fourbus et ferons les «larves» le reste de la journée sur notre terrasse de la cour intérieure, à bouquiner, à jouer aux cartes ou à profiter du Wi-fi. Les jambes sont lourdes ...
Pour le repas du soir, nous allons dans un resto coréen à 100 mètres de la GH sur le chemin de la station de métro de Ping’Anli. Spécialité : le barbecue. Chaque table a son petit grill et on peut commander des légumes et plusieurs sortes de viande à griller, dont du chien ... Nous nous contentons du boeuf, nature, au sésame, au ginseng, et des légumes. Encore un très bon repas.
Nous sommes bien fatigués ce soir. Notre chambre est restée bien fraîche, malgré les 30° du jour.
Jeudi 20 mai
Dernier jour complet à Pékin. La fatigue des visites se fait bien sentir, alors le rythme du jour sera tranquille. Bien sûr, il y a encore des temples à voir, des quartiers à visiter, des lieux où se rendre non loin de Pékin, mais en une petite semaine, on ne peut pas tout faire.
Nous retournons au marché de Sihuan, pour faire quelques achats : du sésame, blanc et noir, bien moins cher que chez nous. Le commerçant est très sympa et nous fait goûter de la pâte de sésame. Il nous explique à quoi elle sert en cuisine, mais en chinois ... malgré quelques signes et gestes, il faudra regarder sur le net pour trouver des recettes, car il est impossible de se comprendre. Nous achèterons le pot de pâte de sésame, qu’il fabrique dans sa petite échoppe.
Ensuite, nous prenons le bus 105 (le 111 va aussi) pour nous rendre au nord-ouest de la ville, au terminus, où il y a un grand centre commercial. Nous voulons encore faire quelques achats et voir à quoi ressemble un supermarché chinois. Surprise, c’est un Carrefour ! Le sous-sol est le rayon nourriture et nous déambulons dans les rayons qui sont pleins de produits qui nous sont inconnus. Encore quelques achats de thé que nous ramènerons en valise et des fruits pour midi.
Il est finalement 15h00 lorsque nous revenons à la GH. Nous voulons faire notre valise maintenant, car ce soir nous allons voir un spectacle d’acrobatie à 18h00. De 13 kilos au départ, voilà que la valise en fera 20, balance officielle de l’aéroport de Pékin faisant foi !
A 18h00, nous partons pour le théâtre Tiandi. La circulation est dense en cette fin d’après-midi et il nous faut près de 35 minutes en voiture pour nous y rendre. Début du spectacle à 19h15. nous avons des sièges tout devant la scène, au prix de 180 RMB le siège. Mais le show sera à la hauteur. Jonglages, sauts, équilibristes, funambules, toute la panoplie de l’acrobatie y passe et sans fausse note. Certaines figures sont carrément époustouflantes. La salle n’est pas pleine, mais le spectacle a lieu tous les soirs. D’autres salles proposent également ce genre de spectacles.
Il est 21h00, il nous faut trouver un taxi pour rejoindre notre GH. Facile, il y en a suffisamment qui circulent dans Pékin. Moins facile, donner l’adresse où l’on veut se rendre. D’ailleurs, nous montrons l’adresse de la GH en chinois. Quasi aucun chauffeur de taxi ne parle anglais, même le mot «Airport» leur est inconnu. Pour être sûr d’arriver à destination, pas d’autres choix : il faut avoir l’adresse en chinois.
Nous mangeons une bricole à la GH pour aller se coucher assez tôt, réveil à 06h15 demain matin, notre vol décolle à 11h00.
Vendredi 21 mai
Le réveil est donc programmé à 06h15. De quoi boucler la valise, prendre un petit-déjeuner avant de trouver un taxi pour monter au Capital Airport. Vers 07h30, nous sommes sur le trottoir devant la Red Lantern. Très rapidement, nous trouvons un taxi libre. Par précaution, nous avions fait inscrire le nom de l’aéroport et le numéro du terminal sur un papier et nous avons bien fait.
Nous avons beau essayé de faire comprendre au chauffeur que nous allons à l’aéroport, au terminal 2, mais rien n’y fait. Le papier nous sauve la mise... Il y a finalement moins de circulation que prévu et nous mettons moins de 45 minutes pour arriver. 110 RMB, péage d’autoroute compris. Nous aurions aussi pu prendre la navette près de Xidan, dont le premier trajet débute à 05h30. Nous avions juste peur de ne pas arriver à l’heure à cause de la circulation. Finalement, nous aurions pu.
Bizarrement, l’aéroport est presque vide, rien à voir avec l’effervescence des aéroports d’autres mégapoles. Le check-in est rapide et bien organisé. Les contrôles de sécurité sont minutieux, fouille corporelle pour tout le monde avec un détecteur de métal. Même si l’aéroport est grand, peu de commerces et un Wi-Fi gratuit auquel je n’arrive pas à me connecter.
Le 747 de KLM a atterrit à l’heure, la maintenance de l’avion ne pose de problème. Nous décollerons à l’heure.
Pékin, une bien belle surprise.
Alors évidemment, les dates d’anniversaire, les fêtes religieuses, c’est pas toujours simple. La date approche et toujours aucun cadeau de prévu, au final je me rabats sur un objet ou un autre, qui n’est pas vraiment une surprise. Evidemment, je garde toujours l’invitation au resto (si possible un choix exotique, pas facilement réalisable à la maison) comme option préférentielle. Certainement mon côté épicurien.
Je suis comme ça. Je sais, c’est pas très glamour, mais il faut composer avec et Dominique ne le sait que trop.
Depuis la fin de l’année passée, je me disais déjà que 2010 serait tout de même une année un peu spéciale. 1990 marquait le début de notre vie commune, trois enfants plus tard, nous voici à vingt ! Coupler cet anniversaire-là avec celui des 44 printemps de ma chère et tendre relevait presque du défi, mais quel challenge !
Alors courant novembre, recevant la Newsletter de KLM, je vois les tarifs cassés sur l’Asie : BINGO, j’ai trouvé LE cadeau. La surprise, c’est Pékin ...
Le premier moment d’excitation passé, je me dis quand même que cela ne va pas être si simple. Comment organiser 8 jours à Pékin sans qu’elle ne le sache.
Premier pas, booker les vols pour le mois de mai, son anniversaire se fêtera sur place. Ca, c’est fait. Ensuite, le visa. Aïe, il y a un formulaire à signer. Là, j’ai dû ruser. J’ai placé le document en question dans une enveloppe, j’ai découpé une petite fenêtre ne laissant la place qu’à l’endroit où la signature devait être apposée et j’ai fait passer cela comme une décharge pour un sport extrême dont je ne pouvais pas parler (même si sur le moment, elle n’était pas super contente, la peur sans doute). Et plus la date de départ approchait, plus je surveillais les agendas pour annuler d’éventuels rendez-vous. Sans parler du guide LP consulté au bureau et Voyageforum.com en cachette...
Et bien finalement, j’ai réussi. Tous ceux qui étaient dans la confidence (et ils étaient assez nombreux) ont su tenir leur langue.
Mercredi 12 mai, vers midi
Je rentre dans la cuisine où s’affaire Dominique, je prends mon air le plus innocent possible, mais bien excité intérieurement. «Bon, faut que je te dise : tu as 24 heures pour faire une valise pour plusieurs jours, on part demain matin et ne me demande pas où, aucune chance que j’en parle».
L’effet est total. «Quoi ? mais les gosses ...». «Organisé». «Mes rendez-vous ...». «Organisé». «Et on part combien de temps ? Je mets quoi dans la valise ?». «T’inquiète, on sera rentré pour la fin du mois, prends du léger et de quoi être à l’aise». Basta, pas d’autres infos.
Jeudi 13 et vendredi 14 mai
La valise est prête. Pour une fois ce n’est pas notre sac à dos fétiche, et ça, ça a l’air de contrarier Dominique. Evidemment, elle a tout essayé pour savoir, mais même nos enfants n’ont pas craqué. La surprise tient le coup.
Une fois à l’aéroport, je ne la laisse pas approcher du comptoir KLM pour le check-in, histoire que l’employée ne mette pas, elle, les pieds dans le plat. Aucun problème.
«Ah, on va à Amsterdam ?». «Ca se pourrait...». «Mais ce ne sera qu’un transit ? Car Amsterdam, on a déjà fait». Silence ...
Le transit à l’aéroport de Schiphol est de 3 heures. Je m’assure de la porte d’embarquement en consultant les tableaux, alors évidemment, Dominique essaie de suivre mon regard pour deviner le prochain vol. Difficile, vu le nombre impressionnant de destinations lointaines au départ de la Hollande. La surprise tient encore le coup, à moins d’une heure de décoller.
Peu avant l’embarquement, nous nous dirigeons vers le terminal F, là où notre Boeing 747 est parqué. Tous les vols au départ de ce terminal sont affichés : Osaka, Tokyo, Séoul, New York, Almaty, Beijing ... Dominique procède par élimination. Le Japon non, déjà fait, New York non, déjà fait même si cela date, Almaty au Kazakhstan non, Séoul non ... Elle ne flashe pas sur Beijing, car dans l’excitation (là, elle devient carrément nerveuse), elle ne fait pas le rapprochement Beijing = Pékin. J’avoue, j’y prends un malin plaisir. Je pousse le vice jusqu’à ignorer la porte F3 pour Beijing et marcher au fond du terminal. A chaque porte, son regard m’interroge.
Allez, le suspense a assez duré, je reviens sur mes pas, on se pose devant la porte F3 et je lui sors de mon sac un guide Lonely Planet sur le lequel il est écrit : PEKIN.
La surprise, c’est Pékin ...
Je garde pour moi les quelques minutes qui ont suivi ...
La deuxième surprise (un peu moins bonne), c’est que la version de notre 747 date un peu et il n’y aura pas d’écran individuel pour regarder des films. Le vol va être assez long.
Nous sommes à l’arrière de l’appareil, perdu dans un groupe de voyageurs polonais pas très discrets. Il faut dire que peu après le décollage les bouteilles achetées au Free Shop s’ouvrent et se vident rapidement. Gros rires dans les couloirs de l’avion, flashs photographiques, le vol est animé. Finalement, la plupart s’endormiront assez vite.
9 heures de vol, Ipod, lecture, courts moments de sommeil, nous rattrapons le jour et posons à l’heure à Pékin, il est 09h00. Premier passage obligé, le contrôle de l’immigration. Le préposé aux passeports vérifie scrupuleusement la photo et l’individu devant lui. Mieux vaut avoir une photo ressemblante ... Pas de sourire. Cela nous change du Sri Lanka, notre dernier voyage. Puis, nous récupérons notre valise qui sera passée au X-Ray avant de sortir.
Le Capital Airport de Pékin est à quelque 30 km de la ville. Pour la rejoindre, plusieurs possibilités : le train (25 RMB) qui vous amène à l’arrêt Sanyuanqiao de la ligne 10 du métro, le bus-navette (16 RMB) qui vous pose à proximité directe de la Station Xidan (ligne 4 et 1 du métro) ou encore le taxi qui en 40-45 minutes suivant le trafic peut vous déposer en ville pour une somme d’environ 110 RMB.
Pour notre part, un chauffeur de la Red Lantern Guesthouse nous attend avec nos noms sur une pancarte pour nous conduire à notre lieu de résidence. Ah ben oui, un peu de luxe tout de même, c’est un anniversaire !
La Red Lantern Guesthouse est une adresse que j’ai trouvée sur le web. Située dans le quartier de Xicheng, elle a deux bâtiments. Le principal dans les hutongs et une annexe qui est en retrait de Xinjiekounan Dajie, une avenue commerçante. C’est à ce deuxième endroit que nous aurons notre chambre. Un grand lit, douche et WC, ménage fait tous les jours, dans une petite courette bien accueillante, Wi-fi gratuit, la station de métro de Ping’Anli à environ 250 mètres. 260 RMB la nuit, le petit-déjeuner compris à partir de 5 nuits réservées.
Autant le dire tout de suite, une très bonne adresse, avec des voyageurs du monde entier, ambiance relaxe et personnel qui parle anglais.
Surtout ne pas se coucher maintenant, même si la fatigue est bien présente. Nous décidons de partir à pied dans les hutongs entre Xinjiekou et le lac Houhai, au centre de la ville.
Les hutongs : un ensemble de ruelles étroites, de petites maisons, de portes donnant sur des cours intérieures, d’échoppes diverses. Quartiers où les gens vivent autant dans la rue que dedans, quartier évidemment très populaire. J’apprends que le mot hutong est d’origine mongol et signifie «puits». On en déduit que certaines habitations n’ont peut-être pas l’eau courante ?
Le dépaysement est garanti. Le vélo est roi dans ces ruelles, ne laissant pas la place à deux véhicules. Des vélos rouillés, d’un autre âge, des vélos-charettes aussi, des tricycles. Les gens nous regardent passer, sans une parole, sans un sourire, le Chinois est accueillant mais ne semble pas être disposé à communiquer avec nous.
On marche, on marche ... Nous arrivons à l’entrée nord du parc Behai qui borde le lac du même nom. De magnifiques temples, nos premiers, et aussi des scènes de vie extraordinaires. Près du débarcadère du ferry, des couples s’adonnent à la danse de salon sous les arbres, au son d’un ampli posé à même le sol. les pas de danse sont gracieux, les couples tournent dans le rythme. Un peu plus loin, un karaoké, micro et ordinateur portable, occupe plusieurs personnes qui chantent ma foi fort bien. Le tout sans gêne aucune, sous le regard parfois amusé, parfois admirateur des badauds. Difficile de quitter ce cadre enchanteur.
Nous continuons notre tour du parc Behai (entrée payante), mais en prenant la direction du retour. Nous retraversons les hutongs, par d’autres ruelles, pour rejoindre notre GH.
Nous sommes fourbus, une petite douche, on se pose un moment et on finit par faire une sieste réparatrice de 2 heures. Lorsque nous nous réveillons, il fait nuit. Par commodité, nous prendrons ce soir notre repas à la GH, copieux et excellent. Un petit jeu de cartes, un peu de lecture, la nuit de sommeil sera la bienvenue.
Quelle journée.
Samedi 15 mai
Le lever est pour 09h00, nous récupérons de la nuit perdue dans l’avion. Nous prenons notre petit-déjeuner dans la cour intérieure, devant notre chambre. La température est très agréable, le temps est beau, comme hier, mais très brumeux, donnant au ciel une couleur grise.
Nous décidons du programme du jour. Ce sera le Palais d’Eté, au nord-ouest de la ville. Nous sommes bien placés car l’endroit est directement accessible par la ligne 4 du métro, dont l’arrêt Ping’Anli est à moins de 250 mètres. En sortant devant la GH, nous voyons des gens jouer de la musique à même le trottoir. Il faut dire que cette portion de Xinjiekou est celle où se trouvent les magasins de musique. Guitares sèches ou électriques, violons, batteries ou instruments traditionnels chinois, il y a de quoi monter un orchestre ici. Apparemment, les gens viennent prendre des leçons sur place, en utilisant le matériel des magasins. Certains jouent à l’intérieur, d’autres sur le trottoir.
Le métro est parfait à Pékin. Neuf, simple, bien indiqué. Les tickets se prennent à un automate, qui rend la monnaie, mais qui ne semble accepter que les billets de 5 RMB. Sinon, pour les autres coupures, il y a un guichet avec un employé. Chaque ticket coûte 2 RMB et permet de rester sur les différentes lignes sans ressortir. A chaque fois que l’on veut descendre sur les quais, les sacs à dos, sacs à mains, etc..., font l’objet d’un contrôle X-Ray de sécurité.
Nous prenons donc nos deux tickets et partons pour la station de Beigongmen, avant-dernière de la ligne 4 en direction du nord. 25 minutes plus tard, nous arrivons sur place. Nous sommes assez rapidement abordés par les vendeurs ambulants (nourriture, objets souvenirs, guides), mais qui ne sont pas agressifs. Nous apprendrons rapidement qu’il faut juste les ignorer.
Vous voulez visiter le Palais d’Eté tranquille et sans trop de monde ? Venez un jour de typhon ou de froid polaire ! Il y a des milliers de visiteurs. La foule est impressionnante, majoritairement chinoise, en groupes, avec un guide portant un petit drapeau de couleur pour se faire reconnaître d’un autre groupe. D’ailleurs, chaque ensemble a son signe distinctif. Première au palmarès, la casquette de couleur. Nous voyons donc des grappes de gens à casquettes rouge, bleue, rose ou jaune déambuler dans les allées et chemins du parc.
Le site est évidemment magnifique et incontournable. Difficile d’ailleurs de le décrire. Temples, chemins pédestres, fleurs, bord du lac autour duquel le site a été construit, tout y est d’une beauté rare. Bien entretenu et propre. On y trouve aussi de quoi manger et boire, pas besoin de charger les sacs pour la visite. Tellement immense qu’il est impossible de tout voir en une fois, même si nous y passons près de 5 heures.
Pour le repas de midi, nous nous posons sur des bancs pour déguster des fruits achetés au marché de Sihuan, au coeur des hutongs et à 10 minutes à pied de notre GH (je reviendrai plus tard sur cet endroit à ne pas rater). La fin de l’après-midi approche, alors bien sûr la lumière se fait meilleure pour les photos. La brume semble d’ailleurs vouloir se disperser un peu.
Il est 16h30, nous prenons le chemin du retour pour une douche et une bière bien fraîche dans notre cour intérieure. La Tsingtao est à 5 RMB la bouteille de 600 ml ! Pour le soir, nous partons en métro au sud de la place Tienanmen et descendons à la station de Qianmen. La rue Qianmen Dajie est une rue piétonne éclairée et bordée de boutiques en tout genre, mais surtout de luxe. Contraste saisissant avec les hutongs.
Ceci nous fait d’ailleurs réfléchir au développement de la Chine, tout du moins citadine. Contraste entre une ouverture rapide à la consommation et au capitalisme à l’occidentale et les traditions séculaires, voire les vestiges d’un communisme récent. Deux Chine entre lesquelles il doit être parfois dur de se situer, surtout pour les jeunes générations.
Nous cherchons de quoi nous sustenter et il suffit de partir dans les petites rues latérales pour trouver grand nombre de restos, de tous styles. Nous nous posons sur une terrasse et choisissons plusieurs plats. Boulettes de légumes frits, poulet sauce soja, tofu épicé, riz. Les goûts sont bien différents, mais surtout il y a beaucoup trop. Nous apprendrons rapidement que les portions sont copieuses ici.
Un couple avec un enfant de 4-5 ans mange à proximité. Le gamin se lève, va en bordure de terrasse, descend son pantalon et arrose l’endroit, en prenant bien soin de balayer à 180 ° tout ce qui est à portée de jet (y compris les pieds de certains clients), de son petit robinet. Sans réaction de qui que ce soit. Ici, les enfants se soulagent dans la rue, parfois au pied des arbres ou dans une pelouse, parfois directement au milieu des trottoirs. Les adultes, eux, ne font pas leurs besoins ainsi. Mais alors, qu’est-ce qu’ils crachent. Homme, femme, bruyamment, sans gêne, parfois près d’un pied ne leur appartenant pas.
Nous revenons dans Qianmen Dajie et remontons vers la porte du Devant, toute éclairée. Splendides bâtiments. La place Tienanmen, devant nous, est fermée dès la tombée de la nuit et gardée par des policiers.
Nous reprenons le métro pour regagner notre quartier, très tranquille en soirée.
Dimanche 16 mai
Nous avons encore un peu de peine à nous lever tôt. Il est dimanche, le but de ce matin est le marché de Panjiayuan, au sud-est de Pékin. Facile de s’y rendre, en métro avec la ligne 10 en descendant à la station Jinsong. 15 minutes de marche en descendant la grande avenue depuis la sortie du métro. De toute façon, il suffit de suivre le flux.
C’est un marché style brocante, avec des calligraphies, des bijoux de jade, des objets en bronze, des meubles en bois, des livres, etc... Il y a de quoi fouiner et trouver quelques bonnes occasions. 2 ou 3 stands de nourriture permettent également de s’y restaurer. Nous y passons la matinée, à déambuler à travers les stands.
Départ pour la plus grande place du monde, Tienanmen. Le titre ne paraît pas usurpé, c’est juste ... immense. La place est entourée de bâtiments officiels, portant les emblèmes du Parti. Entre la place et la Cité Interdite, nous voyons la célèbre Porte de la Paix Céleste qui arbore le portrait de Mao. C’est là que se tiennent les officiels chinois lors des défilés militaires. Autre chose d’impressionnant : la foule, encore et toujours, qui nous rappelle que la Chine compte 1 milliard 300 millions d’habitants ...
Nous sommes à l’entrée de la Cité Interdite, mais il est presque un peu tard pour la visiter, surtout que nous n’avons pas encore mangé. Nous retraversons Tienanmen pour nous diriger vers Qianmen, où nous trouvons un resto sur le bord de la place de Qianmen. Petite particularité pas si rare à Pékin, on paie l’addition à la commande !
Une fois sustentés, nous partons à pied en direction du sud-ouest, à travers les hutongs, pour découvrir le quartier de Liulichang, au sud de la station de métro de Hepingmen. Nous avons une bonne carte, bien précise, et il est facile de se repérer. Aucun Occidental à travers les petites ruelles. Nous voyons très régulièrement des WC publics dans la rue. Toutes les petites maisons anciennes ont-elles les toilettes ?
Traverser ces petits quartiers nous permet de voir les Pékinois dans leur environnement. Même si nous sommes parfois dévisagés, la balade est très tranquille et nous pouvons prendre toutes les photos voulues, même des gens.
Les rues de Liulichang sont magnifiques, les maisons sont anciennes et typiques. On croise surtout des magasins de calligraphie chinoise, de livres anciens, de pinceaux. Notre balade se termine, toujours à l’aide de notre plan, à la station de métro de Xuanwumen, d’où nous regagnons la GH pour une petite pause.
Une Tsingtao plus tard, nous repartons direction Wangfujing, une large rue piétonne et commerçante où la plupart des marques occidentales sont représentées. Retour dans le Pékin moderne. A l’entrée de la rue, sur la gauche, il y a la Wangfujing snack street, qui, comme son nom l’indique, est une succession de stands de nourriture. Brochettes diverses de viande, de fruits, tout n’est pas si attirant. Notamment celles de petits scorpions jaunes, vivants et gesticulant au bout du bâtonnet de bois, avant d’être grillés sur le charbon ardent. Ou celles de scorpions noirs, décidément, ou d’araignées, frits. Sans compter les scarabées, les petits serpents, les grenouilles, bref, une belle panoplie. Ceci dit, on ne voit pas grand monde en acheter, serait-ce pour la galerie ?
Il commence à pleuvoir, nous achetons un parapluie à 10 RMB à un vendeur ambulant qui va réaliser de belles affaires en très peu de temps. Capitalisme à la chinoise.
ll se fait l’heure de manger et nous avons une bonne adresse pour des raviolis à la vapeur. Un restaurant nommé Baijiaoyuan, tout près du métro de Xidan, sur Xiwenhua Jie, à une centaine de mètres dans cette rue, sur la gauche. La précision est nécessaire, car l’enseigne est en Chinois. Quelques marches distinguent l’établissement. Directement à l’entrée, des employés confectionnent les raviolis à la main, prennent la pâte, y apposent la farce et donnent les plateaux préparés pour les passer à la vapeur. La carte donne heureusement quelques précisions en anglais sur les farces : au porc, au boeuf, aux crevettes, aux légumes, etc...
Il y a là deux menus. Un à 48 RMB qui offre 20 raviolis, tous différents, et un autre à 68 RMB, qui en propose 30. Il n’y a pas à hésiter. C’est si bon que 30 raviolis à deux, cela descend facilement !
Une excellente adresse.
Lundi 17 mai
D’après la météo, le temps devait être à la pluie toute la journée, mais nous n’avons pas vu l’ombre d’une goutte. Vu ces bonnes conditions, nous voici partis pour la Cité Interdite, au nord de la place Tienanmen. D’ailleurs la station de métro Tienanmen East donne directement sur l’entrée de la Porte de la Paix Céleste, d’où on peut accéder à la Cité.
Nous sommes souvent sollicités pour un guide, mais sans trop d’insistance. Mis à part si vous souhaitez obtenir des infos sur les temples, les dates et leurs usages, un guide n’est pas nécessaire. Par contre, que de monde, encore et encore. Il faut dire que la Cité Interdite est certainement l’endroit le plus visité de tout Pékin.
Après avoir payé notre droit d’entrée (60 RMB), nous voilà dans la place. Que dire ? C’est juste immense, en surface et en beauté. Les temples se succèdent, tous aussi beaux les uns que les autres. Dire qu’à une époque, cette ville dans la ville était réservée à une élite et que le simple fait d’y jeter un regard interdit entraînait la mise à mort immédiate. Nous flânons sur le site, pendant plusieurs heures, avant de ressortir par la porte nord qui donne sur Jingshanqian Jie. Il est largement plus de 14h00 et donc le temps de manger.
Il y a bien quelques restaurants dans le coin, mais rien en anglais, ni sur les menus, ni dans la bouche des serveurs. Nous nous rabattons sur un endroit où nous voyons des clients manger des nouilles. Mais oui, des nouilles, avec un bon morceau de poulet, voilà une bonne idée. Pour nous faire comprendre, nous montrons le plat d’un voisin et prenons aussi une salade de légumes à la sauce au sésame.
Après les nouilles, nous avisons une pâtisserie avec des gâteaux en vitrine. Et voilà, nous y sommes, c’est l’anniversaire de Dominique aujourd’hui, donc 2 petits gâteaux et 2 vrais cafés. Fiesta ! Il a fallu attendre un peu car la machine à café n’était pas branchée et l’employée ne trouvait ensuite plus le café. Cette machine n’avait pas dû servir depuis quelques temps ...
Le métro nous conduit ensuite au marché aux perles de Hongqiao, tout près du temple du Ciel. Il s’agit d’un magasin à plusieurs étages, pas d’un marché ouvert, où comme son nom l’indique se vendent des perles, soit en collier, bracelet ou montées, soit brutes. Il y a aussi des vêtements, de l’électronique, des sacs à main, des chaussures, tout en contrefaçon vu les prix. Ce qui est incroyable ici, c’est le culot et l’insistance des vendeuses, qui n’hésitent pas à nous empoigner par le bras pour nous conduire à leur stand, à se jeter devant nous et à tout faire pour détourner notre chemin vers leur étal. Ca en devient rigolo. Il y a bien des affaires à réaliser ici, mais le principal objet sera la calculatrice. Pour le marchandage serré qu’il va falloir pratiquer. Le prix annoncé est à diviser de 50 % voire même de 2/3. Et ensuite, le feeling fera le reste. Nous avions déjà marchandé des achats en Thaïlande, mais ici, c’est un autre sport, bien plus ardu. Personnellement, j’aime ça, c’est un jeu.
Au terme d’âpres négociations, nous achetons quelques vêtements, pour nous, pour nos enfants. Bon prix pour nous et bon prix pour la vendeuse aussi, sinon elle n’aurait jamais accepté notre offre. Ah ces Chinois, ils sont durs en affaire ! Retour dans le métro pour la désormais traditionnelle Tsingtao à la GH. Comme toujours, il faut passer nos sacs aux X-Ray avant de pouvoir descendre sur les quais. Fin d’après-midi, les rames sont bondées. Contrairement au Japon, ici pas de file d’attente disciplinées. Les portes s’ouvrent, on bouscule, on monte et on ne s’excuse pas.
La douche et la bière feront du bien. Encore une bien belle journée avec la visite de la Cité Interdite, le site appartenant au patrimoine mondial des lieux exceptionnels (appellation toute personnelle). Nous sommes un peu à court de cash, alors nous allons dans un de nombreux DAB de la rue (ATM en Chine) pour retirer de l’argent avec notre carte Mastercard Maestro. Si vous restez à Pékin, sans aller dans les campagnes pour un plus long périple, pas besoin de changer tout votre argent, pas besoin de chèques, une carte bancaire est largement suffisante.
La fête continue en ce jour spécial. Ce soir, ce sera la spécialité pékinoise : le canard laqué. La GH nous conseille le Qanjude Roast Duck sur Qiamen Dajie. Nous connaissons l’endroit, pas encore ce restaurant. Nous avons tout de même un doute, car il se trouve dans une rue touristique. Va-t-on se retrouver dans un piège à touristes ? Devant le restaurant, alors que nous allions entrer, une femme nous dit que le restaurant n’accepte plus de clients à partir de 20h00, et il est 20h10. Elle nous désigne par contre l’établissement d’à côté qui lui est bien ouvert. Je sens un peu l’embrouille et nous entrons dans le restaurant qui est bel et bien ouvert. Pas très fair-play la manoeuvre ...
Nous scrutons la salle. Pas un Occidental. Nous commandons un menu à 100 RMB pour lequel nous avons des petites crêpes, de la ciboule, une sauce brune un peu sucrée et 200 grammes de canard rôti. Tous les ingrédients sont à mettre dans la crêpe, on la roule et hop, on la mange. Dominique trouve cela bon, sans être vraiment conquise. Bon, il faut dire qu’elle n’est pas une inconditionnelle du canard, mais elle tenait à goûter cette spécialité. Pour ma part, je trouve cela excellent.
Retour à la GH, visionnage et transfert des photos du jour sur mon Macbook.
Et gros dodo !
Mardi 18 mai
Aujourd’hui, location de vélos !
La Red Lantern propose des vélos en très bon état, avec cadenas, pour 30 RMB la monture pour la journée. Nous nous fixons un but, le temple des Lamas, dans le quartier de Dongcheng. Pour y arriver, il y a plusieurs groupes de hutongs à traverser, parfait en deux roues. Le cadenas est utile, il paraît que le vol de vélo est endémique à Pékin.
Premier arrêt, pas bien loin, au fantastique marché de Sihuan, à quelques dizaines de mètres du bâtiment principal de la Red Lantern, en direction de Deshengmennei Dajie. On trouve de tout ici, des légumes et des fruits splendides, des vêtements, d’autres types de nourriture, du poisson, de la viande, du thé, des épices, etc... et pas l’ombre d’un Occidental. Nous y avions déjà acheté des fruits (mangues, fraises, nectarines, melons), mais là, nous faisons nos provisions pour pique-niquer à midi. Des petits pains fourrés au porc ou aux légumes, encore des fruits, des pains au sésame. Outre les achats, la vie du marché est à voir.
Dans les ruelles avant d’y arriver, d’autres étals proposent de tout. Des têtes de canard frites, des abats en tout genre, des poussins (pour en faire quoi ?), des outils, etc... Observer les Pékinois y faire leurs courses est déjà un spectacle.
Direction ensuite le lac Houhai que nous traversons par un petit pont en direction des tours Bell et Drum. Le vélo a un panier devant, pratique pour y laisser la carte et l’appareil photo emballé dans un pull. A l’aide de notre plan, nous pédalons tranquillement à travers les hutongs. Il arrive que nous devions emprunter une plus grande avenue. Sans souci, il y a toujours une large piste cyclable, respectée par les 4 roues, qui nous protège de la circulation.
Le vélo est idéal pour découvrir la vie dans les hutongs. Là, des enfants qui jouent à même la rue, là de femmes qui font leur lessive dans des bassines en plastique, là des vieux qui jouent aux dames ou aux cartes, rien de touristique ici. Nous voyons aussi des artisans couper les fameuses nouilles à la main, avec une dextérité incroyable. Un faux mouvement et plus de doigts ! Ou encore des boulangers cuire leurs miches de pain à la vapeur, dans des récipients en bois superposés. Scènes de vie que nous pourrons également prendre en photo pour de beaux clichés.
Plusieurs fois, nous sommes tentés de pénétrer dans une des cours intérieures visibles depuis la rue. Mais il nous gêne de pénétrer dans l’intimité des habitants. Alors que je guigne par une porte sur une de ces cours, le propriétaire arrive en scooter. Il nous invite à entrer. Nous ferons le tour de la cour, sans entrer dans les maisons, mais suffisamment pour voir que ce genre d’endroit ne recèle aucun luxe apparent et que la vie doit parfois être dure pour certains dans les hutongs.
Nous voilà au temple des Lamas, dédié au bouddhisme. L’endroit a encore une vie spirituelle, des moines sont là, des gens viennent y faire des prières et des offrandes. Ce qui rend sa visite d’autant plus intéressante. Il fait beau, la lumière est propice aux photos. Le lieu est splendide et bien moins fréquenté que la Cité Interdite par exemple.
Après la visite, nous enfourchons nos montures, direction le parc Jingshan, colline qui surplombe la Cité Interdite. Là encore, traversée de hutongs et de Nanlogu Xiang, une rue où seuls quelques véhicules passent et où les deux roues et les piétons sont rois. Par contre, l’endroit devient rapidement touristique avec quantité de bars et de restaurants pour Occidentaux et la jeunesse chinoise. Plus rien d’authentique ici.
La jeunesse pékinoise ne semble pas différente des jeunes d’autres contrées. Accros au téléphone portable, habillement à l’occidental, fans de musique américaine, Starbucks et McDo. Comment les dignitaires du Parti voient-ils la chose ?
Alors que nous arrivons sur le Jingshan, le ciel est noir derrière nous, l’orage va éclater. Nous avons juste le temps de gravir la colline, de nous mettre à l’abri sur un côté du temple que les éléments commencent à se déchaîner. Le vent souffle fort, avant que de grosses gouttes viennent s’écraser sur les toits de la Cité Interdite à nos pieds. Protégés par le temple, nous laissons passer ce déluge, les éclairs zébrant le ciel et le tonnerre grondant. Belles photos d’ailleurs sur Pékin. Quelle chance de ne pas avoir été à vélo à ce moment, quoique nous aurions bien trouvé un endroit pour s’abriter.
Comme le dit le dicton «après l’orage, le soleil», l’astre revient assez rapidement. La lumière est alors splendide, comme toujours juste après la pluie. Les toits mouillés de la Cité Interdite reluisent maintenant juste devant nous. Magique instant.
Nous reprenons le chemin du retour en longeant le lac Houhai où quelques baigneurs nagent dans cette eau verte et pleine d’algues. Le lac est bordé de nombreux restos, assez chics avec de belles terrasses. Nous nous arrêtons au soleil, sur un banc, pour profiter de la chaleur revenue.
Parlons des yaourts. Depuis notre arrivée, j’avais remarqué sur le devant des étals, des pots en terre cuite bleus, recouverts par un film en papier et une paille plantée dedans. Il s’agit de pots de yaourts consommés sur place ! En effet, le vendeur garde les pots, qui doivent certainement être consignés pour être réutilisés. J’en ai fait une grande consommation, ces yaourts sont sucrés et juste excellents. Par contre leur prix varie suivant l’endroit. Dans les zones touristiques, c’est plutôt 5 RMB et ailleurs, on les paie 2 RMB ... Bref, tout cela pour dire que chemin faisant, je me suis arrêté pour manger ces délicieux yaourts !
Avant d’arriver à la GH, nous faisons un nouveau stop au marché de Sihuan pour acheter des fruits pour demain (la Grande Muraille est prévue, avec un départ assez tôt) et du thé, noir et en fleurs de jasmin. Les fleurs de jasmin sont en boule et lorsqu’on verse l’eau bouillante dessus, elles s’ouvrent au fond de la tasse. Un bel effet sur vos invités, à condition de servir le thé dans une tasse transparente !
Petite pause traditionnelle à la GH avant de nous partir au marché de nuit de Donghuamen, tout près de Wangfujing. Nous pensions arriver dans un marché culinaire avec tables et chaises pour déguster des spécialités locales, mais non. En fait, ce sont une succession de stands de brochettes et de nourriture diverse à l’emporter, sans possibilité de s’asseoir. Rien ne nous attire vraiment, pourtant nous avons faim. Finalement, nous nous posons au Beijing Roast Duck Home Style Food, juste derrière les stands. Beaucoup de choix (carte en anglais), excellente nourriture et bon marché. Evidemment, les portions sont énormes.
Retour à la GH par le métro à Wangfujing. C’est fou comme ce métro est pratique et facile à utiliser.
Mercredi 19 mai
Les jours défilent. Aujourd’hui, excursion à la Grande Muraille de Chine à une petite centaine de kilomètres au nord de Pékin. Il y a plusieurs sites où la Muraille peut se visiter, notamment Badaling, le plus célèbre. Mais aussi le plus fréquenté, son accès se faisant par autoroute, plus facile les cars qui véhiculent les groupes. Pour notre part, nous choisissons d’aller à Muntianyu, moins connu des tours-opérateurs.
Il y a aussi plusieurs moyens de s’y rendre. En taxi, en transports publics. Nous avons choisi l’option de la GH, avec un forfait transport, ticket d’entrée sur le site, repas du matin et de midi. Certes, plus cher que les transports publics, soit 320 RMB p. pers., mais aussi plus pratique.
Nous partons à 06h45, après avoir ingurgité un bon petit-déjeuner. Une heure de route plus tard, nous voici sur place. Aucun car à l’horizon, les parkings sont vides. Nous sommes venus en voiture, à trois. Nous et un jeune Chinois de Hong-Kong qui porte un magnifique t-shirt ... rouge à croix blanche !!! Nous discutons durant le trajet. Est-il Suisse ? Non, mais il a visité la Suisse l’an dernier, notamment Genève où nous habitons. Petite planète, nous voici en route pour la Grande Muraille et nous parlons des sites touristiques de notre ville !
Pour monter sur la Muraille, trois options à Muntianyu. Un télécabine qui arrive plutôt sur la gauche du site, un télésiège qui arrive tout à droite du site et à pied pour les deux options (environ 30-40 minutes suivant votre rythme). Notre chauffeur nous conseille de monter en télésiège et d’aller directement à la tour N° 1, tout à droite. C’est la plus dure à atteindre, car cela grimpe sec, et c’est aussi de là que le panorama est superbe pour des photos avec la Muraille dépourvue de touristes. En plus, quittant la tour, nous aurons le soleil dans le dos, idéal pour faire les photos. En venant du télécabine, le soleil est de face. Le site est composé au total de 20 tours, accessibles au public. La 1 tout à droite, jusqu’à la 20. Le tout en suivant une courbe de crête.
Nous achetons donc le complément pour la montée en télésiège et une fois en haut départ pour la tour 1. Je confirme, c’est rude ! Les marches sont parfois tellement raides qu’il faut s’aider des mains pour monter. Il nous faut environ 40 minutes pour arriver en haut, mais quelle récompense. Le site est grandiose. Tout le monde connaît la Muraille de Chine, mais l’avoir devant soi est une émotion particulière. Quelle folie d’avoir construit cet ouvrage. On voit des tours perchées sur des crêtes, bien plus haut. Quel travail d’avoir monté les pierres ici. On dit que la moitié de la population a été réquisitionnée pour ce labeur, les pertes humaines ont dû être nombreuses.
Nous partons vers l’arrivée du télécabine (l’option choisie par la majorité des gens), qui représente la tour N° 14. Des vendeurs ambulants commencent à s’installer sur la Muraille, avec des boissons fraîches et des barres chocolatées, sous des parasols colorés pour se protéger d’un soleil qui commence à cogner. Des rudiments d’anglais leur ont visiblement été enseignés : «Do you want Beer or cool water ?». Plus les chiffres pour les prix, bien entendu. C’est à peu près tout. Il nous faut pas loin de 90 minutes pour parcourir la Muraille jusqu’à la tour 14, le rythme n’est pas rapide, vu les fréquentes déclinaisons. Le monde est arrivé, les groupes ... Les opportunités de faire de belles photos sont nombreuses, mais il devient de plus en plus difficiles de n’avoir personne sur les clichés. Et le soleil, lui, commence à donner à fond.
Voilà pourquoi il est important d’arriver tôt, ce qui n’est pas toujours facile en transport public.
Nous faisons une pause en-dessus du télécabine, mais les groupes de touristes chinois sont particulièrement bruyants. Nous avalons rapidement quelques fruits et nous nous remettons en route pour revenir vers l’arrivée du télésiège, dont la majeure partie est en descente. Il y a là une descente en luge d’été qui offre un moment de récréation après l’effort accompli. La matinée touche à sa fin, les cars sont arrivés, il y a maintenant bien du monde sur la Muraille.
Notre chauffeur nous emmène, notre compagnon de Hong-Kong et nous-mêmes dans un restaurant du coin pour le repas de midi. Comme d’habitude, les portions sont énormes et le repas est excellent. Impossible de tout finir. Retour en voiture sur Pékin. A notre arrivée en ville, la route longe le stade olympique, le fameux stade qui ressemble à un nid. Voyant que je prépare mon appareil photo, notre chauffeur arrive à ralentir suffisamment sur le bord de la route, et j’arrive à prendre quelques clichés de ce monument architectural.
Nous arrivons à la GH en début d’après-midi. Nous sommes fourbus et ferons les «larves» le reste de la journée sur notre terrasse de la cour intérieure, à bouquiner, à jouer aux cartes ou à profiter du Wi-fi. Les jambes sont lourdes ...
Pour le repas du soir, nous allons dans un resto coréen à 100 mètres de la GH sur le chemin de la station de métro de Ping’Anli. Spécialité : le barbecue. Chaque table a son petit grill et on peut commander des légumes et plusieurs sortes de viande à griller, dont du chien ... Nous nous contentons du boeuf, nature, au sésame, au ginseng, et des légumes. Encore un très bon repas.
Nous sommes bien fatigués ce soir. Notre chambre est restée bien fraîche, malgré les 30° du jour.
Jeudi 20 mai
Dernier jour complet à Pékin. La fatigue des visites se fait bien sentir, alors le rythme du jour sera tranquille. Bien sûr, il y a encore des temples à voir, des quartiers à visiter, des lieux où se rendre non loin de Pékin, mais en une petite semaine, on ne peut pas tout faire.
Nous retournons au marché de Sihuan, pour faire quelques achats : du sésame, blanc et noir, bien moins cher que chez nous. Le commerçant est très sympa et nous fait goûter de la pâte de sésame. Il nous explique à quoi elle sert en cuisine, mais en chinois ... malgré quelques signes et gestes, il faudra regarder sur le net pour trouver des recettes, car il est impossible de se comprendre. Nous achèterons le pot de pâte de sésame, qu’il fabrique dans sa petite échoppe.
Ensuite, nous prenons le bus 105 (le 111 va aussi) pour nous rendre au nord-ouest de la ville, au terminus, où il y a un grand centre commercial. Nous voulons encore faire quelques achats et voir à quoi ressemble un supermarché chinois. Surprise, c’est un Carrefour ! Le sous-sol est le rayon nourriture et nous déambulons dans les rayons qui sont pleins de produits qui nous sont inconnus. Encore quelques achats de thé que nous ramènerons en valise et des fruits pour midi.
Il est finalement 15h00 lorsque nous revenons à la GH. Nous voulons faire notre valise maintenant, car ce soir nous allons voir un spectacle d’acrobatie à 18h00. De 13 kilos au départ, voilà que la valise en fera 20, balance officielle de l’aéroport de Pékin faisant foi !
A 18h00, nous partons pour le théâtre Tiandi. La circulation est dense en cette fin d’après-midi et il nous faut près de 35 minutes en voiture pour nous y rendre. Début du spectacle à 19h15. nous avons des sièges tout devant la scène, au prix de 180 RMB le siège. Mais le show sera à la hauteur. Jonglages, sauts, équilibristes, funambules, toute la panoplie de l’acrobatie y passe et sans fausse note. Certaines figures sont carrément époustouflantes. La salle n’est pas pleine, mais le spectacle a lieu tous les soirs. D’autres salles proposent également ce genre de spectacles.
Il est 21h00, il nous faut trouver un taxi pour rejoindre notre GH. Facile, il y en a suffisamment qui circulent dans Pékin. Moins facile, donner l’adresse où l’on veut se rendre. D’ailleurs, nous montrons l’adresse de la GH en chinois. Quasi aucun chauffeur de taxi ne parle anglais, même le mot «Airport» leur est inconnu. Pour être sûr d’arriver à destination, pas d’autres choix : il faut avoir l’adresse en chinois.
Nous mangeons une bricole à la GH pour aller se coucher assez tôt, réveil à 06h15 demain matin, notre vol décolle à 11h00.
Vendredi 21 mai
Le réveil est donc programmé à 06h15. De quoi boucler la valise, prendre un petit-déjeuner avant de trouver un taxi pour monter au Capital Airport. Vers 07h30, nous sommes sur le trottoir devant la Red Lantern. Très rapidement, nous trouvons un taxi libre. Par précaution, nous avions fait inscrire le nom de l’aéroport et le numéro du terminal sur un papier et nous avons bien fait.
Nous avons beau essayé de faire comprendre au chauffeur que nous allons à l’aéroport, au terminal 2, mais rien n’y fait. Le papier nous sauve la mise... Il y a finalement moins de circulation que prévu et nous mettons moins de 45 minutes pour arriver. 110 RMB, péage d’autoroute compris. Nous aurions aussi pu prendre la navette près de Xidan, dont le premier trajet débute à 05h30. Nous avions juste peur de ne pas arriver à l’heure à cause de la circulation. Finalement, nous aurions pu.
Bizarrement, l’aéroport est presque vide, rien à voir avec l’effervescence des aéroports d’autres mégapoles. Le check-in est rapide et bien organisé. Les contrôles de sécurité sont minutieux, fouille corporelle pour tout le monde avec un détecteur de métal. Même si l’aéroport est grand, peu de commerces et un Wi-Fi gratuit auquel je n’arrive pas à me connecter.
Le 747 de KLM a atterrit à l’heure, la maintenance de l’avion ne pose de problème. Nous décollerons à l’heure.
Pékin, une bien belle surprise.