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Quinze jours au Japon en mars 2013: retour d'expérience English translation pending
Je m’aide beaucoup de ce forum, mais j’y contribue rarement. Cette fois, justice sera rendue, je vais faire part de mon expérience de voyage au japon.
Voici le programme des 2 semaines :
- tokyo (4 nuits)
- hakone (1 nuit)
- kyoto (6 nuits)
- tokyo (2 nuits)
Nous avons également fait des excursions à la journée à partir de Tokyo et Kyoto :
Nikko, Nara et Osaka (pour le tournoi de sumo).
Rien à redire sur le programme, c’était bien équilibré.
La période : du 16 au 30 mars.
Très beau et chaud à Tokyo (25 deg), plus frais à Kyoto (8 deg) et en plein dans la période de floraison des cerisiers : top !!!! Pas une minute de pluie…donc prendre des vêtements pour tout type de temps.
Les hotels :
- Oak hotel à Tokyo pour 4 nuits. Très bien. Bien situé pour arriver à Tokyo (10 minute à pied de la gare d’Ueno et du Keisei Skyliner, la ligne que nous mène directement de l’aéroport). Pratique au niveau métro et proche d’Asakusa. Bon confort mais condensé, tout est très petit.
- Hotel Senkei à Hakone Yumoto pour une nuit. A 10 min à pied de la gare. Demander à un japonais de vous l’indiquer car là-bas les noms des hôtels ne sont pas traduits. Onsen Intérieur et Exterieur non mixte + repas kakesi servi dans la chambre. Bon accueil, grande chambre, très propre, Onsen agréable, repas copieux et…original (surtout le petit déjeuner au poisson…). Un peu cher mais c’est une expérience.
- K’s house hostel à Kyoto pour 6 nuits. Propre, moderne te bien organisé. Situé à 15 min de la gare à pied et à 3 min d’une station de métro. Bar/resto attenant pour se sustenter. Peu couteux. Bref à recommander pour les petits budgets.
- Andon Ryokan à Tokyo pour 2 nuits. Je n’ai pas trop apprécié malgré l’accueil très gentil. Une peu trop excentré dans un quartier sans commodités et surtout chambre digne d’un placard, beaucoup trop petite. Beaucoup de bruit également. Une clientèle très roots qui semble être dans son élement.
Les transports :
Très faciles au japon, un train, un métro et un pack excursion tout compris vous attendra forcément. Néanmoins un peu de temps pour appréhender les différentes compagnies est nécessaire. Je n’ai ni pris le JR pass (pas rentable), ni pris de carte de métro et aucun souci.
Les activités :
A Tokyo :
- visite du marché au poisson tsukiji à partir de 9h (nous n’avons pas fait la partie thon à 5h du matin) très impressionnant, faire très attention aux engins. Sushis dans les petits restos exceptionnels.
- quartier de shibuya : mode, jeune et dynamique, passage pietons bondé impressionnant.
- Akihabara : la ville électrique, mangas, shopping, maid café…étrange et intéressant
- Shinjuku : montée à l’observatoire gratuit de la mairie, vue sympa de nuit, buildings ultra moderne. Enseignes géantes et patchinko bruyants. Gare/station de métro géante, parc immense, magnifique pendant la floraison des cerisiers.
- Asakusa : shopping dans la rue du matériel de cuisine, temple senso-ji
- Parc de ueno : joli pendant le cherry blossom, musée national intéressant, marché vivant.
- ile Odaiba : métro aérien, onsen génial, grande roue la plus haute du monde et expo toyota
A kyoto :
Beaucoup de temples…de jardins zen. Tous différents et très beaux. Ballade en vélo, et shopping dans les arcades géantes. Visite du palais impérial guidée en anglais à réserver très à l’avance sur le net (idem pour tokyo mais plus de place).
A nikko :
2h30 de train depuis tokyo mais vraiment à voir. Lieu magique (foret mystérieuse) et temple magnifique.
A nara :
Beaux temples et daim en liberté très amusants. A 40 min de kyoto.
A osaka :
Tournoi de sumo. Génial. Billets pris de France sans souci avec BuySumoTickets.com.
Venir le matin pour s’approcher très facilement des sumos, on peut prendre des photos. Sortie une fois autorisée. Après-midi, les lutteurs connus et gradés arrivent, ambiance et sport garantit !! Vraiment à faire…
A hakone :
Amusant parcours de 5h dans les montagnes et sur le lac. Rien d’extraordinaire, juste sympa. Fumerolles, et œufs noirs. Vue éventuelle sur le mont fudji, croisière sur le lac. Ville de hakone yumoto sympa pour les souvenirs et marqueterie. Y venir pour les onsens et ryokans.
La nourriture :
Il faut aimer le poisson et les nouilles ;). Sushis extraordinaires, grande variété, aliments bizarres, glace au thé vert tout est là pour vous dépayser. Globalement c’est assez bon marché. Beaucoup de style de restaurants à faire : petit train à sushi, resto traditionnel assis par terre commande sur un automate, etc…des distributeurs de boisson partout !!
Les moins :
Anglais peu parlé (mais on y arrive sans souci)
Un peu trop de temples à Kyoto (légère overdose)
Pas de paysages fantastiques dans mon circuit
Voyage un peu fatiguant (on a envie de tout faire, tout voir)
Les plus :
Dépaysement assuré
Culture incroyable
Nourriture à découvrir
Contrastes entre hyper modernité et tradition
Beaucoup de chose à faire
Si c’était à refaire :
Je prendrais au départ un guide anglophone ou francophone pour m’expliquer les fondements de la culture nipponne, leurs codes…
Si vous avez des questions…n’hésitez pas !
Voici le programme des 2 semaines :
- tokyo (4 nuits)
- hakone (1 nuit)
- kyoto (6 nuits)
- tokyo (2 nuits)
Nous avons également fait des excursions à la journée à partir de Tokyo et Kyoto :
Nikko, Nara et Osaka (pour le tournoi de sumo).
Rien à redire sur le programme, c’était bien équilibré.
La période : du 16 au 30 mars.
Très beau et chaud à Tokyo (25 deg), plus frais à Kyoto (8 deg) et en plein dans la période de floraison des cerisiers : top !!!! Pas une minute de pluie…donc prendre des vêtements pour tout type de temps.
Les hotels :
- Oak hotel à Tokyo pour 4 nuits. Très bien. Bien situé pour arriver à Tokyo (10 minute à pied de la gare d’Ueno et du Keisei Skyliner, la ligne que nous mène directement de l’aéroport). Pratique au niveau métro et proche d’Asakusa. Bon confort mais condensé, tout est très petit.
- Hotel Senkei à Hakone Yumoto pour une nuit. A 10 min à pied de la gare. Demander à un japonais de vous l’indiquer car là-bas les noms des hôtels ne sont pas traduits. Onsen Intérieur et Exterieur non mixte + repas kakesi servi dans la chambre. Bon accueil, grande chambre, très propre, Onsen agréable, repas copieux et…original (surtout le petit déjeuner au poisson…). Un peu cher mais c’est une expérience.
- K’s house hostel à Kyoto pour 6 nuits. Propre, moderne te bien organisé. Situé à 15 min de la gare à pied et à 3 min d’une station de métro. Bar/resto attenant pour se sustenter. Peu couteux. Bref à recommander pour les petits budgets.
- Andon Ryokan à Tokyo pour 2 nuits. Je n’ai pas trop apprécié malgré l’accueil très gentil. Une peu trop excentré dans un quartier sans commodités et surtout chambre digne d’un placard, beaucoup trop petite. Beaucoup de bruit également. Une clientèle très roots qui semble être dans son élement.
Les transports :
Très faciles au japon, un train, un métro et un pack excursion tout compris vous attendra forcément. Néanmoins un peu de temps pour appréhender les différentes compagnies est nécessaire. Je n’ai ni pris le JR pass (pas rentable), ni pris de carte de métro et aucun souci.
Les activités :
A Tokyo :
- visite du marché au poisson tsukiji à partir de 9h (nous n’avons pas fait la partie thon à 5h du matin) très impressionnant, faire très attention aux engins. Sushis dans les petits restos exceptionnels.
- quartier de shibuya : mode, jeune et dynamique, passage pietons bondé impressionnant.
- Akihabara : la ville électrique, mangas, shopping, maid café…étrange et intéressant
- Shinjuku : montée à l’observatoire gratuit de la mairie, vue sympa de nuit, buildings ultra moderne. Enseignes géantes et patchinko bruyants. Gare/station de métro géante, parc immense, magnifique pendant la floraison des cerisiers.
- Asakusa : shopping dans la rue du matériel de cuisine, temple senso-ji
- Parc de ueno : joli pendant le cherry blossom, musée national intéressant, marché vivant.
- ile Odaiba : métro aérien, onsen génial, grande roue la plus haute du monde et expo toyota
A kyoto :
Beaucoup de temples…de jardins zen. Tous différents et très beaux. Ballade en vélo, et shopping dans les arcades géantes. Visite du palais impérial guidée en anglais à réserver très à l’avance sur le net (idem pour tokyo mais plus de place).
A nikko :
2h30 de train depuis tokyo mais vraiment à voir. Lieu magique (foret mystérieuse) et temple magnifique.
A nara :
Beaux temples et daim en liberté très amusants. A 40 min de kyoto.
A osaka :
Tournoi de sumo. Génial. Billets pris de France sans souci avec BuySumoTickets.com.
Venir le matin pour s’approcher très facilement des sumos, on peut prendre des photos. Sortie une fois autorisée. Après-midi, les lutteurs connus et gradés arrivent, ambiance et sport garantit !! Vraiment à faire…
A hakone :
Amusant parcours de 5h dans les montagnes et sur le lac. Rien d’extraordinaire, juste sympa. Fumerolles, et œufs noirs. Vue éventuelle sur le mont fudji, croisière sur le lac. Ville de hakone yumoto sympa pour les souvenirs et marqueterie. Y venir pour les onsens et ryokans.
La nourriture :
Il faut aimer le poisson et les nouilles ;). Sushis extraordinaires, grande variété, aliments bizarres, glace au thé vert tout est là pour vous dépayser. Globalement c’est assez bon marché. Beaucoup de style de restaurants à faire : petit train à sushi, resto traditionnel assis par terre commande sur un automate, etc…des distributeurs de boisson partout !!
Les moins :
Anglais peu parlé (mais on y arrive sans souci)
Un peu trop de temples à Kyoto (légère overdose)
Pas de paysages fantastiques dans mon circuit
Voyage un peu fatiguant (on a envie de tout faire, tout voir)
Les plus :
Dépaysement assuré
Culture incroyable
Nourriture à découvrir
Contrastes entre hyper modernité et tradition
Beaucoup de chose à faire
Si c’était à refaire :
Je prendrais au départ un guide anglophone ou francophone pour m’expliquer les fondements de la culture nipponne, leurs codes…
Si vous avez des questions…n’hésitez pas !
Discussion autour du concours photos avril 2013: "Et si on faisait une sieste?" English translation pending
Bonjour à tous,
Le thème de ce mois d'avril est « Et si on faisait une sieste ? ».
Vous pouvez débattre, questionner et partager ici vos impressions et commentaires autour du thème!
Pour participer au concours, c'est ici :
http://voyageforum.com/v.f?post=5901636#5901636
Pour le diaporama, c’est ici (merci Hériklès) :)
A venir
Le thème de ce mois d'avril est « Et si on faisait une sieste ? ».
Vous pouvez débattre, questionner et partager ici vos impressions et commentaires autour du thème!
Pour participer au concours, c'est ici :
http://voyageforum.com/v.f?post=5901636#5901636
Pour le diaporama, c’est ici (merci Hériklès) :)
A venir
Retour d'un séjour de trois semaines au Sri Lanka avec notre fille de 2 ans et demi English translation pending
J'ai tellement consulté les forums pour la préparation de notre voyage au sri lanka que je me devais de vous faire un retour de ce voyage en famille en janvier 2013.
Pour rassurer tous ceux qui se demandent si une petite fille de deux ans et demi n'est pas un peu trop jeune pour un tel voyage, je peux vous dire que là-bas, c'était une véritable princesse. Notre fille a très bien supporté l'avion et le décalage horaire a été réglé en une seule journée. Dès le lendemain, elle était prête à tout faire !!
Nous avions prévu un itinéraire respectant les besoins de notre fille, c’est-à-dire cool avec une belle activité le matin puis retour à l’hôtel pour la sieste et éventuellement une nouvelle activité après.
Notre circuit fut le suivant :
- Arrivée à l’aéroport à 13h30 le 7 janvier 2013. Là-bas, nous rencontrons un chauffeur qui devait seulement nous emmener à notre guest house à Negombo. Dans la conversation, il nous a dit être guide officiel, nous a semblé sérieux, conduisait très prudemment et parlait bien anglais. Finalement, nous déciderons de le garder 10 jours et nous n’avons vraiment pas été déçus. Je peux vous donner ses coordonnées au besoin.
- 08/01 : Negombo : marché aux poissons, ballade en tuk-tuk dans les ruelles de la ville. Vraiment très agréable.
Nous logions à la Guest House Angel Inn. Les chambres sont agréables, propres, petit jardin devant sympa. Nous y avons logé les 2 premières nuits puis les deux dernières. Par contre, les propriétaires sont un peu antipathiques. J’avais imprimé la confirmation de notre réservation avant de partir, nous avons bien fait. Au moment de régler la note, il nous dit que notre chambre coûte 35 dollars alors que nous avions une réservation à 25 dollars. Nous avons finalement payé le prix convenu…
A Negombo, sur Lewis Place, très bon restaurant le Peacock. Serveur exceptionnel qui se souvenait parfaitement ce que nous avions commandé plus de deux semaines auparavant ! très belles attentions pour notre fille.
- 09/01 : Départ pour le triangle culturel avec notre chauffeur. Nous avions réservé l’hôtel Kassapa Lions Rock à Sigiriya. Très bel hôtel. Petits bungalows sympas assez éloignés les uns des autres. Les chambres sont belles, et les salles de bain avec douche à ciel ouvert et baignoire sont très biens. Le buffet est assez continental, rien d’exceptionnel pour ceux qui recherchent la vraie cuisine sri lankaise mais reste correct.
Notre chauffeur nous a déconseillé d’aller à Pinnawella voir les éléphants (je savais que c’était un truc à touristes mais je pensais cela intéressant pour ma fille) et nous a plutôt suggéré de faire le parc de Minnerya. Très bonne idée, quel plaisir de voir les éléphants à seulement quelques mètres de nous et en totale liberté. Exceptionnel.
- 10/01 : Polonnaruwa : Il pleut ce jour-là des trombes d’eau mais l’eau n’est pas froide, cela nous gêne à peine et donne même un charme particulier au lieu. Dans l’après-midi, massage pour les parents avec un moment mémorable dans un tout petit hammam fait tout de terre et dont le sol est recouvert de feuilles de thé.
- 11/01 : Forteresse de Sigiriya. Magnifique ! Notre fille a monté les ¾ des 1000 marches toute seule ! Paysage en haut à couper le souffle. Par contre, j’avais un peu peur pendant la dernière phase de la montée, vieil escalier qui n’inspire pas confiance et un vent du diable… cela vaut vraiment le détour ! Après-midi piscine à l’hôtel.
- 12/01 : Départ pour Kandy. Sur le chemin, arrêt à Dambulla. Les grottes sont magnifiques, très beaux bouddhas.
Arrêt à Matale visiter un jardin d’épices. Intéressant.
Arrivée à notre hôtel mais désolée, c’est notre guide qui nous l’avait réservé et je ne connais pas le nom. Au bord d’une rivière, très beau paysage un peu en retrait de la ville (et du bruit aussi !)
Visite d’un atelier de meubles en bois.
- 13/01 : Visite du jardin botanique. On m’avait dit qu’il était très beau, c’est vraiment le cas. Nous n’y connaissons rien en fleurs ni en arbres mais ballade très sympa et les arbres sont gigantesques. De plus, les amoureux disséminés un peu partout donnent encore plus de charme au lieu.
Après-midi, visite de la ville de Kandy, visite d’un centre de production de bijoux puis spectacle de danse.
- 14/01 : visite d’un atelier de vêtements en soie, d’un atelier de bâtik. Retour en ville pour une bonne ballade. Ensuite, visite du temple de la dent. J’avoue ne pas avoir trouvé ça exceptionnel mais j’en garde un souvenir néanmoins très ému car le grand chef des moines a posé la main sur ma fille en passant à côté de nous, son regard était tellement gentil envers elle que je prends cela comme un signe de chance pour son avenir.
- 15/01 : Départ pour Ella. Nous partons un peu plus tôt pour pouvoir prendre le train de Nanu-Oya à Ella. Le trajet est très beau (quoique 3 heures pour faire 70 km et quelques milliers de virages de montage plus loin, ça commence à faire beaucoup). Nous nous arrêtons visiter une manufacture de thé (pas de bol, nous visitons le site le seul jour de l’année où les femmes tamoul ne travaillent pas…) puis second arrêt à Nuwara Eliya. J’avais hésité à rester quelques jours là-bas, nous avons bien fait de ne faire qu’y passer. Pas grand-chose à voir. Mais plein de polaires et de vestes de ski, de coupes vents à acheter. Les prix sont complètement dérisoires. Si j’avais su cela avant de partir, j’aurais fait quelques économies. J’ai ensuite adoré le train jusqu’à Ella, les paysages sont vraiment à couper le souffle.
- Arrivée à Ella. J’avais prévu initialement de rester 3 nuits, notre guide nous conseille plutôt de ne rester que deux nuits, finalement nous ne resterons qu’une nuit et nous avons vu tout ce que nous voulions voir !! La ville d’Ella se résume à une seule rue de quelques centaines de mètres. Le routard en fait une description magique, c’est vraie que c’est sympa mais cela ne se résume quand même qu’à une rue !!
- 16/01 Le lendemain matin, nous partons tôt faire le little adam speak. Ballade vraiment agréable au milieu des champs de thé. Arrêt aux cascades de Rawana Ella Falls, très beau. Puis route jusqu’à Tissa pour faire le safari de Yala en fin de journée.
Le safari est vraiment sympa à faire. Nous avons aimé la possibilité de voir plein d’animaux, même si certains ne nous sont pas vraiment étrangers (paons, sangliers, daims existent en nombre en France) Nous avons eu la chance de voir un léopard. Au début du safari, à un moment donné notre guide s’est excité et s’est placé au milieu d’une douzaine d’autre jeep, toutes aussi excitées les unes que les autres. Notre guide nous a dit qu’il y avait un léopard dans le coin. Au bout de quelques minutes, il y avait une telle tension que j’avais vraiment mal au cœur pour cette pauvre bête traquée, nous avons demandé au chauffeur de laisser tomber et d’aller plus loin. Au bout d’une heure ou deux, nous sommes passés à côté d’une jeep qui nous a fait un signe, juste derrière le véhicule se trouvait un léopard qui dormait. Nous avons pu l’observer sans stress, ni pour cet animal, ni pour nous, là c’était vraiment exceptionnel. Nous avions juste avant observé un bébé éléphant à un mètre ou deux de nous. Nous sommes partis de ce parc à la nuit tombée, plein d’images en tête. Nuit à Tissa.
- 17/01 : Départ de Tissa vers Tangalle, nous arrivons vers midi. J’avais réservé au Green Garden Cabanas. A notre arrivée, je suis quelque peu déçue car j’étais persuadée d’avoir réservé une cabane sur la plage et nous sommes un peu en retrait, nous ne voyons même pas la mer. Le propriétaire est un peu hautain, du même genre qu’à Negombo. Il nous propose un prix beaucoup plus élevé que ce qui était prévu. De la même manière, nous sortons notre mail : une chambre pour 25 ou une cabane pour 35. Finalement, nous choisirons la chambre sur les conseils de notre chauffeur (qui nous a fait remarquer que les chambres ont un sol en carrelage froid et étanche aux moustiques, les cabanes sont en parquet juste au-dessus du sol) Nous n’avons pas regretté notre choix, chambre très agréable, terrasse également. Restaurant très bon. Les autres guest house autour n’ont jamais non plus de vue sur la mer, je ne regrette donc pas du tout où nous sommes allés. Après-midi plage.
- 18/01 : Plage de Tangalle. Endroit très joli mais les vagues sont beaucoup trop importantes pour une enfant. Faire très attention.
- 19/01 au 22/01: Départ de Tangalle pour Unawatuna. Nous y avons passé 4 nuits. J’avais réservé au Palm Grove, coup de cœur de notre périple. Les propriétaires Lorraine et Paul, des anglais, sont adorables et sont coupés en 4 pour nous faire plaisir. Ils nous ont donné une chambre familiale dans laquelle nous avions 2 lits doubles et Lorraine nous a installé en plus un lit bébé (et 1 tout petit lit pour la barbie !!) Chambre vraiment très propre et joliment décorée. Petit jardin tropical avec petit bassin à poisson. Atmosphère vraiment très reposante. Les propriétaires nous ont donné plein d’adresse de restaurants, magasins, chauffeur de tuk-tuk pour éviter de payer trop cher. Très bons conseils. Petits déjeuners grandioses avec des singes dans les arbres tout autour de nous.
Nous avons essayé la plage d’Unawatuna, beau ban de sable et vagues beaucoup moins importantes qu’à Tangalle. Coup de cœur pour la plage juste à côté de la Jungle Beach. Une plage complètement désertes avec de l’ombre (bien pour enfant !).
Nous avons également fait la Turtle Hatchery à quelques km d’Unawatuna. Notre fille a pu tenir dans ses mains plusieurs tortues, des petites et des moyennes et en a mis une petite à la mer. Elle était aux anges.
Nous avons également fait une belle balade sur le lac autour de l’ile Cinneman. Très zen, et découverte de la cannelle très intéressante. Nous avons enfin visité la ville de Galle une matinée. Pas mal, très belles rues, mais nous n’avons pas trouvé la ville exceptionnelle.
- 23/01 : Notre chauffeur du début de notre périple revient nous chercher à Unawatuna, direction Negombo. Nous faisons une halte à Colombo pour une visite de la capitale. Endroit très pollué, beaucoup de monde, je n’ai pas aimé cette ville que j’ai trouvée très oppressante. Après-midi ballade dans les rues de Negombo.
- 24/01 : Negombo, châteaux de sable et ballade pour cette dernière journée. Le soir, nous dinons chez notre chauffeur qui nous a invités dans sa maison familiale. Moments très agréables entre notre fille et ses deux enfants. Par contre, un peu décontenancés lorsque nous nous sommes retrouvés seuls à manger devant 7 personnes qui nous regardent. Super soirée.
- 25/01 Départ pour l’aéroport, vol vers 9h00.
Au niveau des informations plus générales, j’étais partie avec un stock de médicaments tel qu’il pouvait tout nous arriver, je pouvais soigner tout le monde ! Par chance, nous ramenons la trousse à pharmacie quasiment intacte. Au niveau des moustiques, j’avais au préalable trempé tous nos vêtements avec une solution insecticide. De plus, nous nous mettions du produit matin et soir. Nous n’avons pratiquement pas été piqués. La seule fois où notre fille a été piquée, c’est la seule nuit où elle a dormi sans moustiquaire et sans clim. Pour les adultes, nous nous sommes fait piquer les deux dernières nuits où nous n’avions pas la clim. Je m’attendais à voir énormément de moustiques, cela n’a pas été le cas. On en voyait qu’à la tombée de la nuit : un peu de produit, un pantalon et un T-Shirt long et plus de problème ! Nous avions choisi de prendre le traitement anti-palu. Tout le monde l’a très bien supporté. Au niveau de la nourriture, vous ne peinerez pas à trouver votre bonheur. Tous les restaurants servent des versions « touristes », c’est-à-dire non ou peu épicées et c’est très bon. Le Devilled est un délice et pas épicé du tout. Chaque restaurant nous a aussi fait des repas spéciaux pour notre fille, du genre des pâtes, du riz, des frites, des nuggets, des rotis (qui ressemblent à des pizzas calzone), elle a très bien mangé tout le séjour. Les cinghalais sont vraiment adorables et avoir une enfant avec vous vous ouvre toutes les portes !! Très souriants, ils sont toujours à vouloir commencer une conversation. Nous avons souvent été sollicités pour être photographiés avec les gens, ceux-ci souhaitant surtout prendre quelques photos de notre fille (blonde aux yeux bleus) avec eux-mêmes ou leurs enfants. Les sri lankais sont très attentionnés avec les enfants et toujours très respectueux. Nous avons rencontré des gens formidables qui pourtant, n’ont pas toujours la vie facile. Voilà à quoi ressemblait notre voyage, c’était juste merveilleux. Si vous avez besoin, je suis à votre disposition. Céline
Au niveau des informations plus générales, j’étais partie avec un stock de médicaments tel qu’il pouvait tout nous arriver, je pouvais soigner tout le monde ! Par chance, nous ramenons la trousse à pharmacie quasiment intacte. Au niveau des moustiques, j’avais au préalable trempé tous nos vêtements avec une solution insecticide. De plus, nous nous mettions du produit matin et soir. Nous n’avons pratiquement pas été piqués. La seule fois où notre fille a été piquée, c’est la seule nuit où elle a dormi sans moustiquaire et sans clim. Pour les adultes, nous nous sommes fait piquer les deux dernières nuits où nous n’avions pas la clim. Je m’attendais à voir énormément de moustiques, cela n’a pas été le cas. On en voyait qu’à la tombée de la nuit : un peu de produit, un pantalon et un T-Shirt long et plus de problème ! Nous avions choisi de prendre le traitement anti-palu. Tout le monde l’a très bien supporté. Au niveau de la nourriture, vous ne peinerez pas à trouver votre bonheur. Tous les restaurants servent des versions « touristes », c’est-à-dire non ou peu épicées et c’est très bon. Le Devilled est un délice et pas épicé du tout. Chaque restaurant nous a aussi fait des repas spéciaux pour notre fille, du genre des pâtes, du riz, des frites, des nuggets, des rotis (qui ressemblent à des pizzas calzone), elle a très bien mangé tout le séjour. Les cinghalais sont vraiment adorables et avoir une enfant avec vous vous ouvre toutes les portes !! Très souriants, ils sont toujours à vouloir commencer une conversation. Nous avons souvent été sollicités pour être photographiés avec les gens, ceux-ci souhaitant surtout prendre quelques photos de notre fille (blonde aux yeux bleus) avec eux-mêmes ou leurs enfants. Les sri lankais sont très attentionnés avec les enfants et toujours très respectueux. Nous avons rencontré des gens formidables qui pourtant, n’ont pas toujours la vie facile. Voilà à quoi ressemblait notre voyage, c’était juste merveilleux. Si vous avez besoin, je suis à votre disposition. Céline
New York + De Salt Lake City à San Francisco en 28 jours! English translation pending
Bonne année à tous !
Avant de me lancer dans le compte-rendu de notre roadtrip de l’été dernier (déjà 4 mois !), je renouvelle à tous les membres de Voyage Forum mes remerciements : les lectures de vos nombreux posts et blogs m’ont été d’une grande aide La rédaction de ce carnet de voyage est une façon de vous remercier tous, et peut-être d’en aider d’autres !
USA 2012
Après 10 mois de préparation, nous sommes prêts !
Nous partons à 2 familles, 4 adultes et 4 ados (3 garçons – 16, 14, 12 ans – et une fille de 16 ans). La préparation a tenu compte des envies de chacun, mais a uniquement reposé sur mes épaules ! Je passe un mois de Juin à stresser comme une dingue, avec 1000 questions à la minute, quant aux assurances, choix de la voiture de loc, est-ce que tout va bien se passer, et si... mais pourquoi... Et tout d'un coup, le stress passe, il n'y a plus que la hâte de partir !
Samedi 14/7 : Ça y est, on y est, c'est le jour J !
Réveil à 7h, sans problème, même les enfants ne râlent pas.
Petit déj puis derniers rajouts dans les sacs.
Passeports ? Ok. Billets d'avion ? Ok. Vouchers pour les hôtels ? Ok. Permis de conduire ? Ok. Dollars ? Ok. Cartes bleues ? Ok ! Je crois qu'on n’oublie rien ! On est fin prêt !
On attend fébrilement la navette devant notre grille. On a choisi le système de navette, car entre cette solution et le parking discount pour 30 jours près de Roissy + frais d'essence +/- péages, les prix se valaient. Comme ça, pas de stress sur la route, pas de stress à l'arrivée à l'aéroport ! La navette va nous déposer direct au bon endroit, et nous reprendra aussi à la sortie de l’avion.
Arrivée de la navette à 8h30 comme prévu, à la maison, avec nos amis. On est samedi 14 juillet, on évite donc l'autoroute et les périph' parisiens, et on passe par l'ancienne route de Paris.
À Roissy, à 11h comme prévu, la police est partout quand on arrive, nous obligeant à débarquer de la navette bien au-delà de notre porte d'embarquement. On ne saura jamais pourquoi ?
Et on fait un aller-retour inutile dans l'aéroport pour une erreur d'aiguillage, on est allé jusqu'au N° de la porte prévue... à Salt Lake City ! Et bien ça commence bien ce voyage, va falloir s'améliorer pour la navigation ! En tout cas, on ne regrette déjà pas d'avoir investi dans des sacs de voyage à roulette !
Le check in se passe... comme sur des roulettes justement. Puis attente comme tout le monde, avec vue sur notre bel A380.

Décollage sur l'A380 avec 30' de retard, soit 14h25 au lieu de 13h55. Très bien cet avion. On commence avec le plus bel avion, ça va nous rendre un peu difficile pour la suite. Écran individuel, choix de films importants, nourriture et boissons servis à bord très correctes. Nombreux encas et boissons proposés. Champagne pour ce premier vol transatlantique !
Arrivée à NYC à l'heure, à 16h10, le pilote a dû accélérer en vol. Passage de douane et immigration sans soucis, mais en sortant d'un A380, on n'est pas tout seul, l'attente est un peu longue.
On refuse tous les taxis "sauvages" proposés, et on trouve sans attendre un Yellowcab pour arriver à l'hôtel à 18h30, tarif de 45$ HT comme prévu (merci VF). Premiers échanges dans la langue de Shakespeare (ou presque) avec le chauffeur du taxi, d'origine indonésienne, c'est peut-être pour ça qu'on s'est plutôt pas trop mal compris : entre migrants, c'est plus facile !
On est déjà le nez en l'air, à regarder tous ces gratte-ciels !
Notre hôtel est le Comfort Inn Chelsea, à 500m du Flat Iron Building, au calme.

Entre 2 buildings, on aperçoit l'Empire State Building !

Après s’être installés dans les chambres, on va juste dîner du côté de la 6e Avenue. J'en profite pour donner à nos amis une première check-list des us et coutumes américaines (tips entre autres). Et, comme chaque soir tout au long de notre voyage, nous décidons tous ensemble du programme définitif du lendemain.
Puis dodo : il est déjà 21h soit 3h en France.
Le Wifi fonctionne bien dans l'hôtel, comme dans la majorité des cas. Nous profiterons des soirées pour nous occuper des photos, et des réveils matinaux pour envoyer des mails. Je n'arrive pas à envoyer des photos avec mes mails, mais sur Facebook oui !
Dimanche15/7 : Premier réveil tôt, décalage horaire oblige. Après un bon Continental Breakfast à l'hôtel, direction Central Park, en empruntant la 5e Avenue. On est dimanche, il est tôt, les rues de NY sont presque vides, étrange impression...


Et là, il se passe quelque chose d'extraordinaire : Mon mari tombe sous le charme de cette ville, et m'emprunte l'appareil-photo (d'habitude, c'est moi la photographe dans la famille, et d'ailleurs c'est "mon" appareil-photo, non mais alors !). Et bien, ce n'est qu'un début, je vais passer mes vacances à le lui réclamer. C'est décidé, je sais ce que je lui offre à Noël !


J'ai le Cartoville de NY en main, le top ce guide, petit mais complet. Finalement une fois sur place, plutôt facile de s'y retrouver entre les rues et les avenues, et leurs sens. De France, ça me paraissait tellement plus compliqué. On découvre magasins, buildings et monuments notables (ESB, Public Library, Grand Central Station, Chrysler Building, Rockefeller Center, St Patrick's Cathedral, Trump Tower... Apple). On admire de l'extérieur, ou on visite aussi l'intérieur, ça dépend de nos envies.
Mélange de magasins types Gap, Benetton, les incontournables Abercrombie et Hollister, et d'enseignes beaucoup plus luxueuses. On est dimanche, tous les magasins sont ouverts.
On croise des hommes sandwich, des femmes sandwich aussi.

Des groupes de manifestants, une vingtaine de personnes qui déambulent en permanence en scandant leurs revendications…

Des marchands ambulants, qui déversent leurs biens à vendre en déballant un drap sur le trottoir.

Au vu des contrefaçons, on comprend pourquoi ils ont l’œil vif à tout ce qui les entoure : en cas de problème, ils récupèrent les 4 coins de leur drap, et hop, ils disparaissent ! On assiste aussi à un shooting, avec mannequins et photographes, au milieu des passants de la 5e avenue…
Il fait chaud, on achète à boire sans arrêt, les bouteilles qu'on avait emportées dans les sacs à dos ont vite été vidées !
Traversée de Central Park avec premiers hot-dogs et bretzels géants chauds, qui ne suffisant pas à nous rassasier, on remangera avant le musée.
1ère leçon : un enfant qui a pris un continental breakfast ne tient pas jusqu'au soir sans manger (malgré mes nombreuses lectures qui m'assuraient du contraire, j'étais septique avant de partir : des ados, ça mange bien, aucun risque de leur faire sauter un repas !)
On est dimanche, Central Park est bien vivant, il y a des matchs de base ball...

frisbee, cricket...

La vue sur les buildings depuis Central Park est assez impressionnante ! Cette ligne de "constructions Lego" juste au-dessus de tout ce vert !

L'après-midi, musée d'histoire naturelle, où on échange nos vouchers de NY City Pass achetés en France via Internet.
De belles mises en scène d'animaux empaillés très réalistes. Un peu déçus sinon par les squelettes de dino (on a visité le muséum d'histoire naturelle de Londres, qui est un cran au-dessus on a trouvé).
Retour vers l'hôtel, il fait toujours aussi chaud. On prend la 6e Avenue cette fois. La première journée a été longue, trop ? Retour à pied un peu dur pour les enfants... 2ème leçon : un enfant qui a faim, il faut le nourrir... sans attendre, ce qu'on finit par faire évidemment, on n'est pas des parents indignes quand même.
Lundi 16/7 : Direction plein sud en métro cette fois : Statue de la Liberté, Ellis Island ce matin (queue de 30mn environ, à l'américaine, sans arrêt en mouvement, sous le soleil ça aide). Belle vue de Manhattan depuis le ferry, il fait beau, le vent rend la chaleur supportable, casquette obligatoire quand même.



Pour éviter de refaire la queue au niveau du ferry de la Statue de la Liberté, on choisit de ne pas y descendre, direction donc le musée de l'Immigration directement. Sacrée émotion que d'imaginer l'arrivée des émigrés ici. On se promène dans le bâtiment, on s'imagine à leur place... On s'amuse à chercher des passeports français, ou des pièces de monnaie françaises dans les vitrines. Retour sur le ferry, mais on choisit cette fois le pont inférieur, le soleil tape vraiment trop dur !
On se retrouve à Battery Park et on déambule jusqu'à Ground Zero.

Au passage, on voit le célèbre taureau. Déjeuner dans notre seul Burger King du voyage vers Ground Zero. Pas inoubliable. Pas de visite du site de Ground Zero lui-même, mais l'émotion est présente sur la place. Puis on prend Wall Street jusqu'aux quais, rue presque oppressante tellement elle est petite, serrée entre 2 colonnes de gratte-ciels !

Arrêt dans le RDC d'un immeuble où l'on trouve un bar au frais très agréable, dans un magnifique décor.

Dans Wall Street, beaucoup de policiers et de business men qui viennent fumer une cigarette pendant leur pause. Tous en costume cravate, j’ai chaud pour eux ! L’un d’eux n’a qu’un bermuda en guise de pantalon, mais très smart le bermuda !
Puis remontée vers le Pier 17, très agréable en milieu de journée.
Ma fille croise une famille avec des sacs Abercrombie, et ose leur demander en anglais, of course, s’il y a un magasin dans le coin (vu qu'hier, elle a été très frustrée de ne pas entrer dans celui de la 5e avenue mais la file d'attente était vraiment trop longue).

Quel hasard, on passe justement devant en allant vers le Pier 17, et pas de queue devant le magasin ! Petite visite "obligatoire" du magasin en question. Et déjà "quelques" $ qui s'envolent...
Avant de me lancer dans le compte-rendu de notre roadtrip de l’été dernier (déjà 4 mois !), je renouvelle à tous les membres de Voyage Forum mes remerciements : les lectures de vos nombreux posts et blogs m’ont été d’une grande aide La rédaction de ce carnet de voyage est une façon de vous remercier tous, et peut-être d’en aider d’autres !
USA 2012
Après 10 mois de préparation, nous sommes prêts !
Nous partons à 2 familles, 4 adultes et 4 ados (3 garçons – 16, 14, 12 ans – et une fille de 16 ans). La préparation a tenu compte des envies de chacun, mais a uniquement reposé sur mes épaules ! Je passe un mois de Juin à stresser comme une dingue, avec 1000 questions à la minute, quant aux assurances, choix de la voiture de loc, est-ce que tout va bien se passer, et si... mais pourquoi... Et tout d'un coup, le stress passe, il n'y a plus que la hâte de partir !
Samedi 14/7 : Ça y est, on y est, c'est le jour J !
Réveil à 7h, sans problème, même les enfants ne râlent pas.
Petit déj puis derniers rajouts dans les sacs.
Passeports ? Ok. Billets d'avion ? Ok. Vouchers pour les hôtels ? Ok. Permis de conduire ? Ok. Dollars ? Ok. Cartes bleues ? Ok ! Je crois qu'on n’oublie rien ! On est fin prêt !
On attend fébrilement la navette devant notre grille. On a choisi le système de navette, car entre cette solution et le parking discount pour 30 jours près de Roissy + frais d'essence +/- péages, les prix se valaient. Comme ça, pas de stress sur la route, pas de stress à l'arrivée à l'aéroport ! La navette va nous déposer direct au bon endroit, et nous reprendra aussi à la sortie de l’avion.
Arrivée de la navette à 8h30 comme prévu, à la maison, avec nos amis. On est samedi 14 juillet, on évite donc l'autoroute et les périph' parisiens, et on passe par l'ancienne route de Paris.
À Roissy, à 11h comme prévu, la police est partout quand on arrive, nous obligeant à débarquer de la navette bien au-delà de notre porte d'embarquement. On ne saura jamais pourquoi ?
Et on fait un aller-retour inutile dans l'aéroport pour une erreur d'aiguillage, on est allé jusqu'au N° de la porte prévue... à Salt Lake City ! Et bien ça commence bien ce voyage, va falloir s'améliorer pour la navigation ! En tout cas, on ne regrette déjà pas d'avoir investi dans des sacs de voyage à roulette !
Le check in se passe... comme sur des roulettes justement. Puis attente comme tout le monde, avec vue sur notre bel A380.

Décollage sur l'A380 avec 30' de retard, soit 14h25 au lieu de 13h55. Très bien cet avion. On commence avec le plus bel avion, ça va nous rendre un peu difficile pour la suite. Écran individuel, choix de films importants, nourriture et boissons servis à bord très correctes. Nombreux encas et boissons proposés. Champagne pour ce premier vol transatlantique !
Arrivée à NYC à l'heure, à 16h10, le pilote a dû accélérer en vol. Passage de douane et immigration sans soucis, mais en sortant d'un A380, on n'est pas tout seul, l'attente est un peu longue.
On refuse tous les taxis "sauvages" proposés, et on trouve sans attendre un Yellowcab pour arriver à l'hôtel à 18h30, tarif de 45$ HT comme prévu (merci VF). Premiers échanges dans la langue de Shakespeare (ou presque) avec le chauffeur du taxi, d'origine indonésienne, c'est peut-être pour ça qu'on s'est plutôt pas trop mal compris : entre migrants, c'est plus facile !
On est déjà le nez en l'air, à regarder tous ces gratte-ciels !
Notre hôtel est le Comfort Inn Chelsea, à 500m du Flat Iron Building, au calme.

Entre 2 buildings, on aperçoit l'Empire State Building !

Après s’être installés dans les chambres, on va juste dîner du côté de la 6e Avenue. J'en profite pour donner à nos amis une première check-list des us et coutumes américaines (tips entre autres). Et, comme chaque soir tout au long de notre voyage, nous décidons tous ensemble du programme définitif du lendemain.
Puis dodo : il est déjà 21h soit 3h en France.
Le Wifi fonctionne bien dans l'hôtel, comme dans la majorité des cas. Nous profiterons des soirées pour nous occuper des photos, et des réveils matinaux pour envoyer des mails. Je n'arrive pas à envoyer des photos avec mes mails, mais sur Facebook oui !
Dimanche15/7 : Premier réveil tôt, décalage horaire oblige. Après un bon Continental Breakfast à l'hôtel, direction Central Park, en empruntant la 5e Avenue. On est dimanche, il est tôt, les rues de NY sont presque vides, étrange impression...


Et là, il se passe quelque chose d'extraordinaire : Mon mari tombe sous le charme de cette ville, et m'emprunte l'appareil-photo (d'habitude, c'est moi la photographe dans la famille, et d'ailleurs c'est "mon" appareil-photo, non mais alors !). Et bien, ce n'est qu'un début, je vais passer mes vacances à le lui réclamer. C'est décidé, je sais ce que je lui offre à Noël !


J'ai le Cartoville de NY en main, le top ce guide, petit mais complet. Finalement une fois sur place, plutôt facile de s'y retrouver entre les rues et les avenues, et leurs sens. De France, ça me paraissait tellement plus compliqué. On découvre magasins, buildings et monuments notables (ESB, Public Library, Grand Central Station, Chrysler Building, Rockefeller Center, St Patrick's Cathedral, Trump Tower... Apple). On admire de l'extérieur, ou on visite aussi l'intérieur, ça dépend de nos envies.
Mélange de magasins types Gap, Benetton, les incontournables Abercrombie et Hollister, et d'enseignes beaucoup plus luxueuses. On est dimanche, tous les magasins sont ouverts.
On croise des hommes sandwich, des femmes sandwich aussi.

Des groupes de manifestants, une vingtaine de personnes qui déambulent en permanence en scandant leurs revendications…

Des marchands ambulants, qui déversent leurs biens à vendre en déballant un drap sur le trottoir.

Au vu des contrefaçons, on comprend pourquoi ils ont l’œil vif à tout ce qui les entoure : en cas de problème, ils récupèrent les 4 coins de leur drap, et hop, ils disparaissent ! On assiste aussi à un shooting, avec mannequins et photographes, au milieu des passants de la 5e avenue…
Il fait chaud, on achète à boire sans arrêt, les bouteilles qu'on avait emportées dans les sacs à dos ont vite été vidées !
Traversée de Central Park avec premiers hot-dogs et bretzels géants chauds, qui ne suffisant pas à nous rassasier, on remangera avant le musée.
1ère leçon : un enfant qui a pris un continental breakfast ne tient pas jusqu'au soir sans manger (malgré mes nombreuses lectures qui m'assuraient du contraire, j'étais septique avant de partir : des ados, ça mange bien, aucun risque de leur faire sauter un repas !)
On est dimanche, Central Park est bien vivant, il y a des matchs de base ball...

frisbee, cricket...

La vue sur les buildings depuis Central Park est assez impressionnante ! Cette ligne de "constructions Lego" juste au-dessus de tout ce vert !

L'après-midi, musée d'histoire naturelle, où on échange nos vouchers de NY City Pass achetés en France via Internet.
De belles mises en scène d'animaux empaillés très réalistes. Un peu déçus sinon par les squelettes de dino (on a visité le muséum d'histoire naturelle de Londres, qui est un cran au-dessus on a trouvé).
Retour vers l'hôtel, il fait toujours aussi chaud. On prend la 6e Avenue cette fois. La première journée a été longue, trop ? Retour à pied un peu dur pour les enfants... 2ème leçon : un enfant qui a faim, il faut le nourrir... sans attendre, ce qu'on finit par faire évidemment, on n'est pas des parents indignes quand même.
Lundi 16/7 : Direction plein sud en métro cette fois : Statue de la Liberté, Ellis Island ce matin (queue de 30mn environ, à l'américaine, sans arrêt en mouvement, sous le soleil ça aide). Belle vue de Manhattan depuis le ferry, il fait beau, le vent rend la chaleur supportable, casquette obligatoire quand même.



Pour éviter de refaire la queue au niveau du ferry de la Statue de la Liberté, on choisit de ne pas y descendre, direction donc le musée de l'Immigration directement. Sacrée émotion que d'imaginer l'arrivée des émigrés ici. On se promène dans le bâtiment, on s'imagine à leur place... On s'amuse à chercher des passeports français, ou des pièces de monnaie françaises dans les vitrines. Retour sur le ferry, mais on choisit cette fois le pont inférieur, le soleil tape vraiment trop dur !
On se retrouve à Battery Park et on déambule jusqu'à Ground Zero.

Au passage, on voit le célèbre taureau. Déjeuner dans notre seul Burger King du voyage vers Ground Zero. Pas inoubliable. Pas de visite du site de Ground Zero lui-même, mais l'émotion est présente sur la place. Puis on prend Wall Street jusqu'aux quais, rue presque oppressante tellement elle est petite, serrée entre 2 colonnes de gratte-ciels !

Arrêt dans le RDC d'un immeuble où l'on trouve un bar au frais très agréable, dans un magnifique décor.

Dans Wall Street, beaucoup de policiers et de business men qui viennent fumer une cigarette pendant leur pause. Tous en costume cravate, j’ai chaud pour eux ! L’un d’eux n’a qu’un bermuda en guise de pantalon, mais très smart le bermuda !
Puis remontée vers le Pier 17, très agréable en milieu de journée.
Ma fille croise une famille avec des sacs Abercrombie, et ose leur demander en anglais, of course, s’il y a un magasin dans le coin (vu qu'hier, elle a été très frustrée de ne pas entrer dans celui de la 5e avenue mais la file d'attente était vraiment trop longue).

Quel hasard, on passe justement devant en allant vers le Pier 17, et pas de queue devant le magasin ! Petite visite "obligatoire" du magasin en question. Et déjà "quelques" $ qui s'envolent...
Trek dans le désert et chambre d'hôtel à Oman, agence? English translation pending
Bonjour,
Je suis toute nouvelle sur Forum Voyage et dans l'organisation de "grands voyages" par moi-même !!! J'espère que mes questions n'ont pas été déjà traitées dans d'autres discussions (j'en ai quand même lu pas mal...)
J'ai l'intention d'aller à Oman fin février-début mars pour 2 semaines environ, essentiellement pour faire un treck dans le désert. Je souhaiterais m'adresser à une organisation omanaise, plutôt que de passer par une agence française. Pour les raisons suivantes : je préfère être cliente directement des organismes locaux pour que leur marge soit plus élevé et pour que ça me fasse moins cher (mais peut-être que je me trompe ???) et aussi parce que je n'ai pas trouvé de simples trecks, cad que je voudrais marcher sans prendre de 4 x 4 tous les jours et sans faire d'excursion. Mon but n'est pas de couvrir le plus de régions possible, mais de marcher dans le désert (quel qu'il soit). Auriez-vous une organisation omanaise à me recommander ?
Ma 2è question : mon ami britannique qui habite en Arabie Saoudite va me rejoindre à Muscat pour 3 jours. Peut-on partager une chambre sans être mariés ? Là aussi, ma préférence va aux petits hôtels omanais, dans la vieille ville par exemple, et à Niswat, que nous allons visiter.
Merci par avance
Pascale
Deux semaines aux États-Unis en février? English translation pending
Salut à tous,
et si ... et si je vous disais, j'ai 2 semaines de vacances début février, quelque chose comme un solde de congé à prendre, qu'est ce que vous me conseilleriez ?
Attention, il y a une difficulté version ca doit être " low budget " ...
et si ... et si je vous disais, j'ai 2 semaines de vacances début février, quelque chose comme un solde de congé à prendre, qu'est ce que vous me conseilleriez ?
Attention, il y a une difficulté version ca doit être " low budget " ...
Nos cinq visions des USA English translation pending
Nos cinq visions des USA.
En 2006, lorsque nous avons quitté l’hôtel pour rentrer en Belgique, on croyait que ce grand pays devrait attendre bien longtemps avant de nous revoir, nous avions le moral à zéro.
Dans le bus qui nous conduisait à l’aéroport, je me suis promis d’y revenir.
Et c’est chose faite, mais voila c’est notre cinquième voyage.
Cette fois, nous sommes cinq, Laurence, ma femme, Mado, notre fille, Kephren notre fils, moi et Sophie, la filleule de ma femme (à part le billet d’avion, nous lui offrons le voyage pour ses 20 ans).
Ce voyage va nous conduire en travers cinq images des USA.
New York, la ville qui ne dort jamais, capital mondiale de la finance. Las Vegas, la ville de tous les vices. Les grands espaces, Yosemites, Death Vallée. La cote Californienne et pour finir la ville la plus cool des USA, San Francisco (nous en avons eu la preuve cette année). Le compte est bon, voila en gros notre nouveau trip aux States.
Jeudi 2 aout.
Nous y sommes, le jour du départ, comme à l’habitude, c’est une journée importante, le jour qu’on attend en décomptant les dodos. Il est 4h30 lorsque nous nous levons, c’est le début de la journée des vacances la plus longue, tout le monde aimerais que les jours de congé dure plus de 24h. Et celle-ci ce sera le cas, elle va durer 30h, merci le décalage.
1h30 après, notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport.
Les travaux d’aménagement à l’aéroport de Bruxelles, nous obligent à passer par le parking, juste pour décharger nous devons payer le parking (3,5 euros pour 5 min, cher le parking !).
Sophie est déjà là, c’est son père qui l’a conduite. Un petit bonjour, un dernier check-up pour voir si elle n’a rien oublié et c’est parti.


Le comptoir d’enregistrement est déjà ouvert, on y dépose nos valises, Sophie qui avait peur pour le poids de sa valise a finalement la plus légère et moi la plus lourde.
Il faut dire que c’est moi qui porte la valise rigide avec les médicaments et le nécessaire de toilette. On reçoit nos billets.
Ne changeons pas nos habitudes, on va prendre un petit déjeuner au restaurant panoramique, tout en regardant les avions. Laurence et Sophie, prennent juste une boisson.
Nous passons la douane, une petite ballade au Free shop et déjà l’heure approche pour l’embarquement.


On arrive près de la porte B11, notre Boeing 777 et là, nous embarquons à l’heure prévue.


Jusque là, tout va bien, pas de souci de voyage, il faut dire que depuis quelques années, aucun vol ne s’est bien passé. Retard, grève, panne, rien ne nous a été épargné. Nous avons même les sièges que j’avais choisis sur le site.
Ecran individuel avec un choix agréable de programme, un repas valable (lasagne, poulet ou végétarien). Un sandwich dinde-gouda et des chips dans l’après-midi, des boisons à volonté, que demander de plus.
Nous arrivons à Newark avec 10 min d’avance, on n’en revient pas, un vol sans problème. Bon, nous ne sommes pas encore à l’appartement.
Le passage à l’immigration est très rapide, moins de 20 min, comme à l’habitude, les valises arrivent avant nous.


Le seul petit couac, c’est qu’une valise a bloqué sur le tapis, la maintenance a dû venir pour rétablir le bon fonctionnement. Cela a duré 15 min, rien de bien grave.
Il nous reste le passage à la douane et c’est dans la poche, nous sommes officiellement aux USA. Le « GROUND TRANSPORTATION DESK » est juste devant nous, on ne peut faire plus simple. Un petit passage aux « Restroom », nous fait dévier de notre chemin, bien s’orienter, il ne faudrait pas en sortant des toilettes devoir chercher le ground transportation desk.
Une anecdote : je me retrouve seul devant la montagne de valises, cinq personnes cela fait un beau stock de vêtements et autres. Quand un homme en costume-cravate doit apparemment aller se soulager et ne sait que faire de sa valise ... Il me voit et me demande de surveiller son sac…. Chez nous soit on refuserait de peur que la valise ne contienne de la drogue ou autre, ou bien on n’oserait pas confier sa valises à un inconnu. En passant devant le shop, Sophie reste en admiration devant la taille des muffins.
Nous allons pour demander le shuttle, la fille passe un coup de fil et nous devons attendre une quinzaine de minutes avant que l’on nous appelle. Le chauffeur, un black nous demande de le suivre, il n’a pas l’air très sympathique, bon nous sommes en vacances et lui il bosse.
On doit charger nos bagages nous même, on s’installe, il nous demande notre adresse de destination, nous payons avec la visa et nous quittons l’aéroport.
On aperçoit au loin les grattes ciel de Manhattan, mais il passe par des chemins au nord, on se demande même, s’il ne s’est pas perdu. A la radio, ce ne sont que des infos, pas un peu de musique, rien durant les 40 min de trajet. Le chauffeur ne nous a pas adressé une seule fois la parole, il n’a pas lâché son GSM et c’est bien plus loin qu’il a enfin décidé de regarder son GPS pour se rendre à Brooklyn.
Je reconnais enfin le pont de Brooklyn, sur la droite, on est enfin dans Brooklyn et on aperçoit des locaux. Assez surprenant, un peu après avoir passé le pont, on voit des Juifs Orthodoxes, un, deux, cinq, vingt……… Il n’y a que ça, il ne manque que Louis De Funès, je m’attends même à les voir danser. Puis la population change, les gens bronzent, nous sommes dans un quartier de noirs.
C’est à ce moment, que je reconnais enfin le nom d’une rue, on approche de notre appartement. On arrive à Madison Street et il s’arrête devant le 233 où nous allons loger. Le chauffeur n’a toujours pas dit un mot, nous devons nous- même décharger nos valises.
J’avais préparé un Tips, mais il ne m’a pas laissé le temps de lui donner que déjà il partait ! Janes, la propriétaire de l’appartement est présente et, est surprise que nous sommes déjà là, on lui avait dit 15h00 et nous avons près d’une heure d’avance. On ne s’en plaindra pas.
Sauf que pour aller de l’aéroport à la voiture, nous n’avons pas encore eu l’occasion de tâter à la température ambiante, jusqu’à présent nous étions sous « clim » Il fait chaud, même très chaud, entre 35 et 37°, le choc thermique nous marque.
En rentrant dans le hall de l’immeuble la température est encore plus atroce. Nous logeons au premier étage, et le simple fait de monter nos valises, nous mets dans un état de loque. La propriétaire a allumé la clim dans l’appartement et il fait frais, c’est agréable. Janes, nous dit de nous installer et qu’elle reviendra un peu plus tard pour nous faire signer le contrat de location et payer le solde et la caution. Petit descriptif du logement :
Un immeuble tout à fait classique de Brooklyn, du moins dans le quartier où nous sommes.



Un escalier avant de rentrer dans le logement, un hall, un bâtiment sur 3 niveaux plus un sous sol au niveau de la route emménagé en logement et loué à un résident. Le premier niveau est réservé aux propriétaires, le deuxième un appartement loué aux touristes et le troisième est apparemment aménagé en bureau pour le travail du mari.
Notre appartement est bien aménagé, on rentre dans un living, avec une petite salle à manger et un petit salon. Une cuisine équipée, deux chambres et une salle de bain complète. La taille du frigo, de la gazinière et du bac évier m’étonne, et dire que c’est surement des petits modèles, mais comparé à chez nous c’est déjà plus grand. La déco est jolie, bien que le mobilier et la vaisselle soient « made in IKEA » le tout reste bien fonctionnel et confortable pour notre séjour.




Notre installation est assez rapide, on aimerait bien que Janes vienne pour terminer les formalités afin de pouvoir bouger un peu. Nous allons l’appeler.
Elle nous explique où se trouve le supermarché, une boulangerie et le métro. Nous pouvons partir à la découverte du quartier ainsi que de la boulangerie et du supermarché. Nous achetons des boissons et de quoi manger pour le petit-déjeuner.
Apres avoir été tout rangé dans notre appart, nous allons voir où se trouve le métro. Le quartier est vraiment particulier, on se croirait dans le film « un prince à New York »les locaux sont pour la plupart devant chez eux, il y a plein de salons de coiffure, pour se faire des coupes Afro, il ne manque plus d’Eddie Murphy.




Près de la station de métro, il y a des magasins de vêtements et chaussures. Le shopping peut commencer, il faut dire qu’avec trois ados, notre cota magasins, lors des vacances, va exploser, et pas un peu !
Mado s’achète sont premier tee shirt.
Nous cherchons un endroit pour manger, mais à part un mac do, un KFC et un ou deux snack douteux, rien ne nous branche. On fini par trouver un Appelbee’s, qui nous semble un peu correct.
Nous sommes les seuls blancs dans le resto, mais nous ne nous sentons pas dévisagés ou autre, les gens restent indifférents. Des crevettes, hamburger et une espèce de croque au bacon et cheddar, le tout accompagné de soda sera notre premier repas New-yorkais.




Il est 19h30 et nous n’avons plus qu’une seule envie, rentrer dormir. Il est 8h30 quand nous allons nous coucher (2h30 en Belgique pour notre organisme).
En 2006, lorsque nous avons quitté l’hôtel pour rentrer en Belgique, on croyait que ce grand pays devrait attendre bien longtemps avant de nous revoir, nous avions le moral à zéro.
Dans le bus qui nous conduisait à l’aéroport, je me suis promis d’y revenir.
Et c’est chose faite, mais voila c’est notre cinquième voyage.
Cette fois, nous sommes cinq, Laurence, ma femme, Mado, notre fille, Kephren notre fils, moi et Sophie, la filleule de ma femme (à part le billet d’avion, nous lui offrons le voyage pour ses 20 ans).
Ce voyage va nous conduire en travers cinq images des USA.
New York, la ville qui ne dort jamais, capital mondiale de la finance. Las Vegas, la ville de tous les vices. Les grands espaces, Yosemites, Death Vallée. La cote Californienne et pour finir la ville la plus cool des USA, San Francisco (nous en avons eu la preuve cette année). Le compte est bon, voila en gros notre nouveau trip aux States.
Jeudi 2 aout.
Nous y sommes, le jour du départ, comme à l’habitude, c’est une journée importante, le jour qu’on attend en décomptant les dodos. Il est 4h30 lorsque nous nous levons, c’est le début de la journée des vacances la plus longue, tout le monde aimerais que les jours de congé dure plus de 24h. Et celle-ci ce sera le cas, elle va durer 30h, merci le décalage.
1h30 après, notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport.
Les travaux d’aménagement à l’aéroport de Bruxelles, nous obligent à passer par le parking, juste pour décharger nous devons payer le parking (3,5 euros pour 5 min, cher le parking !).
Sophie est déjà là, c’est son père qui l’a conduite. Un petit bonjour, un dernier check-up pour voir si elle n’a rien oublié et c’est parti.


Le comptoir d’enregistrement est déjà ouvert, on y dépose nos valises, Sophie qui avait peur pour le poids de sa valise a finalement la plus légère et moi la plus lourde.
Il faut dire que c’est moi qui porte la valise rigide avec les médicaments et le nécessaire de toilette. On reçoit nos billets.
Ne changeons pas nos habitudes, on va prendre un petit déjeuner au restaurant panoramique, tout en regardant les avions. Laurence et Sophie, prennent juste une boisson.
Nous passons la douane, une petite ballade au Free shop et déjà l’heure approche pour l’embarquement.


On arrive près de la porte B11, notre Boeing 777 et là, nous embarquons à l’heure prévue.


Jusque là, tout va bien, pas de souci de voyage, il faut dire que depuis quelques années, aucun vol ne s’est bien passé. Retard, grève, panne, rien ne nous a été épargné. Nous avons même les sièges que j’avais choisis sur le site.
Ecran individuel avec un choix agréable de programme, un repas valable (lasagne, poulet ou végétarien). Un sandwich dinde-gouda et des chips dans l’après-midi, des boisons à volonté, que demander de plus.
Nous arrivons à Newark avec 10 min d’avance, on n’en revient pas, un vol sans problème. Bon, nous ne sommes pas encore à l’appartement.
Le passage à l’immigration est très rapide, moins de 20 min, comme à l’habitude, les valises arrivent avant nous.


Le seul petit couac, c’est qu’une valise a bloqué sur le tapis, la maintenance a dû venir pour rétablir le bon fonctionnement. Cela a duré 15 min, rien de bien grave.
Il nous reste le passage à la douane et c’est dans la poche, nous sommes officiellement aux USA. Le « GROUND TRANSPORTATION DESK » est juste devant nous, on ne peut faire plus simple. Un petit passage aux « Restroom », nous fait dévier de notre chemin, bien s’orienter, il ne faudrait pas en sortant des toilettes devoir chercher le ground transportation desk.
Une anecdote : je me retrouve seul devant la montagne de valises, cinq personnes cela fait un beau stock de vêtements et autres. Quand un homme en costume-cravate doit apparemment aller se soulager et ne sait que faire de sa valise ... Il me voit et me demande de surveiller son sac…. Chez nous soit on refuserait de peur que la valise ne contienne de la drogue ou autre, ou bien on n’oserait pas confier sa valises à un inconnu. En passant devant le shop, Sophie reste en admiration devant la taille des muffins.
Nous allons pour demander le shuttle, la fille passe un coup de fil et nous devons attendre une quinzaine de minutes avant que l’on nous appelle. Le chauffeur, un black nous demande de le suivre, il n’a pas l’air très sympathique, bon nous sommes en vacances et lui il bosse.
On doit charger nos bagages nous même, on s’installe, il nous demande notre adresse de destination, nous payons avec la visa et nous quittons l’aéroport.
On aperçoit au loin les grattes ciel de Manhattan, mais il passe par des chemins au nord, on se demande même, s’il ne s’est pas perdu. A la radio, ce ne sont que des infos, pas un peu de musique, rien durant les 40 min de trajet. Le chauffeur ne nous a pas adressé une seule fois la parole, il n’a pas lâché son GSM et c’est bien plus loin qu’il a enfin décidé de regarder son GPS pour se rendre à Brooklyn.
Je reconnais enfin le pont de Brooklyn, sur la droite, on est enfin dans Brooklyn et on aperçoit des locaux. Assez surprenant, un peu après avoir passé le pont, on voit des Juifs Orthodoxes, un, deux, cinq, vingt……… Il n’y a que ça, il ne manque que Louis De Funès, je m’attends même à les voir danser. Puis la population change, les gens bronzent, nous sommes dans un quartier de noirs.
C’est à ce moment, que je reconnais enfin le nom d’une rue, on approche de notre appartement. On arrive à Madison Street et il s’arrête devant le 233 où nous allons loger. Le chauffeur n’a toujours pas dit un mot, nous devons nous- même décharger nos valises.
J’avais préparé un Tips, mais il ne m’a pas laissé le temps de lui donner que déjà il partait ! Janes, la propriétaire de l’appartement est présente et, est surprise que nous sommes déjà là, on lui avait dit 15h00 et nous avons près d’une heure d’avance. On ne s’en plaindra pas.
Sauf que pour aller de l’aéroport à la voiture, nous n’avons pas encore eu l’occasion de tâter à la température ambiante, jusqu’à présent nous étions sous « clim » Il fait chaud, même très chaud, entre 35 et 37°, le choc thermique nous marque.
En rentrant dans le hall de l’immeuble la température est encore plus atroce. Nous logeons au premier étage, et le simple fait de monter nos valises, nous mets dans un état de loque. La propriétaire a allumé la clim dans l’appartement et il fait frais, c’est agréable. Janes, nous dit de nous installer et qu’elle reviendra un peu plus tard pour nous faire signer le contrat de location et payer le solde et la caution. Petit descriptif du logement :
Un immeuble tout à fait classique de Brooklyn, du moins dans le quartier où nous sommes.



Un escalier avant de rentrer dans le logement, un hall, un bâtiment sur 3 niveaux plus un sous sol au niveau de la route emménagé en logement et loué à un résident. Le premier niveau est réservé aux propriétaires, le deuxième un appartement loué aux touristes et le troisième est apparemment aménagé en bureau pour le travail du mari.
Notre appartement est bien aménagé, on rentre dans un living, avec une petite salle à manger et un petit salon. Une cuisine équipée, deux chambres et une salle de bain complète. La taille du frigo, de la gazinière et du bac évier m’étonne, et dire que c’est surement des petits modèles, mais comparé à chez nous c’est déjà plus grand. La déco est jolie, bien que le mobilier et la vaisselle soient « made in IKEA » le tout reste bien fonctionnel et confortable pour notre séjour.




Notre installation est assez rapide, on aimerait bien que Janes vienne pour terminer les formalités afin de pouvoir bouger un peu. Nous allons l’appeler.
Elle nous explique où se trouve le supermarché, une boulangerie et le métro. Nous pouvons partir à la découverte du quartier ainsi que de la boulangerie et du supermarché. Nous achetons des boissons et de quoi manger pour le petit-déjeuner.
Apres avoir été tout rangé dans notre appart, nous allons voir où se trouve le métro. Le quartier est vraiment particulier, on se croirait dans le film « un prince à New York »les locaux sont pour la plupart devant chez eux, il y a plein de salons de coiffure, pour se faire des coupes Afro, il ne manque plus d’Eddie Murphy.




Près de la station de métro, il y a des magasins de vêtements et chaussures. Le shopping peut commencer, il faut dire qu’avec trois ados, notre cota magasins, lors des vacances, va exploser, et pas un peu !
Mado s’achète sont premier tee shirt.
Nous cherchons un endroit pour manger, mais à part un mac do, un KFC et un ou deux snack douteux, rien ne nous branche. On fini par trouver un Appelbee’s, qui nous semble un peu correct.
Nous sommes les seuls blancs dans le resto, mais nous ne nous sentons pas dévisagés ou autre, les gens restent indifférents. Des crevettes, hamburger et une espèce de croque au bacon et cheddar, le tout accompagné de soda sera notre premier repas New-yorkais.




Il est 19h30 et nous n’avons plus qu’une seule envie, rentrer dormir. Il est 8h30 quand nous allons nous coucher (2h30 en Belgique pour notre organisme).
L'Algérie a-t-elle une chance pour faire du tourisme? English translation pending
bonjour, l'Algérie comme un pays du maghreb et de l'Afrique du Nord en même temps a-t-elle une chance de devenir une destination touristique, sachant que ces voisins souffrent les derniers temps d'un climat d'instabilité sécuritaire ?
Nouveauté: frais de séjour à bord pour les enfants chez Costa English translation pending
Petite nouveauté du catalogue 2013 de Costa : les fris de séjour à bord sont maintenant payant pour les enfants.
Les nouvelles règles sont :
- Gratuit pour les moins de4 ans
- 1/2 tarif pour les 4 - 14 ans
- plein tarif au delà de 14 ans
Pour mémoire, avant c'était gratuit pour les moins de 14 ans et 1/2 tarif pour les 14 - 18 ans ...
Costa semble rattrapper ainsi les promos ...
Pour mémoire, avant c'était gratuit pour les moins de 14 ans et 1/2 tarif pour les 14 - 18 ans ...
Costa semble rattrapper ainsi les promos ...
Un mois dans les Andes, péripéties en altitude English translation pending
Salut tout le monde,
message modifié le 23 juin 2013
J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa.
D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le 7/08: de Iquique à san pedro de atacama, post 11
post 17 : le 8/8 à SPA post 19: le 9/08: Photos supplémentaires prises au chili. post 21 : les 9/08 et 10/08 direction la frontière argentine par le paso de jama, nuit à Susques, puis route vers tilcara en s'arrêtant aux salinas grandes http://voyageforum.com/..._reply;so=ASC;mh=10;
post 25 : le 11/08 de tilcara vers humahuaca et el hornocal http://voyageforum.com/...ost=5534365;#5534365
message 115 pour le début sur la Bolivie de SPA vers les geisers sol de mañana message 123 vers el hotel del desierto en passant par la laguna colorada et el arbol de piedra message 131 encore la Bolivie sud lipez, desert de siloli, desert de Dali, message 132 salar d'uyuni les grottes du diable: las cuevas del diablo près du salar d'uyuni message 136 salar d'uyuni suite et fin, route vers tupiza, en passant par Atocha message 143: tupiza suite, vers le site du sillar, une soirée douloureuse. message 151: de tupiza à uyuni, vol vers la Paz, poursuite de la visite de la plus haute capitale du monde. message 157: fin du séjour et départ de la paz message 189; pourquoi ce périple? message 191: des cartes et des liens que j'ai utilisés.
Message initial fait le 6 septembre Si quelqu'un sait comment réduire le temps très long pour importer des photos en message attaché, cela m'intéresse. Ensuite si vous savez comment faire pour importer des photos de 7.00 MB et plus, dans VF, par pitié dites moi comment faire. Enfin, si quelqu'un peut me dire comment faire pour avoir des photos au milieu du texte et non en fin de page, je suis preneuse! Merci Krikri pour ta réponse que j'ai expérimentée avec succès.
Après avoir reçu pas mal d'aide sur les forums, je vous fait part de mon expérience d'un mois partagée entre Chili, Argentine et Bolivie. Ce 1er message ne présente que le tout début du voyage, arrivée à la paz le 3/08 puis visite dans les parcs du nord chili (lauca, vicuña, surire et isluga) du 4/08 au 6/08,
Je remercie avant tout Krikri et Kashtin pour m'avoir donné envie de faire ce voyage, et tous les autres (entre autres Kalchaqui, Hergé et Chegringo), pour les conseils qu'ils m'ont donnés.
Ce 1er aout, notre voyage vers l'amérique du sud a commencé par un demi tour de l'avion après 1/4 heure de vol, car le train d'atterrissage ne rentrait pas. Finalement, nous sommes partis pour San juan (porto-Rico) à 16h au lieu de 8h30: nous avons donc raté notre correspondance pour Miami. Du coup, hébergement par american airlines au best western de l'aéroport, diner et déjeuner du lendemain payés par american airlines. Heureusement, nous avons pu avoir des connexions internet et avons pu prévenir ceux qui nous attendaient, de notre arrivée le 3 au lieu du 2 aout.
Le lendemain, nous sommes arrivés à la Paz, à 6h30 du matin. 4200m d'altitude à l'aéroport del alto; ce qui frappe d'abord c'est le froid en sortant de la salle des bagages. Puis, l'essoufflement rapide qui nous gagne, quand nous voulons monter par la suite au mirador à la sortie de l'aéroport.


Notre guide de terra andina nous attendait. Visite de la Paz, achats, rencontre du commercial de terra andina avec qui j'étais en contact depuis 6 mois, sont nos activités jusqu’à 12h30, puis notre guide nous dépose à la gare, pour que nous puissions prendre le bus qui part vers Arica au Chili, et qui est censé nous déposer, sur sa route à alto Putre, dans les hauts plateaux andins (3600m d'altitude).

Ci-dessous, se trouve le mirador kili kili d'où on a un superbe point de vue sur la ville.
La paz, ville entre populaire et modernité. sur la photo ci-dessous, on découvre le stade dans lequel les brésiliens se font battre face à l'équipe bolivienne, à chaque fois qu'ils viennent à la Paz. Forcément, courir à 4000 m d'altitude, c'est loin d'être évident.

La paz, Une ville ceinte de montagnes toutes plus impressionnantes les unes que les autres.
Notre grande chance est que nous avons un thermos rempli de maté de coca, ce qui, ajouté au comprimé de diamox que nous avions pris la veille à Miami, et à la prise de coca 9 ch, en homéopathie, nous permet de ne pas souffrir du mal des montagnes. Je confirme que le diamox donne des fourmillements au bout des doigts et aussi des vertiges, ce qui est vraiment désagréable!
Evidement, le bus a 2 heures de retard au lieu d'1/2h prévue, (nous, maintenant, les retards des transports en commun, nous connaissons!): et plus le temps passe et plus je commence �� stresser, car je n'ai aucun moyen de contacter Flavio, le gérant de terrace lodge, pour le prévenir de l'heure tardive de notre arrivée. Avec la nuit qui est tombée, lorsque nous passons les formalités de douanes boliviennes et chiliennes, c'est dehors dans le froid. A mon avis la température était en dessous de 0°C. Le chauffeur, à qui je demande de téléphoner à Flavio, qu'il connait, me répond qu'il n'a pas de réseau. Et il est déjà 20h, 1/2heure après l'heure à laquelle nous étions censés arriver à Alto putre. Il me signale que là bas, il n'y a rien, et que s'il nous dépose alors que flavio n'y est pas, nous allons rester dehors dans le froid avec nos bagages, perspective peu réjouissante. Du coup, apres négociations, je lui demande de ralentir à alto putre pour voir si malgré tout Flavio nous aurait attendu, et sinon de nous déposer à la ville suivante située 40 minutes après putre, là où nous pourrions trouver nourriture et chauffage et éventuellement hébergement.
Nous arrivons à alto putre à 22h, le bus s'arrête, le garçon qui fait le service nous dit de venir et nous fait descendre, et là, je vois s'avancer un homme que je devine être Flavio: j'en aurais presque pleuré de joie, il nous avait attendu! Après plus de 36 heures sans dormir, ni dans les avions plein a ras bord, ni dans le bus bruyant et remuant, plein lui aussi, et plutot inconfortable avec des wc d'une saleté repoussante, et le froid qui pénétrait de partout, nous avions sérieusement les nerfs a fleur de peau.
Flavio nous emmène a Terrace lodge nous informe du programme du tour du lendemain dont il sera le chauffeur et guide, puis nous allons nous coucher rapidement et à 23 heures nous pouvons enfin dormir! La chambre est très peu chauffée, mais pour ne pas disséminer le peu d'oxygène qu'il y a à cette altitude, il paraît qu'il vaut mieux. Nous dormirons à moins de 10°C dans la chambre, mais nous avons notre lot de couvertures! En martinique, avec la climatisation dans la chambre, la température est de 23°C! Quel changement!
Le lendemain, petit déjeuner copieux, ( café, lait chaud, toasts, yaourt maison, confitures et beurre, pâtisseries maison, maté de coca) puis départ à 8h30. Voici ce que nous avons vu: le lac chungara et àcôté, le volcans parinacota qui qui admire sa magnifiscence dans le lac.


Nous avons aussi contemplé le volcan tomarape, le volcan voisin bolivien sajama, le volcan chilien guallatire et ses fumerolles.

Nous avons été saisi d'admiration devant les splendides lagunes cotacotani,




Puis nous avons visité le village de Parinacota où nous avons déjeuné d'une soupe au quinoa. Au cours de nos pérégrinations, nous avons croisé de nombreux animaux: huemul (désolée, notre photo est supérieure à 7.00MB pour pouvoir l'importer) suri, (sorte de petite autruche, de la même famille que le nandou qu'on voit en patagonie),
différents oiseaux marins au niveau du lac (dont j'ai oublié le nom)

les viscaches,
Nous avons rencontré des lamas, dignes et fiers, tels des princes de l'altiplano.

puis nous avons approché de très près des alpagas que Flavio avait l'habitude de nourrir: je confirme qu'ils crachent lorsqu'on essaie de les caresser, je l'ai vécu en direct!).

Journee splendide, mais fatigante pour nous qui n'avons pas encore récupéré du voyage. Nous découvrons aussi la flore locale comme la llareta et le bodefal dans lequel paissent lamas et alpagas.
L'apres midi, nous déclinons la visite des cuervas (grottes ou vivaient les anciens) puis nous profitons du spectacle grandiose du paysage vers les thermes jurassi, dans lesquels le couple chilien se baigne. Il est 17h quand nous rejoignons terrace lodge. Flavio est un guide photos génial, il n'a pas son pareil sur la connaissance de la région et sur l'art de voir des animaux que nous n'aurions jamais remarqués comme le huemul, dont la robe se confond avec la couleur du sol, camouflage parfait!
Le maté de coca, le masticage des feuilles de coca et la coca 9 ch sont formidables pour lutter contre le mal des montagnes: nous sommes montés a 4600 m aujourd'hui, et les seuls symptômes que nous ayons ressentis sont un essoufflement prononcé lors de la ballade d'une 1/2 heure à pieds, près du lac, et un léger mal de tête. Doliprane, puis petite sieste pour nous 2, avant d'aller dîner au village de putre à pied, dans le restaurant cantaverdi.
Nous avons quitté putre le 5/08, à 14h, avec flavio pour un périple dans les parcs las vicuñas, surire et isluga avec nuit au refuge de la CONAF le 5/8 au soir.Nous avons vu 3 suris, de nombreux alpagas, lamas, des vigognes.
Un panneau au milieu de nulle part indique le parc que nous traversons.

Mais ce qui m'a le plus marqué, est l'immensité et la majestuosité des paysages.


J'ai été agréablement surprise par le refuge de la CONAF, qui fournit des lit déjà préparés avec des draps et des laines en quantité. Il n'y avait personne d'autre au refuge car c'était dimanche. Quelle histoire pour entrer dans des sacs de couchages et encore pire pour dormir dedans. A peine 3 heures plus tard j'étais réveillée et j'ai passé le reste de la nuit sur le divan dans le salon: matelas tres dur. Et surtout, qu'est-ce que c'est difficile de dormir a 4200 m, je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut, car je manquais d'oxygène.
Le matin, près du refuge, le salar en face est splendide.

A côté du refuge, une colonie de viscaches est à l'affût, et nous nous amusons à les photographier, d'autant qu'ils se laissent approcher de près. Un d'entre eux est fièrement dressé sur son rocher et se dore au soleil levant, essayant de tirer le meilleur parti de la lueur blafarde, qui brave l'aurore glaciale.
1/3 d'oxygène en moins, et tous vos déplacements vous donnent l'impression d'être entrain de terminer un sprint. Essoufflement garanti. La ballade près du lac aux flamands (photo 15) le 5/8 en fin d'après midi fut épuisante. Et pourtant, nous évoluons en terrain plat , certes avec pas mal d'obstacles à enjamber, mais sur à peine 100 m. Je n'ai jamais été aussi crevé. Et devant nous, il y avait Flavio aussi a l'aise qu'un poisson dans l'eau, se déplaçant prestement pour chasser des images pour son compte. Heureusement que les flamands sont majestueux, cela en valait la peine.
Les lagunes aux flamands sont entourées de montagnes et l'ensemble est féérique;



Le soir, nous sortons admirer le ciel, qui est d'une pureté inégalée, aucun nuage, des étoiles splendides et la découverte de la voie lactée à l'oeil nu, sont des particularités de cette partie du monde si sèche. Le plus extraordinaire est que le lendemain, nous partons tôt pour admirer les thermes de polloqueres avec leur panache de vapeurs d'eau dans l'air glacé.



S'il fait trop froid pour que nous, pauvres martiniquais, nous puissions nous baigner,

la chaleur de l'eau fait l'affaire des flamands roses qui profitent des bienfaits du bain.

Le sol près des thermes scintille d'une myriades de dégradées de couleurs, hésitant entre le jaune, le blanc, l'ocre, le vert....


Le sol est bouillonant telle une marmite de soupe, l'eau a certains endroits est tres chaude, mais à d'autres, l'eau est à 40 degrés et permet de se baigner.
Il faisait -5°C, de la fumée sortait de ma bouche quand je parlais, et j'ai réussi à me baigner ........ la main! Me retrouver à -5°C en maillot, meme pas en rêve! Par contre bizarrement, la ballade le long des thermes ne me demandais plus d'efforts surhumain: enfin habituée au manque d'oxygène! Juste au moment où il fallait redescendre vers Iquique situé près de la l'océan pacifique! Too bad!
Le reste du 6/08 visite du parc isluga et déjeuner à Colchane, à l'hotel isluga vers 14 heures. Des panneaux donnant des indications de distances sont assez impressionnants, surtout en plein désert.
Aucun chauffage!Brrrrr! La télé à tres fort volume comme souvent au chili dans les restos, repas correct. 1 heure plus tard nous repartons pour descendre plus de 4000 m en quelques heures!!!! Effet avion garanti. Heureusement que de temps en temps, je demande à Flavio de s'arrêter pour photographier les formes rocheuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. La route est intégralement goudronnée sur tout le trajet emprunté, de l'hotel isluga a Iquique, mais la circulation est quasi inexistante et je m'émerveille à chaque fois que je croise 1 voiture!!!! Mais apres 2 jours de pistes et shake up dans le 4x4, conduit de main de maître par flavio, je ne suis pas mécontente de pouvoir admirer d'aussi somptueux paysages confortablement. Par moment, j'ai l'impression d'être dans l'ouest des Etats Unis.

Malgré le soir qui tombe, nous nous arrêtons quelques instants pour photographier le panneau suivant.
Et voilà ce que donne le géoglyphe du géant de tara paca en vrai sur le sol. Trop fatigués, nous n'avons pas eu le courage de grimper sur la colline pour le voir de près!

Puis nous rejoignons de nuit, la ville d'Iquique, baignée par le pacifique (oui, oui, car nous sommes arrivés dans un brouillard impressionnant) et adossée aux montagnes. La ville est le paradis pour le parapente.
Nous arrivons vers 20 heures à l'hotel terrado suite, hotel de luxe, complètement en décalage à nos tenues et nos bagages, pleins de poussière qui s'est incrustée partout, de boue plaquée sur nos jeans. Le jean de mon mari est passé du noir au jaune terreux. Nous avons dit au revoir a Flavio, émus. Et c'est ainsi que je me présente a l'accueil, ayant précédemment demandé à un valet de venir nous prendre nos valises, nos affaire mal rangées, et sortant mes papiers froissés sur le comptoir de la réception devant mon mari mort de rire. Le garcon à l'accueil a été stoïque pour ne pas éclater de rire en me voyant fouiller dans mon sac a main pour d'abord chercher mon passeport, puis ensuite le papier de la douane certifiant de notre séjour temporaire au chili. Quand il a vu l'état du papier que j'ai remis, mon mari n'a pu s'empêcher de pouffer de rire devant le regard médusé du pauvre homme qui nous accueillait! Derriere nous, des clients en costume cravate, s'amusaient aussi de la situation et moi, tranquille, j'avais réussi une entrée remarquée dans cet hôtel!
Nous prenons vite possession de notre chambre! Quel bonheur de pouvoir respirer sans aucun effort, d'avoir une chambre dont la température est au dessus de 20°C, et des lits hyper confortables. Quelle bonne nuit en perspective!
C'est tout pour cette 1ére partie. J'espère qu'elles sont restées cette fois ci. A bientôt!
message modifié le 23 juin 2013
J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa.
D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le 7/08: de Iquique à san pedro de atacama, post 11
post 17 : le 8/8 à SPA post 19: le 9/08: Photos supplémentaires prises au chili. post 21 : les 9/08 et 10/08 direction la frontière argentine par le paso de jama, nuit à Susques, puis route vers tilcara en s'arrêtant aux salinas grandes http://voyageforum.com/..._reply;so=ASC;mh=10;
post 25 : le 11/08 de tilcara vers humahuaca et el hornocal http://voyageforum.com/...ost=5534365;#5534365
message 115 pour le début sur la Bolivie de SPA vers les geisers sol de mañana message 123 vers el hotel del desierto en passant par la laguna colorada et el arbol de piedra message 131 encore la Bolivie sud lipez, desert de siloli, desert de Dali, message 132 salar d'uyuni les grottes du diable: las cuevas del diablo près du salar d'uyuni message 136 salar d'uyuni suite et fin, route vers tupiza, en passant par Atocha message 143: tupiza suite, vers le site du sillar, une soirée douloureuse. message 151: de tupiza à uyuni, vol vers la Paz, poursuite de la visite de la plus haute capitale du monde. message 157: fin du séjour et départ de la paz message 189; pourquoi ce périple? message 191: des cartes et des liens que j'ai utilisés.
Message initial fait le 6 septembre Si quelqu'un sait comment réduire le temps très long pour importer des photos en message attaché, cela m'intéresse. Ensuite si vous savez comment faire pour importer des photos de 7.00 MB et plus, dans VF, par pitié dites moi comment faire. Enfin, si quelqu'un peut me dire comment faire pour avoir des photos au milieu du texte et non en fin de page, je suis preneuse! Merci Krikri pour ta réponse que j'ai expérimentée avec succès.
Après avoir reçu pas mal d'aide sur les forums, je vous fait part de mon expérience d'un mois partagée entre Chili, Argentine et Bolivie. Ce 1er message ne présente que le tout début du voyage, arrivée à la paz le 3/08 puis visite dans les parcs du nord chili (lauca, vicuña, surire et isluga) du 4/08 au 6/08,
Je remercie avant tout Krikri et Kashtin pour m'avoir donné envie de faire ce voyage, et tous les autres (entre autres Kalchaqui, Hergé et Chegringo), pour les conseils qu'ils m'ont donnés.
Ce 1er aout, notre voyage vers l'amérique du sud a commencé par un demi tour de l'avion après 1/4 heure de vol, car le train d'atterrissage ne rentrait pas. Finalement, nous sommes partis pour San juan (porto-Rico) à 16h au lieu de 8h30: nous avons donc raté notre correspondance pour Miami. Du coup, hébergement par american airlines au best western de l'aéroport, diner et déjeuner du lendemain payés par american airlines. Heureusement, nous avons pu avoir des connexions internet et avons pu prévenir ceux qui nous attendaient, de notre arrivée le 3 au lieu du 2 aout.
Le lendemain, nous sommes arrivés à la Paz, à 6h30 du matin. 4200m d'altitude à l'aéroport del alto; ce qui frappe d'abord c'est le froid en sortant de la salle des bagages. Puis, l'essoufflement rapide qui nous gagne, quand nous voulons monter par la suite au mirador à la sortie de l'aéroport.


Notre guide de terra andina nous attendait. Visite de la Paz, achats, rencontre du commercial de terra andina avec qui j'étais en contact depuis 6 mois, sont nos activités jusqu’à 12h30, puis notre guide nous dépose à la gare, pour que nous puissions prendre le bus qui part vers Arica au Chili, et qui est censé nous déposer, sur sa route à alto Putre, dans les hauts plateaux andins (3600m d'altitude).

Ci-dessous, se trouve le mirador kili kili d'où on a un superbe point de vue sur la ville.

La paz, ville entre populaire et modernité. sur la photo ci-dessous, on découvre le stade dans lequel les brésiliens se font battre face à l'équipe bolivienne, à chaque fois qu'ils viennent à la Paz. Forcément, courir à 4000 m d'altitude, c'est loin d'être évident.

La paz, Une ville ceinte de montagnes toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Notre grande chance est que nous avons un thermos rempli de maté de coca, ce qui, ajouté au comprimé de diamox que nous avions pris la veille à Miami, et à la prise de coca 9 ch, en homéopathie, nous permet de ne pas souffrir du mal des montagnes. Je confirme que le diamox donne des fourmillements au bout des doigts et aussi des vertiges, ce qui est vraiment désagréable!Evidement, le bus a 2 heures de retard au lieu d'1/2h prévue, (nous, maintenant, les retards des transports en commun, nous connaissons!): et plus le temps passe et plus je commence �� stresser, car je n'ai aucun moyen de contacter Flavio, le gérant de terrace lodge, pour le prévenir de l'heure tardive de notre arrivée. Avec la nuit qui est tombée, lorsque nous passons les formalités de douanes boliviennes et chiliennes, c'est dehors dans le froid. A mon avis la température était en dessous de 0°C. Le chauffeur, à qui je demande de téléphoner à Flavio, qu'il connait, me répond qu'il n'a pas de réseau. Et il est déjà 20h, 1/2heure après l'heure à laquelle nous étions censés arriver à Alto putre. Il me signale que là bas, il n'y a rien, et que s'il nous dépose alors que flavio n'y est pas, nous allons rester dehors dans le froid avec nos bagages, perspective peu réjouissante. Du coup, apres négociations, je lui demande de ralentir à alto putre pour voir si malgré tout Flavio nous aurait attendu, et sinon de nous déposer à la ville suivante située 40 minutes après putre, là où nous pourrions trouver nourriture et chauffage et éventuellement hébergement.
Nous arrivons à alto putre à 22h, le bus s'arrête, le garçon qui fait le service nous dit de venir et nous fait descendre, et là, je vois s'avancer un homme que je devine être Flavio: j'en aurais presque pleuré de joie, il nous avait attendu! Après plus de 36 heures sans dormir, ni dans les avions plein a ras bord, ni dans le bus bruyant et remuant, plein lui aussi, et plutot inconfortable avec des wc d'une saleté repoussante, et le froid qui pénétrait de partout, nous avions sérieusement les nerfs a fleur de peau.
Flavio nous emmène a Terrace lodge nous informe du programme du tour du lendemain dont il sera le chauffeur et guide, puis nous allons nous coucher rapidement et à 23 heures nous pouvons enfin dormir! La chambre est très peu chauffée, mais pour ne pas disséminer le peu d'oxygène qu'il y a à cette altitude, il paraît qu'il vaut mieux. Nous dormirons à moins de 10°C dans la chambre, mais nous avons notre lot de couvertures! En martinique, avec la climatisation dans la chambre, la température est de 23°C! Quel changement!
Le lendemain, petit déjeuner copieux, ( café, lait chaud, toasts, yaourt maison, confitures et beurre, pâtisseries maison, maté de coca) puis départ à 8h30. Voici ce que nous avons vu: le lac chungara et àcôté, le volcans parinacota qui qui admire sa magnifiscence dans le lac.


Nous avons aussi contemplé le volcan tomarape, le volcan voisin bolivien sajama, le volcan chilien guallatire et ses fumerolles.

Nous avons été saisi d'admiration devant les splendides lagunes cotacotani,




Puis nous avons visité le village de Parinacota où nous avons déjeuné d'une soupe au quinoa. Au cours de nos pérégrinations, nous avons croisé de nombreux animaux: huemul (désolée, notre photo est supérieure à 7.00MB pour pouvoir l'importer) suri, (sorte de petite autruche, de la même famille que le nandou qu'on voit en patagonie),
différents oiseaux marins au niveau du lac (dont j'ai oublié le nom)

les viscaches,
Nous avons rencontré des lamas, dignes et fiers, tels des princes de l'altiplano.
puis nous avons approché de très près des alpagas que Flavio avait l'habitude de nourrir: je confirme qu'ils crachent lorsqu'on essaie de les caresser, je l'ai vécu en direct!).

Journee splendide, mais fatigante pour nous qui n'avons pas encore récupéré du voyage. Nous découvrons aussi la flore locale comme la llareta et le bodefal dans lequel paissent lamas et alpagas.
L'apres midi, nous déclinons la visite des cuervas (grottes ou vivaient les anciens) puis nous profitons du spectacle grandiose du paysage vers les thermes jurassi, dans lesquels le couple chilien se baigne. Il est 17h quand nous rejoignons terrace lodge. Flavio est un guide photos génial, il n'a pas son pareil sur la connaissance de la région et sur l'art de voir des animaux que nous n'aurions jamais remarqués comme le huemul, dont la robe se confond avec la couleur du sol, camouflage parfait!
Le maté de coca, le masticage des feuilles de coca et la coca 9 ch sont formidables pour lutter contre le mal des montagnes: nous sommes montés a 4600 m aujourd'hui, et les seuls symptômes que nous ayons ressentis sont un essoufflement prononcé lors de la ballade d'une 1/2 heure à pieds, près du lac, et un léger mal de tête. Doliprane, puis petite sieste pour nous 2, avant d'aller dîner au village de putre à pied, dans le restaurant cantaverdi.
Nous avons quitté putre le 5/08, à 14h, avec flavio pour un périple dans les parcs las vicuñas, surire et isluga avec nuit au refuge de la CONAF le 5/8 au soir.Nous avons vu 3 suris, de nombreux alpagas, lamas, des vigognes.
Un panneau au milieu de nulle part indique le parc que nous traversons.


Mais ce qui m'a le plus marqué, est l'immensité et la majestuosité des paysages.


J'ai été agréablement surprise par le refuge de la CONAF, qui fournit des lit déjà préparés avec des draps et des laines en quantité. Il n'y avait personne d'autre au refuge car c'était dimanche. Quelle histoire pour entrer dans des sacs de couchages et encore pire pour dormir dedans. A peine 3 heures plus tard j'étais réveillée et j'ai passé le reste de la nuit sur le divan dans le salon: matelas tres dur. Et surtout, qu'est-ce que c'est difficile de dormir a 4200 m, je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut, car je manquais d'oxygène.
Le matin, près du refuge, le salar en face est splendide.

A côté du refuge, une colonie de viscaches est à l'affût, et nous nous amusons à les photographier, d'autant qu'ils se laissent approcher de près. Un d'entre eux est fièrement dressé sur son rocher et se dore au soleil levant, essayant de tirer le meilleur parti de la lueur blafarde, qui brave l'aurore glaciale.
1/3 d'oxygène en moins, et tous vos déplacements vous donnent l'impression d'être entrain de terminer un sprint. Essoufflement garanti. La ballade près du lac aux flamands (photo 15) le 5/8 en fin d'après midi fut épuisante. Et pourtant, nous évoluons en terrain plat , certes avec pas mal d'obstacles à enjamber, mais sur à peine 100 m. Je n'ai jamais été aussi crevé. Et devant nous, il y avait Flavio aussi a l'aise qu'un poisson dans l'eau, se déplaçant prestement pour chasser des images pour son compte. Heureusement que les flamands sont majestueux, cela en valait la peine.
Les lagunes aux flamands sont entourées de montagnes et l'ensemble est féérique;



Le soir, nous sortons admirer le ciel, qui est d'une pureté inégalée, aucun nuage, des étoiles splendides et la découverte de la voie lactée à l'oeil nu, sont des particularités de cette partie du monde si sèche. Le plus extraordinaire est que le lendemain, nous partons tôt pour admirer les thermes de polloqueres avec leur panache de vapeurs d'eau dans l'air glacé.



S'il fait trop froid pour que nous, pauvres martiniquais, nous puissions nous baigner,

la chaleur de l'eau fait l'affaire des flamands roses qui profitent des bienfaits du bain.

Le sol près des thermes scintille d'une myriades de dégradées de couleurs, hésitant entre le jaune, le blanc, l'ocre, le vert....


Le sol est bouillonant telle une marmite de soupe, l'eau a certains endroits est tres chaude, mais à d'autres, l'eau est à 40 degrés et permet de se baigner.Il faisait -5°C, de la fumée sortait de ma bouche quand je parlais, et j'ai réussi à me baigner ........ la main! Me retrouver à -5°C en maillot, meme pas en rêve! Par contre bizarrement, la ballade le long des thermes ne me demandais plus d'efforts surhumain: enfin habituée au manque d'oxygène! Juste au moment où il fallait redescendre vers Iquique situé près de la l'océan pacifique! Too bad!
Le reste du 6/08 visite du parc isluga et déjeuner à Colchane, à l'hotel isluga vers 14 heures. Des panneaux donnant des indications de distances sont assez impressionnants, surtout en plein désert.
Aucun chauffage!Brrrrr! La télé à tres fort volume comme souvent au chili dans les restos, repas correct. 1 heure plus tard nous repartons pour descendre plus de 4000 m en quelques heures!!!! Effet avion garanti. Heureusement que de temps en temps, je demande à Flavio de s'arrêter pour photographier les formes rocheuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. La route est intégralement goudronnée sur tout le trajet emprunté, de l'hotel isluga a Iquique, mais la circulation est quasi inexistante et je m'émerveille à chaque fois que je croise 1 voiture!!!! Mais apres 2 jours de pistes et shake up dans le 4x4, conduit de main de maître par flavio, je ne suis pas mécontente de pouvoir admirer d'aussi somptueux paysages confortablement. Par moment, j'ai l'impression d'être dans l'ouest des Etats Unis.
Malgré le soir qui tombe, nous nous arrêtons quelques instants pour photographier le panneau suivant.
Et voilà ce que donne le géoglyphe du géant de tara paca en vrai sur le sol. Trop fatigués, nous n'avons pas eu le courage de grimper sur la colline pour le voir de près!
Puis nous rejoignons de nuit, la ville d'Iquique, baignée par le pacifique (oui, oui, car nous sommes arrivés dans un brouillard impressionnant) et adossée aux montagnes. La ville est le paradis pour le parapente.
Nous arrivons vers 20 heures à l'hotel terrado suite, hotel de luxe, complètement en décalage à nos tenues et nos bagages, pleins de poussière qui s'est incrustée partout, de boue plaquée sur nos jeans. Le jean de mon mari est passé du noir au jaune terreux. Nous avons dit au revoir a Flavio, émus. Et c'est ainsi que je me présente a l'accueil, ayant précédemment demandé à un valet de venir nous prendre nos valises, nos affaire mal rangées, et sortant mes papiers froissés sur le comptoir de la réception devant mon mari mort de rire. Le garcon à l'accueil a été stoïque pour ne pas éclater de rire en me voyant fouiller dans mon sac a main pour d'abord chercher mon passeport, puis ensuite le papier de la douane certifiant de notre séjour temporaire au chili. Quand il a vu l'état du papier que j'ai remis, mon mari n'a pu s'empêcher de pouffer de rire devant le regard médusé du pauvre homme qui nous accueillait! Derriere nous, des clients en costume cravate, s'amusaient aussi de la situation et moi, tranquille, j'avais réussi une entrée remarquée dans cet hôtel!
Nous prenons vite possession de notre chambre! Quel bonheur de pouvoir respirer sans aucun effort, d'avoir une chambre dont la température est au dessus de 20°C, et des lits hyper confortables. Quelle bonne nuit en perspective!
C'est tout pour cette 1ére partie. J'espère qu'elles sont restées cette fois ci. A bientôt!
Projet en Europe du Nord: été 2013 en camping-car avec deux enfant English translation pending
Bonsoir,
Voilà, c'est (pratiquement) décidé, nous allons acheter un CC d'occasion (capucine, 7 couchages pour une famille de 4) et nous nous sommes fixés une date butoir: les vacances d'Automne (Toussaint comme on dit chez nous!)...
Je n'étais pas (pas du tout) convaincue mais, après une visite chez un concessionnaire et la visite de quelques véhicules, les projets ont commencé à fuser dans ma tête et, j'ai très vite entrevu les possibilités offertes par un CC spacieux pour nous 4 (et le chien).
Nous allons donc nous essayer sur des courtes distances, WE et congés scolaires (ah! oui, détail qui compte... nous sommes une famille de profs avec des enfants de 2 et presque 4 ans) mais, LE projet (que j'envisageais déjà mais pas en CC) c'est de visiter l'Europe du Nord! Je rêve de rennes, de Laponie, de grand Nord et de soleils de minuit depuis longtemps.
Donc, après avoir parcouru les divers articles et récolté quelques bons tuyaux pour le projet, je lance une discussion personnelle pour avoir tous vos conseils, blogs, expériences, idées, ...
Nous aimerions partir en Juillet-Août 2013 (oui, oui, on a les deux mois, sans souci!) et visiter à notre aise les Pays-Bas, la Suède et le Danemark (Tiercé dans le désordre!) au départ de notre domicile en Belgique.Quels sont les immanquables, les pièges et éviter et, les trucs à savoir (qu'en bons néophytes, nous ignorons sans doute...) pour ces pays?Quel type d'équipement vous semblent indispensables avec deux minus dans un CC pour un long voyage?Vélos ou pas vélos? (sachant que le petit est tracté dans une remorque de choc hyper confortable!!!)autre chose????? 🙂🙂Merci de tout coeur, d'avance et PROMIS, j'alimenterai les site avec nos expériences (en commençant par l'achat du véhicule!) de toutes sortes...
Nous allons donc nous essayer sur des courtes distances, WE et congés scolaires (ah! oui, détail qui compte... nous sommes une famille de profs avec des enfants de 2 et presque 4 ans) mais, LE projet (que j'envisageais déjà mais pas en CC) c'est de visiter l'Europe du Nord! Je rêve de rennes, de Laponie, de grand Nord et de soleils de minuit depuis longtemps.
Donc, après avoir parcouru les divers articles et récolté quelques bons tuyaux pour le projet, je lance une discussion personnelle pour avoir tous vos conseils, blogs, expériences, idées, ...
Nous aimerions partir en Juillet-Août 2013 (oui, oui, on a les deux mois, sans souci!) et visiter à notre aise les Pays-Bas, la Suède et le Danemark (Tiercé dans le désordre!) au départ de notre domicile en Belgique.Quels sont les immanquables, les pièges et éviter et, les trucs à savoir (qu'en bons néophytes, nous ignorons sans doute...) pour ces pays?Quel type d'équipement vous semblent indispensables avec deux minus dans un CC pour un long voyage?Vélos ou pas vélos? (sachant que le petit est tracté dans une remorque de choc hyper confortable!!!)autre chose????? 🙂🙂Merci de tout coeur, d'avance et PROMIS, j'alimenterai les site avec nos expériences (en commençant par l'achat du véhicule!) de toutes sortes...
60 jours au Sud-Ouest américain - 2012 English translation pending
Compte-rendu (uniquement texte) de notre voyage 2012
Pour les photos, il faudra attendre un peu (tri pas commencé) et ce sera uniquement sur notre site web (lien en signature). Mais, en attendant, vous pouvez toujours aller voir la galerie Picasa que nous avons mis en ligne au fil de l'eau, pendant notre voyage (voir signature).
Données principales :
60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine
Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :
Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)
Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell
Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash
J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.
J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.
J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.
J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html
J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.
J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.
J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.
J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !
Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.
J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)
J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.
J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?
J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.
J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.
J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).
J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.
J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.
J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.
J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.
J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.
J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.
J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !
J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.
Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).
Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.
J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et départ à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.
J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.
Fin de la première partie.
Données principales :
60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine
Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :
Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)
Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell

Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash
J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.
J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.
J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.
J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html
J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.
J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.
J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.
J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !
Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.
J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)
J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.
J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?
J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.
J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.
J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).
J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.
J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.
J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.
J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.
J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.
J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.
J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !
J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.
Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).
Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.
J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et départ à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.
J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.
Fin de la première partie.
Hautes Terres d'Islande English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le récit de notre voyage de juillet dernier en Islande.
Je remercie partculièrement David (bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/) pour ses récits enthousiastes et Yann Pichon pour son site épatant http://voyageenislande.free.fr/index.htm qui m'ont bien aidée dans la préparation de ce voyage, ainsi que tous les VFistes qui ont déjà publié leur voyage sur VF.
Le récit illustré est là :

Texte seul :
ISLANDE 2012
C'est notre 2ème voyage sur cette étonnante île volcanique. 9 ans nous séparent du premier, qui nous avait emballés ! Nous l'avions réalisé avec notre camping-car, via la Norvège et une traversée sur le Norona. Un seul regret en rentrant de ce voyage : ne pas avoir pu explorer les pistes des hauts-plateaux. Aussi nous étions nous promis d'y revenir en y louant un 4X4. Les enfants nous « harcelaient » depuis des années pour y retourner ! Ces vacances de l'été 2012, limitées à 2 semaines en raison d'impératifs scolaires, étaient l'occasion idéale de mettre notre projet à exécution. Le voyage est court (3h30 depuis Francfort), il n'y a qu'une heure de décalage horaire, et l'île n'est pas trop grande. Bref une destination idéale pour une quinzaine de jours, d'autant que nous avons fait le choix de ne pas retourner dans les endroits déjà visités la dernière fois (à quelques exceptions près). Vu le coût de la location du 4X4 (la moitié du prix global du voyage) nous étions décidés à bien en profiter en privilégiant les endroits « perdus ». Afin de profiter à fond de la liberté offerte par le 4X4, nous avons choisis de camper, « sauvagement » à chaque fois que possible. L'Islande se prête merveilleusement au camping sauvage : étendues désertes, population clairsemée, bivouac autorisé partout (sauf à proximité immédiate des habitations ou dans les parcs nationaux) Un bémol : le vent, quasi omniprésent, de direction très changeante. Notre parcours est donc un peu atypique, d'autant que nous avons du composer avec la météo...
Samedi 14/07/12, J1, Nancy-Francfort-Hvitarnes Une heure de retard au décollage pour l'avion d'Icelandair. J'ai réservé des places à droite de l'avion mais la couverture nuageuse ne nous autorise que de brefs aperçus de la terre islandaise : on aperçoit quelques montagnes encore enneigées, une ou deux langues glaciaires, l'embouchure d'une rivière glaciaire bien laiteuse puis l'avion traverse une épaisse couche nuageuse et se pose à 16h30 à Reykjavik. Il pleuviote... Nous retirons du liquide à l'aéroport (à ma grande surprise notre banque ne nous a pas compté de frais pour les paiements par CB?), puis récupérons la voiture chez Reykjavik Rent a Car : comme prévu le Ford Explorer est équipé d'un coffre de toit, d'un petit réservoir supplémentaire d'essence de 10 l, un peu moins de 80000 km au compteur, les pneus avant sont OK, les pneus arrière pas terribles du tout. Je me félicite d'avoir pris de quoi réparer et regonfler (nous avons quelques antécédents marquants en matière de crevaison) Nous faisons un gros ravitaillement au supermarché Bonus (à quelques km de l'aéroport), le plein d'eau à la station service attenante (eau -potable- et balai-brosse pour laver les voitures en accès libre dans quasi toutes les stations essence, c'est très pratique) et filons plein est en direction de Kerlingarfjöll, que nous voulons découvrir demain. Arrêt express à Geysir et Gullfoss (temps gris, on est pressé, pas de photo potable...) puis on attaque notre 1ère piste, la F35 (déjà parcourue avec le camping car, pas difficile mais interdite par les loueurs aux voitures non 4X4) Après le pont sur la Hvita (près du lac Hvitarvatn) nous prenons une piste qui part à G et longeons le lac vers le Nord. Les paysages sont magnifiés par un festival de nuages lenticulaires, il y a quelques éclaircies, c'est...beau. Tout ça nous fait oublier la fatigue du voyage, nous sommes ravis d'être de suite dans cette Islande sauvage qui nous avait tant marqués la dernière fois. Petite halte au bord du lac dans lequel se jettent 2 langues glaciaires du Langjökull. Alors que le soleil rejoint l'horizon, d'étonnantes lueurs rouges apparaissent au-dessus du glacier. On dépasse plusieurs endroits de bivouac possible, à la recherche du refuge de Hvitarnes. Le vent souffle de plus en plus fort et arrivés au refuge, nous renonçons à y dormir car le terrain de camping est très exposé. Nous trouvons quelques centaines de mètres plus loin un endroit mieux abrité et y dressons la tente que nous protégeons au mieux avec la voiture. Il est tard, pas loin de 23h, on mange rapidement et alors qu'on s'apprête à se coucher, une étrange lueur rosée colore les parois de la tente : incroyable spectacle d'apocalypse pour notre première nuit en Islande ! Nous sommes seuls avec le vent, loin de tout, au milieu des glaciers et la nature nous gratifie de cet époustouflant cadeau de bienvenue. On adore !!
Dimanche 15/07/12, J2, Kerlingarfjöll Temps bouché ce matin (je suis d'un coup moins copine avec les nuages...), 7°C au réveil. On décolle vers 8h00 (on profite du décalage horaire. Pas de douche donc en 1h on est prêts à partir), on rejoint la F35 et une petite vingtaine de km plus loin on tourne vers l'est en direction de Kerlingarfjöll. Cette piste n'offre à présent aucune difficulté mais à l'époque (en 2003) un gué pas facile (en camping-car) nous avait privé de cet endroit. Le ciel est toujours bien bas mais la rencontre avec cette horde de chevaux nous met du baume au cœur. Nous dépassons le camping de Kerlingarfjöll et poursuivons la piste (raide : 4X4 indispensable) jusqu'au parking « des fumerolles ». Petite déception : la neige est encore très présente et la randonnée envisagée sur les hauteurs (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll_sommets.htm) s'avère impossible. De toute façon les sommets sont dans les nuages... Nous choisissons donc de découvrir les fumerolles en parcourant les différents vallons du site (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll.htm) Beaucoup d'entre eux sont encore enneigés si bien qu'en une paire d'heures nous avons fait le tour des endroits accessibles et nous arrivons à la voiture en même temps que la pluie : quelle synchronisation (les sentiers glaiseux deviennent très glissants sous la pluie, quasi impraticables) ! On reprend ensuite la voiture pour aller jusqu'à l'ancienne école de ski, point de départ éventuel pour les sommets surplombant le site mais la neige est trop présente. Ici comme en beaucoup d'endroits se trouve une petite station météo, à la portée de tous, intacte, et ça nous épate ! Pas époustouflés donc par Kerlingarfjöll, la faute à la météo pourrie je pense. Une bonne mise en bouche sans plus quoi... J'avais prévu 2 jours à cet endroit mais nous décidons d'écourter notre séjour (temps pourri + neige empêchant les randos). Fred propose d'aller faire trempette à Hveravellir, une quarantaine de km plus au nord sur la F35. Ce premier bain chaud nous fait un bien fou : on y trempe longuement en évoquant nos souvenirs (très flous pour les enfants) de notre dernier plouf en ce lieu il y a 9 ans (les enfants avaient à l'époque 7, 8 et 10 ans) Pas envie de camper là : On a repéré tout-à-l'heure sur la piste de Kerlingarfjöll un bon coin de bivouac, à l'abri du vent et on décide d'aller y dormir (juste avant la grosse cascade et la « tyrolienne ») Même si le fond de l'air reste frais, le vent permet de faire sécher les maillots de bain. Petite balade vespérale autour du bivouac, le soleil pointe enfin le bout de son nez et illumine les Kerlingarfjöll !
Lundi 16/07/12 J3 Gjain, Veidivötn Grand ciel bleu ce matin, ça nous booste et on décolle avant 8h ! On reprend la F35 vers le sud puis après un ravitaillement à Fludir (supérette+essence) sur la 30 (très jolie route champêtre avec un relief très original de vallons croquignolets, des fermes, des vaches, de la belle campagne, presque opulente) , prenons la 32 et - juste après le pont sur la Fossa, tournons vers le nord (panneau indicateur « Stong ») sur une piste (327), de plus en plus caillouteuse mais pas longue (praticable et autorisée par les loueurs sans 4X4) jusqu'à Gjain. On croirait l'endroit créé par un paysagiste facétieux, qui a placé de ci-de là de jolis ruisseaux qui nécessitent juste un peu d'audace pour les traverser et pouvoir profiter des cascades les plus éloignées mais aussi les plus jolies, comme celle-ci, que nous aurons pour nous seuls malgré le caractère (très) relativement fréquenté du lieu. Cette oasis est toute petite et il fait si bon, l'endroit est si mignon, que nous avons envie de prolonger notre plaisir : nous grimpons sur les hauteurs de la cascade et remontons la Fossa sur quelques centaines de mètres jusqu'à découvrir cette autre cascade. Il nous faut nous raisonner pour ne pas continuer encore plus en amont ! Nous traversons la rivière et par les hauteurs retrouvons rapidement la voiture. Balade classée number 1 par les enfants : excellent rapport effort/intérêt. Merci aussi à la météo !
Changement total d'ambiance quand nous approchons de Veidivötn (nous avons repris la 26 vers l'est puis la F228 vers le sud - 4X4 indispensable) Alors qu'on s'imagine sur la planète mars, apparaît soudain ce lac d'un bleu absolument irréel (Skiggnisvatn, accessible par une piste fléchée qui part de la F228 vers l'ouest) Un vrai décor de science-fiction ! Nous abandonnons la voiture aux enfants (le plus souvent, nous leur laissons le volant sur les pistes, vu leur peu de fréquentation) avec pour consigne de s'arrêter avant le lac (!) et Fred et moi continuons à pied la longue descente vers le lac (très difficile d'apprécier les distances, rien « d'humain ou de connu » pour donner l'échelle...c'est grand!) Ah, un signe de vie, quelle persévérance... 27°C au sein de ce désert noir ! On n'en revient pas, d'autant que le vent nous rafraîchit agréablement. Remarquez la consommation de la bête (12 l sur route, 16 l sur pistes roulantes, 20l/100 sur des pistes difficiles...alors qu'on roule hypercool. Réservoir de 80l, peu d'autonomie finalement. On apprécie d'avoir le petit réservoir supplémentaire, qui finalement ne nous servira pas...)
On abandonne le lac pour aller vers Veidivötn même : c'est un dédale de lacs aux contours étonnants (il s'agit d'anciens cratères) Quelques pistes (et gués, parfois profonds!) les sillonnent. L'endroit est prisé des islandais ...et des cygnes. Pas grand-monde en ce début de semaine... Impossible de dormir par ici, le vent souffle très fort et il n'y a aucune zone abritée. A l'unanimité nous décidons de retourner vers Stong, où nous avons repéré un super coin de bivouac. Petit arrêt poneys en route, un coup d'oeil sur l'Hekla (1491 m, dernière éruption en 2000) La piste vers Stong longe un curieux paysage de macarons brûlés. On profite de la rivière pour se shampouiner (à distance du cours d'eau hein!), ça fait du bien, d'autant que depuis notre arrivée, le vent n'a cessé de souffler et nous « bouffons » du sable quasiment du matin au soir. A tel point que nous avons acheté une nappe afin d'éviter le crissement des assiettes sur les tables en alu. Admirez ce camaïeu de rouges, hum !
Mardi 17/07/12, J4, Hrafntinnusker (Landmannalaugar) Fini le ciel bleu, ciel chargé ce matin... Tant pis on tente tout de même notre chance vers le Landmannalaugar, nous en sommes tout près. Nous y allons par la piste F225 (pas difficile mais interdite sans 4X4 par les loueurs) puis un peu après la bifurcation vers Landmannahellir prenons une piste vers le sud (indiquée je crois) vers Hrafntinnusker. Piste difficile avec de fortes pentes (boîte courte indispensable) et même un névé que nous allons contourner (la photo ne rend pas bien la raideur de la pente) On aperçoit au loin les fumerolles, il y a encore un bout de chemin (la distance indiquée par la pancarte du début est sous-estimée) Après avoir traversé ce gué on croise 2 gros 4X4 tout vides dont les chauffeurs nous regardent bizarrement (ça nous inquiète un peu...) Je pense (pas sûre) qu'ils ravitaillent le refuge de Hrafntinnusker. Intrigués par cette colline qui luit dans la faible lueur solaire, nous comprenons plus loin qu'il s'agit d'obsidienne. Étonnée de ne pas encore avoir crevé (vu le piètre état apparent de nos pneus arrière), je me liquéfie quand nous traversons sur une cinquantaine de mètres une coulée de pierres d'obsidiennes acérées comme des rasoirs. Ça passe ! Je n'en reviens pas... reste le retour. Arrivés aux premières grosses fumerolles du site, nous décidons d'abandonner là la voiture pour ne pas jouer plus longtemps avec la chance, et de continuer à pied. Quelques rayons de soleil nous font apprécier l'immensité du lieu. Aucun sentier, aucune empreinte de pas, personne ! On batifole de fumerolle en trou glougloutant. On s'amuse à trouver le trou de boue le plus acide (rien d'inférieur à 4) avec le papier pH glissé dans les bagages. On mesure ici et là différentes températures au moyen d'un petit thermomètre infra-rouge : c'est chaud-bouillant de partout. Tous ces points-chauds et fumerolles ont sculpté la neige en des formes improbables, jamais vues ailleurs. C'est un festival de couleurs ! Même la neige est teintée par la poussière (rouge, jaune ou noire) soufflée par les vents. Il faudrait au moins 2 jours pour explorer tout le site. Traversée d'une autre coulée d'obsidienne, à pied cette fois, ce qui nous permet d'apprécier la chance qu'on a eue à l'aller. On repère un énorme souffle de vapeur sur les flancs du Hrafntinnusker. Nous en sommes assez loin mais le bruit porté par le vent est très impressionnant. Nous cherchons le meilleur chemin pour y parvenir. Alors que nous franchissons ce petit vallon verdoyant (plusieurs sources chaudes y coulent et la végétation en profite), le soleil fait une brève apparition juste le temps d'une pause pic-nic. On approche ! Ça mouille un peu ! Toutes ces vapeurs réchauffent considérablement l'atmosphère...Une vraie fabrique de nuages ! Dernier rayon de soleil de la journée... Arnaud arrive au pied de l'énorme fumerolle super bruyante : un trou d'enfer dont il est impossible de trop s'approcher ! On pousse jusqu'au sommet du Hrafntinnusker tout proche. Le sentier du fameux trek Landmannalaugar-Thorsmork doit passer en contrebas. La pluie arrive aussi prenons-nous le plus court chemin vers la voiture : ici on trouve un vague sentier qui nous mène jusqu'à ce glacier, situé tout près de la fin de la piste. On croise un couple qui démarre courageusement la balade sous la pluie (tout petits sacs à dos, pas de voiture à l'horizon, mystère?) Piste de retour sans problème (pas de crevaison, je n'en reviens pas!) mais sous une pluie battante ! On s'arrête 2 secondes pour jeter un œil au Ljottipolur, on fait un saut jusqu'au camping du Landmannalaugar (il y a la foule, beaucoup plus de monde qu'il y a 9 ans. Nous nous ferons d'ailleurs cette réflexion dans tous les endroits revisités) Les sanitaires sont surchargés, il faut faire la queue même pour faire pipi (ne parlons pas des douches) aussi décidons-nous d'aller camper à Landmannahellir, bien plus agréable et moins fréquenté (3 tentes avec la nôtre), située à une vingtaine de km. (un peu plus de 5000ISK pour 5 et 400 ou 500 ISK pour 5 mn de douche chaude) Pas mal de monde dans les huts donc du monde à la douche, pffff.
Mercredi 18/07/12, J5. Piste F208, Langisjor, Jokulsarlon, Melrakkanes (après Höfn et avant Djupivogur) Temps bouché encore. J'essaie de demander la météo à la rangerette de Landmanahellir : elle me répond qu'il a fait beau pendant 2 semaines (essaierait-elle de ma faire bisquer?) mais ne connaît pas les prévisions, pfff... Les nuages ont l'air bien accrochés dans le coin, on décide donc d'aller à l'opposé de l'île : grande journ��e de route en perspective. Pour le moment, c'est de la piste...très belle malgré le temps. La F208 comporte quelques gués sans difficultés (4X4 préférable mais pas indispensable, quelques pentes trop raides pour un camping-car, piste interdite par les loueurs sans 4X4) Les sommets sont dans les nuages alors on s'attendrit sur les détails. On fait un détour d'un cinquantaine de km (A/R) pour aller jusqu'à Langisjor (http://www.nat.is/nateng/langisjor.htm) : le ciel est encore plus bas et nous devons renoncer à grimper sur le Sveinstindur (il y a un sentier qui part de la piste sur son versant SO, +500m, 3h environ A/R, http://www.nat.is/fjallaskalareng/skalar_utivistar_sveinstindur_eng.htm), dommage... Encore quelques gués et on rejoint la route N°1. Ravitaillement à Kirkjubaejarklaustur puis cap à l'est. Petit arrêt au Jokulsarlon dans la soupe (on ne voit que quelques glaçons et rien du glacier. On préfère rester sur les souvenirs ensoleillés de 2003) Bivouac au bord de la mer (histoire de changer un peu) après Höfn et avant Djupivogur sur une péninsule près de Melrakkanes. Pas de vent pour une fois, ce qui nous permet de camper au bord de l'eau. Accueillis par plein d'oiseaux, qui se calment assez vite.
Jeudi 19/07/12, J6. Djupivogur, 939, 938, 931, 910, Adalbol, Laugarvellir, Kverkfjöll Temps égal à lui-même, quelques fleurs égaient un peu l'atmosphère... On arrive enfin par les routes/pistes énumérées ci-dessus (la portion de F910 au sud de Adalbol est très pénible, grosses caillasses) à Adalbol (2 ou 3 maisons et une pompe à essence : ça c'est du service public, paiement/CB uniquement) Après Adalbol, on continue vers le nord, puis on tourne vers l'ouest après Bru puis après quelques km on reprend une piste (laborieuse, 4X4 indispensable) vers le sud (Landmannahellir indiqué je crois) On découvre d'abord un joli ruisseau couleur menthe à l'eau qui fume un peu... intéressant. Il reçoit encore quelques micro-affluents brûlants et donne quelques centaines de mètres plus bas cette incroyable cascade d'eau chaude (au moins 40°C, un régal) Trempette...ça creuse ! Pic-nic... En remontant nous croisons 4 petits suisses qui se partagent ces 3 énormes véhicules ??? A gauche, le « parking » A droite, la douche. On reprend la F910 vers l'ouest avec l'Herdubreid à l'horizon, chapeauté d'épais nuages (on abandonne l'idée d'y monter... accès possible par son flanc ouest, 1000 m de dénivelé, 1 pas en avant, 2 pas en arrière donc pas trop de regrets!) Le pont sur la Jokulsa a Fjollum est le bienvenu : en-dessous ça déménage ! On quitte enfin la F910 pour prendre la F903 vers Kverkfjöll via Hvannalindir (petite oasis au milieu de dizaines de km de caillasse. On y trouve de l'eau potable) La piste serpente durant de longs kilomètres au milieu des collines morainiques multicolores du Vatnajökull. On n'avance pas vite mais les paysages sont extra-terrestres ! On arrive enfin en vue du refuge, petite tache de couleur au milieu du gris ambiant. Ce site se trouve blotti (ou plutôt coincé car le milieu est franchement hostile) entre 2 langues glaciaires du Vatnajökull. Nous sommes dans le parc national aussi installons-nous la tente sur l'herbe bien grasse du camping (2 autres tentes à part la nôtre, personne au refuge la faute à la météo ?cool... on a presque des sanitaires privés, prix sensiblement identiques à ceux de Landmannahellir ) Envie de crudités après tous ces cailloux ! Glacier silencieux, aucun craquement pendant la nuit, juste le bruit du vent... Pas plus de succès ici auprès des rangerettes pour avoir des prévisions météo. Je crois que les islandais prennent le temps comme il vient, avec philosophie... Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de mauvais temps mais juste de mauvais équipements ? Mouais... on aimerait tout de même voir un peu les paysages !
Vendredi 20/07/12, J7. Rando sur le glacier http://www.vatnajokulsthjodgardur.is/english/what-to-see/hiking-routes/kverkfjoll/
Il ne pleut pas et il y a même quelques coins de ciel bleu... Nous allons tenter notre chance pour cette rando qui nous fait bien envie en espérant ne pas être dans les nuages. Nous prenons d'abord la voiture pour faire les qq km qui nous séparent du parking des grottes de glace (très décevantes, et en plus interdites d'accès) Après avoir franchi une passerelle dont l'allure un peu bricolée incite à ne passer qu'un par un, nous suivons ensuite sur qq km les piquets rouges qui jalonnent un sentier slalomant dans les énormes moraines du glacier. Ce ruisselet anodin nous posera quelques problèmes au retour. C'est fou comme le niveau des rivières augmente au fil de la journée du fait de la fonte des glaciers. D'une manière générale je trouve le niveau des rivières assez haut. Du coup je juge plus prudent de renoncer à parcourir la F910 vers l'ouest en passant au plus près du versant nord du Vatnajökull (par Kistufell et Gaesavotn). Inutile de prendre ce risque avec ce temps bouché (et bien que nous n'ayons toujours pas crevé, nos pneus arrière ne m'inspirent pas confiance) Au fur et à mesure que l'on s'élève, la langue du Dyngjujökull se découvre. Les flancs du glacier sont hérissées d'impressionnants pics de glace noircis par la poussière de lave. Nous n'avons jamais vu ce type de paysage auparavant. Très impressionnant ! Après 2 heures de marche tranquille ponctuées de nombreux arrêts photos, nous arrivons dans le vif du sujet, au pied du glacier. Le tracé ne fait aucun doute, c'est tout droit, il suffit de suivre les traces. La pente est raide, aussi nous chaussons nos « crampounets » achetés pour l'occasion (Microspikes de Kahtoola) Heureusement, d'en bas on sous-estime la longueur de la grimpette car on n'en voit pas le bout ! Arnaud monte tout droit tandis que le reste de la famille profite des zig zag réguliers tracés par Fred dans la neige qui se ramollit peu à peu. En prenant son temps, ça va bien. Impossible de renoncer avec de tels paysages ! On aperçoit bientôt en contrebas 5 personnes qui marchent sur le glacier. Comment ont-il fait pour franchir les pics hérissant la berge du glacier ? Petite pause pic-nic en haut de la grimpette, ça fait du bien, d'autant qu'on peut en même temps plaindre les autres marcheurs qui montent « dré dans'l'pentu » ! Belle santé. Je prends les devants de ma petite troupe : « Je commence à avancer doucement ! » « Pléonasme » me répondent en cœur les enfants ! Ils me dépassent rapidement et je suis bien contente d'avoir des traces bien marquées car ça s'enfonce de plus en plus. On arrive bientôt à Hveragil, une large vallée ocre piquetée de fumerolles. Ça fume de partout alors que nous sommes en plein sur un glacier, quel contraste étonnant ! On continue de monter, la vallée aux fumerolles disparaît dans les nuages... Arrivées à une sorte de col, près d'un grand cairn, Marion et moi en avons plein les bottes, conscientes qu'il nous faut garder des forces pour le retour. Nous nous octroyons une petite sieste au soleil tandis que Fred, Caroline et Arnaud descendent courageusement dans le brouillard vers le but ultime de la rando. Une trouée dans les nuages leur permet de découvrir ce lac glaciaire, enchâssé entre glacier et fumerolles : étonnant mariage de l'eau, de la glace et du feu. Un peu à droite se trouve le refuge de Sigurdarskali, appartenant à la Société islandaise de Glaciologie mais ils n'iront pas jusque là. Nous refaisons de l'eau en recueillant de l'eau de fonte (pas vu d'autres possibilités sur le parcours donc prévoir des stocks suffisants) et prenons le chemin du retour. Nous croisons la rangerette et ses 4 clients qui se sont arrêtés aux fumerolles de Hveragil, descendons tout schuss la longue montée, arpentons à nouveau les moraines, hésitons un peu avant de trouver un passage pour franchir l'anodin ruisseau de l'aller et au terme de 7h30, 16,8 km et 1420 de dénivelée positive, arrivons au terme de notre balade. Superbe mais bien crevante ! On a eu un créneau inespéré au niveau mét��o ! On est bien content ! 2ème nuit au camping de Kverkfjöll. Un groupe de Français bien gentils débarque dans le refuge. Ils sont une douzaine en voyage organisé. Conséquence immédiate : la queue pour les douches, du bruit jusqu'à pas d'heure. Ces groupes sont très fréquents et nous les redoutons car bien que sans doute composés d'individualités tout-à-fait respectueuses d'autrui, le nombre les rend difficile à supporter. On a croisé sur les pistes des « foultitudes » de ces petites camionnettes 4X4, ce qui nous conforte dans l'idée d'éviter, chaque fois que possible, les campings.
Samedi 21/07/12, J8. Askja, Myvatn On avait adoré notre virée à l'Askja de 2003 : impossible donc de ne pas y faire un saut, d'autant qu'ayant renoncé à prendre la 910 vers l'ouest, nous allons passer tout près. A l'époque, quasi personne et grand soleil (on avait loué un RAV 4 à Myvatn) Aujourd'hui pas mal de monde et la flotte. Brève éclaircie pour pique-niquer près du monument à la mémoire de 2 géologistes allemands mystérieusement disparus en 1907 alors qu'ils exploraient le cratère, puis grosse averse pour rentrer à la voiture. Avec ce temps, la piste qui nous avait enchantés en 2003 nous semble quelconque. Nous sommes impressionnés par le niveau de la Jokulsa a Fjollum. Ce soir le vent souffle très fort aussi, après un ravitaillement dans la supérette de Reykjahlid, trouvons-nous refuge pour la nuit à l'abri d'une « forêt » sur les hauteurs du lac Myvatn. Nuit très calme, bien au calme.
Dimanche 22/07/12, J9, pistes de l'intérieur, Hvitulaug On zappe la visite des environs (arpentés en long en large et en travers sous le soleil la dernière fois) et on décide de retourner dans l'intérieur des terres via la piste F821. Curieusement les supermarchés d'Akureyri ouvrent le dimanche après-midi mais pas le matin (qu'on se le dise!). On trouve tout de même une supérette sur les hauteurs de la ville pour compléter un peu notre avitaillement (pas grand choix à Reykjahlid) La route 821 descend plein sud dans une vallée fertile : la vie semble douce dans ce coin d'Islande, en été du moins... Le leitmotiv des enfants : « Ça doit être beau quand même en été ! »(Je rappelle aux lecteurs étourdis ou endormis par ma prose que nous voyageons en juillet) Ils ont déjà oublié les 27°C de Veidivötn. Faut dire que le plus souvent bonnet et anorak sont de rigueur, car le vent est vivifiant ! Plus loin, la route devient piste, rapidement très caillouteuse, vitesse très réduite obligatoire pour ne pas tout casser. On se croirait en Ecosse (on n'a pas eu de chance non plus avec la météo en Ecosse mais c'était fin octobre...) Arrivés sur le plateau, ça s'améliore un peu en arrivant à Laugafell, à la jonction des pistes F881 et F752. Nous sommes chaleureusement accueillis par la rangerette (qui ne connaît pas non plus les prévisions météo) mais déchantons quand nous constatons que le bain chaud convoité est parasité par un bruyant compresseur (des travaux sont en cours dans les sanitaires attenant, baignade 400 ISK/personne avec usage de ceux-ci) Pas envie de faire trempette dans ces conditions, ça manque de charme... J'active le plan B : on repasse le volant à un enfant maintenant que la piste est plus facile. Piste F752 vers le sud, puis F26, puis F910 ou Fred reprend le volant (pas facile et pas mal de gués avec de grosses pierres invisibles dans ces rivières glaciaires) Nous franchissons le pont sur la Skajfjandafljot, tumultueuse. Un panneau indique que la piste qui longe le Vatnajökull au Nord est fermée au-delà de Gaesavotn : mon intuition était juste, il doit y avoir trop d'eau. L'autre piste par le nord (la F910 en fait) me semble moins intéressante. Pas de regrets donc. Le ciel reste menaçant, c'est un festival d'arcs-en-ciel. Très peu de temps après le pont, nous prenons une mauvaise piste vers le nord (elle est jalonnée de piquets jaunes) et nous arrivons après 4 km à l'endroit convoité : une sorte d'oasis miraculeuse au cœur de ce désert de caillasse. De l'herbe pour camper, une source chaude et une « piscine » pour faire trempette. Il n'y a personne à 80 km à la ronde mais...on a du réseau ! On en a d'ailleurs souvent eu dans des coins perdus : je pense que les Islandais considèrent que c'est un facteur de sécurité et équipent de plus en plus de zones très peu fréquentées, ce qui peut abréger bien des galères. Il pleut un peu partout mais nous sommes épargnés, du moins jusqu'au coucher.
Lundi 23/07/12, J10, vers les fjords du Nord-Ouest Horrible temps ce matin, on bat tous les records ! Décision est prise de filer vers les fjords du Nord-Ouest. Longue journée de transition : F26 vers le sud, Reykjavik, Bogarnes, Budardalur. Ça souffle encore plus fort que d'habitude et la recherche d'un lieu de bivouac s'avère délicate. En reprenant de l'essence à Bjarkalundur, nous décidons d'y louer un petit chalet (135 € pour 2 personnes, kitchenette, salle de bains, les enfants ont dormi par terre, agréable, vue sur le fjord, alentours immédiats un peu bordéliques) Le peu que nous avons vu de la région nous plaît déjà beaucoup : multitude d'îlots et de récifs, oiseaux de mer, falaises toutes vertes et ciel...gris. Notre option sera-t-elle payante ?
Mardi 24/07/12, J11 Bildudalur, piste 619, Gardar, Raudisandur, Latrabjarg, refuge perdu Oui ! On voit quelques coins de ciel bleu, tous les espoirs sont permis ! Nous longeons les fjords, très différents de ceux de la Norvège : les falaises sont moins hautes, il y a très très peu d'arbres et les falaises sont striées de strates un peu comme celles des Féroés. Il y a très peu de maisons, celles-ci sont le plus souvent modestes voire carrément décrépies. La vie est dure dans ce coin d'Islande. Les conditions météo peuvent l'être aussi comme en témoignent ces petits refuges d'urgence qu'on trouve parfois en montagne ou le long de la côte. Le temps se met au beau, à tel point qu'on peut apercevoir le Snaefellsjokull (1446 m) situé 100 km plus au sud ! Ce fjord abrité nous donne des envies de kayak mais nous changeons d'avis dès le fjord suivant, dans l'axe du vent ! Sur la 63, nous faisons un arrêt près de cette étonnante piscine d'eau chaude aux allures de lagon polynésien. Nous nous sommes douchés il y a quelques heures, aussi ne sommes-nous pas tentés par un plouf (on ne peut pas rater cette piscine, elle est juste au bord de la route et il y a un parking) Il y a souvent quelques maisons près de ces bains chauds : les Islandais devaient s'établir de préférence en ces endroits, on les comprend ! Ici les gens vivent de la pêche ou sont fermiers : les épouvantails en témoignent ! Les moutons islandais sont super malins : ils évitent systématiquement les voitures et sont capables de varier leur alimentation ! Ce petit aérodrome permet aux plus aisés de s'affranchir des distances, la route est longue depuis la capitale ! On découvre Bildudalur sous le soleil, coquet village de pêcheurs, équipé d'une pompe à essence et d'une toute petite épicerie. Ces enfants de Patreksfjordur sont en vacances ici. Ils sont ravis d'entendre les touristes étrangers écorcher le nom de leur fameux volcan qui a paralysé le ciel européen il y a 2 ans. Morts de rire les affreux ! Pas mal de bateaux ont l'air plus ou moins désarmés : je crois que la surpêche a fait des ravages sur la ressource. Nous poursuivons par la piste 619 dans l'espoir de voir des phoques. Espoir déçu mais cette piste est très belle, pas de regret ! Pause pic-nic à l'abri du vent. Au bout de la piste on trouve quelques maisons, une chapelle très baroque et d'anciens décors de film. On se balade un peu le long du fjord, ça souffle ! Il y a pas mal d'oiseaux de mer. Les moutons vont souvent par 3 : la mère et ses 2 petits, on les aime ! C'est décidément très différent de la Norvège ! Nous passons rapidement à Patreksfjordur et sur la piste 62 faisons un arrêt dans ce curieux endroit. Il s'agit d'une « ferme d'eiders » Quelques familles islandaises vivent en symbiose avec ces canards réputés pour leur précieux duvet. Elles les protègent des prédateurs (renards, autres oiseaux), leur offrent des endroits confortables pour nicher (en l'occurrence souvent des pneus!) et en fin de nidification récupèrent le précieux duvet. Il faut environ 60 nids pour produire 1 kg de duvet et l'Islande produit environ 4000 kg/an. Petit arrêt grimpette sur le Gardar, échoué là il y a une trentaine d'années et amoureusement entretenu par ? (il est tout pimpant, fraîchement repeint) On tourne ensuite vers le sud par la 614 vers les sables rouges de Raudisandur, repérés sur Google Earth. Je croyais l'endroit perdu mais en fait nous croisons pas mal de voitures de locaux. Les gens viennent ici manger une glace (il y a un petit café) et marcher sur la plage. On adore les endroits ou l'eau douce se marie avec la mer. La couleur de ce sable est un mystère car la rivière en amont semble tout-à-fait quelconque et insignifiante. Pour ceux que cela intéresse il y a un petit camping à Melanes (un champ et des toilettes, sans doute pas de douche, je ne sais pas s'il y a de l'eau) Mignonne petite église toute noire (hélas fermée) avec vue sur le Snaefellsjökull. Nous croisons encore quelques beaux estuaires et arrivons (avec un ciel voilé, grr) à Latrabjarg, falaise réputée pour ses macareux. Ils sont très peu nombreux mais très facilement accessibles et pas farouches ! On y trouve aussi des goélands et guillemots de Brünnich. Un bon moment même si nous sommes étonnés par le petit nombre d'oiseaux et de macareux en particulier (on en avait vu des dizaines la dernière fois à Vik et sur la falaise d'Ingolshofdi, à la même période) Nous allons passer la nuit près d'une petite crique repérée sur Google Earth, tout près de Latrabjarg La piste qui y mène part de la 612 entre Latrabjarg et Breidavik (indiquée par un panneau « Reykjavik » il me semble, mauvaise à la fin, 4X4 indispensable) Nous manquons sur cette piste d'écraser un petit renard arctique qui détale sous nos roues alors qu'il dormait sur le côté de la piste. Il nous observe un court moment avant de disparaître derrière une colline. Ouf, quelle frayeur ! Le refuge est assez avenant. Il y a là un couple de randonneurs que nous laissons tranquilles en allant camper un peu plus haut dans le vallon. Nous « blindons » la tente contre le vent qui descend de la falaise.
Mercredi 25/07/12, J12, retour vers le sud, Hraunfossar, grottes de Surtshellir, piste 550, Gjain On quitte ce matin sous les nuages cette belle région des fjords du Nord-Ouest, ravis d'en avoir découvert une partie, cap au sud ! Pause pic-nic au milieu des oiseaux. On adore le cri mélodieux des courlis. Miam ! Nous rejoignons la route N°1 puis, après une vingtaine de km, prenons vers l'est la route 50 qui parcourt la mignonne vallée de Reykholt : c'est très agricole, il y a de gentilles fumerolles par-ci par-là, plein de chevaux partout. Ensuite nous poursuivons sur la route 518 et comme nous passons devant nous jetons un œil à la cascade de Hraunfossar qui nous surprend agréablement : des petites cascades jaillissent sur plusieurs dizaines de mètres de long d'une coulée de lave. L'eau est bleu turquoise, c'est joli (mais à classer dans la catégorie des « Ah oui c'est beau, bon on y va ?.... » car pas de possibilité de rando alentour) La route 518 devient ensuite piste F518 (non interdite par les loueurs aux véhicules non 4X4), qui chemine le long d'une gigantesque coulée de lave d'une cinquantaine de km de long (la même que celle des cascades de Hraunfossar) A main droite les flancs verdoyants du Strutur. Camping interdit le long de la très belle rivière qui court dans cette belle vallée (1ère et unique fois où nous verrons une telle interdiction) Nous arrivons aux grottes de lave de Surtshellir, dominées par l'Eiriksjökull. Je m'attendais à de petites grottes du style de Grjotagja, près du lac Myvatn mais en fait le réseau est énorme et les dimensions gigantesques. On jette un œil distrait au panneau explicatif du parking : il y a une dizaine d'entrées sur plusieurs centaines de mètres de long. Celles-ci sont bien balisées. Attention au fait que toutes ne sont pas utilisables : si on descend par l'entrée 1, on ne peut sortir qu'à la N°4 (les 2 et 3 sont impraticables sans matériel d'escalade) Lampe indispensable, on n'y voit goutte, tout est noir et glissant. On profite de l'abri de l'entrée N°4 pour goûter à l'abri des intempéries. La piste 550 que nous prenons ensuite vers le sud est une bonne surprise, elle est facile (interdite cependant par les loueurs aux voitures non 4X4, faisable en camping car) et très belle. Elle longe le flanc ouest du glacier Langjökull et nous y avons eu des lumières magiques que seul une météo très perturbée autorise (on se console ainsi du mauvais temps qui nous poursuit...) On longe ensuite le lac Thingvallavatn aux allures norvégiennes et on décide d'aller dormir à Gjain comme il y a quelques jours. Surprise en arrivant, « notre coin » est occupé ! Il y a même 3 ou 4 voitures d'Islandais qui semblent apprécier le spot (on les comprend) On trouve de la place un peu plus loin, sans problème. Le choix de cet endroit est stratégique : en fonction de la météo de demain nous irons soit vers l'est et le Landmannalaugar soit vers le sud.
Jeudi 26/07/12, J13, Landmannalaugar (Sveinsgil) Trouées de ciel bleu ! Direction donc le Landmannalaugar ! On se gare au camping, à peine moins bondé que la dernière fois.... En route donc pour une randonnée non balisée sans sentier, qu'une panne internet quelques jours avant de partir m'a empêchée de bien préparer. J'ai le point GPS du but de la rando, c'est déjà ça ! Celui-ci a été repéré sur Google Earth...surprise... Voir ici le récit de bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/article-10-08-landmannalaugar-sveinsgil-rengsli-57228109.html ainsi que cet autre récit : http://islande.mbnet.fr/2010/09/jour-8-hattver-strutslaug-14-aout/ Nous prenons en compagnie de quelques autres randonneurs le sentier qui mène à Skali, puis nous les quittons pour descendre dans la vallée de la Jokulsgil. Dorénavant c'est du hors piste mais nous ne sommes pas gênés par la végétation ! La traversée de la rivière ne pose pas de difficulté, en dehors de la température de l'eau : regardez le visage épanoui de Marion qui vient de faire trempette. Nous avons pris 2 paires de chaussures d'eau que nous nous balançons à tour de rôle au-dessus de l'eau, ça aide vraiment bien ! Ensuite gros cafouillage qui nous a fait découvrir des endroits superbes (on n'a pensé à regarder le GPS que quand on s'est rendus compte que quelque chose ne collait pas, bref on a fait un bon détour!) Ce sentier n'est en fait qu'un sentier de moutons ! On a des ciels superbes, quelques averses brèves, de beaux rayons de soleil, si bien qu'on ne sent pas trop la fatigue. On rectifie le tir et on arrive au débouché du vallon de Sveinsgil (au centre de l'image) Le but de la rando n'est plus qu'à 800 m -à vol d'oiseau ! Vu le relief du coin, il va nous falloir déployer encore pas mal d'efforts... Le ciel se couvre vraiment cette fois. Nous allons passer le long de ces pentes improbables (à droite de la photo) : heureusement le sol est très meuble ce qui facilite la progression le long de ces versants abrupts. On a quelques scrupules à laisser nos traces dans ce territoire pratiquement vierge mais on compte sur les prochaines fortes pluies pour les effacer. La voici justement qui arrive, drue, au moment où enfin nous découvrons ces incroyables collines bleu roi, but de la rando. Les paysages se noient dans les nuages, on fait 2 ou 3 photos et d'un coup la fatigue s'abat sur nous ! Il est temps de prendre le chemin du retour : il nous reste à retraverser la Jokulsgil, ce qui en après-midi et avec cette forte pluie risque de ne pas être une mince affaire. Il y a pas mal de petits affluents à traverser : avec ce temps, pas envie de répéter le cérémonial du déchaussage-rechaussage à chaque fois. Pour éviter d'avoir froid et aller plus vite, nous ne gardons que les pantalons de pluie avec les chaussures de marche : ainsi on ne sent presque pas la fraîcheur de l'eau. Arnaud choisit quant à lui l'option caleçon, brrr ! Après une dizaine de traversées sans trop de problème, nous arrivons au gros morceau : il nous faut absolument passer sur la rive gauche de la Jokulsgil. On passe à 2 +3 : le plus lourd en amont. On défait les ceintures ventrales des sacs histoire de pouvoir se libérer en cas de faux pas. Ça passe mais c'était limite : plus tard dans la journée, nous ne serions pas passés (il est tout de même 17h30) On envisage un moment de regagner le camp en suivant le cours de la rivière mais les méandres de celle-ci passent systématiquement au ras des falaises et sont très profonds. La sagesse nous fait choisir l'option grimpette, ce qui nous permettra d'arriver quasi secs à la voiture, super crevés. 21 km, 1600 m de dénivelé, 10h30 de rando. Nous retournons dormir au camping de Landmanahellir, beaucoup plus fréquenté et bruyant que la dernière fois. Coucher de soleil superbe (photo floue, la fatigue...)
Vendredi 27/07, J14 F208 sous le soleil, Lakagigar Grand beau ce matin, on décide de reprendre la belle piste F208 pour aller vers le sud. Un coup d'oeil vers le camp du Landmannalaugar au pied de sa coulée de lave, et nous tournons vers le sud. On se régale une nouvelle fois avec les nombreux gués (faciles) de la piste. Pause pic-nic après le dernier d'entre eux. Ravitaillement à Kirkju (on commence à y avoir nos habitudes) puis nous prenons la piste F206 vers le Lakagigar. Celle-ci s'avère assez quelconque, et laborieuse... Nous grimpons sur le Laki (1 km aller, +180 m) et là c'est la révélation : un cordon de minicratères s'étire du nord au sud le long d'une faille éruptive. Vue vers le nord et le Vatnajökull. Ça souffle ! On se trouve un coin plus abrité pour profiter de la vue vers le sud et le Larnbavatn. Tout au fond le Myrdalsjökull. Plus près le sable soulevé par le vent... Fred pointe du doigt le Sveinstidur, qui surplombe Langisjor (nous avions renoncé à son ascension quelques jours plus tôt à cause du temps) Beau temps sur le Vatnajökull : c'est souvent le cas sur les glaciers qui doivent générer une sorte de microclimat. De l'autre côté, c'est moins sympathique, impossible de dire s'il s'agit d'une averse, d'une tempête de sable, ou des deux ! Nos chaussures sont presque sèches ! On reprend ensuite la piste qui décrit une sorte de boucle au sud du Laki : celle-ci est superbe. On longe brièvement la Skafta, surplombé par l'étrange Uxatindar aux allures de Devil's Tower. On se trouve un bel endroit de bivouac abrité du vent (pas facile) Pour la première fois, il fait trop chaud dans la tente, en plein soleil !
Samedi 28/07/12, J15 Skaftafell (Kristinartindar sans le sommet) Réveil express avec le soleil : on a trop chaud, 28°C dans la tente ! 2°C dehors à l'ombre ! Après avoir hésité à aller dans la vallée de Thorsmork (les gués y sont réputés difficiles et avec ce temps splendide je crains qu'ils ne soient très profonds en fin de journée...et nous reprenons l'avion demain) nous décidons de retourner à Skaftafell, comme il y a 9 ans. Les conditions climatiques sont idéales, comme la dernière fois et nous allons y refaire la même rando, mais dans l'autre sens. Ravito à Kirkju, nettoyage de la voiture (partie de rigolade garantie si on fait ça à 2!) Le parc de Skaftafell se situe sur le flanc sud du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Islande...et d'Europe. La randonnée démarre en forêt, qui offre une ombre bienvenue par cette chaleur. A l'horizon, on aperçoit l'île-falaise de Ingolshofdi. Le sentier est balisé, il y a un peu de monde. Randonnée tout en contrastes : vertes prairies fleuries, ocres volcaniques et blancheur immaculée du glacier. Pic-nic puis sieste au soleil sur une mousse bien moelleuse. D'où provient se sable blanc qui sort d'une vallée ocre, mystère ? Un beau sentier en balcon nous mène vers une autre langue glaciaire. Pas de volontaires pour aller au sommet ! Belle balade : 6h30, +800 m, 16 km Le vent souffle toujours très fort (je me répète) et à l'aide de la carte j'essaie de trouver un coin abrité pour la nuit. On tourne sur la route 214, quelques km à l'est de Vik. La piste est superbe. Je me rends compte que nous allons vers le camping de Thaksgil, que les Grisemote avaient adoré et on envisage d'y dormir (et de s'y doucher avant l'avion de demain). On croise encre un renard polaire, quelle chance ! (pas de photo, ces bestioles sont timides...) Horreur en arrivant au camping ! Il est bondé et la dimension du bloc sanitaire ne laisse aucun doute sur sa saturation évidente. Demi-tour immédiat pour trouver un coin de bivouac quelques centaines de mètres plus loin à côté d'un joli ruisseau qui nous permettra de nous laver tranquillement. Très bonne nuit à l'abri du vent, au son de l'eau qui gazouille...
Dimanche 29/07, J16, retour Nous reprenons la si jolie piste en admirant au passage l'Eyjafjallajokull. L'éruption remonte à 2 ans mais la cendre grise est encore bien présente. Nous repassons au milieu de ces étranges cabanes construites parmi des roches aux formes « trollesques ». Ce curieux « camenbert » m'intrigue et nous décidons d'aller le voir de plus près (il doit s'agir de Hjörleifshöfdi) Juste avant de rejoindre la route N°1 nous longeons cette belle ferme protégée par les falaises de l'influence atlantique. Une piste mène à l' « île » et permet d'en faire le tour (4X4 nécessaire). Côté océan se trouve une vaste grotte (où il est possible de dormir à l'abri des intempéries, information qui peut intéresser ceux qui passent par là à vélo car les abris sont rares) Un énorme pare-battage a échoué là, sans doute un jour de tempête car la mer est à plusieurs centaines de mètres. Paysage étrange avec la brume de mer. Pas mal d'oiseaux dans les falaises (pas de macareux) La fin du tour de « l'île » se solde par un plantage dans un gué d'apparence anodine mais au fond de sable mou. Grmbl ! Seul plantage le jour où on doit prendre l'avion du retour! Fred et les enfants sortent par les fenêtres et cela suffit à nous libérer, ouf! Encore quelques heures de route jusqu'à l'aéroport. On dépose la voiture sur le parking, on jette les clés dans la boite aux lettres du loueur. Décollage à 16h30, vol sans histoire (ponctuel cette fois) , on arrive à Nancy à 1h du matin.
Epilogue : Beaucoup de km parcourus (plus de 4000) à la recherche d'un ciel un peu dégagé mais ça se fait bien car les paysages sont intéressants partout. On a le plus souvent passé le volant aux enfants (sur les pistes) si bien que les km ne leur ont pas pesé. Une sensation de liberté incroyable avec cette formule 4X4 + camping sauvage. Je ne connais pas d'autre pays aussi propice (camping sauvage autorisé quasi-partout, population clairsemée et discrète, ravitaillement en eau très facile, coins de bivouac magnifique partout -mais gare au vent!On a fait quelques randonnées inoubliables dans des paysages uniques. On aurait aimé plus de beau temps mais c'est aussi ce temps « variable » qui fait le charme de l'Islande...
Bref, des vacances pas compliquées à organiser, mais pas données (cf le budget)
Budget : Avion Icelandair Francfort-Reykjavik A/R 378 €/personne (X5) 4X4 Ford Explorer assurance maxi, coffre de toit, 2ème conducteur, pour 2 semaines 3418 € (!!!) Chalet à Bjarkalundur 132 € Resto à Hrauneyjar 70 € Essence 988 € Camping 4 nuits (2 à Landmannahellir, 2 à Kverkfjöll) 140 € + 20 douches 50 € Bouffe 930 € (à 5 pour 2 semaines. Gros budget mais ravitaillement le plus souvent dans de petites épiceries, sans se priver de rien.) Total pour 2 semaines à 5 : 7660 € Soit 1532 €/personne.
Bonne lecture! Marie
Le récit illustré est là :

Texte seul :
ISLANDE 2012
C'est notre 2ème voyage sur cette étonnante île volcanique. 9 ans nous séparent du premier, qui nous avait emballés ! Nous l'avions réalisé avec notre camping-car, via la Norvège et une traversée sur le Norona. Un seul regret en rentrant de ce voyage : ne pas avoir pu explorer les pistes des hauts-plateaux. Aussi nous étions nous promis d'y revenir en y louant un 4X4. Les enfants nous « harcelaient » depuis des années pour y retourner ! Ces vacances de l'été 2012, limitées à 2 semaines en raison d'impératifs scolaires, étaient l'occasion idéale de mettre notre projet à exécution. Le voyage est court (3h30 depuis Francfort), il n'y a qu'une heure de décalage horaire, et l'île n'est pas trop grande. Bref une destination idéale pour une quinzaine de jours, d'autant que nous avons fait le choix de ne pas retourner dans les endroits déjà visités la dernière fois (à quelques exceptions près). Vu le coût de la location du 4X4 (la moitié du prix global du voyage) nous étions décidés à bien en profiter en privilégiant les endroits « perdus ». Afin de profiter à fond de la liberté offerte par le 4X4, nous avons choisis de camper, « sauvagement » à chaque fois que possible. L'Islande se prête merveilleusement au camping sauvage : étendues désertes, population clairsemée, bivouac autorisé partout (sauf à proximité immédiate des habitations ou dans les parcs nationaux) Un bémol : le vent, quasi omniprésent, de direction très changeante. Notre parcours est donc un peu atypique, d'autant que nous avons du composer avec la météo...
Samedi 14/07/12, J1, Nancy-Francfort-Hvitarnes Une heure de retard au décollage pour l'avion d'Icelandair. J'ai réservé des places à droite de l'avion mais la couverture nuageuse ne nous autorise que de brefs aperçus de la terre islandaise : on aperçoit quelques montagnes encore enneigées, une ou deux langues glaciaires, l'embouchure d'une rivière glaciaire bien laiteuse puis l'avion traverse une épaisse couche nuageuse et se pose à 16h30 à Reykjavik. Il pleuviote... Nous retirons du liquide à l'aéroport (à ma grande surprise notre banque ne nous a pas compté de frais pour les paiements par CB?), puis récupérons la voiture chez Reykjavik Rent a Car : comme prévu le Ford Explorer est équipé d'un coffre de toit, d'un petit réservoir supplémentaire d'essence de 10 l, un peu moins de 80000 km au compteur, les pneus avant sont OK, les pneus arrière pas terribles du tout. Je me félicite d'avoir pris de quoi réparer et regonfler (nous avons quelques antécédents marquants en matière de crevaison) Nous faisons un gros ravitaillement au supermarché Bonus (à quelques km de l'aéroport), le plein d'eau à la station service attenante (eau -potable- et balai-brosse pour laver les voitures en accès libre dans quasi toutes les stations essence, c'est très pratique) et filons plein est en direction de Kerlingarfjöll, que nous voulons découvrir demain. Arrêt express à Geysir et Gullfoss (temps gris, on est pressé, pas de photo potable...) puis on attaque notre 1ère piste, la F35 (déjà parcourue avec le camping car, pas difficile mais interdite par les loueurs aux voitures non 4X4) Après le pont sur la Hvita (près du lac Hvitarvatn) nous prenons une piste qui part à G et longeons le lac vers le Nord. Les paysages sont magnifiés par un festival de nuages lenticulaires, il y a quelques éclaircies, c'est...beau. Tout ça nous fait oublier la fatigue du voyage, nous sommes ravis d'être de suite dans cette Islande sauvage qui nous avait tant marqués la dernière fois. Petite halte au bord du lac dans lequel se jettent 2 langues glaciaires du Langjökull. Alors que le soleil rejoint l'horizon, d'étonnantes lueurs rouges apparaissent au-dessus du glacier. On dépasse plusieurs endroits de bivouac possible, à la recherche du refuge de Hvitarnes. Le vent souffle de plus en plus fort et arrivés au refuge, nous renonçons à y dormir car le terrain de camping est très exposé. Nous trouvons quelques centaines de mètres plus loin un endroit mieux abrité et y dressons la tente que nous protégeons au mieux avec la voiture. Il est tard, pas loin de 23h, on mange rapidement et alors qu'on s'apprête à se coucher, une étrange lueur rosée colore les parois de la tente : incroyable spectacle d'apocalypse pour notre première nuit en Islande ! Nous sommes seuls avec le vent, loin de tout, au milieu des glaciers et la nature nous gratifie de cet époustouflant cadeau de bienvenue. On adore !!
Dimanche 15/07/12, J2, Kerlingarfjöll Temps bouché ce matin (je suis d'un coup moins copine avec les nuages...), 7°C au réveil. On décolle vers 8h00 (on profite du décalage horaire. Pas de douche donc en 1h on est prêts à partir), on rejoint la F35 et une petite vingtaine de km plus loin on tourne vers l'est en direction de Kerlingarfjöll. Cette piste n'offre à présent aucune difficulté mais à l'époque (en 2003) un gué pas facile (en camping-car) nous avait privé de cet endroit. Le ciel est toujours bien bas mais la rencontre avec cette horde de chevaux nous met du baume au cœur. Nous dépassons le camping de Kerlingarfjöll et poursuivons la piste (raide : 4X4 indispensable) jusqu'au parking « des fumerolles ». Petite déception : la neige est encore très présente et la randonnée envisagée sur les hauteurs (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll_sommets.htm) s'avère impossible. De toute façon les sommets sont dans les nuages... Nous choisissons donc de découvrir les fumerolles en parcourant les différents vallons du site (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll.htm) Beaucoup d'entre eux sont encore enneigés si bien qu'en une paire d'heures nous avons fait le tour des endroits accessibles et nous arrivons à la voiture en même temps que la pluie : quelle synchronisation (les sentiers glaiseux deviennent très glissants sous la pluie, quasi impraticables) ! On reprend ensuite la voiture pour aller jusqu'à l'ancienne école de ski, point de départ éventuel pour les sommets surplombant le site mais la neige est trop présente. Ici comme en beaucoup d'endroits se trouve une petite station météo, à la portée de tous, intacte, et ça nous épate ! Pas époustouflés donc par Kerlingarfjöll, la faute à la météo pourrie je pense. Une bonne mise en bouche sans plus quoi... J'avais prévu 2 jours à cet endroit mais nous décidons d'écourter notre séjour (temps pourri + neige empêchant les randos). Fred propose d'aller faire trempette à Hveravellir, une quarantaine de km plus au nord sur la F35. Ce premier bain chaud nous fait un bien fou : on y trempe longuement en évoquant nos souvenirs (très flous pour les enfants) de notre dernier plouf en ce lieu il y a 9 ans (les enfants avaient à l'époque 7, 8 et 10 ans) Pas envie de camper là : On a repéré tout-à-l'heure sur la piste de Kerlingarfjöll un bon coin de bivouac, à l'abri du vent et on décide d'aller y dormir (juste avant la grosse cascade et la « tyrolienne ») Même si le fond de l'air reste frais, le vent permet de faire sécher les maillots de bain. Petite balade vespérale autour du bivouac, le soleil pointe enfin le bout de son nez et illumine les Kerlingarfjöll !
Lundi 16/07/12 J3 Gjain, Veidivötn Grand ciel bleu ce matin, ça nous booste et on décolle avant 8h ! On reprend la F35 vers le sud puis après un ravitaillement à Fludir (supérette+essence) sur la 30 (très jolie route champêtre avec un relief très original de vallons croquignolets, des fermes, des vaches, de la belle campagne, presque opulente) , prenons la 32 et - juste après le pont sur la Fossa, tournons vers le nord (panneau indicateur « Stong ») sur une piste (327), de plus en plus caillouteuse mais pas longue (praticable et autorisée par les loueurs sans 4X4) jusqu'à Gjain. On croirait l'endroit créé par un paysagiste facétieux, qui a placé de ci-de là de jolis ruisseaux qui nécessitent juste un peu d'audace pour les traverser et pouvoir profiter des cascades les plus éloignées mais aussi les plus jolies, comme celle-ci, que nous aurons pour nous seuls malgré le caractère (très) relativement fréquenté du lieu. Cette oasis est toute petite et il fait si bon, l'endroit est si mignon, que nous avons envie de prolonger notre plaisir : nous grimpons sur les hauteurs de la cascade et remontons la Fossa sur quelques centaines de mètres jusqu'à découvrir cette autre cascade. Il nous faut nous raisonner pour ne pas continuer encore plus en amont ! Nous traversons la rivière et par les hauteurs retrouvons rapidement la voiture. Balade classée number 1 par les enfants : excellent rapport effort/intérêt. Merci aussi à la météo !
Changement total d'ambiance quand nous approchons de Veidivötn (nous avons repris la 26 vers l'est puis la F228 vers le sud - 4X4 indispensable) Alors qu'on s'imagine sur la planète mars, apparaît soudain ce lac d'un bleu absolument irréel (Skiggnisvatn, accessible par une piste fléchée qui part de la F228 vers l'ouest) Un vrai décor de science-fiction ! Nous abandonnons la voiture aux enfants (le plus souvent, nous leur laissons le volant sur les pistes, vu leur peu de fréquentation) avec pour consigne de s'arrêter avant le lac (!) et Fred et moi continuons à pied la longue descente vers le lac (très difficile d'apprécier les distances, rien « d'humain ou de connu » pour donner l'échelle...c'est grand!) Ah, un signe de vie, quelle persévérance... 27°C au sein de ce désert noir ! On n'en revient pas, d'autant que le vent nous rafraîchit agréablement. Remarquez la consommation de la bête (12 l sur route, 16 l sur pistes roulantes, 20l/100 sur des pistes difficiles...alors qu'on roule hypercool. Réservoir de 80l, peu d'autonomie finalement. On apprécie d'avoir le petit réservoir supplémentaire, qui finalement ne nous servira pas...)
On abandonne le lac pour aller vers Veidivötn même : c'est un dédale de lacs aux contours étonnants (il s'agit d'anciens cratères) Quelques pistes (et gués, parfois profonds!) les sillonnent. L'endroit est prisé des islandais ...et des cygnes. Pas grand-monde en ce début de semaine... Impossible de dormir par ici, le vent souffle très fort et il n'y a aucune zone abritée. A l'unanimité nous décidons de retourner vers Stong, où nous avons repéré un super coin de bivouac. Petit arrêt poneys en route, un coup d'oeil sur l'Hekla (1491 m, dernière éruption en 2000) La piste vers Stong longe un curieux paysage de macarons brûlés. On profite de la rivière pour se shampouiner (à distance du cours d'eau hein!), ça fait du bien, d'autant que depuis notre arrivée, le vent n'a cessé de souffler et nous « bouffons » du sable quasiment du matin au soir. A tel point que nous avons acheté une nappe afin d'éviter le crissement des assiettes sur les tables en alu. Admirez ce camaïeu de rouges, hum !
Mardi 17/07/12, J4, Hrafntinnusker (Landmannalaugar) Fini le ciel bleu, ciel chargé ce matin... Tant pis on tente tout de même notre chance vers le Landmannalaugar, nous en sommes tout près. Nous y allons par la piste F225 (pas difficile mais interdite sans 4X4 par les loueurs) puis un peu après la bifurcation vers Landmannahellir prenons une piste vers le sud (indiquée je crois) vers Hrafntinnusker. Piste difficile avec de fortes pentes (boîte courte indispensable) et même un névé que nous allons contourner (la photo ne rend pas bien la raideur de la pente) On aperçoit au loin les fumerolles, il y a encore un bout de chemin (la distance indiquée par la pancarte du début est sous-estimée) Après avoir traversé ce gué on croise 2 gros 4X4 tout vides dont les chauffeurs nous regardent bizarrement (ça nous inquiète un peu...) Je pense (pas sûre) qu'ils ravitaillent le refuge de Hrafntinnusker. Intrigués par cette colline qui luit dans la faible lueur solaire, nous comprenons plus loin qu'il s'agit d'obsidienne. Étonnée de ne pas encore avoir crevé (vu le piètre état apparent de nos pneus arrière), je me liquéfie quand nous traversons sur une cinquantaine de mètres une coulée de pierres d'obsidiennes acérées comme des rasoirs. Ça passe ! Je n'en reviens pas... reste le retour. Arrivés aux premières grosses fumerolles du site, nous décidons d'abandonner là la voiture pour ne pas jouer plus longtemps avec la chance, et de continuer à pied. Quelques rayons de soleil nous font apprécier l'immensité du lieu. Aucun sentier, aucune empreinte de pas, personne ! On batifole de fumerolle en trou glougloutant. On s'amuse à trouver le trou de boue le plus acide (rien d'inférieur à 4) avec le papier pH glissé dans les bagages. On mesure ici et là différentes températures au moyen d'un petit thermomètre infra-rouge : c'est chaud-bouillant de partout. Tous ces points-chauds et fumerolles ont sculpté la neige en des formes improbables, jamais vues ailleurs. C'est un festival de couleurs ! Même la neige est teintée par la poussière (rouge, jaune ou noire) soufflée par les vents. Il faudrait au moins 2 jours pour explorer tout le site. Traversée d'une autre coulée d'obsidienne, à pied cette fois, ce qui nous permet d'apprécier la chance qu'on a eue à l'aller. On repère un énorme souffle de vapeur sur les flancs du Hrafntinnusker. Nous en sommes assez loin mais le bruit porté par le vent est très impressionnant. Nous cherchons le meilleur chemin pour y parvenir. Alors que nous franchissons ce petit vallon verdoyant (plusieurs sources chaudes y coulent et la végétation en profite), le soleil fait une brève apparition juste le temps d'une pause pic-nic. On approche ! Ça mouille un peu ! Toutes ces vapeurs réchauffent considérablement l'atmosphère...Une vraie fabrique de nuages ! Dernier rayon de soleil de la journée... Arnaud arrive au pied de l'énorme fumerolle super bruyante : un trou d'enfer dont il est impossible de trop s'approcher ! On pousse jusqu'au sommet du Hrafntinnusker tout proche. Le sentier du fameux trek Landmannalaugar-Thorsmork doit passer en contrebas. La pluie arrive aussi prenons-nous le plus court chemin vers la voiture : ici on trouve un vague sentier qui nous mène jusqu'à ce glacier, situé tout près de la fin de la piste. On croise un couple qui démarre courageusement la balade sous la pluie (tout petits sacs à dos, pas de voiture à l'horizon, mystère?) Piste de retour sans problème (pas de crevaison, je n'en reviens pas!) mais sous une pluie battante ! On s'arrête 2 secondes pour jeter un œil au Ljottipolur, on fait un saut jusqu'au camping du Landmannalaugar (il y a la foule, beaucoup plus de monde qu'il y a 9 ans. Nous nous ferons d'ailleurs cette réflexion dans tous les endroits revisités) Les sanitaires sont surchargés, il faut faire la queue même pour faire pipi (ne parlons pas des douches) aussi décidons-nous d'aller camper à Landmannahellir, bien plus agréable et moins fréquenté (3 tentes avec la nôtre), située à une vingtaine de km. (un peu plus de 5000ISK pour 5 et 400 ou 500 ISK pour 5 mn de douche chaude) Pas mal de monde dans les huts donc du monde à la douche, pffff.
Mercredi 18/07/12, J5. Piste F208, Langisjor, Jokulsarlon, Melrakkanes (après Höfn et avant Djupivogur) Temps bouché encore. J'essaie de demander la météo à la rangerette de Landmanahellir : elle me répond qu'il a fait beau pendant 2 semaines (essaierait-elle de ma faire bisquer?) mais ne connaît pas les prévisions, pfff... Les nuages ont l'air bien accrochés dans le coin, on décide donc d'aller à l'opposé de l'île : grande journ��e de route en perspective. Pour le moment, c'est de la piste...très belle malgré le temps. La F208 comporte quelques gués sans difficultés (4X4 préférable mais pas indispensable, quelques pentes trop raides pour un camping-car, piste interdite par les loueurs sans 4X4) Les sommets sont dans les nuages alors on s'attendrit sur les détails. On fait un détour d'un cinquantaine de km (A/R) pour aller jusqu'à Langisjor (http://www.nat.is/nateng/langisjor.htm) : le ciel est encore plus bas et nous devons renoncer à grimper sur le Sveinstindur (il y a un sentier qui part de la piste sur son versant SO, +500m, 3h environ A/R, http://www.nat.is/fjallaskalareng/skalar_utivistar_sveinstindur_eng.htm), dommage... Encore quelques gués et on rejoint la route N°1. Ravitaillement à Kirkjubaejarklaustur puis cap à l'est. Petit arrêt au Jokulsarlon dans la soupe (on ne voit que quelques glaçons et rien du glacier. On préfère rester sur les souvenirs ensoleillés de 2003) Bivouac au bord de la mer (histoire de changer un peu) après Höfn et avant Djupivogur sur une péninsule près de Melrakkanes. Pas de vent pour une fois, ce qui nous permet de camper au bord de l'eau. Accueillis par plein d'oiseaux, qui se calment assez vite.
Jeudi 19/07/12, J6. Djupivogur, 939, 938, 931, 910, Adalbol, Laugarvellir, Kverkfjöll Temps égal à lui-même, quelques fleurs égaient un peu l'atmosphère... On arrive enfin par les routes/pistes énumérées ci-dessus (la portion de F910 au sud de Adalbol est très pénible, grosses caillasses) à Adalbol (2 ou 3 maisons et une pompe à essence : ça c'est du service public, paiement/CB uniquement) Après Adalbol, on continue vers le nord, puis on tourne vers l'ouest après Bru puis après quelques km on reprend une piste (laborieuse, 4X4 indispensable) vers le sud (Landmannahellir indiqué je crois) On découvre d'abord un joli ruisseau couleur menthe à l'eau qui fume un peu... intéressant. Il reçoit encore quelques micro-affluents brûlants et donne quelques centaines de mètres plus bas cette incroyable cascade d'eau chaude (au moins 40°C, un régal) Trempette...ça creuse ! Pic-nic... En remontant nous croisons 4 petits suisses qui se partagent ces 3 énormes véhicules ??? A gauche, le « parking » A droite, la douche. On reprend la F910 vers l'ouest avec l'Herdubreid à l'horizon, chapeauté d'épais nuages (on abandonne l'idée d'y monter... accès possible par son flanc ouest, 1000 m de dénivelé, 1 pas en avant, 2 pas en arrière donc pas trop de regrets!) Le pont sur la Jokulsa a Fjollum est le bienvenu : en-dessous ça déménage ! On quitte enfin la F910 pour prendre la F903 vers Kverkfjöll via Hvannalindir (petite oasis au milieu de dizaines de km de caillasse. On y trouve de l'eau potable) La piste serpente durant de longs kilomètres au milieu des collines morainiques multicolores du Vatnajökull. On n'avance pas vite mais les paysages sont extra-terrestres ! On arrive enfin en vue du refuge, petite tache de couleur au milieu du gris ambiant. Ce site se trouve blotti (ou plutôt coincé car le milieu est franchement hostile) entre 2 langues glaciaires du Vatnajökull. Nous sommes dans le parc national aussi installons-nous la tente sur l'herbe bien grasse du camping (2 autres tentes à part la nôtre, personne au refuge la faute à la météo ?cool... on a presque des sanitaires privés, prix sensiblement identiques à ceux de Landmannahellir ) Envie de crudités après tous ces cailloux ! Glacier silencieux, aucun craquement pendant la nuit, juste le bruit du vent... Pas plus de succès ici auprès des rangerettes pour avoir des prévisions météo. Je crois que les islandais prennent le temps comme il vient, avec philosophie... Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de mauvais temps mais juste de mauvais équipements ? Mouais... on aimerait tout de même voir un peu les paysages !
Vendredi 20/07/12, J7. Rando sur le glacier http://www.vatnajokulsthjodgardur.is/english/what-to-see/hiking-routes/kverkfjoll/
Il ne pleut pas et il y a même quelques coins de ciel bleu... Nous allons tenter notre chance pour cette rando qui nous fait bien envie en espérant ne pas être dans les nuages. Nous prenons d'abord la voiture pour faire les qq km qui nous séparent du parking des grottes de glace (très décevantes, et en plus interdites d'accès) Après avoir franchi une passerelle dont l'allure un peu bricolée incite à ne passer qu'un par un, nous suivons ensuite sur qq km les piquets rouges qui jalonnent un sentier slalomant dans les énormes moraines du glacier. Ce ruisselet anodin nous posera quelques problèmes au retour. C'est fou comme le niveau des rivières augmente au fil de la journée du fait de la fonte des glaciers. D'une manière générale je trouve le niveau des rivières assez haut. Du coup je juge plus prudent de renoncer à parcourir la F910 vers l'ouest en passant au plus près du versant nord du Vatnajökull (par Kistufell et Gaesavotn). Inutile de prendre ce risque avec ce temps bouché (et bien que nous n'ayons toujours pas crevé, nos pneus arrière ne m'inspirent pas confiance) Au fur et à mesure que l'on s'élève, la langue du Dyngjujökull se découvre. Les flancs du glacier sont hérissées d'impressionnants pics de glace noircis par la poussière de lave. Nous n'avons jamais vu ce type de paysage auparavant. Très impressionnant ! Après 2 heures de marche tranquille ponctuées de nombreux arrêts photos, nous arrivons dans le vif du sujet, au pied du glacier. Le tracé ne fait aucun doute, c'est tout droit, il suffit de suivre les traces. La pente est raide, aussi nous chaussons nos « crampounets » achetés pour l'occasion (Microspikes de Kahtoola) Heureusement, d'en bas on sous-estime la longueur de la grimpette car on n'en voit pas le bout ! Arnaud monte tout droit tandis que le reste de la famille profite des zig zag réguliers tracés par Fred dans la neige qui se ramollit peu à peu. En prenant son temps, ça va bien. Impossible de renoncer avec de tels paysages ! On aperçoit bientôt en contrebas 5 personnes qui marchent sur le glacier. Comment ont-il fait pour franchir les pics hérissant la berge du glacier ? Petite pause pic-nic en haut de la grimpette, ça fait du bien, d'autant qu'on peut en même temps plaindre les autres marcheurs qui montent « dré dans'l'pentu » ! Belle santé. Je prends les devants de ma petite troupe : « Je commence à avancer doucement ! » « Pléonasme » me répondent en cœur les enfants ! Ils me dépassent rapidement et je suis bien contente d'avoir des traces bien marquées car ça s'enfonce de plus en plus. On arrive bientôt à Hveragil, une large vallée ocre piquetée de fumerolles. Ça fume de partout alors que nous sommes en plein sur un glacier, quel contraste étonnant ! On continue de monter, la vallée aux fumerolles disparaît dans les nuages... Arrivées à une sorte de col, près d'un grand cairn, Marion et moi en avons plein les bottes, conscientes qu'il nous faut garder des forces pour le retour. Nous nous octroyons une petite sieste au soleil tandis que Fred, Caroline et Arnaud descendent courageusement dans le brouillard vers le but ultime de la rando. Une trouée dans les nuages leur permet de découvrir ce lac glaciaire, enchâssé entre glacier et fumerolles : étonnant mariage de l'eau, de la glace et du feu. Un peu à droite se trouve le refuge de Sigurdarskali, appartenant à la Société islandaise de Glaciologie mais ils n'iront pas jusque là. Nous refaisons de l'eau en recueillant de l'eau de fonte (pas vu d'autres possibilités sur le parcours donc prévoir des stocks suffisants) et prenons le chemin du retour. Nous croisons la rangerette et ses 4 clients qui se sont arrêtés aux fumerolles de Hveragil, descendons tout schuss la longue montée, arpentons à nouveau les moraines, hésitons un peu avant de trouver un passage pour franchir l'anodin ruisseau de l'aller et au terme de 7h30, 16,8 km et 1420 de dénivelée positive, arrivons au terme de notre balade. Superbe mais bien crevante ! On a eu un créneau inespéré au niveau mét��o ! On est bien content ! 2ème nuit au camping de Kverkfjöll. Un groupe de Français bien gentils débarque dans le refuge. Ils sont une douzaine en voyage organisé. Conséquence immédiate : la queue pour les douches, du bruit jusqu'à pas d'heure. Ces groupes sont très fréquents et nous les redoutons car bien que sans doute composés d'individualités tout-à-fait respectueuses d'autrui, le nombre les rend difficile à supporter. On a croisé sur les pistes des « foultitudes » de ces petites camionnettes 4X4, ce qui nous conforte dans l'idée d'éviter, chaque fois que possible, les campings.
Samedi 21/07/12, J8. Askja, Myvatn On avait adoré notre virée à l'Askja de 2003 : impossible donc de ne pas y faire un saut, d'autant qu'ayant renoncé à prendre la 910 vers l'ouest, nous allons passer tout près. A l'époque, quasi personne et grand soleil (on avait loué un RAV 4 à Myvatn) Aujourd'hui pas mal de monde et la flotte. Brève éclaircie pour pique-niquer près du monument à la mémoire de 2 géologistes allemands mystérieusement disparus en 1907 alors qu'ils exploraient le cratère, puis grosse averse pour rentrer à la voiture. Avec ce temps, la piste qui nous avait enchantés en 2003 nous semble quelconque. Nous sommes impressionnés par le niveau de la Jokulsa a Fjollum. Ce soir le vent souffle très fort aussi, après un ravitaillement dans la supérette de Reykjahlid, trouvons-nous refuge pour la nuit à l'abri d'une « forêt » sur les hauteurs du lac Myvatn. Nuit très calme, bien au calme.
Dimanche 22/07/12, J9, pistes de l'intérieur, Hvitulaug On zappe la visite des environs (arpentés en long en large et en travers sous le soleil la dernière fois) et on décide de retourner dans l'intérieur des terres via la piste F821. Curieusement les supermarchés d'Akureyri ouvrent le dimanche après-midi mais pas le matin (qu'on se le dise!). On trouve tout de même une supérette sur les hauteurs de la ville pour compléter un peu notre avitaillement (pas grand choix à Reykjahlid) La route 821 descend plein sud dans une vallée fertile : la vie semble douce dans ce coin d'Islande, en été du moins... Le leitmotiv des enfants : « Ça doit être beau quand même en été ! »(Je rappelle aux lecteurs étourdis ou endormis par ma prose que nous voyageons en juillet) Ils ont déjà oublié les 27°C de Veidivötn. Faut dire que le plus souvent bonnet et anorak sont de rigueur, car le vent est vivifiant ! Plus loin, la route devient piste, rapidement très caillouteuse, vitesse très réduite obligatoire pour ne pas tout casser. On se croirait en Ecosse (on n'a pas eu de chance non plus avec la météo en Ecosse mais c'était fin octobre...) Arrivés sur le plateau, ça s'améliore un peu en arrivant à Laugafell, à la jonction des pistes F881 et F752. Nous sommes chaleureusement accueillis par la rangerette (qui ne connaît pas non plus les prévisions météo) mais déchantons quand nous constatons que le bain chaud convoité est parasité par un bruyant compresseur (des travaux sont en cours dans les sanitaires attenant, baignade 400 ISK/personne avec usage de ceux-ci) Pas envie de faire trempette dans ces conditions, ça manque de charme... J'active le plan B : on repasse le volant à un enfant maintenant que la piste est plus facile. Piste F752 vers le sud, puis F26, puis F910 ou Fred reprend le volant (pas facile et pas mal de gués avec de grosses pierres invisibles dans ces rivières glaciaires) Nous franchissons le pont sur la Skajfjandafljot, tumultueuse. Un panneau indique que la piste qui longe le Vatnajökull au Nord est fermée au-delà de Gaesavotn : mon intuition était juste, il doit y avoir trop d'eau. L'autre piste par le nord (la F910 en fait) me semble moins intéressante. Pas de regrets donc. Le ciel reste menaçant, c'est un festival d'arcs-en-ciel. Très peu de temps après le pont, nous prenons une mauvaise piste vers le nord (elle est jalonnée de piquets jaunes) et nous arrivons après 4 km à l'endroit convoité : une sorte d'oasis miraculeuse au cœur de ce désert de caillasse. De l'herbe pour camper, une source chaude et une « piscine » pour faire trempette. Il n'y a personne à 80 km à la ronde mais...on a du réseau ! On en a d'ailleurs souvent eu dans des coins perdus : je pense que les Islandais considèrent que c'est un facteur de sécurité et équipent de plus en plus de zones très peu fréquentées, ce qui peut abréger bien des galères. Il pleut un peu partout mais nous sommes épargnés, du moins jusqu'au coucher.
Lundi 23/07/12, J10, vers les fjords du Nord-Ouest Horrible temps ce matin, on bat tous les records ! Décision est prise de filer vers les fjords du Nord-Ouest. Longue journée de transition : F26 vers le sud, Reykjavik, Bogarnes, Budardalur. Ça souffle encore plus fort que d'habitude et la recherche d'un lieu de bivouac s'avère délicate. En reprenant de l'essence à Bjarkalundur, nous décidons d'y louer un petit chalet (135 € pour 2 personnes, kitchenette, salle de bains, les enfants ont dormi par terre, agréable, vue sur le fjord, alentours immédiats un peu bordéliques) Le peu que nous avons vu de la région nous plaît déjà beaucoup : multitude d'îlots et de récifs, oiseaux de mer, falaises toutes vertes et ciel...gris. Notre option sera-t-elle payante ?
Mardi 24/07/12, J11 Bildudalur, piste 619, Gardar, Raudisandur, Latrabjarg, refuge perdu Oui ! On voit quelques coins de ciel bleu, tous les espoirs sont permis ! Nous longeons les fjords, très différents de ceux de la Norvège : les falaises sont moins hautes, il y a très très peu d'arbres et les falaises sont striées de strates un peu comme celles des Féroés. Il y a très peu de maisons, celles-ci sont le plus souvent modestes voire carrément décrépies. La vie est dure dans ce coin d'Islande. Les conditions météo peuvent l'être aussi comme en témoignent ces petits refuges d'urgence qu'on trouve parfois en montagne ou le long de la côte. Le temps se met au beau, à tel point qu'on peut apercevoir le Snaefellsjokull (1446 m) situé 100 km plus au sud ! Ce fjord abrité nous donne des envies de kayak mais nous changeons d'avis dès le fjord suivant, dans l'axe du vent ! Sur la 63, nous faisons un arrêt près de cette étonnante piscine d'eau chaude aux allures de lagon polynésien. Nous nous sommes douchés il y a quelques heures, aussi ne sommes-nous pas tentés par un plouf (on ne peut pas rater cette piscine, elle est juste au bord de la route et il y a un parking) Il y a souvent quelques maisons près de ces bains chauds : les Islandais devaient s'établir de préférence en ces endroits, on les comprend ! Ici les gens vivent de la pêche ou sont fermiers : les épouvantails en témoignent ! Les moutons islandais sont super malins : ils évitent systématiquement les voitures et sont capables de varier leur alimentation ! Ce petit aérodrome permet aux plus aisés de s'affranchir des distances, la route est longue depuis la capitale ! On découvre Bildudalur sous le soleil, coquet village de pêcheurs, équipé d'une pompe à essence et d'une toute petite épicerie. Ces enfants de Patreksfjordur sont en vacances ici. Ils sont ravis d'entendre les touristes étrangers écorcher le nom de leur fameux volcan qui a paralysé le ciel européen il y a 2 ans. Morts de rire les affreux ! Pas mal de bateaux ont l'air plus ou moins désarmés : je crois que la surpêche a fait des ravages sur la ressource. Nous poursuivons par la piste 619 dans l'espoir de voir des phoques. Espoir déçu mais cette piste est très belle, pas de regret ! Pause pic-nic à l'abri du vent. Au bout de la piste on trouve quelques maisons, une chapelle très baroque et d'anciens décors de film. On se balade un peu le long du fjord, ça souffle ! Il y a pas mal d'oiseaux de mer. Les moutons vont souvent par 3 : la mère et ses 2 petits, on les aime ! C'est décidément très différent de la Norvège ! Nous passons rapidement à Patreksfjordur et sur la piste 62 faisons un arrêt dans ce curieux endroit. Il s'agit d'une « ferme d'eiders » Quelques familles islandaises vivent en symbiose avec ces canards réputés pour leur précieux duvet. Elles les protègent des prédateurs (renards, autres oiseaux), leur offrent des endroits confortables pour nicher (en l'occurrence souvent des pneus!) et en fin de nidification récupèrent le précieux duvet. Il faut environ 60 nids pour produire 1 kg de duvet et l'Islande produit environ 4000 kg/an. Petit arrêt grimpette sur le Gardar, échoué là il y a une trentaine d'années et amoureusement entretenu par ? (il est tout pimpant, fraîchement repeint) On tourne ensuite vers le sud par la 614 vers les sables rouges de Raudisandur, repérés sur Google Earth. Je croyais l'endroit perdu mais en fait nous croisons pas mal de voitures de locaux. Les gens viennent ici manger une glace (il y a un petit café) et marcher sur la plage. On adore les endroits ou l'eau douce se marie avec la mer. La couleur de ce sable est un mystère car la rivière en amont semble tout-à-fait quelconque et insignifiante. Pour ceux que cela intéresse il y a un petit camping à Melanes (un champ et des toilettes, sans doute pas de douche, je ne sais pas s'il y a de l'eau) Mignonne petite église toute noire (hélas fermée) avec vue sur le Snaefellsjökull. Nous croisons encore quelques beaux estuaires et arrivons (avec un ciel voilé, grr) à Latrabjarg, falaise réputée pour ses macareux. Ils sont très peu nombreux mais très facilement accessibles et pas farouches ! On y trouve aussi des goélands et guillemots de Brünnich. Un bon moment même si nous sommes étonnés par le petit nombre d'oiseaux et de macareux en particulier (on en avait vu des dizaines la dernière fois à Vik et sur la falaise d'Ingolshofdi, à la même période) Nous allons passer la nuit près d'une petite crique repérée sur Google Earth, tout près de Latrabjarg La piste qui y mène part de la 612 entre Latrabjarg et Breidavik (indiquée par un panneau « Reykjavik » il me semble, mauvaise à la fin, 4X4 indispensable) Nous manquons sur cette piste d'écraser un petit renard arctique qui détale sous nos roues alors qu'il dormait sur le côté de la piste. Il nous observe un court moment avant de disparaître derrière une colline. Ouf, quelle frayeur ! Le refuge est assez avenant. Il y a là un couple de randonneurs que nous laissons tranquilles en allant camper un peu plus haut dans le vallon. Nous « blindons » la tente contre le vent qui descend de la falaise.
Mercredi 25/07/12, J12, retour vers le sud, Hraunfossar, grottes de Surtshellir, piste 550, Gjain On quitte ce matin sous les nuages cette belle région des fjords du Nord-Ouest, ravis d'en avoir découvert une partie, cap au sud ! Pause pic-nic au milieu des oiseaux. On adore le cri mélodieux des courlis. Miam ! Nous rejoignons la route N°1 puis, après une vingtaine de km, prenons vers l'est la route 50 qui parcourt la mignonne vallée de Reykholt : c'est très agricole, il y a de gentilles fumerolles par-ci par-là, plein de chevaux partout. Ensuite nous poursuivons sur la route 518 et comme nous passons devant nous jetons un œil à la cascade de Hraunfossar qui nous surprend agréablement : des petites cascades jaillissent sur plusieurs dizaines de mètres de long d'une coulée de lave. L'eau est bleu turquoise, c'est joli (mais à classer dans la catégorie des « Ah oui c'est beau, bon on y va ?.... » car pas de possibilité de rando alentour) La route 518 devient ensuite piste F518 (non interdite par les loueurs aux véhicules non 4X4), qui chemine le long d'une gigantesque coulée de lave d'une cinquantaine de km de long (la même que celle des cascades de Hraunfossar) A main droite les flancs verdoyants du Strutur. Camping interdit le long de la très belle rivière qui court dans cette belle vallée (1ère et unique fois où nous verrons une telle interdiction) Nous arrivons aux grottes de lave de Surtshellir, dominées par l'Eiriksjökull. Je m'attendais à de petites grottes du style de Grjotagja, près du lac Myvatn mais en fait le réseau est énorme et les dimensions gigantesques. On jette un œil distrait au panneau explicatif du parking : il y a une dizaine d'entrées sur plusieurs centaines de mètres de long. Celles-ci sont bien balisées. Attention au fait que toutes ne sont pas utilisables : si on descend par l'entrée 1, on ne peut sortir qu'à la N°4 (les 2 et 3 sont impraticables sans matériel d'escalade) Lampe indispensable, on n'y voit goutte, tout est noir et glissant. On profite de l'abri de l'entrée N°4 pour goûter à l'abri des intempéries. La piste 550 que nous prenons ensuite vers le sud est une bonne surprise, elle est facile (interdite cependant par les loueurs aux voitures non 4X4, faisable en camping car) et très belle. Elle longe le flanc ouest du glacier Langjökull et nous y avons eu des lumières magiques que seul une météo très perturbée autorise (on se console ainsi du mauvais temps qui nous poursuit...) On longe ensuite le lac Thingvallavatn aux allures norvégiennes et on décide d'aller dormir à Gjain comme il y a quelques jours. Surprise en arrivant, « notre coin » est occupé ! Il y a même 3 ou 4 voitures d'Islandais qui semblent apprécier le spot (on les comprend) On trouve de la place un peu plus loin, sans problème. Le choix de cet endroit est stratégique : en fonction de la météo de demain nous irons soit vers l'est et le Landmannalaugar soit vers le sud.
Jeudi 26/07/12, J13, Landmannalaugar (Sveinsgil) Trouées de ciel bleu ! Direction donc le Landmannalaugar ! On se gare au camping, à peine moins bondé que la dernière fois.... En route donc pour une randonnée non balisée sans sentier, qu'une panne internet quelques jours avant de partir m'a empêchée de bien préparer. J'ai le point GPS du but de la rando, c'est déjà ça ! Celui-ci a été repéré sur Google Earth...surprise... Voir ici le récit de bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/article-10-08-landmannalaugar-sveinsgil-rengsli-57228109.html ainsi que cet autre récit : http://islande.mbnet.fr/2010/09/jour-8-hattver-strutslaug-14-aout/ Nous prenons en compagnie de quelques autres randonneurs le sentier qui mène à Skali, puis nous les quittons pour descendre dans la vallée de la Jokulsgil. Dorénavant c'est du hors piste mais nous ne sommes pas gênés par la végétation ! La traversée de la rivière ne pose pas de difficulté, en dehors de la température de l'eau : regardez le visage épanoui de Marion qui vient de faire trempette. Nous avons pris 2 paires de chaussures d'eau que nous nous balançons à tour de rôle au-dessus de l'eau, ça aide vraiment bien ! Ensuite gros cafouillage qui nous a fait découvrir des endroits superbes (on n'a pensé à regarder le GPS que quand on s'est rendus compte que quelque chose ne collait pas, bref on a fait un bon détour!) Ce sentier n'est en fait qu'un sentier de moutons ! On a des ciels superbes, quelques averses brèves, de beaux rayons de soleil, si bien qu'on ne sent pas trop la fatigue. On rectifie le tir et on arrive au débouché du vallon de Sveinsgil (au centre de l'image) Le but de la rando n'est plus qu'à 800 m -à vol d'oiseau ! Vu le relief du coin, il va nous falloir déployer encore pas mal d'efforts... Le ciel se couvre vraiment cette fois. Nous allons passer le long de ces pentes improbables (à droite de la photo) : heureusement le sol est très meuble ce qui facilite la progression le long de ces versants abrupts. On a quelques scrupules à laisser nos traces dans ce territoire pratiquement vierge mais on compte sur les prochaines fortes pluies pour les effacer. La voici justement qui arrive, drue, au moment où enfin nous découvrons ces incroyables collines bleu roi, but de la rando. Les paysages se noient dans les nuages, on fait 2 ou 3 photos et d'un coup la fatigue s'abat sur nous ! Il est temps de prendre le chemin du retour : il nous reste à retraverser la Jokulsgil, ce qui en après-midi et avec cette forte pluie risque de ne pas être une mince affaire. Il y a pas mal de petits affluents à traverser : avec ce temps, pas envie de répéter le cérémonial du déchaussage-rechaussage à chaque fois. Pour éviter d'avoir froid et aller plus vite, nous ne gardons que les pantalons de pluie avec les chaussures de marche : ainsi on ne sent presque pas la fraîcheur de l'eau. Arnaud choisit quant à lui l'option caleçon, brrr ! Après une dizaine de traversées sans trop de problème, nous arrivons au gros morceau : il nous faut absolument passer sur la rive gauche de la Jokulsgil. On passe à 2 +3 : le plus lourd en amont. On défait les ceintures ventrales des sacs histoire de pouvoir se libérer en cas de faux pas. Ça passe mais c'était limite : plus tard dans la journée, nous ne serions pas passés (il est tout de même 17h30) On envisage un moment de regagner le camp en suivant le cours de la rivière mais les méandres de celle-ci passent systématiquement au ras des falaises et sont très profonds. La sagesse nous fait choisir l'option grimpette, ce qui nous permettra d'arriver quasi secs à la voiture, super crevés. 21 km, 1600 m de dénivelé, 10h30 de rando. Nous retournons dormir au camping de Landmanahellir, beaucoup plus fréquenté et bruyant que la dernière fois. Coucher de soleil superbe (photo floue, la fatigue...)
Vendredi 27/07, J14 F208 sous le soleil, Lakagigar Grand beau ce matin, on décide de reprendre la belle piste F208 pour aller vers le sud. Un coup d'oeil vers le camp du Landmannalaugar au pied de sa coulée de lave, et nous tournons vers le sud. On se régale une nouvelle fois avec les nombreux gués (faciles) de la piste. Pause pic-nic après le dernier d'entre eux. Ravitaillement à Kirkju (on commence à y avoir nos habitudes) puis nous prenons la piste F206 vers le Lakagigar. Celle-ci s'avère assez quelconque, et laborieuse... Nous grimpons sur le Laki (1 km aller, +180 m) et là c'est la révélation : un cordon de minicratères s'étire du nord au sud le long d'une faille éruptive. Vue vers le nord et le Vatnajökull. Ça souffle ! On se trouve un coin plus abrité pour profiter de la vue vers le sud et le Larnbavatn. Tout au fond le Myrdalsjökull. Plus près le sable soulevé par le vent... Fred pointe du doigt le Sveinstidur, qui surplombe Langisjor (nous avions renoncé à son ascension quelques jours plus tôt à cause du temps) Beau temps sur le Vatnajökull : c'est souvent le cas sur les glaciers qui doivent générer une sorte de microclimat. De l'autre côté, c'est moins sympathique, impossible de dire s'il s'agit d'une averse, d'une tempête de sable, ou des deux ! Nos chaussures sont presque sèches ! On reprend ensuite la piste qui décrit une sorte de boucle au sud du Laki : celle-ci est superbe. On longe brièvement la Skafta, surplombé par l'étrange Uxatindar aux allures de Devil's Tower. On se trouve un bel endroit de bivouac abrité du vent (pas facile) Pour la première fois, il fait trop chaud dans la tente, en plein soleil !
Samedi 28/07/12, J15 Skaftafell (Kristinartindar sans le sommet) Réveil express avec le soleil : on a trop chaud, 28°C dans la tente ! 2°C dehors à l'ombre ! Après avoir hésité à aller dans la vallée de Thorsmork (les gués y sont réputés difficiles et avec ce temps splendide je crains qu'ils ne soient très profonds en fin de journée...et nous reprenons l'avion demain) nous décidons de retourner à Skaftafell, comme il y a 9 ans. Les conditions climatiques sont idéales, comme la dernière fois et nous allons y refaire la même rando, mais dans l'autre sens. Ravito à Kirkju, nettoyage de la voiture (partie de rigolade garantie si on fait ça à 2!) Le parc de Skaftafell se situe sur le flanc sud du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Islande...et d'Europe. La randonnée démarre en forêt, qui offre une ombre bienvenue par cette chaleur. A l'horizon, on aperçoit l'île-falaise de Ingolshofdi. Le sentier est balisé, il y a un peu de monde. Randonnée tout en contrastes : vertes prairies fleuries, ocres volcaniques et blancheur immaculée du glacier. Pic-nic puis sieste au soleil sur une mousse bien moelleuse. D'où provient se sable blanc qui sort d'une vallée ocre, mystère ? Un beau sentier en balcon nous mène vers une autre langue glaciaire. Pas de volontaires pour aller au sommet ! Belle balade : 6h30, +800 m, 16 km Le vent souffle toujours très fort (je me répète) et à l'aide de la carte j'essaie de trouver un coin abrité pour la nuit. On tourne sur la route 214, quelques km à l'est de Vik. La piste est superbe. Je me rends compte que nous allons vers le camping de Thaksgil, que les Grisemote avaient adoré et on envisage d'y dormir (et de s'y doucher avant l'avion de demain). On croise encre un renard polaire, quelle chance ! (pas de photo, ces bestioles sont timides...) Horreur en arrivant au camping ! Il est bondé et la dimension du bloc sanitaire ne laisse aucun doute sur sa saturation évidente. Demi-tour immédiat pour trouver un coin de bivouac quelques centaines de mètres plus loin à côté d'un joli ruisseau qui nous permettra de nous laver tranquillement. Très bonne nuit à l'abri du vent, au son de l'eau qui gazouille...
Dimanche 29/07, J16, retour Nous reprenons la si jolie piste en admirant au passage l'Eyjafjallajokull. L'éruption remonte à 2 ans mais la cendre grise est encore bien présente. Nous repassons au milieu de ces étranges cabanes construites parmi des roches aux formes « trollesques ». Ce curieux « camenbert » m'intrigue et nous décidons d'aller le voir de plus près (il doit s'agir de Hjörleifshöfdi) Juste avant de rejoindre la route N°1 nous longeons cette belle ferme protégée par les falaises de l'influence atlantique. Une piste mène à l' « île » et permet d'en faire le tour (4X4 nécessaire). Côté océan se trouve une vaste grotte (où il est possible de dormir à l'abri des intempéries, information qui peut intéresser ceux qui passent par là à vélo car les abris sont rares) Un énorme pare-battage a échoué là, sans doute un jour de tempête car la mer est à plusieurs centaines de mètres. Paysage étrange avec la brume de mer. Pas mal d'oiseaux dans les falaises (pas de macareux) La fin du tour de « l'île » se solde par un plantage dans un gué d'apparence anodine mais au fond de sable mou. Grmbl ! Seul plantage le jour où on doit prendre l'avion du retour! Fred et les enfants sortent par les fenêtres et cela suffit à nous libérer, ouf! Encore quelques heures de route jusqu'à l'aéroport. On dépose la voiture sur le parking, on jette les clés dans la boite aux lettres du loueur. Décollage à 16h30, vol sans histoire (ponctuel cette fois) , on arrive à Nancy à 1h du matin.
Epilogue : Beaucoup de km parcourus (plus de 4000) à la recherche d'un ciel un peu dégagé mais ça se fait bien car les paysages sont intéressants partout. On a le plus souvent passé le volant aux enfants (sur les pistes) si bien que les km ne leur ont pas pesé. Une sensation de liberté incroyable avec cette formule 4X4 + camping sauvage. Je ne connais pas d'autre pays aussi propice (camping sauvage autorisé quasi-partout, population clairsemée et discrète, ravitaillement en eau très facile, coins de bivouac magnifique partout -mais gare au vent!On a fait quelques randonnées inoubliables dans des paysages uniques. On aurait aimé plus de beau temps mais c'est aussi ce temps « variable » qui fait le charme de l'Islande...
Bref, des vacances pas compliquées à organiser, mais pas données (cf le budget)
Budget : Avion Icelandair Francfort-Reykjavik A/R 378 €/personne (X5) 4X4 Ford Explorer assurance maxi, coffre de toit, 2ème conducteur, pour 2 semaines 3418 € (!!!) Chalet à Bjarkalundur 132 € Resto à Hrauneyjar 70 € Essence 988 € Camping 4 nuits (2 à Landmannahellir, 2 à Kverkfjöll) 140 € + 20 douches 50 € Bouffe 930 € (à 5 pour 2 semaines. Gros budget mais ravitaillement le plus souvent dans de petites épiceries, sans se priver de rien.) Total pour 2 semaines à 5 : 7660 € Soit 1532 €/personne.
Bonne lecture! Marie
Tiger Temple en Thaïlande English translation pending
Un reportage intéressant sur les dernier tigres de Thaïlande et sur le Tiger Temple ... Le reportage est bien fait, n'élude pas les aspects que nous autres européens trouvont " limites" ... Et ne vous arrêtez pas à la présentatiion sur le site d'Arte puisque apparemment Arte ne fais pas la différence entre Thaïlande et Cambodge :(((
Titre : Le moine et les tigres
Au Cambodge, des moines bouddhistes accomplissent un singulier rituel.
Rediffusions : 20.07.2012 à 17:45 29.07.2012 à 06:30
http://www.arte.tv/....html#anchor_6767074
Titre : Le moine et les tigres
Au Cambodge, des moines bouddhistes accomplissent un singulier rituel.
Rediffusions : 20.07.2012 à 17:45 29.07.2012 à 06:30
http://www.arte.tv/....html#anchor_6767074
Préparation transat Brésil Europe sur Costa Fortuna 14 mars/3 avril 2013 English translation pending
😛bonjour
j'ouvre ce post pour (voir le titre)
nous sommes déjà plusieurs inscrit de VF pour cette croisière (5 couples)😎 vous pouvez venir nous y retrouver et discuter vos conseils et remarques sont les bienvenues
sachant que nous pouvons égalements vous apporter quelques précisions pour cette aventure vu que nous y avons déjà participé en 2011, mais avec 2 escales de moins au Brésil
voici les escales
arrivée a Santos le jeudi 14 ....... > 11H escale RIO le vendredi 15 .................... > 11H en mer le samedi 16 Ihleus le dimanche 17 .................> 11H Salavdor de Bahia le lundi 18 ....... > 11H Macêo le Mardi 19 ..................... > 11H Récife le Mercredi 20................... > 5H Fortazela Le jeudi 21 ...................> 6H en mer 5J du 22 au 26 Las palmas le mercredi 27 .............> 8H Funchal le jeudi 28 ......................> 9H en mer le 29 Lisbonne le samedi 30...................> 9H Cadix le dimanche 31...................> 10H en mer le 1 avril (gare aux poissons) 😉 Barcelone le mardi 2 ...................> 5H Savone et Nice mercredi 3 ... retour 🤪
soit 20 jours de croisières
les temps d'escales sont assez long ce qui nous permettra d'organiser des excursions groupées pour ceux qui le désirent
bienvenue à tous sur ce post
cordialement
j'ouvre ce post pour (voir le titre)
nous sommes déjà plusieurs inscrit de VF pour cette croisière (5 couples)😎 vous pouvez venir nous y retrouver et discuter vos conseils et remarques sont les bienvenues
sachant que nous pouvons égalements vous apporter quelques précisions pour cette aventure vu que nous y avons déjà participé en 2011, mais avec 2 escales de moins au Brésil
voici les escales
arrivée a Santos le jeudi 14 ....... > 11H escale RIO le vendredi 15 .................... > 11H en mer le samedi 16 Ihleus le dimanche 17 .................> 11H Salavdor de Bahia le lundi 18 ....... > 11H Macêo le Mardi 19 ..................... > 11H Récife le Mercredi 20................... > 5H Fortazela Le jeudi 21 ...................> 6H en mer 5J du 22 au 26 Las palmas le mercredi 27 .............> 8H Funchal le jeudi 28 ......................> 9H en mer le 29 Lisbonne le samedi 30...................> 9H Cadix le dimanche 31...................> 10H en mer le 1 avril (gare aux poissons) 😉 Barcelone le mardi 2 ...................> 5H Savone et Nice mercredi 3 ... retour 🤪
soit 20 jours de croisières
les temps d'escales sont assez long ce qui nous permettra d'organiser des excursions groupées pour ceux qui le désirent
bienvenue à tous sur ce post
cordialement
Avis sur itinéraire de 30 jours en Namibie et en famille, départ Le Cap? English translation pending
Bonjour,
A trois semaines du départ, je voudrais vous soumettre notre itinéraire et obtenir vos conseils, recommandations et suggestions.
Il s'agit donc d'un voyage en deux familles (enfants > 12 ans) et deux voitures (X-Trail 2x4), 30 jours départ Le Cap, hébergement petit budget, camping privilégié (on amène notre matériel) :
Jour 1 Afrique du Sud Citrusdal (self catering Blomhuist, Hebron) Jour 2 Afrique du Sud Springbok Jour 3 Namibie Hobas (Hobas Camping Site) Jour 4 Namibie Hobas (Hobas Camping Site) Jour 5 Namibie Aus Jour 6 Namibie Aus Jour 7 Namibie Sesriem (Sesriem Camping Site) Jour 8 Namibie Sesriem (Sesriem Camping Site) Jour 9 Namibie Walvis Bay Jour 10 Namibie Jour 11 Namibie Khorixas Jour 12 Namibie Jour 13 Namibie Jour 14 Namibie Jour 15 Namibie Jour 16 Namibie Okaukuejo (Okaukuejo Camping Site) Jour 17 Namibie Okaukuejo (Okaukuejo Camping Site) Jour 18 Namibie Okaukuejo (Okaukuejo Camping Site) Jour 19 Namibie Windhoek Jour 20 Namibie Jour 21 Namibie Mariental Jour 22 Namibie Jour 23 Afrique du Sud Upington Jour 24 Afrique du Sud Jour 25 Afrique du Sud Chutes d'Augrabies Jour 26 Afrique du Sud Jour 27 Afrique du Sud Cederberg Jour 28 Afrique du Sud Jour 29 Afrique du Sud Le Cap Jour 30 Afrique du Sud Le Cap Jour 31 Afrique du Sud Le Cap
Soit un minimum de 5 000 km... Mais peut-être une image permet une meilleure visualisation :

Qu'en pensez-vous ? Est-ce faisable en prenant (relativement) notre temps ? Avons-nous oublié quelque chose qui serait incontournable et qui rentrerait dans les "trous" ? Pensez-vous qu'en cette saison il soit nécessaire de réserver les hébergements (nous n'avons pour l'heure réservé que notre première nuit ainsi que les nuits à Hobas, Sesriem et Etosha) ? Avez-vous des camping ou self-catering à nous suggérer sur cet itinéraire ?
En vous remerciant déjà pour vos conseils avisés.
A trois semaines du départ, je voudrais vous soumettre notre itinéraire et obtenir vos conseils, recommandations et suggestions.
Il s'agit donc d'un voyage en deux familles (enfants > 12 ans) et deux voitures (X-Trail 2x4), 30 jours départ Le Cap, hébergement petit budget, camping privilégié (on amène notre matériel) :
Jour 1 Afrique du Sud Citrusdal (self catering Blomhuist, Hebron) Jour 2 Afrique du Sud Springbok Jour 3 Namibie Hobas (Hobas Camping Site) Jour 4 Namibie Hobas (Hobas Camping Site) Jour 5 Namibie Aus Jour 6 Namibie Aus Jour 7 Namibie Sesriem (Sesriem Camping Site) Jour 8 Namibie Sesriem (Sesriem Camping Site) Jour 9 Namibie Walvis Bay Jour 10 Namibie Jour 11 Namibie Khorixas Jour 12 Namibie Jour 13 Namibie Jour 14 Namibie Jour 15 Namibie Jour 16 Namibie Okaukuejo (Okaukuejo Camping Site) Jour 17 Namibie Okaukuejo (Okaukuejo Camping Site) Jour 18 Namibie Okaukuejo (Okaukuejo Camping Site) Jour 19 Namibie Windhoek Jour 20 Namibie Jour 21 Namibie Mariental Jour 22 Namibie Jour 23 Afrique du Sud Upington Jour 24 Afrique du Sud Jour 25 Afrique du Sud Chutes d'Augrabies Jour 26 Afrique du Sud Jour 27 Afrique du Sud Cederberg Jour 28 Afrique du Sud Jour 29 Afrique du Sud Le Cap Jour 30 Afrique du Sud Le Cap Jour 31 Afrique du Sud Le Cap
Soit un minimum de 5 000 km... Mais peut-être une image permet une meilleure visualisation :

Qu'en pensez-vous ? Est-ce faisable en prenant (relativement) notre temps ? Avons-nous oublié quelque chose qui serait incontournable et qui rentrerait dans les "trous" ? Pensez-vous qu'en cette saison il soit nécessaire de réserver les hébergements (nous n'avons pour l'heure réservé que notre première nuit ainsi que les nuits à Hobas, Sesriem et Etosha) ? Avez-vous des camping ou self-catering à nous suggérer sur cet itinéraire ?
En vous remerciant déjà pour vos conseils avisés.
Votre classement des "top destinations" avec bébé? English translation pending
Bonjour à tous!
Nous sommes un couple avec un bébé de 8 mois maintenant. Nous sommes tout comme vous fous de voyage itinérant. Pour vous donner une petite idée de notre expérience, nous avons fait plusieurs voyages sac au dos de quelques semaines : Mexique, Guatemala, Guyane, Canaries, Maroc, Jordanie, Afrique du Sud/Swaziland, Birmanie, ... Et un de 15 mois : Australie et NZ et Asie du Sud-Est (Thaïlande, Laos, Cambodge, Singapoure, Indonésie (Sumatra, Bali et Lombok).
Voilà, maintenant que notre poulette est arrivée, certes, l'envie de voyager est bel et bien là, mais beaucoup de questions se posent : logistiques, sécurité, ... et mon gros problème à moi, c'est que je suis infirmière pédiatrique, que je vois dans mon boulot des situations qui me font psychoter et j'ai donc un peu peur qu'il n'arrive quoi que ce soit à notre chérie...
Alors voilà, vous qui avez voyagé avec votre marmaille, pouvez-vous me faire une petite liste des destinations que vous me conseillez, par ordre de préférence... J'essayerai de faire un récapitulatif et le publierai sur le forum, ça pourrait servir à d'autres!
Merci!!!!
Nous sommes un couple avec un bébé de 8 mois maintenant. Nous sommes tout comme vous fous de voyage itinérant. Pour vous donner une petite idée de notre expérience, nous avons fait plusieurs voyages sac au dos de quelques semaines : Mexique, Guatemala, Guyane, Canaries, Maroc, Jordanie, Afrique du Sud/Swaziland, Birmanie, ... Et un de 15 mois : Australie et NZ et Asie du Sud-Est (Thaïlande, Laos, Cambodge, Singapoure, Indonésie (Sumatra, Bali et Lombok).
Voilà, maintenant que notre poulette est arrivée, certes, l'envie de voyager est bel et bien là, mais beaucoup de questions se posent : logistiques, sécurité, ... et mon gros problème à moi, c'est que je suis infirmière pédiatrique, que je vois dans mon boulot des situations qui me font psychoter et j'ai donc un peu peur qu'il n'arrive quoi que ce soit à notre chérie...
Alors voilà, vous qui avez voyagé avec votre marmaille, pouvez-vous me faire une petite liste des destinations que vous me conseillez, par ordre de préférence... J'essayerai de faire un récapitulatif et le publierai sur le forum, ça pourrait servir à d'autres!
Merci!!!!
Vacances 2012 en Algérie (mi-juillet à mi-août) English translation pending
bonjour
nous souhaitons partir en algérie mi juillet mi aout de cette année
vous connaissez ??? racontez moi
quel est le meilleur moyen de s'y rendre bateau ??? avion ????pour un coût de ?? sommes 2
merci pour votre aide
je suis de bretagne
Qu'allez-vous faire de votre réservation sur Concordia? English translation pending
Suite au drame humain et materiel de ce qui est arrivé ce jour au Concordia, je propose qu'on regroupe ici les membres du forum qui avaient prévu de faire une croisière sur le Concordia dans les mois à venir et connaitre leur choix...
Pour nous cela aurait été notre premiere croisière, nous dommes donc un peu "refroidi", d'autant que cet accident révéle qu'il y avait déjà eu des soucis dans le passé (probleme de coque en 2008 à Palerme), bref on pense qu'on va annuler... et vous ?
Vous allez attendre que l'agence vous appelle ? vous annulez de suite ? vous misez sur une proposition de remplacement ?
Pour nous cela aurait été notre premiere croisière, nous dommes donc un peu "refroidi", d'autant que cet accident révéle qu'il y avait déjà eu des soucis dans le passé (probleme de coque en 2008 à Palerme), bref on pense qu'on va annuler... et vous ?
Vous allez attendre que l'agence vous appelle ? vous annulez de suite ? vous misez sur une proposition de remplacement ?
Travailler sur Tahiti comme magnétiseur English translation pending
Bonjour.
Je vais pour septembre 2012 quitter la France pour aller travailler sur TAHITI comme magnétiseur. Je démissionnerai de mon travail actuel pour pouvoir ouvrir ce cabinet sur PAPEETE, je suis marié et ai 2 enfants. J'ai déjà pris contact avec la Chambre des Commerces et surtout des Impôts pour savoir quel statut juridique je dois utiliser. A priori ce sera l'étiquette auto-entrepreneur qui sera retenue.
Est- ce quelqu'un qui a fait ce type de démarche peut me guider dans ce projet ?
Merci à ceux et celles qui pourront me guider.
Cordialement, Philippe
Je vais pour septembre 2012 quitter la France pour aller travailler sur TAHITI comme magnétiseur. Je démissionnerai de mon travail actuel pour pouvoir ouvrir ce cabinet sur PAPEETE, je suis marié et ai 2 enfants. J'ai déjà pris contact avec la Chambre des Commerces et surtout des Impôts pour savoir quel statut juridique je dois utiliser. A priori ce sera l'étiquette auto-entrepreneur qui sera retenue.
Est- ce quelqu'un qui a fait ce type de démarche peut me guider dans ce projet ?
Merci à ceux et celles qui pourront me guider.
Cordialement, Philippe
Australie: concrètement quel est le coût de la vie? English translation pending
Bonjour
Je sais qu'il y a beaucoup de topics sur le sujet. Seulement pas autant d'infos clair que sa.
L'Australie cout relativement haut pour les logements, mieux payé qu'en France, ok mais concretement
- le cout de la vie par rapport aux salaires Australiens (et non pas Francais, sa on s'en fout puisque on sera en Australie)
J'ai eu des retours d'amis qui sont allez en Australie pendant des vacances (entre 3 sem et 2 mois). Tous m'ont dis * 1 mois de travail = 2 mois tranquille
Même s'ils ont arrondi ce que j'y ai compris c'est simplement que les salaires sont largement plus élevé que le cout de la vie la bas. En somme est il possible la bas de mettre de l'argent de coté? Ce qui est compliqué en France lorsque l"on est dans la classe moyenne.
Je poses la question puisque je compte partir l'été prochain, 1 an en Australie, principalement pour apprendre l'anglais, pour changer d'air, et forcément pour vivre aisément (ici je dois me priver, et serrer la ceinture), le tout en travaillant. Et j'essaye d'évaluer au mieux mon parcours une fois les pieds posé la bas, je vais travailler assez rapidement je penses, mais j'aimerais travailler un bon coup quitte à ne plus voir le jour, et amassé assez pour avoir une réserve. Car je partirais vraiment limite niveau budget. Dans les 3000 €
Par exemple un salaire pour employé moyen c'est combien environ?
Surtout en prenant compte du taux de change ce qui est rarement le cas. J'ai lu
La moyenne de Sydney est a $50K annuel par personne, alors qu'a Paris il n'est pas au dessus de 30K euros.
Ok mais donc avec la conversion en euros, sa revient quasiment au meme.
Donc concretement?
Je sais qu'il y a beaucoup de topics sur le sujet. Seulement pas autant d'infos clair que sa.
L'Australie cout relativement haut pour les logements, mieux payé qu'en France, ok mais concretement
- le cout de la vie par rapport aux salaires Australiens (et non pas Francais, sa on s'en fout puisque on sera en Australie)
J'ai eu des retours d'amis qui sont allez en Australie pendant des vacances (entre 3 sem et 2 mois). Tous m'ont dis * 1 mois de travail = 2 mois tranquille
Même s'ils ont arrondi ce que j'y ai compris c'est simplement que les salaires sont largement plus élevé que le cout de la vie la bas. En somme est il possible la bas de mettre de l'argent de coté? Ce qui est compliqué en France lorsque l"on est dans la classe moyenne.
Je poses la question puisque je compte partir l'été prochain, 1 an en Australie, principalement pour apprendre l'anglais, pour changer d'air, et forcément pour vivre aisément (ici je dois me priver, et serrer la ceinture), le tout en travaillant. Et j'essaye d'évaluer au mieux mon parcours une fois les pieds posé la bas, je vais travailler assez rapidement je penses, mais j'aimerais travailler un bon coup quitte à ne plus voir le jour, et amassé assez pour avoir une réserve. Car je partirais vraiment limite niveau budget. Dans les 3000 €
Par exemple un salaire pour employé moyen c'est combien environ?
Surtout en prenant compte du taux de change ce qui est rarement le cas. J'ai lu
La moyenne de Sydney est a $50K annuel par personne, alors qu'a Paris il n'est pas au dessus de 30K euros.
Ok mais donc avec la conversion en euros, sa revient quasiment au meme.
Donc concretement?
Retour de croisière sur le MSC Sinfonia du 3 au 10 juillet 2011 English translation pending
bonsoir a tous et a toutes 🙂
voila notre petit periple est terminé 😕 nous avons passé une bonne semaine avec dans l'ensemble plus de points positifs que de negatifs. je vais essayé de vous faire revivre ma merveilleuse semaine a travers ce compte rendu qui commencera tres bientot. je telecharge les photos et y en a de bien 😎
a tres bientot 😉
voila notre petit periple est terminé 😕 nous avons passé une bonne semaine avec dans l'ensemble plus de points positifs que de negatifs. je vais essayé de vous faire revivre ma merveilleuse semaine a travers ce compte rendu qui commencera tres bientot. je telecharge les photos et y en a de bien 😎
a tres bientot 😉
Voyage de cinq semaines au Québec et dans les provinces maritimes English translation pending
Aujourd'hui c'est J-1 pour notre voyage de 5 semaines au Canada (Québec plus provinces maritimes).
Eh oui, cette année c'est "un peu plus au Nord" !!!
Un voyage à la rencontre des peuples francophones du nouveau monde dans une nature résolument verte (ça va nous changer du grand ouest !!!)
Pour l'instant les prévisions météo sont ... mitigées ... donc Kway de rigueur !!
A bientôt ! 😉
Eh oui, cette année c'est "un peu plus au Nord" !!!
Un voyage à la rencontre des peuples francophones du nouveau monde dans une nature résolument verte (ça va nous changer du grand ouest !!!)
Pour l'instant les prévisions météo sont ... mitigées ... donc Kway de rigueur !!
A bientôt ! 😉
Pourquoi l'Amérique fascine-t-elle tant? (États-Unis) English translation pending
J'ai remarqué que la rubrique Etats-Unis générait le plus grand nombre de discussions (31000😮) ouvertes sur ce forum. (La Thailande semblant être le deuxième pays sur ce critère)
Cette première place ne reflète pourtant pas l'importance du flux de vacanciers français (pour nos amis québécois, la Floride semble être à l'inverse une destination de choix😉)
Je me demande donc ce qui fascine tant les Vfistes dans cette destination :
- la nostalgie des westerns ayant bercé notre enfance ?
- l'envie de découvrir le Rêve Américain ?
- la facilité (pas de difficultés particulières hormis la langue) ?
- ????
Personnellement ce fut la facilité..... (premier voyage lointain hors du nid familial 😄)
Cette première place ne reflète pourtant pas l'importance du flux de vacanciers français (pour nos amis québécois, la Floride semble être à l'inverse une destination de choix😉)
Je me demande donc ce qui fascine tant les Vfistes dans cette destination :
- la nostalgie des westerns ayant bercé notre enfance ?
- l'envie de découvrir le Rêve Américain ?
- la facilité (pas de difficultés particulières hormis la langue) ?
- ????
Personnellement ce fut la facilité..... (premier voyage lointain hors du nid familial 😄)
Notre voyage Thaïlande-Laos en janvier 2011, résumé et dépenses English translation pending
Nous avons pris l’avion à Marseille pour Paris le 8 Janvier.
Première galère : alerte à la bombe à Marignane pendant une demi heure.
(Prix de l’avion Air France : 879€ par personne)
Beaucoup disent qu’il faut commencer la visite du Laos par le nord, mais aussi que les bateaux lents sont bondés de Huay Xai à Luang Prabang, nous avons donc décidé de faire le contraire.
Nous sommes arrivés à Bangkok le 9 janvier, la première chose que nous avons faite a été de prendre l’AIRPORT EXPRESS BUS (AE4) :(150 baths/personne) pour la gare afin de réserver nos couchettes vers Ubon Ratchathani le 11(741 baths /personne). Puis nous avons pris le « bus rouge » 53 jusqu’à Phra Athit road. Nous avons logé au New Siam III, Soi Rambutri(650 baths la nuit), mais avons réservé au New Siam II(790baths la nuit) pour notre retour car il y a la possibilité d'y prendre la douche avant le départ le dernier jour( il faut rendre la chambre à 11h, la consigne des bagages est gratuite jusqu'au soir, je garde les serviettes de toilette et avant de partir on peut prendre une douche près de la piscine).
Le 10 nous avons fait la ballade sur les klongs avec Thuan, c'était super car on fait un circuit non touristique, il commente en français et l’argent aide une ONG qui répare des bateaux pour les « petits vieux » des klongs. Le 11 nous avons pris le train de nuit pour Ubon Ratchatani et y sommes donc arrivés le 12.
A la gare nous avons pris un taxi(150 baths) qui nous a déposés au départ du bus VIP pour Paksé (200baths/personne). Ce bus nous laisse avant la douane et nous reprend après (Visa : 30$+ 50 baths pour récupérer le passeport/personne). A Paksé nous logions chez Monsieur Vong (Sabaidy 2 guesthouse 68 000 kips la nuit, 6€80) il a habité la France pendant 28 ans donc francophone et de bons conseils, il s'occupe d'une ONG qui construit une école sur le plateau des Boloven où il organise aussi une excursion (casquades, plantations de thé et de café, villages...) avec visite de l’école(180 000Kips /personne). Nous sommes ensuite allés aux 4000 îles plus au sud sur Don Khone pendant trois jours(6000kips aller, 5000kips retour pour le minibus+30 000kips A/R pour le bateau/personne, bungalow : 180 000kips la nuit, petit déj inclus) . Après une dernière nuit à Paksé nous avons pris un bus couchettes pour Vientiane que nous avait réservé monsieur Vong, c‘est vraiment super !!! (150 000kips/personne)
A Vientiane nous avons logé 3 jours au Mixay Paradise que l’on nous avait recommandé. Très bien, 148 000 kips avec buffet petit déj et goûter (gâteau et café ou thé) à partir de 15h. Nous y avons réservé le transport pour Luang Prabang (145 000 kips par personne) Le plus dur a été la route de Vientiane à Luang Prabang, 12 heures pour faire 400 km, j'avais en plus un problème digestif dû à un repas indien la veille au soir, mal digéré, et cette route interminable m'a épuisée.
Le minibus s’arrête à Vang Vieng pour le déjeuner.
Nous avons passé trois jours à Luang Prabang (120 000kips la nuit). Pour quitter Luang Prabang, le 26 janvier, nous avons fait "une folie"!!! Nous avons payé 340€, pour 2, pour le bateau VIP qui devait nous emmener en deux jours à la frontière Thaïlandaise au nord (pick up à notre guesthouse, les deux jours de navigation, les deux déjeuners à bord, la nuit et le petit déjeuner à terre à Pakbeng, la traversée vers la Thaïlande de Huai Xai à Chiang Khong et le minibus jusqu'à Chiang Mai).
Lorsque nous sommes arrivés au bateau, nous étions les premiers, nous pensions, quand il n’est parti qu'avec nous, qu’ il prendrait d'autres passagers en route, mais finalement nous sommes restés seuls avec l'équipage pendant tout le voyage, alors qu'il y avait de la place au moins pour vingt personnes, les bateaux qui descendaient que nous croisions étaient bondés. A Chiang Mai nous avons passé deux nuits à Thanna guesthouse(400 baths la nuit) et deux à Bungalows guesthouse (600 baths la nuit), c'est toujours aussi bien, même amélioré depuis que nous y étions allés il y a quatre ans. Il y a la piscine, internet gratuit, un salon de massages…. Nous avons pris le train de jour pour Bangkok car il aurait fallut réserver beaucoup plus tôt pour un train de nuit, mais cela permet de voir le paysage, et les repas sont compris dans le prix du billet (611 baths par personne). Après une nuit à Bangkok nous sommes descendus à Hua Hin trois jours(nous avions réservé à la gare de Chiang Mai : 764 baths /personne), mais avons été très déçus, il n'y a pas grand chose à y voir, à part les bars et les salons de massages « à filles »!!! L'eau de la mer n'était pas très claire et tout y est beaucoup plus cher car il y a les hôtels Hilton et Sofitel en ville plus les autres plus loin. On y mange quand même très bien dans les restos le long de la mer et encore mieux et beaucoup moins cher au marché de nuit. (Guesthouse : 600 baths la première nuit, 500 les suivantes).
Après de nouveau quatre jours passés à Bangkok, nous avons repris l’avion pour rentrer le 8 février. Ah oui, j'ai oublié! Nous n'avons pas eu une seule goutte de pluie durant tout le séjour.
Avion compris nous avons dépensé au total : 3900€ dont environ 1760 de repas, hébergements et transports internes.
Première galère : alerte à la bombe à Marignane pendant une demi heure.
(Prix de l’avion Air France : 879€ par personne)
Beaucoup disent qu’il faut commencer la visite du Laos par le nord, mais aussi que les bateaux lents sont bondés de Huay Xai à Luang Prabang, nous avons donc décidé de faire le contraire.
Nous sommes arrivés à Bangkok le 9 janvier, la première chose que nous avons faite a été de prendre l’AIRPORT EXPRESS BUS (AE4) :(150 baths/personne) pour la gare afin de réserver nos couchettes vers Ubon Ratchathani le 11(741 baths /personne). Puis nous avons pris le « bus rouge » 53 jusqu’à Phra Athit road. Nous avons logé au New Siam III, Soi Rambutri(650 baths la nuit), mais avons réservé au New Siam II(790baths la nuit) pour notre retour car il y a la possibilité d'y prendre la douche avant le départ le dernier jour( il faut rendre la chambre à 11h, la consigne des bagages est gratuite jusqu'au soir, je garde les serviettes de toilette et avant de partir on peut prendre une douche près de la piscine).
Le 10 nous avons fait la ballade sur les klongs avec Thuan, c'était super car on fait un circuit non touristique, il commente en français et l’argent aide une ONG qui répare des bateaux pour les « petits vieux » des klongs. Le 11 nous avons pris le train de nuit pour Ubon Ratchatani et y sommes donc arrivés le 12.
A la gare nous avons pris un taxi(150 baths) qui nous a déposés au départ du bus VIP pour Paksé (200baths/personne). Ce bus nous laisse avant la douane et nous reprend après (Visa : 30$+ 50 baths pour récupérer le passeport/personne). A Paksé nous logions chez Monsieur Vong (Sabaidy 2 guesthouse 68 000 kips la nuit, 6€80) il a habité la France pendant 28 ans donc francophone et de bons conseils, il s'occupe d'une ONG qui construit une école sur le plateau des Boloven où il organise aussi une excursion (casquades, plantations de thé et de café, villages...) avec visite de l’école(180 000Kips /personne). Nous sommes ensuite allés aux 4000 îles plus au sud sur Don Khone pendant trois jours(6000kips aller, 5000kips retour pour le minibus+30 000kips A/R pour le bateau/personne, bungalow : 180 000kips la nuit, petit déj inclus) . Après une dernière nuit à Paksé nous avons pris un bus couchettes pour Vientiane que nous avait réservé monsieur Vong, c‘est vraiment super !!! (150 000kips/personne)
A Vientiane nous avons logé 3 jours au Mixay Paradise que l’on nous avait recommandé. Très bien, 148 000 kips avec buffet petit déj et goûter (gâteau et café ou thé) à partir de 15h. Nous y avons réservé le transport pour Luang Prabang (145 000 kips par personne) Le plus dur a été la route de Vientiane à Luang Prabang, 12 heures pour faire 400 km, j'avais en plus un problème digestif dû à un repas indien la veille au soir, mal digéré, et cette route interminable m'a épuisée.
Le minibus s’arrête à Vang Vieng pour le déjeuner.
Nous avons passé trois jours à Luang Prabang (120 000kips la nuit). Pour quitter Luang Prabang, le 26 janvier, nous avons fait "une folie"!!! Nous avons payé 340€, pour 2, pour le bateau VIP qui devait nous emmener en deux jours à la frontière Thaïlandaise au nord (pick up à notre guesthouse, les deux jours de navigation, les deux déjeuners à bord, la nuit et le petit déjeuner à terre à Pakbeng, la traversée vers la Thaïlande de Huai Xai à Chiang Khong et le minibus jusqu'à Chiang Mai).
Lorsque nous sommes arrivés au bateau, nous étions les premiers, nous pensions, quand il n’est parti qu'avec nous, qu’ il prendrait d'autres passagers en route, mais finalement nous sommes restés seuls avec l'équipage pendant tout le voyage, alors qu'il y avait de la place au moins pour vingt personnes, les bateaux qui descendaient que nous croisions étaient bondés. A Chiang Mai nous avons passé deux nuits à Thanna guesthouse(400 baths la nuit) et deux à Bungalows guesthouse (600 baths la nuit), c'est toujours aussi bien, même amélioré depuis que nous y étions allés il y a quatre ans. Il y a la piscine, internet gratuit, un salon de massages…. Nous avons pris le train de jour pour Bangkok car il aurait fallut réserver beaucoup plus tôt pour un train de nuit, mais cela permet de voir le paysage, et les repas sont compris dans le prix du billet (611 baths par personne). Après une nuit à Bangkok nous sommes descendus à Hua Hin trois jours(nous avions réservé à la gare de Chiang Mai : 764 baths /personne), mais avons été très déçus, il n'y a pas grand chose à y voir, à part les bars et les salons de massages « à filles »!!! L'eau de la mer n'était pas très claire et tout y est beaucoup plus cher car il y a les hôtels Hilton et Sofitel en ville plus les autres plus loin. On y mange quand même très bien dans les restos le long de la mer et encore mieux et beaucoup moins cher au marché de nuit. (Guesthouse : 600 baths la première nuit, 500 les suivantes).
Après de nouveau quatre jours passés à Bangkok, nous avons repris l’avion pour rentrer le 8 février. Ah oui, j'ai oublié! Nous n'avons pas eu une seule goutte de pluie durant tout le séjour.
Avion compris nous avons dépensé au total : 3900€ dont environ 1760 de repas, hébergements et transports internes.
Finis les Miles-Statut avec la carte American Express Gold/Platinum English translation pending
Tout est dit dans le titre de la discussion
http://www.airfrance.fr/...amex_gold_gagner.htm
En même temps je trouve cela logique de n'offrir des miles statut qu'uniquement sur des vols.
Retour de croisière MSC Lirica 19 mai 2011 English translation pending
bonjour à tous,
de retour de croisière avec un bon mal de terre 🏴☠️
Sinon très agréable semaine à bord du Lirica. Je peux répondre à vos questions si vous en avez concernant la vie à bord et les escales.
Odile
de retour de croisière avec un bon mal de terre 🏴☠️
Sinon très agréable semaine à bord du Lirica. Je peux répondre à vos questions si vous en avez concernant la vie à bord et les escales.
Odile
Le mal aigu des montagnes (MAM) au Pérou? English translation pending
bonjour à tous,
je pars au Pérou cet été, et j'appréhende le MAM. lorsque nous allons arriver à Arequipa, nous y restons une soirée et une journée entière, puis nous partons encore vers l'altitude, pour rejoindre Puno. J'apréhende surtout le passage entre Arequipa, Chivay, Puno par le canyon de colca qui culmine (par la route) à 4800 m. Bon visiblement, nous dormons chaque soir dans des hotels, à Arequipa, à Chivay et à Puno. cela va-t-il nous permettre de nous acclimater?
j'ai eu le MAM terrible dans l'himmalaya déjà, (bon nous sommes montés de 2500 m à 5500m et redescendus, en seulement 36 heures....) je pensais avoir dépassé ce mauvais souvenir, mais finalement, ce passage à 4800m me fait peur. alors j'appréhende...
est-ce que quelqu'un a déjà pris cette route, canyon de colca entre arrequipa et puno? que pouvez vous m'en dire?
merci pour vos infos, Christine.
je pars au Pérou cet été, et j'appréhende le MAM. lorsque nous allons arriver à Arequipa, nous y restons une soirée et une journée entière, puis nous partons encore vers l'altitude, pour rejoindre Puno. J'apréhende surtout le passage entre Arequipa, Chivay, Puno par le canyon de colca qui culmine (par la route) à 4800 m. Bon visiblement, nous dormons chaque soir dans des hotels, à Arequipa, à Chivay et à Puno. cela va-t-il nous permettre de nous acclimater?
j'ai eu le MAM terrible dans l'himmalaya déjà, (bon nous sommes montés de 2500 m à 5500m et redescendus, en seulement 36 heures....) je pensais avoir dépassé ce mauvais souvenir, mais finalement, ce passage à 4800m me fait peur. alors j'appréhende...
est-ce que quelqu'un a déjà pris cette route, canyon de colca entre arrequipa et puno? que pouvez vous m'en dire?
merci pour vos infos, Christine.
Croisière "Îles et terres du soleil" du 2 mars 2012 English translation pending
Ouverture d'une discutions concernant la croisière "Iles et terres du soleil" du 02 Mars 2012 croisière déjà effectuée en 2009
Quels sont vos bateaux de croisière favoris? English translation pending
bonjour, je viens démarrer une discussion pour la 1er fois.
j aimerais avec votre concoure établir un classement de vos bateaux de croisière favoris,
pour cela je voudrais établir quelques règle
3 bateaux par personne avec un petit commentaire,10 point pour le premier,7 pour le second et 4 pour le troisième
tous le monde peut y participer meme ceux qui n'ont jamais fait de croisière.
je vous demanderais de l'indulgence chacun a des gouts différents, merci
mon classement a moi est: 1 le msc splendida : très beaux intérieurs, yacht club et le fait qu'il soit fabriqué à Saint-nazaire 2 le Ncl Epic : original, le courtyard et le fait qu'il soit fabriqué à Saint-nazaire 3 le liberty of the seas : la démesure, les loisirs originaux (patinoire, mur escalade et simulateur de surf.
mon classement a moi est: 1 le msc splendida : très beaux intérieurs, yacht club et le fait qu'il soit fabriqué à Saint-nazaire 2 le Ncl Epic : original, le courtyard et le fait qu'il soit fabriqué à Saint-nazaire 3 le liberty of the seas : la démesure, les loisirs originaux (patinoire, mur escalade et simulateur de surf.