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Retour de 3 semaines au Vietnam: impressions et remerciements English translation pending
Je reviens de trois semaines du Vietnam. J'avais beaucoup consulté le forum pour mieux me préparer. Oui, matériellement j'étais bien préparée mais je n'avais pas pensé aux émotions intenses que j'allais y vivre. Quelle belle expérience humaine que cette découverte du Vietnam (sans oublier la culture, la gastronomie, l'architecture, la nature, etc...).
Merci à tous pour le partage de vos voyages qui me ramènent là-bas.
Talato
Laos: prix des hôtels ou guest houses très surprenants English translation pending
Bonjour,
Partant au Laos en juillet prochain, j'ai commencé à regarder quelques hébergements (pas forcément pour réserver à l'avance d'ailleurs mais histoire d'avoir quelques idées d'adresses sur place et de pouvoir un peu "budgétiser" notre périple).
Or, je suis surprise du prix annoncé et payé sur place par certains forumeurs qui conseillent des endroits pour dormir et celui que je trouve en allant voir sur le net.
Exemple: à la Zuela GH à Luang Namtha. Certaines personnes disent avoir payé (et je ne remets pas leur parole en doute bien entendu) entre 60 000 et 120 000 kip la nuit et moi, en allant voir les prix sur Booking, Agoda et même directement sur le site de la GH, je vois des prix allant de 25 (avec fan) à 60$ la nuit !
Connaissez-vous l'explication d'un tel écart? A quoi doit-on s'attendre réellement?
Merci pour vos retours d'expérience.
Fred
Norvège: A bord de l’Express Côtier, une journée de navigation entre les îles Vesterålen et Lofoten English translation pending
Voyager parmi ses souvenirs … même quand ils sont un peu anciens, cela s’avère toujours un plaisir.
Avec ce texte et ces photos d’un périple effectué il y a quelques années en Norvège, je vous emmène dans le sillage de l’Express Côtier (Hurtigruten), entre îles et fjords.
Souvenirs …
--
Il est près de 8 heures 30 en ce matin estival et il est là. Imposant avec ses 122 mètres de long et solidement amarré au quai d'Harstad, petite ville de Norvège située à près de 300 kilomètres au nord du Cercle Polaire Arctique. Lui, c'est le M/S Richard With, un des Express Côtier qui tout au long de l'année longe les côtes norvégiennes reliant et ravitaillant ainsi les ports entre Bergen et tout au nord celui de Kirkenes. Plus que quelques minutes avant d'embarquer à bord pour une dépaysante journée de navigation. Notre destination ? L’archipel des Lofoten.

Harstad, Gulf Stream et lilas Sur le quai, pendant que des ouvriers s'activent à charger dans les cales du bateau de nombreuses palettes de marchandises, quelques passagers sans bagage regagnent l’Express Côtier. Probablement des voyageurs effectuant le périple depuis le Nord et qui viennent de profiter de cette escale matinale pour faire un petit tour dans la ville. Découvrir Harstad : son port, ses pontons de bois et un peu plus haut sur la colline qui surplombe la ville ses jolies maisons colorées.

Toutes sont entourées de végétation, pelouses et arbustes verdoyants à foison et même par des lilas fleuris qui parfument agréablement l'atmosphère. Etonnant, des fleurs à cette latitude ! C’est un des effets bien visible du fameux Gulf Stream, ce courant tempéré qui adoucit le climat arctique de la région. Les amarres levées, les moteurs se mettent à gronder alors qu'une légère fumée s'échappe des cheminées du navire … Au revoir Harstad, c’est le moment du départ !

Postés sur le pont à observer le paysage, un haut-parleur nasillard soudain nous fait sursauter, c'est l'annonce en plusieurs langues de la première curiosité du parcours : sur la côte, juste après les dernières maisons de l'agglomération, on aperçoit l'église de Trondenes. Des murs blancs, un toit rouge, une architecture rénovée, cela ne témoigne pas vraiment de l'histoire ancienne du lieu. Pourtant, ici, dès l'époque Viking, l'endroit était un haut-lieu de la démocratie locale. C’est en effet là que siégeait le " Thing ", le parlement-tribunal régional. Un peu plus loin sur la colline, caché en partie par les arbres, il y a un autre témoin historique mais d’une période plus récente. Datant de la dernière guerre, c'est le monstrueux canon " Adolf " … ça y est, à la jumelle je le distingue parfaitement! Un petit vent frais nous fait quitter le pont avant et emprunter les coursives. Le moment pour nous de découvrir l'intérieur de ce spacieux bateau. Salons, salle de restaurant, cafétéria, bar, petite boutique de souvenirs, coin de jeux pour enfants, salon télé …. et un ascenseur pour accéder aux différents ponts. Au gré de la visite, nous voilà maintenant dans un couloir sans fin avec une succession de portes numérotées : les cabines des passagers, une vision quelque peu monotone.
A bord, ambiance … Le lieu le plus intéressant du navire, au confort appréciable, est assurément le salon panoramique " Horisjon ". Pas de doute, voilà le meilleur endroit pour contempler le paysage tout en étant, bien sûr, à l'abri. Mais en été, avec près de 700 passagers à bord, les places sont très convoitées, en voici de libres, parfait !
Sous mes yeux, les côtes des îlesdéfilent lentement, les panoramas se succèdent : hautes montagnes dont les sommets se perdent presque dans les brumes puis de verts pâturages parsemés de quelques fermes isolées aux murs peints en rouge …. Peu à peu mon regard cesse de fixer l'horizon pour s'orienter vers l'intérieur du salon et observer les occupations des passagers qui m'entourent. Voici quelques scènes de la vie à bord de l'Express côtier norvégien. C'est peut-être les éclats de rires, bruyants et répétés de ces mamies permanentées qui ont attiré mon attention, elles sont bien entendu placées en première ligne et occupent les meilleurs fauteuils d'où la vue est imprenable même si elles ne jettent que très rarement un œil à travers la baie vitrée ! Leur stratégie pour squatter ces places privilégiées est imparable, lorsqu’elles vont faire un petit tour, elles laissent leurs gros sacs afin de bien signaler aux envieux que les sièges sont occupés à la journée, petites malines ! Le couple qui passe à mes côtés cherche désespérément une place, voilà qu'il en trouve à côté d'un jeune, écouteurs rivés aux oreilles, regard tourné vers le plancher et dont la tête oscille au rythme d'une musique que l'on imagine techno … Deux autres voyageurs sont allongés sur une banquette et semblent finir leur nuit, sans doute le prix élevé des cabines a paru trop cher à leur budget de globe-trotters. Il y a aussi des passagers très organisés, carte et guide en mains, qui ne lâchent pas des yeux le paysage, ils essayent de retrouver le nom de chaque montagne, fjord ou village aperçus. D'autres, profitent de ces moments pour s'adonner à la tache fastidieuse des cartes postales, essayant de personnaliser chaque texte et de n'oublier personne … surtout pas la tante Yvette ! Devant moi une scandinave, sa blondeur en témoigne, a les yeux plongés par intermittence dans un livre, finalement l'occupation favorite de nombreux passagers.

Comme eux, j'ai sorti de mon sac un livre, une (re)lecture qui s'imposait ici, le récit de Claude Villers à propos de ses impressions de voyage sur l'Express Côtier. Ouvert au hasard, je tombe sur un épisode très agité de son périple automnal. " A quatre heures, nouveau réveil brusque, un sursaut me soulève de mon matelas, je m'agrippe des deux mains à mes draps. Le navire se cabre, je suis rejeté contre la paroi et …et ça continue. J'entends mes valises s'écraser au sol. "*. L'évocation de cette tempête me donnerait presque le mal de mer … Pris par ce récit me voilà jetant un coup d'œil à l'extérieur, comme pour me rassurer, les eaux ce matin sont bien d'un calme apaisant.

Retour à ma lecture, c'est bien sûr le passage qui évoque l'itinéraire que nous empruntons qui m'intéresse le plus. Dans son récit Claude Villers nous apprend que dans le chenal de Risøyrenna il est très fréquent d'observer des phoques : " …minuscule tête ronde, nez au vent au-dessus de l'eau frissonnante, fendant la mer … Ils sont des dizaines à nager, indifférents, tranquilles, vers les rochers approchants. "*. Il n'en faut pas plus pour que je sorte sur le pont, jumelles à la main. J'ai beau scruter de tous côtés, je ne vois que des rochers et de l'eau et aucune petite tête moustachue émergeant de la surface … ce n'est pas grave car le reste du paysage vaut le coup d'œil. Le Richard With emprunte maintenant le chenal de Risøyrenna. Ici, les hauts-fonds ont été dragués en 1922 pour permettre le passage des navires de l'Express Côtier, un étroit corridor bien délimité par une longue série de balises ; la navigation est délicate, à cet endroit il n'y a que 7 mètres de profondeur ! Une très courte escale est prévue au village de Risøyhamm, juste le temps de décharger quelques marchandises et pour nous le temps d'observer l’interminable pont de 750 mètres qui enjambe le chenal et relie l'île d'Andøya à celle d'Hinnøya.
Les Vesterålen et l’histoire de l’Express Côtier

A l'escale suivante de Sortland, ville principale des îles Vesterålen et importante base navale nous mettrons pied à terre. Pas pour admirer les garde-côtes de la marine norvégienne amarrés au quai mais pour voir de plus près la petite église de bois qui trône sur la colline. Plusieurs passagers, comme nous, pressent le pas en direction du monument, l'escale n'est que d'une demi-heure et l'on sait que l'Express Côtier n'attend pas les retardataires ! Arrivés devant le porche, la porte entre ouverte nous permet de découvrir le superbe intérieur fait de boiseries peintes, de plus un trompettiste répète sa partition ; on lit de la satisfaction sur les visages des visiteurs … sauf sur celui du pasteur qui l'air un peu contrarié nous explique que normalement l'entrée est interdite pendant les répétitions. Dommage ! La navigation s’avère tranquille en longeant les côtes de l'île de Langøya jusqu'au port de Stokmarknes.

En apercevant la ville on distingue la silhouette d'un navire de croisière qui n'est pas à quai … mais en cale sèche, il s’agit du vénérable Finnmarken. Un ancien de la ligne des Express Côtier qui naviguait dans les années 50 et qui de nos jours finit joliment sa carrière ici, à l'Hurtigruten Museum (Musée de l'Express Côtier). Ce port n'a pas été choisit au hasard comme témoin de l'histoire de cette ligne mythique pour les Norvégiens. En effet, Stokmarknes est la patrie de Richard With qui a fondé la compagnie des Express Côtier en 1881. Une petite révolution à l'époque pour les ports perdus du nord du pays, ils se voyaient ainsi reliés et desservis toute l'année, la fin en quelque sorte de l'isolement du Grand Nord. Evidemment lors de l'escale, la visite du sympathique musée s’impose. Tout ce qui concerne l'histoire de cette ligne y est rassemblée, et de belle façon. Films, photos, maquettes mais aussi des reconstitutions grandeur nature d'un poste de commandement ou des cuisines par exemple. Beaucoup d'objets qui ont marqué l'histoire de ces bateaux sont exposés comme cette grosse cloche qui amuse les enfants, ils n'hésitent pas à la faire tinter en passant (euh ! moi aussi je l'ai fait retentir …).

Une passerelle où sont affichées les photos de chacune des 34 escales de la ligne conduit au Finnmarken. En parcourant les ponts, coursives, couloirs et ces salles sans vie, c'est une atmosphère particulière que l'on ressent, entre nostalgie et abandon. Après cette visite presque au pas de course, il est temps de regagner notre bateau. Sur le quai, une jeune norvégienne, chevelure blonde, chemisier blanc et belle robe traditionnelle bleue, entonne pour les passagers un chant folklorique, histoire de gagner quelques couronnes … un refrain en boucle, ma fois agréable à l'oreille avec des intonations nordiques qui évoquent presque du Björk !
Grandiose et pourtant si étroit : le Trollfjord Place maintenant au passage le plus spectaculaire de cette journée de cabotage, notre Express Côtier s'engage dans le détroit du Raftsundet, un corridor encaissé cheminant sur 20 kilomètres entre les îles Vesterålen et Lofoten.

Les paysages sont grandioses avec ces hautes cimes encore nimbées de nuages, ces falaises abruptes et ces îlots rocheux qui jalonnent le trajet. Mais le moment le plus attendu de l'après-midi, c'est le célèbre Trollfjord. Pour l'occasion, nous sommes nombreux à nous diriger vers l'avant du bateau, il faut même jouer des coudes pour être bien placé, le Richard With oblique maintenant vers la droite puis vers la gauche afin de s'engager dans ce fjord majestueux d'à peine 2 km de long. Une chance, la luminosité devient plus soutenue, on devine le soleil à travers les nuages, c'est sûr, les trolls sont avec nous ! En passant dans sa partie la plus étranglée, la coque de notre bateau semble presque caresser les rochers qui se reflètent à merveille sur des eaux parfaitement lisses.


Pour cette délicate navigation, les moteurs sont au ralenti nous laissant entendre l'apaisant bruit des cascades qui dévalent les parois rocheuses. Reste le demi-tour au fond de ce cul de sac, une manœuvre difficile qu'effectue lentement mais avec brio notre Commandant. Le Trollfjord, assurément un des grands moments d'une croisière sur l'Express Côtier ! Rentrés à l'intérieur, nous retrouvons le fjord …sur une large toile, peinte par Karl Erik Harr, décorant le hall du navire, elle retrace un épisode agité qu'a vécu ce fjord unique : la bataille du Trollfjord ! En 1880, un mémorable conflit a eu lieu ici entre pêcheurs, deux chalutiers voulant rafler d'énormes bancs de poissons au nez et à la barbe de pauvres pêcheurs ne disposant que de simples barques à rames !
La capitale des Lofoten … et du skrei ! En quittant le détroit, pendant que l'Express Côtier longe le littoral des Lofoten, le soleil se fait plus présent, arrivant même à transpercer la couche nuageuse. Ainsi le panorama montagneux de l'île avec ses aiguilles, ses crêtes et ses sommets aux formes pyramidales nous apparaît dans toute sa splendeur.

Au programme de ce début de soirée, l'escale à Svolvær, une petite ville mais une capitale pour les Lofoten. C’est en effet la principale agglomération de l'archipel avec ses 10 000 habitants. Certes le port n'est peut-être pas le plus pittoresque de l’archipel mais il a son charme avec son aspect typique des Lofoten. (les photos ci-dessous ont été prises en journée lors du périple à terre durant les jours suivants)


En été, les chalutiers sont au repos et les séchoirs à morues sont libres de tous poissons, c'est en hiver (janvier à avril) que l'activité de la pêche au skrei bat son plein. Des campagnes de pêches parfois miraculeuses et qui ont fait la fortune des îliens. La promenade nous mène sur un petit îlot, au centre du port où les " rorbuer " (cabanes de pêcheurs louées aux estivants) sont nombreux, les reflets de leurs façades en bois peint en rouge dansent et ondulent sur les eaux du port. Superbe !

Mais à Svolvær, il faut lever le nez pour apercevoir une des curiosités du site : " la chèvre ". En fait un animal de pierre. Une aiguille rocheuse qui surplombe la ville est surmontée de deux pitons séparés de plus de deux mètres, leur forme ressemble aux cornes d'une chèvre … et savez-vous ce que font les alpinistes aguerris ? Ils sautent de l'un à l'autre, âmes sensibles au vertige, s'abstenir !

Naviguant vers la prochaine escale alors que défilent lentement à tribord les côtes abruptes des Lofoten, voilà qu’on évoque à nouveau les Versterålen … pas l’archipel, mais l’Express Côtier qui porte le nom de ces îles. Les voies maritimes des deux navires se croisent ici, le M/S Versterålen se dirigeant quant à lui vers le Nord. Place aux salutations habituelles lorsque deux Express Côtier se rencontrent, un concert de Pooohhh ! Pooohhh ! déchire l’atmosphère et des bras s’agitent, les passagers présents sur les ponts des deux navires se saluent joyeusement. Pour nous, ces gestes deviennent presque des signes d’au revoir, l’escale de Stamsund approche.

Encore quelques encablures à parcourir avant d’attendre le port, de mettre pied à terre et de quitter avec un brin de regret notre Express Côtier. Et après avoir tant apprécié pendant ce périple côtier la vue des îles depuis la mer, voici venu le moment de découvrir d’autres charmes des Lofoten …mais côté terre !
A bord et du M/S Richard With.
-- Quelques autres photos des Lofoten



Une plage des Lofoten illuminée par le soleil de minuit ... magique ! --
Encore plus de photos et de récits sur les îles Lofoten ... c'est à parcourir sur le Carnet de voyage que j'avais mis en ligne à mon retour de ce périple en Norvège. http://groenland-disko.pagesperso-orange.fr/norvege-lofoten/
Il est près de 8 heures 30 en ce matin estival et il est là. Imposant avec ses 122 mètres de long et solidement amarré au quai d'Harstad, petite ville de Norvège située à près de 300 kilomètres au nord du Cercle Polaire Arctique. Lui, c'est le M/S Richard With, un des Express Côtier qui tout au long de l'année longe les côtes norvégiennes reliant et ravitaillant ainsi les ports entre Bergen et tout au nord celui de Kirkenes. Plus que quelques minutes avant d'embarquer à bord pour une dépaysante journée de navigation. Notre destination ? L’archipel des Lofoten.

Harstad, Gulf Stream et lilas Sur le quai, pendant que des ouvriers s'activent à charger dans les cales du bateau de nombreuses palettes de marchandises, quelques passagers sans bagage regagnent l’Express Côtier. Probablement des voyageurs effectuant le périple depuis le Nord et qui viennent de profiter de cette escale matinale pour faire un petit tour dans la ville. Découvrir Harstad : son port, ses pontons de bois et un peu plus haut sur la colline qui surplombe la ville ses jolies maisons colorées.

Toutes sont entourées de végétation, pelouses et arbustes verdoyants à foison et même par des lilas fleuris qui parfument agréablement l'atmosphère. Etonnant, des fleurs à cette latitude ! C’est un des effets bien visible du fameux Gulf Stream, ce courant tempéré qui adoucit le climat arctique de la région. Les amarres levées, les moteurs se mettent à gronder alors qu'une légère fumée s'échappe des cheminées du navire … Au revoir Harstad, c’est le moment du départ !

Postés sur le pont à observer le paysage, un haut-parleur nasillard soudain nous fait sursauter, c'est l'annonce en plusieurs langues de la première curiosité du parcours : sur la côte, juste après les dernières maisons de l'agglomération, on aperçoit l'église de Trondenes. Des murs blancs, un toit rouge, une architecture rénovée, cela ne témoigne pas vraiment de l'histoire ancienne du lieu. Pourtant, ici, dès l'époque Viking, l'endroit était un haut-lieu de la démocratie locale. C’est en effet là que siégeait le " Thing ", le parlement-tribunal régional. Un peu plus loin sur la colline, caché en partie par les arbres, il y a un autre témoin historique mais d’une période plus récente. Datant de la dernière guerre, c'est le monstrueux canon " Adolf " … ça y est, à la jumelle je le distingue parfaitement! Un petit vent frais nous fait quitter le pont avant et emprunter les coursives. Le moment pour nous de découvrir l'intérieur de ce spacieux bateau. Salons, salle de restaurant, cafétéria, bar, petite boutique de souvenirs, coin de jeux pour enfants, salon télé …. et un ascenseur pour accéder aux différents ponts. Au gré de la visite, nous voilà maintenant dans un couloir sans fin avec une succession de portes numérotées : les cabines des passagers, une vision quelque peu monotone.
A bord, ambiance … Le lieu le plus intéressant du navire, au confort appréciable, est assurément le salon panoramique " Horisjon ". Pas de doute, voilà le meilleur endroit pour contempler le paysage tout en étant, bien sûr, à l'abri. Mais en été, avec près de 700 passagers à bord, les places sont très convoitées, en voici de libres, parfait !
Sous mes yeux, les côtes des îlesdéfilent lentement, les panoramas se succèdent : hautes montagnes dont les sommets se perdent presque dans les brumes puis de verts pâturages parsemés de quelques fermes isolées aux murs peints en rouge …. Peu à peu mon regard cesse de fixer l'horizon pour s'orienter vers l'intérieur du salon et observer les occupations des passagers qui m'entourent. Voici quelques scènes de la vie à bord de l'Express côtier norvégien. C'est peut-être les éclats de rires, bruyants et répétés de ces mamies permanentées qui ont attiré mon attention, elles sont bien entendu placées en première ligne et occupent les meilleurs fauteuils d'où la vue est imprenable même si elles ne jettent que très rarement un œil à travers la baie vitrée ! Leur stratégie pour squatter ces places privilégiées est imparable, lorsqu’elles vont faire un petit tour, elles laissent leurs gros sacs afin de bien signaler aux envieux que les sièges sont occupés à la journée, petites malines ! Le couple qui passe à mes côtés cherche désespérément une place, voilà qu'il en trouve à côté d'un jeune, écouteurs rivés aux oreilles, regard tourné vers le plancher et dont la tête oscille au rythme d'une musique que l'on imagine techno … Deux autres voyageurs sont allongés sur une banquette et semblent finir leur nuit, sans doute le prix élevé des cabines a paru trop cher à leur budget de globe-trotters. Il y a aussi des passagers très organisés, carte et guide en mains, qui ne lâchent pas des yeux le paysage, ils essayent de retrouver le nom de chaque montagne, fjord ou village aperçus. D'autres, profitent de ces moments pour s'adonner à la tache fastidieuse des cartes postales, essayant de personnaliser chaque texte et de n'oublier personne … surtout pas la tante Yvette ! Devant moi une scandinave, sa blondeur en témoigne, a les yeux plongés par intermittence dans un livre, finalement l'occupation favorite de nombreux passagers.

Comme eux, j'ai sorti de mon sac un livre, une (re)lecture qui s'imposait ici, le récit de Claude Villers à propos de ses impressions de voyage sur l'Express Côtier. Ouvert au hasard, je tombe sur un épisode très agité de son périple automnal. " A quatre heures, nouveau réveil brusque, un sursaut me soulève de mon matelas, je m'agrippe des deux mains à mes draps. Le navire se cabre, je suis rejeté contre la paroi et …et ça continue. J'entends mes valises s'écraser au sol. "*. L'évocation de cette tempête me donnerait presque le mal de mer … Pris par ce récit me voilà jetant un coup d'œil à l'extérieur, comme pour me rassurer, les eaux ce matin sont bien d'un calme apaisant.

Retour à ma lecture, c'est bien sûr le passage qui évoque l'itinéraire que nous empruntons qui m'intéresse le plus. Dans son récit Claude Villers nous apprend que dans le chenal de Risøyrenna il est très fréquent d'observer des phoques : " …minuscule tête ronde, nez au vent au-dessus de l'eau frissonnante, fendant la mer … Ils sont des dizaines à nager, indifférents, tranquilles, vers les rochers approchants. "*. Il n'en faut pas plus pour que je sorte sur le pont, jumelles à la main. J'ai beau scruter de tous côtés, je ne vois que des rochers et de l'eau et aucune petite tête moustachue émergeant de la surface … ce n'est pas grave car le reste du paysage vaut le coup d'œil. Le Richard With emprunte maintenant le chenal de Risøyrenna. Ici, les hauts-fonds ont été dragués en 1922 pour permettre le passage des navires de l'Express Côtier, un étroit corridor bien délimité par une longue série de balises ; la navigation est délicate, à cet endroit il n'y a que 7 mètres de profondeur ! Une très courte escale est prévue au village de Risøyhamm, juste le temps de décharger quelques marchandises et pour nous le temps d'observer l’interminable pont de 750 mètres qui enjambe le chenal et relie l'île d'Andøya à celle d'Hinnøya.
Les Vesterålen et l’histoire de l’Express Côtier

A l'escale suivante de Sortland, ville principale des îles Vesterålen et importante base navale nous mettrons pied à terre. Pas pour admirer les garde-côtes de la marine norvégienne amarrés au quai mais pour voir de plus près la petite église de bois qui trône sur la colline. Plusieurs passagers, comme nous, pressent le pas en direction du monument, l'escale n'est que d'une demi-heure et l'on sait que l'Express Côtier n'attend pas les retardataires ! Arrivés devant le porche, la porte entre ouverte nous permet de découvrir le superbe intérieur fait de boiseries peintes, de plus un trompettiste répète sa partition ; on lit de la satisfaction sur les visages des visiteurs … sauf sur celui du pasteur qui l'air un peu contrarié nous explique que normalement l'entrée est interdite pendant les répétitions. Dommage ! La navigation s’avère tranquille en longeant les côtes de l'île de Langøya jusqu'au port de Stokmarknes.

En apercevant la ville on distingue la silhouette d'un navire de croisière qui n'est pas à quai … mais en cale sèche, il s’agit du vénérable Finnmarken. Un ancien de la ligne des Express Côtier qui naviguait dans les années 50 et qui de nos jours finit joliment sa carrière ici, à l'Hurtigruten Museum (Musée de l'Express Côtier). Ce port n'a pas été choisit au hasard comme témoin de l'histoire de cette ligne mythique pour les Norvégiens. En effet, Stokmarknes est la patrie de Richard With qui a fondé la compagnie des Express Côtier en 1881. Une petite révolution à l'époque pour les ports perdus du nord du pays, ils se voyaient ainsi reliés et desservis toute l'année, la fin en quelque sorte de l'isolement du Grand Nord. Evidemment lors de l'escale, la visite du sympathique musée s’impose. Tout ce qui concerne l'histoire de cette ligne y est rassemblée, et de belle façon. Films, photos, maquettes mais aussi des reconstitutions grandeur nature d'un poste de commandement ou des cuisines par exemple. Beaucoup d'objets qui ont marqué l'histoire de ces bateaux sont exposés comme cette grosse cloche qui amuse les enfants, ils n'hésitent pas à la faire tinter en passant (euh ! moi aussi je l'ai fait retentir …).

Une passerelle où sont affichées les photos de chacune des 34 escales de la ligne conduit au Finnmarken. En parcourant les ponts, coursives, couloirs et ces salles sans vie, c'est une atmosphère particulière que l'on ressent, entre nostalgie et abandon. Après cette visite presque au pas de course, il est temps de regagner notre bateau. Sur le quai, une jeune norvégienne, chevelure blonde, chemisier blanc et belle robe traditionnelle bleue, entonne pour les passagers un chant folklorique, histoire de gagner quelques couronnes … un refrain en boucle, ma fois agréable à l'oreille avec des intonations nordiques qui évoquent presque du Björk !
Grandiose et pourtant si étroit : le Trollfjord Place maintenant au passage le plus spectaculaire de cette journée de cabotage, notre Express Côtier s'engage dans le détroit du Raftsundet, un corridor encaissé cheminant sur 20 kilomètres entre les îles Vesterålen et Lofoten.

Les paysages sont grandioses avec ces hautes cimes encore nimbées de nuages, ces falaises abruptes et ces îlots rocheux qui jalonnent le trajet. Mais le moment le plus attendu de l'après-midi, c'est le célèbre Trollfjord. Pour l'occasion, nous sommes nombreux à nous diriger vers l'avant du bateau, il faut même jouer des coudes pour être bien placé, le Richard With oblique maintenant vers la droite puis vers la gauche afin de s'engager dans ce fjord majestueux d'à peine 2 km de long. Une chance, la luminosité devient plus soutenue, on devine le soleil à travers les nuages, c'est sûr, les trolls sont avec nous ! En passant dans sa partie la plus étranglée, la coque de notre bateau semble presque caresser les rochers qui se reflètent à merveille sur des eaux parfaitement lisses.


Pour cette délicate navigation, les moteurs sont au ralenti nous laissant entendre l'apaisant bruit des cascades qui dévalent les parois rocheuses. Reste le demi-tour au fond de ce cul de sac, une manœuvre difficile qu'effectue lentement mais avec brio notre Commandant. Le Trollfjord, assurément un des grands moments d'une croisière sur l'Express Côtier ! Rentrés à l'intérieur, nous retrouvons le fjord …sur une large toile, peinte par Karl Erik Harr, décorant le hall du navire, elle retrace un épisode agité qu'a vécu ce fjord unique : la bataille du Trollfjord ! En 1880, un mémorable conflit a eu lieu ici entre pêcheurs, deux chalutiers voulant rafler d'énormes bancs de poissons au nez et à la barbe de pauvres pêcheurs ne disposant que de simples barques à rames !
La capitale des Lofoten … et du skrei ! En quittant le détroit, pendant que l'Express Côtier longe le littoral des Lofoten, le soleil se fait plus présent, arrivant même à transpercer la couche nuageuse. Ainsi le panorama montagneux de l'île avec ses aiguilles, ses crêtes et ses sommets aux formes pyramidales nous apparaît dans toute sa splendeur.

Au programme de ce début de soirée, l'escale à Svolvær, une petite ville mais une capitale pour les Lofoten. C’est en effet la principale agglomération de l'archipel avec ses 10 000 habitants. Certes le port n'est peut-être pas le plus pittoresque de l’archipel mais il a son charme avec son aspect typique des Lofoten. (les photos ci-dessous ont été prises en journée lors du périple à terre durant les jours suivants)


En été, les chalutiers sont au repos et les séchoirs à morues sont libres de tous poissons, c'est en hiver (janvier à avril) que l'activité de la pêche au skrei bat son plein. Des campagnes de pêches parfois miraculeuses et qui ont fait la fortune des îliens. La promenade nous mène sur un petit îlot, au centre du port où les " rorbuer " (cabanes de pêcheurs louées aux estivants) sont nombreux, les reflets de leurs façades en bois peint en rouge dansent et ondulent sur les eaux du port. Superbe !

Mais à Svolvær, il faut lever le nez pour apercevoir une des curiosités du site : " la chèvre ". En fait un animal de pierre. Une aiguille rocheuse qui surplombe la ville est surmontée de deux pitons séparés de plus de deux mètres, leur forme ressemble aux cornes d'une chèvre … et savez-vous ce que font les alpinistes aguerris ? Ils sautent de l'un à l'autre, âmes sensibles au vertige, s'abstenir !

Naviguant vers la prochaine escale alors que défilent lentement à tribord les côtes abruptes des Lofoten, voilà qu’on évoque à nouveau les Versterålen … pas l’archipel, mais l’Express Côtier qui porte le nom de ces îles. Les voies maritimes des deux navires se croisent ici, le M/S Versterålen se dirigeant quant à lui vers le Nord. Place aux salutations habituelles lorsque deux Express Côtier se rencontrent, un concert de Pooohhh ! Pooohhh ! déchire l’atmosphère et des bras s’agitent, les passagers présents sur les ponts des deux navires se saluent joyeusement. Pour nous, ces gestes deviennent presque des signes d’au revoir, l’escale de Stamsund approche.

Encore quelques encablures à parcourir avant d’attendre le port, de mettre pied à terre et de quitter avec un brin de regret notre Express Côtier. Et après avoir tant apprécié pendant ce périple côtier la vue des îles depuis la mer, voici venu le moment de découvrir d’autres charmes des Lofoten …mais côté terre !
A bord et du M/S Richard With.
-- Quelques autres photos des Lofoten



Une plage des Lofoten illuminée par le soleil de minuit ... magique ! --
Encore plus de photos et de récits sur les îles Lofoten ... c'est à parcourir sur le Carnet de voyage que j'avais mis en ligne à mon retour de ce périple en Norvège. http://groenland-disko.pagesperso-orange.fr/norvege-lofoten/
Bientôt l'avion pour l'île de Sainte-Hélène English translation pending
"A BORD DU RMS ST HELENA - Cinq jours aller, cinq jours retour: Sainte-Hélène, l'île où Napoléon vécut les dernières années de sa vie, est l'une des dernières destinations que l'on ne peut atteindre qu'après un long voyage en mer. Une traversée déjà teintée de nostalgie, car le bateau sera bientôt remplacé par un avion bien moins romantique.
Transportant marchandises et passagers, le RMS St Helena fait la navette toutes les trois semaines, pour quelques mois encore, entre le port sud-africain du Cap et Sainte-Hélène: 3.100 km tranquillement parcourus en cinq jours à 15 noeuds (28 km/h) de moyenne, 17 fois par an. Il pousse la plupart du temps jusqu'à Ascension, une autre île britannique de l'Atlantique Sud... " Lire la suite
12h d'escale à Osaka English translation pending
Bonjour,
Je vous écris car nous allons partir en australie et passeront par osaka durant 12h pour une escale. Durant 12h nous n'allons pas resté dans l'airport :p
Du coup nous avons penser à visiter la ville. Pouvez vous nous dire si les transports en commun sont simple ? Pour acheter les billets existe t-il différente formule ? Pour aller vers le disney store de osaka est ce possible ?
Toujours pour les transports les lignes sont-elle indiqué en anglais ?
Et sur place pour le shopping l'airport refuse t-il certaine marchandise ? Comme des peluches ? Oui toujours le disney store :)
Merci d'avance pour votre aide et bonne soirée
Je vous écris car nous allons partir en australie et passeront par osaka durant 12h pour une escale. Durant 12h nous n'allons pas resté dans l'airport :p
Du coup nous avons penser à visiter la ville. Pouvez vous nous dire si les transports en commun sont simple ? Pour acheter les billets existe t-il différente formule ? Pour aller vers le disney store de osaka est ce possible ?
Toujours pour les transports les lignes sont-elle indiqué en anglais ?
Et sur place pour le shopping l'airport refuse t-il certaine marchandise ? Comme des peluches ? Oui toujours le disney store :)
Merci d'avance pour votre aide et bonne soirée
Projet de voyage à Bayahibe English translation pending
Bonjour,
Je projette un voyage en République Dominicaine pour fin février-début mars 2016. Étant donné que je parle couramment espagnol, je me suis dit que je pouvais éviter le circuit des « All Inclusive ». Cependant, j’ai lu, à droite et à gauche, qu’il était préférable pour les touristes, quels qu’ils soient, de séjourner précisément dans ces « vastes enclos de luxe » que sont les complexes hôteliers, est-ce une recommandation de TO pour vendre leur marchandise ou correspond-elle à une réalité ?
Je projette un vol à Santo Domingo avec un séjour de deux ou trois jours sur place pour ensuite rejoindre Bayahibe, près de la Romana dont j’ai entraperçu les beautés lors d’une escale de croisière.
Est-il facile de se déplacer en RD ? Est-il préférable de louer une voiture ou les services d’un taxi privé pour rejoindre Santo Domingo-Bayahibe ?
A Bayahibe, je compte séjourner à Cabaña Elke (ou établissement similaire). Or cet établissement ne propose que le logement. Est-il facile de prendre le petit-déjeuner, manger aux alentours, de danser, de rayonner à partir de ce point ? (à Bayahibe, mes centres d’intérêt seront la plage et la danse).
En un mot, peut-on se débrouiller seul sans passer par TO et grands complexes hôteliers.
Je vous remercie d’avance pour les conseils que vous voudrez bien me donner pour planifier au mieux mon voyage.
PS: je précise que je voyage en couple.
Je projette un voyage en République Dominicaine pour fin février-début mars 2016. Étant donné que je parle couramment espagnol, je me suis dit que je pouvais éviter le circuit des « All Inclusive ». Cependant, j’ai lu, à droite et à gauche, qu’il était préférable pour les touristes, quels qu’ils soient, de séjourner précisément dans ces « vastes enclos de luxe » que sont les complexes hôteliers, est-ce une recommandation de TO pour vendre leur marchandise ou correspond-elle à une réalité ?
Je projette un vol à Santo Domingo avec un séjour de deux ou trois jours sur place pour ensuite rejoindre Bayahibe, près de la Romana dont j’ai entraperçu les beautés lors d’une escale de croisière.
Est-il facile de se déplacer en RD ? Est-il préférable de louer une voiture ou les services d’un taxi privé pour rejoindre Santo Domingo-Bayahibe ?
A Bayahibe, je compte séjourner à Cabaña Elke (ou établissement similaire). Or cet établissement ne propose que le logement. Est-il facile de prendre le petit-déjeuner, manger aux alentours, de danser, de rayonner à partir de ce point ? (à Bayahibe, mes centres d’intérêt seront la plage et la danse).
En un mot, peut-on se débrouiller seul sans passer par TO et grands complexes hôteliers.
Je vous remercie d’avance pour les conseils que vous voudrez bien me donner pour planifier au mieux mon voyage.
PS: je précise que je voyage en couple.
De Antsiranana à Sambava en bateau English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite partir pour juillet afin de faire une descente sur la cote Nord est de Madagascar dans le cadre d'un projet étudiant dans le cadre de l’entrepreneuriat... c'est la 3ème fois que je viens à Madagascar mais je n'ai pas encore visité cette région.
Transports: Il y a t'il une possibilité de longer la cote en boutre de Diégo Suarez à Sambava (et Sambava Maroantsetra). Peut être que certaines marchandises sont acheminées par bateaux. Accepte-il des personnes à bord ? Et combien de temps cela peut prendre ?
Si je dois prendre le taxi Brousse celui-ci descend t'il jusqu'à "Cap Est" ? Quelle est l'état de la route/Piste vers juillet ?
Divers: Est-il possible de visiter la cocoteraie de SOAVOANIO à Sambava ?
Voila ces questions sont diverses mais indispensables pour l'organisation de mon voyage. Merci d'avance pour vos réponses.
A bientôt ! Elvire
Je souhaite partir pour juillet afin de faire une descente sur la cote Nord est de Madagascar dans le cadre d'un projet étudiant dans le cadre de l’entrepreneuriat... c'est la 3ème fois que je viens à Madagascar mais je n'ai pas encore visité cette région.
Transports: Il y a t'il une possibilité de longer la cote en boutre de Diégo Suarez à Sambava (et Sambava Maroantsetra). Peut être que certaines marchandises sont acheminées par bateaux. Accepte-il des personnes à bord ? Et combien de temps cela peut prendre ?
Si je dois prendre le taxi Brousse celui-ci descend t'il jusqu'à "Cap Est" ? Quelle est l'état de la route/Piste vers juillet ?
Divers: Est-il possible de visiter la cocoteraie de SOAVOANIO à Sambava ?
Voila ces questions sont diverses mais indispensables pour l'organisation de mon voyage. Merci d'avance pour vos réponses.
A bientôt ! Elvire
Croisière Tanger, Casablanca, Cadix, Lisbone, Valence avec Costa English translation pending
Bonjour à tous les croisiéristes et autres ....
Nous faisons en Juin 2015 une croisière qui nous mène à Tanger, Casablanca, Cadix, Lisbonne et Valence.
Une multitude d'excursions nous est proposée par COSTA ....
Pensez-vous pouvoir nous apporter des réponses sur les sites à ne pas manquer, les excursions à prendre au travers de COSTA ou encore les villes ou nous pouvons nous balader par nos propres moyens en prenant des bus, métro ou autres ...
Merci pour toutes vos informations qui nous seront d'un plus grand aide possible.
MERCI 😉 😉 😉
Stéphane
Passeport périmé pour l'Espagne English translation pending
Bonjour,
D'avance je m'excuse de ne pas avoir prit le temps de regarder si il y avait un sujet qui correspondait au mien !
Tant pis je me lance quand même !
Alors voilà n'étant pas une grande voyageuse je n'avais pas fait attention que mon passeport est périmé depuis 2 ans (date de délivrance : 2008 et date d'expiration : 2013) et d'ici peu je pars à Madrid . Je voulais savoir si cela poserait un soucis ? Sachant que je suis allée jeter un œil sur internet et que les avis sont mitigés donc je suis totalement perdue.. car certains disent qu'il est utilisable 5 ans après la date d'expiration et que l'Espagne fait partie de l'espace Schengen donc qu'elle accepte le fait que le passeport soit expiré depuis moins de 5 ans . Sinon j'ai quand même contacté la compagnie aérienne que je vais utiliser (ibéria) pour savoir si cela poserait un soucis et le monsieur n'a pas été capable de me renseigner --' !!
Donc voilà si il était possible d'avoir une réponse ? 🙂
Merci
Bonne journée !!
Achat de cigares à Cuba English translation pending
Bonjour,
Si vous souhaitez acheter des cigares de marque à Cuba, sachez que dans les boutiques du pays, ils sont aussi chers qu'en France. En revanche vous pouvez faire vos achats au duty free de la Havane qui offre un très grand choix et à des prix intéressants, en plus comme vous avez passé la douane vous n'êtes plus limité à 50 pièces par personne.
Bon voyage.
Si vous souhaitez acheter des cigares de marque à Cuba, sachez que dans les boutiques du pays, ils sont aussi chers qu'en France. En revanche vous pouvez faire vos achats au duty free de la Havane qui offre un très grand choix et à des prix intéressants, en plus comme vous avez passé la douane vous n'êtes plus limité à 50 pièces par personne.
Bon voyage.
Ferry / traversier de St-Pierre et Miquelon vers la Nouvelle-Ecosse? English translation pending
Je planifie un voyage à vélo cet été, où je ferais le tour du Golfe du St-Laurent, en arrivant à Terre-Neuve par Blanc-Sablon.
Pour me rendre à St-Pierre et Miquelon depuis St-John (TN), cette partie de trajet ferait gross-modo 700 km, en ralliant le traversier de Fortune TN.
Pour me rendre ensuite en Nouvelle-Ecosse, la seule option semble être de revenir à Fortune, puis refaire le trajet inverse jusqu'à Argentia à Terre-Neuve, qui est desservi par le traversier vers North Sydney en Nouvelle-Ecosse.
Le hic, c'est 300 km additionnel pour au moins 3 jours de vélo, trajet que j'aurais déjà fait la semaine précédente, une option vraiment pas tentante 😕
Par avion, le coût est prohibitif: $300 CND pour une petite heure de vol ...
Au delà des considérations de temps et d'argent (car après toutes mes recherches, je me doute bien qu'il n'y aura pas de solution parfaite ...), à votre avis, l'archipel vaut-il tous ces efforts, où me conseillez-vous de passer tout droit?
Pour me rendre à St-Pierre et Miquelon depuis St-John (TN), cette partie de trajet ferait gross-modo 700 km, en ralliant le traversier de Fortune TN.
Pour me rendre ensuite en Nouvelle-Ecosse, la seule option semble être de revenir à Fortune, puis refaire le trajet inverse jusqu'à Argentia à Terre-Neuve, qui est desservi par le traversier vers North Sydney en Nouvelle-Ecosse.
Le hic, c'est 300 km additionnel pour au moins 3 jours de vélo, trajet que j'aurais déjà fait la semaine précédente, une option vraiment pas tentante 😕
Par avion, le coût est prohibitif: $300 CND pour une petite heure de vol ...
Au delà des considérations de temps et d'argent (car après toutes mes recherches, je me doute bien qu'il n'y aura pas de solution parfaite ...), à votre avis, l'archipel vaut-il tous ces efforts, où me conseillez-vous de passer tout droit?
Acheter des vêtements en gros en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous.
Ma femme et moi meme avons pour projet d'ouvrir une boutique de prêt à porter dans le sud de la france. J'ai déjà fait des recherches ici et ailleurs, pour ce qui est des adresses de grossistes les plus connus trouvables sur Bangkok.
L'idée serait de partir 2 fois dans l'année en Thaïlande pour s'approvisionner en marchandise. Une fois pour le stock printemps/été et une pour automne/hiver. Il n'est pas exclu d'acheter en france ou ailleurs pour compléter si pas assez pour finir la saison avant le voyage suivant.
La question que nous nous posons avant tout: Est-ce réalisable? Une fois la marchandise, le transport, les douanes, le loyer de la boutique et tout ce que notre douce France aura la gentillesse de nous prendre. Restera t'il de quoi subvenir aux besoins d'une famille de 4 personnes?
A savoir que nous n'avons encore jamais eu d'affaires, donc tout à apprendre. Nous ne sommes pas pressés, car nous voulons faire les choses bien. Mais nous sommes très motivés et espérons recevoir des conseils positifs de personnes ayant réaliser ce genre de projet, ou d'autres bien informés à ce sujet.
Merci. Séb et Sandrine.
Ma femme et moi meme avons pour projet d'ouvrir une boutique de prêt à porter dans le sud de la france. J'ai déjà fait des recherches ici et ailleurs, pour ce qui est des adresses de grossistes les plus connus trouvables sur Bangkok.
L'idée serait de partir 2 fois dans l'année en Thaïlande pour s'approvisionner en marchandise. Une fois pour le stock printemps/été et une pour automne/hiver. Il n'est pas exclu d'acheter en france ou ailleurs pour compléter si pas assez pour finir la saison avant le voyage suivant.
La question que nous nous posons avant tout: Est-ce réalisable? Une fois la marchandise, le transport, les douanes, le loyer de la boutique et tout ce que notre douce France aura la gentillesse de nous prendre. Restera t'il de quoi subvenir aux besoins d'une famille de 4 personnes?
A savoir que nous n'avons encore jamais eu d'affaires, donc tout à apprendre. Nous ne sommes pas pressés, car nous voulons faire les choses bien. Mais nous sommes très motivés et espérons recevoir des conseils positifs de personnes ayant réaliser ce genre de projet, ou d'autres bien informés à ce sujet.
Merci. Séb et Sandrine.
Sécuriser ses valises en République Dominicaine English translation pending
Bonjour a tous et très bonne année
Nous partons en voyage le 17 janvier en République Dominicaine pour la 1ere fois j'ai cru comprendre (de source sure ) que pour certaines destinations , dont celle-ci , il fallait faire très attention à nos valises . En effet des voyageurs ont eu la désagréable surprise de se faire arrêter avec des " choses " interdites à l’intérieur de leur bagages .
ma question est simple , vu qu'on n'a pas un visuel sur nos bagages en permanence quelle est la meilleurs chose a faire pour se protéger .
merci infiniment cordialement
Nous partons en voyage le 17 janvier en République Dominicaine pour la 1ere fois j'ai cru comprendre (de source sure ) que pour certaines destinations , dont celle-ci , il fallait faire très attention à nos valises . En effet des voyageurs ont eu la désagréable surprise de se faire arrêter avec des " choses " interdites à l’intérieur de leur bagages .
ma question est simple , vu qu'on n'a pas un visuel sur nos bagages en permanence quelle est la meilleurs chose a faire pour se protéger .
merci infiniment cordialement
Colis de Bangkok vers la France non reçu English translation pending
Bonjour,
J'ai expédié un colis de bkk le 17 novembre par surface mais je ne l'ai toujours pas reçu. Je viens de téléphoner à la douane à Paris qui me dit qu'il y a sûrement un souci mais qu'il ne peut être en douane car ils m'auraient prévenu.
Me confirmez vous que le délai maximum est de 6 semaines?
Je me suis déjà rendu à la poste mais ils me disent qu'ils n'ont aucune trace de mon colis, ça me semble logique car ce n'est pas EMS.
Cela dit à part retourner à la poste, je ne vois pas d'autres solutions.
Quelqu'un sur le forum dans le même cas de figure?
Bonne année à vous tous!!!
Changer de l'argent à Oman English translation pending
Un dernier post avant de partir.
Merci à tous et à chacun pour vos conseils, infos glanées sur ce site.
Vaut il mieux changer ses euros à l''arrivée à l'aéroport de Mascate ou en ville?
Le paiement par carte bancaire se fait dans tous les hotels n'est ce pas?
Merci et très belles fêtes à tous!
Taux de change en Argentine, retirer avec sa CB et autre tracas liés aux paiements English translation pending
Hello,
Je me permets de démarrer cette discussion pour centraliser toutes les infos liées aux payements en Argentine.
Je vois dans les posts que beaucoup:
1) sont content de payer 10 a 15% moins cher en payant en cash en Euro ou en USD dans les hôtels ou excursions
2) ont des difficultés pour retirer voir payer avec leur CB
3) ont peur des taux de changes et autres commissions appliquées par les banques
Ce post ce veut un topic assez général pour tous ceux qui vont voyager en Argentine. S'il vous plait, pas de polémiques (il y a suffisamment de topics pour ca), j'aimerai vraiment garder ce topic informatif.
Pour commencer, je vais vous parler d'un marche parallèle très développe en Argentine qui permet au touriste d'économiser énormément sur tous ces achats (hôtels, voiture, excursions, souvenirs...): le "BLUE" Ce fameux "Bleu" est un taux de change parallèle au taux officiel, bien plus intéressant pour les touristes que le taux de change officiel. Ce n’est pas légal, mais communément admis (voir plus bas)
Pourquoi ce taux? Les argentins (ou toutes personne résidente en Argentine) voulant accéder a une devise étrangère doit demander l'autorisation au gouvernement. Ca va aussi bien pour: 1) changer de l'argent (des pesos contre des euros) 2) acheter une marchandise à l'étranger (donc dans une autre monnaie) 3) faire un virement à l'étranger 4) retirer de l'argent à un distributeur situe à l'étranger Ou toute autre situation pour laquelle la banque centrale a besoin d'échanger des pesos contre des dollars.
Problème: Le gouvernement n'autorise que des montants assez restreins (20% du salaire mensuel net déclare, par exemple), et a souvent un "problème" qui empêche toute transaction.
La solution: Pour remédier a ca, les argentins doivent donc acheter leurs devises sur un marche parallèle (le "Blue", donc. Le "Vert" est la couleur du billet américain, le "noir" étant le marche illégal, il fallait bien trouver une autre couleur. Notez qu'ils sont assez inventifs: il y a le celeste pour les achats d'immobilier, le "gris" pur l'évasion fiscale...)
Pourquoi: Oui, me dire vous, pourquoi acheter une devise qui n'est pas la mienne? Il y a énormément de raisons: 1) je veux voyager (je rappelle que la limite d'extraction dans un DaB étranger limitrophe est de 50USD/mois pour les residents argentins, quand ca fonctionne...) 2) Je veux limiter l'inflation (rappel: 41,77% cette année selon le MIT et les études indépendantes) 3) Je veux éviter une dévaluation brutale qui me laisse sans un rond (20% en Janvier 2013... FYI Le dollar était a 4,8 il y a 2 ans, il est a 8,5 en Décembre 2014) 4) Je veux tout simplement économiser un peu (Si je laisse mes pesos a la banque, ils perdent 40% de leur valeur par an) 6) acheter des produits a l'étranger (la majorité des produits sont bien plus chers en Argentine. Par exemple, pour acheter un MacBook Pro à 1000 USD, il est plus rentable de prendre un avion à Miami et de l'acheter que d'aller dans la boutique en Argentine). Attention: la douane veille (tous les bagages sont scannes à l'entrée du pays) 5) autre raison, moins louable, l'évasion fiscale
NB: Pour tout achat a l'étranger, l'argentin doit payer 35% de surcharge sur sa carte de crédit. C'est valable pour tout site étranger, tout achat de billets d'avion ou autre. Pour commander sur internet (type eBay ou Amazon): en plus des 35% ponctionnes sur la Carte de Crédit, il faut compter une autre surcharge de 50% pour le retirer en douane, sans compter le temps d'attente aux douanes (généralement 1 journée entière pour un colis) et les éventuels bakchich aux douaniers pour éviter qu'ils "perdent votre colis")
En quoi ca me concerne? (En tant que touriste) C'est tout simple: a la place de retirer des billets de mon compte en Euro au DaB au taux officiel, il suffit de changer de l'argent au taux parallèle, bien plus intéressant. Exemple concert: En Octobre, 1 Euro s'échangeait a 19 pesos au "blue", contre 8 pesos (+ frais de banque) a l'officiel. Cependant, comme tout marche des devises, le taux fluctue beaucoup (il est a 14 actuellement, ce qui est assez bas).
Et concrètement, ca ce passe comment? Il suffit de se munir du cash nécessaire (USD préférable, sauf les billets de 500E qui s'échangent a prix d'or) dans un des très nombre changeurs. Il existe plusieurs types: Les "Arbolitos", qui crient "cambio, cambio" a tour de bras dans la rue (devant le commissariat souvent, c'est moins risque!). Ils sont appelés ainsi ("petits arbres") pour les billets verts qu'ils agitent (agitaient plutôt) -> assez risque, mais présents dans tous les coins touristiques, pas besoin de contact. Peu de faux billets (mais ca arrive), il manque de temps en temps 1 ou 2 billets (essayer de changer 2.000E, ca fait 28.000 pesos _le taux est bas en ce moment_, soit 280 billets de 100 pesos, la coupure maximale...) Les "cuevas": bureau de change clandestins. Plus safe (on a meme un reçu!), mais attention a la sortie avec les poches pleines.. Les moto chorros (attrapeurs de sac a main en moto) sont a l'affut des touristes. Et il faut connaitre, faire la queue... Les changeurs a domicile: c'est l'option que je recommande. C'est un peu moins payes, mais c'est ce qu'il y a de plus safe, on laisse l'argent dans le coffre de l'hôtel. La bourse: pas encore essaye, mais il faut s'y connaitre. Apparemment, c'est le plus rentable ("Contado con liqui") tout en étant légal a 100% (!!!), mais il faut s'y connaitre.
ATTENTION: le taux est bien plus intéressant à Buenos Aires qu'en province
Ou trouver le taux? Un peu partout: dans la rue, demander a 2-3 "arbolitos" qui crient "cambio cambio", sur le site de la Nacion (l'équivalant du monde, quand meme!): www.lanacion.com.ar/dolar-hoy-t1369 (attention, la Nacion est assez "généreux", ne pas hésiter a enlever 20%), les sites internet (taper "dolar blue" sur votre moteur de recherche).. bref, c'est plus facil de trouver le taux parallele que le taux officiel (qui n'existe que pour vous chers touristes, je vous rappelle)
DISCLAIMER: Il est difficile de ne pas recommander ce taux de change parallèle tant il est intéressant et intègre a la vie quotidienne des argentins. Tous les journaux (papier, télévise...) en parlent, et les argentins vous parlent du dollar, ils vous donnent le "blue" par defaut. Pour parler du taux officiel, il faut rajouter "el oficial" après. Cependant, bien que complètement intégrer a la vie quotidienne, il n'est pas légal et peut entrainer des soucis (surtout d'ordre de vol et de faux billets cependant, le gouvernent étant assez permissif sur le sujet _de mauvaises langues disent que c'est la banque centrale qui inonde la marche noir, d'ou vont il tirer ce genre d'idées, vraiment...😏 )
PS: J'aimerais, autant que possible, garder ce topic ordonne et qu'il soit d'une véritable aide pour ceux qui veulent découvrir ce merveilleux pays qu'est l'Argentine. Merci de ne pas partir dans les débats sans fins sur les aspect légaux (non, ce n'est pas légal, on est d'accord), les aspect négatifs sur la vie des argentins de ce double taux de change ou autre débats polémiques...
Ce post ce veut un topic assez général pour tous ceux qui vont voyager en Argentine. S'il vous plait, pas de polémiques (il y a suffisamment de topics pour ca), j'aimerai vraiment garder ce topic informatif.
Pour commencer, je vais vous parler d'un marche parallèle très développe en Argentine qui permet au touriste d'économiser énormément sur tous ces achats (hôtels, voiture, excursions, souvenirs...): le "BLUE" Ce fameux "Bleu" est un taux de change parallèle au taux officiel, bien plus intéressant pour les touristes que le taux de change officiel. Ce n’est pas légal, mais communément admis (voir plus bas)
Pourquoi ce taux? Les argentins (ou toutes personne résidente en Argentine) voulant accéder a une devise étrangère doit demander l'autorisation au gouvernement. Ca va aussi bien pour: 1) changer de l'argent (des pesos contre des euros) 2) acheter une marchandise à l'étranger (donc dans une autre monnaie) 3) faire un virement à l'étranger 4) retirer de l'argent à un distributeur situe à l'étranger Ou toute autre situation pour laquelle la banque centrale a besoin d'échanger des pesos contre des dollars.
Problème: Le gouvernement n'autorise que des montants assez restreins (20% du salaire mensuel net déclare, par exemple), et a souvent un "problème" qui empêche toute transaction.
La solution: Pour remédier a ca, les argentins doivent donc acheter leurs devises sur un marche parallèle (le "Blue", donc. Le "Vert" est la couleur du billet américain, le "noir" étant le marche illégal, il fallait bien trouver une autre couleur. Notez qu'ils sont assez inventifs: il y a le celeste pour les achats d'immobilier, le "gris" pur l'évasion fiscale...)
Pourquoi: Oui, me dire vous, pourquoi acheter une devise qui n'est pas la mienne? Il y a énormément de raisons: 1) je veux voyager (je rappelle que la limite d'extraction dans un DaB étranger limitrophe est de 50USD/mois pour les residents argentins, quand ca fonctionne...) 2) Je veux limiter l'inflation (rappel: 41,77% cette année selon le MIT et les études indépendantes) 3) Je veux éviter une dévaluation brutale qui me laisse sans un rond (20% en Janvier 2013... FYI Le dollar était a 4,8 il y a 2 ans, il est a 8,5 en Décembre 2014) 4) Je veux tout simplement économiser un peu (Si je laisse mes pesos a la banque, ils perdent 40% de leur valeur par an) 6) acheter des produits a l'étranger (la majorité des produits sont bien plus chers en Argentine. Par exemple, pour acheter un MacBook Pro à 1000 USD, il est plus rentable de prendre un avion à Miami et de l'acheter que d'aller dans la boutique en Argentine). Attention: la douane veille (tous les bagages sont scannes à l'entrée du pays) 5) autre raison, moins louable, l'évasion fiscale
NB: Pour tout achat a l'étranger, l'argentin doit payer 35% de surcharge sur sa carte de crédit. C'est valable pour tout site étranger, tout achat de billets d'avion ou autre. Pour commander sur internet (type eBay ou Amazon): en plus des 35% ponctionnes sur la Carte de Crédit, il faut compter une autre surcharge de 50% pour le retirer en douane, sans compter le temps d'attente aux douanes (généralement 1 journée entière pour un colis) et les éventuels bakchich aux douaniers pour éviter qu'ils "perdent votre colis")
En quoi ca me concerne? (En tant que touriste) C'est tout simple: a la place de retirer des billets de mon compte en Euro au DaB au taux officiel, il suffit de changer de l'argent au taux parallèle, bien plus intéressant. Exemple concert: En Octobre, 1 Euro s'échangeait a 19 pesos au "blue", contre 8 pesos (+ frais de banque) a l'officiel. Cependant, comme tout marche des devises, le taux fluctue beaucoup (il est a 14 actuellement, ce qui est assez bas).
Et concrètement, ca ce passe comment? Il suffit de se munir du cash nécessaire (USD préférable, sauf les billets de 500E qui s'échangent a prix d'or) dans un des très nombre changeurs. Il existe plusieurs types: Les "Arbolitos", qui crient "cambio, cambio" a tour de bras dans la rue (devant le commissariat souvent, c'est moins risque!). Ils sont appelés ainsi ("petits arbres") pour les billets verts qu'ils agitent (agitaient plutôt) -> assez risque, mais présents dans tous les coins touristiques, pas besoin de contact. Peu de faux billets (mais ca arrive), il manque de temps en temps 1 ou 2 billets (essayer de changer 2.000E, ca fait 28.000 pesos _le taux est bas en ce moment_, soit 280 billets de 100 pesos, la coupure maximale...) Les "cuevas": bureau de change clandestins. Plus safe (on a meme un reçu!), mais attention a la sortie avec les poches pleines.. Les moto chorros (attrapeurs de sac a main en moto) sont a l'affut des touristes. Et il faut connaitre, faire la queue... Les changeurs a domicile: c'est l'option que je recommande. C'est un peu moins payes, mais c'est ce qu'il y a de plus safe, on laisse l'argent dans le coffre de l'hôtel. La bourse: pas encore essaye, mais il faut s'y connaitre. Apparemment, c'est le plus rentable ("Contado con liqui") tout en étant légal a 100% (!!!), mais il faut s'y connaitre.
ATTENTION: le taux est bien plus intéressant à Buenos Aires qu'en province
Ou trouver le taux? Un peu partout: dans la rue, demander a 2-3 "arbolitos" qui crient "cambio cambio", sur le site de la Nacion (l'équivalant du monde, quand meme!): www.lanacion.com.ar/dolar-hoy-t1369 (attention, la Nacion est assez "généreux", ne pas hésiter a enlever 20%), les sites internet (taper "dolar blue" sur votre moteur de recherche).. bref, c'est plus facil de trouver le taux parallele que le taux officiel (qui n'existe que pour vous chers touristes, je vous rappelle)
DISCLAIMER: Il est difficile de ne pas recommander ce taux de change parallèle tant il est intéressant et intègre a la vie quotidienne des argentins. Tous les journaux (papier, télévise...) en parlent, et les argentins vous parlent du dollar, ils vous donnent le "blue" par defaut. Pour parler du taux officiel, il faut rajouter "el oficial" après. Cependant, bien que complètement intégrer a la vie quotidienne, il n'est pas légal et peut entrainer des soucis (surtout d'ordre de vol et de faux billets cependant, le gouvernent étant assez permissif sur le sujet _de mauvaises langues disent que c'est la banque centrale qui inonde la marche noir, d'ou vont il tirer ce genre d'idées, vraiment...😏 )
PS: J'aimerais, autant que possible, garder ce topic ordonne et qu'il soit d'une véritable aide pour ceux qui veulent découvrir ce merveilleux pays qu'est l'Argentine. Merci de ne pas partir dans les débats sans fins sur les aspect légaux (non, ce n'est pas légal, on est d'accord), les aspect négatifs sur la vie des argentins de ce double taux de change ou autre débats polémiques...
D'Abidjan à Bobo Diolasso par le bus: dure journée English translation pending
Lundi 1er décembre 2014.
Dure journée...
Il est un juste un peu plus de 2 heures du matin et je n'ai presque pas fermé l'oeil. Je quitte Abidjan et repars ce matin pour le Burkina Faso. Bobo Diolasso exactement. Par crainte de ne trouver un taxi à cette heure très matinale, j'anticipe mon départ pour la gare de bus. Cependant, contrairement à ce que j'imaginais, nombreux sont les taxis qui circulent. J'arrive donc prématurément, à 3 heures du matin, à la gare de stationnement d'Adjamé, pour un départ prévu à 6 heures. La lourde grille d'entrée est encore fermée et le gardien reste insensible à mes explications. J'exhibe mon billet et il finit par me laisser passer. Je tente alors de trouver un endroit pour me reposer en attendant l'arrivée du bus. Pas de salle d'attente. Juste des camions garés sous des hangars encombrés de marchandises et d'une foule d'objets hétéroclites. Je repère un espace entre des gros cartons, et quelques tonneaux d'huile. Ça fera l'affaire pour une paire d'heures. Un type sympa, qui dort là aussi, me prête une natte et je m'allonge à même le sol pour tenter de dormir un peu. Dormir n'est d'ailleurs probablement pas le bon terme. Malgré les nombreux rats qui déambulent sans la moindre crainte d'être chassés, j'arrive cependant à m'assoupir, la tête posée sur mon sac de voyage, les yeux vers le ciel étoilé. La nuit est tiède.
Vers 5h30 , quelques mouvements d'individus m'indiquent que le bus est probablement arrivé. Plutôt bon signe. On partira sans doute à l'heure..! Cependant, mes espoirs s'atténuent rapidement à la vue de la cohue engendrée par les passagers pressés de caser tous leurs bagages dans les soutes. On se bouscule de peur de ne pouvoir tout y entasser. Les convoyeurs commencent à charger les valises , cartons, sacs et autres colis dans les coffres et réalisent ensuite qu'ils ne peuvent fermer les portes. Donc... on enlève tout et on recommence. L'opération sera renouvelée 3 fois. Désolant de bêtise. Finalement, à grands coups d'épaules , ils arrivent à fermer la dernière porte. Je suis résigné, déjà sale et fatigué. Dire que la journée commence à peine...
Il est 6h30. On part. Je palabre avec le receveur pour obtenir une place sur le devant du bus, bien plus confortable que celle qui m'a été attribuée dans le fond. Je connais les ressorts de l'âme humaine et, la cupidité ou le besoin d'argent, font leur travail rapidement. Cela me coûtera 5000 francs supplémentaires au prix initial du billet qui en vaut 19000. (29 euros). Je passe du siège 54 au siège 3, juste à la porte d'entrée. Inespéré...
Le chauffeur roule bon train sur la double voie bien entretenue jusqu'à Yamoussoukro. On atteint vite Bouaké qui est environ à mi-chemin des 800 Kms qui séparent Abidjan de Bobo. Je me réjouis d'avoir " investi " 5000 francs pour obtenir ce siège, même s'il est un peu étroit. Je peux respirer... De plus, la climatisation fonctionne à cet endroit du véhicule.
Bouaké, ville sans intérêt. Un arrêt d'une dizaine de minutes pour " se soulager", manger un œuf cuit dur et boire un Coca. Il est onze heures et on repart. Le rythme est excellent . On pourrait arriver vers vingt heures et ça me réjouit. On a embarqué, au passage, un militaire muni de sa Kalachnikov chargée, qui est censé nous protéger des coupeurs de route qui sévissent entre Bouaké et la frontière Burkinabée. Une information que je ne possédais pas.! La rébellion de " l'après Bagbo " a généré des bandes de bandits qui sont encore armés et qui n'ont ni les moyens ni sans doute l'envie de vivre autrement. Ils sévissent, impunis, dans ces contrées peu habitées et trop éloignées de la capitale. Ce sont les passagers des bus, comme aux temps des attaques de diligences, qui en font les frais.
Bref, nous repartons. Nous faisons un petit kilomètre et il faut stopper à cause d'un bruit peu orthodoxe émanant du moteur. Le chauffeur diagnostique une poulie d'entraînement de ventilateur cassée. Les roulements ont rendu l'âme. On fait donc demi- tour. De manière inattendue, un mécano arrive rapidement sur sa mobylette pétaradante. Le roulement incriminé est démonté, mais il n'y a pas de pièce de remplacement. Il faut donc réparer celui- là. Une heure plus tard, tous les passagers attendent toujours, stoïques, habitués semble -t- il à ce genre de mésaventure. Moi je transpire doucement et je patiente dans mon jus. Il fait déjà chaud. Rien mangé à part un œuf dur depuis hier soir. Il faut que je me trouve un autre Coca.
Midi et demi. Le mécano revient souriant avec la pièce tant attendue. Il remonte le tout. Ca ne fonctionne pas..!! Il faut deux tentatives, donc deux démontages et remontages de la même pièce afin que l'on puisse reprendre la route. Deux heures inexorablement perdues. Mais certains affirment que nous sommes néanmoins chanceux d'être tombés en panne à cet endroit. C'est probablement vrai. Cependant, le calcul est vite fait; en l'absence d'autres pépins, nous n'arriverons que vers 22 heures.
L'état de la route s'est nettement dégradé. Par moment il est nécessaire de rouler au pas tant les énormes nids de poules sont nombreux et profonds. Des camions lourdement chargés gisent sur le bord de la route, essieux cassés ou remorques renversées. Pour les coupeurs de route, c'est évidement très simple d'organiser des traquenards à ces endroits . J'ai d'ailleurs dissimulé l'essentiel de mon argent dans ma banquette. La dernière attaque de bus remonte à trois semaines et les fêtes de fin d'année approchent. Il leur faudra de l'argent. Donc prudence...
Après avoir été longuement ballotés en tous sens, vers 18 heures nous atteignons enfin la frontière. Il fait nuit. Les formalités de sortie du territoire ivoirien sont hypocritement tatillonnes. Le but étant, pour les policiers, de trouver un moyen de soustraire de l'argent aux passagers. Malgré le changement de régime, ces pratiques nauséabondes n'ont pas changé. Beaucoup s'en plaignent mais peu résistent. Ils tentent de m'intimider parce que je n'ai pas mon carnet de vaccination. Il faut, paraît- il, que je me fasse vacciner contre la méningite. Et bien sûr payer un vaccin. Je refuse catégoriquement en arguant qu'en France nous sommes tous vaccinés. J'ajoute également que personne ne me plantera une seringue où que ce soit.!! Le pseudo - médecin, voyant ma détermination prend ma température frontale et conclut que tout va bien, esquivant ainsi les complications. On me restitue mon passeport et je retrouve ma place dans le bus à attendre que les moins chanceux ou plus vulnérables reviennent, souvent soulagés de quelques milliers de francs. Un kilomètre plus loin c'est le même scénario mais cette fois-ci avec la Douane. Les sacs si péniblement chargés sont déchargés et pour certains fouillés à la lumière d'une lampe de poche. C'est grotesque. Personne n'est dupe. Ça prend du temps.. Bien trop. Il faut payer pour aller plus vite. C'est le travail du convoyeur qui semble spécialisé dans ce genre d'opération.
Encore cinq ou six kilomètres et enfin on arrive à la frontière Burkinabée. C'est plus simple car la compagnie de bus est nationale et les formalités semblent plus aisées. On m'informe par ailleurs qu'il n'y a que peu de racket de la part des policiers côté Burkina. En effet, après les formalités de police, on passe très rapidement la douane.. Il est 20 heures. Il aura fallu deux bonnes heures pour passer deux frontières..
La route est en meilleur état. Le chauffeur pressé d'arriver roule un peu trop vite et ne voit pas un ralentisseur de vitesse sur la route. Nous décollons tous de notre siège et de nombreuses réprimandes fusent. Il est temps d'arriver. La fatigue se fait nettement sentir. Deux heures plus tard nous atteignons l'entrée de la ville de Bobo Diolasso. J'ai réservé ma Guest house. Je sais que je pourrai y prendre une bonne douche et, faute de manger à cette heure tardive, au moins déguster une bière fraîche. Dix minutes plus tard, le bus se range doucement sous le hangar de la Compagnie "TCV " qui signifie "Transport Confort Voyageur". Je réprime un sourire en découvrant la signification du logo, récupère mon sac poussiéreux et emprunte un taxi. Quinze minutes plus tard , je prends possession de ma chambre, positionne le ventilateur de plafond à la vitesse maximale et me délecte d'une douche fraîche. Encore mouillé, je m'allonge sur le lit en dégustant quelques gorgées de Brakina, la bière locale.
Il est plus de 23 heures. Dure journée...


Dure journée...
Il est un juste un peu plus de 2 heures du matin et je n'ai presque pas fermé l'oeil. Je quitte Abidjan et repars ce matin pour le Burkina Faso. Bobo Diolasso exactement. Par crainte de ne trouver un taxi à cette heure très matinale, j'anticipe mon départ pour la gare de bus. Cependant, contrairement à ce que j'imaginais, nombreux sont les taxis qui circulent. J'arrive donc prématurément, à 3 heures du matin, à la gare de stationnement d'Adjamé, pour un départ prévu à 6 heures. La lourde grille d'entrée est encore fermée et le gardien reste insensible à mes explications. J'exhibe mon billet et il finit par me laisser passer. Je tente alors de trouver un endroit pour me reposer en attendant l'arrivée du bus. Pas de salle d'attente. Juste des camions garés sous des hangars encombrés de marchandises et d'une foule d'objets hétéroclites. Je repère un espace entre des gros cartons, et quelques tonneaux d'huile. Ça fera l'affaire pour une paire d'heures. Un type sympa, qui dort là aussi, me prête une natte et je m'allonge à même le sol pour tenter de dormir un peu. Dormir n'est d'ailleurs probablement pas le bon terme. Malgré les nombreux rats qui déambulent sans la moindre crainte d'être chassés, j'arrive cependant à m'assoupir, la tête posée sur mon sac de voyage, les yeux vers le ciel étoilé. La nuit est tiède.
Vers 5h30 , quelques mouvements d'individus m'indiquent que le bus est probablement arrivé. Plutôt bon signe. On partira sans doute à l'heure..! Cependant, mes espoirs s'atténuent rapidement à la vue de la cohue engendrée par les passagers pressés de caser tous leurs bagages dans les soutes. On se bouscule de peur de ne pouvoir tout y entasser. Les convoyeurs commencent à charger les valises , cartons, sacs et autres colis dans les coffres et réalisent ensuite qu'ils ne peuvent fermer les portes. Donc... on enlève tout et on recommence. L'opération sera renouvelée 3 fois. Désolant de bêtise. Finalement, à grands coups d'épaules , ils arrivent à fermer la dernière porte. Je suis résigné, déjà sale et fatigué. Dire que la journée commence à peine...
Il est 6h30. On part. Je palabre avec le receveur pour obtenir une place sur le devant du bus, bien plus confortable que celle qui m'a été attribuée dans le fond. Je connais les ressorts de l'âme humaine et, la cupidité ou le besoin d'argent, font leur travail rapidement. Cela me coûtera 5000 francs supplémentaires au prix initial du billet qui en vaut 19000. (29 euros). Je passe du siège 54 au siège 3, juste à la porte d'entrée. Inespéré...
Le chauffeur roule bon train sur la double voie bien entretenue jusqu'à Yamoussoukro. On atteint vite Bouaké qui est environ à mi-chemin des 800 Kms qui séparent Abidjan de Bobo. Je me réjouis d'avoir " investi " 5000 francs pour obtenir ce siège, même s'il est un peu étroit. Je peux respirer... De plus, la climatisation fonctionne à cet endroit du véhicule.
Bouaké, ville sans intérêt. Un arrêt d'une dizaine de minutes pour " se soulager", manger un œuf cuit dur et boire un Coca. Il est onze heures et on repart. Le rythme est excellent . On pourrait arriver vers vingt heures et ça me réjouit. On a embarqué, au passage, un militaire muni de sa Kalachnikov chargée, qui est censé nous protéger des coupeurs de route qui sévissent entre Bouaké et la frontière Burkinabée. Une information que je ne possédais pas.! La rébellion de " l'après Bagbo " a généré des bandes de bandits qui sont encore armés et qui n'ont ni les moyens ni sans doute l'envie de vivre autrement. Ils sévissent, impunis, dans ces contrées peu habitées et trop éloignées de la capitale. Ce sont les passagers des bus, comme aux temps des attaques de diligences, qui en font les frais.
Bref, nous repartons. Nous faisons un petit kilomètre et il faut stopper à cause d'un bruit peu orthodoxe émanant du moteur. Le chauffeur diagnostique une poulie d'entraînement de ventilateur cassée. Les roulements ont rendu l'âme. On fait donc demi- tour. De manière inattendue, un mécano arrive rapidement sur sa mobylette pétaradante. Le roulement incriminé est démonté, mais il n'y a pas de pièce de remplacement. Il faut donc réparer celui- là. Une heure plus tard, tous les passagers attendent toujours, stoïques, habitués semble -t- il à ce genre de mésaventure. Moi je transpire doucement et je patiente dans mon jus. Il fait déjà chaud. Rien mangé à part un œuf dur depuis hier soir. Il faut que je me trouve un autre Coca.
Midi et demi. Le mécano revient souriant avec la pièce tant attendue. Il remonte le tout. Ca ne fonctionne pas..!! Il faut deux tentatives, donc deux démontages et remontages de la même pièce afin que l'on puisse reprendre la route. Deux heures inexorablement perdues. Mais certains affirment que nous sommes néanmoins chanceux d'être tombés en panne à cet endroit. C'est probablement vrai. Cependant, le calcul est vite fait; en l'absence d'autres pépins, nous n'arriverons que vers 22 heures.
L'état de la route s'est nettement dégradé. Par moment il est nécessaire de rouler au pas tant les énormes nids de poules sont nombreux et profonds. Des camions lourdement chargés gisent sur le bord de la route, essieux cassés ou remorques renversées. Pour les coupeurs de route, c'est évidement très simple d'organiser des traquenards à ces endroits . J'ai d'ailleurs dissimulé l'essentiel de mon argent dans ma banquette. La dernière attaque de bus remonte à trois semaines et les fêtes de fin d'année approchent. Il leur faudra de l'argent. Donc prudence...
Après avoir été longuement ballotés en tous sens, vers 18 heures nous atteignons enfin la frontière. Il fait nuit. Les formalités de sortie du territoire ivoirien sont hypocritement tatillonnes. Le but étant, pour les policiers, de trouver un moyen de soustraire de l'argent aux passagers. Malgré le changement de régime, ces pratiques nauséabondes n'ont pas changé. Beaucoup s'en plaignent mais peu résistent. Ils tentent de m'intimider parce que je n'ai pas mon carnet de vaccination. Il faut, paraît- il, que je me fasse vacciner contre la méningite. Et bien sûr payer un vaccin. Je refuse catégoriquement en arguant qu'en France nous sommes tous vaccinés. J'ajoute également que personne ne me plantera une seringue où que ce soit.!! Le pseudo - médecin, voyant ma détermination prend ma température frontale et conclut que tout va bien, esquivant ainsi les complications. On me restitue mon passeport et je retrouve ma place dans le bus à attendre que les moins chanceux ou plus vulnérables reviennent, souvent soulagés de quelques milliers de francs. Un kilomètre plus loin c'est le même scénario mais cette fois-ci avec la Douane. Les sacs si péniblement chargés sont déchargés et pour certains fouillés à la lumière d'une lampe de poche. C'est grotesque. Personne n'est dupe. Ça prend du temps.. Bien trop. Il faut payer pour aller plus vite. C'est le travail du convoyeur qui semble spécialisé dans ce genre d'opération.
Encore cinq ou six kilomètres et enfin on arrive à la frontière Burkinabée. C'est plus simple car la compagnie de bus est nationale et les formalités semblent plus aisées. On m'informe par ailleurs qu'il n'y a que peu de racket de la part des policiers côté Burkina. En effet, après les formalités de police, on passe très rapidement la douane.. Il est 20 heures. Il aura fallu deux bonnes heures pour passer deux frontières..
La route est en meilleur état. Le chauffeur pressé d'arriver roule un peu trop vite et ne voit pas un ralentisseur de vitesse sur la route. Nous décollons tous de notre siège et de nombreuses réprimandes fusent. Il est temps d'arriver. La fatigue se fait nettement sentir. Deux heures plus tard nous atteignons l'entrée de la ville de Bobo Diolasso. J'ai réservé ma Guest house. Je sais que je pourrai y prendre une bonne douche et, faute de manger à cette heure tardive, au moins déguster une bière fraîche. Dix minutes plus tard, le bus se range doucement sous le hangar de la Compagnie "TCV " qui signifie "Transport Confort Voyageur". Je réprime un sourire en découvrant la signification du logo, récupère mon sac poussiéreux et emprunte un taxi. Quinze minutes plus tard , je prends possession de ma chambre, positionne le ventilateur de plafond à la vitesse maximale et me délecte d'une douche fraîche. Encore mouillé, je m'allonge sur le lit en dégustant quelques gorgées de Brakina, la bière locale.
Il est plus de 23 heures. Dure journée...


Texte bozo: "Un match de football" (Mali) English translation pending
Un match de football
Konna contre Mopti, c'est ce qu'on peut désigner de "derby" ou "match local", donc un match opposant deux clubs (villes) géographiquement proches : Konna est une ville et commune rurale au Cercle de Mopti dans la 5e région administrative du Mali. Elle est située à 60 kms au nord-est de Mopti. La route principale N16 qui relie Sévaré et Gao, passe la ville et tourne un peu au sud de Konna à l'est vers Douentza, Hombori et enfin Gao. Son marché de jeudi est très fréquenté par la population de cette zone (une fois par moi aussi). Selon le recensement de 2009, la population totale compte 36.000 personnes. J'ai visité Konna plusieurs fois ... Mopti est la capitale de la 5e région et se situe au confluent des fleuves Bani et Niger. Une ville très vivante et animée, grâce à sa situation géographique très centrale, à son architecture et à son port, un port de grande importance sur le fleuve Niger, où transitent hommes et marchandises. Cette ville multi-ethnique est aussi marquée par l'important chantier naval de pirogues et pinasses, toutes de première nécessité pour le transport au pays. La ville compte env. 110.000 habitants.
Qui va gagner ce "derby", les petits de la campagne ou les grands de la capitale régionale ? On va voir ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
Un match de football
Dimanche dernier, Konna et Mopti ont joué au ballon. Ceux de Konna sont venus à Mopti. Il y avaient six véhicules remplis de supporteurs. Ils ont été bien accueillis par les gens de Mopti avec de l’eau à boire et un repas. De tous les côtés on n’entend que "Konna". Aujourd’hui ce sera dur. L’après-midi, tout le monde s’est dirigé vers le terrain. Mopti était d’un côté, habillé en rouge, Konna de l’autre, habillé en blanc. Les arbitres sont habillés en noir. L’arbitre central a mis le ballon au centre. Il a sifflé. Konna a circulé avec le ballon avec des passes précises. Komasa est un bon joueur. Lorsqu’il a reçu le ballon, il l’a relevé et l’a tiré de toutes ses forces. Il a marqué un but. Le garde-but de Mopti n’a rien vu. Les spectateurs ont applaudi. Les joueurs de Konna ont pris davantage de courage. Mopti a tout fait pour égaliser, mais n’a pas pu. Le match a repris. Un autre joueur de Konna surnommé Petit, a donné un coup de tête au ballon et marqué un but. Les spectateurs ont crié. Certains sautaient, d’autres soulevaient la jambe en l’air pour manifester leur joie. Les supporteurs de Konna ont demandé à leurs joueurs de redoubler d’ardeur pour gagner le match. Le garde-but de Mopti était adossé au montant de sa cage en train d’attendre que le ballon lui arrive de nouveau ...
– texte glosé :
Balònkòre Balòn-kòre ballon-combat Un match de football
Galaati mon kièga, Kòna yen Sagan balòn kòga. galaati – mon – kiè-ga – Kòna – yen – Sagan – balon – kò-ga dimanche – REL – passer-PFF – K. – et – S. – ballon – battre-PFF Dimanche dernier, Konna et Mopti ont joué au ballon.
Kònange duò bega Sagan. Kòna-nge – duò – be-ga – Sagan K.-PL – FOC – aller-PFF – S. Ceux de Konna sont venus à Mopti.
E mòbili tuumin pa nyimi ni. e – mòbili – tuumin – pa – nyimi – ni ils – voiture – 6 – remplir – gens – avec Il y avaient six véhicules remplis de supporteurs.
Sagange e tenbe buraama ni, jii yen dièpò. Sagan-nge – e – tenbe – buraaman – ni – jii – yen – diè-pò S.-PL – les – accueillir – respect – avec – eau – et – repas-chose Ils ont été bien accueillis par les gens de Mopti avec de l’eau à boire et un repas.
Taa gu saan a na pò si miè kala "Kòna". taa – gu – saan – a – na – pò si – miè – kala – Kòna côté – DEF – tous – on – IPFnég – rien – entendre – sauf – K. De tous les côtés on n’entend que "Konna".
A na deman wai de ! a – na – deman – wai – de il – IPFnég – être doux – aujourd'hui – EMPH Aujourd’hui ce sera dur.
Nènèwaati, jamaa saan so buò kòrepata buron ni. nènè-waati – jamaa – saan – so – buò – kòre-pata – buron – ni soir-temps – foule – toute – partir – ensemble – battre-espace – grand – à L’après–midi, tout le monde s’est dirigé vers le terrain.
Sagan ga taa ken ni, juu tòòmò ga e kan, Sagan – ga – taa – ken – ni – juu – tòòmò – ga – e – kan S. – COP? – côté – 1 – à – vêtement – rouge – COP – eux – chez Mopti était d’un côté, habillé en rouge,
Kòna ga juu kuo taa ken ni. Kòna – ga – juu – kuo – taa – ken – ni K. – COP – vêtement – blanc – côté – 1 – à Konna de l’autre, habillé en blanc.
Juu piin ga arabiitiriye kan. juu – piin – ga – arabiitiri-ye – kan vêtement –noir – COP – arbitre-PL – chez Les arbitres sont habillés en noir.
Arabiitiri buron gu balòn gu yaa balònkòrepata gu bogu ni. arabiitiri – buron – gu – balòn – gu – yaa – balòn-kòre-pata – gu – bogu – ni arbitre – grand – DEF – ballon – DEF – mettre – ballon-battre-espace – DEF – centre – à L’arbitre central a mis le ballon au centre.
A sufule gu kò. a – sufule – gu – kò il – sifflet – DEF – battre Il a sifflé.
Kòna kie balòn ni, ye a dò dò buon na. Kòna – bie – balòn – ni – ye – a – dò – dò – buon – na K. – courir – ballon – avec – ils – le – mettre – mettre – ?? – avec Konna a circulé avec le ballon avec des passes précises.
Kòmasa ga Kòna balònkòreya monyon ni. Kòmasa – ga – Kòna – balòn-kòre-ya – monyon – ni K. – COP – K. – ballon-battre-AG – bon – COP Komasa est un bon joueur.
A balòn kiran gu, a a kieni, be a kò n sènbè saan ni, a – balòn – kiran – gu – a – a – kieni – be – a – kò – n – sènbè – saan – ni il – ballon – avoir – DEF – il – le – relever – venir – le – battre – LOG – force – toute – avec Lorsqu’il a reçu le ballon, il l’a relevé et l’a tiré de toutes ses forces.
a bii dò. a – bii – dò il – but – mettre Il a marqué un but.
Sagan gooludien te pò si kai. Sagan – goolu-dien – te – pò si – kai S. – but-enfant – IPFnég – rien – voir Le garde–but de Mopti n’a rien vu.
Jamaa tèbènkòre. jamaa – tèbènkòre foule – battre des mains Les spectateurs ont applaudi.
Kòna balònkòreyaye yakuba. Kòna – balòn-kòre-ya-ye – yakuba K. – ballon-battre-AG-PL – prendre davantage de courage Les joueurs de Konna ont pris davantage de courage.
Sagan bii maa baana saan ni, e te a kiran, e pondega. Sagan – bii – maa – baana – saan – ni – e – te –a – kiran – e – ponde-ga S. – but – chercher – manière – toute – avec – ils – IPFnég – le – avoir – ils – se fâcher-PFF Mopti a tout fait pour égaliser, mais n’a pas pu. Ils se sont fâchés.
E buò kiran tun. e – buò – kiran – tun ils – ensemble – acquérir – encore Le match a repris.
Kòna balònkòreya mon ga n keira Petii ni, balòn kò n nyèn ni. Kòna – balònkòreya – mon – ga – n keira – Petii – ni – balòn – kò – n – nyèn – ni K. – footballeur – REL – IPF – s'appeler – Petit – avec – ballon – battre – LOG – tête – avec Un autre joueur de Konna surnommé Petit, a donné un coup de tête au ballon
A bii pendaana dò. Jamaa gu kòmon. a – bii – pende-ana – dò – jamaa – gu – kòmon il – but – 2-ORD – mettre – foule – DEF – crier et marqué le deuxième but. Les spectateurs ont crié.
Pònye to, pònye tawa piisi suo. pòn-ye – to – pòn-ye – tawa – piisi – suo certain-PL – sauter – certain-PL – jambe – soulever – sortir Certains sautaient, d’autres soulevaient la jambe en l’air pour manifester leur joie.
Kònange more e balónkòreyaye gire yo Kòna-nge – mo-re – e – balònkòreya-ye – gire – yo K.-PL – REL-PL – leurs – footballeur-PL – DEF – dire Les supporteurs de Konna ont demandé à leurs joueurs
e nyimire ganan e nòòtòmani sabi e ga a può, Kòna ganan hini Sagan te. e – nyimire – ganan – e nòòtòmani – sabi – e – ga – a – può – K. – ganan – hini – S. – te leurs – gens – INJ – s'efforcer – parce que – ils – IPF – le – vouloir – K. – INJ – gagner – S. – contre de redoubler d’ardeur pour gagner le match.
Sagan gooludien gu a tiin a ga junjuna n goolikèè pa, Sagan – gooludien – gu – a – tiin – a – ga – junjuna – n – gooli-kèè – pa S. – garde-but – DEF – le – faire – il – IPF – adosser – LOG – but-montant – contre Le garde–but de Mopti était adossé au montant de sa cage
a ga munyu balòn kòrena te tun. a – ga – munyu – balòn – kòre-na – te – tun il – IPF – attendre – ballon – battre-PART – à – encore en train d’attendre que le ballon lui arrive de nouveau ...
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : AG = agent ; COP = copule ; DEF = article défini ; EMPH = emphatique ; FOC = focalisateur ; INJ = injonctif ; IPF = aspect imperfectif ; IPFnég = aspect imperfectif négatif ; LOG = pronom logophorique ; ORD = ordinal ; PART = participe (de valeur d’accompli) ; PFF = aspect perfectif ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom rélatif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Photos "de foot" (prises par moi à Niono/Mali) :


Konna contre Mopti, c'est ce qu'on peut désigner de "derby" ou "match local", donc un match opposant deux clubs (villes) géographiquement proches : Konna est une ville et commune rurale au Cercle de Mopti dans la 5e région administrative du Mali. Elle est située à 60 kms au nord-est de Mopti. La route principale N16 qui relie Sévaré et Gao, passe la ville et tourne un peu au sud de Konna à l'est vers Douentza, Hombori et enfin Gao. Son marché de jeudi est très fréquenté par la population de cette zone (une fois par moi aussi). Selon le recensement de 2009, la population totale compte 36.000 personnes. J'ai visité Konna plusieurs fois ... Mopti est la capitale de la 5e région et se situe au confluent des fleuves Bani et Niger. Une ville très vivante et animée, grâce à sa situation géographique très centrale, à son architecture et à son port, un port de grande importance sur le fleuve Niger, où transitent hommes et marchandises. Cette ville multi-ethnique est aussi marquée par l'important chantier naval de pirogues et pinasses, toutes de première nécessité pour le transport au pays. La ville compte env. 110.000 habitants.
Qui va gagner ce "derby", les petits de la campagne ou les grands de la capitale régionale ? On va voir ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
Un match de football
Dimanche dernier, Konna et Mopti ont joué au ballon. Ceux de Konna sont venus à Mopti. Il y avaient six véhicules remplis de supporteurs. Ils ont été bien accueillis par les gens de Mopti avec de l’eau à boire et un repas. De tous les côtés on n’entend que "Konna". Aujourd’hui ce sera dur. L’après-midi, tout le monde s’est dirigé vers le terrain. Mopti était d’un côté, habillé en rouge, Konna de l’autre, habillé en blanc. Les arbitres sont habillés en noir. L’arbitre central a mis le ballon au centre. Il a sifflé. Konna a circulé avec le ballon avec des passes précises. Komasa est un bon joueur. Lorsqu’il a reçu le ballon, il l’a relevé et l’a tiré de toutes ses forces. Il a marqué un but. Le garde-but de Mopti n’a rien vu. Les spectateurs ont applaudi. Les joueurs de Konna ont pris davantage de courage. Mopti a tout fait pour égaliser, mais n’a pas pu. Le match a repris. Un autre joueur de Konna surnommé Petit, a donné un coup de tête au ballon et marqué un but. Les spectateurs ont crié. Certains sautaient, d’autres soulevaient la jambe en l’air pour manifester leur joie. Les supporteurs de Konna ont demandé à leurs joueurs de redoubler d’ardeur pour gagner le match. Le garde-but de Mopti était adossé au montant de sa cage en train d’attendre que le ballon lui arrive de nouveau ...
– texte glosé :
Balònkòre Balòn-kòre ballon-combat Un match de football
Galaati mon kièga, Kòna yen Sagan balòn kòga. galaati – mon – kiè-ga – Kòna – yen – Sagan – balon – kò-ga dimanche – REL – passer-PFF – K. – et – S. – ballon – battre-PFF Dimanche dernier, Konna et Mopti ont joué au ballon.
Kònange duò bega Sagan. Kòna-nge – duò – be-ga – Sagan K.-PL – FOC – aller-PFF – S. Ceux de Konna sont venus à Mopti.
E mòbili tuumin pa nyimi ni. e – mòbili – tuumin – pa – nyimi – ni ils – voiture – 6 – remplir – gens – avec Il y avaient six véhicules remplis de supporteurs.
Sagange e tenbe buraama ni, jii yen dièpò. Sagan-nge – e – tenbe – buraaman – ni – jii – yen – diè-pò S.-PL – les – accueillir – respect – avec – eau – et – repas-chose Ils ont été bien accueillis par les gens de Mopti avec de l’eau à boire et un repas.
Taa gu saan a na pò si miè kala "Kòna". taa – gu – saan – a – na – pò si – miè – kala – Kòna côté – DEF – tous – on – IPFnég – rien – entendre – sauf – K. De tous les côtés on n’entend que "Konna".
A na deman wai de ! a – na – deman – wai – de il – IPFnég – être doux – aujourd'hui – EMPH Aujourd’hui ce sera dur.
Nènèwaati, jamaa saan so buò kòrepata buron ni. nènè-waati – jamaa – saan – so – buò – kòre-pata – buron – ni soir-temps – foule – toute – partir – ensemble – battre-espace – grand – à L’après–midi, tout le monde s’est dirigé vers le terrain.
Sagan ga taa ken ni, juu tòòmò ga e kan, Sagan – ga – taa – ken – ni – juu – tòòmò – ga – e – kan S. – COP? – côté – 1 – à – vêtement – rouge – COP – eux – chez Mopti était d’un côté, habillé en rouge,
Kòna ga juu kuo taa ken ni. Kòna – ga – juu – kuo – taa – ken – ni K. – COP – vêtement – blanc – côté – 1 – à Konna de l’autre, habillé en blanc.
Juu piin ga arabiitiriye kan. juu – piin – ga – arabiitiri-ye – kan vêtement –noir – COP – arbitre-PL – chez Les arbitres sont habillés en noir.
Arabiitiri buron gu balòn gu yaa balònkòrepata gu bogu ni. arabiitiri – buron – gu – balòn – gu – yaa – balòn-kòre-pata – gu – bogu – ni arbitre – grand – DEF – ballon – DEF – mettre – ballon-battre-espace – DEF – centre – à L’arbitre central a mis le ballon au centre.
A sufule gu kò. a – sufule – gu – kò il – sifflet – DEF – battre Il a sifflé.
Kòna kie balòn ni, ye a dò dò buon na. Kòna – bie – balòn – ni – ye – a – dò – dò – buon – na K. – courir – ballon – avec – ils – le – mettre – mettre – ?? – avec Konna a circulé avec le ballon avec des passes précises.
Kòmasa ga Kòna balònkòreya monyon ni. Kòmasa – ga – Kòna – balòn-kòre-ya – monyon – ni K. – COP – K. – ballon-battre-AG – bon – COP Komasa est un bon joueur.
A balòn kiran gu, a a kieni, be a kò n sènbè saan ni, a – balòn – kiran – gu – a – a – kieni – be – a – kò – n – sènbè – saan – ni il – ballon – avoir – DEF – il – le – relever – venir – le – battre – LOG – force – toute – avec Lorsqu’il a reçu le ballon, il l’a relevé et l’a tiré de toutes ses forces.
a bii dò. a – bii – dò il – but – mettre Il a marqué un but.
Sagan gooludien te pò si kai. Sagan – goolu-dien – te – pò si – kai S. – but-enfant – IPFnég – rien – voir Le garde–but de Mopti n’a rien vu.
Jamaa tèbènkòre. jamaa – tèbènkòre foule – battre des mains Les spectateurs ont applaudi.
Kòna balònkòreyaye yakuba. Kòna – balòn-kòre-ya-ye – yakuba K. – ballon-battre-AG-PL – prendre davantage de courage Les joueurs de Konna ont pris davantage de courage.
Sagan bii maa baana saan ni, e te a kiran, e pondega. Sagan – bii – maa – baana – saan – ni – e – te –a – kiran – e – ponde-ga S. – but – chercher – manière – toute – avec – ils – IPFnég – le – avoir – ils – se fâcher-PFF Mopti a tout fait pour égaliser, mais n’a pas pu. Ils se sont fâchés.
E buò kiran tun. e – buò – kiran – tun ils – ensemble – acquérir – encore Le match a repris.
Kòna balònkòreya mon ga n keira Petii ni, balòn kò n nyèn ni. Kòna – balònkòreya – mon – ga – n keira – Petii – ni – balòn – kò – n – nyèn – ni K. – footballeur – REL – IPF – s'appeler – Petit – avec – ballon – battre – LOG – tête – avec Un autre joueur de Konna surnommé Petit, a donné un coup de tête au ballon
A bii pendaana dò. Jamaa gu kòmon. a – bii – pende-ana – dò – jamaa – gu – kòmon il – but – 2-ORD – mettre – foule – DEF – crier et marqué le deuxième but. Les spectateurs ont crié.
Pònye to, pònye tawa piisi suo. pòn-ye – to – pòn-ye – tawa – piisi – suo certain-PL – sauter – certain-PL – jambe – soulever – sortir Certains sautaient, d’autres soulevaient la jambe en l’air pour manifester leur joie.
Kònange more e balónkòreyaye gire yo Kòna-nge – mo-re – e – balònkòreya-ye – gire – yo K.-PL – REL-PL – leurs – footballeur-PL – DEF – dire Les supporteurs de Konna ont demandé à leurs joueurs
e nyimire ganan e nòòtòmani sabi e ga a può, Kòna ganan hini Sagan te. e – nyimire – ganan – e nòòtòmani – sabi – e – ga – a – può – K. – ganan – hini – S. – te leurs – gens – INJ – s'efforcer – parce que – ils – IPF – le – vouloir – K. – INJ – gagner – S. – contre de redoubler d’ardeur pour gagner le match.
Sagan gooludien gu a tiin a ga junjuna n goolikèè pa, Sagan – gooludien – gu – a – tiin – a – ga – junjuna – n – gooli-kèè – pa S. – garde-but – DEF – le – faire – il – IPF – adosser – LOG – but-montant – contre Le garde–but de Mopti était adossé au montant de sa cage
a ga munyu balòn kòrena te tun. a – ga – munyu – balòn – kòre-na – te – tun il – IPF – attendre – ballon – battre-PART – à – encore en train d’attendre que le ballon lui arrive de nouveau ...
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : AG = agent ; COP = copule ; DEF = article défini ; EMPH = emphatique ; FOC = focalisateur ; INJ = injonctif ; IPF = aspect imperfectif ; IPFnég = aspect imperfectif négatif ; LOG = pronom logophorique ; ORD = ordinal ; PART = participe (de valeur d’accompli) ; PFF = aspect perfectif ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom rélatif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Photos "de foot" (prises par moi à Niono/Mali) :



Italie: les "Cinque Terre"... en trois villages English translation pending
La nuit est encore noire alors que nous naviguons le long de la côte ligurienne. A travers le hublot de ma cabine, j’observe le paysage. Parmi les masses sombres des falaises, scintillent par endroits des centaines de lumières. Maintenant c’est le faisceau lumineux d’un phare qui balaye le panorama tout en se reflétant sur la surface de la mer … Pas de doute, ce sont bien les « Cinque Terre » que nous longeons.
A cet instant, j’ai en tête les images de ces villages isolés aux maisons colorées, des images vues à plusieurs reprises … mais seulement en photos !
Encore un peu d’attente et ce sera la véritable découverte de ces pittoresques bourgades au milieu de leur environnement naturel … Mais pour cela, faut-il encore débarquer à terre !
C’est parfait, notre navire vient d’entamer les traditionnelles manœuvres d’amarrage au quai, nous sommes arrivés à La Spezia.
--

La Spezia est le grand port de la région. Bien abrité dans une profonde échancrure de la côte, le site n’a pas été choisi au hasard, ce lieu stratégique convenait parfaitement aux militaires. La Spezia a toujours été un port pour les navires de la marine avant de laisser aussi une place aux cargos de la marine marchande. Et si ce site est bien protégé des éventuels ennemis, il ne l’est pas vraiment de la pluie ! Les montagnes environnantes accrochent souvent les nuages qui déversent sur la ville bruines ou averses, d’ailleurs les habitants de la région n’appellent-ils pas La Spezia le « pissoir » de la côte ? Et ce matin, comme il se doit, le jour se lève … sous quelques gouttes ! Quittons la ville (et la pluie !) en direction de ces fameuses « Cinque Terre » inscrites au patrimoine de l’UNESCO depuis 1997 au programme : les visites de trois des cinq villages. Pour accéder à ces bourgs pris en tenaille entre mer et montagnes, prenons la route. Longtemps isolées, les Cinque Terre ne sont desservies par une route carrossable que depuis les années soixante, avant il n’y avait que le rail et encore … seulement depuis la fin du 19ème siècle. Et auparavant ? Les seules possibilités pour atteindre ces villages enclavés le long d’une côte inhospitalière se résumaient à la voie maritime ainsi qu’à des sentiers … pédestres, à travers les montagnes. Une longue montée, une succession de virages, des tunnels puis des à-pics vertigineux en surplomb de la mer … c’est ainsi que se présente la route goudronnée qui dessert les villages. --
Voilà que l’on arrive maintenant à notre première halte, un parking sur les hauteurs de Manarola. C’est le terminus de la route. En effet, l’accès au cœur du bourg en contrebas est réglementé, les ruelles étroites ne laissant que peu d’espace aux véhicules. Seules les autos des habitants ou bien les fourgonnettes de livraisons sont autorisées à passer la barrière. Aussi, il nous faut obligatoirement nous garer et continuer à pied la visite. De ce belvédère la vue sur Manarola est splendide. Une riche palette de teintes chaudes agrémente le panorama, toutes ces façades colorées composent un plaisant patchwork sur fond d’un joli bleu marine. Les habitations, tout en hauteur, sont adossées à un promontoire rocheux s’avançant sur la mer. Des maisons imbriquées entre elles et des toitures qui s’enchevêtrent dans un drôle de bric-à-brac. Derrière ces murs vivent quelques 700 habitants, Manarola est le plus ancien des villages des Cinque Terre.

Tout le long des quelques centaines de mètres de route qui nous séparent du centre, le regard hésite entre la vue de coquettes maisons de poupée (ô le pimpant rose bonbon !) et les cultures en terrasses de la vigne. Ce vignoble est une fierté des habitants de la région.

Depuis le Moyen Âge, des pierres on été entassées formant ainsi des murets retenant la terre de ces versants pentus. Si l’on met bout à bout l’ensemble des murets des Cinq Terres, cela représente paraît-il une muraille de plus de 6700 km sur les flancs des montagnes. Avec les rangs de vigne ils strient de lignes horizontales le paysage alentour. La moindre parcelle de terre semble cultivée, certaines sont même très proches du rivage. Les vignes les plus basses, presque fouettées par les embruns, produisent du raisin de table. Quant aux terrasses à mi collines, elles permettent d’élaborer des vins blanc secs de qualité, seul le Sciacchetra est un savoureux vin moelleux parfait pour accompagner les desserts. Mais pour travailler des terrains si escarpés, on imagine aisément que les viticulteurs ne doivent pas manquer de courage. Cependant, de nos jours la mécanisation permet de diminuer un peu la pénibilité de ce labeur. C’est ce que l’on constate en voyant ça et là d’étranges engins, des sortes de minis funiculaires pouvant arpenter la forte déclivité des penchants. Ces chariots sur rails sont utilisés pendant les vendanges pour transporter les précieuses grappes, épargnant ainsi le dos et les jambes des hommes. On est content pour eux !


La viticulture est donc une des principales activités agricoles des Cinque Terre, ce n’est pas la seule. Les oliviers, le basilic (pour aromatiser les traditionnelles pasta !) et les agrumes ont également leur place. A côté des citronniers, on voit aussi de nombreux orangers dont les fruits, selon la maturité, arborent des teintes allant du vert à … l’orange, évidemment. Chacun de ces cinq villages a été édifié autour de vallons où dévalent les eaux d’un torrent de montagne. Cinq villages, cinq torrents … Les Cinq Terres sont bien nommées ! A Manarola, le ruisseau s’appelle le Groppo. La petite route longe son cours jusqu’à l’entrée du village où il disparaît en s’engouffrant sous un pont … ses eaux sont entièrement canalisées et rejoignent la mer en cheminant sous terre, enfin sous le bourg. La rue principale descend elle aussi vers la mer. Ici, comme on pouvait s’y attendre, il n’y a pas de voitures stationnées au pied des maisons mais des barques de pêcheurs toutes alignées et bien protégées par des bâches, elles sont aujourd’hui au repos … forcé ! Ces bateaux attendent sans doute une mer moins agitée pour partir à la pêche.



Les passants qui s’engouffrent dans ce tunnel peuvent être divisés en deux catégories. - Il y a ceux, bon marcheurs et amateurs de randonnées pédestres, qui se dirigent d’un pas alerte vers le sentier côtier. La « Via d’ell Amore », porte un nom imagé (est-il besoin de traduire ?). Il laisse imaginer un agréable programme : en 30 minutes, il permet de rejoindre le village de Riomaggiore tout en contemplant des panoramas à couper le souffle. Seulement, l’accès de ce sentier à flanc de collines côtières est en cours d’aménagement en cet automne, il est donc fermé. C’est ainsi ! La balade est donc à faire pendant la saison estivale, il y a paraît-il beaucoup de randonneurs, son accès est même payant … - L’autre catégorie de passants (plus en nombre et dont nous sommes) est composée de personnes se dirigeant vers le quai de la gare ferroviaire locale. Le train bondé comme une rame de métro parisien aux heures de pointe nous mène en quelques minutes à un autre village du Parc National des Cinque Terre. Nous faisons étape à Vernazza et c’est déjà le moment de descendre du wagon.
-- Et si Vernazza était bien le plus pittoresque des villages de ce littoral des Cinque Terre ? Il est facile de tomber sous le charme lorsqu’on admire son décor, par exemple, depuis la jetée. Un port minuscule, une petite place en front de mer bordée d’immeubles traditionnels, des façades aux tons chauds et un clocher octogonal d’une église édifiée sur les rochers, juste au-dessus de la mer. Un vrai décor d’opérette, le tableau est parfait … enfin presque ! On peut simplement regretter les quelques murs un peu décrépis et une peinture écaillée par endroits. Mais ici, finalement, c’est le charme de l’authenticité qui opère, pas question de maquiller le village afin de plaire artificiellement aux visiteurs.

Cette localité a une longue histoire et une prospérité reconnue déjà à l’époque de la République de Gênes. Son cadre et son port naturel en ont fait un lieu stratégique bien protégé par les fortifications et le château des Doria qui depuis le 11ème siècle domine la mer et le village depuis un éperon rocheux.

En flânant parmi les ruelles du bourg, l’atmosphère et l’ambiance toute italienne séduit les visiteurs. Aux fenêtres les mama s’affairent à étendre leur linge … pas possible, le jour de lessive, c’est vraiment tous les jours en Italie ! Un peu plus loin, ce sont des cannes et des filets de pêche qui sont entreposés sur une rambarde. Vernazza a toujours été un village de pêcheurs mais aujourd’hui il n’est pas question de sortir en bateau, la mer est trop agitée. Les vagues qui viennent fouetter et éclabousser les quais en témoignent.


D’ailleurs les barques sont sagement alignées sur la place au pied de l’église dans l’attente de conditions de mer un peu meilleures. Pas de sortie pour la pêche et pas non plus de balades touristiques le long du rivage avec escales de village en village, c’est sans doute dommage ! Ces toutes relatives intempéries n’ont cependant vraiment rien avoir avec ce qui s’est passé à Vernazza, le 25 octobre 2011. Un jour maudit par les 975 habitants de Vernazza. Des pluies torrentielles se sont abattues à cette date sur les sommets et les versants des montagnes alentour. Les conséquences ? Un vrai désastre dans le village, on parle même de dégâts évalués à une centaine de millions d’Euro ! Imaginez des torrents de boue dévalant la montagne jusque dans les rues du bourg. Une grande photo panoramique exposée en bonne place au cœur du village donne un aperçu des dégâts subits.


Un dernier regard sur ce village et ses hautes habitations blotties les unes contre les autres avant de poursuivre le périple. Ce ne sera donc pas en bateaux à cause de l’état de la mer mais en train … et il ne va tarder d’entrer en gare.

-> suite du récit : le village de Monterosso, message suivant ->

La Spezia est le grand port de la région. Bien abrité dans une profonde échancrure de la côte, le site n’a pas été choisi au hasard, ce lieu stratégique convenait parfaitement aux militaires. La Spezia a toujours été un port pour les navires de la marine avant de laisser aussi une place aux cargos de la marine marchande. Et si ce site est bien protégé des éventuels ennemis, il ne l’est pas vraiment de la pluie ! Les montagnes environnantes accrochent souvent les nuages qui déversent sur la ville bruines ou averses, d’ailleurs les habitants de la région n’appellent-ils pas La Spezia le « pissoir » de la côte ? Et ce matin, comme il se doit, le jour se lève … sous quelques gouttes ! Quittons la ville (et la pluie !) en direction de ces fameuses « Cinque Terre » inscrites au patrimoine de l’UNESCO depuis 1997 au programme : les visites de trois des cinq villages. Pour accéder à ces bourgs pris en tenaille entre mer et montagnes, prenons la route. Longtemps isolées, les Cinque Terre ne sont desservies par une route carrossable que depuis les années soixante, avant il n’y avait que le rail et encore … seulement depuis la fin du 19ème siècle. Et auparavant ? Les seules possibilités pour atteindre ces villages enclavés le long d’une côte inhospitalière se résumaient à la voie maritime ainsi qu’à des sentiers … pédestres, à travers les montagnes. Une longue montée, une succession de virages, des tunnels puis des à-pics vertigineux en surplomb de la mer … c’est ainsi que se présente la route goudronnée qui dessert les villages. --
Voilà que l’on arrive maintenant à notre première halte, un parking sur les hauteurs de Manarola. C’est le terminus de la route. En effet, l’accès au cœur du bourg en contrebas est réglementé, les ruelles étroites ne laissant que peu d’espace aux véhicules. Seules les autos des habitants ou bien les fourgonnettes de livraisons sont autorisées à passer la barrière. Aussi, il nous faut obligatoirement nous garer et continuer à pied la visite. De ce belvédère la vue sur Manarola est splendide. Une riche palette de teintes chaudes agrémente le panorama, toutes ces façades colorées composent un plaisant patchwork sur fond d’un joli bleu marine. Les habitations, tout en hauteur, sont adossées à un promontoire rocheux s’avançant sur la mer. Des maisons imbriquées entre elles et des toitures qui s’enchevêtrent dans un drôle de bric-à-brac. Derrière ces murs vivent quelques 700 habitants, Manarola est le plus ancien des villages des Cinque Terre.

Tout le long des quelques centaines de mètres de route qui nous séparent du centre, le regard hésite entre la vue de coquettes maisons de poupée (ô le pimpant rose bonbon !) et les cultures en terrasses de la vigne. Ce vignoble est une fierté des habitants de la région.

Depuis le Moyen Âge, des pierres on été entassées formant ainsi des murets retenant la terre de ces versants pentus. Si l’on met bout à bout l’ensemble des murets des Cinq Terres, cela représente paraît-il une muraille de plus de 6700 km sur les flancs des montagnes. Avec les rangs de vigne ils strient de lignes horizontales le paysage alentour. La moindre parcelle de terre semble cultivée, certaines sont même très proches du rivage. Les vignes les plus basses, presque fouettées par les embruns, produisent du raisin de table. Quant aux terrasses à mi collines, elles permettent d’élaborer des vins blanc secs de qualité, seul le Sciacchetra est un savoureux vin moelleux parfait pour accompagner les desserts. Mais pour travailler des terrains si escarpés, on imagine aisément que les viticulteurs ne doivent pas manquer de courage. Cependant, de nos jours la mécanisation permet de diminuer un peu la pénibilité de ce labeur. C’est ce que l’on constate en voyant ça et là d’étranges engins, des sortes de minis funiculaires pouvant arpenter la forte déclivité des penchants. Ces chariots sur rails sont utilisés pendant les vendanges pour transporter les précieuses grappes, épargnant ainsi le dos et les jambes des hommes. On est content pour eux !


La viticulture est donc une des principales activités agricoles des Cinque Terre, ce n’est pas la seule. Les oliviers, le basilic (pour aromatiser les traditionnelles pasta !) et les agrumes ont également leur place. A côté des citronniers, on voit aussi de nombreux orangers dont les fruits, selon la maturité, arborent des teintes allant du vert à … l’orange, évidemment. Chacun de ces cinq villages a été édifié autour de vallons où dévalent les eaux d’un torrent de montagne. Cinq villages, cinq torrents … Les Cinq Terres sont bien nommées ! A Manarola, le ruisseau s’appelle le Groppo. La petite route longe son cours jusqu’à l’entrée du village où il disparaît en s’engouffrant sous un pont … ses eaux sont entièrement canalisées et rejoignent la mer en cheminant sous terre, enfin sous le bourg. La rue principale descend elle aussi vers la mer. Ici, comme on pouvait s’y attendre, il n’y a pas de voitures stationnées au pied des maisons mais des barques de pêcheurs toutes alignées et bien protégées par des bâches, elles sont aujourd’hui au repos … forcé ! Ces bateaux attendent sans doute une mer moins agitée pour partir à la pêche.



Les passants qui s’engouffrent dans ce tunnel peuvent être divisés en deux catégories. - Il y a ceux, bon marcheurs et amateurs de randonnées pédestres, qui se dirigent d’un pas alerte vers le sentier côtier. La « Via d’ell Amore », porte un nom imagé (est-il besoin de traduire ?). Il laisse imaginer un agréable programme : en 30 minutes, il permet de rejoindre le village de Riomaggiore tout en contemplant des panoramas à couper le souffle. Seulement, l’accès de ce sentier à flanc de collines côtières est en cours d’aménagement en cet automne, il est donc fermé. C’est ainsi ! La balade est donc à faire pendant la saison estivale, il y a paraît-il beaucoup de randonneurs, son accès est même payant … - L’autre catégorie de passants (plus en nombre et dont nous sommes) est composée de personnes se dirigeant vers le quai de la gare ferroviaire locale. Le train bondé comme une rame de métro parisien aux heures de pointe nous mène en quelques minutes à un autre village du Parc National des Cinque Terre. Nous faisons étape à Vernazza et c’est déjà le moment de descendre du wagon.
-- Et si Vernazza était bien le plus pittoresque des villages de ce littoral des Cinque Terre ? Il est facile de tomber sous le charme lorsqu’on admire son décor, par exemple, depuis la jetée. Un port minuscule, une petite place en front de mer bordée d’immeubles traditionnels, des façades aux tons chauds et un clocher octogonal d’une église édifiée sur les rochers, juste au-dessus de la mer. Un vrai décor d’opérette, le tableau est parfait … enfin presque ! On peut simplement regretter les quelques murs un peu décrépis et une peinture écaillée par endroits. Mais ici, finalement, c’est le charme de l’authenticité qui opère, pas question de maquiller le village afin de plaire artificiellement aux visiteurs.

Cette localité a une longue histoire et une prospérité reconnue déjà à l’époque de la République de Gênes. Son cadre et son port naturel en ont fait un lieu stratégique bien protégé par les fortifications et le château des Doria qui depuis le 11ème siècle domine la mer et le village depuis un éperon rocheux.

En flânant parmi les ruelles du bourg, l’atmosphère et l’ambiance toute italienne séduit les visiteurs. Aux fenêtres les mama s’affairent à étendre leur linge … pas possible, le jour de lessive, c’est vraiment tous les jours en Italie ! Un peu plus loin, ce sont des cannes et des filets de pêche qui sont entreposés sur une rambarde. Vernazza a toujours été un village de pêcheurs mais aujourd’hui il n’est pas question de sortir en bateau, la mer est trop agitée. Les vagues qui viennent fouetter et éclabousser les quais en témoignent.


D’ailleurs les barques sont sagement alignées sur la place au pied de l’église dans l’attente de conditions de mer un peu meilleures. Pas de sortie pour la pêche et pas non plus de balades touristiques le long du rivage avec escales de village en village, c’est sans doute dommage ! Ces toutes relatives intempéries n’ont cependant vraiment rien avoir avec ce qui s’est passé à Vernazza, le 25 octobre 2011. Un jour maudit par les 975 habitants de Vernazza. Des pluies torrentielles se sont abattues à cette date sur les sommets et les versants des montagnes alentour. Les conséquences ? Un vrai désastre dans le village, on parle même de dégâts évalués à une centaine de millions d’Euro ! Imaginez des torrents de boue dévalant la montagne jusque dans les rues du bourg. Une grande photo panoramique exposée en bonne place au cœur du village donne un aperçu des dégâts subits.


Un dernier regard sur ce village et ses hautes habitations blotties les unes contre les autres avant de poursuivre le périple. Ce ne sera donc pas en bateaux à cause de l’état de la mer mais en train … et il ne va tarder d’entrer en gare.

-> suite du récit : le village de Monterosso, message suivant ->
Magasins Makro aux Philippines English translation pending
Bonjour,
quelqu'un pourrait il me dire s'il existe encore des magasins enseigne Makro aux Phils?
Col de Tizi N'Tichka English translation pending
Bonjour,
Il parait que la route entre Marrakech et Ouarzazate est fermée en ce moment à cause des intempéries récentes. Il semble même que le col soit exceptionnellement enneigé! Je suis assez inquiet car je doit me rendre de Marrakech à Ouarzazate le 21/12 Quelqu'un a t il des infos sur ce thème? Merci d'avance
Il parait que la route entre Marrakech et Ouarzazate est fermée en ce moment à cause des intempéries récentes. Il semble même que le col soit exceptionnellement enneigé! Je suis assez inquiet car je doit me rendre de Marrakech à Ouarzazate le 21/12 Quelqu'un a t il des infos sur ce thème? Merci d'avance
Fête des Lumières en arrivant à la gare de Perrache? English translation pending
Bonjour,
Je vais me rendre à la fete des lumières à Lyon samedi prochain, et je vais arrivé en train à la gare de Perrache.
Quelqu'un connaissant la ville peut il me dire ce que je peux voir dans ce secteur et comment m'y rendre, sachant que j'aurai environ 4 heures devant moi avant de prendre le train du retour.
Merci d'avance,
a +😉
Je vais me rendre à la fete des lumières à Lyon samedi prochain, et je vais arrivé en train à la gare de Perrache.
Quelqu'un connaissant la ville peut il me dire ce que je peux voir dans ce secteur et comment m'y rendre, sachant que j'aurai environ 4 heures devant moi avant de prendre le train du retour.
Merci d'avance,
a +😉
Quelles spécialités viennoises ramener? English translation pending
bonsoir, nous partons à vienne le 9 décembre visiter les chateaux de sissi(mon réve)et faire quelques marchés de noel ma question : quoi ramener comme spécialités de la bas merci...
Groupage en container au départ du Havre pour le Cameroun English translation pending
bonjour
a partir de février 2015 un groupage ce feras destination Cameroun (Douala ou Yaoundé) départ le Havre tout les mois pour démarrer et voir 2 par la suite je vous met le site "attention il est en construction" mais page 3 il y a les tarifs http://www.fretcontainermeroun.sitew.fr je suis a votre disposition pour plus de renseignements Obene et Yvon
a partir de février 2015 un groupage ce feras destination Cameroun (Douala ou Yaoundé) départ le Havre tout les mois pour démarrer et voir 2 par la suite je vous met le site "attention il est en construction" mais page 3 il y a les tarifs http://www.fretcontainermeroun.sitew.fr je suis a votre disposition pour plus de renseignements Obene et Yvon
Traverser la Mer Noire avec sa moto English translation pending
bonjour
savez vous si on peut traverser la mer noire en mettant sa moto sur un ferry/bateau ? le but est d'aller le plus vite possible en mongolie , le bateau permettrait d'aller de bulgarie en russie puis Kazakhstan et russie/mongolie c'est juste pour faire le tour de la question, evidemment il y a d'autres routes pour se rendre en mongolie depuis la France, j'aimerais explorer cette solution
j'ai vu qu'il y avait un port en bulgarie , mais je ne sais pas si ce n'est que du transaport de marchandise
merci
franck
savez vous si on peut traverser la mer noire en mettant sa moto sur un ferry/bateau ? le but est d'aller le plus vite possible en mongolie , le bateau permettrait d'aller de bulgarie en russie puis Kazakhstan et russie/mongolie c'est juste pour faire le tour de la question, evidemment il y a d'autres routes pour se rendre en mongolie depuis la France, j'aimerais explorer cette solution
j'ai vu qu'il y avait un port en bulgarie , mais je ne sais pas si ce n'est que du transaport de marchandise
merci
franck
Hébergement facile au Cap Vert? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons au Cap-Vert la semaine prochaine et visiterons Santiago, Fogo et Maio. Nous souhaitions partir en sac à dos et se déplacer au grès du vent, d'où la question: Est-il possible de ne rien réserver (hébergements et transferts entre iles)? Si oui, trouver un logement pas trop onéreux est-il facile?
Merci d'avance de vos réponses.
Thomas.
Nous partons au Cap-Vert la semaine prochaine et visiterons Santiago, Fogo et Maio. Nous souhaitions partir en sac à dos et se déplacer au grès du vent, d'où la question: Est-il possible de ne rien réserver (hébergements et transferts entre iles)? Si oui, trouver un logement pas trop onéreux est-il facile?
Merci d'avance de vos réponses.
Thomas.
Pakistan - Iran à motos: carnet de passage en douane ou ATA? English translation pending
Bonjour,
Sujet abordé souvent mais je ne trouve pas vraiment de réponses...
Pour notre prochain voyage, on souhaite aller en Iran avec nos motos, mais il faut ce fameux CPD qui coute une fortune!!! 🤪 (L'arnaque!!)
Est ce que quelqu'un est passé en Iran avec son véhicule et un carnet ATA ou le CPD est obligatoire??
Si vous avez des infos, merci d'avance!
Même question pour le Pakistan et l'Inde! Merci!🙂 Virginie
Même question pour le Pakistan et l'Inde! Merci!🙂 Virginie
Colis du Chili vers l'Argentine? English translation pending
Bonjour,
étant un peu trop chargés, on aimerait envoyer un colis du chili (Santiago) à l'Argentine (El Chalten), max 4kg (il s'agirait de 2 paires de chaussures de montagne).
- quel service choisit-on ? correos chile ? un équivalent? un autre plus fiable ? - quel serait le délais ? (on va mettre 2 à 3 mois à aller de Santiago à El Chalten, donc nous ne sommes pas pressés) - faut-il une adresse de livraison ? ou bien "la poste, El Chalten", ça suffit? combien de temps pourrait rester notre colis en poste restante par exemple? (nous ne sommes pas pressés, mais le colis risque du coup de nous attendre un bon moment) - combien coûte l'envoi d'un tel colis ?
merci de vos réponses ! je continue les recherches, mais on part bientôt, donc si vous avez quelques réponses partielles à ma demande, ce serait super !
étant un peu trop chargés, on aimerait envoyer un colis du chili (Santiago) à l'Argentine (El Chalten), max 4kg (il s'agirait de 2 paires de chaussures de montagne).
- quel service choisit-on ? correos chile ? un équivalent? un autre plus fiable ? - quel serait le délais ? (on va mettre 2 à 3 mois à aller de Santiago à El Chalten, donc nous ne sommes pas pressés) - faut-il une adresse de livraison ? ou bien "la poste, El Chalten", ça suffit? combien de temps pourrait rester notre colis en poste restante par exemple? (nous ne sommes pas pressés, mais le colis risque du coup de nous attendre un bon moment) - combien coûte l'envoi d'un tel colis ?
merci de vos réponses ! je continue les recherches, mais on part bientôt, donc si vous avez quelques réponses partielles à ma demande, ce serait super !
Piste Kiffa / Kankossa / Kayes English translation pending
Qui aurait des informations récentes sur la piste Kiffa / Kankossa / Kayes ? Est-elle praticable par des camions ?
Programme visites Kyoto English translation pending
Bonjour,
Voici mon programme de visites sur kyoto. Pouvez vous me dire si je n'ai pas oublié d'incontournables (même si évidemment il y a beaucoup de choses a voir à Kyoto ^^) et si cela vous parait cohérent en terme de localisation et rythme.
Jour 1 : Matinée : train de Kanazawa (2h15), depot des bagages à l'hotel, ... Aprem : Chemin de la philosophie avec Ginkakuji, Nanzen ji, Eikando.
Jour 2 : Matinée : Pavillond'or, Ryoanji, Ninnaji Aprem : Arashiyama (bambouseraie, ....)
Jour 3 : Nara
Jour 4 : Nous avons pris un guide pour cette journée dont le programme est : Matinée : Gare et tour de Kyoto, Honganji, Toji Aprem et soirée : Marché Nishiki, Sanjusangendo, Kiyomizudera et le quartier Higashiyama, Yasakajinja, parc Maruyama, quartier Gion, Galerie marchande Teramachi et Shinkyogoku, quartier Pontocho et diner
Jour 5 : Matinée : Palais imperial, chateau Nijo Aprem : Fushimi Inari
J'attends avec impatience vos commentaires 😛
Bonne journée
Voici mon programme de visites sur kyoto. Pouvez vous me dire si je n'ai pas oublié d'incontournables (même si évidemment il y a beaucoup de choses a voir à Kyoto ^^) et si cela vous parait cohérent en terme de localisation et rythme.
Jour 1 : Matinée : train de Kanazawa (2h15), depot des bagages à l'hotel, ... Aprem : Chemin de la philosophie avec Ginkakuji, Nanzen ji, Eikando.
Jour 2 : Matinée : Pavillond'or, Ryoanji, Ninnaji Aprem : Arashiyama (bambouseraie, ....)
Jour 3 : Nara
Jour 4 : Nous avons pris un guide pour cette journée dont le programme est : Matinée : Gare et tour de Kyoto, Honganji, Toji Aprem et soirée : Marché Nishiki, Sanjusangendo, Kiyomizudera et le quartier Higashiyama, Yasakajinja, parc Maruyama, quartier Gion, Galerie marchande Teramachi et Shinkyogoku, quartier Pontocho et diner
Jour 5 : Matinée : Palais imperial, chateau Nijo Aprem : Fushimi Inari
J'attends avec impatience vos commentaires 😛
Bonne journée