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Images... English translation pending
Il suffit parfois d'une musique, d'une parole, d'un geste, d'une senteur et voici que défilent les images épinglées sur le fil des souvenirs :
Monument Valley, un sentier de poussière rouge et brûlante, les chevilles frôlées par 'l'herbe qui roule' et cette certitude de parfaite harmonie entre le temps et l'espace.
Les fruits aux formes, aux couleurs et aux saveurs surprenantes, offerts avec un sourire timide sur le bord d'une route près de Kandy. Simple partage et jolie rencontre.
Plage de la Penouille, un vieux tronc d'arbre sur lequel je suis assise, solitaire et contemplative...
Hydra, le soleil qui fait éclater le blanc des maisons, le bleu du ciel et le rose des lauriers le long du sentier qui se perd dans les collines.
La préparation des crêpes 'avec l'accent' chez Réjeanne en Gaspésie, et les fous rires qui vont avec.
Le chant étrange des éoliennes sur les collines dorées de San Francisco.
Le geste élégant et savant du pêcheur à la mouche sur la rivière Matapédia.
Alpuente, la vieille dame qui vient vers moi, me prend le bras, et me parle encore et encore et que je ne comprends pas et qui me sourit et qui m'offre un brin de menthe. Je la quitte après l'avoir serrée fort dans mes bras.
Ste Rose du Nord, le regard qui se perd le long des rives du Saguenay...
Le vertige en marchant la tête en l'air dans les rues de New York.
La neige tourbillonne sous le vent violent, la nuit est glaciale (on nous a annoncé -40°) et la lumière jaune des réverbères jette des ombres lugubres sur la rue vide et silencieuse. Alors que mon amie est partie chercher sa voiture et que je l'attends en essayant de ne pas me transformer en glaçon, un homme sur son vtt passe en sifflant... Vision totalement surréaliste, une nuit dans le vieux Montréal.
Et puis tant d'autres images encore...
Vous en avez aussi bien sûr ? Alors épinglez-les sur le fil des souvenirs, vous voulez-bien ?
Dolma
Monument Valley, un sentier de poussière rouge et brûlante, les chevilles frôlées par 'l'herbe qui roule' et cette certitude de parfaite harmonie entre le temps et l'espace.
Les fruits aux formes, aux couleurs et aux saveurs surprenantes, offerts avec un sourire timide sur le bord d'une route près de Kandy. Simple partage et jolie rencontre.
Plage de la Penouille, un vieux tronc d'arbre sur lequel je suis assise, solitaire et contemplative...
Hydra, le soleil qui fait éclater le blanc des maisons, le bleu du ciel et le rose des lauriers le long du sentier qui se perd dans les collines.
La préparation des crêpes 'avec l'accent' chez Réjeanne en Gaspésie, et les fous rires qui vont avec.
Le chant étrange des éoliennes sur les collines dorées de San Francisco.
Le geste élégant et savant du pêcheur à la mouche sur la rivière Matapédia.
Alpuente, la vieille dame qui vient vers moi, me prend le bras, et me parle encore et encore et que je ne comprends pas et qui me sourit et qui m'offre un brin de menthe. Je la quitte après l'avoir serrée fort dans mes bras.
Ste Rose du Nord, le regard qui se perd le long des rives du Saguenay...
Le vertige en marchant la tête en l'air dans les rues de New York.
La neige tourbillonne sous le vent violent, la nuit est glaciale (on nous a annoncé -40°) et la lumière jaune des réverbères jette des ombres lugubres sur la rue vide et silencieuse. Alors que mon amie est partie chercher sa voiture et que je l'attends en essayant de ne pas me transformer en glaçon, un homme sur son vtt passe en sifflant... Vision totalement surréaliste, une nuit dans le vieux Montréal.
Et puis tant d'autres images encore...
Vous en avez aussi bien sûr ? Alors épinglez-les sur le fil des souvenirs, vous voulez-bien ?
Dolma
ile maurice English translation pending
N'aimant pas forcement passer mes journées alongée à bronzer sur la plage je suis à la recherche de choses à decouvrir sur cette petite ile paradisiaque...
Faites moi partager vos experiences (bonnes ou mauvaises😛) et votre connaissance de l'ile...
je vous remercie d'avanvce
je vous remercie d'avanvce
Vos plus beaux paysages English translation pending
Devant le succès de la rubrique "vos plus beaux portraits", et la qualité ainsi que la variété des photos publiées, je me propose d'ouvrir cette rubrique. Je commence avec cette modeste contribution :
Beub
Beub
Plaine du Pô à vélo (Italie) English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'ai bien regardé les discussions précédentes et il me semble que personne n'a parlé de la plaine du Pô.
J'essaye d'établir un peu un itinéraire pour le tour d'Europe que je voudrais faire l'année prochaine et je démarrerais par la plaine du Pô pour rejoindre Prague, je ne sais pas encore trop par où, de préférence en évitant les montagnes... A priori, le départ se ferait début mars, donc encore en plein hiver.
Auriez-vous des infos en tout genre (climat, hébergement, "cyclabilité", endroits à éviter, dénivellé, conseils pratiques, bouquins utiles...) sur le nord de l'Italie?
Merci, Jeanne
Climat et mer sur Deltebre (Catalogne, Tarragone, Espagne)? English translation pending
bonjour,
quelqu'un pourrai me renseigner de la mer, le climat ainsi que les activités a faire à deltebre merci
Hôtels pas chers à Ajaccio ou ses environs? (Corse) English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un connnaîtrai des hôtels pas cher (-50€ la nuit) sur Ajaccio ou ses environs?
Merci
Quelqu'un connnaîtrai des hôtels pas cher (-50€ la nuit) sur Ajaccio ou ses environs?
Merci
Infos sur l'Islande English translation pending
bonjour a toutes et tous
qui a des infos recentes sur l'Islande (randos, sites a ne manquer sous aucun pretexte!...) ou nous allons en juillet 2005
merci
qui a des infos recentes sur l'Islande (randos, sites a ne manquer sous aucun pretexte!...) ou nous allons en juillet 2005
merci
Pistes du Sud marocain: appel aux connaisseurs! English translation pending
Bonjour,
Je commence à préparer mon voyage de février ; nous ferons avec des amis un circuit de deux semaines en 4/4 grosso modo : relier Merzouga à Mhamid
Piste n° 1 : Sud de Merzouga , Taouz , Agoult , Tarkat Piste n° 2 : Mhamid , Foum-Zguid
Pour chacune , je voudrais savoir: * si elles sont faisables sans problème avec un 4/4 et sans guide * Ce qu'il ne faut pas manquer en route * S'il y a des hébergements ( auberges ou campings sympas)
Merci d'avance de vos précieux avis
Je commence à préparer mon voyage de février ; nous ferons avec des amis un circuit de deux semaines en 4/4 grosso modo : relier Merzouga à Mhamid
Piste n° 1 : Sud de Merzouga , Taouz , Agoult , Tarkat Piste n° 2 : Mhamid , Foum-Zguid
Pour chacune , je voudrais savoir: * si elles sont faisables sans problème avec un 4/4 et sans guide * Ce qu'il ne faut pas manquer en route * S'il y a des hébergements ( auberges ou campings sympas)
Merci d'avance de vos précieux avis
Des ergs et des regs English translation pending
Visage buriné, yeux vifs et volontiers rieurs, la quarantaine bien tassée, solidement campé sur ses deux jambes écartées, les mains dans les poches de son jean serré, la barbe poivre et sel, un ton sans réplique lorsqu’il s’agissait d’apprivoiser le désert, ne négligeant aucun détail, méticuleux sans manie, amoureux fou des grands espaces, Christian était le type même de l’aventurier moderne. Il avait baroudé sur toute la planète depuis un quart de siècle, mais il revenait toujours au désert, à son désert, le Sahara. Le soir, à la veillée devant un bon feu de bois, il ne tarissait pas des multiples anecdotes que buvaient sur ses lèvres les clients voyageurs, frémissants de crainte à l’évocation des djennoun, les petits démons des sables.
Mais ce soir-là, il était seul. Odile, sa jeune compagne, était restée à Djanet pour assurer le retour par avion sur Alger d’un groupe de touristes, tandis que lui, à bord de l’Unimog, son camion légendaire, devait rentrer sur Ghardaïa pour procéder à quelques achats de légumes frais en vue de la prochaine expédition. La prudence exigeait qu’il ne quittât point la piste principale car il n’était pas accompagné d’un second véhicule. Mais sa grande connaissance de ces immensités - les Touareg eux-mêmes ne lui demandaient-ils pas conseil ? - avait fini par émousser sa rigueur. Il avait roulé toute la journée et se trouvait aux alentours de l’erg Admer. Un immense tamaris aux racines enchevêtrées était prêt à accueillir le bivouac. Christian partit en quête de quelques branches mortes afin d’allumer un feu pour sacrifier au rite du thé. A longs jets brûlants, il transvasait le liquide mousseux d’une théière à l’autre, attentif à n’en répandre la moindre goutte sur le sable. Pendant ce temps, l’horizon mangeait rapidement le soleil. Les dunes, au sable chargé d’ocre, figées comme une mer dormante aux crêtes de vagues encore ensoleillées, moutonnaient vers l’horizon qu’elles embrassaient en un long baiser ardent, grandiose spectacle dont la mécanique perpétuelle et répétée ne lassait jamais Christian. Puis, le ciel s’embrasa tout entier, et, dans un ultime spasme d’agonie, son feu dévorant fut avalé à son tour par le sable qu’il avait cuit et recuit tout le jour. Le silence s’installa. Désormais, la paix régnait sous les milliers d’étoiles clignotantes et muettes du ciel saharien. La préparation de son riz en salade, agrémenté de quelques morceaux de thon à l’huile, achevée, Christian s’apprêta à étendre son duvet. Une fois encore, la lune allait garder son sommeil. Sa couverture serait ce champ d’étoiles d’or dont le ballet aérien semblait mû par le vent frais et léger qui venait de se lever. Il était seul, confondu dans l’espace qui l’enveloppait, unique et communiant. Il n’avait pas froid, il était bien.
La densité aérienne du frais silence matinal caressait ses sens en alerte. Il guettait du bout de l’oreille un signe du vent, le froissement soyeux de l’aile du corbeau qui n’en finissait pas de planer et s’en allait se fondre dans les dunes rosies par la lumière du lever. Le silence n’avait rien d’oppressant. Il était immense. L’oreille ne se heurtait à aucun bruit, comme l’œil à nulle forme disgracieuse. L’harmonie était totale entre l’absence de bruit et l’infini du regard. Le soleil montait lentement sur l’horizon et arrosait progressivement les plis du sable, comblant de sa lumière parme les ombres découpées. Au cours de son élévation, il aplatissait les reliefs, libérant une à une les poches de mystère derrière les dunes et raccourcissait l’ombre portée des tamaris. Tout autour du duvet de Christian étaient posées les traces légères d’une gerboise curieuse, enfuie à l’approche du jour. Sur le sable s’écrit quotidiennement l’histoire du désert. Des fragiles dessins laissés par la gazelle aux minuscules empreintes d’un scarabée cheminant vers l’ombre relative d’une touffe de drinn, il savait lire, page à page, les minutes, les jours qui appartiennent déjà au passé. Avec soin, il fit disparaître dans le sable les traces de son bivouac, rendant au désert sa virginité, et reprit la route, calme et serein.
L’horizon tremblotant, aux mirages sans cesse dérobés, fuyait devant lui. La vaste plaine d’Amguit, rigoureusement plate, se fondait sur cet horizon liquide. Doucement, en dansant, s’érigeaient des bouts de montagne semblables à des îlots. Bout du monde magique, la terre s’arrêtait au-delà de la portée du regard. La Garet El Djennoun se dissimulait encore derrière ce voile bleu fantomatique. Sur le côté, des falaises noires, déchiquetées, contrastaient violemment sur les dunes en premier plan, cordon doré qui défilait et se renouvelait sans cesse. Elle flottait dans cet univers irréel, propice à tous les rêves, entre passé et avenir, là où le temps semble arrêté. Bientôt la montagne se fit plus précise. Imposante et majestueuse, tapie sur son lit de basalte, elle dressait ses flèches acérées vers le ciel pour se prémunir des colères divines, elle qui cache en son sein les mauvais génies tant redoutés des Touareg. Au plein moment de cette tempête de pierres, le regard d’un dieu irrité de tant de désordres avait figé à jamais ses élans minéraux. Et depuis, patiemment, le vent polissait, rongeait, éparpillait grain à grain ces monstruosités dont les arêtes, autrefois tranchantes, s’adoucissaient, se contournaient, s’abaissaient, s’aplatissaient jusqu'à rejoindre, vaincues, l’ordre moutonnant des dunes de l’horizon.
Il roulait depuis des heures. Ivre de son plaisir solitaire, Christian se rendit compte tardivement que l’horizon plat l’entourait désormais complètement. Le soleil était à son zénith. L’azur du ciel se fondait de tous côtés dans le sable. Il se sentit soudain envahi par le doute et décida de s’arrêter pour faire le point. Le silence, d’habitude si léger, s’alourdissait de minute en minute, devenait palpable. Il tapota sur la boussole dont l’aiguille s’affolait. Il descendit du véhicule. Les mains sur les hanches, il embrassa l’horizon au bout duquel s’élevaient des formes ondulantes, écharpes blanchâtres prémonitoires d’une tempête de sable. Il prit conscience de sa fatigue et décida de reporter au lendemain la décision qu’il devait prendre. Soit refaire le chemin en sens inverse, soit tenter de se repérer. Mais le soleil demeurait obstinément au zénith et l’aiguille de la boussole continuait sa ronde insensée.
- Le désert est ainsi, soliloquait notre homme, tout va bien, rien ne semble devoir arriver, et tout bascule. Les événements s’enchaînent les uns aux autres et la situation empire brusquement. Enfin, tout est relatif. J’ai largement prévu la réserve de gasoil, j’ai des vivres plus qu’il n’en faut, de l’eau, et même une demi-bouteille de whisky oubliée par un touriste de l’expédition précédente.
Un vent léger se levait et s’amplifiait à mesure que le ciel se brouillait. Le sable se mit à fuir en longues traînées sur le sol. Bientôt, la tempête fit rage. Christian avait soigneusement calfeutré toutes les ouvertures de la cabine de l’Unimog mais les grains insidieux pénétraient partout. Une semi-obscurité régnait. Les crépitements rageurs cinglaient en pluie blonde le pare-brise et rythmaient le poème qu’il se récitait pour exercer sa mémoire. Il l’avait composé un soir de bivouac, entre le deuxième et le troisième thé :
« Blondes étendues aux miroirs éphémères dont les reflets dansants peuplaient mes rêves hier. Courbes féminines des dunes de soie rose, où ce soir encore le soleil se pose. Je te quitte à regret, ma maîtresse d’un jour, les yeux rougis et le coeur lourd. Je reprends mes traces pour une vie bien fade. Au loin, tes lueurs parme et tes monts de jade se fondent sur l’horizon de ma mémoire.
Du silence de plume de tes matins frais au couchant violet, je me souviendrai. Sous mes pas conquérants pleuraient les grains de dune, et coulaient en traînées pâles sous la lumière de lune, quand je cherchais, fébrile, un trou où me lover pour guetter, impatient, les petits points dorés. Un à un, ils s’allument, clignotent et entament leur lent ballet de chevelure de flamme.
Un jour de plus, un jour de moins à vivre tous ces soirs et tous ces matins qui m’éloignent de ma maîtresse d’un jour, celle qui, parée de ses plus beaux atours, m’a séduit et m’envoûte encore.
Et peut-être un jour reprendrai-je ma ronde pour planter mes bivouacs au bout du monde. »
Christian fut bien en peine d’évaluer la durée de la tempête. Sa montre ne fonctionnait plus. Le vent cessa brutalement. La brume violette se dissipa et le soleil, toujours au zénith, réapparut. Il descendit de son véhicule, assommé par tant de bruit et de fureur. Il fit le tour du camion. Bien sûr, les traces étaient effacées. L’inquiétude, insidieusement, s’infiltrait en lui. Solidement campé sur ses deux jambes écartées, les mains dans les poches, il scrutait l’horizon. La lumière tombait droit et le sol vibrait de chaleur. Quelque chose étreignait son ventre, sensation dont il avait perdu l’habitude depuis longtemps. L’angoisse, prélude à la peur. Soudain, l’étrange sentiment d’être observé le fit se retourner. L’absurdité de la situation l’empêchait de réaliser pleinement la vision qui s’offrait à lui. A quelques pas, un homme, vêtu de noir, le regardait.
Ce personnage curieux, pas vraiment inquiétant, légèrement impalpable, un peu flou, indistinct, au visage dont on oublie les traits sitôt entrevus, semblait lire dans ses pensées comme à livre ouvert. Ses lèvres remuèrent.
- Qui suis-je ? Peu importe. Que puis-je pour vous ? Vous aider, un peu, mais la solution est en vous.
Ces propos sibyllins ajoutèrent au malaise ressenti par Christian. D’un geste, l’homme en noir lui fit signe de ne pas l’interrompre et poursuivit.
- Vous allez reprendre votre route en suivant vos traces.
- Mais elles sont effacées !
- Je sais. Vous allez suivre vos traces, devant vous.
A la mine ahurie de son interlocuteur, le mystérieux personnage esquissa un sourire.
- Lorsque vous roulerez, vous vous apercevrez que vos traces se formeront devant votre camion et non derrière. Il faut que vous sachiez que le Temps s’est bloqué. Accidentellement. Cela arrive. En suivant vos traces à l’envers, devant vous, vous remonterez jusqu’au moment où vous vous êtes perdu. Il ne faudra jamais vous arrêter en chemin sous peine de perdre les traces. Elles risquent de ne plus se reformer. Vous allez traverser les paysages les plus fantastiques que vous puissiez imaginer, assister à des couchers de soleil dont les couleurs vous sont inconnues, mais il ne faudra jamais vous arrêter. Les regards des gazelles se feront tendres et suppliants, mais il ne faudra jamais vous arrêter. Les oasis traversées seront des palais de verdure, et, des colonnades de palmiers dégringoleront les grappes de fruits dorés éclatant au soleil leur chair veloutée et délicate, mais il ne faudra jamais vous arrêter. A ce prix seulement, vos efforts seront récompensés.
L’homme en noir gonfla, puis devint transparent et disparut.
Perplexe, Christian rejoignit l’Unimog, enclencha la première et s’en alla , droit devant...
La lune éclairait faiblement les ombres assises en cercle autour du feu. Sur les silhouettes découpées dansaient les lueurs vives du foyer. Celui qui racontait s’était tu, son histoire terminée. Les étoiles plongeaient lentement vers l’horizon. Le silence étouffé du désert planait comme une parenthèse entre la fin du conte et les questions qui ne manqueraient pas de fuser, comme à l’habitude.
- Et voilà l’histoire de Christian, l’homme du Sahara, telle qu’on la raconte encore de nos jours.
- Mais peut-on se fier à ces légendes ? L’Homme existe-t-il réellement ? N’est-il point une pure création de notre esprit pour répondre à des questions dont nous n’avons pas les réponses ? fit le djinn en plongeant sa petite patte velue dans une touffe de drinn.
Mais ce soir-là, il était seul. Odile, sa jeune compagne, était restée à Djanet pour assurer le retour par avion sur Alger d’un groupe de touristes, tandis que lui, à bord de l’Unimog, son camion légendaire, devait rentrer sur Ghardaïa pour procéder à quelques achats de légumes frais en vue de la prochaine expédition. La prudence exigeait qu’il ne quittât point la piste principale car il n’était pas accompagné d’un second véhicule. Mais sa grande connaissance de ces immensités - les Touareg eux-mêmes ne lui demandaient-ils pas conseil ? - avait fini par émousser sa rigueur. Il avait roulé toute la journée et se trouvait aux alentours de l’erg Admer. Un immense tamaris aux racines enchevêtrées était prêt à accueillir le bivouac. Christian partit en quête de quelques branches mortes afin d’allumer un feu pour sacrifier au rite du thé. A longs jets brûlants, il transvasait le liquide mousseux d’une théière à l’autre, attentif à n’en répandre la moindre goutte sur le sable. Pendant ce temps, l’horizon mangeait rapidement le soleil. Les dunes, au sable chargé d’ocre, figées comme une mer dormante aux crêtes de vagues encore ensoleillées, moutonnaient vers l’horizon qu’elles embrassaient en un long baiser ardent, grandiose spectacle dont la mécanique perpétuelle et répétée ne lassait jamais Christian. Puis, le ciel s’embrasa tout entier, et, dans un ultime spasme d’agonie, son feu dévorant fut avalé à son tour par le sable qu’il avait cuit et recuit tout le jour. Le silence s’installa. Désormais, la paix régnait sous les milliers d’étoiles clignotantes et muettes du ciel saharien. La préparation de son riz en salade, agrémenté de quelques morceaux de thon à l’huile, achevée, Christian s’apprêta à étendre son duvet. Une fois encore, la lune allait garder son sommeil. Sa couverture serait ce champ d’étoiles d’or dont le ballet aérien semblait mû par le vent frais et léger qui venait de se lever. Il était seul, confondu dans l’espace qui l’enveloppait, unique et communiant. Il n’avait pas froid, il était bien.
La densité aérienne du frais silence matinal caressait ses sens en alerte. Il guettait du bout de l’oreille un signe du vent, le froissement soyeux de l’aile du corbeau qui n’en finissait pas de planer et s’en allait se fondre dans les dunes rosies par la lumière du lever. Le silence n’avait rien d’oppressant. Il était immense. L’oreille ne se heurtait à aucun bruit, comme l’œil à nulle forme disgracieuse. L’harmonie était totale entre l’absence de bruit et l’infini du regard. Le soleil montait lentement sur l’horizon et arrosait progressivement les plis du sable, comblant de sa lumière parme les ombres découpées. Au cours de son élévation, il aplatissait les reliefs, libérant une à une les poches de mystère derrière les dunes et raccourcissait l’ombre portée des tamaris. Tout autour du duvet de Christian étaient posées les traces légères d’une gerboise curieuse, enfuie à l’approche du jour. Sur le sable s’écrit quotidiennement l’histoire du désert. Des fragiles dessins laissés par la gazelle aux minuscules empreintes d’un scarabée cheminant vers l’ombre relative d’une touffe de drinn, il savait lire, page à page, les minutes, les jours qui appartiennent déjà au passé. Avec soin, il fit disparaître dans le sable les traces de son bivouac, rendant au désert sa virginité, et reprit la route, calme et serein.
L’horizon tremblotant, aux mirages sans cesse dérobés, fuyait devant lui. La vaste plaine d’Amguit, rigoureusement plate, se fondait sur cet horizon liquide. Doucement, en dansant, s’érigeaient des bouts de montagne semblables à des îlots. Bout du monde magique, la terre s’arrêtait au-delà de la portée du regard. La Garet El Djennoun se dissimulait encore derrière ce voile bleu fantomatique. Sur le côté, des falaises noires, déchiquetées, contrastaient violemment sur les dunes en premier plan, cordon doré qui défilait et se renouvelait sans cesse. Elle flottait dans cet univers irréel, propice à tous les rêves, entre passé et avenir, là où le temps semble arrêté. Bientôt la montagne se fit plus précise. Imposante et majestueuse, tapie sur son lit de basalte, elle dressait ses flèches acérées vers le ciel pour se prémunir des colères divines, elle qui cache en son sein les mauvais génies tant redoutés des Touareg. Au plein moment de cette tempête de pierres, le regard d’un dieu irrité de tant de désordres avait figé à jamais ses élans minéraux. Et depuis, patiemment, le vent polissait, rongeait, éparpillait grain à grain ces monstruosités dont les arêtes, autrefois tranchantes, s’adoucissaient, se contournaient, s’abaissaient, s’aplatissaient jusqu'à rejoindre, vaincues, l’ordre moutonnant des dunes de l’horizon.
Il roulait depuis des heures. Ivre de son plaisir solitaire, Christian se rendit compte tardivement que l’horizon plat l’entourait désormais complètement. Le soleil était à son zénith. L’azur du ciel se fondait de tous côtés dans le sable. Il se sentit soudain envahi par le doute et décida de s’arrêter pour faire le point. Le silence, d’habitude si léger, s’alourdissait de minute en minute, devenait palpable. Il tapota sur la boussole dont l’aiguille s’affolait. Il descendit du véhicule. Les mains sur les hanches, il embrassa l’horizon au bout duquel s’élevaient des formes ondulantes, écharpes blanchâtres prémonitoires d’une tempête de sable. Il prit conscience de sa fatigue et décida de reporter au lendemain la décision qu’il devait prendre. Soit refaire le chemin en sens inverse, soit tenter de se repérer. Mais le soleil demeurait obstinément au zénith et l’aiguille de la boussole continuait sa ronde insensée.
- Le désert est ainsi, soliloquait notre homme, tout va bien, rien ne semble devoir arriver, et tout bascule. Les événements s’enchaînent les uns aux autres et la situation empire brusquement. Enfin, tout est relatif. J’ai largement prévu la réserve de gasoil, j’ai des vivres plus qu’il n’en faut, de l’eau, et même une demi-bouteille de whisky oubliée par un touriste de l’expédition précédente.
Un vent léger se levait et s’amplifiait à mesure que le ciel se brouillait. Le sable se mit à fuir en longues traînées sur le sol. Bientôt, la tempête fit rage. Christian avait soigneusement calfeutré toutes les ouvertures de la cabine de l’Unimog mais les grains insidieux pénétraient partout. Une semi-obscurité régnait. Les crépitements rageurs cinglaient en pluie blonde le pare-brise et rythmaient le poème qu’il se récitait pour exercer sa mémoire. Il l’avait composé un soir de bivouac, entre le deuxième et le troisième thé :
« Blondes étendues aux miroirs éphémères dont les reflets dansants peuplaient mes rêves hier. Courbes féminines des dunes de soie rose, où ce soir encore le soleil se pose. Je te quitte à regret, ma maîtresse d’un jour, les yeux rougis et le coeur lourd. Je reprends mes traces pour une vie bien fade. Au loin, tes lueurs parme et tes monts de jade se fondent sur l’horizon de ma mémoire.
Du silence de plume de tes matins frais au couchant violet, je me souviendrai. Sous mes pas conquérants pleuraient les grains de dune, et coulaient en traînées pâles sous la lumière de lune, quand je cherchais, fébrile, un trou où me lover pour guetter, impatient, les petits points dorés. Un à un, ils s’allument, clignotent et entament leur lent ballet de chevelure de flamme.
Un jour de plus, un jour de moins à vivre tous ces soirs et tous ces matins qui m’éloignent de ma maîtresse d’un jour, celle qui, parée de ses plus beaux atours, m’a séduit et m’envoûte encore.
Et peut-être un jour reprendrai-je ma ronde pour planter mes bivouacs au bout du monde. »
Christian fut bien en peine d’évaluer la durée de la tempête. Sa montre ne fonctionnait plus. Le vent cessa brutalement. La brume violette se dissipa et le soleil, toujours au zénith, réapparut. Il descendit de son véhicule, assommé par tant de bruit et de fureur. Il fit le tour du camion. Bien sûr, les traces étaient effacées. L’inquiétude, insidieusement, s’infiltrait en lui. Solidement campé sur ses deux jambes écartées, les mains dans les poches, il scrutait l’horizon. La lumière tombait droit et le sol vibrait de chaleur. Quelque chose étreignait son ventre, sensation dont il avait perdu l’habitude depuis longtemps. L’angoisse, prélude à la peur. Soudain, l’étrange sentiment d’être observé le fit se retourner. L’absurdité de la situation l’empêchait de réaliser pleinement la vision qui s’offrait à lui. A quelques pas, un homme, vêtu de noir, le regardait.
Ce personnage curieux, pas vraiment inquiétant, légèrement impalpable, un peu flou, indistinct, au visage dont on oublie les traits sitôt entrevus, semblait lire dans ses pensées comme à livre ouvert. Ses lèvres remuèrent.
- Qui suis-je ? Peu importe. Que puis-je pour vous ? Vous aider, un peu, mais la solution est en vous.
Ces propos sibyllins ajoutèrent au malaise ressenti par Christian. D’un geste, l’homme en noir lui fit signe de ne pas l’interrompre et poursuivit.
- Vous allez reprendre votre route en suivant vos traces.
- Mais elles sont effacées !
- Je sais. Vous allez suivre vos traces, devant vous.
A la mine ahurie de son interlocuteur, le mystérieux personnage esquissa un sourire.
- Lorsque vous roulerez, vous vous apercevrez que vos traces se formeront devant votre camion et non derrière. Il faut que vous sachiez que le Temps s’est bloqué. Accidentellement. Cela arrive. En suivant vos traces à l’envers, devant vous, vous remonterez jusqu’au moment où vous vous êtes perdu. Il ne faudra jamais vous arrêter en chemin sous peine de perdre les traces. Elles risquent de ne plus se reformer. Vous allez traverser les paysages les plus fantastiques que vous puissiez imaginer, assister à des couchers de soleil dont les couleurs vous sont inconnues, mais il ne faudra jamais vous arrêter. Les regards des gazelles se feront tendres et suppliants, mais il ne faudra jamais vous arrêter. Les oasis traversées seront des palais de verdure, et, des colonnades de palmiers dégringoleront les grappes de fruits dorés éclatant au soleil leur chair veloutée et délicate, mais il ne faudra jamais vous arrêter. A ce prix seulement, vos efforts seront récompensés.
L’homme en noir gonfla, puis devint transparent et disparut.
Perplexe, Christian rejoignit l’Unimog, enclencha la première et s’en alla , droit devant...
La lune éclairait faiblement les ombres assises en cercle autour du feu. Sur les silhouettes découpées dansaient les lueurs vives du foyer. Celui qui racontait s’était tu, son histoire terminée. Les étoiles plongeaient lentement vers l’horizon. Le silence étouffé du désert planait comme une parenthèse entre la fin du conte et les questions qui ne manqueraient pas de fuser, comme à l’habitude.
- Et voilà l’histoire de Christian, l’homme du Sahara, telle qu’on la raconte encore de nos jours.
- Mais peut-on se fier à ces légendes ? L’Homme existe-t-il réellement ? N’est-il point une pure création de notre esprit pour répondre à des questions dont nous n’avons pas les réponses ? fit le djinn en plongeant sa petite patte velue dans une touffe de drinn.
Sulawesi: retour d'un mois en octobre 2014 English translation pending
Bonjour
Ayant bien apprécié les informations du forum sur Sulawesi l'an dernier, j'envoie le CR de mon mari sur notre voyage d'un mois dans cette île en octobre 2014 ( avec beaucoup de retard ! ). Il donne une idée de ce que l'on a le temps de faire et des impressions sur la vie dans cette partie de l'Indonésie. Nous avons beaucoup aimé ce voyage, notre 3ème après Java/Bali en 1999, les Petites Iles de la Sonde en 2005. Nous ne sommes allés ni aux Iles Togian ni dans la région du lac Poso, pourtant prévus au départ.Mais notre voyage avait lieu juste après l'assassinat du guide français en Algérie;nous avons préféré éviter de voyager et randonner dans la région du lac Poso et avons donc modifié notre itinéraire. D'où le retour à Macassar pour prendre l'avion pour Manado, plus de jours en pays Toraja et dans le nord.
Cordialement.
Vulcanie
Jeudi 2 : Arrivée à KL à 9h heure locale, après un vol Emirates via Dubaï. Il fait gris, chaud et humide ; le train rapide et le monorail nous amènent rapidement à notre GH Orange Pekoe dans le Triangle d’Or, quartier de Bukit Bintang. Une soupe, et nous retrouvons cette ville avec plaisir : Chinatown, temples indien et chinois, Masjid Jamek, Merdeka Square : grande place de l’Indépendance ; encore quelques années et les petites maisons n’existeront plus…
Orange Pekoe GH
Vendredi 3 : Monorail, train, avion avec Air Asia : nous voici à Sulawesi, à Macassar. C’est l’Aïd-el-Kébir, ’Fête du Sacrifice’, chacun part dans sa famille : embouteillages monstres ; nous attendons 4 heures la voiture de notre GH ! Et le trajet aéroport-GH passe par un gigantesque carrefour ! Nous arrivons vers 22h. Denis nous a préparé un nasi goreng. Chambre somptueuse.
Elden Homestay
Samedi 4 : Macassar. Taxi. Fort Rotterdam (2 élèves nous interviewent) et son musée. Le quartier chinois n’a guère d’intérêt. Nous testons les ATM, mangeons et prenons un taxi pour le port de Paotere et son quartier des pêcheurs (maisons sur pilotis) ; quelques vieux bateaux bugis mais peu d’activité, 4 mosquées se font concurrence. Taxi. Front de mer (Pantai Losari), belle mosquée moderne : à 16h le soleil est déjà bas. Les petites voitures/boutiques de restauration (fruits et boissons) s’installent. Plein de petites motos ; les enfants jouent ; des guitaristes ; et des demandes pour nous photographier…
Elden Homestay
Dimanche 5 : la fête musulmane et ses manifestations : 1-très tôt, appels à la prière 2-pas de bus : nous partons en voiture avec Denis ; des salines ; peu de campagne sans maisons au bord de la route et 3-abattage familial de bovins Bira : ferry après 3 heures d’attente Ile de Selayar : le gérant de Denis vient nous chercher ; superbes couleurs du couchant sur la mer. Le soir 4-nous sommes invités chez des amis (avec 2 autres touristes, les seuls de l’île !). Au menu de fête, coto Macassar= soupe de tripes de buffle, riz blanc, riz noir et riz en dessert. Petit hôtel sommaire et sympathique à Benteng.
Tinabo Homestay
Lundi 6 : essai d’un scooter. Village de Bitombang à 20km ; maisons perchées ; gens chaleureux ; amandes à sécher. Retour à Benteng pour le repas : difficile de trouver un petit restaurant ouvert ! Nouilles… Après-midi : port et marais salants ; un paludier me passe son ‘râteau’ ultra-léger.
Tinabo Homestay
Mardi 7 : en petit bateau, nous gagnons l’île de Pasi : bain, mer bleue et verte, sables blancs et cocotiers, et … des milliers de bouteilles en plastique ! Pas d’internet. 20h : la ‘policière touristique’ rencontrée à l’office du tourisme vient nous chercher pour boire dans la rue un saraba (coco, gingembre, sucre et eau).
Tinabo Homestay
Mercredi 8 : le bus ramasse ses passagers ; sur le ferry, plein, nous sommes les seuls touristes. A Bira, un peu de stop (payant) et nous grimpons au Sunshine GH (tenu par Gav). Coucher de soleil ; un verre sur la plage ; puis repas (le meilleur jusqu’à présent).
Sunshine Guesthouse
Jeudi 9 : scooter : 2 chantiers navals à Tana Beru puis restau avec terrasse sur la mer et tables basses ; tranquille ; farniente. Balade le long de la plage ; bière et coucher de soleil.
Sunshine Guesthouse
Vendredi 10 : nous découvrons les coqs rieurs. Une petite heure de marche pour gagner Bara Beach ; une petite heure pour revenir.
Sunshine Guesthouse
Samedi 11 : le jovial Tariq dit Eric nous conduit avec sa voiture à Sengkang, de 8 à 14h. Des rizières, quelques-unes vertes ; des mariages ; noix de coco ; cacaoyers ; palmiers ; plaine et collines forment un paysage très asiatique. Et comme ailleurs, les gens veulent être pris en photo. Appartement avec terrasse dans immeuble aux proportions délirantes.
Sengkang : petit tour le long de la rivière, mosquée du quartier, place où les enfants ‘skatent’. Skype impossible : le garçon de la boutique d’en face l’installe pour nous mais il n’y a pas de réseau.
Amira Guesthouse
Dimanche 12 : petit-déjeuner traditionnel (riz, banane, noix de coco dans une feuille de bananier) : sans beaucoup de goût et dense ; on a envie de manger la feuille ! Au marché, les poulets, vivants et morts, sont à côté des tissus brodés. Anton/Antoine, notre hôtelier nous invite au mariage de sa nièce, divorcée, avec un divorcé ; les divorces sont nombreux. On mange (desserts, viandes). On congratule. On remange… Grande promenade, de 14h 30 à 17h, dans les villages autour de la grande rizière verte. Tout l’espace sonore est occupé par les mosquées, concurrentes, concertantes et cacophoniques, interrompues par les innombrables Hello, Mister ! Nous sommes invités dans une maison à prendre le thé et les gâteaux colorés ! Déjà prêts pour le mariage du lendemain. Discussion avec Anton qui rêve d’épouser une Française, active et intelligente ; c’est vraiment un personnage chaleureux et tonique !
Amira Guesthouse
Lundi 13 : 7h 30, nous prenons un bateau long et étroit qui remonte la rivière jusqu’au lac Tempé ; les gens lavent, se lavent, pêchent ou vendent leur poisson. Sur le lac, oiseaux et maisons flottantes ; nous passons un moment dans l’une d’elles ; thé et bananes frites. Au retour, tour de marché avec Alu le factotum qui connaît tout le monde ; c’est son quartier ; thé, gâteaux et bananes chez lui. Puis fabrique et magasin de soie ; passons ! Retour à l’hôtel à 13h 30. Je cause avec Anton, sollicité pour être le futur maire de la ville (40.000 habitants)! Passe une femme voilée de noir : il n’aime pas ça du tout, lui qui est très pieux. Un jus de ‘jackfruit’ et de la bonne musique (blues et rock).
Amira Guesthouse
Mardi 14 : petit-déjeuner délicieux : sorte de crème aux œufs, noix de coco et banane ; recette familiale. Nous quittons Sengkang. 200 km dans un kijang, transport collectif avec multiples arrêts pour chercher des clients. Quelques rizières vertes et maisons le long de la route ; on s’approche de montagnes. Changement à Palopo (hommes moins sympathiques dans la gare routière) ; sate, petites brochettes. 14-16h : 2 heures pour 55 km ; route très fréquentée, sinueuse ; montée dans la forêt primaire et l’on débouche sur des villages toraja avec leurs maisons et leurs greniers aux toits si particuliers. Les églises ont remplacé les mosquées. A Rantepao, le kijang (11 personnes au lieu de 8) nous dépose dans la cour de l’hôtel, havre de paix avec son petit jardin.
Wisma Maria I
Mercredi 15 : ni muezzin ni cloches mais un poulailler actif ! Nous prenons comme guide Johny qui a sa base à notre GH. Il nous plaît bien, à juste titre ; son anglais est clair ; il se révèlera sérieux et discret. Nous parlerons, chanterons et nous tairons ensemble. A scooter, il nous amène à une première journée de funérailles, importantes, où nous sommes les seuls touristes. Impressionnant ! En arrivant, nos scooters glissent sur les peaux de buffles récemment tués ! Le cercueil coloré du mort (riche fermier) depuis 3 mois est exposé à l’étage ; les invités, précédés par des musiciens, arrivent (plusieurs dizaines) avec des cochons ficelés (avec un petit mot de condoléances), parfois un buffle; des hommes, en tenue, dansent en cercle très lentement et de façon très répétitive ; la famille les accueille dans une tribune réservée, avec les petits-enfants du mort en costume traditionnel, tout excités, et leur offre thé, cigarettes et gâteaux ; la famille repart, le groupe accueilli gagne son estrade réservée et numérotée (de 1 à 20 environ) ; et cela recommence … Au total 1.500 invités environ et des dizaines de cochons. Au centre de la place, restes de 3 buffles : la viande est distribuée à la volée dans la poussière aux invités qui ont regagné leur place, avec les commentaires du maître de cérémonie qui parle dans un micro style boxe ou foot ! On nous sert café, lait, sucre, petits gâteaux au riz et sucre, très bons. Tout le monde est en noir (du moins en partie) ; les hommes ont une chemise bariolée dans les beiges/jaunes/bruns. Les cochons sont tués derrière les estrades, discrètement, sans bruit ! Des amis se retrouvent et boivent de l’alcool de palme, apporté dans des bidons. Tous les hommes fument. Cuisson du pa’piong. Des enfants rentrent de l’école…3 touristes seulement nous ont rejoints. Sacrifice rapide et efficace d’un buffle : pas un meuglement ! Puis boucherie en plein air… Et toujours des familles qui arrivent avec leurs cochons ficelés… Nous repartons : le vert de la rizière fait du bien ! Route/chemin de montagne ; c’est quasiment du trial ! Belles vues sur les rizières, traversée de villages. Tombes dans le rocher avec ‘statues’ et brancards pour porter les morts. Ailleurs, on creuse une nouvelle tombe. Au retour, ça descend ! Arrêt pour voir des forgerons. Internet : impression et achat de billets pour Manado avec Lion Air.
Wisma Maria I
Jeudi 16 : banque/money changer/laverie/réservation du bus/sacs pour le trek. 9h 30 : départ du trek avec Johny, en voiture par la même route qu’hier. Puis à pied nous entamons un chemin très escarpé. De vagues toits rouges/rouille comme des bateaux sur les arbres… De petites ou de grandes rizières comme des balcons sur le vide. Quelques maisons isolées et des villages, certains importants. Et nous débouchons sur Limbung, superbe village où nous allons passer la nuit dans une maison traditionnelle. Les greniers sont nombreux, avec leurs motifs traditionnels (géométriques, coqs, buffles …). Les massacres ( !) de buffles s’entassent sur les piliers des maisons. Des femmes et des fillettes pilent ou plutôt égrènent le riz avec des bambous en vue de la semence. Des garçons pêchent, jouent au foot ou avec un bambou à roulette… Cuisson du pa’piong effectuée, c’est à noter, par le fils de la maison. Excellent. Discussion avec Johny : études, travail, argent, propriété, gouvernement … Ciel étoilé.
Limbung Homestay
Vendredi 17 : un couple d’Espagnols, vus la veille. Nous chantons : Beethoven, Dylan, Guantanamera… Le paysage est plus cultivé ; descentes à pic fréquentes. Arrêt chez une femme qui fabrique des nattes. Retour à 14h. Il fait très chaud.
Wisma Maria I
Samedi 18 : scooter. 1-Londa : falaise avec cercueils et statues au balcon. Personne. Petit cirque vert. 2-Lemo : le site le plus touristique ; habits neufs des statues (tau tau) et 3 greniers couverts d’herbe. 3 et 4- grotte près de rizière, tau tau et crânes, et tau tau blancs sur une grande falaise qui domine le village. 5-arbre aux bébés. Nous arrivons trop tard pour des combats de buffles (funérailles) qui rentrent paisiblement.
Wisma Maria I
Dimanche 19 : les coqs et les Indonésiens qui partent au marché nous réveillent. Scooter. Marché aux buffles et marché à tout, plein de monde et …beaucoup de touristes ! Nanggala : village aux 11 greniers alignés en demi-cercle et 5 maisons devant. Arbre garni de grosses chauves-souris, en plein soleil ! Le gardien du site nous invite et nous fait à manger pour quelques roupies ; à la télé, le grand prix de moto de Melbourne. Sur la route de retour, d’autres tau tau. 15h 30 chez nous ; la jeune fille nous offre un excellent jus de tamarillo. Seuls dans le jardin. Pas longtemps ! Des Indonésiens sympathiques mais bruyants … Cantiques des Pentecôtistes voisins.
Wisma Maria I
Lundi 20 : scooter. A nouveau vers le nord, plus beau et plus escarpé. Palawa : 15 greniers et 11 maisons alignés face à face ; très bel ensemble, peut-être le plus beau, mais aussi le plus triste, délabré, sans vie ; les habitants vivent derrière et sollicitent les rares acheteurs. Belle route. Une inhumation : office traditionnel, beaux costumes et corbillard décoré. A Batutumonga, nous retournons au restaurant touristique Mentirotiku avec belle vue et retrouvons deux couples de jeunes Hollandais et Allemands. Retour : petits mégalithes. L’ATM fonctionne une fois sur deux. 16h : jardin. Laverie ; Jacob (guide dont nous connaissions le nom) me demande de venir le lendemain dans sa classe pour l’aider dans son enseignement de l’anglais ! Plus d’une demi-heure de scooter dans les rizières, dans les villages perdus et les routes invraisemblables. Maison traditionnelle et bordélique, où il héberge des touristes pour les treks ! Je rencontre les filles de sa ‘classe’. Retour de nuit !!
Wisma Maria I
Mardi 21 : Scooter. Karasik : mégalithes ; puis belle route dans les rizières ; arrêt dans Siguntu, un hameau (3 greniers et 3 maisons) en très bel état, où vit une famille. Restaurant touristique (seuls !) très bien situé ; terrasse aérée et belle vue sur rizière et montagne. Pour finir, le bel ensemble (le plus ancien) de Ke’te Kesu, où se prépare un festival. Nécropole dans la falaise. Retour au jardin ! Refaisons les sacs ! Dernier repas dans notre sympathique restaurant (brochettes).
Wisma Maria I
Mercredi 22 : Un Indonésien réveillé réveille ! 9-18h : bus confortable. Très vite disparaissent les camions pleins d’invités à des funérailles, les églises, les buffles, les rizières et les toitures du pays Toraja. Voici les mosquées et les voiles. Route très escarpée, avec des maisons tout le long. Puis le relief est plus plat et le paysage plus banal. Puis c’est la mer avec une plaine côtière étroite ; la montagne commence brusquement tout près. 9 heures pour 350km dont une pour les 20 derniers! Embouteillages et arrêts à la demande. Macassar. Taxi. Nous retrouvons notre belle chambre confortable.
Elden Homestay
Jeudi 23 : Elty, la femme de Denis nous offre une spécialité de Manado, un gâteau, flan à la noix de coco. Taxi (1h), avion (1h).Aéroport de Manado : comment aller à la gare routière, taxi ? 100.000 roupies, bemo bondé ? 12.000 ; finalement un bus où nous ne sommes que 4 pour 40.000 (1 heure) ; la ville nous semble verte et propre, ça balaie partout ! Nous sautons dans un bus local pour Tomohon. Embouteillages. La route monte en lacets dans la forêt. Tomohon : Volcano Resort, ses pavillons en bois, rustiques et charmants, dans un jardin soigné. Panne d’électricité ; pas de petit restau aux alentours ; retour au Volcano : bon mie goreng sur l’îlot éclairé à la bougie. Grenouilles. Une chorale proche force sur les sanctus et les alleluia !
Volcano Resort
Vendredi 24 : réveil à 5h par les chants religieux ! Il fait un peu plus frais. Levés à 6h : beau soleil ; beaucoup d’oiseaux. Bemo, autre bemo, une heure de marche puis des marches ; nous arrivons au cratère du Gunung Mahawu ; ma vue baisse-t-elle ? En tout cas, il n’y a pas le feu au lac puisqu’il a disparu, évaporé ! Quelques touristes, étrangers et locaux. Descente à pied ; nous ratons un bemo à quelques minutes près ; 6 km ; un bemo nous prend enfin, pour quelques centaines de mètres ! Sans attendre, nous montons dans un bemo avec pluie d’orage et dans un second avec autre pluie d’orage ! Tiens ! Des zébus ! Bord du lac Tondano : pêcheurs et maisons sur pilotis, mais nous sommes loin des bons restaurants annoncés ; un grand complexe vide, sans poulet ni Sprite ; allez ! Nouilles ou riz ? 2 bemos pour revenir. Ramboutans et mangoustans achetés au marché ; promenade dans Tomohon ; boulangerie hollandaise (muffins et thé vert médicamenteux). Dans la ville, calèches avec de petits chevaux comme en Malaisie. Nous sommes au Volcano à 17h 30, il fait nuit. Nouilles ou riz ? Repas à 18h sur l’îlot.
Volcano Resort
Samedi 25 : le marché va nous permettre de varier le menu : chauves-souris prêtes à cuire, rats en brochette ou chiens préparés à la demande, comme des poulets en cage. Petits joueurs, nous optons pour les bananes frites au fromage ou au chocolat… En bemo au lac Linau, beaux verts et soufre, fumerolles. Impossible d’en faire le tour, ni d’un côté, ni de l’autre. Il pleuviote. Nous cherchons en vain les hot springs. Au retour, Internet fermé. Nous sommes rentrés pour le thé à 15h ! Une sorte de karaoké religieux dans la communauté protestante vraiment très proche.
Volcano Resort
Dimanche 26 : très beau soleil. Nous allons à pied au pied du volcan Lokon, mais la montée en est interdite. A 9h 30, il fait déjà très chaud. Une petite moto pour nous rendre à une chute d’eau ; le site n’est plus du tout fréquenté ; l’endroit est pourtant luxuriant. Tout est fermé le dimanche. Nous rentrons à Tomohon déguster une pizza (si !) et un excellent jus d’orange. Au Volcano, il pleuviote à 15h. Arrivée d’un cycliste hollandais pas jeune et peu banal. Nous mangeons avec lui (à la chandelle) et avec quelques rats qui courent au-dessus du kiosque. Minuit, fin des chants de l’autre côté de la rue.
Volcano Resort
Lundi 27 : 5h : la communauté se réveille et chante avec force et mauvaise sono pendant une demi-heure ; puis les moteurs divers ; mais les oiseaux, mais le beau soleil, mais le Hollandais ravi … Stefan, le propriétaire du Volcano, nous conduit (avec halte à Sawangan et son cimetière aux waruga, tombes anciennes originales) à Tangkoko où nous accueille Léonard qui se fait appeler Leon’. Il fait très chaud à 10h, la végétation est luxuriante. Deux autres touristes. Bord de mer : écume blanche sur sable noir et grosses vagues ; des enfants s’y font rouler. Départ des petits bateaux de pêche. Mike revient déçu de sa sortie ‘tarsiers’ : trop de monde !
Tarsius Homestay
Mardi 28 : lever à 3h 30. A 4 heures nous sommes prêts, Leon aussi, beaucoup plus sérieux que le guide alcoolisé du pauvre Martin qui se joint à nous, suivi par ledit guide !! La jungle est à côté. Tarsiers tout petits et vifs (1/2 h), couscous (aï) un peu loin, famille de toucans, serpent vert, bébés chauves-souris; ficus extraordinaire. Leon cherche et trouve les macaques à tête noire au milieu desquels nous restons une heure. Nous n’avons croisé qu’un couple d’Espagnols avec leur guide et un employé du parc. Nous avons été chanceux. Nous croisons un attelage de bœufs. Petit-déjeuner à 10h 30 et douche. Excellente et abondante cuisine de notre guest house. Sieste. Arrivée d’un couple autrichien. Coucher de soleil sur la mer. Pêcheurs. Et quid pour les deux derniers jours ? Scooter ? Transports publics ? Il n’y en a guère ! Après un échange sympathique avec un jeune couple tchèque, nous nous décidons pour aller à Bunaken, tandis que le couple autrichien renonce à Tomohon.
Tarsius Homestay
Mercredi 29 : sans le temps de souffler entre deux, nous enchaînons un pick up, un vieux bus, un bemo qui nous conduit à 10h au port de Manado pour le tarif normal de 6.000 (il demandait 20.000 !) où nous embarquons pour 200.000 (et non 400000 !) avec des jeunes Indonésiens pour l’île de Bunaken ; un petit bateau à balancier nous conduit à notre resort pour 50.000 (et non 100.000 !). On voit qu’il y a là davantage de touristes ! 11h 45, nous sommes dans notre bungalow propre et coquet dans un jardin soigné. 12h : repas. Horaire parfait !
Daniel’s Homestay
Jeudi 30 : Rencontre d’un couple de Hollandais de notre âge avec qui nous sympathisons aussi. Demain, nous partirons avec les Hollandais. Orage.
Daniel’s Homestay
Vendredi 31 : bateau public avec les Hollandais, même hôtel à Manado. Belle chambre. On a replongé dans les eaux sales du port, les déchets, le trafic, mais dès que l’on a quitté l’endroit touristique, l’on retrouve la gentillesse habituelle des Indonésiens. Nous croiserons peu de touristes à Manado, ville plutôt agréable ; nous dégustons un jus de fruit original, kedondong, au Green Garden, découvrons les centres commerciaux, longeons le front de mer ; un bemo nous transporte au bout de l’avenue, gratis ! Temple chinois sans grand intérêt ; ruelles d’un petit quartier pour rentrer à l’hôtel.
Hotel Istanaku
Samedi 1er novembre :
Dernières roupies à l’aéroport. Nasi goreng et jus de sirsak ou corossol. Silk Air : TB ! On remange ! Vin de France. Une hôtesse me marche légèrement sur le pied ; elle m’offre un petit puzzle d’avion !
SINGAPOUR : c’est différent ! Métro. Nous marchons jusqu’à notre hôtel, plus luxueux. Quartier indien aux maisons colorées. Diwali et ses guirlandes lumineuses. Saris. 2 stations et nous sommes ailleurs : Clarke Quay, moderne mais lourd, cosmopolite et animé, mais clinquant ; en plus, c’est Halloween ! Retour à Little India, jasmin et colliers de fleurs.
Perak Hotel
Dimanche 2 : retour à Clarke Quay : plus personne ! Que des joggers ! Temps moite. 45 minutes de bateau, excellent moyen d’avoir un petit aperçu de Singapour quand on n’a pas le temps. Little India, repas et achat d’épices, puis départ du bus. Et nous voici en MALAISIE, avec des palmiers à huile à l’infini. La route (2 fois 3 voies) est pleine : nous mettons 6 heures au lieu des 4 ½ annoncées. 21h : Orange Pekoe à Kuala Lumpur.
Orange Pekoe GH
Lundi 3 : aquarium sous les Petronas, TB mais ce n’est pas le monde du silence ! Notre seule mais excellente glace du voyage au comptoir Nouvelle-Zélande !
Dans l’avion, une hôtesse contente de parler français nous offre des petits chocolats. 4 heures d’escale à Dubaï dans la nuit, c’est long. Paris : 1h pour que nos sacs arrivent +formalités +trouver le Roissybus + 2h1/2 d’embouteillages = on attrape tout juste notre train malgré les 4 heures de battement !
Ayant bien apprécié les informations du forum sur Sulawesi l'an dernier, j'envoie le CR de mon mari sur notre voyage d'un mois dans cette île en octobre 2014 ( avec beaucoup de retard ! ). Il donne une idée de ce que l'on a le temps de faire et des impressions sur la vie dans cette partie de l'Indonésie. Nous avons beaucoup aimé ce voyage, notre 3ème après Java/Bali en 1999, les Petites Iles de la Sonde en 2005. Nous ne sommes allés ni aux Iles Togian ni dans la région du lac Poso, pourtant prévus au départ.Mais notre voyage avait lieu juste après l'assassinat du guide français en Algérie;nous avons préféré éviter de voyager et randonner dans la région du lac Poso et avons donc modifié notre itinéraire. D'où le retour à Macassar pour prendre l'avion pour Manado, plus de jours en pays Toraja et dans le nord.
Cordialement.
Vulcanie
Jeudi 2 : Arrivée à KL à 9h heure locale, après un vol Emirates via Dubaï. Il fait gris, chaud et humide ; le train rapide et le monorail nous amènent rapidement à notre GH Orange Pekoe dans le Triangle d’Or, quartier de Bukit Bintang. Une soupe, et nous retrouvons cette ville avec plaisir : Chinatown, temples indien et chinois, Masjid Jamek, Merdeka Square : grande place de l’Indépendance ; encore quelques années et les petites maisons n’existeront plus…
Orange Pekoe GH
Vendredi 3 : Monorail, train, avion avec Air Asia : nous voici à Sulawesi, à Macassar. C’est l’Aïd-el-Kébir, ’Fête du Sacrifice’, chacun part dans sa famille : embouteillages monstres ; nous attendons 4 heures la voiture de notre GH ! Et le trajet aéroport-GH passe par un gigantesque carrefour ! Nous arrivons vers 22h. Denis nous a préparé un nasi goreng. Chambre somptueuse.
Elden Homestay
Samedi 4 : Macassar. Taxi. Fort Rotterdam (2 élèves nous interviewent) et son musée. Le quartier chinois n’a guère d’intérêt. Nous testons les ATM, mangeons et prenons un taxi pour le port de Paotere et son quartier des pêcheurs (maisons sur pilotis) ; quelques vieux bateaux bugis mais peu d’activité, 4 mosquées se font concurrence. Taxi. Front de mer (Pantai Losari), belle mosquée moderne : à 16h le soleil est déjà bas. Les petites voitures/boutiques de restauration (fruits et boissons) s’installent. Plein de petites motos ; les enfants jouent ; des guitaristes ; et des demandes pour nous photographier…
Elden Homestay
Dimanche 5 : la fête musulmane et ses manifestations : 1-très tôt, appels à la prière 2-pas de bus : nous partons en voiture avec Denis ; des salines ; peu de campagne sans maisons au bord de la route et 3-abattage familial de bovins Bira : ferry après 3 heures d’attente Ile de Selayar : le gérant de Denis vient nous chercher ; superbes couleurs du couchant sur la mer. Le soir 4-nous sommes invités chez des amis (avec 2 autres touristes, les seuls de l’île !). Au menu de fête, coto Macassar= soupe de tripes de buffle, riz blanc, riz noir et riz en dessert. Petit hôtel sommaire et sympathique à Benteng.
Tinabo Homestay
Lundi 6 : essai d’un scooter. Village de Bitombang à 20km ; maisons perchées ; gens chaleureux ; amandes à sécher. Retour à Benteng pour le repas : difficile de trouver un petit restaurant ouvert ! Nouilles… Après-midi : port et marais salants ; un paludier me passe son ‘râteau’ ultra-léger.
Tinabo Homestay
Mardi 7 : en petit bateau, nous gagnons l’île de Pasi : bain, mer bleue et verte, sables blancs et cocotiers, et … des milliers de bouteilles en plastique ! Pas d’internet. 20h : la ‘policière touristique’ rencontrée à l’office du tourisme vient nous chercher pour boire dans la rue un saraba (coco, gingembre, sucre et eau).
Tinabo Homestay
Mercredi 8 : le bus ramasse ses passagers ; sur le ferry, plein, nous sommes les seuls touristes. A Bira, un peu de stop (payant) et nous grimpons au Sunshine GH (tenu par Gav). Coucher de soleil ; un verre sur la plage ; puis repas (le meilleur jusqu’à présent).
Sunshine Guesthouse
Jeudi 9 : scooter : 2 chantiers navals à Tana Beru puis restau avec terrasse sur la mer et tables basses ; tranquille ; farniente. Balade le long de la plage ; bière et coucher de soleil.
Sunshine Guesthouse
Vendredi 10 : nous découvrons les coqs rieurs. Une petite heure de marche pour gagner Bara Beach ; une petite heure pour revenir.
Sunshine Guesthouse
Samedi 11 : le jovial Tariq dit Eric nous conduit avec sa voiture à Sengkang, de 8 à 14h. Des rizières, quelques-unes vertes ; des mariages ; noix de coco ; cacaoyers ; palmiers ; plaine et collines forment un paysage très asiatique. Et comme ailleurs, les gens veulent être pris en photo. Appartement avec terrasse dans immeuble aux proportions délirantes.
Sengkang : petit tour le long de la rivière, mosquée du quartier, place où les enfants ‘skatent’. Skype impossible : le garçon de la boutique d’en face l’installe pour nous mais il n’y a pas de réseau.
Amira Guesthouse
Dimanche 12 : petit-déjeuner traditionnel (riz, banane, noix de coco dans une feuille de bananier) : sans beaucoup de goût et dense ; on a envie de manger la feuille ! Au marché, les poulets, vivants et morts, sont à côté des tissus brodés. Anton/Antoine, notre hôtelier nous invite au mariage de sa nièce, divorcée, avec un divorcé ; les divorces sont nombreux. On mange (desserts, viandes). On congratule. On remange… Grande promenade, de 14h 30 à 17h, dans les villages autour de la grande rizière verte. Tout l’espace sonore est occupé par les mosquées, concurrentes, concertantes et cacophoniques, interrompues par les innombrables Hello, Mister ! Nous sommes invités dans une maison à prendre le thé et les gâteaux colorés ! Déjà prêts pour le mariage du lendemain. Discussion avec Anton qui rêve d’épouser une Française, active et intelligente ; c’est vraiment un personnage chaleureux et tonique !
Amira Guesthouse
Lundi 13 : 7h 30, nous prenons un bateau long et étroit qui remonte la rivière jusqu’au lac Tempé ; les gens lavent, se lavent, pêchent ou vendent leur poisson. Sur le lac, oiseaux et maisons flottantes ; nous passons un moment dans l’une d’elles ; thé et bananes frites. Au retour, tour de marché avec Alu le factotum qui connaît tout le monde ; c’est son quartier ; thé, gâteaux et bananes chez lui. Puis fabrique et magasin de soie ; passons ! Retour à l’hôtel à 13h 30. Je cause avec Anton, sollicité pour être le futur maire de la ville (40.000 habitants)! Passe une femme voilée de noir : il n’aime pas ça du tout, lui qui est très pieux. Un jus de ‘jackfruit’ et de la bonne musique (blues et rock).
Amira Guesthouse
Mardi 14 : petit-déjeuner délicieux : sorte de crème aux œufs, noix de coco et banane ; recette familiale. Nous quittons Sengkang. 200 km dans un kijang, transport collectif avec multiples arrêts pour chercher des clients. Quelques rizières vertes et maisons le long de la route ; on s’approche de montagnes. Changement à Palopo (hommes moins sympathiques dans la gare routière) ; sate, petites brochettes. 14-16h : 2 heures pour 55 km ; route très fréquentée, sinueuse ; montée dans la forêt primaire et l’on débouche sur des villages toraja avec leurs maisons et leurs greniers aux toits si particuliers. Les églises ont remplacé les mosquées. A Rantepao, le kijang (11 personnes au lieu de 8) nous dépose dans la cour de l’hôtel, havre de paix avec son petit jardin.
Wisma Maria I
Mercredi 15 : ni muezzin ni cloches mais un poulailler actif ! Nous prenons comme guide Johny qui a sa base à notre GH. Il nous plaît bien, à juste titre ; son anglais est clair ; il se révèlera sérieux et discret. Nous parlerons, chanterons et nous tairons ensemble. A scooter, il nous amène à une première journée de funérailles, importantes, où nous sommes les seuls touristes. Impressionnant ! En arrivant, nos scooters glissent sur les peaux de buffles récemment tués ! Le cercueil coloré du mort (riche fermier) depuis 3 mois est exposé à l’étage ; les invités, précédés par des musiciens, arrivent (plusieurs dizaines) avec des cochons ficelés (avec un petit mot de condoléances), parfois un buffle; des hommes, en tenue, dansent en cercle très lentement et de façon très répétitive ; la famille les accueille dans une tribune réservée, avec les petits-enfants du mort en costume traditionnel, tout excités, et leur offre thé, cigarettes et gâteaux ; la famille repart, le groupe accueilli gagne son estrade réservée et numérotée (de 1 à 20 environ) ; et cela recommence … Au total 1.500 invités environ et des dizaines de cochons. Au centre de la place, restes de 3 buffles : la viande est distribuée à la volée dans la poussière aux invités qui ont regagné leur place, avec les commentaires du maître de cérémonie qui parle dans un micro style boxe ou foot ! On nous sert café, lait, sucre, petits gâteaux au riz et sucre, très bons. Tout le monde est en noir (du moins en partie) ; les hommes ont une chemise bariolée dans les beiges/jaunes/bruns. Les cochons sont tués derrière les estrades, discrètement, sans bruit ! Des amis se retrouvent et boivent de l’alcool de palme, apporté dans des bidons. Tous les hommes fument. Cuisson du pa’piong. Des enfants rentrent de l’école…3 touristes seulement nous ont rejoints. Sacrifice rapide et efficace d’un buffle : pas un meuglement ! Puis boucherie en plein air… Et toujours des familles qui arrivent avec leurs cochons ficelés… Nous repartons : le vert de la rizière fait du bien ! Route/chemin de montagne ; c’est quasiment du trial ! Belles vues sur les rizières, traversée de villages. Tombes dans le rocher avec ‘statues’ et brancards pour porter les morts. Ailleurs, on creuse une nouvelle tombe. Au retour, ça descend ! Arrêt pour voir des forgerons. Internet : impression et achat de billets pour Manado avec Lion Air.
Wisma Maria I
Jeudi 16 : banque/money changer/laverie/réservation du bus/sacs pour le trek. 9h 30 : départ du trek avec Johny, en voiture par la même route qu’hier. Puis à pied nous entamons un chemin très escarpé. De vagues toits rouges/rouille comme des bateaux sur les arbres… De petites ou de grandes rizières comme des balcons sur le vide. Quelques maisons isolées et des villages, certains importants. Et nous débouchons sur Limbung, superbe village où nous allons passer la nuit dans une maison traditionnelle. Les greniers sont nombreux, avec leurs motifs traditionnels (géométriques, coqs, buffles …). Les massacres ( !) de buffles s’entassent sur les piliers des maisons. Des femmes et des fillettes pilent ou plutôt égrènent le riz avec des bambous en vue de la semence. Des garçons pêchent, jouent au foot ou avec un bambou à roulette… Cuisson du pa’piong effectuée, c’est à noter, par le fils de la maison. Excellent. Discussion avec Johny : études, travail, argent, propriété, gouvernement … Ciel étoilé.
Limbung Homestay
Vendredi 17 : un couple d’Espagnols, vus la veille. Nous chantons : Beethoven, Dylan, Guantanamera… Le paysage est plus cultivé ; descentes à pic fréquentes. Arrêt chez une femme qui fabrique des nattes. Retour à 14h. Il fait très chaud.
Wisma Maria I
Samedi 18 : scooter. 1-Londa : falaise avec cercueils et statues au balcon. Personne. Petit cirque vert. 2-Lemo : le site le plus touristique ; habits neufs des statues (tau tau) et 3 greniers couverts d’herbe. 3 et 4- grotte près de rizière, tau tau et crânes, et tau tau blancs sur une grande falaise qui domine le village. 5-arbre aux bébés. Nous arrivons trop tard pour des combats de buffles (funérailles) qui rentrent paisiblement.
Wisma Maria I
Dimanche 19 : les coqs et les Indonésiens qui partent au marché nous réveillent. Scooter. Marché aux buffles et marché à tout, plein de monde et …beaucoup de touristes ! Nanggala : village aux 11 greniers alignés en demi-cercle et 5 maisons devant. Arbre garni de grosses chauves-souris, en plein soleil ! Le gardien du site nous invite et nous fait à manger pour quelques roupies ; à la télé, le grand prix de moto de Melbourne. Sur la route de retour, d’autres tau tau. 15h 30 chez nous ; la jeune fille nous offre un excellent jus de tamarillo. Seuls dans le jardin. Pas longtemps ! Des Indonésiens sympathiques mais bruyants … Cantiques des Pentecôtistes voisins.
Wisma Maria I
Lundi 20 : scooter. A nouveau vers le nord, plus beau et plus escarpé. Palawa : 15 greniers et 11 maisons alignés face à face ; très bel ensemble, peut-être le plus beau, mais aussi le plus triste, délabré, sans vie ; les habitants vivent derrière et sollicitent les rares acheteurs. Belle route. Une inhumation : office traditionnel, beaux costumes et corbillard décoré. A Batutumonga, nous retournons au restaurant touristique Mentirotiku avec belle vue et retrouvons deux couples de jeunes Hollandais et Allemands. Retour : petits mégalithes. L’ATM fonctionne une fois sur deux. 16h : jardin. Laverie ; Jacob (guide dont nous connaissions le nom) me demande de venir le lendemain dans sa classe pour l’aider dans son enseignement de l’anglais ! Plus d’une demi-heure de scooter dans les rizières, dans les villages perdus et les routes invraisemblables. Maison traditionnelle et bordélique, où il héberge des touristes pour les treks ! Je rencontre les filles de sa ‘classe’. Retour de nuit !!
Wisma Maria I
Mardi 21 : Scooter. Karasik : mégalithes ; puis belle route dans les rizières ; arrêt dans Siguntu, un hameau (3 greniers et 3 maisons) en très bel état, où vit une famille. Restaurant touristique (seuls !) très bien situé ; terrasse aérée et belle vue sur rizière et montagne. Pour finir, le bel ensemble (le plus ancien) de Ke’te Kesu, où se prépare un festival. Nécropole dans la falaise. Retour au jardin ! Refaisons les sacs ! Dernier repas dans notre sympathique restaurant (brochettes).
Wisma Maria I
Mercredi 22 : Un Indonésien réveillé réveille ! 9-18h : bus confortable. Très vite disparaissent les camions pleins d’invités à des funérailles, les églises, les buffles, les rizières et les toitures du pays Toraja. Voici les mosquées et les voiles. Route très escarpée, avec des maisons tout le long. Puis le relief est plus plat et le paysage plus banal. Puis c’est la mer avec une plaine côtière étroite ; la montagne commence brusquement tout près. 9 heures pour 350km dont une pour les 20 derniers! Embouteillages et arrêts à la demande. Macassar. Taxi. Nous retrouvons notre belle chambre confortable.
Elden Homestay
Jeudi 23 : Elty, la femme de Denis nous offre une spécialité de Manado, un gâteau, flan à la noix de coco. Taxi (1h), avion (1h).Aéroport de Manado : comment aller à la gare routière, taxi ? 100.000 roupies, bemo bondé ? 12.000 ; finalement un bus où nous ne sommes que 4 pour 40.000 (1 heure) ; la ville nous semble verte et propre, ça balaie partout ! Nous sautons dans un bus local pour Tomohon. Embouteillages. La route monte en lacets dans la forêt. Tomohon : Volcano Resort, ses pavillons en bois, rustiques et charmants, dans un jardin soigné. Panne d’électricité ; pas de petit restau aux alentours ; retour au Volcano : bon mie goreng sur l’îlot éclairé à la bougie. Grenouilles. Une chorale proche force sur les sanctus et les alleluia !
Volcano Resort
Vendredi 24 : réveil à 5h par les chants religieux ! Il fait un peu plus frais. Levés à 6h : beau soleil ; beaucoup d’oiseaux. Bemo, autre bemo, une heure de marche puis des marches ; nous arrivons au cratère du Gunung Mahawu ; ma vue baisse-t-elle ? En tout cas, il n’y a pas le feu au lac puisqu’il a disparu, évaporé ! Quelques touristes, étrangers et locaux. Descente à pied ; nous ratons un bemo à quelques minutes près ; 6 km ; un bemo nous prend enfin, pour quelques centaines de mètres ! Sans attendre, nous montons dans un bemo avec pluie d’orage et dans un second avec autre pluie d’orage ! Tiens ! Des zébus ! Bord du lac Tondano : pêcheurs et maisons sur pilotis, mais nous sommes loin des bons restaurants annoncés ; un grand complexe vide, sans poulet ni Sprite ; allez ! Nouilles ou riz ? 2 bemos pour revenir. Ramboutans et mangoustans achetés au marché ; promenade dans Tomohon ; boulangerie hollandaise (muffins et thé vert médicamenteux). Dans la ville, calèches avec de petits chevaux comme en Malaisie. Nous sommes au Volcano à 17h 30, il fait nuit. Nouilles ou riz ? Repas à 18h sur l’îlot.
Volcano Resort
Samedi 25 : le marché va nous permettre de varier le menu : chauves-souris prêtes à cuire, rats en brochette ou chiens préparés à la demande, comme des poulets en cage. Petits joueurs, nous optons pour les bananes frites au fromage ou au chocolat… En bemo au lac Linau, beaux verts et soufre, fumerolles. Impossible d’en faire le tour, ni d’un côté, ni de l’autre. Il pleuviote. Nous cherchons en vain les hot springs. Au retour, Internet fermé. Nous sommes rentrés pour le thé à 15h ! Une sorte de karaoké religieux dans la communauté protestante vraiment très proche.
Volcano Resort
Dimanche 26 : très beau soleil. Nous allons à pied au pied du volcan Lokon, mais la montée en est interdite. A 9h 30, il fait déjà très chaud. Une petite moto pour nous rendre à une chute d’eau ; le site n’est plus du tout fréquenté ; l’endroit est pourtant luxuriant. Tout est fermé le dimanche. Nous rentrons à Tomohon déguster une pizza (si !) et un excellent jus d’orange. Au Volcano, il pleuviote à 15h. Arrivée d’un cycliste hollandais pas jeune et peu banal. Nous mangeons avec lui (à la chandelle) et avec quelques rats qui courent au-dessus du kiosque. Minuit, fin des chants de l’autre côté de la rue.
Volcano Resort
Lundi 27 : 5h : la communauté se réveille et chante avec force et mauvaise sono pendant une demi-heure ; puis les moteurs divers ; mais les oiseaux, mais le beau soleil, mais le Hollandais ravi … Stefan, le propriétaire du Volcano, nous conduit (avec halte à Sawangan et son cimetière aux waruga, tombes anciennes originales) à Tangkoko où nous accueille Léonard qui se fait appeler Leon’. Il fait très chaud à 10h, la végétation est luxuriante. Deux autres touristes. Bord de mer : écume blanche sur sable noir et grosses vagues ; des enfants s’y font rouler. Départ des petits bateaux de pêche. Mike revient déçu de sa sortie ‘tarsiers’ : trop de monde !
Tarsius Homestay
Mardi 28 : lever à 3h 30. A 4 heures nous sommes prêts, Leon aussi, beaucoup plus sérieux que le guide alcoolisé du pauvre Martin qui se joint à nous, suivi par ledit guide !! La jungle est à côté. Tarsiers tout petits et vifs (1/2 h), couscous (aï) un peu loin, famille de toucans, serpent vert, bébés chauves-souris; ficus extraordinaire. Leon cherche et trouve les macaques à tête noire au milieu desquels nous restons une heure. Nous n’avons croisé qu’un couple d’Espagnols avec leur guide et un employé du parc. Nous avons été chanceux. Nous croisons un attelage de bœufs. Petit-déjeuner à 10h 30 et douche. Excellente et abondante cuisine de notre guest house. Sieste. Arrivée d’un couple autrichien. Coucher de soleil sur la mer. Pêcheurs. Et quid pour les deux derniers jours ? Scooter ? Transports publics ? Il n’y en a guère ! Après un échange sympathique avec un jeune couple tchèque, nous nous décidons pour aller à Bunaken, tandis que le couple autrichien renonce à Tomohon.
Tarsius Homestay
Mercredi 29 : sans le temps de souffler entre deux, nous enchaînons un pick up, un vieux bus, un bemo qui nous conduit à 10h au port de Manado pour le tarif normal de 6.000 (il demandait 20.000 !) où nous embarquons pour 200.000 (et non 400000 !) avec des jeunes Indonésiens pour l’île de Bunaken ; un petit bateau à balancier nous conduit à notre resort pour 50.000 (et non 100.000 !). On voit qu’il y a là davantage de touristes ! 11h 45, nous sommes dans notre bungalow propre et coquet dans un jardin soigné. 12h : repas. Horaire parfait !
Daniel’s Homestay
Jeudi 30 : Rencontre d’un couple de Hollandais de notre âge avec qui nous sympathisons aussi. Demain, nous partirons avec les Hollandais. Orage.
Daniel’s Homestay
Vendredi 31 : bateau public avec les Hollandais, même hôtel à Manado. Belle chambre. On a replongé dans les eaux sales du port, les déchets, le trafic, mais dès que l’on a quitté l’endroit touristique, l’on retrouve la gentillesse habituelle des Indonésiens. Nous croiserons peu de touristes à Manado, ville plutôt agréable ; nous dégustons un jus de fruit original, kedondong, au Green Garden, découvrons les centres commerciaux, longeons le front de mer ; un bemo nous transporte au bout de l’avenue, gratis ! Temple chinois sans grand intérêt ; ruelles d’un petit quartier pour rentrer à l’hôtel.
Hotel Istanaku
Samedi 1er novembre :
Dernières roupies à l’aéroport. Nasi goreng et jus de sirsak ou corossol. Silk Air : TB ! On remange ! Vin de France. Une hôtesse me marche légèrement sur le pied ; elle m’offre un petit puzzle d’avion !
SINGAPOUR : c’est différent ! Métro. Nous marchons jusqu’à notre hôtel, plus luxueux. Quartier indien aux maisons colorées. Diwali et ses guirlandes lumineuses. Saris. 2 stations et nous sommes ailleurs : Clarke Quay, moderne mais lourd, cosmopolite et animé, mais clinquant ; en plus, c’est Halloween ! Retour à Little India, jasmin et colliers de fleurs.
Perak Hotel
Dimanche 2 : retour à Clarke Quay : plus personne ! Que des joggers ! Temps moite. 45 minutes de bateau, excellent moyen d’avoir un petit aperçu de Singapour quand on n’a pas le temps. Little India, repas et achat d’épices, puis départ du bus. Et nous voici en MALAISIE, avec des palmiers à huile à l’infini. La route (2 fois 3 voies) est pleine : nous mettons 6 heures au lieu des 4 ½ annoncées. 21h : Orange Pekoe à Kuala Lumpur.
Orange Pekoe GH
Lundi 3 : aquarium sous les Petronas, TB mais ce n’est pas le monde du silence ! Notre seule mais excellente glace du voyage au comptoir Nouvelle-Zélande !
Dans l’avion, une hôtesse contente de parler français nous offre des petits chocolats. 4 heures d’escale à Dubaï dans la nuit, c’est long. Paris : 1h pour que nos sacs arrivent +formalités +trouver le Roissybus + 2h1/2 d’embouteillages = on attrape tout juste notre train malgré les 4 heures de battement !
Que voir en... Pays de la Loire English translation pending
Que voir en Pays de la Loire ?
Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).
Les Pays de la Loire est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de la Loire-Atlantique (44), Maine-et-Loire (49), Mayenne (53), Sarthe (72) et Vendée (85).
1- LOIRE-ATLANTIQUE (44) Ancenis : la troisième sous-préfecture de Loire-Atlantique possède quelques vieux quartiers et une petite forteresse médiévale.Château de Clisson : située dans la commune de Clisson, au sud-est de Nantes, c'est une vaste forteresse médiévale du XIIIe siècle avec encore une partie de ses remparts.Châteaubriant : cette sous-préfecture a un beau château et une vieille-ville où on peut découvrir nombre d'anciennes maisons.Côte de Jade : c'est sous ce nom qu'est désignée la portion de littoral courant de l'estuaire de la Loire jusqu'au département de la Vendée. Outre Pornic, on y retrouve une dizaine d'autres stations balnéaires (La Plaine-sur-Mer, Saint-Michel Chef Chef, Les Moutiers-en-Retz…)Domaine de la Garenne Lemot : à Gétigné, à la limite de la Vendée. Il s'agit d'une propriété du début du XIXe siècle avec un superbe parc-jardin aménagé.Guérande : très belle cité médiévale entourée de remparts. Guérande est aussi connue pour ses marais salants au sud de la ville.La Baule : une station balnéaire plutôt huppée avec sa longue plage, son casino et ses hôtels prestigieux située à l'ouest de Saint-Nazaire. La Bernerie-en-Retz : station balnéaire limitrophe de Pornic. Sa côte est un mélange de plages et de falaises.La Turballe : station de bord de mer située à côté de Guérande. C'est également un port de plaisance et un port de pêche.Le Croisic : petite commune portuaire à l'extrémité de la Presqu'île du Croisic avec de jolis paysages et panoramas notamment sur les marais salants de Guérande. Son littoral jusqu'au Pouliguen, avec ses petites criques et ses rochers, est appelé la "Côte sauvage". Le Pouliguen : limitrophe de La Baule c'est à la fois une station balnéaire, un port de pêche et un port de plaisance.Nantes : la préfecture du département, mais aussi de la région, possède un vieux centre urbain et nombre de beaux édifices.Piriac-sur-Mer : des plages de sable, de galets et des falaises pour cette station du nord du département.Pornic : jolie petite ville en bord de mer avec un vieux port, un château et des plages. Pornichet : station balnéaire limitrophe de La Baule.Saint-Brévin les Pins : station balnéaire de la Côte de Jade séparée de Saint-Nazaire par l'estuaire de la Loire.Saint-Lyphard : dans ce village de la Brière on peut visiter un petit hameau "typique" de la région, Kerhinet, avec ses vieilles maisons aux toits de chaume et son musée.Saint-Nazaire : connue pour son port, ses chantiers navals et son pont, Saint-Nazaire est aussi une sous-préfecture.Saint-Philbert de Grand-Lieu : cette commune des environs de Nantes possède deux centres d'intérêt que sont son lac et sa réserve ornithologique, ainsi qu'une belle abbatiale du IXe siècle.Patrimoine naturel Canal de Nantes à Brest : ce petit canal qui relie les deux villes via le sud de la Bretagne est une attraction touristique. On peut y naviguer (en partie) sur de petits bateaux ou le découvrir à pied ou à vélo le long des chemins de halage.Parc naturel r��gional de Brière : situé au nord de l'estuaire de la Loire, c'est le second plus grand parc naturel français après celui de la Camargue. Il est constitué en grande partie de marais (La Brière) qu'on peut localement découvrir en randonnée ou en barque.Réserve naturelle régionale du Lac de Grand-Lieu : ce lac à quelques kilomètres au sud-ouest de Nantes est une zone ornithologique dans laquelle nichent nombre d'oiseaux.Vallée de l'Erdre : il est possible de faire des promenades en bateau sur cette petite rivière au nord de Nantes.2- MAINE-ET-LOIRE (49)Abbaye de Fontevraud : très belle abbaye royale du XIe siècle construite à côté de Saumur.Angers : la préfecture du Maine-et-Loire est aussi la seconde agglomération des Pays de la Loire. C'est une ville agréable avec son vieux centre et son grand château commencé au XIIIe siècle qui renferme la célèbre tapisserie de l'Apocalypse. Baugé : à l'est d'Angers, Baugé possède un centre-ville avec un grand nombre d'hôtels particuliers et de vieilles maisons, de même qu'un château édifié au XVe siècle.Béhuard : ce joli village, avec ses ruelles et maisons anciennes, est entièrement construit sur une île de la Loire à quelques kilomètres d'Angers. Candé : la bourgade a conservé un vieux quartier autrefois entouré de remparts. Sur son territoire on peut également voir plusieurs moulins, manoirs et petits châteaux.Château de Brézé : un château Renaissance, proche de Saumur, dans la petite commune de Brézé qui abrite d'ailleurs d'autres manoirs.Château de Brissac-Quincé : construit à côté d'Angers entre le XIe et le XVIIe siècle, la forteresse fait partie des Châteaux de la Loire sans forcément être un des plus visités.Château de Montreuil-Bellay : grosse construction médiévale dans la commune du même nom.Château de Montsoreau : en bord de Loire, ce château du XVe siècle est situé dans la commune du même nom connue grâce au roman d'Alexandre Dumas "La dame de Montsoreau".Château du Plessis-Bourré : pas loin d'Angers, c'est un bel édifice du XVe siècle entouré de douves faisant "officiellement" partie des Châteaux de la Loire.Château de Serrant : beau château Renaissance dans la commune de Saint-Georges sur Loire.Cholet : une des sous-préfectures du département.Doué-la-Fontaine : une commune, au sud-ouest de Saumur, connue pour ses caves troglodytes et surtout son zoo qui est parmi les attractions les plus visitées du département.Maulévrier : lacommune à côté de Cholet abrite le plus grand jardin japonais d'Europe aménagé autour d'un château.Pouancé : entre Bretagne et Anjou, c'est une ville close avec son enceinte et son château médiéval.Puy-Notre-Dame : ce village perché du saumurois possède plusieurs vieilles demeures et chapelles, une belle église et un réseau de souterrains qui servit de refuge aux habitants à différentes époques.Rochemenier : petit village troglodytique des environs d'Angers devenu une des principales attractions du département.Saumur : connue pour son célèbre Cadre Noir (école de cavalerie), son vin et accessoirement son château, la ville possède également quelques vieux quartiers.Vallée de la Loire : à travers quatre départements (37, 41, 45, 49) la Vallée de la Loire est classée au patrimoine de l'UNESCO pour ses villes, villages et surtout ses châteaux situés entre Sully-sur-Loire (45) et Chalonnes (49). Patrimoine naturel Corniche Angevine : cette petite route le long de la Loire court de Chalonnes à Rochefort-sur-Loire, au sud-ouest d'Angers. Elle permet de découvrit d'assez jolis panoramas sur la rivière et ses abords. Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine : à la fois sur l'Indre-et-Loire et le Maine-et-Loire ce vaste parc traversé par la Loire est une zone de randonnées.3- MAYENNE (53)Canyon et grottes de Saulges : dans la vallée de l'Erve, à l'est de Laval, l'endroit accueille plusieurs grottes ornées et sites préhistoriques.Château Gontier : une des deux sous-préfectures du département. Jublains : ce village fut autrefois une importante citée romaine. Il abrite de fait un vaste site archéologique avec nombre de témoignages antiques.Lassay-les-Châteaux : la commune au nord de Laval tire son nom de la présence de trois châteaux sur son territoire dont celui de Lassay qui est le plus joli et qui date du XVe siècle.Laval : la préfecture de Mayenne a un petit centre historique avec notamment des maisons à colombages.Mayenne : une sous-préfecture et la seconde ville du département située entre Rennes et Le Mans.Saint-Pierre sur Erve : petit village de caractère avec un assez beau patrimoine architectural aussi bien civil que religieux. Plusieurs grottes préhistoriques de la famille des grottes de Saulges également sur la commune.Sainte-Suzanne : très belle cité médiévale perchée située entre Laval et Le Mans. Elle est labélisée "plus beaux villages de France". Patrimoine naturel Alpes mancelles : à la fois sur la Sarthe, l'Orne et la Mayenne, cette jolie zone vallonnée est en partie située dans le parc Normandie-Maine. On y vient pour les beaux paysages et surtout les possibilités de randonnées, de VTT et de canoë.Parc naturel régional Normandie-Maine : à cheval sur les Pays de la Loire et la Basse-Normandie, le vaste parc est en partie recouvert de forêts parmi lesquelles il est possible de randonner.4- SARTHE (72)Abbaye de l'Epau : belle abbaye cistercienne à côté du Mans située sur la commune d'Yvré-l'Evêque (qui abrite également le parc d'attractions Papéa Parc).Asnières-sur-Vègre : ce village au sud-ouest du Mans a une jolie église aux peintures murales réputées, de même que plusieurs manoirs.Bonnétable : cette commune au nord-est du Mans possède un château, mais est surtout connue localement pour être un point de départ du Chemin de fer touristique de la Sarthe.Château du Lude : forteresse médiévale transformée ensuite en un beau château Renaissance agrémenté de jolis jardins. Il est situé en bordure du Loir, en dessous du Mans.Fresnay sur Sarthe : une cité médiévale des Alpes mancelles avec de belles demeures et un château entouré de remparts.La Ferté Bernard : cette petite agglomération d'environ 10 000 habitants est surnommée la Venise de l'Ouest pour les canaux qui traversent son centre. La Ferté possède également un petit patrimoine médiéval.La Flèche : seconde ville et sous-préfecture du département. La Flèche est d'abord connue pour son zoo qui demeure un des plus importants de France et le premier site visité dans la Sarthe.Le Mans : reconnue avant tout pour son circuit des 24 heures et ses rillettes, la préfecture de la Sarthe n'en possède pas moins une vieille ville avec nombre de témoignages urbains de son passé, allant de l'époque romaine à nos jours en passant par la période médiévale. Montmirail : petite commune avec quelques vieilles maisons et un château dont la construction débuta au XIVe siècle.Sablé-sur-Sarthe : c'est une des "grandes villes" de la Sarthe connue pour l'Abbaye de Solesme située à 2 km et accessoirement pour être la ville de l'ex Premier Ministre François Fillon.Saint-Léonard des Bois : au coeur des Alpes mancelles, le village vit du tourisme vert grâce aux diverses activités nature (rando, VTT, canoë…) proposées dans ses environs.Solesmes : le bourgade près de Sablé-sur-Sarthe est connue pour ses deux abbayes : l'Abbaye Saint-Pierre et l'Abbaye Sainte-Cécile. Patrimoine naturel Alpes mancelles : à la fois sur la Sarthe, l'Orne et la Mayenne cette jolie zone vallonnée est en partie située dans le parc Normandie-Maine. On y vient pour les beaux paysages et surtout les possibilités de randonnées, de VTT et de canoë.Parc naturel régional Normandie-Maine : à cheval sur les Pays de Loire et la Basse-Normandie, le vaste parc est en partie recouvert de forêts parmi lesquelles il est possible de randonner.5- VENDÉE (85)Brétignolles-sur-Mer : station balnéaire avec une longue plage. On y pratique le surf.Château de Tiffauges : cette forteresse du XIe siècle fut autrefois celle de Gilles de Rais. Des spectacles médiévaux y sont organisés régulièrement.Côte des lumières : c'est sous ce nom qu'est désigné le littoral vendéen qui compte une vingtaine de stations balnéaires.Fontenay-le-Comte : la sous-préfecture a un centre historique avec quelques vieux bâtiments.Ile de Noirmoutier : cette île constituée de forêts, de marais salants et de dunes est une destination touristique. On y vient pour les plages, les balades possibles, le château de Noirmoutier et le passage du Gois qui est une voie submersible reliant l'île au continent et qui demeure en quelque sorte la principale attraction de Noirmoutier.Ile d'Yeu : à une vingtaine de kilomètres du continent, l'île vit de la pêche et du tourisme. Elle compte plusieurs phares, quelques édifices historiques et surtout de très beaux paysages où se mélangent plages, dunes, landes et falaises. On peut y randonner.La Barre de Monts : ce village sert avant tout de point de départ aux bateaux pour l'Ile d'Yeu. Un de ses hameaux, Fromentine, est aussi une station balnéaire.La Faute-sur-Mer : dernière station balnéaire au sud du département. Elle est jumelée au petit port voisin de L'Aiguillon-sur-Mer.La Roche-sur-Yon : c'est la préfecture de Vendée.La Tranche-sur-Mer : station de bord de mer très fréquentée en saison et apprécié notamment des surfeurs. Elle est située face à l'Ile de Ré.Le Puy du Fou : aux confins du département, sur la commune des Epesses, c'est le quatrième parc d'attractions à thème de France au niveau fréquentation.Les Herbiers : la "capitale" du bocage vendéen et la troisième ville du département.Les Sables d'Olonne : à la fois un port de pêche, un port de plaisance et une station balnéaire (avec Olonne-sur-Mer) parmi les plus fréquentées en saison.Luçon : cette ville de 10 000 habitants possède un certain patrimoine religieux avec notamment une petite cathédrale gothique.Mallièvre : commune au sud de Cholet avec un certain cachet dû à ses belles maisons de maître et un bâti ancien.Saint-Gilles Croix-de-Vie : à la fois port de pêche, port de plaisance et station balnéaire.Saint-Hilaire de Riez : station balnéaire face à l'Ile d'Yeu. La commune abrite aussi beaucoup de marais salants sur son territoire. Saint-Jean de Monts : une station pas mal fréquentée située juste avant Noirmoutier.Vouvant : ce petit village entouré de quelques remparts médiévaux est classé parmi "les plus beaux villages de France" sans être cependant transcendant comparé à bien d'autres. Il accueille aussi nombre de peintres et de galeries.Patrimoine naturel Baie d'Aiguillon : cette réserve naturelle littorale à la fois en Charente-Maritime et en Vendée est reconnue au niveau ornithologique.Marais poitevin : sur trois départements et deux régions, le Marais poitevin est devenu une zone touristique avec ses promenades en barque, à pied ou à vélo et l'observation des oiseaux.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Loire-Atlantique : Canal de Nantes à Brest; Guérande; Nantes; Parc naturel régional de Brière; Pornic.
Maine-et-Loire : Abbaye de Fontevraud; Angers; Château du Plessis-Bourré; Rochemenier; Vallée de la Loire.
Mayenne : Alpes mancelles; Sainte-Suzanne.
Sarthe : Alpes mancelles; Château du Lude; Le Mans.
Vendée : Château de Tiffauges; Côte des lumières; Ile de Noirmoutier; Ile d'Yeu; Le Puy du Fou; Marais poitevin.
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Les Pays de la Loire est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de la Loire-Atlantique (44), Maine-et-Loire (49), Mayenne (53), Sarthe (72) et Vendée (85).
1- LOIRE-ATLANTIQUE (44) Ancenis : la troisième sous-préfecture de Loire-Atlantique possède quelques vieux quartiers et une petite forteresse médiévale.Château de Clisson : située dans la commune de Clisson, au sud-est de Nantes, c'est une vaste forteresse médiévale du XIIIe siècle avec encore une partie de ses remparts.Châteaubriant : cette sous-préfecture a un beau château et une vieille-ville où on peut découvrir nombre d'anciennes maisons.Côte de Jade : c'est sous ce nom qu'est désignée la portion de littoral courant de l'estuaire de la Loire jusqu'au département de la Vendée. Outre Pornic, on y retrouve une dizaine d'autres stations balnéaires (La Plaine-sur-Mer, Saint-Michel Chef Chef, Les Moutiers-en-Retz…)Domaine de la Garenne Lemot : à Gétigné, à la limite de la Vendée. Il s'agit d'une propriété du début du XIXe siècle avec un superbe parc-jardin aménagé.Guérande : très belle cité médiévale entourée de remparts. Guérande est aussi connue pour ses marais salants au sud de la ville.La Baule : une station balnéaire plutôt huppée avec sa longue plage, son casino et ses hôtels prestigieux située à l'ouest de Saint-Nazaire. La Bernerie-en-Retz : station balnéaire limitrophe de Pornic. Sa côte est un mélange de plages et de falaises.La Turballe : station de bord de mer située à côté de Guérande. C'est également un port de plaisance et un port de pêche.Le Croisic : petite commune portuaire à l'extrémité de la Presqu'île du Croisic avec de jolis paysages et panoramas notamment sur les marais salants de Guérande. Son littoral jusqu'au Pouliguen, avec ses petites criques et ses rochers, est appelé la "Côte sauvage". Le Pouliguen : limitrophe de La Baule c'est à la fois une station balnéaire, un port de pêche et un port de plaisance.Nantes : la préfecture du département, mais aussi de la région, possède un vieux centre urbain et nombre de beaux édifices.Piriac-sur-Mer : des plages de sable, de galets et des falaises pour cette station du nord du département.Pornic : jolie petite ville en bord de mer avec un vieux port, un château et des plages. Pornichet : station balnéaire limitrophe de La Baule.Saint-Brévin les Pins : station balnéaire de la Côte de Jade séparée de Saint-Nazaire par l'estuaire de la Loire.Saint-Lyphard : dans ce village de la Brière on peut visiter un petit hameau "typique" de la région, Kerhinet, avec ses vieilles maisons aux toits de chaume et son musée.Saint-Nazaire : connue pour son port, ses chantiers navals et son pont, Saint-Nazaire est aussi une sous-préfecture.Saint-Philbert de Grand-Lieu : cette commune des environs de Nantes possède deux centres d'intérêt que sont son lac et sa réserve ornithologique, ainsi qu'une belle abbatiale du IXe siècle.Patrimoine naturel Canal de Nantes à Brest : ce petit canal qui relie les deux villes via le sud de la Bretagne est une attraction touristique. On peut y naviguer (en partie) sur de petits bateaux ou le découvrir à pied ou à vélo le long des chemins de halage.Parc naturel r��gional de Brière : situé au nord de l'estuaire de la Loire, c'est le second plus grand parc naturel français après celui de la Camargue. Il est constitué en grande partie de marais (La Brière) qu'on peut localement découvrir en randonnée ou en barque.Réserve naturelle régionale du Lac de Grand-Lieu : ce lac à quelques kilomètres au sud-ouest de Nantes est une zone ornithologique dans laquelle nichent nombre d'oiseaux.Vallée de l'Erdre : il est possible de faire des promenades en bateau sur cette petite rivière au nord de Nantes.2- MAINE-ET-LOIRE (49)Abbaye de Fontevraud : très belle abbaye royale du XIe siècle construite à côté de Saumur.Angers : la préfecture du Maine-et-Loire est aussi la seconde agglomération des Pays de la Loire. C'est une ville agréable avec son vieux centre et son grand château commencé au XIIIe siècle qui renferme la célèbre tapisserie de l'Apocalypse. Baugé : à l'est d'Angers, Baugé possède un centre-ville avec un grand nombre d'hôtels particuliers et de vieilles maisons, de même qu'un château édifié au XVe siècle.Béhuard : ce joli village, avec ses ruelles et maisons anciennes, est entièrement construit sur une île de la Loire à quelques kilomètres d'Angers. Candé : la bourgade a conservé un vieux quartier autrefois entouré de remparts. Sur son territoire on peut également voir plusieurs moulins, manoirs et petits châteaux.Château de Brézé : un château Renaissance, proche de Saumur, dans la petite commune de Brézé qui abrite d'ailleurs d'autres manoirs.Château de Brissac-Quincé : construit à côté d'Angers entre le XIe et le XVIIe siècle, la forteresse fait partie des Châteaux de la Loire sans forcément être un des plus visités.Château de Montreuil-Bellay : grosse construction médiévale dans la commune du même nom.Château de Montsoreau : en bord de Loire, ce château du XVe siècle est situé dans la commune du même nom connue grâce au roman d'Alexandre Dumas "La dame de Montsoreau".Château du Plessis-Bourré : pas loin d'Angers, c'est un bel édifice du XVe siècle entouré de douves faisant "officiellement" partie des Châteaux de la Loire.Château de Serrant : beau château Renaissance dans la commune de Saint-Georges sur Loire.Cholet : une des sous-préfectures du département.Doué-la-Fontaine : une commune, au sud-ouest de Saumur, connue pour ses caves troglodytes et surtout son zoo qui est parmi les attractions les plus visitées du département.Maulévrier : lacommune à côté de Cholet abrite le plus grand jardin japonais d'Europe aménagé autour d'un château.Pouancé : entre Bretagne et Anjou, c'est une ville close avec son enceinte et son château médiéval.Puy-Notre-Dame : ce village perché du saumurois possède plusieurs vieilles demeures et chapelles, une belle église et un réseau de souterrains qui servit de refuge aux habitants à différentes époques.Rochemenier : petit village troglodytique des environs d'Angers devenu une des principales attractions du département.Saumur : connue pour son célèbre Cadre Noir (école de cavalerie), son vin et accessoirement son château, la ville possède également quelques vieux quartiers.Vallée de la Loire : à travers quatre départements (37, 41, 45, 49) la Vallée de la Loire est classée au patrimoine de l'UNESCO pour ses villes, villages et surtout ses châteaux situés entre Sully-sur-Loire (45) et Chalonnes (49). Patrimoine naturel Corniche Angevine : cette petite route le long de la Loire court de Chalonnes à Rochefort-sur-Loire, au sud-ouest d'Angers. Elle permet de découvrit d'assez jolis panoramas sur la rivière et ses abords. Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine : à la fois sur l'Indre-et-Loire et le Maine-et-Loire ce vaste parc traversé par la Loire est une zone de randonnées.3- MAYENNE (53)Canyon et grottes de Saulges : dans la vallée de l'Erve, à l'est de Laval, l'endroit accueille plusieurs grottes ornées et sites préhistoriques.Château Gontier : une des deux sous-préfectures du département. Jublains : ce village fut autrefois une importante citée romaine. Il abrite de fait un vaste site archéologique avec nombre de témoignages antiques.Lassay-les-Châteaux : la commune au nord de Laval tire son nom de la présence de trois châteaux sur son territoire dont celui de Lassay qui est le plus joli et qui date du XVe siècle.Laval : la préfecture de Mayenne a un petit centre historique avec notamment des maisons à colombages.Mayenne : une sous-préfecture et la seconde ville du département située entre Rennes et Le Mans.Saint-Pierre sur Erve : petit village de caractère avec un assez beau patrimoine architectural aussi bien civil que religieux. Plusieurs grottes préhistoriques de la famille des grottes de Saulges également sur la commune.Sainte-Suzanne : très belle cité médiévale perchée située entre Laval et Le Mans. Elle est labélisée "plus beaux villages de France". Patrimoine naturel Alpes mancelles : à la fois sur la Sarthe, l'Orne et la Mayenne, cette jolie zone vallonnée est en partie située dans le parc Normandie-Maine. On y vient pour les beaux paysages et surtout les possibilités de randonnées, de VTT et de canoë.Parc naturel régional Normandie-Maine : à cheval sur les Pays de la Loire et la Basse-Normandie, le vaste parc est en partie recouvert de forêts parmi lesquelles il est possible de randonner.4- SARTHE (72)Abbaye de l'Epau : belle abbaye cistercienne à côté du Mans située sur la commune d'Yvré-l'Evêque (qui abrite également le parc d'attractions Papéa Parc).Asnières-sur-Vègre : ce village au sud-ouest du Mans a une jolie église aux peintures murales réputées, de même que plusieurs manoirs.Bonnétable : cette commune au nord-est du Mans possède un château, mais est surtout connue localement pour être un point de départ du Chemin de fer touristique de la Sarthe.Château du Lude : forteresse médiévale transformée ensuite en un beau château Renaissance agrémenté de jolis jardins. Il est situé en bordure du Loir, en dessous du Mans.Fresnay sur Sarthe : une cité médiévale des Alpes mancelles avec de belles demeures et un château entouré de remparts.La Ferté Bernard : cette petite agglomération d'environ 10 000 habitants est surnommée la Venise de l'Ouest pour les canaux qui traversent son centre. La Ferté possède également un petit patrimoine médiéval.La Flèche : seconde ville et sous-préfecture du département. La Flèche est d'abord connue pour son zoo qui demeure un des plus importants de France et le premier site visité dans la Sarthe.Le Mans : reconnue avant tout pour son circuit des 24 heures et ses rillettes, la préfecture de la Sarthe n'en possède pas moins une vieille ville avec nombre de témoignages urbains de son passé, allant de l'époque romaine à nos jours en passant par la période médiévale. Montmirail : petite commune avec quelques vieilles maisons et un château dont la construction débuta au XIVe siècle.Sablé-sur-Sarthe : c'est une des "grandes villes" de la Sarthe connue pour l'Abbaye de Solesme située à 2 km et accessoirement pour être la ville de l'ex Premier Ministre François Fillon.Saint-Léonard des Bois : au coeur des Alpes mancelles, le village vit du tourisme vert grâce aux diverses activités nature (rando, VTT, canoë…) proposées dans ses environs.Solesmes : le bourgade près de Sablé-sur-Sarthe est connue pour ses deux abbayes : l'Abbaye Saint-Pierre et l'Abbaye Sainte-Cécile. Patrimoine naturel Alpes mancelles : à la fois sur la Sarthe, l'Orne et la Mayenne cette jolie zone vallonnée est en partie située dans le parc Normandie-Maine. On y vient pour les beaux paysages et surtout les possibilités de randonnées, de VTT et de canoë.Parc naturel régional Normandie-Maine : à cheval sur les Pays de Loire et la Basse-Normandie, le vaste parc est en partie recouvert de forêts parmi lesquelles il est possible de randonner.5- VENDÉE (85)Brétignolles-sur-Mer : station balnéaire avec une longue plage. On y pratique le surf.Château de Tiffauges : cette forteresse du XIe siècle fut autrefois celle de Gilles de Rais. Des spectacles médiévaux y sont organisés régulièrement.Côte des lumières : c'est sous ce nom qu'est désigné le littoral vendéen qui compte une vingtaine de stations balnéaires.Fontenay-le-Comte : la sous-préfecture a un centre historique avec quelques vieux bâtiments.Ile de Noirmoutier : cette île constituée de forêts, de marais salants et de dunes est une destination touristique. On y vient pour les plages, les balades possibles, le château de Noirmoutier et le passage du Gois qui est une voie submersible reliant l'île au continent et qui demeure en quelque sorte la principale attraction de Noirmoutier.Ile d'Yeu : à une vingtaine de kilomètres du continent, l'île vit de la pêche et du tourisme. Elle compte plusieurs phares, quelques édifices historiques et surtout de très beaux paysages où se mélangent plages, dunes, landes et falaises. On peut y randonner.La Barre de Monts : ce village sert avant tout de point de départ aux bateaux pour l'Ile d'Yeu. Un de ses hameaux, Fromentine, est aussi une station balnéaire.La Faute-sur-Mer : dernière station balnéaire au sud du département. Elle est jumelée au petit port voisin de L'Aiguillon-sur-Mer.La Roche-sur-Yon : c'est la préfecture de Vendée.La Tranche-sur-Mer : station de bord de mer très fréquentée en saison et apprécié notamment des surfeurs. Elle est située face à l'Ile de Ré.Le Puy du Fou : aux confins du département, sur la commune des Epesses, c'est le quatrième parc d'attractions à thème de France au niveau fréquentation.Les Herbiers : la "capitale" du bocage vendéen et la troisième ville du département.Les Sables d'Olonne : à la fois un port de pêche, un port de plaisance et une station balnéaire (avec Olonne-sur-Mer) parmi les plus fréquentées en saison.Luçon : cette ville de 10 000 habitants possède un certain patrimoine religieux avec notamment une petite cathédrale gothique.Mallièvre : commune au sud de Cholet avec un certain cachet dû à ses belles maisons de maître et un bâti ancien.Saint-Gilles Croix-de-Vie : à la fois port de pêche, port de plaisance et station balnéaire.Saint-Hilaire de Riez : station balnéaire face à l'Ile d'Yeu. La commune abrite aussi beaucoup de marais salants sur son territoire. Saint-Jean de Monts : une station pas mal fréquentée située juste avant Noirmoutier.Vouvant : ce petit village entouré de quelques remparts médiévaux est classé parmi "les plus beaux villages de France" sans être cependant transcendant comparé à bien d'autres. Il accueille aussi nombre de peintres et de galeries.Patrimoine naturel Baie d'Aiguillon : cette réserve naturelle littorale à la fois en Charente-Maritime et en Vendée est reconnue au niveau ornithologique.Marais poitevin : sur trois départements et deux régions, le Marais poitevin est devenu une zone touristique avec ses promenades en barque, à pied ou à vélo et l'observation des oiseaux.6- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Loire-Atlantique : Canal de Nantes à Brest; Guérande; Nantes; Parc naturel régional de Brière; Pornic.
Maine-et-Loire : Abbaye de Fontevraud; Angers; Château du Plessis-Bourré; Rochemenier; Vallée de la Loire.
Mayenne : Alpes mancelles; Sainte-Suzanne.
Sarthe : Alpes mancelles; Château du Lude; Le Mans.
Vendée : Château de Tiffauges; Côte des lumières; Ile de Noirmoutier; Ile d'Yeu; Le Puy du Fou; Marais poitevin.
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Retour détaillé d'un "road trip" en camion aménagé en Croatie English translation pending
Bonjour a tous, comme je me sert souvent de ce forum pour préparer mes voyages et glaner de précieuses informations,
a mon tour de vous proposer mon retour d'expérience de trois mois en camions;
trajet:Slovenie, Croatie, Bosnie, Montenegro, Albanie, Grece, Italie Vous pouvez trouver le post n°1 (slovenie) ici: http://voyageforum.com/...n_slovenie_D5708028/
Vous pouvez trouver le post n°3 (Bosnie) ici: http://voyageforum.com/v.f?post=5709269;live=1;
Vous pouvez trouver le post n°4 (Montenegro) ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5709514;live=1;
post n°2:CROATIE
Quelques points a savoir et a prendre en compte:
La monnaie et le Kuna, 1euro = 7,3kunas en septembre 2012 Gasoil a 10,30 kunas a la meme date, apelé ici eurodiesel, pompes noires. Il est souvent plus facile de trouver de la "bonne eau" dans les stations services que dans les cimetieres. TVA a 25% sur tout.Salaire moyen en Croatie: 600euros De trés nombreuses maisons dont la construction n'a jamais été finie ou a l'abandon, la presence potentielle de mines implique de ne jamais aller dans les maisons isolées et a l'abandon. Apartment, zummer, rooms : Partout en croatie on trouve des aparts a louer ou des chambres chez l'habitant, Les gens attendent devant chez eux en agitant des pencartes au passage des touristes ou meme vous interpellent dans la rue pour vous proposer une chambre chez eux si vous voyager avec un gros sac a dos ou une forte dégaine de touriste. Les bieres locales sont la Lasko et la Karlovacko, deux bieres blondes douces a 5degrés qui ont sensiblement le meme gout et qui ressemblent a la Heineken.Dificile de trouver des bieres forte.
Si vous n'aimez pas les allemands, ne pas aller en croatie. Si vous voulez faire de la randonnée, oubliez tout de suite ce pays, le moindre parc naturel avec des sentiers potables est payant.(Qui voudrais payer pour marcher en montagne???) Si vous etes en gros camping car ou en camion pas discret il vous sera trés difficile de vous installer ailleur que dans les "autokamps" payants. Si vous voulez visiter des villes de facons gratuite, oubliez la croatie, la moindre muraille, tour, jardin, voir meme église est payante. Si vous voulez des plages de sables ou le calme, fuyez!ON N'AIME PAS Tous les parcs nationaux payants ( de 40 a 110 kunas) Le nombre d'allemands??? Les centres villes gachés par un nombre allucinant de boutiques a touristes proposants toutes la meme merde made in china L'entrée payante a la moindre muraille, tour. Tout est fait pour que le touriste soit obligé de payer (expl: 45kunas le pont pour rentrer sur l'ile de Krk) Les parkings obligatoires et payants pour les parcs nationaux La broussaille, le maquis, la broussaille, le paysage croate est vraiment vraiment répétitif. L'eau est belle mais les criques sont sales.(Mélange de déchets de touristes et de pécheurs locaux)ON AIME L'etat des routes plutot correctes sauf sur Hvar ( en revanche ils sont radins sur les barrieres de sécurité, parfois plusieurs centaines de metres de vide en sortie des virages) Les prix des ferrys pour les pietons (quelques euros) Le prix des consos en terrasse L'ammenagement dU parc de Plitvice (le plus cher des parc mais un des rares endroits ou on en a pour son argent) Le nombre trés important des boulangerie (1euro la grosse vienoiserie), pain pas tjrs bon. Le bon pain et le bon fromage du pays dans les supermarchés KONZUM. Les automobilistes qui laissent le passage aux touristes (Mais pas la peine d'esperer un signe de la main d'un pieton ou d'un conducteur que l'on laisse passer)
Si vous n'avez que une minute pour lire ce post: les choses a faire absolument: PLITVICE, SIBENIK, SLIT, BIOKOVO, STARIGRAD ET HVAR, DUBROVNIK
Sortez vos cartes, le voyage commence du nord au sud PENINSULE DE L'ISTRIE ROVINJ: trés belle petite ville avec beaucoup de charme.De petites ruelles qui débouchent sur la mer.Un coline coiffée d'une église qui domine la ville en plein centre.
PULA : Grande ville touriste, belle mais un peu gaché par le chantier naval (enfin pour une fois qu'ils vivent d'autre chose que du tourisme on va pas leur reprocher) De belles arenes avec vue sur la mer, c'est original
DE PULA A RIJEKA: route cotiere plus ou moins aérienne, quelques fjord mais gaché pas des installations portuaires.
RIJEKA : Grande ville plutot moche, des barres d'immeubes, des usines... ILE DE KRK Le pont pour rentrer sur l'ile est a péage, premiere surprise de Croatie, 46kunas que l'on ne paye que a l'aller. L'ile n'est en fait qu'un immense ramassi de broussailles et de foret ou les arbres n'exedent pas 5metres. De longues routes de campagne sillonent la broussaille pour ralier les quelques petites villes. L'ile est en train de se develloper et de trés nombreuses maisons sont neuves ou en construction.
Le fromage soit disant exelent ne nous a vraiment pas plu! Il est en vente partout sur le bord des route par des paysans arrétés la avec leurs voiture.Il est soit de chevre, soit de vache et fumé ou non pour les deux variétés.C'est en fait une pate qui n'est pas asser seche a mon gout, on nous l'a proposé a 120kunas le fromage.Vous pouvez sans probleme demander a gouter et acheter ou non.
Krk et punat:Deux petites villes sympa mais ou il n'y a presque rien a faire, il est juste agréable de flaner dans les rues.
Vrbnik: Petite ville cotiere ou l'on accede aprés avoir traverssé une plaine vinicole, c'est trés mignon, sa sent le vin les paysans s'affairent dans leurs petites caves ou dans la rue pour le presser. Les plus belles petites ruelles que l'on ai vu sur l'ile.PLITVICE NATIONAL PARK Tout simplement le plus beau parc de Croatie, le seul ou j'ai été content de payer l'entrée!!
Ce Magnifique parc tout en longueur est composé de 16 lacs plus ou moins grands et de 92cascades sur 300km carrés. On se ballade sur des chemins au bord des lacs et des passerelles en bois trés sympas, un travail collossal d'ammenagement a été fait ici. L'eau et la foret sont magnifique. Je vous conseille de sortir un peu du sentier traditionel, aprés la grande cascade de l'entrée montez au sommet de celle ci et longer le lac du coté ou il y a le moins de monde, vous passerez forcement de l'autre coté(qui est certe plus beau) au retour.Cette option permet d'etre tranquille et offre d'innombrables et magnifiques point de vue en hauteur.
Entrée 110kunas par personne, 80 pour les etudiants, a cela il faut rajouter 7kunas l'heure de parking.Compter 5 a 6 heures pour une visite complete. Il est impossible de se garer ailleur que sur les parking payants une fois sur place en voiture, privilegiez le parking numero un si vous voulez faire la visite complete. Le parking deux se situe au milieu du parc qui a une forme toute en longeur, si vous avez peu de temps ne faites que la deuxieme partie qui est la plus belle mais sa serais trés dommage.
Sur la route principale en depassant le parking 1 en direction de Rakovica, sur la droite une longue route de campagne est parssemée de petites maisons a louer pour les touristes l'été, c'est un bon endroit si vous voulez passer quelques jours dans le coin, c'est aussi le seul endroit ou vous pourrez vous fondre dans la nature pour passer une nuit en camion discretement (17septembre je repete sa dois pas marcher le 15 aout)
Une autre info: des bus circulent depuis Rakovica et Prijeboj (les deux villes les plus proches au sud et au nord), il est possible de venir en bus et de ne pas payer le parking. Une fois sur place a pied, depuis le parking 1 remontez la route sur 100metres en direction du parking 2 (coeur du parc), vous remarquerez que la barriere qui cloture le parc s'arrete bien vite!!! il est alors trés facile de rentrer dans le parc gratuitement. Op, le plus beau parc de croatie gratuit!!!! Le pass de l'entrée vous donne toutefois acces aux navettes en bus et au ferry electrique pour vous déplacer plus vite dans le parc mais c'est tellement mieux a pied. Je vous recomande de ne pas utiliser les navettes en bus duquel on ne voit rien, le ferry electrique qui traversse le plus grand lac est lui en revanche sympa et romantique et evite 1h de marche.Meme en payant l'entrée vous n'avez acces au ferry et au bus qu'une seule fois chaquns.PRESQUE ILE DE PAG Trés beau point de vue sur ce site en regagnant la cote aprés Plitvice , en passant par Gospic. Longue ile trés fine et trés étirée, entierement pelée, pas de haut reliefs, surement le paradi des motos cross si c'est autorisé. Pas plus d'infos car nous n'y somme pas allé.NATINAL PARK DE RAKLENICA (Pas entré car mauvais temps et que l'on est radins) Encore une barriere ou il faut payer pour acceder a la montagne!!!! 40kunas par personne pour acceder a ce grand canyon gaciere qui a l'ai magnifique, surement un paradi pour rendonner, interdit de camper, ouvert 7h a 19h. Ici la montagne de 1700m d'altitude plonge directement dans la mer sur une dizaine de kilometres.C'est le royaume du calcaire touffus de quelques ilots de vegetation basse.VILLE DE NIN (juste avant Zadar) Minuscule ancienne citée médiévale au milieu des marais salants, particulierement calme. Les ruines des fortifications sont en renovation. Il n'y a vraiment pas grand chose a voir MAIS ce lieu m'a plu, coté baie des maisons a touristes font face a la mer avec un certain charme et authentisité.Proche de Zadar, Raklenica et de nombreuse iles c'est surement un endroit génial pour louer une maison pour une semaine de vacance en famille.ZADAR C'est une grande ville agréable.Grande rue principale trés commercante (boutiques a touristes, fringues, glaces et pizzas) Quelques sites archéologiques a ciel ouvert, de belles pierres et colonnes. Un long quai au bord de la mer ou des gens font des longeurs de natation. Les traces de la guerre sont ici relativement visibles, traces de balles sur de nombreuses facades notement.
Et alors la je recommande LE SPOT! Une dizaine de kilometres aprés Zadar en allant vers le sud et avant sukosan au bord de la route mais collé a la mer une longue bande de pin avec une piste au milieu. On peut ici facilement s'installer en camion (c'est d'ailleur l'un des seul endroits de croatie ou l'on était avec d'autres camions) a l'ombre des arbres et a quelques metres de la mer. Le spot se revele trés calme la nuit car trés peu de voiture qui passe finalement.KRKA NATIONAL PARK Une belle galere pour trouver;On s'éloigne en campagne en direction des cascades de Roski (roski slap).De vastes zones ont été dévastées par des incendies cet été.On traversse de grande étendues de vignes.Plus on s'enfonce dans les terres plus les traces de la guerre sont visibles;ennormement de ruines et de maisons abandonnées;il est d'ailleur marrant de lire sur nombreuses d'entres elle quelque chose comme "prodarje se" : a vendre... parfois il ne reste que quelques murs. On tente deux entrées du parc, la premiere a skradinski buk on tente de nous voler 100 kunas pour avoir le droit de garer le camion, c'est en fait le prix de l'entrée par personne au parc. On s'enfonce encore plus dans les terres en direction d'une deuxieme entrée du parc: roski slap, le lieu a l'air magnifique et trés bucolique la encore des agents du parc nous demandent imédiatement de payer pour profiter du site, nous descidons donc de partir.J'ai lu a plusieurs endroits que la ballade est agréable mais qu'il n'y a pas grand chose a voir pour le prix: a verifier.SIBENIK ET TROGIR Deux petites villes trés agréables.Pas trop de touristes a cette période et des coeurs historiques vraiment interressants a visiter.A Sibenik les détails des gravures sur l'église ( des visages de personnages de l'époque) sont vraiments bluffants de réalisme.Les minuscules rues sont passionnantes.Sibenik est un peu plus grand et interressant que Trogir. Trogir quant a elle est une place forte située sur une minuscule ile au milieu d'un bras de mer.L'ambiance y est agréable.Parking gratuit en dépassant la ville, passer sur le pont et tourner a gauche le long des bateaux.SPLIT Parking gratuit au stade ou a la piscine juste a coté et dans les immeubles en face. Split est une ville magnifique! Le coup de coeur de ma compagne! Essayer a tout prix de gagner les hauteurs au dessus du port et des ferry; une ruelle escarpée flanquée de larges marches vous ammene a un point de vue magnifique.C'est le quartier riche de Split, ici les maisons coutent une fortune et la vue sur la ville est totale. Visitez la vieille ville: le palais de Diocletien.C'est en fait tout le coeur historique de la ville, des petites ruelles, de vieilles batisses d'époque derriere les remparts.Les consos aux bars sont a un prix corect: 6euros trois cafés et deux thés.MAKARSKA RIVIERA C'est le nom de la route entre Split et Makarska.De loin la plus belle route cotiere que l'on ai vue en Croatie, les points de vues sont magnifiques.La route est aérienne, les criques s'enchainent sans etre toujours accessibles. Une route a emmprunter a tout prix.ILE DE BRAC Ferry depuis la ville de Makarska a Sumartin: 1heure, 33kunas par personne, on passe a pied pour faire l'ile en stop. Parking gratuit: Le LIDL aprés Makarska en allant vers le sud, 10min du centre a pied. Sur cette ile je suis seulement allé a Bol donc je n'ai pas eu une vision d'ensemble. Route impressionante Sur les 12kilometres qui descendent a Bol.Nous serons hebergé au funky donkey hostel une petite auberge de jeunesse trés trés cool que je recommande fortement, idéal pour rencontrer du monde dans la bonne ambiance, mais pas facile a trouver. Bol est agréable surtout la longue promenade ombragée qui menne a la plage triangulaire.Plusieures petites criques plus tranquilles que la grande plage mais plus ou moins occupées par les écoles de plongées.
VIDOVA GORA: C'est le nom du plus haut sommet de l'ile de Brac et de toutes les iles adriatiques(780m), le départ de la randonnée est bien indiqué au niveau du studenac (grande surface) a l'entrée de bol.Deux heures de montée agréable qui valent largement le coup, la vue est grandiose d'en haut, possibilité de monter en voiture mais je ne sais pas d'ou. Trés belle vue sur l'ile de Hvar.
PLAGE DE BOL: Sensé etre l'attraction principale de l'ile pour ceux qui cherchent le farniente.En fait bien plus petite que le laisse pensser les brochures touristiques la plage en forme de triangle mesure 400metres de coté et est peuplée d'une foret de pin au milieu du triangle.La bande de sable n'exede pas 50metres de large sur toute la longeur de la plage. A noter que ce n'est en aucun cas du sable fin mais de petits galets...certes trés petits mais c'est pas du sable! Une extrémitée de la plage est nudiste. Paradis du kite surf hors saison.BIOKOVO NATIONAL PARK (peu etre la route la plus impressionante et dangeureuse de Croatie) A Makarska vous trouverez un petit local au bout de la rue principale en direction de LIDLaprés les bars avec une carte du parc sur la facade, entrez c'est un point d'information ils donnent des cartes sommaire mais trés utiles( voir indispensables??)
Ce parc est tout simplement magnifique, L'entrée est située sur la N512 aprés Makarska.Une barriere bien indiquée vers 400metres d'altitude marque l'entrée du parc, une seule route de 23km s'éleve jusqu'a 1762metres; debut a l'ombre dans la foret puis trés rapidement la route se retréci et devient de plus en plus impressionnante, parfois plusieurs centaines de metres de vide sous le camion sans meme que les barrieres de sécurité soient permanentes, on arrive sur un magnifique plateau calcaire ou quelques paysans cultivent au fond des dolines de minuscules champs.On continue, la route devient carrement périlleuse, les alentours sont tellements accidentés que les chevaux préferent emprunter la route et froler les voitures en avancant droit sur vous.La route n'a plus qu'une voie avec des zones de dépassement tous les 300metres, on est souvent ammené a faire des marches arrieres plus ou moins risquées pour laisser passer les gens dans l'autre sens. Enfin les 3OO derniers metres de dénivelés sont completement fous, les épingles sont presques trop sérrées pour tourner en camion, des lacets tous les 300metres, la route est tracée dans une falaise calcaire. Arrivé au sommet la vue a 360degres est grandiose sur le parc et toute la cote, les nombreuses iles...D'ici on voit que le parc est une immense zone calcaire ultra valonnée; le décors est original et agréable.
Entrée 40kunas par personne si vous voulez monter avec la voiture.Je ne pense pas que sa soit possible de monter en campingcar; en camion L2H2 sa passe. Posibilitée rando: depuis le village de makar un sentier part dans la falaise et permet d'acceder a un point de vue a 1400m en moins de 3heures.La montée parait presque impossible a cet endroit mais pourtant si il y a bien un chemin.ILE DE HVAR Traverssée en ferry de Drevenik a Sicuraj, Chose trés rare en croatie le parking au fond du port est gratuit! (seulement hors saison??) Ferry 35minutes, 16kunas par pers a pied.
JELSA:Survol rapide de ce petit village touristique organisé autour d'une jolie baie et de deux autocamps, rien de bien passionnant...
STARI GRAD: Voila ce que je suis venu chercher ici!!Une magnifique petite ville autentique, de trés charmantes petites ruelles et le calme!!! Je suis presque seul a me promener dans le dédale de ruelle, les arbres fruitiers débordent de tous les jardins. Trés belle promenade le long du canal qui traversse toute la ville, de belles maisons colorées.
HVAR:La encore une superbe ville qui resemble a stari grad, placée sur une coline escarpée chaque ruelle est une imense rafale d'escalier. c'est plus grand que stari grad et il y a beaucoup plus de monde.Grande place trés touristique prés du port. La montée vers le fort est superbe, d'abord dans des ruelles puis dans un parc sympatiquement arboré. Entrée au fort 25kunas.
Sentier cotier Hvar==>Milna==>Dubovica:ENFIN un petit sentier de rando sympa qui longe la mer, agréable et varié.De belle criques surprises.DUBROVNIK "La perle de l'adriatique" Trés difficile de trouver une place de parking, une grosse partie des parcmetre ont un systeme d'abonement a carte ou par sms, la merde quand on veut payer en monnaie. Du coté du port le parking du Konzum est gratuit si vous faites des courses la bas, on choisi de se garer dans un petit quartier a 30min a pied du centre.
Commencez par visiter l'office de tourisme, ils proposent des pass pour les visites touristiques et les transports en communs qui peuvent etres interessants si vous etes la pour plusieurs jours ou en famille.(pass tourist permetant l'entrée au remparts et a plusieurs musés et les bus: 130kunas par pers, l'entrée des remparts est a 70kunas sans le pass)
Dubrovnik est passionnante, la vieille ville est trés belle, encore plus si vous avez le temps d'attendre la tombée de la nuit pour voir la ville éclairée.
Beau point de vue sur la ville "comme si vous etiez sur les remparts" en cherchant le musée marin, oui oui n'esitez pas a monter les escaliers c'est la haut.
La grande rue est bondée meme en octobre
Voila pour mon recit de voyage en Croatie
En résumé, de belles villes mais il faut pas etre radin, de beaux parcs nationaux, des belles iles malgrés l'aspect un peu répétitif du paysage, de belles criques mais pas tjrs propres.
Je suis pret a repondre a vos questions si besoin.
byebye
trajet:Slovenie, Croatie, Bosnie, Montenegro, Albanie, Grece, Italie Vous pouvez trouver le post n°1 (slovenie) ici: http://voyageforum.com/...n_slovenie_D5708028/
Vous pouvez trouver le post n°3 (Bosnie) ici: http://voyageforum.com/v.f?post=5709269;live=1;
Vous pouvez trouver le post n°4 (Montenegro) ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5709514;live=1;
post n°2:CROATIE
Quelques points a savoir et a prendre en compte:
La monnaie et le Kuna, 1euro = 7,3kunas en septembre 2012 Gasoil a 10,30 kunas a la meme date, apelé ici eurodiesel, pompes noires. Il est souvent plus facile de trouver de la "bonne eau" dans les stations services que dans les cimetieres. TVA a 25% sur tout.Salaire moyen en Croatie: 600euros De trés nombreuses maisons dont la construction n'a jamais été finie ou a l'abandon, la presence potentielle de mines implique de ne jamais aller dans les maisons isolées et a l'abandon. Apartment, zummer, rooms : Partout en croatie on trouve des aparts a louer ou des chambres chez l'habitant, Les gens attendent devant chez eux en agitant des pencartes au passage des touristes ou meme vous interpellent dans la rue pour vous proposer une chambre chez eux si vous voyager avec un gros sac a dos ou une forte dégaine de touriste. Les bieres locales sont la Lasko et la Karlovacko, deux bieres blondes douces a 5degrés qui ont sensiblement le meme gout et qui ressemblent a la Heineken.Dificile de trouver des bieres forte.
Si vous n'aimez pas les allemands, ne pas aller en croatie. Si vous voulez faire de la randonnée, oubliez tout de suite ce pays, le moindre parc naturel avec des sentiers potables est payant.(Qui voudrais payer pour marcher en montagne???) Si vous etes en gros camping car ou en camion pas discret il vous sera trés difficile de vous installer ailleur que dans les "autokamps" payants. Si vous voulez visiter des villes de facons gratuite, oubliez la croatie, la moindre muraille, tour, jardin, voir meme église est payante. Si vous voulez des plages de sables ou le calme, fuyez!ON N'AIME PAS Tous les parcs nationaux payants ( de 40 a 110 kunas) Le nombre d'allemands??? Les centres villes gachés par un nombre allucinant de boutiques a touristes proposants toutes la meme merde made in china L'entrée payante a la moindre muraille, tour. Tout est fait pour que le touriste soit obligé de payer (expl: 45kunas le pont pour rentrer sur l'ile de Krk) Les parkings obligatoires et payants pour les parcs nationaux La broussaille, le maquis, la broussaille, le paysage croate est vraiment vraiment répétitif. L'eau est belle mais les criques sont sales.(Mélange de déchets de touristes et de pécheurs locaux)ON AIME L'etat des routes plutot correctes sauf sur Hvar ( en revanche ils sont radins sur les barrieres de sécurité, parfois plusieurs centaines de metres de vide en sortie des virages) Les prix des ferrys pour les pietons (quelques euros) Le prix des consos en terrasse L'ammenagement dU parc de Plitvice (le plus cher des parc mais un des rares endroits ou on en a pour son argent) Le nombre trés important des boulangerie (1euro la grosse vienoiserie), pain pas tjrs bon. Le bon pain et le bon fromage du pays dans les supermarchés KONZUM. Les automobilistes qui laissent le passage aux touristes (Mais pas la peine d'esperer un signe de la main d'un pieton ou d'un conducteur que l'on laisse passer)
Si vous n'avez que une minute pour lire ce post: les choses a faire absolument: PLITVICE, SIBENIK, SLIT, BIOKOVO, STARIGRAD ET HVAR, DUBROVNIK
Sortez vos cartes, le voyage commence du nord au sud PENINSULE DE L'ISTRIE ROVINJ: trés belle petite ville avec beaucoup de charme.De petites ruelles qui débouchent sur la mer.Un coline coiffée d'une église qui domine la ville en plein centre.
PULA : Grande ville touriste, belle mais un peu gaché par le chantier naval (enfin pour une fois qu'ils vivent d'autre chose que du tourisme on va pas leur reprocher) De belles arenes avec vue sur la mer, c'est original
DE PULA A RIJEKA: route cotiere plus ou moins aérienne, quelques fjord mais gaché pas des installations portuaires.
RIJEKA : Grande ville plutot moche, des barres d'immeubes, des usines... ILE DE KRK Le pont pour rentrer sur l'ile est a péage, premiere surprise de Croatie, 46kunas que l'on ne paye que a l'aller. L'ile n'est en fait qu'un immense ramassi de broussailles et de foret ou les arbres n'exedent pas 5metres. De longues routes de campagne sillonent la broussaille pour ralier les quelques petites villes. L'ile est en train de se develloper et de trés nombreuses maisons sont neuves ou en construction.
Le fromage soit disant exelent ne nous a vraiment pas plu! Il est en vente partout sur le bord des route par des paysans arrétés la avec leurs voiture.Il est soit de chevre, soit de vache et fumé ou non pour les deux variétés.C'est en fait une pate qui n'est pas asser seche a mon gout, on nous l'a proposé a 120kunas le fromage.Vous pouvez sans probleme demander a gouter et acheter ou non.
Krk et punat:Deux petites villes sympa mais ou il n'y a presque rien a faire, il est juste agréable de flaner dans les rues.
Vrbnik: Petite ville cotiere ou l'on accede aprés avoir traverssé une plaine vinicole, c'est trés mignon, sa sent le vin les paysans s'affairent dans leurs petites caves ou dans la rue pour le presser. Les plus belles petites ruelles que l'on ai vu sur l'ile.PLITVICE NATIONAL PARK Tout simplement le plus beau parc de Croatie, le seul ou j'ai été content de payer l'entrée!!
Ce Magnifique parc tout en longueur est composé de 16 lacs plus ou moins grands et de 92cascades sur 300km carrés. On se ballade sur des chemins au bord des lacs et des passerelles en bois trés sympas, un travail collossal d'ammenagement a été fait ici. L'eau et la foret sont magnifique. Je vous conseille de sortir un peu du sentier traditionel, aprés la grande cascade de l'entrée montez au sommet de celle ci et longer le lac du coté ou il y a le moins de monde, vous passerez forcement de l'autre coté(qui est certe plus beau) au retour.Cette option permet d'etre tranquille et offre d'innombrables et magnifiques point de vue en hauteur.
Entrée 110kunas par personne, 80 pour les etudiants, a cela il faut rajouter 7kunas l'heure de parking.Compter 5 a 6 heures pour une visite complete. Il est impossible de se garer ailleur que sur les parking payants une fois sur place en voiture, privilegiez le parking numero un si vous voulez faire la visite complete. Le parking deux se situe au milieu du parc qui a une forme toute en longeur, si vous avez peu de temps ne faites que la deuxieme partie qui est la plus belle mais sa serais trés dommage.
Sur la route principale en depassant le parking 1 en direction de Rakovica, sur la droite une longue route de campagne est parssemée de petites maisons a louer pour les touristes l'été, c'est un bon endroit si vous voulez passer quelques jours dans le coin, c'est aussi le seul endroit ou vous pourrez vous fondre dans la nature pour passer une nuit en camion discretement (17septembre je repete sa dois pas marcher le 15 aout)
Une autre info: des bus circulent depuis Rakovica et Prijeboj (les deux villes les plus proches au sud et au nord), il est possible de venir en bus et de ne pas payer le parking. Une fois sur place a pied, depuis le parking 1 remontez la route sur 100metres en direction du parking 2 (coeur du parc), vous remarquerez que la barriere qui cloture le parc s'arrete bien vite!!! il est alors trés facile de rentrer dans le parc gratuitement. Op, le plus beau parc de croatie gratuit!!!! Le pass de l'entrée vous donne toutefois acces aux navettes en bus et au ferry electrique pour vous déplacer plus vite dans le parc mais c'est tellement mieux a pied. Je vous recomande de ne pas utiliser les navettes en bus duquel on ne voit rien, le ferry electrique qui traversse le plus grand lac est lui en revanche sympa et romantique et evite 1h de marche.Meme en payant l'entrée vous n'avez acces au ferry et au bus qu'une seule fois chaquns.PRESQUE ILE DE PAG Trés beau point de vue sur ce site en regagnant la cote aprés Plitvice , en passant par Gospic. Longue ile trés fine et trés étirée, entierement pelée, pas de haut reliefs, surement le paradi des motos cross si c'est autorisé. Pas plus d'infos car nous n'y somme pas allé.NATINAL PARK DE RAKLENICA (Pas entré car mauvais temps et que l'on est radins) Encore une barriere ou il faut payer pour acceder a la montagne!!!! 40kunas par personne pour acceder a ce grand canyon gaciere qui a l'ai magnifique, surement un paradi pour rendonner, interdit de camper, ouvert 7h a 19h. Ici la montagne de 1700m d'altitude plonge directement dans la mer sur une dizaine de kilometres.C'est le royaume du calcaire touffus de quelques ilots de vegetation basse.VILLE DE NIN (juste avant Zadar) Minuscule ancienne citée médiévale au milieu des marais salants, particulierement calme. Les ruines des fortifications sont en renovation. Il n'y a vraiment pas grand chose a voir MAIS ce lieu m'a plu, coté baie des maisons a touristes font face a la mer avec un certain charme et authentisité.Proche de Zadar, Raklenica et de nombreuse iles c'est surement un endroit génial pour louer une maison pour une semaine de vacance en famille.ZADAR C'est une grande ville agréable.Grande rue principale trés commercante (boutiques a touristes, fringues, glaces et pizzas) Quelques sites archéologiques a ciel ouvert, de belles pierres et colonnes. Un long quai au bord de la mer ou des gens font des longeurs de natation. Les traces de la guerre sont ici relativement visibles, traces de balles sur de nombreuses facades notement.
Et alors la je recommande LE SPOT! Une dizaine de kilometres aprés Zadar en allant vers le sud et avant sukosan au bord de la route mais collé a la mer une longue bande de pin avec une piste au milieu. On peut ici facilement s'installer en camion (c'est d'ailleur l'un des seul endroits de croatie ou l'on était avec d'autres camions) a l'ombre des arbres et a quelques metres de la mer. Le spot se revele trés calme la nuit car trés peu de voiture qui passe finalement.KRKA NATIONAL PARK Une belle galere pour trouver;On s'éloigne en campagne en direction des cascades de Roski (roski slap).De vastes zones ont été dévastées par des incendies cet été.On traversse de grande étendues de vignes.Plus on s'enfonce dans les terres plus les traces de la guerre sont visibles;ennormement de ruines et de maisons abandonnées;il est d'ailleur marrant de lire sur nombreuses d'entres elle quelque chose comme "prodarje se" : a vendre... parfois il ne reste que quelques murs. On tente deux entrées du parc, la premiere a skradinski buk on tente de nous voler 100 kunas pour avoir le droit de garer le camion, c'est en fait le prix de l'entrée par personne au parc. On s'enfonce encore plus dans les terres en direction d'une deuxieme entrée du parc: roski slap, le lieu a l'air magnifique et trés bucolique la encore des agents du parc nous demandent imédiatement de payer pour profiter du site, nous descidons donc de partir.J'ai lu a plusieurs endroits que la ballade est agréable mais qu'il n'y a pas grand chose a voir pour le prix: a verifier.SIBENIK ET TROGIR Deux petites villes trés agréables.Pas trop de touristes a cette période et des coeurs historiques vraiment interressants a visiter.A Sibenik les détails des gravures sur l'église ( des visages de personnages de l'époque) sont vraiments bluffants de réalisme.Les minuscules rues sont passionnantes.Sibenik est un peu plus grand et interressant que Trogir. Trogir quant a elle est une place forte située sur une minuscule ile au milieu d'un bras de mer.L'ambiance y est agréable.Parking gratuit en dépassant la ville, passer sur le pont et tourner a gauche le long des bateaux.SPLIT Parking gratuit au stade ou a la piscine juste a coté et dans les immeubles en face. Split est une ville magnifique! Le coup de coeur de ma compagne! Essayer a tout prix de gagner les hauteurs au dessus du port et des ferry; une ruelle escarpée flanquée de larges marches vous ammene a un point de vue magnifique.C'est le quartier riche de Split, ici les maisons coutent une fortune et la vue sur la ville est totale. Visitez la vieille ville: le palais de Diocletien.C'est en fait tout le coeur historique de la ville, des petites ruelles, de vieilles batisses d'époque derriere les remparts.Les consos aux bars sont a un prix corect: 6euros trois cafés et deux thés.MAKARSKA RIVIERA C'est le nom de la route entre Split et Makarska.De loin la plus belle route cotiere que l'on ai vue en Croatie, les points de vues sont magnifiques.La route est aérienne, les criques s'enchainent sans etre toujours accessibles. Une route a emmprunter a tout prix.ILE DE BRAC Ferry depuis la ville de Makarska a Sumartin: 1heure, 33kunas par personne, on passe a pied pour faire l'ile en stop. Parking gratuit: Le LIDL aprés Makarska en allant vers le sud, 10min du centre a pied. Sur cette ile je suis seulement allé a Bol donc je n'ai pas eu une vision d'ensemble. Route impressionante Sur les 12kilometres qui descendent a Bol.Nous serons hebergé au funky donkey hostel une petite auberge de jeunesse trés trés cool que je recommande fortement, idéal pour rencontrer du monde dans la bonne ambiance, mais pas facile a trouver. Bol est agréable surtout la longue promenade ombragée qui menne a la plage triangulaire.Plusieures petites criques plus tranquilles que la grande plage mais plus ou moins occupées par les écoles de plongées.
VIDOVA GORA: C'est le nom du plus haut sommet de l'ile de Brac et de toutes les iles adriatiques(780m), le départ de la randonnée est bien indiqué au niveau du studenac (grande surface) a l'entrée de bol.Deux heures de montée agréable qui valent largement le coup, la vue est grandiose d'en haut, possibilité de monter en voiture mais je ne sais pas d'ou. Trés belle vue sur l'ile de Hvar.
PLAGE DE BOL: Sensé etre l'attraction principale de l'ile pour ceux qui cherchent le farniente.En fait bien plus petite que le laisse pensser les brochures touristiques la plage en forme de triangle mesure 400metres de coté et est peuplée d'une foret de pin au milieu du triangle.La bande de sable n'exede pas 50metres de large sur toute la longeur de la plage. A noter que ce n'est en aucun cas du sable fin mais de petits galets...certes trés petits mais c'est pas du sable! Une extrémitée de la plage est nudiste. Paradis du kite surf hors saison.BIOKOVO NATIONAL PARK (peu etre la route la plus impressionante et dangeureuse de Croatie) A Makarska vous trouverez un petit local au bout de la rue principale en direction de LIDLaprés les bars avec une carte du parc sur la facade, entrez c'est un point d'information ils donnent des cartes sommaire mais trés utiles( voir indispensables??)
Ce parc est tout simplement magnifique, L'entrée est située sur la N512 aprés Makarska.Une barriere bien indiquée vers 400metres d'altitude marque l'entrée du parc, une seule route de 23km s'éleve jusqu'a 1762metres; debut a l'ombre dans la foret puis trés rapidement la route se retréci et devient de plus en plus impressionnante, parfois plusieurs centaines de metres de vide sous le camion sans meme que les barrieres de sécurité soient permanentes, on arrive sur un magnifique plateau calcaire ou quelques paysans cultivent au fond des dolines de minuscules champs.On continue, la route devient carrement périlleuse, les alentours sont tellements accidentés que les chevaux préferent emprunter la route et froler les voitures en avancant droit sur vous.La route n'a plus qu'une voie avec des zones de dépassement tous les 300metres, on est souvent ammené a faire des marches arrieres plus ou moins risquées pour laisser passer les gens dans l'autre sens. Enfin les 3OO derniers metres de dénivelés sont completement fous, les épingles sont presques trop sérrées pour tourner en camion, des lacets tous les 300metres, la route est tracée dans une falaise calcaire. Arrivé au sommet la vue a 360degres est grandiose sur le parc et toute la cote, les nombreuses iles...D'ici on voit que le parc est une immense zone calcaire ultra valonnée; le décors est original et agréable.
Entrée 40kunas par personne si vous voulez monter avec la voiture.Je ne pense pas que sa soit possible de monter en campingcar; en camion L2H2 sa passe. Posibilitée rando: depuis le village de makar un sentier part dans la falaise et permet d'acceder a un point de vue a 1400m en moins de 3heures.La montée parait presque impossible a cet endroit mais pourtant si il y a bien un chemin.ILE DE HVAR Traverssée en ferry de Drevenik a Sicuraj, Chose trés rare en croatie le parking au fond du port est gratuit! (seulement hors saison??) Ferry 35minutes, 16kunas par pers a pied.
JELSA:Survol rapide de ce petit village touristique organisé autour d'une jolie baie et de deux autocamps, rien de bien passionnant...
STARI GRAD: Voila ce que je suis venu chercher ici!!Une magnifique petite ville autentique, de trés charmantes petites ruelles et le calme!!! Je suis presque seul a me promener dans le dédale de ruelle, les arbres fruitiers débordent de tous les jardins. Trés belle promenade le long du canal qui traversse toute la ville, de belles maisons colorées.
HVAR:La encore une superbe ville qui resemble a stari grad, placée sur une coline escarpée chaque ruelle est une imense rafale d'escalier. c'est plus grand que stari grad et il y a beaucoup plus de monde.Grande place trés touristique prés du port. La montée vers le fort est superbe, d'abord dans des ruelles puis dans un parc sympatiquement arboré. Entrée au fort 25kunas.
Sentier cotier Hvar==>Milna==>Dubovica:ENFIN un petit sentier de rando sympa qui longe la mer, agréable et varié.De belle criques surprises.DUBROVNIK "La perle de l'adriatique" Trés difficile de trouver une place de parking, une grosse partie des parcmetre ont un systeme d'abonement a carte ou par sms, la merde quand on veut payer en monnaie. Du coté du port le parking du Konzum est gratuit si vous faites des courses la bas, on choisi de se garer dans un petit quartier a 30min a pied du centre.
Commencez par visiter l'office de tourisme, ils proposent des pass pour les visites touristiques et les transports en communs qui peuvent etres interessants si vous etes la pour plusieurs jours ou en famille.(pass tourist permetant l'entrée au remparts et a plusieurs musés et les bus: 130kunas par pers, l'entrée des remparts est a 70kunas sans le pass)
Dubrovnik est passionnante, la vieille ville est trés belle, encore plus si vous avez le temps d'attendre la tombée de la nuit pour voir la ville éclairée.
Beau point de vue sur la ville "comme si vous etiez sur les remparts" en cherchant le musée marin, oui oui n'esitez pas a monter les escaliers c'est la haut.
La grande rue est bondée meme en octobre
Voila pour mon recit de voyage en Croatie
En résumé, de belles villes mais il faut pas etre radin, de beaux parcs nationaux, des belles iles malgrés l'aspect un peu répétitif du paysage, de belles criques mais pas tjrs propres.
Je suis pret a repondre a vos questions si besoin.
byebye
Activités pour faire participer des enfants aux randonnées (Corse) English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Corse avec un enfant de 3 ans, habitué a voyager en routard, certes ca va nous changer!!! mais on compte quand meme faire des randonnées..donc je vais emmener des jumelles (enfant), un appareil photo Polaroid pour la faire participer, lui apprendre les plantes et ce qu'elle voit et essayer de lui demander de prendre des petites feuilles d'arbres et lui mettre dans une pochette placstique et le soir lui demander de coller ca dans son herbier (que j'aurais préparer avant), voila si vous avez d'autres idées pour la plage, hésitez pas...je suis preneuse...
Nous partons en Corse avec un enfant de 3 ans, habitué a voyager en routard, certes ca va nous changer!!! mais on compte quand meme faire des randonnées..donc je vais emmener des jumelles (enfant), un appareil photo Polaroid pour la faire participer, lui apprendre les plantes et ce qu'elle voit et essayer de lui demander de prendre des petites feuilles d'arbres et lui mettre dans une pochette placstique et le soir lui demander de coller ca dans son herbier (que j'aurais préparer avant), voila si vous avez d'autres idées pour la plage, hésitez pas...je suis preneuse...
Prendre le bus ou louer une voiture au Maroc? English translation pending
bonjour la foule !
je repars au Maroc avec 2 copines qui ne connaissent pas
du 2 au 16 mars 2011 Marrakech/Marrakech
j'aurais aimé partir en voiture depuis la France mais pas possible cette fois ci
c'est trop court
mon seul impératif être à OUarzazate du 9 au 12 pour assister aux Rencontres sous la Tente
festival de cinéma de nombreuses écoles de cinéma du monde
et organisé par celle de Ouarzazate justement
j'ai l'intention de promener mes copines de Markch à Essaouira et ses environs (Safi ? ) puis les environs d'Agadir
puis Taroudant, Zagora(?) , OUarzazate, et retour Mrkch et environs
1ere question : dans ce circuit pouvez vous m'indiquer des environs �� visiter car, il y a 2 mois je l'ai suivi en bus et n'ai pas pu m'éloigner... des villes sauf à Taroudant où je suis allée marcher dans la montagne
2eme ensuite et compte tenu que nous n'avons pas envie de louer une voiture pour tout le parcours
que me conseillez vous? Par exemple de Mrkch à Essaouira, est-ce que ça vaut le coup d'avoir une voiture ou bien il suffit de louer à Essaouira? etc...
3eme comme mes copines ne sont pas des dingues de ciné comme moi et qu'elles ont envie d'aller gouter du désert, que proposez vous depuis Essaouira? je sais qui'l y a un paquet d'agence sur place qui proposent 3 jours dans le déserts? vous en avez à me conseiller?
j'ai déjà qq adresses sympas et pas cher rencontrées lors de mon dernier voyage mais je suis preneuse
et si vous avez autre chose à me dire surtout allez-y
très bonne journée et merci d'avance
ah autre petite question :notre avion arrive à 22H30
pensez vous que le bus qui mène en ville roule à cette heure là?
Ile de la Réunion ou île Maurice? English translation pending
Bonjour
Pour un voyage vous me conseilleriez plutot d'aller a l'Ile de la Reunion OU Ile Maurice?
Quel est le moin cher ?
Quel est le plus beau ?
Ou peut on trouver les plus belles plages ?
Devrais-je prendre un hotel en Petit Déj Demi pension Pension compl ?
Quel compagnie aerienne prendre ?
Quand y aller pendant des vacances scolaire?
Quel periode est la moins chere?
Que faire sur place ?
Merci de repondre precisemment a mes je l'avoue nombreuses questions😊 Merci d'avance
..........................
Merci de repondre precisemment a mes je l'avoue nombreuses questions😊 Merci d'avance
..........................
Educatrice à la Réunion et travail dans le bâtiment English translation pending
bonjour,
j'envisage de partir à la Réunion en mars 09, je suis éducatrice spécialisée, j'ai de l'expérience auprès des enfants polyhandicapés et auprès des enfants et ados en difficultés. mon ami, partira avec moi, il a del'expérience en cuisine (C.A.P.) et dans le bâtiment. Nous partons avec nos sacs à dos, et peut être une vieille voiture (pas encore décidé car les avis diffèrent sur le site). Nous envisageons d'aller dans un premier temps au camping dEtang salé (nous y avions séjourné il y a 3 ans) puis au fil des rencontres voir pour une colocation (case ou pt loyer). Nous venons nous installer à la Réunion afin de nous rendre une ou deux fois par an à Madagascar (nous y sommes restés 3 mois, il y a 4 ans et nous avons besoin d'y retourner). Il nous faut donc du travail, j'aimerais savoir si certains d'entre vous ont des pistes concernant nos domaines (social et bâtiment), en sachant que nous sommes ouverts à tout petits boulots. J'aimerais savoir si des personnes ont vécu cette expérience et quels conseils elles me donneraient. merci à tous ceux qui me répondront et qui sait à bientôt autour d'un ti-punch.........
j'envisage de partir à la Réunion en mars 09, je suis éducatrice spécialisée, j'ai de l'expérience auprès des enfants polyhandicapés et auprès des enfants et ados en difficultés. mon ami, partira avec moi, il a del'expérience en cuisine (C.A.P.) et dans le bâtiment. Nous partons avec nos sacs à dos, et peut être une vieille voiture (pas encore décidé car les avis diffèrent sur le site). Nous envisageons d'aller dans un premier temps au camping dEtang salé (nous y avions séjourné il y a 3 ans) puis au fil des rencontres voir pour une colocation (case ou pt loyer). Nous venons nous installer à la Réunion afin de nous rendre une ou deux fois par an à Madagascar (nous y sommes restés 3 mois, il y a 4 ans et nous avons besoin d'y retourner). Il nous faut donc du travail, j'aimerais savoir si certains d'entre vous ont des pistes concernant nos domaines (social et bâtiment), en sachant que nous sommes ouverts à tout petits boulots. J'aimerais savoir si des personnes ont vécu cette expérience et quels conseils elles me donneraient. merci à tous ceux qui me répondront et qui sait à bientôt autour d'un ti-punch.........
Itinéraire Marrakech-Ouarzazate English translation pending
Bonjour, nous souhaiterions aller de Marrakech à Ouarzazate avec une voiture de location.
Connaissez vous le temps qu'il nous faudra et l'état des routes, pas trop dangereuses?
Merci d'avance à tous pour vos réponses.
Séjour de deux semaines à la Réunion en septembre English translation pending
Bonjour a tous!
Je vais parle aux nom de mes parents (Marie Fancoise et Maurice), ils on un pu de mal a se familliariser avec la sourie....
Ils vont patir tous les deux au mois de septembre pour 2 semianes visiter ma soeur dans la region de St pierre. Ils ont l'intention de louer une voiture.
Quelles sont les jolies coins et prmennades a visiter? Ou pourquoi pas aussi les resto tipiques?
Mes parents me demandes de vous remercier de vos reponses....
Alors Merci!
Bordeaux ou Marseille en juillet? English translation pending
Bonjour, Voyageurs Voyageuses, Je souhaiterais partir dans le sud de la France du 13 au 20 Juillet, et j'aurais voulu savoir quel coin me conseilleriez vous pour prendre un brin de soleil ? Le Sud Est ou le Sud Ouest, autrement dit Bordeaux ou Marseille ? Je sais qu'à Bordeaux y'a de belles choses à faire (Dune du pyla, LAcanau ....) et à Marseille (Cassis....). Non franchement, j'hésite sachant que je pars avec ma copine (un peu romantique..) et qu'on souhaiterait partir pour découvrir, apprécier des beaux endroits. Donc si vous avez votre avis n'hésitez pas à me renseigner ou à me guider, ou ne serait ce : des coins à me suggerer, je suis tout ouîe !! Merci d'avance !!!
Randonnée en pays Dogon au Mali English translation pending
Bonjour,
En vue d'un voyage au Mali, pourriez-vous me dire s'il vaut mieux démarrer la randon (3-4 jours) de Sangha ou de Bandiagara ? Quels sont à peu près les tarifs des guides ? Faut-il prévoir à manger sur ces jours de marche ? Enfin, si vous avez un ou plusieurs bons guides à nous recommander, ce serait vraiment super ! Merci d'avance !
Véro
En vue d'un voyage au Mali, pourriez-vous me dire s'il vaut mieux démarrer la randon (3-4 jours) de Sangha ou de Bandiagara ? Quels sont à peu près les tarifs des guides ? Faut-il prévoir à manger sur ces jours de marche ? Enfin, si vous avez un ou plusieurs bons guides à nous recommander, ce serait vraiment super ! Merci d'avance !
Véro
Voyage de deux semaines en Europe English translation pending
Bonjour
Nous sommes deux couples qui voulons visiter l’Europe. Première chose je dois vous dire que les seul voyage que nous avons fait est voyage à Cuba et Mexique, voyage tout compris nous ne sommes pas sortie du complexe. Alors voyage autonome nous ne connaissons pas beaucoup. Voici la raison pourquoi nous avons besoin de s’évader un peu nous voulons voir du pays, se remplir la tête de belle image, refaire le plein d’énergie. Voici l’itinéraire, Voir Le Portugal, l’Espagne la France et l’Italie, rester près de la Mer Méditerranée.
Qu’est ce que je dois voir ne pas manquer ?
Où dois-je me loger pour pas cher ?
Je sais je sais ! J’ai beaucoup de questions
Merci à l’avance pour vos questions
Nous sommes deux couples qui voulons visiter l’Europe. Première chose je dois vous dire que les seul voyage que nous avons fait est voyage à Cuba et Mexique, voyage tout compris nous ne sommes pas sortie du complexe. Alors voyage autonome nous ne connaissons pas beaucoup. Voici la raison pourquoi nous avons besoin de s’évader un peu nous voulons voir du pays, se remplir la tête de belle image, refaire le plein d’énergie. Voici l’itinéraire, Voir Le Portugal, l’Espagne la France et l’Italie, rester près de la Mer Méditerranée.
Qu’est ce que je dois voir ne pas manquer ?
Où dois-je me loger pour pas cher ?
Je sais je sais ! J’ai beaucoup de questions
Merci à l’avance pour vos questions
Tous a Chachapoyas English translation pending
Bonjour tout le monde. Je me fais un devoir de rendre public l existence et la qualite de vie exceptionelle de la petite ville de Chachapoyas au nord du Perou qui est assez peu connue.
Coincee entre le fleuve Marañon (qui donne naissance au fleuve Amazone) et le rio Utcubamba, la ville beneficie d un climat privilegie de part sa situation geographique. Elle se trouve sur le dernier versant andin, frontiere geographique avec la plaine amazonienne. Les paysages environants ce composent de forets tropicales d altitudes (entre 1500 et 3000m. s. n. m.), ou rain forest ou cloud forest, de cascades, de nombreux sites archeologiques gratuits (certains comme Gran Vilaya au coeur de la foret) mis a part l impressionant site de Cuelap dont la muraille exterieure mesure environ 580m de long pour 20m de haut.
Les gens y sont adorables et se font un devoir d accueuillir l etranger de la meilleure facon possible. La ville est assez jeune car il y a une petite universite. Le climat est tempere, il ne fait pas moins de 10 degres en hiver et en ete c est assez courant de tourner autour de 35 degres.
De plus de Chachapoyas on peut se rendre facilement a Yurimaguas (un des deux principaux ports d embarcation pour rejoindre Iquitos) via Moyobamba et Tarapoto. Il y a aussi une route menant a Vilcabamba en Equateur.
Si vous voulez des infos sur toute cette partie nord du Perou n hesitez pas a m ecrire je la connais bien, je l ai parcouru de nombreuses fois et ne cesse de la parcourir dans sa diversite et sa richesse.
Discussion autour du concours de septembre 2019: "Et si tu m'emmenais en randonnée" English translation pending
Pour partager tout ce qui vous passe par la tête (et qui a tout de même un lien avec le concours 😛), ça se passe ici.
Randonnons ensemble dans la bonne humeur!
Pour ceux qui souhaitent participer au concours, c'est par ici que ça se passe : <>
Randonnons ensemble dans la bonne humeur!
Pour ceux qui souhaitent participer au concours, c'est par ici que ça se passe : <>
San Andreas... quelle faille? English translation pending
bjr
je peaufine le voyage de pâques
il semblerais que la faille de san andreas soit visible de Californie..., du coté de keyview notamment
mais qu appelles t on faille ?
J ai pu en observer une superbe de très en Islande

aurais je aussi bien , aussi humain avec san andréas ?
merci
il semblerais que la faille de san andreas soit visible de Californie..., du coté de keyview notamment
mais qu appelles t on faille ?
J ai pu en observer une superbe de très en Islande

aurais je aussi bien , aussi humain avec san andréas ?
merci
Se loger entre Forum Zguid et la côte (à moto) English translation pending
Bonsoir à tous
4ème voyage au Maroc à moto, mais cette fois dans le sud sud.. Notre problème, comme apparemment pour beaucoup, comment se loger entre Forum Zguid et la côte ?? Je n'ai pas trouvé d'hôtel, mais peut être que certains connaissent des chambres d'hôtes, chez l'habitant etc qui n'apparaissent pas forcément sur la toile.. Merci d'avance à vous !🙂
Islande août 2016 English translation pending
Hello!
Voilà la suite de nos aventures débutées en mai.
Bonne lecture!
Marie

Lien vers le récit avec texte et photos en cliquant ici
ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !

Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !

Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.
Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.

A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans hésiter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?
Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.
La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.
Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !
Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille !
Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures.
Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière.
Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c’est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent.
Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer.
Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir.
Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé)
Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle !
Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense…
Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !
Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.

Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !
Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !
Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?

Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).
Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.
Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade)
Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull.
Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est !
Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier !
Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse.
Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking !
Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?!
Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon…
Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable !
De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate !
Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.
Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.
Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons
600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon.
Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin.
Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès.
C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés.
L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent.
Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village.
Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !
Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.

Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.
Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929
Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.

Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !
Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,
une montagne rouge un peu plus loin,
des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid.
Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien !
Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration !
Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/
En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.
Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !

Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.
Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !
Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés…
Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve.
La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin.
La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton.
Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser.
Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage.
Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète !
Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée.
Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur !
Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau.
Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle.
Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur.
1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser …
Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire.
Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante)
Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas.
Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil.
Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.
Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !
Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !
Ah, ça va mieux à la descente !
Nous repassons près des séracs
Puis sur la crête
Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages
Ensuite nous repassons dans la soupe,
en émergeons assez vite,
Repassons le gros névé, au soleil.
Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier.
Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut…
Quel timing !
Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin…
En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse !
Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell.
Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste !
Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf !
Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !
Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.
Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…
Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.
La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie.
Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes !
D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies.
Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé)
Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien !
Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec…
Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon.
Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super !
Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir.
Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied.
Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur.
Vendredi 25 août 2016 J20
7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau !
Au revoir Seydisfjordur !













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ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !

Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !

Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.
Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.

A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans hésiter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?
Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.
La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !
Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille !
Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures.
Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière.
Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c’est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent.
Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer.
Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir.
Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé)
Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle !
Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense…
Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.

Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !

Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !
Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?

Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).
Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.
Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade)
Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull.
Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est !
Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier !
Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse.
Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking !
Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?!
Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon…
Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable !
De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate !
Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.
Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons
600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon.
Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin.
Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès.
C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés.
L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent.
Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village.
Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.

Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.
Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929
Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.

Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !
Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,
une montagne rouge un peu plus loin,
des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid.
Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien !
Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration !
Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.
Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !

Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.
Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !
Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés…
Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve.
La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin.
La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton.
Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser.
Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage.
Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète !
Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée.
Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur !
Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau.
Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle.
Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur.
1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser …
Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire.
Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante)
Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas.
Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil.
Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !

Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !
Ah, ça va mieux à la descente !
Nous repassons près des séracs
Puis sur la crête
Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages
Ensuite nous repassons dans la soupe,
en émergeons assez vite,
Repassons le gros névé, au soleil.
Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier.
Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut…
Quel timing !
Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin…
En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse !
Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell.
Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste !
Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf !
Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.

Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…
Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.
La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie.
Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes !
D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies.
Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé)
Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien !
Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec…
Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon.
Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super !
Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir.
Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied.
Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur.
Vendredi 25 août 2016 J20
7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau !
Au revoir Seydisfjordur !











De la Birmanie à la Nouvelle-Zélande via l’Australie de l’Ouest… plus quelques escales… en 70 jours English translation pending
du 12 octobre au 20 décembre 2013
BIRMANIE Après trois vols sans histoire , nous sommes arrivés de nuit à Yangon . Première impression , ville de province , route en mauvaise état. L'hôtel était situé dans un quartier dit chic, pas loin de l'imposante ambassade des États Unis mais le pseudo bitume après l'orage , le lendemain , ressemblait à un ruisseau. Nous n'avons pas pu déterminer pourquoi les ambassades sont toujours à Yangon alors que la capitale est depuis 2006 Naypyidaw... Le passé colonial de Yangon est visible bien que souvent laissé à l'abandon, ancienne Cour Suprême envahie par la végétation , maisons squattées.. Embouteillages dans certains quartiers, probablement plus dûs à une conduite chaotique qu'à un surcroît de véhicules , la ville est cependant calme. Nous n'avons pas trouvé ici le bouillonnement si caractéristique des concentrations urbaines asiatiques....il est vrai qu'un militaire au pouvoir , dérangé par un incident entre une moto et sa voiture a tout simplement interdit les 2 roues à Yangon. Sans motos, sans vélos, sans rickshaw.....il manque vraiment quelque chose! Au soleil couchant , la pagode Shwedagon s'illumine et devient plus que jamais le centre névralgique de la ville, un des vœux les plus chers dans la vie d 'un bouddhiste étant de visiter ce lieu... Gagner le nirvâna n'étant sans doute pas soumis au renoncement et à la mortification , deux ascenseurs et un escalator permettent de gagner la pagode.... Afin de partager un peu de vie locale , nous empruntâmes la circle Line, tren de cercania ou ligne 4 pour les liégeois (un train pas un bus)...excursion surprenante, les rails semblent être le marché central, le point de rencontre, le chemin entre la maison et l'école...le train avance en klaxonnant afin de chasser chiens, vaches, chèvres, vendeurs et écoliers.... Le lendemain , autre aventure ferroviaire afin de rejoindre Bago. Train déglingué, fauteuils brinquebalants et le plus surprenant les fenêtres sont ouvertes et ne peuvent être fermées...il n'y a pas et il n'y a jamais eu de vitres.... A ce jour , nous n'avons pas encore expérimenté sous la pluie! Petite précision nous étions en classe supérieure, la différence devant surtout être dans la quantité d'humains que peut contenir un wagon. A la sortie de la gare de Bago, nous avons cherché un taxi, nous avons rapidement compris qu'ici nous étions réellement en Asie, les deux roues sont autorisées... Le taxi sera donc une moto avec une petite remorque type camion , pour s'assoir deux banquettes en bois et ecchymose sur la tête assurée , la hauteur n'excédant pas un mètre vingt . Arrivée dans un hôtel moderne, aux standards européens, particularité cependant, réception au rez de chaussée mais reste de l'hôtel , chambres, salle pour le petit déjeuner , aux 5° et 6° étage , entre les deux , des magasins. Après avoir visité le site le plus proche , une pagode, bien entendu, un moyen de locomotion était nécessaire afin de profiter de la ville, les différents centres d'intérêt étant éloignés les uns des autres , et aussi acheter un billet de bus pour le lendemain. Autour du stoupa , rien que des vélos aménagés :conducteur et deux sièges , un dans le sens de la marche et l'autre derrière , très pratique pour prendre des photos. La ville est dans la plaine mais les ponts au dessus de la rivière et du chemin de fer possèdent une rampe dont l'inclinaison n'est pas négligeable....en sus le volume d'un européen est généralement supérieur à celui d'un birman ... Au milieu de la circulation, motos, camions, rickshaw , autocars, piétons, notre chauffeur, qui n'avait plus vingt ans depuis longtemps, eut bien du mal à nous emmener à la gare des autobus, non sans avoir fait un détour par la gare de chemin de fer ( il avait mal compris). Après l'avoir rémunéré , nous le remerciâmes .Quand bien même nous aurions contribué à lui "donner" du travail, se faire transporter dans ces conditions relève de l'esclavage. La gare des autobus est une succession de petites boutiques, mi-restaurant, mi-bureau, "y'a plus qu'à s'y retrouver", l'écriture birmane ainsi que les chiffres, à ce stade du voyage ont encore quelques secrets pour nous! ( LOL). Des rabatteurs, type souk de Marrakech , ne nous facilitent pas le travail...mais comme les propositions sont toutes au même prix et plus ou moins à la même heure , en avant pour celui qui a la meilleure tête.... proposition suivante: avez-vous déjà tout visité? Ben non, le vélo , il était un peu lent....et hop nous voilà partis...à l'arrière de deux motos.Un bouddha par-ci, un stoupa par-là , un serpent géant plus loin et nous avons eu un bon aperçu de la ville. Après une salade de papaye verte, gentiment épicée et une nuit réparatrice, nous voici dans le bus pour Kinmon, point de départ des camions pour le Rocher D'or. Nous avons des places réservées et numérotées, l'autocar est plein comme un œuf mais à voir notre tête de blancs, deux personnes se lèvent pour nous laisser les sièges.Nous acceptons, nous avons certainement payé deux à trois fois le prix des locaux.Pays totalitaires obligent.Le nombre de places dans ce type de véhicule comprend outre les sièges prévus à cet effet , de petits tabourets en plastique haut de vingt centimètres posés dans le corridor central ainsi que des places debout à l'avant;les portières restent bien sûr ouvertes même lorsque la pluie tombe avec violence. Trois heures de trajet, quatre vingts kilomètres, le bus s'arrête pour charger, décharger humains et marchandises en tous genres: bidons d'huile, airs conditionnés... Bien que la conduite se fasse à droite, le volant dans les véhicules à quatre roues se trouve à droite, descendre d'un bus , qui bien sûr n'a pas d'espace prévu pour s'arrêter se fait un milieu de la chaussée . Le but de notre journée est le Rocher D'or, haut lieu du bouddhisme . Pierre , très méticuleux lors de la conception du voyage, avait tout fait pour que notre venue coïncide avec la pleine lune du mois d'octobre... Nous n'étions donc pas seuls...les fidèles par centaines assaillent les camions qui montent la route afin d'approcher le lieu saint. Nous passerons la nuit dans un hôtel proche du sommet , eux a l'extérieur sur de grandes nattes, tantôt dormant , tantôt priant , attendront patiemment le lever du jour. Seuls les hommes peuvent approcher à moins de dix mètres du rocher et ainsi le couvrir de feuilles d'or, femmes et touristes peuvent néanmoins en faire le tour par un chemin de ronde en contre-bas; pour cette fête de la pleine lune plus de la moitié de la largeur de cet espace est couvert de bougies. Dès la tombée du jour, la chaleur et la lumière de la cire incandescente et les fumées donnent au site une dimension et une aura particulières. Contrairement au site népalais que nous vu auparavant, ici , il n'y a ni chants, ni rotations autour des stoupas, seulement quelques prières ressemblant à la litanie des saints le 1°novembre dans les églises catholiques. Le lendemain matin, bien que moins intense , le mouvement de la foule continue, il nous faut donc encore monter à l'assaut d'un camion pour redescendre....la route est escarpée et les tournants très serrés, de vraies épingles à cheveux.Dans la benne , rangés comme des sardines, les pèlerins réconfortés par leur rencontre divine profitent du chemin comme s'ils étaient sur un huit aérien..... L'attraction dure cinquante cinq minutes....., reste pour nous à attendre le bus qui nous ramène à Bago. Le lendemain , une voiture nous attend à 7 heures de matin pour rejoindre Kalaw. Ce mode de transport , réservé depuis l'Europe , est un luxe qui nous permet d'éviter un train ou un bus de nuit avec changement à 3 heures du mat... D'abord 400 km sur la seule autoroute du pays, payante et vide, seules les voitures peuvent l'emprunter...deux roues et camions interdits! (vitesse maximum autorisée:100km/h) Ensuite une route dans la campagne , cultures en tous genres:riz, moutarde, lotus...Les moyens mécaniques utilisés restent primaires...Claudine continue à se demander pourquoi , il y a quarante ans d'ici , elle a dû étudier au cours d'histoire que le kolkhoze et le kibuz étaient des modèles économiques valables et que la révolution industrielle avait supprimé la charrue et les bœufs...... L'aurait-on trompée ? Le voyage se poursuit dans la montagne, virages serrés, la végétation change , le riz fait place aux papayes et les herbacées aux acacias en tout genre. Entre les tropiques , l'automne ne se voit pas , pas de feuilles rousses mais des arbres fleuris. Kalaw, petite bourgade à 1230m , s'organise autour d'une pagode et d'un petit marché permanent.Point de départ de nombreux trecks, nous croisons pour la première fois depuis le début du voyage pas mal d'européens . Nous avons testé le vin local , le blanc est sec , fruité et légèrement boisé ;le rouge bien qu'agréable est plus quelconque. La nourriture , à base de riz est simple mais souvent accompagnée de salades, légumes verts aux saveurs parfois surprenantes.A table, les serviettes sont toujours présentes......au choix un paquet de kleenex ou un rouleau de PQ;celui-ci étant par contre absent aux toilettes...autant savoir!
Nouvelle aventure ferroviaire .... Ce mardi matin, au programme Kalaw-Shwenyaung , en train.Trois heures de train pour environ 50 km.... Le train, prévu à 11h06, est parti à midi....jolis paysages en pleine campagne, voie ferrée encombrée par animaux , végétaux..... Rails dans un état lamentable, le convoi oscille de gauche à droite....mais peu à peu le retard s'amenuise.....Et puis soudain :"clac, clac"un bruit sourd ....notre wagon à déraillé.Rapide coup d'œil des machinistes, après quelques instants, le moteur diesel est coupé... Nous sommes en pleine nature sur une voie unique....il est 14 heures ... GPS aidant, nous nous rendons compte que nous sommes à environ un kilomètre d’une route.... Nous decidâmes de rejouer un film de Kurosawa :une promenade sur les rails en répétant dodeskaden dodeskaden ( ce qui doit vouloir dire chouf-chouf en japonais!) Les deux seuls autres touristes et leur enfant de six ans, des irlandais nous ont emboîté le pas...La police présente dans le train a taché de nous dissuader.....mais nous étions bien déterminés à marcher un peu , malgré les bagages plutôt que de peut être passer la nuit dans la brousse! I Nous ne saurons jamais quand le train à été dépanné, mais nous avons rapidement regagné la route et trouvé une camionnette pour nous emmener tous les cinq à notre destination finale......mieux et plus tôt que le train. Nous sommes au Lac Inlé, notre hôtel est situé sur le lac : reste à trouver une barque pour nous y conduire et organiser la promenade du lendemain, un peu de marchandage et le tour est joué .Le temps est ensoleillé mais l'orage menace....nous arriverons à l'hôtel trempés comme des canards ...mais avec de jolies photos. L'hôtel est joliment situé au bord du lac, notre chambre donne sur un canal secondaire ... tant mieux, sur la voie principale, dès cinq heures et demi du matin , les pirogues se suivent à la queue leu leu, leur moteur faisant le bruit d' une tondeuse à gazon. Nous avions donné rendez-vous à notre "meneur"de pirogue à 10 heures , il nous attendait déjà à 9 heures . Chaque fois que nous sommes amenés à fixer une rencontre , les birmans sont toujours là au moins une demie heure à l'avance...cela change des andalous...Six heures de barque, rythmées par les visites de pagodes, de quelques artisans et des jardins flottants. Les nuages laissent passer le soleil.....malgré sa profession et la protection 50 , Claudine sortira de la promenade légèrement ( !) écarlate . Le lendemain retour sur la terre ferme avec le même piroguier , toujours aussi ponctuel... Charmant hôtel aux standards occidentaux et écologiques : pas de climatisation, en guise de frigo: blogs de glace, par contre le wifi est efficace! Le restaurant est selon les guides le meilleur de Birmanie , nous nous offrirons un menu de dégustation de nourriture shan ( la région du lac Inle ), expérience positive bien que manquant de réelle surprise gustative. Vendredi, direction Kakku, nous louons un taxi.Deux heures et demie pour parcourir cinquante kilomètres, la première partie est en bitume mais le reste en terre et relativement étroit.Arrêt à Taunggyi, capitale de l'état shan, pour prendre un guide obligatoire .Nous supposons qu' il parle parfaitement le birman....mais sa connaissance du vocabulaire anglais ne doit pas dépasser 30 mots. Lieu abandonné jusqu'en 2000, la plupart des 2478 stupas ont été rénovés , jolies sculptures, belles dentelles métalliques aux sommets. Dans ce pays les distances aussi courtes soient elles se transforment vite en parcours du combattant... Mandalay par la route ,290 km soit 12 heures de bus la nuit....nous n'avons pas choisi kuoni mais nous avons nos limites... Nous avons donc opté pour l'avion. Tout d'abord , de Nyaungshwe, bord du lac , il faut rejoindre l'aéroport à 28km, soit une heure de taxi. Nous avions réservé notre billet via le web mais nous ne l'avions pas encore physiquement acheté , première surprise Air Mandalay , la compagnie que nous avions choisie nous informe qu'ils n'ont plus de sièges et que nous voyagerons avec Air Bagan , peu importe sauf que celui ci est 35 minutes plus tard.....déjà qu'il fallait être là une heure et demi à l'avance pour 25 minutes de vol....L'avion arrivera à Mandalay avec 50 minutes de retard nous permettant ainsi d'atterrir nuitamment.Pierre était très très content. Le contrôle des bagages et le passage au scanner furent relativement moins stricts que leur equivalent américain (LOL), pas de phobie des 100 ml, des ceintures, des chaussures et autres "machins qui font ding".... Restaient juste à récupérer les bagages puis à prendre un taxi pour rejoindre le centre ville à 48km .A la sortie de l'aéroport , nous sommes littéralement encerclés par des hommes vantant chacun leur propre compagnie de taxi.Amusant, ils sont tous au même prix et proposent le même service, celui qui crie le plus fort sera peut-être le gagnant. Pierre aimerait savoir pourquoi cet aérodrome est situé si loin de la ville alors qu'il n'y a aucune construction à 20 km à la ronde...le chauffeur du taxi lui a répondu en riant qu 'il faudrait poser la question au gouvernement... Nous arrivons de nuit à Mandalay, une vraie ville asiatique, bouillonnante , motos, vélos, voitures, camions, piétons, ...cerise sur le gâteau , il pleut et il a dû pleuvoir abondamment avant notre arrivée, de véritables marres envahissent la chaussée. Comparée à Yangon , Mandalay apparaît plus occidentalisée :centres commerciaux, enseignes publicitaires, lumières à gogo... Le taxi nous dépose devant notre hôtel , autre surprise: la climatisation de notre chambre serait en panne et aurait été inondée et il n'y en a pas d'autres....après les démarches administratives , le responsable , flanqué de deux charmantes jeunes femmes de la réception , nous conduit en voiture dans un autre hôtel et viendra nous rechercher le lendemain à 5 heures du matin. En résumé, il est vingt heures , nous avons mis six heures trente pour effectuer 290 km. Dimanche, départ à 5h30 en taxi partagé, nous sommes donc quatre passagers plus le chauffeur dans une Toyota dont le compteur kilométrique est bloqué sur 178987....moteur à l'avant et traction arrière , le siège central arrière rappelle à Claudine la "Cortina" de la fin des année 60.... Nous atteindrons notre but, Thipaw , après quatre heures et demi d'une route sinueuse....la voisine de Claudine vomira à chaque tournant, il y en eu au moins une cinquantaine.... Bien que l'atmosphère ne soit pas totalement dégagée , le trajet offre de jolies vues, notamment sur le viaduc de Goitek, celui-ci sera la raison de notre parcours en train ce lundi.Mi-taxi, mi-autobus, ce genre de voyage ne permet malheureusement pas de s'arrêter pour prendre des photos... Un peu frustrés et les muscles fessiers gentiment éprouvés par l'état des amortisseurs, nous arrivons à l'hôtel, une charmante guest house a 10h du matin.....pourquoi diable fallait- il partir aussi tôt ???
Ce dimanche , après notre arrivée à la guest House , le ciel peu clément à fait place à des pluies abondantes...transformant ainsi les routes en petits ruisseaux.Notre visite de la ville se résumera à un palais ayant appartenu à un Prince Shan. La nuit tombe tôt , d'autant plus tôt qu'il tombe des cordes.... Souper rapide dans un restaurant chinois accompagné de bière locale à la pression; la salle ressemble à un hangar dont les entrées pour camions seraient restées ouvertes....bref même si l'accueil est chaleureux....quelques degrés en plus permettraient de sécher chaussures et pantalons. Nuit bercée par le bruit de la pluie....plus proche du chambard que d'un doux chant... Lundi matin , départ à 8h30 pour le train de 9h40 direction Pyin u Lwin et passage sur le viaduc de Gokteik , ouvrage d'art en acier construit en 1899, enjambant une gorge profonde de 270 mètres . Pierre en rêvait depuis longtemps..... Arrivés à la gare, à la question nous voudrions deux billets pour Pyin u Lwin , nous reçûmes en guise de réponse : "but the train is very late to day, maybe at one o'clock" Le train met 7 heures pour effectuer le parcours....le viaduc de nuit a peut-être " moins de charme... Pour plus de détails sur le trajet , nous serons désormais obligés de lire ou relire Paul Theroux Sans connaître les horaires de bus ( étonnant de la part de Pierre), nous savions que nous ne pouvions pas trop réfléchir , ni trop attendre...bien nous en a pris , l'unique bus pour notre destination part à 10 heures ... Nous avons malgré tout pris la peine de chercher une voiture privée afin de négocier quelques photos du viaduc depuis la route...mais il n'y avait pas de chauffeur disponible. Au pas de course , nous nous rendons à la gare des autobus, juste à temps pour sauter dans le véhicule . Nous apprendrons par d'autres touristes que trois jours auparavant le train dans l'autre sens n'avait déjà pas circulé... Nos expériences ferroviaires seraient elles toujours compromises? Le trajet , vu du bus , est plus agréable que entassé dans la voiture à l'aller et les photos parfois possibles. En résumé, la frustration du rail sera atténuée par la beauté du paysage et par le soleil qui nous offrira quelques rayons. Arrivés à Pyin u Lwin , il reste juste à trouver l'hôtel... Un premier moto rickshaw saute sur nous comme la misère sur le monde , nous lui montrons nom et adresse de l'hôtel....réponse: ok , si, si , no problème...et à la question : How much?, nous sentons un peu : voilà les pigeons plumons les.... Nous acceptons néanmoins le marché , les prix pouvant varier très fort d'une ville à l'autre , nous n'avons pas toujours envie de nous battre pour l'équivalent de cinquante centimes d'euros.. Plus fier qu'Artaban , notre chauffeur cherche fougueusement notre hôtel, questionnant à mainte reprise les locaux pour savoir ou se trouve le "estar", le"istar" alors que celui que nous cherchons se nomme :"Aster".....il nous conduira donc à l'hôtel Star...nous refusons énergiquement et nous voilà parti pour de nouvelles aventures.... Nous y arriverons finalement , à la sortie de la ville et sous une pluie battante..... Notre Artaban était moins fier et aurait voulu renégocier le deal.....les pigeons bien que mouillés refusèrent de se faire plumer! Les péripéties du jour ainsi que l'humidité ambiante ne nous donnant pas envie de repartir, nous decidames de nous sustenter sur place. Joli hôtel, un peu à l'écart de la ville, un ensemble de bungalows dans un petit parc, tout semble calme un peu trop peut être.... Nous nous asseyons , rapidement un garçon prend la commande....nous sert la bière et cinquante (sic) minutes plus tard vient nous dire qu 'un plat commandé n'est pas disponible.Apparait alors un homme venu de l 'extérieur boutonnant sa blouse, il avait sans doute fallut appeler le "cuisinier de garde".... Nous ne nous étendrons pas sur la qualité du repas!
Mardi, après une nuit réparatrice , légèrement bercée par le bruit de la pluie ainsi qu' un petit déjeuner aussi nul que le fût le repas de la veille , nous empruntâmes le "shuttle" de l'hôtel jusqu'au centre ville.Rapide coup d'œil sur les bâtiments de la rue principale ainsi que sur la "clock tower" offerte par la reine Victoria. Cette tour de l'horloge carillonne comme celle de Big Ben , à Londres, respectant néanmoins l'heure birmane.. Recherche d'un taxi afin de visiter le jardin botanique et chemin faisant quelques hôtels construits par les anglais dans un style très british.Cette fois une moto avec benne à l'arrière , deux banquettes et une bâche ...le luxe! Beau parc, jolie collection d'orchidées et une exposition de papillons, paraît-il de renommée mondiale....nous les trouvons malgré tout plus élégants lorsqu'ils volent qu' épinglés dans une boîte. Autre recherche de taxi pour rejoindre le bus qui doit nous mener à Mandalay.A la sortie du jardin , une pancarte "taxi".....mais seulement des motos...ok pas de problèmes , vu l'esthétique des casques nous pensons jouer une scène de " la grande vadrouille".Nous commençons à nous habituer à ce mode de transport mais Claudine ne se sent pas encore assez sûre pour photographier depuis la moto...dommage! Nos deux chauffeurs nous déposent à l'arrêt de bus, c'est à dire sur le bas côté d'une grand'route.Nous connaissons déjà suffisamment la ville pour nous rendre compte que la direction est bonne...reste à repérer le véhicule . Le voilà qui surgit...une pseudo camionnette , benne , bâche et deux banquettes....nous ne sommes pas les premiers à bord et nous ne serons pas les derniers.....des tabourets sont même ajoutés au centre, bref plus de vingt personnes entreront dans cette splendide limousine. Nonante kilomètres , d'une route en lacets, nous séparent de l'arrivée...côté positif:pour prendre des photos, pas besoin de baisser les vitres. Après la descente , le véhicule s'arrêtera pour...un coup de tuyau d'arrosage sur les quatre pneus. Les freins ont-ils eu chaud? Vu la vapeur qui sort des roues ..ce n'est pas impossible. Arrivée à Mandalay, de jour cette fois et sans pluie.Nous trouvons facilement un taxi , un vrai, et rejoignons l'hôtel sans encombres. Le quartier est plus encore animé que l'autre soir, normal c'est la foire , il y a même deux carrousels ....dans une rue latérale , il y'a aussi un podium, nous aurons droit à la musique toute la nuit! Mercredi, visite de Mandalay , autrement dit tournée des pagodes et déchaussement régulier . En Birmanie, la vue même lointaine d'un bouddha entraîne automatiquement une promenade à pieds nus.....si l'accès au temple comporte 743 marches, il faut se déchausser avant la montée , peu importe qu il y ait du gravier, de la bouse... En plus , les chaussettes sont tout aussi interdites....nous n'auront donc pas la chance de voir, comme en Inde , des groupes de touristes chaussés de sacs de plastique.... La recherche de moyen de locomotion s'avère un peu plus compliquée que dans d'autres grandes villes, tous pays confondus. Ici aussi , le taxi le plus fréquent semble être la moto....dans cette circulation chaotique nous sommes moins enthousiastes ...et nous ne nous y risquons pas. Pour monter au sommet de la colline qui surplombe la ville , nous trouvons une vieille jeep de type méhari bien que de marque Toyota....avec , oh surprise , un volant à gauche.Toyota semble avoir le monopole du véhicule avec volant à droite et indicateur de vitesse bloqué..... Autre nuit au milieu de la foire ....Musique continue au delà de six heures du mat, on finit par s'habituer, à Kalaw nous avions eu droit à des prières bouddhiques... Nous qui pensions que seuls les espagnols étaient capables de peu dormir....
Jeudi, départ pour Mingun, la"ville" est située à 11km de Mandalay, nous choisirons , comme tous les touristes , le fleuve pour la rejoindre.Des hollandais cherchent à nous accompagner pour louer le bateau..mais les Birmans affirment que celui ne peut embarquer plus de deux personnes .....il ne s'agit pourtant pas d'une petite barque mais d'une embarcation à deux niveaux d'environ 20 mètres de long.En réalité , ils souhaitent surtout que leur voisin travaille.... Gentille remontée du cours d'eau, l'Irrawaddy pendant une heure trente, arrivée dans une bourgade tranquille , se voulant hors du temps :les taxis sont tirés par des bœufs! Les attractions touristiques de Mingun sont une pagode inachevée qui aurait pu devenir la plus grande au monde et la plus grande cloche connue en état de sonner. Une balade sympa, retour sur la terre ferme dans le sens du courant en une demi heure cette fois. Nous avions négocié un taxi pour la journée de vendredi lors de notre montée à la colline de Mandalay. A 9 heures précise , notre splendide Toyota Méhari nous attend devant l'hôtel, en route pour une journée chargée ...l'organisation sera judicieusement prise en charge par le chauffeur .Visite d'une première pagode , d'un atelier de tissage afin d'être à 10 heures précise au monastère afin d'assister au "dîner " des moines . Ce repas qui aura lieu précisément à dix heures vingt est pour eux le second et fatalement dernier de la journée.Ils leur est interdit de mendier la nourriture et de manger après 12 heures.Les religieux s'alignent en deux files indiennes afin d'entrer au réfectoire lorsque la cloche les en autorisera.....Du plus petit au plus grand , les moines garderont leur sérieux malgré la cohorte de touristes présente et le crépitement des flashs..... Un vrai show à l'américaine....en plus de leur repas , ils avaient d'ailleurs tous droit à une brosse à dent et à un dentifrice de la marque Signal. La quantité de moines, plusieurs centaines, la rapidité du repas nous ont impressionnés .....comme la quantité de groupes de touristes, leur peu d'éducation aussi..... Bref , pas la meilleure image locale..néanmoins nous aussi nous en avons fait des photos ! ( sans flash) Nous continuons direction Sagaing , capitale en 1315 après la chute de Bagan.C'est aussi un haut lieu du bouddhisme du pays, une myriade de pagodes, stûpas et monastères perchés sur des collines verdoyantes. La vue d'ensemble est impressionante: une étendue verte émaillée de tâches dorées , miroitant au soleil. Bien sûr, quelques pagodes à visiter et de préférence la plus haut perchée.....notre chauffeur nous dépose au bas d'un escalier...nous n'avons pas compté les marches...mais nous avons transpiré généreusement et avons eu aussi une pensée émue pour les concurrents de Pékin Express qui font parfois ce genre d'exercices en courant et avec un sac à dos de vingt kilos... Au sommet la vue sur les ponts , la nature et les stupas environnants nous a récompensé. Nous poursuivons notre périple , autre ancienne capitale : Ava. Empruntons d 'abord un bac pour traverser un bras de l'Irrawaddy, de l'autre côté nous attendent des carrioles tirée par un cheval...Ava a perdu son statut de capitale et semble restée figée dans une autre époque..... Nous savons que quelques jours auparavant , il pleuvait mais la boue présente dans les sillons des charrettes était-elle uniquement l'œuvre de dame nature, rien n'est moins certain.... À l'heure de l'iPad , iPod et autre iPhone nous voici encaqué dans un véhicule d'un autre temps quasi trop petit pour contenir deux personnes ....en sus , le chemin n'est pas carrossable au sens littéral du terme... Massage fessier assuré, sans doute une bonne blague faite au touriste...nous avons malgré tout apprécié notre promenade . Le but étant de visiter les lieux , nous serons donc amenés à monter et à descendre de ce superbe carrosse un certain nombre de fois...inutile de chercher le centre de remise en forme de l'hôtel....nous aurons fait fessiers, abdominaux, haltères..... Au fond d'un monastère , une image surréaliste :des "mini moines" assis par terre devant un tableau noir, écrivant dans un cahier posé à même le sol, un moine leur donnant la leçon du jour.Nous n'avons bien entendu pas pu percevoir le thème du cours cependant , au mur était épinglé tableau du corps humain, planètes, et autres thèmes didactiques qui laissent penser que l'éducation n'est pas seulement religieuse. Une très jolie image était gardée pour la fin de journée: le pont U Bein, pont en teck de 1,2 km de long. Nous l'avons traversé d'ouest en est...ensuite, en attendant que le soleil décline, nous avons savouré une bière locale accompagnée de quelques crevettes grillées.....la vie de touriste est parfois dure (LOL) De petites barques commençaient à partir....serait-ce un bon moyen de profiter du soleil couchant .....bien sûr ...proposition faite à deux touristes solitaires de partager les frais et nous voilà partis à quatre pour jouir d'un coucher de soleil fantastique! Il ne nous restera plus qu'à rejoindre notre hôtel .....la nuit est tombée , la traversée de Mandalay sera un embouteillage monstre , la pollution bien présente.
Samedi, lever à 5 heures afin de profiter du petit déjeuner dès l'ouverture (6 heures) avant d'embarquer pour dix heures de navigation direction Bagan . Pour la première fois , l'hôtel organise ce repas sur le toit ....ils ne sont pas du tout rodés....d'autant plus qu'un groupe de germanophones , pour qui la ponctualité signifie un quart d'heure à l'avance, tourne en face du buffet vide comme les vautours au dessus de leur proie...Peut -être étaient ils aussi "cafeinodependants" car ils se mirent en file afin d'obtenir leur ration de café ! Nous en avions assez vu...en route pour la croisière ...où un petit déjeuner était aussi prévu... Bateau de luxe à la Birmane, c'est à dire seulement pour touristes, sièges réservés , petits tickets sur les bagages( cela fait joli ), fauteuils en rotin sur le pont..... Petit déjeuner plus serein qu'à l'hôtel....il faut néanmoins faire la queue pour recevoir deux toasts grillés , un œuf dur, une banane et être autorisé à prendre de la confiture... aux fraises ( surprise!) avec un couteau dans le pot, ainsi que du beurre... Durant notre voyage , cela est vrai de manière générale en Asie , nous avons rarement rencontré des couteaux à table...sans doute ignorent -ils sa fonction.... Les touristes étant majoritairement en groupe , ils sont venus avec leur boîte à tartine....nous avons donc pu largement nous reservir. Globalement , la nourriture nous a plu.Nous n'avons rien rencontré de vraiment étrange pour nos papilles européennes. Même dans les endroits fréquentés par les locaux , les plats étaient modérément épicés. Contrairement aux chinois , les birmans n'ont pas l'air friand de pâtisseries ou sucreries en tous genres... Après quinze jours sans aucun plat sucré, dans une boulangerie-pâtisserie, nous nous sommes risqués au "roulé confiture": très bel aspect, moelleux, terminé par une poudre type cacahuète grillée ......la confiture s'avèrera être de la mayonnaise et les cacahuètes des filaments de poulet déshydraté... L'Irrawaddy est un long fleuve tranquille....les paysages sont agréables bien que un peu monotones... À bord du bateau, quelques londoniennes , contemporaines de Georges Orwell et peut-être rescapées du Titanic... Arrivée au coucher du soleil , vue depuis le taxi sur quelques pagodes....mais la visite sera pour dimanche et lundi. La voiture étant convenable , nous en profitons pour organiser la promenade dans les temples le lendemain. Recherche d'un restaurant , les routes sont peu éclairées et les véhicules encore moins....les bœufs n'ont ni phares , ni catadioptres Le dimanche, le chauffeur se montrera un peu radin et peu enclin à nous satisfaire...aussi le lendemain comme Pierre en mourait d'envie , nous louons une bicyclette électrique. Le matin , le bitume est peu fréquenté.... Ce type de véhicule permet bien sûr de sortir des sentiers battus......nous voilà partis en pleine campagne entre les champs de maïs et de canne à sucre....massage fessier assuré mais il commençait quasi à nous manquer... Certains chemins sont assez sablonneux , Pierre se prenant pour Rambo , s'est parfois retrouvé par terre .... On sait maintenant pourquoi son petit-fils François apprécie le bac à sable (LOL) Retour à l'hôtel, soleil couchant, il y a nettement plus de circulation sur le tarmacadam.Claudine n'apprécie pas être suivie de près par un gros autobus qui klaxonne à qui mieux mieux.... Mardi, il nous manque encore une pagode à notre palmarès...Nous choisissons le pickup pour nous y rendre..... À l'aller , le toit est rempli de moines et l'intérieur d'une vingtaine d'individus essentiellement de sexe féminin, sans doute la raison des religieux à l'étage. Au retour, nous voyageons au milieu de paniers remplis à ras bord :fruits, légumes, riz et cartons d'oeufs... Nous nous battons gentiment pour payer le même prix que les locaux....la somme est dérisoire mais ce n'est pas une raison pour être pris pour des dollars sur pattes... Cela se fait sans agression , avec le sourire mais avec insistance de part et d'autre.... Lorsque nous connaissons le prix pratiqué pour les locaux , pour l'exiger , la difficulté est d'avoir dans le portefeuille la somme exacte... A 18h35 nous sommes censés décoller pour Yangon....nous aurons ainsi bouclé la boucle Le vol aura un heure vingt de retard soit le même temps que la durée du vol..... Arrivée à 21h 30 à l'hôtel, un B&B...nous avons faim mais nous craignons qu 'il soit un peu tard ... Le propriétaire du B&B nous conduit gentiment au restaurant le plus proche...nous nous asseyons, ils nous donne la carte puis nous disent cinq minutes après....Sorry we are closed...??? Retour à l'hôtel , idem....cette fois, ce sera la bonne : nous n'irons pas au lit sans souper! Lendemain matin vol Yangon Kuala Lumpur impeccable.... nous avons droit à 20 kilos de bagages et la balance marque 20,00kg.... Récupération du sac , recherche de la consigne....départ pour le centre ville...nous avons 12 heures d'escale...suffisant pour revoir,3 ans plus tard, une ville qui nous avait plu. Impossible de ne pas rendre visite aux tours Petronas... Nous en profitons pour manger avant de "rembarquer " à 0h05 pour Perth...option pizza pour changer des nouilles...inutile de se ruer sur le steak .....l'Australie nous attend. A LCCT , l'aéroport de Air Asia et autre low cost à Kuala Lumpur , nous aurons la surprise d' un Xième contrôle interdisant les liquides de plus de 100ml....alors que nous avions déjà passé douane et autre scanner.... Nous avons donc été obligés de jeter l'eau achetée cinq minutes auparavant , quand a la crème corporelle obtenue afin d'utiliser nos derniers ryggits....Elle est passée sous le pantalon de Claudine.... Le gag étant d'autant plus gros qu'ils laissent passer les bouteilles à eau vides...ou ils n'ont rien compris aux soi disant mesures de sécurité ou il faut à tout prix que les compagnies vendent leurs bouteilles d'eau Dans l'avion , prétextant la nécessité de prendre un médicament , Claudine a obtenu un verre d'eau gratuit mais à la seule condition d'accepter de l'eau bouillante!
AUSTRALIE , de Perth à Darwin Arrivée ponctuelle à 5h du mat à Perth...le soleil est déjà levé! Pour sortir de l 'aéroport, nous sommes passés à travers tous les contrôles..les australiens craignant toute intrusion alimentaire , ils ont la "fouillite" aiguë ! Même Tobby n'a pas eu envie de nous renifler... Petite promenade en taxi afin de prendre la voiture de location au centre ville. Direction l'hôtel à 60 km au sud de Perth: conduite à gauche, volant à droite et boîte automatique…
Nous sommes bien arrivés à Mandurah, un peu tôt pour le check in ..peu importe, nous dormirons dans la voiture en attendant midi. Très joli aparthotel, vue sur océan , machine à laver, sèche linge....parfait pour se faire une valise neuve. Ce jeudi, vu la courte nuit passée en avion , nous nous contenterons d'une sieste, des courses pour les repas et d'un coup d'œil sur la ville qui en réalité est une station balnéaire créée de toutes pièces. Vendredi, cap sur Perth, visite de la ville et du jardin botanique. Nous n'y trouverons pas la huitième merveille du monde....néanmoins gentille balade urbaine avec ses contrastes :petits bâtiments dits anciens(+/-1850) entourés de hauts, voir très hauts édifices. En face de la cathédrale Saint Michel , une sculpture censée représenter saint Michel terrassant le dragon ....pas sûr qu'elle ravirait les montois. Détail intéressant pour le touriste, au centre ville tous les bus sont gratuits. Le jardin botanique est situé dans un énorme parc au bord de la Matilda Bay , jolie vue sur la ville et belle collection de banksias, proteas endémiques en western australia Moins jolies que celles des bouquets chez les fleuristes européens (originaires d'Afrique du Sud), nous en rencontrerons beaucoup au bord des routes tels des sapins Noël garnis de grosses bougies jaunes. Promenade sur un pont suspendu à la hauteur des sommets des eucalyptus...après le Costa Rica nous étions quasi au ras des pâquerettes ... Retour à l'hôtel,60km environ 40 d'un embouteillage au pas d'homme....les australiens sont dix sept millions sur un territoire plus étendu que l'Europe....mais ils s'installent tous au même endroit. Cela doit être pour le dépaysement ....cf Astérix en Hispanie Samedi , visite de Freemantel, périphérie de Perth, quartier bohême..il fait chaud, la bière à la pression est plutôt agréable et nous permettra enfin de vous envoyer le mail précédent .... Dimanche , départ pour le sud....sur la route principale une course cycliste est organisée ....impossible de l'emprunter ...résultat 30 km vers le nord pour enfin rejoindre une autre en direction du sud..... Le pays étant immense ,60km n'ont sans doute pas plus d'importance que 100 mètres en Europe ... Le paysage est boisé, essentiellement des eucalyptus mais ceux ci sont immensément grands et particulièrement droits. Peu avant l'arrivée à Denmark , nous rencontrons nos premiers kangourous.Cette fois nous verrons d'abord des marsupiaux vivants, alors que cinq ans plus tôt nous en avions vu des dizaines morts au bord des routes avant de les contempler sur pattes... Nuit dans un B&B au bord d'une marre , nous sommes bercés par le coassement des grenouilles.Afin de transformer en dérision cette pollution sonore , la propriétaire à ajouté des grenouilles partout y compris sur le PQ..... Nous avons cependant très bien dormi.
Au nord de Perth, les grands eucalyptus font place à une végétation type maquis, cela nous permet d'avoir de belles échappées sur l'océan Indien. Arrivée à Port Denison, jolie cabine rouge face à l'océan pour passer la nuit.La température est clémente mais le vent est vraiment très puissant...pas de bbq ce soir . Jeudi, nous continuons notre chemin vers le nord, la route est droite et bordée de grandes exploitations agricoles:céréales , bœufs , chevaux La moisson à déjà été effectuée , le foin , en meules bien enroulées jonche les champs dorés....cela change du vert puissant des eucalyptus .Il est vrai que nous les avons quittés il y a mille kilomètres... Les "road train" font leur apparition mais en direction du sud...pas besoin de les dépasser .De toute façon, ils roulent à tombeau ouvert malgré leur 36,5 mètres de long. Nous traversons Geraldton, une ville de 39000 habitants, la plus grande entre Perth et Darwin...4800km En dehors de Perth , il n'y a que peu d'habitants....mais il n'y a pas de couverture GSM...que font les west australiens avec leur deux pouces?? Arrivée à Denham, notre cabine est face à l'océan. L'eau est transparente et d'un turquoise intense. Vendredi , départ pour Monkey Mia , nous avons rendez vous avec de sympathiques dauphins.Sans doute à cause de leur petite taille , ils s'approchent vraiment très près de la plage , la où les humains ont de l'eau jusqu'au genoux. Nous sommes dans un parc national , les cétacés sont bien sûr attirés par les poissons du petit déjeuner .La théorie dit qu'ils ne reçoivent de la nourriture que trois fois dans la matinée et que celle-ci ne couvre que 40 % de leur besoin afin qu'ils restent "sauvages". Les pélicans sont aussi intéressés par le festin...leur comportement ainsi que leur taille font partie du spectacle... Nous continuons notre périple vers le nord, le paysage est aride , la terre couleur brun orangé contraste avec le vert des épineux . Quelques rapaces nous saluent au passage ... Nous traversons Carnavon, une ville de 9000 habitants consacrée à la culture maraîchère car établie le long de la Gascoyne river... Nous traversons celle-ci, il n'y a pas une goutte d 'eau, seulement du sable... Par contre le long de la route des panneaux « floodway » et des poteaux pouvant mesurer la hauteur des eaux jusqu'à deux mètres.....nous pouvons imaginer l'intensité des crues! Pas de panique, le ciel est bleu et le thermomètre marque 44 º centigrades Nous passons le tropique du capricorne....nous voilà à nouveau"sous les tropiques" En quelques kilomètres , influence océanique , le thermomètre a perdu 10 degrés.... Le paysage change, la végétation est moins dense, apparition des termitières. Tel des pains de sucre, elles se dressent, brunes et élégantes. Ceci dit, nous les trouvons moins charmantes lorsqu'elles s'invitent chez nous!
Arrivée à Exmouth, ville de 2500 habitants Durant la seconde guerre mondiale, elle fut une base sous marine américaine. Quelques traces , notamment des sacs de sables pétrifiés autour du phare... Samedi, visite du Ningaloo Marine Park, patrimoine de l'humanité et du Cape Range National Park. Les deux parcs se chevauchent le premier occupe la côte et la partie maritime et le second le reste des terres . Nous n'avons pas eu la chance de voir les whale sharks L'observation de la vie sauvage est surtout une question de patience....de beaux points sont aménagés mais sous 40°....la patience , même mère de toutes les vertus atteint plus rapidement ses limites..... Dommage mais nous savons aussi que les animaux ne sont pas très vaillants sous cette chaleur. Nous verrons néanmoins quelques wallabies, quelques émeus et des oiseaux. Les plages sont superbes et le turquoise de l'eau toujours aussi intense....quelques "surfistes", parachutes ascensionnels et véliplanchistes . La route se termine sur un canyon jamais à sec , le seul dans la région Petite promenade en bateau, observation d'oiseaux et d'une espèce de wallaby vivant dans les rochers.Sa petite taille,30-40 cm est surprenante . Voyage accompagné de myriades de mouches, plus collantes les unes que les autres...Heureusement , elles ne piquent pas mais elles entrent dans les oreilles, le nez et les yeux et sont plutôt insensibles au produit répulsif ... Passage au super marché, nous optons pour des saucisses "outback" et pur bœuf : au moment de les cuire, surprise , il n'y a ni boyaux, ni autre matériau autour ...ce sont donc des hamburgers en forme de saucisses! Elles étaient très savoureuses et bien épicées....pas besoin de ketchup Dimanche, départ pour le Karijini national park. La route est rectiligne ..... Nous traversons sur un pont la Ashburton river...surprise, il y a un peu d'eau stagnante pour le plaisir de cinq canards....vu la longueur du pont, les crues doivent être "hyper impressionantes". Arrivée à l'ecolodge:de grandes tentes avec un "vrai lit" mais sans électricité au milieu du parc, de quoi jouer les Robinson Crusoe version"bourgeoise". Après avoir répondu à la question d'où venez vous aujourd'hui , nous avons été surpris d'entendre un :"ah, vous ne venez pas de loin"...nous venions de rouler 625 km... Deux jours auparavant , le parc a été fermé pour cause d'incendie, il y a très peu de monde, nous passerons la nuit seuls au beau milieu de la nature... Les tentes sont spacieuses et trois des quatre côtés peuvent s'ouvrir , une moustiquaire nous protégeant des moustiques et surtout des mouches toujours aussi collantes ..... La nuit est claire et , malgré la pleine lune, très étoilée. Alors que tout autour , le paysage est d'un plat affligeant ....le parc est vallonné et comporte une série de gorges se terminant par de tout petit lac , version piscine La journée , la chaleur dépasse les 35°....nous nous sommes contentés de visiter en surface sans descendre dans les gorges.... Claudine hurlant lorsqu'elle entre dans l'eau en dessous de trente degrés , inutile d'effrayer les wallabies Nous sommes à 750 mètres d'altitude, en plein été les températures peuvent atteindre 50° mais en hiver -5°, températures digne du désert !? Le camps , fort de son monopole , pratique des prix normaux pour une société régie par l'économie de marché ......nous avions donc décidé de nous transformer en "hollandais":poulet roti , tomates, pain, pastèque, charcuteries.... Tout cela accompagné d'un vin rouge issu des cépages de la Margaret River. La majorité des vignerons australiens sont de petits producteurs, exporter n'est sans doute pas rentable… à moins que les européens refusent de boire du vin capsulé et non bouchonné.... Mardi , départ à cinq heures du matin,950 km nous séparent de Broome , soit 10 heures de route .... Ce ne sont pas les tournants qui nous compliqueront le chemin...peut être les road trains qui sur cette route ne sont pas limités à 36,5 mètres mais peuvent atteindre 53,5 mètres soit vingt et un essieux (21) Nous n'avions pas bu.... Sur le trajet, une seule ville et quatre roadhouses:relais routiers où l'on trouve á peu près tout le nécessaire mais pas le superflu, carburant, logement, repas chaud , boisson, fusible, jerrycan, ....
Objectif atteint : 950 km,10 heures de route... Nous arrivons donc à temps pour nous jeter dans la piscine et visiter le supermarché Ce soir barbecue ...en Australie , le bbq est surtout une raison pour cuisiner à l'extérieur , même dans les camps, pas de charbon mais des bonbonnes de gaz ... Moins de charme mais efficacité ... Aujourd'hui , c'est Cable Beach qui attire les étrangers....mais la ville est aussi réputée pour ses perles. Autrefois "pêchées " dans le fond de la mer, elles sont maintenant produites dans des fermes. Quelques magasins exposent, outre des perles, le scaphandre qui était utilisé..impressionnant : bottes de 12 kg chacune, partie supérieure 25kg... De nombreux chinois, japonais et malaisiens ont perdu la vie dans cette recherche mais donnent maintenant à la ville( 16000 hab) un air cosmopolite et multiculturel peu commun en Australie . Mercredi, visite de la ville, de la plage , de la piscine et utilisation de la lessiveuse et du séchoir ....sac à dos neuf! Le premier orage de la saison nous surprendra...dans la piscine Nous y avons aussi rencontré un australien connaissant Amiens et Menin....un de ses oncles est enterré à Amiens , tué pendant la première guerre mondiale! La pluie a cessé , l'arc en ciel est complet, nous aurons droit au coucher de soleil sur la plage...les nuages adouciront la lumière . Petite anecdote :commençant à cuisiner, les plaques électriques ont refusé de continuer à chauffer....au menu pâte aux poissons, crevettes et moules...cru ? Difficile.... Dans ce type de logement " self catering", après l'heure, c'est plus l'heure....il n'y a plus aucun service. Un peu d'imagination et nous utilisons le bbq pour chauffer l'eau et un poêle pour le poisson...opération réussie . Jeudi, nous continuons notre avancée vers le nord.Le ciel est plombé , les orages menacent. Les nuages donnent au paysage un aspect théâtral et estompent les violents contrastes entre le vert des eucalyptus et le rouge brique de la terre A partir de l'embranchement pour Derby , notre route change de cap, nous irons désormais plus vers l'est que vers le nord. Le paysage change peu mais nous voyons apparaître de nouveaux types d'arbres malheureusement, la botanique de nos études n'ayant pas dépassé les zones dites tempérées nous ne savons pas leur attribuer un nom...
Arrivée à Halls Creek. en Australie , l'alcool se vend dans les bars et les "bottle shop" . Nous sommes en territoire aborigène donc pas de bottle shop...., les natifs ayant tendance à noyer l'oisiveté....mais possibilité de boire vin, bière et plus si affinité au bar de l'hôtel .... Notre chambre est "fully licensed" mais néanmoins limitée à 2 bouteilles de vin et 17 bouteilles de bières par personne.....(pour l'alcool type whisky nous n'avons pas retenu les chiffres..)....rassurez vous nous nous sommes arrêtés bien avant... Sur l'utilité de cette loi restrictive , nous nous contenterons d'un:"no comments" Nous sommes à 2500 km de Perth, dans le même fuseau horaire.....la nuit tombe avant 18 heures et le jour se lève à 4 heures trente. Après Halls Creek, la route est étonnement sinueuse....bien sûr pas de tournants serrés mais le paysage se découvre au fur et à mesure ... Quelques collines et des bovins type indien(grandes oreilles pendantes , bosse sur le dos juste après les omoplates) attirent notre attention.. Les termitières se dressent tels des menhirs (miniatures...) Petit détour jusqu'à Wyndham(900 hab), la ville la plus au nord de west australia..... La région est "montagneuse", jolies gorges et beaux baobabs. Ville portuaire mais aussi minière nous pourrons admirer depuis un sommet la formation de road trains ....vu d'en haut et à côté d'une voiture , ils paraissent encore plus impressionnants..... Arrivée à Kununurra, logement dans un ibis style...qui ressemble à tout sauf à un ibis... Réception de 6am à 8pm....le compromis ibis: " nous règlons tout en 10 minutes " n'a pas l'air de mise....mais rassurez vous la photo des fondateurs est bien au mur. Superbe piscine....couverte par des vélum tendus...sans eux, en plein soleil elle eut été surchauffée Tel Furnace creek à Death Valley.... Samedi, départ pour le Northern Territory afin de rejoindre Katherine...Nous aurons ainsi presque "bouclé la boucle".....il y a cinq ans nous avions effectué le trajet de Sydney à Sydney , empruntant la partie est et la route centrale qui passe par Katherin et Darwin. Petit détour pour jeter un coup d'œil au Lake Argyle, lac de barrage destiné à l'irrigation. Il constitue aujourd'hui une halte pour les oiseaux migrateurs et un havre de paix pour les crocodiles.....très jolis paysages. Arrivée dans le Northern territory , nous vieillissons d'une heure et demi d'un coup sec et sommes priés de mettre à la poubelle tout ce qui est végétal (fruits, légumes, plantes) Le ciel est menaçant , nous essuierons quelques averses ... La route est agréablement sinueuse , nous croisons quelques véhicules mais en 570 km nous ne dépassons ni sommes dépassés par aucun véhicule...en résumé la route est déserte Arrivée à Katherine Reconnaître les lieux cinq ans après est toujours amusant...pas de statue à la même place et Eugène Sue ne nous regarde pas( cf Yves montand , le télégramme)...mais le bureau de poste , la station service Caltex sont toujours bien présents... Plouf dans la piscine...ici le vélum nous abrite de la pluie.. Dimanche , destination Darwin pour l'avion qui est censé décollé à 1h 05 c'est à dire lundi....Vol de nuit..... Le ciel est noir, il tombe des cordes....le journal annonce un cyclone...Alyssia qu'il s'appelle , un vrai qui effraye les locaux... La question est: décollera décollera pas..... Nous accélérons notre départ afin d'éviter les floodways...Pas d'orage sur le chemin et arrivée à sec à Darwin. Un peu trop tôt.... Coucher de soleil avorté...... Nous profitons de l'animation dominicale de la rue centrale de Darwin pour manger...une pizza Pierre ayant décidé que vol nocturne égal souper pizza....(cf Kuala Lumpur ) La menace de cyclone est toujours présente...mais l'avion décolle à 2 heures et arrive sous le soleil à 5 heures à Brisbane... Petit déjeuner à l'aéroport et départ pour de nouvelles aventures....
Addenda Non mais à l'eau quoi? Ou de l'étude comparative de l'attitude humaine devant une bouteille de H2O... Heho, Mandalay:les liquides, connaissent pas!les scanners, si! Rangoon :l'eau se jette mais la bouteille vide peut être conservée et être remplie après le contrôle... Kuala Lumpur : se jette au premier contrôle, se vide au second et peut se remplir d'eau chaude dans l'avion....sauf que dans l'avion les hôtesses ne sont pas toutes d'accord ... Darwin : don't worry ...prends ta bouteille d'eau.... Brisbane:jette ta bouteille d'eau mets tous tes liquides de moins de 100ml en sachet de plastique ( les même que ceux que tu trimbales hors sachet depuis Málaga...) peu importe qu'il faille 5 sachets pour tout caser....
En résumé : parfois l'eau peut exploser Les grandes théories sur les explosifs peuvent avoir différentes interprétations ..... Conclusion :??????????????????LOL/ MDR
NOUVELLE ZELANDE Les nouvelles aventures commencent sous le signe de la "drache".... Atterrissage lundi à Christchurch après un long passage dans les nuages....au sol la pluie tombe avec force. Selon le chauffeur de taxi (une chauffeuse de taxi),24 heures auparavant , ils jouissaient de 26 degrés .... Arrivée à l'hôtel ou nous commençons les visites par celle du lit.....la pseudo nuit ayant été courte et mouvementée ... Nous ne visiterons pas Christchurch maintenant mais dans huit jours lors de notre second passage.Nous avons néanmoins le temps d'apercevoir les stigmates du terrible tremblement de terre de février 2011. Petite promenade jusqu'au restaurant...ce sera l'occasion de tester les moules de Zélande...... Mardi départ en train pour Greymouth , le climat n'est pas au beau fixe...il pleut et le thermomètre marque 10 degrés ...parcours intéressant , sans plus, mais peut être avons nous "trop" voyagé dans les trains suisses... Wagon à l'air libre pour prendre des photos....l'air est libre mais prendre des photos relève de la bagarre....les chinois se comportent comme dans le métro de Pékin ! A Greymouth nous prenons possession de la voiture de location...il pleut, il fait un froid de canard et le vent intensifie encore cette sensation ... Pierre est de très mauvaise humeur .... Passage par le supermarché , notre chambre est "self contained"...petite soupe au potiron bien pimentée pour nous réchauffer... Le mercredi matin, surprise :le ciel est dégagé mais la température reste fraîche . Le panorama est diversifié , grandes vertes prairies, moutons, bovins, cervidés, échappées sur l'océan et vue sur les montagnes enneigées et les glaciers. Nous arrivons au glacier Franz Josef suffisamment tôt pour effectuer la promenade qui nous mène au pied, le soleil est de la partie et un pull superflu... Nuit proche de l'autre glacier : le Fox L'emplacement géographique de ces deux glaciers est très surprenant: à douze kilomètres de la mer et latitude équivalente au nord de l'Espagne Jeudi matin , nous trotterons non pas autour du glacier Fox (trouvez la vanne) mais autour d'un charmant lac où en théorie se reflètent les montagnes....le thermomètre affiche 20° sous un soleil déjà puissant. Détour jusqu'à Jackson Bay , charmante route entre mer et forêt se terminant par une splendide vue sur les montagnes enneigées depuis la plage... Arrivée à Wanaka ,30° à l'ombre...nous voulons souper sur la terrasse mais il y fait trop chaud! Vendredi matin , le ciel est nuageux et les températures ont chuté.. Visite de Arrowtown, ville historique qui connut son essor à l'époque des mines d'or, quartier chinois type « bokrijk » assez surprenant néanmoins . Nous achetons un baguette dans une épicerie restaurant "bonjour Paris"tenu par des francophones....expérience correcte...cela change du pain à toast grillé.. Le ciel s'assombrit....alternance d'averses Notre avancée jusqu'à Glenorchy au bout du splendide lac Wakatipu se termine dans une purée de pois ....(le Seigneur des Anneaux s’est inspiré de la région) Samedi nous quittons Queenstown sous la pluie , les nuages sont très très bas...le vent fort , le thermomètre marque 8° En chemin la pluie se transforme en neige et le mercure (aujourd'hui interdit) descend à 2°. Les lupins multicolores bordent la route...beaucoup de moutons...10 fois plus nombreux que les humains (en NZ, of course) Nous rencontrons aussi des élevages de cervidés , à ce jour nous n'avons pas pu déterminer la finalité ...nous constatons seulement qu'il n'y a pas de viande de ce type ni dans les étals de boucher , ni à la carte des restaurants..exportation? Le panorama de plaine se transforme en un paysage de haute montagne....la route ne dépassera pourtant pas l'altitude du signal de Botrange.(point culminant de Belgique,700m.) Les sommets montagneux atteignent 2000 mètres et la verticalité de leurs parois donne lieu à de nombreuses cascades La forêt est dense, les lichens envahissent les arbres, le spectacle est fascinant et a un petit air de Fantasia.... Il manque la musique de "l'apprenti sorcier" pour que les feuillus se mettent à danser.... Au bout du chemin une croisière sur le fjord du Milford Sound, nous avons réservé depuis l'Europe mais nous sommes seulement deux .....le bateau navigue à partir de six personnes ....l'aventure est remise au lendemain matin....ce soir la visibilité est correcte sans plus, espérons que le climat nous accompagnera...et que demain sera un jour meilleur.... Ce soir nous dormons dans un établissement mi camping, mi auberge de jeunesse mi hôtel ... Possibilité de cuisiner dans la zone commune....un espace ouvert où tout le monde se croise... Mélange de spécialités et coutumes internationales...l'asiatique cuisine ses noodles et boit sa bière chaude, le français boit du vin fusse- t- il chilien..les travailleurs locaux alternent bière et alcool fort;quelques uns sans doute moins prévoyants attendent que le buzz leur annonce que le plat comandé est prêt ....certains en short , d'autres enmitouflés...
Il a plu toute la nuit....les nuages sont toujours très bas...mais sur le fjord les conditions s'améliorent Nous aurons droit à une jolie balade sur le fjord jusqu'à la mer:bonne visibilité , sommets enneigés , cascades nombreuses , lions de mer jouissant du soleil , colonies de pingouins de petite taille.... Nous avons eu de la chance ....les conditions atmosphériques sont nettement meilleures que hier En route pour Invercargil ...nous croisons quelques troupeaux ... afin d'amener les vaches à la traite, des tunnels sont aménagés sous les routes , le fermier avec un véhicule et un chien canalise les 450 têtes ...ou dans ce cas 450 pis Rassurez vous nous n'avons pas compté les vaches mais posé la question au propriétaire! Autre rencontre, au milieu de la route celle la,250 moutons... Ils font dans le bétail mais pas dans le détail...conséquence si vous voulez acheter du beurre 500 grammes minimum Le célibataire local a intérêt a inviter des amis s'il ne veut pas manger du beurre rance.... Dans les supermarchés plus d'un mètre linéaire est consacré aux beurres...neuf sur dix sont salés à raison de 6 grammes par kilo...voilà pourquoi il y a des muffins aux carottes...( n.b les normes européennes sont identiques: beurre salé= plus de 5 grammes de sel par kilo) Mardi, départ pour Dunedin et la péninsule d'Otago Le ciel est bleu mais le vent souffle avec force....petite balade bien ventilée pour rencontrer des phoques à fourrure. Ils sont chez eux , sur la plage et ne semblent pas être importunés par la présence des humains...ce n'est pas la première fois que nous observons ces animaux marins mais ici nous sommes vraiment très près ...seul le bon sens nous interdit de les toucher... À la pointe de la péninsule d'Otago possibilité de voir des albatros royaux et des manchots.. À cette heure, les manchots ne sont pas visibles, ils sont partis pêcher ....il faudrait venir à la tombée de la nuit lorsqu'ils rentrent au bercail ...nous avons déjà fait cette expérience il y a cinq ans en Australie et dans de meilleures conditions... Quant aux albatros, ce serait la seule colonie continentale au monde.... cependant, pour espérer les voir, ailes déployées , il faut s'acquitter d'un droit d'entrée proportionnel à l'envergure de ces oiseaux.... Visite guidée , bien sur..mais nous sommes en pleine nature et il s'agit d'observer un animal sauvage dans son habitat....pas d'un centre de conservation de l'espèce ... En sus , ils ont poussé le vice jusqu’ à imposer un droit d'entrée pour atteindre la cafétéria , la boutique à souvenirs et les toilettes...trop c'est trop...en guise d'albatros nous relirons le poème de Baudelaire...
Petit rappel pour ceux qui auraient oublié ou n'auraient pas été contraints de l'analyser à l'âge de 15 ans....
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
L'albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Mercredi direction Christchurch ... Nous avons "visité" toutes les villes que nous avons traversé :Invercargill , Dunedin...à vrai dire peu de commentaires peuvent être faits..quelques bâtiments de la fin du XIX° et très peu d'animation ....de toute façon à cinq ou parfois six heures tout est fermé.. Christchurch présente un aspect différent....le tremblement de terre de février 2011 rythme toujours la vie des habitants....bâtiment érigé mais totalement fissuré...hôtel impeccable , ouvert au public au milieu des ruines de la cathédrale , hôtel ruiné laissant entrevoir coussins et draps de lit....une ville qui ne sait si elle doit survivre ou se laisser mourir ....la renaissance côtoyant la déchéance Jeudi, pour nous rendre à Nelson, nous décidons de "refaire" l'Arthur Pass", ce col que nous avons emprunté en train 9 jours auparavant ... Le ciel est relativement dégagé et la température dépasse les 20° ...panorama de 360°...nous aimerions être des bécasses... Le trajet nous a paru beaucoup plus spectaculaire en voiture....route étroite, sinueuse , dénivelé de 16%.. Nous avons la chance de croiser le Tranzalpine , en retard sur l'horaire..occasion rêvée pour le photographier..
Nelson , ville de 43000 habitants a voulu conserver et rénover les maisons du siècle dernier.....une rue entière soit 16 maisons ont été réhabilitées ou même reconstruites ....certains pays détruisent leur passé , d'autre essayent de s'en créer un.... Ce sera aussi notre point de départ pour la visite du parc Abel Tasman..nous devrions voir des plages de sable fin et de l'eau turquoise ...mais les nuages sont très bas.... Nous saluons au passage Ernest Rutherford , père du modèle de l'atome et prix Nobel de chimie(1908), né ici à Brightwater A l'aller la route de col, bien que le sommet soit à moins de mille mètres , est dans un épais nuage....le temps étant très instable , nous aurons plus de chance au retour mais les bords de mer resteront pluvieux et dans le brouillard. Samedi départ pour Picton où nous embarquerons pour l'île du nord. Le ciel est plus clément et la route très étroite est charmante. Trois heures de traversée pour rejoindre Wellington , une heure dans un fiord, une heure de pleine mer et une heure le long des côtés de l'île du nord. La mer est calme mais dès la pleine mer, des bourrasques de vent rendent difficile la station debout sur le pont... Arrivée à Wellington , capitale de Nouvelle Zélande,164000 habitants Visite de la ville, un vent de tempête nous accompagne....méritant la terminologie de"alerte rouge" sous les latitudes européennes et qualifié de banal ici... Nous n'avons vu ni une poubelle , ni un papier par terre...néanmoins Pierre n'a pas eu "des nœuds" dans ses cheveux... Un charmant petit funiculaire nous emmène au-dessus de la colline afin de visiter le jardin botanique... Jolie descente à travers les arbres, ainsi qu' à travers d'un cimetière .. Celui ci ayant été conservé en tant qu'exposition de rosiers anciens... Bucolique.... La visite du musée Te Papa, tant recommandé par toutes les publications ne nous a pas particulièrement passionné Nous sommes le 8 décembre , jour de la parade de Noël , cortège ressemblant à la cabalgata espagnole mais sans les bonbons......à l'endroit où nous avons regardé, le public était confiné derrière des barrières grillagées de 2,50 mètres de hauteur...pas de risque de voir un enfant s'élancer sous un char....mais pas très glamour.. Un camion devait suivre car un quart d'heure après le passage, plus aucune trace... La cuisine, dite équipée , de notre studio comprend un grille pain, une bouilloire électrique et un micro onde.... Pierre apprécie les œufs au petit déjeuner....même après une recherche approfondie sur le net, Claudine n'arrivera pas à obtenir un œuf sur le plat qui ne soit pas cuit dur.... Claudine déteste et continuera à détester le micro onde.... Lundi , départ pour Tongariro, région de volcans actifs, de nouveau, nuages bas... Cette fois peine perdue, nous ne verrons pour ainsi dire rien.... Nous emprunterons le lendemain matin une seconde fois la même route dans l'espoir d'en voir plus, mais les nuages resteront bien accrochés au sommet des volcans.... Mardi, autre activité volcanique: fumerolles , boue et geyser...sous le soleil exactement ! Ici, la nature à été transformée en parc d'attraction...et le geyser Lady Knocks éructe à 10h30 précise tous les jours...moyennant une bonne dose de savon....si si! À part ce show un peu stupide , le sentier au milieu des fumerolles est bien organisé et la promenade très agréable . Cap un peu plus à l'est....ces terres sont les premières au monde à être éclairées par le soleil levant...un peu plus à l'est encore et nous sommes hier! Le dégradé de vert de la forêt est impressionnant, les fougères se dressent tels des palmiers au milieu des arbres, la verticalité des troncs augmentent leur majestuosité, quelques arbres en fleurs attendrissent la tonalité , quelques pins ponctuent le tableau de tâches plus sombres , de temps à autre quelques jeunes feuilles d'eucalyptus ajoutent une touche de bordeaux ...
Jeudi, direction Auckland , le ciel est bleu , nous en profitons pour choisir une route proche de la mer...rencontre avec quelques baba cool qui paraissent vivre au bord de l'eau dans de vieux autobus aménagés.Vu le spectacle au bord de la mer nous comprenons qu'ils s'incrustent..... Petite promenade à travers la mangrove pour rejoindre une plage, là aussi le paysage est sublime...grande plage de sable blanc et seulement deux paires d'humains. Visite d'Auckland : bien sûr, pas de grands monuments , un ville agréable, vivante , métissée bref une vrai ville selon nos critères européens . Nous avons enfin pu acheter du poisson frais et faire lever des filets....la Nouvelle Zelande est entourée d'eau mais le poisson ne paraît pas être leur nourriture favorite... Dans les grandes surfaces , le rayon poisson est réduit généralement à du saumon.Cependant, celui-ci est vraiment , vraiment meilleur qu'à Málaga.......(plus cher aussi mais la différence vaut vraiment la peine) Autre surprise : un bar belge , Leffe blonde, brune, Stella , Jupiler, Hoegaerdeen au fut et un choix de bières spéciales supérieur à celui du Vaudrée (à Liège) Le lendemain , petite promenade en bateau jusqu'à l'île de Rangitoto, l'île est un volcan éteint mais les guides prétendent qu'elle a la forme d'un œuf sur le plat..... Nous avons donc escaladé l'œuf sur le plat.....pas si plat que cela... Deux kilomètres et demi de montée parfois un peu raide au milieu des coulées de lave...la vue au sommet mérite l'effort consenti..... Dimanche, nous quittons l'hémisphère sud direction Singapour... Premier vol Auckland- Melbourne, après l'atterrissage nous restons sur le tarmacadam plus d'un demi heure pour que l'avion se place au hub, vol suivant Melbourne Singapour , outre le retard au décollage nous tournerons un certain temps au dessus de Singapour bref nous en avons pour notre argent ...d'autant plus qu'il nous faut ajouter cinq heures de décalage horaire. Récupérons les bagages, passage à la douane , métro , petite balade sac à dos et nous arrivons à l'hôtel ... Lundi visite de Singapour, oú nous étions déjà venu il y a trois ans entre l'Ouzbequistan et l'Indonesie Nous profiterons surtout de l'ambiance...Noël approche et les rues sont lourdement décorées. Noël sous les tropiques , les sapins et les allusions à la neige nous paraissent ubu roi... Il fait chaud et horriblement humide.... Visite à Marina Bay Sands, l'hôtel aujourd'hui symbole de Singapour, trois tours réunies en leur sommet par un édifice en forme de bateau et en porte-à-faux... Au dessus , vue à 360°... Mardi , l'avion qui nous emmène à Abu Dhabi est à 19h30, nous en profitons pour visiter un nouveau jardin ( il n'existait pas il y a trois ans) La visite aurait pu être plus longue mais la chaleur est vraiment accablante..... Arrivée à Abu Dhabi peu après 23h , passage à la douane ( rapide la plupart des passagers sont en transit), promenade dans l'aéroport pour rejoindre le comptoir des voitures de location ..il ne reste plus qu'à rejoindre l'hôtel,30 km plus loin, merci le GPS ! Mercredi , visite de la grande mosquée . Celle de Casablanca est paraît- il plus grande mais celle -ci par sa blancheur extérieure est très impressionnante ..à l'intérieur marbre blanc , décors floraux , grands lustres en cristal de Swarovski mais malgré tout , finesse et impression de légèreté . Entrée gratuite et mixte mais Claudine n'a pas échappé au rituel de l'abaya....nom donné ici au vêtement considéré comme décent ....grande robe noire couvrant les bras jusqu'au poignet et si nécessaire couvrant les jambes jusqu'au sol..sans oublier , il va de soi, la capuche servant de foulard... Pour ceux qui regrettent d'avoir peu de photos de Claudine...ici Pierre s'est défoulé.. Visite de l'Emirate Palace, un hôtel dans la démesure ... Pour sa construction, trois milliards de dollars .....peut être le plus cher au monde.... Aujourd'hui 1800 employés y travaillent. Immense mais raffiné, musique classique en live ....nous sommes ici y loin de Las Vegas.... La fauconnerie à été classée en 2010 patrimoine immatériel....La lecture de guides a enfin permis à Claudine de déterminer ce qu' est un gerfaut … Jeudi , départ pour Dubaï ...130 km d'autoroute à six bandes, limitée à 120 ou 140 km/heure mais où les Porsche Cayenne , les Audi V6 et autre Ferrari ne semblent pas concernées par cette limitation! L'essence vaut 0,32 € /litre.....50 litres....16 euros.... Ils roulent à tombeau ouvert, dépassent par la droite , se rabattent à gauche..... Dubaï , la démesure....la tour la plus haute au monde, le mall le plus grand au monde, l'hôtel le plus...tout est hors norme... La vue sur la ville depuis la jumerah palmeraie est sublime...une forêt de buildings, tous différents et élégants... Une vitrine de pétrodollars .... Vendredi, ultime expérience aéroportuaire .......passage au scanner pour entrer au terminal correspondant à notre vol.....les ordinateurs peuvent rester dans les sacs mais les ceintures doivent être ôtées:première file....deuxième file : enregistrer les bagages....troisième file: passage de la douane, douaniers de blanc vêtu , essuie de vaisselle sur la tête nous accueillent sans desserrer les dents; quatrième file : un autre scanner...autre allergie aux ceintures mais flacons de plus de 100 ml bienvenus! Cinquième file : vérification du boarding pass pour monter dans le bus qui conduit à l'avion; sixième file : nous montons dans l'avion depuis le tarmac.....l'avion est un A330-200 contenant plus ou moins 350 "humains". Nous décollons avec un quart d'heure de retard Arrivée à Düsseldorf , passage de la douane, nous sommes en transit.... puis....surprise : un nouveau scanner.....ici allergie totale aux liquides, un sachet par personne et le reste à la poubelle! Tout cela dit avec l'amabilité d'un pitbull enragé ......Bienvenue en Europe! Direction Málaga, le ciel est dégagé...les Pyrénées sont superbes....nous atterrissons par la mer ...le spectacle est fabuleux.
BIRMANIE Après trois vols sans histoire , nous sommes arrivés de nuit à Yangon . Première impression , ville de province , route en mauvaise état. L'hôtel était situé dans un quartier dit chic, pas loin de l'imposante ambassade des États Unis mais le pseudo bitume après l'orage , le lendemain , ressemblait à un ruisseau. Nous n'avons pas pu déterminer pourquoi les ambassades sont toujours à Yangon alors que la capitale est depuis 2006 Naypyidaw... Le passé colonial de Yangon est visible bien que souvent laissé à l'abandon, ancienne Cour Suprême envahie par la végétation , maisons squattées.. Embouteillages dans certains quartiers, probablement plus dûs à une conduite chaotique qu'à un surcroît de véhicules , la ville est cependant calme. Nous n'avons pas trouvé ici le bouillonnement si caractéristique des concentrations urbaines asiatiques....il est vrai qu'un militaire au pouvoir , dérangé par un incident entre une moto et sa voiture a tout simplement interdit les 2 roues à Yangon. Sans motos, sans vélos, sans rickshaw.....il manque vraiment quelque chose! Au soleil couchant , la pagode Shwedagon s'illumine et devient plus que jamais le centre névralgique de la ville, un des vœux les plus chers dans la vie d 'un bouddhiste étant de visiter ce lieu... Gagner le nirvâna n'étant sans doute pas soumis au renoncement et à la mortification , deux ascenseurs et un escalator permettent de gagner la pagode.... Afin de partager un peu de vie locale , nous empruntâmes la circle Line, tren de cercania ou ligne 4 pour les liégeois (un train pas un bus)...excursion surprenante, les rails semblent être le marché central, le point de rencontre, le chemin entre la maison et l'école...le train avance en klaxonnant afin de chasser chiens, vaches, chèvres, vendeurs et écoliers.... Le lendemain , autre aventure ferroviaire afin de rejoindre Bago. Train déglingué, fauteuils brinquebalants et le plus surprenant les fenêtres sont ouvertes et ne peuvent être fermées...il n'y a pas et il n'y a jamais eu de vitres.... A ce jour , nous n'avons pas encore expérimenté sous la pluie! Petite précision nous étions en classe supérieure, la différence devant surtout être dans la quantité d'humains que peut contenir un wagon. A la sortie de la gare de Bago, nous avons cherché un taxi, nous avons rapidement compris qu'ici nous étions réellement en Asie, les deux roues sont autorisées... Le taxi sera donc une moto avec une petite remorque type camion , pour s'assoir deux banquettes en bois et ecchymose sur la tête assurée , la hauteur n'excédant pas un mètre vingt . Arrivée dans un hôtel moderne, aux standards européens, particularité cependant, réception au rez de chaussée mais reste de l'hôtel , chambres, salle pour le petit déjeuner , aux 5° et 6° étage , entre les deux , des magasins. Après avoir visité le site le plus proche , une pagode, bien entendu, un moyen de locomotion était nécessaire afin de profiter de la ville, les différents centres d'intérêt étant éloignés les uns des autres , et aussi acheter un billet de bus pour le lendemain. Autour du stoupa , rien que des vélos aménagés :conducteur et deux sièges , un dans le sens de la marche et l'autre derrière , très pratique pour prendre des photos. La ville est dans la plaine mais les ponts au dessus de la rivière et du chemin de fer possèdent une rampe dont l'inclinaison n'est pas négligeable....en sus le volume d'un européen est généralement supérieur à celui d'un birman ... Au milieu de la circulation, motos, camions, rickshaw , autocars, piétons, notre chauffeur, qui n'avait plus vingt ans depuis longtemps, eut bien du mal à nous emmener à la gare des autobus, non sans avoir fait un détour par la gare de chemin de fer ( il avait mal compris). Après l'avoir rémunéré , nous le remerciâmes .Quand bien même nous aurions contribué à lui "donner" du travail, se faire transporter dans ces conditions relève de l'esclavage. La gare des autobus est une succession de petites boutiques, mi-restaurant, mi-bureau, "y'a plus qu'à s'y retrouver", l'écriture birmane ainsi que les chiffres, à ce stade du voyage ont encore quelques secrets pour nous! ( LOL). Des rabatteurs, type souk de Marrakech , ne nous facilitent pas le travail...mais comme les propositions sont toutes au même prix et plus ou moins à la même heure , en avant pour celui qui a la meilleure tête.... proposition suivante: avez-vous déjà tout visité? Ben non, le vélo , il était un peu lent....et hop nous voilà partis...à l'arrière de deux motos.Un bouddha par-ci, un stoupa par-là , un serpent géant plus loin et nous avons eu un bon aperçu de la ville. Après une salade de papaye verte, gentiment épicée et une nuit réparatrice, nous voici dans le bus pour Kinmon, point de départ des camions pour le Rocher D'or. Nous avons des places réservées et numérotées, l'autocar est plein comme un œuf mais à voir notre tête de blancs, deux personnes se lèvent pour nous laisser les sièges.Nous acceptons, nous avons certainement payé deux à trois fois le prix des locaux.Pays totalitaires obligent.Le nombre de places dans ce type de véhicule comprend outre les sièges prévus à cet effet , de petits tabourets en plastique haut de vingt centimètres posés dans le corridor central ainsi que des places debout à l'avant;les portières restent bien sûr ouvertes même lorsque la pluie tombe avec violence. Trois heures de trajet, quatre vingts kilomètres, le bus s'arrête pour charger, décharger humains et marchandises en tous genres: bidons d'huile, airs conditionnés... Bien que la conduite se fasse à droite, le volant dans les véhicules à quatre roues se trouve à droite, descendre d'un bus , qui bien sûr n'a pas d'espace prévu pour s'arrêter se fait un milieu de la chaussée . Le but de notre journée est le Rocher D'or, haut lieu du bouddhisme . Pierre , très méticuleux lors de la conception du voyage, avait tout fait pour que notre venue coïncide avec la pleine lune du mois d'octobre... Nous n'étions donc pas seuls...les fidèles par centaines assaillent les camions qui montent la route afin d'approcher le lieu saint. Nous passerons la nuit dans un hôtel proche du sommet , eux a l'extérieur sur de grandes nattes, tantôt dormant , tantôt priant , attendront patiemment le lever du jour. Seuls les hommes peuvent approcher à moins de dix mètres du rocher et ainsi le couvrir de feuilles d'or, femmes et touristes peuvent néanmoins en faire le tour par un chemin de ronde en contre-bas; pour cette fête de la pleine lune plus de la moitié de la largeur de cet espace est couvert de bougies. Dès la tombée du jour, la chaleur et la lumière de la cire incandescente et les fumées donnent au site une dimension et une aura particulières. Contrairement au site népalais que nous vu auparavant, ici , il n'y a ni chants, ni rotations autour des stoupas, seulement quelques prières ressemblant à la litanie des saints le 1°novembre dans les églises catholiques. Le lendemain matin, bien que moins intense , le mouvement de la foule continue, il nous faut donc encore monter à l'assaut d'un camion pour redescendre....la route est escarpée et les tournants très serrés, de vraies épingles à cheveux.Dans la benne , rangés comme des sardines, les pèlerins réconfortés par leur rencontre divine profitent du chemin comme s'ils étaient sur un huit aérien..... L'attraction dure cinquante cinq minutes....., reste pour nous à attendre le bus qui nous ramène à Bago. Le lendemain , une voiture nous attend à 7 heures de matin pour rejoindre Kalaw. Ce mode de transport , réservé depuis l'Europe , est un luxe qui nous permet d'éviter un train ou un bus de nuit avec changement à 3 heures du mat... D'abord 400 km sur la seule autoroute du pays, payante et vide, seules les voitures peuvent l'emprunter...deux roues et camions interdits! (vitesse maximum autorisée:100km/h) Ensuite une route dans la campagne , cultures en tous genres:riz, moutarde, lotus...Les moyens mécaniques utilisés restent primaires...Claudine continue à se demander pourquoi , il y a quarante ans d'ici , elle a dû étudier au cours d'histoire que le kolkhoze et le kibuz étaient des modèles économiques valables et que la révolution industrielle avait supprimé la charrue et les bœufs...... L'aurait-on trompée ? Le voyage se poursuit dans la montagne, virages serrés, la végétation change , le riz fait place aux papayes et les herbacées aux acacias en tout genre. Entre les tropiques , l'automne ne se voit pas , pas de feuilles rousses mais des arbres fleuris. Kalaw, petite bourgade à 1230m , s'organise autour d'une pagode et d'un petit marché permanent.Point de départ de nombreux trecks, nous croisons pour la première fois depuis le début du voyage pas mal d'européens . Nous avons testé le vin local , le blanc est sec , fruité et légèrement boisé ;le rouge bien qu'agréable est plus quelconque. La nourriture , à base de riz est simple mais souvent accompagnée de salades, légumes verts aux saveurs parfois surprenantes.A table, les serviettes sont toujours présentes......au choix un paquet de kleenex ou un rouleau de PQ;celui-ci étant par contre absent aux toilettes...autant savoir!
Nouvelle aventure ferroviaire .... Ce mardi matin, au programme Kalaw-Shwenyaung , en train.Trois heures de train pour environ 50 km.... Le train, prévu à 11h06, est parti à midi....jolis paysages en pleine campagne, voie ferrée encombrée par animaux , végétaux..... Rails dans un état lamentable, le convoi oscille de gauche à droite....mais peu à peu le retard s'amenuise.....Et puis soudain :"clac, clac"un bruit sourd ....notre wagon à déraillé.Rapide coup d'œil des machinistes, après quelques instants, le moteur diesel est coupé... Nous sommes en pleine nature sur une voie unique....il est 14 heures ... GPS aidant, nous nous rendons compte que nous sommes à environ un kilomètre d’une route.... Nous decidâmes de rejouer un film de Kurosawa :une promenade sur les rails en répétant dodeskaden dodeskaden ( ce qui doit vouloir dire chouf-chouf en japonais!) Les deux seuls autres touristes et leur enfant de six ans, des irlandais nous ont emboîté le pas...La police présente dans le train a taché de nous dissuader.....mais nous étions bien déterminés à marcher un peu , malgré les bagages plutôt que de peut être passer la nuit dans la brousse! I Nous ne saurons jamais quand le train à été dépanné, mais nous avons rapidement regagné la route et trouvé une camionnette pour nous emmener tous les cinq à notre destination finale......mieux et plus tôt que le train. Nous sommes au Lac Inlé, notre hôtel est situé sur le lac : reste à trouver une barque pour nous y conduire et organiser la promenade du lendemain, un peu de marchandage et le tour est joué .Le temps est ensoleillé mais l'orage menace....nous arriverons à l'hôtel trempés comme des canards ...mais avec de jolies photos. L'hôtel est joliment situé au bord du lac, notre chambre donne sur un canal secondaire ... tant mieux, sur la voie principale, dès cinq heures et demi du matin , les pirogues se suivent à la queue leu leu, leur moteur faisant le bruit d' une tondeuse à gazon. Nous avions donné rendez-vous à notre "meneur"de pirogue à 10 heures , il nous attendait déjà à 9 heures . Chaque fois que nous sommes amenés à fixer une rencontre , les birmans sont toujours là au moins une demie heure à l'avance...cela change des andalous...Six heures de barque, rythmées par les visites de pagodes, de quelques artisans et des jardins flottants. Les nuages laissent passer le soleil.....malgré sa profession et la protection 50 , Claudine sortira de la promenade légèrement ( !) écarlate . Le lendemain retour sur la terre ferme avec le même piroguier , toujours aussi ponctuel... Charmant hôtel aux standards occidentaux et écologiques : pas de climatisation, en guise de frigo: blogs de glace, par contre le wifi est efficace! Le restaurant est selon les guides le meilleur de Birmanie , nous nous offrirons un menu de dégustation de nourriture shan ( la région du lac Inle ), expérience positive bien que manquant de réelle surprise gustative. Vendredi, direction Kakku, nous louons un taxi.Deux heures et demie pour parcourir cinquante kilomètres, la première partie est en bitume mais le reste en terre et relativement étroit.Arrêt à Taunggyi, capitale de l'état shan, pour prendre un guide obligatoire .Nous supposons qu' il parle parfaitement le birman....mais sa connaissance du vocabulaire anglais ne doit pas dépasser 30 mots. Lieu abandonné jusqu'en 2000, la plupart des 2478 stupas ont été rénovés , jolies sculptures, belles dentelles métalliques aux sommets. Dans ce pays les distances aussi courtes soient elles se transforment vite en parcours du combattant... Mandalay par la route ,290 km soit 12 heures de bus la nuit....nous n'avons pas choisi kuoni mais nous avons nos limites... Nous avons donc opté pour l'avion. Tout d'abord , de Nyaungshwe, bord du lac , il faut rejoindre l'aéroport à 28km, soit une heure de taxi. Nous avions réservé notre billet via le web mais nous ne l'avions pas encore physiquement acheté , première surprise Air Mandalay , la compagnie que nous avions choisie nous informe qu'ils n'ont plus de sièges et que nous voyagerons avec Air Bagan , peu importe sauf que celui ci est 35 minutes plus tard.....déjà qu'il fallait être là une heure et demi à l'avance pour 25 minutes de vol....L'avion arrivera à Mandalay avec 50 minutes de retard nous permettant ainsi d'atterrir nuitamment.Pierre était très très content. Le contrôle des bagages et le passage au scanner furent relativement moins stricts que leur equivalent américain (LOL), pas de phobie des 100 ml, des ceintures, des chaussures et autres "machins qui font ding".... Restaient juste à récupérer les bagages puis à prendre un taxi pour rejoindre le centre ville à 48km .A la sortie de l'aéroport , nous sommes littéralement encerclés par des hommes vantant chacun leur propre compagnie de taxi.Amusant, ils sont tous au même prix et proposent le même service, celui qui crie le plus fort sera peut-être le gagnant. Pierre aimerait savoir pourquoi cet aérodrome est situé si loin de la ville alors qu'il n'y a aucune construction à 20 km à la ronde...le chauffeur du taxi lui a répondu en riant qu 'il faudrait poser la question au gouvernement... Nous arrivons de nuit à Mandalay, une vraie ville asiatique, bouillonnante , motos, vélos, voitures, camions, piétons, ...cerise sur le gâteau , il pleut et il a dû pleuvoir abondamment avant notre arrivée, de véritables marres envahissent la chaussée. Comparée à Yangon , Mandalay apparaît plus occidentalisée :centres commerciaux, enseignes publicitaires, lumières à gogo... Le taxi nous dépose devant notre hôtel , autre surprise: la climatisation de notre chambre serait en panne et aurait été inondée et il n'y en a pas d'autres....après les démarches administratives , le responsable , flanqué de deux charmantes jeunes femmes de la réception , nous conduit en voiture dans un autre hôtel et viendra nous rechercher le lendemain à 5 heures du matin. En résumé, il est vingt heures , nous avons mis six heures trente pour effectuer 290 km. Dimanche, départ à 5h30 en taxi partagé, nous sommes donc quatre passagers plus le chauffeur dans une Toyota dont le compteur kilométrique est bloqué sur 178987....moteur à l'avant et traction arrière , le siège central arrière rappelle à Claudine la "Cortina" de la fin des année 60.... Nous atteindrons notre but, Thipaw , après quatre heures et demi d'une route sinueuse....la voisine de Claudine vomira à chaque tournant, il y en eu au moins une cinquantaine.... Bien que l'atmosphère ne soit pas totalement dégagée , le trajet offre de jolies vues, notamment sur le viaduc de Goitek, celui-ci sera la raison de notre parcours en train ce lundi.Mi-taxi, mi-autobus, ce genre de voyage ne permet malheureusement pas de s'arrêter pour prendre des photos... Un peu frustrés et les muscles fessiers gentiment éprouvés par l'état des amortisseurs, nous arrivons à l'hôtel, une charmante guest house a 10h du matin.....pourquoi diable fallait- il partir aussi tôt ???
Ce dimanche , après notre arrivée à la guest House , le ciel peu clément à fait place à des pluies abondantes...transformant ainsi les routes en petits ruisseaux.Notre visite de la ville se résumera à un palais ayant appartenu à un Prince Shan. La nuit tombe tôt , d'autant plus tôt qu'il tombe des cordes.... Souper rapide dans un restaurant chinois accompagné de bière locale à la pression; la salle ressemble à un hangar dont les entrées pour camions seraient restées ouvertes....bref même si l'accueil est chaleureux....quelques degrés en plus permettraient de sécher chaussures et pantalons. Nuit bercée par le bruit de la pluie....plus proche du chambard que d'un doux chant... Lundi matin , départ à 8h30 pour le train de 9h40 direction Pyin u Lwin et passage sur le viaduc de Gokteik , ouvrage d'art en acier construit en 1899, enjambant une gorge profonde de 270 mètres . Pierre en rêvait depuis longtemps..... Arrivés à la gare, à la question nous voudrions deux billets pour Pyin u Lwin , nous reçûmes en guise de réponse : "but the train is very late to day, maybe at one o'clock" Le train met 7 heures pour effectuer le parcours....le viaduc de nuit a peut-être " moins de charme... Pour plus de détails sur le trajet , nous serons désormais obligés de lire ou relire Paul Theroux Sans connaître les horaires de bus ( étonnant de la part de Pierre), nous savions que nous ne pouvions pas trop réfléchir , ni trop attendre...bien nous en a pris , l'unique bus pour notre destination part à 10 heures ... Nous avons malgré tout pris la peine de chercher une voiture privée afin de négocier quelques photos du viaduc depuis la route...mais il n'y avait pas de chauffeur disponible. Au pas de course , nous nous rendons à la gare des autobus, juste à temps pour sauter dans le véhicule . Nous apprendrons par d'autres touristes que trois jours auparavant le train dans l'autre sens n'avait déjà pas circulé... Nos expériences ferroviaires seraient elles toujours compromises? Le trajet , vu du bus , est plus agréable que entassé dans la voiture à l'aller et les photos parfois possibles. En résumé, la frustration du rail sera atténuée par la beauté du paysage et par le soleil qui nous offrira quelques rayons. Arrivés à Pyin u Lwin , il reste juste à trouver l'hôtel... Un premier moto rickshaw saute sur nous comme la misère sur le monde , nous lui montrons nom et adresse de l'hôtel....réponse: ok , si, si , no problème...et à la question : How much?, nous sentons un peu : voilà les pigeons plumons les.... Nous acceptons néanmoins le marché , les prix pouvant varier très fort d'une ville à l'autre , nous n'avons pas toujours envie de nous battre pour l'équivalent de cinquante centimes d'euros.. Plus fier qu'Artaban , notre chauffeur cherche fougueusement notre hôtel, questionnant à mainte reprise les locaux pour savoir ou se trouve le "estar", le"istar" alors que celui que nous cherchons se nomme :"Aster".....il nous conduira donc à l'hôtel Star...nous refusons énergiquement et nous voilà parti pour de nouvelles aventures.... Nous y arriverons finalement , à la sortie de la ville et sous une pluie battante..... Notre Artaban était moins fier et aurait voulu renégocier le deal.....les pigeons bien que mouillés refusèrent de se faire plumer! Les péripéties du jour ainsi que l'humidité ambiante ne nous donnant pas envie de repartir, nous decidames de nous sustenter sur place. Joli hôtel, un peu à l'écart de la ville, un ensemble de bungalows dans un petit parc, tout semble calme un peu trop peut être.... Nous nous asseyons , rapidement un garçon prend la commande....nous sert la bière et cinquante (sic) minutes plus tard vient nous dire qu 'un plat commandé n'est pas disponible.Apparait alors un homme venu de l 'extérieur boutonnant sa blouse, il avait sans doute fallut appeler le "cuisinier de garde".... Nous ne nous étendrons pas sur la qualité du repas!
Mardi, après une nuit réparatrice , légèrement bercée par le bruit de la pluie ainsi qu' un petit déjeuner aussi nul que le fût le repas de la veille , nous empruntâmes le "shuttle" de l'hôtel jusqu'au centre ville.Rapide coup d'œil sur les bâtiments de la rue principale ainsi que sur la "clock tower" offerte par la reine Victoria. Cette tour de l'horloge carillonne comme celle de Big Ben , à Londres, respectant néanmoins l'heure birmane.. Recherche d'un taxi afin de visiter le jardin botanique et chemin faisant quelques hôtels construits par les anglais dans un style très british.Cette fois une moto avec benne à l'arrière , deux banquettes et une bâche ...le luxe! Beau parc, jolie collection d'orchidées et une exposition de papillons, paraît-il de renommée mondiale....nous les trouvons malgré tout plus élégants lorsqu'ils volent qu' épinglés dans une boîte. Autre recherche de taxi pour rejoindre le bus qui doit nous mener à Mandalay.A la sortie du jardin , une pancarte "taxi".....mais seulement des motos...ok pas de problèmes , vu l'esthétique des casques nous pensons jouer une scène de " la grande vadrouille".Nous commençons à nous habituer à ce mode de transport mais Claudine ne se sent pas encore assez sûre pour photographier depuis la moto...dommage! Nos deux chauffeurs nous déposent à l'arrêt de bus, c'est à dire sur le bas côté d'une grand'route.Nous connaissons déjà suffisamment la ville pour nous rendre compte que la direction est bonne...reste à repérer le véhicule . Le voilà qui surgit...une pseudo camionnette , benne , bâche et deux banquettes....nous ne sommes pas les premiers à bord et nous ne serons pas les derniers.....des tabourets sont même ajoutés au centre, bref plus de vingt personnes entreront dans cette splendide limousine. Nonante kilomètres , d'une route en lacets, nous séparent de l'arrivée...côté positif:pour prendre des photos, pas besoin de baisser les vitres. Après la descente , le véhicule s'arrêtera pour...un coup de tuyau d'arrosage sur les quatre pneus. Les freins ont-ils eu chaud? Vu la vapeur qui sort des roues ..ce n'est pas impossible. Arrivée à Mandalay, de jour cette fois et sans pluie.Nous trouvons facilement un taxi , un vrai, et rejoignons l'hôtel sans encombres. Le quartier est plus encore animé que l'autre soir, normal c'est la foire , il y a même deux carrousels ....dans une rue latérale , il y'a aussi un podium, nous aurons droit à la musique toute la nuit! Mercredi, visite de Mandalay , autrement dit tournée des pagodes et déchaussement régulier . En Birmanie, la vue même lointaine d'un bouddha entraîne automatiquement une promenade à pieds nus.....si l'accès au temple comporte 743 marches, il faut se déchausser avant la montée , peu importe qu il y ait du gravier, de la bouse... En plus , les chaussettes sont tout aussi interdites....nous n'auront donc pas la chance de voir, comme en Inde , des groupes de touristes chaussés de sacs de plastique.... La recherche de moyen de locomotion s'avère un peu plus compliquée que dans d'autres grandes villes, tous pays confondus. Ici aussi , le taxi le plus fréquent semble être la moto....dans cette circulation chaotique nous sommes moins enthousiastes ...et nous ne nous y risquons pas. Pour monter au sommet de la colline qui surplombe la ville , nous trouvons une vieille jeep de type méhari bien que de marque Toyota....avec , oh surprise , un volant à gauche.Toyota semble avoir le monopole du véhicule avec volant à droite et indicateur de vitesse bloqué..... Autre nuit au milieu de la foire ....Musique continue au delà de six heures du mat, on finit par s'habituer, à Kalaw nous avions eu droit à des prières bouddhiques... Nous qui pensions que seuls les espagnols étaient capables de peu dormir....
Jeudi, départ pour Mingun, la"ville" est située à 11km de Mandalay, nous choisirons , comme tous les touristes , le fleuve pour la rejoindre.Des hollandais cherchent à nous accompagner pour louer le bateau..mais les Birmans affirment que celui ne peut embarquer plus de deux personnes .....il ne s'agit pourtant pas d'une petite barque mais d'une embarcation à deux niveaux d'environ 20 mètres de long.En réalité , ils souhaitent surtout que leur voisin travaille.... Gentille remontée du cours d'eau, l'Irrawaddy pendant une heure trente, arrivée dans une bourgade tranquille , se voulant hors du temps :les taxis sont tirés par des bœufs! Les attractions touristiques de Mingun sont une pagode inachevée qui aurait pu devenir la plus grande au monde et la plus grande cloche connue en état de sonner. Une balade sympa, retour sur la terre ferme dans le sens du courant en une demi heure cette fois. Nous avions négocié un taxi pour la journée de vendredi lors de notre montée à la colline de Mandalay. A 9 heures précise , notre splendide Toyota Méhari nous attend devant l'hôtel, en route pour une journée chargée ...l'organisation sera judicieusement prise en charge par le chauffeur .Visite d'une première pagode , d'un atelier de tissage afin d'être à 10 heures précise au monastère afin d'assister au "dîner " des moines . Ce repas qui aura lieu précisément à dix heures vingt est pour eux le second et fatalement dernier de la journée.Ils leur est interdit de mendier la nourriture et de manger après 12 heures.Les religieux s'alignent en deux files indiennes afin d'entrer au réfectoire lorsque la cloche les en autorisera.....Du plus petit au plus grand , les moines garderont leur sérieux malgré la cohorte de touristes présente et le crépitement des flashs..... Un vrai show à l'américaine....en plus de leur repas , ils avaient d'ailleurs tous droit à une brosse à dent et à un dentifrice de la marque Signal. La quantité de moines, plusieurs centaines, la rapidité du repas nous ont impressionnés .....comme la quantité de groupes de touristes, leur peu d'éducation aussi..... Bref , pas la meilleure image locale..néanmoins nous aussi nous en avons fait des photos ! ( sans flash) Nous continuons direction Sagaing , capitale en 1315 après la chute de Bagan.C'est aussi un haut lieu du bouddhisme du pays, une myriade de pagodes, stûpas et monastères perchés sur des collines verdoyantes. La vue d'ensemble est impressionante: une étendue verte émaillée de tâches dorées , miroitant au soleil. Bien sûr, quelques pagodes à visiter et de préférence la plus haut perchée.....notre chauffeur nous dépose au bas d'un escalier...nous n'avons pas compté les marches...mais nous avons transpiré généreusement et avons eu aussi une pensée émue pour les concurrents de Pékin Express qui font parfois ce genre d'exercices en courant et avec un sac à dos de vingt kilos... Au sommet la vue sur les ponts , la nature et les stupas environnants nous a récompensé. Nous poursuivons notre périple , autre ancienne capitale : Ava. Empruntons d 'abord un bac pour traverser un bras de l'Irrawaddy, de l'autre côté nous attendent des carrioles tirée par un cheval...Ava a perdu son statut de capitale et semble restée figée dans une autre époque..... Nous savons que quelques jours auparavant , il pleuvait mais la boue présente dans les sillons des charrettes était-elle uniquement l'œuvre de dame nature, rien n'est moins certain.... À l'heure de l'iPad , iPod et autre iPhone nous voici encaqué dans un véhicule d'un autre temps quasi trop petit pour contenir deux personnes ....en sus , le chemin n'est pas carrossable au sens littéral du terme... Massage fessier assuré, sans doute une bonne blague faite au touriste...nous avons malgré tout apprécié notre promenade . Le but étant de visiter les lieux , nous serons donc amenés à monter et à descendre de ce superbe carrosse un certain nombre de fois...inutile de chercher le centre de remise en forme de l'hôtel....nous aurons fait fessiers, abdominaux, haltères..... Au fond d'un monastère , une image surréaliste :des "mini moines" assis par terre devant un tableau noir, écrivant dans un cahier posé à même le sol, un moine leur donnant la leçon du jour.Nous n'avons bien entendu pas pu percevoir le thème du cours cependant , au mur était épinglé tableau du corps humain, planètes, et autres thèmes didactiques qui laissent penser que l'éducation n'est pas seulement religieuse. Une très jolie image était gardée pour la fin de journée: le pont U Bein, pont en teck de 1,2 km de long. Nous l'avons traversé d'ouest en est...ensuite, en attendant que le soleil décline, nous avons savouré une bière locale accompagnée de quelques crevettes grillées.....la vie de touriste est parfois dure (LOL) De petites barques commençaient à partir....serait-ce un bon moyen de profiter du soleil couchant .....bien sûr ...proposition faite à deux touristes solitaires de partager les frais et nous voilà partis à quatre pour jouir d'un coucher de soleil fantastique! Il ne nous restera plus qu'à rejoindre notre hôtel .....la nuit est tombée , la traversée de Mandalay sera un embouteillage monstre , la pollution bien présente.
Samedi, lever à 5 heures afin de profiter du petit déjeuner dès l'ouverture (6 heures) avant d'embarquer pour dix heures de navigation direction Bagan . Pour la première fois , l'hôtel organise ce repas sur le toit ....ils ne sont pas du tout rodés....d'autant plus qu'un groupe de germanophones , pour qui la ponctualité signifie un quart d'heure à l'avance, tourne en face du buffet vide comme les vautours au dessus de leur proie...Peut -être étaient ils aussi "cafeinodependants" car ils se mirent en file afin d'obtenir leur ration de café ! Nous en avions assez vu...en route pour la croisière ...où un petit déjeuner était aussi prévu... Bateau de luxe à la Birmane, c'est à dire seulement pour touristes, sièges réservés , petits tickets sur les bagages( cela fait joli ), fauteuils en rotin sur le pont..... Petit déjeuner plus serein qu'à l'hôtel....il faut néanmoins faire la queue pour recevoir deux toasts grillés , un œuf dur, une banane et être autorisé à prendre de la confiture... aux fraises ( surprise!) avec un couteau dans le pot, ainsi que du beurre... Durant notre voyage , cela est vrai de manière générale en Asie , nous avons rarement rencontré des couteaux à table...sans doute ignorent -ils sa fonction.... Les touristes étant majoritairement en groupe , ils sont venus avec leur boîte à tartine....nous avons donc pu largement nous reservir. Globalement , la nourriture nous a plu.Nous n'avons rien rencontré de vraiment étrange pour nos papilles européennes. Même dans les endroits fréquentés par les locaux , les plats étaient modérément épicés. Contrairement aux chinois , les birmans n'ont pas l'air friand de pâtisseries ou sucreries en tous genres... Après quinze jours sans aucun plat sucré, dans une boulangerie-pâtisserie, nous nous sommes risqués au "roulé confiture": très bel aspect, moelleux, terminé par une poudre type cacahuète grillée ......la confiture s'avèrera être de la mayonnaise et les cacahuètes des filaments de poulet déshydraté... L'Irrawaddy est un long fleuve tranquille....les paysages sont agréables bien que un peu monotones... À bord du bateau, quelques londoniennes , contemporaines de Georges Orwell et peut-être rescapées du Titanic... Arrivée au coucher du soleil , vue depuis le taxi sur quelques pagodes....mais la visite sera pour dimanche et lundi. La voiture étant convenable , nous en profitons pour organiser la promenade dans les temples le lendemain. Recherche d'un restaurant , les routes sont peu éclairées et les véhicules encore moins....les bœufs n'ont ni phares , ni catadioptres Le dimanche, le chauffeur se montrera un peu radin et peu enclin à nous satisfaire...aussi le lendemain comme Pierre en mourait d'envie , nous louons une bicyclette électrique. Le matin , le bitume est peu fréquenté.... Ce type de véhicule permet bien sûr de sortir des sentiers battus......nous voilà partis en pleine campagne entre les champs de maïs et de canne à sucre....massage fessier assuré mais il commençait quasi à nous manquer... Certains chemins sont assez sablonneux , Pierre se prenant pour Rambo , s'est parfois retrouvé par terre .... On sait maintenant pourquoi son petit-fils François apprécie le bac à sable (LOL) Retour à l'hôtel, soleil couchant, il y a nettement plus de circulation sur le tarmacadam.Claudine n'apprécie pas être suivie de près par un gros autobus qui klaxonne à qui mieux mieux.... Mardi, il nous manque encore une pagode à notre palmarès...Nous choisissons le pickup pour nous y rendre..... À l'aller , le toit est rempli de moines et l'intérieur d'une vingtaine d'individus essentiellement de sexe féminin, sans doute la raison des religieux à l'étage. Au retour, nous voyageons au milieu de paniers remplis à ras bord :fruits, légumes, riz et cartons d'oeufs... Nous nous battons gentiment pour payer le même prix que les locaux....la somme est dérisoire mais ce n'est pas une raison pour être pris pour des dollars sur pattes... Cela se fait sans agression , avec le sourire mais avec insistance de part et d'autre.... Lorsque nous connaissons le prix pratiqué pour les locaux , pour l'exiger , la difficulté est d'avoir dans le portefeuille la somme exacte... A 18h35 nous sommes censés décoller pour Yangon....nous aurons ainsi bouclé la boucle Le vol aura un heure vingt de retard soit le même temps que la durée du vol..... Arrivée à 21h 30 à l'hôtel, un B&B...nous avons faim mais nous craignons qu 'il soit un peu tard ... Le propriétaire du B&B nous conduit gentiment au restaurant le plus proche...nous nous asseyons, ils nous donne la carte puis nous disent cinq minutes après....Sorry we are closed...??? Retour à l'hôtel , idem....cette fois, ce sera la bonne : nous n'irons pas au lit sans souper! Lendemain matin vol Yangon Kuala Lumpur impeccable.... nous avons droit à 20 kilos de bagages et la balance marque 20,00kg.... Récupération du sac , recherche de la consigne....départ pour le centre ville...nous avons 12 heures d'escale...suffisant pour revoir,3 ans plus tard, une ville qui nous avait plu. Impossible de ne pas rendre visite aux tours Petronas... Nous en profitons pour manger avant de "rembarquer " à 0h05 pour Perth...option pizza pour changer des nouilles...inutile de se ruer sur le steak .....l'Australie nous attend. A LCCT , l'aéroport de Air Asia et autre low cost à Kuala Lumpur , nous aurons la surprise d' un Xième contrôle interdisant les liquides de plus de 100ml....alors que nous avions déjà passé douane et autre scanner.... Nous avons donc été obligés de jeter l'eau achetée cinq minutes auparavant , quand a la crème corporelle obtenue afin d'utiliser nos derniers ryggits....Elle est passée sous le pantalon de Claudine.... Le gag étant d'autant plus gros qu'ils laissent passer les bouteilles à eau vides...ou ils n'ont rien compris aux soi disant mesures de sécurité ou il faut à tout prix que les compagnies vendent leurs bouteilles d'eau Dans l'avion , prétextant la nécessité de prendre un médicament , Claudine a obtenu un verre d'eau gratuit mais à la seule condition d'accepter de l'eau bouillante!
AUSTRALIE , de Perth à Darwin Arrivée ponctuelle à 5h du mat à Perth...le soleil est déjà levé! Pour sortir de l 'aéroport, nous sommes passés à travers tous les contrôles..les australiens craignant toute intrusion alimentaire , ils ont la "fouillite" aiguë ! Même Tobby n'a pas eu envie de nous renifler... Petite promenade en taxi afin de prendre la voiture de location au centre ville. Direction l'hôtel à 60 km au sud de Perth: conduite à gauche, volant à droite et boîte automatique…
Nous sommes bien arrivés à Mandurah, un peu tôt pour le check in ..peu importe, nous dormirons dans la voiture en attendant midi. Très joli aparthotel, vue sur océan , machine à laver, sèche linge....parfait pour se faire une valise neuve. Ce jeudi, vu la courte nuit passée en avion , nous nous contenterons d'une sieste, des courses pour les repas et d'un coup d'œil sur la ville qui en réalité est une station balnéaire créée de toutes pièces. Vendredi, cap sur Perth, visite de la ville et du jardin botanique. Nous n'y trouverons pas la huitième merveille du monde....néanmoins gentille balade urbaine avec ses contrastes :petits bâtiments dits anciens(+/-1850) entourés de hauts, voir très hauts édifices. En face de la cathédrale Saint Michel , une sculpture censée représenter saint Michel terrassant le dragon ....pas sûr qu'elle ravirait les montois. Détail intéressant pour le touriste, au centre ville tous les bus sont gratuits. Le jardin botanique est situé dans un énorme parc au bord de la Matilda Bay , jolie vue sur la ville et belle collection de banksias, proteas endémiques en western australia Moins jolies que celles des bouquets chez les fleuristes européens (originaires d'Afrique du Sud), nous en rencontrerons beaucoup au bord des routes tels des sapins Noël garnis de grosses bougies jaunes. Promenade sur un pont suspendu à la hauteur des sommets des eucalyptus...après le Costa Rica nous étions quasi au ras des pâquerettes ... Retour à l'hôtel,60km environ 40 d'un embouteillage au pas d'homme....les australiens sont dix sept millions sur un territoire plus étendu que l'Europe....mais ils s'installent tous au même endroit. Cela doit être pour le dépaysement ....cf Astérix en Hispanie Samedi , visite de Freemantel, périphérie de Perth, quartier bohême..il fait chaud, la bière à la pression est plutôt agréable et nous permettra enfin de vous envoyer le mail précédent .... Dimanche , départ pour le sud....sur la route principale une course cycliste est organisée ....impossible de l'emprunter ...résultat 30 km vers le nord pour enfin rejoindre une autre en direction du sud..... Le pays étant immense ,60km n'ont sans doute pas plus d'importance que 100 mètres en Europe ... Le paysage est boisé, essentiellement des eucalyptus mais ceux ci sont immensément grands et particulièrement droits. Peu avant l'arrivée à Denmark , nous rencontrons nos premiers kangourous.Cette fois nous verrons d'abord des marsupiaux vivants, alors que cinq ans plus tôt nous en avions vu des dizaines morts au bord des routes avant de les contempler sur pattes... Nuit dans un B&B au bord d'une marre , nous sommes bercés par le coassement des grenouilles.Afin de transformer en dérision cette pollution sonore , la propriétaire à ajouté des grenouilles partout y compris sur le PQ..... Nous avons cependant très bien dormi.
Au nord de Perth, les grands eucalyptus font place à une végétation type maquis, cela nous permet d'avoir de belles échappées sur l'océan Indien. Arrivée à Port Denison, jolie cabine rouge face à l'océan pour passer la nuit.La température est clémente mais le vent est vraiment très puissant...pas de bbq ce soir . Jeudi, nous continuons notre chemin vers le nord, la route est droite et bordée de grandes exploitations agricoles:céréales , bœufs , chevaux La moisson à déjà été effectuée , le foin , en meules bien enroulées jonche les champs dorés....cela change du vert puissant des eucalyptus .Il est vrai que nous les avons quittés il y a mille kilomètres... Les "road train" font leur apparition mais en direction du sud...pas besoin de les dépasser .De toute façon, ils roulent à tombeau ouvert malgré leur 36,5 mètres de long. Nous traversons Geraldton, une ville de 39000 habitants, la plus grande entre Perth et Darwin...4800km En dehors de Perth , il n'y a que peu d'habitants....mais il n'y a pas de couverture GSM...que font les west australiens avec leur deux pouces?? Arrivée à Denham, notre cabine est face à l'océan. L'eau est transparente et d'un turquoise intense. Vendredi , départ pour Monkey Mia , nous avons rendez vous avec de sympathiques dauphins.Sans doute à cause de leur petite taille , ils s'approchent vraiment très près de la plage , la où les humains ont de l'eau jusqu'au genoux. Nous sommes dans un parc national , les cétacés sont bien sûr attirés par les poissons du petit déjeuner .La théorie dit qu'ils ne reçoivent de la nourriture que trois fois dans la matinée et que celle-ci ne couvre que 40 % de leur besoin afin qu'ils restent "sauvages". Les pélicans sont aussi intéressés par le festin...leur comportement ainsi que leur taille font partie du spectacle... Nous continuons notre périple vers le nord, le paysage est aride , la terre couleur brun orangé contraste avec le vert des épineux . Quelques rapaces nous saluent au passage ... Nous traversons Carnavon, une ville de 9000 habitants consacrée à la culture maraîchère car établie le long de la Gascoyne river... Nous traversons celle-ci, il n'y a pas une goutte d 'eau, seulement du sable... Par contre le long de la route des panneaux « floodway » et des poteaux pouvant mesurer la hauteur des eaux jusqu'à deux mètres.....nous pouvons imaginer l'intensité des crues! Pas de panique, le ciel est bleu et le thermomètre marque 44 º centigrades Nous passons le tropique du capricorne....nous voilà à nouveau"sous les tropiques" En quelques kilomètres , influence océanique , le thermomètre a perdu 10 degrés.... Le paysage change, la végétation est moins dense, apparition des termitières. Tel des pains de sucre, elles se dressent, brunes et élégantes. Ceci dit, nous les trouvons moins charmantes lorsqu'elles s'invitent chez nous!
Arrivée à Exmouth, ville de 2500 habitants Durant la seconde guerre mondiale, elle fut une base sous marine américaine. Quelques traces , notamment des sacs de sables pétrifiés autour du phare... Samedi, visite du Ningaloo Marine Park, patrimoine de l'humanité et du Cape Range National Park. Les deux parcs se chevauchent le premier occupe la côte et la partie maritime et le second le reste des terres . Nous n'avons pas eu la chance de voir les whale sharks L'observation de la vie sauvage est surtout une question de patience....de beaux points sont aménagés mais sous 40°....la patience , même mère de toutes les vertus atteint plus rapidement ses limites..... Dommage mais nous savons aussi que les animaux ne sont pas très vaillants sous cette chaleur. Nous verrons néanmoins quelques wallabies, quelques émeus et des oiseaux. Les plages sont superbes et le turquoise de l'eau toujours aussi intense....quelques "surfistes", parachutes ascensionnels et véliplanchistes . La route se termine sur un canyon jamais à sec , le seul dans la région Petite promenade en bateau, observation d'oiseaux et d'une espèce de wallaby vivant dans les rochers.Sa petite taille,30-40 cm est surprenante . Voyage accompagné de myriades de mouches, plus collantes les unes que les autres...Heureusement , elles ne piquent pas mais elles entrent dans les oreilles, le nez et les yeux et sont plutôt insensibles au produit répulsif ... Passage au super marché, nous optons pour des saucisses "outback" et pur bœuf : au moment de les cuire, surprise , il n'y a ni boyaux, ni autre matériau autour ...ce sont donc des hamburgers en forme de saucisses! Elles étaient très savoureuses et bien épicées....pas besoin de ketchup Dimanche, départ pour le Karijini national park. La route est rectiligne ..... Nous traversons sur un pont la Ashburton river...surprise, il y a un peu d'eau stagnante pour le plaisir de cinq canards....vu la longueur du pont, les crues doivent être "hyper impressionantes". Arrivée à l'ecolodge:de grandes tentes avec un "vrai lit" mais sans électricité au milieu du parc, de quoi jouer les Robinson Crusoe version"bourgeoise". Après avoir répondu à la question d'où venez vous aujourd'hui , nous avons été surpris d'entendre un :"ah, vous ne venez pas de loin"...nous venions de rouler 625 km... Deux jours auparavant , le parc a été fermé pour cause d'incendie, il y a très peu de monde, nous passerons la nuit seuls au beau milieu de la nature... Les tentes sont spacieuses et trois des quatre côtés peuvent s'ouvrir , une moustiquaire nous protégeant des moustiques et surtout des mouches toujours aussi collantes ..... La nuit est claire et , malgré la pleine lune, très étoilée. Alors que tout autour , le paysage est d'un plat affligeant ....le parc est vallonné et comporte une série de gorges se terminant par de tout petit lac , version piscine La journée , la chaleur dépasse les 35°....nous nous sommes contentés de visiter en surface sans descendre dans les gorges.... Claudine hurlant lorsqu'elle entre dans l'eau en dessous de trente degrés , inutile d'effrayer les wallabies Nous sommes à 750 mètres d'altitude, en plein été les températures peuvent atteindre 50° mais en hiver -5°, températures digne du désert !? Le camps , fort de son monopole , pratique des prix normaux pour une société régie par l'économie de marché ......nous avions donc décidé de nous transformer en "hollandais":poulet roti , tomates, pain, pastèque, charcuteries.... Tout cela accompagné d'un vin rouge issu des cépages de la Margaret River. La majorité des vignerons australiens sont de petits producteurs, exporter n'est sans doute pas rentable… à moins que les européens refusent de boire du vin capsulé et non bouchonné.... Mardi , départ à cinq heures du matin,950 km nous séparent de Broome , soit 10 heures de route .... Ce ne sont pas les tournants qui nous compliqueront le chemin...peut être les road trains qui sur cette route ne sont pas limités à 36,5 mètres mais peuvent atteindre 53,5 mètres soit vingt et un essieux (21) Nous n'avions pas bu.... Sur le trajet, une seule ville et quatre roadhouses:relais routiers où l'on trouve á peu près tout le nécessaire mais pas le superflu, carburant, logement, repas chaud , boisson, fusible, jerrycan, ....
Objectif atteint : 950 km,10 heures de route... Nous arrivons donc à temps pour nous jeter dans la piscine et visiter le supermarché Ce soir barbecue ...en Australie , le bbq est surtout une raison pour cuisiner à l'extérieur , même dans les camps, pas de charbon mais des bonbonnes de gaz ... Moins de charme mais efficacité ... Aujourd'hui , c'est Cable Beach qui attire les étrangers....mais la ville est aussi réputée pour ses perles. Autrefois "pêchées " dans le fond de la mer, elles sont maintenant produites dans des fermes. Quelques magasins exposent, outre des perles, le scaphandre qui était utilisé..impressionnant : bottes de 12 kg chacune, partie supérieure 25kg... De nombreux chinois, japonais et malaisiens ont perdu la vie dans cette recherche mais donnent maintenant à la ville( 16000 hab) un air cosmopolite et multiculturel peu commun en Australie . Mercredi, visite de la ville, de la plage , de la piscine et utilisation de la lessiveuse et du séchoir ....sac à dos neuf! Le premier orage de la saison nous surprendra...dans la piscine Nous y avons aussi rencontré un australien connaissant Amiens et Menin....un de ses oncles est enterré à Amiens , tué pendant la première guerre mondiale! La pluie a cessé , l'arc en ciel est complet, nous aurons droit au coucher de soleil sur la plage...les nuages adouciront la lumière . Petite anecdote :commençant à cuisiner, les plaques électriques ont refusé de continuer à chauffer....au menu pâte aux poissons, crevettes et moules...cru ? Difficile.... Dans ce type de logement " self catering", après l'heure, c'est plus l'heure....il n'y a plus aucun service. Un peu d'imagination et nous utilisons le bbq pour chauffer l'eau et un poêle pour le poisson...opération réussie . Jeudi, nous continuons notre avancée vers le nord.Le ciel est plombé , les orages menacent. Les nuages donnent au paysage un aspect théâtral et estompent les violents contrastes entre le vert des eucalyptus et le rouge brique de la terre A partir de l'embranchement pour Derby , notre route change de cap, nous irons désormais plus vers l'est que vers le nord. Le paysage change peu mais nous voyons apparaître de nouveaux types d'arbres malheureusement, la botanique de nos études n'ayant pas dépassé les zones dites tempérées nous ne savons pas leur attribuer un nom...
Arrivée à Halls Creek. en Australie , l'alcool se vend dans les bars et les "bottle shop" . Nous sommes en territoire aborigène donc pas de bottle shop...., les natifs ayant tendance à noyer l'oisiveté....mais possibilité de boire vin, bière et plus si affinité au bar de l'hôtel .... Notre chambre est "fully licensed" mais néanmoins limitée à 2 bouteilles de vin et 17 bouteilles de bières par personne.....(pour l'alcool type whisky nous n'avons pas retenu les chiffres..)....rassurez vous nous nous sommes arrêtés bien avant... Sur l'utilité de cette loi restrictive , nous nous contenterons d'un:"no comments" Nous sommes à 2500 km de Perth, dans le même fuseau horaire.....la nuit tombe avant 18 heures et le jour se lève à 4 heures trente. Après Halls Creek, la route est étonnement sinueuse....bien sûr pas de tournants serrés mais le paysage se découvre au fur et à mesure ... Quelques collines et des bovins type indien(grandes oreilles pendantes , bosse sur le dos juste après les omoplates) attirent notre attention.. Les termitières se dressent tels des menhirs (miniatures...) Petit détour jusqu'à Wyndham(900 hab), la ville la plus au nord de west australia..... La région est "montagneuse", jolies gorges et beaux baobabs. Ville portuaire mais aussi minière nous pourrons admirer depuis un sommet la formation de road trains ....vu d'en haut et à côté d'une voiture , ils paraissent encore plus impressionnants..... Arrivée à Kununurra, logement dans un ibis style...qui ressemble à tout sauf à un ibis... Réception de 6am à 8pm....le compromis ibis: " nous règlons tout en 10 minutes " n'a pas l'air de mise....mais rassurez vous la photo des fondateurs est bien au mur. Superbe piscine....couverte par des vélum tendus...sans eux, en plein soleil elle eut été surchauffée Tel Furnace creek à Death Valley.... Samedi, départ pour le Northern Territory afin de rejoindre Katherine...Nous aurons ainsi presque "bouclé la boucle".....il y a cinq ans nous avions effectué le trajet de Sydney à Sydney , empruntant la partie est et la route centrale qui passe par Katherin et Darwin. Petit détour pour jeter un coup d'œil au Lake Argyle, lac de barrage destiné à l'irrigation. Il constitue aujourd'hui une halte pour les oiseaux migrateurs et un havre de paix pour les crocodiles.....très jolis paysages. Arrivée dans le Northern territory , nous vieillissons d'une heure et demi d'un coup sec et sommes priés de mettre à la poubelle tout ce qui est végétal (fruits, légumes, plantes) Le ciel est menaçant , nous essuierons quelques averses ... La route est agréablement sinueuse , nous croisons quelques véhicules mais en 570 km nous ne dépassons ni sommes dépassés par aucun véhicule...en résumé la route est déserte Arrivée à Katherine Reconnaître les lieux cinq ans après est toujours amusant...pas de statue à la même place et Eugène Sue ne nous regarde pas( cf Yves montand , le télégramme)...mais le bureau de poste , la station service Caltex sont toujours bien présents... Plouf dans la piscine...ici le vélum nous abrite de la pluie.. Dimanche , destination Darwin pour l'avion qui est censé décollé à 1h 05 c'est à dire lundi....Vol de nuit..... Le ciel est noir, il tombe des cordes....le journal annonce un cyclone...Alyssia qu'il s'appelle , un vrai qui effraye les locaux... La question est: décollera décollera pas..... Nous accélérons notre départ afin d'éviter les floodways...Pas d'orage sur le chemin et arrivée à sec à Darwin. Un peu trop tôt.... Coucher de soleil avorté...... Nous profitons de l'animation dominicale de la rue centrale de Darwin pour manger...une pizza Pierre ayant décidé que vol nocturne égal souper pizza....(cf Kuala Lumpur ) La menace de cyclone est toujours présente...mais l'avion décolle à 2 heures et arrive sous le soleil à 5 heures à Brisbane... Petit déjeuner à l'aéroport et départ pour de nouvelles aventures....
Addenda Non mais à l'eau quoi? Ou de l'étude comparative de l'attitude humaine devant une bouteille de H2O... Heho, Mandalay:les liquides, connaissent pas!les scanners, si! Rangoon :l'eau se jette mais la bouteille vide peut être conservée et être remplie après le contrôle... Kuala Lumpur : se jette au premier contrôle, se vide au second et peut se remplir d'eau chaude dans l'avion....sauf que dans l'avion les hôtesses ne sont pas toutes d'accord ... Darwin : don't worry ...prends ta bouteille d'eau.... Brisbane:jette ta bouteille d'eau mets tous tes liquides de moins de 100ml en sachet de plastique ( les même que ceux que tu trimbales hors sachet depuis Málaga...) peu importe qu'il faille 5 sachets pour tout caser....
En résumé : parfois l'eau peut exploser Les grandes théories sur les explosifs peuvent avoir différentes interprétations ..... Conclusion :??????????????????LOL/ MDR
NOUVELLE ZELANDE Les nouvelles aventures commencent sous le signe de la "drache".... Atterrissage lundi à Christchurch après un long passage dans les nuages....au sol la pluie tombe avec force. Selon le chauffeur de taxi (une chauffeuse de taxi),24 heures auparavant , ils jouissaient de 26 degrés .... Arrivée à l'hôtel ou nous commençons les visites par celle du lit.....la pseudo nuit ayant été courte et mouvementée ... Nous ne visiterons pas Christchurch maintenant mais dans huit jours lors de notre second passage.Nous avons néanmoins le temps d'apercevoir les stigmates du terrible tremblement de terre de février 2011. Petite promenade jusqu'au restaurant...ce sera l'occasion de tester les moules de Zélande...... Mardi départ en train pour Greymouth , le climat n'est pas au beau fixe...il pleut et le thermomètre marque 10 degrés ...parcours intéressant , sans plus, mais peut être avons nous "trop" voyagé dans les trains suisses... Wagon à l'air libre pour prendre des photos....l'air est libre mais prendre des photos relève de la bagarre....les chinois se comportent comme dans le métro de Pékin ! A Greymouth nous prenons possession de la voiture de location...il pleut, il fait un froid de canard et le vent intensifie encore cette sensation ... Pierre est de très mauvaise humeur .... Passage par le supermarché , notre chambre est "self contained"...petite soupe au potiron bien pimentée pour nous réchauffer... Le mercredi matin, surprise :le ciel est dégagé mais la température reste fraîche . Le panorama est diversifié , grandes vertes prairies, moutons, bovins, cervidés, échappées sur l'océan et vue sur les montagnes enneigées et les glaciers. Nous arrivons au glacier Franz Josef suffisamment tôt pour effectuer la promenade qui nous mène au pied, le soleil est de la partie et un pull superflu... Nuit proche de l'autre glacier : le Fox L'emplacement géographique de ces deux glaciers est très surprenant: à douze kilomètres de la mer et latitude équivalente au nord de l'Espagne Jeudi matin , nous trotterons non pas autour du glacier Fox (trouvez la vanne) mais autour d'un charmant lac où en théorie se reflètent les montagnes....le thermomètre affiche 20° sous un soleil déjà puissant. Détour jusqu'à Jackson Bay , charmante route entre mer et forêt se terminant par une splendide vue sur les montagnes enneigées depuis la plage... Arrivée à Wanaka ,30° à l'ombre...nous voulons souper sur la terrasse mais il y fait trop chaud! Vendredi matin , le ciel est nuageux et les températures ont chuté.. Visite de Arrowtown, ville historique qui connut son essor à l'époque des mines d'or, quartier chinois type « bokrijk » assez surprenant néanmoins . Nous achetons un baguette dans une épicerie restaurant "bonjour Paris"tenu par des francophones....expérience correcte...cela change du pain à toast grillé.. Le ciel s'assombrit....alternance d'averses Notre avancée jusqu'à Glenorchy au bout du splendide lac Wakatipu se termine dans une purée de pois ....(le Seigneur des Anneaux s’est inspiré de la région) Samedi nous quittons Queenstown sous la pluie , les nuages sont très très bas...le vent fort , le thermomètre marque 8° En chemin la pluie se transforme en neige et le mercure (aujourd'hui interdit) descend à 2°. Les lupins multicolores bordent la route...beaucoup de moutons...10 fois plus nombreux que les humains (en NZ, of course) Nous rencontrons aussi des élevages de cervidés , à ce jour nous n'avons pas pu déterminer la finalité ...nous constatons seulement qu'il n'y a pas de viande de ce type ni dans les étals de boucher , ni à la carte des restaurants..exportation? Le panorama de plaine se transforme en un paysage de haute montagne....la route ne dépassera pourtant pas l'altitude du signal de Botrange.(point culminant de Belgique,700m.) Les sommets montagneux atteignent 2000 mètres et la verticalité de leurs parois donne lieu à de nombreuses cascades La forêt est dense, les lichens envahissent les arbres, le spectacle est fascinant et a un petit air de Fantasia.... Il manque la musique de "l'apprenti sorcier" pour que les feuillus se mettent à danser.... Au bout du chemin une croisière sur le fjord du Milford Sound, nous avons réservé depuis l'Europe mais nous sommes seulement deux .....le bateau navigue à partir de six personnes ....l'aventure est remise au lendemain matin....ce soir la visibilité est correcte sans plus, espérons que le climat nous accompagnera...et que demain sera un jour meilleur.... Ce soir nous dormons dans un établissement mi camping, mi auberge de jeunesse mi hôtel ... Possibilité de cuisiner dans la zone commune....un espace ouvert où tout le monde se croise... Mélange de spécialités et coutumes internationales...l'asiatique cuisine ses noodles et boit sa bière chaude, le français boit du vin fusse- t- il chilien..les travailleurs locaux alternent bière et alcool fort;quelques uns sans doute moins prévoyants attendent que le buzz leur annonce que le plat comandé est prêt ....certains en short , d'autres enmitouflés...
Il a plu toute la nuit....les nuages sont toujours très bas...mais sur le fjord les conditions s'améliorent Nous aurons droit à une jolie balade sur le fjord jusqu'à la mer:bonne visibilité , sommets enneigés , cascades nombreuses , lions de mer jouissant du soleil , colonies de pingouins de petite taille.... Nous avons eu de la chance ....les conditions atmosphériques sont nettement meilleures que hier En route pour Invercargil ...nous croisons quelques troupeaux ... afin d'amener les vaches à la traite, des tunnels sont aménagés sous les routes , le fermier avec un véhicule et un chien canalise les 450 têtes ...ou dans ce cas 450 pis Rassurez vous nous n'avons pas compté les vaches mais posé la question au propriétaire! Autre rencontre, au milieu de la route celle la,250 moutons... Ils font dans le bétail mais pas dans le détail...conséquence si vous voulez acheter du beurre 500 grammes minimum Le célibataire local a intérêt a inviter des amis s'il ne veut pas manger du beurre rance.... Dans les supermarchés plus d'un mètre linéaire est consacré aux beurres...neuf sur dix sont salés à raison de 6 grammes par kilo...voilà pourquoi il y a des muffins aux carottes...( n.b les normes européennes sont identiques: beurre salé= plus de 5 grammes de sel par kilo) Mardi, départ pour Dunedin et la péninsule d'Otago Le ciel est bleu mais le vent souffle avec force....petite balade bien ventilée pour rencontrer des phoques à fourrure. Ils sont chez eux , sur la plage et ne semblent pas être importunés par la présence des humains...ce n'est pas la première fois que nous observons ces animaux marins mais ici nous sommes vraiment très près ...seul le bon sens nous interdit de les toucher... À la pointe de la péninsule d'Otago possibilité de voir des albatros royaux et des manchots.. À cette heure, les manchots ne sont pas visibles, ils sont partis pêcher ....il faudrait venir à la tombée de la nuit lorsqu'ils rentrent au bercail ...nous avons déjà fait cette expérience il y a cinq ans en Australie et dans de meilleures conditions... Quant aux albatros, ce serait la seule colonie continentale au monde.... cependant, pour espérer les voir, ailes déployées , il faut s'acquitter d'un droit d'entrée proportionnel à l'envergure de ces oiseaux.... Visite guidée , bien sur..mais nous sommes en pleine nature et il s'agit d'observer un animal sauvage dans son habitat....pas d'un centre de conservation de l'espèce ... En sus , ils ont poussé le vice jusqu’ à imposer un droit d'entrée pour atteindre la cafétéria , la boutique à souvenirs et les toilettes...trop c'est trop...en guise d'albatros nous relirons le poème de Baudelaire...
Petit rappel pour ceux qui auraient oublié ou n'auraient pas été contraints de l'analyser à l'âge de 15 ans....
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
L'albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Mercredi direction Christchurch ... Nous avons "visité" toutes les villes que nous avons traversé :Invercargill , Dunedin...à vrai dire peu de commentaires peuvent être faits..quelques bâtiments de la fin du XIX° et très peu d'animation ....de toute façon à cinq ou parfois six heures tout est fermé.. Christchurch présente un aspect différent....le tremblement de terre de février 2011 rythme toujours la vie des habitants....bâtiment érigé mais totalement fissuré...hôtel impeccable , ouvert au public au milieu des ruines de la cathédrale , hôtel ruiné laissant entrevoir coussins et draps de lit....une ville qui ne sait si elle doit survivre ou se laisser mourir ....la renaissance côtoyant la déchéance Jeudi, pour nous rendre à Nelson, nous décidons de "refaire" l'Arthur Pass", ce col que nous avons emprunté en train 9 jours auparavant ... Le ciel est relativement dégagé et la température dépasse les 20° ...panorama de 360°...nous aimerions être des bécasses... Le trajet nous a paru beaucoup plus spectaculaire en voiture....route étroite, sinueuse , dénivelé de 16%.. Nous avons la chance de croiser le Tranzalpine , en retard sur l'horaire..occasion rêvée pour le photographier..
Nelson , ville de 43000 habitants a voulu conserver et rénover les maisons du siècle dernier.....une rue entière soit 16 maisons ont été réhabilitées ou même reconstruites ....certains pays détruisent leur passé , d'autre essayent de s'en créer un.... Ce sera aussi notre point de départ pour la visite du parc Abel Tasman..nous devrions voir des plages de sable fin et de l'eau turquoise ...mais les nuages sont très bas.... Nous saluons au passage Ernest Rutherford , père du modèle de l'atome et prix Nobel de chimie(1908), né ici à Brightwater A l'aller la route de col, bien que le sommet soit à moins de mille mètres , est dans un épais nuage....le temps étant très instable , nous aurons plus de chance au retour mais les bords de mer resteront pluvieux et dans le brouillard. Samedi départ pour Picton où nous embarquerons pour l'île du nord. Le ciel est plus clément et la route très étroite est charmante. Trois heures de traversée pour rejoindre Wellington , une heure dans un fiord, une heure de pleine mer et une heure le long des côtés de l'île du nord. La mer est calme mais dès la pleine mer, des bourrasques de vent rendent difficile la station debout sur le pont... Arrivée à Wellington , capitale de Nouvelle Zélande,164000 habitants Visite de la ville, un vent de tempête nous accompagne....méritant la terminologie de"alerte rouge" sous les latitudes européennes et qualifié de banal ici... Nous n'avons vu ni une poubelle , ni un papier par terre...néanmoins Pierre n'a pas eu "des nœuds" dans ses cheveux... Un charmant petit funiculaire nous emmène au-dessus de la colline afin de visiter le jardin botanique... Jolie descente à travers les arbres, ainsi qu' à travers d'un cimetière .. Celui ci ayant été conservé en tant qu'exposition de rosiers anciens... Bucolique.... La visite du musée Te Papa, tant recommandé par toutes les publications ne nous a pas particulièrement passionné Nous sommes le 8 décembre , jour de la parade de Noël , cortège ressemblant à la cabalgata espagnole mais sans les bonbons......à l'endroit où nous avons regardé, le public était confiné derrière des barrières grillagées de 2,50 mètres de hauteur...pas de risque de voir un enfant s'élancer sous un char....mais pas très glamour.. Un camion devait suivre car un quart d'heure après le passage, plus aucune trace... La cuisine, dite équipée , de notre studio comprend un grille pain, une bouilloire électrique et un micro onde.... Pierre apprécie les œufs au petit déjeuner....même après une recherche approfondie sur le net, Claudine n'arrivera pas à obtenir un œuf sur le plat qui ne soit pas cuit dur.... Claudine déteste et continuera à détester le micro onde.... Lundi , départ pour Tongariro, région de volcans actifs, de nouveau, nuages bas... Cette fois peine perdue, nous ne verrons pour ainsi dire rien.... Nous emprunterons le lendemain matin une seconde fois la même route dans l'espoir d'en voir plus, mais les nuages resteront bien accrochés au sommet des volcans.... Mardi, autre activité volcanique: fumerolles , boue et geyser...sous le soleil exactement ! Ici, la nature à été transformée en parc d'attraction...et le geyser Lady Knocks éructe à 10h30 précise tous les jours...moyennant une bonne dose de savon....si si! À part ce show un peu stupide , le sentier au milieu des fumerolles est bien organisé et la promenade très agréable . Cap un peu plus à l'est....ces terres sont les premières au monde à être éclairées par le soleil levant...un peu plus à l'est encore et nous sommes hier! Le dégradé de vert de la forêt est impressionnant, les fougères se dressent tels des palmiers au milieu des arbres, la verticalité des troncs augmentent leur majestuosité, quelques arbres en fleurs attendrissent la tonalité , quelques pins ponctuent le tableau de tâches plus sombres , de temps à autre quelques jeunes feuilles d'eucalyptus ajoutent une touche de bordeaux ...
Jeudi, direction Auckland , le ciel est bleu , nous en profitons pour choisir une route proche de la mer...rencontre avec quelques baba cool qui paraissent vivre au bord de l'eau dans de vieux autobus aménagés.Vu le spectacle au bord de la mer nous comprenons qu'ils s'incrustent..... Petite promenade à travers la mangrove pour rejoindre une plage, là aussi le paysage est sublime...grande plage de sable blanc et seulement deux paires d'humains. Visite d'Auckland : bien sûr, pas de grands monuments , un ville agréable, vivante , métissée bref une vrai ville selon nos critères européens . Nous avons enfin pu acheter du poisson frais et faire lever des filets....la Nouvelle Zelande est entourée d'eau mais le poisson ne paraît pas être leur nourriture favorite... Dans les grandes surfaces , le rayon poisson est réduit généralement à du saumon.Cependant, celui-ci est vraiment , vraiment meilleur qu'à Málaga.......(plus cher aussi mais la différence vaut vraiment la peine) Autre surprise : un bar belge , Leffe blonde, brune, Stella , Jupiler, Hoegaerdeen au fut et un choix de bières spéciales supérieur à celui du Vaudrée (à Liège) Le lendemain , petite promenade en bateau jusqu'à l'île de Rangitoto, l'île est un volcan éteint mais les guides prétendent qu'elle a la forme d'un œuf sur le plat..... Nous avons donc escaladé l'œuf sur le plat.....pas si plat que cela... Deux kilomètres et demi de montée parfois un peu raide au milieu des coulées de lave...la vue au sommet mérite l'effort consenti..... Dimanche, nous quittons l'hémisphère sud direction Singapour... Premier vol Auckland- Melbourne, après l'atterrissage nous restons sur le tarmacadam plus d'un demi heure pour que l'avion se place au hub, vol suivant Melbourne Singapour , outre le retard au décollage nous tournerons un certain temps au dessus de Singapour bref nous en avons pour notre argent ...d'autant plus qu'il nous faut ajouter cinq heures de décalage horaire. Récupérons les bagages, passage à la douane , métro , petite balade sac à dos et nous arrivons à l'hôtel ... Lundi visite de Singapour, oú nous étions déjà venu il y a trois ans entre l'Ouzbequistan et l'Indonesie Nous profiterons surtout de l'ambiance...Noël approche et les rues sont lourdement décorées. Noël sous les tropiques , les sapins et les allusions à la neige nous paraissent ubu roi... Il fait chaud et horriblement humide.... Visite à Marina Bay Sands, l'hôtel aujourd'hui symbole de Singapour, trois tours réunies en leur sommet par un édifice en forme de bateau et en porte-à-faux... Au dessus , vue à 360°... Mardi , l'avion qui nous emmène à Abu Dhabi est à 19h30, nous en profitons pour visiter un nouveau jardin ( il n'existait pas il y a trois ans) La visite aurait pu être plus longue mais la chaleur est vraiment accablante..... Arrivée à Abu Dhabi peu après 23h , passage à la douane ( rapide la plupart des passagers sont en transit), promenade dans l'aéroport pour rejoindre le comptoir des voitures de location ..il ne reste plus qu'à rejoindre l'hôtel,30 km plus loin, merci le GPS ! Mercredi , visite de la grande mosquée . Celle de Casablanca est paraît- il plus grande mais celle -ci par sa blancheur extérieure est très impressionnante ..à l'intérieur marbre blanc , décors floraux , grands lustres en cristal de Swarovski mais malgré tout , finesse et impression de légèreté . Entrée gratuite et mixte mais Claudine n'a pas échappé au rituel de l'abaya....nom donné ici au vêtement considéré comme décent ....grande robe noire couvrant les bras jusqu'au poignet et si nécessaire couvrant les jambes jusqu'au sol..sans oublier , il va de soi, la capuche servant de foulard... Pour ceux qui regrettent d'avoir peu de photos de Claudine...ici Pierre s'est défoulé.. Visite de l'Emirate Palace, un hôtel dans la démesure ... Pour sa construction, trois milliards de dollars .....peut être le plus cher au monde.... Aujourd'hui 1800 employés y travaillent. Immense mais raffiné, musique classique en live ....nous sommes ici y loin de Las Vegas.... La fauconnerie à été classée en 2010 patrimoine immatériel....La lecture de guides a enfin permis à Claudine de déterminer ce qu' est un gerfaut … Jeudi , départ pour Dubaï ...130 km d'autoroute à six bandes, limitée à 120 ou 140 km/heure mais où les Porsche Cayenne , les Audi V6 et autre Ferrari ne semblent pas concernées par cette limitation! L'essence vaut 0,32 € /litre.....50 litres....16 euros.... Ils roulent à tombeau ouvert, dépassent par la droite , se rabattent à gauche..... Dubaï , la démesure....la tour la plus haute au monde, le mall le plus grand au monde, l'hôtel le plus...tout est hors norme... La vue sur la ville depuis la jumerah palmeraie est sublime...une forêt de buildings, tous différents et élégants... Une vitrine de pétrodollars .... Vendredi, ultime expérience aéroportuaire .......passage au scanner pour entrer au terminal correspondant à notre vol.....les ordinateurs peuvent rester dans les sacs mais les ceintures doivent être ôtées:première file....deuxième file : enregistrer les bagages....troisième file: passage de la douane, douaniers de blanc vêtu , essuie de vaisselle sur la tête nous accueillent sans desserrer les dents; quatrième file : un autre scanner...autre allergie aux ceintures mais flacons de plus de 100 ml bienvenus! Cinquième file : vérification du boarding pass pour monter dans le bus qui conduit à l'avion; sixième file : nous montons dans l'avion depuis le tarmac.....l'avion est un A330-200 contenant plus ou moins 350 "humains". Nous décollons avec un quart d'heure de retard Arrivée à Düsseldorf , passage de la douane, nous sommes en transit.... puis....surprise : un nouveau scanner.....ici allergie totale aux liquides, un sachet par personne et le reste à la poubelle! Tout cela dit avec l'amabilité d'un pitbull enragé ......Bienvenue en Europe! Direction Málaga, le ciel est dégagé...les Pyrénées sont superbes....nous atterrissons par la mer ...le spectacle est fabuleux.
Delta du Mekong en janvier 2013 English translation pending
Bonjour à tous
Nous pouvons nous libérer 2 à 3 semaines en Janvier et nous envisageons de visiter tranquillement le delta du Mekong (en 2003 nous n'y avions passé qu'une journée) Notre idée Paris - Saigon une journée sur place puis départ pour le delta. Un rève, notre petite folie du voyage une croisière en bateau privé (1 cabine) pour 3 jours 2 nuits, sinon bateau style Bassac. de Chau Doc direction Ha Tien puis l'ile de Phu Quoc ( 2jours ??) votre avis ? puis Can Tho ou en lisant Mavn et Abalone nous envisageons de rester au "lotus du Mekong" combien de jour à prevoir ? leur programme 7 jours est tentant. mais est ce pas trop? Question aussi : rester aussi longtemps dans le delta n'est ce pas trop ? en 2011 nous avons été 3 semaines dans le nord (sans faire Ha Noi, Ha Long et Tam Coc que nous avions déja visités) et c'était trop court.
Autre hypothèse rester 12 jours environ dans le delta et faire une virée avant ou après à Dalat pour y rester 2 ou 3 jours la bas, Les Hauts plateaux : déja faits !!
Merci de nous aider comme vous nous avez aidé pour le premier séjour au Tonkin. Nous y retournerons.
Eric
Nous pouvons nous libérer 2 à 3 semaines en Janvier et nous envisageons de visiter tranquillement le delta du Mekong (en 2003 nous n'y avions passé qu'une journée) Notre idée Paris - Saigon une journée sur place puis départ pour le delta. Un rève, notre petite folie du voyage une croisière en bateau privé (1 cabine) pour 3 jours 2 nuits, sinon bateau style Bassac. de Chau Doc direction Ha Tien puis l'ile de Phu Quoc ( 2jours ??) votre avis ? puis Can Tho ou en lisant Mavn et Abalone nous envisageons de rester au "lotus du Mekong" combien de jour à prevoir ? leur programme 7 jours est tentant. mais est ce pas trop? Question aussi : rester aussi longtemps dans le delta n'est ce pas trop ? en 2011 nous avons été 3 semaines dans le nord (sans faire Ha Noi, Ha Long et Tam Coc que nous avions déja visités) et c'était trop court.
Autre hypothèse rester 12 jours environ dans le delta et faire une virée avant ou après à Dalat pour y rester 2 ou 3 jours la bas, Les Hauts plateaux : déja faits !!
Merci de nous aider comme vous nous avez aidé pour le premier séjour au Tonkin. Nous y retournerons.
Eric
Circuit de neuf jours au Zimbabwe English translation pending
Bonjour,
Nous partons 14 jours au Zimbabwe (hors vol) voir de la famille (Harare). Nous comptons passés 2 jours avec eux à notre arrivée, et 3 jours avant notre départ. Reste 9 jours pour découvrir le pays. Merci de vos conseils pour le circuit. Sachant que les distances sont assez grandes pour aller à Vic falls et Hwangé, est-il bien nécessaire d'aller jusque là ?
Merci.
Nous partons 14 jours au Zimbabwe (hors vol) voir de la famille (Harare). Nous comptons passés 2 jours avec eux à notre arrivée, et 3 jours avant notre départ. Reste 9 jours pour découvrir le pays. Merci de vos conseils pour le circuit. Sachant que les distances sont assez grandes pour aller à Vic falls et Hwangé, est-il bien nécessaire d'aller jusque là ?
Merci.
Davao et Mati en août: itinéraires, que faire, guesthouse? English translation pending
Bonjour,
Je serai au Philipinnes pour trois semaines en aout. Je souhaiterai passer une semaine (voir plus) au davao oriental notamment a Davao et Mati.
J'ai le lonely planet comme guide mais cette région n'est pas couverte.
Mon "style" de voyage est plutôt routard, en prenant son temps.
Des lors je serai intéressé par :
- des hotels/guesthouse a recommander ;
- éventuellement des guides pour l'un ou l'autre trek ;
- les endroits dont vous recommander la visite ;
Merci a tous,
Guillaume
Je serai au Philipinnes pour trois semaines en aout. Je souhaiterai passer une semaine (voir plus) au davao oriental notamment a Davao et Mati.
J'ai le lonely planet comme guide mais cette région n'est pas couverte.
Mon "style" de voyage est plutôt routard, en prenant son temps.
Des lors je serai intéressé par :
- des hotels/guesthouse a recommander ;
- éventuellement des guides pour l'un ou l'autre trek ;
- les endroits dont vous recommander la visite ;
Merci a tous,
Guillaume