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3 semaines au Laos et Angkor, halte à Hong Kong (mars 2014) English translation pending
by Disederius · 2014-04-04 · 4 replies
Voici un résumé de notre périple de 3 semaines au Laos, du 9 au 31 mars, incluant un détour par le Cambodge pour visiter les temples d’Angkor, ainsi qu’une petite pause en Thaïlande avant de reprendre l’avion à Bangkok pour faire une halte de 8 heures à Hong-Kong.

Ce fut un voyage riche et varié en visites, ambiances et paysages, laissant d’excellents souvenirs et aussi des moments de farniente très appréciables.

Notre itinéraire

- 8 mars : Genève -> Bangkok via Finnair

- 9 mars : Bangkok -> Udon Thani via Bangkok Airways, puis Vientiane (mini-van, …. Tuk-tuk)

- 10 mars : visite de Vientiane

- 11 mars : Vientiane -> Van Vieng

- 12 mars : Visite de Van Vieng (la « Loop »)

- 13 mars : Vang Vieng -> Luang Prabang

- 14 et 15 mars : visite de Luang Prabang et alentours

- 16 mars : Luang Prabang -> Mong Noi

- 17 mars : Mong Noï -> Luang Prabang

- 18 mars : Luang Prabang -> Paksé via Loa Airlines, puis directement Les 4000 îles (île de Don Khon)

- 19, 20 : Don Khone et alentours

- 21 mars : Don Khone -> Paksé

- 22, 23 mars : Tour des Bolovens

- 24 mars : Paksé -> Siem Reap via Lao Airlines

- 25, 26 mars : Visite SIem Reap

- 27 mars : Siem Reap -> Pattaya

- 28, 29, 30 mars : Pattaya

- 31 mars : Pattaya -> Bangkok -> Hong Kong (escale 8h) via Cathay Pacific-> Helsinki -> Genève via Finnair

Bangkok -> Udon Thani via Bangkok Airways, puis Vientiane (mini-van, …. Tuk-tuk)

- vous arrivez à l’aéroport de Bangkok, changez 20€ (900-1000 baths), à la sortie des bagages en face à droite juste à côté de la porte de sortie de l’aéroport, il y a un bureau « locations Limousine », c’est là que nous avons payé 200 baths par personne pour nous rendre en mini van jusqu’à la frontière (30 mn environ). A la frontière Thaï, vous donnez votre papier de sortie avec votre passeport pour sortir de Thailande. Ensuite vous sautez dans un bus pourri moyennant 20 baths par personne et vous arrivez au poste frontière du Laos. Là vous donnez une photo d’identité + $30, voire $31 si les douaniers le demandent (pas le choix ; nb : si vous n’avez pas $1, ils vous rendent tout de même l’appoint en $), puis vous sautez dans un Tuk-tuk pour 20-30 baths, voire un peu plus (tout dépend du nombre de personnes dans le Tuk-tuk), pour vous rendre dans le centre de Vientiane

- et vous êtes content quand vous arrivez à votre GH !!!

Visite de Vientiane

- nous avons logé à la Sala Impeng GH pour 2 nuits, réservée par mail 3 mois auparavant avec confirmation quelques jours avant d’arriver. Prix : $25 / jour, ptit déj inclus, soit 200 000 Kips. Bien situé, très bien. On peut trouver des GH correctes moins chères (100-150 000 kips).

- Vientiane, comme dit à plusieurs reprises, présente peu d’intérêt hormis Le Temple et la promenade le long du Mékong, mais c’est l’occasion de se poser et de prendre ses marques (température, monnaie, cuisine, massage)

Vientiane -> Van Vieng

- 3 h de route en mini van à réserver auprès de votre GH (50 000 Kips)

- On arrive à la bus station et ensuite il faut prendre un Tuk –tuk ou aller à pied pour rejoindre sa GH. Bien négocier (pas plus de 5000 kips, et encore) car les distances sont ridicules à Vang Vieng

Visite de Van Vieng (la « Loop »)

- logement à Maylin GH (de 50 à 100 000 kips), pile-poil situé au départ de la loop de 40 kms. Maylin est super bien tenue (50-100 000 kips) par Joey. Attention, la GH peut être pleine, victime de son succès. Opter alors pour Mango GH à côté, sinon dans la ville même. Il y a un pont pour piétons, vélos et scooters qui relie la ville au départ de la loop.

- nb : quand on veut se rendre à Maylin et Mango depuis la ville par le Tuk-tuk on vous dépose à un pont à péage, vous payez 5000 kips de droit de passage et vous traînez votre paquettage jusqu’à la GH. Sinon il y a l’autre pont à pied, mais quand on arrive on ne connait pas

- pour la Loop, louez un scooter pour 60 000 kips / jour (le vélo c’est assez hard, mais c’est jouable pour ceux qui aiment souffrir). Visites de grottes (prendre des lampes, ne pas hésiter à payer un guide à l’entrée, il vous fait découvrir des trucs sympas où vous n’iriez pas), ne pas oublier d’aller à la grande grotte Pakou perchée et avec son très très agréable Blue Lagoon où se rafraichir en barbottant.

Vang Vieng -> Luang Prabang

- 6 heures de route, à réserver à sa GH (coût transport 80 000 Kips). Jolie route, mais fatiguant évidemment.

Visite de Luang Prabang et alentours

- logement à Lao Lu Lodge (30$). vraiment super sympa, calme, propre, AC et très bien situé, juste à côté du marché du matin, très proche du Mékong et du marché de nuit et de la rue principale.

- ville étonnamment reposante avec diverses choses à faire : voir l’aumône aux moines le matin, les temples, les cascades, la grotte de Pakou avec ballade sur le Mékong, …. Chacun y trouve son compte et à son rythme.

Luang Prabang -> Mong Noi

- galère au niveau transport (40 000 kips) ; 3 à 4h de route jusqu’à Nong Kiaw (version 3h à toute vitesse en se cognat la tête au plafond du mini van toutes les 3s, version 4h sans AC et sans amortisseurs), puis 1h de pirogue pour remonter jusqu’à Mon Noi et là c’est très beau : montagneux, villages, buffles, pêcheurs, …

- impossible d’arriver à Mong Noi avant 11h, résultat nous avons fait beaucoup de transport pour une seule nuit sur place. Mieux vaut y passer au moins 2 nuits (GH sommaires face à la rivière Nam Ou pour 50 000 kips, mais l’endroit est superbe) et faire un peu de trekking de cycling et aller voir des villages Mongs

Mong Noï -> Luang Prabang

- trajet inverse

Luang Prabang -> Paksé par avion Lao Airlines (130 €), Paksé -> Les 4000 îles (Don Khon) : 600 000 kips direct depuis l’aéroport (se grouper) jusqu’à l’embarcadère Nakasang, puis à Don Khon (20 000 kips en pirogue pour 15-20 mn)

Don Khon

- nous logions à SoukSan GH (à gauche de l’embarcadère). 50 000 kips, sommaire, mais sympa. Situé juste après Pa Kha GH et mieux car les chambres sont séparées par un espace. Pour plus de confort aller plutôt vers la droite de l’embarcadère, puis visiter les GH les unes après les autres.

Don Khon -> Paksé

- en réservant par la GH, 45 000 kips tout compris jusqu’à la bus station, puis 10 000 kips en tuk-tuk pour rejoindre la centre et la rue principale

- Nous avons dormi à An Noi. 80 000 kips, pas terrible (aucun accueil, pas de coin sympa dans la GH, mais chambre correcte avec AC).

Le Plateau des Bolovens (boucle courte en 2 jours, 200 kms)

- louer un scooter (60 000 kips / jour) chez « le Belge » (chez Miss Noy, sa femme) au bout de la rue principale à côté de l’hotel Lak Nam ; il explique parfaitement, vous donne un plan, bref un vrai pro.

- nous avons dormi à Tad Lo pour 50 000 kips, dans la rue des GH ; suffit de visiter et de choisir

- c’est une virée très sympa avec cascades successives et plantations de café ; rencontres assurées avec d’autres voyageurs car on se croise tout au long de la journée en scooter en partageant cascades, dégustations de café et le repas du soir si affinités.

Paksé -> Siem Reap

- Lao Airlines (130€), départ à 11h , arrivée à 12h ; ensuite tuk-tuk jusqu’à la GH

Siem Reap.

- nous avions réservé sur internet le matin même à My Home « Tropical Garden Villa » pour 25$ / nuit ptit dej inclus et transfert depuis l’aéroport. Bonsan était bien là à nous attendre. GH très accueillante, bien tenue, calme, avec piscine appréciable après les visites d’Angkor. A 200m du centre ville (on paye pas mal de tuk-tuk pour les A/R car il fait tellement chaud qu’on a la flemme d’y aller à pied)

- Siem Reap est très animée mais pas désagréable. Ne pas oublier de manger un BBQ cambodgien (bœuf, serpent, croco, grenouilles, …)

- pour visiter les temples d’Angkor, soit vous êtes courageux et vous louez des vélos, soit vous prenez un tuk-tuk. En effet, les 1er temples sont à 12kms du centre ville et entre chaque temple il y a plusieurs kms à parcourir. Le 2ème jour nous allés voir des temples jusqu’à 40kms environ. Nous avons opté pour le Tuk-tuk avec Bonsan (13$ le 1er jour pour voir les temples les plus proches et 25$ le 2ème jour pour les plus éloignés où vous n’avez persque plus de visiteurs). A noter : le petit temple de Ban Srei est une merveille de finesse et vaut le déplacement.

Siem Reap -> Thailande, Pattaya

- dans une des agences de SIem Riep, trajet de 8h environ à … Pattaya pour 17$ / personne

- nous aurions souhaité aller à Koh Samet. Loupé, rien de direct. Sur le moment, on se dit qu’on va rebondir depuis Pattaya, mais le trajet de 10h de bus nous achève et l’on passe la 1ère nuit à Pattaya.

- Surprise le lendemain matin, Pattaya est au 2/3 vide (fin de saison) ; donc atmosphère respirable et on passe les 2 journées suivantes sur l’île de Koh Larn, belle plage de Tiem Beach, tout en logeant sur Pattaya, partie Sud dans une GH calme et tranquille – Chida GH (600 baths/jour).

- Location scooter : 400 baths pour 3 jours pour se ballader un peu en fin de journée.

Escale à Hong-Kong

- AIrport Express pour 100 000 $HK concernant le billet A/R dans la journée ; on rejoint HK Station en 24 mn

- Arrivé à la gare se diriger vers le port, juste à côté, et prendre le Star Ferry pour 2,5 $HK ; la traversée ne dure quelques minutes et c’est sympa ; idem pour le retour

- Ensuite un orage violent et prolongé nous a sabordé notre escale : Peak Victoria, Marché, … 😕
Trajet Luang Namtha - Luang Prabang English translation pending
by Kittin · 2014-03-31 · 10 replies
Bonjour,

Est ce que ce trajet est possible Luang Namtha > Luang Prabang ? - en bus ? - en avion ? - en bateau ?

Si oui, en combien de temps ? Idéalement, j'aimerais rejoindre Luang Prabang en maximum 1 journée.

Merci pour vos conseils
Option pour prolongation visa Thaïlande English translation pending
by Clovishuet · 2013-10-17 · 5 replies
Bonjour a tous,

Je me permets d'ouvrir ce sujet pour ceux qui souhaiteraient prolonger leur visa en Thailande. Beaucoup parlent de Vientiane au Laos (ambassade) mais je n'ai pas encore vu de sujet sur Savannakhet (toujours au Laos).

Le consulat de Savannakhet gere les visas Tourist, Transit et Non-Immigrant et represente une bonne option alternative aux autres ambassades a l'etranger.

Comment s'y rendre? La solution la moins chere est de prendre un bus de nuit a partir de la gare de Mo-Chit (soit la premiere/derniere station de la ligne de BTS Sukhumvit). En sortant de la station, soit prendre un bus (77 par exemple) ou un taxi pour se rendre a la gare qui est a 5-10min de route.

Une fois arrivé a la gare, choisir la compagnie de bus que vous pensez la meilleure. L'itineraire le plus simple est de prendre un bus Bangkok-Mukdahan (a la frontiere thailande-laos). Il ya differents bus et differentes classes selon les compagnies.

Les bus pour Mukdahan partent generalement a partir de 18h (le dernier etant vers 22h). La compagnie que jai choisi (je ne me rappelle plus du nom desolé) propose le ticket a 533฿ Standard et 829฿ pour la classe VIP.

Bon etant donné que l'idee de passer 10h30 dans un bus me saoulait au premier abord, j'ai choisi la VIP. Et autant dire que j'ai été agreablement surpris par le comfort de la chose. Le bus est mastoc, et il ya finalement pas beaucoup de sieges a l'interieur donc pas mal d'espace pour soi, siege inclinable quasi 90 degrés, une couverture, des snacks et de l'eau, une hotesse charmante. Donc a ma grande surprise j'ai dormi la totalité du voyage.

Une fois arrivé a Mukdahan, il faut chercher la ligne internationale Mukdahan-Savannakhet (la gare routiere est tres petite donc pas facile de se louper). Le ticket coute 50฿ et le bus part toutes les 30minutes. Bon par contre si vous n'etes pas assez rapide il se peut que vous finissiez debout dans l'allée pendant le trajet.

Le bus va donc s'arreter au premier poste d'immigration (coté Thailande) ou vous aurez a regler vos jours d'overstay si toutefois vous en aviez. Puis une fois le pont traversé, le bus s'arretera a un deuxieme poste (coté Laos) ou vous aurez a acheter un visa Laos (1,300฿) donc le trajet se fait en une petite heure.

Vous etes maintenant au Laos! Apres quelques coups de tampons bien placés, remontez dans ce cher bus qui vous emmenera avec joie et allegresse a la gare routiere de Savannakhet. Armez vos fusils et preparez vous a une attaque de conducteurs tuktuks a peine les portes du bus ouvertes. Refusez poliment, butez en un ou 2 si ca vous chante, ou trouvez un gentil camarade de bus pour partager un tuktuk (environ 40฿ par passager et 10min pour arriver au consulat.)

Ca devrait etre le bon moment pour verifier si vous avez tous les documents necessaires. Dans le cas contraire, si vous n'avez pas fait de sauvegarde, vous pouvez appuyer sur "reset" ;)

Le consulat ouvre ses portes entre 9h et 11h pour le depot de dossier. Donc formulaire a remplir, preparer 2photos d'identité, 2,000฿ ou 5,000฿ selon le nombre d'entrees que l'on veut sur son visa et bien sur le passeport. En echange, un ticket pour faire la queue le lendemain.

Le jour suivant, le consulat ouvre de 14h a 16h pour recuperer le passeport avec visa (bien verifier qu'il n'y ait pas de surprise). Pour le chemin du retour, c'est globalement la meme chose dans le sens inverse.

Que faire a Savanakhet pendant cette journee d'attente?

Et bien une fois avoir laché votre passeport, il serait temps de trouver un hotel. Savannakhet est tres petite donc il est tres facile de trouver un endroit pour se loger. Dans le cas contraire, il y a certains terrains abandonés ou l'on peut trouver un abri pour la nuit.

La plupart des hotels sont corrects et coutent entre 300฿ et plus selon les gouts de chacun.

Donc comme dit plus haut la ville est tres petite et on en couvre facilement 90% en 2-3h de marche. Il ya une demi-douzaine de temples (oui, 6) thai, laotien, chinois, vietnamien.. 2-3 marchés ou l'on trouve des sandwiches baguettes remplis de plats asiatiques, delicieux! Boire une biere au bord du Mekong est incontournable! Tres relaxant et sympa de voir la Thailande de l'exterieur.

Le charme de cette ville est principalement du a ses habitants, qui sont gentils et souriants de nature. Quelque chose qui tend a disparaitre (logiquement mais malheureusement) dans les plus grandes villes..

Donc cout total des opérations: -BTS pour Mo-Chit: max 45฿ -bus 8฿ ou taxi 50฿ pour la gare routiere -ticket de bus BKK-Mukdahan de 500 a 850฿ -ticket bus Mukdahan-Savannakhet (-500฿/jour d'overstay si overstay....) -visa Laos 1300฿ -tuktuk consulat 40฿ -visa thailande 2000 ou 5000฿ -tuktuk hotel 20-40฿ -nuit d'hotel 300-600฿ -tuktuk le lendemain pour consulat puis gare routiere -ticket Savannakhet-Mukdahan -ticket Mukdahan-BKK

Pour ma part, etant donné qu'ils m'ont fait payer une journee d'overstay et que j'ai siroté quelques demi-peche par ci par la, mon voyage m'a couté environ 6,000฿ (Les agences proposent generalement 5,500฿ sans le visa Laos donc environ 7000฿.. Ce qui n'est pas bien plus cher mais moins sympa je pense puisque tout est organisé a l'avance).

Voila voila..
Huit semaines en Asie du Sud-Est avec trois jeunes enfants English translation pending
by Zenka · 2013-07-03 · 4 replies
Bonjour à tous,

Voilà, j'aimerais préparer un voyage de 8 semaines en Asie du sud est pour la fin de l'hiver 2014 (entre janvier et mars), avec nos 3 enfants (8 ans, 6 ans et 4 ans).

Idéalement, nous aimerions faire la Thailande, le Laos, le Vietnam et éventuellement (si on a le temps), la Malaisie et l'Indonésie.

Niveau organisationnel, c'est pas un souci. On a déjà fait 7 semaines au Canada (toute côte Est) et 8 semaines au USA. Donc ce type de voyage longue durée, un peu sac à dos, c'est du connu... Mais jamais fait de ce côté du globe. L'Asie s'est du tout nouveau.

Mes questions sont les suivantes :

- quels sont les types de transport à privilégier avec des enfants. Sachant qu'on a le temps... Train, bus, avion ? - y a t'il une boucle d'excursions connues pour visiter ces pays ? - quels sont les pays les plus cher et les moins cher ? - est-on tjs bien accueilli avec des jeunes enfants ? - quel est le pays où les vols sont les moins chers depuis l'Europe ? - J'ai lu de mauvaise critique sur le routard... est-ce tjs d'actualité ?

Merci d'avance
Famille en voiture au Laos English translation pending
by Cyrgui1 · 2013-05-15 · 8 replies
Bonjour à tous,

J'envisage de partir en famille (mon épouse et moi même ainsi que 2 ados) visiter le LAOS pendant 2 semaines. Je pense effectuer comme itinéraire Vientiane->Paksé (avec une étape à Thakek) puis Paksé->Luang Prabang en passant par Phonsavan mais je me demande si cela ne représente pas trop de temps de trajets et s'il n'est pas préférable de se déplacer en avion ?

Merci pour vos avis et conseils éclairés !
Voyage au Laos du 26 juillet au 23 août 2103 English translation pending
by Riderenpeuf · 2013-03-16 · 6 replies
Bonjour à tous, je débute lentement ma préparation pour mon voyage cet été au laos du 26/7 au 23/8. J'ai bien cherché sur le forum mais souhaiterai des infos et des améliorations à mon projet afin qu'il ne soit pas "speed". merci de vos remarques.

26/7: France- BKK 27/7: BKK-CHANG RAI + nuit à Chang Rai 28/7: CHANG RAI-LUANG NAM THA 29/7: LUANG NAM THA 30/7: LUANG NAM THA-OUDOM XAI PHONGSALI 31/7: phongsali 1/8: PHONGSALI 2/8: PHONGSALI-HATSA (descente Nam OU) 3/8: HATSA-MUANG KHUA 4/8: muang khua 5/8: muang khua 6/8: muang khua-muang ngoi 7/8: muang ngoi 8/8: munag ngoi 9/8: muang ngoi-xam neua 10/8: xam neua 11/8: xam neua 12/8: xam neua-phosavan 13/8: phosavan+ plaines jarres 14/8: phosavan-luang prabang 15/8 et 16/8: luang prabang 17/8: luang prabang- van vieng 18/8: van vieng 19/8: van vieng ventiane 20/8: ventiane 21/8: ventiane 22/8: ventiane-bangkok et soir retour France

En attendant vos réponses. merci à tous pour vos contributions. Ce site est une mine d'or
Mon itinéraire Laos - Cambodge en cinq semaines English translation pending
by Koaster · 2013-02-05 · 56 replies
Salut je suis en train de décortiquer un peu l'itinéraire que je pourrais faire en 5 semaines en arrivant par :

1)vientiane > vang vienne ( ou a coté pour éviter l'afflux de touriste ) >( Luamp Prabang> rester un peu dans ces environs là ( vue que j'entend que du bon de cette région ) >nong khiaw ?? ( faire un treck dans le nord les premieres semaines, voir les minorités ethniques de cette région si il y à...) tout ca > deux semaines. ( sachant que j'aime bien me poser pour connaitre la vie des gens etc )

2)puis redescendre vers Paksé ( alors là tout va dépendre si on me déconseille d'aller dans le sud en plein mois d'avril , saison des pluies? ) puis ensuite >4000 iles > 1 semaines

Ensuite direction le

3)Cambodge pour deux semaines>passage de la frontière laos > cambodge >Kratie ( krakech ) > kompong chhnang> Phom Pen pour reprendre un avion.>2 semaines

( Angkor si vraiment j'ai le temps sur deux semaines mais je doute et la visite de haut lieux touristiques, de temps n'est pas ma priorité ) et je préfère rester dans la région autours de Kratie ( krakech ) > kompong chhnang pour avoir le temps de flanner, me poser, rencontrer les gens.

J'attend vos avis, si vous trouvez que c'est trop comme itinéraire en 5 semaines ( sachant que je bouge en bus, train, taxi ) et je visite les endroits en louant un scooter ou un vélo ou si c'est préférable de rester que sur le laos et éviter de passer au Cambodge en deux semaines.

J'y vais en avril prochain, donc il y à de la pluie logiquement dans certaines régions, si vous me conseillez de passer ailleurs, réduire mon trajet pour éviter d'être toujours sur la route, alors je verrais si je ne concentre pas plus que sur le laos. J'ai besoins de votre aide sur ce coup et de vos expériences :)

merci d'avance pour vos conseils, vos trucs, je cherche un treck dans le nord du Laos au passage ( région indiqué ci dessus vang vienne , Luamp Prabang, nong khiaw )

J'espère que certains et certaines pourrons m'éclairer à faire mon itinéraire car c'est pour bientôt et j'ai peu de temps pour organiser un minimum, ce sera également mon 1er voyage en solitaire :)

A+ Nico
Voyage Vietnam - Cambodge - Laos - Vietnam: visas English translation pending
by Judc · 2013-01-28 · 12 replies
Bonjour, Je pars le 2 Avril avec loulou fifi et pitchulu direction Ho Chi Minh puis me rend à Phnom Penh. Je remonte ensuite le Cambodge pour passer au Laos puis une fois rendu a Vientiane je repasse au Vietnam pour finir sur Hanoï tout ça par voie terrestre et en 6 semaines. Concernant les visas j'ai réussi a trouver pour l'arrivée via ACA puis pour passer au Cambodge et Laos pas de problème mais je voudrais savoir comment se passe la nouvelle entrée au Vietnam ? Quels types de visa est nécessaire ? Peut on payer aux postes frontaliers pour obtenir les visas ou faut il s'y prendre avant? Merci de vos réponses

Riri
Le choc du retour English translation pending
by 7037807 · 2012-12-22 · 47 replies
Bonjour, Je suis de retour d'un périple de 8 mois et demi en Europe. Je trouve le retour à la réalité particulièrement difficile après des mois de découverte et de nouvelle rencontre. J'ai l'impression que le retour à la routine est déjà là, après seulement 1 semaine.

Je suis une femme dans la trentaine qui est passionnée par les voyages et les langues. Depuis environ 7 ans, je ne cesse de voyager, mais bien entendu, entre deux voyages, je réalise des contrats de travail afin de me ramasser de l'argent pour mes futurs voyages. Je n'arrive pas à me stabiliser, préférant voyager au deux ans. Je sens une certaine pression sociale voulant que je me stabilise autant dans ma vie personnel que professionnelle, mais je n'en ai pas envie.

Est-ce qu'il y a des voyageurs qui comme moi, sentent cette pression sociale, voulant nous faire rentrer dans un certain moule sociale?

Merci!
Correspondance à Bangkok: une heure et vingt? English translation pending
by Yanock · 2012-09-20 · 21 replies
Bonjour, J'ai besoin de toutes vos connaissances et expériences sur un point. Ayant organisé un voyage au Laos, j'ai pris un billet pas cher jsqu'à BKK Mais je ne sais pas comment me rendre "rapidement" au Laos. J'attéris le vendredi soir a 19:45 à BKK. Il y a un vol AirLao a 21:05 le même soir pour Vientiane. 1) Pensez-vous que la marge est suffisante pour sortir de l'avion, prendre les sacs a dos, faire le checkout et faire le check in pour Vientiane ? Quelqu'un l'a t'il déjà fait ? 2) avez-vous d'autres idées de correspondances dans le cas contraire ? A savoir que j'ai un peu moins de 3 semaines et que je voulais faire la route du Nord au Sud et revenir depuis Pakse. Merci d'avance
Circuit à deux familles Thaïlande - Laos English translation pending
by Cruchot34 · 2012-05-28 · 9 replies
Bonjour Quelqu'un peut m'aider pour un circuit ? voila mon parcours : nous partons a 2 familles , mon épouse et mes 2 filles 20 ans et 14 ans mes amis ont une fille de 8 ans Arrivée Bangkok le 21 décembre 2012 pour 3 jours Départ avec air asia pour Chiang Mai que je connais pas pour 2 jours ou nous fêterons Noël donc j'aurais besoin info sur hôtel , lieu pratique pour toutes visites , achats si possible ensuite départ pour le Laos Vientiane voire si plus pratique d'aller a Luang Prabang sinon le plus simple pour aller a Vientiane par quels moyens séjour 4 jours , ensuite départ pour Phuket a partir de la je connais Durée de tout le séjour 3 semaines merci d'avance pour votre aide
Mon voyage au Laos au mois de février 2012 English translation pending
by Vn · 2012-04-03 · 22 replies
Voici quelques photos et videos lors de mon récent voyage au Laos du 05 Février 2012 au 18 Février 2012

http://www.freewebs.com/birdvn/vientiane.htm

L'itinéraire : Vientiane - Luang Prabang - Vang Vieng - retour à Vientiane - Pakse - Champasak - Si Pha Don ( 4000 miles ) - retour à Pakse puis traverser la frontière Laos/Thailande pour aller à Ubon Rachathani ( ville frontalière thai ) pour aller à bangkok

Si vous avez des questions ...n'hésitez- pas à me les poser

Quang Canada
Itinéraire de quinze jours au nord du Laos en novembre English translation pending
by Risb · 2011-09-30 · 19 replies
bonjour, je pars en solo au laos du 5 au 20 novembre et j'ai qqes ptites questions:

j1 depart - j2 arrivée bkk/vol udon thani/bus pour nong khai /arrivee vientiane ..ouf! j3 Vientiane j4 départ Van vieng j5 vang vieng ( "boucle ouest du LP" en moto) j6 vang vieng balades aux alentours (non non pas de tubing, ni d'alcools a gogo!!😏) j7 depart Luang prabang j8/j9 LP j10 depart hongsa j11 hongsa (balades elephants jusqu'a ban viengkeo ????) j12 frontiére et route jusqu'a nan (Thailande) j13 vol nok air nan/bkk j14 klongs bkk (avec thuan....yes!!!!!) j15 depart

cet itinéraire vous semble il correct? a vang vieng je souhaite etre a la maylin gh, faut il reserver a cette epoque? j9/j10 quel moyen pour rejoindre hongsa et le temps de trajet j 11 sympa comme balade? j12 quelle durée pour ce trajet

je suis preneur de tous conseils et merci d'avance pour vos réponses🙂!!!!! risb
Rallier le Laos à partir de Yangon English translation pending
by Ecor · 2011-09-02 · 3 replies
Bonjour, je pars au mois de novembre pour un deuxième voyage en Birmanie dans la région de Mrauk pendant a peu près une semaine ensuite continuation vers le Laos et plus précisément a Phongsali a la rencontre des différentes ethnies, pourriez-vous m'aider à trouver la meilleure solution pour y arriver à partir de Yangon.😠

Soit vol vers BKK --VIENTIANE-LUANG NAHM TA ou bien BKK-CHIANG RAI et puis par route soit en Bus ou bien location d'un 4X4 ????

I a t'il des agences dans ce coin pour faire un trek dans les montagnes de 2 a 3 jours???

Je vous remercie pour toutes informations et si quelqu'un est dans ces coins a cette date avec grand plaisir de partager un bout de chemin.

Bien a vous A+

Edouard.
Voyager au Laos malgré la tempête tropicale Nok Ten? English translation pending
by Occana · 2011-08-09 · 16 replies
Bonjour, Je serai à Luang Prabang à partir du 16 Août. Je comptais y rester 3-4 jours avant de descendre sur Vang Vieng puis Vientiane et de là prendre un vol sur Pakse pour me balader dans le sud (Si Phan Don et Wat Phou). A la lecture d'un fil de discussions sur l'état des routes au Laos et des infos météos guère réjouissantes glanées ci et là et en particulier sur le Vientiane Times faisant état d'inondations à Vientiane il y a qques jours et qui annonce aujourd'hui « Rising Mekong River threatens to flood Champassak », je me demande si ce parcours a encore du sens. Pensez-vous qu'il vaut mieux découvrir le Laos ultérieurement ou la situation est-elle susceptible de revenir "normale" assez rapidement ? Je n'ai réservé que mon vol sur LP et pourrai partir une nouvelle fois sur le Cambodge ou le Vietnam si la météo risque trop d'affecter un voyage photos au Laos.

Merci bp de vos réponses éclairées
Itinéraire pour trois semaines au Laos English translation pending
by Yves76 · 2011-02-15 · 5 replies
Bonjour à tous,

A 10 jours de mon départ pour le Laos, je me décide enfin à faire appel à la communauté pour avoir un avis sur mon itinéraire.

Arrivée à Vientiane le 26/02 -> 27/02 Départ le 28/02 pour Vang Vieng -> 02/03 (Vaut-il mieux quitter le 02 au soir ou le 03 très tôt) Départ le 02/03 pour Luang Prabang -> 06/03 Départ le 06/03 (avion) pour Pakse -> 07/03 Départ le 07/03 pour 4000 îles ->10/03 Départ le 10/03 au matin pour Pakse Départ le 11/03 pour le Plateau Bolaven -> 19/03 (retour Pakse) Savannekhet le 14-15/03 Thakak le 16-18/03 (départ le matin pour Vientiane) Le 19/03 vol de retour.

Pensez vous que c'est réalisable. Vu comme ça et à la lecture des divers sujets déjà postés, j'ai vraiment peur de devoir trop courir, ce que je ne veux en aucun cas. Dés lors, faut-il mieux supprimer certaines étapes 😕.Mais lesquelles... Sachant que mon anglais est plus que basic, je risque de prendre plus de temps que la plupart d'entre vous pour tout ce qui est organisation des transports.

Toute autre question, est-il vraiment nécessaire de prendre une moustiquaire?

En vous remerciant d'avance pour vos conseils.

A+ et peut-être nous croiserons nous sur les routes.

Yves
Voyage de trente jours Thaïlande - Laos - Cambodge English translation pending
by Forstera · 2010-12-08 · 3 replies
Bonjour,

C'est décidé, nous allons effectuer nos vacances d'été 2011 au Laos Cambodge. Après un rapide petit tour du côté des billets d'avions, nous pensons prendre un aller-retour suisse-Bangkok puis, de là, réserver une billet de train (de nuit) pour Vientiane. Ensuite, j'aurais besoin de vos conseils pour le reste en sachant que nous allons terminer en rentrant à Bangkok par le Cambodge et Angkor.

Voilà, nous sommes une famille de 4 personnes avec 2 enfants qui deviennent grand au fur et à mesure de nos périples :) (10 et 12 pour l'été prochain).

Merci

Arnaud
Avis sur itinéraire sur le Nord Laos? English translation pending
by Kosmobil · 2010-11-19 · 22 replies
Bonjour à tous,

Je suis en train de travailler mon itinéraire sur le Nord Laos, et j'aimerai avoir quelques retours d'expérience de votre part.

Nous arrivons à Vientiane le 27 déc pour 15 jours environ, et nous repartons de Vientiane directement. Nous avons choisi de faire le Nord du pays, bien conscient que le temps ne nous permet pas beaucoup plus.

Voici mon idée :

Arrivée à Vientiane, prendre un vol intérieur pour Luang Prabang (4jours), puis, ensuite, allez

- Soit : Hongsa par bateau (3 jours), puis retour LP, puis Nong Kiaw/Muang Ngoi Neua, Retour LP (4jours)

- Soit : Partir sur Luang Nam Tha.

Sur le chemin de retour, un stop à Vang vieng, puis Vientiane.

Donc mes interrogations sont les suivants : Est ce que Luang Nam Tha vaut absolument le détour (important) ou est-ce que la visite des villages autour de Hongsa, ou Muang Ngoi Tha sont somme toute assez similaire.

J'ai une grande crainte des treks de groupe, avec visite dans le village, style parc d'attraction ! j'ai vraiment pas envie de cela. Je préfére largement louer une moto et me balader dans la campagne, dans des villages, etc...

Merci d'avance de votre retour d'expérience sur ces points.
Correspondance trop courte à CDG pour un vol pour le Vietnam English translation pending
by Arrgghh · 2010-10-21 · 26 replies
Bonjour,

Je viens de réserver un billet via un voyagiste (Go Voyage) au téléphone : Rennes - Paris - Hanoi - Vientiane.

L'avion Rennes-Paris est un AIR France (Brit Air) qui atterrit à CDG à 11h50 Terminal 2G. L'avion Paris-Hanoi est un Vietnam Airlines qui décolle à CDG à 13h10 Terminal 2E.

J'ai contacté Vietnam Airlines qui me dit que la correspondance est trop courte (1H20) même si je fais enregistrer mes bagages de Rennes pour tout le parcours. Le voyagiste me réplique que s'il a pu enregistrer l'itinéraire c'est qu'il est possible.

Qui croire ? Que faire ?
Nous prévoyons de passer quinze jours au Laos English translation pending
by Ghinaine · 2010-07-23 · 35 replies
Bonjour à tous. Après la Thaïlande plusieurs fois, la Malaisie, le Cambodge et le Vietnam, nous pensons aller cette fois-ci au Laos, nous arriverons à BKK le 9 janvier prochain pour en repartir le 8 février. Nous nous posons des questions, si vous pouvez nous conseiller, nous acceptons volontier. Nous partirons de BKK en train et pensons nous rendre a Ubon Ratchathani, puis Paksé et remonter ensuite vers le nord en passant par Vientiane et Luang Prabang pour rejoindre ensuite la Thaïlande à Chiang Kong. Nous comptons une quinzaine de jours. Qu'y-a-t-il à voir et à faire? A ne surtout pas manquer? Notre budget ne nous permet pas de prendre l'avion. Merci à vous
Laos et Cambodge: quelles différences pour le voyageur? English translation pending
by Millipatti · 2010-05-12 · 48 replies
Bonjour,

J'ai réussi à résister à ma passion pour l'Inde et je serai donc, cet été, au Laos et au Cambodge. Arrivée à Vientiane le 14 juillet et départ de Phnom Penh le 17 août, soit quasi 5 semaines sur place.

Au regard de mes lectures et de ce que je lis sur ce Forum, j'arrive difficilement à me faire une idée des différences et des spécificités de ces deux pays pour le voyageur. Ambiance générale, accueil, coût de la vie... Les deux pays sont certainement fantastiques, je n'en doute pas, mais je devrai faire des choix.

Et bien sûr, il y aura aussi la météo à prendre en considération...

J'aurais aimé avoir vos avis à ce sujet afin d'estimer combien de temps je passerai dans chacun de ces pays.

Merci (et à bientôt certainement pour d'autres questions plus précises).
Conseils sur mon itinéraire de six semaines en Asie du Sud-Est? English translation pending
by Camilletyan · 2010-05-08 · 3 replies
Bonjour a tous!

Partant en Asie du Sud Est pendant 6 semaines, j'aimerais avoir vos avis sur mon

THAILANDE: 2 jours >> car vers Siem Reap CAMBODGE: 4 jours >> car vers Saigon VIETNAM: 14 jours >> avion vers Vientiane LAOS: 7 jours >> car vers Chiang Mai THAILANDE NORD: 8 jours >> avion vers les iles THAILANDE SUD: 7 jours

Est ce trop ambitieux?

Tous vos commentaires sont les bienvenus! Camille
Laos en octobre 2010: avion et parcours? English translation pending
by Hermeline1 · 2010-01-16 · 13 replies
bonjour à tous

je voulais votre avis sur un projet :

partir au laos 12 jours debut octobre

d'abord l'avion :

je n'ai trouvé que vietnam airlines à 781 euros

et la thai à 900 🤪 ça fait cher quand meme pour un paris vientiane

dois je attendre encore si ça baisse ou bien c'est le prix normal

................................................................

autres questions .

- visa à l'arivée a vientiane est ce possible - pour visiter luang prabang partir de vientiane en transport de nuit qu'en pensez-vous? vu que le trajet prends 12 heures au moins - hebergements (avec clim )à vientiane , luang prabang, ou d'aurtres ville sympas les visites qui me plaieraient :

vientiane les temples et musées luang prabang idem grottes de pak ou pleine des jarres

entre bouddhisme et archeologie

que me conseillez vous ,

si on arrive 1 mardi matin et qu'on reprends l'avion 8 jours apres le mardi ?

merci beaucoup de vos idées et de vos infos
Itinéraire de dix jours au Laos English translation pending
by Cezanne67 · 2009-10-04 · 5 replies
Bonjour ! En février je compte aller au Laos + Thaïlande.

Pour l'instant, comme te temps est compté sur place, je programme de faire : - Jour 1 : Bangkok ->UdOn Thani en avion puis Udon Thani -> Vientiane en bus, taxis, etc. - Jour 2 Vientiane - Jour 3 Vientiane -> Vang-Vieng - Jour 4 Vang-Vieng - Jour 5 Vang Vieng - Jour 6 Vang Vieng -> Luang Prapang - Jour 7 Luang Prapang - Jour 8 Luang Prapang - Jour 9 Luang Prapang -> Vientiane en bus de nuit - Jour 10 Vientiane -> Udon Thani -> Bangkok

Qu'en pensez vous ? Merci pour vous suggestions...
Transports au Laos English translation pending
by Frangigi · 2009-02-19 · 2 replies
Réponse à ericoco Nous revenons du Laos .nous avons réservé sur place sans aucun problème. De LP à Vangvieng en van VIP pour 10 dollars à peu près;(GH Thavonsouk:super) Pareil de Vangvieng à Ventiane; Le bus de nuit pour Paksé est sur et confortable compte tenu de l'etat de la route.Il coute environ 8 dollars(se minir de scotch pour occulter les bouches de clim pour ne pas attraper une bronchite!) Ensuite nous sommes passés au Cambodge
Guide complet sur l'obtention d'un visa au Laos English translation pending
by Metissjapan · 2009-01-15 · 7 replies
Avant tout depart assurez-vous que les jours ou vous serez au Laos ne sont pas des jours feries pour la Thailande sinon l'ambassade thaie risque d'etre fermee et vous serez marron.

Journal de mon trip jusqu'a Vientiane pour le visa touristique double entree :

MERCREDI 7 : je suis au 3eme etage du Mo Chit Bus Terminal (en thai Kon Song Mo Chit) et il est 20h40 lorsque j'embarque pour le dernier bus qui va a Nong Khai. Aller simple : 320 bahts.

JEUDI 8 : apres environ 11h de trajet, de multiples arrets a diverses stations de bus et 1 seul arret pour acheter de quoi manger et aller aux toilettes, j'arrive a Nong Khai. Une foulee de took-took me sautent dessus pour m'emmener a "une agence pour aller a la frontiere" en gros. Je vous le dis tout de suite ce n'est pas necessaire mais bon j'y suis alle quand meme en negociant tout d'abord le took-took a 60 bahts pour qu'il m'emmene au Nong Khai Miracle Travel. (photo)

Arrivee a l'agence on me propose le package 1800 bahts qui comprend :La preparation toute faite des documents (photo) a donner a l'ambassade thaie au LaosLes 30$ pour le visa laosienLe voyage en van jusqu'a l'immigration thaie, traversee du Friendship Bridge, passage a la frontiere du LaosLe voyage jusqu'a l'ambassade thaie, et pour finir le van vous emmene a un hotel a 600 bahts la nuit a Vientiane.

Il faut tout de meme leur fournir 3 photos d'identite, le passport et la photocopie du passport (je vous conseille d'avoir fait votre propre copie au prealable) bref j'ai negocier le package a 1600 bahts car deja que je voulais pas passer par eux mais j'etais epuiser du voyage et du coup la flemme de faire tout a pied et en bus.

Le van nous amene donc tout d'abord a l'immigration thaie. On donne nos passports au chauffeur qui va lui-meme au bureau pour regler ca. Puis on repart et on traverse le pont Thai-Laos. De l'autre cote, a la frontiere du Laos on descend du van et il faut tout de suite se presenter au guichet 1 (photo) pour chopper un mini-formulaire a remplir et une fois ca de fait donner le passport + les 30$ + 1 photo d'identite + le mini-formulaire + un papier qui vous a ete remis par l'agence. (Tous ces docs vous les avez deja en main car tout a ete preparer par l'agence).Puis vous allez attendre au guichet 3. Une fois mon passport recuperer je passe la frontiere (il y a un 10 bahts fee entry a payer mais c rien...) et hop on remonte tous dans le van direction Ambassade thaie. (Remettre le ticket fee entry au chauffeur).

L'ambassade thaie est ouverte de 8h a 12h pour l'application du visa. Vous appliquez pour le visa aujourd'hui et le lendemain apres-midi SEULEMENT vous pouvez aller le chercher (entre 13h et 15h). Je me dirige vers le guichet Visa Applications et remet le dossier preparer par l'agence. On me dit ensuite d'aller attendre dans le batiment d'a cote pour payer et obtenir un recu. Le visa Entree simple est de 1000 bahts. Le Double entree est de 2000 bahts. L'attente est un peu longue. Dans la hall d'attente j'apercois un ami japonais que j'avais pas vu depuis lgpts, on discute et j'apprends qu'il connait les meilleurs plans hotels pas chers de Vientiane. Quand j'ai fini de payer et que j'ai mon recu on sort de l'ambassade le chauffeur m'attendait mais je lui dis non ca va j'ai trouve un hotel moins cher vous pouvez partir sans moi.

Je suis mon ami on marche de l'ambassade jusqu'au centre ville pendant 15 min et la je trouve la SayLomYen Guest-house a 250 bahts. Douche froide certes mais qu'importe car c'est l'affaire d'une seule nuit. Apres vous avez le Sabay Dormitory mais bon a 80 bahts la nuit ne vous attendez pas a grand-chose.

Cote bouffe, il se trouve que derriere le Bus Terminal de Vientiane il y a un marche qui propose des sandwhichs baguettes a 5000 kips (20 bahts) et c'est plutot bon !

VENDREDI 9 : Je marche de ma guest-house a l'ambassade (15 min) et j'arrive a midi. J'attends devant la grille et au fur et a mesure les gens debarquent. Je suis dans les premiers. Je conseille vivement de ramener une ombrelle, car pendant 1h le soleil vous tape sur la tete et pas de 7-eleven dans le coin pour se rafraichir. Bcp de gens se mettent une serviette ou leur t-shirt sur la tete.A 13h la grille ouvre et la c'est le RUSH. Autrement dit c'est au + rapide au guichet qui partira le + vite. Surtout ne laissez pas passer devant vous les thais car ils sont la pour recuperer une centaine de passports et c'est a cause d'eux que ca prend 10 ans. Je donne le recu au guichet en echange de mon passport et je verifie qu'il n'y a pas d'erreurs avant de partir.

Puis je me casse direction Bus Terminal de Vientiane (photo) ou je me reprends un sandwhich baguette par la meme occasion. Je choisis le bus de 14h30 qui va a Nong Khai. Tarif : 15.000 kips (55 bahts) Horaires (photo) Vous avez aussi le bus qui va a Udon Thani si vous preferez. Horaires

A Nong Khai il faudra vous trouver un bus (ou le train). Voici les horaires (photo) des bus a 350 bahts pour Bangkok. (presque 12h de trajet)

J'ESPERE QUE CA AIDERA LES VOYAGEURS. BON VOYAGE !
Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002 English translation pending
by Claire2A · 2008-11-05 · 2 replies
Bienvenue au pays du sourire ! 13/01/2002 Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain. Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.

14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.

15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.

Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !

à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).

16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!

Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.

17/01/2002 Luang Phra bang

La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.

À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.

Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.

L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.

La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.

Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.

18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.

Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.

La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.

Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.

19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :

C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.

20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.

Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.

Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.

A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.

21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.

22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!

Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».

23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.

Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.

24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.

On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.

25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)

La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !

Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».

26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.

Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.

On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.

Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!

Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.

27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé

Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.

Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.

D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.

Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.

Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.

Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.

28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong

On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.

On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.

29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !

Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.

30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.

L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!

31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.

1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.

C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.

2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh

Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !

Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !

On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.

3/02/2002 Phnom Penh

Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.

On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.

Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.

Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.

Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.

4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap

Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.

Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !

Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.

Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.

5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...

Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.

Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.

Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).

Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.

L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).

Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.

La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....

Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.

6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.

Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.

On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.

En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.

Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.

Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.

Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).

Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.

Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.

7/02/2002 Siem Reap

C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.

Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.

Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.

Neak pean

Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.

Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).

A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.

Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.

8/02/2002 Siem Reap

Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :

Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
Sud ou Nord Laos? English translation pending
by Gemo2946 · 2008-09-30 · 9 replies
Bonjour à tous, après consultation de certains courriers nous nous demandons si le Sud du Laos c.àd. la région des 4000 îles et le plateau des Boloven valent vraiment le détour?Nous pensions y rester 7 jours puis aller sur Vientiane Vang vieng et L. prabang/plaine des Jarres.Nous viendrons de Siem Reap via Kratié. Ne vaut-il pas mieux prendre un vol S.R.- Vientiane, aller dans le Nord via Vang Vieng et revenir pa Houeisay et la Thaïlande pour rejoindre Bangkok. Qu'en pensez-vous? Merci pour vos conseils. H.G.
Laos avec trois enfants cet été: Muang Sing ou Sam Neua? English translation pending
by Hermance · 2008-03-30 · 14 replies
Bonjour,

Nous partons avec nos 3 enfants de 2 à 9 ans l'été prochain au Laos et nous avons un petit doute quant à notre futur itinéraire car nous n'aurons pas le temps de tout faire en 3 semaines. Nous conseillez-vous d'aller dans la région de Muang Sing ou de Sam Neua. Pour info, nous commencerons notre périple par Vientiane, Sainyabulli, Luang Prabang (en évitant Vang Vieng). Merci pour votre aide
Voyage de trois semaines Thaïlande-Cambodge-Vietnam-Laos English translation pending
by Arno30ans · 2008-03-22 · 28 replies
Bonjour, je pense que vous allez me traiter de fou, mais j'aimerais partir 3 semaines et faire :

Bangkok, angkor, Phnom penh, saigon, da-nang, Hué, Dong hoi, Hanoi, la baie d' Ha long, vientiane, luang phrabang, chiang mai, bangkok !

biensur, j'aimerais faire tout ca en bus et en train, pas d'avion ! en bateau parfois, ca peut etre sympa aussi !!

Pensez vous que certaines villes ne valent pas la peine que je m'y attarde ? d'autres peut etre sont plus interessantes ?

Surtout si vous avez des infos pour aller de Hanoi vers le Laos, en bus, ca m'interesse bcp !

Ah oui, j'oubliais, je pars le 8 juin, jusqu'au 29 ! si vous avez un itineraire a me conseiller, je suis preneur !

Merci !!

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