Bonjour,
Je suis de retour d'un périple de 8 mois et demi en Europe. Je trouve le retour à la réalité particulièrement difficile après des mois de découverte et de nouvelle rencontre. J'ai l'impression que le retour à la routine est déjà là, après seulement 1 semaine.
Je suis une femme dans la trentaine qui est passionnée par les voyages et les langues. Depuis environ 7 ans, je ne cesse de voyager, mais bien entendu, entre deux voyages, je réalise des contrats de travail afin de me ramasser de l'argent pour mes futurs voyages. Je n'arrive pas à me stabiliser, préférant voyager au deux ans. Je sens une certaine pression sociale voulant que je me stabilise autant dans ma vie personnel que professionnelle, mais je n'en ai pas envie.
Est-ce qu'il y a des voyageurs qui comme moi, sentent cette pression sociale, voulant nous faire rentrer dans un certain moule sociale?
Est-ce qu'il y a des voyageurs qui comme moi, sentent cette pression sociale, voulant nous faire rentrer dans un certain moule sociale?
Salut,
qui fait pression sur toi ?
as-tu pensé que ce sont peut-être simplement des personnes jalouses ? qui aimeraient bien faire une fois comme toi mais qui n'osent pas ? 😉
Merci de ta réponse! C'est une chose dont je n'ai jamais pensé. Une bonne piste de réflexion! :0) C'est vrai que peut-être, ces personnes me donne des conseils vis à vis leur propre cheminement de vie et qu'à quelque part, sont jalouses de la vie que je mène.
J'adore voyager, rencontrer des gens et m'ouvrir sur d'autres cultures que la mienne. Je sais bien que l'on peut se réaliser dans son propre quotidien, mais pour moi, voyager c'est grandir et comprendre le monde et en même temps, mon propre monde.
Ce qui me rend triste, c'est que certaines personnes dont des collègues de travail ou des proches me font souvent la remarque à me dire: "tu n'es plus étudiante, dans la trentaine on s'installe, on a une vie plus stable, il faut se ramasser un fond de pension etc..."
Et si moi, dans cette situation, je suis triste, ne me réalise pas et fait la vie que bien des gens font, vais-je être une meilleur personne?
Ce qui me rend triste, c'est que certaines personnes dont des collègues de travail ou des proches me font souvent la remarque à me dire: "tu n'es plus étudiante, dans la trentaine on s'installe, on a une vie plus stable, il faut se ramasser un fond de pension etc..."
Tu oublies "on se met en couple, on s'installe, on se marie et on fait des enfants" 😉
Dis-leur simplement que pour le moment tu aspires à une vie différente. Que ce n'est pas une question d'âge, tu es encore jeune, sans attache, tu as les moyens et la santé pour aller découvrir le monde... Profites-en 🙂
C'est vrai que bien souvent ça dérange quand on ne veut pas entrer dans le moule, faire comme tout le monde, car les gens ne comprennent pas. Mais moque-toi de cela. Explique aux gens qui t'aiment, tes proches, tes amis, que pour l'instant ce n'est pas la vie dont tu rêves, mais que bien sûr ça viendra un jour... probablement dans quelques années. Ainsi tu pourras probablement les rassurer un peu et il te laisseront un peu de répit 😛
A 38 ans j'ai quitté un job que je n'aimais pas et ai réalisé le rêve qui me trottait dans la tête depuis plusieurs années (et pour lequel je n'avais jamais osé sauter le pas) : je suis partie 5 mois en Amérique Latine.
Tu penses que tout le monde a compris ?! Bien sûr que non, mais ce n'est pas grave... 😏 moi je me suis éclatée dans ce voyage, j'ai vécu une super expérience et c'est tout ce qui compte à mes yeux. Et puis bien sûr au retour la vie a repris son cours, au bout de qq mois le voyage s'éloigne et toi tu te réadaptes peu à peu à la vie de tous les jours.
Mais maintenant que j'ai osé sauté le pas une fois, je dirais même plus, que j'y ai pris goût, qui dit que je ne le ferais pas à nouveau ?!? Et peu importe mon âge ou ce que pensent les autres... 😏
Et si moi, dans cette situation, je suis triste, ne me réalise pas et fait la vie que bien des gens font, vais-je être une meilleur personne?
Bien sûr que non 😉 Il te faut juste suivre ton instinct... 🙂
je crois aussi que il y a un soupçon de jalousie dans ces commentaires.
a moi ça me fait marrer , surtout quand je pense que ma situation n'est pas pire que celle de ceux qui faisaient des remarques de la sorte a mon égard il y a 15 ans 😏,
a ces personnes j'ai toujours dit que chaqu'un trouve le bonheur a sa façon...
en los valles me pierdo
en las carreteras duermo
mi patria en mis zapatos .
mis manos son mi ejercito
Merci beaucoup pour tous ces commentaires qui m'aide beaucoup sur ma réflexion et surtout, m'aide à me déculpabiliser de ne pas rentrer dans ce "fameux moule social".
C'est vrai, j'ai oublié le mari et les enfants! :0))) Hi, hi, hi!!!
Ça me fait du bien de savoir que je ne suis pas la seule dans cette situation, qu'il y a d'autres personnes de mon âge qui vivent un peu une situation semblable.
Si tu as d'autres commentaires ou réflexions, n'hésite pas à me les partager! :0)
Merci de votre commentaire. Ce que j'aime dans votre commentaire, c'est qu'en fait, c'est vrai que lorsque l'on regarde la situation des gens passé et présent, on se rend vite compte qu'elle n'est souvent pas mieux que la nôtre.
Par exemple, lorsque l'on regarde des gens qui travaillent au même endroit depuis 15 ans et qui rentent au boulot frustrés de ne pas avoir réalisé leur rêve, c'est à ce moment que je me dis que même si je n'ai pas un emploi stable et un gros compte en banque, je réalise mes rêves et j'en suis heureuse. Cela me fait réaliser qu'en fait, c'est souvent au boulot que j'entends des commentaires un peu négatif sur ma situation.
Les gens cherchent à justifier leur propre système de pensée, et à rester dans leur zone de confort.
Si quelqu'un est différent dans son système de vie, de valeurs, j'ai observé souvent des commentaires du style "ça ne marchera pas" ou "c'est trop risqué", ou "tu es folle!" Avec un sourire goguenard.
Mais lorsque je regarde en arrière, c'est ma différence qui me permet de sortir du lot et d'avancer sur mon chemin plus vite que d'autres sur le leur. Enfin... De mon point de vue 😉
Mais la reconnaissance sociale n'est pas quelque chose qui rime avec tout ça. Pas pour les personnes très attachées au quotidien, qui ne se sentent pas de gérer l'incertain des voyages, les tracas qui demandent une adaptation.
Voyager, se remettre en question, réfléchir au monde entier, c'est finalement un processus qui demande des efforts, et qui est même parfois douloureux. Pas étonnant que d'autre évitent la chose et prône leur sacré saint quotidien, non?
Tu as bien raison, chacun sa philosophie de la vie...qui a raison, qui a tort? Chacuns a ses raisons de vivre sa vie comme il l'entend, rien n'est écrit à L'avance et rien ne nous oblige à vivre une vie dont on n'a pas envi, la vision du bonheur est différente pour chacun d'entre nous...le voyage nourrit l'esprit, voir ce que les autres vivent et non se contenter d'un quotidien banal qui finit par être lassant pour tout le monde.
justement profite ! tu a bien raison apres quand tu sera marié et avec des enfants tu peut oublier ce mode de vie
tes encor jeune laisse pas les gens jaloux gaché , si tu te sent heureuse c'est le mieux !
Bonsoir,
Je n'ai pas lu toutes les conversations.
Je suis une femme de 40 ans dans 10 jours, je suis célibataire sans enfants.
J'ai toujours loué un appartement, je fais un bilan de compétences pour changer de vie professionnelle, je pratique l'auto hypnose.
La pression sociale je connais bien. Il n'y a que lorsqu'on s'en libère qu'on se sent mieux.
Ce que les moralisateurs ne te disent pas, c'est qu'ils ne sont pas forcément heureux dans leur moule.Toi tu as l'air de l'être.
Vis ta vie, suis ton instinct, et ca ira bien.
Tu es libre, tu peux choisir ta vie.
Dis leur que tu es heureuse comme ça.
Bisou.
Patricia.
Je te comprends très bien....
Je suis partie seulement 1 semaine à Puerto Plata au mois de janvier et ça m'a pris
plusieurs semaines à accepter de reprendre ma vie ''normale''.
Alors, moi je te conseils d'en profiter pleinement si tu en es capable.
Pourquoi laisser la société te dicter quoi faire si toi ça te rend heureuse?!
Je vais avoir 31 ans, et je ressent aussi cette pression sociale et familiale : il est temps de te poser, de te marier et de faire des gosses et bah deux minutes papillon, je n'ai pas fini de découvrir le monde.
J'ai voyagé pendant 14 mois et je suis rentrée à Paris depuis deux mois ... horrible !!! on est au mois de mai et je porte une doudoune en scooter sous la pluie ...AU SECOURS
Je n'ai qu'une envie gagner de l'argent pour repartir à la découverte de ... en faite n'importe où ;)
Continue de profiter ...
UN ptit secret parmi mes copines mariées avec ou sans gamins, plusieurs m'ontr avoué que si elles avaient su, elles auraient profité avant de se poser lol...moi j'écoute les personnes d'expérience hahaha
Voyager, se remettre en question, réfléchir au monde entier, c'est finalement un processus qui demande des efforts, et qui est même parfois douloureux. Pas étonnant que d'autre évitent la chose et prône leur sacré saint quotidien, non?
Bien d'accord avec Kaltoum, l'opposition travail/vacances est trop facile et simpliste.
De mon côté, je suis rentré de 8 mois de voyage en janvier. J'ai besoin de très peu d'argent pour vivre et pour voyager (rando, auto-stop etc), ce qui fait que j'ai très peu besoin de travailler. Donc entre les voyages et ma vie tranquille en France (je vis en fourgon aménagé), je ressens aussi fortement cette pression sociale! Ce qui me fait du bien et me rassure, c'est de me dire que je suis bien plus heureux maintenant que pendant toutes ces années de vie bien rangée comme salarié en informatique. Je pense aussi que ma vie est davantage bénéfique à la sociét�� maintenant (vu les gens pour qui je travaillais, je crois que j'ai surtout donné mon temps pour enrichir deux ou trois personnes).
Mais à la fois il y a beaucoup d'inconfort à cette situation, ça demande beaucoup de travail sur soi. Je pense que tout ça va de pair...
Les premières semaines après le retour, après avoir repris mes habitudes de mon fonctionnement au quotidien, je me sentais hyper mal, car je me rendais compte que je remplissais mon temps à toute vitesse, non pas par nécessité, mais par fuite de moi-même et que j'avais toujours fonctionné comme ça. C'est à dire toujours avoir des "projets", mille "projets" pour être sûr qu'il n'y ait pas de vide. Je me suis rendu compte aussi, que tous ces petits projets servaient aussi à JUSTIFIER ma vie.
Du coup, à force de m'en rendre compte de plus en plus clairement, je ne pouvais plus me comporter comme ça, sorte de mensonge à moi-même révélé. J'ai pris qqs jours tout seul, sans rien faire ou très peu, ça a été difficile mais salvateur!
Depuis je continue à faire beaucoup d'effort pour ne pas avoir de projets! C'est loin d'être confortable, car ça me fait bcp travailler sur ces schémas de société inscrits au fond de moi. Ça oblige à aller à l'essentiel. Et au bout du compte ça me fait énormément de bien. Exister pour exister, pas besoin de justifier ma vie!
Du coup je suis mieux avec les autres, plus disponible :-)
Et quand j'aurai à nouveau un projet qui me tient à coeur (pas juste pour remplir) alors j'irai à fond. Un nouveau voyage par exemple, ou m'installer quelque part :-)
Je crois que les paroles de "Pas de peine" de Cabrel sont de circonstances :
Ça m'a pas fait trop de peineMais j'ai dit :
Vos livres sont moisis
Vos principes me gênent
Et vos chaînes m'ennuient
Surtout gardez vos rengaines
Pour ceux qui sont déjà endormis
Moi je suis pour qu'on sème
Des graines de folie
Et j'ai fait pas mal de détours
J'ai vécu à la cour
Des mendiants et des rois
Pendant que toi tu comptais
Tes primes de fin d'année
Tes cravates de soie
Mais l'autre jour je t'ai retrouvé
Derrière ton guichet
Et j'ai compris à travers tes lunettes
Que c'est toi qui regrette
Moi j'ai comme devise : "Si ta pas assez d'argent pour voyager et avoir des enfants, alors n'aie pas d'enfants."
J'ai 28 ans et j'ai une liste d'endroits longue comme ma manche que je veux voir! Dont la Manche! Je fais ce qu'il me plait, quand ça me plait... ma vie est parfaite:)
La remarque : c'est marrant de lire vos commentaires. Pourquoi avoir une vie "normale" empêcherait une liberté de penser différemment, de voyager, de s'ouvrir aux autres? N'est ce pas un préjugé de la même sorte que ceux contre lesquels vous vous insurgez?
Le témoignage : j'ai 37 ans, je suis parti avec ma famille (ma femme et mes enfants de 3,5 et 7 ans - et oui je suis marié - ) 18 mois en voyage au long court. Je suis pourtant quelqu'un ayant une vie plutôt "rangée". Nous avons d'ailleurs rencontré un bon nombre de familles voyageant comme nous là-bas. Parmi toutes ces familles, il y avait des gens de tous les horizons sociaux-professionnels, avec toutes sortes de moyens, venant d'horizon très différents.
Notre point commun à tous était dans la prise de décision. Ca parait simpliste, mais pour partir, il ne fait pas seulement en rêver, il faut aussi le décider, quitte à se mettre en en danger vis-à-vis de nos job, de la société! Une maison ou un appart quand tu es propriétaire, on peut le louer. Un travail, on peut le quitter ou prendre une sabbatique. L'argent, on peut l'épargner (c'est fou quand tu le veux ce que tu peux économiser!). Les enfants, tu peux leur faire l'école. etc.
Pour revenir à l'idée du post original, à savoir le retour, nous sommes aussi confrontés à cette pression. Peut-être différemment. Nous n'avons pas la pression de "il est temps de ... " mais plutôt celle d'une sorte de jalousie qu'on nous retourne. Par exemple, ma femme a eu un peu de mal à trouver du boulot (par les temps qui courent mon bon monsieur, c'est normal) et on s'est entendu des choses comme : "et oui, c'était risqué de partir" ou "vous n'êtes plus en voyage" ou "c'est sûr, c'était plus facile en voyage". Bref, comme si les gens attendaient qu'on se casse la figure pour le plaisir de nous dire : "vous voyez, il ne fallait pas".
Pour conclure, ce retour est quand même une sacré gueule de bois. Mais ça en valait la peine! Il ne reste plus qu'à retourner bosser pour remettre des pepettes de coté, et repartir ... ou autre :-))
Florenn. Merci pour tes propos si justes et qui me parlent bien....Notre question fondamentale est bien le Sens que l'on veut et que l'on Ose donner à sa Vie...C'est à dire l'affirmation de sa différence et de sa singularité, n'est-ce pas là toute notre vraie richesse que nous pouvons donner et partager avec les autres ?....Mon plus beau voyage je l'ai fait à l'âge de 22 ans lorsque je suis parti par la route pour l'Inde...Aujourd'hui j'y retourne en avion pour des périodes de quelques semaines, mais avec l'intention d'y rester plus longtemps en 2014.
La question du retour est intéressante, et je connais aussi ce besoin de faire plein de choses et de remplir les vides, mais j'ai décidé de me désencombrer et de vivre des temps sans projets dans l'acceptation, comme lors des voyages, des imprévus...
Joseph
Ce qui me rend triste, c'est que certaines personnes dont des collègues de travail ou des proches me font souvent la remarque à me dire: "tu n'es plus étudiante, dans la trentaine on s'installe, on a une vie plus stable, il faut se ramasser un fond de pension etc..."
Hahaha ! Alors je vais te dire un truc : mes parents voyagent beaucoup et m'ont toujours emmené avec eux depuis toute petite, version sac à dos et vol sec (sans voyage organisé, sans réservation etc). Quand ils étaient plus jeune, les gens disait : "Vous verrez quand vous aurez un travail, vous aurez des obligations professionnellement ..". Puis ils ont eu ce travail et alors c'était "Vous verrez quand vous devrez payer l'appart/la maison...". Puis ils ont eu l'appart et c'était "Vous verrez quand vous aurez un enfant...". Et il m'ont eu.
Et là c'est le drame. Les gens ne comprennent plus. Mes parents ne sont pas pauvres alors pourquoi vont-ils dans des pays dormir chez l'habitant ou dans des coins reculés ? Comme si ils ne pouvaient pas se payer l'hôtel 4* au Maroc. Oui mais non. Ce qu'ils ne comprennent pas c'est que les hôtels aseptisés ne nous attirent pas du tout.
Du coup on se confronte à des réflexions complètement décalées. On nous a demandé entre autres "Comment vous faites pour le pressing ?" ou une autre fois en montrant les photos des minorités du nord Vietnam : "Mais comment se tiennent-il au courant de la mode ?". Difficile d'avoir des échanges dans ce cas.
Notre échappatoire se fait via une association de globe-trotteur : ABM (abm.fr). Là-bas on a au moins l'impression d'être sur la même longueur d'onde que les autres.
Bonjour,
je suis également comme toi, je ne rentre pas dans le moule et c'est assez mal accepté parmi les collègues de travail ou devrais je dire les pseudos collègues qui n'acceptent pas que tu puisse partir pendant 4 mois puis retravailler en ayant déjà l'envie de repartir l'hiver suivant.... Moi je dis jaloux, c'est notre vie et nous l'avons choisi ainsi. Personne n'a le droit de nous dire ce que l'on fait ou pas.
En passant j'espère que l'Europe t'a charmé.
Lella
Je suis d'accord avec l'analyse de Florenm, plus généralement quand le voyage devient une condition au bien-être (dépendance) par définition c'est une fuite.
J'ai voyagé un an, suis de retour en France depuis 9 mois, le retour n'a pas été facile et je crois qu'il y aura définitivement un avant et un après. Je ne sens aucune jalousie, je crois que cette notion de voyager au long cours est incompréhensible pour toute personne qui n'a pas ou n'est pas intéressé par une telle aventure, si le mot "tour du monde" fait rêver, concrètement il ne veut rien dire, d'où les réactions d'incompréhension. C'est pourquoi je n'aime pas le mot rêve qui est souvent abstrait, passif, et a tendance a le rester, avoir un objectif c'est déjà passer à l'action.
La norme c'est de se marier et avoir des enfants, à partir du moment où j'ai fait un choix qui sortait du cadre j'accepte de passer pour un marginal au yeux de monsieur et madame tout le monde même si je ne me sens pas du tout comme tel. C'était juste une parenthèse dans ma vie, pas un mode de vie définitif et tout comme Florenm je veux que le voyage reste voyage et je ne repartirais pas pour des raisons autres que le plaisir de voyager, de partir à l'aventure... En clair si je ne suis pas "parfaitement" heureux dans la vie de tous les jours, il n'y a pas de départ en voyage. Le voyage ne peut pas être bénéfique s'il est une fuite, bien au contraire.
Le bonheur du sage est indépendant de ses conditions de vie, si l'on considère que voyager est un enrichissement humain alors il doit mener à la sagesse, s'il en résulte toujours plus de dépendance, alors il est un appauvrissement. C'est dur ça, mais c'est ma conclusion post-retour, c'est aussi pourquoi j'ai fait le choix de ne pas prolonger après la date retour que je m'étais fixée. Je ne voulais pas que ce beau projet se transforme en fuite.
Quelle que soit le domaine, je suis pour l'équilibre. C'est pas On ou Off, travailler 20 ans à bloc pour prendre ça retraite à 40, ou torcher le monde en 10 ans pour ensuite reprendre une vie "normale" comme si ne rien était si ça marchait ça se saurait. Tu te retrouve juste dans l'obligation de continuer à t’acharner au travail pour ne pas déprimer à ne rien faire ou être obligé de continuer à voyager pour ne pas déprimer dans la routine du quotidien et entouré de gens que tu ne comprends plus. C'est pas vraiment ce que j'appel le bonheur, ni même l'ouverture d'esprit puisque c'est un mot que l'on aime coller d'office au voyageur.
C'est dans la nature humain de dire si j'avais su j'aurais... de croire que l'herbe est toujours plus verte chez le voisin... ça ne veut pas dire qu'il faut faire l'opposé, ça veut surtout dire que la solution ne se trouvera jamais dans la radicalité !
Bonjour, je vois que le débat repart plein pot.
Je viens de lire l'ensemble des réponses, certes rapidement, il en ressort que chacun en fonction de ses sensibilités ressent les choses à sa manière.
C'est vrai, que lorsqu'on a un comportement différent des autres en général, on se fait remarquer et l'on peut en subir une certaine pression.
En ce qui concerne la famille je dirais que cette pression bien souvent est une preuve d'amour, car elle se fait, à tort ou à raison du souci. Je sais que si mon fils 31 ans plaquait tout pour partir, une fois sa décision prise, je ne dirais plus rien, mais je me ferai sans doute un peu de souci. Voilà c'est ma nature.
Pour ma part dans ma vie professionnelle, plusieurs fois je me suis posé ces questions. Je n'ai pas franchi le pas du départ, car généralement je m'accomplissais complètement dans ce que je faisais et cela me pompait toute mon énergie. Certains diront justification et manque de courage. Mais c'est vrai qu'avec ma petite expérience des départs, j'ai constaté que l' on part toujours malgré une multitude de raisons de rester.
Maintenant que je suis plus libre, je trouve le moteur du voyage dit "engagé" dans le bien-être que je trouve chez moi. La réponse précédente de Bertrand est superbe. Il n'a que 24 ans, à son âge je n'aurais jamais été capable de conceptualiser les choses de cette façon. Chapeau l'artiste!
Entre autre il dit une chose que je ressens très fortement: je trouve une grande force au départ parce que je suis très bien chez moi. Le fait de partir (lorsque je pars à vélo) je pars avec le mal au ventre, car je suis si bien chez moi avec mon épouse, mais l'appel de la route, de l'effort physique et de" l'aventure" est très fort. Si j'étais malheureux dans ma vie de tous les jours, je ne suis pas sûr que je trouverais la force de partir.
Chacun part pour ces propres raisons, donc chacun vit en fonction de cela son retour. A chacun de trouver son équilibre, plus facile à dire qu'à faire. Ella Maillart parlait du grand vide des Occidentaux qui les poussaient à partir, Bernard Ollivier parle d'une quête de sérénité qu'il n'a pas forcément trouvée. Le voyage avant tout, très certainement est intérieur, l'extérieur n'étant qu'un des éléments participant à l'épanouissement. Il me semble qu'il y a un livre qui s'intitule, le voyageur immobile. Je ne suis pas psy , je vais donc m'arrêter là, l'être humain est complexe et unique, tous les plans sur la comète, pour le cerner, risquent de labourer dans le désert! Mais n'oublions pas que l'une des plus belles destinations de voyage, c'est un pays lointain et étrange qui s'appelle la France!
Comme tu le dis, à chacun de trouver son équilibre... L'important est de vivre en fonction de ses convictions, d'être "fidèle à soi-même" en dépit des critiques inévitables, quelle que soit la vie que l'on choisit ! (si c'est une vie que l'on "subi", alors là c'est autre chose...)
Je suis tout autant frappée des critiques que rencontrent certains voyageurs que des critiques que ces mêmes voyageurs peuvent formuler à l'égard de ceux qui ne voyagent pas ou qui -plus insidieux peut-être encore ! - voyagent différemment.
Je suis rentrée il y a 7 mois d'un voyage de 11 mois autour du monde, et je me souviens avoir été sidérée de certaines remarques de voyageurs voulant m'apprendre à "bien voyager". A chacun sa vie, à chacun son voyage ! Quant à l'entourage, il y a certes les critiques de jaloux, cela arrive, mais aussi les critiques liées comme tu le dis à une inquiétude sincère... je pense notamment à l'inquiétude de mes parents.
Ce qui me fait sourire maintenant, c'est que depuis mon retour certaines personnes de mon entourage organisent plus de voyages pour eux... Coincidence ou pas, en tout cas je trouve ça plutôt sympathique :-)
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland
Mon blog tour du monde 2011-2012, devenu blog voyages, puis de nouveau blog tour du monde en 2016, puis blog de mon installation à la Réunion : www.smilingaroundtheworld.com
A bas les moules!
Perso je bosse et 1/4 de mon salaire passe dans les voyages. En 7 ans que je bosse (jai 32) je n'ai passe aucun conge paye ou rtt chez moi. Bref, si votre bonheur c'est de voyager il faut juste avoir les moyens de ce que l'on aime faire ;) sans trop negliger sa vie pro si c'est compatible.
En tout cas c'est clair que le voyage est pour moi une sacrée motivation au travail... Et si l'argent ne fait pas le bonheur, il me permet en tout cas d'être libre en voyageant comme je le veux :-)
Prochaine étape pour toi, l'année sabbatique ? ;-)
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland
Mon blog tour du monde 2011-2012, devenu blog voyages, puis de nouveau blog tour du monde en 2016, puis blog de mon installation à la Réunion : www.smilingaroundtheworld.com
Pas forcément !! Le mari et les enfants ne sonnent pas la fin des rêves..
Il faut juste adapté ses lieux de voyage, le budget plus élevé, les activites plus reduites , faire des concessions...
Nous partons à 4 en Polynésie avec mes fils de 1 et 3 ans pendant 3 semaines.
Il faut juste préparer ton sejour d avantage et on sera plus fatigué que lorsque nous etions 2 mais je veux leur apprendre les vraies richesses de la vie.
Pas metro boulot dodo dans une société materialiste et acces sur elle même.
Biensur comme vous, on me dit que c egoiste que mes enfants seront fatigués..
mais ils le sont pas quand je fais 8h 20h, ou ils sont 13 h en nounou et couche a 21h passe, pour se lever a 6h 30 le lendemain??
Rien est impossible et les regrets rongent les gens alors vivez vos rêves.
La vie est trop courte.
Ce n'est pas mon expérience mais celle d'une femme de la 50aine avec qui je discutais cet après midi.
Elle a suivi son mari, avec ses enfants. Eux sont allés à l'école internationale en Égypte.
Après 5 ans, ils sont revenus en France.
Cette dame me racontait que ses enfants voulaient retourner dans une Ecole internationale. Ils trouvaient les enfants, français comme eux, trop peureux. Les enfants ont peur du petit noir, disent ils à leur mère, de l'handicapé, de l'espagnole... Ils ont si peur qu'ils provoquent la peur chez les autres, ceux qui sont différents.
À tous les niveaux, semble t il, la France est un pays un peu casanier.
Pour moi le voyage est une ouverture vers l'Autre, vers la différence. J'ai longuement voyagé en France, à écouter les récits de voyage des personnes que je croise dans ma ville.
Par contre, je peux comprendre la pression sociale exercée sur une femme pour qu'elle songe à se trouver un homme pour faire un enfant... Après tout, chacune sur terre avons cette horloge interne qui tictaque : plus on avance en âge et plus il est difficile de faire un enfant en bonne santé. Lorsque l'on est jeune et éclatante de santé, on ne pense pas à ces tracas de gens casés... D'autre y pensent pour nous.
Ceux qui voyagent sont des moteurs de la société, innovants, prenant le meilleur de chaque culture rencontrée, le mettant en pratique parfois.
Ceux qui restent sont les garants de la culture du pays. Ils ont aussi une sagesse: la sagesse séculière du fond des âges. Ils approfondissent ce que les innovants produisent, par leur critiques acerbes, et leur confrontation au bon sens... Local ;)
Certains d'entre nous donnent une bonne image de l'innovation qu'apporte d'autres culture. Et parmi nous, certains ont donné envie de voyager, en rassurant peut être aussi.
Je trouve que nous sommes complémentaires avec ceux qui restent.
Chacun a un rôle à jouer, quel sera le mien? Le vôtre?...
Bonjour,
Je suis de retour d'un périple de 8 mois et demi en Europe. Je trouve le retour à la réalité particulièrement difficile après des mois de découverte et de nouvelle rencontre. J'ai l'impression que le retour à la routine est déjà là, après seulement 1 semaine.
Je suis une femme dans la trentaine qui est passionnée par les voyages et les langues. Depuis environ 7 ans, je ne cesse de voyager, mais bien entendu, entre deux voyages, je réalise des contrats de travail afin de me ramasser de l'argent pour mes futurs voyages. Je n'arrive pas à me stabiliser, préférant voyager au deux ans. Je sens une certaine pression sociale voulant que je me stabilise autant dans ma vie personnel que professionnelle, mais je n'en ai pas envie.
Est-ce qu'il y a des voyageurs qui comme moi, sentent cette pression sociale, voulant nous faire rentrer dans un certain moule sociale?
Merci!
Bonjour,
Je suis revenu en France en mai 2012 d'un périple de 9 mois en Nouvelle Zélande, Australie et Amérique du Sud. Lorsque je suis arrivé, j'ai eu l'impression d'être parti la veille, apparemment pas de souci de réacclimation. Apparemment seulement car je me suis rendu compte que les personnes autour de moi cherchaient absolument des changements profonds en moi, ou pensaient que j'étais forcément déconnecté du monde du travail. J'ai donc fini effectivement par avoir ce même sentiment qu'il fallait à nouveau rentrer dans des schémas, être codé... Ceci dit, cela doit venir en partie au fait qu'il m'est difficile d'exprimer ce que j'ai vécu pendant ces 9 mois. De plus, lorsque l'on m'écoute en parler, on entend ce qu'on a envie d'entendre, c'est à dire que les gens imagine ce que tu as vécu en pensant à la façon dont ils l'auraient peut être vécu...
Mais ce n'est pas très grave, l'envie de repartir est toujours là, dès que j'aurai avancé dans une autre aventure, professionnelle celle-ci.
Continue à faire ce que tu as envie de faire, c'est tellement précieux.
Une citation de Camille Bouchard dans L'Homme de partout:
Dès ma première destination, l’Inde, j’ai été happé par une force d’attraction supérieure à tout souvenir, à tout passé, à toute envie de retour. J’ai reconnu le monde auquel j’appartenais, celui de la moisson des êtres, des amitiés perpétuellement renouvelées, des départs aussi, forcément, et je me grisais de la sensation de trahir, comme je l’avais été, ceux qui me prodiguaient leur affection, les trahir chaque fois que je m’apprêtais à chérir d’autres amitiés, d’autres relations, trahir les femmes également, leurs yeux larmoyants, pour mieux faire pleurer les suivantes à qui je me dérobais pareillement. Partir, arriver, partir encore, ne jamais remarcher dans mes pas, ne jamais recroiser qui j’avais croisé, comme une fuite, pas une quête, une défilade ininterrompue, une échappatoire à un passé poisseux, opiniâtre, un passé semblable au sillon d’un pétrolier dont une brèche dans la coque empoisonne la mer d’hydrocarbures et qui ne peut lui-même faire halte sans baigner dans ses propres souillures.
Tu penses que tout le monde a compris ?! Bien sûr que non, mais ce n'est pas grave... 😏 moi je me suis éclatée dans ce voyage, j'ai vécu une super expérience et c'est tout ce qui compte à mes yeux.
Pourquoi relativiser par rapport à l'autre, par rapport au qu'en dira-t-on ? Au fond, la plupart, passés les critiques et autres conseils qu'ils ont émis, se foutent pas mal de ce que vous faites ou allez faire. Alors, et bien que ce soit un peu égoïste, ne tenez compte de rien d'autre que de vous-même !
Mais maintenant que j'ai osé sauté le pas une fois, je dirais même plus, que j'y ai pris goût, qui dit que je ne le ferais pas à nouveau ?!? Et peu importe mon âge ou ce que pensent les autres... 😏
Mêmes observations que ci-dessus...
Et si moi, dans cette situation, je suis triste, ne me réalise pas et fait la vie que bien des gens font, vais-je être une meilleur personne? Bien sûr que non 😉 Il te faut juste suivre ton instinct... 🙂
Nous avons la même réponse aux interrogations de Faby ; je n'ai pas la prétention de dire que c'est la meilleure, mais c'est la mienne et elle me permet de vivre assez confortablement sans pour cela vouloir être un ermite et me complaire dans la solitude d'une caverne à tourner autour de mon nombril en récitant des mantras ou des rosaires par paquets de dix ; oui, j'aime les gens, mais pas tous ; oui, j'aime la vie, mais pas n'importe laquelle ni avec n'importe qui... et, finalement, si je tends à être meilleur, c'est surtout par rapport à moi car, vivre dans ma propre harmonie ne peut que déboucher sur celle à échanger avec ceux que j'aime.— Oh là ! Vous m'avez forcé à philosopher et me voilà bien fatigué à présent !!!!!
Recevez toutes deux mes cordialités forumistes autant que sincères.— Vietalier
Cela dépend de l'humeur du moment et va de Jean-Claude à Viet à lier.
Bonjour,
Et bien comme vous avez raison. Je suis plus âgée que vous d'un bon bout, mais j'ai toujours eu la passion des voyages. Depuis les années 80, j'ai pu avoir un commerce qui me permettait de partir 4 mois par an.
Naturellement comme vous le dites si bien la pression des autres est terrible quand on ne se met pas comme eux dans une case. Mais ne faites pas de cas.
J'ai passé par là, où les gens disaient que j'avais trafiqué pour pouvoir me payer des voyages comme ça sans se rendre compte qu'en 4 mois je dépensais moins qu'eux en 2 à 3 semaines.
J'ai perdu des clientes, surtout les amis et amies, mais on a rien sans rien et mon salon tournait quand même. Mes coiffeuses m'étaient pas toutes correctes et s'en mettaient dans la poche, mais il faut savoir ce qu'on veut faire.
En plus j'avais une fille qui était à l'école et je la laissais à mes parents, ( ça pas très bien, je ne pensais pas quelle en souffrirait car elle était bien chez eux mais elle ne a souffert )
Bref, dans la vie on fait forcément souffrir quelqu'un même sans le savoir.
Ensuite dans les années 90 j'ai changé de compagnon, ce dernier ne voulait pas voyager alors j'ai fait mes voyages seule, avec encore des escapades de 2 semaines par-ci et par-là en plus des 4 à 5 mois.
Puis en 2007 j'ai rencontré sur internet un voyageur qui partait pour la Thaïland, j'ai longtemps conversé avec lui, puis j'avais programmée un nouveau voyage pour l'Argentine ( seule ) Mais voilà avant j'allais en Egypte et ce tchatcheur allait à Genève faire son visa pour le Vietnam, n'habitant pas loin il m'a proposé de m'amener, et m'a fait la surprise de venir me chercher 2 semaines plus tard. C'était le 06.10.2007, il était trop le top donc nous nous sommes revus 3 jours plus tard et il est parti pour la Thaïlande et un voyage de 6 à 8 mois.
J'étais avec cet ami qui ne voyage pas et dans la semaine j'ai réfléchi, et j'ai jeté mon billet d'avion pour l'Argentine pour en acheter un autre pour la Thaïlande, pays que je ne voulais plus faire y étant allée la même année. Bref
Dans la vie il faut prendre des décisions, donc je l'ai rejoins en Thaïlande et on s'est donnée au départ 1 mois pour voir si on s'entendait, puis 3 mois puis au bout de 5 mois il m'a fallu rentrer pour faire un déménagement assez expresse, j'ai tout mis dans un hangar, il n'y avait pas grand chose car mon ami pas content du tout a voulu garder une grande partie. Je n'ai pas réfléchi longtemps, ce n'est que du matériel, j'ai mis en ordre mes affaires et je suis repartie.
Depuis ce temps, nous avons visité 18 pays d'Asie, et depuis le 10.10.2011 nous sommes sur l'Australie, là j'ai acheté un camping car 4x4 on est supers contents.
Nous rentrons 1 x par an pour voir nos filles qui au début on fait la gueule, puis ça s'est tassé.
Nous nous sommes mariés en Thaïlande hier ça faisait exactement 5 ans, et nous allons continuer cette année de fin juin à décembre ou a voir car on vendra notre camping car pour continuer sur la Nouvelle-Zélande, le Canada etc.
Actuellement nous sommes chez nous, mais nous avons atte de repartir car il fait froid.
Voilà pour vous dire qu'il ne faut pas écouter les autres.
Nous avons perdu beaucoup d'amis, mais étais-ce des amis. On s'en est fait d'autres. Nos familles ( frères et sœurs ) font la gueule aussi et encore mais on s'en balance.
Vivre sa vie et non celle que les autres veulent que l'on vive.
Vivre ses rêves et ne pas rêver sa vie.
Tout de bon a vous et continuez comme ça à vous faire plaisir, on a qu'une vie et elle est courte. Amitiés Monique
Dès ma première destination, l’Inde, j’ai été happé par une force d’attraction supérieure à tout souvenir, à tout passé, à toute envie de retour. J’ai reconnu le monde auquel j’appartenais, celui de la moisson des êtres, des amitiés perpétuellement renouvelées, des départs aussi, forcément, et je me grisais de la sensation de trahir, comme je l’avais été, ceux qui me prodiguaient leur affection, les trahir chaque fois que je m’apprêtais à chérir d’autres amitiés, d’autres relations, trahir les femmes également, leurs yeux larmoyants, pour mieux faire pleurer les suivantes à qui je me dérobais pareillement. Partir, arriver, partir encore, ne jamais remarcher dans mes pas, ne jamais recroiser qui j’avais croisé, comme une fuite, pas une quête, une défilade ininterrompue, une échappatoire à un passé poisseux, opiniâtre, un passé semblable au sillon d’un pétrolier dont une brèche dans la coque empoisonne la mer d’hydrocarbures et qui ne peut lui-même faire halte sans baigner dans ses propres souillures.
Ça, c'est un type qui voyage pour fuir son passé.
Je dirais que je n'envie pas le personnage qui, s'il fuit un passé qu'il ne quitte jamais, doit être bien malheureux et s'em....er très fort. Je préfère choisir, ou cueillir impromptues, les amitiés recherchées ou dues à la chance, et les cultiver en donnant autant que je reçois - voire davantage ? -.
Il est certain que l'amitié vraie, et sans calcul de retour sur investissement, est bien rare ; c'est justement là que réside son charme et son attrait !
Partagez ma pleine cordialité et à bientôt, peut-être ?
Vietalier
Cela dépend de l'humeur du moment et va de Jean-Claude à Viet à lier.
Je dirais qu'on ne remplace pas quelque chose qui gagne, surtout lorsqu'il s'agit de l'amitié...
Bonne soirée Petit biscuit (les merveilleux petits sujet de porcelaine fine de Saxe sont des BISCUITS !)
Amitiés de Vietalier.
Cela dépend de l'humeur du moment et va de Jean-Claude à Viet à lier.
Si tu changes régulièrement de boulot et donc de collègue, tu peux déjà ne pas partager ce mode de vie et donc te protéger. Moi je profite de chaque grand week end de 3, 4 jours pour partir dans une capitale européenne, avec les billets d'avion c'est devenu tellement accessible et dans les longs congés de partir sur une grande région, louer une voiture, dormir dedans, faire des rencontres, allez chez les gens au fin fond de la ruralité... je pars avec 3 tenues vestimentaires, 1 appareil photo et 1 carnet pour écrire sans voyage, rien de plus. Bref, c'est pas compliqué, un peu d'inconfort mais tellement de réconfort, c'est largement jouable. Je prévois que les grandes lignes du voyage, un gps en ville pour visiter des musées et après beaucoup par instinct. Mais même çà, certain me prennent pour un fou. Y'a aucun risque, ni exploit de ce genre mais si je raconte çà, on va me prendre pour un illuminé, un inconscient, un marginal... Et ensuite çà cause autour de toi, on te fera pas confiance pour gérer un truc qui demande de la vigilance pour des soucis de sécurité ou autre. Donc je ne dis strictement rien. Tu pars ou en vacance? Je réponde vaguement sans m'étendre.
Avant je pouvais être du genre, non mais regardez ce qu'à çà apporte à soi même plutot qu'un voyage organisé... J'étais comme dans les croisades, je voulais convertir les gens. Maintenant je ne cherche plus à comprendre, j'en parle pas. J'en parle qu'avec ceux qui partagent le même avis ou qui comprennent. On échange et voilà tout. Car t'as pas à te justifier auprès des autres. C'est le meilleur moyen qu'on te prenne pas pour ce que tu n'es pas. C'est parfois frustrant, mais en tout cas c'est bien mieux comme çà. Tu te contentes de faire semblant d'écouter les conversations sur la pluie, le soleil, les courses au supermarché le vendredi soir, le violeur de telle région, ...
Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.
Le voyage = la réciprocité, les appréciations à l'emporte-pièces, etc, etc. je m'en tape ! — Les cancans, le qu'en dira-t-on, je m'en tape ! — Les commentaires aimables assénés de préférence par derrière -> ceux qui parlent derrière moi, parlent à mon Q (pardons pour la grossièreté, mais ne voulant pas qu'elle soit gratuite, je l'utilise volontiers en direction de ceux qui se sentiront visés !).
Enfin et pour faire court :
Le voyage passe par le partage spontané et impromptu, où que ce soit et avec les rencontres les plus fortuites et, souvent, les plus extraordinaires.
Un tel programme occupe déjà pas mal de temps et donne beaucoup de joie en retour ; c'est tout...
Cordiales amitiés aux voyageurs dont fait partie Baroudage Juju, et à bientôt sur VForum, bien sûr !!!!
Vietalier.
Cela dépend de l'humeur du moment et va de Jean-Claude à Viet à lier.
Bonjour,
Je suis de retour d'un périple de 8 mois et demi en Europe. Je trouve le retour à la réalité particulièrement difficile après des mois de découverte et de nouvelle rencontre. J'ai l'impression que le retour à la routine est déjà là, après seulement 1 semaine.
Je suis une femme dans la trentaine qui est passionnée par les voyages et les langues. Depuis environ 7 ans, je ne cesse de voyager, mais bien entendu, entre deux voyages, je réalise des contrats de travail afin de me ramasser de l'argent pour mes futurs voyages. Je n'arrive pas à me stabiliser, préférant voyager au deux ans. Je sens une certaine pression sociale voulant que je me stabilise autant dans ma vie personnel que professionnelle, mais je n'en ai pas envie.
Est-ce qu'il y a des voyageurs qui comme moi, sentent cette pression sociale, voulant nous faire rentrer dans un certain moule sociale?
Merci!
Bonjour à tous, je découvre ce post et j'aimerai y apporter mon grain de sel, en effet, j'ai eu le droit à ce choc du retour après un an de voyage en Amérique Latine et ça n'a pas été facile... Il me semble important de parler du retour aussi, pour moi il fait partie du voyage, il est sa prolongation dans la vie au quotidien. J'ai écris un post sur mon blog Benetravel à ce sujet, si certains se retrouvent dans mes mots, dites-le moi!
Bonsoir Bénédicte, je viens de lire sur ton blog les 6 points au travers desquels sur décris ton retour, ou peut-être les phases par lesquelles tu passes suite à ton expérience. J'ai bien aimé ton analyse dans laquelle tu décris ton évolution pour le moins radicale. Il n'y a pas de vérité intangible, et nos humeurs font ce que nous sommes, et ces humeurs on ne les maîtrise pas forcément, donc à la grâce de Dieu😏.
Il faut dire qu'un an en Amérique du Sud ça laisse des traces. Je m'y suis rendu deux fois, la première 3,5 mois où j'avais fait un Quito Uyuni à vélo, et une seconde fois 1,5 mois au cours duquel j'ai traversé encore à vélo le désert de l'Atacama. Effectivement, une fois parti on peut rester en orbite loin en dehors du temps, tellement la découverte chaque jour nous accapare quand on ne sait pas où l'on va dormir le soir.
Quand tu parles que tu as été interpellée au retour par ces foules qui ont leur oreillette collée à l'oreille dans les grandes métropoles, je crois que la planète entière est soumise à cette pression. Je rentre juste d'un mois sur les pistes nord du Laos, loin de tout. Eh bien, au milieu de la forêt sur les pistes où l'on trouve pas toujours une soupe pour se nourrir, loin du tourisme, hors les 3 principales grandes villes connues des parcours touristiques, Vientiane, Vang Vieng et Luang Prabang nous n'avons pas vu d'Occidentaux, les jeunes dans ce pays où paraît-il on vit avec 1 ou 2 euros par jours, ils avaient déjà parfois des ipad iphones et autres engins. Je ne saurais les décrire, car j'ai décidé d'en rester au téléphone que j'ai payé 19 euros. La mondialisation est vraiment une évolution qui nous englobera définitivement très rapidement tous.
Le retour, il est fonction de ce que l'on vit chez nous et des attaches que l'on y a. On part plus ou moins facilement en fonction des sentiments qui nous lient à un compagnon ou une compagne qui n'éprouve pas le besoin de voyager de la même manière, ou qui n'en a pas la force physique. L'idéal serait peut-être de voyager avec la personne avec laquelle on vit et avec laquelle on se sent bien, et encore ce n'est pas sûr.
Il faut peut-être se poser la question (mais à travers tes écrits tu te l' es posée) de savoir si on ne part pas voyager comme dit Ella Maillart pour combler notre grand vide d'Occidentaux en mal d'idéal ou de but.
Sans doute l'homme comme la femme ne sont généralement pas faits pour vivre seuls. Quand on a la chance de vivre avec une personne qui vous plaît vraiment, la douleur de la séparation est forte pour les deux lors des départs. Mais la réadaptation se fait d'autant plus facilement au retour, même si certaines petites frustrations dues au sentiment d'abandon peuvent exister de la part de celui qui reste, mais l'amour les aplanit généralement assez vite. Le fonctionnement de chacun de nous est particulier et l'agencement avec l'environnement humain qui compte pour chacun, est le fruit d'une négociation permanente. C'est pour cela que je ne dépasse plus les temps de voyage supérieurs à un mois, même si je pars plusieurs fois dans l'année.
Donc effectivement le retour est un élément important à prendre en compte lorsque l'on voyage, afin de gérer au moins mal la suite.
J'arrêt là mes élucubrations😏.
Luc
Merci pour ton témoignage, je te souhaite encore plein de voyages solo et ensuite de retrouvailles heureuses avec ta partenaire! Vive la liberté à deux :-)
Est-ce qu'il y a des voyageurs qui comme moi, sentent cette pression sociale, voulant nous faire rentrer dans un certain moule sociale?
Salut,
qui fait pression sur toi ?
as-tu pensé que ce sont peut-être simplement des personnes jalouses ? qui aimeraient bien faire une fois comme toi mais qui n'osent pas ? 😉
—o—
😏 Bonjour Faby,
Que l'on ait un brin de nostalgie, voire un petit chagrin, en pensant à ce qu'on vient de quitter et que l'on a apprécié : tout le monde y est sensible et c'est bien normal, car naturellement humain...
En revanche subir le choc du retour me suggère quelques réflexions :
- il doit provenir de la comparaison de ce que l'on vient de quitter avec ce
que l'on trouve au retour de voyage ; mais pourquoi vouloir comparer ce
qui n'est pas comparable ? !
- ça me laisse le sentiment de quelqu'un qui est dans une sorte de détresse,
ou tout au moins qui, certainement fragile, aura laissé son cœur quelque
part au cours de son voyage et ne le retrouvera pas à la rentrée ?
Tout cela est bien dommage, car rentrer à la maison et y broyer du noir alors qu'on vient de quitter plein de choses qu'on a vécu très fort, quel bonheur de s'en souvenir, quel plaisir d'en parler, mais aussi quelle joie de boucler la boucle et d'établir le projet de la suivante !
Alors la psychanalyse et les exégèses développer par certains me laissent froid ; il y a, en effet, d'autres façons d'échanger et de remonter le moral de celle ou celui qui en a besoin.
Maintenant, que l'on ne prenne pas ces quelques lignes pour un " coup de gueule " poussé par un personnage acariâtre ; je préfère parler de voyage et, à quatre-vingts ans passés, je le pratique toujours, et à moto, avec une préférence bien marquée pour le Viet Nam d'où j'envoie ce post accompagné d'un lever de soleil qui vous mettra l'eau à la bouche, je l'espère, et j"y ajoute un portrait d'une bien jolie femme âgée. 😊
Vietalier
Cela dépend de l'humeur du moment et va de Jean-Claude à Viet à lier.
Tu n est pas la seule ... moi aussi j ai 45 et depuis les 15 je n arrete pas de voyager .. au debut dans ma jeunesse j ai eu droit a tout type de remarques de la part de ma famille sur les dangers pour une ado de voyager sans sa famille.. surtout car c etait au Perou et pendant la guerre civile ... mais rien n y faisait j ai fais la sourde oreille .. et jamais rien ne m est arrive. plus tard j ai eu des remarques de un autre jour... que il faut se marier , travailler pour avoir une retraite, une maison, etc etc,
au fil de mes voyages j ai trouve 2 maris, j ai fait des etudes un peu par si un peu par la , j ai eu un fils.. qui a voyagé avec moi avant meme de avoir un an de vie .... et qui a fait son scolarite en 3 pays..
je travaille comme toi, entre 2 voyages, et au four et a mesure j ai acquis des habitages par si et par la aussi.. donc tu vois , quand on a chope le virus du voyage et le nomadisme est difficile de rester toute l annee quelque part..
maintenant a mon age je continue a ecouter des remarques.. que ce n est pas une vie pour quand on aura 60... je m en fous , voyager conserve en bonne santé et j ai connu deja des personnes de 80 ans qui continuent sur la route.. de toute facon je prefere mourir en marchant que dans un fauteuil devant la tele....
😏
en los valles me pierdo
en las carreteras duermo
mi patria en mis zapatos .
mis manos son mi ejercito
C'est toujours rassurant d'avoir un emploi stable qui saurait rembourser le crédit d'une maison...
Mais je sais que ma place est sur la route. Peu importe où je vais, combien de temps je m'arrête. J'y trouve mon compte. Je commence juste. J'aime rentrer chez moi , mais seulement de passage. On en reparlera quand j'aurais ton age 😉
Soit on voyage par pur esprit de découverte , soit on voyage pour fuir sa vie.
Je dirais que dans les 2 cas, pour moi, le voyage est une vie. ça ne m'intéresse pas d'être sédentaire.
Avoir un point d'attache, un endroit où aller en cas de coup dur. C'est une chose.
La france est un pays magnifique, mais j'y ai passé tellement de temps, que même après avoir voyagé à l'étranger, je ne peux apprécier correctement la richesse de mon département.
Alors voilà, c'était un petit voyage de 5 jours et pourtant je ressens déjà le choc du retour, cette sensation de se sentir décalé... à vrai dire je trouve…
Voila, je suis actuellement en stage a l'ile Maurice dans une entreprise, ca fait depuis 2 mois maintenant et je reste encore 3 mois, or j'ai un peu peur de…
J'ai passé plusieurs semaines à Santorin, île dont je suis tombée amoureuse l'année dernière et où j'ai donc décidé de séjourner cet été. Etant étudiante, j'ai…
Réflexions de voyageurs › Amérique du Nord · 44 replies
Après 5 ans d'expatriation, je retourne en France en mars 2012. Je ne suis toujours pas de retour que je me sens déjà triste de quitter mon pays d'adoption...…
Voila mon amie est parti passer 3 semaine en indonesie pour des vacances mais le retour en france ce passe vraiment mal..elle a vecu des choses extraordinaire…
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)