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Témoignage de deux semaines au Sri Lanka English translation pending
Bonjour à tous, je revient d'un magnifique voyage au Sri Lanka en fin Février/début Mars, durant 2 semaines.
Le Sri Lanka est un pays peu connu des touristes, qui reste mon plus beau voyage. J'y suis allé en famille, avec mes parents et mes sœurs de 8 et 12 ans.
C'est aussi une destination de choix pour les amoureux de la nature, car c'est un pays très sauvage, plein d'animaux et de plantes de toutes sortes.
Voici donc le résumé de mon voyage :
On arrive à Colombo, l'air est chaud, il fait beau, les oiseaux chantent, notre chauffeur Victor nous conduit jusqu'à Pinawela, l'orphelinat des éléphants. Une très belle visite, on a adoré assister à leur bain dans la rivière. Le soir on dort dans une super Guest House : Banana Rest.
Une fois réveillés par les chants d'oiseaux en tout genre, on se rend aux ruines de Polonnaruwa. Pour moi, elles sont INCONTOURNABLES. En route on approche très près des varans malais, les plus gros varans de l'île. Le soir, une balade à dos d'éléphant autour d'un lac, au coucher de soleil. Nuit au Banana Rest.
Ce matin on quitte le Banana Rest et on va visiter le Rocher du Lion de Sigiriya. C'est également un site INCONTOURNABLE. L'après midi, route vers Kandy. On y a assisté à un spectacle de danses kandiennes et à la marche sur le feu. Le soir, visite de la ville et nuit dans une Guest House magnifique mais dont le patron "maltraite" ses employés : St Bridget.
Aujourd'hui, visite des temples Gadaladeniya et Lankatilaka, puis du célèbre et INCONTOURNABLE jardin de Peradeniya. Nuit au St Bridget.
Ce matin, réveil par un calao de Ceylan qui chantait devant la chambre. En route pour Nuwara Eliya, avec arrêt en route près des magnifiques cascades. La ville n'est pas très belle et très polluée, mais les montagnes et les plantations de thé font un décor magnifique et hors du commun. Nuit dans un hôtel dont je ne me rappelle plus du nom, mais qui, de toute façon, n'était pas exceptionnel.
Ce matin, on prend le train au milieu des montagnes, en direction de Ella. Ce train est magnifique et les paysages sont grandioses. C'est également un INCONTOURNABLE à mon goût. Arrivés à Ella, on part crapahuter dans les montagnes est on escalade le Little Adam's Peak. C'est une belle balade. Nuit dans une super Guest House au milieu de la jungle, avec pleins d'animaux et d'oiseaux dans le jardin : Forest Paradise.
Le lendemain, on repart randonner cette fois au Ella Rock. C'est une marche qui nécessite un guide car il est impossible de retrouver son chemin dans les hautes herbes plus hautes que nous ! Le soir, après s'être perdu, on méritait bien des massages Ayurvédiques traditionnels ! Le soir une mauvaise rencontre dans la jungle : deux jeunes "polongas", vipères de Rüssell, le serpent le plus dangeraux et le plus craint de l'île, pire que le cobra. Heureusement, pas d'accident, ils fuient et sont tués par les habitants. Nuit au Forest Paradise.
Cette fois, on quitte les montagnes en direction de Tissa, arrêts en route pour voir de magnifiques cascades, et le soir balade au bord du lac de Tissa, qui abrite tout pleins d'oiseaux. Nuit dans notre plus beau hôtel du séjour, en plus pas cher du tout, avec une vue magnifique sur le lac et la jungle : le Peacock Hotel.
Ce jour là, un jour pas comme les autres, aujourd'hui, réveil très tôt pour se rendre dès l'ouverture au parc de Yala ! C'est un safari à travers la jungle, qui regorge d'animaux. Nous on a vu : des dizaines de cerfs Axis, des langurs sacrés, des crocodiles des marais, des troupeaux de buffles d'eau, des centaines de paons bleus, des coqs de Lafayette, un calao de Malabar, six éléphants, quelques mangoustes près des termitières, des oiseaux d'eau tels que les tantales indiens, ibis sacrés, cormorans, anhingas et jacana à longue queue, des varans du Bengale, des aigles huppés ainsi que d'autres rapaces indéterminés, des lièvres, beaucoups de sangliers, un tchitrec du paradis tout blanc, des centaines d'oiseaux multicolores dont des guêpiers et des perruches, ainsi que la star du parc : le léopard ! Et les animaux nous montraient en plus presque tous leurs bébés ! Tant de choses en 1 jour, le parc fait partie de ma liste des INCONTOURNABLES. L'après midi, visite du superbe temple Mulkirigala et des ses splendides papillons Morphos. Puis route vers Tangalle. Un peu de snorkeling sur place, mais vraiment décevant : trop de vagues, récifs morts et eau trouble. Nuit dans notre Guest House de loin préférée de par leur accueil que par leur gentillesse : Viraj's Garden. C'est vraiment une Guest House que je vous recomande vivement.
Après la journée d'hier, on mérite bien de se reposer : bronzage et baignade aux alentours de Tangalle. Nuit au Viraj's Garden avec observation des chauves-souris géantes et jeu avec la petite soeur de Shalika, le propriétaire.
Départ émouvant vers Polhena. On est triste de partir déjà ! Mais on se réjouit, Polhena, c'est cool pour le snorkeling. Journée en bord de mer et observation de nombreux poissons tropicaux comme des balistes, poissons-coffres, poissons porcs-épics, rascasses volantes, poissons perroquets, poissons écureuils, poissons anges, poissons papillons, poissons chirurgiens, ainsi que de nombreux coquillages et coraux. Il y a même des tortues qui viennent tous les jours devant l'hôtel Blue Coral, que je vous conseille vraiment bien que je n'y ai pas séjourné. Je regrette. Au final, toute la famille a pu nager avec les tortues de deux espèces : tortues vertes et tortues imbriquées. De bons souvenirs. Nuit au Sunny Lake Guest House, j'ai pas aimé : propriétaire raciste, qui est trop collant et insistant, bâtiment à ciel ouvert qui grouille de moustiques et pour finir, petites bébêtes dans les chambres (crapaud et araignées, sans oublier les moustiques : les fenêtres ne se ferment pas). Bref, à éviter, allez plutôt au Blue Coral.
On se lève tôt pour une balade en mer à la recherche des baleines. On en a vu une quinzaine, des baleines bleues, parfois très proche du bateau (15m), avec des bébés, elles remontent, soufflent, frappent l'eau de leur queue puis plongent et ressortent dix mètres plus loin. C'est magique ! Vu aussi des poissons volants. On se baigne encore avec le tortues. Nuit au Sunny Lake.
On dit au revoir aux tortues : on part dans la journée, c'est notre dernier jour. En route vers Colombo en passant par le fort de Galle qui est magnifique et mérite d'y faire un tour, puis par la ferme aux tortues de Kosgoda qui est très intéressante. On veille a Negombo, dans un hôtel de luxe (sans payer), puis on prend l'avion à minuit, séparation difficile avec notre guide Victor. Et c'est repartit pour la France !
En clair, le Sri Lanka est un voyage inoubliable que je vous recomande, même avec des enfants, c'est facile et très très beau. Surtout très sauvage et les animaux ne sont pas craintifs (macaques à toque et écureuils géants de Ceylan qui viennent te manger dans la main). Idéal pour un premier contact avec l'Asie.
Ici, j'ai mis ce que j'ai fait, mais il y a des endroits que je n'ai pas eu le temps de visiter et que je regrette. Pour un voyage de 3 semaines, pour les amateurs des animaux, voici les étapes que je rajouterai tout le long du parcours : la forêt de Sinharaja, les parcs de Wilppatu, Mineriya et Uda Walawe, les Hortons Plains, le Pic Adam's, les mangroves vers Tangalle, la ponte des tortues sur les plages de nuit.
Voilà, j'espère que ça vous à plu et donné envie de visiter ce merveilleux pays. Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai (si je connais la réponse). Je posterais des photos dès que j'aurais le temps !
Voici donc le résumé de mon voyage :
On arrive à Colombo, l'air est chaud, il fait beau, les oiseaux chantent, notre chauffeur Victor nous conduit jusqu'à Pinawela, l'orphelinat des éléphants. Une très belle visite, on a adoré assister à leur bain dans la rivière. Le soir on dort dans une super Guest House : Banana Rest.
Une fois réveillés par les chants d'oiseaux en tout genre, on se rend aux ruines de Polonnaruwa. Pour moi, elles sont INCONTOURNABLES. En route on approche très près des varans malais, les plus gros varans de l'île. Le soir, une balade à dos d'éléphant autour d'un lac, au coucher de soleil. Nuit au Banana Rest.
Ce matin on quitte le Banana Rest et on va visiter le Rocher du Lion de Sigiriya. C'est également un site INCONTOURNABLE. L'après midi, route vers Kandy. On y a assisté à un spectacle de danses kandiennes et à la marche sur le feu. Le soir, visite de la ville et nuit dans une Guest House magnifique mais dont le patron "maltraite" ses employés : St Bridget.
Aujourd'hui, visite des temples Gadaladeniya et Lankatilaka, puis du célèbre et INCONTOURNABLE jardin de Peradeniya. Nuit au St Bridget.
Ce matin, réveil par un calao de Ceylan qui chantait devant la chambre. En route pour Nuwara Eliya, avec arrêt en route près des magnifiques cascades. La ville n'est pas très belle et très polluée, mais les montagnes et les plantations de thé font un décor magnifique et hors du commun. Nuit dans un hôtel dont je ne me rappelle plus du nom, mais qui, de toute façon, n'était pas exceptionnel.
Ce matin, on prend le train au milieu des montagnes, en direction de Ella. Ce train est magnifique et les paysages sont grandioses. C'est également un INCONTOURNABLE à mon goût. Arrivés à Ella, on part crapahuter dans les montagnes est on escalade le Little Adam's Peak. C'est une belle balade. Nuit dans une super Guest House au milieu de la jungle, avec pleins d'animaux et d'oiseaux dans le jardin : Forest Paradise.
Le lendemain, on repart randonner cette fois au Ella Rock. C'est une marche qui nécessite un guide car il est impossible de retrouver son chemin dans les hautes herbes plus hautes que nous ! Le soir, après s'être perdu, on méritait bien des massages Ayurvédiques traditionnels ! Le soir une mauvaise rencontre dans la jungle : deux jeunes "polongas", vipères de Rüssell, le serpent le plus dangeraux et le plus craint de l'île, pire que le cobra. Heureusement, pas d'accident, ils fuient et sont tués par les habitants. Nuit au Forest Paradise.
Cette fois, on quitte les montagnes en direction de Tissa, arrêts en route pour voir de magnifiques cascades, et le soir balade au bord du lac de Tissa, qui abrite tout pleins d'oiseaux. Nuit dans notre plus beau hôtel du séjour, en plus pas cher du tout, avec une vue magnifique sur le lac et la jungle : le Peacock Hotel.
Ce jour là, un jour pas comme les autres, aujourd'hui, réveil très tôt pour se rendre dès l'ouverture au parc de Yala ! C'est un safari à travers la jungle, qui regorge d'animaux. Nous on a vu : des dizaines de cerfs Axis, des langurs sacrés, des crocodiles des marais, des troupeaux de buffles d'eau, des centaines de paons bleus, des coqs de Lafayette, un calao de Malabar, six éléphants, quelques mangoustes près des termitières, des oiseaux d'eau tels que les tantales indiens, ibis sacrés, cormorans, anhingas et jacana à longue queue, des varans du Bengale, des aigles huppés ainsi que d'autres rapaces indéterminés, des lièvres, beaucoups de sangliers, un tchitrec du paradis tout blanc, des centaines d'oiseaux multicolores dont des guêpiers et des perruches, ainsi que la star du parc : le léopard ! Et les animaux nous montraient en plus presque tous leurs bébés ! Tant de choses en 1 jour, le parc fait partie de ma liste des INCONTOURNABLES. L'après midi, visite du superbe temple Mulkirigala et des ses splendides papillons Morphos. Puis route vers Tangalle. Un peu de snorkeling sur place, mais vraiment décevant : trop de vagues, récifs morts et eau trouble. Nuit dans notre Guest House de loin préférée de par leur accueil que par leur gentillesse : Viraj's Garden. C'est vraiment une Guest House que je vous recomande vivement.
Après la journée d'hier, on mérite bien de se reposer : bronzage et baignade aux alentours de Tangalle. Nuit au Viraj's Garden avec observation des chauves-souris géantes et jeu avec la petite soeur de Shalika, le propriétaire.
Départ émouvant vers Polhena. On est triste de partir déjà ! Mais on se réjouit, Polhena, c'est cool pour le snorkeling. Journée en bord de mer et observation de nombreux poissons tropicaux comme des balistes, poissons-coffres, poissons porcs-épics, rascasses volantes, poissons perroquets, poissons écureuils, poissons anges, poissons papillons, poissons chirurgiens, ainsi que de nombreux coquillages et coraux. Il y a même des tortues qui viennent tous les jours devant l'hôtel Blue Coral, que je vous conseille vraiment bien que je n'y ai pas séjourné. Je regrette. Au final, toute la famille a pu nager avec les tortues de deux espèces : tortues vertes et tortues imbriquées. De bons souvenirs. Nuit au Sunny Lake Guest House, j'ai pas aimé : propriétaire raciste, qui est trop collant et insistant, bâtiment à ciel ouvert qui grouille de moustiques et pour finir, petites bébêtes dans les chambres (crapaud et araignées, sans oublier les moustiques : les fenêtres ne se ferment pas). Bref, à éviter, allez plutôt au Blue Coral.
On se lève tôt pour une balade en mer à la recherche des baleines. On en a vu une quinzaine, des baleines bleues, parfois très proche du bateau (15m), avec des bébés, elles remontent, soufflent, frappent l'eau de leur queue puis plongent et ressortent dix mètres plus loin. C'est magique ! Vu aussi des poissons volants. On se baigne encore avec le tortues. Nuit au Sunny Lake.
On dit au revoir aux tortues : on part dans la journée, c'est notre dernier jour. En route vers Colombo en passant par le fort de Galle qui est magnifique et mérite d'y faire un tour, puis par la ferme aux tortues de Kosgoda qui est très intéressante. On veille a Negombo, dans un hôtel de luxe (sans payer), puis on prend l'avion à minuit, séparation difficile avec notre guide Victor. Et c'est repartit pour la France !
En clair, le Sri Lanka est un voyage inoubliable que je vous recomande, même avec des enfants, c'est facile et très très beau. Surtout très sauvage et les animaux ne sont pas craintifs (macaques à toque et écureuils géants de Ceylan qui viennent te manger dans la main). Idéal pour un premier contact avec l'Asie.
Ici, j'ai mis ce que j'ai fait, mais il y a des endroits que je n'ai pas eu le temps de visiter et que je regrette. Pour un voyage de 3 semaines, pour les amateurs des animaux, voici les étapes que je rajouterai tout le long du parcours : la forêt de Sinharaja, les parcs de Wilppatu, Mineriya et Uda Walawe, les Hortons Plains, le Pic Adam's, les mangroves vers Tangalle, la ponte des tortues sur les plages de nuit.
Voilà, j'espère que ça vous à plu et donné envie de visiter ce merveilleux pays. Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai (si je connais la réponse). Je posterais des photos dès que j'aurais le temps !
Quelles îles choisir en Thaïlande avec enfants? English translation pending
Bonjour,
Nous décidons de faire un voyage de dernieres minutes et partons pour la thailande où nous somme déjà allés mais pas dans le sud Nous avons 2 enfants de 8 et 15 ans et partons pour 2 semaines le 19 février Quels conseils avez vous à nous donner? Merci d'avance de votre réponse
Nous décidons de faire un voyage de dernieres minutes et partons pour la thailande où nous somme déjà allés mais pas dans le sud Nous avons 2 enfants de 8 et 15 ans et partons pour 2 semaines le 19 février Quels conseils avez vous à nous donner? Merci d'avance de votre réponse
Séjour à Bukittinggi, Sumatra English translation pending
j'ai l'intention de séjourner 5 jours à Bukittinggi, et je me demande si ce n'est pas trop long, bien que les environs de cette ville soient superbes.
Je ne suis pas spécialement attiré par l'escalade des volcans, mais j'apprécie leur prèsence. En ce qui concerne les treks, pour une journée pas de problème, mais j'hésiterai à me lancer au delà à 75 ans.
Tous le conseils pour cette partie de l'Indonésie sont les bienvenus.
Jean
Que faire à Dongguan? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en stage deux mois à Dongguan (jolie petite ville industrielle peu passionnante d'après les forums que j'ai parcouru) en Chine en septembre - octobre.
Si certains d'entre vous sont dans le coin à cette période, faites moi signe (je travaille la semaine mais serais dispo les soirs et week-ends).
Pourriez-vous me donner quelques tuyaux de voyages/activités sympas à faire autour de Dongguan (mis à part visiter Canton) et sa région : visite, rando, escalade, nature, sites à découvrir pour un week-end ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Je pars en stage deux mois à Dongguan (jolie petite ville industrielle peu passionnante d'après les forums que j'ai parcouru) en Chine en septembre - octobre.
Si certains d'entre vous sont dans le coin à cette période, faites moi signe (je travaille la semaine mais serais dispo les soirs et week-ends).
Pourriez-vous me donner quelques tuyaux de voyages/activités sympas à faire autour de Dongguan (mis à part visiter Canton) et sa région : visite, rando, escalade, nature, sites à découvrir pour un week-end ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Randonnée dans la vallée du Tsaranoro (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
Durant notre séjour au Camp Catta nous prévoyons de faire la rando au Mont Caméléon.
Quelqu'un peut-il me renseigner quant à la difficulté de cette rando et éventuellement me conseiller d'autres circuits dans ce parc.
Merci d'avance !
Itinéraire pour un voyage en Thaïlande au mois d'août English translation pending
Bonjour à tous,
Un nouveau message mais beaucoup plus précis que le premier concernant notre itinéraire pour notre voyage en Thaïlande au mois d'août cette année.
Si vous avez des conseils concernant des guests houses, hôtels, restaurants nous sommes preneurs !
Les autres questions concernent les clubs pour pouvoir pratiquer une journée ou après midi d'escalade vers Krabi ?
Savez-vous où nous pouvons pratiquer l'ULM ? le parapente ? Ou le saut en parachute ?
Nous allons également plonger sur Ko Phi Phi et Koh Phangan, des clubs intéressants niveau tarifs et plongées ? (pour pas se retrouver à 30 plongeurs...) c'est pour des baptemes...
Autre question... savez vous comment connaitre les matchs de boxe à Bangkok qui auront lieu fin août ?
Enfin si vous pouvez nous dire votre avis sur notre itinéraire... Toutes les remarques sont bonnes à prendre ! 🙂
Voici notre programme :
01.08 – Départ de PARIS pour BANGKOK
02.08 – Arrivée à BANGKOK vers 13h30, location d’une voiture pour aller à KANCHANABURI
03.08 – Journée à KANCHANABURI : pont de la rivière Kwai, temple des tigres , balade sur la rivière Kwai, éléphant... Restaurants recommandés : - Le River Bridge restaurant (marches immédiatement à droite du pont) en terrasses flottantes face au pont - Ali Bongo, un des meilleurs restaurants de Thaïlande HÔTEL: VN Guest House (500 BHT max)
04.08 – Départ très tôt pour le site de ERAWAN ; journée sur le site (200 BHT/pers. l’entrée). Fermeture vers 16h00. Direction THONG PHA PHUM
05.08 – Visite du Parc National puis direction les sources d’eaux chaudes de HINDAD. Puis direction AYUTTHAYA.
(combien de temps de route de Thong Pha Phung à Hindad ? et de Hindad à Ayutthaya N)
06.08 – Visite des temples (Wat Phra Si Sanphet, Wat Phanan Choeng, War Chai Wattariaram, Wat Yai Chai Mongkhon et Wihann Mongkon), puis visite du Palais d’été à BANG PA IN. Direction PHITSANULOK. (étape possible à SARABURI si on a le temps)
07.08 – Visite du temple de PHITSANULOK rapidement puis direction SUKHOTAI. Visite des temples en vélo. Direction PHRAE. HÔTEL : Maison d’hôte de Mickaël.
08.08 – PHRAE, Journée visite avec Mickaël. HÔTEL : maison d’hôte de Mickaël. (750 BHT)
09.08 – Direction CHIANG MAI. Visite de la ville (temple Wat Phra Doi Su Ter), massage femmes prison ? Rendre la voiture. HÔTEL : Bungalow Guest House (700 BHT) / Chiang Mai Guest House
10.08 – Journée à CHIANG MAI puis trajet jusqu’à PANG MAPHA
(quel transport emprunter ???)
11.08 – PANG MAPA, Kayaking avec l’agence « Cavelodge » sur une journée (de 8h00 à 18h00 ; 2000 BHT/pers.).
12.08 Et 13.08 – PANG MAPA, Trekking sur 2 jours avec l’agence « Cavelodge » (1800 BHT/pers.).
14.08 – Retour à CHIANG MAI. Visite de la ville.
15.08 – Journée en plus si on souhaite rester plus quelque part. Vol de nuit (de 22h45 à 00h50 ; 2400 BHT/pers.) pour PHUKET.
16.08 – PHUKET – visite de la ville (louer une moto) (plages, bouddha géant…) Restaurant : Kata (français) HÔTEL : Lucky Guest House
17.08 – KO PHI PHI - visite de l’île (aller au view Point : super vue !) HÔTEL : Paradise Resort
18.08 – KO PHI PHI – plongée (Adventure Club à Tonsai mais plage de Tonsei nulle, aller à Long Beach et Ao Pham Nam) HÔTEL : Relax Beach Resort
19.08 – KRABI - après-midi escalade à AO NANG ou RAILEY BEACH (station balnéaire), Ao Nang market le soir (croisette thai) HÔTEL : Jungle village
20.08 – KRABI (visite, plage, canoé dans les mangroves)
21.08 – KO SAMUI (trek cocoteraies ?), belles plages à Lamai (sud), Choeng Moon ou Bophut (nord), pêche ? Sauts falaise ? HÔTEL : Lamai Beach Resort
22.08 – KO PHANGAN - fête
23.08 – KO PHANGAN – plongée + aller au nordest (plage Thong Nai Pan accessible en Pick up depuis Thong Sala) 24.08 – KO PHANGAN – Parc National d’Ang Thong
25.08 – KO TAO - Ao Leuk, belles plages (Jansom et Sai Nuan au village de Mae Haad) Restaurant Island café (le soir) ou le bar le Monkey Show avec Diep HÔTEL: New heaven resort ( de 200 à 3500 BHT)
26.08 – KO TAO – snorkeling ou plongée HÔTEL: Charm Churee Villa
27.08 – KO TAO
28.08 – KO TAO puis trajet jusqu’à CHUMPHON. Visite (Sairee Beach) et de la Baie de Koh Lawa puis train de nuit pour BANGKOK
29.08 – BANGKOK - maison de Jim Thomson, shopping (Pratunam, centres commerciaux MBK, Emporium…), croisière dans la rivière Chao Pray, marché Chatuchak (week end seulement), les Klongs, ferme orchidées Diner romantique au Sky Moon bar ou Scirocoo HÔTEL: D&D in / Hôtel Diamond
30.08 – BANGKOK - visite du Grand Palais WAT PHRA KAEW et WAH PHO(bouddha couché), marché des amulettes, Wat Arun, Chinatown, marché flottant… + voir combat de boxe le soir au LUMPINI ou RATCHADAMNOEN HÔTEL : New Siam Riverside (750 BHT) bien place pour visiter le centre historique avec piscine / Hotel La Long Guest House
31.08 – BANGKOK. Khao San Road bonne ambiance. Tour Baiyote immense ! Manger dans les rues de Bangkok, prendre un Touktouk, aller en boite.Départ pour PARIS à 00h50.
Connaissez vous certains des hôtels ? des avis ?
Notre projet se concrétise....! Les billets sont achetés, la voiture louée (du 2 au 9 août) et les billets d'avion Chiang Mai - Phuket achetés aussi ! Donc nous pouvons encore modifier notre programme mais seulement par rapport à cela...
Je vous remercie par avance !!!
Et je profite pour remercier aussi toutes les personnes de ce super forum qui m'aident indirectement mais énormément !
Un nouveau message mais beaucoup plus précis que le premier concernant notre itinéraire pour notre voyage en Thaïlande au mois d'août cette année.
Si vous avez des conseils concernant des guests houses, hôtels, restaurants nous sommes preneurs !
Les autres questions concernent les clubs pour pouvoir pratiquer une journée ou après midi d'escalade vers Krabi ?
Savez-vous où nous pouvons pratiquer l'ULM ? le parapente ? Ou le saut en parachute ?
Nous allons également plonger sur Ko Phi Phi et Koh Phangan, des clubs intéressants niveau tarifs et plongées ? (pour pas se retrouver à 30 plongeurs...) c'est pour des baptemes...
Autre question... savez vous comment connaitre les matchs de boxe à Bangkok qui auront lieu fin août ?
Enfin si vous pouvez nous dire votre avis sur notre itinéraire... Toutes les remarques sont bonnes à prendre ! 🙂
Voici notre programme :
01.08 – Départ de PARIS pour BANGKOK
02.08 – Arrivée à BANGKOK vers 13h30, location d’une voiture pour aller à KANCHANABURI
03.08 – Journée à KANCHANABURI : pont de la rivière Kwai, temple des tigres , balade sur la rivière Kwai, éléphant... Restaurants recommandés : - Le River Bridge restaurant (marches immédiatement à droite du pont) en terrasses flottantes face au pont - Ali Bongo, un des meilleurs restaurants de Thaïlande HÔTEL: VN Guest House (500 BHT max)
04.08 – Départ très tôt pour le site de ERAWAN ; journée sur le site (200 BHT/pers. l’entrée). Fermeture vers 16h00. Direction THONG PHA PHUM
05.08 – Visite du Parc National puis direction les sources d’eaux chaudes de HINDAD. Puis direction AYUTTHAYA.
(combien de temps de route de Thong Pha Phung à Hindad ? et de Hindad à Ayutthaya N)
06.08 – Visite des temples (Wat Phra Si Sanphet, Wat Phanan Choeng, War Chai Wattariaram, Wat Yai Chai Mongkhon et Wihann Mongkon), puis visite du Palais d’été à BANG PA IN. Direction PHITSANULOK. (étape possible à SARABURI si on a le temps)
07.08 – Visite du temple de PHITSANULOK rapidement puis direction SUKHOTAI. Visite des temples en vélo. Direction PHRAE. HÔTEL : Maison d’hôte de Mickaël.
08.08 – PHRAE, Journée visite avec Mickaël. HÔTEL : maison d’hôte de Mickaël. (750 BHT)
09.08 – Direction CHIANG MAI. Visite de la ville (temple Wat Phra Doi Su Ter), massage femmes prison ? Rendre la voiture. HÔTEL : Bungalow Guest House (700 BHT) / Chiang Mai Guest House
10.08 – Journée à CHIANG MAI puis trajet jusqu’à PANG MAPHA
(quel transport emprunter ???)
11.08 – PANG MAPA, Kayaking avec l’agence « Cavelodge » sur une journée (de 8h00 à 18h00 ; 2000 BHT/pers.).
12.08 Et 13.08 – PANG MAPA, Trekking sur 2 jours avec l’agence « Cavelodge » (1800 BHT/pers.).
14.08 – Retour à CHIANG MAI. Visite de la ville.
15.08 – Journée en plus si on souhaite rester plus quelque part. Vol de nuit (de 22h45 à 00h50 ; 2400 BHT/pers.) pour PHUKET.
16.08 – PHUKET – visite de la ville (louer une moto) (plages, bouddha géant…) Restaurant : Kata (français) HÔTEL : Lucky Guest House
17.08 – KO PHI PHI - visite de l’île (aller au view Point : super vue !) HÔTEL : Paradise Resort
18.08 – KO PHI PHI – plongée (Adventure Club à Tonsai mais plage de Tonsei nulle, aller à Long Beach et Ao Pham Nam) HÔTEL : Relax Beach Resort
19.08 – KRABI - après-midi escalade à AO NANG ou RAILEY BEACH (station balnéaire), Ao Nang market le soir (croisette thai) HÔTEL : Jungle village
20.08 – KRABI (visite, plage, canoé dans les mangroves)
21.08 – KO SAMUI (trek cocoteraies ?), belles plages à Lamai (sud), Choeng Moon ou Bophut (nord), pêche ? Sauts falaise ? HÔTEL : Lamai Beach Resort
22.08 – KO PHANGAN - fête
23.08 – KO PHANGAN – plongée + aller au nordest (plage Thong Nai Pan accessible en Pick up depuis Thong Sala) 24.08 – KO PHANGAN – Parc National d’Ang Thong
25.08 – KO TAO - Ao Leuk, belles plages (Jansom et Sai Nuan au village de Mae Haad) Restaurant Island café (le soir) ou le bar le Monkey Show avec Diep HÔTEL: New heaven resort ( de 200 à 3500 BHT)
26.08 – KO TAO – snorkeling ou plongée HÔTEL: Charm Churee Villa
27.08 – KO TAO
28.08 – KO TAO puis trajet jusqu’à CHUMPHON. Visite (Sairee Beach) et de la Baie de Koh Lawa puis train de nuit pour BANGKOK
29.08 – BANGKOK - maison de Jim Thomson, shopping (Pratunam, centres commerciaux MBK, Emporium…), croisière dans la rivière Chao Pray, marché Chatuchak (week end seulement), les Klongs, ferme orchidées Diner romantique au Sky Moon bar ou Scirocoo HÔTEL: D&D in / Hôtel Diamond
30.08 – BANGKOK - visite du Grand Palais WAT PHRA KAEW et WAH PHO(bouddha couché), marché des amulettes, Wat Arun, Chinatown, marché flottant… + voir combat de boxe le soir au LUMPINI ou RATCHADAMNOEN HÔTEL : New Siam Riverside (750 BHT) bien place pour visiter le centre historique avec piscine / Hotel La Long Guest House
31.08 – BANGKOK. Khao San Road bonne ambiance. Tour Baiyote immense ! Manger dans les rues de Bangkok, prendre un Touktouk, aller en boite.Départ pour PARIS à 00h50.
Connaissez vous certains des hôtels ? des avis ?
Notre projet se concrétise....! Les billets sont achetés, la voiture louée (du 2 au 9 août) et les billets d'avion Chiang Mai - Phuket achetés aussi ! Donc nous pouvons encore modifier notre programme mais seulement par rapport à cela...
Je vous remercie par avance !!!
Et je profite pour remercier aussi toutes les personnes de ce super forum qui m'aident indirectement mais énormément !
Croisière de sept jours sur le RCI Navigator of the Seas le 17 juin 2012 English translation pending
Allo,
Je viens de prendre en option avec mon agente de voyage cette croisière 7 jours pour le 17 juin à un prix qui semble assez bien (769$ vol aller-retour Mtl-Rome, 518$ cabine intérieur). Quelqu'un a des expériences avec ce bateau et ce trajet (Rome-Sicile-Ephesus-Athène-Chania-Rome) ? Ce serait notre première croisière, nous sommes un couple dans la 20aine. Si j'ajoute à cela le 82$ de pourboire, ca revient à un prix intéressant comparé aux autres prix de croisières.
Cinéma, spectacles, piscines, jacouzi, patinoire, escalade, etc inclu (donc pas de frais supplémentaire) ?
On compte rester quelques jours à Rome par la suite, vous avez une auberge jeunesse ou b&b à proposer? hostelworld semble en proposer beaucoup d'intéressant aussi.
Mon vol arrive à l'aéroport FCO à 12h10 et la croisière part du port de Civitavecchia à 17h00. Transport faisable avec trains (aéroport-termini-port) ?
Merci
Trek dans les monts Kaçkar en Turquie English translation pending
Bonjour,
J' envisage de partir 3 semaines avec une amie en Turquie au mois de septembre.
Nous aimerions faire un trek , une semaine dans la montagne .
connaissez vous des endroits et des guides porteurs?
Les monts Kackar me semblent appropriés . Quelle est la difficulté ? Nous avons fait les Pyrénées et le Mont TOUBKAL au Maroc
avec des guides muletiers , dans un esprit de rando ( pas d' escalades).
Est il possible de combiner sur 3 semaines 1 trek , visite des Cappadoces et 1 semaine coté plage.
Nous n' aimons pas les endroits trop touristiques et trop fréquentés.
Nous voyageons en routard avec un petit budget.
merci d' avance pour tous vos renseignements .
Marie.
Marie.
Notre itinéraire de deux semaines en Thaïlande... avis aux initiés! English translation pending
Bonjour à tous,
Mon ami et moi préparons actuellement notre itinéraire pour un séjour de 15 jours sur place en Thaïlande début avril 2012. Peut-on avoir votre avis sur le trajet (et notre budget)? Est-ce réaliste, passe-t-on à côté de lieux incontournables, avez-vous d'autres lieux à proposer (ex: une autre île que celle que nous avons choisi mais aux alentours ?). L'idée du séjour est de faire des ballades/randos, de faire quelques activités (surf, escalade, pourquoi pas kayak/rafting), de voir des aspects de la civilisation thailandaise (temples, cuisine...), et de voir quelques paysages paradiasiaques pour un ou deux jours de farniente (plutôt les îles)... Pour ce qui est de l'esprit, nous aimerions choisir des hébergements pas cher, et éviter les lieux à très haute fréquentation touristique... Voilà le trajet prévu: (avez-vous des hébergements à proposer dans des endroits épargnés du tourisme de masse, ou des coins à ne pas rater?)
1er jour: Arrivée Bangkok à 8h00, journée et nuit à Bangkok, 2ème jour: Départ vers Ayutaya, journée et nuit là-bas 3ème jour: Départ vers Kanchanaburi (la ville, parc national d'erawan) 4ème jour: Kanchanaburi 5ème jour: Kanchanaburi, retour à Bangkok le soir 6ème jour: Bangkok pour la journée pour Songkran, départ vers Surat Thani en train couchette 7ème jour: Direction Parc national Kao Sok 8ème jour: Parc National Kao Sok 9ème jour: départ vers Phang Nga, journée à Phang Nga 10ème jour: Bâteau vers Phuket (partie sud) 11ème jour: Phuket 12ème jour: Départ vers Ko Phi Phi ou Ko Yao (votre avis?? ou une autre île?) 13ème jour: Ko Phi Phi ou Ko yao 14ème jour: Vers Krabi pour la journée 15ème jour: Départ tôt pour Bangkok en avion, journée et nuit à Bangkok 16ème jour: retour France
Pour la partie nord, nous sommes à peu près décidés sur comment organiser le séjour, mais pour la partie sud, nous avons encore quelques hésitations par rapport au programme: quel mode de transport, est-ce trop chargé, quels endroit sont à voir absolument...
Nous avons un budget à 2 d'environ 1000 euros, que nous ne voulons pas dépasser! Nous pensions tabler sur (en moyenne entre le nord et le sud) par jour: - hébergement: 800 BHT - repas: 700 BHT - Entrées musées, parc nationaux...: 200 BHT - Transports: 400 BHT - Activités diverses: 600 BHT (massage, voyage à dos d'éléphant, location de surf, location de matériel d'escalade...) Nous avons rapporté les prix à la journée, cela vous parait-il raisonnable pour le trajet que nous souhaitons faire?
Si vous avez tout type de suggestions, n'hésitez pas, nous sommes preneurs, il est difficile de se metrre d'accord sur un programme avec seulement un guide en main!!
Merci à tous,
Sarah et Loïc
Mon ami et moi préparons actuellement notre itinéraire pour un séjour de 15 jours sur place en Thaïlande début avril 2012. Peut-on avoir votre avis sur le trajet (et notre budget)? Est-ce réaliste, passe-t-on à côté de lieux incontournables, avez-vous d'autres lieux à proposer (ex: une autre île que celle que nous avons choisi mais aux alentours ?). L'idée du séjour est de faire des ballades/randos, de faire quelques activités (surf, escalade, pourquoi pas kayak/rafting), de voir des aspects de la civilisation thailandaise (temples, cuisine...), et de voir quelques paysages paradiasiaques pour un ou deux jours de farniente (plutôt les îles)... Pour ce qui est de l'esprit, nous aimerions choisir des hébergements pas cher, et éviter les lieux à très haute fréquentation touristique... Voilà le trajet prévu: (avez-vous des hébergements à proposer dans des endroits épargnés du tourisme de masse, ou des coins à ne pas rater?)
1er jour: Arrivée Bangkok à 8h00, journée et nuit à Bangkok, 2ème jour: Départ vers Ayutaya, journée et nuit là-bas 3ème jour: Départ vers Kanchanaburi (la ville, parc national d'erawan) 4ème jour: Kanchanaburi 5ème jour: Kanchanaburi, retour à Bangkok le soir 6ème jour: Bangkok pour la journée pour Songkran, départ vers Surat Thani en train couchette 7ème jour: Direction Parc national Kao Sok 8ème jour: Parc National Kao Sok 9ème jour: départ vers Phang Nga, journée à Phang Nga 10ème jour: Bâteau vers Phuket (partie sud) 11ème jour: Phuket 12ème jour: Départ vers Ko Phi Phi ou Ko Yao (votre avis?? ou une autre île?) 13ème jour: Ko Phi Phi ou Ko yao 14ème jour: Vers Krabi pour la journée 15ème jour: Départ tôt pour Bangkok en avion, journée et nuit à Bangkok 16ème jour: retour France
Pour la partie nord, nous sommes à peu près décidés sur comment organiser le séjour, mais pour la partie sud, nous avons encore quelques hésitations par rapport au programme: quel mode de transport, est-ce trop chargé, quels endroit sont à voir absolument...
Nous avons un budget à 2 d'environ 1000 euros, que nous ne voulons pas dépasser! Nous pensions tabler sur (en moyenne entre le nord et le sud) par jour: - hébergement: 800 BHT - repas: 700 BHT - Entrées musées, parc nationaux...: 200 BHT - Transports: 400 BHT - Activités diverses: 600 BHT (massage, voyage à dos d'éléphant, location de surf, location de matériel d'escalade...) Nous avons rapporté les prix à la journée, cela vous parait-il raisonnable pour le trajet que nous souhaitons faire?
Si vous avez tout type de suggestions, n'hésitez pas, nous sommes preneurs, il est difficile de se metrre d'accord sur un programme avec seulement un guide en main!!
Merci à tous,
Sarah et Loïc
Recherche masques de voyages... pour formation en entreprise English translation pending
Bonjour à tous, 😎
J’organise une formation gestion de crise pour des managers, et ils vont vivre réellement la reconstitution de situations survenant en montagne sans y avoir été préparé. A eux de s’organiser avec les moyens du bord… avant de tirer les conclusions de l'expérience vécue en commun, et de faire les apports nécessaires.
A cette fin, je suis à la recherche de masques de sommeil (une quinzaine en tout). S'ils encombrent vos fond de tiroirs, je prend évidemment en charge les frais d'envoi à mon adresse par La Poste.
Contactez-moi ! 🙂
Très bonne journée à tous !
PS: Si vous aviez aussi de vieilles cordes (escalade, montagne, bout de bateau), je suis aussi en recherche de cela. Toutes longueurs, tout diamètre.
Elle serviront à confectionner des brancards de fortune...

Olivier SOUDIEUX Réalisateur de rêves Avancer dans un monde d'incertitude
Via l'aventure sarl
Visitez notre site : http://formaventure.fr
J’organise une formation gestion de crise pour des managers, et ils vont vivre réellement la reconstitution de situations survenant en montagne sans y avoir été préparé. A eux de s’organiser avec les moyens du bord… avant de tirer les conclusions de l'expérience vécue en commun, et de faire les apports nécessaires.
A cette fin, je suis à la recherche de masques de sommeil (une quinzaine en tout). S'ils encombrent vos fond de tiroirs, je prend évidemment en charge les frais d'envoi à mon adresse par La Poste.
Contactez-moi ! 🙂
Très bonne journée à tous !
PS: Si vous aviez aussi de vieilles cordes (escalade, montagne, bout de bateau), je suis aussi en recherche de cela. Toutes longueurs, tout diamètre.
Elle serviront à confectionner des brancards de fortune...

Olivier SOUDIEUX Réalisateur de rêves Avancer dans un monde d'incertitude
Via l'aventure sarl
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Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
Route des Grandes Alpes
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Coucher de soleil au bas de Saint Laurent English translation pending
Bonjour,
Je part au Quebec du 29 sept au 21 octobre 2011 et je me suis renseignée sur pas les petites choses sympa à faire et j'ai vu entre autre dans un livre qu'il y avait de très jolie couchers de soleil en bas de Saint Laurent mais ou faut-il aller exactement?
merci d'avance
cécile
Je part au Quebec du 29 sept au 21 octobre 2011 et je me suis renseignée sur pas les petites choses sympa à faire et j'ai vu entre autre dans un livre qu'il y avait de très jolie couchers de soleil en bas de Saint Laurent mais ou faut-il aller exactement?
merci d'avance
cécile
Retour d'une croisière sur le Costa Mediterranea en mai 2011 English translation pending
bonjour, nous rentrons de la croisière du Costa Mediterranea en Méditerranée orientale et voudrions vous faire part de quelques réflexions et éventuellement conseils pour les futurs candidats à ces croisières. Le temps fut toujours beau, la mer d'huile et le confort du bâteau excellent, sans oublier un personnel délicieux et de nouveaux amis rencontrés.
Une petite remarque pour ceux qui ne veulent pas forcèment rentrer dans le système "fric-fric, consommation" de Costa, cela est tout à fait possible, en particulier pour les excursions; voici donc notre expérience pour ceux qui veulent en profiter.
Des escales pour 12 à 15 euros/personne au lieu des 60 à 100 EUROS proposées par Costa, cela en toute tranquilité qui plus est.
Civitavecchia, il est très facile d'aller et revenir de Rome en prenant une navette gratuite pour sortir du port, puis le train à 8 euros A-r à la gare. Le billet sert aussi dans le métro. Ensuite les quartiers superbes où flâner dans Rome (avec un bon petit guide Michelin) ne manquent pas, c'est aussi cela les vacances...
Le Pirée Un peu de marche jusqu'au métro qui vous emmène au centre d'Athènes pour 2 euros; attention seulement actuellement il y des travaux dans le métro et certaines stations sont fermées (ce que nous avons appris grâce à un grec sympa parlant français). ensuite à vous de voir si vous voulez escalader l 'Acropole avec la foule. Nous connaissions déjà et avons préféré aller revoir le musée archéologique entièrement refait en 2004 et superbe. Attention aux heures d'ouverture, le dimanche il ferme à 15h, les autres jours à 18h; ensuite nous avons découvert dans LA PLAKA, en sortant des rues les plus touristiques une terrasse en hauteur où nous rafraîchir (très bonne bière ou Ouzo pas cher)
Izmir : ne pas se laisser attraper par les premiers taxis en sortant du bâteau, mais prendre pour 10 euros la kournée le citybus qui vous donne un plan de la ville et vous permet de vous promener toute la journée en montant et descendant où vous voulez, avec des passages toutes les 20 mn. Vraiment extra. seule déconvenu le musée était fermé le lundi; mais la flanerie dans Izmir très agréable, repas poisson frais pas cher (8 euros avec la boisson)
RHODES : en sortant du bâteau longer le port aller à l'office de tourisme(y prendre un plan) acheter ses billets de bus dans un kiosque voisin 5 euros l'aller, pour aller à Lindos; 1h30 de joli trajet et visite d'un site superbe; très bon café et jus d'oranges pressées et repas grec pas cher non plus; retour aussi en bus, en début d'a-m afin de flâner dans Rhodes. Un moment de rève.
Limassol : On peut se promener seul et aller voir les musées, mais c'est l'escale la moins intéressante.
ALANYA : superbe escale, ville fleurie, propre, agréable. Le matin si l'on a le courage de commencer tranquillement la montée à la forteresse à pied on pourra trouver un taxi qui vous emmènera pour 6 euros/personne tout en haut (il y a quand même 5 km de grimpette), vous laissera libre pour visiter la forteresse de Cléopatre (gratuite et plus intéressante que l'autre qui est payante), puis une vieille mosquée. Les chauffeurs parlent très bien allemand et aussi anglais. Ensuite nous avons fait la descente à pied par des petits passages au milieu de vieilles maisons superbes. L'après-midi (repas sur le bâteau à midi), nous repartons à 4 toujours pour la ballade magnifique en barque avec un pècheur (à nouveau pour 6 euros/personne), il s'approche bien des falaises et prend son temps, un règal.
SANTORIN :la seule excursion que nous avions prise avec Costa, car en une demi-journée, avec le problème du débarquement en chaloupe, cela semblait un peu juste en timming. Nous n'avons pas regretté car nous avions de plus une guide grecque très intéressante et avons pu flâner à Oia et à Fira dans les ruelles hors de la foule. Descente à pied des 597 marches au retour.
Katakolon: petite ville sympa pour acheter quelques souvenirs pas chers. Nous avons pris pour 10 euro/personne un bus très bien pour Olympie. ensuite visite tranquille à contre courant des groupes du site et du musée (3 euros pour les + de 65 ans) qui a aussi été très bien restauré.
Voilà j'espère être utile à tous les croisièristes curieux et indépendants, pour nous c'est cela qui a fait aussi le charme de notre voyage.
Ouest Américain: visiter Yellowstone avec deux enfants de 6 et 8 ans? English translation pending
Bonjour,
Nous partons 17 jours en août dans l’Ouest américain avec nos 2 filles qui auront 6 et 8 ans.
Nous souhaitons en priorité faire les parcs de Yellowstone et Grand Teton (nous avons déjà fait le Grand Canyon, Brice Canyon, Arches et Yosemite il y a 10 ans sans les enfants).
Nous sommes encore au début des préparatifs mais nous avons quelques questions :
- Quel itinéraire prévoir sur 17 jours en restant suffisamment de temps sur Yellowstone+grand Teton (6 jours pour les 2 parcs ?) sachant que nous avons 2 options de vols (soit un A/R Paris Salt Lake City, soit une arrivée à Denver et un retour de Salt Lake City) ? Quel circuit pourrions-nous faire depuis Denver jusqu’à Yellowstone ? Nous étions aussi assez tentés par Canyonlands que nous n’avons pas visité lors de notre premier voyage.
- Avez-vous des conseils pour la visite de Yellowstone et sa région avec des enfants ?
- Les réservations d’hôtel dans le parc de Yellowstone se faisant très à l’avance, le choix risque d’être réduit : quelles sont les logements à privilégier avec les enfants dans le parc et/ou en dehors du parc ?
Merci d’avance pour toutes vos réponses
Nous partons 17 jours en août dans l’Ouest américain avec nos 2 filles qui auront 6 et 8 ans.
Nous souhaitons en priorité faire les parcs de Yellowstone et Grand Teton (nous avons déjà fait le Grand Canyon, Brice Canyon, Arches et Yosemite il y a 10 ans sans les enfants).
Nous sommes encore au début des préparatifs mais nous avons quelques questions :
- Quel itinéraire prévoir sur 17 jours en restant suffisamment de temps sur Yellowstone+grand Teton (6 jours pour les 2 parcs ?) sachant que nous avons 2 options de vols (soit un A/R Paris Salt Lake City, soit une arrivée à Denver et un retour de Salt Lake City) ? Quel circuit pourrions-nous faire depuis Denver jusqu’à Yellowstone ? Nous étions aussi assez tentés par Canyonlands que nous n’avons pas visité lors de notre premier voyage.
- Avez-vous des conseils pour la visite de Yellowstone et sa région avec des enfants ?
- Les réservations d’hôtel dans le parc de Yellowstone se faisant très à l’avance, le choix risque d’être réduit : quelles sont les logements à privilégier avec les enfants dans le parc et/ou en dehors du parc ?
Merci d’avance pour toutes vos réponses
Excursions de croisière pour le Mexique, les îles Caïmans ou la Jamaïque avec trois enfants (14, 11 et 10 ans)? English translation pending
Bonjour,
Ma famille et moi (3 adultes et 3 enfants 14, 11et 10 ans) partirons en croisière le 13 août 2011 avec Carnival dans les Caraïbes.
Je me demandais ce qui valais vraiment la peine d'être vu à chacune de nos escales Cozumel, (Mexique - 12heures), Ocho Rios (Jamaïque - 7 heures) et Georgetown (Iles Cayman - 8 heures).
Nous aimerions voir les ruines de Tulum et peut-être faire du snorkling pour voir les coraux. Est-ce réaliste de penser faire les deux dans une même journée si nous faisons l'excursion de Tulum par nous-même (C'est-à-dire location d'une voiture et visite des ruines)?
Nous aimerions faire de la tirolienne soit en Jamaïque ou aux îles Cayman? Quel endroit est le mieux pour cette activité?
Nous avions penser aller nager avec les raies (stingray city) aux îles Cayman et peut-être aller à la ferme de tortue (Bostwain's farm).
À Ocho Rios, j'ai entendu parler des chutes Dunn's. Est-ce qu'elles valent vraiment la peine? Des chutes, nous en avons déjà vu plusieurs dans nos voyages précédents.
Pour toutes ces escales, est-ce vraiment économique de louer une voiture ou de prendre un taxi et de payer les activités aux portes des sites à la place de les acheter sur le bateau?
Bien sûr, mon mari aimerais aller chercher ses verres Hard Rock Café dans chacune des villes visitées. ESt-ce loin des ports?
Merci pour vos réponses.🙂
Ma famille et moi (3 adultes et 3 enfants 14, 11et 10 ans) partirons en croisière le 13 août 2011 avec Carnival dans les Caraïbes.
Je me demandais ce qui valais vraiment la peine d'être vu à chacune de nos escales Cozumel, (Mexique - 12heures), Ocho Rios (Jamaïque - 7 heures) et Georgetown (Iles Cayman - 8 heures).
Nous aimerions voir les ruines de Tulum et peut-être faire du snorkling pour voir les coraux. Est-ce réaliste de penser faire les deux dans une même journée si nous faisons l'excursion de Tulum par nous-même (C'est-à-dire location d'une voiture et visite des ruines)?
Nous aimerions faire de la tirolienne soit en Jamaïque ou aux îles Cayman? Quel endroit est le mieux pour cette activité?
Nous avions penser aller nager avec les raies (stingray city) aux îles Cayman et peut-être aller à la ferme de tortue (Bostwain's farm).
À Ocho Rios, j'ai entendu parler des chutes Dunn's. Est-ce qu'elles valent vraiment la peine? Des chutes, nous en avons déjà vu plusieurs dans nos voyages précédents.
Pour toutes ces escales, est-ce vraiment économique de louer une voiture ou de prendre un taxi et de payer les activités aux portes des sites à la place de les acheter sur le bateau?
Bien sûr, mon mari aimerais aller chercher ses verres Hard Rock Café dans chacune des villes visitées. ESt-ce loin des ports?
Merci pour vos réponses.🙂
Vietnam, Thaïlande ou Indonésie? English translation pending
Allo, je veux partir en voyage pour 4 semaines en Asie mais j'hésite entre 3 pays, soit: Thailande, Vietnam ou Indonésie.
J'ai besoin d'aide pour choisir!!
Merci à l'avance
Retour de l'hôtel Moreva Indian Resort (17 novembre au 1er décembre 2010) English translation pending
AVIS TRÈS PARTAGE SUR CET HÔTEL qui fait partie de l'INDIAN RESORT.
Séjour du 17 novembre au 1er décembre 2010
Points positifs : 😉 Bien situé sur l'île, au Sud Ouest. On a pu faire des visites :
en minibus (1/2j gratuite) en taxi (à 4 personnes) en scooter et à pied jusqu'au village du Morne.
On aurait aussi pu prendre des VTT mais on les a vus le dernier jour !
Escalade sur le Morne et plongée libre juste à côté de l'hôtel, kayak de mer,
avec une très belle plage (l'hôtel et la plage de Marmara sont une classe en-dessous).
Notre grande chambre (n° 1069) avec salle d'eau (douche, baignoire, lavabo et WC séparé) était bien placée,
près du resto mais pas trop, en RDC, à 50m de la plage avec vue sur les magnifiques jardins et en fond la mer avec la barrière de corail .
Points négatifs : 🙁 3 buffets/j matin, midi et soir Restaurant/buffet indien gratuit sur réservation : cuisine hyper épicée ! Animation très sommaire et manque d'information Nouvelles frontières. Attention aux moustiques et aux coups de soleil mais sous les Tropiques, c'est normal.
Déconseillé aux enfants ne sachant pas nager ou en bas âge. A 6km de la route principale donc difficile de prendre les transports en commun.
GENERAL : 😊 En ce qui concerne la piscine, elle est très jolie mais nous préférions nous baigner dans l'océan. Nous avons pu visiter les 2/3 de l'Ile, l'essentiel... Températures de l'air agréables (environ 25° à 30°) et mer tiède. Les grandes vacances d'été pour les Mauriciens se terminent début janvier. Très bon séjour dans l'ensemble et si vous avez besoin d'autres infos...
Points négatifs : 🙁 3 buffets/j matin, midi et soir Restaurant/buffet indien gratuit sur réservation : cuisine hyper épicée ! Animation très sommaire et manque d'information Nouvelles frontières. Attention aux moustiques et aux coups de soleil mais sous les Tropiques, c'est normal.
Déconseillé aux enfants ne sachant pas nager ou en bas âge. A 6km de la route principale donc difficile de prendre les transports en commun.
GENERAL : 😊 En ce qui concerne la piscine, elle est très jolie mais nous préférions nous baigner dans l'océan. Nous avons pu visiter les 2/3 de l'Ile, l'essentiel... Températures de l'air agréables (environ 25° à 30°) et mer tiède. Les grandes vacances d'été pour les Mauriciens se terminent début janvier. Très bon séjour dans l'ensemble et si vous avez besoin d'autres infos...
Monastère de Debre Damo interdit aux femmes? (Éthiopie) English translation pending
bonjour, questions à des voyageuses: le monastere de Debre Damo est-il vraiment interdit aux femmes? merci pour votre expérience..Aichatou
Excursions à Riviera Maya English translation pending
J'ai quelques questions en vue de mon voyage à la Riviera Maya (Hôtel Grand Sunset Princess) et j'aurais besoin de vos réponses parce que je pars CE VENDREDI !! :)
Mon conjoint et moi on se questionne énormément sur "quels temples maya" on voudrait aller voir. On avait entendu parler que les gros temples de Chichen Itza ne pouvait plus être escaladés, alors ca nous tentait moins... Puis on a entendu le contraire, que c'était non seulement accessible pour les grimper mais qu'en plus, c'était tellement l'endroit à ne pas manquer, le "MUST" de la Riviera Maya... On est mêlés. Qu'en pensez-vous?
On avait planifié aller à Cobà à la place, puisque ce temple peut être grimpé et parce que l'expédition "Coba Encounter" nous excitait avec la tyrolienne et les cénotes. Mais là, les deux endroits sont quand même assez éloignés alors on veut en choisir qu'un seul.
Ma question: Cobà OU chichen Itza ??? Selon vous ?
Autre question, quand on se rend par nos propres moyens à Xel-Hà ou à Tulum (avec le colectivo), est-ce qu'avec l'entrée sur les sites ca revient beaucoup moins cher qu'avec un tour organisé ? À Tulum, on peut se baigner toute la journée si on veut sur cette plage ?
Quand on va à Playa Del Carmen, y a t'il une boîte de nuit chouette à aller ? Un bon resto typique à me suggérer pour manger des mets mexicains ?
Un GROS merci pour vos réponses car je quitte dans deux jours et je suis très anxieuse :)
Autre question, quand on se rend par nos propres moyens à Xel-Hà ou à Tulum (avec le colectivo), est-ce qu'avec l'entrée sur les sites ca revient beaucoup moins cher qu'avec un tour organisé ? À Tulum, on peut se baigner toute la journée si on veut sur cette plage ?
Quand on va à Playa Del Carmen, y a t'il une boîte de nuit chouette à aller ? Un bon resto typique à me suggérer pour manger des mets mexicains ?
Un GROS merci pour vos réponses car je quitte dans deux jours et je suis très anxieuse :)
Conditions météo en Namibie en octobre? English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage de faire un circuit organisé en Namibie du 8 au 22 octobre prochain.
Je m'adresse aux "habitués" de ce pays qui me fait rêver depuis des années : quelle température puis-je espérer à cette époque et fait-il encore froid la nuit ? y-a-t-il beaucoup de moustiques en octobre ? Etant donné que je n'irai pas dans la bande de Caprivi, (le plus au nord sera Etosha) est-il utile de prendre un traitement anti palu ?
Si vous avez d'autres conseils, je prends avec plaisir.
Merci de vos réponses.
J'envisage de faire un circuit organisé en Namibie du 8 au 22 octobre prochain.
Je m'adresse aux "habitués" de ce pays qui me fait rêver depuis des années : quelle température puis-je espérer à cette époque et fait-il encore froid la nuit ? y-a-t-il beaucoup de moustiques en octobre ? Etant donné que je n'irai pas dans la bande de Caprivi, (le plus au nord sera Etosha) est-il utile de prendre un traitement anti palu ?
Si vous avez d'autres conseils, je prends avec plaisir.
Merci de vos réponses.
Location d'un gros SUV à Boston? English translation pending
Bonjour à tous !
Je n'ai pas trouvé la réponse à mes questions en recherchant dans le forum alors voilà: Ou peut-on louer un gros SUV (type Chevrolet Suburban) à (ou très proche de) Boston ? Y a t-il des agences spécialisées dans la location de gros véhicules ?
Nous serons 5 avec des grosses valises, et nous voulons un véhicule confortable car nous allons faire pas mal de route en 10 jours.
Merci d'avance pour vos réponses.
Je n'ai pas trouvé la réponse à mes questions en recherchant dans le forum alors voilà: Ou peut-on louer un gros SUV (type Chevrolet Suburban) à (ou très proche de) Boston ? Y a t-il des agences spécialisées dans la location de gros véhicules ?
Nous serons 5 avec des grosses valises, et nous voulons un véhicule confortable car nous allons faire pas mal de route en 10 jours.
Merci d'avance pour vos réponses.
Signes d'activité volcanique intense sur Nyiragongo et Nyamulagira (République Démocratique du Congo) English translation pending
Pour les amoureux des volcans et de l' Afrique voici les dernières nouvelles (8 mai 2009) du Nyiragongo & du Nyiamulagira (République Démocratique du Congo) :
Au cours de visites au Nyiragongo et au Nyamulagira, les scientifiques de l'Observatoire volcanologique de Goma ont observé des signes d'activité volcanique intense sur les deux volcans qui se trouvent à proximité de Goma dont la population dépasse 500 000 habitants. Des secousses sismiques ont été ressenties et des villageois vivant à proximité de ces volcans avaient déjà fui la région par crainte d'une éruption.
Les autorités gouvernementales et la Croix Rouge se tiennent prêtes à intervenir, même si les infrastructures du pays ont été mises à mal par des décennies de guerre civile.
Le Nyiragongo fait partie des volcans les plus dangereux de la planète car ses coulées de lave peuvent atteindre de très grandes vitesses. La dernière éruption s'est produite en 2002 et a détruit un cinquième des quartiers résidentiels de Goma. Une centaine de personnes ont péri lorsque la lave a recouvert une partie de la ville.
Le Nyiamulagira est entré en éruption la même année, avec des fontaines de lave atteignant une centaine de mètres de hauteur, mais sans menacer vraiment Goma.
Au cours de visites au Nyiragongo et au Nyamulagira, les scientifiques de l'Observatoire volcanologique de Goma ont observé des signes d'activité volcanique intense sur les deux volcans qui se trouvent à proximité de Goma dont la population dépasse 500 000 habitants. Des secousses sismiques ont été ressenties et des villageois vivant à proximité de ces volcans avaient déjà fui la région par crainte d'une éruption.
Les autorités gouvernementales et la Croix Rouge se tiennent prêtes à intervenir, même si les infrastructures du pays ont été mises à mal par des décennies de guerre civile.
Le Nyiragongo fait partie des volcans les plus dangereux de la planète car ses coulées de lave peuvent atteindre de très grandes vitesses. La dernière éruption s'est produite en 2002 et a détruit un cinquième des quartiers résidentiels de Goma. Une centaine de personnes ont péri lorsque la lave a recouvert une partie de la ville.
Le Nyiamulagira est entré en éruption la même année, avec des fontaines de lave atteignant une centaine de mètres de hauteur, mais sans menacer vraiment Goma.
Projet de trek de deux mois au Népal English translation pending
Premierement dsl pour les accents c’est un clavier qwerty et deuxiement pour l’orthographe je suis une buse en francais depuis que je vie plus en france, non en fait c’etait pareil avant ;)
Bonjour,
Etant dans la phase preparatoire d’un trip je viens vous demander de me faire partager vos connaissances d'un pays, le Nepal.
En Juillet et Aout je suis entierement libre et pense aller passé ces 2 mois la-bas avec un ami. Notre but est de faire un trek sur ces deux mois.
Je voudrais donc savoir si vous connaissiez des itineraire (quitte a faire des aller retour on est pas presse).
Quels itineraries me conseille vous sachant que : 1 /Nous somme dans l’optique de partir aussi “light” que possible (8 kilos est le maximum que je veux prendre, la MUL est ma religion lol) 2/ Nous somme capable de faire des itineraires de tout niveau de part notre experience et notre entrainement 3 /Meme si nous somme aussi des alpinistes capables nous ne souhaitons pas nous trimballer le materiel, hors vetements adapter bien sur (a la rigueur un petit piolet et des crampons si il faut vraiment) 4/ sur une telle durer nous voulons partir seuls, pas d’agence ou de guide, est ce vraiment possible (visa, authorisations, securite du coin) Mon ami a déjà passé 1 mois au Nepal y a 1 an et entre passage de col a 5000, franchissement de torrents et petit escalade il avait déjà bien kiffe son trek, mais c’etait avec une agence donc pas vraiment le meme trip Si vous avez des idees de trip qui tiendraient 2 mois n’hesiter pas (si vous avez meme des liens avec les itineraires ce serai top) J’ai acheter le lonely Nepal mais c’est vraiment pas le top, comme l’indique mon pseudo je vie a Sydney donc en anglais j’ai pas mal de ressources je vais tache de voir ca sur google. Si j’arrive pas a trouver d’itineraire tres précis je pense que on ira a katmandou avec une liste de coins ou on veu passé et que on partira plus ou moins a l’arrache. une grande preoccupation pour moi reste le visa, faut que je vois si c’est un probleme et ce qu’il me permet de faire . Voila, je remercie par avance les personnes qui prendrai le tps de me repondre après avoir lu ce roman ;)
Bonjour,
Etant dans la phase preparatoire d’un trip je viens vous demander de me faire partager vos connaissances d'un pays, le Nepal.
En Juillet et Aout je suis entierement libre et pense aller passé ces 2 mois la-bas avec un ami. Notre but est de faire un trek sur ces deux mois.
Je voudrais donc savoir si vous connaissiez des itineraire (quitte a faire des aller retour on est pas presse).
Quels itineraries me conseille vous sachant que : 1 /Nous somme dans l’optique de partir aussi “light” que possible (8 kilos est le maximum que je veux prendre, la MUL est ma religion lol) 2/ Nous somme capable de faire des itineraires de tout niveau de part notre experience et notre entrainement 3 /Meme si nous somme aussi des alpinistes capables nous ne souhaitons pas nous trimballer le materiel, hors vetements adapter bien sur (a la rigueur un petit piolet et des crampons si il faut vraiment) 4/ sur une telle durer nous voulons partir seuls, pas d’agence ou de guide, est ce vraiment possible (visa, authorisations, securite du coin) Mon ami a déjà passé 1 mois au Nepal y a 1 an et entre passage de col a 5000, franchissement de torrents et petit escalade il avait déjà bien kiffe son trek, mais c’etait avec une agence donc pas vraiment le meme trip Si vous avez des idees de trip qui tiendraient 2 mois n’hesiter pas (si vous avez meme des liens avec les itineraires ce serai top) J’ai acheter le lonely Nepal mais c’est vraiment pas le top, comme l’indique mon pseudo je vie a Sydney donc en anglais j’ai pas mal de ressources je vais tache de voir ca sur google. Si j’arrive pas a trouver d’itineraire tres précis je pense que on ira a katmandou avec une liste de coins ou on veu passé et que on partira plus ou moins a l’arrache. une grande preoccupation pour moi reste le visa, faut que je vois si c’est un probleme et ce qu’il me permet de faire . Voila, je remercie par avance les personnes qui prendrai le tps de me repondre après avoir lu ce roman ;)
Avis sur itinéraire de vingt-quatre jours au Québec en juillet English translation pending
Bonjour,
nous partons au Québec du 6 au 30 juillet prochain.
Nous partons à 4, nos enfants auront 4 ans 1/2 et 8 ans 1/2.
Nous souhaitons avant tout privilégier le côté nature, visiter les parcs, faire des petites randonnées et voir des animaux.
Nous souhaitons également limiter le nombre de points de chute.
Nous avons établi une ébauche de trajet, mais avant de réserver les hébergements, nous souhaiterions être sûrs que notre périple est réalisable.
Nous sommes conscients que certains jours, il faudra faire beaucoup de route, mais nous nous relaierons pour conduire.
Je précise que l'an dernier, nous avons fait un périple de 6500 km dans l'ouest américain, 23 jours et 16 points de chute, tout s'est bien passé. Les enfants ont l'habitude de faire de la route.
Voici le trajet que nous avons prévu de faire, seuls les vols sont retenus pour l'instant.
Jour 1: arrivée à Montréal dans l'après midi, navette jusqu'à notre hôtel en centre ville, nuit à Montréal. Jour 2: Monréal, nuit à Montréal. Jour 3: Monréal, nuit à Montréal. Jour 4: Monréal, nuit à Montréal. Jour 5: location d'une voiture, route vers le parc de la Mauricie, nuit vers Saint Jean des Piles Jour 6: parc de la Mauricie, nuit vers Saint Jean des Piles Jour 7: route vers Roberval, nuit à Roberval? Jour 8: visite zoo St félicien, nuit à Roberval? Jour 9: route vers Baie St Paul, Parc des grands jardins, nuit à ? Jour 10:Parc des hautes gorges, nuit à ? Jour 11: route vers Tadoussac, nuit à Tadoussac Jour 12: croisière baleines aux Bergeronnes, nuit à Tadoussac Jour 13: traversier les Escoumins/ Trois Pistoles, route vers St Anne des Mont, nuit à St Anne Jour 14: Parc de la Gaspésie, nuit à St Anne Jour 15: Parc National Forillon, nuit à Gaspé Jour 16: route vers Percé, nuit à Percé Jour 17: Ile Bonaventure, nuit à Percé Jour 18: route vers Matapédia, nuit à Matapédia Jour 19: route vers Ste Flavie, Jardins de Métis, nuit à Ste Flavie Jour 20: route vers Kamouraska, nuit à Kamouraska Jour 21: route vers Québec, nuit à Québec Jour 22: Québec, nuit à Québec Jour 23: Québec, nuit à Québec Jour 24: route vers Montréal et départ vers 19h30.
Merci par avance si vous avez des suggestions à me faire concernant les villes étapes et les herbergements.
Jour 1: arrivée à Montréal dans l'après midi, navette jusqu'à notre hôtel en centre ville, nuit à Montréal. Jour 2: Monréal, nuit à Montréal. Jour 3: Monréal, nuit à Montréal. Jour 4: Monréal, nuit à Montréal. Jour 5: location d'une voiture, route vers le parc de la Mauricie, nuit vers Saint Jean des Piles Jour 6: parc de la Mauricie, nuit vers Saint Jean des Piles Jour 7: route vers Roberval, nuit à Roberval? Jour 8: visite zoo St félicien, nuit à Roberval? Jour 9: route vers Baie St Paul, Parc des grands jardins, nuit à ? Jour 10:Parc des hautes gorges, nuit à ? Jour 11: route vers Tadoussac, nuit à Tadoussac Jour 12: croisière baleines aux Bergeronnes, nuit à Tadoussac Jour 13: traversier les Escoumins/ Trois Pistoles, route vers St Anne des Mont, nuit à St Anne Jour 14: Parc de la Gaspésie, nuit à St Anne Jour 15: Parc National Forillon, nuit à Gaspé Jour 16: route vers Percé, nuit à Percé Jour 17: Ile Bonaventure, nuit à Percé Jour 18: route vers Matapédia, nuit à Matapédia Jour 19: route vers Ste Flavie, Jardins de Métis, nuit à Ste Flavie Jour 20: route vers Kamouraska, nuit à Kamouraska Jour 21: route vers Québec, nuit à Québec Jour 22: Québec, nuit à Québec Jour 23: Québec, nuit à Québec Jour 24: route vers Montréal et départ vers 19h30.
Merci par avance si vous avez des suggestions à me faire concernant les villes étapes et les herbergements.
Avis sur circuit de quatorze jours dans l'Ouest américain avec trois enfants? English translation pending
Voici un n-ième circuit à commanter. Celui-ci a été concocté grace au forum, mais il me reste des questions. Merci à vous qui voulez bien nous aider🙂
Voyage du 10/07 au 24/07/2009 (billets Paris-Las Vegas/Las Vegas-Paris déjà achetés)
Nous serons 5 : mon mari et moi ainsi que 3 de nos enfants (9, 8 et 5 ans sur place)
10/07 arrivée Las Vegas 18h40 retrait de la voiture de loc (résa non faite) et dodo probablement au Circus-circus
11/07 départ tôt vers Death Valley, visite matin et soirée, après-midi piscine au furnace creek ranch si possible
12/07 route vers Las vegas et journée là-bas, le soir nous aimerions voir le spectacle "mystère" du cirque du soleil :connaissez vous ce spectacle ? avez vous un conseil pour les places à reserver (meilleur rapport qualité-prix)? Est-il possible de se garer? pour parcourir le strip, doit on prendre la voiture ? (nous avons reservé la nuit à l'excalibur)
13/07 route vers Zion et visite, dodo Zion. Avez vous des ballades à nous conseiller, connaissez vous le programme "junior park rangers"? dodo probablement au canyon ranch
14/07 visite Zion et route vers Bryce, dodo Bryce. Le ruby's inn que nous pensions reserver est "not available" les 14 et 15/07 ! Nous pensions également voir le rodéo du mercredi soir, connaissez-vous ?
15/07 visite Bryce, dodo Bryce
16/07 route 12, escalante devil's garden, peut-être calf creek (expérience avec les enfants ?)burrstrail (partie goudronnée) jusqu'à Torrey, dodo Torrey
17/07 route vers Moab, randonnée dans Arches : primitive trail votre avis ? dodo moab Avez vous des conseils pour la nuit ?
18/07(samedi) "activités dans canyonland, le rafting me semble bien en raison de la chaleur mair aussi éventuellement escalade ou autre. Des conseils d'activités, un organisme à recommander ? pensez vous que le samedi est un problème en raison du monde?
19/07 monument Valley, dodo MV
20/07 antelope canyon à midi (upper). Savez vous si on peut reserver si on ne passe pas par un tour operator ? Je n'ai pas trouvé sur le site des Navajo... puis lower canyon si c'est possible. dodo Page
21/07 lake powell +/- location de bateau mais c'est très cher... dodo Page
22/07 Grand Canyon, dodo Grand Canyon
23/07 Grand Canyon, route vers LV, dodo l'Excalibur (reservé)
24/07 départ 9h40
10/07 arrivée Las Vegas 18h40 retrait de la voiture de loc (résa non faite) et dodo probablement au Circus-circus
11/07 départ tôt vers Death Valley, visite matin et soirée, après-midi piscine au furnace creek ranch si possible
12/07 route vers Las vegas et journée là-bas, le soir nous aimerions voir le spectacle "mystère" du cirque du soleil :connaissez vous ce spectacle ? avez vous un conseil pour les places à reserver (meilleur rapport qualité-prix)? Est-il possible de se garer? pour parcourir le strip, doit on prendre la voiture ? (nous avons reservé la nuit à l'excalibur)
13/07 route vers Zion et visite, dodo Zion. Avez vous des ballades à nous conseiller, connaissez vous le programme "junior park rangers"? dodo probablement au canyon ranch
14/07 visite Zion et route vers Bryce, dodo Bryce. Le ruby's inn que nous pensions reserver est "not available" les 14 et 15/07 ! Nous pensions également voir le rodéo du mercredi soir, connaissez-vous ?
15/07 visite Bryce, dodo Bryce
16/07 route 12, escalante devil's garden, peut-être calf creek (expérience avec les enfants ?)burrstrail (partie goudronnée) jusqu'à Torrey, dodo Torrey
17/07 route vers Moab, randonnée dans Arches : primitive trail votre avis ? dodo moab Avez vous des conseils pour la nuit ?
18/07(samedi) "activités dans canyonland, le rafting me semble bien en raison de la chaleur mair aussi éventuellement escalade ou autre. Des conseils d'activités, un organisme à recommander ? pensez vous que le samedi est un problème en raison du monde?
19/07 monument Valley, dodo MV
20/07 antelope canyon à midi (upper). Savez vous si on peut reserver si on ne passe pas par un tour operator ? Je n'ai pas trouvé sur le site des Navajo... puis lower canyon si c'est possible. dodo Page
21/07 lake powell +/- location de bateau mais c'est très cher... dodo Page
22/07 Grand Canyon, dodo Grand Canyon
23/07 Grand Canyon, route vers LV, dodo l'Excalibur (reservé)
24/07 départ 9h40
Chitradurga et Badami: deux endroits dans le Karnataka qui valent le détour (Inde) English translation pending
Bonjour,
Actuellement en voyage en Inde, je voulais signaler deux endroits dans le Karnataka qui valent le detour et qui apparemment sont souvent ignores:
1) Chittradurga Une petite ville visitee sur le chemin entre Hassan et Hampi. Le fort du 15-16 siecle qui surplombe la bourgade est magnifique et on peut passer une magnifique journee a explorer ses recoins caches. Tres bien preserve - et pour cause, il n'a jamais ete pris - c'est un veritable "site-monde" entoure de 7 enceintes et regroupant une dizaine de temples, un lac artificiel et de magnifiques amoncellements de rochers qu'il est tres facile d'escalader pour profiter de la vue. Bref, cet endroit est un vrai coup de coeur (que vous ne trouverez pas dans le Lonely Planet).
2) Badami Une petite ville de nouveau, au nord ouest de Hampi. Les caves taillees dans la falaise surplombant la ville sont l'attraction principale, mais elles ne seraient rien sans le lac artificiel et son temple "les pieds dans l'eau" et ses deux forts perches sur les rochers. Le tout forme un magnifique tableau, en particulier au coucher de soleil. (N'oublions pas, dans les alentours, les site de Patadanakal et Aihole, pour les amateurs de temples. Moins de charme cependant). (pour le toit et le couvert: New Satkan Lodge, a gauche en sortant de la station de bus, avec son restaurant dans l'arriere-cour - single: 300 Rs)
Finalement, je ne resiste pas a la tentation de recommender un restaurant qui m'a plu a Hampi: Raju Rooftop, avec un bon cuistot (a mon avis) et un staff nepalais tres sypathique. C'est sur la rue menant a la riviere.
Bon voyage!
Dina
Actuellement en voyage en Inde, je voulais signaler deux endroits dans le Karnataka qui valent le detour et qui apparemment sont souvent ignores:
1) Chittradurga Une petite ville visitee sur le chemin entre Hassan et Hampi. Le fort du 15-16 siecle qui surplombe la bourgade est magnifique et on peut passer une magnifique journee a explorer ses recoins caches. Tres bien preserve - et pour cause, il n'a jamais ete pris - c'est un veritable "site-monde" entoure de 7 enceintes et regroupant une dizaine de temples, un lac artificiel et de magnifiques amoncellements de rochers qu'il est tres facile d'escalader pour profiter de la vue. Bref, cet endroit est un vrai coup de coeur (que vous ne trouverez pas dans le Lonely Planet).
2) Badami Une petite ville de nouveau, au nord ouest de Hampi. Les caves taillees dans la falaise surplombant la ville sont l'attraction principale, mais elles ne seraient rien sans le lac artificiel et son temple "les pieds dans l'eau" et ses deux forts perches sur les rochers. Le tout forme un magnifique tableau, en particulier au coucher de soleil. (N'oublions pas, dans les alentours, les site de Patadanakal et Aihole, pour les amateurs de temples. Moins de charme cependant). (pour le toit et le couvert: New Satkan Lodge, a gauche en sortant de la station de bus, avec son restaurant dans l'arriere-cour - single: 300 Rs)
Finalement, je ne resiste pas a la tentation de recommender un restaurant qui m'a plu a Hampi: Raju Rooftop, avec un bon cuistot (a mon avis) et un staff nepalais tres sypathique. C'est sur la rue menant a la riviere.
Bon voyage!
Dina
Site sur le Pérou English translation pending
Bonjour,
je m'étais déjà expatrié 1 and et demi au Pérou en 2006 et me voici de retour depuis juin 2008. Je convertis peu à peu mon ancien blog en site sur le Pérou avec des idées de destinations (connues et moins connues), beaucoup de photos et d'adresses.
Je vous invite à le visiter à cette adresse : http://www.vincentprat.info/perou
Le site est mis à jour de manière hebdomadaire, avec soit un article issu de l'ancien blog, soit un nouvel article qui relate un nouveau voyage. Pour vous donner une idée, dernièrement: Escalade à Yuracmayo Archéologie à Lima (Huaca Pucllana) Randonnée à Marcahuasi
A venir: Ascension du mont Pisco (env. 5800m) dans la cordillère blanche Visite 4x4 de la Laguna Salinas au dessus d'Arequipa Les Lomas de Lachay : verdure au milieu du désert
J'espère que ça vous plaira. N'hésitez pas à laisser des commentaires sur les articles et pages.
Vincent
je m'étais déjà expatrié 1 and et demi au Pérou en 2006 et me voici de retour depuis juin 2008. Je convertis peu à peu mon ancien blog en site sur le Pérou avec des idées de destinations (connues et moins connues), beaucoup de photos et d'adresses.
Je vous invite à le visiter à cette adresse : http://www.vincentprat.info/perou
Le site est mis à jour de manière hebdomadaire, avec soit un article issu de l'ancien blog, soit un nouvel article qui relate un nouveau voyage. Pour vous donner une idée, dernièrement: Escalade à Yuracmayo Archéologie à Lima (Huaca Pucllana) Randonnée à Marcahuasi
A venir: Ascension du mont Pisco (env. 5800m) dans la cordillère blanche Visite 4x4 de la Laguna Salinas au dessus d'Arequipa Les Lomas de Lachay : verdure au milieu du désert
J'espère que ça vous plaira. N'hésitez pas à laisser des commentaires sur les articles et pages.
Vincent
Randonnée au Maroc: le Toubkal ou le M'goun? English translation pending
tout d'abord merci a tous pour vos propositions
je serai au maroc entre la 2 et 3 semaine de septembre pas encore de date précise.En fouinant j'ai lut tellement d'iténéraire que je suis hésitante " le toubkal ou le ngoun " qui peut conseillé une novice et m'indiquer la marche a suivre pour un solo
Merci
Panama, Nicaragua ou Salvador pour une semaine en hôtel tout-inclus? English translation pending
L'an prochain je compte aller 1 sem dans un tout inclus. J'hésite entre le panama, le nicaragua ou le salvador. Mon choix s'arretera sur l'endroit ou les excursions m'intérresseront le plus. La plage est en deuxieme place en liste d'importance. Pouvez vous m'en dire plus au sujet des excursions offerte dans les hotels de ces pays?
Randonnée et îles en août en Croatie English translation pending
Bonjour,
Mon amie et moi partons 2 semaines cet été en Croatie (entre le 8 et 22 août... pas le choix pour les dates, malheureusement🙁) pour y faire de la randonnée dans certains parcs et sur quelques îles aussi. Le "problème" c'est qu'il y a tellement de belles choses à voir que c'est difficile de choisir! Comme nous comptons arriver et repartir de Dubrovnik (nous serions bien arrivés à Split et repartis de Dubrovnik mais les prix sont très nettement différents quand tu ne fais pas l'arrivée et le départ dans le même aéroport), nous ne comptons pas aller plus loin que le parc de plitvice. D'ailleurs nous ne comptons pas louer de voiture et tout faire en transport en commun!
Après avoir lu pas mal de messages, au niveau des parcs, nous pensons faire le parc de plitvice ainsi que le parc de packenlica. Par contre, en ce qui concerne les îles, nous ne savons pas du tout lesquelles faire et combien de temps y consacrer... nous avons entendu parler de Hvar qui semble sympa pour la rando mais autrement?? En ville nous comptons visiter Split, Zadar, Dubrovnik au moins, est-ce qu'il y a d'autres villes jolies à visiter et assez facilement accessibles en transport en commun entre Zadar et Dubrovnik?
Enfin dernière petite question, est-ce qu'il faut réserver à l'avance les chambres d'hôtes vu la période?
merci d'avance pour votre aide!
Mon amie et moi partons 2 semaines cet été en Croatie (entre le 8 et 22 août... pas le choix pour les dates, malheureusement🙁) pour y faire de la randonnée dans certains parcs et sur quelques îles aussi. Le "problème" c'est qu'il y a tellement de belles choses à voir que c'est difficile de choisir! Comme nous comptons arriver et repartir de Dubrovnik (nous serions bien arrivés à Split et repartis de Dubrovnik mais les prix sont très nettement différents quand tu ne fais pas l'arrivée et le départ dans le même aéroport), nous ne comptons pas aller plus loin que le parc de plitvice. D'ailleurs nous ne comptons pas louer de voiture et tout faire en transport en commun!
Après avoir lu pas mal de messages, au niveau des parcs, nous pensons faire le parc de plitvice ainsi que le parc de packenlica. Par contre, en ce qui concerne les îles, nous ne savons pas du tout lesquelles faire et combien de temps y consacrer... nous avons entendu parler de Hvar qui semble sympa pour la rando mais autrement?? En ville nous comptons visiter Split, Zadar, Dubrovnik au moins, est-ce qu'il y a d'autres villes jolies à visiter et assez facilement accessibles en transport en commun entre Zadar et Dubrovnik?
Enfin dernière petite question, est-ce qu'il faut réserver à l'avance les chambres d'hôtes vu la période?
merci d'avance pour votre aide!