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Voyage de deux semaines seules à Paris English translation pending
by Mandzi · 2012-01-22 · 16 replies
Bonjour à tous,

Serait-il possible de recevoir un itinéraire pour Paris et les environs de la ville pour ne pas perdre de temps à prendre le TGV, métro et/ou autobus? Nous partons ma soeur et moi de Québec et ce sera la première fois à Paris: nous ne connaissons absolument RIEN sauf les attractions habituelles qui nous ont été recommandé( Tour Eiffel, Cathédrale de Notre-Dame, le musée du Louvre...etc les classiques quoi). Nous habiterons à Montmartre pour 2 semaines. Aussi les petits coins, pour manger sans qu'il nous en coûte une fortune, pour grignoter un petit quelque chose en voyageant. Des petits bistros avec de la musique ou des chansonniers...danse...etc...et sécuritaire. Est-il vrai qu'il y a beaucoup de "pick pockets "??? Le soir est-il dangeureux pour 2 filles seules à se ballader en ville ou autre?

Merci

Mandzi
Programme de séjour d'une semaine à Paris en février English translation pending
by Mariec13 · 2012-01-17 · 15 replies
Bonjour à tous, j'ai besoin d'aide pour organiser notre voyage à Paris pour une semaine en février. Il s'agit d'une surprise pour les 18 ans de notre fille. Nous avons louer un appartement au Bd Diderot (près de la gare de Lyon) et aimerions visiter : la tour eiffel notre dame de paris le sacré coeur croisière sur la seine le louvre le musé grevin le lido ou le paradis latin ? les galeries lafayettes , le Bd hausmann et où manger sympa et pas cher ? j'espère avoir quelques conseils de visite, quel moyen de transport utiliser. comment s'habiller ? PS nous sommes de Marseille où il fait toujours beau !! merci encore pour tous vos conseils, je suis preneuse
Séjour au Québec en été 2012, festivals, activités? English translation pending
by Québecnewyor · 2011-12-19 · 29 replies
Bonjour à tous,

Je fais partie d'une association organisant des camps de vacances pour des jeunes d'environ 16 ans. Nous avons décidé de faire un séjour de 3 semaines au Québec l'année prochaine (2012), comprenant la dernière semaine de Juillet et les 2 premières semaines d'Août! Le but de ce séjour est avant tout de s'intégrer socialement et de découvrir une nouvelle culture. C'est pourquoi, nous avons envisagé de participer à des festivals, avoir des contacts.. Nous voulons avant tout nous déplacer à pied ou en vélo, faire des randonnées, du tourisme, des activités nautiques.. Nous voulons profiter au maximum d'activités gratuites!

Mes questions : - Existent-ils des festivals au Québec durant la période où nous voulons y aller? - Y'a t'il une région en particulier que vous nous conseilleriez sachant les activités que nous souhaitons faire? - Auriez vous d'autres activités à nous proposer pour occuper nos 3 semaines de séjour?

Tout conseil est bon à prendre! Merci beaucoup 🙂
Traitement contre le paludisme (Savarine) lors d'un voyage en Inde? English translation pending
by Lilou0412 · 2011-12-15 · 77 replies
Bonjour a tous je pars le 3 janvier de strasbourg direction New delhi avec une amie en suite nous pensons nous baladé un peu dans le nord commencé par le rajastan et peut être si le temps nous le permet continué vers le sud ( nous partons 2 mois ) !! Nous sommes prete la seule grande question est sur le palu nous nous sommes fait prescrire toutes les deux de la savarine mais maintenant la question est est ce que nous prenons le traitement ou pas car il paraitrai qu' il est fort et joue beaucoup sur le psychique!? Et deuxièmement croyez vous que nous pouvons le commencé au milieu du voyage si nous décidons de prendre une direction a gros risque ?? Je vous remercie d'avance pour vos réponse !! Lilou
Retour de trois semaines Namibie - Botswana (15 octobre-3 novembre 2011) English translation pending
by Thierry91 · 2011-12-12 · 7 replies
Bon, je me lance moi aussi parce que j'ai vu que Suizo75 et Aknod78 revenus après moi ont déjà mis un petit mot. Essayons d'être bref et d'aller à l'essentiel.

Les dates : du 15 Octobre au 3 Novembre

Voyage d'aller un peu galère avec KLM : le vol Amsterdam, Johannesburg a pris quatre heures de retard avant de partir et nous arrivons à Jo'burg à 2 heures 30 du matin. Du coup nous économisons la nuit d'hotel puisque le vol pour Windhoek est à 6 heures 30, enregistrement deux heures plus tôt. A noter : il y a des banquettes à l'aéroport qui sont très confortables, l'aéroport est surveillé et du coup très sur. Aucune crainte à avoir !

Voiture louée chez Budget, un vieux Nissan 4x4, pas pratique du tout; J'ignore comment ça s'appelle mais pour le décrire je dirai que l'habitacle conducteur est pas très grand, OK pour deux personnes mais pas facile d'y mettre du materiel photo et des jumelles. Pour accèder au coffre il faut sortir de la voiture, pas d'accès epuis l'habitacle. Sinon, excellent voiture, passe partout (le sable de Sossussvlei : un vrai bonheur) et un peu bruyante sur la tôle ondulée des Gravel Roads. Le loueur est sympa : il nous offre une glacière : nous n'y avions pas pensé mais c'est un vrai bonheur d'avoir de la bière fraîche à tout instant.

Première étape à Mariental : à mon avis pas nécessaire. Ayant atterri tôt nous aurions pu rejoindre Sesriem dès le premier jour. A Mariental nous restons au Lapa Lange Lodge, sans doute pas mal pour une étape mais malheureusement en travaux. Pas très grave car nous sommes fatigués du voyage et de la nuit à l'aéroport. Coucher 20 heures, lever 6 heures.

Deuxième étape à Sesriem au Desert Camp. Endroit superbe, confortable et à recommander. Les tentes sont complètement équipées avec cuisines extérieures. Nous sommes un peu paresseux et nous avons profité deux soirs de suite du buffet du Desert Lodge avec un barbecue de gibier exceptionnel : Kudu, Eland, Oryx, Impala, Springbok, Gnou, Phacochère, et d'autres encore (je me souviens qu'il y avait neuf viandes et nous les avons toutes testées). Le Desert Lodge est tout près et c'est aussi l'endroit où l'on prend son petit déjeuner quand on est en Bed and Breakfast au Desert Camp.

Sesriem et Sossusvlei : j'ai un avis un peu différent de certaines choses lues à gauche et à droite. Nous avons trouvé l'endroit exceptionnel et aurions pu y rester un jour de plus (nous en avons profité un jour et demi). Nous sommes arrivés à la Dune 45 vers 16 heures et au lieu de l'attaquer de front, nous sommes partis à droite l'avons escaladée par derrière et sommes revenus sur la crête jusqu'au parking. Nous avons croisé deux autres personnes, donc pas grand monde ! Le lendemain, Sossuvlei le plus tôt possible, en doublant quelques touristes (ils me font marrer avec leur limitation de vitesse à 60 alors que c'est la meilleure route de Namibie), mais tout de suite nous avons vu qu'il y avait trop de monde. Au lieu de monter à droite comme tout le monde, nous sommes montés à gauche. Quand on arrive en haut, c'est la même vue, exceptionelle, sauf qu'on est tous seuls. Dead Vlei est un must, c'est tout simplement beau, la dune à gauche que l'on descend en courant pieds nus. Nous avons eu de la chance quand nous étions sur le Pan, nous étions seuls (il commençait à faire chaud). L'après midi, nous avons garé notre voiture le long de la route vers le kilomètre 50 et nous avons marché vers une dune qui nous semblait sympa puis l'avons escaladé. On s'était renseigné : on peut marcher où l'on veut dans le désert (et toutes les dunes valent la dune 45). Absolument super : les lézards, les insectes, les animaux (quelques Springboks, des lièvres) dans le désert - pas de serpents ni scorpions, puis l'escalade de la dune absolument vierge de toute trace, seuls au monde. Retour en fin d'après midi à Sossussvlei où un Oryx nous attendait au milieu de la piste et à Sossussvlei à 17 heures nous étions les seuls. Pour me résumer : nous avons adoré et la pression touristique est parfaitement gèrable pour peu que l'on soit prêt à sortir des sentiers battus.

Etape suivante : Seriem, Walvis Bay, Swakopmund par C14. Nous sommes partis tôt (7h30), et étions à Walvis Bay à midi. Tempête de sable en arrivant, c'était impressionant. La route C14 était pas terrible : des trous, des travaux, beaucoup de tôle ondulée, mais finalement facile. A Swakopmund nous sommes restés à la Swakopmund Guest House, c'est gentil, c'est propre, c'est confortable, mais sans plus - on est en ville. Nous avons beaucoup aimé le restaurant tout au bout de la jetée, mais attention si vous avez le mal de mer, s'abstenir : avec le vent et les vagues, la jetée se balance comme un bateau sur l'eau.

Etape suivante : Cape Cross (une heure maxi : c'est quand même un peu décevant). Ah si, nous avons adoré les petits stands au bord de la route qui vendent des cristaux de sel. Pas de vendeur, juste les cristaux que l'on choisit avec l'indication de leur prix et on met l'argent dans une boîte. Il y en a des dizaines le long de la route. On est en Afrique, mais c'est aussi honnête qu'en suisse où nous habitons ! Après Cape Cross, une très belle route, variée jusqu'à Twyffelfontein : C35 puis D2612. La D2612 m'avait été recommandée sur ce forum et je confirme, c'est une très belle route avec des beaux paysages (j'aurai pu écrire magnifiques mais j'ai déjà utilisé beaucoup de superlatifs - c'est tout simplement ... beau). A Twyffelfontein Nous sommes restés deux jour au Doro Nawas Lodge, un lodge de Wilderness Safaris. Ca n'est pas le même prix que le reste, mais c'est super : de très beaux bungalows, un paysage superbe, etc... et la possibilité de faire un tour aux éléphants du désert qui heureusement étaient présents dans le lit de la rivière Huab. Petite visite en fin d'après midi à Twyffelfontein, mais un peu (moyennement, beaucoup) déçu par les gravures. Même si on sait que ça a été classé par l'Unesco, on se demande si ce ne sont pas des fausses... !

Dernière étape : Retour Twyffelfontein - Windhoek par la route la plus rapide, sur le goudron : Khorixas, Outjo, Otjiwarongo, Windhoek. Nous voulons être à destination au Goche Ganas Lodge (30 kms au sud de Windhoek) pour un Game Drive dans un endroit où il y a des rhinocéros blancs. Objectif atteint : Nous observons ce soir là 7 des 13 rhinos de la réserve.

L'aéroport n'est qu'à une heure quinze du lodge, c'est donc une halte agréable avant de repartir. Le lendemain nous nous envolons avec un vol Windhoek-Maun direct avec Air Namibia.

Après une halte à Maun de trente minutes, nous repartons dans un petit avion taxi accompagné de notre guide pour le Nord du Delta. Notre guide est un copain du pilote et nous effectuons tout le vol à basse altitude. En survolant Chief Island, nous observons un Rhino et son petit et nous repassons deux fois au dessus d'eux. Notre destination est le Motswiri Camp, le long du Selinda Spillway. Ce camp est spécialisé dans les safaris à cheval ou à pied (nous avons choisi l'option à pied). Le safari à pied est très sympa, avec un peu plus d'adrénaline et demande plus d'attention. On est plus proche de la nature, on observe les détails, les traces, etc... On voit beaucoup moins d'animaux car ils ont peur et détalent en général avant qu'on ne les voie. Nous observons quand même une hyène et une meute de lycaons. Nous évitons soigneusement les buffles. Le Selinda Spillway n'est en eau que depuis deux ans et les crocodiles ne sont pas encore arrivés près du camp ce qui nous permet de nous baigner. Le deuxième jour, après notre marche et alors que la température approche des 40°C, nous barbottons comme des hippos à un endroit où la profondeur n'est pas très grande (un mètre). Une famille d'éléphants sort du Bush à 100 mètres en aval et broutte les arbres le long de la rivière. Notre guide nous demande de le suivre et nous descendons la rivière, la tête hors de l'eau pour approcher les animaux. A ce moment là, les éléphants s'aprochent pour boire et s'asperger. Nous sommes dans l'eau à vingt mètres d'eux à les observer : grosse décharge d'adrénaline, mais notre guide nous fait signe que la situation est sous contrôle et nous demande de ne pas bouger...

Après Motswiri Camp nous reprenons un avion qui nous descend à Kwai River. Là encore le pilote est un pote de notre guide et vole à basse altitude et fait des repérages notamment le long de Kwai River. A l'aérodrome le véhicule censé nous récupèrer n'est pas là et la radio ne passe pas. Nous laissons nos sacs dans le bush derrière un arbre et partons à pied, non pas en suivant la piste, mais au GPS à travers les fourrés. Le camp où nous allons est à 8 Kms en allant tout droit, 15 Kms par la piste. Donc on va tout droit (notre guide a quand même un fusil). Finalement, après avoir marché 6 Kms la radio passe et le véhicule vient nous chercher : le conducteur tout sourire nous indique que si nous avions marché 300 mètres de plus nous aurions rencontré une meute de lions : nous nous empressons (en voiture) d'aller les voir : 2 mâles, 3 femelles et cinq lionceaux. Nous passons trois jours avec ces lions : la nuit en suivant les mâles (le rugissement d'un lion à trois mètres est susceptible de déclencher quelques frissons), le jour avec les lionnes qui malheureusement feront un festin d'un petit girafon. A partir de là nous sommes en safari mobile : le camp est déplacé tous les deux ou trois jours - nous restons dans des camps Hatab, donc exclusifs, personne d'autre que notre groupe sur ces campements.

Le bord de Kwai River est devenu difficile, il y a de l'eau partout, ça n'est plus la piste qui longeait il y quelques années le filet d'eau et qui était facile. Ca reste sympa, mais l'eau complique beaucoup les choses, et c'est un endroit sans doute difficile si l'on ne connait pas, et probablement pas évident en self drive. A Kwai, l'intérêt est de faire du safari à pied, ou de nuit : nous y avons vu la nuit un serval, des spring hare (je ne connais pas le nom français, animaux désopilants mi lapins, mi kangourous, dont on ne soupçonne pas la présence de jour, pourtant il y en a partout) des bat-eared foxes, etc...

Etape suivante vers Savuti. C'est un peu loin, surtout en plein cagnard dans un Land Cruiser ouvert ... Savuti, pour qui n'y est pas passé depuis deux ans (mon dernier passage était en Mars 2009) a complètement changé : de l'eau partout, le Savuti Channel coule encore même à la fin de la saison sèche et le marais rempli d'eau est impraticable en voiture. Pour aller à Rhino Vlei, il faut passer le pont au camping et faire un grand détour. Il faut maintenant une bonne heure alors qu'autrefois on pouvait le faire en un quart d'heure.

Premier changement à Savuti : des oiseaux partout, des pélicans par milliers, des Yellow billed storcks... Ensuite des buffles en pleine saison sèche, là aussi à perte de vue. Les éléphants que l'on allait voir autour des pompes sont maintenant partout, mais chose nouvelle : beaucoup de familles, beaucoup de bébés, alors que à cette époque il y a deux ans il n'y avait que des mâles. A Savuti, nous avons croisé beaucoup d'éléphants morts, probablement une petite épidémie d'anthrax. A Savuti, nous avons aussi vu un magnifique léopard : celà faisait deux jours que notre guide suivait sa trace pas très loin de notre camp, mais l'animal restait timide et ne se montrait pas. Le dernier matin, en partant, l'animal nous attendait au bord de la piste sur un arbre à seulement trois mètres de hauteur. Nous avons pris une heure de retard sur notre programme.

Derniere étape à Chobe River Front et grosse déception : c'est devenu un Disneyland africain : beaucoup de véhicules de safari, des camions entiers de touristes, des japonais avec des petits trucs blancs sur le nez pour éviter la pousière, etc... un gros choc quand on arrive du bush où on n'a croisé personne pendant 8 jours. Derrière chaque lion, il y a dix véhicules. Bon c'est vrai qu'on a pas eu trop de chance : ce dernier campement était assez proche de l'entrée et on est surtout resté dans le coin de l'entrée jusqu'à Serondela (et c'est là que sont tous les touristes). Un truc pas mal quand même : la croisière sur un bateau en fin d'après midi, nous étions seuls sur le bateau (un groupe de quatre) et avons pu approcher des éléphants, des crocos, des varans en toute quiétude. Un élément un peu inquiétant, côté Namibie la rivière est envahie par des hotels flottants et le fleuve Chobe est à cet endroit irisé par les vapeurs des Diesel (sans doute mal entretenus) de ces bateaux : la rivière resemble à une nappe de pétrole !

Petit instant d'émotion aussi une après midi : nous observons l'agonie d'un éléphanteau nouveau né (probablement par déshydratation). Les efforts de la mère pour le relever sont impressionants et sa détresse face à son impuissance sont très émouvants. Nous repassons deux heures plus tard, le petit est mort et la mère ainsi que quatre autres éléphants sont autour de lui et semblent le veiller avec ce que nous interprètons comme étant une grande tristesse.

La dernière nuit au Chobe Safari Lodge n'a pas d'autre intérêt que de nous offrir un bon lit et une douche avant de reprendre l'avion le lendemain. Pour résumer : on n'a pas trop aimé Kasane et le bord de la rivière Chobe. C'est probablement parce que nous avions été gâtés auparavant !

Je sais que certains aiment les photos : je vous en mets quatre ou cinq (après les avoir triées il m'en reste 1500 !)
180km par jour pendant 30 jours est-ce raisonnable? English translation pending
by Soibud · 2011-12-10 · 75 replies
Bonjour,

Je vais avoir 66 ans, et j'envisage un dernier tour de France (cela fait trois fois que je dis que c'est le dernier). Pour ce dernier tour, je vais longer les frontières autant que faire se peut.( à l'exception d'une incursion en Suisse, pour rallier Chamonix en partant de Évian.) Habituellement je fais étape dans des chambres d'hôtes et des gîtes d'étapes. Comme il m'est parfois impossible de trouver du logement sur mon itinéraire, je dois m'écarter de 15 à 20 km ce qui allonge les étapes. J'envisage cette fois d'emmener une tente, mais la tente, le duvet et tout le petit matériel va allourdir le vélo d'autant. Mon périple représente environ 5400 km à parcourir en 30 jours, ce qui représente en moyenne 180 km par jour. La question qui se pose est : N'est-ce pas trop ? Pour être sûr d'avoir du logement, dès février je réserve tous les hébergements, cette façon de faire n'autorise pas l'erreur. Je suis ouvert à toute idée, y compris à celle de vous avoir pour compagnon de voyage pour une ou plusieurs étapes si je passe près de chez vous. Cordialement: Bernard
Vin aux Etats-Unis English translation pending
by Jéréjsp · 2011-11-13 · 75 replies
Bonsoir,

étant tout jeune expat aux USA, je voulais savoir où trouver du bon vin français, et en particulier des vins desserts (muscat par exemple).

De plus, j'ai entendu dire que les vins californiens n'étaient pas mauvais, pourriez-vous me conseiller des marques?

Quelle est la fourchette de prix des vins californiens?

Cordialement.

Jérémie.
Tout Bangkok va être inondé (octobre 2011) English translation pending
by Jumbo29 · 2011-10-23 · 91 replies
Je viens de lire un article inquiétant selon lequel tout Bangkok va être inondé selon les dires du ministre de la science de Thaïlande. Pour ceux qui partent, bon courage et organisez-vous bien surtout car même si vous ne comptez pas rester à Bangkok, sortir de la ville risque d'être un enfer !

Courage à tous les thaïlandais qui ne sont vraiment pas gâtés cette année...🏴‍☠️
Namibie-Botswana-Vic Falls septembre-octobre 2011 English translation pending
by Beregond · 2011-10-20 · 38 replies
Allez zou c'est parti !

Modalités du voyage :

départ le 16 septembre, retour le 14 octobre 4x4 équipé camping avec tente sur le toit, prise du véhicule à Windhoek, remise à Vic Falls je suis passé par l'agence Tourmaline pour m'éviter les fastidieuses réservations de camping, la majorité des campings sont réservés, il reste quelques nuits non reservées Tourmaline travaille avec African Tracks

Premier jour :

10h30, on quitte notre home sweet home, une grosse heure de train Rouen-Paris, une pincée de métro, une louche de RER, nous voilà à Roissy. On fait filmer nos sacs à dos qui se transforment en dindes de Noel avant l'heure. Paris-Londres-Jo'Burg-Windhoek par British Airways

Deuxième jour :

Tous les avions sont à l'heure, on touche le tarmac sur les coups de 14 heures, nos dindes sortent illico de la soute, on passe au bureau de change pour 1300 euros, nous voilà avec notre grosse liasse de dollars namibiens ! Le bureau de change de Windhoek est plus avantageux qu'à Jo'Burg où on avait changé 200 euros au cas où... Un chauffeur de taxi nous attend, direction African Tracks.

On avait réservé un single cab, moins cher qu'un double, mais c'est un Toyota Hilux 2.4L double cab diesel avec 99.000 km au compteur qu'on nous présente, et après coup on se dit que ca aura été beaucoup plus pratique qu'un single cab ! Présentation rapide de la bête, deux caisses avec les ustensiles de cuisine, un frigo enchainé dans la benne, table et chaises pliantes, bouteille de gaz, duvets et oreillers (ca fait de la place dans les sacs que de ne pas avoir à les emporter !), montage/démontage de la tente. Tout est parfait, très fonctionnel.

Eddy de Tourmaline arrive, on passe à la partie mécanique, et Eddy se demande si on arrivera à bon port quand il voit que mes connaissances en mécanique frôlent le néant 😏 On aura heureusement aucun soucis d'aucune sorte, je ne me servirais même pas du compresseur que j'avais demandé en option, uniquement du truc pour dégonfler les pneus, que je regonflerais en station service ! Trois des 4 pneus sont quasi neufs, le 4eme un peu plus usé mais très correct, une roue de secours est neuve, la seconde à mi-vie je dirais.

On passe à la paperasse, j'avais prévu de ne pas prendre de réduction de franchise, mais ma femme m'a à l'usure encore une fois...650 euros pour réduction à zéro, incluant deux crevaisons et un bris de glace. On le regrettera rapidement, trop de cas entrant dans la case "négligence", non couverts. J'y reviendrais plus tard, on a tout de même eu un petit "ennui" de voiture...

Allez hop en voiture, on suit Eddy, direction Arrebusch Lodge, qui a été réservé. Un petit coup d'essui-glace pour signaler que je tourne, et on arrive au camping ! Eddy est un peu circonspect de voir 5 nuits sans réservations d'affilée entre Sesriem et Waterberg, il est rassuré quand je lui dit ce qui est grosso modo prévu, et qu'il voit que je maitrise mon sujet ! On discute un petit quart d'heure et il nous laisse.

Une bière bien méritée au bar, on demande au resto si on peut leur acheter du pain, pas de soucis. Pas de courses en urgence, sachant qu'on arrivait "tard" et qu'on serait claqué par le voyage, on a prévu deux repas lyophilisés, c'est copieux et pas mauvais au final. Pas de bol, il y a une grosse fiesta tout le week end avec des groupes de musiques, la scène est plantée à 500 mètres du camping, on tentera de s'endormir avec les djembés et les vibrations...ca s'arretera vers 23 heures, ca aurait pu être pire...

La suite cet après midi, avec moins de blabla et des images, c'est promis 😉

à suivre

Laurent
Sécurité et état de la piste de Kiffa (Mauritanie) à Kayes (Mali)? English translation pending
by Agoutti · 2011-09-13 · 14 replies
Bonjour à tous, je souhaiterais avoir l'avis d'experts !!! début octobre je pars faire une boucle maroc - mauritanie - mali - sénégal A-R avec mon KZJ95. je préfèrerais ne pas faire le trajet par le sénégal jusqu'à la frontière malienne (Kidira) mais plutôt passer par la mauritanie. problème !!! on passe normalement par la route Ayoun el Atrous > Nioro du sahel mais ce trajet est dans la zone rouge et donc fortement déconseillé. ma question : est-il toujours possible de passer par la route de Nouakchott à Kiffa puis la piste Kiffa > Kankossa > Kayes ??? si oui quel est le niveau de sécurité et quel est l'état de la piste Kankossa > Kayes si quelqu'un l'a fait dernièrement. merci d'avance 😉
Un petit tour en Georgie et en Caroline du Sud English translation pending
by Karibou77 · 2011-09-12 · 44 replies
Bonsoir 🙂

C'est reparti pour un tour, après la Floride en 2010, j'ai eu la chance (totalement inattendue !) de pouvoir repartir aux Etats-Unis en Juin dernier ! Cette fois c'est la Georgie qui nous attendait, mon mari étant convié par son entreprise pour 4 jours de convention à Atlanta. Nous avons très vite décidé de prendre quelques jours avant afin de visiter un peu les environs et, grâce à VF et ses membres, c'est le parcours suivant qui a été retenu :

Arrivée Atlanta -> une nuit Départ Savannah -> deux nuits Départ Charleston (arrêt à Beaufort) -> deux nuits Retour Atlanta -> 3 nuits

Je rêvais depuis longtemps de voir des villes du Sud telles que Savannah et Charleston, c'était l'occasion et pourtant j'étais hésitante par rapport aux distances et au temps qui nous était imparti ! Je remercie donc beaucoup les gens qui m'ont conseillée ici et aidée à organiser au mieux ces quelques jours 😉

22 JUIN - J1 ATLANTA Aaaaah alors là c'est le bonheur, un an après la Floride mon ESTA encore valide va resservir ! Qui l'eût-cru ! Les enfants sont chez Mamie pour 8 jours et nous dans un avion Delta Airlines à destination d'Atlanta 😛 J'ai trouvé le personnel de bord Delta un peu moins souriant que celui d'AF mais bon, dans l'ensemble le vol s'est bien passé tout de même. On peut peut-être déplorer que sur 6 écrans TV (pas d'écran perso) 2 soient en panne, quand même sur des trajets aussi longs ils pourraient faire un effort pour que tout marche... bref ! Bizarrement nous avons été agréablement surpris par le petit-déjeuner qui n'était vraiment pas mauvais, mais bon fallait pas s'emballer vu le repas du retour 😛 Arrivée à Atlanta vers 13h30 heure locale, et là commence la grande aventure "aéroport d'Atlanta" ! C'est quelque chose celui là ! Bon je l'avais lu que c'était le plus grand du pays... mais j'avais oublié ! Passage à la douane, récupération des valises et là on est super content car on n'attend pratiquement pas (et en plus on a toutes les valises, ça ne sera pas le cas de la chef de mon mari quelques jours plus tard 😛). Mais quelques mètres plus loin c'est la surprise, il faut remettre les valises sur un tapis, ah bon ok on s'exécute. Après ça arrivée à l'immigration et contrairement à notre expérience à Miami : c'est le désert total, personne ! (J'ai envie de dire "encore heureux" vu le temps qu'on met à sortir de cet aéroport ! 😎). On prend les multiples serpentins (et ils sont longs) et au tout dernier on craque on passe en dessous ! Ouh là là malheur, qu'est-ce qu'on n'a pas fait là ! Une dame nous sermonne un peu "Imaginez si tout le monde fait pareil..." oui en effet mais là y'a personne... bref on a fait nos Français on n'aurait pas dû ! 😉😛 Passage à l'immigration, le type est très sympa, il essaie de nous sortir des mots en français c'est cool. Et là commence une longue longue traversée, couloirs après couloirs.... Oh tu as vu il y a un métro ! Ah oui tiens c'est drôle ça un métro dans un aéroport ! (oui je sais à Roissy y'a aussi ce style de transport mais bon, on n'est pas nous mêmes là ! 😄 ). Mais nous on marche... on marche... et on marche encore ! Jusqu'à ce que nos cerveaux ramollis par de longues heures dans les airs finissent par réaliser que, peut-être, le métro là sur la droite il n'est pas là par hasard... peut-être que, sait-on jamais, c'est encore loin le baggage claim ! Allez soyons fous, prenons le métro ! En gros : faisons comme tout le monde 😄 Et donc en effet, cette navette est bien destinée à traverser toutes les aérogares pour arriver au baggage claim et accessoirement à la sortie aussi 🙂 Donc avis aux futurs voyageurs : surtout n'hésitez pas à utiliser le métro ! Bonne surprise à l'arrivée, non seulement nos valises nous ont suivis mais en plus elles sont dans les premières à arriver. Direction la sortie et les taxis. Nous on a choisi le taxi parce que ça nous saoule le métro avec des valises, mais il faut savoir qu'Atlanta est assez bien desservie par MARTA. Direction Downtown et l'hôtel Sheraton.

http://www.sheratonatlantahotel.com/

Hôtel impeccable avec un espace piscine couvert très sympa. Resto sur place. La chambre est nickel, salle de bain un peu riquiqui mais bon c'est pas très grave. Nous allons nous poser un peu avant de partir à l'assaut de la ville du Coca Cola ! Il fait chaud, trèèèèèèès chaud ! Et humide, trèèèèèèèès humide ! Nous voilà partis, à gauche, ah tiens l'agence Avis, cool elle n'est pas loin pour récupérer la voiture demain, et une fois de plus on marche. Il est décidément très ramolli le cerveau mais je me rends quand même vite compte que non, on ne va pas du tout du bon côté là ! 😛 Demi-tour, passage à l'hôtel (vu qu'on repasse devant) pour se crémer, et enfin nous voilà dans le bon sens, vers Centennial Olympic Park, autour duquel sont rassemblés le musée Coca, l'Aquarium de Georgie et CNN. Ce jour là nous visiterons Coca Cola, il n'y a pas de queue à l'entrée, pourtant à l'intérieur c'est quand même pas mal fréquenté. La visite en elle-même ne révèle rien d'extraordinaire, c'est un peu une grande vitrine publicitaire quoi ! Mais bon ça reste rigolo, je n'irais pas à Atlanta exprès mais quitte à y être... Pour info on avait acheté le pass de la ville qui permet de visiter un certain nombre de choses comme justement Coca, CNN et l'aquarium. On arrivera à faire la photo avec le grand ours polaire, bah oui quoi on est des touristes ou pas ? 😎 A la fin de la visite il y a un grand espace où l'on peut goûter pas loin de 60 produits de la marque qui existent à travers le monde. Il y a des trucs très très spéciaux !!! Moi je n'en ai goûté que 5 ou 6, mon mari un peu plus, mais ça suffit largement, c'est vite écoeurant (bravo à ceux qui goûtent les 60 !!). Un orage avec des trombes d'eau va se déclencher pendant notre visite, du coup on va un peu traîner (ouais, on est quand même en tongs et bermuda...!). Inévitable passage par la boutique (sinon on ne peut pas sortir de toute façon !) mais ceci dit il y a quelques T-shirts et quelques objets sympas. Nous achèterons un T-shirt chacun + un à chacun de nos deux enfants, deux sets de table, deux ou trois petits cadeaux pour la famille, des portes-clés ours polaire pour les enfants... Bref on a été de bons clients quand même 😉 A notre sortie il ne pleut plus par contre il est trop tard pour enchaîner avec la visite de l'aquarium, nous rentrons donc à notre hôtel pour profiter de la piscine. Nous dînerons au resto de l'hôtel de bons gros hamburgers, serveur aimable et avenant, très bon accueil. Joli cadre aussi, très cosy. On est crevé alors le service nous paraît long, mais en fait il ne l'était pas tant que ça 😉

http://www.sheratonatlantahotel.com/Dining

World of Coca Cola







Espace piscine Sheraton
Quinze jours dans le sud de la Floride au printemps English translation pending
by Karibou77 · 2011-09-07 · 116 replies
Bonsoir à tous !

Allez je me lance dans un petit récit de mon voyage en Floride, même s'il date un peu (Mai 2010), peut-être qu'il pourra aider les futurs voyageurs 🙂 Je précise qu'à l'époque je ne connaissais pas VF, aussi ai-je tout préparé seule avec mes petits guides touristiques, du coup y'a des ratés mais bon... c'était aussi mon premier voyage aux Etats-Unis et du coup j'ai été enchantée tout de même ! Quelques regrets mais je me dis qu'on y retournera peut-être qui sait 😉

Pour la préparation dites "pratique", je suis passée par le biais d'une agence : billets d'avion et réservation d'hôtels en fonction d'un parcours que j'avais établi. J'aime bien savoir où je vais mettre les pieds donc chaque logement était réservé à l'avance.

1er Mai 2010 - J1 MIAMI D��part de Paris Charles de Gaulle vers 10h30, vol direct pour Miami. 9h de vol avec Air France sans encombres, mis à part une mauvaise place dans l'avion nous obligeant à déranger nos voisins pour chaque pause pipi... Je suis impatiente et euphorique, c'est la première fois que je me rends aux Etats-Unis, enfin ! Pourquoi la Floride ? Parce que j'ai travaillé sur le site web d'un agent immobilier local et à force de passer du temps au milieu de toutes ces photos qui font rêver et ben... voilà 🙂

Arrivée à Miami et là commence la looooooongue attente à l'immigration ! 9h de vol + 1h30 d'attente avant d'enfin être sur le continent Américain, on en a déjà plein les pattes ! Passage à la douane rapide, les bagages nous attendent près du tapis, ils sont tous là, tout va bien. Après avoir légèrement galéré pour trouver un taxi (on était en haut... fallait aller en bas... bref des bons ploucs de touristes quoi ! 😛), nous montons dans le premier venu (d'une longue file là encore) et je crois que nous avons trouvé la voiture la plus pourrie de la ville 😕 Siège élimés, boutons de fermeture des portes arrières cassés enfin bref une première impression spéciale ! On se demande où on est tombé ! Le chauffeur, apparemment d'origine Haïtienne, nous emmène à Miami Beach (sans trop nous balader semble t-il...) tout en passant une multitude de coups de fil, voire en notant des trucs... Oui me direz-vous avec quelle main conduit-il ??? Parfois aucune 🤪 "Chériiiiiiii le téléphone au volant c'est pas interdit au states on dirait ?!" Non en effet on dirait 😉 Allez on arrive en vie devant notre hôtel : le Penguin hôtel (Ocean Drive / 14th street)

http://www.penguinhotel.com/

Ca y est on y est ! South Beach ! Il est 16h30, je suis à Miami Beach ! 😛 Mais... il fait gris 😕 Allez allez c'est pas grave, t'es à Miami quoi ! Nous déposons nos bagages, petite phase de repos... la chambre on en fait vite le tour ! Pas très grande mais bon tout à fait correcte. la salle de bain est un peu riquiqui (surtout pour les Etats-Unis mais ça je ne le verrai que plus tard). Pas question de s'endormir, on part se balader pas de temps à perdre ! Nous nous contenterons de déambuler sur Ocean Drive puis de revenir par la plage. Il fait gris certes mais la température est plus qu'agréable. Au bout de 10 minutes nous sommes dans l'ambiance et déjà nous nous faisons accoster par un jeune homme de style rasta qui commence à nous parler de Dieu 🙂 Ah oui nous y sommes vraiment là aux States ! Bon moi je comprends pas tout ce qu'il raconte et puis j'ai envie de découvrir alors je piaffe un peu d'impatience pendant que mon mari l'écoute et essaye de répondre patiemment 🙂 Tout en prêchant la bonne parole il tentait de vendre son CD de rap ! Euh no thank you ça va aller 😉 Cette brève rencontre m'a surprise sur le coup mais j'ai constaté par la suite que beaucoup d'Américains parlaient facilement aux étrangers, étonnant pour nous qui sommes beaucoup plus sauvages, mais très sympa. Nous nous arrêtons pour grignoter un truc Front Porch Café, le resto qui se trouvait à cette époque au rez-de chaussée de notre hôtel (a déménagé depuis un peu plus loin dans la même rue). Notre choix se portera sur une Key Lime Pie excellente, j'en salive encore plus d'un an après ! Ce soir là nous ne dînerons pas et serons couchés à 21h....

Un peu floue mais j'ai pas de pied 🙂

2 Mai - J2 MIAMI SOUTH BEACH J'ouvre un oeil... quelle heure est-il donc... ah 5h30 ok ! Bon ben va falloir patienter un peu avant le petit déj' hein ! Petit zapping des émissions matinales, toilette, et enfin une odeur de petit déj' qui arrive à mes narines ! On doit être au dessus des cuisines c'est pas possible ! A 8h nous pouvons enfin descendre manger. Et là je découvre le breakfast à l'Américaine, ça y est je sais pourquoi j'aime déjà ce pays ! La carte est impressionnante, on a envie de tout goûter : muffins, pancakes (géants !), même les omelettes aux patates et le bacon me tentent ! J'ignore combien de kilos j'ai pris durant ce voyage, je ne veux pas savoir ! Au programme du jour : visite du quartier Art Déco, balade sur la plage puis découverte un peu plus large du coin. Il fait beau, très beau, très chaud ! C'est bon le Canon est autour du cou, c'est parti ! Nous mettrons deux ou trois heures en marchant tranquille et avec arrêts photos (et j'en fais beaucoup !) à errer dans le quartier Art déco jusqu'à South Point Park avec retour par la plage (il est midi............ je crâme des mollets ! On pourra m'appeler Red socks tout le reste du voyage ! 😮). C'est sympa le quartier Art déco, bonne idée de l'avoir restauré, les bâtiments sont pour la plupart bien entretenus et colorés. Nous sommes Dimanche et il y pas mal de monde sur la plage, certains ont emmené la tonnelle, les fauteuils de camping, la table, la musique, les glacières... équipés quoi ! J'adore les cabanes des Lifeguards, toutes plus colorées et originales les unes que les autres (Pas vu de Pamela hein ! 😉). Dans un petit chemin le long de la plage nous croisons un flic... qui dit bonjour en souriant ! Euh on est où là ???! Jamais vu ça avant ! 😎😛 La suite de la balade nous mènera jusqu'à la marina puis Espagnola way et Lincoln road mall, un mall en plein air : magasins sur les côtés, terrasses de resto et jolies fontaines au milieu de la rue. Quelques achats et un en-cas plus tard (Chez Paul ! C'te honte quand même être aux Etats-Unis et aller grignoter chez Paul ! 😛 ) nous sommes de retour à l'hôtel. Le temps de s'équiper et direction la plage. Allongée là sur le sable je me dis "Waouh t'es à Miami Beach ma vieille !"............... mais à côté c'est Français que j'entends parler ! 😉 Pour le repas du soir nous retournons au Front Porch café, la carte nous avait fait de l'oeil dés le matin. Nous commandons un cocktail et heureusement qu'on rentrait à pieds hein ! Les quantités là bas ça rigole pas, et je crois que la dose de rhum était... Américaine ! 😎 Petite promenade sur Ocean Drive ensuite, ambiance festive. A noter que Lummus Park, qui sépare la rue et la plage, est occupé par pas mal de SDF et j'avoue avoir été légèrement mal à l'aise parfois mais nous avons remarqué une présence policière forte et visible, je ne sais pas si c'est toujours le cas mais en tous cas ce jour là ils étaient là. Bon ceci ils n'avaient pas du tout l'air agressifs les SDF. D'un côté de la rue la misère, de l'autre les boîtes et restos plein à craquer, la musique, la fête, la futilité... un vrai contraste. Une fois encore nous ne serons pas couchés très tard, le jetlag est encore présent et la journée a été longue ! Demain c'est Key West 🙂

Colony Hotel

Miami Beach









La police à la plage !



Lincoln Road Mall

Un "petit" pancake 😉
Magie des Caraïbes en janvier 2012 sur l'Atlantica English translation pending
by Katsot · 2011-09-05 · 172 replies
Bonjour, Nous avons prévu de faire cette croisière du 8 au 18 janvier 2012 sur l'atlantica Y aurait-il des personnes aux mêmes dates que nous Bien cordialement
Cool-Concours n°6, Vos meilleurs photos de l'Eté 2011 English translation pending
by Cleastre · 2011-08-31 · 59 replies
Bonjour et bonne rentrée à tous 😎,

Pour cette 6ème édition du Cool-Concours VF, je vous propose un sujet permettant de prolonger encore un peu les vacances de cet été 2011...

Tous les sujets seront donc permis, à la seule condition qu'ils fassent bien sûr référence à "votre été 2011", vécu sous le soleil ou sous la pluie 😛

Rappel des règles du Cool-Concours,

1) Possibilité de poster jusqu'à 30 photos chacun, jusqu'au vendredi 30 Septembre.

2) Etablir un podium intermédiaire, Or, Argent et Bronze chaque fin de semaine, et ceci en prenant en compte à chacun des votes, l'ensemble des photos éditées depuis le début.

3) Le GPF (Grand Podium Final), sera calculé et révélé le 1er week-end d'Octobre, avec d'un côté celui de nos gentes Dames, et de l'autre, celui des non moins élégants Messieurs.

4) Une récompense sera offerte aux Grands Gagnants de ce 6ème Cool-Concours.

5) Trolls et râleurs de tout poil, sont aimablement invités à se tenir à l'écart. GRRR 😠

Que la fête commence !!!
Manger pas cher à Paris? English translation pending
by Saevita · 2011-08-29 · 31 replies
Je vais à pris 10 jours au tout début d'octobre. Je me demandais, y-a-t'il des trucs pour manger par cher ? Comme par exemple dans les épiceries, des bars à tapas ??
Croisière Costa Magica "civilisations antiques" en avril 2012 English translation pending
by Tounet40 · 2011-08-27 · 380 replies
Bonjour

Nous allons faire notre première croisière à bord du Costa Magica, 'Civilisations Antiques". Départ de Marseille le 21 avril 2012 Escales : Livourne, Palerme, Le Pirée, Izmir, Rhodes, la Valette. Nous sommes 2 adultes 2 ados (14 ans et 17 ans). Pourriez vous nous conseiller sur les excursions à faire avec Costa ou à organiser. Si vous partez aux mêmes dates, nous pourrions échanger, organiser nos excursions et nous rencontrer. Merci pour vos réponses.
Neuf jours au Québec English translation pending
by Nego56 · 2011-08-25 · 21 replies
Bonjour tout le monde! Nous comptons partir la 3ème semaine d'Octobre ma soeur, mon père(76 ans mais en pleine forme) et moi même pour un petit trip de 9 jours en famille. Comme mon père a toujours voulu voir le Canada, on a penché sur le Quebec, avec un petit tour aux chutes, peut être les baleines;;;bref, pas trop d'idées car c tout neuf et nous allons prendre nos billets nantes montréal (450 par personne A/R). Pourriez vous m'aider pour un itinéraire sympa (avec les guides genre Routard, j'ai du mal à me faire une idée pour si peu de temps) qui ne mettrait pas non plus mon père hors circuit mais qui permettrait de bien découvrir ce pays qui a l'air magnifique? Merci beaucoup pour votre aide!!!
Carnet de route Namibie juillet-août 2011 English translation pending
by Ellobo · 2011-08-11 · 74 replies
Salut, plutôt qu'un carnet de routes, voici quelques lignes sur notre séjour écrites au jour le jour, sans aucun recul. A la fin je dresse un petit bilan à chaud. Il n'y a pas de photos (je filme). Sur mon site il y a plus de choses et notamment des photos, c'est ici. L'équipe : 7 personnes (4 adultes, 3 ados), deux 4*4. Dates : 19/07 au 09/08 Un grand merci à Vinnylove, Pierre 77, Fred XIII et aux autres qui m'ont aidé à construire ce projet.

Le carnet:

J1 :

Départ de Lyon pour Francfort avec Lufhtansa puis vol sur Windhoek avec Air Namibia. L'enregistrement des bagages malgré deux compagnies différentes a pu se faire à Lyon jusqu'au terminus sans avoir à les reprendre à Francfort. Cela paraît idiot, mais quand l'avion a du retard au départ, et cela a été le cas (je les collectionne les retards d'avion), cela évite de courir durant le transit.. Apparement ce n'est pas systématique, cela dépend de la personne au comptoir d'enregistrement du départ.

Vol sans soucis .

J2:

Arrivée à Windhoek. Un chauffeur de Camping Car Hire nous attend. La prise de possession de véhicule est longue car nous vérifions tout, mais aucun souci. En route vers le premier supermarché juste à côté. On trouve tout sauf un adaptateur avec une prise de terre. Je ne sais pas si cela existe du coup. Finalement avec un peu de bricolage on arrive à faire quelque chose qui va permettre de charger tout le matos.

On se fait à la conduite à gauche peu à peu. Direction le sud avec comme but Bagatelle Lodge dans le Kalahari. On arrive pour le game drive de 15h organisé par le lodge. C'est super, cela vaut le coup car cela permet de voir comment procède un guide pour pister des animaux et en plus c'est une bonne entrée en matière avec le règne animal. Le repas est bon et les chambres sont excellentes surtout après une nuit blanche en avion; On tombe comme des masses.

J3:

Nuit à Bagatelle Kalahari Game Ranch : Extraordinaire !

La nuit a vraiment été bonne. Un copieux petit déjeuner, un petit tour vers les guépards de la Cheetah Foundation (bof!) et c'est la route vers Mariental. Beaucoup d'arrêts photos au gré des rencontres animales. La route vers Maltahohe est assez monotone. Je pense que c'est encore plus droit qu'aux USA. Un arrêt à Maltahohe pour faire trois courses, et un premier choc culurel. On prend vite conscience de l'écart qui nous sépare. C'est une sacrée remise en question sur soi.

Route ensuite vers les montagnes Tsaris, avec encore pas mal d'arrêts pour des animaux ( des nouveaux). Arrivée au Zebra River Lodge. Très bon accueil, une petite promenade avec encore des observations d'antilopes. Un apéro, puis le repas dehors près du feu, en compagnie de nos hôtes. C'est sympa, c'est vraiment les vacances

J4:

Nuit à Zebra River Lodge : Le lieu est sympa, mais il nous paraît avoir une atmosphère d'apartheid au niveau des relations entre les propriétaires et les employés qui nous met mal à l'aise. Donc nous avons un sentiment mitigé sur le lieu.

Il était prévu le matin de faire l'Olive Trail, mais nous devons être trop cool, car il nous semble que les temps de route annoncés par Google Map sont trop courts par rapport à notre façon de vivre le voyage!!! Du coup, nous faisons une promenade dans les Tsaris Mountains, d'environ 2 heures, magnifique, et cela nous permet de gagner un peu de temps sur la suite du programme. Route vers Sesriem, et là encore on met plus de temps que prévu. Ce n'est pas grave, car on se régale. Arrivée au camping à l'intérieur du parc, achat du ticket d'entrée, pour une nuit, et donc cela va nous permettre de visiter aujourd'hui et demain. Ensuite, route vers Sesriem Canyon. C'est assez sympa, c'est frais, et nous ne sommes pas nombreux. Ensuite nous choisissons d'aller voir le coucher de soleil, sur la dune Elim, d'après ce que ce qui était dit, était assez simple !!! Mauvaise pioche, car surement que nous sommes partis un peu tard, mais le soleil se couchait plus vite, que ce que nous marchions. Au bout d'un moment, voyant que nous n'arriverions pas à voir ce satané coucher de soleil, nous nous sommes arrêtés, et en bon français que nous sommes, avons sortis l'apéro de nos sacs, et avons trinqué sur cette dune qui s'était refusé à nous. Cela reste, ma foi, un bon souvenir. La descente, tout droit dans la dune a été très sympa. Ensuite, rapidement, nous avons rejoint notre campement, et pour la première fois avons monté les tentes. Bon, il faisait nuit, et on n'a pas été les meilleurs, mais enfin on y est arrivés. Au départ, j'avais promis un resto avec un buffet plein de viandes, mais oubli du nom du dit resto( Sossusvlei Lodge, juste à côté du camping à pied, mais à l'extérieur du parc) et on s'est retrouvé au restaurant du camping. Finalement pas si mal, mais un temps d'attente qui dépasse les records établis. Ensuite direction les tentes pour un premier dodo en camping ( je rappelle que c'est une première pour nous!!!)

J5 :

Nuit à Sesriem Campsite : Difficile de donner un avis objectif sur ce camping, car cela a été nuit blanche. Qu'il est dur de changer certaines habitudes !!!!!

Du coup, à 5h47, la grille du parc était franchie et fissa vers la dune 45. On était parmi les premiers un peu involontairement !! Une escalade assez rapide du tas de sable (aurait dit ma fille) et le spectacle commença. Waouh les changements de couleurs ! La descente n'est pas mal non plus. Chacun son style (tout droit, avec un planté de bâton, en roulé-boulé, sauts de cabri, etc …), mais en tout cas il ne faut pas hésiter. Le petit déjeuner au pied de la dune n'est pas mal du tout.

Route ensuite vers Sossusvlei et Dead Vlei et le fameux passage en 4x4. Encore une première pour moi! Au gré des rencontres, chacun m'avait donné son avis, dégonfler les pneus, faire ci, faire ça. J'y suis allé, j'ai vu et j'ai vaincu. Ce n'est pas la mer à boire, je ne me permettrai pas de donner un conseil technique, mais par contre il ne faut pas hésiter. ( le retour a d'ailleurs été encore plus simple). Marche ensuite vers Dead Vlei et là, le choc. C'est splendide. A l'origine du voyage, je voulais voir les dunes les plus hautes du monde. SERVI ! Je crois que je n'ai pas assez de vocabulaire pour décrire les lieux. Tout le monde est conquis. Le fait de commencer tôt permet d'éviter la chaleur, car cela tape très vite. Le retour vers Sesriem permet d'admirer le paysage avec des couleurs différentes et de faire quelques arrêts photos, dont la classique de l'oryx devant une dune. Route vers Camp Gecko, avec la pause à Solitaire. Du classique apparemment au vu des carnets de voyage, mais c'est sympa.

Installation du campement à Eagle Tent avec une vue du tonnerre de feu. Toilettes ouvertes sur la savane ainsi que la salle de bain. Il faut demander cet emplacement. Après un barbecue de qualité, en avant pour une deuxième nuit en camping. J'ai aperçu gorgui 78 et sa famille, mais pas assez de temps pour faire connaissance en direct live.

J6:

Nuit donc Camp Gecko; Cadre fantastique, mais c'est dur de dormir en camping !! On ne peut pas dire que l'accueil de Heidi ait été très amical. Au vu des carnets de route précédents, je m'attendais à mieux. C'était client/affaire: rien à redire mais sans plus !!

Route vers Walvis Bay, très très longue et monotone, si ce n'est une crevaison au Tropique du Capricorne (au moins c'est original). Arrivée dans la station balnéaire et promenade le long de la lagune. De très belles villas, mais point de flamands roses, dommage.

Repas au resto Lyon des sables tenus par des français, dont le chef vient d'être élu meilleur cuisinier de Namibie. Très grande qualité, à un prix normal. Nous avons ensuite beaucoup discuté avec lui et c'est vraiment un passionné.

Retour au lodge et dodo (avant un peu d'internet, c'est si rare)

J7:

Très bonne nuit à Lagoon Lodge, établissement tenu par des lyonnais. Ils sont super sympas, content de rendre service( Wilfried s'est chargé de ma roue crevée et tout et tout). C'est vraiment une excellente adresse, dans un cadre magnifique au bord de la lagune. Je recommande.

Aujourd'hui c'est une journée excursion croisière d'observation des mammifères et 4x4 dans les dunes de Sandwich Harbour.

Situé à 3 min du lodge, la société Mola Mola nous prend en charge, avec tout d'abord le spectacle de l'otarie qui monte à bord du bateau, puis c'est « la route » vers les dauphins. Il y en a un certain nombre qui nagent autour de nous pendant longtemps. Ma femme est ravie, ces bestioles sont vraiment son truc . Ensuite navigation vers Pelican Point et l'observation d'une immense colonie d'otaries. Cela sent pas mal, j'imagine donc à Skeleton Coast ! Au gré des flots nous voyons d'autres bestioles, dont beaucoup d'osieaux.Toutes ces observations d'animaux sont décrites par notre commandant de bord avec moultes explications sur leur mode de vie. Une de notre groupe parlant excellement l'anglais, c'est très instructif, sans avoir à forcer !!!

Le bateau nous dépose ensuite sur un ponton où nous attend Nico, son pote et les deux 4x4 pour la suite des aventures. A la première impression, je me dis, que ces gars là doivent complètement fous (dans le bon sens du terme) et qu'on va passer une journée d'enfer. La suite va me donner raison. Après une longue route au bord de la mer, avec plein de squelettes d'otaries mangées ou non par les chacals, après une observation de flamants roses, c'est un arrêt au point de départ de la piste entre dunes et mer, là ou les dunes géantes se jettent dans l'océan. Pas possible de passer aujourd'hui, mer trop haute, du coup Nico nous dit qu'on va observer par en haut. Là la folie commence, il se met à accélérer vers les dunes, les prendre de face, nous les faire descendre à toute allure, les sauter, tout un tas de trucs qu'on voit à la télé mais qu'on sait même pas que c'est possible. Un vrai fou !! Il nous dit que c'est son bureau ( le plus grand du monde), je pense plutôt que c'est vraiment son terrain de jeu. Après plusieurs moments d'émotion, il nous amène au lieu d'observation de Sandwich Harbour, et là c'est un autre choc. P..... que c'est beau ! Les dunes, l'océan, je ne m'en lasse pas. Ensuite re gymkhana dans les dunes pour se retrouver dans un endroit complètement désert, avec des dunes à perte de vue sur 360 °, le désert dont je rêvais. Là en 3 temps, 3 mouvements, il nous sortent tables chaises, champagne, huitres et diverses salades pour un repas dans un cadre d'une beauté sans nom. Boire une coupe de champagne sud af en plein milieu du désert …..ça fait quelque chose. On a presque envie de faire la sieste, mais on n'a pas le temps car Nico nous promène une nouvelle fois dans les dunes avec son style de conduite … un peu particulier. Tout au long de ce périple et sur le chemin du retour, nous observons plein d'animaux ( chacals, springboks, autruche, etc …) Comment vivent-ils dans ce désert ???? Mystère. Le retour passe par les marais salants de la plus grosse production d'Afrique.

Conclusion : Une chouette excursion, bien dans ce que nous recherchions.

Route ensuite vers Swakopmund après avoir récupéré ma roue au lodge. Wilfried s'est chargé de tout. Arrivée dans notre nouvelle pension, Cornerstone House est son nom. Nos amis sont logés un peu plus loin et le patron leur dit « Pas de soucis, vous allez faire waouh en voyant le lieu » Cela même été triple waouh. Un appartement de 80m² minimum, avec trois chambres, salon, salle à manger, bar, cuisine équipée, etc... On aurait pu tous tenir ici !!! Tous les matériaux utilisés sont d'un luxe incroyable. Qu'il est bon l'apéro que nous prenons avant d'aller au resto tout proche. Il s'appelle, La Jetée, se trouve au fond d'une jetée (!) en bois et sert beaucoup de sushis, tapas ou des poissons divers et variés. Une nouvelle fois, c'est très bon et peu onéreux dans un cadre splendide.

Retour au lodge, un peu d'internet avant longtemps et dodo.

J8:

Nuit à Cornerstone House : très bien aveec un accueil très chaleureux.

Avant de partir pour 7 nuits en camping, passage obligé au supermarché, puis petit tour de ville .Beaucoup de maisons dans le style allemand, mais avec le désert de dunes à côté. Quelques achats souvenirs et c'est la route vers le massif de Spitzkoppe. L'accueil au camping est simple, mais amical. Notre emplacement ? Il faut circuler dans le parc et choisir un coin qui va bien. C'est ce que l'on, fait et une fois les tentes montées, une promenade dans la savane et aussi sur les fameux rochers. Une nouvelle fois le cadre est somptueux, on est les rois du monde. Un apéro, un beau barbecue et un café auprès du feu afin d'observer les étoiles et surtout la voie lactée dont le nom prend tout son sens. Une bête, probablement un chacal rodant autour de nous, on va se coucher, bien qu'il soit encore tôt enfaisant bien attention de ne rien laisse trainer comme nourriture.

J9:

Nuit à Spitzkoppe Camp : C'est du camping très spartiate, car pas de commodités, pas d'eau, pas de douches. On le savait, on n'a pas été surpris. Rendez-vous avait été pris avec un guide local pour faire la visite du Bushman Paradise. Cele$a commence par une ascension d'un rocher à l'aide chaînes, puis c'est l'arrivée sur un joli site très riche en végétation, avec quelques peintures rupestres, et quelques animaux, dont des léopards qui ne sortent que la nuit. Profitant des connaissances de notre guide, je lui narre notre coucher un peu rapide de la veille, et il me répond :»Ici il n'a pas de chacal, c'était un léopard, prés de votre emplacement, c'est souvent» Gloups !!! Nous étions au numéro 1.

La visite se poursuit avec l'arche du parc qui n'est pas s'en rappeler Moab aux USA.

Bien entendu cette visite peut se faire sans guide, mais deux raisons encouragent à en prendre un. La première est sa connaissance du peuple Bushman, toutes ses explications sur les plantes, les racines, etc ...étaient intêréssantes et ne se voient pas sur les livres et la deuxième est que l'argent va à la communauté du village.

Route ensuite vers Twylfelfontein, avec un détour car une route est coupée à cause de l'eau (il a beaucoup plu cette année en Namibie) Durant notre pause repas, juste après Uis, à l'ombre d'un des seuls grands arbres rencontrés, nous étions à proximité d'un des petits stands qui jalonnent la route et dans lesquels des femmes vendent différents colliers. Nous voyant nous installer, avec tables, chaises, assiettes etc …, elles se sont mises à venir vers nous avec plein d'enfants. Malaise de notre part, ne voulant pas nous étaler devant eux, mais ne voulant pas non plus être ennuyés. Arrivés à une vingtaine de mètres de notre bazar, elles ont commencé à installer un stand avec toutes leurs babioles, sans rien demander avec aucune « agressivité commerciale » rencontrée dans d'autres pays. Bien entendu, nous sommes allés voir le stand, avons acheté, mais aussi avons pal discuté. Du coup, notre légère crainte d'une vente forcée, s'est transformée en un moment d'échange entre deux mondes complètement différents. Ces personnes avaient la classe !

Après un peu de route, arrivée sur le site rupestre de Twylfelfontein, où la visite se fait sous la conduite d'un guide. J'avais lu que c'était un peu la loterie sur le guide à cet endroit. PERDU! Elle s'appelait Annie, et elle avait un enthousiasme fou !!!!!! Au début de la visite, elle nous demanda quel circuit on voulait faire, celui de 30 ou celui de 45 minutes. Lorsque nous répondîmes celui de 45, un gros soupir de désappointement se fit entendre. Le lieu est superbe, Annie nous a récité sa leçon (certains guides accompagnant d'autres touristes donnaient l'impression de vivre à fond le truc), nous avons pris plein de photos, mais avons eu un sentiment d'inachevé. Heureusement que notre guide du matin était passionnant, car ses explications sur les bushman nous ont servi dans ce lieu. Un petit détour vers les orgues basaltiques, mais cela ne vaut pas tripette pour moi.

Route vers notre prochain lieu de dodo.

C'est un camping, très propre, très style européen ( les emplacements sont proches les uns des autres) avec des douches chaudes YES!!!

Nous battons notre record d'installation.3/4 d'heure pour monter les 4 tentes, prendre 7 douches, dresser la table, faire le feu. Du coup l'apéro commence plus tôt !!

Moins d'étoiles ce soir, un café au bar du camping et dodo

J10:

Nuit à Xaragu: C'est toujours du camping, même si on commence à s'habituer. Départ vers Khorixas, pour aller visiter la forêt pétrifiée, pour ensuite revenir sur nos pas, pour prendre la direction de Sesfontein. De Xaragu à la forêt pétrifiée est annoncée 30 km, or au bout de 12 km, un panneau annonce «forêt pétrifiée»/. Hésitation puis on continue, heureusement car tout le long de la route, on trouve de tels panneaux. Surement, ils doivent un morceau d'arbre pétrifié, et c'est devenu une forêt...La visite du site est guidée, concise mais cela va droit au but, donc cela va. Route ensuite vers Sesfontein, qui aurait du être relativement rapide, mais du fait des récentes et abondantes pluies, c'est très mauvais. De plus aucun animal jusqu'à Palmwag et sa barrière sanitaire. Aucun souci dans le sens Sud/Nord. La route est sympa ensuite, on aperçoit de loin des girafes, des zèbres. Un arrêt pique nique au milieu de nulle part et c'est attablé, que devant nous des zèbres font leur toilette dans le sable, que trois hyènes tachetées passent tranquillement et diverses antilopes rajoutent leur touche à ce fantastique tableau. Un but de route plus loin, c'est un troupeau de zèbres qui me barre la route et enfin à l'arrêt suivant ce sont des girafes qui nous attendent. Là il est décidé d'aller à leur rencontre, et donc nous voilà tous les sept en chemin dans la savane vers ces géantes. Nous avons pu bien nous approcher, et c'est avec un sentiment d'aventurier style Alan Quatermain que nous regagnons nos 4x4. La route continue tranquillement, lorsque c'est la crevaison du deuxième 4x4. Changement de roue rapide, et juste avant de tourner pour prendre la direction du camping, on voit des pneus, et une baraque qui annonce à grand coup de références publicitaires, un réparateur de pneus. Pas de soucis, et la réparation, va être un moment fort. Il faut absolument crever au moins une fois pour voir comment cela se passe au niveau réparation. Quel spectacle ! Petit à petit tout le village est venu, ce qui a permis aux enfants de communiquer avec les petits. La roue réparée, nous sommes montés au camping, et les tentes installées, une promenade au bord de la rivière longeant le camping, nous a permis de rencontrer un namibien, qui était là pour aider au développement des entreprises du secteur local. Pour le moment il était sur le camping communautaire, mais un des objectifs était de persuader les habitants proches de faire de l'élevage non pour «leur survie», mais pour essayer de vendre a viande aux lodges proches. Cette rencontre nous a permis de voir que certains «africaners» avaient envie que leur pays se développe, cela nous a changé par rapport à d'autres rencontres. Apéro, barbecue et dodo : cela devient une routine.

J11:

Nuit à Khowarib Camp. Un vent de tempête nous a bien dérangé. Mon dos commence vraiment à souffrir.

Route ce matin vers Purros. On le sait, 100 km, 4h de route et 4x4 obligatoire. La route est horrible, d'abord des gros cailloux, puis du sable comme à Sossusvlei, puis une tôle ondulée qui nous assourdit, re du sable dans le lit d'une rivière et enfin c'est l'arrivée au Purros campsite. Une fois les formalités remplies, le game drive pour la traque des éléphants réservé, on nous montre l'emplacement et on nous décline toutes les attitudes à avoir en cas de rencontre fortuite avec les dits éléphants. L'ambiance est donnée. Au moins 2 sur 7 ont très très peur. Un peu de repos et c'est l'heure d'aller voir les bébêtes pour lesquelles on a fait tant de mauvaise route. A peine sorti du camping, c'est la rencontre avec les pachydermes. Emotion, peur lorsque l'un d'eux à chargé sur les 4x4, extase, tout a été bien lors de cette activité. C'est un plus à faire absolument. Retour au camp, montage des tentes, douches chaudes comme partout, barbecue et dodo. Nous sommes deux à espérer fortement la visite cette nuit des grosses bébêtes

J12 :

Nuit à Purros Campsite : Pas de visites nocturnes, tant pis ! Le dos commence vraiment à se faire sentir, malgré les anti-douleurs.

Un petit tour du village de Purros, à voir, puis re mauvaise route, qui passe plus vite car, à l'aller nous avions vu le long de la route officielle, des chemins officieux qui étant moins empruntés, n'avaient pas le désavantage d'être en tôle ondulée. Arrivés à Sesfontein, nous devions aller à Warmquelle, à la fameuse source d'eau chaude. Un petit souci nous fait poser des questions. Demain c'est dimanche et nous n'avons plus rien à manger. Est ce qu'à Opuwo, lieu de passage obligé pour Epupa il y aura quelque chose d'ouvert ? Remplir notre estomac étant une chose importante, par rapport à une éventuelle baignade nous décidons de modifier notre programme. On dormira à Opuwo. A route est bonne, le Joubert Pass est franchi sans aucun souci, et l'arrivée à Opuwo est marquée par quelques enfants qui se jettent presque sous les voitures pour quémander. Essence + courses dans une atmosphère typiquement africaine. On sent dans cette ville le mal être de certains. Les regards ne sont pas les mêmes qu'ailleurs, mais aucun sentiment d'insécurité. La recherche d'un camping s'avère très facile, puisque le premier fut le bon. (tout était au départ réservé, donc sauf celui là). Cette improvisation nous a donc permis de faire une petite entorse au programme (j'aime bien) et aussi d'avancer sur la route. Bonnes douches chaudes, apéro, barbecue et dodo ( c'est d'un classique!)

J13;

Nuit au Kunene Village Rest camp. Mis à part la musique d'un dancing (c'est le responsable du camping qui nous l'a dit puisqu'il y allait), en plus agréable, la nuit a été correcte. A priori, et pour en avoir discuté avec J2P de VF, notre choix a été très bon, car lui était au camping du lodge d'Opuwo et c'était très européen (côté négatif). De plus, en partant sur Epupa Falls le matin, Opuwo était dans une tempête de vent et donc de poussière terrible, et notre camping était super bien abrité, une bonne adresse donc. Direction Epupa Falls, donc, route agréable, bonne, avec sur la fin les premiers baobabs. L'arrivée sur Epupa est splendide. Installation sur notre emplacement de camping, au bord de la rivière, avec une vue splendide sur le site et les montagnes de l'Angola, qui me fait dire que les premiers arrivés dans un camping sont les mieux servis. Une promenade le long de la rivière en aval des chutes pour un feu d'artifice d'eau!!! ces chutes sont magnifiques, surprenantes et très photogéniques.. Retour au camp, barbecue et dodo :On sent les habitudes.

J14:

Nuit à Omarunga Campsite : D classique avec en bruit de fond et permanent les chutes. A ce propos, il y a 3 possibilités de campement à Epupa. La première dans l'ordre de proximité des chutes est le camping communautaire qui m'a l'air très bien, la deuxième Omarunga (je vais en reparler et le 3ème Epupa Campsite, plus loin, après le village d'Epupa, à un quart à pied des chutes qui a l'inconvénient d'être un peu éloigné des chutes, mais pas le bruit, mais plus proches des crocodiles.

Comme beaucoup, nous passons deux jours à Epupa et des activités sont proposées par le campsite. Elles sont hors de prix :

Promenade le long des chutes au coucher de soleil : 15 € par personne, alors que cela se fait tout seul sans aucun souci.

Game walk à la recherche des crocos : 30 € par pers, là aussi il suffit de marcher le long de la rive.

Visite de village Himba :39 € par pers ( on en a déjà parlé) !!!!!

Il est vrai qu'Epupa est éloigné de tout, mais pratiquer de tels tarifs me paraît un mauvais calcul

Du coup, nous choisissons d'aller traquer les crocos par nous même, en voyons un seul (des français qui avaient pris la visite avec le lodge en ont vu un seul aussi). Il semblerait que la rivière ne soit pas aussi infestée que cela des crocodiles. Quelques singes, une visite à l'épicerie et au bar du village (épique!) constituent la suite de notre matinée.

Après un moment de détente à la piscine, nous retournons à la chasse aux crocodiles, et en voyons un autre plus gros et plus proche de nous.

Ensuite re-promenade vers les chutes pour le coucher de soleil et c'est déjà la fin de journée.

Grâce à J2P rencontré sur le site, nous allons demain, visiter un village Himba avec un guide apparement super : ils étaient enchantés. On verra cela.

J15:

Deuxième nuit à Omarunga. Petit souci concernant ce campsite, les douches sont chauffées grâce à des panneaux solaires : bonne idée. Premier problème : ils sont situés à un endroit à l'ombre toute la journée : moins bon déjà et deuxièmement, le cumulus est de 300L. Il y a en moyenne 40 personnes qui campent, cela fait pas beaucoup d'eau chaude par personne. Donc voilà pour ce camping, qui ne nous aura pas plu énormément malgré son emplacement exceptionnel.

Ce matin, visite donc avec un guide d'un village Himba. Tout d'abord il faut passer à l'épicerie pour acheter des cadeaux nourrissants pour le village. Ensuite nous allons en auto avec le guide, celui ci nous présente au chef et nous explique toutes les fonctions des différentes parties du village. Il y a un sentiment bizarre qui nous envahit. On sent que les Himbas ont envie de communiquer avec nous, mais le problème de langue est difficile à surmonter. On arrive malgré tout à échanger, en parlant de nos familles respectives. Notre guide nous explique le rôle de chacun dans le village, les traditions et plein de choses intéressantes. Bien entendu une séance de maquillage est effectuée, pas trop quand même. On ne ressent pas trop le truc à touristes, car les Himbas posent quelques questions sur nous, veulent savoir des choses. Bien entendu, et c'est de bonne guerre, ils nous proposent quelques objets artisanaux et c'est le moment de se quitter. Notre guide nous propose de nous montrer une école primaire, ce que nous acceptons volontiers. L'accueil est très sympa, on discute très librement avec les enfants et l'instit. Beaucoup sont fiers de nous montrer leur cahier. Un vrai moment d'échange. Enfin avant de se quitter, notre guide nous montre un cimetière Himba et c'est fini ! Une visite à priori classique, mais vraiment enrichissante. Plein de questions nous viendront ensuite et nous n'avons pas fini de nous intéresser à cette culture si différente de nous. Route ensuite vers l'étape suivante, une nouvelle crevaison, mes pneus ne sont pas vraiment tops.

Arrivée au Kunene River Lodge. C'est un petit paradis, avec un confort que l'on n'avait pas eu pendant 7 nuits. De plus nous choisissons de faire la petite excursion en barque pour le coucher de soleil. Un must !!! Un guide très cultivé, très sympa avec des yeux qui détectent les animaux avant tout le monde. On était un peu déçu des crocodiles à Epupa, et bien là ce fut un festival, avec comme point d'orgue une femelle énorme couvant ses oeufs. Un fois, la rivière remontée, un apéro sur le bateau et notre skipper a fait demi tour et nous a laissé dériver au gré des courants avec comme seul bruit celui de la nature et face à nous un soleil qui se couchait doucement. Du pur bonheur. On enchaîne avec le repas et là aussi un délice, notamment une viande à tomber par terre.

Une vraie nuit dans un vrai lit!!!

J16:

Nuit donc au Kunene River Lodge : très bien même si l'accès sur les 5 derniers km est très très difficile.

Route vers Opuwo, pour des courses et un essai de réparation de pneu: impossible Kaput !

Route vers Kamanjab, goudronnée (cela fait du bien au dos), passage de la barrière sanitaire à 80 km au nord de Kamanjab: pas de soucis et arrivée dans la foulée à Kavita Lion Lodge. Pas le temps d'arriver, que l'on nous propose un game drive. Mon voucher indiquant FB: Full Board, soit les repas et activités, on fonce décidé à tout faire. Ce game drive a été décevant, peu d'animaux et surtout pas les fameux lions pour lesquels on avait choisi ce lodge. Une fois rentrés, nous avons la mauvaise nouvelle d'apprendre que pour le lodge activités était en fait une seule activité et que si l'on voulait voir les lions, il fallait payer. Après un petit moment de stupeur, et fort de ce qui était écrit sur notre programme et avec tout honnêteté, nous discutons avec le responsable du lodge, qui nous dit qu'il y a eu maldonne et que demain nous pourrons faire l'activité sans frais supplémentaire.

Repas sympa et dodo.

J17:

Nuit au Kavita Lion Lodge: Des chambres très spacieuse, un bon accueil.

Réveil matinal car visite aux lions. Cela commence par un cours sur les lions et les problèmes rencontrés avec ceux-ci. Notre guide est un ancien chasseur repenti, qui est devenu le grand maître de la protection des lions en Namibie. Son discours est passionnant et donne encore plus envie de les voir. Après x recommandations, un peu trop cérémoniales à mon goût, nous arrivons à un stand et découvrons les lions. C'est vrai ils sont près de nous, notre guide nous dit qu'ils sont sauvages, mais je ne peux m'empêcher de faire une comparaison avec un zoo. C'est donc un sentiment mi-figue mi-raisin que me laisse cette visite.

Route ensuite vers Kamanjab, ravitaillement au supermarché et ensuite direction Etosha, via les petites pistes et non par le goudron via Outijo. Arrivée sur Etosha, les formalités (il n'y a pas qu'en France que l'administration est pesante), installation au camping d'Okakuejo et route vers un point d'eau (Okondeka). Beaucoup de ruminants, vus de loin, mais rien d'exceptionnel. Retour au camping, et en fait le spectacle est au point d'eau: éléphants au coucher de soleil, rhinocéros ensuite, et autres bestioles se relaient pour notre plus grand plaisir.

Dodo plus tardif avec comme bruit de fond, les chacals qui se font un malin plaisir d'explorer les poubelles ( j'en suis sur, je les ai vu, il y en a plein)

J18:

Nuit à Okakuejo:si le point d'eau vaut le coup, le camping est le moins bon de tout ceux que nous avons fait. Les sanitaires ne sont pas vraiment propres, l'emplacement pour camper sont petits et il y a beaucoup de bruit, hormis les chacals, qui eux peuvent facilement s'emparer des poubelles (rien n'est fait contre).

Lever matinal pour essayer de voir quelques bébêtes. Hormis, ceux qui au fil sont devenus habituels (éléphants, zèbres, girafes, antilopes diverses), deux hyènes tachetées ouvrent le bal, ensuite une antilope inconnue au bataillon, des sortes de blaireau, bien mais rien d'exceptionnel. R<etour au camp vers 8h30 pour un copieux petit dej. Un tour au point d'eau où des centaines de zèbres sont là. Le nombre est vraiment impressionnant. Route vers différents point d'eau, avec comme objectif d'arriver vers 13h à Hallali. Peu de nouveaux animaux, si ce n'est un Bubale et une grosse émotion où sur une piste je me suis retrouvé non pas nez à nez, mais trompe à pare chocs avec un éléphant. Aucune agressivité chez lui, mais il a fallu reculer car il ne voulait pas varier sa route. On l'a vraiment vu de très près. Déjeuner au camping, un tour au point d'eau où un rhino a la bonne idée de passer. J'ai donc pu le filmer ce que je peux faire soir. Vers 16h30, je décide d'aller au point d'eau de Goas. Seul mon fils m'accompagne. On y arrive, se place face à deux éléphants pour une belle image dans le soleil couchant, quand on entend dans le bus de touristes à côté de nous : «lions» Effectivement un jeune lion est là. On prend le temps de le regarder, un deuxième arrive, re perte de temps, photo du coucher de soleil, quand je juge qu'il faut y aller. Je décide de rouler un peu vite, quand devant moi est arrêté le bus à touristes, car devant lui un énorme éléphant bloque la route. On attend et quand le pachyderme décide que l'on peut le doubler, le guide du car m'apostrophe et me dit de la suivre car elle vient de prévenir que l'on est en retard. Les 14 km de retour sont faits dans la nuit tombante, et c'est devant la grille fermée que nous arrivons au camp un peu penauds, mais hyper contents. Le temps de narrer notre histoire et nous retournons au point d'eau pour voir un léopard en train de chasser un lapin. C'est ce dernier qui a gagné !!!

Si on fait les comptes de la journée : hyène, éléphant, rhino, lion et léopard, le big five namibien est réalisé ( par rapport au célèbre Big Five africain, le buffle est remplacé par la hyène, à ce qu'il paraît dixit un namibien).

Dodo.

J19:

Nuit à Hallali : Du camping, moins de bruit que le précédent, un point d'eau tranquille,

Une nouvelle journée de safaris débutée par un petit matinal sans rien de transcendant (je deviens exigeant), Faut dire que maintenant c'est la recherche de fauves qui nous excite. Les paysages varient un peu, puisque nous nous dirigeons vers Namutoni, Le pan est plein d'eau, moi qui pensait voir des croutes de sel !!! On passe de points d'eau en points d'eau sans voir de fauves (grrr!!), mais par contre que de rencontres avec des éléphants. Déjeuner au camp et re-game drive en fin d'après midi, en faisant gaffe de rentrer à l'heure. Toujours pas de fauves. Une journée donc magnifique si on relativise, mais décevante dans notre recherche de fauves,

Dodo.

J20:

Nuit à Namutoni : Dernière nuit sous la tente. Les emplacements sont biens, il y a de l'herbe au sol, donc moins de poussière.

Un dernier game drive matinal: toujours pas de fauves, mais un rhinocéros nous fait ses adieux de façon magistrale. Route vers le sud, arrêt essence à Tsumeb (on peut payer par CB) et arrêt pour la dernière nuit à Epako. Un peu de repos, rangement des affaires, observation au point d'eau du lodge (deux rhinocéros blancs) et dernier game drive, celui organisé par le lodge. On pourrait dire que cela en fait un de plus, mais nous sommes seuls avec le guide et lui expliquons que nous avons vu beaucoup d'animaux, mais que l'on voudrait voir des plus originaux. A défaut de fauves (il y en a pas dans cette réserve privée), il nous trouve des waterbucks, des diks diks, un aigle martial parmi les animaux que nous n'avions pas vu, de loin on aperçoit des élans d'Afrique (immenses!!), Bien sur parmi les chouchous du parc se trouvent les rhinocéros et donc nous passons un agréable moment près d'un couple et de son bébé (celui-ci taitera sa mère). Enfin, et c'était pour faire plaisir à mon fils dont c'est l'animal favori, il y a un enclos avec des guépards et on assiste au repas des fauves. Bon, c'est touristique, mais enfin on les voit bien, c'est annoncé, il y a moins de cinéma qu'à Kavita, on ne nous fait pas croire que ceci ou cela. Tout le monde est content.

Un dernier coucher de soleil avec un verre de sangria et retour au lodge pour un très bon diner.

J21:

Nuit à Epako Game Lodge : Très bien, très bon accueil, site reposant. Oscar la girafe semi-apprivoisée vient nous rendre visite au matin. Le petit déjeuner est pantagruélique.

Route ensuite vers Okahandja et son marché artisanal de bois. C'est rigolo, on achète des petits trucs, les derniers cadeaux et route vers Windhoek et Camping Car Hire pour la restitution du véhicule (j'en parlerai plus tard), vol sans pb (enregistrement des bagages comme à l'aller) pour Francfort, puis pour Lyon. C'est fini.

Un petit bilan :

Un prestataire :

J'ai choisi de réserver à l'avance mes nuits. Pour cela j'ai utilisé les services de Bel Africa : Mon interlocuteur a été très efficace, de plus j'ai eu la chance de le rencontrer, puisqu'il n'habite pas trop loin de chez moi. Le contact a été très vite bon, ses conseils ont été précieux. Il m'a un peu modifié le parcours que j'avais fait au départ et cela à juste titre. Les réservations étaient Ok, le choix des lodges excellents. Petit bémol, dans le road book très largement détaillé, les temps de parcours (surement par google maps) étaient sous estimés au départ. Est-ce sa faute ? Je n'en suis pas certain puisqu'à la fin, nous les respections, mais je crois qu'au début d'un séjour en Namibie, pour des gens n'ayant jamais fait de pistes auparavant, on roule plus doucement, on s'arrête à la moindre bestiole. Ceci doit expliquer cela.

Le choix du couchage:

Nous avons très vite opté pour le mélange camping/lodge. Aucun spécialiste du camping, donc ce fut un peu difficile au début. Mais les arrivées au lodges étaient tellement agréables ... Si c'était à refaire, je crois que je mettrais des tentes au sol plutôt que sur le toit du 4*4. Je pense qu'il n'y a aucun risque et que l'on pourrait mettre un matelas plus épais et surtout, avec les tentes sur le toit, quand c'est monté on ne peut plus bouger !

Les hébergements:

Tous les campings choisis, à l'exception des trois d'Etosha avaient un caractère particulier, un petit côté exceptionnel. Vraiment pour cela je ne regrette pas mon choix de couchage en dépit de mon mal au dos.

Coup de coeur pour Camp Gecko, Spitzkoppe et Khowarib pour les sites exceptionnels.

Au niveau des lodges, c'était super. Coup de coeur pour le premier très "Out of Africa" Bagatelle kalahari et pour le dernier Epako très reposant.

Le 4*4 et le kit camping:

Bel Africa s'est chargé de la réservation auprès de Camping Car Hire. Je n'ai que ma propre expérience, je ne vais donc pas porter un jugement sur cette compagnie, mais il y a des choses à savoir.

Au niveau du kit camping: parfait, tout y est, il n'y a rien besoin de rajouter. Ce qui manque se trouve dans les campings.

Au niveau du véhicule: j'en ai parlé le long du carnet, les pneus de mon 4*4 n'étaient pas top, ça peut arriver. Par contre ce qu'il faut savoir et cela nous a fortement déplu, c'est qu'au départ on a beau être vigilant (avec une nuit passée en avion), ils essaient d'aller le plus vite possible pour faire l'état des lieux. J'ai du insister pour faire démonter mes deux tentes (mon pote n'a pu en faire démonter qu'une et comme par hasard, l'autre avait un souci de fermeture de moustiquaire). Par contre au retour l'état des lieux dure beaucoup plus longtemps. Ils mettent les véhicules sur un pont pour tout vérifier (je ne pense pas qu'au début ils l'auraient fait) et donc voient des choses qu'on ne peut contredire, mais dont on n'est pas sur que ce soit nous qui les ayons faites. Je ne crois pas en la malhonneté mais il faut le savoir. Une autre erreur que nous avons fait, sur les pneus, cela a été de regarder la structures, si la gomme n'était pas trop usée. Eux ont surtout regardé les flancs, sur l'extérieur et sur l'intérieur (chose que l'on ne peut pas faire sans mettre une voiture sur un pont). Bien entendu au vu de notre parcours, et au vu de l'état des pneus de mon 4*4, ils nous ont facturés quelques trucs. Sur les 12 pneus pour les deux véhicules (4 + 2 de secours), un seul était neuf au départ (une de mes roues de secours), je l'ai très vite utilisé, cela a été le seul à ne pas avoir de "reproches". Bizarre non ? En clair, si vous pouvez le faire, exigez des pneus neufs ou presques!!!

Nous avons pu malgré cela discuter, car il n'y avait pas d'agressivité mais cela marque quand même.

Le parcours :

TB, on s'en est mis plein les yeux

Sécurité, nourriture, santé:

Jamais senti un sentiment d'insécurité, même si certaines fois on se sentaient mal à l'aise, cela n'était pas par peur, mais plus parce qu'on ne se sentait pas forcément à notre place.

On a bien mangé, bien bu (les cubi de rouge sont biens), certaines fois c'était folklo de chercher à manger dans certains petites supérettes, mais sympa. La viande est très bonne et l'eau potable presque partout où on est passé excepté près de la rivière Kunene

Mis à part le mal au dos du un peu à des antécédents, beaucoup au camping et aux pistes, ras. Nous avions fait le choix de prendre de la Malarone, on s'est fait piquer par des petites bêtes, je ne pense pas que ce soit des moustiques (pas de bruit), mais aucun souci.

Les routes:

C'est parfois bien agréable de rouler sur du goudron, après il y a de tout, du sable, des rochers, du gravier et des trous. C'est une bonne expérience.

Points + et -:

Du négatif, je n'en vois pas. Des choses que l'on n'aurait pas fait exactement comme cela si on avait su oui, mais rien de négatif.

Du positif : L'articulation du voyage était bonne avec une première partie très paysage, une seconde très rencontre avec la population et une troisième très safari. D'ailleurs je conseille vraiment à tout le monde de tourner dans ce sens. Nous avons rencontré des gens qui tournaient dans l'autre sens et après une première semaine merveilleuse au niveau des animaux, ils étaient déçus d'en voir si peu, alors que de notre côté cela a été crecendo.

Après la Namibie est un pays merveilleux à découvrir absolument et qui ne laisse pas indifférent. Il y aura un avant et un après.

Les coups de coeur:

L'excursion dans les dunes de Sandwich Harbour

La rencontre avec les Himbas

La promenade en bateau au Kunene River Lodge

Les animaux avec toutes les émotions

et plein d 'autres choses.

En tout cas un fantastique voyage et je ne sais pas s'il y a un proverbe comme en Egypte (qui a bu de l'eau du Nil en reboira), mais j'ai envie de dire, qui a bu du vin en Namibie en reboira.😛

N'hésitez pas à me solliciter pour que je puisse vous apporter de l'aide même si elle sera modeste par rapport à d'autres spécialistes.
Voyage à vélo du nord de la France à Genève par la frontière en juin 2012 English translation pending
by Dauphin62 · 2011-08-10 · 18 replies
Bonjour Aprés une aventure de 2500 kms en juin 2010 pour faire le tour de la bretagne départ de Berck , au quel j'ai pris gout à l'aventure

Je souhaite du Nord de la france rejoindre Genève par toutes les frontières puis revenir en restant à moins de 100 kms des mêmes frontières ce projet se réalisera certainement en juin 2012

j'ai fait un peu les calculs et je projete de descendre jusque DIVONNE LES BAINS soit prés de 1400 kms et 12 jours ou peu etre descendre jusque Annecy pour une journée de plus puis remonter dans le Nord en restant à moins de 100 kilomètres des frontières soit prés de 1000 kms en 10 jours soit en moyenne environ 110 à 120 kms par jour

àprés etre parti seul en Bretagne , des difficultés pour les magasins , pour éviter d'etre seul tout le temps et pour réduire les frais de camping , je souhaite trouver un compagnon ou plusieurs désirant se joindre à moi qui aurait déjà tenté cette aventure ?

l'année dernière , je suis parti avec une remorque ( voir photo ) , mais ce fut lourd et grosse prise au vent . alors l'année prochaine ce sera avec des sacoches sur le vélo

en attendant vos réponses Bon séjour à tous sur les routes Laurent
Jeu des photos (épisode 63) English translation pending
by Chinois · 2011-08-02 · 1001 replies
bonjour à tous. on vient d'essayer de ressusciter le jeu. j'ai proposé un sujet birman et Mengwan à bien trouvé la réponse. ; le jeu est bien relancé.

par contre Il ne peut prendre la main . .. donc : la place est libre Qui propose une image ??? l qui prend la main ?? B 🙂

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Finaliser notre voyage de trois semaines au Québec English translation pending
by Djulo18 · 2011-08-01 · 11 replies
Bonjour à tous et merci d'avance à tous les conseils/infos que vous pourrez nous donner pour finaliser au mieux notre voyage.

Avec ma femme et ma petite fille de 22 mois, nous partons le 13 AOUT pour 3 semaines de vacances dans cette partie du canada qui à l'air d'être magnifique. Le problème, c'est qu'il faut faire des choix, pas toujours évident, tellement il y a de choses à voir. C'est pourquoi je m'en remet à votre expérience pour affiner les parties manquantes de notre parcours.

Pour le moment, nous avons prévu de faire : Du 13 au 17 à Montreal du 17 au 19 à Quebec du 19 au 24 ..... du 24 au 28 à Saint fulgence pour visiter et profiter de la région autour du lac saguenay du 28 au 31 ..... du 31 au 2 à Montréal avant de repartir pour Paris

Il nous reste donc 2 zones à compléter et c'est la que vos conseils nous serons certainement très utile.

Nous avons pensé remonter la rive sud du saint laurent jusqu'au parc du Bic pour y passer quelques nuits dans une tente huttopia (bonne idée avec un enfant ?) Pourquoi la rive sud ? Parce qu'on pensait redescendre du saguenay par la rive nord pour éviter de prendre le traversier 2 fois. Du coup, dans quel village pouvons nous faire un stop agréable à l'aller ? Est-ce que cette rive vaut le détour ?

En redescendant vers Montréal, nous pensions faire une halte dans un autre parc. Est-ce que celui du Mont Saint Anne vaut le détour ?

L'idée, c'est de voir un maximum de choses sans passer 2 fois au même endroit et sans faire trop de voiture non plus pour que ce ne soit pas un calvaire pour notre puce. Sinon, on aurait sans doute rouler jusqu'en Gaspésie ;-)

Biensur, si vous avez des contre propositions sur cet itinéraire, nous sommes à votre écoute.

Autre question : Est-ce que vous avez un loueur de voiture à nous conseiller à Montréal. Chose étonnante, l'option siège auto est rarement proposée sur les sites que j'ai consulté....... Un achat d'occasion sur place serait-il plus économique ?

Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien prendre quelques minutes pour nous aiguiller. Et désolé si ce post est redondant avec d'autres mais il y a tellement d'informations que ce n'est pas évident de faire le tri, même avec la recherche par mot clé.

Laurent
Vivre dans "l'hexagone"... English translation pending
by Mingan · 2011-07-26 · 446 replies
Bonjour à tous ceux qui me liront.

De voyages en vagabondages . .... voila que le temps de se poser arrive !. Avec une possibilité de rebondir ensuite, faire des courts séjours " ailleurs " toujours.. mais avec un point de chute perso : " entre deux voyages ". Pour bien des raisons bonnes ou non, ce sera en France.!!!

Aussi, l'ayant quitté pendant longtemps je ne sais vraiment pas OU m'installer ? Je n'ai pas d'apriori régional , me sentant citoyenne d'un peu partout , d' ici ou là.

Pas de grande ville. plutôt moyennne. pas au milieu de rien non plus, un bel endroit de vie , des possibilités d'activités diverses , une population mélangée , du social du culturel, des associations multiples, piscine, médiathèque .... c'est pas trop non ??

A tous ceux qui ont eu dans leur vie " un coup de coeur ". pour quelque part.. A ceux qui vivent dans un environnement correspondant aux quelques idées citées!.

J'attends Tous vos messages , qu'ils soient sincères, que l'on puisse en discuter ensuite si possible. je suis impatiente . MERCI. MINGAN
Traverser l'Amérique Centrale en bus? English translation pending
by Jordan18 · 2011-07-25 · 16 replies
Salut les amis!

Je suis en train d'organiser la suite de mon voyage et je compte traverser toute l'amerique centrale en bus.

Je suis acutellement dans l'ouest canadien, et je vais traverser les usa en octobre. Pour les usa, pas de souci il y a le greyhound mais pour le mexique et tous les autres pays d'amerique centrale, je sens que ca va etre un peu la galere!

Donc quelqu'un aurrait il des infos a me donner sur comment traverser lamerique centrale de Los Angeles jusqu'a la Colombie?

Une idee du temps que ca va me prendre? Du prix? De la faisabilite du projet?

Merci d'avance pour les infos!

Tchao

Et vive les voyages, vive la boheme!
Italie: Archipel des Eoliennes, 7 îles à découvrir... en 7 escales English translation pending
by Jemaflor · 2011-07-24 · 15 replies
Eparpillées au nord des côtes siciliennes, les îles de l’archipel des Eoliennes ont toutes en commun une origine volcanique. Seraient-elles pour autant toutes semblables ? Pas vraiment, car chacune d’entre elles offre aux visiteurs ses particularités, son originalité et un charme bien différent… D’île en île, je vous propose un cabotage en mer Thyrrhénienne, au programme 7 escales, une dans chaque Eolienne. Prêt à embarquer pour Lipari, Vulcano, Salina, Panarea, Stromboli, Filicuidi et Alicuidi ? Puisque vous êtes partant … alors bon vent au pays d’Eole !

Située au centre de l’arc éolien, Lipari est la capitale régionale, c’est aussi l’île la plus peuplée de l’archipel. Contempler sa silhouette depuis la mer en longeant ses belles côtes escarpées est un préambule à la découverte … d’ailleurs incontournable puisque Lipari n’est accessible que par bateau (il n’y a aucun aéroport sur cette petite île !), mais cela ne saurait être suffisant. Non, Lipari mérite d’être appréciée jusque dans l’intérieur de ses terres. Et là, le meilleur moyen de poursuivre la découverte est à n’en pas douter le scooter, il permet de cheminer au gré des petites routes de l’île …

Mais avant d’enfourcher le deux-roues et après les moments de navigation depuis la Sicile, je vous suggère une première pause sur la sympathique et pittoresque place du port. Les terrasses de cafés y sont nombreuses et paraissent accueillantes, on ne peut résister à prendre place et à commander la spécialité locale, une granite (glace pilée aromatisée) ; on peut conseiller la préparation au café ou au citron … ou à tout autre parfum, car il y en pour tous les goûts ! Et pendant le temps de la dégustation, on pourra contempler les alentours avec le ballet des bateaux (plaisance et pêche) et les discussions animées au pied de la statue de San Bartolomeo (le Saint patron de Lipari) ou bien lever les yeux pour admirer d’en bas la citadelle perchée sur ses rochers.



Le visiteur sera aussi charmé par les jolies façades aux teintes pastel et/ou par les jolies … italiennes (ou italiens, c’est selon !).

Ensuite, pour sortir de la cité on parcoure des ruelles étroites. Toute l’atmosphère du sud de l’Italie y est présente : les exclamations de mama pas vraiment discrètes, les balcons où sèche le linge de la semaine, des plantes vertes envahissantes pour faire oublier qu’il n’y a pas de jardins et les non moins encombrants scooters qui se faufilent entre les piétons ou barrent carrément le passage … La Via Garibaldi (l’artère principale) est encore plus animée avec ses nombreux commerces, ses boutiques de souvenirs et ses étalages d’olives, de câpres et de tomates séchées. Faire le tour de l’île à scooter peut prendre une petite heure … ou toute une journée ! Louons jusqu’au soir, cela nous laissera le temps de faire de nombreuses haltes.

La route côti��re en direction du Nord longe d’abord deux larges baies puis surplombe de petites criques avant de faire face à une montagne éventrée aux flancs d’une blancheur éblouissante sous le soleil : un mont impressionnant culminant à 523 mètres constitué de pierre ponce, le résultat d’une éruption du volcan Pilato, c’était il y a bien longtemps, vers l’an 700. Même si les installations d’extraction sont encore en place au bas de ces falaises blanches, un surprenant silence règne dans ces carrières poussiéreuses.



L’exploitation de la pierre ponce appartient désormais au passé de Lipari. En effet, depuis l’année 2000 l’archipel des Eoliennes est classé au patrimoine mondial de l’Unesco, une reconnaissance qui a eu aussi ses exigences, comme celle de l’arrêt de toute extraction industrielle dans ces carrières … Une décision discutée au sein de la population îlienne car elle entraînait la mise au chômage d’une centaine d’ouvriers … heureusement reclassée par la suite. Le travail de la pierre ponce a pendant des années constitué le poumon économique de Lipari mais a aussi apporté son lot de malheurs, cette poussière volcanique ayant la fâcheuse tendance d’attaquer les poumons des mineurs. Une terrible forme de silicose qui porte même le nom de l’île : la liparose ! Pourtant, les propriétés de la pierre ponce lui confère un intérêt reconnu depuis la Rome antique. La légèreté de cette roche volcanique qui n’entame pas sa solidité a permis l’édification de constructions monumentales telle la gigantesque coupole du Panthéon de Rome. De nos jours, la pierre ponce a toujours de nombreuses utilisations : composition du béton, abrasion … et vieillissement artificiel des jeans stone wash !

Quelques marches puis un sentier se faufilant parmi une végétation touffue composée d’odorants figuiers et de bougainvillées très fleuris permet d’accéder à une plage, la spiaggia blanca … presque blanche, comme il se doit ! Une crique idéalement protégée et baignée par des eaux cristallines.

Quelques kilomètres plus loin, une fois les dernières habitations du village d’Acquacalda passées, la route serpente à travers une végétation méditerranéenne tout en s’élevant au-dessus de vertigineux à-pics. Parvenu au belvédère de Quattropani, il faut s’arrêter afin d’admirer une vue grandiose sur 180° qui dévoile une grande partie de l’archipel des Eoliennes. Cinq îles en un clin d’œil, superbe ! Le plus beau panorama de Lipari, on le découvre plus au sud après avoir traverser les hauts plateaux agricoles de la partie ouest de l’île. Ce belvédère naturel est appelé :Quattrocchi (quatre yeux). Mais deux yeux seulement suffisent pour être séduit par le tableau naturel que l’on peut y contempler.

La beauté incontestable de ce lieu lui vaut d’être devenu la vue emblématique de l’île de Lipari. Au-delà du premier plan de cactus, la vue plonge sur des falaises abruptes et déchiquetées qui avec les rayons obliques du soleil prennent une sublime teinte dorée. Au pied des rochers plusieurs bateaux de plaisance semblent posés sur une mer bleue, calme et lisse. Quelques pitons rocheux attirent immanquablement le regard. Ce sont des « faraglioni » faits de lave si dure qu’ils ont résisté à l’érosion alors que les roches volcaniques alentours plus friables ont disparu avec le temps. Le plus imposant, fièrement dressé vers le ciel prend l’aspect d’un phare isolé, ici, on le surnomme aussi le doigt d’Eole ! La belle luminosité de cette fin d‘après-midi est une invitation à poursuivre la balade pour dénicher de splendides panoramas. A l’image de celui-là, vu depuis une petite route sinueuse d’une colline des alentours de Lipari ville. Un point de vue idéal sur la cité chapeautée de sa citadelle avec en arrière plan, le monstrueux volcan de Vulcano, l’île voisine … notre prochaine escale.

Dès la descente du bateau et à peine le pied posé sur l’île de Vulcano, le ton est donné : une odeur caractéristique de soufre flotte dans l’air … Pas de doute, nous venons d’accoster sur une île volcanique où les émissions de gaz sont encore actives. Heureusement, une agréable brise marine vient dissiper rapidement ces incommodantes senteurs, les conditions deviennent idéales pour entamer la découverte de l’île du dieu Vulcain. A tout Seigneur, tout honneur … c’est vers la crête du volcan de la Fossa di Vulcano que nous entamons la visite. Du haut de ses 390 mètres le vénérable volcan au cône tronqué domine de sa silhouette imposante tout le nord de l’île de Vulcano.

C’est donc parti pour la randonnée, au départ cela ressemble à une promenade de santé, un léger faux plat sur une petite route bitumée … c’est ensuite que cela se corse un peu, surtout si l’on précise que l’atmosphère est étouffante en cette belle journée estivale. Qu’à cela ne tienne ! Il faut progresser avec détermination sur ce sentier pentu où le sol constitué de sable noir à la fâcheuse tendance à se dérober sous les pas. La végétation verdoyante composée essentiellement de genets se raréfie à mesure que l’on prend de la hauteur laissant un horizon bien dégagé. Le point de vue est admirable, il surplombe le petit village ainsi que la presqu’île de Vulcanello située à l’extrémité nord de l’île. Profitant de cette pose bienvenue, le regard prend le temps de se diriger vers l’île de Lipari et ses côtes déchiquetées. Peu après, la texture du sol change carrément, passant de l’aspect de dune de sable sombre à celui d’un chemin terreux d’où une fine poussière vole à chaque enjambée. De part et d’autre du sentier le versant est sillonné de profondes crevasses, certainement l’effet du ruissèlement de l’eau des pluies hivernales sur cette croûte de boues ocre.

Arrivé au sommet, le grandiose panorama sur les îles et la mer (pourtant sublime) est sérieusement concurrencé par la vue du cratère et des fumerolles. En contrebas et au centre de cet impressionnant cratère (500 mètres de diamètre), on distingue un amas de sédiments volcaniques grisâtres.



Mais ce qui attire le plus l’œil en ce lieu, ce sont ces roches et ce sol couverts de cristaux jaunes de soufre, par endroits, le soufre prend une belle teinte ambrée comme si il était « caramélisé » par les hautes températures … Bon, côté odeurs, celles qui se dégagent et fusent entre les pierres n’ont vraiment pas une senteur sucrée mais comme vous pouvez le supposez, mais plutôt une tenace odeur d’œuf pourri ! Certains randonneurs très prévoyants sont même équipés de masques conférant à leur silhouette un aspect fantomatique lorsque les vents tourbillonnants les enveloppent de vapeurs sulfureuses.

A Vulcano, on ne profite pas seulement des bains de mer mais aussi des vertus thérapeutiques des boues thermales. A deux pas de la mer et du port, un bassin naturel s’avère être un lieu très animé. Les amateurs de soins naturels n’hésitent pas à braver l’odeur ambiante pour se plonger dans une eau opaque et grisâtre. Que ne ferait-on pas pour retrouver une douce peau de bébé ou renvoyer aux oubliettes quelques douleurs rhumatismales ? La présence de sédiments d’alun et leurs propriétés astringentes confèrent à ces boues sulfureuses, à priori peu attirantes, des propriétés reconnues pour leurs bienfaits … même si des mauvaises langues affirment que l’essentiel est avant tout d’en être persuadé ! Les baigneurs sont prévenus, il est fortement conseillé d’ôter montres et bijoux qui contrairement à la peau n’apprécient vraiment pas la composition chimique de ces eaux. Avant de tenter l’expérience, je préfère observer les curistes … enfin les baigneurs ! La scène est cocasse avec le contraste entre les corps encore hâlés des visiteurs hésitants et les autres déjà enduits de boues blanchâtres. Certaines personnes, pour sans doute accentuer les effets du bain, sèchent au soleil en sortant de l’eau jusqu’à ce que la pellicule de boue soit transformée en une croûte. D’autres, n’en finissent pas d’appliquer sur toutes les parties de leur corps cette glaise. A bien les observer, on pourrait presque les prendre pour des membres d’une peuplade primitive se préparant à une quelconque cérémonie rituelle voulant à grand renfort d’enduit se peindre le corps.

A mon tour de bénéficier de ce bain très particulier. D’abord, on avance prudemment, l’eau est tellement trouble que l’on ne voit pas vraiment le relief du fond du bassin qui s’avère peu profond mais quelque peu glissant … et surtout par endroits franchement brûlant ! La température moyenne de ces eaux est d’environ 35°C et la sensation est plutôt plaisante à mesure que l’on s’immerge le corps. Après une dizaine de minutes de bains et d’applications de boue, il est temps de se rince, soit dans les douches près du bassin (payantes !) ou de façon plus naturelle dans la mer toute proche. Là, c’est gratuit et l’on bénéficie de plus d’un soin supplémentaire, un massage énergique de la plante des pieds tellement les galets sont nombreux ! Mais surtout, quelle agréable sensation, l’eau ici est parfaitement translucide et partout animée d’une multitude de petites bulles dont l’origine se perd entre les galets : un véritable jacuzzi naturel du à l’activité volcanique du sol. Et une fois bien rincer et sécher, on constate effectivement que la peau est plus douce … mais elle est aussi parfumée d’une tenace odeur de soufre, il fallait s’y attendre !

Salina, avec un tel nom, vous vous doutez que la production de sel est une activité traditionnelle des habitants de cette île. C’est exact, comme ici dans le village de Lingua où l’on peut voir un marais salant et des eaux saumâtres. Sur le talus qui sépare la saline de la mer un petit phare se dresse et marque ainsi l’extrémité de l’île.



Quelques barques aux teintes éclatantes sont amarrées près de la grève de galets, presque devant l’église, elles témoignent aussi d’une autre ressource : la pêche. Mais la présence de terrasses de cafés et de restaurants fait vite comprendre qu’en été, l’activité principale ici à Linga et également dans le reste de Salina est principalement le tourisme.



Salina a quand même la particularité d’être l’île la plus verdoyante et la plus agricole de l’archipel. D’abord il y a tous ces arbres qui recouvrent les versants des deux volcans de l’île, ils forment par endroits de véritables forêts. Les cultures ne sont pas en reste avec la production, entre autre, de légumes et de câpres, une vraie spécialité locale, ici, on en met pratiquement dans tous les plats, des salades aux pâtes en passant par les paninis ! Mais ce dont les habitants de Salina sont les plus fiers, c’est de leur vignoble. Les cépages du Malvoisie local donnent un doux nectar, subtil et sucré. Ce vin à la jolie teinte ambrée nécessite tout le savoir faire traditionnel des vignerons de Salina pour développer tous ses arômes. Les raisins sont vendangés habituellement en septembre avant d’être posés quelques jours sur des claies de roseaux, là, ils sèchent lentement la journée au soleil afin de concentrer leur teneur en sucre ; la nuit, les viticulteurs protègent de la rosée leurs généreuses grappes, de peur que les fines gouttelettes d’eau ne viennent diluer le précieux jus. Un vignoble qui a bien failli disparaître, comme dans beaucoup de régions les méfaits du phylloxera ont provoqué des ravages mais depuis les années 70, des parcelles de vigne ont été plantées jusque sur des terrains escarpés dominant la grande bleue. L’engouement pour ce vin original est parfaitement mérité, servi habituellement dans de petits verres à liqueur, il faut reconnaître qu’il est très plaisant au palais avec d’agréables saveurs de miel … idéal à l’apéritif ou également pour accompagner les desserts. Flâner au gré de ses envies le long des petites routes de l’île, de hameaux en villages, est un plaisir dont il ne faut pas se priver … La route vous mènera immanquablement à Pollara, tout au bout de l’île.



Le site est grandiose ! En arrivant par la route on surplombe un cirque montagneux qui correspond en fait à un cratère dont la moitié a été engloutie par la mer sous l’assaut des vagues et de l’érosion marine. Et le fond de cet original demi-cratère abrite les habitations du village ainsi que des parcelles cultivées.

La renommée de Panarea va bien au-delà du côté pittoresque de l’île, le lieu est réputé pour son ambiance nocturne avec ses bars branchés et ses discothèques très tendances. On y vient même de Lipari par bateaux spéciaux, juste le temps d’une soirée (enfin d’une nuit !) pour une virée très festive ! La discothèque Raya, pionnière en la matière, et sa façade blanche trône sur la gauche du petit port où l’on débarque. Elle vous met immédiatement dans le bain … de l’ambiance locale.



En journée, l’atmosphère est beaucoup plus calme même si on se bouscule presque à certaines heures dans les ruelles tortueuses du village, mais sans les décibels ! Les habitants (environ 200 résidents seulement à l’année) et surtout les plus anciens vous diront que Panarea a bien changé, on est passé ici d’une île rurale avec culture d’oliviers à une île dédiée au tourisme de luxe ; ne surnomme t-on pas Panarea l’île VIP ? La spéculation immobilière a sans doute transformé quelque peu le style des habitations, perdant le style architectural des Eoliennes pour celui de villas et de résidences plus confortables avec « vue sur mer » et jardins fleuris. Toutes ces habitations aux murs blancs rappellent un peu les villages grecs des îles de la Mer Egée.



Ces belles villas blanches ornées de bougainvillées mauves, on les longe lorsqu’on emprunte la petite route sinueuse (la seule de l’île) qui mène vers la principale plage. Une balade/randonnée qui nécessite environ quarante minutes avant d’atteindre la plus jolie baie, chemin faisant on profite de superbes points de vue plongeant sur la côte et sur la belle bleue. Le côté people de Panarea, je le retrouve sur un des sentiers qui surplombe une crique de rêve … explications. Caché derrière un buisson, je rencontre un homme bardé d’un appareil photo monté d’un imposant téléobjectif. Drôle de touriste ? Bien qu’apparemment il ne souhaite pas vraiment converser, de peur d’être repéré, il me confie en quelques mots son objectif : obtenir un scoop en prenant en photo un homme politique (italien) qui se prélasse sur un voilier en contrebas. Ce photographe est donc … un paparazzi en train de planquer !



La logistique est bien organisée : serviette pour masquer le zoom, téléphone portable avec oreillette pour communiquer avec un informateur qui navigue incognito près de ce VIP, bouteille d’eau à proximité car on ne sait jamais combien de temps peut durer l’attente et il fait très chaud sous le soleil des îles. Un peu plus loin, sur la plage, rebelote ! J’assiste également à un même cirque, avec un autre paparazzi, serviette noire sur l’immense zoom … Renseignement pris auprès d’un voisin de serviette (de plage), c’est un acteur comique italien qu’il vise … en espérant de faire peut être la Une d’un magazine people. Décidément Panarea est bien l’île de la jet-set et pas seulement en nocturne !

Un joli nom aux intonations chantantes lorsqu’il est prononcé avec un bel accent italien. Stromboli est assurément l’île la plus connue de tout l’archipel. Mais Stromboli est bien plus qu’une simple île, c’est une île-volcan dont le cratère est selon les spécialistes en activité permanente depuis 2500 ans !



Loin depuis la mer on aperçoit sa silhouette caractéristique en forme de cône parfait dominé par un éternel panache de fumées volcaniques. A mesure que l’on se rapproche des austères côtes ouest, on devine à flanc de versant pentu les quelques habitations du hameau isolé de Ginostra, accessible seulement par la mer, aucune route ne dessert les quelques dix îliens qui y résident à l’année. Maintenant notre bateau rase l’imposante coulée de lave et de cendres datant de la dernière grande éruption de février 2007, un gigantesque flot de magma qui a ravagé et brûlé toute la végétation sur son passage avant de terminer sa course au contact de la mer. Puis ensuite c’est l’arrivée en vue du village principal de Stromboli, San Vincenzo où l’on débarque près d’une longue plage de sable noir, l’origine volcanique de cette grève ne fait aucun doute. La ruelle principale de la bourgade se faufile en s’élevant progressivement à travers les habitations de cette île d’environ 500 résidents permanents. Elle permet d’atteindre la place de l’église ; là où le tout Stromboli se donne rendez-vous. Il y a là, des îliens qui palabrent, accompagnant leurs discours enjoués de grands gestes … Mais sont présents également pendant la saison touristique, les nombreux visiteurs. Le lieu constitue un splendide belvédère avec point de vue imprenable sur la côte mais aussi sur le sommet du volcan.



C’est aussi le lieu de départ de la randonnée qui permet de s’approcher du cratère du volcan. Une randonnée qui obligatoirement doit être accompagnée par des guides locaux, la « promenade » peut s’avérer dangereuse, on ne côtoie pas la bouche des entrailles de la terre sans un minimum de précautions ! Comme l’éruption est un grand spectacle féerique lorsqu’il est observé en nocturne, c’est donc en fin d’après midi que les groupes de randonneurs se rassemblent avant de débuter leur ascension, pas moins de 3 heures de crapahutage sont nécessaire pour avoir une vue privilégiée sur les gerbes de feu, des scènes qui s’apparentent un à show pyrotechnique comme un feu … mais qui n’a rien d’artifice ! Depuis la mer ces éruptions régulières, toutes les 15 à 30 minutes, valent le coup d’œil. C’est là que je me trouve pour contempler le phénomène, d’ici, sur un bateau, on a une vue d’ensemble sur tout le monstrueux volcan crachant son feu. Côté photo, depuis un bateau ce n’est pas vraiment idéal, car les amateurs de clichés savent qu’une photo nocturne nécessite une pose longue et même si la mer est calme ce soir, il y a toujours le risque d’une image floue …



Finalement peu importe, ces visions d’éruptions avec jets de pierres incandescentes et rougeoyantes sur fond de ciel bleu nuit sont des instants magiques. Inoubliable !

Le titre de mon texte évoque 7 escales aux Eoliennes, c’est exact en ce qui me concerne, mais résumer cet archipel à 7 îles … les géographes scrupuleux seront peut-être surpris car en réalité 8 îles composent officiellement l’archipel des Eoliennes. Qu’elle est donc cette 8ème île allez-vous me demander ? Un minuscule îlot ! Situé à proximité des côtes de Stromboli, le haut rocher de Strombolicchio a été choisi comme support d’un phare, un escalier interminable permet d’y accéder … seulement par les professionnels, et encore, quand la mer n’est pas trop agitée.



Cette formation rocheuse en forme de haute tour est une colonne de lave qui a résisté à l’érosion ; on appelle ces formations rocheuses, des neck in english et faraglioni in italiano.

Cap maintenant sur Filicuidi, de loin on aperçoit près de la côte ouest une aiguille dominant la belle bleue. Comme un amer, il donne la direction à suivre. Il s’agit en fait d’un autre faraglione, très résistant à l’érosion marine. Nombreux sont les plaisanciers qui en font une destination de balade nautique et navigue dans les alentours de cet impressionnant pic.



Ce n’est pas le seul intérêt de cette côte de l’île. Les falaises devant lesquelles nous arrivons sont creusées de grottes marines. L’ancre est déposée, il ne nous reste qu’à profiter du lieu : une baignade dans des eaux translucides des plus plaisantes. Les plus téméraires des visiteurs n’hésitent pas à plonger depuis les promontoires rocheux de cette caverne. Un gros « ploufff ! » résonne et c’est l’ivresse du grand bleu promis au courageux plongeur…



Pour gagner le principal port de l’île, il faut suivre la côte et contourner un cap rocheux, là, abrité dans une grande anse, on accoste le long du quai. Les eaux si claires sont une nouvelle invitation à la baignade, quant aux galets du rivage, on ne peut pas dire qu’ils incitent à y poser sa serviette de plage ! Poursuivons donc la balade par une randonnée à la découverte du patrimoine de Filicuidi. Le lieu est habité depuis l’Age de bronze comme en témoigne les quelques vestiges d’un village néolithique situé à quelques centaines de mètres du port. Le sentier grimpe raide pour y parvenir, arrivé sur place on découvre des alignements de pierres couvertes de lichens orangés, ruines de murs ou de fondations de maisons. Certes, il faut un peu d’imagination pour avoir une idée précise de ce que pouvait être la cité antique … cela devient plus évident en lisant les indications inscrites sur les panneaux explicatifs !



La localisation de ce site avait été parfaitement choisie par les bâtisseurs de l’époque. D’ici, la vue s’étend sur les deux côtes de l’île, ainsi il devenait plus aisé de se préparer à « accueillir » comme on l’imagine d’éventuels assaillants ! Pour le visiteur/touriste contemporain qui n’a comme seule préoccupation que d’admirer le paysage, ce belvédère est parfait. Un large panorama s’étend devant nous sur l’immense baie très régulière et aussi sur toute la côte opposée, une route sinueuse trace de plus une jolie courbe au cœur de ce paysage.

C‘est sans doute parce qu’Alicuidi est l’île la plus éloignée de l’archipel qu’elle est souvent ignorée des voyageurs. Dommage ! Car découvrir son authenticité mérite le détour.



En débarquant sur cette île miniature où vivent à l’année environ une centaine d‘habitants, on a presque l’impression de remonter le temps. L’ambiance évoque les années passées, le calme et la tranquillité … On est bien loin de l’atmosphère tendance et des fêtes nocturnes, très « people » de Panarea, par exemple ! Le petit port est coquet, entouré et surtout dominé par des maisons aux teintes chatoyantes. Seul un versant de l’île est construit ; des habitations bâties sur des terrasses étagées. Comme il n’y a pas de route sur ce confetti, pour atteindre les maisons il faut obligatoirement emprunter un chemin rocailleux qui serpente à flanc de collines. Une belle randonnée avec vue sur mer bleue lorsque l’on se promène. Et pour acheminer matériaux ou lourdes provisions, comment fait-on me direz-vous ? Déplacement à pied, encore et toujours ! Mais sur Alicuidi, il y a de l’aide avec mulets et chevaux qui assurent le transport des charges lourdes et des objets encombrants, c’est un des charmes désuets de cette petite île.



Des animaux au repos au pic du soleil, ici, on respecte ces précieux collaborateurs ! Ce n’est que le matin ou le soir, à la (presque) fraîche qu’ils arpentent ces chemins muletiers où les cailloux roulent souvent sous les sabots. Quant à l’eau courante … l’île est dépourvue de source, alors elle est acheminée régulièrement par bateau citerne. Autant dire qu’il est conseillé de l’économiser. Séjourner à Alicuidi, c’est vivre à un autre rythme, celui d’antan …

La boucle est bouclée, le périple nautique d’île en île parmi les Eoliennes s’achève, comme se termine cette soirée à bord … avec encore un magnifique panorama baignée maintenant par la luminosité d’un soleil couchant.



Le ciel rougeoyant vient de laisser sa place à un embrasement doré, la mer nous renvoie quelques reflets mouvants et les îles nous offrent leurs silhouettes de montagnes volcaniques. Une lueur magique à contempler seulement pendant quelques minutes … voilà que le soleil disparaît déjà sous l’horizon.

Jean
Mike's Road trip Côte Est USA English translation pending
by Mikenola · 2011-07-16 · 2 replies
Introduction :



Au mois de Janvier pour parachever une bonne résolution, je décide de prendre mes billets pour New York, au départ de Paris. Un retour prévu 2 mois après avec un stop dans mon rêve de gosse (bien que du haut de mes 24 ans ce n'est pas si lointain) : La Nouvelle Orléans ! La résolution est bien entendu un prétexte pour prendre un nouveau départ, car je prévoyais cela depuis Novembre. Mais pourquoi la Nouvelle Orleans ? Fan de Jazz, de l'ambiance qui s'y dégage, des New Orleans Hornets, des New Orleans Saints. Récapitulons, 2 mois aux Etats Unis avec comme ville New York et la Nouvelle Orleans, du moins c'est ce que je pensais. Comme le dit si bien Antoine De Maximy : C'est quand rien n'est prévu que tout est possible.

Une fois cette réservation effectué, il me reste tout de même plus de 3 mois à attendre (Départ prévu le 6 Avril). C'est une grande première pour moi, non pas de prendre l'avion, non pas de visiter un pays (j'en suis à plus de 30), non pas de partir à New York ou aux Etats Unis mais bien entendu de partir seul à "l'aventure".

Je me dis que je ne vais pas attendre toute ma vie pour partir, depuis la lecture du livre Backpacker (jeune Français parti en Australie durant 1 an), j'ai une réel envie de tenter cette mini expérience (la durée est moindre pour mon trip). C'est aussi un bon moyen de voir si je tiens la distance, de me surprendre en quelque sorte. Fini les coups de fils passé à mes amis, pour savoir si ils sont exciter à l'idée de voyager avec moi etc ... Je suis seul et je dois dire que j'aime plutôt cette idée, du moins pour le moment. 3 jours auparavant je me rends à la place de la bourse pour y échanger mes euros. 2900 dollars pour 2 mois cela peut sembler énorme, mais quand on a absolument rien payer pour l'hébergement, il va falloir se serrer la ceinture. Néanmoins c'est le genre de voyage que je voulais, qui mettra en avant la découverte et non pas les dépenses inutiles.

La veille de mon départ, je prépare mon bagage qui est pour une fois assez rempli. Il est vrai qu'entre New York et la Nouvelle Orleans le climat n'est décidément pas le même. Le départ est à 6h du matin, je tue le temps en regardant le superbowl des Saints (Rediffusion, équipe de la Nouvelle Orleans) pour me mettre directement dans le bain, même si cela ne réside pas être la première étape de mon voyage.

Un compte rendu intimiste, le but n'est pas bien entendu de me mettre en avant, mais de donner des idées de voyages à d'autres. Presque tout y sera raconté, avec bons nombres d'anecdotes et un style assez particulier (je suis navré si cela choque) , sur ce enjoy

PREMIERE PARTIE / NEW YORK

6 Avril 2011 :

Je suis excité à l'idée de revoir la grosse pomme, pour vous communiquer cette folle envie je pense que la comparaison avec une jeune pucelle qui va voir un concert de Justin Bieber pour la première fois est assez juste. Ce n'est pas New York en lui même qui m'excite, encore que, mais ce voyage qui me semble juste parfait et que je souhaite modifier par la suite. Ce bonheur de faire sa valise et de partir sans aucune attache, sans besoin d'être redevable envers qui que ce soit. La valise faite (5h du matin) je descend mes 3 étages avec un bras droit qui souffre déjà, un petit tour en enfer, dans ce RER B que connaissent si bien les banlieusards donc je fait évidemment parti (ce sera la dernière fois pour moi avant fin Mai).

Le passage des valises se fait sans encombre, je pars avec 23 kilos (ma valise en faisait déjà 6 .. Pas vraiment eu le temps de m'atteler à l'achat de la valise parfaite, j'ai beau téléphoner à Arthur rien n'y fait). Une astuce néanmoins, c'est de prendre quelques fringues que vous êtes sur de jeter avant votre retour en France. 1h avant le grand décollage, je me mets à l'heure américaine : Un baggel avec cream cheese, egg and bacon, Un muffin et pour finir car c'est trop bon, un macaron. Comme pour témoigner du passage de relais que je m'apprête à faire. Néanmoins la déception m'envahit au menu pas de fromage et de vin, moi qui suit adepte de ce genre de repas.

Le vol débute enfin et à ma grande surprise le rêve puisque je suis seul à l'arrière de l'appareil. Disposant de 3 sièges pour commencer une magnifique sieste. Le stewart, me dit même de poser mes chaussures sur le siège. Ca y est je suis bel et bien en vacances !! 7h15 plus tard me voici à Newark, j'aurais pris tout de même la peine de contempler à travers le hublot l'empire state bulding, le downtown de New York, le stade des Yankees et la statue de la liberté. Bref m'y voila enfin et il me tarde de fouler le sol New Yorkais tout en esquivant très rapidement cette aéroport aux tendances sombres. Une fois arrivée à Penn Station je décide de marcher quelques block pour trouver un starbucks (pas pour y manger car je déteste leur bouffe .. mais car le wifi est bien meilleur qu'à mcdonalds). J'aperçoit ensuite Timesquare mais il temps pour moi d'aller faire mon check in à Wanderers inn west sur la 113ème au début d'Harlem et à 3 blocks de Central Park.

Me voilà enfin débarasser de ce lourd fardeau que constituait mon immense valise. Les bras légers, je m'en vais découvrir un peu plus la ville et mange un délicieux cheesecake sur broadway ( EAG = Expensive and good, le cheap à 6.50 dollars on repassera quand même). Plus tôt dans l'après midi j'ai fait la connaissance d'un couple d'Australien avec qui j'ai discuter une bonne demi heure, le temps de tenter de me connecter en wifi via l'hotel sans grande réussite. Mais il manque quelque chose à ma journée d'intégration !!!! Un long island bien entendu et c'est dans le pig'n hustle que je trouve mon bonheur (et un et deux et trois zéro !!). Une Milf vient me voir ? Nan j'appelerais plutôt ça un last choice au vue de l'âge avancée de cette personne, mais j'accepte de danser avec elle. Il est vrai que cette journée fut vraiment fun !!!

7 Avril 2011

C'est la journée des retrouvailles. Nan je suis toujours seul pour ce voyage mais néanmoins je m'en vais au Yankees stadium. Après 950 jours d'attente je retrouve enfin mon équipe favorite de Baseball. Une fois le contrôle de sécurité passé, l'émotion m'envahit et la joie d'entendre Alex Rodriguezzzzz par le speaker me plait fortement. Pas vraiment un grand match, mais une victoire 4 à 3. Swisher fait le show en faisant participer le public et Derek Jeter à une côte de popularité hallucinante, une célèbre chaine new yorkaise de fitness porte son nom . C'est une nouveauté pour moi, car en Aout 2008 les Yankees avait perdu assez lourdement face aux Blue Jays de Toronto.

Une discussion avec des fans s'installent mais il est déjà 17h et j'ai une envie insistante de poursuivre ma journée. Le temps se couvre mais la pluie ne tombe pas fort heureusement. Après un wendys fort concluant je décide de rentrer tranquillement car je dors très peu (3h la nuit dernière). J'en profite pour prendre un pack de bière, histoire de faire connaissance avec les backpackers qe je n'ai pas pu voir précédemment. La soirée s'installe, des cigarettes allumés, des bières en veux tu en voila. Le climat est plutôt chaleureux. Pour une première expérience dans un hotel de ce genre c'est plutôt réussi mais attendons la suite. Ah oui j'oubliais ce soir c'était Pizza Gratos, d'ou ma présence !! Il faut bien sauver un peu d'argent et minimiser les dépenses. Parce que ma casquette New Era "Mike" et mon t shirt d'Arod ca fait quand même 65 dollars.

8 Avril 2011

Ce matin, je suis très matinale. Il faut dire que pour pouvoir prendre le petit dej il faut l'être. De 8h à 9h30 sinon il vous passe sous le nez. J'entends un groupe parler de sujet qui m'interpelle je décide donc de prendre une chaise, et de participer à la discussion. Un natif de Houston, un Français de la banlieue parisienne et une Anglaise de London. La mixité est de mise, le courant passe bien mais je ne parlerais pas français même avec quelqu'un de ma contrée. Pour tout simplement ne pas créer de secte qui pourrais créer certaine tension, du genre "mais qu'est ce qu'il disent tous les deux ?" On part à 10h15 de l'hotel avec ma nouvelle équipe. J'accompagne en compagnie de James, Lindsey (Angleterre) pour une location de véhicule chez Hertz si mes souvenirs ne me trahissent pas. Cette dernière souhaitent partir à Philadelphie c'est donc une rencontre de courte durée pour le moment mais nous resterons en contact. Anecdote assez drôle lorsque nous montons dans la voiture, elle part à droite pour conduire !!

Nous ne sommes plus que deux. James et moi. James veut à tout prix aller à Timesquare pour prendre plusieurs photos. Pourquoi pas ? Après tut il faudrait bien passer par ce quartier à tendance touristique. Un petit détour par Jamba Juice dont je suis un fervent fan et nous voilà armée pour prendre quelques clichés, histoire de rendre jaloux nos amis resté à quai. Des photos qui sont dans l'ensemble réussi mais chose assez drôle pour moi 'en ai foiré deux trois et je me rappelle encore le "Keep on focus" de mon pote texan. Une fois la séance photo fini, direction la 42ème mais sur la 6ème avenue ou nous décidons ensemble de tester la street food !! Vous devez connaitre le concept des marchands ambulants et bah c'est tout à fait ça. Loin d'être dégueu', mais rien de bien transcendant mon Phily Cheesecake me cale pour un moment. Un petit détour par l'hotel car je n'ai plus de batterie sur mon iphone, je fais la connaissance de trois jolie allemande qui logeront dans la même chambre que moi, une bonne accroche mais il est déjà temps pour moi de partir. Néanmoins je leur promet de leur parler plus amplement des demain. Quelques bières dans le quartier de Chelsea, la journée se termine ainsi. Une rencontre éphémère avec une fanatique des Yankees et hop direction mon lit même si le local train tarde à arrivée. Je décide donc de marcher quelques blocks pour arrivée à destination. Et Hop, les allemandes sont encore là. Une discussion autour de l'Europe, des bières, des banalités de la vie !! Et nous voilà ensemble autour de quelques Mike's Hard. Une d'entres elles me bombardent de question (Pourquoi tu es seul ? Et ta copine ? Tu fais du sport ? AH ouais vraiment de la boxe ? ) Elle change même de siège pour venir à côté de moi !! Me voila fort bien intégré.

9 Avril 2011

Toujours en compagnie de James que j'ai d'ailleurs réveillé sur sa demande, pour faire du shopping. Cette après midi constituera une réelle déception tellement New York n'est pas fait pour les bonnes affaires du moins c'est très rare. Si vous avez de l'argent vous trouverez votre bonheur mais si come moi vous voulez gérer un minimum votre budget alors tout explose très vite. Même le Wendys est cher sur Broadway c'est vous dire. Aucun achat en vue donc, la pluie vient s'en mêler. On se réfugie dans le converse store et là c'est le drame ... Quel scandale ce magasin, un design épuré mais une fois à l'intérieur l'intérêt est moindre. Les chaussure sont chers (toujours moins qu'en France cela dit !!) , le mur de chaussure est juste noir et blanc, les t shirt sont plus immondes les uns que les autres (question de gout surement). Bref, une adresse à oublier à part si on veut dire qu'on a été au nouveau converse store de New York.

Pareils pour Maccy's et Century 21 je n'y trouve pas mon compte. Les affiches "Big Sale" nous font exploser de rire. Au lieu de 1200 dollars, 800 dollars. Rien dans nos gammes de prix, bon je m'en serais douté mais tout de même. Le seul truc que je ramène de cette journée shopping c'est le sac desigual offert par la boutique. Tellement content de ma trouvaille, que je m'empresse de l'offrir à une des filles de l'hotel pour y mettre son parapluie. La soirée sera tout de même meilleur, car au dela de la flotte et de cette déception, un orgasme culinaire me parvient. Il s'appelle Chipotle. Bon certes, ce n'est pas local, certes ce n'est pas un déli's de New York mais mon dieu quel pied. Un burrito vraiment succulent et bien relevé comme je l'aime. En dessert les Donuts de Dunkin me tentent bien et je ne vais pas bouder mon plaisir. De retour à l'Hotel on est une bonne dizaine à discuter de tout et de rien, des allemands, des norvégiens, des péruviens, des suédois. Je leur propose donc mon jeu ... le King !! Certains connaissent d'autres nan !! Le principe est simple, chaque carte à une signification par exemple la dame avec le "Q" veut dire question, si ce dernier ne trouve pas de réponse il doit boire !! Stupide mais sympa pour mettre en confiance les plus timides. Le Japonais est le premier à lâcher prise, peut être trop mince pour poursuivre ou peut être étais ce la première fois ? Il faut dire que la Tsing Tao n'est pas une bière très forte !!

10 Avril 2011

Un réveil assez difficile au vue de la partie de la veille ! Néanmoins je parviens non sans peine à être présent pour le petit déjeuner. Dans un débat de longue haleine on décide tous de prendre d'assaut l'église du coin pour assister à un gospel. L'entrée est gratuite néanmoins lors de la quête il est toujours préférable de laisser un tips pour le spectacle !! On est donc 20 de l'hotel à assister au spectacle et personnellement je reste effaré par le manque de respect qu'on certaine personne à quitter l'assistance au beau milieu du show. On est pris d'une intense émotion car le déplacement en vaut vraiment la peine, j'avais déjà fait cela en 2008 mais ce n'était que des chants. Tout le monde se tient la main comme pour communier la tristesse qui est enfouit. Plus qu'une thérapie pour certains, c'est tout simplement un aboutissement. Les plus touchés sont surement ceux qui ont perdus un proche récemment. Après 2 heures de "show" nous quittons tous l'église à 12h30 pour retourner déposer nos sacs pour certains à l'hotel qui était sur notre routes. D'autres mangeront, d'autres feront une sieste trop fatigué de la veille mais je décide de rester dans un petit groupe qui avait pour rendez vous Wall Street. Après tout pourquoi pas je vais passer plus d'un mois à New York, j'aurais le temps de faire d'autre chose. Je fais d'ailleurs la connaissance de Manuel avec qui je lierais une amitié soudaine. Manuel vient d'Allemagne également près de Munich.

Wall street est bien entendu le quartier des affaires mais il ne m'est pas désagréable pour autant. Un stop au burger king, je laisse un pourboire d'un dollar au serveur et vu que c'est rare il décide de lui même de m'offrir une "small fries" décidément j'y gagne au change. Je me sens seul dans ce burger king car je suis le seul à prendre une boisson d'un litre !!! Quelques gorgés plus tard Esther (Allemagne nous rejoint) car ses copines ont décidés d'aller dans un endroit qui ne la branchait pas plus que cela m'a t-elle dit. Du moins c'était sa version des faits, mais ses sourires complice me faisait penser que ce n'était pas l'unique raison. Soit, ma parano passé, direction le flea market (littéralement marché aux puces pour les futurs interrogations ). Le moins que l'on puisse dire c'est que cette endroit sombre et lugubre me fit pensé que j'irais bien marché quelques block plus loin pour découvrir un peu plus la vile, Esther part également. On passe une partie de l'aprem ensemble, block par block .. Je préfère être avec elle que dans ce flea market de pacotille, je suis sectaire sur ce coup mais je ne suis pas du tout sensible à cette cave. On parle assez longuement on apprend à se connaitre. Des rires, des fous rires, des moqueries, je suis taquin aujourd'hui. Surtout quand elle me demande si je regarde Gossip Girl ... Quelle idée en me regardant !! Ais je l'air si efféminé que celà ?

La journée se poursuit, on retrouve notre petit groupe. Manuel s'est égarré dans les profondeurs de la ville et on ne le retrouvera pas. La nuit tombé je leur propose assez justement d'aller à Chelsea je connais un bar vraiment sympa !! Mis à part mon envie de boire, je les vois s'arrêter prendre une glace !! 30 minutes d'attente j'en profite pour aller dans un bar écouter du jazz et je ressors quelques vingtaines de minutes plus tard. Je ne vais pas m'empêcher de vivre mon trip simplement pour des latences. Une fois arrivée dans le bar je tente de chanter en allemand, tout le monde explose de rire, je crois que mon accent est encore perfectible !! Timac avait raison, la phrase "Ich bin a kartofel salat " a fait des émules. Je suis le bout en train, toujours le sourire, il faut dire que mes 5 bières et 2 cocktail me mettent rapidement dans l'ambiance. Par ailleurs Esther boit son whisky coca presque cul sec, en me disant à toi maintenant .. Comme un vulgaire abruti je m'atèle à la tache en redemandant à Johanna la serveuse une deuxième Margarita pour marquer les esprits. Hop les culs secs sont réussis mais j'ai un nain de jardin qui frappe dans mon crâne avec un marteau, saloperie de fierté !!

11 Avril 2011

Le réveil est particulièrement difficile, et si New York est la ville qui ne dort jamais, moi j'aimerais bien dormir un peu plus ce matin. Malgré cette pensée qui m'habite je dois partir à 10h30 pour Central park que je n'ai pas encore fait auparavant. Après un cheesecake et un hot dog me voilà fin prêt. On commence par l'entrée situé à Colombus Circle !! Ah j'oubliais ce matin je suis avec Manuel, Ary (France) Des photos sympathiques, un temps qui se veut agréable tout est fait pour que la journée soit bonne. De plus une Samuel Adams vient délicatement envahir mon palais, ce qui sous ce soleil n'est pas négligeable !! Dans l'après midi j'ai des envies de tatouage, je ne sais pas encore le motif, rien ne me branche réellement et je veux que ce dernier est une signification pour le reste de ma vie !

Plus tard, dans Central park on apperçoit la tombe de John Lennon qui est vraiment splendide, rien à dire l'émotion est présente pour bons nombres de touristes.

Le soir venu, on avait rendez vous avec les filles (Allemagne) mais Manuel a trop tardé avec son linge qui n'en finissait plus malheureusement. Cela m'aurait bien plus, mais les plans à New York ce n'est pas ce qu'il manque. L'ami de Manuel arrive à destination et c'est sous des salutations amicales et une entente très rapide que nous décidons de faire le pont de Brooklyn de nuit. Splendide, je brande mon casque et écoute "99 problems, Lucider ou encore Dirt off my shoulder" pour que l'émotion soit totale.

Fin de la journée passé dans une chaine de Pizza (Non ce n'est pas stratto) et enfin devant un Poker que je gagne par la suite avec quelques bières (Budweiser, Bud light, Modello).

12 Avril 2011

Les filles rencontrés ont désormais changés d'hotel on s'échange quelques messages sur Facebook mais mes plans sont différents. Je décide donc de retrouver ma liberté et de partir en direction de Chinatown et de Little Italy. Actuellement Little Italy n'a pas grand interêt, cela dit il évoque pour moi mes racines donc autant le refaire ca me fera passer une petite demi heure !!

Pour Chinatown l'histoire n'est pas tout à fait la même, mais je décide tout d'abord de prendre un parapluie vendu à 3 dollars qui rendra l'âme 2 jours plus tard. Un petit tour au mcdonnals pour prévenir ma famille que tout va bien après une semaine, je me dis que j'aurais pu faire un effort. Mais à quoi bon avoir des regrets !! En sortant du mcdo je vois des shops assez rigolo avec des messages évocateurs, je m'arrête donc pour acheter un t shirt qui a pour message : "I drink for meet some people like U" Peut être efra t-il mouche ce soir ? Why not ! D'ailleurs je trouve aussi mes Levis Shoes un peu plus loin. Il va falloir se calmer si je veux tenir jusqu'à la fin de mon trip.

En rentrant à l'hotel pour charger mon téléphone je fais la connaissance de Jason, un londonien assez junkie au premier abord. Il n'a que 20 ans et est assez frustré de ne pas pouvoir boire. On va au Yankee game ensemble ce soir mais au vue de la pluie on change nos plans et direction la Jazz Gallery, une expérience enrichissante avec une musique qui résonnera longtemps dans ma tête.

13 Avril 2011

Le matin je fais la connaissance d'une brésilienne, portant le nom de Thais. On parle de son pays, des rythme musicaux mais aussi de la France même si ça ne m'enchante pas car ce n'est en aucun cas mon sujet préféré. Je ne travaille pas pour l'eurovision, devrais je avoir un sentiment de culpabilité ? je ne pense pas. Manuel me rejoins pour le petit dej et me chambre sur mes rencontre, du genre : Il faut toujours que tu nous piques les gonzesses !! Une pure invention car la copine de Manuel ressemblait vraiment à une top model !

Le Queens c'est limité, un resto .. un point wifi pour essayer de capter d'autres backpackers mais la journée n'est pas exceptionnelle loin de là. Le quartier est sombre, on en profite pour faire quelques clichés assez rigolo ou le manque de sérieux est mis à l'épreuve.

Avant de sortir avec Manuel, Sven et Jorn je vais au Yankee stadium pour assister à un de ems rêves. Un home run d'Alex Rodriguez je suis dans un état d'existation énorme.

La soirée est une autre histoire, je trouve sur lonely planet un bar qui propose une sélection de bière à 1.25 dollars !! l'endroit idéal pour se détendre et faire des rencontres. Je tente une chanson en allemand, le portable en main Manuel et Yohann n'en peuvent plus. Je dois pas être un bon chanteur visiblement, mais cela dit mon karaoké nous amènent deux autres allemande qui finiront la soirée avec nous *Censored*.

14 Avril 2011

Je rentre le matin à 8h30 et certains commencent déjà à prendre le petit dej'. Il est temps pour moi d'aller dormir. Je sens le fenec' mais je ne peux m'empêcher de dormir avant de faire une quelconque action. Au reveil à Midi, et après une bonne douche, je me fais à manger avec les courses que j'avais fait précédemment à Whole Foods Market. Un peu de poisson, des champignons de Paris, des haricots verts et des mangues. Tout le monde sent mon repas, comme si c'était spectaculaire !!! T'es Français nan me dis une Norvégiennes ? Oui pourquoi ? - Parce que les Français aiment bien faire à manger et sont soignés dans ce qu'ils font !! Estomaqués par cette réflexion, car vraiment ce n'est pas la vision que j'ai, soit passons !

Le temps n'est pas clément mais je me vois mal resté une journée entière enfermé à pianoter sur mon macbook, ou à lire un roman entier comme le font certains pensionnaires. J'affronterais le temps, je suis seul et je compte bien en profiter avec un peu de Lenny Kravitz et de Jedi Mind Tricks sur les oreilles.

Le transport est tout de même un peu long, 1h de route pour aller à Coney Island. L'île est sympa, le sable, les stands, la bouffe idéal pour les amoureux mais à part me tenir le manche en gage de compensation je ne peux pas faire grand chose. Sur l'île je rencontre Michelle native de New York mais qui vit désormais à San Francisco. Connaissant bien la ville, on en parle assez longuement. On passe l'après midi ensemble, elle me raconte des anecdotes croustillante à propos de New York, des bons plans. Malheureusement, les seuls anecdotes que je peux lui raconter tourne autour de l'alcool et de la débauche. Il y a mieux comme entame nan ? Plus tard nos chemins se sépareront, je devais me rendre absolument à Chelsea pour manger avec une des deux allemandes rencontrés la veille. Un moyen pour moi de perpétuer cette drague ridicule dont j'étais vraiment friand.

Une longue soirée en perspective, avec des shots en veux tu en voila. Et quand je lui dis que quand je travaille je suis barman, ses yeux se mettent à briller comme par enchantement. Elle tente de parler en Français avec les bases scolaires qu'elle a, je trouve ça tellement sexy mais parfois pathétique. 5h du matin, je ne tiens plus debout ... Est ce la fatigue accumulé ou bien l'alcool qui me monte à la tête ? Est ce la dépense physique ? Je n'en sais rien ... Toujours est il que je vais dormir avec des potes qui ne finissent plus de me chambrer sur mon addiction à la débauche.

L'un d'entre eux me dit !! Bon demain c'est fini demain tu tournes au jus d'orange je m'occupe de toi. Difficile à croire, et en plus je veux dormir.

15 Avril 2011 :

Que c'est bon de dormir, j'avais déjà oublier le plaisir que cela pouvait me procurer. 8 longues heures !!! Il est déjà 13h00 à New York, je me dépêche donc de prendre ma douche. Direction staten island pour prendre quelques clichés de la statue de la liberté. Néanmoins pas question de payé pour voir la statue à 1 mètre avec une armée de touriste, prenant 89 clichés ! Je suis assez prêt dans le ferry de Staten Island, cela me satisfait amplement, pas besoin de plus.

Je décide tout de même de m'attarder à Staten Island pour y découvrir les joyaux qu'ils pourraient y avoir et mis à part quelques activités pour enfants et adolescents attardés je n'y vois aucun interêt, il est donc temps pour moi de rebrousser chemin au plus vite. Pour moi Staten Island c'est le calme plât et surtout le lieu de naissance de Ghostface Killah, passé cette anecdote, pas de signification particulière.

En revenant, j'assiste à une belle vue, à de nombreuses activités, quelques spectacles de break dancing. Je décide de m'y attarder mais fini les tips j'ai dépenser pas mal d'argent avec des t shirts nike, Yankees et autres. Il est déjà 16h, allez un tour à Chipotle qui réside être mon fast food préféré. Je m'arrache les intestins avec un menu mexicain épicé mais le bonheur de ce diner tardif est au rendez vous. Après cela, je rencontre dans un bar en regardant les Yankees des supportrices déchainée avec qui encore une fois j'enchaine les margarita, pauvre de moi, c'est mon point faible ! 5 heures plus tard, il est déjà minuit et je décide de rentrer. Que le temps passe vite quand vous n'êtes pas seul ... L'alcool ne me quittera plus à New York. Un mal ? Un bien ? je n'en sais rien et il est difficile de faire son autocritique mais ce jour est étonnement vide il faut vite remédier à cela pour ne pas tomber dans un trip de Monsieur tout le monde ! Demain est un autre jour.

16 Avril 2011

Pas mal de monde partent de l'auberge de jeunesse situé à Harlem, mais également de New York. Je prends donc mon temps pour déjeuner, pour voir ce que je pourrais faire. Ce sera le MET pour aujourd'hui et ses environs dans un premier temps. Le MET se trouve entre la fin de Central park côté East et la 5ème avenue. Un musée que je recommande vivement, tellement on peut y passé des heures. Malgré tout c'est l'heure de manger, et mon estomac crie Famine "FAMINE" ...

Pas le temps de chercher vraiment un truc qui me plait, encore que j'apperçois un shack shake !! Devant le resto se trouve un ami à moi rencontré il y a 3 jour de cela. Ca tombe bien il entre également dans le restaurant à proximité de la 80ème.Le coin est sympa mais l'attente dure tout de même quelques minutes. Je parle à une charmante jeune fille qui viendra s'assoir avec nous peu de temps après. Un Afro américain me ramène encore des frites, en me remerçiant d'avoir attendu si longtemps. Je n'ai pas vu le temps passé avec Ana, mais vraiment pas.

Le temps passe et il est venu pour moi de quitter le restaurant, on échange nos numéros et je promet de l'appeler quand j'aurais un moment (sans doute sur Paris mais pas avant). La librairie de New York me tend les bras et son architecture me plait énormément je m'y attarde quelques minutes. Même si la 5ème avenue n'attire pas vraiment mes faveurs il faut dire que cet endroit me plait énormément.

La poursuite se fait du côté du Rockafeller, pas vraiment mon trip à première vue mais un coin à faire quand on passe par New York. Il est déjà l'heure d'aller boire un verre au rythme des Playoffs NBA et NHL, mais le Baseball avec les Yankees attire soudainement mon attention. Pas très longtemps car le match est annulé pour cause de pluie. Je décide de rentrer à l'hotel ou plusieurs de mes camarades sy trouve, une longue discussion se met en place. Plutôt sympa !

17 Avril 2011

Je me lève .. Je te bous.. Nan c'est pas ça, bullshit ! Je me lève tôt ce matin car je dois quitter Harlem pour Brooklyn. Pas très prudent le garçon. Rendez vous sur Lafayette Street, je prends le train C sans aucun stop. Mes valises me détruise quelque peu les épaules mais on fait avec. Une fois arrivée à destination l'hôte me dit de repasser dans 40 minutes, le temps de nettoyer la chambre. Parfait ça me laisse le temps de manger et surtout de poser mes bagages dans le hall. Mon fardeau est terminé pour cette fois !! OUF.

En arrivant au Mcdonalds de Fulton Street (rue peu fréquentable ) je me dis que j'aurais pu jouer dans un de ses films ou Al Pacino est la vedette. Je suis le seul "européen", entouré d'Afro Américain qui semble me regarder d'un oeil inquiet parsemé de colère envers la race blanche. Je pense que la 2ème solution est plus proche de la vérité. Je commande mon repas, m'assoie et me connecte au wifi. Fulton Street est une rue mal rangé et ou les cartons arborent les trottoirs. Elle est loin l'ambiance touristique du Brooklyn Bridge et de High Street. De retour à l'auberge de jeunesse, je demande ma route à une dame d'environ 35 ans .. "Vite c'est par là je ne parle pas aux blancs" me dit-elle d'un ton sec et esquivant mon regard. Ce séjour à Brooklyn commence tellement bien ...

Je m'installe et repars aussitôt. Ce soir c'est playoffs pour les Hornets pas question de raté ça. Il est 14h, je traverse une nouvelle fois le pont de Brooklyn à pied, histoire de me détendre après tant de péripéties. Un petit détour vers Pier 17, Upper East Side et Tribeca pour prendre quelques clichés. L'heure est arrivée, je mange chez Applebees. La pub c'est bien beau avec des produits alléchants mais à l'intérieur rien de bien croustillant. Vite direction un vrai pub pour le match. Je trouve accoudé au bar un mec passionné de Basketball comme moi et ancien membre de Duke University !! On est mal barré c'est pile l'équipe que je déteste, mais il déteste les Lakers.

Les Kobe Sucks retentissent, je dois avouer que j'ai déclencher le mouvement de foule. Dans la foulée je reçois un message sur whatapps d'Esther. Elle me dit qu'elle est désolé qu'on ai pas pu se revoir, mais néanmoins ses études et conférences lui ont pris un temps considérable. "Il faut qu'on se revoie ça serait coll, si je peux te capter sur Paris ..." un léger sourire puis une réflexion soudaine : "On verra quand je rentrerais à Paris". Une nouvelle qui disparait car les Hornets domine le match et sur un big shot de Paul je bondis de ma chaise. Je crois que je suis repéré, je suis le seul content de l'hypothétique victoire des Hornets et non pas de la défaite des Lakers. 1/0 pour les Hornets je jubile même si je sais que ce sera compliqué.

18 Avril 2011

Mon avant dernier jour à New York avant de toucher à un vieux rêve : La Nouvelle Orleans, ses bateaux, Bourbon Street, le Superdome et bien entendu en tant que fan hystérique que je suis le New Orleans Arena !! Je n'ai toujours pas mes places d'ailleurs pour les playoffs des Hornets, mais je décide de ne pas me stresser pour autant. Une fois cette pensée partie, je me rappelle que je suis encore à New York et qu'il me faut profiter de cette journée particulièrement ensoleillée. Tiens donc, une belle journée à New York, j'avais déjà oublier que cela pouvait exister. L'occasion est trop belle et après avoir fait le pont de Brooklyn et celui de Manhattan auparavant, je m'attaque au Williamsburg Brdige.

Beaucoup moins connus que les deux autres, il a ce que je voulais voir de haut à New York : Le street art. Je dégaine mon iphone, oui parfois j'ai honte !! Après un nombre de pays incalculable déjà effectué je ne détiens pas encore de Reflex, mais je mets un point d'honneur pour en acquérir un dès mon retour en France (Enfin avant le début 2012 quoi !!).

C'est tout de même dommage que ce pont tout comme celui de Brooklyn soit quadrillé, mais cela ne m'empêchera pas de m'engouffrer pour prendre quelques clichés qui valent le détour. Il est déjà l'heure d'aller manger, j'ai décidé de décliner l'invitation faite par une charmante Hollandaise car d'une part elle est avec son copain et de l'autre j'ai envie de continuer mon trip seul pour ces derniers jours à New York. Hum tiens donc le Shack Shake me tend les bras. Une demi heure de queue, la lumière rouge s'illumine, tout comme mon visage. Comment peut il en être autrement lorsque vous déguster le meilleur burger du monde, oui je pèse mes mots comme toujours, mon côté italien refait surface, damn !

Je me balade de quartiers en quartiers, parlent baseball avec quelques fans qui auront remarqués mon t shirt d'Alex Rodriguez puis je rentre assez tôt sur els coups de 19h. Il me tarde de continuer mon trip à la Nouvelle Orleans, mais ce n'est en aucun cas un dégout de New York disons plutôt que l'auberge de jeunesse est tout simplement invivable, personne ne se parle, le danger semble omniprésent !!

Cependant sur les coups de 20h, deux filles m'interpèlent dans la chambre : "Hey on va au concert de Mister Vegas, t'as l'air assez Funky ca t'intéresse ? " Why not après tout, ça va me permette de sortir. J'appellerais tout ma famille plus tard après tout, je ne vie pas pour eux. Le concert est une sorte de foutage de gueule organisé, mis à part la présence de Mister Vegas pendant 10 minutes, c'est plus une promo pour que ses potes sortent du trou. L'ambiance était sympa je rentre à minuit je ne vais pas m'en plaindre .... La seconde fille reste avec moi, découvre mon univers musical et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle aime tout mais n'y connais rien. Du Jedi Minds Tricks, 7L Estoric, Torae, Dutch, Outerspace, Large Pro et The Left, avec bien entendu du Jazz et un peu de Funk Music.

19 Avril 2011

Un petit tour dans Chelsea pour passer une agréable matinée, je boycotte une fois n'est pas coutume le Starbucks (Le café à 5 dollars c'est pas ma tasse de thé ..), en revanche le Chelsea market attire mon attention avec les cupcakes notamment. Vous savez ces petits gâteaux américains bourrés de sucre et vraiment dégueux si on en juge par le goût. Du fromage en dégustation ? ARE YOU KIDDING ME ... ? FIRST !!! Bouarf, j'avais oublier cette agréable sensation que pouvais me procurer un vulgaire clakos. Ce bleu d'Auvergne me ravit, même si j'aurais préféré avoir le fromage et le rouge. Je suis dans l'élite de la beaufitude Française.

Un Cheesecake et puis s'en va. mais définitivement ce petit tour du Chelsea market est vraiment agréable. En parcourant Central Park à partir de la 59ème je vois un mec qui me dit heyyyy !! t'as une casquette des Yankees comme tous ses européens (j'explose de rire) ou tu aimes vraiment le baseball mec ? Je lui réponds que j'adore le baseball et qu'en plus je peux lui bôter le cul (je n'en pense pas un mo, mais je suis tellement excité de jouer). Il me prends au mots et j'intègre leur équipe en 3ème base dans un vrai terrain de baseball, le pied.

Les spots sont allumés et il est 18h00 déjà (je ferais bien quelques musées avant). Il me présente à son équipe. C'est un entrainement organisé, il me demande à quel poste je suis le plus à l'aise, je serais 3eme base !! Mon équipe gagnera par 12 runs à 6, j'inscrirais 2 points avec notamment un double et un 3/6 à la batte. Le mec vient me voir pour me demander si je veux rejouer demain. Malheureusement je suis à New Orleans demain, j'en viendrais presque à regretter mon choix ... L'envie de repousser mon vol me prend l'espace de 2 secondes mais j'aurais bien d'autre péripéties dans une nouvelle ville.

Il est déjà 22h00 , le temps pour moi d'aller à Applebee's près de time square qui jouit d'une réputation assez bonne (je n'ai pas compris pourquoi en engloutissant mon steak). Mais j'ai l'avantage d'avoir un écran géant juste au dessus de ma gueule avec le match de Dallas face à Portland (Game 2). Une belle perf de Peja Stojakovic et de Jason Kidd pour infliger 12 points dans la gueule des coéquipiers de Brandon Roy !! Il est grand temps de rentrer car je n'ai pas envie de risquer ma vie dans ce quartier assez différent de ce que je fréquente pendant mes journées. Demain, nouveau départ !!!

20 Avril 2011 :

Un vol de 3h durant lequel je m'écroule dans un sommeil assez profond. Bien arrivée à destination, première surprise : Je dois prendre un taxi à 33 dollars pour retrouver mon auberge de jeunesse situé près de Magazine Street. Le chauffeur de taxi n'est pas des plus sympathique mais ça me permet d'admirer la ville, qui au premier abord me semble somptueuse. Absolument, dans mon état d'esprit. Un peu de mal a trouvé le numéro 1606 mais ça y est j'y arrive enfin.

La stupéfaction m'envahit, le maître des lieux (enfin celui qui m'accueille) me dit qu'ici c'est pas New York (je lui ai expliqué quelque peu mon trip), je peux fumer ce que je veux à l'intérieur de l'auberge (extérieur bien entendu) et qu'ici c'est no stress. Il m'explique sur la carte tout les bons coins à faire. Le Wallmart pour m'alimenter, Bourbon Street, Magazine Street, les diverses universités à promximité, le zoo, l'aquarium et j'en passe.

Je file vers le New Orleans Arena, autant effectuer le gratin et la crème tout de suite. Le box Office est fermé mais cela ne m'empêche pas de prendre quelques clichés et de contemplé juste après le Superdome. Une des personnes présente sur le site m'interroge sur ma présence, on discute un bon moment, très agréable. La nuit tombé, je prends la direction de Bourbon Street pour un repérage, je sens que je vais bien m'éclater ici.

A SUIVRE ...
Différences entre les États-Unis et la France English translation pending
by LeTigre · 2011-07-13 · 492 replies
Bien sur ce topic reprend au bon la balle lancé par Dusty35 ici : http://voyageforum.com/v.f?post=4375746#4375746

Mais depuis plusieurs jours que ce topic à été clos à cause de son succès, un truc me tracasse parce que je ne crois pas qu'il ait été relevé et CA c'est vraiment une grosse lacune francaise ...

Alors voila : pourquoi, alors qu'aux US il y a dans le moindre magasin d'alimentation, un mur entier de frigo, ce qui permet d'acheter de la boisson qu'on peut consommer fraiche TOUT DE SUITE, en France il n'y a aucun frigo même dans les supermarché RIEN ??? Ici, quand on a soif, il faut aller au magasin, acheter sa bouteille puis retourner chez soi, la mettre au frigo, attendre 4 ou 5 heures et A CE MOMENT LA seulement, boire frais !!!

Vraiment, ça sent la fin d'une civilisation ca !!!
Idées reçues et bizarreries sur les États-Unis English translation pending
by Dusty35 · 2011-07-06 · 708 replies
Salut à vous, fans ou futurs-fans de ce magnifique pays 🙂.

Je n'ai pas souvenir d'un post où serait recensé les idées reçues (vraies ou non) & les bizarreries des USA. Je pense qu'on en parle pas assez. Si je me trompe, veuillez m'en excuser d'avance.

En complément, ce post traite des différences entre France les États Unis où l'on peut trouver de nombreux témoignages intéressants.

Aller, je me lance:

Les routes: Je sais pas où vous habitez mais j'ai toujours entendu dire que les routes aux USA étaient supeeeeeer larges... mais à part dans certaines villes (rue annexes de Moab par ex. où 6 voitures pourraient se croiser), les routes principales ou les routes telles que sunset, Hollywood bd ou autres ne sont pas plus larges qu'en Françe. Les différences de niveaux entre les routes et les parkings sont impressionnantes, tu passes trop vite, ça frotte! Ça doit être pour ça qu'ils ont tous des 4x4 😛

La robinetterie: (Je me souviens d'un post la dessus). Alors là, incroyable... il y a presque autant de principes de robineterie que d'hôtels (j'exagère à peine). Tourner/tirer/pousser/basculer/Etc... c'est un jeu ou quoi? Y'a même des fois, il a fallu quelques secondes pour trouver 😐. De plus, impossible d'économiser l'eau pour certains de ces robinets, pour avoir l'eau chaude, il faut tourner à fond. On ne peut pas avoir un simple filet d'eau chaude.

Le "bye": Par exemple, après avoir acheté des cartes postales, lorsque l'on quittait la caisse, on disait simplement "thank you" puis "bye" et dans la majorité des cas, on ne nous répondait pas ou alors il faisait une tête étrange 😮. Je ne pense pas qu'on ai rêvé, vous pouvez nous expliquer ??

L'éclairage : Dans la majorité de nos hôtels, les chambres ont toujours été (très) sombres et ne possédaient presque jamais de point d'éclairage central. En revanche, les lampes de chevet, de coin de pièce, de bureau, etc.. en veux-tu en voilà... ça prend du temps d'éteindre tout ça quand on quitte la pièce 🤪. Ils sont pas au point là dessus...

Voilà, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Si vous avez des réponses ou d'autres points, n'hésitez pas 😉.
Circuit de vingt-deux jours en Namibie en juillet/août 2011 English translation pending
by Ellobo · 2011-07-03 · 76 replies
Hello, plus que quelques jours avant de partir. Je vais essayer, dans la mesure du possible de tenir un carnet de bord de mon séjour durant le voyage comme je l'ai déjà fait lors de mes précédents voyages, mais je crois savoir que je n'aurai pas internet chaque soir, donc les nouvellles arriveront quand elles arriveront ..😉 Un petit rappel de mon circuit, si des fois certains étaient dans le coin on pourrait se boire un apéro 😛.

Jour 1 (ma 19/07) : Vol Lyon – Windhoek

Jour 2 (me 20/07) : Arrivée à Windhoek. Windhoek – Nuit au Bagatelle Kalahari Lodge

Jour 3 (je 21/07) : Bagatelle Kalahari Lodge – Namib Naukflut. Nuit à River Zebra Lodge

Jour 4 (ve 22/07) : River Zebra Lodge – Sesriem .Nuit à Sesriem Camp Site

Jour 5 (sa 23/07) : Sesriem - Col Spreetshoogte. Nuit à Camp Gecko

Jour 6 (di 24/07) : Camp Gecko – Walvis Bay. Nuit à l’hôtel Lagoon Lodge -Walvis Bay Jour 7 (lu 25/07) : Walvis Bay Excursion Sandwich Harbour complète- Swakopmund .Nuit à l’hôtel The Cornerstone Guest House

Jour 8 (ma 26/07) : Swakopmund - Spitzkoppe. Nuit à Spitzkoppe

Jour 9 (me 27/07) :. Spitzkoppe – Twylfontein .Nuit au camping Camp Xaragu à Twylfontein

Jour 10 (je 28/07) : Twylfontein – Khowarib. Nuit au camping Khowarib Camp Site à Khowarib

Jour 11 (ve 29/07) : Khowarib - Purros .Nuit à Purros

Jour 12 (sa 30/07) : Purros – Warmquelle .Nuit au camping Ongongo Camp Site à Warmquelle

Jour 13 (di 31/07) : Warmquelle - Epupa .Nuit au camping Omarunga Camp Site à Epupa Jour 14 (lu 01/08) : Nuit au camping Omarunga Camp Site à Epupa Jour 15 (ma 02/08) : Epupa – Kunene. .Nuit au Lodge Kunene River lodge à Kunene Jour 16 (me 03/08) : Kunene – Kowares .Nuit à Kavita lion Lodge Jour 17 (jeu 04/08) : Kowares – Etosha. .Nuit à Etosha-Okaukuejo

Jour 18 (ven 05/08) : Safari dans Etosha . Nuit à Etosha-Hallali Jour 19 (sam 06/08) : Safari dans Etosha . Nuit à Etosha-Namutoni Jour 20 (dim 07//08) : Etosha - Omaruru .Nuit Epako Lodge

Jour 21 (lun 08/08) : Omaruru – Windhoek .Vol Windhoek – Lyon à 21h00

Jour 22 (mar 09/08) : Arrivée à Lyon

Je vais surement avoir des questions de dernière minute à vous soumettre.

a+
Le Soudan - sur les traces des pharaons oubliés English translation pending
by Doumechris · 2011-07-01 · 3 replies
Le choix du pays, les préparatifs : Afin de retrouver un ami en poste à Khartoum, nous avons décidé de passer les vacances de printemps 2011 au Soudan après un premier report suite à une impossibilité de nous y rendre en octobre 2010. Comme d'habitude, nous avons choisi un tour operateur local afin de nous transporter et guider dans les différents sites que nous avions choisi après lecture de guides touristiques et de circuits proposés par des voyagistes français . Nous avons donc lancer un mini appel d'offres sur la destination, les dates étant celles des vacances de printemps : entre le 9 et le 23 avril. Nous avons reçu 4 réponses au prix différents en raison, le plus souvent, de la qualité de l'hébergement. Tous nous proposaient un guide, un chauffeur, celui-ci se transformant en cuisinier pour les repas. L'hébergement est le plus souvent du camping, avec quelques nuits chez l'habitant. Peu d'hôtellerie excepté à Khartoum, mais cela nous n'en avions pas besoin, étant hébergé chez notre ami. Il fallait également trouver le billet d'avion. Sur internet, le meilleur prix au 16/1 a été de 1904 euros par la compagnie Afriqyiah. Cette compagnie, la moins chère sur l'Afrique nous a été recommandée par une amie se rendant fréquemment de ce côté là de la Méditerranée. Nous avons donc notre billet. Ensuite, après discussion avec nos divers interlocuteurs soudanais, nous sommes d'avis de choisir le moins cher : ce dernier se place très bien en raison du fait qu'il nous fait la gratuité pour les enfants. Si son prix à la journée est comparable à celles des autres excepté une agence italienne nettement plus coûteuse, la proposition relative aux enfants emportent le marché. Il convient ensuite de lui adresser un acompte ce qui est compliqué en raison du manque de banque travaillant avec le Soudan. Nous passons par un service d'envoi universellement connu pour les transferts d'argent. Mais cela se complique suite à l'embrasement de la côte sud de la Méditerranée. L'envoi s'effectue tout de même après quelques coups de fil au Caire !!! Les mails s'enchaînent entre la maison et Khartoum. Le temps passe et arrive le mois de mars. Notre vol est bientôt dans un mois et nous apprenons que la compagnie Afriqiyah ne se pose plus à Paris et pour cause : elle est libyenne!!!notre agence de voyage qui a nous a vendu les billets nous proposent de les annuler mais sans assurance sur leur remboursement en raison du gel des avoirs libyens par le gouvernement français. Entretemps nous avions été cherché nos visas au consulat du Soudan à Paris. Leur coût (80 euros/pers) a fait que nous avons pris la décision de maintenir notre voyage. Il fallait alors retrouver des billets aux bonnes dates. Comme la première fois, cela s'est fait sur internet. Bien sûr, les prix n'étaient plus les mêmes. Devant les frais déjà engagés, nous ne pouvions pas faire machine arrière. Nous allions partir par KLM et Amsterdam. Il ne reste plus qu'à se faire rembourser les premiers billets achetés. A l'heure actuelle, cela n'est toujours pas fait. Ayant cherché à remuer ciel et terre pour faire accélérer le remboursement, cela n'émeut personne que le gel des avoirs libyens pénalise bon nombre de personnes disposant de billets sur cette compagnie. Certainement, il y aura un réveil dans les prochaines semaines lorsque la saison touristique sur l'Afrique va réellement débuter en particulier pour les Africains rentrant au pays pour leur congé. Cette compagnie est la « low cost » sur bien des destinations africaines en remplacement d'Aéroflot qui l'a été au cours des décennies précédentes.

Le déroulement du circuit au jour le jour : - Samedi 9/4 départ à 5 heures 30 pour rejoindre l'aéroport Charles de Gaulle, satellite 2F. Un voisin , taxi nous y mène en 20 minutes. Le premier vol nous emmène à Amsterdam par Air France. Départ à 8h pour 75 minutes de vol. Notre transit est très bref en Hollande, juste le temps de sortir de l'espace schengen et nous sommes installés à bord d'un A330 de la KLM direction Addis Abeba. 6 heures de vol après nous atterrissons à Khartoum où la température annoncée est de 38°. Cela nous change !!! nous avons passé un moment agréable dans l'avion où le service offert à bord est bon, le personnel aimable et à nos petits soins. Le repas servi est très correct. Passage en douane sans problèmes et nos premiers pas en territoire soudanais pour récupérer nos bagages qui sont bien là. Nous achetons des devises pour nos premiers achats. Nous sortons de l'aéroport climatisé pour rentrer dans une quasi fournaise. Après un ¼ d'heure d'attente nous voyons arriver notre ami au volant d'un 4X4 véhicule bien utile dans ce pays. Il fait connaissance avec nos enfants qu'il ne connaît que par photos interposées. Nous rejoignons son domicile situé dans le quartier d'Emarat tout proche de l'aéroport. Il s'agit d'une maison très confortable entourée d'un jardin verdoyant où quelques arbres viennent donner un peu d'ombre à une terrasse où un ventilateur tourne à plein régime afin de faire diminuer une température que l'on ne rencontre chez nous que lors d'une très forte canicule. Après avoir fait le tour du propriétaire, 3 immenses chambres sur deux niveaux, de nombreux salons, une salle à manger qui ne sert que lors de grandes occasions, nous nous installons dans notre chambre disposant d'une grande salle de bains. Après une courte remise en forme et l'ouverture des bagages, nous nous retrouvons avec notre hôte pour lui remettre quelques souvenirs de notre pays en particulier de la nourriture difficile à trouver sur place et qu'il pourra faire connaître à ses invités soudanais. Un rafraîchissement servi sur la terrasse nous permet de nous acclimater aux lieux et à la chaleur. Discussion sur un restaurant. Vers 20h, nous partons vers le centre de Khartoum pour rejoindre le Papa Costa, situé au fond d'un couloir et entouré d'un jardin . Une sono est en train d'être mise en place. Ce restaurant est le lieu de rencontre de la jeunesse du sud Soudan. Nous dégustons des plats italiens. Au milieu du repas, la musique et des chanteurs style « 9-3 » viennent perturber le calme de cette chaude soirée. Vers 22h, nous rejoignons notre havre de verdure et nos chambres à la chaleur toujours bien présente (32°). - Dimanche 10/4 : Réveil vers 8h30, notre hôte est déjà sur le pont, car son week end est terminé : direction l'ambassade située à moins de 2 minutes à pied. Sa bonne nous a préparé un copieux petit déjeuner arrosé de jus de fruit frais. Nous profitons de la belle salle de bain pour nous rafraîchir un peu avant d'entamer notre première journée soudanaise. A 9h, il fait déjà 31° sur la terrasse, à l'ombre. Nous attendons notre tour opérateur Midhat qui doit venir chercher des photos et les passeports afin d'établir nos permis de circuler indispensables à présenter lors des passages des check-points. Vers 10h, il se présente à la porte et nous présente le circuit que nous allons faire. « Dans une heure , le chauffeur revient et vous entamez la visite de Khartoum » nous dit-il.

Nous nous installons sur la terrasse et en profitons pour préparer nos sacs pour la journée. Appareils photo chargés, bouteilles d'eau en réserve. Et le temps passe, 11h....12h.Je commence à m'impatienter et demande au gardien de la maison- en effet toutes les maisons sont gardées nuit et jour par un ou plusieurs gardiens qui veillent à la sécurité des biens et des personnes malgré une absence d'insécurité visible- de téléphoner à Midhat afin de savoir où en est l'obtention des permis : « c'est fini, le chauffeur arrive ». nous attendrons encore une petite heure avant de voir revenir le chauffeur. Pendant ce temps-là nous prenons une petite collation afin de ne pas perdre de temps lors de la visite de l'après midi. Nous partons à la découverte de Khartoum et de ses encombrements de fin de matinée. Les axes principaux sont terriblement embouteillés malgré une absence de désordre dans la circulation : les feux rouges sont observés, il n'y a pas de n'importe quoi comme dans certaines capitales africaines. Nous nous rendons tout d'abord dans le centre afin de payer notre tour opérateur. Je m'attends à de beaux bureaux dans une artère commerçante. Si l'artère est commerçante, par contre les bureaux sont dans un bâtiment à la peinture écaillée et aux escaliers mal entretenus et sombres. Midhat nous reçoit à son bureau entouré d'ordinateurs. Il nous fait commander des boissons, nous payons le reste de notre circuit et il nous rédige notre facture. Nous redescendons à la voiture où il nous accompagne en nous souhaitant bon voyage. Nous restons sur une bonne impression : il est 13h30 et direction Omdurman et ses souks. Nous suivons les bords du Nil bleu, la corniche est en pleins travaux. Nous passons devant « l'oeuf de Khadafi », nom donné par les habitants de Khartoum à l'hotel Burj al Fateh , un 5 étoiles à la forme bombée édifié grâce à des capitaux libyens. La terrasse possède une magnifique vue sur Khartoum, le confluent des Nils. Nous traversons le Nil blanc provenant du lac Victoria pour atteindre Omdurman, la ville ancienne où s'est déroulée une bataille importante entre les Anglais et les armées du Khalifa, successeur du Mahdi, héros religieux légendaire et mythique en 1898. Les Anglais ont vengé le général Gordon tué lors de la prise de Khartoum en 1884. Après être passé devant la mosquée du Nil, nous atteignons le site de la tombe du Mahdi à proximité de la maison du Khalifa , son successeur, habitée par le gouverneur anglais Kitchener après la prise d'Omdurman. La tombe est fermée au public, nous ne pourrons donc la visiter. Le court arrêt nous permet de prendre un bain de chaleur en ce début d'après midi. Encore quelques kilomètres à travers la ville pleine d'activité commerçante. De nombreuses boutiques jalonnent les trottoirs. Ce ne sont que de marques d'électroménager, de voitures, d'informatique que l'on rencontre dans le monde entier. Puis nous arrivons dans un dédale de ruelles pleines de taxis, mototaxis, charrettes tirées par des ânes. Ce sont les souks. La voiture avance au pas dans des voies en terre souvent inondée. Notre chauffeur arrive à se garer et nous partons à la découverte des passages du souk. Ayant faim, nous achetons des cacahuètes grillées au goût rare et excellent et des dattes. Nous nous faufilons entre les étals de chaussures, de tissus, d'un bric-à-brac de quincaillerie. Des objets en peau de crocodile attirent notre attention. Les derniers représentants des sauriens du Nil finissent en chaussure, cendriers, port-clés. Quelques uns sont même empaillés. Nous passons aussi devant les boucheries où la viande pend à des crocs. On s'étonne du peu de mouches qui volettent autour. Nous restons une heure à zigzaguer dans les allées. Pour les filles, ce sont les rues des bijouteries qui retiendront le plus leur attention. D'ailleurs, ces boutiques sont celles où il y a le plus de femmes locales avec celles des tailleurs qui cousent sur place les robes. Les femmes portent des robes et des voiles de couleurs chatoyantes, rares sont celles portant des burqas noires. Nous rejoignons notre voiture pour nous rendre au musée national situé sur la corniche du Nil. Le musée présente, sur deux niveaux, l'histoire longue du soudan depuis la protohistoire jusqu'à l'arrivée des Ottomans. Les silex soudanais ressemblent à ceux du Pérou, de France et d'ailleurs... L'histoire plus récente permet de voir les différentes civilisations qui se sont succédées au fil des derniers millénaires. Le voisinage de l'Egypte a influencé fortement les peuples soudanais qui ont emprunté des techniques de construction de monuments tels les pyramides et les statuaires des temples où se mêlent dieux locaux et égyptiens. La civilisation méroïtique a conservé jusqu'à l'arrivée de la chrétienté au III ème siècle des éléments architecturaux typiques des anciens égytptiens tels les représentation des dieux et l'écriture hiéroglyphique dans les bas-reliefs. A l'extérieur des bâtiments, sont présentés des monuments reconstruits, sauvés lors de la création du lac Nasser qui arrive jusqu'à Wadi Halfa. Le guide, conservateur du musée qui nous a accompagnés lors de cette visite, nous accompagnera également pour le reste de notre circuit. Après cette découverte des multiples visages de l'histoire soudanaise nous repartons voir le confluent des deux Nils. Pour cela nous traversons un petit parc d'attraction, lieu de détente des familles de Khartoum. Le lieu pourtant mythique de la confluence nous déçoit tout d'abord par l'amoncellement de bouteilles et canettes en tout genre abandonnées là en quantité . Les deux fleuves se rejoignent sans aucune mise en valeur du site. Aucune animation particulière excepté des pêcheurs à la ligne et en barque côté Nil bleu, qui vient du lac Tana en Ethiopie. Vers 18h15, nous rejoignons la maison de notre hôte qui arrive tout juste du travail. Nous lui donnons nos premières impressions sur la ville et nos visites en sirotant des boissons non alcoolisées sur la terrasse où la température frôle toujours les 40°. A 20h , nous prenons le chemin d'un restaurant libanais où nous sommes reçus avec un jus de citron vert à la menthe qui nous rafraîchit agréablement. La nourriture libanaise nous ravît, faite de mézzés et de kebabs. Une pastèque constituera notre dessert. 10 minutes de voiture et nous sommes rentrés.

-Lundi 11/4 : Réveil à 8h, le petit déjeuner nous attend sur la terrasse où il fait déjà plus de 30°.Ce matin départ pour l'aventure. Avec fébrilité nous attendons nos chauffeur et guide. A 9h15, apparaît un 4X4 Toyota plein jusqu'au toit. Le guide est celui d'hier qui nous a expliqué l'histoire du Soudan au musée. Il se nomme Aymen, le chauffeur est Himad. Après les présentations aidés en cela par le gardien de notre hôte, nous apportons les bagages et après les au-revoir avec ceux qui restent à Khartoum, chacun s'installe. Arthur, notre fils, est assis sur la 3 ème banquette où il ne lui reste qu'une place, le reste étant composé de la glacière pleine de victuailles entreposées pour le début du circuit. Christine, Pierrine et moi sommes sur banquette suffisamment large pour que nous ne nous gênions pas durant les heures de route. Nous quittons Emarat, le quartier chic de Khartoum où se trouvent les ambassades pour traverser la ville en direction du nord. Nous passons au bureau de Midhat récupérer nos passeports. C'est plus de 500 km qui nous attendent. La clim du véhicule nous permet de bien supporter le trajet. Passés Omdurman nous sommes vite dans le désert, sur une bonne route goudronnée où la circulation devient clairsemée. Quelques camions, des bus et peu de véhicules particuliers. Un arrêt dans la banlieue d'Omdurman pour faire une dernier achat de nourriture me permet de faire quelques clichés de la vie quotidienne soudanaise. Les étals des marchands de quatre saison sont pleins de légumes de chez nous ; il y a tout pour faire une ratatouille. Le pain a la forme de galette. La végétation est quasiment nulle : quelques arbres rabougris, des termitières çà et là forment le relief sur les premiers kilomètres. A perte de vue, la rocaille et le sable. Nous roulons ainsi 2 heures avant un premier arrêt permettant au chauffeur de se reposer et de fumer une cigarette. Nous nous dérouillons les jambes. Plus tard, nous quittons la route pour s'enfoncer dans le désert, nous nous en étonnons et puis on aperçoit bientôt un rassemblement d'animaux et d'hommes: nous arrivons à un puits. Chameaux, chèvres, moutons viennent s'abreuver. C'est l'occasion de nombreuses photos. Cet arrêt passé, nous roulerons jusqu'à 1h de l'après midi. Quelques baraques le long de la route forment un caravansérail moderne où de nombreux camions sont arrêtés afin de reposer également la mécanique humaine après ces chaleurs que l'on qualifierait d'insupportables dans nos régions (plus de 45°). Cela va être notre premier repas typique. Le chauffeur va s'enquérir de la nourriture servie dans un boui-boui. Il faut même qu'il sorte la vaisselle du 4X4. Nous nous installons à table où nous est apportée eau en bouteille. Les locaux, eux vont se servir dans de grandes jarres mises à leur disposition par l'aubergiste. C'est une habitude au Soudan : devant de nombreuses maisons, dans les rues des villes et villages, de grandes jarres remplies d'eau sont offertes aux passants. Les plats s'accumulent devant nous, foul-le plat traditionnel soudanais fait à base d'haricots noirs. Un plat de viande bouillie agrémentée d'une sauce à la tomate est accompagné de riz. En dessert, le chauffeur nous apporte des bananes. Un peu plus d'une demie heure d'arrêt et nous repartons en direction de Dongola. La traversée du désert dure toute l'après midi. Peu de villages à traverser avant d'atteindre le but de la journée. Ce soir nous allons dormir chez la sœur du guide dont le mari est fonctionnaire aux impôts. Même les soudanais n'y échappent pas !!! Nous sommes dans la banlieue de Dongola. Les maisons à un seul niveau sont toutes entourées de hauts murs de briques crues recouvertes d'un enduit crème à la décoration symbolisant des branches de palmier. La famille qui nous reçoit est composée de 4 personnes dont 2 enfants. Abderrahmane est le fils de 4 ans. Il vient d'avoir une petite sœur.On nous installe dans une grande chambre disposant d'un grand ventilateur au plafond de bonne hauteur permettant une bonne circulation de l'air. Une bonne partie de la maison n'est couverte que d'un toit afin de former des zones où des courants d'air assurent le rafraîchissement de l'atmosphère. La maison est composée de plusieurs bâtiments disséminés dans un vaste jardin d'agrément et potager. Les sanitaires sont situés également à l'extérieur, il s'agit d'une douche fermée et de toilettes à la turque ouvertes sur le ciel. Le repas nous est servi à 20h30:c'est la maîtresse de maison qui nous l'apporte. Nous installons un 3 ème lit dans la chambre. Je dormirai dehors dans la partie couverte par le toit. Le guide et le chauffeur installent le leur directement dans le jardin. Le début de la nuit est un enfer pour moi qui suis la cible de moustiques. Des escadrilles entières semblent me foncer dessus. Cela semble durer des heures ; je perds patience et demande l'assistance de ma femme qui me donne des bombes sensées combattre les attaquants. Malgré tout cela à 3 h du matin, j'abandonne et ma femme me remplace à l'extérieur et je me résous à m'installer dans la chambre.

-Mardi 12/4 : Réveil à 7h : lavage succinct. Lors du petit déjeuner une petite fête est organisée pour l'anniversaire d'Arthur dont c'est l'anniversaire.Il a 13 ans. La maîtresse de maison a préparé un petit gâteau surmonté d'une bougie qu'il vient souffler. Pierrine s'est amusée avec le bébé qui l'a bien acceptée. A 9h nous prenons congé de nos charmants hôtes. Nous nous rendons dans Dongola faire quelques courses. Nous nous baladons dans le souk et cherchons un cyber café afin de rassurer la famille et donner nos premières impressions sur le Soudan. Pas de cybercafé mais une boutique ou trônent de vieux ordinateurs qui cependant fonctionnent. Pieerine s'achète un keffieh qui la protégera de la chaleur toujours aussi présente. Après 45 m d'arrêt nous reprenons la route qui devient vite une piste. Direction plein nord. Nous nous approchons du Nil afin de voir une forteresse ottomane en ruine composée de pierres et de briques. Du haut des remparts nous dominons le Nil tout proche. Cette forteresse protégeait des attaques des pillards nomades. Vers 13 h notre chauffeur nous prépare un pique-nique à l'ombre d'un acacia surplombant un coude du Nl à proximité de la 3 ème cataracte. L'endroit est très sauvage. Les bords du fleuve sont les seuls endroits où il y a un peu de végétation, sinon c'est tout de suite le désert. Devant le peu de succès de ses premiers repas avec les enfants, le chauffeur/cuistot adapte sa cuisine. Quant à nous, nous sommes très contents de ses salades. En reprenant la route, nous tombons sur une caravane de chameau. Notre chauffeur nous arrête et nous nous approchons du troupeau de près de 200 bêtes qui s'abreuvent au bord du fleuve et profitent également de l'herbe souvent rare par ailleurs. Le guide nous sert de traducteur et l'on apprend ainsi que les camel-boys se rendent en Egypte depuis le Khordofan, une région à l'ouest du Soudan.Cela prend 56 jours. Ils en ont déjà fait 46. Ils s'arrêtent aux plus chaudes heures de la journée et marchent même durant la nuit. Tous les 2 ou 3 jours, ils doivent trouver des pacages et des points d'eau. Arthur et moi avons la chance de pouvoir monter sur la monture du chef qui nous fait faire un petit tour. Cela n'a rien de touristique et cela restera un moment fort de notre passage au soudan. A la fin de notre visite, l'ensemble des chameliers entame une danse traditionnelle où les bâtons s'entremêlent. Après avoir remercié la troupe de son accueil, nous reprenons la route en direction de Sesibi, le premier archéologique que l'on va rencontrer. Pour cela, nous quittons la piste principale. Durant tout le circuit, nous serons stupéfaits de l'excellente connaissance du terrain que possède notre chauffeur car aucune indication existe. Nous nous arrêtons vers 16 h faire une coupure à un embarcadère de bac. Cela permet de nous désaltérer et de reposer le chauffeur. Les bacs sont les seuls moyens de traverser le fleuve au nord de Dongola. Ils permettent le transport de 2 ou 3 véhicules ou d'un camion. A Sesibi, le guide entame son activité pour nous décrire les civilisations qui s'y sont succédées. De nos jours, 3 colonnes sont les seuls vestiges d'un temple érigé par la 18ème dynastie au XIV ème siècle avant notre ère. Le pharaon hérétique Akhénaton en est le constructeur. Les fouilles sont effectuées par des Français. Le sol est jonché de tessons de poterie dont on ne peut s'empêcher d'emporter un fragment malgré l'interdiction qui nous en est faite par notre guide, conservateur du musée de Khartoum. Avant d'atteindre Soleb, nous croisons une seconde caravane de chameau ce qui nous permet de faire quelques clichés. Nous arrivons dans nôtre nouveau gîte à quelques minutes du coucher de soleil. Cela me permet de faire de belles photos sur le temple dont les ruines s'étalent à peu de distance de notre maison d'un soir. Notre hébergement du soir est une immense maison nubienne servant à recevoir des hôtes- touristes ou archéologues travaillant sur le site. Chambre très grande munie d'un ventilateur suspendu bien utile. L'acclimatation à la chaleur très bien faite pour tous dès lors que nous avons de l'eau en quantité suffisante. La douche permet bien de nous relaxer après ces heures de route et de poussière. La nuit tombe vers 19h15. Repas fait par notre chauffeur : soupe, poulet frit, nouilles : un régal pour les enfants !! A 21h30 extinction des feux après avoir profité d'un ciel étoilé magnifique. -Mercredi 13/4 : Réveil à 7h. Pierrine n'est pas au mieux : colique peut-être fièvre. Ce matin nous visitons à partir de 9 h les ruines du temple qui s'étale à peu de distance du Nil. Disposition classique d'un temple égyptien. Par rapport à Sesibi, les vestiges sont mieux conservés. Il y a de nombreuses colonnes remplies de hiéroglyphes. Notre guide s'en donne à cœur joie pour nous expliquer les différentes époques de construction. Certains éléments ont été enlevés pour être replacés sur d'autres temples par des rois peu scrupuleux ou impatients. C'est le cas de sphinx de l'allée principale que l'on retrouvera à Karima au pied du Jebel Barkal. Nous finissons la visite au bord du Nil où nous voyons le travail des paysans iirigant leurs champs. De retour au gîte, Pierrine ne se sentant pas bien ne nous accompagne pas à une balade qui nous conduit au pied d'une falaise dominant le Nil. Une sorte de verrou rocheux porte des traces de la présence des Egyptiens qui ont sculpté la roche, il y a plus de 3000 ans. La proximité du désert y a accumulé du sable permettant de magnifiques glissades sur cette dune improvisée. Nous mangeons au gîte avant de partir vers 14h15. La maladie de Pierrine s'est estompée. Nous nous rendons à Sedeinga où nous voyons un temple à l'unique colonne encore debout. Des restes d'église se trouvent à proximité. Nous empruntons ensuite une piste très sablonneuse afin de rejoindre l'embarcadère du bac qui nous mènera à l'île de Saî. Nous attendrons une heure avant d'installer le 4X4 sur le bateau. Nous croisons des militaires soudanais qui nous offrent un café. Arthur est très intéressé par leur équipement- kalachnikov, lance-roquettes, etc.. Nous faisons une mini croisière d'une heure sur le fleuve que nous remontons pour atteindre l'île. Quelques minutes après le débarquement , nous arrivons dans le village principal de l'île. Comme les jours précédents, nous disposons, dans la maison d'hôte qui nous reçoit, d'une chambre spacieuse au mobilier conséquent (fauteuils, tapis, table, rideau). Je vais me promener dans les environs et assiste à un match de foot sur un terrain très poussiéreux d'autant qu'un léger vent s'est levé. Comme tous les soirs, j'en profite pour réaliser des photos de coucher de soleil et là en plus je profite d'une spécialité locale : une tête de crocodile à la gueule grande ouverte placée sur le mur d'enceinte du jardin. Au dîner ce soir : frites. C'est-à-dire que les parents n'ont rien mangé !!!! Le chauffeur réussit un tour de force de préparer ce plat avec les moyens du bord. Et il est applaudi. Dorénavant, tous les soirs ce sera frite....et soupe . -Jeudi 14/4 : Debout à 7h45. Le petit déjeuner nous attend. Depuis quelques jours, le cuistot prépare des crêpes qui font le régal des enfants mais il manque le nutella. Le jus de fruit est à reconstituer avec de l'eau. Pour les grands, c'est café et pain grillé. A 9h, nous partons à la découverte des tombes de la civilisation Kerma qui datent de 2000 avant notre ère. Il faut être spécialiste pour vraiment apprécier. Nous sommes encore un peu justes pour remarquer les tombes de plusieurs civilisations qui se sont succédées dans ce lieu quasi désertique et rocailleux. Ce sont souvent des tumuli aux pierres de différentes couleurs disposées en cercle. Par contre, nous nous trouvons au milieu de milliers de tessons de poterie comme à Sesibi et en particulier d'amphore ou de culots de lampe à huile. Ce sont des restes d'offrandes disposées lors des cérémonies funéraires ou des commémorations d'enterrement. Nous reprenons le 4X4 pour visiter ensuite une forteresse ottomane qui surveillait la circulation sur le Nil. Elle est en cours d'exploration et l'on y découvre des traces de réemploi de matériaux et en particulier de colonnes égyptiennes portant encore des hiéroglyphes. A proximité se trouvent les bureaux et les bâtiments qui servent à l'hébergement des chercheurs français qui fouillent les différents sites archéologiques de l'île. Nous rejoignons ensuite l'embarcadère du bac après s'être arrêté devant des vestiges d'églises chrétiennes datant des premiers siècles de notre ère. Il faut attendre près d'une heure avant de pouvoir embarquer : il a fallu lui faire traverser le fleuve et réunir l'équipage : c'est l'Afrique !!!Durant cette attente, cela nous a permis de voir le travail des champs et l'irrigation qui permet une culture de légumes -oignons, haricots, sous un climat torride. La traversée est rapide pour rejoindre la rive orientale du Nil. Ensuite 15 minutes de voiture et nous arrivons à Abri où nous mangeons dans un restaurant : j'y dégusterai mon premier poisson du Nil grillé. Le reste correspond à la gastronomie locale : foul, falafel, viande d'agneau en sauce. Avant de reprendre la direction du sud, nous faisons un petit arrêt au..... souk ; J'achète une paire de sandale « made in Sudan ». Peu de produits manufacturés sont produits ici. L'importation chinoise inonde les marchés locaux. Après des dizaines de kilomètres de piste parcourus ces jours derniers, nous roulons sur du goudron en direction de Tombous, l'étape de ce soir. Nous visitons la tombe du sheikh Idriss, un chef religieux mort il y a deux siècles. Sa tombe est toujours entretenue et des pèlerinages ont lieu tous les ans pour vénérer cet imam. Il est enterré, dans un bâtiment formant coupole, à l'intérieur d'un sarcophage couvert de tissu vert, la couleur de l'Islam. Au km 635, nous nous arrêtons, nous le pensions, pour que notre chauffeur fume sa cigarette. En fait, nous nous retrouvons dans un caravansérail hétéroclite de boutiques faites de tôle. Il y a des garages, des quincailleries, des épiceries, des fondeurs de métaux, mais ce n'est pas n'importe quel type de métal : il s'agit d'or. Nous nous trouvons à proximité de mines d'or . Comme lors de la ruée vers l'or aux USA, cela crée des villes de toute pièce en quelques mois. Ici, il n'y a que les fondeurs et les négociants qui rappellent l'importance de la découverte dans la région. Les pépites sortent des poches des mineurs, enveloppées dans du papier et sont rapidement fondues afin d'être proposées aux négociants qui achètent les petits blocs d'or jaune tout juste fondus. Pas de saloons, l'alcool étant interdit, le calme semble régner dans cet univers très masculin. Aucune femme ne sera visible. Aucun logement n'existe d'ailleurs à proximité. Nous verrons en reprenant la route quelques kilomètres plus loin, des centaines de mineurs s'affairant à ramasser des sacs de terre qu'ils vont ensuite trier afin d'en retirer quelques pépites. Cela restera un moment très fort de notre passage dans cette région. Le Soudan est actuellement un très gros producteur d'or dans le monde. D'après notre guide, il n'y a pas de concession accordée par le gouvernement, chacun peut venir et chercher de l'or à sa guise d'où l'engouement des humbles pour retourner des tonnes de terre. Nous quittons ensuite la route pour rejoindre les bords du Nil à la hauteur de la 3 ème cataracte que l'on surplombe depuis une colline portant un fort ottoman en ruine. De là haut, la vue est magnifique s'étendant sur des dizaines de kilomètres de rive du Nil. Il ne s'agit pas véritablement de chutes mais d'amoncellement rocheux , reste de coulée volcanique perturbant l'écoulement du fleuve. Nous continuons sur la piste longeant le Nil et nous arrêtons voir des sculptures d'animaux gravés dans la pierre en particulier de bovins mais aussi d'animaux sauvages disparus de ces régions de nos jours (éléphants, girafes, autruches ) Il s'agit d'un chaos rocheux où deux parois sont couvertes de fresques rupestres. Toujours le long de cette piste très sablonneuse nous passons voir des vestiges d'une église chrétienne construite au milieu de rochers qui la dissimulent au regard des passants. Dans ces chaos rocheux, deux gros blocs monolithiques se détachent pour ressembler à des amoureux s'embrassant. Nous arrivons en fin d'après midi à Tombous où nous attend une nouvelle maison d'hôte . 2 chambres sont mises à notre disposition dans un charmant jardin. La douche sera bien agréable après une longue journée de route qui nous aura permis d'admirer des sites archéologiques, des scènes de vie rares, de beaux paysages. Nous nous couchons avec l'appel pour la prière du soir, le minaret de la mosquée dominant la cour dans laquelle on finit la soirée. _Vendredi 15/4 : Réveil à 7h45 suivi du petit déjeuner où certains se goinfrent de crêpes. Nous entamons la journée par une promenade dans le village de Tombous situé en bordure du Nil. Nous nous dirigeons vers une ancienne carrière de granite où nous voyons la statue d'un pharaon laissée là suite à un coup de taille mal ajusté qui a fait éclater la pierre. Nous voyons également un bloc ouvert en deux où sont encore visibles les encoches ayant servi à le fendre. Des coins de bois étaient enfoncés dans la pierre puis humidifiés afin qu'ils fassent éclater la roche en se dilatant. Sur d'autres rochers en nous approchant du Nil, nous distinguons des inscriptions égyptiennes laissées par Thoutmosis I pour commémorer la prise du royaume de Kerma . Au niveau du village, le Nil se faufile entre des pierres créant ainsi des rapides très photogéniques. A 10h30 nous prenons la direction de Kerma afin de voir les deffufas, de gros bâtiments de brique crue, vestiges d'une civilisation datant de plus de 3 millénaires. Ces constructions dont on ne connaît pas la raison d'être exacte en sont les seules restes visibles. Celle de l'est, à la limite du désert, est entourée par plus de 30000 tombes parsemées de millions de tessons de poterie. Celle de l'ouest était au centre de la ville et du palais royal, il est possible d'accéder au sommet par un escalier permettant d'avoir une vue d'ensemble sur les maisons et palais, que l'on reconnaît par l'empreinte laissée par leurs fondations, et détruits lors de l'invasion des Egyptiens conduits par Thoutmosis Ier. Un musée nouvellement créé a permis de regrouper les découvertes archéologiques récentes. On y voit de nombreuses statues de rois koushites et de pharaons ayant régné sur la région au cours des deux millénaires précédant notre ère. Lors de notre visite de ce musée, nous rencontrons nos premiers touristes européens. Après cette visite qui s'est déroulée sous un chaleur étouffante, nous reprenons la route pour Dongola où nous attend la famille de notre guide qui nous hébergera une seconde fois. Ce soir, ce sera pizza au dîner en plus des pâtes d'où un grand merci des enfants au cuistot !!! La nuit se passe sans moustique ce qui nous assurera un bon repos. -Samedi 16/4 : Après une nuit à Dongola sans moustique, le petit déjeuner se termine comme lors de notre 1er passage : un gâteau pour Pierrine dont c'est l'anniversaire. Les enfants se rappelleront longtemps de leur passage à 13 et 15 ans. Une chose rare, un anniversaire au Soudan. La bougie soufflée et le chargement du 4X 4 effectué, c'est l'adieu aux enfants de nos hôtes et à leurs parents. Ils n'attendent même pas notre départ pour s'installer tous les 4 sur la moto paternelle et rejoindre la ville. Nous traversons le Nil sur le pont fraîchement terminé, réalisé par les Chinois. Nous nous arrêtons au site de Kawa, morne plaine écrasée de chaleur. Ce n'est pas l'enthousiasme. Quelques tumuli, des tessons de poterie et des restes d'un temple ramené à sa plus simple expression : des fragments de colonnes. Le plus intéressant, c'est la vue sur le Nil tout proche. Nous parcourons ensuite le trajet le plus intéressant du circuit : une traversée dans le désert sur une piste bordée de dunes et semée ça et là de quelques oasis et cela pendant environ 2 heures. Nous croisons quelques chameliers montés sur leur vaisseau. Pour nous détendre et fumer une cigarette, notre chauffeur nous arrête au pied d'une dune que nous gravissons malgré la très forte chaleur : c'est l'occasion de s'amuser en la dévalant à toute allure. Au moment de repartir, frayeur : le 4X4 ne veut pas démarrer. Le capot levé, le chauffeur se met les mains dans la mécanique en revissant les cosses de batterie, mais rien n'y fait. Nous sommes obligés de pousser les 2 tonnes pour sentir le moteur hoqueté puis s'emballé. Ouf, la panne est finie. Nous rejoignons la route goudronnée et trouvons un abri ombragé pour pique-niquer. Nous nous rendons à Old Dongola . Nous tombons sur des touristes en panne avec leur 4X4, cela semble plus sérieux que pour nous. Ils font partie d'une ONG de Khartoum et viennent passer le week end en famille sur ces sites archéologiques . Notre chauffeur se met à nettoyer l'arrivée d'essence en dévissant le carburateur. Après quelques essais, c'est enfin le bruit espéré du moteur qui tourne d'autant qu'un participant doit reprendre l'avion de retour ce soir à Khartoum et nous étions à plus de 400 km de là. Après avoir pris les billets pour visiter le site, nous retombons sur les touristes de nouveau en panne à la porte des fouilles. Notre chauffeur se remet au travail et passe le volant à notre guide afin que l'on ne perde pas de temps. Celui-ci s'y installe mais la prise en main ne semble pas aisé pour lui. Je propose de le remplacer ce qu'il accepte et conduis ainsi durant 2 kilomètres jusqu'aux fouilles. Ce sera mon expérience de conduite au Soudan dans le sable : cela s'est bien passé. Sous la chaleur, nous parcourons les collines surplombant le Nil. C'est le lieu de la plus forte présence chrétienne dans la région qui s'est maintenue jusqu'au XIV ème siècle et l'arrivée de l'Islam. Nous voyons les fondations d'une basilique et de plusieurs autres églises. La police arrive pour nous interdire la visite : nous demandons pourquoi au guide et c'est un simple problème de billet relatif aux enfants. Après quelques instants et appels téléphoniques à leur direction, la situation s'améliore et nous pouvons reprendre notre visite.Sur un monticule, s'élève le palais du trône, un monument dont on ne connaît pas la destination initiale et qui fut transformé en mosquée lors de l'invasion musulmane. Il est en cours de rénovation. De là haut, la vue est magnifique, permettant d'apprécier l'étendue de l'ancienne ville dominant le Nil. Sur la rive opposée, nous observons une 3 ème caravane de chameaux. Au lieu de camper là comme ce l'était prévu initialement, nous prenons la route pour Karima distant d'environ 150 km. Le goudron est excellent et la distance est vite avalée. Lors des derniers kilomètres, la route surplombe le Nil, ses oasis et des villages d'où dépassent les minarets verts des mosquées. Nous approchons du Jebel Barkal, la montagne sacrée émergeant de la plaine tel Ayers rock en Australie. Au pied de cette montagne, se trouvent quelques pyramides en taille réduite par rapport à celles d'Egypte dont elles sont des copies. Nous rejoignons notre gîte qui nous hébergera durant 3 nuits. Il s'agit d'une grande maison entourée d'un haut mur et d'un agréable jardin avec vue sur le Jebel Barkal. La douche confortable nous permet d'effacer les fatigues de la journée passée en grande partie en voiture. Nous disposons d'une grande chambre pour nous 4. Repas de gala, ce soir : soupe, nouilles, frites et poulet frit. Extinction des feux à 21H30. -Dimanche 17/4 : Réveil 8h. Vue magnifique sur le jebel Barkal tout proche. Petit déjeuner très complet avec crêpes, confiture de figues, jus d'orange en poudre, pain et « vache qui rit ». nous commençons la journée par la visite du petit musée voisin qui regroupe les trouvailles archéologiques faites dans les alentours très riches en vestige. Beaucoup de statues d'inspiration égyptienne et même des momies retrouvées dans des tombes. Nous traversons ensuite un no man's land torride pour rejoindre le pied du jebel où se trouvent des temples et des tombes souterraines garnies de magnifiques peintures représentant le passage dans l'au-delà : des représentations du livre des morts que l'on trouve dans les tombes égyptiennes. Le temple d'Amon datant probablement du XV ème siècle avant J.C. est relativement bien conservé et rénové. Il est de plan classique avec son allée de sphinx, seul le pylône est en ruines. De nombreuses colonnes portent des hiéroglyphes. Nous visitons également le temple de Mout, la femme d'Amon, placé au pied d'un piton phalliforme, isolé de la falaise. Avant de retourner à notre gîte, nous passons voir le « nubian rest house » exploité par des italiens. Il s'agit du seul hôtel confortable, aux normes européennes situé au nord de Khartoum. Entouré de hauts murs comme toutes les maisons nubiennes, il abrite une grande cour à la verte prairie.Les chambres sont placées tout autour. Sur l'un des côtés se situe le bâtiment principal où se trouve le restaurant, les salons et les cuisines. Une décoration simple rassemblant des meubles typiques est disposée dans de grandes alcôves permettant d'assurer une intimité aux visiteurs. A notre grande stupéfaction, nous tombons en arrêt sur une table basse ronde qui est la copie conforme de seulle de notre salon. Nous demandons la provenance de ce meuble au directeur qui nous dit l'avoir trouvé dans une demeure de la région. Son authenticité ne fait aucun doute. Par contre, la nôtre est sensée provenir d'Inde et celle que l'on a sous les yeux est peut-être le fruit de voyages de ses anciens propriétaires dans ces régions pas si lointaines. De nombreux échanges avaient lieu par bateau entre la mer rouge et le golfe du Bengale. Aucun touriste ne vient perturber notre arrivée impromptue dans cet établissement qui est sur le point de terminer sa saison. Après avoir pris une boisson, nous prenons congé de notre hôte et retournons à notre gîte situé à peu de distance. Dans cet hôtel , il semble manquer une piscine, mais l'aridité des lieux doit empêcher sa construction et surtout son entretien. A 13h, nous déjeunons de salades, falafel et pastèque le tout terminé par un carcadé, la boisson à base de fleur d'hibiscus bue sur les rives du Nil. Jusqu'à 16h , nous nous reposons d'autant que la chaleur est toujours aussi importante (45°).Nous demandons à notre guide de nous rendre sur les bords du Nil. Il y a un cimetière de bateaux en particulier d'anciens vapeurs faisant la liaison fluviale entre Dongola et Karima. Leur raison d'être a disparu du fait de la construction récente de nombreux ponts facilitant les déplacements. En effet, nous trouvons ces vestiges en train de rouiller sur le rivage : d'anciens steamers à plusieurs ponts posés sur le sable. Cachées sous les coques, des chiennes sont venues mettre bas. Les enfants sont près d'adopter ces petits chiots fraîchement nés. Nous réussissons à les en dissuader. Nous partons ensuite visiter les tombes koushites d'el Kurru situées en aval de Karima le long du fleuve. A l'origine ce site était composé de pyramides aujourd'hui arasées Ces sépultures sont enterrées et nécessitent de descendre des escaliers très prononcés en bas desquels nous entrons dans des salles ornementées de peintures représentant le livre des morts des égyptiens. Le toit de la salle est agrémenté de constellations d'étoiles très bien conservées au niveau du graphisme et des couleurs. Les murs où se mêlent dessins et hiéroglyphes conservent les teintes originales. Cela date pour les plus anciennes du IX ème siècle avant J.C. Le tombes que l'on visite sont celles de Tantawamani et de sa mère. Elles datent du VII ème siècle avant notre ère. L'une conserve même la sarcophage en pierre du défunt. Nous retrouvons le groupe de touristes croisé quelques jours auparavant au musée de Kerma. Nous passons notre 2 ème nuit à Karima.

- Lundi 18/4 : Ce matin , nous nous rendons au souk de Karima. Sur une grande esplanade traversée par les voies d'un chemin de fer aujourd'hui abandonné, nous assistons à une vie quotidienne très occupée. Des forgerons fabriquent des instruments aratoires rudimentaires, des lames de couteaux, de faux, tout un assortiment de matériel nécessaire aux travaux des champs. Des soudeurs finissent de construire les barques qui servent aux pêcheurs très nombreux sur le Nil. La literie est également montée sur place. Il s'agit de tresser des cordes multicolores sur un cadre métallique soudé. Avec la chaleur, les cafés sont pris d'assaut dès lors que les achats ont été faits. Un cuistot prépare des poissons frits tout frais sortis du Nil. Nous nous engageons dans les ruelles qui mènent au fleuve. Sous les arcades centenaires, il y a des enfilades de commerces , épicerie, marchands de légumes, bouchers. Mais ce qui intéresse le plus, femme et fille, ce sont les bijoutiers. Il y en a plusieurs dans la même rue. Après quelques allées et venues entre plusieurs, elles trouvent leur bonheur en l'occurrence un collier de fabrication d'Arabie Saoudite. Pas question de marchander bien que l'on soit dans un souk. Durant ce moment, je me rends jusqu'au bord du Nil tout proche. Ce ne sont que bouteilles en plastique et sacs abandonnés au vent. Il y en a pour des siècles pour faire disparaître toute trace de notre passage !!! De minuscules chantiers navals sont pleins d'embarcations de pêche retournées et en train de rouiller attendant un client. Nous rejoignons notre 4X4 et traversons sur le Nil sur un pont chinois flambant neuf pour nous rendre à Nuri situé en amont et proche du barrage de Mérowé qui ne nous sera pas possible de visiter n'ayant pas les autorisations nécessaires. Dans un site désertique, nous nous baladons entre les pyramides datant de la XXV ème dynastie qui régna sur l'Egypte à l'époque de Taharqa, le plus célèbre des pharaons nubiens. Nous nous enfonçons ensuite dans le désert pour visiter les vestiges d'El Ghezela, un monastère chrétien abandonné au XI ème siècle. Il reste des pavages et des mosaïques à l'intérieur de l'église principale que l'on reconnaît grâce à quelques colonnes et murs encore debout. Retour à 13h15, à notre gîte pour le déjeuner fait de poisson, salade et falafel . Repos jusqu'à 16h pour nous rendre ensuite dans un cybercafé de Karima afin d'envoyer un mail à la famille et vérifier que l'on ne nous a rien laissé sur notre boîte mail de vacances. Ensuite nous nous dirigeons vers le Jebel Barkal afin d'en faire l'ascension et de voir les pyramides construites à son pied. Notre guide nous explique leurs constructions. Arthur se défoule en commençant l'escalade de l'une d'elles.15 minutes de marche nous permettent d'atteindre le sommet du jebel formant plateau. De là haut, la vue est magnifique sur la ville de Karima, les bords du Nil et l'oasis le longeant. Nous dominons également les vestiges des temples qui s'étendent au pied de la colline et pouvons observer le fameux piton à la forme phallique qui fit la renommée du site dès l'antiquité et la rendit sacrée. C'est un lieu de visite des Soudanais. Pour redescendre plus vite, nous empruntons une dune de sable couvrant une pente de la colline qui domine les pyramides. Le coucher de soleil sur ce site est magnifique. Pour rejoindre à pied, notre maison , nous traversons le temple d'Amon dans les dernières lueurs du crépuscule.

- Mardi 19/4 : Après une dernière nuit à Karima, dans un gîte confortable par sa chambre et ses installations sanitaires, nous partons à 9h pour Méroé, le site le plus connu du Soudan. Juste après avoir traversé le Nil en direction de l'Est, nous nous arrêtons voir un site archéologique qui ne nous restara pas dans les mémoires, :quelques pierres, 2, 3 cailloux formant la base de colonnes et c'est tout ; vite à oublier. Par contre, quelques minutes après, notre chauffeur nous mène à un marché de dromadaires dans un village proche qui sera la source de nombreux clichés. Des dizaines de dromadaires, des chèvres, des moutons font l'objet d'un commerce dans un vaste enclos où même les femmes sont présentes. Nous nous arrêtons ensuite dans le centre du village pour faire quelques emplettes de nourriture, cela nous permet un marché très bien achalandé avec, en particulier, des poissonniers vantant leurs poissons-chat tout frais sortis du Nil.

Nous nous enfonçons ensuite dans le désert de Bayuda en direction d'Atbara. La route est goudronnée ce qui permet d'avaler rapidement les kilomètres. Comme à chaque long trajet, notre chauffeur quitte l'axe principal et s'enfonce dans le désert. Il nous amène à un puits au milieu de la savane typiquement africaine faite d'acacias. Ce lieu de rassemblement réunit les familles de nomades accompagnant leurs troupeaux de chèvres, moutons, dromadaires. Les installations de puisage de l'eau sont modernes et pourvues de capteurs solaires afin de faire tourner des générateurs électriques. Ces moments où l'on croise la population locale font partie des excellents souvenirs de ce séjour. De plus, l'absence de tourisme permet de côtoyer des gens qui n'exigent rien des visiteurs. Ce sont nous qui sommes le plus demandeurs. Il sera difficile de trouver un coin à l'ombre pour pique-niquer ce jour là. Mais nous trouvons une paillotte qui fera l'affaire. En approchant d'Atbara que nous éviterons, nous voyons bon nombre de cimenteries qui fournissent le Soudan dans son entier. Nous remontons vers Khartoum sur la route joignant la capitale à la Mer Rouge et à son port principal de Port Soudan. Nous serons étonnés du grand nombre de carcasses de pneus jonchant les abords de la route. Mais cela est compréhensible du fait de la dureté du climat. Les éclatements dus à la chaleur sont légions. La circulation est importante d'autant que les liaisons ferroviaires sont maintenant quasi inexistantes: tous les produits empruntent les routes. Nous faisons un arrêt sur cette voie très empruntée dans un de ces caravansérails modernes constitués de baraquements faits à la va-vite qui abritent garages, épiceries, bistrots-restaurants. Tout ce que peut avoir besoin un chauffeur et son camion lors d'un long trajet sous un climat torride. Au Soudan, les camions sont constitués d'un semi-remorque attelé à deux remorques. D'où une longueur importante lorsqu'il faut les doubler. Après avoir bu un café soudanais-le jabbana, nous reprenons le chemin de Méroé, le principal site touristique du pays. Celui-ci est situé tout près de la grand'route. Pour la première fois nous voyons des « marchands du temple », enfin quelques vendeurs d'artisanat. Jusqu'à présent aucune trace de vendeurs à la sauvette dans les sites touristiques : il faut dire qu'ils se dessécheraient sur place tant il y a peu de touristes !!! A l'entrée du site, quelques enfants et des anciens vendent poignards, mini pyramides en grès, colliers en pierres multicolores, coupes en bois sculptées. Nous faisons le tour pour repérer nos futurs achats car jusqu'à présent nous ne nous sommes pas ruinés en souvenir. Coupe et poignard sont bientôt dans nos sacs. Nous partons ensuite à la visite des pyramides qui sont plantées au sommet de collines rocailleuses envahies par le sable formant des dunes. Toutes les pyramides dispersées en plusieurs groupes sont écrêtées suite à l'idée à moitié saugrenue d'un des premiers découvreurs du site : un Italien (Ferlini) au début du XIX ème siècle. Il pensait que le sommet contenait un trésor. Il en découvrit effectivement un dans une, mais les autres n'en possédaient pas mais furent quand même détruites en partie. Au crépuscule, le site est magnifique en raison des couleurs ocres du sable et du grès qui servit à la construction de ces pyramides. Celles-ci plus petites que celles d'Egypte sont les tombes de personnages royaux. Elles contiennent encore, pour certaines, les sarcophages et sont toutes couvertes de peintures et de hiéroglyphes dans les salles souterraines qui servaient de sépultures royales malheureusement violées dès l'Antiquité. Ce soir, ce sera camping à quelque distance des pyramides mais cela donnera un caractère magique à cette soirée sous un ciel magnifiquement étoilé comme les plafonds des tombes. Le chauffeur aidé par le guide très maladroit montera nos tentes où il manquera quelques éléments essentiels pour leur montage : en particulier des sardines d'autant que le vent s'est levé. A la tombée de la nuit, nous mangeons aidés par nos lampes frontales. La nuit sera difficile pour les parents en raison de la chaleur et du vent, les tentes étant relativement instables et sujettes à des mouvements subits en raison de ces conditions climatiques. Nous avons été contents de ne pas à avoir à camper plus souvent.

-Mercredi 20/4 : Je me réveille vers 6h30 afin de profiter des premières lueurs de l'aube. Le chauffeur est déjà en train de préparer les crêpes pour le petit déjeuner. Le soleil sort juste de derrière les collines et vient bientôt illuminer les pyramides : c'est l'heure où arrivent les petits vendeurs d'artisanat montés sur leur âne. Des chameliers en font autant dans l'espoir de capter un touriste pour lui faire admirer au rythme lent du camélidé les vestiges du passé qui nous entourent. Ayant fait nos achats hier soir, ils remballeront bientôt leurs objets pour se rendre à l'entrée principale en quête de clients potentiels. Après le petit déjeuner pris dans un décor de cinéma, nous démontons les tentes plus vites qu'elles n'ont été montées, afin de visiter le groupe occidental de pyramides placé sur un promontoire de roche volcanique. La chaleur n'est encore trop présente et cela est très agréable de marcher dans le sable qui crisse sous nos semelles. Quelques pyramides ont été rénovées au cours des dernières décennies ce qui permet de se faire une idée assez exacte de leur conformation originale. Toute possèdent une avancée servant de temple dans lequel étaient disposées les offrandes nécessaires à la vie du défunt dans l'au-delà. Nous traversons une grande partie du site avant de rejoindre notre 4X4 qui nous attend à la sortie du site. Nous partons ensuite visiter un autre groupe de pyramides disposé de l'autre côté de la route menant à Khartoum. Quelques pyramides en ruine et des temples d'allure égyptienne sont dispersés dans une végétation de savane africaine occupée par de nombreux acacias. Cette végétation se retrouve dans la cité royale de Méroé, proche du Nil, qui devait être occupée par près de 20000 personnes. Ce sont le plus souvent des bases de monuments que l'on aperçoit disséminés dans cette savane. Les restes les mieux conservés sont ceux des bains royaux Cette ville koushite a été édifiée au VIII ème siècle avant J.C. Elle fut abandonnée vers le 3 ème siècle de notre ère. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons dans un motel associé à une station-service. L'ensemble est flambant neuf. A notre surprise, le guide nous propose de dormir ce soir dans un hôtel semblable situé à ^proximité de la 6ème cataracte au lieu de camper. Nous sommes très contents. Deux types de chambres sont proposées : une de type locale en forme de hutte circulaire à toit de chaume ressemblant à celle d'ethiopie. Elle possède une climatisation et un ventilateur. Les sanitaires sont communs et à l'extérieur. La seconde est située dans un bâtiment à un seul niveau. Il s'agit de chambre et de salle de bains à l'eurpéenne. Devant la proposition de notre guide et cela n'étant pas prévu, nous nous contentons d'une hutte, étant déjà très heureux de ce cadeau. Nous restons encore quelques minutes dans le salon de l'hôtel pour prendre des rafraîchissements offerts par notre chauffeur. Nous reprenons ensuite la route de Shendi, bourgade importante jusqu'au 19 ème siècle. Elle est la ville de naissance du président actuel. Notre guide nous emmène visiter une famille de tisserand copte travaillant toujours avec des métiers à tisser antiques. Nous pouvons admirer la dextérité des ouvriers pour actionner ces installations à cadre en bois où il faut très fréquemment remettre des bobines de fil. Les tissus très fins permettent de fabriquer de longs saris de coton portés par les femmes. Les filles en ramèneront bien sûr. Dans le centre ville, nous mangeons dans un restaurant moderne où se concentre la bonne société de la ville. C'est le lieu de rendez-vous des jeunes. Il y a un fort pourcentage de jeunes femmes. Après un repas copieux et traditionnel, nous partons à la découverte de la ville. C'est une véritable fournaise. Nous voyons notre première boulangerie en activité. Nous n'insistons pas trop pour visiter un souk semblable à beaucoup d'autres. Nous retournons nous mettre à l'abri de la chaleur au restaurant où nous avions mangé. Je pars à la recherche de bouteilles d'eau afin d'étancher une soif intense. Nous boirons près de 3 litres d'un coup. Nos hôtes étaient partis faire des emplettes. Nous quittons bien vite l'axe Atbara/Khartoum pour rejoindre les sites de Mussawarat et Naqa. Ce sont de magnifiques paysages de savane africaine que nous traversons par une piste délicate à emprunter du fait du manque d'information, et en raison du sable et des cailloux dont elle est faite. Le chauffeur semble très sûr de lui sur la destination à rejoindre. Nous nous arrêtons dans une oasis très verdoyante occupée par une ferme possédée par le ministère de la culture et servant d'hébergement pour les archéologues en charge des fouilles dans les environs. Nous passons là une heure à nous reposer et à laisser passer la très forte chaleur. Quelques minutes suffisent à rejoindre Mussawarat es sufra. Nous visitons les temples mieux conservés que ceux croisés précédemment dans notre circuit. Tout rappelle l' Egypte pharaonique. Après une vingtaine de minutes de piste sablonneuse nous rejoignons Naqa et ses temples aux allures romaines, témoignage des échanges très nombreux qu'il y a eu au cours des premiers siècles de notre ère avec les envahisseurs venus d'Italie et du nord de l'Egypte. Dans la lumière du crépuscule, la couleur ocre des bâtiments de grès est mise en valeur. Les murs sont couverts de bas reliefs représentant les dieux locaux en particulier Apademak à la tête de lion. Pour trouver notre hôtel, il faudra faire plus de 90 minutes de piste à la lueur des phares en plein milieu du désert et sans aucune indication. Chapeau, notre chauffeur. Nous allons nous installer dans notre hutte comme prévue le matin quand il faut se rendre à l'évidence : l'hôtelier ne retrouve pas les clés !!! aussi sommes nous mis dans des chambres traditionnelles. Une nouvelle surprise nous attend : elles ne sont pas faites !!! les draps sont sales, les chambres en désordre, des vêtements sont éparses, accrochés dans la penderie. Après discussion, du personnel viendra les refaire sommairement. Un hôtel quasiment neuf mais déjà en piteux état. Aucun entretien en particulier dans les sanitaires. Malgré cela, après un repas succinct, nous prenons des douches avant de nous coucher.

-Jeudi 21/4 : Départ à 9 h pour la 6 ème cataracte après une excellente nuit. Nous nous rendons au bord du Nil où nous traversons un petit zoo avant de rejoindre un bateau pour faire une petite croisière en direction de la cataracte située en amont. Le petit zoo contient des animaux locaux et en particulier un crocodile et quelques singes. Une heure de promenade sur le fleuve permet d'approcher les paysans et les pêcheurs en pleine activité. De nombreuses pompes assurent l'irrigation des champs aux alentours. La 6 ème cataracte est située dans une zone volcanique coupée par le fleuve ce qui a formé des gorges. Il ne s'agit pas de chutes mais seulement de rochers affleurant qui perturbent l'écoulement des eaux. Nous remontons une dernière fois dans notre 4X4 afin de rejoindre Khartoum. La fin du circuit approche. A midi, nous arrivons chez notre ami à Emarat, le quartier des ambassades. Nous prenons congé de nos accompagnateurs après les avoir remercié pour leur gentillesse et leur compétence. Nous les gratifions d'un pourboire et leur demandons la suite des prestations pour les 2 jours restants. Notre ami Pierre arrive et pour écouter dans les meilleures conditions notre récit, ouvre ses dernières bouteilles de Bordeaux (Il faut pas le dire !! c'est interdit) lors du repas. L'après midi, nous le passons à ranger nos affaires, à se reposer et à profiter de sa très agréable demeure. Pour vérifier la température nous plaçons son thermomètre sur la pelouse en plein soleil et atteignons allègrement près de 57°. A 18h, notre hôte est de retour, et nous recevons une volontaire du CICR qui vient lui apporter des boissons non produites au Soudan . C'est l'occasion de croiser nos sentiments sur le pays. Après avoir grignoté de succulentes cacahuètes arrosées au coca, nous nous rendons à l'Assaka, un très agréable restaurant libanais, lieu de rencontre des expatriés et des quelques touristes perdus dans Khartoum. Nous aurons l'occasion de rencontrer M. l'ambassadeur du Liban, un local dans l'établissement !! Coucher à 22h30.

-Vendredi 22/4 : Quand nous nous levons, notre hôte est déjà parti travailler. Sa cuisinière nous a préparé un somptueux petit déjeuner avec en particulier des jus d'orange et de pamplemousse à base de fruits frais. Les enfants passent la matinée à jouer aux consoles et ma femme et moi partons à la découverte du quartier d'Emarat. Celui-ci est un quartier moderne aux larges avenues bordées d'immeubles et d'hôtels à plusieurs étages ce qui est rare dans Khartoum. La ville est très étendue et poussiéreuse. C'est également le site de nombreuses ambassades qui sont le plus souvent établies dans des villas cossues entourées de jardins. La sécurité impose l'implantation de plôts de béton empêchant toute incursion de véhicules indésirables. C'est en particulier le cas de l'ambassade de France située à deux pâtés de maison du domicile de notre hôte. Souvent de hauts murs protègent ces propriétés jouissant d'un agréable jardin. En dehors des axes principaux, les autres voies de desserte sont en terre battue. Chaque maison possède un ou plusieurs gardiens qui veillent à la tranquillité des lieux et de leurs occupants. Nous irons faire quelques emplettes dans de mini supermarchés où l'on peut trouver toute la nourriture souhaitée par un étranger. (excepté les boissons alcoolisées) Comme c'est vendredi, jour de repos pour l'islam, les rues sont quasiment désertes, ce qui change de la cohue habituelle. A midi, notre cuisinière nous a préparé des pizzas, des salades de tomate arrosées de jus de fruits. L'après midi se passe à attendre notre chauffeur qui doit nous accompagner à Omdurman voir les cérémonies conduites par des derviches, secte soufi datant du XIX ème siècle. L'heure passant, nous sommes de plus en plus inquiets de l'absence de notre voiture. Grâce à un gardien de la propriété, nous entrons en contact avec Midhat, notre TO qui nous indique l'arrivée prochaine de la voiture. Celle-ci arrive vers 18h : je commençais à perdre patience. C'est ensuite, une course à travers Khartoum que l'on doit traverser pour rejoindre le cimetière d'Hamed al Nil où ont lieu les danses accompagnées par des tambours et des sifflets. Quelques participants portent des armes. C'est une foule compacte qui assiste à ces cérémonies où nous sommes très bien accueillis en tant que touristes étrangers. Les enfants sont même placés au premier rang afin de ne rien perdre du spectacle. Cela dure jusqu'au coucher du soleil. Nous étions inquiets mais tout s'est très bien déroulé. Comme la veille, nous retournons à notre cantine : le restaurant libanais._Samedi 23/4 : Dernier jour au Soudan. Notre hôte nous laisse les clés de sa demeure, partant une quinzaine se ressourcer en Thaïlande ; la matinée se passe à préparer les bagages. Dernière promenade dans les alentours de nôtre résidence. Après une légère collation à midi, notre chauffeur arrive pour nous conduire une dernière fois dans Khartoum et Omdurman. Nous partons visiter la tombe du Mahdi et la maison du Khalifa, son successeur à la fin du XIX ème siècle. Forte chaleur comme tous les jours précédents et poussière dans les rues où l'animation est revenue. Nous traversons le Nil blanc et nous nous rendons à la tombe qui est porte close. Heureusement, nous pourrons visiter la maison du Khalifat transformé en musée présentant des objets lui ayant appartenu tels qu'armes, vêtements, documents écrits de sa main. Des souvenirs également du passage du général gordon qui séjourna dans cette maison après sa prise d'Omdurman en 1898. Les premières voitures ayant roulé au Soudan sont présentées. Des objets de la vie courante de l'époque ayant appartenu au propriétaire des lieux complètent les vitrines disposées dans les salles de cette demeure où l'on verra aussi la salle de bain et ses installations sophistiquées d'arrivée et de distribution d'eau chaude et froide. Ensuite, nous finirons la visite d'Omdurman par un passage au souk en voiture. Avant de regagner notre demeure, nous passons visiter la mosquée de Farouk, l'ancien roi d'Egypte. Cette mosquée située à l'intérieur d'un jardin en plein centre de Khartoum date de la fin du XIXème siècle. Sa construction et son architecture ont été influencées par les Ottomans qui ont régné sur l'Egypte durant des siècles. Un dernier arrêt nous permettra d'acheter des cartes postales ce qui n'est pas une mince histoire au Soudan. Pour cela, il a fallu se rendre à l'hôtel de l'acropole qui semble détenir le monopôle de la vente de ces souvenirs et des timbres associés. Maintenant nous rejoignons notre résidence pour terminer les bagages, prendre une douche et un rafraîchissement. A 18 h, le chauffeur vient nous rechercher pour nous conduire à l'aéroport tout proche. Avant cela, nous saluerons et remercierons pour leur aide, les gardiens des différentes demeures voisines de celle de notre ami et nous porterons à l'ambassade les clés du propriétaire. Il ne nous reste plus qu'à attendre l'avion qui nous mènera au Caire en provenance de Nairobi. L'aérogare est climatisée ce qui permet sans trop de fatigue de supporter cette attente d'autant que l'avion a quelque peu de retard. Nous finissons nos derniers billets en achetant des derniers souvenirs et gardons précieusement en souvenir de la menue monnaie. En présentant nos billets électroniques, l'employée semble tiquer mais nous n'y prêtons pas attention. Nous sommes bientôt( après 3 h) appelés pour embarquer dans le 727 de Kenya airways. Le vol de 2 heures se passent sans histoire.

- Dimanche 24/4 : nous débarquons au Caire, il est presque minuit. Nous partons vers 4 h en direction d'Amsterdam. Les bagages ont été enregistrés à Khartoum pour leur destination finale (CDG) ; A la sortie de l'avion, nous nous rendons dans la zone de transit et présentons nos billets pour l'enregistrement sur le vol KLM. Tout de suite, l'employé nous annonce la suppression du vol. nous sommes atterrés. Personne n'est en mesure de nous dire quand partirons nous : il faut attendre. Tous les autres passagers ont quitté déjà l'aérogare. Nous restons avec quelques oubliés comme nous. Nous patientons ainsi près de 2 heures avant que l'on nous avertisse d'attendre 7 h du matin. Nous nous installons tant bien que mal pour dormir sur les fauteuils de l'aérogare aux boutiques ouvertes 24h sur 24 malgré l'absence totale de clients. L'heure fatidique approche, nous allons prendre un petit déjeuner avant de nous rendre au comptoir d'assistance. Le personnel s'est bien occupé de nous jusque là mais sans nous donner beaucoup d'informations. Une jeune femme d'Air France vient à nous pour nous annoncer que des places ont été trouvées sur un vol à destination de Paris partant à 9h40. On fait un ouf de soulagement : plus que 3 h à attendre. En fait, cela ne nous fait pas trop perdre de temps puisque nous devions transiter par amsterdam avant de rejoindre Paris. Un dernier gag survient alors : nous devions récupérer nos bagages afin de les réacheminer sur le vol Air France. C'est alors que l'on nous annonce qu'ils ont découvert dans un sac..........une bouteille d'alcool. Tout est bien qui finit bien.

Excellent voyage sans aucune ombre venant le ternir : tour opérateur local très sérieux et consciencieux dont le personnel a été aux petits soins pour nous. Comme toujours notre ami s'est mis en quatre pour nous faire profiter au mieux de sa résidence et du pays où il réside. Si le Soudan n'est pas un haut lieu du tourisme, il n'en reste pas moins que son approche est intéressante et l'image retournée par les médias ne correspond pas du tout au ressenti d'une famille de touristes qui a fortement apprécié l'accueil de la population à son égard. Le poids de l'Islam a été très léger et la vision superficielle de la vie locale que l'on a eu, ne permet pas de penser qu'il puisse s'y dérouler des événements semblables à ceux de pays voisins. D'ailleurs pour quel bénéfice? Bien sûr, tout n'est pas libre d'être visité, et au Darfour s'ajoute dorénavant la zone frontalière avec le sud Soudan dont la partition a lieu le 9 juillet suite aux élections du début de l'année. Ce 193 ème pays rejoignant l'ONU reste peu sûr, et souhaitons que les années de guerre civile ne seront plus que de l'histoire ancienne.

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http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Soudan-Sudan

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