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Escale de Pointe à Pitre English translation pending
Voici ce qui m’est arrivé lors d’une escale à Pointe à Pitre le 3 avril dernier :
Le 14 mars 2015, je fais une demande de réservation de voiture à www.gl-car-service.com Le même jour, je reçois le mail suivant : Bonjour, Nous pouvons vous proposer un véhicule kia Picanto, 5 cv climatisé, la journée est à 33€, Ce tarif comprend:
Kilométrage illimité Deuxième chauffeur Assurance tout risque Niveau carburant identique
Si cette offre vous intéresse, merci de me faire parvenir vos passeports et pièce d'identité
Je renvoie aussitôt la photocopie de nos 2 passeports et reçois une confirmation de réservation.
En lisant mes mails le 1° avril en escale à Fort de France, j’apprends que la location est annulée. Je me retrouve donc sans voiture un jour férié. J’appelle la personne concernée qui m’explique qu’ils n’ont plus de voiture et que c’est comme ça. Je lui demande alors de me trouver une solution de rechange car je ne peux rien faire depuis le bateau. Pour toute réponse elle me raccroche au nez !
Je n’ai pas manqué de la rappeler pour lui dire, en terme véhéments cette fois, ce que je pense de son attitude !
Je ne donne aucun conseil, je relate juste une expérience, à vous de juger…
Heureusement j'ai trouvé un accueil fort sympatrique à l'office du tourisme du terminal croisière à qui j'ai raconté ma mésaventure et ils m'ont aidé à trouver un véhicule pour profiter pleinement des choses à voir et des très belles plages de la pointe des châteaux et de Ste Anne. Tout était par contre fermé à PàP mais ça n'était pas une surprise !
Le 14 mars 2015, je fais une demande de réservation de voiture à www.gl-car-service.com Le même jour, je reçois le mail suivant : Bonjour, Nous pouvons vous proposer un véhicule kia Picanto, 5 cv climatisé, la journée est à 33€, Ce tarif comprend:
Kilométrage illimité Deuxième chauffeur Assurance tout risque Niveau carburant identique
Si cette offre vous intéresse, merci de me faire parvenir vos passeports et pièce d'identité
Je renvoie aussitôt la photocopie de nos 2 passeports et reçois une confirmation de réservation.
En lisant mes mails le 1° avril en escale à Fort de France, j’apprends que la location est annulée. Je me retrouve donc sans voiture un jour férié. J’appelle la personne concernée qui m’explique qu’ils n’ont plus de voiture et que c’est comme ça. Je lui demande alors de me trouver une solution de rechange car je ne peux rien faire depuis le bateau. Pour toute réponse elle me raccroche au nez !
Je n’ai pas manqué de la rappeler pour lui dire, en terme véhéments cette fois, ce que je pense de son attitude !
Je ne donne aucun conseil, je relate juste une expérience, à vous de juger…
Heureusement j'ai trouvé un accueil fort sympatrique à l'office du tourisme du terminal croisière à qui j'ai raconté ma mésaventure et ils m'ont aidé à trouver un véhicule pour profiter pleinement des choses à voir et des très belles plages de la pointe des châteaux et de Ste Anne. Tout était par contre fermé à PàP mais ça n'était pas une surprise !
Entrer en Roumanie par les Portes de Fer English translation pending
Bonjour, départ dans 15 jours pour un tour de la Roumanie en 5 semaines, j'aurai aimé savoir s'il est possible d'entrer en Roumanie par le barrage des portes de fer sur le Danube. Sur google earth, celui ci est barré et en travaux. J'aimerai aussi savoir, si certain on l'expérience, si il n'y a pas de problème avec l'opérateur free pour ce faire appeler en Roumanie. J'en profite pour remercier tous ceux qui connaissant la Roumanie, enrichissent ce forum de leurs écrit.
Bernard
Nouvelles choquantes en provenance de la province de Misiones (Argentine) English translation pending
Deux nouvelles choquantes en provenance de la province de Misiones:
1- Un jeune touriste français de 22 ans appartenant à un groupe d'étudiants en intercambio, s'est noyé dans la piscine de l'hotel El Libertador cette nuit 😕 Les jeunes Français du groupe étaient semble-t'il un peu "alcolisés"et un jeu de piscine aurait mal tourné...la police argentine enquête.Condoléances donc à la famille de N..., de Paris.
2- Dans une forêt de Misiones, près de San Ignacio dans le parc Teyu Cuaré, vient d'être trouvé, un complexe de bâtiments cachés et bétonnés, qui auraient servi de refuge secret à des hauts dignitaires nazi en fuite!😮
"Aparentemente, a mitad de la Segunda Guerra Mundial, la aeronáutica nazi genero un proyecto secreto de construcción de refugios para que los más altos jerarcas nazis pudieran esconderse tras una derrota, sitios inaccesibles, en medio de una selva como esta”, explicó Daniel Schávelzon, director del CAU y leader del equipo que vino a Misiones."
1- Un jeune touriste français de 22 ans appartenant à un groupe d'étudiants en intercambio, s'est noyé dans la piscine de l'hotel El Libertador cette nuit 😕 Les jeunes Français du groupe étaient semble-t'il un peu "alcolisés"et un jeu de piscine aurait mal tourné...la police argentine enquête.Condoléances donc à la famille de N..., de Paris.
2- Dans une forêt de Misiones, près de San Ignacio dans le parc Teyu Cuaré, vient d'être trouvé, un complexe de bâtiments cachés et bétonnés, qui auraient servi de refuge secret à des hauts dignitaires nazi en fuite!😮
"Aparentemente, a mitad de la Segunda Guerra Mundial, la aeronáutica nazi genero un proyecto secreto de construcción de refugios para que los más altos jerarcas nazis pudieran esconderse tras una derrota, sitios inaccesibles, en medio de una selva como esta”, explicó Daniel Schávelzon, director del CAU y leader del equipo que vino a Misiones."
Voyage à vélo en famille: récits de voyages? English translation pending
Bonjour,
Avez vous connaissance de récits de voyages (livres) sur des familles parties à vélo sur des periodes plus ou moins longues ?
Merci a vous.
Olivier
Mongolie à cheval en autonomie English translation pending
Bonjour à tous,
je crée ce poste après pas mal de lecture. Blog forum avis de voyageurs etc..
Mais comme chaque voyage est différents, et que j'ai eu du mal à retrouver la même situation que la mienne, je me permets de créer ce poste.
Je vais essayer de faire le plus cours possible. Je fais un topo de notre projet et ensuite une cascade de questions simples ;)
Projet :
Nous sommes deux amis : 24 et 30 ans, nous partons pour une durée maximal de 13 mois. Avec (en gros) Paris -> Moscou -> transsibérien jusqu'au lac Baikal -> transsmongolien jusque Oulan Bator en Mongolie, puis Chine Tibet Népal Inde etc etc..
Cependant ma venue ici concerne donc la Mongolie. Nous aimerions pouvoir traverser une partie du pays en cheval (comme beaucoup ;)). Je sais que l'unique poste frontière avec la Chine acceptant les étranger se situe au sud est, sur le tracé du transsmongolien. Donc dans l'optique de poursuivre vers la Chine après notre petit périple en cheval, nous devrons forcément passer par ce poste frontière. Pour ce qui est de cette aventure à cheval, sachez que je dispose de l'ensemble du matériel nécessaire car j'ai déjà fait de la rando en autonomie. Donc tente ultra light, sac de couchage en duvet, popote etc etc..
Voilà les questions :
1 - Quel est pour vous le meilleur itinéraire? (en sachant que nous comptons rester dans le pays 1 mois, mais que s'il faut ralonger un peu nous pouvons, et sachant aussi que nous arriverons à Oulan Bator et devrons resortir du pays Zamiin Udd, au sud est) quand je regarde les cartes, j'ai l'impression que l'ouest du pays est plus jolie, plus vallonné, plus vert etc.. qu'en pensez vous?
2 - Acheter des chevaux est-il chose facile? allons nous devoir passer des jours et des jours à chercher? Les chevaux mongols sont visiblement robuste, mais sont-ils fait pour traverser comme ça de longue distances? D'après vous, combien coute un cheval? Faut-il en prévoir que 2 ou un 3eme pour les sac nourriture etc?
3 - Nous comptons partir de Paris début Aout, donc au maximum nous serons à Oulan Bator vers mi ou fin aout. Pensez vous que le climat sera un ennemi sérieux? D'ailleurs à quelle températures devons nous nous attendre en journée? Et la nuit?
4 - Nous sommes deux, (à ne rien connaître aux chevaux, je sais à peu près monter mais c'est tout) pensez vous qu'à deux c'est possible? ou faut-il emmener notre ami qui veux se joindre à nous uniquement pour cette étape à cheval, et repartir ensuite en France, sachant que lui à une énorme expérience avec les chevaux, (compétition, haut niveau etc..)?
5 - D'un point de vus purement pratique, enfin encore plus pratique que les questions du dessus : Est-il facile de trouver de la nourriture sur le chemin? Ou faut-il tout prévoir avant? Pareil pour l'eau..
6 - Question sécurité (ralalala ces occidentaux ;)) pensez vous que cela est risqué d'être seul (sans guide) de faire un feu le soir dormir en tente et laisser les chevaux attaché à coté de nous? Les mongols semblent sympathiques, mais les règles de bon sens changent parfois en fonction des pays...
Bon je sais que poser beaucoup de question sur un même poste n'est pas très bien venu donc je m'arrête là, mais en gros vous l'aurez compris, nous sommes deux, nous sommes motivés, pensez vous que cela soit possible? Quels seront les grosses difficultés rencontrées, et quels conseils pouvez vous nous donner?
PS : j'ai entendu dire que la société horsetrail (très bonne réputation) aidait parfois les étrangers à acheter leur propre chevaux. Savez vous si cela est toujours d’actualité?
Je vous remercie infiniment pour votre aide. Je m'excuse pour cette avalanche de questions.
J'ai très hate de vous lire. A bientôt. Sarcass.
je crée ce poste après pas mal de lecture. Blog forum avis de voyageurs etc..
Mais comme chaque voyage est différents, et que j'ai eu du mal à retrouver la même situation que la mienne, je me permets de créer ce poste.
Je vais essayer de faire le plus cours possible. Je fais un topo de notre projet et ensuite une cascade de questions simples ;)
Projet :
Nous sommes deux amis : 24 et 30 ans, nous partons pour une durée maximal de 13 mois. Avec (en gros) Paris -> Moscou -> transsibérien jusqu'au lac Baikal -> transsmongolien jusque Oulan Bator en Mongolie, puis Chine Tibet Népal Inde etc etc..
Cependant ma venue ici concerne donc la Mongolie. Nous aimerions pouvoir traverser une partie du pays en cheval (comme beaucoup ;)). Je sais que l'unique poste frontière avec la Chine acceptant les étranger se situe au sud est, sur le tracé du transsmongolien. Donc dans l'optique de poursuivre vers la Chine après notre petit périple en cheval, nous devrons forcément passer par ce poste frontière. Pour ce qui est de cette aventure à cheval, sachez que je dispose de l'ensemble du matériel nécessaire car j'ai déjà fait de la rando en autonomie. Donc tente ultra light, sac de couchage en duvet, popote etc etc..
Voilà les questions :
1 - Quel est pour vous le meilleur itinéraire? (en sachant que nous comptons rester dans le pays 1 mois, mais que s'il faut ralonger un peu nous pouvons, et sachant aussi que nous arriverons à Oulan Bator et devrons resortir du pays Zamiin Udd, au sud est) quand je regarde les cartes, j'ai l'impression que l'ouest du pays est plus jolie, plus vallonné, plus vert etc.. qu'en pensez vous?
2 - Acheter des chevaux est-il chose facile? allons nous devoir passer des jours et des jours à chercher? Les chevaux mongols sont visiblement robuste, mais sont-ils fait pour traverser comme ça de longue distances? D'après vous, combien coute un cheval? Faut-il en prévoir que 2 ou un 3eme pour les sac nourriture etc?
3 - Nous comptons partir de Paris début Aout, donc au maximum nous serons à Oulan Bator vers mi ou fin aout. Pensez vous que le climat sera un ennemi sérieux? D'ailleurs à quelle températures devons nous nous attendre en journée? Et la nuit?
4 - Nous sommes deux, (à ne rien connaître aux chevaux, je sais à peu près monter mais c'est tout) pensez vous qu'à deux c'est possible? ou faut-il emmener notre ami qui veux se joindre à nous uniquement pour cette étape à cheval, et repartir ensuite en France, sachant que lui à une énorme expérience avec les chevaux, (compétition, haut niveau etc..)?
5 - D'un point de vus purement pratique, enfin encore plus pratique que les questions du dessus : Est-il facile de trouver de la nourriture sur le chemin? Ou faut-il tout prévoir avant? Pareil pour l'eau..
6 - Question sécurité (ralalala ces occidentaux ;)) pensez vous que cela est risqué d'être seul (sans guide) de faire un feu le soir dormir en tente et laisser les chevaux attaché à coté de nous? Les mongols semblent sympathiques, mais les règles de bon sens changent parfois en fonction des pays...
Bon je sais que poser beaucoup de question sur un même poste n'est pas très bien venu donc je m'arrête là, mais en gros vous l'aurez compris, nous sommes deux, nous sommes motivés, pensez vous que cela soit possible? Quels seront les grosses difficultés rencontrées, et quels conseils pouvez vous nous donner?
PS : j'ai entendu dire que la société horsetrail (très bonne réputation) aidait parfois les étrangers à acheter leur propre chevaux. Savez vous si cela est toujours d’actualité?
Je vous remercie infiniment pour votre aide. Je m'excuse pour cette avalanche de questions.
J'ai très hate de vous lire. A bientôt. Sarcass.
Voyage en Suède en fourgon aménagé English translation pending
Nous prévoyons un voyage en suède cet été , quelques conseils pourraient nous aider : le climat ? La circulation ?les stationnements ? La gastronomie ? La peche ? Les restos ? Les gens ? Les villes ?.......merci .
Carte bleue de paiement enregistrement China Southern English translation pending
Bonjour j'ai acheté un billet pour aller aux phillipines via canton le mercredi 21 janvier 2015 avec la compagnie chinasouthern avec ma carte bleu le paiement a bien eu lieu. J'ai recu les billets electroniques donc pour l'instant tout va bien.
Mon problème et qu'il y a 15 jours j'ai perdu cette carte depuis j'en ai une nouvelle donc pas de souci mais j'ai vu que en bas de la confirmation de commande il est mentionné "Merci d'utiliser votre propre carte de crédit pour cette transaction. Dans tous les cas vous devez figurer parmi les passagers de cette transaction. Il vous ai demandé de présenter lors du check-in à l'aéroport la carte de crédit utilisée pour l'achat de votre billet. Si le détenteur de la carte ne peut présenter cette même carte utilisée pour reserver la transaction, le transporteur se reserve le droit de refuser l'accés à bord à moins que le passager n'achète un nouveau billet"
Ma question est : Avez vous déja pris cette compagnie ?? Vous ont il demandé la CB du paiement à l'enregistrement?? Vais je risquer de me faire refuser??
Je n'ai pas souvenir d'avoir déjà présenté ma CB lors d'un enregistrement, la chine a t elle sa propre réglementation concernant ceci. J'ai demandé une attestation à ma banque au cas ou il me la demande et j'hésite à aller à Roissy ce week end pour tatter le terrain.
En tout cas merci d'avance pour vos réponses si vous en avez.
Mon problème et qu'il y a 15 jours j'ai perdu cette carte depuis j'en ai une nouvelle donc pas de souci mais j'ai vu que en bas de la confirmation de commande il est mentionné "Merci d'utiliser votre propre carte de crédit pour cette transaction. Dans tous les cas vous devez figurer parmi les passagers de cette transaction. Il vous ai demandé de présenter lors du check-in à l'aéroport la carte de crédit utilisée pour l'achat de votre billet. Si le détenteur de la carte ne peut présenter cette même carte utilisée pour reserver la transaction, le transporteur se reserve le droit de refuser l'accés à bord à moins que le passager n'achète un nouveau billet"
Ma question est : Avez vous déja pris cette compagnie ?? Vous ont il demandé la CB du paiement à l'enregistrement?? Vais je risquer de me faire refuser??
Je n'ai pas souvenir d'avoir déjà présenté ma CB lors d'un enregistrement, la chine a t elle sa propre réglementation concernant ceci. J'ai demandé une attestation à ma banque au cas ou il me la demande et j'hésite à aller à Roissy ce week end pour tatter le terrain.
En tout cas merci d'avance pour vos réponses si vous en avez.
Planifier son voyage en solitaire en Grèce English translation pending
Bonjour , je suis une jeune fille de 22 ans qui à l'opportunité de finalement pouvoir entreprendre un petit voyage à travers le monde :) j'aimerais, à partir du mois de juillet, partir en Grèce et y découvrir ce qu'elle a à m'offrir ! :) je me demandais donc si certains d'entre vous qui ont tenter l'expérience n'aurait pas des idées à partager et tout .. C'est la toute première fois que je planifie quelque chose d'aussi gros donc je suis dans un terrain totalement inconnu :( Si quelqu'un aurait la patience et la gentillesse de m'expliquer étape par étape comment je peux monter ce voyage pour qu'une fois arriver la bas, tout me soit déjà préparé d'avance , j'en serais extrêmement reconnaissante ! Merci énormément d'avance et bonne journée :)
Safy xx
Safy xx
Français, Charlie Hebdo, tristesse English translation pending
Bonjour à tous,
Une pensée très émue aux familles des personnes décédés hier dans l'attentat. Une pensée à ceux qui ont vu et sont toujours là mais dont la violence de la situation a brisé leur vie à tout jamais. Une pensée à ceux qui sont morts dans cet attentat et ne reviendront plus . Une pensée à ceux qui subissent du racisme tous les jours. Une pensée pour toutes ces personnes qui font parti de ces sectes religieuses et religions "établies"et souffrent sans même s'en rendre compte. A la souffrance des minorités qui seront toujours persécutées partout et encore et encore. A ceux qui ne savent pas dire non . A ceux qui n'ont jamais lu une bonne biographie de Gandhi. A tous les journalistes .
La politique et la religion , on en a plus besoin . Ras le bol .
Je suis libre et je pense ce que je veux , mais je ne fais pas n'importe quoi .
Bravo , merci et bon voyage là haut à ceux qui sont partis.
Et vous que pensez vous de Charlie hebdo et de cet attentat ?
Une pensée très émue aux familles des personnes décédés hier dans l'attentat. Une pensée à ceux qui ont vu et sont toujours là mais dont la violence de la situation a brisé leur vie à tout jamais. Une pensée à ceux qui sont morts dans cet attentat et ne reviendront plus . Une pensée à ceux qui subissent du racisme tous les jours. Une pensée pour toutes ces personnes qui font parti de ces sectes religieuses et religions "établies"et souffrent sans même s'en rendre compte. A la souffrance des minorités qui seront toujours persécutées partout et encore et encore. A ceux qui ne savent pas dire non . A ceux qui n'ont jamais lu une bonne biographie de Gandhi. A tous les journalistes .
La politique et la religion , on en a plus besoin . Ras le bol .
Je suis libre et je pense ce que je veux , mais je ne fais pas n'importe quoi .
Bravo , merci et bon voyage là haut à ceux qui sont partis.
Et vous que pensez vous de Charlie hebdo et de cet attentat ?
Thaïlande authentique English translation pending
Hello,
Je viens vers vous car après lecture des discussions sur les forums, après mon achat et lecture partielle du guide du routard 2015...J'ai l'impression qu'il n'y a plus grand chose d'authentique à voir dans ce pays, qu'il s'agisse des marchés flottants, des treks et visites des tribus du nord....
Et même pour les activités, je ne sais pas où les gens ont vu des massages à 2€ et tout autre chose à prix dérisoire, car sur le routard, tout à l'air beaucoup plus cher que ce que j'entends ou lis.
Pour le trek, y a t-il des personnes qui ont fait leur truc en solo ? Des conseils ?
Merci si vous avez des bonnes adresses, des lieux authentiques à me conseiller, car d'après ce que je lis, ça ressemble presque à Marrakech en terme "d'attrape touristes"...
Je viens vers vous car après lecture des discussions sur les forums, après mon achat et lecture partielle du guide du routard 2015...J'ai l'impression qu'il n'y a plus grand chose d'authentique à voir dans ce pays, qu'il s'agisse des marchés flottants, des treks et visites des tribus du nord....
Et même pour les activités, je ne sais pas où les gens ont vu des massages à 2€ et tout autre chose à prix dérisoire, car sur le routard, tout à l'air beaucoup plus cher que ce que j'entends ou lis.
Pour le trek, y a t-il des personnes qui ont fait leur truc en solo ? Des conseils ?
Merci si vous avez des bonnes adresses, des lieux authentiques à me conseiller, car d'après ce que je lis, ça ressemble presque à Marrakech en terme "d'attrape touristes"...
Trajet Cafayate - Talampaya English translation pending
Bonjour,
Quel est le meilleur moyen selon vous pour rejoindre de la ville de Cafayate, le parc national de Talampaya. Sachant qu'il s'agit d'un très long trajet, je suis un peu perdu.
Merci beaucoup
Nathan
Merci beaucoup
Nathan
Traversée Serbie - Bosnie - Kosovo - Albanie à vélo English translation pending
Bonjour,
J'ai démarré un tour sans date véritable de retour à vélo couché, depuis avril 2014. À deux, nous avons visité France, Suisse, Autriche et République Tchèque depuis maintenant 4 mois. Après notre visite de la Slovaquie et de la Hongrie, nous aimerions nous rendre dans les Balkans afin de rejoindre à terme la Turquie.
Notre itinéraire premier nous emmenait en Croatie, le long de la côte avant de rentrer dans les Balkans, mais nous prenons plus de temps que prévu dans les pays traversés et pensons à adapter notre itinéraire en conséquence, en laissant de côté la Croatie probablement (ce sera pour une autre fois ;).
On se demandait quel itinéraire aurait du sens à vélo (pas de contrainte de temps). Nous pensions visiter la Serbie, retourner un peu à l'ouest pour passer par la Bosnie, puis rentrer au Kosovo et enfin ressortir soit par l'Albanie ou la Macédoine.
Certains d'entre vous ont-ils fait un parcours similaire ou conseillerait quelque chose d'autre ? Quels sont les immanquables et incontournables dans ces pays ? Qu'en est-il des passages de frontière entre les différents pays ? Des particularités concernant le voyage à vélo dans les Balkans ?
Merci d'avance pour vos messages et conseils !
Nico Frogs On Wheels (www.frogsonwheels.net)
J'ai démarré un tour sans date véritable de retour à vélo couché, depuis avril 2014. À deux, nous avons visité France, Suisse, Autriche et République Tchèque depuis maintenant 4 mois. Après notre visite de la Slovaquie et de la Hongrie, nous aimerions nous rendre dans les Balkans afin de rejoindre à terme la Turquie.
Notre itinéraire premier nous emmenait en Croatie, le long de la côte avant de rentrer dans les Balkans, mais nous prenons plus de temps que prévu dans les pays traversés et pensons à adapter notre itinéraire en conséquence, en laissant de côté la Croatie probablement (ce sera pour une autre fois ;).
On se demandait quel itinéraire aurait du sens à vélo (pas de contrainte de temps). Nous pensions visiter la Serbie, retourner un peu à l'ouest pour passer par la Bosnie, puis rentrer au Kosovo et enfin ressortir soit par l'Albanie ou la Macédoine.
Certains d'entre vous ont-ils fait un parcours similaire ou conseillerait quelque chose d'autre ? Quels sont les immanquables et incontournables dans ces pays ? Qu'en est-il des passages de frontière entre les différents pays ? Des particularités concernant le voyage à vélo dans les Balkans ?
Merci d'avance pour vos messages et conseils !
Nico Frogs On Wheels (www.frogsonwheels.net)
À vélo sur la route 40 en Argentine English translation pending
Slt a tous. Je voyage actuellement au Pérou a vélo. C un vrai Regal! Malgré des dénivelé énormes... le bus me donne parfois un coup de pouce magique!
Alors voilà je me renseigne pour la route 40 en argentine. J'aimerais arrivé en Patagonie pour janvier. Donc la démarrer vers fin octobre a qque 5000 km avant la Patagonie. Qu en est il des dénivelés ? Je sais que le vent est très fort mais si les dénivelés sont l équivalent du Pérou cela me semble trop dur pour moi. Si ya des infos je suis preneur. Merci!
Sécurité à Lombok English translation pending
bonjour à tout les forumeurs
Je vais me rendre en Indonésie pour la première fois en septembre prochain avec mon amie et lors de mes recherches pour préparer mon périple je suis tomber sur plusieurs récit concernent Lombok et plus particulièrement la région de Kuta Lombok sur des agressions à l'encontre des touristes pour les voler, d'ailleurs l'infos est relayée sur le site des affaires étrangères. je suis tomber un peu de haut même si je sait bien que le risque zéro n'existe pas. les récits dates pour la plupart de quelques années, j'aimerai donc avoir des retours récent sur la situation actuelle, et votre ressentit sur l'ambiance générale à Lombok.
je pense que c'est des actes isolés mais du coup je réfléchis a peu être faire l'impasse sur Lombok et privilégier Flores.
sans parler de sécurité qu'elle serait votre choix entre Lombok et Flores ?
merci à tous et surtout bon voyage
Je vais me rendre en Indonésie pour la première fois en septembre prochain avec mon amie et lors de mes recherches pour préparer mon périple je suis tomber sur plusieurs récit concernent Lombok et plus particulièrement la région de Kuta Lombok sur des agressions à l'encontre des touristes pour les voler, d'ailleurs l'infos est relayée sur le site des affaires étrangères. je suis tomber un peu de haut même si je sait bien que le risque zéro n'existe pas. les récits dates pour la plupart de quelques années, j'aimerai donc avoir des retours récent sur la situation actuelle, et votre ressentit sur l'ambiance générale à Lombok.
je pense que c'est des actes isolés mais du coup je réfléchis a peu être faire l'impasse sur Lombok et privilégier Flores.
sans parler de sécurité qu'elle serait votre choix entre Lombok et Flores ?
merci à tous et surtout bon voyage
Iceland Winter Tour, un tour complet de l’île, 21 jours, en van, en avril English translation pending
😏 CARNETS DE ROUTE EN LIGNE :
ICELAND WINTER TOUR
Bonjour
L'Islande fin mars, c'est encore l'hiver. Trois semaines avec un petit fourgon 2 roues motrices et sans chauffage adapté, mission impossible ? Et bien non, ce fut un voyage fascinant !
Pourquoi avril ? Parce que nous pouvons prendre nos congés à cette période et que la promotion hiver de la SMYRIL LINE s'appliquait pour le premier départ du Norröna fin mars. 935 Euros A/R pour le fourgon et 2 adultes en dortoir avec un seul repas par jour. Spartiate mais le tiers du prix qu'en haute saison !
Préparation. Aucune. Inutile de passer des heures à lire récits et témoignages. Tous montrent l'Islande l'été Nous avons fait comme les Islandais, adapter les déplacements à la météo du jour. C'est tout.
Parcours. Le tour de l’île par la N1 fait 1300 km. Nous l'avons doublé, 2600 km. Pratiquement tous les sites majeurs furent accessibles. Le Nord enneigé et glacé nous a tellement fasciné que nous y sommes restés deux semaines sur trois ! Avalant le Sud en quelques journées. Sans aucun regret.
Campings. Indispensables avec notre petit chauffage électrique 220 V. Mais en avril, ils sont presque tous fermés 😠 Par chance, les propriétaires ont accepté de nous accueillir. Résultat inespéré, 18 nuits en camping avec électricité !
Météo. Au Nord, entre moins 2 et moins 12 degrés. Soleil et chutes de neige tous les jours. Au Sud, entre 0 et 14 degrés. Aucun jour de pluie.
Carnets de route. Ils seront mis en ligne dans le lien en signature. En attendant, un aperçu en une vingtaine de photos.
Cordialement, Sylvie & Bernard.
Neige, glace, ciel lumineux : magnifique !

Seuls aux pieds du plus grand glacier d'Europe.

Pause déjeuner dans un superbe cadre.

La route serpente au cœur du désert blanc.

Sur les routes désertes des hauts plateaux.

L'impression de rouler sur la banquise !

Réveil le matin au bord d'un lac glaciaire.

Piste entre terre, ciel et eau.

Route miraculeusement sèche sur les hauts plateaux glacées.

Le long des fjords du Nord-Ouest.

Un bivouac dans un cadre somptueux !

Piste le long de la côte Ouest.

Le Nord, neige et glace à perte de vue.

Un fourgon solitaire au cœur du désert blanc.

Neige et glace à l'infini !

Crépuscule magique aux pieds du glacier.

Randonnée autour du Fjallsarlpon.

Un petit fourgon Toulousain perdu dans l'immensité glacée !

Blizzard dans les fjords du Nord-Ouest.

ICELAND WINTER TOUR
Bonjour
L'Islande fin mars, c'est encore l'hiver. Trois semaines avec un petit fourgon 2 roues motrices et sans chauffage adapté, mission impossible ? Et bien non, ce fut un voyage fascinant !
Pourquoi avril ? Parce que nous pouvons prendre nos congés à cette période et que la promotion hiver de la SMYRIL LINE s'appliquait pour le premier départ du Norröna fin mars. 935 Euros A/R pour le fourgon et 2 adultes en dortoir avec un seul repas par jour. Spartiate mais le tiers du prix qu'en haute saison !
Préparation. Aucune. Inutile de passer des heures à lire récits et témoignages. Tous montrent l'Islande l'été Nous avons fait comme les Islandais, adapter les déplacements à la météo du jour. C'est tout.
Parcours. Le tour de l’île par la N1 fait 1300 km. Nous l'avons doublé, 2600 km. Pratiquement tous les sites majeurs furent accessibles. Le Nord enneigé et glacé nous a tellement fasciné que nous y sommes restés deux semaines sur trois ! Avalant le Sud en quelques journées. Sans aucun regret.
Campings. Indispensables avec notre petit chauffage électrique 220 V. Mais en avril, ils sont presque tous fermés 😠 Par chance, les propriétaires ont accepté de nous accueillir. Résultat inespéré, 18 nuits en camping avec électricité !
Météo. Au Nord, entre moins 2 et moins 12 degrés. Soleil et chutes de neige tous les jours. Au Sud, entre 0 et 14 degrés. Aucun jour de pluie.
Carnets de route. Ils seront mis en ligne dans le lien en signature. En attendant, un aperçu en une vingtaine de photos.
Cordialement, Sylvie & Bernard.
Neige, glace, ciel lumineux : magnifique !

Seuls aux pieds du plus grand glacier d'Europe.

Pause déjeuner dans un superbe cadre.

La route serpente au cœur du désert blanc.

Sur les routes désertes des hauts plateaux.

L'impression de rouler sur la banquise !

Réveil le matin au bord d'un lac glaciaire.

Piste entre terre, ciel et eau.

Route miraculeusement sèche sur les hauts plateaux glacées.

Le long des fjords du Nord-Ouest.

Un bivouac dans un cadre somptueux !

Piste le long de la côte Ouest.

Le Nord, neige et glace à perte de vue.

Un fourgon solitaire au cœur du désert blanc.

Neige et glace à l'infini !

Crépuscule magique aux pieds du glacier.

Randonnée autour du Fjallsarlpon.

Un petit fourgon Toulousain perdu dans l'immensité glacée !

Blizzard dans les fjords du Nord-Ouest.

De Miami à Savone "Costa Luminosa" du 17 mars au 14 avril 2014 English translation pending
Nous avons joué les prolongations en combinant le tour de Miami à Miami en 10 jours et le retour vers Savone en 17 jours...
Cela fait 28 jours sur le bateau et je ressens encore les effets du mal de terre...cela diminue peu à peu!!!!Enfin, je suis prête à commencer mon récit..
Je remarque que, comme la photo de mon avatar est le Luminosa, il n'y a rien à changer...C'était à Saint-Martin il y a deux ans!!!
Voici le début...
Voyage en Asie du Sud-Est English translation pending
proposition de voyage pour un mois en fevrier 2015
Encore des arrestations "d'ATM scammers" à Phuket English translation pending
Traversée de l'Iran à moto! English translation pending
Bonjour à tous,
Petit nouveau sur ce forum, je viens à la pêche aux infos!! Nous avons le projet d'acheter des motos à Téhéran à la sortie de notre avion direction le sud de l'Iran puis une remontée par Isfahan et Thabriz vers la Turquie pour continuer jusqu'en France.. J'ai plusieurs questions: - Penser vous qu'il est possible d'acheter des motos facilement à Téhéran? A quel prix? - Y a t'il des endroits incontournables sorti des sentiers battus à voir absolument ou au contraire à éviter? - La sortie du territoire en moto est-elle un problème? Devons-nous avoir des permis/papiers spéciaux ou visas? - Comment est la circulation Iran?
J'ai beaucoup d'autres questions mais si je peux avoir déjà quelques réponses de ces premières, je serai déjà très heureux!!
Merci d'avance 😛
Petit nouveau sur ce forum, je viens à la pêche aux infos!! Nous avons le projet d'acheter des motos à Téhéran à la sortie de notre avion direction le sud de l'Iran puis une remontée par Isfahan et Thabriz vers la Turquie pour continuer jusqu'en France.. J'ai plusieurs questions: - Penser vous qu'il est possible d'acheter des motos facilement à Téhéran? A quel prix? - Y a t'il des endroits incontournables sorti des sentiers battus à voir absolument ou au contraire à éviter? - La sortie du territoire en moto est-elle un problème? Devons-nous avoir des permis/papiers spéciaux ou visas? - Comment est la circulation Iran?
J'ai beaucoup d'autres questions mais si je peux avoir déjà quelques réponses de ces premières, je serai déjà très heureux!!
Merci d'avance 😛
Pneu bruyant English translation pending
bonjours je voulais savoir si vos pneu font un bruit de tracteur
j'ai des schwalbe marathon suprême 26X1.60
quand je dépasse les 40klmh il font un bruit de tracteur si qui et pas très rassurant
je voulais savoir si je suis le seul a avoir se problème
car il et possible que les pneu ont un défaut
je suis gonflé a 5 bars
et le vélo et pas chargé
on roulé 30 kilométres en rodage donc
dans la descente je pend 80 klmh en pneu slick 26X1.20
donc voila mes question car je voudrais pas faire un tous droit
ny faire un détour de 5 borne pour pas prendre cette route
Manifestations en Thaïlande: partir ou pas dans le pays? English translation pending
Bonjour,
Normalement, je devrai partir en Thaïlande ce vendredi (29.11.2013) pour des vacances : 3 jours à BKK puis le sud et enfin le nord.
Depuis ce matin (lundi 25.11.2013), je lis un peu partout que cela semble aller assez mal avec peu de chance d'amélioration : ils manifestent depuis une semaine. Depuis aujourd'hui ils entrent dans les ministères....
Personnellement, faire des vacances oui ( première fois en Thaïlande), mais me faire tirer dessus ou assommer à coup de tongue, je ne suis pas fan !
Partir ou ne pas partir ?
Quel est votre avis
Au plaisir de vous lire 🙂
PS: Je n'arrive pas à trouver une map des ministères, que je sache dans quels quartiers ils se fritent. Une idée ?
Normalement, je devrai partir en Thaïlande ce vendredi (29.11.2013) pour des vacances : 3 jours à BKK puis le sud et enfin le nord.
Depuis ce matin (lundi 25.11.2013), je lis un peu partout que cela semble aller assez mal avec peu de chance d'amélioration : ils manifestent depuis une semaine. Depuis aujourd'hui ils entrent dans les ministères....
Personnellement, faire des vacances oui ( première fois en Thaïlande), mais me faire tirer dessus ou assommer à coup de tongue, je ne suis pas fan !
Partir ou ne pas partir ?
Quel est votre avis
Au plaisir de vous lire 🙂
PS: Je n'arrive pas à trouver une map des ministères, que je sache dans quels quartiers ils se fritent. Une idée ?
Voyage en Albanie en mai-juin 2014 English translation pending
bonjour
je lis des comptes rendus interessants sur ce forum
je prepare un voyage en Albanie en mai juin 2014
je pense louer un vehicule4X4 pour approcher
les randonnees a Teth
si quelques membres ont de nouvelles infos je suis preneur
les risques m interessent aussi
etre seul est il plus difficile?
louer un vehicule mais ou?
pour dormir je pense trouver
et peut on avoir une personne qui accompagne en permanence?
un guide prive en quelque sorte .
d autre part je souhaiterais finir le voyage au sud de Girokaster
et visiter la partie limitrophe de la grece
la encore merci pour les infos
bonne marche a tous, bon week end, bon travail
mes voeux de smpathie vous accompagne
Chili: voyager seule... ou accompagnée English translation pending
Hola Amigos,
Je souhaiterais faire un voyage au Chili de 3 semaines environ. je n'ai pas encore réellement de parcours pré-défini, je suis plutôt en train de définir mes prochaines vacances! Est-ce que 3 semaines seraient "suffisant" pour en prendre plein les yeux et découvrir le Chili? De plus, je serais surement seule (une femme seule au Chili, est-ce risqué?) mais je parle couramment l'espagnol
Merci pour vos réponses 😉 Débo
Je souhaiterais faire un voyage au Chili de 3 semaines environ. je n'ai pas encore réellement de parcours pré-défini, je suis plutôt en train de définir mes prochaines vacances! Est-ce que 3 semaines seraient "suffisant" pour en prendre plein les yeux et découvrir le Chili? De plus, je serais surement seule (une femme seule au Chili, est-ce risqué?) mais je parle couramment l'espagnol
Merci pour vos réponses 😉 Débo
Insécurité à Tananarive! English translation pending
hello tt le monde !! je vous signale qu'il est impossible de circuler dans le centre de tananarive à pieds et plus particulièrement place de la libération, toute l'avenue de la libération , le palais de la reine, sans se faire litéralement agressé et détrousser !!! vous ne ferez pas 200 mètres sans que cela arrive actuellement !!
Cent autres devinettes bambara, partie 1 (Mali) English translation pending
Cent autres devinettes bambara
(pour Anusara)
Bonjour Anusara,
un grand merci pour ta réponse (dans une autre discussion) qui fait plaisir. Et encore de bonnes nouvelles du Mali, magnifique !
Voici cent autres devinettes bambara (pas encore présentées sur ce forum) :
1 : Fa fila ani den fila bè du kelen kònò, n’i y’u jate, u bè bèn mògò saba ma. – O ye mòkè, fa ani mòden ye.
Deux pères et deux enfants vivent dans la même concession. Quand tu les as comptés, ça fait trois personnes. – Le grand-père, le père et le petit-fils (ou : la petite-fille).
2 : N kònòna n kòfè. – Dèsèkili don.
Je suis enceinte par derrière. – C’est le mollet.
(note : ici, kònò "ventre" a un emploi verbal, ce qui est très très rare, et veut dire "être enceinte" . Dans cette devinette-ci, on compare la forme arrondie d’un mollet avec le ventre d’une femme enceinte. Donc, au sens figuré, le mollet est en cloque mais son ventre est en arrière tandis que le ventre de la femme enceinte est à l’avant. C’est l’idée ici.)
3 : Don o don, musokòrònin bè taa laharaka la. – Jurufilen don.
Jour par jour, la petite vieille femme se rend chez un habitant de l’autre monde. – C’est la puisette.
(note : ici, la petite vieille femme recherchée est la puisette, c.à.d. le récipient en caoutchouc noir & la corde pour sortir de l’eau d’un puits. Lahara, emprunté à l’arabe, veut dire "l’au-dela", c’est ici le fond du puits, et le suffixe dérivatif nominal -ka veut dire "habitant de ..." , donc "l’habitant de l’au-dela" ou le "défunt". Et jour par jour, les femmes laissent descendre la puisette au fond du puits pour puiser de l’eau.)
4 : Musodennin dònkètò ye kònò ta. – O ye jènè ye.
La jeune fille en dansant est tombée enceinte. – C’est la quenouille/le fuseau (pour filer).
(note : pour filer le coton, les femmes se servent de toutes petites quenouilles : à mésure que le fil s’enroule, la quenouille prend de l’épaisseur, et s’arrondit. Et cela est produit par un jeu rapide des mains, qui est comparé ici à une danse. Linguistique : ici, "tomber/devenir enceinte", en bambara ka kònò ta, est relaté litt. par "produire un ventre".)
5 : N taara dugu kònò, n taara a sòrò musow bè ka denkunsigijan bamu. – O ye kabaforo ye.
Je suis parti dans un village, je suis parti trouver cela, les femmes portent sur leur dos des enfants aux cheveux longs. – C’est le champ de maïs.
(note : bonne comparaison entre la foule des femmes qui portent des enfants sur le dos et le champ de maïs. Comme les épis de maïs sont portés et protégés par des feuilles, ainsi les enfants sur le dos de la mère. La "barbe" du maïs devient ici "les cheveux longs". Il n’est pas rare de voir, dans la vie courante, des fillettes s’amuser avec des poupées, qui ne sont rien d’autre que des épis de maïs, et qu’elles portent sur le dos à la manière d’une maman. Linguistique : denkunsigijan se compose de den-kun-sigi-jan < enfant-tête-poil-long.)
6 : Dugu bèè kunsigi jè. – O ye kòòriforo ye.
Toute sa terre, son sol a des cheveux blonds. – C’est le champ de coton.
7 : Sokòfècèfinba. – O ye bo ye.
Le grand homme noir derrière la maison. – C’est l’excrément.
(note : l’excrément fait partie de ces choses qu’on fait habituellement derrière la maison. Linguistique : sokòfècèfinba se compose de so-kòfè-cè-fin-ba < maison-derrière-homme-noir-suff.dér.augm.)
8 : Su fè, n tun bè so kònò n ye a ye tile kèra fila ye kòlòn kònò. – O ye kalo ni dolo ye.
La nuit, j’étais à la maison et j’ai vu que le soleil s’était doublé dans le puits. – C’est la lune et les étoiles.
(note : quand on regarde dans le puits, on voit le reflet des astres. On dirait que le soleil s’est divisé en deux.)
9 : N tora dugu kònò ka n terikè saya mèn kungo kònò. – O ye sisi ye.
Je suis resté dans mon village et j’ai appris la mort de mon ami en brousse. – C’est la fumée.
(en savane, même si l’on reste au village, on aperçoit au loin la fumée des feux de brousse.)
10 : N ye sobilenman san ka a bila so kònò, yanni ka dugu jò a kèra jèman ye. – O ye bugurijè ye.
J’ai acheté un cheval rouge et l’ai laissé à la maison, avant que le jour ne se lève, il est devenu blanc. – C’est le cendre.
(note : la braise rouge que l’on laisse le soir dans le foyer blanchit durant la nuit.)
11 : N taara n bèènkèso, n taara a sòrò n bèènkèsokaw o bè sèmè kogo la. – O ye kolonkaladen ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel, et j’ai trouvé que les gens sont appuyés contre le mur. – Ce sont les pilons.
(note : en général, on ne laisse pas les pilons traîner par terre, mais on les adosse contre le mur.)
12 : Dègèkun kelen, a ye baji duuru. – O ye kalo ye.
Une seule boule de dègè a troublé l’eau du fleuve. – C’est la lune.
(note : le dègè est une nourriture à base de mil, pilé non tamisé, légèrement passé à la vapeur, étendu d’eau ou de lait, et qu’on mange sous forme de boules. Ici la lune est comparée à une telle boule blanche et le ciel à l’eau d’un fleuve.)
13 : Fèn dò bè n bolo, ni n ye a kè ji kònò buguri bè bò. – O ye safinè ye.
J’ai une chose quand je la mets dans l’eau de la poussière en sort. – C’est le savon.
(note : les bulles de savon !)
14 : Fèn dò bè yen a bè malamala i bè fò ko sanu bari mògò si tè farinya ka maga a la. – O ye sa ye.
Une chose est là-bas elle brille, tu dirais de l’or mais personne n’ose la toucher. – C’est le serpent.
15 : N taara n biranna na, n ye foli kè salen ye namuna. – O ye furajalen ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, j’ai fait les salutations un mort m’a répondu. – C’est la feuille sèche.
(note : un bon nombre de devinettes commençent par "Je suis parti dans ma belle-famille". La réponse, pour chacune d’elles, représente symboliquement une qualité des beaux-parents. De toute évidence, il s’agit de relations particulières qui lient quelqu’un à ses beaux-parents.)
16 : Ni n ka misigòrè donna o layòrò, kelen bè yen ni a donna u bèè bè bò. – O ye tigatolilen ye.
Quand mon troupeau de vaches rentre dans le parc une est là-bas, quand elle entre, toutes sortent. – C’est l’arachide pourrie.
(linguistique : tigatolilen se compose de tiga-toli-len < arachide-pourrir-part.ac.)
17 : N taara n biranna na, u ye dalan di n ma n wulitò n kòlila ka a wuli. – O ye dugukolo ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une natte, en me levant, je ne suis pas arrivé à la lever. – C’est la terre.
18 : Sogo bè jiri kari a tè sa. – O ye ji ye.
Un animal casse l’arbre il ne meurt pas. – C’est l’eau.
(note : durant les tornades, l’eau ne cesse d’envahir les arbres ... souvent ces derniers résistent.)
19 : Jidaga fila bè nyògòn kòrò dò ji tè don dò la. – O ye nyèji ye.
Deux récipients sont près l’un de l’autre, l’eau de l’un ne rentre pas dans l’autre. – Ce sont les larmes.
20 : Misibilen bè misifin lanòn. – O ye tasuma ani daga ye.
Une vache rouge lèche une vache noire. – C’est le feu et la marmite.
21 : Cènin tè bèrè ye a tògòramuru ka ca. – O ye nèrèjiri ye.
Le petit homme ne vaut pas grand chose ses couteaux de hanche sont nombreux. – C’est le nèrè.
(note : le nèrè est un arbre dont les fruits forment de grandes gousses en forme de couteau allongé.)
22 : Falatònin, a lamònna cè la. – O ye nen ye.
L’orphélin a été élevé parmi les méchants. – C’est la langue.
(note : les méchants ici sont les dents. Il s’agit ici probablement d’une allusion à la situation difficile de l’orphélin dans la société.)
23 : An facè ye so san ka a bila dugu kònò mògò o mògò bè tèmèn. – O ye bo ye.
Notre père a acheté un cheval et l’a laissé au village quiconque passe laisse de l’herbe pour lui. – C’est l’excrément.
(note : il est des activités auxquelles personne ne peut se dérober ; on est bien obligé de passer par là !)
24 : Fèn dò bè dugu kònò hali faama yèrè tè se ka maga a la. – O ye nyamanton ye.
Il y a une chose dans le village même le chef ne peut y toucher. – C’est le tas d’ordures.
(note : le tas d’ordures, dans la société traditionnelle, est un lieu à forte symbolique ; il est en lien avec la fécondité.)
25 : N tagatò n bèènkèso saya kumana n ye. – O ye furabulujalan ye.
En partant chez om oncle maternel, la mort m’a parlé. – C’est la feuille sèche.
(note : ce sont les feuilles sèches qui craquent sous les pas ; ce bruit est comparé au langage d’un mort.)
26 : Fènnyuman dò bè kungo la nka a tè tòmò. – O ye sa ye.
Une belle chose est dans la brousse mais on ne la ramasse pas. – C’est le serpent.
27 : La o la, a bè lògò ci, su fè, yanni ka to a ka yèrè ja, a bè taa la bonda ra. – Jele don.
Toujours elle casse le bois, la nuit, au lieu de se chauffer elle-même, elle part se coucher à la porte de la case. – C’est la hache.
(note : n’est-il pas paradoxe que celui qui casse du bois ne mérite pas de se chauffer avec ce bois ?!)
28 : Fènnin fila bè yen, ka taa nyògòn fè sògòmada fo wulada, u tè maga nyògòn na. – O ye misiganw ye.
Deux petites choses sont là-bas, elles partent ensemble du matin au soir, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes des vaches.
29 : La bè la bè sògòma, u tè a fò : i ni sògòma ! – O ye nyèden ye.
Jamais le matin ils ne disent bonjour ! – Ce sont les yeux.
30 : Tuma o tuma a bè gese dan nka a tè fini don. – O ye ntalenntalen ye.
Toujours elle tisse du fil mais elle ne met pas d’habit. – C’est l’araignée.
31 : Baarakèla tan bè n fè u bè ko bèè kè ni n ye. – O ye bolokònidennin ye.
J’ai dix travailleurs ils font tout avec moi. – Ce sont les doigts.
(note : liaison étroite de la main et de l’homme.)
32 : Jiri dò bè yen a tè den kè tile fè fo su fè. – O ye kalo ni dolo ye.
Il y a un arbre qui ne donne pas de fruit le jour mais la nuit. – C’est la lune et les étoiles.
(note : la relation de la lune aux étoiles est vue comme une relation de filiation ; comme l’arbre produit des fruits, la lune produit des étoiles.)
33 : Kulusijan jenina ka to jalaba ra. – O ye kungo ni siradennin ye.
Le grand pantalon a brûlé sans la ceinture. – C’est la brousse et le sentier.
(note : la brousse est comparée à un grand pantalon qui brûle lors des "feux de brousse" et le sentier qui parcourt la brousse est comparé à une ceinture que le feu ne peut atteindre.)
34 : Sogo binna, dugumògòw bè a bèè tigè la tigèyòrò tè yen. – O ye ji ye.
Le gibier est tombé, les gens du village sont en train de le couper il n’y a pas d’endroit pour couper. – C’est l’eau.
(note : comme le gibier est partagé entre les gens du village, selon des modalités bien précises, ainsi l’eau est la chose de tout le monde, on se la partage mais on ne peut y trouver de trace de "coupure" !)
35 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma, da tè a la. – O ye syèkili ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case elle n’avait pas de porte. – C’est l’œuf.
(note : donner une case à quelqu’un, c’est le recevoir dans le circuit des relations.)
36 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma da bè san fè. – O ye marifa ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case la porte était en haut. – C’est le fusil.
(note : quand on pose son fusil, on le met souvent debout, de sorte que le canon est dirigé vers le haut.)
37 : Cè dò ani a muso jòra sira kan, sabanan bè yen, a ma o ye. – O ye muso kònòma ni cè kelen ye.
Un homme et sa femme sont debout sur la route il y a un troisième on ne le voit pas. – C’est la femme enceinte et un homme.
38 : Kòngò, a ye mògòw faga. – O ye nugumaya ye.
La faim, elle a tué des gens. – C’est l’excès de nourriture.
39 : Muso bè n bolo, a tè na fo ni a sunògòra. – O ye suko ye.
J’ai une femme, elle ne vient que lorsque je dors. – C’est le rêve.
40 : N taara n biranna na, u ye dalan da n nyè kò ni nyè tè a ra. – O ye jufa ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont couché une natte devant moi, elle n’a pas de devant ni de derrière. – C’est la pagaie.
41 : N taara n biranna na, u ye galamafadègè di n ma ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une louche pleine de dègè, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.
(linguistique : galamafadègè se compose de galama-fa-dègè < louche-remplir-dègè. Galama est la louche ou le cuiller malien, fabriqué à partir du fruit coupé en deux du calebassier, Lagenaria siceraria. Tout le monde le connaît.)
42 : N ye n ka so boli ka a boli, ka a boli, a boli kojugu a ye kònò ta. – O ye gese ye.
J’ai fait courir mon cheval et l’ai fait courir beaucoup, il a pris du ventre. – C’est le fil de chaîne.
43 : Ne ye n ka so siri sirada la, bèè tèmèntò u bè bin fili a kòrò. – O ye jiridennen ye.
J’ai attaché mon cheval au bord de la route, les passants ont jeté de l’herbe sous lui. – C’est l’arbre fruitier.
44 : N ye n ka muru ci ji kan, a da karila, n ye a ci fara kan, a da ma kari. – O ye ji ani syèsi ye.
J’ai frappé mon couteau sur l’eau, son tranchant a cassé, je l’ai frappé sur une pierre, son tranchant n’a pas cassé. – C’est l’eau et la plume de poule.
(note : en effet, si on frotte une plume de poule sur une pierre, elle garde sa forme ; mais si on la met dans l’eau, elle perd son contour habituel. Par son apparence, la plume est comparée à un couteau.)
45 : Don o don, u bè taa nyògòn fè, u tè maga nyògòn na. – O ye binyè ye.
Jour par jour, elles partent ensemble, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes.
46 : N taara a biranna na, n ye u bè sòrò jòlen senkònòninkunba kan. – O ye kon ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, je les ai tous trouvés debout sur le gros orteil. – C’est la porte.
47 : N taara n biranna na, u ye kini di n ma, ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné du riz, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.
(note : les devinettes 41 et 47 ont la même réponse, et le même contexte)
48 : Warabilen bè jiri sanfè, nka a bè tulon kè a ku la dugu ma. – Tile don.
Le singe est en haut de l’arbre et sa queue joue sur le sol. – C’est le soleil.
49 : Da fila bè tugu nyògòn fè, u bè yèlèn nyògòn fè. – O ye nyèwolo fila ye.
Les deux portes se ferment en même temps, elles s’ouvrent en même temps. – Ce sont les paupières.
(linguistique : nyèwolo se compose de nyè-wolo < œil-naître.)
50 : N ye n ka sonin boli ka a boli, n segintòla ma a sennò ye. – Jikankurun don.
J’ai fait galoper mon petit cheval, au retour plus une seule trace. – C’est la pirogue (sur l’eau).
(linguistique : jikankurun se compose de ji-kan-kurun < eau-sur-pirogue.)
(à suivre)
(pour Anusara)
Bonjour Anusara,
un grand merci pour ta réponse (dans une autre discussion) qui fait plaisir. Et encore de bonnes nouvelles du Mali, magnifique !
Voici cent autres devinettes bambara (pas encore présentées sur ce forum) :
1 : Fa fila ani den fila bè du kelen kònò, n’i y’u jate, u bè bèn mògò saba ma. – O ye mòkè, fa ani mòden ye.
Deux pères et deux enfants vivent dans la même concession. Quand tu les as comptés, ça fait trois personnes. – Le grand-père, le père et le petit-fils (ou : la petite-fille).
2 : N kònòna n kòfè. – Dèsèkili don.
Je suis enceinte par derrière. – C’est le mollet.
(note : ici, kònò "ventre" a un emploi verbal, ce qui est très très rare, et veut dire "être enceinte" . Dans cette devinette-ci, on compare la forme arrondie d’un mollet avec le ventre d’une femme enceinte. Donc, au sens figuré, le mollet est en cloque mais son ventre est en arrière tandis que le ventre de la femme enceinte est à l’avant. C’est l’idée ici.)
3 : Don o don, musokòrònin bè taa laharaka la. – Jurufilen don.
Jour par jour, la petite vieille femme se rend chez un habitant de l’autre monde. – C’est la puisette.
(note : ici, la petite vieille femme recherchée est la puisette, c.à.d. le récipient en caoutchouc noir & la corde pour sortir de l’eau d’un puits. Lahara, emprunté à l’arabe, veut dire "l’au-dela", c’est ici le fond du puits, et le suffixe dérivatif nominal -ka veut dire "habitant de ..." , donc "l’habitant de l’au-dela" ou le "défunt". Et jour par jour, les femmes laissent descendre la puisette au fond du puits pour puiser de l’eau.)
4 : Musodennin dònkètò ye kònò ta. – O ye jènè ye.
La jeune fille en dansant est tombée enceinte. – C’est la quenouille/le fuseau (pour filer).
(note : pour filer le coton, les femmes se servent de toutes petites quenouilles : à mésure que le fil s’enroule, la quenouille prend de l’épaisseur, et s’arrondit. Et cela est produit par un jeu rapide des mains, qui est comparé ici à une danse. Linguistique : ici, "tomber/devenir enceinte", en bambara ka kònò ta, est relaté litt. par "produire un ventre".)
5 : N taara dugu kònò, n taara a sòrò musow bè ka denkunsigijan bamu. – O ye kabaforo ye.
Je suis parti dans un village, je suis parti trouver cela, les femmes portent sur leur dos des enfants aux cheveux longs. – C’est le champ de maïs.
(note : bonne comparaison entre la foule des femmes qui portent des enfants sur le dos et le champ de maïs. Comme les épis de maïs sont portés et protégés par des feuilles, ainsi les enfants sur le dos de la mère. La "barbe" du maïs devient ici "les cheveux longs". Il n’est pas rare de voir, dans la vie courante, des fillettes s’amuser avec des poupées, qui ne sont rien d’autre que des épis de maïs, et qu’elles portent sur le dos à la manière d’une maman. Linguistique : denkunsigijan se compose de den-kun-sigi-jan < enfant-tête-poil-long.)
6 : Dugu bèè kunsigi jè. – O ye kòòriforo ye.
Toute sa terre, son sol a des cheveux blonds. – C’est le champ de coton.
7 : Sokòfècèfinba. – O ye bo ye.
Le grand homme noir derrière la maison. – C’est l’excrément.
(note : l’excrément fait partie de ces choses qu’on fait habituellement derrière la maison. Linguistique : sokòfècèfinba se compose de so-kòfè-cè-fin-ba < maison-derrière-homme-noir-suff.dér.augm.)
8 : Su fè, n tun bè so kònò n ye a ye tile kèra fila ye kòlòn kònò. – O ye kalo ni dolo ye.
La nuit, j’étais à la maison et j’ai vu que le soleil s’était doublé dans le puits. – C’est la lune et les étoiles.
(note : quand on regarde dans le puits, on voit le reflet des astres. On dirait que le soleil s’est divisé en deux.)
9 : N tora dugu kònò ka n terikè saya mèn kungo kònò. – O ye sisi ye.
Je suis resté dans mon village et j’ai appris la mort de mon ami en brousse. – C’est la fumée.
(en savane, même si l’on reste au village, on aperçoit au loin la fumée des feux de brousse.)
10 : N ye sobilenman san ka a bila so kònò, yanni ka dugu jò a kèra jèman ye. – O ye bugurijè ye.
J’ai acheté un cheval rouge et l’ai laissé à la maison, avant que le jour ne se lève, il est devenu blanc. – C’est le cendre.
(note : la braise rouge que l’on laisse le soir dans le foyer blanchit durant la nuit.)
11 : N taara n bèènkèso, n taara a sòrò n bèènkèsokaw o bè sèmè kogo la. – O ye kolonkaladen ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel, et j’ai trouvé que les gens sont appuyés contre le mur. – Ce sont les pilons.
(note : en général, on ne laisse pas les pilons traîner par terre, mais on les adosse contre le mur.)
12 : Dègèkun kelen, a ye baji duuru. – O ye kalo ye.
Une seule boule de dègè a troublé l’eau du fleuve. – C’est la lune.
(note : le dègè est une nourriture à base de mil, pilé non tamisé, légèrement passé à la vapeur, étendu d’eau ou de lait, et qu’on mange sous forme de boules. Ici la lune est comparée à une telle boule blanche et le ciel à l’eau d’un fleuve.)
13 : Fèn dò bè n bolo, ni n ye a kè ji kònò buguri bè bò. – O ye safinè ye.
J’ai une chose quand je la mets dans l’eau de la poussière en sort. – C’est le savon.
(note : les bulles de savon !)
14 : Fèn dò bè yen a bè malamala i bè fò ko sanu bari mògò si tè farinya ka maga a la. – O ye sa ye.
Une chose est là-bas elle brille, tu dirais de l’or mais personne n’ose la toucher. – C’est le serpent.
15 : N taara n biranna na, n ye foli kè salen ye namuna. – O ye furajalen ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, j’ai fait les salutations un mort m’a répondu. – C’est la feuille sèche.
(note : un bon nombre de devinettes commençent par "Je suis parti dans ma belle-famille". La réponse, pour chacune d’elles, représente symboliquement une qualité des beaux-parents. De toute évidence, il s’agit de relations particulières qui lient quelqu’un à ses beaux-parents.)
16 : Ni n ka misigòrè donna o layòrò, kelen bè yen ni a donna u bèè bè bò. – O ye tigatolilen ye.
Quand mon troupeau de vaches rentre dans le parc une est là-bas, quand elle entre, toutes sortent. – C’est l’arachide pourrie.
(linguistique : tigatolilen se compose de tiga-toli-len < arachide-pourrir-part.ac.)
17 : N taara n biranna na, u ye dalan di n ma n wulitò n kòlila ka a wuli. – O ye dugukolo ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une natte, en me levant, je ne suis pas arrivé à la lever. – C’est la terre.
18 : Sogo bè jiri kari a tè sa. – O ye ji ye.
Un animal casse l’arbre il ne meurt pas. – C’est l’eau.
(note : durant les tornades, l’eau ne cesse d’envahir les arbres ... souvent ces derniers résistent.)
19 : Jidaga fila bè nyògòn kòrò dò ji tè don dò la. – O ye nyèji ye.
Deux récipients sont près l’un de l’autre, l’eau de l’un ne rentre pas dans l’autre. – Ce sont les larmes.
20 : Misibilen bè misifin lanòn. – O ye tasuma ani daga ye.
Une vache rouge lèche une vache noire. – C’est le feu et la marmite.
21 : Cènin tè bèrè ye a tògòramuru ka ca. – O ye nèrèjiri ye.
Le petit homme ne vaut pas grand chose ses couteaux de hanche sont nombreux. – C’est le nèrè.
(note : le nèrè est un arbre dont les fruits forment de grandes gousses en forme de couteau allongé.)
22 : Falatònin, a lamònna cè la. – O ye nen ye.
L’orphélin a été élevé parmi les méchants. – C’est la langue.
(note : les méchants ici sont les dents. Il s’agit ici probablement d’une allusion à la situation difficile de l’orphélin dans la société.)
23 : An facè ye so san ka a bila dugu kònò mògò o mògò bè tèmèn. – O ye bo ye.
Notre père a acheté un cheval et l’a laissé au village quiconque passe laisse de l’herbe pour lui. – C’est l’excrément.
(note : il est des activités auxquelles personne ne peut se dérober ; on est bien obligé de passer par là !)
24 : Fèn dò bè dugu kònò hali faama yèrè tè se ka maga a la. – O ye nyamanton ye.
Il y a une chose dans le village même le chef ne peut y toucher. – C’est le tas d’ordures.
(note : le tas d’ordures, dans la société traditionnelle, est un lieu à forte symbolique ; il est en lien avec la fécondité.)
25 : N tagatò n bèènkèso saya kumana n ye. – O ye furabulujalan ye.
En partant chez om oncle maternel, la mort m’a parlé. – C’est la feuille sèche.
(note : ce sont les feuilles sèches qui craquent sous les pas ; ce bruit est comparé au langage d’un mort.)
26 : Fènnyuman dò bè kungo la nka a tè tòmò. – O ye sa ye.
Une belle chose est dans la brousse mais on ne la ramasse pas. – C’est le serpent.
27 : La o la, a bè lògò ci, su fè, yanni ka to a ka yèrè ja, a bè taa la bonda ra. – Jele don.
Toujours elle casse le bois, la nuit, au lieu de se chauffer elle-même, elle part se coucher à la porte de la case. – C’est la hache.
(note : n’est-il pas paradoxe que celui qui casse du bois ne mérite pas de se chauffer avec ce bois ?!)
28 : Fènnin fila bè yen, ka taa nyògòn fè sògòmada fo wulada, u tè maga nyògòn na. – O ye misiganw ye.
Deux petites choses sont là-bas, elles partent ensemble du matin au soir, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes des vaches.
29 : La bè la bè sògòma, u tè a fò : i ni sògòma ! – O ye nyèden ye.
Jamais le matin ils ne disent bonjour ! – Ce sont les yeux.
30 : Tuma o tuma a bè gese dan nka a tè fini don. – O ye ntalenntalen ye.
Toujours elle tisse du fil mais elle ne met pas d’habit. – C’est l’araignée.
31 : Baarakèla tan bè n fè u bè ko bèè kè ni n ye. – O ye bolokònidennin ye.
J’ai dix travailleurs ils font tout avec moi. – Ce sont les doigts.
(note : liaison étroite de la main et de l’homme.)
32 : Jiri dò bè yen a tè den kè tile fè fo su fè. – O ye kalo ni dolo ye.
Il y a un arbre qui ne donne pas de fruit le jour mais la nuit. – C’est la lune et les étoiles.
(note : la relation de la lune aux étoiles est vue comme une relation de filiation ; comme l’arbre produit des fruits, la lune produit des étoiles.)
33 : Kulusijan jenina ka to jalaba ra. – O ye kungo ni siradennin ye.
Le grand pantalon a brûlé sans la ceinture. – C’est la brousse et le sentier.
(note : la brousse est comparée à un grand pantalon qui brûle lors des "feux de brousse" et le sentier qui parcourt la brousse est comparé à une ceinture que le feu ne peut atteindre.)
34 : Sogo binna, dugumògòw bè a bèè tigè la tigèyòrò tè yen. – O ye ji ye.
Le gibier est tombé, les gens du village sont en train de le couper il n’y a pas d’endroit pour couper. – C’est l’eau.
(note : comme le gibier est partagé entre les gens du village, selon des modalités bien précises, ainsi l’eau est la chose de tout le monde, on se la partage mais on ne peut y trouver de trace de "coupure" !)
35 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma, da tè a la. – O ye syèkili ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case elle n’avait pas de porte. – C’est l’œuf.
(note : donner une case à quelqu’un, c’est le recevoir dans le circuit des relations.)
36 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma da bè san fè. – O ye marifa ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case la porte était en haut. – C’est le fusil.
(note : quand on pose son fusil, on le met souvent debout, de sorte que le canon est dirigé vers le haut.)
37 : Cè dò ani a muso jòra sira kan, sabanan bè yen, a ma o ye. – O ye muso kònòma ni cè kelen ye.
Un homme et sa femme sont debout sur la route il y a un troisième on ne le voit pas. – C’est la femme enceinte et un homme.
38 : Kòngò, a ye mògòw faga. – O ye nugumaya ye.
La faim, elle a tué des gens. – C’est l’excès de nourriture.
39 : Muso bè n bolo, a tè na fo ni a sunògòra. – O ye suko ye.
J’ai une femme, elle ne vient que lorsque je dors. – C’est le rêve.
40 : N taara n biranna na, u ye dalan da n nyè kò ni nyè tè a ra. – O ye jufa ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont couché une natte devant moi, elle n’a pas de devant ni de derrière. – C’est la pagaie.
41 : N taara n biranna na, u ye galamafadègè di n ma ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une louche pleine de dègè, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.
(linguistique : galamafadègè se compose de galama-fa-dègè < louche-remplir-dègè. Galama est la louche ou le cuiller malien, fabriqué à partir du fruit coupé en deux du calebassier, Lagenaria siceraria. Tout le monde le connaît.)
42 : N ye n ka so boli ka a boli, ka a boli, a boli kojugu a ye kònò ta. – O ye gese ye.
J’ai fait courir mon cheval et l’ai fait courir beaucoup, il a pris du ventre. – C’est le fil de chaîne.
43 : Ne ye n ka so siri sirada la, bèè tèmèntò u bè bin fili a kòrò. – O ye jiridennen ye.
J’ai attaché mon cheval au bord de la route, les passants ont jeté de l’herbe sous lui. – C’est l’arbre fruitier.
44 : N ye n ka muru ci ji kan, a da karila, n ye a ci fara kan, a da ma kari. – O ye ji ani syèsi ye.
J’ai frappé mon couteau sur l’eau, son tranchant a cassé, je l’ai frappé sur une pierre, son tranchant n’a pas cassé. – C’est l’eau et la plume de poule.
(note : en effet, si on frotte une plume de poule sur une pierre, elle garde sa forme ; mais si on la met dans l’eau, elle perd son contour habituel. Par son apparence, la plume est comparée à un couteau.)
45 : Don o don, u bè taa nyògòn fè, u tè maga nyògòn na. – O ye binyè ye.
Jour par jour, elles partent ensemble, elle ne se touchent pas. – Ce sont les cornes.
46 : N taara a biranna na, n ye u bè sòrò jòlen senkònòninkunba kan. – O ye kon ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, je les ai tous trouvés debout sur le gros orteil. – C’est la porte.
47 : N taara n biranna na, u ye kini di n ma, ne ma se ka a dun. – O ye foronto ye.
Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné du riz, je n’ai pas pu le manger. – C’est le piment.
(note : les devinettes 41 et 47 ont la même réponse, et le même contexte)
48 : Warabilen bè jiri sanfè, nka a bè tulon kè a ku la dugu ma. – Tile don.
Le singe est en haut de l’arbre et sa queue joue sur le sol. – C’est le soleil.
49 : Da fila bè tugu nyògòn fè, u bè yèlèn nyògòn fè. – O ye nyèwolo fila ye.
Les deux portes se ferment en même temps, elles s’ouvrent en même temps. – Ce sont les paupières.
(linguistique : nyèwolo se compose de nyè-wolo < œil-naître.)
50 : N ye n ka sonin boli ka a boli, n segintòla ma a sennò ye. – Jikankurun don.
J’ai fait galoper mon petit cheval, au retour plus une seule trace. – C’est la pirogue (sur l’eau).
(linguistique : jikankurun se compose de ji-kan-kurun < eau-sur-pirogue.)
(à suivre)
Trucs pour simplifier une relation Cuba/Québec English translation pending
Bonjour,
J'aimerais avoir des "trucs de pro" qui peuvent simplifier une relation entre le Québec et Cuba. Je suis allée en vacances à Cuba dernièrement, et comme plusieurs autres, j'ai rencontré quelqu'un, avec qui j'ai passé pratiquement toute ma semaine, incluant du temps plus "normal" chez lui, avec sa famille, ses amis, j'ai dormi là, etc. Nous avons le même âge (ou presque), j'ai vraiment aimé sa compagnie, on a ri, jasé beaucoup, on s'entendait vraiment bien, oui, j'ai payé mon taxi, le resto et les drinks pour les soirées chez lui, mais en connaissant les prix, je sais que vraiment, il n'y a eu aucun "profitage", et par son attitude aussi, il m'a conseillée, aidée et a veillé sur moi tout le long, , ne m'a strictement rien demandé de plus que les dépenses liées à mes visites chez lui, et c'est quelqu'un qui m'aurait intéressé même ici (il faut dire que j'ai déjà fréquenté un cubain ici aussi...), et qu'avec ma vie d'ici et mes horaires, ça peut me prendre 2 mois pour passer autant de temps avec quelqu'un. Bref, à lire les histoires, nous sommes toutes des naïves finies qui se font embobiner, mais il y a quand même quelques "succes story" ou en tout cas, des histoires qui ont finies comme n'importe quel autre couple avec des hauts et des bas mais sans drame, et j'y crois, je crois en son honnêté, je crois que c'est quelqu'un de bien parce-que je l'ai vu aller dans son environnement et avec moi, et je n'ai jamais eu l'impression qu'il se forçait, et s'il a une femme et des enfants, il les cache bien parce-qu'il n'y avait rien de féminin dans son appartement. Depuis mon retour, nous nous écrivons par textos tous les jours, mais il faut avouer que ça monte des comptes assez vite le moindrement que l'on embarque dans une conversation pour la peine!!
J'aimerais vraiment apprendre le connaître plus, mais tout est tellement compliqué. Je partirais bien vivre là-bas pendant quelques mois, prendre le temps de le connaître lui, voir ce que ça peut donner, connaître la culture et tout, mais j'ai des enfants, alors ça complique beaucoup. Option B, je lui proposerais bien de venir visiter ici, ça me reviendrait moins cher de toute façon... mais 28 ans, pas d'enfants, il n'habite pas avec sa famille (son frère seulement), il a un travail "mais est-ce que ça va faire le poid?)... on peut pratiquement faire une croix sur le visa avant même d'essayer. Je peux retourner en visite, mais pas chez lui, et je ne suis pas sûre qu'il pourrait passer la semaine avec moi à la casa. Bref, on fait comment quand on veut réellement voir un potentiel de relation sans finir complètement ruiné??
Et bon, je crois en son honnêteté, mais tout ce qu'on lit, ça laisse planer un scepticisme. C'est SÛR qu'il veut partir de Cuba, on en a parlé. Il m'a dit par contre qu'il voulait partir par amour, que son ami avait trouvé quelqu'un et vivait à Toronto depuis 5 ans avec elle et avait 2 enfants. J'ai vraiment l'impression qu'il a été franc, ça s'est discuté ouvertement. C'est SÛR aussi que ça me fatigue de me demander constamment s'il ne fait pas la même chose avec 10 autres filles (mais à changer de place, qui ne ferait pas pareil?? et bon, il ne sait pas ce que je fais ici non plus, de son côté aussi il peut s'investir et se retrouver à se faire laisser parce-que je rencontre un gentil québécois en cours de route), que je me dis que je vais peut-être perdre 3 ans de ma vie à m'investir dans quelque chose pour arriver à destination et réaliser qu'il s'est sauvé au bout de 2 jours en arrivant ici. Comment on fait? Comment on fait pour arriver à déterminer si ça vaut la peine ou pas? En se voyant peu, en ayant des moyens limités pour se parler entre-temps, en n'ayant aucune idée et aucune façon de savoir ce qui est réellement pendant qu'on est pas là, en ayant tous les obstacles possibles finalement?
Je vais quand même retourner dès que je peux, prendre un casa pas loin de chez lui et re-passer du temps. Mais envisager des années à devoir attendre 6 mois d'avoir l'argent (et les vacances!!) pour une prochaine visite, pour savoir un peu plus (on s'entend que quand notre coeur est accroché à quelque part, et entre-temps devoir dépenser l'équivalent pour pouvoir se parler... ouf!!! Et l'option "laisse tomber"... pas envie!!😉 Vos solutions, vos conseils, vos histoires, mais pas trois tonnes de mises en garde svp, il y en a suffisamment partout comme ça, merci 🙂
J'aimerais avoir des "trucs de pro" qui peuvent simplifier une relation entre le Québec et Cuba. Je suis allée en vacances à Cuba dernièrement, et comme plusieurs autres, j'ai rencontré quelqu'un, avec qui j'ai passé pratiquement toute ma semaine, incluant du temps plus "normal" chez lui, avec sa famille, ses amis, j'ai dormi là, etc. Nous avons le même âge (ou presque), j'ai vraiment aimé sa compagnie, on a ri, jasé beaucoup, on s'entendait vraiment bien, oui, j'ai payé mon taxi, le resto et les drinks pour les soirées chez lui, mais en connaissant les prix, je sais que vraiment, il n'y a eu aucun "profitage", et par son attitude aussi, il m'a conseillée, aidée et a veillé sur moi tout le long, , ne m'a strictement rien demandé de plus que les dépenses liées à mes visites chez lui, et c'est quelqu'un qui m'aurait intéressé même ici (il faut dire que j'ai déjà fréquenté un cubain ici aussi...), et qu'avec ma vie d'ici et mes horaires, ça peut me prendre 2 mois pour passer autant de temps avec quelqu'un. Bref, à lire les histoires, nous sommes toutes des naïves finies qui se font embobiner, mais il y a quand même quelques "succes story" ou en tout cas, des histoires qui ont finies comme n'importe quel autre couple avec des hauts et des bas mais sans drame, et j'y crois, je crois en son honnêté, je crois que c'est quelqu'un de bien parce-que je l'ai vu aller dans son environnement et avec moi, et je n'ai jamais eu l'impression qu'il se forçait, et s'il a une femme et des enfants, il les cache bien parce-qu'il n'y avait rien de féminin dans son appartement. Depuis mon retour, nous nous écrivons par textos tous les jours, mais il faut avouer que ça monte des comptes assez vite le moindrement que l'on embarque dans une conversation pour la peine!!
J'aimerais vraiment apprendre le connaître plus, mais tout est tellement compliqué. Je partirais bien vivre là-bas pendant quelques mois, prendre le temps de le connaître lui, voir ce que ça peut donner, connaître la culture et tout, mais j'ai des enfants, alors ça complique beaucoup. Option B, je lui proposerais bien de venir visiter ici, ça me reviendrait moins cher de toute façon... mais 28 ans, pas d'enfants, il n'habite pas avec sa famille (son frère seulement), il a un travail "mais est-ce que ça va faire le poid?)... on peut pratiquement faire une croix sur le visa avant même d'essayer. Je peux retourner en visite, mais pas chez lui, et je ne suis pas sûre qu'il pourrait passer la semaine avec moi à la casa. Bref, on fait comment quand on veut réellement voir un potentiel de relation sans finir complètement ruiné??
Et bon, je crois en son honnêteté, mais tout ce qu'on lit, ça laisse planer un scepticisme. C'est SÛR qu'il veut partir de Cuba, on en a parlé. Il m'a dit par contre qu'il voulait partir par amour, que son ami avait trouvé quelqu'un et vivait à Toronto depuis 5 ans avec elle et avait 2 enfants. J'ai vraiment l'impression qu'il a été franc, ça s'est discuté ouvertement. C'est SÛR aussi que ça me fatigue de me demander constamment s'il ne fait pas la même chose avec 10 autres filles (mais à changer de place, qui ne ferait pas pareil?? et bon, il ne sait pas ce que je fais ici non plus, de son côté aussi il peut s'investir et se retrouver à se faire laisser parce-que je rencontre un gentil québécois en cours de route), que je me dis que je vais peut-être perdre 3 ans de ma vie à m'investir dans quelque chose pour arriver à destination et réaliser qu'il s'est sauvé au bout de 2 jours en arrivant ici. Comment on fait? Comment on fait pour arriver à déterminer si ça vaut la peine ou pas? En se voyant peu, en ayant des moyens limités pour se parler entre-temps, en n'ayant aucune idée et aucune façon de savoir ce qui est réellement pendant qu'on est pas là, en ayant tous les obstacles possibles finalement?
Je vais quand même retourner dès que je peux, prendre un casa pas loin de chez lui et re-passer du temps. Mais envisager des années à devoir attendre 6 mois d'avoir l'argent (et les vacances!!) pour une prochaine visite, pour savoir un peu plus (on s'entend que quand notre coeur est accroché à quelque part, et entre-temps devoir dépenser l'équivalent pour pouvoir se parler... ouf!!! Et l'option "laisse tomber"... pas envie!!😉 Vos solutions, vos conseils, vos histoires, mais pas trois tonnes de mises en garde svp, il y en a suffisamment partout comme ça, merci 🙂
Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? English translation pending
J’avais envie depuis un bon moment de pousser un coup de gueule à propos des discussions qui traitent de la dangerosité et des risques liés à certains pays. Dans la majorité des cas ils soulèvent des débats passionnels, certes pas tout le temps, fort heureusement, mais trop souvent quand même ...
Des gens posent des questions précises et dans ceux qui répondent il y a de tout. Il y en a qui sont passés une fois dans Tel-bled ou à Telle-frontière sans ennui, et souvent sans rien voir - de nuit par exemple, en autocar, et à moitié endormi - il y a 8 ans ou 8 jours, et qui n’y retourneront probablement jamais de leur vie ! Ce qui ne les empêchent pas d’avoir l’impression de connaitre le sujet. Puis il y en a d’autres qui ont un peu plus de vécu de ces pays, plus d’expérience, pour les avoir pratiqués un certain nombre de fois, voire même certains qui y vivent carrément. Très souvent l’avis des « expérimentés » a tendance à irriter ceux qui croient savoir, mais ceci n’est pas nouveau. Ajoutons à cela que nous sommes dans une époque où, en matière de délinquance, les choses changent tous les jours, et où ça ne va pas aller en s’améliorant, mais ceci serait un autre débat...
Je m’adresse donc à ceux qui ont la fâcheuse manie de dire, sous prétexte qu’ils sont passés une fois dans leur vie à un endroit précis sans incident, qu’il n’y a pas de risque, que tout est tranquille, et que ceux qui conseillent de rester vigilants sont des petits malins qui veulent se rendre intéressants.
Passer une frontière réputée à risque sans incident me parait une chose complètement normale, et à vous ? Statistiquement, le nombre des agressions constatées dans un pays réputé plus dangereux que les autres reste minime au regard du nombre de voyageurs. Moralité, en matière de risque aussi tout est relatif, quel que soit le niveau de dangerosité du pays, un touriste agressé reste une exception. Et il est complètement normal pour les autres (99,99999 % des touristes) de ne rien avoir remarqué et de penser que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Evidemment je parle des vraies agressions, pas d’un vol de pickpocket, pourquoi aller au Guatemala alors qu’on peut se faire piquer voler son portefeuille dans le métro parisien.
Que ceux qui ont eu des problèmes le signalent dans la rubrique «Arnaques à éviter en voyage», c’est très bien, car il faut que ça se sache ! Pourquoi ? Parce que lorsque quelqu’un fera une recherche sur internet sur les risques à tel endroit, avec les moteurs de recherche du Net, il tombera dessus.
Mais, de grâce, que ceux qui n’en ont pas eu d’incident (chose normale), et qui croient tout savoir car ils sont passés une fois à cet endroit-là, arrêtent une fois pour toutes d’intervenir en disant qu’il n’y a aucun problème dans tel endroit ou tel pays. J’insiste donc lourdement : - Ouvrir une discussion pour dire qu'on s'est fait voler 3 € par un cireur de chaussures devant les souks de Marrakech pollue le web et ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien. - Prendre la parole dans une discussion pour dire qu’il n’y a pas de problème parce qu’on est passé une fois dans sa vie à un endroit et qu’on n’en a pas eu, ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien non plus. Et puis ce n’est pas parce que quelqu’un est passé entre les mines que le terrain n’est pas miné, ni qu’il y en a quelques-unes qui trainent encore ici et là.
A l’opposé, il faudrait également que ceux qui ont eu la malchance d'être réellement agressés, arrêtent d’ameuter les foules comme si l’endroit était un vrai coupe-gorge, avec 20 mines au m2, ça n’apporte rien, une fois encore, si ce n’est de renforcer la peur des plus craintifs qui cherchent des infos parce qu’ils ont entendu dire que.... On peut par exemple raconter ce qui s’est passé, sans l’exagérer et sans dire « maintenant vous voilà prévenu, surtout n’y allez pas » De toute façon, essayer de faire passer un endroit pour plus dangereux qu’il n’est, c’est le meilleur moyen de se rendre ridicule, car aujourd’hui et avec le Net, si l'endroit était réellement dangereux, il suffit de tapoter sur son clavier pour le savoir.
Les accidents de ce type, c’est simplement un problème de hasard, de probabilité. Un peu comme les attentats, il ne fallait pas se trouver là au mauvais moment, c’est tout ! Ceux qui sont passés une minute avant ou après n’ont rien vu... Pays plus dangereux que d’autres ou pas, la délinquance n’est pas omniprésente 24h sur 24. Au contraire, elle est presque toujours ponctuelle, et elle frappe au hasard.
Des gens posent des questions précises et dans ceux qui répondent il y a de tout. Il y en a qui sont passés une fois dans Tel-bled ou à Telle-frontière sans ennui, et souvent sans rien voir - de nuit par exemple, en autocar, et à moitié endormi - il y a 8 ans ou 8 jours, et qui n’y retourneront probablement jamais de leur vie ! Ce qui ne les empêchent pas d’avoir l’impression de connaitre le sujet. Puis il y en a d’autres qui ont un peu plus de vécu de ces pays, plus d’expérience, pour les avoir pratiqués un certain nombre de fois, voire même certains qui y vivent carrément. Très souvent l’avis des « expérimentés » a tendance à irriter ceux qui croient savoir, mais ceci n’est pas nouveau. Ajoutons à cela que nous sommes dans une époque où, en matière de délinquance, les choses changent tous les jours, et où ça ne va pas aller en s’améliorant, mais ceci serait un autre débat...
Je m’adresse donc à ceux qui ont la fâcheuse manie de dire, sous prétexte qu’ils sont passés une fois dans leur vie à un endroit précis sans incident, qu’il n’y a pas de risque, que tout est tranquille, et que ceux qui conseillent de rester vigilants sont des petits malins qui veulent se rendre intéressants.
Passer une frontière réputée à risque sans incident me parait une chose complètement normale, et à vous ? Statistiquement, le nombre des agressions constatées dans un pays réputé plus dangereux que les autres reste minime au regard du nombre de voyageurs. Moralité, en matière de risque aussi tout est relatif, quel que soit le niveau de dangerosité du pays, un touriste agressé reste une exception. Et il est complètement normal pour les autres (99,99999 % des touristes) de ne rien avoir remarqué et de penser que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Evidemment je parle des vraies agressions, pas d’un vol de pickpocket, pourquoi aller au Guatemala alors qu’on peut se faire piquer voler son portefeuille dans le métro parisien.
Que ceux qui ont eu des problèmes le signalent dans la rubrique «Arnaques à éviter en voyage», c’est très bien, car il faut que ça se sache ! Pourquoi ? Parce que lorsque quelqu’un fera une recherche sur internet sur les risques à tel endroit, avec les moteurs de recherche du Net, il tombera dessus.
Mais, de grâce, que ceux qui n’en ont pas eu d’incident (chose normale), et qui croient tout savoir car ils sont passés une fois à cet endroit-là, arrêtent une fois pour toutes d’intervenir en disant qu’il n’y a aucun problème dans tel endroit ou tel pays. J’insiste donc lourdement : - Ouvrir une discussion pour dire qu'on s'est fait voler 3 € par un cireur de chaussures devant les souks de Marrakech pollue le web et ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien. - Prendre la parole dans une discussion pour dire qu’il n’y a pas de problème parce qu’on est passé une fois dans sa vie à un endroit et qu’on n’en a pas eu, ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien non plus. Et puis ce n’est pas parce que quelqu’un est passé entre les mines que le terrain n’est pas miné, ni qu’il y en a quelques-unes qui trainent encore ici et là.
A l’opposé, il faudrait également que ceux qui ont eu la malchance d'être réellement agressés, arrêtent d’ameuter les foules comme si l’endroit était un vrai coupe-gorge, avec 20 mines au m2, ça n’apporte rien, une fois encore, si ce n’est de renforcer la peur des plus craintifs qui cherchent des infos parce qu’ils ont entendu dire que.... On peut par exemple raconter ce qui s’est passé, sans l’exagérer et sans dire « maintenant vous voilà prévenu, surtout n’y allez pas » De toute façon, essayer de faire passer un endroit pour plus dangereux qu’il n’est, c’est le meilleur moyen de se rendre ridicule, car aujourd’hui et avec le Net, si l'endroit était réellement dangereux, il suffit de tapoter sur son clavier pour le savoir.
Les accidents de ce type, c’est simplement un problème de hasard, de probabilité. Un peu comme les attentats, il ne fallait pas se trouver là au mauvais moment, c’est tout ! Ceux qui sont passés une minute avant ou après n’ont rien vu... Pays plus dangereux que d’autres ou pas, la délinquance n’est pas omniprésente 24h sur 24. Au contraire, elle est presque toujours ponctuelle, et elle frappe au hasard.
Thaïlande: un tigre attaque! English translation pending
eh voila il falllait que ca arrive, je ne plains pas la victime:
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2407513/Student-19-mauled-400lb-tiger-Thailand-popular-tourist-attraction.html
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2407513/Student-19-mauled-400lb-tiger-Thailand-popular-tourist-attraction.html
450 km dans les Pyrénées à vélo fin mai 2013 English translation pending
Ce premier semestre 2013 restera dans les annales pour ses conditions météorologiques particulièrement exécrables. L’année dernière, nous avions effectué une jolie randonnée à travers les Pyrénées par bon nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, Marie Blanque, Aspin et bien d’autres depuis l’Atlantique jusqu’à Montréjeau par un trajet concocté par Jean de l’ordre de 450 kilomètres en 6 jours. Nous avions programmé de terminer en 2013 notre périple en rejoignant la Méditerranée depuis cette dernière ville. A six il n’est pas toujours facile de trouver une date qui convienne à tous. Alors quand le mauvais temps s’en mêle, cela devient la quadrature du cercle. Mais outre l’envie de parcourir cette deuxième partie d’une traversée des Pyrénées, nous voulons vraiment passer une petite semaine ensemble, car nous avons beaucoup de choses à nous raconter sur nos différents voyages effectués, chacun de son côté en ce début d’année. Les prévisions sont catastrophiques, eh bien tant pis, nous partirons quand même !
Nous nous retrouvons tous le dimanche 26 mai au gîte « le Pigeon Voyageur » à quelques deux kilomètres de la gare. Nous arrivons pour deux d’entre nous de Lyon, Evelyne et Luc, un autre du pays basque André, un autre du Béarn Michel, un cinquième de Cannes un deuxième Michel, et pour finir notre gentil concepteur du trajet Jean, qui arrive de l’île de Gomera aux Canaries. Mais il est venu du Portugal à vélo, donc ces 6 jours en direction de la Méditerranée ne seront qu’une formalité.
Les retrouvailles de vieux compagnons de route sont toujours émouvantes. Les grands périples sur tous les continents reviennent en mémoire. Par delà les petites dissensions que la grande promiscuité durant de longues semaines à souffrir le long des routes et des chemins, ces expériences à vélo en dehors du temps et des espaces habituels font naître des amitiés à toute épreuve. En effet dans ces longues errances, soumis aux aléas du climat de la route et du relief, l’âme est mise à nue et l’on dévoile sa vraie nature à l’autre ou aux autres. Dans ces épreuves au long cours il est difficile de tricher, voire impossible. Ses défauts, petits et grands, on les révèle, et c’est pour cela qu’une vraie amitié peut naître, car on est accepté tel que l’on est.
Dans ce gîte nous trouvons d’anciennes revues de montagne, dont l’une d’entre elles, relate la première tentative d’escalade, sur la face est du Mont Valier, haute de 800 mètres, pyramide bien visible de la vallée, qui culmine à 2838 mètres. Cette entreprise s’était terminée par un drame, la chute mortelle des trois protagonistes, sur une paroi redoutable, plus pour son rocher incertain et la difficulté de s’y assurer, que du fait de la technicité de l’escalade. Cela se passait en 1957.
Lundi 27 mai 70km de Montréjeau à Castillons-de-Couserans Sans trop se presser nous prenons la route vers les 8 heures du matin. Contre toutes attentes le temps est assez beau. L’ambiance de ce premier jour est plutôt à la flânerie. Avec les pluies continuelles depuis des mois, la nature explose. Nous n’attendons pas longtemps pour faire notre première pause, café et gâteaux. C’est l’ambiance vacances. On en oublierait presque que nous sommes venus pour faire quelques centaines de kilomètres à vélo. A midi nouvel arrêt casse-croûte dans un petit village. Il ne fait quand même pas très chaud pour une fin de mois de mai. La petite difficulté de la journée se présente, pas si débonnaire, le col d’Aspet, belle rampe qui se termine par un raidillon de cinq kilomètres à 10% de moyenne. Vers les 17 heures nous rentrons dans le village de Castillons et rejoignons notre gîte dénommé « gîte de la Bouche » en plein centre. L’accueil y est de tout premier ordre. Nous y passons une soirée et une nuit excellentes.
Mardi 28 mai 30 km de Castillons à Seix Le temps est franchement maussade et les prévisions pour la journée nous enlèvent toute illusion. A l’ambiance du départ, on sait que ça ne va pas être une partie de plaisir. Il fait froid, quelques degrés. Très vite le ciel très noir commence à se déverser en une pluie glaciale et forte. Les quinze kilomètres de montée jusqu’au pas de la Core sont effectués dans une bourrasque qui s’intensifie au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude. Le dernier kilomètre dans le brouillard, le vent et la pluie qui nous cingle le visage, nous donne à penser que la descente va nous transformer en véritables glaçons pas question de s’attendre au sommet, chacun fuit comme il le peut. Pour ma part à la première épingle en contrebas, je m’arrête et me change entièrement malgré le vent et les cataractes. Nous nous regroupons, 15 kilomètres plus bas, au village de Seix dans le premier bistrot que nous rencontrons. Nous sommes tous les 6 en hypothermie, incapables durant deux heures de réfréner les tremblements qui nous secouent des pieds à la tête. Notre étape du jour qui devait faire 80 kilomètres va prendre fin dans ce fond de vallée submergé par une pluie glaciale. Nous ne pourrons donc pas rejoindre notre point de chute prévu à Vicdessos, et nous perdons les arrhes versés, certes pas très importants, 7 euros par personne. Nous trouvons à nous loger dans ce charmant bourg d’Ariège Seix, à l’auberge du Mont Valier. Très bel accueil et belle prestation, les chambres au vieux parquet sont de toute beauté dans leur rusticité. Nous profitons d’une accalmie dans l’après-midi pour aller découvrir le village au travers de ses petites rues et de ses points de vue, en particulier sur son château et son église.
Mercredi 29 mai 75 km Seix à Goulours Ce matin les éléments semblent vouloir nous octroyer un répit. Ce n’est pas à proprement parler le beau temps, mais il ne pleut pas et la route est presque sèche. Départ matinal, car nous devons reprendre au cours de l’étape de ce jour le kilométrage non effectué hier et accomplir l’étape prévue. Heureusement, par un aménagement de l’itinéraire, le trajet ne sera pas hors de portée. Tout commence par une longue montée en direction du col de Port, 1250 mètres. La pente n’est jamais très importante et à bon train nous effectuons ce parcours. Au col une auberge nous tente, et nous y faisons halte. Les conditions météorologiques depuis déjà pas mal de temps ont fait fuir les touristes. Les aubergistes en sont désolés.
En remontant sur nos vélos nous regrettons presque de nous être arrêtés, car la pluie nous rattrape en venant de l’ouest. Mais elle reste active sur le relief et dès que nous avons effectué quelques kilomètres en direction de Tarascon-sur-Ariège, nous trouvons une route sèche. Une belle descente nous conduit au village de Bédeilhac, célèbre pour sa grotte étonnante à plus d’un titre. De là en quelques kilomètres nous sommes à Tarascon, et entreprenons de remonter sur Ax-les-Thermes. Ce parcours entre ces deux agglomérations nous paraît interminable. Une fois dans cette ville, il nous reste une côte de quelques kilomètres qui nous conduit au gîte qui se trouve au lieu-dit la Forge. Lieu magnifique, situé au dessus d’un étang, les propriétaires sont hollandais. Depuis une expérience dans un hôtel tenu par un couple de Hollandais, certes très sympathiques, j’avais quelques inquiétudes quant aux repas. Eh bien, ce soir mes craintes se sont avérées totalement infondées. Le dîner fut superbe, une spécialité dont je ne me souviens pas le nom, mais provenant du Surinam, ancienne colonie hollandaise. Par contre la chambre dans laquelle je me trouvais avec l’un de mes camarades, était traversée en son centre par une énorme poutre, pas très haute, un peu plus d’un mètre au-dessus du sol. Les lits se trouvaient dessous. En nous levant nous avons à plusieurs reprises donné de sérieux coups de boule dedans. Ce fut pour le moins désagréable.
Jeudi 30 mai 85 km de Goulours à Mosset Ce matin le temps n’est pas terrible et les prévisions météo le prévoyaient. Les conditions sont tellement adverses, que certains parmi nous ont émis l’idée de redescendre à Ax-les-Thermes et de prendre le train. Mais manifestement la majorité ne comptait pas se contenter de ce genre de capitulation, et c’est comme cela que nous sommes gaillardement partis à l’assaut du col de la Pradel, qui culmine à 1680 mètres. Dès les premiers tours de roue la pluie est arrivée. La route est adorable, très étroite, elle traverse de grandes forêts qui dans ce matin sombre sont très impressionnantes. Pas une voiture se perturbe le calme du lieu. Rapidement la pluie cède la place à la neige. Cette dernière tombe de plus en plus fort. Les flocons sont eux aussi de plus en plus gros. L’ambiance est franchement hivernale. La neige commence par tenir sur le bord de la route sur l’herbe. Plus nous approchons du sommet du col plus elle prend possession de la chaussée. C’est sur une route complètement enneigée que nous arrivons au point le plus haut. Nous éprouvons un immense plaisir à pédaler dans ces conditions inhabituelles.
Nous basculons en versant nord dans la descente. Du fait de l’orientation l’épaisseur de neige augmente subitement sur cette pente orientée au septentrion. Nous faisons bien attention de ne pas perdre l’équilibre, nous descendons très lentement. En s’enfonçant dans les gorges du Rebenty, dans une zone encaissée sous des escarpements, nous sommes arrêtés par un chasse-neige en pleine action de déblaiement. Plus bas la neige cède à nouveau la place à la pluie. Très rapidement nous sommes trempés. Nous retrouvons les sensations de froid intense que nous avons connues il y a 48 heures. La descente est cependant moins longue, la déperdition chaleur sera donc moindre. Un pont enjambe la rivière. Nous le franchissons, une belle côte bien raide nous attend. Avant de l’attaquer nous nous sustentons sous une légère bruine. L’effort fourni dans cette montée nous réchauffe rapidement. Nous arrivons sur un plateau. Le temps reste maussade, mais la visibilité est bonne. Le paysage est de toute beauté. Avec les pluies qui durent depuis des semaines, la végétation est florissante. On pourrait se croire en Irlande et non dans les Pyrénées orientales, plus très loin de la mer Méditerranée. Un village, un hangar, Jean à la bonne idée de proposer d’y faire arrêt pour le repas de midi. Durant cette halte bien à l’abri d’un toit, la pluie redouble d’intensité. Mais au moment de partir elle faiblit, sans toutefois s’arrêter. Nous rejoignons la vallée de l’Aude que nous descendons sur une dizaine de kilomètres. Une fois encore, un pont, nous le franchissons et entamons la monté du col de Jau. Le panneau indicateur annonce 19 km pour le sommet, ça me donne un petit coup au moral. Je me dis que si ce col est dans les mêmes conditions que le précédent, cela va encore donner lieu à une belle bagarre. Heureusement il n’en sera rien. Le temps s’améliorera un peu, la pluie deviendra intermittente, et la déclivité ne sera pas très importante le long de cette rampe de 19 km. Vers le sommet le vent se fera plus présent. Nous nous abritons au col dans un bâtiment ouvert aux quatre vents. Nous nous lançons sans trop traîner dans une magnifique descente en direction de Mosset. Le froid aux mains est désagréable. Le ciel s’éclaircit, l’altitude diminue rapidement et nos corps se réchauffent. Nous sommes fin mai, et dès le plus petit rayon de soleil l’atmosphère gagne rapidement en chaleur. Les montagnes dans cette fin d’après-midi partiellement ensoleillée prennent des teintes subtiles dans des tons pastel. Le Canigou reste drapé d’un épais manteau nuageux et il ne nous dévoile que ses soubassements. La neige descend incroyablement bas pour un dernier jour du mois de mai. Le village de Mosset, lumineux par un éclairage d’ouest, apparaît tout en longueur sur une crête perpendiculaire à notre axe de descente. Nous le rejoignons rapidement. Une épicerie, proposant des cafés chauds, nous y faisons une halte prolongée. La tenancière très sympathique, nous indique notre gîte, et les prévient, car nos téléphones portables ne passent pas dans ces zones accidentées. Nous profitons collés le long d'un mur du village à l'abri du vent des rayons du soleil qui nous prodiguent une douce chaleur que nos corps apprécient grandement. Nous nous arrachons à ce plaisir et nous rejoignons deux kilomètres sous le village le Domaine Saint Georges, vieille bâtisse au charme certain en pleine nature. Les chambres à trois lits sont spartiates et exigües, mais l’accueil est de tout premier ordre. Le repas du soir excellent dans une salle à manger pleine de charme, en compagnie des propriétaires, sera non seulement excellent, mais particulièrement animé. Il y sera question de champignons, on aura droit de contempler et de humer une partie de la cueillette de morilles de cette année. On y discutera aussi pêche à la truite, comparant les Vosges et les Pyrénées orientales. On aura droit à l’anecdote des gardes pêche, qui surveillaient à la jumelle un pêcheur, en attendant qu’il commette une infraction, afin de lui tomber dessus. En effet, dans les lacs de montagne et les torrents, il est souvent interdit de pêcher avec des vairons comme appât. Notre pêcheur tout au long de l’après-midi avait essayé de prendre au ver une énorme truite de plus de cinq kilos. Cette dernière ne voulait rien savoir. Notre pêcheur en désespoir de cause, ne se résolvant pas à capituler, attrape un vairon et le met à son hameçon. La truite se jette dessus, une bagarre acharnée s’ensuit, qui se termine en défaveur du pêcheur, car le poisson cassa le fil. Mais les gardes n’avaient rien perdu du spectacle. Non seulement notre homme ne ramena pas sa truite, mais il écopa d’une amende, après procès, carabinée, d’un montant de plusieurs milliers d’euros. Avis aux amateurs, ne pas resquiller en matière de pêche à la truite, ou alors bien se planquer !
Vendredi 1 juin Mosset 90 km Saint-Laurent de Cerdans Ce matin, comme les jours précédents, le ciel est bas et gris. Le Canigou reste toujours bien emmitouflé dans sa gangue de nuages. Le départ, après un petit-déjeuner sympathique, se fait sous un début de pluie. Cela augure mal de la journée. Mais rapidement le ciel va se dégager et la pluie prendre fin définitivement. Une longue descente nous conduit à Prades, où nous allons suivre la nationale 116 sur une quinzaine de kilomètres. Nous bifurquons à droite vers le charmant village de Bouleternère. Nous y faisons une pause café dans un estaminet très animé. Ensuite la route en direction du col Fourtou et du col Xalard déroule ses courbes sous nos roues dans une ambiance méditerranéenne. Que cette douce chaleur est agréable après les très mauvaises conditions de ces derniers jours. Notre itinéraire tourne autour du Canigou, avant de plonger, dans une magnifique succession de virages sur 20 kilomètres, en direction de la petite ville thermale d’Amélie-les Bains. Cette ville me rappelle ma traversée des Pyrénées à pied cela fait maintenant sept ans. Que le temps passe vite et les années se précipitent ! Encore quelques kilomètres sur une route très passante. Nous traversons Arles-sur- Tech, lieu de passage du GR10 en direction du Canigou. J’y avais dormi, avant d’attaquer à pied la longue montée vers ce sommet mythique. Un peu plus loin nous prenons une route à la pente régulière, qui en une dizaine de kilomètres nous conduit au camping de Saint-Laurent de Cerdans. Le gérant nous informe que le matin la température était de zéro degré ! Quelques courageux montent au village, éloigné d’un kilomètre, et ramènent les ingrédients du repas du soir, qui sera comme d’habitude très sympathique dans notre vaste mobil home.
Samedi 2 juin 95 km Saint-Laurent de Cerdans à Cerbère Le temps est au beau, mais le vent semble vouloir se mettre de la partie pour la journée. Dans ce coin il est fréquent est assez rageur et se dénomme lorsqu’il vient du nord la tramontane. Pour commencer nous mettons le cap sur l’Espagne, donc au sud et bien évidemment le vent est notre allié. Nous dépassons le village de Coustouges et jute après nous basculons en Espagne. Ce versant des Pyrénées est impressionnant, car constitué de vastes zones sans population. Cette impression on la ressent tout au long de la frontière de la Méditerranée à l’Atlantique. D’ailleurs j’envisage sérieusement un long périple d’au moins mille kilomètres à travers ces coins reculés, où tous les paysages sont possibles.
La route que nous suivons nous conduit en descente douce jusqu’à la mer en une quarantaine de kilomètres. Une fois au bord de l’eau dans la région de la Jonquera, lieu de perdition et de frénésie du sexe, nous changeons de cap et repartons plein nord vers la France. Nous allons vivre un moment de grande émotion. En effet le long de cette route de toute beauté surplombant la mer, le vent va se déchaîner comme rarement je l’ai expérimenté. Une personne rencontrée nous dira que ce matin une pointe de 200 km/h a été enregistrée. Nous sommes ballottés comme des fétus de paille. Cela est dangereux, car lorsque les bourrasques nous bousculent nous pouvons être projetés contre les voitures. Cependant ces dernières, étant aussi très nettement chahutées, roulent avec grande prudence. Avant d’arriver à Port Bou nous traversons deux tunnels. Avec l’effet venturi le souffle qui nous percute est d’une force incroyable. Mais bien que très puissant, il est régulier à l'interieur des ouvrages, nous ne sommes donc pas trop déstabilisés. La sensation est époustouflante, arc-boutés sur les pédales on avance au maximum à cinq à l’heure en déployant des efforts considérables. Nous sommes incapables de nous adresser la moindre parole, tellement ce courant d’air en furie nous assourdit. Expérience étonnante ! Une fois à Port Bou, nous décidons de rejoindre notre point de chute de ce soir par train. Il s’agit de Port-Vendres. Mais les horaires entre Espagne et France ne sont pas compatibles. Nous nous résignons à rejoindre Cerbère à vélo et de là envisager la suite par le rail. La route passe en hauteur le long d’arêtes particulièrement exposées aux rafales. Et justement c’est sur ce tronçon que le vent a été chronométré ce matin à 200. Nous avons une dizaine de kilomètres à parcourir. Très vite nous réalisons que ça va être sportif. Avec le relief tourmenté de la tombée des Pyrénées dans la mer Méditerranée, par grand vent, se crée une aérologie locale complètement anarchique. On passe au détour d’un mouvement de terrain d’un vent très fort dans un sens à un vent de la même puissance mais en sens inverse. Dans une ligne droite bien pentue, je suis poussé puissamment, je ne pédale plus et j’accélère franchement. Sur les premiers mètres cela me fait franchement rire de monter sans pédaler, mais rapidement je me demande jusqu’à quelle vitesse je vais être entraîné. Plus haut je vois un virage, vais-je le prendre ou bien la bourrasque va-t-elle me jeter dans le décor ? Après une centaine de mètres le vent va me lâcher. Un peu plus loin, nous sommes quatre à la fois à être précipités contre le rail de sécurité. S’il n’avait pas été là pour nous arrêter, nous aurions été éjéctés dans la pente raide en caillasse pleine d’épineux, qui descend jusqu'à la mer. Le bouquet final, fut le passage de la frontière, où nous avons rencontré un couple de cyclistes au long cours, une Polonaise et un Irlandais, bien planqués à l’abri du vent. Pour franchir le replat de la frontière, le vent adverse était si puissant, que nous avons dû nous mettre à deux pour faire passer les vélos, l’un accroché au guidon, et l’autre poussant sur les sacoches, moment d’anthologie à deux roues ! Une fois à Cerbère, nous avons pris le train pour rejoindre notre gîte. Lieu tout à fait étonnant en plein centre-ville à proximité du port de Port Vendres. Le propriétaire est artiste peintre et dans la grande salle où nous avons dîné de bons poissons fraîchement pêchés nous avons pu admirer ses nombreuses œuvres, toutes dédiées aux beautés de ce coin de France. Voilà, ainsi ce termine un périple de 450 kilomètres entre passionnés de l’errance à vélo. Nous achevons ainsi notre traversée de la chaîne des Pyrénées que nous avions commencée l’année dernière d’Hendaye à Montréjeau. Il ne nous reste plus qu’à nous donner un nouveau rendez-vous pour une nouvelle aventure, avant que le groupe se disperse.
Lundi 27 mai 70km de Montréjeau à Castillons-de-Couserans Sans trop se presser nous prenons la route vers les 8 heures du matin. Contre toutes attentes le temps est assez beau. L’ambiance de ce premier jour est plutôt à la flânerie. Avec les pluies continuelles depuis des mois, la nature explose. Nous n’attendons pas longtemps pour faire notre première pause, café et gâteaux. C’est l’ambiance vacances. On en oublierait presque que nous sommes venus pour faire quelques centaines de kilomètres à vélo. A midi nouvel arrêt casse-croûte dans un petit village. Il ne fait quand même pas très chaud pour une fin de mois de mai. La petite difficulté de la journée se présente, pas si débonnaire, le col d’Aspet, belle rampe qui se termine par un raidillon de cinq kilomètres à 10% de moyenne. Vers les 17 heures nous rentrons dans le village de Castillons et rejoignons notre gîte dénommé « gîte de la Bouche » en plein centre. L’accueil y est de tout premier ordre. Nous y passons une soirée et une nuit excellentes.
Mardi 28 mai 30 km de Castillons à Seix Le temps est franchement maussade et les prévisions pour la journée nous enlèvent toute illusion. A l’ambiance du départ, on sait que ça ne va pas être une partie de plaisir. Il fait froid, quelques degrés. Très vite le ciel très noir commence à se déverser en une pluie glaciale et forte. Les quinze kilomètres de montée jusqu’au pas de la Core sont effectués dans une bourrasque qui s’intensifie au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude. Le dernier kilomètre dans le brouillard, le vent et la pluie qui nous cingle le visage, nous donne à penser que la descente va nous transformer en véritables glaçons pas question de s’attendre au sommet, chacun fuit comme il le peut. Pour ma part à la première épingle en contrebas, je m’arrête et me change entièrement malgré le vent et les cataractes. Nous nous regroupons, 15 kilomètres plus bas, au village de Seix dans le premier bistrot que nous rencontrons. Nous sommes tous les 6 en hypothermie, incapables durant deux heures de réfréner les tremblements qui nous secouent des pieds à la tête. Notre étape du jour qui devait faire 80 kilomètres va prendre fin dans ce fond de vallée submergé par une pluie glaciale. Nous ne pourrons donc pas rejoindre notre point de chute prévu à Vicdessos, et nous perdons les arrhes versés, certes pas très importants, 7 euros par personne. Nous trouvons à nous loger dans ce charmant bourg d’Ariège Seix, à l’auberge du Mont Valier. Très bel accueil et belle prestation, les chambres au vieux parquet sont de toute beauté dans leur rusticité. Nous profitons d’une accalmie dans l’après-midi pour aller découvrir le village au travers de ses petites rues et de ses points de vue, en particulier sur son château et son église.
Mercredi 29 mai 75 km Seix à Goulours Ce matin les éléments semblent vouloir nous octroyer un répit. Ce n’est pas à proprement parler le beau temps, mais il ne pleut pas et la route est presque sèche. Départ matinal, car nous devons reprendre au cours de l’étape de ce jour le kilométrage non effectué hier et accomplir l’étape prévue. Heureusement, par un aménagement de l’itinéraire, le trajet ne sera pas hors de portée. Tout commence par une longue montée en direction du col de Port, 1250 mètres. La pente n’est jamais très importante et à bon train nous effectuons ce parcours. Au col une auberge nous tente, et nous y faisons halte. Les conditions météorologiques depuis déjà pas mal de temps ont fait fuir les touristes. Les aubergistes en sont désolés.
En remontant sur nos vélos nous regrettons presque de nous être arrêtés, car la pluie nous rattrape en venant de l’ouest. Mais elle reste active sur le relief et dès que nous avons effectué quelques kilomètres en direction de Tarascon-sur-Ariège, nous trouvons une route sèche. Une belle descente nous conduit au village de Bédeilhac, célèbre pour sa grotte étonnante à plus d’un titre. De là en quelques kilomètres nous sommes à Tarascon, et entreprenons de remonter sur Ax-les-Thermes. Ce parcours entre ces deux agglomérations nous paraît interminable. Une fois dans cette ville, il nous reste une côte de quelques kilomètres qui nous conduit au gîte qui se trouve au lieu-dit la Forge. Lieu magnifique, situé au dessus d’un étang, les propriétaires sont hollandais. Depuis une expérience dans un hôtel tenu par un couple de Hollandais, certes très sympathiques, j’avais quelques inquiétudes quant aux repas. Eh bien, ce soir mes craintes se sont avérées totalement infondées. Le dîner fut superbe, une spécialité dont je ne me souviens pas le nom, mais provenant du Surinam, ancienne colonie hollandaise. Par contre la chambre dans laquelle je me trouvais avec l’un de mes camarades, était traversée en son centre par une énorme poutre, pas très haute, un peu plus d’un mètre au-dessus du sol. Les lits se trouvaient dessous. En nous levant nous avons à plusieurs reprises donné de sérieux coups de boule dedans. Ce fut pour le moins désagréable.
Jeudi 30 mai 85 km de Goulours à Mosset Ce matin le temps n’est pas terrible et les prévisions météo le prévoyaient. Les conditions sont tellement adverses, que certains parmi nous ont émis l’idée de redescendre à Ax-les-Thermes et de prendre le train. Mais manifestement la majorité ne comptait pas se contenter de ce genre de capitulation, et c’est comme cela que nous sommes gaillardement partis à l’assaut du col de la Pradel, qui culmine à 1680 mètres. Dès les premiers tours de roue la pluie est arrivée. La route est adorable, très étroite, elle traverse de grandes forêts qui dans ce matin sombre sont très impressionnantes. Pas une voiture se perturbe le calme du lieu. Rapidement la pluie cède la place à la neige. Cette dernière tombe de plus en plus fort. Les flocons sont eux aussi de plus en plus gros. L’ambiance est franchement hivernale. La neige commence par tenir sur le bord de la route sur l’herbe. Plus nous approchons du sommet du col plus elle prend possession de la chaussée. C’est sur une route complètement enneigée que nous arrivons au point le plus haut. Nous éprouvons un immense plaisir à pédaler dans ces conditions inhabituelles.
Nous basculons en versant nord dans la descente. Du fait de l’orientation l’épaisseur de neige augmente subitement sur cette pente orientée au septentrion. Nous faisons bien attention de ne pas perdre l’équilibre, nous descendons très lentement. En s’enfonçant dans les gorges du Rebenty, dans une zone encaissée sous des escarpements, nous sommes arrêtés par un chasse-neige en pleine action de déblaiement. Plus bas la neige cède à nouveau la place à la pluie. Très rapidement nous sommes trempés. Nous retrouvons les sensations de froid intense que nous avons connues il y a 48 heures. La descente est cependant moins longue, la déperdition chaleur sera donc moindre. Un pont enjambe la rivière. Nous le franchissons, une belle côte bien raide nous attend. Avant de l’attaquer nous nous sustentons sous une légère bruine. L’effort fourni dans cette montée nous réchauffe rapidement. Nous arrivons sur un plateau. Le temps reste maussade, mais la visibilité est bonne. Le paysage est de toute beauté. Avec les pluies qui durent depuis des semaines, la végétation est florissante. On pourrait se croire en Irlande et non dans les Pyrénées orientales, plus très loin de la mer Méditerranée. Un village, un hangar, Jean à la bonne idée de proposer d’y faire arrêt pour le repas de midi. Durant cette halte bien à l’abri d’un toit, la pluie redouble d’intensité. Mais au moment de partir elle faiblit, sans toutefois s’arrêter. Nous rejoignons la vallée de l’Aude que nous descendons sur une dizaine de kilomètres. Une fois encore, un pont, nous le franchissons et entamons la monté du col de Jau. Le panneau indicateur annonce 19 km pour le sommet, ça me donne un petit coup au moral. Je me dis que si ce col est dans les mêmes conditions que le précédent, cela va encore donner lieu à une belle bagarre. Heureusement il n’en sera rien. Le temps s’améliorera un peu, la pluie deviendra intermittente, et la déclivité ne sera pas très importante le long de cette rampe de 19 km. Vers le sommet le vent se fera plus présent. Nous nous abritons au col dans un bâtiment ouvert aux quatre vents. Nous nous lançons sans trop traîner dans une magnifique descente en direction de Mosset. Le froid aux mains est désagréable. Le ciel s’éclaircit, l’altitude diminue rapidement et nos corps se réchauffent. Nous sommes fin mai, et dès le plus petit rayon de soleil l’atmosphère gagne rapidement en chaleur. Les montagnes dans cette fin d’après-midi partiellement ensoleillée prennent des teintes subtiles dans des tons pastel. Le Canigou reste drapé d’un épais manteau nuageux et il ne nous dévoile que ses soubassements. La neige descend incroyablement bas pour un dernier jour du mois de mai. Le village de Mosset, lumineux par un éclairage d’ouest, apparaît tout en longueur sur une crête perpendiculaire à notre axe de descente. Nous le rejoignons rapidement. Une épicerie, proposant des cafés chauds, nous y faisons une halte prolongée. La tenancière très sympathique, nous indique notre gîte, et les prévient, car nos téléphones portables ne passent pas dans ces zones accidentées. Nous profitons collés le long d'un mur du village à l'abri du vent des rayons du soleil qui nous prodiguent une douce chaleur que nos corps apprécient grandement. Nous nous arrachons à ce plaisir et nous rejoignons deux kilomètres sous le village le Domaine Saint Georges, vieille bâtisse au charme certain en pleine nature. Les chambres à trois lits sont spartiates et exigües, mais l’accueil est de tout premier ordre. Le repas du soir excellent dans une salle à manger pleine de charme, en compagnie des propriétaires, sera non seulement excellent, mais particulièrement animé. Il y sera question de champignons, on aura droit de contempler et de humer une partie de la cueillette de morilles de cette année. On y discutera aussi pêche à la truite, comparant les Vosges et les Pyrénées orientales. On aura droit à l’anecdote des gardes pêche, qui surveillaient à la jumelle un pêcheur, en attendant qu’il commette une infraction, afin de lui tomber dessus. En effet, dans les lacs de montagne et les torrents, il est souvent interdit de pêcher avec des vairons comme appât. Notre pêcheur tout au long de l’après-midi avait essayé de prendre au ver une énorme truite de plus de cinq kilos. Cette dernière ne voulait rien savoir. Notre pêcheur en désespoir de cause, ne se résolvant pas à capituler, attrape un vairon et le met à son hameçon. La truite se jette dessus, une bagarre acharnée s’ensuit, qui se termine en défaveur du pêcheur, car le poisson cassa le fil. Mais les gardes n’avaient rien perdu du spectacle. Non seulement notre homme ne ramena pas sa truite, mais il écopa d’une amende, après procès, carabinée, d’un montant de plusieurs milliers d’euros. Avis aux amateurs, ne pas resquiller en matière de pêche à la truite, ou alors bien se planquer !
Vendredi 1 juin Mosset 90 km Saint-Laurent de Cerdans Ce matin, comme les jours précédents, le ciel est bas et gris. Le Canigou reste toujours bien emmitouflé dans sa gangue de nuages. Le départ, après un petit-déjeuner sympathique, se fait sous un début de pluie. Cela augure mal de la journée. Mais rapidement le ciel va se dégager et la pluie prendre fin définitivement. Une longue descente nous conduit à Prades, où nous allons suivre la nationale 116 sur une quinzaine de kilomètres. Nous bifurquons à droite vers le charmant village de Bouleternère. Nous y faisons une pause café dans un estaminet très animé. Ensuite la route en direction du col Fourtou et du col Xalard déroule ses courbes sous nos roues dans une ambiance méditerranéenne. Que cette douce chaleur est agréable après les très mauvaises conditions de ces derniers jours. Notre itinéraire tourne autour du Canigou, avant de plonger, dans une magnifique succession de virages sur 20 kilomètres, en direction de la petite ville thermale d’Amélie-les Bains. Cette ville me rappelle ma traversée des Pyrénées à pied cela fait maintenant sept ans. Que le temps passe vite et les années se précipitent ! Encore quelques kilomètres sur une route très passante. Nous traversons Arles-sur- Tech, lieu de passage du GR10 en direction du Canigou. J’y avais dormi, avant d’attaquer à pied la longue montée vers ce sommet mythique. Un peu plus loin nous prenons une route à la pente régulière, qui en une dizaine de kilomètres nous conduit au camping de Saint-Laurent de Cerdans. Le gérant nous informe que le matin la température était de zéro degré ! Quelques courageux montent au village, éloigné d’un kilomètre, et ramènent les ingrédients du repas du soir, qui sera comme d’habitude très sympathique dans notre vaste mobil home.
Samedi 2 juin 95 km Saint-Laurent de Cerdans à Cerbère Le temps est au beau, mais le vent semble vouloir se mettre de la partie pour la journée. Dans ce coin il est fréquent est assez rageur et se dénomme lorsqu’il vient du nord la tramontane. Pour commencer nous mettons le cap sur l’Espagne, donc au sud et bien évidemment le vent est notre allié. Nous dépassons le village de Coustouges et jute après nous basculons en Espagne. Ce versant des Pyrénées est impressionnant, car constitué de vastes zones sans population. Cette impression on la ressent tout au long de la frontière de la Méditerranée à l’Atlantique. D’ailleurs j’envisage sérieusement un long périple d’au moins mille kilomètres à travers ces coins reculés, où tous les paysages sont possibles.
La route que nous suivons nous conduit en descente douce jusqu’à la mer en une quarantaine de kilomètres. Une fois au bord de l’eau dans la région de la Jonquera, lieu de perdition et de frénésie du sexe, nous changeons de cap et repartons plein nord vers la France. Nous allons vivre un moment de grande émotion. En effet le long de cette route de toute beauté surplombant la mer, le vent va se déchaîner comme rarement je l’ai expérimenté. Une personne rencontrée nous dira que ce matin une pointe de 200 km/h a été enregistrée. Nous sommes ballottés comme des fétus de paille. Cela est dangereux, car lorsque les bourrasques nous bousculent nous pouvons être projetés contre les voitures. Cependant ces dernières, étant aussi très nettement chahutées, roulent avec grande prudence. Avant d’arriver à Port Bou nous traversons deux tunnels. Avec l’effet venturi le souffle qui nous percute est d’une force incroyable. Mais bien que très puissant, il est régulier à l'interieur des ouvrages, nous ne sommes donc pas trop déstabilisés. La sensation est époustouflante, arc-boutés sur les pédales on avance au maximum à cinq à l’heure en déployant des efforts considérables. Nous sommes incapables de nous adresser la moindre parole, tellement ce courant d’air en furie nous assourdit. Expérience étonnante ! Une fois à Port Bou, nous décidons de rejoindre notre point de chute de ce soir par train. Il s’agit de Port-Vendres. Mais les horaires entre Espagne et France ne sont pas compatibles. Nous nous résignons à rejoindre Cerbère à vélo et de là envisager la suite par le rail. La route passe en hauteur le long d’arêtes particulièrement exposées aux rafales. Et justement c’est sur ce tronçon que le vent a été chronométré ce matin à 200. Nous avons une dizaine de kilomètres à parcourir. Très vite nous réalisons que ça va être sportif. Avec le relief tourmenté de la tombée des Pyrénées dans la mer Méditerranée, par grand vent, se crée une aérologie locale complètement anarchique. On passe au détour d’un mouvement de terrain d’un vent très fort dans un sens à un vent de la même puissance mais en sens inverse. Dans une ligne droite bien pentue, je suis poussé puissamment, je ne pédale plus et j’accélère franchement. Sur les premiers mètres cela me fait franchement rire de monter sans pédaler, mais rapidement je me demande jusqu’à quelle vitesse je vais être entraîné. Plus haut je vois un virage, vais-je le prendre ou bien la bourrasque va-t-elle me jeter dans le décor ? Après une centaine de mètres le vent va me lâcher. Un peu plus loin, nous sommes quatre à la fois à être précipités contre le rail de sécurité. S’il n’avait pas été là pour nous arrêter, nous aurions été éjéctés dans la pente raide en caillasse pleine d’épineux, qui descend jusqu'à la mer. Le bouquet final, fut le passage de la frontière, où nous avons rencontré un couple de cyclistes au long cours, une Polonaise et un Irlandais, bien planqués à l’abri du vent. Pour franchir le replat de la frontière, le vent adverse était si puissant, que nous avons dû nous mettre à deux pour faire passer les vélos, l’un accroché au guidon, et l’autre poussant sur les sacoches, moment d’anthologie à deux roues ! Une fois à Cerbère, nous avons pris le train pour rejoindre notre gîte. Lieu tout à fait étonnant en plein centre-ville à proximité du port de Port Vendres. Le propriétaire est artiste peintre et dans la grande salle où nous avons dîné de bons poissons fraîchement pêchés nous avons pu admirer ses nombreuses œuvres, toutes dédiées aux beautés de ce coin de France. Voilà, ainsi ce termine un périple de 450 kilomètres entre passionnés de l’errance à vélo. Nous achevons ainsi notre traversée de la chaîne des Pyrénées que nous avions commencée l’année dernière d’Hendaye à Montréjeau. Il ne nous reste plus qu’à nous donner un nouveau rendez-vous pour une nouvelle aventure, avant que le groupe se disperse.
Coût de la vie au Sri Lanka? English translation pending
Bsr ! je penses aller bientôt visiter le SRI LANKA, mais je suis perplexe à la lecture de certains posts qui parlent d'une brutale augmentation des prix ds ce pays , sans citer de chiffres récents !! aussi, qqu'un pt-il éclairer ma lanterne sur le prix "moyen" d'une chambre d'hotel avec sdbs privée, clim. TV, de bon confort quoi !! me donner qques chiffres, une fourchette de prix ; ainsi que pr la nourriture , le tout ds les prix "petits budgets", comme sur les guides de L.PL. par ex; çà me permettrait de me décider , mieux informé ! merçi de vos réponses "précises" autt que possible !!