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Passage des douanes Mauritanie/Sénégal à Rosso English translation pending
by Commentçava · 2011-10-28 · 5 replies
Bonjour à tous ! Grâce à vous, 🙂 je pense avoir compris ce qu'il fallait faire comme démarches pour passer la frontière Mauritanie/Sénégal.

Je récapépète :

Côté Mauritanie à l'aller : Présenter, entre autres, le passavant véhicule qui aura été prolongé à NKT (+ passeport, carte grise, etc ...) Côté Sénégal à l'aller : Présenter, entre autres, l'assurance véhicule que nous aurons prise à NKT + le carnet ATA pour l'entrée du véhicule. On reçoit une autorisation de circuler de 48H à prolonger à Dakar (Môle 2 ou Môle 8 ??? A la fin, je m'y perds)

Pour le retour : Côté Sénégal : présenter le carnet ATA pour la sortie du véhicule + le passavant prolongé etc .. Côté Mauritanie : présenter l'assurance véhicule que nous aurons prise à NKT à l'aller + le passavant prolongé (cf.ci-dessus), etc ...

Dites-moi si j'ai bien tout compris ... De plus, dites-moi combien ces joyeusetés vont nous coûter lors de ce passage à Rosso. En 2010, à Diama, c'était à coup de 10 euros dans chaque bureau (police, douane). Nous étions pressés et n'avons donc pas trop discuté ... 😐 Oui, je sais, en Afrique, il ne faut pas être pressé !!!

Merci d'avance pour vos réponses. Chantal
Visa de transit à Madrid? English translation pending
by Maimouna001 · 2011-10-23 · 6 replies
slt jai mon frère qui est sénégalais.il voyage pour maroc il n a pas besoin de visa avc son passeport Sénégalais.le problème est kil doit prendre un vol Iberia d Espagne avc escale de 5h.il doit récuperé des habits juste a l aéroport de Madrid puisqu il est styliste pour un défilé au Maroc.J AIMERAIS SAVOIR SI C EST POSSIBLE MAIS JE PENSE QU IL A BESION SEULEMENT D UN VISA DE TRANSITE POUR MADRID PUISQUE POUR L MAROC C EST SANS VISA.
Conseil pour un vol pas cher Amérique du Sud / Afrique English translation pending
by Sebmayennais · 2011-10-21 · 9 replies
salut a tous

je fait un petit tour du monde avec ma copine et j'aimerai savoir si quelqu’un avait des infos pour un vol pas cher entre l'Amérique du sud (argentine, Uruguay ou brésil) et l'Afrique du nord (cote ivoire , senegal ou dans les environs...) se serait pour le mois de mars 2012 Merci beaucoup...🙂
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée - Sénégal English translation pending
by DavidDaouda · 2011-10-07 · 5 replies
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée

« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.

Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …

Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.

Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.

Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.

Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !

On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.

C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.

C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.

C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.

Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».

« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».

3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.

A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …

On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.

J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.

J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !

Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.

Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.

Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».

On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.

Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.

Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :

« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)

Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.

Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.

On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.

On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …

On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.

On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j���étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.

14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.

Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.

On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.

Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».

« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.

En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.

Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.

En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».

Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.

Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».

Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».

« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.

En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.

A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.

Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].

Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …

Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.

Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.

Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.

« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».

Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.

« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres

Par Dawud David DUPUY

[1] « Au Nom de Dieu »

[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).

[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».

[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.

[5] Moins d’1 euro.

[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.

[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
Quelques séjours à l'étranger (blog) English translation pending
by Pabloparis · 2011-10-03 · 5 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Merci à toutes les personnes actives sur Voyage Forum car vous êtes d'une grande aide dans l'organisation de séjour, week-end, conseils divers et variés.

Je met donc ma petite pierre à l'édifice!

http://nos-conseils-voyages.over-blog.com/

Vous trouverez dans mon blog le récit de quelques séjours à l'étranger et week-end effectués en France. Parcours, points d'intérêts, quelques photos, conseils, animent le blog.

Concernant les séjours à l'étranger je dois actualiser mon blog car il me manque: Majorque, Barcelone, le Maroc et la République Dominicaine.

En espérant que cela puisse vous aider!

Bonne lecture et bonne journée!

Pablo
Entrée de voitures au Sénégal English translation pending
by Janinejirou · 2011-10-01 · 10 replies
D'après la presse sénégalaise, wade, à la recherche des voix électorales de la diaspora envisage de "suspendre"(???) l'interdiction d'entrée de voitures de plus de 5 ans. En attendant , si vous êtes propriétaires d'une "antique" voiture, le carnet ATA est toujours demandé. A suivre
Saint-Louis du Sénégal en novembre: bon plan de logement? English translation pending
by S1pleQriosiT · 2011-09-16 · 5 replies
bonsoir à tous,

comme bon nombre de voyageurs, je cherche un plan logement/chambre chez l'habitant/pension... à prix très abordable.

en effet, je serais à saint-louis du 10 novembre au 10 janvier pour une mission humanitaire que j'autofinance.

j'aimerais aussi avoir le maximum de conseils et d'informations sur cette ville.

merci de votre réponse,

nej
Promotion Flying Blue sur "La Première" English translation pending
by Delanotre · 2011-09-16 · 16 replies
Abaissement du barème de surclassement de la cabine Affaires vers la cabine La Première

- Application : réservations du 15SEP11 au 15JAN12 - voyages du 15OCT11 au 15JAN12 - Cible : tous les adhérents Flying Blue Elite et Elite Plus

- Conditions : 50 % de réduction sur le montant de la prime surclassement de la cabine Affaires vers La Première sur les vols Air France uniquement. - Les réservations sont possibles à compter du 15 Septembre 2011 pour des voyages entre le 15OCT11 et le 15JAN12 (derniers retours possibles) - Classes de réservation : F : pour le billet prime J / C / D : pour les billets payants

Exemple: Amérique Nord : 37 500 Miles au lieu de 75 000 Miles

Destinations (au départ de/à l´arrivée de) : - Proche Orient : Beyrouth - Dubaï - Le Caire - Amérique du Nord : Atlanta - Washington - Houston - New York-JFK - Los Angeles - Montréal (a/c 30OCT11) - Mexico (non valable a/c 30OCT11) - Asie : beijing (Pékin) - Shanghai - Tokyo - Séoul - Singapour - Hong Kong - Afrique : Abidjan - Dakar - Douala - Yaoundé - Luanda - Libreville - Lagos - Port Harcourt - Johannesbourg - Amérique Latine : Buenos Aires - Sao Paulo - Pacifique : Papeete

Remarques : - Les réservations de billets primes en classe Première sont réservées uniquement aux adhérents Elite et Elite Plus - Les modifications sont possibles aux conditions des billets au barème Flex dans les dates de la promotion uniquement (dernier retour possible le 15JAN12) - Les réservations se font auprès des Centres de Service Clients Flying Blue - Les programmes des vols sont soumis à modification et la classe Première peut ne plus être proposée sur certains vols.
Passage au Sénégal avec un véhicule de plus de 5 ans English translation pending
by Mamaléon · 2011-09-15 · 9 replies
Bonjour, nous comptons séjourner un moment en Casamence avec notre 4x4 de plus de cinq ans. L'année denière, malgré une autorisation de circuler au Sénégal obtenue à l'ambassade du Sénégal à Bamako nous avons été refoulés à la frontière Mauritanienne au moment du renouvellement de notre passavent à Ziguinchor(en 3 jours!) Cette fois ci nous aimerions ne pas avoir ces déboirs!! Nous arriverons par la Mauritanie.Merci pour les éventuelles réponses.🙂
Sécurité et état de la piste de Kiffa (Mauritanie) à Kayes (Mali)? English translation pending
by Agoutti · 2011-09-13 · 14 replies
Bonjour à tous, je souhaiterais avoir l'avis d'experts !!! début octobre je pars faire une boucle maroc - mauritanie - mali - sénégal A-R avec mon KZJ95. je préfèrerais ne pas faire le trajet par le sénégal jusqu'à la frontière malienne (Kidira) mais plutôt passer par la mauritanie. problème !!! on passe normalement par la route Ayoun el Atrous > Nioro du sahel mais ce trajet est dans la zone rouge et donc fortement déconseillé. ma question : est-il toujours possible de passer par la route de Nouakchott à Kiffa puis la piste Kiffa > Kankossa > Kayes ??? si oui quel est le niveau de sécurité et quel est l'état de la piste Kankossa > Kayes si quelqu'un l'a fait dernièrement. merci d'avance 😉
Infirmière à la recherche de missions humanitaires English translation pending
by Morel76 · 2011-09-06 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je m’appelle Carole, j’ai 27 ans et je suis infirmière. Depuis l’obtention de mon diplôme, je travaille en intérim ce qui m’a permis d’acquérir une expérience professionnelle dans des domaines très variés.

Je souhaiterai pouvoir partir en missions humanitaires auprès d’enfants et/ou adultes. Peu importe le pays, je suis motivée et désireuse d’apporter mon aide au plus démunis. Du fait de mon statut d’intérimaire, je suis disponible tout au long de l’année .

Si mon profil vous interesse, vous pouvez me contacter par mail à : ide_morel_carole@live.fr

N'ayant aucune expérience dans ce domaine, je suis aussi preneuse pour tous conseils ou informations que vous jugeriez utile.

Merci d'avance

Salutations
Passavant ou carnet ATA pour le Sénégal? English translation pending
by Seneroc · 2011-09-05 · 21 replies
Bonjour, Nous comptons nous rendre au Sénégal par la route avec notre véhicule de moins de 5 ans en janvier prochain et nous aimerions savoir si nous devons nous munir d'un carnet ATA demande à faire au CCI avant le départ ou passavant délivré par les douanes à la frontière? Quant au visa pour la Mauritanie faut-il toujours le prendre à l'ambassade à RABAT? Quelqu'un ayant fait récemment la route peut-il nous dire ce qu'il en est de la sécurité dans le Sahara occidental et la Mauritanie ainsi que l'état de la route? Nous avons déjà fait ce parcours en novembre 2009/janvier2010. Avec nos remerciements. Sénéroc
Acheter un 4x4 neuf au Sénégal? English translation pending
by Adjibidji · 2011-09-02 · 11 replies
Bonjour, y a t-il des forumers avisés pouvant me donner des renseignements concernant l'achat d'un 4x4 neuf au Sénégal? Je voudrais faire l'acquisition d'un "hilux" où d'un " L200". Y a-t-il des différences entres les véhicules vendus en europe et ceux vendus en afrique? Y a-t-il de grosses différences de prix? En fait j'aimerais savoir s'il vaut mieux prendre mon véhicule en France où à Dakar. Merci de vos réponses
Aménagement d'un fourgon English translation pending
by Christophe60 · 2011-08-26 · 4 replies
Bonjour à tous

Je parcours souvent la france voire quelques pays limitrophes pour faire du cyclotourisme. Je souhaiterais acheter un fourgon aménagé (je précise que je vis seul). Je cherche un fourgon avec lequel je pourrais transporter 1 ou 2 vélos, un coin pour dormir, un coin cuisine et sanitaire. Or je trouve que ce fourgon idéal n'existe pas. J'avais vu il y a quelque temps dans un magazine (dont j'ai oublié son nom) un spécial aménagement de fourgon effectué par des artisans. Je regrette de ne pas l'avoir acheté ce jour là. Si quelqu'un pourrait me fournir le renseignement, ca serait sympa.

A bientôt

christope
Circuit au Sénégal, itinéraire, taxi-brousse...? English translation pending
by Noufo · 2011-08-20 · 5 replies
Bonjour,

nous partons 15 jours au Senegal au mois de septembre. Nous voulons faire un circuit à travers le pays avec les moyens de transport locaux. Quel itinéraire, villes et villages, brousse et mer, nous conseillez-vous ?!! Les taxis-brousse sont partout présents ?

Merci des conseils !!
Vol Air France Paris-Douala le 13 août affrêté Euro Atlantic English translation pending
by Linouche91 · 2011-08-09 · 14 replies
Bonjour,

je dois effectuer un vol Air France ce week end. Et la compagnie m'annonce par SMS une modification de compagnie suite aux grèves chez Air France. En effet ce sera un avion Euro Atlantic qui nous acheminera vers Douala, SANS Indemnisation proposée!!! Je trouve celà scandaleux. Je recherche des personnes qui ont également subi une modification semblable afin d'être plus forts à plusieurs contre Air France pour une action.

Merci de vos retours
Etat actuel de la piste de Diama? (Sénégal) English translation pending
by Arsen · 2011-08-09 · 16 replies
Bonjour, je decend dans fin aout au senegal en voiture, savez vous si la piste de diama est praticable ? bien à vous , merci:;
Achat de moto Yamaha DT 125 en Afrique de l'Ouest English translation pending
by Glauco · 2011-08-08 · 5 replies
Bonjour à tout le monde!

Je part en avion au début d'Octobre 2011 pour l'Afrique de l'Ouest. Je veux visiter le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, peut-etre meme le Ghana. Mon intention est d'acheter sur place une Yamaha DT 125, moteur deux temps, toute neuve. Il s'agit d'une moto fiable que je connais déjà. La question que je voudrai poser aux participants de ce forum concerne le prix d'achat de ce véhicule. Est-ce que le prix sera plus favorable à Dakar, à Bamako, ou bien meme à Accra? Je n'aurai en principe un problème à partir d'une quelconque de ces villes et de poursuivre mon itinéraire vers le pays suivant. Merci en avance pour tout renseignement.

Cyril
Passage frontière Mauritanie-Sénégal: formalités? English translation pending
by Bebs4574 · 2011-08-06 · 8 replies
je souhaite repartir cet hiver jusqu'au burkina faso en passant par le senegal en vehicule de plus de 5 ans, voir plus de 10-15 ans. ou on en est avec le senegal qui change svt de formalités passavant revenu a l'ordre du jour ou pas? sinon je prendrais la route de l'espoir comme il y a qq années.... merci de nous donner des infos fraiches!!!!!!!!!!!!!!!
Climat sur le Sénégal au mois d'août? English translation pending
by Typh92 · 2011-08-04 · 19 replies
Bonjour à tous,

Déjà lu plusieurs sujets sur le climat au Sénégal au mois d'aout mais j aimerai savoir si il y a des personnes sur place qui pourraient donné des infos sur le temps en ce moment...je pars dans 9 jours et je me pose des questions quand je regarde les sites de météo... Savoir ce que je prends dans ma petite valise. Je connais déjà le Sénégal mais au mois d'avril...

Merci à vous.😉
Gilles Proulx, le voyageur qui n'arrive jamais English translation pending
by Antho1917 · 2011-07-24 · 4 replies
J'ai terminé le livre Le voyageur qui n'arrive jamais de l'animateur de radio québécois Gilles Proulx et je dois dire qu'il est très bon. Très biographique, il nous fait voyager dans les coins les plus fascinants et les plus reculés de notre planète. Il est allé partout : Guatemala, Tibet, Alaska, Antarctique, Argentine, Yémen, Sénégal...

Même si vous n'aimez pas son style radiophonique et politique (c'est mon cas !), vous y trouverez quand même votre compte même s'il lance quelques petites attaques pas bien méchantes envers la gauche (des tresseurs de paniers selon lui). On découvre un homme cultivé, qui aime beaucoup la langue française et l'histoire de Napoléon, personnage qui va guider une bonne partie de ses voyages à travers le monde.

4/5

Résumé : La vie de Gilles Proulx est un formidable périple. Avide de découvertes, ce reporter dans l'âme n'a cessé de parcourir le vaste monde pour en rapporter des récits palpitants. Conteur intarissable, il nous présente des destinations fascinantes et nous transporte sur chacun des continents. S'il a visité les plus grandes capitales du globe (Mexico, Paris, Tel Aviv, Dakar, Bangkok), Gilles Proulx a également eu la chance de se rendre dans les « coulisses » du monde, ces contrées quasi secrètes que seuls une poignée de privilégiés ont eu l'occasion d'explorer. Il s'est ainsi rendu en Mongolie, au Bhoutan, en Papouasie et a foulé de ses pieds le « toit du monde », le Tibet. Traçant son chemin, témoin du pire comme du meilleur, Gilles Proulx prend le pouls de la terre. Son récit, ponctué de faits historiques, nous livre de riches rencontres, tant avec des dirigeants politiques qu'avec les membres de tribus qui, victimes de ce que nous appelons la civilisation, risquent de dispaître. Ses aventures, parfois époustouflantes et ensorcelantes, ne sont pas celles d'un adepte des grandes chaînes hôtelières ou du Club Med... mais bien celles du voyageur qui n'arrive jamais.

Rosso au Sénégal et passavant English translation pending
by Cathemaure · 2011-07-14 · 5 replies
Bonjour,

Maintenant que je sais exactement ce que je dois avoir comme document pour aller en Gambie en tant que résident, qui peut me dire ce que je dois faire du passavant que j'achète à Rosso pour la voiture? Est ce que je vais direct à la frontière gambienne, car je suis juste en transit au sénégal, je ne m'y arrête pas, ou bien est ce que je dois aller présenter ce passavant comme certains le disent à Dakar ou ailleurs avant de rejoindre la frontière gambienne? Ensuite, quel est le temps de traversée du bac à Rosso puis à celui de banjul? Merci !
Frontière Mauritanie-Sénégal: passer par Rosso ou Diama? English translation pending
by Cathemaure · 2011-07-06 · 22 replies
Bonjour,

Je vais passer la frontière Mauritanie Sénégal🤪 la semaine du 22 juillet avec un jumper de citroen. J'ai lu que la piste avait été arrangée en passant par Diama mais est ce suffisant comme arrangements pour y passer à la saison des pluies? D'autre part, qu'en est il du passage à Rosso? On peut lire sur certains messages que l'"ambiance" à changé😏 et que c'est moins difficile, sur d'autres que c'est toujours réellement à éviter😕 et qu'il vaut mieux passer par le Mali... pourtant le Mali en ce moment... J'ai téléphoné à l' ambassade du Sénégal à Rabat (Maroc), avez-vous des renseignements récents sur le carnet voiture car une secrétaire m'a dit que ce n'est plus la peine de le prendre. Il n'est plus exigible. Qui croire? Je suppose que quelqu'un a fait ce trajet récemment, pouvez-vous me dire? Merci

😉
Voyager seule au Sénégal avec un enfant de 12 ans en août? English translation pending
by Marie87 · 2011-07-05 · 10 replies
Bonjour à tous,

Maman solo d'une pré-ados de 12 ans, je pars au Sénégal (Saly) en Aout. Suis preneuse de toutes les infos.

1er voyage (loin) avec ma puce.

Merci pour votre aide.
Visiter les pays limitrophes au Sénégal: visas? English translation pending
by Julie1405 · 2011-06-25 · 5 replies
Bonjour,

Je m'appelle Julie et je me prépare à aller vivre quelques mois au Sénégal. Durant ce voyage, j'aurais voulu découvrir d'autres pays alentours comme la Gambie, la Guinée, le Mali, la Mauritanie ou pourquoi pas le Cap Vert.

Ai-je besoin d'autres visas que celui de mon entrée au Sénégal pour visiter ces pays? Si oui, comment faire pour se les procurer? Si je pars en taxi brousse, des contrôles seront réalisés aux frontières?

Merci pour votre aide!
Bénévolat pour un an avec les enfants à l'étranger: recherche association English translation pending
by Maniscalco · 2011-06-19 · 7 replies
Bonjour à toutes et à tous, .je suis à la recherche d'une association ou d'une mission humanitaire à éffectuer à l'étranger en tant que bénévole. L'idéal serait une mission en rapport avec des enfants. Je serais disponible pour une durée d'un an. Je ne peux pas me permettre de payer des sommes importantes donc si vous avez des liens ou des contacts à me proposer et qui pourraitme faire avancer dans mon projet j'en serais ravie merci
Cherche place sur voilier avec équipage convivial English translation pending
by Sansvoile · 2011-06-15 · 10 replies
pour un bout de route sur l'eau ? Je suis partante pour une belle aventure humaine, sur un bon bateau au gré du vent, pour continuer ma route .
Sénégal avec véhicule de moins de cinq ans: carnet ATA? English translation pending
by Coise52 · 2011-06-15 · 19 replies
Bonjour,

J'ai l'intention de me rendre au Sénégal par la route avec un véhicule de moins de 5 ans, au cours de la 2ème quinzaine de Juillet. La CCI de PARIS m'a refusé l'établissement du livet ATA, et m'a conseillé de faire un livet ATA tous pays. Au vu des contradictions incessantes des douanes sénégalaises ce type de livret est-il autorisé ?

Sinon, quelle solution adopter ???

Merci de me conseiller.
Stage de danse en Afrique de l'Ouest English translation pending
by Jessicasd · 2011-06-11 · 5 replies
Bonjour!

Grandement intéressée par les danses traditionnelles africaines, mais débutante, je suis à la recherche d'un "stage" (cours...) en danse pouvant être disponible à compter du mois de septembre 2011. Je chercherais un stage pour une durée approximative d'un mois, dans lequel plusieurs heures de cours par jour sont données. Je prévois être au Sénégal, mais je pourrais aussi me déplacer au Mali ou en Guinée.

Connaissez-vous des profs ou des écoles qui offrent ce type de stage? Quels sont les tarifs auxquels je peux m'attendre? Dans quelles villes?

Je vous remercie beaucoup!

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