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Elles voyagent seules... English translation pending
Elles voyagent seules .
Pour le plaisir pour certaines , par obligation pour d’autres .
Vous les avez peut être rencontrées au cours de vos voyages .
Un homme qui voyage seul ça se fond dans le paysage , une femme ça intrigue souvent , ça interroge , en avez vous rencontré ? Quelles interrogations , envie , peur , perplexité ont émergé de ces rencontres .
Si vous voyagez seule quelles sont vos motifs , vos expériences , vos conseils , vos motivations . Précision , je voyage seule et en couple chaque année . Le voyage en solitaire est pour moi source de plaisir et de liberté depuis plus de quarante ans et je ne saurais m’en passer .
A vos claviers d’ete 😎😎😎
Si vous voyagez seule quelles sont vos motifs , vos expériences , vos conseils , vos motivations . Précision , je voyage seule et en couple chaque année . Le voyage en solitaire est pour moi source de plaisir et de liberté depuis plus de quarante ans et je ne saurais m’en passer .
A vos claviers d’ete 😎😎😎
Destinations secrètes en Europe English translation pending
Bonjour, voici un fil pour lister les régions / villes européennes qui n'attirent pas (ou peu) de touristes, et qui pourtant sont intéressantes à visiter. En un mot, des pépites éloignées des circuits habituels, hors des fameux "sentiers battus".
Pour ouvrir le bal, je vous présente....
LA RUTA DE LA PLATA (Espagne).
Hormis peut-être la ville de Salamanque, tout l'axe ouest de l'Espagne, appelé "ruta de la Plata", qui va des Asturies au Nord jusqu'à la province de Huelva au sud, est plutôt délaissé par les touristes. Et pourtant, cette route, qui fait environ 1000 km de long, est tout bonnement magnifique, avec des villes étapes comme Oviedo, León et sa cathédrale, Zamora la romane, Salamanque avec sa plaza mayor, ses deux cathédrales et son université, Cáceres la médiévale, Mérida et son amphithéâtre romain... Et côté paysages, des coins à couper le souffle, depuis les vallées encaissées des "picos de Europa" jusqu'à la rivière pourpre du Río tinto, vous passerez par plusieurs chaînes de montagne et des paysages très différents.
Et encore plus déserté par les touristes, des coins à l'écart de ce grand axe :
- La région de Sanabria, à l'ouest de la province de Zamora, limitrophe de la Galice et du nord du Portugal: on y trouve un très beau bourg médiéval, Puebla de Sanabria, au bord d'un grand lac (on peut s'y baigner ou pratiquer des sports nautiques), et de nombreuses randos de moyenne montagne. En bonus, vous y mangerez très très bien.
- La ville de Ciudad Rodrigo: une petite merveille, à 80 km de Salamanque, juste à côté de la frontière portugaise. La ville est entourée de murailles (on peut y faire le tour) et intra muros, plusieurs placettes et monuments renaissances... En outre la ville est très vivante, avec une vie nocturne assez dynamique, beaucoup de terrasses... Si vous y allez fin août, vous découvrirez la "feria de Teatro" avec des spectacles de qualité, tant dans la rue et gratuits qu'à petits prix dans les différents bâtiments historiques. Autour de Ciudad Rodrigo, il y a fort à faire, par exemple, connaître la route des fortifications de part et d'autre de la frontière, et découvrir la ville d'Almeyda, l'équivalente portugaise de Ciudad Rodrigo
- Autour de Cáceres, qui est un pur bijou médiéval, vous avez la petite ville de Trujillo, qui regorge de monuments renaissance (c'est la ville de Pizarre, le conquistador, bâtie avec l'or du Pérou), le monastère de Guadalupe, le parc naturel de Monfragüe... Beaucoup à découvrir, avec très peu de touristes...
- La Sierra de Aracena, entre l'Andalousie et l'Extrémadure, est elle aussi un petit paradis boudé par le tourisme (en tout cas le tourisme international). Et pourtant, les petits villages blancs qui s'y trouvent (Alájar, santa Olalla, Zufre, Cortegana, Almonaster) ont peu à envier à ceux, plus connus, de la province de Cadix ou aux Alpujarras de la région de Grenade. Avec, en prime, une magnifique grotte à visiter à Aracena et le meilleur jambon (du monde?) à déguster à Jabugo. De très belles balades à faire dans les "dehesas" et les forêts de chêne liège.
- Enfin, au bout de la route se trouve le littoral de Huelva: entre Moguer et Matalascañas, c'est la côte la moins visitée de toutes les provinces andalouses... Et les plages sont très belles, garanties sans béton et sans touristes (ou presque) 😉
Pour ouvrir le bal, je vous présente....
LA RUTA DE LA PLATA (Espagne).
Hormis peut-être la ville de Salamanque, tout l'axe ouest de l'Espagne, appelé "ruta de la Plata", qui va des Asturies au Nord jusqu'à la province de Huelva au sud, est plutôt délaissé par les touristes. Et pourtant, cette route, qui fait environ 1000 km de long, est tout bonnement magnifique, avec des villes étapes comme Oviedo, León et sa cathédrale, Zamora la romane, Salamanque avec sa plaza mayor, ses deux cathédrales et son université, Cáceres la médiévale, Mérida et son amphithéâtre romain... Et côté paysages, des coins à couper le souffle, depuis les vallées encaissées des "picos de Europa" jusqu'à la rivière pourpre du Río tinto, vous passerez par plusieurs chaînes de montagne et des paysages très différents.
Et encore plus déserté par les touristes, des coins à l'écart de ce grand axe :
- La région de Sanabria, à l'ouest de la province de Zamora, limitrophe de la Galice et du nord du Portugal: on y trouve un très beau bourg médiéval, Puebla de Sanabria, au bord d'un grand lac (on peut s'y baigner ou pratiquer des sports nautiques), et de nombreuses randos de moyenne montagne. En bonus, vous y mangerez très très bien.
- La ville de Ciudad Rodrigo: une petite merveille, à 80 km de Salamanque, juste à côté de la frontière portugaise. La ville est entourée de murailles (on peut y faire le tour) et intra muros, plusieurs placettes et monuments renaissances... En outre la ville est très vivante, avec une vie nocturne assez dynamique, beaucoup de terrasses... Si vous y allez fin août, vous découvrirez la "feria de Teatro" avec des spectacles de qualité, tant dans la rue et gratuits qu'à petits prix dans les différents bâtiments historiques. Autour de Ciudad Rodrigo, il y a fort à faire, par exemple, connaître la route des fortifications de part et d'autre de la frontière, et découvrir la ville d'Almeyda, l'équivalente portugaise de Ciudad Rodrigo
- Autour de Cáceres, qui est un pur bijou médiéval, vous avez la petite ville de Trujillo, qui regorge de monuments renaissance (c'est la ville de Pizarre, le conquistador, bâtie avec l'or du Pérou), le monastère de Guadalupe, le parc naturel de Monfragüe... Beaucoup à découvrir, avec très peu de touristes...
- La Sierra de Aracena, entre l'Andalousie et l'Extrémadure, est elle aussi un petit paradis boudé par le tourisme (en tout cas le tourisme international). Et pourtant, les petits villages blancs qui s'y trouvent (Alájar, santa Olalla, Zufre, Cortegana, Almonaster) ont peu à envier à ceux, plus connus, de la province de Cadix ou aux Alpujarras de la région de Grenade. Avec, en prime, une magnifique grotte à visiter à Aracena et le meilleur jambon (du monde?) à déguster à Jabugo. De très belles balades à faire dans les "dehesas" et les forêts de chêne liège.
- Enfin, au bout de la route se trouve le littoral de Huelva: entre Moguer et Matalascañas, c'est la côte la moins visitée de toutes les provinces andalouses... Et les plages sont très belles, garanties sans béton et sans touristes (ou presque) 😉
Tour du monde Costa en 2021 English translation pending
Bonjour à tous
J'envisage de faire un tour du monde en 2021 avec la compagnie Costa sur le navire déliziosa j'aimerai connaître, les avis des personnes qui reviennent du tour du monde 2019 et ou 2018. Merci d'avance pour les réponses à bientôt. Daoum
J'envisage de faire un tour du monde en 2021 avec la compagnie Costa sur le navire déliziosa j'aimerai connaître, les avis des personnes qui reviennent du tour du monde 2019 et ou 2018. Merci d'avance pour les réponses à bientôt. Daoum
Mon moi(s) en Inde English translation pending
Bonjour ! 😊
Je reviens tout fraîchement d'Inde et je prends plaisir aujourd’hui à vous partager mon vécu et mon expérience. Certaine que d'autres topics, blogs et articles parlent déjà de l'Inde mais, de ce que j'ai pu remarquer, aucun voyage ne se ressemble et chacun à sa façon bien propre de voir et de vivre les évènements qui se présentent.
J'ai voyagé durant 27 jours, du 23 mars au 18 avril 2019. J'ai visité exclusivement Mumbai (mais quel trip !). Je ne suis pas partie en randonnée, ni partie à la recherche de tous les spots bien touristiques ou même ne me suis perdue au milieu de la nature. Non pas que je n'en avais pas envie mais, plutôt, je n'en ai pas eu l'occasion. Non, je suis plutôt partie à la recherche de la vie, de la population indienne et de tous ces petits moments authentiques, uniques et spontanés que réserve l'Inde à chaque nouvelle journée.
J'ai alors pu découvrir ce que jamais je n'aurais cru voir. Pour vous aider à mieux me comprendre, sachez tout d'abord que je suis française, que je n'ai que rarement quitté la France, que j’avais jusqu’alors voyagé seulement dans des pays ayant un niveau de vie similaire au niveau de vie français, et qu'avant mon voyage en Inde je n'avais jamais quitté l'Europe. Depuis ma naissance je suis donc habituée à l'eau potable directement au robinet, à la douche et aux toilettes occidentaux, à la nourriture non épicée, aux trottoirs plus ou moins droits, au code de la route établi etc etc. Autrement dit, j'ai vécu dans le confort toute ma vie.
Voyager en Inde, à l'autre bout du monde, signifie quitter cette zone de confort dans laquelle nous avons vécu toute notre vie. Cela signifie aussi partir à l'aventure et s'ouvrir à une culture et à un mode de vie différents et à une Énergie nouvelle. Certaines personnes ne supportent pas de quitter cette zone car elles sont paralysées par la peur de l’inconnu, d'autres foncent tête baissée à la recherche du "nouveau" que la vie a à nous faire découvrir. Je me définis comme le second type de personne.
Je n'ai donc pas eu peur, ni ne me suis sentie angoissée à l'idée de ce voyage dans un pays dit "irrespectueux envers les femmes", "où le viol est schéma commun" et "où les pauvres meurent dans les rues". En tout cas, c'est ce que les gens autour de moi semblent penser de l'Inde. Étrangement, ce sont ces mêmes personnes qui sont paralysées dans la zone du « connu » et qui sont plutôt du genre à écouter les informations le soir sur la 1 (et autant ne pas se mentir, 98% des informations des médias sont négatives) ou à avoir une idée bien pessimiste d'un pays sans même y avoir posé un pied.
J’ai résidé dans le nord de Mumbai la majorité de mon voyage. Je suis tout de même descendue dans le sud durant une journée. J’ai pu découvrir une large et étonnante différence entre le nord et le sud de cette ville, capitale économique de l’Inde. Des magasins précaires et très simples, des rickshaws pullulants de toute part (aussi appelés tuk-tuk dans le langage courant des étrangers) et des trottoirs tordus, cassés et quelque peu sales caractérisent le paysage nordiste. Quant au sud, il peut se définir par de grands magasins très fournis mais aussi de tous petits, des taxis et des trottoirs assez propres et droits. La beauté du sud ne peut être égalée mais l’humanité et l’Énergie du nord est incomparable. J’ai vu des personnes, familles et inconnus, partager le même trottoir comme lieu de vie, entourés du traffic indien, de la pollution et de la vague de chaleur qui découle de ces deux derniers. J’ai vu des chiens sans abri, des Hommes sans abri.
Mais j’ai surtout vu une « Humanité ». Vivant sans attaches matérielles, ils étaient pauvres en biens mais riches de cœur. J’ai pu ressentir leur Énergie, qui émanait d’eux comme un parfum subtil mais enivrant. Leur Énergie était vraie, transcendante, lumineuse et réconfortante. Pas une seule fois n’ai-je entendu quelqu’un se plaindre de sa situation. Aussi pauvres étaient-ils. Bon nombre sait Ô combien les Français peuvent être râleurs et insatisfaits. La différence m’a frappé au cœur. Ces personnes vivaient dans les plus simples conditions et pourtant étaient celles dont l’Énergie vibrait le plus ardemment. « Ils apprécient ce qu’ils ont et ne se focalisent pas sur ce qu’ils n’ont pas ».
Comme je l’ai dit précédemment, je suis née française, j’ai toujours vécu dans une vie confortable, je n’ai jamais connu la faim, le manque d’eau courante, le manque d’électricité. J’ai toujours eu un toit sous lequel grandir en sécurité. Ces privilèges (appelons-les ainsi car c’est ce qu’ils sont, malgré ce que l’on en dit) nous apprennent-ils comment interagir avec les autres ? Comment leur ouvrir notre cœur et notre porte ? Nous apprennent-ils que nous sommes connectés les uns aux autres et que le vêtement ne fait pas le moine, que le métier n’est pas qui nous sommes et que la seule différence entre le sans-abri et nous-même est simplement l’illusion que l’on se donne d’être supérieur à lui ?
J’ai vécu hors de ma zone de confort un mois durant, et j’ai dû faire attention à l’eau que je buvais, apprendre comment utiliser les douches et les toilettes indiennes, laisser mon intimité de côté, choisir précautionneusement les habits que je portais pour respecter au mieux la culture et les personnes vivant sous cette dernière, j’ai aussi dû apprendre ce que l’on pouvait ou ne pouvait pas faire en public. Et, aussi surprenant que ce soit pour certains d’entre vous, j’ai adoré. J’ai aimé vivre hors de mon french cocon de vie et tous les privilèges qu’il induit. J’ai aimé m’ouvrir à une culture totalement différente, apprendre des autres, découvrir une toute nouvelle façon de vivre et de voir la vie. Certaines personnes aiment sortir de leur zone de confort pour simplement apprendre à mieux apprécier le confort de leur vie après coût. Je ne rentre pas dans cette catégorie. Voyez-vous, je n’avais pas envie de retrouver ma vie d’avant parce que l’Inde m’a ouvert les yeux sur tant de choses. Notamment sur le fait que le confort dans lequel j’ai vécu toute ma vie n’est pas nécessaire en soi, qu’il est en surplus.
Nous vivons avec tant de biens inutiles, nous dépensons notre argent sans réfléchir si ce que nous sommes en train d’acheter vaut vraiment le coup, si nous en avons vraiment besoin. Combien de fois suis-je entrée dans un magasin en France pour acheter un article dont j’avais besoin et suis-je ressortie les bras chargés d’objets « bonus ». Sommes-nous plus heureux lorsque notre chez nous est surchargé ? Que cherchons nous réellement à combler en remplissant nos pièces à vivre ? Tant de questions à se poser. Tant de questions dont nous n’avons même pas conscience.
Nous travaillons toute la journée pour gagner de l’argent, argent dont nous avons besoin pour payer le toit sous lequel nous vivons, toit que nous quittons la majorité du temps pour aller travailler. Voyez-vous le cercle vicieux ? Je ne peux blâmer personne de faire ça. La vie fonctionne comme ça de nos jours. Les Indiens ne sont pas différents sur ce point. Ils sont différents par le fait qu’ils vivent dans le moment présent. J’ai pu le ressentir comme ça. Ils ne vivent pas demain, pas plus qu’ils ne vivent hier, non, ils vivent ici et maintenant. Aujourd’hui. C’est cette Énergie qui m’a traversé tout du long de mon voyage, cette Énergie qu’ils mettent à être présents dans tout ce qu’ils font.
J’ai ressenti et vu de l’humanité en chaque regard, vu un sentiment de communauté profond. J’ai appris de ce pays. Et je suis reconnaissante d’avoir pu vivre tout ça.
L’Inde et ses habitants m’ont transporté, transcendé, appris et montré la Vie, telle qu’elle est. J’ai aimé vivre là-bas plus que je n’ai aimé vivre en France. J’ai ressenti ce pays jusque dans mes sens intérieurs. Je me suis sentie à la maison. Non pas la maison matérielle dans laquelle je vis en France. La Maison. Là où je devais être, où j’étais destinée à Être en cet instant de ma vie.
Voilà. Mes sentiments, émotions, ressentis et pensées, carte sur table, de ce mois passé en Inde. Il me reste tant à découvrir. Comme partout, il y a le bien et il y a le mal. Mais l’expérience que vous en tirez dépend de la façon dont vous décidez de voir et de vivre les choses qui vous arrivent, si vous décidez d’apprendre d’elles ou de les renier pour rester dans votre zone de confort illusoire, si vous décidez de vous ouvrir aux autres ou de vous fermer et de les juger, si vous décidez de voir le bon au lieu du mauvais. J’ai décidé de voir le bon à chaque pas que je faisais. L’on m’a donné un mois pour vivre toutes ces aventures, d’aimer et d’être aimée, de respirer sous de bonnes vibrations et sous cette Énergie pure. Je ne me suis jamais sentie aussi bien en étant aussi loin de tout ce que j’ai toujours connu.
« Où l’Amour Est, la Vie suit ». Merci. 😊
J'ai voyagé durant 27 jours, du 23 mars au 18 avril 2019. J'ai visité exclusivement Mumbai (mais quel trip !). Je ne suis pas partie en randonnée, ni partie à la recherche de tous les spots bien touristiques ou même ne me suis perdue au milieu de la nature. Non pas que je n'en avais pas envie mais, plutôt, je n'en ai pas eu l'occasion. Non, je suis plutôt partie à la recherche de la vie, de la population indienne et de tous ces petits moments authentiques, uniques et spontanés que réserve l'Inde à chaque nouvelle journée.
J'ai alors pu découvrir ce que jamais je n'aurais cru voir. Pour vous aider à mieux me comprendre, sachez tout d'abord que je suis française, que je n'ai que rarement quitté la France, que j’avais jusqu’alors voyagé seulement dans des pays ayant un niveau de vie similaire au niveau de vie français, et qu'avant mon voyage en Inde je n'avais jamais quitté l'Europe. Depuis ma naissance je suis donc habituée à l'eau potable directement au robinet, à la douche et aux toilettes occidentaux, à la nourriture non épicée, aux trottoirs plus ou moins droits, au code de la route établi etc etc. Autrement dit, j'ai vécu dans le confort toute ma vie.
Voyager en Inde, à l'autre bout du monde, signifie quitter cette zone de confort dans laquelle nous avons vécu toute notre vie. Cela signifie aussi partir à l'aventure et s'ouvrir à une culture et à un mode de vie différents et à une Énergie nouvelle. Certaines personnes ne supportent pas de quitter cette zone car elles sont paralysées par la peur de l’inconnu, d'autres foncent tête baissée à la recherche du "nouveau" que la vie a à nous faire découvrir. Je me définis comme le second type de personne.
Je n'ai donc pas eu peur, ni ne me suis sentie angoissée à l'idée de ce voyage dans un pays dit "irrespectueux envers les femmes", "où le viol est schéma commun" et "où les pauvres meurent dans les rues". En tout cas, c'est ce que les gens autour de moi semblent penser de l'Inde. Étrangement, ce sont ces mêmes personnes qui sont paralysées dans la zone du « connu » et qui sont plutôt du genre à écouter les informations le soir sur la 1 (et autant ne pas se mentir, 98% des informations des médias sont négatives) ou à avoir une idée bien pessimiste d'un pays sans même y avoir posé un pied.
J’ai résidé dans le nord de Mumbai la majorité de mon voyage. Je suis tout de même descendue dans le sud durant une journée. J’ai pu découvrir une large et étonnante différence entre le nord et le sud de cette ville, capitale économique de l’Inde. Des magasins précaires et très simples, des rickshaws pullulants de toute part (aussi appelés tuk-tuk dans le langage courant des étrangers) et des trottoirs tordus, cassés et quelque peu sales caractérisent le paysage nordiste. Quant au sud, il peut se définir par de grands magasins très fournis mais aussi de tous petits, des taxis et des trottoirs assez propres et droits. La beauté du sud ne peut être égalée mais l’humanité et l’Énergie du nord est incomparable. J’ai vu des personnes, familles et inconnus, partager le même trottoir comme lieu de vie, entourés du traffic indien, de la pollution et de la vague de chaleur qui découle de ces deux derniers. J’ai vu des chiens sans abri, des Hommes sans abri.
Mais j’ai surtout vu une « Humanité ». Vivant sans attaches matérielles, ils étaient pauvres en biens mais riches de cœur. J’ai pu ressentir leur Énergie, qui émanait d’eux comme un parfum subtil mais enivrant. Leur Énergie était vraie, transcendante, lumineuse et réconfortante. Pas une seule fois n’ai-je entendu quelqu’un se plaindre de sa situation. Aussi pauvres étaient-ils. Bon nombre sait Ô combien les Français peuvent être râleurs et insatisfaits. La différence m’a frappé au cœur. Ces personnes vivaient dans les plus simples conditions et pourtant étaient celles dont l’Énergie vibrait le plus ardemment. « Ils apprécient ce qu’ils ont et ne se focalisent pas sur ce qu’ils n’ont pas ».
Comme je l’ai dit précédemment, je suis née française, j’ai toujours vécu dans une vie confortable, je n’ai jamais connu la faim, le manque d’eau courante, le manque d’électricité. J’ai toujours eu un toit sous lequel grandir en sécurité. Ces privilèges (appelons-les ainsi car c’est ce qu’ils sont, malgré ce que l’on en dit) nous apprennent-ils comment interagir avec les autres ? Comment leur ouvrir notre cœur et notre porte ? Nous apprennent-ils que nous sommes connectés les uns aux autres et que le vêtement ne fait pas le moine, que le métier n’est pas qui nous sommes et que la seule différence entre le sans-abri et nous-même est simplement l’illusion que l’on se donne d’être supérieur à lui ?
J’ai vécu hors de ma zone de confort un mois durant, et j’ai dû faire attention à l’eau que je buvais, apprendre comment utiliser les douches et les toilettes indiennes, laisser mon intimité de côté, choisir précautionneusement les habits que je portais pour respecter au mieux la culture et les personnes vivant sous cette dernière, j’ai aussi dû apprendre ce que l’on pouvait ou ne pouvait pas faire en public. Et, aussi surprenant que ce soit pour certains d’entre vous, j’ai adoré. J’ai aimé vivre hors de mon french cocon de vie et tous les privilèges qu’il induit. J’ai aimé m’ouvrir à une culture totalement différente, apprendre des autres, découvrir une toute nouvelle façon de vivre et de voir la vie. Certaines personnes aiment sortir de leur zone de confort pour simplement apprendre à mieux apprécier le confort de leur vie après coût. Je ne rentre pas dans cette catégorie. Voyez-vous, je n’avais pas envie de retrouver ma vie d’avant parce que l’Inde m’a ouvert les yeux sur tant de choses. Notamment sur le fait que le confort dans lequel j’ai vécu toute ma vie n’est pas nécessaire en soi, qu’il est en surplus.
Nous vivons avec tant de biens inutiles, nous dépensons notre argent sans réfléchir si ce que nous sommes en train d’acheter vaut vraiment le coup, si nous en avons vraiment besoin. Combien de fois suis-je entrée dans un magasin en France pour acheter un article dont j’avais besoin et suis-je ressortie les bras chargés d’objets « bonus ». Sommes-nous plus heureux lorsque notre chez nous est surchargé ? Que cherchons nous réellement à combler en remplissant nos pièces à vivre ? Tant de questions à se poser. Tant de questions dont nous n’avons même pas conscience.
Nous travaillons toute la journée pour gagner de l’argent, argent dont nous avons besoin pour payer le toit sous lequel nous vivons, toit que nous quittons la majorité du temps pour aller travailler. Voyez-vous le cercle vicieux ? Je ne peux blâmer personne de faire ça. La vie fonctionne comme ça de nos jours. Les Indiens ne sont pas différents sur ce point. Ils sont différents par le fait qu’ils vivent dans le moment présent. J’ai pu le ressentir comme ça. Ils ne vivent pas demain, pas plus qu’ils ne vivent hier, non, ils vivent ici et maintenant. Aujourd’hui. C’est cette Énergie qui m’a traversé tout du long de mon voyage, cette Énergie qu’ils mettent à être présents dans tout ce qu’ils font.
J’ai ressenti et vu de l’humanité en chaque regard, vu un sentiment de communauté profond. J’ai appris de ce pays. Et je suis reconnaissante d’avoir pu vivre tout ça.
L’Inde et ses habitants m’ont transporté, transcendé, appris et montré la Vie, telle qu’elle est. J’ai aimé vivre là-bas plus que je n’ai aimé vivre en France. J’ai ressenti ce pays jusque dans mes sens intérieurs. Je me suis sentie à la maison. Non pas la maison matérielle dans laquelle je vis en France. La Maison. Là où je devais être, où j’étais destinée à Être en cet instant de ma vie.
Voilà. Mes sentiments, émotions, ressentis et pensées, carte sur table, de ce mois passé en Inde. Il me reste tant à découvrir. Comme partout, il y a le bien et il y a le mal. Mais l’expérience que vous en tirez dépend de la façon dont vous décidez de voir et de vivre les choses qui vous arrivent, si vous décidez d’apprendre d’elles ou de les renier pour rester dans votre zone de confort illusoire, si vous décidez de vous ouvrir aux autres ou de vous fermer et de les juger, si vous décidez de voir le bon au lieu du mauvais. J’ai décidé de voir le bon à chaque pas que je faisais. L’on m’a donné un mois pour vivre toutes ces aventures, d’aimer et d’être aimée, de respirer sous de bonnes vibrations et sous cette Énergie pure. Je ne me suis jamais sentie aussi bien en étant aussi loin de tout ce que j’ai toujours connu.
« Où l’Amour Est, la Vie suit ». Merci. 😊
2 semaines de Pâques au Japon: circuit, trucs et astuces English translation pending
Après 2 beaux voyages dans l'ouest américain (Carnet de voyage ici https://voyageforum.com/v.f?post=6689140;#6689140 ), on a décidé de pousser notre curiosité à l'Est, recherchant sans doute un plus grand dépaysement culturel.
C'était décidé, ce serait le Japon 🙂 !
Pour ce type de grand voyage, on aime généralement programmer 3 semaines, raison pour laquelle on part souvent en été... Cette fois, pas question : le climat estival du Japon est réputé chaud et humide, c'est pas pour nous ! On a déjà testé ça à NY et Washington, et franchement ça a gâché une partie des vacances... Ce sera donc le climat agréable du printemps, même si le voyage s'en trouve réduit à 2 semaines, étant donné les obligations scolaires de notre fils de 13 ans...
Départ prévu le 06 avril et retour le 22 avril. Au total, 15 nuits au Japon.
Météo : une seule journée pourrie (pluie, pluie, pluie à Kyoto) sur tout le séjour. Des journées nuageuses, d'autres ensoleillées. Mais toujours des alternances de chaud-froid, surtout à cause du vent très souvent présent ! On n'a jamais eu trop chaud. Le soir, ça se rafraichit vite, et le soleil se couche vraiment tôt (vers 18h). On a vite compris : prendre une veste coupe-vent avec soi, quitte à la mettre à la taille pendant la journée. Cela ne nous a pas empêchés d'attraper tous un rhume au cours du séjour !
Le circuit, assez classique pour une 1ère visite au Japon :
- Osaka 1 nuit - Kyoto 6 nuits - Hiroshima 1 nuit - Miyajima 1 journée - Tokyo 7 nuits - Hakone 1 journée
ToDo list avant de partir :
- L'avion évidemment... Nous l'avons réservé 10 mois à l'avance. Les last minutes pour ce type de voyage, en pleines vacances de Pâques, ça n'existe pas ! Voyage avec Finnair, 600€ le billet avec une arrivée à Osaka et un retour depuis Tokyo. Ce billet nous permet de visiter un endroit supplémentaire et surtout d'arriver dans un aéroport plus petit que celui de Tokyo.
- Lire, lire, lire et établir le programme 😉
- Prévoir des yens, c'est plus agréable en arrivant. On a eu beaucoup de chance, on a pu en racheter à des amis qui revenaient du Japon !
- Réserver les hotels. A ce propos, attention aux locations AirBnb au Japon !! J'ai eu beaucoup de mauvaises surprises : annulation de 3 logements sur 4. Ca ne m'est jamais arrivé ailleurs. Visiblement, les conditions de location au Japon sont très exigeantes pour les propriétaires. Méfiance donc. Il faut en tout cas, absolument, que le propriétaire soit enregistré. En général, c'est mentionné dans l'annonce.
- Acheter le JR pass à partir de 3 mois avant sa 1ère utilisation. Faire un calcul pour savoir s'il est vraiment intéressant ou non car il est cher. Sachant qu'à Kyoto, on l'oublie : tout se fait en bus. A Tokyo, très peu d'utilité aussi, c'est pas là qu'il se rentabilise. A moins de calculer ses trajets de manière à utiliser les seules lignes de métro qui fonctionnnent avec le JR : la yamanote line et la Chuo Sobu Line. Clairement, cela se joue plutôt sur les trains d'une ville à l'autre. Nous l'avons acheté sur Vivrelejapon.com : 225€ le pass de 7 jours.
- Pour plus de tranquillité à l'arrivée, on a choisi d'acheter notre carte pour payer le métro, la Suica, avant de partir. Egalement sur vivrelejapon.com : 20€ la carte, déjà pré-chargée de 1500 yen, livrée à la maison. Indispensable, on l'utilise dans toutes les villes que nous avons visitées.
- Acheter le Yokoso Pass pour les transports à Osaka s'il est rentable.
- Enfin, l'indispensable Pocket Wifi qui permet de connecter plusieurs appareils au web pendant qu'on se balade. Commandé sur Japan Wireless (pas sur vivrelejapon.com car ceux-ci n'offrent pas de batterie externe), on a demandé une livraison pour le jour d'arrivée à notre 1er hotel. 78€ pour tout le séjour. On a été bluffé par le fonctionnement de cette petite boite, impeccable. En plus, on n'a pas eu besoin de la recharger une seule fois en cours de journée. La batterie externe a plutôt servi à recharger nos gsm de temps en temps. La livraison à l'hotel plutôt qu'à l'aéroport était stratégique : éviter les files pour le récupérer !
A bientôt pour le récit de notre arrivée et tout petit séjour à Osaka !
Départ prévu le 06 avril et retour le 22 avril. Au total, 15 nuits au Japon.
Météo : une seule journée pourrie (pluie, pluie, pluie à Kyoto) sur tout le séjour. Des journées nuageuses, d'autres ensoleillées. Mais toujours des alternances de chaud-froid, surtout à cause du vent très souvent présent ! On n'a jamais eu trop chaud. Le soir, ça se rafraichit vite, et le soleil se couche vraiment tôt (vers 18h). On a vite compris : prendre une veste coupe-vent avec soi, quitte à la mettre à la taille pendant la journée. Cela ne nous a pas empêchés d'attraper tous un rhume au cours du séjour !
Le circuit, assez classique pour une 1ère visite au Japon :
- Osaka 1 nuit - Kyoto 6 nuits - Hiroshima 1 nuit - Miyajima 1 journée - Tokyo 7 nuits - Hakone 1 journée
ToDo list avant de partir :
- L'avion évidemment... Nous l'avons réservé 10 mois à l'avance. Les last minutes pour ce type de voyage, en pleines vacances de Pâques, ça n'existe pas ! Voyage avec Finnair, 600€ le billet avec une arrivée à Osaka et un retour depuis Tokyo. Ce billet nous permet de visiter un endroit supplémentaire et surtout d'arriver dans un aéroport plus petit que celui de Tokyo.
- Lire, lire, lire et établir le programme 😉
- Prévoir des yens, c'est plus agréable en arrivant. On a eu beaucoup de chance, on a pu en racheter à des amis qui revenaient du Japon !
- Réserver les hotels. A ce propos, attention aux locations AirBnb au Japon !! J'ai eu beaucoup de mauvaises surprises : annulation de 3 logements sur 4. Ca ne m'est jamais arrivé ailleurs. Visiblement, les conditions de location au Japon sont très exigeantes pour les propriétaires. Méfiance donc. Il faut en tout cas, absolument, que le propriétaire soit enregistré. En général, c'est mentionné dans l'annonce.
- Acheter le JR pass à partir de 3 mois avant sa 1ère utilisation. Faire un calcul pour savoir s'il est vraiment intéressant ou non car il est cher. Sachant qu'à Kyoto, on l'oublie : tout se fait en bus. A Tokyo, très peu d'utilité aussi, c'est pas là qu'il se rentabilise. A moins de calculer ses trajets de manière à utiliser les seules lignes de métro qui fonctionnnent avec le JR : la yamanote line et la Chuo Sobu Line. Clairement, cela se joue plutôt sur les trains d'une ville à l'autre. Nous l'avons acheté sur Vivrelejapon.com : 225€ le pass de 7 jours.
- Pour plus de tranquillité à l'arrivée, on a choisi d'acheter notre carte pour payer le métro, la Suica, avant de partir. Egalement sur vivrelejapon.com : 20€ la carte, déjà pré-chargée de 1500 yen, livrée à la maison. Indispensable, on l'utilise dans toutes les villes que nous avons visitées.
- Acheter le Yokoso Pass pour les transports à Osaka s'il est rentable.
- Enfin, l'indispensable Pocket Wifi qui permet de connecter plusieurs appareils au web pendant qu'on se balade. Commandé sur Japan Wireless (pas sur vivrelejapon.com car ceux-ci n'offrent pas de batterie externe), on a demandé une livraison pour le jour d'arrivée à notre 1er hotel. 78€ pour tout le séjour. On a été bluffé par le fonctionnement de cette petite boite, impeccable. En plus, on n'a pas eu besoin de la recharger une seule fois en cours de journée. La batterie externe a plutôt servi à recharger nos gsm de temps en temps. La livraison à l'hotel plutôt qu'à l'aéroport était stratégique : éviter les files pour le récupérer !
A bientôt pour le récit de notre arrivée et tout petit séjour à Osaka !
Andalousie en juin - juillet sans planning English translation pending
Bonjour,
J'ai l'intention d'aller une vingtaine de jours en Andalousie, visiter Séville, Malaga, Grenada, et quelques hésitations entre MIJAS Pueblo, Ronda, Marbella, Carmona, Cordoba..
Pensez vous qu'il est possible de prendre juste un billet et une fois sur place je visiterai en fonction de mes envies et de fait je ferai les résas au fil du périple.
Est ce que je ne risque pas d'avoir un problème pour trouver des hotels sachant que j'ai un petit budget. 30 euros idéalement / 40 euros maxi.
Si vous avez des conseils de périples, besoin de culture, de nature, de plage... de mouvements et de calme.sachant que je préfère me pose et visiter aux alentours que courir d'une ville à l'autre.. et que j'utiliserai plutot les transports communs, ( car je conduis mais pas trop d'assurance car je conduis très peu)
Merci Sibylle
J'ai l'intention d'aller une vingtaine de jours en Andalousie, visiter Séville, Malaga, Grenada, et quelques hésitations entre MIJAS Pueblo, Ronda, Marbella, Carmona, Cordoba..
Pensez vous qu'il est possible de prendre juste un billet et une fois sur place je visiterai en fonction de mes envies et de fait je ferai les résas au fil du périple.
Est ce que je ne risque pas d'avoir un problème pour trouver des hotels sachant que j'ai un petit budget. 30 euros idéalement / 40 euros maxi.
Si vous avez des conseils de périples, besoin de culture, de nature, de plage... de mouvements et de calme.sachant que je préfère me pose et visiter aux alentours que courir d'une ville à l'autre.. et que j'utiliserai plutot les transports communs, ( car je conduis mais pas trop d'assurance car je conduis très peu)
Merci Sibylle
Retour d’une croisière en Chine, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Philippines et Hong Kong English translation pending
...Sur le Westerdam de Holland America Line
Bonjour et bienvenue à tous pour embarquer avec nous dans cette longue croisière !
C’est une fois de plus un itinéraire hors du commun, riche et varié qui a été la raison de notre choix pour cette croisière. Ajouter à cela un prix particulièrement attractif, 4800 euros la cabine extérieure, au milieu du bateau, pont 4, avec une grande baie vitrée fixe, pour 28 jours de croisière et de découvertes.
Deux semaines avant le départ les prix avaient encore baissés, et une cabine balcon était disponible à quelques cabines de celle que j’avais réservée pour à peine plus cher. J’ai demandé à payer la différence pour l’obtenir mais Un Ocean De Croisiere, l’intermédiaire de HAL en France a refusé. Pourtant les canadiens avec qui nous partons se sont vus proposer un « upgrade » par la compagnie. Autant dire que je n’étais pas très contente.
L’itinéraire :
Shanghai (Chine, 2 jours), Qingdao (Chine), Tianjin (Pékin, Chine, 2 jours), Nagasaki (Japon), Jeju (Corée du Sud), Séoul (Corée du Sud), Kagoshima (Japon), Shanghai (2 jours), Fukuoka (Japon), Busan (Corée du Sud), Naha (Okinawa, Japon), Ishigaki (Sakishima Islands, Japon), Hualien (Taiwan), Keelung (Taiwan), Kaohsiung (Taiwan), Manille (Philippines), Hong Kong (Chine)

La croisière commence le 17 février mais dès le 13 février nous partons pour Shanghai afin de profiter de quelques jours sur place pour découvrir la ville que nous ne connaissons pas et que j’ai hâte de voir.
Le dernier vol du soir à Marseille est bondé pour rejoindre les différents vols de nuit au départ de Roissy. Le vol direct depuis CDG pour Shanghai passe rapidement, après Auckland, Shanghai ne parait pas bien loin.
Dès notre arrivée dans l’aérogare nous sommes harponnés par un pseudo représentant des hôtels, il a les badges de plusieurs grandes chaînes épinglées sur sa veste et essaie de se faire passer pour le responsable des transferts des hôtels. Il m’enlève ma valise des mains et je suis obligée de courir pour le rattraper et la récupérer. Il essaie de nous vendre un taxi à 850 ¥ (110€), beaucoup trop cher, ce n’est pas le prix que j’ai vu sur le net avant de partir.
Nous arrivons à nous en débarrasser et aussitôt un autre nous accoste avec le même procédé, cette fois c’est 550 ¥ rapidement tombés à 350 ¥ mais je cramponne ma valise et nous le semons dans les escalators.
Pour finir nous arrivons à trouver un stand officiel de taxi à l’extérieur où le prix est de 340 ¥ (44€), il y a aussi des taxis à prendre librement mais je suis méfiante. J’ai par la suite appris que c’était au minimum 320 ¥ quand on quittait l’aéroport pour aller en ville.
Tout au long de notre séjour nous avons à de multiples reprises pris les taxis qui fourmillent dans la ville. Ils fonctionnent très bien, avec un compteur et le prix est modique. Nous n’avons jamais eu aucun problème. Mais quand on arrive à l’aéroport ou pour aller au terminal de croisière, c’est une autre histoire…
Nous arrivons à notre hôtel à 20h45, c’est un Hôtel Boutique superbe. Une rose et des chocolats nous attendent dans la chambre qui est immense et très belle. Des « snacks » sont offerts gracieusement tous les soirs de 22h à 23h30. En réalité c’est un petit repas composé de soupe, de riz et de pâtes cuisinées à la chinoises, le tout très bon. Des boissons sont disponibles, dont du thé à la rose délicieux.
Bonjour et bienvenue à tous pour embarquer avec nous dans cette longue croisière !
C’est une fois de plus un itinéraire hors du commun, riche et varié qui a été la raison de notre choix pour cette croisière. Ajouter à cela un prix particulièrement attractif, 4800 euros la cabine extérieure, au milieu du bateau, pont 4, avec une grande baie vitrée fixe, pour 28 jours de croisière et de découvertes.
Deux semaines avant le départ les prix avaient encore baissés, et une cabine balcon était disponible à quelques cabines de celle que j’avais réservée pour à peine plus cher. J’ai demandé à payer la différence pour l’obtenir mais Un Ocean De Croisiere, l’intermédiaire de HAL en France a refusé. Pourtant les canadiens avec qui nous partons se sont vus proposer un « upgrade » par la compagnie. Autant dire que je n’étais pas très contente.
L’itinéraire :
Shanghai (Chine, 2 jours), Qingdao (Chine), Tianjin (Pékin, Chine, 2 jours), Nagasaki (Japon), Jeju (Corée du Sud), Séoul (Corée du Sud), Kagoshima (Japon), Shanghai (2 jours), Fukuoka (Japon), Busan (Corée du Sud), Naha (Okinawa, Japon), Ishigaki (Sakishima Islands, Japon), Hualien (Taiwan), Keelung (Taiwan), Kaohsiung (Taiwan), Manille (Philippines), Hong Kong (Chine)

La croisière commence le 17 février mais dès le 13 février nous partons pour Shanghai afin de profiter de quelques jours sur place pour découvrir la ville que nous ne connaissons pas et que j’ai hâte de voir.
Le dernier vol du soir à Marseille est bondé pour rejoindre les différents vols de nuit au départ de Roissy. Le vol direct depuis CDG pour Shanghai passe rapidement, après Auckland, Shanghai ne parait pas bien loin.
Dès notre arrivée dans l’aérogare nous sommes harponnés par un pseudo représentant des hôtels, il a les badges de plusieurs grandes chaînes épinglées sur sa veste et essaie de se faire passer pour le responsable des transferts des hôtels. Il m’enlève ma valise des mains et je suis obligée de courir pour le rattraper et la récupérer. Il essaie de nous vendre un taxi à 850 ¥ (110€), beaucoup trop cher, ce n’est pas le prix que j’ai vu sur le net avant de partir.
Nous arrivons à nous en débarrasser et aussitôt un autre nous accoste avec le même procédé, cette fois c’est 550 ¥ rapidement tombés à 350 ¥ mais je cramponne ma valise et nous le semons dans les escalators.
Pour finir nous arrivons à trouver un stand officiel de taxi à l’extérieur où le prix est de 340 ¥ (44€), il y a aussi des taxis à prendre librement mais je suis méfiante. J’ai par la suite appris que c’était au minimum 320 ¥ quand on quittait l’aéroport pour aller en ville.
Tout au long de notre séjour nous avons à de multiples reprises pris les taxis qui fourmillent dans la ville. Ils fonctionnent très bien, avec un compteur et le prix est modique. Nous n’avons jamais eu aucun problème. Mais quand on arrive à l’aéroport ou pour aller au terminal de croisière, c’est une autre histoire…
Nous arrivons à notre hôtel à 20h45, c’est un Hôtel Boutique superbe. Une rose et des chocolats nous attendent dans la chambre qui est immense et très belle. Des « snacks » sont offerts gracieusement tous les soirs de 22h à 23h30. En réalité c’est un petit repas composé de soupe, de riz et de pâtes cuisinées à la chinoises, le tout très bon. Des boissons sont disponibles, dont du thé à la rose délicieux.
Cécile et ses ados découvrent l'Amérique English translation pending
Fan des romans d aventure comme Becassine à Paris oú Oui-Oui au pays des jouets, Cécile avait toujours rêvé d Amérique...
Elle m embaucha donc comme guide pour ces 2 semaines d escapade dans l ouest américain
1er défi : la clope ! La solution est vite trouvée

A quand le patch à bière ?
Sinon le parcours est traditionnel et suis les grands parcs avec arrivée et depart à LA.....
Depart pour l aeroport dans 25 mn avec Erwan 16 ans 1/2 pour qui c est son baptême de l air et Solene 15 ans grande voyageuse...n qui s endort généralement avant le décollage...sauf que cette fois ci c est l AMÉRIQUE.... Bref c est avec 3 néotrippeurs excités comme des poux que je retrouverais c edt ouest américain qui nous plait tant

A quand le patch à bière ?
Sinon le parcours est traditionnel et suis les grands parcs avec arrivée et depart à LA.....
Depart pour l aeroport dans 25 mn avec Erwan 16 ans 1/2 pour qui c est son baptême de l air et Solene 15 ans grande voyageuse...n qui s endort généralement avant le décollage...sauf que cette fois ci c est l AMÉRIQUE.... Bref c est avec 3 néotrippeurs excités comme des poux que je retrouverais c edt ouest américain qui nous plait tant
Quatre jours à Rome English translation pending
C’est seulement une fois l’escapade programmée que j’ai appris que Rome était la 3° ville d’Europe la plus visitée. Et bien, une fois sur place, et bien que nous soyons la dernière semaine de Mars 2019, cela se vérifie tout de suite, que de monde……
Nous n’y avions passé qu’une toute petite journée, il y a plus de vingt ans, autant dire que l’on avait rien vu.
Toujours fidèles à Expédia, cela nous coûte 550 euros à 3 pour trois nuits d’hôtel (petis dej inclus) avec les vols AR directs, air france (joon).
Evidemment, il y aura du retard à l’aller et au retour, comme bien souvent avec cette compagnie….
Normalement le vol dure 1h45.
N’oubliez pas de compter en plus la taxe de séjour à 6 euros par jour et par personne, ce qui fait cher quand même.
Le grand hôtel Olympic, même visiblement fraîchement rénové, fait un peu vieillot.
Notre porte de chambre mal fixée au mur, tient debout par miracle (le pape n’est pas loin), on est obligé d’éteindre la clim qui fait aussi chauffage, car ses voyants lumineux éclairent la pièce comme en plein jour ou presque…

Le petit déjeuner buffet est correct mais vraiment sans plus. Quant à l’emplacement, il est un peu loin du vrai centre (colisée à 3 kms) sauf si on dédie son séjour à la Chrétienté, car là, le Vatican et la basilique St Pierre sont tout proches…. Pour les transferts aéroport hôtel, j’ai réservé en plus sur proposition d’expédia, le « taxi » privatisé à 91 euros et j’ai bien fait, car finalement cela vaut le coût. Les taxis classiques affichaient 48 euros l’aller simple, quant au train « Léonardo express » le billet est à 14 euros par tête s(soit 84 AR) sans être déposé à l’hôtel, évidemment. Vous l’avez compris, on a beaucoup marché durant ces 4 jours, pensez à bien équiper vos petons, la ville est assez étendue, et les points d’intérêts éparpillés. Première chose surprenante, le nombre incalculable de petites voitures, et surtout des smart 2 portes, mais aussi des petites fiat, of course, des voiturettes sans permis et des…… Twizy renault, comme quoi la circulation et surtout le stationnement doivent être un vrai casse tête (les rues étroites doivent aussi y être pour quelque chose).

Dès la fin de matinée, on attaque, direction la place du peuple et notre première église, car ici elles sont nombreuses. On enchaîne avec le très joli parc de la villa Borghèse et son mini lac, puis on rejoint la très fréquentée place d’Espagne avec sa fontaine qui ressemble à rien, n’en déplaise aux autochtones.


Ce n’est pas le cas de celle de Trévi,

où il est bien difficile de se frayer un chemin, pour nous aussi jeter une piécette porte bonheur dans l’eau. Il y a vraiment full ou foule, ho je sais plus. Sur le retour, à la place de Venise, on passe devant l’immense monument Victor Emmanuel II, aussi surnommé à cause de sa forme la machine à écrire ou encore le gâteau de la mariée.

Pour info, car c’est aussi le but de mes merveilleux compte rendus (ah, ah ah) lors de sa construction en 1885, on y retrouva le squelette d’un éléphant !!!!!.
Il fait très beau et chaud, trop couverts, car nous n’avions pas anticipé cette météo plus que clémente, le retour au bercail est pénible. Il commence à faire nuit, et illuminé, le château san angelo est photogénique, tout comme l’esplanade toute proche conduisant à la place st Pierre.

Notre jeune guide non locale nous a dégotté un petit resto tout proche de l’hôtel bien pratique. De toute façon, ici pas question de grande cuisine, c’est pâtes, pizzas et pâtes….. le tout à des prix très abordables (sauf pour la viande et le poisson qui sont globalement assez chers). Aux menus, figurent aussi assez souvent, artichauts, épinards (je savais po que Popeye était Italien) asperges et champignons. Attention, car, comme nous, vous pourriez être surpris de vous voir servir une pizza blanche, spécialité locale, sans sauce tomate mais avec plus de fromages !! Bon allez, le ventre diététiquement bien rempli : DODO. Enfin presque, à cause de la « veilleuse » précédemment décrite…

Pour être passé devant en taxi, on sait que la basilique st pierre et le Vatican sont archi fréquentés, du coup, petit dej à l’ouverture de 7h00 et on fonce. Et on fait bien, car les groupes (de chinois encore et encore, ils sont partout) sont très nombreux. La basilique se visite gratuitement et elle est vraiment grandiose et très belle, sans être un fervent adepte de ces types de lieux. Sachez que psychose ou pas, l’accès à tous les sites se fait via portiques de sécurité, donc prévoyez du temps... Pour le Vatican, qui n’ouvre qu’à 9h00, c’est pas la même…. A 8h15, c’est déjà la longue queue, ne rêvez pas mesdames, je parle de file d’attente……


Et là, deuxième spécialité locale : des nuées, que dis je, des myriades d’indopakistanais porteurs ou pas de gilets jaunes (tiens, tiens, attention ceux là ne cassent rien!!!même pas des briques ah, ah, ah), leur donnant l’apparence « d’officiels » pour mieux nous enduire d’erreur, nous proposent, voire plutôt nous harcèlent afin de nous vendre des billets « coupes files » et raccourcir notre temps d’attente. Ce ne sont que de vulgaires rabatteurs et escrocs, qui , si vous acceptez, vous accompagnent illico, avant que vous ne changiez d’avis, à la pseudo agence voisine de leur copain, acheter à 39 euros, des billets qui en valent 17 si vous patientez un peu !!! et ce sera pire encore au Colisée, que font les autorités ??? Avec en moyenne 30000 visiteurs par jour, moi je vous le dis, le Pape n’est pas prêt de se retrouver à la rue !!!!

Ceci dit, ou plutôt écrit, c’est un incontournable, car à l’intérieur, outre la fameuse chapelle Sixtine (photos interdites, et gardes chiourmes tous les 3 mètres), il y a vraiment de belles choses à voir. Contrairement à nous, je vous conseille d’essayer d’avoir vos billets à l’avance. Il est déjà midi passé, et tout ça m’a donné faim, du coup je me requinque un peu avec une bonne pizza aux frites, oui j’ai osé……. Pour digérer, direction plus au sud vers le quartier Trastevere, où à part l’église santa maria, y a pas grand-chose à voir. La colline abritant la fontaine acqua Paola et le monument dédié à Garibaldi ne valent que si vous avez du temps à perdre, en tout cas selon nous. En plus, sur le plan récupéré à l’hôtel, les monuments ne sont pas orientés comme dans la réalité, et plusieurs fois on se goure de direction…..sheet fuck, nike ta reum…. Tiens, en parlant de ça : et bien à ma grande surprise, quasiment aucun Rom à Rome, la mairie de Paris ferait bien de se renseigner sur la recette……. Au retour, arrêt à la belle, grande et très animée place de Navona, si seulement il n’y avait pas tous ces pakpaks, vendeurs à la sauvette plus que collants et insistants. Cependant, il faut bien leur reconnaître des facultés d’adaptation commerciales étonnantes. En effet, aujourd’huy les averses sont nombreuses et ces vendeurs dans l’âme de foulards, et autres perches à selfie proposent en un clin d’oeil imperméables et autres « umbrella » fortiches les mecs, au service du client…….

3° jour, c’est le forum, les sites antiques et le Colisée. Etrangement, une ligne de métro est en construction en plein milieu de tout ça, ils ont pas peur des dégâts collatéraux, enfin certains bâtiments sont renforcés d’armature métallique, c’est pas très beau.

Encore une fois, sans billet acheté à l’avance, et faute d’avoir pris suffisamment d’information (le guide du routard d’ailleurs n’en donne pas non plus) on va se taper quasiment 3 heures d’attente avant de pouvoir mettre un pied dans la reine, euh pardon l’arène !! On a fait 2 fois la queue, pour acheter les billets d’abord et ensuite pour rentrer. Apparemment (à vérifier) on peut directement aller acheter et rentrer via les guichets non indiqués ( ou pas vus) situés sous le colisée.

Même partiellement restauré, il faut bien dire que c’est une ruine qui à longtemps été laissé à l’abandon, livré à la nature et transformé en jardin botanique. La façade est constellé de trous, car les renforts en plomb utilisés pour consolider les pierres ont été pillé et volé. Sans audio guide ou autres supports d’information, la visite est plutôt fade.

En milieu d’après midi, sous le soleil de retour, on « monte » à la place de la République sans grand intérêt, excepté peut être, pour là encore une église : santa maria degli angeli. Dernier jour : le taxi nous prend à 10h00 à l’hôtel, alors pas trop de temps devant nous. On va faire le plein de souvenirs gourmands au vieux marché couvert voisin. Pécorino (ici privilégié au parmesan) pâtes fraîches colorées et autre panchetta sous vide ne parfumeront pas nos valises cabine. Au final, la visite de Rome, à prix abordable, vaut le détour et pas que pour les férus d’histoire antique. La ville est très bruyante (les conducteurs latins usent et abusent du klaxon!!) et visiblement confrontée à des problèmes de stockage d’ordures ménagères, la propreté laisse parfois à désirer. ci joint mon petit lien vers mon diaporama censuré par YouTube pour la musique!!!! www.youtube.com/watch?v=qBuWYK8jHV4 A bientôt pour de nouvelles découvertes DJ93

Le petit déjeuner buffet est correct mais vraiment sans plus. Quant à l’emplacement, il est un peu loin du vrai centre (colisée à 3 kms) sauf si on dédie son séjour à la Chrétienté, car là, le Vatican et la basilique St Pierre sont tout proches…. Pour les transferts aéroport hôtel, j’ai réservé en plus sur proposition d’expédia, le « taxi » privatisé à 91 euros et j’ai bien fait, car finalement cela vaut le coût. Les taxis classiques affichaient 48 euros l’aller simple, quant au train « Léonardo express » le billet est à 14 euros par tête s(soit 84 AR) sans être déposé à l’hôtel, évidemment. Vous l’avez compris, on a beaucoup marché durant ces 4 jours, pensez à bien équiper vos petons, la ville est assez étendue, et les points d’intérêts éparpillés. Première chose surprenante, le nombre incalculable de petites voitures, et surtout des smart 2 portes, mais aussi des petites fiat, of course, des voiturettes sans permis et des…… Twizy renault, comme quoi la circulation et surtout le stationnement doivent être un vrai casse tête (les rues étroites doivent aussi y être pour quelque chose).


Dès la fin de matinée, on attaque, direction la place du peuple et notre première église, car ici elles sont nombreuses. On enchaîne avec le très joli parc de la villa Borghèse et son mini lac, puis on rejoint la très fréquentée place d’Espagne avec sa fontaine qui ressemble à rien, n’en déplaise aux autochtones.


Ce n’est pas le cas de celle de Trévi,

où il est bien difficile de se frayer un chemin, pour nous aussi jeter une piécette porte bonheur dans l’eau. Il y a vraiment full ou foule, ho je sais plus. Sur le retour, à la place de Venise, on passe devant l’immense monument Victor Emmanuel II, aussi surnommé à cause de sa forme la machine à écrire ou encore le gâteau de la mariée.

Pour info, car c’est aussi le but de mes merveilleux compte rendus (ah, ah ah) lors de sa construction en 1885, on y retrouva le squelette d’un éléphant !!!!!.

Il fait très beau et chaud, trop couverts, car nous n’avions pas anticipé cette météo plus que clémente, le retour au bercail est pénible. Il commence à faire nuit, et illuminé, le château san angelo est photogénique, tout comme l’esplanade toute proche conduisant à la place st Pierre.

Notre jeune guide non locale nous a dégotté un petit resto tout proche de l’hôtel bien pratique. De toute façon, ici pas question de grande cuisine, c’est pâtes, pizzas et pâtes….. le tout à des prix très abordables (sauf pour la viande et le poisson qui sont globalement assez chers). Aux menus, figurent aussi assez souvent, artichauts, épinards (je savais po que Popeye était Italien) asperges et champignons. Attention, car, comme nous, vous pourriez être surpris de vous voir servir une pizza blanche, spécialité locale, sans sauce tomate mais avec plus de fromages !! Bon allez, le ventre diététiquement bien rempli : DODO. Enfin presque, à cause de la « veilleuse » précédemment décrite…

Pour être passé devant en taxi, on sait que la basilique st pierre et le Vatican sont archi fréquentés, du coup, petit dej à l’ouverture de 7h00 et on fonce. Et on fait bien, car les groupes (de chinois encore et encore, ils sont partout) sont très nombreux. La basilique se visite gratuitement et elle est vraiment grandiose et très belle, sans être un fervent adepte de ces types de lieux. Sachez que psychose ou pas, l’accès à tous les sites se fait via portiques de sécurité, donc prévoyez du temps... Pour le Vatican, qui n’ouvre qu’à 9h00, c’est pas la même…. A 8h15, c’est déjà la longue queue, ne rêvez pas mesdames, je parle de file d’attente……


Et là, deuxième spécialité locale : des nuées, que dis je, des myriades d’indopakistanais porteurs ou pas de gilets jaunes (tiens, tiens, attention ceux là ne cassent rien!!!même pas des briques ah, ah, ah), leur donnant l’apparence « d’officiels » pour mieux nous enduire d’erreur, nous proposent, voire plutôt nous harcèlent afin de nous vendre des billets « coupes files » et raccourcir notre temps d’attente. Ce ne sont que de vulgaires rabatteurs et escrocs, qui , si vous acceptez, vous accompagnent illico, avant que vous ne changiez d’avis, à la pseudo agence voisine de leur copain, acheter à 39 euros, des billets qui en valent 17 si vous patientez un peu !!! et ce sera pire encore au Colisée, que font les autorités ??? Avec en moyenne 30000 visiteurs par jour, moi je vous le dis, le Pape n’est pas prêt de se retrouver à la rue !!!!

Ceci dit, ou plutôt écrit, c’est un incontournable, car à l’intérieur, outre la fameuse chapelle Sixtine (photos interdites, et gardes chiourmes tous les 3 mètres), il y a vraiment de belles choses à voir. Contrairement à nous, je vous conseille d’essayer d’avoir vos billets à l’avance. Il est déjà midi passé, et tout ça m’a donné faim, du coup je me requinque un peu avec une bonne pizza aux frites, oui j’ai osé……. Pour digérer, direction plus au sud vers le quartier Trastevere, où à part l’église santa maria, y a pas grand-chose à voir. La colline abritant la fontaine acqua Paola et le monument dédié à Garibaldi ne valent que si vous avez du temps à perdre, en tout cas selon nous. En plus, sur le plan récupéré à l’hôtel, les monuments ne sont pas orientés comme dans la réalité, et plusieurs fois on se goure de direction…..sheet fuck, nike ta reum…. Tiens, en parlant de ça : et bien à ma grande surprise, quasiment aucun Rom à Rome, la mairie de Paris ferait bien de se renseigner sur la recette……. Au retour, arrêt à la belle, grande et très animée place de Navona, si seulement il n’y avait pas tous ces pakpaks, vendeurs à la sauvette plus que collants et insistants. Cependant, il faut bien leur reconnaître des facultés d’adaptation commerciales étonnantes. En effet, aujourd’huy les averses sont nombreuses et ces vendeurs dans l’âme de foulards, et autres perches à selfie proposent en un clin d’oeil imperméables et autres « umbrella » fortiches les mecs, au service du client…….

3° jour, c’est le forum, les sites antiques et le Colisée. Etrangement, une ligne de métro est en construction en plein milieu de tout ça, ils ont pas peur des dégâts collatéraux, enfin certains bâtiments sont renforcés d’armature métallique, c’est pas très beau.

Encore une fois, sans billet acheté à l’avance, et faute d’avoir pris suffisamment d’information (le guide du routard d’ailleurs n’en donne pas non plus) on va se taper quasiment 3 heures d’attente avant de pouvoir mettre un pied dans la reine, euh pardon l’arène !! On a fait 2 fois la queue, pour acheter les billets d’abord et ensuite pour rentrer. Apparemment (à vérifier) on peut directement aller acheter et rentrer via les guichets non indiqués ( ou pas vus) situés sous le colisée.

Même partiellement restauré, il faut bien dire que c’est une ruine qui à longtemps été laissé à l’abandon, livré à la nature et transformé en jardin botanique. La façade est constellé de trous, car les renforts en plomb utilisés pour consolider les pierres ont été pillé et volé. Sans audio guide ou autres supports d’information, la visite est plutôt fade.

En milieu d’après midi, sous le soleil de retour, on « monte » à la place de la République sans grand intérêt, excepté peut être, pour là encore une église : santa maria degli angeli. Dernier jour : le taxi nous prend à 10h00 à l’hôtel, alors pas trop de temps devant nous. On va faire le plein de souvenirs gourmands au vieux marché couvert voisin. Pécorino (ici privilégié au parmesan) pâtes fraîches colorées et autre panchetta sous vide ne parfumeront pas nos valises cabine. Au final, la visite de Rome, à prix abordable, vaut le détour et pas que pour les férus d’histoire antique. La ville est très bruyante (les conducteurs latins usent et abusent du klaxon!!) et visiblement confrontée à des problèmes de stockage d’ordures ménagères, la propreté laisse parfois à désirer. ci joint mon petit lien vers mon diaporama censuré par YouTube pour la musique!!!! www.youtube.com/watch?v=qBuWYK8jHV4 A bientôt pour de nouvelles découvertes DJ93
Que manger au Pérou? English translation pending
Je part bientôt pour le Pérou. Je me demandais quelle plats typique ou fusion perouvian manger pour chaque moment de la journée. Petit dejeuner. Dejeuner et diner
Début de tour du monde et angoisse English translation pending
Bonjour à tous,
Avant tout, je ne suis pas sûre de publier dans la bonne rubrique, et si c'est le cas j'en suis désolée.
Voilà, je suis partie lundi pour un voyage solo de 10 mois, en commençant pas le Vietnam. Je rêve de ce voyage (en général, pas le Vietnam), depuis plusieurs années déjà, et ce n'est pas ma première expérience en solo (Japon, Chili, et quelques villes européennes).
Le Vietnam est ma première destination en Asie du sud-est, et j'avoue que depuis mon arrivée j'ai beaucoup de mal avec "l'ambiance" (deux roues partout, bruyant, chaleur, pollution, arnaque, bref, dépaysement complet...). Je n'ai pas vraiment défini d'itinéraire précis, mais tous les déplacements me paraissent compliqués. Je suis stressée en permanence, je dors mal, et ne prends aucun plaisir à être là. Pour ceux qui ont déjà fait un voyage au long court, est-ce que ça vous est arrivé aussi ? Je pensais sincèrement qu'au début, je serai très excitée par toutes les découvertes, et que le blues viendrait plus tard, mais ce n'est pas le cas.
Petit point de détail (ou pas) : j'ai depuis quelques années le syndrome de l'intestin irritable, ce qui me force à devoir aller aux toilettes de façon imprévue régulièrement. Je ne peux donc pas trop me permettre de manger n'importe où et n'importe quoi, sous peine de me retrouver dans une situation assez gênante, et évidemment ça ajoute du stress (longs trajets en bus sans toilettes, street food, pays très/trop "routard" sans installations sanitaires correctes...)
Bref, je me demande si je n'ai pas fait une énorme erreur en partant si loin et si longtemps, si je n'ai pas eu les yeux plus gros que le ventre ?
J'ai prévu de rester au Vietnam environ un mois (durée qui ne peut pas vraiment changer, puisque je dois me rendre en Birmanie pour un mariage début avril, et que j'ai déjà mon billet Hanoï - Rangoon).
Je ne sais pas vraiment quoi faire (m'enterrer dans un hôtel pendant un mois, changer de pays et perdre mon billet d'avion, ... ?), et le blues ajouté à la fatigue ne m'aide pas vraiment à voir le bon côté des choses.
Avez-vous des conseils, des retours d'expériences ?
Merci d'avoir pris le temps de lire mon pavé ! 🙂
Avant tout, je ne suis pas sûre de publier dans la bonne rubrique, et si c'est le cas j'en suis désolée.
Voilà, je suis partie lundi pour un voyage solo de 10 mois, en commençant pas le Vietnam. Je rêve de ce voyage (en général, pas le Vietnam), depuis plusieurs années déjà, et ce n'est pas ma première expérience en solo (Japon, Chili, et quelques villes européennes).
Le Vietnam est ma première destination en Asie du sud-est, et j'avoue que depuis mon arrivée j'ai beaucoup de mal avec "l'ambiance" (deux roues partout, bruyant, chaleur, pollution, arnaque, bref, dépaysement complet...). Je n'ai pas vraiment défini d'itinéraire précis, mais tous les déplacements me paraissent compliqués. Je suis stressée en permanence, je dors mal, et ne prends aucun plaisir à être là. Pour ceux qui ont déjà fait un voyage au long court, est-ce que ça vous est arrivé aussi ? Je pensais sincèrement qu'au début, je serai très excitée par toutes les découvertes, et que le blues viendrait plus tard, mais ce n'est pas le cas.
Petit point de détail (ou pas) : j'ai depuis quelques années le syndrome de l'intestin irritable, ce qui me force à devoir aller aux toilettes de façon imprévue régulièrement. Je ne peux donc pas trop me permettre de manger n'importe où et n'importe quoi, sous peine de me retrouver dans une situation assez gênante, et évidemment ça ajoute du stress (longs trajets en bus sans toilettes, street food, pays très/trop "routard" sans installations sanitaires correctes...)
Bref, je me demande si je n'ai pas fait une énorme erreur en partant si loin et si longtemps, si je n'ai pas eu les yeux plus gros que le ventre ?
J'ai prévu de rester au Vietnam environ un mois (durée qui ne peut pas vraiment changer, puisque je dois me rendre en Birmanie pour un mariage début avril, et que j'ai déjà mon billet Hanoï - Rangoon).
Je ne sais pas vraiment quoi faire (m'enterrer dans un hôtel pendant un mois, changer de pays et perdre mon billet d'avion, ... ?), et le blues ajouté à la fatigue ne m'aide pas vraiment à voir le bon côté des choses.
Avez-vous des conseils, des retours d'expériences ?
Merci d'avoir pris le temps de lire mon pavé ! 🙂
Collaborative travel journal for lovers of the American West!
Hi everyone!
So, I’m putting into action an idea I had two years ago... I’m inviting anyone who’s interested to help build a beautiful collaborative project—a shared travel journal!!!
The concept: one post =
a photo you’ve taken in the American West that means something to you and your thoughts on that photo or about it: where and when it was taken, the story behind it, why it’s special to you...
Grab your pens!!!! (And I hope this doesn’t flop, but if it does, at least I’ll have tried!!!)
And I’ll kick things off in the next post!
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Argentine-Chili à moto English translation pending
Bonjour à tous,
Voici un résumé de mon escapade de 3 semaines en Argentine-Chili au mois de janvier 2019.
Ça peu aider pour préparer une petite sortie moto.
Titre : 9500 Km en Argentine et Chili Introduction : Avec mon inséparable acolyte de trip moto Nicolas, pendant 2 semaines, nous avons parcouru la Cordillère des Andes entre Argentine et Chili pour aller jusqu'au Glacier Perito Moreno par la Routa 40 et la Carretera Australe. Tout cela, avec des Honda 400 Falcon de location et ensuite pendant 8 jours, je suis allé seul, faire la région de Valparaiso et du Volcan Villarrica.
Pas facile d'organiser un circuit en Argentine Chili, à commencer par la location des motos. Exemples: BMW R1200 GS: 160 € jour / 850 GS : 120€ / Royal Enfield 80€ et bien évidemment peu de loueurs. Après maintes recherches, en Anglais et Espagnol, je suis tombé sur le site de Moto Rent Patagonia à Villa La Angostura. Les motos en location sont des Honda 400 Falcon, un 4 temps Enduro pour le marché Sud Américain. Les tractations sont faites 1 an avant, avec un prix bloqué à 2500 Peso et les papiers pour aller au Chili. Nous louerons la moto pour 40€ jour au lieu de 55€ suite à l'effondrement du Peso. Pour avoir un billet d'avion pour la Patagonie à un prix raisonnable, il faut faire quelques sacrifices, 28h00 de vols pour 760€, certes, ce n’est pas la porte à coté. Le 1er janvier, nous sommes à Villa La Angostura et à 19h00, nous signons les contrats et prenons possession des motos, celle de Nico n'a que 33.000 km et la mienne 47.000 km avec un moteur remplacé à 30.000 km. 1er journée sur nos bolides. C'est soit disant l'été, mais avec 8 degrés et la pluie, vivement le soleil. Direction la route des 7 lacs et San Martin de Los Andes, la route serpente à merveille le long des lacs à 800 m d'altitude. 1er plein à 80 cents le litre, les stations sont rares, faut pas les manquer. Direction le Chili par la RP.23 et 160 km de Ripio (piste de petit cailloux, terre et poussière) à travers lacs et coulées de laves. Je pense avoir paumé ma valise droite au bout de 10 km de piste et je m'en apercevrai à la frontière Chilienne, 100 km plus tard, lors de la fouille. Trop tard pour partir à sa recherche (j'avais juste un léger change, mais je viens de perdre ma trousse à pharmacie et mon maillot de bain). On en profitera pour passer cette frontière Argentine Chili dans les bois. Nous sommes seuls. On termine cette première journée en bord de mer à Valdivia et la brasserie Kuntsmann. L'embrayage de Nico donne déjà des signes de faiblesse. Le matin visite de Valdivia et son marché, les Lions de mer nous attendent (surtout les poissons donnés par les pêcheurs). Petit arrêt aux Termas Petrehue avec son eau à 38 degré et nous voilà déjà dans le no man's land entre le Chili et l'Argentine, 20 km de paysages grandioses, pics enneigés, lacets, dans une forêt pétrifiée. On a un peu serré les fesses, 280 km sans station-service. Par expérience, je sais qu'il faut toujours se laisser une petite marge en cas de petits soucis avec les motos de loc., pour celle de Nico, remplacement de l'embrayage. On va au resto, le loueur nous la rend à 23h00, petit test au matin, pas plus de 5 minutes et tout a lâché, retour chez le loueur et échange de moto. Par la suite, on apprendra que le mécano a omis de remonter le joint de pompe à huile. Destination la Routa 40 jusqu'à El Bolson en passant par Bariloche : la ville est ancrée autour de lacs et de pics enneigés, y’a des flics partout, les Argentins en ont peur, à cause de la corruption et bien évidemment nous serons contrôlés (l’unique fois du circuit ). Ensuite, on s'aventurera sur 70 km de ripio à travers le parc Alerces, ce fut très technique, mais magnifique, bien qu'on en ressortira très poussiéreux. Pour arriver au Chili, il nous faudra encore parcourir 50 km de ripio gros cailloux et passer les postes frontières en 1h30. Arrivée à Futalefu, on réserve une sortie rafting demain. Sortie de 6h00 pour le rafting, dont 3h00 sur le Rio Futalefu, un des 3 plus beaux spot au monde. Ca bouge un peu... De retour sur nos motos, pour la Carretera Austral au Chili, on démarre par 60 km de ripio et bientôt grâce au froid on mettra les tenues de pluie. Mais à vrai dire, ce n’est rien par rapport aux petits soucis du jour. Km 50, mon câble d'embrayage casse, l’avantage avec ces petits 4 temps, c'est qu'on peut passer les vitesses à la volée, l'inconvénient, à l'arrêt, faut pousser pour enquiller la 2ème et sur les cailloux, ça ne marche pas à tous les coups. Km 200, soit après 650 km avec sa nouvelle moto, Nico me dit: Tu vas rire, j'ai l'embrayage qui patine. Finalement à 17h00, on arrive à Coyhaique après avoir parcouru 200 km de ripio sur les 440 km de la journée. Nous avons vu de très beaux paysages dans la Cordillère des Andes, le long des rivières malgré la pluie et le froid. On espère réussir à réparer mon câble et l’embrayage demain. Patagonie Chilienne A 9h00, nous faisons l'ouverture du garage moto, que Juan, le loueur nous a trouvé. Pas de problème pour mon câble d'embrayage, mais c'est plus dur pour les disques d'embrayage de Nico. Le concessionnaire dit qu'il n'en a pas, et notre loueur dit que celui des 250 xr convient. En fait, notre moto utilise 7 disques qui sont les mêmes que ceux du 250cc mais en 6 disques. Le mécano dit ok, mais pas avant 15h00, on lui met la pression et les motos seront prêtes pour 13h00. Au passage, notre loueur vient de perdre 160€. On prend la route sous des trombes d'eau. Les 80 premiers kilomètres se feront sur du bitume et du béton. Ensuite, ce sera 250km de ripio avec au km 150, une tempête de neige. Bienvenido en Patagonie. La température est descendue et nous sommes trempés et transit de froid, mais la beauté des paysages nous transcende et lorsqu'un rayon de soleil apparait, nous sommes aux anges. Cette partie de la Carretera Austral est tout simplement extraordinaire, nous longeons des cours d'eau d'un bleu flamboyant. Debout 6h15 pour cette longue étape de 730 km. Début, dans le parc Patagonia et ses Guanacos (Lama sauvage) les paysages sont sublimes, colorés et le ciel est lumineux, les lièvres qui prennent le soleil sur la piste, détalent à la sortie des virages en nous voyant. Passages des frontières au Paso Roballos sur une piste de décor savane. Coté Argentin les paysages sont plus désertiques, des Choïques (Emeu) font la course en nous voyant. Après 160 km de Ripio, nous retrouvons la routa 40.Il nous reste 570 km, ce sera 500 km de bitume et un passage de 70 km de galets très casse gueule. Cette Routa 40 fut très monotone et fraîche, avec un vent constant qui nous faisait piloter incliné. Arrivée à El Chaten, avec ses paysages de montagnes enneigés et son sommet le Fitz Roy resplendissant. La chaine moto de Nico est morte et le bidon d'essence a fuit dans sa valise. On va s'en jeter une (bière), bien manger avec un bon vin, 23 heures, je suis cuit, je me couche. Galère Pour bien démarrer la journée, impossible de trouver de l'huile et le niveau est bas (conso, 1litre d’huile au 1000 km ) 9h25 : l'attache rapide de ma moto a cassé, Nico est loin devant avec les outils, en direction de El Calafate pour changer sa chaine, moi, je suis derrière en safari photos. Pas de réseau. 10h20 un motard s'arrête et me dit qu'il a une attache rapide et les outils. Super, je démonte tout, c'est pas le même maillon, il est 11h00. Mathieu, le motard, part sur El Chalten pour faire le plein, j'écris un message sur son phone, lorsqu'il aura du réseau, Nico sera au courant. J'interpelle des Pick-up pour m'amener sur El Calafate mais y'a toujours une excuse, valises, véhicule de société, véhicule de location... 12h30 : un semi-remorque est en vue, Je lui fais signe et Fernando accepte de me prendre, au même moment Mathieu arrive. A 3, on charge la moto en démontant le panneau arrière qui servira de rampe. Sur la route, 2 endroits avec du réseau, Nico nous donne l’adresse du garage. 10 km avant El Calafate, un motard Brésilien a son pneu arrière HS et fait du stop avec sa roue en main. On l'embarque aussi et Fernando nous emmène au garage. 170 km parcouru en 2h30. 15h30 : Nico est soulagé de me revoir, mais le garage vient juste d'ouvrir. J'en profite pour faire faire ma vidange et la chaine. 17h45 : je prends la direction du Perito Moreno pour le couché de soleil. 18h30 : le parc a fermé à 17h00 et rouvrira demain à 8h00. Retour au Perito Moreno, le plus beau et grand glacier accessible, mais c'est couvert, le temps change vite en Patagonie. Un chemin de 4 km de passerelle permet de parcourir une partie des 5 km de long des limites du glacier. Y’a du bruit, ce glacier se déplace et perd des blocs régulièrement, on dirait des détonations et du coup, des icebergs dérivent. Les couleurs bleues Azul sont d'une pureté qui fait encore plus ressortir le glacier. Pour gagner du temps, on prendra la Routa 9 (non conseillé) car très peu empruntée et surtout 200 km de piste rocailleuse sans âme qui vive. La remontée de la côte Est Patagonie est surtout connue pour ses réserves d'Animaux Marins, le Parc Monté Léon abrite une colonie de Pingouins que nous trouverons après une rando de 4km. En route pour la remontée Afin de meubler, une remontée monotone et venteuse, je décide de passer par les pistes côtières et laisse Nico faire une grasse mat. Petite escapade de 730 km dont 350 km de ripio et chemin pour enduro, le tout pour voir des animaux marins que je n'ai jamais vu et des arrêts incessants pour passer les barrières des Estancias. J'ai souvent fait la course avec des Choïques et Guanacos, j'ai croisé Renards, troupeaux de Mouton, et Flamands roses. Pas de station service et comme il y avait énormément de vent, j'ai plus consommé et suis tombé en panne sèche 10 km avant la station, malgré mon bidon de 5 litres. Un couple de Brésiliens à 2 sur un Triumph 800 Tiger, chargée comme des mules, sont venues à ma rescousse avec un jerrican de 5 litres. Petite journée de liaison de 640 km pour rejoindre Puerto Madryn . Presque uniquement du bitume, sauf 100 km de mauvais ripio pour aller faire le parc de Pingouins de Punta Tombo. Cette réserve d'environ 50.000 pingouins nous fait passer sur un sentier à travers leur lieu de vie. La remontée d'après pêche des mâles sur le littoral est émouvante, on pense au dur labeur pour aller nourrir leur progéniture. Sur le chemin, la seule station essence au km 260 était en panne sèche. On tombera en panne au km 318, mais heureusement j'avais un bidon de 5 litres qui nous permettra d'aller 30 km plus loin. C'est parti pour 420km de bus pour voir la Péninsule Valdès, presqu'île classée Unesco pour ses espèces marines exceptionnelles. Au programme Lions de mer, Éléphants de mer et Pingouins ainsi que sur la route, toujours beaucoup de Guanacos. Bon, le ripio en bus, c'est sport aussi, les parties de « tôles ondulées » nous font souffrir au même titre que les amortos . Retour à Villa La Angostura Dernière ligne droite pour Nico avant restitution de la moto. Départ à 6h30 pour un passage Est - Ouest de 1020 kms en 11h30. Le soleil sera avec nous toute la journée pour la 1ère fois du voyage. Les paysages sont bien moins monotones qu'en Patagonie Est. Nos motos, à 120 à l'heure consomment du 5 litres, mais bouffe surtout 0.6 litres d'huile tout les 500 kms. Nico rend sa moto et Juan en profite pour faire ma vidange et une petite révision. Je rejoins Nico qui a pris le bus de nuit pour Neuquen, d'où il prendra l'avion pour le retour en France. La région des lacs autour de Bariloche est vraiment magnifique et les Gauchos s'occupent de leurs troupeaux dans les pâturages. Km 246, faut faire le plein dans la seule station avant Neuquen, après 20 minutes de queue, le plein est fait, je stationne la moto et je vais boire un coup. Au retour, sous la moto, une grosse tache d'huile, j'explore, Juan a trop serré un joint en faisant la vidange hier, j'achète un bidon d'huile, fait le niveau et go pour le concessionnaire Honda de Neuquen. Ca y est, je suis seul. Aujourd'hui, 820 km pour aller dans la région de Mendoza la Mecque des vignobles Argentin. Évidemment il ne fait beau et 15 degré à l'arrivée. Le problème, c'est que les Bodega ont toutes fermées à 17h00. Impossible de les visiter, mais j'ai quand même pu acheter un nectar que je me suis fait le soir. Retour au Chili Le soleil est de retour et les couleurs ressortent magnifiquement sur la montagne en direction de Puente del Inca. La route passe à travers d'immenses canyons pour atteindre 2700 mètres au col, où se trouve un mirador pour observer le plus haut pic d'Amérique, l'Aconcagua à 6900 mètres. J'ai choisi ce passage pour ses 30 lacets et le point de vue qui va avec, mais la frontière reste quand même un sacré bordel avec la fouille des véhicules. Ensuite les paysages Chiliens deviennent culture de fruits et j'en ai profité pour manger sur le bord de la route des fruits exquis et juteux. Une fois arrivée à Valparaiso une espèce de brume était présente empêchant le soleil de briller. Je suis quand même aller me baigner, mais elle n'était pas bien chaude. Grande balade le soir et utilisation du Funiculaire. Valparaiso Journée découverte de cette ville maritime à l'influence street art. 15-20 km à pied en commençant par le marché aux fruits et légumes puis celui des poissons. Sur Valpo, le matin, une brume persiste jusqu'à midi, puis doucement le soleil passe jusqu'à atteindre une belle température de 25 degré, idéale pour terminer l'après midi à la plage et bronzer un peu. Durant la journée, j'ai arpenté les différents Cerro (quartier) qui tous sont en pente, ça muscle les gambettes et ça redonne du souffle. Allez, ce soir, ce sera un Jardin de Maresco (assiette de fruits de mer) et vin blanc. Direction les Otaries 650 km de paysages variés, j'en ai profité pour aller faire un saut dans les gorges de Maipu, la montagne à 50 km de Santiago. Puis direction la colonie d'Otarie de Loberia. Un caillou où 3500 Otaries et Lion de mer ont colonisé les lieux. Il ne me reste plus que 1000 km pour finir mon trip, mon pneu arrière est mort et l'embrayage commence à donner de sérieux signes de faiblesse. Bon ben, avant de gouter au vin blanc et aux poissons je vais déjà parfaire ma connaissance en Pisco, l'alcool du Chili. Le Volcan 460 km jusqu'à Villarica où je dormirais et 60 km aller + retour pour aller au Termas Géométrica. Les Otaries m’ont vraiment botté, du coup, j'y retourne, malheureusement y'en a une de morte sur la plage. La route serpente pas mal pendant 180 km jusqu'aux chutes de Salto del Laja. Ensuite, c'est plutôt droit jusqu'au Volcan de Villarrica, sur la route, plein de cabanas qui vendent du fromage, mon sandwich de midi est tout trouvé. Aux thermes Géometrica, un sentier ponton rouge mène sur plus de 500 mètres vers une magnifique cascade, mais ce qui est vraiment plaisant, c'est plutôt la 20ène de piscines tout le long du sentier avec des températures comprises entre 37 et 45 degré. Ma préférée, cette petite vasque à 45 degré et la chute d'eau a proximité à 6 degré, le pied, quoique, ils ont bien compris la valeur ajoutée d'un tel cadre, 39€. Plus jamais je dirais que les thermes en Allemagne sont chères. Après une heure de piste et route, me revoilà au pied du volcan enneigé avec ce petit nuage qui fait penser à une fumerole permanente. Devant tant de beauté, j'en profite pour faire un petit tour en Kayak sur le lac. Dernière journée Pour finir mon périple, le soleil est avec moi et les paysages sont beaux et variés. La région du volcan Villarrica est grandiose et le sera jusqu'a la frontière. Passage des frontières en un temps record d'une demie heure, et me revoilà pour 30 km sur ce bon vieux ripio et sa poussière. Coté Argentin, un autre volcan enneigé, celui de Lanin et ses forêts de pins du Chili. Me voila à San Martin de Los Andes pour me sustenter de quelques Empanadas et j'attaque mes 100 derniers kilomètres dans la région des 7 lacs et ses virages. Arrivée à Villa la Angostura pour rendre mon 400 Falcon après 9500 km.
FICHE TECHNIQUE Destination : Argentine et Chili Durée du voyage : 28 jours dont 21 sur la moto en janvier 2019 Distance couverte : 9500 km Nombre de personnes : 2, les deux premières semaines, puis seul la dernière. Moto employée : Honda 400 Falcon Budget moyen par personne: 3500 € pour 28 jours billet d'avion compris. La bonne adresse : Les piscines d'eau chaude Termas Géométrica à Pucon. A voir absolument : Le Volcan Villarrica, la Carretera Austral et le Glacier Perito Moreno. A éviter : La remontée de la Patagonie, côte Est Argentin, car, c'est très, très monotone et avec un vent de face omniprésent. Des difficultés particulières : 2500 km de Ripio (piste) Une spécialité : Argentine : Parilla (le barbecue) avec des viandes.... Chili : Cazuela de Marisco (fruits de mer) Et bien sûr; les vins et bières artisanales. La meilleure période pour partir : Janvier et Février car c'est l'été en Patagonie.
Titre : 9500 Km en Argentine et Chili Introduction : Avec mon inséparable acolyte de trip moto Nicolas, pendant 2 semaines, nous avons parcouru la Cordillère des Andes entre Argentine et Chili pour aller jusqu'au Glacier Perito Moreno par la Routa 40 et la Carretera Australe. Tout cela, avec des Honda 400 Falcon de location et ensuite pendant 8 jours, je suis allé seul, faire la région de Valparaiso et du Volcan Villarrica.
Pas facile d'organiser un circuit en Argentine Chili, à commencer par la location des motos. Exemples: BMW R1200 GS: 160 € jour / 850 GS : 120€ / Royal Enfield 80€ et bien évidemment peu de loueurs. Après maintes recherches, en Anglais et Espagnol, je suis tombé sur le site de Moto Rent Patagonia à Villa La Angostura. Les motos en location sont des Honda 400 Falcon, un 4 temps Enduro pour le marché Sud Américain. Les tractations sont faites 1 an avant, avec un prix bloqué à 2500 Peso et les papiers pour aller au Chili. Nous louerons la moto pour 40€ jour au lieu de 55€ suite à l'effondrement du Peso. Pour avoir un billet d'avion pour la Patagonie à un prix raisonnable, il faut faire quelques sacrifices, 28h00 de vols pour 760€, certes, ce n’est pas la porte à coté. Le 1er janvier, nous sommes à Villa La Angostura et à 19h00, nous signons les contrats et prenons possession des motos, celle de Nico n'a que 33.000 km et la mienne 47.000 km avec un moteur remplacé à 30.000 km. 1er journée sur nos bolides. C'est soit disant l'été, mais avec 8 degrés et la pluie, vivement le soleil. Direction la route des 7 lacs et San Martin de Los Andes, la route serpente à merveille le long des lacs à 800 m d'altitude. 1er plein à 80 cents le litre, les stations sont rares, faut pas les manquer. Direction le Chili par la RP.23 et 160 km de Ripio (piste de petit cailloux, terre et poussière) à travers lacs et coulées de laves. Je pense avoir paumé ma valise droite au bout de 10 km de piste et je m'en apercevrai à la frontière Chilienne, 100 km plus tard, lors de la fouille. Trop tard pour partir à sa recherche (j'avais juste un léger change, mais je viens de perdre ma trousse à pharmacie et mon maillot de bain). On en profitera pour passer cette frontière Argentine Chili dans les bois. Nous sommes seuls. On termine cette première journée en bord de mer à Valdivia et la brasserie Kuntsmann. L'embrayage de Nico donne déjà des signes de faiblesse. Le matin visite de Valdivia et son marché, les Lions de mer nous attendent (surtout les poissons donnés par les pêcheurs). Petit arrêt aux Termas Petrehue avec son eau à 38 degré et nous voilà déjà dans le no man's land entre le Chili et l'Argentine, 20 km de paysages grandioses, pics enneigés, lacets, dans une forêt pétrifiée. On a un peu serré les fesses, 280 km sans station-service. Par expérience, je sais qu'il faut toujours se laisser une petite marge en cas de petits soucis avec les motos de loc., pour celle de Nico, remplacement de l'embrayage. On va au resto, le loueur nous la rend à 23h00, petit test au matin, pas plus de 5 minutes et tout a lâché, retour chez le loueur et échange de moto. Par la suite, on apprendra que le mécano a omis de remonter le joint de pompe à huile. Destination la Routa 40 jusqu'à El Bolson en passant par Bariloche : la ville est ancrée autour de lacs et de pics enneigés, y’a des flics partout, les Argentins en ont peur, à cause de la corruption et bien évidemment nous serons contrôlés (l’unique fois du circuit ). Ensuite, on s'aventurera sur 70 km de ripio à travers le parc Alerces, ce fut très technique, mais magnifique, bien qu'on en ressortira très poussiéreux. Pour arriver au Chili, il nous faudra encore parcourir 50 km de ripio gros cailloux et passer les postes frontières en 1h30. Arrivée à Futalefu, on réserve une sortie rafting demain. Sortie de 6h00 pour le rafting, dont 3h00 sur le Rio Futalefu, un des 3 plus beaux spot au monde. Ca bouge un peu... De retour sur nos motos, pour la Carretera Austral au Chili, on démarre par 60 km de ripio et bientôt grâce au froid on mettra les tenues de pluie. Mais à vrai dire, ce n’est rien par rapport aux petits soucis du jour. Km 50, mon câble d'embrayage casse, l’avantage avec ces petits 4 temps, c'est qu'on peut passer les vitesses à la volée, l'inconvénient, à l'arrêt, faut pousser pour enquiller la 2ème et sur les cailloux, ça ne marche pas à tous les coups. Km 200, soit après 650 km avec sa nouvelle moto, Nico me dit: Tu vas rire, j'ai l'embrayage qui patine. Finalement à 17h00, on arrive à Coyhaique après avoir parcouru 200 km de ripio sur les 440 km de la journée. Nous avons vu de très beaux paysages dans la Cordillère des Andes, le long des rivières malgré la pluie et le froid. On espère réussir à réparer mon câble et l’embrayage demain. Patagonie Chilienne A 9h00, nous faisons l'ouverture du garage moto, que Juan, le loueur nous a trouvé. Pas de problème pour mon câble d'embrayage, mais c'est plus dur pour les disques d'embrayage de Nico. Le concessionnaire dit qu'il n'en a pas, et notre loueur dit que celui des 250 xr convient. En fait, notre moto utilise 7 disques qui sont les mêmes que ceux du 250cc mais en 6 disques. Le mécano dit ok, mais pas avant 15h00, on lui met la pression et les motos seront prêtes pour 13h00. Au passage, notre loueur vient de perdre 160€. On prend la route sous des trombes d'eau. Les 80 premiers kilomètres se feront sur du bitume et du béton. Ensuite, ce sera 250km de ripio avec au km 150, une tempête de neige. Bienvenido en Patagonie. La température est descendue et nous sommes trempés et transit de froid, mais la beauté des paysages nous transcende et lorsqu'un rayon de soleil apparait, nous sommes aux anges. Cette partie de la Carretera Austral est tout simplement extraordinaire, nous longeons des cours d'eau d'un bleu flamboyant. Debout 6h15 pour cette longue étape de 730 km. Début, dans le parc Patagonia et ses Guanacos (Lama sauvage) les paysages sont sublimes, colorés et le ciel est lumineux, les lièvres qui prennent le soleil sur la piste, détalent à la sortie des virages en nous voyant. Passages des frontières au Paso Roballos sur une piste de décor savane. Coté Argentin les paysages sont plus désertiques, des Choïques (Emeu) font la course en nous voyant. Après 160 km de Ripio, nous retrouvons la routa 40.Il nous reste 570 km, ce sera 500 km de bitume et un passage de 70 km de galets très casse gueule. Cette Routa 40 fut très monotone et fraîche, avec un vent constant qui nous faisait piloter incliné. Arrivée à El Chaten, avec ses paysages de montagnes enneigés et son sommet le Fitz Roy resplendissant. La chaine moto de Nico est morte et le bidon d'essence a fuit dans sa valise. On va s'en jeter une (bière), bien manger avec un bon vin, 23 heures, je suis cuit, je me couche. Galère Pour bien démarrer la journée, impossible de trouver de l'huile et le niveau est bas (conso, 1litre d’huile au 1000 km ) 9h25 : l'attache rapide de ma moto a cassé, Nico est loin devant avec les outils, en direction de El Calafate pour changer sa chaine, moi, je suis derrière en safari photos. Pas de réseau. 10h20 un motard s'arrête et me dit qu'il a une attache rapide et les outils. Super, je démonte tout, c'est pas le même maillon, il est 11h00. Mathieu, le motard, part sur El Chalten pour faire le plein, j'écris un message sur son phone, lorsqu'il aura du réseau, Nico sera au courant. J'interpelle des Pick-up pour m'amener sur El Calafate mais y'a toujours une excuse, valises, véhicule de société, véhicule de location... 12h30 : un semi-remorque est en vue, Je lui fais signe et Fernando accepte de me prendre, au même moment Mathieu arrive. A 3, on charge la moto en démontant le panneau arrière qui servira de rampe. Sur la route, 2 endroits avec du réseau, Nico nous donne l’adresse du garage. 10 km avant El Calafate, un motard Brésilien a son pneu arrière HS et fait du stop avec sa roue en main. On l'embarque aussi et Fernando nous emmène au garage. 170 km parcouru en 2h30. 15h30 : Nico est soulagé de me revoir, mais le garage vient juste d'ouvrir. J'en profite pour faire faire ma vidange et la chaine. 17h45 : je prends la direction du Perito Moreno pour le couché de soleil. 18h30 : le parc a fermé à 17h00 et rouvrira demain à 8h00. Retour au Perito Moreno, le plus beau et grand glacier accessible, mais c'est couvert, le temps change vite en Patagonie. Un chemin de 4 km de passerelle permet de parcourir une partie des 5 km de long des limites du glacier. Y’a du bruit, ce glacier se déplace et perd des blocs régulièrement, on dirait des détonations et du coup, des icebergs dérivent. Les couleurs bleues Azul sont d'une pureté qui fait encore plus ressortir le glacier. Pour gagner du temps, on prendra la Routa 9 (non conseillé) car très peu empruntée et surtout 200 km de piste rocailleuse sans âme qui vive. La remontée de la côte Est Patagonie est surtout connue pour ses réserves d'Animaux Marins, le Parc Monté Léon abrite une colonie de Pingouins que nous trouverons après une rando de 4km. En route pour la remontée Afin de meubler, une remontée monotone et venteuse, je décide de passer par les pistes côtières et laisse Nico faire une grasse mat. Petite escapade de 730 km dont 350 km de ripio et chemin pour enduro, le tout pour voir des animaux marins que je n'ai jamais vu et des arrêts incessants pour passer les barrières des Estancias. J'ai souvent fait la course avec des Choïques et Guanacos, j'ai croisé Renards, troupeaux de Mouton, et Flamands roses. Pas de station service et comme il y avait énormément de vent, j'ai plus consommé et suis tombé en panne sèche 10 km avant la station, malgré mon bidon de 5 litres. Un couple de Brésiliens à 2 sur un Triumph 800 Tiger, chargée comme des mules, sont venues à ma rescousse avec un jerrican de 5 litres. Petite journée de liaison de 640 km pour rejoindre Puerto Madryn . Presque uniquement du bitume, sauf 100 km de mauvais ripio pour aller faire le parc de Pingouins de Punta Tombo. Cette réserve d'environ 50.000 pingouins nous fait passer sur un sentier à travers leur lieu de vie. La remontée d'après pêche des mâles sur le littoral est émouvante, on pense au dur labeur pour aller nourrir leur progéniture. Sur le chemin, la seule station essence au km 260 était en panne sèche. On tombera en panne au km 318, mais heureusement j'avais un bidon de 5 litres qui nous permettra d'aller 30 km plus loin. C'est parti pour 420km de bus pour voir la Péninsule Valdès, presqu'île classée Unesco pour ses espèces marines exceptionnelles. Au programme Lions de mer, Éléphants de mer et Pingouins ainsi que sur la route, toujours beaucoup de Guanacos. Bon, le ripio en bus, c'est sport aussi, les parties de « tôles ondulées » nous font souffrir au même titre que les amortos . Retour à Villa La Angostura Dernière ligne droite pour Nico avant restitution de la moto. Départ à 6h30 pour un passage Est - Ouest de 1020 kms en 11h30. Le soleil sera avec nous toute la journée pour la 1ère fois du voyage. Les paysages sont bien moins monotones qu'en Patagonie Est. Nos motos, à 120 à l'heure consomment du 5 litres, mais bouffe surtout 0.6 litres d'huile tout les 500 kms. Nico rend sa moto et Juan en profite pour faire ma vidange et une petite révision. Je rejoins Nico qui a pris le bus de nuit pour Neuquen, d'où il prendra l'avion pour le retour en France. La région des lacs autour de Bariloche est vraiment magnifique et les Gauchos s'occupent de leurs troupeaux dans les pâturages. Km 246, faut faire le plein dans la seule station avant Neuquen, après 20 minutes de queue, le plein est fait, je stationne la moto et je vais boire un coup. Au retour, sous la moto, une grosse tache d'huile, j'explore, Juan a trop serré un joint en faisant la vidange hier, j'achète un bidon d'huile, fait le niveau et go pour le concessionnaire Honda de Neuquen. Ca y est, je suis seul. Aujourd'hui, 820 km pour aller dans la région de Mendoza la Mecque des vignobles Argentin. Évidemment il ne fait beau et 15 degré à l'arrivée. Le problème, c'est que les Bodega ont toutes fermées à 17h00. Impossible de les visiter, mais j'ai quand même pu acheter un nectar que je me suis fait le soir. Retour au Chili Le soleil est de retour et les couleurs ressortent magnifiquement sur la montagne en direction de Puente del Inca. La route passe à travers d'immenses canyons pour atteindre 2700 mètres au col, où se trouve un mirador pour observer le plus haut pic d'Amérique, l'Aconcagua à 6900 mètres. J'ai choisi ce passage pour ses 30 lacets et le point de vue qui va avec, mais la frontière reste quand même un sacré bordel avec la fouille des véhicules. Ensuite les paysages Chiliens deviennent culture de fruits et j'en ai profité pour manger sur le bord de la route des fruits exquis et juteux. Une fois arrivée à Valparaiso une espèce de brume était présente empêchant le soleil de briller. Je suis quand même aller me baigner, mais elle n'était pas bien chaude. Grande balade le soir et utilisation du Funiculaire. Valparaiso Journée découverte de cette ville maritime à l'influence street art. 15-20 km à pied en commençant par le marché aux fruits et légumes puis celui des poissons. Sur Valpo, le matin, une brume persiste jusqu'à midi, puis doucement le soleil passe jusqu'à atteindre une belle température de 25 degré, idéale pour terminer l'après midi à la plage et bronzer un peu. Durant la journée, j'ai arpenté les différents Cerro (quartier) qui tous sont en pente, ça muscle les gambettes et ça redonne du souffle. Allez, ce soir, ce sera un Jardin de Maresco (assiette de fruits de mer) et vin blanc. Direction les Otaries 650 km de paysages variés, j'en ai profité pour aller faire un saut dans les gorges de Maipu, la montagne à 50 km de Santiago. Puis direction la colonie d'Otarie de Loberia. Un caillou où 3500 Otaries et Lion de mer ont colonisé les lieux. Il ne me reste plus que 1000 km pour finir mon trip, mon pneu arrière est mort et l'embrayage commence à donner de sérieux signes de faiblesse. Bon ben, avant de gouter au vin blanc et aux poissons je vais déjà parfaire ma connaissance en Pisco, l'alcool du Chili. Le Volcan 460 km jusqu'à Villarica où je dormirais et 60 km aller + retour pour aller au Termas Géométrica. Les Otaries m’ont vraiment botté, du coup, j'y retourne, malheureusement y'en a une de morte sur la plage. La route serpente pas mal pendant 180 km jusqu'aux chutes de Salto del Laja. Ensuite, c'est plutôt droit jusqu'au Volcan de Villarrica, sur la route, plein de cabanas qui vendent du fromage, mon sandwich de midi est tout trouvé. Aux thermes Géometrica, un sentier ponton rouge mène sur plus de 500 mètres vers une magnifique cascade, mais ce qui est vraiment plaisant, c'est plutôt la 20ène de piscines tout le long du sentier avec des températures comprises entre 37 et 45 degré. Ma préférée, cette petite vasque à 45 degré et la chute d'eau a proximité à 6 degré, le pied, quoique, ils ont bien compris la valeur ajoutée d'un tel cadre, 39€. Plus jamais je dirais que les thermes en Allemagne sont chères. Après une heure de piste et route, me revoilà au pied du volcan enneigé avec ce petit nuage qui fait penser à une fumerole permanente. Devant tant de beauté, j'en profite pour faire un petit tour en Kayak sur le lac. Dernière journée Pour finir mon périple, le soleil est avec moi et les paysages sont beaux et variés. La région du volcan Villarrica est grandiose et le sera jusqu'a la frontière. Passage des frontières en un temps record d'une demie heure, et me revoilà pour 30 km sur ce bon vieux ripio et sa poussière. Coté Argentin, un autre volcan enneigé, celui de Lanin et ses forêts de pins du Chili. Me voila à San Martin de Los Andes pour me sustenter de quelques Empanadas et j'attaque mes 100 derniers kilomètres dans la région des 7 lacs et ses virages. Arrivée à Villa la Angostura pour rendre mon 400 Falcon après 9500 km.
FICHE TECHNIQUE Destination : Argentine et Chili Durée du voyage : 28 jours dont 21 sur la moto en janvier 2019 Distance couverte : 9500 km Nombre de personnes : 2, les deux premières semaines, puis seul la dernière. Moto employée : Honda 400 Falcon Budget moyen par personne: 3500 € pour 28 jours billet d'avion compris. La bonne adresse : Les piscines d'eau chaude Termas Géométrica à Pucon. A voir absolument : Le Volcan Villarrica, la Carretera Austral et le Glacier Perito Moreno. A éviter : La remontée de la Patagonie, côte Est Argentin, car, c'est très, très monotone et avec un vent de face omniprésent. Des difficultés particulières : 2500 km de Ripio (piste) Une spécialité : Argentine : Parilla (le barbecue) avec des viandes.... Chili : Cazuela de Marisco (fruits de mer) Et bien sûr; les vins et bières artisanales. La meilleure période pour partir : Janvier et Février car c'est l'été en Patagonie.
Entre mer et montagne, entre écologie et marketing (Costa Rica) English translation pending
INTRO
Nous nous sommes décidés, après moult tergiversations, à faire ce voyage au Costa Rica, repoussé depuis deux ou trois ans. Il a fallu un concours de circonstances, à savoir l' envie qu' a eu notre ami R., opérateur de tourisme à San Salvador, de tester la destination pour des clients et de nous proposer d'être ses cobayes, en quelque sorte, pour ce voyage inaugural. ( il est venu par voie de terre du Salvador , via le Nicaragua ). Et puis, le Costa Rica a une forte exposition touristique, ce qui n' est pas le cas de ses voisins, Panama ou Salvador ou Guatemala, ce qui, a priori, nous rebutait. C'est une destination tendance, très prisée des Américains et des Allemands en particulier, depuis des années. Les autorités costaricaines ont eu deux idées de génie. La première a été de déclarer en 1948 que le pays se passerait d'une armée, décision inédite qui a attiré l' attention sur ce petit pays et a enthousiasmé les pacifistes. Mais un pays sans armée est une pays qui solde sa souveraineté nationale. Le Costa Rica est sous la férule du grand frère nord-américain à qui il a confié sa destinée et qui, par exemple, contrôle et oriente l' agriculture du pays, et forcément influe sur sa politique étrangère. C'est cher payé.. La seconde a été de promouvoir le tourisme écologique qui attire les foules. Le Costa Rica n' a pas, comme ses voisins, de patrimoine monumental, archéologique ou architectural. Il a donc fallu trouver autre chose qui singulariserait le pays de façon pérenne. Les agents de tourisme à tous les échelons, sont dûment chapitrés, ils récitent une leçon, alors que les expressions ' Pura Vida ' et ' Todo Bien ' remplacent mécaniquement les formules de politesse habituelles. La première, marque de fabrique du tourisme local, veut tout dire et finit par ne rien vouloir dire. L' écologie est devenue un business lucratif qui permet de faire payer aux étrangers le prix fort pour visiter musées ou bâtiments anciens et iconiques tel le Théâtre National à San Jose, ou pour entrer dans les parcs nationaux, avec ou sans guide ( prix fortement majoré avec guide ). Là où un étranger paie 12 dollars US par exemple pour visiter le Théâtre National, un costaricain ne paiera que 1000 colones, c'est à dire un peu plus d'un dollar. Insupportable et agaçant à la longue, car systématique. Au Salvador, par exemple, les personnes de plus de 60 ans ne paient rien pour avoir accès à la culture ou aux beautés naturelles du pays. Les plus jeunes paient des sommes plus que raisonnables. Et le Salvador peut s'enorgueillir de sites maya remarquables. Même chose au Honduras : On ne prend pas le touriste ' gringo'' ( ou assimilé = européen ) pour un nigaud et une vache à lait. Certains trouveront que je polémique d'emblée, mais ils verront que j' ai su aussi trouver les mots pour apprécier ce que j' ai vu et éprouvé au Costa Rica. Ceci dit, la politique touristique demeure aberrante et injuste.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Le Costa Rica est le plus petit pays d'Amérique centrale après le Salvador et le Bélize. Il est situé au sud du Nicaragua et au nord du Panama, bordé par l' Océan Pacifique à l' ouest et par la Côte Caraïbe à l' est. Son relief montagneux est jeune et l' activité volcanique et sismique est intense. Une chaîne de montagnes et de volcans - qui appartient à la ceinture de feu du Pacifique - s'étire du nord au sud, de la cordillère de Guanacaste à la cordillère centrale à la cordillère de Talamanca au sud où se trouve le sommet culminant du Chirripo Grande. Au milieu de cette chaîne se trouve la Vallée Centrale, densément peuplée. Au centre, la capitale San Jose, dominée par les volcans Poas ( 2704m ), Barva ( 2906 m ), Turrialba (3328 m ) et Irazu ( 3432 m ). On n'oubliera pas les éruptions de l' Arenal au nord, volcan en activité ralentie actuellement mais potentiellement dangereux. Plus du quart du pays est constitué de parcs ou réserves nationaux, le premier parc ayant été créé en 1955. La protection de l' environnement est devenue cause nationale en 1970, avec des paradoxes dont je parlerai plus tard.

UN PEU D' HISTOIRE
Avant l' arrivée des Espagnols, le territoire était habité par trois tribus amérindiennes : les Chorotegas, descendants des Mayas et Aztèques venus du Mexique au 8ème siècle, les Borucas, installés sur la côte pacifique et originaires de Colombie, et enfin les Huetares sur la côte caraïbe, faisant partie des tribus amazoniennes. Christophe Colomb découvre officiellement le pays en 1502 et lui donne à tort le nom de Costa Rica, pensant qu'il regorgeait d'or. La colonisation espagnole se poursuit lentement au cours du 16ème siècle, alors que le Costa Rica devient en 1569 partie intégrante de la Capitainerie du Guatemala , elle même dans la vice-royauté du Mexique. Il faudra attendre presque deux siècles pour voir se construire des villes d'importance dont San Jose en 1737 et Alajuela, sa voisine, en 1782. Le Costa Rica, au départ peu rentable pour la monarchie espagnole et donc délaissé, s'enrichit peu à peu grâce à la culture du tabac à la fin du 18ème siècle ainsi qu'au 19 ème siècle. La domination de Cartago, en tant que première capitale du pays pendant deux siècles, disparait, au moment de l' indépendance, au profit de San Jose. Le pays diversifie son agriculture au profit du café, de la culture bananière, de celle de la canne à sucre, des palmeraies à huile, et depuis une cinquantaine d'années, de l' éco-tourisme. On notera - comme contradiction première - que les plantations de palmiers à huile aussi denses qu'en Indonésie et que l' on voit à perte de vue le long de la route côte pacifique ( ' Carretera Nacional Pacifica Fernandez ' ) appauvrissent et stérilisent les sols et vont à l' encontre de tout souci écologique. En outre, l' agriculture du pays utilise les pesticides nord-américains ( la plupart sont interdits en Europe ) pour améliorer la rentabilité aux dépens de la bonne santé des terres et des hommes. Plus positif : Un système d'aide sociale, un revenu minimum garanti et le droit de vote pour tous existent depuis 1948, également année de la disparition des forces armées, comme je l' ai dit précédemment.
FLORE ET FAUNE L' arbre iconique du Costa Rica est le guanacaste, la plante également emblématique étant une orchidée de couleur lilas, la Guaria Morada. On mentionnera aussi les colibris, les perroquets, aras et toucans, le grand papillon Morpho aux ailes bleues ainsi que le quetzal, oiseau très discret et difficile à voir malgré la couleur vert émeraude de sa longue queue ( uniquement le mâle ). Parmi les mammifères, les singes hurleurs, à face blanche ou singes- araignées, les singes capucins, les paresseux, les tapirs, pécaris et coatis, les pumas et jaguars.
ECOLOGIE
L' éco-tourisme tel que pratiqué au Costa Rica est depuis des décennies le fer de lance du tourisme local et plus généralement centre-américain, avec un succès certain, il faut le dire, car le CR est le pays le plus visité d'Amérique centrale, et il a une visibilité éco-touristique forte, en particulier en Europe et aux Etats-Unis. Le tourisme médical est aussi très en vogue en particulier chez les visiteurs nord-américains. Le pays est propre, les villes sont nettoyées et les trottoirs ou parcs publics ne sont pas jonchés de débris et de détritus comme ailleurs ( excepté à Puntarenas cependant ). Les poubelles ne débordent pas, et il n' y a pas d'odeurs nauséabondes de produits en décomposition. C 'est un succès incontestable, les Costaricains ont été sensibilisés à la cause écologique et au fait que le pays pourrait en retirer des bénéfices qui retomberaient sur tous. Et c'est ce qui se passe en effet. Beaucoup d'emplois ont été créés dans la sphère touristique. Les guides suivent une formation sérieuse dans laquelle un séjour à l' étranger ( pays anglophone de préférence ) est prévu. Cela aussi est appréciable et positif. Ensuite il y a des dérives d'un système qui n' est pas toujours aussi vertueux que cela. La ville de San Jose est la plus laide d'Amérique centrale, construite sans aucun souci de beauté , d'harmonie ou d'innovation architecturale. Un effort de ravalement serait souhaitable pour améliorer cette vitrine du pays. Que San Jose prenne exemple sur San Salvador ! La circulation y est infernale et source de pollution intense, ce qui ne va pas du tout dans le sens du message écologique officiel. Bref, il faudrait que les autorités se remettent un peu en question, clarifient le message et y rajoutent un peu d' éthique. L' exploitation financière - et outrancière - des touristes étrangers est inadmissible, dans quelque pays que ce soit, d'ailleurs.
DETAILS PRATIQUES
CLIMAT Nous avons eu un temps magnifique, chaud et humide en bord de mer, plus sec dans la Vallée Centrale, frais en altitude. La meilleure période pour visiter le Costa Rica, et plus généralement l' Amérique centrale, est de janvier à mars.
ARGENT La monnaie national est le colon : 600 colones pour 1 dollar environ. On utilise beaucoup le dollar américain pour les paiements, dans les hôtels par exemple ou les restaurants. Personnellement, j' avais emporté du liquide ( en dollars exclusivement ) pour éviter de trop utiliser la carte de crédit ( placée systématiquement sur un sabot au CR, dont on sait qu'il écrase et abîme les cartes ).
SECURITE Le Costa Rica est le pays le plus sur d'Amérique Centrale. On y circule librement sans tomber sur des barrages de police comme au Nicaragua par exemple. La police est très discrète, presque invisible, mais active pour traquer les trafiquants de drogue qui passent sur le territoire. Le trafic de drogue est une plaie qui touche tous ces pays d'Amérique centrale et latine, de la Colombie au sud au Mexique au nord, en passant par le Panama, le Costa Rica, le Salvador, le Nicaragua, le Honduras et le Bélize, ce dernier, ancien repaire de pirates, remportant peut-être la palme !
VOLS Air France a un vol direct au départ de Paris vers San Jose qui est, avec Panama City, la seule ville desservie par la compagnie tricolore. Pour d'autres destinations centro-américaines, il faut transiter par les Etats-Unis, Atlanta ou Miami. Iberia a une liaison vers toutes les capitales de la région via Madrid bien sur. Arrivant de Tahiti, nous avons voyagé de jour sur un vol AF entre Papeete et Los Angeles le 27, puis, de nuit, entre Los Angeles et San Jose sur un vol Delta Airlines, compagnie associée dans Skyteam. Arrivée à 8 heures du matin le 28.
ROUTES Le réseau routier est passable, avec beaucoup de nids-de-poule, des plaques de mauvais goudron superposées et des pistes caillouteuses qui se présentent soudainement au détour d'un virage. C ' est, à mon avis, le plus mauvais réseau routier d'Amérique centrale. Rouler sur mauvaise piste ou route bosselée et trouée doit sans doute faire partie d'une expérience écologique vertueuse... La Panaméricaine qui traverse le pays par la Vallée Centrale est une route à deux voies ( on imagine une 4 voies lisse et panoramique, mais non... ! ) en assez mauvais état et encombrée d'énormes camions. Seule la Route Nationale Pacifique a été refaite correctement. Beaucoup de pistes dans le parc national Monteverde. Si on loue une voiture, il faut privilégier un 4X4 de style Rav4 Toyota, très prisé ici, ou plus gros si nécessaire. Pas de GPS sinon sur téléphone personnel avec applications dédiées et signalisation déficiente ou inexistante en général. Surtout là où elle serait nécessaire ! Sortir d'une ville comme SJ, bloquée en permanence dans des embouteillages énormes, est une gageure ! Pas de radars fixes sur les bords de route. Nous sommes tombés sur un unique contrôle-radar de vitesse ( radar mobile ) entre Fortuna et San Carlos. De toute façon, il est difficile de dépasser le 60 km/h sur des routes bombées et encombrées, donc le problème ne se pose pas !
PREPARATION DU VOYAGE Nous avons utilisé le dernier guide du Costa Rica Petit Futé 2018 / 2019. Notre ami R. avait, quant à lui, le guide Lonely Planet. Je conseille la carte routière du Costa Rica de marque IGN. C 'est la plus lisible.
NOTRE VOYAGE 1er jour : 28 janvier Arrivée à San Jose. Notre ami Rémy ( je vous renvoie à mon carnet sur le Salvador ) nous attend avec un fourgon Nissan qu'il a loué à San Salvador et un chauffeur, Mario, reconverti avec bonheur de la police salvadorienne au tourisme. Dès que nous serons partis, il démarre un autre circuit avec 2 couples et 4 enfants, d'où la nécessité de disposer d'un véhicule de grande taille et non d'une voiture particulière. Nous allons directement à l' hôtel choisi pour la première nuit : l' EXE San Jose Center. Nous allons être surclassés d'office et nous réjouir d'avoir choisi cet hôtel idéalement situé au centre-ville.
San Jose est une ville quelconque et sans grâce d'un point de vue architectural. Elle manque d'esthétique et est construite de bric et de broc, avec quelques beaux bâtiments ici et là, qu'il faut chercher, par exemple dans le quartier Amon. Nous commençons par la visite du Marché Central. L' architecture de la halle est sans interêt, mais l' ambiance est sympathique. Les Ticas sont chaleureux et souriants. On vend de tout dans ce marché : des fruits et légumes, de la viande et du poisson, des poteries, des herbes médicinales, de la vaisselle... Les allées sont bordées de ' sodas ', à savoir des comptoirs rallongés avec tabourets hauts, où l'on peut se restaurer rapidement , en particulier du plat de base typique costaricain : riz, haricots rouges et morceaux de viande, ce que l'on appelle le ' gallo pinto ' . Après le Marché, nous partons arpenter les rues piétonnes et les places qui s'enchaînent les unes aux autres, les plus excentrées étant les plus paisibles et les plus arborées aussi : Parque Central, Plaza de la Cultura ( sur laquelle donne le Théâtre National ), Parque Nacional ( et sa statue du héros national Juan Santamaria ), et, dans le barrio Amon au nord-est de la ville, le Parque Morazan ( avec, en son centre, son kiosque à musique ) ainsi que le Parque Espana et ses grands arbres remplis d'oiseaux. Il faut une bonne heure pour s'imprégner de l' atmosphère bon enfant de cette modeste capitale où, je le signale, on peut circuler en toute sécurité, et où l' on fait la queue avec discipline pour prendre le bus. Ce n' est pas forcément le cas ailleurs... Ensuite visite rapide à la Catedral Metropolitana, de construction récente car ne datant que du début du 20ème siècle, toute en pierres jaune pastel et colonnes anti-sismiques. Le Gran Hotel Costa Rica, hôtel haut de gamme central, est un bâtiment classique 18ème siècle entièrement restauré, coiffé d'une verrière esthétique et de belle facture. Cette réhabilitation réussie d'un bâtiment ancien pourra servir d'exemple dans la ville où demeurent quelques édifices d' intérêt.





Après les extérieurs, nous allons consacrer la fin de matinée et le début d'après-midi à deux édifices emblématiques de San Jose, le Théâtre National et le Musée de l'Or.
1 / Teatro Nacional C' est un bijou néo-classique. Il fut construit en 1891 - et inauguré en 1897- sous l' impulsion du Président de la République de l' époque, José Zeledón, avec des fonds en provenance d'une taxe spéciale prélevée sur les planteurs de café. Au départ, les autorités locales furent piquées par le refus d'une diva italienne, Adeline Patti, de se produire à San Jose, faute d'un endroit à la mesure de son talent. C' est un théâtre à l'italienne, sur le modèle de l' Opéra Garnier, avec marbres, dorures, cristaux et bois précieux. Il fut construit avec l' aide d'architectes, de sculpteurs et de peintres européens. L' une des plus belles pièces est le foyer, au plafond superbement décoré, tandis que l' escalier est agrémenté sur l'un de ses murs hauts, d'une fresque intitulée ' Alegoria del Cafe y el Banano ' du peintre milanais Aleardo Villa. Elle représente une scène portuaire dans laquelle se glissent des erreurs involontaires du peintre. Les plantations de café et bananeraies sont sur le même plan et en bord d'océan, ce qui est aberrant et impossible dans la réalité; le régime de bananes est porté non sur le dos mais dans les bras et à l' envers; enfin, les cueilleuses de café ont le type européen et sont vêtues et chapeautées à la sicilienne ou à la calabraise, comme dans les oliveraies ou les orangeraies du sud de l' Italie ! Bref, ce tableau, même infidèle à la réalité tropicale exubérante du pays est iconique. Il a été ré-utilisé sur un billet de banque de 5 colones pendant des décennies jusqu'à ce qu' on le supprime pour coût excessif de production, dépassant de loin la valeur monétaire du billet ! C'est, parait-il, un objet de collection très convoité et très cher désormais. Le théâtre a été endommagé par un tremblement de terre en 1992, mais a été impeccablement restauré depuis.

2 / Musée de l' Or
On considère que ce musée est le plus beau après celui de Bogota ( Je vous renvoie à mon carnet sur la Colombie ). Il ne contient pas seulement des objets d'orfèvrerie précolombienne superbes, mais aussi des poteries utilisées de façon cérémonielle, dans des chefferies très organisées et hiérarchisées socialement entre 300 avant JC et 800 après JC. On admirera aussi des poteries en argile soulignant le rôle primordial des femmes dans les sociétés indigènes en ce qui concernait la préservation des traditions orales et du savoir-faire artisanal. Les objets en or sont arrivés de la Colombie actuelle entre 0 et 500 ans après JC. Il y a aussi des objets en jade ( dit jade social car non extrait sur le territoire costaricain ) dont la possession était symbole de pouvoir et qui sont arrivés via la tradition Olmeca et plus tard la tradition Maya. Ces objets ont forme humaine, mais aussi animale : alligators, oiseaux, félins, , crapauds, grenouilles. Le jade a précédé l' or en tant que symbole de pouvoir. Sont exposés aussi de magnifiques ornements de poitrine, de tête et d'oreilles qui reliaient au pouvoir et à la mort. Ils étaient portés par les chefs, les guerriers, les chamans. Il est passionnant de voir l' évolution au fil du temps de la valeur de l' or en tant que métal précieux : au départ, il a une valeur symbolique, puis sa valeur devient usuelle, puis esthétique, puis marchande et enfin patrimoniale. Aujourd'hui, il y a 8 communautés indigènes au Costa Rica : les Malecu, Chrotega, Huetar, Cabecar, Bribri, Broran, Brunka, Ngobe-Buglé. Elles vivent dans 24 territoires aborigènes et communiquent en 6 langues. Comme au Brésil ou ailleurs, elles sont confrontées au modernisme et à l' appropriation illégale de terres indigènes par les puissantes associations de planteurs et l' agrobusiness en général, parfois avec la complicité des autorités. Cela a été le cas dans le passé au CR.










3 / On peut aussi aller au Musée du Jade, inauguré en 2014, qui présente plus de 7000 pièces uniques, la plus importante collection du genre sur le continent latino-américain. Le jade est une pierre précieuse aux couleurs variées dont on pensait qu'il conférait des pouvoirs magiques. Il était utilisé lors des rites religieux des Amérindiens. La présentation des objets est pédagogique et interactive, destinée en priorité aux élèves et étudiants.
4 /. La Poste Centrale ( ou ' Correo Central' ) C'est un bâtiment monumental, flanqué de tours, édifié par l' architecte Luis Llach entre 1914 et 1917. On en peut le manquer au détour d'une rue principale au centre de SJ. En fait, c'est le premier édifice imposant sur lequel on tombe quand on commence à marcher dans le centre-ville...
Fin d'une journée très chargée, surtout après un vol de nuit de plusieurs heures, et donc une nuit écourtée. Mais nous avons survécu... !
Nous nous sommes décidés, après moult tergiversations, à faire ce voyage au Costa Rica, repoussé depuis deux ou trois ans. Il a fallu un concours de circonstances, à savoir l' envie qu' a eu notre ami R., opérateur de tourisme à San Salvador, de tester la destination pour des clients et de nous proposer d'être ses cobayes, en quelque sorte, pour ce voyage inaugural. ( il est venu par voie de terre du Salvador , via le Nicaragua ). Et puis, le Costa Rica a une forte exposition touristique, ce qui n' est pas le cas de ses voisins, Panama ou Salvador ou Guatemala, ce qui, a priori, nous rebutait. C'est une destination tendance, très prisée des Américains et des Allemands en particulier, depuis des années. Les autorités costaricaines ont eu deux idées de génie. La première a été de déclarer en 1948 que le pays se passerait d'une armée, décision inédite qui a attiré l' attention sur ce petit pays et a enthousiasmé les pacifistes. Mais un pays sans armée est une pays qui solde sa souveraineté nationale. Le Costa Rica est sous la férule du grand frère nord-américain à qui il a confié sa destinée et qui, par exemple, contrôle et oriente l' agriculture du pays, et forcément influe sur sa politique étrangère. C'est cher payé.. La seconde a été de promouvoir le tourisme écologique qui attire les foules. Le Costa Rica n' a pas, comme ses voisins, de patrimoine monumental, archéologique ou architectural. Il a donc fallu trouver autre chose qui singulariserait le pays de façon pérenne. Les agents de tourisme à tous les échelons, sont dûment chapitrés, ils récitent une leçon, alors que les expressions ' Pura Vida ' et ' Todo Bien ' remplacent mécaniquement les formules de politesse habituelles. La première, marque de fabrique du tourisme local, veut tout dire et finit par ne rien vouloir dire. L' écologie est devenue un business lucratif qui permet de faire payer aux étrangers le prix fort pour visiter musées ou bâtiments anciens et iconiques tel le Théâtre National à San Jose, ou pour entrer dans les parcs nationaux, avec ou sans guide ( prix fortement majoré avec guide ). Là où un étranger paie 12 dollars US par exemple pour visiter le Théâtre National, un costaricain ne paiera que 1000 colones, c'est à dire un peu plus d'un dollar. Insupportable et agaçant à la longue, car systématique. Au Salvador, par exemple, les personnes de plus de 60 ans ne paient rien pour avoir accès à la culture ou aux beautés naturelles du pays. Les plus jeunes paient des sommes plus que raisonnables. Et le Salvador peut s'enorgueillir de sites maya remarquables. Même chose au Honduras : On ne prend pas le touriste ' gringo'' ( ou assimilé = européen ) pour un nigaud et une vache à lait. Certains trouveront que je polémique d'emblée, mais ils verront que j' ai su aussi trouver les mots pour apprécier ce que j' ai vu et éprouvé au Costa Rica. Ceci dit, la politique touristique demeure aberrante et injuste.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Le Costa Rica est le plus petit pays d'Amérique centrale après le Salvador et le Bélize. Il est situé au sud du Nicaragua et au nord du Panama, bordé par l' Océan Pacifique à l' ouest et par la Côte Caraïbe à l' est. Son relief montagneux est jeune et l' activité volcanique et sismique est intense. Une chaîne de montagnes et de volcans - qui appartient à la ceinture de feu du Pacifique - s'étire du nord au sud, de la cordillère de Guanacaste à la cordillère centrale à la cordillère de Talamanca au sud où se trouve le sommet culminant du Chirripo Grande. Au milieu de cette chaîne se trouve la Vallée Centrale, densément peuplée. Au centre, la capitale San Jose, dominée par les volcans Poas ( 2704m ), Barva ( 2906 m ), Turrialba (3328 m ) et Irazu ( 3432 m ). On n'oubliera pas les éruptions de l' Arenal au nord, volcan en activité ralentie actuellement mais potentiellement dangereux. Plus du quart du pays est constitué de parcs ou réserves nationaux, le premier parc ayant été créé en 1955. La protection de l' environnement est devenue cause nationale en 1970, avec des paradoxes dont je parlerai plus tard.

UN PEU D' HISTOIRE
Avant l' arrivée des Espagnols, le territoire était habité par trois tribus amérindiennes : les Chorotegas, descendants des Mayas et Aztèques venus du Mexique au 8ème siècle, les Borucas, installés sur la côte pacifique et originaires de Colombie, et enfin les Huetares sur la côte caraïbe, faisant partie des tribus amazoniennes. Christophe Colomb découvre officiellement le pays en 1502 et lui donne à tort le nom de Costa Rica, pensant qu'il regorgeait d'or. La colonisation espagnole se poursuit lentement au cours du 16ème siècle, alors que le Costa Rica devient en 1569 partie intégrante de la Capitainerie du Guatemala , elle même dans la vice-royauté du Mexique. Il faudra attendre presque deux siècles pour voir se construire des villes d'importance dont San Jose en 1737 et Alajuela, sa voisine, en 1782. Le Costa Rica, au départ peu rentable pour la monarchie espagnole et donc délaissé, s'enrichit peu à peu grâce à la culture du tabac à la fin du 18ème siècle ainsi qu'au 19 ème siècle. La domination de Cartago, en tant que première capitale du pays pendant deux siècles, disparait, au moment de l' indépendance, au profit de San Jose. Le pays diversifie son agriculture au profit du café, de la culture bananière, de celle de la canne à sucre, des palmeraies à huile, et depuis une cinquantaine d'années, de l' éco-tourisme. On notera - comme contradiction première - que les plantations de palmiers à huile aussi denses qu'en Indonésie et que l' on voit à perte de vue le long de la route côte pacifique ( ' Carretera Nacional Pacifica Fernandez ' ) appauvrissent et stérilisent les sols et vont à l' encontre de tout souci écologique. En outre, l' agriculture du pays utilise les pesticides nord-américains ( la plupart sont interdits en Europe ) pour améliorer la rentabilité aux dépens de la bonne santé des terres et des hommes. Plus positif : Un système d'aide sociale, un revenu minimum garanti et le droit de vote pour tous existent depuis 1948, également année de la disparition des forces armées, comme je l' ai dit précédemment.
FLORE ET FAUNE L' arbre iconique du Costa Rica est le guanacaste, la plante également emblématique étant une orchidée de couleur lilas, la Guaria Morada. On mentionnera aussi les colibris, les perroquets, aras et toucans, le grand papillon Morpho aux ailes bleues ainsi que le quetzal, oiseau très discret et difficile à voir malgré la couleur vert émeraude de sa longue queue ( uniquement le mâle ). Parmi les mammifères, les singes hurleurs, à face blanche ou singes- araignées, les singes capucins, les paresseux, les tapirs, pécaris et coatis, les pumas et jaguars.
ECOLOGIE
L' éco-tourisme tel que pratiqué au Costa Rica est depuis des décennies le fer de lance du tourisme local et plus généralement centre-américain, avec un succès certain, il faut le dire, car le CR est le pays le plus visité d'Amérique centrale, et il a une visibilité éco-touristique forte, en particulier en Europe et aux Etats-Unis. Le tourisme médical est aussi très en vogue en particulier chez les visiteurs nord-américains. Le pays est propre, les villes sont nettoyées et les trottoirs ou parcs publics ne sont pas jonchés de débris et de détritus comme ailleurs ( excepté à Puntarenas cependant ). Les poubelles ne débordent pas, et il n' y a pas d'odeurs nauséabondes de produits en décomposition. C 'est un succès incontestable, les Costaricains ont été sensibilisés à la cause écologique et au fait que le pays pourrait en retirer des bénéfices qui retomberaient sur tous. Et c'est ce qui se passe en effet. Beaucoup d'emplois ont été créés dans la sphère touristique. Les guides suivent une formation sérieuse dans laquelle un séjour à l' étranger ( pays anglophone de préférence ) est prévu. Cela aussi est appréciable et positif. Ensuite il y a des dérives d'un système qui n' est pas toujours aussi vertueux que cela. La ville de San Jose est la plus laide d'Amérique centrale, construite sans aucun souci de beauté , d'harmonie ou d'innovation architecturale. Un effort de ravalement serait souhaitable pour améliorer cette vitrine du pays. Que San Jose prenne exemple sur San Salvador ! La circulation y est infernale et source de pollution intense, ce qui ne va pas du tout dans le sens du message écologique officiel. Bref, il faudrait que les autorités se remettent un peu en question, clarifient le message et y rajoutent un peu d' éthique. L' exploitation financière - et outrancière - des touristes étrangers est inadmissible, dans quelque pays que ce soit, d'ailleurs.
DETAILS PRATIQUES
CLIMAT Nous avons eu un temps magnifique, chaud et humide en bord de mer, plus sec dans la Vallée Centrale, frais en altitude. La meilleure période pour visiter le Costa Rica, et plus généralement l' Amérique centrale, est de janvier à mars.
ARGENT La monnaie national est le colon : 600 colones pour 1 dollar environ. On utilise beaucoup le dollar américain pour les paiements, dans les hôtels par exemple ou les restaurants. Personnellement, j' avais emporté du liquide ( en dollars exclusivement ) pour éviter de trop utiliser la carte de crédit ( placée systématiquement sur un sabot au CR, dont on sait qu'il écrase et abîme les cartes ).
SECURITE Le Costa Rica est le pays le plus sur d'Amérique Centrale. On y circule librement sans tomber sur des barrages de police comme au Nicaragua par exemple. La police est très discrète, presque invisible, mais active pour traquer les trafiquants de drogue qui passent sur le territoire. Le trafic de drogue est une plaie qui touche tous ces pays d'Amérique centrale et latine, de la Colombie au sud au Mexique au nord, en passant par le Panama, le Costa Rica, le Salvador, le Nicaragua, le Honduras et le Bélize, ce dernier, ancien repaire de pirates, remportant peut-être la palme !
VOLS Air France a un vol direct au départ de Paris vers San Jose qui est, avec Panama City, la seule ville desservie par la compagnie tricolore. Pour d'autres destinations centro-américaines, il faut transiter par les Etats-Unis, Atlanta ou Miami. Iberia a une liaison vers toutes les capitales de la région via Madrid bien sur. Arrivant de Tahiti, nous avons voyagé de jour sur un vol AF entre Papeete et Los Angeles le 27, puis, de nuit, entre Los Angeles et San Jose sur un vol Delta Airlines, compagnie associée dans Skyteam. Arrivée à 8 heures du matin le 28.
ROUTES Le réseau routier est passable, avec beaucoup de nids-de-poule, des plaques de mauvais goudron superposées et des pistes caillouteuses qui se présentent soudainement au détour d'un virage. C ' est, à mon avis, le plus mauvais réseau routier d'Amérique centrale. Rouler sur mauvaise piste ou route bosselée et trouée doit sans doute faire partie d'une expérience écologique vertueuse... La Panaméricaine qui traverse le pays par la Vallée Centrale est une route à deux voies ( on imagine une 4 voies lisse et panoramique, mais non... ! ) en assez mauvais état et encombrée d'énormes camions. Seule la Route Nationale Pacifique a été refaite correctement. Beaucoup de pistes dans le parc national Monteverde. Si on loue une voiture, il faut privilégier un 4X4 de style Rav4 Toyota, très prisé ici, ou plus gros si nécessaire. Pas de GPS sinon sur téléphone personnel avec applications dédiées et signalisation déficiente ou inexistante en général. Surtout là où elle serait nécessaire ! Sortir d'une ville comme SJ, bloquée en permanence dans des embouteillages énormes, est une gageure ! Pas de radars fixes sur les bords de route. Nous sommes tombés sur un unique contrôle-radar de vitesse ( radar mobile ) entre Fortuna et San Carlos. De toute façon, il est difficile de dépasser le 60 km/h sur des routes bombées et encombrées, donc le problème ne se pose pas !
PREPARATION DU VOYAGE Nous avons utilisé le dernier guide du Costa Rica Petit Futé 2018 / 2019. Notre ami R. avait, quant à lui, le guide Lonely Planet. Je conseille la carte routière du Costa Rica de marque IGN. C 'est la plus lisible.
NOTRE VOYAGE 1er jour : 28 janvier Arrivée à San Jose. Notre ami Rémy ( je vous renvoie à mon carnet sur le Salvador ) nous attend avec un fourgon Nissan qu'il a loué à San Salvador et un chauffeur, Mario, reconverti avec bonheur de la police salvadorienne au tourisme. Dès que nous serons partis, il démarre un autre circuit avec 2 couples et 4 enfants, d'où la nécessité de disposer d'un véhicule de grande taille et non d'une voiture particulière. Nous allons directement à l' hôtel choisi pour la première nuit : l' EXE San Jose Center. Nous allons être surclassés d'office et nous réjouir d'avoir choisi cet hôtel idéalement situé au centre-ville.
San Jose est une ville quelconque et sans grâce d'un point de vue architectural. Elle manque d'esthétique et est construite de bric et de broc, avec quelques beaux bâtiments ici et là, qu'il faut chercher, par exemple dans le quartier Amon. Nous commençons par la visite du Marché Central. L' architecture de la halle est sans interêt, mais l' ambiance est sympathique. Les Ticas sont chaleureux et souriants. On vend de tout dans ce marché : des fruits et légumes, de la viande et du poisson, des poteries, des herbes médicinales, de la vaisselle... Les allées sont bordées de ' sodas ', à savoir des comptoirs rallongés avec tabourets hauts, où l'on peut se restaurer rapidement , en particulier du plat de base typique costaricain : riz, haricots rouges et morceaux de viande, ce que l'on appelle le ' gallo pinto ' . Après le Marché, nous partons arpenter les rues piétonnes et les places qui s'enchaînent les unes aux autres, les plus excentrées étant les plus paisibles et les plus arborées aussi : Parque Central, Plaza de la Cultura ( sur laquelle donne le Théâtre National ), Parque Nacional ( et sa statue du héros national Juan Santamaria ), et, dans le barrio Amon au nord-est de la ville, le Parque Morazan ( avec, en son centre, son kiosque à musique ) ainsi que le Parque Espana et ses grands arbres remplis d'oiseaux. Il faut une bonne heure pour s'imprégner de l' atmosphère bon enfant de cette modeste capitale où, je le signale, on peut circuler en toute sécurité, et où l' on fait la queue avec discipline pour prendre le bus. Ce n' est pas forcément le cas ailleurs... Ensuite visite rapide à la Catedral Metropolitana, de construction récente car ne datant que du début du 20ème siècle, toute en pierres jaune pastel et colonnes anti-sismiques. Le Gran Hotel Costa Rica, hôtel haut de gamme central, est un bâtiment classique 18ème siècle entièrement restauré, coiffé d'une verrière esthétique et de belle facture. Cette réhabilitation réussie d'un bâtiment ancien pourra servir d'exemple dans la ville où demeurent quelques édifices d' intérêt.





Après les extérieurs, nous allons consacrer la fin de matinée et le début d'après-midi à deux édifices emblématiques de San Jose, le Théâtre National et le Musée de l'Or.
1 / Teatro Nacional C' est un bijou néo-classique. Il fut construit en 1891 - et inauguré en 1897- sous l' impulsion du Président de la République de l' époque, José Zeledón, avec des fonds en provenance d'une taxe spéciale prélevée sur les planteurs de café. Au départ, les autorités locales furent piquées par le refus d'une diva italienne, Adeline Patti, de se produire à San Jose, faute d'un endroit à la mesure de son talent. C' est un théâtre à l'italienne, sur le modèle de l' Opéra Garnier, avec marbres, dorures, cristaux et bois précieux. Il fut construit avec l' aide d'architectes, de sculpteurs et de peintres européens. L' une des plus belles pièces est le foyer, au plafond superbement décoré, tandis que l' escalier est agrémenté sur l'un de ses murs hauts, d'une fresque intitulée ' Alegoria del Cafe y el Banano ' du peintre milanais Aleardo Villa. Elle représente une scène portuaire dans laquelle se glissent des erreurs involontaires du peintre. Les plantations de café et bananeraies sont sur le même plan et en bord d'océan, ce qui est aberrant et impossible dans la réalité; le régime de bananes est porté non sur le dos mais dans les bras et à l' envers; enfin, les cueilleuses de café ont le type européen et sont vêtues et chapeautées à la sicilienne ou à la calabraise, comme dans les oliveraies ou les orangeraies du sud de l' Italie ! Bref, ce tableau, même infidèle à la réalité tropicale exubérante du pays est iconique. Il a été ré-utilisé sur un billet de banque de 5 colones pendant des décennies jusqu'à ce qu' on le supprime pour coût excessif de production, dépassant de loin la valeur monétaire du billet ! C'est, parait-il, un objet de collection très convoité et très cher désormais. Le théâtre a été endommagé par un tremblement de terre en 1992, mais a été impeccablement restauré depuis.

2 / Musée de l' Or
On considère que ce musée est le plus beau après celui de Bogota ( Je vous renvoie à mon carnet sur la Colombie ). Il ne contient pas seulement des objets d'orfèvrerie précolombienne superbes, mais aussi des poteries utilisées de façon cérémonielle, dans des chefferies très organisées et hiérarchisées socialement entre 300 avant JC et 800 après JC. On admirera aussi des poteries en argile soulignant le rôle primordial des femmes dans les sociétés indigènes en ce qui concernait la préservation des traditions orales et du savoir-faire artisanal. Les objets en or sont arrivés de la Colombie actuelle entre 0 et 500 ans après JC. Il y a aussi des objets en jade ( dit jade social car non extrait sur le territoire costaricain ) dont la possession était symbole de pouvoir et qui sont arrivés via la tradition Olmeca et plus tard la tradition Maya. Ces objets ont forme humaine, mais aussi animale : alligators, oiseaux, félins, , crapauds, grenouilles. Le jade a précédé l' or en tant que symbole de pouvoir. Sont exposés aussi de magnifiques ornements de poitrine, de tête et d'oreilles qui reliaient au pouvoir et à la mort. Ils étaient portés par les chefs, les guerriers, les chamans. Il est passionnant de voir l' évolution au fil du temps de la valeur de l' or en tant que métal précieux : au départ, il a une valeur symbolique, puis sa valeur devient usuelle, puis esthétique, puis marchande et enfin patrimoniale. Aujourd'hui, il y a 8 communautés indigènes au Costa Rica : les Malecu, Chrotega, Huetar, Cabecar, Bribri, Broran, Brunka, Ngobe-Buglé. Elles vivent dans 24 territoires aborigènes et communiquent en 6 langues. Comme au Brésil ou ailleurs, elles sont confrontées au modernisme et à l' appropriation illégale de terres indigènes par les puissantes associations de planteurs et l' agrobusiness en général, parfois avec la complicité des autorités. Cela a été le cas dans le passé au CR.










3 / On peut aussi aller au Musée du Jade, inauguré en 2014, qui présente plus de 7000 pièces uniques, la plus importante collection du genre sur le continent latino-américain. Le jade est une pierre précieuse aux couleurs variées dont on pensait qu'il conférait des pouvoirs magiques. Il était utilisé lors des rites religieux des Amérindiens. La présentation des objets est pédagogique et interactive, destinée en priorité aux élèves et étudiants.
4 /. La Poste Centrale ( ou ' Correo Central' ) C'est un bâtiment monumental, flanqué de tours, édifié par l' architecte Luis Llach entre 1914 et 1917. On en peut le manquer au détour d'une rue principale au centre de SJ. En fait, c'est le premier édifice imposant sur lequel on tombe quand on commence à marcher dans le centre-ville...
Fin d'une journée très chargée, surtout après un vol de nuit de plusieurs heures, et donc une nuit écourtée. Mais nous avons survécu... !
Acceptation du risque en voyage English translation pending
Risque et voyage
Chacun d’entre nous dans ses choix de voyages prend en considération le facteur risque sous toutes ses formes. Chacun a sa propre tolérance au risque en voyage. Pour certains il faut tout planifier pour essayer de faire disparaître toute surprise en espérant minimiser le risque. Pour d’autres le risque et le côté aventureux d’un voyage sont des moteurs qui les font partir.
Il me semble que deux mondes se côtoient, sans vraiment se comprendre. Cette remarque me vient en lisant les réponses à certaines demandes de renseignement, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de voyage à vélo. Je pense à un post récent d’une amie qui demandait des renseignements sur un pays à la frontière de l’Europe et de l’Asie. Pour ma part il m’est aussi arrivé d’être traité d’inconscient, voire une fois d’assassin en faisant part de mon vécu ou en donnant des conseils.
Et que dire de ce camarade qui, il y a deux ou trois ans a traversé le Soudan à vélo en solitaire. Il relate son expérience en parlant d’une population très accueillante, et il n’a jamais eu le moindre problème, alors que l'on nous parle sans arrêt de guerre.
Y-at-il d’un côté des fous et des inconscients et de l’autre des gens raisonnables ? Certes on va me répondre qu’un otage cela coûte très cher à récupérer, ou qu’un blessé à sauver dans les Grandes Jorasses cela coûte aussi cher, et il met en danger la vie des sauveteurs.
D’ailleurs, il y a sans doute une corrélation entre acceptation du risque en voyage et alpinisme. Les deux personnes dont je parle au-dessus ont été des alpinistes de haut niveau, pour ma part cela a aussi été l’activité que j’ai le plus pratiquée. J’ai constaté que dans les voyages à vélo « un peu engagés » la proportion d’alpinistes était loin d’être négligeable. Et malheureusement, toutes les personnes, ou presque, qui ont pratiqué l’alpinisme difficile ont perdu plusieurs de leurs amis dans cette pratique. Cela donnerait-il une vision décalée dans l’appréciation des risques et des responsabilités du fait de l’acceptation d’une certaine fatalité ?
Et vous, comment vivez-vous l’idée du risque en voyage, et considérez-vous que certains s’engagent trop ? Luc
Chacun d’entre nous dans ses choix de voyages prend en considération le facteur risque sous toutes ses formes. Chacun a sa propre tolérance au risque en voyage. Pour certains il faut tout planifier pour essayer de faire disparaître toute surprise en espérant minimiser le risque. Pour d’autres le risque et le côté aventureux d’un voyage sont des moteurs qui les font partir.
Il me semble que deux mondes se côtoient, sans vraiment se comprendre. Cette remarque me vient en lisant les réponses à certaines demandes de renseignement, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de voyage à vélo. Je pense à un post récent d’une amie qui demandait des renseignements sur un pays à la frontière de l’Europe et de l’Asie. Pour ma part il m’est aussi arrivé d’être traité d’inconscient, voire une fois d’assassin en faisant part de mon vécu ou en donnant des conseils.
Et que dire de ce camarade qui, il y a deux ou trois ans a traversé le Soudan à vélo en solitaire. Il relate son expérience en parlant d’une population très accueillante, et il n’a jamais eu le moindre problème, alors que l'on nous parle sans arrêt de guerre.
Y-at-il d’un côté des fous et des inconscients et de l’autre des gens raisonnables ? Certes on va me répondre qu’un otage cela coûte très cher à récupérer, ou qu’un blessé à sauver dans les Grandes Jorasses cela coûte aussi cher, et il met en danger la vie des sauveteurs.
D’ailleurs, il y a sans doute une corrélation entre acceptation du risque en voyage et alpinisme. Les deux personnes dont je parle au-dessus ont été des alpinistes de haut niveau, pour ma part cela a aussi été l’activité que j’ai le plus pratiquée. J’ai constaté que dans les voyages à vélo « un peu engagés » la proportion d’alpinistes était loin d’être négligeable. Et malheureusement, toutes les personnes, ou presque, qui ont pratiqué l’alpinisme difficile ont perdu plusieurs de leurs amis dans cette pratique. Cela donnerait-il une vision décalée dans l’appréciation des risques et des responsabilités du fait de l’acceptation d’une certaine fatalité ?
Et vous, comment vivez-vous l’idée du risque en voyage, et considérez-vous que certains s’engagent trop ? Luc
Une TransEuropa 2019: Paris,Lyon,Budapest,Wien,Praha et OPorto English translation pending
V🙂ici ! Camarades voyageurs, le récit étalé sur 2019 de visites Capitalistes Européennes, certaines pour nousautes au goût du , d'autres de découverte.
1Ere Etape: Paris !
Si nous sommes curieux-de-Tout et aimons expérimenter les multi-facettes/envers de décor d'une Destination, aimons prioritairement découvrir Son identité singulière, ce qui fait d'Elle un Lieu unique.Dans le cas spécifique de Paris (enfin selon notre perception, hein) : l'Elégance, le Raffinement <à la Parisienne>, la Culture, la Gastronomie, qui sont donc les goals/buts de notre court séjour.
www.youtube.com/watch?v=x-E7s9vZ-_o
Sur 3 jours pleins, à la mi-janvier (à noter que cette période est d'entre-deux culturel/évennementiel, toutes proportions gardées pour la Ville -c'était la Fashion Week, quand mêêêême!- , checker l'programme sur la toile, en filtrant ses propres centres d'intérêt, hein.... ) Nous logeâmes dans le très "central"/stratégique XI° arrondissement, dans un studio sympa, bien équipé, pour <50 euros/nuit via Airbnb (la raison l'a emporté sur le coeur, ne sommes pas grands fans du site bah...).
Allez, on lance le Paris, nos highlights de la Ville Lumière:
* Intemporels:
La Fondation Louis Vuitton Visitez la Fondation Louis Vuitton Paris Musée d'art contemporain
Visitez la Fondation Louis Vuitton Paris Musée d'art contemporain La Fondation Louis Vuitton est un musée incontournable à Paris dédié à l’art moderne et aux artistes contemporai...
Le Quartier du Marais: Version LGBT: J'adooore l'idée de passages cloutés & plaques de rue aux couleurs rainbow.Et of course sa mythique Librairie . Version Feuje: une ptite faim? falafel&kefta Chez Marianne. Les galeries d'art, principalement Place des Vosges mais pas que: Benoît Trimborn (galerie Ariel Jakob), Juan Miguel Palacios (Next street gallery), Dhoffer (galerie Mickael Marciano) et quelques Autres ont accroché notre "arttention".
Notre Dame de Paris (à l'heure des Vèpres): pour les géographes The KM 0 !! de la Capitale/France , mais aussi ptêtre, pour les Spirituels, The plus Haut Lieu de la Fille aînée de l'Eglise: Bref, The Là de Panâme.
Le Musée du Louvre: visite ciblée de 2 heures pour se remplir les yeux et l'hémisphère droit du cerveau d'entre autres: de Kohei Nawa (à l'entrée), d'Antonello da Massina, de François-Marius Granet, de Véronèse, de Pierre Narcisse Guérin...Les sculptures: d'Edmé Bouchardon, de Jean-Baptiste Pigalle, de James Pradier....Tant de beauté, c'est ouf !!!!
* Temporaires:
by Jean Paul Gaultier aux Follies bergères ( suivre son World Tour). Show Total sur le vie & l'Oeuvre de /pluridisciplinaire: danse, accrobatie, video, costumes & vêtements iconiques... jpgfashionfreakshow.com/,
au Grand Palais (expo itinérante en Europe).Scusez du Peu: A.Wharol, K.Haring, D. Lachapelle, G.Perry, K.Wiley, entre Autres, ont portraituré The . www.bfmtv.com/...a-paris-1119772.html
* Au hasard-Balthazar de balades à pied (privilégiées au métro-crado) :
superbe oeuvre cartonnée d'Eva Jospin au hype Beau Passage (VII°) beaupassage.fr/fr/art/la-traversee
Le Bon Marché: Un des temples marchands de la chicitude Parisienne, avec en bonus++ sa pause arty (lors de notre passage, la génialissime Joana Vasconcelos et sa très inspirée installation (en vitrine+intérieur) www.24sevres.com/...asconcelos-interview
Nos best of food:
-Tea time au Prince de Galles*****: soo chic & gourmand; www.bar-les-heures.fr/fr/tea-time
-Dîner au Restaurant: fantastik (en quality&choix) buffet-à-volonté Boulom - Le Restaurant
Boulom - Le Restaurant MAIS LE BUFFET À VOLONTÉ C'EST QUOI ? C’est un ensemble de plats chauds, froids, sucrés, salés que nous avons p...
Une déception dans le programme réservé: le match d'impro théatrale à La Cigale, pas à la hauteur de l'affiche des 2 Equipes: on a vu mieux, sauf le respect pour les comédiens.
Bon ben Paris, c'est fait! Je reviens, plus tard dans 2019 et avec d'autres cieux, poursuivre ce tour à UE et à dia des Capitales du Vieux Continent.
Merci! de votre lecture et @++ incha Allah.
Sân😎uk30.
1Ere Etape: Paris !
Si nous sommes curieux-de-Tout et aimons expérimenter les multi-facettes/envers de décor d'une Destination, aimons prioritairement découvrir Son identité singulière, ce qui fait d'Elle un Lieu unique.Dans le cas spécifique de Paris (enfin selon notre perception, hein) : l'Elégance, le Raffinement <à la Parisienne>, la Culture, la Gastronomie, qui sont donc les goals/buts de notre court séjour.
www.youtube.com/watch?v=x-E7s9vZ-_o
Sur 3 jours pleins, à la mi-janvier (à noter que cette période est d'entre-deux culturel/évennementiel, toutes proportions gardées pour la Ville -c'était la Fashion Week, quand mêêêême!- , checker l'programme sur la toile, en filtrant ses propres centres d'intérêt, hein.... ) Nous logeâmes dans le très "central"/stratégique XI° arrondissement, dans un studio sympa, bien équipé, pour <50 euros/nuit via Airbnb (la raison l'a emporté sur le coeur, ne sommes pas grands fans du site bah...).
Allez, on lance le Paris, nos highlights de la Ville Lumière:
* Intemporels:
La Fondation Louis Vuitton Visitez la Fondation Louis Vuitton Paris Musée d'art contemporain
Visitez la Fondation Louis Vuitton Paris Musée d'art contemporain La Fondation Louis Vuitton est un musée incontournable à Paris dédié à l’art moderne et aux artistes contemporai...
Le Quartier du Marais: Version LGBT: J'adooore l'idée de passages cloutés & plaques de rue aux couleurs rainbow.Et of course sa mythique Librairie . Version Feuje: une ptite faim? falafel&kefta Chez Marianne. Les galeries d'art, principalement Place des Vosges mais pas que: Benoît Trimborn (galerie Ariel Jakob), Juan Miguel Palacios (Next street gallery), Dhoffer (galerie Mickael Marciano) et quelques Autres ont accroché notre "arttention".
Notre Dame de Paris (à l'heure des Vèpres): pour les géographes The KM 0 !! de la Capitale/France , mais aussi ptêtre, pour les Spirituels, The plus Haut Lieu de la Fille aînée de l'Eglise: Bref, The Là de Panâme.
Le Musée du Louvre: visite ciblée de 2 heures pour se remplir les yeux et l'hémisphère droit du cerveau d'entre autres: de Kohei Nawa (à l'entrée), d'Antonello da Massina, de François-Marius Granet, de Véronèse, de Pierre Narcisse Guérin...Les sculptures: d'Edmé Bouchardon, de Jean-Baptiste Pigalle, de James Pradier....Tant de beauté, c'est ouf !!!!
* Temporaires:
by Jean Paul Gaultier aux Follies bergères ( suivre son World Tour). Show Total sur le vie & l'Oeuvre de /pluridisciplinaire: danse, accrobatie, video, costumes & vêtements iconiques... jpgfashionfreakshow.com/,
au Grand Palais (expo itinérante en Europe).Scusez du Peu: A.Wharol, K.Haring, D. Lachapelle, G.Perry, K.Wiley, entre Autres, ont portraituré The . www.bfmtv.com/...a-paris-1119772.html
* Au hasard-Balthazar de balades à pied (privilégiées au métro-crado) :
superbe oeuvre cartonnée d'Eva Jospin au hype Beau Passage (VII°) beaupassage.fr/fr/art/la-traversee
Le Bon Marché: Un des temples marchands de la chicitude Parisienne, avec en bonus++ sa pause arty (lors de notre passage, la génialissime Joana Vasconcelos et sa très inspirée installation (en vitrine+intérieur) www.24sevres.com/...asconcelos-interview
Nos best of food:
-Tea time au Prince de Galles*****: soo chic & gourmand; www.bar-les-heures.fr/fr/tea-time
-Dîner au Restaurant: fantastik (en quality&choix) buffet-à-volonté Boulom - Le Restaurant
Boulom - Le Restaurant MAIS LE BUFFET À VOLONTÉ C'EST QUOI ? C’est un ensemble de plats chauds, froids, sucrés, salés que nous avons p...
Une déception dans le programme réservé: le match d'impro théatrale à La Cigale, pas à la hauteur de l'affiche des 2 Equipes: on a vu mieux, sauf le respect pour les comédiens.
Bon ben Paris, c'est fait! Je reviens, plus tard dans 2019 et avec d'autres cieux, poursuivre ce tour à UE et à dia des Capitales du Vieux Continent.
Merci! de votre lecture et @++ incha Allah.
Sân😎uk30.
Régionalismes en Amérique du Nord English translation pending
bonjour à vous!
Régionalismes en Amérique du Nord
il est fréquent que l’on se chamaille quelque peu sur la question de la culture américaine et de sa diversité ou de sa non diversité..
Voici quelques éléments de réflexion...
Je pense personnellement qu’il est raisonnable de penser comme un autre intervenant, Tatra, l’a l’écrit récemment dans un autre sujet que :
‘’ il n'y a rien aux Etats-Unis qui ressemble aux cultures nationales, aux dizaines de langues parlées en Europe, toutes attachées à un patrimoine, à une histoire, à une identité propre.’’
…. mais je pense néanmoins qu’il subsiste une diversité souvent insoupçonnée depuis l’ étranger et que le fameux melting pot dont on nous parlait à l’école, ici en France , n’a pas totalement gommé aux Etats Unis les spécificités, héritées de l’immigration ou acquises . Avoir vécu dans cinq régions en travers du continent et travaillé dans deux ou trois autres aide à donner un tout petit peu de concret à cette réalité qu’est la diversité culturelle en Amérique du Nord
Le sujet a depuis longtemps suscité un intérêt marqué et fait l’objet de diverses études . Pour la petite histoire je cite deux documents:
- en 1940 une carte du ‘’American Council Against Intolerance’’ signée Emma Bourne
America--A Nation of One People from Many Countries | Osher Map .. (carte zoomable)
- en 1958 une carte présentée à l’Exposition Universelle de Bruxelles

Plus récemment l’ouvrage du journaliste-historien Colin Woodard 2011 m’a paru particulièrement intéressant On dirait bien que la dichotomie souvent invoquée entre Blue et Red States ou entre East Coast and West Coast….. et bien tout çà... c’est un peu court, aurait dit Cyrano, pour décrire la complexité du pays !

Présentation du livre :
‘’An illuminating history of North America's eleven rival cultural regions that explodes the red state-blue state myth. North America was settled by people with distinct religious, political, and ethnographic characteristics, creating regional cultures that have been at odds with one another ever since. Subsequent immigrants didn't confront or assimilate into an “American” or “Canadian” culture, but rather into one of the eleven distinct regional ones that spread over the continent each staking out mutually exclusive territory. In American Nations, Colin Woodard leads us on a journey through the history of our fractured continent, and the rivalries and alliances between its component nations, which conform to neither state nor international boundaries. He illustrates and explains why “American” values vary sharply from one region to another. Woodard (author of American Character: A History of the Epic Struggle Between Individual Liberty and the Common Good) reveals how intranational differences have played a pivotal role at every point in the continent's history, from the American Revolution and the Civil War to the tumultuous sixties and the "blue county/red county" maps of recent presidential elections. American Nations is a revolutionary and revelatory take on America's myriad identities and how the conflicts between them have shaped our past and are molding our future.’’
un compte-rendu :
Which of the 11 American nations do you live in? - The Washington Post
bien sûr le terme n’a pas ici vraiment le même sens qu’en Europe
Ce qui est également intéressant c’est que- indépendamment de cette étude et en profitant de la vogue récente qui pousse les familles vers la généalogie génétique-une équipe de spécialistes en biologie moléculaire a produit ces résultats en 2017 :
Clustering of 770,000 genomes reveals post-colonial population structure of North america
extrait de l’abstract:
‘’Despite strides in characterizing human history from genetic polymorphism data, progress in identifying genetic signatures of recent demography has been limited. Here we identify very recent fine-scale population structure in North America from a network of over 500 million genetic (identity-by-descent, IBD) connections among 770,000 genotyped individuals of US origin. We detect densely connected clusters within the network and annotate these clusters using a database of over 20 million genealogical records’’.
l’ordinateur est décidément une bien belle invention… !
Bref… tout çà est matière pour spécialistes,
nous profanes, contentons nous d’observer avec curiosité :
- la carte produite en 2011 par Colin Woodard, le journaliste s’intéressant aux aspects culturels et comportementaux qui s’appuie sur un concept de géographie culturelle théorisé par l’illustre Wilbur Zelinsky lequel affirme que lorsque une “new” society is settled, the cultural characteristics of the initial settlement group will have a lasting and outsized effect on the future trajectory of that society — even if their numbers were very small and those of later immigrants of different origins were very large.

- la carte produite en 2017 par Eunjung (Christine) Han, la scientifique spécialiste en biologie moléculaire qui s’appuie sur les études statistiques de génomes

et constatons que le rapprochement a posteriori entre ces deux documents, totalement étrangers l’un à l’autre au départ, est plutôt intéressant !
Colin Woodard en fait d’ailleurs l’analyse suivante :
The 11 Nations of America, as Told by DNA – Medium
En bonus (😛 ) faites donc connaissance de Max Galka(Metrocosm), l’homme qui jongle avec les bases de données et transforme le tout en ‘’visuels’’… bien plus digestes !
par exemple :
200 years of US immigration (attendre l’animation)
je trouve ce document fascinant...en le regardant de près on y repère facilement la trace de nombre d’épisodes historiques ,
exemples …
- venant de France l’épisode des chercheurs d’or vers la Californie (1849- 1855) synchrone de celui des quarante-huitards, les réfugiés d ‘après la Révolution de 1848 - la grande famine irlandaise , années 40, 50, 60 (du XIXème siècle bien sûr) qui lance l’émigration irlandaise massive vers les Etats Unis. - la grande émigration italienne lancée à la fin du siècle qui dure jusqu’à l‘arrivée de Mussolini - l’émigration depuis l’Empire Russe stoppée net à la fin de la guerre civile vers 1921 avec la prise de contrôle définitive des Bolcheviks - l’immigration allemande remarquable par sa constance et son importance depuis les révolutions de 1848 et même après les premières années de l’unification c’est à dire après la proclamation de l’Empire en 1871 à Versailles - la première émigration chinoise ca. 1850 vers la Californie des chercheurs d’or puis, dans la foulée, vers les chantiers ferroviaires et blanchisseries de la ‘’conquête de l’Ouest’’
mais une question reste, pour moi, pendante… laquelle ?
Régionalismes en Amérique du Nord
il est fréquent que l’on se chamaille quelque peu sur la question de la culture américaine et de sa diversité ou de sa non diversité..
Voici quelques éléments de réflexion...
Je pense personnellement qu’il est raisonnable de penser comme un autre intervenant, Tatra, l’a l’écrit récemment dans un autre sujet que :
‘’ il n'y a rien aux Etats-Unis qui ressemble aux cultures nationales, aux dizaines de langues parlées en Europe, toutes attachées à un patrimoine, à une histoire, à une identité propre.’’
…. mais je pense néanmoins qu’il subsiste une diversité souvent insoupçonnée depuis l’ étranger et que le fameux melting pot dont on nous parlait à l’école, ici en France , n’a pas totalement gommé aux Etats Unis les spécificités, héritées de l’immigration ou acquises . Avoir vécu dans cinq régions en travers du continent et travaillé dans deux ou trois autres aide à donner un tout petit peu de concret à cette réalité qu’est la diversité culturelle en Amérique du Nord
Le sujet a depuis longtemps suscité un intérêt marqué et fait l’objet de diverses études . Pour la petite histoire je cite deux documents:
- en 1940 une carte du ‘’American Council Against Intolerance’’ signée Emma Bourne
America--A Nation of One People from Many Countries | Osher Map .. (carte zoomable)
- en 1958 une carte présentée à l’Exposition Universelle de Bruxelles

Plus récemment l’ouvrage du journaliste-historien Colin Woodard 2011 m’a paru particulièrement intéressant On dirait bien que la dichotomie souvent invoquée entre Blue et Red States ou entre East Coast and West Coast….. et bien tout çà... c’est un peu court, aurait dit Cyrano, pour décrire la complexité du pays !

Présentation du livre :
‘’An illuminating history of North America's eleven rival cultural regions that explodes the red state-blue state myth. North America was settled by people with distinct religious, political, and ethnographic characteristics, creating regional cultures that have been at odds with one another ever since. Subsequent immigrants didn't confront or assimilate into an “American” or “Canadian” culture, but rather into one of the eleven distinct regional ones that spread over the continent each staking out mutually exclusive territory. In American Nations, Colin Woodard leads us on a journey through the history of our fractured continent, and the rivalries and alliances between its component nations, which conform to neither state nor international boundaries. He illustrates and explains why “American” values vary sharply from one region to another. Woodard (author of American Character: A History of the Epic Struggle Between Individual Liberty and the Common Good) reveals how intranational differences have played a pivotal role at every point in the continent's history, from the American Revolution and the Civil War to the tumultuous sixties and the "blue county/red county" maps of recent presidential elections. American Nations is a revolutionary and revelatory take on America's myriad identities and how the conflicts between them have shaped our past and are molding our future.’’
un compte-rendu :
Which of the 11 American nations do you live in? - The Washington Post
bien sûr le terme n’a pas ici vraiment le même sens qu’en Europe
Ce qui est également intéressant c’est que- indépendamment de cette étude et en profitant de la vogue récente qui pousse les familles vers la généalogie génétique-une équipe de spécialistes en biologie moléculaire a produit ces résultats en 2017 :
Clustering of 770,000 genomes reveals post-colonial population structure of North america
extrait de l’abstract:
‘’Despite strides in characterizing human history from genetic polymorphism data, progress in identifying genetic signatures of recent demography has been limited. Here we identify very recent fine-scale population structure in North America from a network of over 500 million genetic (identity-by-descent, IBD) connections among 770,000 genotyped individuals of US origin. We detect densely connected clusters within the network and annotate these clusters using a database of over 20 million genealogical records’’.
l’ordinateur est décidément une bien belle invention… !
Bref… tout çà est matière pour spécialistes,
nous profanes, contentons nous d’observer avec curiosité :
- la carte produite en 2011 par Colin Woodard, le journaliste s’intéressant aux aspects culturels et comportementaux qui s’appuie sur un concept de géographie culturelle théorisé par l’illustre Wilbur Zelinsky lequel affirme que lorsque une “new” society is settled, the cultural characteristics of the initial settlement group will have a lasting and outsized effect on the future trajectory of that society — even if their numbers were very small and those of later immigrants of different origins were very large.

- la carte produite en 2017 par Eunjung (Christine) Han, la scientifique spécialiste en biologie moléculaire qui s’appuie sur les études statistiques de génomes

et constatons que le rapprochement a posteriori entre ces deux documents, totalement étrangers l’un à l’autre au départ, est plutôt intéressant !
Colin Woodard en fait d’ailleurs l’analyse suivante :
The 11 Nations of America, as Told by DNA – Medium
En bonus (😛 ) faites donc connaissance de Max Galka(Metrocosm), l’homme qui jongle avec les bases de données et transforme le tout en ‘’visuels’’… bien plus digestes !
par exemple :
200 years of US immigration (attendre l’animation)
je trouve ce document fascinant...en le regardant de près on y repère facilement la trace de nombre d’épisodes historiques ,
exemples …
- venant de France l’épisode des chercheurs d’or vers la Californie (1849- 1855) synchrone de celui des quarante-huitards, les réfugiés d ‘après la Révolution de 1848 - la grande famine irlandaise , années 40, 50, 60 (du XIXème siècle bien sûr) qui lance l’émigration irlandaise massive vers les Etats Unis. - la grande émigration italienne lancée à la fin du siècle qui dure jusqu’à l‘arrivée de Mussolini - l’émigration depuis l’Empire Russe stoppée net à la fin de la guerre civile vers 1921 avec la prise de contrôle définitive des Bolcheviks - l’immigration allemande remarquable par sa constance et son importance depuis les révolutions de 1848 et même après les premières années de l’unification c’est à dire après la proclamation de l’Empire en 1871 à Versailles - la première émigration chinoise ca. 1850 vers la Californie des chercheurs d’or puis, dans la foulée, vers les chantiers ferroviaires et blanchisseries de la ‘’conquête de l’Ouest’’
mais une question reste, pour moi, pendante… laquelle ?
Traversée à vélo de la côte est du continent africain English translation pending
Hello à tous !
Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.
Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.
Introduction :
J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.
Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.
Le trajet :
Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket
Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.
Les premiers jours :
On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.
De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.
On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.
Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.
Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.
Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.
Noël :
Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.
Cairo - Louxor :
Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.
Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.
Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.
Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.
Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.
Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.
Louxor - Aswan :
La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.
Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.
Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.
Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.
Aswan - frontière Soudanaise :
On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.
Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.
On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..
De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.
Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.
Visa :
Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.
La frontière :
Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.
Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.
Généralités sur prix/négociations :
Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.
Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."
Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.
J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.
Conclusion :
Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.
Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !
De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.
Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.
Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.
Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan
Salutations du Soudan. Clo
Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.
Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.
Introduction :
J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.
Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.
Le trajet :
Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket
Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.
Les premiers jours :
On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.
De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.
On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.
Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.
Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.
Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.
Noël :
Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.
Cairo - Louxor :
Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.
Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.
Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.
Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.
Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.
Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.
Louxor - Aswan :
La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.
Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.
Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.
Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.
Aswan - frontière Soudanaise :
On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.
Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.
On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..
De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.
Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.
Visa :
Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.
La frontière :
Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.
Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.
Généralités sur prix/négociations :
Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.
Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."
Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.
J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.
Conclusion :
Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.
Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !
De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.
Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.
Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.
Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan
Salutations du Soudan. Clo
2019, une bonne résolution: pas d'avion! English translation pending
Bonsoir et comme il est d'usage aujourd'hui : bonne année
Cette année je ne prendrai pas d'avion pour mes voyages.
Je pense rester en Europe et y voyager en train (essentiellement) de préférence électrique 😛
C'est pas que j'en ai marre des destinations lointaines (l'Asie plus particulièrement) mais il n'est pas aisé de s'y rendre de manière écologique. Je me vois mal dans le trans-sibérien jusqu'à Pékin.
Car en effet, c'est par souci d'écologie que je me décide à ne plus polluer autant qu'auparavant.
Déjà que je n'ai plus de voiture depuis près de 25 ans.
Mais j'ai hélas pour la planète dépassé largement le quota d'émissions de gaz à effet de serre que la sagesse aurait dû m'imposer. Mon bilan carbone est épouvantable. Je me dois de me repentir 😛
Un premier voyage est déjà programmé la semaine prochaine : 4 jours à Bristol (GB) via Londres.
Quelques destinations envisagées depuis Bruxelles :
- Biarritz : 6h45 de trajet - Nice : 8h30 à 9h00 de trajet - Rennes : 4h00 à 5h00 de trajet - Berlin : 7h00 à 8h00 de trajet - Hambourg : 7h00 de trajet - Genova (It) : 12h00 à 13h00 (un peu long, envisager une étape intermédiaire) de trajet
Première indication : cela prend plus de temps en train mais surtout ... cela coûte beaucoup plus cher que d'utiliser un avion 😮
Et donc polluer davantage permet d'aller plus vite et coûte moins cher 🤪 Cherchez l'erreur 😕
Ceci n'est qu'une réflexion.
Vélosophiquement 😉
à lire Brussels Airport va franchir la barre des 25 millions de passagers ... et surtout la remarque de Marcel Beliveau dans les commentaires
Cette année je ne prendrai pas d'avion pour mes voyages.
Je pense rester en Europe et y voyager en train (essentiellement) de préférence électrique 😛
C'est pas que j'en ai marre des destinations lointaines (l'Asie plus particulièrement) mais il n'est pas aisé de s'y rendre de manière écologique. Je me vois mal dans le trans-sibérien jusqu'à Pékin.
Car en effet, c'est par souci d'écologie que je me décide à ne plus polluer autant qu'auparavant.
Déjà que je n'ai plus de voiture depuis près de 25 ans.
Mais j'ai hélas pour la planète dépassé largement le quota d'émissions de gaz à effet de serre que la sagesse aurait dû m'imposer. Mon bilan carbone est épouvantable. Je me dois de me repentir 😛
Un premier voyage est déjà programmé la semaine prochaine : 4 jours à Bristol (GB) via Londres.
Quelques destinations envisagées depuis Bruxelles :
- Biarritz : 6h45 de trajet - Nice : 8h30 à 9h00 de trajet - Rennes : 4h00 à 5h00 de trajet - Berlin : 7h00 à 8h00 de trajet - Hambourg : 7h00 de trajet - Genova (It) : 12h00 à 13h00 (un peu long, envisager une étape intermédiaire) de trajet
Première indication : cela prend plus de temps en train mais surtout ... cela coûte beaucoup plus cher que d'utiliser un avion 😮
Et donc polluer davantage permet d'aller plus vite et coûte moins cher 🤪 Cherchez l'erreur 😕
Ceci n'est qu'une réflexion.
Vélosophiquement 😉
à lire Brussels Airport va franchir la barre des 25 millions de passagers ... et surtout la remarque de Marcel Beliveau dans les commentaires
Carnet de voyage de 22 jours au Vietnam English translation pending
Bonjour a tous,
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Koyo, 6 semaines au Japon English translation pending
30 Novembre
En préambule à ce petit carnet je voudrais exprimer toute ma gratitude à tous les habitués du forum Japon, dont les réponses à mes questions et à celles des autres forumeurs, ou leur blog, m'ont permis de rassembler des informations qui ont contribué de manière décisive à ce que notre (premier, mais du coup probablement pas dernier) voyage au Japon soit un enchantement.
Notre itinéraire est resté classique, mais en même temps, c'est assez logique pour un premier voyage de se concentrer sur les "incontournables", dont certains nous ont semblé cependant ne pas l'être absolument.... de gustibus.....
Une partie du voyage a été faite en voiture de location et j'aimerais contribuer à démystifier cette manière de voyager au Japon, qui si elle paraît normale aux connaisseurs du pays, semble incongrue à beaucoup ( et à quelques Japonais que nous avons croisés dans notre voiture)
il y avait quelques critères dans la mise au point de l'itinéraire: 1. assister au Jidai Matsuri à Kyoto le 22 octobre 2. suivre le koyo
Bon... on y va?
En préambule à ce petit carnet je voudrais exprimer toute ma gratitude à tous les habitués du forum Japon, dont les réponses à mes questions et à celles des autres forumeurs, ou leur blog, m'ont permis de rassembler des informations qui ont contribué de manière décisive à ce que notre (premier, mais du coup probablement pas dernier) voyage au Japon soit un enchantement.
Notre itinéraire est resté classique, mais en même temps, c'est assez logique pour un premier voyage de se concentrer sur les "incontournables", dont certains nous ont semblé cependant ne pas l'être absolument.... de gustibus.....
Une partie du voyage a été faite en voiture de location et j'aimerais contribuer à démystifier cette manière de voyager au Japon, qui si elle paraît normale aux connaisseurs du pays, semble incongrue à beaucoup ( et à quelques Japonais que nous avons croisés dans notre voiture)
il y avait quelques critères dans la mise au point de l'itinéraire: 1. assister au Jidai Matsuri à Kyoto le 22 octobre 2. suivre le koyo
Bon... on y va?
Le jeu des cigognes English translation pending
Bonjour à toutes et tous, voyageur/euses ! J’espère ne pas être totalement hors sujet, puisqu’il s’agit d’un jeu pas exactement axé sur la thématique du “voyage”, plutôt sur la géographie humaine, la manière dont les gens vivent au quotidien leur réalité sociale aux quatre coins du globe.
Je vous propose d’être “cobayes” pour une expérience “littéraire” particulière, une sorte de livre-jeu que je suis en train d’élaborer. C’est un jeu à portée pédagogique, conçu pour des clases de lycée (eh oui, je suis prof), le but étant que les jeunes découvrent, de manière ludique, les manières dont on vit dans chaque région du monde, la différence entre riches et pauvres, entre hommes et femmes, etc. Bref la réalité quotidienne des humains partout sur la terre.
Ce jeu est basé sur le modèle des “livres dont vous êtes le héros”, avec une composante “jeu de rôle”. Pour commencer, il faut tirer deux dés. Le premier jet de dé indique le lieu où votre personnage va naître (exemple : 1, Afrique, 2. Inde, 3. Chine, etc) et le second jet indique son niveau socio-économique à la naissance. Cela donne donc 36 options, 36 enfants qui naissent dans des conditions géographiques et socioécomiques totalement différentes: si vous faites 2 et 1, par exemple, vous interprèterez le rôle d’Aja, petite fille tanit (intouchable) en Inde, mais si vous faites 6 et 6, vous serez Peter, né dans une famille bourgeoise des USA. Le jeu est basé sur des probabilités, en fonction des statistiques mondiales, chaque numéro “représente” une réalité qui couvre environ 200 millons de personnes dans le monde (donc il y aura 1 brésilien ou 1 pakistanais mais 6 chinois, 6 indiens, etc), vous avez 50% de chances d’être garçon, 50% d’être fille, x% de chances d’être en dessous du seuil de pauvreté, etc…
Après avoir tiré les dés, vous devrez lire le paragraphe correspondant à l’enfance de votre personnage. Le paragraphe s’arrête alors que le personnage arrive à 15-16 ans et doit effectuer ses premiers choix de vie. En fin de paragraphe, on vous propose plusieurs options pour faire évoluer votre personnage vers l’avenir que vous souhaitez. C’est donc VOUS, avec l’aide du livre, qui orientez sa vie et de paragraphe en paragraphe, vous “contruisez” VOTRE histoire de ce personnage, jusqu’à sa mort. Un petit détail : il n’y a rien à “gagner” dans ce jeu, il s’agit juste expérimenter, de raconter une histoire et de réflechir sur le monde!
Bon si vous n’avez pas vraiment compris, pas grave, tirez 2 dés et attendez la réponse ! En príncipe il suffit de lire les paragraphes et indiquer vos choix quand on vous le demande!😉
Sinon, quand je disais “cobayes”… Je vais essayer d’expliciter. Il s’agit pour l’instant d’un coup d’essai, loin d’être fini et pas encore testé en cours avec les élèves. Pour le moment j’ai rédigé, en espagnol, -je suis prof en Espagne- les amorces de chacune des 36 vies, mais pas encore la suite, donc pour le 1er paragraphe je dois traduire ce que j’ai écrit et après j’improviserai au fur et à mesure… Du coup mes réponses peuvent prendre un peu de temps -quelques heurs ou quelques jours- … Cependant je tenais à vous présenter ce projet à ce stade-ci de sa création, et expressément sur ce site de forum voyage, parce que c’est le seul lieu que je connaisse qui regroupe des gens qui connaissent les réalités quotidiennes de tous les coins du monde, pour y avoir voyagé ou vécu. Une vraie aubaine pour moi, car le problème est que je dois retranscrire des histoires qui se déroulent en Chine, en Inde, en Iran, etc, bref dans des lieux où je n’ai jamais mis les pieds… Je ne fonctionne qu’aux statistiques, articles de presse et autres documents et je suis allé vite pour rédiger ce premier canevas, donc c’est plus que probable que dans certains cas, ce que j’écris ne corresponde pas du tout à la réalité du terrain… Aussi votre aide sera précieuse pour éviter ces “anachronismes géographiques”, (genre “les études en Chine ce n’est pas du tout ça” pour donner un exemple) et aussi pour enrichir les récits de détails culturels. Et d’avance pardon si je presente un pays qui vous est cher sous des traits qui ne vous plaisent pas, ce n’est pas du tout l’intention. (important !)🤪
Sinon, sur ce topic pour éviter d’être débordé, je ne “jouerai” qu’avec 4 personnes en même temps, les autres, faudra attendre la mort d’un joueur pour commencer.😐
Bref, on est prêts ? Si vous voulez savoir où la cigogne va déposer un bébé, prenez deux dés et indiquez moi le résultat… Dès que je suis prête je vous balance le paragraphe correspondant en guise de réponse...
Je vous propose d’être “cobayes” pour une expérience “littéraire” particulière, une sorte de livre-jeu que je suis en train d’élaborer. C’est un jeu à portée pédagogique, conçu pour des clases de lycée (eh oui, je suis prof), le but étant que les jeunes découvrent, de manière ludique, les manières dont on vit dans chaque région du monde, la différence entre riches et pauvres, entre hommes et femmes, etc. Bref la réalité quotidienne des humains partout sur la terre.
Ce jeu est basé sur le modèle des “livres dont vous êtes le héros”, avec une composante “jeu de rôle”. Pour commencer, il faut tirer deux dés. Le premier jet de dé indique le lieu où votre personnage va naître (exemple : 1, Afrique, 2. Inde, 3. Chine, etc) et le second jet indique son niveau socio-économique à la naissance. Cela donne donc 36 options, 36 enfants qui naissent dans des conditions géographiques et socioécomiques totalement différentes: si vous faites 2 et 1, par exemple, vous interprèterez le rôle d’Aja, petite fille tanit (intouchable) en Inde, mais si vous faites 6 et 6, vous serez Peter, né dans une famille bourgeoise des USA. Le jeu est basé sur des probabilités, en fonction des statistiques mondiales, chaque numéro “représente” une réalité qui couvre environ 200 millons de personnes dans le monde (donc il y aura 1 brésilien ou 1 pakistanais mais 6 chinois, 6 indiens, etc), vous avez 50% de chances d’être garçon, 50% d’être fille, x% de chances d’être en dessous du seuil de pauvreté, etc…
Après avoir tiré les dés, vous devrez lire le paragraphe correspondant à l’enfance de votre personnage. Le paragraphe s’arrête alors que le personnage arrive à 15-16 ans et doit effectuer ses premiers choix de vie. En fin de paragraphe, on vous propose plusieurs options pour faire évoluer votre personnage vers l’avenir que vous souhaitez. C’est donc VOUS, avec l’aide du livre, qui orientez sa vie et de paragraphe en paragraphe, vous “contruisez” VOTRE histoire de ce personnage, jusqu’à sa mort. Un petit détail : il n’y a rien à “gagner” dans ce jeu, il s’agit juste expérimenter, de raconter une histoire et de réflechir sur le monde!
Bon si vous n’avez pas vraiment compris, pas grave, tirez 2 dés et attendez la réponse ! En príncipe il suffit de lire les paragraphes et indiquer vos choix quand on vous le demande!😉
Sinon, quand je disais “cobayes”… Je vais essayer d’expliciter. Il s’agit pour l’instant d’un coup d’essai, loin d’être fini et pas encore testé en cours avec les élèves. Pour le moment j’ai rédigé, en espagnol, -je suis prof en Espagne- les amorces de chacune des 36 vies, mais pas encore la suite, donc pour le 1er paragraphe je dois traduire ce que j’ai écrit et après j’improviserai au fur et à mesure… Du coup mes réponses peuvent prendre un peu de temps -quelques heurs ou quelques jours- … Cependant je tenais à vous présenter ce projet à ce stade-ci de sa création, et expressément sur ce site de forum voyage, parce que c’est le seul lieu que je connaisse qui regroupe des gens qui connaissent les réalités quotidiennes de tous les coins du monde, pour y avoir voyagé ou vécu. Une vraie aubaine pour moi, car le problème est que je dois retranscrire des histoires qui se déroulent en Chine, en Inde, en Iran, etc, bref dans des lieux où je n’ai jamais mis les pieds… Je ne fonctionne qu’aux statistiques, articles de presse et autres documents et je suis allé vite pour rédiger ce premier canevas, donc c’est plus que probable que dans certains cas, ce que j’écris ne corresponde pas du tout à la réalité du terrain… Aussi votre aide sera précieuse pour éviter ces “anachronismes géographiques”, (genre “les études en Chine ce n’est pas du tout ça” pour donner un exemple) et aussi pour enrichir les récits de détails culturels. Et d’avance pardon si je presente un pays qui vous est cher sous des traits qui ne vous plaisent pas, ce n’est pas du tout l’intention. (important !)🤪
Sinon, sur ce topic pour éviter d’être débordé, je ne “jouerai” qu’avec 4 personnes en même temps, les autres, faudra attendre la mort d’un joueur pour commencer.😐
Bref, on est prêts ? Si vous voulez savoir où la cigogne va déposer un bébé, prenez deux dés et indiquez moi le résultat… Dès que je suis prête je vous balance le paragraphe correspondant en guise de réponse...
Voyage (un mois) en Colombie: rencontres, paysages, culture English translation pending
Ce voyage était tant attendu. Reporté l'an dernier pour graves raisons de santé, notre départ le 25 août était une belle fête dans nos têtes.
J'aurai mis un peu de temps pour rédiger ce carnet mais le retour a été bien chargé (tentative d'excuses). Il a fallu aussi trier les photos, poursuivre le voyage en lisant les magnifiques carnets des autres, et enfin reprendre les notes prises pendant ce beau voyage (et comme dirait mon épouse, les déchiffrer).
Je vais vous proposer très humblement mon retour d'expérience sur nos étapes (il n'y a pas selon moi de "circuit" meilleur que les autres : ce qui est important c'est d'assumer ses choix (car il est impossible de tout voir), ses impasses (car il faut faire des choix) et de profiter de chaque moment vécu (car nous aimons prendre notre temps à chaque étape).Et puis, c''est tellement bien de pouvoir voyager !
Presque à chaque fois que nous annonçons la destination de notre futur voyage, autour de nous la même question : pourquoi ce pays ? Alors pourquoi la Colombie ? C'est sûrement parce qu'ils ont vécu des moments difficiles et que le pays est resté longtemps replié sur lui-même, qu'aujourd'hui, le peuple colombien est plus qu'enthousiaste à recevoir chez lui des voyageurs.
Les colombiens sont souriants, chaleureux, curieux et plutôt bienveillants avec les étrangers. Ils se font souvent un plaisir d’aider, de renseigner, ou tout simplement de partager un moment d'échange afin d'en savoir plus sur nous ou nous transmettre un peu de leur culture.
Notre itinéraire : · Jour 1 : Toulouse / Paris CdG / Bogota · Jours 2 à 6 : Rincon del Mar · Jours 6 à 8 : Carthagène des Indes · Jours 8 à 10 : Medellin · Jours 10 à 13 : Jardin · Jours 13 à 15 : Medellin et Santa Fé de Antioquia · Jours 15 à 19 : Popayan et environs · Jours 19 à 23 : San Agustin · Jours 23 à 26 : Tierradentro · Jours 26 à 29 : Bogota · Jour 30 : Bogota / Paris CdG / Toulouse Jours 1 à 6 : Bogota / Rincon del Mar
Et voilà c’est parti ! J’y prends goût à rédiger mes carnets de voyage et à les partager (après ceux du Myanmar, Nicaragua, Andalousie). Pour notre arrivée à Bogota en fin de journée, j’avais réservé une chambre dans un petit appart/hôtel proche de l’aéroport avec navette gratuite incluse. Sauf qu’en sortant de l’aéroport, personne… Et pas moyen de joindre les propriétaires… Et là, surprise, première expérience sur l’accueil et la gentillesse des colombiens qui ne se démentira pas de tout notre voyage. Un monsieur qui attendait des voyageurs s’est approché de nous, nous a demandé qui nous attendions et spontanément a pris son téléphone, réussi à joindre le propriétaire et convenu pour nous du lieu où nous pourrions être récupérés pour rejoindre notre logement. Le tout avec un grand sourire et la satisfaction de nous avoir aidés. Puis le propriétaire et sa fille sont arrivés, tout en excuses, une bonne trentaine de minutes plus tard. Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, c’est le propriétaire et son épouse qui nous ont reconduits à l’aéroport (vol pour Carthagène). Cette dame, en descendant de la voiture, nous a embrassés, comme si nous étions de sa famille ou des amis de longue date, et souhaité un très bon séjour dans son beau pays.
C’est comme cela que notre voyage a commencé !
Je vais donc vous proposer un carnet en dix étapes (et autant de post). A demain pour la suite et le vrai début de ce long carnet !
Presque à chaque fois que nous annonçons la destination de notre futur voyage, autour de nous la même question : pourquoi ce pays ? Alors pourquoi la Colombie ? C'est sûrement parce qu'ils ont vécu des moments difficiles et que le pays est resté longtemps replié sur lui-même, qu'aujourd'hui, le peuple colombien est plus qu'enthousiaste à recevoir chez lui des voyageurs.
Les colombiens sont souriants, chaleureux, curieux et plutôt bienveillants avec les étrangers. Ils se font souvent un plaisir d’aider, de renseigner, ou tout simplement de partager un moment d'échange afin d'en savoir plus sur nous ou nous transmettre un peu de leur culture.
Notre itinéraire : · Jour 1 : Toulouse / Paris CdG / Bogota · Jours 2 à 6 : Rincon del Mar · Jours 6 à 8 : Carthagène des Indes · Jours 8 à 10 : Medellin · Jours 10 à 13 : Jardin · Jours 13 à 15 : Medellin et Santa Fé de Antioquia · Jours 15 à 19 : Popayan et environs · Jours 19 à 23 : San Agustin · Jours 23 à 26 : Tierradentro · Jours 26 à 29 : Bogota · Jour 30 : Bogota / Paris CdG / Toulouse Jours 1 à 6 : Bogota / Rincon del Mar
Et voilà c’est parti ! J’y prends goût à rédiger mes carnets de voyage et à les partager (après ceux du Myanmar, Nicaragua, Andalousie). Pour notre arrivée à Bogota en fin de journée, j’avais réservé une chambre dans un petit appart/hôtel proche de l’aéroport avec navette gratuite incluse. Sauf qu’en sortant de l’aéroport, personne… Et pas moyen de joindre les propriétaires… Et là, surprise, première expérience sur l’accueil et la gentillesse des colombiens qui ne se démentira pas de tout notre voyage. Un monsieur qui attendait des voyageurs s’est approché de nous, nous a demandé qui nous attendions et spontanément a pris son téléphone, réussi à joindre le propriétaire et convenu pour nous du lieu où nous pourrions être récupérés pour rejoindre notre logement. Le tout avec un grand sourire et la satisfaction de nous avoir aidés. Puis le propriétaire et sa fille sont arrivés, tout en excuses, une bonne trentaine de minutes plus tard. Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, c’est le propriétaire et son épouse qui nous ont reconduits à l’aéroport (vol pour Carthagène). Cette dame, en descendant de la voiture, nous a embrassés, comme si nous étions de sa famille ou des amis de longue date, et souhaité un très bon séjour dans son beau pays.
C’est comme cela que notre voyage a commencé !
Je vais donc vous proposer un carnet en dix étapes (et autant de post). A demain pour la suite et le vrai début de ce long carnet !
De Hô-Chi-Minh-Ville à Hanoï en passant par Angkor English translation pending
Voila,
dimanche mon mari et moi partons, pour le Vietnam et surtout Angkor , pour un périple de 19 jours .Un peu court pour certains , mais nous n'avons pas plus de temps .
Après avoir lu de nombreux récits sur le forum , pris quelques renseignements ici et là , posé quelques questions , notre circuit est bouclé.
4 jours à Ho Chi Minh
2.5 jours à Phnom Penh
5.5 jours à Siem Reap
5 jours à Hanoi
Nous essaierons de donner de nos nouvelles tous les jours , en espèrant que cela servira à certains .Pardon d'avance , si notre ressenti est différent du votre .
A bientôt sur le forum
Christiane
Discussion autour du thème du mois de novembre 2018: "Eh bien, dansez maintenant" English translation pending
Discussion autour du thème 2018: "EH BIEN, DANSEZ MAINTENANT...."
L'espace de discussion autour de la danse, c'est bien ICI: Pour poster les photos du concours, c'est là: voyageforum.com/...4867;live=1;#9204867
L'espace de discussion autour de la danse, c'est bien ICI: Pour poster les photos du concours, c'est là: voyageforum.com/...4867;live=1;#9204867
Trois semaines d'été dans les Dolomites et en Slovénie (+ Bonus Venise) English translation pending
Bonjour à tous,
Rentrée depuis quelques semaines, je m’attelle à la rédaction d’un petit carnet sur un road trip de 3 semaines dans les Dolomites et en Slovénie au mois d’août 2018.
Au programme, des spritz, quelques plongeons, mais surtout beaucoup de marche dans des paysages spectaculaires.
Nous voyagions à deux (couple de trentenaires) avec une voiture louée à l’aéroport de Venise.
Nous avons réservé nos vols et tous nos logements (hôtels et B&B) en juillet, un peu moins d’un mois avant le départ. C’est faisable mais trop tard : nous avons payé nos A/R Paris-Venise assez cher et nous dormions parfois un peu loin du point de départ des randonnées.
Notre itinéraire :
Jour 1 : Arrivée à Venise –> Nuit Trente Jour 2 : Dolomites de Brenta –> Nuit Trente Jour 3 : Trente -> Lago Di Tovel –> Nuit Chiusa Jour 4 : Seceda / Puez-Odle –> Nuit Chiusa Jour 5 : Adolf Munkel Trail –> Santa Maddalena -> Nuit Bolzano Jour 6 : Bolzano –> Spa Miramonti -> Merano -> Nuit Bolzano Jour 7 : Route des Dolomites -> Lago di Carezza -> Nuit Arabba Jour 8 : Cinque Torri et Nuvolau -> Nuit Arabba Jour 9 : Alpe di Fanes -> Nuit Arabba Jour 10 : Lago di Sorapis -> Cortina d'Ampezzo -> Nuit Villabassa Jour 11 : Bressanone -> Route des vins du Sud-Tyrol -> Nuit Villabassa Jour 12 : Lago di Braies -> Tre Cime di Lavaredo -> Nuit Kranjska Gora Jour 13 : Parc national du Triglav -> Nuit Kranjska Gora Jour 14 : Vallée de la Soca -> Nuit Bohinjska Bistrica Jour 15 : Lac de Bohinj -> Nuit Bohinjska Bistrica Jour 16 : Gorges de Vintgar -> Lac de Bled -> Radovljika -> Nuit Logarska Dolina Jour 17 : Logarska Dolina -> Nuit Logarska Dolina Jour 18 : Velika Planina -> Nuit Ljubljana Jour 19 : Ljubljana -> Nuit Ljubljana Jour 20 : Retour voiture Venise -> Torcello -> Burano -> Nuit Burano Jour 21 : Venise -> Nuit Burano Jour 22 : Murano -> Vol aéroport Venise
Cela faisait plusieurs années que les paysages des Dolomites nous faisaient rêver mais nous avons tendance à partir un peu plus loin l’été, pour optimiser nos 3 semaines.
Cette année, nous penchions pour l’Ouest canadien, mais nous nous y sommes pris trop tard. Nous avons donc opté (sans regret) pour les Dolomites, en décidant d’y ajouter la Slovénie et quelques jours à Venise (que nous connaissions déjà).
Pour planifier nos randonnées, nous avons principalement eu recours au site 10Hikes.com et au Guide « Shorter Walks in the Dolomites » (Editions Cicerone).
Je précise que j’adore marcher mais que je suis loin d’être une grande sportive : je galère un peu en montée et j’ai un genou fragile. Nous avons donc visé des randonnées abordables en termes de dénivelé.
A bientôt pour le récit jour par jour !

Rentrée depuis quelques semaines, je m’attelle à la rédaction d’un petit carnet sur un road trip de 3 semaines dans les Dolomites et en Slovénie au mois d’août 2018.
Au programme, des spritz, quelques plongeons, mais surtout beaucoup de marche dans des paysages spectaculaires.
Nous voyagions à deux (couple de trentenaires) avec une voiture louée à l’aéroport de Venise.
Nous avons réservé nos vols et tous nos logements (hôtels et B&B) en juillet, un peu moins d’un mois avant le départ. C’est faisable mais trop tard : nous avons payé nos A/R Paris-Venise assez cher et nous dormions parfois un peu loin du point de départ des randonnées.
Notre itinéraire :
Jour 1 : Arrivée à Venise –> Nuit Trente Jour 2 : Dolomites de Brenta –> Nuit Trente Jour 3 : Trente -> Lago Di Tovel –> Nuit Chiusa Jour 4 : Seceda / Puez-Odle –> Nuit Chiusa Jour 5 : Adolf Munkel Trail –> Santa Maddalena -> Nuit Bolzano Jour 6 : Bolzano –> Spa Miramonti -> Merano -> Nuit Bolzano Jour 7 : Route des Dolomites -> Lago di Carezza -> Nuit Arabba Jour 8 : Cinque Torri et Nuvolau -> Nuit Arabba Jour 9 : Alpe di Fanes -> Nuit Arabba Jour 10 : Lago di Sorapis -> Cortina d'Ampezzo -> Nuit Villabassa Jour 11 : Bressanone -> Route des vins du Sud-Tyrol -> Nuit Villabassa Jour 12 : Lago di Braies -> Tre Cime di Lavaredo -> Nuit Kranjska Gora Jour 13 : Parc national du Triglav -> Nuit Kranjska Gora Jour 14 : Vallée de la Soca -> Nuit Bohinjska Bistrica Jour 15 : Lac de Bohinj -> Nuit Bohinjska Bistrica Jour 16 : Gorges de Vintgar -> Lac de Bled -> Radovljika -> Nuit Logarska Dolina Jour 17 : Logarska Dolina -> Nuit Logarska Dolina Jour 18 : Velika Planina -> Nuit Ljubljana Jour 19 : Ljubljana -> Nuit Ljubljana Jour 20 : Retour voiture Venise -> Torcello -> Burano -> Nuit Burano Jour 21 : Venise -> Nuit Burano Jour 22 : Murano -> Vol aéroport Venise
Cela faisait plusieurs années que les paysages des Dolomites nous faisaient rêver mais nous avons tendance à partir un peu plus loin l’été, pour optimiser nos 3 semaines.
Cette année, nous penchions pour l’Ouest canadien, mais nous nous y sommes pris trop tard. Nous avons donc opté (sans regret) pour les Dolomites, en décidant d’y ajouter la Slovénie et quelques jours à Venise (que nous connaissions déjà).
Pour planifier nos randonnées, nous avons principalement eu recours au site 10Hikes.com et au Guide « Shorter Walks in the Dolomites » (Editions Cicerone).
Je précise que j’adore marcher mais que je suis loin d’être une grande sportive : je galère un peu en montée et j’ai un genou fragile. Nous avons donc visé des randonnées abordables en termes de dénivelé.
A bientôt pour le récit jour par jour !

Je vous invite à découvrir le Maroc English translation pending
INTRODUCTION
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.
Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.
Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca
Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...
Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.
Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....
Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.
Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.
Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.
C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.
C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.
Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.
Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.
A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.
Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?
Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.
Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.
POUR LA SUITE, C'EST ICI
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.
Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.
Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca
Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...
Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.
Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....
Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.
Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.
Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.
C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.
C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.
Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.
Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.
A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.
Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?
Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.
Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.
POUR LA SUITE, C'EST ICI
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
Passagers pour Seattle, mont Saint Helens, Montana, Yellowstone, Idaho, Oakland, en voiture English translation pending
Eté 2018. Le Montana, cette année, ne sera qu’une étape. Prometteuse certes, mais une simple étape dans un circuit qui pour une fois ne nous mènera pas dans des endroits connus. Grands Canyons, Graceland, bayous et pays de Mark Twain sont derrière nous. Nous sommes en quête, voyez-vous, d’autre chose. Cette fois-ci nous suivrons une large trajectoire dans l’Amérique profonde, celle dont les guides ne parlent pas, ou si peu. Deux grandes villes seulement : Seattle, pour commencer, et San Francisco/Oakland, pour finir. Entre les deux, l’ouest hors sentiers touristiques, à la seule exception de Yellowstone, le parc où le touriste peut se mesurer à un ours noir ou parfaire une existence dissolue dans un lac acide.
La promesse est donc celle d’une longue randonnée entre des cités de taille moyenne, à l’affût d’une certaine Amérique secrète et peut-être – l’avenir nous le dira – méfiante envers les étrangers. Nous verrons des villes fantômes et contemplerons à l’ouest du pays mormon des communautés fondées, peut-être, par mes lointains ancêtres basques. Bref, campagne, grands espaces et, on l’espère, heureuses surprises.
Nous commençons donc par Seattle. Une grande ville qui n’évoque rien, sauf quelques séries TV et l’image d’une grande tour, comme le monde d’aujourd’hui en comporte tant. Mais qui irait faire spontanément une virée à Seattle ? Que trouver d’exceptionnel à faire dans ce cul-de-sac venteux, aux confins du Canada ?
A vrai dire on n’en sait rien. Mais c’est aussi pour cela que nous partons.
La promesse est donc celle d’une longue randonnée entre des cités de taille moyenne, à l’affût d’une certaine Amérique secrète et peut-être – l’avenir nous le dira – méfiante envers les étrangers. Nous verrons des villes fantômes et contemplerons à l’ouest du pays mormon des communautés fondées, peut-être, par mes lointains ancêtres basques. Bref, campagne, grands espaces et, on l’espère, heureuses surprises.
Nous commençons donc par Seattle. Une grande ville qui n’évoque rien, sauf quelques séries TV et l’image d’une grande tour, comme le monde d’aujourd’hui en comporte tant. Mais qui irait faire spontanément une virée à Seattle ? Que trouver d’exceptionnel à faire dans ce cul-de-sac venteux, aux confins du Canada ?
A vrai dire on n’en sait rien. Mais c’est aussi pour cela que nous partons.
Kyoto, Shinkansen, Tokyo: three first-timers in Japan via Air China
Hi everyone,
The idea of visiting Japan goes back a year now. I remember because I was looking for cheap flights to Europe from Paris. Surprisingly, the round-trip to Japan with Air China was just as affordable—if not cheaper—than many European destinations.
So, the tickets were booked. Three seats (including one for a 12-year-old), ten days over Easter 2018, AirBnB accommodation. Of course, in ten days, you visit without *really* visiting—you only scratch the surface. Just the classics: Kyoto, temples, moonlit rivers; the Shinkansen; and Tokyo, gardens, wandering, high-tech, and... maids.
I have to admit, we don’t know much about the country, and the thought of how we’d manage is a constant source of worry. What if this trip reveals my inability to open up to other cultures?
We board the first Air China flight with that question on our minds.
The idea of visiting Japan goes back a year now. I remember because I was looking for cheap flights to Europe from Paris. Surprisingly, the round-trip to Japan with Air China was just as affordable—if not cheaper—than many European destinations.
So, the tickets were booked. Three seats (including one for a 12-year-old), ten days over Easter 2018, AirBnB accommodation. Of course, in ten days, you visit without *really* visiting—you only scratch the surface. Just the classics: Kyoto, temples, moonlit rivers; the Shinkansen; and Tokyo, gardens, wandering, high-tech, and... maids.
I have to admit, we don’t know much about the country, and the thought of how we’d manage is a constant source of worry. What if this trip reveals my inability to open up to other cultures?
We board the first Air China flight with that question on our minds.
Roumanie, Moldavie, Bulgarie: tours et détours jusqu'en mer Noire (en famille et en fourgon) English translation pending
Hello,
Voici mon nouveau carnet, version très allégée en photos (version complète sur mon blog). Bonne lecture.
Zéro photo, zéro kilomètre. Aujourd'hui, nous sommes sur une plage de la Mer Noire et les enfants profitent avec intensité de la plage et des vagues. Moi, je résiste comme je peux à ce repos forcé, je me lance ainsi dans la rédaction de ce carnet. Vous l'aurez compris, nous sommes partis en direction de l'est pour un nouveau périple intitulé « Roumanie, Moldavie et Bulgarie, tours et détours jusqu'en Mer Noire ».
Voici mon nouveau carnet, version très allégée en photos (version complète sur mon blog). Bonne lecture.
Zéro photo, zéro kilomètre. Aujourd'hui, nous sommes sur une plage de la Mer Noire et les enfants profitent avec intensité de la plage et des vagues. Moi, je résiste comme je peux à ce repos forcé, je me lance ainsi dans la rédaction de ce carnet. Vous l'aurez compris, nous sommes partis en direction de l'est pour un nouveau périple intitulé « Roumanie, Moldavie et Bulgarie, tours et détours jusqu'en Mer Noire ».