il est fréquent que l’on se chamaille quelque peu sur la question de la culture américaine et de sa diversité ou de sa non diversité..
Voici quelques éléments de réflexion...
Je pense personnellement qu’il est raisonnable de penser comme un autre intervenant, Tatra, l’a l’écrit récemment dans un autre sujet que :
‘’ il n'y a rien aux Etats-Unis qui ressemble aux cultures nationales, aux dizaines de langues parlées en Europe, toutes attachées à un patrimoine, à une histoire, à une identité propre.’’
…. mais je pense néanmoins qu’il subsiste une diversité souvent insoupçonnée depuis l’ étranger et que le fameux melting pot dont on nous parlait à l’école, ici en France , n’a pas totalement gommé aux Etats Unis les spécificités, héritées de l’immigration ou acquises . Avoir vécu dans cinq régions en travers du continent et travaillé dans deux ou trois autres aide à donner un tout petit peu de concret à cette réalité qu’est la diversité culturelle en Amérique du Nord
Le sujet a depuis longtemps suscité un intérêt marqué et fait l’objet de diverses études . Pour la petite histoire je cite deux documents:
- en 1940 une carte du ‘’American Council Against Intolerance’’ signée Emma Bourne
America--A Nation of One People from Many Countries | Osher Map .. (carte zoomable)
- en 1958 une carte présentée à l’Exposition Universelle de Bruxelles
Plus récemment l’ouvrage du journaliste-historien Colin Woodard 2011 m’a paru particulièrement intéressant On dirait bien que la dichotomie souvent invoquée entre Blue et Red States ou entre East Coast and West Coast….. et bien tout çà... c’est un peu court, aurait dit Cyrano, pour décrire la complexité du pays !
Présentation du livre :
‘’An illuminating history of North America's eleven rival cultural regions that explodes the red state-blue state myth. North America was settled by people with distinct religious, political, and ethnographic characteristics, creating regional cultures that have been at odds with one another ever since. Subsequent immigrants didn't confront or assimilate into an “American” or “Canadian” culture, but rather into one of the eleven distinct regional ones that spread over the continent each staking out mutually exclusive territory. In American Nations, Colin Woodard leads us on a journey through the history of our fractured continent, and the rivalries and alliances between its component nations, which conform to neither state nor international boundaries. He illustrates and explains why “American” values vary sharply from one region to another. Woodard (author of American Character: A History of the Epic Struggle Between Individual Liberty and the Common Good) reveals how intranational differences have played a pivotal role at every point in the continent's history, from the American Revolution and the Civil War to the tumultuous sixties and the "blue county/red county" maps of recent presidential elections. American Nations is a revolutionary and revelatory take on America's myriad identities and how the conflicts between them have shaped our past and are molding our future.’’
un compte-rendu :
Which of the 11 American nations do you live in? - The Washington Post
bien sûr le terme n’a pas ici vraiment le même sens qu’en Europe
Ce qui est également intéressant c’est que- indépendamment de cette étude et en profitant de la vogue récente qui pousse les familles vers la généalogie génétique-une équipe de spécialistes en biologie moléculaire a produit ces résultats en 2017 :
Clustering of 770,000 genomes reveals post-colonial population structure of North america
extrait de l’abstract:
‘’Despite strides in characterizing human history from genetic polymorphism data, progress in identifying genetic signatures of recent demography has been limited. Here we identify very recent fine-scale population structure in North America from a network of over 500 million genetic (identity-by-descent, IBD) connections among 770,000 genotyped individuals of US origin. We detect densely connected clusters within the network and annotate these clusters using a database of over 20 million genealogical records’’.
l’ordinateur est décidément une bien belle invention… !
Bref… tout çà est matière pour spécialistes,
nous profanes, contentons nous d’observer avec curiosité :
- la carte produite en 2011 par Colin Woodard, le journaliste s’intéressant aux aspects culturels et comportementaux qui s’appuie sur un concept de géographie culturelle théorisé par l’illustre Wilbur Zelinsky lequel affirme que lorsque une “new” society is settled, the cultural characteristics of the initial settlement group will have a lasting and outsized effect on the future trajectory of that society — even if their numbers were very small and those of later immigrants of different origins were very large.
- la carte produite en 2017 par Eunjung (Christine) Han, la scientifique spécialiste en biologie moléculaire qui s’appuie sur les études statistiques de génomes
et constatons que le rapprochement a posteriori entre ces deux documents, totalement étrangers l’un à l’autre au départ, est plutôt intéressant !
Colin Woodard en fait d’ailleurs l’analyse suivante :
The 11 Nations of America, as Told by DNA – Medium
En bonus (😛 ) faites donc connaissance de Max Galka(Metrocosm), l’homme qui jongle avec les bases de données et transforme le tout en ‘’visuels’’… bien plus digestes !
par exemple :
200 years of US immigration (attendre l’animation)
je trouve ce document fascinant...en le regardant de près on y repère facilement la trace de nombre d’épisodes historiques ,
exemples …
- venant de France l’épisode des chercheurs d’or vers la Californie (1849- 1855) synchrone de celui des quarante-huitards, les réfugiés d ‘après la Révolution de 1848
- la grande famine irlandaise , années 40, 50, 60 (du XIXème siècle bien sûr) qui lance l’émigration irlandaise massive vers les Etats Unis.
- la grande émigration italienne lancée à la fin du siècle qui dure jusqu’à l‘arrivée de Mussolini
- l’émigration depuis l’Empire Russe stoppée net à la fin de la guerre civile vers 1921 avec la prise de contrôle définitive des Bolcheviks
- l’immigration allemande remarquable par sa constance et son importance depuis les révolutions de 1848 et même après les premières années de l’unification c’est à dire après la proclamation de l’Empire en 1871 à Versailles
- la première émigration chinoise ca. 1850 vers la Californie des chercheurs d’or puis, dans la foulée, vers les chantiers ferroviaires et blanchisseries de la ‘’conquête de l’Ouest’’
mais une question reste, pour moi, pendante… laquelle ?
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Merci pour cette intéressante contribution.
Les Etats-Unis sont construits par des vagues de migration d'outsiders, de bannis et de miséreux ; la période actuelle est celle de la "porte que l'on referme derrière soi".
Très différent est le repli nationaliste assez commun en Europe.
Les Etats-Unis sont construits par des vagues de migration d'outsiders, de bannis et de miséreux ;
Est-ce à dire qu'à l'époque de ces vagues de migration, en France tout le monde s'habillait en Pierre Cardin , mangeait du foie gras ?
Bbref que la population française n'était faite que de nantis ?
Est-ce à dire qu'à l'époque de ces vagues de migration tout le monde s'habillait en Pierre Cardin , mangeait du foie gras en France ?
Bbref que la population française n'était faite que de nantis ?
mouah ha dans votre premier message vous écrivez que ce qui a constitué les premières populations débarquant en Amérique du Nord c'était des criminels, des gueux bref des populations d'individus de peu de valeur.
Donc par opposition ma question est de savoir si la population en France était-elle meilleure socialement ?
S’il y a encore tant de particularismes ethniques et culturels aux USA après 200 ans de melting pot, cela veut dire que le pot ne « melte » pas si bien que cela ! La société homogène universelle harmonieuse n’est qu’une abstraction née du cerveau de quelques philosophes fumeux. De tous temps, les humains ont toujours voulu se différencier et ce n’est pas près de cesser !
Partant de là, observer ce qui se passe aux States permettrait de spéculer utilement sur l’avenir d’une Europe qui croule sous les arrivages continuels de gens d’origines ethno-culturelles différentes. La société de demain sera-t-elle multiculturelle ou multiconflictuelle ? C’est une question intéressante….
Je sais qu'à une époque, pour travailler en restauration à New-York il fallait parler breton (émigration en deux temps, entre la fin du 19e S et le début des 70' ; je ne vois pas cela sur cette carte) . Il y avait une association un peu comme celle des Bretons à Paris, il y a celle-ci d'assez récente à présent pour entretenir les liens (+article reportage):
www.breizh-amerika.com/blog/category/gourin
J'y ai donc aussi des petits-cousins d'Amérique (New-York aussi), c'est le cousin de ma grand-mère qui émigra avec son épouse originaire de Gourin début des 50' où un bureau Air France s'y installa pour mieux répondre à ces vagues de départs. Je n'y ai encore jamais mis les pieds pour ma part, mais pourquoi pas un jour, je serais assez curieuse de visiter NY.
La société américaine est beaucoup plus diverse que les nôtres en France comme en Europe. Elle s'exprime autrement, c'est à dire à travers les courants religieux
Environ 80 obédiences religieuses cohabitent avec plus de 2500 sous-courants surtout "protestants" divers et variés, considérés souvent vu d'ici comme des sectes ou des extrémistes.
Chacune de ces "églises" est vivante par ses particularismes et les membres qui la fréquentent. Rien à voir avec nos particularismes régionaux moribonds laminés par le centralisme jacobin qui n'intéressent plus que quelques universitaires.
Quant à la remarque de Tatra : "la période actuelle est celle de la porte que l'on referme derrière soi"... La xénophobie n'est pas une tare, elle est le préalable au fonctionnement et à la protection de tout groupe humain. Je ne connais pas d'association humaine qui fonctionne autrement qu'à travers ce principe, c'est à dire un pays, une tribu, une nation et même un forum de discussion.
Chacune de ces "églises" est vivante par ses particularismes et les membres qui la fréquentent. Rien à voir avec nos particularismes régionaux moribonds laminés par le centralisme jacobin qui n'intéressent plus que quelques universitaires.
désolé au risque de déplaire à des tas de personnes moi je préfère les offices traditionnels et je ne suis pas convaincu par les formes religieuses à l'Américaine par exemple comme Joel Osteen...
c'est pas que ça soit bien ou pas bien, c'est que pour moi ça transcende le vide.
Contrairement à notre culture qui existe depuis des millénaires.
De toute façon je ne vois pas sur la base de quoi vous dénigrez des millénaires de culture traditionnelle européenne...évidemment maintenant dans la bien-pensance, tout ce qui vient des USA c'est forcément mieux qu'en Europe.
Pour comprendre les USA, il faut passer par la case religion et notamment protestante.
Le fédéralisme protestant conditionne le rapport de l'individu à la liberté. En France l'autorité vient du haut. A l'Eglise toute puissante a succédé La République tout aussi centralisée. Dans le fédéralisme protestant l'autorité vient du bas vers le haut.
La multitude de "sectes" protestantes montre justement l’importance de l’individu. 75% des Américains appartiennent à ces "églises". Vu d'ici pour certain, c'est peut être "superficiel" mais aux USA on vit sa foi comme on l’entend, c'est à dire sa liberté.
Le pouvoir ecclésiastique protestant peut être remis en cause par la base. Chez nous, vieil héritage catholique, les décisions du pouvoir ne peuvent être remise en question par la base sinon par la violence d'où nos révolutions à répétition et vielles querelles de classes et religieuses jamais digérées
Il y a beaucoup plus d'orthodoxie et d'uniformité chez nous, maintenant savoir ce qui est le mieux...
Le fédéralisme protestant conditionne le rapport de l'individu à la liberté.
ehh le fédéralisme c'est une chose ça relève du droit constitutionnel et donc de la construction politique d'un état.
Le protestantisme c'est autre chose c'est un dogme religieux et je ne pense pas que cela ait à voir avec un état centralisé ou non.
Cependant oui l'une des deux choses peut avoir une influence sur l'autre
En France l'autorité vient du haut. A l'Eglise toute puissante a succédé La République tout aussi centralisée.
oui mais par le passé des gens qui se disaient athés ou non religieux même au Moyen-Age cela devait certainement exister..
Dans le fédéralisme protestant l'autorité vient du bas vers le haut.
encore une fois le fédéralisme ça n'a rien à voir avec la pratique d'une religion, le fédéralisme cela permet d'agencer les éléments constitutifs d'un Etat.
La pratique d'une religion et les structures politiques d'un Etat ce sont deux choses distinctes ;
le moteur principal de toute religion c'est la théologie et donc la croyance.
Q'un état soit fédéral comme les USA ou centralisé comme la France c'est une chose distincte avec le fait que je crois en Dieu ou non.
L'objet du droit constitutionnel c'est de légiférer sur le fonctionnement et la constitution d'un état.
L'objet de la théologie, pour être un peu réducteur, c'est l'argument ontologique.
Donc j'aimerais bien que l'on m'explique quel est le rapport entre l'un et l'autre 😛
ehh le fédéralisme c'est une chose ça relève du droit constitutionnel et donc de la construction politique d'un état.
Le protestantisme c'est autre chose c'est un dogme religieux et je ne pense pas que cela ait à voir avec un état centralisé ou non.
Cependant oui l'une des deux choses peut avoir une influence sur l'autre
Bien sûr que si...
L'influence des religions est même énorme, sur l'économie, sur la société. Les Français ont toujours un peu de mal à comprendre que les religions mènent le monde. Il faut un certain recul au bord du gouffre pour l'admettre.
Suggestion de lecture : Max Weber, l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme.
Bien sûr que si...
L'influence des religions est même énorme, sur l'économie, sur la société. Les Français ont toujours un peu de mal à comprendre que les religions mènent le monde.
aaaaahhh je n'ai jamais affirmé le contraire !
Mais il ne faudrait pas tout mélanger non plus et EncorLol par abus de langage mélange des notions pourtant très distinctes.
l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme.
mouais moi je veux bien mais lorsque je vais pousser mon chariot chez Carrefour ou Leclerc pour les courses que l'on m'explique ce que vient faire l'éthique prostestante là-dedans
Je l'ai relu.
On n'est pas obligé d'être d'accord avec lui, mais je ne trouve pas son discours confus.
Pour Max Weber, lisez donc avant d'ironiser.
Michel
Bien sûr que si...
L'influence des religions est même énorme, sur l'économie, sur la société. Les Français ont toujours un peu de mal à comprendre que les religions mènent le monde.
aaaaahhh je n'ai jamais affirmé le contraire !
Mais il ne faudrait pas tout mélanger non plus et EncorLol par abus de langage mélange des notions pourtant très distinctes.
l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme.
mouais moi je veux bien mais lorsque je vais pousser mon chariot chez Carrefour ou Leclerc pour les courses que l'on m'explique ce que vient faire l'éthique prostestante là-dedans
oui d'accord mais j'ai pourtant bien écris que je ne vois pas trop le rapport entre Max Weber et l'économie de marché au quotidien bref aller faire ses courses au supermarché.
Evidemment son ouvrage est très certainement intéressant.
Cependant je me vois mal en achetant des boites de petits-pois embrayer une relance keynésienne, les cycles de Kondratieff ou la destruction créatrice de Schumpeter 🤪 😛
Il y a un peu des limites à l'onan*sme intellectuel
Weber montre et explique que le capitalisme est né du protestantisme.
Le capitalisme n'est pas tombé du ciel, on peut en faire la généalogie, et elle est religieuse.
Michel
Pour Max Weber, lisez donc avant d'ironiser.
oui d'accord mais j'ai pourtant bien écris que je ne vois pas trop le rapport entre Max Weber et l'économie de marché au quotidien bref aller faire ses courses au supermarché.
Evidemment son ouvrage est très certainement intéressant.
Cependant je me vois mal en achetant des boites de petits-pois embrayer une relance keynésienne, les cycles de Kondratieff ou la destruction créatrice de Schumpeter 🤪 😛
Il y a un peu des limites à l'onan*sme intellectuel
Weber montre et explique que le capitalisme est né du protestantisme.
Le capitalisme n'est pas tombé du ciel, on peut en faire la généalogie, et elle est religieuse.
Michel
Pour Max Weber, lisez donc avant d'ironiser.
oui d'accord mais j'ai pourtant bien écris que je ne vois pas trop le rapport entre Max Weber et l'économie de marché au quotidien bref aller faire ses courses au supermarché.
Evidemment son ouvrage est très certainement intéressant.
Cependant je me vois mal en achetant des boites de petits-pois embrayer une relance keynésienne, les cycles de Kondratieff ou la destruction créatrice de Schumpeter 🤪 😛
Il y a un peu des limites à l'onan*sme intellectuel
Et moi qui ait toujours pensé (enfin vox populi) que le capitalisme avait été fondé par.... les hommes à calottes... Bref.😎
Et les Protestants sont à la tête de grandes banques d'affaires non ?
Et les grandes familles protestantes Nantaises n'ont pas œuvré dans le transport, il y a longtemps, de nos cousins Africains vers le nouveau monde et les Antilles ? Il se dit tellement de choses sur les réseaux sociaux....😎
Les sciences sociales - les autres aussi d'ailleurs - livrent des outils pour comprendre et dire le monde ; pas des vérités révélées.
Michel
Weber montre et explique que le capitalisme est né du protestantisme.
Le capitalisme n'est pas tombé du ciel, on peut en faire la généalogie, et elle est religieuse.
Michel
Pour Max Weber, lisez donc avant d'ironiser.
oui d'accord mais j'ai pourtant bien écris que je ne vois pas trop le rapport entre Max Weber et l'économie de marché au quotidien bref aller faire ses courses au supermarché.
Evidemment son ouvrage est très certainement intéressant.
Cependant je me vois mal en achetant des boites de petits-pois embrayer une relance keynésienne, les cycles de Kondratieff ou la destruction créatrice de Schumpeter 🤪 😛
Il y a un peu des limites à l'onan*sme intellectuel
Et moi qui ait toujours pensé (enfin vox populi) que le capitalisme avait été fondé par.... les hommes à calottes... Bref.😎
Et les Protestants sont à la tête de grandes banques d'affaires non ?
Et les grandes familles protestantes Nantaises n'ont pas œuvré dans le transport, il y a longtemps, de nos cousins Africains vers le nouveau monde et les Antilles ? Il se dit tellement de choses sur les réseaux sociaux....😎
encore une fois le fédéralisme ça n'a rien à voir avec la pratique d'une religion, le fédéralisme cela permet d'agencer les éléments constitutifs d'un Etat.
La pratique d'une religion et les structures politiques d'un Etat ce sont deux choses distinctes ;
le moteur principal de toute religion c'est la théologie et donc la croyance.
mouais moi je veux bien mais lorsque je vais pousser mon chariot chez Carrefour ou Leclerc pour les courses que l'on m'explique ce que vient faire l'éthique prostestante là-dedans
Le monde protestant a été le premier à légaliser le prêt à intérêt qui était jusque là prohibé par l'Eglise catholique. Cela ne te dit peut être rien aujourd'hui, mais dans un monde essentiellement rural jusqu'alors ce fut le début d'immenses révolutions dans bien des domaines.
Ils ont mis fin aux inhibitions sur l'argent et le commerce, rendu la mobilité sociale plus évidente etc... Ce qui explique l'avance prise par les pays protestants après la Réforme et encore leur leadership actuel.
Tout ceci était présent dès l'origine dans la théologie ... Quant au fédéralisme protestant, il fait partie intégrante de "la liberté de l'individu" définit par Luther, Calvin, Zwingli & co. Le protestantisme et sa constellation d'Eglise sont structurés de la sorte, tout autant que le monarchisme et son pendant absolutiste ont été des prolongements politiques terrestres voulus par l'Eglise catholique .
Aux USA, la séparation de l'Eglise et de l'Etat a été instituée à certains niveaux fédéraux non pour mettre une église sous le boisseau comme en France, mais pour protéger la diversité religieuse. Elle est même dès l'origine une demande qui venait du bas, de ces mêmes églises protestantes jalouses de leur indépendance et ne souhaitant pas que l'une d'entre elles prennent l'ascendant sur les autres.
Une religion n'est pas que tournée vers le ciel, c'est aussi une traduction terrestre minutieuse. Cette interaction est capitale sinon elle ne pourrait pas fonctionner. On peut ne pas aimer ces théoriciens protestants, ne pas soi-même adhérer à leur vision spirituelle et temporelle mais ils avaient du génie...
oui mais par le passé des gens qui se disaient athés ou non religieux même au Moyen-Age cela devait certainement exister..
Cela était inconcevable tout autant qu'être sans nationalité aujourd'hui. De sa naissance à sa mort, l'individu était attaché par un système de solidarité à une paroisse comme à sa corporation de métier ou à son sol, village, communauté. On pouvait dans le pire des cas devenir "déviant" ou "hérétique" mais l'athéisme tel que nous le concevons aujourd'hui n'existait pas.
oui mais par le passé des gens qui se disaient athés ou non religieux même au Moyen-Age cela devait certainement exister..
Cela était inconcevable tout autant qu'être sans nationalité aujourd'hui. De sa naissance à sa mort, l'individu était attaché par un système de solidarité à une paroisse comme à sa corporation de métier ou à son sol, village, communauté. On pouvait dans le pire des cas devenir "déviant" ou "hérétique" mais l'athéisme tel que nous le concevons aujourd'hui n'existait pas.
Ben oui, puisque les actes de naissance et autres sont ceux des églises non ? Jusqu'à pas loin...
Tout ceci était présent dès l'origine dans la théologie
Je pense que vous faites confusion j'ai l'impression entre l'éthique protestante et la théologie
Et effectivement Tatra a parfaitement raison en mentionnant Max Weber, il faut consulter la fiche Wikipedia
"L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme"
La théologie n'a pas à se préoccuper de questions économiques.
La théologie se préoccupe de questions métaphysiques bref de choses transcendantales cela n'a rien à voir avec les questions matérielles puisqu'on est dans l'abstrait.cf définition Wikipedia
La théologie (en grec ancien θεολογία, littéralement « discours rationnel sur la divinité ou le divin, le Θεός ») est un ensemble de champs disciplinaires qui concernent d'une manière ou d'une autre l'idée de Dieu ou de divin.
Avant d'écrire des trucs sur ce forum vous devriez vous documenter un peu , sur la fiche Wikipedia sur la théologie il n'y a aucun rapport avec l'économie.
Une religion n'est pas que tournée vers le ciel, c'est aussi une traduction terrestre minutieuse. .
je ne suis pas du tout convaincu par cette vision mais bon...je respecte l'avis des participants de ce forum.
Quant au fédéralisme protestant.
pourquoi vouloir s'obstiner et s'arc-bouter à tout prix à vouloir agréger deux notions qui n'ont pas forcément à voir grand chose entre elles, je n'arrive pas à piger cela..🤪
le fédéralisme ce n'est pas que le monde protestant puisqu'il existe sur terre des états fédéraux où la religion est catholique ( le Brésil, l'Argentine...) et musulmane ( la Malaisie).
Vous devriez visiter plus de pays avant de vouloir nous distiller à tout prix la science infuse
La théologie n'a pas à se préoccuper de questions économiques.
La théologie se préoccupe de questions métaphysiques bref de choses transcendantales cela n'a rien à voir avec les questions matérielles puisqu'on est dans l'abstrait.
Calvin a livré dans son livre 4 "institution de la religion chrétienne" sa pensée sur le gouvernement civil. A Genève il n'a pas été que théologien mais partie prenante dans la direction politique de la ville. La portée de la pensée du Réformateur a dépassé largement le cadre de la vie de piété individuelle ou même ecclésiale.
En plus de ses écrits, il faut noter l’influence indéniable de Calvin sur le développement des pays qui ont adopté sa vision réformée. C’est vrai en terme d’éducation, d’économie et de politique.
Cela est tellement évident que je ne comprends pas ton obstination à vouloir renvoyer la religion dans les nuages.
je regrette mais par le passé il y avait certainement des personnes qui n'avaient aucun intérêt pour la religion.
L'homme hors religion n'existait pas. Aucun intérêt à moins de vouloir se soustraire de toute solidarité et protection.
Tu te projettes dans le passé avec tes idéaux et dogmes d'aujourd'hui, d'où certainement une grande part de ton incompréhension ... En ce temps là, l'individu tel que nous le concevons aujourd'hui avec son libre arbitre n'existait tout bonnement pas.
Cela est tellement évident que je ne comprends pas ton obstination à vouloir renvoyer la religion dans les nuages.
il n' ya pas d'obstination dans mes propos.
Les réponses que j'effectue sur ce forum sont détournées vers d'autres sujets...
Ensuite oui la religion c'est pour moi un truc dans les nuages
Les dogmes sont des vérités pour ceux qui y croient, et cela suffit.
Ils n'ont de comptes à rendre.
baaaah oui je n'aurais jamais affirmé le contraire 😛
On n'est pas à une platitude près.
"La vérité de ce ceux qui y croient" le train pour Marseille il part à 14h45 ça c'est une vérité à laquelle il faut croire sinon je vais le rater
Je ne sais pas comment vous dire...
Il y a moins de distance entre la science et la religion que vous ne pensez, et vous méconnaissez leurs points communs comme leur origine commune.
Votre conception de la religion est très caricaturale, et pour être banale elle n'en est pas moins très naïve.
Michel
Les dogmes sont des vérités pour ceux qui y croient, et cela suffit.
Ils n'ont de comptes à rendre.
baaaah oui je n'aurais jamais affirmé le contraire 😛
On n'est pas à une platitude près.
"La vérité de ce ceux qui y croient" le train pour Marseille il part à 14h45 ça c'est une vérité à laquelle il faut croire sinon je vais le rater
Le monde protestant a été le premier à légaliser le prêt à intérêt qui était jusque là prohibé par l'Eglise catholique. Cela ne te dit peut être rien aujourd'hui, mais dans un monde essentiellement rural jusqu'alors ce fut le début d'immenses révolutions dans bien des domaines.
Ils ont mis fin aux inhibitions sur l'argent et le commerce, rendu la mobilité sociale plus évidente etc... Ce qui explique l'avance prise par les pays protestants après la Réforme et encore leur leadership actuel.
merci pour les commentaires éclairés sur lerapport à l’argent, le fédéralisme protestant et la place de la religion dans la diversité culturelle aux Etats Unis.
Lire çà ne me rajeunit pas… la première fois que j’en ai entendu parler c’était, je crois bien, en Math Elem….en tous cas j’avais trouvé le cours de notre professeur d’Histoire (collège catholique) tout à fait passionnant. Ensuite j’ai eu, aux Etats Unis, un collègue et ami de Neuchâtel, fils de Pasteur et très disert sur le sujet puis au bureau un factotum dont je n’ai appris qu’au bout d’un an qu’il était aussi prêcheur indépendant et qu’il tenait une Sunday School. J’ai oublié le nom de son ‘’Eglise’’ dont l’audience ne devait pas dépasser la petite ville de Caroline du Nord, probablement même le quartier dans lequel il vivait. Ses prêches étaient certainement moins courus que ceux de Jimmy Carter, à l’autre bout de l’échelle sociale, qui tient aussi une Sunday School depuis qu’il a quitté le Bureau Ovale en 1980… en tous cas encore l’an dernier dans sa ville de Plains, Georgie à l’âge de 92 ans !
Opinion | Going to Church With Jimmy Carter - The New York Times
sur la diversité culturelle…
Il ne fait en effet aucun doute que la religion tienne une place importante dans la diversité américaine d’aujourd’hui C’est assez visible si, à l’Est du Mississipi, on compare la carte de Colin Woodhard et une de celles qui décrivent la distribution des principales dénominations , par exemple celle-ci ….
La corrélation la plus frappante est évidemment celle que l’on observe entre la cartographie Woodhard de Greater Appalachian+Deep South et la cartographie de la Southern Baptist Convention.
Mais la religion est aussi associée à des groupes qui ont introduits leur propre culture nationale: par exemple la cartographie du Yankedom correspond assez bien pour sa partie à l’Ouest des Grands Lacs, me semble-t-il, à l’implantation dans le Midwest de l’immigration luthérienne issue d’Allemagne d’abord puis de Scandinavie.
sur le rapport à l’argent… et pour en venir à l’actualité récente…
… citons Luc Ferry qui en 2012 aborde ‘’ en creux’’ le sujet
Sur la religion catholique et l'argent – Partager pour Comprendre,
… citons ETIENNE GOETZ, moins médiatique mais de profil bien différent , journaliste banques, finance, assurances…. qui en 2017 dans LesEchos.fr écrit ce billet :
Le protestantisme : un autre rapport à l'argent - Les Echos
sur le fédéralisme protestant …
j’ajouterai un commentaire sur la question proprement américaine , puisque nous parlons ici d’Amérique et de son modèle de fédéralisme ayant inspiré depuis sa conception et à des degrés divers, Suisse, Canada, Australie, Autriche, Allemagne, Mexique, Argentine, Brésil etc...
… dans les années 1840 , avant le grand bond au-delà du Mississipi, avant la ‘’Conquête de l’Ouest’’ - je choisis le terme pour son image et le raccourci qu’il autorise - c’est en 1845 qu’est formulé dans la Nouvelle République Protestante, le concept de la Manifest Destiny la Destinée Manifeste faisant de l’expansion vers l’Ouest une mission divine.
C’est en effet à cette date, 1845, que le journaliste John L. O'Sullivan imagine la formule dans lequel réapparaît le lien entre religion et fédéralisme dans le cadre d’une politique expansionniste vue comme l’accomplissement d’un destin de la Providence, c’est à dire divin...
‘’And that claim is by the right of our manifest destiny to overspread and to possess the whole of the continent which Providence has given us for the development of the great experiment of liberty and federated self-government entrusted to us’’.
A l’intention des lecteurs devenus curieux à la suite de vos commentaires j’ajouterai encore que de nos jours ce lien, fédéralisme – religion, est toujours l’objet de réexamens :
Diversité religieuse et fédéralisme de Daniel J. Elazar (2001) qui fut Directeur d’un Centre d’Etudes sur le Fédéralisme dans une Université de Philadelphie
extraits :
’’Dans un article consacré à la diversité religieuse et au fédéralisme, il me paraît impératif de commencer par examiner sur un plan plus général les rapports que la religion entretient avec le fédéralisme, pour voir en particulier en quoi leurs origines sont si intimement mêlées et comment leurs liens, tant en général que du point de vue de la diversité religieuse, ont été préservés au fil du temps
….Cette conception biblique du fédéralisme devait atteindre à sa plus parfaite expression religieuse à l’époque de la Réforme, aux xvie et xviie siècles, avec les grands réformateurs que furent Zwingli à Zurich, Calvin à Genève et Knox en Écosse. Avec leurs coreligionnaires, ils élaborèrent une théologie fédérale, qui concevait le monde comme organisé autour d’un pacte d’alliance fondamental entre Dieu et l’homme et de pactes subsidiaires entre humains pour réaliser divers objectifs sociaux, politiques et théologiques. Ce sont les colons puritains de la baie de Massachusetts, établis en Amérique du Nord britannique dès 1629, qui allaient donner à cette théologie fédérale sa traduction la plus complète dans la pratique politique et la vie sociale….
C’est de cette conception religieuse du fédéralisme qu’est née la notion politique moderne. La transition fut d’abord opérée par Johannes Althusius, penseur politique et dignitaire (syndic, c’est-à-dire premier magistrat) de la ville d’Emden en Allemagne, mais aussi théologien protestant issu de la Réforme dont l’ouvrage Politica Methodice Digesta (la politique méthodiquement présentée) offrait pour la première fois un cadre général pour concevoir une organisation politique fédérale (Elazar, 1994, p. 35-52). Tandis qu’Althusius élaborait une théorie politique du fédéralisme, les puritains des colonies de la Nouvelle-Angleterre allaient expérimenter, tout au long du xviie siècle, des relations et des mécanismes fédéraux.’’
Pour en revenir à la Manifest Destiny, c’est, dans la foulée de la guerre avec le Mexique, la Grande ruée vers l’or Californienne de 1849 qui en sera la première expression importante, un catalyseur déclenchant un mouvement irréversible et irrépressible
Voici par ailleurs un récent billet d’un site dédié aux enseignants :
The Religious Origins of Manifest Destiny, Divining America ..
Extrait :
In 1845, an unsigned article in a popular American journal, a long standing Jacksonian publication, the Democratic Review, issued an unmistakable call for American expansionism. Focusing mainly on bringing the Republic of Texas into the union, it declared that expansion represented “the fulfillment of our manifest destiny to overspread the continent allotted by Providence (=God) for the free development of our yearly multiplying millions.” Thus a powerful American slogan (Manifest Destiny) was born.
Un peu plus tard, 1872, apparaît ‘’American Progress’’ la célèbre peinture illustrant ce slogan . La marche vers l’Ouest avec les différents acteurs de cette saga compliquée et pas toujours heureuse
American Progress by John Gast - The Archive for Research in …
Pour compléter l’animation illustrant dans mon premier message les sources de l’immigration dans le temps…..j’ai aussi trouvé intéressante cette étude chiffrée du Pew Research Center ….
pewrsr.ch/1YKcNEY
et retenu que :
- en 1850 sur une population de 22 millions, 9,7 % soit 2,2 millions étaient nés à l’étranger
- en 2013 sur une population de 316 millions , 13,1 % soit 41,3 millions sont nés à l‘étranger soit à près le même pourcentage qu’en 1880 ou en 1920. Il faut en effet remonter à cette décennie 1920 - avant l’arrivée de la Grande Dépression suivie de la Guerre mondiale - pour trouver un pourcentage aussi élevé !
- en 2015 (hors graphique), c’est à dire cinquante ans après ‘’ the Nationality Act’’ de 1965, ce pourcentage de la population née à l’étranger, partie d’un bas de moins de 5 %, est monté à quasiment 14 %…. tout près du record historique de la décennie 1870 quand il avait atteint 14,4 %.
En volume cela veut aussi dire que de 1965 à cette même année 2015 quasiment 59 millions d’immigrants sont arrivés
- si la tendance des premiers cinquante ans se maintient, en 2065 c’est à dire 100 ans après la loi de 1965, ce pourcentage de personnes nées à l’étranger pourrait atteindre 17,7 % c’est à dire, de manière significative, le pourcentage le plus élevé de toute l’histoire du Pays
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
200 years of US immigration (attendre l’animation)
je trouve ce document fascinant...en le regardant de près on y repère facilement la trace de nombre d’épisodes historiques ,
exemples …
- venant de France l’épisode des chercheurs d’or vers la Californie (1849- 1855) synchrone de celui des quarante-huitards, les réfugiés d ‘après la Révolution de 1848
- la grande famine irlandaise , années 40, 50, 60 (du XIXème siècle bien sûr) qui lance l’émigration irlandaise massive vers les Etats Unis.
- la grande émigration italienne lancée à la fin du siècle qui dure jusqu’à l‘arrivée de Mussolini
- l’émigration depuis l’Empire Russe stoppée net à la fin de la guerre civile vers 1921 avec la prise de contrôle définitive des Bolcheviks
- l’immigration allemande remarquable par sa constance et son importance depuis les révolutions de 1848 et même après les premières années de l’unification c’est à dire après la proclamation de l’Empire en 1871 à Versailles
- la première émigration chinoise ca. 1850 vers la Californie des chercheurs d’or puis, dans la foulée, vers les chantiers ferroviaires et blanchisseries de la ‘’conquête de l’Ouest’’
mais une question reste, pour moi, pendante… laquelle ?
C'est un sujet intéressant mais je tenais à apporter ma contribution sur certains points:
* l'importance de la migration irlandaise des années 1860 vers l'Amérique fera de cette communauté une des plus importantes des USA, tout le monde le sait (du moins ici sur le forum j'espère): 40 millions d'américains ont du sang irlandais.
* l'émigration depuis l'empire russe sera essentiellement juive au 4/5ème bien que cette communauté ne représentait qu'à peine 2 ou 3% de l'Empire Russe. La raison principale étant pour échapper aux progroms de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle sans compter la Shoah de 39-45 et l'antisémitisme qui régnait sous Staline et Brejnev etc...Cette émigration s'étant installée essentiellement à New-York, Chicago mais rarement ailleurs.
Par contre, il existait également une migration ukrainienne au Canada et clairsemé aux USA (l'acteur Jack Palance fut un des lus célèbres de leurs représentants).
Question religion, les chrétiens orthodoxes sont au nombre de 800.000 personnes maxi donc on est loin d'une supposée importante population russe. A moins que celle-ci se soit intégrée dans le melting-polt américain comme la plupart des autres communautés depuis le debut du 20ème siècle.
* d'une façon générale, les américains d'origine britannique (anglais, écossais, gallois) sont devenus peu nombreux (moins de 9%) malgré ce que l'on peut croire.
Merci de ces précisions historiques pertinentes en particulier sur l’émigration russe, que l’on devrait effectivement plutôt appeler émigration des Juifs Russes à la suite des pogroms de l’époque... lesquels sont peut-être oubliés. Si pour beaucoup d’entre nous Odessa dans l’histoire… c’est d’abord les escaliers monumentaux du film ‘’Le Cuirassé Potemkine’’ la ville, à peu près à la même époque, était effectivement marquée par de sanglants pogroms lesquels ont abouti à cette immigration commémorée par cette carte postale symbolique, l’aigle américain y accueillant l’aigle impérial bicéphale
Pour l’anecdote - c’est anecdotique par rapport au reste - il y a également eu une petite émigration russe vers l’Alaska et surtout le Canada (Colombie Britannique, Saskatchewan) d’une communauté religieuse non juive fuyant , vers la fin de l’Empire, les persécutions et que je mentionne parce j’ai eu affaire à quelques uns de ses membres dans la région de Grand Forks en Colombie Britannique dans les années 70..
Les Doukhobors à cette époque avaient fait parler d’eux par leurs défilés protestataires dans le ’’ plus simple appareil’’ et par des incendies volontaires allumés aussi en guise de protestation! Leur empreinte culturelle s’exprimait aussi (et s’exprime toujours) dans des restaurants russes oû l’on mange le Borscht comme ici, au Borscht Bowl, Grand Forks
Dans cette région on y voyait encore des vieilles fermes et quelques bâtiments décorées de festons de bois découpé ( parfois de l'étain) comme dans les isbas russes et les femmes, âgées surtout, ne sortaient qu’avec le fichu sur la tête
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Je voulais également apporter cette précision à propos de l'image d'une Amérique soit-disante anglo-saxonne.
En effet, beaucoup de français s'imaginent que les américains sont descendants d'anglais ce qui est en partie vrai. Pour le reste les américains contemporains descendent tout autant des amérindiens, des migrants d'Europe, des esclaves noirs et tout récemment d'une immigration dites "latinos".
Je dis ça car je trouve que les français en général ont une vision tronquée de l'Amérique. En effet, mon nom est de consconance étrangère et parfois les gens me demande si je suis pas d'origine anglais ou américaine. Or ceci est un non-sens dans le sens où les noms d'origine américaines n'existent pas: ce sont soit des noms transformés soit des noms d'origine amérindienne "anglicisés" et souvent parce que l'employé chargé de l'accueil de migrants avait du mal à transcrire certains noms aussi ceux-ci étaient souvent modifiés pour s'approcher au mieux de la phonétique anglais ou américaine.
A propos des peuples venant de la Russie, il ne faut pas oublié les 1 millions d'américains sont d'origine balte mais qui s'intéressait aux baltes (qui soit dit en passant ne sont pas des slaves encore moins des russes) en Europe ou aux USA entre 1921 (1ère indépendance) et 1989 (2nde indépendance) ?
A propos de l'intérêt particulier pour les USA, je me pose la question de savoir pourquoi ce pays intéresse autant les gens plutôt que les 196 autres (reconnus par l'ONU) sur cette planète ? Je pense que Hollywood y est pour quelque chose mais j'ai du mal à comprendre cette fascination, notamment venant de nos médias (qui parlent moins souvent des autres pays).
je me pose la question de savoir pourquoi ce pays intéresse autant les gens plutôt que les 196 autres (reconnus par l'ONU) sur cette planète ? Je pense que Hollywood y est pour quelque chose mais j'ai du mal à comprendre cette fascination, notamment venant de nos médias
bonjour,
pour les Français, d’une certaine manière on pourrait dire que c’est une vieille histoire qui remonte à la ruée vers l’or de Californie des années 1849-1855.
1849 : y’a de l’or en Californie !….
Le 24 janvier 1848 de l’or est trouvé par hasard au pied de la Sierra Nevada. Malgré le souhait des découvreurs de garder l’affaire confidentielle elle se répand au mois de mai dans les rues de Yerba Buena (=San Francisco) à l’initiative d’un prêcheur Mormon plus intéressé à faire de bonnes affaires commerciales qu’à aller transpirer dans les montagnes et attraper un lumbago en maniant la pelle et la bâtée. Il est ainsi le premier à mettre en pratique le dicton ‘’ Mine the miners’’ qui consiste à récupérer dans leur poche (contre de dispendieux services) l’or que d’autres se sont donnés du mal à trouver.
De là, la nouvelle gagne, par bateaux d’abord, le reste du continent. En décembre 1848 le Président Polk en fait l’annonce officielle à Washington ce qui va considérablement accélérer le processus de migration vers l’Ouest. A ce moment là, la nouvelle par la mer est déjà arrivée à Londres et à Paris.
Le 15 novembre 1848 le Journal des Débats lui consacre quatre ou cinq lignes. Le 13 janvier 1849 L’ILLUSTRATION consacre sa page de couverture à l’Empereur d’Autriche et SIX pleines pages intérieures aux nouvelles richesses découvertes en Californie. Les Français, plus vite que les autres Européens réagissent fortement à la nouvelle qui se répand dans toutes les provinces.
On en parle dans tous les journaux. Des dizaines de sociétés , plus de 80 vers 1851 si mes souvenirs de lecture sont bons , voient le jour soit pour financer des recherches sur place soit simplement pour organiser des départs groupés vers les promesses d’Eldorado (sorte de tour operators avant l’heure).
Le Gouvernement lui, prend des initiatives comme celle d’une loterie destinée à financer le prix du voyage pour ceux qui n’ont pas les moyens de payer le passage et probablement aussi à écarter certains indésirables politiques, suite aux barricades de 48.
A un moment donné les Français, au nombre de 50 000, vont ainsi constituer la plus importante communauté étrangère de la jeune San Francisco (cela a laissé des traces encore aujourd’hui) et occuper une place importante dans la communauté des chercheurs d’or de la Sierra Nevada. San Francisco gagnera alors son surnom éphémère de PARIS DU PACIFIQUE !
Une sacrée aventure...mais beaucoup de Français n’ayant pas vraiment la fibre migratoire et se languissant, dans la Sierra, de ‘’ la doulce France ’’ n’y sont pas restés
119 ans avant Jules Dassin et son tube de 1970 ‘’ L’Amérique’’ Amédée Artus composait, en 1851, une musique de quadrille ‘’ La Californie’’ illustrée par l’un des plus fameux dessinateurs ironisant sur la fièvre de l’or !
Parmi ces Français se trouvait un aventurier qui allait prendre part à une aventure croquignolesque avec d’autres chercheurs d’or dans le Sonora mexicain , une tentative de ‘’libérer’’ un territoire … quelques années avant Napoleon III qui, voyant bien sûr plus grand, avait lui, pris l’idée de créer un nouvel Empire au Mexique.
Cet aventurier français du nom de Gustave Aimard allait quelques année plus tard, tirer profit de ses aventures en se mettant à écrire des romans sur l’Ouest américain (genre ‘’Les bandits de l’Arizona’’) avec un gros succès populaire comparable à celui de Eugène Sue et de Paul Feval
…
bref… …
en résumé…
dans cet engouement Hollywood tient certainement sa bonne place mais, avant même le cinéma, c’est en effet la nouvelle littérature populaire , en France avec Gustave Aymard et en Allemagne avec Karl May ainsi que l’évènementiel (tournées de Buffalo Bill en Europe ) qui ont créé les premiers mythes aux yeux des Européens !
en savoir plus dans :
….
LafantaisieOuest américaine selon les Européens
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Je suis arrivé par hasard sur cette discussion , que tu contribues à nourrir comme à ton habitude de ton érudition et de ton expérience vécue du terrain (et pas seulement géologique 😉 ) , mais surtout humaine . Riches cartographie , iconographie et tableaux statistiques ! ... 🙂
C'est vrai que je me suis toujours demandé quel était le facteur décisif pour expliquer l'écart de développement économique entre l'Amérique du N et l' "Amérique latine" . Pour une part sans doute une prépondérance numérique plus massive de peuplement européen dans le 1er cas . Mais ce fut pratiquement aussi le cas dans les Pays de la Plata et le sud du Brésil ...?
Le facteur religieux a sans doute joué un rôle essentiel dans cette divergence de destins de ces territoires , restés en rapport étroit avec leurs métropoles jusqu' aux indépendances (Royaume Uni fin XVIIIème ; Espagne et Portugal en net déclin une cinquantaine d'années + tard encore) .
L'idéal comme expérience de laboratoire , aurait été qu'une Nouvelle France catholique survive après 1760 (mais en fait condamnée par la démographie et le moindre intérêt dans notre pays pour "le large") pour disposer d'un contre-exemple en Amérique du N .
Et pendant qu'on y est 😉, osons tout , que les tentatives d'implantations huguenotes en Floride et au Brésil au XVIéme siècle prennent corps et nous offrent un champ d'études comparatives aussi dans le S des Amériques .
Mais comme en politique , l'histoire-fiction n'est qu'une aimable fantaisie à consommer avec modération 🤪 .
Cordialement .
Bonjour Jean-Paul
Merci pour ce post que j'ai trouvé très interessant et j'ai aussi apprécié tous les commentaires.
Une bonne discussion et des opinions très variées.
On apprend toujours beaucoup en lisant vos posts.
Were you ever a teacher ? 🙂
Kristen
Une autre précision , un peu tardive, mais je n’ai lu cette discussion qu’aujourd’hui: il n’est jamais fait mention de l’émigration scandinave qui a été massive, la Norvège et la Suède n’étant pas des états très prospères au XIX ème. Il n’est que de voir les nombreuses fermes américaines qui sont les copies conformes des constructions scandinaves rouges à encadrements blancs pour les portes et fenêtres
Une autre précision , un peu tardive, mais je n’ai lu cette discussion qu’aujourd’hui: il n’est jamais fait mention de l’émigration scandinave qui a été massive, la Norvège et la Suède n’étant pas des états très prospères au XIX ème. Il n’est que de voir les nombreuses fermes américaines qui sont les copies conformes des constructions scandinaves rouges à encadrements blancs pour les portes et fenêtres
Tout à fait: entre 1 et 3 millions de scandinaves ont migré aux USA vers le 19ème siècle du fait de la pauvreté dans ces pays à l'époque. Et effectivement, les maisons rouges en Pensylvannie et dans d'autres Etats ont une influence scandinave dans les campagnes . J'en avais fait part aux gens avec qui je partageais mon séjour aux USA mais la plupart s'en foutait car hormis les cow-boys il n'y avait rien d'autres qui les intéressait et n'avaient cure de la migration dans ce pays pensant que la plupart des américains descendent des anglais.
Il semblerait entre autre qu'Indianapolis soit une des villes qui aient abrité ou accueilli le plus de scandinaves.
Pareillement, 1 million d'américains descendent des pays baltes et la plupart sont mélangé dans la population et comme les scandinaves ou les irlandais les baltes se sont installé dans des zones plutôt rurales (au 19ème siècle New-York n'avait pas encore le même attrait qu'au 20ème siècle).
Il semblerait entre autre qu'Indianapolis soit une des villes qui aient abrité ou accueilli le plus de scandinaves.
Bonjour,
Tu ne voulais pas dire Minneapolis et non pas Indianapolis? Minnesota est connu comme l'etat avec le pourcentage le plus eleve d'immigres scandinaves. Mais Wisconsin, Iowa, Dakota du Nord et Dakota du Sud ont en accueilli beaucoup aussi. Chicago et Seattle aussi. Seattle a un joli musee nouveau, le Nordic Museum. https://nordicmuseum.org/
Le "UP" (Upper Peninsula) de Michigan est connu pour les finlandais qui se sont y installes.
Au debut du 17eme siecle, il y avait une petite colonie suedoise dans ce qui est aujourd'hui Delaware, le sud de New Jersey, et le sud-est de Pennsylvania. Ca ne durait pas longtemps parce que les Hollandais ont pris le controle de la region.
je ne suis pas spécialiste des USA et je vais poser une question peut être bête : le gros de l'immigration européenne date d'avant guerre et même beaucoup d'avant 1ere guerre ; peut-on encore dire que quelqu'un est scandinave ( par exemple ) ? les populations européennes ne se sont-elles pas brassées et ne se marie-t-on pas plutôt avec quelqu'un du même milieu social qu'avec quelqu'un de la même origine ?
Les Américains pratiquent beaucoup le tourisme de mémoire dans certains pays européens , par exemple en Irlande, ou en Islande où je suis actuellement, il y a un musée de l’émigration islandaise ( 25% de la population a quitté l’île pour les USA) et que les Américains viennent visiter en nombre.
Tu ne voulais pas dire Minneapolis et non pas Indianapolis? Minnesota est connu comme l'etat avec le pourcentage le plus eleve d'immigres scandinaves. Mais Wisconsin, Iowa, Dakota du Nord et Dakota du Sud ont en accueilli beaucoup aussi. Chicago et Seattle aussi. Seattle a un joli musee nouveau, le Nordic Museum. nordicmuseum.org/
Le "UP" (Upper Peninsula) de Michigan est connu pour les finlandais qui se sont y installes.
Au debut du 17eme siecle, il y avait une petite colonie suedoise dans ce qui est aujourd'hui Delaware, le sud de New Jersey, et le sud-est de Pennsylvania. Ca ne durait pas longtemps parce que les Hollandais ont pris le controle de la region.
Bonjour,
Oui probablement mais on a du me dire ça il y a fort longtemps aussi j'ai du confondre les 2 villes.
je ne suis pas spécialiste des USA et je vais poser une question peut être bête : le gros de l'immigration européenne date d'avant guerre et même beaucoup d'avant 1ere guerre ; peut-on encore dire que quelqu'un est scandinave ( par exemple ) ? les populations européennes ne se sont-elles pas brassées et ne se marie-t-on pas plutôt avec quelqu'un du même milieu social qu'avec quelqu'un de la même origine ?
Difficile de dire car les américains étant très croyants aussi la religion et les communautés religieuses ont une place prépondérante dans la vie des citoyens US: d'un côté les catholiques (en majorité irlandais ou latinos), de l'autre les protestants souvent subdivisés en plusieurs sous-groupes, les amishes (groupe ayant le plus fort taux de natalité) quant à eux étant un groupe très fermé entre eux et qui pratiquent leur propre langue proche des dialectes alémaniques, les juifs loubavitchs etc...
Hello everyone on this forum!
I know in advance that what I'm about to say here won't please everyone, but honesty is a virtue, isn't it?
Here's the thing: for many years now, I've noticed a habit in French-speaking posts of using abbreviations left and right, as if to show that we're "in the know." Let me explain with a few examples:
- - In discussions about Peru, I see "Aguas" for "Aguas Calientes." And if it's Mexico, well, it'll be "Aguas" for "Aguascalientes"!
- - For Guatemala, "travelers" will say "Guaté." Come on, saying "Guatemalas" would maybe be the undeniable sign that you know nothing about the country???
- - Back from Indonesia, many will talk about how familiar they've become with the country's language: "bahasa." Of course, everyone will know what you're talking about, but it still gets on my nerves because the language (one of the many languages) of Indonesia is "bahasa Indonesia." "Bahasa" actually means "language," and you'll find this word of Indian origin ‘Bhāṣā’ (it's Sanskrit originally) outside Indonesia too: in Thailand, for example, any language will be "phasa" as in "phasa thai" (official Thai), "phasa isan" (what's spoken in northeastern Thailand), "phasa angkrit" = English, etc.
Am I an incorrigible nitpicker? Maybe. But I'd also find it ridiculous if a foreigner came and told me they visited "Monte" during their trip to France, when it was actually Monte Carlo.
I read a lot in English and don't think I've encountered such a habit among English speakers.
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course...
He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright,
Farewell, you foreign devil. Safe travels.
hello to all travelers with their eyes wide open to the desert...
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.")
Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either.
But here’s the thing—I had photos...
So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand.
It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years.
For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not...
It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.)
Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate.
And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries.
Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story.
Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023.
This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers.
As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart.
Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library.
I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott.
After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel.
My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*.
This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year!
This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.