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Retour et impressions après 20 jours à l'ouest … des USA English translation pending
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Entre Arizona & Utah - octobre 2013 English translation pending
Hello amis voyageurs,
Avant tout je m'excuse par avance de mon non-expérience dans la rédaction d'un carnet de voyages, comme vous l'aurez certainement compris c'est mon premier. Mais comme je prends toujours beaucoup de plaisir à lire vos récits je me lance, on verra bien...
Nous partons alors que le shutdown américain est en cours, 😕 Les derniers préparatifs du voyage ont donc été à l'élaboration de plan B pour certains jours, si nécessaire.🤪
A part le premier et dernier jour, nous sommes exclusivement en Arizona et Utah. J’ai choisi Los Angeles car les vols sont moins couteux. La différence de prix avec Las Vegas représente tout de même la moitié du prix de location de la voiture !
Itinéraire : J1 Voyages Genève-Los Angeles+ Venice Beach / nuit à Los Angeles J2 LA – Kingman (Route 66 -Bagdad Café - Oatman) / nuit à Kingman J3 Kingman – Supai (Havasupai) / nuit à Supai J4 Havasupai / nuit à Supai J5 Supai – Flagstaff (Route 66 - Seligman - Williams) / nuit à Flagstaff J6 Flagstaff– Monument Valley nuit à The View, MV J7 MV– Torrey (Moki Dugway - Muley Point – Little Egypt – Goblin Valley) / nuit à Torrey J8 CapitolReef NP (Cathedral Valley) / nuit à Torrey J9 CapitolReef NP (Burr Trail Road ; LakePowell/Bullfrog Marina; Notom Road; Scenic road) /nuit à Torrey J10 Torrey-Cannonville (Road 12– Zebra Slot – Devil’s garden) / nuit à Cannonville J11 Cannonville– Page (CottonwoodRoad – Toadstool Hoodoos – Alstrom Point) / nuit à Page J12 CBS avec Paria outpost / nuit à Page J13 Page – Kanab (Edmaier’s Secret) / nuit à Kanab J14 Kanab – Las Vegas / nuit à Las Vegas J15 LasVegas (shopping outlet) + Voyages Las Vegas-Genève

J1 Voyages Genève-Los Angeles (British Airways) + Venice Beach
Après 10h15 de vol sans encombre, on arrive à LAX avec 15 minutes d'avance, vers 12h30. Il fait beau et chaud (28°C). On se dépêche de passer la douane et de se rendre chez Alamo pour aller chercher notre véhicule.
Comme à chaque voyage c'est un moment que je redoute, car c'est rare que cela joue sans un petit problème. Cette année j'ai réservé dans la catégorie Standard-SUV un Jeep Grand Cherokee. Bien entendu, le gentil monsieur d'Alamo me dit qu'il n'y a pas de Jeep Grand Cherokee à disposition pour le moment, mais il me propose un autre mais bien plus bas de garde au sol. Etant donné que j'ai plusieurs pistes au programme, je refuse sa proposition, mais sans lui donner la vraie explication. J'opte finalement pour la catégorie supérieure (Fullsize) avec un supplément à payer de 350$ pour 15 jours de location. Nous recevons alors un Chevrolet Tahoe 4x4 avec une vraie roue de secours. C'est parfait, en route pour notre premier hôtel (Holiday Inn Airport) qui se trouve à 3 minutes de chez Alamo. Nous avons une grande chambre, et à peine 5 minutes plus tard on est tous à la piscine pour se détendre du voyage. 😎 Cela fait un grand bien !
Vers 16h00, on part pour Venice Beach, durée du trajet 20 minutes, parfait pour faire connaissance avec notre Chevy Tahoe. On commence par une ballade à travers les canaux de Venice, cela fait du bien de marcher après tout ce temps assis dans l'avion. Il y a de bien belles maisons avec des jardins magnifiques, certaines sont décorées pour Halloween. Les palmiers se découpent dans le ciel bleu.



On continue en suite à Venice Beach avec ses boutiques loufoques et ses amuseurs de rue. On voit de tout et ma fois l'ambiance est sympathique.


Après le coucher du soleil, on décide d'aller manger un steak au Seezler repéré à côté de notre hôtel. Nous sommes vite servi et tant mieux car la journée a été longue, il est tout de même 6h du matin heure suisse.
Avant tout je m'excuse par avance de mon non-expérience dans la rédaction d'un carnet de voyages, comme vous l'aurez certainement compris c'est mon premier. Mais comme je prends toujours beaucoup de plaisir à lire vos récits je me lance, on verra bien...
Nous partons alors que le shutdown américain est en cours, 😕 Les derniers préparatifs du voyage ont donc été à l'élaboration de plan B pour certains jours, si nécessaire.🤪
A part le premier et dernier jour, nous sommes exclusivement en Arizona et Utah. J’ai choisi Los Angeles car les vols sont moins couteux. La différence de prix avec Las Vegas représente tout de même la moitié du prix de location de la voiture !
Itinéraire : J1 Voyages Genève-Los Angeles+ Venice Beach / nuit à Los Angeles J2 LA – Kingman (Route 66 -Bagdad Café - Oatman) / nuit à Kingman J3 Kingman – Supai (Havasupai) / nuit à Supai J4 Havasupai / nuit à Supai J5 Supai – Flagstaff (Route 66 - Seligman - Williams) / nuit à Flagstaff J6 Flagstaff– Monument Valley nuit à The View, MV J7 MV– Torrey (Moki Dugway - Muley Point – Little Egypt – Goblin Valley) / nuit à Torrey J8 CapitolReef NP (Cathedral Valley) / nuit à Torrey J9 CapitolReef NP (Burr Trail Road ; LakePowell/Bullfrog Marina; Notom Road; Scenic road) /nuit à Torrey J10 Torrey-Cannonville (Road 12– Zebra Slot – Devil’s garden) / nuit à Cannonville J11 Cannonville– Page (CottonwoodRoad – Toadstool Hoodoos – Alstrom Point) / nuit à Page J12 CBS avec Paria outpost / nuit à Page J13 Page – Kanab (Edmaier’s Secret) / nuit à Kanab J14 Kanab – Las Vegas / nuit à Las Vegas J15 LasVegas (shopping outlet) + Voyages Las Vegas-Genève

J1 Voyages Genève-Los Angeles (British Airways) + Venice Beach
Après 10h15 de vol sans encombre, on arrive à LAX avec 15 minutes d'avance, vers 12h30. Il fait beau et chaud (28°C). On se dépêche de passer la douane et de se rendre chez Alamo pour aller chercher notre véhicule.
Comme à chaque voyage c'est un moment que je redoute, car c'est rare que cela joue sans un petit problème. Cette année j'ai réservé dans la catégorie Standard-SUV un Jeep Grand Cherokee. Bien entendu, le gentil monsieur d'Alamo me dit qu'il n'y a pas de Jeep Grand Cherokee à disposition pour le moment, mais il me propose un autre mais bien plus bas de garde au sol. Etant donné que j'ai plusieurs pistes au programme, je refuse sa proposition, mais sans lui donner la vraie explication. J'opte finalement pour la catégorie supérieure (Fullsize) avec un supplément à payer de 350$ pour 15 jours de location. Nous recevons alors un Chevrolet Tahoe 4x4 avec une vraie roue de secours. C'est parfait, en route pour notre premier hôtel (Holiday Inn Airport) qui se trouve à 3 minutes de chez Alamo. Nous avons une grande chambre, et à peine 5 minutes plus tard on est tous à la piscine pour se détendre du voyage. 😎 Cela fait un grand bien !
Vers 16h00, on part pour Venice Beach, durée du trajet 20 minutes, parfait pour faire connaissance avec notre Chevy Tahoe. On commence par une ballade à travers les canaux de Venice, cela fait du bien de marcher après tout ce temps assis dans l'avion. Il y a de bien belles maisons avec des jardins magnifiques, certaines sont décorées pour Halloween. Les palmiers se découpent dans le ciel bleu.



On continue en suite à Venice Beach avec ses boutiques loufoques et ses amuseurs de rue. On voit de tout et ma fois l'ambiance est sympathique.


Après le coucher du soleil, on décide d'aller manger un steak au Seezler repéré à côté de notre hôtel. Nous sommes vite servi et tant mieux car la journée a été longue, il est tout de même 6h du matin heure suisse.
Le Laos et le Cambodge au jour le jour English translation pending
Ceux qui veulent vivre un peu l'aventure en suivant mes pas, pourront lire ce qui suit au jour le jour:
Le Laos ou le pays du million d’éléphants.
C’est un des pays le plus pauvre du monde; seulement la moitié de la population est alphabétisée. Dans le nord, des paysans vivent de la culture du pavot (Opium). Ici, les éléphants travaillent (sauf les sauvages) comme en Inde, Birmanie et Thaïlande. Il y a 60% de Bouddhistes et 49 ethnies différentes. Le pays est traversé par le Mékong sur près de 1000 km.
Le réseau routier est sommaire. Les véhicules ne partent que lorsqu’ils sont pleins (avion, bateau, bus, van). La plupart de la population est très souriante.
Après l’incertitude de prendre le vol du Vietnam suite au typhon qui rôde actuellement, je pars quand même à 5H du matin voir si mon périple aura bien lieu. De Bruxelles, on ne sait rien me dire. Il faut attendre Paris. Je suis tôt donc je m’installe dans un des 5 fauteuils relaxants de l’aéroport. Quelle chance!!!! Mon instinct fait que mes yeux s’ouvrent à 10 minutes de l’embarquement… Je galope car ce n’est pas tout près. Pas de panique, l’avion a 40 minutes de retard, ce qui ne fera pas mon affaire à Paris où je vais être juste. Effectivement, j’arrive au terminal I et dois aller au 2. Ce qui me fait une belle trotte, prendre la rame, aller au scan des bagages où je perds mon billet d’avion. Je reprends une autre rame pour le terminal 2E et vais à Air France refaire un billet; j’arrive au moment où on appelle les deux derniers passagers dont je fais partie. J’écris ces lignes dans l’avion Vietnam Airlines qui a quand même décollé; on verra ce qui nous attend à l’arrivée… On a diné. Il fait noir. Je bois du whisky (Martine en pensant à toi qui dit que j’aime la bière!!!)… J’en suis à mon 3ème (pas de ma faute, l’hôtesse n’a pas compris que je voulais du coca avec et m’en a servi 2 à la suite). Bon on verra si j’ai la gueule de bois à l’arrivée…. Le vol n’a pas paru long (ben oui après ça)… Je m’endors dans le hall de l’aéroport en attendant l’avion pour Luang Prabang. Tout le monde est déjà parti et l’hôtesse vient me réveiller pour embarquer… La honte quoi!
Mardi 12: A la Sabaidee GH, le patron parle français. Les chambres sont propres mais rudimentaires. Il y a beaucoup de moustiques. Je termine ma journée par un massage.
Mercredi 13: J’arrête un tuc-tuc, lui demande son prix pour la journée; on ne se comprend pas; il y a maldonne; je téléphone au proprio pour qu’il s’explique et c’est mécontent que le chauffeur s’en va après m’avoir conduit au plus somptueux temple de la ville: le Vat Xieng Thong qui est appelé le temple de la cité d’or; il date de 1560. Sa particularité est la toiture incurvée descendant au sol. Dans cette chapelle rouge, il y a un immense bouddha couché de toute splendeur. Sur le mur ouest, l’arbre de vie est représenté selon une mosaïque en miroir. Un autre bâtiment renferme le char funéraire très grand et très beau. Je continue ma promenade visitant tous les temples le long de la grand rue dont le Vat Sene Sensoukaram, appelé le temple rouge, toujours en activité. On y béni les véhicules. Il y a une énorme statue du bouddha debout à l’intérieur. Je me fais plaisir avec un massage de pied d’une heure: c’est le pied… J’irai ensuite manger une spécialité du Laos: une salade de papaye très épicée. J’ai dit « no spice », il m’a dit « no » mais c’était « très spice »…
Jeudi 14: Ce matin, je me lève tôt pour voir les moines faisant l’aumône; très beau spectacle mais trop touristiques, en tout cas où j’étais. Peut-être y a-t-il un autre endroit plus authentique. J’achète des petites bananes et m’en vais monter le Mont Phousi avec ses 328 marches. Il fait très chaud et la chaleur est humide. Je dégouline de partout. La vue du haut près de la flèche dorée est spectaculaire sur la rivière, le Mékong et la ville. C’est aussi lentement qu’à la montée que je redescends par un autre chemin qui me fera sortir juste devant le Palais Royale mais il est trop tard pour aller le visiter maintenant. Je compte revenir à la guesthouse mais de fil en aiguilles, je me laisse aller à une balade le long du Mékong, aller y prendre un jus de Mangue, aller refaire un massage de pied que l’on propose à toutes les échoppes. En chemin, j’irai voir le temple Vat That puis assiste à une cérémonie au Vat Ho Xieng. Je rentre faire un massage pour terminer la journée. Ce soir, je mange avec Claudine et Deny, rencontré via une correspondante au Laos. En rentrant à la GH, je rencontre un autre couple de français avec qui j’ai correspondu sur le VF également.
Vendredi 15 Aujourd’hui, avec Claudine et Deny, nous sommes partis en bateau sur le Mékong aux grottes sacrées de Pak Ou. Nous traversons un paysage féérique avant d’arriver après 2 heures de navigation aux grottes creusées dans les falaises calcaires abruptes. On nous dépose au pied de la falaise pour voir la première grotte remplie de 3000 bouddhas de toutes sortes, couchés, assis, debouts; en fait il y a 35 positions différentes du bouddha, la position couchée était la dernière. La seconde est un peu plus haut, 2ème étage sans ascenseur avec une volée d’escaliers très difficiles à gravir. Je préviens mes compagnons de fortune qu’ils ne m’attendent pas sauf pour le bateau…. Je ne regrette pas mon effort car c’était spectaculaire de voir ces bouddhas dans le noir (lampe de poche pour voir). Je me suis régalée et parmi tous, j’ai trouvé un petit Ganesh (faut le faire ça quand même…) je me demande ce qu’il faisait là. Ceux qui me connaisse savent qu’il y a toujours un hic avec moi, hé ben oui….En sortant de la grotte, j’ai pris à gauche un petit sentier suivant un groupe de touristes; après un quart d’heure, le petit guide qui s’était déjà retourné plusieurs fois signale au groupe qu’une personne est derrière lui, or il doit fermer la marche. Le groupe anglais confirme que je ne fais pas partie de la colonie. Je pensais tout simplement qu’il y avait encore une grotte à visiter plus haut; or il partait en trekking…. Je suis retournée sur mes pas et en sortant du sentier, Deny était remonté craignant que j’eusse un problème… Et voilà pourquoi, j’aime voyager seule. On ne fait pas des frayeurs aux gens!!! En fait, en regagnant le bateau, on a bien rigolé … surtout eux… Nous continuons notre croisière jusqu’au croisement du Mékong et de la rivière Nam OU. Nous sommes entourés de falaises et de montagnes. En rebroussant chemin, on s’arrête dans un petit village où l’on fabrique l’alcool de riz et où l’on tisse. Je me suis laissée tentée par un chapeau!!! Enfin, nous rentrons à vive allure car le soir tombe et n’avons pas de phares au bateau. C’était une belle excursion qui s’est terminée par un massage où je me suis royalement endormie. J’ai mangé des feuilles de bananes grillées parsemées de graines. Très bon.
Samedi 16: Je pars en tuc-tuc pour les cascades de Kuang Si. Le chemin est apaisant. En entrant, il y a un parc d’ours noirs, bien aménagés. En les observant, on s’aperçoit qu’ils sont joueurs et même qu’au retour, j’assiste à un accouplement qui n’en finissait pas… moi comme d’autres touristes n’avons pas attendu la fin… Il y a plusieurs paliers à la cascade dont une où l’on peut plonger en se lançant avec une corde (je ne l’ai pas fait). La 3ème où la plupart des gens s’arrêtent est magnifique, environ 25 mètres. J’avais prévu ne pas grimper au-dessus mais la tentation fut trop forte et me suis lancée dans un périple parfois regrettable. J’ai pris le chemin de gauche et à la sueur de mon front suis arrivée au-dessus où il a fallu enlever les chaussures pour traverser une partie. Puis suis redescendue par l’autre côté faisant ainsi la bouche. Encore heureux qu’un gentil monsieur Australien m’a aidé toute la descente sinon, je pense bien que je me serais cassée la figure, plus court mais plus aride. Mais le paysage vraiment valait la peine. Cette étape en plus à mon périple m’a fait perdre 2H et je m’attendais bien à être engueulée par le conducteur du tuc-tuc mais il n’en fût rien. Ils sont gentils quand même. Sur le chemin du retour, il m’a arrêté dans un village typique mais bord de route ce qui veut dire touristique. Enfin quand même, c’était bien de voir ces petits enfants en habits traditionnels qui se tournaient pour ne pas qu’on les prennent en photo si on n’achetait pas un produit aux mamans…. Cette journée m’a valu un bon massage et une bonne bière. J’ai mangé un buffet de légumes pour 1 euro.
Dimanche 17 Je me réveille à midi! Je sais ce n’est pas bien mais je n’y peux rien, je ne me suis pas réveillée avant. Le temps de glander un peu, il est 13H30 quand enfin, le patron vient frapper à ma porte s’inquiétant de mon sort. Décidément, j’ai l’art de faire tracasser les gens. Je voulais visiter le musée royal mais c’est dimanche et il est fermé. Je loue un vélo pour l’après-midi et part en randonnée sur l’autre rive de la Nam Kham. Après avoir passé un pont en bambou, je me restaure de viande (j’avais pourtant dit que je n’en mangerais pas); je ne mange pas tout et un chien en profite. Tout au long du chemin, je vais de temple en temple et c’est vraiment un grand plaisir de faire du vélo au Laos. Sur mon plan, il y avait possibilité de retraverser le 2ème pont mais apparemment, il n’existe plus (only boat). Demi-tour et me voilà relancée. Je pousse la bicyclette jusqu’où se rejoignent la Nam Ou et le Mékong. Le retour se fera en longeant celui-ci. Je m’arrête pour faire un massage de pied mais après 5 minutes, je stoppe tout car le gars n’est pas concentré du tout sur mes pieds et il y a un bruit infernal dans la pièce. Le soir, je soupe avec Claudine et Deny qui partent demain pour le nord. Je les retrouverai à Paksé car nous ferons le plateau des Bolovens ensemble (en 2 jours). Ce soir, je me suis contentée d’une salade laotienne: mmm, il y avait des cacahuètes dedans. Mardi 19: Je suis partie à 9H30 sous une pluie battante pour prendre le bus de VANG VIENG. Il y avait du brouillard évidemment mais j’ai quand même pu admirer le paysage. Qu’est-ce qu’on était haut un moment!!! Plus on avance sur VV, plus beau c’est. J’attends demain avec impatience pour découvrir de plus près. Vu l’heure, je n’ai rien pu entamer aujourd’hui; le temps d’arriver à l’hôtel encore 15 minutes de tuc-tuc et ici, il fait nuit à 18H. J’ai quand même été faire un massage, y avait plus que ça à faire puis une Beerlao….
Mercredi 20 Ce matin, je remonte sur une bicyclette pour faire mes balades. Je commence par chercher les grottes de THAM PHY KHAM qui ont servi de refuges aux laotiens lors de l’invasion des chinois au 19ème siècle. Il faut gravir 147 marches pour y arriver mais qu’est-ce-que je me suis régalée. Elles sont immenses et encore on ne visite qu’une partie. Il y fait frais (ouf). Je rencontre deux bonzes avec qui je discute. Puis je me retrouve seule dans la grotte, j’ai écouté le silence. A ce point, je ne l’avais jamais entendu. Rien. C’est flippant de se savoir à l’intérieur de la terre, seule; je n’ai pas pu m’empêcher un moment donné à penser à un film d’horreur… A la sortie, je retrouve les deux moines à qui j’offre un jeu de cartes; en échange, il m’offre un petit bouddha. Je peux assurer qu’il ne me quittera JAMAIS. En bas de la grotte, il y a une petite cascade avec une eau limpide; étant presque seule aussi en bas, j’ai pu profiter du bruit de l’eau. Autre effet!!! Et c’est là qu’on se dit: vive le voyage en solitaire… avec soi-même. Au bord de la cascade, je mange un fruit qui ressemble à un pamplemousse rose mais ce n’est pas ça, quelqu’un me dira bien ce que c’est, dans les habitués du forum. En tout cas, c’est bon. Je remonte sur mon véhicule à deux roues dans l’espoir d’aller voir les gens passer sur la rivière dans leur pneu (tubing); en fait, au départ, je venais ici pour en faire mais ma petite voix intérieure me dit que non… je vais me casser la figure contre un rocher et finir noyée. Mais auparavant, je fais une bonne série de kilomètres pour admirer le paysage. Je termine ma journée en mangeant un humus fallafel (délicieux) mais je ne sais pas ce qu’il y a dans ces boulettes. Puis par un massage bien évidemment. Demain, je pars en moto avec chauffeur pour des horizons plus lointains. Jeudi 21: Il faut dire que je suis dans la ville la plus fêtarde du Laos, enfin plus exactement ça l’était car il y a eu des restrictions suite à de nombreux décès et je comprends quand je vois le courant de la Nam Xong. Les fêtards la descendant en bouée prenaient de gros risques. Il parait quand même qu’encore maintenant, la plupart repart le matin pour une autre destination avec la gueule de bois. Donc, je n’ai pas de scrupules avec ce que j’ai bu, je ne l’aurais pas. Enfin, je crois…. 2 bières d’ici, ça fait 4 de chez nous…. Je n’ai donc pas fait de tubing sauf dans une grotte où je me suis retrouvée assise dans un pneu pour visiter la grotte, les fesses dans l’eau; j’avais prévu le coup et avait des habits de rechange. Donc ce matin, je pars en moto, à 14 Km au nord de la ville, vers la grotte éléphant où est érigé un grand bouddha et éléphant car on devine dans les roches cette forme. Un peu plus loin Tham Hoy, tham Loup et la water cave. Ce fut un délice. Mais heureusement que mon petit guide m’a épaulé et encore, un moment donné dans la cave du loup, je me suis demandée s’il connaissait vraiment le chemin; nous tournions et retournions à l’intérieur de cette grotte que je n’aurais jamais su retrouver la sortie. Nous étions munis d’une lampe de poche frontale. C’est incroyablement beau. Aucun regret. Contente d’avoir vécu ça… Nos grottes de la montagne St. Pierre pourrait prendre l’exemple pour les aménager. Il a fait très chaud et même dans les grottes, je transpirais toute la sueur de mon corps mais était-ce de chaud ou de peur???? Je me suis quand même prise une stalactite sur la tronche mais légèrement. Au retour, j’ai réservé mon billet de mini-van pour partir demain matin vers la capitale Vientiane. Je me suis régalée ce soir avec une salade de papaye et une salade laotienne (promis j’en fais une à mon retour. Dois-je encore signaler que j’ai fait un massage!!!!
Samedi 23 Je démarre avec un triporteur à 9H20 pour le Bouddha Parc (Vat Xieng Khouane). Il faut une heure pour faire le trajet (24 km). Je pense que j’aurais été vite à vélo. Les 6 derniers kilomètres se font sur une route avec des trous d’autruches… Au point que j’ai failli voler hors du véhicule et dire si c’était harde, une baleine de mon soutien-gorge a sauté hors de son étui… J’aurais sûrement les fesses bleues demain comme en Tunisie sur un dromadaire… Mais le résultat était au rendez-vous; un parc à la DALI construit en 1958 par un moine qui a voulu réunir les philosophies Bouddhiste et Hindouisme. Et ce avec le don des fidèles. Il y a aussi une sorte de grosse citrouille en béton dont on rentre par une grande bouche; elle représente l’univers qui part de l’enfer au paradis. Ben moi, en arrivant au Paradis, j’ai bien crû m’être cassée Le petit doigt en sortant par le trou juste fait pour les tailles laotiennes. Bon, j’ai eu mal une heure, une pilule miracle et un peu d’huile essentielle (et oui, je me promène avec ma pharmacie). Pour redescendre rebelote, j’en ai transpiré des gouttes de labeur. En bas, je me suis dis, ho c’était chouette! Sur le chemin du retour, après 4-5 km, j’aperçois le pont de l’amitié qui relie le Laos à la Thaïlande. Je demande à voir le temple Vat Si Muang, le plus vénéré qui abrite le Bouddha d’Emeraude magnifique. Il s’y passait justement une cérémonie (les vœux d’un moine je crois car il était habillé tout blanc). Je vais ensuite au plus important temple du Laos, le Vat Pha That Luang, à 4 km de la ville. Il a une longue histoire qui remonte au 3ème siècle avant JC…. On doit y avoir trouvé des reliques car il date de 1566 et restauré par l’école française en 1900 mais la restauration est controversée et se refera en 1931 sur base d’esquisses de 1867. C’est dire qu’il a une histoire… je reçois un diner gratuit; j’ai chaud et je commence à avoir mal aux pieds et être fatiguée. J’irai quand même visiter le musée national qui relate surtout la lutte du pays pour revendiquer son identité. A savoir que le Laos était un royaume et devient une république en 1975. On y trouve aussi des vestiges historiques dont notamment une jarre de la plaine dont je ne comprends pas bien l’histoire; je pense qu’elle servait d’urnes mais je dois me renseigner. J’ai zappé cette étape du voyage bien que ça m’aurait plu mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps. Je terminerais ma journée le long du Mékong pour y voir le coucher du soleil. Alors qui dit qu’il n’y a rien à faire à Vientiane? Demain, je m’envole pour Paksé dans le sud.
Dimanche 24
Je prends le vol de Vientiane - Paxhe et arrive vers 13 H. La journée étant bien entamée, je décide d’aller directement aux 4000 Iles tant qu’à faire…Je m’octrois le luxe de prendre un taxi pour 50 euros qui me conduira de l’aéroport à Nasakang (presque 3H de route) où là j’aurais une pirogue pour les Iles. J’avais décidé de me rendre à l’île Don Khone mais bêtement, en suivant les premiers passagers, je descends au premier arrêt qui était Don Det. Pour trouver ma guesthouse évidemment, personne ne connaissait; je me suis ainsi rendue compte que j’étais sur la mauvaise île. Décidément, ça m’apprendra à toujours suivre tout le monde. J’attends une autre pirogue qui m’y conduira. J’ai opté pour la GH Pa ka car j’ai su que le patron parle français; en fait, c’est la patronne. C’est clean pour 5 euros avec salle de bain et terrasse personnel au bord du Mékong; il y avait pour 8 euros la clim mais pas de vue Mékong mais franchement, la nuit ça n‘a pas été trop chaud; le jour, je ne suis pas là et j‘ai très chaud…
Lundi 25 J‘avais décidé de faire pédale douce ce matin et me suis donc bien relaxée. A 11H, je réserve à ma mamy le ticket pour les chutes de Phapheng pour 9 euros car je suis seule… Mais il s’occupe de tout! Aussitôt payé, aussitôt parti. Pirogue de la guesthouse jusque Nakasang et de là, side-car jusqu’aux chutes (ça je n’avais pas encore fait…) qu’Est-ce que je regrette le petit ventilateur à pile de mon petit Pierre…Il fait très très chaud, je dégouline. Bref, pour en revenir aux chutes, elles sont superbes. Le Mékong se transforme sur 13 km en puissants rapides entrecoupés de plusieurs chutes. Au retour, en sortant de la pirogue, je fais le grand écart, une jambe dans une pirogue et une dans l’autre, le problème c’est qu’elles s’éloignaient… A peine rentrée, à peine repartie louer un vélo pour aller aux chutes de LI PHI qui se trouvent au sud de l’ile; en passant, je vois la locomotive datant du temps des français. Les chutes sont impressionnantes pour leurs rapides et leur intensité. Selon les laotiens, elles renfermeraient des esprits, c’est pourquoi, les villageois n’y vont pas. Elles sont moins hautes que celles de Phapheng mais plus longues et plus intenses. J’ai adoré et y suis restée un bon bout de temps, poussant même jusqu’à la petite plage. Je viens de rentrer et inutile de vous dire que je rédige ces lignes devant une Beerlao….Demain départ pour Champassak, sais pas encore pas quel moyen de locomotion! Mardi 26 Je quitte ma douce guesthouse Pa Kha sur l‘Ile de Don Khone en pirogue jusque Nakasan. De là, parcours du combattant en allant chercher un peu tout le monde à des endroits différents. Remontée sur la berge avec les bagages lourds; je n’en peux plus; il faut marcher 15 minutes pour le bus de Champasak. J’arrive dans le bus en nage. On attend encore 20 minutes puis départ mais en s’arrêtant plusieurs fois. Galère. Enfin, arrivée à Champassak vers 15H. Ce n’est pas fini, il faut prendre une autre pirogue car nous sommes du mauvais côté du fleuve… Enfin, nous démarrons après plusieurs négociations car il y a des gens qui ne voulaient pas payer pour la traversée. Ils sont donc descendus attendre le ferry (2H30 d’attente). Ouf, nous partons. Mais de l’autre côté de la berge, escalier de meunier à grimper avec les bagages. Mon Dieu, dans quelle histoire je me suis encore fourrée. Je vais m’épuiser. Première guesthouse, ce serait trop beau pour qu’elle me convienne (Anouxa qui pourtant plait à tout le monde). Donc je vais à l’hôtel Amphone. Pas de tuc-tuc et il y a 2 km…. Une moto me charge avec mon gros sac et mon troller devant lui; il n’y avait que ses yeux qui dépassaient juste pour voir la route… et moi cramponnée derrière avec mon sac à dos. Les gens qui nous ont vu partir riaient aux éclats, moi moins…. Après mon installation, je loue une bicyclette; elle ne va pas, les pneus sont plats. Je la ramène et prends la 2ème de l’hôtel qui ne va pas, elle fait un drôle de bruit et n’avance pas. Je la ramène et en loue une ailleurs. Direction Champassak Spa pour un massage aux herbes bien mérité.
Mercredi 27 Comme prévu, je pars de bonne heure pour aller visiter le lieu magique qu‘il y a à visiter à Champasak: le Vat Phou. C‘est un temple montagne donc comme le mot le dit, il est construit dans la montagne… Ce qui signifie grimpette… Déjà à 8H, il faisait très chaud pour y grimper. J‘ai beaucoup apprécié la grotte dans la falaise où il y a l‘eau sacrée qui coule des fissures de la montagne. J‘y suis restée un bon moment, tranquille. Ce temple date de l‘époque préangkorienne soit 5-6ème siècle après JC; On y trouve un mélange de statues hindouistes et bouddhistes. Je finis ma visite à midi pile. Après-midi, spa bien-être chez Nathalie (Champasak Spa) qui s’est installée au Laos depuis 5 ans. Je rentre à vélo et vais manger le long du Mékong avec un monsieur un peu farfelu mais qui me parle d’Angkor qu’il connait bien. En fait, j’ai mangé mon premier plat d’une variété d’insectes vivants, sans le vouloir car il tombait dans la sauce de mon plat de nouilles au poulet…..
JEUDI 28 Je me laisse la matinée pour traîner et à midi, je pars en minibus à Paksé où je rencontre le couple avec qui j’ai fait les grottes de Pak Ou. Nous devons partir demain pour 2 jours faire le plateau des Bolovens. Alors aujourd’hui, pas de courage, fatiguée et tant mieux que ça tombe aujourd’hui (17ème jour comme d’habitude, jour à ne rien faire). Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller manger dans un resto indien juste devant l'hôtel et de demander au patron d'où il venait; en plus, vu la couleur de sa peau, j'aurais misé juste.... Chennay (Madras). Je vous laisse deviner où se déroulera mon prochain long voyage???????Ne me dites pas que vous avez trouvé.....😏
Le Cambodge Le pays est une monarchie de 14,5 millions d’habitants pour 181.000 km².
Dimanche 1er décembre: je m’envole pour SIEM REAP au Cambodge début d’après-midi. J’ai réservé chez une française pour ma facilité. Elle a un programme tout établi et a ses propres tuc-tucs. Quand je pense que je me suis cassée la tête des nuits entières à essayer de les mettre dans l’ordre chronologique, etc… A 16H30, je vais chercher mon pass de trois jours (40 dollars) ainsi demain, je n’aurais plus qu’à passer sans faire la file. Le driver me conduit déjà voir un temple: le BAYON qui est magnifique mais dont je tourne en rond sans trouver la sortie. Pas compliqué mais aucun sens de l’orientation et quand ça tourne. Demain , je prends la boussole.
Lundi 2 décembre: 6H du matin, départ pour la visite. 1er temple: Angkor Vat, je pense le plus grand site. 2H30 pour le visiter. Il est beau, bien conservé par rapport aux autres. J’apprécie l’entrée principale du roi, les deux entrées à côté pour les notables, les deux autres entrées encore plus à côté pour les éléphants et les serviteurs étant moins bien considérés rentreront par l’arrière. Il est tôt donc pas encore de cars de japonais, chinois ou thailandais…seulement des petits groupes de 2 à 5 personnes ou des solitaires comme moi. C’est un temple hindouïste du 12ème dédié à Shiva. On me dépose à l’entrée Est et on me reprend 2H30 plus tard entrée Ouest. 2ème temple: Prasat Kravan, le plus vieux temple découvert sur le site, du 10ème siècle. Il est hindouiste et dédié à Vishnou. Il a cinq tours et est fait en partie avec de belles briques fabriquées sur place ce qui est original. 3ème temple: Prasat Bantheay Kdei; magnifique monastère bouddhique du 12ème siècle. Il était équipé d’une salle de danse. 4ème temple: Sras Srang: juste en face. C’est un lac artificiel où les rois se baignaient. Il fut construit au 10ème siècle. 5ème temple: Pré Rup du 10ème siècle, temple hindouiste dédié à Shiva. Très abimé suite à l’érosion. 6ème temple: le Mébon oriental dont je ne me souviens plus du tout. 7me temple: Ta Som; tour à l’entrée ouest et fin du temple bloquer par un énorme banian. 8ème temple: Neak Pean ou les serpents enroulés: temple hindouiste du 10ème siècle. Il était construit sur une ile et on ne savait y aller qu’en bateau Au bout de la passerelle, tout et fermé. On ne peut aller plus loin depuis 3 ans. On soignait les malades avec l’eau sacrée. 9ème temple: j’ai dû faire le Prasad Tad Ney et le Tad Kéo mais j’ai oublié. 10 et 11èmes : je termine par la terrasse des Lépreux et des éléphants. De là, on aperçoit en face les tours où les familles jugeaient leurs voisins (en fait, on mettait au dessus des tours les deux personnes en litiges et le premier qui avait un malaise était le fautif; les familles opposées les surveillant). 12ème : je pénètre dans le palais royal mais sans grimper au-dessus cettre fois. J’ai juste le temps de rentrer, prendre une bière, me doucher avant d’aller au spectacle de danses populaires à Aspara. On mange bien mais spectacle court.
Mardi 3 décembre: Je pars en voiture cette fois vers le temple de Banteay Srey où je suis tranquille car il n’est que 7H du matin. On l’appelle aussi la citadelle de la femme car les motifs sont très fins et on dit qu’il n’y a que des dames pour faire un tel travail. Les tons sont ocres. Ensuite, le Banteay Samre du 12ème siècle; je n’arrive plus à me souvenir des détails tellement j’en ai vu; c’est malin je sais mais bon c’est ainsi. Là les choses vont commencés à se gâter: les deux prochains temples que le chauffeur me présente, je les ai fais hier avec un autre chauffeur de la guesthouse. Je demande à faire le 3ème, le Prasat Ta Prum mais celui là était au programme de demain. Je le fais quand même et le chauffeur m’attend à la sortie est alors que je suis rentrée par l’ouest; je demande à un autre driver de lui téléphoner (heureusement que j’avais pris son téléphone) mais là, il n’y avait pas de réseau. Enfin, quand le réseau réapparu, il vint ainsi me chercher. Je n’étais pas contente. Je n’avais plus envie de voir des temples. J’en ai encore vu deux toutefois mais des petits sans grande importance. A midi, je demande qu’il m’emmène faire un massage de pieds; j’en avais marre. Mais là où les choses se gâtent vraiment, c’est à la rentrée à la guesthouse. Je signale à Nancy et Marion, soit disant les patronnes…à ce que je croyais… qu’il y a eu un petit problème. Du coup, Marion et Nancy m’engueulent me disant que je n’arrête pas de changer le programme. Je réponds que ce n’est pas une raison pour ne pas me signaler qu’on m’attend à une autre porte que la porte où je suis rentrée. Elles se défendent disant que je n’ai qu’à suivre le programme qu’elles ont fait. Je dis qu’elles n’ont qu’à faire une photocopie du programme car on ne peut pas retenir tous les noms et ne pouvait donc pas ainsi savoir ce qui était au programme du lendemain. Bon, je vais en ville (affreuse cette ville)… et au retour, Nancy me lance des vannes devant les clients. Je dis que je m’en vais demain matin. Elle s’en fout et part. Les autres me disent qu’en fait, je ne dois pas faire attention, elle a des problèmes et n’est plus propriétaire de la Lovely GH. En fait, je décide donc de rester par sympathie pour le nouveau propriétaire laotien qui est sympa, qui parle aussi français et se débrouille du mieux qui peut pour tout organiser. Journée terminée. Demain départ avec le même chauffeur mais je crois qu’il fera attention de me dire à quelle porte il m’attendra.
jeudi 5: je m'offre une grasse matinée et part à 10H30 pour la visite d'une ferme de vers à soie. Sympa. Ensuite, je fais le village culturel où je me suis régalée avec les spectacles des différentes ethnies.
Ensuite, je suis allée dans le tunnel des bombardements du Vietnam. Je pensais que c’était des photos mais non c’était comme un train fantôme sauf qu’il n’y avait pas de train… Je n’étais pas du tout à l’aise mais alors pas du tout… il devait sûrement y avoir une vidéo car à la fin, le gardien est venu m’accompagner… L’horreur mais c’Est-ce qu’ils ont vécu malheureusement. Le soir, souper avec mes copains français rencontrés au Laos qui arrivaient.
Vendredi 6: départ ce matin pour 4 heures de bus; direction Battambang. Les routes sont en très mauvais état. A l’arrivée, j’ai été surprise de voir mon nom sur une pancarte avec l’hôtel où j’allais. Je n’avais prévenu que j’arrivais avec ce bus; j’aurais pu venir en taxi ou en bateau…. Enfin bien contente, pas de bagages à porter. Mais il va s’incruster pour me faire les excursions. Il n’a pas perdu et il n’a pas gagné car j’ai été au cabaret vert dirigé par des français voir s’il avait un tuc-tuc pour deux jours. Ils en ont un un jour. Donc je fais un jour avec celui qui est venu me chercher et ai choisi ce qui n’a pas besoin d’explications. Le reste se fera avec le français. Il m’a déjà demandé dix fois pour aller manger. Je lui ai dit que c’est mon problème si je mange ou pas. Il s’est calmé et m’a proposé de m’emmener au cirque. J’ai accepté car c’est pour une bonne cause ici au Cambodge (enfants orphelins ou pas les moyens de scolariser, etc.…). j’ai passé une excellente soirée, c’était de l’acrobatie avec le fil conducteur sur l’adventure… encore beaucoup d’humour!!! J’ai été mangé au white rose et ne sachant que prendre, j’ai pris deux plats… Je me suis régalée mais j’ai trop mangé…
Samedi 7: je prends un tuc-tuc pour la journée. Après le tunnel des bombardements, je me lance sur le train bambou. Alors ça, c’est une plateforme posée sur deux essieux, pas de freins, un conducteur active une manette à l’arrière et on défile à 30 à l’heure sur des rails ni parallèles ni entretenues depuis que les français sont partis. Je suis assise en première position. J’ai hurlé mais en ressentant un sentiment d’immense liberté. Si je devais mourir, ce serait comme ça que je le voudrais… Je pense que c’est le seul au monde. J’ai visité une briqueterie moins marrante. Je poursuis mon parcours par une visite viticole et j’ai 4 verres à déguster. Je pense que cette journée est cool mais nous allons ensuite au temple Banon et il y a 368 marches à gravir….On aurait pu faire la dégustation après!!!! Je veux aller aux caves à proximité mais après avoir marché un kilomètre dans la jungle, accompagné d’un gamin, au vu de l’entrée de la grotte, je rebrousse chemin. Alors maintenant, le Phnom Samphéou, un lieu que je voulais absolument aller. C’est du tout de cette montagne que les Khmers rouges jetaient les Cambodgiens, femmes et enfants compris. Je suis rentrée dans la grotte où ils atterrissaient et ai ressenti un malaise tellement le lieu est fort en tension négative. Ils restent un sanctuaire avec les ossements; Ces gens ont vécu l’horreur du temps des Khmers rouges; ce fut un génocide dont je parlerais plus longuement sur ma visite de Phnom Phen où le musée se trouve. Je termine ma journée par l’admiration d’un temple à Battambang. En rentrant, je fais ma maline en commandant une bière pour boire dans ma chambre; en l’ouvrant, je m’aperçois qu’un c’est un stout. Je revis mon enfance, il ne manque plus que le sucre et le jaune d’œuf dedans…….
Dimanche 8: je fais le tour des artisans, voir comment on fait les bâtons d’encens, comment on fait la pate pour les nems, comment ils font les nouilles avec du riz, comment ils font des tranches de bananes séchées, comment ils font le prahoc (poissons conservés des mois avec du sel), comment ils font des statuettes en bois, etc.… Je visite un temple qui n’en valait pas trop la peine, le wat Ek. Après-midi, je tue le temps en faisant un massage chez les aveugles puis en allant au marché central. Fin d’après-midi, je vais admirer l’envol de 5.000.000 de chauves-souris sortant d’une grotte chaque jour à la même heure pour revenir le lendemain matin. Extraordinaire. Une fois qu’elles sortent, il y en a pour 45 minutes….. Spectaculaire. Demain, départ pour une ville à mi-chemin entre ici et la capitale.
lundi 9: au dernier moment, je décide de ne pas aller à Pursat et de continuer pour la capitale afin de faire étape (du coup, une journée perdue en transport). Je vais à Sihanoukville: la plage.
Mardi 10: me voici après 6H de bus à Sihanoukville bord de mer. Je choisis OTRES, la plage la plus propre, la plus calme et la plus éloignée évidemment; Je suis dans paillotte (sans salle de bain) à 5 mètres des vagues, les pieds dans l’eau. Je n’ai pas profité aujourd’hui car arrivée trop tard. Première altercation avec un tuc-tuc. On m’avait dit que pour venir ici, il fallait payer 6 dollars. Il me demande 5, j’y vais mais à mi-chemin, il m’arrête dans un hôtel qui n’est pas celui que j’ai demandé… Quand je lui dis où je veux aller, il me redemande 5 dollars. Je refuse, je sors du tuc tuc avec mes bagages. Il attrape mes bagages et mon bras… Puis je gueule dessus et pars vers un bar, il attrape une grosse pierre. Les gens du bar appellent un cambogdien qui parle français. Il arrange les choses mais bon j’ai été arnaquée pour une fois… Enfin, je suis dans ma cahute. Demain, je compte bien profiter de la mer.
Mercredi 11: journée plage bien agréable.
Jeudi 12: malade toute la nuit.... Départ pour Kampot. Pas en forme. Fatiguée. Toutefois fin d'après-midi, je loue un vélo pour faire le tour de la petite ville; j'ai conduit comme une clinche tellement j'était fatiguée. Je me suis arrêtée faire un massage de pied et au final quand j'ai repris le vélo, je ne savais pas dévérouiller le cadenas.On a l'air malin dans ces cas là.... un attroupement riait autour de moi....s'agrandissant au fil des minutes... Tout le monde essayait, rien à faire: bloquer. Finalement un petit cambodgien l'a fait en une seconde; il y a un truc!!!
Vendredi 13: ce matin, je pars avec un petit groupe à la montagne de Bokor (1075 mètres). On visite la petite église, les maisons abandonnées, le casino en rénovation, la villa du roi à l’état de ruine. Puis le nouveau Complexe qui comprendra un grand casino et un hôtel de 600 chambres. Nous dinons au bord d’un petit rapide (ils appellent ça waterfall mais…). Après-midi, j’enfourche un vélo pour faire au moins 20 km à la recherche des marais salants mais j’étais dans le mauvais sens; moi et mon sens de l’orientation!!!! Enfin, j’ai trouvé au final ainsi qu’un superbe temple non connu des touristes qui ne s’aventurent pas si loin.
Samedi 14: j’arrive à Kep, petite ville côtière. J’y vais en tuc-tuc car ce n’est pas loin. En chemin, je visite un petit temple dans une grotte qui date du 7ème siècle. Après-midi: petit tour de ville à pied. Rien de spécial au programme.
Dimanche 15: journée moto à travers le parc national d’où l’on a une vue magnifique sur la vallée, la mer; on y trouve les arbres magiques où l’on peut grimper à l’intérieur jusqu’au-dessus (je ne l’ai pas fait!). J’ai traversé des rizières, retrouvant les gens travaillant comme à l’ancien temps chez nous avec les bœufs, etc… J’ai visité une plantation de poivre, explication en français très intéressantes; j’ai fait mes réserves pour le restant de ma vie!!!! Je pense que j’en ai vraiment acheté trop. On a traversé les marrais salants d’où j’ai compris le mécanisme…. En traversant ces villages, nous sommes dans le Cambodge profond!!! Nous irons aussi sur la seule plage naturelle de Kep mais il y a trop de bruit de la part des cambodgiens et je n’y reste pas (dommage). J’aurais voulu faire l’île du lapin, mais il me manque une journée Celle que je me suis trompée à cause de mon détour à Sihanoukville.
Lundi 16: me voici de retour dans la capitale. Le minivan que je devais prendre est tombé en panne donc j’ai repris le bus. J’arrive plus tard que prévu. Le reste de l’après-midi, je ne fais rien de spécial. Le soir, je mange avec le couple rencontré au Laos.
Mardi 17: je visite le musée du crime du génocide. C’était, au départ, un lycée qui est devenu la plus horrible prison du Cambodge dirigée par les Khmers rouges (Khmer: c’est la plus grande ethnie cambodgienne et rouge: parti communiste) dirigé par Pol Pot à son retour d’Europe. Ce fut donc une prison de 1975 à 1979. On y trouve des centaines de photos de victimes avant leur mort car ils aimaient garder des archives. Il y a les appareils de torture, les lits en fer où ils étaient enchaînés, les petites cellules faites dans les classes; au centre, dans la cour, la potence où on les pendait par les pieds et quand ils avaient perdu connaissance, on les plongeait dans une jarre d’eau toujours en place actuellement. On y a retrouvé 7 survivants dont un vit encore. Sur le coup, je visitais mais une fois dans le tuc-tuc, j’avais envie de sangloter. C’est une visite très dure qui doit toutefois se prolonger 15 km plus loin au camp d’extermination de Choeung Ek (ou Tuol Sieng). A l’aide d’un guide audio, je parcours les étapes. D’abord, où les camions amenaient les prisonniers par centaines. Puis, où on les questionnait et faisaient signer leur arrêt de mort. On y a retrouvé près de 40 fosses communes. Le mémorial érigé en leur mémoire ne peut pas contenir tous les ossements donc certaines fosses ont été laissées telle quelle notamment sous le lac. Mais tous les mois, la nature fait qu’il ressort toujours des os ou des habits hors de la terre. J’ai vu une poule manger un lambeau qui sortait de terre… Une très grande fosse où l’on a découvert que des femmes et des enfants; on a découvert qu’ils fracassaient le crâne des bébés contre l’arbre toujours présent. Un autre arbre qu’on appelle l’arbre magique mais qui ici n’a rien de magique servait à attacher les hauts parleurs pour diffuser de la musique fort pour assourdir la machine qui exterminait les prisonniers et leurs derniers cris… De l’herbicide était répandu sur eux pour que les paysans du coin ne sentent pas les odeurs. Je n’oublierai jamais cette journée…. Il a plu toute la journée…. La fin d’après-midi est plus agréable puisque je vais au marché russe.
Mercredi 18: pas dormi la nuit mais sur le matin donc réveil à 11H avec mauvaise humeur. Deux heures pour me mettre d’aplomb. Après, ça reprend: visite du musée national où je trouve un linga en cristal de roche du 12ème venant d’Angkor Thom, un beau Nandi du 13ème venant Angkor Vat, des figures en grès et en stuc plus anciennes du 6ème , etc.…Je ne peux pas tout citer. Le bouddhisme est né au 6ème siècle avec Gauthama. Avant les Khmers étaient hindouistes et encore avant ANIMISTE…. Cette « religion » croit aux phénomènes naturels et aux esprits dans les forêts, par exemple….Je n’avais jamais entendu parler de cette croyance animiste… Bref, le musée vaut la peine d’être visité. Le palais royal m’a été déconseillé car tout est quasiment fermé, de toute façon, je n’avais pas envie. J’ai été au marché central bien animé puis à un spectacle au musée national en soirée. Très bien mais cher. Je termine ainsi ma dernière journée par un resto français « la brasserie du port » où je n’ai pas été déçue même si un peu cher pour le coin…. Puis un dernier massage aux huiles et aux herbes. Demain départ à 14H.
MARIE
Mardi 12: A la Sabaidee GH, le patron parle français. Les chambres sont propres mais rudimentaires. Il y a beaucoup de moustiques. Je termine ma journée par un massage.
Mercredi 13: J’arrête un tuc-tuc, lui demande son prix pour la journée; on ne se comprend pas; il y a maldonne; je téléphone au proprio pour qu’il s’explique et c’est mécontent que le chauffeur s’en va après m’avoir conduit au plus somptueux temple de la ville: le Vat Xieng Thong qui est appelé le temple de la cité d’or; il date de 1560. Sa particularité est la toiture incurvée descendant au sol. Dans cette chapelle rouge, il y a un immense bouddha couché de toute splendeur. Sur le mur ouest, l’arbre de vie est représenté selon une mosaïque en miroir. Un autre bâtiment renferme le char funéraire très grand et très beau. Je continue ma promenade visitant tous les temples le long de la grand rue dont le Vat Sene Sensoukaram, appelé le temple rouge, toujours en activité. On y béni les véhicules. Il y a une énorme statue du bouddha debout à l’intérieur. Je me fais plaisir avec un massage de pied d’une heure: c’est le pied… J’irai ensuite manger une spécialité du Laos: une salade de papaye très épicée. J’ai dit « no spice », il m’a dit « no » mais c’était « très spice »…
Jeudi 14: Ce matin, je me lève tôt pour voir les moines faisant l’aumône; très beau spectacle mais trop touristiques, en tout cas où j’étais. Peut-être y a-t-il un autre endroit plus authentique. J’achète des petites bananes et m’en vais monter le Mont Phousi avec ses 328 marches. Il fait très chaud et la chaleur est humide. Je dégouline de partout. La vue du haut près de la flèche dorée est spectaculaire sur la rivière, le Mékong et la ville. C’est aussi lentement qu’à la montée que je redescends par un autre chemin qui me fera sortir juste devant le Palais Royale mais il est trop tard pour aller le visiter maintenant. Je compte revenir à la guesthouse mais de fil en aiguilles, je me laisse aller à une balade le long du Mékong, aller y prendre un jus de Mangue, aller refaire un massage de pied que l’on propose à toutes les échoppes. En chemin, j’irai voir le temple Vat That puis assiste à une cérémonie au Vat Ho Xieng. Je rentre faire un massage pour terminer la journée. Ce soir, je mange avec Claudine et Deny, rencontré via une correspondante au Laos. En rentrant à la GH, je rencontre un autre couple de français avec qui j’ai correspondu sur le VF également.
Vendredi 15 Aujourd’hui, avec Claudine et Deny, nous sommes partis en bateau sur le Mékong aux grottes sacrées de Pak Ou. Nous traversons un paysage féérique avant d’arriver après 2 heures de navigation aux grottes creusées dans les falaises calcaires abruptes. On nous dépose au pied de la falaise pour voir la première grotte remplie de 3000 bouddhas de toutes sortes, couchés, assis, debouts; en fait il y a 35 positions différentes du bouddha, la position couchée était la dernière. La seconde est un peu plus haut, 2ème étage sans ascenseur avec une volée d’escaliers très difficiles à gravir. Je préviens mes compagnons de fortune qu’ils ne m’attendent pas sauf pour le bateau…. Je ne regrette pas mon effort car c’était spectaculaire de voir ces bouddhas dans le noir (lampe de poche pour voir). Je me suis régalée et parmi tous, j’ai trouvé un petit Ganesh (faut le faire ça quand même…) je me demande ce qu’il faisait là. Ceux qui me connaisse savent qu’il y a toujours un hic avec moi, hé ben oui….En sortant de la grotte, j’ai pris à gauche un petit sentier suivant un groupe de touristes; après un quart d’heure, le petit guide qui s’était déjà retourné plusieurs fois signale au groupe qu’une personne est derrière lui, or il doit fermer la marche. Le groupe anglais confirme que je ne fais pas partie de la colonie. Je pensais tout simplement qu’il y avait encore une grotte à visiter plus haut; or il partait en trekking…. Je suis retournée sur mes pas et en sortant du sentier, Deny était remonté craignant que j’eusse un problème… Et voilà pourquoi, j’aime voyager seule. On ne fait pas des frayeurs aux gens!!! En fait, en regagnant le bateau, on a bien rigolé … surtout eux… Nous continuons notre croisière jusqu’au croisement du Mékong et de la rivière Nam OU. Nous sommes entourés de falaises et de montagnes. En rebroussant chemin, on s’arrête dans un petit village où l’on fabrique l’alcool de riz et où l’on tisse. Je me suis laissée tentée par un chapeau!!! Enfin, nous rentrons à vive allure car le soir tombe et n’avons pas de phares au bateau. C’était une belle excursion qui s’est terminée par un massage où je me suis royalement endormie. J’ai mangé des feuilles de bananes grillées parsemées de graines. Très bon.
Samedi 16: Je pars en tuc-tuc pour les cascades de Kuang Si. Le chemin est apaisant. En entrant, il y a un parc d’ours noirs, bien aménagés. En les observant, on s’aperçoit qu’ils sont joueurs et même qu’au retour, j’assiste à un accouplement qui n’en finissait pas… moi comme d’autres touristes n’avons pas attendu la fin… Il y a plusieurs paliers à la cascade dont une où l’on peut plonger en se lançant avec une corde (je ne l’ai pas fait). La 3ème où la plupart des gens s’arrêtent est magnifique, environ 25 mètres. J’avais prévu ne pas grimper au-dessus mais la tentation fut trop forte et me suis lancée dans un périple parfois regrettable. J’ai pris le chemin de gauche et à la sueur de mon front suis arrivée au-dessus où il a fallu enlever les chaussures pour traverser une partie. Puis suis redescendue par l’autre côté faisant ainsi la bouche. Encore heureux qu’un gentil monsieur Australien m’a aidé toute la descente sinon, je pense bien que je me serais cassée la figure, plus court mais plus aride. Mais le paysage vraiment valait la peine. Cette étape en plus à mon périple m’a fait perdre 2H et je m’attendais bien à être engueulée par le conducteur du tuc-tuc mais il n’en fût rien. Ils sont gentils quand même. Sur le chemin du retour, il m’a arrêté dans un village typique mais bord de route ce qui veut dire touristique. Enfin quand même, c’était bien de voir ces petits enfants en habits traditionnels qui se tournaient pour ne pas qu’on les prennent en photo si on n’achetait pas un produit aux mamans…. Cette journée m’a valu un bon massage et une bonne bière. J’ai mangé un buffet de légumes pour 1 euro.
Dimanche 17 Je me réveille à midi! Je sais ce n’est pas bien mais je n’y peux rien, je ne me suis pas réveillée avant. Le temps de glander un peu, il est 13H30 quand enfin, le patron vient frapper à ma porte s’inquiétant de mon sort. Décidément, j’ai l’art de faire tracasser les gens. Je voulais visiter le musée royal mais c’est dimanche et il est fermé. Je loue un vélo pour l’après-midi et part en randonnée sur l’autre rive de la Nam Kham. Après avoir passé un pont en bambou, je me restaure de viande (j’avais pourtant dit que je n’en mangerais pas); je ne mange pas tout et un chien en profite. Tout au long du chemin, je vais de temple en temple et c’est vraiment un grand plaisir de faire du vélo au Laos. Sur mon plan, il y avait possibilité de retraverser le 2ème pont mais apparemment, il n’existe plus (only boat). Demi-tour et me voilà relancée. Je pousse la bicyclette jusqu’où se rejoignent la Nam Ou et le Mékong. Le retour se fera en longeant celui-ci. Je m’arrête pour faire un massage de pied mais après 5 minutes, je stoppe tout car le gars n’est pas concentré du tout sur mes pieds et il y a un bruit infernal dans la pièce. Le soir, je soupe avec Claudine et Deny qui partent demain pour le nord. Je les retrouverai à Paksé car nous ferons le plateau des Bolovens ensemble (en 2 jours). Ce soir, je me suis contentée d’une salade laotienne: mmm, il y avait des cacahuètes dedans. Mardi 19: Je suis partie à 9H30 sous une pluie battante pour prendre le bus de VANG VIENG. Il y avait du brouillard évidemment mais j’ai quand même pu admirer le paysage. Qu’est-ce qu’on était haut un moment!!! Plus on avance sur VV, plus beau c’est. J’attends demain avec impatience pour découvrir de plus près. Vu l’heure, je n’ai rien pu entamer aujourd’hui; le temps d’arriver à l’hôtel encore 15 minutes de tuc-tuc et ici, il fait nuit à 18H. J’ai quand même été faire un massage, y avait plus que ça à faire puis une Beerlao….
Mercredi 20 Ce matin, je remonte sur une bicyclette pour faire mes balades. Je commence par chercher les grottes de THAM PHY KHAM qui ont servi de refuges aux laotiens lors de l’invasion des chinois au 19ème siècle. Il faut gravir 147 marches pour y arriver mais qu’est-ce-que je me suis régalée. Elles sont immenses et encore on ne visite qu’une partie. Il y fait frais (ouf). Je rencontre deux bonzes avec qui je discute. Puis je me retrouve seule dans la grotte, j’ai écouté le silence. A ce point, je ne l’avais jamais entendu. Rien. C’est flippant de se savoir à l’intérieur de la terre, seule; je n’ai pas pu m’empêcher un moment donné à penser à un film d’horreur… A la sortie, je retrouve les deux moines à qui j’offre un jeu de cartes; en échange, il m’offre un petit bouddha. Je peux assurer qu’il ne me quittera JAMAIS. En bas de la grotte, il y a une petite cascade avec une eau limpide; étant presque seule aussi en bas, j’ai pu profiter du bruit de l’eau. Autre effet!!! Et c’est là qu’on se dit: vive le voyage en solitaire… avec soi-même. Au bord de la cascade, je mange un fruit qui ressemble à un pamplemousse rose mais ce n’est pas ça, quelqu’un me dira bien ce que c’est, dans les habitués du forum. En tout cas, c’est bon. Je remonte sur mon véhicule à deux roues dans l’espoir d’aller voir les gens passer sur la rivière dans leur pneu (tubing); en fait, au départ, je venais ici pour en faire mais ma petite voix intérieure me dit que non… je vais me casser la figure contre un rocher et finir noyée. Mais auparavant, je fais une bonne série de kilomètres pour admirer le paysage. Je termine ma journée en mangeant un humus fallafel (délicieux) mais je ne sais pas ce qu’il y a dans ces boulettes. Puis par un massage bien évidemment. Demain, je pars en moto avec chauffeur pour des horizons plus lointains. Jeudi 21: Il faut dire que je suis dans la ville la plus fêtarde du Laos, enfin plus exactement ça l’était car il y a eu des restrictions suite à de nombreux décès et je comprends quand je vois le courant de la Nam Xong. Les fêtards la descendant en bouée prenaient de gros risques. Il parait quand même qu’encore maintenant, la plupart repart le matin pour une autre destination avec la gueule de bois. Donc, je n’ai pas de scrupules avec ce que j’ai bu, je ne l’aurais pas. Enfin, je crois…. 2 bières d’ici, ça fait 4 de chez nous…. Je n’ai donc pas fait de tubing sauf dans une grotte où je me suis retrouvée assise dans un pneu pour visiter la grotte, les fesses dans l’eau; j’avais prévu le coup et avait des habits de rechange. Donc ce matin, je pars en moto, à 14 Km au nord de la ville, vers la grotte éléphant où est érigé un grand bouddha et éléphant car on devine dans les roches cette forme. Un peu plus loin Tham Hoy, tham Loup et la water cave. Ce fut un délice. Mais heureusement que mon petit guide m’a épaulé et encore, un moment donné dans la cave du loup, je me suis demandée s’il connaissait vraiment le chemin; nous tournions et retournions à l’intérieur de cette grotte que je n’aurais jamais su retrouver la sortie. Nous étions munis d’une lampe de poche frontale. C’est incroyablement beau. Aucun regret. Contente d’avoir vécu ça… Nos grottes de la montagne St. Pierre pourrait prendre l’exemple pour les aménager. Il a fait très chaud et même dans les grottes, je transpirais toute la sueur de mon corps mais était-ce de chaud ou de peur???? Je me suis quand même prise une stalactite sur la tronche mais légèrement. Au retour, j’ai réservé mon billet de mini-van pour partir demain matin vers la capitale Vientiane. Je me suis régalée ce soir avec une salade de papaye et une salade laotienne (promis j’en fais une à mon retour. Dois-je encore signaler que j’ai fait un massage!!!!
Samedi 23 Je démarre avec un triporteur à 9H20 pour le Bouddha Parc (Vat Xieng Khouane). Il faut une heure pour faire le trajet (24 km). Je pense que j’aurais été vite à vélo. Les 6 derniers kilomètres se font sur une route avec des trous d’autruches… Au point que j’ai failli voler hors du véhicule et dire si c’était harde, une baleine de mon soutien-gorge a sauté hors de son étui… J’aurais sûrement les fesses bleues demain comme en Tunisie sur un dromadaire… Mais le résultat était au rendez-vous; un parc à la DALI construit en 1958 par un moine qui a voulu réunir les philosophies Bouddhiste et Hindouisme. Et ce avec le don des fidèles. Il y a aussi une sorte de grosse citrouille en béton dont on rentre par une grande bouche; elle représente l’univers qui part de l’enfer au paradis. Ben moi, en arrivant au Paradis, j’ai bien crû m’être cassée Le petit doigt en sortant par le trou juste fait pour les tailles laotiennes. Bon, j’ai eu mal une heure, une pilule miracle et un peu d’huile essentielle (et oui, je me promène avec ma pharmacie). Pour redescendre rebelote, j’en ai transpiré des gouttes de labeur. En bas, je me suis dis, ho c’était chouette! Sur le chemin du retour, après 4-5 km, j’aperçois le pont de l’amitié qui relie le Laos à la Thaïlande. Je demande à voir le temple Vat Si Muang, le plus vénéré qui abrite le Bouddha d’Emeraude magnifique. Il s’y passait justement une cérémonie (les vœux d’un moine je crois car il était habillé tout blanc). Je vais ensuite au plus important temple du Laos, le Vat Pha That Luang, à 4 km de la ville. Il a une longue histoire qui remonte au 3ème siècle avant JC…. On doit y avoir trouvé des reliques car il date de 1566 et restauré par l’école française en 1900 mais la restauration est controversée et se refera en 1931 sur base d’esquisses de 1867. C’est dire qu’il a une histoire… je reçois un diner gratuit; j’ai chaud et je commence à avoir mal aux pieds et être fatiguée. J’irai quand même visiter le musée national qui relate surtout la lutte du pays pour revendiquer son identité. A savoir que le Laos était un royaume et devient une république en 1975. On y trouve aussi des vestiges historiques dont notamment une jarre de la plaine dont je ne comprends pas bien l’histoire; je pense qu’elle servait d’urnes mais je dois me renseigner. J’ai zappé cette étape du voyage bien que ça m’aurait plu mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps. Je terminerais ma journée le long du Mékong pour y voir le coucher du soleil. Alors qui dit qu’il n’y a rien à faire à Vientiane? Demain, je m’envole pour Paksé dans le sud.
Dimanche 24
Je prends le vol de Vientiane - Paxhe et arrive vers 13 H. La journée étant bien entamée, je décide d’aller directement aux 4000 Iles tant qu’à faire…Je m’octrois le luxe de prendre un taxi pour 50 euros qui me conduira de l’aéroport à Nasakang (presque 3H de route) où là j’aurais une pirogue pour les Iles. J’avais décidé de me rendre à l’île Don Khone mais bêtement, en suivant les premiers passagers, je descends au premier arrêt qui était Don Det. Pour trouver ma guesthouse évidemment, personne ne connaissait; je me suis ainsi rendue compte que j’étais sur la mauvaise île. Décidément, ça m’apprendra à toujours suivre tout le monde. J’attends une autre pirogue qui m’y conduira. J’ai opté pour la GH Pa ka car j’ai su que le patron parle français; en fait, c’est la patronne. C’est clean pour 5 euros avec salle de bain et terrasse personnel au bord du Mékong; il y avait pour 8 euros la clim mais pas de vue Mékong mais franchement, la nuit ça n‘a pas été trop chaud; le jour, je ne suis pas là et j‘ai très chaud…
Lundi 25 J‘avais décidé de faire pédale douce ce matin et me suis donc bien relaxée. A 11H, je réserve à ma mamy le ticket pour les chutes de Phapheng pour 9 euros car je suis seule… Mais il s’occupe de tout! Aussitôt payé, aussitôt parti. Pirogue de la guesthouse jusque Nakasang et de là, side-car jusqu’aux chutes (ça je n’avais pas encore fait…) qu’Est-ce que je regrette le petit ventilateur à pile de mon petit Pierre…Il fait très très chaud, je dégouline. Bref, pour en revenir aux chutes, elles sont superbes. Le Mékong se transforme sur 13 km en puissants rapides entrecoupés de plusieurs chutes. Au retour, en sortant de la pirogue, je fais le grand écart, une jambe dans une pirogue et une dans l’autre, le problème c’est qu’elles s’éloignaient… A peine rentrée, à peine repartie louer un vélo pour aller aux chutes de LI PHI qui se trouvent au sud de l’ile; en passant, je vois la locomotive datant du temps des français. Les chutes sont impressionnantes pour leurs rapides et leur intensité. Selon les laotiens, elles renfermeraient des esprits, c’est pourquoi, les villageois n’y vont pas. Elles sont moins hautes que celles de Phapheng mais plus longues et plus intenses. J’ai adoré et y suis restée un bon bout de temps, poussant même jusqu’à la petite plage. Je viens de rentrer et inutile de vous dire que je rédige ces lignes devant une Beerlao….Demain départ pour Champassak, sais pas encore pas quel moyen de locomotion! Mardi 26 Je quitte ma douce guesthouse Pa Kha sur l‘Ile de Don Khone en pirogue jusque Nakasan. De là, parcours du combattant en allant chercher un peu tout le monde à des endroits différents. Remontée sur la berge avec les bagages lourds; je n’en peux plus; il faut marcher 15 minutes pour le bus de Champasak. J’arrive dans le bus en nage. On attend encore 20 minutes puis départ mais en s’arrêtant plusieurs fois. Galère. Enfin, arrivée à Champassak vers 15H. Ce n’est pas fini, il faut prendre une autre pirogue car nous sommes du mauvais côté du fleuve… Enfin, nous démarrons après plusieurs négociations car il y a des gens qui ne voulaient pas payer pour la traversée. Ils sont donc descendus attendre le ferry (2H30 d’attente). Ouf, nous partons. Mais de l’autre côté de la berge, escalier de meunier à grimper avec les bagages. Mon Dieu, dans quelle histoire je me suis encore fourrée. Je vais m’épuiser. Première guesthouse, ce serait trop beau pour qu’elle me convienne (Anouxa qui pourtant plait à tout le monde). Donc je vais à l’hôtel Amphone. Pas de tuc-tuc et il y a 2 km…. Une moto me charge avec mon gros sac et mon troller devant lui; il n’y avait que ses yeux qui dépassaient juste pour voir la route… et moi cramponnée derrière avec mon sac à dos. Les gens qui nous ont vu partir riaient aux éclats, moi moins…. Après mon installation, je loue une bicyclette; elle ne va pas, les pneus sont plats. Je la ramène et prends la 2ème de l’hôtel qui ne va pas, elle fait un drôle de bruit et n’avance pas. Je la ramène et en loue une ailleurs. Direction Champassak Spa pour un massage aux herbes bien mérité.
Mercredi 27 Comme prévu, je pars de bonne heure pour aller visiter le lieu magique qu‘il y a à visiter à Champasak: le Vat Phou. C‘est un temple montagne donc comme le mot le dit, il est construit dans la montagne… Ce qui signifie grimpette… Déjà à 8H, il faisait très chaud pour y grimper. J‘ai beaucoup apprécié la grotte dans la falaise où il y a l‘eau sacrée qui coule des fissures de la montagne. J‘y suis restée un bon moment, tranquille. Ce temple date de l‘époque préangkorienne soit 5-6ème siècle après JC; On y trouve un mélange de statues hindouistes et bouddhistes. Je finis ma visite à midi pile. Après-midi, spa bien-être chez Nathalie (Champasak Spa) qui s’est installée au Laos depuis 5 ans. Je rentre à vélo et vais manger le long du Mékong avec un monsieur un peu farfelu mais qui me parle d’Angkor qu’il connait bien. En fait, j’ai mangé mon premier plat d’une variété d’insectes vivants, sans le vouloir car il tombait dans la sauce de mon plat de nouilles au poulet…..
JEUDI 28 Je me laisse la matinée pour traîner et à midi, je pars en minibus à Paksé où je rencontre le couple avec qui j’ai fait les grottes de Pak Ou. Nous devons partir demain pour 2 jours faire le plateau des Bolovens. Alors aujourd’hui, pas de courage, fatiguée et tant mieux que ça tombe aujourd’hui (17ème jour comme d’habitude, jour à ne rien faire). Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller manger dans un resto indien juste devant l'hôtel et de demander au patron d'où il venait; en plus, vu la couleur de sa peau, j'aurais misé juste.... Chennay (Madras). Je vous laisse deviner où se déroulera mon prochain long voyage???????Ne me dites pas que vous avez trouvé.....😏
Le Cambodge Le pays est une monarchie de 14,5 millions d’habitants pour 181.000 km².
Dimanche 1er décembre: je m’envole pour SIEM REAP au Cambodge début d’après-midi. J’ai réservé chez une française pour ma facilité. Elle a un programme tout établi et a ses propres tuc-tucs. Quand je pense que je me suis cassée la tête des nuits entières à essayer de les mettre dans l’ordre chronologique, etc… A 16H30, je vais chercher mon pass de trois jours (40 dollars) ainsi demain, je n’aurais plus qu’à passer sans faire la file. Le driver me conduit déjà voir un temple: le BAYON qui est magnifique mais dont je tourne en rond sans trouver la sortie. Pas compliqué mais aucun sens de l’orientation et quand ça tourne. Demain , je prends la boussole.
Lundi 2 décembre: 6H du matin, départ pour la visite. 1er temple: Angkor Vat, je pense le plus grand site. 2H30 pour le visiter. Il est beau, bien conservé par rapport aux autres. J’apprécie l’entrée principale du roi, les deux entrées à côté pour les notables, les deux autres entrées encore plus à côté pour les éléphants et les serviteurs étant moins bien considérés rentreront par l’arrière. Il est tôt donc pas encore de cars de japonais, chinois ou thailandais…seulement des petits groupes de 2 à 5 personnes ou des solitaires comme moi. C’est un temple hindouïste du 12ème dédié à Shiva. On me dépose à l’entrée Est et on me reprend 2H30 plus tard entrée Ouest. 2ème temple: Prasat Kravan, le plus vieux temple découvert sur le site, du 10ème siècle. Il est hindouiste et dédié à Vishnou. Il a cinq tours et est fait en partie avec de belles briques fabriquées sur place ce qui est original. 3ème temple: Prasat Bantheay Kdei; magnifique monastère bouddhique du 12ème siècle. Il était équipé d’une salle de danse. 4ème temple: Sras Srang: juste en face. C’est un lac artificiel où les rois se baignaient. Il fut construit au 10ème siècle. 5ème temple: Pré Rup du 10ème siècle, temple hindouiste dédié à Shiva. Très abimé suite à l’érosion. 6ème temple: le Mébon oriental dont je ne me souviens plus du tout. 7me temple: Ta Som; tour à l’entrée ouest et fin du temple bloquer par un énorme banian. 8ème temple: Neak Pean ou les serpents enroulés: temple hindouiste du 10ème siècle. Il était construit sur une ile et on ne savait y aller qu’en bateau Au bout de la passerelle, tout et fermé. On ne peut aller plus loin depuis 3 ans. On soignait les malades avec l’eau sacrée. 9ème temple: j’ai dû faire le Prasad Tad Ney et le Tad Kéo mais j’ai oublié. 10 et 11èmes : je termine par la terrasse des Lépreux et des éléphants. De là, on aperçoit en face les tours où les familles jugeaient leurs voisins (en fait, on mettait au dessus des tours les deux personnes en litiges et le premier qui avait un malaise était le fautif; les familles opposées les surveillant). 12ème : je pénètre dans le palais royal mais sans grimper au-dessus cettre fois. J’ai juste le temps de rentrer, prendre une bière, me doucher avant d’aller au spectacle de danses populaires à Aspara. On mange bien mais spectacle court.
Mardi 3 décembre: Je pars en voiture cette fois vers le temple de Banteay Srey où je suis tranquille car il n’est que 7H du matin. On l’appelle aussi la citadelle de la femme car les motifs sont très fins et on dit qu’il n’y a que des dames pour faire un tel travail. Les tons sont ocres. Ensuite, le Banteay Samre du 12ème siècle; je n’arrive plus à me souvenir des détails tellement j’en ai vu; c’est malin je sais mais bon c’est ainsi. Là les choses vont commencés à se gâter: les deux prochains temples que le chauffeur me présente, je les ai fais hier avec un autre chauffeur de la guesthouse. Je demande à faire le 3ème, le Prasat Ta Prum mais celui là était au programme de demain. Je le fais quand même et le chauffeur m’attend à la sortie est alors que je suis rentrée par l’ouest; je demande à un autre driver de lui téléphoner (heureusement que j’avais pris son téléphone) mais là, il n’y avait pas de réseau. Enfin, quand le réseau réapparu, il vint ainsi me chercher. Je n’étais pas contente. Je n’avais plus envie de voir des temples. J’en ai encore vu deux toutefois mais des petits sans grande importance. A midi, je demande qu’il m’emmène faire un massage de pieds; j’en avais marre. Mais là où les choses se gâtent vraiment, c’est à la rentrée à la guesthouse. Je signale à Nancy et Marion, soit disant les patronnes…à ce que je croyais… qu’il y a eu un petit problème. Du coup, Marion et Nancy m’engueulent me disant que je n’arrête pas de changer le programme. Je réponds que ce n’est pas une raison pour ne pas me signaler qu’on m’attend à une autre porte que la porte où je suis rentrée. Elles se défendent disant que je n’ai qu’à suivre le programme qu’elles ont fait. Je dis qu’elles n’ont qu’à faire une photocopie du programme car on ne peut pas retenir tous les noms et ne pouvait donc pas ainsi savoir ce qui était au programme du lendemain. Bon, je vais en ville (affreuse cette ville)… et au retour, Nancy me lance des vannes devant les clients. Je dis que je m’en vais demain matin. Elle s’en fout et part. Les autres me disent qu’en fait, je ne dois pas faire attention, elle a des problèmes et n’est plus propriétaire de la Lovely GH. En fait, je décide donc de rester par sympathie pour le nouveau propriétaire laotien qui est sympa, qui parle aussi français et se débrouille du mieux qui peut pour tout organiser. Journée terminée. Demain départ avec le même chauffeur mais je crois qu’il fera attention de me dire à quelle porte il m’attendra.
jeudi 5: je m'offre une grasse matinée et part à 10H30 pour la visite d'une ferme de vers à soie. Sympa. Ensuite, je fais le village culturel où je me suis régalée avec les spectacles des différentes ethnies.
Ensuite, je suis allée dans le tunnel des bombardements du Vietnam. Je pensais que c’était des photos mais non c’était comme un train fantôme sauf qu’il n’y avait pas de train… Je n’étais pas du tout à l’aise mais alors pas du tout… il devait sûrement y avoir une vidéo car à la fin, le gardien est venu m’accompagner… L’horreur mais c’Est-ce qu’ils ont vécu malheureusement. Le soir, souper avec mes copains français rencontrés au Laos qui arrivaient.
Vendredi 6: départ ce matin pour 4 heures de bus; direction Battambang. Les routes sont en très mauvais état. A l’arrivée, j’ai été surprise de voir mon nom sur une pancarte avec l’hôtel où j’allais. Je n’avais prévenu que j’arrivais avec ce bus; j’aurais pu venir en taxi ou en bateau…. Enfin bien contente, pas de bagages à porter. Mais il va s’incruster pour me faire les excursions. Il n’a pas perdu et il n’a pas gagné car j’ai été au cabaret vert dirigé par des français voir s’il avait un tuc-tuc pour deux jours. Ils en ont un un jour. Donc je fais un jour avec celui qui est venu me chercher et ai choisi ce qui n’a pas besoin d’explications. Le reste se fera avec le français. Il m’a déjà demandé dix fois pour aller manger. Je lui ai dit que c’est mon problème si je mange ou pas. Il s’est calmé et m’a proposé de m’emmener au cirque. J’ai accepté car c’est pour une bonne cause ici au Cambodge (enfants orphelins ou pas les moyens de scolariser, etc.…). j’ai passé une excellente soirée, c’était de l’acrobatie avec le fil conducteur sur l’adventure… encore beaucoup d’humour!!! J’ai été mangé au white rose et ne sachant que prendre, j’ai pris deux plats… Je me suis régalée mais j’ai trop mangé…
Samedi 7: je prends un tuc-tuc pour la journée. Après le tunnel des bombardements, je me lance sur le train bambou. Alors ça, c’est une plateforme posée sur deux essieux, pas de freins, un conducteur active une manette à l’arrière et on défile à 30 à l’heure sur des rails ni parallèles ni entretenues depuis que les français sont partis. Je suis assise en première position. J’ai hurlé mais en ressentant un sentiment d’immense liberté. Si je devais mourir, ce serait comme ça que je le voudrais… Je pense que c’est le seul au monde. J’ai visité une briqueterie moins marrante. Je poursuis mon parcours par une visite viticole et j’ai 4 verres à déguster. Je pense que cette journée est cool mais nous allons ensuite au temple Banon et il y a 368 marches à gravir….On aurait pu faire la dégustation après!!!! Je veux aller aux caves à proximité mais après avoir marché un kilomètre dans la jungle, accompagné d’un gamin, au vu de l’entrée de la grotte, je rebrousse chemin. Alors maintenant, le Phnom Samphéou, un lieu que je voulais absolument aller. C’est du tout de cette montagne que les Khmers rouges jetaient les Cambodgiens, femmes et enfants compris. Je suis rentrée dans la grotte où ils atterrissaient et ai ressenti un malaise tellement le lieu est fort en tension négative. Ils restent un sanctuaire avec les ossements; Ces gens ont vécu l’horreur du temps des Khmers rouges; ce fut un génocide dont je parlerais plus longuement sur ma visite de Phnom Phen où le musée se trouve. Je termine ma journée par l’admiration d’un temple à Battambang. En rentrant, je fais ma maline en commandant une bière pour boire dans ma chambre; en l’ouvrant, je m’aperçois qu’un c’est un stout. Je revis mon enfance, il ne manque plus que le sucre et le jaune d’œuf dedans…….
Dimanche 8: je fais le tour des artisans, voir comment on fait les bâtons d’encens, comment on fait la pate pour les nems, comment ils font les nouilles avec du riz, comment ils font des tranches de bananes séchées, comment ils font le prahoc (poissons conservés des mois avec du sel), comment ils font des statuettes en bois, etc.… Je visite un temple qui n’en valait pas trop la peine, le wat Ek. Après-midi, je tue le temps en faisant un massage chez les aveugles puis en allant au marché central. Fin d’après-midi, je vais admirer l’envol de 5.000.000 de chauves-souris sortant d’une grotte chaque jour à la même heure pour revenir le lendemain matin. Extraordinaire. Une fois qu’elles sortent, il y en a pour 45 minutes….. Spectaculaire. Demain, départ pour une ville à mi-chemin entre ici et la capitale.
lundi 9: au dernier moment, je décide de ne pas aller à Pursat et de continuer pour la capitale afin de faire étape (du coup, une journée perdue en transport). Je vais à Sihanoukville: la plage.
Mardi 10: me voici après 6H de bus à Sihanoukville bord de mer. Je choisis OTRES, la plage la plus propre, la plus calme et la plus éloignée évidemment; Je suis dans paillotte (sans salle de bain) à 5 mètres des vagues, les pieds dans l’eau. Je n’ai pas profité aujourd’hui car arrivée trop tard. Première altercation avec un tuc-tuc. On m’avait dit que pour venir ici, il fallait payer 6 dollars. Il me demande 5, j’y vais mais à mi-chemin, il m’arrête dans un hôtel qui n’est pas celui que j’ai demandé… Quand je lui dis où je veux aller, il me redemande 5 dollars. Je refuse, je sors du tuc tuc avec mes bagages. Il attrape mes bagages et mon bras… Puis je gueule dessus et pars vers un bar, il attrape une grosse pierre. Les gens du bar appellent un cambogdien qui parle français. Il arrange les choses mais bon j’ai été arnaquée pour une fois… Enfin, je suis dans ma cahute. Demain, je compte bien profiter de la mer.
Mercredi 11: journée plage bien agréable.
Jeudi 12: malade toute la nuit.... Départ pour Kampot. Pas en forme. Fatiguée. Toutefois fin d'après-midi, je loue un vélo pour faire le tour de la petite ville; j'ai conduit comme une clinche tellement j'était fatiguée. Je me suis arrêtée faire un massage de pied et au final quand j'ai repris le vélo, je ne savais pas dévérouiller le cadenas.On a l'air malin dans ces cas là.... un attroupement riait autour de moi....s'agrandissant au fil des minutes... Tout le monde essayait, rien à faire: bloquer. Finalement un petit cambodgien l'a fait en une seconde; il y a un truc!!!
Vendredi 13: ce matin, je pars avec un petit groupe à la montagne de Bokor (1075 mètres). On visite la petite église, les maisons abandonnées, le casino en rénovation, la villa du roi à l’état de ruine. Puis le nouveau Complexe qui comprendra un grand casino et un hôtel de 600 chambres. Nous dinons au bord d’un petit rapide (ils appellent ça waterfall mais…). Après-midi, j’enfourche un vélo pour faire au moins 20 km à la recherche des marais salants mais j’étais dans le mauvais sens; moi et mon sens de l’orientation!!!! Enfin, j’ai trouvé au final ainsi qu’un superbe temple non connu des touristes qui ne s’aventurent pas si loin.
Samedi 14: j’arrive à Kep, petite ville côtière. J’y vais en tuc-tuc car ce n’est pas loin. En chemin, je visite un petit temple dans une grotte qui date du 7ème siècle. Après-midi: petit tour de ville à pied. Rien de spécial au programme.
Dimanche 15: journée moto à travers le parc national d’où l’on a une vue magnifique sur la vallée, la mer; on y trouve les arbres magiques où l’on peut grimper à l’intérieur jusqu’au-dessus (je ne l’ai pas fait!). J’ai traversé des rizières, retrouvant les gens travaillant comme à l’ancien temps chez nous avec les bœufs, etc… J’ai visité une plantation de poivre, explication en français très intéressantes; j’ai fait mes réserves pour le restant de ma vie!!!! Je pense que j’en ai vraiment acheté trop. On a traversé les marrais salants d’où j’ai compris le mécanisme…. En traversant ces villages, nous sommes dans le Cambodge profond!!! Nous irons aussi sur la seule plage naturelle de Kep mais il y a trop de bruit de la part des cambodgiens et je n’y reste pas (dommage). J’aurais voulu faire l’île du lapin, mais il me manque une journée Celle que je me suis trompée à cause de mon détour à Sihanoukville.
Lundi 16: me voici de retour dans la capitale. Le minivan que je devais prendre est tombé en panne donc j’ai repris le bus. J’arrive plus tard que prévu. Le reste de l’après-midi, je ne fais rien de spécial. Le soir, je mange avec le couple rencontré au Laos.
Mardi 17: je visite le musée du crime du génocide. C’était, au départ, un lycée qui est devenu la plus horrible prison du Cambodge dirigée par les Khmers rouges (Khmer: c’est la plus grande ethnie cambodgienne et rouge: parti communiste) dirigé par Pol Pot à son retour d’Europe. Ce fut donc une prison de 1975 à 1979. On y trouve des centaines de photos de victimes avant leur mort car ils aimaient garder des archives. Il y a les appareils de torture, les lits en fer où ils étaient enchaînés, les petites cellules faites dans les classes; au centre, dans la cour, la potence où on les pendait par les pieds et quand ils avaient perdu connaissance, on les plongeait dans une jarre d’eau toujours en place actuellement. On y a retrouvé 7 survivants dont un vit encore. Sur le coup, je visitais mais une fois dans le tuc-tuc, j’avais envie de sangloter. C’est une visite très dure qui doit toutefois se prolonger 15 km plus loin au camp d’extermination de Choeung Ek (ou Tuol Sieng). A l’aide d’un guide audio, je parcours les étapes. D’abord, où les camions amenaient les prisonniers par centaines. Puis, où on les questionnait et faisaient signer leur arrêt de mort. On y a retrouvé près de 40 fosses communes. Le mémorial érigé en leur mémoire ne peut pas contenir tous les ossements donc certaines fosses ont été laissées telle quelle notamment sous le lac. Mais tous les mois, la nature fait qu’il ressort toujours des os ou des habits hors de la terre. J’ai vu une poule manger un lambeau qui sortait de terre… Une très grande fosse où l’on a découvert que des femmes et des enfants; on a découvert qu’ils fracassaient le crâne des bébés contre l’arbre toujours présent. Un autre arbre qu’on appelle l’arbre magique mais qui ici n’a rien de magique servait à attacher les hauts parleurs pour diffuser de la musique fort pour assourdir la machine qui exterminait les prisonniers et leurs derniers cris… De l’herbicide était répandu sur eux pour que les paysans du coin ne sentent pas les odeurs. Je n’oublierai jamais cette journée…. Il a plu toute la journée…. La fin d’après-midi est plus agréable puisque je vais au marché russe.
Mercredi 18: pas dormi la nuit mais sur le matin donc réveil à 11H avec mauvaise humeur. Deux heures pour me mettre d’aplomb. Après, ça reprend: visite du musée national où je trouve un linga en cristal de roche du 12ème venant d’Angkor Thom, un beau Nandi du 13ème venant Angkor Vat, des figures en grès et en stuc plus anciennes du 6ème , etc.…Je ne peux pas tout citer. Le bouddhisme est né au 6ème siècle avec Gauthama. Avant les Khmers étaient hindouistes et encore avant ANIMISTE…. Cette « religion » croit aux phénomènes naturels et aux esprits dans les forêts, par exemple….Je n’avais jamais entendu parler de cette croyance animiste… Bref, le musée vaut la peine d’être visité. Le palais royal m’a été déconseillé car tout est quasiment fermé, de toute façon, je n’avais pas envie. J’ai été au marché central bien animé puis à un spectacle au musée national en soirée. Très bien mais cher. Je termine ainsi ma dernière journée par un resto français « la brasserie du port » où je n’ai pas été déçue même si un peu cher pour le coin…. Puis un dernier massage aux huiles et aux herbes. Demain départ à 14H.
MARIE
La solitude du voyageur English translation pending
Actuellement depuis 1mois solo en Asie j'ai pris le temps de faire le point sur le sentiment de solitude que je ressens régulièrement:
Bilan 06/11/13 - avion pour Semarang -Sentiment prédominant depuis le début: la solitude.Sentiment que je pensais avoir déjà ressenti en France. Mais ici il prend une toute autre dimension. Une dimension bien plus profonde. Je pensais que quand on disait "j'ai mal au cœur" lors d'une séparation ou autre était une expression, mais en fait c'est réel.Lorsque je ressens la solitude ici, je la ressens vraiment dans mon corps, dans mon cœur. Mon cœur se serre et ma gorge se noue. Et si je me fixe dessus, les larmes montent.
Elle est présente plus particulièrement dans certaines situations: - le soir lorsque je ne suis pas fatiguée.- en fin de journée, lorsque je retourne à l'hôtel après une journée d'activité.- dans les transports.- lors des repas lorsque je n'ai pas internet. Contrairement à ce que j'ai pu lire sur les forums concernant la solitude du voyageur, comme quoi c'est une fausse idée puisqu'il est plus facile de rencontrer du monde lorsqu'on est seul... Et on est donc jamais vraiment seul lorsqu'on voyage seul.Je ne suis pas tout à fait d'accord.
Tout d'abord il y a un point déterminant qui est celui de la langue. J'ai de bonnes bases en anglais mais pas assez pour aller au delà des discussions basiques. Ce qui, au bout d'un moment, fatigue, puisque j'aimerais bien avoir des discussions plus profondes avec les gens que je rencontre.
Ensuite, cela dépend de la personnalité de chacun. Parce que aller vers les gens spontanément n'est pas donné à tout le monde. Je ne le fais pas naturellement en France donc à l'étranger !Je ne suis pas fermée mais plutôt du genre à observer, à écouter. Et je n'ai pas besoin d'être entourée de beaucoup de monde pour être bien.Je favorise la qualité à la quantité, donc je mets du temps à me lier d'amitié avec quelqu'un.J'ai du mal à concevoir les rencontres pour 3/4 jours, je n'arrive pas à passer du temps avec quelqu'un que je ne connais pas, bien sûr je pourrais faire connaissance, mais entre en jeu le problème de la barrière de la langue.
Il y a également un autre point concernant la solitude, c'est celui de la réflexion.Parce que quand on est seul on réfléchi, on pense beaucoup... Trop ! Par moment c'est à rendre fou ! Parce que ça angoisse de réfléchir à la vie... De se rendre compte qu'on est seul ! Sur le moment c'est dur.
Néanmoins je reste persuader que ce sera bénéfique après, à la fin du voyage.Je sais que je serais plus forte, plus posée, puisque j'aurais eu le temps de réfléchir ! Je fais le point sur beaucoup de choses, voire sur toute ma vie, et ça c'est plutôt une bonne chose. Réfléchir. Ce que je ne fais jamais en France puisque dans ces moments là il y a un truc magique: la TV.Chose que tu n'as pas non plus en voyage, ça peut paraître ridicule mais parfois j'aimerais qu'elle soit là pour que les journées où j'ai un coup de blues passent plus vite. Ou pouvoir mettre un film avant de dormir me sortirait de mes angoisses. Mais non je dois faire face.
Le temps ! Voilà un autre aspect de la solitude. À l'étranger, pas de TV, pas tjs internet, pas la presse française et autres magazines, pas de livres (une fois qu'on a fini ceux qu'on a emmené), pas de cinémas, de films...Donc mise à part les journées touriste où on visite, les "day off" peuvent vite se transformer en torture lorsqu'on est seul.Je n'ai jamais réalisé à quel point une journée peut être longue.
De plus si tu voyages dans un pays où la vie est bon marché, tu manges au resto, donc, les repas, activité qui pourrait t'occuper (en faisant les courses, en cuisinant, en faisant la vaisselle), se transforme en toi, le menu, les couples à côté. (Je sais je réfléchis beaucoup)
Toujours concernant les repas, dans les pays bon marché, les backpacker ne sont pas équipés de cuisine, donc encore un frein aux rencontres. C'est toujours plus facile de parler au gens dans un endroit convivial tel qu'une cuisine, plutôt qu'assis au resto. Je sais les salons ça existe, sauf que dans les backpacker les salons sont souvent synonymes de "skype/Fb time".
Autre point, pays bon marché+backpacker=vadrouille !Les voyageurs ni reste pas plus de 4 nuits ! Contrairement aux autres pays où les voyageurs restent quelques semaines pour travailler.Donc encore difficile de se lier avec quelqu'un qui arrive dans ton dortoir et qui repart le lendemain... À quoi bon ?
Je suis sans doute un peu fataliste.Il faut sans doute que je m'ouvre plus, c'est ce que va m'apprendre ce voyage. À être moins retissante aux autres.J'en suis encore au stade de la découverte, de l'apprentissage du voyageur solo.Mais parfois j'ai envie de baisser les bras parce que du coup j'ai l'impression de passer à côté de mon voyage, de ne pas profiter.Je fais les choses parce qu'il faut les faire, parce que je suis là pour ça. Mais c'est sans grande conviction.
Je suis pas spécialement triste de ne pas partager avec quelqu'un que j'aime les différentes visites ou activité, c'est plus une présence qui me manque le soir, le matin, un repère, qui rassure. Et bizarrement moi qui prend toujours des tonnes de photos, en étant seule j'en prends beaucoup moins, étant donné que je partage avec personne en direct mon voyage, je ressens pas le besoin de le partager par les photos. Tout ce que je fais, tout ce que je vois, je le garde dans mes souvenirs, dans mon cœur. Après tout c'est mon voyage solo ? Donc c'est mes souvenirs qui comptent.
Pour revenir aux situations qui m'angoissent et qui font apparaître ma copine la solitude, je dois trouver des parades pour les éviter ou les surmonter:Je fais tout mon possible pour être fatiguée le soir (je me lève très tôt même si j'ai envie de trainer au lit), le midi je déjeune dans des endroits sympa entre deux visites donc ça va, le soir j'essaie d'avoir internet lorsque je dine pour regarder des vidéos drôles et ne pas réfléchir.Pour les transports... Je sais pas encore, parfois la musique et à partir de maintenant je vais écrire !
Je penses que ce que je retiendrais de ce voyage c'est plus ce qu'il m'a apporté personnellement, psychologiquement que les paysages et visites en tout genre.(Ouf je viens de me relire... ! J'en avais des choses à dire ! Oui parce que quand on est seul on a tendance à parler tout seul aussi... ! Ahhhh la vie est incroyable)
Je sais maintenant que j'ai besoin des autres pour être heureuse. Ce que j'ignorais jusqu'à présent, puisque je m'attache difficilement voire pas du tout aux gens. Mais je m'en rends compte aujourd'hui que je tiens à certaines personnes, et qu'elles contribuent à mon équilibre, à ma tranquillité, à quiétude, même si je ne les vois constamment, même si je ne partage pas tout avec.(J'ai la chance d'avoir rencontré quelqu'un de très particulier quelques mois avant de partir. Sans cette personne je serais déjà rentrée en France. Il me donne énormément de force, même à distance.Mon padou)Envoyé de mon iPhone
Bilan 06/11/13 - avion pour Semarang -Sentiment prédominant depuis le début: la solitude.Sentiment que je pensais avoir déjà ressenti en France. Mais ici il prend une toute autre dimension. Une dimension bien plus profonde. Je pensais que quand on disait "j'ai mal au cœur" lors d'une séparation ou autre était une expression, mais en fait c'est réel.Lorsque je ressens la solitude ici, je la ressens vraiment dans mon corps, dans mon cœur. Mon cœur se serre et ma gorge se noue. Et si je me fixe dessus, les larmes montent.
Elle est présente plus particulièrement dans certaines situations: - le soir lorsque je ne suis pas fatiguée.- en fin de journée, lorsque je retourne à l'hôtel après une journée d'activité.- dans les transports.- lors des repas lorsque je n'ai pas internet. Contrairement à ce que j'ai pu lire sur les forums concernant la solitude du voyageur, comme quoi c'est une fausse idée puisqu'il est plus facile de rencontrer du monde lorsqu'on est seul... Et on est donc jamais vraiment seul lorsqu'on voyage seul.Je ne suis pas tout à fait d'accord.
Tout d'abord il y a un point déterminant qui est celui de la langue. J'ai de bonnes bases en anglais mais pas assez pour aller au delà des discussions basiques. Ce qui, au bout d'un moment, fatigue, puisque j'aimerais bien avoir des discussions plus profondes avec les gens que je rencontre.
Ensuite, cela dépend de la personnalité de chacun. Parce que aller vers les gens spontanément n'est pas donné à tout le monde. Je ne le fais pas naturellement en France donc à l'étranger !Je ne suis pas fermée mais plutôt du genre à observer, à écouter. Et je n'ai pas besoin d'être entourée de beaucoup de monde pour être bien.Je favorise la qualité à la quantité, donc je mets du temps à me lier d'amitié avec quelqu'un.J'ai du mal à concevoir les rencontres pour 3/4 jours, je n'arrive pas à passer du temps avec quelqu'un que je ne connais pas, bien sûr je pourrais faire connaissance, mais entre en jeu le problème de la barrière de la langue.
Il y a également un autre point concernant la solitude, c'est celui de la réflexion.Parce que quand on est seul on réfléchi, on pense beaucoup... Trop ! Par moment c'est à rendre fou ! Parce que ça angoisse de réfléchir à la vie... De se rendre compte qu'on est seul ! Sur le moment c'est dur.
Néanmoins je reste persuader que ce sera bénéfique après, à la fin du voyage.Je sais que je serais plus forte, plus posée, puisque j'aurais eu le temps de réfléchir ! Je fais le point sur beaucoup de choses, voire sur toute ma vie, et ça c'est plutôt une bonne chose. Réfléchir. Ce que je ne fais jamais en France puisque dans ces moments là il y a un truc magique: la TV.Chose que tu n'as pas non plus en voyage, ça peut paraître ridicule mais parfois j'aimerais qu'elle soit là pour que les journées où j'ai un coup de blues passent plus vite. Ou pouvoir mettre un film avant de dormir me sortirait de mes angoisses. Mais non je dois faire face.
Le temps ! Voilà un autre aspect de la solitude. À l'étranger, pas de TV, pas tjs internet, pas la presse française et autres magazines, pas de livres (une fois qu'on a fini ceux qu'on a emmené), pas de cinémas, de films...Donc mise à part les journées touriste où on visite, les "day off" peuvent vite se transformer en torture lorsqu'on est seul.Je n'ai jamais réalisé à quel point une journée peut être longue.
De plus si tu voyages dans un pays où la vie est bon marché, tu manges au resto, donc, les repas, activité qui pourrait t'occuper (en faisant les courses, en cuisinant, en faisant la vaisselle), se transforme en toi, le menu, les couples à côté. (Je sais je réfléchis beaucoup)
Toujours concernant les repas, dans les pays bon marché, les backpacker ne sont pas équipés de cuisine, donc encore un frein aux rencontres. C'est toujours plus facile de parler au gens dans un endroit convivial tel qu'une cuisine, plutôt qu'assis au resto. Je sais les salons ça existe, sauf que dans les backpacker les salons sont souvent synonymes de "skype/Fb time".
Autre point, pays bon marché+backpacker=vadrouille !Les voyageurs ni reste pas plus de 4 nuits ! Contrairement aux autres pays où les voyageurs restent quelques semaines pour travailler.Donc encore difficile de se lier avec quelqu'un qui arrive dans ton dortoir et qui repart le lendemain... À quoi bon ?
Je suis sans doute un peu fataliste.Il faut sans doute que je m'ouvre plus, c'est ce que va m'apprendre ce voyage. À être moins retissante aux autres.J'en suis encore au stade de la découverte, de l'apprentissage du voyageur solo.Mais parfois j'ai envie de baisser les bras parce que du coup j'ai l'impression de passer à côté de mon voyage, de ne pas profiter.Je fais les choses parce qu'il faut les faire, parce que je suis là pour ça. Mais c'est sans grande conviction.
Je suis pas spécialement triste de ne pas partager avec quelqu'un que j'aime les différentes visites ou activité, c'est plus une présence qui me manque le soir, le matin, un repère, qui rassure. Et bizarrement moi qui prend toujours des tonnes de photos, en étant seule j'en prends beaucoup moins, étant donné que je partage avec personne en direct mon voyage, je ressens pas le besoin de le partager par les photos. Tout ce que je fais, tout ce que je vois, je le garde dans mes souvenirs, dans mon cœur. Après tout c'est mon voyage solo ? Donc c'est mes souvenirs qui comptent.
Pour revenir aux situations qui m'angoissent et qui font apparaître ma copine la solitude, je dois trouver des parades pour les éviter ou les surmonter:Je fais tout mon possible pour être fatiguée le soir (je me lève très tôt même si j'ai envie de trainer au lit), le midi je déjeune dans des endroits sympa entre deux visites donc ça va, le soir j'essaie d'avoir internet lorsque je dine pour regarder des vidéos drôles et ne pas réfléchir.Pour les transports... Je sais pas encore, parfois la musique et à partir de maintenant je vais écrire !
Je penses que ce que je retiendrais de ce voyage c'est plus ce qu'il m'a apporté personnellement, psychologiquement que les paysages et visites en tout genre.(Ouf je viens de me relire... ! J'en avais des choses à dire ! Oui parce que quand on est seul on a tendance à parler tout seul aussi... ! Ahhhh la vie est incroyable)
Je sais maintenant que j'ai besoin des autres pour être heureuse. Ce que j'ignorais jusqu'à présent, puisque je m'attache difficilement voire pas du tout aux gens. Mais je m'en rends compte aujourd'hui que je tiens à certaines personnes, et qu'elles contribuent à mon équilibre, à ma tranquillité, à quiétude, même si je ne les vois constamment, même si je ne partage pas tout avec.(J'ai la chance d'avoir rencontré quelqu'un de très particulier quelques mois avant de partir. Sans cette personne je serais déjà rentrée en France. Il me donne énormément de force, même à distance.Mon padou)Envoyé de mon iPhone
Vacances en famille, été 2014 English translation pending
Bonjour.
Avec mon mari nous aimerions partir en vacances en été avec nos 3 enfants, 5ans, 3ans et 6 mois. Nous pensions aller en Corse, en Sardaigne ou en Italie. Que nous conseillez vous, de façon à pouvoir en profiter quand même.
Merci.
Avec mon mari nous aimerions partir en vacances en été avec nos 3 enfants, 5ans, 3ans et 6 mois. Nous pensions aller en Corse, en Sardaigne ou en Italie. Que nous conseillez vous, de façon à pouvoir en profiter quand même.
Merci.
Ouest américain avec un voyagiste English translation pending
Bonjour,
Vente Privée propose un voyage dans l'OUEST AMERICAIN.
Avez-vous déjà réservé sur Vente Privée et connaissez-vous le
voyagiste qui est AmériGo ?
Merci à tous.
Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser English translation pending
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Insécurité à Tananarive! English translation pending
hello tt le monde !! je vous signale qu'il est impossible de circuler dans le centre de tananarive à pieds et plus particulièrement place de la libération, toute l'avenue de la libération , le palais de la reine, sans se faire litéralement agressé et détrousser !!! vous ne ferez pas 200 mètres sans que cela arrive actuellement !!
Chauffeur/guide francophone à Bali English translation pending
Bonjour,
Je pars à Bali dans 6 jours et je recherche un chauffeur guide francophone. J'ai plusieurs contacts dont Dewa Subrata, et Wija Ketut : les connaissez-vous ? Etes-vous partis avec eux ? J'ai lu sur un forum que Ketut travaillait avec Ambara, et comme ce dernier n'a pas très bonne réputation, je me méfie un peu... merci beaucoup pour votre aide, le partage de vos expériences.
18 jours en solitaire aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous !
Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s
Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !
Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...
Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.
SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.
On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...
Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !
Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:

Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.

JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…
Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !
Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.

A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!
Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…

Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !
Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !
Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.
A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.
Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».
Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.
Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...

Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!
Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s
Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !
Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...
Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.
SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.
On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...
Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !
Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:

Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.

JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…
Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !
Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.

A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!
Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…

Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !
Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !
Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.
A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.
Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».
Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.
Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...

Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!
Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
Après avoir adoré le Rajasthan, peut-on être déçu par le Sud? English translation pending
Bonjour à tous,
Ceux qui m'ont vu sur le Forum qui traite des Philippines vont se dire "Que fait elle là?" Et bien oui, je ne susi aps encore fixée!! Nous voulons partir 15 jours en novembre, juste après le vacances de la toussaint avec mon mari. Nous visions les Philippines mais je ne susi pas fan de l'avion et c'est quand même super loin! Bon, vos me direz, une fois dedans.. Mais quand même...
En 2009, nous avons fait le rajasthan : une partie (jamais terminée) sur mon ancien blog du récit de ce merveilleux voyage
http://eternitedelinstant.blogspot.fr/p/recit-de-voyage.html
Donc, comme beaucoup, piqués par le virus INDE, nous nous sommes dit "Et pourquoi pas le sud?". J'ai donc contacté Maharajah Driver, l'agence avec qui nous avions fait notre circuit. le professionnalisme de cette agence a contribué à la réussite 100% de notre voyage. Autant au niveau du choix des villes (bon, les grands classique quand même), qu'au niveau du choix des hôtels. Là elle avait su comprendre nos attentes et c'est dans des forts, des Havelis, des guest housse ou des hotels pleins de charmes que nous nous somme toujours arrêtés! Béatrice la responsable, est française et la préparation en français de ce voyage en a été simplifié. J evous les conseille vivement. Mais je m'égare... J'ai donc demandé à Béatrice de nous budgéter 15 jours en Inde du sud et malheureusement, elle ne fait que le nord mais m'a indiqué une agence que j'ai contacté. Dans les 24 h ils m'ont donné une idée d'itinéraire, mais en me disant d'oublier tout ce que j'avais vu au nord. Il est vrai que nous voulons changer, mais j'ai peur d'être déçue en découvrant le sud... Il me parle de temples, de plages et de cultures... C'est aléchant aussi!
Day 01 – Arrive Chennai and in Chennai Day 02 – Chennai / Kancheepuram / Mahabalipuram Day 03 – mahabalipuram Day 04 – Mahabalipuram / Pondicherry Day 05 – Pondicherry / Tanjore Day 06 – Tanjore / Trichy Day 07 – trichy / Rameshwaram Day 08 – Rameshwaram / Madurai Day 09 – Madurai / Periyar Day 10- Periyar / Munnar Day 11 – Munnar Day 12 – Munnar / Allepey Day 13 – Allepey Day 14 – Allepey / cochin Day 15 – Cochin Day 16 – Departure
ce circuit vous parait-il faisable, pas trop lourd? je connais les routes indiennes et la lenteur du traffic... nous ne voulons pas passer notre vie sur les routes...mais plutôt profiter et s'impregner.. c'est un voyage certes, mais un peu aussi des vacances... Pour le moment je ne connais pas non plus le tarif.... si certains d'entre vous ont des idées de prix... des conseils...
J'ai adoré les Avelis, les forts.. un grand luxe pour nous européens.. mais à la mode indienne. On avait adoré ça... Peur de trouver du beaucoup moins charmant... je sais pas, c'est sans doute une idée fausse que je me fais...
POur ça que je viens vers vous pour que vous puissiez m'en parler, me donner l'envie, me vendre le sud.. me faire rêver quoi?! Vous verrez sur mon site (celui dont je mets le lien un peu plus haut), mes photos.. faites une recherche par tags sur l'inde. L'inde m'a ré-ouverte à la photo et je compte bien revenir avec autant de belles images de notre prochain voyage....
Merci pour votre aide.
Barbara
Donc, comme beaucoup, piqués par le virus INDE, nous nous sommes dit "Et pourquoi pas le sud?". J'ai donc contacté Maharajah Driver, l'agence avec qui nous avions fait notre circuit. le professionnalisme de cette agence a contribué à la réussite 100% de notre voyage. Autant au niveau du choix des villes (bon, les grands classique quand même), qu'au niveau du choix des hôtels. Là elle avait su comprendre nos attentes et c'est dans des forts, des Havelis, des guest housse ou des hotels pleins de charmes que nous nous somme toujours arrêtés! Béatrice la responsable, est française et la préparation en français de ce voyage en a été simplifié. J evous les conseille vivement. Mais je m'égare... J'ai donc demandé à Béatrice de nous budgéter 15 jours en Inde du sud et malheureusement, elle ne fait que le nord mais m'a indiqué une agence que j'ai contacté. Dans les 24 h ils m'ont donné une idée d'itinéraire, mais en me disant d'oublier tout ce que j'avais vu au nord. Il est vrai que nous voulons changer, mais j'ai peur d'être déçue en découvrant le sud... Il me parle de temples, de plages et de cultures... C'est aléchant aussi!
Day 01 – Arrive Chennai and in Chennai Day 02 – Chennai / Kancheepuram / Mahabalipuram Day 03 – mahabalipuram Day 04 – Mahabalipuram / Pondicherry Day 05 – Pondicherry / Tanjore Day 06 – Tanjore / Trichy Day 07 – trichy / Rameshwaram Day 08 – Rameshwaram / Madurai Day 09 – Madurai / Periyar Day 10- Periyar / Munnar Day 11 – Munnar Day 12 – Munnar / Allepey Day 13 – Allepey Day 14 – Allepey / cochin Day 15 – Cochin Day 16 – Departure
ce circuit vous parait-il faisable, pas trop lourd? je connais les routes indiennes et la lenteur du traffic... nous ne voulons pas passer notre vie sur les routes...mais plutôt profiter et s'impregner.. c'est un voyage certes, mais un peu aussi des vacances... Pour le moment je ne connais pas non plus le tarif.... si certains d'entre vous ont des idées de prix... des conseils...
J'ai adoré les Avelis, les forts.. un grand luxe pour nous européens.. mais à la mode indienne. On avait adoré ça... Peur de trouver du beaucoup moins charmant... je sais pas, c'est sans doute une idée fausse que je me fais...
POur ça que je viens vers vous pour que vous puissiez m'en parler, me donner l'envie, me vendre le sud.. me faire rêver quoi?! Vous verrez sur mon site (celui dont je mets le lien un peu plus haut), mes photos.. faites une recherche par tags sur l'inde. L'inde m'a ré-ouverte à la photo et je compte bien revenir avec autant de belles images de notre prochain voyage....
Merci pour votre aide.
Barbara
Les cow-boys et les indiens: 3 semaines dans le Sud-Ouest English translation pending
Et voilà, une semaine que nous sommes revenus de notre voyage de 3 semaines au pays de l'Oncle Sam...
La nostalgie est déjà là, snif, j'aimerai déjà repartir là bas tant c'est beau et qu'on s'y sent bien.
Enfin, avant un prochain voyage qui sait, il est temps de faire le compte-rendu de celui-là, maintenant que les photos sont bien triées ! Je ne connais pas la nouvelle procédure pour attacher des photos, ça sera ma 1ere tentative, désolée s'il y a quelques couacs...
Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi mes précédents carnets : ce voyage est notre 4e aux US : le 1er il y a 5 ans au Sud-Ouest, boucle classique avec les principaux parcs et la Californie, le 2e il y a 3 ans de NY à Miami, et le 3e il y a 2 ans, à L'ouest avec Colorado, Yellowstone, Glacier et jusqu'à Seattle.
Cette année, retour au Sud-Ouest pour notamment visiter les parcs qu'on a zappés jusque là. Ce sera une boucle au départ de Las Vegas, le Nevada, l'Utah, l'Arizona et le Nouveau-Mexique sont au programme.
Bien sûr, comme d'hab merci à tous les habitués du forum, tous ceux qui m'ont aidés pour la construction de l'itinéraire, et aussi, et ils sont nombreux, ceux qui donnent envie avec leurs superbes carnets.
Voilà, il va être temps de s'y mettre ! Allez, 1er essai pour intégrer une photo histoire de mettre l'eau à la bouche
A tout de suite pour la suite
Enfin, avant un prochain voyage qui sait, il est temps de faire le compte-rendu de celui-là, maintenant que les photos sont bien triées ! Je ne connais pas la nouvelle procédure pour attacher des photos, ça sera ma 1ere tentative, désolée s'il y a quelques couacs...
Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi mes précédents carnets : ce voyage est notre 4e aux US : le 1er il y a 5 ans au Sud-Ouest, boucle classique avec les principaux parcs et la Californie, le 2e il y a 3 ans de NY à Miami, et le 3e il y a 2 ans, à L'ouest avec Colorado, Yellowstone, Glacier et jusqu'à Seattle.
Cette année, retour au Sud-Ouest pour notamment visiter les parcs qu'on a zappés jusque là. Ce sera une boucle au départ de Las Vegas, le Nevada, l'Utah, l'Arizona et le Nouveau-Mexique sont au programme.
Bien sûr, comme d'hab merci à tous les habitués du forum, tous ceux qui m'ont aidés pour la construction de l'itinéraire, et aussi, et ils sont nombreux, ceux qui donnent envie avec leurs superbes carnets.
Voilà, il va être temps de s'y mettre ! Allez, 1er essai pour intégrer une photo histoire de mettre l'eau à la bouche

A tout de suite pour la suite
Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... English translation pending
Ca y est, encore un carnet sur Bali, l'île aux fleurs qui n'a plus rien d'original selon les spécialistes (ou devrais-je plutôt dire les connaisseurs) de l'Indonésie. C'est vrai qu'on entend souvent que Bali est devenu l'image parfaite du tourisme de masse, la destination qui figure sur tous les catalogues des tours-operator.
Pourquoi y aller dès lors ? Sûrement parce que KLM cassait les prix sur le vol pour Denpasar, sûrement car il y a sans doute moyen d'éviter les cars et les hôtels-spa formule all inclusive, sûrement parce que Bali était tout de même sur notre liste des endroits où aller (et pendant qu'il est encore temps vu les messages alarmistes quant à la gestion du tourisme sur l'île), sûrement car nous avions besoin de notre dose d'Asie et qu'en septembre, mousson oblige, Bali restait une valeur sûre en terme de météo.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
Votre région préférée de la France English translation pending
Quel est votre région préférée de la France (excluant Paris et ses environs ) et pourquoi ? ( Nature, culture, nourriture...)
Transport de vélo Marrakech Tanger English translation pending
Bonjour à tous
Je pars découvrir le Maroc à vélo pendant 2 semaines en septembre prochain au départ de Tanger et en direction de Marrakech. Je voudrais savoir s'il est facile de trouver des cars ou des trains qui prennent les vélos pour remonter sur Tanger depuis Marrakech. Merci d'avance pour vos réponses si vous en avez déjà fait l'expérience. Oliv
Je pars découvrir le Maroc à vélo pendant 2 semaines en septembre prochain au départ de Tanger et en direction de Marrakech. Je voudrais savoir s'il est facile de trouver des cars ou des trains qui prennent les vélos pour remonter sur Tanger depuis Marrakech. Merci d'avance pour vos réponses si vous en avez déjà fait l'expérience. Oliv
Préserver le dos en randonnée English translation pending
Bonjour,
Vaste question (😏) pour vous autres adeptes, certainement plus informés que moi : quels sont vos trucs pour préserver votre dos en randonnée ?
Certains ne connaissent pas ce souci ou à peine, mais dans mon cas c'est le dos le maillon faible... et je pense bien ne pas être le seul.
Voilà à peu près les trucs que j'ai trouvés (même si je ne le fais pas suffisamment !) : - pour l'âge, on n'y peut pas grand-chose si le temps qui passe rend moins souple ! - avant, un peu de musculation du bas du dos, avec nos vies de sédentaires et la position assise (grrrr Internet !), il y a déjà près d'1 Français sur 3 qui souffre du mal de dos, il me semble. - pendant, étirements le matin et le soir.
- le sac à dos : très difficile de trouver sac à son pied 😠 Par ex., achat récent d'un Gelert Horizon 45, c'est un bide (pour moi) : la ceinture de hanches glisse et ce sont les épaules qui portent ! d'autre part les repose-mains, beaucoup trop haut, sont inutilisables. Donc, très bien pour les sorties à la journée à moins de 5kg, mais pas pour la rando au-dessus de 6-7 kg. C'est un avis perso uniquement car nous sommes tous construits différemment...
- Allègement : la solution préconisée par les adeptes de la randonnée légère (voir leur site et leur forum). J'ai donc considérablement allégé le poids à porter, avec limite à 10% de mon propre poids (soit 8 kg). C'est très faisable pour les affaires (pour l'été, je descends à 5-6kg avec couchage, même avec le nécessaire pour s'alimenter), mais beaucoup plus difficile si on intègre le poids de l'eau et des aliments.
Le problème, c'est que les sacs à dos qui préservent le dos sont lourds ! c'est le serpent qui se mort la queue... Par ex., ce sac proposé par D4 : http://www.decathlon.fr/sac-a-dos-forclaz-40-air-id_8243262.html Mais c'est déjà 1,6 kg pour 40 L seulement. L'intérêt de se restreindre en volume est évidemment d'accéder à des sacs moins gros (genre 60 L) donc moins lourds.
- Récupération : le confort du dodo pour reposer le dos, j'ai troqué le matelas en mousse contre un matelas gonflable. Ex : http://www.arklight-design.com/PBSCProduct.asp Probablement la meilleure idée que j'aie eu jusqu'à présent... mais inutilisable pas plus tard que la semaine dernière dans une forêt de châtaigniers ! d'où dodo à même le sol et abandon de la rando dès le lendemain, dos complètement en vrille ... (ça m'apprendra à mieux préparer mes randos, en cherchant des infos sur les espèces végétales du coin...)
- Aux pieds, vu le type de sentier que je pratique (dénivelés faibles ou moyens, plaine ou moyenne montagne), j'ai pu opter pour des sandales, avec des bâtons pour équilibrer la marche et éviter les entorses... et alléger le poids pesant sur le bas du corps. C'est assez efficace.
Il y a plein d'autres solutions, comme par exemple le chariot qu'on traîne derrière soi avec un harnais, ou remplacer le bivouac par des gîtes et supprimer ainsi tout ce qui pèse lourd, mais c'est plus du tout pareil, d'abord pour le budget (!), on se prive en plus du plaisir du bivouac et une rando sans bivouac, ça m'enlèverait même l'envie de la rando !
Tous vos avis et conseils sont bienvenus, merci d'avance. Olivier, randonneur en guerre civile contre son propre dos !
Vaste question (😏) pour vous autres adeptes, certainement plus informés que moi : quels sont vos trucs pour préserver votre dos en randonnée ?
Certains ne connaissent pas ce souci ou à peine, mais dans mon cas c'est le dos le maillon faible... et je pense bien ne pas être le seul.
Voilà à peu près les trucs que j'ai trouvés (même si je ne le fais pas suffisamment !) : - pour l'âge, on n'y peut pas grand-chose si le temps qui passe rend moins souple ! - avant, un peu de musculation du bas du dos, avec nos vies de sédentaires et la position assise (grrrr Internet !), il y a déjà près d'1 Français sur 3 qui souffre du mal de dos, il me semble. - pendant, étirements le matin et le soir.
- le sac à dos : très difficile de trouver sac à son pied 😠 Par ex., achat récent d'un Gelert Horizon 45, c'est un bide (pour moi) : la ceinture de hanches glisse et ce sont les épaules qui portent ! d'autre part les repose-mains, beaucoup trop haut, sont inutilisables. Donc, très bien pour les sorties à la journée à moins de 5kg, mais pas pour la rando au-dessus de 6-7 kg. C'est un avis perso uniquement car nous sommes tous construits différemment...
- Allègement : la solution préconisée par les adeptes de la randonnée légère (voir leur site et leur forum). J'ai donc considérablement allégé le poids à porter, avec limite à 10% de mon propre poids (soit 8 kg). C'est très faisable pour les affaires (pour l'été, je descends à 5-6kg avec couchage, même avec le nécessaire pour s'alimenter), mais beaucoup plus difficile si on intègre le poids de l'eau et des aliments.
Le problème, c'est que les sacs à dos qui préservent le dos sont lourds ! c'est le serpent qui se mort la queue... Par ex., ce sac proposé par D4 : http://www.decathlon.fr/sac-a-dos-forclaz-40-air-id_8243262.html Mais c'est déjà 1,6 kg pour 40 L seulement. L'intérêt de se restreindre en volume est évidemment d'accéder à des sacs moins gros (genre 60 L) donc moins lourds.
- Récupération : le confort du dodo pour reposer le dos, j'ai troqué le matelas en mousse contre un matelas gonflable. Ex : http://www.arklight-design.com/PBSCProduct.asp Probablement la meilleure idée que j'aie eu jusqu'à présent... mais inutilisable pas plus tard que la semaine dernière dans une forêt de châtaigniers ! d'où dodo à même le sol et abandon de la rando dès le lendemain, dos complètement en vrille ... (ça m'apprendra à mieux préparer mes randos, en cherchant des infos sur les espèces végétales du coin...)
- Aux pieds, vu le type de sentier que je pratique (dénivelés faibles ou moyens, plaine ou moyenne montagne), j'ai pu opter pour des sandales, avec des bâtons pour équilibrer la marche et éviter les entorses... et alléger le poids pesant sur le bas du corps. C'est assez efficace.
Il y a plein d'autres solutions, comme par exemple le chariot qu'on traîne derrière soi avec un harnais, ou remplacer le bivouac par des gîtes et supprimer ainsi tout ce qui pèse lourd, mais c'est plus du tout pareil, d'abord pour le budget (!), on se prive en plus du plaisir du bivouac et une rando sans bivouac, ça m'enlèverait même l'envie de la rando !
Tous vos avis et conseils sont bienvenus, merci d'avance. Olivier, randonneur en guerre civile contre son propre dos !
Regard rapide sur la France English translation pending
Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon propre pays, la France, où j’ai fait récemment un voyage assez court à partir de Bangkok (où je vis). Je pourrai donc vous donner quelques impressions d’un Français longtemps absent (cela fait 34 ans que je ne vis plus en France) aussi bien que les premières impressions d’une étrangère, ma compagne Thaïe Y. C’était son premier voyage en France, elle n’avait voyagé jusque-là que dans plusieurs pays d’Asie et en Inde.
Paris, la Saleté
Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.
Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !
Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?
On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.
Paris, les hôtels
À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.
Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.
Les Restaurants
Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.
Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.
Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.
Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.
Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.
On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.
Le Vin
Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..
Les Gens
Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.
Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !
Impressions finales
Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».
Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Paris, la Saleté
Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.
Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !
Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?
On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.
Paris, les hôtels
À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.
Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.
Les Restaurants
Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.
Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.
Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.
Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.
Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.
On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.
Le Vin
Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..
Les Gens
Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.
Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !
Impressions finales
Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».
Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Concours photo juin 2013: Animaux du monde en liberté English translation pending
Bonjour,
Dans tous les pays du monde se trouvent une multitude d'espèces animalières différentes qui fait la force et la vitalité de notre planète et c'est cette biodiversité que j'aimerai retrouver sur vos clichés !
Attention je ne veux pas voir d'animaux morts ou attachés , harnachés, en laisse, etc ...... ...ni de cages , clôtures, barrières , enclos etc ...et ni d'hommes de femmes ou d'enfants ou partie de corps humains (mains, jambes, doigt etc ...) visible sur vos photos !!!
Un seul ou plusieurs animaux de la même ou différentes espèces sur le même cliché est possible.
Tous les animaux sont acceptés: Sauvages (Eléphant, lion , dromadaire , etc ....), marins (Baleine, poissons , pingouin , etc ..), domestique (chien, chat, etc ..), oiseaux en vol ou non (aigles , pigeons etc....), insectes (papillon, araignée etc ..), de ferme (vache cochon etc ..) , etc ..... ( euh ...On évite les huitres , corail ou les styles de formes vivantes de ce genre 😉 mais bon .... c'est sûr que j'en aurais dans le concours 😕)
Pour participer : dépôt des photos du dimanche 2 juin au vendredi 21 juin minuit
Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende ou anecdote.
Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :

Pour voter : du samedi 22 juin au samedi 29 juin minuit !
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.
Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts
Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos pseudo, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
🙂Voilà le lien picasa tenu par notre ami Hérikles :
https://picasaweb.google.com/...v1sRgCJrfydHOiI-gsgE#
Le lien de la discussion pour blablater et pour me poser toutes les questions que je ferai une joie pour vous répondre ci dessous !
http://voyageforum.com/...ost=6016358;#6016358
Dans tous les pays du monde se trouvent une multitude d'espèces animalières différentes qui fait la force et la vitalité de notre planète et c'est cette biodiversité que j'aimerai retrouver sur vos clichés !
Attention je ne veux pas voir d'animaux morts ou attachés , harnachés, en laisse, etc ...... ...ni de cages , clôtures, barrières , enclos etc ...et ni d'hommes de femmes ou d'enfants ou partie de corps humains (mains, jambes, doigt etc ...) visible sur vos photos !!!
Un seul ou plusieurs animaux de la même ou différentes espèces sur le même cliché est possible.
Tous les animaux sont acceptés: Sauvages (Eléphant, lion , dromadaire , etc ....), marins (Baleine, poissons , pingouin , etc ..), domestique (chien, chat, etc ..), oiseaux en vol ou non (aigles , pigeons etc....), insectes (papillon, araignée etc ..), de ferme (vache cochon etc ..) , etc ..... ( euh ...On évite les huitres , corail ou les styles de formes vivantes de ce genre 😉 mais bon .... c'est sûr que j'en aurais dans le concours 😕)
Pour participer : dépôt des photos du dimanche 2 juin au vendredi 21 juin minuit
Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées, publiées dans des messages différents. Ajoutez si possible une petite légende ou anecdote.
Voici la méthode pour insérer une photo au format réelle :

Pour voter : du samedi 22 juin au samedi 29 juin minuit !
Pensez à indiquez le pseudo, le numéro de la photo et votre classement.
Photo 1 : 3 pts Photo 2 : 2 pts Photo 3 : 1 pts
Tout le monde peut participer, en cas d’égalité de points pour 2 photos pseudo, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère place, et ainsi de suite. Le classement final sera fait par photo, et non pas par pseudo (autrement dit, on ne somme pas la totalité du nombre de votes obtenus sur les 3 photos dans le cas où le participant aurait proposé 3 photos).
🙂Voilà le lien picasa tenu par notre ami Hérikles :
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http://voyageforum.com/...ost=6016358;#6016358
Projet d'itinéraire de huit jours en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
avec tous ces superbes carnets sur l'Afrique du Sud sans compter les "témoignages insolents" de ceux qui y voyagent encore, ça me donne envie de voir un peu de paysage et retrouver la bonne vieille viandaille sudaf qui commence à me manquer.
Donc, j'envisage avec ma moitié, de passer une semaine du 19 au 26 septembre dans la région du Swaziland et Kwazulu Natal avec comme centre d'intérêt principal de "voir du pays". Donc, pas particulièrement les animaux, ni exclusivement des paysages mais pouvoir traîner un peu sans se focaliser sur un point particulier. De fait, nous excluons le Kruger et nous laissons la partie Lesotho/Drakensberg pour l'année prochaine avec les enfants. Le circuit se fera avec une voiture de location premier prix prise à l'aéroport de Johannesburg, nuits en lodges, B&B et autres backpackers (nous emmènerons même notre tente au cas-où) et le retour se fera en avion à partir de Durban où nous laisserons la voiture. Nous arriverions à JNB à 10h50 et repartirions pour La Réunion à 11h50.
Voici une première ébauche du circuit: J1: JNB- Swaziland (Mlilwane) 370 km J2: Swaziland (Hlane NP) 100 km J3: Kosi Bay 300 km J4: Sainte-Lucie 250 km J5: Sainte-Lucie J6: Durban 215 km J7: Durban J8: Jnb-Réunion
Les questions:
a/ Arrivés à 10h50 à JNB, avec le temps de récupérer les bagages, la voiture de location, cela ne risque-t-il pas d'être un peu juste pour atteindre Mlilwane avant la tombée de la nuit?
b/ Mlilwane vaut-il le coup? On voudrait faire un peu de vélo dans la réserve mais le timing est un peu serré.
c/L'étape Hlane-Kosi Bay fait env 300 km (google maps) et le poste frontière le plus proche reste celui de Golela au sud du Swaziland. Cela nous fait faire un détour pour passer par Jozini. Les routes dans ce coin permettent-elles de faire 300 km sans encombre? D'autre part, je vois sur les cartes qu'il y a une voie qui part au sud de Nisela Nature Reserve mais pas de poste frontière. Cette voie s'appellerait le "Cecil Mack's pass" mais il semblerait qu'elle ne soit pas ouverte aux voitures: qqun est au courant?
d/Qu'y a-t-il au Nisela Nature Reserve? Serait-ce intéressant de supprimer Hlane en J2 et aller à Nisela pour se rapprocher de Kosi Bay?
e/Avez-vous d'autres sujétions pour le Swaziland?
d/Kosi Bay vaut-il le détour? Qu'y a t-il exactement? On y passerait une après-midi et une matinée et on aurait une simple berline, pas de 4x4.
f/ Par ailleurs, on pense réserver l'hébergement au Swaziland et Kosi Bay et pour le reste, voir sur place mais il semblerait que la période coïncide avec qqes jours de vacances solaires dans le Kwazulu Natal. Dès lors, vaut-il mieux tout réserver à l'avance?
g/ Le circuit nécessite-t-il un gps? En fait - (attention à celui qui rigole🏴☠️!!!!)- je n'ai jamais utilisé ce bidule de ma courte vie, mais je me rends compte qu'il pourrait être bien utile, ne serait-ce que pour sortir de l'aéroport et de Johannesburg....
Comme dit au début, ce n'est qu'une ébauche et l'idée principale est de prendre son temps, d'où les 2 jours à Ste Lucie (on se laisse la possibilité de visiter Hluhluwe ou les lagunes ou autre....) et 2 jours à Durban pour errer au rythme de la cité. Je vous remercie par avance pour vos commentaires et conseils. Laurent
Donc, j'envisage avec ma moitié, de passer une semaine du 19 au 26 septembre dans la région du Swaziland et Kwazulu Natal avec comme centre d'intérêt principal de "voir du pays". Donc, pas particulièrement les animaux, ni exclusivement des paysages mais pouvoir traîner un peu sans se focaliser sur un point particulier. De fait, nous excluons le Kruger et nous laissons la partie Lesotho/Drakensberg pour l'année prochaine avec les enfants. Le circuit se fera avec une voiture de location premier prix prise à l'aéroport de Johannesburg, nuits en lodges, B&B et autres backpackers (nous emmènerons même notre tente au cas-où) et le retour se fera en avion à partir de Durban où nous laisserons la voiture. Nous arriverions à JNB à 10h50 et repartirions pour La Réunion à 11h50.
Voici une première ébauche du circuit: J1: JNB- Swaziland (Mlilwane) 370 km J2: Swaziland (Hlane NP) 100 km J3: Kosi Bay 300 km J4: Sainte-Lucie 250 km J5: Sainte-Lucie J6: Durban 215 km J7: Durban J8: Jnb-Réunion
Les questions:
a/ Arrivés à 10h50 à JNB, avec le temps de récupérer les bagages, la voiture de location, cela ne risque-t-il pas d'être un peu juste pour atteindre Mlilwane avant la tombée de la nuit?
b/ Mlilwane vaut-il le coup? On voudrait faire un peu de vélo dans la réserve mais le timing est un peu serré.
c/L'étape Hlane-Kosi Bay fait env 300 km (google maps) et le poste frontière le plus proche reste celui de Golela au sud du Swaziland. Cela nous fait faire un détour pour passer par Jozini. Les routes dans ce coin permettent-elles de faire 300 km sans encombre? D'autre part, je vois sur les cartes qu'il y a une voie qui part au sud de Nisela Nature Reserve mais pas de poste frontière. Cette voie s'appellerait le "Cecil Mack's pass" mais il semblerait qu'elle ne soit pas ouverte aux voitures: qqun est au courant?
d/Qu'y a-t-il au Nisela Nature Reserve? Serait-ce intéressant de supprimer Hlane en J2 et aller à Nisela pour se rapprocher de Kosi Bay?
e/Avez-vous d'autres sujétions pour le Swaziland?
d/Kosi Bay vaut-il le détour? Qu'y a t-il exactement? On y passerait une après-midi et une matinée et on aurait une simple berline, pas de 4x4.
f/ Par ailleurs, on pense réserver l'hébergement au Swaziland et Kosi Bay et pour le reste, voir sur place mais il semblerait que la période coïncide avec qqes jours de vacances solaires dans le Kwazulu Natal. Dès lors, vaut-il mieux tout réserver à l'avance?
g/ Le circuit nécessite-t-il un gps? En fait - (attention à celui qui rigole🏴☠️!!!!)- je n'ai jamais utilisé ce bidule de ma courte vie, mais je me rends compte qu'il pourrait être bien utile, ne serait-ce que pour sortir de l'aéroport et de Johannesburg....
Comme dit au début, ce n'est qu'une ébauche et l'idée principale est de prendre son temps, d'où les 2 jours à Ste Lucie (on se laisse la possibilité de visiter Hluhluwe ou les lagunes ou autre....) et 2 jours à Durban pour errer au rythme de la cité. Je vous remercie par avance pour vos commentaires et conseils. Laurent
ArcticRoadtrip - 10 jours, 3 pays, 1770 km - Norvège, Suède & Finlande English translation pending
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas posté de carnets de voyage, ceci dit on ne voyage pas tous les jours 😛. Mais voilà en février dernier nous sommes parties de nouveau en Laponie pour un road trip de 10 jours entre la Norvège la Suède et la Finlande. Alors j'espère que vous êtes parés pour le voyage!
Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr
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Quoi de mieux qu’une Saint-Valentin pour commencer un voyage ? Et pourtant, croyez le ou non, nous ne l’avons pas fait exprès ! On avait une revanche à prendre sur l’année dernière et notre voyage avorté en Norvège faute d’avoir réussi à s’organiser convenablement.
Bref, départ de Roissy-CDG sur les coups de 14h dans l’immonde terminal bétonné qu’est le terminal 1. Le plan de vol ? Un départ de Paris, direction Stockholm, puis de là une escale de 4h à Stockholm-Arlanda, pour reprendre un vol direction Kiruna. Le tout par la compagnie SAS.
Pour une fois, nous qui sommes assez malchanceux avec les avions, on n'a eu aucun souci de vol. Tous les avions sont arrivés en temps et en heure. L’escale à Arlandanous paraîtra un peu longue, malgré un aéroport bien fourni et assez sympa (tout est relatif hein !). Pour le second vol, ce qui devait arriver arriva, des aurores boréales en plein ciel, malheureusement elle seront juste en face de l’avion, ne laissant pour seuls spectateurs le pilote et le co-pilote. Nous tenterons bien de regarder dehors, mais on n'en verra que des miettes. On est qu’au début des vacances, tout est encore possible !
L’atterrissage à Kiruna est assez impressionnant, puisque sans souci, le Boeing atterrit sur une piste où neige et glace se mélangent. Comme quoi tout est possible, et les aéroports français feraient bien d’en prendre de la graine. L’aéroport est minuscule, nous sommes le seul avion (environ 3 vols par jour), et la descente se fait directement sur la piste, accueillis par l’enseigne de l’aéroport qui nous souhaite la bienvenue à Kiruna et nous délivre une température extérieure de seulement, -4°c. Le temps de récupérer nos bagages et nous voilà dans un taxi direction notre auberge de jeunesse. Sur le chemin nous n’aurons de cesse d’apercevoir au loin, celle qui fait la réputation et la richesse de la ville, Kiirunavaara, la mine de fer de Kiruna.

On se réveille tranquillement avant d’attaquer cette première journée au-delà du Cercle Polaire Arctique. En arrivant hier soir, on a remarqué que juste en face de l’hôtel s’était installé un marché. C’est donc l’occasion pour nous d’aller y traîner nos guêtres (ou nos moonboots, au choix). Mais plutôt que d’y aller directement, on y va en déambulant et en se perdant dans les rues glissantes et venteuses de Kiruna.
La découverte d’une ville est toujours intéressante, surtout lorsqu’on est arrivés de nuit la veille. Nouveaux lieux, nouvelle architecture, nouvelle ambiance. De prime abord, Kiruna me donne l’impression d’une ville de province où tout le monde semble se connaître, et même si l’architecture ne le laisse pas l’apercevoir, l’ambiance y est chaleureuse.
On est vite interpellés par un premier bâtiment. C’est un immense bloc de brique rouge. Après une petite gymnastique, nous comprenons très vite que ce qui se dresse face à nous est en fait l’hôtel de ville, Stadshuset.


Inauguré en 1963, l’hôtel de ville a été dessiné par Artur von Schmalensee. Lorsqu’on pénètre dans ce lieu, la première chose qui frappe, ce sont les poignées de portes en bouleau et en bois de renne. Ce travail magnifique de l’artiste Esaias Poggats a grandement été inspiré par le design des tambours sames.

L’intérieur du bâtiment surprend, grand et vide, mais avec un certain charme. Les matériaux sont nobles, mosaïques italiennes pour le sol, boiserie en pin de l’Oregon, et briques fabriquées à la main aux Pays-Bas. Dans le hall lumineux sont exposés les différents projets de déplacement de la ville de Kiruna, je vous invite à aller faire un tour sur notre blog où nous en avons parlé. La plupart de ces projets sont novateurs, et prennent ce grand chambardement comme un bon moyen de moderniser la ville.


On a continué en admirant les détails de la sculpture en bois de renne et bouleau de Lars Sunna et après cette courte mais instructive visite, on est ressortis pour continuer notre chemin en direction de l’église de Kiruna que l’on a aperçu ce matin depuis notre hôtel.
Impressionnante, posée sur sa colline, elle semble dominer la ville de son beffroi. On remonte donc le chemin sous une légère neige qui tombe et qui doucement vient nous picoter le visage de ses infimes flocons et sous un soleil qui tente quelques percées.



Avec le campanile qui se détache de l’église et le soleil qui commence à poindre, la vue est juste magnifique. Cette église, dont la forme s’inspire d’une hutte lapone, est de chaque côté vitrée en son sommet. Malheureusement alors qu’on s’apprête à y rentrer, voilà que surgit un corbillard pour une cérémonie. Décidément, les églises protestantes de Scandinavie ne nous portent pas chance, on a toujours du mal, pour diverses raisons, à rentrer dedans. Nous nous éloignons à pas feutrés sur le chemin qui redescend vers le centre ville.



Bref imaginez ce type de marché mais à la sauce scandinave. C'est-à-dire que les babioles sont remplacées par des stands de Sames venus vendre gants, chapka, et chaussures en fourrure de raton laveur ou de renard blanc, les stands de nourriture sont remplacés par des vendeurs de kanelbullar, de donuts (très populaires dans les pays du nord) ou bien de saucisses.
Je ne sais pas pourquoi mais je trouve l’influence same très forte sur ce marché. Et au milieu de tout ça, un camion de boucher français ! Tout droit venu du 46, impossible à croire et pourtant. A l’intérieur du camion, on voit encore les affiches de ticket restaurant, une affiche vantant même les mérites du cochon français. Malheureusement, le vendeur est un local, nous ne pourrons donc en savoir plus sur cette étrange apparition.

Après renseignements pris à l’office de tourisme et auprès d’amis en France, nous décidons d’abandonner la visite de la mine initialement prévue, le prix est astronomique (plus de 35€ par personne) et la visite ne semble pas être si intéressante que ça. Après un rapide déjeuner dans le Kafé Rost de l’office de tourisme, nous décidons de tenter la visite du « Ice Hôtel » à Jukkasjärvi.
Mais là aussi contrairement à ce que nous pensions le prix est prohibitif ! Qu’à cela ne tienne, on décide tout de même de partir à Jukkasjärvi, au pire on pourra toujours se promener dans le coin.
On choppe notre bus 501 à la Gare Routière, juste devant l’hôtel de ville et on descend à l’arrêt du Ice Hôtel. Quitte à être là, on tente quand même d’aller voir cet hôtel qui attire des gens du monde entier.

Au final on se rend vite compte qu’on ne peut pas rentrer à l’intérieur de l’hôtel et visiter les chambres sans passer par la caisse mais par contre on peut sans problème se balader tout autour, rentrer dans l’église, etc...
La magie du lieu opère, c’est indéniable. Le lieu est impressionnant, le blanc immaculé de la neige contraste avec le ciel un peu chargé et le bleu de la glace qui sert à la construction. Le lieu est presque apaisant, et ce malgré le coté Disneyland et machine à touristes qui saute tout de même aux yeux.



On pousse la porte de l’église, dont le prêtre multilingue et parlant un français impeccable, marie les riches touristes. L’architecture et la décoration y sont pensées avec goût et avec des détails assez impressionnants.



On continue de se perdre dans les allées du Ice Hôtel, et on atterrit face au lac Sautusjärvi d’où, au loin, on peut apercevoir les usines de Kiruna. Le long des berges, une salle d’exposition présente des photos dans des trous percés dans les murs de glace. L’ambiance créée à base de led est assez…déconcertante.


Ayant vu le maximum que l’on pouvait voir, on décide, en attendant le bus du retour, de s’enfoncer un peu plus dans le village de Jukkasjärvi. Le chemin qui nous mène à l’église est plutôt sympa, et son côté « perdu » nous fait rappeler Pelkosenniemi en Finlande. Une grande artère, quelques maisons, un seul magasin, une seule route.


La route se termine en sens unique au pied de l’église, la plus vieille de Laponie, plus vieille encore que celle de Sodankylä que nous avions vue l’année dernière. Mais celle ci est…fermée. Décidément ! Nous la regardons de loin, ne pouvant franchir les derniers mètres.
On lira plus tard dans les guides que sous le porche on peut lire diverses inscriptions de voyageurs dont l’une en latin de trois explorateurs français venus ici en 1681 :« Elevés en France, nous avons visité l’Afrique, goûté l’eau sacrée du Gange, et parcouru l’Europe ; ainsi, conduits par le destin et voyageant sur terre et sur mer, nous sommes finalement parvenus ici, au pôle où finit le monde »



Les maisons qui donnent sur la Torne River, sont vraiment mignonnes et nous donne envie de revenir à une autre saison pour voir le changement de paysage. On tombe littéralement amoureux d'une grande maison, les pieds dans l’eau. C’est décidé nous reviendrons l’été !

Nous faisons le chemin en sens inverse, le bus nous ramène à Kiruna en faisant un détour par l’université de physique spatiale de Kiruna qui, elle, nous donnerait presque envie de reprendre les études tant le coin est sympa.
La mine au loin, en plus de sans cesse délivrer une immense colonne de fumée et de faire clignoter un énorme phare métallique à son sommet, nous fait entendre un vrombissement, toujours perceptible, et ce 24h sur 24h. Encore plus le soir, lorsque les activités stoppent et que chacun rentre chez soi. Qui plus est un samedi soir, où la ville nous semble comme désertée.
Retour donc sur Kiruna, passage obligé au supermarché avant d’attaquer notre road trip. On attaque ensuite une petite balade nocturne dans l’un des parcs de la ville, où on peut admirer les sculptures des trois gagnants du Kiruna Snow Festival, dont celle des mexicains (!), troisième du concours. Les 1er étant les Russes et la Suède pour la seconde place.



La ville est presque fantômatique, les bâtiments vides et inertes sont les seuls phares de cette ville. Retour à l’Hotell City, notre auberge de jeunesse. Demain les choses sérieuses commencent.


Ce carnet a été publié sur notre site et dans la catégorie blog on a aussi rajouté quelques petites infos complémentaire : www.retourdumonde.fr
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Quoi de mieux qu’une Saint-Valentin pour commencer un voyage ? Et pourtant, croyez le ou non, nous ne l’avons pas fait exprès ! On avait une revanche à prendre sur l’année dernière et notre voyage avorté en Norvège faute d’avoir réussi à s’organiser convenablement.
Bref, départ de Roissy-CDG sur les coups de 14h dans l’immonde terminal bétonné qu’est le terminal 1. Le plan de vol ? Un départ de Paris, direction Stockholm, puis de là une escale de 4h à Stockholm-Arlanda, pour reprendre un vol direction Kiruna. Le tout par la compagnie SAS.
Pour une fois, nous qui sommes assez malchanceux avec les avions, on n'a eu aucun souci de vol. Tous les avions sont arrivés en temps et en heure. L’escale à Arlandanous paraîtra un peu longue, malgré un aéroport bien fourni et assez sympa (tout est relatif hein !). Pour le second vol, ce qui devait arriver arriva, des aurores boréales en plein ciel, malheureusement elle seront juste en face de l’avion, ne laissant pour seuls spectateurs le pilote et le co-pilote. Nous tenterons bien de regarder dehors, mais on n'en verra que des miettes. On est qu’au début des vacances, tout est encore possible !
L’atterrissage à Kiruna est assez impressionnant, puisque sans souci, le Boeing atterrit sur une piste où neige et glace se mélangent. Comme quoi tout est possible, et les aéroports français feraient bien d’en prendre de la graine. L’aéroport est minuscule, nous sommes le seul avion (environ 3 vols par jour), et la descente se fait directement sur la piste, accueillis par l’enseigne de l’aéroport qui nous souhaite la bienvenue à Kiruna et nous délivre une température extérieure de seulement, -4°c. Le temps de récupérer nos bagages et nous voilà dans un taxi direction notre auberge de jeunesse. Sur le chemin nous n’aurons de cesse d’apercevoir au loin, celle qui fait la réputation et la richesse de la ville, Kiirunavaara, la mine de fer de Kiruna.

On se réveille tranquillement avant d’attaquer cette première journée au-delà du Cercle Polaire Arctique. En arrivant hier soir, on a remarqué que juste en face de l’hôtel s’était installé un marché. C’est donc l’occasion pour nous d’aller y traîner nos guêtres (ou nos moonboots, au choix). Mais plutôt que d’y aller directement, on y va en déambulant et en se perdant dans les rues glissantes et venteuses de Kiruna.
La découverte d’une ville est toujours intéressante, surtout lorsqu’on est arrivés de nuit la veille. Nouveaux lieux, nouvelle architecture, nouvelle ambiance. De prime abord, Kiruna me donne l’impression d’une ville de province où tout le monde semble se connaître, et même si l’architecture ne le laisse pas l’apercevoir, l’ambiance y est chaleureuse.
On est vite interpellés par un premier bâtiment. C’est un immense bloc de brique rouge. Après une petite gymnastique, nous comprenons très vite que ce qui se dresse face à nous est en fait l’hôtel de ville, Stadshuset.


Inauguré en 1963, l’hôtel de ville a été dessiné par Artur von Schmalensee. Lorsqu’on pénètre dans ce lieu, la première chose qui frappe, ce sont les poignées de portes en bouleau et en bois de renne. Ce travail magnifique de l’artiste Esaias Poggats a grandement été inspiré par le design des tambours sames.

L’intérieur du bâtiment surprend, grand et vide, mais avec un certain charme. Les matériaux sont nobles, mosaïques italiennes pour le sol, boiserie en pin de l’Oregon, et briques fabriquées à la main aux Pays-Bas. Dans le hall lumineux sont exposés les différents projets de déplacement de la ville de Kiruna, je vous invite à aller faire un tour sur notre blog où nous en avons parlé. La plupart de ces projets sont novateurs, et prennent ce grand chambardement comme un bon moyen de moderniser la ville.


On a continué en admirant les détails de la sculpture en bois de renne et bouleau de Lars Sunna et après cette courte mais instructive visite, on est ressortis pour continuer notre chemin en direction de l’église de Kiruna que l’on a aperçu ce matin depuis notre hôtel.
Impressionnante, posée sur sa colline, elle semble dominer la ville de son beffroi. On remonte donc le chemin sous une légère neige qui tombe et qui doucement vient nous picoter le visage de ses infimes flocons et sous un soleil qui tente quelques percées.



Avec le campanile qui se détache de l’église et le soleil qui commence à poindre, la vue est juste magnifique. Cette église, dont la forme s’inspire d’une hutte lapone, est de chaque côté vitrée en son sommet. Malheureusement alors qu’on s’apprête à y rentrer, voilà que surgit un corbillard pour une cérémonie. Décidément, les églises protestantes de Scandinavie ne nous portent pas chance, on a toujours du mal, pour diverses raisons, à rentrer dedans. Nous nous éloignons à pas feutrés sur le chemin qui redescend vers le centre ville.



Bref imaginez ce type de marché mais à la sauce scandinave. C'est-à-dire que les babioles sont remplacées par des stands de Sames venus vendre gants, chapka, et chaussures en fourrure de raton laveur ou de renard blanc, les stands de nourriture sont remplacés par des vendeurs de kanelbullar, de donuts (très populaires dans les pays du nord) ou bien de saucisses.
Je ne sais pas pourquoi mais je trouve l’influence same très forte sur ce marché. Et au milieu de tout ça, un camion de boucher français ! Tout droit venu du 46, impossible à croire et pourtant. A l’intérieur du camion, on voit encore les affiches de ticket restaurant, une affiche vantant même les mérites du cochon français. Malheureusement, le vendeur est un local, nous ne pourrons donc en savoir plus sur cette étrange apparition.

Après renseignements pris à l’office de tourisme et auprès d’amis en France, nous décidons d’abandonner la visite de la mine initialement prévue, le prix est astronomique (plus de 35€ par personne) et la visite ne semble pas être si intéressante que ça. Après un rapide déjeuner dans le Kafé Rost de l’office de tourisme, nous décidons de tenter la visite du « Ice Hôtel » à Jukkasjärvi.
Mais là aussi contrairement à ce que nous pensions le prix est prohibitif ! Qu’à cela ne tienne, on décide tout de même de partir à Jukkasjärvi, au pire on pourra toujours se promener dans le coin.
On choppe notre bus 501 à la Gare Routière, juste devant l’hôtel de ville et on descend à l’arrêt du Ice Hôtel. Quitte à être là, on tente quand même d’aller voir cet hôtel qui attire des gens du monde entier.

Au final on se rend vite compte qu’on ne peut pas rentrer à l’intérieur de l’hôtel et visiter les chambres sans passer par la caisse mais par contre on peut sans problème se balader tout autour, rentrer dans l’église, etc...
La magie du lieu opère, c’est indéniable. Le lieu est impressionnant, le blanc immaculé de la neige contraste avec le ciel un peu chargé et le bleu de la glace qui sert à la construction. Le lieu est presque apaisant, et ce malgré le coté Disneyland et machine à touristes qui saute tout de même aux yeux.



On pousse la porte de l’église, dont le prêtre multilingue et parlant un français impeccable, marie les riches touristes. L’architecture et la décoration y sont pensées avec goût et avec des détails assez impressionnants.



On continue de se perdre dans les allées du Ice Hôtel, et on atterrit face au lac Sautusjärvi d’où, au loin, on peut apercevoir les usines de Kiruna. Le long des berges, une salle d’exposition présente des photos dans des trous percés dans les murs de glace. L’ambiance créée à base de led est assez…déconcertante.


Ayant vu le maximum que l’on pouvait voir, on décide, en attendant le bus du retour, de s’enfoncer un peu plus dans le village de Jukkasjärvi. Le chemin qui nous mène à l’église est plutôt sympa, et son côté « perdu » nous fait rappeler Pelkosenniemi en Finlande. Une grande artère, quelques maisons, un seul magasin, une seule route.


La route se termine en sens unique au pied de l’église, la plus vieille de Laponie, plus vieille encore que celle de Sodankylä que nous avions vue l’année dernière. Mais celle ci est…fermée. Décidément ! Nous la regardons de loin, ne pouvant franchir les derniers mètres.
On lira plus tard dans les guides que sous le porche on peut lire diverses inscriptions de voyageurs dont l’une en latin de trois explorateurs français venus ici en 1681 :« Elevés en France, nous avons visité l’Afrique, goûté l’eau sacrée du Gange, et parcouru l’Europe ; ainsi, conduits par le destin et voyageant sur terre et sur mer, nous sommes finalement parvenus ici, au pôle où finit le monde »



Les maisons qui donnent sur la Torne River, sont vraiment mignonnes et nous donne envie de revenir à une autre saison pour voir le changement de paysage. On tombe littéralement amoureux d'une grande maison, les pieds dans l’eau. C’est décidé nous reviendrons l’été !

Nous faisons le chemin en sens inverse, le bus nous ramène à Kiruna en faisant un détour par l’université de physique spatiale de Kiruna qui, elle, nous donnerait presque envie de reprendre les études tant le coin est sympa.
La mine au loin, en plus de sans cesse délivrer une immense colonne de fumée et de faire clignoter un énorme phare métallique à son sommet, nous fait entendre un vrombissement, toujours perceptible, et ce 24h sur 24h. Encore plus le soir, lorsque les activités stoppent et que chacun rentre chez soi. Qui plus est un samedi soir, où la ville nous semble comme désertée.
Retour donc sur Kiruna, passage obligé au supermarché avant d’attaquer notre road trip. On attaque ensuite une petite balade nocturne dans l’un des parcs de la ville, où on peut admirer les sculptures des trois gagnants du Kiruna Snow Festival, dont celle des mexicains (!), troisième du concours. Les 1er étant les Russes et la Suède pour la seconde place.



La ville est presque fantômatique, les bâtiments vides et inertes sont les seuls phares de cette ville. Retour à l’Hotell City, notre auberge de jeunesse. Demain les choses sérieuses commencent.


Douze jours en famille de Tanger à Marrakech English translation pending
Bonjour à tous,
ce forum ayant été une véritable mine pour la préparation de notre voyage, je m'étais promis d'écrire un carnet de voyage... Le voici donc.
Décider de l'itinéraire n'a pas été chose facile (la discussion est ici). Rétrospectivement je suis bien content d'avoir choisi de descendre vers le sud pour donner aux enfants un aperçu de la diversité du Maroc : il a fait un temps assez épouvantable au nord pour la période. Ca me fait penser au mot de Lyautey, fin connaisseur : "le Maroc est un pays froid au soleil chaud"...
Nous sommes partis de Paris le 27 avril et revenus le 9 mai, soit 12 jours de voyage en famille avec trois enfants de 8 à 13 ans et avons fait étape à Tanger, Chaouen, Fes, M'rirt, Imilchil, Tineghir, Bou Taghrar, Skoura et Ait Bennadou. Environs 1300 km prévus auxquels s'ajoutent 300 km de tours et détours imprévus. A posteriori c'est encore raisonnable compte tenu de la beauté des paysages. Pour ceux qui roulent sur les nationales c'est je pense beaucoup trop.
Comme lors de notre voyage de l'an dernier nous avons partout été bien accueillis et bien nourris, et en même temps jamais enquiquinés nulle part. Le Maroc est vraiment un pays où tout est facile au voyageur.
ce forum ayant été une véritable mine pour la préparation de notre voyage, je m'étais promis d'écrire un carnet de voyage... Le voici donc.
Décider de l'itinéraire n'a pas été chose facile (la discussion est ici). Rétrospectivement je suis bien content d'avoir choisi de descendre vers le sud pour donner aux enfants un aperçu de la diversité du Maroc : il a fait un temps assez épouvantable au nord pour la période. Ca me fait penser au mot de Lyautey, fin connaisseur : "le Maroc est un pays froid au soleil chaud"...
Nous sommes partis de Paris le 27 avril et revenus le 9 mai, soit 12 jours de voyage en famille avec trois enfants de 8 à 13 ans et avons fait étape à Tanger, Chaouen, Fes, M'rirt, Imilchil, Tineghir, Bou Taghrar, Skoura et Ait Bennadou. Environs 1300 km prévus auxquels s'ajoutent 300 km de tours et détours imprévus. A posteriori c'est encore raisonnable compte tenu de la beauté des paysages. Pour ceux qui roulent sur les nationales c'est je pense beaucoup trop.
Comme lors de notre voyage de l'an dernier nous avons partout été bien accueillis et bien nourris, et en même temps jamais enquiquinés nulle part. Le Maroc est vraiment un pays où tout est facile au voyageur.
Petit mais costaud compte rendu de quatorze jours en Égypte en famille (mai 2013) English translation pending
Qu'est-ce que c'est ? : un petit-mais-pas-si-petit-que-ça retour de mon séjour de 14 jours en Egypte.
Quand ? : du 27 avril au 10 mai 2013 (vacances scolaires oblige).
Qui ? : une vraie tribu : moi et mes 2 enfants (13 et 9 ans), ma sœur et ses 3 enfants (17, 11 et 6 ans).
Où ? : Caire (3 nuits), Aswan (2 nuits), Abu Simbel (1 nuit), dahabaya Naëma (3 nuits), Louxor (3 nuits), Caire (1 nuit).
Pour qui ? : ceux qui auront le courage de me lire jusqu'au bout, ou ceux qui veulent des infos fraîches et brutes de décoffrage.
- Sécurité / insécurité : là un petit bémol à formuler 😠. Je retiens surtout du bon dans ce voyage, mais je vais commencer par raconter le moins bon. J’ai lu, tout comme vous je suppose, tout un tas de gué-guerres sur ce forum concernant les uns qui disent que c’est sécurisé, d’autres non, que les uns racontent n’importe quoi, que les autres n’y sont pas, et patati, et patata. Voici ce que nous nous avons vécu, à titre perso, et ce il y a quelques jours à peine. Les seuls réels soucis, nous les avons eu à Louxor. Mais commençons par Le Caire.
Sécurité au Caire : dans l’ensemble, on a été tranquille. Sauf qu’on a eu droit d’office à un garde du corps armé ! Je raconte.
On était avec un guide touristique et on avait décidé d’aller faire un tour au Souk Khan El Khallili. Donc on est déposés juste à côté pour aller visiter juste entre nous, la guide nous attendant à un point de RDV. Dès qu’on est descendus de la voiture, un policier est venu nous voir et s’est entretenu avec la guide. Il ne se connaissait pas ni nous ni la guide, et j’ai vu la surprise s’inscrire sur le visage de cette dernière. Elle nous a expliqué que le policier nous attribuait d’office un policier en civil armé 😮, et qu’elle s’excusait parce qu’elle n’avait jamais vu ça. Apparemment, c’était pour nous « sécuriser ». Il a été très discret et souriant à notre égard, nous suivant partout où nous allions, à 2 mètres derrière nous. Il ne parlait pas vraiment anglais, et ne nous a devancé nulle part. Une seule fois il nous a demandé de ne pas continuer plus avant sur la direction que nous prenions, et nous a invité à tourner dans une autre rue perpendiculaire. Il ne nous a quasiment pas parlé (j’ai essayé de discuter avec lui mais il semblait ne pas parler anglais).
J’avoue que c’était très classe d’avoir un super bodyguard (beau garçon en plus 😎 !) en costume et arme de poing visible, on l’aurait bien gardé avec nous plus longtemps !
Mais plaisanteries mises à part, je considère que cela prouve bien qu’il doit bien y avoir des problèmes de sécurité, il n’y a pas de fumée sans feu. C’est mon point de vue, et ce n’est pas pour créer du débat.
Sécurité à Louxor. Franchement, c’est la ville que j’ai le moins aimée, et ma sœur partage mon avis. Les gens sont ULTRA agressifs, tous les « khlass », les non, les ça suffit, dans toutes les langues ne suffisent pas à ce qu’on vous laisse tranquille. Et l’arabe de ma mère m’a pourtant bien servi à ce que je sois claire.
En outre, à Louxor, on a eu 2 problèmes majeurs à nos yeux : un après-midi, vers 16h, on a voulu aller au souk à pied de notre hôtel (Iberotel), mais on avait d’abord besoin d’aller faire du change ou retirer de l’argent. Manque de chance, les guichets étaient tous soit fermés (c’était jour de fête) soit hors service. On a du aller jusqu’après le temple de Louxor pour trouver un grand carrefour où il y avait un bureau de change. On a été suivis sur tout le long par un jeune homme qui se prétendait être un cuisinier du Palace Winter qui s’en allait acheter des épices et qui tenait absolument à faire un bout de route avec nous, puisque c’était soit disant sur son chemin. Il prétendait être honnête et que du coup il nous aidait à dire aux caléchiers qu’on avait pas besoin d’eux. 5 mn, ça va. Au bout de 10, il devenait lourd à nous dire qu’il fallait absolument aller à un autre souk qui n’était pas touristique, qu’il ne fallait rater parce qu’il ne se tenait qu’une fois pas semaine, et que c’était beaucoup mieux.
Au bout d’un moment, je deviens plus ferme en lui disant merci, mais qu’on voulait continuer seuls et que de toutes façons, on voulait aller au souk touristique et pas un autre. Il ne nous a pas lâchées jusqu’au bureau de change. A l’intérieur, je dis à ma sœur que vraiment je n’arrive pas à m’en défaire et on se met d’accord sur... devinez quoi ?? allez j'arrête de vous faire languir : on se met d'accord sur le fait que pour une fois qu’on veut se faire arnaquer consciemment et consciencieusement, ce sera au souk touristique et pas un autre 😏😄😏 !
On ressort, et je re-dis clairement et fermement au type que définitivement non, on irait pas plus loin avec lui, mais il s’en ai pris à nous en insistant comme un malade, et j’ai vraiment dû me prendre la tête avec lui pour qu’enfin il nous lâche enfin !
Nous sommes enfin tranquilles. Mais... pour 3 minutes seulement, vous allez comprendre. C'est que des fois, on est pas très douées, hein 😊 ! Le guichetier du bureau de change m’avait bien dit dans quelle direction était le souk touristique. Donc on revient sur nos pas, et on se fait harponner par quelqu’un que je crois être au début un chauffeur de taxi. Je lui dis qu’on n’a besoin de rien ni de personne, et qu’on veut juste aller au souk touristique. Il nous dit qu’il est honnête (tiens, lui aussi !) et nous dit qu’au souk touristique on devra négocier sans arrêt, mais qu’il existe un centre commercial sur 3 étages qui est gouvernemental et où les prix sont fixes, etc…. bref, idiotes que nous sommes, au bout d’un certain temps on décide qu’ok, on va y jeter juste un petit un coup d’œil rapide. On dit vouloir y aller seules et à pied, il nous dit pas de problème c’est à 5 mn. Pffff…. Bizarre c’était dans la direction que le « cuisinier » voulait que nous prenions… Au bout de 5 mn de marche à pied, je constate qu’on est comme sur un grand terrain vague, et je ne vois rien au bout (toute vie est semble-t-il derrière nous). Pas de magasin, pas de boutiques, rien. Je surveille qu’il ne nous ait pas suivi, et je le vois qui se prend la tête avec d’autres gens plus loin. On en profite et on décide de bifurquer vite fait bien fait à gauche, pour reprendre une autre route en sens inverse sans repasser par là où il était.
Une calèche arrive, on saute dessus pour nous extirper de ce qui à l’air plus d’être un guet-apens qu’autre chose, et on dit bien au caléchier qu’il nous emmène au souk touristique et pas un autre. Il s’apprête à démarrer quand tout à coup, surgit de nulle part, il y a le 2ème homme qui lui saute dessus et qui lui crie en arabe qu’il doit nous emmener là où il avait dit lui, et pas là où on a dit nous !!! Honnêtement, je suis bien contente d’avoir des notions d’arabe, parce que franchement c’était incroyable ! On a du se prendre la tête avec le caléchier pour qu’il n’écoute pas ce monsieur. Je vous passe d’autres détails, mais franchement, cela aura été l’un de nos deux pires après-midi/soirée de ce voyage, parce que cela a l'air vite raconté, mais tout cela a duré bien longtemps (trop).
L’autre pire soirée a eu lieu également à Louxor. Décidément. On sort de l’Iberotel à 19h30 pour prendre le ferry public pour dîner sur l’autre rive. Sur ce court trajet menant au ferry, on croise un groupe de jeunes (entre 15 et 20 ans maxi) qui, ne trouvant peut-être pas le trottoir assez large, nous croise en nous frôlant et en disant des obscénités. On garde notre calme en faisant mine de ne pas comprendre, mais lorsque l’un deux, celui qui doit avoir 15-16 ans, passe près de ma nièce de 17 ans et pose sa main sur son bras, on voit rouge, et on se fait copieusement agresser verbalement, en arabe et en anglais, avec toute une série de joyeux « F--k the tourists » et autres ! je lui dit en arabe qu’il devrait avoir honte, et ils continuent à nous insulter de plus belle ! Les ayant menacés d’aller voir la police qu’on avait vu plus loin, l’espèce de chef de bande de 15 ans (qui n’avait pas l’air dans son état normal) répondit qu’on pouvait y aller qu’ils n’en avaient rien à foutre. Franchement, on a eu peur. Tout simplement mais vraiment. On est allés voir les policiers qu’on avait vu plus loin, près de l’hôtel, garés à un carrefour. Je leur ai raconté, je leur ai dit qu’ils avaient un très beau pays, mais qu’on les respectaient, qu’on s’habillaient avec des tenues décentes et couvrantes, que les Egyptiens étaient les Rois en leur pays, mais qu’on ne pouvait pas être traitées comme ça, que le respect était une base sacrée. Ils n’ont rien dit et n’ont pas bougé. Par contre, un homme qui avait tout vu s’est approché et a pris la parole à la place des policiers, en disant que tout cela c’était à cause de la révolution, que les Egyptiens n’étaient pas tous comme ça, que leur attitude était condamnable, et qu’il en était désolé. C’était tellement violent ce qu’on a vécu que j’en avais des larmes aux yeux. Tout ça devant nos enfants. Il a décidé de nous suivre un peu au cas où il les croiserait pour qu’on aille passer une soirée tranquille comme prévu au départ. Il a vu le groupe de jeunes qui se re-dirigeait vers nous, et je peux vous dire qu’il a attrapé le jeune de 15 ans par le col et l’a plaqué contre le mur en lui criant dessus. On a pas demandé notre reste et on a continué notre chemin rapidement sans s’arrêter.
Plus tard, sur le chemin du retour, j’ai reconnu de loin cet ado allongé par terre, comme un junkie, endormi ou shooté. On a vite changé de trottoir en silence pour ne pas éveiller son attention.
Voilà 😕😕😕.
BACKCHICHES, POURBOIRES OU… TAXES ? : ce qui m’a été pénible aussi a été de négocier (plus ou moins longtemps), qu’on se mette d’accord sur un prix, qu’on ajoute à la fin un pourboire, et qu’on s’entende dire que ce n’est pas assez ?!!! Exemple : on se met d’accord avec un chauffeur de taxi pour 155 EGP un trajet simple, d’un point A à un point B. A l’arrivée, je donne les 155 EGP + 10 %, soit 170 EGP. Bah non, il a fallu que le chauffeur revienne pour me dire que ce n’est pas assez, qu’il est perdant ! Mais dans ce cas, ils n’ont qu’à dire que c’est une taxe, pas un pourboire ! Et annoncer la couleur dès le départ ! Voilà le genre de situation qui m’énerve.
NEGOCIATIONS : on en a marre de négocier des fois, mais faites-le, parce qu’il paraît qu’en moyenne le prix annoncé est au moins 3 x plus cher, mais il m’est arrivé d’obtenir 5 x moins le prix de départ annoncé.
Fréquentation touristique : c’est affolant pour les uns (les Egyptiens, et je compatis parce que certains d’entre eux m’on dit que la situation était catastrophique), mais réjouissant pour les autres (nous !) : quasiment pas de touristes. Exemples :
- Une seule autre famille de touristes croisée au souk de Khan El Khallili.
- On était les seuls à l’intérieur de la pyramide de Khéops, mais on a croisé quelques touristes en re-descendant. Et pas besoin de faire la queue pour avoir les billets (on les a eu à 14h30 sans problème).
- On avait le temple d’Abu Simbel pour nous tous seuls au lever du jour, puis on a vu 2 cars de touristes japonais. Personne d’autre.
- Malheureusement, certains grands hôtels deviennent comme des fantômes : j’ai discuté avec un réceptionniste du Pyramisa Isis Island, il m’a dit que sur plus de 400 chambres, seules 24 chambres étaient occupées… par 41 touristes…. La cata…
Hôtels :
Le Caire : on a adoré l’hôtel Mercure au Caire, près des Pyramides. C’est vrai que c’est loin de l’aéroport, mais c’était le meilleur hôtel de notre séjour (au dire des 2 adultes que nous étions !).
Aswan : Pyramisa Isis Island : géniale d’être sur une île ! Très grand hôtel impersonnel mais avec 2 très belles piscines et un hall majestueux. Cool le bateau gratuit à peu près toutes les 15 mn pour relier l’embarcadère à l’hôtel ! C’était le meilleur hôtel de notre séjour (au dire des 5 enfants qu’ils étaient !).
Abu Simbel : Eskaleh (Mohamed Fikri). Franchement : à fuir 😠 ! C’était le pire de ce que nous avons eu. OK, d’accord, tout est subjectif, mais j’ai entendu tellement que de bonnes choses que franchement j’ai été très déçue. On n’est pourtant pas si difficiles que ça, croyez-moi ! Je ne sais pas où j’ai lu qu’on y mangeait bio avec les légumes du potager ??? Le repas de 90 EGP par personne et 60 EGP pour les enfants de 6 et 9 ans était infect : le poulet tellement cuit qu’il était ultra sec, le poisson tellement cuit qu’il avait changé de texture et de goût, les 2 malheureuses tranches d’aubergine frites en entrée étaient extra-froides, le dessert (laissez-moi rire) : c’était les flans en poudre qu’ils on dû mélanger avec du lait coupé avec de l'eau, à l’ancienne…. La cerise sur le gâteau, c’était le cafard qui s’est invité à notre table !!!!!
Et la cerise sur la cerise du gâteau (si je puis dire) : franchement, on est en vacances, alors venir à tour de rôle toutes les 2 mn pour nous demander si on fini pour ramener la suite et débarrasser, faut pas abuser ! C’était tellement abusé que j’ai dû leur dire à plusieurs reprises, dommage que c'était en vain, que cool, relax, on est en vacances, doucement, etc…. ! Bon point : j'ai quand même demandé s'ils n'avaient pas des oranges pour qu'on se mette quelque chose de bon sous la langue... ils ont bien voulu nous en apporter (il y avait en effet une tranche d'orange pour décorer une assiette, cela avait été la meilleure partie du repas 🤪).
Autre chose : attention, pas de frigo dans les chambres, sauf dans la chambre n° 1 qui est la quadruple (et encore, M. Fikri m’a dit qu’il venait d’y être installé). Quand il fait plus de 40°C à l’ombre, franchement, et vu le prix des chambres, le frigo n’est pas une option….
J’aurais préféré payer plus cher, et aller au Sethi ou autre hôtel d’Abu Simbel (qui soit dit-en passant ont en plus une piscine…).
Louxor : Iberotel. Très bon hôtel, piscine sur un ponton posé sur le Nil, de forme rectangulaire classique. Très bon petit déjeuner !! A noter : apparemment, tous les mardi il y a un spectacle qui est donné sur la terrasse entre le bar et la piscine. Un soir on a eu un groupe de musiciens qui est venu jouer une heure, avec une danseuse orientale : c’était vraiment une soirée agréable !
Les visites : ahhhh… vraiment il FAUT se lever tôt à cause de la chaleur, quand on partait à 8h30 de l’hôtel, c’était bien souvent déjà trop tard. Si j’y avais été sans enfant, je crois que je serais sortie pour 7h.
Vraiment dommage de ne pas pouvoir photographié les plus belles merveilles que nous ayons eu l’occasion de voir. Le tombeau de Ramsès III à la Vallée des Rois a été l’une des plus belles choses qui m’ait été données de voir 🙂🙂🙂 ! Je n’imaginais pas autant de couleurs, autant de blanc, de bleu ciel, de fraîcheur, de beauté… 😇 On a aussi vu le tombeau de Ramsès IV, celle de Taousert et Horemheb. Vallée des Artisans : mon coup de cœur a été pour la tombe de Sennefer qui cache dans sa salle principale un plafond magnifique orné de grappes de raisins et de vignes qui prennent racine derrière sa femme 😮😇.
Musée du Caire : au départ cela ne me disait rien d’y aller et cela inquiétait ma sœur du fait qu’il soit prêt de la Place Tahrir. On a finit par y aller et franchement on s’est dit après que cela aurait été bien dommage de rater cela ! Certes, on a ciblé (on ne voulait pas lasser trop tôt les enfants des visites), et on visé le trésor de Toutankhamon, et la partie « momies » payante avec un supplément.
Le trésor est juste FA-BU-LEUX, et la salle des momies royales est à ne pas manquer, voir des momies « en vrai » est saisissant ! En plus, nous n’avons pas vu d’autres momies d’humains autre part au cours de notre voyage (sauf une au musée de la Momification de Louxor, une momie bien joufflue d’ailleurs ! le reste, c’était des momies d’animaux dans ce musée de Louxor).
Contrairement à ce que j’ai pu lire par-ci par-là, le musée était très propre, tout était très bien rangé et rien n’était poussiéreux. Du moins là où on a été, hein !
Quant à la pyramide de Kheops, c’est la blagounette du voyage : je connais la « vraie » raison pour laquelle on n’a pas le droit de photographier l’intérieur : pour ne pas pouvoir apporter la preuve aux autres qu’il n’y a justement RIEN à voir !!!!! ça sent le pipi, c’est renfermé, humide et très chaud, c’est étroit, et il n’y a ni hiéroglyphe, ni dessin, ni monument, ni couleur, absolument rien à voir !!! on monte une longue échelle pliés en deux, puis on re-descend. L’arnaque absolue. Et claustrophobes s’abstenir. Sauf à pouvoir se dire : « j’y suis allé », franchement… L’un des enfants ayant « oublié » de déposer son appareil photo à l’entrée, j’ose ici poster une photo volée…

LES PRIX DES VISITES : Si j’ai un conseil à donner, c’est celui-là : pensez à vous faire faire la carte étudiant internationale ISIC si vous le pouvez, ou la carte enseignant ITIC ! Pour les enfants de – de 12 ans, ils appliquent d’office la réduction de -50 %. Pour tous les autres à partir de 12 ans, la réduction de -50 % est appliquée sur présentation de la carte ISIC. Je les ai fait faire avant de partir, c’est très rapide sur le site internet d’ISIC, il faut juste scanner une photo et un justificatif (genre certificat de scolarité, attestation de n’importe quelle école, etc…). Apparemment ce n’est pas vérifié par ISIC, on paie en CB sur le site (13 € la carte étudiant, 18 € la carte enseignant), la carte est envoyée le jour même par courrier postal simple, elle arrive sous 3 jours.
Et je peux dire qu’on les a vite amorties vu le prix et le nombre de visites !! Sacrées économies réalisées.
Les visites sont gratuites pour les – de 6 ans d’après ce que j’ai compris.
Quelques tarifs de visite en vrac, en fonction des tickets d’entrée que j’ai gardé : Musée du Caire : 60 EGP par adulte (30 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC. Salle des momies royales : 120 EGP par adulte (60 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC). Le prix sur le Routard 2013 n’est donc pas à jour pour cette visite. Kheops : 100 EGP par adulte (50 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Musée de la momification de Louxor : 50 EGP par adulte (25 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC). Temple de Karnak : 70 EGP par adulte (35 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Vallée des Rois : 80 EGP par adulte (40 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Temple de Philae : 50 EGP par adulte (25 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Kom Ombo, Deir al-Madina Habu Temple Olwet Abdel Qurna Temple d’Horemheb, Al-Kab Monuments : pour chacun de ces sites c’est 30 EGP par adulte (15 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC). Pour les autres, je ne retrouve plus les tickets d’entrée. Précision pour le sons & lumières d’Abu Simbel : les cartes ISIC et ITIC ne fonctionnent pas.
Abu Simbel :

SONS ET LUMIERES : on a été uniquement voir le sons & lumières d’Abu Simbel. C’était juste bien pour ceux qui n’ont pas eu le courage de se lever tôt pour le lever du soleil sur ce site, sinon on a trouvé ça bof.
Guides : j’avais conclu de passer 2 jours au Caire avec la guide égyptologue Zienab, dont j’avais eu les coordonnées sur les forums. Mauvaise surprise arrivés au Caire : elle m’appelle pour me dire qu’elle ne pourra pas venir, et que j’aurais 2 guides différents les 2 jours. Si c’est pour avoir 2 guides différents, et si j’avais su cela avant, j’aurais préféré avoir le choix de décider autre chose plutôt que d’être mise devant le fait accompli.
La guide qu’elle nous a attribué le 1er jour était formidable : elle s’appelait Nevine, et a déjà travaillé pour Thomas Cook. Elle connaissait plein de choses, elle parlait très bien le français, était gentille, érudite et agréable.
La guide que nous avons eu le 2ème jour s’appelait Yasmine. Elle était l’anti-thèse de Nevine : gentille certes, mais pas très classe, et surtout elle préférait répondre à côté de la plaque plutôt que de dire qu’elle ne savait pas (j’en ai eu la preuve grâce au Routard 2013). Disons qu’avec Nevine la veille, le contraste était saisissant.
Prix payé : 50 € la journée (de 8h30 à 14h30/15h) comprenant le guide, la voiture pour 7 climatisée (genre mini-bus) et le chauffeur de la voiture.
Tarif négocié pour le transfert de l’aéroport à l’hôtel situé à Guizeh : 15 € le trajet (en véhicule type minibus confortable et climatisé).
LE MEILLEUR POUR LA FIN :
Et enfin, je laisse le meilleur pour la fin : nos 3 nuits et 3 jours pleins sur la dahabaya Naëma – avec les Grééments du Nil. Mais tout d’abord, je tiens à vous dire ce que j’ai pensé, et ce que je pense, en toute sincérité, sans vouloir polémiquer s’il vous plaît.
Tout d’abord, j’ai constaté que Grééments du Nil était connu comme le loup blanc un peu partout sur les forums, que ce soit celui de VF ou d’autres. Au départ, cela m’a étonnée de voir qu’on en parlait qu’en bien systématiquement, que décidément, il n’y avait jamais un bémol. Ensuite, cela a finit par m’agacer, j’ai même sans les contacter regarder s’il n’y avait pas d’autres alternatives. Je me suis dit que vraiment, « ils avaient tous l’air d’avoir été achetés ou quoi ???! » ces supers commentaires... Jamais rien à redire par qui que ce soit ? Trop bizarre… et quelque peu agaçant.
Ça, c’était avant.
Jusqu'à aujourd'hui, je n’ai jamais rencontré Sara, j’ai juste communiqué avec elle par email et par téléphone. Une phrase qu’elle m’a dite lors de notre dernière conversation téléphonique (à la fin de la mini-croisière) a été : « Vous voyez, maintenant que vous l’avez fait, vous pouvez comprendre ». Pour moi, cette seule phrase résume le tout.
Alors oui, ces 3 jours ont été un joyau. Pas assez de superlatifs. Que ce soit au niveau du personnel (bon sang quelle gentillesse !), la cuisine, des repas de rois, des rafraîchissements à dès qu’on revenait de sortie, des goûters à l’heure du thé, et j’en passe (bon sang ce canard farçiiiiiiiiiii !!!!!), les chambres (quelle classe, et avec salle de bains pour chaque chambre, et des moustiquaires !) !
On aurait cru voir surgir Agatha Christie sur le pont à l’heure du thé…

Et le guide, Mohamed : une perle (gentil, doux, excellent français, prévenant, discret, plein de choses à raconter, qui s’adapte à toutes les situations, qui peut vous parler de l’Egypte ancienne pendant des heures). Tellement bien qu’on s’est mis d’accord pour qu’il soit notre guide à Louxor (Vallée des Rois, des Artisans et Karnak).
Alors oui, c’est cher, et nous qui ne sommes pas riches, c’est un vrai « gouffre-à-économies » : 1800 € du vendredi matin au lundi matin… bon, après on peut le partager en 2 si on est 2 familles (c’est ce qu’on a fait, il y a 4 cabines).
Si on est qu’entre adultes, à 4 couples, je crois que c’est 2800 € pour 5 jours dans l’autre sens, cela ferait 700 € par couple, ce qui est plus que raisonnable. Mon sentiment à la fin : cela les vaut vraiment. On avait même pas envie de sortir du bateau tellement on y était bien !
Et les paysages des rives du Nil….. waouwwwwwww…. Et chaque jour, ils nous ont trouvé des endroits paradisiaques avec une eau cristalline pour pouvoir se baigner dans le Nil !!! Rien que ça, c’était magique ! J’avais un gros roman passionnant à lire, qui portait sur la vie de Belzoni : impossible, je n’arrivais pas à lire tellement je voulais profiter de tout ce qui m’entourait ! A ces paysages qui défilent doucement…
Au cours d’une conversation avec Mohamed, je lui avais dit que le dernier jour était l’anniversaire de ma sœur : alors la veille, le chef cuisinier a fait un super gâteau digne d’une très bonne pâtisserie française, et tout l’équipage est venu avec une bougie dessus et des tamtams en chantant joyeux anniversaire !
Je vais vous dire une chose : j’espère de tout cœur qu’un jour (inch’allah dans 2 ans ?) on retournera en Egypte, uniquement pour une croisière d’une semaine sur la Naëma, et AVEC Mohamed !!! Je suis bien heureuse d’avoir « bataillé » un peu avec Sara pour ne pas avoir un autre bateau !!!!
Ce sera notre meilleur et merveilleux souvenir à tous, petits et grands.
PS : si vous avez réussi à me lire jusqu'au bout, je vous présente mes excuses pour mon franc-parler. Et il y a bien sûr plein de SUPER choses que je n'ai pas raconté ici, comme le déjeuner improvisé chez une famille nubienne après avoir visité le temple de Philae, ou encore d'autres choses. 🙂
Quand ? : du 27 avril au 10 mai 2013 (vacances scolaires oblige).
Qui ? : une vraie tribu : moi et mes 2 enfants (13 et 9 ans), ma sœur et ses 3 enfants (17, 11 et 6 ans).
Où ? : Caire (3 nuits), Aswan (2 nuits), Abu Simbel (1 nuit), dahabaya Naëma (3 nuits), Louxor (3 nuits), Caire (1 nuit).
Pour qui ? : ceux qui auront le courage de me lire jusqu'au bout, ou ceux qui veulent des infos fraîches et brutes de décoffrage.

- Sécurité / insécurité : là un petit bémol à formuler 😠. Je retiens surtout du bon dans ce voyage, mais je vais commencer par raconter le moins bon. J’ai lu, tout comme vous je suppose, tout un tas de gué-guerres sur ce forum concernant les uns qui disent que c’est sécurisé, d’autres non, que les uns racontent n’importe quoi, que les autres n’y sont pas, et patati, et patata. Voici ce que nous nous avons vécu, à titre perso, et ce il y a quelques jours à peine. Les seuls réels soucis, nous les avons eu à Louxor. Mais commençons par Le Caire.
Sécurité au Caire : dans l’ensemble, on a été tranquille. Sauf qu’on a eu droit d’office à un garde du corps armé ! Je raconte.
On était avec un guide touristique et on avait décidé d’aller faire un tour au Souk Khan El Khallili. Donc on est déposés juste à côté pour aller visiter juste entre nous, la guide nous attendant à un point de RDV. Dès qu’on est descendus de la voiture, un policier est venu nous voir et s’est entretenu avec la guide. Il ne se connaissait pas ni nous ni la guide, et j’ai vu la surprise s’inscrire sur le visage de cette dernière. Elle nous a expliqué que le policier nous attribuait d’office un policier en civil armé 😮, et qu’elle s’excusait parce qu’elle n’avait jamais vu ça. Apparemment, c’était pour nous « sécuriser ». Il a été très discret et souriant à notre égard, nous suivant partout où nous allions, à 2 mètres derrière nous. Il ne parlait pas vraiment anglais, et ne nous a devancé nulle part. Une seule fois il nous a demandé de ne pas continuer plus avant sur la direction que nous prenions, et nous a invité à tourner dans une autre rue perpendiculaire. Il ne nous a quasiment pas parlé (j’ai essayé de discuter avec lui mais il semblait ne pas parler anglais).
J’avoue que c’était très classe d’avoir un super bodyguard (beau garçon en plus 😎 !) en costume et arme de poing visible, on l’aurait bien gardé avec nous plus longtemps !
Mais plaisanteries mises à part, je considère que cela prouve bien qu’il doit bien y avoir des problèmes de sécurité, il n’y a pas de fumée sans feu. C’est mon point de vue, et ce n’est pas pour créer du débat.
Sécurité à Louxor. Franchement, c’est la ville que j’ai le moins aimée, et ma sœur partage mon avis. Les gens sont ULTRA agressifs, tous les « khlass », les non, les ça suffit, dans toutes les langues ne suffisent pas à ce qu’on vous laisse tranquille. Et l’arabe de ma mère m’a pourtant bien servi à ce que je sois claire.
En outre, à Louxor, on a eu 2 problèmes majeurs à nos yeux : un après-midi, vers 16h, on a voulu aller au souk à pied de notre hôtel (Iberotel), mais on avait d’abord besoin d’aller faire du change ou retirer de l’argent. Manque de chance, les guichets étaient tous soit fermés (c’était jour de fête) soit hors service. On a du aller jusqu’après le temple de Louxor pour trouver un grand carrefour où il y avait un bureau de change. On a été suivis sur tout le long par un jeune homme qui se prétendait être un cuisinier du Palace Winter qui s’en allait acheter des épices et qui tenait absolument à faire un bout de route avec nous, puisque c’était soit disant sur son chemin. Il prétendait être honnête et que du coup il nous aidait à dire aux caléchiers qu’on avait pas besoin d’eux. 5 mn, ça va. Au bout de 10, il devenait lourd à nous dire qu’il fallait absolument aller à un autre souk qui n’était pas touristique, qu’il ne fallait rater parce qu’il ne se tenait qu’une fois pas semaine, et que c’était beaucoup mieux.
Au bout d’un moment, je deviens plus ferme en lui disant merci, mais qu’on voulait continuer seuls et que de toutes façons, on voulait aller au souk touristique et pas un autre. Il ne nous a pas lâchées jusqu’au bureau de change. A l’intérieur, je dis à ma sœur que vraiment je n’arrive pas à m’en défaire et on se met d’accord sur... devinez quoi ?? allez j'arrête de vous faire languir : on se met d'accord sur le fait que pour une fois qu’on veut se faire arnaquer consciemment et consciencieusement, ce sera au souk touristique et pas un autre 😏😄😏 !
On ressort, et je re-dis clairement et fermement au type que définitivement non, on irait pas plus loin avec lui, mais il s’en ai pris à nous en insistant comme un malade, et j’ai vraiment dû me prendre la tête avec lui pour qu’enfin il nous lâche enfin !
Nous sommes enfin tranquilles. Mais... pour 3 minutes seulement, vous allez comprendre. C'est que des fois, on est pas très douées, hein 😊 ! Le guichetier du bureau de change m’avait bien dit dans quelle direction était le souk touristique. Donc on revient sur nos pas, et on se fait harponner par quelqu’un que je crois être au début un chauffeur de taxi. Je lui dis qu’on n’a besoin de rien ni de personne, et qu’on veut juste aller au souk touristique. Il nous dit qu’il est honnête (tiens, lui aussi !) et nous dit qu’au souk touristique on devra négocier sans arrêt, mais qu’il existe un centre commercial sur 3 étages qui est gouvernemental et où les prix sont fixes, etc…. bref, idiotes que nous sommes, au bout d’un certain temps on décide qu’ok, on va y jeter juste un petit un coup d’œil rapide. On dit vouloir y aller seules et à pied, il nous dit pas de problème c’est à 5 mn. Pffff…. Bizarre c’était dans la direction que le « cuisinier » voulait que nous prenions… Au bout de 5 mn de marche à pied, je constate qu’on est comme sur un grand terrain vague, et je ne vois rien au bout (toute vie est semble-t-il derrière nous). Pas de magasin, pas de boutiques, rien. Je surveille qu’il ne nous ait pas suivi, et je le vois qui se prend la tête avec d’autres gens plus loin. On en profite et on décide de bifurquer vite fait bien fait à gauche, pour reprendre une autre route en sens inverse sans repasser par là où il était.
Une calèche arrive, on saute dessus pour nous extirper de ce qui à l’air plus d’être un guet-apens qu’autre chose, et on dit bien au caléchier qu’il nous emmène au souk touristique et pas un autre. Il s’apprête à démarrer quand tout à coup, surgit de nulle part, il y a le 2ème homme qui lui saute dessus et qui lui crie en arabe qu’il doit nous emmener là où il avait dit lui, et pas là où on a dit nous !!! Honnêtement, je suis bien contente d’avoir des notions d’arabe, parce que franchement c’était incroyable ! On a du se prendre la tête avec le caléchier pour qu’il n’écoute pas ce monsieur. Je vous passe d’autres détails, mais franchement, cela aura été l’un de nos deux pires après-midi/soirée de ce voyage, parce que cela a l'air vite raconté, mais tout cela a duré bien longtemps (trop).
L’autre pire soirée a eu lieu également à Louxor. Décidément. On sort de l’Iberotel à 19h30 pour prendre le ferry public pour dîner sur l’autre rive. Sur ce court trajet menant au ferry, on croise un groupe de jeunes (entre 15 et 20 ans maxi) qui, ne trouvant peut-être pas le trottoir assez large, nous croise en nous frôlant et en disant des obscénités. On garde notre calme en faisant mine de ne pas comprendre, mais lorsque l’un deux, celui qui doit avoir 15-16 ans, passe près de ma nièce de 17 ans et pose sa main sur son bras, on voit rouge, et on se fait copieusement agresser verbalement, en arabe et en anglais, avec toute une série de joyeux « F--k the tourists » et autres ! je lui dit en arabe qu’il devrait avoir honte, et ils continuent à nous insulter de plus belle ! Les ayant menacés d’aller voir la police qu’on avait vu plus loin, l’espèce de chef de bande de 15 ans (qui n’avait pas l’air dans son état normal) répondit qu’on pouvait y aller qu’ils n’en avaient rien à foutre. Franchement, on a eu peur. Tout simplement mais vraiment. On est allés voir les policiers qu’on avait vu plus loin, près de l’hôtel, garés à un carrefour. Je leur ai raconté, je leur ai dit qu’ils avaient un très beau pays, mais qu’on les respectaient, qu’on s’habillaient avec des tenues décentes et couvrantes, que les Egyptiens étaient les Rois en leur pays, mais qu’on ne pouvait pas être traitées comme ça, que le respect était une base sacrée. Ils n’ont rien dit et n’ont pas bougé. Par contre, un homme qui avait tout vu s’est approché et a pris la parole à la place des policiers, en disant que tout cela c’était à cause de la révolution, que les Egyptiens n’étaient pas tous comme ça, que leur attitude était condamnable, et qu’il en était désolé. C’était tellement violent ce qu’on a vécu que j’en avais des larmes aux yeux. Tout ça devant nos enfants. Il a décidé de nous suivre un peu au cas où il les croiserait pour qu’on aille passer une soirée tranquille comme prévu au départ. Il a vu le groupe de jeunes qui se re-dirigeait vers nous, et je peux vous dire qu’il a attrapé le jeune de 15 ans par le col et l’a plaqué contre le mur en lui criant dessus. On a pas demandé notre reste et on a continué notre chemin rapidement sans s’arrêter.
Plus tard, sur le chemin du retour, j’ai reconnu de loin cet ado allongé par terre, comme un junkie, endormi ou shooté. On a vite changé de trottoir en silence pour ne pas éveiller son attention.
Voilà 😕😕😕.
BACKCHICHES, POURBOIRES OU… TAXES ? : ce qui m’a été pénible aussi a été de négocier (plus ou moins longtemps), qu’on se mette d’accord sur un prix, qu’on ajoute à la fin un pourboire, et qu’on s’entende dire que ce n’est pas assez ?!!! Exemple : on se met d’accord avec un chauffeur de taxi pour 155 EGP un trajet simple, d’un point A à un point B. A l’arrivée, je donne les 155 EGP + 10 %, soit 170 EGP. Bah non, il a fallu que le chauffeur revienne pour me dire que ce n’est pas assez, qu’il est perdant ! Mais dans ce cas, ils n’ont qu’à dire que c’est une taxe, pas un pourboire ! Et annoncer la couleur dès le départ ! Voilà le genre de situation qui m’énerve.
NEGOCIATIONS : on en a marre de négocier des fois, mais faites-le, parce qu’il paraît qu’en moyenne le prix annoncé est au moins 3 x plus cher, mais il m’est arrivé d’obtenir 5 x moins le prix de départ annoncé.
Fréquentation touristique : c’est affolant pour les uns (les Egyptiens, et je compatis parce que certains d’entre eux m’on dit que la situation était catastrophique), mais réjouissant pour les autres (nous !) : quasiment pas de touristes. Exemples :
- Une seule autre famille de touristes croisée au souk de Khan El Khallili.
- On était les seuls à l’intérieur de la pyramide de Khéops, mais on a croisé quelques touristes en re-descendant. Et pas besoin de faire la queue pour avoir les billets (on les a eu à 14h30 sans problème).
- On avait le temple d’Abu Simbel pour nous tous seuls au lever du jour, puis on a vu 2 cars de touristes japonais. Personne d’autre.
- Malheureusement, certains grands hôtels deviennent comme des fantômes : j’ai discuté avec un réceptionniste du Pyramisa Isis Island, il m’a dit que sur plus de 400 chambres, seules 24 chambres étaient occupées… par 41 touristes…. La cata…
Hôtels :
Le Caire : on a adoré l’hôtel Mercure au Caire, près des Pyramides. C’est vrai que c’est loin de l’aéroport, mais c’était le meilleur hôtel de notre séjour (au dire des 2 adultes que nous étions !).
Aswan : Pyramisa Isis Island : géniale d’être sur une île ! Très grand hôtel impersonnel mais avec 2 très belles piscines et un hall majestueux. Cool le bateau gratuit à peu près toutes les 15 mn pour relier l’embarcadère à l’hôtel ! C’était le meilleur hôtel de notre séjour (au dire des 5 enfants qu’ils étaient !).
Abu Simbel : Eskaleh (Mohamed Fikri). Franchement : à fuir 😠 ! C’était le pire de ce que nous avons eu. OK, d’accord, tout est subjectif, mais j’ai entendu tellement que de bonnes choses que franchement j’ai été très déçue. On n’est pourtant pas si difficiles que ça, croyez-moi ! Je ne sais pas où j’ai lu qu’on y mangeait bio avec les légumes du potager ??? Le repas de 90 EGP par personne et 60 EGP pour les enfants de 6 et 9 ans était infect : le poulet tellement cuit qu’il était ultra sec, le poisson tellement cuit qu’il avait changé de texture et de goût, les 2 malheureuses tranches d’aubergine frites en entrée étaient extra-froides, le dessert (laissez-moi rire) : c’était les flans en poudre qu’ils on dû mélanger avec du lait coupé avec de l'eau, à l’ancienne…. La cerise sur le gâteau, c’était le cafard qui s’est invité à notre table !!!!!
Et la cerise sur la cerise du gâteau (si je puis dire) : franchement, on est en vacances, alors venir à tour de rôle toutes les 2 mn pour nous demander si on fini pour ramener la suite et débarrasser, faut pas abuser ! C’était tellement abusé que j’ai dû leur dire à plusieurs reprises, dommage que c'était en vain, que cool, relax, on est en vacances, doucement, etc…. ! Bon point : j'ai quand même demandé s'ils n'avaient pas des oranges pour qu'on se mette quelque chose de bon sous la langue... ils ont bien voulu nous en apporter (il y avait en effet une tranche d'orange pour décorer une assiette, cela avait été la meilleure partie du repas 🤪).
Autre chose : attention, pas de frigo dans les chambres, sauf dans la chambre n° 1 qui est la quadruple (et encore, M. Fikri m’a dit qu’il venait d’y être installé). Quand il fait plus de 40°C à l’ombre, franchement, et vu le prix des chambres, le frigo n’est pas une option….
J’aurais préféré payer plus cher, et aller au Sethi ou autre hôtel d’Abu Simbel (qui soit dit-en passant ont en plus une piscine…).
Louxor : Iberotel. Très bon hôtel, piscine sur un ponton posé sur le Nil, de forme rectangulaire classique. Très bon petit déjeuner !! A noter : apparemment, tous les mardi il y a un spectacle qui est donné sur la terrasse entre le bar et la piscine. Un soir on a eu un groupe de musiciens qui est venu jouer une heure, avec une danseuse orientale : c’était vraiment une soirée agréable !
Les visites : ahhhh… vraiment il FAUT se lever tôt à cause de la chaleur, quand on partait à 8h30 de l’hôtel, c’était bien souvent déjà trop tard. Si j’y avais été sans enfant, je crois que je serais sortie pour 7h.
Vraiment dommage de ne pas pouvoir photographié les plus belles merveilles que nous ayons eu l’occasion de voir. Le tombeau de Ramsès III à la Vallée des Rois a été l’une des plus belles choses qui m’ait été données de voir 🙂🙂🙂 ! Je n’imaginais pas autant de couleurs, autant de blanc, de bleu ciel, de fraîcheur, de beauté… 😇 On a aussi vu le tombeau de Ramsès IV, celle de Taousert et Horemheb. Vallée des Artisans : mon coup de cœur a été pour la tombe de Sennefer qui cache dans sa salle principale un plafond magnifique orné de grappes de raisins et de vignes qui prennent racine derrière sa femme 😮😇.
Musée du Caire : au départ cela ne me disait rien d’y aller et cela inquiétait ma sœur du fait qu’il soit prêt de la Place Tahrir. On a finit par y aller et franchement on s’est dit après que cela aurait été bien dommage de rater cela ! Certes, on a ciblé (on ne voulait pas lasser trop tôt les enfants des visites), et on visé le trésor de Toutankhamon, et la partie « momies » payante avec un supplément.
Le trésor est juste FA-BU-LEUX, et la salle des momies royales est à ne pas manquer, voir des momies « en vrai » est saisissant ! En plus, nous n’avons pas vu d’autres momies d’humains autre part au cours de notre voyage (sauf une au musée de la Momification de Louxor, une momie bien joufflue d’ailleurs ! le reste, c’était des momies d’animaux dans ce musée de Louxor).
Contrairement à ce que j’ai pu lire par-ci par-là, le musée était très propre, tout était très bien rangé et rien n’était poussiéreux. Du moins là où on a été, hein !
Quant à la pyramide de Kheops, c’est la blagounette du voyage : je connais la « vraie » raison pour laquelle on n’a pas le droit de photographier l’intérieur : pour ne pas pouvoir apporter la preuve aux autres qu’il n’y a justement RIEN à voir !!!!! ça sent le pipi, c’est renfermé, humide et très chaud, c’est étroit, et il n’y a ni hiéroglyphe, ni dessin, ni monument, ni couleur, absolument rien à voir !!! on monte une longue échelle pliés en deux, puis on re-descend. L’arnaque absolue. Et claustrophobes s’abstenir. Sauf à pouvoir se dire : « j’y suis allé », franchement… L’un des enfants ayant « oublié » de déposer son appareil photo à l’entrée, j’ose ici poster une photo volée…

LES PRIX DES VISITES : Si j’ai un conseil à donner, c’est celui-là : pensez à vous faire faire la carte étudiant internationale ISIC si vous le pouvez, ou la carte enseignant ITIC ! Pour les enfants de – de 12 ans, ils appliquent d’office la réduction de -50 %. Pour tous les autres à partir de 12 ans, la réduction de -50 % est appliquée sur présentation de la carte ISIC. Je les ai fait faire avant de partir, c’est très rapide sur le site internet d’ISIC, il faut juste scanner une photo et un justificatif (genre certificat de scolarité, attestation de n’importe quelle école, etc…). Apparemment ce n’est pas vérifié par ISIC, on paie en CB sur le site (13 € la carte étudiant, 18 € la carte enseignant), la carte est envoyée le jour même par courrier postal simple, elle arrive sous 3 jours.
Et je peux dire qu’on les a vite amorties vu le prix et le nombre de visites !! Sacrées économies réalisées.
Les visites sont gratuites pour les – de 6 ans d’après ce que j’ai compris.
Quelques tarifs de visite en vrac, en fonction des tickets d’entrée que j’ai gardé : Musée du Caire : 60 EGP par adulte (30 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC. Salle des momies royales : 120 EGP par adulte (60 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC). Le prix sur le Routard 2013 n’est donc pas à jour pour cette visite. Kheops : 100 EGP par adulte (50 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Musée de la momification de Louxor : 50 EGP par adulte (25 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC). Temple de Karnak : 70 EGP par adulte (35 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Vallée des Rois : 80 EGP par adulte (40 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Temple de Philae : 50 EGP par adulte (25 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC) Kom Ombo, Deir al-Madina Habu Temple Olwet Abdel Qurna Temple d’Horemheb, Al-Kab Monuments : pour chacun de ces sites c’est 30 EGP par adulte (15 EGP pour - 12 ans, ISIC, ITIC). Pour les autres, je ne retrouve plus les tickets d’entrée. Précision pour le sons & lumières d’Abu Simbel : les cartes ISIC et ITIC ne fonctionnent pas.
Abu Simbel :

SONS ET LUMIERES : on a été uniquement voir le sons & lumières d’Abu Simbel. C’était juste bien pour ceux qui n’ont pas eu le courage de se lever tôt pour le lever du soleil sur ce site, sinon on a trouvé ça bof.
Guides : j’avais conclu de passer 2 jours au Caire avec la guide égyptologue Zienab, dont j’avais eu les coordonnées sur les forums. Mauvaise surprise arrivés au Caire : elle m’appelle pour me dire qu’elle ne pourra pas venir, et que j’aurais 2 guides différents les 2 jours. Si c’est pour avoir 2 guides différents, et si j’avais su cela avant, j’aurais préféré avoir le choix de décider autre chose plutôt que d’être mise devant le fait accompli.
La guide qu’elle nous a attribué le 1er jour était formidable : elle s’appelait Nevine, et a déjà travaillé pour Thomas Cook. Elle connaissait plein de choses, elle parlait très bien le français, était gentille, érudite et agréable.
La guide que nous avons eu le 2ème jour s’appelait Yasmine. Elle était l’anti-thèse de Nevine : gentille certes, mais pas très classe, et surtout elle préférait répondre à côté de la plaque plutôt que de dire qu’elle ne savait pas (j’en ai eu la preuve grâce au Routard 2013). Disons qu’avec Nevine la veille, le contraste était saisissant.
Prix payé : 50 € la journée (de 8h30 à 14h30/15h) comprenant le guide, la voiture pour 7 climatisée (genre mini-bus) et le chauffeur de la voiture.
Tarif négocié pour le transfert de l’aéroport à l’hôtel situé à Guizeh : 15 € le trajet (en véhicule type minibus confortable et climatisé).
LE MEILLEUR POUR LA FIN :
Et enfin, je laisse le meilleur pour la fin : nos 3 nuits et 3 jours pleins sur la dahabaya Naëma – avec les Grééments du Nil. Mais tout d’abord, je tiens à vous dire ce que j’ai pensé, et ce que je pense, en toute sincérité, sans vouloir polémiquer s’il vous plaît.
Tout d’abord, j’ai constaté que Grééments du Nil était connu comme le loup blanc un peu partout sur les forums, que ce soit celui de VF ou d’autres. Au départ, cela m’a étonnée de voir qu’on en parlait qu’en bien systématiquement, que décidément, il n’y avait jamais un bémol. Ensuite, cela a finit par m’agacer, j’ai même sans les contacter regarder s’il n’y avait pas d’autres alternatives. Je me suis dit que vraiment, « ils avaient tous l’air d’avoir été achetés ou quoi ???! » ces supers commentaires... Jamais rien à redire par qui que ce soit ? Trop bizarre… et quelque peu agaçant.
Ça, c’était avant.
Jusqu'à aujourd'hui, je n’ai jamais rencontré Sara, j’ai juste communiqué avec elle par email et par téléphone. Une phrase qu’elle m’a dite lors de notre dernière conversation téléphonique (à la fin de la mini-croisière) a été : « Vous voyez, maintenant que vous l’avez fait, vous pouvez comprendre ». Pour moi, cette seule phrase résume le tout.
Alors oui, ces 3 jours ont été un joyau. Pas assez de superlatifs. Que ce soit au niveau du personnel (bon sang quelle gentillesse !), la cuisine, des repas de rois, des rafraîchissements à dès qu’on revenait de sortie, des goûters à l’heure du thé, et j’en passe (bon sang ce canard farçiiiiiiiiiii !!!!!), les chambres (quelle classe, et avec salle de bains pour chaque chambre, et des moustiquaires !) !
On aurait cru voir surgir Agatha Christie sur le pont à l’heure du thé…

Et le guide, Mohamed : une perle (gentil, doux, excellent français, prévenant, discret, plein de choses à raconter, qui s’adapte à toutes les situations, qui peut vous parler de l’Egypte ancienne pendant des heures). Tellement bien qu’on s’est mis d’accord pour qu’il soit notre guide à Louxor (Vallée des Rois, des Artisans et Karnak).
Alors oui, c’est cher, et nous qui ne sommes pas riches, c’est un vrai « gouffre-à-économies » : 1800 € du vendredi matin au lundi matin… bon, après on peut le partager en 2 si on est 2 familles (c’est ce qu’on a fait, il y a 4 cabines).
Si on est qu’entre adultes, à 4 couples, je crois que c’est 2800 € pour 5 jours dans l’autre sens, cela ferait 700 € par couple, ce qui est plus que raisonnable. Mon sentiment à la fin : cela les vaut vraiment. On avait même pas envie de sortir du bateau tellement on y était bien !
Et les paysages des rives du Nil….. waouwwwwwww…. Et chaque jour, ils nous ont trouvé des endroits paradisiaques avec une eau cristalline pour pouvoir se baigner dans le Nil !!! Rien que ça, c’était magique ! J’avais un gros roman passionnant à lire, qui portait sur la vie de Belzoni : impossible, je n’arrivais pas à lire tellement je voulais profiter de tout ce qui m’entourait ! A ces paysages qui défilent doucement…
Au cours d’une conversation avec Mohamed, je lui avais dit que le dernier jour était l’anniversaire de ma sœur : alors la veille, le chef cuisinier a fait un super gâteau digne d’une très bonne pâtisserie française, et tout l’équipage est venu avec une bougie dessus et des tamtams en chantant joyeux anniversaire !
Je vais vous dire une chose : j’espère de tout cœur qu’un jour (inch’allah dans 2 ans ?) on retournera en Egypte, uniquement pour une croisière d’une semaine sur la Naëma, et AVEC Mohamed !!! Je suis bien heureuse d’avoir « bataillé » un peu avec Sara pour ne pas avoir un autre bateau !!!!
Ce sera notre meilleur et merveilleux souvenir à tous, petits et grands.
PS : si vous avez réussi à me lire jusqu'au bout, je vous présente mes excuses pour mon franc-parler. Et il y a bien sûr plein de SUPER choses que je n'ai pas raconté ici, comme le déjeuner improvisé chez une famille nubienne après avoir visité le temple de Philae, ou encore d'autres choses. 🙂
Java - une semaine English translation pending
Voici un petit bilan d'une semaine à Java. Un récit, des prix et des impressions... en espérant que cela puisse aider certains voyageurs.😎
(note : cette semaine à Java s'inscrit dans un tdm)
J1 – Vol Phnom Penh - Jakarta 9 avril 2013, 8h30, nous décollons de Phnom Penh pour Jarkata avec une escale de 6h par Singapour. Nous voulons avec Tiger Airways (125$ pp) et espérons y voir Ben, pilote d’avion, avec qui nous avons partagé nos plongées durant notre croisière aux Similans. Il n’a malheureusement pas pût « récupérer » nos vols, tant pis, pas de visite privée du cockpit pour nous… snif. 19h, nous voilà à bon port. 25$ le visa « on arrival » par personne soit env 19€. Sur ce point, petit conseil aux backpackers : ayez l’appoint ! Sur un billet de 100$ nous avons perdu 5€ ! En effet, la monnaie est rendu en roupie indonésienne à un taux très peu avantageux. Hormis ce détail, le passage par l’immigration fut l’un des plus efficaces et des plus rapides que l’on ait eu depuis notre tdm ! ça fait plaisirs. Après être devenu millionnaire auprès d’un ATM (1€ = 12 730 idr), nous chuintons les taxis et nous dirigeons directement vers les transports en commun situés tout à gauche une fois sorti de l’aéroport. 25000 idr pp avec le bus « DAMRI », nous y avons même le free wifi ! Dingue ! Nous voilà donc en train de consulter nos mails sur la route qui nous mène à la station GAMBIR... 1h de trajet, de quoi avoir le temps d’envoyer quelques news^^. Depuis Gambir nous négocions un becak (= tuk-tuk indonésien) à 20000 idr pour le quartier Jalan Jaksa. L’endroit est plutôt glauque, peu avenant. Nous tentons d’abord notre chance à l’hotel Margot qui semblait avoir une bonne cot sur les forums. Mais celui-ci est plein, nous voilà alors à l’Alinda GH, en face, moins cher (245000 idr au lieu de 300000 idr au Margot), clim, petit dej inclus, wifi dans le hall, quasi propre.
J2 – Train Jakarta - Cirebon Jakarta ne nous invite pas à la visite, alors nous décidons de décamper dès le lendemain de notre arrivée. 15000 idr le becak jusqu’à la gare ferroviaire de Gambir = dépense non nécessaire ! La station doit être facilement joignable à pied, encore suffit-il peut-être d’avoir un plan (pas notre cas^^…). Direction Yogyakarta ? Arrfff, seulement 2 train par jour : 8h30 et 21h. En réfléchissant on se dit qu’on aurait pût économiser notre nuit à Jalan Jaksa en enchaînant directement le train de nuit de la veille en arrivant de l’avion. On opte alors pour le plan B : Cirebon. Et hop nous voilà dans le train de 11h en 2nd classe 90000 idr pp. 13h30, arrivés à Cirebon, nous achetons notre billet de train du lendemain pour Yogyakarta, 160000 pp. (bilan des courses : 20€ pp Jakarta-Yogya en train). 14h, nous découvrons une ville pas si « petite » et pas si « tranquille » que ça. Bof. 15h, nous avons trouvé notre dodo pour la nuit au Priangan Hotel en négociant une « single » à 180000 idr clim et petit dej inclu. 16h, petit Mcdo^^ Il pleut, il n’y rien à faire… qu’à cela ne tienne : geekage party !
J3 – Train Cirebon – Yogyakarta 5h de train, des paysages de rizières et de collines verdoyantes magnifiques, et nous voilà en début d’après-midi à Yogyakarta. Nous rejoignons à pied l’artère animée de Malloboro vers le sud puis trouvons notre nouveau dodo dans le quartier de Sosro au losmen « UTAR pension » (120000 idr, free wifi, ptit dej inclus, eau froide) accueillant, très convivial et propre. Nous découvrons ainsi ces hébergement typiques d’Indonésie : les « losmens » qui sont en fait des versions un peu plus authentiques et familiales que les Guesthouse. Tout le long de notre trajet nous avons déjà pu constater l’amabilité des javanais. Souriants et avenants, ils n’hésitent pas à nous aider et nous indiquer notre chemin sans que nous ne les sollicitions. Quand on arrive à Yogyakarta (prononcez djodjiakarta, ou Djodja, le petit surnom adopté par les locaux), on a tout de suite la sensation d’une ville animée et bruyante. Mais ce n’est pas vraiment le cas. C’est plutôt une ville « humaine » à taille humaine… Cœur du patrimoine artistique et intellectuel de Java, c’est l’endroit où la langue javanaise est la plus pure, les arts les plus brillants et les traditions les plus vivantes ! Elle compte environ 400 000 habitants et c’est une ville qui vit, respire, bouge… ça fourmille de partout, un véritable melting pot d’atmosphères et de contrastes. Les traits de l’Asie, un petit parfum d’Orient, un air indien et une touche colonialiste. De quoi nous séduire obviously ! Autre spécialité de Yogya, l’artisanat. Il y a une multitude de boutiques de batiks (peintures sur tissus, réalisées à la main d’après une technique ancestrale à base de cire), de bijoux, d’objet de décoration, de sacs… avec bien sûre son lot de gentils rabatteurs^
J4 – Yogyakarta Après un bon petit dej traditionnel à notre losmen, nous décidons de louer un scooter pour la journée (50000 idr). Nous aimons la liberté que cela nous permet pour aller et venir sans avoir à négocier chacun de nos déplacements avec les « helicopters » (petit nom donné aux becak ici). C'est aussi une ville royale où vit le sultan Hamengku Buwono X. Dans le centre-ville, au bout d’une immense place et de Malloboro, on peut trouver le Kraton, son palais. Nous l’avons visité pour 12 500 idr pp. Le guide semble être inclus avec cette entrée mais il vous demandera en fait à la fin de la visite une petite « donation » (10000 idr dans notre cas). Nous n’avons pas trouvé cela extraordinaire mais nous avons un petit conseil : il ne faut pas –comme nous- y aller le vendredi (jour des musulmans) mais un autre jour pour avoir droit à des spectacles de danse et de musique. Nous nous sommes ensuite rendu dans le quartier du Waterpalace, qui contrairement au palais du Kraton, n’est plus utilisé par le sultanat et est seulement ouverts pour les touristes. Nous ne sommes pas rentrés à l’intérieur, préférant déambuler dans le petit quartier labyrinthique alentour fort sympathique. Un vrai méli-mélo de petites ruelles où il règne une douce nonchalance, presque « bohème ». Nous avons ensuite roulé jusqu’au célèbre site hindouiste de Prambanan dédié à Shiva. L’entrée à 15$ pp nous repoussant, nous décidons d’en faire simplement le tour en scoot parmi le magnifique paysage de rizières. Nous le contemplerons donc « de loin », trônant au milieu d’un parc soigneusement arboré. Après Angkor, cela nous semble forcément bien trop « ascétisé » à notre goût. Notre bourse nous impose aussi des choix : ce sera donc au profit du Borobudur, le lendemain !
J5 – Yogyakarta - Borobudur Nous enfourchons le scoot à 5h du matin en direction du Borobudur à 40 km de Yogya. 1h plus tard, le soleil est malheureusement déjà levé mais nous profiterons de l’heure matinale pour arpenter le site avant le débarquement touristique. 190000 idr pp pour l’entrée avec un petit café et une bouteille d’eau offerts, ainsi qu’un sarong traditionnel à porter en « signe de respect » (plus folklorique qu’autre chose en réalité…), et nous voilà parés pour découvrir le plus grand monument bouddhique du monde ! Des proportions parfaites, une construction qui a duré plus de 75 ans, une gigantesque restauration, le Borobudur en impose ! Conçu sur une base carrée dans laquelle vient s ‘inscrire un cercle et orienté aux point cardinaux, ce mandala de pierre volcaniques à l’architecture unique symbolise un parcours à la fois physique et spirituel. Il permet d’atteindre l’Eveil, l’élévation ultime représentée par le stupa central tout en haut, une fois débarrassé des ses obstacles personnels. Le paysage verdoyant alentour participe à la magie du lieu. En toile de fond le volcan Merapi , haut de 2911 m et le plus violent de tout Java en raison de son activité permanente, trône fièrement au milieu du décor. On ne peut donc s’empêcher de l’incorporer aux photos du Borobudur… Au retour vers Jodja le trafic bien plus encombré donnera du fil à retordre à Loïc. Comme partout en Asie, les indonésiens roulent à l’aveugle en toute sérénité ! Heureusement que notre grimpeur détient aussi de solides qualités de pilote^^, des reflexes et une sacrée vigilance !
J6- Direction le Mont Bromo Après avoir fait le tour de la question sur le web et dans les multiples agences de Yogya, nous avons décidé de prendre un « package 3 jours 2 nuits » pour faire l’ascension des volcans Bromo et Kawah Ijen situés plus à l’est de l’île. Il semblerait que, d’un point de vue financier, cela vaille plus « le coup » que de le faire en individuel car le package permet aussi de rejoindre Bali sur le 3ème jour. Bien sûre, il a fallu négocier ! Et ce n’est pas la partie la plus évidente dans la mesure où il faut être au parfum des combines et alternatives possibles. Ainsi nous avions compris que certains pack, moins cher, n’incluait pas un trajet en jeep jusqu’au Mont Penanjakan d’où il est possible d’admirer le lever du soleil sur le Bromo. La possibilité de négocier sur place (ou d’y aller à pied…) était jouable mais nous avons préféré la jouer sécure et inclure directement ces 80000 idr pp dans notre prix de départ. Puis nous avions également appris que le transfert en ferry jusqu’à Bali était facturé 80000 idr pp par les agences alors qu’il est possible de se le procurer directement sur place pour 6000 idr pp. Ces infos en mains, nous avons donc réussi à négocier notre package à 39€ pp. Jeep incluse, cela nous est revenu à 575 000 idr pp (prix de départ 660000 idr) soit 45€ pp, incluant deux nuits d’hébergement avec petit-déjeuner et tous les transferts en mini-bus climatisé jusqu’au ferry pour Bali. Les autres repas et les « entrées » aux volcans restants à notre charge (25000 idr pp pour le Bromo et 30000 idr pp pour le Kawah Ijen). C’est ainsi que le matin de ce 6ème jour sur le sol javanais, nous partions pour 12h longues heures de mini-bus en direction du Mont Bromo. A bord, 9 jeunes composés d’australiens, hollandais et anglais nous bercèrent (pour ne pas dire « soulèrent ») de leur nombreux blabla anglophones indigestes tout le long du trajet. Certes ils furent très « friendly », mais décidément, l’anglais, on sature !
J7- Mont Bromo 3h du matin, debout c’est l’heure ! Logés à la GH « Yoshi » dans une chambre malodorante, nous avons en guise de petit dej –inclus- une boite avec 2 tranches de pain de mie et une petite banane. Nous sommes satisfait d’avoir inclu la jeep jusqu’au Mont Penanjakan dans le prix de départ, car sur place les autres paieront 90000 idr pp. Une demi heure de route puis une demi heure de marche plus tard nous voilà au « View Point 2 » (plus haut que le 1…) pour admirer le lever du soleil sur la vallée embrumée et le Bromo. Il ne fait pas chaud (prévoir la polaire et le coupe-vent…) mais le spectacle qui se déroule alors sous nos yeux est juste sublime. Le soleil transparait derrière les nuages, la brume se love autour des massifs volcaniques, et peu à peu les lumières et les couleurs du ciel deviennent éclatantes. En chiffre, ce volcan sacré c’est : 2329 m d’altitude, 800 m de diamètre et 200 m de profondeur pour son propre cratère et 11km de diamètre pour « la caldeira » le cratère dans lequel il est lui-même situé. C’est donc à cet endroit que nous sommes ensuite transporté pour en entamer l’ascension. Il faut alors traverser l’immense « plage de sable » embrumée qui compose la caldeira. Là une foule de locaux au garde à vous avec leurs chevaux proposent, moyennant 50000 idr pp, une « ascension hippique ». Ça fait parti du folklore et beaucoup de touristes se prêtent au jeu. Nous nous contentons de nos petites gambettes, qui au bout d’une demi heure et d’un escalier fatiguant, nous auront fièrement conduits jusqu’en haut ! 8h, voilà notre première visite volcanique terminée. 9h45, nous reprenons la route en direction de Sempol où nous arriverons à 17h. Nous nous remettons de ce deuxième long trajet en faisant trempette dans les sources d’eau chaudes (5000 idr pp) et reprenons des forces avec un buffet « obligatoire » : 50000 idr pp ou… rien ! (prix usuel d’un repas pour deux…). Le repas est certes copieux mais nous sommes un peu vexés. Arrrff ces tours organisés ! Nous négocions également un départ nocturne (1h du mat) pour aller voir le phénomène du souffre en feu le « Blue Fire » pour 100000 idr pp. Il ne s’observe que durant la nuit noire et nos guides sont intraitables sur la négociation. En même temps nous sommes « coincés », c’est notre seule offre. Autrement dit, ça ou bien… ça !
J9- Mont Kawah Ijen et transfert à Bali Pas plus de 4h de sommeil et nous voilà dans le mini-bus en direction du Kawah Ijen avec, en guise de petit dèj, un sandwich de pain de mie au beurre et un œuf dur. Super… On tente aussi de nous vendre l’entrée du site 55000 idr pp au lieu des 25000 idr officiels. Non mais ho screugneugneu ! Excuse de mauvaise foi : « no no we don’t have camera ! » Pfff appareil photo mon œil, c’est une excuse pour s’en mettre dans les fouilles vu que l’on ne laisse pas payer directement aux véritables concernés… Bref. Principal centre d’exploitation de souffre de toute l’Indonésie, le « cratère vert » rendue célèbre par Nicolas Hulot culmine à 2400 m d’altitude. Il nous faudra 1h30 d’ascension à la lampe torche… nous sommes encore un peu comateux mais nos muscles avalent la pente raide. Une fois là-haut le vent souffle, il fait froid ! Au loin dans le centre du cratère nous apercevons les petites flammes bleues. Wouhaaa ! Mais elles sont minuscules et impossibles à capturer sur appareil photo. On demande à descendre. C’est un non catégorique. On insiste. Toujours non. Déception ! Désespoir ! On n’en verra pas plus ! On est condamné à attendre 2h transis de froid et grelottant sur l’arrête du cratère avec la sensation bien désagréable de s’être fait avoir, « payer plus pour se geler plus ! », puis l’odeur constante « d’œuf pourri » du souffre est notre « cerise sur le gâteaux » !... Le jour finit par pointer son nez nous dévoilant le lac bleu turquoise qui siège au fond du cratère. C’est beau ! Mais nous ne pouvons nous empêcher de relever un fait paradoxale : on nous vend le lever du soleil au Kawah Ijen… qui est en fait strictement impossible à voir depuis le cratère dans la mesure où le soleil se lève justement du côté où se dresse une montagne ! vdm. Lors de notre descente nous serons admiratifs des porteurs de souffre. Un boulot harassant, dangereux et très mal rémunéré ! 4 allers-retours quotidiens en moyenne entre l’intérieur du cratère et la base du volcan, 70 kg de charge au bas mot, et des vapeurs toxiques qui détériorent les voies respiratoires. Ceci pour la modique somme de 600 idr (0,06€) par kilo !!! Mais ils gardent le sourire… une bonne leçon de vie ! 7h, nous voilà à nouveau dans le mini-bus… Une longue et harassante journée nous attend… D’abord 1h30 de route jusqu’au port Ketapang d’où part le ferry pour Bali. Bien sûre on nous propose à l’arrivée un bus « direct, climatisé et tout compris » jusqu’à Denpasar pour 75000 idr pp. Heuuu... non ! On laisse là nos collègues anglophones pantois, se gavant de chips et sucreries, et partons de nous-même jusqu’à l’embarcadère. Là nous retrouvons Vincent et Cyril, deux français rencontrés sur les volcans, décidés eux-aussi à ne pas se faire avoir. Vive la France haha ! 6000 idr pp et 1h pour le transfert en ferry jusqu’à Gilimanuk (où la gare routière se trouve ensuite juste à 200m du port) puis 25000 idr pp et 4h jusqu’à Denpasar ! Et voui 62000 idr pour 2 ! Piège à touristes failed ! Nous négocions ensuite un bémo direct depuis la gare routière d’Ubung pour 35000 pp pour Padangbai. 19h heure balinaise, nous voilà enfin installés à notre GH. Repos mérité!!!
J1 – Vol Phnom Penh - Jakarta 9 avril 2013, 8h30, nous décollons de Phnom Penh pour Jarkata avec une escale de 6h par Singapour. Nous voulons avec Tiger Airways (125$ pp) et espérons y voir Ben, pilote d’avion, avec qui nous avons partagé nos plongées durant notre croisière aux Similans. Il n’a malheureusement pas pût « récupérer » nos vols, tant pis, pas de visite privée du cockpit pour nous… snif. 19h, nous voilà à bon port. 25$ le visa « on arrival » par personne soit env 19€. Sur ce point, petit conseil aux backpackers : ayez l’appoint ! Sur un billet de 100$ nous avons perdu 5€ ! En effet, la monnaie est rendu en roupie indonésienne à un taux très peu avantageux. Hormis ce détail, le passage par l’immigration fut l’un des plus efficaces et des plus rapides que l’on ait eu depuis notre tdm ! ça fait plaisirs. Après être devenu millionnaire auprès d’un ATM (1€ = 12 730 idr), nous chuintons les taxis et nous dirigeons directement vers les transports en commun situés tout à gauche une fois sorti de l’aéroport. 25000 idr pp avec le bus « DAMRI », nous y avons même le free wifi ! Dingue ! Nous voilà donc en train de consulter nos mails sur la route qui nous mène à la station GAMBIR... 1h de trajet, de quoi avoir le temps d’envoyer quelques news^^. Depuis Gambir nous négocions un becak (= tuk-tuk indonésien) à 20000 idr pour le quartier Jalan Jaksa. L’endroit est plutôt glauque, peu avenant. Nous tentons d’abord notre chance à l’hotel Margot qui semblait avoir une bonne cot sur les forums. Mais celui-ci est plein, nous voilà alors à l’Alinda GH, en face, moins cher (245000 idr au lieu de 300000 idr au Margot), clim, petit dej inclus, wifi dans le hall, quasi propre.
J2 – Train Jakarta - Cirebon Jakarta ne nous invite pas à la visite, alors nous décidons de décamper dès le lendemain de notre arrivée. 15000 idr le becak jusqu’à la gare ferroviaire de Gambir = dépense non nécessaire ! La station doit être facilement joignable à pied, encore suffit-il peut-être d’avoir un plan (pas notre cas^^…). Direction Yogyakarta ? Arrfff, seulement 2 train par jour : 8h30 et 21h. En réfléchissant on se dit qu’on aurait pût économiser notre nuit à Jalan Jaksa en enchaînant directement le train de nuit de la veille en arrivant de l’avion. On opte alors pour le plan B : Cirebon. Et hop nous voilà dans le train de 11h en 2nd classe 90000 idr pp. 13h30, arrivés à Cirebon, nous achetons notre billet de train du lendemain pour Yogyakarta, 160000 pp. (bilan des courses : 20€ pp Jakarta-Yogya en train). 14h, nous découvrons une ville pas si « petite » et pas si « tranquille » que ça. Bof. 15h, nous avons trouvé notre dodo pour la nuit au Priangan Hotel en négociant une « single » à 180000 idr clim et petit dej inclu. 16h, petit Mcdo^^ Il pleut, il n’y rien à faire… qu’à cela ne tienne : geekage party !
J3 – Train Cirebon – Yogyakarta 5h de train, des paysages de rizières et de collines verdoyantes magnifiques, et nous voilà en début d’après-midi à Yogyakarta. Nous rejoignons à pied l’artère animée de Malloboro vers le sud puis trouvons notre nouveau dodo dans le quartier de Sosro au losmen « UTAR pension » (120000 idr, free wifi, ptit dej inclus, eau froide) accueillant, très convivial et propre. Nous découvrons ainsi ces hébergement typiques d’Indonésie : les « losmens » qui sont en fait des versions un peu plus authentiques et familiales que les Guesthouse. Tout le long de notre trajet nous avons déjà pu constater l’amabilité des javanais. Souriants et avenants, ils n’hésitent pas à nous aider et nous indiquer notre chemin sans que nous ne les sollicitions. Quand on arrive à Yogyakarta (prononcez djodjiakarta, ou Djodja, le petit surnom adopté par les locaux), on a tout de suite la sensation d’une ville animée et bruyante. Mais ce n’est pas vraiment le cas. C’est plutôt une ville « humaine » à taille humaine… Cœur du patrimoine artistique et intellectuel de Java, c’est l’endroit où la langue javanaise est la plus pure, les arts les plus brillants et les traditions les plus vivantes ! Elle compte environ 400 000 habitants et c’est une ville qui vit, respire, bouge… ça fourmille de partout, un véritable melting pot d’atmosphères et de contrastes. Les traits de l’Asie, un petit parfum d’Orient, un air indien et une touche colonialiste. De quoi nous séduire obviously ! Autre spécialité de Yogya, l’artisanat. Il y a une multitude de boutiques de batiks (peintures sur tissus, réalisées à la main d’après une technique ancestrale à base de cire), de bijoux, d’objet de décoration, de sacs… avec bien sûre son lot de gentils rabatteurs^
J4 – Yogyakarta Après un bon petit dej traditionnel à notre losmen, nous décidons de louer un scooter pour la journée (50000 idr). Nous aimons la liberté que cela nous permet pour aller et venir sans avoir à négocier chacun de nos déplacements avec les « helicopters » (petit nom donné aux becak ici). C'est aussi une ville royale où vit le sultan Hamengku Buwono X. Dans le centre-ville, au bout d’une immense place et de Malloboro, on peut trouver le Kraton, son palais. Nous l’avons visité pour 12 500 idr pp. Le guide semble être inclus avec cette entrée mais il vous demandera en fait à la fin de la visite une petite « donation » (10000 idr dans notre cas). Nous n’avons pas trouvé cela extraordinaire mais nous avons un petit conseil : il ne faut pas –comme nous- y aller le vendredi (jour des musulmans) mais un autre jour pour avoir droit à des spectacles de danse et de musique. Nous nous sommes ensuite rendu dans le quartier du Waterpalace, qui contrairement au palais du Kraton, n’est plus utilisé par le sultanat et est seulement ouverts pour les touristes. Nous ne sommes pas rentrés à l’intérieur, préférant déambuler dans le petit quartier labyrinthique alentour fort sympathique. Un vrai méli-mélo de petites ruelles où il règne une douce nonchalance, presque « bohème ». Nous avons ensuite roulé jusqu’au célèbre site hindouiste de Prambanan dédié à Shiva. L’entrée à 15$ pp nous repoussant, nous décidons d’en faire simplement le tour en scoot parmi le magnifique paysage de rizières. Nous le contemplerons donc « de loin », trônant au milieu d’un parc soigneusement arboré. Après Angkor, cela nous semble forcément bien trop « ascétisé » à notre goût. Notre bourse nous impose aussi des choix : ce sera donc au profit du Borobudur, le lendemain !
J5 – Yogyakarta - Borobudur Nous enfourchons le scoot à 5h du matin en direction du Borobudur à 40 km de Yogya. 1h plus tard, le soleil est malheureusement déjà levé mais nous profiterons de l’heure matinale pour arpenter le site avant le débarquement touristique. 190000 idr pp pour l’entrée avec un petit café et une bouteille d’eau offerts, ainsi qu’un sarong traditionnel à porter en « signe de respect » (plus folklorique qu’autre chose en réalité…), et nous voilà parés pour découvrir le plus grand monument bouddhique du monde ! Des proportions parfaites, une construction qui a duré plus de 75 ans, une gigantesque restauration, le Borobudur en impose ! Conçu sur une base carrée dans laquelle vient s ‘inscrire un cercle et orienté aux point cardinaux, ce mandala de pierre volcaniques à l’architecture unique symbolise un parcours à la fois physique et spirituel. Il permet d’atteindre l’Eveil, l’élévation ultime représentée par le stupa central tout en haut, une fois débarrassé des ses obstacles personnels. Le paysage verdoyant alentour participe à la magie du lieu. En toile de fond le volcan Merapi , haut de 2911 m et le plus violent de tout Java en raison de son activité permanente, trône fièrement au milieu du décor. On ne peut donc s’empêcher de l’incorporer aux photos du Borobudur… Au retour vers Jodja le trafic bien plus encombré donnera du fil à retordre à Loïc. Comme partout en Asie, les indonésiens roulent à l’aveugle en toute sérénité ! Heureusement que notre grimpeur détient aussi de solides qualités de pilote^^, des reflexes et une sacrée vigilance !
J6- Direction le Mont Bromo Après avoir fait le tour de la question sur le web et dans les multiples agences de Yogya, nous avons décidé de prendre un « package 3 jours 2 nuits » pour faire l’ascension des volcans Bromo et Kawah Ijen situés plus à l’est de l’île. Il semblerait que, d’un point de vue financier, cela vaille plus « le coup » que de le faire en individuel car le package permet aussi de rejoindre Bali sur le 3ème jour. Bien sûre, il a fallu négocier ! Et ce n’est pas la partie la plus évidente dans la mesure où il faut être au parfum des combines et alternatives possibles. Ainsi nous avions compris que certains pack, moins cher, n’incluait pas un trajet en jeep jusqu’au Mont Penanjakan d’où il est possible d’admirer le lever du soleil sur le Bromo. La possibilité de négocier sur place (ou d’y aller à pied…) était jouable mais nous avons préféré la jouer sécure et inclure directement ces 80000 idr pp dans notre prix de départ. Puis nous avions également appris que le transfert en ferry jusqu’à Bali était facturé 80000 idr pp par les agences alors qu’il est possible de se le procurer directement sur place pour 6000 idr pp. Ces infos en mains, nous avons donc réussi à négocier notre package à 39€ pp. Jeep incluse, cela nous est revenu à 575 000 idr pp (prix de départ 660000 idr) soit 45€ pp, incluant deux nuits d’hébergement avec petit-déjeuner et tous les transferts en mini-bus climatisé jusqu’au ferry pour Bali. Les autres repas et les « entrées » aux volcans restants à notre charge (25000 idr pp pour le Bromo et 30000 idr pp pour le Kawah Ijen). C’est ainsi que le matin de ce 6ème jour sur le sol javanais, nous partions pour 12h longues heures de mini-bus en direction du Mont Bromo. A bord, 9 jeunes composés d’australiens, hollandais et anglais nous bercèrent (pour ne pas dire « soulèrent ») de leur nombreux blabla anglophones indigestes tout le long du trajet. Certes ils furent très « friendly », mais décidément, l’anglais, on sature !
J7- Mont Bromo 3h du matin, debout c’est l’heure ! Logés à la GH « Yoshi » dans une chambre malodorante, nous avons en guise de petit dej –inclus- une boite avec 2 tranches de pain de mie et une petite banane. Nous sommes satisfait d’avoir inclu la jeep jusqu’au Mont Penanjakan dans le prix de départ, car sur place les autres paieront 90000 idr pp. Une demi heure de route puis une demi heure de marche plus tard nous voilà au « View Point 2 » (plus haut que le 1…) pour admirer le lever du soleil sur la vallée embrumée et le Bromo. Il ne fait pas chaud (prévoir la polaire et le coupe-vent…) mais le spectacle qui se déroule alors sous nos yeux est juste sublime. Le soleil transparait derrière les nuages, la brume se love autour des massifs volcaniques, et peu à peu les lumières et les couleurs du ciel deviennent éclatantes. En chiffre, ce volcan sacré c’est : 2329 m d’altitude, 800 m de diamètre et 200 m de profondeur pour son propre cratère et 11km de diamètre pour « la caldeira » le cratère dans lequel il est lui-même situé. C’est donc à cet endroit que nous sommes ensuite transporté pour en entamer l’ascension. Il faut alors traverser l’immense « plage de sable » embrumée qui compose la caldeira. Là une foule de locaux au garde à vous avec leurs chevaux proposent, moyennant 50000 idr pp, une « ascension hippique ». Ça fait parti du folklore et beaucoup de touristes se prêtent au jeu. Nous nous contentons de nos petites gambettes, qui au bout d’une demi heure et d’un escalier fatiguant, nous auront fièrement conduits jusqu’en haut ! 8h, voilà notre première visite volcanique terminée. 9h45, nous reprenons la route en direction de Sempol où nous arriverons à 17h. Nous nous remettons de ce deuxième long trajet en faisant trempette dans les sources d’eau chaudes (5000 idr pp) et reprenons des forces avec un buffet « obligatoire » : 50000 idr pp ou… rien ! (prix usuel d’un repas pour deux…). Le repas est certes copieux mais nous sommes un peu vexés. Arrrff ces tours organisés ! Nous négocions également un départ nocturne (1h du mat) pour aller voir le phénomène du souffre en feu le « Blue Fire » pour 100000 idr pp. Il ne s’observe que durant la nuit noire et nos guides sont intraitables sur la négociation. En même temps nous sommes « coincés », c’est notre seule offre. Autrement dit, ça ou bien… ça !
J9- Mont Kawah Ijen et transfert à Bali Pas plus de 4h de sommeil et nous voilà dans le mini-bus en direction du Kawah Ijen avec, en guise de petit dèj, un sandwich de pain de mie au beurre et un œuf dur. Super… On tente aussi de nous vendre l’entrée du site 55000 idr pp au lieu des 25000 idr officiels. Non mais ho screugneugneu ! Excuse de mauvaise foi : « no no we don’t have camera ! » Pfff appareil photo mon œil, c’est une excuse pour s’en mettre dans les fouilles vu que l’on ne laisse pas payer directement aux véritables concernés… Bref. Principal centre d’exploitation de souffre de toute l’Indonésie, le « cratère vert » rendue célèbre par Nicolas Hulot culmine à 2400 m d’altitude. Il nous faudra 1h30 d’ascension à la lampe torche… nous sommes encore un peu comateux mais nos muscles avalent la pente raide. Une fois là-haut le vent souffle, il fait froid ! Au loin dans le centre du cratère nous apercevons les petites flammes bleues. Wouhaaa ! Mais elles sont minuscules et impossibles à capturer sur appareil photo. On demande à descendre. C’est un non catégorique. On insiste. Toujours non. Déception ! Désespoir ! On n’en verra pas plus ! On est condamné à attendre 2h transis de froid et grelottant sur l’arrête du cratère avec la sensation bien désagréable de s’être fait avoir, « payer plus pour se geler plus ! », puis l’odeur constante « d’œuf pourri » du souffre est notre « cerise sur le gâteaux » !... Le jour finit par pointer son nez nous dévoilant le lac bleu turquoise qui siège au fond du cratère. C’est beau ! Mais nous ne pouvons nous empêcher de relever un fait paradoxale : on nous vend le lever du soleil au Kawah Ijen… qui est en fait strictement impossible à voir depuis le cratère dans la mesure où le soleil se lève justement du côté où se dresse une montagne ! vdm. Lors de notre descente nous serons admiratifs des porteurs de souffre. Un boulot harassant, dangereux et très mal rémunéré ! 4 allers-retours quotidiens en moyenne entre l’intérieur du cratère et la base du volcan, 70 kg de charge au bas mot, et des vapeurs toxiques qui détériorent les voies respiratoires. Ceci pour la modique somme de 600 idr (0,06€) par kilo !!! Mais ils gardent le sourire… une bonne leçon de vie ! 7h, nous voilà à nouveau dans le mini-bus… Une longue et harassante journée nous attend… D’abord 1h30 de route jusqu’au port Ketapang d’où part le ferry pour Bali. Bien sûre on nous propose à l’arrivée un bus « direct, climatisé et tout compris » jusqu’à Denpasar pour 75000 idr pp. Heuuu... non ! On laisse là nos collègues anglophones pantois, se gavant de chips et sucreries, et partons de nous-même jusqu’à l’embarcadère. Là nous retrouvons Vincent et Cyril, deux français rencontrés sur les volcans, décidés eux-aussi à ne pas se faire avoir. Vive la France haha ! 6000 idr pp et 1h pour le transfert en ferry jusqu’à Gilimanuk (où la gare routière se trouve ensuite juste à 200m du port) puis 25000 idr pp et 4h jusqu’à Denpasar ! Et voui 62000 idr pour 2 ! Piège à touristes failed ! Nous négocions ensuite un bémo direct depuis la gare routière d’Ubung pour 35000 pp pour Padangbai. 19h heure balinaise, nous voilà enfin installés à notre GH. Repos mérité!!!
Carnet de notre premier et inoubliable Roadtrip dans l'Ouest américain en septembre 2012 English translation pending
Préambule
Ce voyage n'a certainement rien de particulier par rapport aux nombreux carnets traitant du sujet, mais pour moi il était unique évidement 😉 Si des forumeurs peuvent y trouver des infos utiles c'est génial. Je répondrai volontiers à vos questions. J'ai mis du temps à commencer ce carnet, mais cette fois c'est parti ! J'avoue que je venais beaucoup moins sur le sujet USA car ça me rappelait trop de souvenirs et je suis très (trop) nostalgique, il n'y a pas un jour où je ne pense pas à ce voyage et j'attend qu'une chose, c'est y retourner ! Le carnet portera sur la partie Ouest uniquement (donc sans New York pour l'instant).
Je remercie encore une fois les personnes qui m'ont aidées, j'ai peur d'oublier des noms donc je ne vais pas les citer, mais j'espère qu'ils se reconnaîtront 🙂
Dates du voyage : 15.09 au 05.10.2012
Voyageurs : Couple de 27 ans pas sportifs à fond mais motivés par 1 ou 2 randos par parcs avec pas trop de dénivelé. Fin octobre nous fêtions notre 10eme année de couple et avions envie de nous faire plaisir avec ce voyage 😎
Etapes : San Francisco Death Valley Las Vegas Bryce Canyon en passant par Valley of Fire et Zion Escalante Moab en passant par Capitol Reef Monument Valley Page Grand Canyon Phoenix en passant par Sedona New York
Préparatifs : Fin février préparation de l'itinéraire. Je ne connaissais rien à l'Ouest américain, a part les grands sites les plus connus. J'ai donc passé des heures sur ce forum pour préparer mon itinéraire. J'ai du faire des choix et j'ai décidé de zapper Los Angeles et Yosemite au profit de la région de Moab, grâce aux bons conseils des forumeurs. En effet plus attirée par les roches rouges que les paysages plus "alpins" vu que je vis en plein dedans Achat des billets mi-mars + vols internes et réservation des hotels au fur et à mesure. Certains, comme au Grand Canyon où nous serons durant un week-end étaient déjà quasi complets ! Réservation ensuite de la voiture de location.
Et jusqu’au départ j'ai préparé mon roadbook grâce au forum et aux sites Roadtrippin et le blog d'Itat principalement. Réservation de divers spectacles, tours en bateau, et excursions tout au long de ces 6 mois.
Je pensais partir uniquement avec mon Road Book mais j'ai fini par acheter le guide du Routard qui donnait des infos supplémentaires sur les lieux visités et les restos.
Vols : Nous avons choisi Air France au départ de Genève avec escale à Paris. Nous avons opté pour le vol multidestination puisque nous terminons par 5 jours à New York. Donc GVA-SFO NYC-GVA. Les billets ont coûté 1340CHF (1115 euros) par personne. On avait chacun un bon de 100CHF (83 euros) et on a pris pour l'aller le surclassement Premium Voyageur car cela revenait à "que" 200CHF (165 euros) de plus par billet vu la durée du trajet nous avons trouvé que ça valait la peine. En eco au retour depuis New York. Comme vols internes San Francisco-Las Vegas (80$/personne avec Virgin America) et Phoenix-New York (185$/personne avec JetBlue).
Hotels : A l'aide de Tripadvisor principalement et en général j'ai réservé directement via le site de l'hôtel. Pour les hôtels dans les parcs tels qu'à Monument Valley et Grand Canyon il n'y a pas le choix à moins de loger en dehors du parc. A San Francisco et New York je suis passée par AirBnb, option bien plus économique que l'hôtel.
Voiture : J'ai pas mal regardé sur différents sites intermédiaires tels que locationdevoiture.fr et elocationdevoiture.fr j'avais un peu peur avec les frais de drop off qui n'étaient soit pas clair, soit très cher (prise de location à Las Vegas et restitution à Phoenix). J'ai découvert un peu par hasard le site allemand drive-usa.de ou j'ai trouvé tout très clair, c'était bien précisé s'il y avait des frais ou pas pour le drop off. J'ai opté pour Alamo avec le pack gold car on voulait un conducteur en plus et le gps, donc du coup on a aussi eu le plein au départ. Prix de la location pour 13 jours 620CHF (515 euros), (en fait 14 jours facturés car on la rend tard le soir et ça compte comme 1 jour de plus, vu que la location a débuté en milieu de journée).
Désolé pour la tartine d'infos 🏴☠️, la suite très vite !
Ce voyage n'a certainement rien de particulier par rapport aux nombreux carnets traitant du sujet, mais pour moi il était unique évidement 😉 Si des forumeurs peuvent y trouver des infos utiles c'est génial. Je répondrai volontiers à vos questions. J'ai mis du temps à commencer ce carnet, mais cette fois c'est parti ! J'avoue que je venais beaucoup moins sur le sujet USA car ça me rappelait trop de souvenirs et je suis très (trop) nostalgique, il n'y a pas un jour où je ne pense pas à ce voyage et j'attend qu'une chose, c'est y retourner ! Le carnet portera sur la partie Ouest uniquement (donc sans New York pour l'instant).
Je remercie encore une fois les personnes qui m'ont aidées, j'ai peur d'oublier des noms donc je ne vais pas les citer, mais j'espère qu'ils se reconnaîtront 🙂
Dates du voyage : 15.09 au 05.10.2012
Voyageurs : Couple de 27 ans pas sportifs à fond mais motivés par 1 ou 2 randos par parcs avec pas trop de dénivelé. Fin octobre nous fêtions notre 10eme année de couple et avions envie de nous faire plaisir avec ce voyage 😎
Etapes : San Francisco Death Valley Las Vegas Bryce Canyon en passant par Valley of Fire et Zion Escalante Moab en passant par Capitol Reef Monument Valley Page Grand Canyon Phoenix en passant par Sedona New York
Préparatifs : Fin février préparation de l'itinéraire. Je ne connaissais rien à l'Ouest américain, a part les grands sites les plus connus. J'ai donc passé des heures sur ce forum pour préparer mon itinéraire. J'ai du faire des choix et j'ai décidé de zapper Los Angeles et Yosemite au profit de la région de Moab, grâce aux bons conseils des forumeurs. En effet plus attirée par les roches rouges que les paysages plus "alpins" vu que je vis en plein dedans Achat des billets mi-mars + vols internes et réservation des hotels au fur et à mesure. Certains, comme au Grand Canyon où nous serons durant un week-end étaient déjà quasi complets ! Réservation ensuite de la voiture de location.
Et jusqu’au départ j'ai préparé mon roadbook grâce au forum et aux sites Roadtrippin et le blog d'Itat principalement. Réservation de divers spectacles, tours en bateau, et excursions tout au long de ces 6 mois.
Je pensais partir uniquement avec mon Road Book mais j'ai fini par acheter le guide du Routard qui donnait des infos supplémentaires sur les lieux visités et les restos.
Vols : Nous avons choisi Air France au départ de Genève avec escale à Paris. Nous avons opté pour le vol multidestination puisque nous terminons par 5 jours à New York. Donc GVA-SFO NYC-GVA. Les billets ont coûté 1340CHF (1115 euros) par personne. On avait chacun un bon de 100CHF (83 euros) et on a pris pour l'aller le surclassement Premium Voyageur car cela revenait à "que" 200CHF (165 euros) de plus par billet vu la durée du trajet nous avons trouvé que ça valait la peine. En eco au retour depuis New York. Comme vols internes San Francisco-Las Vegas (80$/personne avec Virgin America) et Phoenix-New York (185$/personne avec JetBlue).
Hotels : A l'aide de Tripadvisor principalement et en général j'ai réservé directement via le site de l'hôtel. Pour les hôtels dans les parcs tels qu'à Monument Valley et Grand Canyon il n'y a pas le choix à moins de loger en dehors du parc. A San Francisco et New York je suis passée par AirBnb, option bien plus économique que l'hôtel.
Voiture : J'ai pas mal regardé sur différents sites intermédiaires tels que locationdevoiture.fr et elocationdevoiture.fr j'avais un peu peur avec les frais de drop off qui n'étaient soit pas clair, soit très cher (prise de location à Las Vegas et restitution à Phoenix). J'ai découvert un peu par hasard le site allemand drive-usa.de ou j'ai trouvé tout très clair, c'était bien précisé s'il y avait des frais ou pas pour le drop off. J'ai opté pour Alamo avec le pack gold car on voulait un conducteur en plus et le gps, donc du coup on a aussi eu le plein au départ. Prix de la location pour 13 jours 620CHF (515 euros), (en fait 14 jours facturés car on la rend tard le soir et ça compte comme 1 jour de plus, vu que la location a débuté en milieu de journée).
Désolé pour la tartine d'infos 🏴☠️, la suite très vite !
Pushkar il y a quelques années... Nostalgie... English translation pending
Un reour sur les années 70/80
C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.
Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.
De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.
La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.
C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.
Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.
Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.
Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.
Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.
Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.
Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.
Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.
L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.
Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.
Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.
Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.
Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.
Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.
De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.
Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.
Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.
Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.
Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
C’est après avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, que Pushkar apparu.
Cette ville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde à abriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indiens elle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommation autorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché ne manquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dans la rue principale qui traversait la ville du nord au sud.
De jeunes occidentaux à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidue d’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peu d’ombre.
La ville étant petite il était très facile d’en sortir pour s’offrir une balade bucolique dans ses environs. Je décidais de marcher un peu. C’est quelques dizaines de mètres après le temple de Brahma que la campagne reprenait ses droits. Des petits arbustes d’épineux ponctuaient un paysage d’une apparence assez désertique. Quelques Paons bleus excités perchés dans les bosquets, lançaient à gorges déployées leur cri si caractéristique : « Léon … Léon … » en arborant une queue magnifique de couleurs et d’ocelles irisées. Je comprenais la raison pour laquelle cet oiseau sacré était le symbole du Rajasthan.
C’est un peu plus loin qu’une volée de cailloux interrompit ma promenade. La bordée de pierres provenait d’un groupe d’arbuste que je venais de dépasser. Quelques jacassements provenant du sommet des arbres attirèrent mon attention. Une troupe de singes facétieux m’avait pris pour cible. Je pressai le pas m’éloignant rapidement de cette assemblée de chenapans indisciplinés.
Continuant mon chemin sous une chaleur accablante, je cru discerner, au loin, une masse sombre au milieu du sentier. M’approchant doucement je me rendis compte qu’il s’agissait, en fait, du cadavre décomposé d’une vache. Une demi-douzaine de vautours se disputait des lambeaux de chair nauséabondes en se chamaillant vigoureusement. Les oiseaux étaient véritablement impressionnants. C’était la première fois que je pouvais observer d’aussi près un épisode de la vie sauvage. Les rapaces plongeaient, à tour de rôle, leur long cou dénudé dans les entrailles de ce qui restait de l’animal. Ils en ressortaient la tête sanguinolente, serrant dans leur bec puissant des lanières de viande putréfiées. Ma présence ne semblait pas les déranger le moins du monde.
Je devais reconnaitre que, dans ce pays, les hommes et les animaux vivaient en parfaite harmonie, je ne ressentais aucune crainte de la part de ces derniers.
Un peu plus tard, c’est à la terrasse d’un restaurant plein à craquer que nous rencontrâmes Claudia. Les fines boucles de ses cheveux blonds accrochaient orgueilleusement les rayons du soleil, et la profondeur de son regard bleuté nous ravissait. Elle arrivait de Munich en Allemagne, pour rejoindre son mari, médecin à Bangkok. Elle pratiquait elle-même la médecine dans son pays. Elle avait décidé de faire une halte en Inde pour quelques jours ou quelques semaines, elle ne savait pas, avant de rejoindre la Thaïlande.
Par un phénomène curieux, nous nous comportâmes rapidement tous les deux, comme deux vieux amis qui se seraient retrouvées, après une longue séparation. Christian nous observait en silence, il avala sa bière nerveusement, son regard s’était obscurci et son sourire figé. Il s’éclipsa aussitôt prétextant un vague mal de tête.
Je proposais à Claudia une promenade sur les ghâts qui bordaient le lac.
Les ghâts, ce sont ces escaliers qui permettent aux dévots d’atteindre aisément le bord de l’eau pour effectuer le rite bi-journalier des ablutions. A Pushkar, ces marches faisaient, presque, le tour du plan d’eau. Des vaches, placides, couchées au milieu de la rue, observaient d’un œil oblique la circulation, en ruminant lentement. L’air était doux, le soleil descendait doucement à l’horizon, Claudia était ravissante. En me dirigeant vers le lac, je marchais sur un petit nuage.
Nous passâmes devant le temple de Brahma. De nombreux pèlerins montaient paisiblement les marches de l’escalier qui y conduisait. En passant sous la cloche qui se trouvait à l’entrée, ils l’agitaient énergiquement, annonçant ainsi leur visite respectueuse.
L’après-midi était déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plus animées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots de métal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivement le poignet de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en lui apposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il en fit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.
Beaucoup d’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait notablement.
Le coucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nous assîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pour célébrer le crépuscule.
Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.
Je me disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peu à ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.
Des musiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopée envoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de la plupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement à l’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.
De grosses volutes de fumée s’élevaient paresseusement dans l’air, une odeur enivrante de marijuana nous saisit à la gorge.
Je pris mon shilom, que je remplis doucement, puis sortant un bout de tissu de ma poche, je l’enroulai consciencieusement autour de la pipe. Je présentai ensuite l’ensemble à Claudia, qui l’alluma dans un grand sourire. Nous restâmes ainsi, flottant agréablement aux grés des nuages qui défilaient doucement au-dessus de nous. La douceur du moment n’avait d’égal que le bonheur de notre rencontre. C’est ensemble, la nuit étant tombée depuis longtemps, que nous rejoignîmes l’hôtel de Claudia.
Une semaine se passa, Christian semblait fatigué. Il trainait son spleen assis des journées entières, louvoyant d’une terrasse à l’autre, le regard vide et l’esprit ailleurs.
Nous ne nous rendîmes pas compte immédiatement du changement qui était intervenu, tout étourdis que nous étions par ce qui nous arrivait. Quand Claudia annonça qu’elle avait l’intention de se rendre au Pakistan, je décidais de l’accompagner. De son coté, Christian avait décidé de faire un peu de chemin seul, en direction du sud.
Nous continuâmes notre voyage en bus. Il faisait très beau et l’appel de la route était irrésistible.
Croisière tropicale CDF, bateau Horizon English translation pending
Qui aurait des renseignements sur la Croisière Tropicale départ La Romana République Dominicaine Croisière de France Bateau HORIZON qui est le bleu de France rénové -
Nous avons effectué plusieurs croisières avec Costa mais là ce qui nous attire c'est le vrai Tout-Inclus, avec un prix intéressant vol inclus - nous sommes une quinzaine (famille et amis).
Mais bon je sais que le bateau est plus ancien par rapport au prestige de Costa. Est-ce que quelqu'un peut m'en dire davantage ? -
Merci
Croisière "Tour du monde austral 2015" sur le Costa Deliziosa English translation pending
Bonjour à tous.
Nous ouvrons cette nouvelle discussion avec un immense plaisir.
Nous avons réservé notre croisière pour le tour du monde austral 2015 sur le Costa Deliziosa.
Nous avons fait le tour du monde 2012 sur ce même navire. C'était un rêve que nous avons réalisé.
En voici un autre que nous réaliserons.
Nous partirons en janvier 2015 pour 113 jours au lieu des 123 jours effectués par le NeoRomantica en 2013.
Merci à Jacques et Bernadette (Esculape) de nous avoir informés sur l'existence de cette nouvelle croisière.
Nous serons très heureux de les retrouver à bord après le TDM de 2012.
Nous reverrons avec plaisir la Nouvelle-Zélande et l'Australie.
Nous arrivons d'une croisière de 50 jours sur le Grand Princess autour de l'Amérique du Sud.
Le Grand Princess est nettement de moindre qualité que le Costa Deliziosa.
Nous reverrons aussi Rio de Janeiro, Buenos Aires, le Cap Horn, Ushuaia et Santiago. Nous avons fait plusieurs excursions et pourrons vous donner nos avis aux intéressés et les comparer avec celles que Chamadou aura effectué sur le NeoRomantica en 2013-2014.
Il est tôt mais le temps passe vite et le navire se remplit rapidement.
Bien cordialement.
CIBC
CIBC
Thaïlande: deux semaines au pays du sourire (Bangkok, Ayutthaya, Chiang Mai, Krabi, Koh Kradan) English translation pending
En mars dernier nous sommes partis pour notre premier voyage en Asie, direction la Thaïlande, en voici le compte rendu que vous pouvez trouver également sur mon blog :
Mes carnets de voyage
Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs
Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.
La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.
La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).
La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !
Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :
1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh Kradan
Nous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.
Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.
Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
Mes carnets de voyage

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.
La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.
La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).
La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !
Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :
1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh KradanNous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.
Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.
Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
Itinéraire pour quatre semaines en Chine English translation pending
Bonjour
J'envisage de partir 4 semaines au mois d'Octobre en chine . Je commence à lire les forums et me faire une petite idée quant à mon itinéraire J'aimerai faire Pékin/Yunnan et éventuellement Guilin Yangshuo Pourrait on m'indiquer les endroits à visiter et quel temps y consacrer entre Pékin et le Yunnan Est-ce qu'aller à Yangshuo est compatible en terme de temps .
Merci
J'envisage de partir 4 semaines au mois d'Octobre en chine . Je commence à lire les forums et me faire une petite idée quant à mon itinéraire J'aimerai faire Pékin/Yunnan et éventuellement Guilin Yangshuo Pourrait on m'indiquer les endroits à visiter et quel temps y consacrer entre Pékin et le Yunnan Est-ce qu'aller à Yangshuo est compatible en terme de temps .
Merci
Souvenirs du Gansu et de l'Amdo, été 2012 (Chine, Tibet) English translation pending
D'abord un petit préambule :
J'ai commencé ce post comme une réponse à Etathome qui projette un voyage l'été prochain dans cette région, mais le titre du fil parlait d'un petit site du Gansu (Danxia de Zhangye) donc je pense que ce sera plus clair pour les autres forumeurs que je l'écrive sous forme de carnet de voyage.
Moi et ma soeur voyageons individuellement et à prix moyens, nous avons déjà un certain âge (61 et 56 ans), nous ne pouvons plus faire de vélo ni voyager trop à la dure, nos intestins fatigués par de trop nombreux voyages exotiques nous interdisent les chambres sans salle de bains privées, l'arthrose et l'embonpoint nous empêchent de grimper jusqu'aux couchettes supérieures des dortoirs, bref nous économisons toute l'année pour un long voyage bien préparé en été, c'est notre choix, inutile de nous envoyer des posts incendiaires parce que l'on peut voyager autrement et à meilleur marché (C'est ce qui m'était arrivé lors de mon compte-rendu sur l'Ouzbékistan, cela m'avait découragée d'écrire d'autres récits de voyage). Je le sais et n'ai aucun jugement de valeur sur telle ou telle manière de voyager, chacun fait comme il peut et comme il veut, respectons-nous les uns les autres, l'amour du voyage nous unit.
De même sur le but essentiel du voyage, certains privilégient la rencontre de l'autre : à mon avis plus difficile en Chine que dans d'autres pays, en majeure partie pour la barrière de la langue. Mais il semble que la pensée (unique ?) dominante sur ce forum est que si on vise la connaissance de l'histoire ou des sites du pays, on est coupable de je ne sais quelle mysanthropie. J'avoue que mon principal intérêt pour la Chine est son merveilleux patrimoine naturel, artistique et historique, je ne me lasse pas de le découvrir, cela fait déjà trois longs voyages de 6 à 7 semaines chacun et j'en redemande, j'y retourne cet été. Si lors de la découverte de ce patrimoine, j'ai la chance de faire des rencontres, j'en suis enchantée, mais c'est bien plus aléatoire que la visite d'un site, qui est là où on l'attend et qui en Chine ne déçoit jamais.
Ceci étant dit, voici le début de mon récit sur notre visite du Gansu en juillet-août dernier
Cher Etathome, Nous avons fait l'été denier une partie du trajet que tu projettes, mais dans le sens ouest --> est, car nous avons commencé par 2 semaines dans le Xinjiang. L'étape la plus orientale du Xinjiang n'est qu'à une nuit de train de Dunhuang, elle s'appelle Turfan et est vraiment vraiment bien, elle vaut un arrêt d'au moins 2 jours, vois si tu peux rajouter 3 jours à ton circuit.
En ce qui concerne Dunhuang, booking.com (tu écris sur un autre post que tu utilises ce site comme elong.net) n'a presque pas d'hôtels ni d'ailleurs sur le reste du Gansu, nous avions pris celui de booking.com qui avait une piscine, c'était un mauvais choix. Nous voulions avoir une piscine une fois dans notre voyage, pour nous reposer un peu après la traversée de zones brûlantes comme le Taklamakan et la cuvette de Turfan. Mais si la piscine de l'hôtel était effectivement très grande et bien organisée (on peut y venir sans être à l'hôtel en payant) avec peu de baigneurs, tout le reste de l'hôtel nous a déçu : cher, loin de la ville (plus de 10 km), staff ne parlant pas un mot d'anglais et ne faisant pas beaucoup d'efforts pour nous comprendre, restaurant idem, soit on ne nous servait pas, soit avec l'aide d'une cliente chinoise, ils nous ont servi un plat atrocement pimenté alors que nous avions bien indiqué que nous ne voulions pas de piment. Donc aucune aide non plus pour organiser les sorties car tout ce qui se visite est plus ou moins hors de la ville. Bref sans le John's Café de l'hôtel Feitian Binguan (les deux sont répertoriés dans LP), notre séjour aurait été un désastre et nous ne rentrions que la nuit pour dormir après avoir mangé en ville chez John's. Il s'est occupé de nous trouver un taxi pour les grottes de Mogao et pour la journée vers les ruines Han (2000 ans) et le parc géologique du Yadan. Les prix étaient raisonnables, pour toute précision demande-moi, mais il faudra que je contacte ma soeur qui notait sur un carnet adresses et comptabilité, elle vit à Paris et moi à Madrid.
Sur les grottes de Mogao qui seront l'un des grands moments de ton voyage, elles sont hors de prix. Le LP écrit 160 yuans mais il me semble que c'était plus (180 yuans ? le triple de la Cité Interdite), et ça peut avoir encore augmenté, c'était l'entrée la plus chère de tout notre voyage. C'était 20 yuans de plus pour les étrangers pour la visite guidée, en général en anglais. C'est obligatoirement un groupe guidé, c'est le guide qui a les clés pour ouvrir les grottes mais le groupe était petit, moins de 10 personnes dans mon souvenir. La visite a duré un peu plus d'une heure, peut-être 1 h 30 au maximum et on a dû voir une dizaine de grottes, la guide faisant un effort pour ne pas aller trop vite, à notre demande. Mais il y avait des tas de groupes chinois plus grands voulant entrer aussi et donc nous ne pouvions pas rester autant que nous l'aurions désiré. Il faut dire qu'on était fin juillet début août, donc il y avait beaucoup de touristes (surtout chinois, comme partout en Chine). Les commentaires sur Mogao sont divers, beaucoup sont rebutés par le prix et la foule, mais je vais te donner des conseils pour ne pas être déçu. Personnellement j'ai déjà vu les autres grands sites de grottes bouddhiques de Chine : en 2004 les grottes de Yungang près de Datong (Shanxi) et les grottes de Longmen près de Luoyang (Henan), en 2006 les grottes de Dazu près de Chongqing, toutes valent le détour et je pourrais y retourner avec plaisir. J'ai peut-être un faible pour celles de Longmen à cause de leur situation si bucolique au bord d'une rivière, avec le son des cloches d'un temple bouddhique situé sur l'autre rive. Mais en ce qui concerne la qualité des peintures et des statues peintes, Mogao est la plus riche, sans aucune contestation.
Comme nous voulions rester plus longtemps et en voir plus, la guide nous a suggéré de ne pas ressortir avec elle, mais de nous "coller" avec l'un ou l'autre des innombrables groupes chinois. Cela nous a permis de voir une dizaine d'autres grottes de plus, nous changions de groupes à chaque fois, mais sans indications sur la période, etc... puisque nous ne comprenions pas les explications en chinois. Nous avons notamment revu la grotte du merveilleux bouddha couché (le grand amour de Ragamuffin qui a payé deux fois l'entrée pour le revoir si je me souviens bien de ses posts) et nous sommes restées longtemps, collées dans un angle sans déranger les flots de touristes chinois, au grand dam du garde choqué par notre singularité et qui nous intimait l'ordre de circuler, mais nous avons fait un temps la sourde oreille. Il y a aussi à l'intérieur de la zone payante, tout à fait à droite quand on regarde les grottes (donc à l'opposé du bouddha couché) un petit musée très intéressant, vu trop vite avec la guide, que nous avons revu tranquillement seules (en louvoyant entre les groupes nombreux et pressés) en une heure et qui contient des copies très bien faites de toutes les peintures emportées au cours des siècles par les archéologues-aventuriers de diverses nationalités (certains originaux sont en France) et aussi des photos et panneaux explicatifs sur les expéditions de ces différents personnages, très instructif. La vie de ces aventuriers est fascinante mais ils sont clairement vus comme des voleurs par les Chinois.
En fait nous aurions pu rester des heures, mais il était déjà 16 heures et nous n'avions rien mangé depuis le petit déjeuner et nous tournions de l'oeuil. Comme nous avions tout laissé au vestiaire où ils vous prennent l'appareil photo et tout objet volumineux, nous n'avions rien qu'un peu de liquide, déjà terminé, et nous avons dû ressortir, épuisées par la chaleur, la faim, la fatigue et l'émerveillement. Donc aucune photo n'est possible à l'intérieur de la zone payante.
Nous avions vu avant le très très intéressant musée gratuit de Mogao qui est tout près de la zone payante, en face des guichets, et qui prend au moins 2 heures pour la visite et où on peut faire des photos. Ce musée très moderne et bien fait contient des explications sur les matériaux, les modes de construction et de fabrication des statues, les techniques de restauration, avec des explications très bien faites et plein de photos. En plus une dizaine de grottes, très célèbres et précieuses et qui ne se visitent plus pour les protéger, ont été reconstituées dans le musée de façon très scientifique et artistique, et on peut en faire des photos sans flash et les regarder le temps qu'on veut, sans être chassées par le groupe suivant (à ceux que ça choque, pensez à la grotte de Lascaux en France). A l'étage il y a une exposition où ne peut pas faire de photos, l'été dernier c'était sur des statues tibétaines en bronze, très belle exposition. Tout ça gratuit, comme tous les musées de Chine. A la limite, des voyageurs sans argent pourraient ne visiter que le musée gratuit et avoir quand même une très bonne idée de ce que sont les grottes de Mogao. C'est mieux de les voir en vrai bien sûr mais en été les conditions sont difficiles à cause du monde et du prix, donc si on n'est pas un fanatique de l'histoire et de l'art ancien, le musée est quand même extrèment instructif et montre des choses qu'on ne peut voir nulle part ailleurs, en Chine ou à l'étranger.
Le jour de notre départ pour Jiayuguan, nous avions une demi-journée car notre bus était à 16 heures, nous somme retournées 2 autres heures dans le musée et il ne nous restait plus que moins d'une heure pour retourner dans les grottes elles-mêmes, ça ne valait pas le prix. Donc mon conseil pour ceux qui adorent l'art bouddhique et qui veulent rester le plus longtemps possible à l'intérieur de la zone payante, c'est de ne pas voir à fond le musée avant (juste un peu les explications sur les techniques), de bien manger avant, d'emporter à boire suffisamment à l'intérieur, surtout si c'est l'été. Et après la visite guidée ils pourront rester plusieurs heures, en étant discrets. A la sortie, s'ils ont encore des forces, ils peuvent voir le musée (2 à 3 heures en voyant tout, en prenant des photos et en prenant son temps pour tout lire), ou sinon de voir le musée un autre jour. Il y a une cafeteria sur le site mais hors de la zone payante et je ne crois pas qu’on puisse rentrer à nouveau avec le même ticket puisqu’on est censé entrer en groupe avec un guide. Par contre on peut le faire entre la visite des grottes et celle du musée, nous nous avions des sandwichs préparés le matin. Donc prévoir une journée entière pour Mogao, ou même une journée et demi pour voir le musée à part et voir les choses plus calmement et de façon moins fatigantes.
Sur les autres choses visitables à et autour de Dunhuang : - le musée de la ville, pas vu - les grottes de l'ouest, pas vues (parait-il moins fréquentées que Mogao mais moins belles) - le mont des sables chantants et le lac du croissant de lune (Mingsha Shan): nous sommes allées jusqu'à la porte et nous avons renoncé à entrer quand nous avons vu le prix (120 yuans, le double de la Cité Interdite) et le cirque que c'est devenu : un Disneyland avec des tas d'activités pseudo-sportives proposées et une multitude de groupes chinois, notamment d'adolescents et d'écoliers. Comme nous arrivions du Xinjiang où nous avions vu le Taklamakan sans personne, ça ne valait pas la peine. Toute la dune et le temple (qui est invisible depuis l'entrée car derrière la dune) est entourée de hauts murs couverts de panneaux publicitaires, impossible d'y accéder à pied sans payer. J'ai lu sur ce forum qu'on peu aller voir d'autres dunes en vélo, c'est certainement la meilleure option, mais mes 61 ans et mon arthrose aux genoux m'interdit le vélo. - le parc géologique de Yadan, visite mitigée, très beau site, mais visite organisée à la chinoise, ils réussissent en ce bout du monde désertique et loin de tout, à entasser les touristes, tous chinois sauf nous, dans de grands bus et la visite est super encadrée, même si nous nous somme échappées quand même : j'en parle dans le post sur Danxia-Zhangye d'hier 19 ou 20 mars 2013 - les restes archéologiques Han, à visiter sur le trajet du parc géologique (le LP en parle rapidement), certains sont peu impressionants visuellement mais font rêver et sont très intéressants historiquement car ils montrent que les chinois Han essayaient de conquérir l'Ouest jusqu'aux portes du Xinjiang depuis un ou deux siècles avant Jésus Christ. Il y a trois restes et un petit musée minuscule (où on trouve surtout des toilettes ! et des boissons fraiches) : 1. la porte de Jade (Yumen Guan), une masse un peu informe mais impressionante dominant une belle vallée, 2. des restes de la muraille han dans une zone venteuse et désolée, il en reste bien peu mais on voit bien le mode de construction et on imagine les soldats Han si loin de leurs bases ... 3. Enfin, magnifique, surtout en fin de journée avec le soleil déclinant, les restes de la forteresse de Hecang Chen en terre crue, les restes sont encore hauts et bien formés, très intéressants surtout pour ceux qui n'ont pas vu leurs équivalents au Xinjiang (la torride Gaochang et surtout la superbe Jiaohé).
Nous avions prévu au départ trois jours qui se sont transformés en à peine un peu plus de deux jours parce que le train qui allait de Turfan à la gare située à une heure ou plus de Dunhuang (la gare proche ne fonctionnait pas l’été) est arrivé avec 6 ou 7 heures de retard. Je vais fermer là ce post et t'en enverrai d'autres sur Jiayuguan, Lanzhou et les sites tibétains de l'Amdo que j'ai vus.
Cher Etathome, Nous avons fait l'été denier une partie du trajet que tu projettes, mais dans le sens ouest --> est, car nous avons commencé par 2 semaines dans le Xinjiang. L'étape la plus orientale du Xinjiang n'est qu'à une nuit de train de Dunhuang, elle s'appelle Turfan et est vraiment vraiment bien, elle vaut un arrêt d'au moins 2 jours, vois si tu peux rajouter 3 jours à ton circuit.
En ce qui concerne Dunhuang, booking.com (tu écris sur un autre post que tu utilises ce site comme elong.net) n'a presque pas d'hôtels ni d'ailleurs sur le reste du Gansu, nous avions pris celui de booking.com qui avait une piscine, c'était un mauvais choix. Nous voulions avoir une piscine une fois dans notre voyage, pour nous reposer un peu après la traversée de zones brûlantes comme le Taklamakan et la cuvette de Turfan. Mais si la piscine de l'hôtel était effectivement très grande et bien organisée (on peut y venir sans être à l'hôtel en payant) avec peu de baigneurs, tout le reste de l'hôtel nous a déçu : cher, loin de la ville (plus de 10 km), staff ne parlant pas un mot d'anglais et ne faisant pas beaucoup d'efforts pour nous comprendre, restaurant idem, soit on ne nous servait pas, soit avec l'aide d'une cliente chinoise, ils nous ont servi un plat atrocement pimenté alors que nous avions bien indiqué que nous ne voulions pas de piment. Donc aucune aide non plus pour organiser les sorties car tout ce qui se visite est plus ou moins hors de la ville. Bref sans le John's Café de l'hôtel Feitian Binguan (les deux sont répertoriés dans LP), notre séjour aurait été un désastre et nous ne rentrions que la nuit pour dormir après avoir mangé en ville chez John's. Il s'est occupé de nous trouver un taxi pour les grottes de Mogao et pour la journée vers les ruines Han (2000 ans) et le parc géologique du Yadan. Les prix étaient raisonnables, pour toute précision demande-moi, mais il faudra que je contacte ma soeur qui notait sur un carnet adresses et comptabilité, elle vit à Paris et moi à Madrid.
Sur les grottes de Mogao qui seront l'un des grands moments de ton voyage, elles sont hors de prix. Le LP écrit 160 yuans mais il me semble que c'était plus (180 yuans ? le triple de la Cité Interdite), et ça peut avoir encore augmenté, c'était l'entrée la plus chère de tout notre voyage. C'était 20 yuans de plus pour les étrangers pour la visite guidée, en général en anglais. C'est obligatoirement un groupe guidé, c'est le guide qui a les clés pour ouvrir les grottes mais le groupe était petit, moins de 10 personnes dans mon souvenir. La visite a duré un peu plus d'une heure, peut-être 1 h 30 au maximum et on a dû voir une dizaine de grottes, la guide faisant un effort pour ne pas aller trop vite, à notre demande. Mais il y avait des tas de groupes chinois plus grands voulant entrer aussi et donc nous ne pouvions pas rester autant que nous l'aurions désiré. Il faut dire qu'on était fin juillet début août, donc il y avait beaucoup de touristes (surtout chinois, comme partout en Chine). Les commentaires sur Mogao sont divers, beaucoup sont rebutés par le prix et la foule, mais je vais te donner des conseils pour ne pas être déçu. Personnellement j'ai déjà vu les autres grands sites de grottes bouddhiques de Chine : en 2004 les grottes de Yungang près de Datong (Shanxi) et les grottes de Longmen près de Luoyang (Henan), en 2006 les grottes de Dazu près de Chongqing, toutes valent le détour et je pourrais y retourner avec plaisir. J'ai peut-être un faible pour celles de Longmen à cause de leur situation si bucolique au bord d'une rivière, avec le son des cloches d'un temple bouddhique situé sur l'autre rive. Mais en ce qui concerne la qualité des peintures et des statues peintes, Mogao est la plus riche, sans aucune contestation.
Comme nous voulions rester plus longtemps et en voir plus, la guide nous a suggéré de ne pas ressortir avec elle, mais de nous "coller" avec l'un ou l'autre des innombrables groupes chinois. Cela nous a permis de voir une dizaine d'autres grottes de plus, nous changions de groupes à chaque fois, mais sans indications sur la période, etc... puisque nous ne comprenions pas les explications en chinois. Nous avons notamment revu la grotte du merveilleux bouddha couché (le grand amour de Ragamuffin qui a payé deux fois l'entrée pour le revoir si je me souviens bien de ses posts) et nous sommes restées longtemps, collées dans un angle sans déranger les flots de touristes chinois, au grand dam du garde choqué par notre singularité et qui nous intimait l'ordre de circuler, mais nous avons fait un temps la sourde oreille. Il y a aussi à l'intérieur de la zone payante, tout à fait à droite quand on regarde les grottes (donc à l'opposé du bouddha couché) un petit musée très intéressant, vu trop vite avec la guide, que nous avons revu tranquillement seules (en louvoyant entre les groupes nombreux et pressés) en une heure et qui contient des copies très bien faites de toutes les peintures emportées au cours des siècles par les archéologues-aventuriers de diverses nationalités (certains originaux sont en France) et aussi des photos et panneaux explicatifs sur les expéditions de ces différents personnages, très instructif. La vie de ces aventuriers est fascinante mais ils sont clairement vus comme des voleurs par les Chinois.
En fait nous aurions pu rester des heures, mais il était déjà 16 heures et nous n'avions rien mangé depuis le petit déjeuner et nous tournions de l'oeuil. Comme nous avions tout laissé au vestiaire où ils vous prennent l'appareil photo et tout objet volumineux, nous n'avions rien qu'un peu de liquide, déjà terminé, et nous avons dû ressortir, épuisées par la chaleur, la faim, la fatigue et l'émerveillement. Donc aucune photo n'est possible à l'intérieur de la zone payante.
Nous avions vu avant le très très intéressant musée gratuit de Mogao qui est tout près de la zone payante, en face des guichets, et qui prend au moins 2 heures pour la visite et où on peut faire des photos. Ce musée très moderne et bien fait contient des explications sur les matériaux, les modes de construction et de fabrication des statues, les techniques de restauration, avec des explications très bien faites et plein de photos. En plus une dizaine de grottes, très célèbres et précieuses et qui ne se visitent plus pour les protéger, ont été reconstituées dans le musée de façon très scientifique et artistique, et on peut en faire des photos sans flash et les regarder le temps qu'on veut, sans être chassées par le groupe suivant (à ceux que ça choque, pensez à la grotte de Lascaux en France). A l'étage il y a une exposition où ne peut pas faire de photos, l'été dernier c'était sur des statues tibétaines en bronze, très belle exposition. Tout ça gratuit, comme tous les musées de Chine. A la limite, des voyageurs sans argent pourraient ne visiter que le musée gratuit et avoir quand même une très bonne idée de ce que sont les grottes de Mogao. C'est mieux de les voir en vrai bien sûr mais en été les conditions sont difficiles à cause du monde et du prix, donc si on n'est pas un fanatique de l'histoire et de l'art ancien, le musée est quand même extrèment instructif et montre des choses qu'on ne peut voir nulle part ailleurs, en Chine ou à l'étranger.
Le jour de notre départ pour Jiayuguan, nous avions une demi-journée car notre bus était à 16 heures, nous somme retournées 2 autres heures dans le musée et il ne nous restait plus que moins d'une heure pour retourner dans les grottes elles-mêmes, ça ne valait pas le prix. Donc mon conseil pour ceux qui adorent l'art bouddhique et qui veulent rester le plus longtemps possible à l'intérieur de la zone payante, c'est de ne pas voir à fond le musée avant (juste un peu les explications sur les techniques), de bien manger avant, d'emporter à boire suffisamment à l'intérieur, surtout si c'est l'été. Et après la visite guidée ils pourront rester plusieurs heures, en étant discrets. A la sortie, s'ils ont encore des forces, ils peuvent voir le musée (2 à 3 heures en voyant tout, en prenant des photos et en prenant son temps pour tout lire), ou sinon de voir le musée un autre jour. Il y a une cafeteria sur le site mais hors de la zone payante et je ne crois pas qu’on puisse rentrer à nouveau avec le même ticket puisqu’on est censé entrer en groupe avec un guide. Par contre on peut le faire entre la visite des grottes et celle du musée, nous nous avions des sandwichs préparés le matin. Donc prévoir une journée entière pour Mogao, ou même une journée et demi pour voir le musée à part et voir les choses plus calmement et de façon moins fatigantes.
Sur les autres choses visitables à et autour de Dunhuang : - le musée de la ville, pas vu - les grottes de l'ouest, pas vues (parait-il moins fréquentées que Mogao mais moins belles) - le mont des sables chantants et le lac du croissant de lune (Mingsha Shan): nous sommes allées jusqu'à la porte et nous avons renoncé à entrer quand nous avons vu le prix (120 yuans, le double de la Cité Interdite) et le cirque que c'est devenu : un Disneyland avec des tas d'activités pseudo-sportives proposées et une multitude de groupes chinois, notamment d'adolescents et d'écoliers. Comme nous arrivions du Xinjiang où nous avions vu le Taklamakan sans personne, ça ne valait pas la peine. Toute la dune et le temple (qui est invisible depuis l'entrée car derrière la dune) est entourée de hauts murs couverts de panneaux publicitaires, impossible d'y accéder à pied sans payer. J'ai lu sur ce forum qu'on peu aller voir d'autres dunes en vélo, c'est certainement la meilleure option, mais mes 61 ans et mon arthrose aux genoux m'interdit le vélo. - le parc géologique de Yadan, visite mitigée, très beau site, mais visite organisée à la chinoise, ils réussissent en ce bout du monde désertique et loin de tout, à entasser les touristes, tous chinois sauf nous, dans de grands bus et la visite est super encadrée, même si nous nous somme échappées quand même : j'en parle dans le post sur Danxia-Zhangye d'hier 19 ou 20 mars 2013 - les restes archéologiques Han, à visiter sur le trajet du parc géologique (le LP en parle rapidement), certains sont peu impressionants visuellement mais font rêver et sont très intéressants historiquement car ils montrent que les chinois Han essayaient de conquérir l'Ouest jusqu'aux portes du Xinjiang depuis un ou deux siècles avant Jésus Christ. Il y a trois restes et un petit musée minuscule (où on trouve surtout des toilettes ! et des boissons fraiches) : 1. la porte de Jade (Yumen Guan), une masse un peu informe mais impressionante dominant une belle vallée, 2. des restes de la muraille han dans une zone venteuse et désolée, il en reste bien peu mais on voit bien le mode de construction et on imagine les soldats Han si loin de leurs bases ... 3. Enfin, magnifique, surtout en fin de journée avec le soleil déclinant, les restes de la forteresse de Hecang Chen en terre crue, les restes sont encore hauts et bien formés, très intéressants surtout pour ceux qui n'ont pas vu leurs équivalents au Xinjiang (la torride Gaochang et surtout la superbe Jiaohé).
Nous avions prévu au départ trois jours qui se sont transformés en à peine un peu plus de deux jours parce que le train qui allait de Turfan à la gare située à une heure ou plus de Dunhuang (la gare proche ne fonctionnait pas l’été) est arrivé avec 6 ou 7 heures de retard. Je vais fermer là ce post et t'en enverrai d'autres sur Jiayuguan, Lanzhou et les sites tibétains de l'Amdo que j'ai vus.