Actuellement depuis 1mois solo en Asie j'ai pris le temps de faire le point sur le sentiment de solitude que je ressens régulièrement:
Bilan 06/11/13 - avion pour Semarang -Sentiment prédominant depuis le début: la solitude.Sentiment que je pensais avoir déjà ressenti en France. Mais ici il prend une toute autre dimension. Une dimension bien plus profonde. Je pensais que quand on disait "j'ai mal au cœur" lors d'une séparation ou autre était une expression, mais en fait c'est réel.Lorsque je ressens la solitude ici, je la ressens vraiment dans mon corps, dans mon cœur. Mon cœur se serre et ma gorge se noue. Et si je me fixe dessus, les larmes montent.
Elle est présente plus particulièrement dans certaines situations: - le soir lorsque je ne suis pas fatiguée.- en fin de journée, lorsque je retourne à l'hôtel après une journée d'activité.- dans les transports.- lors des repas lorsque je n'ai pas internet.
Contrairement à ce que j'ai pu lire sur les forums concernant la solitude du voyageur, comme quoi c'est une fausse idée puisqu'il est plus facile de rencontrer du monde lorsqu'on est seul... Et on est donc jamais vraiment seul lorsqu'on voyage seul.Je ne suis pas tout à fait d'accord.
Tout d'abord il y a un point déterminant qui est celui de la langue. J'ai de bonnes bases en anglais mais pas assez pour aller au delà des discussions basiques. Ce qui, au bout d'un moment, fatigue, puisque j'aimerais bien avoir des discussions plus profondes avec les gens que je rencontre.
Ensuite, cela dépend de la personnalité de chacun. Parce que aller vers les gens spontanément n'est pas donné à tout le monde. Je ne le fais pas naturellement en France donc à l'étranger !Je ne suis pas fermée mais plutôt du genre à observer, à écouter. Et je n'ai pas besoin d'être entourée de beaucoup de monde pour être bien.Je favorise la qualité à la quantité, donc je mets du temps à me lier d'amitié avec quelqu'un.J'ai du mal à concevoir les rencontres pour 3/4 jours, je n'arrive pas à passer du temps avec quelqu'un que je ne connais pas, bien sûr je pourrais faire connaissance, mais entre en jeu le problème de la barrière de la langue.
Il y a également un autre point concernant la solitude, c'est celui de la réflexion.Parce que quand on est seul on réfléchi, on pense beaucoup... Trop ! Par moment c'est à rendre fou ! Parce que ça angoisse de réfléchir à la vie... De se rendre compte qu'on est seul ! Sur le moment c'est dur.
Néanmoins je reste persuader que ce sera bénéfique après, à la fin du voyage.Je sais que je serais plus forte, plus posée, puisque j'aurais eu le temps de réfléchir ! Je fais le point sur beaucoup de choses, voire sur toute ma vie, et ça c'est plutôt une bonne chose. Réfléchir. Ce que je ne fais jamais en France puisque dans ces moments là il y a un truc magique: la TV.Chose que tu n'as pas non plus en voyage, ça peut paraître ridicule mais parfois j'aimerais qu'elle soit là pour que les journées où j'ai un coup de blues passent plus vite. Ou pouvoir mettre un film avant de dormir me sortirait de mes angoisses. Mais non je dois faire face.
Le temps ! Voilà un autre aspect de la solitude. À l'étranger, pas de TV, pas tjs internet, pas la presse française et autres magazines, pas de livres (une fois qu'on a fini ceux qu'on a emmené), pas de cinémas, de films...Donc mise à part les journées touriste où on visite, les "day off" peuvent vite se transformer en torture lorsqu'on est seul.Je n'ai jamais réalisé à quel point une journée peut être longue.
De plus si tu voyages dans un pays où la vie est bon marché, tu manges au resto, donc, les repas, activité qui pourrait t'occuper (en faisant les courses, en cuisinant, en faisant la vaisselle), se transforme en toi, le menu, les couples à côté.
(Je sais je réfléchis beaucoup)
Toujours concernant les repas, dans les pays bon marché, les backpacker ne sont pas équipés de cuisine, donc encore un frein aux rencontres. C'est toujours plus facile de parler au gens dans un endroit convivial tel qu'une cuisine, plutôt qu'assis au resto. Je sais les salons ça existe, sauf que dans les backpacker les salons sont souvent synonymes de "skype/Fb time".
Autre point, pays bon marché+backpacker=vadrouille !Les voyageurs ni reste pas plus de 4 nuits ! Contrairement aux autres pays où les voyageurs restent quelques semaines pour travailler.Donc encore difficile de se lier avec quelqu'un qui arrive dans ton dortoir et qui repart le lendemain... À quoi bon ?
Je suis sans doute un peu fataliste.Il faut sans doute que je m'ouvre plus, c'est ce que va m'apprendre ce voyage. À être moins retissante aux autres.J'en suis encore au stade de la découverte, de l'apprentissage du voyageur solo.Mais parfois j'ai envie de baisser les bras parce que du coup j'ai l'impression de passer à côté de mon voyage, de ne pas profiter.Je fais les choses parce qu'il faut les faire, parce que je suis là pour ça. Mais c'est sans grande conviction.
Je suis pas spécialement triste de ne pas partager avec quelqu'un que j'aime les différentes visites ou activité, c'est plus une présence qui me manque le soir, le matin, un repère, qui rassure. Et bizarrement moi qui prend toujours des tonnes de photos, en étant seule j'en prends beaucoup moins, étant donné que je partage avec personne en direct mon voyage, je ressens pas le besoin de le partager par les photos. Tout ce que je fais, tout ce que je vois, je le garde dans mes souvenirs, dans mon cœur. Après tout c'est mon voyage solo ? Donc c'est mes souvenirs qui comptent.
Pour revenir aux situations qui m'angoissent et qui font apparaître ma copine la solitude, je dois trouver des parades pour les éviter ou les surmonter:Je fais tout mon possible pour être fatiguée le soir (je me lève très tôt même si j'ai envie de trainer au lit), le midi je déjeune dans des endroits sympa entre deux visites donc ça va, le soir j'essaie d'avoir internet lorsque je dine pour regarder des vidéos drôles et ne pas réfléchir.Pour les transports... Je sais pas encore, parfois la musique et à partir de maintenant je vais écrire !
Je penses que ce que je retiendrais de ce voyage c'est plus ce qu'il m'a apporté personnellement, psychologiquement que les paysages et visites en tout genre.(Ouf je viens de me relire... ! J'en avais des choses à dire ! Oui parce que quand on est seul on a tendance à parler tout seul aussi... ! Ahhhh la vie est incroyable)
Je sais maintenant que j'ai besoin des autres pour être heureuse. Ce que j'ignorais jusqu'à présent, puisque je m'attache difficilement voire pas du tout aux gens. Mais je m'en rends compte aujourd'hui que je tiens à certaines personnes, et qu'elles contribuent à mon équilibre, à ma tranquillité, à quiétude, même si je ne les vois constamment, même si je ne partage pas tout avec.(J'ai la chance d'avoir rencontré quelqu'un de très particulier quelques mois avant de partir. Sans cette personne je serais déjà rentrée en France. Il me donne énormément de force, même à distance.Mon padou)Envoyé de mon iPhone
Tu exprimes avec infiniment de justesse, de sensibilité, et une belle lucidité, des choses essentielles. Ce moment émouvant où la chrysalide devient papillon.
La solitude...
Lorsqu'on l'a désencombrée de la peur, de l'angoisse, de l'ennui. Lorsque le temps qui passe devient un allié et non plus une succession d'heures qu'il faut se résigner à voir passer ou à occuper pour remplir l'espace qui va de l'aube à la tombée de la nuit...
Lorsque que ce qui nous guide vers les autres n'est pas le besoin, mais le désir...
La solitude porte alors un joli nom : la liberté.
(... et la délicate déclaration finale ne pourra que le toucher. 🙂)
S'il n'y avait qu'en voyage.... Pour moi le pays le plus asociable est... la France. Et on ne peut pas dire que ce soit du à un obstacle linguistique. Encore que. Quand il m'arrive de bavarder avec quelqu'un je m'aperçois qu'il me regarde vite comme un étranger qui tiendrait des propos discordants alors que moi, j'ai plutôt l'impression d'énoncer des banalités. 15 ans ai-je vécu dans le pavillon de ma mère au sud de Toulouse sans établir la moindre relation de copinage. Bon il est vrai que je n'étais pas souvent at home et que je vadrouillais pas mal avec mon voilier ou ma bagnole, mais quand même. Dans ce pays tout le monde s'évite, chacun pour soi et la téloche pour tous. Les gens y vivent recroquevillés sur leur petite famille même s'ils n'échangent rien entre eux (les d'jeun'z ne considérant leurs parents que comme des logeurs et des fournisseurs d'argent de poche). Ce qui fonctionnait avant comme "technique" de copinage : se rencontrer sur un hobby commun et, à partir de ça, essayer de voir si on a d'autres affinités, ne fonctionne plus du tout actuellement. Que ce soit pour faire un club informel d'informatique (puisqu'il n'en existe pas) ou pour aller vadrouiller sur mon voilier dans les îles grecques un été, ça n'intéresse personne. On finit par se poser des questions sur ses propres capacités de sociabilité. Ca serait quand même plus simple de "réparer" son psychisme que celui de toutes les personnes qui vous entourent, mais, non, ce n'est pas le cas, je ne suis pas (trop) atteint puisque, quand je suis dans un autre pays (Maroc, Afrique noire occidentale) des contacts et même des amis je m'en fais plein.
Bon, j'ai appris à vivre seul, je ne m'ennuie jamais quand je suis dans la nature sauvage. Mais je garde toujours ma culture francophone et je vais probablement m'acheter bientôt une tablette pour y engranger des livres numériques car ceux en papier prennent une place trop grande. Surtout que je suis passé d'un voilier de 10 m à un pickup 4x4 (là aussi j'ai du renoncer au premier faute d'équipage alors qu'il est facultatif sur le deuxième).
Donc je t'assure que tu es très "normale", tu écris "Je sais maintenant que j'ai besoin des autres pour être heureuse" ce qui est une banalité de base sur la nature sociable de l'humain. Si tu te complaisais dans cette solitude relationnelle, là, on pourrait y diagnostiquer une psychopathologie. La solution serait de trouver des pays plus ouverts socialement et avec lesquels il est possible de communiquer avec une langue commune. Ce fut mon cas quand j'ai vadrouillé au Maroc (en 1999-2000) et en Afrique noire occidentale (1984) mais le premier passe de plus en plus dans l'islamisme et la deuxième aussi et devient de plus en plus coupe gorge. Pas facile ! En Amérique du sud, où je suis, ça doit être encore possible si on maitrise correctement l'espagnol (et le portugais pour le Brésil). Mais je ne te recommande pas mon actuel pays de résidence : le Paraguay, archi nul culturellement et relationnellement. D'ailleurs je vais en changer car je vais faire un grand périple en Argentine, Chili, Bolivie et je tâcherais de trouver un coin sympa où j'aurais envie d'établir mon camp de base.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Pour moi, il y a deux types de solitude. Celle dans ta tête que tu ressentira toujours à un moment ou un autre (ennui, blues, nostalgie des proches, ...). Et puis une solitude physique, l'isolement, le manque de compagnie.
Or, savoir trouver de la compagnie en voyage, ça s'apprend en se faisant violence. Déjà, ne pas s'isoler au pied de son lit et privilégier les salles communes, il s'y passera toujours quelque chose. Ensuite, ne pas fuir la situation si quelqu'un vient vers toi ou si une activité de groupe est proposée, saisir l’occasion. Tu as aussi la variante plus osée si tu vois des gens préparer un petit sac pour la journée : "Hey, où allez-vous?". Si ils sont cools ils risquent de t'inviter pour les accompagner en retour de ton intérêt. Evidemment, il y a du feeling, tu vas peut-être plus tenter ça auprès du groupe d'amis décontractés avec qui tu as échangé 2/3 politesses la veille qu'auprès d'un couple renfermé sur lui même. Dernier level, tu entreprends. Si tu vois que vous êtes plusieurs à ne rien tourner et que vous pourriez bien vous entendre, tu proposes "Je pense aller là bas demain, ça tente quelqu'un?". Pour nouer un contact facile, tu demandes bêtement des renseignements sur un coin où t'aimerais aller (même si tu as déjà lu 3 fois ton guide l'idée c'est de discuter). Pour le chacun sur son PC > quelqu'un regarde des photos : "Super sympa ce coin! Comment je peux y aller?". Sans oublier la question bateau/magique pour ouvrir la conversation en voyage "Salut, d'où viens-tu?".
Certes ce sont souvent des relations éphémères mais ça comble le manque de compagnie. Il arrive même de créer des liens forts sur 5 jours et pour longtemps. Puis de temps en temps quand tu trouves bonne compagnie des gens décident de rester avec toi où tu décides de les suivre pour faire un bout de chemin..
Quant à la France, la question est surtout de savoir si nous même, nous nous ouvrons autant ici que lorsque nous voyageons. Je n'en suis pas sûr. Certaines personnes/cultures dressent des carapaces au premier contact mais une fois levées (il ne faut souvent pas grand chose) le rapport change.
Quoiqu'il arrive, avant d'être ultra sociable, l'essentiel est d'être ouvert et ne pas dire non aux opportunités de rencontres. Un jour où je me suis retrouvé casi seul dans une ville pour mes études, j'ai décidé de ne plus refuser une invitation sous le prétexte que "Je ne connais personne à part toi". Résultat, je me suis fait plein de connaissances et je me sens désormais très bien dans un groupe où je connais peu de monde (donc je ne me sens pas seul).
Tout le monde n'est pas fait pour voyager seul, c'est une certitude. Par contre il ne te faut pas écarter les gens sous prétexte que cela ne durera que quelques jours et qu'ensuite ils repartiront. Premièrement, ce sera tout cela de pris sur la solitude et l'ennui 😉mais surtout, on peut passer d'excellents moments avec des gens sur 2-3 jours et en garder de super souvenirs ! Les gens peuvent ensuite disparaître définitivement de ta vie, ou pas... Mais cela n'est pas le plus important. Le plus important, ce sont les moments que vous aurez partagés.
Et parfois, quand on a un bon feeling, 3 ou 4 jours partagés peuvent suffire à faire naître une amitié ! Crois-moi, j'en ai fait l'expérience. Je me suis liée d'amitié avec un couple avec lequel j'avais partagé une excursion de 4 jours. Ils m'ont déjà reçue 2x chez eux et maintenant c'est mon tour de les attendre en Suisse, l'an prochain j'espère...
Boomerang a donné d'excellents conseils pour aller à la rencontre des autres. Un tout petit pas de ta part peut déboucher sur bcp plus ! essaye, je suis sure que tu vas y arriver 🙂
Et parfois, quand on a un bon feeling, 3 ou 4 jours partagés peuvent suffire à faire naître une amitié !
Oui, surtout que lorsque l'on rencontre d'autres voyageurs ils ont souvent le même désir de compagnie que nous. On est plus détendus qu'au quotidien et on partage directement des souvenirs forts en découvrant le coin ensemble. La connexion est vraiment décuplée et ça peut déboucher sur de très belles rencontres.
Je penses que ce que je retiendrais de ce voyage c'est plus ce qu'il m'a apporté personnellement, psychologiquement que les paysages et visites en tout genre.
C'est ce qu'il faut retenir d'un voyage :). Le reste, en soi, ça ne sert à rien, c'est du matérialisme/consumérisme, ça s'en va...
Ça ne fait qu'un mois que tu es sur la route, il faut un peu de temps pour se mettre dans le rythme. Au départ une partie de ton esprit est toujours en France, puis avec le temps tu te libère doucement de tous ces "poids".
Il faut laisser venir les coups de blues et les laisser repartir sans s'y attacher... Au début en tout cas.
C'est comme les rencontres, je n'aime pas forcer le destin, je préfère laisser les choses se faire naturellement et s'il n'y a pas de rencontre il n'y a pas de rencontre, tant pis. C'est aussi du consumérisme du chercher absolument à rencontrer un maximum de gens. L'important c'est la qualité pas la quantité !
Pour moi le pays le plus asociable est... la France - Antlia
Mais non, regarde comme ce forum FRANÇAIS est hautement sociale :)
Effectivement, tous les pays/types de voyages ne se prêtent peut-être pas à un voyage en solo, surtout si tu n'es du genre à entamer la conversation avec le premier venu mais voyager seul n'est jamais facile au début, comme l'ont dit les autres forumistes, c'est un exercice qui s'apprend, jour après jour, voyage après voyage.
Je suis allée deux fois en Asie, toujours accompagnée, mais j'ai passé 6 mois seule en Nouvelle Zélande et ce voyage a été, pour moi, le meilleur de tous. J'y ai rencontré des gens formidables avec qui je suis toujours en contact 4 ans plus tard. Je ne peux que répéter ce qui a été dit plus haut : il suffit souvent de s'intéresser aux autres, d'un contact visuel, d'une bière partagée dans le "salon", d'un peu de sel partagé dans la cuisine (ou au resto, le cas échéant). Je suis profondément convaincue qu'en voyage, les gens sont ouverts aux nouvelles rencontres et qu'il est plus facile d'entrer en contact avec un inconnu qu'en France (ou en Belgique, même problème).
Si tu n'as pas d'obligation, pourquoi ne pas justement poursuivre ton périple jusqu'en Australie ou en NZ? En plus d'être grandioses et d'offrir la possibilité du Visa Vacances-Travail, ces pays regorgent de backpackers qui se lient d'amitié chaque jour et ce que tu dis très justement, c'est que le travail rapproche. En février-mars, la saison des vendanges commence en Nouvelle-Zélande, une expérience unique que je te recommande chaudement. En Asie, il est peut-être possible de trouver une expérience de volontariat, là aussi ce ne sont pas les nouvelles rencontres qui manqueront.
Bonne chance, bonne continuation et bon courage pour la suite de tes aventures. Je ne suis sans doute pas la seule sur ce forum à envier ta situation alors profite, c'est la plus important ;-)
Ecrire ses émotions, son ressenti pour mieux les mettre à distance permet de poser dessus un autre regard.
En ouvrant cette discussion que tu sembles suivre régulièrement mais où tu n'est pas ré intervenue... sollicitais-tu des conseils, des solutions ?
Ou était-ce juste une manière de faire une pause, de faire le tri, de désencombrer... pour poursuivre le voyage avec plus de légèreté ?
Beau billet , exactement ce que je ressents ... Le benefice , c est que ce voyage a le pouvoir de reflechir sur ta solitude ! Pourquoi en souffrir ? Que dois je changer chez moi ?
Etrangement , on se sent seul quand il y a plus d etranger , et il suffit de quelques mots avec un " autochtone" pour se sentir riche et ravi . D ailleurs la plupart des rencontres faitent avec d autres voyageurs se font principalement ... dans les transports .
Des fois je prends mon sac pour echapper a la solitude dans mon propre pays , et souvent , ce sentiment est decuplé en voyage ... Je dirais qu il faut assumer sa solitude et ne pas en souffrir , sinon on passe sa vie a ruminer .
Bonjour
Je suis un homme de 50 ans je vais partir seul 3 mois seulement mais vraiment ton message ma touchée je me voie dans ta description de la solitude courage
Robert
J'ai beaucoup voyagé seul et parfois comme toi j'ai ressenti la solitude. Mais le plus souvent face à de superbe lieu et où il n'y avait personne avec qui partagé. Je me suis surpris à parler à ma voiture de location en traversant des paysages magnifiques en Argentine.
Alors oui certains ne sont pas fait pour voyager seuls, ni longtemps aussi.
Tu dis que la langue est un frein. Je ne sais comment tu abordes les gens mais j'ai constaté que beaucoup font la même erreur (je suis tour leader et là c'est l'expérience qui parle). Souvent les touristes quand ils ne parlent pas la langue locale, parlent anglais comme si tout le monde parlait anglais.
Dis toi qu'il n'y a aucune raison que l'asiatique ou le sud américain ou autres parle mieux anglais que toi. En revanche tu serais surprise du nombre de gens qui parlent français. En Asie par exemple, beaucoup de personne âgées et aussi jeunes parlent français car la France est l'ancienne puissance coloniale et que beaucoup on appris parfois de leurs parents.
Au Japon par exemple beaucoup de filles parlent français car la France c'est le pays de la mode, du luxe etc.. Et ça les japonaises adorent et voudrais bosser dans ces domaines donc elles apprennent notre langue.
Donc je préconise toujours aux touristes la démarche suivante quand on aborde une personne. Primo on dit bonjour dans la langue du pays où on est. C'est le moindre effort qu'on puisse faire dans un pays selon moi savoir dire bonjour, au revoir et merci dans le dialecte local.
Donc primo bonjour dans la langue du pays
deuxio Bonjour dans la langue de notre pays. Alors tu vas peut-être me dire comme beaucoup "mais ils comprennent pas le français"... Et je te répondrai "Ah bon ils te l'ont tous dit?". Tu me dirais "mais pourquoi ne pas le dire en anglais"... Parce que dans 80% des pays du monde si tu dis bonjour en anglais alors pour les gens tu es américain et leur réaction n'est pas la même dans beaucoup de cas. Souvent tu verras les prix sont plus élevés voir même les gens moins amicaux. En revanche si tu dis bonjour en français même si les gens ne comprennent pas, ils comprendront que tu n'es pas américaine et crois moi leur perception de ta personne va changer.
Et si les personnes parlent français tu auras tout gagné sinon tu tentes l'anglais, l'espagnol, l'italien etc...
Autre truc porter (te faire faire, en Asie ce n'est pas cher) un tee-shirt avec écrit dans la langue du pays "Bonjour, parlez vous français?". J'ai testé avec un de mes groupes en Chine et l'effet fut surprenant et immédiat. Même des gens qui ne parlaient pas français venaient dire bonjour et demander si on aimait leur pays etc... Il y a une boite en France qui fait des tee-shirts ainsi: http://www.let-s-talk.com
Je vais m'arrêter là même si je voudrais te remonter le moral. Tu dis que tu ne vas pas vers les gens car les voir 3 ou 4 jours et après ils disparaissent donc à quoi bon... Et bien je ne sais pas quel est ton passé dans le voyage, mais tu verras que le monde est tout petit et que des gens que tu vois 3 jours ici tu les verras sans doute 2 jours là et parfois très loin. Et puis ces gens là peuvent te donner des coordonnées d'amis rencontrés dans un endroit ou toi tu vas aller plus tard et cela peut te faire un bon point de chute et un bon début d'échange avec tes futurs nouveaux amis...
Enfin ne pour parler la langue de Molière lors de ta prochaine connexion, note les adresses des Alliances Françaises. Tu pourras y parler échanger.. http://www.fondation-alliancefr.org/?cat=6
J'abonde ! Ne pas laisser passer qu'on pourrait être gringo, yankee, bref étatsunien. En Amérique du sud, quand ça m'arrive, je casse tout de suite sèchement (en espagnol) : Non, je ne suis pas un gringo, mais un français, donc un latino aussi. Ca va tout de suite mieux après...
Au Paraguay ils pensent plutôt que je suis un allemand, je rectifie tout en précisant que nous avons fait trois guerres de suite avec ces braves gens et qu'il serait bon de ne pas confondre... D'autant que sous Strössner les nazis qui ne pouvaient rester en Europe venaient y trouver refuge (ainsi qu'au Brésil et en Argentine). Ceci dit ne pas confondre ces derniers avec les ménonites, même s'ils sont d'origine allemande, qui forment des colonies agricoles au Paraguay.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Je vous souhaite un très joli périple.
Votre billet m'a touché.
La solitude, on la ressent partout et de plus en plus.
Pas seulement au cours de voyages malheureusement.
C'est de plus en plus compliqué...que cela soit dans les grandes villes (j'habite Paris) mais aussi dans les villes moyennes, les régions et ailleurs en Europe.
En France, il est vrai que nous atteignons des sommets.
C'est d'autant moins facile quand on est d'une nature réservée.
Partir en Solo comme vous le faites, demande un certain courage et vous pouvez vous sentir fière car ce n'est pas donné à tout le monde...Combien de personnes, vous seriez surprise, sont incapables de déjeuner seules dans un restaurant par exemple !
Voyager en solo c'est la liberté absolue mais cela peut parfois être également très perturbant.
La solitude vous envahie parfois telle un voile obscure.
Pour ma part, j'ai voyagé plusieurs fois seul et, pour le moment, je ne suis pas prêt à recommencer dans un proche avenir.
Je suis parfois revenu extrêmement déprimé...Oui les couples, les bandes de copains que l'on croise et qu'on ne peut ignorer...Je referai sans doute une tentative, sûrement en Asie car en Europe les gens deviennent de plus en plus fermés je trouve...
Merci Julialaf, ce que tu écris est très beau. Et cela ne concerne pas que le voyage que nous faisons en nous déplaçant dans un lieu inconnu, mais le voyage de la vie! Bonne route à toi!
J'ai l'expérience véritablement inverse en voyage: j'ai besoin de voyager seul, j'ai besoin de me retrouver... et mes rencontres, paradoxalement me permettent de me plonger plus au fond de moi encore. Le bien être n'est pas une quête viable à mon sens, en revanche ce bien être est ce qu'on pourrait appeler un bénéfice secondaire lorsque je suis le précepte du temple de Delphes, popularisé par Socrate "connais toi, toi même".
Au contraire même, partir avec quelqu'un me fait me sentir responsable de cette personne et mon regard tourné vers l'extérieur considère le monde comme une menace. Alors que seul, je peux me retrouver à pied sur une autoroute de Singapour ou dans une arnaque sur Bangkok avec une femme que je ne connais joue ma femme en filant 300$ sous la table tout en me faisant croire que la personne a arnaquer est en face de moi... Le genre d'aventure flippante et super sympa en même temps qu'on ne peut pas vivre à deux.
Après oui c'est une question de personnalité; mon anglais me permet de me lier avec n'importe qui et je suis plutôt sociable pour aller vers les gens si je sens qu'ils sont ouvert à une discussion. Souvent on échange nos facebook entre backpacker mais très rarement on continuer de lier une relation qui nous paraissait forte sur le moment, du coup je le donne plus par politesse si vraiment ils insistent parce qu'ils ignorent encore que la relation était intéressante parce qu'elle était aussi périssable que ce moment que nous vivions. Itchi go itchi e (一期一会) comme il est dit au Japon notamment lors d'une cérémonie du thé: nous vivons un beau moment qui va disparaitre alors tachons d'en profiter.
cela dépend, il y a des personne qui peuvent se faire des amis facilement n'importe ou, n'importe quand...par contre d'autre n'arrive pas a sympathiser aussi vite alors, certainement le sentiment de solitude s'installe...C'est bien de voyager seul mais mieux encore accompagner...
Si tu vas mieux, c'est l'essentiel. D'ailleurs, tu ne l'as pas dit, où vas-tu ?, Tu pars pendant combien de temps ?
Je ne connais pas ton âge , mais il me semble que les rencontres se font plus facilement quand on est jeune, ce qui m'a l'air d'être ton cas , non ? Quelqu'un sur le forum t'a conseillé tes petits boulots en Australie ou en NZ. C'est une excellente idée. J'ai croisé un certain nombre de voyageurs dans ces 2 pays qui travaillaient pour un lapse de temps assez court et qui permet de faire des rencontres.
Quant à la durée, même si ce sont des rencontres d'une journée pendant une excursion ou autre, c'est toujours cela de gagné et ça met du baume au coeur.
J'ai pas mal voyagé de mon côté , parfois seule (rarement), en couple (l'idéal quand on s'entend bien) et avec une amie. Alors là ce fut un total échec ! Bien des fois j'aurais aimé poursuivre mon voyage seule , crois-moi ! (elle doit en dire autant !!)
J'ai croisé une femme retraitée sur le forum, formidable de courage et d'humilité. Cela fait un moment qu'elle parcourt le monde en solo. Je l'admire car j'aimerais en faire autant. Seule ou accompagnée ?? Je crois que seule, l'expérience est plus enrichissante car elle te pousse à aller parfois au delà de tes limites. je serais tentée mais j'avoue que le jour où le moment approchera, je serai probablement très angoissée...
Voilà, c'était pour profiter de cet instant de réflexion, mais je suis sûre que les choses iront en s'arrangeant car on s'habitue à tout dans la vie , surtout quand on vit une telle expérience enrichissante !
bonjour,
je revient d'un premier voyage seule sac au dos en Inde, ma premiere rencontre fut la suivante: j'ai pris un train de nuit des le soir meme de mon arrivée à Delhi, là bas les gens sont curieux et veulent savoir qui vous etes, j'ai ainsi rencontré dans le wagon une famille dont le pere avait ete en vacance en France, au bout d'un certain temps je me suis apercu que la personne chez qui il habitait à Paris était un ami pas vu depuis 25ans..c'est alors que je lui ai demandé son nom et qu'il m'a donné effectivement le nom de cet ancien ami.. il etait aussi etonné que moi .. tout ça pour dire que mes 5 semaines de vadrouilles ensuite en Inde furent basées sur cette rencontre hasardeuse et etrange: chaque rencontre que j'ai fait ensuite avait un sens ou plutot je lui en donnait un puisqu'apparement le hasard ou la probabilité n'existait pas et que tout a une signification.. ok l'Inde se prette bien à ce genre de consideration toujours est t il que d'envisager les choses de ce point de vu renforce sa propre curiosité des gens..
et aussi j'avais acheté un grand tissus dont je recouvrais mon lit des que j'arrivais dans une nouvelle guest house ainsi je me retrouvait un peu chez moi partout!
bon voyage à toi! 🙂
bonjour,
je revient d'un premier voyage seule sac au dos en Inde, ma premiere rencontre fut la suivante: j'ai pris un train de nuit des le soir meme de mon arrivée à Delhi, là bas les gens sont curieux et veulent savoir qui vous etes, j'ai ainsi rencontré dans le wagon une famille dont le pere avait ete en vacance en France, au bout d'un certain temps je me suis apercu que la personne chez qui il habitait à Paris était un ami pas vu depuis 25ans..c'est alors que je lui ai demandé son nom et qu'il m'a donné effectivement le nom de cet ancien ami.. il etait aussi etonné que moi .. tout ça pour dire que mes 5 semaines de vadrouilles ensuite en Inde furent basées sur cette rencontre hasardeuse et etrange: chaque rencontre que j'ai fait ensuite avait un sens ou plutot je lui en donnait un puisqu'apparement le hasard ou la probabilité n'existait pas et que tout a une signification.. ok l'Inde se prette bien à ce genre de consideration toujours est t il que d'envisager les choses de ce point de vu renforce sa propre curiosité des gens..
et aussi j'avais acheté un grand tissus dont je recouvrais mon lit des que j'arrivais dans une nouvelle guest house ainsi je me retrouvait un peu chez moi partout!
bon voyage à toi! 🙂
Belle anecdote. J'en ai de similaires et pourtant je n'ai pas 30 ans de vadrouille derrière moi, loin de là. A croire qu'il faille aller au bout du monde pour se rendre compte qu'il est petit... 🙂
Dans notre ville, on crée moins de nouvelles interactions et si l'on se rend compte d'une connexion commune, on trouve finalement cela assez banal : nous sommes du même coin, rien d'étonnant. Quand cela survient à quelques milliers de kilomètres, l'heureuse coïncidence prend tout son sens...
Te lire m`a rejoint beaucoup dans mes craintes d`aller seule en voyage. J`aimerais pourtant vivre un moment comme celui-là, je me le promet toujours mais quand arrive une occasion, les évènements s`organisent de façon à ce que je sois accompagnée. Mon fils est déjà allé seul en Tunisie alors qu`il avait 21 ans, il voulait vivre cette expérience et a refusé les amis qui lui ont offert de l`accompagner. Ses sentiments ont ressemblé fortement à ce que tu racontes. La solitude a été très difficile à vivre, même s`il dit qu`on tu le projettes toi même une merveilleuse expérience de connaissance de soi.
J`espère tout de même faire cette expérience un jour.
Tu dis que ça va mieux pour toi, j`ai l`impression que d`avoir écrit et transmit tes émotions a sûrement permis d`évacuer ce sentiment et permis d`aller de l`avant.
Bonne route!
Bonjour !
Je me permets cette réponse, ayant beaucoup voyagé seule depuis plus de 3O ans . C'est le voyage en solitaire qui permet de s'ouvrir aux autres : observer des couples au restaurant ... c'est sans commentaire, alors que vous, seule, il y aura toujours un gentil serveur pour vous adresser un mot aimable et un sourire ! Peu importe que vous parliez la même langue ou pas. L'incompréhension se vit au quotidien en France dans notre vie de tous les jours, surtout quand on est une femme seule !
Et puis, un jour, j'ai trouvé la vraie solution : le voyage à vélo, toujours en solitaire. Là, les rencontres se font d'elles-mêmes, "c'est aller vers". La sympathie, les encouragements que l'on reçoit sont le meilleur moteur pour vous dynamiser. L'effort physique sollicité au cours d'une journée de vélo est à double bénéfice : bien-être dans son corps, bien-être dans son esprit. On philosophe beaucoup au rythme des pédales, on a beaucoup de temps pour penser à ceux que l'on aime et qui sont loin. Et tout se qui vous entoure met tous vos sens en éveil : les odeurs, les lumières, les toits d'un village qui se devinent entre des arbres, une église, uncantnnier qui vous encourage, etc. Au final, c'est une conquête, une victoire sur soi-même. De plus, avant le départ, l'organisation, la préparation du matériel, l'entrainement physique, le choix de son parcours, sont des éléments qui contribuent à vous "caller dans les pédales" et par conséquent dans la vie tout court ! L'activité physique en plein air, le rythme du pédalage, la vigilence que cela nécessite, sont apaisants au possible. Le soir, quand on atteint son but, après plusieurs dizaines de kms, sans recherche de moyenne, certes, ce n'est pas l'Everest, mais c'est un réel bonheur, une satisfaction inégalable. Croyez-moi, il n'est nullement besoin d'être une championne pour réaliser ces voyages ! Et le " voyage", même à 1OO kms de chez soi, le temps d'un week-end par exemple, devient une "aventure". Et petit à petit, la confiance en soi est là et on construit des projets plus lointains. La marche doit procurer le même bonheur, mais le vélo est moins dur pour le corps, ce qui est appréciable quand les années vous rattrappent ! Courage, rien n'est facile, mais savoir se donner les moyens d'aller vers les autres est déjà en soi toute une aventure.
Bon voyage ! C'est toujours une façon de se découvrir, tout en découvrant l'inconnu
! Amicalement. Mad.
nan nan moi non plus j'ai pas 30 ans de vadrouille, c'est mon premier voyage comme ça .. et au contraire je trouve que le monde est si vaste et mysterieux et pleins de sens hors de notre portée à court terme; j'espere que les vagues de ce voyage vont restées longtemps dans ma tete; bien que cela fut aussi avec des moments pas faciles de solitude bien sur qui au fur et à mesure du temps du voyage devient un apprentissage de la confiance en soi (oua qu'est ce que j'ai là..hihi)
Bravo pour ton post, ce n'est pas toujours évident de décrire ses sentiments et c'est fait de très belle manière....tu nous as régalé :)
Mon experience peut peut etre apporte une petite pierre a l'edificie...J'ai voyage un an en solo a l'autre bout du monde en ayant comme seul moyen de locomotion le vélo et forcement il y a des moments ou tu éprouves ce sentiment de solitude notamment lorsque tu viens de quitter la chaleur d'une famille accueillante pour te retrouver seul sur ton velo ou bien lorsque tu traverses le desert et que de toute facon il n'y a personne....
Comment y faire face :
-Tout d'abord se laisser porter par les évènements qui surviendront lors de ton voyage et ne pas hésiter a casser tes plans pour passer des moments surprises et insoupçonnées avec tes rencontres. Une rencontre de 3/4 jours est toujours profitable et fait parti de ton voyage. Les moments que tu partageras avec ces personnes et les recits que tu entendras te feront avancer et t'apporteront la matière dont tu as besoin pour consolider ton ouverture d'esprit et te construire en tant que personne. Sur cette annee de voyage, je retiens aussi bien la beaute des paysages qui illuminent toujours mes yeux que la gentillesse des personnes et les histoires entendues qui sont présentes dans ma tete et mon coeur...
-Ton voyage peut prendre une tournure imprévu des demain et tout peut changer a travers un evenement, une rencontre...la verite d'aujourd'hui ne sera pas celle de demain...c'est ce que l'on appel la liberte et c'est ce qui est magnifique dans le voyage
- la liberte absolu peut entrainer le sentiment de solitude qui reste impermanent, il arrive, il disparait....ecoute tes sentiments mais essaie de rester neutre par rapport a eux. Oui ce sentiment arrive dans ma tete et je le ressens biologiquement, non il ne vas pas affecter ma bonne humeur et ma joie de vivre. Profite du temps que tu as pour essayer de te détacher de tes sentiments, de les observer en spectateur attentif sans etre toucher par eux. Conserve des pensées positives comme le fait de pouvoir faire ce que tu veux et rends toi compte de cette chance. Tu n'es pas dans la routine quotidienne qui reviendra certainement un jour, profite a fond de ta liberte en essayant de ne pas te fixer sur ce sentiment ou de dominer ce sentiment de solitude. Maitriser ses sentiments n'est pas evident mais tu as le temps pour travailler dessus et cela te sera profitable pour la suite ! Inonde ton esprit de pensees positives qui ne seront pas trop dure a trouver je pense.
- occupe tes journees le plus possible mais ca tu l'as bien compris :)
Lance toi des challenges, des defis qui te font rever et repousse tes limites !
- soit curieuse, pose des questions a n'importe qui au sujet de n'importe quoi....le fait de parler en anglais va te faire progresser et tu pourras converser plus longtemps. C'est en faisant l'effort de parler que ca va venir et en plus les gens adorent le franglish ;)
Pour finir mets toi en tete que ce sentiment de solitude ne dureras pas, qu'il est impermanent, temporaire et qu'il peut voler en eclat des ce soir, demain ou apres demain !!!! C'est la beaute du voyage
Comme ça fait du bien te lire ce matin Pierre!! C`est comme une bouffée d`air frais pour amorcer ma nouvelle journée! Je reconnais dans tes paroles, les leçons de sagesse des moines bouddhistes. Merci!
Je n'ai jamais fait de voyage au long cours, mais je te rejoins tout à fait sur la philosophie du voyage que tu exposes.
A tel point que j'essaie de transposer ces "règles de vie" dans mon quotidien (qui est, selon moi, beaucoup plus pesant que celui du voyage) ... et ce n'est pas simple de garder la même disponibilité que l'on a en voyage en par exemple allant au boulot, au marché, en se promenant au parc près de chez soi.
Voilà, un travail au jour le jour, qui me mène à penser que la solitude, en plus de ne pas être forcément là où on la croit, est absolument nécessaire pour le détachement dont tu parles.
Seul physiquement, ou en couple, en voyage ou pas, on est toujours "seul" sur son parcours terrestre !
Et entre les illusions, concessions, hypocrisies, pertes de liberté et déceptions d'une vie de couple ou d'une relation,
et la vie en solo, ici ou ailleurs, il vaut parfois mieux choisir sa "liberté solitude", plutôt qu'un ersatz d'amour qui n'en est même pas, ou des désirs vulgaires et grivois qui ne mène pas très loin
Ou même que des "pseudos amis" qui ne restent en contact avec toi (en france ou son lieu de vie d'origine) que par intérêts personnels, ou parcequ'ils ne savent pas supporter leur propre solitude
Mallarmé en parlait assez bien 😉
La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'être parmi l'écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l'ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots ...
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !
Ce poème de Mallarmé est un de mes poèmes fétiches quand je menais une vie de navigateur (un peu trop) solitaire. Mais je vous assure qu'en voyage vous allez faire des rencontres ! Des francophones (donc pas des seuls français) et qui seront bien plus intéressants que vos tristes voisins de pallier ou de pavillon et, bien sûr, des locaux qui viendront à vous mus par la curiosité. D'où l'intérêt d'aller dans des coins paumés hors des zones touristiques classiques.
Aussi suis-je parti au Maroc avec la ferme intention de voir la vallée du Draa. Un fleuve spécial car caché sous son drap de sable. Mais, en route, je faisais de multiples rencontres. Des gens m' interrogeant sur ma vie et me parlant de la leur. En fait de Draa je m'arrêtai avant à Errachidia où je me suis fait plein d'amis et où j'ai enseigné un moment l'informatique.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Pour ma part, le voyage commence à partir du moment où je ferme la porte de mon appartement.
Mes voisins de palier sont donc mes premiers compagnons de voyage, sans compter le fait que mon immeuble est particulièrement international (par l'origine plus que par la nationalité)...
En réalité, tous les voisins de palier de tous les immeubles du monde sont tristes et inintéressants ... jusqu'au jour où leur regard croise celui d'un voyageur perdu dans leur rue. Ils vont alors vers lui dans une langue balbutiante, mus par la curiosité ...
Voilà, je me permets juste d'assurer la défense des voisins de palier, dont je fais moi-même partie.
Je conseille aussi le film "Lundi matin" d'Otar Iosseliani où si mes souvenirs sont bons, le héros se rend compte qu'ici ou ailleurs, on a tous "une vie quotidienne".
Je te rejoins sur le fait que pour voyager "sainement", il faut savoir et avoir à mon sens voyager seul, avant de vouloir voyager à deux ou à plusieurs;
Ou plus généralement, il faut d'abord savoir "'bien vivre avec soi même", avant de vouloir "vivre avec les autres";
Et ne pas savoir faire ça, c'est souvent devenir rapidement "dépendant affectif" ou des autres, ce qui est néfaste pour soi, comme pour les autres et les relations;
Trouver un(e) compagne(ons) de voyage ne devrait jamais être "indispensable", mais seulement 'optionnel' ou facultatif, et la "cerise sur le gateau voyage", s'il y a bonne entente bien sur, et respect de la liberté et de ses choix de chacun en chemin;
Si on ne discute pas des choix du binome, et qu'il y a plus de divergences et concessions, que de connivence et liberté, c'est le signe qu'il vaut mieux chacun tracer sa propre route, quitte à se retrouver ailleurs, ou plustard;
En voyage aussi, mieux vaut être seul que mal accompagné !
Après, connaissant à ma façon la voile et la mer, c'est clair que c'est un domaine où les rencontres "humaines" sont moins nombreuses, surtout en mer ! où on croise plus de goélands, poissons ou cétacés, que de congénères bipèdes;
Donc à moins d'être un marin solitaire invétéré (ou invertébré d'ailleurs), et d'apprecier la solitude longue durée, un projet de voyage à la voile au long cours, est souvent plus "humain" et sympa en duo, ou en famille pour ceux qui veulent;
Je suis la seule chose globale que je ne cherche pas. Mes lunettes, par contre... (je pense à tes petits chiens binoclards). Anecdote bateau : "Où sont mes fichues lunettes, je croyais bien les avoir posées sur la table à carte ?". Je descend et crac sous mon pied "Je crois les avoir trouvées"
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
A quelle nécessité peut bien répondre ce besoin irrépressible, apparemment, de redonner la parole,
ici ou en d'autres messages récents depuis peu passés pour une durée illimitée au silence définitif des oubliettes de VF,
à ce malade mental en souffrance de public dont nous savons tous l'incohérence et la fétidité du propos ? 🤪
Trouver un(e) compagne(ons) de voyage ne devrait jamais être "indispensable", mais seulement 'optionnel' ou facultatif, et la "cerise sur le gateau voyage", s'il y a bonne entente bien sur, et respect de la liberté et de ses choix de chacun en chemin
En voyageant seule je me sens seule, mais quand j'ai qq un avec moi, cette personne m'agace au bout d'un certain temps, liberté perdu 😕 Difficile de trouver qq un avec une entente totale, j'en cherche qq un avec un camping car depuis un moment pour voyager en binome 😐
Oui, vous avez raison. Je lis bien le francais et j'ecris mal, excusez mes fautes d'ortographe. La solitude est imprescindible et ca fais part du voyage en solo. J'habite au Chili et bientôt je pars en Argentine. Je ne pense pas que internet, la TV, un film peux remplir la solitude. Résoudre la solitude ce une chose intérieur pas exterieur. Peut être Amerique va te donner la liberté, la joie et le branchement intérieur que tu a besoin en urgence. Bon chance!
Nulle discourtoisie dans le message de Smartdogs...
Il (d)énonce simplement une réalité, éparpillée dans de nombreuses discussions et sous divers pseudos, par le même membre.
Je pense que l'anglais joue un grand rôle. Je suis parti deux mois en Chine et j'ai du passer 2 jours seul. Le reste était ponctué de rencontres mémorables. Pourquoi ne pas profiter de ce voyage pour progresser dans cette langue et du coup, apprécier encore plus le voyage ?
Récits de voyage et conseils pour la préparation d'un tour du monde sur http://tour-monde.fr/
Certes, mais cela ne fait pas tout ! On communique avec les voyageurs plus facilement , mais avec les locaux ... En Chine, rares sont ceux qui parlent et comprennent, ne serait-ce qu'un tout petit peu , la langue. Ca n'aide pas vraiment non plus en Amérique Latine...Promis juré, je me mets à l'Espagnol et au Chinois dès que possible car ce sont mes destinations préférées !😉
Pour les locaux, c'est que c'est plus difficile. Mais de plus en plus de jeunes, notamment en Asie, parlent anglais, et même sans parler la même langue, il est possible de faire de belles rencontres !
Récits de voyage et conseils pour la préparation d'un tour du monde sur http://tour-monde.fr/
J'ai ressenti tout ce que vous avez décrit lors de mon dernier séjour à l'étranger. Parti seul pour 6 mois, je suis revenu au bout de 2. En novembre je suis allé au Myanmar et décembre en Thaïlande. J'ai beaucoup aimé le Myanmar où j'ai fait quelques rencontres, même de quelques jours, j'ai moins aimé la Thaïlande où je n'ai rencontré personne et énormément de touristes (je sais bien que j'en suis un aussi). Il est dur de passer des grandes journées sans parler à personne, de manger seul, de ne pas partager ses coups de cœur. Peut-être aussi ai-je mal préparé mon voyage : saison des pluies en Indonésie, typhon aux Philippines, etc.... Peut-être aussi ai-je été trop gourmand en voulant partir 6 mois, l'an dernier je suis parti 3 mois (Vietnam, Cambodge et Laos) et cela s'était très bien passé, et j'avais rencontré beaucoup de monde. Je crois maintenant que les rencontres sont un part importante du voyage.
Mais Je repars en Chine 3 semaines au mois d'avril.
Je vous remercie d'avoir si bien décrit mes "états d'âme".
Tout ça finalement, c'est une question de personnalité, après je pense que le facteur "chance" soit aussi de la partie, se trouver au bon moment au bon endroit.
Bonjour
Je suis Michka, et j'habite en Alsace.
Mon mari et moi sommes rentrés d'un voyage de 2 ans
en Europe et Afrique du nord en camping car.
Donc contrairement à vous je n'ai pas voyagé seule, néanmoins,
la solitude, le blues....
Je me permets donc de vous dire, que ce n'est pas spécifique
aux gens qui voyagent en solo.
La solitude nous l'avons aussi vécu.
Mais bien davantage dans les régions françaises,
que dans les 25 pays européens que nous avions visités.
Cela en dépit de l'entretien régulier de notre véhicule, les travaux domestiques,
nous n'avions volontairement pas la télé, les activités domestiques
ne comblent pas la solitude que l'on ressent.
Quant à la déprime , si c'est à tour de rôle ça va, l'autre est là pour vous remettre d'aplomb.
Il arrivait souvent que l'un contaminait l'autre....
Et les coups de gueules étaient fréquents... souvent liés au fait que contrairement
aux voyageurs pédestres, cyclismes, ou autos stoppeurs, un camping cariste est souvent
très très frustré de ne pouvoir passer la nuit ou il veut.
En couple il faut systématiquement tenir compte des envies, des goûts de l'autre....
ce qui suppose beaucoup de compromis.
De plus il n'y a pas toujours la place pour se garer n'importe ou....
Combien de fois ne nous sommes nous pas dit:" Mais quelle mouche nous a piqué pour partir ainsi!
Rester chez soi le soir devant la télé, nous connaissons nos voisins,
parlons la même langue, partageons la même culture..." la vie est tellement plus facile!
Outre le français, nous ne parlons très bien que l'allemand ,
et avons profité de notre séjour en Angleterre pour apprendre quelques peu l'anglais...
ce qui nous a été utile dans les pays suivants....
Contrairement à ce que l'on entend... l'allemand est très très utile.
Globalement , justement parce que nous sommes très ouverts aux autres...
la langue ce n'était pas un vrai problème ...
Connaître au minimum les formules de politesse du pays accueillant facilite la vie.
Je pense que le problème, si problème il y a , c'est est davantage lié à l'épuisement moral.
Pour ce qui nous concerne, nous changions de pays en moyenne tous les 15 jours.
A chaque fois il faut s'adapter, la langue certes, la culture locale,
les habitudes alimentaires, le climat social, aux éventuels voisins de nuits
que nous allions rencontrés sur les aires de services, ou simplement dans une rue, un quartier, ou en pleine nature.
Entrer en relation verbale avec l'autre exige de soi un gros effort.
Au fil du temps on finit par communiquer avec tout ce que nous avons en nous.... mîme, dessin, et on tâtonne avec l'anglais, l'allemand, le français.....
Si bien qu'a la fin de notre périple nous ne savions plus très bien comment parler....
Comme les légionnaires, nous avions sans nous en rendre compte inventé une nouvelle langue....
Par ailleurs, nous n'avons plus vingt ans depuis longtemps....
se rajoutait à notre voyage les soucis générés par nos enfants....et la frustration de ne pas être présents lors de la naissance de nos petits enfants....
Nous sommes rentrés chez nous depuis 6 mois.... et maintenant pour sortir, nous devons nous faire violence....
TANT, nous sommes bien chez nous....
Bizarre non?
Je vous souhaite chers voyageurs, une très belle journée, et de très belles rencontres.
Pour ce qui nous concerne, nous changions de pays en moyenne tous les 15 jours.
A chaque fois il faut s'adapter, la langue certes, la culture locale,
les habitudes alimentaires, le climat social, aux éventuels voisins de nuits
que nous allions rencontrés sur les aires de services, ou simplement dans une rue, un quartier, ou en pleine nature.
Entrer en relation verbale avec l'autre exige de soi un gros effort.
Au fil du temps on finit par communiquer avec tout ce que nous avons en nous.... mîme, dessin, et on tâtonne avec l'anglais, l'allemand, le français.....
Si bien qu'a la fin de notre périple nous ne savions plus très bien comment parler....
Comme les légionnaires, nous avions sans nous en rendre compte inventé une nouvelle langue....
Par ailleurs, nous n'avons plus vingt ans depuis longtemps....
se rajoutait à notre voyage les soucis générés par nos enfants....et la frustration de ne pas être présents lors de la naissance de nos petits enfants....
Nous sommes rentrés chez nous depuis 6 mois.... et maintenant pour sortir, nous devons nous faire violence....
TANT, nous sommes bien chez nous....
Bizarre non?
Je vous souhaite chers voyageurs, une très belle journée, et de très belles rencontres.
Ah, non, pas bizarre du tout.
Après avoir un peu voyagé, je n'aspire qu'à une chose: rester chez moi. J'aime à présent rester chez moi, je partais tous les étés, à présent je passe les étés chez moi et franchement je ne regrette pas, ni d'être partie les années précédentes, ni de rester à présent.
En fait, c'est l'aboutissement d'un long processus.
Oui, j'ai toujours aimé voyager, mais jamais en bougeant beaucoup. Il m'a toujours paru impensable de partir dans un endroit dont je maîtrisais mal la culture et la langue et de partir moins de quinze jours dans un pays.
Du coup, je suis devenue une voyageuse "à spécialité": après l'Espagne où j'ai un peu vécu (et finalement, je n'ai pas tant fait de tourisme que ça, je serais incapable de conseiller un voyageur), les pays de l'Est (de l'Europe) et les Balkans, c'est l'Italie où je vais très régulièrement sur des périodes relativement courtes et où je teste le voyage lent et parfois immobile.
Qu'on soit seul ou à deux ou encore en famille, je trouve qu'il faut une sacrée dose de courage pour s'exiler un an, voire plusieurs années. Je pense que les coups de déprimes sont inévitables , surtout au moment des anniversaires, des fêtes de fin d'année, avec en outre des conditions parfois très sommaires de confort , le climat pas toujours favorables ...Sans doute faut il être fort psychologiquement pour faire abstraction de ces aspects négatifs et ne considérer que les avantages d'un tel voyage. Car il y en a tout de même énormément !
Pour ma part, j'y songe , j'y songe... Pas encore bien décidée si seule ou à deux, mais l'envie est bien présente. J'ai beaucoup voyagé , mais jamais sur une durée excédant 2 mois. Je suis toujours contente de rentrer chez moi , mais j'ai toujours un projet de voyage à venir...
Oui, vrai. Ca fais 3 ans que je voyage-travaill a vie... suis pas poete mais je crois que la vrai maison est a ton interieur et partout, en tout cas en Argentine oú j'habite maitnant, il a de la famille et beacoup a faire, beaucoup de tout pour tous. (Excusez mes fautes d'ortographe, suis pas francaise) 🙂.
Je me retrouve dans une impasse, durant 10 ans jai voyager dans toute la france, a vec le desir de decouvrir d'apprendre, jai aussi voyager seul en amerique du…
Je souhaite m'installer en Australie pour une période de 6 mois l'année prochaine. Premier grand voyage pour moi (jamais dépassé les 3 semaines...) Néanmoins,…
Je crée ce topic par rapport à une expérience personnelle. En fait j'ai voyagé pour la 1ère fois pour le boulot il y a un mois, le soir entre autre je me suis…
Je suis nouvelle sur ce forum que je viens de decouvrir. A vous lire, je constate que la plupart d'entre vous voyagent pour aller à la rencontre de l'autre.…
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)