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Quelles destinations sans maltraitance animale? English translation pending
by Fmouss88 · 2020-04-06 · 71 replies
Bonjour, Nouvellement retraitée, j’aimerais pouvoir profiter de mon temps libre à voyager en France ou à l’étranger. Je souhaite à tout prix éviter les endroit où l’animal est maltraité ( ex: marchés d’animaux vivants, exploitation touristique d’animaux, maltraitance diverse et coutumière, traditions impliquant tortures ect.... ) J’ai déjà été confrontée à des visions horrifiantes lors de quelques rares voyages que j’ai effectués par le passé : chiens martyrisés (entre autres) dans les îles, chevaux et ânes sur exploités et n’étant plus que l’ombre d’eux même tellement usés et maltraités, volailles pendues et agonisantes en plein soleil, bœufs assoiffés et blessés, chameaux avec pattes pliées et attachées jusqu’au sang , singes enchaînés .....et j’en passe et j’en passe. Je ne comprends pas que les touristes peuvent continuer à s’amuser et à jouir de leur voyage tout en étant confrontés à ce genre de spectacle. Les coulisses de certaines cartes postales idylliques sont un enfer, pour les animaux comme pour les hommes. Ma question est la suivante: Quelle destination vaut le détour sans être confronté à cela car pour ma part je ne peux faire abstraction de la misère qui m’entoure lorsque je voyage.Ce n’est pas compatible. Merci
Budget pour un expat en Thailande? English translation pending
by Sam93007 · 2020-04-02 · 20 replies
Bonjour tout le Monde,

Voilà durant cette période de confinement, je regarde beaucoup de reportage sur les expatriés en Thailande et j'aurais voulu savoir, pour ceux qui vivent sur place:

Dans quelle ville vous situez-vous?

Quel est votre budget mensuel?

Situation:célibataire ou marié?

Voilà ayant fait la Thailande 4 fois (Phuket), c'est une question qui est resté enfoui et dont j'aimerais avoir une idée.Je comprends que certains ne voudront pas répondre, car il s'agit de données personnelles, mais le but est plus d'avoir un ensemble d'avis et que pour les prochaines personnes désirant se lancer dans la voiture puisse avoir un avis sur le sujet.

Merci à tous.
Vacances écourtées aux Maldives en période de covid-19 English translation pending
by Cocoaw · 2020-03-29 · 3 replies
Récit de nos vacances écourtées aux Maldives en période de covid-19...

Fin février : Beaucoup beaucoup de boulot au bureau. Les nuits sont agitées, l'excès de travail trotte dans la tête, et me réveille souvent en pleine nuit. Vivement les proches vacances prévues aux Maldives, pour faire un vrai break de 15 jours afin de recharger les batteries. Parallèlement les médias commencent à beaucoup parler du Coronavirus, c'est plutôt inquiétant se qui se passe en Chine et ailleurs.

Début mars : De pire en pire le boulot, mais il ne faut pas craquer, les vacances sont proches. Ouh là là, c'est quoi ce bordel en Italie ? Et dans le Haut-Rhin ? Faudrait surtout pas que cela vienne perturber notre départ pour les Maldives. Coup de téléphone à l'agence de voyage allemande : pas de souci, aucun contre-ordre, nous pouvons partir tranquilles. Seuls les chinois et italiens ont des problèmes pour voyager. Quelques recherches sur Internet concernant les Maldives : il y aura sans doute des contrôles à l'entrée, mais rien de problèmatique si on n'est pas malade. Aucun restriction d'entrée pour les français ou les allemands (puisque nous voyageons avec les allemands au départ de Frankfort). Néanmoins nous restons vigilants, en suivant les infos au jour le jour jusqu'au jour du départ, en prenant notre température, et JP nous inscrit sur le site Arianne au cas où... Pourvu que notre départ pour les Maldives puisse se faire sans encombres. Nous voulons vraiment partir en vacances. Bon, on prévoit quand même d'emmener des Doliprane, le thermomètre, et du gel hydroalcoolique...

11 mars : Départ à 13h00 en direction de la gare d'Offenbourg (Merci Michel de nous y conduire, et on te rappelera au retour le 26 pour nous rechercher dans la soirée). Puis train vers Frankfort. Peu de monde dans le train, c'est cool. Arrivée à l'aéroport : drôle d'ambiance, c'est super silencieux par rapport à d'habitude, très peu de voyageurs sont présents. Cool, l'enregistrement se fait très rapidement. Contrôle de police : idem, c'est super rapide, il y a peu de monde. C'est cool. On pense à se nettoyer les mains avec du gel de temps en temps. On retrouve un plus grand nombre de voyageurs à proximité de la porte d'embarquement, y compris quelques rares cas de personnes portant un masque. Le vol est quasi complet, et se passe bien.

12 mars : Arrivée à l'aéroport de Male à l'heure. Il fait très beau et chaud à la sortie de l'avion : on est bien aux Maldives. Des caméras thermiques contrôlent l'arrivée des voyageurs. Le passage de police est un peu long, mais c'est habituel à Male. Nos bagages arrivent rapidement. Une maldivienne nous accueille avec une pancarte PalmBeach, notre hôtel. Elle nous parle en anglais, normal (d'ailleurs l'anglais sera la seule langue parlée pendant toutes nos vacances), elle nous accompagne pour l'enregistrement des bagages pour la suite du voyage et nous guide vers le minibus avec lequel nous nous rendons au terminal des hydravions. Pas le temps d'aller dans le salon d'attente VIP de l'hôtel, car notre transfert en hydravion va avoir lieu dans la foulée. Tant pis, on ne se changera pas, et la pause pipi devra attendre l'arrivée à l'hôtel, on n'observera pas non plus le ballet des départs-arrivées des hydravions. Pas grave, on connaît déjà, et au moins on ne va pas poireauter à attendre notre transfert. Départ de notre hydravion en direction du PalmBeach. Le temps est dégagé, le ciel bleu azur, et le survol des lagons est plus beau que jamais, les couleurs sont magnifiques, les îles ressemblent à des gouttes turquoises disséminées dans l'océan. J'en profite pour faire de belles photos. Arrivée sans encombres au PalmBeach Resort 45 minutes plus tard. L'accueil est masculin et maldivien, et se fait en anglais. Dommage toutefois que la sympathique Bruna qui nous avait accueilli en français en 2017 ne soit plus là, mais il est vrai qu'il y a eu en changement de management, je savais déjà qu'entretemps l'hôtel est géré par des maldiviens. Cocktail de bienvenue, gel pour laver les mains, spray pour désinfecter les chaussures et hop nous voilà dans un buggy qui nous amène à notre bungalow. Ce sera le 625, et non le 812 comme demandé, mais il s'avèrera plus tard que c'est une bonne chose car le réchauffement climatique est passé par là, il y a beaucoup d'érosion, et la plage est désormais beaucoup moins belle devant le bungalow 812, alors qu'elle est magnifique devant le 625. Consignes à l'arrivée au bungalow : laisser les chaussures dehors au soleil pour détruire les éventuels bactéries résiduelles, et mettre tous les vêtements et sous-vêtements portés dans le sac à linge pour nettoyage et repassage, c'est un service gratuit de l'hôtel à l'arrivée par mesure de sécurité en raison du coronavirus. Cool ! Nos vêtements nous seront rendus le lendemain tout propres et repassés. Là débutent nos vacances sur la magnifique île que nous avons grand plaisir à retrouver. Notre bungalow est entouré de végétation formant un jardin privé et un peu caché devant la grande terrasse où nous attendent deux chaises longues avec matelas et serviettes, alors que 2 bains de soleil flottants sont posés près de l'arche formée par la végétation qui donne un accès direct à la plage. Qu'est ce qu'on est contents d'avoir pu venir ici !

Les jours suivants : Il y a beaucoup moins de monde sur l'île qu'en 2017. Plus que jamais on a l'impression de vivre un rêve éveillé presque seuls au monde. Nos ballades sur la plage, nos baignades, les petits poissons... Tout est parfait, tel que nous l'avons connu en 2017, mais avec encore beaucoup moins de monde. La plage nous appartient, on ne croise presque personne, sauf près des transats du bout de l'île où se regroupent habituellement plusieurs familles de vacanciers, essentiellement des italiens. Côté restaurants, vu qu'il y a peu de monde, seul le restaurant principal est ouvert, et on y prend même le petit déjeuner, le coffeshop étant fermé. Pas grave, les buffets y sont excellents et très variés, il y a beaucoup de personnel très gentil, dont certains sont les mêmes qu'en 2017, il y en a même qui se rappellent de nous (et oui, les cheveux blancs de JP ne passent pas inaperçus...). En plus des buffets, il y a des planchas de poissons ou de viandes, cuits en direct comme on veut, il suffit de demander. Pareil pour les omelettes, les pâtes, les crêpes, les gaufres, etc... Beaucoup de personnel comparé au nombre de clients, et ils sont là à nous attendre et exaucer nos voeux. Il faut dire que les touristes sont rares, et il y en aura de moins en moins au fil des jours, de 60 clients les premiers jours on tombera à une dizaine d'adultes les derniers jours. Même la famille autrichienne que nous avions pris l'habitude de croiser aux heures de repas quittera l'hôtel le 2ième dimanche, réduisant les clients résiduels à un couple de Suisse (qui comme nous ont prévu un retour le 26, mais via Dubai = rassurant nous ne serons pas les seuls clients à la fin de notre séjour...) , ainsi que 3 familles italiennes, un couple d'origine inconnue et nous 2. Malgré tout, la nourriture restera excellente et très variée tout au long de nos vacances, même s'il est vrai que la préparation de carpacio de thon en direct qui nous est plusieurs fois proposé la première semaine va cesser la deuxième semaine. Nous serons souvent la seule table occupée du restaurant en début de repas et defois ce sera le cas pendant presque tout le repas. Nous avons l'impression d'être des Robinsons de luxe abandonnés sur une magnifique île quasi déserte, mais avec tout le confort. La vie est belle, j'ai envie de chanter: "the sky is blue, the clouds are white, and I say to myself what a wonderful world..." Aux heures de repas, nous profitons du wifi, pour donner des nouvelles aux proches, transmettre des photos, et... ...suivre les actualités venant de France... et là on quitte très vite le petit nuage. La rapide évolution de la situation nous laisse perplexe, c'est ahurissant, confinement, fermeture des frontières, de plus en plus de morts ? Cela paraît irréel ? C'est quoi ce bordel ? Un mauvais rêve ou quoi ? Jamais de la vie on imaginait que cela pourrait évoluer ainsi. Après quelques jours on commence à se poser des questions pour notre retour. Mais un échange d'email avec l'agence de voyage allemande se veut rassurant, on nous conseille de profiter pleinement de nos vacances, qu'en cas de problème l'agence s'en occupait et nous tiendrait informés. Nous surveillons néanmoins au quotidien sur Internet les vols de Condor entre Male et Frankfort : visiblement sans souci, les avions vollent 3 fois par semaine, comme si de rien n'était. Mais au fil du temps, si nos journées restent paradisiaques, nos nuits commencent à être agitées, on dort moins, on cogite, les nouvelles semblent très inquiétantes, est-ce qu'on pourra vraiment rentrer en Allemagne avec le vol de Condor ? Et rentrer en France ensuite ??? Nous surveillons aussi l'application MeineTui sur le téléphone : elle prévoit toujours encore que notre retour se fera le 26 via le vol DE2321... Parallèlement j'ai téléchargé l'attestation permettant de se déplacer en France pendant le confinement, et la fait imprimer par la réception de l'hôtel : on ne sait jamais, on pourrait en avoir besoin au retour. On alterne ainsi des journées de rêve avec des nuits de plus en plus agitées et anxieuses.

Soirée du dimanche 22 mars : Vers 21 heures, alors que nous dînons tranquillement au restaurant pour clôturer une superbe journée, le responsable du restaurant me tend un téléphone et me dit que la réception veut nous parler de notre retour. Ils ont eu un message de TUI Maldives comme quoi on partirait le lendemain. Mais ils n'arrivent pas à joindre TUI pour avoir plus d'informations, et cela posait problèmes pour organiser le transfert vers Male... De notre côté on n'a eu aucune information de TUI... J'envoie sms et email à TUI germany, mais je n'obtiens pas de réponse ( j'en aurai 5 jours plus tard...). Impossible de contacter l'agence de voyage allemande, on est dimanche... L'hôtel n'arrive pas non plus à joindre TUI Maldives, mais ils continuent à essayer de les appeler pendant que nous restons au bar. Vers 22h00, on nous dit que de toutes façons sans information complémentaire ils n'ont pas pu organiser notre transfert en hydravion, et que par conséquent nous ne pouvions pas partir le lendemain. En général l'hôtel a besoin d'être informé au minimum un jour avant les départs pour organiser le transfert. Il vaut mieux dormir, on se verra le lendemain après le petit déjeuner pour faire un point de situation. Nous décidons d'aller dans la chambre et de commencer à ranger et plier les affaires pour pouvoir préparer les valises rapidement au cas où. Puis on se couche, anxieux après ces derniers événements. Peu après, à 23h00, le téléphone sonne. Revirement de situation : l'hôtel a réussi à joindre TUI, le vol retour du lendemain est confirmé, il faut absolument le prendre, c'est le dernier vol qui nous permettra de rentrer, sauf à nous débrouiller par nous mêmes. Pour l'hydravion, ils vont voir et essayer de nous organiser un transfert en urgence. On ne doit pas s'inquiéter, ils nous réveilleront le lendemain à 6h50, les valises seront cherchées à 7h05, puis petit déjeuner et formalités de départ à la réception, et départ de l'île à 8h00... Ouh là là tout se précipite avec un retour anticipé de 3 jours, qui est ainsi programmé en urgence pour le lendemain matin aux aurores. Nous finalisons rapidement les bagages, avant de se recoucher pour passer notre dernière nuit dans le bungalow 625.

Lundi 23 mars : Le téléphone nous réveille à 6h30, gros problème, il n'y a pas de place pour nous pour le transfert en hydravion... Ils essayent de trouver une solution et vont nous rappeller... Aïe aïe aïe ça se complique. Le téléphone sonne de nouveau 20 minutes plus tard. Ils ont trouvé une solution, nous devrons prendre un speedboat pour aller sur une autre île d'où nous pourrons prendre un hydravion où il reste 2 places. Ils viennent prendre nos bagages dans 10 mn, et il faut aller au plus vite au restaurant et à la réception, car le bateau partira à 7h30. Heureusement qu'on était prêt à partir. C'est ainsi que nous quittons l'île sur un speedboat à 7h30 (= heure de l'île, soit 2h30 heure française) avec un accompagnateur de l'hôtel qui nous remet une lettre de TUI Maldives précisant notre rapatriement avec les références du vol de remplacement. Pas le temps de dire au revoir à quiconque, tant pis. Le bateau tape sur les vagues, JP n'est pas rassuré, mais nous arrivons sans encombres à destination 20 minutes plus tard. Un homme nous attend sur le ponton et nous prend la température (tout va bien), il nous fait nous assoir sur un banc sur le ponton, en nous demandant d'attendre là avec nos valises. L'hydravion arrive 10 minutes plus tard, et on nous permet de monter à bord avec d'autres passagers. Nous ferons différents autres stops sur diverses îles pour prendre d'autres passagers, et ce n'est que 2 heures plus tard que nous arrivons à Male où nous sommes pris en charge. Une femme travaillant pour l'hôtel nous accueille, elle nous amène au terminal principal et vérifie avec TUI que même sans billet en notre possession nous sommes bien inscrits sur le vol de rapatriement de Condor, et nous dirige vers les guichets où nous pouvons nous enregistrer et obtenir nos cartes d'embarquement. Le vol est prévu à 11h35 pour une arrivée à 18h35. Mais nous décollons presque une heure plus tard. Pas grave, ouf on y est, l'avion va nous ramener à Frankfort, et comme c'est le dernier vol il était primordial de ne pas le rater. Gros soulagement d'avoir réussi à le prendre. A peine nous avons décollé, voilà JP qui prépare sa petite monnaie pour le whisky, sekt, vin rouge etc... qu'il compte acheter pour accompagner notre déjeuner. C'est là qu'on entend une annonce qui précise qu'il n'y aura aucune vente à bord en raison des risques de contact liés au coronavirus, on nous distribura simplement des bouteilles d'eau (à volonté), des sachets avec des sandwichs, et une barquette de pâtes bolognaises en guise de plat chaud, il n'y aura aucun autre service à bord. Tant pis, faudra faire avec. D'ailleurs JP pourra aussi grignoter les paquets de noix de cajou qu'on a emmenés avec nous ( ce qu'il fera en boudant les sandwichs de Condor). Entretemps on constate sur nos écrans que l'arrivée n'est prévue que dans 12h15 soit plus de 2 heures de vol en plus que prévu... Et c'est effectivement ce qui va se passer, le vol paraît interminable. Un peu avant l'atterrissage le pilote nous explique l'allongement de la durée du vol par un itinéraire modifié ainsi qu'un problème de direction imposant une vitesse de vol réduite. Ce n'est donc que vers 20h30 que nous atterrissons à Frankfort, température extérieure 5 degrés, brrrr, ça change des Maldives. Mais nous sommes néanmoins contents d'être arrivés en Europe, c'est déjà rassurant. Le contrôle de police est un peu plus intrusif que d'habitude, je dois expliquer que nous voulons prendre le train de l'aéroport jusque vers Kehl, comme le permettent nos billets TUI, ensuite on traversera la frontière pour rentrer chez nous : c'est validé, ok. Récupération des bagages, et hop direction le terminal Fernbahnhof de l'aéroport. Chouette, le guichet d'information Dbahn est ouvert : on nous y précise qu'il n'y a pas de train pour aller à Strasbourg (aucun train ne passe plus la frontière), mais on peut prendre un train pour Offenbourg à 2h15 puis changement de train pour aller à Kehl. Après il faudra effectivement se débrouiller pour passer la frontière et rentrer... Il reste donc plus de 5heures à attendre notre train : ça va être long ! Le terminal est presque désert, les voyageurs sont peu nombreux, et il est demandé partout de respecter une distance de sécurité. Mais surtout il fait froid. Sur conseil d'un agent de sécurité, nous nous installons sur des banquettes en cuir dans un endroit du terminal au premier étage un peu en retrait où il fait moins froid (devant l'entrée de l'hôtel Hilton airport). Je profite de tout ce temps d'attente pour donner des nouvelles aux proches pour les avertir que nous avons quitté les Maldives en urgence et atterri à Frankfort, puisque jusque là nous n'avons pas eu l'occasion d'informer quiconque de notre départ précipité. Cela fait passer la première heure. On enchaîne avec une partie de cartes skipbo pour tuer le temps. On prépare également nos attestations pour le déplacement en France, je choisis le motif familial et ajoute manuellement "Retour de vacances aux Maldives vers notre domicile", vu qu'aucun motif n'est prévu sur l'attestation pour notre cas. Mais l'attente est très longue, et entretemps le froid s'est accentué, je vérifie la météo via internet sur mon téléphone : 0 degrés (pas étonnant qu'on sente le froid), et ça va descendre à -3 au courant de la nuit... Brrrr !!! ça on ne l'avait pas prévu. Ouverture des valises : on sort pulls et teeshirts supplémentaires qu'on enfile en superposition pour avoir moins froid... Je vérifie aussi sur mon téléphone si notre train sera à l'heure : mauvaise surprise, retard de 15 minutes, et c'est un retard qui au fur et à mesure augmentera jusqu'à 30 minutes.

Mardi 24 mars : A 2h45 nous sommes tout seuls sur le quai où le froid nous glace, et montons dans notre train en direction de Offenbourg. Ouf, ça c'est fait, on s'installe, il y a très peu de voyageurs, de la place partout. Rassurés, on va être au chaud pendant 2 heures. Arrivés à Offenbourg, nous repérons le quai 7 d'où partira notre prochain train pour Kehl dans 35 mn, mais il y fait très froid. On va tenter de se réchauffer à l'intérieur de la gare, mais cela ne s'avère pas possible, en y arrivant on voit qu'elle est fermée jusqu'à 7h00. Y'a pas le choix, nous retournons sur le quai 7 pour y attendre l'arrivée du train pour Kehl. Quelques travailleurs matinaux se pressent sur les quais pour se rendre au travail en train. Ils ne portent pas de masque. Enfin notre train arrive, et c'est parti vers Kehl. Chouette on se rapproche de chez nous. Terminus à Kehl à 5h53. Les trains ne franchissent plus la frontière depuis quelques jours. Il faudra y aller à pied. Nous quittons la gare, attestation dans la poche, pour longer les voies de tram. Mais le chemin est fermé, interdiction de le prendre, il faut traverser la route et prendre l'ancien pont, où on peut observer des policiers allemands qui contrôlent les conducteurs automobiles. Les policiers nous ignorent. Il est presque 6heures du matin et c'est donc parti pour une traversée mémorable du pont de Kehl, à pied, nos valises à la main, l'attestation en poche, dans un froid glacial. Comme au cinéma, dans les films de guerre, ou la traversée de Paris... Cela dit nous ne sommes pas seuls, 2 autres individus suivent le même trajet, comme nous, en direction de la première station de tram strasbourgeoise. Nous ne sommes pas contrôlés, et pouvons attraper de justesse le tram qui part aussitôt que nous sommes montés dedans. Peu de personnes sont dans le tram, certaines portent un masque. Changement de tram à Homme de Fer, et là aussi le tram démarre aussitôt que nous sommes montés, il n'y a aucune attente, tant mieux, car avec les trains on a suffisamment attendu. Les rues de Strasbourg semblent très vides, mais ce n'est pas choquant au vue de l'heure très matinale. Nous arrivons à Lingolsheim, terminus Tiergartel, on est à moins de 10 mn de la maison, on arrive donc à la fin de ce long périple. JP décide de s'arrêter à la boulangerie pour acheter du pain avant de rentrer, malheureusement la boulangerie n'ouvre qu'à 7h00, c'est dans 7minutes... Il fait très froid, je ne vais pas attendre, je rentre directement à la maison, lui va attendre et acheter du pain, cela évitera de refaire une attestation de sortie plus tard. A 7h15, nous sommes enfin tous les 2 à la maison, avec nos valises et du pain frais. Chouette ! Cela fait plaisir d'avoir pu rentrer. Y'a plus qu'à prendre un bon petit déjeuner puis se mettre au lit pour dormir.

Bye bye les Maldives, bienvenus à la maison, et bonjour le confinement...

Jeudi 26 mars : C'est aujourd'hui qu'on aurait du quitter les Maldives. Tient un SMS est arrivé tôt ce matin de la part de TUI : réponse à mon message de dimanche, confirmation de notre vol retour du jour DE2321 !!!! Rapide vérification sur Internet : c'est une blague ? Ce vol n'est plus programmé... Réception d'un deuxième SMS de la part de TUI Germany un peu plus tard dans la matinée : notre rapatriement devra peut être attendre... ??? Visiblement c'est un vrai chaos, et les informations ont du mal à circuler même entre TUI Maldives et TUI Germany, ces derniers ne savent pas qui est rentré ou non... Heureusement, on est à la maison, confinés soit, mais contents d'avoir pu rentrer.
Visiter Venise: bons plans et astuces hors des sentiers battus en 3 jours English translation pending
by Travelwithla · 2020-03-29 · 16 replies
Nous vous proposons pour visiter Venise de découvrir des endroits insolites et vous donner des bons plans, adresses et astuces que nous avons découverts lors de notre séjour.

https://youtu.be/h6zGjlHeGrU

Un carnet de voyage pour visiter Venise en 3 jours structuré par quartiers . Vous verrez nos coups de coeurs , des endroits parfois cachés ou invisibles au milieu de la foule, négligés des touristes, qui pourtant méritent le détour. Nous avons aussi fait quelques visites étonnantes en dehors des circuits habituels, des points de vue , mais aussi des bonnes adresses: restos et supermarchés qui nous ont plu ...



si vous avez, vous aussi des lieux insolites sur la Sérenissime ou des bonnes adresses pour se restaurer ou loger, n'hésitez pas à les partager avec nous .

Vous ne verrez plus Venise de la même façon après cela.
Cinque Terre: le Sentier Bleu en un jour et conseils English translation pending
by WalkingNatur · 2020-03-28 · 2 replies
Dans rapport de randonnée d'aujourd'hui de la randonnée des Cinque Terre, nous avons parcouru les villes de Monterosso, Vernazza, Corniglia et Manarola en Italie.

Regardez la vidéo complète ici:
https://youtu.be/E_FtmVnQiFY N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.

Donc, ce grand jour est venu quand nous allions enfin faire une randonnée sur le sentier officiel des Cinque Terre le long de la côte de Monterosso à Riomaggiore. Le sentier était composé de plusieurs parties de quelques kilomètres allant d'un petit village côtier à l'autre et serait l'une des plus belles et insolites promenades côtières à faire.

Nous avons essayé de nous réveiller le plus tôt possible et avons commencé la journée en prenant le train de Levanto à Monterosso. Comme nous savions que cela nous prendrait toute la journée pour y marcher et que le sentier était assez difficile, nous avons dû traverser la montagne. Nous voulions avoir des vues sur la mer et de nouveaux clichés.

La veille, nous avons appris que le sentier de randonnée des Cinque Terre et l'entrée du parc national ne sont pas gratuits et coûtent 7,50 euros par personne pour une journée.

Nous voulions donc vraiment faire ce sentier et découvrir si cela en valait la peine ou non et bien sûr le partager avec nos lecteurs et notre public.

Nous sommes donc allés de Levanto à Monterosso en train, ce qui ne faisait que 7 minutes et nous étions partis pour découvrir le sentier.

Monterosso était un village assez petit caché entre les falaises abruptes des deux côtés. Les maisons étaient colorées et lumineuses comme dans tous les villages de la région et de tous les coins il y avait des signes de pizzeria et de gelaterias.

Nous en avons donc profité et acheté une pizza végétarienne à emporter dans l'un de ces petits boulangers. Il s'agissait en fait de deux petites pizzas et elles avaient plutôt le goût d'un pain focaccia que nous avons mangé auparavant en raison de la base de pâte épaisse et grasse. Nous avons donc appris qu'en Italie, le mot pizza ne signifie pas nécessairement une version classique de ce que nous appelions autrefois. Il en existe de nombreuses variétés.

La plage de ce village était assez petite et ce que nous avons remarqué sur les plages de la région, c'est qu'elles étaient presque entièrement occupées par des chaises longues, des parasols et des casiers pour ranger vos affaires. Ce sont tous des services payants bien sûr. Il n'y avait pas assez d'espace pour la plage libre. Seul un petit terrain souvent sans douches froides pour rincer l'eau salée. C'était une vraie déception car nous avions quelque chose à comparer, par exemple les plages d'Espagne étaient toutes (peut-être à quelques exceptions près) gratuites et avaient toujours des douches froides. Toutes les toilettes publiques que nous avons rencontrées étaient également payées. Sur les plages, les gares, etc. Ce ne sont que nos petites observations après avoir passé quelque temps en Italie.

Après avoir savouré notre délicieux repas, nous étions enfin prêts à commencer la randonnée. Il était encore assez tôt le matin vers 8 heures du matin lorsque nous sommes passés par le premier point de contrôle et qu'il n'y avait personne pour vendre le billet. Nous étions donc sûrs que certaines personnes profitaient des premiers matins pour faire au moins une partie du sentier car c'était parfaitement possible. Également hors saison de novembre à mi-mars, il est ouvert et gratuit pour les randonneurs.

Le sentier a commencé à monter avec beaucoup d'escaliers et c'était assez difficile. Nous avons constaté que les escaliers tuaient toujours les muscles le plus probablement à cause de la même pression sur les mêmes groupes musculaires encore et encore. Mais le temps nuageux et la fraîche brise fraîche de la mer nous ont beaucoup aidés à marcher.

Nous passions par de nombreux vignobles sur les flancs des collines et parfois le sentier s'ouvrait pour de superbes vues sur la mer. Mais surtout, le sentier traversait des forêts denses et des tunnels d'arbres. Il y avait aussi beaucoup de petites criques fluviales qui descendaient des montagnes et nous nous sommes souvenus que nous avons rencontré le plus de serpents en quelques jours que jamais en randonnée. C'était probablement un excellent habitat pour eux. Nous avons même repéré un petit scorpion caché dans les rochers qui faisait très peur. Mais bientôt, nous avons appris qu'il n'est pas vraiment dangereux pour l'homme comme certains autres plus exotiques et que son venin n'est pas mortel.

Puis, après quelques kilomètres, les marches ont commencé à descendre et nous approchions du nouveau village Vernazza. C'était assez pittoresque situé juste sur la falaise qui s'étendait le long de la côte et entouré de nombreux vignobles.

Sur le chemin, nous avons même vu le petit chemin de fer traversant les vignes. Et par accident, nous avons entendu l'information d'un groupe guidé que nous traversions selon laquelle ils étaient en fait encore utilisés par les agriculteurs pour transporter les raisins et tout ce qui était nécessaire dans les champs. Comme le terrain était assez difficile, il est vraiment utile. Même les gens peuvent parfois voyager dessus, mais cela rappelle beaucoup les montagnes russes. C'était un fait intéressant à apprendre et nous avons même ressenti le désir de faire un tour dessus, ce serait probablement très amusant.

Nous avons traversé le village assez rapidement comme nous le savions, nous avions encore un long tronçon devant nous. Cette partie de 3 km était assez similaire à la précédente avec moins de marches et des montées et descentes plus douces. Sur le chemin, nous avons rencontré deux personnes jouant de l'accordéon et de la guitare en train de collecter de l'argent sur la piste et c'était une autre preuve de la nature touristique des lieux. Bientôt l'autre village de Corniglia s'est ouvert à nos yeux et c'était un similar joli village de pêcheurs au bord de la falaise.

Lorsque nous quittions le sentier au point de contrôle, nous avons demandé s'il était possible de faire la deuxième moitié du chemin et ils ont dit non qu'il était fermé et que la seule alternative était de monter plus haut dans les montagnes. Ce fut une autre déception de notre part de savoir que la piste n'est pas entièrement ouverte. Nous avons donc fini par ne payer que la moitié. Nous avons déjà fait de la randonnée dans les montagnes et nous savions que ça allait être similaire alors nous avons décidé de monter dans le train et de nous rendre au prochain village avec l'aide de celui-ci.

Heureusement, la liaison ferroviaire est assez bonne entre les villages, vous n'aurez donc aucun problème avec cela. Nous sommes donc arrivés à Manarola comme en 5 minutes et nous étions vraiment tentés de vérifier si cette partie du sentier était vraiment fermée et pourquoi. Malheureusement, c'était vrai et le portail à l'entrée en parlait évidemment. Notre supposition était qu'il y avait une sorte de chute de roche qui a ruiné une partie du sentier et c'est pourquoi il a été fermé, mais en même temps, nous avons vu que certaines portes et constructions étaient déjà rouillées et entre les carreaux au sol, il y avait tout à fait un beaucoup d'herbe poussant à travers. Dans l'ensemble, le quartier semblait négligé, nous avons donc conclu qu'il était déjà fermé depuis plusieurs années.

À notre insatisfaction, nous avons donc dû terminer notre parcours à ce stade. À notre avis, cela ne valait pas l'argent que nous avons payé pour cela. Même si la région est assez pittoresque et les villages sont agréables, nous n'avons rien ressenti de spécial sur le sentier lui-même. Nous avons fait plusieurs randonnées le long de la côte et elles étaient toutes pareilles - belles et gratuites bien sûr. Ils ne sont tout simplement pas aussi populaires, mais cela ne signifie pas qu'ils sont pires. Et aussi ils ne sont pas aussi bondés, ce qui est un autre avantage. Nous pensons que dans chaque pays, il n'y a que plusieurs endroits populaires que tout le monde visite et beaucoup d'autres grands qui sont négligés. Notre grande randonnée méditerranéenne que nous avons faite l'année dernière en était une preuve. Peu de gens le savent mais ça vaut vraiment le détour. Nous vous recommandons vivement de consulter notre série de vidéos de cette randonnée et de découvrir cette belle partie de la côte par vous-même. Nous pensons que c'est l'un de nos objectifs, avec la mise en valeur de lieux bien connus qui permettent aux gens de découvrir des sentiers et des lieux cachés de gemmes que peu de gens connaissent.

Mais si vous êtes toujours prêt à visiter ces endroits, notre conseil serait hors saison ici quand tout est ouvert et que ce n'est pas si chaud, ce qui est un bonus. Ou faire des parties de sentier tôt le matin, ce qui peut également être une autre option. Sachez également que le billet que vous achetez n'est valable que pour une journée et qu'il vous donne accès au sentier lui-même, aux excursions guidées que vous devez vérifier à l'avance, à certaines entrées du musée et aux toilettes publiques gratuites. Que nous pensons également assez injuste que vous deviez payer pour des services supplémentaires même si vous n'en avez pas besoin.

Eh bien, après avoir passé un peu de temps à Manarola, nous avons décidé de ne pas aller au dernier village de Riomaggiore car nous pensions que cela allait être similaire et aller à Spezia en train à la place. Nous nous sentions comme si nous avions besoin de repos pendant plusieurs jours après avoir passé 3 jours chauds de randonnée. Et nous avons constaté que la majorité des campings se trouvaient dans la région de Spezia, plus près de la côte. Donc, sans plus d'hésitation, nous avons espéré prendre le train et nous nous sommes dirigés plus loin le long de la côte. Ensuite, nous avons prévu de continuer la randonnée Via Francigena en Toscane et nous espérions de plus belles découvertes à venir ...

Avez-vous déjà visité le Cinque Terre? Quelle a été votre expérience?
Road-Trip en solo dans l'Ouest américain en septembre 2019 English translation pending
by Lolocdb · 2020-03-23 · 41 replies
Bonjour à tous, comme beaucoup d’entre vous, je me retrouve en repos forcé, ça va être très difficile.. J’ai beaucoup consulté ce forum, et beaucoup d’entre vous m’ont persuadé sans le savoir de voyager. Je vous en remercie. Comme j’ai du temps je me lance à mon tour dans la rédaction d’un carnet de voyage. Pour les photos, je ne suis pas un pro, il y en a de très belles sur de nombreux sites, je souhaitais juste quelques souvenirs et ne pas passer mon temps à mitrailler pour profiter. Avec le souhait que cela donne envie à d’autres de faire leurs valises.



Je me présente : Laurent, 44 ans, j’habite La Rochelle où j’aiguille les trains. Je vis dehors en permanence : natation en mer, vélo, marche, cafés et pique-niques entre amis au bord de mer je ne suis pas fan de shopping, musées et parcs d’attractions. Je suis parti dans l’ouest américain en septembre 2019 : Californie, Arizona, Utah, Nevada. C’est un voyage qui me trottait dans la tête depuis un petit moment. J’ai hésité à partir seul j’avais tendu des perches qui n’ont pas été saisies. En fait cela ne m’inquiétait pas de partir seul et je pourrai aller à mon rythme selon mes envies. J’avais besoin de faire une pause. En février 2019 je suis sur Skyscanner sans savoir que 10mn plus tard ce serait parti pour un road-trip aux USA de 18 jours.

Je tombe sur un vol AR United Airlines Paris – San-Francisco à 415 euros, sans escale avec bagage. J’hésite (pas longtemps) et hop billet pris. En 48 h j’affine le parcours et là : Frustration (pas désagréable) ! Il devient évident que d’autres voyages seront nécessaires : il y a le budget (je pars seul donc ce sera cher), le temps, et surtout les concessions : il y a trop de choses à voir et à faire je le verrai pendant les six mois de préparation. Ce qui est magique en fait !!!



Jour 0 : 17 septembre La Rochelle – Paris Je me retrouve donc sur le quai de la gare de La Rochelle, deux amies m’ont accompagné, avec une valise pas trop lourde (16kgs) et un sac à dos. Je pars peu en vacances, je ne réalise pas, je flotte. Je n’ai aucune inquiétude. Je dormirai chez mes parents en banlieue ce soir. Tout se passe bien.

Jour 1 : 18 Septembre Une longue et belle journée Paris – San-Francisco

Départ pour Roissy à 5h00 avant les bouchons, tout s’enchaîne super bien, pas d’attente, pas de stress, je change la carte Sim de mon téléphone, embarquement, installation et décollage à l’heure 9h15. Je suis assis au hublot, 15mn après on survole Boulogne-sur-Mer, en 3mn c’est Folkestone. Le voyage a vraiment commencé. Les nuages s’effaceront au dessus du Groenland puis au bout de 11h, voilà enfin l’Océan Pacifique avec les forêts de l’Oregon. Puis c’est la descente vers l’aéroport. Dommage le temps est un peu nuageux. Il est 11h30, je débarque à San-Francisco en Californie en 15 mn je passe la douane, je récupère ma valise et je me retrouve sur le quai du BART (le RER de San Francisco). Nous sommes plusieurs français dubitatifs devant le distributeur de billets. Explication : sur le ticket, il n’y a pas de destination mais un prix. On regarde sur un tableau sa destination, et on sélectionne un ticket au prix correspondant, si on n’a pas payé assez on ne peut pas sortir.

Je descends à la station « 16th Street Mission », je monte l’escalier et je me retrouve dans la série « Les Rues de San Francisco ». De vieux immeubles typiques, le drapeau américain, des sdf avec leurs cabats, une odeur de marijuana, des voitures de police. C’est sûr je suis aux USA mais tout est tranquille, il n’y aucune agressivité. Je trouve mon bus pour « Van Ness Avenue et Bay Street » le 49.



San-Francisco, ça monte et ça descend, à l’avant des bus il y a des supports où les gens peuvent installer leur vélo, je n’en reviens pas. Après 20mn, la baie de San-Francisco apparait. Je descends, j’ai 10mn de marche jusqu’à l’auberge de jeunesse « HI San Francisco Fisherman’s Warf Hostel » de Fort-Mason. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, il fait doux, ce n’est pas la même ambiance qu’à la sortie du BART. Sur la droite, il y a une plage avec des gradins, l’Ile d’Alcatraz est à sa place, je monte une côte dans une rue piétonne et arborée et je me retrouve face au Golden-Gate. C’est surréaliste

Je ne suis jamais allé en auberge de jeunesse. Un copain qui me connait bien m’avait mis en garde, « Ce n’est pas pour toi !». Je garde un souvenir amusé mais il avait raison, nous en reparlerons.

J’arrive donc à l’auberge de jeunesse, accueil super sympa, chambre sommaire mais propre, quatre lits qui semblent confortables. Il est à peine 13h30 j’ai le temps de profiter de l’après-midi. Je vais prendre une douche et là, premiers doutes. Une grande pièce avec trois WC fermés ni en haut, ni en bas, une rangée de lavabos et une douche au fond seulement fermée par un rideau… A cette heure pas de soucis, il n’y a personne.

Je prends des renseignements pour louer un vélo le lendemain et je pars découvrir Fisherman’s Warf. 4h de promenade, je ne vois pas le temps passer. Plusieurs jetées, la vue sur Alcatraz, les otaries qui se prélassent, Lombard Street avec ses lacets. Une petite déception, le cable-car est en maintenance depuis deux semaines et pour encore 3 jours et je serai parti. Vers 17h je commence sérieusement à avoir faim, pas très original mais pour le premier soir ce sera pizza face à la mer. La fatigue commence à se faire sentir mais le temps s’est dégagé et je vais pouvoir profiter d’un beau coucher de soleil sur le Golden-Gate et les anciens docks.





Je rejoins l’auberge de jeunesse, dans la chambre un italien, qui part randonner et faire du paddle au Lac Tahoe (une bonne idée) . Nous engageons la conversation. Je parle anglais comme une clef à molette mais j’arrive à bien comprendre. La fatigue arrive, ça fait 35h que je suis réveillé. Lavage de dents et joies de l’auberge, un gars est en train de caguer bruyamment. Pas très glop. Puis la nuit sera courte 2h se sommeil au maximum malgré les bouchons d’oreilles et le masque de nuit. Le décalage horaire, un ronfleur et un japonais qui se lèvera quinze fois. On m’avait prévenu…

Jour 2: 19 septembre Une journée en plein air à San-Francisco

Mon manque de sommeil n'entame pas ma bonne humeur ce matin, il fait un temps magnifique, je vais en profiter. Le petit déjeuner de l'auberge tarde et je décide de le prendre sur le Warf. Il sera très copieux au Boudin Bakery Cafe.

Puis je me rends chez Blazing Saddles Bikes où je loue un VTC , j'ai une réduction par l'intermédiaire de l'AJ (c'est déjà ça) et un retour en bac depuis l'autre côté de la baie. C'est donc parti pour une cinquantaine de kilomètres. Je suis habitué du vélo à La Rochelle et dans le Marais Poitevin où les dénivelés sont proches de "0 "mais à SF c'est un peu différent, ça compte double😉😉😉.

Je prends le chemin du Golden-Gate, sur des pistes cyclables le long du "Marina Blvd" il n'y a pas grand monde, il fait doux, beaucoup d'espace verts. J'arrive jusqu'au pied du pont, mais j'y passerai plus tard. je continue le long de la côte en direction d'"Ocean Beach" , une plage immense très sauvage aux portes de la ville. Il y a surtout des surfers. Ce n'est pas conseillé de se baigner car il y a beaucoup de rouleaux. Mais je ne résiste pas longtemps à tremper mes pieds dans l'Océan Pacifique!!! Après ce bon bol d'air je file dans le Golden Gate Park et je rejoins le Golden Gate par le Presidio. Par moment on se croit en Provence ou en Bretagne, on ne sent pas en ville, il y a plusieurs points de vue sur la baie et le large. Il est temps de franchir le Golden Gate, cela prendra une dizaine de minutes, c'est très sympa malgré le vacarme des voitures. Ensuite je décide de rejoindre Sausalito et Tiburon pour faire la balade complète. Je m'attendais à un peu mieux car la piste n'est jamais très loin de l'autoroute et Sausalito n'est qu'une Marina avec des restaurants. En arrivant à l'embarcadère de Tiburon, il fait chaud, un Coca sera le bienvenue. La traversée est la récompense du trajet en vélo. Il y a peu de personnes au départ de Tiburon mais à Sausalito le bac se remplit. je peux contempler Angel's Island et Alcatraz. C'est très content de cette promenade que je rends le vélo. le matin j'avais discuté avec des triathlètes voyant quelques nageurs à la plage près de Fort-Mason, l'eau y est à 17°, on me dit quand même de venir avec le strict minimum pour éviter les vols. une grand-mère qui tricote sur les gradins me gardera mes affaires. Je nage 30mn, ça fait vraiment du bien. A 30m de la plage deux jeunes otaries s'amusent . Je terminerai la soirée en allant vers la "Coit Tower" déjà fermée puis en profitant d'un nouveau merveilleux coucher de soleil. Je passe au Safeway faire quelques courses pour le voyage de demain. Ce soir, j'ai changé de chambre, je la partage avec un australien, un italien et un américain. La salle de bain n'est pas la même, il y a plusieurs douches séparées par un simple rideau. Ce n'est vraiment pas pour moi. Mais à l'extinction des feux, miracle, pas un bruit... Ce ne sera que de courte durée, deux personnes parlent dans le couloir. Et cela durera une bonne partie de la nuit. vers 3h je sors, il s'agit de deux jeunes (un gars une fille)de 20 ans qui discutent. En fait je ne leur dirait rien, cela me fait rire, de toute manière je me lève à 5h. La nuit est fichue...
Canada et USA: le north-east à vélo et transports collectifs English translation pending
by Sarana · 2020-03-21 · 28 replies
Carnets de route d'un sexagénaire à vélo Niagara, Boston, Cape Cod, Nantucket, Nouvelle Angleterre, Nouveau Brunswick, Québec, Saint Laurent, Montréal... Surprises, galères et émotions. Un voyage contrasté sur le continent des contrastes. Partir en solo à vélo sans date de retour. Un rêve que je caressais depuis longtemps et que la retraite me permet de réaliser tant que la forme physique est là.

Les étapes, les portions à vélo (en bleu), les portions en bus et train (en orange) Pour le parcours, j'utilise les tracés de la carte Open Cycle Map
Du nord au sud de l'archipel philippin avec un détour par Singapour English translation pending
by Rjulie95 · 2020-03-21 · 262 replies
Bonjour,

Ce carnet qu'en principe je n'aurais pas du faire, il m'a été soufflé par certains membres de VF et en ces temps troublés de Covid-19, nous en avons justement du temps, quoi que pour certains pour une fois ils croulent sous le travail (il se reconnaîtra 😇)

Je vais vous conter (un bien grand mot pour moi, vu que je ne suis pas très à l'aise avec les mots) ce périple vous amènera à Banaue et ses magnifiques rizière en terrasses, au sud sur l'île de Siargao et au centre à sur l'île de Panglao

Il n'y aura pas d'animaux pétrifiés, de rochers à perte de vue et de champignons hallucinogènes (elle se reconnaitra)

Il a commencé par un vol à destination de Manilles via Doha,



Une photo qui aurait eu sa place sur sans problème sur passenger shaming, ils nous a fait une très grande prestation jusqu'à Doha





On se retrouve bientôt à Manille 🙂
Norway to hell English translation pending
by Auk · 2020-03-19 · 48 replies


En ces temps coronatroublés, rien ne vaut de se remémorer le dernier voyage touristique que l’on a fait avant le plongeon dans le néant sanitaro-économique. La Norvège, plus précisément sa côte ouest et ses fjords, sera donc le sujet de ce carnet en 31 épisodes dotés chacun d’une bande-son, plutôt rock d’ailleurs. Attention, lecteur, vous vous exposez à un certain nombre de clichés pas du tout exagérés et de blagues pourries. I have nothing to offer but fjord, joy, tears (of the sky) and sweat.

Donc la Norvège, c’est l’apocalypse budgétaire dans votre portefeuille. D’où le titre (c’est tiré par les cheveux mais je ne refuse jamais un jeu de mots). Mais ce n’est pas que cela, c’est aussi fort joli, propre, policé et réellement rempli de charmantes têtes blondes. La Norvège, c’est également une monarchie pétrolière du golfe persique qui s’est égarée sur des terres glacées. Eh oui, c’est tout de suite plus facile d’être riche quand ils ont du pétrole (« mais ils n’ont que ça » aurait ajouté un jaloux), qu’ils sont peu nombreux et pas très partageurs. Allez, quelques détails pour commencer sur un plan aussi bien techeunique que tacqueutique

Le trajet En voiture Simone ! Depuis le Massif Central jusqu’à la Norvège avec une C3. J’avais décrété 2019, année sans avion. Donc c’était la voiture, certes petite mais costaude, où l’on a pu entasser notre matériel de camping. On en a profité pour prendre un covoitureur qui allait se perdre en Norvège pour l’été. Plus on est de fous entassés, plus on rit. Sur place, j'ai limité fortement notre aire d'action géographique. Je le connais le piège de faire une liste longue comme le bras et de courir tout le voyage tel un chien de ferme après un mollet cycliste. Il s'agissait de se cantonner au riz euh pardon à la façade sud-ouest du pays sans aller plus haut qu'Ålesund. Et comme il y avait un certain nombre de lieux qui me faisaient de l’œil, nous avons quand même eu un trajet digne d’une otarie bourrée essayant d’échapper à une orque affamée. On a finalement fait l’essuie-glace obliquement dans l’Ouest : à gauche, à droite, à gauche, à droite, à droite, A DROITE . Il faut dire que les fjords et les montagnes n’arrangent pas les affaires du voyageur adepte des routes rectilignes, et cela malgré la passion tunnelière locale.

Le lien vers la carte du trajet :
http://u.osmfr.org/m/434267/

Les Norvégiens Les Norvégiens sont des êtres blonds aux yeux bleus, parfois d’un blond tellement blond qu’on dirait qu’ils ont appliqué de la javel sur leurs cheveux. Effet secondaire qui donne la chair de poule, cela fait disparaître les sourcils… Le Norvégien est réservé et poli. L’été, soit il se balade torse nu, soit il quitte le pays pour des horizons plus propices au rougeoiement de sa peau laiteuse où il pourra faire valoir son pouvoir d’achat dément. La Norvégienne quant à elle a une prédisposition naturelle à se promener en sous-tif ou brassière dès le premier rayon de soleil. Le dimanche, jour du Seigneur et de l’hypocrisie, le Norvégienne ne boit pas (vente d’alcool interdit !) les autres jours, iel se cache pour boire puis déambule cahin-caha entre les maisons de bois à la pelouse verdoyante. La Norvégien apprécie également les sorties familiales du dimanche après-midi où il peut effectuer 1000 mètres de dénivelé en 3,5km avec ses enfants de 7 et 9 ans. Le tout les doigts dans le nez.

Le logement Le logement, c’était principalement notre tente de 2 m² que nous avons montée/démontée dans des campings de qualité très variable pour un prix pas donné. Souvent les sites sont jolis mais plantés en bordure de route malgré l’espace qu’offre le pays. Ca manque quand même d’arbres ou arbustes et d’emplacements un tant soit peu délimités. Ce dernier point permet pendant les nuits les plus chaudes de l’été d’entasser les touristes de passage dans une promiscuité certaine et de rentabiliser un maximum l’espace. Malynx le Norvégynx ! Par contre, les sanitaires sont en général en bon état mais avec douche payante. Bref, le camping c’est le moyen de logement le plus abordable hors camping sauvage mais en général, la qualité est moyennasse au vu des prix. J’ai séché une petite larme en pensant à feus les campings des parcs nationaux et provinciaux canadiens. Requiescat in pace. Pour reprendre notre souffle, nous avons quand même varié les plaisirs avec des logements en b&b, du camping sauvage, des hytter (des petites cabanes souvent présentes dans les campings mais également ailleurs, très pratiques, pas trop chères pour la Norvège et aux prestations variables : électricité, eaux courantes en option par exemple) et une nuit en « refuge ». Les refuges, il y en a partout la plupart sont accessibles à pied, non gardés avec parfois une sorte de self-service payant.

La bouffe Courez en Norvège (ah mince vous êtes confinés) et vous me direz des nouvelles du Brunost . Sinon c’est cher mais pas mauvais globalement, peu porté sur le poisson hors saumon d’élevage et assez roboratif. Et bonne surprise pour moi, il y a quand même une tradition boulangère et même s’il y a peu de boulangeries, on peut trouver pleins de pains et de sorte de viennoiseries dans les supermarchés. Cela égaie les multiples piques-niques.

Avant de commencer le carnet proprement dit, entamons notre hymne norvégien : So many stop signs Speed limit Curves’ gonna slow me down Like a wheel Gonna spin it Tourists’ gonna mess me around Hey, Satan Payin' my tolls Bein’ among sheepin' bands Hey, mamma Look at me I'm on the way to the promised land

Jour 1,5 60 mph – New Order Clermont-Ferrand - Neumünster A nous les petites autoroutes allemandes tant prisées de ce côté du Rhin pour l’absence de limites de vitesse. Parcours Montbéliard – Fribourg – Karlsruhe – Francfort – Kassel – Hannovre – Hambourg – Neumünster. C’est long et pénible avec des travaux publics pas très deutsche Qualität tous les 20 kms, un trafic chargé et des zones limitées sans limite de vitesse qui rendent la conduite dangereuse : à droite ça roule à 90, à gauche à 200 pour les plus fous et comme c’est saturé, ça donne un résultat sportif et désagréable. Je me demande comment ils font pour avoir aussi peu de morts sur les routes en Allemagne. A part ça, le voyage est sans histoire, le colis covoitureur est livré à Fribourg et on arrive entiers et fatigués à Cathédraleneuve.

Jour 2 Seemann – Rammstein Neumünster - Kristiansand

Les autoroutes allemandes c’est rapidement fini, on revient à de la tranquillité avec le Danemark. Nous avons choisi de prendre le ferry Hirtshals-Kristiansand qui permet d'arriver plus rapidement sur la côte ouest Et comme on a beaucoup d’avance sur l’horaire du ferry Hirtshals-Kristiansand, on se permet un détour vers une dune danoise dominant la mer du Nord. Le temps est pas idéal et le coin est assez fréquenté. Bof. Le voyage en ferry est sans histoire, les Norvégiens en profitent pour faire des réserves d’alcool et de legos (les deux produits les plus présents dans les magasins du bateau). Nous voilà enfin en Norvège, 1900 kilomètres plus tard, sur la plage de Christian. Sacré Clavier qui a fait des fidèles un peu partout en Scandinavie.

Jour 3 Why does it always rain on me? - Travis 180 km Kristiansand – Hauge Notre premier jour en Norvège et ça ne s’annonce pas glorieux, plutôt gris tendance pluie. Nous commençons par un rapide passage par un bout de zone payante de Kristiansand juste pour le plaisir et accessoirement quitter cette ville. Je me suis inscrit, par honnêteté, sur le site internet des péages norvégiens (gérés d’ailleurs par une société anglaise) et par la grâce de caméras bien placées, nous allons devoir payer quelques euros pour à peu près 100 mètres dans ladite ville. Pfff. Quant au programme aujourd’hui, nous allons à la conquête de l’ouest, l’ouest de Kristiansand et nos plans capotent très largement. Ca tombe, ça tombe, ça dégouline, dégringole, s’abat, déverse, pleuvoche, tantôt torrentiel, tantôt bruineux. Pas question de faire une rando ou toute autre activité de plein air. Je m’aperçois en plus dans la journée que mon imper n’est plus imperméable et que j’ai oublié mon surpantalon. Prions, mes bien chers Frères, mes bien chères Sœurs pour que la météo soit clémente. Sinon ça va être long. Dans un premier temps, jusqu’à Flekkefjord, nous nous mouvons plus ou moins le long de la côte sans l’apercevoir, d’une parce que c’est complètement bouché, de deux parce qu’il est difficile de distinguer ce qui tient d’un lac ou d’un fjord, de trois parce que la route principale ne suit pas la côte. Nous nous rabattons donc sur la visite sans trop musarder des petites villes blanches du sud de la Norvège, leurs villages blancs andalous à eux mais en différent : avec du bois, de la pluie et de la mer. Premier arrêt à Mandal, un vrai coup dans le cœur. Deuxième arrêt : Flekkefjord, très mignon. Troisième arrêt version hameau, Stornes en entrée de fjord, très, très mignon. Quatrième arrêt : Sognalstranda, très, très, très mignon. C’est le règne de la mignonitude humide. Une maison en bois par ci, un entrepôt en bois par-là, et des garages à bateau à foison. Pas un temps à mettre un chat norvégien dehors (Flekkefjord)



Pas un temps à mettre un bateau norvégien dehors

Mais pourquoi on est dehors nous alors ? (Sognalstranda)

Interlude de pipeau très intéressant : ces villes/villages, souvent fondés aux 17ème et 18ème siècle, sont les témoins de la politique mercantiliste du royaume du Danemark. L’État balbutiant entend organiser la production, la commercialisation et l’exportation des ressources comme le bois, les poissons et certains métaux de Norvège. Cette politique passe par la mise en place d’exploitations/manufactures à tendance monopolistique et la spécialisation des ports avec monopole des marchands d’abord hanséatiques (16ème siècle) puis néerlandais (17ème siècle) et enfin danois (17-18ème siècle). C’est d’ailleurs pour cela que le vieux centre de Flekkefjord est surnommé la ville hollandaise. Ce système mercantiliste fera par ailleurs les malheurs de l’Islande forcée de se soumettre pendant deux siècles à une compagnie royale danoise monopolistique à même d’imposer ses tarifs et ses conditions d’échange de marchandise. Les siècles sombres comme les appellent les Islandais ont en grande partie comme origine cette organisation économique très profitable pour la royauté danoise, beaucoup moins pour les habitants de l’île. La route 44 après Flekkefjord vaut par ailleurs son pesant de cacahuètes même si les conditions ne sont pas optimales pour en profiter. Tout le coin a été nommé magma geopark (patrimoine de l’UNESCO) dans une poussée de marketing touristique, des roches de la croûte terrestre d’une zone de subduction ayant fini par apparaître sous l’effet de l’érosion si j’ai bien compris. Point de volcan donc mais des effleurements d’anorthosites qui forment des paysage rocailleux arrondis et stériles comme autour d’Helleren et d’Åna Sira où devait se dérouler notre première randonnée norvégienne, projet qui tombe à l’eau (ahahah), noyé sous les larmes du ciel (ahahah). La partie la plus spectaculaire du trajet se trouve entre Åna Sira et Hauge où la route serpente tant bien mal entre les rochers. Nous goûtons le soir venu à la douceur des campings norvégiens : une espèce de carrière dans un espace réduit entre deux collines, un sol gravillonneux, pas de végétation et roule ma poule. Le seul avantage réside dans la vue en bout de carrière sur la côte. Pas vraiment de cuisine aménagée, des douches payantes : prometteur ! Le coupable aujourd’hui est le Vågan camping (garanti sans viande).

Jour 4 Sous le soleil exactement – Serge Gainsbourg 186km Hauge – Lysebotn Nuit et brouillard ce matin sur la Norvège et pourtant nous gardons espoir, le soleil vaincra. Nous continuons la route côtière pour faire une petite balade (4km aller-retour) jusqu’au Hådyr. C’est humide, boueux, bourbeux, fangeux, marécageux, tourbeux, machineux. C’est également l’occasion de compter la deuxième victime du voyage : le terrain a raison de mes chaussures de marche basses. Flap flap, bain de pieds et macération. Décidément, je suis équipé pour affronter l’humidité scandinave ! Arrivés au rocher censé donner un point de vue sympa sur la côte, c’est la douche froide (avec beaucoup de vapeur d’eau, la douche) : à gauche, du brouillard, à droite, du brouillard, droit devant, du brouillard, derrière, du brouillard et un bruit de ressac à nos pieds. Comme on est patient et qu’on croit en dame météo, nous nous asseyons pour attendre la percée du soleil. Une heure et quelques hésitations plus tard, ça se déchire (très) petit à petit, de quoi entrapercevoir une côte que je qualifierai de dantesque. J’adore ces rochers granitiques usés par les siècles, qui forment des forêts de sentinelles face à la mer.

Les portes de l'Hådyr s'ouvrent et pas de cerbères à l'horizon Et ça tombe bien que j’adore ce paysage puisque pour l’étape suivante (décidément le gentil organisateur a tout prévu !), nous traversons sans s’arrêter Egersund, autre petite ville en bois, pour Eigerøya, son phare et son paysage rocailleux sous le soleil exactement, un soleil de plomb je dirais même plus. La baladounette de l’après-midi de 4 km est sans difficulté sur une autoroute pédestre et permet d’accéder à un point de vue maousse costaud sur l’île d’Eiger et son phare. C'est un roc ! C'est un pic ! C'est un cap ! Que dis-je c'est une péninsule !

Eigerøya en beauté

Si j’ai bien compris le norvégien, øy est le suffixe pour île et a celui pour « la » en général, même si la langue se scinde en deux types distincts nynorsk et bokmål et en de nombreuses variantes dialectiques locales qui provoquent des orthographes changeantes des panneaux et des cartes. Par exemple, kirke (église en bokmål) s’écrit aussi kyrkje en nynorsk, voire a d’autres déclinaisons locales plus obscures. Le nynorsk, pour ceux qui ne connaissent pas, est issu d’une (re)création linguistique du 19ème siècle type occitan ou breton en France : pour donner à la Norvège une langue pure de toute saleté étrangère, danoise plus particulièrement, des linguistes ont construit une langue sur un mélange des dialectes considérés comme les moins viciés par l’outre-Skagerrak, c’est-à-dire ceux du Telemark et des fjords du sud-ouest. A contrario, le bokmål est un dérivé dédanoiïsé de la langue parlée (du danois grosso modo) dans les villes comme Oslo au début du 19ème siècle. De nos jours, il y a donc deux langues officielles et le nynorsk est très connoté nationaliste et perd du terrain : 13% des Norvégiens, principalement dans l’ouest, le parlent comme langue maternelle. Nous nous dirigeons ensuite vers l’intérieur des terres en direction de Lysebotn, le paysage change, pâturage, forêt et lacs avant de rentrer dans des zones à l’environnement plus âpre et tourmenté. Gloppedalsura (à vos souhaits) est l’occasion d’un arrêt bienvenu pour un point de vue sur un chaos de rochers impressionnant et son lac attenant. Gloppedalsura, lieu de franche rigolade entre Allemands et Norvégiens pendant la Seconde Guerre Mondiale Nous remontons ensuite la Øvstabødalen, vallée glaciaire à citer dans toute conférence de géologie de bon niveau pour la perfection de sa forme en auge. Le parcours est varié, peu fréquenté et plaisant avant de plonger sur une zone moins sympa bien dotée en stations de ski et en habitat folklorico-traditionnel, ici des immeubles/chalets en bois sombre et toit végétalisé. L’avantage, au-delà du côté très artificiel des stations, c’est que les bâtiments se fondent dans la végétation.

La dernière partie du trajet, très belle mais pas très agréable à conduire tant la petite route est saturée par la circulation, traverse un plateau rocailleux avant de plonger vers le Lysefjord. Malheureusement, la route de descente, assez connue (elle est le lieu d’une compétition estivale de ski sur route très cotée) une fois passée le restaurant et bien que sûrement impressionnante vue d’un drone, n’offre quasiment aucune vue sur la vallée et le fjord. Ce qu’elle offre par contre, c’est un tunnel en épingle à cheveux, un classique que l’on retrouvera à plusieurs reprises dans les fantaisies souterraines norvégiennes. Le camping du soir, bonsoir, le Kjerag Lysebotn camping, jouit d’un site splendide et est bien équipé (cuisine, sanitaire). Malheureusement, comme on est en Norvège, il n’y a aucun arbre/arbuste et une promiscuité assez forte et accentuée par l’affluence d’un jour de juillet ensoleillé. Bref on se marche dessus comme des manchots en période de reproduction dans leur colonie. Quand je vous dis que le site est splendide...

Jour 5 Highway song – System of a Down 78km Lysebotn - Hjelmeland Aujourd’hui, c’est notre journée rando de masse dit trek pour ceux qui se sentent une âme d’aventurier, juste une âme, il ne faut pas trop abuser de l’aventure. Donc aujourd’hui, c’est le Kjeragbolten, concession faite à la liste des randonnées obligatoires. La Norvège fait partie de ces pays où la randonnée est l’une des activités touristiques obligatoires y compris pour des personnes qui ne marchent jamais par ailleurs. Pour la Norvège, l’activité s’effectue bien sûr en masse sur les mêmes chemins en cochant les fameuses cases de la to do list comprenant dans l’Ouest Preikestolen, Trolltunga, Kjeragbolten, Bessegen et Aurlandsdalen. Nous nous sommes contentés du rocher suspendu Kjerag, choisi car dans mon esprit, moins facilement accessible au commun du touriste (et moi je suis un touriste hors du commun, un tourista). C’est sûrement vrai mais cela n’empêche pas le monde… Je le savais, je le savais, j’étais prévenu, j’ai râlé avant, j’ai râlé pendant, je râle encore après et pourtant je n’ai pas d’oiseau dans la gorge et il n’y avait pas de genêts dans la balade (cf le râle des genêts pour comprendre la blagounette). La randonnée commence par un parking gigantesque au tarif prohibitif. Nous payons sans moufter nos 30 euros (un repas dans un resto semi gastro en France pour ceux qui n’ont pas le sens des valeurs). J’espère que personne ne s’arrête juste pour voir la vue car de vue il n’y en a point : le point de vue est occupé par un restaurant qui met un point d’honneur à boucher accessoirement la vue. Et pour accéder à sa terrasse/point de vue, il faut payer. Bon, nous, on a du pain sur la planche et quelques montées raidasses en attente. Dont acte. Trafic fluide en ce début de matinée, quelques problèmes de surchauffe moteur pour la première montée puis la vitesse de croisière est atteinte pour une arrivée prévue à 10h30. Ce n’est pas encore un bouchon au niveau du rocher mais la circulation est déjà dense à l’approche. Au retour, le trafic est extrêmement chargé et les comportements touristico-idiots se multiplient (équipement inadéquat, coupage des routes à travers champs, ralentissements dus aux selfies intempestifs. Ne pas utiliser votre téléphone en conduisant, que la sécurité routière vous dit !).

Pas un coin où amener sa traban

Sur le fond, la rando, 12 km et 700 mètres de dénivelée, est très chouette avec de belles vues sur le fjord et Lysebotn en particulier au début de la 3ème montée et tout au bout.

Le Lysefjord

Le caillou est flippant et spectaculaire tout comme la plateforme juste à côté. Une queue au bord d'un à pic de 1000 mètres se forme pour monter dessus (même pas en rêve, je fais un truc pareil). Le mythe



La réalité

Il est loisible d’explorer les environs du Kjeragbolten pour profiter d’un peu de la tranquillité des avancées rocheuses spectaculaires et des vues majestueuses sur le fjord. Bref ça claque grave. Le Lysefjord n'a pas bougé

On redescend à Lysebotn pour prendre un ferry réservé à l’avance. Et quand on voit le « ferry » arriver, on se dit que la réservation était une bonne idée. Rentrée en marche arrière et tassage de voitures dans un espace réduit pour notre mini-croisière sur le Lysefjord. Très bien la mini-croisière qui permet de s’apercevoir de la hauteur des falaises entourant le Kjeragbolten et d’apercevoir le Preikestolen où nous n’irons pas.

Le Kjeragbolten vu d'en bas. Les 1000 mètres de vide y sont bien

La croisière s'amuse

Le camping du soir se trouve à Hjelmeland et est ingénieusement intitulé Hjelmeland camping. Celui-ci fait dans l’original puisque nous avons planté notre tente dans le parc arboré d’une sorte de manoir qui sert de dortoir. Une chouette vue, une cuisine bien équipée et assez d’espace pour ne pas se marcher dessus (en principe, avec les Norvégiens, on ne sait jamais, ils pourraient parquer votre tente ou votre van à 50 cm du voisin), voilà pour les avantages. Pour les inconvénients, les sanitaires sont peu nombreux, peu pratiques et se salissent vite (forcément).
La Chine vole au secours de l'Italie English translation pending
by Azerty013 · 2020-03-13 · 9 replies
hier j'ai reçu par le biais de la l'application flight radar "push vol spécial" que la chine a envoyé hier un vol spécial avec 35 tonnes de matériel et du personnel soignant pour aider l'italie Vol shanghai-rome...qui a du atterrir et les news ont pas l'air d'en avoir parlé...

bien que la chine soit responsable de cette catastrophe sanitaire ils vont se démener pour aider les italiens... et ça c'est BRAVO
Est-ce que ce logement à Shibuya (Tokyo) vaut le coup? English translation pending
by Eldonpelipe · 2020-03-06 · 22 replies
Bonjour,

ce petit message car nous préparons déjà notre séjour au Japon pour Avril 2021.

en recherchant déjà sur booking, nous avons trouvé une petite villa de 80 m² très proche de la gare de Shibuya avec deux chambres, sdb, salon, cuisine, ect... le propriétaire nous en demande 100 € / nuit, pensez vous que ce soit une bonne affaire, ou est ce que nous pouvons encore attendre un peu, pour peut être trouver une meilleur affaire !

merci d'avance aux personnes qui prendront le temps de me lire,

Excellente journée,

Philippe.
Plus de visa à l'arrivée pour le Népal pour certaines nationalités English translation pending
by Mayakke · 2020-03-02 · 92 replies
A compter du 7 mars il ne serait plus delivre de visa a l'atterissage. Il faudrait avoir un visa d'ambassade et de consulat, et seulement si le pays d'origine est indemne de coronavirus. Autant dire que plus personne ne viendra trekker si cela est confirmé.
Suggestion de trek au Népal (voyage photo) English translation pending
by Neskuik · 2020-02-23 · 9 replies
Bonjour,

Je pars au Népal fin Avril - Mai. J'envisage ce voyage plus dans une optique de découverte et faire des photos que d'un exploit sportif. Je me pose plusieurs question :

1) Quel est le temps à cette période ? D'après ce que j'ai lu la mousson pointe le bout de son nez en Juin. La partie basse du népal (jungle) sera j'imagine bien sèche ? Comment est la météo en cette période au delà de 3000m (nuageux, pluvieux) ?

2) je souhaite également voir des paysages de hautes montagnes cependant je ne suis pas un féru des trek sur plusieurs jours (surtout solo) je préfèrerais faire des treks de durée pas trop longue (grand max 15j) sachant que j'envisage de prendre mon temps je souhaiterais faire un parcours avec des étapes relativement court (5h/j) permettant par exemple de faire 2 étapes en un jour ou pas en fonction de l'envie.

Si jamais vous avez des réponses, bons plans à partager je suis preneur.
Voyage au Népal, région du Mustang et randonnée à cheval English translation pending
by Tatu85 · 2020-02-21 · 8 replies
Bonjour à tous,

Ma femme et moi partons au Népal pendant 18 jours en mars et aimerions savoir si vous aviez quelques conseils à nous donner! :-) (choses pratiques à savoir, immanquables à voir, à visiter, ...)

Egalement nous souhaiterons aller dans le Mustang. Cela semble compliqué de s'y rendre... Auriez-vous des conseils à nous donner? Idéalement nous aimerions faire une rando à cheval, si vous avez des plans nous sommes preneurs!

Merci beaucoup d'avance pour vos conseils!!!

Arthur
Kenya en routard, budget serré, petit budget, pas cher English translation pending
by Almorante · 2020-02-11 · 0 replies
Bonjour à tous,

J'écris spontanément un message parce que j'ai cherché avant de partir et pas trouvé beaucoup d'infos à part un message sur ce forum abordant le Kenya en mode petit budget/routard etc.

Comme disait ce message, mais sans préciser les prix, il est possible de voyager avec un budget serré au Kenya. Je m'attendais à quelque chose avec des prix comparables à l'Amérique centrale c'est au final bien moins. Donc pour rassurer ceux qui partiraient comme nous, sachez que c'est jouable, ce qui plombe le budget c'est l'entrée des parcs.

Donc un petit aperçu des prix (janvier février 2020) que vous puissiez vous projeter. 100 ksh = 0,90 euros à peu près à l'époque où on y est allé.

Une chambre qu'ils appellent single, c'est un lit de 120cm à peu près, on en trouve dans les 1200ksh à Nairobi, et 700 à 1000 ailleurs (Nakuru, un village à côté du fisherman camp à Naivasha, à ukunda). Je parle de prix pour des chambres 'correctes', pas le grand luxe mais pas dégueu, parfois le wifi. Des trucs vraiment sales sont trouvables à moins cher.

Les restos locaux, le plus souvent des plats complets à partir de 250ksh jusqu'à 350ksh (poulet frites, ugali/haricots/riz ou autre+viande, simple mais copieux), 450ksh pour un poisson entier avec accompagnement. 100ksh pour les jus naturels, 200ksh à 350 pour une bière/cidre 500cl.

A diani le moins cher est le diani hostel ou le backpacker hôtel, mais au moins 15 minutes de marche pour la plage (30 minutes pour le diani hostel) et assez cher, 1500 le dortoir pour backpacker ou 700 sa propre tente par personne. On a donc dormi à ukunda, ville juste à côté, 700 la nuit, chambre nickel et wifi. Et ensuite on prenait le tuk tuk en 5 minutes à la plage, pour 50ksh chacun. Le matatu pour le ferry jusqu'à ukunda c'est 100ksh et pas 200 comme dit le lonely planet.

Et le spot pour le snorkelling c'est en face du diani sea resort, avec la petite île où on peut marcher à marée basse. Les beachs boys sont partant pour vous y amener pour 5dollars et vous attendre deux heures. Malgré tout on y est allés à la nage ça se fait tranquillement, les coraux/oursins sont assez profonds même à marée basse pour pas se blesser donc pas de nécessité de prendre le bateau si vous préférez nager.

Les trajets en matatu sont peu chers, il y en a tout le temps dans toutes les directions. 500ksh pour Voi Nairobi. 150ksh pour Naivasha Nakuru. 200 pour Nakuru Nairobi. Et 50 de l'aéroport au centre de Nairobi. Le train pour Mombasa 10€ et bien plus confortable que le matatu et surtout en hauteur par rapport à la route on voit plein d'animaux (girafes, zèbres, éléphants, gazelles...).

Pour les safaris on a fait le Masai Mara avec Bencia Africa, je vous les déconseille fortement !!! Mini van ultra vieux, on est tombés en panne le premier jour dès l'entrée du parc donc pas de safari. Les jours suivant ils restaient moins dans le parc que ce qu'on nous avaient vendu et trouvaient toujours des raisons pour l'expliquer... On a fait 10h de safari au lieu des 15h30 vendues. On a payé 280 dollars (et pas euros) par personne pour le tour classique depuis Nairobi avec safari le premier soir puis la journée entière et le matin du troisième jour. Le chauffeur était clairement pas terrible, il écoutait sa radio pour trouver les animaux donc on voit des animaux avec toutes les voitures qui sont déjà autour... c'est quand on a nous même vu un lion caché qu'on a pu en profiter seuls mais sinon le chauffeur (Joseph pour pas le citer a jamais tourné la tête pour essayer d'en trouver un). A côté de ça aucun échange ou explication. Aussi, c'est apparemment plus cher d'aller directement à l'entrée du parc et trouver une voiture par l'intermédiaire d'un camping sur place. On peut avoir moins que 280 dollars, on a négocié sans forcer du tout à 270, je pense que 250 ça passe aisément. On a pris à 280 car ils avaient des avis positifs sur internet, bien que certains soient clairement des fakes, et on aurait pas du...

A Nakuru on est allés directement en ville voir des agences pour une demi journée (6h30-12h30) de safari, ce qui est clairement suffisant pour ce parc. On a payé l'entrée directement à la porte 60 dollars je crois. Et on a rencontré plusieurs personnes partantes pour nous prendre (2 personnes) en jeep à 30dollars chacun. Donc sûrement qu'à 20-25/personne ça doit passer. On l'a fait avec pega tours malgré les mauvais avis sur internet et là avec le chauffeur John c'était parfait, ils nous expliquait plein de choses, essayer de spotter tout ce qu'il pouvait, il a même rouler jusqu'à 13h30 dans le parc alors qu'on avait payé jusqu'à 12h30.

Je crois avoir fait le tour des choses très factuelles sur le comment ça se passe. Après sur les marchés tout se négocie bien sûr. Et les bus aussi !!!

Au final, sur place on en a eu pour 596€ par personne (ce sera toujours plus cher seul, à deux on divisait par deux les chambres d'hôtel...), avec l'entrée des parcs incluses, pour 18 jours sur place.

Si vous avez des questions n'hésitez pas !!
Coups de coeur hors destinations habituelles aux États-Unis English translation pending
by Tolente · 2020-02-09 · 18 replies
Je vous propose une petite rubrique sur des endroits moins connus que les grands classiques , (comme Brice, Monument Valley ou Las Végas ... )

un lieu ou vous êtes passé, soit par hasard soit en l'ayant planifié , mais qui vous a laissé un bon souvenir quelqu'en soit la raison

La règle, maxi 12 photos par intervention , et une petite explication sur ce qui vous a séduit dans ce lieu particulier

Je commence par Virginia City pas loin de Reno dans le Nevada c'était en aout 2017 en revenant vers San Francisco après un mois de périple dans L'ouest on y avait réservé un hôtel pour y passer notre dernière nuit on avait déjà vu tellement de choses , pourquoi cet endroit nous a plus particulièrement ? peut être un brun de nostalgie sachant qu'on profitait des derniers moments de notre voyage et surement aussi ce sentiment de ressentir pleinement ce qu'on était venu chercher pour ma génération ( 1962 ) on a grandi avec l'image d'une Amérique fantasmée , mélange de Westerns et de séries des années 70 , on a tous une image mentale de ce qu'on s'attend à voir et ressentir , et je crois que c'est dans cet endroit que ce sentiment de toucher notre rêve a été l'un des plus fort

Ancienne grande ville minière , ce n'est maintenant plus qu'un petit village perdu dans les montagnes , avec une rue principale , et quelques rares ruelles autour

une atmosphère très particulière , mais je m'arrête de commenter , je pense que les photos en parleront mieux !

















Le soir venu , on a diné au Red Dog Saloon , ambiance Country , on avait bien l'impression d'y être là aussi ;)





Départ le lendemain matin pour une très longue journée , mais c'est une autre histoire !

Épidémie de dengue en Martinique English translation pending
by Axelfl · 2020-02-06 · 17 replies
Bonjour, Avant de prendre nos billets, je viens me renseigner auprès de vous concernant l'épidémie de dengue en Martinique. Nous avons des amis en Guadeloupe actuellement et sur 6 , quatre sont malades,2 grippés et pour les 2 autres il y a suspicions de dengue. Ça nous donne à réfléchir...d'où ma demande d'infos. Je vous remercie.
Kyushu en novembre English translation pending
by Agr38 · 2020-01-24 · 1 reply
Bonjour, Nous sommes allés en couple à Kyushu du 4 au 23 novembre 2019. Nous voulons d'abord dire un grand merci à tous ceux qui nous ont aidés à préparer ce voyage sur ce forum, notamment Béné dont le blog nous a été d'un grand secours ! Nous avons fait grosso modo le tour de l'île : Fukuoka (Dazaifu) ; Nagasaki (Unzen, Shimabara) ; Kumamoto (Aso) ; Kagoshima (Sakurajima) ; Miyazaki (Aoshima) ; Oita (Beppu) ; Fukuoka (Nokonoshima). Nous avons été très contents de notre séjour : très beaux paysages, beaux jardins, beaucoup de fleurs (Nokonoshima, Miyazaki et festival du chrysanthème à Dazaifu et Kagoshima), feuillages d'automne. Nous avons été très chanceux car nous avons eu beau temps, voire très beau temps. Il y avait peu de touristes. Nous avons trouvé les gens agréables, serviables et décontractés. L'année dernière nous étions dans le Kansai et Kyoto : c'est un voyage très différent, beaucoup plus nature. Quelques commentaires plus pointus : Pour Ragamuffin, le "Costastrophe" (= Viking, bateau de croisière géant) était amarré dans le port de Nagasaki. Devant le gigantisme, on imagine les problèmes de tous ordres que ça peut poser ! Mont Unzen : premier gros défaut d'organisation que nous ayons rencontré au Japon. Nous avons pris le premier bus le matin à Nagasaki avec nos bagages pour Unzen, avec l'intention de prendre le ferry à Shimabara pour Kumamoto. Il y a une consigne à bagage au Centre des visiteurs à Unzen. Notre intention était de prendre un taxi partagé pour aller jusqu'au parking et de là se balader vers le volcan. Or le dernier taxi était parti dans la matinée et le prochain était à 14 h, beaucoup trop tard pour nous. Nous sommes donc partis à pied à partir des Enfers par un chemin très raide pour se retrouver, non pas au volcan mais au mont Yadake. Très belle vue sur le volcan, mais de très, très loin... Redescente par un chemin encore plus raide (corde). Nos conseils : soit louer une voiture, soit passer une nuit à Unzen. Mont Aso : nous nous y sommes pris beaucoup trop tard pour louer une voiture par internet. Nous avons tenté notre chance dans une agence de location à Kumamoto vers la gare. In-extremis, nous avons pu avoir une voiture. Nous aurions manqué peut-être la plus belle étape du voyage. Nous sommes montés au mont Eboshi-dake et ensuite visite de la région en voiture. Là encore ne pas faire comme nous et anticiper les locations de voiture... Kagoshima : ne pas manquer le jardin Sengan-en et monter au sommet (montée très raide mais prêt de bâtons) pour avoir une vue splendide sur la baie et le Sakurajima. Beppu : nous avons visité seulement 3 Enfers. Kannawa Umi Jigoku : magnifique dans un très beau cadre ; resté très nature. Kamado Jigoku : plus rigolo et pédago que beau (très kitsch mais expériences marrantes). A pied par les hauts de Beppu jusqu'au Chi-no-ike : déception complète ; l'eau n'est pas rouge mais ocre, site très petit. Bien qu'en début d'après-midi, le soleil était déjà caché et il n'y avait plus beaucoup de lumière. Nokonoshima : partis à pied sur la route puis par un chemin. La rando s'est transformée en Koh-Lanta ! Le chemin s'est très vite perdu, et on a dû essayer de se frayer un passage au milieu des ronces, lianes pleines d'épines, arbres morts, pour tomber invariablement sur des clôtures. Bilan : tout égratignés, pantalons un peu déchirés... Nous avons dû rebrousser chemin et finir par la route. Ma question : il paraît qu'il y a des chemins de rando dans l'île, comment les trouver ? Il y avait quelques panneaux de bois en japonais. Fallait-il les suivre ? Heureusement le parc est splendide avec énormément de fleurs (encore beaucoup de cosmos). Voilà mes quelques impressions.
Avis sur itinéraire 9 jours en Guadeloupe fin mars English translation pending
by Cycy56 · 2020-01-14 · 23 replies
Bonjour,

Je vous soumets mon projet d'itinéraire pour un séjour de 9 jours en Guadeloupe fin mars. On est plutôt randos nature donc le gros du séjour se passera sur basse terre, mais on aime aussi les belles plages! Je remercie par avance les lecteurs avisés pour leurs conseils et avis (faisabilité, immanquables oubliés, …) : J1 : arrivée 15h00, prise de voiture de loc, route jusqu'à Sainte Rose, course alimentaires J2 : Visite de la mangrove (des avis sur des excursions? blue lagoon par exemple) + saut des trois cornes J3 : Route de la traversée : randonnées, visite cascades et plage à deshaies pour finir la journée J4 : Saut d'acomat, réserve cousteau (îlet pigeon, kayak de préférence) J5 : Rando la soufrière, bains jaunes J6 : chute du cabret, bassin paradis, bassin bleu, bains de dolé J7 : excursion à la journée aux Saintes J8 : Nord de grande terre : plage du souffleur, pointe de la grande vigie, anse laborde… (des avis sur des randos dans le secteur?) J9 : on termine le séjour par les plages de Sainte-Anne, du gosier, îlet gosier si ça vaut le cout d'y aller, et le mémorial acte dont on m'a dit du bien. J10 : retour en métropole.

nota : on a volontairement évité la pointe des châteaux, dont les paysages ont l'air de ressembler à notre chère Bretagne nota 2 : je sais que les secrets ne se partagent pas, mais trouver une petite source/cascade chaude isolée dans la forêt humide de basse terre serait un vrai plus 🙂 (en MP)

merci pour vos retours!
Voyage 15 jours (ou un peu plus?) en décembre en Argentine English translation pending
by Petitbanjo · 2019-12-25 · 6 replies
Salut la compagnie ! A peine rentrés de voyage, on pense déjà à repartir... On aimerait partir en Argentine (ça fait longtemps) mais cette année c'est la bonne ! Enfin on espère... Tout dépendra du budget car on va tout éclater là ! Alors au début on voulait faire Buenos Aires puis le sud puis Iguazu mais on a vu qu'il y avait déjà trop de choses à voir dans le sud ! Et que en plus décembre est pas la bonne période pour Iguazu. Donc on fera Iguazu une autre fois avec la région de Salta... Donc la on voudrait faire en gros trois jours à BA puis trois jours à la péninsule de Valdez puis trois jours à Ushuaia puis trois jours à El Calafate puis trois jours à Bariloche puis on rentre. Tout ça avec des vols entre les sites (car vraiment trop d'heures de voiture entre les sites) et on louerait une bagnole à chaque fois. Qu'en pensez-vous?
Le japon de demain: vers une heureuse société de célibataires English translation pending
by Tsukuru · 2019-12-20 · 15 replies
https://www.nippon.com/fr/in-depth/g00768/ un article très intéressant sur l'évolution de nos sociétés et sur le japon en particulier et où on apprend que le Japon d'autrefois avait aussi une culture du célibat. Le point de vue de la bascule de la communauté d'appartenance à une communauté de connexion est très intéressante. Cet article m'a fait penser au film de Kore Eda "une affaire de famille". un film où l'appartenance à une communauté (la famille) est remise en question. Appartenir à une communauté de connexion me semble parfois plus important qu'appartenir à une communauté classique famille. J 'aime beaucoup cette phrase "Plus encore que les personnes avec qui on a des liens forts, ce sont celles avec qui on a des liens faibles qui fournissent les stimulants les plus intenses et les plus profitables." Bonne lecture si ça vous intéresse.
Crossing pendant la grande migration (Tanzanie) English translation pending
by Mistercoole · 2019-12-19 · 10 replies
bonjour à tous🙂. nous projetons un safari en Tanzanie cet été.ayant déjà été plusieurs fois en Afrique , je suis très intéressé par la grande migration et ces fameux crossing . après contact avec plusieurs agences , pour certaines aucun problème pour les voir, pour d autre c est rare... je suis bien sur bien conscient qu' il y a toujours de l impondérable dans la photo animalière.. après plusieurs tentatives infructueuses, dans différents domaines mais je n arrive pas a apprécier la probabilité de voir cet evenement. c est sur que faire ce genre de photo fait rêver, mais le cout d un safari est assez conséquent. quelqu’un peut il m aider a ce sujet? merci d avance d eclairer ma lanterne et de donner votre experience,
Prolongation règlement Costa Club jusqu’au 31 mars 2020 English translation pending
by Lol68 · 2019-12-02 · 14 replies
reçu ce mail aujourd'hui de Costa : "Vous êtes pour nous un croisiériste spécial, et nous considérons que la transparence est le fondement de toute relation. Nous tenons par conséquent à vous informer que le règlement actuel Costa Club sera prolongé jusqu’au 31/03/2020."

Le programme costa club va-t-il changer ou être supprimé ? Avez-vous des infos ?
Transit à l'aéroport de Francfort pour Los Angeles avec Lufthansa English translation pending
by Mimidésert · 2019-11-23 · 9 replies
Bonjour

Juste un petit renseignement : une arrivée à Francfort depuis Nice à 8h45 sur un vol Lufthensa et un départ à 10h30 pour Los Angeles avec la même compagnie ; est ce faisable sans souci quand on ne connait pas l'aéroport?

Merci d'avance pour vos réponses
Alcool ou charcuterie en consommable dans un camping-car pour la Mauritanie English translation pending
by Lagardevicto · 2019-11-20 · 79 replies
Parmi les c.c. ayant parcouru la Mauritanie, certains d'entre vous possédaient ils à usage personnel des denrées comme vin, alcools, charcuterie genre saisissons, et auriez vous eu des problèmes?
Cérémonie de descente des drapeaux à la frontière indo-pakistanaise au Penjab English translation pending
by EricMoorea · 2019-11-08 · 5 replies
Lors d'un court séjour à Amritsar en Septembre dernier, je n'ai pu résister à l'envie d'aller voir la cérémonie de descente des drapeaux indiens et pakistanais communément appelée "Wagah border ceremony", Wagah étant le nom de la localité pakistanaise qui fait face à celle d'Attari côté indien. Cette cérémonie martiale a lieu tous les jours en fin d'après-midi et elle est en soi un spectacle absolument unique et qu'il faut voir au moins une fois si vous êtes dans les parages d'Amritsar. Lors de cette cérémonie toute militaire, les drapeaux des deux pays ennemis sont descendus simultanément selon un protocole particulier et bien huilé. A cette occasion les militaires des forces de sécurité indiennes et pakistanaises se toisent du regard et adoptent des postures de défi visant à impressionner l'adversaire. Et que dire de leur pas martial qui rendrait ridicule le pas de l'oie d'un défilé de l'armée nord-coréenne ! Ce cérémonial déplace des foules considérables surtout côté indien et donne lieu à des manifestations patriotiques délirantes. Les gradins sont bondés comme dans un stade lors d'une finale de coupe du monde. Plus drôle : un militaire en treillis camouflage "chauffe la salle" encouragent les spectateurs à crier et agiter les drapeaux indiens. Conseils pratiques : partir d'Amritsar vers 15h30 de manière à être dans les premiers à arriver. Vous doublerez sur la route en chemin des centaines et des centaines de rickshaws bondés dont les passagers brandissent petits et grands drapeaux. Les étrangers bénéficient d'un traitement de faveur à l'arrivée et sont dirigés par un accès particulier vers les tribunes qui leur sont réservées (les mieux placées avec celles des VIP !) Dans les gradins, vous serez placés par un militaire (hors de question de demander un autre emplacement...). Quand la fin de la cérémonie se profile, n'hésitez pas à quitter la tribune en peu en avance pour éviter l'énorme foule qui va sortir peu après. Cela vous permettra de rejoindre votre taxi et quitter les lieux sans avoir à supporter l'immense bouchon qui se forme à la sortie. Franchement, cette cérémonie vaut le déplacement. Il faut la voir comme un show à la sauce militaire. Quelques clichés pour illustrer ce propos.
Retourner à Tsarskoïe Selo (Pouchkine) en Russie English translation pending
by Zorba · 2019-11-06 · 11 replies
J'avais visité cet endroit magique en hiver, c'était le bleu du palais, celui du ciel, la neige immaculée et les ors. Bien sûr l'intérieur du château renferme le fabuleux cabinet d'ambre. J'ai envie d'y revenir. Ma question est de savoir si on peut encore y accéder et comment ? J'interroge chaque voyageur qui revient et à chaque fois c est pour me raconter un échec.
Demande de dommages et intérêts 2 ans après un accident avec voiture de location en Louisiane English translation pending
by Mississipete · 2019-10-23 · 36 replies
Bonjour à tous

Cette semaine, j'ai été contacté par la gendarmerie locale suite à un accident que j'ai eu en août 2017 avec une voiture de location en Louisiane. Nous avons récupéré un dossier mal traduit en français laisse penser que l'autre personne demanderait réparation pour préjudice moral et physique. Lors de l'accident, pas de gros soucis, l'autre personne un peu sous le choc part en ambulance mais rien de grave, le shérif se charge de contacter notre agence de location pour signaler l'accident et quelques heures après nous voilà reparti avec une nouvelle voiture. Notre agence était AVIS et nous avions souscrit toutes les assurances, dont l'ALI à hauteur de 1 million de dollars. D'après le dossier récupéré à la gendarmerie, la partie opposée aurait fait une demande en justice suite à des préjudices physiques et moraux en juin 2018, soit un peu moins d'un an après les faits. Sur le dossier, il s'agit de la personne ayant eu l'accident contre AVIS location et moi-même (conducteur au moment des faits).

Quelqu'un a-t-il déjà vécu une expérience similaire ? S'agit-il uniquement d'une procédure entre assurances ? Qu'en est-il des suites à mon sujet ?

Nous étions passé par une agence de voyage française pour réserver la voiture par AVIS, nous les avons donc contacté pour avoir plus d'informations, et nous n'avons pas de nouvelles pour le moment.

Merci d'avance de vos réponses
11 jours Washington, New York, Niagara Falls English translation pending
by Fantomette44 · 2019-10-14 · 0 replies
Washington New York Niagara Falls du 16 septembre 2019 au 27 septembre 2019

Aller : United Airlines Retour : Air Canada

Hotel Washington : High Road Hostel 1804 Belmont Street

Hotel New York : Hotel 31 120 E 31st St

Hotel Niagara Falls : Hilton 6361 Fallsview Blvd

Arrivant de Bretagne en TGV, nous avons passé la nuit avant le départ à l'Hôtel Ibis Budget de Roissy ( 42 € +2 € de taxe de séjour. ) . En 15 à 20 minutes la navette Blue Line gratuite au départ de l'Aéroport nous y a conduit. Cet Hôtel est convenable, cela suffit bien pour une nuit. Juste à côté, un Courtepaille permet de dîner sans avoir à chercher.

WASHINGTON

Le vol avec United Air Lines s'est bien passé. Il y a de l'espace pour les jambes et le repas était correct.

A l'arrivée à Dulles, nous avons fait appel à un UBER qui nous a conduit jusqu'à notre Hôtel.

Le High Road Hostel est situé dans un quartier animé le soir. Beaucoup de bars et restaurants. C'est une auberge de jeunesse, nous découvrons le concept, mais allons vite nous habituer. Des soirées à thème permettent aux résidents de lier conversation. Ainsi, nous avons profité d'une soirée pâtes, un bol de pâtes au fromage offert, d'une soirée bière, une bière gratuite. C'est sympa et convivial.

1ère Journée

Nous avons opté pour la location de vélo Bikeshare. 17 $ par personne pour trois jours sans supplément à condition d'utiliser le vélo moins de 30 mn, et d'en utiliser un autre, ainsi de suite. Si les règles d'utilisation sont bien respectées, si on dispose d'un bon portable récent et si l'application Bikeshare et la géolocalisation sont téléchargées, c'est impec.

Pour être sûr de bien l’amarrer, il faut pousser la roue avant du vélo à fond dans la station de vélo et regarder le feu vert clignoter. Le voyant vert indique que le vélo est bien fixé dans le dock. Si le voyant jaune sur le quai de vélo reste allumé ou si une lumière rouge apparaît, il faut tirer le vélo et essayer de remettre le vélo sur un autre dock vide.

Nous avions, sur Internet, réservé la visite du Capitole le matin, cela en valait la peine. Grâce à un tunnel entre Le Capitole et La Librairie du Congrès, nous avons évité un deuxième contrôle des sacs, et visité celle ci, magnifique. Le plafond, le Hall, le vue sur la salle de lecture principale.



A deux pas se trouve la monumentale gare d'Union Station, devant, la Liberty Bell et la Fontaine de Christophe Colomb. Cette gare, construite en 1907, accueille 25 millions de visiteurs par an.

C'est au sous sol de la Gare que nous avons déjeuné. Il y a un Food Court, c'est bien pensé, ce concept d'aire de restauration car au même endroit se concentrent tout plein de stands de restauration différents, et on s'attable au milieu. C'est convivial et sympa.

Après être passés devant le bâtiment du FBI, nous sommes montés en haut de la Old Post Office, à présent Hôtel Trump. C'est une façon intéressante de voir Washington de haut, et c'est gratuit. On a juste eu du mal à trouver l'entrée.

Incontournable Maison Blanche, puis le Washington Monument, le Lincoln Mémorial, le Korean War Mémorial, le Martin Luther King Mémorial, le Franklin Delanoe Roosevelt Mémorial, le Thomas Jefferson Mémorial.







Le vélo nous a permis de gagner du temps, et la journée a été bien remplie.

Revenus à l'Auberge de Jeunesse avec un dîner de salades achetées en supermarché à côté, nous nous sommes installés sur les chaises à l'extérieur. C'est très agréable, mais il est nécessaire de se prémunir contre les moustiques. En effet, dans cette majestueuse ville, à la nuit tombante, de vilains petits moustiques attaquent sévèrement toute surface de peau.

2ème Journée

Nous avions réservé, sur Internet, la visite guidée du Pentagone.

A vélo depuis notre Hôtel, nous nous y sommes rendus. Ce bâtiment, construit dans les années 40, est tellement immense que nous avons eu un peu de difficultés à trouver l'endroit pour déposer les Bikeshare d'où un petit dépassement de 2 dollars chacun. C'est de notre faute car, sur l'appli, c'est bien indiqué.

Visite très très encadrée, c'est normal. Elle est en langue anglaise. et dure une heure.

C'est impressionnant quand même de se dire que nous sommes au cœur du bâtiment qui abrite le commandement militaire des armées des États-Unis.

La visite s'achève par une chapelle ouverte à tous, sur les cendres du Pentagone, à l’endroit précis où le vol 77 d’American Airlines percuta l’immeuble, tuant 184 personnes.

Après avoir repris nos bicyclettes, la journée s'est poursuivie par la découverte du Cimetière Militaire d'Arlington.

C'est très agréable de déambuler parmi ces plus de 250 000 tombes, grâce au dépliant remis à l'entrée. C'est calme, propre et, surprenant par son relief de collines. Nous avons assisté à la relève de la garde près du soldat inconnu, vu les tombes des Kennedy, un bel amphithéâtre en marbre. C'est très solennel.



Plusieurs mémoriaux, là encore, par exemple l'US Marine Corps War Memorial, qu'on voit dans beaucoup de films.

Et le Grand Carillon Hollandais, donné aux États-Unis par les Pays Bas. Cette tour, avec 50 cloches, a été offerte en remerciement de l'aide fournie pendant la Seconde Guerre mondiale. Les cloches sonnent régulièrement .

3ème Journée

Visite de la Cour Suprême, siège du pouvoir judiciaire. Bel escalier en spirale, je le pensais plus grand, et moins caché.

Visite des Archives Nationales. Les trois documents les plus importants de l'Histoire des États-Unis y sont exposés : la Déclaration d'Indépendance, la Constitution et la Déclaration des droits (Bill of Rights). Ces documents, ainsi que l'original de la Magna Carta de 1297 signé par Edward I, sont exposés dans la Rotonde, une pièce spécialement conçue pour disposer ces documents au public. La pièce est sombre pour conserver les documents dans le meilleur état possible. Inutile de préciser que les photos sont interdites et que le site est gardé comme un Trésor.

Petit tour dans Chinatown, décevant, mais seul endroit où trouver facilement des cartes postales et autres souvenirs pas trop chers.

Maison Blanche puis déjeuner auprès d'un Food Truck.



A vélo toujours, nous avons gagné Georgetown, quartier intéressant, calme, auprès de l'Université du même nom. Pour celà nous avons roulé le long du Potomac, découvert Washington Harbour, bel endroit bien aménagé, bars, restaurants. C'est plaisant.

A Georgetown, avons gravi l'escalier du célèbre du film L'Exorciste, admiré le Hall et la jolie chapelle de l'Université, et découvert le Canal C&O.

Après dîner, avec courage, nous sommes redescendus à vélo encore, admirer cette solennelle ville de nuit. C'est indubitablement un grand moment.





Voilà, les vélos sont remisés. Pour le prix, et le plaisir que nous avons eu, c'était le bon plan.

4ème Journée

Consacrée entièrement au Musée de l'Aviation à Dulles. Vue la distance à parcourir, nous avons utilisé l'application UBER.

Le musée est gratuit, comme la plupart des sites de Washington.

Même sans être spécialement passionné des aéronefs, il y a là de quoi nous occuper quelques heures . Des premiers avions jusqu'à la navette Discovery, en passant par le tristement célèbre B29, et le Concorde, j'en passe car l'énumération serait trop longue.



Dommage que l'espace restauration est réduite à un Mac Do très moyen en qualité. Pas le choix, mais nous ne sommes pas venus pour la gastronomie.

Fin de notre découverte de cette capitale étonnante.

Les moustiques tous les soirs nous ont laissé des souvenirs sur nos jambes et bras. Nous avons été surpris de voir de nombreux rats autour des poubelles, dans les parcs pas très éloignés des restaurants. Parait que Washington n'est pas la seule grande ville gagnée par ce fléau.

La climatisation à outrance nous a pas mal gênés, autant dans l'Hôtel qu'au sein des sites, des magasins. Des frigos !

5ème Journée

Il nous faut rejoindre la gare d'Union Station afin de prendre le train pour New York. Ce trajet nous a coûté 78.25€ par personne.

Nous y allons à pieds, presque une heure de marche. Une file très longue s'étire dans la gare, nous sommes perplexes, c'est bien celle pour New York, nous rassure une gentille dame.

Celle ci nous donne des conseils pour anticiper l'arrivée dans la grosse pomme, car, dit elle, ce n'est pas comme en France, il n'y a pas d'annonce dans le train.

Les trains américains sont confortables, pas très rapides, et pas onéreux du tout. Il y a de l'espace pour étendre les jambes, des repose-pieds, des appuie jambes.

Les valises sont près de nous, le placement est libre. Seuls les sièges qui se font face ( quatre personnes donc ) sont réservés pour des groupes de trois ou quatre ) On y est davantage secoués que dans les trains français.

NEW YORK

Nous arrivons à Pen Station à l'heure, et rejoignons à pieds notre Hôtel, qui n'est pas très éloigné.

Après s'être rafraîchis un peu, et rangé nos valises, nous ressortons afin de commencer les pérégrinations dans cette ville, que nous connaissons déjà et qui est si fascinante.

Nous avions acheté, comme il se doit, le New York City Pass, sur Internet, qui nous permet, à moindre coût, de profiter de beaucoup d'attractions et sites.

Grand Central, gare impressionnante pour son hall immense et sa voûte étoilée. Chrysler Building, la Cathédrale Saint Patrick, le Top of The Rock ( où nous réservons notre prochaine montée ), la boutique Apple, tout près de Central Park, gigantesque magasin avec une foule venue célébrer l'arrivée du dernier I Phone, montée à l'Empire State Building de jour, Times Square et ses lumières ( nous ne pourrons résister face à l'attirance qu'exerce sur nous le M&M’s Store ), puis retour à l'Empire de nuit.







Premier après midi bien rempli, les pieds sont fatigués, mais nous sommes ravis.

6ème Journée

Nous avons opté pour une carte de Métro rechargeable, afin de ménager nos jambes. La Pay-Per-Ride MetroCard. Achat aux machines automatiques. La carte coûte 1$ et le trajet revient à 2.75$. La carte peut être rechargée du montant que l'on souhaite. Le paiement se fait en CB ou avec des billets. En revanche, à un moment de la transaction, un ZIP code est demandé, il faut mettre 99999 ou 00000.

Direction L'Hôtel de Ville de New York, puis nous marchons vers les lieux de mémoire du 11 Septembre.

En chemin, nous entrons dans la Chapelle Saint Paul, où nous profitons d'un petit déjeuner gentiment offert par les fidèles ( donut de couleur rouge absolument délicieux ) Nous avons également découvert l'Oculus, au pied de la tour One World Trade Center, la nouvelle gare du World Trade Center mérite elle aussi la visite ! Son architecture est très futuriste. L'architecte est aussi l’auteur de la gare TGV Saint-Exupéry à Lyon et de la gare Liège-Guillemins.

Une matinée est bien nécessaire pour le Mémorial et le Musée. Le Mémorial est gratuit, en plein air, mais le musée est payant, et inclus dans notre City Pass. Ce n'est pas une visite très gaie, car l'émotion est palpable à tous les instants.





Au sortir de ces lieux empreints de mémoire, nous découvrons Brookfield Place et les 16 palmiers du Hall lumineux et luxueux de son Centre Commercial, et sa boutique française Le District juste à l'entrée à gauche . Le prix exorbitant des crêpes nous a horrifiés.

Longer l'Hudson ensuite a été très agréable, pour rejoindre Battery Park où nous embarquons pour Miss Liberty, Séances photos, avec vue magique sur la skyline, c'est obligé. C'est truffé de touristes, évidemment.

Puis encore une vedette pour gagner Le Musée de L'Immigration.

Au retour, nous marchons dans le quartier des affaires, impossible de photographier le Charging Bull tant la file d'attente de touristes asiatiques est longue. Un petit arrêt devant la New York Stock Exchange, et il faut songer à notre dîner.

Pourquoi ne pas sacrifier à ce phénomène de mode qu'est le restaurant Shake Shack au milieu du Madison Square Park ? Beaucoup de monde, le personnel est débordé, c'est cher, et nous avons attendu 35 minutes pour obtenir les hamburgers commandés.

On y mange dehors, dans le parc, c'est bien agréable. Vu l'affluence, difficile de dégoter tables et chaises .

Retour en métro.

7ème Journée

Métro direction Chinatown.

Assez décevant, nous trouvons que le quartier est moins dépaysant que nous l'avions trouvé lors de notre premier passage en 2009.

Nous déambulons dans les petites rues, par exemple Doyers Street ( rue emblématique de la guerre des gangs qui ensanglanta le quartier dans les années 30 ) , saluons la statue de Confucius, et pénétrons dans le Temple Mahayana.

Longer l'East River nous conduit au Pier 11 où nous prenons un Ferry pour 2.75 $ direction Brooklyn. La navette fluviale est reconnaissable avec ses deux couleurs : bleu et blanc. Se balader dans le quartier de DUMBO est bien plaisant. Nous réussissons à trouver le lieu où prendre la fameuse photo où L'Empire State Building s'insère au milieu d'une pile du Manhattan Bridge.



La promenade si vantée de Brooklyn Heights ne fait que 600 mètres... Des bancs nous accueillent afin de profiter de la vue magnifique sur la Skyline. Retour par le mythique Pont de Brooklyn, à pieds, en prenant notre temps, et de jolies photos.

Nos pieds supplient de faire une halte dans le parc du City Hall ou de nombreux écureuils évoluent avec bonheur.

Au retour nous prenons le métro et faisons une halte au Flatiron Building. Puis marchons vers La Poste Centrale ( immeuble construit en 1912 ), et le Madison Square Garden juste devant.



Enfin, nous sommes entrés dans la New York Public Library, à la salle de lecture aux dimensions impressionnantes. Ce lieu est également mis en valeur dans plusieurs films : dans Le Jour d’après, Le Secret de la planète des singes ou encore SOS Fantômes. Grâce à tous ces films, c’est peut-être la bibliothèque la plus iconique du monde. A l’époque de sa construction en 1911, c’était le plus grand bâtiment de marbre des Etats-Unis.

La journée se termine par le Top of The Rock de nuit, magique et fascinant.



8ème Journée

Je l'avais souhaité très "New York autrement"

Central Park à vélo. Devant l'entrée du parc, un rabatteur nous interpelle. Sur le coup, nous nous braquons, mais en fait, c'est une très bonne affaire : comme nous sommes quatre, le gars nous fait un bon prix. 2 heures et 10 $ chacun. Antivol inclus, plan de visite, et vélos en bon état.

En fait, les 2 heures passent très vite, il ne faut pas traînasser. Nous avons quand même eu le temps de voir les principaux centres d'intérêt : Balto Statue, la Fontaine de Bethesda, le Bowbridge, le Belvedere Castle, Alice aux Pays des Merveilles, Strawberry Fields, hommage à John, Lennon.



C'est immense et il y a des endroits où on peut oublier que nous sommes au sein d'une mégapole.

La High Line à pieds. C'est chouette, çà change le regard sur la ville. Je préfère la promenade plantée parisienne, mais celle ci vaut le déplacement. Ancienne voie ferrée datant de 1930, le dernier train y a roulé en 1980. Nous avons commencé par la partie nord. 2,3 km à flâner au milieu des immeubles, en hauteur.

Notre séjour aux Etats Unis a été très actif et riche en découvertes. Les américains sont gentils, proposent leur aide aux touristes pour s'orienter. Les toilettes sont toujours propres, et gratuites équipées de savon et papier. Nous avons énormément de progrès à faire, dans ce domaine. Les distributeurs de cash nous ont causé quelques soucis : à chaque retrait, une commission d'un montant de 3$ annoncée par la machine nous a dissuadé de terminer les transactions. Nous avons opté à chaque achat le paiement par CB, même les petits montants. Seule banque qui ne pratique pas cette commission: la Suntrust à Washington.

NIAGARA FALLS

9ème Journée

Retour à la gare de Penn Station pour prendre un train pour Niagara Falls. Ce trajet nous a coûté 47.25€ par personne. Le paysage est très reposant , le train longe l'Hudson très longtemps. La température est très fraîche à bord du train, encore cette climatisation... Les vêtements chauds et même les bonnes chaussettes, sont les bienvenus.

La chambre de notre Hôtel à Niagara Falls a vue sur les chutes américaines.

A notre arrivée, nous descendons la côte pour longer la rivière, et parvenir tout près de ce fabuleux endroit. Le grondement, la puissance, nous attire. L'eau commence à s'exciter quelques mètres en amont, elle laisse pressentir toute la grandeur du phénomène. Bruit assourdissant, nuée blanche, jeux de couleurs sur l'eau... personne ne parle, la nature impose le silence. Fascinantes chutes du Niagara, souvent mortelles, lorsque, plus d'une centaine de fois par année, des êtres humains désespérés s'y jettent...

Après cette rafraîchissante balade, nous partons vers Clifton Hill, cette rue qui nous fait penser à Las Vegas. Lumières, décors extravagants, parc d'attraction, nous avons dîné dans un Burger King qui ne nous laissera pas un souvenir inoubliable. Les toilettes y étaient sales, et le burger à peine chaud.

10ème Journée

Pourquoi ne pas commencer par l'inévitable croisière au pied des chutes, vêtus de l'ineffable poncho de couleur, censé nous protéger de l'eau ?



Ces moments incroyables au plus prêts de la fureur des eaux a beaucoup plu.

Nous avons ensuite longé le fleuve pour atteindre le joli centre ville de Niagara. Queen Street est malconnu, et c'est dommage. Les touristes oublient de passer par ce quartier tranquille, encore authentique.

Avant de regagner l'hôtel, dernier tour vers ce lieu qui agit tel un aimant sur les touristes.



Notre voyage s'achève, demain un car que nous prendrons à la gare de Niagara ( routière désormais uniquement ) nous conduira vers Toronto, vers l'aéroport.

Ce car, de la société Greyhound, est à l'heure. Nous avons eu le temps de passer juste avant à Moodie's Bakery 4552 Queen St, tout près de la gare, où une bien sympathique boulangère, nous vend, pour un prix très raisonnable ( 12 dollars canadiens ) deux cafés, deux sodas, deux excellents croissants au chocolat, et des gâteaux qui nous ont fait penser à des choux.

Les vacances sont terminées, il nous faut rentrer et reprendre nos habitudes, et songer...à une nouvelle destination qui nous fera rêver !

A la gare TGV de Roissy, bienvenue en France : les toilettes sont sales et il faut payer 0.90€ !
Entre sumos et Fuji-san English translation pending
by Robby69 · 2019-09-30 · 4 replies
Bonjour, Glanant beaucoup plus souvent les infos de ce forum que je ne le nourris, j'apporte aujourd'hui ma petite contribution. De retour de ce magnifique Japon à la mi-septembre , je souhaite simplement informer les futurs visiteurs au sujet des 2 thèmes du titre et donner mon point de vue sur mes expériences récentes. Pour les sumos (vrai nom : rikishi) : si l'on souhaite assister à un vrai tournoi, il faudra accepter de payer une petite fortune les billets d'entrée (en supposant que des dates de tournoi correspondent à vos dates de séjour). Une autre solution en vogue actuellement consiste à assister à des entraînements dans une "écurie" (=heya en japonais). Pour cela, il vous faudra contacter l'écurie par tél (par l'intermédiaire d'un japonais of course) pour savoir quand il vous sera possible d'y assister. Il vous faudra accepter quelques règles de comportement assez draconniennes une fois à l'intérieur, bien compréhensibles par ailleurs (ne pas bouger, parler...). Par exemple, un sumo qui se reçoit mal en tombant, car il a été distrait par le comportement d'un spectateur, peut se blesser gravement. Si vous vous tenez bien, vous êtes partis pour 3 ou 4 h de séances d'entraînement, avec un thé offert à la fin et peut-être quelques selfies avec des sumos. Mais nous n'avions pas le temps de trouver et contacter des écuries le soir pour le lendemain. L'écurie où nous nous sommes rendus ne demande pas de les contacter car vous assistez à l'entraînement à travers des baies vitrées, en restant dans la rue (très peu passante par ailleurs) et en respectant plus ou moins les mêmes règles que ci-dessus (règles qui sont rappelées sur une affichette collée sur la vitre, à notre attention) . Donc, de 7h15 du matin (si si, il faut se lever tôt !) à 10h, cela a été un magnifique spectacle et un vrai plaisir, en tous cas pour des néophytes (et pour 0 yen ...!). Il est possible de prendre quantité de photos et vidéos, malgré l'encadrement des baies vitrées. Mais tout ça, c'était avant. Avant quoi donc ??? Et bien, avant l'arrivée à 10 h d'un accompagnateur appartenant à un tour-opérateur (avec son joli badge autour du cou), de ses cartons de boisson non identifiée et de sa demi-douzaine de clients qui sont venus s'installer sur la banquette accolée aux baies vitrées, à côté de l'entraîneur qui ne faisait que lire son journal depuis le début. Et tout ce beau monde de nous tourner le dos et de nous priver en grande partie du spectacle...! Alors, qu'en penser ? Dès lors qu'un nombre suffisamment important de personnes sera intéressé par quelque chose (quoi que ce fût), il y aura toujours quelqu'un pour essayer de le monnayer, si c'est possible. Je veux croire que ce sont les touristes/tour-opérateurs qui ont proposé de payer cette écurie-là (les touristes pour s'assurer des places et les TO pour...ben, on sait pourquoi !). Les écuries ne demandaient rien auparavant en tous cas (j'ai vérifié), et maintenant, les entrées payantes ont tendance à se généraliser. Je ne saurai donc blâmer les écuries qui n'étaient pas demandeuses; c'est une rentrée d'argent non négligeable, difficile à refuser. Mais, il y a un gros mais : dès l'arrivée du groupe, les sumos ont totalement arrêté leur entraînement classique et se sont mis à effectuer des roulades et des sortes de danse de la pluie dans l'arène circulaire (=dohyo). Bon, j'exagère énormément en parlant de danse de la pluie et ce sont évidemment des rites et gestes qu'ils effectueraient de toutes façons, mais je ne peux m'empêcher de penser que le fait de payer ces écuries a modifié leur comportement et leur façon de s'entraîner. Je ne serai pas étonné que les TO leur demandent certaines prestations pour épater le chaland. Encore une fois, le tourisme mercantile fait peu à peu disparaître ce que les touristes sont venus voir et ce pour quoi ils ont payé, de surcroît ...(enfin...pas tous 😉!) Donc, maintentant qu'on a vu comment cela se passe, un petit conseil si vous voulez assister à un entraînement de sumos : si possible, prenez vraiment le temps de contacter les écuries qui ne vous feront pas payer l'accès à leur heya (votre hébergeur pourra vous y aider). C'est le meilleur moyen de s'assurer d'assister à des entraînements non dénaturés. Ceci dit, j'ai adoré regarder cet entraînement-là (enfin...jusqu'à 10h et qques, heure à laquelle on a mis les voiles).

Le mont Fuji-san, à peine visible à travers les nuages, depuis la fabuleuse Sky tree tower de Tokyo (450 mètres au dernier étage !) se cache encore à notre arrivée à Kawaguchiko ! Au retour de notre onsen (bain dans des sources chaudes volcaniques : vivement conseillé, que ce soit à l'intérieur, à l'extérieur ou en pleine nature ! Il faut juste supporter des eaux qui peuvent être très chaudes ! ), force est de constater que la météo ne s'améliorera pas dans la nuit (orages, fortes pluies, vents violents...). Inutile donc de faire l'ascension de nuit, pour assister à un lever de soleil, qui certes aura lieu, mais qui sera invisible. Je décide quand même de tenter l'ascension au petit matin (madame fera le tour des lacs pendant ce temps), tant pis pour le lever de soleil, mais comme je suis là, autant tenter l'ascension avant de continuer sur Kyoto (on ne peut pas se permettre d'attendre une amélioration du temps..) . Je prends le premier bus pour la station de départ habituelle (n°5) située à 2300 m d'altitude environ. A mon arrivée à 7h15 environ, le temps était, disons, très peu engageant : pluies torrentielles, arbres ployés à 45°C par un vent continu...Il y a beaucoup d'infrastrucures, donc, je prends un café, fais le tour de quelques boutiques et me rends au centre d'information qui se trouve proche du point de départ du Yoshida trail. Là, plusieurs personnes de l'accueil me déconseillent fortement d'y aller. Un typhon est en train de passer (j'aurai dit une queue de typhon), et tous les groupes qui sont montés dans la nuit ont laissé tomber et redescendent. Ce qui est vrai, puisque je les vois passer juste à côté. Je consulte avec eux différents sites météo (je constaterai plus tard que les personnels du Mont Fuji utilisent tous des sites météo différents...parfois contradictoires !); le temps ne va pas vraiment s'améliorer. Je pense sincèrement que les employés à l'accueil veulent avant tout éviter qu'il y ait des blessés, par imprudence ou inexpérience. Ils ont complètement raison, même s'ils grossissent le trait pour décourager les moins téméraires ou expérimentés. A titre de consolation, on me conseille de monter au 1er étage où une vidéo tournant en boucle explique absolument tous les aspects de l'ascension (itinéraires, hébergement, équipement, nourriture, toilettes... évidemment!, et j'en passe). Donc, j'y vais, en grignotant quelques en-cas et en me disant que ça me fera une mini acclimatation si je décide de monter. A 9h45, le temps s'est un peu amélioré, même si tout est encore très bouché, et il pleut toujours. Bon...j'y vais ! Je verrai bien jusqu'où je pourrai aller. Il y a des huts (sortes de refuges) régulièrement espacés sur le parcours, je pourrai toujours m'y abriter si besoin. Au départ, je croise des japonais qui redescendent, équipés comme des spationautes (incroyable leur équipement pour une montagnette !), et je me trouve bien misérable avec mon sac à dos de ville et ma cape de pluie à 5 €. Je les salue en brandissant fièrement mon baton en bois, affublé d'un drapeau japonais, que j'ai acheté au départ (plus cher qu'à Kawaguchiko, mais bon...on s'en fout) : rires et saluts japonais ! Après avoir payé ma contribution à la sauvegarde du site un peu plus loin (1000 yens), on tente encore de me dissuader de continuer. Malins ces japonais, ils me dissuadent après que j'ai lâché le pognon ! Je me mets un peu à l'abri des trombes d'eau dans leur guitoune pendant 5 mn, je regarde les prévisions météo sur leur tablette et je repars. Petit rappel : la montagne, c'est magnifique, mais c'est dangereux. La moindre chute peut vite être dramatique, tout le monde le sait. Et même les plus aguerris peuvent se blesser, parfois vraiment bêtement. Ceci étant rappelé, et je m'adresse maintenant uniquement aux randonneurs/trekkeurs suffisamment expérimentés : cette rando a été pour moi une balade, même avec le temps pourri que j'ai eu; sans aucune difficulté. Oui, il y a pas mal de passages rocheux, c'est normal, on est en montagne. Le reste du temps, c'est vraiment easy. Je pense que les accident, nombreux, qui y surviennent, sont dûs à l'incompétence et/ou imprudence comme bien souvent. Je suis monté au sommet en 3 h 45 environ, sans me presser (sans traîner non plus), en m'arrêtant au niveau des huts pour me restaurer, y discutant avec les très rares personnes qui montaient, en essorant 3 fois ma polaire (!) gorgée d'eau, et me battant régulièrement avec ma cape dans les rochers. Par beau temps, s'il n'y a pas foule, 2h30 sont sûrement suffisantes. Je n'ai pas fait le tour du cratère car on n'y voyait vraiment rien. La dernière station (n°9) était fermée. J'ai partagé mes en-cas avec des japs, en leur expliquant en riant que ça allègerait mon sac... Il se sont dépêchés de vider le leur pour me nourrir ! Pour info, ils avaient mis 7 h pour monter depuis la station 5. Le retour se faisant par un sentier pour chenillettes, sur de la bonne pouzzolane, j'ai couru tout du long. Surtout à cause du froid, car j'étais entièrement trempé : gants, polaires, pantalons/bermuda dont j'avais fini par enlever les jambes amovibles. La pluie trempait le pantalon, qui trempait mes chaussettes qui finissaient par imbiber mes chaussures de trail. Le goretex n'a servi à rien ce jour-là ! A mon arrivée au point de départ, le sommet s'était dégagé (aaarrrrgggghhhhh!), des groupes commencaient déjà à monter pour passer la nuit dans les huts et le lendemain matin, c'était presque un sans-nuages ( voir photo où l'on devine les stations sur le flanc gauche). Mais il était temps pour nous de continuer notre périple... Sayonara !

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