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Carnet ATA pour le Sénégal? English translation pending
Bonjour a tous est ce que le carnet ATA est d'actualites pour entrer avec son vehicule (+ de 5 ans ) au Senegal Sachant que 2009 pas besoin de carnet ainsi que 2008 Pour 2011 ? si une personne rentre d'un voyage au Senegal cet Année 2011 Merci pour le renseignement
Avis sur itinéraire de quatre semaines dans l'ouest du Canada (2)? English translation pending
J'ai essayé d'améliorer et de finaliser le plus possible mon planning pour ces 4 semaines l'an prochain en juillet. Le voici
Anne, tes plannings m'ont bien aidée. Merci !
J1 Départ Paris environ 10h, arrivée Calgary 13h30 visite Prince’s Island Park ou Devonian Garden Installation hôtel + récupération voiture ?
J2 Stampede (rodéo + Chuckwagons )
J3 Départ pour Glacier NP (290 km – 3h22 de route dont 260 km et 3h de route jusqu’au poste frontière) Rando Saint Mary Lake (Baring falls, Saint Mary falls et Virginia falls)
J4 Iceberg Lake : 14 km et Swiftcurrent Nature trail ?
J5 Going to the sun road (Hidden lake trail 5 km dénivelé 140 m + Avalanche lake trail 6,5 km 150 m dénivelé) passage par Lake Mac Donald, Medicine Lake (?) et Départ Waterton NP.
J6 Randonnée Bertha Lake (10,4 km ou 15 si on fait le tour du lac 400m dénivelé)Plage Waterton Lake. Red Rock Canyon plutôt l’après-midi à cause de la lumière.
J7 Départ Banff. Arrêt au Ranch Bar U (2h30 et 193 km). Route vers Banff (3h10 en passant par Peter Lougheed PP) (2h30 en continuant la route 22 pour rejoindre la Trans Canada Hwy). En arrivant Banff Gondola ?
J8 Sunshine Meadows (7,9 km et 180m de dénivelé ou 11,8 km et 300m de dénivelé – 3 à 4 h) + Hoodoos lookout (5 min de marche) + Upper Hot spring pools + musée : Buffalo Nations Luxton museum ou White Museum of the canadian rockies Voir à quelle heure démarrent les bus à S. Meadows
J9 Johnston Canyon (5,4 km dénivelé 120 m 2H AR) + ink pots ( 11,6 km dénivelé 215 m 4H AR) départ Lake Louise (47 km) + lac Moraine (lacs de la consolation (5,8 km 2H 65 m dénivelé) ou SI OURS lac Louise (Agnes Lake mais bourré de monde).
J10 Lake Annette/ Paradise valley/ Giant steps (19,6 km dénivelé 450 m 5H AR). Attention rochers très glissants près de la rivière aux giant steps.
J11 Yoho NP. Journée cool. Emerald Lake (sentier 5,2 km autour mais pas à faire forcément en entier MOUSTIQUES ?), Takkakaw falls, Natural Bridge, Wapta falls (3,8 km 45m dénivelé 1 à 2h)
J12 O’Hara Lake ? ou Début icefield Parkway avec rando Parker Ridge trail (4km 272 m de dénivelé 1 à 2h)
J13 Icefield Parkway : 230 km prévoir toute la journée. Multiples points de vue + randonnée Wilcox Pass : (8km 335 m dénivelé 3h). Arrivée Jasper NP Réserver le rafting pour J15 juillet.
J14 Maligne Lake et excursion en bateau à Spirit Island. Arrêt au lac Medecine. Maligne canyon + Miette hot springs ?
J15 Rafting matin ou après-midi + randonnée au Mont Edith Cavell : Cavell Meadows (Angel glacier) 6,1 km à 7,9 km 684 à 808m de dénivelé 2 à 3h.
J16 Mount Robson PP Randonnée Kinney Lake 9 km 2,5 h. Départ pour Wells Gray PP.
J17 Wells gray PP + départ cache creek ou kamloops (environ 3h de route)
J18 Départ Whistler
J19
J20 Traversier + cathedral grove + route vers Pacific Rim
J21 Pacific Rim (excursion orques ou/et ours)
J22 Pacific Rim
J23 Pacific Rim + route Victoria (arrêts à Chemainus, Duncan)
J24 Victoria + traversier Vancouver
J25 Vancouver
J26 Vancouver
J27 départ Paris dans l'après-midi
Voilà.
Qu'en pensez-vous ? Ce n'est pas trop speed ?
Comme vous pouvez le voir, je n'ai pas trop d'idée pour Le J 19. Faire Savary Island ? Rester une journée de plus du côté des rôcheuses ou une journée de plus dans le Glacier National Park ?
Que me conseillez-vous ?
Merci d'avance
J1 Départ Paris environ 10h, arrivée Calgary 13h30 visite Prince’s Island Park ou Devonian Garden Installation hôtel + récupération voiture ?
J2 Stampede (rodéo + Chuckwagons )
J3 Départ pour Glacier NP (290 km – 3h22 de route dont 260 km et 3h de route jusqu’au poste frontière) Rando Saint Mary Lake (Baring falls, Saint Mary falls et Virginia falls)
J4 Iceberg Lake : 14 km et Swiftcurrent Nature trail ?
J5 Going to the sun road (Hidden lake trail 5 km dénivelé 140 m + Avalanche lake trail 6,5 km 150 m dénivelé) passage par Lake Mac Donald, Medicine Lake (?) et Départ Waterton NP.
J6 Randonnée Bertha Lake (10,4 km ou 15 si on fait le tour du lac 400m dénivelé)Plage Waterton Lake. Red Rock Canyon plutôt l’après-midi à cause de la lumière.
J7 Départ Banff. Arrêt au Ranch Bar U (2h30 et 193 km). Route vers Banff (3h10 en passant par Peter Lougheed PP) (2h30 en continuant la route 22 pour rejoindre la Trans Canada Hwy). En arrivant Banff Gondola ?
J8 Sunshine Meadows (7,9 km et 180m de dénivelé ou 11,8 km et 300m de dénivelé – 3 à 4 h) + Hoodoos lookout (5 min de marche) + Upper Hot spring pools + musée : Buffalo Nations Luxton museum ou White Museum of the canadian rockies Voir à quelle heure démarrent les bus à S. Meadows
J9 Johnston Canyon (5,4 km dénivelé 120 m 2H AR) + ink pots ( 11,6 km dénivelé 215 m 4H AR) départ Lake Louise (47 km) + lac Moraine (lacs de la consolation (5,8 km 2H 65 m dénivelé) ou SI OURS lac Louise (Agnes Lake mais bourré de monde).
J10 Lake Annette/ Paradise valley/ Giant steps (19,6 km dénivelé 450 m 5H AR). Attention rochers très glissants près de la rivière aux giant steps.
J11 Yoho NP. Journée cool. Emerald Lake (sentier 5,2 km autour mais pas à faire forcément en entier MOUSTIQUES ?), Takkakaw falls, Natural Bridge, Wapta falls (3,8 km 45m dénivelé 1 à 2h)
J12 O’Hara Lake ? ou Début icefield Parkway avec rando Parker Ridge trail (4km 272 m de dénivelé 1 à 2h)
J13 Icefield Parkway : 230 km prévoir toute la journée. Multiples points de vue + randonnée Wilcox Pass : (8km 335 m dénivelé 3h). Arrivée Jasper NP Réserver le rafting pour J15 juillet.
J14 Maligne Lake et excursion en bateau à Spirit Island. Arrêt au lac Medecine. Maligne canyon + Miette hot springs ?
J15 Rafting matin ou après-midi + randonnée au Mont Edith Cavell : Cavell Meadows (Angel glacier) 6,1 km à 7,9 km 684 à 808m de dénivelé 2 à 3h.
J16 Mount Robson PP Randonnée Kinney Lake 9 km 2,5 h. Départ pour Wells Gray PP.
J17 Wells gray PP + départ cache creek ou kamloops (environ 3h de route)
J18 Départ Whistler
J19
J20 Traversier + cathedral grove + route vers Pacific Rim
J21 Pacific Rim (excursion orques ou/et ours)
J22 Pacific Rim
J23 Pacific Rim + route Victoria (arrêts à Chemainus, Duncan)
J24 Victoria + traversier Vancouver
J25 Vancouver
J26 Vancouver
J27 départ Paris dans l'après-midi
Voilà.
Qu'en pensez-vous ? Ce n'est pas trop speed ?
Comme vous pouvez le voir, je n'ai pas trop d'idée pour Le J 19. Faire Savary Island ? Rester une journée de plus du côté des rôcheuses ou une journée de plus dans le Glacier National Park ?
Que me conseillez-vous ?
Merci d'avance
Avant de partir en Ouganda: visa, traitement anti-palu, sécurité...? English translation pending
Salut à tous
Nous habitons Mayotte et décollons pour l'Ouganda fin juillet et on a plein de questions à vous poser, voyageurs et voyageuses en tout genre : 1. nous atterrissons à Nairobi et partons en ouganda en bus. Est-il facile de se procurer le visa ougandais au passage de la frontière? 2. le traitement anti-paludéen est-il indispensable pour les Mahorais que nous sommes? 3. est-il raisonnable de partir sans préparation aucune (pas d'hébergement, pas de circuit pré-défini, bref, à la roots...)? 3. ceux d'entre vous qui détiendraient des infos de tout poil et qui me les fourniraient auraient toute ma sympathie, évidemment. Ciao Gatax
Nous habitons Mayotte et décollons pour l'Ouganda fin juillet et on a plein de questions à vous poser, voyageurs et voyageuses en tout genre : 1. nous atterrissons à Nairobi et partons en ouganda en bus. Est-il facile de se procurer le visa ougandais au passage de la frontière? 2. le traitement anti-paludéen est-il indispensable pour les Mahorais que nous sommes? 3. est-il raisonnable de partir sans préparation aucune (pas d'hébergement, pas de circuit pré-défini, bref, à la roots...)? 3. ceux d'entre vous qui détiendraient des infos de tout poil et qui me les fourniraient auraient toute ma sympathie, évidemment. Ciao Gatax
Saint-Gervais Briançon par le GR5 (France) English translation pending
Saint-Gervais Briançon par le GR5
Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.
Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.
Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.
Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.
Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.
Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !
La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.
Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.
Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.
La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.
Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.
Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.
Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.
Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.
Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.
A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.
La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.
Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.
Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.
Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.
Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.
Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :
Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !
Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!
Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.
D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.
En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.
La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!
Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me déplacer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !
Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.
Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.
Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.
Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?
La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.
Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.
Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.
Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.
Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.
Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.
Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !
Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?
Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.
Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.
Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.
Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.
Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.
Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !
Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.
Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.
Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.
Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.
Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.
Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.
Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !
La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.
Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.
Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.
La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.
Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.
Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.
Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.
Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.
Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.
A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.
La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.
Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.
Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.
Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.
Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.
Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :
Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !
Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!
Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.
D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.
En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.
La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!
Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me déplacer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !
Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.
Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.
Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.
Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?
La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.
Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.
Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.
Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.
Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.
Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.
Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !
Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?
Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.
Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.
Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.
Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.
Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.
Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !
Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.
Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Voyage dans l'Ouest canadien en septembre English translation pending
🙂
Bonjour,
Je suis nouvelle sur le site. Voilà notre projet, je pense que je peux avoir l'aide nécessaire ici.Nous sommes retraités et plutot novices en camping mais avec un grand goût de voyager.
Nous partons de Victoriaville avec une Prolite 12 tirée par 1 Rav 4, direction ouest canadien ...Ontario, provinces de l'Ouest, direction Vancouver et revenir par le nord des U.S.A Nous prévoyons partir en septembre et revenir 5 semaines plus tard.
Voilà mon questionnement :
1-comment se comportera notre mini Prolite ds les côtes des Rocheuses?
2-avez-vous de très beaux parcs de camping à nous suggérer le long des provinces?
3-des endroits qu'il ne faut absolument pas manqué de visiter?
4-quelle sera la température à ce moment de l'année?
Merci beaucoup!😎
Bonjour,
Je suis nouvelle sur le site. Voilà notre projet, je pense que je peux avoir l'aide nécessaire ici.Nous sommes retraités et plutot novices en camping mais avec un grand goût de voyager.
Nous partons de Victoriaville avec une Prolite 12 tirée par 1 Rav 4, direction ouest canadien ...Ontario, provinces de l'Ouest, direction Vancouver et revenir par le nord des U.S.A Nous prévoyons partir en septembre et revenir 5 semaines plus tard.
Voilà mon questionnement :
1-comment se comportera notre mini Prolite ds les côtes des Rocheuses?
2-avez-vous de très beaux parcs de camping à nous suggérer le long des provinces?
3-des endroits qu'il ne faut absolument pas manqué de visiter?
4-quelle sera la température à ce moment de l'année?
Merci beaucoup!😎
Finis les Miles-Statut avec la carte American Express Gold/Platinum English translation pending
Tout est dit dans le titre de la discussion
http://www.airfrance.fr/...amex_gold_gagner.htm
En même temps je trouve cela logique de n'offrir des miles statut qu'uniquement sur des vols.
De retour du Québec (23 avril - 6 mai 2011) English translation pending
Nous sommes une famille de 4 français, 2 adultes et 2 enfants de 7 et 9 ans et nous sommes rentrés il y a une dizaine de jours d'un voyage merveilleux au Québec.
D'après les habitués de ce forum, la période à laquelle nous partions et l'itinéraire choisi n'étaient pas pour faire de ce voyage une "partie de plaisirs"🏴☠️, je tiens à rassurer tout le monde, ce fut un voyage à la hauteur de nos attentes, fabuleux à tous les points😏. pour ceux que ça intéressent, voila notre circuit :
23 avril : arrivée à Montréal, prise en charge de la voiture, une HONDA CRV (idéale pour une famille de 4 avec bagages) et direction Québec. Installation à l'hôtel et direction l'érablière du chemin du Roy pour un repas typique du temps des sucres. C'était génial, ambiance très conviviale, découverte de mets délicieux et la tire sur la neige, quelle découverte !!!
24 avril : le matin, première visite de Québec (on y reviendra dans quelques jours) avec tour en calèche et ballade dans la vieille ville, superbe !! Après-midi, direction Wendake et le site des indiens hurons, très intéressant. Le soir, dodo à l'hôtel "Premières Nations", merveilleux !!
25 avril : route vers le Charlevoix avec arrêts à Ste Anne de Beaupré, La Malbaie et Baie St Paul, puis direction Tadoussac via le traversier (les enfants ont adorés). Petite ballade sur la plage (les baleines ne sont pas encore arrivées à cette époque, mais nous le savions) puis direction Sacré Coeur Saguenay à La Ferme 5 Etoiles, le paradis des enfants !! Nous faisons le tour de la ferme où se cotoient bisons, loups, cerfs, ratons laveurs, volailles, etc...
26 avril : le matin, les enfants vont nourrir tous les animaux de la ferme (un grand moment), y compris les loups !!! mon épouse et moi même avons droit à l'activité contact avec les loups où après quelques explications nous avons le droit de pénétrer dans leur enclos et de pouvoir les carresser, très impressionant !!! L'après-midi, route vers l'anse St Jean, magnifique petit village au bord du grnadiose fjord du Saguenay.
27 avril : retour sur Québec via le Charlevoix avec cette fois passage à Ste Pétronille sur l'île d'Orléans et arrêt et ballades aux chutes Montmorency, grandioses mais à côté de celles du Niagara...
28 avril : il pleut, du coup direction l'aquarium de Québec avec entre autres Eddy l'ours blanc. Après midi, consacré à la visite de Québec, place royale, bld champlain, etc...
29 avril : direction les Laurentides et arrêt à Val David dans un gîte magnifique, qui porte bien son nom, "Le domaine des merveilles", chalets en rondins de bois, perdu dans la foret au bord d'un petit lac. Après midi détente avec spa en plein air et piscine intérieur.
30 avril : direction Montebello pour la visite du Parc Oméga, un incontournable pour une famille avec des enfants (pour les français, ça ressemble à Peaugres, mais en mieux !!), puis en fin d'après midi route vers l'Ontario.
1er mai : Toronto, ballade à pieds puis ascension de la Tour CN.
2 et 3 mai : Niagara Falls où malheureusement le beau temps n'était pas au rendez vous. les chutes sont néanmoins énormes et vallaient bien ces kilomètres. Seul regret, le bateau "Maid of the Mist" qui devait démarré le premier mai, ne fonctionnait toujours pas... 1er jour là bas, nous avons profité du "Fallsview Indoor Waterpark", plus grand complexe aquatique couvert d'Amérique du Nord !! Les entrés sont assez chers (je les avais réservées depuis la France) mais, avec les enfants, ça vaut le coup !!!
4, 5 et 6 mai (le matin), Montréal où nous restituons avec regrets notre voiture le premier jour et ensuite visite à pieds et en métro. Ballades dans la ville souterraine, musée redpath, biodôme, stade olympique, vieux Montréal, etc... Seul regret; il ne fait pas très beau et du coup nous "zappons" le Mont Royal... 6 mai après midi, nous prenons le bus 747 express et direction l'aéroport où nous prenons notre vol direction Lyon.
Bilan de ce voyage,2926 kms, des images et des souvenirs plein les yeux, des rencontres fabuleuses avec des québécois très accueillants (nous français aurions beaucoup de leçons de savoir vivre à recevoir...). Contrairement aux idées reçues, nous n'avons pas eu l'impression de courir, les jours de visite dans les villes ont été suffisants, du moins pour des personnes comme nous voyageant avec des enfants qui au bout de quelques heures de marche en ville, en ont vite marre...😕 On nous avait fait peur sur cette période de l'année au niveau du climat et de la beauté des paysages, il n'en a rien été, nous avons eu tous les types de temps, pluie, froid, soleil et chaleur et même en cette période, les paysages sont magnifiques. Autre avantage, il n'y avait personne sur les sites touristiques, pas de files d'attente, pas d'embouteillages, pas de gens énervés, le pied !!! Pour les familles qui comme nous souhaiteraient faire ce voyage, je suis à votre disposition si vous souhaitez des renseignements et de bonnes adresses.
23 avril : arrivée à Montréal, prise en charge de la voiture, une HONDA CRV (idéale pour une famille de 4 avec bagages) et direction Québec. Installation à l'hôtel et direction l'érablière du chemin du Roy pour un repas typique du temps des sucres. C'était génial, ambiance très conviviale, découverte de mets délicieux et la tire sur la neige, quelle découverte !!!
24 avril : le matin, première visite de Québec (on y reviendra dans quelques jours) avec tour en calèche et ballade dans la vieille ville, superbe !! Après-midi, direction Wendake et le site des indiens hurons, très intéressant. Le soir, dodo à l'hôtel "Premières Nations", merveilleux !!
25 avril : route vers le Charlevoix avec arrêts à Ste Anne de Beaupré, La Malbaie et Baie St Paul, puis direction Tadoussac via le traversier (les enfants ont adorés). Petite ballade sur la plage (les baleines ne sont pas encore arrivées à cette époque, mais nous le savions) puis direction Sacré Coeur Saguenay à La Ferme 5 Etoiles, le paradis des enfants !! Nous faisons le tour de la ferme où se cotoient bisons, loups, cerfs, ratons laveurs, volailles, etc...
26 avril : le matin, les enfants vont nourrir tous les animaux de la ferme (un grand moment), y compris les loups !!! mon épouse et moi même avons droit à l'activité contact avec les loups où après quelques explications nous avons le droit de pénétrer dans leur enclos et de pouvoir les carresser, très impressionant !!! L'après-midi, route vers l'anse St Jean, magnifique petit village au bord du grnadiose fjord du Saguenay.
27 avril : retour sur Québec via le Charlevoix avec cette fois passage à Ste Pétronille sur l'île d'Orléans et arrêt et ballades aux chutes Montmorency, grandioses mais à côté de celles du Niagara...
28 avril : il pleut, du coup direction l'aquarium de Québec avec entre autres Eddy l'ours blanc. Après midi, consacré à la visite de Québec, place royale, bld champlain, etc...
29 avril : direction les Laurentides et arrêt à Val David dans un gîte magnifique, qui porte bien son nom, "Le domaine des merveilles", chalets en rondins de bois, perdu dans la foret au bord d'un petit lac. Après midi détente avec spa en plein air et piscine intérieur.
30 avril : direction Montebello pour la visite du Parc Oméga, un incontournable pour une famille avec des enfants (pour les français, ça ressemble à Peaugres, mais en mieux !!), puis en fin d'après midi route vers l'Ontario.
1er mai : Toronto, ballade à pieds puis ascension de la Tour CN.
2 et 3 mai : Niagara Falls où malheureusement le beau temps n'était pas au rendez vous. les chutes sont néanmoins énormes et vallaient bien ces kilomètres. Seul regret, le bateau "Maid of the Mist" qui devait démarré le premier mai, ne fonctionnait toujours pas... 1er jour là bas, nous avons profité du "Fallsview Indoor Waterpark", plus grand complexe aquatique couvert d'Amérique du Nord !! Les entrés sont assez chers (je les avais réservées depuis la France) mais, avec les enfants, ça vaut le coup !!!
4, 5 et 6 mai (le matin), Montréal où nous restituons avec regrets notre voiture le premier jour et ensuite visite à pieds et en métro. Ballades dans la ville souterraine, musée redpath, biodôme, stade olympique, vieux Montréal, etc... Seul regret; il ne fait pas très beau et du coup nous "zappons" le Mont Royal... 6 mai après midi, nous prenons le bus 747 express et direction l'aéroport où nous prenons notre vol direction Lyon.
Bilan de ce voyage,2926 kms, des images et des souvenirs plein les yeux, des rencontres fabuleuses avec des québécois très accueillants (nous français aurions beaucoup de leçons de savoir vivre à recevoir...). Contrairement aux idées reçues, nous n'avons pas eu l'impression de courir, les jours de visite dans les villes ont été suffisants, du moins pour des personnes comme nous voyageant avec des enfants qui au bout de quelques heures de marche en ville, en ont vite marre...😕 On nous avait fait peur sur cette période de l'année au niveau du climat et de la beauté des paysages, il n'en a rien été, nous avons eu tous les types de temps, pluie, froid, soleil et chaleur et même en cette période, les paysages sont magnifiques. Autre avantage, il n'y avait personne sur les sites touristiques, pas de files d'attente, pas d'embouteillages, pas de gens énervés, le pied !!! Pour les familles qui comme nous souhaiteraient faire ce voyage, je suis à votre disposition si vous souhaitez des renseignements et de bonnes adresses.
Avis sur circuit de Portland à Los Angeles? English translation pending
Bonjour à tous
Cela fait plusieurs années que je viens régulièrement sur ce site pour préparer mes circuits aux USA. C'est une mine de renseignements qui m'est bien utile. Je viens à vous aujourd'hui parce que je prépare un circuit de Portland à Los angeles. Je voudrais avoir des avis sur ceux qui connaissent cette région. Je connais déjà Las vegas, Grand canyon, Yellowstone. Je voudrais cette fois çi faire la côte du pacifique, qui est parait-il la plus belle du monde. Dites moi ce que vous en pensez. Merci à vous. 😉
2 M JOUR 1: FRANCE / PORTLAND
3 M JOUR 2: PORTLAND: Visite cascade three sisters wilderness area
Route historique de la rivière Columbia (Historic Columbia River Highway) de la Zone touristique nationale des gorges de la rivière Columbia (Columbia River Gorge National Scenic Area) (la première zone de la sorte du pays). stop pour faire des photos à Vista House à Crown Point et prenez les courts sentiers qui mènent aux Chutes Latourell (Latourell Falls) et aux Chutes Multnomah (Multnomah Falls) (l'hôtel pavillonnaire des chutes Multnomah est parfait pour une pause café).
Continuez vers l'est sur la Route historique (Historic Highway) et rejoignez l'autoroute inter-États 84. Prenez la sortie du Barrage de Bonneville (Bonneville Dam) et de l'écloserie (Fish Hatchery).
Retournez sur l'inter-États 84 Est et traversez la jolie ville de Hood River, (très bons restaurants). C'est aussi à Hood River que passe la Voie ferrée du Mont Hood (Mount Hood Railroad), qui propose des tours en train pittoresques à travers cette région spectaculaire.
Les vergers et les vues sur le Mont Hood laissent place à des forêts à feuillage persistant le long de l'autoroute 35, en se dirigeant vers le sud depuis la Rivière Hood (Hood River). Rejoignez l'autoroute 26 Ouest et suivez les panneaux du Timberline Lodge sur les flancs du plus haut sommet de l'Oregon, le Mont Hood (3424 mètres/11 235 pieds).
4 M JOUR 3: PORTLAND / BEND (161 miles 4h)
Crater Lake national park (lac de 572 m – le plus profond du pays.) Le parc est accessible au départ de l'Interstate 5 et est traversé par l'Oregon Route 62.
.
5 M JOUR 4: BEN / ASHLAND (200 miles 4h15)
6 M JOUR 5: ASHLAND / CRESCENT CITY (123 miles 3h)
7 M JOUR 6 : VISITE PARK DU REDWOOD NATIONAL. Le parc national de Redwood
est 8 JOUR 7 : CRESCENT CITY / MENDOCINO (227 miles 4h30) en passant par EUREKA
9 MJOUR 8: MENDOCINO / SACRAMENTO / LAC TAHO (300 miles 6H)
Visite de Sacramento – dodo à Stateline
10JOUR 9 : LAC TAHO : Le tour complet du lac demandant une journée et la promenade en bateau à roue à aubes étant conseillée
Lak
11 JOUR 10: LAC TAHO / SAN FRANCISCO (190 miles 3h30)
12 JOUR 11 : VISITE POINT REYES NATIONAL SEASHORE (1h de SF) + MUIR WOODS NATIONAL MONUMENT
-
- MUIR WOODS NATIONAL MONUMENT : Forêt de séquoias a quelques kilomètres de SF
13 JOUR 12 : SAN FRANCISCO / MONTEREY (112 Miles 2h) En passant par San Francisco pour récupérer la California 1 qui longe l’océan pacifique jusqu’à LA –voir l’aquarium 0 Monterey _ Endroit magique avec la côte d’une totale beauté. A visiter aussi CARMEL. De monterez prendre la route « 17 miles drive » Ville avec eucalyptus géants, plage de sable blanc. Magnifique
14 JOUR 13 : PARK POINT LOBOS (a deux pas de Monterrey) (3h pour le parcourir)
Ballade dans cette réserve s'impose pour de sublimes points de vue sur l'océan autour d'une nature intacte et splendide et des animaux marins en nombre !
15 JOUR 14 : MONTEREY / SANTA CRUZ / SAN LUIS OBISPO (160 miles 3h)
(42 miles 50mm) coup d’œil à Carmel village
16 JOUR 15 : SAN LUIS OBISPO / SANTA BARBARA / LOS ANGELES: (200 miles 3h35)
17 JOUR 16: LOS ANGELES – Hollywood Studio
18 JOUR 17: LOS ANGELES / France
19 I JOUR 18 : + 1 jour
Sur le trajet de CARMEL / CAMBRIA plusieurs state Parks a visiter :
- julia pfeiller burns sp
- andrew molera sp
- pfeiller big
- point piedras blancas (elephant de mer)
- plage de sanddollar
Cela fait plusieurs années que je viens régulièrement sur ce site pour préparer mes circuits aux USA. C'est une mine de renseignements qui m'est bien utile. Je viens à vous aujourd'hui parce que je prépare un circuit de Portland à Los angeles. Je voudrais avoir des avis sur ceux qui connaissent cette région. Je connais déjà Las vegas, Grand canyon, Yellowstone. Je voudrais cette fois çi faire la côte du pacifique, qui est parait-il la plus belle du monde. Dites moi ce que vous en pensez. Merci à vous. 😉
2 M JOUR 1: FRANCE / PORTLAND
3 M JOUR 2: PORTLAND: Visite cascade three sisters wilderness area
Route historique de la rivière Columbia (Historic Columbia River Highway) de la Zone touristique nationale des gorges de la rivière Columbia (Columbia River Gorge National Scenic Area) (la première zone de la sorte du pays). stop pour faire des photos à Vista House à Crown Point et prenez les courts sentiers qui mènent aux Chutes Latourell (Latourell Falls) et aux Chutes Multnomah (Multnomah Falls) (l'hôtel pavillonnaire des chutes Multnomah est parfait pour une pause café).
Continuez vers l'est sur la Route historique (Historic Highway) et rejoignez l'autoroute inter-États 84. Prenez la sortie du Barrage de Bonneville (Bonneville Dam) et de l'écloserie (Fish Hatchery).
Retournez sur l'inter-États 84 Est et traversez la jolie ville de Hood River, (très bons restaurants). C'est aussi à Hood River que passe la Voie ferrée du Mont Hood (Mount Hood Railroad), qui propose des tours en train pittoresques à travers cette région spectaculaire.
Les vergers et les vues sur le Mont Hood laissent place à des forêts à feuillage persistant le long de l'autoroute 35, en se dirigeant vers le sud depuis la Rivière Hood (Hood River). Rejoignez l'autoroute 26 Ouest et suivez les panneaux du Timberline Lodge sur les flancs du plus haut sommet de l'Oregon, le Mont Hood (3424 mètres/11 235 pieds).
4 M JOUR 3: PORTLAND / BEND (161 miles 4h)
Crater Lake national park (lac de 572 m – le plus profond du pays.) Le parc est accessible au départ de l'Interstate 5 et est traversé par l'Oregon Route 62.
.
5 M JOUR 4: BEN / ASHLAND (200 miles 4h15)
6 M JOUR 5: ASHLAND / CRESCENT CITY (123 miles 3h)
7 M JOUR 6 : VISITE PARK DU REDWOOD NATIONAL. Le parc national de Redwood
est 8 JOUR 7 : CRESCENT CITY / MENDOCINO (227 miles 4h30) en passant par EUREKA
9 MJOUR 8: MENDOCINO / SACRAMENTO / LAC TAHO (300 miles 6H)
Visite de Sacramento – dodo à Stateline
10JOUR 9 : LAC TAHO : Le tour complet du lac demandant une journée et la promenade en bateau à roue à aubes étant conseillée
Lak
11 JOUR 10: LAC TAHO / SAN FRANCISCO (190 miles 3h30)
12 JOUR 11 : VISITE POINT REYES NATIONAL SEASHORE (1h de SF) + MUIR WOODS NATIONAL MONUMENT
-
- MUIR WOODS NATIONAL MONUMENT : Forêt de séquoias a quelques kilomètres de SF
13 JOUR 12 : SAN FRANCISCO / MONTEREY (112 Miles 2h) En passant par San Francisco pour récupérer la California 1 qui longe l’océan pacifique jusqu’à LA –voir l’aquarium 0 Monterey _ Endroit magique avec la côte d’une totale beauté. A visiter aussi CARMEL. De monterez prendre la route « 17 miles drive » Ville avec eucalyptus géants, plage de sable blanc. Magnifique
14 JOUR 13 : PARK POINT LOBOS (a deux pas de Monterrey) (3h pour le parcourir)
Ballade dans cette réserve s'impose pour de sublimes points de vue sur l'océan autour d'une nature intacte et splendide et des animaux marins en nombre !
15 JOUR 14 : MONTEREY / SANTA CRUZ / SAN LUIS OBISPO (160 miles 3h)
(42 miles 50mm) coup d’œil à Carmel village
16 JOUR 15 : SAN LUIS OBISPO / SANTA BARBARA / LOS ANGELES: (200 miles 3h35)
17 JOUR 16: LOS ANGELES – Hollywood Studio
18 JOUR 17: LOS ANGELES / France
19 I JOUR 18 : + 1 jour
Sur le trajet de CARMEL / CAMBRIA plusieurs state Parks a visiter :
- julia pfeiller burns sp
- andrew molera sp
- pfeiller big
- point piedras blancas (elephant de mer)
- plage de sanddollar
Guide local pour le volcan Rinjani? (Lombok) English translation pending
Bonjour
Quelqu'un aurait-il les coordonnées d'un guide local? Pas une agence, juste un guide ou bien un local qui fait office de.
Ou bien peut-on en trouver facilement sur place à Sembalun la veille pour le lendemain?
Je n'ai pas trop envie de payer un guide par personne, comme le pratiquent les agences, mais plutôt de partager un guide à plusieurs.
Merci
Quelqu'un aurait-il les coordonnées d'un guide local? Pas une agence, juste un guide ou bien un local qui fait office de.
Ou bien peut-on en trouver facilement sur place à Sembalun la veille pour le lendemain?
Je n'ai pas trop envie de payer un guide par personne, comme le pratiquent les agences, mais plutôt de partager un guide à plusieurs.
Merci
Situation en Syrie? (21 avril 2011) English translation pending
Aujourd'hui 21 avril je me trouve en Cappadoce, je voyage en velo et je serai a la frontiere syrienne dans entre 5 et 10 jours.J'ai eu des bonnes et des mauvaises nouvelles au sujet de la Syrie par d'autres voyageurs en velo.Un australien est passe sans aucun probleme il ya une semaine, deux francaius en revanche ont du prendre l'avin de Amman a Istanbul car les frontieres etaient fermees il ya 3 semaines au debut de la rebellion.Ils m'ont dit aussi que d'entrer dans le pays cote turc etait plus facile que d'y sortir. Savez-vous comment evolue la situation et ce qu'il en est au jour d'aujourd'hui?. Didier
A ne pas manquer à St-Martin? English translation pending
bonjour, je serai à st-martin au début mai, pouvez-vous me renseigner sur les chose à ne pas manquer sur cette ile, merci de me répondre,
Accident responsable avec une voiture de location à Las Vegas: démarches? English translation pending
Bonjour à tous,
je vous écris car je n'arrive pas à trouver de réponse... J'ai eu un accident hier en voiture de location où j'ai été déclaré responsable (et je l'étais).
J'ai souscrit l'assurance SLI (la liability) et j'ai payé avec une visa premier.
Quelles sont maintenant les démarches ? Je pense que les deux voitures sont très abîmées... elles sont toutes les deux reparties sur un plateau.
Merci d'avance,
Laurent
je vous écris car je n'arrive pas à trouver de réponse... J'ai eu un accident hier en voiture de location où j'ai été déclaré responsable (et je l'étais).
J'ai souscrit l'assurance SLI (la liability) et j'ai payé avec une visa premier.
Quelles sont maintenant les démarches ? Je pense que les deux voitures sont très abîmées... elles sont toutes les deux reparties sur un plateau.
Merci d'avance,
Laurent
Marcher pieds nus: l'avez-vous déjà fait et où cela se pratique t-il le plus? English translation pending
Bonjour
Après une petite recherche, j'ai vu qu'il n'existait pas de topic à ce sujet, j'espère également être dans la bonne rubrique. Je souhaiterais recueillir des témoignages de personnes qui ont déjà marché pieds nus où que ce soit : en randonnée, en ville; et savoir si elles le pratiquent souvent, et leurs ressentis en vrac sur cette pratique.
Egalement j'aimerais savoir dans quel coin du monde (et de l'europe surtout) cela se pratique t-il souvent et est "bien vu" ?
Pour ma part j'ai marché pieds nus en ville qu'une seule fois, à Sienne alors qu'il faisait très chaud, j'ai trouvé ça très agréable de sentir le bitume chaud, par contre je dois dire que j'ai été plutôt regardée 🤪 C'est dommage car j'ai lu que c'était apparemment très bon de marcher pieds nus pour le "squelette" et pas forcément sale.
J'attends vos réactions !
Après une petite recherche, j'ai vu qu'il n'existait pas de topic à ce sujet, j'espère également être dans la bonne rubrique. Je souhaiterais recueillir des témoignages de personnes qui ont déjà marché pieds nus où que ce soit : en randonnée, en ville; et savoir si elles le pratiquent souvent, et leurs ressentis en vrac sur cette pratique.
Egalement j'aimerais savoir dans quel coin du monde (et de l'europe surtout) cela se pratique t-il souvent et est "bien vu" ?
Pour ma part j'ai marché pieds nus en ville qu'une seule fois, à Sienne alors qu'il faisait très chaud, j'ai trouvé ça très agréable de sentir le bitume chaud, par contre je dois dire que j'ai été plutôt regardée 🤪 C'est dommage car j'ai lu que c'était apparemment très bon de marcher pieds nus pour le "squelette" et pas forcément sale.
J'attends vos réactions !
Avis sur itinéraire Toronto- Vancouver en bus en 30 à 38 jours? English translation pending
Bonjour!
Nous sommes deux pvtites vivant actuellement sur Toronto,
et le 21 juin, nous aimerions partir avec sac à dos, direction Vancouver!
Le but serait de traverser tout le canada, en bus Greyhound (+pouce) en s'arrêtant aux endroits "incontournables", et revenir par le nord des USA. Seulement voilà, on aurait environ de 30 à 38 jours pour faire ce circuit avant de reprendre l'avion pour la France début août. Jouable?
TORONTO - DEPART 21 JUIN
Midland 2-3JRS Huronia Museum Huron Indian Village Saint Mary au pays des Hurons Sanctuaires des martyrs canadiens Balade en bateau dans les 30 000 îles Penetanguishene Balades en bateau Discivery Harbour Cadar Point et Christian Island Wasaga Beach 1JR • La plus grande plage d’eau douce du monde
Collingwood • Grottes
Tobermory (Péninsule de Bruce) • premier parc marin national au Canada, Fathom Five, plongée sous-marine. • randonnée sur le sentier de Bruce, piste pédestre la plus ancienne au Canada
Île Manitoulin 2JRS • Balades dans l’île (Traversée en Ferry) Espagnola/Sault Ste Marie
Calgary 2JRS Stampede
Banff 2JRS Cave and Basin Upper Hot Springs Sulphur Mountain Gondola Mount Norquay Rafting et canoë Balades dans le parc national de Banff Lac Minnewanka Bow Valley Loop Lac Vermillon. Lake Louise Rafting Dans les environs : le lac Morraine Mont Whitehorn Lac Agnès. Jasper 2JRS Jasper Yellowhead Museum Kayak, rafting et mountain bike Randonnées de plusieurs jours en montagne Lake Edith et lake Annette Maligne Canyon Lac Medicine Lac Maligne Columbia Icefield Chutes Athabasca Mont Whistler Mont Robson (le plus haut du Canada)
Vancouver 4JRS Museum of Anthropology Maritime Museum Art Gallery Stanley Park Gastown Chinatown Dans les environs : Capilano Suspension Par Ile de Vancouver/Victoria
Seattle 2JRS
Chicago 3JRS
JOURS DE TRAJET : 10 JRS
Pensez vous que c'est réalisable?Auriez vous des commentaires à faire la dessus? des suggestions? Pour ce qui est du couchage, nous avons déja penser au couch surfing, mais, pensez-vous qu'il soit possible (par ex sur les plages longeant le lac huron) de dormir juste en sac de couchage, à la belle étoile?
Si vous avez des suggestions niveau logement aussi... n'hésitez pas !
Toute aide est la bienvenue ! Merci!🙂
Le but serait de traverser tout le canada, en bus Greyhound (+pouce) en s'arrêtant aux endroits "incontournables", et revenir par le nord des USA. Seulement voilà, on aurait environ de 30 à 38 jours pour faire ce circuit avant de reprendre l'avion pour la France début août. Jouable?
TORONTO - DEPART 21 JUIN
Midland 2-3JRS Huronia Museum Huron Indian Village Saint Mary au pays des Hurons Sanctuaires des martyrs canadiens Balade en bateau dans les 30 000 îles Penetanguishene Balades en bateau Discivery Harbour Cadar Point et Christian Island Wasaga Beach 1JR • La plus grande plage d’eau douce du monde
Collingwood • Grottes
Tobermory (Péninsule de Bruce) • premier parc marin national au Canada, Fathom Five, plongée sous-marine. • randonnée sur le sentier de Bruce, piste pédestre la plus ancienne au Canada
Île Manitoulin 2JRS • Balades dans l’île (Traversée en Ferry) Espagnola/Sault Ste Marie
Calgary 2JRS Stampede
Banff 2JRS Cave and Basin Upper Hot Springs Sulphur Mountain Gondola Mount Norquay Rafting et canoë Balades dans le parc national de Banff Lac Minnewanka Bow Valley Loop Lac Vermillon. Lake Louise Rafting Dans les environs : le lac Morraine Mont Whitehorn Lac Agnès. Jasper 2JRS Jasper Yellowhead Museum Kayak, rafting et mountain bike Randonnées de plusieurs jours en montagne Lake Edith et lake Annette Maligne Canyon Lac Medicine Lac Maligne Columbia Icefield Chutes Athabasca Mont Whistler Mont Robson (le plus haut du Canada)
Vancouver 4JRS Museum of Anthropology Maritime Museum Art Gallery Stanley Park Gastown Chinatown Dans les environs : Capilano Suspension Par Ile de Vancouver/Victoria
Seattle 2JRS
Chicago 3JRS
JOURS DE TRAJET : 10 JRS
Pensez vous que c'est réalisable?Auriez vous des commentaires à faire la dessus? des suggestions? Pour ce qui est du couchage, nous avons déja penser au couch surfing, mais, pensez-vous qu'il soit possible (par ex sur les plages longeant le lac huron) de dormir juste en sac de couchage, à la belle étoile?
Si vous avez des suggestions niveau logement aussi... n'hésitez pas !
Toute aide est la bienvenue ! Merci!🙂
Un mois en Turquie (et peut-être en Syrie) au mois de juin 2011 English translation pending
Bonjour à tous !
Nous allons partir du 23 mai au 22 juin prochain en Turquie et peut être rejoindre la Syrie.
Pensez vous que le circuit est ambitieux sachant que nous voulons visiter pas mal de chose en Turquie (Istanbul, Cappadoce, Sud-Est du pays...)?
Nous avons aceté le Guide du Routard qui ne parle presque pas du Sud-Est de la turquie... y'a-t-il vraiment des problèmes de sécurité?
Nous sommes preneurs de tous vos conseils.
A très Bientôt !
Nous sommes preneurs de tous vos conseils.
A très Bientôt !
Guadeloupe ou Martinique pour décembre/janvier? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous désirons partir en décembre et janvier 2011/2012 aux Antilles, et nous ne savons pas quel est le mieux de la Guadeloupe ou de la Martinique;
qui peut me renseigner sur la beauté de ces iles.
merci d'avance. jenreve😉
Votre avis sur la location d'appartement en France? English translation pending
Bonjour,
Je prévois passer 2 à 3 semaines en France fin sept. début oct. pour notre lune de miel. Nous nous sommes fait conseiller de louer des appartements quelques jours à la fois.
Nous voulons un peu de confort, mais sans trop payer. De plus, nous pensions pouvoir économiser sur les repas que nous pourrions prendre à l'appartement les matins et soirs. Nous ne dînerions au restaurant que le midi. Grosso modo.
Avez-vous déjà logé dans ces types d'appartements? Est-ce qu'ils vous ont plu? Avez-vous des sites que vous me conseillez pour la recherche?
J'en ai trouvé quelques uns mais je pourrais bien avoir loupé LE site !
Notre budget serait d'environ 70$ la nuit. 🤪
Merci d'avance!
Avis sur itinéraire d'un mois sur la côte Ouest américaine? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous sommes 4 personnes a partir le 6 juin sur la cote ouest est avons besoin de votre expérience pour nous aider dans le choix de l itinéraire. Nous avons qu’une seul contrainte est celui d être le 18 juin a Anaheim pour voir le concert de U2. Trop cool !!! Voila ce que je pense à la date d aujourd’hui: D après les nombreuses discutions, il n est pas nécessaire d avoir un véhicule a San Francisco. Nous utiliserons donc les transports les 4 premiers jours puis nous louerons une voiture le reste du séjour. Nous n avons aucune idée de la ville de départ, mais avons choisi San Francisco pour voir le plus de chose possible.
J1 : San francisco J2 : San Francisco (ile d alcatraz + golden gate + fisherman wharf ) J3 : San Francisco ( Balade dans la ville, lombard street, Marché artisanal, Chinatown) J4 : San Francisco (Coit Tower + Twin peaks + Cable) J5 : Yosemite J6 : Yosemite J7 : Sequoia J8 : San luis Obispo J9 : Santa Barbara, Malibu, Santa Monica J10 : Los Angeles (walk of fame + Sunset Boulvard + Hollywood + rodeo drive) J11 : Los angeles (Universal Studio) J12 : Los angeles ( Warner Bross + le soir Griffith park) J13 : Los angeles seal beach et le soir concert de U2; J14 : New port Beach J15 : San Diego J16 : San diego ( Pacific beach + Port de san diego)
J17 : Zoo de san diego + old town + Gaslam quarter
J18 : Sea World
J19 : Los Angeles (River side)
J20 : Las vegas
J21 : Las vegas
J22 : Zion
J23 : Bryce
J22 : Bryce
J24 : Page
J25 : Monument valley
J26 : Grand canyon
J27 : Grand canyon
J28 Las vegas
J29 : Las Vegas
J30 : Las Vegas
Voila ce que je pense pour le moment, mais je ne connais pas la Californie, ca serait vraiment sympa de me donner un coup de main. Pas facile en termes de distance de se rendre compte.
Merci beaucoup pour tous les conseille que vous pouvez m apporter. 😎😎😎
Nous sommes 4 personnes a partir le 6 juin sur la cote ouest est avons besoin de votre expérience pour nous aider dans le choix de l itinéraire. Nous avons qu’une seul contrainte est celui d être le 18 juin a Anaheim pour voir le concert de U2. Trop cool !!! Voila ce que je pense à la date d aujourd’hui: D après les nombreuses discutions, il n est pas nécessaire d avoir un véhicule a San Francisco. Nous utiliserons donc les transports les 4 premiers jours puis nous louerons une voiture le reste du séjour. Nous n avons aucune idée de la ville de départ, mais avons choisi San Francisco pour voir le plus de chose possible.
J1 : San francisco J2 : San Francisco (ile d alcatraz + golden gate + fisherman wharf ) J3 : San Francisco ( Balade dans la ville, lombard street, Marché artisanal, Chinatown) J4 : San Francisco (Coit Tower + Twin peaks + Cable) J5 : Yosemite J6 : Yosemite J7 : Sequoia J8 : San luis Obispo J9 : Santa Barbara, Malibu, Santa Monica J10 : Los Angeles (walk of fame + Sunset Boulvard + Hollywood + rodeo drive) J11 : Los angeles (Universal Studio) J12 : Los angeles ( Warner Bross + le soir Griffith park) J13 : Los angeles seal beach et le soir concert de U2; J14 : New port Beach J15 : San Diego J16 : San diego ( Pacific beach + Port de san diego)
J17 : Zoo de san diego + old town + Gaslam quarter
J18 : Sea World
J19 : Los Angeles (River side)
J20 : Las vegas
J21 : Las vegas
J22 : Zion
J23 : Bryce
J22 : Bryce
J24 : Page
J25 : Monument valley
J26 : Grand canyon
J27 : Grand canyon
J28 Las vegas
J29 : Las Vegas
J30 : Las Vegas
Voila ce que je pense pour le moment, mais je ne connais pas la Californie, ca serait vraiment sympa de me donner un coup de main. Pas facile en termes de distance de se rendre compte.
Merci beaucoup pour tous les conseille que vous pouvez m apporter. 😎😎😎
Retour sur l'hôtel Villas Telamar au Honduras (24 février au 3 mars 2011) English translation pending
Le Villas Telamar sans Hésitation / Le Honduras vraiment à découvrir!
Nous y étions du 24 février au 3 Mars 2011 et avons adoré. La Ceiba possède un petit aéroport, donc passer à l'immigration peut sembler un peu long selon notre perception (seulement 2 douaniers pour +/- 197 passagers) mais tout de même on prend leur rythme. Les Honduriens manipulent avec soin les valises, ce qui est rarement observable ailleurs. Le check-in se fait avant de monter dans le bus, ce qui est tout aussi enviable. Le trajet qui nous conduit jusqu'à Tela nous permet de voir de l'animation vivante et de s'imprégner des différents villages. Voyager différemment: c’est lorsque la distance entre l'aéroport et l'hôtel ne devient pas un critère de premier choix. Pour voir autre chose, la distance du transfert est un bien petit prix à "payer". Et les gens qui vont vers cette destination le savent aussi. En aucun moment nous avons regretté notre choix.
(Prenez note que la taxe de sortie n’est pas incluse dans le forfait. Elle est exactement de 37.35$ USD mais payons 38$ et ce pour toutes les personnes âgées de 1 à 77 ans. Les enfants paient le même tarif. Autre chose à savoir, ils fouillent tous les bagages. De plus du côté international il y a une boutique hors-taxes mais fermée pour inventaire depuis on ne sait quand. Donc on ne peut rien acheter.)
Le complexe est impeccable et sécuritaire. Grand site, section Hôtelière, Villas et appartements, on ne se marche pas sur le pied. Site paisible. Le personnel est gentil, souriant, sympathique, courtois, sérieux et bienveillant. Plusieurs parlent le français. Végétation superbe. Excellent entretien paysager et ménager.
Nous étions dans la section Villas (Standard) : belle chambre spacieuse, propre et fraîche juste à point avec plancher en lattes de bois ce qui donne du cachet. Le climatiseur mural est un peu bruyant, mais on s’y habitue. Un mobilier en bois d’acajou fonctionnel (rien de brisé), des matelas confortables, un séchoir à cheveux disponible dans la salle de bain, ce qui n’était pas mentionné dans la brochure de Tours Mont-Royal. On ne manque pas de serviettes, débarbouillettes, papier hygiénique, savons, shampoings, café-filtre et bouteilles d’eau. Tout est complet. Les Villas sont communicantes, ce qui est avantageux pour les membres d’une même famille, bien que cela rendre l’insonorisation un peu plus déficiente mais rien de si terrible comme inconvénient. Ce que je dois vous mentionner c’est qu’à notre arrivée à la Villa, il y avait une odeur prenante d’insecticide. Cette odeur est demeurée durant 1 journée. J’avoue que cela irritait les cloisons nasales. On nous a dit qu’effectivement ils arrosent contre les insectes. Sauf qu’ils y vont peut-être un petit peu trop fort avec le produit… chose certaine, il n’y avait pas d’insectes dans la Villa ! À l’extérieur en soirée il y a des moustiques. Donc un indispensable : le chasse-moustiques que l’on préférera en lotion ou en vaporisateur et non en aérosol car confisqué à l’aéroport.
Alors je vous dirais ceci : oui aux Villas (Standard) pour ceux qui veulent vivre un style différent de logis-vacances, en retrait du complexe (l’autre section près de la piscine), sans le top luxe d’une chambre supérieure (pour lesquelles chambres certaines éprouvaient des lacunes). À mon point de vue, considérant le temps passé dans la chambre parce que toujours sorti, du moment que l’on peut dormir, se laver, et se nourrir, c’est tout ce qui compte à la base. Les Villas c’est plus OK ! Elles sont très bien. (et moins chers). Pour ceux qui recherchent le confort de leur foyer, et bien ils ne sont pas nécessairement faits pour voyager, s’adapter au pays, et découvrir. On fait avec ce que l’on retrouve sur les lieux.
La plage est belle, large et assez longue pour prendre de belles balades. C’est certain qu’il y a une dénivellation lorsque la mer devient basse, mais ne rend pas les balades impossibles. Elle est très propre aussi. Bravo les touristes ! Vous vous ramassez. Et oui j’ai observé que plusieurs personnes rapportent leurs bouteilles, verres vides et autres détritus. Quel beau geste écologique ! Et c’est appréciable car la plage demeure propre. Il faut dire qu’il est vrai que les poubelles ne sont disponibles qu’à la sortie de la plage et au resto de la plage.
Bravo aussi aux fumeurs qui mettent leurs mégots dans un verre rempli de sable. Mais attention à la toute récente loi anti-tabac. Il est désormais interdit de fumer à la plage, dans les chambres et restaurants. Informez-vous !
Il n’y a pas tellement de vendeurs itinérants pour nous importuner. En plus ils sont gentils. Nous n’avons pas trouvé désagréable de partager le site avec les Honduriens. Ils sont sympathiques et respectueux des touristes. Mis à part ce petit envahissement du week-end, le reste de la semaine est tranquille et paisible autant sur le complexe qu’à la plage. En ce qui concerne les quads (4 X 4) sur la plage les samedis et dimanches, ils ne sont pas si nombreux et dérangeant, enfin à mon avis, beaucoup moins dérangeant que les jets skis et compagnies à moteurs de d’autres destinations. Si vous ne souhaitez pas subir les petits inconvénients de la masse Hondurienne du samedi-dimanche (beaucoup plus le dimanche car tout est fermé donc ils viennent tous profiter de la plage), planifiez vos excursions lors de ces journées.
L'eau de la mer y est claire, pas d’algues ni de roches et bien tempérée. Certains jours la mer est plus agitée que d’autres et avons droit à de belles vagues. Souvent en après-midi le vent se lève et c’est une chance car il fait très chaud. Des employés rangent à chaque fin de journée les chaises et carpa (abri) qu’ils transportent sur leur tête. D'ailleurs celles-ci sont en bon état et très confortables, si l'on compare à d'autres destinations. Pas de problèmes pour les serviettes de plage. De belles piscines et petit parc aquatique bien entretenues longent le complexe hôtelier.
La nourriture est bien variée et suffisante compte tenu de la faible masse de touristes. On trouve toujours quelques choses pour se régaler et c’est très bon.
Le vin est médiocre, et ce même s’il provient du Chili ou d’Argentine. Conseil : achetez-vous quelques bouteilles au hors-taxes Canadien. Pas de problèmes pour les réservations à la carte. À noter, ne prenez pas une réservation à la carte pour le mercredi soir car buffet et restos à la carte sont fermés. En fait le buffet est déplacé au resto de la plage pour la Beach Party.
Nous avons fait le mini tour de ville offert avec Chantal de Turaser Tours pour 15$ USD/couple incluant 1 consommation à l’Hôtel Maya Vista. Je le décris comme un tour d’orientation d’environ +/- 1h30 et qui se termine sur le belvédère du Maya Vista pour y observer une vue splendide sur Tela ainsi qu’un magnifique coucher de soleil. Le tour se fait en bus et l’on ne descend pas (un peu décevant). Chantal nous fournit de bonnes informations ce qui nous permet par la suite de visiter Tela par nous-même. L’Hôtel Maya Vista (tenu par des québécois) est construit en hauteur. De loin on dirait une maison dans un arbre. On peut très bien l’observer depuis la plage du Telamar. Pour y accéder par l’arrière, la pente est abrupte, et par la rue principale on y compte 80 marches jusqu’à l’entrée-lobby de l’Hôtel. C’est un petit hôtel charmant et convivial. Des gens super sympathiques. Voir leur site web. Sur demande Ils peuvent vous organiser des excursions pour moins chers qu’aux Villas Telamar. Ils offrent une table d’hôte langouste et filet mignon pour 29.95$USD. Seul petit désagrément : les chaises inconfortables sur la terrasse.
Un autre petit endroit à découvrir l’Hôtel Lempira, Pierre peut aussi vous faire voir du pays dans des zones moins touristiques. Il faut demander.
Se promener dans Tela de jour est agréable, sécuritaire et est à une distance d’un peu plus de 20 minutes de marche. Le soir dès 18 hres tout est fermé, donc il n’y a rien à faire. Raison pour laquelle ils ne nous conseillent pas de sortir du complexe à pied. La course en taxi est de 1.00$ USD (20 lempiras) En fait 1.00$ USD = 19.03 lempiras (03/03/11). Aller au marché local est une expérience agréable. Tout ne coûte pas cher. Ex : pour 100 bananes 3$ USD/60 lempiras, les Rhums y sont plus abordables qu’à l’hôtel :
Rhums Honduriens : Plata Light : 72.25 Lps ; Plata Azul : 70.35 Lps ; Plata Premium Anejo (brun) : 87.90 Lps
Rhum du Nicaragua : Flor de Cana Oro 4 : 135.50 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 221.70 Lps
À l’hôtel : Plata Light : 100.00 Lps ; Plata Azul : 110.00 Lps ; Flor de Cana 5 :
198.00 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 270.00 Lps ; Guifiti : 240.00 Lps
Café de Copan : 7$ USD
Tela cultive l’ananas, la banane et l’huile de palme, Copan cultive le Café, San Pedro industrialise ananas, bananes et huile de palme.
Pour les excursions, il est vrai qu'une semaine n'est pas assez, 10 jours serait préférable mais n'est pas offert. Avec Turaser Tours toutes les sorties pour excursions sont sécuritaires. On propose : San Pedro : 55$USD, Canopy et sources thermales : 95$USD, les ruines de Copan (95$USD) (78$USD Coco Tours) prend 5 hres pour y aller. On nous suggère de passer la nuit là-bas pour 190$USD. Nous avons dû laisser tomber considérant que c’était trop loin. Cayos Cochinos (95$USD) (65$USD Coco Tours) dispendieux pour aller 2 hres sur une plage et faire de la plongée. On ne choisit pas La Ceiba ou Tela comme destination vacancière pour faire de la plongée. On préférera le Roatan pour cela ou une destination spécifique à la plongée. C’est plus logique. La Ceiba et Tela sont pour l’éco-tourisme.
Parc National Pico Bonito 80$USD, Eco Aventure des 3 rivières150$USD, Jardin tropical Lancetilla-Lagon Los Micos-Village Garifuna 75$USD (en passant Chantal connait très bien sa matière et est compétente. Il est juste dommage qu’au moment de la visite du jardin, les arbres n’étaient ni en production de fleurs ou de fruits. La période est plus en avril-mai.), Roatan : les îles de la Baie 150$USD (78$USD Coco Tours).
Finalement comme déjà mentionné par plusieurs, les tours sont plus abordables avec Coco Tours et Garifunas Tours (près du Maya Vista) qu’avec Turaser Tours qui est affilié avec Tours Mont-Royal. Un responsable de Turaser m’a dit que si c’est plus cher c’est qu’ils doivent payer la taxe de 16% en plus des prix d’entrées sur les sites. Il semblait déçu car beaucoup de touristes achètent leurs excursions ailleurs comme mentionnées dans ce commentaire. À son dire, Miguel et Julia ne paient pas les entrées. Par ailleurs, si vous réservez un tour avec Garifunas Tours, il se peut que l’excursion soit annulée faute de participants. Ce qui peut être décevant. Avec Coco Tours, nous n’avons connu aucun problème. Nous avons fait Combo Punta Sal pour 28$USD avec Miguel et Julia. Ils sont bien sympathiques. Cependant, Punta Sal n’est pas vraiment l’endroit désigné pour faire de l’apnée comme proposé dans l’excursion. La mer est trop agitée, très peu de variété de poissons et beaucoup de roches qui rendent l’accès dangereux. Les gens se sont baignés mais peu ont fait de l’apnée. La publicité sur leur feuillet ne rend pas justice à l’excursion. Nous avons ensuite été visité le Parc National Jeannette Kawas et observer quelques hurleurs en dormance. De retour sur la berge, nous sommes allés prendre le repas chez les Garifuna, Excellent poisson.
En résumé nous avons passé une très belle semaine avec une température idéale. D’ailleurs la période «Top soleil » pour le Honduras (La Ceiba – Tela) est de la mi-février à mai. C’est dans cette période qu’il y a le moins de pluie. Je vous recommande cette destination sans hésitation. Allez découvrir le Honduras avant qu’il ne devienne trop touristique.
OSER AUSSI LE HONDURAS. Vous n'en reviendrez pas déçu !
Je vous souhaite un bon voyage, allez au bout de vos découvertes !
Nous y étions du 24 février au 3 Mars 2011 et avons adoré. La Ceiba possède un petit aéroport, donc passer à l'immigration peut sembler un peu long selon notre perception (seulement 2 douaniers pour +/- 197 passagers) mais tout de même on prend leur rythme. Les Honduriens manipulent avec soin les valises, ce qui est rarement observable ailleurs. Le check-in se fait avant de monter dans le bus, ce qui est tout aussi enviable. Le trajet qui nous conduit jusqu'à Tela nous permet de voir de l'animation vivante et de s'imprégner des différents villages. Voyager différemment: c’est lorsque la distance entre l'aéroport et l'hôtel ne devient pas un critère de premier choix. Pour voir autre chose, la distance du transfert est un bien petit prix à "payer". Et les gens qui vont vers cette destination le savent aussi. En aucun moment nous avons regretté notre choix.
(Prenez note que la taxe de sortie n’est pas incluse dans le forfait. Elle est exactement de 37.35$ USD mais payons 38$ et ce pour toutes les personnes âgées de 1 à 77 ans. Les enfants paient le même tarif. Autre chose à savoir, ils fouillent tous les bagages. De plus du côté international il y a une boutique hors-taxes mais fermée pour inventaire depuis on ne sait quand. Donc on ne peut rien acheter.)
Le complexe est impeccable et sécuritaire. Grand site, section Hôtelière, Villas et appartements, on ne se marche pas sur le pied. Site paisible. Le personnel est gentil, souriant, sympathique, courtois, sérieux et bienveillant. Plusieurs parlent le français. Végétation superbe. Excellent entretien paysager et ménager.
Nous étions dans la section Villas (Standard) : belle chambre spacieuse, propre et fraîche juste à point avec plancher en lattes de bois ce qui donne du cachet. Le climatiseur mural est un peu bruyant, mais on s’y habitue. Un mobilier en bois d’acajou fonctionnel (rien de brisé), des matelas confortables, un séchoir à cheveux disponible dans la salle de bain, ce qui n’était pas mentionné dans la brochure de Tours Mont-Royal. On ne manque pas de serviettes, débarbouillettes, papier hygiénique, savons, shampoings, café-filtre et bouteilles d’eau. Tout est complet. Les Villas sont communicantes, ce qui est avantageux pour les membres d’une même famille, bien que cela rendre l’insonorisation un peu plus déficiente mais rien de si terrible comme inconvénient. Ce que je dois vous mentionner c’est qu’à notre arrivée à la Villa, il y avait une odeur prenante d’insecticide. Cette odeur est demeurée durant 1 journée. J’avoue que cela irritait les cloisons nasales. On nous a dit qu’effectivement ils arrosent contre les insectes. Sauf qu’ils y vont peut-être un petit peu trop fort avec le produit… chose certaine, il n’y avait pas d’insectes dans la Villa ! À l’extérieur en soirée il y a des moustiques. Donc un indispensable : le chasse-moustiques que l’on préférera en lotion ou en vaporisateur et non en aérosol car confisqué à l’aéroport.
Alors je vous dirais ceci : oui aux Villas (Standard) pour ceux qui veulent vivre un style différent de logis-vacances, en retrait du complexe (l’autre section près de la piscine), sans le top luxe d’une chambre supérieure (pour lesquelles chambres certaines éprouvaient des lacunes). À mon point de vue, considérant le temps passé dans la chambre parce que toujours sorti, du moment que l’on peut dormir, se laver, et se nourrir, c’est tout ce qui compte à la base. Les Villas c’est plus OK ! Elles sont très bien. (et moins chers). Pour ceux qui recherchent le confort de leur foyer, et bien ils ne sont pas nécessairement faits pour voyager, s’adapter au pays, et découvrir. On fait avec ce que l’on retrouve sur les lieux.
La plage est belle, large et assez longue pour prendre de belles balades. C’est certain qu’il y a une dénivellation lorsque la mer devient basse, mais ne rend pas les balades impossibles. Elle est très propre aussi. Bravo les touristes ! Vous vous ramassez. Et oui j’ai observé que plusieurs personnes rapportent leurs bouteilles, verres vides et autres détritus. Quel beau geste écologique ! Et c’est appréciable car la plage demeure propre. Il faut dire qu’il est vrai que les poubelles ne sont disponibles qu’à la sortie de la plage et au resto de la plage.
Bravo aussi aux fumeurs qui mettent leurs mégots dans un verre rempli de sable. Mais attention à la toute récente loi anti-tabac. Il est désormais interdit de fumer à la plage, dans les chambres et restaurants. Informez-vous !
Il n’y a pas tellement de vendeurs itinérants pour nous importuner. En plus ils sont gentils. Nous n’avons pas trouvé désagréable de partager le site avec les Honduriens. Ils sont sympathiques et respectueux des touristes. Mis à part ce petit envahissement du week-end, le reste de la semaine est tranquille et paisible autant sur le complexe qu’à la plage. En ce qui concerne les quads (4 X 4) sur la plage les samedis et dimanches, ils ne sont pas si nombreux et dérangeant, enfin à mon avis, beaucoup moins dérangeant que les jets skis et compagnies à moteurs de d’autres destinations. Si vous ne souhaitez pas subir les petits inconvénients de la masse Hondurienne du samedi-dimanche (beaucoup plus le dimanche car tout est fermé donc ils viennent tous profiter de la plage), planifiez vos excursions lors de ces journées.
L'eau de la mer y est claire, pas d’algues ni de roches et bien tempérée. Certains jours la mer est plus agitée que d’autres et avons droit à de belles vagues. Souvent en après-midi le vent se lève et c’est une chance car il fait très chaud. Des employés rangent à chaque fin de journée les chaises et carpa (abri) qu’ils transportent sur leur tête. D'ailleurs celles-ci sont en bon état et très confortables, si l'on compare à d'autres destinations. Pas de problèmes pour les serviettes de plage. De belles piscines et petit parc aquatique bien entretenues longent le complexe hôtelier.
La nourriture est bien variée et suffisante compte tenu de la faible masse de touristes. On trouve toujours quelques choses pour se régaler et c’est très bon.
Le vin est médiocre, et ce même s’il provient du Chili ou d’Argentine. Conseil : achetez-vous quelques bouteilles au hors-taxes Canadien. Pas de problèmes pour les réservations à la carte. À noter, ne prenez pas une réservation à la carte pour le mercredi soir car buffet et restos à la carte sont fermés. En fait le buffet est déplacé au resto de la plage pour la Beach Party.
Nous avons fait le mini tour de ville offert avec Chantal de Turaser Tours pour 15$ USD/couple incluant 1 consommation à l’Hôtel Maya Vista. Je le décris comme un tour d’orientation d’environ +/- 1h30 et qui se termine sur le belvédère du Maya Vista pour y observer une vue splendide sur Tela ainsi qu’un magnifique coucher de soleil. Le tour se fait en bus et l’on ne descend pas (un peu décevant). Chantal nous fournit de bonnes informations ce qui nous permet par la suite de visiter Tela par nous-même. L’Hôtel Maya Vista (tenu par des québécois) est construit en hauteur. De loin on dirait une maison dans un arbre. On peut très bien l’observer depuis la plage du Telamar. Pour y accéder par l’arrière, la pente est abrupte, et par la rue principale on y compte 80 marches jusqu’à l’entrée-lobby de l’Hôtel. C’est un petit hôtel charmant et convivial. Des gens super sympathiques. Voir leur site web. Sur demande Ils peuvent vous organiser des excursions pour moins chers qu’aux Villas Telamar. Ils offrent une table d’hôte langouste et filet mignon pour 29.95$USD. Seul petit désagrément : les chaises inconfortables sur la terrasse.
Un autre petit endroit à découvrir l’Hôtel Lempira, Pierre peut aussi vous faire voir du pays dans des zones moins touristiques. Il faut demander.
Se promener dans Tela de jour est agréable, sécuritaire et est à une distance d’un peu plus de 20 minutes de marche. Le soir dès 18 hres tout est fermé, donc il n’y a rien à faire. Raison pour laquelle ils ne nous conseillent pas de sortir du complexe à pied. La course en taxi est de 1.00$ USD (20 lempiras) En fait 1.00$ USD = 19.03 lempiras (03/03/11). Aller au marché local est une expérience agréable. Tout ne coûte pas cher. Ex : pour 100 bananes 3$ USD/60 lempiras, les Rhums y sont plus abordables qu’à l’hôtel :
Rhums Honduriens : Plata Light : 72.25 Lps ; Plata Azul : 70.35 Lps ; Plata Premium Anejo (brun) : 87.90 Lps
Rhum du Nicaragua : Flor de Cana Oro 4 : 135.50 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 221.70 Lps
À l’hôtel : Plata Light : 100.00 Lps ; Plata Azul : 110.00 Lps ; Flor de Cana 5 :
198.00 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 270.00 Lps ; Guifiti : 240.00 Lps
Café de Copan : 7$ USD
Tela cultive l’ananas, la banane et l’huile de palme, Copan cultive le Café, San Pedro industrialise ananas, bananes et huile de palme.
Pour les excursions, il est vrai qu'une semaine n'est pas assez, 10 jours serait préférable mais n'est pas offert. Avec Turaser Tours toutes les sorties pour excursions sont sécuritaires. On propose : San Pedro : 55$USD, Canopy et sources thermales : 95$USD, les ruines de Copan (95$USD) (78$USD Coco Tours) prend 5 hres pour y aller. On nous suggère de passer la nuit là-bas pour 190$USD. Nous avons dû laisser tomber considérant que c’était trop loin. Cayos Cochinos (95$USD) (65$USD Coco Tours) dispendieux pour aller 2 hres sur une plage et faire de la plongée. On ne choisit pas La Ceiba ou Tela comme destination vacancière pour faire de la plongée. On préférera le Roatan pour cela ou une destination spécifique à la plongée. C’est plus logique. La Ceiba et Tela sont pour l’éco-tourisme.
Parc National Pico Bonito 80$USD, Eco Aventure des 3 rivières150$USD, Jardin tropical Lancetilla-Lagon Los Micos-Village Garifuna 75$USD (en passant Chantal connait très bien sa matière et est compétente. Il est juste dommage qu’au moment de la visite du jardin, les arbres n’étaient ni en production de fleurs ou de fruits. La période est plus en avril-mai.), Roatan : les îles de la Baie 150$USD (78$USD Coco Tours).
Finalement comme déjà mentionné par plusieurs, les tours sont plus abordables avec Coco Tours et Garifunas Tours (près du Maya Vista) qu’avec Turaser Tours qui est affilié avec Tours Mont-Royal. Un responsable de Turaser m’a dit que si c’est plus cher c’est qu’ils doivent payer la taxe de 16% en plus des prix d’entrées sur les sites. Il semblait déçu car beaucoup de touristes achètent leurs excursions ailleurs comme mentionnées dans ce commentaire. À son dire, Miguel et Julia ne paient pas les entrées. Par ailleurs, si vous réservez un tour avec Garifunas Tours, il se peut que l’excursion soit annulée faute de participants. Ce qui peut être décevant. Avec Coco Tours, nous n’avons connu aucun problème. Nous avons fait Combo Punta Sal pour 28$USD avec Miguel et Julia. Ils sont bien sympathiques. Cependant, Punta Sal n’est pas vraiment l’endroit désigné pour faire de l’apnée comme proposé dans l’excursion. La mer est trop agitée, très peu de variété de poissons et beaucoup de roches qui rendent l’accès dangereux. Les gens se sont baignés mais peu ont fait de l’apnée. La publicité sur leur feuillet ne rend pas justice à l’excursion. Nous avons ensuite été visité le Parc National Jeannette Kawas et observer quelques hurleurs en dormance. De retour sur la berge, nous sommes allés prendre le repas chez les Garifuna, Excellent poisson.
En résumé nous avons passé une très belle semaine avec une température idéale. D’ailleurs la période «Top soleil » pour le Honduras (La Ceiba – Tela) est de la mi-février à mai. C’est dans cette période qu’il y a le moins de pluie. Je vous recommande cette destination sans hésitation. Allez découvrir le Honduras avant qu’il ne devienne trop touristique.
OSER AUSSI LE HONDURAS. Vous n'en reviendrez pas déçu !
Je vous souhaite un bon voyage, allez au bout de vos découvertes !
Que devient le Bleu de France? English translation pending
Bonjour,
Je ne lis plus rien sur le Bleu de France! Existe-t-il toujours? Si non, est-ce qu'un autre bateau le remplace?
Je ne lis plus rien sur le Bleu de France! Existe-t-il toujours? Si non, est-ce qu'un autre bateau le remplace?
Avis sur itinéraire au Quebec en été 2011? English translation pending
Bonjour,
Nous partons cet été du 15 juillet au 5 août au Quebec avec mon compagnon et notre fille qui aura alors 2 ans. Nous serons hébergés à Montréal chez une amie et visiterons donc la ville avec elle et ensuite nous louerons une voiture pour 15 jours pour visiter le reste du Quebec. Après lecture de multiples discussions et lectures de guides (notamment le routard), voilà l'itinéraire auquel je suis arrivée.
Plusieurs choses à préciser au préalable étant liées à la présence de notre pitchounette que nous voulons ménager pour ce périple, même si elle en a l'habitude ! il s'agit de ne pas faire trop de distance dans une journée Ne pas changer tous les soirs d'hébergement. Réserver du temps pour faire des bonnes balades dans les parcs Avoir accès si possible à une cuisine ou une table d'hôte sur place (ça nous permet de coucher notre fille et de manger ensuite à côté)
Voilà ce que ça donne, je suis preneuse de tous vos commentaires et propositions tant sur les hébergements, que sur l'itinéraire ou tout autre chose! :
J1- J2 - J3 : De montréal à Quebec (3h - 250 km) 3 nuits à Quebec (à YWCA) visite de la ville, alentours, parc jacques cartier
J4-J5-J6 : De Quebec à Baie st Paul, Région de Charlevoix (1h30-95 km) 3 nuits à Baie-st-Paul au balcon vert (AJ) parc des grands jardins, ile aux coudres, intérieur de charlevoix
J7 : De Baie-st-Paul à Baie ste catherine (1h30 - 114 km) excursion aux baleines De Baie-ste-catherine à l'anse st jean (1h30 - 106 km) 1 nuit à l'Anse st jean (AJ du bout du monde)
J8 : Parc national du saguenay 1 autre nuit à l'Anse st jean (AJ du bout du monde)
J9 : De l'Anse st jean à Péribonka (2h30 - 179 km) balades en cours de route 1 nuit à l'AJ de l'ile du repos à Péribonka
J10 : Balades autour de Péribonka, véloroute des bleuets 1 autre nuit à l'AJ de l'ile du repos à Péribonka
J11 : Journée au zoo st félien (de péribonka à chambord : 1h40 - 107 km) nuit à Chambord (propositions bienvenues !!)
J12 : Chambord-La tuque (1h50 - 135 km) nuit à la tuque (AJ)
J13- J14 : Parc de la Mauricie (1h50-130 km) 2 nuits à St jean des piles (chalet de la maison bellemare)
J15 : Retour à Montréal (2h30-183km)
merci d'avance de votre aide !
Sophie
Nous partons cet été du 15 juillet au 5 août au Quebec avec mon compagnon et notre fille qui aura alors 2 ans. Nous serons hébergés à Montréal chez une amie et visiterons donc la ville avec elle et ensuite nous louerons une voiture pour 15 jours pour visiter le reste du Quebec. Après lecture de multiples discussions et lectures de guides (notamment le routard), voilà l'itinéraire auquel je suis arrivée.
Plusieurs choses à préciser au préalable étant liées à la présence de notre pitchounette que nous voulons ménager pour ce périple, même si elle en a l'habitude ! il s'agit de ne pas faire trop de distance dans une journée Ne pas changer tous les soirs d'hébergement. Réserver du temps pour faire des bonnes balades dans les parcs Avoir accès si possible à une cuisine ou une table d'hôte sur place (ça nous permet de coucher notre fille et de manger ensuite à côté)
Voilà ce que ça donne, je suis preneuse de tous vos commentaires et propositions tant sur les hébergements, que sur l'itinéraire ou tout autre chose! :
J1- J2 - J3 : De montréal à Quebec (3h - 250 km) 3 nuits à Quebec (à YWCA) visite de la ville, alentours, parc jacques cartier
J4-J5-J6 : De Quebec à Baie st Paul, Région de Charlevoix (1h30-95 km) 3 nuits à Baie-st-Paul au balcon vert (AJ) parc des grands jardins, ile aux coudres, intérieur de charlevoix
J7 : De Baie-st-Paul à Baie ste catherine (1h30 - 114 km) excursion aux baleines De Baie-ste-catherine à l'anse st jean (1h30 - 106 km) 1 nuit à l'Anse st jean (AJ du bout du monde)
J8 : Parc national du saguenay 1 autre nuit à l'Anse st jean (AJ du bout du monde)
J9 : De l'Anse st jean à Péribonka (2h30 - 179 km) balades en cours de route 1 nuit à l'AJ de l'ile du repos à Péribonka
J10 : Balades autour de Péribonka, véloroute des bleuets 1 autre nuit à l'AJ de l'ile du repos à Péribonka
J11 : Journée au zoo st félien (de péribonka à chambord : 1h40 - 107 km) nuit à Chambord (propositions bienvenues !!)
J12 : Chambord-La tuque (1h50 - 135 km) nuit à la tuque (AJ)
J13- J14 : Parc de la Mauricie (1h50-130 km) 2 nuits à St jean des piles (chalet de la maison bellemare)
J15 : Retour à Montréal (2h30-183km)
merci d'avance de votre aide !
Sophie
Iran: obtenir le visa directement à l'arrivée à Téhéran? English translation pending
Bonsoir à tous.
Je dois me rendre en Iran pour tourisme du 17 au 27 mars en avion au départ de Paris via Aéroflot.
Je comptais prendre directement mon visa à l'aéroport (je suis francais) mais je lis des versions disant que cette procédure a été supprimé depuis près d'un an.
Or, les derniers temoignages de voyageurs courant novembre montrent que cela était encore possible. Le consulat iranien de Paris m'a également confirmé la semaine derniere.
Ma question est donc : D'ou viens cette information (vraie ou fausse) de la suppression du visa on arrival? Cela est il officiel? Ou dois je rapidement faire une demande de visa au consulat?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses !
Je dois me rendre en Iran pour tourisme du 17 au 27 mars en avion au départ de Paris via Aéroflot.
Je comptais prendre directement mon visa à l'aéroport (je suis francais) mais je lis des versions disant que cette procédure a été supprimé depuis près d'un an.
Or, les derniers temoignages de voyageurs courant novembre montrent que cela était encore possible. Le consulat iranien de Paris m'a également confirmé la semaine derniere.
Ma question est donc : D'ou viens cette information (vraie ou fausse) de la suppression du visa on arrival? Cela est il officiel? Ou dois je rapidement faire une demande de visa au consulat?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses !
Puerto Plata en tout-inclus fin mars 2011: hôtel, excursions et transport? English translation pending
Bonsoir,
Ns envisageons un voyage en hôtel tout inclus à PP fin mars et aimerions profiter de vos conseils: hôtel à privilégier ou à éviter, excursions à faire, pourboire, moyens de transport, etc. Merci !
Croisière "Grandes routes maritimes" sur le Costa Deliziosa du 13 au 18 décembre 2011 English translation pending
Et oui nous aussi on a mordu aux croisiéres 😛
on devait faire découvrir ce mode de voyage à notre petite puce en avril finalement en avril elle aura un petit frére🙂 et la croisiére sera en décembre et je viens à vous pour claner des informations pour préparer notre croisiére.
sur Costa, quels sont les avantages à bord pour les suites et les membre costa club aquamarine ?
D'autres part si vous avez des infos et des photos du costa deliziosa (surtout la grande suite avec balcon)
Et également sur les différentes escales de cette croisiére qui sont:
nice/savone
Naples
La valette
tunis
Ajaccio
Savone/Nice
Encore merci à tous pour les informations que vous pourrez m'apporter.
Encore merci à tous pour les informations que vous pourrez m'apporter.
Présentez vos éléments de bagagerie English translation pending
A la manière de "Présentez vos tentes", voici le sujet concernant les sacoches, les portes sacoches, remorques, tout ce qui concerne la bagagerie pour les voyages à vélo. Sacoches étanches ? Sacoches imperméables avec couverture de protection en cas de pluie ? Seulement sur l'arrière, à l'avant, plutôt une remorque. Quels sont les avantages de vos modèles, les inconvénients...
Croisière "Tour du Monde" sur le Costa Deliziosa: excursions? English translation pending
BONJOUR ET BONNE ANNEE A TOUS LES MEMBRES ET ORGANISATEURS DU FORUM §POUR CEUX QUI SONT INSCRITS POUR LE TOUR DU MONDE DU DELIZIOSA , UNE PARTIE DES EXCURSIONS EST EN LIGNE SUR LE SITE COSTA (A CE JOUR DE SINGAPOUR A MARSEILLE) LE RESTE VIENDRA PLUS TARD JE PENSE.. BON CHAMADOU, KYPRIS, CIBC, MARIGOT, LES CARTES BLEUS VONT POUVOIR COMMENCER A CHAUFFER!! A BIENTOT.. CORDIALEMENT
Voyage en Thaïlande et peur bleue des serpents English translation pending
Bonjour,
Voila je souhaite entreprendre un voyage solo en Thailande et je suis extremement phobique de serpents, au point ou je risque d'etre paralisée par la peur si j'en croise un ou faire une crise de tétanie...
Je voulais savoir s'il y a un REEL risque d'en croiser sans meme aller dans la jungle, mais en ville, dans les rues..etc Bref est qu'on peut tomber nez à nez avec un serpent au détour d'une rue, dans le centre, en allant visiter certains temples, des ruines ou sites...Est ce qu'ils peuvent grimper parfois dans la chambre d'une guesthouse en pleine nuit si on garde la fenetre ouverte...Est ce qu'on peut en trouver dans les toilettes? Enfin..certains doivent penser surement que mes questions sont pathétiques mais je suis je le repete extremement phobique, et comme tous les phobiques cela finit par tourner à l'obsession et c'est ma seule crainte quant a ce voyage.
Pour moi c'est très important car bien que j'ai très envie de visiter le merveilleux pays qu'est la Thailande, je ne veux pas risquer ma vie d'autant plus que en solo je ne pourrai compter que sur moi meme en cas de problème. Je pense que si je partais avec quelqu'un j'aurais eu moins d'appréhension de ce coté la car on aurait pu s'entraider ou appeller de l'aide en cas de morsure.
Par ailleurs, est ce que à Chiang Mai on risque d'en croiser plus, ou vers les villages des ethnies montagnardes??
Merci de bien vouloir m'eclairer et désolé encore pour mes "psychotages" mais c'est important pour moi.
Voila je souhaite entreprendre un voyage solo en Thailande et je suis extremement phobique de serpents, au point ou je risque d'etre paralisée par la peur si j'en croise un ou faire une crise de tétanie...
Je voulais savoir s'il y a un REEL risque d'en croiser sans meme aller dans la jungle, mais en ville, dans les rues..etc Bref est qu'on peut tomber nez à nez avec un serpent au détour d'une rue, dans le centre, en allant visiter certains temples, des ruines ou sites...Est ce qu'ils peuvent grimper parfois dans la chambre d'une guesthouse en pleine nuit si on garde la fenetre ouverte...Est ce qu'on peut en trouver dans les toilettes? Enfin..certains doivent penser surement que mes questions sont pathétiques mais je suis je le repete extremement phobique, et comme tous les phobiques cela finit par tourner à l'obsession et c'est ma seule crainte quant a ce voyage.
Pour moi c'est très important car bien que j'ai très envie de visiter le merveilleux pays qu'est la Thailande, je ne veux pas risquer ma vie d'autant plus que en solo je ne pourrai compter que sur moi meme en cas de problème. Je pense que si je partais avec quelqu'un j'aurais eu moins d'appréhension de ce coté la car on aurait pu s'entraider ou appeller de l'aide en cas de morsure.
Par ailleurs, est ce que à Chiang Mai on risque d'en croiser plus, ou vers les villages des ethnies montagnardes??
Merci de bien vouloir m'eclairer et désolé encore pour mes "psychotages" mais c'est important pour moi.
Séjour seule d'une semaine en Israël mi-avril English translation pending
Bonjour !
Bonne année... et je vous souhaite à tous des voyage à gogo en 2011 !
Je pars mi-Avril pour un premier voyage en Israël. Je vais y rester une semaine.
Un ami vient me chercher à l'aéroport à l'arrivée et je reste à Jérusalem toute la journée. Ensuite, j'aimerais descendre dans le Néguev (seule avec mon sac à dos) pour ensuite remonter en fin de semaine, pour Shabbat, sur Jérusalem.
Je suis preneuse d'infos, conseils, adresses, bon plans... de voyageurs qui auraient déjà foulé la terre israélienne, et plus particulièrement de voyageuses qui l'auraient seules.
Pour l'instant, je n'ai rien réservé et j'hésite entre organiser la semaine seule ou partir quelques jours avec un tour opérator local (plus cher et moins perso). J'espère que vos réponses m'aideront à vivre une belle semaine !
Merci d'avance à toutes et à tous.
Bon vent !
Découverte de la Provence et balades dans les Alpilles English translation pending
Bonjour,
Nous allons passer une semaine en Provence fin mai. Nous pensons louer une maison à Saint-Remy, nous souhaitons découvrir la région et surtout faire de belles balades à pieds. Nous avons deux chiens (très bien éduqués!!!), est-ce qu'il existe un guide des balades à faire ? pourront-ils se baigner (je parle des chiens 😛) et comment sont acceptés les chiens dans cette région? il est exclu que nous les gardions attachés durant toutes nos balades. Pour nous maintenant! nous aimons l'architecture, la lavande (ça c'est moi surtout!) et les marchés, nous n'aimons pas le tourisme de masse, version cars de Japonais (mais je n'ai rien contre les Japonais!), c'est pour cette raison que nous avons choisi le mois de mai. Est-ce que j'aurai la chance de voir les champs de lavande ou est-ce trop tôt 🤪. Voilà, n'hésitez pas à me faire part de vos découvertes ... restos, jolis villages, jolies balades à pieds ou je ne sais quoi ....
Sept militaires tués dans une embuscade au Sénégal, Casamance (27 décembre 2010) English translation pending
Sept militaires tués dans une embuscade au Sénégal
LEMONDE.FR avec AFP | 27.12.10 | 19h31
Selon un bilan communiqué par l'armée sénégalaise, sept militaires ont été tués lundi 27 décembre dans une embuscade tendue par des rebelles en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste. Il s'agit des plus lourdes pertes subies depuis plus d'un an par l'armée sénégalaise en Casamance, où six soldats avaient trouvé la mort en octobre 2009 dans des affrontements de même nature.
Selon un bilan communiqué par l'armée sénégalaise, sept militaires ont été tués lundi 27 décembre dans une embuscade tendue par des rebelles en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste. Il s'agit des plus lourdes pertes subies depuis plus d'un an par l'armée sénégalaise en Casamance, où six soldats avaient trouvé la mort en octobre 2009 dans des affrontements de même nature.