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Écosse: De retour p'tit compte rendu et impressions English translation pending
Bonjour,
Voyage de 12 jours du 13/07 au 25/07 3 personnes
Vol Bâle-Mulhouse / Edimbourg
Location de voiture à l'aéroport
Appartement à Edi ensuite B and B
Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions et donner des conseils, sans quoi ce séjour n'aurait pas été aussi réussi.
La météo : il a plu au moins une fois par jour, température moyenne 15° sauf à Edi, la seule fois ou nous avons pu nous balader en t-shirt. Nous étions plutôt bien équipés (coupe-vent, polaire), sauf pour les chaussures ou je conseille vraiment des chaussures de marche imperméables !
A Edi, nous sommes restés 3 jours complets, nous avons eu un bon aperçu de la ville, avons pu faire quelques musées. Coup de coeur, la balade à Arthur's seat, magnifiques points de vues à faire en fin d'après-midi.
A l'arrivée à l'aéroport, nous avons pris le bus 35, assez long mais 1,50 £ par personne seulement. Au départ, retour à l'aéroport en taxi, pour chercher la voiture. Je conseille Central Taxis, prix Leith-aéroport à 8h00 le matin 26 £ pour 3 (prix inférieur au devis demandé par mail). J'ai réservé sur le site internet et payé en espèces.
L'appartement : location par Airbnb : satisfaits
La location de la voiture : parfait Passés par BSP.com et traité par AVIS/Budget. Nous avons eu le choix entre 2 véhicules, nous avons eu une voiture flambant neuve. Nous avons rendu la voiture à 5h00, un employé est présent au contrôle. Nous avons rendu le véhicule avec un petit impact du à un gravillon sur une des portières, l'employé nous a laissé partir sans ennui, considérant le problème comme minime. Très professionnel. La conduite à gauche nous a donné quelques sueurs froides mais après 8 jours, nous roulions corresctement.
Ce que j'ai préféré : SKYE !! c'est très beau et sauvage, nous y avons passés 3 jours, à refaire je resterais au moins 1 j de plus !! Nous avons fait la balade à Old man storr et Quiraing.
J'ai beaucoup aimé Edi, Dunnotar castle, Eilan Donan castle, la visite de la distillerie à Dufftown, la route qui passe par Glencoe, les phoques de Dunvegan castle.
C'était un petit aperçu de l'Ecosse pour nous, nous pouvons envisagé un autre voyage plus ciblé cette fois dans des "endroits moins touristiques".
J'ajoute que pour la dernière nuit à Edi, j'avais réservé une chambre tout à côté de l'aéroport, à l'Ibis Budget, les chambres sont petites, certes mais fonctionnelles et c'est pratique. J'ai touvé l'hotel plutôt bien insonorisé et calme (pas entendu de portes claquées ni les voisins à toutes heures). Il y a des lapins qui gambadent dans l'herbe devant et un centre commercial tout à coté. Très bon rapport qualitè / prix 49 £ pour 3 (reservé 4 mois à l'avance).
J'ai oublié de parler de la soirée Ceilidh le mardi soir au Malones Bar à Edi, entrée 6£ avec une consommation. Vous pouvez danser en ligne sur le son d'un groupe live, 2 violons et une guitare. C'était super comme ambiance, il faut être 2, on vous apprend des pas simples et les danseurs se croisent, j'ai beaucoup aimé.
Bon voyage à tous
GRAND MERCI LAURE POUR VOTRE AIDE
Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions et donner des conseils, sans quoi ce séjour n'aurait pas été aussi réussi.
La météo : il a plu au moins une fois par jour, température moyenne 15° sauf à Edi, la seule fois ou nous avons pu nous balader en t-shirt. Nous étions plutôt bien équipés (coupe-vent, polaire), sauf pour les chaussures ou je conseille vraiment des chaussures de marche imperméables !
A Edi, nous sommes restés 3 jours complets, nous avons eu un bon aperçu de la ville, avons pu faire quelques musées. Coup de coeur, la balade à Arthur's seat, magnifiques points de vues à faire en fin d'après-midi.
A l'arrivée à l'aéroport, nous avons pris le bus 35, assez long mais 1,50 £ par personne seulement. Au départ, retour à l'aéroport en taxi, pour chercher la voiture. Je conseille Central Taxis, prix Leith-aéroport à 8h00 le matin 26 £ pour 3 (prix inférieur au devis demandé par mail). J'ai réservé sur le site internet et payé en espèces.
L'appartement : location par Airbnb : satisfaits
La location de la voiture : parfait Passés par BSP.com et traité par AVIS/Budget. Nous avons eu le choix entre 2 véhicules, nous avons eu une voiture flambant neuve. Nous avons rendu la voiture à 5h00, un employé est présent au contrôle. Nous avons rendu le véhicule avec un petit impact du à un gravillon sur une des portières, l'employé nous a laissé partir sans ennui, considérant le problème comme minime. Très professionnel. La conduite à gauche nous a donné quelques sueurs froides mais après 8 jours, nous roulions corresctement.
Ce que j'ai préféré : SKYE !! c'est très beau et sauvage, nous y avons passés 3 jours, à refaire je resterais au moins 1 j de plus !! Nous avons fait la balade à Old man storr et Quiraing.
J'ai beaucoup aimé Edi, Dunnotar castle, Eilan Donan castle, la visite de la distillerie à Dufftown, la route qui passe par Glencoe, les phoques de Dunvegan castle.
C'était un petit aperçu de l'Ecosse pour nous, nous pouvons envisagé un autre voyage plus ciblé cette fois dans des "endroits moins touristiques".
J'ajoute que pour la dernière nuit à Edi, j'avais réservé une chambre tout à côté de l'aéroport, à l'Ibis Budget, les chambres sont petites, certes mais fonctionnelles et c'est pratique. J'ai touvé l'hotel plutôt bien insonorisé et calme (pas entendu de portes claquées ni les voisins à toutes heures). Il y a des lapins qui gambadent dans l'herbe devant et un centre commercial tout à coté. Très bon rapport qualitè / prix 49 £ pour 3 (reservé 4 mois à l'avance).
J'ai oublié de parler de la soirée Ceilidh le mardi soir au Malones Bar à Edi, entrée 6£ avec une consommation. Vous pouvez danser en ligne sur le son d'un groupe live, 2 violons et une guitare. C'était super comme ambiance, il faut être 2, on vous apprend des pas simples et les danseurs se croisent, j'ai beaucoup aimé.
Bon voyage à tous
GRAND MERCI LAURE POUR VOTRE AIDE
Hawaï: Kauai et Big Island, été 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Le récit de notre dernier voyage est en ligne avec les photos ici : sibellelaterre

Bonne lecture!
Marie
Texte seul :
Hawai ?? Mais qu’allez-vous faire là-bas ? Voilà la réflexion unanime de ceux qui nous connaissent un peu… Des vacances à la plage ?? Vraiment ? Oui, mais pas « que »… Voyage effectué en juin-juillet 2014
PREPARATIFS BUDGET
Il ne faut pas se fier à l’image stéréotypée d’îles ensoleillées, avec autoroutes, immeubles ultramodernes, flics et plagistes bodybuildés, bimbos, strings et coktails. L’archipel volcanique d’Hawaï (50ème état des Etats-Unis, 1,4 million d’habitants) comporte 137 îles dont seule une poignée est habitée : nous en avons choisi seulement deux pour un voyage de 3 semaines : Kauai (70 000 habitants, 50 km de diamètre), la plus « vieille » aux reliefs délicatement façonnés par l’érosion (5 millions d’années) Big Island ou Hawaï (190 000 habitants, 130 km de diamètre), la plus jeune (800 000 ans), brute d’un volcanisme encore actif, avec 2 énormes volcans qui dépassent les 4000 m. Nous partons Fred et moi pour 3 semaines (bah oui presque 24h de voyage, 12h de décalage horaire) et Arnaud et Marion nous rejoindront 1 semaine plus tard, tandis que Caroline reste travailler… Hawaï étant dans l’hémisphère nord, nous y serons en été : c’est la saison « sèche » mais la mer est plus calme. C’est en hiver que déferlent les énormes vagues et que batifolent les baleines. Cet archipel polynésien se situe loin de tout, à 2400 km de San Francisco, en plein milieu du Pacifique, à 2500 km au nord de Tahiti, à la latitude du Sahara, sur un point chaud. La population d’origine polynésienne ne représente plus que 10% de la population composée par ailleurs de 40% d’asiatiques, 25% de blancs et 25% de métis. Le mélange nous a semblé assez harmonieux (1 mariage sur 2 est mixte) Le plus grand ranch d’élevage bovin des Etats-Unis se situerait sur Big Island, il y a aussi un peu d’agriculture (de petits lopins sur les 2 îles visitées, fruits et légumes hors de prix d’ailleurs). Le tourisme est depuis les années 50 la principale source de revenus (8 millions de visiteurs/an, 11% pour Big Island, 8% pour Kauaï, seulement 8% d’Européens) Source : files.hawaii.gov/...2-annual-visitor.pdf
Hébergement : Seuls 5% des visiteurs louent des maisons de vacances : c’est pourtant la formule que j’ai choisie. Nous campons volontiers, mais toujours « en sauvage », chose interdite sur l’île ou le mot camping est souvent perçu comme un synonyme de homeless (SDF) et assez mal perçu. Pas fans non plus des grosses structures touristiques… J’ai donc farfouillé sur les sites des parcs (certains louent des cabins, assez rustiques mais qui permettent d’être « au cœur du sujet ») et sur VRBO et sur Air BnB : aucune mauvaise surprise. Budget total hébergement : 2145 € pour 19 nuits
Avion : J’ai acheté les vols via Cheaptickets, car je n’ai pas réussi à trouver ailleurs (je préfère en général acheter directement sur les sites des compagnies aériennes) des vols avec une seule escale pas « trop » chers. Vols Air France sous-traités à Delta puis Alaska Airlines. Escale à Seattle (6h) pour les parents et à Los Angeles (4h) pour les enfants une semaine plus tard. 22h de voyage à l’aller, 24h30 au retour. 1080 €/personne, vols achetés en octobre. Vols inter-îles avec Hawaian Airlines de Kauai à Big Island avec escale à Maui : 107 €/pers (avec 3 bagages en soute pour nous 4)
Voitures : Louées chez Alamo via locationdevoiture.fr : midsize SUV avec assurances maxi pour chaque île. 11 jours sur Kauai : 419 € (Jeep Compass) 10 jours sur Big Island : 367 € (Chevrolet
Extra : Hélico à Kauai pour 4 (Jack Harter) : 795 € Raies Manta sur Big Island (Aloha Kayak) pour 4 : 266 €+ pourboire
Dépenses sur place (essence et bouffe, resto quasiment 1X par jour car épicerie très chère) Environ 2500 €
Total pour 3 semaines à 2 puis 4 (Les enfants étaient absents la 1ère semaine) : 11240 €
Le voyage vers Kauai Samedi 21 JUIN 2014 (J1)
1er vol sur Delta Airlines de Paris à Seattle (pas mal de place pour les jambes, écrans individuels, plein de films et de collations) qui aurait pu être confortable sans les hurlements d’un monstre de 2 ans (qui ont d’ailleurs déjà commencé en salle d’embarquement) pendant la totalité du voyage (10h ! Oui c’est possible, quelle énergie !) Longue escale de 6h à Seattle (pour nous c’est le milieu de la nuit…) puis 2ème vol plus rustique (pas d’écran mais plein de place pour les jambes, température glaciale et pas de couverture ! Au retour, alors qu’on avait pris les doudounes en cabine ( !), il fera par contre super chaud, (pieds gonflés garantis !) avec Alaska Airlines. Arrivée à Lihue sur Kauai à 21h20 pour un départ de Paris le même jour à 10h40 (on a fait la course avec le soleil !) Formalités ultra-rapides mais…il manque 1 sac, pfff… Après avoir rempli le formulaire d’usage chez Alaska Airlines, nous récupérons notre SUV chez Alamo qui n’attendait plus que nous (du coup pas le choix de la voiture mais à vrai dire on s’en fiche un peu…Jeep Compass) Il fait nuit et il pleut : heureusement j’ai entré le point GPS de notre maison pour 3 jours près de Lawaï, village situé à 1/2h de route de l’aéroport : Hale Kua Guest House (www.halekua.com/) dont nous réveillons les propriétaires (z’avaient qu’à mettre un petit mot) C’est très cosy et nous sommes impatients de découvrir la vue demain matin. 1 stilnox (12h de décalage horaire, en France il est presque midi) et hop au lit ! Il fait très bon : la maison est équipée de moustiquaires sur toutes les fenêtres et c’est un régal de sentir la brise se faufiler partout dans la maison. Il n’y a quasiment jamais de clim à Hawaï (sauf sans doute dans les hébergements concentrationnaires)
Maha’ulepu Heritage Trail Dimanche 22 Juin (J2)
On se réveille frais et dispos : il fait très beau et nous découvrons ravis la végétation tropicale qui entoure notre petite maison. Pas de nouvelles d’Alaska Airlines… On file vers la côte SE de l’île pour randonner sur le Maha’ulepu Heritage Trail (4 miles A/R) (www.kauai.com/mahaulepu-beach-trail)) Nous achetons en route le kit du parfait petit vacancier (aux frais d’Alaska Airlines) : chapeaux et chemises à fleurs ! Kauai est surnommée à juste titre Garden Island ! Il y a très peu d’indications et je me félicite d’avoir entré dans le GPS tous les départs de randos : gain de temps et d’énervement garanti ! Nous sommes sur la côte au vent, ça doit déménager ici en hiver et pourtant la côte est encore très déchiquetée, pas encore polie par le travail de l’océan. Il nous faut chercher un peu pour trouver le passage vers le Makau-Wahi Sinkhole (www.hikemahaulepu.org/7/) d’un intérêt plus paléologique qu’esthétique (entre 2 fouilles, un scientifique y organise à la bonne franquette de petites visites guidées) Nous traversons ensuite une microscopique plantation de papayes et poursuivons au-delà de la belle plage de Maha’ulepu jusqu’à Kamala Point où nous avons la surprise de découvrir ce mystérieux cercle de pierres. Plus au nord, le sentier se perd dans une plage assez sauvage… Demi-tour donc pour une pause pic-nic à l’ombre. Plus loin on apprécie la relative fraicheur générée par ces jolies plantes grasses qui courent sur les dunes. Heureusement il y a du vent ! Sur la route du retour nous prenons encore le temps d’admirer les très beaux arbres de Kauaï. Nous poussons jusqu’aux Wailua Falls qui nous laissent un peu sur notre faim (il faudrait pour bien en profiter descendre à leur pied mais c’est interdit…donc : « ah oui, c’est beau…bon on y va ? ») en.wikipedia.org/wiki/Wailua_Falls
Salt Pond Beach, Polihale SP Lundi 23 juin (J3)
Aujourd’hui nous avons au programme la côte sud et sud-ouest de l’île. Pas de nouvelles du sac…Du coup nous achetons ce qui va nous manquer : palmes, masques, tubas, combinaisons néoprène, bâtons de marche, serviettes, affaires de toilette… (il y a un grand magasin de sport et un Wall Mart à Lihue) Après une rapide visite (gratuite) de la Kauai Coffee Company, histoire de voir à quoi ressemblent des plants de café, nous arrivons à Salt Pond Beach Park (www.kauai.com/salt-pond-beach) Tout y est, Les palmiers, Le surveillant de baignade et son attirail, Les vacanciers. Pour pondérer cet exotisme, quelques volatiles bien de chez nous se baladent ici et là… C’est le « fléau » de Kauaï : il y a une vingtaine d’années, un ouragan a libéré quelques poulets qui se sont si bien reproduits en l’absence de prédateurs naturels sur l’île qu’on les trouve actuellement partout. Cocorico ! C’est l’oiseau le plus bruyant de Kauai, les autres sont heureusement plus discrets… Ces marrants salants ne sont plus guère utilisés... Très peu de planches à voile en été à Kauaï : la seule que nous ayons vue ! A l’extrémité sud de la plage, un camp +/- permanent (pour éviter la sédentarisation des homeless, tous les campings de l’île ferment un jour/semaine pour « nettoyage »). Il y a pire comme endroit ! En franchissant le pont sur la Waimea River, nous remarquons de jolis praos échoués sur le sable. Pendant l’échauffement des rameurs nous faisons un petit tour sur la belle plage de sable noir… Au loin l’îlot privé de Ni’ihau. fr.wikipedia.org/wiki/Niihau Les filles se lancent, ça souque ferme ! Quand on n’a pas de maison, il faut bien se débrouiller… Nous reprenons la route, négligeant les 2 routes partant vers le nord et le Waimea Canyon (au programme demain) et poursuivons laborieusement sur la piste menant à Polihale State Park (faisable toutefois en voiture normale, nous y avons vu 2 Mustangs) www.hawaiistateparks.org/...s/kauai/polih...
C’est l’endroit le plus chaud et sec de l’île (côte sous le vent) : la piste s’arrête au pied de la Napali Coast (on ne peut pas faire le tour de Kauai en voiture) La chaleur et les traces de 4X4 partout sur la plage n’invitent guère à la promenade. Fred se baigne rapidement à Queen’s bath (www.viator.com/...tate-Park/d278-a9948 bof, pas un poil d’ombre) et nous rebroussons chemin. En fin de journée, nous faisons à tout hasard un saut à l’aéroport : le sac a été retrouvé à Seattle ! Nous pourrons venir le chercher demain !
Waimea Canyon Kokee SP Mardi 24 Juin (J4)
Nous quittons aujourd’hui notre maison de Lawai (non sans profiter une dernière fois du jardin) pour aller passer 3 jours dans le Kokee State Park (www.hawaiistateparks.org/.../index.cfm?pa...) au sommet du Waimea Canyon (www.hawaiistateparks.org/.../index.cfm?pa...) Nous passons d’abord à l’aéroport et récupérons le sac (la douane a fouillé le sac et y a glissé un petit mot, puis le sac a dû être oublié dans un coin, pfff…) Nous voilà donc avec 6 paires de palmes, 6 combin’, etc… (nous avons pris le matos des enfants qui voyageront sans bagage en soute) ! Nous présentons les factures à Alaska Airlines qui ne fait aucune difficulté pour nous rembourser (plus de 600 $, je me demande quels sont les plafonds ?) : le souci est qu’ils remboursent normalement en chèque mais comme nous n’avons pas de compte bancaire aux US nous demandons du cash, ce qu’ils acceptent mais ils n’en ont pas assez en caisse : nous encaissons 500 $ et récupérerons les 100 $ manquant quand nous reviendrons à l’aéroport prendre l’avion pour Big Island – tout ça prendra pas loin d’une heure tout-de-même à chaque fois…) Auparavant, tant que nous n’en sommes pas trop éloignés, nous allons faire un saut au Keahua arboretum (www.kauai.com/keahua-arboretum) où nous essuyons une belle averse. On adore les troncs multicolores des eucalyptus ! Nous sommes tout près de l’endroit le plus pluvieux de l’île (qui est aussi son sommet, le Mont Waialeale 1569 m où il pleut 12 m d’eau/an. A Nancy : 0,7 m) Plusieurs films ont été tournés à Kauai, en particulier une scène de Jurassik Park pas très loin d’ici. Nous nous amusons à prendre la piste qui mène vers the Blue Hole, où une rando ardue permet de se retrouver dans un cirque (lieu du tournage) arrosé de multiples cascades, au pied du Mont Waialeale (rando pas faite par manque de temps et de courage : chaleur humide+++, prévoir toute la journée) www.summitpost.org/blue-hole/156476 La journée est déjà bien avancée et il est temps de filer vers l’ouest et les pentes du Waimea Canyon. Une bonne demi-heure d’ascension nous mène à notre cabin du Kokee State Park : il y en a une dizaine et la nôtre (Olapa Cabin) est tout au bout du chemin. C’est trrrès rustique et défraichi mais tout fonctionne et l’environnement est égayé par de jolies capucines qui prospèrent dans une gigantesque jardinière. Nous posons nos affaires et filons aussitôt vers le Kalalau Valley lookout, un peu plus haut dans le parc : il fait beau et il faut en profiter ! En effet les sommets de l’île accrochent les nuages et le beau temps n’est pas garanti, c’est pourquoi j’ai choisi de réserver 3 nuits à cet endroit. Nous arrivons au Kalalau lookout en même temps qu’un nuage, flûte. Très vite ça se dégage et le spectacle peut commencer. Les hortensias apprécient ce climat très humide… Les oh’i’as aussi… Un peu plus loin le Pu’u o Kila lookout offre un point de vue sur Alaka’s swamp (marais d’altitude) Pour une fois ( !) le plus haut sommet de l’île est dégagé. Très belle lumière de fin de journée au départ du Pihea Trail juste après le Pu’u o Kila Lookout. On ne peut s’empêcher de refaire un saut au Kalalau lookout où grâce aux nuages, le spectacle est sans cesse renouvelé.
Waimea Canyon Kokee SP Mercredi 25 Juin (J5)
Lever de bonne heure aujourd’hui pour profiter du beau temps (ça se couvre souvent l’après-midi) car nous partons pour une grande balade : Nu’alolo Trail + Nu’alolo Cliff trail (théoriquement fermé mais j’ai lu sur tripadvisor que c’était sans problème) + Awa’awapuhi trail et retour par la route jusqu’à la cabin soit une petite vingtaine de km (-500m, +500 m) Le début de la rando en forêt n’est pas palpitant mais quand on en sort enfin le grand spectacle peut commencer ! A ce panneau, poursuivre (en A/R) vers Lolo Vista, c’est époustouflant ! Prévoir cependant les boules Quiès car les hélicos se succèdent à intervalle régulier, ce qui ne semble nullement déranger les oiseaux. Pas mal de monde aussi sur l’eau, en particulier de tous petits kayaks, ballotés par l’océan et les vagues générées par une succession de bateaux à moteur ! 500 m plus bas on distingue parfaitement les massifs de corail… C’est un peu la foule sur la Napali Coast (du moins dans les airs et sur l’eau) Nous revenons jusqu’à la bifurcation et prenons le Nu’alolo cliff trail : comme indiqué sur tripadvisor, un sentier contourne à présente le petit glissement de terrain qui a motivé la fermeture du trail et par temps sec, ça passe sans problème) Petite pause près d’un abri pique-nique gardé par un fier volatile. Ce sera ma dernière photo de la balade qui ensuite ne présente plus guère d’intérêt je trouve : il y a foule sur l’Awa’awapuhi trail (personne sur les Nu’alolo et Nu’alolo cliff trails) dont le viewpoint est d’ailleurs dans les nuages (on a bien fait de démarrer tôt !) et j’agonise dans la remontée : je supporte très mal cette chaleur humide et je déteste me faire doubler par plein de gens frais comme des gardons ! Nu’alolo www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?hik... Nu’alolo cliff trail www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?hik... Awa’awapuhi trail www.hawaiistateparks.org/.../index.cfm?hi... Retour à la cabin en milieu de journée, grosse sieste et cogitation… Je ne me vois plus faire après-demain comme prévu le Kalalau Trail (www.wildbackpacker.com/...rails/kalalau-t...) sur 3 jours/2 nuits (bien que j’aie pu réserver les campings il y a plusieurs mois) : trop chaud, trop humide, trop de monde, noria d’hélicoptères au-dessus de la côte, paysages déjà vus d’en haut et que nous reverrons en hélico (justement !), trop de dénivelé (+1500 m aller), trop long (11 miles aller), avec ce climat. Du coup nous devons trouver où dormir pour les 2 nuits prévues sur le trail mais vu la pléthore d’hébergements, je ne me fais pas trop de souci (et au pire, nous avons la tente) Nous reprenons en fin d’après-midi la voiture pour aller voir les points de vue sur le Waimea Canyon. Depuis le Puu Hinahina lookout, il y a du réseau qui nous permet de donner des nouvelles (pas de réseau dans le Kokee State Park) En face et encore au soleil, les Waipio Falls, où mène cette jolie crête et où nous irons demain via les Cliff et Canyon Trails. Un peu plus bas c’est un festival d’arcs en ciel !
Waimea Canyon Kokee SP Jeudi 26 Juin (J6)
Aujourd’hui il pleut vraiment, tout est bouché. On se lance courageusement sur le Pihea Trail : www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?hik... un vrai parcours du combattant avec boue ultra-glissante, racines entrelacées boueuses, branches auxquelles on pense pouvoir se raccrocher rendues boueuses par les précédents passages de randonneurs, bref, un univers de boue à tel point que je n’ai pas oser sortir l’appareil photo (et pourtant je n’avais pris que le compact) Après 1/2 heure de glissades nous rebroussons chemin, de toute façon on ne voit rien ! 1h de rando, 2h de lessive/douche, décrottage divers… L’après-midi le temps se dégage et nous partons sur le Cliff trail puis le Canyon Trail jusqu’aux Waipio Falls (le départ se situe au Puu Hinahina lookout, 6 km A/R environ) www.hawaiistateparks.org/...kokee_state_p... Un peu avant d’arriver à la cascade nous rattrapons un groupe d’enfants dont le plus petit d’environ 5 ans a fait toute la randonnée pieds nus en grimpant et sautant partout, belle santé ! Pour rejoindre la cascade il faut un peu avant la piscine naturelle tourner à droite puis traverser le ruisseau sur une petite planche. La remontée est parfois bien raide mais le paysage nous donne du baume au cœur ! Profitant de notre hébergement dans le parc, nous refaisons un saut jusqu’au fameux Kalalau lookout en toute fin de journée, maintenant dégagé.
Côte Nord Moloa’a beach, Kilauea Point Vendredi 27 Juin (J7)
Nous quittons le Kokee State Park, descendons le Waimea Canyon et reprenons la route qui longe la côte sud de l’île en direction cette fois de Kilauea sur la côte nord, où j’ai réservé une grande chambre (N°6) au Kauai Retreat Center pour 3 jours à partir du 29 (date d’arrivée des enfants) kauairetreatcenter.com/..._Center/Welcome... Nous espérons que la chambre sera dispo dès aujourd’hui, ce serait le plus simple. A chacun de nos passages en face de Pakala Beach (invisible depuis la route) www.kauaibeachscoop.com/...e/pakala-beach...! nous avons remarqué des voitures de surfeurs garées sur le bas- côté (le plus souvent de vieux pick-up +/- déglingués). En passant nous allons donc y faire un petit tour et en effet le matin à la fraîche, peut-être avant d’aller au boulot, quelques surfeurs viennent s’y défouler (c’est vraiment un art de vivre : femmes fluettes et hommes d’âge mur sont monnaie courante. Aucune frime à aucun niveau) Grâce au GPS nous trouvons facilement la maison : la chambre N°6 est très agréable et dispo de suite : cool ! Nous y déposons nos affaires et partons à la découverte de la côte nord, vers Moloa’a Beach, qui est toute proche. www.kauaibeachscoop.com/...e/moloaa-beach...! La toute petite route passe à côté d’une plantation de papayes (nous en avons fait une cure, elles sont délicieuses) et se termine en cul de sac (peu de places pour se garer mais l’endroit semble confidentiel, nous n’y avons jamais vu grand- monde) Ici le risque de tsunami est pris au sérieux et les maisons sont souvent construites sur de hauts pilotis. Compte-tenu de la pluviométrie, il y a pas mal de rivières sur la petite île de Kauaï et j’adore ces petits estuaires où se mélangent eau douce et eau salée, jungle et milieu marin. La rivière charrie quelques noix de coco, qui iront leur petit bonhomme de chemin au hasard des courants avant de s’échouer définitivement pour donner un bel arbre, peut-être sur cette plage où alors à des milliers de km sur une autre île polynésienne. Les vents dominants sont de NE et cette baie est relativement abritée. Pourtant ce n’est pas la foule… Nous y faisons notre 1ère séance de snorkeling à son extrémité NE : il y a pas mal de poissons mais l’eau est rendue trouble par les limons apportés par la rivière. L’eau est à 28°C mais nous apprécions les combin’ néoprènes qui évitent les longues séances d’encrémage et nous protègent des rochers et coraux. Dans notre souvenir, la Basse Californie était franchement vachement mieux ! Mais le contexte était différent (c’était notre 1ère fois en snorkeling, nous étions loin de tout, sur une île quasi-déserte, … sites.google.com/...californiakayak/home) Il faut dire aussi que cette plage n’est pas réputée pour le snorkeling, et de fait, nous allons, un peu par hasard, aller crescendo dans l’intérêt des sites de snorkeling. En tout cas la plage est très sympa, il y a de l’air et de l’ombre. Nous allons manger un petit bout à Kilauea Bakery and Pau Hana Pizza, où nous retournerons à plusieurs reprises avec plaisir, avant de pousser jusqu’au phare de Kilauea où se situe une réserve d’oiseaux de mer www.fws.gov/refuge/kilauea_point/ (entrée 5$, ils acceptent le National Park Pass www.nps.gov/findapark/passes.htm, 1h suffit pour la visite car le site est peu étendu) Fous, frégates, albatros, tropic birds (phaétons à bec jaune), puffins, se côtoient ici sur quelques centaines de mètres carrés alors qu’on n’en voit nulle part ailleurs sur l’île. On a vraiment l’impression que celle-ci est un relais pour les voyages trans-océaniques de ces oiseaux. Il y a aussi les fameuses bernaches « néné » oiseau endémique et emblématique de l’archipel de Hawaï, sauvé de justesse de l’extinction et dont nous verrons des couples un peu partout. fr.wikipedia.org/...nache_n%C3%A9n%C3%A9
A défaut de pouvoir faire des photos intéressantes faute de zoom, nous ne nous lassons pas d’observer le vol de ces grands oiseaux au sommet de la falaise. Certains choisissent d’être encore plus tranquilles en nichant sur cet îlot au pied du phare. Nous reprenons la route afin de déterminer les meilleurs sites de snorkeling car les enfants arrivent après-demain. Nous arpentons successivement Secret Beach (bof, mauvais rapport effort (grimpette longuette)/paysage/fréquentation) www.kauaibeachscoop.com/...-kauapea-beach...! Anini Beach, très facile d’accès, avec un affluent (j’adore… mais du coup eau trouble), de l’ombre, un peu de monde. www.kauaibeachscoop.com/...ini-beach-park...!
Hanalei Bay et son Pier : la foule et plein de moucherons, on se sauve presqu’en courant. www.kauaibeachscoop.com/...re/hanalei-bay...!
En fait avec le recul les plages les plus fréquentées sont celles où il y a des toilettes (véridique!), douches et surveillants de baignade. Peu importe qu’elles soient au bord de la route ou infestées de moucherons comme celle de Hanalei Bay. Evidemment la proximité des grosses structures touristiques (en l’occurrence le hideux complexe de Princeville qui est la seule – énorme - verrue de toute la côte nord, par ailleurs magnifique) booste la fréquentation des plages alentours. Nous poussons jusqu’à Ke’e Beach, tout au bout de la route, dont le parking est saturé. www.kauaibeachscoop.com/...ore/ke-e-beach...! Nous trouvons cependant de la place un peu en amont (400 m à l’est) sur un parking de délestage et allons examiner de plus près de petits champs de taro, un tubercule consommé par les Hawaïens, qui pousse un peu comme du riz et se consomme un peu comme de la pomme de terre. fr.wikipedia.org/.../Colocasia_esculenta Au passage on admire les racines qui courent sur la falaise qui surplombe la route et les champs. Voilà de quoi donner des complexes au philodendron de ma belle-mère ! Ici l’eau est partout, encore une rivière (Wainita River) Et l’herbe bien grasse !
Côte Nord Samedi 28 Juin (J8)
Matinée tranquille à profiter de la maison car il pleut des cordes… La côte nord de l’île est la plus arrosée. D’ordinaire les averses sont brèves car le vent chasse très vite les nuages mais pour une fois il n’y a pas la moindre brise et ceux-ci s’incrustent. Ça se lève dans l’après-midi et nous allons tout simplement à Moloa’a Beach notre petite plage quasi privée, la plus proche et notre préférée. Après une semaine sur place nous sommes gagnés par le rythme indolent des îles… Il faut dire qu’avec les 3 jours libérés par l’abandon du Kalalau Trail nous commençons un peu à tourner en rond. Nous aurions certes pu tout-de-même faire la randonnée jusqu’aux Hanakapiai Falls www.kauai.com/hanakapiai-trail mais la météo et la foule sur le parking de Ke’e Beach nous découragent. Pour une fois nous prenons le temps de lire en vacances !
Côte Nord Dimanche 29 Juin (J9)
Nous récupérons les enfants ce soir à l’aéroport, ils sont actuellement dans l’avion entre Paris et Los Angeles. Aujourd’hui le Hanalei Valley Lookout www.kauai.com/hanalei-valley-lookout où nous sommes déjà passés plusieurs fois est au soleil ! Du coup nous en profitons pour descendre dans la vallée examiner de plus près ces très esthétiques champs de tarots, dont le milieu humide fait la joie des aigrettes Et des fameuses nénés. Nous poursuivons vers l’ouest pour aller snorkeler à Tunnels Beach www.kauaibeachscoop.com/...ls-makua-beach...! : les fonds y sont plus variés qu’à Moloa’a mais il y a moins de poissons et à cette heure de la marée il y a très peu d’eau : bien contents d’être en combin’ pour ne pas trop se frotter aux rochers et coraux. Il n’y a personne d’autre que nous sur la plage…faut dire que se garer n’est pas simple et que l’accès à la plage ne saute pas aux yeux. Sans doute n’y étions- nous pas dans les conditions idéales car l’endroit est apparemment un site réputé pour le snorkeling… Petite douche/sieste à la maison puis nous partons tranquillement vers Lihue, avec un détour vers les Opaeka’a Falls (en.wikipedia.org/.../%27Opaeka%27a_Falls route 580. Ici aussi : « ah oui c’est beau, bon on y va ? ») et une pause au point de vue qui surplombe la Wailua River. Impossible sur une île de ne pas aller faire un tour vers le port. Comme souvent le port de commerce est « assez mal famé » : je mets des guillemets car c’est vraiment très relatif ! Disons que l’ensemble de Kauaï est très bien entretenu de partout, et qu’ici c’est un peu plus déglingué avec des gens assortis à l’environnement plus « dans son jus » J’avais lu à plusieurs reprises des mises en garde à propos des vols dans les voitures (et en effet les locaux très souvent laissent carrément portières et vitres ouvertes afin d’éviter la casse…) mais nous n’avons rien observé de particulier. Sauf peut-être dans les endroits très fréquentés, les portes des maisons ne sont d’ailleurs pas fermées à clef. Le port de plaisance (Nawiliwili harbor) est plus tranquille avec quelques vrais beaux voiliers au ponton ou au mouillage. C’est que ça fait une trotte de naviguer jusqu’ici ! La nuit arrive quand nous surplombons depuis le point de vue sur Hulemalu Road le Alekoko Fish Pond www.gohawaii.com/...ko-menehune-fishpond, construit il y a 1000 ans pour y stocker du poisson. Nous allons ensuite faire un petit ravitaillement au Walmart (très peu de produits frais) avant d’aller chercher les enfants vers 21h30 à l’aéroport. Ils ont eu trrrès chaud dans le 2ème avion (d’autant plus que je leur avais dit de mettre des pantalons longs, vu la température polaire que nous avions dû supporter ! C’est incroyable qu’à notre époque on soit infichu de réguler correctement la température dans les avions : j’menfoutisme ou raison technique ? ! Il doit pourtant bien y avoir des Américains procéduriers qui ont déjà dû porter plainte pour survenue d’une phlébite suite à une température trop élevée en cabine !) 1 h de route jusqu’à la maison, on avale quelques fruits et hop tout le monde au lit ! Il ne nous reste que 2 jours pleins pour donner un aperçu de Kauaï aux enfants…
Côte Nord Lundi 30 juin (J10)
Nous partons de bonne heure vers Ke’e Beach, considérée comme le meilleur site de snorkeling de la côte dont le parking est le point de départ des randonnées sur le Kalalau Trail. A 8h c’est déjà complet mais une place se libère miraculeusement après que j’ai déposé Fred et les enfants avec armes et bagages. L’eau est limpide (d’autant que nous sommes les premiers dans l’eau), les fonds sont beaux et il y a plein de poissons : la réputation de l’endroit n’est pas usurpée. Nous partons en fin de matinée alors qu’il n’y a toujours pas grand-monde. Tous les gens garés sur le parking vont-ils donc randonner sur le Kalalau Trail ? C’est bien possible car nous avons trouvé que les sentiers étaient assez fréquentés, presque plus que les plages ! Kauai est clairement une destination nature plutôt que balnéaire. Pause déjeuner à Kilauea à la Bakery, sieste, puis histoire de montrer un peu « la jungle » aux enfants, nous allons faire un tour à l’arboretum où pour une fois il ne pleut pas ! Fin d’après-midi jacuzzi à la maison puis soirée crêpes en compagnie de la chatte Mollie !
Côte Nord, hélico Mardi 1er juillet (J11)
Matinée tranquille à Moloa’a beach, Nous repassons à Kilauea Point montrer les oiseaux aux enfants mais aujourd’hui il y a peu de vent et c’est moins spectaculaire. Puis nous partons pour l’aéroport de Lihue : check in à 14h30 pour un tour de Kauai en hélico avec Jack Harter. www.helicopters-kauai.com/ J’ai réservé un tour dans un hélico sans portes (Hughes 500) avec juste 4 places pour nous : sensations garanties malgré un temps mitigé ! Le business est bien rodé, très pro, parcours au millimètre au ras des falaises et des crêtes, Cascades à gogo, Arcs en ciel, Quelques rayons de soleil tout de même, Canyons ocres, Les Waipio Falls où nous étions il y a quelques jours, L’amphithéâtre de Nualolo et la crête de Lolo Vista à droite (où nous avons aussi randonné), Encore un rayon de soleil, Un gouffre entouré de pics acérés, Bien contents d’avoir une ceinture ! On survole Kalalau Beach, le terminus du Kalalau Trail Puis Ke’e Beach où nous étions hier, Encore quelques cascades et c’est déjà le retour. On comprend le succès de ces vols en hélico, c’est extra-ordinaire, d’autant que sauf pour Arnaud c’était notre baptême de l’air en hélico. Nous avions mis des pantalons longs, des chaussures fermées et des coupe-vents et une petite laine supplémentaire n’aurait pas été de trop, on a eu un peu frisquet (mais bon on a vu des gens en short et T shirt qui ont survécu !) Pas le moindre symptôme de mal de l’air (j’y suis pourtant très sensible), bref que du plaisir, à recommander donc !
Arrivée sur Big Island Mercredi 02 juillet (J12)
Aujourd’hui nous changeons d’île, départ pour Big Island vers 10h00, arrivée à Kailua Kona vers 14h00 après une escale-déjeuner à Maui. Temps bouché sur Maui dont on aperçoit tout de même le sommet. Pas mieux sur Big Island dont la côte ouest est pourtant la plus ensoleillée. D’ailleurs l’aéroport de Kona est à ciel ouvert, constitué de petits modules sans aucune porte, c’est très agréable et relaxant. Nous récupérons la voiture chez Alamo (cette fois on a un peu plus de choix entre plusieurs SUV, mais pas de 4X4 sauf supplément de 350$ prix d’ami : nous déclinons…) On prend une blanche Chevrolet, qui s’avérera super poussive et gloutonne ! J’ai réservé pour les 3 prochaines nuits à Namakani Paio Camp une cabin, à l’orée du Volcano NP. Nous choisissons la route du sud, plus courte, qui traverse des champs de lave à perte de vue, comme en beaucoup d’endroits sur Big Island, qui est l’île la plus récente de l’archipel. Petit arrêt à la plage de sable noire de Punaluu Beach, www.instanthawaii.com/cgi-bin/hi?Parks.pu... réputée pour ses tortues, qui en effet s’amusent à surfer les vagues (j’exagère à peine…qui l’eût dit pour des tortues) La mer est trop agitée pour se mettre à l’eau avec elles aussi reprenons-nous la route qui grimpe à présente en une longue ligne droite jusqu’au Volcano NP. www.nps.gov/havo/index.htm
Nous ressortons notre Pass America the Beautiful pour entrer dans le parc, faisons le check-in et filons vers notre cabin, récemment rénovée mais très basique : 1 lit double, 2 lits superposés, pas d’eau, une table de pique-nique et un barbecue. www.hawaiivolcanohouse.com/cabins-campsit... Douches et toilettes communes à 50 m. Ce n’est pas l’enthousiasme au 1er abord, d’autant qu’il pleut en arrivant mais à l’usage c’est finalement fonctionnel et le fait d’être tout près du Halema’uma’u Crater www.nps.gov/...mtour_halemaumau.htm en.wikipedia.org/wiki/Halemaumau_Crater
est bien pratique (Les distances sont grandes sur…Big Island). Nous y partons d’ailleurs dans la foulée, toujours dans les nuages et sous la pluie, on distingue à peine la fumée qui s’en échappe. Pas grave, nous sommes là pour 3 nuits, nous reviendrons. Dîner au tout petit village de Volcano au restaurant Thaï, honnête sans plus. Nuit paisible, nous sommes à 1200 m et il pleut donc il fait très bon.
Volcano NP Kapoho Tide Pools Jeudi 03 juillet (J13)
Nous nous réveillons sous le soleil, et filons aussitôt vers le cratère : 300 m plus loin nous entrons dans Le Nuage. En fait nous réalisons qu’un nuage stationne grosso modo toujours au même endroit, à peu près sur le visitor center du Volcano NP, sa position variant de quelques centaines de mètres parfois en quelques minutes. Ce nuage est d’ailleurs représenté sur certaines cartes ! Il ne faut donc pas se désespérer et prendre le temps d’attendre que le nuage se déplace. Cette fois le cratère est bien visible depuis le Jaggar Museum : malheureusement il est interdit de s’en approcher pour « cause de fumées toxiques entre autres ». Le fameux nuage donne une atmosphère tout-à-fait spéciale, accentuée encore par quelques fumerolles, www.nps.gov/...terrimtour_steam.htm Dont la flore locale profite bien ! Ces fleurs d’oh’i’a, endémiques, ont la capacité de se fermer en présence de fumées toxiques ! Quand la concentration en dioxyde de souffre baisse elles s’ouvrent à nouveau. Nous prenons ensuite la Chain of the Crater Road fr.wikipedia.org/...hain_of_Craters_Road qui descend vers la mer en traversant des coulées de laves de différentes époques. La côte sud-est de l’île est quasi déserte, sans doute car elle est souvent exposée aux émanations toxiques du volcan. Nous faisons une agréable petite balade parcourant différents types de lave, vers des pétroglyphes assez grossiers qui dateraient du XVème siècle. www.nps.gov/...ryculture/puuloa.htm www.bigislandhikes.com/puu-loa-petroglyphs/ Le vent est le bienvenu pour nous rafraîchir sur cette lave noire quasi dépourvue de végétation. Il fait encore plus chaud à Big Island qu’à Kauaï (2 à 4°C de plus) du fait je pense de la quasi absence de couverture végétale sur une grande partie de Big Island. Juste avant le bord de mer, c’est le terminus ! La route qui faisait le tour de l’île a été engloutie voici quelques années. Elle réapparait 6 miles plus à l’est à Kalapana. C’est dans cette zone entre la fin de la Chain of the crater road et Kalapana que l’on pouvait jusqu’à l’année dernière voir s’écouler la lave dans la mer, générant de spectaculaires panaches de fumées. On pouvait s’en approcher en prenant un tour en bateau ou en marchant sur quelques miles sur la coulée de lave, le tout générant un business assez juteux. A présent la lave s’écoule vers l’intérieur de l’île (vers le NE) dans une zone difficile (et interdite) d’accès.
Je copie-colle un message que j’ai posté récemment sur voyage forum : « Non non actuellement la lave ne coule pas du tout vers la mer! Dommage pour le business des bateaux, la tuile pour eux... Seul l'hélico permet de survoler la lave ou le cratère mais je ne sais pas l'intérêt que ça présente, ne l'ayant pas fait et n'ayant pas vu des images récentes. Tous les tours opérators ont de superbes images sur leurs sites mais fais attention à bien te renseigner sur le moment où elles ont été prises! Il y a une rando interdite qui part de Glenwood un peu à l'est de Volcano : 3 ou 4 miles je crois (aller) dans la forêt avant d'arriver à la lisière puis il reste encore 1 ou 2 miles à découvert dans un champ de lave jusqu'à la lave dans une zone interdite car elle serait crevassée. Le point de départ est là je pense : 19° 26.702' N 155° 7.333' O D'autre part cette zone est le plus souvent dans les nuages... Bref on n'a pas tenté le coup car là-aussi je n'ai pas réussi à trouver des images récentes de gens qui aurait bravé l'interdiction pour aller voir la coulée : sans doute que peu de gens s'aventurent jusque-là et je pense aussi que les rangers font la chasse sur le net pour censurer d'éventuelles images qui pourraient donner envie à d'autres potentiels randonneurs. Du coup c'est assez frustrant de savoir que le volcan est actif mais de ne pouvoir approcher par soi-même la lave! Mieux vaut en ce moment aller sur l'Etna je pense! Donc en fait à part quelques fumerolles, quelques traces de souffre, et la nuit le joli spectacle du nuage de fumée du Halema'uma'u crater éclairé en-dessous par la lave, à moins de prendre l'hélico, tu ne verras pas d'autres manifestations de volcanisme actif (sauf changement d'ici là!) Donc il ne faut pas aller à Hawaï pour ça! Mais l'archipel a d'autres atouts... Tape Rain Forest Hike to Pu’u’o’o vent sur google et tu vas trouver des choses sur cette rando. Tu peux suivre l'actualité volcanique ici : www.nps.gov/...nyourvisit/lava2.htmwww.nps.gov/...le&pageID=694154hvo.wr.usgs.gov/...ty/kilaueastatus.ph... » Nous garons la voiture au parking situé à la fin de la route et continuons à pied sur quelques centaines de mètres jusqu’à la lave (refroidie !) L’alizé souffle régulièrement sur ces palmiers rescapés ! Nous revenons jusqu’à la voiture via la côte, une austère falaise de lave noire, parfois végétalisée, en passant à Holei Sea Arch (tout près du parking) www.explorationhawaii.com/.../the-holei-s... Le temps d’abord incertain (le fameux Nuage…) s’est à présent totalement dégagé et nous en profitons pour enchaîner avec le Kilauea Iki Trail. www.nps.gov/...e_day_kilaueaiki.htm www.bigislandhikes.com/...ki-hawaii-volca... Agréable randonnée dont le principal défaut est qu’elle manque de suspense puisque dès le parking on embrasse d’un regard tout le parcours. Nous allons descendre dans le cratère du Kilauea Iki (remarquez au second plan la fumée du Halema’uma’u crater), le traverser et remonter de l’autre côté. Nous avons fait la boucle dans un sens horaire mais c’est sans doute mieux dans l’autre sens, la remontée sera plus douce. On se faufile d’abord entre de spectaculaires fougères arborescentes ménageant des vues intermittentes sur le cratère qui se rapproche. La traversée du cratère est balisée d’énormes cairns, sans doute appréciés quand Le Nuage est là. Milieu hyper-minéral égayé par quelques plantes obstinées. Jolie balade, pas mal de monde car c’est un peu le « must » du Volcano NP, 2 à 3 h en prenant son temps. Vers 15h nous sommes affamés et allons tester le Lava Rock Café à Volcano, dont nous allons faire notre « QG » pour quelques jours : personnel sympa, bouffe sans prétention mais roborative, et WIFI performant. En route à présent vers la côte, un peu au sud de Hilo pour aller snorkeler aux Kapoho Tide Pools : super ! www.to-hawaii.com/.../kapohotidepools.php Il s’agit de bassins d’eau de mer protégés de la houle où viennent sourdre des filets d’eau douce, ce qui semble attirer un grand nombre de poissons. Cerise sur le gâteau, ces sources d’eau douce sont souvent chaudes ! (20% de l’énergie électrique consommée à Big Island vient de la géothermie. Certes en Islande, la géothermie est à l’origine de 66% de toute l’énergie consommée !) Petit bémol, la différence de diffraction entre l’eau douce et l‘eau de mer (plus lourde, qui « coule »), crée des zones de flou optique assez étranges. Tout le site est constitué de pierre de lave donc pas franchement « moelleux » : chaussures d’eau recommandées et combin’ bienvenues. En fait Big Island est tellement récente (et encore en formation d’ailleurs) qu’elle n’a pour le moment que très peu de rivières (l’érosion a encore du boulot !) : l’eau de pluie (il pleut 10 mètres par an sur la côte Est !) s’infiltre donc directement à travers la lave poreuse pour réapparaître des milliers de mètres plus bas sous forme de résurgences d’eau douce à proximité de la côte. Ces sources étaient évidemment connues des Anciens qui avaient installé leurs villages à proximité. Le temps s’est couvert (on essuie même quelques gouttes) et on se promet de revenir avec le soleil car encore plus qu’à la surface, les paysages sous-marins sont magnifiés par le beau temps. Ici il n’y a ni sable ni rivière et l’eau est limpide, d’autant que la fréquentation est très discrète ! Sur la route du retour nous faisons un rapide passage à Lava Tree State Monument www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?par... www.bigislandhikes.com/...rees-state-monu... On y voit des arbres « pétrifiés » dont nous n’avons pas clairement compris le mécanisme d’apparition. Très belle végétation tropicale alentour. Pour finir la journée en beauté, nous allons en soirée admirer depuis le Jaggar Museum l’éruption du Halema’uma’u crater car- coup de chance- Le Nuage est 200 m à gauche du cratère, qui se laisse admirer pendant quelques dizaines de minutes avant de disparaitre pudiquement dans un voile de brume.
Volcano NP Vendredi 04 juillet (J14)
Nous commençons cette belle journée dégagée en montant sur la Mauna Loa Scenic Drive jusqu’à son terminus. www.bigislandguru.com/...-drive--lookout.... La route est jolie et comme nous sommes sans doute les premiers à y passer aujourd’hui, nous voyons pleins de faisans et de nénés. Elle se termine un peu en eau de boudin car en dehors d’un microtrail pour admirer des plantes actuellement fanées (sabres d’argent : www.nps.gov/...ence/silversword.htm) et d’un maxi trail sur au moins 2 jours pour aller au sommet du Mauna Loa, il n’y a pas grand-chose d’autre à y faire que d’admirer la vue certes grandiose mais lointaine sur le Volcano NP et l’océan au loin. « Ah oui c’est beau, bon on y va ? Tiens, Le Nuage est bien à sa place !» Pas de regrets tout-de-même car la forêt qui borde la route est très agréable et originale. En bas de la route, petit détour vers Trees Mold, pas très spectaculaire mais intéressant : la coulée de lave a moulé des troncs d’arbres, qui se sont ensuite consumés, créant ainsi d’étranges « puits » de diamètres variables. www.instanthawaii.com/cgi-bin/hi?Hikes.lm... Nous partons ensuite faire une petite rando à partir du Napau Trailhead sur la Chain of the Crater road, jusqu’au petit sommet du Mauna Ulu. Rando très sympa ! On admire au loin les 2 gros volcans de l’île : le Mona Kea et ses observatoires au nord et le ventru Mona Loa au Sud, Ainsi que l’immuable fumée du Halema’uma’u Crater. Le second cratère actif du Pu’u’o’o reste caché dans les nuages : nous ne le verrons jamais distinctement. Il est théoriquement visible depuis le Mauna Ulu. On remarque ici aussi des lava trees, le long du Napau Trail, que nous quittons au niveau de ce panneau pour monter à droite sur une coulée de lave qui longe une forêt rescapée. Quelques cairns , superflus avec ce beau temps. Le temps de nous faire cette réflexion, Le Nuage arrive et nous engloutis, flûte ! Juste avant le sommet ! 2 minutes plus tard, le soleil réapparait juste au moment où nous approchons des appareils scientifiques disposés au sommet du Mauna Ulu. Ambiance Jules Verne ! Quelques fumerolles profitent à une rare végétation sur la lèvre du cratère. On a vraiment apprécié cette balade avec un soupçon de volcanisme actif, des vues grandioses sur les gros volcans, et quasi personne, le tout au prix d’un effort très modeste. A recommander donc (si Le Nuage est coopératif !) www.instanthawaii.com/cgi-bin/hi?Hikes.mulu
Nous regagnons tranquillement la voiture, non sans explorer (sur seulement quelques mètres faute d’éclairage) un ou deux tunnels de lave. Pause déjeuner au Lava Rock Café avant de filer vers le Hawai Tropical Botanical Garden au Nord de Hilo. www.htbg.com/ Bof… sensation d’étouffement dans cette ravine autrefois dépotoir transformée en jardin botanique si densément planté que je n’y suis pas sentie à l’aise, d’autant qu’il faisait très chaud, sans air. Intérêt donc plus documentaire qu’esthétique…On a trouvé la végétation « spontanée et naturelle » finalement bien plus impressionnante. Ensuite comme promis on file aux Kapoho Tide Pools toujours aussi agréables ! 3ème et dernière bonne nuit de sommeil dans notre petite cabin.
Mauna Kea Samedi 05 juillet (J15)
Après une petite séance de WIFI à la Volcano House, un petit tour ultra rapide (pas palpitant…) voir le Thurston Lava Tube www.nps.gov/...aterrimtour_tube.htm nous quittons le parc avant de reprendre la route en direction de l’extrême Nord de l’île où j’ai réservé pour 3 nuits un très joli cottage près de Lawi. Puisque le temps est encore dégagé nous choisissons de monter aujourd’hui au Mauna Kea, plutôt que de passer par la côte NE. En route nous faisons un rapide crochet vers les Rainbow Falls (bof) et les Boiling Pots (rebof) www.examiner.com/...ts-on-the-big-island
et enchaînons avec la Saddle Road (elle serait interdite par certains loueurs pour une raison qui m’échappe car elle est parfaite) www.konaweb.com/konaweb/driving.shtml Pas de quoi faire tout un plat de cette route, jolie sans plus, ce n’est pas la grande aventure ! Nous bifurquons ensuite sur les contreforts arides du Mauna Kea fr.wikipedia.org/wiki/Mauna_Kea vers la route menant à son sommet (4205 m, il y neige en hiver), faisons la halte conseillée d’une heure au Onizuka Center (vidéo intéressante) à 2900 m pour nous acclimater un peu à l’altitude. www.ifa.hawaii.edu/info/vis/
Au-dessus il faut théoriquement un 4X4 car la pente est raide et pas partout goudronnée (les derniers km le sont afin de ne pas générer de la poussière qui gênerait les observations astronomiques) Notre SUV non 4X4 a eu bien du mal (4 personnes+bagages) à grimper jusqu’en haut, à tel point que nous renoncerons à revenir un autre soir pour le coucher du soleil. Quel veau ! Nous avons été doublés par plusieurs berlines… Au loin derrière les observatoires, l’île de Maui. Mer de nuages Cratères secondaires La Koahala Coast au nord de Big Island avec ses 2 climats si marqués : à l’est, la côte au vent, sous les nuages, la jungle ! Et à l’ouest, c’est quasi désertique… Etonnamment nous sommes autorisés à accéder au pied de chacun des télescopes, on n’imagine pas une telle liberté chez nous ! On peut même entrer dans le sas de l’un d’entre eux. C’est énorme ! Nous laissons la voiture un peu en contrebas des télescopes et prenons le sentier qui mène au lac Waïau. www.bigislandhikes.com/mauna-kea-lake-wai...
C’est un lac sacré, alimenté non par les pluies mais- parait-il- par le permafrost ! Nous quittons les pentes ocres du Mauna Kea pour très vite nous perdre dans un océan de verdure ! Pause-déjeuner (bon) chez Pau à Waimea, au climat vraiment étrange (il y a toujours une petite ondée qui se promène au-dessus du village) On a adoré cette région de l’île ! Verts pâturages… On dirait le fond d’écran de Windows avec au second plan l’omniprésent Mauna Kea Ce n’est certes pas très exotique, Mais on s’y sent bien ! La région est terre d’élevage : le Parker Ranch serait le plus grand ranch des Etats Unis et les paysages sans doute très éloignés de leur aspect originel, sont harmonieux. Toujours grâce au GPS, nous découvrons ravis notre nouvelle maison pour 3 jours, un vrai petit ranch avec une vue incroyable ! kohalalodge.com/ Cerise sur le gâteau, nous avons des chevaux dans le jardin ! Et même un chat câlin ! Nous allons vite faire un ravitaillement au village afin de remplir le frigo, puis nous nous installons pour de bon, ravis de découvrir chacun des petits détails de déco du cottage. Il va falloir nous faire violence pour bouger car on ne se lasse pas de voir défiler les nuages depuis nos fauteuils adirondacks sous le porche…quelles lumières !
Polulu Valley Lapakahi SP Mookini Heiau Dimanche 06 juillet (J16)
Vue matinale depuis le porche… En route pour Polulu Valley, toute proche. Il faut profiter du beau temps car cette côte se couvre souvent en milieu de journée. www.bigislandhikes.com/pololu-valley/
Nous arrivons avant 8h et le tout petit parking est presque plein ! Nous comprenons plus tard que certains ont passé la nuit en campant au fond de la vallée (c’est le WE) : le coin semble prisé mais ça reste propre. Nous croisons dans la descente bien raide des surfeurs matinaux qui remontent avec leurs planches : belle santé ! La plage de sable noir est battue par la houle, ça doit déménager en hiver ! Une paisible rivière arrive du fond de la vallée. Jolie prairie humide, Interdite d’accès, Tant mieux pour les oiseaux qui apprécient la tranquillité Ces endroits où océan et rivière se rencontrent sont souvent magiques, Et rendent les gens poètes Les enfants sont aussi sous le charme Nous nous baladons jusqu’au bout de la plage, le sentier continue d’ailleurs au-delà… Il y a même une cabane de Robinson Les dunes boisées sont joliment fleuries Envol d’aigrettes avant l’ultime grimpette. Nous repassons par la maison, manger et buller un peu. En route une jolie carcasse…ici tout pousse ! Vue dégagée sur Maui. Dans l’après-midi nous partons vers l’ouest et la côte aride de l’île pour découvrir le Lapakahi State Park où nous allons aussi snorkeler (entre les sites 7 et 11). www.bigislandhikes.com/...ate-historical-... www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?par... Changement radical de climat : pas de vent, 32°C à l’ombre : on est mieux dans l’eau ! La lave noire capte la chaleur du soleil et ce ne sont pas les quelques galets de corail blanc qui peuvent y changer grand-chose ! Ici aussi l’eau est claire et il y a plein de poissons ! Décidément le snorkeling nous a semblé bien meilleur à Big Island qu’à Kauai ! En fin de journée nous allons jusqu’au Mo’okini Heiau, un temple hawaïen situé à l’extrême pointe nord de l’île, juste en face de Maui. L’endroit est paumé et la piste nécessite une bonne garde au sol . www.bigislandhikes.com/mookini-heiau/ On y fait encore quelques offrandes (mais plus de sacrifice humains !). Ce site presque millénaire aurait été construit avec des roches de Polulu Valley où nous étions ce matin, amenées à la main le long d’une chaîne humaine de plusieurs milliers de personnes. Arnaud et Marion (protégeant leur pâle peau de blancs-becs) semblent bien fluets à côté de cette masse énorme ! Peu d’éoliennes sur Big Island malgré un vent omniprésent sur la côte est…
Kiholo Bay Lundi 07 juillet (J17)
Temps menaçant sur la côte est mais aujourd’hui nous allons à l’ouest. Marion dilapide nos carottes achetées à prix d’or ! De ce côté de l’île c’est la savane, Voire le désert… Destination Kiholo Bay et ses tortues. www.bigislandhikes.com/kiholo-bay/ Nous dépassons l’impressionnant Heiau de Pu’ukohala Heiau historical site www.bigislandhikes.com/...heiau-historic-... www.nps.gov/puhe/index.htm en.wikipedia.org/...tional_Historic_Site
On aperçoit le lagon depuis la route : une piste descend vers la mer puis il faut marcher un bon ¼ h sur la plage avant d’atteindre le fameux lagon. En route nous croisons Queen’s bath, une résurgence d’eau douce et fraîche ! Le lagon est à nous, il n’y a personne ! Immédiatement nous apercevons plusieurs tortues qui batifolent. Comme annoncé l’eau est très trouble et je me retrouve soudain nez à nez avec ma première tortue, que je n’avais pas vue arriver (et réciproquement je pense !) Nous verrons en tout plusieurs dizaines de tortues, parfois 3 en même temps malgré une visibilité de seulement quelques mètres. Affamés par notre matinée dans l’eau nous décidons de rouler jusqu’à Waimea et essayons cette fois le Merriman’s, bondé mais un peu pompeux et décevant (portions ridicules et burgers indigents). On retourne ensuite vers la côte ouest et Makalawena Beach, considérée comme une (sinon LA) des plus belles plages de l’île. www.bigislandhikes.com/makalawena-beach/
Petit regard nostalgique en passant vers Kiholo Bay… Ici aussi il faut marcher un peu et vu le cagnard et l’heure déjà avancée, nous nous posons avant la plage au pied de ces élégants palmiers pour avoir un peu d’ombre. Snorkeling moyen ici (eau un peu trouble, l’endroit a été fréquenté toute la journée et il y a du sable) Fred et moi poursuivons à travers le champ de lave (chaud ! Le soleil…) jusqu’à la plage, désertée à cette heure tardive, jolie… Belle lumière de fin de journée. Les chèvres sauvages attendent le départ des derniers vacanciers (le parking ferme pour la nuit) pour venir profiter des résurgences d’eau douce qui parsèment la grève.
Raies Manta Mardi 08 juillet (J18)
Nous quittons déjà nostalgique notre petit havre de paix, en route cette fois pour le SO de l’île, où j’ai réservé une maison à Miloli pour nos 3 dernières nuits. www.airbnb.fr/rooms/1095174 Par ailleurs j’ai réservé pour ce soir une sortie pour aller voir les raies manta à Keauhou Bay. Nous prenons le chemin des écoliers en passant par la côte NE que nous ne connaissons pas encore. Le temps est couvert et ne met pas en valeur Waipio Valley. www.bigislandhikes.com/waipio-valley/ Comme notre voiture est poussive, nous n’osons pas y descendre car la pente est très raide. Pas envie non plus d’y aller à pied, l’endroit ne nous inspire pas particulièrement, d’autant que l’accueil des habitants de la vallée n’est pas réputé pour sa bienveillance. On préfère rester sur le très beau souvenir de Polulu Valley, sans doute plus sauvage car inhabitée. Toute cette côte NE, au vent, est très humide et verte. La côte est hostile, je n’aimerais pas faire naufrage au vent des récifs du Laupahoehoe Viewpoint …www.mappedplanet.com/..., %20United%20States
En retrait de la côte nous « visitons » un monumental banian. Très impressionnant ! fr.wikipedia.org/.../Figuier_des_banians Petit détour vers les Akaka Falls, que nous admirons de loin, plus intéressés par une portée de chatons joueurs. Nous repassons par le village de Volcano et en profitons pour déjeuner à nouveau au Lava Rock Cafe. Encore 1h30 de route jusqu’à Miloli et notre maison, confortable et sympathique mais située au milieu d’autres résidences sur un champ de lave écrasé de soleil et sous le vent de l’île donc sans air. Quelle drôle d’idée de s’installer sur ce qui ressemble à un terrain vague alors que la nature est si belle quelques km plus loin. Pas de plage ni d’épicerie à moins de 25 mn de route… Bref, éviter Miloli…j’ai été séduite par la maison sans faire suffisamment attention à son environnement… Quel contraste avec le Kohala Lodge et son océan de verdure ! Pourtant on aime les cailloux… Il est 16h, nous nous installons rapidement, allumons tous les ventilateurs (arghh ! ça va mieux), et faisons une petite pause avant de poursuivre vers le Nord pour la sortie raies manta que j’ai réservée chez Aloha Kayak www.zerve.com/AlohaKayakCo, dont l’agence située à Honalo est à 1h de route de Miloli. Inspirée par la lecture de « The Big Island revealed » j’ai choisi un tour en kayak : 10 mn de pagaie jusqu’au site d’observation des raies, où l’on rejoint en fait une noria de gros bateaux à moteurs, donc l’intérêt du kayak est à peu près nul. Nous sommes seuls avec notre guide, qui mouille les kayaks puis nous nageons (pas facile avec les gilets, d’autant qu’on a négligé de prendre les palmes, dommage) vers la meute des snorkelers agglutinés autour de puissantes lampes qui attirent le plancton qui attire les raies. Ce système marche moins bien en période de pleine lune car la mer est alors éclairée partout (sauf nuages). En cas d’absence des raies on peut revenir à la date de notre choix. En une dizaine de minutes, la scène est en place : 2 ou 3 radeaux éclairants où s’accrochent les snorkelers venus en gros bateaux, 2 ou 3 plongeurs au fond de la mer qui éclairent par en-dessous, et en quelques minutes les raies (2 ou 3 mètres d’envergure) sont au rendez-vous. Elles frôlent littéralement les nageurs et c’est assez amusant de voir tous les orteils se recroqueviller au passage des raies. C’est assez impressionnant quand une raie vient vers soi, gueule béante et qu’elle effectue son looping au-dernier moment à quelques centimètres de son masque. Gros gros bémol selon moi : il y a 3 ou 4 raies et environ 200 personnes qui trempent : gare aux coups de palmes et coudes ! Fred et les enfants le referaient volontiers, je suis plus mitigée mais contente de l’avoir fait (une fois !) Pour ceux qui surveillent leur budget ou qui sont allergiques aux tours organisés, il est possible d’aller voir les raies en free-lance : le site est tout près de la côte juste devant le Sheraton de Keauhou (entre 100 et 150 m de la côte) et tout est éclairé et illuminé de partout (par les bateaux et par les lumières de l’hôtel). II faut tout de même bien se signaler par un éclairage quelconque afin de ne pas se faire hacher menu par une hélice, même si les bateaux sont évidemment hyper prudents. Je pense que le mieux est d’y aller en repérage une 1ère nuit en restant sur la côte afin d’évaluer les choses et de se lancer la nuit suivante si on est confiant. Si on veut profiter des puissants éclairages des gros bateaux, les sorties se déroulent dès le coucher du soleil (19h pour nous) Je pense qu’après 21h il ne doit plus y avoir grand-monde et en amenant son propre éclairage (puissant !), et avec un peu de chance, ça doit être super !
Côte Sud Mercredi 09 juillet (J19)
Direction la pointe sud de l’île… Inspirée par le guide Big Island Revealed, nous tentons de descendre vers des plages de sable vert via la Road to the Sea (pas indiquée), située juste à l’est du Manuka State Wayside Park. Ces plages sauvages sont hélas difficilement accessibles www.instanthawaii.com/cgi-bin/hi?Drives.r... Et nous devons renoncer devant l’état de la piste qui va en empirant avec une pente qui s’accentue. Nous devons d’ailleurs sur certains passages descendre de la voiture qui s’essouffle lamentablement, il était temps de faire demi-tour ! Pour ceux qui loueront un vrai 4X4, je pense que ça vaut le coup (mais prévoir du temps car la piste a l’air vraiment mauvaise, de gros blocs de lave souvent) Pour les autres qui comme nous n’ont pas de 4X4, mieux vaut prendre la South Point Road (bien indiquée), jolie route asphaltée qui travers d’abord un paysage de savane, aux arbres battus par les vents, Puis mène à la pointe sud de Big Island où vivent sous la tente quelques locaux Un peu plus à l’est se situe Green Sand Beach, une plage de sable accessible par une piste 4X4 difficile ou à pied. www.bigislandhikes.com/...ea-green-sand-b...
A peine arrivés sur le parking du bout de la route asphaltée, un local nous propose de nous emmener avec son 4X4 pour 10$/personne aller-retour. Vu la chaleur étouffante et le temps qui commence à se couvrir comme d’habitude par l’est, nous ne nous faisons pas prier : 15 personnes dans le pick up (nous sommes les derniers pour compléter la cargaison et partons donc de suite, cool !), 20 minutes d’un parcours qui me semble délicat avec un 4X4 de location (sableux mais avec de bonnes « marches » et ornières, sans danger cependant) Les courageux peuvent faire le trajet à pied en longeant la côte au plus près (8,5 km A/R d’un joli parcours sans doute un peu gâché par le passage des 4X4 mais qui doit valoir la peine en fonction de la météo) Un peu déçue par l’endroit, très fréquenté (j’avais vu des photos de plage déserte) et peu étendu, même si Fred et les enfants ont bien profité des belles vagues. Quant à la couleur verte du sable, elle est vraiment ténue et encore plus si le soleil vient à disparaître. (Faut dire qu’on a la rétine un peu faussée par le vert fluo de la végétation de ces îles)
Kealakekua Bay Jeudi 10 juillet (J20)
On décolle de bonne heure, « à la fraîche », pour la rando vers Kealakekua Bay, très fameux site de snorkeling, près de Captain Cook. www.bigislandhikes.com/kealakekua-bay/ Le site est réputé exceptionnel et un moratoire le protège. 4 possibilités pour le visiter : -y aller en kayak (1/2h) avec un guide « agréé », ce qui autorise le débarquement et ensuite on peut snorkeler tranquillement. -y aller avec un tour motorisé, débarquement interdit apparemment -y aller avec son propre kayak, mais il me semble avoir compris qu’on ne pouvait pas mettre à l’eau au plus près (comme les tours guidés) mais plus loin à Grand’ma beach. De plus le débarquement est interdit et il faut garder les kayaks « en laisse » pendant le snorkeling. -y aller à pied via un sentier de 6 km A/R qui descend vers la mer (400 m de dénivelé) C’est cette option que nous avons choisie puisque c’est celle qui offre le plus de liberté. A 8h nous sommes au bord de l’eau, 3 personnes arrivent en kayak (une guide et ses 2 clients qui débarquent en faisant très attention de ne pas abîmer les fonds) qui ne snorkeleront pas. La baie est à nous et en effet l’endroit est bien au-dessus des autres sites déjà visités au cours de ce voyage. L’eau est limpide, ça pullule de poissons (en particulier des petits poissons jaunes qui nagent tout près du bord et que j’ai d’abord pris pour des feuilles mortes tellement ils sont nombreux !), les fonds sont très beaux et tout ça sur une très large étendue dont nous n’avons d’ailleurs pas fait le tour ! Vers 9h arrivent les premiers tours organisés et à 10h30 c’est carrément la foule. Il est temps de remonter : dure, dure, la grimpette sous le soleil et sans un souffle d’air. Mais ça en vaut vraiment la peine. Un petit regret : nous n’avons pas vu de dauphins…
Honaunau Bay Vendredi 11 juillet (J21)
Nous reprenons l’avion à Kona ce soir à 22H25. Matinée snorkeling à Honaunau Bay, pas mal du tout : l’eau est claire, jolis fonds, pas mal de poisson, et accès très facile ! www.hawaiisnorkelingguide.com/...fuge_sno...
Déjeuner en terrasse où nous prenons tout notre temps dans un agréable resto dont le nom m’échappe (dommage) Après-midi plage et un peu snorkeling à Kahalu’u beach, choisie surtout pour sa douche ! www.hawaiisnorkelingguide.com/...park_sno...
Pas mal de monde, snorkeling pas terrible, mais ça fait du bien de se doucher avant l’avion. Diner à Kailua au Splasher’s Grill à la meilleure table (vue sur le port, bien) Puis c’est l’heure d’aller à l’aéroport… Voyage de retour via Seattle sans problème, arrivée à Paris le 13 (donc à J+2 !) à 10h55 et route vers Nancy via Verdun pour récupérer les chiens et faire un coucou aux grands-parents dog-sitters.
En conclusion :
D’agréables vacances mais pas la grande aventure ! Hawaii est un harmonieux mélange de jolies montagnes, de belles plages, de forêts vierges, et de paysages volcaniques. Les Hawaiens nous ont semblés paisibles et accueillants, pas saturés du tourisme comme en certains endroits du sud de la France. Le climat est agréable pour ne rien faire ou profiter de la mer, trop chaud et humide à mon goût pour des randonnées de plus de quelques heures ou avec de forts dénivelés. Le côté « volcanique » des îles est à mon avis un peu trop mis en avant. Peut-être sommes-nous devenus un peu trop difficiles après avoir visité l’Etna, l’Islande ou le Yellowstone. Bien sûr, j’aurais un avis différent si la coulée de lave était plus facilement accessible. C’est aussi trrrrès frustrant de ne pas pouvoir approcher du Halema’um’a crater : je ne suis pas volcanologue mais cette interdiction m’a semblée exagérée. Enfin, il me semble qu’en 3 semaines nous aurions eu le temps de visiter en plus le volcan de Maui car les vols intérieurs ne sont pas trop chronophages ni d’un prix exorbitant. Ce voyage a été le plus reposant de tous nos voyages aux Etats-Unis mais pas le plus palpitant !
DOCUMENTATION
Guide Ulysse : en Français, concerne tout l’archipel, bien pour dégrossir mais c’est tout Lonely Planet : Big island et Lonely Planet : Kauai, lus il y a plusieurs mois, ne saurait plus donner un avis… Frommer’s Best Hiking trips in Hawaii : très bien Big Island Revealed the Ultimate Guidebook et The Ultimate Kauai Guidebook : achetés un peu au dernier moment, très complets surtout pour les randos et activités diverses, enthousiasme parfois un peu « chauvin » je trouve (écrits par des locaux) A mon avis les 2 meilleurs guides tout de même. Le Frommer’s n’apporte rien de plus si on achète ces deux-là. Cartes Nelles Map : Big island et Kauai Carte du National Geographic Hawaii Volcanoes National Park » Cartes topo gratuites compatibles Garmin pour le GPS, très utiles car les cartes Nelles sont assez grossières. www.gpsfiledepot.com/maps/view/42/
Le récit de notre dernier voyage est en ligne avec les photos ici : sibellelaterre

Bonne lecture!
Marie
Texte seul :
Hawai ?? Mais qu’allez-vous faire là-bas ? Voilà la réflexion unanime de ceux qui nous connaissent un peu… Des vacances à la plage ?? Vraiment ? Oui, mais pas « que »… Voyage effectué en juin-juillet 2014
PREPARATIFS BUDGET
Il ne faut pas se fier à l’image stéréotypée d’îles ensoleillées, avec autoroutes, immeubles ultramodernes, flics et plagistes bodybuildés, bimbos, strings et coktails. L’archipel volcanique d’Hawaï (50ème état des Etats-Unis, 1,4 million d’habitants) comporte 137 îles dont seule une poignée est habitée : nous en avons choisi seulement deux pour un voyage de 3 semaines : Kauai (70 000 habitants, 50 km de diamètre), la plus « vieille » aux reliefs délicatement façonnés par l’érosion (5 millions d’années) Big Island ou Hawaï (190 000 habitants, 130 km de diamètre), la plus jeune (800 000 ans), brute d’un volcanisme encore actif, avec 2 énormes volcans qui dépassent les 4000 m. Nous partons Fred et moi pour 3 semaines (bah oui presque 24h de voyage, 12h de décalage horaire) et Arnaud et Marion nous rejoindront 1 semaine plus tard, tandis que Caroline reste travailler… Hawaï étant dans l’hémisphère nord, nous y serons en été : c’est la saison « sèche » mais la mer est plus calme. C’est en hiver que déferlent les énormes vagues et que batifolent les baleines. Cet archipel polynésien se situe loin de tout, à 2400 km de San Francisco, en plein milieu du Pacifique, à 2500 km au nord de Tahiti, à la latitude du Sahara, sur un point chaud. La population d’origine polynésienne ne représente plus que 10% de la population composée par ailleurs de 40% d’asiatiques, 25% de blancs et 25% de métis. Le mélange nous a semblé assez harmonieux (1 mariage sur 2 est mixte) Le plus grand ranch d’élevage bovin des Etats-Unis se situerait sur Big Island, il y a aussi un peu d’agriculture (de petits lopins sur les 2 îles visitées, fruits et légumes hors de prix d’ailleurs). Le tourisme est depuis les années 50 la principale source de revenus (8 millions de visiteurs/an, 11% pour Big Island, 8% pour Kauaï, seulement 8% d’Européens) Source : files.hawaii.gov/...2-annual-visitor.pdf
Hébergement : Seuls 5% des visiteurs louent des maisons de vacances : c’est pourtant la formule que j’ai choisie. Nous campons volontiers, mais toujours « en sauvage », chose interdite sur l’île ou le mot camping est souvent perçu comme un synonyme de homeless (SDF) et assez mal perçu. Pas fans non plus des grosses structures touristiques… J’ai donc farfouillé sur les sites des parcs (certains louent des cabins, assez rustiques mais qui permettent d’être « au cœur du sujet ») et sur VRBO et sur Air BnB : aucune mauvaise surprise. Budget total hébergement : 2145 € pour 19 nuits
Avion : J’ai acheté les vols via Cheaptickets, car je n’ai pas réussi à trouver ailleurs (je préfère en général acheter directement sur les sites des compagnies aériennes) des vols avec une seule escale pas « trop » chers. Vols Air France sous-traités à Delta puis Alaska Airlines. Escale à Seattle (6h) pour les parents et à Los Angeles (4h) pour les enfants une semaine plus tard. 22h de voyage à l’aller, 24h30 au retour. 1080 €/personne, vols achetés en octobre. Vols inter-îles avec Hawaian Airlines de Kauai à Big Island avec escale à Maui : 107 €/pers (avec 3 bagages en soute pour nous 4)
Voitures : Louées chez Alamo via locationdevoiture.fr : midsize SUV avec assurances maxi pour chaque île. 11 jours sur Kauai : 419 € (Jeep Compass) 10 jours sur Big Island : 367 € (Chevrolet
Extra : Hélico à Kauai pour 4 (Jack Harter) : 795 € Raies Manta sur Big Island (Aloha Kayak) pour 4 : 266 €+ pourboire
Dépenses sur place (essence et bouffe, resto quasiment 1X par jour car épicerie très chère) Environ 2500 €
Total pour 3 semaines à 2 puis 4 (Les enfants étaient absents la 1ère semaine) : 11240 €
Le voyage vers Kauai Samedi 21 JUIN 2014 (J1)
1er vol sur Delta Airlines de Paris à Seattle (pas mal de place pour les jambes, écrans individuels, plein de films et de collations) qui aurait pu être confortable sans les hurlements d’un monstre de 2 ans (qui ont d’ailleurs déjà commencé en salle d’embarquement) pendant la totalité du voyage (10h ! Oui c’est possible, quelle énergie !) Longue escale de 6h à Seattle (pour nous c’est le milieu de la nuit…) puis 2ème vol plus rustique (pas d’écran mais plein de place pour les jambes, température glaciale et pas de couverture ! Au retour, alors qu’on avait pris les doudounes en cabine ( !), il fera par contre super chaud, (pieds gonflés garantis !) avec Alaska Airlines. Arrivée à Lihue sur Kauai à 21h20 pour un départ de Paris le même jour à 10h40 (on a fait la course avec le soleil !) Formalités ultra-rapides mais…il manque 1 sac, pfff… Après avoir rempli le formulaire d’usage chez Alaska Airlines, nous récupérons notre SUV chez Alamo qui n’attendait plus que nous (du coup pas le choix de la voiture mais à vrai dire on s’en fiche un peu…Jeep Compass) Il fait nuit et il pleut : heureusement j’ai entré le point GPS de notre maison pour 3 jours près de Lawaï, village situé à 1/2h de route de l’aéroport : Hale Kua Guest House (www.halekua.com/) dont nous réveillons les propriétaires (z’avaient qu’à mettre un petit mot) C’est très cosy et nous sommes impatients de découvrir la vue demain matin. 1 stilnox (12h de décalage horaire, en France il est presque midi) et hop au lit ! Il fait très bon : la maison est équipée de moustiquaires sur toutes les fenêtres et c’est un régal de sentir la brise se faufiler partout dans la maison. Il n’y a quasiment jamais de clim à Hawaï (sauf sans doute dans les hébergements concentrationnaires)
Maha’ulepu Heritage Trail Dimanche 22 Juin (J2)
On se réveille frais et dispos : il fait très beau et nous découvrons ravis la végétation tropicale qui entoure notre petite maison. Pas de nouvelles d’Alaska Airlines… On file vers la côte SE de l’île pour randonner sur le Maha’ulepu Heritage Trail (4 miles A/R) (www.kauai.com/mahaulepu-beach-trail)) Nous achetons en route le kit du parfait petit vacancier (aux frais d’Alaska Airlines) : chapeaux et chemises à fleurs ! Kauai est surnommée à juste titre Garden Island ! Il y a très peu d’indications et je me félicite d’avoir entré dans le GPS tous les départs de randos : gain de temps et d’énervement garanti ! Nous sommes sur la côte au vent, ça doit déménager ici en hiver et pourtant la côte est encore très déchiquetée, pas encore polie par le travail de l’océan. Il nous faut chercher un peu pour trouver le passage vers le Makau-Wahi Sinkhole (www.hikemahaulepu.org/7/) d’un intérêt plus paléologique qu’esthétique (entre 2 fouilles, un scientifique y organise à la bonne franquette de petites visites guidées) Nous traversons ensuite une microscopique plantation de papayes et poursuivons au-delà de la belle plage de Maha’ulepu jusqu’à Kamala Point où nous avons la surprise de découvrir ce mystérieux cercle de pierres. Plus au nord, le sentier se perd dans une plage assez sauvage… Demi-tour donc pour une pause pic-nic à l’ombre. Plus loin on apprécie la relative fraicheur générée par ces jolies plantes grasses qui courent sur les dunes. Heureusement il y a du vent ! Sur la route du retour nous prenons encore le temps d’admirer les très beaux arbres de Kauaï. Nous poussons jusqu’aux Wailua Falls qui nous laissent un peu sur notre faim (il faudrait pour bien en profiter descendre à leur pied mais c’est interdit…donc : « ah oui, c’est beau…bon on y va ? ») en.wikipedia.org/wiki/Wailua_Falls
Salt Pond Beach, Polihale SP Lundi 23 juin (J3)
Aujourd’hui nous avons au programme la côte sud et sud-ouest de l’île. Pas de nouvelles du sac…Du coup nous achetons ce qui va nous manquer : palmes, masques, tubas, combinaisons néoprène, bâtons de marche, serviettes, affaires de toilette… (il y a un grand magasin de sport et un Wall Mart à Lihue) Après une rapide visite (gratuite) de la Kauai Coffee Company, histoire de voir à quoi ressemblent des plants de café, nous arrivons à Salt Pond Beach Park (www.kauai.com/salt-pond-beach) Tout y est, Les palmiers, Le surveillant de baignade et son attirail, Les vacanciers. Pour pondérer cet exotisme, quelques volatiles bien de chez nous se baladent ici et là… C’est le « fléau » de Kauaï : il y a une vingtaine d’années, un ouragan a libéré quelques poulets qui se sont si bien reproduits en l’absence de prédateurs naturels sur l’île qu’on les trouve actuellement partout. Cocorico ! C’est l’oiseau le plus bruyant de Kauai, les autres sont heureusement plus discrets… Ces marrants salants ne sont plus guère utilisés... Très peu de planches à voile en été à Kauaï : la seule que nous ayons vue ! A l’extrémité sud de la plage, un camp +/- permanent (pour éviter la sédentarisation des homeless, tous les campings de l’île ferment un jour/semaine pour « nettoyage »). Il y a pire comme endroit ! En franchissant le pont sur la Waimea River, nous remarquons de jolis praos échoués sur le sable. Pendant l’échauffement des rameurs nous faisons un petit tour sur la belle plage de sable noir… Au loin l’îlot privé de Ni’ihau. fr.wikipedia.org/wiki/Niihau Les filles se lancent, ça souque ferme ! Quand on n’a pas de maison, il faut bien se débrouiller… Nous reprenons la route, négligeant les 2 routes partant vers le nord et le Waimea Canyon (au programme demain) et poursuivons laborieusement sur la piste menant à Polihale State Park (faisable toutefois en voiture normale, nous y avons vu 2 Mustangs) www.hawaiistateparks.org/...s/kauai/polih...
C’est l’endroit le plus chaud et sec de l’île (côte sous le vent) : la piste s’arrête au pied de la Napali Coast (on ne peut pas faire le tour de Kauai en voiture) La chaleur et les traces de 4X4 partout sur la plage n’invitent guère à la promenade. Fred se baigne rapidement à Queen’s bath (www.viator.com/...tate-Park/d278-a9948 bof, pas un poil d’ombre) et nous rebroussons chemin. En fin de journée, nous faisons à tout hasard un saut à l’aéroport : le sac a été retrouvé à Seattle ! Nous pourrons venir le chercher demain !
Waimea Canyon Kokee SP Mardi 24 Juin (J4)
Nous quittons aujourd’hui notre maison de Lawai (non sans profiter une dernière fois du jardin) pour aller passer 3 jours dans le Kokee State Park (www.hawaiistateparks.org/.../index.cfm?pa...) au sommet du Waimea Canyon (www.hawaiistateparks.org/.../index.cfm?pa...) Nous passons d’abord à l’aéroport et récupérons le sac (la douane a fouillé le sac et y a glissé un petit mot, puis le sac a dû être oublié dans un coin, pfff…) Nous voilà donc avec 6 paires de palmes, 6 combin’, etc… (nous avons pris le matos des enfants qui voyageront sans bagage en soute) ! Nous présentons les factures à Alaska Airlines qui ne fait aucune difficulté pour nous rembourser (plus de 600 $, je me demande quels sont les plafonds ?) : le souci est qu’ils remboursent normalement en chèque mais comme nous n’avons pas de compte bancaire aux US nous demandons du cash, ce qu’ils acceptent mais ils n’en ont pas assez en caisse : nous encaissons 500 $ et récupérerons les 100 $ manquant quand nous reviendrons à l’aéroport prendre l’avion pour Big Island – tout ça prendra pas loin d’une heure tout-de-même à chaque fois…) Auparavant, tant que nous n’en sommes pas trop éloignés, nous allons faire un saut au Keahua arboretum (www.kauai.com/keahua-arboretum) où nous essuyons une belle averse. On adore les troncs multicolores des eucalyptus ! Nous sommes tout près de l’endroit le plus pluvieux de l’île (qui est aussi son sommet, le Mont Waialeale 1569 m où il pleut 12 m d’eau/an. A Nancy : 0,7 m) Plusieurs films ont été tournés à Kauai, en particulier une scène de Jurassik Park pas très loin d’ici. Nous nous amusons à prendre la piste qui mène vers the Blue Hole, où une rando ardue permet de se retrouver dans un cirque (lieu du tournage) arrosé de multiples cascades, au pied du Mont Waialeale (rando pas faite par manque de temps et de courage : chaleur humide+++, prévoir toute la journée) www.summitpost.org/blue-hole/156476 La journée est déjà bien avancée et il est temps de filer vers l’ouest et les pentes du Waimea Canyon. Une bonne demi-heure d’ascension nous mène à notre cabin du Kokee State Park : il y en a une dizaine et la nôtre (Olapa Cabin) est tout au bout du chemin. C’est trrrès rustique et défraichi mais tout fonctionne et l’environnement est égayé par de jolies capucines qui prospèrent dans une gigantesque jardinière. Nous posons nos affaires et filons aussitôt vers le Kalalau Valley lookout, un peu plus haut dans le parc : il fait beau et il faut en profiter ! En effet les sommets de l’île accrochent les nuages et le beau temps n’est pas garanti, c’est pourquoi j’ai choisi de réserver 3 nuits à cet endroit. Nous arrivons au Kalalau lookout en même temps qu’un nuage, flûte. Très vite ça se dégage et le spectacle peut commencer. Les hortensias apprécient ce climat très humide… Les oh’i’as aussi… Un peu plus loin le Pu’u o Kila lookout offre un point de vue sur Alaka’s swamp (marais d’altitude) Pour une fois ( !) le plus haut sommet de l’île est dégagé. Très belle lumière de fin de journée au départ du Pihea Trail juste après le Pu’u o Kila Lookout. On ne peut s’empêcher de refaire un saut au Kalalau lookout où grâce aux nuages, le spectacle est sans cesse renouvelé.
Waimea Canyon Kokee SP Mercredi 25 Juin (J5)
Lever de bonne heure aujourd’hui pour profiter du beau temps (ça se couvre souvent l’après-midi) car nous partons pour une grande balade : Nu’alolo Trail + Nu’alolo Cliff trail (théoriquement fermé mais j’ai lu sur tripadvisor que c’était sans problème) + Awa’awapuhi trail et retour par la route jusqu’à la cabin soit une petite vingtaine de km (-500m, +500 m) Le début de la rando en forêt n’est pas palpitant mais quand on en sort enfin le grand spectacle peut commencer ! A ce panneau, poursuivre (en A/R) vers Lolo Vista, c’est époustouflant ! Prévoir cependant les boules Quiès car les hélicos se succèdent à intervalle régulier, ce qui ne semble nullement déranger les oiseaux. Pas mal de monde aussi sur l’eau, en particulier de tous petits kayaks, ballotés par l’océan et les vagues générées par une succession de bateaux à moteur ! 500 m plus bas on distingue parfaitement les massifs de corail… C’est un peu la foule sur la Napali Coast (du moins dans les airs et sur l’eau) Nous revenons jusqu’à la bifurcation et prenons le Nu’alolo cliff trail : comme indiqué sur tripadvisor, un sentier contourne à présente le petit glissement de terrain qui a motivé la fermeture du trail et par temps sec, ça passe sans problème) Petite pause près d’un abri pique-nique gardé par un fier volatile. Ce sera ma dernière photo de la balade qui ensuite ne présente plus guère d’intérêt je trouve : il y a foule sur l’Awa’awapuhi trail (personne sur les Nu’alolo et Nu’alolo cliff trails) dont le viewpoint est d’ailleurs dans les nuages (on a bien fait de démarrer tôt !) et j’agonise dans la remontée : je supporte très mal cette chaleur humide et je déteste me faire doubler par plein de gens frais comme des gardons ! Nu’alolo www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?hik... Nu’alolo cliff trail www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?hik... Awa’awapuhi trail www.hawaiistateparks.org/.../index.cfm?hi... Retour à la cabin en milieu de journée, grosse sieste et cogitation… Je ne me vois plus faire après-demain comme prévu le Kalalau Trail (www.wildbackpacker.com/...rails/kalalau-t...) sur 3 jours/2 nuits (bien que j’aie pu réserver les campings il y a plusieurs mois) : trop chaud, trop humide, trop de monde, noria d’hélicoptères au-dessus de la côte, paysages déjà vus d’en haut et que nous reverrons en hélico (justement !), trop de dénivelé (+1500 m aller), trop long (11 miles aller), avec ce climat. Du coup nous devons trouver où dormir pour les 2 nuits prévues sur le trail mais vu la pléthore d’hébergements, je ne me fais pas trop de souci (et au pire, nous avons la tente) Nous reprenons en fin d’après-midi la voiture pour aller voir les points de vue sur le Waimea Canyon. Depuis le Puu Hinahina lookout, il y a du réseau qui nous permet de donner des nouvelles (pas de réseau dans le Kokee State Park) En face et encore au soleil, les Waipio Falls, où mène cette jolie crête et où nous irons demain via les Cliff et Canyon Trails. Un peu plus bas c’est un festival d’arcs en ciel !
Waimea Canyon Kokee SP Jeudi 26 Juin (J6)
Aujourd’hui il pleut vraiment, tout est bouché. On se lance courageusement sur le Pihea Trail : www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?hik... un vrai parcours du combattant avec boue ultra-glissante, racines entrelacées boueuses, branches auxquelles on pense pouvoir se raccrocher rendues boueuses par les précédents passages de randonneurs, bref, un univers de boue à tel point que je n’ai pas oser sortir l’appareil photo (et pourtant je n’avais pris que le compact) Après 1/2 heure de glissades nous rebroussons chemin, de toute façon on ne voit rien ! 1h de rando, 2h de lessive/douche, décrottage divers… L’après-midi le temps se dégage et nous partons sur le Cliff trail puis le Canyon Trail jusqu’aux Waipio Falls (le départ se situe au Puu Hinahina lookout, 6 km A/R environ) www.hawaiistateparks.org/...kokee_state_p... Un peu avant d’arriver à la cascade nous rattrapons un groupe d’enfants dont le plus petit d’environ 5 ans a fait toute la randonnée pieds nus en grimpant et sautant partout, belle santé ! Pour rejoindre la cascade il faut un peu avant la piscine naturelle tourner à droite puis traverser le ruisseau sur une petite planche. La remontée est parfois bien raide mais le paysage nous donne du baume au cœur ! Profitant de notre hébergement dans le parc, nous refaisons un saut jusqu’au fameux Kalalau lookout en toute fin de journée, maintenant dégagé.
Côte Nord Moloa’a beach, Kilauea Point Vendredi 27 Juin (J7)
Nous quittons le Kokee State Park, descendons le Waimea Canyon et reprenons la route qui longe la côte sud de l’île en direction cette fois de Kilauea sur la côte nord, où j’ai réservé une grande chambre (N°6) au Kauai Retreat Center pour 3 jours à partir du 29 (date d’arrivée des enfants) kauairetreatcenter.com/..._Center/Welcome... Nous espérons que la chambre sera dispo dès aujourd’hui, ce serait le plus simple. A chacun de nos passages en face de Pakala Beach (invisible depuis la route) www.kauaibeachscoop.com/...e/pakala-beach...! nous avons remarqué des voitures de surfeurs garées sur le bas- côté (le plus souvent de vieux pick-up +/- déglingués). En passant nous allons donc y faire un petit tour et en effet le matin à la fraîche, peut-être avant d’aller au boulot, quelques surfeurs viennent s’y défouler (c’est vraiment un art de vivre : femmes fluettes et hommes d’âge mur sont monnaie courante. Aucune frime à aucun niveau) Grâce au GPS nous trouvons facilement la maison : la chambre N°6 est très agréable et dispo de suite : cool ! Nous y déposons nos affaires et partons à la découverte de la côte nord, vers Moloa’a Beach, qui est toute proche. www.kauaibeachscoop.com/...e/moloaa-beach...! La toute petite route passe à côté d’une plantation de papayes (nous en avons fait une cure, elles sont délicieuses) et se termine en cul de sac (peu de places pour se garer mais l’endroit semble confidentiel, nous n’y avons jamais vu grand- monde) Ici le risque de tsunami est pris au sérieux et les maisons sont souvent construites sur de hauts pilotis. Compte-tenu de la pluviométrie, il y a pas mal de rivières sur la petite île de Kauaï et j’adore ces petits estuaires où se mélangent eau douce et eau salée, jungle et milieu marin. La rivière charrie quelques noix de coco, qui iront leur petit bonhomme de chemin au hasard des courants avant de s’échouer définitivement pour donner un bel arbre, peut-être sur cette plage où alors à des milliers de km sur une autre île polynésienne. Les vents dominants sont de NE et cette baie est relativement abritée. Pourtant ce n’est pas la foule… Nous y faisons notre 1ère séance de snorkeling à son extrémité NE : il y a pas mal de poissons mais l’eau est rendue trouble par les limons apportés par la rivière. L’eau est à 28°C mais nous apprécions les combin’ néoprènes qui évitent les longues séances d’encrémage et nous protègent des rochers et coraux. Dans notre souvenir, la Basse Californie était franchement vachement mieux ! Mais le contexte était différent (c’était notre 1ère fois en snorkeling, nous étions loin de tout, sur une île quasi-déserte, … sites.google.com/...californiakayak/home) Il faut dire aussi que cette plage n’est pas réputée pour le snorkeling, et de fait, nous allons, un peu par hasard, aller crescendo dans l’intérêt des sites de snorkeling. En tout cas la plage est très sympa, il y a de l’air et de l’ombre. Nous allons manger un petit bout à Kilauea Bakery and Pau Hana Pizza, où nous retournerons à plusieurs reprises avec plaisir, avant de pousser jusqu’au phare de Kilauea où se situe une réserve d’oiseaux de mer www.fws.gov/refuge/kilauea_point/ (entrée 5$, ils acceptent le National Park Pass www.nps.gov/findapark/passes.htm, 1h suffit pour la visite car le site est peu étendu) Fous, frégates, albatros, tropic birds (phaétons à bec jaune), puffins, se côtoient ici sur quelques centaines de mètres carrés alors qu’on n’en voit nulle part ailleurs sur l’île. On a vraiment l’impression que celle-ci est un relais pour les voyages trans-océaniques de ces oiseaux. Il y a aussi les fameuses bernaches « néné » oiseau endémique et emblématique de l’archipel de Hawaï, sauvé de justesse de l’extinction et dont nous verrons des couples un peu partout. fr.wikipedia.org/...nache_n%C3%A9n%C3%A9
A défaut de pouvoir faire des photos intéressantes faute de zoom, nous ne nous lassons pas d’observer le vol de ces grands oiseaux au sommet de la falaise. Certains choisissent d’être encore plus tranquilles en nichant sur cet îlot au pied du phare. Nous reprenons la route afin de déterminer les meilleurs sites de snorkeling car les enfants arrivent après-demain. Nous arpentons successivement Secret Beach (bof, mauvais rapport effort (grimpette longuette)/paysage/fréquentation) www.kauaibeachscoop.com/...-kauapea-beach...! Anini Beach, très facile d’accès, avec un affluent (j’adore… mais du coup eau trouble), de l’ombre, un peu de monde. www.kauaibeachscoop.com/...ini-beach-park...!
Hanalei Bay et son Pier : la foule et plein de moucherons, on se sauve presqu’en courant. www.kauaibeachscoop.com/...re/hanalei-bay...!
En fait avec le recul les plages les plus fréquentées sont celles où il y a des toilettes (véridique!), douches et surveillants de baignade. Peu importe qu’elles soient au bord de la route ou infestées de moucherons comme celle de Hanalei Bay. Evidemment la proximité des grosses structures touristiques (en l’occurrence le hideux complexe de Princeville qui est la seule – énorme - verrue de toute la côte nord, par ailleurs magnifique) booste la fréquentation des plages alentours. Nous poussons jusqu’à Ke’e Beach, tout au bout de la route, dont le parking est saturé. www.kauaibeachscoop.com/...ore/ke-e-beach...! Nous trouvons cependant de la place un peu en amont (400 m à l’est) sur un parking de délestage et allons examiner de plus près de petits champs de taro, un tubercule consommé par les Hawaïens, qui pousse un peu comme du riz et se consomme un peu comme de la pomme de terre. fr.wikipedia.org/.../Colocasia_esculenta Au passage on admire les racines qui courent sur la falaise qui surplombe la route et les champs. Voilà de quoi donner des complexes au philodendron de ma belle-mère ! Ici l’eau est partout, encore une rivière (Wainita River) Et l’herbe bien grasse !
Côte Nord Samedi 28 Juin (J8)
Matinée tranquille à profiter de la maison car il pleut des cordes… La côte nord de l’île est la plus arrosée. D’ordinaire les averses sont brèves car le vent chasse très vite les nuages mais pour une fois il n’y a pas la moindre brise et ceux-ci s’incrustent. Ça se lève dans l’après-midi et nous allons tout simplement à Moloa’a Beach notre petite plage quasi privée, la plus proche et notre préférée. Après une semaine sur place nous sommes gagnés par le rythme indolent des îles… Il faut dire qu’avec les 3 jours libérés par l’abandon du Kalalau Trail nous commençons un peu à tourner en rond. Nous aurions certes pu tout-de-même faire la randonnée jusqu’aux Hanakapiai Falls www.kauai.com/hanakapiai-trail mais la météo et la foule sur le parking de Ke’e Beach nous découragent. Pour une fois nous prenons le temps de lire en vacances !
Côte Nord Dimanche 29 Juin (J9)
Nous récupérons les enfants ce soir à l’aéroport, ils sont actuellement dans l’avion entre Paris et Los Angeles. Aujourd’hui le Hanalei Valley Lookout www.kauai.com/hanalei-valley-lookout où nous sommes déjà passés plusieurs fois est au soleil ! Du coup nous en profitons pour descendre dans la vallée examiner de plus près ces très esthétiques champs de tarots, dont le milieu humide fait la joie des aigrettes Et des fameuses nénés. Nous poursuivons vers l’ouest pour aller snorkeler à Tunnels Beach www.kauaibeachscoop.com/...ls-makua-beach...! : les fonds y sont plus variés qu’à Moloa’a mais il y a moins de poissons et à cette heure de la marée il y a très peu d’eau : bien contents d’être en combin’ pour ne pas trop se frotter aux rochers et coraux. Il n’y a personne d’autre que nous sur la plage…faut dire que se garer n’est pas simple et que l’accès à la plage ne saute pas aux yeux. Sans doute n’y étions- nous pas dans les conditions idéales car l’endroit est apparemment un site réputé pour le snorkeling… Petite douche/sieste à la maison puis nous partons tranquillement vers Lihue, avec un détour vers les Opaeka’a Falls (en.wikipedia.org/.../%27Opaeka%27a_Falls route 580. Ici aussi : « ah oui c’est beau, bon on y va ? ») et une pause au point de vue qui surplombe la Wailua River. Impossible sur une île de ne pas aller faire un tour vers le port. Comme souvent le port de commerce est « assez mal famé » : je mets des guillemets car c’est vraiment très relatif ! Disons que l’ensemble de Kauaï est très bien entretenu de partout, et qu’ici c’est un peu plus déglingué avec des gens assortis à l’environnement plus « dans son jus » J’avais lu à plusieurs reprises des mises en garde à propos des vols dans les voitures (et en effet les locaux très souvent laissent carrément portières et vitres ouvertes afin d’éviter la casse…) mais nous n’avons rien observé de particulier. Sauf peut-être dans les endroits très fréquentés, les portes des maisons ne sont d’ailleurs pas fermées à clef. Le port de plaisance (Nawiliwili harbor) est plus tranquille avec quelques vrais beaux voiliers au ponton ou au mouillage. C’est que ça fait une trotte de naviguer jusqu’ici ! La nuit arrive quand nous surplombons depuis le point de vue sur Hulemalu Road le Alekoko Fish Pond www.gohawaii.com/...ko-menehune-fishpond, construit il y a 1000 ans pour y stocker du poisson. Nous allons ensuite faire un petit ravitaillement au Walmart (très peu de produits frais) avant d’aller chercher les enfants vers 21h30 à l’aéroport. Ils ont eu trrrès chaud dans le 2ème avion (d’autant plus que je leur avais dit de mettre des pantalons longs, vu la température polaire que nous avions dû supporter ! C’est incroyable qu’à notre époque on soit infichu de réguler correctement la température dans les avions : j’menfoutisme ou raison technique ? ! Il doit pourtant bien y avoir des Américains procéduriers qui ont déjà dû porter plainte pour survenue d’une phlébite suite à une température trop élevée en cabine !) 1 h de route jusqu’à la maison, on avale quelques fruits et hop tout le monde au lit ! Il ne nous reste que 2 jours pleins pour donner un aperçu de Kauaï aux enfants…
Côte Nord Lundi 30 juin (J10)
Nous partons de bonne heure vers Ke’e Beach, considérée comme le meilleur site de snorkeling de la côte dont le parking est le point de départ des randonnées sur le Kalalau Trail. A 8h c’est déjà complet mais une place se libère miraculeusement après que j’ai déposé Fred et les enfants avec armes et bagages. L’eau est limpide (d’autant que nous sommes les premiers dans l’eau), les fonds sont beaux et il y a plein de poissons : la réputation de l’endroit n’est pas usurpée. Nous partons en fin de matinée alors qu’il n’y a toujours pas grand-monde. Tous les gens garés sur le parking vont-ils donc randonner sur le Kalalau Trail ? C’est bien possible car nous avons trouvé que les sentiers étaient assez fréquentés, presque plus que les plages ! Kauai est clairement une destination nature plutôt que balnéaire. Pause déjeuner à Kilauea à la Bakery, sieste, puis histoire de montrer un peu « la jungle » aux enfants, nous allons faire un tour à l’arboretum où pour une fois il ne pleut pas ! Fin d’après-midi jacuzzi à la maison puis soirée crêpes en compagnie de la chatte Mollie !
Côte Nord, hélico Mardi 1er juillet (J11)
Matinée tranquille à Moloa’a beach, Nous repassons à Kilauea Point montrer les oiseaux aux enfants mais aujourd’hui il y a peu de vent et c’est moins spectaculaire. Puis nous partons pour l’aéroport de Lihue : check in à 14h30 pour un tour de Kauai en hélico avec Jack Harter. www.helicopters-kauai.com/ J’ai réservé un tour dans un hélico sans portes (Hughes 500) avec juste 4 places pour nous : sensations garanties malgré un temps mitigé ! Le business est bien rodé, très pro, parcours au millimètre au ras des falaises et des crêtes, Cascades à gogo, Arcs en ciel, Quelques rayons de soleil tout de même, Canyons ocres, Les Waipio Falls où nous étions il y a quelques jours, L’amphithéâtre de Nualolo et la crête de Lolo Vista à droite (où nous avons aussi randonné), Encore un rayon de soleil, Un gouffre entouré de pics acérés, Bien contents d’avoir une ceinture ! On survole Kalalau Beach, le terminus du Kalalau Trail Puis Ke’e Beach où nous étions hier, Encore quelques cascades et c’est déjà le retour. On comprend le succès de ces vols en hélico, c’est extra-ordinaire, d’autant que sauf pour Arnaud c’était notre baptême de l’air en hélico. Nous avions mis des pantalons longs, des chaussures fermées et des coupe-vents et une petite laine supplémentaire n’aurait pas été de trop, on a eu un peu frisquet (mais bon on a vu des gens en short et T shirt qui ont survécu !) Pas le moindre symptôme de mal de l’air (j’y suis pourtant très sensible), bref que du plaisir, à recommander donc !
Arrivée sur Big Island Mercredi 02 juillet (J12)
Aujourd’hui nous changeons d’île, départ pour Big Island vers 10h00, arrivée à Kailua Kona vers 14h00 après une escale-déjeuner à Maui. Temps bouché sur Maui dont on aperçoit tout de même le sommet. Pas mieux sur Big Island dont la côte ouest est pourtant la plus ensoleillée. D’ailleurs l’aéroport de Kona est à ciel ouvert, constitué de petits modules sans aucune porte, c’est très agréable et relaxant. Nous récupérons la voiture chez Alamo (cette fois on a un peu plus de choix entre plusieurs SUV, mais pas de 4X4 sauf supplément de 350$ prix d’ami : nous déclinons…) On prend une blanche Chevrolet, qui s’avérera super poussive et gloutonne ! J’ai réservé pour les 3 prochaines nuits à Namakani Paio Camp une cabin, à l’orée du Volcano NP. Nous choisissons la route du sud, plus courte, qui traverse des champs de lave à perte de vue, comme en beaucoup d’endroits sur Big Island, qui est l’île la plus récente de l’archipel. Petit arrêt à la plage de sable noire de Punaluu Beach, www.instanthawaii.com/cgi-bin/hi?Parks.pu... réputée pour ses tortues, qui en effet s’amusent à surfer les vagues (j’exagère à peine…qui l’eût dit pour des tortues) La mer est trop agitée pour se mettre à l’eau avec elles aussi reprenons-nous la route qui grimpe à présente en une longue ligne droite jusqu’au Volcano NP. www.nps.gov/havo/index.htm
Nous ressortons notre Pass America the Beautiful pour entrer dans le parc, faisons le check-in et filons vers notre cabin, récemment rénovée mais très basique : 1 lit double, 2 lits superposés, pas d’eau, une table de pique-nique et un barbecue. www.hawaiivolcanohouse.com/cabins-campsit... Douches et toilettes communes à 50 m. Ce n’est pas l’enthousiasme au 1er abord, d’autant qu’il pleut en arrivant mais à l’usage c’est finalement fonctionnel et le fait d’être tout près du Halema’uma’u Crater www.nps.gov/...mtour_halemaumau.htm en.wikipedia.org/wiki/Halemaumau_Crater
est bien pratique (Les distances sont grandes sur…Big Island). Nous y partons d’ailleurs dans la foulée, toujours dans les nuages et sous la pluie, on distingue à peine la fumée qui s’en échappe. Pas grave, nous sommes là pour 3 nuits, nous reviendrons. Dîner au tout petit village de Volcano au restaurant Thaï, honnête sans plus. Nuit paisible, nous sommes à 1200 m et il pleut donc il fait très bon.
Volcano NP Kapoho Tide Pools Jeudi 03 juillet (J13)
Nous nous réveillons sous le soleil, et filons aussitôt vers le cratère : 300 m plus loin nous entrons dans Le Nuage. En fait nous réalisons qu’un nuage stationne grosso modo toujours au même endroit, à peu près sur le visitor center du Volcano NP, sa position variant de quelques centaines de mètres parfois en quelques minutes. Ce nuage est d’ailleurs représenté sur certaines cartes ! Il ne faut donc pas se désespérer et prendre le temps d’attendre que le nuage se déplace. Cette fois le cratère est bien visible depuis le Jaggar Museum : malheureusement il est interdit de s’en approcher pour « cause de fumées toxiques entre autres ». Le fameux nuage donne une atmosphère tout-à-fait spéciale, accentuée encore par quelques fumerolles, www.nps.gov/...terrimtour_steam.htm Dont la flore locale profite bien ! Ces fleurs d’oh’i’a, endémiques, ont la capacité de se fermer en présence de fumées toxiques ! Quand la concentration en dioxyde de souffre baisse elles s’ouvrent à nouveau. Nous prenons ensuite la Chain of the Crater Road fr.wikipedia.org/...hain_of_Craters_Road qui descend vers la mer en traversant des coulées de laves de différentes époques. La côte sud-est de l’île est quasi déserte, sans doute car elle est souvent exposée aux émanations toxiques du volcan. Nous faisons une agréable petite balade parcourant différents types de lave, vers des pétroglyphes assez grossiers qui dateraient du XVème siècle. www.nps.gov/...ryculture/puuloa.htm www.bigislandhikes.com/puu-loa-petroglyphs/ Le vent est le bienvenu pour nous rafraîchir sur cette lave noire quasi dépourvue de végétation. Il fait encore plus chaud à Big Island qu’à Kauaï (2 à 4°C de plus) du fait je pense de la quasi absence de couverture végétale sur une grande partie de Big Island. Juste avant le bord de mer, c’est le terminus ! La route qui faisait le tour de l’île a été engloutie voici quelques années. Elle réapparait 6 miles plus à l’est à Kalapana. C’est dans cette zone entre la fin de la Chain of the crater road et Kalapana que l’on pouvait jusqu’à l’année dernière voir s’écouler la lave dans la mer, générant de spectaculaires panaches de fumées. On pouvait s’en approcher en prenant un tour en bateau ou en marchant sur quelques miles sur la coulée de lave, le tout générant un business assez juteux. A présent la lave s’écoule vers l’intérieur de l’île (vers le NE) dans une zone difficile (et interdite) d’accès.
Je copie-colle un message que j’ai posté récemment sur voyage forum : « Non non actuellement la lave ne coule pas du tout vers la mer! Dommage pour le business des bateaux, la tuile pour eux... Seul l'hélico permet de survoler la lave ou le cratère mais je ne sais pas l'intérêt que ça présente, ne l'ayant pas fait et n'ayant pas vu des images récentes. Tous les tours opérators ont de superbes images sur leurs sites mais fais attention à bien te renseigner sur le moment où elles ont été prises! Il y a une rando interdite qui part de Glenwood un peu à l'est de Volcano : 3 ou 4 miles je crois (aller) dans la forêt avant d'arriver à la lisière puis il reste encore 1 ou 2 miles à découvert dans un champ de lave jusqu'à la lave dans une zone interdite car elle serait crevassée. Le point de départ est là je pense : 19° 26.702' N 155° 7.333' O D'autre part cette zone est le plus souvent dans les nuages... Bref on n'a pas tenté le coup car là-aussi je n'ai pas réussi à trouver des images récentes de gens qui aurait bravé l'interdiction pour aller voir la coulée : sans doute que peu de gens s'aventurent jusque-là et je pense aussi que les rangers font la chasse sur le net pour censurer d'éventuelles images qui pourraient donner envie à d'autres potentiels randonneurs. Du coup c'est assez frustrant de savoir que le volcan est actif mais de ne pouvoir approcher par soi-même la lave! Mieux vaut en ce moment aller sur l'Etna je pense! Donc en fait à part quelques fumerolles, quelques traces de souffre, et la nuit le joli spectacle du nuage de fumée du Halema'uma'u crater éclairé en-dessous par la lave, à moins de prendre l'hélico, tu ne verras pas d'autres manifestations de volcanisme actif (sauf changement d'ici là!) Donc il ne faut pas aller à Hawaï pour ça! Mais l'archipel a d'autres atouts... Tape Rain Forest Hike to Pu’u’o’o vent sur google et tu vas trouver des choses sur cette rando. Tu peux suivre l'actualité volcanique ici : www.nps.gov/...nyourvisit/lava2.htmwww.nps.gov/...le&pageID=694154hvo.wr.usgs.gov/...ty/kilaueastatus.ph... » Nous garons la voiture au parking situé à la fin de la route et continuons à pied sur quelques centaines de mètres jusqu’à la lave (refroidie !) L’alizé souffle régulièrement sur ces palmiers rescapés ! Nous revenons jusqu’à la voiture via la côte, une austère falaise de lave noire, parfois végétalisée, en passant à Holei Sea Arch (tout près du parking) www.explorationhawaii.com/.../the-holei-s... Le temps d’abord incertain (le fameux Nuage…) s’est à présent totalement dégagé et nous en profitons pour enchaîner avec le Kilauea Iki Trail. www.nps.gov/...e_day_kilaueaiki.htm www.bigislandhikes.com/...ki-hawaii-volca... Agréable randonnée dont le principal défaut est qu’elle manque de suspense puisque dès le parking on embrasse d’un regard tout le parcours. Nous allons descendre dans le cratère du Kilauea Iki (remarquez au second plan la fumée du Halema’uma’u crater), le traverser et remonter de l’autre côté. Nous avons fait la boucle dans un sens horaire mais c’est sans doute mieux dans l’autre sens, la remontée sera plus douce. On se faufile d’abord entre de spectaculaires fougères arborescentes ménageant des vues intermittentes sur le cratère qui se rapproche. La traversée du cratère est balisée d’énormes cairns, sans doute appréciés quand Le Nuage est là. Milieu hyper-minéral égayé par quelques plantes obstinées. Jolie balade, pas mal de monde car c’est un peu le « must » du Volcano NP, 2 à 3 h en prenant son temps. Vers 15h nous sommes affamés et allons tester le Lava Rock Café à Volcano, dont nous allons faire notre « QG » pour quelques jours : personnel sympa, bouffe sans prétention mais roborative, et WIFI performant. En route à présent vers la côte, un peu au sud de Hilo pour aller snorkeler aux Kapoho Tide Pools : super ! www.to-hawaii.com/.../kapohotidepools.php Il s’agit de bassins d’eau de mer protégés de la houle où viennent sourdre des filets d’eau douce, ce qui semble attirer un grand nombre de poissons. Cerise sur le gâteau, ces sources d’eau douce sont souvent chaudes ! (20% de l’énergie électrique consommée à Big Island vient de la géothermie. Certes en Islande, la géothermie est à l’origine de 66% de toute l’énergie consommée !) Petit bémol, la différence de diffraction entre l’eau douce et l‘eau de mer (plus lourde, qui « coule »), crée des zones de flou optique assez étranges. Tout le site est constitué de pierre de lave donc pas franchement « moelleux » : chaussures d’eau recommandées et combin’ bienvenues. En fait Big Island est tellement récente (et encore en formation d’ailleurs) qu’elle n’a pour le moment que très peu de rivières (l’érosion a encore du boulot !) : l’eau de pluie (il pleut 10 mètres par an sur la côte Est !) s’infiltre donc directement à travers la lave poreuse pour réapparaître des milliers de mètres plus bas sous forme de résurgences d’eau douce à proximité de la côte. Ces sources étaient évidemment connues des Anciens qui avaient installé leurs villages à proximité. Le temps s’est couvert (on essuie même quelques gouttes) et on se promet de revenir avec le soleil car encore plus qu’à la surface, les paysages sous-marins sont magnifiés par le beau temps. Ici il n’y a ni sable ni rivière et l’eau est limpide, d’autant que la fréquentation est très discrète ! Sur la route du retour nous faisons un rapide passage à Lava Tree State Monument www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?par... www.bigislandhikes.com/...rees-state-monu... On y voit des arbres « pétrifiés » dont nous n’avons pas clairement compris le mécanisme d’apparition. Très belle végétation tropicale alentour. Pour finir la journée en beauté, nous allons en soirée admirer depuis le Jaggar Museum l’éruption du Halema’uma’u crater car- coup de chance- Le Nuage est 200 m à gauche du cratère, qui se laisse admirer pendant quelques dizaines de minutes avant de disparaitre pudiquement dans un voile de brume.
Volcano NP Vendredi 04 juillet (J14)
Nous commençons cette belle journée dégagée en montant sur la Mauna Loa Scenic Drive jusqu’à son terminus. www.bigislandguru.com/...-drive--lookout.... La route est jolie et comme nous sommes sans doute les premiers à y passer aujourd’hui, nous voyons pleins de faisans et de nénés. Elle se termine un peu en eau de boudin car en dehors d’un microtrail pour admirer des plantes actuellement fanées (sabres d’argent : www.nps.gov/...ence/silversword.htm) et d’un maxi trail sur au moins 2 jours pour aller au sommet du Mauna Loa, il n’y a pas grand-chose d’autre à y faire que d’admirer la vue certes grandiose mais lointaine sur le Volcano NP et l’océan au loin. « Ah oui c’est beau, bon on y va ? Tiens, Le Nuage est bien à sa place !» Pas de regrets tout-de-même car la forêt qui borde la route est très agréable et originale. En bas de la route, petit détour vers Trees Mold, pas très spectaculaire mais intéressant : la coulée de lave a moulé des troncs d’arbres, qui se sont ensuite consumés, créant ainsi d’étranges « puits » de diamètres variables. www.instanthawaii.com/cgi-bin/hi?Hikes.lm... Nous partons ensuite faire une petite rando à partir du Napau Trailhead sur la Chain of the Crater road, jusqu’au petit sommet du Mauna Ulu. Rando très sympa ! On admire au loin les 2 gros volcans de l’île : le Mona Kea et ses observatoires au nord et le ventru Mona Loa au Sud, Ainsi que l’immuable fumée du Halema’uma’u Crater. Le second cratère actif du Pu’u’o’o reste caché dans les nuages : nous ne le verrons jamais distinctement. Il est théoriquement visible depuis le Mauna Ulu. On remarque ici aussi des lava trees, le long du Napau Trail, que nous quittons au niveau de ce panneau pour monter à droite sur une coulée de lave qui longe une forêt rescapée. Quelques cairns , superflus avec ce beau temps. Le temps de nous faire cette réflexion, Le Nuage arrive et nous engloutis, flûte ! Juste avant le sommet ! 2 minutes plus tard, le soleil réapparait juste au moment où nous approchons des appareils scientifiques disposés au sommet du Mauna Ulu. Ambiance Jules Verne ! Quelques fumerolles profitent à une rare végétation sur la lèvre du cratère. On a vraiment apprécié cette balade avec un soupçon de volcanisme actif, des vues grandioses sur les gros volcans, et quasi personne, le tout au prix d’un effort très modeste. A recommander donc (si Le Nuage est coopératif !) www.instanthawaii.com/cgi-bin/hi?Hikes.mulu
Nous regagnons tranquillement la voiture, non sans explorer (sur seulement quelques mètres faute d’éclairage) un ou deux tunnels de lave. Pause déjeuner au Lava Rock Café avant de filer vers le Hawai Tropical Botanical Garden au Nord de Hilo. www.htbg.com/ Bof… sensation d’étouffement dans cette ravine autrefois dépotoir transformée en jardin botanique si densément planté que je n’y suis pas sentie à l’aise, d’autant qu’il faisait très chaud, sans air. Intérêt donc plus documentaire qu’esthétique…On a trouvé la végétation « spontanée et naturelle » finalement bien plus impressionnante. Ensuite comme promis on file aux Kapoho Tide Pools toujours aussi agréables ! 3ème et dernière bonne nuit de sommeil dans notre petite cabin.
Mauna Kea Samedi 05 juillet (J15)
Après une petite séance de WIFI à la Volcano House, un petit tour ultra rapide (pas palpitant…) voir le Thurston Lava Tube www.nps.gov/...aterrimtour_tube.htm nous quittons le parc avant de reprendre la route en direction de l’extrême Nord de l’île où j’ai réservé pour 3 nuits un très joli cottage près de Lawi. Puisque le temps est encore dégagé nous choisissons de monter aujourd’hui au Mauna Kea, plutôt que de passer par la côte NE. En route nous faisons un rapide crochet vers les Rainbow Falls (bof) et les Boiling Pots (rebof) www.examiner.com/...ts-on-the-big-island
et enchaînons avec la Saddle Road (elle serait interdite par certains loueurs pour une raison qui m’échappe car elle est parfaite) www.konaweb.com/konaweb/driving.shtml Pas de quoi faire tout un plat de cette route, jolie sans plus, ce n’est pas la grande aventure ! Nous bifurquons ensuite sur les contreforts arides du Mauna Kea fr.wikipedia.org/wiki/Mauna_Kea vers la route menant à son sommet (4205 m, il y neige en hiver), faisons la halte conseillée d’une heure au Onizuka Center (vidéo intéressante) à 2900 m pour nous acclimater un peu à l’altitude. www.ifa.hawaii.edu/info/vis/
Au-dessus il faut théoriquement un 4X4 car la pente est raide et pas partout goudronnée (les derniers km le sont afin de ne pas générer de la poussière qui gênerait les observations astronomiques) Notre SUV non 4X4 a eu bien du mal (4 personnes+bagages) à grimper jusqu’en haut, à tel point que nous renoncerons à revenir un autre soir pour le coucher du soleil. Quel veau ! Nous avons été doublés par plusieurs berlines… Au loin derrière les observatoires, l’île de Maui. Mer de nuages Cratères secondaires La Koahala Coast au nord de Big Island avec ses 2 climats si marqués : à l’est, la côte au vent, sous les nuages, la jungle ! Et à l’ouest, c’est quasi désertique… Etonnamment nous sommes autorisés à accéder au pied de chacun des télescopes, on n’imagine pas une telle liberté chez nous ! On peut même entrer dans le sas de l’un d’entre eux. C’est énorme ! Nous laissons la voiture un peu en contrebas des télescopes et prenons le sentier qui mène au lac Waïau. www.bigislandhikes.com/mauna-kea-lake-wai...
C’est un lac sacré, alimenté non par les pluies mais- parait-il- par le permafrost ! Nous quittons les pentes ocres du Mauna Kea pour très vite nous perdre dans un océan de verdure ! Pause-déjeuner (bon) chez Pau à Waimea, au climat vraiment étrange (il y a toujours une petite ondée qui se promène au-dessus du village) On a adoré cette région de l’île ! Verts pâturages… On dirait le fond d’écran de Windows avec au second plan l’omniprésent Mauna Kea Ce n’est certes pas très exotique, Mais on s’y sent bien ! La région est terre d’élevage : le Parker Ranch serait le plus grand ranch des Etats Unis et les paysages sans doute très éloignés de leur aspect originel, sont harmonieux. Toujours grâce au GPS, nous découvrons ravis notre nouvelle maison pour 3 jours, un vrai petit ranch avec une vue incroyable ! kohalalodge.com/ Cerise sur le gâteau, nous avons des chevaux dans le jardin ! Et même un chat câlin ! Nous allons vite faire un ravitaillement au village afin de remplir le frigo, puis nous nous installons pour de bon, ravis de découvrir chacun des petits détails de déco du cottage. Il va falloir nous faire violence pour bouger car on ne se lasse pas de voir défiler les nuages depuis nos fauteuils adirondacks sous le porche…quelles lumières !
Polulu Valley Lapakahi SP Mookini Heiau Dimanche 06 juillet (J16)
Vue matinale depuis le porche… En route pour Polulu Valley, toute proche. Il faut profiter du beau temps car cette côte se couvre souvent en milieu de journée. www.bigislandhikes.com/pololu-valley/
Nous arrivons avant 8h et le tout petit parking est presque plein ! Nous comprenons plus tard que certains ont passé la nuit en campant au fond de la vallée (c’est le WE) : le coin semble prisé mais ça reste propre. Nous croisons dans la descente bien raide des surfeurs matinaux qui remontent avec leurs planches : belle santé ! La plage de sable noir est battue par la houle, ça doit déménager en hiver ! Une paisible rivière arrive du fond de la vallée. Jolie prairie humide, Interdite d’accès, Tant mieux pour les oiseaux qui apprécient la tranquillité Ces endroits où océan et rivière se rencontrent sont souvent magiques, Et rendent les gens poètes Les enfants sont aussi sous le charme Nous nous baladons jusqu’au bout de la plage, le sentier continue d’ailleurs au-delà… Il y a même une cabane de Robinson Les dunes boisées sont joliment fleuries Envol d’aigrettes avant l’ultime grimpette. Nous repassons par la maison, manger et buller un peu. En route une jolie carcasse…ici tout pousse ! Vue dégagée sur Maui. Dans l’après-midi nous partons vers l’ouest et la côte aride de l’île pour découvrir le Lapakahi State Park où nous allons aussi snorkeler (entre les sites 7 et 11). www.bigislandhikes.com/...ate-historical-... www.hawaiistateparks.org/...index.cfm?par... Changement radical de climat : pas de vent, 32°C à l’ombre : on est mieux dans l’eau ! La lave noire capte la chaleur du soleil et ce ne sont pas les quelques galets de corail blanc qui peuvent y changer grand-chose ! Ici aussi l’eau est claire et il y a plein de poissons ! Décidément le snorkeling nous a semblé bien meilleur à Big Island qu’à Kauai ! En fin de journée nous allons jusqu’au Mo’okini Heiau, un temple hawaïen situé à l’extrême pointe nord de l’île, juste en face de Maui. L’endroit est paumé et la piste nécessite une bonne garde au sol . www.bigislandhikes.com/mookini-heiau/ On y fait encore quelques offrandes (mais plus de sacrifice humains !). Ce site presque millénaire aurait été construit avec des roches de Polulu Valley où nous étions ce matin, amenées à la main le long d’une chaîne humaine de plusieurs milliers de personnes. Arnaud et Marion (protégeant leur pâle peau de blancs-becs) semblent bien fluets à côté de cette masse énorme ! Peu d’éoliennes sur Big Island malgré un vent omniprésent sur la côte est…
Kiholo Bay Lundi 07 juillet (J17)
Temps menaçant sur la côte est mais aujourd’hui nous allons à l’ouest. Marion dilapide nos carottes achetées à prix d’or ! De ce côté de l’île c’est la savane, Voire le désert… Destination Kiholo Bay et ses tortues. www.bigislandhikes.com/kiholo-bay/ Nous dépassons l’impressionnant Heiau de Pu’ukohala Heiau historical site www.bigislandhikes.com/...heiau-historic-... www.nps.gov/puhe/index.htm en.wikipedia.org/...tional_Historic_Site
On aperçoit le lagon depuis la route : une piste descend vers la mer puis il faut marcher un bon ¼ h sur la plage avant d’atteindre le fameux lagon. En route nous croisons Queen’s bath, une résurgence d’eau douce et fraîche ! Le lagon est à nous, il n’y a personne ! Immédiatement nous apercevons plusieurs tortues qui batifolent. Comme annoncé l’eau est très trouble et je me retrouve soudain nez à nez avec ma première tortue, que je n’avais pas vue arriver (et réciproquement je pense !) Nous verrons en tout plusieurs dizaines de tortues, parfois 3 en même temps malgré une visibilité de seulement quelques mètres. Affamés par notre matinée dans l’eau nous décidons de rouler jusqu’à Waimea et essayons cette fois le Merriman’s, bondé mais un peu pompeux et décevant (portions ridicules et burgers indigents). On retourne ensuite vers la côte ouest et Makalawena Beach, considérée comme une (sinon LA) des plus belles plages de l’île. www.bigislandhikes.com/makalawena-beach/
Petit regard nostalgique en passant vers Kiholo Bay… Ici aussi il faut marcher un peu et vu le cagnard et l’heure déjà avancée, nous nous posons avant la plage au pied de ces élégants palmiers pour avoir un peu d’ombre. Snorkeling moyen ici (eau un peu trouble, l’endroit a été fréquenté toute la journée et il y a du sable) Fred et moi poursuivons à travers le champ de lave (chaud ! Le soleil…) jusqu’à la plage, désertée à cette heure tardive, jolie… Belle lumière de fin de journée. Les chèvres sauvages attendent le départ des derniers vacanciers (le parking ferme pour la nuit) pour venir profiter des résurgences d’eau douce qui parsèment la grève.
Raies Manta Mardi 08 juillet (J18)
Nous quittons déjà nostalgique notre petit havre de paix, en route cette fois pour le SO de l’île, où j’ai réservé une maison à Miloli pour nos 3 dernières nuits. www.airbnb.fr/rooms/1095174 Par ailleurs j’ai réservé pour ce soir une sortie pour aller voir les raies manta à Keauhou Bay. Nous prenons le chemin des écoliers en passant par la côte NE que nous ne connaissons pas encore. Le temps est couvert et ne met pas en valeur Waipio Valley. www.bigislandhikes.com/waipio-valley/ Comme notre voiture est poussive, nous n’osons pas y descendre car la pente est très raide. Pas envie non plus d’y aller à pied, l’endroit ne nous inspire pas particulièrement, d’autant que l’accueil des habitants de la vallée n’est pas réputé pour sa bienveillance. On préfère rester sur le très beau souvenir de Polulu Valley, sans doute plus sauvage car inhabitée. Toute cette côte NE, au vent, est très humide et verte. La côte est hostile, je n’aimerais pas faire naufrage au vent des récifs du Laupahoehoe Viewpoint …www.mappedplanet.com/..., %20United%20States
En retrait de la côte nous « visitons » un monumental banian. Très impressionnant ! fr.wikipedia.org/.../Figuier_des_banians Petit détour vers les Akaka Falls, que nous admirons de loin, plus intéressés par une portée de chatons joueurs. Nous repassons par le village de Volcano et en profitons pour déjeuner à nouveau au Lava Rock Cafe. Encore 1h30 de route jusqu’à Miloli et notre maison, confortable et sympathique mais située au milieu d’autres résidences sur un champ de lave écrasé de soleil et sous le vent de l’île donc sans air. Quelle drôle d’idée de s’installer sur ce qui ressemble à un terrain vague alors que la nature est si belle quelques km plus loin. Pas de plage ni d’épicerie à moins de 25 mn de route… Bref, éviter Miloli…j’ai été séduite par la maison sans faire suffisamment attention à son environnement… Quel contraste avec le Kohala Lodge et son océan de verdure ! Pourtant on aime les cailloux… Il est 16h, nous nous installons rapidement, allumons tous les ventilateurs (arghh ! ça va mieux), et faisons une petite pause avant de poursuivre vers le Nord pour la sortie raies manta que j’ai réservée chez Aloha Kayak www.zerve.com/AlohaKayakCo, dont l’agence située à Honalo est à 1h de route de Miloli. Inspirée par la lecture de « The Big Island revealed » j’ai choisi un tour en kayak : 10 mn de pagaie jusqu’au site d’observation des raies, où l’on rejoint en fait une noria de gros bateaux à moteurs, donc l’intérêt du kayak est à peu près nul. Nous sommes seuls avec notre guide, qui mouille les kayaks puis nous nageons (pas facile avec les gilets, d’autant qu’on a négligé de prendre les palmes, dommage) vers la meute des snorkelers agglutinés autour de puissantes lampes qui attirent le plancton qui attire les raies. Ce système marche moins bien en période de pleine lune car la mer est alors éclairée partout (sauf nuages). En cas d’absence des raies on peut revenir à la date de notre choix. En une dizaine de minutes, la scène est en place : 2 ou 3 radeaux éclairants où s’accrochent les snorkelers venus en gros bateaux, 2 ou 3 plongeurs au fond de la mer qui éclairent par en-dessous, et en quelques minutes les raies (2 ou 3 mètres d’envergure) sont au rendez-vous. Elles frôlent littéralement les nageurs et c’est assez amusant de voir tous les orteils se recroqueviller au passage des raies. C’est assez impressionnant quand une raie vient vers soi, gueule béante et qu’elle effectue son looping au-dernier moment à quelques centimètres de son masque. Gros gros bémol selon moi : il y a 3 ou 4 raies et environ 200 personnes qui trempent : gare aux coups de palmes et coudes ! Fred et les enfants le referaient volontiers, je suis plus mitigée mais contente de l’avoir fait (une fois !) Pour ceux qui surveillent leur budget ou qui sont allergiques aux tours organisés, il est possible d’aller voir les raies en free-lance : le site est tout près de la côte juste devant le Sheraton de Keauhou (entre 100 et 150 m de la côte) et tout est éclairé et illuminé de partout (par les bateaux et par les lumières de l’hôtel). II faut tout de même bien se signaler par un éclairage quelconque afin de ne pas se faire hacher menu par une hélice, même si les bateaux sont évidemment hyper prudents. Je pense que le mieux est d’y aller en repérage une 1ère nuit en restant sur la côte afin d’évaluer les choses et de se lancer la nuit suivante si on est confiant. Si on veut profiter des puissants éclairages des gros bateaux, les sorties se déroulent dès le coucher du soleil (19h pour nous) Je pense qu’après 21h il ne doit plus y avoir grand-monde et en amenant son propre éclairage (puissant !), et avec un peu de chance, ça doit être super !
Côte Sud Mercredi 09 juillet (J19)
Direction la pointe sud de l’île… Inspirée par le guide Big Island Revealed, nous tentons de descendre vers des plages de sable vert via la Road to the Sea (pas indiquée), située juste à l’est du Manuka State Wayside Park. Ces plages sauvages sont hélas difficilement accessibles www.instanthawaii.com/cgi-bin/hi?Drives.r... Et nous devons renoncer devant l’état de la piste qui va en empirant avec une pente qui s’accentue. Nous devons d’ailleurs sur certains passages descendre de la voiture qui s’essouffle lamentablement, il était temps de faire demi-tour ! Pour ceux qui loueront un vrai 4X4, je pense que ça vaut le coup (mais prévoir du temps car la piste a l’air vraiment mauvaise, de gros blocs de lave souvent) Pour les autres qui comme nous n’ont pas de 4X4, mieux vaut prendre la South Point Road (bien indiquée), jolie route asphaltée qui travers d’abord un paysage de savane, aux arbres battus par les vents, Puis mène à la pointe sud de Big Island où vivent sous la tente quelques locaux Un peu plus à l’est se situe Green Sand Beach, une plage de sable accessible par une piste 4X4 difficile ou à pied. www.bigislandhikes.com/...ea-green-sand-b...
A peine arrivés sur le parking du bout de la route asphaltée, un local nous propose de nous emmener avec son 4X4 pour 10$/personne aller-retour. Vu la chaleur étouffante et le temps qui commence à se couvrir comme d’habitude par l’est, nous ne nous faisons pas prier : 15 personnes dans le pick up (nous sommes les derniers pour compléter la cargaison et partons donc de suite, cool !), 20 minutes d’un parcours qui me semble délicat avec un 4X4 de location (sableux mais avec de bonnes « marches » et ornières, sans danger cependant) Les courageux peuvent faire le trajet à pied en longeant la côte au plus près (8,5 km A/R d’un joli parcours sans doute un peu gâché par le passage des 4X4 mais qui doit valoir la peine en fonction de la météo) Un peu déçue par l’endroit, très fréquenté (j’avais vu des photos de plage déserte) et peu étendu, même si Fred et les enfants ont bien profité des belles vagues. Quant à la couleur verte du sable, elle est vraiment ténue et encore plus si le soleil vient à disparaître. (Faut dire qu’on a la rétine un peu faussée par le vert fluo de la végétation de ces îles)
Kealakekua Bay Jeudi 10 juillet (J20)
On décolle de bonne heure, « à la fraîche », pour la rando vers Kealakekua Bay, très fameux site de snorkeling, près de Captain Cook. www.bigislandhikes.com/kealakekua-bay/ Le site est réputé exceptionnel et un moratoire le protège. 4 possibilités pour le visiter : -y aller en kayak (1/2h) avec un guide « agréé », ce qui autorise le débarquement et ensuite on peut snorkeler tranquillement. -y aller avec un tour motorisé, débarquement interdit apparemment -y aller avec son propre kayak, mais il me semble avoir compris qu’on ne pouvait pas mettre à l’eau au plus près (comme les tours guidés) mais plus loin à Grand’ma beach. De plus le débarquement est interdit et il faut garder les kayaks « en laisse » pendant le snorkeling. -y aller à pied via un sentier de 6 km A/R qui descend vers la mer (400 m de dénivelé) C’est cette option que nous avons choisie puisque c’est celle qui offre le plus de liberté. A 8h nous sommes au bord de l’eau, 3 personnes arrivent en kayak (une guide et ses 2 clients qui débarquent en faisant très attention de ne pas abîmer les fonds) qui ne snorkeleront pas. La baie est à nous et en effet l’endroit est bien au-dessus des autres sites déjà visités au cours de ce voyage. L’eau est limpide, ça pullule de poissons (en particulier des petits poissons jaunes qui nagent tout près du bord et que j’ai d’abord pris pour des feuilles mortes tellement ils sont nombreux !), les fonds sont très beaux et tout ça sur une très large étendue dont nous n’avons d’ailleurs pas fait le tour ! Vers 9h arrivent les premiers tours organisés et à 10h30 c’est carrément la foule. Il est temps de remonter : dure, dure, la grimpette sous le soleil et sans un souffle d’air. Mais ça en vaut vraiment la peine. Un petit regret : nous n’avons pas vu de dauphins…
Honaunau Bay Vendredi 11 juillet (J21)
Nous reprenons l’avion à Kona ce soir à 22H25. Matinée snorkeling à Honaunau Bay, pas mal du tout : l’eau est claire, jolis fonds, pas mal de poisson, et accès très facile ! www.hawaiisnorkelingguide.com/...fuge_sno...
Déjeuner en terrasse où nous prenons tout notre temps dans un agréable resto dont le nom m’échappe (dommage) Après-midi plage et un peu snorkeling à Kahalu’u beach, choisie surtout pour sa douche ! www.hawaiisnorkelingguide.com/...park_sno...
Pas mal de monde, snorkeling pas terrible, mais ça fait du bien de se doucher avant l’avion. Diner à Kailua au Splasher’s Grill à la meilleure table (vue sur le port, bien) Puis c’est l’heure d’aller à l’aéroport… Voyage de retour via Seattle sans problème, arrivée à Paris le 13 (donc à J+2 !) à 10h55 et route vers Nancy via Verdun pour récupérer les chiens et faire un coucou aux grands-parents dog-sitters.
En conclusion :
D’agréables vacances mais pas la grande aventure ! Hawaii est un harmonieux mélange de jolies montagnes, de belles plages, de forêts vierges, et de paysages volcaniques. Les Hawaiens nous ont semblés paisibles et accueillants, pas saturés du tourisme comme en certains endroits du sud de la France. Le climat est agréable pour ne rien faire ou profiter de la mer, trop chaud et humide à mon goût pour des randonnées de plus de quelques heures ou avec de forts dénivelés. Le côté « volcanique » des îles est à mon avis un peu trop mis en avant. Peut-être sommes-nous devenus un peu trop difficiles après avoir visité l’Etna, l’Islande ou le Yellowstone. Bien sûr, j’aurais un avis différent si la coulée de lave était plus facilement accessible. C’est aussi trrrrès frustrant de ne pas pouvoir approcher du Halema’um’a crater : je ne suis pas volcanologue mais cette interdiction m’a semblée exagérée. Enfin, il me semble qu’en 3 semaines nous aurions eu le temps de visiter en plus le volcan de Maui car les vols intérieurs ne sont pas trop chronophages ni d’un prix exorbitant. Ce voyage a été le plus reposant de tous nos voyages aux Etats-Unis mais pas le plus palpitant !
DOCUMENTATION
Guide Ulysse : en Français, concerne tout l’archipel, bien pour dégrossir mais c’est tout Lonely Planet : Big island et Lonely Planet : Kauai, lus il y a plusieurs mois, ne saurait plus donner un avis… Frommer’s Best Hiking trips in Hawaii : très bien Big Island Revealed the Ultimate Guidebook et The Ultimate Kauai Guidebook : achetés un peu au dernier moment, très complets surtout pour les randos et activités diverses, enthousiasme parfois un peu « chauvin » je trouve (écrits par des locaux) A mon avis les 2 meilleurs guides tout de même. Le Frommer’s n’apporte rien de plus si on achète ces deux-là. Cartes Nelles Map : Big island et Kauai Carte du National Geographic Hawaii Volcanoes National Park » Cartes topo gratuites compatibles Garmin pour le GPS, très utiles car les cartes Nelles sont assez grossières. www.gpsfiledepot.com/maps/view/42/

Naples et sa région (avril 2007) English translation pending
Je profite d'une journée de calme...pendant que mes élèves passent le bac pour poster le compte rendu de notre voyage familial dans la région de Naples...
Dimanche 22 Avril : On quitte Vaison juste après avoir voté. On récupère l'autoroute à Orange sud...peu de monde : c'est dimanche, les camions sont immobilisés. A 11h20, on passe la frontière. A 17 heures on est à Orvieto où on a choisi de faire étape. On loge à l'hôtel Gialetti, en bas du centre historique, chambre quadruple spacieuse (95 €). On rejoint les rues pietonnes et nous voilà face à la cathédrale. La façade avec ses mosaïques (scènes de la vie du Christ....) est superbe. Beaucoup de monde dans les rues, nombreuses échoppes de souvenirs en tout genre !! On attend que la messe soit terminée pour visiter l'intérieur de la cathédrale, toujours des scènes de la vie du Christ mais aussi de la Vierge...mais pas une seule explication (même en italien !!) Repas dans une trattoria : tartines grillées et pâtes. Retour à l'hôtel...sur TV5 Europe soirée électorale !!



Lundi 23 Avril : Petit déjeuner correct à l'hôtel. On reprend l'autoroute direction Naples. la circulation est fluide. A midi, on est à Cumes : c'est la plus ancienne colonie grecque d'Occident (fondée vers 750 av JC). Sur l'acropole, 2 grands temples (un consacré à Apollon, l'autre à Jupiter)témoignent de la période : ils furent transformés au Ve et VIe siècle en basiliques. L'antre de la Sibylle : au bout d'un long couloir creusé dans le tuf, on dit que la prétresse d'Apollon rendait ses oracles dans l'Antiquité.

On pousse jusqu'à Pouzzoles : excellent repas d'antipasti (poissons marinés, bruschetta, salade de poulpes, beignets, moules à la tomate....) Visite de l'amphithéâtre : le 3ème par ses dimensions en Italie après le Colisée et Capoue. Il comptait 39 rangées de gradins : 40 000 personnes ! On peut se promener dans les souterrains qui renfermaient les machines, les décors et les cages des fauves !!

Plus loin la Solfatare : dans le cratère d'un volcan éteint depuis 4000 ans, des fumerolles s'élèvent au milieu des mares de boue en ébullition. Des nuages de vapeur sulfureuses enveloppent les roches volcaniques. Dans le cratère, au nord -est, se trouvent d'anciennes étuves. Mais voilà, on est allé en Islande...et donc ça nous semble "petit" !!


En 1 heure, on rejoint Pompéi et l'hôtel Diana où on va passer 6 nuits. On a chosi de se poser ici pour ensuite rayonnner, en voiture ou en train. Est-ce le bon choix? L'hôtel est correct, accueil chaleureux...la chambre quadruple pas très grande avec salle de bains pour handicapés (ce qui n'est pas notre cas !). Points positifs : on est près de la gare, on peut garer la voiture dans le jardin. Points négatifs : le prix (130€ la nuit) et les petits déjeuners très quelconques !! Quant aux ressources "gastronomiques" à Pompéi, elles sont assez limitées : on aura fréqenté que 2 restos le soir.
Cumes : 8€ / Pouzzoles : 8€ / Solfatare : 22€ (On est 4 dans la famille : les garçons ont 16 et 14 ans et moi en tant qu'enseignante j'ai souvent payé 1/2 tarif)
Mardi 24 Avril : Grand beau. A 9h30, on est devant l'entrée des fouilles. Attention, il y a 2 entrées...si vous voulez louer des audio guides, il faut prendre l'entrée principale. C'est ce qu'on a fait, et on n'a pas regretté. Il y a du monde mais ça circule bien et le site est suffisamment vaste. On commence par le quartier du forum, quelques villas, la porte d'Herculanum et sa nécropole, la boulangerie, la villa des mystères et ses célèbres peintures......




Pause déjeuner assis sur des pierres (ce n'est pas ce qui manque !) : sandwichs et eau achetés sur place (42€) On repart vers la palestre, l'amphithéâtre, la porte Nocera et sa nécropole, les théâtres....dans ce coin là, beaucoup moins de monde : on apprécie.





Il est plus de 17 heures quand on resort crevés, poussiéreux et rouges !! Mais quel endroit fabuleux !!
Fouilles : 16, 5€ / Audio guides : 20€
Mercredi 25 Avril : Temps brumeux. A 8h30, on est à la gare... pour 3€60 par personne, on a un billet de train pour la journée. A 9h30, on est à la gare de Naples . Il nous faut marcher 1/2 heure pour rejoindre le musée archéologique national. Il occupe un vaste bâtiment mais le plan de circulation est à revoir : on passe son temps à revenir sur nos pas !! On apprécie particulièrement : les mosaïques (pour la plupart trouvées à Pompéi), les maquettes, le cabinet secret (= érotique !!), la reconstitution de la maison d'Isis vue la veille, la collection Farnèse (en particulier le taureau)...




Il est juste midi quand on resort...on décide de descendre jusqu'au port. On arrive face à la forteresse royale (imposante masse sombre ponctuée de tours massives)...mais elle est cernée par les travaux du métro. On essaie de rejoindre un quartier plus commerçant...mais tout est fermé. Petit encas et on décide de quitter Naples. A 14h30, on est dans le "circumvesuviana" (RER local) qui nous dépose, en peu de temps, à Ercolano Scavi.
En descendant vers la zone des fouilles, on est de nouveau surpris par le nombre de commerces fermés....On réalise alors que le 25 Avril est jour férié en Italie : on fête la libération....
Herculanum est plus petite que Pompéi. Lors de l'éruption de 79, elle fut ensevelie par des cendres qui recouvrirent la ville lentement, jusqu'à 20 mètres. Cette épaisse couche rendit les fouillles difficiles mais permit une conservation exceptionnelle. Pendant 2 heures, on se promène dans les rues à l'aide du petit guide remis à l'entrée. Dans cette antique cité portuaire, les habitats modestes de petits commerçants voisinaient avec les somptueuses maisons de puissants négociants.




Retour à Pompéi par le train.
Musée : 19, 5€ / Herculanum : 16, 5€
Jeudi 26 Avril : A 9h30, on quitte l'hôtel en voiture...direction Sorrente. Autoroute jusqu'à Castellammare de Stabia. Ensuite, on loge la côte jusqu'à Sorrente. Sur place, on tourne un moment avant de trouver un parking. Accrochée à son banc de tuf en à pic sur la mer, Sorrente est face au golfe et abrite de nombreuses plages (pour la plupart privées) On descend jusqu'au port à pied puis balades dans les rues piétonnes avec échoppes pour touristes et boutiques de luxe.
Petit détour au cloitre St François d'Assise avec ses arcs tressés arabisants et des fragments de temples antiques. Le temps s'est couvert...il tombe quelques gouttes !
On reprend la voiture pour faire le tour de la péninsule. La route est sinueuse. Les citronniers cotoient les oliviers. Sur le bord de la route, de nombreux vendeurs de fruits : les citrons sont énormes !! En arrivant sur Positano, il pleut très fort...c'est raté pour le sentier des dieux conseillé par Marie (mlefevre sur Voyage Forum)
On continue la route...on roule doucement...difficile parfois de se croiser !! En arrivant sur Amalfi, il ne pleut plus. Visite du Duomo consacré à St André. Splendide porte en bronze (1065), campanile roman (XIIe-XIIIe siècle) d'influence arabe, le cloitre paradis, la basilique du crucifix qui est initialement la cathédrale, la crypte où sont gardés la tête et les reliques du saint, la cathédrale de style baroque (trop chargée, à notre goût)


Retour sous la pluie à Pompéi en passant par Salerne.
Amalfi : 7€
Vendredi 27 Avril : Petit déjeuner tôt. On quitte l'hôtel, direction la station de train Pompéi Scavi pour le train de 8h17. A 8h47, on est à Sorrente. On descend au port en suivant des cohortes de touristes. On prend nos billets pour le ferry de 9h15...impossible d'être sur le pont, il faut rester assis à l'intérieur. En 1/2 heure, on est arrivé à Marina Grande : le port de Capri.
Petite collation en terrasse au soleil avant d'aller prendre des billets pour le funiculaire. Ce dernier nous emmène jusqu'à la piazzetta ou Piazza Umberto. C'est le centre du village et de la vie de l'île. Les terrasses de café sont bondées. C'est aussi le point de départ de tout : magasins de luxe via Camerelle et boutiques de souvenirs via le Botteghe. On va jusqu'au Belvédère di Tragora (face à l'hôtel du même nom construit par Le Corbusier) La Chartreuse San Giacomo : église édifiée au XIVe siècle et qui possède 2 cloitres (mal entretenus) Les jardins d'Auguste à la luxuriante végétation. La via Krupp (en réfection) : ce chemin du nom du marchand de canons allemands qui la fit construire part des jardins d'Auguste et mène à Marina Piccola.


Sinon, de splendides villas, des hôtels de luxe.... On mange un plat de pâtes.....77€...no comment !!
Après le repas, discussion familiale : Patrick voudrait aller à Anacapri, Benoît et moi à la plage....Philippe ne veut ni marcher, ni se baigner !!! La plage l'emporte : on redescend à Marina Grande. Petite plage de galets, eau très claire. On se baigne (sauf Patrick) Mais c'est vrai qu'au bout d'1h30 au soleil, on en a marre.....on aurait pu tout faire. Du coup, on remonte par le funiculaire...on marche dans les ruelles...
On reprend le bateau. A 19 heures, on accoste à Sorrente. On décide de manger sur place avant de rejoindre la gare et Pompéi. Dans le train, que des touristes comme nous !!
Train 14, 4€ / Bâteau : 70, 4€ / Funiculaire : 10, 4€
Samedi 28 Avril : On prend la voiture. Direction Salerne. Ensuite route côtière jusqu'à Paestum. On longe des plages publiques envahies de sacs plastiques et autres bouteilles. Il y a pourtant quelques personnes qui se font bronzer !! Le long de la route, des putes attendent le client....... qui a l'air rare !!! La saison touristique n'a pas commencé car les campings sont encore fermés.
A 11 heures, on est sur le site de Paestum. On commence par l'extérieur : la basilique (en fait ancien temple de Paestum construit en 550 av JC). Ordre dorique- 9 x 16 colonnes. le temple de Neptune (450 av JC); Ordre dorique. 6 x 14 colonnes. Un toit en pierres et des colonnes en calcaire recouvertes de stuc pour imiter le marbre. le bouleuterion (470 av JC) édifice circulaire creusé dans la roche en une série de gradins concentriques (500 personnes) l'amphithéâtre dont il ne reste que quelques gradins et le couloir voûté. le temple de Ceres (déesse romaine de l'agriculture) Ordre dorique. 500 av JC. 6 x 13 colonnes. En fait, il était dédié à Athena



On continue par le musée qui abrite, plus particulièrement, des tombes peintes lucaniennes. On y voit des représentations de duels, de courses de chars et de combats de gladiateurs. La plus célèbre est celle du Plongeur (chère à Chris et MF) qui date de 480 av JC. Le défunt était probablement un marchand étrusque.





En sortant, on s'arrête dans une ferme pour acheter de la mozarelle...puis on reprend la route. Arrêt dans une petite rotisserie où, pour 18€...à 4 !, on fait un excellent repas (pizzas, poulet grillé...)
On reprend l'autoroute avant Salerne jusqu'à Torre del Greco. On attaque la montée du Vésuve. Sur les bords de la route, les poubelles débordent : les éboueurs sont en grêve !! La route mène à l'observatoire vésuvien où on doit laisser la voiture (2€50). A partir de là, la montée s'effectue à pied jusqu'au promontoire (1158 m) qui offre une vue panoramique sur Naples, puis jusqu'au sommet du cratère : gouffre énorme (600 m de diamètre, 200 m de profondeur) formé à la suite de l'éruption de 1944 (la dernière !) et dont les parois laissent encore échapper des fumerolles. On continue le chemin sur le bord du cratère. On en fait presque la moitié, ensuite on est obligé de s'arrêter...il n'y a plus de chemin.


Retour à la voiture, il pleuviote. A Pompéi, les rues sont noires de monde....à croire que tout le monde est de sortie !!
Paestum : 9, 75€ / Vésuve : 22 €
Dimanche 29 Avril : On quitte l'hôtel à 9 heures. Autoroute en direction de Naples qu'on contourne. On sort à Cassino. Il nous faut faire 8 km de route en lacets avant d'arriver à l'abbaye Monte Cassino Ce monastère, fondé par St Benoît vers l'an 529, fut construit sur la base d'une fortification romaine. Il fut plusieurs fois détruit : par les Lombards (en 577), par les Sarrasins (en 883), par un tremblement de terre (en 1349) et, enfin, par un bombardement en février 1944....mais, à chaque fois, il fut reconstruit.
On visite les différents cloitres (d'entrée, de Bramante, des Bienfaiteurs) pour se retrouver face à la basilique et ses portes de bronze. Il faut attendre que la messe se termine pour espérer aller dans la crypte...hélas, elle dure et il n'y a que 10 minutes de battement avant la suivante. On ne peut voir que l'intérieur de la basilique...assez chargé.. La décoration picturale qui se trouvait sur les murs et les voûtes a disparu.


On remarque, au loin en sortant, le cimetière de plus de 1000 soldats polonais qui moururent dans les combats précédents la libération du Mont Cassin (18 mai 1944)
On reprend l'autoroute direction Florence. On sort à Florence sud. Patrick choisit une voie carte bleue pour éviter la queue. Devant nous, un motard prend son temps pour payer, ranger ses affaires, remettre ses gants...On introduit notre ticket...par 2 fois il est refusé....la barrière est restée ouverte.....on s'engage....pas de sirène de carabinieri à nos trousses.....!!!!!
A 16 heures, on est dans Florence. On a réservé un hôtel le long de l'Arno : le Ritz....non, ce n'est pas un palace, c'est même carrément vieillot...mais on a de la place (170€) On repart très vite à pied. On a une tendresse particulière pour Florence où on est déjà venu plusieurs fois. On retrouve nos lieux de prédilection : Santa Croce, le Duomo, Ponte Vecchio, Galerie des Offices.....


Il y a du monde, il fait beau...on est bien !! Repas correct en terrasse derrière santa Croce.
Lundi 30 Avril : C'est l'anniversaire de Patrick...mais son cadeau l'attend à Vaison (cafetière Nespresso...pour rester dans l'ambiance italienne !!) Petit déjeuner quelconque à l'hôtel. Autoroute direction Pise, puis Gènes. On se retrouve "coincés" dans un embouteillage monstre entre Gènes ouest et Gènes est...non pas à cause d'un accident...tout simplement parce que les italiens ne se positionnent pas dans la bonne file et attendent le dernier moment pour se rabattre.....on perd 1 heure !!
A 15 heures, on passe la frontière...ça roule mieux. On quitte l'autoroute à Avignon nord : le ciel est très noir. On prend un violent orage à Vacqueyras. A 17h30, on est à Vaison.
On a aimé : Herculanum, Pompéi et Paestum (il y a 10 ans lorsque j'y étais allée en accompagnant un voyage scolaire, les temples étaient sous échaffaudages) Sorrente et Capri La côte amalfitaine (même sous la pluie) Le Vésuve.....la montée est pittoresque : on voit tous les styles (y compris des femmes en talons aiguilles !!), toutes les nationalités..... Monte Cassino...certes, on n'a pas tout vu...on reviendra....mais on avait toujours dit qu'on emmenerait "notre" Benoît sur les traces de son saint patron.On a moins aimé : Naples (mais on n'y était pas le bon jour) peu de repas sympas et pas chers nos hébergements (moyens) : heureusement on ne faisait qu'y dormir
Dimanche 22 Avril : On quitte Vaison juste après avoir voté. On récupère l'autoroute à Orange sud...peu de monde : c'est dimanche, les camions sont immobilisés. A 11h20, on passe la frontière. A 17 heures on est à Orvieto où on a choisi de faire étape. On loge à l'hôtel Gialetti, en bas du centre historique, chambre quadruple spacieuse (95 €). On rejoint les rues pietonnes et nous voilà face à la cathédrale. La façade avec ses mosaïques (scènes de la vie du Christ....) est superbe. Beaucoup de monde dans les rues, nombreuses échoppes de souvenirs en tout genre !! On attend que la messe soit terminée pour visiter l'intérieur de la cathédrale, toujours des scènes de la vie du Christ mais aussi de la Vierge...mais pas une seule explication (même en italien !!) Repas dans une trattoria : tartines grillées et pâtes. Retour à l'hôtel...sur TV5 Europe soirée électorale !!




Lundi 23 Avril : Petit déjeuner correct à l'hôtel. On reprend l'autoroute direction Naples. la circulation est fluide. A midi, on est à Cumes : c'est la plus ancienne colonie grecque d'Occident (fondée vers 750 av JC). Sur l'acropole, 2 grands temples (un consacré à Apollon, l'autre à Jupiter)témoignent de la période : ils furent transformés au Ve et VIe siècle en basiliques. L'antre de la Sibylle : au bout d'un long couloir creusé dans le tuf, on dit que la prétresse d'Apollon rendait ses oracles dans l'Antiquité.

On pousse jusqu'à Pouzzoles : excellent repas d'antipasti (poissons marinés, bruschetta, salade de poulpes, beignets, moules à la tomate....) Visite de l'amphithéâtre : le 3ème par ses dimensions en Italie après le Colisée et Capoue. Il comptait 39 rangées de gradins : 40 000 personnes ! On peut se promener dans les souterrains qui renfermaient les machines, les décors et les cages des fauves !!

Plus loin la Solfatare : dans le cratère d'un volcan éteint depuis 4000 ans, des fumerolles s'élèvent au milieu des mares de boue en ébullition. Des nuages de vapeur sulfureuses enveloppent les roches volcaniques. Dans le cratère, au nord -est, se trouvent d'anciennes étuves. Mais voilà, on est allé en Islande...et donc ça nous semble "petit" !!


En 1 heure, on rejoint Pompéi et l'hôtel Diana où on va passer 6 nuits. On a chosi de se poser ici pour ensuite rayonnner, en voiture ou en train. Est-ce le bon choix? L'hôtel est correct, accueil chaleureux...la chambre quadruple pas très grande avec salle de bains pour handicapés (ce qui n'est pas notre cas !). Points positifs : on est près de la gare, on peut garer la voiture dans le jardin. Points négatifs : le prix (130€ la nuit) et les petits déjeuners très quelconques !! Quant aux ressources "gastronomiques" à Pompéi, elles sont assez limitées : on aura fréqenté que 2 restos le soir.
Cumes : 8€ / Pouzzoles : 8€ / Solfatare : 22€ (On est 4 dans la famille : les garçons ont 16 et 14 ans et moi en tant qu'enseignante j'ai souvent payé 1/2 tarif)
Mardi 24 Avril : Grand beau. A 9h30, on est devant l'entrée des fouilles. Attention, il y a 2 entrées...si vous voulez louer des audio guides, il faut prendre l'entrée principale. C'est ce qu'on a fait, et on n'a pas regretté. Il y a du monde mais ça circule bien et le site est suffisamment vaste. On commence par le quartier du forum, quelques villas, la porte d'Herculanum et sa nécropole, la boulangerie, la villa des mystères et ses célèbres peintures......




Pause déjeuner assis sur des pierres (ce n'est pas ce qui manque !) : sandwichs et eau achetés sur place (42€) On repart vers la palestre, l'amphithéâtre, la porte Nocera et sa nécropole, les théâtres....dans ce coin là, beaucoup moins de monde : on apprécie.





Il est plus de 17 heures quand on resort crevés, poussiéreux et rouges !! Mais quel endroit fabuleux !!
Fouilles : 16, 5€ / Audio guides : 20€
Mercredi 25 Avril : Temps brumeux. A 8h30, on est à la gare... pour 3€60 par personne, on a un billet de train pour la journée. A 9h30, on est à la gare de Naples . Il nous faut marcher 1/2 heure pour rejoindre le musée archéologique national. Il occupe un vaste bâtiment mais le plan de circulation est à revoir : on passe son temps à revenir sur nos pas !! On apprécie particulièrement : les mosaïques (pour la plupart trouvées à Pompéi), les maquettes, le cabinet secret (= érotique !!), la reconstitution de la maison d'Isis vue la veille, la collection Farnèse (en particulier le taureau)...




Il est juste midi quand on resort...on décide de descendre jusqu'au port. On arrive face à la forteresse royale (imposante masse sombre ponctuée de tours massives)...mais elle est cernée par les travaux du métro. On essaie de rejoindre un quartier plus commerçant...mais tout est fermé. Petit encas et on décide de quitter Naples. A 14h30, on est dans le "circumvesuviana" (RER local) qui nous dépose, en peu de temps, à Ercolano Scavi.
En descendant vers la zone des fouilles, on est de nouveau surpris par le nombre de commerces fermés....On réalise alors que le 25 Avril est jour férié en Italie : on fête la libération....
Herculanum est plus petite que Pompéi. Lors de l'éruption de 79, elle fut ensevelie par des cendres qui recouvrirent la ville lentement, jusqu'à 20 mètres. Cette épaisse couche rendit les fouillles difficiles mais permit une conservation exceptionnelle. Pendant 2 heures, on se promène dans les rues à l'aide du petit guide remis à l'entrée. Dans cette antique cité portuaire, les habitats modestes de petits commerçants voisinaient avec les somptueuses maisons de puissants négociants.




Retour à Pompéi par le train.
Musée : 19, 5€ / Herculanum : 16, 5€
Jeudi 26 Avril : A 9h30, on quitte l'hôtel en voiture...direction Sorrente. Autoroute jusqu'à Castellammare de Stabia. Ensuite, on loge la côte jusqu'à Sorrente. Sur place, on tourne un moment avant de trouver un parking. Accrochée à son banc de tuf en à pic sur la mer, Sorrente est face au golfe et abrite de nombreuses plages (pour la plupart privées) On descend jusqu'au port à pied puis balades dans les rues piétonnes avec échoppes pour touristes et boutiques de luxe.
Petit détour au cloitre St François d'Assise avec ses arcs tressés arabisants et des fragments de temples antiques. Le temps s'est couvert...il tombe quelques gouttes !
On reprend la voiture pour faire le tour de la péninsule. La route est sinueuse. Les citronniers cotoient les oliviers. Sur le bord de la route, de nombreux vendeurs de fruits : les citrons sont énormes !! En arrivant sur Positano, il pleut très fort...c'est raté pour le sentier des dieux conseillé par Marie (mlefevre sur Voyage Forum)
On continue la route...on roule doucement...difficile parfois de se croiser !! En arrivant sur Amalfi, il ne pleut plus. Visite du Duomo consacré à St André. Splendide porte en bronze (1065), campanile roman (XIIe-XIIIe siècle) d'influence arabe, le cloitre paradis, la basilique du crucifix qui est initialement la cathédrale, la crypte où sont gardés la tête et les reliques du saint, la cathédrale de style baroque (trop chargée, à notre goût)


Retour sous la pluie à Pompéi en passant par Salerne.
Amalfi : 7€
Vendredi 27 Avril : Petit déjeuner tôt. On quitte l'hôtel, direction la station de train Pompéi Scavi pour le train de 8h17. A 8h47, on est à Sorrente. On descend au port en suivant des cohortes de touristes. On prend nos billets pour le ferry de 9h15...impossible d'être sur le pont, il faut rester assis à l'intérieur. En 1/2 heure, on est arrivé à Marina Grande : le port de Capri.
Petite collation en terrasse au soleil avant d'aller prendre des billets pour le funiculaire. Ce dernier nous emmène jusqu'à la piazzetta ou Piazza Umberto. C'est le centre du village et de la vie de l'île. Les terrasses de café sont bondées. C'est aussi le point de départ de tout : magasins de luxe via Camerelle et boutiques de souvenirs via le Botteghe. On va jusqu'au Belvédère di Tragora (face à l'hôtel du même nom construit par Le Corbusier) La Chartreuse San Giacomo : église édifiée au XIVe siècle et qui possède 2 cloitres (mal entretenus) Les jardins d'Auguste à la luxuriante végétation. La via Krupp (en réfection) : ce chemin du nom du marchand de canons allemands qui la fit construire part des jardins d'Auguste et mène à Marina Piccola.


Sinon, de splendides villas, des hôtels de luxe.... On mange un plat de pâtes.....77€...no comment !!
Après le repas, discussion familiale : Patrick voudrait aller à Anacapri, Benoît et moi à la plage....Philippe ne veut ni marcher, ni se baigner !!! La plage l'emporte : on redescend à Marina Grande. Petite plage de galets, eau très claire. On se baigne (sauf Patrick) Mais c'est vrai qu'au bout d'1h30 au soleil, on en a marre.....on aurait pu tout faire. Du coup, on remonte par le funiculaire...on marche dans les ruelles...
On reprend le bateau. A 19 heures, on accoste à Sorrente. On décide de manger sur place avant de rejoindre la gare et Pompéi. Dans le train, que des touristes comme nous !!
Train 14, 4€ / Bâteau : 70, 4€ / Funiculaire : 10, 4€
Samedi 28 Avril : On prend la voiture. Direction Salerne. Ensuite route côtière jusqu'à Paestum. On longe des plages publiques envahies de sacs plastiques et autres bouteilles. Il y a pourtant quelques personnes qui se font bronzer !! Le long de la route, des putes attendent le client....... qui a l'air rare !!! La saison touristique n'a pas commencé car les campings sont encore fermés.
A 11 heures, on est sur le site de Paestum. On commence par l'extérieur : la basilique (en fait ancien temple de Paestum construit en 550 av JC). Ordre dorique- 9 x 16 colonnes. le temple de Neptune (450 av JC); Ordre dorique. 6 x 14 colonnes. Un toit en pierres et des colonnes en calcaire recouvertes de stuc pour imiter le marbre. le bouleuterion (470 av JC) édifice circulaire creusé dans la roche en une série de gradins concentriques (500 personnes) l'amphithéâtre dont il ne reste que quelques gradins et le couloir voûté. le temple de Ceres (déesse romaine de l'agriculture) Ordre dorique. 500 av JC. 6 x 13 colonnes. En fait, il était dédié à Athena




On continue par le musée qui abrite, plus particulièrement, des tombes peintes lucaniennes. On y voit des représentations de duels, de courses de chars et de combats de gladiateurs. La plus célèbre est celle du Plongeur (chère à Chris et MF) qui date de 480 av JC. Le défunt était probablement un marchand étrusque.





En sortant, on s'arrête dans une ferme pour acheter de la mozarelle...puis on reprend la route. Arrêt dans une petite rotisserie où, pour 18€...à 4 !, on fait un excellent repas (pizzas, poulet grillé...)
On reprend l'autoroute avant Salerne jusqu'à Torre del Greco. On attaque la montée du Vésuve. Sur les bords de la route, les poubelles débordent : les éboueurs sont en grêve !! La route mène à l'observatoire vésuvien où on doit laisser la voiture (2€50). A partir de là, la montée s'effectue à pied jusqu'au promontoire (1158 m) qui offre une vue panoramique sur Naples, puis jusqu'au sommet du cratère : gouffre énorme (600 m de diamètre, 200 m de profondeur) formé à la suite de l'éruption de 1944 (la dernière !) et dont les parois laissent encore échapper des fumerolles. On continue le chemin sur le bord du cratère. On en fait presque la moitié, ensuite on est obligé de s'arrêter...il n'y a plus de chemin.


Retour à la voiture, il pleuviote. A Pompéi, les rues sont noires de monde....à croire que tout le monde est de sortie !!
Paestum : 9, 75€ / Vésuve : 22 €
Dimanche 29 Avril : On quitte l'hôtel à 9 heures. Autoroute en direction de Naples qu'on contourne. On sort à Cassino. Il nous faut faire 8 km de route en lacets avant d'arriver à l'abbaye Monte Cassino Ce monastère, fondé par St Benoît vers l'an 529, fut construit sur la base d'une fortification romaine. Il fut plusieurs fois détruit : par les Lombards (en 577), par les Sarrasins (en 883), par un tremblement de terre (en 1349) et, enfin, par un bombardement en février 1944....mais, à chaque fois, il fut reconstruit.
On visite les différents cloitres (d'entrée, de Bramante, des Bienfaiteurs) pour se retrouver face à la basilique et ses portes de bronze. Il faut attendre que la messe se termine pour espérer aller dans la crypte...hélas, elle dure et il n'y a que 10 minutes de battement avant la suivante. On ne peut voir que l'intérieur de la basilique...assez chargé.. La décoration picturale qui se trouvait sur les murs et les voûtes a disparu.


On remarque, au loin en sortant, le cimetière de plus de 1000 soldats polonais qui moururent dans les combats précédents la libération du Mont Cassin (18 mai 1944)
On reprend l'autoroute direction Florence. On sort à Florence sud. Patrick choisit une voie carte bleue pour éviter la queue. Devant nous, un motard prend son temps pour payer, ranger ses affaires, remettre ses gants...On introduit notre ticket...par 2 fois il est refusé....la barrière est restée ouverte.....on s'engage....pas de sirène de carabinieri à nos trousses.....!!!!!
A 16 heures, on est dans Florence. On a réservé un hôtel le long de l'Arno : le Ritz....non, ce n'est pas un palace, c'est même carrément vieillot...mais on a de la place (170€) On repart très vite à pied. On a une tendresse particulière pour Florence où on est déjà venu plusieurs fois. On retrouve nos lieux de prédilection : Santa Croce, le Duomo, Ponte Vecchio, Galerie des Offices.....


Il y a du monde, il fait beau...on est bien !! Repas correct en terrasse derrière santa Croce.
Lundi 30 Avril : C'est l'anniversaire de Patrick...mais son cadeau l'attend à Vaison (cafetière Nespresso...pour rester dans l'ambiance italienne !!) Petit déjeuner quelconque à l'hôtel. Autoroute direction Pise, puis Gènes. On se retrouve "coincés" dans un embouteillage monstre entre Gènes ouest et Gènes est...non pas à cause d'un accident...tout simplement parce que les italiens ne se positionnent pas dans la bonne file et attendent le dernier moment pour se rabattre.....on perd 1 heure !!
A 15 heures, on passe la frontière...ça roule mieux. On quitte l'autoroute à Avignon nord : le ciel est très noir. On prend un violent orage à Vacqueyras. A 17h30, on est à Vaison.
On a aimé : Herculanum, Pompéi et Paestum (il y a 10 ans lorsque j'y étais allée en accompagnant un voyage scolaire, les temples étaient sous échaffaudages) Sorrente et Capri La côte amalfitaine (même sous la pluie) Le Vésuve.....la montée est pittoresque : on voit tous les styles (y compris des femmes en talons aiguilles !!), toutes les nationalités..... Monte Cassino...certes, on n'a pas tout vu...on reviendra....mais on avait toujours dit qu'on emmenerait "notre" Benoît sur les traces de son saint patron.On a moins aimé : Naples (mais on n'y était pas le bon jour) peu de repas sympas et pas chers nos hébergements (moyens) : heureusement on ne faisait qu'y dormir
Découverte du Lesotho en juillet et traversée du Kruger et Mapungubwe English translation pending
Notre premier voyage en Afrique du Sud avait été parfait, le plus beau souvenir de vacances pour quasiment tout le monde ! En 4 semaines, nous avions visité Cape Town, longé la côte jusqu’à Addo Elephant NP, et enchaîné ensuite par la boucle classique des Must : Golden Gate NP, Royal Natal, St Lucia, Hluhluwe, Swaziland, Kruger et région du Blyde River Canyon.
Quand la famille m’a demandé de leur préparer un nouveau voyage-safari, j’ai décidé d’orienter le parcours sur le Lesotho, Drakensberg Sud et Kruger.
A l’origine, 9 jours étaient programmés au Lesotho en plein hiver, mais sur conseil avisé de Voyajou, nous raccourcissons de 3 jours notre séjour au Lesotho, libérant ainsi du temps pour aller au Mapungubwe NP après la traversée complète du Kruger.
Je renouvelle mes remerciements chaleureux aux tauliers de la section VF Afrique australe qui se reconnaîtront, et qui aident les petits nouveaux à construire leur parcours. Sans votre générosité, votre patience et les multiples heures passées à prodiguer vos conseil avisés et partager votre expérience, nos voyages n'auraient pas la même saveur.
Programme finalisé du 13/07/2019 au 03/08/2019 - J1 : JNB – Clarens - J2 : Randonnée Sentinel Peak, la revanche, puis entrée au Lesotho - J3-8 : Lesotho - J9-11 : Drakensberg Sud - J13-18 : Traversée Kruger - J19-21 : Mapungubwe NP
C’est la première fois que je n’ai pas réussi à préparer de programme précis au Lesotho, faute de documentation. Je pense alors régulièrement à une remarque de Voyajou qui, un jour, a écrit que le Lesotho ne se visite pas, mais se vit...
C’est aussi la première fois que je n’arrive pas à me satisfaire totalement d’un programme avant le départ. Et pour cause : en 2016, on avait fait un parcours très diversifié en alternant réserves animalières, montagne et même océan, mais cette année, pas moyen de refaire pareil.
On sait donc que la première moitié sera exclusivement consacrée à la montagne et aux randonnées, et la seconde sera passée essentiellement le cul posé sur un siège de 4x4., avec le risque que tout le monde finisse par se lasser de 8 jours de safari non-stop. Un comble... J’ai fait part à plusieurs reprises de mes doutes au reste de la famille, mais ils ont de suite balayé mes incertitudes, arrivant à me convaincre que le voyage ne serait pas loin d’égaler le premier. C’est donc parti pour le récit de notre périple de 3 semaines.
Avant toute chose, je tiens à m’adresser à la future copine de mon fils Maxime : Toi qui le connais suffisamment pour qu’il te fasse lire le récit de ses voyages de jeunesse avec ses vieux, Quand il te racontera, très convaincant, qu’il est allé faire du surf sur les plages infestées de grands requins blancs au large de Durban, qu’il a été mordu par un de ces squales, qu’il a réussi à lui crever les yeux grâce à un poignard scotché sur sa planche, qu’il a été opéré en urgence pour se faire rafistoler la jambe qu’il te montrera sa magnifique cicatrice de 30 points de suture pour témoigner de son acte de bravoure je veux juste que tu saches que : certes, il a bien été opéré 4 fois en 7 semaines, certes, il a bien été transfusé et rafistolé comme sur la photo, mais que, contrairement à ce qu’il t’a vendu, ce n’est pas un requin qui est en cause, mais un petit staphylocoque doré particulièrement coriace, accompagné de champignons : deux saloperies attrapées dans une piscine à Shingwedzi ou à Leokwe Camp, qui sont passées à travers une croûte au genou et se sont propagées à travers toute la jambe avant d’être finalement stoppées juste à temps. Il aura bien morflé durant plus de 2 mois, mais a su remonter la pente grâce à force et persévérance.
Ce carnet servira avant tout à nous souvenir, non pas des événements post-voyage, mais du voyage lui-même qui, trois mois plus tard, nous semble déjà si loin...
Pour commencer, dix images qu'on retiendra de notre périple :
Partie LESOTHO Balade à cheval dans des décors époustouflants

Habitat traditionnel : si tu aimes l'"authentique", tu seras servi ! (même si ce mot n'a pas vraiment de sens)

Des montagnes, des montagnes et encore des montagnes, mais on ne s'en lasse pas. Mais si vous voulez les voir vertes, faudra revenir à une autre saison que nous !

Les moutons qui contribuent avec les ânes, chèvres, bovins et le maïs, à une part importante des revenus de la population

Et enfin les enfants, omniprésents dans les campagnes, et qui représentent l'avenir de ce pays parmi les plus pauvres de la planète, ravagé actuellement par une épidémie de sida qui a fait chuter l'espérance de vie de 60 à 36 ans en l'espace de 15 ans

Partie AFRIQUE DU SUD Panoramas du Drakensberg
Scène de vie quotidienne au Kruger

Observation de gros chats
Baobabs, présents en nombre dans le Nord du Kruger et au Mapungubwe NP

Enfin des instants rares et précieux qui justifient à eux seuls un voyage en Afrique australe et resteront gravés à jamais dans nos mémoires (nous nous sommes d'abord demandés ce que venait faire ce troupeau de 80 éléphants au milieu de notre camp...)

Quand la famille m’a demandé de leur préparer un nouveau voyage-safari, j’ai décidé d’orienter le parcours sur le Lesotho, Drakensberg Sud et Kruger.
A l’origine, 9 jours étaient programmés au Lesotho en plein hiver, mais sur conseil avisé de Voyajou, nous raccourcissons de 3 jours notre séjour au Lesotho, libérant ainsi du temps pour aller au Mapungubwe NP après la traversée complète du Kruger.
Je renouvelle mes remerciements chaleureux aux tauliers de la section VF Afrique australe qui se reconnaîtront, et qui aident les petits nouveaux à construire leur parcours. Sans votre générosité, votre patience et les multiples heures passées à prodiguer vos conseil avisés et partager votre expérience, nos voyages n'auraient pas la même saveur.
Programme finalisé du 13/07/2019 au 03/08/2019 - J1 : JNB – Clarens - J2 : Randonnée Sentinel Peak, la revanche, puis entrée au Lesotho - J3-8 : Lesotho - J9-11 : Drakensberg Sud - J13-18 : Traversée Kruger - J19-21 : Mapungubwe NP
C’est la première fois que je n’ai pas réussi à préparer de programme précis au Lesotho, faute de documentation. Je pense alors régulièrement à une remarque de Voyajou qui, un jour, a écrit que le Lesotho ne se visite pas, mais se vit...
C’est aussi la première fois que je n’arrive pas à me satisfaire totalement d’un programme avant le départ. Et pour cause : en 2016, on avait fait un parcours très diversifié en alternant réserves animalières, montagne et même océan, mais cette année, pas moyen de refaire pareil.
On sait donc que la première moitié sera exclusivement consacrée à la montagne et aux randonnées, et la seconde sera passée essentiellement le cul posé sur un siège de 4x4., avec le risque que tout le monde finisse par se lasser de 8 jours de safari non-stop. Un comble... J’ai fait part à plusieurs reprises de mes doutes au reste de la famille, mais ils ont de suite balayé mes incertitudes, arrivant à me convaincre que le voyage ne serait pas loin d’égaler le premier. C’est donc parti pour le récit de notre périple de 3 semaines.
Avant toute chose, je tiens à m’adresser à la future copine de mon fils Maxime : Toi qui le connais suffisamment pour qu’il te fasse lire le récit de ses voyages de jeunesse avec ses vieux, Quand il te racontera, très convaincant, qu’il est allé faire du surf sur les plages infestées de grands requins blancs au large de Durban, qu’il a été mordu par un de ces squales, qu’il a réussi à lui crever les yeux grâce à un poignard scotché sur sa planche, qu’il a été opéré en urgence pour se faire rafistoler la jambe qu’il te montrera sa magnifique cicatrice de 30 points de suture pour témoigner de son acte de bravoure je veux juste que tu saches que : certes, il a bien été opéré 4 fois en 7 semaines, certes, il a bien été transfusé et rafistolé comme sur la photo, mais que, contrairement à ce qu’il t’a vendu, ce n’est pas un requin qui est en cause, mais un petit staphylocoque doré particulièrement coriace, accompagné de champignons : deux saloperies attrapées dans une piscine à Shingwedzi ou à Leokwe Camp, qui sont passées à travers une croûte au genou et se sont propagées à travers toute la jambe avant d’être finalement stoppées juste à temps. Il aura bien morflé durant plus de 2 mois, mais a su remonter la pente grâce à force et persévérance.
Ce carnet servira avant tout à nous souvenir, non pas des événements post-voyage, mais du voyage lui-même qui, trois mois plus tard, nous semble déjà si loin...
Pour commencer, dix images qu'on retiendra de notre périple :
Partie LESOTHO Balade à cheval dans des décors époustouflants

Habitat traditionnel : si tu aimes l'"authentique", tu seras servi ! (même si ce mot n'a pas vraiment de sens)

Des montagnes, des montagnes et encore des montagnes, mais on ne s'en lasse pas. Mais si vous voulez les voir vertes, faudra revenir à une autre saison que nous !

Les moutons qui contribuent avec les ânes, chèvres, bovins et le maïs, à une part importante des revenus de la population

Et enfin les enfants, omniprésents dans les campagnes, et qui représentent l'avenir de ce pays parmi les plus pauvres de la planète, ravagé actuellement par une épidémie de sida qui a fait chuter l'espérance de vie de 60 à 36 ans en l'espace de 15 ans

Partie AFRIQUE DU SUD Panoramas du Drakensberg
Scène de vie quotidienne au Kruger
Observation de gros chats
Baobabs, présents en nombre dans le Nord du Kruger et au Mapungubwe NP
Enfin des instants rares et précieux qui justifient à eux seuls un voyage en Afrique australe et resteront gravés à jamais dans nos mémoires (nous nous sommes d'abord demandés ce que venait faire ce troupeau de 80 éléphants au milieu de notre camp...)

Islande et îles Féroé en van, petit récit et aspects pratiques English translation pending
De retour d'un voyage en Islande et escale aux îles Féroé, voici un carnet avec surtout des indications pratiques.
Nous sommes partis pratiquement 7 semaines, dont 5 semaines en Islande, du 8 juin au 24 juillet.
Le circuit que nous avons fait en 5 semaines peut se faire en nettement moins de temps, nous n'avions pas envie de courir, voulions avoir de la marge en cas de pépin mécanique, pour ne pas risquer de rater le ferry de retour, et surtout avoir du temps pour s'adapter à la météo le cas échéant.
J'avais préparé un itinéraire, que nous avons en partie modifié en fonction principalement de la météo, afin de profiter des excursions au Landmannalaugar et à Throsmörk dans les meilleures conditions.
Voici donc le programme, assez succinctement ( mais si besoin de détails, ce sera volontiers), puis je reviendrai sur tous les détails pratiques. Je donnerai tous les prix en monnaie locale en général, à chacun de convertir selon le cours du jour.
J 1-2-3 . Trajet de Genève jusqu'à Hirtshals 2 nuits en Allemagne, et une près du port.


J 3 et 4 en mer. Brève escale à Torshavn,

nous descendrons au retour
J 5 arrivée en Islande à 10h30 du matin, échange de la bouteille de gaz, change à la banque, courses à Egilsstadir, et route jusqu'à Modrudalur.

J 1-2-3 . Trajet de Genève jusqu'à Hirtshals 2 nuits en Allemagne, et une près du port.


J 3 et 4 en mer. Brève escale à Torshavn,

nous descendrons au retour
J 5 arrivée en Islande à 10h30 du matin, échange de la bouteille de gaz, change à la banque, courses à Egilsstadir, et route jusqu'à Modrudalur.

Les animaux du Maroc (et aussi au Maroc) English translation pending
Bonjour,
L'idée d'un sujet sur les animaux du et au Maroc ayant été lancée, je me décide en espérant que ce carnet vivent longtemps, avec les contributions de toutes et tous . Les animaux du Maroc réservent au voyageur curieux un nombre infini d'émotions, qu'ils soient sauvages ou domestiques . Qui n'a pas photographié lors d'un séjour un chat particulièrement beau, ou un caméléon, une cigogne, un chameau….. Les animaux sont partout au Maroc, et me semble-t-il bien plus présent qu'en France, par exemple . Alors commençons….
Commençons dans le merveilleux jardin exotique de Marcel François , à Bouknadel, à une dizaine de kms au Nord de Salé . On y accède soit par l'autoroute, soit par la nationale 1 . J'y étais donc il y a 3 jours et j'ai rencontré ce couple . Comme on dit : plus beau que çà, tu meurs ! . On m'a dit qu'il s'agissait de canards flamboyants ( ? ) , mais peut-être que quelqu'un pourra confirmer ?


L'idée d'un sujet sur les animaux du et au Maroc ayant été lancée, je me décide en espérant que ce carnet vivent longtemps, avec les contributions de toutes et tous . Les animaux du Maroc réservent au voyageur curieux un nombre infini d'émotions, qu'ils soient sauvages ou domestiques . Qui n'a pas photographié lors d'un séjour un chat particulièrement beau, ou un caméléon, une cigogne, un chameau….. Les animaux sont partout au Maroc, et me semble-t-il bien plus présent qu'en France, par exemple . Alors commençons….
Commençons dans le merveilleux jardin exotique de Marcel François , à Bouknadel, à une dizaine de kms au Nord de Salé . On y accède soit par l'autoroute, soit par la nationale 1 . J'y étais donc il y a 3 jours et j'ai rencontré ce couple . Comme on dit : plus beau que çà, tu meurs ! . On m'a dit qu'il s'agissait de canards flamboyants ( ? ) , mais peut-être que quelqu'un pourra confirmer ?


À nous le Mexique! (du 9 au 29 janvier) English translation pending
Avant de parcourir le Mexique, nous avons fait un crochet dans le sud de l'Arizona que nous ne connaissions pas encore. Après ça, direction Mexico en avion, puis route vers la côte Caraïbe, souvent en bus, notre fidèle sac à dos, toujours sur les épaules... Attention attention, ce carnet de voyage est long ; gardez bien les yeux ouverts, c'est parti !!!
9 janvier
C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…
10 janvier
Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s’il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !
Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau végétation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !
11 janvier
Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.
On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…
Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…
Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…
A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…
12 janvier
La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !
Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !
Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.
Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !
13 janvier
Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.
Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !
Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).
14 janvier
Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…
15 janvier
Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…
C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…
Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.
Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !
16 janvier
Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…
Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.
Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.
17 janvier
Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.
Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !
Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…
Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.
Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.
18 janvier
C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa à propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.
19 janvier
Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…
Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !
Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !
20 janvier
Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…
L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…
Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !
21 janvier
Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.
Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.
El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…
22 janvier
La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.
C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …
23 janvier
Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).
La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !
24 janvier
Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.
Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.
25 janvier
Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…
Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…
J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !
Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…
26 janvier
Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été déçu. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.
Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !
Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…
27 janvier
La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.
28 janvier
Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…
29 janvier
Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...
Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
9 janvier
C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…
10 janvier
Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s’il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !
Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau végétation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !
11 janvier
Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.
On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…
Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…
Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…
A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…
12 janvier
La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !
Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !
Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.
Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !
13 janvier
Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.
Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !
Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).
14 janvier
Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…
15 janvier
Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…
C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…
Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.
Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !
16 janvier
Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…
Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.
Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.
17 janvier
Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.
Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !
Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…
Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.
Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.
18 janvier
C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa à propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.
19 janvier
Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…
Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !
Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !
20 janvier
Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…
L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…
Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !
21 janvier
Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.
Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.
El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…
22 janvier
La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.
C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …
23 janvier
Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).
La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !
24 janvier
Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.
Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.
25 janvier
Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…
Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…
J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !
Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…
26 janvier
Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été déçu. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.
Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !
Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…
27 janvier
La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.
28 janvier
Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…
29 janvier
Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...
Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
Premières vacances à l'étranger en novembre 2010: quelle destination choisir? English translation pending
Bonjour,
Ce message afin de vous demander votre aide dans l'organisation de mes prochaines vacances. Pour la première fois je compte aller à l'étranger avec ma femme (surprise).
Ce serait à partir de la 2ème semaine de novembre. Je visais les Maldives mais je me suis ravisé. En effet, nous aimons bien "ne rien faire" mais n'adhérons pas à l'idée de ne rien POUVOIR faire. Comme nous ne sommes pas adeptes des fonds marins .... les Maldives risque d'être synonyme d'ennui. Ne rien faire ==> oui, mais si c'est un choix.
Du coup, je suis à la recherche d'une destination pour un séjour qui répondrait aux critères suivants :
- Soleil - Plages et sable blanc =) - Belle mer - Hébergement individuel (pas de complex hôteliers, plutôt des cases) - Un minimum de culture et/ou de vie (pour occuper les temps d'ennui) ce qui manque cruellement aux Maldives. - Pas besoin de vaccin ou de Visa car ma femme ne doit rien savoir jusqu'à la date du départ.
Vous avez des idées de destination à me soumettre, s'il vous plaît ? Merci d'avance à tous.
Ce message afin de vous demander votre aide dans l'organisation de mes prochaines vacances. Pour la première fois je compte aller à l'étranger avec ma femme (surprise).
Ce serait à partir de la 2ème semaine de novembre. Je visais les Maldives mais je me suis ravisé. En effet, nous aimons bien "ne rien faire" mais n'adhérons pas à l'idée de ne rien POUVOIR faire. Comme nous ne sommes pas adeptes des fonds marins .... les Maldives risque d'être synonyme d'ennui. Ne rien faire ==> oui, mais si c'est un choix.
Du coup, je suis à la recherche d'une destination pour un séjour qui répondrait aux critères suivants :
- Soleil - Plages et sable blanc =) - Belle mer - Hébergement individuel (pas de complex hôteliers, plutôt des cases) - Un minimum de culture et/ou de vie (pour occuper les temps d'ennui) ce qui manque cruellement aux Maldives. - Pas besoin de vaccin ou de Visa car ma femme ne doit rien savoir jusqu'à la date du départ.
Vous avez des idées de destination à me soumettre, s'il vous plaît ? Merci d'avance à tous.
Avoir et le temps et l'argent pour voyager? English translation pending
Bonjour simple question que je me pose quand je vois avec envie que certains membres de ce forum parviennent a beaucoup voyager, est ce un véritable choix de vie?, un cumul volontaire de congés spécialement pour cela?, congé sabbatique ou autre possibilitée? comment faites vous pour avoir et le temps et les finances pour cela? merci beaucoup pour vos réponses.😉
Entre sumos et Fuji-san English translation pending
Bonjour,
Glanant beaucoup plus souvent les infos de ce forum que je ne le nourris, j'apporte aujourd'hui ma petite contribution.
De retour de ce magnifique Japon à la mi-septembre , je souhaite simplement informer les futurs visiteurs au sujet des 2 thèmes du titre et donner mon point de vue sur mes expériences récentes.
Pour les sumos (vrai nom : rikishi) : si l'on souhaite assister à un vrai tournoi, il faudra accepter de payer une petite fortune les billets d'entrée (en supposant que des dates de tournoi correspondent à vos dates de séjour).
Une autre solution en vogue actuellement consiste à assister à des entraînements dans une "écurie" (=heya en japonais). Pour cela, il vous faudra contacter l'écurie par tél (par l'intermédiaire d'un japonais of course) pour savoir quand il vous sera possible d'y assister. Il vous faudra accepter quelques règles de comportement assez draconniennes une fois à l'intérieur, bien compréhensibles par ailleurs (ne pas bouger, parler...). Par exemple, un sumo qui se reçoit mal en tombant, car il a été distrait par le comportement d'un spectateur, peut se blesser gravement.
Si vous vous tenez bien, vous êtes partis pour 3 ou 4 h de séances d'entraînement, avec un thé offert à la fin et peut-être quelques selfies avec des sumos. Mais nous n'avions pas le temps de trouver et contacter des écuries le soir pour le lendemain.
L'écurie où nous nous sommes rendus ne demande pas de les contacter car vous assistez à l'entraînement à travers des baies vitrées, en restant dans la rue (très peu passante par ailleurs) et en respectant plus ou moins les mêmes règles que ci-dessus (règles qui sont rappelées sur une affichette collée sur la vitre, à notre attention) .
Donc, de 7h15 du matin (si si, il faut se lever tôt !) à 10h, cela a été un magnifique spectacle et un vrai plaisir, en tous cas pour des néophytes (et pour 0 yen ...!).
Il est possible de prendre quantité de photos et vidéos, malgré l'encadrement des baies vitrées.
Mais tout ça, c'était avant. Avant quoi donc ??? Et bien, avant l'arrivée à 10 h d'un accompagnateur appartenant à un tour-opérateur (avec son joli badge autour du cou), de ses cartons de boisson non identifiée et de sa demi-douzaine de clients qui sont venus s'installer sur la banquette accolée aux baies vitrées, à côté de l'entraîneur qui ne faisait que lire son journal depuis le début. Et tout ce beau monde de nous tourner le dos et de nous priver en grande partie du spectacle...!
Alors, qu'en penser ? Dès lors qu'un nombre suffisamment important de personnes sera intéressé par quelque chose (quoi que ce fût), il y aura toujours quelqu'un pour essayer de le monnayer, si c'est possible. Je veux croire que ce sont les touristes/tour-opérateurs qui ont proposé de payer cette écurie-là (les touristes pour s'assurer des places et les TO pour...ben, on sait pourquoi !). Les écuries ne demandaient rien auparavant en tous cas (j'ai vérifié), et maintenant, les entrées payantes ont tendance à se généraliser.
Je ne saurai donc blâmer les écuries qui n'étaient pas demandeuses; c'est une rentrée d'argent non négligeable, difficile à refuser.
Mais, il y a un gros mais : dès l'arrivée du groupe, les sumos ont totalement arrêté leur entraînement classique et se sont mis à effectuer des roulades et des sortes de danse de la pluie dans l'arène circulaire (=dohyo).
Bon, j'exagère énormément en parlant de danse de la pluie et ce sont évidemment des rites et gestes qu'ils effectueraient de toutes façons, mais je ne peux m'empêcher de penser que le fait de payer ces écuries a modifié leur comportement et leur façon de s'entraîner. Je ne serai pas étonné que les TO leur demandent certaines prestations pour épater le chaland.
Encore une fois, le tourisme mercantile fait peu à peu disparaître ce que les touristes sont venus voir et ce pour quoi ils ont payé, de surcroît ...(enfin...pas tous 😉!)
Donc, maintentant qu'on a vu comment cela se passe, un petit conseil si vous voulez assister à un entraînement de sumos : si possible, prenez vraiment le temps de contacter les écuries qui ne vous feront pas payer l'accès à leur heya (votre hébergeur pourra vous y aider). C'est le meilleur moyen de s'assurer d'assister à des entraînements non dénaturés. Ceci dit, j'ai adoré regarder cet entraînement-là (enfin...jusqu'à 10h et qques, heure à laquelle on a mis les voiles).
Le mont Fuji-san, à peine visible à travers les nuages, depuis la fabuleuse Sky tree tower de Tokyo (450 mètres au dernier étage !) se cache encore à notre arrivée à Kawaguchiko ! Au retour de notre onsen (bain dans des sources chaudes volcaniques : vivement conseillé, que ce soit à l'intérieur, à l'extérieur ou en pleine nature ! Il faut juste supporter des eaux qui peuvent être très chaudes ! ), force est de constater que la météo ne s'améliorera pas dans la nuit (orages, fortes pluies, vents violents...). Inutile donc de faire l'ascension de nuit, pour assister à un lever de soleil, qui certes aura lieu, mais qui sera invisible. Je décide quand même de tenter l'ascension au petit matin (madame fera le tour des lacs pendant ce temps), tant pis pour le lever de soleil, mais comme je suis là, autant tenter l'ascension avant de continuer sur Kyoto (on ne peut pas se permettre d'attendre une amélioration du temps..) . Je prends le premier bus pour la station de départ habituelle (n°5) située à 2300 m d'altitude environ. A mon arrivée à 7h15 environ, le temps était, disons, très peu engageant : pluies torrentielles, arbres ployés à 45°C par un vent continu...Il y a beaucoup d'infrastrucures, donc, je prends un café, fais le tour de quelques boutiques et me rends au centre d'information qui se trouve proche du point de départ du Yoshida trail. Là, plusieurs personnes de l'accueil me déconseillent fortement d'y aller. Un typhon est en train de passer (j'aurai dit une queue de typhon), et tous les groupes qui sont montés dans la nuit ont laissé tomber et redescendent. Ce qui est vrai, puisque je les vois passer juste à côté. Je consulte avec eux différents sites météo (je constaterai plus tard que les personnels du Mont Fuji utilisent tous des sites météo différents...parfois contradictoires !); le temps ne va pas vraiment s'améliorer. Je pense sincèrement que les employés à l'accueil veulent avant tout éviter qu'il y ait des blessés, par imprudence ou inexpérience. Ils ont complètement raison, même s'ils grossissent le trait pour décourager les moins téméraires ou expérimentés. A titre de consolation, on me conseille de monter au 1er étage où une vidéo tournant en boucle explique absolument tous les aspects de l'ascension (itinéraires, hébergement, équipement, nourriture, toilettes... évidemment!, et j'en passe). Donc, j'y vais, en grignotant quelques en-cas et en me disant que ça me fera une mini acclimatation si je décide de monter. A 9h45, le temps s'est un peu amélioré, même si tout est encore très bouché, et il pleut toujours. Bon...j'y vais ! Je verrai bien jusqu'où je pourrai aller. Il y a des huts (sortes de refuges) régulièrement espacés sur le parcours, je pourrai toujours m'y abriter si besoin. Au départ, je croise des japonais qui redescendent, équipés comme des spationautes (incroyable leur équipement pour une montagnette !), et je me trouve bien misérable avec mon sac à dos de ville et ma cape de pluie à 5 €. Je les salue en brandissant fièrement mon baton en bois, affublé d'un drapeau japonais, que j'ai acheté au départ (plus cher qu'à Kawaguchiko, mais bon...on s'en fout) : rires et saluts japonais ! Après avoir payé ma contribution à la sauvegarde du site un peu plus loin (1000 yens), on tente encore de me dissuader de continuer. Malins ces japonais, ils me dissuadent après que j'ai lâché le pognon ! Je me mets un peu à l'abri des trombes d'eau dans leur guitoune pendant 5 mn, je regarde les prévisions météo sur leur tablette et je repars. Petit rappel : la montagne, c'est magnifique, mais c'est dangereux. La moindre chute peut vite être dramatique, tout le monde le sait. Et même les plus aguerris peuvent se blesser, parfois vraiment bêtement. Ceci étant rappelé, et je m'adresse maintenant uniquement aux randonneurs/trekkeurs suffisamment expérimentés : cette rando a été pour moi une balade, même avec le temps pourri que j'ai eu; sans aucune difficulté. Oui, il y a pas mal de passages rocheux, c'est normal, on est en montagne. Le reste du temps, c'est vraiment easy. Je pense que les accident, nombreux, qui y surviennent, sont dûs à l'incompétence et/ou imprudence comme bien souvent. Je suis monté au sommet en 3 h 45 environ, sans me presser (sans traîner non plus), en m'arrêtant au niveau des huts pour me restaurer, y discutant avec les très rares personnes qui montaient, en essorant 3 fois ma polaire (!) gorgée d'eau, et me battant régulièrement avec ma cape dans les rochers. Par beau temps, s'il n'y a pas foule, 2h30 sont sûrement suffisantes. Je n'ai pas fait le tour du cratère car on n'y voyait vraiment rien. La dernière station (n°9) était fermée. J'ai partagé mes en-cas avec des japs, en leur expliquant en riant que ça allègerait mon sac... Il se sont dépêchés de vider le leur pour me nourrir ! Pour info, ils avaient mis 7 h pour monter depuis la station 5. Le retour se faisant par un sentier pour chenillettes, sur de la bonne pouzzolane, j'ai couru tout du long. Surtout à cause du froid, car j'étais entièrement trempé : gants, polaires, pantalons/bermuda dont j'avais fini par enlever les jambes amovibles. La pluie trempait le pantalon, qui trempait mes chaussettes qui finissaient par imbiber mes chaussures de trail. Le goretex n'a servi à rien ce jour-là ! A mon arrivée au point de départ, le sommet s'était dégagé (aaarrrrgggghhhhh!), des groupes commencaient déjà à monter pour passer la nuit dans les huts et le lendemain matin, c'était presque un sans-nuages ( voir photo où l'on devine les stations sur le flanc gauche). Mais il était temps pour nous de continuer notre périple... Sayonara !
Le mont Fuji-san, à peine visible à travers les nuages, depuis la fabuleuse Sky tree tower de Tokyo (450 mètres au dernier étage !) se cache encore à notre arrivée à Kawaguchiko ! Au retour de notre onsen (bain dans des sources chaudes volcaniques : vivement conseillé, que ce soit à l'intérieur, à l'extérieur ou en pleine nature ! Il faut juste supporter des eaux qui peuvent être très chaudes ! ), force est de constater que la météo ne s'améliorera pas dans la nuit (orages, fortes pluies, vents violents...). Inutile donc de faire l'ascension de nuit, pour assister à un lever de soleil, qui certes aura lieu, mais qui sera invisible. Je décide quand même de tenter l'ascension au petit matin (madame fera le tour des lacs pendant ce temps), tant pis pour le lever de soleil, mais comme je suis là, autant tenter l'ascension avant de continuer sur Kyoto (on ne peut pas se permettre d'attendre une amélioration du temps..) . Je prends le premier bus pour la station de départ habituelle (n°5) située à 2300 m d'altitude environ. A mon arrivée à 7h15 environ, le temps était, disons, très peu engageant : pluies torrentielles, arbres ployés à 45°C par un vent continu...Il y a beaucoup d'infrastrucures, donc, je prends un café, fais le tour de quelques boutiques et me rends au centre d'information qui se trouve proche du point de départ du Yoshida trail. Là, plusieurs personnes de l'accueil me déconseillent fortement d'y aller. Un typhon est en train de passer (j'aurai dit une queue de typhon), et tous les groupes qui sont montés dans la nuit ont laissé tomber et redescendent. Ce qui est vrai, puisque je les vois passer juste à côté. Je consulte avec eux différents sites météo (je constaterai plus tard que les personnels du Mont Fuji utilisent tous des sites météo différents...parfois contradictoires !); le temps ne va pas vraiment s'améliorer. Je pense sincèrement que les employés à l'accueil veulent avant tout éviter qu'il y ait des blessés, par imprudence ou inexpérience. Ils ont complètement raison, même s'ils grossissent le trait pour décourager les moins téméraires ou expérimentés. A titre de consolation, on me conseille de monter au 1er étage où une vidéo tournant en boucle explique absolument tous les aspects de l'ascension (itinéraires, hébergement, équipement, nourriture, toilettes... évidemment!, et j'en passe). Donc, j'y vais, en grignotant quelques en-cas et en me disant que ça me fera une mini acclimatation si je décide de monter. A 9h45, le temps s'est un peu amélioré, même si tout est encore très bouché, et il pleut toujours. Bon...j'y vais ! Je verrai bien jusqu'où je pourrai aller. Il y a des huts (sortes de refuges) régulièrement espacés sur le parcours, je pourrai toujours m'y abriter si besoin. Au départ, je croise des japonais qui redescendent, équipés comme des spationautes (incroyable leur équipement pour une montagnette !), et je me trouve bien misérable avec mon sac à dos de ville et ma cape de pluie à 5 €. Je les salue en brandissant fièrement mon baton en bois, affublé d'un drapeau japonais, que j'ai acheté au départ (plus cher qu'à Kawaguchiko, mais bon...on s'en fout) : rires et saluts japonais ! Après avoir payé ma contribution à la sauvegarde du site un peu plus loin (1000 yens), on tente encore de me dissuader de continuer. Malins ces japonais, ils me dissuadent après que j'ai lâché le pognon ! Je me mets un peu à l'abri des trombes d'eau dans leur guitoune pendant 5 mn, je regarde les prévisions météo sur leur tablette et je repars. Petit rappel : la montagne, c'est magnifique, mais c'est dangereux. La moindre chute peut vite être dramatique, tout le monde le sait. Et même les plus aguerris peuvent se blesser, parfois vraiment bêtement. Ceci étant rappelé, et je m'adresse maintenant uniquement aux randonneurs/trekkeurs suffisamment expérimentés : cette rando a été pour moi une balade, même avec le temps pourri que j'ai eu; sans aucune difficulté. Oui, il y a pas mal de passages rocheux, c'est normal, on est en montagne. Le reste du temps, c'est vraiment easy. Je pense que les accident, nombreux, qui y surviennent, sont dûs à l'incompétence et/ou imprudence comme bien souvent. Je suis monté au sommet en 3 h 45 environ, sans me presser (sans traîner non plus), en m'arrêtant au niveau des huts pour me restaurer, y discutant avec les très rares personnes qui montaient, en essorant 3 fois ma polaire (!) gorgée d'eau, et me battant régulièrement avec ma cape dans les rochers. Par beau temps, s'il n'y a pas foule, 2h30 sont sûrement suffisantes. Je n'ai pas fait le tour du cratère car on n'y voyait vraiment rien. La dernière station (n°9) était fermée. J'ai partagé mes en-cas avec des japs, en leur expliquant en riant que ça allègerait mon sac... Il se sont dépêchés de vider le leur pour me nourrir ! Pour info, ils avaient mis 7 h pour monter depuis la station 5. Le retour se faisant par un sentier pour chenillettes, sur de la bonne pouzzolane, j'ai couru tout du long. Surtout à cause du froid, car j'étais entièrement trempé : gants, polaires, pantalons/bermuda dont j'avais fini par enlever les jambes amovibles. La pluie trempait le pantalon, qui trempait mes chaussettes qui finissaient par imbiber mes chaussures de trail. Le goretex n'a servi à rien ce jour-là ! A mon arrivée au point de départ, le sommet s'était dégagé (aaarrrrgggghhhhh!), des groupes commencaient déjà à monter pour passer la nuit dans les huts et le lendemain matin, c'était presque un sans-nuages ( voir photo où l'on devine les stations sur le flanc gauche). Mais il était temps pour nous de continuer notre périple... Sayonara !
Les Australes: un archipel singulier et méconnu English translation pending
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Voyage en Toscane en février et gastronomie English translation pending
Bonjour à tous, amis voyageurs :)
Nous partons pour 8 jours en Toscane le mois prochain. J'ai lu des tonnes de posts sur le sujet pour choisir les villes que nous prévoyons de visiter, et les choses à ne pas louper dans ces endroits (ceci dit, si vous avez des choses à me conseiller, je suis preneuse :) ) à savoir: Lucques, Florence, Sienne et Pise, mais aussi San Gimignano, Certaldo et Castelfiorentino, Voltera, Monteriggioni, les bains de San filipo et de Vignoni, et La Spezzia sur le retour.
Auriez-vous des plats à nous conseiller de ne pas louper? Nous ne connaissons pas du tout l'Italie (habituellement nous faisons des voyages plus lointains mais bébé vient d'arriver, il est trop tôt pour repartir avec notre sac à dos :) ) alors tous les bons conseils seront bons à prendre.
Au plaisir de vous lire,
à bientôt,
Laëtitia et Benjamin
Nous partons pour 8 jours en Toscane le mois prochain. J'ai lu des tonnes de posts sur le sujet pour choisir les villes que nous prévoyons de visiter, et les choses à ne pas louper dans ces endroits (ceci dit, si vous avez des choses à me conseiller, je suis preneuse :) ) à savoir: Lucques, Florence, Sienne et Pise, mais aussi San Gimignano, Certaldo et Castelfiorentino, Voltera, Monteriggioni, les bains de San filipo et de Vignoni, et La Spezzia sur le retour.
Auriez-vous des plats à nous conseiller de ne pas louper? Nous ne connaissons pas du tout l'Italie (habituellement nous faisons des voyages plus lointains mais bébé vient d'arriver, il est trop tôt pour repartir avec notre sac à dos :) ) alors tous les bons conseils seront bons à prendre.
Au plaisir de vous lire,
à bientôt,
Laëtitia et Benjamin
Sicile: retour une semaine Etna et Éoliennes English translation pending
Bonjour
Nous rentrons de Sicile : itinéraire :
départ de Turin : easy parking : 30 euros la semaine avec navette : nickel! Avion Ryanair : 120 €A/R par personne environ.
Arrivé à Catane. Location chez Europcar à l'aéroport. Réservation fait sur le net avec pré paiment. Attention : ils ont tenté de nous facturer une pénalité de 17 euros car nous avons pris la voiture à 17h30 et non 16h30!! Sachant qu'il y avait 15 mns de queue pour accéder au comptoir (n'oubliez pas de prendre un ticket en arrivant). J'ai ralé et hop nouveau contrat sans la taxe!!!
Pas d'autres soucis sur la location. N'oubliez pas de faire le tour et signaler les bosses erraflures kms non conformes (retourner au guichet les agents ne se déplacant pas).
Direction Nicolosi : BnB Polifemo del Etna. Chambre pour 4 en mezzanine pour les enfants. Pizzas acheté au restau Antichi Proverbi : 20 euros les 3 pizzas. Imposible de diner sur place : trop de monde. Petit dej Génial avec tarte au fraises maison ainsi que tous les gateaux....ce fut notre meilleur petit déj.
Puis départ pour l'Etna nord où nous avions réservé une excursion avec Maria guide de Parorama Sicilia. 150 euros pour nous 4 : Maria nous a conseillé pour l'achat des paninis (2 euros le panini frais préparé devant vous!!) puis nous sommes montés en voiture sur l'Etna : balade au niveau de la station de ski puis sur les cratères : Maria parle Français et donne de nombreuses explications. Pique nique au niveau d'un refuge puis visite d'une grotte de lave (Maria fourni les lampes et casques).
Ensuite nous avons filé vers Milazzo pour prendre l'aliscafi.
Pour le parking garez vous sur celui du port : 10 euros par jour donc idem aux autres parking et navette qui vous dépose et vous récupère à la billetterie.
Achat des billets pour Lipari 15 mns avant le départ du bateau pas de réservation nécessaire à cette époque. 60 euros pour 3 adultes et 1 enfant + 1 bagage. Trajet 1h05.
Lipari : réservation résidence la Giara pour 4 nuit 470 euros sur hotel.com. Super bien situé à 3 mns du port des ferry et 5 de la ville au calme.
Petite résidence avec piscine (nous avons pu nous baigner mais eau fraiche tout de même). Chambre de 50 m2 avec coin cuisine et salon pour les enfants. Pas très bien insonorisé. Petit dej servit en terrasse bons cappucinos à volonté mais petit dej standart.
Nous avions réservé pour le Stromboli par Da Massimo : confirmation de l'excursion le jour même à 10 heures. Attention, pas d'excursion tous les jours pour cette ile.
Achat des méga panini à 5 euros chez Gilberto et Vera. Départ bateau à 12 h : halte a panaréa pour pique niquer 1 h. retour sur le bateau direction le Stromboli avec halte sur les cheminées sous marines. Arrivée vers 15h30 et on nous a emmené à l'agence magmatreck : vérification de l'équipement : chaussures de rando montantes+ lampes. prets de casques. Prévoir guètres pour la descente+ 1.5 l d'eau et pique nique. Montée éprouvante malgré un pas assez lent de notre guide Mario. Plusieurs haltes. En haut on reste 1 heure pour admirer le coucher du soleil et les explosions : au moins 6/8 en 1 heure. Spectacle magique qui restera dans nos mémoires. Prévoir du chaud car vent glacial ....on redescend dans le noir dans le sable (chouette les guètres). On retourne sur le bateau et retour Lipari vers 23h30.. Total excursion 80 euros par personne. Agence magmatreck très sérieuse au niveau de la sécurité guides reliés entre eux avec talki. Un guide reste à 400m pour récuperer les personnes qui n'arrivent pas à monter. Plusieurs groupes de suivent et se succèdent au sommet.
Le lendemain location d'une Méhari (50 euros essence incluse) chez Da Marcello sur le port et tour de l'ile. Baignade. Attention plages de galets. Le tour de l'ile représente moins de 40 kms. Ne pas rater de monter à l'observatoire pour la vue....
Mercredi : direction Vulcano avec l'aliscafi (10 mns de trajet) :40 euros l'A/R. Pas besoin de réserver. Après le port longer la route puis débuter l'ascencion du Volcan (3/4 d'heure). Y aller le matin car il fait vite chaud. Tour du cratère avec fumerolles odorantes (prévoir foulard). Couleurs magnifiques de même que le panorama. Retour sur Lipari et visite du musé archéologique (6 €/adulte enfants gratuits).
Restau : Café ristoro. Pour 15 € : 2 plats très bien. Menu hamburger 10 euros avec eua et frites. 12 € menu enfant : pates, hamburger + frites!
Jeudi : repos piscine le matin déjeuner : Rosticceria Mancia e fui : 2 € les arancini ou la part de pizza. Très bien.
Retour sur Milazzo, puis direction Taormina.
Nous serions bien restés sur les éoliennes mais en cas de vent violent, les bateaux peuvent ne plus circuler, donc prévoir une marge pour ne pas rater son avion.
BnB La Terrazza sul mare. TAORMINA. Super accueil.Nous avons pris 2 chambres (200€ pour les 2 nuits). Bonne situation à 10 mns de la ville et parking gratuit. Accès cuisine 24h/24. belle vue....mais situé au dessus de l'autoroute. Petit dej pas terribles du tout. Odeur d'humidité, un volet cassé limitant la vue et douche qui fuit. Belles salles de bain.
Le lendemain, visite de Taormina : belle ville médiévale....mais du monde ++++. Visite du théatre grec (10 €/adulte, enfants gratuits). Puis on a pris le téléphérique pour descendre sur les plages : pique nique sur Isola Bella : baignade possible mais du monde aussi, et nous sommes sans cesse sollicités par des asiatiques pour des massages. Plage de galets jolie, mais peu de plage publique, et route et train derrière donc bruyant. restau : Osteria da rita . Bonnes pates, salades et pizza : 12 euros environ. taormina est plus cher que les éoliennes.
retour aéroport le lendemain.
Nous avons adoré : le Stromboli, Vulcano, l'Etna, la méhari, les repas Italiens bons et pas chers. Moins aimé : le monde à Taormina.
Bon voyage!!🙂
Nous avons adoré : le Stromboli, Vulcano, l'Etna, la méhari, les repas Italiens bons et pas chers. Moins aimé : le monde à Taormina.
Bon voyage!!🙂
Retour sur mon voyage en Floride du 21 mai au 9 juin 2016 English translation pending
Petit retour suite à mon voyage en Floride du 21 mai au 9 juin 2016
Depuis mon dernier compte rendu de 2013, j’ai pris l’habitude de voyager en solo. Je me souviens avoir eu des inquiétudes avant mon premier voyage en solo de novembre 2013… 😎 je dois dire qu’aujourd’hui j’y prends un certain plaisir. 😛
J’ai donc refait 3 voyages aux USA depuis...
Pour ce qui concerne la Floride, ce séjour sera mon 4ème. Je ne visite donc plus vraiment aujourd’hui comme lors de mon premier séjour… J’ai plutôt tendance à m’attarder dans certains coins dès lors que je m’y sent bien.
Il faut ajouter à cette nouvelle manière de voyager que le dessin et la peinture se sont rattachés à tout ça. Je m’explique, j’ai tendance aujourd’hui à chercher des expos pour occuper quelques jours durant mon voyage et j’adore ça !
Je vais tenter de vous faire un petit retour de mon dernier séjour et peut-être compléter un peu avec des expériences de mon voyage précédent pour lequel je n’ai pas fait de carnet…
Ça risque d’être un peu confus, mais mes voyages sont toujours aussi désorganisés et confus ! donc ce compte rendu sera à l’image de mes voyages !
21 mai 2016 :
C’est parti pour l’aventure !
Cette année j’ai pioché dans les prix les plus bas possibles pour prendre mon billet d’avion. J’en ai eu pour 465 euros aller retour (Nice / Miami). Il faut dire que depuis 2 ans, je part tous les 6 mois… Les finances n’étant pas extensibles je me dois de faire le moins cher possible…
A mon trajet aller, j’ai vite compris une des raisons de ce prix très bas ! Vol aller Nice Madrid avec Air Lingus, rien à dire, puis Madrid – Miami avec Américan Airlines. Je crois bien que j’ai hérité de l’avion le plus pourri d’AA.

Je vous laisse juger de la qualité de l'écran général... 😎
Un avion vieillot, les films diffusés en continu, avec possibilité de se raccrocher toutes le 30 mn… HiHi ! ça m’a presque rappelé l’époque où on avait un seul écran pour tout le monde… Je pensais sincèrement que tous les avions pour les USA étaient équipés d’écrans tactiles individuels avec le choix des programmes… Ben non ! En Bref, le vol se passe, j’arrive à Miami vers 15H, passage à l’immigration très rapide (Quelques minutes au lieu de 4H de l’année dernière).
Je suis passé par les bornes automatiques, puis j’ai été accueilli par un Haïtien très sympa qui m’a tamponné mon passeport en quelques secondes…
Pour mémoire, l’année dernière j’avais avec moi des peintures dans une grosse valise… (Ci-dessous Ma valise carton spéciale expos aux USA ! 😎 - Système D).

J'avais donc passé en 2015 près de 1H à l’immigration sans les bornes et pratiquement 3H en douanes pour expliquer le pourquoi du comment de mes peintures… Bref un enfer. Cette année, je suis venu les mains dans les poches car j’ai la chance d’avoir assez de peintures sur places prêtées par des collectionneurs… Et comme je n’ai rien le droit de vendre sur place, nulle besoin de venir avec des tonnes d’objets. Juste des cartes de visite pour me faire connaître un peu plus.
Donc, je me rends chez Alamo pour récupérer ma petite voiture (Une ford Fiesta berline). J’ai pris encore une fois cette année ce qu’il y avait de moins cher (L’année dernière j’avais loué un SUV et je m’étais retrouvé avec une Suburban ! ) ça équilibre !
2015 :

2016 (On sent la crise ! 😛) :

Cette année comme je n’avais pas plein de peintures avec moi, je me suis contenté d’une petite voiture. Et honnêtement j’ai été très satisfait de mon choix !…
J’arrive le soir dans mon hôtel sur Sunny Isles beach, juste au nord de Miami beach (Un de ces vieux hôtels que l’on ne trouve pratiquement plus sur le bord de mer… ). Je fait parti de ces personnes qui regrettent que le littoral soit envahi par des buildings…

J'ai pris un hôtel Pas cher "Thunderbird beach resort" , hyper vieillot mais suffisamment confortable, j’ai dormi comme un bébé après ce long voyage… C’était le but.



Depuis mon dernier compte rendu de 2013, j’ai pris l’habitude de voyager en solo. Je me souviens avoir eu des inquiétudes avant mon premier voyage en solo de novembre 2013… 😎 je dois dire qu’aujourd’hui j’y prends un certain plaisir. 😛
J’ai donc refait 3 voyages aux USA depuis...
Pour ce qui concerne la Floride, ce séjour sera mon 4ème. Je ne visite donc plus vraiment aujourd’hui comme lors de mon premier séjour… J’ai plutôt tendance à m’attarder dans certains coins dès lors que je m’y sent bien.
Il faut ajouter à cette nouvelle manière de voyager que le dessin et la peinture se sont rattachés à tout ça. Je m’explique, j’ai tendance aujourd’hui à chercher des expos pour occuper quelques jours durant mon voyage et j’adore ça !
Je vais tenter de vous faire un petit retour de mon dernier séjour et peut-être compléter un peu avec des expériences de mon voyage précédent pour lequel je n’ai pas fait de carnet…
Ça risque d’être un peu confus, mais mes voyages sont toujours aussi désorganisés et confus ! donc ce compte rendu sera à l’image de mes voyages !
21 mai 2016 :
C’est parti pour l’aventure !
Cette année j’ai pioché dans les prix les plus bas possibles pour prendre mon billet d’avion. J’en ai eu pour 465 euros aller retour (Nice / Miami). Il faut dire que depuis 2 ans, je part tous les 6 mois… Les finances n’étant pas extensibles je me dois de faire le moins cher possible…
A mon trajet aller, j’ai vite compris une des raisons de ce prix très bas ! Vol aller Nice Madrid avec Air Lingus, rien à dire, puis Madrid – Miami avec Américan Airlines. Je crois bien que j’ai hérité de l’avion le plus pourri d’AA.

Je vous laisse juger de la qualité de l'écran général... 😎
Un avion vieillot, les films diffusés en continu, avec possibilité de se raccrocher toutes le 30 mn… HiHi ! ça m’a presque rappelé l’époque où on avait un seul écran pour tout le monde… Je pensais sincèrement que tous les avions pour les USA étaient équipés d’écrans tactiles individuels avec le choix des programmes… Ben non ! En Bref, le vol se passe, j’arrive à Miami vers 15H, passage à l’immigration très rapide (Quelques minutes au lieu de 4H de l’année dernière).
Je suis passé par les bornes automatiques, puis j’ai été accueilli par un Haïtien très sympa qui m’a tamponné mon passeport en quelques secondes…
Pour mémoire, l’année dernière j’avais avec moi des peintures dans une grosse valise… (Ci-dessous Ma valise carton spéciale expos aux USA ! 😎 - Système D).

J'avais donc passé en 2015 près de 1H à l’immigration sans les bornes et pratiquement 3H en douanes pour expliquer le pourquoi du comment de mes peintures… Bref un enfer. Cette année, je suis venu les mains dans les poches car j’ai la chance d’avoir assez de peintures sur places prêtées par des collectionneurs… Et comme je n’ai rien le droit de vendre sur place, nulle besoin de venir avec des tonnes d’objets. Juste des cartes de visite pour me faire connaître un peu plus.
Donc, je me rends chez Alamo pour récupérer ma petite voiture (Une ford Fiesta berline). J’ai pris encore une fois cette année ce qu’il y avait de moins cher (L’année dernière j’avais loué un SUV et je m’étais retrouvé avec une Suburban ! ) ça équilibre !
2015 :

2016 (On sent la crise ! 😛) :

Cette année comme je n’avais pas plein de peintures avec moi, je me suis contenté d’une petite voiture. Et honnêtement j’ai été très satisfait de mon choix !…
J’arrive le soir dans mon hôtel sur Sunny Isles beach, juste au nord de Miami beach (Un de ces vieux hôtels que l’on ne trouve pratiquement plus sur le bord de mer… ). Je fait parti de ces personnes qui regrettent que le littoral soit envahi par des buildings…

J'ai pris un hôtel Pas cher "Thunderbird beach resort" , hyper vieillot mais suffisamment confortable, j’ai dormi comme un bébé après ce long voyage… C’était le but.



Un mois en Floride et en Louisiane au printemps 2015 et escapade à Saint-Martin English translation pending
Bonsoir à tous,
Je poste avec beaucoup de retard ce carnet, mais je n'aurais voulu en aucun cas faire l'affront à ceux qui m'ont aidée de ne pas leur offrir un retour. Car, comme chaque fois, aucun voyage ne serait réussi sans votre aide et vos conseils.
Non non, ce n'est pas bateau, c'est sincère.
Je vais par contre me faire maudire: il n'y aura pas de photos (ou si peu que cela ne vaut pas la peine d'en parler), car le chargement est beaucoup trop long, et je n'aurai jamais le temps avant notre départ le 21 mai pour le Grand Ouest (3e fois).
Il y a une version illustrée sur RoadTrippin😊. Pardon mille fois, ne m'en voulez pas SVP😕.
En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.
Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.
Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.
Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.
Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.
Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)
J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.
Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.
Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.
Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.
Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.
Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)
J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
Safari en juin-juillet 2014: climat? English translation pending
Bonjour à Tous
j'ai quelques questions "pour ceux qui savent ""😉
*je souhaite effectuer un safari -tour d'une dizaine de jours en Tanzanie et j'aimerais partir fin juin ou tout début juillet( pour éviter l'augmentation des prix d'Ethiopian airlines en été ). Un doute me saisit: si j'en crois les indicateurs, nous serons à ce moment après la saison des pluies, donc avec une belle herbe bien verte, bien haute...super pour les herbivores, me direz vous... mais...est ce qu'on peut voir facilement les animaux dans ce contexte, ou est ce que c'est vraiment un handicap ? Vaut il mieux ( cela m'arrangerait moins avec mon métier ) partir à un autre moment ?
* est il vraiment préférable en payant un peu plus de prendre un véhicule privatif pour 2 ( d'aucuns me disent que des voisins de 4/4 inconnus qui, cela arrive, parlent fort, s'exclament et font fuir les animaux, ou font bouger le 4/4 quand tu vas pour prendre ta photo...cela peut devenir l'horreur...🙁)?
Ensuite....ne vous moquez pas de moi, mais j'hésite : Kénya ou Tanzanie ? certains me disent que la Tanzanie c'est bourré de touristes américains friqués qui font les malins dans des gros 4/4, que c'est une pompe à fric et que comme il y a moins de parcs la concentration de touristes et plus élevée que dans les parcs au Kenya et qu'enfin il y a plus d'animaux au Kenya😐... D'autres me disent le contraire.... qui croire ?
merci de tous vos retours d'expérience
Corinne
j'ai quelques questions "pour ceux qui savent ""😉
*je souhaite effectuer un safari -tour d'une dizaine de jours en Tanzanie et j'aimerais partir fin juin ou tout début juillet( pour éviter l'augmentation des prix d'Ethiopian airlines en été ). Un doute me saisit: si j'en crois les indicateurs, nous serons à ce moment après la saison des pluies, donc avec une belle herbe bien verte, bien haute...super pour les herbivores, me direz vous... mais...est ce qu'on peut voir facilement les animaux dans ce contexte, ou est ce que c'est vraiment un handicap ? Vaut il mieux ( cela m'arrangerait moins avec mon métier ) partir à un autre moment ?
* est il vraiment préférable en payant un peu plus de prendre un véhicule privatif pour 2 ( d'aucuns me disent que des voisins de 4/4 inconnus qui, cela arrive, parlent fort, s'exclament et font fuir les animaux, ou font bouger le 4/4 quand tu vas pour prendre ta photo...cela peut devenir l'horreur...🙁)?
Ensuite....ne vous moquez pas de moi, mais j'hésite : Kénya ou Tanzanie ? certains me disent que la Tanzanie c'est bourré de touristes américains friqués qui font les malins dans des gros 4/4, que c'est une pompe à fric et que comme il y a moins de parcs la concentration de touristes et plus élevée que dans les parcs au Kenya et qu'enfin il y a plus d'animaux au Kenya😐... D'autres me disent le contraire.... qui croire ?
merci de tous vos retours d'expérience
Corinne
Idées reçues et bizarreries sur les États-Unis English translation pending
Salut à vous, fans ou futurs-fans de ce magnifique pays 🙂.
Je n'ai pas souvenir d'un post où serait recensé les idées reçues (vraies ou non) & les bizarreries des USA. Je pense qu'on en parle pas assez. Si je me trompe, veuillez m'en excuser d'avance.
En complément, ce post traite des différences entre France les États Unis où l'on peut trouver de nombreux témoignages intéressants.
Aller, je me lance:
Les routes: Je sais pas où vous habitez mais j'ai toujours entendu dire que les routes aux USA étaient supeeeeeer larges... mais à part dans certaines villes (rue annexes de Moab par ex. où 6 voitures pourraient se croiser), les routes principales ou les routes telles que sunset, Hollywood bd ou autres ne sont pas plus larges qu'en Françe. Les différences de niveaux entre les routes et les parkings sont impressionnantes, tu passes trop vite, ça frotte! Ça doit être pour ça qu'ils ont tous des 4x4 😛
La robinetterie: (Je me souviens d'un post la dessus). Alors là, incroyable... il y a presque autant de principes de robineterie que d'hôtels (j'exagère à peine). Tourner/tirer/pousser/basculer/Etc... c'est un jeu ou quoi? Y'a même des fois, il a fallu quelques secondes pour trouver 😐. De plus, impossible d'économiser l'eau pour certains de ces robinets, pour avoir l'eau chaude, il faut tourner à fond. On ne peut pas avoir un simple filet d'eau chaude.
Le "bye": Par exemple, après avoir acheté des cartes postales, lorsque l'on quittait la caisse, on disait simplement "thank you" puis "bye" et dans la majorité des cas, on ne nous répondait pas ou alors il faisait une tête étrange 😮. Je ne pense pas qu'on ai rêvé, vous pouvez nous expliquer ??
L'éclairage : Dans la majorité de nos hôtels, les chambres ont toujours été (très) sombres et ne possédaient presque jamais de point d'éclairage central. En revanche, les lampes de chevet, de coin de pièce, de bureau, etc.. en veux-tu en voilà... ça prend du temps d'éteindre tout ça quand on quitte la pièce 🤪. Ils sont pas au point là dessus...
Voilà, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Si vous avez des réponses ou d'autres points, n'hésitez pas 😉.
Je n'ai pas souvenir d'un post où serait recensé les idées reçues (vraies ou non) & les bizarreries des USA. Je pense qu'on en parle pas assez. Si je me trompe, veuillez m'en excuser d'avance.
En complément, ce post traite des différences entre France les États Unis où l'on peut trouver de nombreux témoignages intéressants.
Aller, je me lance:
Les routes: Je sais pas où vous habitez mais j'ai toujours entendu dire que les routes aux USA étaient supeeeeeer larges... mais à part dans certaines villes (rue annexes de Moab par ex. où 6 voitures pourraient se croiser), les routes principales ou les routes telles que sunset, Hollywood bd ou autres ne sont pas plus larges qu'en Françe. Les différences de niveaux entre les routes et les parkings sont impressionnantes, tu passes trop vite, ça frotte! Ça doit être pour ça qu'ils ont tous des 4x4 😛
La robinetterie: (Je me souviens d'un post la dessus). Alors là, incroyable... il y a presque autant de principes de robineterie que d'hôtels (j'exagère à peine). Tourner/tirer/pousser/basculer/Etc... c'est un jeu ou quoi? Y'a même des fois, il a fallu quelques secondes pour trouver 😐. De plus, impossible d'économiser l'eau pour certains de ces robinets, pour avoir l'eau chaude, il faut tourner à fond. On ne peut pas avoir un simple filet d'eau chaude.
Le "bye": Par exemple, après avoir acheté des cartes postales, lorsque l'on quittait la caisse, on disait simplement "thank you" puis "bye" et dans la majorité des cas, on ne nous répondait pas ou alors il faisait une tête étrange 😮. Je ne pense pas qu'on ai rêvé, vous pouvez nous expliquer ??
L'éclairage : Dans la majorité de nos hôtels, les chambres ont toujours été (très) sombres et ne possédaient presque jamais de point d'éclairage central. En revanche, les lampes de chevet, de coin de pièce, de bureau, etc.. en veux-tu en voilà... ça prend du temps d'éteindre tout ça quand on quitte la pièce 🤪. Ils sont pas au point là dessus...
Voilà, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Si vous avez des réponses ou d'autres points, n'hésitez pas 😉.
Classes Affaires et Première (suite) English translation pending
Hello,
Je m'autorise à copier notre ami Posseidon ci après pour ce nouveau post concernant les classes Affaires et Premiere 😎
Cordialement
Esteban
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Bonjour à tous,
La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.
Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.
Merci à tous pour vos contributions. 🙂
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Bonjour à tous,
La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.
Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.
Merci à tous pour vos contributions. 🙂
Oman, le pays des Mille et Une Merveilles English translation pending
Qui n’a jamais eu envie de vivre les aventures de Sindbad le marin, qui n’a jamais rêvé de Shéhérazade lors de ses lectures des contes Les Mille et Une Nuits? Ou encore de la reine de Saba...
Eh bien! En parcourant le Sultanat d’Oman, nous allons à leur recherche ou plutôt découvrir ce pays des Mille et Une Merveilles décrites dans les célèbres contes persans dont a fait partie l’actuel Sultanat.
Voici l’itinéraire prévu pour ces deux semaines :
21/12 Lyon – Mascate 22/12 Mascate 23/12 Mascate – Wadi Tiwi 24/12 Wadi Shab – Sour 25/12 Ras Al Jinz – Wadi Bani Kalid 26/12 Wahiba Sands 27/12 Sugar Dunes – Sanctuaire Oryx 28/12 Mirbat 29/12 Wadi Darbat – Salalah 30/12 Mughsayl – Rakyut 31/12 Rub Al Khali - Haima 01/01 Jabreen - Nizwa 02/01 Tanuf - Bahla – Jebel Shams 03/01 Jebel Shams – Al Hamra - Misfat 04/01 Bilad Sayt – Wadi Bani Awf – Mascate 05/01 Mascate - Lyon
Montagnes, Wadis, déserts et plages, chacun y trouvera son bonheur. Voici un petit aperçu de ce qui vous attend.






Alors si vous voulez bien me suivre...
Eh bien! En parcourant le Sultanat d’Oman, nous allons à leur recherche ou plutôt découvrir ce pays des Mille et Une Merveilles décrites dans les célèbres contes persans dont a fait partie l’actuel Sultanat.
Voici l’itinéraire prévu pour ces deux semaines :
21/12 Lyon – Mascate 22/12 Mascate 23/12 Mascate – Wadi Tiwi 24/12 Wadi Shab – Sour 25/12 Ras Al Jinz – Wadi Bani Kalid 26/12 Wahiba Sands 27/12 Sugar Dunes – Sanctuaire Oryx 28/12 Mirbat 29/12 Wadi Darbat – Salalah 30/12 Mughsayl – Rakyut 31/12 Rub Al Khali - Haima 01/01 Jabreen - Nizwa 02/01 Tanuf - Bahla – Jebel Shams 03/01 Jebel Shams – Al Hamra - Misfat 04/01 Bilad Sayt – Wadi Bani Awf – Mascate 05/01 Mascate - Lyon
Montagnes, Wadis, déserts et plages, chacun y trouvera son bonheur. Voici un petit aperçu de ce qui vous attend.






Alors si vous voulez bien me suivre...
Tahiti - Croisière aux Iles Marquises et Huahine English translation pending
Bonjour tout le monde
Je viens partager avec vous le magnifique voyage que nous avons fait en Polynésie Française du 3 au 23 Novembre 2019
Depuis de très nombreuses années nous avions envie d’aller en Polynésie Française, mais le nombre d’heures de voyage pour y arriver ainsi que le décalage horaire nous rebutait un peu, voir beaucoup. L’an passé nous avons fait 18 heures de voyage ça c’est très bien passé, alors pourquoi pas aller en Polynésie.
Des personnes rencontrées au cours de nos différents voyages, nous parlaient d’une croisière qu’ils avaient faite aux Iles Marquises sur un cargo mixte L’Aranui et qu’ils en étaient revenus enchantés. Une croisière sur ce bateau nous tentait bien. Régulièrement on reparlait de ce voyage, donc courant 2018 je ressors donc les guides, me renseigne sur le trajet du bateau, sa durée, etc.. Nous aimerions aussi passer 4 nuits et 3 jours pleins à Papeete pour nous remettre du voyage, du décallage horaire, visiter l’île tranquillement, ensuite nous ferions la croisière aux Iles Marquises et finirions par 2 nuits et une journée complète à Huahine. Yapuka à articuler tout ça.
Début Octobre 2018 je me renseigne auprès de Voyageurs du Monde pour avoir un devis. nous pensions faire ce voyage en Septembre 2019 mais il n’y avait plus de place dans la catégorie de cabine que je voulais, ce sera donc pour début Novembre 2019. Bon nous allons casser la tirelire, mais c’est maintenant où jamais.
Voilà notre trajet
Paris – Papeete (Tahiti) Iles de la Société Papeete Vallée de la Papenoo Tour de l’ile Embarquement sur l’Aranui Fakarava Iles des Tuamotu En mer Hiva Oa – Tahuata Iles Marquises Fatu Hiva (Omoa-Hananave) Hiva Oa – (Tahuata (plage) Ua Huka (Vaipaee – Hokatu) Nuku-Hiva Ua Pou En mer Rangiroa Iles Tuamotu Bora-Bora Iles de la Société Papeete – Huahine Huahine Huhaine – Papeete Papeete - Paris
Pour plus de photos c'est ici.
à suivre
Je viens partager avec vous le magnifique voyage que nous avons fait en Polynésie Française du 3 au 23 Novembre 2019

Depuis de très nombreuses années nous avions envie d’aller en Polynésie Française, mais le nombre d’heures de voyage pour y arriver ainsi que le décalage horaire nous rebutait un peu, voir beaucoup. L’an passé nous avons fait 18 heures de voyage ça c’est très bien passé, alors pourquoi pas aller en Polynésie.
Des personnes rencontrées au cours de nos différents voyages, nous parlaient d’une croisière qu’ils avaient faite aux Iles Marquises sur un cargo mixte L’Aranui et qu’ils en étaient revenus enchantés. Une croisière sur ce bateau nous tentait bien. Régulièrement on reparlait de ce voyage, donc courant 2018 je ressors donc les guides, me renseigne sur le trajet du bateau, sa durée, etc.. Nous aimerions aussi passer 4 nuits et 3 jours pleins à Papeete pour nous remettre du voyage, du décallage horaire, visiter l’île tranquillement, ensuite nous ferions la croisière aux Iles Marquises et finirions par 2 nuits et une journée complète à Huahine. Yapuka à articuler tout ça.
Début Octobre 2018 je me renseigne auprès de Voyageurs du Monde pour avoir un devis. nous pensions faire ce voyage en Septembre 2019 mais il n’y avait plus de place dans la catégorie de cabine que je voulais, ce sera donc pour début Novembre 2019. Bon nous allons casser la tirelire, mais c’est maintenant où jamais.
Voilà notre trajetParis – Papeete (Tahiti) Iles de la Société Papeete Vallée de la Papenoo Tour de l’ile Embarquement sur l’Aranui Fakarava Iles des Tuamotu En mer Hiva Oa – Tahuata Iles Marquises Fatu Hiva (Omoa-Hananave) Hiva Oa – (Tahuata (plage) Ua Huka (Vaipaee – Hokatu) Nuku-Hiva Ua Pou En mer Rangiroa Iles Tuamotu Bora-Bora Iles de la Société Papeete – Huahine Huahine Huhaine – Papeete Papeete - Paris
Pour plus de photos c'est ici.
à suivre
Entre San Francisco et Santa Fe - 4 semaines à l'Ouest English translation pending
Comme beaucoup sur ce forum nous avons passé un été "à l'ouest" !
Comme beaucoup je me suis servie des commentaires, avis et conseils des Forumers pour construire un Roadtrip qui nous ressemble.
Ce post est l'occasion de remercier tous ceux qui partagent généreusement leurs expériences, bons plans ou galères et permettent à chacun de se concocter un voyage sur-mesure.
Je vous livre ici notre carnet de voyage, pour le plaisir du partage, le plaisir du voyage.
Pour planter le décor :
3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels
Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.
Bonne lecture, bon voyage !
vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO
Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !

Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...

Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.
Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...

C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.

Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.
Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

Pour planter le décor :
3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels
Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.
Bonne lecture, bon voyage !
vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO
Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !

Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...

Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.
Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...

C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.

Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.
Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

De New York à Montréal par la côte! English translation pending
Bonjour
Après la lecture de beaucoup de carnet de voyage , cela m'a donné envi de partager le mien avec vous
Notre dernier voyage date un petit peu , c'était en juillet 2009 , mais il n'est jamais trop tard pour bien faire 😉
nous somme donc parti 3 semaines , à 5 , avec trois enfant qui avaient à l"époque 13, 11 et 7 ans , de New York à Montréal en longeant la cote Est , avant de remonter en Gaspésie pour redescendre le long du st Laurent
Jour/1
arrivée en fin d'après midi , après une escale à Montréal et un long vol entre Montréal et New york à cause d'un gros orage
vu l'heure on c'est payé le taxi jusqu'a l'hôtel
le New Yorker sur la 8ème avenue , très sympa , mais assez cher , le plus cher de tout notre voyage 1200$ pour 3 jours pour les deux chambres
le temps d'aller manger , plus la fatigue de la journée , le décalage horaire , on a pas vraiment trainé direct au lit pour reprendre des forces pour le lendemain
jour/2
petit déjeuné typiquement américain à l'hôtel , une première pour les enfants
puis métro jusque au cartier de Wal street puis jusqu'au port historique


on a mangé sur place , un petit centre commercial avec boutiques de souvenir et petit resto , les enfant on adoré
puis métro à nouveau direction le Zoo du Bronkx

ballade sympa qui permet de voir la ville dans des cartiers moins touristiques une fois que le métro devient aérien
souvenir mitigé du Zoo , très grand , mais finalement avec assez peu d'animaux à voir mais promenade agréable quand même
retour à l'hôtel pour une petite pose et un couché de soleil vu de la chambre

Direction Time Square pour passer la soirée et essayer de faire quelques photos typiques ;)



Jour /3
comme promis aux garçons visite du port avion Intrepid



puis marche à pied à travers les rues jusqu'a Central parc pour y passer l'après midi un bon moyen de découvrir la ville un peu au hasard




direction ensuite le sud de Mahattan pour prendre le ferry vers Staten island aller retour , pour voir la statue de la liberté d'assez près

pose sur le bateau avec une belle lumière du soir , tout le monde a l'air encore en pleine forme !

Notre dernier voyage date un petit peu , c'était en juillet 2009 , mais il n'est jamais trop tard pour bien faire 😉
nous somme donc parti 3 semaines , à 5 , avec trois enfant qui avaient à l"époque 13, 11 et 7 ans , de New York à Montréal en longeant la cote Est , avant de remonter en Gaspésie pour redescendre le long du st Laurent
Jour/1
arrivée en fin d'après midi , après une escale à Montréal et un long vol entre Montréal et New york à cause d'un gros orage
vu l'heure on c'est payé le taxi jusqu'a l'hôtelle New Yorker sur la 8ème avenue , très sympa , mais assez cher , le plus cher de tout notre voyage 1200$ pour 3 jours pour les deux chambres
le temps d'aller manger , plus la fatigue de la journée , le décalage horaire , on a pas vraiment trainé direct au lit pour reprendre des forces pour le lendemain
jour/2
petit déjeuné typiquement américain à l'hôtel , une première pour les enfants

puis métro jusque au cartier de Wal street puis jusqu'au port historique

on a mangé sur place , un petit centre commercial avec boutiques de souvenir et petit resto , les enfant on adoré
puis métro à nouveau direction le Zoo du Bronkx

ballade sympa qui permet de voir la ville dans des cartiers moins touristiques une fois que le métro devient aérien
souvenir mitigé du Zoo , très grand , mais finalement avec assez peu d'animaux à voir mais promenade agréable quand même
retour à l'hôtel pour une petite pose et un couché de soleil vu de la chambre

Direction Time Square pour passer la soirée et essayer de faire quelques photos typiques ;)



Jour /3
comme promis aux garçons visite du port avion Intrepid



puis marche à pied à travers les rues jusqu'a Central parc pour y passer l'après midi un bon moyen de découvrir la ville un peu au hasard




direction ensuite le sud de Mahattan pour prendre le ferry vers Staten island aller retour , pour voir la statue de la liberté d'assez près

pose sur le bateau avec une belle lumière du soir , tout le monde a l'air encore en pleine forme !

Retour de Namibie et du Kgalagadi Transfrontier Park, mai 2015 English translation pending
Bonjour à toutes et tous.
Finalement c'est la Namibie et le KTP qui m'ont fait voyager cette année.
Quelques remarques préliminaires...
Tout peut se faire d'ici, par soi-même, sans problèmes...De l'avion aux réservations...Donc sans TO.
Sans TO, à mon avis c'est une fois de plus moins cher et plus intéressant !
L'avion :
CDG / Francfort / Joburg / Windhoek (via la Lufthansa puis via la SAA pour la dernière partie). A noter qu'en prenant la Namibia Airlines en direct de Francfort à Windhoek, on gagne beaucoup de temps ! L'arrivée à Windhoek est le matin très tôt, le départ le soir...Facile 2 jours d'économisés! Pourquoi j'ai pas fait ??? Parce que Madame ne voulait pas de la Namibia ! Elle a reconnu ses torts depuis ! La Namibia sur cette destination (la seule hors Afrique) est sous contrôle européen et se doit d'être aux normes !
Le parcours :
Sur 21 jours dans une version Sud (le Nord c'était il y a 10 ans voir mon autre carnet). Windhoek / Tsondab reserve / Namtib / Orange river (ou Senqu river) via le Norotshama et Felix Unite / le Fish River Canyon version Est via le Canyon Lodge / le KTP 4 jours / retour Windhoek.
Je me permets de suggérer de ne pas oublier que la Namibie c'est grand...Et que passer ses journées dans la voiture c'est pas des vacances...Je reviens horrifié par les parcours de dingues avec des Km journaliers déments réalisés par d'autres voyageurs (mais ce n'est que mon opinion). Je ne saurais que suggérer de faire moins mais mieux !
La voiture :
N'oublions pas que ce sera l'endroit inévitable du voyage...Y consacrer un peu de sous n'est pas forcément idiot.
Réservée chez Africa on Wheels...Un gros Hilux 4x4 avec 2 réservoirs (donc 140 litres d'essence), 2 roues de secours, un réfrigérateur...
Le 4x4 ne sert que très peu (voir pas du tout sauf à chercher les endroits comme moi)...Ce sont surtout l'efficacité des pneus et la hauteur du véhicule qui comptent.
Une bonne carte (Africa tracks).
Voilà pour la mise en bouche préalable...
Pour la suite...ça vient !
Je me permettrais de nombreuses digressions...Elles n'engageront que moi. A chacun d'en juger de la pertinence (ou pas).
Finalement c'est la Namibie et le KTP qui m'ont fait voyager cette année.
Quelques remarques préliminaires...
Tout peut se faire d'ici, par soi-même, sans problèmes...De l'avion aux réservations...Donc sans TO.
Sans TO, à mon avis c'est une fois de plus moins cher et plus intéressant !
L'avion :
CDG / Francfort / Joburg / Windhoek (via la Lufthansa puis via la SAA pour la dernière partie). A noter qu'en prenant la Namibia Airlines en direct de Francfort à Windhoek, on gagne beaucoup de temps ! L'arrivée à Windhoek est le matin très tôt, le départ le soir...Facile 2 jours d'économisés! Pourquoi j'ai pas fait ??? Parce que Madame ne voulait pas de la Namibia ! Elle a reconnu ses torts depuis ! La Namibia sur cette destination (la seule hors Afrique) est sous contrôle européen et se doit d'être aux normes !
Le parcours :
Sur 21 jours dans une version Sud (le Nord c'était il y a 10 ans voir mon autre carnet). Windhoek / Tsondab reserve / Namtib / Orange river (ou Senqu river) via le Norotshama et Felix Unite / le Fish River Canyon version Est via le Canyon Lodge / le KTP 4 jours / retour Windhoek.
Je me permets de suggérer de ne pas oublier que la Namibie c'est grand...Et que passer ses journées dans la voiture c'est pas des vacances...Je reviens horrifié par les parcours de dingues avec des Km journaliers déments réalisés par d'autres voyageurs (mais ce n'est que mon opinion). Je ne saurais que suggérer de faire moins mais mieux !
La voiture :
N'oublions pas que ce sera l'endroit inévitable du voyage...Y consacrer un peu de sous n'est pas forcément idiot.
Réservée chez Africa on Wheels...Un gros Hilux 4x4 avec 2 réservoirs (donc 140 litres d'essence), 2 roues de secours, un réfrigérateur...
Le 4x4 ne sert que très peu (voir pas du tout sauf à chercher les endroits comme moi)...Ce sont surtout l'efficacité des pneus et la hauteur du véhicule qui comptent.
Une bonne carte (Africa tracks).
Voilà pour la mise en bouche préalable...
Pour la suite...ça vient !
Je me permettrais de nombreuses digressions...Elles n'engageront que moi. A chacun d'en juger de la pertinence (ou pas).
Koh Samui, Koh Pha Ngan et Koh Tao: déception English translation pending
Nous revenons de passer 7 semaines dans les îles de l'archipel de Koh SAMUI.....
Quelle déception..!
D'abord : Les Thaïlandais ont bien changé, croyez moi. Surtout dans ces îles devenues hyper touristiques. Des Russes , des allemands , des Chinois et des Français en grand nombre, ont eu raison du sourire légendaire des Thaïlandais.
Ils sont devenus méconnaissables.
Pas sympa du tout, ils ne s’intéressent plus qu'à votre porte-feuille et surtout, leur sport favori est devenu : "comment puis-je l'arnaquer...!"
Les prix ont aussi flambé...!!!!
Je connaissais la Thaïlande pour y être allé déjà plusieurs fois mais, dans ces îles, je ne reviendrai plus jamais, ils ne sont vraiment pas aimables du tout....
Ensuite que dire de ces îles.
Les plages sont, pour la majeure partie, très sales (sauf devant les Resorts...!) Les sites sont très beaux vus de loin, propices à de magnifiques photos....mais à regarder de plus près..... du plastique partout, des déchets divers etc... La mer est sale et l'eau est trouble, donc, on ne voit pas ses pieds....... l'eau n'est pas profonde (sauf exception) et l'amplitude des marées est très importantes. Il faut donc aimer se baigner dans 30 cm d'eau...
Nous pensions que cela changerait à Koh TAO qui est , soi-disant, le paradis des plongeurs.
Nous avons essayé et nous y avons passé 6 jours....... mais les eaux sont aussi troubles qu'ailleurs..... On ne voit rien ou si peu......
C'était peut-être de saison qui voulait ça (Mars 2015) mais bon, des gens qui vivent là-bas, nous ont dit que l'eau est toujours trouble (ce que nous avons pu vérifier sur les 3 îles )
Et pourtant nous avons essayé toutes les plages car nous nous sommes déplacés, sur chacune des 3 îles, en scooter chaque jour.
Et sur ces îles, notamment Koh SAMUI, que dire des odeurs !!!!!! Odeurs de nourriture + odeurs de plastique qui brûle + odeurs d'égouts..... OUF, dur dur.........!
Enfin, un conseil, .... Si vous n'êtes pas tatoués, plutôt jeunes, et au tempérament "routard", n'allez pas à Koh Phan gan....! Et encore moins au moment de la "Full Moon"....!
Je ne sais pas si nous reviendrons en Thaïlande, en tous cas dans ces 3 îles, jamais plus.....
Notre première expérience d'un voyage de longue durée (nouveaux retraités que nous sommes) se traduit pas une grande déception.
Quelle déception..!
D'abord : Les Thaïlandais ont bien changé, croyez moi. Surtout dans ces îles devenues hyper touristiques. Des Russes , des allemands , des Chinois et des Français en grand nombre, ont eu raison du sourire légendaire des Thaïlandais.
Ils sont devenus méconnaissables.
Pas sympa du tout, ils ne s’intéressent plus qu'à votre porte-feuille et surtout, leur sport favori est devenu : "comment puis-je l'arnaquer...!"
Les prix ont aussi flambé...!!!!
Je connaissais la Thaïlande pour y être allé déjà plusieurs fois mais, dans ces îles, je ne reviendrai plus jamais, ils ne sont vraiment pas aimables du tout....
Ensuite que dire de ces îles.
Les plages sont, pour la majeure partie, très sales (sauf devant les Resorts...!) Les sites sont très beaux vus de loin, propices à de magnifiques photos....mais à regarder de plus près..... du plastique partout, des déchets divers etc... La mer est sale et l'eau est trouble, donc, on ne voit pas ses pieds....... l'eau n'est pas profonde (sauf exception) et l'amplitude des marées est très importantes. Il faut donc aimer se baigner dans 30 cm d'eau...
Nous pensions que cela changerait à Koh TAO qui est , soi-disant, le paradis des plongeurs.
Nous avons essayé et nous y avons passé 6 jours....... mais les eaux sont aussi troubles qu'ailleurs..... On ne voit rien ou si peu......
C'était peut-être de saison qui voulait ça (Mars 2015) mais bon, des gens qui vivent là-bas, nous ont dit que l'eau est toujours trouble (ce que nous avons pu vérifier sur les 3 îles )
Et pourtant nous avons essayé toutes les plages car nous nous sommes déplacés, sur chacune des 3 îles, en scooter chaque jour.
Et sur ces îles, notamment Koh SAMUI, que dire des odeurs !!!!!! Odeurs de nourriture + odeurs de plastique qui brûle + odeurs d'égouts..... OUF, dur dur.........!
Enfin, un conseil, .... Si vous n'êtes pas tatoués, plutôt jeunes, et au tempérament "routard", n'allez pas à Koh Phan gan....! Et encore moins au moment de la "Full Moon"....!
Je ne sais pas si nous reviendrons en Thaïlande, en tous cas dans ces 3 îles, jamais plus.....
Notre première expérience d'un voyage de longue durée (nouveaux retraités que nous sommes) se traduit pas une grande déception.
Change euro-baht et budget pour la Thaïlande English translation pending
aujourd'hui le change est 25 % plus bas qu'il y a un an (35,84 et 44,39) , pensez a gonfler votre budget car , en plus , les prix ont aussi augmente en un an .
Pour les Russes , c'est encore pire -50 % , pour eux .
Projet d'itinéraire de vingt-quatre jours en Namibie English translation pending
Bonjour bonjour,
Le projet "Namibie" avance. Nous sommes donc 6 adultes aux alentours de 26 ans (aie le nombre pour la location!) et nous partons du 3 au 28 octobre. Nous louerons des 4*4, nous n'avons pas d'expérience de ce type de véhicule. Nous sommes plutôt roots et avons l'intention de dormir à 95% des nuits dans des tentes lors de notre trajet de Windhoek à Victoria Falls. Nous laissons donc les voitures à Victoria Falls.
Niveau logistique: J'ai fouillé un peu sur internet. Il y aurait chez Asco un land rover defender pour 6 personnes mais pas de tente sur le toit. Ca serait envisageable de prendre ce type de véhicule avec tout ce qu'il faut à l'intérieur et une location de tente pour 6 personnes et nos bagages? J'ai du mal à y croire.... Apparemment, vu notre nombre, pas de chance, le mieux est d'avoir deux véhicules. Quel serait le meilleur combo (4*4 4 places et un de 2? 2 de 4 places?)? Les deux avec des tentes sur le toit ou des tentes au sol c'est envisageable?
Pour le drop off des 4*4, est-il intéressant de les garder pour faire un petit tour à Chobe? Ou faut-il mieux les laisser à Kasane 3 jours avant la fin de mon voyage?
Quand vous êtes partis? Vous avez intégré tous vos points GPS par rapport à la carte de la Nambie TrackforAfrica....?
Niveau itinéraire:
J'ai dégrossi un peu l'itinéraire, voila ce que ca donne, il y a bien sûr des choix à faire. J'ai fait un itinéraire très chargé mais j'ai deux jours supplémentaires à mettre quelque part... Par contre, cela manque un peu de précision par endroit. J'ai pas encore pris en compte les arrêts indispensables pour les courses.
Départ le 03/10 de Paris et Arrivée le 04/10 à Windhoek vers 15h20.
J1 - 04/10: Préparation du voyage et repos Windhoek: Récupération des 4*4, courses.
Que me conseillez vous comme nuit pour cette premiere nuit? Une nuit aux alentours de Windhoek? Dans Windhoek?
J2 - 05/10/2013 : Windhoek – Sossusvlei - Sesriem Trajet pour voir les dunes au coucher du Soleil, nuit au camping de Sesriem si possible
J3 - 06/10/2013 : Sesriem - Sossusvlei Lever du soleil sur les dunes, site de Sossusvlei et Dead Vlei Canyon de Sesriem dans l’après midi.
J4 - 07/10/2013 : Naukluft Parc - Swakpmund Après une nuit pas loin, faire l’olive trail puis route vers Swakopmund
J5 - 8/10/2013 : Swakopmund – Walvis bay – Spitzkoppe Safari marin + Sandwich Harbour ? Est-ce qu’une excursion à Sandwich Harbour vaut le coup d’œil ? On est pas des pros de la conduite 4*4, ca se tente ? Ca serait dommage de payer si on a les 4*4 . L’idée est d’arriver la veille en fin d’après midi se balader le matin, arriver le midi à Walvis bay faire une activité de surf des sables en début d’après midi et prendre la route vers le Spitzkoppe.
J6 - 9/10/2013 : Spitzkoppe – Erongo mountains Après il y a des pétroglyphes mais j’avoue que ca me tente pas trop Qu’est ce qu’on pourrait faire comme étape entre Erongo Mountains et la suite ? Balade dans le Brandberg ? J’aurais bien aimé longé un peu la skeleton coast en passant par Cape Cross c’est jouable de redescendre ? Si oui dans quel sens est ce plus logique ?
Un Erongo mountains, Henties Bay – Cape Cross- Torra Bay – Twylfontein c’est faisable ?
J7 - 10/10/2013 : Spitzkoppe – Twyfelfontein – Palmwag
J8 - 11/10/2013 : Palmwag – Ogongo – Opuwo
J9 - 12/10/2013 : Opuwo – Epupa falls Route vers Epupa falls nuit à Epupa
J10 - 13/10/2013 : Epupa falls
J11 - 14/10/2013 : Epupa falls – Sesfontein - Kamanjab
J12 - 15/10/2013 : Kamanjab – Okaukuejo Etosha
J13 - 16/10/2013: Halali Etosha
J14 - 17/10/2013: Namukoni Etosha
J15 - 18/10/2013: Namukoni – Tsumeb – Grootfontein On ferait bien des petites haltes ( Ville de Tsumeb, Hoba...)
J16 - 19/10/2013: Grootfontein – Rundu – Mahango Nuit à Mahango
J17 - 20/10/2013: Mahango - Bande de Caprivi Visite du parc, halte sur la bande de caprivi. nuit à Kongola
J18 - 21/10/2013: Visite parc Susuwe et Riviere Kwando
J19 - 22/10/2013:Riviere Kwando – Katima mulilo Riviere Kwando route vers Kasane
On lacherait les 4*4 ici ou on les garderait jusqu'à la fin?
J20 - 23/10/2013: Parc de Chobe
J21 - 24/10/2013: Parc de Chobe
J22 - 25/10/2013 : ? Jour supplémentaire à mettre
J23 - 26/10/2013 : ? Jour supplémentaire à mettre
J24 - 27/10/2013: Victoria falls
J25 - 28/10/2013 : Matinée et avion à Victoria Falls
Est ce que je peux optimiser davantage mon trajet (1 nuit en moins à Etosha?)?
J'ai un peu de mal à optimiser l'aller pour Epupa falls et surtout le retour vers Etosha... ou s'arrêter? surtout entre Sesfontein et l'entrée du parc... Ca se ferait en combien de temps? De même pour Spitzkoppe jusque Epupa... un tour par cape cross? Je sais pas trop. Je suis pas forcément fan des peintures... Donc je sais pas trop...
Que me conseillez vous pour les deux jours en plus? Decharger certaine étape? un tour à Purros? Faire une excursion de Mahango vers le delta okavango? Prolonger dans le parc de Chobe? Est ce qu'on peux s'enfoncer plus au bostwana?
C'est un itinéraire assez classique. On aimerait bien sortir un peu des sentiers battus de temps en temps. Quels sont les incontournables sur ce trajet? Pierre avait deja dû me parler de la petite route de sable pour aller au bord de l'eau (Guma je crois)...
J'aimerais bien voir la faisabilité et le prix de faire un safari de nuit à Etosha et j'aurai bien un safari guidé à un endroit une fois...
Dès que j'aurais affiné le circuit, je commencerai à me pencher sur les hébergements. Mais si vous avez des incontournables en camping sur l'itinéraire, je suis preneur😎
Merci beaucoup pour vos avis, ca va grandement m'aider... :)
Bastien
Le projet "Namibie" avance. Nous sommes donc 6 adultes aux alentours de 26 ans (aie le nombre pour la location!) et nous partons du 3 au 28 octobre. Nous louerons des 4*4, nous n'avons pas d'expérience de ce type de véhicule. Nous sommes plutôt roots et avons l'intention de dormir à 95% des nuits dans des tentes lors de notre trajet de Windhoek à Victoria Falls. Nous laissons donc les voitures à Victoria Falls.
Niveau logistique: J'ai fouillé un peu sur internet. Il y aurait chez Asco un land rover defender pour 6 personnes mais pas de tente sur le toit. Ca serait envisageable de prendre ce type de véhicule avec tout ce qu'il faut à l'intérieur et une location de tente pour 6 personnes et nos bagages? J'ai du mal à y croire.... Apparemment, vu notre nombre, pas de chance, le mieux est d'avoir deux véhicules. Quel serait le meilleur combo (4*4 4 places et un de 2? 2 de 4 places?)? Les deux avec des tentes sur le toit ou des tentes au sol c'est envisageable?
Pour le drop off des 4*4, est-il intéressant de les garder pour faire un petit tour à Chobe? Ou faut-il mieux les laisser à Kasane 3 jours avant la fin de mon voyage?
Quand vous êtes partis? Vous avez intégré tous vos points GPS par rapport à la carte de la Nambie TrackforAfrica....?
Niveau itinéraire:
J'ai dégrossi un peu l'itinéraire, voila ce que ca donne, il y a bien sûr des choix à faire. J'ai fait un itinéraire très chargé mais j'ai deux jours supplémentaires à mettre quelque part... Par contre, cela manque un peu de précision par endroit. J'ai pas encore pris en compte les arrêts indispensables pour les courses.
Départ le 03/10 de Paris et Arrivée le 04/10 à Windhoek vers 15h20.
J1 - 04/10: Préparation du voyage et repos Windhoek: Récupération des 4*4, courses.
Que me conseillez vous comme nuit pour cette premiere nuit? Une nuit aux alentours de Windhoek? Dans Windhoek?
J2 - 05/10/2013 : Windhoek – Sossusvlei - Sesriem Trajet pour voir les dunes au coucher du Soleil, nuit au camping de Sesriem si possible
J3 - 06/10/2013 : Sesriem - Sossusvlei Lever du soleil sur les dunes, site de Sossusvlei et Dead Vlei Canyon de Sesriem dans l’après midi.
J4 - 07/10/2013 : Naukluft Parc - Swakpmund Après une nuit pas loin, faire l’olive trail puis route vers Swakopmund
J5 - 8/10/2013 : Swakopmund – Walvis bay – Spitzkoppe Safari marin + Sandwich Harbour ? Est-ce qu’une excursion à Sandwich Harbour vaut le coup d’œil ? On est pas des pros de la conduite 4*4, ca se tente ? Ca serait dommage de payer si on a les 4*4 . L’idée est d’arriver la veille en fin d’après midi se balader le matin, arriver le midi à Walvis bay faire une activité de surf des sables en début d’après midi et prendre la route vers le Spitzkoppe.
J6 - 9/10/2013 : Spitzkoppe – Erongo mountains Après il y a des pétroglyphes mais j’avoue que ca me tente pas trop Qu’est ce qu’on pourrait faire comme étape entre Erongo Mountains et la suite ? Balade dans le Brandberg ? J’aurais bien aimé longé un peu la skeleton coast en passant par Cape Cross c’est jouable de redescendre ? Si oui dans quel sens est ce plus logique ?
Un Erongo mountains, Henties Bay – Cape Cross- Torra Bay – Twylfontein c’est faisable ?
J7 - 10/10/2013 : Spitzkoppe – Twyfelfontein – Palmwag
J8 - 11/10/2013 : Palmwag – Ogongo – Opuwo
J9 - 12/10/2013 : Opuwo – Epupa falls Route vers Epupa falls nuit à Epupa
J10 - 13/10/2013 : Epupa falls
J11 - 14/10/2013 : Epupa falls – Sesfontein - Kamanjab
J12 - 15/10/2013 : Kamanjab – Okaukuejo Etosha
J13 - 16/10/2013: Halali Etosha
J14 - 17/10/2013: Namukoni Etosha
J15 - 18/10/2013: Namukoni – Tsumeb – Grootfontein On ferait bien des petites haltes ( Ville de Tsumeb, Hoba...)
J16 - 19/10/2013: Grootfontein – Rundu – Mahango Nuit à Mahango
J17 - 20/10/2013: Mahango - Bande de Caprivi Visite du parc, halte sur la bande de caprivi. nuit à Kongola
J18 - 21/10/2013: Visite parc Susuwe et Riviere Kwando
J19 - 22/10/2013:Riviere Kwando – Katima mulilo Riviere Kwando route vers Kasane
On lacherait les 4*4 ici ou on les garderait jusqu'à la fin?
J20 - 23/10/2013: Parc de Chobe
J21 - 24/10/2013: Parc de Chobe
J22 - 25/10/2013 : ? Jour supplémentaire à mettre
J23 - 26/10/2013 : ? Jour supplémentaire à mettre
J24 - 27/10/2013: Victoria falls
J25 - 28/10/2013 : Matinée et avion à Victoria Falls
Est ce que je peux optimiser davantage mon trajet (1 nuit en moins à Etosha?)?
J'ai un peu de mal à optimiser l'aller pour Epupa falls et surtout le retour vers Etosha... ou s'arrêter? surtout entre Sesfontein et l'entrée du parc... Ca se ferait en combien de temps? De même pour Spitzkoppe jusque Epupa... un tour par cape cross? Je sais pas trop. Je suis pas forcément fan des peintures... Donc je sais pas trop...
Que me conseillez vous pour les deux jours en plus? Decharger certaine étape? un tour à Purros? Faire une excursion de Mahango vers le delta okavango? Prolonger dans le parc de Chobe? Est ce qu'on peux s'enfoncer plus au bostwana?
C'est un itinéraire assez classique. On aimerait bien sortir un peu des sentiers battus de temps en temps. Quels sont les incontournables sur ce trajet? Pierre avait deja dû me parler de la petite route de sable pour aller au bord de l'eau (Guma je crois)...
J'aimerais bien voir la faisabilité et le prix de faire un safari de nuit à Etosha et j'aurai bien un safari guidé à un endroit une fois...
Dès que j'aurais affiné le circuit, je commencerai à me pencher sur les hébergements. Mais si vous avez des incontournables en camping sur l'itinéraire, je suis preneur😎
Merci beaucoup pour vos avis, ca va grandement m'aider... :)
Bastien
Cap Vert: randonnées à Santo Antao et Fogo, visites de Sao Vicente et Santiago English translation pending

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un circuit de 19 jours effectué du 8 au 26 novembre 2013 sur les îles de Sao Vicente, Santo Antao, Santiago et Fogo. Participants: 4 adultes (58 et 60 ans pour tout le voyage, 69 et 70 ans pour Sao Vicente et Santo Antao) Organisation : par une agence française mais en individuels Déplacements : en voiture avec chauffeur Randonnées : avec guide à Santo Antao, sauf à Tarrafal, avec guide pour la montée au Pico de Fogo et seuls pour la descente sur la côte. Logements : hôtels réservés par notre agence. Météo : temps sec, températures particulièrement élevées pour cette saison Nos coups de cœur : - A Santo Antao : les cultures en terrasses et le relief en général, Tarrafal pour ses paysages et son ambiance. - A Fogo : la caldeira et le Pico de Fogo, Sao Filipe Nos déceptions : - A Santiago : Praia La bonne surprise : - Une nourriture simple mais faite de bons produits, avec beaucoup de poissons et de légumes, et un vin très agréable. Aucun problème digestif. Observations :
- Les indications sur les logements datant de 2013, elles ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.
- Les randonnées sont réservées à de bons marcheurs avec une bonne condition physique mais ne comportent aucune difficulté technique. Elles sont parfois éprouvantes mais offrent des paysages époustouflants qui laissent un souvenir impérissable.
- Fogo : un an jour pour jour après notre ascension du Pico de Fogo, le volcan entrait en éruption. Les habitants de la Caldeira ont tenté de sauver tout ce qu’ils pouvaient en stockant leurs affaires en hauteur sur les remparts. Mais les coulées de lave ont tout ravagé sur leur passage, recouvrant toutes les habitations. L’auberge où nous logions a été complètement engloutie.
Jour 1 : Bruxelles - Lisbonne a.m. : Vol Bruxelles – Lisbonne p.m. : . Confeiteiria Nacional . Paroisse Sao Sebastao . Nuit à Lisbonne
Petit tour au centre-ville pour aller goûter dans une pâtisserie et se gaver de pasteles de nata à la Confeiteiria Nacional, place de Figueira, bel immeuble de caractère sur une jolie place, véritable institution à Lisbonne. Un régal ! On y voit le palais fortifié. On se promène dans les environs : quelques jolies places, des façades couvertes d’azulejos, belle gare, église étonnante qui a brûlé et où on a l’impression d’être dans une grotte. En rentrant vers l’hôtel, on aperçoit une jolie petite église avec des vitraux spéciaux. Surprise totale en y entrant : un vrai bijou, couvert d’or et d’azulejos, chargé mais harmonieux. C’est la paroisse de Sao Sebastao, inconnue de notre guide. Dîner à côté de l’hôtel. Nuit à l’hôtel Sana Executive, belle grande chambre originale, bonne salle de bain.
Jour 2 : Lisbonne – Sao Vicente a.m. : Vol pour Sao Vicente p.m. : Arrivée à Mindelo
On part de l’hôtel en taxi à 10h pour un vol à 13h. On a largement le temps de faire les boutiques de l’aéroport, très moderne Arrivée à Mindelo, sur l’île de Sao Vicente, vers 16h, après moins de 4h de vol. Il y a 2 heures de décalage horaire par rapport à Bruxelles. L’aéroport est minuscule et on fait la file très longtemps à la douane. Heureusement que nous avons déjà tous nos visas pris à l’ambassade à Bruxelles. Ce qui nous a frappés à l’arrivée en survolant les îles, c’est leur aridité. Mais Santo Antao devrait être nettement plus verte.

C’est une énorme statue de Cesaria Evora, la célèbre chanteuse de fado capverdienne, qui nous « accueille » à l’extérieur de l’aéroport.

Nous découvrons notre guide, Sylvia, très jeune, mignonne et sympathique. Elle nous accompagnera jusqu’à ce qu’on parte à Tarrafal. Elle nous fait faire un petit tour de la ville, quelques belles maisons colorées mais pas de beaux ensembles. Ce sont des camions citernes qui alimentent en eaux les immeubles en remplissant des réservoirs sur les toits. Question population, il y aurait de quoi photographier sans arrêt.



Il fait vite noir (18h30) et nous rentrons à l’hôtel prendre une douche. Dîner à la « Churrasqueira Grilles », sorte d’énorme terrasse couverte au 2ème étage , déco assez chouette, bonne nourriture, simple mais saine et complète (thon, légumes, frites, riz + dessert). Coucher à 21h car demain, lever à 5h45 pour prendre le bateau de 7h pour Santo Antao ! Ça commence fort ! Nuit à l’hôtel Mindelo Residencial, chambre bien équipée (télé, frigo, douche, air conditionné) à la déco peu joyeuse et vieillotte mais c’est propre et il y a de l’eau chaude.
L'Espagne à petit budget en décembre et début janvier English translation pending
Bonjour tout le monde!
Nous serons en Espagne du 14 décembre 2016 au 5 janvier 2017.
Quels sont vos coups de cœur à voir absolument en Andalousie?
Puisqu'il semble y faire toujours beau, c'est là que nous irons!
On voyage à petit budget mais on va tout de même se louer une voiture pour la durée de notre séjour. On privilégie les petites villes aux grandes.
Alors, allez-y de vos expériences et suggestions!
Merci :)
Merci :)
Destination originale..... la Namibie 2012, avis sur circuit? English translation pending
Bonjour,
après avoir presque tout lu sur les circuits en Namibie sur le forum, je me sentirais presque familier avec les protagonistes intervenant régulièrement pour cette destination.
Donc, je viens grossir la liste des namibistes qui sont tombés sous le charme du pays la première fois qu'ils y ont posé les pieds: pour nous, c'était en juillet 2009 pour une boucle de 3 semaines qui passait entre autre par Wdk, Waterberg, Etosha, Twyfelfontein, Brandberg, Spitzkoppe, Swakop, Sesriem, Sossusvlei....
Depuis, on avait qu'une seule envie: celle d'y retourner et on a fait une ébauche d'un circuit pour 2012 (pas de dates précises encore mais ce sera certainement fin juin).
Néanmoins, après avoir "trop" lu sur la destination, on commence à avoir l'esprit un peu embrouillé et préférons demander conseil auprès des spécialistes. Nous essayons de faire un circuit qui serait adapté à notre budget et qui - comme le commun des mortels- permettrait de voir le maximun de choses en pas bcp de temps!
Je vous présente donc un des circuits que l'on a arrangé et compte sur vous pour nous donner vos impressions. Merci par avance.
Préalables: nous serions 2 familles avec chacune deux enfants de 9 et 12 ans. Nous louerons 4x4 avec tentes de toit. Nous privilégierons donc le camping mais qqes nuits en lodge seront au programme.
J1 : Reunion – JNB- WDK
J2 : WDK – Mariental
J3 : Mariental – Kgalagadi
J4 : Kgalagadi
J5 : Kgalagadi- Keetmanshoop
J6 : Keetmanshoop- Fish River (Hobas ou Aïs-Aïs)
J7: Fish River- Aus
J8: Aus- Sesriem *
J9: Sesriem- Swakopmund
J10 : Swakopmund
J11 : Swakopmund – Brandberg
J12: Brandberg – Palmwag
J13: Palmwag - ???? *
J14: Epupa Falls
J15: Epupa – Opuwo
J16: Opuwo – Oshakati
J17: Oshakati – Grootfontein*
J18: Grootfontein- Rundu
J19: Rundu – Shakawe
J20: Shakawe
J21: Shakawe – Nokaneng *
J22: Nokaneng – Ghanzi
J23: Ghanzi – Gobabis
J24: Gobabis – Wdk
J25: WDK- JNB- Reunion
Nous avons volontairement omis Etosha puisque nous ferons le KTP. Quant à l'étape de Sesriem, elle nous servira d'intermédiaire pour aller à Swakop, je ne pense pas que l'on aura assez de temps pour visiter les dunes.
Enfin, nous avons voulu une incursion au Botswana par Shakawe et ne voulons pas aller plus loin pour des raisons budgétaires. D'ailleurs, pour ces mêmes raisons, il se peut que cette incursion soit purement et simplement supprimée et on attaquera alors le plan B.
Les premières questions:
Est-ce un circuit raisonnable qui nous évite de courir tout le temps?
Y a t il des étapes trop longues ou d'autres au contraire trop courtes qui pourraient être employées à autre chose?
* J8: Si nous ne visitons pas les dunes, y aurait il une autre alternative à Sesriem qui nous situerait à des distances correctes entre Aus et Swakop?
*J13 : il nous faudrait une étape entre Palmwag et Epupa à égale distance: une idée?
*J17 : possibilité de passer par le nord pour rejoindre Rundu et éviter de descendre à Grootfontein ?
En fait on maîtrise très mal toute la partie nord.
*J21 : Qu’y a t il à Nokaneng ?
J1 : Reunion – JNB- WDK
J2 : WDK – Mariental
J3 : Mariental – Kgalagadi
J4 : Kgalagadi
J5 : Kgalagadi- Keetmanshoop
J6 : Keetmanshoop- Fish River (Hobas ou Aïs-Aïs)
J7: Fish River- Aus
J8: Aus- Sesriem *
J9: Sesriem- Swakopmund
J10 : Swakopmund
J11 : Swakopmund – Brandberg
J12: Brandberg – Palmwag
J13: Palmwag - ???? *
J14: Epupa Falls
J15: Epupa – Opuwo
J16: Opuwo – Oshakati
J17: Oshakati – Grootfontein*
J18: Grootfontein- Rundu
J19: Rundu – Shakawe
J20: Shakawe
J21: Shakawe – Nokaneng *
J22: Nokaneng – Ghanzi
J23: Ghanzi – Gobabis
J24: Gobabis – Wdk
J25: WDK- JNB- Reunion
Nous avons volontairement omis Etosha puisque nous ferons le KTP. Quant à l'étape de Sesriem, elle nous servira d'intermédiaire pour aller à Swakop, je ne pense pas que l'on aura assez de temps pour visiter les dunes.
Enfin, nous avons voulu une incursion au Botswana par Shakawe et ne voulons pas aller plus loin pour des raisons budgétaires. D'ailleurs, pour ces mêmes raisons, il se peut que cette incursion soit purement et simplement supprimée et on attaquera alors le plan B.
Les premières questions:
Est-ce un circuit raisonnable qui nous évite de courir tout le temps?
Y a t il des étapes trop longues ou d'autres au contraire trop courtes qui pourraient être employées à autre chose?
* J8: Si nous ne visitons pas les dunes, y aurait il une autre alternative à Sesriem qui nous situerait à des distances correctes entre Aus et Swakop?
*J13 : il nous faudrait une étape entre Palmwag et Epupa à égale distance: une idée?
*J17 : possibilité de passer par le nord pour rejoindre Rundu et éviter de descendre à Grootfontein ?
En fait on maîtrise très mal toute la partie nord.
*J21 : Qu’y a t il à Nokaneng ?
Road trip Yucatan-Belize-Guatemala fin mai 2011: budget et durée? English translation pending
Bonjour a vous globe-trotters du monde entier !
Voila un moment que je parcours ce forum a la recherche de la moindre info pouvant m'être utile et ensuite inscrit pour pouvoir un jour faire appel a vous, et bien on dirait que le moment est venu :)
Donc je suis français, j'ai 22ans, et j'etudie actuellement a Atlanta aux USA. J'ai pas mal voyage pendant ce semestre (Savannah, Miami, Chicago, Nouvelle-Orleans, Boston, New York et ai descendu le Rio Grande en canoë a Big Bend NP) et les cours se terminent début mai. Mon retour en France étant prévu pour le 1er juin, j'ai 1 mois pour faire 1 Max de choses. (désole pour tout ce bavardage mais je pose la situation avant de passer aux choses sérieuses 😉) Jusqu'au 7 mai donc je serais a DC, ensuite je file en Floride pour faire Miami, Everglades, Keys et Bahamas avant de partir en croisière dans les Caraïbes: Cozumel, Belize City, Roatan, iles Caymans. Ce jusqu'au 22 mai.
C'est la que je fais appel a vous, j'ai du 23 mai au 1er juin quartier libre et je souhaiterai de Miami arriver sur Cancun pour démarrer une sorte de roadtrip. J'ai bien sur repéré pas mal d'infos sur le forum, ce qui m'a permis de commencer a réfléchir sur une idée d'itinéraire: - 23 mai arrivée sur Cancun en début d'aprem, reste de la journée sur la ville et les environs (plage, visite...) nuit a Cancun
- 24 mai départ de Cancun pour Chetumal avec stops a Playa Del Carmen et Tulum (5/6h entre Cancun et Chetumal) nuit a Chetumal
- 25 mai excursion a Banco chinchorro (de Xcalac?) + trajet Chetumal/Belize City 3/4h (formalités frontières ? J'ai 1 passeport français et 1 Visa américain) nuit a Belize City ?
- 26 mai Half Moon Caye + Blue Hole , départ pour le Guatemala et Flores avec un stop a Belmopan (durée ?) nuit a flores
- 27 mai visite de Tikal et du lac, départ pour Palenque (saut par San Cristobal?) durée Flores/Palenque? Nuit a Palenque
- 28 mai Palenque/Villahermosa (2h) visite de la ville puis départ vers Campeche (6h) nuit a Campeche
- 29 mai Campeche/Merida (3h) avec stop a Uxmal (Puuc Route?) nuit a Merida - 30 mai Merida/Cancun (5/6h) avec stop a Chichen Itza et Valladollid, nuit a Cancun
- 31 mai Cancun, excursion a Isla Holbox pour requins baleines ? Ou modif dans l'itinéraire
- 1er juin départ Cancun pour Atlanta
A quel budget dois-je m'attendre ? Sachant que je suis étudiant et adepte des auberges de jeunesse, prêt a dormir dans des cabanes ou hamacs ! 1000$ est-ce utopique ? Et au niveau des trajets, je souhaiterai tout faire en bus évidemment étant seul. Comment cela fonctionne t il ? Au mexique j'ai vu les réseaux de bus mais c possible de s'arrêter pour des stops et en reprendre plus tard ? (par ex le 1er jour Cancun-Chetumal avec Tulum) Et au Belize et Guatemala, trajets faisables en bus ? Et en 10 jours c'est réalisable? J'ai souvent un rythme d'enfer dans mes voyages...
Toutes les remarques motifs ou éventuelles suggestions sont bien sur les bienvenues 😉
Merci a tous pour votre aide
Kev
Voila un moment que je parcours ce forum a la recherche de la moindre info pouvant m'être utile et ensuite inscrit pour pouvoir un jour faire appel a vous, et bien on dirait que le moment est venu :)
Donc je suis français, j'ai 22ans, et j'etudie actuellement a Atlanta aux USA. J'ai pas mal voyage pendant ce semestre (Savannah, Miami, Chicago, Nouvelle-Orleans, Boston, New York et ai descendu le Rio Grande en canoë a Big Bend NP) et les cours se terminent début mai. Mon retour en France étant prévu pour le 1er juin, j'ai 1 mois pour faire 1 Max de choses. (désole pour tout ce bavardage mais je pose la situation avant de passer aux choses sérieuses 😉) Jusqu'au 7 mai donc je serais a DC, ensuite je file en Floride pour faire Miami, Everglades, Keys et Bahamas avant de partir en croisière dans les Caraïbes: Cozumel, Belize City, Roatan, iles Caymans. Ce jusqu'au 22 mai.
C'est la que je fais appel a vous, j'ai du 23 mai au 1er juin quartier libre et je souhaiterai de Miami arriver sur Cancun pour démarrer une sorte de roadtrip. J'ai bien sur repéré pas mal d'infos sur le forum, ce qui m'a permis de commencer a réfléchir sur une idée d'itinéraire: - 23 mai arrivée sur Cancun en début d'aprem, reste de la journée sur la ville et les environs (plage, visite...) nuit a Cancun
- 24 mai départ de Cancun pour Chetumal avec stops a Playa Del Carmen et Tulum (5/6h entre Cancun et Chetumal) nuit a Chetumal
- 25 mai excursion a Banco chinchorro (de Xcalac?) + trajet Chetumal/Belize City 3/4h (formalités frontières ? J'ai 1 passeport français et 1 Visa américain) nuit a Belize City ?
- 26 mai Half Moon Caye + Blue Hole , départ pour le Guatemala et Flores avec un stop a Belmopan (durée ?) nuit a flores
- 27 mai visite de Tikal et du lac, départ pour Palenque (saut par San Cristobal?) durée Flores/Palenque? Nuit a Palenque
- 28 mai Palenque/Villahermosa (2h) visite de la ville puis départ vers Campeche (6h) nuit a Campeche
- 29 mai Campeche/Merida (3h) avec stop a Uxmal (Puuc Route?) nuit a Merida - 30 mai Merida/Cancun (5/6h) avec stop a Chichen Itza et Valladollid, nuit a Cancun
- 31 mai Cancun, excursion a Isla Holbox pour requins baleines ? Ou modif dans l'itinéraire
- 1er juin départ Cancun pour Atlanta
A quel budget dois-je m'attendre ? Sachant que je suis étudiant et adepte des auberges de jeunesse, prêt a dormir dans des cabanes ou hamacs ! 1000$ est-ce utopique ? Et au niveau des trajets, je souhaiterai tout faire en bus évidemment étant seul. Comment cela fonctionne t il ? Au mexique j'ai vu les réseaux de bus mais c possible de s'arrêter pour des stops et en reprendre plus tard ? (par ex le 1er jour Cancun-Chetumal avec Tulum) Et au Belize et Guatemala, trajets faisables en bus ? Et en 10 jours c'est réalisable? J'ai souvent un rythme d'enfer dans mes voyages...
Toutes les remarques motifs ou éventuelles suggestions sont bien sur les bienvenues 😉
Merci a tous pour votre aide
Kev