Results for "Nostalgia+|+3+>+99"
2806 results found.
Reportage TV le 25 mai-Fance 5: "Echappées belles" sur la croisière Favolosa en Méditerranée English translation pending
Bonjour
J'ai fais en avril la croisiere Mediterranée avec la Favolosa il y avait une epuipe d'emission tv a bord qui a filmé le bateau et les escales....
Cette emission passera le 25 mais sur france 5.."echappée belle"
Pour les interessés n'oubliez pas de regarder🙂
J'ai fais en avril la croisiere Mediterranée avec la Favolosa il y avait une epuipe d'emission tv a bord qui a filmé le bateau et les escales....
Cette emission passera le 25 mais sur france 5.."echappée belle"
Pour les interessés n'oubliez pas de regarder🙂
Why do we always think that "ELSEWHERE" is better than our own country?
As soon as I return to France, I catch myself thinking, "it’s better elsewhere."
Wherever we’ve been, I feel this lightness of living—less restriction, less pressure, less sadness—and I start dreaming of somewhere else, of living somewhere else, a simpler life, more authentic, with colors everywhere: markets, clothes, homes...!!! Meeting kindred spirits, genuine people, gentle and kind, and letting go of all this modernism, this technological rat race, the indifference toward others, the confinement, the racism against the elderly in France, against the poor, the weak, the beautiful... fleeing the news, politics, jealousy, meanness, stupidity, greed... And in my moments of clarity, I tell myself that every country, every city has its pros and cons, and that maybe the best of all worlds isn’t down here. But I also remind myself that you have to know how to COME BACK in order to LEAVE again... yet still...!!! IS IT REALLY BETTER ELSEWHERE?😏😏😏
L'Australie en camping-car English translation pending
Bonjour à tous,
Nous mettons à votre disposition notre blog sur l' Australie et la Nouvelle Zélande, où nous sommes allés 4 fois. Vous y trouverez des informations pratiques, des photos bien sûr et le récit des nos différents périples.
http://myriametluc.uniterre.com/
Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions.
Cordialement,
Myriam et Luc
Nous mettons à votre disposition notre blog sur l' Australie et la Nouvelle Zélande, où nous sommes allés 4 fois. Vous y trouverez des informations pratiques, des photos bien sûr et le récit des nos différents périples.
http://myriametluc.uniterre.com/
Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions.
Cordialement,
Myriam et Luc
Retour de mon voyage: location SUV Alamo à Las Vegas English translation pending
Bonjour à tous,
Comme promis voici mon retour sur la location de mon SUV chez ALAMO à Las Vegas.
Donc sur le parking nous avons toujours le choix parmi les modèles de la gamme.
Pour moi ce fut la catégorie SUV Standart (type grand cherokee). Sur le parking beaucoup de Chevrolet (Equinoxe ou traverse) un huyndai et surtout un NISSAN Pathfinder 4*4 (et non AWD) !! Ce fut évidement mon choix !
Il est terrible ! Haute garde au sol, Vrai 4*4, énorme coffre, 7 places possibles, Radar et caméra de recul, suspension parfaite (par rapport au mazda CX7 d'il y a 2 ans) et Pneu M+S (« Mud & Snow », c'est-à-dire « boue et neige » )
J'ai parcouru beaucoup de pistes burr Trail, hole in the road, Nottom, CotonWood, Onion Creek et Shafter trail pour les faciles, et ensuite Potash Road, Gemini bridges, et la piste qui monte au point de vue de Yellow rock sur Cottonwood qui et très pentue. Toutes sans aucun problème voire même trop facilement ! C'était le top !
Je n'en ai vu qu'un seul. En tous cas comme d'habitude tout se passe très bien chez ALAMO !
Comme promis voici mon retour sur la location de mon SUV chez ALAMO à Las Vegas.
Donc sur le parking nous avons toujours le choix parmi les modèles de la gamme.
Pour moi ce fut la catégorie SUV Standart (type grand cherokee). Sur le parking beaucoup de Chevrolet (Equinoxe ou traverse) un huyndai et surtout un NISSAN Pathfinder 4*4 (et non AWD) !! Ce fut évidement mon choix !
Il est terrible ! Haute garde au sol, Vrai 4*4, énorme coffre, 7 places possibles, Radar et caméra de recul, suspension parfaite (par rapport au mazda CX7 d'il y a 2 ans) et Pneu M+S (« Mud & Snow », c'est-à-dire « boue et neige » )
J'ai parcouru beaucoup de pistes burr Trail, hole in the road, Nottom, CotonWood, Onion Creek et Shafter trail pour les faciles, et ensuite Potash Road, Gemini bridges, et la piste qui monte au point de vue de Yellow rock sur Cottonwood qui et très pentue. Toutes sans aucun problème voire même trop facilement ! C'était le top !
Je n'en ai vu qu'un seul. En tous cas comme d'habitude tout se passe très bien chez ALAMO !
Traduction en bambara English translation pending
pouver vous mes traduit en Bambara¸ svp
je voudrais savoir cmt on dis
ma maman est la meilleure
je suis occuper
tu me manque
tu est la plus belle ou k
je salut tout le monde
j envie de vous vois ou de te vois
tu fais quoi
tu est mechant ou mechante ou d autres chose que vous pouver me dis merci en avance
tu est mechant ou mechante ou d autres chose que vous pouver me dis merci en avance
Recherche chanson entendue à Cuba en juillet 2012 English translation pending
Bonsoir après de nombreuses recherches je n'arrive pas à retrouver une chanson populaire que j'ai beaucoup entendu à Cuba cet été. On m'a donné comme titre possible "la culebra" ou "nuevo funko" mais je n'ai rien trouvé. C'est un mélange de conga et de reggeaton avec des rythmes électroniques; Je ne sais pas la décrire plus! Si cela rapelle quelque chose à quelq'un j'attend votre aide!!! 😉
"Éternelle Route 66, au coeur de l'Amérique", Timée-Editions, MS Chabres & JP Naddeo English translation pending
Hello
De passage pour publier un avis sur un bouquin que j ai retrouvé dans ma biblio...

Je renommerais bien ce livre la route 66 for beginners.
Une intro, une partie historique. Puis un survol de la mother road état par état. Et finalement un petit guide pratique.
Ce livre est surtout très bien illustré, beaucoup d images, de très belles images. Pas compliqué (peu de texte), il se contente d un bref résumé des différentes villes et lieux intéressants rencontrés le long de la 66.
Si vous cherchez un guide facile pour suivre la 66 sans se prendre la tête celui-là est sympa. Bien qu il vous fasse éviter les parties les plus inintéressantes ou difficilement roulables par la I-40. Donc pas prévu pour le mordu qui cherche la bible de la 66 et de ses itinéraires secrets!
Merci de donner votre avis si vous l avez lu!
USA4ever !
Jetez un oeil à mes autres posts aussi svp 🙂
Pour les scenics highways : http://www.byways.org
Pour la nostalgie : http://www.legendsofamerica.com

Je renommerais bien ce livre la route 66 for beginners.
Une intro, une partie historique. Puis un survol de la mother road état par état. Et finalement un petit guide pratique.
Ce livre est surtout très bien illustré, beaucoup d images, de très belles images. Pas compliqué (peu de texte), il se contente d un bref résumé des différentes villes et lieux intéressants rencontrés le long de la 66.
Si vous cherchez un guide facile pour suivre la 66 sans se prendre la tête celui-là est sympa. Bien qu il vous fasse éviter les parties les plus inintéressantes ou difficilement roulables par la I-40. Donc pas prévu pour le mordu qui cherche la bible de la 66 et de ses itinéraires secrets!
Merci de donner votre avis si vous l avez lu!
USA4ever !
Jetez un oeil à mes autres posts aussi svp 🙂
Pour les scenics highways : http://www.byways.org
Pour la nostalgie : http://www.legendsofamerica.com
Préparation de trois semaines aux îles Andaman English translation pending
Bonjour !
Je viens de m'inscrire sur ce site. Je l'avais consulté plusieurs fois auparavant, mais sans pouvoir suivre réellement les discussions puisque l'accès est limité pour les non adhérents.
Et bien, c'est fait !
Les échanges sont souvent très instructifs et porteurs d'informations pratiques vraiment intéressantes quand on prépare quelque chose.
Mon conjoint et moi préparons un petit séjour en février de 3 semaines sur les îles Andaman. C'est court ! beaucoup trop court ! mais bon, faut faire avec le travail et l'obtention de congés....
Nous avons voyagé en Inde..... il y a presque 30 ans !! 2 ans pour mon conjoint, 6 mois pour moi. Nous nous étions jurés d'y retourner rapidement, notamment avec les enfants, mais, la vie a passé et nous ne l'avons jamais fait. Nous avons découvert d'autres endroits (notamment la France !) mais nous avons gardé une certaine nostalgie de ce voyage "initiatique" de jeunesse.
Donc, là, c'est décidé, nous y allons. Passer 3 semaines en Inde, c'est même pas la peine ! avec l'acclimatation, la nourriture, le monde et tout et tout, non, nous n'en avons pas envie. Pour ça, il nous faudrait au moins 3 mois - faudra attendre la retraite ! - Par contre, les îles Andaman, c'est encore l'Inde mais le repos et les vacances en plus. C'est aussi un endroit, semble-t-il, encore un peu protégé (enfin, là, les avis divergent, si j'ai bien compris). Bref, c'est notre choix de destination.
Avant de parler et de demander des infos sur les endroits et le logement, je vais donner des renseignements sur les éléments sur lesquels nous avons déjà bien avancé :
- trajet : avion Paris/Delhi/Mumbai/Chennai : 545 € AR par personne - départ à 21H30 arrivée à 19 H le lendemain. c'est correct. Air India sur Go voyages (site vraiment fiable, je trouve - jamais eu de souci avec eux, sauf que les frais de réservation varient en fonction de l'heure de réservation ! donc, si vous êtes lève-tôt, entre 4 H et 6 H, c'est gratuit !)
- réservation de l'avion Chennai/ Port Blair : 140 € AR par jet airways - 2 h de vol. Toujours avec go voyages. Attention : tarif très intéressant à réserver longtemps à l'avance. Sinon, ça coûte plutôt dans les 200 ou 250 €. Possibilité de partir de Delhi et Calcutta également.
- en dehors du visa pour l'Inde, assez pénible à obtenir (dossier compliqué, quand même, surtout lorsqu'on habite la province), d'ailleurs, nous n'avons pas encore commencé la procédure, il y a obligation d'avoir un permis pour les îles Andaman. Il est délivré en arrivant à l'aéroport de Port Blair, donc, pas de souci. Il parait qu'ensuite, tous les déplacements en bateau sont également notés dessus.
Voilà, pour l'instant, où nous en sommes. Maintenant, nous essayons de voir un peu les endroits où nous aimerions aller.
Après avoir lu pas mal de messages sur différents sites, nous avons renoncé à nous rendre au Nord (vers Digilipur et peak point) pour deux raisons : très long comme trajet (8 à 9 H) et le bus emprunte une route qui traverse le territoire "réservé" des jarawas. Cette route devrait être fermée par les autorités indiennes, mais le dossier n'avance pas, malgré des pressions internationales et locales pour protéger les tribus d'origine de l'île, qui sont en train de disparaître. Donc, nous faisons une croix dessus.
Il y a tout le reste !! et là, c'est pas facile de trancher ! Bon, pour être honnête, nous irons probablement à Havelock pour trouver des plages magnifiques, du repos, un hébergement sympa. Pour aller sur cette île, il faut prendre un ferry de Port Blair qui met environ 2 h à rejoindre l'île. Il parait qu'il y a beaucoup de queue pour arriver à acheter le billet (mauvais souvenirs de queues en Inde - des heures d'attente !), mais, on verra bien ! Il y a quand même 2 ou 3 ferry gouvernementaux par jour (250 rs) + un privé (800 rs).
Nous pensons aller, de Port Blair, en bus, à 30 kms au sud, à Wandoor où, parait-il, c'est magnifique. Quelqu'un en a-t-il fait l'expérience ? et de Long Island ? et de Neil Island ?
Au niveau du logement, est-ce que l'un ou l'une d'entre vous a des adresses de guest houses à Port Blair ? à Havelock ? Nous savons que les prix varient de 300 rs à 6000 rs au moins, et, de notre côté, nous préférerions nous limiter à un budget de 1500 rs/nuit. Il parait que les tarifs sont plus chers qu'en Inde et qu'il faut en tenir compte.
Bon, je vais m'arrêter là car je ne sais pas du tout si d'autres personnes souhaitent discuter sur ce thème là.
A bientôt pour quelques échanges, j'espère !🙂
Cathay Pacific: votre avis récent? English translation pending
Bonjour,
Voila je pars avec cathay au mois de février 2013 pour Bangkok, je voulais des avis récents sur cette compagnie, car j'ai pu lire qu'elle s'était dégradé ces dernières années alors que l'on me l'avait jusque la fortement conseillée!
merci pour vos expériences récentes 🙂
Voila je pars avec cathay au mois de février 2013 pour Bangkok, je voulais des avis récents sur cette compagnie, car j'ai pu lire qu'elle s'était dégradé ces dernières années alors que l'on me l'avait jusque la fortement conseillée!
merci pour vos expériences récentes 🙂
Conseils pour voyager à mulet English translation pending
Bonjour amis voyageurs !
Ayant l'éventuelle idée de revendre ma belle charrue (mon beau Volkswagen t3 avec qui j'ai pu partager un court périple dans les pays de l'est...) pour me retrouver aux côtés d'un mulet, je voudrais tout d'abord en connaître davantage sur cet animal, qui, pour nombreux d'entre vous, vous a accompagné dans vos périples. En effet, mon rêve de gamine m'a amené à, tout d'abord voyager en camion. Cependant, je me rend compte, que les routes, les villes, la mécanique... pffff... j'ai la nostalgie de la bonne vieille tente, et des soirée perdues dans des coins reculés des montagnes... sans route. J'ai, au début pensé voyager en stop et à patte (car avec de la volonté, mes petits pieds peuvent m’emmener où bon me semble !). Cependant, je me connais, j'aurai trop de difficulté à me séparer (voire même à n'en emmener seulement un) de mes instruments de musique (guitare et violon...). Et si je voyage, c'est aussi pour une quête musicale ! Et puis, le stop... c'est bien beau, mais l'ont vogue encore sur les routes... en attendant que les quatre roues daignent s'arrêter (et avec mon cher compagnon canin qui, d'un sourire grimaçant, fait fuir les conducteurs !). Enfin bref ! M'est venus une chouette idée ! Pourquoi ne pas faire le voyage avec un mulet ? Je pourrais cheminer sur les routes de la musique itinérante, tout en étant au plus proche de la nature. Je pense que cela, en tout point me correspondrait bien mieux !
Du coup, je cherche divers témoignages sur les routes à dos de nos chers amis herbivores. Mais aussi ce qu'il faut faire (comme, les ferrer ?). quel est leur charge ? Par rapport à la taille je présume... Mais quelle serait la taille idéale pour un long périple ?
D'avance, je vous remercie pour vos petits mots, vos petites phrases, et vos petites histoires, qui vont éclaircir mon esprit tant troublé par les questions !
Bonne journée amis des quatre coin du monde !
Anaëlle
Ayant l'éventuelle idée de revendre ma belle charrue (mon beau Volkswagen t3 avec qui j'ai pu partager un court périple dans les pays de l'est...) pour me retrouver aux côtés d'un mulet, je voudrais tout d'abord en connaître davantage sur cet animal, qui, pour nombreux d'entre vous, vous a accompagné dans vos périples. En effet, mon rêve de gamine m'a amené à, tout d'abord voyager en camion. Cependant, je me rend compte, que les routes, les villes, la mécanique... pffff... j'ai la nostalgie de la bonne vieille tente, et des soirée perdues dans des coins reculés des montagnes... sans route. J'ai, au début pensé voyager en stop et à patte (car avec de la volonté, mes petits pieds peuvent m’emmener où bon me semble !). Cependant, je me connais, j'aurai trop de difficulté à me séparer (voire même à n'en emmener seulement un) de mes instruments de musique (guitare et violon...). Et si je voyage, c'est aussi pour une quête musicale ! Et puis, le stop... c'est bien beau, mais l'ont vogue encore sur les routes... en attendant que les quatre roues daignent s'arrêter (et avec mon cher compagnon canin qui, d'un sourire grimaçant, fait fuir les conducteurs !). Enfin bref ! M'est venus une chouette idée ! Pourquoi ne pas faire le voyage avec un mulet ? Je pourrais cheminer sur les routes de la musique itinérante, tout en étant au plus proche de la nature. Je pense que cela, en tout point me correspondrait bien mieux !
Du coup, je cherche divers témoignages sur les routes à dos de nos chers amis herbivores. Mais aussi ce qu'il faut faire (comme, les ferrer ?). quel est leur charge ? Par rapport à la taille je présume... Mais quelle serait la taille idéale pour un long périple ?
D'avance, je vous remercie pour vos petits mots, vos petites phrases, et vos petites histoires, qui vont éclaircir mon esprit tant troublé par les questions !
Bonne journée amis des quatre coin du monde !
Anaëlle
Intérêt du marché au puces de St-Ouen? English translation pending
Bonjour à vous tous,
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pourrait me dire si cela vaut la peine d'aller au Marché aux puces St-Ouen à Paris. Est-ce qu'il y a de la marchandise neuve, comme vêtements ou chaussures, ou c'est simplement de la marchandise usagée ?????
Nous logerons dans le 14e arrondissement Montparnasse. J'ai vérifié sur internet, en prenant le métro et on me dit que cela prendrait 57 minutes pour me rendre, est-ce exact ????
Aussi, quoi visiter dans ce quartier (14e arrondissement ) à part la Tour Eiffel ??????????
Merci d'avoir pris le temps de me répondre.
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pourrait me dire si cela vaut la peine d'aller au Marché aux puces St-Ouen à Paris. Est-ce qu'il y a de la marchandise neuve, comme vêtements ou chaussures, ou c'est simplement de la marchandise usagée ?????
Nous logerons dans le 14e arrondissement Montparnasse. J'ai vérifié sur internet, en prenant le métro et on me dit que cela prendrait 57 minutes pour me rendre, est-ce exact ????
Aussi, quoi visiter dans ce quartier (14e arrondissement ) à part la Tour Eiffel ??????????
Merci d'avoir pris le temps de me répondre.
Nord Vietnam: Histoire sans paroles (1) English translation pending
Good Morning Vietnam !
Tout en images: là seront mon choix et ma façon de vous conter notre voyage sur les terres vietnamiennes du haut Tonkin.
Nous avons réalisé ce trip en trois semaines, du 22 avril au 13 mai 2012. Nous étions quatre femmes à vouloir tenter cette expérience asiatique, une première pour chacune d’entre nous.
La programmation et la réalisation de l’itinéraire se sont dessinées et ont évolué grâce à Larsay (membre VF), dont l’aide a été appréciée et nécessaire.
Nous avons progressé dans nos étapes avec les moyens de transport du pays : train, bus, taxi, vélo, 4 x 4 avec guide (Linh), pendant huit jours, de Bac Ha à Ba Be.
Nous avons craqué pour des paysages féeriques : De belles rizières en terrasses (Sapa) et de splendides lieux inattendus, protégés par les pics karstiques, qui n’hésitent pas à se dresser telles de hautes forteresses noires (Tam Coc) autour d’une végétation exubérante déclinée dans toute une palette de verts. « havre de paix » qualifie avec justesse les chutes de Ban Gioc et la Sublime Along se livrant au rythme des flots de la mer de Chine…
Certaines rencontres nous ont enchantées : Parmi celles des ethnies montagnardes nous retiendrons avec nostalgie une famille Dao, nos hôtes et le guide du trek nous ont accueillies avec simplicité et authenticité expérience unique et riche. Lors de notre passage dans les villages de brousse et les marchés, nous étions souvent saluées par des « Hello ! Hello ! » chaleureux. Linh, notre guide chauffeur du 4 x 4 pendant huit jours, s’est toujours montré souriant, agréable et discret. Puis nous finirons notre périple dans les bras de la belle Loan, gérante de l’hôtel « Chez Loan », à Tam Coc, extrêmement serviable et souriante.
D’autres sont restées un mystère et nous ont intriguées : Par exemple celle avec les Lolos noirs : ils nous ont accueillies, mais un sentiment de gêne mutuelle a fortement dérangé l’approche, on se sentait intrusives et « paparazzistes», la visite dans leur village a été brève et a suscité parmi nous réflexions et interrogations
Excellent moment de détente à vous!


















































Nous avons craqué pour des paysages féeriques : De belles rizières en terrasses (Sapa) et de splendides lieux inattendus, protégés par les pics karstiques, qui n’hésitent pas à se dresser telles de hautes forteresses noires (Tam Coc) autour d’une végétation exubérante déclinée dans toute une palette de verts. « havre de paix » qualifie avec justesse les chutes de Ban Gioc et la Sublime Along se livrant au rythme des flots de la mer de Chine…
Certaines rencontres nous ont enchantées : Parmi celles des ethnies montagnardes nous retiendrons avec nostalgie une famille Dao, nos hôtes et le guide du trek nous ont accueillies avec simplicité et authenticité expérience unique et riche. Lors de notre passage dans les villages de brousse et les marchés, nous étions souvent saluées par des « Hello ! Hello ! » chaleureux. Linh, notre guide chauffeur du 4 x 4 pendant huit jours, s’est toujours montré souriant, agréable et discret. Puis nous finirons notre périple dans les bras de la belle Loan, gérante de l’hôtel « Chez Loan », à Tam Coc, extrêmement serviable et souriante.
D’autres sont restées un mystère et nous ont intriguées : Par exemple celle avec les Lolos noirs : ils nous ont accueillies, mais un sentiment de gêne mutuelle a fortement dérangé l’approche, on se sentait intrusives et « paparazzistes», la visite dans leur village a été brève et a suscité parmi nous réflexions et interrogations
Excellent moment de détente à vous!


















































Visiter Dharavi à Mumbai English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens après plusieurs mois d'absence...😛
Mon trip de deux mois en Inde s'est super bien passé, avec quelques fois des coups de mou mais dans sa globalité, ce voyage solo/sac à dos fut la meilleure expérience de ma vie. Ça passe trop vite, déjà 5 mois que je suis rentré. Autant j'étais tout de même content de rentrer en France et retrouver mon confort après une vie de nomade...qu'à peine deux semaines après mon retour j'ai commencé à avoir la nostalgie de l'Inde. Et cette nostaligie ne me quitte pas, elle s'est bien incrusté et je pense à l'Inde constamment. C'est devenu comme une drogue, limite! Ce pays m'a complètement dépaysé et surtout envouté...pas vraiment sur le point spirituel, ce n'est pas ce que je recherchais de toute façon en y allant, mais plutôt parce qu'il s'agit d'un pays complet où dans une seule rue, dans une seule minute, on voit tout, mais tout quoi...le riche, le pauvre, l'infirme, le fou, le lépreux, le gamin à poil qui gratte 10 roupies, la vache, la chèvre, krishna et autres dieux (en peinture, en sculpture, etc), bref, c'est un pays puissant et plein de vie. Aussi, la beauté des paysages tout ça...le décalage entre l'Inde et les pays occidentaux, bien que l'Inde soit trop compliqué à généraliser...d'une région à l'autre on passe de la modernité au moyen âge et vis versa...
Bref, tout ça pour dire que je n'arrive plus à patienter, je dois repartir en Inde!! Et j'ai réservé, ça y est! je pars le 13 janvier, mais cette fois ci que pour trois semaine, à cause du taff! Je retourne à Mumbai, Goa et Bangalore principalement.
En ce qui concerne Mumbai justement, et plus précisément le quartier de Dharavi, est-ce que certains parmi vous l'a déjà visité? seul ou en groupe? Est-ce que seul ça craint? Est-ce mieux en groupe organisé? Disons que cette fois-ci je ne serais pas seul mais avec ma mère, je ne voudrais pas que cette expérience la traumatise si on y va que tous les deux! lol
Il parait que ça ne craint pas tant que ça...mais bon, vos expériences seront les bienvenues!
Je reviens après plusieurs mois d'absence...😛
Mon trip de deux mois en Inde s'est super bien passé, avec quelques fois des coups de mou mais dans sa globalité, ce voyage solo/sac à dos fut la meilleure expérience de ma vie. Ça passe trop vite, déjà 5 mois que je suis rentré. Autant j'étais tout de même content de rentrer en France et retrouver mon confort après une vie de nomade...qu'à peine deux semaines après mon retour j'ai commencé à avoir la nostalgie de l'Inde. Et cette nostaligie ne me quitte pas, elle s'est bien incrusté et je pense à l'Inde constamment. C'est devenu comme une drogue, limite! Ce pays m'a complètement dépaysé et surtout envouté...pas vraiment sur le point spirituel, ce n'est pas ce que je recherchais de toute façon en y allant, mais plutôt parce qu'il s'agit d'un pays complet où dans une seule rue, dans une seule minute, on voit tout, mais tout quoi...le riche, le pauvre, l'infirme, le fou, le lépreux, le gamin à poil qui gratte 10 roupies, la vache, la chèvre, krishna et autres dieux (en peinture, en sculpture, etc), bref, c'est un pays puissant et plein de vie. Aussi, la beauté des paysages tout ça...le décalage entre l'Inde et les pays occidentaux, bien que l'Inde soit trop compliqué à généraliser...d'une région à l'autre on passe de la modernité au moyen âge et vis versa...
Bref, tout ça pour dire que je n'arrive plus à patienter, je dois repartir en Inde!! Et j'ai réservé, ça y est! je pars le 13 janvier, mais cette fois ci que pour trois semaine, à cause du taff! Je retourne à Mumbai, Goa et Bangalore principalement.
En ce qui concerne Mumbai justement, et plus précisément le quartier de Dharavi, est-ce que certains parmi vous l'a déjà visité? seul ou en groupe? Est-ce que seul ça craint? Est-ce mieux en groupe organisé? Disons que cette fois-ci je ne serais pas seul mais avec ma mère, je ne voudrais pas que cette expérience la traumatise si on y va que tous les deux! lol
Il parait que ça ne craint pas tant que ça...mais bon, vos expériences seront les bienvenues!
Investissement au Laos ou en Thaïlande? English translation pending
Bonsoir à tous,
J'aurais aimé savoir s'il était plus facile pour un français d'investir en Thaïlande ou au Laos. Clairement, je n'ai rien de prévu pour l'instant, à peine quelques vagues idées ; ce sont seulement des renseignements dans le but de peut-être commencer à imaginer ou monter des projets à l'étranger (guest house, petit commerce, micro-entreprise dans l'export de produits, etc...). Etant passé en coup de vent à Vientiane et Luang Prabang en 2009, je ne peux pas apporter un jugement concret sur le pays.
D'après certains sites (notamment celui ci-dessous), les investisseurs français seraient favorisés (nostalgie de l'Indochine Française ?...) pour investir dans ce pays. Mais est-ce vrai ou tout simplement un attrape-nigauds ? Le Laos étant un des pays les plus pauvres d'Asie (et du monde, je crois), il n'y aurait rien d'étonnant à ce que ce soit faux. En parallèle, on peut aussi lire sur internet que le Laos est un pays en plein essor...
http://www.lotus-consult.net/...Investir_au_Laos.htm
(Pouvez-vous par la même occasion me décortiquer le lien et me dire ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas ? Les arguments me paraissent clairement trop beau pour être vrais...)
Merci d'avance pour vos lumières.
J'aurais aimé savoir s'il était plus facile pour un français d'investir en Thaïlande ou au Laos. Clairement, je n'ai rien de prévu pour l'instant, à peine quelques vagues idées ; ce sont seulement des renseignements dans le but de peut-être commencer à imaginer ou monter des projets à l'étranger (guest house, petit commerce, micro-entreprise dans l'export de produits, etc...). Etant passé en coup de vent à Vientiane et Luang Prabang en 2009, je ne peux pas apporter un jugement concret sur le pays.
D'après certains sites (notamment celui ci-dessous), les investisseurs français seraient favorisés (nostalgie de l'Indochine Française ?...) pour investir dans ce pays. Mais est-ce vrai ou tout simplement un attrape-nigauds ? Le Laos étant un des pays les plus pauvres d'Asie (et du monde, je crois), il n'y aurait rien d'étonnant à ce que ce soit faux. En parallèle, on peut aussi lire sur internet que le Laos est un pays en plein essor...
http://www.lotus-consult.net/...Investir_au_Laos.htm
(Pouvez-vous par la même occasion me décortiquer le lien et me dire ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas ? Les arguments me paraissent clairement trop beau pour être vrais...)
Merci d'avance pour vos lumières.
Traversée de la Mauritanie début novembre 2012: sécurité? English translation pending
bonjour.nous descendons au senegal debut novembre 2012 a trois camions.nous voulions savoir si la traversee de la mauritanie est risquée en ce moment?merci de nous tenir informé
L'industrie de la croisière menacée de surchauffe? English translation pending
Bonjour,
Pour info, un long article à lire à http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=120074
et aussi à http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=120088 Le poids économique de la croisière en Europe et en France
Pour info, un long article à lire à http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=120074
et aussi à http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=120088 Le poids économique de la croisière en Europe et en France
Chaine tv française à Phuket English translation pending
Bonjour, comment faire pour reçevoir toute les chaine française a patong, tf1 fr2, fr3, canal +, m6, rtl9 paris premiere, w9, canalsat etc.... j'aimereai savoir si c'est possible, quel demodulateur, satelite je suis pres a mettre 50-100€ par mois, j'ai vue qu'a pattaya certain hotel français on les chaine canal + tf1 m6 etc.... pouvez-vous me renseigner merci sa doit comme meme etre possible de reçevoir les chaine française en thailande!
Traduction turc-français English translation pending
Bonjour,
j'aimerai que quelqu'un m'aide à traduire ce texte
Için yanarken üşÜmeK, YüReĞiN Kan aĞlarKen Gülmek, ÖzleYip dE SevdiğiNi gÖremeMek, İŞte Ask Bu olSa Gerek
J'ai essayé, connaissant quelque mot de turc mais je n'y arrive pas. Je fais donc appel à vous, aux personnes qui parle le turc.
Par avance merci =)
j'aimerai que quelqu'un m'aide à traduire ce texte
Için yanarken üşÜmeK, YüReĞiN Kan aĞlarKen Gülmek, ÖzleYip dE SevdiğiNi gÖremeMek, İŞte Ask Bu olSa Gerek
J'ai essayé, connaissant quelque mot de turc mais je n'y arrive pas. Je fais donc appel à vous, aux personnes qui parle le turc.
Par avance merci =)
InterRail été 2012 (Irlande, Grande-Bretagne, France) English translation pending
Bonjour à tous !
Je souhaiterai vos avis sur un projet de voyage cet été avec mon homme. Nous pensons visiter l'Irlande, la Grande-Bretagne et une ou deux villes de France avec le pass InterRail. Alors voici l'itinéraire prévu (qui changera sûrement encore un peu d'ici cet été). Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des conseils de visites ou d'autres villes plus intéressantes que celles prévues ? Avez-vous des bons plans logement ?
Jour de départ : 12 juillet 2012. Voyage en avion de Paris à Cork (Irlande) où nous passerions une journée, puis départ en train pour Galway où nous resterions 1,5 jours. Ensuite direction Dublin où, par nostalgie nous resterions 2 à 3 jours. Ensuite envol pour Edimbourg où nous resterions une journée ou deux, puis le temps d'une visite, direction Stirling et Dumfries. Nuit dans le train, direction Londres où nous resterions entre un et deux jours. Puis envol pour Amsterdam, une journée et demie sur place et directrion Bruges pour un jour. Après retour sur la capitale française, et pourquoi pas faire un aller-retour à Toulouse en train de nuit pour aller manger un bon cassoulet et profiter de la beauté de la ville et se réchauffer un peu après deux semaines dans des pays assez frais.
Merci de me répondre :)
Je souhaiterai vos avis sur un projet de voyage cet été avec mon homme. Nous pensons visiter l'Irlande, la Grande-Bretagne et une ou deux villes de France avec le pass InterRail. Alors voici l'itinéraire prévu (qui changera sûrement encore un peu d'ici cet été). Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des conseils de visites ou d'autres villes plus intéressantes que celles prévues ? Avez-vous des bons plans logement ?
Jour de départ : 12 juillet 2012. Voyage en avion de Paris à Cork (Irlande) où nous passerions une journée, puis départ en train pour Galway où nous resterions 1,5 jours. Ensuite direction Dublin où, par nostalgie nous resterions 2 à 3 jours. Ensuite envol pour Edimbourg où nous resterions une journée ou deux, puis le temps d'une visite, direction Stirling et Dumfries. Nuit dans le train, direction Londres où nous resterions entre un et deux jours. Puis envol pour Amsterdam, une journée et demie sur place et directrion Bruges pour un jour. Après retour sur la capitale française, et pourquoi pas faire un aller-retour à Toulouse en train de nuit pour aller manger un bon cassoulet et profiter de la beauté de la ville et se réchauffer un peu après deux semaines dans des pays assez frais.
Merci de me répondre :)
Au Sahara, encore tant de zones méconnues à découvrir! English translation pending
Bonjour
Malgré une situation plutôt compliquée dans l'extrême sud du Sahara (zones frontalières avec le Niger et le Mali), je tiens à attirer l'attention des amoureux et passionnés du Sahara, que tant de régions souvent très méconnues, restent à découvrir en Algérie ! Des sites magnifiques, des paysages grandioses, une population très accueillante, des traditions sauvegardées, ..... Ces destinations s'inscrivent parfaitement dans l'esprit du du tourisme alternatif ! Pour y vivre une partie de l'année en alternance, et connaissant bien la plupart de ces régions, voici la liste pour titiller votre curiosité :
1) Adrar et les environs (Tamentit, Zaouiet Kounta, Oufrane, ...) 2) Timimoun et ses ksours dont certains ne sont jamais visités ! 3) Ghardaia & la vallée du M'Zab (une région très vaste à découvrir) 4) El Golea et les environs 5) El Bayadh et les environs (Albiodh Sidi Cheikh, Brezina, ....) 6) Naâma et les environs (Ain Safra, etc...)
Si vous avez des questions, besoin de photos, des suggestions, des conseils.... n'hésitez pas et contactez moi, je vous répondrez avc plaisir ! Les personnes ayant des souvenirs d'une époque de ces régions, parlez-en !
LILI
Malgré une situation plutôt compliquée dans l'extrême sud du Sahara (zones frontalières avec le Niger et le Mali), je tiens à attirer l'attention des amoureux et passionnés du Sahara, que tant de régions souvent très méconnues, restent à découvrir en Algérie ! Des sites magnifiques, des paysages grandioses, une population très accueillante, des traditions sauvegardées, ..... Ces destinations s'inscrivent parfaitement dans l'esprit du du tourisme alternatif ! Pour y vivre une partie de l'année en alternance, et connaissant bien la plupart de ces régions, voici la liste pour titiller votre curiosité :
1) Adrar et les environs (Tamentit, Zaouiet Kounta, Oufrane, ...) 2) Timimoun et ses ksours dont certains ne sont jamais visités ! 3) Ghardaia & la vallée du M'Zab (une région très vaste à découvrir) 4) El Golea et les environs 5) El Bayadh et les environs (Albiodh Sidi Cheikh, Brezina, ....) 6) Naâma et les environs (Ain Safra, etc...)
Si vous avez des questions, besoin de photos, des suggestions, des conseils.... n'hésitez pas et contactez moi, je vous répondrez avc plaisir ! Les personnes ayant des souvenirs d'une époque de ces régions, parlez-en !
LILI
Séjour de repos à Marrakech ou aux alentours (urgent) English translation pending
Bonjour,
Voilà la situation... Je pars pour Marrakech jeudi prochain le 23 février jusqu'au 5 mars J'ai loué une voiture chez Medloc et je m'apprêtais à découvrir la région autour de Ouarzazate avec ma fille. J'en rêvais! Mais je souffre depuis hier d'un sévère lumbago. Je croyais que le voyage était foutu mais le médecin semble dire que je pourrais peut-être partir quand même. Mais je ne me vois pas crapahuter sur les sentiers et encore moins faire beaucoup de voiture. Je crois d'ailleurs qu'il est plus sage d'annuler ma location de voiture. Donc, que faire ? Où aller pour me reposer et profiter quand même du Maroc? J'ai pensé rester plus longtemps sur Marrakech... Peut-être Essaouira (même si mon dernier séjour m'a bien déçu par rapport à un premier voyage il y a quasi 30 ans... Ah la nostalgie, je dois me faire vieille)? Taroudant? L'important, je crois, est de trouver un endroit où je puisse me reposer tout en ayant la possibilité de marcher tranquillement, d'aller au Hamman ... Enfin, c'est ce que j'imagine mais j'avoue être tellement déçue que je n'arrive pas du tout à me projeter dans ce nouveau projet. Je n'aime pas les grosses structures impersonnelles... et je n'ai pas des moyens illimités! À 40€ la nuit pour un beau Riad j'avais l'impression de faire une folie. Maisbon, je peux faire un effort. Quelqu'un a des idées? Parce que là, je sèche (et je rage).
Merci pour vos idées .
Voilà la situation... Je pars pour Marrakech jeudi prochain le 23 février jusqu'au 5 mars J'ai loué une voiture chez Medloc et je m'apprêtais à découvrir la région autour de Ouarzazate avec ma fille. J'en rêvais! Mais je souffre depuis hier d'un sévère lumbago. Je croyais que le voyage était foutu mais le médecin semble dire que je pourrais peut-être partir quand même. Mais je ne me vois pas crapahuter sur les sentiers et encore moins faire beaucoup de voiture. Je crois d'ailleurs qu'il est plus sage d'annuler ma location de voiture. Donc, que faire ? Où aller pour me reposer et profiter quand même du Maroc? J'ai pensé rester plus longtemps sur Marrakech... Peut-être Essaouira (même si mon dernier séjour m'a bien déçu par rapport à un premier voyage il y a quasi 30 ans... Ah la nostalgie, je dois me faire vieille)? Taroudant? L'important, je crois, est de trouver un endroit où je puisse me reposer tout en ayant la possibilité de marcher tranquillement, d'aller au Hamman ... Enfin, c'est ce que j'imagine mais j'avoue être tellement déçue que je n'arrive pas du tout à me projeter dans ce nouveau projet. Je n'aime pas les grosses structures impersonnelles... et je n'ai pas des moyens illimités! À 40€ la nuit pour un beau Riad j'avais l'impression de faire une folie. Maisbon, je peux faire un effort. Quelqu'un a des idées? Parce que là, je sèche (et je rage).
Merci pour vos idées .
Voyage dans le nord de la Thaïlande, vos bonnes adresses? English translation pending
Un petit salut à tous les habitués de ce forum et aux autres.
Comme la fois précédente, je repars en balade dans le nord de la Thaïlande, mais cette fois ci dans un coin que je connais moins bien que le triangle d'or, il s'agît de la région de Pai, Soppong et Mae Hong Son.
C'est une fois encore un voyage "d'exploration" alors si vous avez des endroits, des gens, des excursions, bref tout ce que vous avez aimé dans ce coin et que vous aimeriez me faire partager (et peut être par la suite tous les visiteurs de mon site) Merci de m'envoyer vos bonnes adresses !
Et si vous passez un de ces 4 à Chiang Mai, venez me voir on ira boire un coup !
Chris Cool.
Comme la fois précédente, je repars en balade dans le nord de la Thaïlande, mais cette fois ci dans un coin que je connais moins bien que le triangle d'or, il s'agît de la région de Pai, Soppong et Mae Hong Son.
C'est une fois encore un voyage "d'exploration" alors si vous avez des endroits, des gens, des excursions, bref tout ce que vous avez aimé dans ce coin et que vous aimeriez me faire partager (et peut être par la suite tous les visiteurs de mon site) Merci de m'envoyer vos bonnes adresses !
Et si vous passez un de ces 4 à Chiang Mai, venez me voir on ira boire un coup !
Chris Cool.
Apprendre l'anglais aux États-Unis: où et comment? English translation pending
Bonsoir,
Terminant ma licence économie a la fin de l'année j aimerai poursuivre en études internationales, pour ce fait mon niveau d'anglais reste sérieusement à améliorer, je souhaite donc partir un an aux États-Unis pour me consacrer entièrement à l'anglais et l'Espagnol ( langue que j'aime bcp ) avez vous des conseils pour le réaliser ? A des prix pas exorbitants ? Ds une école university ? Etc ... je prends tt les infos et vos expériences car je suis paumée ...:)
Ps : je veux me specialiser ds les pays d' Amérique du sud, la maîtrise de l'anglais me paraît indispensable en plus de l'espagnol?
Merci
Ps : je veux me specialiser ds les pays d' Amérique du sud, la maîtrise de l'anglais me paraît indispensable en plus de l'espagnol?
Merci
Istanbul: vos conseils et itinéraires? English translation pending
Bonjour
Ma copine et moi allons à Istanbul du 27/12/11 au 01/01/12 Pourriez vous nous conseiller des itinéraires, des lieux à visiter, des choses à ne pas manquer, les pièges à touristes à éviter, des conseils, etc Nous sommes simples, pas envie de bling bling! Merci beaucoup!🙂
Ma copine et moi allons à Istanbul du 27/12/11 au 01/01/12 Pourriez vous nous conseiller des itinéraires, des lieux à visiter, des choses à ne pas manquer, les pièges à touristes à éviter, des conseils, etc Nous sommes simples, pas envie de bling bling! Merci beaucoup!🙂
Time lapse Arizona English translation pending
Salut,
Je vais sûrement me faire shooter dans une autre rubrique mais je vous invite à jeter un oeil à cette vidéo. Là
c'est assez bien fichu et les paysages sont connus des voyageurs de VF
Fred
Fred
Ouest américain: troisième voyage English translation pending
Hello,
Voici le carnet de notre 3ème voyage dans l'ouest américain.
Pour la version en images, cliquez ici : https://sites.google.com/site/sibellelaterreusaouest3eme/home Bonne lecture!
Marie
USA 2011
INTRODUCTION Jamais 2 sans 3 dit-on ! Voici donc le récit de notre 3ème voyage dans l'ouest américain : Le 1er en 2006 nous avait permis de découvrir les « classiques » tout en goûtant aussi à quelques sites plus confidentiels. Le virus était pris ! Le second en 2009, en partie réalisé avec nos amis les Grisemote, fut résolument plus aventureux. Pour le 3ème j'avais pour mission, de la part des enfants, de privilégier les « endroits pas trop caniculaires » : c'était donc l'occasion de découvrir San Francisco, Yosemite et de retourner au Yellowstone et à Grand Teton NP. Comme il fallait bien relier ces lieux tempérés j'en profitai pour glisser subrepticement dans le parcours des endroits un peu (beaucoup!) plus chauds en été... Notre voyage nous mènera donc de San Francisco à Jackson Hole, Wyoming, d'où nous reprendrons l'avion 25 jours plus tard. NB : le récit est copieux, peut-être pour certains un peu indigeste mais j'ai essayé de combiner renseignements utiles pour d'éventuels futurs voyageurs de l'ouest et anecdotes/photos que la famille regardera avec plaisir (enfin j'espère!) et nostalgie d'ici quelques années.
ARRIVEE A SAN FRANCISCO Mercredi 20 juillet J1 Après un vol cher (30 % de plus qu'en 2009) mais confortable (pas trop serrés, écran individuels avec plein de films dont certains en Français) avec British Airways depuis Francfort via Londres, nous découvrons ébahis la fameuse baie de San Francisco, sous le soleil -quelle chance! On reconnaît immédiatement le très fameux Golden gate Bridge, le Financial District de SFO et le Bay Bridge. L'avion se pose à l'heure prévue (16h45), nous récupérons les bagages et passons la douane en un clin d'oeil puis nous dirigeons un peu anxieux vers le comptoir Alamo pour récupérer notre voiture de location. Nous avons pas mal de pistes au programme, sommes 5 de gabarit adulte (Caroline, Arnaud et Marion sont maintenant âgés de 18, 16 et 15 ans) et transportons du matériel de camping. J'ai donc réservé un SUV full size (pas trouvé de premium sur SFO). Plus de véhicule de cette catégorie chez Alamo, gloups ! On nous en propose un (seul...) de chez National (il paraît que c'est la même Cie) Après une rapide inspection : vrai 4X4 avec boite courte/longue, vraie roue de secours, volume suffisant, pneus « corrects sans plus », 20000 miles au compteur, prochaine révision dans 4500 miles, une bosse à l'avant et plein de rayures partout sur la carrosserie, nous sommes rassurés. Ce Nissan Armada semble avoir déjà avoir pas mal bourlingué (vu l'état de la carrosserie!), il devrait faire l'affaire ! On est super soulagés d'avoir un vrai 4X4, on a tous nos bagages et en plus il fait beau ! En route pour le Golden Gate Bridge !
GOLDEN GATE BRIDGE Mercredi 20 juillet J1 (suite) Nous y arrivons vers 19h00 après une grosse demi-heure de circulation fluide . Il fait 17°C avec pas mal de vent (nous sommes sur le pont à 200 m au-dessus du niveau de la mer!), petite laine de rigueur. A cette heure, nous sommes à contre-jour d'autant plus que nous n'avons pas trouvé comment accéder au côté ouest du pont ! Pas question de traverser les 6 voies même au triple galop. Je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'il adviendra de cette belle construction art-déco (il fut achevé en 1937) quand surviendra le Big One. Seul le Bay Bridge avait été endommagé lors du dernier gros séisme - 6,9 sur Richter, une pécadille par rapport à Fukushima - à la fin des années 80. Nous ne parcourons que la moitié des 2 km du pont avant de faire demi-tour car nous sommes attendus à Sausalito, juste au nord du pont.
ISSAQUAH DOCK, SAUSALITO Mercredi 20 juillet J1 (suite) Je suis super impatiente de découvrir ce qui sera notre « base » pour les 3 nuits à venir. J'ai eu la chance de trouver à louer un houseboat sur Issaquah Dock. Pas facile ! Tout était trop cher, trop petit, ou nécessitait une location d'au minimum 1 semaine. A tel point que j'avais fini par réserver un hôtel près du Pier 39... Finalement, quelques semaines avant de partir, j'ai à nouveau farfouillé sur le site de VRBO et un propriétaire a accepté de louer son houseboat pour seulement 3 jours car il y avait un trou dans son planning. J'ai eu affaire à un francophile, d'ailleurs aussi +/- francophone, car c'était juste au début de l'affaire DSK ! C'est certes un peu plus cher (780$ pour 3 nuits, taxes et ménages compris) que l'hôtel pour 5 mais c'est une vraie maison avec une vue à tomber et tout le confort moderne (cuisine, LV, LL et... WIFI !) Luis (le propriétaire vit sur la côte est et vend son bateau ½ million de dollars. Avis aux amateurs ! Tapez 22 Issaquah Dock sur Google et vous verrez plein d'annonces) nous attend patiemment (le Golden Gate nous a mis un peu en retard), nous fait faire le tour du propriétaire, nous souhaite un bon séjour et voilà ! Nous sommes chez nous pour 3 jours ! On a littéralement ADORE cet endroit. Je crois que si j'habitais à SFO je ferais tout pour y vivre ! Pendant que les enfants déballent les affaires, je vais avec Fred faire quelques courses à l'épicerie située à une centaine de mètres (pas grand choix à part les boissons alcoolisées!), puis dîner rapide, tournée générale de Stilnox et au lit ! Il est déjà demain et 6h du mat en France... Bonne nuit, délicatement bercés par le vent qui, du fait du fardage des superstructures, fait très doucement rouler le houseboat. J'adooore !
MUIR WOODS Jeudi 21 juillet J2 Je n'ai pas de programme pré-établi pour SFO car je sais que la météo y est très changeante avec un fort risque de brouillard en été. Notre seule contrainte est d'aller faire un tour chez Rei, grande chaîne de matériel outdoor pour y acheter du matériel de camping. Nous nous réveillons de bonne heure-décalage horaire oblige- et en attendant l'ouverture du magasin (10h) décidons d'aller faire un tour à Muir Woods puisque nous sommes tout près. Nous y arrivons un peu avant 8h et ne croiserons que 2 ou 3 biches et autant de photographes équipés de trépieds qui attendent LA lumière. Ils sont bien courageux car cette vallée étroite est en plein dans un brouillard tenace qui se cramponne aux cimes des séquoias géants (leur diamètre n'est pas énorme mais ils sont très haut, jusqu'à plus de 80 m, et très vieux : 600 à 800 ans en moyenne) L'endroit est très aménagé mais c'est un bon hors d’œuvre pour nous qui sommes en plein jet-lag.
SAN FRANCISCO Jeudi 21 juillet J2 (suite) La circulation est fluide ce matin pour entrer à SFO via le Golden Gate Bridge (gros bouchon hier soir vers 19h, toujours pour aller vers SFO. C'était fluide dans l'autre sens) Nous trouvons assez facilement le magasin REI (nous n'avons pas de GPS auto) et y faisons rapidement nos achats (j'ai été un peu déçue par ce magasin. Il est banalement normal... Je m'attendais à quelques efforts de présentation ou de mise en scène. Bah non on se croirait chez Déc... avec toutefois plus de matériel technique) : - 2 tentes autoportantes (Marmot Limelight 2 personnes et Rei Quarter Dome 3 personnes), légères avec tente intérieure en mesh super aérée que l'on peut monter sans double-toit. C'est GENIAL de confort et de simplicité ! - un filtre à eau (MSR Miniworks EX) qui permet de ne pas se trimbaler des m3 d'eau quand on randonne dans un endroit où il y a au moins une rivière ou un plan d'eau. Marche du tonnerre mais on ne l'a pas essayé avec une eau très chargée en particules. - des cartouches de gaz (on a 2 petits réchauds, ce qui permet de faire un vrai repas plus commodément qu'avec un seul)
Après un très bon repas dans une « cantine thaï » très exotique au milieu d'habitués tous d'origine asiatique, nous allons faire un tour « au bord de la mer » vers Pier 39. Le côté cosmopolite de SFO est flagrant : nous sommes aux portes de l'Asie et ça se voit ! C'est très dépaysant. Contrairement à ce que j'avais lu ici ou là, circuler et se garer à San Francisco n'est pas plus compliqué ni plus cher que dans une ville européenne (je dirais même bien plus facile qu'à Nancy ou Paris!) Il y a un monde fou vers le Pier 39, ça nous gave assez vite ! Les pontons qui accueillaient des dizaines d'otaries sont quasi désertés. L'atmosphère est très vivifiante avec ce vent d'ouest qui balaie la baie ! On se croirait en Bretagne, en plus chaud, c'est très bizarre mais ça nous plaît bien ! Le Golden gate est dans la brume, on a bien fait d'en profiter hier. On aperçoit la fameuse Coït Tower. On décide de longer le bord de mer jusqu'au Pier 43 où Caroline a aperçu un superbe vieux gréement. Malheureusement celui-ci n'est visitable que le lendemain nous explique un matelot chilien. On est tout près du financial district mais on n'a pas envie de quitter le bord de mer. D'ailleurs on n'est pas du tout « ville » et après tout personne ne nous oblige à « faire » les « classiques » de SFO». C'est les vacances hein ! Nous reprenons des forces en mangeant au resto du pier puis sautons dans un tram pour regagner le San Francisco Maritime National Historic Park. On y trouve quelques bateaux anciens dont la visite vaut la peine : il y a très peu de monde alors que nous sommes à quelques centaines de mètres du Pier 39, bondé...
Nous reprenons ensuite la voiture, un peu vannés, et montons jusqu'à Twin Peaks dans l'espoir de profiter d'une vue « aérienne » de SFO. Le brouillard en profite pour s'installer là-haut et nous ne verrons rien du tout, dommage.
Il est temps de retrouver notre douillet houseboat : pendant que les enfants bullent sur internet, nous allons faire de vraies courses chez Mollies Stone's Market, à quelques centaines de mètres d'Issaquah Dock. On est vraiment chez les bobos ! Le supermarché est super bien achalandé en fruits et légumes (je n'ai JAMAIS vu une telle variété) délicieux , on trouve plein de produits d'origine européenne, un rayon épicerie fine d'une incroyable variété, ne parlons pas du rayon vins ! On est épaté ! Ça change des Walmart où parfois il n'y a même pas de rayon frais !
POINT REYES Vendredi 22 juillet J3 Après un rapide conciliabule, nous estimons en avoir assez vu de SFO (chocking pour beaucoup, oui, je sais!) et préférons consacrer la journée qui nous reste à découvrir la nature de la région. Il y a dans le houseboat pas mal de guides et cartes et je trouve une balade vers Point Reyes qui pourrait nous plaire, vers Abotts Lagoon (route 1 puis bifurquer vers Tomales Bay State Park puis prendre la Pierce Point Road. Le parking est au 38° 7.412 N 122° 56.140 O, http://www.bahiker.com/northbayhikes/abbottslagoon.html)
Nous arrivons vers 9h au sud de Tomales Bay : l'endroit est magnifique ! On se croirait en Ecosse (avec plus de soleil!) et il y a d'ailleurs un village nommé Inverness ! On se trompe un peu et on arrive sur une plage assez sauvage (avec panneau de mise en garde : courants, vagues, requins ! On n'est plus en Bretagne!) Nous sommes juste à la lisière des nuages et l'atmosphère est assez spéciale, presqu'un peu inquiétante. Naviguer dans ces parages ne doit pas toujours être facile, avec ce brouillard qui tombe d'un coup ! On décide de pousser jusqu'à la pointe de Point Reyes et là, c'est vraiment l'Ecosse : purée de poix ! On ne voit rien et la température chute de plusieurs degrés en quelques mètres ! Ce climat curieux engendre une végétation très originale pour nous autres européens : un mélange de végétation méditerranéenne, de lande écossaise et d'arbres couverts de lichen...californiens ! C'est beau ! Cette belle balade nous prendra environ 2H (sieste comprise!), il n'y a quasiment pas de dénivelé et nous ne rencontrerons qu'une demi-douzaine de personnes. On aperçoit au loin Abotts Lagoon, un lac d'eau douce qui se marie au pied d'une jolie dune avec une grande lagune d'eau de mer. L'endroit attire pas mal d'oiseaux, on les comprend ! Impossible, décalage horaire et chaleur aidant, de ne pas faire une petite sieste sur une dune aussi avenante ! C'est l'occasion de tester notre filtre à eau : ça marche ! L'eau est bonne et fraîche et à volonté ! En arrivant à la lagune, la promenade, de champêtre, devient maritime ! Ça souffle ! Ce héron ébouriffé serait bien mieux côté lac ! Ici c'est le domaine des oiseaux de mer... L'aigrette l'a bien compris, qui pêche avec concentration, indifférente à notre présence. Cette petite balade nous a enchantés : à recommander ! Nous prenons le chemin des écoliers pour retourner à Sausalito et découvrons une jolie campagne vallonnée et proprette mais vraiment très sèche dès que l'on s'éloigne de quelques km de la côte.
HOUSEBOATS Vendredi 22 juillet J3 (suite) Après une petite pause/pastèque sur notre bateau, l'après-midi est consacré à la visite en long en large et en travers des pontons de houseboats. Je crois qu'on pourrait y passer 2 ou 3 jours pour bien apprécier tous les détails de chacun d'eux ! Il y en a environ 400 répartis sur une bonne demi-douzaine de pontons : on n'a pas tout vu ! Ce village de bateaux/maisons est un héritage de la période hippie : des gens ont commencé à récupérer de vieilles coques issues d'un chantier naval abandonné et les ont bricolées pour les rendre habitables. On trouve encore quelques vestiges directement hérités de cette époque mais aussi des houseboats dignes des plus grands magasines de décoration ou d'architecture contemporaine. Le mélange est détonnant, une alchimie incroyable. C'est un régal de déambuler ainsi à l’affût du détail le plus comique, de la maison la plus bizarroïde ou de sa maison « idéale » Les pontons sont très joliment fleuris, il y a même des chats, très câlins ! Avec même des planches de salut pour chats naufragés ! Même les vélos ici sont couverts de lichen (la faute au brouillard sans doute) Le clou de la visite aura été la vision absolument surréaliste de cette famille navigant à bord de son jacuzzi flottant !!!
Bref j'ai fait plein (trop!) de photos :
YOSEMITE PANORAMA TRAIL Samedi 23 juillet J4 En route vers Yosemite ! J'ai lu et relu partout qu'il fallait éviter ce parc le WE mais impossible de faire autrement avec nos dates. On va essayer de jouer au plus fin avec la foule ! On laisse les clés sur la table de la cuisine (cool) et on décolle vers 8h. Google maps annonce 3h13 de route jusqu'au Crane Flat Campground à Yosemite où j'ai réservé une place il y a 6 mois (à faire le jour de l'ouverture des résa, après c'est trop tard!) L'endroit est stratégiquement bien placé pour aller vers la Tioga Road. Nous y arrivons vers 14h30 seulement (courses, repas de midi, circulation se densifiant an approchant du parc) et préférons installer de suite les tentes (on a bien fait!) La suite fut nettement moins bien jouée du point de vue stratégique : où comment manquer de figurer en 1ère page du journal local ! Voici la recette à (ne pas) suivre : rêver d'une rando mythique, Panorama Trail http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/panorama-trail/panorama-trail.htm, depuis quelques mois jubiler du beau temps installé sur Yosemite perdre un temps fou à 2 à l'heure derrière des traînards dans la montée vers Glacier Point, point de départ de la rando (au moins 2 h au lieu de 1h30 en temps normal) perdre encore 20 min dans le bouchon du parking gagner à la courte paille qui des 2 adultes va faire la rando tandis que l'autre devra redescendre en voiture jusqu'à l'arrivée de la rando au fond de Yosemite Valley pour récupérer les chanceux qui vont faire THE rando de Yosemite se dire que 8 miles se font en 3 ou 4 h en marchant bien puisque « ça descend tout le temps » oublier qu'il y a tout de même une bonne grimpette après Illilouette Falls ne pas prendre le GPS. A quoi bon, c'est balisé et il y a du monde... ne pas prendre les lampes frontales. On a l'temps, à quoi bon perdre encore du temps à les chercher ! ne pas prendre une fourrure polaire. Il fait grand beau, à quoi bon se charger inutilement !
Bref, nous voilà partis tout guillerets vers 17h20, les enfants et moi, ravie d'avoir gagné à la courte paille, tandis que Fred va se consoler en faisant la petite rando vers Sentinel Dôme http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/sentinel-dome/sentinel-dome.htm . Arrêts pipi, photo (le Half-Dome est assez fascinant), anti-moustique (l'un après l'autre hein, pas tous les 4 en même temps!), crème solaire, caillou dans la chaussure, épine dans la chaussette, zoziaux, contemplation. Oh, c'est beau ! Je trouve au bout d'un moment que le soleil est déjà très bas et qu'en plus il descend vachement vite. Mais qu'est-ce que c'est que cet astre qui descend à toute vitesse ! Bé oui, on est ici à la latitude du nord de la Tunisie et même si ce ne sont pas les tropiques, le crépuscule se fait en accéléré sapristi ! Il est 18h20 quand nous arrivons à Illilouette Falls et que je découvre la grimpette pas prévue au programme. Grmblll ! En plus elle est encore au soleil. Je suis à fond, c'est-à-dire que les enfants ne m'attendent que pendant 10 mn une fois arrivés en haut ! Pfff ! Voilà que le soleil disparaît derrière la falaise : il n'est même pas 19h et la luminosité baisse aussitôt considérablement (bah oui on descend au fond d'une vallée de 1000m!) Conscients du problème qui s'annonce on accélère le pas mais une biche vient faire sa belle et nous retarde encore un peu plus, la coquine ! Je commence à comprendre pourquoi on n'a vu quasiment personne sur ce trail : d'ailleurs on n'a fait que croiser quelques personnes qui remontaient et ce sur le 1er km de la balade. Il est 20h quand nous arrivons à Nevada Falls : L'eau a un pouvoir d'attraction magique sur notre famille et on ne peut pas s'empêcher d'y tremper quelques orteils (déchaussage, rechaussage...) On passe un coup de fil à Fred qui est encore dans les bouchons en fond de vallée, une heure sans bouger ! Ça tombe bien si on est en retard, lui aussi ! La cascade est dans l'ombre depuis belle lurette, bien sûr. Raté pour les photos ! Mais il faut relativiser, ce n'est qu'un problème mineur par rapport à celui qui nous attend quelques dizaines de mètres plus bas quand nous entrons dans une épaisse forêt de sapins. Juste avant, je fais une ultime photo à 5000 iso à 20h30. Ensuite plus de lumière, plus de photos. Arnaud qui a des yeux de chat se débrouille pour suivre le sentier pendant encore quelques minutes, puis Marion prend le relais avec l'éclairage de son téléphone (qui ne la quitte pas vu que son chéri est resté en France-merci à lui d'exister!) Heureusement qu'on a pris les bâtons de marche (seule bonne idée de la journée) car je marche à tâtons alors que le sentier est assez chaotique. Arrivés près de Vernal Falls, nous perdons totalement le sentier. La cascade rugit à quelques mètres. S'il y a un ours dans le coin nous ne l'entendrons pas venir. Ne parlons pas du risque de faux pas dans cet endroit escarpé. On n'y voit vraiment plus rien même avec le téléphone (bah oui c'est la nouvelle lune et en fond de vallée...) On décide de revenir sur nos pas jusqu'au miraculeux panneau « toilettes » que nous avons croisé et nous finissons par les trouver dans l'obscurité. Ouf, nous savons où nous sommes (c'est glorieux : « dans les toilettes de Vernal Falls ») et nous avons un abri. Nous nous préparons psychologiquement à y passer la nuit et alors que Marion commence à frissonner nous apercevons une faible loupiote un peu plus haut. Nous la hélons et voyons arriver ravis 2 espagnols qui avaient perdus le sentier mais avaient une lampe de poche. Immense soulagement. Ils viennent du bas et donc connaissent un peu le chemin. Après avoir un peu tâtonné, nous finissons par retrouver le sentier escarpé qui longe les Vernal Falls. En cette fin juillet, les cascades de Yosemite sont inhabituellement puissantes car le printemps et le début de l'été ont été pourris avec des chutes de neige importantes et tardives. On progresse donc dans les embruns de la cascade, sur des marches irrégulières et trempées, à 6 avec une lampe de poche. Les Espagnols prennent soin de nous indiquer les flaques mais à quoi bon on est trempé ! Plus bas le sentier devient facile et régulier, ouf ! Quelle aventure ! Nous arrivons finalement vers 22H45 au parking du trailhead où Fred nous récupère avec la voiture (la nuit est si noire qu'il est passé une 1ère fois à côté de nous sans nous voir!) Lui aussi a passé une fin de journée difficile entre les bouchons et l'inquiétude de nous savoir bloqués par la nuit. Pour une fois il avait du réseau, du moins à certains endroits de la vallée (Marion en a partout du moment que c'est un peu civilisé) Il a bien essayé de nous rejoindre mais n'est pas monté assez haut (et de toute façon je ne suis pas sûre qu'il aurait trouvé le sentier. Et ensuite le risque de nous croiser sans nous voir n'était pas nul!) On remercie chaleureusement les Espagnols : sans eux... On est tellement fatigués qu'on se couche directement sans manger ! Des gens arrivent vers minuit et installent bruyamment leur bazar : pfff ! A défaut de boules Quies, restées dans la voiture, je me console en me disant qu'on se fera un malin plaisir à les réveiller demain matin... Un peu de mal à m'endormir quand tout se calme, le stress rétrospectif ! Pas fière non plus...Moralité de l'histoire : il n'y a pas de petite rando ! On s'est laissé aller du fait du caractère hyper fréquenté du parc. On ne nous y reprendra plus !
YOSEMITE TWENTY LAKES BASIN Dimanche 24/07 J5 On quitte sans regret le Crane Flat Campground (bruyant, sanitaires dégueulasses) en route vers Saddlebag Lake qui se situe juste à l'est de la Tioga Pass, juste en dehors du Yosemite National Parc. Après une 1ère partie inintéressante dans la forêt, la Tioga Road devient très belle : cette route d'altitude se faufile entre lacs et dômes granitiques caractéristiques du Yosemite. On fait un petit arrêt à Olmstedt Point et à Tenaya Lake (on dirait un lac norvégien, il y a même des moustiques!) puis après avoir quitté le parc on tourne vers le Nord sur une piste qui mène à Saddlebag Lake où j'espère avoir une place au camping qui fonctionne sur le mode du 1er arrivé/1er servi. Il est fermé ! Encore enneigé fin juillet ! Pas grave, j'avais, pour assurer le coup, réservé au Trumbull Lake campground situé sur le flanc est de la Sierra Nevada. Les rives du Saddlebag Lake sont encore enneigées, du moins du côté le moins ensoleillé. Pour atteindre le 20 lakes basin, situé au N du Saddlebag Lake, on peut marcher mais aussi prendre un bateau-navette ou louer un petit canot à moteur. A 5, c'est quasiment le même prix (60$ pour 5h) et c'est bien plus amusant d'être autonomes. On s'amuse à frôler la rive enneigée et en 20 mn on arrive au petit ponton aménagé à l'embouchure d'une rivière où l'on voit 2 ou 3 pêcheurs. Une navette a déposé un peu avant nous une dizaine de personnes, que nous ne reverrons pas. Nous croiserons par la suite un couple de Japonais et apercevrons moins d'une demi-douzaine de personnes à la fin de la balade. Pas la foule donc pour cet endroit superbe, par un dimanche ensoleillé. Le bassin est encore très enneigé (en repartant nous verrons d'ailleurs 2 personnes avec des skis de rando... sur le dos) si bien que nous devrons raccourcir la boucle initialement prévue. Très bel endroit, la neige ne nous a pas gênés finalement, c'était encore plus beau comme ça ! Pas vu d'animaux, dommage...
http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes-map.pdf
http://www.alpiner.net/FUN/Mountains/Twenty-Lakes-Basin-hike/9088708_LSBNj#606435240_pZQGS
http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2010/100828-TwentyLakesBasin.htm
http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes.html
TRAVERTINE HOT SPRINGS Dimanche 24 juillet J5 (suite) Il n'y a de douches ni à Crane Flat ni à Trumbull Lake Campground où nous dormirons ce soir et l'eau des lacs est trrrès fraîche, aussi j'emmène mes troupes faire trempette dans les Travertine Hotsprings. http://www.gonomad.com/destinations/0409/hot_springs_of_the_sierras.html Nous passons le Monolake que je suis impatiente de découvrir plus en détails et filons vers le Nord jusque un peu avant Bridgeport et nous tournons vers l'est sur une bonne piste qui nous mène en 1 mile aux sources chaudes. Il y a là une famille russophone qui très discrètement quitte l'endroit quand nous arrivons : cool ! Nous sommes seuls avec la vue sur la Sierra Nevada ! Petit bémol, en cette fin de journée les pools sont en plein soleil et on sent nos mélanocytes crépiter. L'eau est à 40°C, on arrive assez vite à ébullition. Pas très rafraîchissant ce petit bain mais assez amusant... Nous rejoignons le Trumbull Lake Campground par une très belle route de montagne et nous installons pour la nuit. Alors que nous dînons paisiblement, Caroline s'écrie : Tiens un ours ! Un (vraiment) gros ours noir passe à une cinquantaine de mètres et se dirige vers le lac et l'autre extrémité du camp. Je crie : a beer ! Aucune réaction dans le camp. Ils sont tous blasés ou quoi ? Fred et les enfants se moquent de moi : tu dis toujours a beer (une bière pour les nuls en anglais) mais on dit a bear (un ours quoi!) Ils ont du me prendre pour une saoûlotte, du coup je n'ose plus rien dire. Avec tout ça la bestiole est partie plus loin et comme nous sommes tout de même un peu blasés, on continue de dîner (les pâtes vont refroidir sinon!) Ça s'agite un peu plus loin, les autres ont repéré l'ours... Avant de me coucher je choisis le bâton de marche le plus acéré et le place au cas où à l'entrée de la tente. Blasée peut-être mais pas à 100% !
Lundi 25 juillet J6 Nuit hyper paisible (eh oui c'est possible même en camping civilisé) Je fais un petit tour vers le lac pendant que le reste de la troupe émerge. Belle lumière matinale. L'atmosphère est limpide, on est à 3000 m d'altitude. Il fait encore beau, quelle chance !
YOSEMITE TUOLUMNE MEADOWS Lundi 25 juillet J6 (suite) J'ai repéré pour aujourd'hui une balade dans le coin de Tuolumne Meadows juste au nord de la Tioga Road. Nous avons en fait contourné le Pothole Dome par son flanc est pour rejoindre la Tuolumne River et la longer un peu vers l'aval. Je m'étais inspirée de ce récit de rando http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2009/090916-TuolumneFalls.htm (on n'est pas allé aussi loin qu'eux) et je suis épatée de voir la différence de débit de la Tuolumne River : cette année 2011 est vraiment exceptionnelle ! La prairie où passe le sentier est d'ailleurs encore sous l'eau. Après une séance pschittage anti-moustiques qui intrigue une jolie biche, nous commençons à patauger gaiement dans une belle herbe printanière. L'eau est limpide, j'adore ! Je vois soudain filer sous mon pied un joli serpent dont j'ignore la dangerosité. Les « va nu-pieds » se rangent prudemment derrière Marion et moi qui sommes restées chaussées (il fait si beau que ça sèche très facilement) Après recherche, il doit s'agir d'un Gartersnake, inoffensif (http://www.californiaherps.com/identification/snakesid/gartersnakes.id.html) Nous arrivons très vite aux rapides : ça dépote ! Un vrai paysage de Yakari : il ne manque qu'un ours... qu'on ne verra pas.... J'adore ces dalles de granit discrètement colonisées par une végétation persévérante. Quelle harmonie ! Nous montons sur un petit dôme tout proche et admirons la vue vers Cathedral Peak (je crois). Après 2h00 de balade tranquille au cours de laquelle nous n'avons croisé qu'une famille de 4 personnes, nous rejoignons la voiture pour quitter définitivement le Yosemite. On a vraiment aimé la géologie du parc, assez unique. La foule n'est gênante qu'en voiture. A pied, il suffit de marcher 5 minutes (littéralement) pour être tranquille voire complètement seul. Mais il faut dire que nous avons choisi de zapper la vallée de Yosemite, complètement saturée, ainsi que Mariposa Grove et ses séquoias géants. Bah oui il faut faire des choix.
DE MONOLAKE A MAMMOTH HOT CREEK PAR LES PISTES Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous arrivons au Mono Lake vers midi et bien que la lumière ne soit pas des plus favorables, les fameux tufas nous plaisent déjà beaucoup. Ce lac vieux de plus d'un million d'années n'a pas d'effluents et les sels minéraux s'y sont accumulés du fait de l'évaporation. L'eau du lac est 2 fois ½ plus salée que celle de l'océan. Les fameuses tours calcaires ont été crées par l'irruption de sources d'eau claire dans le lac très alcalin. Elles étaient auparavant sous-marines mais la baisse de niveau du lac les a fait apparaître. La navigation y est difficile compte-tenu de ces obstacles, la baignade peu agréable. Ce lac préservé est le refuge de centaines de milliers d'oiseaux durant les périodes migratoires et l'accès aux 2 îles interdit pendant la période de nidification des goélands. Nous sommes pourtant en contrebas de la Sierra Nevada qui culmine à 4400 m et ensuite il y a encore 250 km jusqu'au Pacifique.
Nous essayons de suivre la côte du lac vers l'est mais les pistes sont très étroites (bon la carrosserie ne craint plus les griffures des buissons de sauge) et extrêmement sableuses. Arnaud finit par repasser le volant à Fred : on retrouve à notre grand soulagement une gravel road parfaite et nous filons vers le sud en passant sur les versants est des petits cratères qui bordent la rive sud du lac. On se trouve un coin à l'ombre d'un beau pin pour pique-niquer : il fait bon, nous sommes à 2000 m tout de même. En route vers Mammoth Hot Creek ! http://wanr.earthbiz.net/MammothHotSprings.html
La piste est agréable et descend doucement vers une zone évidemment volcanique : la couleur de cet étang ne laisse aucun doute. On approche ! Le GPS n'est pas inutile car il n'y a aucune indication de ce côté des sources chaudes (il y a un panneau si on vient par la route 395) Nous arrivons enfin sur un parking où se trouvent 2 ou 3 voitures, nous garons et au bout de 2 secondes les enfants nous crient « Venez vite, c'est super ! » En contrebas dans une vallée multicolore, nous découvrons une belle petite rivière issue de la sierra dans laquelle se baignent 4 personnes, avec un air parfaitement décontracté. De toute évidence il y a des sources chaudes qui se mélangent à un endroit précis avec l'eau fraîche de la montagne. Ça nous rappelle la rivière chaude du Landmannalaugar en Islande sauf qu'ici il fait beau et que... la baignade est interdite. Le site est clôturé et un panneau met en garde contre les brusques changements de température de la rivière. Flûte ! Et les ceusses qui font trempette alors, des Américains pur jus qui enfreignent une loi ! Ce ne doit pas être trop grave. Arnaud repère soigneusement leur position dans la rivière : pour l'atteindre il est nécessaire de la traverser en nageant vigoureusement dans l'eau froide (mais ça va finalement) jusqu'à la rive opposée. Il faut prendre garde à ne pas se laisser entraîner par le courant en aval des sources (très) chaudes. 14 personnes sont mortes ébouillantées ces dernières années dit le panneau. Quand nous arrivons, ils quittent l'endroit (je ne sais pas si c'est le fruit du hasard ou d'une bonne éducation mais hier nous avions eu la même chance de la part des occupants de Travertine Hot Springs) Délicieuse baignade un peu écourtée par la peur du « gendarme » dans un site où il faut savoir faire abstraction des clôtures absolument moches et visiblement régulièrement enjambées (il me semble qu'un panneau d'interdiction suffirait pour « dédouaner » le responsable local en cas d'accident) Quand nous partons arrivent quelques personnes, eux aussi ont soigneusement repéré l'emplacement magique. Je ne crois pas que nous aurions osé nous baigner si nous n'avions vu personne. L'endroit paraît vraiment chaud-bouillant de partout !
Bon vous êtes prévenus, c'est interdit et en plus dangereux ! Il est sans doute préférable d'aller explorer les hotpools disséminés dans le coin (voir carte dans le lien ci-dessus) (pas fait)
MONOLAKE Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous remontons ensuite vers le nord par la route 395 puis bifurquons vers le Monolake. J'adore ce paysage d'autant plus lunaire que ça a brûlé récemment ! Nous descendons peu à peu vers le lac. Il y a plus de monde qu'à midi mais ça reste raisonnable. La lumière du soir est très belle, l'endroit est vraiment unique.
Pour bien profiter du lac j'ai réservé une chambre à Lee Vining au Yosemite Gateway Motel (cher et décati, vue à 99% sur le parking et à 1% sur le lac) décevant mais j'ai l'impression qu'il est difficile de trouver un bon rapport qualité/prix à proximité du Yosemite. Repas au resto juste en face, correct sans plus. Lessive au laundromat à 50 m. Nous voilà requinqués avant notre virée dans Death Valley !
ANCIENT BRISTLECONE PINE FOREST Mardi 26 juillet J7 Après concertation on choisit plutôt que de retourner voir le lac dans la lumière matinale d'aller voir cette forêt de pins très anciens, située à plus de 3000 m d'altitude un peu au NE de Big Pine où nous faisons un ravitaillement. Auparavant nous passons voir ce que j'appelle « ma curiosité géologique » que j'ai repérée sur Google Earth (un pan qui semble blanc et bleu) mais la piste qui y mène nous semble vraiment trop agressive pour les pneus. N'allons pas chercher les crosses avant Death Valley ! La piste qui monte à Bristlecone Pine Forest est longuette : de là-haut la vue sur le sierra est magnifique et il fait juste bon avec une polaire pour pique-niquer. Il n'y a pas foule, une dizaine de personnes. Étonnant car la balade de 1 mile que nous faisons parmi ces arbres multimillénaires (le plus ancien aurait 4750 ans!) est extra ! Vers 14h30 nous quittons les lieux, repassons à Big Pine faire les pleins d'eau (environ 80l) et d'essence (autonomie de 600 km sur route, la bestiole est gourmande, presque 14 L/100 km sur route, jusqu'à 31 L sur piste en montée !!!) puis direction Death Valley.
DEATH VALLEY EUREKA DUNES Mardi 26 juillet J7 (suite) Nous entrons dans Death Valley par la Big Pine Road et sommes de suite plongés dans l'ambiance. Nous sommes à 1800 m d'altitude, il fait une chaleur tout à fait supportable (30°C) et c'est le royaume des Joshua Trees. Puis nous descendons assez vite dans Eureka Valley et les arbres cèdent la place aux roches multicolores. Nous bifurquons bientôt sur la piste qui mène à Eureka Dunes. Arnaud prend le volant avec pour consigne de ne pas dépasser les 20 miles à l'heure (la piste fait 10 miles... ça va) car j'ai lu partout qu'on crevait facilement sur les pistes de Death Valley. Les dunes apparaissent à l'horizon. J'adore imaginer les tourbillons qui ont créé ces formes si douces dans un environnement si minéral et austère. Il y a un primitive campground (avec toilettes sèches, pas d'eau) aménagé au pied des dunes. Pas un « chat » à des kilomètres à la ronde, on aime ! Nous sommes à 1000 m d'altitude et il fait 40°C quand nous arrivons : une chaleur à laquelle nous sommes habitués dans l'Utah ou l'Arizona. Avec le vent c'est très supportable. Nous installons le tarp de façon à avoir de l'ombre. Je laisse mes troupes jouer aux cartes et part faire un tour vers les dunes. Tout près des dunes se trouve un immense lac de sel asséché qui reflète le soleil couchant. A part quelques oiseaux, mouches et moustiques, je ne vois pas le moindre animal. Quelques traces de scarabées, c'est tout. Sitôt le soleil couché, la température baisse à 36°C. Fred allume le feu (quelqu'un a laissé plein de bois, cool!) et nous mitonne des steaks avec patates dans la braise et bonnes tomates californiennes. Miam ! Aussitôt, de petites chauve-souris apparaissent comme par magie et virevoltent silencieusement dans le crépuscule. Comme souvent le vent forcit subitement juste au moment du coucher du soleil ce qui donne une atmosphère un peu inquiétante que j'adore. On arrime solidement nos tentes. Je me réjouis déjà à l'idée de dormir sous le ciel étoilé dans la brise nocturne : ces tentes sont géniales (un peu fraîches toutefois en montagne) On passe un bon moment à observer le ciel et à faire des jeux de lumière avec l'appareil photo.
Le vent s'est calmé durant la nuit, le feu est éteint (le frigo électrique aussi : on n'a pas osé le laissé branché ici !), la luminosité augmente, on se réveille un peu avant 6h00. Il fait 24°C. 1ère réflexion spontanée de toute la famille : quel silence incroyable. On n'a pas entendu le moindre animal pendant la nuit, c'en est impressionnant. Nous sommes encore à l'ombre de la montagne, il fait une température idéale. On déjeune tranquillement puis le soleil arrive et nous quittons les dunes vers 7h00, enchantés...
GOLD POINT GHOST TOWN Mercredi 27 juillet J8 (suite) En démarrant la voiture, Caroline remarque une alarme : « check tire pressure »! Bizarre... les pneus ont l'air gonflé. L'ordinateur de bord indique 24 de pression au lieu de 33 pour le pneu AR G. Crevaison lente donc... ça ne nous inquiète pas car nous avons pris le petit compresseur portable 12 V qui se branche sur la batterie. Si ça baisse encore, on regonflera mais vu la vitesse à laquelle nous allons rouler, ça ira comme ça. On surveillance à l'écran la pression des 4 pneus, super pratique !
Le plan de la matinée est de rejoindre la ville fantôme de Gold Point (http://www.ghosttowngallery.com/htme/goldpoint.htm), située au Nevada juste au nord de DeathValley. Une fois arrivés à Cranshaft Junction, nous prenons la piste qui mène vers Tule Canyon. Le début est assez pénible avec de grosses pierres pas très sympathiques et j'envisage de faire demi-tour mais Fred insiste. Il a bien fait car au bout de quelques miles la piste devient bien plus facile. Nous faisons un petit arrêt près d'une mine abandonnée, dont la galerie a été comblée. Quelle drôle de vie pour les gens d'ici ! Le puits de Roosevelt Well est à sec. Plus d'or, plus d'eau, plus personne. Si ! Il y a un gros nid d'oiseau dans la maison...
Vers 10h nous arrivons en vue de Gold Point. Il y a un point d'eau inattendu ici : ces chevaux ont de la compagnie puisqu'on y trouve de gros poissons rouges ! Sans doute un fermier poète.
Il y a une source ici, une mini-oasis qui abrite ce beau lièvre.
Gold Point a compté 2000 habitants il y a une centaine d'années. L'exploitation d'or et d'argent fut totalement abandonnée dans les années 60. Aujourd'hui ils sont 8. Des originaux qui entretiennent quelques bâtiments et même un petit musée (que nous n'avons pas visité) On a trouvé un drôle d'attirail de chimiste ou de géologue qui avait l'air relativement récent. Un tamis mécanique aussi. De gros réservoirs de fuel. Bref tout un bazar post industriel assez étonnant. On quitte la ville un peu avant midi : nous sommes à 1600 m et il fait 40°C. On apprécie la clim de la voiture. Nous passons cette fois par la route : 774, puis 266, puis 95 puis 267 (toutes hyperdésertiques) et arrivons soudain dans Grapevine canyon : 1 mile avant d'arriver à Scotty's Castle nous entrons dans une oasis luxuriante (il doit y avoir une source de fort débit dans le coin) qui nous épate ! Il y a pas mal d'oiseaux et même un héron en plein milieu de la route ! Impossible de résister à l'appel de l'ombre des cottonwoods, il fait 46°C (900 m d'altitude) Heureusement il y a du vent. Nous pique-niquons surveillé de près par un renard opportuniste. Ensuite une sieste s'impose dans cette herbe drue et verte inattendue. A Scotty's Castle, nous espérons prendre de l'essence. Mauvaise pioche, c'est réservé aux cas d'urgence.(Ne pas se fier à la carte du National Geographic!) On fait nos calculs, en tenant compte d'une consommation très augmentée sur les pistes et en montée, ça devrait aller avec une marge raisonnable. En route cette fois vers Racetrack Playa !
RACETRACK PLAYA Mercredi 27 juillet J8 (suite) Comme nous sommes garés à l'ombre des cottonwoods nous prenons soin avant de partir de regonfler le pneu avec la crevaison lente. Nous refaisons aussi le plein d'eau. La piste n'est pas bien loin : Arnaud y prend le volant. Seul un adolescent de 16 ans encore ingénu vis-à-vis de la conduite automobile peut avoir la patience de rouler à moins de 20 miles à l'heure sur cette piste facile mais aux pierres réputées tranchantes. C'est LA piste où l'on crève à Death Valley. Quel flegme ! Nous arrivons finalement vers 16h à Teakettle Junction (plus que 3 théières sur le panneau, un fétichiste est passé par là. Pas glop!) Je propose à Arnaud de le relayer, il en a tout de même un peu marre.... Quelques minutes plus tard apparaît la playa. C'est beau. Inconsciemment j'accélère l'allure et soudain nous voyons la pression diminuer lentement mais sûrement. J'ai juste assez d'air pour arriver jusqu'au parking du Racetrack. Pfff ! 2ème crevaison et celle-là est une vraie de vraie. Coup de chance, c'est le côté à l'ombre de la voiture (il fait 40°C, on est à 1000 m) On décide de changer la roue de suite, le temps de laisser le soleil baisser un peu pour avoir une plus belle lumière. Quelle chance, le trou paraît sympathique, tout-à-fait accessible à une réparation. Je sors le kit de réparation et merdum : il manque la colle (pas vérifié depuis sa dernière utilisation en 2009) Grmbl ! Bon on verra plus tard. Allons déjà voir de plus près ces fameuses sailing stones (pierres qui naviguent) J'ai lu qu'elles se situent à l'extrémité sud du lac asséché et qu'elles viennent d'une falaise située à l'est. On les trouve très vite : d'abord 1 puis 2 puis PLEIN ! Les trajectoires sont complètement farfelues : 10 m vers l'ouest puis plein nord sur 20 m puis demi-tour. Je remarque soudain un nuage inhabituel dans le ciel (bah oui il fait 100% beau depuis notre arrivée à San Francisco!) : sapristi ! Il doit y avoir un incendie à l'ouest et la fumée se rapproche dangereusement du soleil ! M...flûte ! Je me dépêche de faire quelques photos avant que le soleil ne soit voilé. Atmosphère étrange ! Le soleil est orange en pleine après-midi ! Nous remontons jusqu'à la « source » au pied de la falaise. Qui sait combien de temps il a fallu pour que cette grosse pierre arrive jusqu'ici ? Le mécanisme exact de ces déplacements de pierres reste flou : on suppose qu'il se produit quand le lac- presque parfaitement plat (4 cm de différence d'une extrémité à l'autre alors qu'il mesure 4,5 km de long) - est recouvert d'une fine pellicule de boue et qu'il y a des vents puissants. Peut-être la glace joue-t-elle aussi un rôle ? Personne n'a jamais pu filmer le déplacement de ces pierres. Alors que nous regagnons la voiture sans trop savoir que décider pour la suite, nous remarquons vers le nord un petit nuage de poussière : une voiture arrive ! Pour une fois on est content de voir du monde ! C'est un gros 4X4 et j'espère bien qu'il aura un kit de réparation complet lui ! Raté, ils n'ont rien (mais n'ont pas crevé eux!) : le gars nous explique qu'il sera derrière nous pour le retour et nous aidera en cas de problème. C'est sympa mais nous avons prévu de ne pas revenir sur nos pas mais de continuer vers le sud par la piste de Hunter Mountain Road et South Pass jusqu'à Panamint Springs. Il nous dit aussi qu'il pense que l'on peut utiliser les mèches de réparation sans colle. On avait bien l'intention d'essayer mais du coup le moral remonte en flèche. La nuit porte conseil, il est déjà 18h, donc trop tard pour envisager maintenant la piste montagneuse. On décide de dormir là, du moins environ 1 mile plus au sud où il y a un primitive campground (toilettes sèches, pas d'eau) un peu cracra (on fait le ménage en arrivant) : un comble dans ce coin perdu (rien de dramatique non plus, qq canettes en fait)
On recycle la roue crevée en table basse, on dîne puis on répare (ça prend exactement 2 sec 3 dixièmes) et on part se coucher en croisant les doigts. On laisse « sécher » pendant la nuit...
Jeudi 28 Juillet J9 Très bonne nuit pas trop chaude. L'altitude est vraiment LE facteur déterminant de Death Valley. Au-dessus de 1000 m ça nous a semblé tout-à-fait gérable. Victoire ! Après regonflage nous ne décelons aucune fuite. Yesss ! L'incendie est maîtrisé, le ciel est pur : on repasse par Racetrack Playa avant d'attaquer Hunter Mountain Road. Il est 7h15, la lumière est très belle, on s'en met plein les yeux. Quel endroit incredible ! Cerise sur ce magnifique gâteau, une île noire (le Grandstand) offre un contraste presque maléfique avec le reste du site. Envoûtant !
DEATH VALLEY HUNTER MOUNTAIN ROAD Jeudi 28 Juillet J9 (suite) En route donc pour cette piste peu difficile mais perdue et très peu fréquentée surtout en été (on ne verra personne : http://www.backroadswest.com/deathvalley/RoadTripHunter.htm) Nous sommes bien équipés (à part les pneus, mais nous avons de quoi réparer et regonfler), avons de l'eau en quantité, de quoi camper et même le téléphone satellite que mon père nous a prêté. J'ai noté le numéro de téléphone du dépanneur de Big Pine et il y a ce qu'il faut sur le compte en banque pour payer un éventuel remorquage (j'ai lu qu'on paie avant qu'il se déplace en donnant son N° de CB et vu l'éloignement et sa situation de monopole, ça douille!) Il nous faudra 3h30 pour parcourir les 57 miles de piste. En effet nous roulons superlentement vu la qualité de nos pneus et en plus on s'est un peu perdu un peu avant Harris Grade : il y a pas mal de pistes qui partent dans tous les sens (plein d'anciennes mines) et les cartes Garmin ne correspondent pas à la réalité. Ne pas hésiter à se fier à son instinct plutôt qu'au GPS ! Nous traversons d'abord la belle Hidden Valley aux reliefs très doux (potentiellement problématique s'il a plu) puis nous grimpons dans la montagne. En quelques miles, la végétation se transforme complètement. Quel contraste ! Nous ne prenons pas le temps de jeter un œil à la Hunter Cabin (où nous aurions du dormir la nuit dernière, il y a une source) car nous avons peur d'être justes en essence. On néglige aussi Jackass Spring où l'on peut parait-il faire trempette (il y aurait aussi qq pétroglyphes) : c'est un peu la jungle et il y a pas mal de moustiques et nous arrivons finalement à South Pass, point culminant de la piste à 2000 m. 1600 m plus bas (et �� contrejour) nous apercevons Panamint Valley et ses dunes. On passe dans une « forêt » d'énormes Joshua Trees (on n'en a jamais vu d'aussi gros) Arrivés à Panamint Springs, il nous reste de quoi faire 75 km : gros plein d'essence pas donnée (environ 6$ le gallon je crois) et repas correct au resto du coin dont les murs sont décorés de dizaines de photos de l'ouest américain : ça tombe bien car le service est longuet. Il fait 46°C à 400 m d'altitude et la route descend encore. On ne descend même pas de la voiture pour cette photo des Panamint Dunes. J'ai réservé pour cette nuit une chambre (bien, clim performante et pas trop bruyante pour une fois) au Furnace Creek Ranch et bien que le check in ne soit théoriquement qu'à 16h, nous tentons le coup à 14h30 et obtenons aussitôt notre chambre. Chouette ! Douche, repos pendant une paire d'heures en attendant que le soleil baisse un peu. Je prends la voiture pour aller mettre en route une lessive au laundromat situé à 300 m ! Il fait 54°C sur le parking. Nous sommes à 50 m en dessous du niveau de la mer. On se sent vraiment en « sursis » quand on transite entre 2 endroits climatisés. On a une pensée émue pour les employés de l'hôtel qui travaillent dans ces conditions incroyables : tous se déplacent avec une grande gourde à la main, on les comprend !
DEATH VALLEY LES CLASSIQUES Jeudi 28 Juillet J9 (suite) On repart ensuite pour aller faire un tour vers Twenty Mule Canyon mais la route est fermée. On a la flemme de monter vers Dante's View : on serait à contre-jour et on a déjà bien profité de vues panoramiques depuis Hunter Mountain. On va faire un tour à Artist Drive : 59°C ! Seul Fred a le courage de sortir de la voiture faire quelques photos. L'endroit est beau certes mais il nous manque ce petit frisson d'aventure que nous aimons tant. Tous ces cirrus laissent présager un changement de temps...
De retour à l'hôtel, je profite du wifi pour consulter la météo, très orageuse pour les jours à venir et je juge plus prudent d'annuler la descente d'Orderville Canyon à Zion NP (j'avais réservé une navette pour nous déposer au départ de la rando) Je réserve aussi un motel à Kanab car je crains que la piste vers Alstrom Point où nous avions prévu de dormir ne soit impraticable (nous y sommes allés il y a 2 ans et savons qu'elle passe dans une zone de bentonite où l'enlisement est garanti en cas de pluie) Fred nous prépare une bonne salade de riz (on commence à saturer de la bouffe américaine) en faisant cuire riz et œufs sur le balcon à une vitesse inédite ! On se couche de bonne heure afin d'être frais et dispo demain matin pour le lever de soleil à Artist Point.
Vendredi 29 Juillet J10 A 6h20 nous attendons le soleil ! Manly Beacon est toujours à l'ombre. J'avais envisagé d'y monter (http://joeidoni.smugmug.com/Death-Valley/Manly-Beacon-32804/1958809_cFvCs#99535306_TT5ZZ) mais le temps est incertain (glaise+pluie= grosse gadoue) et surtout il fait déjà chaud (34°C) et très lourd. Le soleil a bien du mal à s'imposer. On a droit a un fugace rayon de soleil. Puis un gros nuage reprend le dessus. On file ensuite vers Devil's Golf course où la lumière est superbe avec ce ciel d'orage. A Badwater il fait une chaleur humide très désagréable(le temps ? Le sel?), 40°C, et nous n'avons pas le courage de marcher assez loin pour voir les fameux polygones de sel. Ça sent vraiment la pluie : ce serait super de se retrouver sous la pluie à Badwater, un des endroits les plus chauds (-80 m) et sec au monde (40 mm/an, 700 mm à Nancy, 50 mm au Sahara) J'avais envisagé de quitter Death Valley par les pistes du sud et d'aller faire un tour à Saratoga Springs (http://www.backroadswest.com/MonthTrips/Saratoga.htm) mais avec la pluie qui s'annonce, nous risquons des difficultés aussi préférons-nous partir directement vers notre prochaine destination : le parc de Zion. Ça y est, il pleut ! C'est superbe !
ZION NORTHGATE PEAK Vendredi 29 Juillet J10 (suite) Nous avions négligé ce parc lors de nos 2 précédents voyages (avis mitigés sur voyageforum : foule+++, système de navettes chronophage, paysages bof...) et j'étais cette fois décidée à me faire ma propre opinion. Je décidai donc d'essayer d'aller où les autres ne vont pas (on est complètement agoraphobes!) Après un ravitaillement à Las Vegas (dont nous ne verrons qu'un supermarché hispanique dans la banlieue où j'ai envie de tout essayer au rayon fruits et légumes : il y a plein de choses inconnues et appétissantes et en plus c'est donné!), nous entrons enfin en Utah. Nous retrouvons aussitôt les paysages de roches rouges que nous aimons tant : cet état a vraiment une géologie incroyable ! Le ciel d'orage est superbe, on adore ! J'espère pouvoir dormir au Lava Point campground, situé dans la partie Kolob Reservoir au NO de Zion Canyon. La piste est assez longue, j'y double 2 traînards (avec en accélérant une pensée pour nos pneus...) car l'heure tourne et le camping fonctionne sur le mode du 1er arrivé 1er servi. Nous y prenons in extremis la dernière place, ouf ! Une demi-douzaine d'autres voitures feront ensuite choux-blanc. Donc ne pas y arriver trop tard (16h30 en ce qui nous concerne) Si le camp est plein il est possible de camper pas très loin en dehors du parc près de Kolob Reservoir : l'avantage de ces 2 sites est leur altitude : 2400 m à Lava Point et il y fait très bon en plein été. Toilettes sèches, pas d'eau. Le temps d'installer les tentes et le tarp, la pluie arrive, pas trop forte heureusement. Fred et Arnaud profitent de la fraîcheur ambiante pour replacer la roue réparée, histoire de s'assurer qu'elle tient bien la pression. « MERDE ! » nous écrions- nous en cœur quand le cric et la voiture basculent d'un coup (le frein à main était mis et la voiture en position parking mais il aurait fallu en plus mettre des cales pour bien bloquer les roues) Je crois qu'un coup de vent d'orage a entraîné une traction sur le tarp attaché à la voiture. Gros coup d'adrénaline ! Notre expression bien française fait accourir un sympathique américain et son copain : il parle Français, c'est cool. Il nous apporte son cric. Le nôtre est intact. Le pare-choc arrière s'est en fait posé sur un rocher (le bol!) si bien que l'on glisse facilement les 2 crics sous la voiture. Pas de dégâts ! Ouf ! On dîne à l'abri du tarp, ça nous rappelle l'Alaska, en plus chaud !
SAMEDI 30 juillet J11 Après l'orage et la pluie de la nuit, il fait beau ! Nous partons de bonne heure vers Northgate Peak : http://www.citrusmilo.com/zionguide/northgatepeaks.cfm Il y a déjà quelques voitures sur le parking du Wildcat Canyon Trailhead car c'est aussi de cet endroit que part la fameuse rando du Subway (qui nécessite un permis et une navette) Après nous être trompés de dôme (bien la peine que je note dans les randos dans le GPS si Fred ne le regarde pas -moi je suis derrière, Je prends des photos!) nous cheminons le long d'une prairie fleurie et parvenons entre les 2 Northgate Peaks. Il y a une belle végétation de rocaille. J'adore ce mélange de verdure sur fond de roches rouges et blanches. Comment ces pins peuvent-ils vivre sur cette crête exposée ? Il est assez facile de monter sur celui de l'est (7159') et la vue du sommet en vaut la peine. Quel fouillis ! J'imagine la prise de tête pour les cartographes !
Nous allons ensuite pique-niquer au bord du Kolob Reservoir, petit lac artificiel très prisé des locaux. Cela semble assez bucolique sur les photos mais en fait l'endroit est parasité par les quads : les Américains sont tout de même les champions des loisirs motorisés ! Cela ne nous empêche pas de faire une petite sieste car ils ont la délicatesse de ralentir en passant à notre hauteur. On a aussi passé un bon moment à observer ces petits canards dont l'un tombait de sommeil ce qui le faisait régulièrement tomber dans l'eau ! Pas doué non plus pour remonter sur son perchoir ! Gros éclats de rire à chaque fois !
En route vers le village fantôme de Grafton, nous passons à la hauteur de Hoodoo City (un peu à l'ouest de Wildcat Canyon Trailhead) sans nous y arrêter.
Cette partie du parc nous a beaucoup plu : un rafraîchissant (on est en altitude) mélange de verts pâturages (il y a quelques fermes et vaches) et de roches rouges et blanches et vraiment pas grand monde. (personne sur Northgate Peak)
GRAFTON GHOSTTOWN SAMEDI 30 juillet J11 (suite) Ce petit village fantôme se situe juste au sud de la route 9. http://www.ghosttowns.com/states/ut/grafton.html Après un rapide petit tour au cimetière, touchant de simplicité, nous poursuivons vers les quelques maisonnettes dont la plupart ont été restaurées. On ne peut en visiter qu'une ou deux, les autres sont fermées et l'endroit serait sous vidéosurveillance (nombreux panneaux d'avertissement à l'entrée) Ça casse un peu le charme mais la visite n'est pas désagréable si on passe dans le coin. On arrive sous l'orage au Quality Inn de Springdale (bien) que j'ai réservé pour 2 nuits. Très grosse averse, on a la vue sur le camping (et les falaises) et on compatit ! Lessive, internet... On va manger au Zion Pizza and Noodles, recommandé chezplusoù : NUL ! Aucun service bien qu'il soit dûment facturé d'office sur la note, bouffe très médiocre, table gluante, décor quelconque, verres en plastique. On doit se placer soi-même (chacun se jette sur une table pleine d'assiettes sales), faire la queue (une bonne demi-heure debout pour aller commander à un guichet comme à la poste), aller chercher à boire... La négation de l'habituel service à l'américaine. Et pourtant c'est bondé !
ZION NARROWS Dimanche 31 Juillet J12 Ciel très couvert ce matin. Je me félicite d'avoir annulé la rando/canyoning prévue dans Orderville Canyon (http://www.citrusmilo.com/zionguide/ordervillecanyon.cfm). Pas envie de finir dans le journal : le canyon est très étroit et donc à haut risque de flashflood mortel en cas de forte pluie. On se rabat donc sur les Narrows (http://www.citrusmilo.com/zionguide/narrowsday.cfm) que j'avais d'abord écartés pour cause de surfréquentation. Après avoir croisé quelques personnes sur le sentier bétonné (beerkkk) nous arrivons au départ de la marche dans la rivière un peu avant 8h. On y trouve quelques bâtons, des chaussettes, des pulls et même une paire de chaussures de marche !
L'eau est bonne et ça vaut mieux car peu de temps après nous croisons des gens rebroussant chemin qui nous annoncent un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine. On passe sans problème, le courant n'est pas trop fort (pas de photo, l'appareil est au fond d'un sac étanche!) Au-delà, il n'y a personne : on a les Narrows pour nous tous seuls ! Je n'en reviens pas ! Le ciel est toujours couvert : j'essaie de mémoriser au fur et à mesure de notre avancée les échappatoires éventuels en cas de montée des eaux. Il y en a beaucoup, mais cependant pas partout... On s'enfonce dans le canyon, d'autant plus sombre que le soleil est absent. Chacun choisit son option, avec plus ou moins de succès. Les bâtons de marche sont vraiment indispensables car même si l'eau est limpide, il y a pas mal de courant à certains endroits. Vers 9h30 nous arrivons dans une partie plus étroite (pas d’échappatoire!) assez impressionnante. L'atmosphère est vraiment spéciale. Le ciel s'assombrit et je me dis que si nous n'avons sommes absolument seuls c'est que les autres, plus disciplinés que nous, sont passés par le visitor center (chose que nous ne faisons jamais) et ont été dissuadés par les rangers de faire cette rando. Peu après (2h de marche environ depuis le départ) nous arrivons à la jonction avec Orderville Canyon. Au moment où nous commençons à le remonter retentit au loin un coup de tonnerre. Gloups ! Demi-tour fissa, nous repassons les Narrows à toute vitesse puis reprenons notre souffle d'autant que le soleil apparaît. (Ce qui n'empêche qu'un orage peut éclater en amont et entraîner un flashflood sous le ciel bleu, mais ensuite on peut facilement grimper sur les berges) Les enfants décident de redescendre à la nage quand c'est possible. Ils profitent des quelques plages de soleil pour se réchauffer un peu en nous attendant. On finit par rencontrer quelques personnes : ma théorie était donc fausse, ouf ! On prend le temps au retour d'immortaliser le passage profond, qui a le mérite de limiter la fréquentation en amont. Je rejoins Caroline écarlate à force de se retenir de rigoler : un grand balèse a porté sur ses épaules sa femme chargée du sac à dos et de leur bébé dans ses bras, a parfaitement réussi la traversée mais toute la pyramide s'est écroulée dans un grand splash ! quand sa femme a voulu descendre. Un vrai vidéogag. On est méchant ! Ensuite c'est la foule jusqu'au parking où nous arrivons trempés et frigorifiés un peu avant midi. Jamais je n'aurais pensé avoir froid à Zion ! On se félicite d'avoir pris la voiture jusqu'au visitor center plutôt que de la laisser à l'hôtel. On pique-nique en vitesse et on saute dans l'une des très nombreuses navettes qui sillonnent le parc. On a vraiment apprécié la rando, super ludique mais on est crevé (surtout les enfants qui ont pas mal nagé dans l'eau fraîche) Grosse flemme l'après-midi, shopping entre 2 gouttes, resto Thaï (Thaïsapa) pas mal du tout. On hésite à aller vers Many Pools mais l'absence de soleil ne nous motive pas : on ira demain...
ZION MANY POOLS Lundi 1er août J13 Nous quittons de bonne heure (7h00) Zion NP vers l'est. Au passage, nous jetons un œil sur la Virgin River : elle est couleur caramel. Pas de doute il s'est passé quelque chose ces dernières heures ! Cela me sera confirmé par le graphique du débit de la rivière : il y a bien eu un flashflood pile le jour où on devait descendre le canyon d'Orderville, en fin de journée certes mais bon. Merci les prévisions météo !
Photo graphique
Le ciel est encore bien couvert et à cette heure matinale la ribambelle de pools est encore dans l'ombre : on est un peu déçu, d'autant que visiblement, ici, il n'a pas plu depuis longtemps. Les pools sont pleines de soupe et de dizaines de têtards ! Certaines flaques sont presque à sec et Marion donne un sursis aux bestioles en y faisant couler un peu d'eau. Je pense que l'endroit doit être fantastique sous une grosse pluie orageuse : ça doit dégouliner de partout ! On fait demi-tour au bout de quelques centaines de mètres (1h30 de balade tranquille mais on peut continuer plus haut vers le plateau), impatientes de faire découvrir aux garçons une rando qu'ils ne connaissent pas (nous les filles l'avions découverte il y a 2 ans pendant que Fred et Arnaud allaient se rincer l’œil à the Wave)
EDMAIER'S SECRET Lundi 1er août J13 (suite) http://www.thewave.info/EdmaiersSecretMap.htm Cette balade nous avait enthousiasmées il y a 2 ans (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/edmaier-s-secret) et je craignais un peu d'être déçue. Il n'en fut rien, au contraire ! Nous avons eu une température bien plus raisonnable que la dernière fois (31°C) et en plus la chance de trouver une dizaine de pools pleines d'une belle eau claire, le tout avec de magnifiques cumulus d'orage. On s'est régalé ! Nous avons suivi à peu près le même cheminement que la dernière fois : si Buckskin Gulch était bien boueux, le sable encore humide du grand wash est bien plus facile à fouler que la dernière fois. Certaines parties du site sont extrêmement fragiles … Marion aime bien nous causer quelques émotions : nul besoin de s'aventurer sur cette falaise de slickrock pour visiter le site, scrogneugneu ! Alors que je suis occupée avec ce beau volatile, j'entends les grands, bien plus haut, me crier : « Maman ! On a trouvé une poule ! » Après un moment de compassion pour cette poule perdue en milieu désertique, me demandant comment elle avait bien pu arriver là (véridique!) je reprends mon souffle et mes esprits en réalisant qu'ils parlent d'une pool (un bassin!) En effet ! Un peu échaudé par la grimpette, on se retrouve tous à faire trempette : quel régal inattendu ! Alors que je m'éloigne un peu pour une photo, je réalise qu'il y en a plein d'autres en contrebas : la chance ! Ici point de têtards, juste un gros moustique minéral. Il y a tout un microcosme dans ces pools : animal et végétal et nous faisons attention de ne pas le déranger. La vue sur ces étendues de brainrocks est vraiment étonnante. Tiens un vaisseau spatial ! Gros nuage d'orage qui arrive vers the Wave située à quelques miles au sud. Beaucoup plus bas il y a encore une belle grande mare. Pas encore de têtards mais plein d'oeufs accrochés aux branches d'un buisson desséché. Le temps se gâte et on prend doucement le chemin du retour vers les tipis près de Buckskin Gulch.
J'avais initialement prévu de dormir ce soir à Alstrom Point (http://www.utah-tip.com/serv1.php?type=hike&item=alstrom_point) mais vu les prévisions j'ai préféré réserver pour ce soir un motel à Kanab (rien trouvé à Page au dernier moment) car nous savons pour y être déjà allés (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/vers-alstrom-point) que la piste qui y mène devient infernale si elle est mouillée (j'ai lu ensuite qu'elle était de fait impraticable)
OLD PARIA Lundi 1er août J13 (suite)
Avec ce beau ciel, c'est l'occasion de revoir Old paria et ses étonnants badlands colorés (http://www.america-dreamz.com/utah/paysages/escalante_grand_staircase/old_paria.php)
On aperçoit au loin avec émotion Yellow Rock et Castle Rock (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/yellow-rock-castle-rock)
plus près de nous Red Top (où nous ne sommes pas encore allés)
On trouve une piste qui nous mène jusqu'à la Paria River. Ces 2 photos montrent à ceux qui l'avait envisagé que son accès n'est pas simple (et interdit via Box Canyon d'ailleurs)
En soirée le ciel se dégage et est parfaitement pur quand nous arrivons au Quail Park Lodge de Kanab (décevant : cher, plomberie farfelue-gare aux chauds et froids- chambre petite et mobilier de grand-mère, petit-déjeuner ridicule) On aurait mieux fait de camper ! Dîner au rockingVcafé, conseillé par le gérant, quelconque et cher. Grosse rigolade quand la serveuse, nous ayant demandé si on voulait un peu de glace sur nos tartes, nous les amène couvertes d'une pelletée de glace ! Comment a-t-elle su qu'on était gourmand ?! On se couche sous un ciel étoilé et on est bien content car demain est une belle journée !
WHITE POCKET Mardi 2 août J14 Après un ravitaillement au supermarché de Kanab, nous reprenons la route 89 et bifurquons ensuite sur la House Rock Valley Road en direction de White Pocket (http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_whitepocket.htm) Nous avions découvert cet endroit incroyable en 2009 en compagnie des Grisemote (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/white-pocket) et il nous tardait d'y retourner, avec toutefois un peu d'appréhension compte-tenu des difficultés d'accès puisque la piste est à la fois sableuse et pentue. Pour cette raison j'avais entré les points GPS de l'accès par l'ouest depuis Poverty Flat mais aussi ceux de l'accès sud dont l'étude attentive sur Google Earth montre moins de dénivelée.
Nous passons donc le trailhead de the Wave puis continuons tranquillement plein sud (toujours à 2 à l'heure vu l'état de nos pneus) et au moment de bifurquer vers l'est (nous sommes encore sur la HRVR, juste avant le corral), l'alarme retentit : on a ENCORE crevé ! Pfff ! C'est la 3ème fois (pour ceux qui ont suivi. Pneu AR droit pour changer un peu. En un clin d’œil on rassemble cric et manivelle (désormais toujours à portée de main!), on change la roue, on répare le trou (encore une fois bien sympathique. On a de la « chance » hum!) mais on ne regonfle pas de suite pour « laisser sécher » (je ne sais pas s'il y a un réel intérêt?) Bref nous voilà partis pour un endroit pas facile d'accès avec une roue « peut-être » réparée (impossible d'en être sûrs tant qu'elle n'est pas regonflée mais nos expériences précédentes -et récentes!- nous rendent confiants) On roule cette fois à 1 à l'heure (!). Il nous a déjà fallu une heure depuis la 89 pour arriver jusqu'ici. Pas grave, on a le temps... La piste vers Poverty Flat nous semble plus abîmée que la dernière fois. C'est aussi beaucoup plus vert et il y a même pas mal de vaches (pas vues ni en 2006 ni en 2009, cette année est spéciale, beaucoup plus humide et les vaches ont été laissées sur place) Quant à la piste vers White Pocket, nous aurions juré Fred et moi ne pas être passés au même endroit que la dernière fois ! Elle est méconnaissable (on a vérifié en rentrant sur Google Earth, on a bien pris la même puisqu'il n'y en a qu'une) Nous avions le souvenir d'une piste quasi uniquement sableuse avec une grande descente -donc remontée au retour que nous appréhendions. Cette fois la piste alterne des passages rocheux assez cassants et des portions de sable profond, elle passe près de 2 corrals dont nous n'avions aucun souvenir et nous n'avons même pas remarqué la descente, segmentée par des passages rocheux sans doute. Bref on n'y comprend rien mais on arrive sans encombre à White Pocket après encore une bonne heure de piste (soit 2h depuis la 89) Il y a là une voiture de Paria Outpost, l'outfitter qui emmène les gens qui ne souhaitent pas prendre le risque d'y aller par eux-mêmes. Nous pique-niquons tranquillement à l'ombre et lorsque nous débutons la visite croisons les autres qui repartent. Chouette, on a White Pocket pour nous tous seuls ! Fred se dépêche de monter sur une colline de brainrocks pour voir par où ils repartent mais la voiture disparaît très vite derrière les dunes. On verra bien ! Profitons d'abord du site, encore une fois par une température tout à fait supportable de 34°C avec du vent et quelques beaux nuages. On a vraiment de la chance d'avoir ce ciel spectaculaire, j'adore ! C'est comme de la chantilly sur la glace ! Après presque 3 h de vadrouille, nous reprenons la voiture et prenons une piste que nous croyons être celle de la dernière fois (moins cassante donc que celle empruntée tout à l'heure) Au bout de qq km nous réalisons que nous sommes en fait sur la piste qui part plein sud, ce qui nous fait faire un bon détour (d'environ 1h finalement). Trop tard on continue sur une piste avec du sable bien profond par endroits mais pas de portions cassantes. On arrive finalement vers Pine tree Pocket et on repart vers notre prochaine étape : Coyote Butte South (Voir cette carte : http://www.synnatschke.de/cbs/cbs-white-pocket-topo-map.jpg A l'aller on est passé par la piste en trait rouge plein et au retour par celle en pointillés rouges.)
COYOTE BUTTE SOUTH Mardi 2 août J14 (suite) Nous avions acheté des permis sur le net pour demain (il n'y en avait plus pour aujourd'hui) mais avons pu en trouver hier à la Paria Ranger Station, ce qui nous arrange bien. C'est la 3ème fois que nous venons ici et on ne s'en lasse pas. Les rangers ont bien amélioré la signalisation depuis 2006, édité un plan, fermé les pistes piégeuses et nous y arrivons donc sans problème (et sans crevaison!) Il est tout de même prudent de potasser un peu le sujet à l'avance (et pour WP encore plus, of course!) : http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_cottonwoodteepees.htm Il fait toujours aussi bon et il ne nous faut qu' ¼ h de marche pour arriver au pied des tipis (dans mon récit de 2009 j'indique 1H ce qui est sans doute exagéré) Ici aussi il y a de l'eau et c'est bien agréable. On se balade environ 2h sur le site (personne...), reconnaissons pas mal d'endroits et en découvrons d'autres. La lumière de fin de journée est superbe, le ciel aussi, on se régale !
On installe ensuite les tentes à notre endroit habituel (juste en dehors du parc où le camping est interdit). Pas le moindre insecte cette fois-ci (plein de mouches en 2009) mais pas mal de bouses de vaches séchées que nous dispersons à la pelle. Gros feu, grillades, chamallows, étoiles et très bonne nuit avec une température idéale (fournaise la dernière fois)
EN ROUTE VERS ESCALANTE Mercredi 03 août J15 Séance gonflage au réveil (ça devient une habitude, un peu comme le brossage de dents!) : la réparation tient bon, ouf ! Il nous faut 2h jusqu'à la 89 puis nous prenons la Cottonwood Canyon Road (c'est la 3ème fois, on ne fait qu'un arrêt pique-nique un peu après Yellow Rock. En étant attentif on voit une table de pique-pique en contrebas de la piste : on peut camper à l'ombre le long de la Cottonwood Creek. (peut-être 37° 19.438 N111° 52.946 O, à vérifier) quelques moustiques) Le ciel s'assombrit à vue d'oeil et on se dépêche (mais pas trop... les pneus...) de quitter cette piste qui se transforme en patinoire quand il pleut. Le réservoir de l'Escalante Statepark Campground, petit lac artificiel, est plein à ras-bord (il était presque vide en 2009 et la baignade y était d'ailleurs interdite à cause d'un parasite) Nous retrouvons notre place « habituelle » (3ème fois aussi) dans ce petit camping très bien tenu (et équipé de douches!) Réservation conseillée en été. On installe tentes et double-toits et on file vers la Hole in the Rock Road dans l'espoir (de plus en plus ténu au fil des km) de pouvoir retourner à the Volcano (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/the-volcano) en passant cette fois-ci par le Harris Wash Trailhead : il y a une ancienne piste qui traverse le wash et se rapproche pas mal du Volcano mais je ne connais pas son état. Nous n'aurions pas le temps d'y aller comme la dernière fois par la Old Sheffield Road. Au bout de qq miles sur la Hole in the Rock Road, il faut nous rendre à l'évidence : ce n'est pas un temps à faire des pistes de glaise et à traverser un wash, d'autant plus que nous avons à nouveau une crevaison lente, cette fois sur la roue de secours, pourtant toute neuve ! 4ème crevaison ! 2 dans la même journée ! Demi-tour ! Dommage, on aurait bien aimé montrer ce drôle de « volcan » aux enfants. On fait qq emplettes à la Groceries d'Escalante qui nous paraît bien mieux achalandée que la dernière fois en prévision de la randonnée des 2 jours à venir. Fin de journée tranquille au campground (on remplace la roue de secours avec sa crevaison lente par la roue réparée...) quand nous voyons arriver nos voisins : un minivan lourdement chargé (normal il en sort 8 personnes en cinq bonnes minutes, les derniers ayant visiblement du mal à émerger d'un profond sommeil) avec une grande remorque pleine de sacs-à-dos, glacières... Une véritable réincarnation des pieds nickelés : ça sort un bout de toile de tente, le touille un peu, le laisse tomber à terre, va se faire un sandwich en piochant dans la glacière, trouve un piquet, boit un coup. Tout ça X 8 sans aucune entraide ni coordination. On n'en revient pas. Il y a là 2 adultes et 6 ados qui nous donnent l'impression d'être en stage de réinsertion pour ados à problème. Quand l'un d'eux rote bruyamment, je ne peux m'empêcher de lâcher un retentissant « beeerrrkkk » en expliquant aux enfants : « bah quoi, c'est pas d'ma faute, c'est sorti tout seul ! » Au bout de 2h les tentes tiennent à peu près debout : le plus jeune, une dizaine d'années, n'en a pas et dormira dans une bâche en plastique (il y a un auvent - heureusement d'ailleurs car il a pas mal plu pendant la nuit- mais aussi un serpent non identifié que nous avons vu dans un buisson à qq mètres.) Bref, on est au spectacle ! A 10h tout le monde est couché, y compris les pieds nickelés mais comme ils ont roulé toute la journée en dormant, ils se lancent des vannes (certainement subtiles...) dont tout le camp profite jusqu'à ce qu'une dame vienne râler. Aucune autorité de la part des adultes dont l'un -sans doute le chauffeur- sitôt endormi, a ronflé très bruyamment toute la nuit (il ne m'a réveillé qu'à 4h mais Fred et les enfants en ont bien profité) Vive la vie en communauté ! On doit vraiment être des asociaux !
COYOTE GULCH Jeudi 04 août J16 On se lève aux aurores, non sans passer et repasser bruyamment à côté des tentes des affreux-jojos, ce qui dérègle le ronflement du chauffeur qui a des ratés et au moment où nous démarrons vers the Famous rando super perdue et sauvage, un des adultes, nous ayant vu préparer nos sacs-à-dos, nous demande où nous allons faire du backpacking. Quand je lui dis que nous allons à Coyote Gulch, il nous lance un enthousiaste « We too ! » « Very nice ! » lancé-je avec mon sourire le plus faux. Merdum ! C'est bien ce que je craignais hier en voyant leurs sacs-à-dos. Bon, on relativise en se disant que Coyote Gulch, c'est grand et qu'avec leur remorque ils ne prévoient sans doute pas de partir comme nous du Fortymile Ridge Trailhead. http://www.wildbackpacker.com/backpacking-trails/coyote-gulch/ Arrivés près du watertank nous prenons en stop un jeune américain qui va récupérer sa voiture au Trailhead (ils ont remonté un bout de l'Escalante river puis Coyote Gulch et sont sortis à Jacob Hamblin Arch. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas ensuite retourné à sa voiture car ce n'est pas beaucoup plus loin que ce watertank. Après coup nous pensons qu'ils ont préféré suivre les cairns qui mènent de JHA au watertank alors qu'il n'y en a pas pour rejoindre le 40 mile ridge TH : GPS indispensable) Il nous explique que le lit de Coyote Gulch est très agréable et que l'on peut y marcher pieds nus dans qq cm d'eau. Il nous dit aussi qu'il y a au moins 3 sources. Cool ! Il est déjà 10h quand nous démarrons la balade. Ne vous fiez pas aux apparences ! Marion n'est pas une enfant martyre : elle transporte les matelas, volumineux mais légers ! Après une heure de descente dans le sable mou (féchô!) nous parvenons au bord de la falaise qui surplombe la confluence de Coyote Gulch et de l'Escalante River. Les cairns nous mènent sans problème à l'unique passage qui permet d'en descendre : Crack in the Wall, une étroite fissure d'une quarantaine de cm par laquelle on peut se faufiler et qui mène au sommet d'une très grande dune qui plonge vers les rivières. Le décor est grandiose et dégage une impression très forte. Nous utilisons une corde (10 ou 15 m sont suffisants) pour descendre les sacs qui sont trop gros pour la fissure. En descendant cette grande dune de sable mou on espère bien pouvoir sortir comme prévu à Jacob Hamblin Arch (sortie réputée un peu acrobatique) car remonter par là ne nous dit rien du tout (il y a toutefois moyen de passer vraiment au pied de la falaise par un sentier plus ferme et ombragé une partie de la journée. Reste encore la dune au-dessus de la falaise qui doit être aussi bien toxique en fin de rando!) On aperçoit la très massive et aérienne à la fois Stevens Arch. Il nous faut environ 1h pour passer la fissure et arriver au fond du canyon : on aperçoit la verdure, puis le ruisseau. On vide les chaussures pleines de sable et tout le monde (sauf moi, j'ai la peau sensible, hé oui!) continue pieds-nus dans l'eau limpide. Pause pique-nique à l'ombre, bienvenue car il fait très chaud. On n'en souffre pas car on peut se rafraîchir à loisir. Pas le moindre taon ni moustique à l'horizon, cool ! Nous arrivons bientôt à la 1ère source, difficilement exploitable pour refaire le plein (on a notre filtre au cas où) Vers midi (soit 2h après le départ, pause pic-nic comprise) nous atteignons la 1ère cascade, puis la 2ème source 10 minutes plus tard (d'un bon débit celle-ci, on refait le plein en prenant une douche. Ça fait du bien!) La 2ème cascade nécessite qq acrobaties mais est négociée toujours pieds-nus. Le paysage est varié, alternant alcôves et petite arche. Tout le monde doit se rechausser brièvement pour la 3ème cascade (2h45 du départ dont pique-nique), à la sortie d'un chaos où se mêlent roches et branches, rien de compliqué toutefois. Enfin (4h15 dont pique-nique et innombrables arrêts photos/vidéos) nous arrivons à Coyote Bridge. Petit coup de pompe (bah oui on n'a pas l'habitude des sacs), grosse sieste à l'ombre dans le sable, et ça repart ! Il doit rester une petite heure de marche jusqu'à Jacob Hamblin Arch où nous prévoyons de camper. Ruissellement, Passage plus étroit, 4ème cascade, alors qu'on approche du but, on commence à entendre des cris « débiles » Je pense aussitôt à nos pieds nickelés mais non il s'agit d'une autre bande d'ados... Au moins aussi bruyante ! Pfff, le canyon résonne de cris de singes, ça glousse, ça caquette, ça siffle, ça roucoule, ça couine. On croise encore 3 personnes, « normales ». Puis encore 4 autres. La foule ! Et on aperçoit les toilettes : on est arrivé ! Il est 16h (6h de marche - pieds nus pour Fred et les enfants, pas banal, pauses comprises) Grosse déception : j'espérais pour notre première rando en backpacking pouvoir profiter d'une atmosphère magique, perdus seuls loin de tout au fond d'un canyon du Grand Staircase National Monument et nous voilà réduits à camper près de toilettes (nécessaires évidemment vu la fréquentation mais qui cassent un peu le mythe) en supportant une bande d'ados débiles. Le moral remonte en flèche quand le silence revient : ils sont partis, ouf ! Bon débarras !
On repère l'endroit par où l'on peut sortir du canyon (à 20 m à droite des toilettes qd on les regarde depuis le ruisseau), ça a l'air d'aller, on est confiant.
On se trouve un endroit douillet à bonne distance des toilettes pour installer les tentes (on a le choix, on est tout seul) qui - c'est pratique- se trouve juste en face de la 3ème source (d'un débit tout-à-fait correct, nous n'aurons donc pas à utiliser notre filtre. De l'Aquatabs suffira) et avec la vue sur Jacob Hamblin Arch. On se repose un peu et je pars avec Fred un peu en amont de l'arche : il y a une voûte gigantesque qui permet de bivouaquer à l'abri de la pluie, mais un peu loin de la source. Pas de risque de pluie pour cette nuit : le temps est au beau fixe. On aurait donc pu ne pas prendre les double-toits et les vestes de pluie (mais ça on ne le sait qu'après coup) Nous avions aussi pris les bâtons de marche, absolument inutiles eux. Ne parlons pas des pots de Nutella et de confiture (en verre!) que Fred a pris « pour le moral des troupes » (bah, c'est lui qui a porté la bouffe et les tentes : une douzaine de kg à mon avis tandis que les autres sacs ne devaient pas dépasser les 6-8 kg, eau comprise) On avait nos sacs de couchage « habituels » beaucoup trop chauds pour la circonstance, d'autant plus que nous étions au pied d'une falaise noire qui a réfracté toute la nuit la chaleur accumulée dans la journée. On a eu trop chaud cette nuit-là (la seule du voyage en fait)
Nous poursuivons encore un peu en amont et soudain inquiète, je tends l'oreille ! Non, ce n'est pas possible ! Si! C'est eux ! Ils apparaissent au détour d'un méandre : si l'un ou l'autre des enfants a encore l'énergie de grimper partout en criant, derrière c'est la Berezina ! Chacun des adultes porte 2 sacs, ils en ont visiblement plein les pattes. Fred va au devant d'eux : ils n'ont plus d'eau et ne soupçonnaient pas qu'ils étaient presque arrivés à Jacob Hamblin Arch. Il leur indique que la source est au prochain méandre, leur demande où ils vont bivouaquer et leur recommande d'être plus discrets que la nuit dernière. Nous regagnons les tentes, enchantés (!) pour aller annoncer la nouvelle aux enfants. Pfff ! Finalement on n'entend plus rien : ils ont installé leur camp sous la voûte et les adultes ont sans doute un peu plus d'autorité sur des ados crevés. Un peu plus tard, on voit arriver les adultes accompagnés d'un enfant, chargés de gourdes : ils passent devant la source sans la voir (j'te jure!). Je vais les voir et la leur indique. Ils ont marché 7h depuis Hurricane Wash Trailhead et pensent glandouiller dans le coin 2 nuits avant de remonter par le même chemin. Les adultes ne se sont pas absentés depuis 5 min que les cris recommencent : j'en remets une couche ! Alors que la nuit tombe, on voit encore passer un groupe de 6 personnes (de jeunes adultes « normaux ») Nuit trop chaude mais tranquille finalement (bon ils sont tout de même à plusieurs centaines de mètres)
Vendredi 05 août J17 On attaque la montée vers 6h30 : si on a le pied sûr, quelques notions basiques d'escalade, des sacs de taille raisonnable et une corde d'une dizaine de mètres, c'est tout-à-fait faisable (toutes ces conditions doivent être réunies hein!) Il y a un pas un peu délicat pour lequel Fred a assuré l'adhérence de nos chaussures en les tenant de la main, puis nous lui avons lancé une corde (que l'on peut fixer au rocher, il en est même usé) pour l'assurer à notre tour. Sans corde ce passage est risqué. En une demi-heure à peine nous sommes sortis du canyon. Je trouve l'arche plus belle du dessus finalement. Il nous faut en tout 2h pour retrouver la voiture : la rando est donc faisable en un jour puisqu'il y a en tout 8h de marche mais la fin est assez fastidieuse, on aurait eu du mal. Impression mitigée pour cette rando finalement, principalement à cause du monde que nous y avons croisé (on ne s'y attendait vraiment pas) Rapport effort (poids des sacs)/intérêt/ambiance pas terrible en fait. Sur les 8h de marche, seulement 4 dans le Gulch (mais la descente de Crack in the Wall vers le ruisseau est superbe!), 1ère et 2 dernières heures pas passionnantes. Attention : vu le débit somme toute modeste des sources, il n'est pas sûr qu'on les trouve lors d'un été très sec. Mieux vaut avoir un filtre.
EN ROUTE VERS DINOSAUR NM Vendredi 05 août J17 (suite)
Une longue étape de transition est prévue pour le reste de la journée : je voudrais me rapprocher autant que possible de Dinosaur National Monument, situé à 2h de piste + 8h de route ! C'est pas gagné, mais après cette grande balade, on devrait supporter un peu de voiture ! Nous prenons tout de même le temps de nous rafraîchir sur le parking du trailhead avant de retourner à la civilisation. Piste, route 12 toujours aussi belle vers Torrey où nous avalons des burgers pas mauvais, traversée de Capitol Reef (on aime!), Hanksville (je dors), puis Autoroute I 70 où... nous crevons pour la CINQUIEME FOIS, un peu avant la bifurcation vers le N et Rangely. C'est encore la roue AR D (ça vaut mieux, on change la roue sur la bande d'arrêt d'urgence) HEUREUSEMENT que nous avions l'indication et l'alarme de pression des pneus sinon nous les aurions certainement éclatés...
Cette fois s'en est trop, si on crève même sur les autoroutes, comment envisager de faire encore les dizaines de miles de piste au programme ?! On répare (encore une fois un bon trou, c'est dingue) puis on décide d'aller à l'agence Alamo de l'aéroport de Grand Junction (Fred a internet sur son tél) demander à changer de voiture. On le trouve facilement mais pour éviter d'éveiller les soupçons on va d'abord laver la voiture (déjà qu'elle est toute rayée et a une bosse!) Ils n'ont « en rayon » qu'un Chevrolet Tahoe : le gars nous indique que c'est plus petit que le Nissan Armada. « Pas grave », lui dit-on (le volume extérieur est le même) On fait les papiers, on vide notre voiture (1 milliard de bidules dans tous les coins) puis il faut se rendre à l'évidence, ça ne rentre pas ! La 3ème rangée de sièges du Tahoe, une fois repliée, ne rentre pas dans le sol comme sur l'Armada : il nous manque 40 cm de coffre. Retour au guichet, le gars est parti. La fille du guichet voisin prend le relais, adorable, nous propose de faire changer les pneus (ils ont un accord avec Firestone), téléphone, s'assure qu'ils en ont, trop tard pour ce soir, prend RDV pour demain, nous explique que nous n'aurons rien à payer puisque nous avons l'assurance CDW, que le gars de Firestone verra s'ils doit changer 2 ou 4 pneus) Bref, nous n'avons plus qu'à passer la nuit à Grand Junction où nous trouvons une chambre familiale (6 couchages) au motel 8 pour 80$ petit-déj inclus, faisons une lessive, un ravitaillement. Bref on optimise le temps perdu au mieux.
Samedi 06 août J18 Nous arrivons à la 1ère heure chez Firestone (tout près), le gars nous assure que les pneus avant sont encore bons (il aura raison) et une heure après nous repartons avec de bons gros pneus bien costauds : on a donc crevé 5 fois (dont 2 crevaisons lentes mais bon) avec les pneus arrière : voiture chargée et propulsion les sollicitent plus que les pneus avant. Ils ont même vérifié les niveaux, ça c'est du service ! Il n'empêche que ça reste pénible de devoir s'occuper de l'entretien normal (changer les pneus quand ils sont usés) d'une voiture alors que l'on est en vacances.
DINOSAUR NATIONAL MONUMENT Samedi 06 août J18 (suite) Après 2h30 de route pas désagréable, nous traversons le très glauque village de Dinosaur et entrons dans le parc de Dinosaur, côté Colorado donc (nous ne visiterons pas la partie Utah) http://www.america-dreamz.com/colorado/paysages/dinosaur_national_monument.php
La piste épouse les courbes douces du plateau, nous allons directement vers Echo Park Campground et faisons une petite halte à Whispering Cave : une fissure sépare une énorme dalle rocheuse et de la paroi et génère un courant d'air frais qui contraste agréablement avec la chaleur ambiante (35°C) Bien que nous soyons un WE, il y a plein de places au campground et nous en choisissons une à l'ombre, pas trop loin d'un point d'eau. Déception : pas la moindre vue sur la rivière depuis le camping, une épaisse végétation l'occulte complètement. Après le repas de midi nous partons pour la randonnée de Mitten Park Trail dont la 1ère moitié en ce début d'après-midi est déjà à l'ombre : on chemine à flanc de pierrier en contrebas d'une grande falaise de grès en remontant le cours de la Green River. Le sentier s'élève doucement puis on redescend dans une prairie fleurie avant d'arriver sur une plage de sable fin : la fraîcheur de l'eau refroidit très vite nos ardeurs de baignade (de plus le courant est assez fort) Un peu plus loin une autre plage est défendue par quelques taons : retour à la première, épargnée, pour une petite sieste. Impressionnante « biquette » de strates rouges !
Nous prenons tranquillement le chemin du retour (rencontré une jeune femme seule avec une petite bouteille d'eau... il fait 35°C), l'ombre a gagné du terrain et coupe la rivière en 2 (il est 16h) 2h30 de balade, sieste comprise
Les enfants préfèrent rester au camp tandis que je reprends la voiture avec Fred pour aller faire la rando de Harper's Corner Trail http://www.nps.gov/dino/planyourvisit/harperscornertrail.htm Le parc est très étendu et on passe pas mal de temps sur les pistes/routes, heureusement fort belles. Cette balade en aller-retour de 2 miles offre une vue plongeante sur les méandres de la Yampa et de la Green River, qui ont modelé un paysage impressionnant. On reconnaît la biquette rouge : nous sommes juste au-dessus du Steamboat Rock et de Echo Park campground. Whirlpool Canyon est à contre-jour et la Green River ressemble à un ruban d'argent.
La route du retour est vraiment magnifique : le soleil rasant donne un cachet tout particulier à ce parc. Nous n'avons cependant pas ressenti le grand frisson comme dans les parcs de l'Utah, de l'Arizona ou du Nouveau-Mexique : je dirais que le parc est beau « à grande échelle » mais ça manque de petits détails géologiques à taille humaine (peut-être avons-nous visité le parc trop rapidement) C'est un parc de « points de vue » : on a le sentiment d'être au cinéma mais pas « dans le film » J'adorerais le traverser en bateau !
Quand nous arrivons au campground (quasiment 1h de route/piste encore pour redescendre), les tentes sont montés, le feu crépite sous la surveillance d'Arnaud tandis que les filles se sont réfugiées dans la tente, à cause des moustiques (bah oui on est partis avec le pschitt dans la voiture...) Il y a en a peu mais Caroline est leur proie favorite. C'est la pleine lune (eh oui lune montante à Yosemite il y a 3 semaines...) Elle illumine le steamboat. On finit par éteindre le feu pour bien profiter du ciel étoilé. Nuit assez fraîche, très calme.
RED DESERT ADOBE TOWN Dimanche 07 août J19 Cette région méconnue du Wyoming sud se situe à l'est de Rock Springs. http://www.america-dreamz.com/wyoming/paysages/chevaux_sauvages_red_desert.php Il s'agit d'un désert froid, situé sur la ligne de Partage des Eaux (Atlantique/Pacifique) actuellement menacé par la prospection minière (plus que menacé d'ailleurs puisqu'il y a déjà pas mal de derricks, pipe-lines un peu partout) pour la recherche de gaz et de pétrole. C'est aussi le domaine de dizaines de milliers de pronghorns (grosses antilopes) et de milliers de chevaux sauvages, qui se sont si bien adaptés au milieu que le gouvernement juge nécessaire d'en déporter chaque année une bonne partie afin d'éviter d'aggraver la désertification. Des associations luttent contre cette action jugée violente (on traque les chevaux par hélicoptère et on bouscule la hiérarchie des hordes en les séparant au hasard) Voir ce très beau blog : http://www.wildhoofbeats.com/blog/wild-horses-their-last-days-of-freedom-in-adobe-town
En route donc vers Adobe Town http://www.voiceforthewild.org/greatdivide/pubs/adobe_town_brochure_final.pdf et les chevaux sauvages du Wyoming.
Mon plan est de passer par la Yampa Bench Road pour quitter le Dinosaur NM, puis à partir de Baggs, Wy, de prendre une piste vers l'ouest pour rejoindre Adobe Town. Après quelques km sur la Yampa B Road, nous préférons faire demi-tour : elle est mauvaise, on n'avance pas et en plus on ne voit rien de spécial. On repasse donc par Vernal puis Rock Springs (très belle route 191 : géologie très variée, hauts plateaux désertiques, quelques lacs et rivières.) où nous déjeunons rapidement (ville minière sans grand charme. Il faut que je relise le bouquin de Rick Bass intitulé Rock Springs...) Il nous faut environ 1h30 de piste agréable (quelques biches et chevaux par-ci par-là, mauvaise sur les derniers miles) pour arriver à Adobe Town. A l'unanimité : on est déçu ! Bof quoi, on a déjà vu trop de badlands superbes pour vraiment apprécier ce fatras grisâtre. Le seul véritable intérêt du site est la piste qui y mène, belle sans être magique, mais j'aime ces douces prairies ondulées et ce Big Sky ! Au retour on aperçoit une horde de chevaux sauvages, près d'un point d'eau (comme souvent) Je profite des buissons de sauge pour m'en rapprocher discrètement. Ils ne m'ont pas vue. Pour les faire un peu bouger, je me montre : alerte Puis fuite ! C'est superbe ! Pas si mal Adobe Town finalement...
RED DESERT KILLPECKER SAND DUNES Dimanche 07 août J19 (suite) Situées à une trentaine de miles au N de Rock Springs, ces dunes font partie du champ de dunes le plus actif de l'Amérique du nord. C'est une zone de grand intérêt biologique où cohabitent animaux sauvages (cerfs, pronghorns, chevaux), quads (mais limités à la partie est des dunes) et exploitation minière (encore...) On peut camper sur le parking destiné au quads. http://www.duneguide.com/sand_dune_guide_killpecker.htm (Contrairement à ce qui est indiqué sur ce site, il n'y a pas d'eau, juste des toilettes sèches.)
La piste qui mène aux dunes est sans problème. Nous repérons la bifurcation vers les pétroglyphes de White Mountain où nous irons demain et prenons la piste vers la zone protégée interdite aux quads (panneau Wilderness Study Area ou qq chose comme ça) Au sortir d'une petite bosse, on tombe sur ce magnifique spectacle : une horde de chevaux sauvages, près d'une petite mare dunaire, avec le belle lumière de fin de journée, sur fond de dunes. C'est si beau que ne s'en approche pas : impossible de bousculer une telle harmonie. La piste continue, devient sableuse, très sableuse, trop sableuse. Le vent qui souffle fort a poussé le sable sur la piste, ça monte, on ne passe plus. Allégé de ses passagers, la voiture recule finalement sans difficultés (ça descend...) Dommage... On roule ensuite vers le parking des quads : en plein vent, pas très plat, avec des quads, bof ! J'avise en contrebas des dunes une prairie qui devrait être plus abritée. C'est le cas, l'endroit est très agréable, on a la vue sur les dunes, plein de bois mort pour le feu. On profite des derniers rayons du soleil, c'est beau !
Lundi 08 août J20 6°C au réveil : on attend que le soleil réchauffe un peu l'atmosphère avant de quitter les sacs de couchage. On a bien dormi malgré le bruit des pompes (pour les gisements de gaz?) apparu quand le vent est tombé (ça nous a rappelé Angel peak, https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa2009/great-sand-dunes-np) On a aussi entendu quelques coyottes. Petit-déj au coin du feu. En route vers les White Mountain Petroglyphes (http://www.frankstehno.com/sagemesa/destinations/wyoming/whitemountain/whitemtnpetrosintro.htm) Ils se situent sur cette falaise : l'accès en est très facile si bien qu'il y a eu pas mal de dégradations sur le site (pétroglyphes repassés à la craie, graffitis contemporains) Bref, pas transcendant du tout : seuls les gros nids d'oiseaux nichés dans la falaise très tarabiscotée pleine de cavités nous ont vraiment intéressés.
RED DESERT OREGON BUTTES Lundi 08 août J20 (suite) Au début de notre voyage de 2006, nous avions découvert le Great Desert Basin qui nous avait fait forte impression : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/les-chevaux-sauvages-du-great-divide-basin J'avais donc repéré sur les cartes Garmin un parcours par les pistes jusqu'aux Oregon Buttes avant de rejoindre South Pass/atlantic City. J'aurais mieux fait d'utiliser Google Earth car les pistes repérées n'existent pas (du moins pour certaines) On se perd un peu (beaucoup) sur des pistes parfois pas très faciles (je garde un oeil sur la jauge), on ne croise que quelques chevaux isolés (bizarre car cet animal aime vivre en société), quelques montagnes tabulaires, et on finit par retomber sur nos pattes et par arriver en vue des badlands. Ciel superbe encore une fois (c'est ce que je préfère au Wyoming)
On retrouve enfin la route et on file vers Atlantic City et South Pass.
ATLANTIC CITY SOUTH PASS Lundi 08 août J20 (suite) Ces 2 villages distants de quelques miles sont d'anciennes villes de chercheurs d'or. Atlantic city compte encore une quarantaine d'habitants et quelques résidences secondaires (!) On pique-nique confortablement installé devant la petite église (toujours ce beau ciel du Wyoming) avant d'aller faire un tour à South Pass où quelques passionnés rénovent patiemment les maisons du village, avec un souci du détail touchant. Il nous faut encore 2h de belle route avant d'arriver au super 8 de Dubois (assez cher, très belle vue mais petit déj indigent dans les gravats), notre dernière étape avant le parc du Grand Teton. On dîne dans le seul restaurant ouvert ( ? la crise?), quelconque (oublié le nom)
GRAND TETON 1 Mardi 09 août J21 Dubois est vraiment aux portes du Grand Teton NP et nous y arrivons vers 8h : grand beau sur les montagnes, comme en 2006, quelle chance ! On est (forcément) moins époustouflés qu'en 2006 mais c'est tout de même très beau. On en profite pour monter à Signal Mountain profiter de la vue sur le Jackson Lake d'un côté et la Snake River de l'autre. On file ensuite vers le nord et le PN du Yellowstone, qui jouxte celui du Grand Teton.
YELLOWSTONE SENTINEL MEADOWS Mardi 09 août J21 (suite) Il y a encore plus de monde qu'en 2006, c'est fou ! On file directement vers une balade que j'ai repérée au N de Old Faithfull au bout de la Fountain Flat Drive. Nous reconnaissons l'endroit où nous nous étions baignés la dernière fois (l'eau de la Firehole River est chaude : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/yellowstone-sud-ouest) Après un pique-nique rapide, nous allons faire une balade très amusante (http://www.americansouthwest.net/wyoming/yellowstone/sentinel-meadows.html) d'un excellent rapport effort/intérêt (personne sur cette rando sauf sur les premiers et derniers 1/4h) On passe la Firehole River sur un pont situé près de Ojo Caliente Spring puis on traverse ce petit ruisseau « herbu » (eau à 40°C) et au sortir d'un bosquet on pénètre dans une vaste prairie qui semble plaire aux bisons (os à gogo, traces partout) On aperçoit des monticules jaunes clairs qui fument (3 ou 4) : chacun correspond à un geyser et c'est l'accumulation de sels minéraux qui a créé ces « collines » On grimpe évidemment au sommet prudemment mais avec délectation (personne, pas de panneau, pas de ponton, pas de barrière, ahhhh ! Que ça fait du bien!!!)
L'eau des sources coule en jolies ruisseaux multicolores dans la verte prairie : c'est assez sploutch !
Les bords du geyser suivant sont particulièrement acérés (si quelqu'un a une explication?)
On a un ciel terrible, je jubile !
On aperçoit depuis le 2ème dôme la cabane décrite dans le topo : là ça devient trrrès sploutch ! Elle était autrefois utilisée pour se baigner mais aujourd'hui ça n'est pas vraiment engageant : on dirait un bain d'acide! On adore cet endroit perdu (mais à moins de 2 miles de la voiture!) Des taons opiniâtres nous font déguerpir (on a eu l'impression d'être piqué mais finalement non : nos taons sont bien pires!) d'autant que le ciel devient franchement menaçant. On repasse près de Ojo Caliente Spring et on retrouve la voiture, avant la pluie finalement. On va faire un tour rapide à Midway Geyser Basin où la foule nous gave rapidement ! Je remarque en face (donc à l'est de la route) une vallée pleine de fumerolles qui me fait bien envie : on ira demain voir de quoi il retourne (c'est notre 2ème visite dans ce parc et on a déjà vu les « marronniers » la dernière fois. La pluie nous rattrapera un peu plus tard alors que nous asistons à l'éruption du Old Faithfull parmi des centaines d'autres spectateurs (ce geyser nous déçoit, comme la dernière fois)
J'ai réservé une cabin pour 3 (bah oui, il n'y avait plus rien d'autre) avec sdb dont nous nous accommodons sans mal à 5. Gros orage durant la nuit (rien entendu avec mes boules Quies... dommage!)
YELLOWSTONE BISCUIT BASIN Mercredi 10 août J22 On décolle un peu avant huit heures, le fond de l'air est frais (6°C) et ça fume de partout. IL n'y a pas grand monde aussi en profitons-nous pour faire un tour à Biscuit Basin (dont le parking était totalement embouteillé hier après-midi) Ça fume vraiment de partout : il y a même des trous sur le parking ! Ponton, geyser, ponton, flaque bleue, ponton, panneau, barrière : ça nous paraît bien fade après notre randonnée d'hier. Allons voir un peu de quoi il retourne dans cette vallée aperçue hier. En route nous apercevons un grizzly sur le bord de la route (photos floues pfff!), 2è (et dernier) ours du voyage.
YELLOWSTONE BALADE MAGIQUE Mercredi 10 août J22 (suite) Nous allons faire une balade courte (2h30 pause contemplatives comprises mais on peut prolonger) et quasi sans dénivelé qui vaut presque le voyage à elle seule. Je vous déconseille de la faire au début de votre séjour à Yellowstone : tout vous semblera ensuite bien fade ! On débute la rando un peu avant 9h et ça fume encore pas mal, ce qui facilite le repérage des sites géothermiques. Nous allons remonter une rivière d'eau chaude, multicolore. La traverser à plusieurs reprises pour le fun (attention c’est chaud - mais pas brûlant...) Découvrir des geysers aux couleurs des mers du sud rien que pour nous. Contourner des zones de boue écarlate. Sursauter quand ce sombre geyser outremer va se réveiller alors que nous lui tournons le dos. Fred va courageusement approcher sa main de l'eau (vraiment) brûlante rien que pour la photo ! Aller de découverte en découverte en remontant la vallée. Avoir le vertige au bord de ce gouffre abrupt. Trouver un geyser où seule la nature a jeté des trucs. Nous étonner des grosses bulles qui s'échappent de fissures invisibles Enfin repartir enchantés, émerveillés, sur un nuage... Il est donc possible à Yellowstone de trouver des endroits magnifiques non aménagés sans marcher pendant des heures et des heures. Un seul regret : l'absence d'animaux (mais nombreuses traces de bisons...) Voici où nous étions garés. 44° 31.084' N 110° 49.522' O De cet endroit il faut donc remonter la vallée se trouvant à l'est de la route (en regardant sur Google Earth, je me rends compte qu'il y a des bassins rouges que nous n'avons pas vus : avis aux amateurs!)
YELLOWSTONE MAMMOTH HOT SPRINGS Mercredi 10 août J22 (suite) On aime cet endroit super photogénique (mais on n'est pas les seuls!) Superbe ciel encore une fois ! Après une visite rapide, nous repartons vers Tower Roosevelt et la Lamar Valley. Comme tout le monde (!) on va chercher la tranquillité sur la piste de Blacktail Plateau Drive (erreur fatale : tout le monde fait comme nous et ça bouchonne presque. Paysages banals. Pas d'animaux vu la foule...) où nous décidons de pique-niquer pour ne pas avoir l'impresion d'avoir vraiment perdu notre temps à passer par là (à bon entendeur...)
YELLOWSTONE LAMAR VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Depuis ce matin on s'étonne du peu d'animaux rencontrés : ni cerfs ni bisons. Ont-ils tous décampé, leur 6ème sens les ayant avertis de l'arrivée imminente de l'énorme explosion attendue pour ce mégavolcan qui se trouve sous le parc du Yellowstone ? On commence à désespérer (et à s'inquiéter!) quand enfin nous apercevons un puis deux puis une dizaine de bisons juste au bord de la route. Ouf ! L'explosion n'est pas pour tout de suite (ou alors les bisons n'ont pas de 6ème sens...) Arnaud et Marion, juchés sur le toit de la voiture, aperçoivent alors au loin toute une file de bisons qui marche résolument vers l'ouest. On dirait des animaux en migration : nous nous garons un peu plus loin et marchons à travers les buissons de sauge pour nous rapprocher. Bien que plus éloignés, ils sont paradoxalement beaucoup plus impressionnants que ceux qui se faufilent entre les voitures sur la route. D'autant plus que la voiture est loin ! On se sent tout petit et vulnérable face à une telle masse de bestiaux. On se dissimule plus ou moins derrière un rocher pour ne pas attirer leur attention. Le but de leur « migration » est un lac situé un peu plus loin que l'on ne voit pas depuis la route. Une biche qui passait par là se fait courser par un jeune bison : on se cache un peu mieux ! On passe un bon moment à les observer puis une fois désaltérés la troupe fait insensiblement demi-tour et commence à brouter se rapprochant lentement mais sûrement de notre rocher. On préfère donc retourner tranquillement à la voiture avant que le triple-galop ne devienne nécessaire ! Encore plein de bisons un peu plus loin !
YELLOWSTONE GRAND CANYON Mercredi 10 août J22 (suite) En milieu d'après-midi, nous enchaînons avec une très belle petite rando au départ de Artist Point près du Grand canyon du Yellowstone en direction de Point Sublime. On a de la chance, le trail a été fermé jusque tout récemment à cause d'une attaque d'ours qui a fait un mort (gloups, même si on ne l'a appris qu'après...) Balade toute en contrastes : eau turquoise, vert tendre printanier des pins, roches rouges jaunes et noires, ciel d'azur : 2 superbes miles A/R. (croisé une dizaine de personnes)
YELLOWSTONE HAYDEN VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Fin de journée dans la très belle Hayden Valley : je l'adore... On a vraiment vu plein de bisons cette année (mais quasiment pas de cerfs ni d'élans) Nuit tranquille à Canyon Village dans une cabin spacieuse mais qui ressemble à un baraquement militaire.
YELLOWSTONE NORRIS GEYSER BASIN Jeudi 11 août J23 La grisaille ne nous avait pas permis d'apprécier ce site en 2006. C'est à 20 mn de canyon Village, allons voir. Pas mieux en 2011 avec le soleil : on n'accroche pas. On dirait un terrain vague plein de remblai... Belles montagnes au loin qui nous font envie...
YELLOWSTONE POTTS HOT SPRING BASIN Jeudi 11 août J23 (suite) Notre balade magique nous donne envie de redégoter un coin « sauvage » Sur la route qui mène à West Thumb nous remarquons des fumerolles (il est encore tôt et le fond de l'air est frais) au bord du lac du Yellowstone. On se gare, et on descend vers elles à travers une forêt de pins. On découvre de belles mares multicolores, ça crachouille, ça fume, ça glougloute. Aucun aménagement, pas un chat, mais tout de même le bruit de la route pas loin au-dessus. Il y a là une lagune habitée par un troupeau d'oies que nous n'aurons pas le cœur de déranger. Marion fait son marché et choisira une « belle » vertèbre de bisons (traces et os partout) Encore un endroit étonnant mais un peu trop près de la route. De plus nous allons réaliser en prenant la voiture que l'accès à cet endroit est interdit (plein de panneaux le long de la route un peu après l'endroit où nous nous sommes garés...) Petit tour rapide à West Thumb pour comparer : les mares de west Thumb sont sans doute un peu plus belles mais... très aménagées. J'ai réservé pour nos 2 dernières nuits une cabin à Colter Bay dans le PN du Grand Teton. En route vers le sud donc, pas bien loin en fait...
GRAND TETON 2 Jeudi 11 août J23 (suite) Il fait moins beau ce matin et ça souffle sur le lac ! Nous allons faire un tour sur la piste qui part du sud de Signal Mountain et file vers l'est et la Snake River (la piste qui continue vers le sud en longeant à distance la Snake River est fermée) : bof. Le coin de Mormon Row a toujours autant de charme à nos yeux : bisons, chevaux, vieilles granges dans leur jus. Encore habitées pour certaines !
Petit pèlerinage à Schwabacher Landing où nous avions vu un élan la dernière fois : à défaut d'élan nous y découvrons une cérémonie de mariage assez intimiste (vestiaire derrière les buissons) : une dizaine de personnes, un violon et la Snake River et le Grand teton en toile de fond : pas mal !
Beau paysage de western un peu plus au nord. Séance DVD dans notre douillette cabin.
IDAHO Vendredi 12 août J24 Nous avons envie de voir à quoi ressemblent les Grands tetons depuis leur versant ouest. La Grassy Lake Road se faufile vers l'ouest entre Yellowstone et Grand Teton. On passe tout d'abord devant plusieurs emplacements de camping assez idylliques (mais à plusieurs miles de piste de la route) puis la piste grimpe dans la montagne (peu de vues, on est dans les sapins), redescend vers ce lac recouvert d'une quantité incroyable de nénuphars (jamais vu autant!) puis vers la plaine agricole de l'Idaho (le pays des Famous Potatoes!) C'est très rural puis en approchant de Driggs on rencontre des maisons de plus en plus cossues : on n'est pas loin de Jackson Hole, station de ski très prisée. On ne veut pas déjeuner dans cette ville, on veut de l'authentique alors on s'arrête à Tetonia lorqu'on voit un resto devant lequel sont garées plusieurs voitures (on choisit de préférence les restos où il y a tout de même quelques clients en évitant ceux où il n'y a pas un chat...) Stratégie mise en défaut de façon assez hilarante quand Fred (je vois encore sa tête ! ) se fait servir une énorme bouse de vache (un faux steack reconstitué côtoyant 2 Famous Potatoes, le tout recouvert de 2 litres de sauce diarrhéique figée et froide!) Impossible de ne pas rigoler ! On a oublié de faire une photo ! Le reste était à l'avenant.
Petite pause un peu à l'ouest de Jackson Hole là où arrivent les rafts qui descendent la Snake River (ça a l'air très tranquille) puis petit tour en ville et bon dîner dans un restaurant Thaïlandais (Thaï sapa je crois) Retour vers Colter Bay en passant par Oxbow Bend. Dernière nuit dans l'ouest, demain c'est l'avion...
RETOUR Samedi 13 août J25 Un dernier regard vers les glaciers (maigrichons) des Grands Tetons. Salle d'attente formidable de l'aéroport de Jackson Hole. Personnel convivial (vive les petits aéroports) 2 h coincés dans l'avion sur la piste pour cause de gros orage sur Chicago puis enfin on décolle vers 14h. Correspondance sans problème à Chicago (heureusement qu'on avait 4h, réduites à 2) Comme à l'aller avion confortable avec écran individuel, films, jeux... Puis à Londres et arrivée à Francfort (à J+1 13h30) où il ne manque qu'un sac (…) British Airways nous le livrera à domicile qq jours plus tard (comme d'habitude, on ne s'en fait plus)
CONCLUSION
Encore un belle virée dans l'ouest américain, même s'il faut reconnaître que l'impression de découverte s'émousse au fil des voyages (impossible d'y échapper je pense) Toujours autant de plaisir dans la préparation et toujours autant de facilité dans la réalisation : no stress ! Les Américains sont fiables et réglos (bon, une petite recherche avec Google ne nuit pas de temps en temps quand on a un doute)
4000 miles au compteur comme prévu « à la louche » La seule journée « pénible » prévue au programme a finalement été écourtée par la 5ème crevaison.
On s'est bien sûr félicité d'avoir pris de quoi réparer et regonfler : ça nous a évité de bouleverser nos plans. Le compresseur pèse moins de 4 kg (http://www.best-of-land.com/compresseur-tmax-p-299.html), le kit de réparation qq centaines de grammes (http://motardsardechois.free.fr/Page%20Futura%20Technique/RST%20consommables/Utilisation%20kit%20reparation%20pneu.pdf) Je ne sais pas ce que vaut ce type de réparation sur le long terme : à signaler donc en rendant la voiture (le problème ne s'est pas posé pour nous puisque les pneus ont finalement été changés) Pelle bien utile aussi pour creuser un peu la piste quand il manque qq mm pour mettre en place la roue de secours (cric un peu court?) Les plaques de désensablement n'ont pas servi (sauf pour s'asseoir dessus!), la sangle de remorquage non plus (ouf!)
Notre (tout) petit frigo électrique qui en est à son 3ème voyage a parfaitement fonctionné (il a fallu changer la prise-allume cigare qui ne correspondait pas avec celle de la voiture, trouvé sans pb dans le 1er Walmart venu) La batterie était assez puissante pour le laisser branché en permanence même la nuit (Pas osé toutefois dans les coins perdus loin de tout. La batterie du gros Suburban de 2009, elle, ne tenait pas le coup. Pas de soucis avec un Dodge Durango en 2006)
Un voyage un peu trop « civilisé » finalement : on a trouvé que les nuits en motels cassaient un peu le rythme et l'ambiance (surtout quand il y a du Wifi, difficile de résister!). On aurait du camper plus souvent mais je craignais d'avoir du mauvais temps pour la partie nord du voyage (nous l'avons eu en fait à Zion...et uniquement à Zion. Beaucoup de chance avec la météo!) On a eu parfois un peu la nostalgie de nos aventures de 2009 avec les Grisemote (coucou!)
Un budget explosé par rapport à 2009 : avion +30%, voiture avec 300$ de frais de drop off , cabins et motels, restos...La Californie n'est pas donnée ! Budget quasiment doublé donc, avec un niveau de confort certes supérieur et un voyage plus varié mais moins aventureux (on avait campé presque tout le temps en 2009)
AVION POUR 5 avec British Airways Francfort-Londres-San Francisco Jackson Hole-Chicago-Londres-Francfort 4 913,00 € 4X4 full size 25j chez Alamo via autoeurope frais de drop off à Jackson Hole 300 $ 1 483,00 € Houseboat 3 nuits 547,00 € Crane Flat campground Yosemite 14,00 € Trumbull Lake Campground 18,00 € Yosemite Gateway Motel 2 grands lits 133,00 € Furnace Creek Ranch 2 grands lits 155,00 € Quality Inn at Zion 2 grands lits 2 nuits 220,00 € 2X5 permits pour Coyote Butte South 36,00 € Escalante Petrified Forest campground 18,00 € Grand Junction Super 8 motel 3 grands lits 56,00 € Echo Park campground Dinosaur 6,00 € Dubois Super 8 motel 2 grands lits 81,00 € Yellowstone Old Faithfull lodge Frontier Cabin 1 grand lit+ 1 lit simple, SDB 88,00 € Yellowstone Canyon Lodge Pionner Cabin 2 grands lits, SDB 75,00 € Grand Teton Colter Bay Room Cabin 3 grands lits, SDB 2 nuits 289,00 € Essence : 15j/100, 6400 km 1 066,00 € Divers : resto, pique-niques 1 500,00 €
Total pour 25 jours à 5 9 303,00 €
Pour la version en images, cliquez ici : https://sites.google.com/site/sibellelaterreusaouest3eme/home Bonne lecture!
Marie
USA 2011
INTRODUCTION Jamais 2 sans 3 dit-on ! Voici donc le récit de notre 3ème voyage dans l'ouest américain : Le 1er en 2006 nous avait permis de découvrir les « classiques » tout en goûtant aussi à quelques sites plus confidentiels. Le virus était pris ! Le second en 2009, en partie réalisé avec nos amis les Grisemote, fut résolument plus aventureux. Pour le 3ème j'avais pour mission, de la part des enfants, de privilégier les « endroits pas trop caniculaires » : c'était donc l'occasion de découvrir San Francisco, Yosemite et de retourner au Yellowstone et à Grand Teton NP. Comme il fallait bien relier ces lieux tempérés j'en profitai pour glisser subrepticement dans le parcours des endroits un peu (beaucoup!) plus chauds en été... Notre voyage nous mènera donc de San Francisco à Jackson Hole, Wyoming, d'où nous reprendrons l'avion 25 jours plus tard. NB : le récit est copieux, peut-être pour certains un peu indigeste mais j'ai essayé de combiner renseignements utiles pour d'éventuels futurs voyageurs de l'ouest et anecdotes/photos que la famille regardera avec plaisir (enfin j'espère!) et nostalgie d'ici quelques années.
ARRIVEE A SAN FRANCISCO Mercredi 20 juillet J1 Après un vol cher (30 % de plus qu'en 2009) mais confortable (pas trop serrés, écran individuels avec plein de films dont certains en Français) avec British Airways depuis Francfort via Londres, nous découvrons ébahis la fameuse baie de San Francisco, sous le soleil -quelle chance! On reconnaît immédiatement le très fameux Golden gate Bridge, le Financial District de SFO et le Bay Bridge. L'avion se pose à l'heure prévue (16h45), nous récupérons les bagages et passons la douane en un clin d'oeil puis nous dirigeons un peu anxieux vers le comptoir Alamo pour récupérer notre voiture de location. Nous avons pas mal de pistes au programme, sommes 5 de gabarit adulte (Caroline, Arnaud et Marion sont maintenant âgés de 18, 16 et 15 ans) et transportons du matériel de camping. J'ai donc réservé un SUV full size (pas trouvé de premium sur SFO). Plus de véhicule de cette catégorie chez Alamo, gloups ! On nous en propose un (seul...) de chez National (il paraît que c'est la même Cie) Après une rapide inspection : vrai 4X4 avec boite courte/longue, vraie roue de secours, volume suffisant, pneus « corrects sans plus », 20000 miles au compteur, prochaine révision dans 4500 miles, une bosse à l'avant et plein de rayures partout sur la carrosserie, nous sommes rassurés. Ce Nissan Armada semble avoir déjà avoir pas mal bourlingué (vu l'état de la carrosserie!), il devrait faire l'affaire ! On est super soulagés d'avoir un vrai 4X4, on a tous nos bagages et en plus il fait beau ! En route pour le Golden Gate Bridge !
GOLDEN GATE BRIDGE Mercredi 20 juillet J1 (suite) Nous y arrivons vers 19h00 après une grosse demi-heure de circulation fluide . Il fait 17°C avec pas mal de vent (nous sommes sur le pont à 200 m au-dessus du niveau de la mer!), petite laine de rigueur. A cette heure, nous sommes à contre-jour d'autant plus que nous n'avons pas trouvé comment accéder au côté ouest du pont ! Pas question de traverser les 6 voies même au triple galop. Je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'il adviendra de cette belle construction art-déco (il fut achevé en 1937) quand surviendra le Big One. Seul le Bay Bridge avait été endommagé lors du dernier gros séisme - 6,9 sur Richter, une pécadille par rapport à Fukushima - à la fin des années 80. Nous ne parcourons que la moitié des 2 km du pont avant de faire demi-tour car nous sommes attendus à Sausalito, juste au nord du pont.
ISSAQUAH DOCK, SAUSALITO Mercredi 20 juillet J1 (suite) Je suis super impatiente de découvrir ce qui sera notre « base » pour les 3 nuits à venir. J'ai eu la chance de trouver à louer un houseboat sur Issaquah Dock. Pas facile ! Tout était trop cher, trop petit, ou nécessitait une location d'au minimum 1 semaine. A tel point que j'avais fini par réserver un hôtel près du Pier 39... Finalement, quelques semaines avant de partir, j'ai à nouveau farfouillé sur le site de VRBO et un propriétaire a accepté de louer son houseboat pour seulement 3 jours car il y avait un trou dans son planning. J'ai eu affaire à un francophile, d'ailleurs aussi +/- francophone, car c'était juste au début de l'affaire DSK ! C'est certes un peu plus cher (780$ pour 3 nuits, taxes et ménages compris) que l'hôtel pour 5 mais c'est une vraie maison avec une vue à tomber et tout le confort moderne (cuisine, LV, LL et... WIFI !) Luis (le propriétaire vit sur la côte est et vend son bateau ½ million de dollars. Avis aux amateurs ! Tapez 22 Issaquah Dock sur Google et vous verrez plein d'annonces) nous attend patiemment (le Golden Gate nous a mis un peu en retard), nous fait faire le tour du propriétaire, nous souhaite un bon séjour et voilà ! Nous sommes chez nous pour 3 jours ! On a littéralement ADORE cet endroit. Je crois que si j'habitais à SFO je ferais tout pour y vivre ! Pendant que les enfants déballent les affaires, je vais avec Fred faire quelques courses à l'épicerie située à une centaine de mètres (pas grand choix à part les boissons alcoolisées!), puis dîner rapide, tournée générale de Stilnox et au lit ! Il est déjà demain et 6h du mat en France... Bonne nuit, délicatement bercés par le vent qui, du fait du fardage des superstructures, fait très doucement rouler le houseboat. J'adooore !
MUIR WOODS Jeudi 21 juillet J2 Je n'ai pas de programme pré-établi pour SFO car je sais que la météo y est très changeante avec un fort risque de brouillard en été. Notre seule contrainte est d'aller faire un tour chez Rei, grande chaîne de matériel outdoor pour y acheter du matériel de camping. Nous nous réveillons de bonne heure-décalage horaire oblige- et en attendant l'ouverture du magasin (10h) décidons d'aller faire un tour à Muir Woods puisque nous sommes tout près. Nous y arrivons un peu avant 8h et ne croiserons que 2 ou 3 biches et autant de photographes équipés de trépieds qui attendent LA lumière. Ils sont bien courageux car cette vallée étroite est en plein dans un brouillard tenace qui se cramponne aux cimes des séquoias géants (leur diamètre n'est pas énorme mais ils sont très haut, jusqu'à plus de 80 m, et très vieux : 600 à 800 ans en moyenne) L'endroit est très aménagé mais c'est un bon hors d’œuvre pour nous qui sommes en plein jet-lag.
SAN FRANCISCO Jeudi 21 juillet J2 (suite) La circulation est fluide ce matin pour entrer à SFO via le Golden Gate Bridge (gros bouchon hier soir vers 19h, toujours pour aller vers SFO. C'était fluide dans l'autre sens) Nous trouvons assez facilement le magasin REI (nous n'avons pas de GPS auto) et y faisons rapidement nos achats (j'ai été un peu déçue par ce magasin. Il est banalement normal... Je m'attendais à quelques efforts de présentation ou de mise en scène. Bah non on se croirait chez Déc... avec toutefois plus de matériel technique) : - 2 tentes autoportantes (Marmot Limelight 2 personnes et Rei Quarter Dome 3 personnes), légères avec tente intérieure en mesh super aérée que l'on peut monter sans double-toit. C'est GENIAL de confort et de simplicité ! - un filtre à eau (MSR Miniworks EX) qui permet de ne pas se trimbaler des m3 d'eau quand on randonne dans un endroit où il y a au moins une rivière ou un plan d'eau. Marche du tonnerre mais on ne l'a pas essayé avec une eau très chargée en particules. - des cartouches de gaz (on a 2 petits réchauds, ce qui permet de faire un vrai repas plus commodément qu'avec un seul)
Après un très bon repas dans une « cantine thaï » très exotique au milieu d'habitués tous d'origine asiatique, nous allons faire un tour « au bord de la mer » vers Pier 39. Le côté cosmopolite de SFO est flagrant : nous sommes aux portes de l'Asie et ça se voit ! C'est très dépaysant. Contrairement à ce que j'avais lu ici ou là, circuler et se garer à San Francisco n'est pas plus compliqué ni plus cher que dans une ville européenne (je dirais même bien plus facile qu'à Nancy ou Paris!) Il y a un monde fou vers le Pier 39, ça nous gave assez vite ! Les pontons qui accueillaient des dizaines d'otaries sont quasi désertés. L'atmosphère est très vivifiante avec ce vent d'ouest qui balaie la baie ! On se croirait en Bretagne, en plus chaud, c'est très bizarre mais ça nous plaît bien ! Le Golden gate est dans la brume, on a bien fait d'en profiter hier. On aperçoit la fameuse Coït Tower. On décide de longer le bord de mer jusqu'au Pier 43 où Caroline a aperçu un superbe vieux gréement. Malheureusement celui-ci n'est visitable que le lendemain nous explique un matelot chilien. On est tout près du financial district mais on n'a pas envie de quitter le bord de mer. D'ailleurs on n'est pas du tout « ville » et après tout personne ne nous oblige à « faire » les « classiques » de SFO». C'est les vacances hein ! Nous reprenons des forces en mangeant au resto du pier puis sautons dans un tram pour regagner le San Francisco Maritime National Historic Park. On y trouve quelques bateaux anciens dont la visite vaut la peine : il y a très peu de monde alors que nous sommes à quelques centaines de mètres du Pier 39, bondé...
Nous reprenons ensuite la voiture, un peu vannés, et montons jusqu'à Twin Peaks dans l'espoir de profiter d'une vue « aérienne » de SFO. Le brouillard en profite pour s'installer là-haut et nous ne verrons rien du tout, dommage.
Il est temps de retrouver notre douillet houseboat : pendant que les enfants bullent sur internet, nous allons faire de vraies courses chez Mollies Stone's Market, à quelques centaines de mètres d'Issaquah Dock. On est vraiment chez les bobos ! Le supermarché est super bien achalandé en fruits et légumes (je n'ai JAMAIS vu une telle variété) délicieux , on trouve plein de produits d'origine européenne, un rayon épicerie fine d'une incroyable variété, ne parlons pas du rayon vins ! On est épaté ! Ça change des Walmart où parfois il n'y a même pas de rayon frais !
POINT REYES Vendredi 22 juillet J3 Après un rapide conciliabule, nous estimons en avoir assez vu de SFO (chocking pour beaucoup, oui, je sais!) et préférons consacrer la journée qui nous reste à découvrir la nature de la région. Il y a dans le houseboat pas mal de guides et cartes et je trouve une balade vers Point Reyes qui pourrait nous plaire, vers Abotts Lagoon (route 1 puis bifurquer vers Tomales Bay State Park puis prendre la Pierce Point Road. Le parking est au 38° 7.412 N 122° 56.140 O, http://www.bahiker.com/northbayhikes/abbottslagoon.html)
Nous arrivons vers 9h au sud de Tomales Bay : l'endroit est magnifique ! On se croirait en Ecosse (avec plus de soleil!) et il y a d'ailleurs un village nommé Inverness ! On se trompe un peu et on arrive sur une plage assez sauvage (avec panneau de mise en garde : courants, vagues, requins ! On n'est plus en Bretagne!) Nous sommes juste à la lisière des nuages et l'atmosphère est assez spéciale, presqu'un peu inquiétante. Naviguer dans ces parages ne doit pas toujours être facile, avec ce brouillard qui tombe d'un coup ! On décide de pousser jusqu'à la pointe de Point Reyes et là, c'est vraiment l'Ecosse : purée de poix ! On ne voit rien et la température chute de plusieurs degrés en quelques mètres ! Ce climat curieux engendre une végétation très originale pour nous autres européens : un mélange de végétation méditerranéenne, de lande écossaise et d'arbres couverts de lichen...californiens ! C'est beau ! Cette belle balade nous prendra environ 2H (sieste comprise!), il n'y a quasiment pas de dénivelé et nous ne rencontrerons qu'une demi-douzaine de personnes. On aperçoit au loin Abotts Lagoon, un lac d'eau douce qui se marie au pied d'une jolie dune avec une grande lagune d'eau de mer. L'endroit attire pas mal d'oiseaux, on les comprend ! Impossible, décalage horaire et chaleur aidant, de ne pas faire une petite sieste sur une dune aussi avenante ! C'est l'occasion de tester notre filtre à eau : ça marche ! L'eau est bonne et fraîche et à volonté ! En arrivant à la lagune, la promenade, de champêtre, devient maritime ! Ça souffle ! Ce héron ébouriffé serait bien mieux côté lac ! Ici c'est le domaine des oiseaux de mer... L'aigrette l'a bien compris, qui pêche avec concentration, indifférente à notre présence. Cette petite balade nous a enchantés : à recommander ! Nous prenons le chemin des écoliers pour retourner à Sausalito et découvrons une jolie campagne vallonnée et proprette mais vraiment très sèche dès que l'on s'éloigne de quelques km de la côte.
HOUSEBOATS Vendredi 22 juillet J3 (suite) Après une petite pause/pastèque sur notre bateau, l'après-midi est consacré à la visite en long en large et en travers des pontons de houseboats. Je crois qu'on pourrait y passer 2 ou 3 jours pour bien apprécier tous les détails de chacun d'eux ! Il y en a environ 400 répartis sur une bonne demi-douzaine de pontons : on n'a pas tout vu ! Ce village de bateaux/maisons est un héritage de la période hippie : des gens ont commencé à récupérer de vieilles coques issues d'un chantier naval abandonné et les ont bricolées pour les rendre habitables. On trouve encore quelques vestiges directement hérités de cette époque mais aussi des houseboats dignes des plus grands magasines de décoration ou d'architecture contemporaine. Le mélange est détonnant, une alchimie incroyable. C'est un régal de déambuler ainsi à l’affût du détail le plus comique, de la maison la plus bizarroïde ou de sa maison « idéale » Les pontons sont très joliment fleuris, il y a même des chats, très câlins ! Avec même des planches de salut pour chats naufragés ! Même les vélos ici sont couverts de lichen (la faute au brouillard sans doute) Le clou de la visite aura été la vision absolument surréaliste de cette famille navigant à bord de son jacuzzi flottant !!!
Bref j'ai fait plein (trop!) de photos :
YOSEMITE PANORAMA TRAIL Samedi 23 juillet J4 En route vers Yosemite ! J'ai lu et relu partout qu'il fallait éviter ce parc le WE mais impossible de faire autrement avec nos dates. On va essayer de jouer au plus fin avec la foule ! On laisse les clés sur la table de la cuisine (cool) et on décolle vers 8h. Google maps annonce 3h13 de route jusqu'au Crane Flat Campground à Yosemite où j'ai réservé une place il y a 6 mois (à faire le jour de l'ouverture des résa, après c'est trop tard!) L'endroit est stratégiquement bien placé pour aller vers la Tioga Road. Nous y arrivons vers 14h30 seulement (courses, repas de midi, circulation se densifiant an approchant du parc) et préférons installer de suite les tentes (on a bien fait!) La suite fut nettement moins bien jouée du point de vue stratégique : où comment manquer de figurer en 1ère page du journal local ! Voici la recette à (ne pas) suivre : rêver d'une rando mythique, Panorama Trail http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/panorama-trail/panorama-trail.htm, depuis quelques mois jubiler du beau temps installé sur Yosemite perdre un temps fou à 2 à l'heure derrière des traînards dans la montée vers Glacier Point, point de départ de la rando (au moins 2 h au lieu de 1h30 en temps normal) perdre encore 20 min dans le bouchon du parking gagner à la courte paille qui des 2 adultes va faire la rando tandis que l'autre devra redescendre en voiture jusqu'à l'arrivée de la rando au fond de Yosemite Valley pour récupérer les chanceux qui vont faire THE rando de Yosemite se dire que 8 miles se font en 3 ou 4 h en marchant bien puisque « ça descend tout le temps » oublier qu'il y a tout de même une bonne grimpette après Illilouette Falls ne pas prendre le GPS. A quoi bon, c'est balisé et il y a du monde... ne pas prendre les lampes frontales. On a l'temps, à quoi bon perdre encore du temps à les chercher ! ne pas prendre une fourrure polaire. Il fait grand beau, à quoi bon se charger inutilement !
Bref, nous voilà partis tout guillerets vers 17h20, les enfants et moi, ravie d'avoir gagné à la courte paille, tandis que Fred va se consoler en faisant la petite rando vers Sentinel Dôme http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/sentinel-dome/sentinel-dome.htm . Arrêts pipi, photo (le Half-Dome est assez fascinant), anti-moustique (l'un après l'autre hein, pas tous les 4 en même temps!), crème solaire, caillou dans la chaussure, épine dans la chaussette, zoziaux, contemplation. Oh, c'est beau ! Je trouve au bout d'un moment que le soleil est déjà très bas et qu'en plus il descend vachement vite. Mais qu'est-ce que c'est que cet astre qui descend à toute vitesse ! Bé oui, on est ici à la latitude du nord de la Tunisie et même si ce ne sont pas les tropiques, le crépuscule se fait en accéléré sapristi ! Il est 18h20 quand nous arrivons à Illilouette Falls et que je découvre la grimpette pas prévue au programme. Grmblll ! En plus elle est encore au soleil. Je suis à fond, c'est-à-dire que les enfants ne m'attendent que pendant 10 mn une fois arrivés en haut ! Pfff ! Voilà que le soleil disparaît derrière la falaise : il n'est même pas 19h et la luminosité baisse aussitôt considérablement (bah oui on descend au fond d'une vallée de 1000m!) Conscients du problème qui s'annonce on accélère le pas mais une biche vient faire sa belle et nous retarde encore un peu plus, la coquine ! Je commence à comprendre pourquoi on n'a vu quasiment personne sur ce trail : d'ailleurs on n'a fait que croiser quelques personnes qui remontaient et ce sur le 1er km de la balade. Il est 20h quand nous arrivons à Nevada Falls : L'eau a un pouvoir d'attraction magique sur notre famille et on ne peut pas s'empêcher d'y tremper quelques orteils (déchaussage, rechaussage...) On passe un coup de fil à Fred qui est encore dans les bouchons en fond de vallée, une heure sans bouger ! Ça tombe bien si on est en retard, lui aussi ! La cascade est dans l'ombre depuis belle lurette, bien sûr. Raté pour les photos ! Mais il faut relativiser, ce n'est qu'un problème mineur par rapport à celui qui nous attend quelques dizaines de mètres plus bas quand nous entrons dans une épaisse forêt de sapins. Juste avant, je fais une ultime photo à 5000 iso à 20h30. Ensuite plus de lumière, plus de photos. Arnaud qui a des yeux de chat se débrouille pour suivre le sentier pendant encore quelques minutes, puis Marion prend le relais avec l'éclairage de son téléphone (qui ne la quitte pas vu que son chéri est resté en France-merci à lui d'exister!) Heureusement qu'on a pris les bâtons de marche (seule bonne idée de la journée) car je marche à tâtons alors que le sentier est assez chaotique. Arrivés près de Vernal Falls, nous perdons totalement le sentier. La cascade rugit à quelques mètres. S'il y a un ours dans le coin nous ne l'entendrons pas venir. Ne parlons pas du risque de faux pas dans cet endroit escarpé. On n'y voit vraiment plus rien même avec le téléphone (bah oui c'est la nouvelle lune et en fond de vallée...) On décide de revenir sur nos pas jusqu'au miraculeux panneau « toilettes » que nous avons croisé et nous finissons par les trouver dans l'obscurité. Ouf, nous savons où nous sommes (c'est glorieux : « dans les toilettes de Vernal Falls ») et nous avons un abri. Nous nous préparons psychologiquement à y passer la nuit et alors que Marion commence à frissonner nous apercevons une faible loupiote un peu plus haut. Nous la hélons et voyons arriver ravis 2 espagnols qui avaient perdus le sentier mais avaient une lampe de poche. Immense soulagement. Ils viennent du bas et donc connaissent un peu le chemin. Après avoir un peu tâtonné, nous finissons par retrouver le sentier escarpé qui longe les Vernal Falls. En cette fin juillet, les cascades de Yosemite sont inhabituellement puissantes car le printemps et le début de l'été ont été pourris avec des chutes de neige importantes et tardives. On progresse donc dans les embruns de la cascade, sur des marches irrégulières et trempées, à 6 avec une lampe de poche. Les Espagnols prennent soin de nous indiquer les flaques mais à quoi bon on est trempé ! Plus bas le sentier devient facile et régulier, ouf ! Quelle aventure ! Nous arrivons finalement vers 22H45 au parking du trailhead où Fred nous récupère avec la voiture (la nuit est si noire qu'il est passé une 1ère fois à côté de nous sans nous voir!) Lui aussi a passé une fin de journée difficile entre les bouchons et l'inquiétude de nous savoir bloqués par la nuit. Pour une fois il avait du réseau, du moins à certains endroits de la vallée (Marion en a partout du moment que c'est un peu civilisé) Il a bien essayé de nous rejoindre mais n'est pas monté assez haut (et de toute façon je ne suis pas sûre qu'il aurait trouvé le sentier. Et ensuite le risque de nous croiser sans nous voir n'était pas nul!) On remercie chaleureusement les Espagnols : sans eux... On est tellement fatigués qu'on se couche directement sans manger ! Des gens arrivent vers minuit et installent bruyamment leur bazar : pfff ! A défaut de boules Quies, restées dans la voiture, je me console en me disant qu'on se fera un malin plaisir à les réveiller demain matin... Un peu de mal à m'endormir quand tout se calme, le stress rétrospectif ! Pas fière non plus...Moralité de l'histoire : il n'y a pas de petite rando ! On s'est laissé aller du fait du caractère hyper fréquenté du parc. On ne nous y reprendra plus !
YOSEMITE TWENTY LAKES BASIN Dimanche 24/07 J5 On quitte sans regret le Crane Flat Campground (bruyant, sanitaires dégueulasses) en route vers Saddlebag Lake qui se situe juste à l'est de la Tioga Pass, juste en dehors du Yosemite National Parc. Après une 1ère partie inintéressante dans la forêt, la Tioga Road devient très belle : cette route d'altitude se faufile entre lacs et dômes granitiques caractéristiques du Yosemite. On fait un petit arrêt à Olmstedt Point et à Tenaya Lake (on dirait un lac norvégien, il y a même des moustiques!) puis après avoir quitté le parc on tourne vers le Nord sur une piste qui mène à Saddlebag Lake où j'espère avoir une place au camping qui fonctionne sur le mode du 1er arrivé/1er servi. Il est fermé ! Encore enneigé fin juillet ! Pas grave, j'avais, pour assurer le coup, réservé au Trumbull Lake campground situé sur le flanc est de la Sierra Nevada. Les rives du Saddlebag Lake sont encore enneigées, du moins du côté le moins ensoleillé. Pour atteindre le 20 lakes basin, situé au N du Saddlebag Lake, on peut marcher mais aussi prendre un bateau-navette ou louer un petit canot à moteur. A 5, c'est quasiment le même prix (60$ pour 5h) et c'est bien plus amusant d'être autonomes. On s'amuse à frôler la rive enneigée et en 20 mn on arrive au petit ponton aménagé à l'embouchure d'une rivière où l'on voit 2 ou 3 pêcheurs. Une navette a déposé un peu avant nous une dizaine de personnes, que nous ne reverrons pas. Nous croiserons par la suite un couple de Japonais et apercevrons moins d'une demi-douzaine de personnes à la fin de la balade. Pas la foule donc pour cet endroit superbe, par un dimanche ensoleillé. Le bassin est encore très enneigé (en repartant nous verrons d'ailleurs 2 personnes avec des skis de rando... sur le dos) si bien que nous devrons raccourcir la boucle initialement prévue. Très bel endroit, la neige ne nous a pas gênés finalement, c'était encore plus beau comme ça ! Pas vu d'animaux, dommage...
http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes-map.pdf
http://www.alpiner.net/FUN/Mountains/Twenty-Lakes-Basin-hike/9088708_LSBNj#606435240_pZQGS
http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2010/100828-TwentyLakesBasin.htm
http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes.html
TRAVERTINE HOT SPRINGS Dimanche 24 juillet J5 (suite) Il n'y a de douches ni à Crane Flat ni à Trumbull Lake Campground où nous dormirons ce soir et l'eau des lacs est trrrès fraîche, aussi j'emmène mes troupes faire trempette dans les Travertine Hotsprings. http://www.gonomad.com/destinations/0409/hot_springs_of_the_sierras.html Nous passons le Monolake que je suis impatiente de découvrir plus en détails et filons vers le Nord jusque un peu avant Bridgeport et nous tournons vers l'est sur une bonne piste qui nous mène en 1 mile aux sources chaudes. Il y a là une famille russophone qui très discrètement quitte l'endroit quand nous arrivons : cool ! Nous sommes seuls avec la vue sur la Sierra Nevada ! Petit bémol, en cette fin de journée les pools sont en plein soleil et on sent nos mélanocytes crépiter. L'eau est à 40°C, on arrive assez vite à ébullition. Pas très rafraîchissant ce petit bain mais assez amusant... Nous rejoignons le Trumbull Lake Campground par une très belle route de montagne et nous installons pour la nuit. Alors que nous dînons paisiblement, Caroline s'écrie : Tiens un ours ! Un (vraiment) gros ours noir passe à une cinquantaine de mètres et se dirige vers le lac et l'autre extrémité du camp. Je crie : a beer ! Aucune réaction dans le camp. Ils sont tous blasés ou quoi ? Fred et les enfants se moquent de moi : tu dis toujours a beer (une bière pour les nuls en anglais) mais on dit a bear (un ours quoi!) Ils ont du me prendre pour une saoûlotte, du coup je n'ose plus rien dire. Avec tout ça la bestiole est partie plus loin et comme nous sommes tout de même un peu blasés, on continue de dîner (les pâtes vont refroidir sinon!) Ça s'agite un peu plus loin, les autres ont repéré l'ours... Avant de me coucher je choisis le bâton de marche le plus acéré et le place au cas où à l'entrée de la tente. Blasée peut-être mais pas à 100% !
Lundi 25 juillet J6 Nuit hyper paisible (eh oui c'est possible même en camping civilisé) Je fais un petit tour vers le lac pendant que le reste de la troupe émerge. Belle lumière matinale. L'atmosphère est limpide, on est à 3000 m d'altitude. Il fait encore beau, quelle chance !
YOSEMITE TUOLUMNE MEADOWS Lundi 25 juillet J6 (suite) J'ai repéré pour aujourd'hui une balade dans le coin de Tuolumne Meadows juste au nord de la Tioga Road. Nous avons en fait contourné le Pothole Dome par son flanc est pour rejoindre la Tuolumne River et la longer un peu vers l'aval. Je m'étais inspirée de ce récit de rando http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2009/090916-TuolumneFalls.htm (on n'est pas allé aussi loin qu'eux) et je suis épatée de voir la différence de débit de la Tuolumne River : cette année 2011 est vraiment exceptionnelle ! La prairie où passe le sentier est d'ailleurs encore sous l'eau. Après une séance pschittage anti-moustiques qui intrigue une jolie biche, nous commençons à patauger gaiement dans une belle herbe printanière. L'eau est limpide, j'adore ! Je vois soudain filer sous mon pied un joli serpent dont j'ignore la dangerosité. Les « va nu-pieds » se rangent prudemment derrière Marion et moi qui sommes restées chaussées (il fait si beau que ça sèche très facilement) Après recherche, il doit s'agir d'un Gartersnake, inoffensif (http://www.californiaherps.com/identification/snakesid/gartersnakes.id.html) Nous arrivons très vite aux rapides : ça dépote ! Un vrai paysage de Yakari : il ne manque qu'un ours... qu'on ne verra pas.... J'adore ces dalles de granit discrètement colonisées par une végétation persévérante. Quelle harmonie ! Nous montons sur un petit dôme tout proche et admirons la vue vers Cathedral Peak (je crois). Après 2h00 de balade tranquille au cours de laquelle nous n'avons croisé qu'une famille de 4 personnes, nous rejoignons la voiture pour quitter définitivement le Yosemite. On a vraiment aimé la géologie du parc, assez unique. La foule n'est gênante qu'en voiture. A pied, il suffit de marcher 5 minutes (littéralement) pour être tranquille voire complètement seul. Mais il faut dire que nous avons choisi de zapper la vallée de Yosemite, complètement saturée, ainsi que Mariposa Grove et ses séquoias géants. Bah oui il faut faire des choix.
DE MONOLAKE A MAMMOTH HOT CREEK PAR LES PISTES Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous arrivons au Mono Lake vers midi et bien que la lumière ne soit pas des plus favorables, les fameux tufas nous plaisent déjà beaucoup. Ce lac vieux de plus d'un million d'années n'a pas d'effluents et les sels minéraux s'y sont accumulés du fait de l'évaporation. L'eau du lac est 2 fois ½ plus salée que celle de l'océan. Les fameuses tours calcaires ont été crées par l'irruption de sources d'eau claire dans le lac très alcalin. Elles étaient auparavant sous-marines mais la baisse de niveau du lac les a fait apparaître. La navigation y est difficile compte-tenu de ces obstacles, la baignade peu agréable. Ce lac préservé est le refuge de centaines de milliers d'oiseaux durant les périodes migratoires et l'accès aux 2 îles interdit pendant la période de nidification des goélands. Nous sommes pourtant en contrebas de la Sierra Nevada qui culmine à 4400 m et ensuite il y a encore 250 km jusqu'au Pacifique.
Nous essayons de suivre la côte du lac vers l'est mais les pistes sont très étroites (bon la carrosserie ne craint plus les griffures des buissons de sauge) et extrêmement sableuses. Arnaud finit par repasser le volant à Fred : on retrouve à notre grand soulagement une gravel road parfaite et nous filons vers le sud en passant sur les versants est des petits cratères qui bordent la rive sud du lac. On se trouve un coin à l'ombre d'un beau pin pour pique-niquer : il fait bon, nous sommes à 2000 m tout de même. En route vers Mammoth Hot Creek ! http://wanr.earthbiz.net/MammothHotSprings.html
La piste est agréable et descend doucement vers une zone évidemment volcanique : la couleur de cet étang ne laisse aucun doute. On approche ! Le GPS n'est pas inutile car il n'y a aucune indication de ce côté des sources chaudes (il y a un panneau si on vient par la route 395) Nous arrivons enfin sur un parking où se trouvent 2 ou 3 voitures, nous garons et au bout de 2 secondes les enfants nous crient « Venez vite, c'est super ! » En contrebas dans une vallée multicolore, nous découvrons une belle petite rivière issue de la sierra dans laquelle se baignent 4 personnes, avec un air parfaitement décontracté. De toute évidence il y a des sources chaudes qui se mélangent à un endroit précis avec l'eau fraîche de la montagne. Ça nous rappelle la rivière chaude du Landmannalaugar en Islande sauf qu'ici il fait beau et que... la baignade est interdite. Le site est clôturé et un panneau met en garde contre les brusques changements de température de la rivière. Flûte ! Et les ceusses qui font trempette alors, des Américains pur jus qui enfreignent une loi ! Ce ne doit pas être trop grave. Arnaud repère soigneusement leur position dans la rivière : pour l'atteindre il est nécessaire de la traverser en nageant vigoureusement dans l'eau froide (mais ça va finalement) jusqu'à la rive opposée. Il faut prendre garde à ne pas se laisser entraîner par le courant en aval des sources (très) chaudes. 14 personnes sont mortes ébouillantées ces dernières années dit le panneau. Quand nous arrivons, ils quittent l'endroit (je ne sais pas si c'est le fruit du hasard ou d'une bonne éducation mais hier nous avions eu la même chance de la part des occupants de Travertine Hot Springs) Délicieuse baignade un peu écourtée par la peur du « gendarme » dans un site où il faut savoir faire abstraction des clôtures absolument moches et visiblement régulièrement enjambées (il me semble qu'un panneau d'interdiction suffirait pour « dédouaner » le responsable local en cas d'accident) Quand nous partons arrivent quelques personnes, eux aussi ont soigneusement repéré l'emplacement magique. Je ne crois pas que nous aurions osé nous baigner si nous n'avions vu personne. L'endroit paraît vraiment chaud-bouillant de partout !
Bon vous êtes prévenus, c'est interdit et en plus dangereux ! Il est sans doute préférable d'aller explorer les hotpools disséminés dans le coin (voir carte dans le lien ci-dessus) (pas fait)
MONOLAKE Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous remontons ensuite vers le nord par la route 395 puis bifurquons vers le Monolake. J'adore ce paysage d'autant plus lunaire que ça a brûlé récemment ! Nous descendons peu à peu vers le lac. Il y a plus de monde qu'à midi mais ça reste raisonnable. La lumière du soir est très belle, l'endroit est vraiment unique.
Pour bien profiter du lac j'ai réservé une chambre à Lee Vining au Yosemite Gateway Motel (cher et décati, vue à 99% sur le parking et à 1% sur le lac) décevant mais j'ai l'impression qu'il est difficile de trouver un bon rapport qualité/prix à proximité du Yosemite. Repas au resto juste en face, correct sans plus. Lessive au laundromat à 50 m. Nous voilà requinqués avant notre virée dans Death Valley !
ANCIENT BRISTLECONE PINE FOREST Mardi 26 juillet J7 Après concertation on choisit plutôt que de retourner voir le lac dans la lumière matinale d'aller voir cette forêt de pins très anciens, située à plus de 3000 m d'altitude un peu au NE de Big Pine où nous faisons un ravitaillement. Auparavant nous passons voir ce que j'appelle « ma curiosité géologique » que j'ai repérée sur Google Earth (un pan qui semble blanc et bleu) mais la piste qui y mène nous semble vraiment trop agressive pour les pneus. N'allons pas chercher les crosses avant Death Valley ! La piste qui monte à Bristlecone Pine Forest est longuette : de là-haut la vue sur le sierra est magnifique et il fait juste bon avec une polaire pour pique-niquer. Il n'y a pas foule, une dizaine de personnes. Étonnant car la balade de 1 mile que nous faisons parmi ces arbres multimillénaires (le plus ancien aurait 4750 ans!) est extra ! Vers 14h30 nous quittons les lieux, repassons à Big Pine faire les pleins d'eau (environ 80l) et d'essence (autonomie de 600 km sur route, la bestiole est gourmande, presque 14 L/100 km sur route, jusqu'à 31 L sur piste en montée !!!) puis direction Death Valley.
DEATH VALLEY EUREKA DUNES Mardi 26 juillet J7 (suite) Nous entrons dans Death Valley par la Big Pine Road et sommes de suite plongés dans l'ambiance. Nous sommes à 1800 m d'altitude, il fait une chaleur tout à fait supportable (30°C) et c'est le royaume des Joshua Trees. Puis nous descendons assez vite dans Eureka Valley et les arbres cèdent la place aux roches multicolores. Nous bifurquons bientôt sur la piste qui mène à Eureka Dunes. Arnaud prend le volant avec pour consigne de ne pas dépasser les 20 miles à l'heure (la piste fait 10 miles... ça va) car j'ai lu partout qu'on crevait facilement sur les pistes de Death Valley. Les dunes apparaissent à l'horizon. J'adore imaginer les tourbillons qui ont créé ces formes si douces dans un environnement si minéral et austère. Il y a un primitive campground (avec toilettes sèches, pas d'eau) aménagé au pied des dunes. Pas un « chat » à des kilomètres à la ronde, on aime ! Nous sommes à 1000 m d'altitude et il fait 40°C quand nous arrivons : une chaleur à laquelle nous sommes habitués dans l'Utah ou l'Arizona. Avec le vent c'est très supportable. Nous installons le tarp de façon à avoir de l'ombre. Je laisse mes troupes jouer aux cartes et part faire un tour vers les dunes. Tout près des dunes se trouve un immense lac de sel asséché qui reflète le soleil couchant. A part quelques oiseaux, mouches et moustiques, je ne vois pas le moindre animal. Quelques traces de scarabées, c'est tout. Sitôt le soleil couché, la température baisse à 36°C. Fred allume le feu (quelqu'un a laissé plein de bois, cool!) et nous mitonne des steaks avec patates dans la braise et bonnes tomates californiennes. Miam ! Aussitôt, de petites chauve-souris apparaissent comme par magie et virevoltent silencieusement dans le crépuscule. Comme souvent le vent forcit subitement juste au moment du coucher du soleil ce qui donne une atmosphère un peu inquiétante que j'adore. On arrime solidement nos tentes. Je me réjouis déjà à l'idée de dormir sous le ciel étoilé dans la brise nocturne : ces tentes sont géniales (un peu fraîches toutefois en montagne) On passe un bon moment à observer le ciel et à faire des jeux de lumière avec l'appareil photo.
Le vent s'est calmé durant la nuit, le feu est éteint (le frigo électrique aussi : on n'a pas osé le laissé branché ici !), la luminosité augmente, on se réveille un peu avant 6h00. Il fait 24°C. 1ère réflexion spontanée de toute la famille : quel silence incroyable. On n'a pas entendu le moindre animal pendant la nuit, c'en est impressionnant. Nous sommes encore à l'ombre de la montagne, il fait une température idéale. On déjeune tranquillement puis le soleil arrive et nous quittons les dunes vers 7h00, enchantés...
GOLD POINT GHOST TOWN Mercredi 27 juillet J8 (suite) En démarrant la voiture, Caroline remarque une alarme : « check tire pressure »! Bizarre... les pneus ont l'air gonflé. L'ordinateur de bord indique 24 de pression au lieu de 33 pour le pneu AR G. Crevaison lente donc... ça ne nous inquiète pas car nous avons pris le petit compresseur portable 12 V qui se branche sur la batterie. Si ça baisse encore, on regonflera mais vu la vitesse à laquelle nous allons rouler, ça ira comme ça. On surveillance à l'écran la pression des 4 pneus, super pratique !
Le plan de la matinée est de rejoindre la ville fantôme de Gold Point (http://www.ghosttowngallery.com/htme/goldpoint.htm), située au Nevada juste au nord de DeathValley. Une fois arrivés à Cranshaft Junction, nous prenons la piste qui mène vers Tule Canyon. Le début est assez pénible avec de grosses pierres pas très sympathiques et j'envisage de faire demi-tour mais Fred insiste. Il a bien fait car au bout de quelques miles la piste devient bien plus facile. Nous faisons un petit arrêt près d'une mine abandonnée, dont la galerie a été comblée. Quelle drôle de vie pour les gens d'ici ! Le puits de Roosevelt Well est à sec. Plus d'or, plus d'eau, plus personne. Si ! Il y a un gros nid d'oiseau dans la maison...
Vers 10h nous arrivons en vue de Gold Point. Il y a un point d'eau inattendu ici : ces chevaux ont de la compagnie puisqu'on y trouve de gros poissons rouges ! Sans doute un fermier poète.
Il y a une source ici, une mini-oasis qui abrite ce beau lièvre.
Gold Point a compté 2000 habitants il y a une centaine d'années. L'exploitation d'or et d'argent fut totalement abandonnée dans les années 60. Aujourd'hui ils sont 8. Des originaux qui entretiennent quelques bâtiments et même un petit musée (que nous n'avons pas visité) On a trouvé un drôle d'attirail de chimiste ou de géologue qui avait l'air relativement récent. Un tamis mécanique aussi. De gros réservoirs de fuel. Bref tout un bazar post industriel assez étonnant. On quitte la ville un peu avant midi : nous sommes à 1600 m et il fait 40°C. On apprécie la clim de la voiture. Nous passons cette fois par la route : 774, puis 266, puis 95 puis 267 (toutes hyperdésertiques) et arrivons soudain dans Grapevine canyon : 1 mile avant d'arriver à Scotty's Castle nous entrons dans une oasis luxuriante (il doit y avoir une source de fort débit dans le coin) qui nous épate ! Il y a pas mal d'oiseaux et même un héron en plein milieu de la route ! Impossible de résister à l'appel de l'ombre des cottonwoods, il fait 46°C (900 m d'altitude) Heureusement il y a du vent. Nous pique-niquons surveillé de près par un renard opportuniste. Ensuite une sieste s'impose dans cette herbe drue et verte inattendue. A Scotty's Castle, nous espérons prendre de l'essence. Mauvaise pioche, c'est réservé aux cas d'urgence.(Ne pas se fier à la carte du National Geographic!) On fait nos calculs, en tenant compte d'une consommation très augmentée sur les pistes et en montée, ça devrait aller avec une marge raisonnable. En route cette fois vers Racetrack Playa !
RACETRACK PLAYA Mercredi 27 juillet J8 (suite) Comme nous sommes garés à l'ombre des cottonwoods nous prenons soin avant de partir de regonfler le pneu avec la crevaison lente. Nous refaisons aussi le plein d'eau. La piste n'est pas bien loin : Arnaud y prend le volant. Seul un adolescent de 16 ans encore ingénu vis-à-vis de la conduite automobile peut avoir la patience de rouler à moins de 20 miles à l'heure sur cette piste facile mais aux pierres réputées tranchantes. C'est LA piste où l'on crève à Death Valley. Quel flegme ! Nous arrivons finalement vers 16h à Teakettle Junction (plus que 3 théières sur le panneau, un fétichiste est passé par là. Pas glop!) Je propose à Arnaud de le relayer, il en a tout de même un peu marre.... Quelques minutes plus tard apparaît la playa. C'est beau. Inconsciemment j'accélère l'allure et soudain nous voyons la pression diminuer lentement mais sûrement. J'ai juste assez d'air pour arriver jusqu'au parking du Racetrack. Pfff ! 2ème crevaison et celle-là est une vraie de vraie. Coup de chance, c'est le côté à l'ombre de la voiture (il fait 40°C, on est à 1000 m) On décide de changer la roue de suite, le temps de laisser le soleil baisser un peu pour avoir une plus belle lumière. Quelle chance, le trou paraît sympathique, tout-à-fait accessible à une réparation. Je sors le kit de réparation et merdum : il manque la colle (pas vérifié depuis sa dernière utilisation en 2009) Grmbl ! Bon on verra plus tard. Allons déjà voir de plus près ces fameuses sailing stones (pierres qui naviguent) J'ai lu qu'elles se situent à l'extrémité sud du lac asséché et qu'elles viennent d'une falaise située à l'est. On les trouve très vite : d'abord 1 puis 2 puis PLEIN ! Les trajectoires sont complètement farfelues : 10 m vers l'ouest puis plein nord sur 20 m puis demi-tour. Je remarque soudain un nuage inhabituel dans le ciel (bah oui il fait 100% beau depuis notre arrivée à San Francisco!) : sapristi ! Il doit y avoir un incendie à l'ouest et la fumée se rapproche dangereusement du soleil ! M...flûte ! Je me dépêche de faire quelques photos avant que le soleil ne soit voilé. Atmosphère étrange ! Le soleil est orange en pleine après-midi ! Nous remontons jusqu'à la « source » au pied de la falaise. Qui sait combien de temps il a fallu pour que cette grosse pierre arrive jusqu'ici ? Le mécanisme exact de ces déplacements de pierres reste flou : on suppose qu'il se produit quand le lac- presque parfaitement plat (4 cm de différence d'une extrémité à l'autre alors qu'il mesure 4,5 km de long) - est recouvert d'une fine pellicule de boue et qu'il y a des vents puissants. Peut-être la glace joue-t-elle aussi un rôle ? Personne n'a jamais pu filmer le déplacement de ces pierres. Alors que nous regagnons la voiture sans trop savoir que décider pour la suite, nous remarquons vers le nord un petit nuage de poussière : une voiture arrive ! Pour une fois on est content de voir du monde ! C'est un gros 4X4 et j'espère bien qu'il aura un kit de réparation complet lui ! Raté, ils n'ont rien (mais n'ont pas crevé eux!) : le gars nous explique qu'il sera derrière nous pour le retour et nous aidera en cas de problème. C'est sympa mais nous avons prévu de ne pas revenir sur nos pas mais de continuer vers le sud par la piste de Hunter Mountain Road et South Pass jusqu'à Panamint Springs. Il nous dit aussi qu'il pense que l'on peut utiliser les mèches de réparation sans colle. On avait bien l'intention d'essayer mais du coup le moral remonte en flèche. La nuit porte conseil, il est déjà 18h, donc trop tard pour envisager maintenant la piste montagneuse. On décide de dormir là, du moins environ 1 mile plus au sud où il y a un primitive campground (toilettes sèches, pas d'eau) un peu cracra (on fait le ménage en arrivant) : un comble dans ce coin perdu (rien de dramatique non plus, qq canettes en fait)
On recycle la roue crevée en table basse, on dîne puis on répare (ça prend exactement 2 sec 3 dixièmes) et on part se coucher en croisant les doigts. On laisse « sécher » pendant la nuit...
Jeudi 28 Juillet J9 Très bonne nuit pas trop chaude. L'altitude est vraiment LE facteur déterminant de Death Valley. Au-dessus de 1000 m ça nous a semblé tout-à-fait gérable. Victoire ! Après regonflage nous ne décelons aucune fuite. Yesss ! L'incendie est maîtrisé, le ciel est pur : on repasse par Racetrack Playa avant d'attaquer Hunter Mountain Road. Il est 7h15, la lumière est très belle, on s'en met plein les yeux. Quel endroit incredible ! Cerise sur ce magnifique gâteau, une île noire (le Grandstand) offre un contraste presque maléfique avec le reste du site. Envoûtant !
DEATH VALLEY HUNTER MOUNTAIN ROAD Jeudi 28 Juillet J9 (suite) En route donc pour cette piste peu difficile mais perdue et très peu fréquentée surtout en été (on ne verra personne : http://www.backroadswest.com/deathvalley/RoadTripHunter.htm) Nous sommes bien équipés (à part les pneus, mais nous avons de quoi réparer et regonfler), avons de l'eau en quantité, de quoi camper et même le téléphone satellite que mon père nous a prêté. J'ai noté le numéro de téléphone du dépanneur de Big Pine et il y a ce qu'il faut sur le compte en banque pour payer un éventuel remorquage (j'ai lu qu'on paie avant qu'il se déplace en donnant son N° de CB et vu l'éloignement et sa situation de monopole, ça douille!) Il nous faudra 3h30 pour parcourir les 57 miles de piste. En effet nous roulons superlentement vu la qualité de nos pneus et en plus on s'est un peu perdu un peu avant Harris Grade : il y a pas mal de pistes qui partent dans tous les sens (plein d'anciennes mines) et les cartes Garmin ne correspondent pas à la réalité. Ne pas hésiter à se fier à son instinct plutôt qu'au GPS ! Nous traversons d'abord la belle Hidden Valley aux reliefs très doux (potentiellement problématique s'il a plu) puis nous grimpons dans la montagne. En quelques miles, la végétation se transforme complètement. Quel contraste ! Nous ne prenons pas le temps de jeter un œil à la Hunter Cabin (où nous aurions du dormir la nuit dernière, il y a une source) car nous avons peur d'être justes en essence. On néglige aussi Jackass Spring où l'on peut parait-il faire trempette (il y aurait aussi qq pétroglyphes) : c'est un peu la jungle et il y a pas mal de moustiques et nous arrivons finalement à South Pass, point culminant de la piste à 2000 m. 1600 m plus bas (et �� contrejour) nous apercevons Panamint Valley et ses dunes. On passe dans une « forêt » d'énormes Joshua Trees (on n'en a jamais vu d'aussi gros) Arrivés à Panamint Springs, il nous reste de quoi faire 75 km : gros plein d'essence pas donnée (environ 6$ le gallon je crois) et repas correct au resto du coin dont les murs sont décorés de dizaines de photos de l'ouest américain : ça tombe bien car le service est longuet. Il fait 46°C à 400 m d'altitude et la route descend encore. On ne descend même pas de la voiture pour cette photo des Panamint Dunes. J'ai réservé pour cette nuit une chambre (bien, clim performante et pas trop bruyante pour une fois) au Furnace Creek Ranch et bien que le check in ne soit théoriquement qu'à 16h, nous tentons le coup à 14h30 et obtenons aussitôt notre chambre. Chouette ! Douche, repos pendant une paire d'heures en attendant que le soleil baisse un peu. Je prends la voiture pour aller mettre en route une lessive au laundromat situé à 300 m ! Il fait 54°C sur le parking. Nous sommes à 50 m en dessous du niveau de la mer. On se sent vraiment en « sursis » quand on transite entre 2 endroits climatisés. On a une pensée émue pour les employés de l'hôtel qui travaillent dans ces conditions incroyables : tous se déplacent avec une grande gourde à la main, on les comprend !
DEATH VALLEY LES CLASSIQUES Jeudi 28 Juillet J9 (suite) On repart ensuite pour aller faire un tour vers Twenty Mule Canyon mais la route est fermée. On a la flemme de monter vers Dante's View : on serait à contre-jour et on a déjà bien profité de vues panoramiques depuis Hunter Mountain. On va faire un tour à Artist Drive : 59°C ! Seul Fred a le courage de sortir de la voiture faire quelques photos. L'endroit est beau certes mais il nous manque ce petit frisson d'aventure que nous aimons tant. Tous ces cirrus laissent présager un changement de temps...
De retour à l'hôtel, je profite du wifi pour consulter la météo, très orageuse pour les jours à venir et je juge plus prudent d'annuler la descente d'Orderville Canyon à Zion NP (j'avais réservé une navette pour nous déposer au départ de la rando) Je réserve aussi un motel à Kanab car je crains que la piste vers Alstrom Point où nous avions prévu de dormir ne soit impraticable (nous y sommes allés il y a 2 ans et savons qu'elle passe dans une zone de bentonite où l'enlisement est garanti en cas de pluie) Fred nous prépare une bonne salade de riz (on commence à saturer de la bouffe américaine) en faisant cuire riz et œufs sur le balcon à une vitesse inédite ! On se couche de bonne heure afin d'être frais et dispo demain matin pour le lever de soleil à Artist Point.
Vendredi 29 Juillet J10 A 6h20 nous attendons le soleil ! Manly Beacon est toujours à l'ombre. J'avais envisagé d'y monter (http://joeidoni.smugmug.com/Death-Valley/Manly-Beacon-32804/1958809_cFvCs#99535306_TT5ZZ) mais le temps est incertain (glaise+pluie= grosse gadoue) et surtout il fait déjà chaud (34°C) et très lourd. Le soleil a bien du mal à s'imposer. On a droit a un fugace rayon de soleil. Puis un gros nuage reprend le dessus. On file ensuite vers Devil's Golf course où la lumière est superbe avec ce ciel d'orage. A Badwater il fait une chaleur humide très désagréable(le temps ? Le sel?), 40°C, et nous n'avons pas le courage de marcher assez loin pour voir les fameux polygones de sel. Ça sent vraiment la pluie : ce serait super de se retrouver sous la pluie à Badwater, un des endroits les plus chauds (-80 m) et sec au monde (40 mm/an, 700 mm à Nancy, 50 mm au Sahara) J'avais envisagé de quitter Death Valley par les pistes du sud et d'aller faire un tour à Saratoga Springs (http://www.backroadswest.com/MonthTrips/Saratoga.htm) mais avec la pluie qui s'annonce, nous risquons des difficultés aussi préférons-nous partir directement vers notre prochaine destination : le parc de Zion. Ça y est, il pleut ! C'est superbe !
ZION NORTHGATE PEAK Vendredi 29 Juillet J10 (suite) Nous avions négligé ce parc lors de nos 2 précédents voyages (avis mitigés sur voyageforum : foule+++, système de navettes chronophage, paysages bof...) et j'étais cette fois décidée à me faire ma propre opinion. Je décidai donc d'essayer d'aller où les autres ne vont pas (on est complètement agoraphobes!) Après un ravitaillement à Las Vegas (dont nous ne verrons qu'un supermarché hispanique dans la banlieue où j'ai envie de tout essayer au rayon fruits et légumes : il y a plein de choses inconnues et appétissantes et en plus c'est donné!), nous entrons enfin en Utah. Nous retrouvons aussitôt les paysages de roches rouges que nous aimons tant : cet état a vraiment une géologie incroyable ! Le ciel d'orage est superbe, on adore ! J'espère pouvoir dormir au Lava Point campground, situé dans la partie Kolob Reservoir au NO de Zion Canyon. La piste est assez longue, j'y double 2 traînards (avec en accélérant une pensée pour nos pneus...) car l'heure tourne et le camping fonctionne sur le mode du 1er arrivé 1er servi. Nous y prenons in extremis la dernière place, ouf ! Une demi-douzaine d'autres voitures feront ensuite choux-blanc. Donc ne pas y arriver trop tard (16h30 en ce qui nous concerne) Si le camp est plein il est possible de camper pas très loin en dehors du parc près de Kolob Reservoir : l'avantage de ces 2 sites est leur altitude : 2400 m à Lava Point et il y fait très bon en plein été. Toilettes sèches, pas d'eau. Le temps d'installer les tentes et le tarp, la pluie arrive, pas trop forte heureusement. Fred et Arnaud profitent de la fraîcheur ambiante pour replacer la roue réparée, histoire de s'assurer qu'elle tient bien la pression. « MERDE ! » nous écrions- nous en cœur quand le cric et la voiture basculent d'un coup (le frein à main était mis et la voiture en position parking mais il aurait fallu en plus mettre des cales pour bien bloquer les roues) Je crois qu'un coup de vent d'orage a entraîné une traction sur le tarp attaché à la voiture. Gros coup d'adrénaline ! Notre expression bien française fait accourir un sympathique américain et son copain : il parle Français, c'est cool. Il nous apporte son cric. Le nôtre est intact. Le pare-choc arrière s'est en fait posé sur un rocher (le bol!) si bien que l'on glisse facilement les 2 crics sous la voiture. Pas de dégâts ! Ouf ! On dîne à l'abri du tarp, ça nous rappelle l'Alaska, en plus chaud !
SAMEDI 30 juillet J11 Après l'orage et la pluie de la nuit, il fait beau ! Nous partons de bonne heure vers Northgate Peak : http://www.citrusmilo.com/zionguide/northgatepeaks.cfm Il y a déjà quelques voitures sur le parking du Wildcat Canyon Trailhead car c'est aussi de cet endroit que part la fameuse rando du Subway (qui nécessite un permis et une navette) Après nous être trompés de dôme (bien la peine que je note dans les randos dans le GPS si Fred ne le regarde pas -moi je suis derrière, Je prends des photos!) nous cheminons le long d'une prairie fleurie et parvenons entre les 2 Northgate Peaks. Il y a une belle végétation de rocaille. J'adore ce mélange de verdure sur fond de roches rouges et blanches. Comment ces pins peuvent-ils vivre sur cette crête exposée ? Il est assez facile de monter sur celui de l'est (7159') et la vue du sommet en vaut la peine. Quel fouillis ! J'imagine la prise de tête pour les cartographes !
Nous allons ensuite pique-niquer au bord du Kolob Reservoir, petit lac artificiel très prisé des locaux. Cela semble assez bucolique sur les photos mais en fait l'endroit est parasité par les quads : les Américains sont tout de même les champions des loisirs motorisés ! Cela ne nous empêche pas de faire une petite sieste car ils ont la délicatesse de ralentir en passant à notre hauteur. On a aussi passé un bon moment à observer ces petits canards dont l'un tombait de sommeil ce qui le faisait régulièrement tomber dans l'eau ! Pas doué non plus pour remonter sur son perchoir ! Gros éclats de rire à chaque fois !
En route vers le village fantôme de Grafton, nous passons à la hauteur de Hoodoo City (un peu à l'ouest de Wildcat Canyon Trailhead) sans nous y arrêter.
Cette partie du parc nous a beaucoup plu : un rafraîchissant (on est en altitude) mélange de verts pâturages (il y a quelques fermes et vaches) et de roches rouges et blanches et vraiment pas grand monde. (personne sur Northgate Peak)
GRAFTON GHOSTTOWN SAMEDI 30 juillet J11 (suite) Ce petit village fantôme se situe juste au sud de la route 9. http://www.ghosttowns.com/states/ut/grafton.html Après un rapide petit tour au cimetière, touchant de simplicité, nous poursuivons vers les quelques maisonnettes dont la plupart ont été restaurées. On ne peut en visiter qu'une ou deux, les autres sont fermées et l'endroit serait sous vidéosurveillance (nombreux panneaux d'avertissement à l'entrée) Ça casse un peu le charme mais la visite n'est pas désagréable si on passe dans le coin. On arrive sous l'orage au Quality Inn de Springdale (bien) que j'ai réservé pour 2 nuits. Très grosse averse, on a la vue sur le camping (et les falaises) et on compatit ! Lessive, internet... On va manger au Zion Pizza and Noodles, recommandé chezplusoù : NUL ! Aucun service bien qu'il soit dûment facturé d'office sur la note, bouffe très médiocre, table gluante, décor quelconque, verres en plastique. On doit se placer soi-même (chacun se jette sur une table pleine d'assiettes sales), faire la queue (une bonne demi-heure debout pour aller commander à un guichet comme à la poste), aller chercher à boire... La négation de l'habituel service à l'américaine. Et pourtant c'est bondé !
ZION NARROWS Dimanche 31 Juillet J12 Ciel très couvert ce matin. Je me félicite d'avoir annulé la rando/canyoning prévue dans Orderville Canyon (http://www.citrusmilo.com/zionguide/ordervillecanyon.cfm). Pas envie de finir dans le journal : le canyon est très étroit et donc à haut risque de flashflood mortel en cas de forte pluie. On se rabat donc sur les Narrows (http://www.citrusmilo.com/zionguide/narrowsday.cfm) que j'avais d'abord écartés pour cause de surfréquentation. Après avoir croisé quelques personnes sur le sentier bétonné (beerkkk) nous arrivons au départ de la marche dans la rivière un peu avant 8h. On y trouve quelques bâtons, des chaussettes, des pulls et même une paire de chaussures de marche !
L'eau est bonne et ça vaut mieux car peu de temps après nous croisons des gens rebroussant chemin qui nous annoncent un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine. On passe sans problème, le courant n'est pas trop fort (pas de photo, l'appareil est au fond d'un sac étanche!) Au-delà, il n'y a personne : on a les Narrows pour nous tous seuls ! Je n'en reviens pas ! Le ciel est toujours couvert : j'essaie de mémoriser au fur et à mesure de notre avancée les échappatoires éventuels en cas de montée des eaux. Il y en a beaucoup, mais cependant pas partout... On s'enfonce dans le canyon, d'autant plus sombre que le soleil est absent. Chacun choisit son option, avec plus ou moins de succès. Les bâtons de marche sont vraiment indispensables car même si l'eau est limpide, il y a pas mal de courant à certains endroits. Vers 9h30 nous arrivons dans une partie plus étroite (pas d’échappatoire!) assez impressionnante. L'atmosphère est vraiment spéciale. Le ciel s'assombrit et je me dis que si nous n'avons sommes absolument seuls c'est que les autres, plus disciplinés que nous, sont passés par le visitor center (chose que nous ne faisons jamais) et ont été dissuadés par les rangers de faire cette rando. Peu après (2h de marche environ depuis le départ) nous arrivons à la jonction avec Orderville Canyon. Au moment où nous commençons à le remonter retentit au loin un coup de tonnerre. Gloups ! Demi-tour fissa, nous repassons les Narrows à toute vitesse puis reprenons notre souffle d'autant que le soleil apparaît. (Ce qui n'empêche qu'un orage peut éclater en amont et entraîner un flashflood sous le ciel bleu, mais ensuite on peut facilement grimper sur les berges) Les enfants décident de redescendre à la nage quand c'est possible. Ils profitent des quelques plages de soleil pour se réchauffer un peu en nous attendant. On finit par rencontrer quelques personnes : ma théorie était donc fausse, ouf ! On prend le temps au retour d'immortaliser le passage profond, qui a le mérite de limiter la fréquentation en amont. Je rejoins Caroline écarlate à force de se retenir de rigoler : un grand balèse a porté sur ses épaules sa femme chargée du sac à dos et de leur bébé dans ses bras, a parfaitement réussi la traversée mais toute la pyramide s'est écroulée dans un grand splash ! quand sa femme a voulu descendre. Un vrai vidéogag. On est méchant ! Ensuite c'est la foule jusqu'au parking où nous arrivons trempés et frigorifiés un peu avant midi. Jamais je n'aurais pensé avoir froid à Zion ! On se félicite d'avoir pris la voiture jusqu'au visitor center plutôt que de la laisser à l'hôtel. On pique-nique en vitesse et on saute dans l'une des très nombreuses navettes qui sillonnent le parc. On a vraiment apprécié la rando, super ludique mais on est crevé (surtout les enfants qui ont pas mal nagé dans l'eau fraîche) Grosse flemme l'après-midi, shopping entre 2 gouttes, resto Thaï (Thaïsapa) pas mal du tout. On hésite à aller vers Many Pools mais l'absence de soleil ne nous motive pas : on ira demain...
ZION MANY POOLS Lundi 1er août J13 Nous quittons de bonne heure (7h00) Zion NP vers l'est. Au passage, nous jetons un œil sur la Virgin River : elle est couleur caramel. Pas de doute il s'est passé quelque chose ces dernières heures ! Cela me sera confirmé par le graphique du débit de la rivière : il y a bien eu un flashflood pile le jour où on devait descendre le canyon d'Orderville, en fin de journée certes mais bon. Merci les prévisions météo !
Photo graphique
Le ciel est encore bien couvert et à cette heure matinale la ribambelle de pools est encore dans l'ombre : on est un peu déçu, d'autant que visiblement, ici, il n'a pas plu depuis longtemps. Les pools sont pleines de soupe et de dizaines de têtards ! Certaines flaques sont presque à sec et Marion donne un sursis aux bestioles en y faisant couler un peu d'eau. Je pense que l'endroit doit être fantastique sous une grosse pluie orageuse : ça doit dégouliner de partout ! On fait demi-tour au bout de quelques centaines de mètres (1h30 de balade tranquille mais on peut continuer plus haut vers le plateau), impatientes de faire découvrir aux garçons une rando qu'ils ne connaissent pas (nous les filles l'avions découverte il y a 2 ans pendant que Fred et Arnaud allaient se rincer l’œil à the Wave)
EDMAIER'S SECRET Lundi 1er août J13 (suite) http://www.thewave.info/EdmaiersSecretMap.htm Cette balade nous avait enthousiasmées il y a 2 ans (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/edmaier-s-secret) et je craignais un peu d'être déçue. Il n'en fut rien, au contraire ! Nous avons eu une température bien plus raisonnable que la dernière fois (31°C) et en plus la chance de trouver une dizaine de pools pleines d'une belle eau claire, le tout avec de magnifiques cumulus d'orage. On s'est régalé ! Nous avons suivi à peu près le même cheminement que la dernière fois : si Buckskin Gulch était bien boueux, le sable encore humide du grand wash est bien plus facile à fouler que la dernière fois. Certaines parties du site sont extrêmement fragiles … Marion aime bien nous causer quelques émotions : nul besoin de s'aventurer sur cette falaise de slickrock pour visiter le site, scrogneugneu ! Alors que je suis occupée avec ce beau volatile, j'entends les grands, bien plus haut, me crier : « Maman ! On a trouvé une poule ! » Après un moment de compassion pour cette poule perdue en milieu désertique, me demandant comment elle avait bien pu arriver là (véridique!) je reprends mon souffle et mes esprits en réalisant qu'ils parlent d'une pool (un bassin!) En effet ! Un peu échaudé par la grimpette, on se retrouve tous à faire trempette : quel régal inattendu ! Alors que je m'éloigne un peu pour une photo, je réalise qu'il y en a plein d'autres en contrebas : la chance ! Ici point de têtards, juste un gros moustique minéral. Il y a tout un microcosme dans ces pools : animal et végétal et nous faisons attention de ne pas le déranger. La vue sur ces étendues de brainrocks est vraiment étonnante. Tiens un vaisseau spatial ! Gros nuage d'orage qui arrive vers the Wave située à quelques miles au sud. Beaucoup plus bas il y a encore une belle grande mare. Pas encore de têtards mais plein d'oeufs accrochés aux branches d'un buisson desséché. Le temps se gâte et on prend doucement le chemin du retour vers les tipis près de Buckskin Gulch.
J'avais initialement prévu de dormir ce soir à Alstrom Point (http://www.utah-tip.com/serv1.php?type=hike&item=alstrom_point) mais vu les prévisions j'ai préféré réserver pour ce soir un motel à Kanab (rien trouvé à Page au dernier moment) car nous savons pour y être déjà allés (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/vers-alstrom-point) que la piste qui y mène devient infernale si elle est mouillée (j'ai lu ensuite qu'elle était de fait impraticable)
OLD PARIA Lundi 1er août J13 (suite)
Avec ce beau ciel, c'est l'occasion de revoir Old paria et ses étonnants badlands colorés (http://www.america-dreamz.com/utah/paysages/escalante_grand_staircase/old_paria.php)
On aperçoit au loin avec émotion Yellow Rock et Castle Rock (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/yellow-rock-castle-rock)
plus près de nous Red Top (où nous ne sommes pas encore allés)
On trouve une piste qui nous mène jusqu'à la Paria River. Ces 2 photos montrent à ceux qui l'avait envisagé que son accès n'est pas simple (et interdit via Box Canyon d'ailleurs)
En soirée le ciel se dégage et est parfaitement pur quand nous arrivons au Quail Park Lodge de Kanab (décevant : cher, plomberie farfelue-gare aux chauds et froids- chambre petite et mobilier de grand-mère, petit-déjeuner ridicule) On aurait mieux fait de camper ! Dîner au rockingVcafé, conseillé par le gérant, quelconque et cher. Grosse rigolade quand la serveuse, nous ayant demandé si on voulait un peu de glace sur nos tartes, nous les amène couvertes d'une pelletée de glace ! Comment a-t-elle su qu'on était gourmand ?! On se couche sous un ciel étoilé et on est bien content car demain est une belle journée !
WHITE POCKET Mardi 2 août J14 Après un ravitaillement au supermarché de Kanab, nous reprenons la route 89 et bifurquons ensuite sur la House Rock Valley Road en direction de White Pocket (http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_whitepocket.htm) Nous avions découvert cet endroit incroyable en 2009 en compagnie des Grisemote (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/white-pocket) et il nous tardait d'y retourner, avec toutefois un peu d'appréhension compte-tenu des difficultés d'accès puisque la piste est à la fois sableuse et pentue. Pour cette raison j'avais entré les points GPS de l'accès par l'ouest depuis Poverty Flat mais aussi ceux de l'accès sud dont l'étude attentive sur Google Earth montre moins de dénivelée.
Nous passons donc le trailhead de the Wave puis continuons tranquillement plein sud (toujours à 2 à l'heure vu l'état de nos pneus) et au moment de bifurquer vers l'est (nous sommes encore sur la HRVR, juste avant le corral), l'alarme retentit : on a ENCORE crevé ! Pfff ! C'est la 3ème fois (pour ceux qui ont suivi. Pneu AR droit pour changer un peu. En un clin d’œil on rassemble cric et manivelle (désormais toujours à portée de main!), on change la roue, on répare le trou (encore une fois bien sympathique. On a de la « chance » hum!) mais on ne regonfle pas de suite pour « laisser sécher » (je ne sais pas s'il y a un réel intérêt?) Bref nous voilà partis pour un endroit pas facile d'accès avec une roue « peut-être » réparée (impossible d'en être sûrs tant qu'elle n'est pas regonflée mais nos expériences précédentes -et récentes!- nous rendent confiants) On roule cette fois à 1 à l'heure (!). Il nous a déjà fallu une heure depuis la 89 pour arriver jusqu'ici. Pas grave, on a le temps... La piste vers Poverty Flat nous semble plus abîmée que la dernière fois. C'est aussi beaucoup plus vert et il y a même pas mal de vaches (pas vues ni en 2006 ni en 2009, cette année est spéciale, beaucoup plus humide et les vaches ont été laissées sur place) Quant à la piste vers White Pocket, nous aurions juré Fred et moi ne pas être passés au même endroit que la dernière fois ! Elle est méconnaissable (on a vérifié en rentrant sur Google Earth, on a bien pris la même puisqu'il n'y en a qu'une) Nous avions le souvenir d'une piste quasi uniquement sableuse avec une grande descente -donc remontée au retour que nous appréhendions. Cette fois la piste alterne des passages rocheux assez cassants et des portions de sable profond, elle passe près de 2 corrals dont nous n'avions aucun souvenir et nous n'avons même pas remarqué la descente, segmentée par des passages rocheux sans doute. Bref on n'y comprend rien mais on arrive sans encombre à White Pocket après encore une bonne heure de piste (soit 2h depuis la 89) Il y a là une voiture de Paria Outpost, l'outfitter qui emmène les gens qui ne souhaitent pas prendre le risque d'y aller par eux-mêmes. Nous pique-niquons tranquillement à l'ombre et lorsque nous débutons la visite croisons les autres qui repartent. Chouette, on a White Pocket pour nous tous seuls ! Fred se dépêche de monter sur une colline de brainrocks pour voir par où ils repartent mais la voiture disparaît très vite derrière les dunes. On verra bien ! Profitons d'abord du site, encore une fois par une température tout à fait supportable de 34°C avec du vent et quelques beaux nuages. On a vraiment de la chance d'avoir ce ciel spectaculaire, j'adore ! C'est comme de la chantilly sur la glace ! Après presque 3 h de vadrouille, nous reprenons la voiture et prenons une piste que nous croyons être celle de la dernière fois (moins cassante donc que celle empruntée tout à l'heure) Au bout de qq km nous réalisons que nous sommes en fait sur la piste qui part plein sud, ce qui nous fait faire un bon détour (d'environ 1h finalement). Trop tard on continue sur une piste avec du sable bien profond par endroits mais pas de portions cassantes. On arrive finalement vers Pine tree Pocket et on repart vers notre prochaine étape : Coyote Butte South (Voir cette carte : http://www.synnatschke.de/cbs/cbs-white-pocket-topo-map.jpg A l'aller on est passé par la piste en trait rouge plein et au retour par celle en pointillés rouges.)
COYOTE BUTTE SOUTH Mardi 2 août J14 (suite) Nous avions acheté des permis sur le net pour demain (il n'y en avait plus pour aujourd'hui) mais avons pu en trouver hier à la Paria Ranger Station, ce qui nous arrange bien. C'est la 3ème fois que nous venons ici et on ne s'en lasse pas. Les rangers ont bien amélioré la signalisation depuis 2006, édité un plan, fermé les pistes piégeuses et nous y arrivons donc sans problème (et sans crevaison!) Il est tout de même prudent de potasser un peu le sujet à l'avance (et pour WP encore plus, of course!) : http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_cottonwoodteepees.htm Il fait toujours aussi bon et il ne nous faut qu' ¼ h de marche pour arriver au pied des tipis (dans mon récit de 2009 j'indique 1H ce qui est sans doute exagéré) Ici aussi il y a de l'eau et c'est bien agréable. On se balade environ 2h sur le site (personne...), reconnaissons pas mal d'endroits et en découvrons d'autres. La lumière de fin de journée est superbe, le ciel aussi, on se régale !
On installe ensuite les tentes à notre endroit habituel (juste en dehors du parc où le camping est interdit). Pas le moindre insecte cette fois-ci (plein de mouches en 2009) mais pas mal de bouses de vaches séchées que nous dispersons à la pelle. Gros feu, grillades, chamallows, étoiles et très bonne nuit avec une température idéale (fournaise la dernière fois)
EN ROUTE VERS ESCALANTE Mercredi 03 août J15 Séance gonflage au réveil (ça devient une habitude, un peu comme le brossage de dents!) : la réparation tient bon, ouf ! Il nous faut 2h jusqu'à la 89 puis nous prenons la Cottonwood Canyon Road (c'est la 3ème fois, on ne fait qu'un arrêt pique-nique un peu après Yellow Rock. En étant attentif on voit une table de pique-pique en contrebas de la piste : on peut camper à l'ombre le long de la Cottonwood Creek. (peut-être 37° 19.438 N111° 52.946 O, à vérifier) quelques moustiques) Le ciel s'assombrit à vue d'oeil et on se dépêche (mais pas trop... les pneus...) de quitter cette piste qui se transforme en patinoire quand il pleut. Le réservoir de l'Escalante Statepark Campground, petit lac artificiel, est plein à ras-bord (il était presque vide en 2009 et la baignade y était d'ailleurs interdite à cause d'un parasite) Nous retrouvons notre place « habituelle » (3ème fois aussi) dans ce petit camping très bien tenu (et équipé de douches!) Réservation conseillée en été. On installe tentes et double-toits et on file vers la Hole in the Rock Road dans l'espoir (de plus en plus ténu au fil des km) de pouvoir retourner à the Volcano (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/the-volcano) en passant cette fois-ci par le Harris Wash Trailhead : il y a une ancienne piste qui traverse le wash et se rapproche pas mal du Volcano mais je ne connais pas son état. Nous n'aurions pas le temps d'y aller comme la dernière fois par la Old Sheffield Road. Au bout de qq miles sur la Hole in the Rock Road, il faut nous rendre à l'évidence : ce n'est pas un temps à faire des pistes de glaise et à traverser un wash, d'autant plus que nous avons à nouveau une crevaison lente, cette fois sur la roue de secours, pourtant toute neuve ! 4ème crevaison ! 2 dans la même journée ! Demi-tour ! Dommage, on aurait bien aimé montrer ce drôle de « volcan » aux enfants. On fait qq emplettes à la Groceries d'Escalante qui nous paraît bien mieux achalandée que la dernière fois en prévision de la randonnée des 2 jours à venir. Fin de journée tranquille au campground (on remplace la roue de secours avec sa crevaison lente par la roue réparée...) quand nous voyons arriver nos voisins : un minivan lourdement chargé (normal il en sort 8 personnes en cinq bonnes minutes, les derniers ayant visiblement du mal à émerger d'un profond sommeil) avec une grande remorque pleine de sacs-à-dos, glacières... Une véritable réincarnation des pieds nickelés : ça sort un bout de toile de tente, le touille un peu, le laisse tomber à terre, va se faire un sandwich en piochant dans la glacière, trouve un piquet, boit un coup. Tout ça X 8 sans aucune entraide ni coordination. On n'en revient pas. Il y a là 2 adultes et 6 ados qui nous donnent l'impression d'être en stage de réinsertion pour ados à problème. Quand l'un d'eux rote bruyamment, je ne peux m'empêcher de lâcher un retentissant « beeerrrkkk » en expliquant aux enfants : « bah quoi, c'est pas d'ma faute, c'est sorti tout seul ! » Au bout de 2h les tentes tiennent à peu près debout : le plus jeune, une dizaine d'années, n'en a pas et dormira dans une bâche en plastique (il y a un auvent - heureusement d'ailleurs car il a pas mal plu pendant la nuit- mais aussi un serpent non identifié que nous avons vu dans un buisson à qq mètres.) Bref, on est au spectacle ! A 10h tout le monde est couché, y compris les pieds nickelés mais comme ils ont roulé toute la journée en dormant, ils se lancent des vannes (certainement subtiles...) dont tout le camp profite jusqu'à ce qu'une dame vienne râler. Aucune autorité de la part des adultes dont l'un -sans doute le chauffeur- sitôt endormi, a ronflé très bruyamment toute la nuit (il ne m'a réveillé qu'à 4h mais Fred et les enfants en ont bien profité) Vive la vie en communauté ! On doit vraiment être des asociaux !
COYOTE GULCH Jeudi 04 août J16 On se lève aux aurores, non sans passer et repasser bruyamment à côté des tentes des affreux-jojos, ce qui dérègle le ronflement du chauffeur qui a des ratés et au moment où nous démarrons vers the Famous rando super perdue et sauvage, un des adultes, nous ayant vu préparer nos sacs-à-dos, nous demande où nous allons faire du backpacking. Quand je lui dis que nous allons à Coyote Gulch, il nous lance un enthousiaste « We too ! » « Very nice ! » lancé-je avec mon sourire le plus faux. Merdum ! C'est bien ce que je craignais hier en voyant leurs sacs-à-dos. Bon, on relativise en se disant que Coyote Gulch, c'est grand et qu'avec leur remorque ils ne prévoient sans doute pas de partir comme nous du Fortymile Ridge Trailhead. http://www.wildbackpacker.com/backpacking-trails/coyote-gulch/ Arrivés près du watertank nous prenons en stop un jeune américain qui va récupérer sa voiture au Trailhead (ils ont remonté un bout de l'Escalante river puis Coyote Gulch et sont sortis à Jacob Hamblin Arch. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas ensuite retourné à sa voiture car ce n'est pas beaucoup plus loin que ce watertank. Après coup nous pensons qu'ils ont préféré suivre les cairns qui mènent de JHA au watertank alors qu'il n'y en a pas pour rejoindre le 40 mile ridge TH : GPS indispensable) Il nous explique que le lit de Coyote Gulch est très agréable et que l'on peut y marcher pieds nus dans qq cm d'eau. Il nous dit aussi qu'il y a au moins 3 sources. Cool ! Il est déjà 10h quand nous démarrons la balade. Ne vous fiez pas aux apparences ! Marion n'est pas une enfant martyre : elle transporte les matelas, volumineux mais légers ! Après une heure de descente dans le sable mou (féchô!) nous parvenons au bord de la falaise qui surplombe la confluence de Coyote Gulch et de l'Escalante River. Les cairns nous mènent sans problème à l'unique passage qui permet d'en descendre : Crack in the Wall, une étroite fissure d'une quarantaine de cm par laquelle on peut se faufiler et qui mène au sommet d'une très grande dune qui plonge vers les rivières. Le décor est grandiose et dégage une impression très forte. Nous utilisons une corde (10 ou 15 m sont suffisants) pour descendre les sacs qui sont trop gros pour la fissure. En descendant cette grande dune de sable mou on espère bien pouvoir sortir comme prévu à Jacob Hamblin Arch (sortie réputée un peu acrobatique) car remonter par là ne nous dit rien du tout (il y a toutefois moyen de passer vraiment au pied de la falaise par un sentier plus ferme et ombragé une partie de la journée. Reste encore la dune au-dessus de la falaise qui doit être aussi bien toxique en fin de rando!) On aperçoit la très massive et aérienne à la fois Stevens Arch. Il nous faut environ 1h pour passer la fissure et arriver au fond du canyon : on aperçoit la verdure, puis le ruisseau. On vide les chaussures pleines de sable et tout le monde (sauf moi, j'ai la peau sensible, hé oui!) continue pieds-nus dans l'eau limpide. Pause pique-nique à l'ombre, bienvenue car il fait très chaud. On n'en souffre pas car on peut se rafraîchir à loisir. Pas le moindre taon ni moustique à l'horizon, cool ! Nous arrivons bientôt à la 1ère source, difficilement exploitable pour refaire le plein (on a notre filtre au cas où) Vers midi (soit 2h après le départ, pause pic-nic comprise) nous atteignons la 1ère cascade, puis la 2ème source 10 minutes plus tard (d'un bon débit celle-ci, on refait le plein en prenant une douche. Ça fait du bien!) La 2ème cascade nécessite qq acrobaties mais est négociée toujours pieds-nus. Le paysage est varié, alternant alcôves et petite arche. Tout le monde doit se rechausser brièvement pour la 3ème cascade (2h45 du départ dont pique-nique), à la sortie d'un chaos où se mêlent roches et branches, rien de compliqué toutefois. Enfin (4h15 dont pique-nique et innombrables arrêts photos/vidéos) nous arrivons à Coyote Bridge. Petit coup de pompe (bah oui on n'a pas l'habitude des sacs), grosse sieste à l'ombre dans le sable, et ça repart ! Il doit rester une petite heure de marche jusqu'à Jacob Hamblin Arch où nous prévoyons de camper. Ruissellement, Passage plus étroit, 4ème cascade, alors qu'on approche du but, on commence à entendre des cris « débiles » Je pense aussitôt à nos pieds nickelés mais non il s'agit d'une autre bande d'ados... Au moins aussi bruyante ! Pfff, le canyon résonne de cris de singes, ça glousse, ça caquette, ça siffle, ça roucoule, ça couine. On croise encore 3 personnes, « normales ». Puis encore 4 autres. La foule ! Et on aperçoit les toilettes : on est arrivé ! Il est 16h (6h de marche - pieds nus pour Fred et les enfants, pas banal, pauses comprises) Grosse déception : j'espérais pour notre première rando en backpacking pouvoir profiter d'une atmosphère magique, perdus seuls loin de tout au fond d'un canyon du Grand Staircase National Monument et nous voilà réduits à camper près de toilettes (nécessaires évidemment vu la fréquentation mais qui cassent un peu le mythe) en supportant une bande d'ados débiles. Le moral remonte en flèche quand le silence revient : ils sont partis, ouf ! Bon débarras !
On repère l'endroit par où l'on peut sortir du canyon (à 20 m à droite des toilettes qd on les regarde depuis le ruisseau), ça a l'air d'aller, on est confiant.
On se trouve un endroit douillet à bonne distance des toilettes pour installer les tentes (on a le choix, on est tout seul) qui - c'est pratique- se trouve juste en face de la 3ème source (d'un débit tout-à-fait correct, nous n'aurons donc pas à utiliser notre filtre. De l'Aquatabs suffira) et avec la vue sur Jacob Hamblin Arch. On se repose un peu et je pars avec Fred un peu en amont de l'arche : il y a une voûte gigantesque qui permet de bivouaquer à l'abri de la pluie, mais un peu loin de la source. Pas de risque de pluie pour cette nuit : le temps est au beau fixe. On aurait donc pu ne pas prendre les double-toits et les vestes de pluie (mais ça on ne le sait qu'après coup) Nous avions aussi pris les bâtons de marche, absolument inutiles eux. Ne parlons pas des pots de Nutella et de confiture (en verre!) que Fred a pris « pour le moral des troupes » (bah, c'est lui qui a porté la bouffe et les tentes : une douzaine de kg à mon avis tandis que les autres sacs ne devaient pas dépasser les 6-8 kg, eau comprise) On avait nos sacs de couchage « habituels » beaucoup trop chauds pour la circonstance, d'autant plus que nous étions au pied d'une falaise noire qui a réfracté toute la nuit la chaleur accumulée dans la journée. On a eu trop chaud cette nuit-là (la seule du voyage en fait)
Nous poursuivons encore un peu en amont et soudain inquiète, je tends l'oreille ! Non, ce n'est pas possible ! Si! C'est eux ! Ils apparaissent au détour d'un méandre : si l'un ou l'autre des enfants a encore l'énergie de grimper partout en criant, derrière c'est la Berezina ! Chacun des adultes porte 2 sacs, ils en ont visiblement plein les pattes. Fred va au devant d'eux : ils n'ont plus d'eau et ne soupçonnaient pas qu'ils étaient presque arrivés à Jacob Hamblin Arch. Il leur indique que la source est au prochain méandre, leur demande où ils vont bivouaquer et leur recommande d'être plus discrets que la nuit dernière. Nous regagnons les tentes, enchantés (!) pour aller annoncer la nouvelle aux enfants. Pfff ! Finalement on n'entend plus rien : ils ont installé leur camp sous la voûte et les adultes ont sans doute un peu plus d'autorité sur des ados crevés. Un peu plus tard, on voit arriver les adultes accompagnés d'un enfant, chargés de gourdes : ils passent devant la source sans la voir (j'te jure!). Je vais les voir et la leur indique. Ils ont marché 7h depuis Hurricane Wash Trailhead et pensent glandouiller dans le coin 2 nuits avant de remonter par le même chemin. Les adultes ne se sont pas absentés depuis 5 min que les cris recommencent : j'en remets une couche ! Alors que la nuit tombe, on voit encore passer un groupe de 6 personnes (de jeunes adultes « normaux ») Nuit trop chaude mais tranquille finalement (bon ils sont tout de même à plusieurs centaines de mètres)
Vendredi 05 août J17 On attaque la montée vers 6h30 : si on a le pied sûr, quelques notions basiques d'escalade, des sacs de taille raisonnable et une corde d'une dizaine de mètres, c'est tout-à-fait faisable (toutes ces conditions doivent être réunies hein!) Il y a un pas un peu délicat pour lequel Fred a assuré l'adhérence de nos chaussures en les tenant de la main, puis nous lui avons lancé une corde (que l'on peut fixer au rocher, il en est même usé) pour l'assurer à notre tour. Sans corde ce passage est risqué. En une demi-heure à peine nous sommes sortis du canyon. Je trouve l'arche plus belle du dessus finalement. Il nous faut en tout 2h pour retrouver la voiture : la rando est donc faisable en un jour puisqu'il y a en tout 8h de marche mais la fin est assez fastidieuse, on aurait eu du mal. Impression mitigée pour cette rando finalement, principalement à cause du monde que nous y avons croisé (on ne s'y attendait vraiment pas) Rapport effort (poids des sacs)/intérêt/ambiance pas terrible en fait. Sur les 8h de marche, seulement 4 dans le Gulch (mais la descente de Crack in the Wall vers le ruisseau est superbe!), 1ère et 2 dernières heures pas passionnantes. Attention : vu le débit somme toute modeste des sources, il n'est pas sûr qu'on les trouve lors d'un été très sec. Mieux vaut avoir un filtre.
EN ROUTE VERS DINOSAUR NM Vendredi 05 août J17 (suite)
Une longue étape de transition est prévue pour le reste de la journée : je voudrais me rapprocher autant que possible de Dinosaur National Monument, situé à 2h de piste + 8h de route ! C'est pas gagné, mais après cette grande balade, on devrait supporter un peu de voiture ! Nous prenons tout de même le temps de nous rafraîchir sur le parking du trailhead avant de retourner à la civilisation. Piste, route 12 toujours aussi belle vers Torrey où nous avalons des burgers pas mauvais, traversée de Capitol Reef (on aime!), Hanksville (je dors), puis Autoroute I 70 où... nous crevons pour la CINQUIEME FOIS, un peu avant la bifurcation vers le N et Rangely. C'est encore la roue AR D (ça vaut mieux, on change la roue sur la bande d'arrêt d'urgence) HEUREUSEMENT que nous avions l'indication et l'alarme de pression des pneus sinon nous les aurions certainement éclatés...
Cette fois s'en est trop, si on crève même sur les autoroutes, comment envisager de faire encore les dizaines de miles de piste au programme ?! On répare (encore une fois un bon trou, c'est dingue) puis on décide d'aller à l'agence Alamo de l'aéroport de Grand Junction (Fred a internet sur son tél) demander à changer de voiture. On le trouve facilement mais pour éviter d'éveiller les soupçons on va d'abord laver la voiture (déjà qu'elle est toute rayée et a une bosse!) Ils n'ont « en rayon » qu'un Chevrolet Tahoe : le gars nous indique que c'est plus petit que le Nissan Armada. « Pas grave », lui dit-on (le volume extérieur est le même) On fait les papiers, on vide notre voiture (1 milliard de bidules dans tous les coins) puis il faut se rendre à l'évidence, ça ne rentre pas ! La 3ème rangée de sièges du Tahoe, une fois repliée, ne rentre pas dans le sol comme sur l'Armada : il nous manque 40 cm de coffre. Retour au guichet, le gars est parti. La fille du guichet voisin prend le relais, adorable, nous propose de faire changer les pneus (ils ont un accord avec Firestone), téléphone, s'assure qu'ils en ont, trop tard pour ce soir, prend RDV pour demain, nous explique que nous n'aurons rien à payer puisque nous avons l'assurance CDW, que le gars de Firestone verra s'ils doit changer 2 ou 4 pneus) Bref, nous n'avons plus qu'à passer la nuit à Grand Junction où nous trouvons une chambre familiale (6 couchages) au motel 8 pour 80$ petit-déj inclus, faisons une lessive, un ravitaillement. Bref on optimise le temps perdu au mieux.
Samedi 06 août J18 Nous arrivons à la 1ère heure chez Firestone (tout près), le gars nous assure que les pneus avant sont encore bons (il aura raison) et une heure après nous repartons avec de bons gros pneus bien costauds : on a donc crevé 5 fois (dont 2 crevaisons lentes mais bon) avec les pneus arrière : voiture chargée et propulsion les sollicitent plus que les pneus avant. Ils ont même vérifié les niveaux, ça c'est du service ! Il n'empêche que ça reste pénible de devoir s'occuper de l'entretien normal (changer les pneus quand ils sont usés) d'une voiture alors que l'on est en vacances.
DINOSAUR NATIONAL MONUMENT Samedi 06 août J18 (suite) Après 2h30 de route pas désagréable, nous traversons le très glauque village de Dinosaur et entrons dans le parc de Dinosaur, côté Colorado donc (nous ne visiterons pas la partie Utah) http://www.america-dreamz.com/colorado/paysages/dinosaur_national_monument.php
La piste épouse les courbes douces du plateau, nous allons directement vers Echo Park Campground et faisons une petite halte à Whispering Cave : une fissure sépare une énorme dalle rocheuse et de la paroi et génère un courant d'air frais qui contraste agréablement avec la chaleur ambiante (35°C) Bien que nous soyons un WE, il y a plein de places au campground et nous en choisissons une à l'ombre, pas trop loin d'un point d'eau. Déception : pas la moindre vue sur la rivière depuis le camping, une épaisse végétation l'occulte complètement. Après le repas de midi nous partons pour la randonnée de Mitten Park Trail dont la 1ère moitié en ce début d'après-midi est déjà à l'ombre : on chemine à flanc de pierrier en contrebas d'une grande falaise de grès en remontant le cours de la Green River. Le sentier s'élève doucement puis on redescend dans une prairie fleurie avant d'arriver sur une plage de sable fin : la fraîcheur de l'eau refroidit très vite nos ardeurs de baignade (de plus le courant est assez fort) Un peu plus loin une autre plage est défendue par quelques taons : retour à la première, épargnée, pour une petite sieste. Impressionnante « biquette » de strates rouges !
Nous prenons tranquillement le chemin du retour (rencontré une jeune femme seule avec une petite bouteille d'eau... il fait 35°C), l'ombre a gagné du terrain et coupe la rivière en 2 (il est 16h) 2h30 de balade, sieste comprise
Les enfants préfèrent rester au camp tandis que je reprends la voiture avec Fred pour aller faire la rando de Harper's Corner Trail http://www.nps.gov/dino/planyourvisit/harperscornertrail.htm Le parc est très étendu et on passe pas mal de temps sur les pistes/routes, heureusement fort belles. Cette balade en aller-retour de 2 miles offre une vue plongeante sur les méandres de la Yampa et de la Green River, qui ont modelé un paysage impressionnant. On reconnaît la biquette rouge : nous sommes juste au-dessus du Steamboat Rock et de Echo Park campground. Whirlpool Canyon est à contre-jour et la Green River ressemble à un ruban d'argent.
La route du retour est vraiment magnifique : le soleil rasant donne un cachet tout particulier à ce parc. Nous n'avons cependant pas ressenti le grand frisson comme dans les parcs de l'Utah, de l'Arizona ou du Nouveau-Mexique : je dirais que le parc est beau « à grande échelle » mais ça manque de petits détails géologiques à taille humaine (peut-être avons-nous visité le parc trop rapidement) C'est un parc de « points de vue » : on a le sentiment d'être au cinéma mais pas « dans le film » J'adorerais le traverser en bateau !
Quand nous arrivons au campground (quasiment 1h de route/piste encore pour redescendre), les tentes sont montés, le feu crépite sous la surveillance d'Arnaud tandis que les filles se sont réfugiées dans la tente, à cause des moustiques (bah oui on est partis avec le pschitt dans la voiture...) Il y a en a peu mais Caroline est leur proie favorite. C'est la pleine lune (eh oui lune montante à Yosemite il y a 3 semaines...) Elle illumine le steamboat. On finit par éteindre le feu pour bien profiter du ciel étoilé. Nuit assez fraîche, très calme.
RED DESERT ADOBE TOWN Dimanche 07 août J19 Cette région méconnue du Wyoming sud se situe à l'est de Rock Springs. http://www.america-dreamz.com/wyoming/paysages/chevaux_sauvages_red_desert.php Il s'agit d'un désert froid, situé sur la ligne de Partage des Eaux (Atlantique/Pacifique) actuellement menacé par la prospection minière (plus que menacé d'ailleurs puisqu'il y a déjà pas mal de derricks, pipe-lines un peu partout) pour la recherche de gaz et de pétrole. C'est aussi le domaine de dizaines de milliers de pronghorns (grosses antilopes) et de milliers de chevaux sauvages, qui se sont si bien adaptés au milieu que le gouvernement juge nécessaire d'en déporter chaque année une bonne partie afin d'éviter d'aggraver la désertification. Des associations luttent contre cette action jugée violente (on traque les chevaux par hélicoptère et on bouscule la hiérarchie des hordes en les séparant au hasard) Voir ce très beau blog : http://www.wildhoofbeats.com/blog/wild-horses-their-last-days-of-freedom-in-adobe-town
En route donc vers Adobe Town http://www.voiceforthewild.org/greatdivide/pubs/adobe_town_brochure_final.pdf et les chevaux sauvages du Wyoming.
Mon plan est de passer par la Yampa Bench Road pour quitter le Dinosaur NM, puis à partir de Baggs, Wy, de prendre une piste vers l'ouest pour rejoindre Adobe Town. Après quelques km sur la Yampa B Road, nous préférons faire demi-tour : elle est mauvaise, on n'avance pas et en plus on ne voit rien de spécial. On repasse donc par Vernal puis Rock Springs (très belle route 191 : géologie très variée, hauts plateaux désertiques, quelques lacs et rivières.) où nous déjeunons rapidement (ville minière sans grand charme. Il faut que je relise le bouquin de Rick Bass intitulé Rock Springs...) Il nous faut environ 1h30 de piste agréable (quelques biches et chevaux par-ci par-là, mauvaise sur les derniers miles) pour arriver à Adobe Town. A l'unanimité : on est déçu ! Bof quoi, on a déjà vu trop de badlands superbes pour vraiment apprécier ce fatras grisâtre. Le seul véritable intérêt du site est la piste qui y mène, belle sans être magique, mais j'aime ces douces prairies ondulées et ce Big Sky ! Au retour on aperçoit une horde de chevaux sauvages, près d'un point d'eau (comme souvent) Je profite des buissons de sauge pour m'en rapprocher discrètement. Ils ne m'ont pas vue. Pour les faire un peu bouger, je me montre : alerte Puis fuite ! C'est superbe ! Pas si mal Adobe Town finalement...
RED DESERT KILLPECKER SAND DUNES Dimanche 07 août J19 (suite) Situées à une trentaine de miles au N de Rock Springs, ces dunes font partie du champ de dunes le plus actif de l'Amérique du nord. C'est une zone de grand intérêt biologique où cohabitent animaux sauvages (cerfs, pronghorns, chevaux), quads (mais limités à la partie est des dunes) et exploitation minière (encore...) On peut camper sur le parking destiné au quads. http://www.duneguide.com/sand_dune_guide_killpecker.htm (Contrairement à ce qui est indiqué sur ce site, il n'y a pas d'eau, juste des toilettes sèches.)
La piste qui mène aux dunes est sans problème. Nous repérons la bifurcation vers les pétroglyphes de White Mountain où nous irons demain et prenons la piste vers la zone protégée interdite aux quads (panneau Wilderness Study Area ou qq chose comme ça) Au sortir d'une petite bosse, on tombe sur ce magnifique spectacle : une horde de chevaux sauvages, près d'une petite mare dunaire, avec le belle lumière de fin de journée, sur fond de dunes. C'est si beau que ne s'en approche pas : impossible de bousculer une telle harmonie. La piste continue, devient sableuse, très sableuse, trop sableuse. Le vent qui souffle fort a poussé le sable sur la piste, ça monte, on ne passe plus. Allégé de ses passagers, la voiture recule finalement sans difficultés (ça descend...) Dommage... On roule ensuite vers le parking des quads : en plein vent, pas très plat, avec des quads, bof ! J'avise en contrebas des dunes une prairie qui devrait être plus abritée. C'est le cas, l'endroit est très agréable, on a la vue sur les dunes, plein de bois mort pour le feu. On profite des derniers rayons du soleil, c'est beau !
Lundi 08 août J20 6°C au réveil : on attend que le soleil réchauffe un peu l'atmosphère avant de quitter les sacs de couchage. On a bien dormi malgré le bruit des pompes (pour les gisements de gaz?) apparu quand le vent est tombé (ça nous a rappelé Angel peak, https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa2009/great-sand-dunes-np) On a aussi entendu quelques coyottes. Petit-déj au coin du feu. En route vers les White Mountain Petroglyphes (http://www.frankstehno.com/sagemesa/destinations/wyoming/whitemountain/whitemtnpetrosintro.htm) Ils se situent sur cette falaise : l'accès en est très facile si bien qu'il y a eu pas mal de dégradations sur le site (pétroglyphes repassés à la craie, graffitis contemporains) Bref, pas transcendant du tout : seuls les gros nids d'oiseaux nichés dans la falaise très tarabiscotée pleine de cavités nous ont vraiment intéressés.
RED DESERT OREGON BUTTES Lundi 08 août J20 (suite) Au début de notre voyage de 2006, nous avions découvert le Great Desert Basin qui nous avait fait forte impression : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/les-chevaux-sauvages-du-great-divide-basin J'avais donc repéré sur les cartes Garmin un parcours par les pistes jusqu'aux Oregon Buttes avant de rejoindre South Pass/atlantic City. J'aurais mieux fait d'utiliser Google Earth car les pistes repérées n'existent pas (du moins pour certaines) On se perd un peu (beaucoup) sur des pistes parfois pas très faciles (je garde un oeil sur la jauge), on ne croise que quelques chevaux isolés (bizarre car cet animal aime vivre en société), quelques montagnes tabulaires, et on finit par retomber sur nos pattes et par arriver en vue des badlands. Ciel superbe encore une fois (c'est ce que je préfère au Wyoming)
On retrouve enfin la route et on file vers Atlantic City et South Pass.
ATLANTIC CITY SOUTH PASS Lundi 08 août J20 (suite) Ces 2 villages distants de quelques miles sont d'anciennes villes de chercheurs d'or. Atlantic city compte encore une quarantaine d'habitants et quelques résidences secondaires (!) On pique-nique confortablement installé devant la petite église (toujours ce beau ciel du Wyoming) avant d'aller faire un tour à South Pass où quelques passionnés rénovent patiemment les maisons du village, avec un souci du détail touchant. Il nous faut encore 2h de belle route avant d'arriver au super 8 de Dubois (assez cher, très belle vue mais petit déj indigent dans les gravats), notre dernière étape avant le parc du Grand Teton. On dîne dans le seul restaurant ouvert ( ? la crise?), quelconque (oublié le nom)
GRAND TETON 1 Mardi 09 août J21 Dubois est vraiment aux portes du Grand Teton NP et nous y arrivons vers 8h : grand beau sur les montagnes, comme en 2006, quelle chance ! On est (forcément) moins époustouflés qu'en 2006 mais c'est tout de même très beau. On en profite pour monter à Signal Mountain profiter de la vue sur le Jackson Lake d'un côté et la Snake River de l'autre. On file ensuite vers le nord et le PN du Yellowstone, qui jouxte celui du Grand Teton.
YELLOWSTONE SENTINEL MEADOWS Mardi 09 août J21 (suite) Il y a encore plus de monde qu'en 2006, c'est fou ! On file directement vers une balade que j'ai repérée au N de Old Faithfull au bout de la Fountain Flat Drive. Nous reconnaissons l'endroit où nous nous étions baignés la dernière fois (l'eau de la Firehole River est chaude : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/yellowstone-sud-ouest) Après un pique-nique rapide, nous allons faire une balade très amusante (http://www.americansouthwest.net/wyoming/yellowstone/sentinel-meadows.html) d'un excellent rapport effort/intérêt (personne sur cette rando sauf sur les premiers et derniers 1/4h) On passe la Firehole River sur un pont situé près de Ojo Caliente Spring puis on traverse ce petit ruisseau « herbu » (eau à 40°C) et au sortir d'un bosquet on pénètre dans une vaste prairie qui semble plaire aux bisons (os à gogo, traces partout) On aperçoit des monticules jaunes clairs qui fument (3 ou 4) : chacun correspond à un geyser et c'est l'accumulation de sels minéraux qui a créé ces « collines » On grimpe évidemment au sommet prudemment mais avec délectation (personne, pas de panneau, pas de ponton, pas de barrière, ahhhh ! Que ça fait du bien!!!)
L'eau des sources coule en jolies ruisseaux multicolores dans la verte prairie : c'est assez sploutch !
Les bords du geyser suivant sont particulièrement acérés (si quelqu'un a une explication?)
On a un ciel terrible, je jubile !
On aperçoit depuis le 2ème dôme la cabane décrite dans le topo : là ça devient trrrès sploutch ! Elle était autrefois utilisée pour se baigner mais aujourd'hui ça n'est pas vraiment engageant : on dirait un bain d'acide! On adore cet endroit perdu (mais à moins de 2 miles de la voiture!) Des taons opiniâtres nous font déguerpir (on a eu l'impression d'être piqué mais finalement non : nos taons sont bien pires!) d'autant que le ciel devient franchement menaçant. On repasse près de Ojo Caliente Spring et on retrouve la voiture, avant la pluie finalement. On va faire un tour rapide à Midway Geyser Basin où la foule nous gave rapidement ! Je remarque en face (donc à l'est de la route) une vallée pleine de fumerolles qui me fait bien envie : on ira demain voir de quoi il retourne (c'est notre 2ème visite dans ce parc et on a déjà vu les « marronniers » la dernière fois. La pluie nous rattrapera un peu plus tard alors que nous asistons à l'éruption du Old Faithfull parmi des centaines d'autres spectateurs (ce geyser nous déçoit, comme la dernière fois)
J'ai réservé une cabin pour 3 (bah oui, il n'y avait plus rien d'autre) avec sdb dont nous nous accommodons sans mal à 5. Gros orage durant la nuit (rien entendu avec mes boules Quies... dommage!)
YELLOWSTONE BISCUIT BASIN Mercredi 10 août J22 On décolle un peu avant huit heures, le fond de l'air est frais (6°C) et ça fume de partout. IL n'y a pas grand monde aussi en profitons-nous pour faire un tour à Biscuit Basin (dont le parking était totalement embouteillé hier après-midi) Ça fume vraiment de partout : il y a même des trous sur le parking ! Ponton, geyser, ponton, flaque bleue, ponton, panneau, barrière : ça nous paraît bien fade après notre randonnée d'hier. Allons voir un peu de quoi il retourne dans cette vallée aperçue hier. En route nous apercevons un grizzly sur le bord de la route (photos floues pfff!), 2è (et dernier) ours du voyage.
YELLOWSTONE BALADE MAGIQUE Mercredi 10 août J22 (suite) Nous allons faire une balade courte (2h30 pause contemplatives comprises mais on peut prolonger) et quasi sans dénivelé qui vaut presque le voyage à elle seule. Je vous déconseille de la faire au début de votre séjour à Yellowstone : tout vous semblera ensuite bien fade ! On débute la rando un peu avant 9h et ça fume encore pas mal, ce qui facilite le repérage des sites géothermiques. Nous allons remonter une rivière d'eau chaude, multicolore. La traverser à plusieurs reprises pour le fun (attention c’est chaud - mais pas brûlant...) Découvrir des geysers aux couleurs des mers du sud rien que pour nous. Contourner des zones de boue écarlate. Sursauter quand ce sombre geyser outremer va se réveiller alors que nous lui tournons le dos. Fred va courageusement approcher sa main de l'eau (vraiment) brûlante rien que pour la photo ! Aller de découverte en découverte en remontant la vallée. Avoir le vertige au bord de ce gouffre abrupt. Trouver un geyser où seule la nature a jeté des trucs. Nous étonner des grosses bulles qui s'échappent de fissures invisibles Enfin repartir enchantés, émerveillés, sur un nuage... Il est donc possible à Yellowstone de trouver des endroits magnifiques non aménagés sans marcher pendant des heures et des heures. Un seul regret : l'absence d'animaux (mais nombreuses traces de bisons...) Voici où nous étions garés. 44° 31.084' N 110° 49.522' O De cet endroit il faut donc remonter la vallée se trouvant à l'est de la route (en regardant sur Google Earth, je me rends compte qu'il y a des bassins rouges que nous n'avons pas vus : avis aux amateurs!)
YELLOWSTONE MAMMOTH HOT SPRINGS Mercredi 10 août J22 (suite) On aime cet endroit super photogénique (mais on n'est pas les seuls!) Superbe ciel encore une fois ! Après une visite rapide, nous repartons vers Tower Roosevelt et la Lamar Valley. Comme tout le monde (!) on va chercher la tranquillité sur la piste de Blacktail Plateau Drive (erreur fatale : tout le monde fait comme nous et ça bouchonne presque. Paysages banals. Pas d'animaux vu la foule...) où nous décidons de pique-niquer pour ne pas avoir l'impresion d'avoir vraiment perdu notre temps à passer par là (à bon entendeur...)
YELLOWSTONE LAMAR VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Depuis ce matin on s'étonne du peu d'animaux rencontrés : ni cerfs ni bisons. Ont-ils tous décampé, leur 6ème sens les ayant avertis de l'arrivée imminente de l'énorme explosion attendue pour ce mégavolcan qui se trouve sous le parc du Yellowstone ? On commence à désespérer (et à s'inquiéter!) quand enfin nous apercevons un puis deux puis une dizaine de bisons juste au bord de la route. Ouf ! L'explosion n'est pas pour tout de suite (ou alors les bisons n'ont pas de 6ème sens...) Arnaud et Marion, juchés sur le toit de la voiture, aperçoivent alors au loin toute une file de bisons qui marche résolument vers l'ouest. On dirait des animaux en migration : nous nous garons un peu plus loin et marchons à travers les buissons de sauge pour nous rapprocher. Bien que plus éloignés, ils sont paradoxalement beaucoup plus impressionnants que ceux qui se faufilent entre les voitures sur la route. D'autant plus que la voiture est loin ! On se sent tout petit et vulnérable face à une telle masse de bestiaux. On se dissimule plus ou moins derrière un rocher pour ne pas attirer leur attention. Le but de leur « migration » est un lac situé un peu plus loin que l'on ne voit pas depuis la route. Une biche qui passait par là se fait courser par un jeune bison : on se cache un peu mieux ! On passe un bon moment à les observer puis une fois désaltérés la troupe fait insensiblement demi-tour et commence à brouter se rapprochant lentement mais sûrement de notre rocher. On préfère donc retourner tranquillement à la voiture avant que le triple-galop ne devienne nécessaire ! Encore plein de bisons un peu plus loin !
YELLOWSTONE GRAND CANYON Mercredi 10 août J22 (suite) En milieu d'après-midi, nous enchaînons avec une très belle petite rando au départ de Artist Point près du Grand canyon du Yellowstone en direction de Point Sublime. On a de la chance, le trail a été fermé jusque tout récemment à cause d'une attaque d'ours qui a fait un mort (gloups, même si on ne l'a appris qu'après...) Balade toute en contrastes : eau turquoise, vert tendre printanier des pins, roches rouges jaunes et noires, ciel d'azur : 2 superbes miles A/R. (croisé une dizaine de personnes)
YELLOWSTONE HAYDEN VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Fin de journée dans la très belle Hayden Valley : je l'adore... On a vraiment vu plein de bisons cette année (mais quasiment pas de cerfs ni d'élans) Nuit tranquille à Canyon Village dans une cabin spacieuse mais qui ressemble à un baraquement militaire.
YELLOWSTONE NORRIS GEYSER BASIN Jeudi 11 août J23 La grisaille ne nous avait pas permis d'apprécier ce site en 2006. C'est à 20 mn de canyon Village, allons voir. Pas mieux en 2011 avec le soleil : on n'accroche pas. On dirait un terrain vague plein de remblai... Belles montagnes au loin qui nous font envie...
YELLOWSTONE POTTS HOT SPRING BASIN Jeudi 11 août J23 (suite) Notre balade magique nous donne envie de redégoter un coin « sauvage » Sur la route qui mène à West Thumb nous remarquons des fumerolles (il est encore tôt et le fond de l'air est frais) au bord du lac du Yellowstone. On se gare, et on descend vers elles à travers une forêt de pins. On découvre de belles mares multicolores, ça crachouille, ça fume, ça glougloute. Aucun aménagement, pas un chat, mais tout de même le bruit de la route pas loin au-dessus. Il y a là une lagune habitée par un troupeau d'oies que nous n'aurons pas le cœur de déranger. Marion fait son marché et choisira une « belle » vertèbre de bisons (traces et os partout) Encore un endroit étonnant mais un peu trop près de la route. De plus nous allons réaliser en prenant la voiture que l'accès à cet endroit est interdit (plein de panneaux le long de la route un peu après l'endroit où nous nous sommes garés...) Petit tour rapide à West Thumb pour comparer : les mares de west Thumb sont sans doute un peu plus belles mais... très aménagées. J'ai réservé pour nos 2 dernières nuits une cabin à Colter Bay dans le PN du Grand Teton. En route vers le sud donc, pas bien loin en fait...
GRAND TETON 2 Jeudi 11 août J23 (suite) Il fait moins beau ce matin et ça souffle sur le lac ! Nous allons faire un tour sur la piste qui part du sud de Signal Mountain et file vers l'est et la Snake River (la piste qui continue vers le sud en longeant à distance la Snake River est fermée) : bof. Le coin de Mormon Row a toujours autant de charme à nos yeux : bisons, chevaux, vieilles granges dans leur jus. Encore habitées pour certaines !
Petit pèlerinage à Schwabacher Landing où nous avions vu un élan la dernière fois : à défaut d'élan nous y découvrons une cérémonie de mariage assez intimiste (vestiaire derrière les buissons) : une dizaine de personnes, un violon et la Snake River et le Grand teton en toile de fond : pas mal !
Beau paysage de western un peu plus au nord. Séance DVD dans notre douillette cabin.
IDAHO Vendredi 12 août J24 Nous avons envie de voir à quoi ressemblent les Grands tetons depuis leur versant ouest. La Grassy Lake Road se faufile vers l'ouest entre Yellowstone et Grand Teton. On passe tout d'abord devant plusieurs emplacements de camping assez idylliques (mais à plusieurs miles de piste de la route) puis la piste grimpe dans la montagne (peu de vues, on est dans les sapins), redescend vers ce lac recouvert d'une quantité incroyable de nénuphars (jamais vu autant!) puis vers la plaine agricole de l'Idaho (le pays des Famous Potatoes!) C'est très rural puis en approchant de Driggs on rencontre des maisons de plus en plus cossues : on n'est pas loin de Jackson Hole, station de ski très prisée. On ne veut pas déjeuner dans cette ville, on veut de l'authentique alors on s'arrête à Tetonia lorqu'on voit un resto devant lequel sont garées plusieurs voitures (on choisit de préférence les restos où il y a tout de même quelques clients en évitant ceux où il n'y a pas un chat...) Stratégie mise en défaut de façon assez hilarante quand Fred (je vois encore sa tête ! ) se fait servir une énorme bouse de vache (un faux steack reconstitué côtoyant 2 Famous Potatoes, le tout recouvert de 2 litres de sauce diarrhéique figée et froide!) Impossible de ne pas rigoler ! On a oublié de faire une photo ! Le reste était à l'avenant.
Petite pause un peu à l'ouest de Jackson Hole là où arrivent les rafts qui descendent la Snake River (ça a l'air très tranquille) puis petit tour en ville et bon dîner dans un restaurant Thaïlandais (Thaï sapa je crois) Retour vers Colter Bay en passant par Oxbow Bend. Dernière nuit dans l'ouest, demain c'est l'avion...
RETOUR Samedi 13 août J25 Un dernier regard vers les glaciers (maigrichons) des Grands Tetons. Salle d'attente formidable de l'aéroport de Jackson Hole. Personnel convivial (vive les petits aéroports) 2 h coincés dans l'avion sur la piste pour cause de gros orage sur Chicago puis enfin on décolle vers 14h. Correspondance sans problème à Chicago (heureusement qu'on avait 4h, réduites à 2) Comme à l'aller avion confortable avec écran individuel, films, jeux... Puis à Londres et arrivée à Francfort (à J+1 13h30) où il ne manque qu'un sac (…) British Airways nous le livrera à domicile qq jours plus tard (comme d'habitude, on ne s'en fait plus)
CONCLUSION
Encore un belle virée dans l'ouest américain, même s'il faut reconnaître que l'impression de découverte s'émousse au fil des voyages (impossible d'y échapper je pense) Toujours autant de plaisir dans la préparation et toujours autant de facilité dans la réalisation : no stress ! Les Américains sont fiables et réglos (bon, une petite recherche avec Google ne nuit pas de temps en temps quand on a un doute)
4000 miles au compteur comme prévu « à la louche » La seule journée « pénible » prévue au programme a finalement été écourtée par la 5ème crevaison.
On s'est bien sûr félicité d'avoir pris de quoi réparer et regonfler : ça nous a évité de bouleverser nos plans. Le compresseur pèse moins de 4 kg (http://www.best-of-land.com/compresseur-tmax-p-299.html), le kit de réparation qq centaines de grammes (http://motardsardechois.free.fr/Page%20Futura%20Technique/RST%20consommables/Utilisation%20kit%20reparation%20pneu.pdf) Je ne sais pas ce que vaut ce type de réparation sur le long terme : à signaler donc en rendant la voiture (le problème ne s'est pas posé pour nous puisque les pneus ont finalement été changés) Pelle bien utile aussi pour creuser un peu la piste quand il manque qq mm pour mettre en place la roue de secours (cric un peu court?) Les plaques de désensablement n'ont pas servi (sauf pour s'asseoir dessus!), la sangle de remorquage non plus (ouf!)
Notre (tout) petit frigo électrique qui en est à son 3ème voyage a parfaitement fonctionné (il a fallu changer la prise-allume cigare qui ne correspondait pas avec celle de la voiture, trouvé sans pb dans le 1er Walmart venu) La batterie était assez puissante pour le laisser branché en permanence même la nuit (Pas osé toutefois dans les coins perdus loin de tout. La batterie du gros Suburban de 2009, elle, ne tenait pas le coup. Pas de soucis avec un Dodge Durango en 2006)
Un voyage un peu trop « civilisé » finalement : on a trouvé que les nuits en motels cassaient un peu le rythme et l'ambiance (surtout quand il y a du Wifi, difficile de résister!). On aurait du camper plus souvent mais je craignais d'avoir du mauvais temps pour la partie nord du voyage (nous l'avons eu en fait à Zion...et uniquement à Zion. Beaucoup de chance avec la météo!) On a eu parfois un peu la nostalgie de nos aventures de 2009 avec les Grisemote (coucou!)
Un budget explosé par rapport à 2009 : avion +30%, voiture avec 300$ de frais de drop off , cabins et motels, restos...La Californie n'est pas donnée ! Budget quasiment doublé donc, avec un niveau de confort certes supérieur et un voyage plus varié mais moins aventureux (on avait campé presque tout le temps en 2009)
AVION POUR 5 avec British Airways Francfort-Londres-San Francisco Jackson Hole-Chicago-Londres-Francfort 4 913,00 € 4X4 full size 25j chez Alamo via autoeurope frais de drop off à Jackson Hole 300 $ 1 483,00 € Houseboat 3 nuits 547,00 € Crane Flat campground Yosemite 14,00 € Trumbull Lake Campground 18,00 € Yosemite Gateway Motel 2 grands lits 133,00 € Furnace Creek Ranch 2 grands lits 155,00 € Quality Inn at Zion 2 grands lits 2 nuits 220,00 € 2X5 permits pour Coyote Butte South 36,00 € Escalante Petrified Forest campground 18,00 € Grand Junction Super 8 motel 3 grands lits 56,00 € Echo Park campground Dinosaur 6,00 € Dubois Super 8 motel 2 grands lits 81,00 € Yellowstone Old Faithfull lodge Frontier Cabin 1 grand lit+ 1 lit simple, SDB 88,00 € Yellowstone Canyon Lodge Pionner Cabin 2 grands lits, SDB 75,00 € Grand Teton Colter Bay Room Cabin 3 grands lits, SDB 2 nuits 289,00 € Essence : 15j/100, 6400 km 1 066,00 € Divers : resto, pique-niques 1 500,00 €
Total pour 25 jours à 5 9 303,00 €
La larme de l'Inde: deux semaines de Sri lanka English translation pending
La larme de l’Inde : deux semaines au Sri Lanka
Nous devions partir au Japon mais le tsunami nous a dissuadé tant pour le danger nucléaire que pour le fait de se retrouver touriste dans un pays en plein drame humain. Faire un choix en moins de 3 semaines , trouver 6 billets d’avion à prix abordables et un pays facile à se déplacer à 6 ne donnait pas l’impression d’être tâche facile mais finalement cela s’est résolu en 2 jours : ce serait le Sri Lanka ! Nous avons tracé ‘à la louche ‘ un itinéraire, j’ai quand même fait quelques réservations car improviser à 6 n’est pas toujours facile surtout en basse saison , préparer les sacs à dos et hop c’était parti ! ! ! Nous avions la nostalgie de laisser derrière nous notre voyage au Japon qui nous faisait envie depuis si longtemps , l’âme en peine pour les Japonais mais le Sri Lanka , à juste titre , ‘pays du sourire’ a su panser nos regrets… Petite île extrêmement diversifiée de part ses paysages permettant d’allier nature, culture et plage , il y en a donc pour tout le monde ! Et quel accueil ! Des sourires, des bonjours, se faire accoster pour discuter… furent aussi un moment fort de notre voyage ! En 15 jours , nous n’avions pas la prétention de tout voir mais nous avons picoré un peu partout : triangle culturel, montagnes du centre, plages du sud et aménagé les journée afin que nos 4 jeunes , tous en préparation d’un examen puissent réviser . Nous avons aussi pour la première fois eu le plaisir de partager ce voyage avec Nadia , la petite amie de notre fils aîné . Sachant qu’il va maintenant falloir compter les voyages qui nous permettront de réunir notre tribu au complet , nous avons apprécié et savouré ces moments en famille , fous-rires autant que coups de gueule voyant se dessiner l’année prochaine où nous ne partirons qu’à deux pour un autre type de voyage .
CLIMAT : Début de la grande mousson donc très, très chaud. Kandy : pluie entre 14h et 16h Triangle culturel : chaleur très sèche, difficile Montagnes : matins brumeux et déluge l’après-midi Plages : chaleur moite , tantôt ensoleillé , tantôt gris mais rarement de la pluie
CHANGE : 100 roupies = 0,65 e ATM de partout
GUIDES : J’avais un vieux routard de 2003 ‘plus édité actuellement) qui nous a servi à débroussailler. Lonely planet : source principale Petit futé : comme d’habitude très moyen mais j’y apprécie leurs cartes
BUDGET : total pour 6 : 7872e Avion de Paris avec Emirate ( escale à Dubai) : 640 e par pers TGV Valence –Paris : 90e AR par pers Repas : total 920 e ( petit dej- midi- soir) Visites : total 620 e Hébergement : 1623 ( voir plus loin un souci qui nous a coûté très cher) Déplacement : 330e Hôtel Formule 1 Roissy : 78e
DEPLACEMENTS :
Nous avions misé sur les déplacements bus et train mais quand on est 6 , on a e amorti un van beaucoup plus facile et rapide . Le rapport qualité / prix / gain de temps , nous a fait opter le plus souvent pour cette solution qui finalement nous est revenue à 3,70 e par jour et par pers. Quelques exemples : Aéroport –Kandy : 7000 rp 3 jours de van de Kandy et triangle culturel . Déposés à Haputale : 6000 rp / j Van Ella / Tangalle : 5000 Van Tangalle/ Mirissa : 3500 Van Mirissa/ Negombo : (5h) 8000 Tuk tuk à la journée autour d’Ella : 3000 le tuk tuk A recommander : Sur Ella : Bernard 0777 437 996
REPAS : Une moyenne de 10e par jour et par personne sans se priver ! Restos ayant retenus notre attention : Amarasinghe GH à Haputale : prix modique , bonne cuisine, copieux (rice and curry 350) Adam’s breeze à Ella sur la route du mini adam’s peak : carte diversifiée , super accueil , cadre magnifique , couleurs chatoyante , prix cool et bonne cuisine. Blue Horizon à Tangalle ( le long de la plage à 5 mn des bungalows de Séverine) . Tenue par une famille charmante. Cuisine bonne et diversifiée. Poisson excellent ( poisson frais et frites 450) . Petits prix Mirissa beach inn ( sur la plage) Ambiance reggae, jeune patron venant de racheter le resto . Carte variée. Très bon poisson , crevettes…
HEBERGEMENT : Kandy Cottage : 24e la chambre Sur les hauteurs de Kandy ( tuk tuk indispensable) , au milieu d’une Nature luxuriante et loin du brouhaha de la ville grouillante. Petite GH pouvant accueillir au maximum 7 personnes dans un pavillon de plain-pied. Très spacieux, propre et eau chaude. Accueil sensationnel par Koumar serviable et souriant. Repas très copieux à la demande pour 450 rp . Une excellente adresse ! ! ! ! ! ! ! ! Cinnamon lodge à Habanara Au départ , le site AGODA ( A FUIR !) , proposait 78e la chambre double pour une nuit. Cela devait être notre petit coup de folie du voyage mais cela est devenu l’enfer du voyage qui a plombé notre budget car nous ne saurons jamais qui a commis une erreur ( car Agoda n’a donné suite à aucune de mes réclamations) mais sur place , étaient retenues 3 chambre simple … bizarre pour 6 … Accueil absolument pas commercial voir hautain . Nous avions le choix entre perdre notre réservation ou ajouter le supplément et voir la chambre passer à 120e la nuit …Nous avions réservé 2 nuits ! Bref , l’horreur ! Sinon très bel hôtel certes mais absolument du type que nous fréquentons habituellement avec une clientèle exigeante, imbus de leur personne… Mal-être… Petits bungalows tout confort , magnifique piscine, jardins splendides… Restaurants à prix excessif 2500rp le buffet. Notre mésaventure ne nous a pas permis de profiter pleinement de l’endroit. Amarasinghe GH à Haputale Petite Gh avec chambre toute simple mais très propre dotée d’un balcon, au milieu d’un joli jardin prés d’un cours d’eau. Les chambres du bas ne sont pas agréables) . Les patrons, un couple , sont absolument adorables. Excellent repas. Une très bonne adresse ! Ambiente Hotel à Ella Perchée sur les hauteurs d’Ella ( tuk tuk indispensable) Vue imprenable et sublime ( on se croirait dans le film dinotopia) sur les forêts, cascades, little adam’s peak… Chambre confortable. Accueil mitigé. Restauration : lenteur du service franchement exaspérante ! Patini bungalow à Tangalle : notre coup de CŒUR ! A l’Est de la ville, sur une plage paradisiaque, au milieu d’un beau jardin, deux magnifiques bungalows double ( Séverine a eu la gentillesse d’ajouter 2 matelas pour nos ados) . On sent que les matériaux sont de valeur et que rien n’a été laissé au hasard. Agréable, spacieux, ventilateur, grande sdb, terrasse avec salon de jardin pour 3000 rp la nuit ! Accueil extrêmement chaleureux de Séverine toujours à disposition pour rendre service et donner des conseils… Néanmoins attention baignade très dangereuse ! On a adoré !
Palm Villa à Mirissa Sur la plage , petit complexe de chambres accolées avec terrasse. Belle vue sur le promontoire et une plage paradisiaque tout à fait praticable pour la baignade. Joli jardin avec hamac et transat. Accueil sympa du patron qui parle français. 32e la chambre double avec vue mer petit déjeuner copieux compris. Golden beach à Negombo Réservé sur booking ( et sans mauvaise surprise ! ! ! !) . Grosse structure ayant juste l’avantage d’ être prés aéroport , avoir une jolie piscine et le confort de la dernière nuit. Très impersonnel pour l’accueil. Célébration d’un mariage ( voir dans récit) pas cool pour ceux qui veulent DORMIR !
VISITES : Temple de la dent d’or à Kandy : 1000/pers + chaussures 20 Joli temple, très animé, vaste espaces verts. Lieu de pèlerinage. Détient le reliquaire d’une dent de Bouddha. Musée Jardin botanique à Kandy 10$ ( étudiant 5$) Arbres centenaires, fleurs, lieu de rdv des amoureux, arboreum, jardins aux orchidées… relaxant et très chouette balade Jardin aux épices n° 100 à Matale Découverte sympa mais vente languissante Temple de Nalanda : 50 rp Cadre magnifique au bord d’un petit lac. Minuscule petit temple en pleine Nature . Un bon souvenir ! Polonaruwa Ticket valable pour plusieurs sites : 50$ Bien conservé, intéressant mais vers 14h la chaleur nous a fait fuir … Sigiriya Ticket comprenant entrée A faire tôt le matin pour l’effort physique et pour y être au calme. Ascension moins vertigineuse que celle annoncée par les guides. Superbes fresques et vue panoramique inoubliable ! Dambulla temple : 1200 /pers L’effort est récompensé par la visite des grottes et de la multitudes de bouddhas. Lipton’s seat : 50/pers Magnifique balade au milieu des plantations de thé… compter 2h Fabrique de thé : 200/pers Très instructive ! Temple de dowa à Ella: 100/pers Massage ayurvédique à Ella : 30e / pers Massage facial, crâne, hammam, sauna, massage corps, huile sur le front Temple de Buduragawala : 200/pers Black hole : 200/pers Tangalle Temple de Mukirigala : 200/pers Tangalle Turtle project Pekawa : 1000/pers Fantastique !
ITINERAIRE : 21 avril : Depart Tgv de Valence . Paris-Dubaï
22 : Arrivée à Colombo à 8h30 ; transfert en van vers kandy ( 4h) Repos à Kandy cottage 23 : Visite de Kandy dont le temple de la dent d’or et le jardin botanique 24 : Kandy / Matale/ Nalanda/ Dambulla/ Habanara 25 : Habanara/ Polonaruwa/ Habanara 26 : Habanara / Haputale ( journée de route ) 27 : Lipton’s seat et visite de la fabrique 28 : Haputale/ Ella en train . Massage à Ella 29 : Ella et ses environs 30 : Ella/ Tangalle . Après-midi plage 1er mai : Tangalle à pied , marché local , plage 2 : Temple Mukirigala/ Black hole / Plage / Soir : ponte des tortues 3 : Tangalle/Mirissa : farniente 4 : Visite de galle 5 : Matin visite de Matara / puis farniente 6 : Mirissa/ Negombo 7 : vol retour via dubaï
LE VOYAGE :
Le 22/04 Arrivée à Colombo sous une chaleur moite et étouffante, nous sommes ravis d’avoir pris l’initiative d’avoir réservé un van pour aller jusque Kandy ! On comprend vite que la réputation sur la conduite sri lankaise n’est pas imaginaire… Pas grave , nous sommes fatigués, nous dormirons tout le trajet , de toute façon , il valait mieux ne rien voir … Transfert au Kandy Cottage qui nous plait tout de suite par son isolement et sa situation en pleine nature ! Koumar nous a préparé un excellent repas ! Sieste réparatrice . La maison est à notre disposition, nous nous sentons chez nous .
Le 23/04 Départ en tuk tuk pour la visite du temple de la dent d’or . Après avoir traversé le parc où les sri lankais arrivent les bras chargés d’offrandes : fleurs, encens se mêlent … , et déposé nos chaussures ( j’appréhendais un peu car je suis un peu ‘chochotte quand il s’agit de marcher pied nu, mais ouf c’est d’une grande propreté) , nous nous laissons emmener par la foule jusqu’à apercevoir l’ouverture du reliquaire. Ferveur, dévotion, entassé les uns contre les autres , le tout avec le sourire … Très beau temple mais musée , à notre goût bof… Je suis aux anges mais Thomas , claustro, n’apprécie pas , nous ne nous éternisons pas … On rejoint ensuite la tour de l’horloge en se baladant dans la ville pour y prendre le bus et se rendre au jardin botanique. Ville grouillante , bruyante mais propre. Nous sommes rapidement abordés par un sri lankais parlant parfaitement français qui nous vient en aide pour l’achat d’une carte sim’s. Celui-ci engage la conversation ; certains sont sur leur garde , persuadés d’être tombé sur un faux-guide ; il nous emmène au marché en précisant bien que c’ets gratuit , nous aide à acheter nos épices ( beaucoup, beaucoup moins chers que dans les jardins aux épices de Matale) puis nous place dans le bus . Nous le remercions chaleureusement et effectivement , il l’a fait par plaisir sans rien nous demander … eh oui c’est aussi cela l’accueil sri-lankais ! Le bus nous amène directement au jardin … les receveur nous dit que pour nous c’est ‘free’ … deuxième étonnement de la journée ! Dans le bus , déluge de sourires et de surprise de nous trouver là … Nous arrivons au jardin botanique sous des trombes d’eau ; c’est parti pour 2h de mousson. Nous trouvons abri sous un arbre du voyageur qui porte bien son nom mais la pluie redoublant , nous allons patienter à la cafétéria. Déjeuner quelconque et plutôt onéreux… S’ensuivent 2h de balade très agréable au milieu des arbres majestueux et multi centenaires, des fleurs éblouissantes, des amoureux qui se cachent derrière les arbres.. pavillon des orchidées magnifiques. Cela nous aère de la ville bruyante ! Je sème la panique dans les rangs d’un groupe scolaire en prenant un portrait ( sollicité ! ! ! quand même je ne me serai pas permise !), puis un second, puis…tous se bousculant ( essentiellement les garçons) en criant ‘i’m beautiful’ et en éclatant de rire en se visionnant ! Regard amusé de l’institutrice qui attend patiemment la fin de la séance photo ! Retour en bus dans le centre , balade puis retour à la Gh où Koumar nous attend avec le thé ( décidemment il est parfait !) et nous annonce qu’il a trouvé un van moins cher qu’il ne le pensait pour nos trois jours au triangle culturel. Sourire radieux sous nos félicitations . Eh oui c’est aussi facile que cela l’ Asie , comme toujours ! ! ! A nouveau excellent dîner et gros dodo !
Le 24/04 Départ de la Gh à 8h30. Raja , un grand monsieur , sera notre chauffeur pour trois jours. Il est souriant, prévenant, de bons conseils et surtout très prudent ! Premier arrêt dans le jardin aux épices n° 100 . découverte attractive des différentes épices mais barbante présentation des produits comme toujours . Ce n’est pas payant ; on donnera un pourboire au guide et achèterons un produit en dédommagement. Second arrêt à Nalanda , petit temple mi-bouddhiste / mi-hindouiste, perdu au milieu d’une végétation dense, au bord d’un lac avec ses pêcheurs. Grand moment de sérénité ! Troisième arrêt à Dambulla . Il est 12h30 , il fait extrémement chaud . Mais notre effort pour monter les nombreuses marches sera largement récompensé par les temples troglodytes contenant des dizaines statues de bouddha dont un couché de 15m de long. La vue sur les environs est magnifique ; on aperçoit même Sigiriya. Déjeuner à l’ Eden hôtel . Ambiance touristique et accueil pincé bof… Arrivée au Cinammon hôtel à 15h . On pensait rapidement profité de la piscine et c’est le pourquoi , nous avions mis un coup de griffe dans le budget. Nous arrivons dans l’ambiance ‘coincée ‘ de ces grands hôtels que nous n’apprécions guère. Nous avions réservé par la centrale Agoda ( A FUIR !) Très vite , on se rend compte qu’il y a un problème, cela chuchote , va et vient… J’ai fait la réservation pour 3 doubles et agoda pour 3 simples… Ou on perd la réservation ou on rajoute la bagatelle de 350$. Deux heures d’explications ne serviront à rien , aucun geste commercial … refus d’ajouter juste un extra bed dans chaque chambre etc… bref on paye mais là l’hôtel qu’on savait cher devient exorbitant ! C’est dur à avaler ! Fin d’après-midi piscine et repas sur place , lui aussi à prix exorbitant dans une ambiance club med avec des indiens complètement imbus de leur personne … Bref , on n’aimait déjà pas beaucoup ce type d’hôtel , pour le coup c’est fini , on ne nous y reprendra plus !
25/04 Lever 6h30 et départ 7h30 pour Polonaruwa . Nous avons compris qu’il valait mieux visiter tôt que de mourir accablés par la chaleur. Mais à notre arrivée à 9h , la chaleur est déjà implacable …On opte donc pour la visite avec le van plutôt que le vélo ( yes ! ! ! ! moi , je ne vais pas me plaindre lol ; cf voyage au Laos). Ruines encore merveilleusement bien conservées, dissiminées sur un large site. Moment suprême : le recueil et la prière d’une trentaine de sri lankaise au pied du Bouddha haut d’une trentaine de mètres. Récitation du bonze … nous restons là , bercés par la prière. Repas de midi dans petit resto connu de notre guide , tout simple et pas cher. Retour à l’hôtel ( faut bien amortir cette horrible dépense ! ! !) et après-midi détente.
26/04 Lever 6h et départ 6h30 pour la forteresse de Sigiriya ‘ à la fraîche’ . Ascension de 45 mn ; nous sommes seuls au monde, c’est magique ! !Je m’attendais au pire pour le vertige vu ce qui est annoncé dans les guides mais pas du tout , aucun problème ! Les fresques sont tout simplement sublimes de grâce , beauté , élégance.. Dernière étape après avoir franchi ‘ les pattes du lion’ pour une vue panoramique à 360° superbe ! Nous savourons l’instant … Quand nous redescendons les groupes commencent à arriver ! Le reste de la journée sera de la voiture pour aller rejoindre Haputale au centre des montagnes. Pause resto à Kandy dans un hôtel plutôt mafieux et pause dans une tea factory. Paysage de montagne et cascades magnifiques ! On croirait avoir changer de pays ! Nous arrivons à l’ amarasinghe Gh vers 19h . Accueil convivial et excellent repas pour clore cette journée !
27/04 On s’accorde une grasse mat et on se lève sous un ciel brumeux. On part dans le village et nous négocions 2 tuk tuk pour nous déposer au chemin qui mène à Lipton’s seat. Ascension de 15mn : le paysage est à tomber à genoux . Nous voilà seuls au monde au milieu des plantations . pour quelques roupies, un vieux monsieur nous propose une tasse de thé qui sera sûrement la meilleure de toute ma vie tant nous sommes bien ! Nous redescendons vraiment tout tranquillement jusque la fabrique de thé de Lipton . On se croirait dans un tableau avec ses nuances de vert et ces petites touches multicolores des saris des cueilleuses. Magnifique balade ! Tout est beau à l’œil et toutes ces femmes ont le sourire mais nous nous cachons pas la face devant la pénibilité de la tâche . Nous traversons le village à l’heure de l’entrée en classe. Romain ne résiste pas à engager la conversation avec les instituteurs qui nous proposeront finalement de visiter l’école. Nous déclenchons à nouveau la folie avec nos appareils photos mais un simple rappel à l’ordre y mettra un terme… On est loin de la discipline en France ! Un beau moment de bonheur et de partage comme nous les aimons. Le temps devient menaçant , il commence à pleuvoir , nous hâtons le pas … Bien , nous en a pris car à peine dans l’usine une pluie torrentielle s’abat ! Visite très intéressante de l’usine et découverte des différentes phases de fabrication. A nouveau , les conditions de travail sont difficiles , notamment pour les porteurs de sacs de feuilles qui ont à charrier 1,2 tonnes par jour dans une chaleur étouffante! Nous voulions rentrer en bus mais le déluge ne cesse pas ; nous prenons le tuk tuk et le retour ressemble à la fin du monde avec routes écroulées, torrents de boue… nous ne sommes guère rassurés mais arriverons à bon port et juste avant que la route de la Gh ne s’effrondre , elle aussi…
28/04 Départ vers la gare ferroviaire pour prendre le train vers Ella. Regards souriants mais étonnés des voyageurs. On met au chauffeur de tuk tuk au bord du suicide en lui disant qu’on ne veut pas de tuk tuk mais le train même si c’est plus long et que celui-ci est en retard de plus d’une heure… ah ces occidentaux ! Parcours cahin-cahan dans un paysage somptueux tantôt de forêts de sapins tantôt de théiers, de rizières, de villages . Nuit à l’Ambiente dont la réputation de panorama superbe ne fait pas défaut ! On resterait des heures sur la terrasse ! Après –midi au centre de massage ayurvédique. On choisit le forfait complet soit 2h de soins : massage de la tête , facial, corps, hammam ‘ en caisson) , sauna, shirodhara ( huile chaude coulant sur le front) Une merveille… on se retrouve 2h après complètement alanguis. Douche nécessaire car nous sommes gras comme des sardines… Dîner à l’Ambiente où chacun y va de sa petite anecdote sur le soin , de ses préférences ….
29/04 Lever à 7h mais le muezzin hurle déjà depuis 1h. Tentative d epetit déjeuner mais une fois de plus notre commande de la veille est restée incomprise ; nous quittons la table. Nous avons loué pour la journée 2 tuk tuk . Première étape : le magnifique petit temple troglodytes de Dowa ; Deuxième étape : le demodora nine arch bridge : joli pont à neuf arches que nous rejoignons après un sympathique balade sur la voie de chemin de fer au milieu d’une végétation luxuriante. Troisième étape : le little adam’s peak . Chouette balade au milieu des plantations de thé et vue superbe sur les environs et la cascade de ravana. Pause au chaleureux adam’s breeze pour y déguster un jus de fruits frais et y commander notre déjeuner. Nos tuk tuk nous emmène ensuite à la grotte de Ravana que seuls 2 d’entre nous atteindrons mais sans pouvoir y rentrer car des macaques agressifs en garde l’entrée. Chaleur absolument torride ! Visite du temple de Ravana, modèle réduit de Dowa. Déjeuner très agréable , prix doux , cadre magnifique et rice & curry adapté à nos palais occidentaux. Une excellente adresse ! Dernière étape aux Ravana falls. Beauté du site et chaleur humaine des sri lankais qui viennent s'y doucher. Retour à L’Ambiente à 16h ; grande pause terrasse pour admirer le paysage et bouquiner. Un jour sans mousson . Nous avons aimé ce petit village à notre goût lus convivial qu’Haputale.
30/04 Nous devions passer par Tissa mais la veille , Séverine nous a envoyé un texto disant que les bungalows étaient finalement libres … Nous rejoignons donc Tangalle directement. Petit arrêt à Wellawaya pour faire retrait ATM et acheter quelques provisions. Arrêt à Buduruwagaba , site paisible au milieu des rizières, des mangroves. Immense rocher à pic sculpté il y a 10 siècles avec au centre un Bouddha de 15m de haut. Très chouette ! Arrivée à 13h au Patini bungalows si souvent recommandés sur le forum et accueil chaleureux de Séverine. Un havre de paix avec 2 magnifiques bungalows tout confort au bord de l’océan ( attention à la houle ! baignade dangereuse) . Plage paradisiaque même si baignade agitée. Un bon moment de détente et de fous –rires. Nous prendrons nos deux repas à l’Ibis GH juste à côté mais les prix et l’accueil mitigé , nous font promettre que nous chercherons ailleurs dés le lendemain. 1er mai Balade dés 8h, pour éviter la chaleur qui nous rattrapera bien vite , dans la petite ville de Tangalle. Cela tombe bien , c’est le jour du marché local ! ! ! Et cela : j’adoooooore ! Ville en elle-même sans grand intérêt mais ambiance décontractée. Dans le marché , nous faisons l’objet de tous les regards, du fait déjà d’ être touriste mais en plus d’être en tribu .Mille couleurs , mille sentuers, mille sourires : que demander de plus ? ! Retour au bungalow ; sur la route du retour , nous assistons au reportage photos de mariés, tenues superbes, sourires …. Déjeuner au Blue Horizon tenu par une famille locale qui deviendra un peu notre quartier général car repas copieux, variés, prix modiques et accueil chaleureux ! Après-midi farniente et travail scolaire pour les ados !
2 mai Départ à 8h avec 2 tuk tuk (dont 1 que nous surnommerons à très juste titre ‘Mario Kart’ pour sa conduite plus que sportive…) pour le temple de Mulkirigale, situé à 20km. Paysages magnifiques de rizières. Ce temple est un des plus anciens de l’île et bien sûr en hauteur ( allez quelques marches de plus , cela fait du bien pour la cellulite !) mais sur 3 niveaux différents de grottes et en haut un dagoba resplendissant de blanc. Une belle sortie ! En redescendant la colline , nous faisons une halte dans une école maternelle et jouons à nouveau les trouble-fêtes… encore un moment authentique au milieu des cris de joie. Destination le ‘Black Hole’ : geyser provoqué par l’eau s’engouffrant entre 2 cavités d’une falaise ; un bel effet ! Impressionnant , naturel avec vue superbe sur la mer et ses plages paradisiaques. Après-midi : farniente Après le dîner ‘mario kart’ vient nous chercher pour nous emmener sur la plage de rekawa voir la ponte des tortues ; celle-ci est située à 15km. Création d’une petite ONG pour la protection des œufs de tortues qui peuvent venir pondre en toute tranquillité et les œufs sont surveillés. A peine arrivés , un volontaire, nous fait un appel lumineux disant que la tortue est installée et a pondu son premier oeuf ( quand elle a commençait à pondre , elle ne repart plus) . Spectacle émouvant de la Nature. Une tortue peut pondre entre 50 et 100 œufs et revient pondre où elle est née même trente ans plus tard… La ponte terminée , on la laisse ensevelir ses œufs ; Attente sous un ciel étoilé, bercé par les vagues… Elle retournera à la mer , nous laissant des images merveilleuses plein la tête … Ah la richesse de la vie animale !
3 mai On quitte aujourd’hui à regret les bungalows, Séverine . Son mari Daya nous emmène en van jusque la Palm villa que nous avons réservée. Après 1h30 de route, nous voici à Mirissa. Installation dans nos chambres , un autre cadre , une autre ambiance mais aussi une mer beaucoup plus calme et plage tout aussi paradisiaque. Détente.
4 mai Grasse mat et au réveil , on réalise qu’un copieux et délicieux petit déj est compris dans la prestation : plutôt une bonne nouvelle ! Baignade, repos, jeux de cartes, lecture dans le petit jardin face au chambre et avec vue magnifique sur la mer et le parrot’s rock . A 15h30 , nous partons pour Galle , ancien fort hollandais . La route de la côte est jolie avec ses petites et son animation : pécheurs, étals de poissons, fruits… amis la concentration de tombes et maisons délabrées dues au tsunami finissent par nous miner le moral. Bref , nous arrivons , en plus d’un ciel gris , plafond bas, à Galle qui présente le même état de délabrement ( ici le tsunami a été particulièrement meurtrier car la vague s’est engouffrée dans la ville ne laissant aucune chance aux habitants. Bref , nous n’arriverons pas à apprécier notre visite même en faisant le tour des remparts… La nouvelle ville ne présente aucun intérêt , nous rentrons !
5 mai Départ dans la matinée en tuk-tuk pour Matara , histoire de se changer les idées de la veille… Jolie bord de mer , petit temple sur un îlot, animation garantie des villes sri lankaise, moment de ferveur au temple, bric à brac de petits commerce.. bref la vie et cela nous fait beaucoup de bien. Retour à la villa et après midi farniente.
6 mai Aujourd’hui long transfert entre Mirissa et Negombo afin de nous approcher de l’aéroport. Cinq de route dont deux heures d’embouteillage à Colombo. Après le déjeuner, baignade dans la piscine ; ici le bord de mer est moins attrayant… Balade et derniers achats dans quelques boutiques touristiques ( je pense que c’est le pays où nous n’avons , à part à Negombo et Kandy, rencontrer le moins de boutique touristique ;.. attention , ce n’est pas une critique) . L’hôtel est un grand complexe comme nous ne les aimons pas et au moment de prendre notre dîner , comme ils y célèbrent une noce , on vous nous obliger à prendre le buffet hors de prix plutôt que de manger à la carte … nous quittons la table ! A notre retour , la fête bat son plein et on commence à se faire du souci pour notre nuit car même enfermés dans la centre , on se croirait sur la piste de danse. Tout s’arrête fort heureusement à minuit…
7 mai Transfert en tuk-tuk en 20 mn à l’aéroport et éternelle fin de voyage que vous connaissez tous ….
EN CONCLUSION Petit pays d’environ ¼ de la France . Nous avons respectés ce que nous nous étions fixés : visite et temps de repos ! cela nous a bien convenu vu le travail que les enfants avaient et vu la chaleur. Plus cher , certes que l’Asie du sud-est , mais nous ne sommes privés de rien. L’accueil des plus chaleureux décrit sur le forum n’est pas un leurre : des milliers de sourires sans cesse ! Le paysage présente l’énorme avantage d’être extrêmement diversifié et on y alterne facilement visites culturelles, randonnées, nature , plages… cela a donc plu à toute la tribu !
NOUS AVONS AIME :
La diversité des paysages Les sourires La ponte des tortues Les plages paradisiaques L’accueil chaleureux de Séverine au Patini bungalow qui nous a beaucoup expliqué les us et coutumes du pays.
NOUS AVONS MOINS AIME : La conduite relevant plus d’un jeu vidéo que de la sécurité routière La lenteur du service à table qui nous a monopolisé beaucoup de temps surtout le midi Tout est payant ( on se croirait en France) et les prix parfois prohibitifs La ville de Galle
NOUS N’AVONS PAS AIME : Les moustiques et les fourmis Les nombreuses erreurs sur les additions au restaurant Le cauchemar de l’hôtel Cinammon et la prestation AGODA
Nous devions partir au Japon mais le tsunami nous a dissuadé tant pour le danger nucléaire que pour le fait de se retrouver touriste dans un pays en plein drame humain. Faire un choix en moins de 3 semaines , trouver 6 billets d’avion à prix abordables et un pays facile à se déplacer à 6 ne donnait pas l’impression d’être tâche facile mais finalement cela s’est résolu en 2 jours : ce serait le Sri Lanka ! Nous avons tracé ‘à la louche ‘ un itinéraire, j’ai quand même fait quelques réservations car improviser à 6 n’est pas toujours facile surtout en basse saison , préparer les sacs à dos et hop c’était parti ! ! ! Nous avions la nostalgie de laisser derrière nous notre voyage au Japon qui nous faisait envie depuis si longtemps , l’âme en peine pour les Japonais mais le Sri Lanka , à juste titre , ‘pays du sourire’ a su panser nos regrets… Petite île extrêmement diversifiée de part ses paysages permettant d’allier nature, culture et plage , il y en a donc pour tout le monde ! Et quel accueil ! Des sourires, des bonjours, se faire accoster pour discuter… furent aussi un moment fort de notre voyage ! En 15 jours , nous n’avions pas la prétention de tout voir mais nous avons picoré un peu partout : triangle culturel, montagnes du centre, plages du sud et aménagé les journée afin que nos 4 jeunes , tous en préparation d’un examen puissent réviser . Nous avons aussi pour la première fois eu le plaisir de partager ce voyage avec Nadia , la petite amie de notre fils aîné . Sachant qu’il va maintenant falloir compter les voyages qui nous permettront de réunir notre tribu au complet , nous avons apprécié et savouré ces moments en famille , fous-rires autant que coups de gueule voyant se dessiner l’année prochaine où nous ne partirons qu’à deux pour un autre type de voyage .
CLIMAT : Début de la grande mousson donc très, très chaud. Kandy : pluie entre 14h et 16h Triangle culturel : chaleur très sèche, difficile Montagnes : matins brumeux et déluge l’après-midi Plages : chaleur moite , tantôt ensoleillé , tantôt gris mais rarement de la pluie
CHANGE : 100 roupies = 0,65 e ATM de partout
GUIDES : J’avais un vieux routard de 2003 ‘plus édité actuellement) qui nous a servi à débroussailler. Lonely planet : source principale Petit futé : comme d’habitude très moyen mais j’y apprécie leurs cartes
BUDGET : total pour 6 : 7872e Avion de Paris avec Emirate ( escale à Dubai) : 640 e par pers TGV Valence –Paris : 90e AR par pers Repas : total 920 e ( petit dej- midi- soir) Visites : total 620 e Hébergement : 1623 ( voir plus loin un souci qui nous a coûté très cher) Déplacement : 330e Hôtel Formule 1 Roissy : 78e
DEPLACEMENTS :
Nous avions misé sur les déplacements bus et train mais quand on est 6 , on a e amorti un van beaucoup plus facile et rapide . Le rapport qualité / prix / gain de temps , nous a fait opter le plus souvent pour cette solution qui finalement nous est revenue à 3,70 e par jour et par pers. Quelques exemples : Aéroport –Kandy : 7000 rp 3 jours de van de Kandy et triangle culturel . Déposés à Haputale : 6000 rp / j Van Ella / Tangalle : 5000 Van Tangalle/ Mirissa : 3500 Van Mirissa/ Negombo : (5h) 8000 Tuk tuk à la journée autour d’Ella : 3000 le tuk tuk A recommander : Sur Ella : Bernard 0777 437 996
REPAS : Une moyenne de 10e par jour et par personne sans se priver ! Restos ayant retenus notre attention : Amarasinghe GH à Haputale : prix modique , bonne cuisine, copieux (rice and curry 350) Adam’s breeze à Ella sur la route du mini adam’s peak : carte diversifiée , super accueil , cadre magnifique , couleurs chatoyante , prix cool et bonne cuisine. Blue Horizon à Tangalle ( le long de la plage à 5 mn des bungalows de Séverine) . Tenue par une famille charmante. Cuisine bonne et diversifiée. Poisson excellent ( poisson frais et frites 450) . Petits prix Mirissa beach inn ( sur la plage) Ambiance reggae, jeune patron venant de racheter le resto . Carte variée. Très bon poisson , crevettes…
HEBERGEMENT : Kandy Cottage : 24e la chambre Sur les hauteurs de Kandy ( tuk tuk indispensable) , au milieu d’une Nature luxuriante et loin du brouhaha de la ville grouillante. Petite GH pouvant accueillir au maximum 7 personnes dans un pavillon de plain-pied. Très spacieux, propre et eau chaude. Accueil sensationnel par Koumar serviable et souriant. Repas très copieux à la demande pour 450 rp . Une excellente adresse ! ! ! ! ! ! ! ! Cinnamon lodge à Habanara Au départ , le site AGODA ( A FUIR !) , proposait 78e la chambre double pour une nuit. Cela devait être notre petit coup de folie du voyage mais cela est devenu l’enfer du voyage qui a plombé notre budget car nous ne saurons jamais qui a commis une erreur ( car Agoda n’a donné suite à aucune de mes réclamations) mais sur place , étaient retenues 3 chambre simple … bizarre pour 6 … Accueil absolument pas commercial voir hautain . Nous avions le choix entre perdre notre réservation ou ajouter le supplément et voir la chambre passer à 120e la nuit …Nous avions réservé 2 nuits ! Bref , l’horreur ! Sinon très bel hôtel certes mais absolument du type que nous fréquentons habituellement avec une clientèle exigeante, imbus de leur personne… Mal-être… Petits bungalows tout confort , magnifique piscine, jardins splendides… Restaurants à prix excessif 2500rp le buffet. Notre mésaventure ne nous a pas permis de profiter pleinement de l’endroit. Amarasinghe GH à Haputale Petite Gh avec chambre toute simple mais très propre dotée d’un balcon, au milieu d’un joli jardin prés d’un cours d’eau. Les chambres du bas ne sont pas agréables) . Les patrons, un couple , sont absolument adorables. Excellent repas. Une très bonne adresse ! Ambiente Hotel à Ella Perchée sur les hauteurs d’Ella ( tuk tuk indispensable) Vue imprenable et sublime ( on se croirait dans le film dinotopia) sur les forêts, cascades, little adam’s peak… Chambre confortable. Accueil mitigé. Restauration : lenteur du service franchement exaspérante ! Patini bungalow à Tangalle : notre coup de CŒUR ! A l’Est de la ville, sur une plage paradisiaque, au milieu d’un beau jardin, deux magnifiques bungalows double ( Séverine a eu la gentillesse d’ajouter 2 matelas pour nos ados) . On sent que les matériaux sont de valeur et que rien n’a été laissé au hasard. Agréable, spacieux, ventilateur, grande sdb, terrasse avec salon de jardin pour 3000 rp la nuit ! Accueil extrêmement chaleureux de Séverine toujours à disposition pour rendre service et donner des conseils… Néanmoins attention baignade très dangereuse ! On a adoré !
Palm Villa à Mirissa Sur la plage , petit complexe de chambres accolées avec terrasse. Belle vue sur le promontoire et une plage paradisiaque tout à fait praticable pour la baignade. Joli jardin avec hamac et transat. Accueil sympa du patron qui parle français. 32e la chambre double avec vue mer petit déjeuner copieux compris. Golden beach à Negombo Réservé sur booking ( et sans mauvaise surprise ! ! ! !) . Grosse structure ayant juste l’avantage d’ être prés aéroport , avoir une jolie piscine et le confort de la dernière nuit. Très impersonnel pour l’accueil. Célébration d’un mariage ( voir dans récit) pas cool pour ceux qui veulent DORMIR !
VISITES : Temple de la dent d’or à Kandy : 1000/pers + chaussures 20 Joli temple, très animé, vaste espaces verts. Lieu de pèlerinage. Détient le reliquaire d’une dent de Bouddha. Musée Jardin botanique à Kandy 10$ ( étudiant 5$) Arbres centenaires, fleurs, lieu de rdv des amoureux, arboreum, jardins aux orchidées… relaxant et très chouette balade Jardin aux épices n° 100 à Matale Découverte sympa mais vente languissante Temple de Nalanda : 50 rp Cadre magnifique au bord d’un petit lac. Minuscule petit temple en pleine Nature . Un bon souvenir ! Polonaruwa Ticket valable pour plusieurs sites : 50$ Bien conservé, intéressant mais vers 14h la chaleur nous a fait fuir … Sigiriya Ticket comprenant entrée A faire tôt le matin pour l’effort physique et pour y être au calme. Ascension moins vertigineuse que celle annoncée par les guides. Superbes fresques et vue panoramique inoubliable ! Dambulla temple : 1200 /pers L’effort est récompensé par la visite des grottes et de la multitudes de bouddhas. Lipton’s seat : 50/pers Magnifique balade au milieu des plantations de thé… compter 2h Fabrique de thé : 200/pers Très instructive ! Temple de dowa à Ella: 100/pers Massage ayurvédique à Ella : 30e / pers Massage facial, crâne, hammam, sauna, massage corps, huile sur le front Temple de Buduragawala : 200/pers Black hole : 200/pers Tangalle Temple de Mukirigala : 200/pers Tangalle Turtle project Pekawa : 1000/pers Fantastique !
ITINERAIRE : 21 avril : Depart Tgv de Valence . Paris-Dubaï
22 : Arrivée à Colombo à 8h30 ; transfert en van vers kandy ( 4h) Repos à Kandy cottage 23 : Visite de Kandy dont le temple de la dent d’or et le jardin botanique 24 : Kandy / Matale/ Nalanda/ Dambulla/ Habanara 25 : Habanara/ Polonaruwa/ Habanara 26 : Habanara / Haputale ( journée de route ) 27 : Lipton’s seat et visite de la fabrique 28 : Haputale/ Ella en train . Massage à Ella 29 : Ella et ses environs 30 : Ella/ Tangalle . Après-midi plage 1er mai : Tangalle à pied , marché local , plage 2 : Temple Mukirigala/ Black hole / Plage / Soir : ponte des tortues 3 : Tangalle/Mirissa : farniente 4 : Visite de galle 5 : Matin visite de Matara / puis farniente 6 : Mirissa/ Negombo 7 : vol retour via dubaï
LE VOYAGE :
Le 22/04 Arrivée à Colombo sous une chaleur moite et étouffante, nous sommes ravis d’avoir pris l’initiative d’avoir réservé un van pour aller jusque Kandy ! On comprend vite que la réputation sur la conduite sri lankaise n’est pas imaginaire… Pas grave , nous sommes fatigués, nous dormirons tout le trajet , de toute façon , il valait mieux ne rien voir … Transfert au Kandy Cottage qui nous plait tout de suite par son isolement et sa situation en pleine nature ! Koumar nous a préparé un excellent repas ! Sieste réparatrice . La maison est à notre disposition, nous nous sentons chez nous .
Le 23/04 Départ en tuk tuk pour la visite du temple de la dent d’or . Après avoir traversé le parc où les sri lankais arrivent les bras chargés d’offrandes : fleurs, encens se mêlent … , et déposé nos chaussures ( j’appréhendais un peu car je suis un peu ‘chochotte quand il s’agit de marcher pied nu, mais ouf c’est d’une grande propreté) , nous nous laissons emmener par la foule jusqu’à apercevoir l’ouverture du reliquaire. Ferveur, dévotion, entassé les uns contre les autres , le tout avec le sourire … Très beau temple mais musée , à notre goût bof… Je suis aux anges mais Thomas , claustro, n’apprécie pas , nous ne nous éternisons pas … On rejoint ensuite la tour de l’horloge en se baladant dans la ville pour y prendre le bus et se rendre au jardin botanique. Ville grouillante , bruyante mais propre. Nous sommes rapidement abordés par un sri lankais parlant parfaitement français qui nous vient en aide pour l’achat d’une carte sim’s. Celui-ci engage la conversation ; certains sont sur leur garde , persuadés d’être tombé sur un faux-guide ; il nous emmène au marché en précisant bien que c’ets gratuit , nous aide à acheter nos épices ( beaucoup, beaucoup moins chers que dans les jardins aux épices de Matale) puis nous place dans le bus . Nous le remercions chaleureusement et effectivement , il l’a fait par plaisir sans rien nous demander … eh oui c’est aussi cela l’accueil sri-lankais ! Le bus nous amène directement au jardin … les receveur nous dit que pour nous c’est ‘free’ … deuxième étonnement de la journée ! Dans le bus , déluge de sourires et de surprise de nous trouver là … Nous arrivons au jardin botanique sous des trombes d’eau ; c’est parti pour 2h de mousson. Nous trouvons abri sous un arbre du voyageur qui porte bien son nom mais la pluie redoublant , nous allons patienter à la cafétéria. Déjeuner quelconque et plutôt onéreux… S’ensuivent 2h de balade très agréable au milieu des arbres majestueux et multi centenaires, des fleurs éblouissantes, des amoureux qui se cachent derrière les arbres.. pavillon des orchidées magnifiques. Cela nous aère de la ville bruyante ! Je sème la panique dans les rangs d’un groupe scolaire en prenant un portrait ( sollicité ! ! ! quand même je ne me serai pas permise !), puis un second, puis…tous se bousculant ( essentiellement les garçons) en criant ‘i’m beautiful’ et en éclatant de rire en se visionnant ! Regard amusé de l’institutrice qui attend patiemment la fin de la séance photo ! Retour en bus dans le centre , balade puis retour à la Gh où Koumar nous attend avec le thé ( décidemment il est parfait !) et nous annonce qu’il a trouvé un van moins cher qu’il ne le pensait pour nos trois jours au triangle culturel. Sourire radieux sous nos félicitations . Eh oui c’est aussi facile que cela l’ Asie , comme toujours ! ! ! A nouveau excellent dîner et gros dodo !
Le 24/04 Départ de la Gh à 8h30. Raja , un grand monsieur , sera notre chauffeur pour trois jours. Il est souriant, prévenant, de bons conseils et surtout très prudent ! Premier arrêt dans le jardin aux épices n° 100 . découverte attractive des différentes épices mais barbante présentation des produits comme toujours . Ce n’est pas payant ; on donnera un pourboire au guide et achèterons un produit en dédommagement. Second arrêt à Nalanda , petit temple mi-bouddhiste / mi-hindouiste, perdu au milieu d’une végétation dense, au bord d’un lac avec ses pêcheurs. Grand moment de sérénité ! Troisième arrêt à Dambulla . Il est 12h30 , il fait extrémement chaud . Mais notre effort pour monter les nombreuses marches sera largement récompensé par les temples troglodytes contenant des dizaines statues de bouddha dont un couché de 15m de long. La vue sur les environs est magnifique ; on aperçoit même Sigiriya. Déjeuner à l’ Eden hôtel . Ambiance touristique et accueil pincé bof… Arrivée au Cinammon hôtel à 15h . On pensait rapidement profité de la piscine et c’est le pourquoi , nous avions mis un coup de griffe dans le budget. Nous arrivons dans l’ambiance ‘coincée ‘ de ces grands hôtels que nous n’apprécions guère. Nous avions réservé par la centrale Agoda ( A FUIR !) Très vite , on se rend compte qu’il y a un problème, cela chuchote , va et vient… J’ai fait la réservation pour 3 doubles et agoda pour 3 simples… Ou on perd la réservation ou on rajoute la bagatelle de 350$. Deux heures d’explications ne serviront à rien , aucun geste commercial … refus d’ajouter juste un extra bed dans chaque chambre etc… bref on paye mais là l’hôtel qu’on savait cher devient exorbitant ! C’est dur à avaler ! Fin d’après-midi piscine et repas sur place , lui aussi à prix exorbitant dans une ambiance club med avec des indiens complètement imbus de leur personne … Bref , on n’aimait déjà pas beaucoup ce type d’hôtel , pour le coup c’est fini , on ne nous y reprendra plus !
25/04 Lever 6h30 et départ 7h30 pour Polonaruwa . Nous avons compris qu’il valait mieux visiter tôt que de mourir accablés par la chaleur. Mais à notre arrivée à 9h , la chaleur est déjà implacable …On opte donc pour la visite avec le van plutôt que le vélo ( yes ! ! ! ! moi , je ne vais pas me plaindre lol ; cf voyage au Laos). Ruines encore merveilleusement bien conservées, dissiminées sur un large site. Moment suprême : le recueil et la prière d’une trentaine de sri lankaise au pied du Bouddha haut d’une trentaine de mètres. Récitation du bonze … nous restons là , bercés par la prière. Repas de midi dans petit resto connu de notre guide , tout simple et pas cher. Retour à l’hôtel ( faut bien amortir cette horrible dépense ! ! !) et après-midi détente.
26/04 Lever 6h et départ 6h30 pour la forteresse de Sigiriya ‘ à la fraîche’ . Ascension de 45 mn ; nous sommes seuls au monde, c’est magique ! !Je m’attendais au pire pour le vertige vu ce qui est annoncé dans les guides mais pas du tout , aucun problème ! Les fresques sont tout simplement sublimes de grâce , beauté , élégance.. Dernière étape après avoir franchi ‘ les pattes du lion’ pour une vue panoramique à 360° superbe ! Nous savourons l’instant … Quand nous redescendons les groupes commencent à arriver ! Le reste de la journée sera de la voiture pour aller rejoindre Haputale au centre des montagnes. Pause resto à Kandy dans un hôtel plutôt mafieux et pause dans une tea factory. Paysage de montagne et cascades magnifiques ! On croirait avoir changer de pays ! Nous arrivons à l’ amarasinghe Gh vers 19h . Accueil convivial et excellent repas pour clore cette journée !
27/04 On s’accorde une grasse mat et on se lève sous un ciel brumeux. On part dans le village et nous négocions 2 tuk tuk pour nous déposer au chemin qui mène à Lipton’s seat. Ascension de 15mn : le paysage est à tomber à genoux . Nous voilà seuls au monde au milieu des plantations . pour quelques roupies, un vieux monsieur nous propose une tasse de thé qui sera sûrement la meilleure de toute ma vie tant nous sommes bien ! Nous redescendons vraiment tout tranquillement jusque la fabrique de thé de Lipton . On se croirait dans un tableau avec ses nuances de vert et ces petites touches multicolores des saris des cueilleuses. Magnifique balade ! Tout est beau à l’œil et toutes ces femmes ont le sourire mais nous nous cachons pas la face devant la pénibilité de la tâche . Nous traversons le village à l’heure de l’entrée en classe. Romain ne résiste pas à engager la conversation avec les instituteurs qui nous proposeront finalement de visiter l’école. Nous déclenchons à nouveau la folie avec nos appareils photos mais un simple rappel à l’ordre y mettra un terme… On est loin de la discipline en France ! Un beau moment de bonheur et de partage comme nous les aimons. Le temps devient menaçant , il commence à pleuvoir , nous hâtons le pas … Bien , nous en a pris car à peine dans l’usine une pluie torrentielle s’abat ! Visite très intéressante de l’usine et découverte des différentes phases de fabrication. A nouveau , les conditions de travail sont difficiles , notamment pour les porteurs de sacs de feuilles qui ont à charrier 1,2 tonnes par jour dans une chaleur étouffante! Nous voulions rentrer en bus mais le déluge ne cesse pas ; nous prenons le tuk tuk et le retour ressemble à la fin du monde avec routes écroulées, torrents de boue… nous ne sommes guère rassurés mais arriverons à bon port et juste avant que la route de la Gh ne s’effrondre , elle aussi…
28/04 Départ vers la gare ferroviaire pour prendre le train vers Ella. Regards souriants mais étonnés des voyageurs. On met au chauffeur de tuk tuk au bord du suicide en lui disant qu’on ne veut pas de tuk tuk mais le train même si c’est plus long et que celui-ci est en retard de plus d’une heure… ah ces occidentaux ! Parcours cahin-cahan dans un paysage somptueux tantôt de forêts de sapins tantôt de théiers, de rizières, de villages . Nuit à l’Ambiente dont la réputation de panorama superbe ne fait pas défaut ! On resterait des heures sur la terrasse ! Après –midi au centre de massage ayurvédique. On choisit le forfait complet soit 2h de soins : massage de la tête , facial, corps, hammam ‘ en caisson) , sauna, shirodhara ( huile chaude coulant sur le front) Une merveille… on se retrouve 2h après complètement alanguis. Douche nécessaire car nous sommes gras comme des sardines… Dîner à l’Ambiente où chacun y va de sa petite anecdote sur le soin , de ses préférences ….
29/04 Lever à 7h mais le muezzin hurle déjà depuis 1h. Tentative d epetit déjeuner mais une fois de plus notre commande de la veille est restée incomprise ; nous quittons la table. Nous avons loué pour la journée 2 tuk tuk . Première étape : le magnifique petit temple troglodytes de Dowa ; Deuxième étape : le demodora nine arch bridge : joli pont à neuf arches que nous rejoignons après un sympathique balade sur la voie de chemin de fer au milieu d’une végétation luxuriante. Troisième étape : le little adam’s peak . Chouette balade au milieu des plantations de thé et vue superbe sur les environs et la cascade de ravana. Pause au chaleureux adam’s breeze pour y déguster un jus de fruits frais et y commander notre déjeuner. Nos tuk tuk nous emmène ensuite à la grotte de Ravana que seuls 2 d’entre nous atteindrons mais sans pouvoir y rentrer car des macaques agressifs en garde l’entrée. Chaleur absolument torride ! Visite du temple de Ravana, modèle réduit de Dowa. Déjeuner très agréable , prix doux , cadre magnifique et rice & curry adapté à nos palais occidentaux. Une excellente adresse ! Dernière étape aux Ravana falls. Beauté du site et chaleur humaine des sri lankais qui viennent s'y doucher. Retour à L’Ambiente à 16h ; grande pause terrasse pour admirer le paysage et bouquiner. Un jour sans mousson . Nous avons aimé ce petit village à notre goût lus convivial qu’Haputale.
30/04 Nous devions passer par Tissa mais la veille , Séverine nous a envoyé un texto disant que les bungalows étaient finalement libres … Nous rejoignons donc Tangalle directement. Petit arrêt à Wellawaya pour faire retrait ATM et acheter quelques provisions. Arrêt à Buduruwagaba , site paisible au milieu des rizières, des mangroves. Immense rocher à pic sculpté il y a 10 siècles avec au centre un Bouddha de 15m de haut. Très chouette ! Arrivée à 13h au Patini bungalows si souvent recommandés sur le forum et accueil chaleureux de Séverine. Un havre de paix avec 2 magnifiques bungalows tout confort au bord de l’océan ( attention à la houle ! baignade dangereuse) . Plage paradisiaque même si baignade agitée. Un bon moment de détente et de fous –rires. Nous prendrons nos deux repas à l’Ibis GH juste à côté mais les prix et l’accueil mitigé , nous font promettre que nous chercherons ailleurs dés le lendemain. 1er mai Balade dés 8h, pour éviter la chaleur qui nous rattrapera bien vite , dans la petite ville de Tangalle. Cela tombe bien , c’est le jour du marché local ! ! ! Et cela : j’adoooooore ! Ville en elle-même sans grand intérêt mais ambiance décontractée. Dans le marché , nous faisons l’objet de tous les regards, du fait déjà d’ être touriste mais en plus d’être en tribu .Mille couleurs , mille sentuers, mille sourires : que demander de plus ? ! Retour au bungalow ; sur la route du retour , nous assistons au reportage photos de mariés, tenues superbes, sourires …. Déjeuner au Blue Horizon tenu par une famille locale qui deviendra un peu notre quartier général car repas copieux, variés, prix modiques et accueil chaleureux ! Après-midi farniente et travail scolaire pour les ados !
2 mai Départ à 8h avec 2 tuk tuk (dont 1 que nous surnommerons à très juste titre ‘Mario Kart’ pour sa conduite plus que sportive…) pour le temple de Mulkirigale, situé à 20km. Paysages magnifiques de rizières. Ce temple est un des plus anciens de l’île et bien sûr en hauteur ( allez quelques marches de plus , cela fait du bien pour la cellulite !) mais sur 3 niveaux différents de grottes et en haut un dagoba resplendissant de blanc. Une belle sortie ! En redescendant la colline , nous faisons une halte dans une école maternelle et jouons à nouveau les trouble-fêtes… encore un moment authentique au milieu des cris de joie. Destination le ‘Black Hole’ : geyser provoqué par l’eau s’engouffrant entre 2 cavités d’une falaise ; un bel effet ! Impressionnant , naturel avec vue superbe sur la mer et ses plages paradisiaques. Après-midi : farniente Après le dîner ‘mario kart’ vient nous chercher pour nous emmener sur la plage de rekawa voir la ponte des tortues ; celle-ci est située à 15km. Création d’une petite ONG pour la protection des œufs de tortues qui peuvent venir pondre en toute tranquillité et les œufs sont surveillés. A peine arrivés , un volontaire, nous fait un appel lumineux disant que la tortue est installée et a pondu son premier oeuf ( quand elle a commençait à pondre , elle ne repart plus) . Spectacle émouvant de la Nature. Une tortue peut pondre entre 50 et 100 œufs et revient pondre où elle est née même trente ans plus tard… La ponte terminée , on la laisse ensevelir ses œufs ; Attente sous un ciel étoilé, bercé par les vagues… Elle retournera à la mer , nous laissant des images merveilleuses plein la tête … Ah la richesse de la vie animale !
3 mai On quitte aujourd’hui à regret les bungalows, Séverine . Son mari Daya nous emmène en van jusque la Palm villa que nous avons réservée. Après 1h30 de route, nous voici à Mirissa. Installation dans nos chambres , un autre cadre , une autre ambiance mais aussi une mer beaucoup plus calme et plage tout aussi paradisiaque. Détente.
4 mai Grasse mat et au réveil , on réalise qu’un copieux et délicieux petit déj est compris dans la prestation : plutôt une bonne nouvelle ! Baignade, repos, jeux de cartes, lecture dans le petit jardin face au chambre et avec vue magnifique sur la mer et le parrot’s rock . A 15h30 , nous partons pour Galle , ancien fort hollandais . La route de la côte est jolie avec ses petites et son animation : pécheurs, étals de poissons, fruits… amis la concentration de tombes et maisons délabrées dues au tsunami finissent par nous miner le moral. Bref , nous arrivons , en plus d’un ciel gris , plafond bas, à Galle qui présente le même état de délabrement ( ici le tsunami a été particulièrement meurtrier car la vague s’est engouffrée dans la ville ne laissant aucune chance aux habitants. Bref , nous n’arriverons pas à apprécier notre visite même en faisant le tour des remparts… La nouvelle ville ne présente aucun intérêt , nous rentrons !
5 mai Départ dans la matinée en tuk-tuk pour Matara , histoire de se changer les idées de la veille… Jolie bord de mer , petit temple sur un îlot, animation garantie des villes sri lankaise, moment de ferveur au temple, bric à brac de petits commerce.. bref la vie et cela nous fait beaucoup de bien. Retour à la villa et après midi farniente.
6 mai Aujourd’hui long transfert entre Mirissa et Negombo afin de nous approcher de l’aéroport. Cinq de route dont deux heures d’embouteillage à Colombo. Après le déjeuner, baignade dans la piscine ; ici le bord de mer est moins attrayant… Balade et derniers achats dans quelques boutiques touristiques ( je pense que c’est le pays où nous n’avons , à part à Negombo et Kandy, rencontrer le moins de boutique touristique ;.. attention , ce n’est pas une critique) . L’hôtel est un grand complexe comme nous ne les aimons pas et au moment de prendre notre dîner , comme ils y célèbrent une noce , on vous nous obliger à prendre le buffet hors de prix plutôt que de manger à la carte … nous quittons la table ! A notre retour , la fête bat son plein et on commence à se faire du souci pour notre nuit car même enfermés dans la centre , on se croirait sur la piste de danse. Tout s’arrête fort heureusement à minuit…
7 mai Transfert en tuk-tuk en 20 mn à l’aéroport et éternelle fin de voyage que vous connaissez tous ….
EN CONCLUSION Petit pays d’environ ¼ de la France . Nous avons respectés ce que nous nous étions fixés : visite et temps de repos ! cela nous a bien convenu vu le travail que les enfants avaient et vu la chaleur. Plus cher , certes que l’Asie du sud-est , mais nous ne sommes privés de rien. L’accueil des plus chaleureux décrit sur le forum n’est pas un leurre : des milliers de sourires sans cesse ! Le paysage présente l’énorme avantage d’être extrêmement diversifié et on y alterne facilement visites culturelles, randonnées, nature , plages… cela a donc plu à toute la tribu !
NOUS AVONS AIME :
La diversité des paysages Les sourires La ponte des tortues Les plages paradisiaques L’accueil chaleureux de Séverine au Patini bungalow qui nous a beaucoup expliqué les us et coutumes du pays.
NOUS AVONS MOINS AIME : La conduite relevant plus d’un jeu vidéo que de la sécurité routière La lenteur du service à table qui nous a monopolisé beaucoup de temps surtout le midi Tout est payant ( on se croirait en France) et les prix parfois prohibitifs La ville de Galle
NOUS N’AVONS PAS AIME : Les moustiques et les fourmis Les nombreuses erreurs sur les additions au restaurant Le cauchemar de l’hôtel Cinammon et la prestation AGODA
Pourquoi l'Amérique fascine-t-elle tant? (États-Unis) English translation pending
J'ai remarqué que la rubrique Etats-Unis générait le plus grand nombre de discussions (31000😮) ouvertes sur ce forum. (La Thailande semblant être le deuxième pays sur ce critère)
Cette première place ne reflète pourtant pas l'importance du flux de vacanciers français (pour nos amis québécois, la Floride semble être à l'inverse une destination de choix😉)
Je me demande donc ce qui fascine tant les Vfistes dans cette destination :
- la nostalgie des westerns ayant bercé notre enfance ?
- l'envie de découvrir le Rêve Américain ?
- la facilité (pas de difficultés particulières hormis la langue) ?
- ????
Personnellement ce fut la facilité..... (premier voyage lointain hors du nid familial 😄)
Cette première place ne reflète pourtant pas l'importance du flux de vacanciers français (pour nos amis québécois, la Floride semble être à l'inverse une destination de choix😉)
Je me demande donc ce qui fascine tant les Vfistes dans cette destination :
- la nostalgie des westerns ayant bercé notre enfance ?
- l'envie de découvrir le Rêve Américain ?
- la facilité (pas de difficultés particulières hormis la langue) ?
- ????
Personnellement ce fut la facilité..... (premier voyage lointain hors du nid familial 😄)
Cherche Français installés à Bangkok English translation pending
Bonjour tout le monde,
Bon voilà, l'aventure n'a pas été facile et semée de rebondissements (c'est le moins que l'on puisse dire), mais bon, voilà, je vis en Thaïlande, travaille dans une boite, et est en passe d'obtenir mon WP (ne vous en faites, pas, j'ai appris à mes dépens les travers des promesses de WP, donc dans le contexte actuel, je ne doute en aucun cas de l'arrivée du WP).
Bon, là n'est pas le sujet de la discussion. Je suis juste super bien ici, mais une petite maladie me guette : la nostalgie du pays. Non, non, rassurez-vous, je suis trop bien ici pour envisager un retour, mais j'avoue que je commence de plus en plus à avoir besoin de parler français, avec des français, de choses françaises (non, je vous rassure, je n'ai pas ma carte FN lol, je pense juste que c'est un sentiment naturel après 3 mois hors de son pays, avec assez peu de contact avec la famille en raison du décalage horaire et des travails de chacun).
Donc voilà, si certains français sont installés à Bangkok, je serai ravi de partager quelques petits moments, soirées à délirer et autres...
Mecs et filles bienvenues, on dira dans la bonne vingtaine, histoire d'éviter un choc des générations, et d'être dans le même trip !
Désolé si ce sujet est mal placé, j'avoue avoir hésité entre Compagnons de voyages et cette catégorie, et il me semblait que ça concernait plus la vie à l'étranger qu'un voyage touristique. N'hésitez pas à décplacer selon les us et coutume du site, et désolé si vous avez à le faire.
Contact : mail.herfray@gmail.com 0800 588 775 (malheureusement c'est pas un appel gratuit, ben oui, fallait bien que je fasse une vanne pourrie sur le post).
Ou bien également par MP.
Pour info, j'habite un condo à Ramintra Kor Mor 8, je sais, c'est assez excentré, mais déménagement prévu dès que WP et visa obtenus, je suis arrivé avec des moyens limité.
Bon voilà, l'aventure n'a pas été facile et semée de rebondissements (c'est le moins que l'on puisse dire), mais bon, voilà, je vis en Thaïlande, travaille dans une boite, et est en passe d'obtenir mon WP (ne vous en faites, pas, j'ai appris à mes dépens les travers des promesses de WP, donc dans le contexte actuel, je ne doute en aucun cas de l'arrivée du WP).
Bon, là n'est pas le sujet de la discussion. Je suis juste super bien ici, mais une petite maladie me guette : la nostalgie du pays. Non, non, rassurez-vous, je suis trop bien ici pour envisager un retour, mais j'avoue que je commence de plus en plus à avoir besoin de parler français, avec des français, de choses françaises (non, je vous rassure, je n'ai pas ma carte FN lol, je pense juste que c'est un sentiment naturel après 3 mois hors de son pays, avec assez peu de contact avec la famille en raison du décalage horaire et des travails de chacun).
Donc voilà, si certains français sont installés à Bangkok, je serai ravi de partager quelques petits moments, soirées à délirer et autres...
Mecs et filles bienvenues, on dira dans la bonne vingtaine, histoire d'éviter un choc des générations, et d'être dans le même trip !
Désolé si ce sujet est mal placé, j'avoue avoir hésité entre Compagnons de voyages et cette catégorie, et il me semblait que ça concernait plus la vie à l'étranger qu'un voyage touristique. N'hésitez pas à décplacer selon les us et coutume du site, et désolé si vous avez à le faire.
Contact : mail.herfray@gmail.com 0800 588 775 (malheureusement c'est pas un appel gratuit, ben oui, fallait bien que je fasse une vanne pourrie sur le post).
Ou bien également par MP.
Pour info, j'habite un condo à Ramintra Kor Mor 8, je sais, c'est assez excentré, mais déménagement prévu dès que WP et visa obtenus, je suis arrivé avec des moyens limité.
Catalogue énorme de musique indienne en ligne English translation pending
Bonjour
J'ai effectué une recherche par mots clés, mais je n'ai trouvé aucune référence à ce service, alors voilà (et désolé si c'est un post redondant)
Google a mis en place un service d'écoute de musique en ligne consacré à l'Inde C'est , à mon avis, tout simplement formidable; on y trouve de tout, musiques de films récents ou datant des années 50, des bhajans, des ghazals, de la penjabi dance ou de la musique classique
Un régal pour une balade sonore, une première exploration ou pour se replonger dans une ambiance qui réveillera la douce nostalgie, préalable au prochain départ:) allez-y voir, ça se trouve là
Google a mis en place un service d'écoute de musique en ligne consacré à l'Inde C'est , à mon avis, tout simplement formidable; on y trouve de tout, musiques de films récents ou datant des années 50, des bhajans, des ghazals, de la penjabi dance ou de la musique classique
Un régal pour une balade sonore, une première exploration ou pour se replonger dans une ambiance qui réveillera la douce nostalgie, préalable au prochain départ:) allez-y voir, ça se trouve là