Results for "Pins+et+hébergement+|+11+>+245"
2319 results found.
Bon plan d'hébergement pour les Seychelles? English translation pending
bonjour a tous
sans doute je demande la lune mais bon je demande quand meme on se sait jamais ;)
j'ai trouvé un billet pas cher pour aller aux seychelles 2 semaines en mai (il parait que c'est la bonne periode!) et j'ai l'habitude de ne prendre qu'un vol sec et me debrouiller pour l'hebergement, j'ai fait ca pour mes 3 derniers voyages (vietnam, usa, kenya) et j'ai vraiment fait des economies!
donc je voulais savoir si parmis les connaisseurs de ce forum , quelqu'un pourrait m'aider dans ma recherche de l'impossible: j'ai un budget de 60 e par nuit, j'aurai aimé faire 5 jours sur mahe , praslin et la digue pourrais je trouvé a me loger au bord de la mer (ou pas trop loin) avec si possible , une piscine... peut importe le logement: petit hotel, guest house, bungalow, honnêtement je ne connait pas trop les mode d'hebergement aux seychelles a par les grands resort!
voila si quelqu'un peut m'aider :) merci
j'ai trouvé un billet pas cher pour aller aux seychelles 2 semaines en mai (il parait que c'est la bonne periode!) et j'ai l'habitude de ne prendre qu'un vol sec et me debrouiller pour l'hebergement, j'ai fait ca pour mes 3 derniers voyages (vietnam, usa, kenya) et j'ai vraiment fait des economies!
donc je voulais savoir si parmis les connaisseurs de ce forum , quelqu'un pourrait m'aider dans ma recherche de l'impossible: j'ai un budget de 60 e par nuit, j'aurai aimé faire 5 jours sur mahe , praslin et la digue pourrais je trouvé a me loger au bord de la mer (ou pas trop loin) avec si possible , une piscine... peut importe le logement: petit hotel, guest house, bungalow, honnêtement je ne connait pas trop les mode d'hebergement aux seychelles a par les grands resort!
voila si quelqu'un peut m'aider :) merci
Japon: excursion à la journée en dehors des villes ou lieux d'hébergements English translation pending
Bonjour!Voilà mon programme:vol turkish airlines pour kansai airport via istanbul(720euros A-R). 28 au 30/07 Osaka.30 au 02/08 Nara. 02 au 07/08 Kyoto. 07 au 9/08 Himeji. 09 au 12/08 Koyasan. 12 au 15/08 Kinosaki. 15 au 20/08 Kyoto. 20 au 22/08 Osaka. 22/08 au soir, retour pour Paris.Tous les hotels, ryokans ou monastères sont réservés.j'envisage de prendre un ou deux kansai pass( un jour) pour les trajets les plus longs.Je prévoie un budget de 100 euros par jour en plus des hotels et du vol payé. En dehors de tous ces endroits à visiter(c'est déjà pas mal)quelles sont les possibilitées d'excursion à la journée(tot le matin jusqu'au soir)dans les banlieues proche ou moins proche de Nara, Kyoto, Himeji et Kinosakionsen ? N.B. Excursion organisée par moi-meme évidemment.Je suis allé seulement quinze jours à Tokyo l'année dernière en aout mais face à de vieux briscards la tentation est forte pour me simplifier la vie.A chaque voyage je privilègie une région d'un pays Donc c'est parti pour plusieurs années avec le Japon.
Budget et conseils pour la Nouvelle-Calédonie English translation pending
Nous sommes deux qui désirons visiter la NC du 25/10 au 19 /11/2006, soit 22 nuits sur place.
Quel budget quotidien est-il raisonnable d'envisager en Euros?
Hébergement en Gîte voire parfois en case.Faut-il réserver de France pour cette époque de l'année ?
Programme : 10 jours sur la Grande Terre
3 jours à Lifou
3 jours à Maré
4 jours à l'île aux Pins
Est-il impératif de louer un véhicule partout (Grande Terre +îles)?...Coûts?....Loueur ? sur place? de France ?
Ou peuton faire certaines parties en Bus????
Tous renseignements pratiques sont les bienvenus....Merci à tous, d'avance!
pqiroul
Itinéraire et réservations au Canada terminés: merci! English translation pending
Bonjour,
Je remercie tous ceux / celles qui m'ont aidée à préparer mon circuit 😎 Tous mes hébergements sont réservés. Je copie / colle mon itinéraire avec les logements et les activités choisis.
18/07 : vol Paris / Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal. - arrivée à l'aéroport de Montréal à 13h05 + récupération de la voiture de location - ballade dans le quartier : le parc de la Fontaine + l'église Saint-Jean Baptiste + l'avenue du Mont-Royal
19/07 : le Vieux-Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal.
20/07 : le centre-ville de Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal.
21/07 : le parc du Mont-Royal + route Montréal / Québec. Nuit dans un appartement à Québec. - matin : parc du Mont-Royal - départ en début d'après-midi pour Québec (par l'autoroute)
22/07 : la Haute-Ville de Québec. Nuit dans un appartement à Québec.
23/07 : la Basse-Ville de Québec. Nuit dans un appartement à Québec.
24/07 : Québec / Rimouski. Nuit à l'auberge chez Marie-Roses (8 kms après le Bic) - ferry Québec / Lévis - route 132 : Saint-Michel de Bellechasse + Saint-Jean Port-Joli + Kamouraska + Rivière du Loup + Cacouna + l'Isle Verte (le village)
25/07 : Parc National du Bic. Nuit à l'auberge chez Marie-Roses. - 3 randonnées dans le Bic : le Pic Champlain + le Chemin du Nord + le Scoggan
26/07 : Rimouski / Nouvelle. Nuit au gîte A l'abri du clocher. - route 132 : Saint-Luce + Jardins de Métis + vallée de la Matapédia (passer par Saint Alexis des Monts pour le panorama)
27/07 : Nouvelle / Percé. Nuit à l'auberge Au fil des saisons. - Carleton sur Mer : la route de la Montagne au Mont Saint-Joseph puis randonnée le sentier Valentin + la tour d'observation sur la Marina - Maria - Bonaventure : Bioparc de la Gaspésie - New Richmond
28/07 : Parc National de l'île Bonaventure et du Rocher Percé. Nuit à l'auberge Au fil des saisons. - croisière vers l'île Bonaventure - randonnée sur l'île Bonaventure : le Chemin du Roy - se rendre à pieds au Rocher Percé (en fonction des marées)
29/07 : Percé / Cap des Rosiers. Nuit au Motel-Hôtel le Pharillon. - 2 randonnées : chemin du Mont Saint-Anne + sentier des Belvédères - route des failles - rivière aux Émeraudes - Gaspé
30/07 : Parc National Forillon. Nuit au Motel-Hotel le Pharillon. - 2 randonnées : sentier du Mont Saint-Alban + sentier les Graves - phare de Cap des Rosiers
31/07 : Cap des Rosiers / Saint-Anne des Monts. Nuit à l'auberge du Vieux-Faubourg. - route 132 : Pointe à la Renommée + Petite Vallée et Grande Vallée + Cap Madeleine + Mont Saint-Pierre + La Martre
01/08 : Parc National de la Gaspésie. Nuit à l'auberge du Vieux-Faubourg. - 2 randonnées : Mont Xalibu + lac aux Americains
02/08 : Saint-Anne des Monts / Baie Sainte Catherine. Nuit dans la Cabine Savard. - route 132 : Cap Chat + Matane + Trois Pistoles - traversier Trois Pistoles / Les Escoumins à 13h00 - les Escoumins + Cap de Bon désir + Tadoussac - traversier Tadoussac / Baie Sainte Catherine
03/08 : Baie Saint Catherine / Baie Saint-Paul. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - route 138 puis 362 : Baie des Rochers + Saint Siméon + Port au Persil + Cap à l'Aigle + la Malbaie + Pointe au Pic + Sainte Irénée + les éboulements
04/08 : Parc National des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - 3 randonnées : L'Acropole des draveurs + le Belvédère + le Pied des Sommets
05/08 : Parc National des Grands-Jardins. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - 1 randonnée : le Piou
06/08 : Baie Saint-Paul / Shawinigan. Nuit à l’hôtel Marineau. - le Chemin du Roy (route 138) : Saint-Anne de Beaupré + Cap Santé + Deschambault + Saint Anne de la Pérade
07/08 : Parc National de la Mauricie. Nuit à l’hôtel Marineau. - route promenade de 63 kms : belvédère du lac Bouchard + randonnées Lac Solitaire + belvédère du Passage + le Belvédère de l'Ile aux Pins + sentiers des cascades et des falaises
08/08 : Shawinigan / Ottawa. Nuit dans un appartement à Ottawa. - Trois Rivières - Parc Oméga
09/08 : Ottawa. Nuit dans un appartement à Ottawa.
10/08 : Ottawa / Gananoque. Nuit à West Gate Bed and breakfast. - croisière de 2h30 dans les Mille-îles (départ à 15h30 ou 16h30)
11/08 : Gananoque / Niagara Falls. Nuit au Bed and Breakfast Ambiance by the falls. - Kingston - Niagara on the Lake - Niagara Falls de nuit
12/08 : Niagara Falls / Toronto. Nuit à Toronto. - Niagara Falls (côté canadien + américain)
13/08 : Toronto. Nuit à Toronto.
14/08 : Toronto. Vol à Toronto / Paris à 22h15
Je remercie tous ceux / celles qui m'ont aidée à préparer mon circuit 😎 Tous mes hébergements sont réservés. Je copie / colle mon itinéraire avec les logements et les activités choisis.
18/07 : vol Paris / Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal. - arrivée à l'aéroport de Montréal à 13h05 + récupération de la voiture de location - ballade dans le quartier : le parc de la Fontaine + l'église Saint-Jean Baptiste + l'avenue du Mont-Royal
19/07 : le Vieux-Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal.
20/07 : le centre-ville de Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal.
21/07 : le parc du Mont-Royal + route Montréal / Québec. Nuit dans un appartement à Québec. - matin : parc du Mont-Royal - départ en début d'après-midi pour Québec (par l'autoroute)
22/07 : la Haute-Ville de Québec. Nuit dans un appartement à Québec.
23/07 : la Basse-Ville de Québec. Nuit dans un appartement à Québec.
24/07 : Québec / Rimouski. Nuit à l'auberge chez Marie-Roses (8 kms après le Bic) - ferry Québec / Lévis - route 132 : Saint-Michel de Bellechasse + Saint-Jean Port-Joli + Kamouraska + Rivière du Loup + Cacouna + l'Isle Verte (le village)
25/07 : Parc National du Bic. Nuit à l'auberge chez Marie-Roses. - 3 randonnées dans le Bic : le Pic Champlain + le Chemin du Nord + le Scoggan
26/07 : Rimouski / Nouvelle. Nuit au gîte A l'abri du clocher. - route 132 : Saint-Luce + Jardins de Métis + vallée de la Matapédia (passer par Saint Alexis des Monts pour le panorama)
27/07 : Nouvelle / Percé. Nuit à l'auberge Au fil des saisons. - Carleton sur Mer : la route de la Montagne au Mont Saint-Joseph puis randonnée le sentier Valentin + la tour d'observation sur la Marina - Maria - Bonaventure : Bioparc de la Gaspésie - New Richmond
28/07 : Parc National de l'île Bonaventure et du Rocher Percé. Nuit à l'auberge Au fil des saisons. - croisière vers l'île Bonaventure - randonnée sur l'île Bonaventure : le Chemin du Roy - se rendre à pieds au Rocher Percé (en fonction des marées)
29/07 : Percé / Cap des Rosiers. Nuit au Motel-Hôtel le Pharillon. - 2 randonnées : chemin du Mont Saint-Anne + sentier des Belvédères - route des failles - rivière aux Émeraudes - Gaspé
30/07 : Parc National Forillon. Nuit au Motel-Hotel le Pharillon. - 2 randonnées : sentier du Mont Saint-Alban + sentier les Graves - phare de Cap des Rosiers
31/07 : Cap des Rosiers / Saint-Anne des Monts. Nuit à l'auberge du Vieux-Faubourg. - route 132 : Pointe à la Renommée + Petite Vallée et Grande Vallée + Cap Madeleine + Mont Saint-Pierre + La Martre
01/08 : Parc National de la Gaspésie. Nuit à l'auberge du Vieux-Faubourg. - 2 randonnées : Mont Xalibu + lac aux Americains
02/08 : Saint-Anne des Monts / Baie Sainte Catherine. Nuit dans la Cabine Savard. - route 132 : Cap Chat + Matane + Trois Pistoles - traversier Trois Pistoles / Les Escoumins à 13h00 - les Escoumins + Cap de Bon désir + Tadoussac - traversier Tadoussac / Baie Sainte Catherine
03/08 : Baie Saint Catherine / Baie Saint-Paul. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - route 138 puis 362 : Baie des Rochers + Saint Siméon + Port au Persil + Cap à l'Aigle + la Malbaie + Pointe au Pic + Sainte Irénée + les éboulements
04/08 : Parc National des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - 3 randonnées : L'Acropole des draveurs + le Belvédère + le Pied des Sommets
05/08 : Parc National des Grands-Jardins. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - 1 randonnée : le Piou
06/08 : Baie Saint-Paul / Shawinigan. Nuit à l’hôtel Marineau. - le Chemin du Roy (route 138) : Saint-Anne de Beaupré + Cap Santé + Deschambault + Saint Anne de la Pérade
07/08 : Parc National de la Mauricie. Nuit à l’hôtel Marineau. - route promenade de 63 kms : belvédère du lac Bouchard + randonnées Lac Solitaire + belvédère du Passage + le Belvédère de l'Ile aux Pins + sentiers des cascades et des falaises
08/08 : Shawinigan / Ottawa. Nuit dans un appartement à Ottawa. - Trois Rivières - Parc Oméga
09/08 : Ottawa. Nuit dans un appartement à Ottawa.
10/08 : Ottawa / Gananoque. Nuit à West Gate Bed and breakfast. - croisière de 2h30 dans les Mille-îles (départ à 15h30 ou 16h30)
11/08 : Gananoque / Niagara Falls. Nuit au Bed and Breakfast Ambiance by the falls. - Kingston - Niagara on the Lake - Niagara Falls de nuit
12/08 : Niagara Falls / Toronto. Nuit à Toronto. - Niagara Falls (côté canadien + américain)
13/08 : Toronto. Nuit à Toronto.
14/08 : Toronto. Vol à Toronto / Paris à 22h15
Deux semaines à Nice et ses alentours en septembre (incluant CInque Terre, Italie) English translation pending
Bonjour!
Nous sommes un couple de 39 et 41 ans qui venons de prendre la décision de partir à Nice en septembre prochain pour 2 belles semaines. Un autre rêve qui se réalisera sous peu!!
Tout d'abord, nous préconisons les déplacements en bus, taxis et/ou en trains. Pour l'hébergement, nous allons avoir un hôtel à Nice tout au long du voyage car tout est près à part lorsque viendra notre petite escapade en Italie.
Comme chaque voyage, nous avons longuement hésité pour le choix des villes à visiter. Voici donc l'idée de notre itinéraire jusqu'à maintenant.
Effectivement, ça semble chargé mais si on se fie à nos voyages précédents en Italie et Espagne, nous sommes du genre ambitieux mais nous avons toujours été capables d'y arriver et en voir le plus possible.
Pour ce qui est de l'Italie, on a hésité longtemps entre San Remo et Cinque Terre mais vu qu'on a dû laisser tomber Cinque Terre lors d'un précédent voyage on pencherait plus pour cette destination. Je sais qu'il faut s'attendre à plus de déplacement mais ça vaudrait la peine.
Qu'en pensez-vous ?
Dimanche 3 septembre: départ de Montréal à 21h50 Lundi 4 septembre : arrivée à Nice à 11h15, bus, hôtel et début visite de Nice !!! Mardi 5 septembre: Nice Mercredi 6 septembre: Vallée des Merveilles, Tende (travaux pour le train*) Jeudi 7 septembre: Nice et Villefranche-sur-Mer Vendredi 8 septembre: Antibes, Cap d’Antibes, Juan les Pins Samedi 9 septembre: Vence et / ou St-Paul-de-Vence, Cagnès-sur-Mer Dimanche 10 septembre: St-Jean-Cap-Ferrat, Beaulieu-sur-Mer, Èze Lundi 11 septembre: Cinque Terre (Italie) (3 trains ? *) Mardi 12 septembre: Cinque Terre (Italie) (3 trains ? *) Mercredi 13 septembre: Monaco, Monte-Carlo Jeudi 14 septembre: Menton, Roquebrune-Cap-Martin, Ste-Agnès (?) Vendredi 15 septembre: Nice Samedi 16 septembre: Cannes, Grasse Dimanche 17 septembre: Nice Lundi 18 septembre: Fin - retour .... Départ de Nice à 13h15 ;-(
Nous sommes ouverts à des suggestions, commentaires ou autres idées.
Merci beaucoup de votre aide. ;-) Mélanie
Nous sommes un couple de 39 et 41 ans qui venons de prendre la décision de partir à Nice en septembre prochain pour 2 belles semaines. Un autre rêve qui se réalisera sous peu!!
Tout d'abord, nous préconisons les déplacements en bus, taxis et/ou en trains. Pour l'hébergement, nous allons avoir un hôtel à Nice tout au long du voyage car tout est près à part lorsque viendra notre petite escapade en Italie.
Comme chaque voyage, nous avons longuement hésité pour le choix des villes à visiter. Voici donc l'idée de notre itinéraire jusqu'à maintenant.
Effectivement, ça semble chargé mais si on se fie à nos voyages précédents en Italie et Espagne, nous sommes du genre ambitieux mais nous avons toujours été capables d'y arriver et en voir le plus possible.
Pour ce qui est de l'Italie, on a hésité longtemps entre San Remo et Cinque Terre mais vu qu'on a dû laisser tomber Cinque Terre lors d'un précédent voyage on pencherait plus pour cette destination. Je sais qu'il faut s'attendre à plus de déplacement mais ça vaudrait la peine.
Qu'en pensez-vous ?
Dimanche 3 septembre: départ de Montréal à 21h50 Lundi 4 septembre : arrivée à Nice à 11h15, bus, hôtel et début visite de Nice !!! Mardi 5 septembre: Nice Mercredi 6 septembre: Vallée des Merveilles, Tende (travaux pour le train*) Jeudi 7 septembre: Nice et Villefranche-sur-Mer Vendredi 8 septembre: Antibes, Cap d’Antibes, Juan les Pins Samedi 9 septembre: Vence et / ou St-Paul-de-Vence, Cagnès-sur-Mer Dimanche 10 septembre: St-Jean-Cap-Ferrat, Beaulieu-sur-Mer, Èze Lundi 11 septembre: Cinque Terre (Italie) (3 trains ? *) Mardi 12 septembre: Cinque Terre (Italie) (3 trains ? *) Mercredi 13 septembre: Monaco, Monte-Carlo Jeudi 14 septembre: Menton, Roquebrune-Cap-Martin, Ste-Agnès (?) Vendredi 15 septembre: Nice Samedi 16 septembre: Cannes, Grasse Dimanche 17 septembre: Nice Lundi 18 septembre: Fin - retour .... Départ de Nice à 13h15 ;-(
Nous sommes ouverts à des suggestions, commentaires ou autres idées.
Merci beaucoup de votre aide. ;-) Mélanie
Où dormir et quoi faire à Lisbonne, Portugal? English translation pending
Bonjour
Durant mon long voyage de 3 semaines, je serai à Lisbonne au Portugal du 8 au 11 décembre. Je ne suis jamais allé au Portugal et je ne sais pas comment est la ville de Lisbonne. J'aimerais connaître vos opinion en vue de réserver le meilleur endroit selon vous pour dormir (auberge jeunesse: beau, bon, pas cher, facilement accessible et sécuritaire). De ce fait, j'aimerais savoir vos suggestions sur les endroits à visiter à ne pas manquer. Merci à l'avance de votre temps.
Pélion et Sporades (Grèce) English translation pending
Bonjour
Un programme de 24 jours à partir de fin juillet 2017 en Grèce combinant continent et iles comme suit:
J.1Athenes -Kamena Vourla en voiture
J.2 Delphes -Osios Loukas- Lac Plastiras Météores
J.3 Météores
J.4 -5-6 :Pelion :kala nera, Milies-afissos (où sejournerà votre avis?)
J.7.8-9-Pelion:Mouresi-Horefto-Tsagarada-Milopotamos.Damouchari(dans quelle localité sejourner ?)
J.10 Portaria -Makrinitsa.
J.11 Volos -remise de la voiture et départ en ferry pour Skiathos
J.12 Skiathos
J.13 Skiathos
J.14-15-16-17 -18 Skopelos avec excursion d'une journée à Alonissos
J.19Skiathos-Athenes(par avion)continuation en voiture pour Epidaure
J.20 Epidaure -Galatas- Poros une journée
J.21 Ermioni -Porto Heli 1ère nuitée à Porto heli
J.22 porti Heli- spetses pour la journée. 2ème nuitée à porto heli
J.23 Hydra-piraeus nuitée sur place
J.24 Retour
Deuxième option:
Le même itineraire avec une extension à Tinos de 5 jours au lieu de Hydra poros et spetses. Étant précisé que c'est mon 4ème voyage en Grèce. Qu'en dites vous ?
D'autres suggestions de rectification seront les bienvenus venues.
Riadhou
Un programme de 24 jours à partir de fin juillet 2017 en Grèce combinant continent et iles comme suit:
J.1Athenes -Kamena Vourla en voiture
J.2 Delphes -Osios Loukas- Lac Plastiras Météores
J.3 Météores
J.4 -5-6 :Pelion :kala nera, Milies-afissos (où sejournerà votre avis?)
J.7.8-9-Pelion:Mouresi-Horefto-Tsagarada-Milopotamos.Damouchari(dans quelle localité sejourner ?)
J.10 Portaria -Makrinitsa.
J.11 Volos -remise de la voiture et départ en ferry pour Skiathos
J.12 Skiathos
J.13 Skiathos
J.14-15-16-17 -18 Skopelos avec excursion d'une journée à Alonissos
J.19Skiathos-Athenes(par avion)continuation en voiture pour Epidaure
J.20 Epidaure -Galatas- Poros une journée
J.21 Ermioni -Porto Heli 1ère nuitée à Porto heli
J.22 porti Heli- spetses pour la journée. 2ème nuitée à porto heli
J.23 Hydra-piraeus nuitée sur place
J.24 Retour
Deuxième option:
Le même itineraire avec une extension à Tinos de 5 jours au lieu de Hydra poros et spetses. Étant précisé que c'est mon 4ème voyage en Grèce. Qu'en dites vous ?
D'autres suggestions de rectification seront les bienvenus venues.
Riadhou
Kyushu between Fukuoka and Nagasaki in autumn 2024 (Japan)
Fellow travelers,
Don’t they say "never two without three"? It seems so. Here I am again on the forum to share—and let’s be honest, indulge a bit of selfish pleasure—by recounting the story of this third installment in the Land of the Rising Sun.
Where? It’s all in the title. On the island of Kyushu in southern Japan, more precisely in the northwest between Fukuoka and Nagasaki. I hope to take you along with me for 19 nights and 18 full days this autumn of 2024. On the itinerary: gastronomy, crafts, festivals, waterfalls, encounters, and leisurely strolls in all simplicity.
A last-minute flight booked just 7 days before departure, and the route evolved regularly based on whims and accommodation availability, eventually settling on this:
- 5 nights in Fukuoka: Fukuoka city, Ukiha, Itoshima, Dazaifu, Yanagawa - 4 nights in Hasami, Nagasaki Prefecture: Okawachiyama, Arita, Takeo, Kashima, Yobuko, Karatsu, Kabeshima - 6 nights in Nagasaki: Ureshino, Higashi-Sonogi, Nagasaki city, Unzen, Sotome - 4 nights in Fukuoka: Karatsu, Fukuoka city
Most of the trip was done by car for practical reasons—easier access to certain places and freedom of movement—but also for the sheer joy of it. Despite slow traffic at times, driving in rural Japan is a delight.
If the program interests you, see you soon for the start of the journey.
Don’t they say "never two without three"? It seems so. Here I am again on the forum to share—and let’s be honest, indulge a bit of selfish pleasure—by recounting the story of this third installment in the Land of the Rising Sun.
Where? It’s all in the title. On the island of Kyushu in southern Japan, more precisely in the northwest between Fukuoka and Nagasaki. I hope to take you along with me for 19 nights and 18 full days this autumn of 2024. On the itinerary: gastronomy, crafts, festivals, waterfalls, encounters, and leisurely strolls in all simplicity.
A last-minute flight booked just 7 days before departure, and the route evolved regularly based on whims and accommodation availability, eventually settling on this:
- 5 nights in Fukuoka: Fukuoka city, Ukiha, Itoshima, Dazaifu, Yanagawa - 4 nights in Hasami, Nagasaki Prefecture: Okawachiyama, Arita, Takeo, Kashima, Yobuko, Karatsu, Kabeshima - 6 nights in Nagasaki: Ureshino, Higashi-Sonogi, Nagasaki city, Unzen, Sotome - 4 nights in Fukuoka: Karatsu, Fukuoka city
Most of the trip was done by car for practical reasons—easier access to certain places and freedom of movement—but also for the sheer joy of it. Despite slow traffic at times, driving in rural Japan is a delight.
If the program interests you, see you soon for the start of the journey.
Idaho, Montana et/ou Dakota du Nord English translation pending
Bonjour à tous,
Je réfléchis à un nouveau voyage à Yellowstone et je cherche des idées et des suggestions pour construire quelque chose autour. Nous serons deux quinquas qui aiment bien les randonnées d'une journée pas trop sévères, et leur grande file de dix-huit ans, qui grimpe mieux mais s'adapte au rythme de ses parents. Nous ne souhaitons pas avaler les kilomètres, donc pas question d'aller jusqu'à la côte ou de redescendre sur l'Utah.
Je prévois une semaine complète à Yellowstone, je connais déjà bien le parc (sixième voyage) et n'ai normalement pas trop besoin de conseil de ce côté-là (quoique...).
Le voyage pourrait suivre en partie les pas de l'expédition de Lewis et Clarke, dont je viens de lire une nouvelle traduction du journal parue chez Libretto (http://www.editionslibretto.fr/la-piste-de-l-ouest-meriwether-lewis-9782859405694), mais il ne s'agit pas d'en faire un pèlerinage, et beaucoup d'options sont ouvertes. Nous avons déjà bien sillonné le Wyoming jusqu'au Badlands du Dakota du Sud et souhaiterions quelque chose de différent.
Une première option serait de pousser jusqu'au Theodore Roosevelt NP, que nous n'avons jamais vu. Si quelqu'un l'a visité, je suis preneur de retours: est-ce que ça vaut la peine, y a-t-il de chouette balades à faire à pied, etc. Je crains que la route vers l'Ouest à travers le Nord du Montana soit sans grand intérêt mais, de même, si quelqu'un a des idées d'étapes et de visites entre le Dakota du Nord et Yellowstone, je suis preneur. Une deuxième option serait de remonter jusqu'à Glacier NP, déjà visité mais il y a longtemps et assez vite. Je serais preneur de conseils et idées de visite ou balades entre les Sawtooth Mountains, Missoula et Glacier, car il n'y a pas que les parcs nationaux aux Etats-Unis (non mais!).
Une première option serait de pousser jusqu'au Theodore Roosevelt NP, que nous n'avons jamais vu. Si quelqu'un l'a visité, je suis preneur de retours: est-ce que ça vaut la peine, y a-t-il de chouette balades à faire à pied, etc. Je crains que la route vers l'Ouest à travers le Nord du Montana soit sans grand intérêt mais, de même, si quelqu'un a des idées d'étapes et de visites entre le Dakota du Nord et Yellowstone, je suis preneur. Une deuxième option serait de remonter jusqu'à Glacier NP, déjà visité mais il y a longtemps et assez vite. Je serais preneur de conseils et idées de visite ou balades entre les Sawtooth Mountains, Missoula et Glacier, car il n'y a pas que les parcs nationaux aux Etats-Unis (non mais!).
Conseils pour voyage au Rwanda English translation pending
Bonsoir à toutes et tous,
Je suis en train de songer à mes futures pérégrinations africaines, et le Rwanda m'interpelle. J'aimerais y passer 15 jours cet été. Est-ce trop, pas assez, parfait? J'ai déjà fait l'Ouganda, qui m'a beaucoup plu, je ne crains pas la redite? Je ne souhaite pas aller voir les gorilles que j'ai pu observer à Bwindi (êtres fascinants, mais les expériences chrono en main, ce n'est pas trop pour moi...), mais j'ai cru comprendre que même sans cela, le pays était magnifique. On m'a parlé de la forêt primaire, du parc de l'Akagera, du lac Kivu, du parc des volcans, mais vous avez surement d'autres suggestions?
Merci!
Je suis en train de songer à mes futures pérégrinations africaines, et le Rwanda m'interpelle. J'aimerais y passer 15 jours cet été. Est-ce trop, pas assez, parfait? J'ai déjà fait l'Ouganda, qui m'a beaucoup plu, je ne crains pas la redite? Je ne souhaite pas aller voir les gorilles que j'ai pu observer à Bwindi (êtres fascinants, mais les expériences chrono en main, ce n'est pas trop pour moi...), mais j'ai cru comprendre que même sans cela, le pays était magnifique. On m'a parlé de la forêt primaire, du parc de l'Akagera, du lac Kivu, du parc des volcans, mais vous avez surement d'autres suggestions?
Merci!
Tours et détours de Denver à Las Vegas – août 2016 English translation pending
Bonjour à tous !
Eté 2016 : destination le sud ouest américain ! D’un premier séjour en Août 2010, nous gardions des souvenirs de grands espaces, de paysages aux couleurs et formes inhabituels, d’un sentiment de plénitude dans cette nature à la fois sauvage et reposante. San Francisco, Yosemite puis Moab et ses parcs Arches et Canyonlands, Valley of the Gods et Monument Valley, Betatakin, le lac Powell, Grand Canyon Nord, Zion, Bryce, Capitol Reef… un rêve éveillé avec en prime, grande chance du débutant, l’obtention des permis pour Coyote Buttes North et South.
2016 : il était temps d’y retourner ! Merci à toutes les belles plumes et photographes qui ont toujours maintenu ma curiosité en éveil. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer notre parcours.
Cette année, nous partons à 4 avec notre fille de 19 ans et son frère de 16 ans ; notre aîné s’investit dans un job d’étudiant d’été.

Notre circuit s’est organisé autour des points suivants :
· Arrivée à Denver et passer quelques jours chez nos amis américains, · Y retrouver notre fille qui viendra de Dallas · Découvrir le Colorado vert versus les Rockies rouge · Faire une randonnée mythique (enfin pour nous !) sur 2 jours : descente au fond du Grand Canyon · Visiter Mesa Verde. · S'aventurer sur quelques sites moins courus · Finir par quelques jours à Las Vegas dont nous gardons un bon souvenir datant de 2003.
Denver / Las Vegas, c’est 750 miles selon Google… nous en ferons 3.130 ! Un peu plus de 5.000 km qui nous ont menés dans des régions aux paysages, souvent désertiques, mais néanmoins très différents.
Ces tours et détours nous conduiront ainsi :
J2 à J4 : Denver et ses environs J5 : Great Sand Dunes, un premier détour … qui le vaut bien ! : ici et là J6 : Après cette descente au sud, cap toute vers le nord ouest du Colorado ! : Leadville (CO) J7: Gleenwood Springs - Mais où est passé le soleil ? J8: Colorado National Monument : une belle randonnée aux pieds des pitons rocheux J9 : De Colorado NM à Black Canyon of the Gunnison : la course contre la montre : ici et là et enfin là J 10 : De Black Canyon of the Gunnison à Durango : une route de toute beauté J 11 : Mesa Verde : de l’aube (ou presque) au « Twilight photography tour » J 12 : Un détour par le Nouveau-Mexique et l’aventure du wilderness J 13 : De la solitude de De-Na-Zin aux chinoiseries de Bisti Badlands J14 - De Farmington au Canyon de Chelly : une journée de transition et de repos.
· Painted Desert / Petrified Forest (AZ) · Sedona (AZ) · Blue Canyon et Coal Mine Canyon (AZ) · Lake Mead (NV) · Valley of Fire (NV) · Las Vegas (NV)

Avant de commencer le récit, quelques mots sur le logement, la voiture et tout le fatras électronique.
Pour le logement, nous avons alterné hôtels et camping. De celui-ci, nous n’avions que de vieux souvenirs de Guides / Louveteaux, avec les lourdes tentes triangulaires et les patates plantées sur les piquets centraux pour prévenir de la foudre ! Puis, plus récemment, (été 2012) nous avions apprécié le camping plus confortable avec tentes sur le toit du 4x4 et frigo dans le coffre, en Namibie. Pour cet été, l’option Camping s’est imposée… progressivement !
Une nuit au fond du Grand Canyon (et initialement envisagées mais non concrétisées faute de disponibilités, 2 autres à Havasupai) … c’était un bon prétexte pour s’équiper a minima. Merci aux conseils judicieux d’Orionide. Au final, 8 nuits de camping, notre investissement est largement rentabilisé et ce fut, pour certaines, nos soirées les plus épiques… j’y reviendrai ! Pour les 14 nuits d’hôtels, j’ai réservé avec Hotels.com. Facilité de la réservation ou de l’annulation (et oui, souvent femme varie ! ...), paiement possible en euros à la réservation, nuit gratuite après en avoir « consommé » 10) et prix qui m’ont paru plus compétitifs que ceux du concurrent Booking.com
Pour la voiture, … On a un peu m…é ! D’abord une réservation tardive, puis un changement dans les dates donc une nouvelle réservation encore plus tardive. Ensuite, une grande déconvenue à Denver, lors de notre arrivée tardive (21h), Dollar nous informe ne plus avoir dans la catégorie réservée « Jeep Grand Cherokee ou similaire » qu’une berline avec garde au sol basse. And what else ? Nothing ! Ah si, un mini van, tip top pour famille nombreuse et/ou chargée de bagages !
Ah non, ça ne va pas le faire, je vois toutes mes belles pistes se dérober sous mes pieds, toutes mes belles images s’effacer, … Ah non, ça ne peut pas se faire ! MonChéri va faire un tour sur le parking et revient souriant : une Nissan Armada semble n’attendre que nous ! Madame Dollar est également toute souriante : c’est un véhicule de la gamme supérieure qu’elle nous propose avec un supplément de 75$ par jour…
Ah non, ça ne va pas le faire, je vois mon compte en banque passer au rouge, de futures plâtrées de pâtes à avaler pendant des mois à la rentrée, …. Ah non, ça ne peut pas se faire ! C’est donc avec mon plus beau sourire que je demande à Madame Dollar un prix plus raisonnable : et hop, le surclassement passe à 25$ par jour… encore un effort Madame Dollar et nous concluons à 23$ par jour et le second conducteur (moi, au cas d’espèces) offert. Non merci, pas d’assurances supplémentaires, elles sont déjà prises, Madame Dollar !
Nous voilà sur le parking avec les clés de ce beau Nissan blanc. On ouvre les portes, le coffre, … Nouvelle déconvenue : c’est une voiture ou une poubelle qu’on a loué ? Ah non, Madame Dollar, je suis fatiguée et j’en oublie les doux mots de Shakespeare. Mais voilà, Monsieur Dollar vitupérant sur sa collègue qui a osé louer une voiture à peine restituée alors même que sa sœur quasi jumelle patiente gentiment quelques mètres plus loin. Au final, c’est donc une Nissan Armada grise, avec 35.000 miles au compteur que nous aurons.
Disons-le tout de suite : parfait ! Il nous a mené partout, confortablement et sans ennuis. Petit souci au retour, à Las Vegas, l’Additional Driver nous a été facturé 325 $ alors qu’il avait été convenu qu’il était offert. J’ai pu obtenir de suite une remise de 250 $... restent 75$ à récupérer !
Rétrospectivement à la lecture des carnets récents, je constate que la flotte automobile des loueurs se restreint alors même que nous avons croisé, sur les routes et dans les parcs, tant de pick up et autres 4x4 conduits par les autochtones. Etrange ! Pour le fatras électronique, … entre les chargeurs, l’adaptateur et la multi-prise, le volume et le poids (en bagage à mains of course) se font vite sentir. Trois objets se sont avérés fort utiles :
Une multi-prise combinant 4 prises électriques et 6 ports USB : Une batterie externe permettant de recharger en pleine journée, un ou plusieurs téléphones et le Garmin Un convertisseur, plus lourd, à brancher sur l’allume-cigare pour recharger les batteries d’appareils photos.
Enfin, les applications :
· Maps.me, application gratuite, qui est un bon complément de Tom-Tom et qui, oh surprise, géolocalise également les trails des parcs voire même ceux du wilderness. · Maps 3D, application à moins de 5 euros, qui offre une très belle prestation de GPS de randonnée. Un merci tout spécial à Laure (Lol64) qui avec une infinie patience m’a expliqué les subtilités de cette appli. Un merci également à Gilles (Gill2012New) qui m’a adressé de nombreux tracés.
Ah dernier point, pas souvent évoqué sur VF : inutile d’emmener une garde robe étayée : il y a des laveries (lessiveuses + séche-linges) dans tous les hôtels et dans de nombreux campings et les américains sont hyper cools : tong et shorts sont acceptés partout.
Place au carnet !
Eté 2016 : destination le sud ouest américain ! D’un premier séjour en Août 2010, nous gardions des souvenirs de grands espaces, de paysages aux couleurs et formes inhabituels, d’un sentiment de plénitude dans cette nature à la fois sauvage et reposante. San Francisco, Yosemite puis Moab et ses parcs Arches et Canyonlands, Valley of the Gods et Monument Valley, Betatakin, le lac Powell, Grand Canyon Nord, Zion, Bryce, Capitol Reef… un rêve éveillé avec en prime, grande chance du débutant, l’obtention des permis pour Coyote Buttes North et South.
2016 : il était temps d’y retourner ! Merci à toutes les belles plumes et photographes qui ont toujours maintenu ma curiosité en éveil. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer notre parcours.
Cette année, nous partons à 4 avec notre fille de 19 ans et son frère de 16 ans ; notre aîné s’investit dans un job d’étudiant d’été.

Notre circuit s’est organisé autour des points suivants :
· Arrivée à Denver et passer quelques jours chez nos amis américains, · Y retrouver notre fille qui viendra de Dallas · Découvrir le Colorado vert versus les Rockies rouge · Faire une randonnée mythique (enfin pour nous !) sur 2 jours : descente au fond du Grand Canyon · Visiter Mesa Verde. · S'aventurer sur quelques sites moins courus · Finir par quelques jours à Las Vegas dont nous gardons un bon souvenir datant de 2003.
Denver / Las Vegas, c’est 750 miles selon Google… nous en ferons 3.130 ! Un peu plus de 5.000 km qui nous ont menés dans des régions aux paysages, souvent désertiques, mais néanmoins très différents.
Ces tours et détours nous conduiront ainsi :
J2 à J4 : Denver et ses environs J5 : Great Sand Dunes, un premier détour … qui le vaut bien ! : ici et là J6 : Après cette descente au sud, cap toute vers le nord ouest du Colorado ! : Leadville (CO) J7: Gleenwood Springs - Mais où est passé le soleil ? J8: Colorado National Monument : une belle randonnée aux pieds des pitons rocheux J9 : De Colorado NM à Black Canyon of the Gunnison : la course contre la montre : ici et là et enfin là J 10 : De Black Canyon of the Gunnison à Durango : une route de toute beauté J 11 : Mesa Verde : de l’aube (ou presque) au « Twilight photography tour » J 12 : Un détour par le Nouveau-Mexique et l’aventure du wilderness J 13 : De la solitude de De-Na-Zin aux chinoiseries de Bisti Badlands J14 - De Farmington au Canyon de Chelly : une journée de transition et de repos.
· Painted Desert / Petrified Forest (AZ) · Sedona (AZ) · Blue Canyon et Coal Mine Canyon (AZ) · Lake Mead (NV) · Valley of Fire (NV) · Las Vegas (NV)

Avant de commencer le récit, quelques mots sur le logement, la voiture et tout le fatras électronique.
Pour le logement, nous avons alterné hôtels et camping. De celui-ci, nous n’avions que de vieux souvenirs de Guides / Louveteaux, avec les lourdes tentes triangulaires et les patates plantées sur les piquets centraux pour prévenir de la foudre ! Puis, plus récemment, (été 2012) nous avions apprécié le camping plus confortable avec tentes sur le toit du 4x4 et frigo dans le coffre, en Namibie. Pour cet été, l’option Camping s’est imposée… progressivement !
Une nuit au fond du Grand Canyon (et initialement envisagées mais non concrétisées faute de disponibilités, 2 autres à Havasupai) … c’était un bon prétexte pour s’équiper a minima. Merci aux conseils judicieux d’Orionide. Au final, 8 nuits de camping, notre investissement est largement rentabilisé et ce fut, pour certaines, nos soirées les plus épiques… j’y reviendrai ! Pour les 14 nuits d’hôtels, j’ai réservé avec Hotels.com. Facilité de la réservation ou de l’annulation (et oui, souvent femme varie ! ...), paiement possible en euros à la réservation, nuit gratuite après en avoir « consommé » 10) et prix qui m’ont paru plus compétitifs que ceux du concurrent Booking.com
Pour la voiture, … On a un peu m…é ! D’abord une réservation tardive, puis un changement dans les dates donc une nouvelle réservation encore plus tardive. Ensuite, une grande déconvenue à Denver, lors de notre arrivée tardive (21h), Dollar nous informe ne plus avoir dans la catégorie réservée « Jeep Grand Cherokee ou similaire » qu’une berline avec garde au sol basse. And what else ? Nothing ! Ah si, un mini van, tip top pour famille nombreuse et/ou chargée de bagages !
Ah non, ça ne va pas le faire, je vois toutes mes belles pistes se dérober sous mes pieds, toutes mes belles images s’effacer, … Ah non, ça ne peut pas se faire ! MonChéri va faire un tour sur le parking et revient souriant : une Nissan Armada semble n’attendre que nous ! Madame Dollar est également toute souriante : c’est un véhicule de la gamme supérieure qu’elle nous propose avec un supplément de 75$ par jour…
Ah non, ça ne va pas le faire, je vois mon compte en banque passer au rouge, de futures plâtrées de pâtes à avaler pendant des mois à la rentrée, …. Ah non, ça ne peut pas se faire ! C’est donc avec mon plus beau sourire que je demande à Madame Dollar un prix plus raisonnable : et hop, le surclassement passe à 25$ par jour… encore un effort Madame Dollar et nous concluons à 23$ par jour et le second conducteur (moi, au cas d’espèces) offert. Non merci, pas d’assurances supplémentaires, elles sont déjà prises, Madame Dollar !
Nous voilà sur le parking avec les clés de ce beau Nissan blanc. On ouvre les portes, le coffre, … Nouvelle déconvenue : c’est une voiture ou une poubelle qu’on a loué ? Ah non, Madame Dollar, je suis fatiguée et j’en oublie les doux mots de Shakespeare. Mais voilà, Monsieur Dollar vitupérant sur sa collègue qui a osé louer une voiture à peine restituée alors même que sa sœur quasi jumelle patiente gentiment quelques mètres plus loin. Au final, c’est donc une Nissan Armada grise, avec 35.000 miles au compteur que nous aurons.
Disons-le tout de suite : parfait ! Il nous a mené partout, confortablement et sans ennuis. Petit souci au retour, à Las Vegas, l’Additional Driver nous a été facturé 325 $ alors qu’il avait été convenu qu’il était offert. J’ai pu obtenir de suite une remise de 250 $... restent 75$ à récupérer !
Rétrospectivement à la lecture des carnets récents, je constate que la flotte automobile des loueurs se restreint alors même que nous avons croisé, sur les routes et dans les parcs, tant de pick up et autres 4x4 conduits par les autochtones. Etrange ! Pour le fatras électronique, … entre les chargeurs, l’adaptateur et la multi-prise, le volume et le poids (en bagage à mains of course) se font vite sentir. Trois objets se sont avérés fort utiles :
Une multi-prise combinant 4 prises électriques et 6 ports USB : Une batterie externe permettant de recharger en pleine journée, un ou plusieurs téléphones et le Garmin Un convertisseur, plus lourd, à brancher sur l’allume-cigare pour recharger les batteries d’appareils photos.
Enfin, les applications :
· Maps.me, application gratuite, qui est un bon complément de Tom-Tom et qui, oh surprise, géolocalise également les trails des parcs voire même ceux du wilderness. · Maps 3D, application à moins de 5 euros, qui offre une très belle prestation de GPS de randonnée. Un merci tout spécial à Laure (Lol64) qui avec une infinie patience m’a expliqué les subtilités de cette appli. Un merci également à Gilles (Gill2012New) qui m’a adressé de nombreux tracés.
Ah dernier point, pas souvent évoqué sur VF : inutile d’emmener une garde robe étayée : il y a des laveries (lessiveuses + séche-linges) dans tous les hôtels et dans de nombreux campings et les américains sont hyper cools : tong et shorts sont acceptés partout.
Place au carnet !
Premier voyage à vélo, tour de Corse et Sardaigne English translation pending
Corse Sardaigne à vélo
Un mois à vélo à travers ces deux îles, projet très tentant que j'ai tout de suite accepté. Il faut dire qu'avec Jean on est sûr que ça va «rouler», en effet il a une très bonne expérience des grands voyages à vélo, tour de l'Adriatique, tour de Turquie etc... Le plan est simple: en partant de Bastia remonter le Cap Corse puis descendre la Corse par sa côte ouest, prendre le bateau à Bonifacio pour Santa Teresa, puis longer la côte ouest de la Sardaigne jusqu'à Oristano, mettre le cap sur le centre de l'île, grimper le point culminant au passage, rejoindre la côte est et la remonter jusqu'à Santa Teresa, rejoindre à nouveau Bonifacio, d'où direction Porto Vecchio et de là attaquer directement à travers les montagnes jusqu'à Bastia par Zonza, Ghisoni et la Castagniccia en escaladant une multitude de cols. Le tout devant durer à peu près un mois. Les deux parties du trajet en Corse seront effectuées à deux et le parcours en Sardaigne à quatre. Les deux autres protagonistes arriveront et partiront de Porto Torres. La longueur des étapes, en fonction des conditions météorologiques, des dénivelés et autres facteurs variera de 50 à 110 kilomètres. L' hébergement sera principalement effectué en camping. Autant les côtes sont assez bien pourvues en terrains de camping, autant le centre des îles n'en possède pas beaucoup, surtout aux mois d'avril et mai beaucoup ne sont pas encore ouverts. En effet le départ de Bastia est fixé le 26 avril et l'arrivée à cette même ville est prévu aux environs de la dernière semaine de mai.
C'est mon premier voyage à vélo. Pour le matériel, celui que j'emporte pour de grandes randonnées à pied devrait suffire. Pourtant, malgré ce principe de base simple, au lieu des 10 kilogrammes habituels, je me retrouve avec plus du double. Deux sacoches arrières sur lesquelles je pose mon sac north face, une petite sacoche de guidon et tout tient sans problème, mais l'ensemble dépasse largement les 20 kilos. Mon vélo un trek cadre alu, sur lequel le vendeur de cycles m'a mis un très bon matériel en particulier des roues particulièrement solides aux pneus de petite section mais renforcés kévelar, avec des roulements performants. Dans les descentes mes camarades pédalant je me contenterai souvent de me laisser aller en roue libre. Je précise que ce vendeur de cycles sur les quais de la Saône à Lyon j'y suis allé grâce à une question posée sur Voyage Forum.
Rendez-vous fixé avec Jean le 24 avril chez ma cousine à Nice. Le lendemain nous rejoignons le bateau qui part à 14heures30. Pour la première fois de ma vie je pilote un vélo avec sacoches. Au cours des premiers kilomètres pour se rendre au port en pleine ville, je donne sans doute l'impression d'être un peu éméché, en effet la maîtrise de l'engin avec quelques 25 kilogrammes sur le porte-bagages n'est pas innée. Sans incident cependant nous atteignons le point d'embarquement. Heureusement que nous voyageons avec Corsica Ferries car la compagnie française concurrente est en grève. La traversée s'effectue sans encombre par beau temps, mais un peu couvert en arrivant, prémices de mauvais temps pour les jours à venir. Débarquement de nuit, je ne trouve pas ma frontale et je n'ai pas d'éclairage, mes roues sont sous-gonflées, toutes les erreurs basiques du néophyte! Les 6 premiers kilomètres en direction du Cap Corse sont un calvaire, je ne vois pas les trous et aspérités sur la chaussée, de plus ma jante cogne en écrasant la chambre à air. Heureusement le supplice ne dure pas, car un camping nous accueille exactement à 5, 5 kilomètres de notre point d'arrivée. Pas grand monde, nous passons une bonne nuit après avoir avalé notre ration de pâtes. Première nuit d'une longue série au cours desquelles les oiseaux nocturnes puis les diurnes au lever du jour nous régaleront de leurs chants aux multiples modulations. Pas un éveil au cours de ce mois sans ces concerts quotidiens, certains même pour ne pas se réveiller dès cinq heures mettront des boules quiès!
26 avril
Un jour blafard se lève, bien en accord avec les prévisions météo des plus pessimistes. Nous avons le temps de plier nos affaires avant la pluie, mais tout juste. En effet dès que mon vélo est prêt je cours me mettre à l'abri en le poussant. Après quelques mètres la roue arrière est bloquée. Que se passe-t-il? Aïe! Un tendeur accroché dans les rayons, le crochet aux trois quarts arraché, le tout enroulé plusieurs fois autour des pignons. Le métier de cyclotouriste rentre par ce genre de petites erreurs. Un tendeur qui pend ça ne pardonne pas.
L'étape prévue est conséquente, en effet nous espérons rejoindre Saint-Florent en passant par le Cap Corse, une bonne centaine de kilomètres. La température est fraîche, idéale pour le vélo. La végétation est luxuriante, signe qu'il a beaucoup plu cette année. Le bord des routes aussi bien en Corse qu'en Sardaigne sera un enchantement permanent du fait des myriades de fleurs qui tel un tapis merveilleux nous accompagneront au cours des 1900 kilomètres de notre périple. La route domine la mer, ce qui permet un joli spectacle sur les flots gris couleur de plomb, ponctués de temps à autre de touches vert pâle trahissant la présence de bancs de sable. Les premières gouttes ne tardent pas à faire leur apparition, mais notre moral n'est pas entamé. Les sacoches et mon sac sont étanches, tout du moins c'est ce que je crois, et je n'ai pas pris la précaution de répartir mes affaires dans des sacs plastiques. Eh oui! Il faut que le métier rentre. Nous passons une magnifique crique au sable noir, dominée d'un joli village aux couleurs vives, qui rehaussent la grisaille de ce premier matin d'un mois d'errance. La pluie se renforce. On s'arrête dans un bistrot , boire un café et faire le point. Deux couples de Canadiens aux vélos bien équipés passent et ne semblent pas perturbés par le temps, à entendre leurs éclats de rire. On ne va peut-être pas pousser jusqu'au Cap Corse dans ces conditions. Nous coupons par le col de Santa Lucia, à peu près aux deux tiers de la distance du cap. Première montée, 380 mètres de dénivelé. Malgré les 25 kilogrammes de bagages ça se passe bien, petit plateau grand pignon, tranquillement à 8 à l'heure le terrain défile. Mais je n'ai pas vraiment le loisir de contempler le paysage, j'ai comme on dit la tête dans le guidon. Le col atteint, une belle descente nous attend, mais la pluie guette aussi, et le froid se fait tout de suite sentir avec la vitesse. Une fois sur la côte ouest, le spectacle est magnifique. La pluie, les nuages accrochés, les rochers frangés d'écume et la mer sombre donnent une touche d'austérité au paysage. A midi complètement trempés nous effectuons une halte dans un restaurant suspendu au-dessus de la mer, qui possède une salle voûtée de belle facture. Un bon steak nous réchauffe. Retour sous la pluie qui diminue et s'arrête lors de notre arrivée à Saint-Florent. Cette première étape de 85 kilomètres n'a occasionné aucune fatigue. Mon vélo me semble très bien , souvent j'ai plus l'impression de glisser que de rouler tellement le mouvement est souple. Installation dans un camping à l'entrée de la ville, à cette époque les clients ne se bousculent pas encore . Notre arrivée est l'occasion d'une bonne rigolade. En effet l'homme à la réception me demande ma carte d'identité, en lisant ma nationalité française, il me regarde et dit « Vous êtes français comme moi» et il rit franchement. Je reste dubitatif ne sachant pas si c'est du lard ou du cochon (un comble en Corse). Cependant lorsque je relate l'anecdote à Jean on se marre un bon coup. Sans bagage, donc très légers, nous partons visiter la ville. La citadelle, grosse bâtisse circulaire, qui domine le golfe, permet une belle vue circulaire. Construite en 1440, elle fut au gré des périodes génoise, aragonaise, française, anglo-corse, italienne et aussi bien sûr corse. Comme la plupart des villes de Corse et de Sardaigne que nous allons visiter, nous constatons que ces régions étaient très convoitées et que de nombreux peuples se les sont disputées, chacun les possédant de temps à autre en fonction des fortunes de guerre et des alliances. Qu'il est doux de déambuler à vélo par un temps somme toute redevenu clément, bien que de gros nuages sombres rôdent encore sur les reliefs. Revenons à des questions plus terre à terre, avec quoi notre repas du soir sera-t-il arrosé? Jean a la bonne idée d'acheter du Patrimonio au détail, mais n'ayant pas de bouteille, il met ce magnifique vin rouge dans son bidon. La soirée et le dîner sont agréables et le litre de Patrimonio passe de vie à trépas.
27 avril
Après une bonne nuit, le réveil aux chants des oiseaux est un régal, de plus il ne pleut pas. Aujourd'hui début de parcours par la traversée du Désert des Agriates. En montant le premier col, Bocca di Vezzu, qui culmine à 311 mètres une bruine légère commence à tomber. Progressivement elle évolue vers le déluge. Moi qui pensais qu'un désert était garant de sécheresse! La descente sur Île Rousse est un supplice face à un vent violent, cinglés par des gouttes énormes. 50 kilomètres à l'heure sur chaussée détrempée nécessite de l'attention, mais une seule idée me hante, que ce calvaire s'arrête le plus vite possible. Le froid me tétanise, on est beaucoup plus sensible à ces variations de température à vélo qu'à pied, tout particulièrement en descente. Les derniers kilomètres avant la ville en bord de mer sont éprouvants, arque boutés sur les pédales, complètement essorés nous nous traînons lamentablement à 10 à l'heure tellement les rafales de vent et de pluie sont puissantes. Au centre du village arrêt d'urgence dans un petit bar qui nous fait à manger. Les rues se sont transformées en rivières et aucun signe d'apaisement n'est en vue. L'étape d'aujourd'hui s'arrête ici avec seulement 47 kilomètres enregistrés au compteur. Nous prenons une chambre d'hôtel et faisons sécher nos affaires. Je constate que mes sacoches et mon sac ne sont pas totalement étanches, et il va me falloir revoir ma stratégie de conditionnement de mes habits et de mon matériel de couchage, le métier rentre doucement, les petits revers sont formateurs. Les Corses au cours de cet après-midi de fin du monde nous diront qu'ils n'ont jamais vu un temps pareil. Il pleut maintenant depuis six mois. Si ça doit continuer on a du souci à se faire pour notre balade. De plus le tonnerre s'y met! Nous nous endormons bercés par les gouttières qui débordent.
28 avril
Il ne pleut pas. La journée commence bien, le patron très gentiment nous offre le café. L'étape de ce jour sera musclée. Il nous faut récupérer la distance non faite hier, donc au programme arriver à Porto. Rapidement Calvi est atteinte. Nous prenons le temps de visiter cette magnifique cité. La citadelle haut perchée sur son rocher offre une vue époustouflante. Après un pique-nique rapide 85 kilomètres nous attendent, constitués de beaucoup de côtes et en prime avec le vent dans le nez. Nous optons pour les petites routes et prenons la D81, serpentant au-dessus de rochers acérés qui plongent dans la mer. Ce vent qui nous freine, ce qu'il est bon de le sentir sur son visage, ses bras et sur tout le corps. Le voyage en s'exposant aux aléas du climat apporte réellement une dimension de plus à l'expérience. Il n'y a pas que l'effort physique qui procure du plaisir mais aussi ce contact sensuel avec les éléments. Il faut garder toute sa vigilance pour résister aux coups de boutoir du vent, qui arrivent de façon aléatoire. Derrière une vitre de voiture le spectacle est le même mais il manque ce tutoiement avec la planète et ses caprices. Les lendemains de tempête, l'air a une limpidité qui fait ressortir les couleurs et accentue leurs contrastes. En particulier, les très nombreuses fleurs dans ce décor encore tout humide brillent de mille feux, où domine le jaune ponctué des tâches rouges des coquelicots. Cette départementale, très sauvage et peu parcourue à cette époque longe la mer puis s'enfonce dans les terres. Elle est en permanence coupée de petits ruisseaux, conséquence des très fortes précipitations de ces deux derniers jours. Ce qui est extraordinaire sur ces routes corses, c'est que tout en longeant la mer, on peut contempler à proximité de belles montagnes enneigées, qui se découpent sur le ciel.
A 15 heures, nous arrivons à proximité de Galéria qui se situe dans un cul de sac. Le chemin pour Porto est encore long. Une grimpette de 11km pour quatre cents mètres de dénivelé nous fait peiner. Ensuite il reste plus de quarante kilomètres à parcourir qui ne sont pas uniquement en descente. Alors que nous sommes encore à trente deux kilomètres de Porto, son petit golfe semble tout proche. C'est compter sans les interminables détours le long des courbes de niveau. C'est digne du nord de l'Albanie, et si moi je ne l'ai parcouru qu'en voiture, Jean lui a circulé dans ces contrées reculées à vélo. Un peu avant d'arriver à Porto la route passe entre de grandes falaises de roche rouge, du porphyre, permettant par endroits des points de vue vertigineux sur une côte déchiquetée et frangée d'écume. Le gros avantage du vélo sur la voiture, le long de ces routes très étroites et tortueuses, consiste dans le fait que l'on peut toujours s'arrêter pour profiter d'un beau point de vue. Les derniers kilomètres nous donnent bien du mal en nous opposant des pentes rudes. Enfin la petite ville de Porto se trouve à nos pieds. Qu'elle est belle avec sa baie envahie de grosses vagues et sa tour sarrasine sur son éperon rocheux! L'étape a été de 109 kilomètres et le plaisir d'être arrivés est évident. Dernier supplice, rejoindre le camping par un chemin de grande raideur, je pousse le vélo. Soirée agréable, comme précédemment, à cette époque les campings sont presque déserts. Juste au-dessus de nous le Capu d'Ortu, culminant à 1294 mètres pratiquement sur la mer, nous laisse admirer sa vaste face ouest éclairée par le soleil couchant.
29 avril
Durant la nuit il a un peu plu, pourvu que le déluge des premiers jours ne fasse pas un retour. Le ciel reste chargé mais aucune goutte ne se fera sentir de toute la journée. Le départ est brutal et sans mise en jambe. Au cours des six premiers kilomètres la route s'élève de cinq cents mètres, mais petit plateau et grand pignon, tranquillement ça monte. Le lieu est l'un des plus touristiques de l'Île de Beauté, les fameuses Calanches de Piana. Beaucoup de monde, motos, voitures et cars ainsi que deux autres vélos. Je décide de m'arrêter pour faire une photo, je n'arrive pas à décliper mes pédales et je fais ma première chute. L'arrivée au sol est violente, mais heureusement les bagages amortissent en partie le choc, cependant je me blesse légèrement à la jambe avec les plateaux. Je n'arrive pas à me relever car mon pied reste rivé à la pédale. Un grand balèze qui a assisté au spectacle, me prend dans ses bras et me remet sur pieds, mais il manque me lâcher avant que ma chaussure soit décoincée, donc il était moins deux pour que je remette cela. Je le remercie en lui disant «Comme il est bon de se trouver dans les bras d'un grand costaud». Tout le groupe qui l'accompagne éclate de rire. Le site est splendide, d'immenses parois nous surplombent alors que celles situées sous la route dominent la mer de plusieurs centaines de mètres. Des rochers aux formes étranges ajoutent au pittoresque du lieu.
Le parcours jusqu'à Ajaccio se passe sans encombre sur une route toujours splendide. L'arrivée dans la ville est rébarbative à cause d'une circulation dense. Nous fuyons et rejoignons, par une route à circulation rapide très désagréable, un camping à proximité de l'aéroport. L'étape de ce jour est de 92 kilomètres.
30 avril
Aujourd'hui encore une très belle étape par une petite route peu fréquentée nous attend. Dans ces conditions le vélo est un sport très agréable et un moyen de voyager génial, même s'il ne procure pas le degré de liberté de la marche, qui elle s'affranchit de la route. Grosse forme, je pars comme un «calu», Jean qui a l'expérience sait que cela n'aura qu'un temps. Je découvre le plaisir de pédaler à un bon rythme, et de voir défiler les kilomètres. Ce matin cette vitesse est d'autant plus agréable, que nous avons un vent favorable et que la route longe le bord de mer depuis Porticcio. Nous quittons le bord de l'eau et une première côte sévère bloque net le mouvement. Puis contre toute attente nous entamons une descente raide et assez mal pavée, et nous voilà de nouveau sur la plage. Interrogation? Nous nous sommes trompés dans la montée du col de Cortonu. Que faire? Remonter? Ma carte au 100 000, datant de 1985, indique qu'un chemin contourne par l'ouest le col et conduit de nouveau sur la D55a un peu plus loin. Après tout, nous cherchons les petites routes et bien allons-y! Jean est toujours fana pour ce genre de variantes, ça lui rappelle ses virées dans des contrées lointaines. Oui nous le trouvons notre chemin, mais depuis vingt ans le progrès est passé par là et il est goudronné. Cependant son tracé est resté le même, et souvent les chemins ça ne cherchent à faire des détours, il attaque tout droit dans la pente à plus de 10%. Jean s'envole, je mets un point d'honneur à ne pas mettre pied à terre et appuie sur les pédales. Ne pas tomber en dessous de six à l'heure car la limite de l'équilibre se situe à 5, 5 voire cinq, et un déséquilibre avec les pieds rivés j'en connais le résultat! Là les 25 kilos de bagages je les sens. Je n'en reviens pas, pourquoi je suis capable de traverser les Pyrénées à pied avec moins de 10 kilos et que je me retrouve ici chargé comme un camion? Les besoins sont presque les mêmes à pied et à vélo, le couchage et les habits le reste c'est du superflu. Il faut peut-être dire que j'ai de quoi pêcher ainsi que masque et tuba, et aussi plusieurs livres. À pied on restreint le matériel de façon plus drastique. De petites dérives en petits excès on se retrouve accablé comme une mule. Le plus cocasse c'est que pour la norme cyclotouristique je ne suis pas tellement chargé.
Enfin nous voilà de retour sur la route initialement prévue, mais que ce détour était joli. Là, à vélo et à pied je fais la même constatation, au cours des erreurs d'itinéraire on voit généralement de très belles choses et on ne regrette surtout pas de s'être trompé. Une belle descente se présente, logique le col est derrière, et c'est reparti grand braquet, que du plaisir. Nous arrivons à Acqua Doria toute petite localité perchée. Une épicerie bar nous accueille, quelques achats et un café pris sur la terrasse offrant un panorama vaste dans toutes les directions. Je découvre sur une étagère de cette petite échoppe un vin qui m'intrigue tellement que je fais la photo de l'étiquette. Sur cette dernière on peut lire: vin de Merde, le pire... cache le meilleur. On y croit pas à la première lecture et donc on recommence! Mais si c'est bien écrit cela. Pour compléter, des fois que l'on ait pas compris, dans le coin droit de l'étiquette se trouve une belle grosse mouche bleue sans doute du meilleur et non du pire effet! Un peu plus loin nous faisons une halte et pique-niquons bien installés au soleil, moment très agréable passé à se raconter une multitude d'histoires. En effet si nous pratiquons des sports généralement différents actuellement, nous sommes tous les deux alpinistes au départ, et plusieurs dizaines d'années d'escalade ça formate. Nous repartons par de minuscules routes à travers une campagne verdoyante, on ne se fait pas cette idée de la Corse. Les pluies qui s'abattent sur l'île depuis des mois lui donnent un côté luxuriant et partout de grandes herbes bien vertes envahissent les espaces libres et les champs. Retour en bord de mer, Propriano apparaît au fond de sa baie turquoise au sable clair, entourée de montagnes. Que ces grands espaces sont jolis lorsqu'ils sont presque déserts. A l'entrée de la ville nous trouvons un camping en hauteur. Pour rejoindre notre emplacement 500 mètres d'une raideur extrême, ces derniers coups de collier sont un vrai supplice, bien que le compteur ne comptabilise que 62 kilomètres pour la journée. Comme toujours pas grand monde , nous sommes presque seuls à part quelques chats affamés qui viennent quémander. J'évalue le niveau de faim d'un chat, outre sa maigreur, au fait qu'il mange ou non le pain. Pas de doute ceux-là ont très faim. En tout cas ils ne sont pas farouches l'un d'eux escalade mes sacoches comme s'il désirait continuer avec nous. Les bagages posés, une descente en ville nous permet de découvrir une petite cité agréable surtout par ce temps presque estival.
1 mai
Aujourd'hui l'étape sera moins sympathique. En effet, la seule route pour Bonifacio, c'est la nationale, ce qui est toujours un peu stressant et souvent ça ne sent pas bon. Ça commence dur, une belle montée jusqu'à Sartène et tout les jours ne se ressemblant pas je me sens un peu fatigué, donc avec la chaleur je souffre. Il me suffit de penser à Kazantsakis et sa formule que j'ai faite mienne: un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu. Un raccourci dans la ville elle-même est très raide, une erreur de pignon m'est fatale. Je mets pied à terre et, mon Dieu que le vélo est lourd à pousser dans cette côte qui affiche au moins 12 ou 13 %. Le reste de l'étape ne me laisse pas de souvenir précis, si ce n'est le moment où dans un virage nous avons vu surgir la Sardaigne, que nous rejoindrons demain. Un autre détail me revient en mémoire, nous avons croisé un groupe de Ferraris en vadrouille, elles étaient quatorze, et même si les voitures ne vous intéressent pas c'est pas mal à regarder passer. Après 60 kilomètres, sur les hauteurs de Bonifacio nous nous installons dans un camping agréable dominé de jolis monticules granitiques qui donnent envie de faire de l'escalade. Sans charge la descente est amorcée pour visiter la cité, qui est très pittoresque. Sa citadelle colonise un magnifique promontoire permettant une vue de tout premier plan sur la Sardaigne et le détroit qui protège le port de la pleine mer. Je me souviens y être venu en voilier il y a bien longtemps lors d'une magnifique navigation d'une quinzaine de jours.
2 mai
Ce matin branle-bas très tôt, nous devons être au port au plus tard à 8 heures pour un départ à huit trente. Les cinq kilomètres du camping au port sont exclusivement en descente. Qu'il est bon de se laisser glisser comme cela de bon matin. Les roulements à billes de mes roues sont si performants que j'ai plus l'impression de glisser que de rouler.
Les passagers ne sont pas très nombreux sur le bateau, quelques voitures et motos. Ces dernières tout au long de notre périple nous en verrons des meutes plus ou moins importantes, sauf en finale dans le centre de la Corse en Castanicca, coin enchanteur dont je reparlerai et qui nous fera regretter de mettre fin à notre voyage, comme attirés par une envie d'errance sans fin. Le départ le long de ces grandes falaises blanches, au sommet desquelles se serrent des maisons toutes en hauteur est d'une saisissante beauté. Les goélands, qui planent derrière le navire à la même vitesse, semblent immobiles. Les bateaux m'ont toujours procuré une forte impression de départ vers des contrées lointaines, même si aujourd'hui le trajet n'excède pas une vingtaine de kilomètres et ne dure que cinquante minutes. Cependant pour un prix de vingt euros, j'ai vraiment la sensation de partir.
Après cette traversée agréable nous débarquons en Sardaigne. Cela me fait quelque chose car il y a plusieurs générations déjà, par ma grand-mère paternelle j'ai des gènes qui proviennent de cette île. Nous commençons avec un petit café sur le port. La vie est délicieuse lorsqu'on n'est pas dans l'urgence et autonomes, pas de contrainte concernant le point de chute, tout petit recoin discret peut faire l'affaire, si à huit heures du soir on n'a pas trouvé de lieu d'arrêt dit autorisé.
Cette première étape doit nous conduire à Castelsardo, jolie petite ville chargée d'histoire posée sur un magnifique tertre pyramidal qui s'avance sur la mer. Le relief sur la côte ouest nous semble presque débonnaire après la descente de la Corse. La circulation n'est pas très importante et le déplacement à vélo est agréable. La campagne sarde est un festival de fleurs, qui déroulent leurs corolles par millions à notre passage. Au bout d'une ligne droite quelques centaines de mètres devant, nous voyons deux cyclotouristes. La chasse est lancée, je réussis à m'approcher à une cinquantaine de mètres puis je me fais décrocher. Jean ne semble pas s'être intéressé à la course. Ils reprennent le terrain perdu et finissent par disparaître. Une quinzaine de kilomètres plus loin, nous les retrouvons devant une échoppe de fruits et légumes sur le bord de la route en pleine campagne. Nous en profitons pour faire la halte de midi. Il s'agit de deux Allemands engagés sur le tour de Sardaigne en douze jours avec points de départ et d'arrivée à Olbia, aéroport desservant l'île par des vols low costs. Nous rencontrerons de nombreuses personnes qui utilisent ce point d'entrée. Les Allemands partent avant nous, mais ayant fait un petit détour par une crique qui les a un peu retardés, pour un temps nous les retrouvons. Cela nous donne l'occasion de nous «allumer» sérieusement le long d'une grosse bosse, et je ne suis pas le premier à craquer. Quand on est bête c'est pour la vie, et ça ne risque pas de s'arranger après cinquante ans!
Castelsardo apparaît au détour d'un virage, véritable splendeur que ce tertre qui s'avance sur la mer, coiffé de sa citadelle centenaire au pied de laquelle de petites maisons multicolores serrées les unes contre les autres essaient de monter à l'assaut. Pris par la beauté de ce spectacle je freine et m'arrête, mais je ne pense pas à mes pieds et rebelote deuxième chute, cependant l'expérience aidant je ne me fais cette fois aucune égratignure. Pourtant on n'est jamais à l'abri d'un poignet cassé, il faudra que ça rentre. Ne devient pas cyclotouriste qui veut! Nous montons visiter cette petite cité, c'est raide à vélo, vieille ville charmante aux ruelles calmes et colorées, haut perchées au-dessus de la mer. Mais il n'y a pas de logement hormis les hôtels, il nous faut pousser jusqu'à Porto Torres à une trentaine de kilomètres plus au sud. Cette décision ne soulève pas l'enthousiasme, mais quelle autre alternative? Rapidement nous reprenons plaisir à pédaler, la route domine la mer avec de belles perspectives sur de petites criques, et de plus le vent nous pousse. À une moyenne supérieure à vingt à l'heure nous atteignons notre but, ce qui fait pour la journée 105 kilomètres, mais ils comptent moins que les kilomètres corses. Installés au camping, nous partons faire les courses au supermarché situé à trois cents mètres. Devant le magasin je freine et dix de der, je n'ai pas vu que mes pieds sont clipés. La chute est plus brutale car je n'ai plus de bagage pour amortir. Je suis bien secoué mais une fois de plus rien, cependant il faut que je réagisse cela fait la troisième depuis le départ et la seconde aujourd'hui, à ce rythme les statistiques me disent que je vais finir au mieux avec un plâtre. Retour au camping et qui voyons-nous en train d'arriver? Nos deux Allemands , Josef et Wolfgang. Ils viennent s'installer à côté de nous et ce sera l'occasion d'une soirée sympathique à nous raconter des histoires de vélos. Ce sont de gros rouleurs qui n'hésitent pas à traverser les USA. Demain ils partiront tôt, par contre pour nous ce sera repos car nous devons récupérer deux compagnons qui arrivent par bateau et qui vont nous accompagner durant le tour de Sardaigne. Eh oui! VF a encore sévi.
Nous roulons depuis une semaine, cela me permet de me faire une première idée de cette façon de voyager que je n'imaginais pas utiliser, encore récemment. Le vélo ne donne pas cette impression de liberté que procure la marche, car on reste, sinon prisonnier, tout au moins dépendant de la route. Parfois la circulation est dense et ce n'est pas très agréable, cependant on s'accoutume assez vite. Nous avons franchi 550 kilomètres, cela fait beaucoup plus qu'à pied. On éprouve toujours un certain contentement en regardant une carte sur laquelle on a parcouru de grandes distances à la seule force de son corps, à pied ou à vélo. C'est sans doute un peu puérile mais c'est cependant un petit plaisir et une vie heureuse, paraît-il, est constituée d'une somme de petits plaisirs. Il est vrai qu'en soi la distance ne signifie pas grand chose, donnée relative en fonction de la difficulté ou du mode de déplacement. Que dire d'un parcours en kayak ou de la montée d'une face qui fait «seulement» un kilomètre? Même si le kilométrage n'est qu'un accessoire du voyage, souvent on s'imagine qu'en allant loin on voyage vraiment. Forcément ce genre de conditionnement joue et voilà pourquoi on est tout content de regarder sur la carte une grande distance que l'on vient d'accomplir. Le vélo a un autre gros avantage, il est beaucoup moins traumatisant que la marche à pied. Bien sûr l'effort musculaire a été intense au cours des innombrables montées de la côte ouest de la Corse, mais les contraintes et les chocs sur l'ossature sont moindres. Le soir à l'arrêt la fatigue est différente de celle ressentie à pied, bien moins traumatique, vraie source de bien-être. Je n'en reviens toujours pas, pourvu que cela dure. Il y a maintenant une semaine que je suis rentré chez moi, après un mois de vélo et 1900 kilomètres, et je n'éprouve aucune douleur nulle part. Juste avant de partir, une épaule me faisait mal depuis plusieurs années avec des fourmis dans la main. L'ostéopathe que j'ai vu trois jours avant de rouler m'a dit de partir quand même, et il a eu bien raison. Cet effort présente un véritable effet curatif sur les douleurs articulaires. Donc le voyage à vélo présente indéniablement des avantages et des côtés très agréables, bien que toutes les dimensions de liberté ne soient pas réunies, tout du moins en Europe. J'imagine que dans certains pays lointains sur des pistes peu ou pas fréquentées le vélo devient l'outil le plus sublime pour voyager.
3 mai
Ce matin pas d'impératif, nous voyons les Allemands partir et nous petit-déjeunons tranquillement. Cette journée d'arrêt est la bienvenue car je sens une légère fatigue. Nous devons nous rendre au port attendre Evelyne et Rafik à 19h. En début d'après-midi nous partons pour un tour en ville et la reconnaissance du port. De nombreux restes archéologiques subsistent dans cette ville de 20 000 habitants. En outre, elle est très industrialisée. Le hasard fait bien les choses, nous tombons sur une procession religieuse. Un cortège immense suit la statue de la vierge, comme si toute la cité s'était donnée rendez-vous. Les autorités en premier, maire et autres autorités civiles puis, policiers, carabinieri, pompiers, militaires ouvrent la voie à cette foule interminable qui monte à l'église. En fin d'après-midi nous nous rendons sur le port. Bizarre pas de bateau prévu à 19heures, il y en a bien un à 20 heures mais en partance.
En définitive, ils débarquent bien mais à vingt et une heures. Les dix kilomètres pour rentrer au camping se feront de nuit. Moment d'angoisse avec seulement une frontale qui ne permet pas de bien visualiser la route et ses à-côtés. On m'avait dit que les phares n'étaient pas nécessaires car on roule toujours de jour et on ne se laisse jamais prendre par la nuit. Cela fait déjà deux fois en une semaine. Dès que je rentre chez moi je ferai équiper mon vélo du système d'éclairage adéquate. Là encore c'est le métier qui rentre. Nous leur avons préparé un petit repas d'accueil, simple mais consistant, purée saucisses. Nous faisons connaissance, Evelyne est une coureuse à pied reconvertie au vélo et Rafik est un athlète de haut niveau qui a terminé 17ème au championnat du monde de cross. Première soirée très agréable, et durant les 15 jours l'ambiance restera au beau fixe. Manifestement ce sont des clients de haut niveau. Moi le novice du vélo je n'ai qu'à bien me tenir! Le bilan kilométrique de cette journée se monte à trente, une broutille tandis qu'à pied cela représente une belle étape.
4 mai
Aujourd'hui, il est prévu un trajet de rodage à quatre. A travers la campagne sarde par de petites routes nous comptons rejoindre le Cap Caccia, qui est la pointe sud d'une longue et étroite presque-île bordée de falaises qui dominent le mer d'environ 200 mètres. Cinquante kilomètres sans voiture ou presque dans des paysages paisibles ou le vert des prairies et les couleurs vives des fleurs dominent. Qu'il est paisible de faire ce type de randonnée, là le vélo est un merveilleux moyen de locomotion. Nous rejoignons le bord de mer, et prenons la direction du cap précité. Quelques raidillons carabinés nous permettent d'accéder à un belvédère remarquable, d'où la vue sur d'énormes rochers émergeant de l'eau est saisissante. Un groupe d'Allemands devant leur car nous applaudit dans notre effort final. En remerciement je leur récite les premiers vers de la Lorelei: Was soll es bedeuten, dass ich so traurig bin...
Mais au fait sur ce rocher s'avançant sur la mer nous ne voyons pas de camping, alors qu'il était prévu de s'y arrêter pour la nuit. Un petit sigle triangulaire sur la carte avait été mal interprété. De notre magnifique point de vue dans le lointain après un grand cap blanc se dévoile la ville d'Alghero. Nous comprenons tout de suite que c'est reparti pour trente kilomètres. Après quelques bosses, nous rejoignons des zones plates. Un léger vent arrière transforme les vingt derniers kilomètres en une promenade de plaisir à vive allure. Le premier camping rencontré est fermé, le second se cache sur la plage pratiquement dans la ville. Nous finirons par le dénicher après plusieurs passages et les renseignements des autochtones. Le kilométrage pour ce jour s'élève à 77km. La ville a du cachet avec ses fortifications qui donnent directement sur la mer. On les suit par de larges esplanades. De nombreuses armées d'invasion ont laissé des traces dans cette cité, qui a été convoitée et conquise au cours des siècles par les Italiens, les Carthaginois, les Phéniciens, les Byzantins, les Arabes les Catalans et sans doute d'autres.
5 mai
Ce matin petite forme, deux d'entre nous ont des symptômes concordants, mal de tête et nausées. Avons-nous mangé quelque chose qui n'était pas frais? Nous passons la matinée tranquillement. Le départ a lieu à 11heures 30, l'état des deux malades s'améliorant. Le but de la journée se trouve à 48 kilomètres, il s'agit de la petite bourgade de Bosa. Même si la distance n'est pas très importante, l'étape nous marque d'une part du fait de sa beauté, route en hauteur au-dessus de la mer, et d'autre par à cause de ses pentes particulièrement longues et raides. Enfin après avoir bataillé plusieurs heures, une immense descente nous tend les bras. Elle doit nous conduire au point d'étape prévu. Mais le plaisir sera gâché, car l'orage s'invite à la fête et il est particulièrement violent. Nous ne trouvons pas le moindre abri, et stoïquement nous pédalons sous des trombes d'eau. L'absence de construction le long de cet itinéraire est totale, et sous la pluie cela se remarque d'autant plus. Après une petite heure de grosse rincée, le beau temps revient aussi vite qu'il avait été chassé. L'arrivée dans Bosa se fait au milieu des mares laissées par l'orage.
Nous sommes hébergés à l'auberge de jeunesse, spartiate mais fonctionnelle, une chambre à quatre avec lits superposés. Rafik et moi partons pêcher. Outre le goût prononcé pour le sport et la course à pied, nous avons d'autres points communs. Lui est d'origine tunisienne et mon père est né en Algérie, certes de père ardéchois, mais cela n'empêche que nous venons du même creuset de la Méditerranée et que tout nous attire en elle, en particulier la pêche. La petite baie de Bosa est abritée par une large digue sur laquelle viennent se fracasser de grosses vagues. Au débouché d'un petit estuaire aux eaux très remuées, les pêcheurs s'agglutinent, taquinant la dorade et le loup. Pour notre part nous n'attrapons qu'un petit sarran, joli poisson de roche bariolé. Je le décroche avec précaution et le remets à l'eau. Certains pourraient me dire pourquoi embêter les poissons, voire plus, si ce n'est que pour le plaisir de les attraper. Sans doute toute la tradition communiquée par mon père qui me racontait avec une passion non assouvie les pêches merveilleuses qu'il faisait dans son enfance sur les côtes algériennes. Dans ces régions méditerranéennes je me sens bien, ce qui peut paraître un peu paradoxal car je ne rêve que de montagnes et de parois raides. En Corse j'ai plutôt tendance à regarder du côté de la montagne, qui jaillit partout, tandis qu'en Sardaigne mon regard va naturellement vers la mer, même si les reliefs sont parfois escarpés et présentent de belles falaises. La Corse pour moi est une extraordinaire montagne dans la mer, et la Sardaigne consiste en une succession de magnifiques sites côtiers tout du moins sur son versant ouest, la côte est étant plus accidentée. Cependant en Corse, même sa côte plate est dominée de magnifiques pics, enneigés plus de la moitié de l'année. Je ne dis pas qu'elle est plus belle que la Sardaigne, ce type de comparaison n'a pas de sens. Je reprendrai seulement les mots d'un grand navigateur qui a arpenté le monde sous toutes ses coutures et qui déclare « de toutes les contrées dans lesquelles j'ai navigué, les deux plus belles sont la Corse et la Bretagne » et il est breton, alors pensez ce que vous voulez de la Corse!
6 mai
Très beau temps, le petit déjeuner servi à l'auberge de jeunesse est frugal, mais heureusement nous ajoutons le complément. De petits ennuis techniques nous retardent. Le départ a lieu vers midi. Le démarrage est brutal, une rampe particulièrement raide ouvre le bal. Halte repas très plaisante sur la place du village de Sennariolo, et nous ne dérogeons pas au rite du petit café final, surtout qu'en Sardaigne il est moins cher qu'en France, généralement 80 centimes. La montée reprend jusqu'au village suivant Cuglieri. Ensuite le parcours est un enchantement, une succession de faux plats en descente avec le vent dans le dos. Je m'en donne à cœur-joie sur le grand braquet, une vingtaine de kilomètres parcourus entre 40 et 55 kilomètres par heure en permanence. Le vélo procure dans ces moments un plaisir intense. L'expression filer comme le vent décrit bien la situation. J'ai vraiment la sensation de vitesse, et je m'y connais un peu ayant conduit de grosses motos de façon souvent déraisonnable. Un arrêt est improvisé à S'Archittu, tellement ce petit golfe couleur turquoise entouré de falaises est magnifique. Nous repartons sur un bon rythme. La grande ville approche avec son cortège habituel, constructions plus nombreuses, route plus large et un trafic toujours plus dense. Nous n'entrons pas dans Oristano mais partons à l'ouest camper à Torre Grande. Aujourd'hui le compteur marque 72 kilomètres, dont pas mal furent un véritable régal. En particulier les dix derniers kilomètres, vent dans le nez, bien abrités derrière Jean qui comme un tracteur maintenait un bon vingt-cinq de moyenne, on ressent tout le bien-fait de l'effort soutenu au bon niveau sans que cela fasse mal. Il faut dire qu'entre lui et Rafik nous avons deux gros costauds du vélo. Evelyne , toute menue qu'elle est, dans les côtes quelque soit leur inclinaison et leur longueur, elle appuie de façon régulière sur les pédales et je la vois systématiquement disparaître, j'en ferai encore l'expérience au cours des jours à venir dans les montagnes. Mon arme secrète pour refaire mon retard c'est de mettre le grand développement dans les descentes et de forcer comme une brute. J'atteins régulièrement les 60 à l'heure, voire parfois beaucoup plus. Cette sympathique émulation se passe dans la bonne humeur et la décontraction.
Nous envisageons de rester deux nuits sur place afin de visiter tout à loisir les environs demain . En effet à une dizaine de kilomètres à l'ouest se trouve le magnifique site archéologique de la ville de Tharros. Cette dernière il y maintenant deux millénaires était la capitale de l'île. Notre camping est «bunkérisé» par de grandes grilles et un haut mur sur le devant, mais agréable une fois à l'intérieur. Comme d'habitude pas d'affluence, cependant un peu plus de monde que les jours précédents, en particulier des groupes de motards. Un cyclotouriste allemand nous aborde et nous narre son périple commencé cinq semaines plus tôt en Allemagne par une traversée des Alpes jusqu'à Nice.
7 mai
Comme prévu départ pour Tharros, mais les petites routes nous conduisent sur les bords d'un immense étang utilisé pour la pisciculture. De toute évidence les poissons grouillent, mais nous sommes perdus parmi les hautes herbes, notre chemin ayant subitement disparu. Nous ne restons pas longtemps seuls. Des gardes forestiers équipés d'un 4x4, nous ayant repérés de loin, nous prenant peut-être pour des braconniers, s'arrêtent à notre hauteur. Nous leur expliquons notre situation. Ces derniers très gentiment nous proposent de les suivre et par un véritable labyrinthe de petits chemins en sous-bois ils nous remettront dans la bonne direction. L'itinéraire n'est pas évident, car à plusieurs reprises à la croisée de sentes nous les voyons hésiter. Ensuite, la route sur une dizaine de kilomètres est une splendeur, entre plans d'eau et explosions de fleurs sur des hectares.
Enfin nous atteignons la très belle église San Giovanni. Tharros est à proximité. Une piste en terre conduit à l'extrémité du cap. Le lieu est magique. On imagine facilement la scène, lorsque les premiers Phéniciens abordèrent ce site sept siècles avant notre ère. Ils en évaluèrent tout de suite le potentiel. En effet jusque vers la fin du premier millénaire après Jésus-Christ, le port fondé prospéra et donna cette très belle cité. Mais les corsaires sarrasins devenant de plus en plus menaçants, un repli vers l'intérieur des terres fut amorcé et la ville périclita. Il en reste des ruines superbes dans un cadre enchanteur, envahies au mois de mai, d'une incroyable densité de fleurs, qui montent à l'assaut du pied de la grande tour ronde bien campée sur la plus haute colline du cap. Site exceptionnel particulièrement surveillé, nous y croisons outre les gardes qui nous ont indiqué notre chemin, des policiers, des carbinieri et des gardes côtes. Je déconseille formellement à quiconque d'avoir l'idée d'y envisager le camping sauvage.
Nous décidons ensuite d'aller visiter Oristano, jolie petite ville au centre très pittoresque. De belles places dallées aux formes inhabituelles font la meilleure impression. En ce début d'après-midi les rues sont désertes, sieste oblige et nous avons l'impression d'avoir la cité pour nous seuls.
Journée agréable de visites, nous avons tout de même parcouru 62 kilomètres, mais sans bagage nous n'avons pas l'impression d'avoir roulé. A croire que la déformation du cyclotouriste arrive plus vite qu'on le pense!
8 mai
Aujourd'hui départ matinal, car l'étape prévue est conséquente. Plus de 100km ponctués de gros dénivelés, avec pour but Fonni, station estivale au pied ou presque de la Punta Marmora, point culminant de l'île. Le mot Punta n'est pas très bien choisi, car si vous imaginez trouver un beau pic vous serez déçu. Il s'agit plutôt du point le plus élevé d'une crête massive, qui pourrait ressembler au Honneck vu sous un certain angle. Donc c'est une belle montagne, en effet je vis avec une Vosgienne, évidemment le Honneck est forcément à l'égal du Daulaghiri, magnifique pyramide qui culmine presque à 8200 mètres!
Nous mettons donc le cap sur le centre de l'île avec la ferme intention d'en atteindre le sommet, qui culmine, certains diront seulement, à 1834 mètres. Cependant se rendre au départ d'une balade à pied en utilisant un vélo ce n'est pas comme s'y rendre en voiture. Cela participe aussi au charme du voyage à bicyclette (je ne sais pas si ce terme fait partie du vocabulaire du cyclo?). Au nord d'Oristano nous ne trouvons pas la petite route repérée sur la carte, c'est donc par une voie à la circulation relativement importante que nous commençons. Rapidement nous réussissons à nous en échapper. Première localité relativement importante, Busachi, les choses sérieuses n'ont pas vraiment débuté. Premier gros incident technique, le dérailleur de Rafik se prend dans les rayons, d'où blocage de la roue et de nombreux dégâts, rayons complètement pliés dérailleur très endommagé. Rafik est un magicien de la mécanique, en une petite heure il remet tout cela d'équerre, et fait notre admiration. La chaleur devient suffocante et la pente raidit. Nous commençons à avoir des doutes quant à la possibilité de rejoindre Fonni ce soir.
Arrêt à l'ombre d'un petit village pour le repas de midi. Comme toujours l'ambiance est très agréable, peu de monde, quelques autochtones attablés sur les minuscules terrasses des débits de boissons. Nous aurons l'occasion de constater aussi bien en Corse qu'en Sardaigne, que les routes côtières sont beaucoup plus fréquentées par les étrangers que les routes intérieures. Ce qui à vrai dire fera notre bonheur. Retour sur les pédales, ça chauffe dur. À la sortie du village de Sorgono nous faisons un arrêt au cimetière pour nous ravitailler en eau. Nos derniers espoirs pour atteindre Fonni ce soir se sont évanouis définitivement. Teti sera notre lieu d'arrêt. Il s'agit d'un magnifique petit village de montagne. Les habitants très gentiment nous permettent de camper sur le terrain communal dédié aux fêtes du village. Ils viendront même nous brancher l'eau.
L'étape du jour ne s'élève qu'à 85 kilomètres mais la forte proportion de côtes raides et la chaleur nous laissent une impression de journée fatigante et très bien remplie. Cette sensation de bonne fatigue, les muscles un peu endormis, et pas ce sentiment de squelette martyrisé que j'ai après une grosse étape à pied, procure un réel bien-être. Jean parle de vélo-thérapie, et c'est exactement cela. Rassurez-vous, je ne cherche pas un prétexte pour laisser tomber les longues marches. Probablement j'intégrerai plus le vélo dans ma manière de voyager, mais certains grands projets qui me tiennent à cœur ne s'envisagent pas à vélo, comme la Haute Route Pyrénéenne ou terminer la traversée des Alpes, et il m'en reste un grand morceau à parcourir, Chamonix à Trieste.
Une fois de plus la soirée se déroule dans la meilleure convivialité, agrémentée d'un décor superbe au milieu de ce terrain accidenté où la vue porte loin de crête en crête. Mes compagnons de voyage ont tous des expériences sportives et de voyages particulièrement intéressantes, et de plus l'humour, la simplicité et la rusticité font partie de leur qualités. Ce sont les ingrédients assurés d'une bonne partie de rigolade sans jamais à avoir à se tracasser quant aux conditions que l'on rencontrera. Il est étonnant de constater, comme dans certaines conditions une relation intime peut s'établir rapidement. J'ai l'impression sinon de toujours les avoir connus, au moins de les connaître de longue date.
9 mai
Aujourd'hui direction Fonni et cet après-midi l'escalade de la Punta Marmora est prévue. La journée commence par une belle descente, mais ça ne dure pas. Il nous faut enchaîner avec la raide route de Fonni, heureusement presque déserte. Le décor est splendide, grands espaces verts, un lac de barrage magnifique. Sous le pont qui l'enjambe une multitude de gros poissons fait des ronds à la surface.
La ville est à mille mètres d'altitude, de ce fait la chaleur n'est pas trop forte. Pour la seule fois de notre périple nous faisons appel à l'agritourisme. Une jolie demeure bien positionnée un peu au-dessus de Fonni en direction de la montagne que nous voulons gravir. Si le site est joli, le prix l'est tout autant. Une chambre à quatre lits pour la modique somme de 140 euros, certes avec le petit-déjeuner. Malgré des tentatives de négociation, rien n'y fera. Le prix annoncé sur le petit futé est moindre. Cette augmentation est la conséquence probable d'une publicité avantageuse. Nous ne sommes pas en mesure de trop insister ou de chercher une autre solution, si nous voulons suivre le programme. Les bagages déposés, nous reprenons nos vélos pour une belle grimpette jusqu'à l'altitude de 1500 mètres. A partir de ce point le sommet s'atteint à pied. Quelques névés subsistent, que nous nous empressons de fouler. Une première crête est atteinte, de laquelle une descente permet d'en rejoindre une seconde qui conduit au point culminant de l'île. Malgré sa faible altitude la vue porte loin sur les plaines environnantes, mais nous n'arrivons pas à distinguer la mer. Cette région montagneuse est austère, elle me fait un peu penser au Mont Lozère, par la couleur sombre de la roche, ses grandes pentes herbeuses et sa désertification. La redescende est effectuée au pas de course. Il ne faut pas grand chose pour qu'avec Rafik, nous courrions comme des dératés. La vigilance est de mise, car mes chaussures de cycliste, de temps à autre du fait des parties métalliques du système d'accrochage ont une fâcheuse tendance à déraper sans prévenir sur le rocher. Rafik possède un coffre invraisemblable, certes il a 10 ans de moins, mais ses références en matière de course à pied en font un véritable OCNI (objet courant non identifié). Le plaisir de me défoncer physiquement restera, tant que mon état le permettra, une source de joie immense. Nous retournons dans notre agritourisme, où l'ambiance n'est pas franchement chaleureuse, et en guise de représailles nous préparons notre popote dans la chambre bien que ce soit interdit. Ayant été pris au dépourvu pour les courses, quelques lyophilisés en secours nous permettent un repas somme toute bon et suffisamment copieux.
L'étape de ce jour se monte à 54 kilomètres à vélo, dont une bonne quarantaine en montée raide, plus deux heures de presque course en montagne. Seul soir où je sens un peu mon dos, preuve que le déplacement à pied, certes en courant, traumatise plus que le vélo.
10 mai
Aujourd'hui nous retrouverons le bord de mer sur la côte est. Nous commençons la journée par un petit-déjeuner original dans une belle salle circulaire surmontée d'une charpente en forme de tente indienne, ce qui donne à la pièce beaucoup de volume et du cachet. Peut-être pour contrebalancer les relations quelque peu conflictuelles de la veille, l'hôtesse nous sert, outre les ingrédients habituels, une magnifique part de ricotta bien nappée de miel, un pur régal!
Nous sommes en pleine forme, pas de doute un lit de temps à autre, cela fait du bien. Après une descente sur Fonni, la route part à l'assaut d'un col sur 15 kilomètres et 300 mètres de dénivelé, presque une formalité. Au col du Monte Pipinari à 1246 mètres il fait frisquet. Nous ne traînons pas et entamons une longue descente. A quelque distance Rafik crève, son pneu est endommagé ainsi que sa gente. Pour cette dernière il s'agit des conséquences de l'incident de l'avant-veille, quand il a du détordre des rayons en forçant.
Nous arrivons sans autre incident après une magnifique étape à un camping idyllique à Tortoli. Les tentes sont installées sur de petites terrasses juste au-dessus d'un golfe à l'eau d'un bleu profond, avec en deuxième plan de grands rochers, plutôt de petites montagnes qui de par leur positionnement donnent toute sa profondeur à cette baie de grande beauté. Pour agrémenter l'ensemble, une magnifique tour sarrasine est érigée juste en face. Elle sera la toute première à recevoir le soleil du matin. Le lieu nous plaisant, et Rafik ayant des réparations importantes à effectuer sur son vélo, nous décidons de passer la journée du lendemain dans cet endroit.
11 mai
Lever 6 heures et c'est parti pour une partie de pêche. Je ne choisis pas tout de suite le meilleur endroit, mais pour le petit déjeuner nous aurons droit à quelques magnifiques poissons de roche, girelles dont une royale de belle taille et sarrans. Si l'idée semblait surprendre au départ, tout le monde a bien apprécié la chair très fine et ferme de la girelle au petit déjeuner, et contre toute attente, cela passe très bien. Nous ne poussons cependant pas le plaisir jusqu'à arroser cette friture d'un coup de blanc! Journée de farniente sauf pour Rafik qui, ayant acheté pneu, gente et chambre à air, remet tout en état, en particulier le dérailleur qui occasionne quelques difficultés de réglage. La réparation sera efficace car il en sera définitivement fini de ses ennuis mécaniques. En fin d'après-midi nouvelle séance de pêche, et petite friture au dîner qui passe aussi bien que celle du matin. Cette journée dans ce camping est d'autant plus agréable que le personnel est très gentil et particulièrement serviable.
12 mai
Nous démarrons tôt, l'étape sera longue et agrémentée de nombreuses montées. Avec regret nous quittons ce camping où il fait si bon séjourner. Après avoir fait quelques détours pour quitter Tortoli, le ton est donné, ça monte et ça dure! Au village de Baunel, un premier arrêt ravitaillement est effectué. En 15 kilomètres l'altitude atteinte est de 480 mètres. Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le point de passage le plus élevé se situe à 1017 mètres, mais auparavant quatre cols intermédiaires jalonnent l'itinéraire. La route bien tracée permet une montée régulière sans forcer. Avec l'altitude la végétation change, on pourrait se croire quelque part dans le massif central. Enfin le Passo Gena Silana est atteint. Il nous aura fallu quatre heure pour une quarantaine de kilomètres. On s'attendait à plus difficile.
Au col casse-croûte copieux, des cyclistes de route assez nombreux sont montés par le versant opposé. Une très longue et magnifique descente nous procure un vif plaisir. Le cadre est magnifique, de grandes falaises calcaires étincellent de toutes parts avec la mer en toile de fond. Alors que nous avons quitté la montagne, la route serpente en faux plats descendants au milieu de bocages. Nous profitons de ces conditions très favorables pour se tirer une bourre pas possible, aidés d'un bon coup de vent dans le dos. Que c'est plaisant de débouler à vive allure en ayant mis le grand développement.
Avant d'arriver à Orosei, la route traverse d'immenses carrières de marbre, spectacle impressionnant. En voyant un ouvrier travailler, nous prenons conscience du gigantisme de ces chantiers. La ville d'Orosei, est manifestement très touchée par la proximité des carrières. Le premier camping se trouve à 12 kilomètres. Nous le rejoignons par des pistes, l'accès principal étant fermé à cause d'intempéries récentes. Encore un site étonnant au débouché d'une petite rivière sur une plage de sable blanc, baignée par une mer à l'eau émeraude. Pour ajouter au charme du lieu, le propriétaire est particulièrement accueillant et serviable. Le compteur affiche 106 kilomètres et encore le mien est le plus pessimiste. Nous aurions pu sans fatigue en faire beaucoup plus. C'est peut-être aussi cela le miracle du vélo? A moins que ce soit l'endorphine sécrétée qui commence son travail de fond contre la douleur et pour le bonheur!
13 mai
Lever aux aurores, j'aimerais bien rapporter quelques poissons pour le petit-déjeuner. Avec Rafik, nous partons ramasser quelques appâts le long des rochers. J'ai le plus grand espoir de faire une belle pêche. Mais contre toute attente pas une seule touche, comme si les poissons désertaient certains endroits. Je suis d'autant plus surpris, que j'avais trouvé quelques escavennes, oubliées par un pêcheur. En effet ces vers sont infaillibles, les poissons se jettent généralement dessus, mais pas ce matin. Cela ne nous empêche pas d'assister à une très jolie apparition du soleil sur une mer et des rochers déserts.
Départ à dix heures, une fois de plus le lieu était très agréable et calme avant les vacances. L'étape du jour ne présente pas de difficulté, et une fois de plus nous avons le vent comme allié. Les 56 kilomètres qui nous mènent à San Teodoro sont un vrai plaisir. Dans ces conditions, on a plus l'impression de pratiquer un sport de glisse que le vélo. Les tentes sont montées en bordure de plage, le vent souffle, des surf-skates font des acrobaties et montent très haut. En arrière plan sur la mer se découpent deux petites îles, Molara et Tavolara. La seconde est très impressionnante, elle jaillit des flots à la manière d'une flamme et culmine presque à six cents mètres. Comme toujours les oiseaux sont nombreux et nous gratifient d'une multitude de chants très différents, dont le mélange est un régal pour l'oreille.
14 mai
Ce matin réveil en fanfare par une multitude de corbeaux, et ça dure. Enfin ils décident de s'éloigner et les chants beaucoup plus mélodieux habituels envahissent l'espace. Aujourd'hui, malgré un vent encore favorable, la première partie du trajet sera désagréable. En effet nous approchons d'Olbia et le trafic s'intensifie. Nous avions perdu l'habitude des flots de voitures qui serrent parfois de trop près. La traversée de la ville est heureusement vite effectuée par une voie rapide. Dès la sortie de l'agglomération tout s'arrange, à part le temps qui devient menaçant. Quelques montées bien raides dans un joli décor d'aiguilles granitiques, auxquelles les nuages donnent un air austère du meilleur effet. Pique-nique à l'improviste sur la place du superbe village de San Pantaleo, parmi les maraîchers qui replient leur stands. Ce petit bourg a du cachet de par son architecture et du fait de la proximité d'aiguilles rocheuses, qui semblent émerger directement des toits. Il est des lieux comme celui-là, sans que je définisse très bien pourquoi, qui m' apportent une forme de quiétude ou de plaisir, l'esthétique du site seule ne peut en être la cause. Sans doute une conjonction d'éléments, le village avec ses maisons bien entretenues et le joli pavement de sa place qui est le point haut du bourg, les rochers environnants qui donnent envie de grimper, les maraîchers sympathiques, le temps certes couvert mais clément, ce que nous mangeons qui est très bon, un gros chien gentil un peu collant qui d'un regard concupiscent nous réclame les reliefs de notre repas, le petit bistrot à la terrasse coquette qui nous attend pour le rituel du café, et aussi pour finir cette saine fatigue que distille le vélo dans nos muscles. Le mélange de tous ces facteurs permet d'accéder au nirvana!
Le redémarrage, après cet arrêt de longue durée, n'est pas très difficile, car nous entamons une descente dans laquelle le grand braquet une fois de plus va faire merveille. Il faut rester très prudent car chargé, le vélo nécessite des distances importantes pour s'arrêter, les freins faisant l'effet de doux ralentisseurs. Les 15 derniers kilomètres sont une splendeur, le long d'une minuscule route qui se tient au plus près de très jolis golfes clairs, en enfilade pour le plaisir de la vue. L'étape se termine à Palau en milieu d'après-midi. Le lieu une fois de plus est merveilleux. Nous campons à quelques mètres de l'eau. En face l'île de la Maddalena coupe la houle. Ce bras de mer ressemble à un lac immobile, duquel surgissent par-ci par-là de gros rochers granitiques aux formes étranges. Cerise sur le gâteau, l'eau est bonne et j'en profite pour aller ramasser quelques douzaines d'oursins dont nous nous régalons sur le champ.
Le temps est à la pluie et les prévisions pour demain sont mitigées. Nous verrons bien, après les trombes corses nous restons sereins, cela ne pourra pas être pire. Une fois de plus, pris sous le charme du lieu, nous décidons de rester sur place un jour supplémentaire. Nous prendrons le temps de visiter le village, surtout que ce sera jour de marché. Un couple d'Allemands cyclotouristes vient s'installer à quelques mètres. La pluie nous chasse au restaurant, dans lequel la soirée sera exquise.
15 mai
Très tôt sur le coup des deux heures, je vais m'installer sur le rocher juste à côté de ma tente. Le spectacle est féérique. La luminosité est suffisante pour discerner de façon précise le panorama qui s'offre au regard. La mer est d'huile, le mot est bien approprié, l'absence de toute ride la rend de consistance épaisse. Les lumières de Palau s'associent à celles de l'île de la Maddalena et dessinent les moindres recoins du rivage. Aucun bruit, sauf le va et vient de la navette reliant les deux îles. Même de nuit le trafic ne s'arrête pas, un bateau de taille conséquente au moins une fois par heure dans chaque sens. Que peuvent-ils transporter?
Ce matin pas de précipitation, au petit déjeuner nous dégustons quelques oursins. Ce subtile goût iodé au réveil excite les papilles et met en appétit. Nous partons visiter la ville et son marché. Il s'agit d'une petite cité balnéaire sans caractéristique architecturale spécifique. Les étals pour les touristes sont nombreux, qu'il s'agisse de vêtements, de colliers ou autres bijoux. Le rouge du corail est très présent. Je peux dire que la poste italienne tout du moins celle de cette petite cité sarde est digne de ce que nous vivons souvent en France. Ne trouvant pas de timbre, je me rabats tout naturellement vers le bureau de poste. Il est organisé exactement comme chez nous. Deux files sont formées devant deux employés, espacés d'un mètre sans séparation entre eux. J'en choisis une et attends. Le temps que les 6 personnes me précédant passent. Cela prend au moins vingt minutes. Arrive enfin mon tour, à ma demande de timbres l'employé me fait signe que c'est le guichet d'à côté, devant lequel stationnent maintenant une douzaine de clients. Si je veux des timbres je dois compter facilement une demie-heure de plus. Je remercie et quitte le lieu sans ce que je venais chercher. La standardisation de l'Europe c'est bien, au moins on ne perd pas ses repaires et ses habitudes, ni ses frustrations!
Retour au camping pour le repas, la pluie ne tarde pas à faire son apparition et dure tout l'après-midi. Nous tuons le temps à jouer à la belote. C'est une découverte pour Evelyne, mais elle se débrouille bien, puisque son équipe gagne. Je profite aussi de ce temps libre, pour avancer dans le livre que j'ai emporté, voyage au bout de la nuit de Céline. À plusieurs reprises dans ma vie je l'avais commencé, mais pour la première fois je vais le lire jusqu'au bout. Grande œuvre, on comprend que cet ouvrage ait fait couler tant d'encre. De cette lecture on ressort différent. On y trouve la même désespérance que dans Cioran, mais abordée, entre autre, sans concession sous l'angle de la condition physiologique de l'être humain, ce qui fait frémir d'horreur. Mais c'est tellement vrai, c'est justement cela le plus gênant.
16 mai
Le temps s'écoule rapidement. Cela fait maintenant vingt jours que nous sommes partis de Bastia avec Jean et 12 que nous arpentons la Sardaigne avec Evelyne et Rafik. Tout a une fin. Aujourd'hui sera notre dernier jour de voyage en commun. Demain matin nos routes se séparent. Nous retournerons en Corse et eux prendront la direction de Porto Torres pour rentrer sur Gênes, leurs vacances se finissant. En tant que retraités nous n'avons plus ce problème, bien que les errances ne peuvent se prolonger à l'infini, famille oblige. Je comprends très bien ceux qui partent sans idée précise de retour, ou ceux qui au moment final au lieu de rentrer repartent pour un tour. Ce qui me plaît dans le voyage, c'est de ne pas savoir où je vais dormir le soir. Surtout ne pas programmer et ne jamais réserver les points de chute. La recherche au dernier moment représente un véritable attrait, qui attise la curiosité et qui permet le contact. C'est une des raisons pour lesquelles je voyage souvent seul à pied. L'errance sans contingence donne à mon sens un vrai goût de liberté, ce n'est peut-être qu'une illusion, cependant la sensation ressentie est formidable. Cette liberté est exacerbée par le dépouillement. En effet, le voyage à vélo, et cela est encore plus vrai à pied, implique de limiter au nécessaire ce que l'on emporte. Le fait de vivre un mois avec un environnement matériel restreint tout en ayant une totale autonomie est très reposant. On prend d'autant plus conscience des masses d'objets, souvent plus que superflus que l'on amasse dans nos maisons et qui nous rendent esclaves. Mon père avait l'habitude de dire que la possession est un asservissement, comme je comprends ses mots en voyage à vélo, et encore plus à pied lorsque tout ce que je possède n'excède pas les 10 kilogrammes.
Revenons au 15 mai. L'objectif du jour est la petite ville de Tempio Pausania. Elle se situe à l'intérieur des terres. Nous allons renouer avec les bonnes grimpettes. Mais avant de démarrer, une visite un lieu très pittoresque qui domine notre camping s'impose. Il s'agit du site de Roccia dell'Orso. Énormes rochers posés au sommet d'un tertre, offrant un large point de vue sur les environs, en particulier sur les îles faisant face à Palau. Les formes de ces blocs géants rappellent différents animaux, ours, dinosaure et autres monstres plus ou moins préhistoriques. Comme ils sont très visibles de la mer, ils ont toujours servi de repère aux marins de l'antiquité. De ce fait, ils sont mentionnés dans des écrits anciens . Nous y montons tôt et sommes seuls. Lorsque nous en descendons les premiers cars déversent leurs flots de visiteurs pour la plupart allemands.
Il est temps de mettre le cap sur Tempio. Effectivement ça grimpe dur, mais la route est agréable, pas trop de trafic, chaleur tempérée et cette verdure qui nous entoure de toutes parts. Vers les treize heures nous effectuons quelques courses et mangeons à l'entrée de la ville. Cet après-midi nous aurons tout loisir pour visiter. Cette cité possède un joli centre, bien regroupé autour d'une petite place. De nombreuses constructions, palais églises en granit donnent du caractère à l'ensemble. Nous déambulons dans des ruelles ombragées, enserrées entre des maisons toute en hauteur, un peu à la manière des villes de montagne, comme dans le Dévoluy par exemple. Le nombre d'édifices religieux est important et leurs dimensions souvent imposantes. La promenade est instructive et fort plaisante.
De toute évidence à part l'hôtel il n'est pas possible de trouver de quoi passer la nuit. Nous reprenons la route vers le village d'Aggius, qui se trouve dans un lieu charmant, verdoyant et vallonné. Deux beaux dômes granitiques dominent les maisons. A la sortie du bourg, juste à côté du cimetière sous une futaie, un coin discret et pratique nous permet de nous installer en toute quiétude, après 67 kilomètres pour ce jour.
La proximité du cimetière est très pratique pour l'eau. Evelyne va s'y laver sommairement. Pour ma part je n'ose pas, ayant peur de déclencher la colère, si je me fais découvrir dévêtu dans ce lieu. Cette dernière soirée a des petits relents de nostalgie. Alors que les pâtes cuisent Rafik découvre une sente, qui monte à l'assaut de l'un des dômes granitiques, en courant nous nous y engouffrons. Très vite cela devient raide, mais une main courante aide au déplacement et assure la sécurité. Une centaine de mètres sous le sommet le terrain se redresse et le chemin équipé prend fin. Devant nous une belle dalle en granit fauve inclinée à 60 degrés, parcourue d'une large fissure à la prise franche nous invite à poursuivre. Nous n'hésitons pas longtemps et la remontons les pieds en adhérence les mains bien calées en empoignant son rebord tranchant. Sur ce granit bien rugueux, à gros grains, qu'il est bon se mouvoir. Bien entendu il est préférable de ne pas glisser, donc garder un peu de vigilance et ne pas succomber à l'euphorie du mouvement et à la sensualité du contact. Je me surprends à imaginer que cette dalle fissurée s'élance sur mille mètres, hélas non! Rapidement le rocher se couche et les mains ne sont plus nécessaires, et après quelques contours le sommet est atteint. Une vue magnifique s'étend sur la région, rochers qui pointent au milieu de zones vertes avec des villages disséminés au gré des mouvements de terrain. Mais au fait, il ne faut pas traîner, nous nous sommes enfuis en cachette à deux, alors que le repas était presque prêt. Vite nous repartons et dévalons ces dalles, sur lesquelles de gros blocs sont disposés en équilibre. Evelyne et Jean nous attendaient patiemment pour notre dernier repas en commun. L'endroit est bien choisi, non seulement il est très discret, mais en plus il offre une table et des bancs, le grand confort!
17 mai
Lever matinal, petit déjeuner gai, nous savons qu'une expérience de deux semaines particulièrement enrichissante dans de nombreux domaines arrive à son terme. Nous réalisons tout étonnés, que cela fait déjà quinze jours que nous roulons ensemble. La fin de cette aventure à quatre est imminente. Pour trois kilomètres, et de plus en descente, notre chemin est encore commun. Ça y est, le voilà le carrefour de la séparation. Nous nous arrêtons, quelques photos sont prises, on se fait tous une grosse bise. Evelyne et Rafik prennent la route de Castelsardo tandis que Jean et moi partons plein nord pour traverser la région de la Gallura par son centre. Un peu tristes, mais ne pas se poser de question, le voyage continue. Dans un paysage de campagne ponctué de gros rochers de granit fauve puis de porphyre rouge nous retombons rapidement sous le charme de cette nature riante. La Gallura est très jolie en son centre, ce que nous n'avions pas perçu lorsque nous l'avions longée par le bord de mer sur la côte ouest. Une grande descente, grand braquet et nous appuyons à en être étourdis. Je bats mon record de vitesse, 73, 5 kilomètres à heure. Le vélo reste bien stable et je n'ai pas vraiment une impression de grande vitesse. Cependant attention, il faut penser à freiner, je vais quasiment à la vitesse des quelques voitures qui me précèdent. Si elles freinent, je n'ai aucune chance d'en faire autant, donc il me faut relâcher. J'aurais peut-être pu gratter un petit quelque chose en plus! Nous rejoignons un peu plus tôt que prévu la grande route en bord de mer, suite à un croisement passé sans doute trop rapidement. Nous débouchons au moment où deux jeunes cyclotouristes allemands passent. Ça y est c'est reparti j'appuie à fond pour les poursuivre. Je faiblis, Jean passe devant et contre le vent garde une bonne vitesse, je m'abrite derrière et le nez dans le guidon je force. Ah là là!! Les vieux ça veut toujours avoir l'illusion que c'est encore jeunes!! J'en connais certaines, qui, si elles me voyaient, ne pourraient s'empêcher de dire que je suis toujours aussi c... que lorsque j'avais vingt ans. C'est peut-être ça le secret de la jeunesse, rester c...? Le trajet jusqu'à San Teresa est enlevé en un temps record. Nous débouchons sur le port vers midi. Le prochain bateau est à 15 heures30. Nous nous installons à l'abri de la chaleur sur le quai et faisons notre dernier repas sarde, avec notre dernière bouteille de vin rouge de l'île. La bouteille y passe aux deux tiers. Est-ce raisonnable? Nous avons encore une trentaine de kilomètres à parcourir en Corse, de Bonifacio à Porto Vecchio. Mais nous avons cinq bonnes heures pour digérer somme toute une quantité de vingt cinq centilitres par tête, même si je pense en avoir bu un peu plus que Jean! A 17 heures nous serons bien en-dessous des 0, 5 fatidiques. En effet attention à vélo c'est le même tarif qu'en voiture en cas de dépassement, ce qui est normal. La police a constaté que de plus en plus de gens qui se rendent à des fêtes, sachant qu'ils allaient boire, utilisent un vélo. Ce qui tout naturellement a entraîné une recrudescence des accidents avec ce moyen de déplacement. Donc maintenant les cyclistes sont dans le collimateur, avis aux amateurs!
En attendant de traverser vers la Corse, nous discutons avec un couple qui vient d'effectuer en voiture un périple de 10 jours en Sardaigne. Ils sont enchantés de leur séjour, mais sont contents de rentrer, car ils en ont assez de trop manger dans les agritourismes. On en arrive à un véritable paradoxe en matière de voyage. Je réalise tout le bien-être que procure le voyage spartiate, en ayant un repas consistant par jour, généralement constitué de riz ou de pâtes. Même de riz de basse qualité, en effet il y a quelques jours une Allemande nous a proposé, car ses vacances arrivaient à leur terme, un paquet de deux kilos de riz de la pire qualité. Eh bien! Ces grains cassés qui cuisent mal je m'en régale, et ce n'est pas une histoire de radinerie, probablement le plaisir de la rusticité maximale.
La traversée a lieu à l'heure prévue. L'arrivée sur les falaises de Bonifacio dans l'après-midi alors que les rayons du soleil les frappent perpendiculairement, en les faisant resplendir, est un spectacle époustouflant. La vue de ces maisons toutes petites, serrées tout en-haut de ce mur blanc stratifié en surplomb donne presque le vertige. On s'attend à les voir basculer dans la mer. Les nombreux gros blocs empilés au pied de la paroi apportent la preuve évidente que la falaise est travaillée par la mer. La rentrée dans le chenal est spectaculaire. Les remparts de la citadelle défilent en nous dominant d'une belle hauteur. Un voilier de grande taille, aux proportions parfaites est à l'escale. Me déplacer en bateau me donne toujours une véritable impression de voyage, surtout lorsqu'on domine d'assez haut les flots. Sur le quai une meute de motos se tient prête à embarquer. Cela réveille chez moi de vieux souvenirs de folie, à l'époque où le permis moto était à seize ans. Dès cet âge mon père m'avait acheté l'une des plus puissantes motos du marché, une T500 Suzuki, gros deux temps, qui m'a donné des émotions dont je garde un souvenir précis presque quarante ans après. Mais et mais de taille, la contre-partie intolérable de cette époque, c'est que nombreux sont mes camarades d'alors, qui n'y ont pas survécu. Ce que l'on retient dans sa vie ce sont surtout ces moments où l'on ne sait pas très bien si on est encore parmi les vivants ou si on a déjà le billet pour l'au-delà en main. L'alpinisme m'a aussi procuré ce genre de sensations mais de façon moins actuelle, l'action étant plus lente, l'analyse de la situation, hors chute de pierres et avalanches, permet de mieux participer au devenir d'une situation qui s'avère hypothétique. En moto l'excès de vitesse est très difficile à gérer, car l'automobiliste, et c'est normal, n'est pas préparé à voir surgir des bolides à des vitesses déraisonnables. J'arrête sur le sujet, car maintenant je suis un adepte inconditionnel du respect de la vitesse sur la route.
Après ces errements philosophico-débiles revenons à la réalité du moment. Le débarquement effectué, nous prenons la direction de Porto Vecchio. Une fois passée la petite montée de sortie de la ville que nous connaissons bien, les vingt cinq kilomètres à venir sont une délectation. Un terrain peu accidenté, agrémenté d'un bon vent favorable, nous permet de filer, je dirais même de nous envoler à plus de vingt de moyenne. Dans les descentes le cinquante est fréquemment atteint et sans forcer, quelle jouissance! En un temps record nous rejoignons un camping à l'entrée de la ville. Le compteur pour ce jour affiche 85 kilomètres. Comme d'habitude l'installation prend quelques minutes, après plus de vingt jours, la manœuvre ne présente plus aucun secret. Et bien entendu encore une fois le site est presque vide. Le mois de mai est un mois idéal, des fleurs partout et presque personne.
Ensuite nous partons visiter cette ville balnéaire pleine de charme. J'y étais venu en novembre de l'année passée pour raison professionnelle et ce mélange des genres me procure une drôle de sensation.
Notre projet pour les jours à venir, est de traverser la Corse par son centre afin de rejoindre Bastia. Comme c'est étrange, depuis que nous avons quitté nos amis et la Sardaigne, j'ai vraiment l'impression d'être engagé dans un voyage nouveau complètement déconnecté de ce que nous venons de vivre. J'imagine facilement que de segmentation en segmentation, on puisse nomadiser un temps non déterminé de découvertes en expériences en perdant la référence au temps. Le secret pour durer et garder sa motivation au cours de ses errances, c'est peut-être de bien connaître son degré de résistance, et rester à un niveau où l'effort est plaisant sans être monotone et sans dépasser sa capacité d'endurance. Bien entendu cela n'exclut nullement un peu de souffrance, due à l'effort ou à la météo, afin de pimenter l'aventure. Alors l'alchimie de l'alliance du corps et de l'esprit, plaisir aidant, fait que l'on n'a plus envie de rentrer à la maison. Je pense au livre de Bruce Chatwin «Anatomie de l'errance», dans lequel il aborde ce thème éternel du chez soi, qu'il est indispensable d'avoir, pour pouvoir le fuir. Paradoxe de l'être humain, peut-être plus présent chez l'homme que chez la femme, différence jamais facile à concilier dans un couple.
18 mai
Nous renouons aujourd'hui avec les étapes avec gros dénivelé. La route doit nous conduire à Zonza, puis au col de Bavella. En quittant Porto Vecchio devant un lycée des élèves attendent le début des cours. Que pensent-t-ils de ces deux individus lourdement chargés qui passent devant eux un lundi matin? Pour ma part en les regardant, je me rappelle ma rentrée en sixième au lycée Ampère à Lyon, il y a longtemps, et pourtant j'ai l'impression que c'était hier. La seule chose à en déduire, profiter du moment présent et ne pas hésiter à vivre, ça passe très vite une vie. Avec Jean au cours de nos discussions nous sommes arrivés à la même constatation: on part toujours malgré, car il y a une multitude de raisons pour ne pas partir, qui vont du mal de dos à la famille qui vit cela comme un abandon.
Très vite nous rentrons dans le vif du sujet. L'Ospédale, petit village perché, mille mètres de dénivelé en 15 kilomètres. L'effort se fait intense, la route semble escalader les montagnes jusque dans le ciel, mais le plaisir demeure. Arrivés au pied du village, je dis à Jean «Nous sommes bientôt arrivés». Alors une voix sort de derrière une haie et rajoute « Le dernier kilomètre vous allez voir, je ne vous dis rien». Nous ne voyons personne, les buissons parlent-ils? En Corse tout est possible. C'est bon, nous sommes avertis. Nous commençons par voir que le kilomètre en fait deux, et effectivement la pente est supérieure à 10% avec des épingles demandant de s'arracher. D'autre part la route est pleine de trous ce qui ne facilite pas l'effort. Et le bouquet, nous contournons le village sans rentrer dedans. Lorsque nous le réalisons il est un peu tard et l'idée de redescendre ne nous effleure pas. Nous arrivons au barrage qui porte le nom du village. Le lieu est magnifique. L'altitude fait que la température est agréable. Un peu plus loin nous décidons d'une halte afin de boire un café dans une buvette. Le gros de l'effort du jour est fait. Pour rejoindre Zonza, nous nous laissons glisser le long d'un itinéraire serpentant dans un décor de rêve, où les montagnes rivalisent de beauté. A un détour de la route, les aiguilles de Bavella apparaissent soudainement, je freine pour pouvoir les admirer. Mes pieds solidarisés à mes pédales sont le dernier de mes soucis, mais pas pour longtemps. Boum! Quatrième chute, et là je me luxe le pouce droit. Ce n'est pas dramatique, j'arrive toujours à tenir fermement mon guidon. Je ne sais pas si tous les cyclotouristes tombent à la même fréquence? Un peu avant Zonza, le camping municipal nous attend, lieu bucolique et accueillant au milieu d'une forêt aux arbres épars. Nous montons nos tentes, déposons nos bagages et partons faire des courses. Le déjeuner sera succulent, constitué de Lonzo et fromage corse, accompagnés de l'incontournable vin rouge corse. L'après-midi est consacré au farniente jusque vers cinq heures. Il est alors temps de s'attaquer au col de Bavella, une dizaine de kilomètres que nous grimpons à un bon rythme. Spectacle sublime que ces aiguilles d'une part granitiques et de l'autre porphyriques. Nous restons une demie-heure à profiter de l'ambiance du lieu. Puis le plaisir de la glissade rapide vers Zonza nous procure de bonnes et belles sensations. Nous avons décidé de revenir sur nos pas, car la descente sur Solenzara, si tentante qu'elle soit, nous aurait éloignés du cœur des montagnes où nous voulons rester. De nouveau à Zonza, l'attrait de la Pietra, la fameuse bière à la châtaigne, est irrésistible. L'étape de demain devrait être dure par des routes peu fréquentées. Nous demandons au barman si la route de Ghisoni est bien celle que nous voyons commencer à quelques mètres de la terrasse du café. Il nous répond surpris « Pas du tout Ghisoni ce n'est pas par là. Il faut passer par la côte». À mon tour d'être étonné. Je lui montre la carte et la route au milieu des montagnes qui passe par les cols de la Vaccia et de Verdé. Alors sa réponse est une répartie d'anthologie «Oh! Mais là c'est le nord, on y va jamais». Le tout avec un accent corse à couper au couteau. Le ton est donné, notre route ne sera pas fréquentée. En quelques kilomètres nous sommes de retour au camping. La nuit sera fraîche, j'aurai un peu froid car depuis notre départ j'ai pris l'habitude de dormir hors de mon sac de couchage. Ce jour nous avons fait 70kilomètres, ce qui semble peu, mais l'effort a été intense et la journée bien remplie.
19 mai
Lever matinal, il fait froid. Les habits sont les bienvenus pour démarrer. À nouveau la traversée de Zonza, puis nous empruntons la D 420 direction Quenza. Trois autres villages accrochés à la montagne sont traversés avant d'arriver à Aullène. De cet endroit une route minuscule monte en direction du col de la Vaccia. Régulièrement elle suit un fond de vallée puis escalade un pan de montagne à flanc, pour nous conduire vers les 1200 mètres d'altitude au col. Pratiquement personne, seule une moto passe. Nous faisons une pose pour photographier un gros cochon qui paît tranquillement, oui qui paît à la manière d'une vache! D'abord il se montre farouche et ne se laisse pas approcher. Puis de son plein gré, il se rapproche comme s'il avait compris que nous n'allions pas le transformer tout de suite en lonzo et autre coppa. La descente sur le versant opposé est en très mauvais état, goudron déformé et trous partout. Les mains crispées sur les freins, cela devient rapidement un supplice. La chaussée change, de toute défoncée elle passe à toute neuve. L'effet est presque le même, car la couche de gravillons est épaisse. Il est dangereux de rouler sur ce tapis instable, et il indispensable de se servir des freins avec agilité et tact. Tout a un fin, même les tapis de gravillons. Au cours de cette descente nous ne sommes pas allés beaucoup plus vite qu'à la montée. S'offre à nous le village de Zicavo. La halte est la bienvenue. Un groupe de randonneurs est engagé dans la traversée de la Corse d'ouest en est. Après avoir englouti quelques spécialités locales et avoir satisfait au rite du café, malgré la chaleur nous partons à l'assaut du col Verde. Comme pour le précédent, la route monte régulièrement et l'effort demandé n'est jamais brutal. Plus nous montons, plus la vue porte loin, immensité de verdure dans laquelle se cachent de petits villages aux maisons serrées, dominés de montagnes enneigées telles des sentinelles qui veillent et qui contribuent à donner à cette île son caractère unique. Les derniers kilomètres avant le col semblent ne jamais finir, surtout que suite à une mauvaise évaluation, nous nous sommes lancés dans un sprint sur ce qui n'était pas le dernier kilomètre. Enfin le voilà. Un groupe de cyclistes belges à vélo de course avec assistance logistique y stationnent. Nous entamons une discussion animée ponctuée d'éclats de rire. Traditionnellement à cette période de l'année ils partent pour une semaine de vélo. Jean leur indique une route qui les conduira au col de la Vaccia en évitant les gravillons puis les trous. Après avoir pris congé, nous nous laissons emporter dans une descente d'une vingtaine de kilomètres qui nous conduira à Ghisoni. Un peu plus loin nous renseignons deux jeunes cyclotouristes qui verraient d'un bon œil la fin de cette rampe, moment qu'ils attendent avec une certaine impatience. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls fous dans ces contrées reculées. Après une bonne partie de plaisir Ghisoni est atteint. Très gentiment on nous autorise le camping sur un site laissé à l'abandon ou presque. Le cadre est magnifique. De belles aiguilles rougeoyant au soleil couchant nous offrent un spectacle de premier choix. Le compteur affiche 93 kilomètres pour la journée. Perchés sur notre petite terrasse herbeuse au milieu des arbres nous sommes seuls et nous nous trouvons royalement bien. Autour d'une grosse platée de riz et une bouteille de Patrimonio nous refaisons le monde. Ce type d'errance que nous pratiquons depuis presque un mois, est devenu un mode de vie. Montage et démontage de tentes, repas et toutes les contingences de la logistique ne nous posent plus aucun problème. Nous avons même le confort de posséder une dizaine de lyophilisés qui nous permettraient en cas de besoin au moins quarante huit heures d'autonomie. Au fond de nous, c'est avec un peu d'appréhension que nous sentons la fin du voyage arriver. Même par les montagnes et en plein milieu, la Corse se traverse assez vite. Si besoin, un signe qui ne trompe pas, la carte au 100 000 numéro 74 nous la quitterons demain pour sa sœur la 73. Bastia n'est plus qu'à 80 kilomètres à vol d'oiseau, cependant notre itinéraire en comporte cent de plus. Nous allons faire tout notre possible pour rester cachés sur de petites routes loin de tout, en particulier nous ne passerons pas à Corté.
20 mai
La nuit a été excellente, et comme d'habitude le chant des oiseaux nocturnes et diurnes nous a accompagnés. Le temps est très beau ce matin. L'impatience de rouler nous tenaille, poussés par la curiosité. En effet notre itinéraire fait de tels tortillons sur la carte qu'il est difficile d'en évaluer la longueur et la difficulté. Avant de quitter Ghisoni nous effectuons quelques courses dont l'achat d'un magnifique pain. L'itinéraire commence par la descente des profondes gorges qui passent par le défilé de l'Inzecca. Tout est tellement joli que nous marquons des arrêts au moins tous les kilomètres. Une petite rivière, courant sur une roche blanche ponctuée de gros blocs polis, joue à cache cache entre ombre et lumière, et tout autour s'étalent de grandes forêts de pins couronnées de montagnes enneigées.
Un minuscule embranchement au bas des gorges et c'est reparti pour 15 kilomètres de montée bien raide jusqu'au village de Vezzani. Dans cette portion de route, nous croisons des cyclistes lancés sur leur vélo de course. L'un d'eux, en nous voyant arque boutés sur nos pédales avec notre gros chargement, s'écrit « Du vélo comme ça, ah non merci!». C'est gentil! Mais il n'imagine pas à côté de quels plaisirs il passe! Cependant la fatigue se ressent et nous oblige à une pose, qui nous ragaillardit. Puis rapidement nous basculons sur l'autre flanc de la montagne. Que cette Corse profonde est belle. De nombreux villages s'accrochent aux pentes des montagnes ou colonisent leurs crêtes. De nouveau le fond de la vallée est atteint. Corté n'est qu'à une dizaine de kilomètres, mais nous lui tournons résolument le dos et suivons la nationale sur une courte distance. Un pont, juste derrière à gauche, une route confidentielle nous permet de continuer notre itinéraire buissonnier. Après huit kilomètres raides sous le caniard, nous pénétrons dans un village perché. À sa sortie juste avant les dernières maisons, une petite terrasse. Le bar semble fermé, alors le miracle se produit. Le propriétaire, les 80 ans largement dépassés apparaît et nous invite à prendre place. Les deux heures que nous passons en sa compagnie sont un délice. Tout d'abord avec notre lonzo, nous avons droit au vin qu'il produit, très fruité ayant du corps et pas trop d'alcool. Il est la mémoire du temps passé dans cette région reculée. Il nous parle de la vie à l'époque où le village comptait 550 âmes. Les champs n'étaient pas abandonnés au maquis. Des dizaines de paires de bœufs constituaient l'élément moteur de cette agriculture. Il nous relate l'histoire de ce gendarme ayant passé sa carrière ici, et qui vit maintenant dans une cage à lapins à Nice. Il ne se console pas d'avoir quitté la Corse. Il nous raconte aussi la guerre. Les Italiens qui étaient pire que les Allemands. Ces derniers rentraient à l'église désarmés, par contre les Italiens assistaient à la messe avec leurs fusils. Des rancœurs profondes en sont restées. Puis une fois l'île délivrée, ainsi que quelques milliers de jeunes Corses, il a été mobilisé dans les armées alliées. Il finira la guerre quelque part dans la vallée du Doubs. Nous avons droit à un couplet sur les autonomistes, manifestement il ne les porte pas dans son cœur. Leur chef aurait un père italien et donc ne serait même pas corse. Lorsque nous lui demandons ce que veut dire cette inscription à la peinture que l'on a vue plusieurs fois écrite en gros au beau milieu de la route: FRANCIA FORA. D'un air désabusé il nous apprend que cela signifie, la France dehors, ce que nous supputions. Pour finir il nous offre une myrte, c'est excellent, mais attention la route est encore longue et pentue cet après-midi. Nous le remercions vivement avant de prendre congé. En effet pour une somme modique, il nous a procuré un grand moment de plaisir, satisfaisant pleinement notre palais et notre curiosité.
La route serpente dans la montagne et relie entre eux des villages perdus, qui se cachent dans la végétation. La perspective de toits se découpant sur le ciel le long de crêtes avec en arrière-plan de grandes montagnes enneigées est caractéristique de cette Corse sauvage. À Erbajolo à l'entrée du bourg, une église et devant, une route minuscule la D16 part tout droit dans la pente. Nous avons vraiment l'impression de nous diriger vers nulle part. Un petit carrefour à 1000 mètres d'altitude, un éleveur de porc nous renseigne. Une descente d'une raideur inhabituelle, en pleine forêt, permet des perspectives étonnantes. Jean me précède d'une centaine de mètres, j'ai vraiment l'impression qu'il est très très bas. Nous hésitons encore, car la carte ne semble pas en cohérence avec ce que nous a dit l'éleveur. Nous avons l'explication un peu plus tard. La piste que je voulais suivre n'est pas praticable à vélo, car il y a de nombreuses marches pour escalader le col, qui conduit directement au village que nous voulons atteindre. Donc sans aucun remord nous nous engageons sur la route préconisée. Avec le soleil de fin d'après-midi, ce décor de villages agrippés au sommet de rochers est d'une beauté exceptionnelle, le tout baignant dans une lumière diffuse. L'envoutement est total, le charme du lieu nous subjugue. Encore une fois nous avons de la difficulté à avancer tellement à chaque changement de perspective l'émerveillement joue pleinement du fait du spectacle qui se dévoile au regard. Cette féérie est exacerbée par les rayons solaires rasants, qui mettent en relief les couleurs tout en révélant des jeux d'ombres et de lumières à couper le souffle. Il est de ces ambiances exceptionnelles, où l'esprit est complètement accaparé, au point d'en oublier le flot de pensées parasites qui brouille en permanence le fond de l'esprit. On en ressent une forme de plénitude, que l'on aimerait permanente. Mais le charme finit inéluctablement par se rompre. Cela se produit lorsque nous atteignons la très relative grande route D14, à quatre kilomètres de Bustanico, notre point de chute. Le compteur affiche pour ce jour 78 kilomètres et le dénivelé dépasse très probablement les 1200 mètres. Mais comment mesurer dans ce dédale et cet enchevêtrement de routes. Je sais que les puristes me rétorqueront, qu'il suffit d'avoir un GPS. Mais sans doute signe de vieillesse précoce et d'inadaptation au monde moderne, je suis philosophiquement contre. Des arguments je n'en ai pas beaucoup, si ce n'est que les cartes me font rêver et que je revendique le droit de me perdre. D'ailleurs de l'importance de savoir si le dénivelé faisait 1250 ou 1500 mètres? Le village est formé de deux bourgs distants par la route d'un kilomètre, mais quel kilomètre, un bon 12%. Dans la partie haute, un hôtel, niché en pleine pente, nous ouvre ses portes bien que paradoxalement il ne soit pas ouvert. De la chambre, la vue porte en face dans le lointain, sur le massif du Cinto. L'hôtelier est très sympathique et serviable. Le repas typiquement corse qu'il nous concocte est original et fin. En particulier son entrée, dont malheureusement je n'arrive pas à me remémorer le nom. Une pâte au four fourrée d'une multitude d'herbes plus odoriférantes et goûteuses les unes que les autres. L'ensemble de ces saveurs s'alliant, sans s'annihiler mutuellement, pour procurer une explosion de plaisirs en bouche.
21 mai
A la joie de se trouver dans une région aussi extraordinaire, s'oppose insidieusement l'idée que le voyage va bientôt toucher à sa fin. Mais n'y pensons pas. Aujourd'hui nous rentrons au cœur d'une zone mythique, la Castagniccia. Pour les puristes, et tous les Corses le sont, elle commence au col qui nous domine du haut de ses mille et quelques mètres. Notre très sympathique hôte, dont l'établissement est en bordure mais en dehors de la Casatagniccia, nous fait cette remarque quelque peu désabusée: «Elle commence là-haut la Castagniccia, mais des châtaigniers on en a autant qu'eux!». Réplique mortelle qui ne souffre pas la contestation! L'étape du jour sur la carte est encore matérialisée par une multitude de tortillons difficiles à démêler. Je demande son avis à l'hôtelier qui me répond: «Vous savez pas où c'est la Pooorta, vous y êtes jamais allé à la Pooorta, eh bien moi non plus!» Sur ces entrefaites, le petit déjeuner qu'il nous sert est copieux et de grande qualité. Cet hôtel dans la partie haute de Bustanico, juste posé dans un virage, nous le recommandons tout particulièrement. Et pour ceux qui veulent réserver je peux même donner le numéro de téléphone.
Notre dernière journée, perdus dans la montagne corse, commence et nos attentes ne seront pas déçues. Ce jour est le jeudi de l'Ascension, jour férié, et bien nous ne verrons quasiment personne jusqu'au fameux village de la Porta, seulement quelques autochtones toujours très gentils et prompts à la discussion. Cette route déserte en pleine montagne nous semble presque irréelle. Parfois elle s'envole vers le ciel avec des pourcentages de montée à deux chiffres. Mais notre plaisir est tel, que nous ne ressentons aucune difficulté, tout absorbés à nous imprégner de l'esprit de ce pays hors du commun.
Vers 13heures30 sonne le moment de l'arrêt. Dans une minuscule bourgade à l'ombre d'un châtaigner, nous prenons place sur le muret de la route dans un virage et commençons notre repas. Que l'endroit est paisible, une fontaine prodigue une eau fraîche, et les habitants ont poussé l'attention jusqu'à mettre un verre à la disposition du passant. Bien abrités du soleil qui darde ses rayons, nous avons tout loisir de contempler une fois encore vers le centre de l'île de grandes montagnes enneigées. Que ce contraste est étonnant par cette chaleur! De l'autre côté de la chaussée une maison carrée possédant une terrasse, sur laquelle deux dames sont installées. L'une d'elles nous apporte très gentiment sur un plateau deux cafés. Un vieux monsieur arrive d'un petit chemin et cherche quelque chose sur le talus herbeux. Intrigué, je lui demande quel est l'objet de son attention. Alors il m'explique que selon la tradition corse, il recherche l'herbe de l'Ascension. Il s'agit d'une petite plante de quelques centimètres, dont on fait un bouquet et que l'on suspend chez soi, en attendant qu'au cours du mois à venir il fleurisse sous la forme de minuscules fleurs blanches. Il m'offre son premier bouquet, que je protège religieusement dans ma sacoche de guidon. Il est arrivé sans dommage à Lyon. Je l'ai suspendu dans mon jardin et effectivement des petites fleurs ressemblant à des étoiles de mer miniatures à six branches commencent à s'épanouir. Pour le moment elles sont vertes, mais vont sans doute évoluer, car il faut un délai d'un mois et pour le moment cela ne fait que deux semaines. Je les regarde de jour en jour avec un plaisir non dissimulé, pensant à ce vieux Corse qui m'a communiqué sa tradition. Une dame se promène le long de la route, elle s'arrête se désaltérer et engage la conversation avec Jean. Elle n'est pas Corse d'origine, mais il y a bien longtemps que son Lot-et-Garonne natal appartient au passé. Son lieu d'habitation est un minuscule groupe de maisons sur une butte, qu'elle nous montre. Elle y demeure depuis bientôt trente ans. L'idée de partir ne l'a jamais effleurée. Dans ces lieux reculés, la distance la protège de la folie du monde. Son discours révèle toute la passion qu'elle éprouve pour ces montagnes privilégiées. Elle fait une comparaison avec la Haute-Ariège, où elle a habité. En effet, on peut trouver des similitudes entre ces régions de montagnes sauvages et désertifiées. La Haute-Ariège je la connais bien et c'est effectivement une région qui me procure de grandes émotions. J'en ai gravi la plupart des sommets, l'Estat point culminant, qui s'élève à 3143 mètres, et aussi le Rouch sauvage tas de cailloux, le Maubermé qui s'élance, plutôt se cabre sur sa partie finale d'un jet sur au moins 600 mètres de dénivelé, le Certescans qui est aussi mystérieux que son nom, le Vallier, sentinelle avancée, sans doute le plus esthétique, le Pic Rouge de Bassiés mon préféré, et nombre d'autres. Les dénivelés sont toujours importants et jamais en dessous des 1600 mètres et cela va jusqu'à plus de 2000, et cerise sur le gâteau la plupart de ces sommets sont généralement déserts et pas toujours équipés en refuges. Oui de toute évidence ces hautes terres corses et ariègeoises ont des points communs, comme si un même esprit y régnait et rentrait en harmonie avec certains êtres.
Nous restons deux heures et demie sur notre bord de route et nous n'y perdons pas notre temps. Ces rencontres dues au hasard ce sont les plus belles. S'arracher au sortilège du lieu n'est pas facile, cependant nous reprenons notre route. Après une multitude de virages, tout en bas la Porta apparaît. Une route particulièrement tortueuse nous y conduit. Cette magnifique petite bourgade nous accueille sur une place très originale bordée d'une magnifique église baroque flanquée d'un grand campanile. Il s'y déroule sinon un concert d'orgue, tout du moins une démonstration et nous prenons place pour un moment de recueillement. En sortant de l'église, auprès d'un barman je m'enquière des possibilités de camper. Il interpelle une femme assise à la terrasse du café en face: «Oh Ginette ! Où ils peuvent aller camper?» Avant qu'elle ait pu s'exprimer, plusieurs voix s'élèvent et répondent: «Sur le terrain de sport à côté des pompiers, il y a tout ce qu'il faut et même de l'eau». Nous remercions et partons nous installer à l'endroit indiqué. Effectivement le site est superbe et très pratique. Que les gens sont gentils dans tous ces villages corses, avec spontanéité toujours heureux de nous rendre service. C'est le dernier soir, demain Bastia, adieu la montagne corse et ses habitants. Nous terminons la soirée dans un petit restaurant typique. Aujourd'hui nous avons parcouru seulement 42 kilomètres, comme si cette région nous ne voulions pas la quitter, et que nos roues collaient à la route pour nous y retenir.
22 mai
La nuit a été très bonne. Le réveil se fait en fanfare comme si tous les oiseaux de l'Île de Beauté venaient nous dire au revoir. Une multitude de chants différents se superposent et se mélangent. Certains s'apparentent à des sifflements plus ou moins forts sur des modulations diverses, d'autres à des piaillements et certains à de véritables cris presque des hurlements de colère voire des interpellations vindicatives. Je n'avais jamais entendu quelque chose de comparable. Je reste médusé un long moment à écouter tout ce monde animal qui s'éveille. Nous nous levons, prenons le temps de bien petit-déjeuner, comme nous avons pris l'habitude de le faire depuis un mois. Le terrain de foot est entouré jusque haut dans la montagne par des constructions. Une l'église au clocher effilé brille au soleil levant. Le tout est noyé dans la verdure. Et tout là-haut quelques parois rocheuses ajoutent une touche à la beauté du tableau.
Encore une quinzaine de kilomètres et la Castagniccia sera derrière nous. Une magnifique forêt ombragée, garde toute la fraîcheur de la nuit. Nous la parcourons tous sens en éveil, elle nous délivre les derniers parfums. Tout à loisir, nous observons la multitude de porcs se sauvant mollement à notre approche. Cela va du cochon bien rose au sanglier bien gris, avec tous les intermédiaires, tels des patchworks sur pattes. Au fond de la vallée nous voyons grossir la nationale que nous ne voulons pas rejoindre. Aujourd'hui pas de grand braquet dans cette longue descente, mais les freins serrés un peu à la manière du cœur. Inexorablement la grande route approche. Le bruit de la circulation dense se fait de plus en plus prégnant. Et voilà, cette maudite nationale marque la limite de la Castagniccia, que nous quittons bien à regret. Par une succession de montées et de descentes au milieu d'un flot de véhicules dense nous rejoignons Bastia. L'aventure prend fin. Demain départ matinal. Nous passons la nuit dans un camping. Nous nous y sentons mal à l'aise, la transition est trop brutale.
23 mai
Heureusement nous quittons ce lieu aux aurores pour être à l'heure, heureux de fuir cet endroit que nous ressentons comme hostile. Un petit désagrément, nous ne voyons pas comment éviter de nous engager dans un tunnel interdit aux vélos. Mais grand braquet aidant et gros coup de pédale, nous allons presque aussi vite que les bus, tout du moins dans la première partie qui descend légèrement.
Le bateau manœuvre et se met à quai. Les foules embarquent, nous sommes les seuls à vélo. Nous avons la joie de voir des baleines à la hauteur du cap Corse.
Nous débarquons à 15heures30 à Nice. Jean continue à vélo jusqu'à Saint Raphaël, où il compte prendre le train pour Tarbes. Je sens qu'il n'a pas envie de rentrer. Pour ma part, j'aimerais bien prendre le temps de retourner à Lyon par les Alpes ou les Préalpes, en prenant le temps de digérer seul ce mois fabuleux que nous venons de passer. Mais il faut aussi penser aux autres. Ceux, qui restent et attendent, éprouvent un supplice qui n'en finit pas, une sensation de temps comme immobile.
Pour une première expérience à vélo, même si parfois j'ai ressenti la route comme un enchaînement et le trafic comme une menace, j'en retire de multiples satisfactions et je vais renouveler ce genre d'expérience en groupe et seul aussi. Je me verrai bien traverser la France seul uniquement par de toutes petites routes voire des chemins en campant par exemple aux confluents des rivières, endroits généralement aérés presque toujours accueillants. À court terme si tout se passe comme prévu, une grande aventure de deux mois en compagnie de Jean en août et septembre m'attend, mais laissons venir.
Un mois à vélo à travers ces deux îles, projet très tentant que j'ai tout de suite accepté. Il faut dire qu'avec Jean on est sûr que ça va «rouler», en effet il a une très bonne expérience des grands voyages à vélo, tour de l'Adriatique, tour de Turquie etc... Le plan est simple: en partant de Bastia remonter le Cap Corse puis descendre la Corse par sa côte ouest, prendre le bateau à Bonifacio pour Santa Teresa, puis longer la côte ouest de la Sardaigne jusqu'à Oristano, mettre le cap sur le centre de l'île, grimper le point culminant au passage, rejoindre la côte est et la remonter jusqu'à Santa Teresa, rejoindre à nouveau Bonifacio, d'où direction Porto Vecchio et de là attaquer directement à travers les montagnes jusqu'à Bastia par Zonza, Ghisoni et la Castagniccia en escaladant une multitude de cols. Le tout devant durer à peu près un mois. Les deux parties du trajet en Corse seront effectuées à deux et le parcours en Sardaigne à quatre. Les deux autres protagonistes arriveront et partiront de Porto Torres. La longueur des étapes, en fonction des conditions météorologiques, des dénivelés et autres facteurs variera de 50 à 110 kilomètres. L' hébergement sera principalement effectué en camping. Autant les côtes sont assez bien pourvues en terrains de camping, autant le centre des îles n'en possède pas beaucoup, surtout aux mois d'avril et mai beaucoup ne sont pas encore ouverts. En effet le départ de Bastia est fixé le 26 avril et l'arrivée à cette même ville est prévu aux environs de la dernière semaine de mai.
C'est mon premier voyage à vélo. Pour le matériel, celui que j'emporte pour de grandes randonnées à pied devrait suffire. Pourtant, malgré ce principe de base simple, au lieu des 10 kilogrammes habituels, je me retrouve avec plus du double. Deux sacoches arrières sur lesquelles je pose mon sac north face, une petite sacoche de guidon et tout tient sans problème, mais l'ensemble dépasse largement les 20 kilos. Mon vélo un trek cadre alu, sur lequel le vendeur de cycles m'a mis un très bon matériel en particulier des roues particulièrement solides aux pneus de petite section mais renforcés kévelar, avec des roulements performants. Dans les descentes mes camarades pédalant je me contenterai souvent de me laisser aller en roue libre. Je précise que ce vendeur de cycles sur les quais de la Saône à Lyon j'y suis allé grâce à une question posée sur Voyage Forum.
Rendez-vous fixé avec Jean le 24 avril chez ma cousine à Nice. Le lendemain nous rejoignons le bateau qui part à 14heures30. Pour la première fois de ma vie je pilote un vélo avec sacoches. Au cours des premiers kilomètres pour se rendre au port en pleine ville, je donne sans doute l'impression d'être un peu éméché, en effet la maîtrise de l'engin avec quelques 25 kilogrammes sur le porte-bagages n'est pas innée. Sans incident cependant nous atteignons le point d'embarquement. Heureusement que nous voyageons avec Corsica Ferries car la compagnie française concurrente est en grève. La traversée s'effectue sans encombre par beau temps, mais un peu couvert en arrivant, prémices de mauvais temps pour les jours à venir. Débarquement de nuit, je ne trouve pas ma frontale et je n'ai pas d'éclairage, mes roues sont sous-gonflées, toutes les erreurs basiques du néophyte! Les 6 premiers kilomètres en direction du Cap Corse sont un calvaire, je ne vois pas les trous et aspérités sur la chaussée, de plus ma jante cogne en écrasant la chambre à air. Heureusement le supplice ne dure pas, car un camping nous accueille exactement à 5, 5 kilomètres de notre point d'arrivée. Pas grand monde, nous passons une bonne nuit après avoir avalé notre ration de pâtes. Première nuit d'une longue série au cours desquelles les oiseaux nocturnes puis les diurnes au lever du jour nous régaleront de leurs chants aux multiples modulations. Pas un éveil au cours de ce mois sans ces concerts quotidiens, certains même pour ne pas se réveiller dès cinq heures mettront des boules quiès!
26 avril
Un jour blafard se lève, bien en accord avec les prévisions météo des plus pessimistes. Nous avons le temps de plier nos affaires avant la pluie, mais tout juste. En effet dès que mon vélo est prêt je cours me mettre à l'abri en le poussant. Après quelques mètres la roue arrière est bloquée. Que se passe-t-il? Aïe! Un tendeur accroché dans les rayons, le crochet aux trois quarts arraché, le tout enroulé plusieurs fois autour des pignons. Le métier de cyclotouriste rentre par ce genre de petites erreurs. Un tendeur qui pend ça ne pardonne pas.
L'étape prévue est conséquente, en effet nous espérons rejoindre Saint-Florent en passant par le Cap Corse, une bonne centaine de kilomètres. La température est fraîche, idéale pour le vélo. La végétation est luxuriante, signe qu'il a beaucoup plu cette année. Le bord des routes aussi bien en Corse qu'en Sardaigne sera un enchantement permanent du fait des myriades de fleurs qui tel un tapis merveilleux nous accompagneront au cours des 1900 kilomètres de notre périple. La route domine la mer, ce qui permet un joli spectacle sur les flots gris couleur de plomb, ponctués de temps à autre de touches vert pâle trahissant la présence de bancs de sable. Les premières gouttes ne tardent pas à faire leur apparition, mais notre moral n'est pas entamé. Les sacoches et mon sac sont étanches, tout du moins c'est ce que je crois, et je n'ai pas pris la précaution de répartir mes affaires dans des sacs plastiques. Eh oui! Il faut que le métier rentre. Nous passons une magnifique crique au sable noir, dominée d'un joli village aux couleurs vives, qui rehaussent la grisaille de ce premier matin d'un mois d'errance. La pluie se renforce. On s'arrête dans un bistrot , boire un café et faire le point. Deux couples de Canadiens aux vélos bien équipés passent et ne semblent pas perturbés par le temps, à entendre leurs éclats de rire. On ne va peut-être pas pousser jusqu'au Cap Corse dans ces conditions. Nous coupons par le col de Santa Lucia, à peu près aux deux tiers de la distance du cap. Première montée, 380 mètres de dénivelé. Malgré les 25 kilogrammes de bagages ça se passe bien, petit plateau grand pignon, tranquillement à 8 à l'heure le terrain défile. Mais je n'ai pas vraiment le loisir de contempler le paysage, j'ai comme on dit la tête dans le guidon. Le col atteint, une belle descente nous attend, mais la pluie guette aussi, et le froid se fait tout de suite sentir avec la vitesse. Une fois sur la côte ouest, le spectacle est magnifique. La pluie, les nuages accrochés, les rochers frangés d'écume et la mer sombre donnent une touche d'austérité au paysage. A midi complètement trempés nous effectuons une halte dans un restaurant suspendu au-dessus de la mer, qui possède une salle voûtée de belle facture. Un bon steak nous réchauffe. Retour sous la pluie qui diminue et s'arrête lors de notre arrivée à Saint-Florent. Cette première étape de 85 kilomètres n'a occasionné aucune fatigue. Mon vélo me semble très bien , souvent j'ai plus l'impression de glisser que de rouler tellement le mouvement est souple. Installation dans un camping à l'entrée de la ville, à cette époque les clients ne se bousculent pas encore . Notre arrivée est l'occasion d'une bonne rigolade. En effet l'homme à la réception me demande ma carte d'identité, en lisant ma nationalité française, il me regarde et dit « Vous êtes français comme moi» et il rit franchement. Je reste dubitatif ne sachant pas si c'est du lard ou du cochon (un comble en Corse). Cependant lorsque je relate l'anecdote à Jean on se marre un bon coup. Sans bagage, donc très légers, nous partons visiter la ville. La citadelle, grosse bâtisse circulaire, qui domine le golfe, permet une belle vue circulaire. Construite en 1440, elle fut au gré des périodes génoise, aragonaise, française, anglo-corse, italienne et aussi bien sûr corse. Comme la plupart des villes de Corse et de Sardaigne que nous allons visiter, nous constatons que ces régions étaient très convoitées et que de nombreux peuples se les sont disputées, chacun les possédant de temps à autre en fonction des fortunes de guerre et des alliances. Qu'il est doux de déambuler à vélo par un temps somme toute redevenu clément, bien que de gros nuages sombres rôdent encore sur les reliefs. Revenons à des questions plus terre à terre, avec quoi notre repas du soir sera-t-il arrosé? Jean a la bonne idée d'acheter du Patrimonio au détail, mais n'ayant pas de bouteille, il met ce magnifique vin rouge dans son bidon. La soirée et le dîner sont agréables et le litre de Patrimonio passe de vie à trépas.
27 avril
Après une bonne nuit, le réveil aux chants des oiseaux est un régal, de plus il ne pleut pas. Aujourd'hui début de parcours par la traversée du Désert des Agriates. En montant le premier col, Bocca di Vezzu, qui culmine à 311 mètres une bruine légère commence à tomber. Progressivement elle évolue vers le déluge. Moi qui pensais qu'un désert était garant de sécheresse! La descente sur Île Rousse est un supplice face à un vent violent, cinglés par des gouttes énormes. 50 kilomètres à l'heure sur chaussée détrempée nécessite de l'attention, mais une seule idée me hante, que ce calvaire s'arrête le plus vite possible. Le froid me tétanise, on est beaucoup plus sensible à ces variations de température à vélo qu'à pied, tout particulièrement en descente. Les derniers kilomètres avant la ville en bord de mer sont éprouvants, arque boutés sur les pédales, complètement essorés nous nous traînons lamentablement à 10 à l'heure tellement les rafales de vent et de pluie sont puissantes. Au centre du village arrêt d'urgence dans un petit bar qui nous fait à manger. Les rues se sont transformées en rivières et aucun signe d'apaisement n'est en vue. L'étape d'aujourd'hui s'arrête ici avec seulement 47 kilomètres enregistrés au compteur. Nous prenons une chambre d'hôtel et faisons sécher nos affaires. Je constate que mes sacoches et mon sac ne sont pas totalement étanches, et il va me falloir revoir ma stratégie de conditionnement de mes habits et de mon matériel de couchage, le métier rentre doucement, les petits revers sont formateurs. Les Corses au cours de cet après-midi de fin du monde nous diront qu'ils n'ont jamais vu un temps pareil. Il pleut maintenant depuis six mois. Si ça doit continuer on a du souci à se faire pour notre balade. De plus le tonnerre s'y met! Nous nous endormons bercés par les gouttières qui débordent.
28 avril
Il ne pleut pas. La journée commence bien, le patron très gentiment nous offre le café. L'étape de ce jour sera musclée. Il nous faut récupérer la distance non faite hier, donc au programme arriver à Porto. Rapidement Calvi est atteinte. Nous prenons le temps de visiter cette magnifique cité. La citadelle haut perchée sur son rocher offre une vue époustouflante. Après un pique-nique rapide 85 kilomètres nous attendent, constitués de beaucoup de côtes et en prime avec le vent dans le nez. Nous optons pour les petites routes et prenons la D81, serpentant au-dessus de rochers acérés qui plongent dans la mer. Ce vent qui nous freine, ce qu'il est bon de le sentir sur son visage, ses bras et sur tout le corps. Le voyage en s'exposant aux aléas du climat apporte réellement une dimension de plus à l'expérience. Il n'y a pas que l'effort physique qui procure du plaisir mais aussi ce contact sensuel avec les éléments. Il faut garder toute sa vigilance pour résister aux coups de boutoir du vent, qui arrivent de façon aléatoire. Derrière une vitre de voiture le spectacle est le même mais il manque ce tutoiement avec la planète et ses caprices. Les lendemains de tempête, l'air a une limpidité qui fait ressortir les couleurs et accentue leurs contrastes. En particulier, les très nombreuses fleurs dans ce décor encore tout humide brillent de mille feux, où domine le jaune ponctué des tâches rouges des coquelicots. Cette départementale, très sauvage et peu parcourue à cette époque longe la mer puis s'enfonce dans les terres. Elle est en permanence coupée de petits ruisseaux, conséquence des très fortes précipitations de ces deux derniers jours. Ce qui est extraordinaire sur ces routes corses, c'est que tout en longeant la mer, on peut contempler à proximité de belles montagnes enneigées, qui se découpent sur le ciel.
A 15 heures, nous arrivons à proximité de Galéria qui se situe dans un cul de sac. Le chemin pour Porto est encore long. Une grimpette de 11km pour quatre cents mètres de dénivelé nous fait peiner. Ensuite il reste plus de quarante kilomètres à parcourir qui ne sont pas uniquement en descente. Alors que nous sommes encore à trente deux kilomètres de Porto, son petit golfe semble tout proche. C'est compter sans les interminables détours le long des courbes de niveau. C'est digne du nord de l'Albanie, et si moi je ne l'ai parcouru qu'en voiture, Jean lui a circulé dans ces contrées reculées à vélo. Un peu avant d'arriver à Porto la route passe entre de grandes falaises de roche rouge, du porphyre, permettant par endroits des points de vue vertigineux sur une côte déchiquetée et frangée d'écume. Le gros avantage du vélo sur la voiture, le long de ces routes très étroites et tortueuses, consiste dans le fait que l'on peut toujours s'arrêter pour profiter d'un beau point de vue. Les derniers kilomètres nous donnent bien du mal en nous opposant des pentes rudes. Enfin la petite ville de Porto se trouve à nos pieds. Qu'elle est belle avec sa baie envahie de grosses vagues et sa tour sarrasine sur son éperon rocheux! L'étape a été de 109 kilomètres et le plaisir d'être arrivés est évident. Dernier supplice, rejoindre le camping par un chemin de grande raideur, je pousse le vélo. Soirée agréable, comme précédemment, à cette époque les campings sont presque déserts. Juste au-dessus de nous le Capu d'Ortu, culminant à 1294 mètres pratiquement sur la mer, nous laisse admirer sa vaste face ouest éclairée par le soleil couchant.
29 avril
Durant la nuit il a un peu plu, pourvu que le déluge des premiers jours ne fasse pas un retour. Le ciel reste chargé mais aucune goutte ne se fera sentir de toute la journée. Le départ est brutal et sans mise en jambe. Au cours des six premiers kilomètres la route s'élève de cinq cents mètres, mais petit plateau et grand pignon, tranquillement ça monte. Le lieu est l'un des plus touristiques de l'Île de Beauté, les fameuses Calanches de Piana. Beaucoup de monde, motos, voitures et cars ainsi que deux autres vélos. Je décide de m'arrêter pour faire une photo, je n'arrive pas à décliper mes pédales et je fais ma première chute. L'arrivée au sol est violente, mais heureusement les bagages amortissent en partie le choc, cependant je me blesse légèrement à la jambe avec les plateaux. Je n'arrive pas à me relever car mon pied reste rivé à la pédale. Un grand balèze qui a assisté au spectacle, me prend dans ses bras et me remet sur pieds, mais il manque me lâcher avant que ma chaussure soit décoincée, donc il était moins deux pour que je remette cela. Je le remercie en lui disant «Comme il est bon de se trouver dans les bras d'un grand costaud». Tout le groupe qui l'accompagne éclate de rire. Le site est splendide, d'immenses parois nous surplombent alors que celles situées sous la route dominent la mer de plusieurs centaines de mètres. Des rochers aux formes étranges ajoutent au pittoresque du lieu.
Le parcours jusqu'à Ajaccio se passe sans encombre sur une route toujours splendide. L'arrivée dans la ville est rébarbative à cause d'une circulation dense. Nous fuyons et rejoignons, par une route à circulation rapide très désagréable, un camping à proximité de l'aéroport. L'étape de ce jour est de 92 kilomètres.
30 avril
Aujourd'hui encore une très belle étape par une petite route peu fréquentée nous attend. Dans ces conditions le vélo est un sport très agréable et un moyen de voyager génial, même s'il ne procure pas le degré de liberté de la marche, qui elle s'affranchit de la route. Grosse forme, je pars comme un «calu», Jean qui a l'expérience sait que cela n'aura qu'un temps. Je découvre le plaisir de pédaler à un bon rythme, et de voir défiler les kilomètres. Ce matin cette vitesse est d'autant plus agréable, que nous avons un vent favorable et que la route longe le bord de mer depuis Porticcio. Nous quittons le bord de l'eau et une première côte sévère bloque net le mouvement. Puis contre toute attente nous entamons une descente raide et assez mal pavée, et nous voilà de nouveau sur la plage. Interrogation? Nous nous sommes trompés dans la montée du col de Cortonu. Que faire? Remonter? Ma carte au 100 000, datant de 1985, indique qu'un chemin contourne par l'ouest le col et conduit de nouveau sur la D55a un peu plus loin. Après tout, nous cherchons les petites routes et bien allons-y! Jean est toujours fana pour ce genre de variantes, ça lui rappelle ses virées dans des contrées lointaines. Oui nous le trouvons notre chemin, mais depuis vingt ans le progrès est passé par là et il est goudronné. Cependant son tracé est resté le même, et souvent les chemins ça ne cherchent à faire des détours, il attaque tout droit dans la pente à plus de 10%. Jean s'envole, je mets un point d'honneur à ne pas mettre pied à terre et appuie sur les pédales. Ne pas tomber en dessous de six à l'heure car la limite de l'équilibre se situe à 5, 5 voire cinq, et un déséquilibre avec les pieds rivés j'en connais le résultat! Là les 25 kilos de bagages je les sens. Je n'en reviens pas, pourquoi je suis capable de traverser les Pyrénées à pied avec moins de 10 kilos et que je me retrouve ici chargé comme un camion? Les besoins sont presque les mêmes à pied et à vélo, le couchage et les habits le reste c'est du superflu. Il faut peut-être dire que j'ai de quoi pêcher ainsi que masque et tuba, et aussi plusieurs livres. À pied on restreint le matériel de façon plus drastique. De petites dérives en petits excès on se retrouve accablé comme une mule. Le plus cocasse c'est que pour la norme cyclotouristique je ne suis pas tellement chargé.
Enfin nous voilà de retour sur la route initialement prévue, mais que ce détour était joli. Là, à vélo et à pied je fais la même constatation, au cours des erreurs d'itinéraire on voit généralement de très belles choses et on ne regrette surtout pas de s'être trompé. Une belle descente se présente, logique le col est derrière, et c'est reparti grand braquet, que du plaisir. Nous arrivons à Acqua Doria toute petite localité perchée. Une épicerie bar nous accueille, quelques achats et un café pris sur la terrasse offrant un panorama vaste dans toutes les directions. Je découvre sur une étagère de cette petite échoppe un vin qui m'intrigue tellement que je fais la photo de l'étiquette. Sur cette dernière on peut lire: vin de Merde, le pire... cache le meilleur. On y croit pas à la première lecture et donc on recommence! Mais si c'est bien écrit cela. Pour compléter, des fois que l'on ait pas compris, dans le coin droit de l'étiquette se trouve une belle grosse mouche bleue sans doute du meilleur et non du pire effet! Un peu plus loin nous faisons une halte et pique-niquons bien installés au soleil, moment très agréable passé à se raconter une multitude d'histoires. En effet si nous pratiquons des sports généralement différents actuellement, nous sommes tous les deux alpinistes au départ, et plusieurs dizaines d'années d'escalade ça formate. Nous repartons par de minuscules routes à travers une campagne verdoyante, on ne se fait pas cette idée de la Corse. Les pluies qui s'abattent sur l'île depuis des mois lui donnent un côté luxuriant et partout de grandes herbes bien vertes envahissent les espaces libres et les champs. Retour en bord de mer, Propriano apparaît au fond de sa baie turquoise au sable clair, entourée de montagnes. Que ces grands espaces sont jolis lorsqu'ils sont presque déserts. A l'entrée de la ville nous trouvons un camping en hauteur. Pour rejoindre notre emplacement 500 mètres d'une raideur extrême, ces derniers coups de collier sont un vrai supplice, bien que le compteur ne comptabilise que 62 kilomètres pour la journée. Comme toujours pas grand monde , nous sommes presque seuls à part quelques chats affamés qui viennent quémander. J'évalue le niveau de faim d'un chat, outre sa maigreur, au fait qu'il mange ou non le pain. Pas de doute ceux-là ont très faim. En tout cas ils ne sont pas farouches l'un d'eux escalade mes sacoches comme s'il désirait continuer avec nous. Les bagages posés, une descente en ville nous permet de découvrir une petite cité agréable surtout par ce temps presque estival.
1 mai
Aujourd'hui l'étape sera moins sympathique. En effet, la seule route pour Bonifacio, c'est la nationale, ce qui est toujours un peu stressant et souvent ça ne sent pas bon. Ça commence dur, une belle montée jusqu'à Sartène et tout les jours ne se ressemblant pas je me sens un peu fatigué, donc avec la chaleur je souffre. Il me suffit de penser à Kazantsakis et sa formule que j'ai faite mienne: un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu. Un raccourci dans la ville elle-même est très raide, une erreur de pignon m'est fatale. Je mets pied à terre et, mon Dieu que le vélo est lourd à pousser dans cette côte qui affiche au moins 12 ou 13 %. Le reste de l'étape ne me laisse pas de souvenir précis, si ce n'est le moment où dans un virage nous avons vu surgir la Sardaigne, que nous rejoindrons demain. Un autre détail me revient en mémoire, nous avons croisé un groupe de Ferraris en vadrouille, elles étaient quatorze, et même si les voitures ne vous intéressent pas c'est pas mal à regarder passer. Après 60 kilomètres, sur les hauteurs de Bonifacio nous nous installons dans un camping agréable dominé de jolis monticules granitiques qui donnent envie de faire de l'escalade. Sans charge la descente est amorcée pour visiter la cité, qui est très pittoresque. Sa citadelle colonise un magnifique promontoire permettant une vue de tout premier plan sur la Sardaigne et le détroit qui protège le port de la pleine mer. Je me souviens y être venu en voilier il y a bien longtemps lors d'une magnifique navigation d'une quinzaine de jours.
2 mai
Ce matin branle-bas très tôt, nous devons être au port au plus tard à 8 heures pour un départ à huit trente. Les cinq kilomètres du camping au port sont exclusivement en descente. Qu'il est bon de se laisser glisser comme cela de bon matin. Les roulements à billes de mes roues sont si performants que j'ai plus l'impression de glisser que de rouler.
Les passagers ne sont pas très nombreux sur le bateau, quelques voitures et motos. Ces dernières tout au long de notre périple nous en verrons des meutes plus ou moins importantes, sauf en finale dans le centre de la Corse en Castanicca, coin enchanteur dont je reparlerai et qui nous fera regretter de mettre fin à notre voyage, comme attirés par une envie d'errance sans fin. Le départ le long de ces grandes falaises blanches, au sommet desquelles se serrent des maisons toutes en hauteur est d'une saisissante beauté. Les goélands, qui planent derrière le navire à la même vitesse, semblent immobiles. Les bateaux m'ont toujours procuré une forte impression de départ vers des contrées lointaines, même si aujourd'hui le trajet n'excède pas une vingtaine de kilomètres et ne dure que cinquante minutes. Cependant pour un prix de vingt euros, j'ai vraiment la sensation de partir.
Après cette traversée agréable nous débarquons en Sardaigne. Cela me fait quelque chose car il y a plusieurs générations déjà, par ma grand-mère paternelle j'ai des gènes qui proviennent de cette île. Nous commençons avec un petit café sur le port. La vie est délicieuse lorsqu'on n'est pas dans l'urgence et autonomes, pas de contrainte concernant le point de chute, tout petit recoin discret peut faire l'affaire, si à huit heures du soir on n'a pas trouvé de lieu d'arrêt dit autorisé.
Cette première étape doit nous conduire à Castelsardo, jolie petite ville chargée d'histoire posée sur un magnifique tertre pyramidal qui s'avance sur la mer. Le relief sur la côte ouest nous semble presque débonnaire après la descente de la Corse. La circulation n'est pas très importante et le déplacement à vélo est agréable. La campagne sarde est un festival de fleurs, qui déroulent leurs corolles par millions à notre passage. Au bout d'une ligne droite quelques centaines de mètres devant, nous voyons deux cyclotouristes. La chasse est lancée, je réussis à m'approcher à une cinquantaine de mètres puis je me fais décrocher. Jean ne semble pas s'être intéressé à la course. Ils reprennent le terrain perdu et finissent par disparaître. Une quinzaine de kilomètres plus loin, nous les retrouvons devant une échoppe de fruits et légumes sur le bord de la route en pleine campagne. Nous en profitons pour faire la halte de midi. Il s'agit de deux Allemands engagés sur le tour de Sardaigne en douze jours avec points de départ et d'arrivée à Olbia, aéroport desservant l'île par des vols low costs. Nous rencontrerons de nombreuses personnes qui utilisent ce point d'entrée. Les Allemands partent avant nous, mais ayant fait un petit détour par une crique qui les a un peu retardés, pour un temps nous les retrouvons. Cela nous donne l'occasion de nous «allumer» sérieusement le long d'une grosse bosse, et je ne suis pas le premier à craquer. Quand on est bête c'est pour la vie, et ça ne risque pas de s'arranger après cinquante ans!
Castelsardo apparaît au détour d'un virage, véritable splendeur que ce tertre qui s'avance sur la mer, coiffé de sa citadelle centenaire au pied de laquelle de petites maisons multicolores serrées les unes contre les autres essaient de monter à l'assaut. Pris par la beauté de ce spectacle je freine et m'arrête, mais je ne pense pas à mes pieds et rebelote deuxième chute, cependant l'expérience aidant je ne me fais cette fois aucune égratignure. Pourtant on n'est jamais à l'abri d'un poignet cassé, il faudra que ça rentre. Ne devient pas cyclotouriste qui veut! Nous montons visiter cette petite cité, c'est raide à vélo, vieille ville charmante aux ruelles calmes et colorées, haut perchées au-dessus de la mer. Mais il n'y a pas de logement hormis les hôtels, il nous faut pousser jusqu'à Porto Torres à une trentaine de kilomètres plus au sud. Cette décision ne soulève pas l'enthousiasme, mais quelle autre alternative? Rapidement nous reprenons plaisir à pédaler, la route domine la mer avec de belles perspectives sur de petites criques, et de plus le vent nous pousse. À une moyenne supérieure à vingt à l'heure nous atteignons notre but, ce qui fait pour la journée 105 kilomètres, mais ils comptent moins que les kilomètres corses. Installés au camping, nous partons faire les courses au supermarché situé à trois cents mètres. Devant le magasin je freine et dix de der, je n'ai pas vu que mes pieds sont clipés. La chute est plus brutale car je n'ai plus de bagage pour amortir. Je suis bien secoué mais une fois de plus rien, cependant il faut que je réagisse cela fait la troisième depuis le départ et la seconde aujourd'hui, à ce rythme les statistiques me disent que je vais finir au mieux avec un plâtre. Retour au camping et qui voyons-nous en train d'arriver? Nos deux Allemands , Josef et Wolfgang. Ils viennent s'installer à côté de nous et ce sera l'occasion d'une soirée sympathique à nous raconter des histoires de vélos. Ce sont de gros rouleurs qui n'hésitent pas à traverser les USA. Demain ils partiront tôt, par contre pour nous ce sera repos car nous devons récupérer deux compagnons qui arrivent par bateau et qui vont nous accompagner durant le tour de Sardaigne. Eh oui! VF a encore sévi.
Nous roulons depuis une semaine, cela me permet de me faire une première idée de cette façon de voyager que je n'imaginais pas utiliser, encore récemment. Le vélo ne donne pas cette impression de liberté que procure la marche, car on reste, sinon prisonnier, tout au moins dépendant de la route. Parfois la circulation est dense et ce n'est pas très agréable, cependant on s'accoutume assez vite. Nous avons franchi 550 kilomètres, cela fait beaucoup plus qu'à pied. On éprouve toujours un certain contentement en regardant une carte sur laquelle on a parcouru de grandes distances à la seule force de son corps, à pied ou à vélo. C'est sans doute un peu puérile mais c'est cependant un petit plaisir et une vie heureuse, paraît-il, est constituée d'une somme de petits plaisirs. Il est vrai qu'en soi la distance ne signifie pas grand chose, donnée relative en fonction de la difficulté ou du mode de déplacement. Que dire d'un parcours en kayak ou de la montée d'une face qui fait «seulement» un kilomètre? Même si le kilométrage n'est qu'un accessoire du voyage, souvent on s'imagine qu'en allant loin on voyage vraiment. Forcément ce genre de conditionnement joue et voilà pourquoi on est tout content de regarder sur la carte une grande distance que l'on vient d'accomplir. Le vélo a un autre gros avantage, il est beaucoup moins traumatisant que la marche à pied. Bien sûr l'effort musculaire a été intense au cours des innombrables montées de la côte ouest de la Corse, mais les contraintes et les chocs sur l'ossature sont moindres. Le soir à l'arrêt la fatigue est différente de celle ressentie à pied, bien moins traumatique, vraie source de bien-être. Je n'en reviens toujours pas, pourvu que cela dure. Il y a maintenant une semaine que je suis rentré chez moi, après un mois de vélo et 1900 kilomètres, et je n'éprouve aucune douleur nulle part. Juste avant de partir, une épaule me faisait mal depuis plusieurs années avec des fourmis dans la main. L'ostéopathe que j'ai vu trois jours avant de rouler m'a dit de partir quand même, et il a eu bien raison. Cet effort présente un véritable effet curatif sur les douleurs articulaires. Donc le voyage à vélo présente indéniablement des avantages et des côtés très agréables, bien que toutes les dimensions de liberté ne soient pas réunies, tout du moins en Europe. J'imagine que dans certains pays lointains sur des pistes peu ou pas fréquentées le vélo devient l'outil le plus sublime pour voyager.
3 mai
Ce matin pas d'impératif, nous voyons les Allemands partir et nous petit-déjeunons tranquillement. Cette journée d'arrêt est la bienvenue car je sens une légère fatigue. Nous devons nous rendre au port attendre Evelyne et Rafik à 19h. En début d'après-midi nous partons pour un tour en ville et la reconnaissance du port. De nombreux restes archéologiques subsistent dans cette ville de 20 000 habitants. En outre, elle est très industrialisée. Le hasard fait bien les choses, nous tombons sur une procession religieuse. Un cortège immense suit la statue de la vierge, comme si toute la cité s'était donnée rendez-vous. Les autorités en premier, maire et autres autorités civiles puis, policiers, carabinieri, pompiers, militaires ouvrent la voie à cette foule interminable qui monte à l'église. En fin d'après-midi nous nous rendons sur le port. Bizarre pas de bateau prévu à 19heures, il y en a bien un à 20 heures mais en partance.
En définitive, ils débarquent bien mais à vingt et une heures. Les dix kilomètres pour rentrer au camping se feront de nuit. Moment d'angoisse avec seulement une frontale qui ne permet pas de bien visualiser la route et ses à-côtés. On m'avait dit que les phares n'étaient pas nécessaires car on roule toujours de jour et on ne se laisse jamais prendre par la nuit. Cela fait déjà deux fois en une semaine. Dès que je rentre chez moi je ferai équiper mon vélo du système d'éclairage adéquate. Là encore c'est le métier qui rentre. Nous leur avons préparé un petit repas d'accueil, simple mais consistant, purée saucisses. Nous faisons connaissance, Evelyne est une coureuse à pied reconvertie au vélo et Rafik est un athlète de haut niveau qui a terminé 17ème au championnat du monde de cross. Première soirée très agréable, et durant les 15 jours l'ambiance restera au beau fixe. Manifestement ce sont des clients de haut niveau. Moi le novice du vélo je n'ai qu'à bien me tenir! Le bilan kilométrique de cette journée se monte à trente, une broutille tandis qu'à pied cela représente une belle étape.
4 mai
Aujourd'hui, il est prévu un trajet de rodage à quatre. A travers la campagne sarde par de petites routes nous comptons rejoindre le Cap Caccia, qui est la pointe sud d'une longue et étroite presque-île bordée de falaises qui dominent le mer d'environ 200 mètres. Cinquante kilomètres sans voiture ou presque dans des paysages paisibles ou le vert des prairies et les couleurs vives des fleurs dominent. Qu'il est paisible de faire ce type de randonnée, là le vélo est un merveilleux moyen de locomotion. Nous rejoignons le bord de mer, et prenons la direction du cap précité. Quelques raidillons carabinés nous permettent d'accéder à un belvédère remarquable, d'où la vue sur d'énormes rochers émergeant de l'eau est saisissante. Un groupe d'Allemands devant leur car nous applaudit dans notre effort final. En remerciement je leur récite les premiers vers de la Lorelei: Was soll es bedeuten, dass ich so traurig bin...
Mais au fait sur ce rocher s'avançant sur la mer nous ne voyons pas de camping, alors qu'il était prévu de s'y arrêter pour la nuit. Un petit sigle triangulaire sur la carte avait été mal interprété. De notre magnifique point de vue dans le lointain après un grand cap blanc se dévoile la ville d'Alghero. Nous comprenons tout de suite que c'est reparti pour trente kilomètres. Après quelques bosses, nous rejoignons des zones plates. Un léger vent arrière transforme les vingt derniers kilomètres en une promenade de plaisir à vive allure. Le premier camping rencontré est fermé, le second se cache sur la plage pratiquement dans la ville. Nous finirons par le dénicher après plusieurs passages et les renseignements des autochtones. Le kilométrage pour ce jour s'élève à 77km. La ville a du cachet avec ses fortifications qui donnent directement sur la mer. On les suit par de larges esplanades. De nombreuses armées d'invasion ont laissé des traces dans cette cité, qui a été convoitée et conquise au cours des siècles par les Italiens, les Carthaginois, les Phéniciens, les Byzantins, les Arabes les Catalans et sans doute d'autres.
5 mai
Ce matin petite forme, deux d'entre nous ont des symptômes concordants, mal de tête et nausées. Avons-nous mangé quelque chose qui n'était pas frais? Nous passons la matinée tranquillement. Le départ a lieu à 11heures 30, l'état des deux malades s'améliorant. Le but de la journée se trouve à 48 kilomètres, il s'agit de la petite bourgade de Bosa. Même si la distance n'est pas très importante, l'étape nous marque d'une part du fait de sa beauté, route en hauteur au-dessus de la mer, et d'autre par à cause de ses pentes particulièrement longues et raides. Enfin après avoir bataillé plusieurs heures, une immense descente nous tend les bras. Elle doit nous conduire au point d'étape prévu. Mais le plaisir sera gâché, car l'orage s'invite à la fête et il est particulièrement violent. Nous ne trouvons pas le moindre abri, et stoïquement nous pédalons sous des trombes d'eau. L'absence de construction le long de cet itinéraire est totale, et sous la pluie cela se remarque d'autant plus. Après une petite heure de grosse rincée, le beau temps revient aussi vite qu'il avait été chassé. L'arrivée dans Bosa se fait au milieu des mares laissées par l'orage.
Nous sommes hébergés à l'auberge de jeunesse, spartiate mais fonctionnelle, une chambre à quatre avec lits superposés. Rafik et moi partons pêcher. Outre le goût prononcé pour le sport et la course à pied, nous avons d'autres points communs. Lui est d'origine tunisienne et mon père est né en Algérie, certes de père ardéchois, mais cela n'empêche que nous venons du même creuset de la Méditerranée et que tout nous attire en elle, en particulier la pêche. La petite baie de Bosa est abritée par une large digue sur laquelle viennent se fracasser de grosses vagues. Au débouché d'un petit estuaire aux eaux très remuées, les pêcheurs s'agglutinent, taquinant la dorade et le loup. Pour notre part nous n'attrapons qu'un petit sarran, joli poisson de roche bariolé. Je le décroche avec précaution et le remets à l'eau. Certains pourraient me dire pourquoi embêter les poissons, voire plus, si ce n'est que pour le plaisir de les attraper. Sans doute toute la tradition communiquée par mon père qui me racontait avec une passion non assouvie les pêches merveilleuses qu'il faisait dans son enfance sur les côtes algériennes. Dans ces régions méditerranéennes je me sens bien, ce qui peut paraître un peu paradoxal car je ne rêve que de montagnes et de parois raides. En Corse j'ai plutôt tendance à regarder du côté de la montagne, qui jaillit partout, tandis qu'en Sardaigne mon regard va naturellement vers la mer, même si les reliefs sont parfois escarpés et présentent de belles falaises. La Corse pour moi est une extraordinaire montagne dans la mer, et la Sardaigne consiste en une succession de magnifiques sites côtiers tout du moins sur son versant ouest, la côte est étant plus accidentée. Cependant en Corse, même sa côte plate est dominée de magnifiques pics, enneigés plus de la moitié de l'année. Je ne dis pas qu'elle est plus belle que la Sardaigne, ce type de comparaison n'a pas de sens. Je reprendrai seulement les mots d'un grand navigateur qui a arpenté le monde sous toutes ses coutures et qui déclare « de toutes les contrées dans lesquelles j'ai navigué, les deux plus belles sont la Corse et la Bretagne » et il est breton, alors pensez ce que vous voulez de la Corse!
6 mai
Très beau temps, le petit déjeuner servi à l'auberge de jeunesse est frugal, mais heureusement nous ajoutons le complément. De petits ennuis techniques nous retardent. Le départ a lieu vers midi. Le démarrage est brutal, une rampe particulièrement raide ouvre le bal. Halte repas très plaisante sur la place du village de Sennariolo, et nous ne dérogeons pas au rite du petit café final, surtout qu'en Sardaigne il est moins cher qu'en France, généralement 80 centimes. La montée reprend jusqu'au village suivant Cuglieri. Ensuite le parcours est un enchantement, une succession de faux plats en descente avec le vent dans le dos. Je m'en donne à cœur-joie sur le grand braquet, une vingtaine de kilomètres parcourus entre 40 et 55 kilomètres par heure en permanence. Le vélo procure dans ces moments un plaisir intense. L'expression filer comme le vent décrit bien la situation. J'ai vraiment la sensation de vitesse, et je m'y connais un peu ayant conduit de grosses motos de façon souvent déraisonnable. Un arrêt est improvisé à S'Archittu, tellement ce petit golfe couleur turquoise entouré de falaises est magnifique. Nous repartons sur un bon rythme. La grande ville approche avec son cortège habituel, constructions plus nombreuses, route plus large et un trafic toujours plus dense. Nous n'entrons pas dans Oristano mais partons à l'ouest camper à Torre Grande. Aujourd'hui le compteur marque 72 kilomètres, dont pas mal furent un véritable régal. En particulier les dix derniers kilomètres, vent dans le nez, bien abrités derrière Jean qui comme un tracteur maintenait un bon vingt-cinq de moyenne, on ressent tout le bien-fait de l'effort soutenu au bon niveau sans que cela fasse mal. Il faut dire qu'entre lui et Rafik nous avons deux gros costauds du vélo. Evelyne , toute menue qu'elle est, dans les côtes quelque soit leur inclinaison et leur longueur, elle appuie de façon régulière sur les pédales et je la vois systématiquement disparaître, j'en ferai encore l'expérience au cours des jours à venir dans les montagnes. Mon arme secrète pour refaire mon retard c'est de mettre le grand développement dans les descentes et de forcer comme une brute. J'atteins régulièrement les 60 à l'heure, voire parfois beaucoup plus. Cette sympathique émulation se passe dans la bonne humeur et la décontraction.
Nous envisageons de rester deux nuits sur place afin de visiter tout à loisir les environs demain . En effet à une dizaine de kilomètres à l'ouest se trouve le magnifique site archéologique de la ville de Tharros. Cette dernière il y maintenant deux millénaires était la capitale de l'île. Notre camping est «bunkérisé» par de grandes grilles et un haut mur sur le devant, mais agréable une fois à l'intérieur. Comme d'habitude pas d'affluence, cependant un peu plus de monde que les jours précédents, en particulier des groupes de motards. Un cyclotouriste allemand nous aborde et nous narre son périple commencé cinq semaines plus tôt en Allemagne par une traversée des Alpes jusqu'à Nice.
7 mai
Comme prévu départ pour Tharros, mais les petites routes nous conduisent sur les bords d'un immense étang utilisé pour la pisciculture. De toute évidence les poissons grouillent, mais nous sommes perdus parmi les hautes herbes, notre chemin ayant subitement disparu. Nous ne restons pas longtemps seuls. Des gardes forestiers équipés d'un 4x4, nous ayant repérés de loin, nous prenant peut-être pour des braconniers, s'arrêtent à notre hauteur. Nous leur expliquons notre situation. Ces derniers très gentiment nous proposent de les suivre et par un véritable labyrinthe de petits chemins en sous-bois ils nous remettront dans la bonne direction. L'itinéraire n'est pas évident, car à plusieurs reprises à la croisée de sentes nous les voyons hésiter. Ensuite, la route sur une dizaine de kilomètres est une splendeur, entre plans d'eau et explosions de fleurs sur des hectares.
Enfin nous atteignons la très belle église San Giovanni. Tharros est à proximité. Une piste en terre conduit à l'extrémité du cap. Le lieu est magique. On imagine facilement la scène, lorsque les premiers Phéniciens abordèrent ce site sept siècles avant notre ère. Ils en évaluèrent tout de suite le potentiel. En effet jusque vers la fin du premier millénaire après Jésus-Christ, le port fondé prospéra et donna cette très belle cité. Mais les corsaires sarrasins devenant de plus en plus menaçants, un repli vers l'intérieur des terres fut amorcé et la ville périclita. Il en reste des ruines superbes dans un cadre enchanteur, envahies au mois de mai, d'une incroyable densité de fleurs, qui montent à l'assaut du pied de la grande tour ronde bien campée sur la plus haute colline du cap. Site exceptionnel particulièrement surveillé, nous y croisons outre les gardes qui nous ont indiqué notre chemin, des policiers, des carbinieri et des gardes côtes. Je déconseille formellement à quiconque d'avoir l'idée d'y envisager le camping sauvage.
Nous décidons ensuite d'aller visiter Oristano, jolie petite ville au centre très pittoresque. De belles places dallées aux formes inhabituelles font la meilleure impression. En ce début d'après-midi les rues sont désertes, sieste oblige et nous avons l'impression d'avoir la cité pour nous seuls.
Journée agréable de visites, nous avons tout de même parcouru 62 kilomètres, mais sans bagage nous n'avons pas l'impression d'avoir roulé. A croire que la déformation du cyclotouriste arrive plus vite qu'on le pense!
8 mai
Aujourd'hui départ matinal, car l'étape prévue est conséquente. Plus de 100km ponctués de gros dénivelés, avec pour but Fonni, station estivale au pied ou presque de la Punta Marmora, point culminant de l'île. Le mot Punta n'est pas très bien choisi, car si vous imaginez trouver un beau pic vous serez déçu. Il s'agit plutôt du point le plus élevé d'une crête massive, qui pourrait ressembler au Honneck vu sous un certain angle. Donc c'est une belle montagne, en effet je vis avec une Vosgienne, évidemment le Honneck est forcément à l'égal du Daulaghiri, magnifique pyramide qui culmine presque à 8200 mètres!
Nous mettons donc le cap sur le centre de l'île avec la ferme intention d'en atteindre le sommet, qui culmine, certains diront seulement, à 1834 mètres. Cependant se rendre au départ d'une balade à pied en utilisant un vélo ce n'est pas comme s'y rendre en voiture. Cela participe aussi au charme du voyage à bicyclette (je ne sais pas si ce terme fait partie du vocabulaire du cyclo?). Au nord d'Oristano nous ne trouvons pas la petite route repérée sur la carte, c'est donc par une voie à la circulation relativement importante que nous commençons. Rapidement nous réussissons à nous en échapper. Première localité relativement importante, Busachi, les choses sérieuses n'ont pas vraiment débuté. Premier gros incident technique, le dérailleur de Rafik se prend dans les rayons, d'où blocage de la roue et de nombreux dégâts, rayons complètement pliés dérailleur très endommagé. Rafik est un magicien de la mécanique, en une petite heure il remet tout cela d'équerre, et fait notre admiration. La chaleur devient suffocante et la pente raidit. Nous commençons à avoir des doutes quant à la possibilité de rejoindre Fonni ce soir.
Arrêt à l'ombre d'un petit village pour le repas de midi. Comme toujours l'ambiance est très agréable, peu de monde, quelques autochtones attablés sur les minuscules terrasses des débits de boissons. Nous aurons l'occasion de constater aussi bien en Corse qu'en Sardaigne, que les routes côtières sont beaucoup plus fréquentées par les étrangers que les routes intérieures. Ce qui à vrai dire fera notre bonheur. Retour sur les pédales, ça chauffe dur. À la sortie du village de Sorgono nous faisons un arrêt au cimetière pour nous ravitailler en eau. Nos derniers espoirs pour atteindre Fonni ce soir se sont évanouis définitivement. Teti sera notre lieu d'arrêt. Il s'agit d'un magnifique petit village de montagne. Les habitants très gentiment nous permettent de camper sur le terrain communal dédié aux fêtes du village. Ils viendront même nous brancher l'eau.
L'étape du jour ne s'élève qu'à 85 kilomètres mais la forte proportion de côtes raides et la chaleur nous laissent une impression de journée fatigante et très bien remplie. Cette sensation de bonne fatigue, les muscles un peu endormis, et pas ce sentiment de squelette martyrisé que j'ai après une grosse étape à pied, procure un réel bien-être. Jean parle de vélo-thérapie, et c'est exactement cela. Rassurez-vous, je ne cherche pas un prétexte pour laisser tomber les longues marches. Probablement j'intégrerai plus le vélo dans ma manière de voyager, mais certains grands projets qui me tiennent à cœur ne s'envisagent pas à vélo, comme la Haute Route Pyrénéenne ou terminer la traversée des Alpes, et il m'en reste un grand morceau à parcourir, Chamonix à Trieste.
Une fois de plus la soirée se déroule dans la meilleure convivialité, agrémentée d'un décor superbe au milieu de ce terrain accidenté où la vue porte loin de crête en crête. Mes compagnons de voyage ont tous des expériences sportives et de voyages particulièrement intéressantes, et de plus l'humour, la simplicité et la rusticité font partie de leur qualités. Ce sont les ingrédients assurés d'une bonne partie de rigolade sans jamais à avoir à se tracasser quant aux conditions que l'on rencontrera. Il est étonnant de constater, comme dans certaines conditions une relation intime peut s'établir rapidement. J'ai l'impression sinon de toujours les avoir connus, au moins de les connaître de longue date.
9 mai
Aujourd'hui direction Fonni et cet après-midi l'escalade de la Punta Marmora est prévue. La journée commence par une belle descente, mais ça ne dure pas. Il nous faut enchaîner avec la raide route de Fonni, heureusement presque déserte. Le décor est splendide, grands espaces verts, un lac de barrage magnifique. Sous le pont qui l'enjambe une multitude de gros poissons fait des ronds à la surface.
La ville est à mille mètres d'altitude, de ce fait la chaleur n'est pas trop forte. Pour la seule fois de notre périple nous faisons appel à l'agritourisme. Une jolie demeure bien positionnée un peu au-dessus de Fonni en direction de la montagne que nous voulons gravir. Si le site est joli, le prix l'est tout autant. Une chambre à quatre lits pour la modique somme de 140 euros, certes avec le petit-déjeuner. Malgré des tentatives de négociation, rien n'y fera. Le prix annoncé sur le petit futé est moindre. Cette augmentation est la conséquence probable d'une publicité avantageuse. Nous ne sommes pas en mesure de trop insister ou de chercher une autre solution, si nous voulons suivre le programme. Les bagages déposés, nous reprenons nos vélos pour une belle grimpette jusqu'à l'altitude de 1500 mètres. A partir de ce point le sommet s'atteint à pied. Quelques névés subsistent, que nous nous empressons de fouler. Une première crête est atteinte, de laquelle une descente permet d'en rejoindre une seconde qui conduit au point culminant de l'île. Malgré sa faible altitude la vue porte loin sur les plaines environnantes, mais nous n'arrivons pas à distinguer la mer. Cette région montagneuse est austère, elle me fait un peu penser au Mont Lozère, par la couleur sombre de la roche, ses grandes pentes herbeuses et sa désertification. La redescende est effectuée au pas de course. Il ne faut pas grand chose pour qu'avec Rafik, nous courrions comme des dératés. La vigilance est de mise, car mes chaussures de cycliste, de temps à autre du fait des parties métalliques du système d'accrochage ont une fâcheuse tendance à déraper sans prévenir sur le rocher. Rafik possède un coffre invraisemblable, certes il a 10 ans de moins, mais ses références en matière de course à pied en font un véritable OCNI (objet courant non identifié). Le plaisir de me défoncer physiquement restera, tant que mon état le permettra, une source de joie immense. Nous retournons dans notre agritourisme, où l'ambiance n'est pas franchement chaleureuse, et en guise de représailles nous préparons notre popote dans la chambre bien que ce soit interdit. Ayant été pris au dépourvu pour les courses, quelques lyophilisés en secours nous permettent un repas somme toute bon et suffisamment copieux.
L'étape de ce jour se monte à 54 kilomètres à vélo, dont une bonne quarantaine en montée raide, plus deux heures de presque course en montagne. Seul soir où je sens un peu mon dos, preuve que le déplacement à pied, certes en courant, traumatise plus que le vélo.
10 mai
Aujourd'hui nous retrouverons le bord de mer sur la côte est. Nous commençons la journée par un petit-déjeuner original dans une belle salle circulaire surmontée d'une charpente en forme de tente indienne, ce qui donne à la pièce beaucoup de volume et du cachet. Peut-être pour contrebalancer les relations quelque peu conflictuelles de la veille, l'hôtesse nous sert, outre les ingrédients habituels, une magnifique part de ricotta bien nappée de miel, un pur régal!
Nous sommes en pleine forme, pas de doute un lit de temps à autre, cela fait du bien. Après une descente sur Fonni, la route part à l'assaut d'un col sur 15 kilomètres et 300 mètres de dénivelé, presque une formalité. Au col du Monte Pipinari à 1246 mètres il fait frisquet. Nous ne traînons pas et entamons une longue descente. A quelque distance Rafik crève, son pneu est endommagé ainsi que sa gente. Pour cette dernière il s'agit des conséquences de l'incident de l'avant-veille, quand il a du détordre des rayons en forçant.
Nous arrivons sans autre incident après une magnifique étape à un camping idyllique à Tortoli. Les tentes sont installées sur de petites terrasses juste au-dessus d'un golfe à l'eau d'un bleu profond, avec en deuxième plan de grands rochers, plutôt de petites montagnes qui de par leur positionnement donnent toute sa profondeur à cette baie de grande beauté. Pour agrémenter l'ensemble, une magnifique tour sarrasine est érigée juste en face. Elle sera la toute première à recevoir le soleil du matin. Le lieu nous plaisant, et Rafik ayant des réparations importantes à effectuer sur son vélo, nous décidons de passer la journée du lendemain dans cet endroit.
11 mai
Lever 6 heures et c'est parti pour une partie de pêche. Je ne choisis pas tout de suite le meilleur endroit, mais pour le petit déjeuner nous aurons droit à quelques magnifiques poissons de roche, girelles dont une royale de belle taille et sarrans. Si l'idée semblait surprendre au départ, tout le monde a bien apprécié la chair très fine et ferme de la girelle au petit déjeuner, et contre toute attente, cela passe très bien. Nous ne poussons cependant pas le plaisir jusqu'à arroser cette friture d'un coup de blanc! Journée de farniente sauf pour Rafik qui, ayant acheté pneu, gente et chambre à air, remet tout en état, en particulier le dérailleur qui occasionne quelques difficultés de réglage. La réparation sera efficace car il en sera définitivement fini de ses ennuis mécaniques. En fin d'après-midi nouvelle séance de pêche, et petite friture au dîner qui passe aussi bien que celle du matin. Cette journée dans ce camping est d'autant plus agréable que le personnel est très gentil et particulièrement serviable.
12 mai
Nous démarrons tôt, l'étape sera longue et agrémentée de nombreuses montées. Avec regret nous quittons ce camping où il fait si bon séjourner. Après avoir fait quelques détours pour quitter Tortoli, le ton est donné, ça monte et ça dure! Au village de Baunel, un premier arrêt ravitaillement est effectué. En 15 kilomètres l'altitude atteinte est de 480 mètres. Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le point de passage le plus élevé se situe à 1017 mètres, mais auparavant quatre cols intermédiaires jalonnent l'itinéraire. La route bien tracée permet une montée régulière sans forcer. Avec l'altitude la végétation change, on pourrait se croire quelque part dans le massif central. Enfin le Passo Gena Silana est atteint. Il nous aura fallu quatre heure pour une quarantaine de kilomètres. On s'attendait à plus difficile.
Au col casse-croûte copieux, des cyclistes de route assez nombreux sont montés par le versant opposé. Une très longue et magnifique descente nous procure un vif plaisir. Le cadre est magnifique, de grandes falaises calcaires étincellent de toutes parts avec la mer en toile de fond. Alors que nous avons quitté la montagne, la route serpente en faux plats descendants au milieu de bocages. Nous profitons de ces conditions très favorables pour se tirer une bourre pas possible, aidés d'un bon coup de vent dans le dos. Que c'est plaisant de débouler à vive allure en ayant mis le grand développement.
Avant d'arriver à Orosei, la route traverse d'immenses carrières de marbre, spectacle impressionnant. En voyant un ouvrier travailler, nous prenons conscience du gigantisme de ces chantiers. La ville d'Orosei, est manifestement très touchée par la proximité des carrières. Le premier camping se trouve à 12 kilomètres. Nous le rejoignons par des pistes, l'accès principal étant fermé à cause d'intempéries récentes. Encore un site étonnant au débouché d'une petite rivière sur une plage de sable blanc, baignée par une mer à l'eau émeraude. Pour ajouter au charme du lieu, le propriétaire est particulièrement accueillant et serviable. Le compteur affiche 106 kilomètres et encore le mien est le plus pessimiste. Nous aurions pu sans fatigue en faire beaucoup plus. C'est peut-être aussi cela le miracle du vélo? A moins que ce soit l'endorphine sécrétée qui commence son travail de fond contre la douleur et pour le bonheur!
13 mai
Lever aux aurores, j'aimerais bien rapporter quelques poissons pour le petit-déjeuner. Avec Rafik, nous partons ramasser quelques appâts le long des rochers. J'ai le plus grand espoir de faire une belle pêche. Mais contre toute attente pas une seule touche, comme si les poissons désertaient certains endroits. Je suis d'autant plus surpris, que j'avais trouvé quelques escavennes, oubliées par un pêcheur. En effet ces vers sont infaillibles, les poissons se jettent généralement dessus, mais pas ce matin. Cela ne nous empêche pas d'assister à une très jolie apparition du soleil sur une mer et des rochers déserts.
Départ à dix heures, une fois de plus le lieu était très agréable et calme avant les vacances. L'étape du jour ne présente pas de difficulté, et une fois de plus nous avons le vent comme allié. Les 56 kilomètres qui nous mènent à San Teodoro sont un vrai plaisir. Dans ces conditions, on a plus l'impression de pratiquer un sport de glisse que le vélo. Les tentes sont montées en bordure de plage, le vent souffle, des surf-skates font des acrobaties et montent très haut. En arrière plan sur la mer se découpent deux petites îles, Molara et Tavolara. La seconde est très impressionnante, elle jaillit des flots à la manière d'une flamme et culmine presque à six cents mètres. Comme toujours les oiseaux sont nombreux et nous gratifient d'une multitude de chants très différents, dont le mélange est un régal pour l'oreille.
14 mai
Ce matin réveil en fanfare par une multitude de corbeaux, et ça dure. Enfin ils décident de s'éloigner et les chants beaucoup plus mélodieux habituels envahissent l'espace. Aujourd'hui, malgré un vent encore favorable, la première partie du trajet sera désagréable. En effet nous approchons d'Olbia et le trafic s'intensifie. Nous avions perdu l'habitude des flots de voitures qui serrent parfois de trop près. La traversée de la ville est heureusement vite effectuée par une voie rapide. Dès la sortie de l'agglomération tout s'arrange, à part le temps qui devient menaçant. Quelques montées bien raides dans un joli décor d'aiguilles granitiques, auxquelles les nuages donnent un air austère du meilleur effet. Pique-nique à l'improviste sur la place du superbe village de San Pantaleo, parmi les maraîchers qui replient leur stands. Ce petit bourg a du cachet de par son architecture et du fait de la proximité d'aiguilles rocheuses, qui semblent émerger directement des toits. Il est des lieux comme celui-là, sans que je définisse très bien pourquoi, qui m' apportent une forme de quiétude ou de plaisir, l'esthétique du site seule ne peut en être la cause. Sans doute une conjonction d'éléments, le village avec ses maisons bien entretenues et le joli pavement de sa place qui est le point haut du bourg, les rochers environnants qui donnent envie de grimper, les maraîchers sympathiques, le temps certes couvert mais clément, ce que nous mangeons qui est très bon, un gros chien gentil un peu collant qui d'un regard concupiscent nous réclame les reliefs de notre repas, le petit bistrot à la terrasse coquette qui nous attend pour le rituel du café, et aussi pour finir cette saine fatigue que distille le vélo dans nos muscles. Le mélange de tous ces facteurs permet d'accéder au nirvana!
Le redémarrage, après cet arrêt de longue durée, n'est pas très difficile, car nous entamons une descente dans laquelle le grand braquet une fois de plus va faire merveille. Il faut rester très prudent car chargé, le vélo nécessite des distances importantes pour s'arrêter, les freins faisant l'effet de doux ralentisseurs. Les 15 derniers kilomètres sont une splendeur, le long d'une minuscule route qui se tient au plus près de très jolis golfes clairs, en enfilade pour le plaisir de la vue. L'étape se termine à Palau en milieu d'après-midi. Le lieu une fois de plus est merveilleux. Nous campons à quelques mètres de l'eau. En face l'île de la Maddalena coupe la houle. Ce bras de mer ressemble à un lac immobile, duquel surgissent par-ci par-là de gros rochers granitiques aux formes étranges. Cerise sur le gâteau, l'eau est bonne et j'en profite pour aller ramasser quelques douzaines d'oursins dont nous nous régalons sur le champ.
Le temps est à la pluie et les prévisions pour demain sont mitigées. Nous verrons bien, après les trombes corses nous restons sereins, cela ne pourra pas être pire. Une fois de plus, pris sous le charme du lieu, nous décidons de rester sur place un jour supplémentaire. Nous prendrons le temps de visiter le village, surtout que ce sera jour de marché. Un couple d'Allemands cyclotouristes vient s'installer à quelques mètres. La pluie nous chasse au restaurant, dans lequel la soirée sera exquise.
15 mai
Très tôt sur le coup des deux heures, je vais m'installer sur le rocher juste à côté de ma tente. Le spectacle est féérique. La luminosité est suffisante pour discerner de façon précise le panorama qui s'offre au regard. La mer est d'huile, le mot est bien approprié, l'absence de toute ride la rend de consistance épaisse. Les lumières de Palau s'associent à celles de l'île de la Maddalena et dessinent les moindres recoins du rivage. Aucun bruit, sauf le va et vient de la navette reliant les deux îles. Même de nuit le trafic ne s'arrête pas, un bateau de taille conséquente au moins une fois par heure dans chaque sens. Que peuvent-ils transporter?
Ce matin pas de précipitation, au petit déjeuner nous dégustons quelques oursins. Ce subtile goût iodé au réveil excite les papilles et met en appétit. Nous partons visiter la ville et son marché. Il s'agit d'une petite cité balnéaire sans caractéristique architecturale spécifique. Les étals pour les touristes sont nombreux, qu'il s'agisse de vêtements, de colliers ou autres bijoux. Le rouge du corail est très présent. Je peux dire que la poste italienne tout du moins celle de cette petite cité sarde est digne de ce que nous vivons souvent en France. Ne trouvant pas de timbre, je me rabats tout naturellement vers le bureau de poste. Il est organisé exactement comme chez nous. Deux files sont formées devant deux employés, espacés d'un mètre sans séparation entre eux. J'en choisis une et attends. Le temps que les 6 personnes me précédant passent. Cela prend au moins vingt minutes. Arrive enfin mon tour, à ma demande de timbres l'employé me fait signe que c'est le guichet d'à côté, devant lequel stationnent maintenant une douzaine de clients. Si je veux des timbres je dois compter facilement une demie-heure de plus. Je remercie et quitte le lieu sans ce que je venais chercher. La standardisation de l'Europe c'est bien, au moins on ne perd pas ses repaires et ses habitudes, ni ses frustrations!
Retour au camping pour le repas, la pluie ne tarde pas à faire son apparition et dure tout l'après-midi. Nous tuons le temps à jouer à la belote. C'est une découverte pour Evelyne, mais elle se débrouille bien, puisque son équipe gagne. Je profite aussi de ce temps libre, pour avancer dans le livre que j'ai emporté, voyage au bout de la nuit de Céline. À plusieurs reprises dans ma vie je l'avais commencé, mais pour la première fois je vais le lire jusqu'au bout. Grande œuvre, on comprend que cet ouvrage ait fait couler tant d'encre. De cette lecture on ressort différent. On y trouve la même désespérance que dans Cioran, mais abordée, entre autre, sans concession sous l'angle de la condition physiologique de l'être humain, ce qui fait frémir d'horreur. Mais c'est tellement vrai, c'est justement cela le plus gênant.
16 mai
Le temps s'écoule rapidement. Cela fait maintenant vingt jours que nous sommes partis de Bastia avec Jean et 12 que nous arpentons la Sardaigne avec Evelyne et Rafik. Tout a une fin. Aujourd'hui sera notre dernier jour de voyage en commun. Demain matin nos routes se séparent. Nous retournerons en Corse et eux prendront la direction de Porto Torres pour rentrer sur Gênes, leurs vacances se finissant. En tant que retraités nous n'avons plus ce problème, bien que les errances ne peuvent se prolonger à l'infini, famille oblige. Je comprends très bien ceux qui partent sans idée précise de retour, ou ceux qui au moment final au lieu de rentrer repartent pour un tour. Ce qui me plaît dans le voyage, c'est de ne pas savoir où je vais dormir le soir. Surtout ne pas programmer et ne jamais réserver les points de chute. La recherche au dernier moment représente un véritable attrait, qui attise la curiosité et qui permet le contact. C'est une des raisons pour lesquelles je voyage souvent seul à pied. L'errance sans contingence donne à mon sens un vrai goût de liberté, ce n'est peut-être qu'une illusion, cependant la sensation ressentie est formidable. Cette liberté est exacerbée par le dépouillement. En effet, le voyage à vélo, et cela est encore plus vrai à pied, implique de limiter au nécessaire ce que l'on emporte. Le fait de vivre un mois avec un environnement matériel restreint tout en ayant une totale autonomie est très reposant. On prend d'autant plus conscience des masses d'objets, souvent plus que superflus que l'on amasse dans nos maisons et qui nous rendent esclaves. Mon père avait l'habitude de dire que la possession est un asservissement, comme je comprends ses mots en voyage à vélo, et encore plus à pied lorsque tout ce que je possède n'excède pas les 10 kilogrammes.
Revenons au 15 mai. L'objectif du jour est la petite ville de Tempio Pausania. Elle se situe à l'intérieur des terres. Nous allons renouer avec les bonnes grimpettes. Mais avant de démarrer, une visite un lieu très pittoresque qui domine notre camping s'impose. Il s'agit du site de Roccia dell'Orso. Énormes rochers posés au sommet d'un tertre, offrant un large point de vue sur les environs, en particulier sur les îles faisant face à Palau. Les formes de ces blocs géants rappellent différents animaux, ours, dinosaure et autres monstres plus ou moins préhistoriques. Comme ils sont très visibles de la mer, ils ont toujours servi de repère aux marins de l'antiquité. De ce fait, ils sont mentionnés dans des écrits anciens . Nous y montons tôt et sommes seuls. Lorsque nous en descendons les premiers cars déversent leurs flots de visiteurs pour la plupart allemands.
Il est temps de mettre le cap sur Tempio. Effectivement ça grimpe dur, mais la route est agréable, pas trop de trafic, chaleur tempérée et cette verdure qui nous entoure de toutes parts. Vers les treize heures nous effectuons quelques courses et mangeons à l'entrée de la ville. Cet après-midi nous aurons tout loisir pour visiter. Cette cité possède un joli centre, bien regroupé autour d'une petite place. De nombreuses constructions, palais églises en granit donnent du caractère à l'ensemble. Nous déambulons dans des ruelles ombragées, enserrées entre des maisons toute en hauteur, un peu à la manière des villes de montagne, comme dans le Dévoluy par exemple. Le nombre d'édifices religieux est important et leurs dimensions souvent imposantes. La promenade est instructive et fort plaisante.
De toute évidence à part l'hôtel il n'est pas possible de trouver de quoi passer la nuit. Nous reprenons la route vers le village d'Aggius, qui se trouve dans un lieu charmant, verdoyant et vallonné. Deux beaux dômes granitiques dominent les maisons. A la sortie du bourg, juste à côté du cimetière sous une futaie, un coin discret et pratique nous permet de nous installer en toute quiétude, après 67 kilomètres pour ce jour.
La proximité du cimetière est très pratique pour l'eau. Evelyne va s'y laver sommairement. Pour ma part je n'ose pas, ayant peur de déclencher la colère, si je me fais découvrir dévêtu dans ce lieu. Cette dernière soirée a des petits relents de nostalgie. Alors que les pâtes cuisent Rafik découvre une sente, qui monte à l'assaut de l'un des dômes granitiques, en courant nous nous y engouffrons. Très vite cela devient raide, mais une main courante aide au déplacement et assure la sécurité. Une centaine de mètres sous le sommet le terrain se redresse et le chemin équipé prend fin. Devant nous une belle dalle en granit fauve inclinée à 60 degrés, parcourue d'une large fissure à la prise franche nous invite à poursuivre. Nous n'hésitons pas longtemps et la remontons les pieds en adhérence les mains bien calées en empoignant son rebord tranchant. Sur ce granit bien rugueux, à gros grains, qu'il est bon se mouvoir. Bien entendu il est préférable de ne pas glisser, donc garder un peu de vigilance et ne pas succomber à l'euphorie du mouvement et à la sensualité du contact. Je me surprends à imaginer que cette dalle fissurée s'élance sur mille mètres, hélas non! Rapidement le rocher se couche et les mains ne sont plus nécessaires, et après quelques contours le sommet est atteint. Une vue magnifique s'étend sur la région, rochers qui pointent au milieu de zones vertes avec des villages disséminés au gré des mouvements de terrain. Mais au fait, il ne faut pas traîner, nous nous sommes enfuis en cachette à deux, alors que le repas était presque prêt. Vite nous repartons et dévalons ces dalles, sur lesquelles de gros blocs sont disposés en équilibre. Evelyne et Jean nous attendaient patiemment pour notre dernier repas en commun. L'endroit est bien choisi, non seulement il est très discret, mais en plus il offre une table et des bancs, le grand confort!
17 mai
Lever matinal, petit déjeuner gai, nous savons qu'une expérience de deux semaines particulièrement enrichissante dans de nombreux domaines arrive à son terme. Nous réalisons tout étonnés, que cela fait déjà quinze jours que nous roulons ensemble. La fin de cette aventure à quatre est imminente. Pour trois kilomètres, et de plus en descente, notre chemin est encore commun. Ça y est, le voilà le carrefour de la séparation. Nous nous arrêtons, quelques photos sont prises, on se fait tous une grosse bise. Evelyne et Rafik prennent la route de Castelsardo tandis que Jean et moi partons plein nord pour traverser la région de la Gallura par son centre. Un peu tristes, mais ne pas se poser de question, le voyage continue. Dans un paysage de campagne ponctué de gros rochers de granit fauve puis de porphyre rouge nous retombons rapidement sous le charme de cette nature riante. La Gallura est très jolie en son centre, ce que nous n'avions pas perçu lorsque nous l'avions longée par le bord de mer sur la côte ouest. Une grande descente, grand braquet et nous appuyons à en être étourdis. Je bats mon record de vitesse, 73, 5 kilomètres à heure. Le vélo reste bien stable et je n'ai pas vraiment une impression de grande vitesse. Cependant attention, il faut penser à freiner, je vais quasiment à la vitesse des quelques voitures qui me précèdent. Si elles freinent, je n'ai aucune chance d'en faire autant, donc il me faut relâcher. J'aurais peut-être pu gratter un petit quelque chose en plus! Nous rejoignons un peu plus tôt que prévu la grande route en bord de mer, suite à un croisement passé sans doute trop rapidement. Nous débouchons au moment où deux jeunes cyclotouristes allemands passent. Ça y est c'est reparti j'appuie à fond pour les poursuivre. Je faiblis, Jean passe devant et contre le vent garde une bonne vitesse, je m'abrite derrière et le nez dans le guidon je force. Ah là là!! Les vieux ça veut toujours avoir l'illusion que c'est encore jeunes!! J'en connais certaines, qui, si elles me voyaient, ne pourraient s'empêcher de dire que je suis toujours aussi c... que lorsque j'avais vingt ans. C'est peut-être ça le secret de la jeunesse, rester c...? Le trajet jusqu'à San Teresa est enlevé en un temps record. Nous débouchons sur le port vers midi. Le prochain bateau est à 15 heures30. Nous nous installons à l'abri de la chaleur sur le quai et faisons notre dernier repas sarde, avec notre dernière bouteille de vin rouge de l'île. La bouteille y passe aux deux tiers. Est-ce raisonnable? Nous avons encore une trentaine de kilomètres à parcourir en Corse, de Bonifacio à Porto Vecchio. Mais nous avons cinq bonnes heures pour digérer somme toute une quantité de vingt cinq centilitres par tête, même si je pense en avoir bu un peu plus que Jean! A 17 heures nous serons bien en-dessous des 0, 5 fatidiques. En effet attention à vélo c'est le même tarif qu'en voiture en cas de dépassement, ce qui est normal. La police a constaté que de plus en plus de gens qui se rendent à des fêtes, sachant qu'ils allaient boire, utilisent un vélo. Ce qui tout naturellement a entraîné une recrudescence des accidents avec ce moyen de déplacement. Donc maintenant les cyclistes sont dans le collimateur, avis aux amateurs!
En attendant de traverser vers la Corse, nous discutons avec un couple qui vient d'effectuer en voiture un périple de 10 jours en Sardaigne. Ils sont enchantés de leur séjour, mais sont contents de rentrer, car ils en ont assez de trop manger dans les agritourismes. On en arrive à un véritable paradoxe en matière de voyage. Je réalise tout le bien-être que procure le voyage spartiate, en ayant un repas consistant par jour, généralement constitué de riz ou de pâtes. Même de riz de basse qualité, en effet il y a quelques jours une Allemande nous a proposé, car ses vacances arrivaient à leur terme, un paquet de deux kilos de riz de la pire qualité. Eh bien! Ces grains cassés qui cuisent mal je m'en régale, et ce n'est pas une histoire de radinerie, probablement le plaisir de la rusticité maximale.
La traversée a lieu à l'heure prévue. L'arrivée sur les falaises de Bonifacio dans l'après-midi alors que les rayons du soleil les frappent perpendiculairement, en les faisant resplendir, est un spectacle époustouflant. La vue de ces maisons toutes petites, serrées tout en-haut de ce mur blanc stratifié en surplomb donne presque le vertige. On s'attend à les voir basculer dans la mer. Les nombreux gros blocs empilés au pied de la paroi apportent la preuve évidente que la falaise est travaillée par la mer. La rentrée dans le chenal est spectaculaire. Les remparts de la citadelle défilent en nous dominant d'une belle hauteur. Un voilier de grande taille, aux proportions parfaites est à l'escale. Me déplacer en bateau me donne toujours une véritable impression de voyage, surtout lorsqu'on domine d'assez haut les flots. Sur le quai une meute de motos se tient prête à embarquer. Cela réveille chez moi de vieux souvenirs de folie, à l'époque où le permis moto était à seize ans. Dès cet âge mon père m'avait acheté l'une des plus puissantes motos du marché, une T500 Suzuki, gros deux temps, qui m'a donné des émotions dont je garde un souvenir précis presque quarante ans après. Mais et mais de taille, la contre-partie intolérable de cette époque, c'est que nombreux sont mes camarades d'alors, qui n'y ont pas survécu. Ce que l'on retient dans sa vie ce sont surtout ces moments où l'on ne sait pas très bien si on est encore parmi les vivants ou si on a déjà le billet pour l'au-delà en main. L'alpinisme m'a aussi procuré ce genre de sensations mais de façon moins actuelle, l'action étant plus lente, l'analyse de la situation, hors chute de pierres et avalanches, permet de mieux participer au devenir d'une situation qui s'avère hypothétique. En moto l'excès de vitesse est très difficile à gérer, car l'automobiliste, et c'est normal, n'est pas préparé à voir surgir des bolides à des vitesses déraisonnables. J'arrête sur le sujet, car maintenant je suis un adepte inconditionnel du respect de la vitesse sur la route.
Après ces errements philosophico-débiles revenons à la réalité du moment. Le débarquement effectué, nous prenons la direction de Porto Vecchio. Une fois passée la petite montée de sortie de la ville que nous connaissons bien, les vingt cinq kilomètres à venir sont une délectation. Un terrain peu accidenté, agrémenté d'un bon vent favorable, nous permet de filer, je dirais même de nous envoler à plus de vingt de moyenne. Dans les descentes le cinquante est fréquemment atteint et sans forcer, quelle jouissance! En un temps record nous rejoignons un camping à l'entrée de la ville. Le compteur pour ce jour affiche 85 kilomètres. Comme d'habitude l'installation prend quelques minutes, après plus de vingt jours, la manœuvre ne présente plus aucun secret. Et bien entendu encore une fois le site est presque vide. Le mois de mai est un mois idéal, des fleurs partout et presque personne.
Ensuite nous partons visiter cette ville balnéaire pleine de charme. J'y étais venu en novembre de l'année passée pour raison professionnelle et ce mélange des genres me procure une drôle de sensation.
Notre projet pour les jours à venir, est de traverser la Corse par son centre afin de rejoindre Bastia. Comme c'est étrange, depuis que nous avons quitté nos amis et la Sardaigne, j'ai vraiment l'impression d'être engagé dans un voyage nouveau complètement déconnecté de ce que nous venons de vivre. J'imagine facilement que de segmentation en segmentation, on puisse nomadiser un temps non déterminé de découvertes en expériences en perdant la référence au temps. Le secret pour durer et garder sa motivation au cours de ses errances, c'est peut-être de bien connaître son degré de résistance, et rester à un niveau où l'effort est plaisant sans être monotone et sans dépasser sa capacité d'endurance. Bien entendu cela n'exclut nullement un peu de souffrance, due à l'effort ou à la météo, afin de pimenter l'aventure. Alors l'alchimie de l'alliance du corps et de l'esprit, plaisir aidant, fait que l'on n'a plus envie de rentrer à la maison. Je pense au livre de Bruce Chatwin «Anatomie de l'errance», dans lequel il aborde ce thème éternel du chez soi, qu'il est indispensable d'avoir, pour pouvoir le fuir. Paradoxe de l'être humain, peut-être plus présent chez l'homme que chez la femme, différence jamais facile à concilier dans un couple.
18 mai
Nous renouons aujourd'hui avec les étapes avec gros dénivelé. La route doit nous conduire à Zonza, puis au col de Bavella. En quittant Porto Vecchio devant un lycée des élèves attendent le début des cours. Que pensent-t-ils de ces deux individus lourdement chargés qui passent devant eux un lundi matin? Pour ma part en les regardant, je me rappelle ma rentrée en sixième au lycée Ampère à Lyon, il y a longtemps, et pourtant j'ai l'impression que c'était hier. La seule chose à en déduire, profiter du moment présent et ne pas hésiter à vivre, ça passe très vite une vie. Avec Jean au cours de nos discussions nous sommes arrivés à la même constatation: on part toujours malgré, car il y a une multitude de raisons pour ne pas partir, qui vont du mal de dos à la famille qui vit cela comme un abandon.
Très vite nous rentrons dans le vif du sujet. L'Ospédale, petit village perché, mille mètres de dénivelé en 15 kilomètres. L'effort se fait intense, la route semble escalader les montagnes jusque dans le ciel, mais le plaisir demeure. Arrivés au pied du village, je dis à Jean «Nous sommes bientôt arrivés». Alors une voix sort de derrière une haie et rajoute « Le dernier kilomètre vous allez voir, je ne vous dis rien». Nous ne voyons personne, les buissons parlent-ils? En Corse tout est possible. C'est bon, nous sommes avertis. Nous commençons par voir que le kilomètre en fait deux, et effectivement la pente est supérieure à 10% avec des épingles demandant de s'arracher. D'autre part la route est pleine de trous ce qui ne facilite pas l'effort. Et le bouquet, nous contournons le village sans rentrer dedans. Lorsque nous le réalisons il est un peu tard et l'idée de redescendre ne nous effleure pas. Nous arrivons au barrage qui porte le nom du village. Le lieu est magnifique. L'altitude fait que la température est agréable. Un peu plus loin nous décidons d'une halte afin de boire un café dans une buvette. Le gros de l'effort du jour est fait. Pour rejoindre Zonza, nous nous laissons glisser le long d'un itinéraire serpentant dans un décor de rêve, où les montagnes rivalisent de beauté. A un détour de la route, les aiguilles de Bavella apparaissent soudainement, je freine pour pouvoir les admirer. Mes pieds solidarisés à mes pédales sont le dernier de mes soucis, mais pas pour longtemps. Boum! Quatrième chute, et là je me luxe le pouce droit. Ce n'est pas dramatique, j'arrive toujours à tenir fermement mon guidon. Je ne sais pas si tous les cyclotouristes tombent à la même fréquence? Un peu avant Zonza, le camping municipal nous attend, lieu bucolique et accueillant au milieu d'une forêt aux arbres épars. Nous montons nos tentes, déposons nos bagages et partons faire des courses. Le déjeuner sera succulent, constitué de Lonzo et fromage corse, accompagnés de l'incontournable vin rouge corse. L'après-midi est consacré au farniente jusque vers cinq heures. Il est alors temps de s'attaquer au col de Bavella, une dizaine de kilomètres que nous grimpons à un bon rythme. Spectacle sublime que ces aiguilles d'une part granitiques et de l'autre porphyriques. Nous restons une demie-heure à profiter de l'ambiance du lieu. Puis le plaisir de la glissade rapide vers Zonza nous procure de bonnes et belles sensations. Nous avons décidé de revenir sur nos pas, car la descente sur Solenzara, si tentante qu'elle soit, nous aurait éloignés du cœur des montagnes où nous voulons rester. De nouveau à Zonza, l'attrait de la Pietra, la fameuse bière à la châtaigne, est irrésistible. L'étape de demain devrait être dure par des routes peu fréquentées. Nous demandons au barman si la route de Ghisoni est bien celle que nous voyons commencer à quelques mètres de la terrasse du café. Il nous répond surpris « Pas du tout Ghisoni ce n'est pas par là. Il faut passer par la côte». À mon tour d'être étonné. Je lui montre la carte et la route au milieu des montagnes qui passe par les cols de la Vaccia et de Verdé. Alors sa réponse est une répartie d'anthologie «Oh! Mais là c'est le nord, on y va jamais». Le tout avec un accent corse à couper au couteau. Le ton est donné, notre route ne sera pas fréquentée. En quelques kilomètres nous sommes de retour au camping. La nuit sera fraîche, j'aurai un peu froid car depuis notre départ j'ai pris l'habitude de dormir hors de mon sac de couchage. Ce jour nous avons fait 70kilomètres, ce qui semble peu, mais l'effort a été intense et la journée bien remplie.
19 mai
Lever matinal, il fait froid. Les habits sont les bienvenus pour démarrer. À nouveau la traversée de Zonza, puis nous empruntons la D 420 direction Quenza. Trois autres villages accrochés à la montagne sont traversés avant d'arriver à Aullène. De cet endroit une route minuscule monte en direction du col de la Vaccia. Régulièrement elle suit un fond de vallée puis escalade un pan de montagne à flanc, pour nous conduire vers les 1200 mètres d'altitude au col. Pratiquement personne, seule une moto passe. Nous faisons une pose pour photographier un gros cochon qui paît tranquillement, oui qui paît à la manière d'une vache! D'abord il se montre farouche et ne se laisse pas approcher. Puis de son plein gré, il se rapproche comme s'il avait compris que nous n'allions pas le transformer tout de suite en lonzo et autre coppa. La descente sur le versant opposé est en très mauvais état, goudron déformé et trous partout. Les mains crispées sur les freins, cela devient rapidement un supplice. La chaussée change, de toute défoncée elle passe à toute neuve. L'effet est presque le même, car la couche de gravillons est épaisse. Il est dangereux de rouler sur ce tapis instable, et il indispensable de se servir des freins avec agilité et tact. Tout a un fin, même les tapis de gravillons. Au cours de cette descente nous ne sommes pas allés beaucoup plus vite qu'à la montée. S'offre à nous le village de Zicavo. La halte est la bienvenue. Un groupe de randonneurs est engagé dans la traversée de la Corse d'ouest en est. Après avoir englouti quelques spécialités locales et avoir satisfait au rite du café, malgré la chaleur nous partons à l'assaut du col Verde. Comme pour le précédent, la route monte régulièrement et l'effort demandé n'est jamais brutal. Plus nous montons, plus la vue porte loin, immensité de verdure dans laquelle se cachent de petits villages aux maisons serrées, dominés de montagnes enneigées telles des sentinelles qui veillent et qui contribuent à donner à cette île son caractère unique. Les derniers kilomètres avant le col semblent ne jamais finir, surtout que suite à une mauvaise évaluation, nous nous sommes lancés dans un sprint sur ce qui n'était pas le dernier kilomètre. Enfin le voilà. Un groupe de cyclistes belges à vélo de course avec assistance logistique y stationnent. Nous entamons une discussion animée ponctuée d'éclats de rire. Traditionnellement à cette période de l'année ils partent pour une semaine de vélo. Jean leur indique une route qui les conduira au col de la Vaccia en évitant les gravillons puis les trous. Après avoir pris congé, nous nous laissons emporter dans une descente d'une vingtaine de kilomètres qui nous conduira à Ghisoni. Un peu plus loin nous renseignons deux jeunes cyclotouristes qui verraient d'un bon œil la fin de cette rampe, moment qu'ils attendent avec une certaine impatience. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls fous dans ces contrées reculées. Après une bonne partie de plaisir Ghisoni est atteint. Très gentiment on nous autorise le camping sur un site laissé à l'abandon ou presque. Le cadre est magnifique. De belles aiguilles rougeoyant au soleil couchant nous offrent un spectacle de premier choix. Le compteur affiche 93 kilomètres pour la journée. Perchés sur notre petite terrasse herbeuse au milieu des arbres nous sommes seuls et nous nous trouvons royalement bien. Autour d'une grosse platée de riz et une bouteille de Patrimonio nous refaisons le monde. Ce type d'errance que nous pratiquons depuis presque un mois, est devenu un mode de vie. Montage et démontage de tentes, repas et toutes les contingences de la logistique ne nous posent plus aucun problème. Nous avons même le confort de posséder une dizaine de lyophilisés qui nous permettraient en cas de besoin au moins quarante huit heures d'autonomie. Au fond de nous, c'est avec un peu d'appréhension que nous sentons la fin du voyage arriver. Même par les montagnes et en plein milieu, la Corse se traverse assez vite. Si besoin, un signe qui ne trompe pas, la carte au 100 000 numéro 74 nous la quitterons demain pour sa sœur la 73. Bastia n'est plus qu'à 80 kilomètres à vol d'oiseau, cependant notre itinéraire en comporte cent de plus. Nous allons faire tout notre possible pour rester cachés sur de petites routes loin de tout, en particulier nous ne passerons pas à Corté.
20 mai
La nuit a été excellente, et comme d'habitude le chant des oiseaux nocturnes et diurnes nous a accompagnés. Le temps est très beau ce matin. L'impatience de rouler nous tenaille, poussés par la curiosité. En effet notre itinéraire fait de tels tortillons sur la carte qu'il est difficile d'en évaluer la longueur et la difficulté. Avant de quitter Ghisoni nous effectuons quelques courses dont l'achat d'un magnifique pain. L'itinéraire commence par la descente des profondes gorges qui passent par le défilé de l'Inzecca. Tout est tellement joli que nous marquons des arrêts au moins tous les kilomètres. Une petite rivière, courant sur une roche blanche ponctuée de gros blocs polis, joue à cache cache entre ombre et lumière, et tout autour s'étalent de grandes forêts de pins couronnées de montagnes enneigées.
Un minuscule embranchement au bas des gorges et c'est reparti pour 15 kilomètres de montée bien raide jusqu'au village de Vezzani. Dans cette portion de route, nous croisons des cyclistes lancés sur leur vélo de course. L'un d'eux, en nous voyant arque boutés sur nos pédales avec notre gros chargement, s'écrit « Du vélo comme ça, ah non merci!». C'est gentil! Mais il n'imagine pas à côté de quels plaisirs il passe! Cependant la fatigue se ressent et nous oblige à une pose, qui nous ragaillardit. Puis rapidement nous basculons sur l'autre flanc de la montagne. Que cette Corse profonde est belle. De nombreux villages s'accrochent aux pentes des montagnes ou colonisent leurs crêtes. De nouveau le fond de la vallée est atteint. Corté n'est qu'à une dizaine de kilomètres, mais nous lui tournons résolument le dos et suivons la nationale sur une courte distance. Un pont, juste derrière à gauche, une route confidentielle nous permet de continuer notre itinéraire buissonnier. Après huit kilomètres raides sous le caniard, nous pénétrons dans un village perché. À sa sortie juste avant les dernières maisons, une petite terrasse. Le bar semble fermé, alors le miracle se produit. Le propriétaire, les 80 ans largement dépassés apparaît et nous invite à prendre place. Les deux heures que nous passons en sa compagnie sont un délice. Tout d'abord avec notre lonzo, nous avons droit au vin qu'il produit, très fruité ayant du corps et pas trop d'alcool. Il est la mémoire du temps passé dans cette région reculée. Il nous parle de la vie à l'époque où le village comptait 550 âmes. Les champs n'étaient pas abandonnés au maquis. Des dizaines de paires de bœufs constituaient l'élément moteur de cette agriculture. Il nous relate l'histoire de ce gendarme ayant passé sa carrière ici, et qui vit maintenant dans une cage à lapins à Nice. Il ne se console pas d'avoir quitté la Corse. Il nous raconte aussi la guerre. Les Italiens qui étaient pire que les Allemands. Ces derniers rentraient à l'église désarmés, par contre les Italiens assistaient à la messe avec leurs fusils. Des rancœurs profondes en sont restées. Puis une fois l'île délivrée, ainsi que quelques milliers de jeunes Corses, il a été mobilisé dans les armées alliées. Il finira la guerre quelque part dans la vallée du Doubs. Nous avons droit à un couplet sur les autonomistes, manifestement il ne les porte pas dans son cœur. Leur chef aurait un père italien et donc ne serait même pas corse. Lorsque nous lui demandons ce que veut dire cette inscription à la peinture que l'on a vue plusieurs fois écrite en gros au beau milieu de la route: FRANCIA FORA. D'un air désabusé il nous apprend que cela signifie, la France dehors, ce que nous supputions. Pour finir il nous offre une myrte, c'est excellent, mais attention la route est encore longue et pentue cet après-midi. Nous le remercions vivement avant de prendre congé. En effet pour une somme modique, il nous a procuré un grand moment de plaisir, satisfaisant pleinement notre palais et notre curiosité.
La route serpente dans la montagne et relie entre eux des villages perdus, qui se cachent dans la végétation. La perspective de toits se découpant sur le ciel le long de crêtes avec en arrière-plan de grandes montagnes enneigées est caractéristique de cette Corse sauvage. À Erbajolo à l'entrée du bourg, une église et devant, une route minuscule la D16 part tout droit dans la pente. Nous avons vraiment l'impression de nous diriger vers nulle part. Un petit carrefour à 1000 mètres d'altitude, un éleveur de porc nous renseigne. Une descente d'une raideur inhabituelle, en pleine forêt, permet des perspectives étonnantes. Jean me précède d'une centaine de mètres, j'ai vraiment l'impression qu'il est très très bas. Nous hésitons encore, car la carte ne semble pas en cohérence avec ce que nous a dit l'éleveur. Nous avons l'explication un peu plus tard. La piste que je voulais suivre n'est pas praticable à vélo, car il y a de nombreuses marches pour escalader le col, qui conduit directement au village que nous voulons atteindre. Donc sans aucun remord nous nous engageons sur la route préconisée. Avec le soleil de fin d'après-midi, ce décor de villages agrippés au sommet de rochers est d'une beauté exceptionnelle, le tout baignant dans une lumière diffuse. L'envoutement est total, le charme du lieu nous subjugue. Encore une fois nous avons de la difficulté à avancer tellement à chaque changement de perspective l'émerveillement joue pleinement du fait du spectacle qui se dévoile au regard. Cette féérie est exacerbée par les rayons solaires rasants, qui mettent en relief les couleurs tout en révélant des jeux d'ombres et de lumières à couper le souffle. Il est de ces ambiances exceptionnelles, où l'esprit est complètement accaparé, au point d'en oublier le flot de pensées parasites qui brouille en permanence le fond de l'esprit. On en ressent une forme de plénitude, que l'on aimerait permanente. Mais le charme finit inéluctablement par se rompre. Cela se produit lorsque nous atteignons la très relative grande route D14, à quatre kilomètres de Bustanico, notre point de chute. Le compteur affiche pour ce jour 78 kilomètres et le dénivelé dépasse très probablement les 1200 mètres. Mais comment mesurer dans ce dédale et cet enchevêtrement de routes. Je sais que les puristes me rétorqueront, qu'il suffit d'avoir un GPS. Mais sans doute signe de vieillesse précoce et d'inadaptation au monde moderne, je suis philosophiquement contre. Des arguments je n'en ai pas beaucoup, si ce n'est que les cartes me font rêver et que je revendique le droit de me perdre. D'ailleurs de l'importance de savoir si le dénivelé faisait 1250 ou 1500 mètres? Le village est formé de deux bourgs distants par la route d'un kilomètre, mais quel kilomètre, un bon 12%. Dans la partie haute, un hôtel, niché en pleine pente, nous ouvre ses portes bien que paradoxalement il ne soit pas ouvert. De la chambre, la vue porte en face dans le lointain, sur le massif du Cinto. L'hôtelier est très sympathique et serviable. Le repas typiquement corse qu'il nous concocte est original et fin. En particulier son entrée, dont malheureusement je n'arrive pas à me remémorer le nom. Une pâte au four fourrée d'une multitude d'herbes plus odoriférantes et goûteuses les unes que les autres. L'ensemble de ces saveurs s'alliant, sans s'annihiler mutuellement, pour procurer une explosion de plaisirs en bouche.
21 mai
A la joie de se trouver dans une région aussi extraordinaire, s'oppose insidieusement l'idée que le voyage va bientôt toucher à sa fin. Mais n'y pensons pas. Aujourd'hui nous rentrons au cœur d'une zone mythique, la Castagniccia. Pour les puristes, et tous les Corses le sont, elle commence au col qui nous domine du haut de ses mille et quelques mètres. Notre très sympathique hôte, dont l'établissement est en bordure mais en dehors de la Casatagniccia, nous fait cette remarque quelque peu désabusée: «Elle commence là-haut la Castagniccia, mais des châtaigniers on en a autant qu'eux!». Réplique mortelle qui ne souffre pas la contestation! L'étape du jour sur la carte est encore matérialisée par une multitude de tortillons difficiles à démêler. Je demande son avis à l'hôtelier qui me répond: «Vous savez pas où c'est la Pooorta, vous y êtes jamais allé à la Pooorta, eh bien moi non plus!» Sur ces entrefaites, le petit déjeuner qu'il nous sert est copieux et de grande qualité. Cet hôtel dans la partie haute de Bustanico, juste posé dans un virage, nous le recommandons tout particulièrement. Et pour ceux qui veulent réserver je peux même donner le numéro de téléphone.
Notre dernière journée, perdus dans la montagne corse, commence et nos attentes ne seront pas déçues. Ce jour est le jeudi de l'Ascension, jour férié, et bien nous ne verrons quasiment personne jusqu'au fameux village de la Porta, seulement quelques autochtones toujours très gentils et prompts à la discussion. Cette route déserte en pleine montagne nous semble presque irréelle. Parfois elle s'envole vers le ciel avec des pourcentages de montée à deux chiffres. Mais notre plaisir est tel, que nous ne ressentons aucune difficulté, tout absorbés à nous imprégner de l'esprit de ce pays hors du commun.
Vers 13heures30 sonne le moment de l'arrêt. Dans une minuscule bourgade à l'ombre d'un châtaigner, nous prenons place sur le muret de la route dans un virage et commençons notre repas. Que l'endroit est paisible, une fontaine prodigue une eau fraîche, et les habitants ont poussé l'attention jusqu'à mettre un verre à la disposition du passant. Bien abrités du soleil qui darde ses rayons, nous avons tout loisir de contempler une fois encore vers le centre de l'île de grandes montagnes enneigées. Que ce contraste est étonnant par cette chaleur! De l'autre côté de la chaussée une maison carrée possédant une terrasse, sur laquelle deux dames sont installées. L'une d'elles nous apporte très gentiment sur un plateau deux cafés. Un vieux monsieur arrive d'un petit chemin et cherche quelque chose sur le talus herbeux. Intrigué, je lui demande quel est l'objet de son attention. Alors il m'explique que selon la tradition corse, il recherche l'herbe de l'Ascension. Il s'agit d'une petite plante de quelques centimètres, dont on fait un bouquet et que l'on suspend chez soi, en attendant qu'au cours du mois à venir il fleurisse sous la forme de minuscules fleurs blanches. Il m'offre son premier bouquet, que je protège religieusement dans ma sacoche de guidon. Il est arrivé sans dommage à Lyon. Je l'ai suspendu dans mon jardin et effectivement des petites fleurs ressemblant à des étoiles de mer miniatures à six branches commencent à s'épanouir. Pour le moment elles sont vertes, mais vont sans doute évoluer, car il faut un délai d'un mois et pour le moment cela ne fait que deux semaines. Je les regarde de jour en jour avec un plaisir non dissimulé, pensant à ce vieux Corse qui m'a communiqué sa tradition. Une dame se promène le long de la route, elle s'arrête se désaltérer et engage la conversation avec Jean. Elle n'est pas Corse d'origine, mais il y a bien longtemps que son Lot-et-Garonne natal appartient au passé. Son lieu d'habitation est un minuscule groupe de maisons sur une butte, qu'elle nous montre. Elle y demeure depuis bientôt trente ans. L'idée de partir ne l'a jamais effleurée. Dans ces lieux reculés, la distance la protège de la folie du monde. Son discours révèle toute la passion qu'elle éprouve pour ces montagnes privilégiées. Elle fait une comparaison avec la Haute-Ariège, où elle a habité. En effet, on peut trouver des similitudes entre ces régions de montagnes sauvages et désertifiées. La Haute-Ariège je la connais bien et c'est effectivement une région qui me procure de grandes émotions. J'en ai gravi la plupart des sommets, l'Estat point culminant, qui s'élève à 3143 mètres, et aussi le Rouch sauvage tas de cailloux, le Maubermé qui s'élance, plutôt se cabre sur sa partie finale d'un jet sur au moins 600 mètres de dénivelé, le Certescans qui est aussi mystérieux que son nom, le Vallier, sentinelle avancée, sans doute le plus esthétique, le Pic Rouge de Bassiés mon préféré, et nombre d'autres. Les dénivelés sont toujours importants et jamais en dessous des 1600 mètres et cela va jusqu'à plus de 2000, et cerise sur le gâteau la plupart de ces sommets sont généralement déserts et pas toujours équipés en refuges. Oui de toute évidence ces hautes terres corses et ariègeoises ont des points communs, comme si un même esprit y régnait et rentrait en harmonie avec certains êtres.
Nous restons deux heures et demie sur notre bord de route et nous n'y perdons pas notre temps. Ces rencontres dues au hasard ce sont les plus belles. S'arracher au sortilège du lieu n'est pas facile, cependant nous reprenons notre route. Après une multitude de virages, tout en bas la Porta apparaît. Une route particulièrement tortueuse nous y conduit. Cette magnifique petite bourgade nous accueille sur une place très originale bordée d'une magnifique église baroque flanquée d'un grand campanile. Il s'y déroule sinon un concert d'orgue, tout du moins une démonstration et nous prenons place pour un moment de recueillement. En sortant de l'église, auprès d'un barman je m'enquière des possibilités de camper. Il interpelle une femme assise à la terrasse du café en face: «Oh Ginette ! Où ils peuvent aller camper?» Avant qu'elle ait pu s'exprimer, plusieurs voix s'élèvent et répondent: «Sur le terrain de sport à côté des pompiers, il y a tout ce qu'il faut et même de l'eau». Nous remercions et partons nous installer à l'endroit indiqué. Effectivement le site est superbe et très pratique. Que les gens sont gentils dans tous ces villages corses, avec spontanéité toujours heureux de nous rendre service. C'est le dernier soir, demain Bastia, adieu la montagne corse et ses habitants. Nous terminons la soirée dans un petit restaurant typique. Aujourd'hui nous avons parcouru seulement 42 kilomètres, comme si cette région nous ne voulions pas la quitter, et que nos roues collaient à la route pour nous y retenir.
22 mai
La nuit a été très bonne. Le réveil se fait en fanfare comme si tous les oiseaux de l'Île de Beauté venaient nous dire au revoir. Une multitude de chants différents se superposent et se mélangent. Certains s'apparentent à des sifflements plus ou moins forts sur des modulations diverses, d'autres à des piaillements et certains à de véritables cris presque des hurlements de colère voire des interpellations vindicatives. Je n'avais jamais entendu quelque chose de comparable. Je reste médusé un long moment à écouter tout ce monde animal qui s'éveille. Nous nous levons, prenons le temps de bien petit-déjeuner, comme nous avons pris l'habitude de le faire depuis un mois. Le terrain de foot est entouré jusque haut dans la montagne par des constructions. Une l'église au clocher effilé brille au soleil levant. Le tout est noyé dans la verdure. Et tout là-haut quelques parois rocheuses ajoutent une touche à la beauté du tableau.
Encore une quinzaine de kilomètres et la Castagniccia sera derrière nous. Une magnifique forêt ombragée, garde toute la fraîcheur de la nuit. Nous la parcourons tous sens en éveil, elle nous délivre les derniers parfums. Tout à loisir, nous observons la multitude de porcs se sauvant mollement à notre approche. Cela va du cochon bien rose au sanglier bien gris, avec tous les intermédiaires, tels des patchworks sur pattes. Au fond de la vallée nous voyons grossir la nationale que nous ne voulons pas rejoindre. Aujourd'hui pas de grand braquet dans cette longue descente, mais les freins serrés un peu à la manière du cœur. Inexorablement la grande route approche. Le bruit de la circulation dense se fait de plus en plus prégnant. Et voilà, cette maudite nationale marque la limite de la Castagniccia, que nous quittons bien à regret. Par une succession de montées et de descentes au milieu d'un flot de véhicules dense nous rejoignons Bastia. L'aventure prend fin. Demain départ matinal. Nous passons la nuit dans un camping. Nous nous y sentons mal à l'aise, la transition est trop brutale.
23 mai
Heureusement nous quittons ce lieu aux aurores pour être à l'heure, heureux de fuir cet endroit que nous ressentons comme hostile. Un petit désagrément, nous ne voyons pas comment éviter de nous engager dans un tunnel interdit aux vélos. Mais grand braquet aidant et gros coup de pédale, nous allons presque aussi vite que les bus, tout du moins dans la première partie qui descend légèrement.
Le bateau manœuvre et se met à quai. Les foules embarquent, nous sommes les seuls à vélo. Nous avons la joie de voir des baleines à la hauteur du cap Corse.
Nous débarquons à 15heures30 à Nice. Jean continue à vélo jusqu'à Saint Raphaël, où il compte prendre le train pour Tarbes. Je sens qu'il n'a pas envie de rentrer. Pour ma part, j'aimerais bien prendre le temps de retourner à Lyon par les Alpes ou les Préalpes, en prenant le temps de digérer seul ce mois fabuleux que nous venons de passer. Mais il faut aussi penser aux autres. Ceux, qui restent et attendent, éprouvent un supplice qui n'en finit pas, une sensation de temps comme immobile.
Pour une première expérience à vélo, même si parfois j'ai ressenti la route comme un enchaînement et le trafic comme une menace, j'en retire de multiples satisfactions et je vais renouveler ce genre d'expérience en groupe et seul aussi. Je me verrai bien traverser la France seul uniquement par de toutes petites routes voire des chemins en campant par exemple aux confluents des rivières, endroits généralement aérés presque toujours accueillants. À court terme si tout se passe comme prévu, une grande aventure de deux mois en compagnie de Jean en août et septembre m'attend, mais laissons venir.
Une semaine dans l'est des Etats-Unis (Boston et NYC) et trois semaines dans l'ouest en mai 2007 English translation pending
Voici enfin le carnet de notre voyage aux Etats-Unis du 7 mai au 4 juin 2007 que nous avons préparé grâce à divers guide, sites internet et aux précieux conseils des membres de Voyage Forum.
Avec les notes prises au cours de notre voyage, au jour le jour, il a été facile d’établir ce carnet de voyage, mais le tri parmi plus de 600 photos a été un peu plus dur.
Nous avions réservé les billets d’avion des mois à l’avance au prix de 600 euros ttc par personne, avec comme trajet : Paris à Boston par American Airlines puis New York à Las Vegas par US Airways puis San Francisco à Paris (avec escale à Dallas) par AA. Nous avons ajouté en construisant le voyage un autre vol Las Vegas –> San Francisco pour 76, 5 euros par personne.
Nous avions également réservé certains hébergements à l’avance, notamment à Boston, à Las Vegas, au Grand Canyon, etc.
Le parcours était le suivant : Boston (2 jours), New York (5 jours), Las Vegas, Williams, Grand Canyon, Antelope Canyon, Monument Valley, Canyon de Chelly, Moab (Canyonlands et Arches), Capitol Reef, Bryce Canyon, Zion, Las Vegas puis San Francisoco (6 jours).
7 mai 2007 : Le Départ pour Boston Le vol de 13h30 pour Boston est sans retard. Nous arrivons à 15h20 et nous récupérons les sacs à dos, nous franchissons l’immigration et nous passons par l’accueil de l’aéroport pour demander un plan du métro. Nous prenons donc le métro pour rejoindre la YWCA de Black Bay dans laquelle nous passerons 2 nuits. Arrivées à 17h, nous déposons nos sacs et filons explorer la ville en faisant un bout de la Freedom Trail, itinéraire qui parcourt tous les sites touristiques de la ville.
Symbole de la Freedom trail
Pause dîner au Market, regroupement de petits restaus et divers bui bui, sous une halle et retour à la YWCA dans la soirée.
Boston Police
Premières impressions de Boston positives : la ville mélange de beaux immeubles anciens et une architecture plus moderne. On aime.
Boston
Quelques chiffres : Trajet en métro aéroport -> centre ville de Boston : 2$ par personne Chambre double dans la YWCA de Black Bay : 90$ salle de bain et toilette sur le palier (et oui, Boston est une ville chère !)
8 mai 2007 : Boston Effet du décalage horaire : à 7h15, nous prenons le petit déjeuner et quittons la YWCA vers 8 heures. Nous décidons tout d’abord d’aller réserver notre bus du lendemain pour New York et nous choisissons la compagnie Fung Wah. Après avoir réglé ce détail pratique, nous nous consacrons à la visite pédestre de la ville en poursuivant la Freedom Trail jusqu’à North End, le quartier Italien de Boston. Pause espresso et capuccino dans un vrai caffè de Machos !
Photos : église et building
Nous repartons à l’assaut de la ville et allons à pedibus jusqu’à Cambridge pour nous balader dans la célèbre Harvard. C’est l’idée que l’on se fait d’un campus américain : beaux bâtiments, belles pelouses, …Après une pause pique-nique et sieste, nous quittons Cambridqe et allons dans le pittoresque quartier de Beacon Hill où les rues sont étroites et pavées puis dans la Common Boston, très beau parc au coeur de la ville.
Common Boston, le parc au cœur de la ville
La découverte de Boston by night se révèle assez décevante, excepté le quartier de Beacon Hill éclairé par des lampadaires à gaz.
Quelques chiffres : Chambre double dans la YWCA : 90$
9 mai 2007 : Boston puis New York City La journée démarre vers 7h30. Nous bouclons les sacs et les laissons à l’accueil le temps de faire un dernier tour de la ville. Visite du quartier de South End et de Black Bay, pause internet gratuite de 15 minutes dans la superbe bibliothèque de Boston, balade dans le Common Boston Park. Nous repartons ensuite chercher nos sacs à dos que l’on porte, sous une chaleur de plomb, jusqu’à South Station où notre bus nous attend.
A 13 heures, nous quittons Boston pour New York. Nous nous attendions à un dépaysement total puisque nous avions entendu dire que les bus des compagnies chinoises étaient empruntés par les communautés chinoises des 2 villes, qu’ils étaient donc remplis d’asiatiques, que cela sentait la bouffe chinoise, etc…Que nenni, nous ne sommes que 6 ou 7 dans le bus, tous « européens » mangeant sandwishes ou hamburgeurs !
Photo du bus de la compagnie asiatique Fung Wah
Nous avons passé 10 jours à New York en avril 2006 et avons parcouru la ville en long en large et en travers, de Brooklyn au Bronx, avec la visite du MOMA, du MET, de l’Empire State Building, de longues balades dans les différents quartiers, etc. Ce nouveau séjour va nous permettre de repasser aux endroits que nous avons aimés et d’en découvrir de nouveaux.
Nous arrivons sans encombre vers 17h30 où le bus nous laisse au sud de Manhattan. Il nous faut donc prendre le métro, lignes A puis C, jusqu’à Harlem que nous atteignons vers 19h, car nous logeons sur le canapé d’un copain. Nous retrouvons NY avec grand plaisir et notre pote aussi bien sûr.
On ressort vers 21 heures : on mange rapidement dans un bui bui puis nous allons vers Times Square pour prendre un verre au bar du Hilton : vue splendide sur la ville grâce aux grandes baies vitrées, c’est cosi. Les consos sont évidemment assez chères …A 23h00, nous retrouvons un pote de notre pote dans un autre bar : ambiance complètement différente, il y a des machines à sous et des jeux d’arcades !
Quelques chiffres : Trajet en bus Bostonà NYC par la compagnie Fung Wah : 15$ par personne.
10 mai 2007 : New York City Au programme : promenade matinale à Times Square, pause dans un Europa Cafe (les muffins, énormes, sont excellents le café jus de chaussettes lui, est typique américain), descente de Broadway Avenue, pause pizza et pomme dans un square. Nous assistons à une remise de diplôme en plein air, de la Université of NY C’est très sympa, bonne ambiance.
Cérémonie de remise des diplômé(e)s de la University of New york
A 15h30, nous avons RDV avec notre copain pour visiter l’Intrepid Sea Museum, angle de de la 46th et de la 12è. Nous errons dans le coin une bonne demie heure, mais où donc est passé le Sea Museum ? Et bien, pas de chance, c’est fermé, en travaux. Tant pis, on se promène, et on reprend ensuite la ligne de métro n°1 pour aller faire des coures à Mayfair. En sortant, avec tous nos paquets, on prend un taxi noir, type de taxis qui ne font que des courses dans Harlem. On négocie le prix de la course avant de monter (et oui, il paraît que c’est comme ça que ça marche), ce sera 6$ le trajet. Soirée : repas + DVD et dodo vers 23h30.
Quelques chiffres : Trajet en bus Bostonà NYC par la compagnie Fungwash : 15$ par personne. Course en taxi dans Harlem : 6$
11 mai 2007 : New York City La journée commence mal : la poignée de la porte de l’appart nous reste dans les mains en voulant verrouiller la porte au moment de sortir. Pas de panique, on s’acharne dessus et on arrive enfin à tout verrouiller. On apprendra le soir que ça arrive souvent ! Nous prenons le métro, ligne C puis A, en direction de Brooklyn. Arrivées à Brooklyn, nous traversons le pont, à pieds, en direction de Manhattan ce qui nous permet d’observer la skyline. C’est gris, mais c’est beau aussi ainsi.

La Skyline depuis le pont de Brooklyn
Le pont de Brooklyn
Petit pause chez J&R pour acheter une carte SD de 2 Go, ce qui m’en fera 3 au total puis nous allons à Ground Zero. Il nous semble que les travaux n’ont pas beaucoup avancés depuis l’année dernière. Les photos accrochées aux grilles sont émouvantes.
Nous remontons Church Street puis pause dans un deli. Après cela, nous remontons Broadway avenue en passant par Times Square. A 15h20, nous sommes dans la queue du MOMA pour profiter du Target Free Friday : entrée gratuite à partir de 16h tous les vendredi. Voilà qu’il se met à pleuvoir et bien sur nous n’avons pas de parapluie, nous nous abritons tant bien que mal sous un sac plastique mais nous tenons bon ! A 16h15, nous entrons dans le MOMA où la clim poussée à fond nous oblige à mettre un pull. Le musée, que nous avons visité l’année dernière, est superbe, particulièrement le 5ème étage.
Après la visite, on rentre à l’appart pour se rendre présentable car à 21h nous avons RDV avec notre copain pour dîner dans un restau Français, tenu par un de ses potes : au menu sole, crabe mou et filet mignon, fraisier en dessert. Nous rentrons tous les 3 en taxi.
Quelques chiffres : Carte SD de 2 Go : 28$ Course en taxi, de nuit, de la 60th (environ) à la 139th : 20$
12 mai 2007 : New York City Réveil difficile vers 7h30 : mal au cœur, mal au ventre, envie de vomir. Une citrate, 2 dolipranes et 1 motilium plus tard, nous nous dirigeons vers le musée Guggenheim, à pieds, à travers Harlem puis Central Park.
Visite du musée : certaines sections sont fermées, l’extérieur toujours en restauration, nous voyons la façade du musée seulement en photo, c’est bien dommage. La visite est assez décevante car il n’y a que 2 salles qui présentent des peintures intéressantes et les autres toiles ne sont pas exposées.
Vers 13h30, achat de salade et de California Maki que nous dégustons dans Cantral Park. Ballade ensuite dans les rues de NY jusqu’à Greenwish. Il y a un vide grenier ce WE et heureusement nous ne trouvons rien.
Greenwish, l’Empire State Building et les châteaux d’eau, caractéristiques new yorkaises
Nous rentrons à l’appart vers 19h et passons une soirée tranquille et reposante.
Quelques chiffres : Entrée du musée Guggenheim : total 22$ (1 tarif plein + 1 tarif réduit ??)
13 mai 2007 : New York City Ici c’est le mother’s day, la fête des mères. Nous avions prévu d’aller assister à une messe Gospel ce matin mais comme l’année dernière, bien que logées au cœur de la communauté à Harlem, nous n’y allons pas alors que l’église est à deux pas (il nous faudra donc revenir une 3ème fois !). Nous réglons le matin des détails pratiques, notamment un passage à la laverie du quartier. Les laverie parisienne sont à côté microscopique. Nous allons ensuite, en métro, dans le Lower East Side pour visiter ce quartier ainsi que le East Side. Puis, nous remontons Broadway en passant devant le superbe Flatiron Building. A Union Square, nous assistons à une démonstration de spectacle asiatique puisque c’est le World Fudan Day. Ne me demandez pas ce que c’est mais l’ambiance est terrible !
Spectacle asiatique à l’occasion du World Fudan Day
Ballade dans Central Park de 16h à 19h où il y a un monde fou et nous remontons à pieds jusqu’à Harlem où nous passerons une soirée tranquille pour le repos de nos pieds.
Cours à Central Park : La crosse
Quelques chiffres : Laverie (lave ligne + sèche linge) : 3, 75$
14 mai 2007 : New York City Dernier jour à NYC ! Nous préparons notre sac avant d’attaquer cette journée. A/R de Harlem à Greenwish, le tout à pieds (pour ce qui ne l’aurait pas compris, nous sommes des adeptes de la marche à pieds !), avec un passage près du Crysler Building notre building préféré, la dégustation de The Cheesecake acheté dans la patisserie découverte l’année dernière.
On se ballade, les semelles de nos chaussures fument, il fait beau, nous aimons NY, nous prenons le temps de déambuler, c’est ainsi que nous concevons nos vacances. Nous aimons vraiment NY, nous reviendrons, promis juré.
Au détour d’un magasin, rencontre avec Spiderman.
Le soir, nous achetons des spécialités africaines dans un bui bui africain de Harlem, le repas est épicé, la note salée (évidemment nous avons pris pleins de choses, pour au moins 6 personnes).
15 mai 2007 : New York City à Las vegas
Aujourd’hui nous partons à la conquête de l’Ouest. Comme nous sommes dans les années 2000, ce sera en avion ! Notre avion US Aiways doit décoller à 10h04 de l’aéroport et nous quittons donc l’appart à 6h50 en même temps que notre copain qui attaque à 7h (et qui sera donc un peu en retard). Nous prenons le métro C puis A et le Airtrain à Howard Beach et atteignons ainsi le terminal 7 après 1h30 de trajet. Enregistrement sans problème, il y a peu de monde. Nous apprenons que notre vol est retardé de 1 heure ! La durée du vol est de 5h40, et avec le décalage horaire de 3 heures, nous arrivons vers 14h. Dès l’atterrissage, nous sommes dans l’ambiance : du hublot on distingue la pyramide du Luxor, au loin la poussière du désert. Cela continue dans l’aéroport où nous sommes accueillies par des machines à sous !
Vue de la célèbre pyramide du Luxor depuis le hublot de l’avion
Nous récupérons la voiture de location, la conduite s’avère facile, et nous nous dirigeons vers l’Imperial Palace où nous avons réservé une chambre pour 2 nuits. Conduire sur le strip n’est pas chose facile, il y a du monde, l’entrée de l’Imperial Palace n’est pas très visible et nous passons donc devant une première fois ce qui nous oblige à revenir sur nos pas. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous laissons les clés de la voiture au valet et partons découvrir notre chambre au 13ème étage : lit king size, hot tub (jacuzzi sans les bulles), miroir au plafond, c’est le luxe … très kitch !
« Premier dollar » glissé dans la machine à sous vers 17 heures, on comprend vite ce qui est fascinant ici. Et c’est parti pour la tournée des casinos : Ceasar’s palace, The Venitian, The Mirage, ….De nuit, c’est assez bluffant, on adore !
Céliiiine était là aussi (euh, elle est un peu penchée !!)
Quelques chiffres : Chambre double à l’Imperial Palace : 85$ hors taxe (réservé en avril).
16 mai 2007 : Las Vegas
Le programme de la journée, c’est Red Rock Canyon ou Valley of Fire. En sortant de l’hôtel, nous nous rendons vite compte que ce n’est pas une bonne idée, il fait plus de 100°F soit 38°C et il n’est que 10 heures ! Nous passons donc une bonne partie de la journée à écumer les boutiques des deux outlets de Las Vegas. Vers 16 heures, nous rentrons déposer nos achats et poursuivons la tournée des casinos jusqu’à pas d’heure.
L’Empire State Building, le Chrysler Building ... New York, New York
Quelques chiffres : Chambre double à l’Imperial Palace : 85$ hors taxe
17 mai 2007 : Las Vegas --> Kingman/Seligman/Williams.
Notre séjour à Las Vegas se termine. Nous prenons la route aujourd’hui en direction du Grand Canyon. Passage par le barrage de Hoover, puis par Kingman où nous faisons une pause au Mr.D’z.

Mr D’z
Nous filons ensuite vers Seligman par la route 66 : personne devant, personne derrière, la route est à nous, il fait chaud, les paysages sont grandioses, nous voilà plongées au cœur du grand Ouest ! Après l’arrêt touristique à Seligman, nous continuons vers Williams où nous passerons la nuit au Rodeway Inn après avoir trouvé un coupon de reduc dans un des journaux récupérés à l’office de tourisme de Kingman. Nous faisons des courses à Williams pour remplir la glacière achetée plus tôt et acheter de quoi tenir quelques jours. Petit tour by night de Williams, c’est rapide mais très sympa, ambiance route 66, des néons partout, on a beaucoup aimé.

Mon rêve américain, la route 66
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 393 Chambre double au Rodeway Inn de Williams : 45, 50 $ ttc
18 mai 2007 : Grand Canyon
Réveil à 6h30. Le petit dej continental est en fait un café et un jus d’orange à venir prendre au comptoir de la réception ...
Nous roulons vers le GRAND CANYON. L’arrivée à 9h30 au point de vue est spectaculaire, on est peu de chose ! Après le choc, nous empruntons le sentier de randonnées qui descend en lacets, faisons demi tour après plus d’heure et on remonte abruptement. Pause dej, sur un banc à l’ombre des pins, face au Grand Cayon. Nous écumons les points de vue répartis le long du chemin « goudroné » et empruntons la free navette jusqu’à Yaki Point. Nous assistons pour finir au coucher de soleil, qui se révèle assez décevant.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 116 Chambre double au Yavapai lodge du Grand Canyon : 103, 53 $ ttc (réservé le 1er février)
19 mai 2007 : Horse Shoe Bend, Antelope Canyon
Départ vers 7h15 via Desert View avec au passage un arrêt à quelques points de vue. Les couleurs du petit matin sont et la vue du Grand Canyon sur le Colorado splendides. Il y a peu de monde et au volant, nous croisons des biches, des lapins ainsi qu’un petit coyote qui traverse la route devant nous.
La route entre le GC et Page est très belle, bordée de roches rouges, c’est aride, il fait beau et très chaud.
Arrêt à Horseshoe Bend pour observer un méandre du Colorado. Le chemin qui mène sur la bute est de sable rouge, les roches sont drapées, c’est magnifique (on se répète souvent dans l’ouest des EU).
Horse Shoe Bend
Rencontre du 3ème type, il est mimi comme tout ce petit lézard
Direction Antelope Canyon où nous troquons notre Cavalier Chevrolet pour le Pick Up des Navajo. Nous sommes 12 dans le pick up, dont … 6 autres français … parmi lesquels un couple avec 2 jeunes enfants voyagent en camping-car. Quelques mètres avant l’arrivée du slot Canyon, le pick up tombe en rade. Il ne voudra pas repartir et il faudra qu’un autre pick up vienne nous chercher pour nous conduire à l’entrée du slot Canyon. L’avenura …

Tout les pick up sont arrivés, le nôtre est en rade à une dizaine de mètres de l’entrée
Upper Antelope Canyon, il n’y a pas d’autre mot, c’est sublime (bon, je sais je me répète). La visite aussi se désorganise, nous sommes sensées rester avec le conducteur du pick up qui est aussi notre guide pour la visite mais tout le monde se disperse, nous rentrerons, près de 2 heures plus tard, avec un autre groupe.
Anteloppe Canyon, non vraiment pas de mot
Pique Nique à Page où nous modifions notre programme. Nous abandonnons l’idée de pousser jusqu’au lake Powel et décidons d’aller directement à Monument Valley. Le lendemain nous décidons également d’inclure le Canyon de Chelly dans notre périple, ce qui n’était pas prévu. Cela nous conduira à faire pas mal de kms ce jour ci et le lendemain ! En chemin, nous nous arrêtons au National Monument Navajo et faisons la piste Sandal Trail pour observer des ruines indiennes, qui sont très loin du point de vue cependant. Après cela, direction Mexican Hat où nous dinerons au Mexican hat Lodge et y passeront la nuit.
Ambiance Western au Mexican Hat Lodge où nous retrouverons 3 Allemandes croisées au Grand Cayon
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 504 Visite de Antelope Canyon = 42$ pour deux Chambre double au Mexican Hat Lodge : 74, 97 $ ttc
20 mai 2007 : Monument Valley et Canyon de Chelly
Le matin, ambiance Western avec la visite de Monument Valley Nous suivons la piste qui met notre chevrolet cobalt à rude épreuve, la citadine n’est pas habituée à faire du tout terrain … et la conductrice non plus ! La visite reste un grand moment, les roches rouges sont époustouflantes.
Mon rêve américain : Monument Valley
Mon rêve américain : Monument Valley (bis)
Après la pause dej, nous mettons le cap sur le Canyon de Chelly. Orage sur la route, les couleurs grises rend le tableau plus réaliste … le rêve américain n’est pas accessible à tous. La descente à pied dans le fond du canyon est assez sportive mais l’effort est récompensé : nous voyons de près des ruines indiennes et nos premiers pétroglyphes … et il faut remonter.
Nous reprenons la route et nous rapprochons de notre prochaine étape et passons la nuit à Bluff. Première étape malheureuse, l’accueil est désagréable et l’odeur canine résiduelle dans la chambre n’arrange rien.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 414 Visite de monument Valley = 5$ par personne Chambre double au Kokopelli inn : 60, 64 $ ttc
21 mai 2007 : Canyonlands The Needles
Nous quittons Bluff sans regret. Ce lundi est consacré à la partie sud de Canyonlands : The Needles qui tirent sont nom des roches en forme d’aiguilles de couleur rouge et blanche. A l’arrivée, nous nous mettons en jambe par une promenade qui permet de voir un camp de cow-boys : Cave Spring. C’est amusant, il nous faut grimper à deux reprises une échelle de bois pour escalader un rocher.
Oh, qu’il est mimi celui là aussi !
Nous poursuivons par une seconde rando d’environ 3h dont l’objectif est d’atteindre ces fameuses aiguilles. Sur le parcours, il y a des champignons minérals, les cactus sont en fleurs, les yuccas aussi, les sentiers sentent le pin.
Les Needles tant attendues
Nous mettons ensuite le cap sur Moab, que nous atteignons après deux heures de route et qui s’avère être une bonne surprise après Mexican Hat et Bluff : enfin un peu de vie ! Nous faisons des courses, une ballade à pieds dans la ville et établissons l’itinéraire du lendemain.
La nuit se passe au Red Stone Inn où il y a une laverie à disposition et un not tub.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 294 Chambre double au Red Stone Inn : 72, 91 $ ttc
22 mai 2007 : Arches
Aujourd’hui, grasse matinée avec un lever à 7h45 ! Nous consacrons la journée à Arches qui est situé tout près de Moab et qui va nous permettre de délaisser un peu la voiture.
Dans la matinée, nous effectuons la rando jusqu’à Double O Arch via Landscape Arch et Wall Arch. Le retour se fait par Primitive Arch : A/R en 2h mais à un rythme de parisien. Nous pique-niquons sur l’aire dédiée super bien aménagée avec au menu des tomates et des haricots de chili : de vraies cow-girls !
Sans transition, nous effectuons la rando jusqu’à Delicate Arch : ça monte, ça monte, ça monte, le dej lui remonte ! Mais c’est sublime, petite pause pour savourer ces paysages. Nous redescendons tranquillement, reprenons la voiture, il me semble reconnaître quelques paysages de Thelma et Louise.

Une vue caractéristique de Arches, n’est ce pas un des paysages qui apparaît dans Thelma et Louise ?
Retour à Moab, nous prenons possession de notre nouvelle chambre au Silver Sage Inn, légèrement moins cher que le précédent, mais légèrement plus excentré aussi. Nous réglons ensuite des détails pratiques : laverie et courses, pour finir par un tour de Moab, des gifts stores.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 85 Chambre double au Silver sage inn : 67, 29 $ ttc
23 mai 2007 : Canyonlands : Islands in the sky, Dead Horse Point, Cisco
Levées aux horaires, nous sommes à 8h45 dans la partie Nord de Canyonlands : Islands in the Sky. Nous effectuons une rando de 10 kms environ en 2h15 The Neck. C’est assez décevant, nous n’avons pas dû choisir la plus intéressante ! Nous filons ensuite voir Mesa Arch que l’on atteint après une ballade de 20 minutes. Nous décidons de quitter ce parc qui ne nous séduit pas et allons à Dead Horse Point State Park et sa superbe vue sur le Colorado. Ici a été tournée la scène finale de Thelma et Louise. On reste un peu sur notre faim, évidemment sans 4x4, on est un peu limité.
Après cela, nous partons faire un tour sur la ByWay 128 qui longe le Colorado, c’est sublime. Nous faisons halte au musée du cinéma des films tournés dans la région : Thelma et Louise, Rio Grande, Retour vers le futur 3, Indiana Jones 3, pleins de série. Il est super intéressant et très bien fait.
Le musée du cinéma
Le Grand John
Nous reprenons la voiture pour nous rendre sur des lieux de tournage de films. A partir d'un petit dépliant que nous avons récupéré à l'office du tourisme de Moab, nous décidons d'aller jusqu'à Cisco. Cisco est une ville fantôme (ce sera la seule de notre parcours) dans laquelle des scènes de Thelma et Louise ont été tournées. C’est quand même un super gros détour pour pas grand-chose, la ville est vraiment fantôme, impressionnant à voir !
Sur le chemin, station service à l’abandon
Cisco, lieux de tournage de Thelma et Louise, ça vous rappelle quelque chose ? Moi vaguement …
Nous dînons à la Fiesta Mexicana, très bonne adresse, des cocktails énormes, et des plats bien garnis super bons.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 322 Chambre double au Silver sage inn : 67, 29 $ ttc
24 mai 2007 : Scenic 12 et Capitof Reef
Nous quittons Moab pour rejoindre Capitol Reef. A Capitol Reef, nous randonnons sur Hickman Reef où nous sommes accueillies par un orchestre de serpents à sonnettes puis nous allons voir de superbe pétroglyphes. Nous reprenons la route via la célèbre scenic 12 en direction de Bryce Canyon qui constituera notre prochaine étape. Par la scenic 12, nous traversons des paysages arides, des forêts, le thermomètre descend, puis regrimpe, ouf. Nous poursuivons finalement jusqu’à Panguitch où nous logerons 2 jours.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 470 Chambre double à l’Horizon Motel : 55, 12 $ ttc
25 mai 2007 : Bryce canyon et Red Canyon
Journée riche en couleurs grâce à Bryce Canyon et à red Canyon. Les promenades sont l’occasion de s’émerveiller.
Bryce Canyon, un coup de coeur
Son petit frère Red Canyon, plus petit et de couleur rouge, plus uniforme
Nous retournons à Bryce Canyon à l’heure du coucher du soleil pour contempler la lumière déclinante. Bryce Canyon fut une superbe découverte, un vrai coup de cœur.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 219 Chambre double à l’Horizon Motel : 55, 12 $ ttc
26 mai 2007 : Zion
Nous quittons Panguitch avec une petite appréhension : nous n’avons pas d’hôtel réservé pour la nuit et nous sommes le samedi du Memorial Day ! Nous arrivons à Zion dans la matinée après avoir traversée le parc par la superbe scenic 9. Nous nous garons au Visitor Center et allons à la gare routière prendre une navette. Il y a du monde à l’arrêt du bus, cela enlève un peu de son charme au parc, les autres étaient nettement moins fréquentés.
Nous prenons la navette pour visiter quelques lieux mais restons finalement peu de temps dans le parc et nous partons à la recherche d’un hôtel. Nous échouons à Mesquite et prenons une chambre à l’hôtel casino Virgin River, ce n’est pas donné mais c’est le samedi du Memorial Day, ceci expliquant cela.
Vue de Mesquite depuis le parking de l’hôtel
Quelques chiffres :
Nombre de kms parcourus = 257 Chambre double au Virgin river : 98, 09 $ ttc
27 mai 2007 : Las Vegas
Journée de transition, nous quittons Mesquite pour Las vegas car nous partons le lendemain matin en avion pour San Francisco. Nous allons poser nos bagages dans l’hôtel réservé depuis la France situé dans un quartier assez loin du strip, à proximité de l’I15, dans un no man’s land : la chambre est grande, c’est une bonne surprise mais le quartier est excentré. Nous renonçons à nous rendre à pieds sur le strip, prenons la voiture et profitons une dernière fois du vallet de l’Imperial Palace. Dernier tour des casinos, on gagne 5$ au Bellagio, c’est le début de la fortune.
Retour à l’hôtel, on boucle les sacs. Demain, de nouvelles aventures nous attend.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 200 environ Chambre double au Vagabond inn : 54, 45 $ ttc
28 mai 2007 : San Francisco
Levées vers 7 heures, nous nous dirigeons vers l’aéroport, rendons la voiture très efficacement puisque cela pend moins de deux minutes, et attendons le départ du vol, prévu à 11h46. L’avion atterrit sans retard à San Francisco, nous récupérons nos sacs et nous nous offrons les services du Shuffles door to door pour rallier le 415 Lincoln Way, près du Golden Parc, où nous avons loué un appart grâce à une connaissance d’un membre de ce forum. L’appart est super mimi mais il fait très froid et nous nous ruons sur les radiateurs électriques. Après le ravitaillement d’usage, nous partons à pieds à la découverte de Castro.
A Castro, nous sommes accueillies par le raimbow flag
Au retour, le vent se lève, il fait froid, même très froid, dans l’appart aussi. Heureusement pour nous, nous ne savons pas encore que nous aurons froid tout le séjour ! Après la chaleur éprouvée dans les parcs, le choc est rude !
Quelques chiffres : Location voiture : du 15 mai au 28 mai : 324 euros TTC (Avis) payé lors de la réservation. Essence pour 3285 kms parcourus = 200 $ Billet d’avion Las Vegas / San Francisco :76, 48 euros par personne Transfert aéroport à San Francisco en super shuffle : 32 $ pour deux Location de l’appart pour 7 nuits : 365, 18 euros
29 mai 2007 : San Francisco
Départ, à pieds, en direction du Civic Centre, rue Powell afin de prendre le cable car qui constitue une attraction en soi. A Ficherman’s Warf, nous observons les otaries qui ont colonisé le Pier 33 et décidons d’aller réserver nos billets pour la visite d’Alcatraz. Nous grimpons ensuite jusqu’à la Coit tower via Telegraph hill, quartier pittoresque, on adore. On redescend vers North Bay, le quartier Italien puis nous allons vers Chinatown où l’on achète des nouilles que nous allons manger dans le parc de Whashington. Petite ballade dans Chinatown, puis Financial District puis Market Street, passage obligatoire par l’Opéra. Nous remontons ensuite Haigh street, mélange de hyppies, baba cool, clodo et nous arrivons, sur les rotules à l’appart.
Partie de jambes en l’air sur la Haigh Street
Quelques chiffres : Trajet en Cable car : 5$ par personne
30 mai 2007 : San Francisco
Après une matinée de repos, nous partons en début d’après midi à la découverte du quartier hyspano Mission. Nous rallions ensuite Castro pour assister à 16h55 à une séance de cinéma au Castro Theatre « Esacped from Alcatraz ». Et oui, nous préparons la visite de demain. Bon, le film est en anglais évidemment non sous titrés, nous ne comprenons pas tout mais il y a quand même peu de dialogues, Clint Eastwood n’étant pas très bavard !
31 mai 2007 : San Francisco
Nos billets pour la visite d’Alcatraz sont réservés pour 11 h. Durant la traversée en ferry, nous restons à l’intérieur car il fait froid, le Golden Gate est, encore, dans le brouillard. La visite est très vivante, très intéressante grâce aux commentaires de l’audio guide (en français).
Après cette visite, nous allons dans le quartier de Russian Hill et nous grimpons la célèbre qui serpente à plus de °. C’est éprouvant. Retour à pieds à l’appart, la journée a été encore bien remplie.
Quelques chiffres : Visite d’Alcatraz : 21, 75$ par personne
1er juin 2007 : San Francisco
Nous quittons l’appart vers 9h45 avec comme objectif Sauselito en 4 étapes : la traversée du Golden Gate Parc, la traversée du Presidio Parc, la traversée du Golden Gate et enfin 2 miles pour rejoindre Sauselito, le tout à Pieds.
La traversée du Golden Gate, mythique tout simplement, même sous le brouillard !
Après 4 heures de marche, nous atteignons Sauselito. Nous nous requinquons avec un sandwish fait devant nous, énorme, que l’on trouve succulent.
Nous partons ensuite à la découverte de Sauselito et à la recherche des fameux house boats mais bizarre, nous n’en trouverons que quelques uns.
Les boîtes aux lettres des house boats
Retour à San Francisco, en bus. Nous rentrons à l’appart vers 19 heures, quelle journée !
2 et 3 juin 2007 : San Francisco
Au cours de ces deux journées, nous avons poursuivi l’exploration de la ville et nous avons fait quelques boutiques, sous un temps toujours frisquet, avec pas mal de vent. Ces deux jours étaient finalement en trop, nous aurions dû quitter la ville.
4 juin 2007 : San Francisco
Aujourd’hui c’est le départ ! Nous prenons le BART pour rejoindre l’aéroport où notre avion décolle à 9h30.
Photo prise à travers le hublot de l’avion, zoom à fond, ça me rappelle bien quelque chose.
Notre escale à Dallas, qui devait durer 2h20, dure finalement plus de 4 heures à cause d’un énorme orage sur la ville qui contraint tous les avions à rester au sol. Le vol Dallas Paris se passe ensuite sans problème et nous arrivons à Paris le 5 juin sur les coups de 11 heures. Les vacances sont finies, nous avons une seule envie : revenir !
Quelques chiffres : 1 ticket de métro = 1, 5$ 1 ticket pour le BART = 5, 15$
Conclusion
Ce voyage de 4 semaines fut fantastique. Nous avons aimé New York, Antelope Canyon, Monument Valley, la route 66, Bryce Canyon, The Needles, Arches, l'accueil et la gentillesse des américains, la liberté, les cactus, les paysages désertiques, etc.
Nous avons moins aimé Islands in the sky, la foule à Zion, San Francisco sous la grisaille et le froid, et évidemment le retour au boulot après un séjour aussi splendide.
Nous avions réservé les billets d’avion des mois à l’avance au prix de 600 euros ttc par personne, avec comme trajet : Paris à Boston par American Airlines puis New York à Las Vegas par US Airways puis San Francisco à Paris (avec escale à Dallas) par AA. Nous avons ajouté en construisant le voyage un autre vol Las Vegas –> San Francisco pour 76, 5 euros par personne.
Nous avions également réservé certains hébergements à l’avance, notamment à Boston, à Las Vegas, au Grand Canyon, etc.
Le parcours était le suivant : Boston (2 jours), New York (5 jours), Las Vegas, Williams, Grand Canyon, Antelope Canyon, Monument Valley, Canyon de Chelly, Moab (Canyonlands et Arches), Capitol Reef, Bryce Canyon, Zion, Las Vegas puis San Francisoco (6 jours).
7 mai 2007 : Le Départ pour Boston Le vol de 13h30 pour Boston est sans retard. Nous arrivons à 15h20 et nous récupérons les sacs à dos, nous franchissons l’immigration et nous passons par l’accueil de l’aéroport pour demander un plan du métro. Nous prenons donc le métro pour rejoindre la YWCA de Black Bay dans laquelle nous passerons 2 nuits. Arrivées à 17h, nous déposons nos sacs et filons explorer la ville en faisant un bout de la Freedom Trail, itinéraire qui parcourt tous les sites touristiques de la ville.
Symbole de la Freedom trail Pause dîner au Market, regroupement de petits restaus et divers bui bui, sous une halle et retour à la YWCA dans la soirée.
Boston PolicePremières impressions de Boston positives : la ville mélange de beaux immeubles anciens et une architecture plus moderne. On aime.
BostonQuelques chiffres : Trajet en métro aéroport -> centre ville de Boston : 2$ par personne Chambre double dans la YWCA de Black Bay : 90$ salle de bain et toilette sur le palier (et oui, Boston est une ville chère !)
8 mai 2007 : Boston Effet du décalage horaire : à 7h15, nous prenons le petit déjeuner et quittons la YWCA vers 8 heures. Nous décidons tout d’abord d’aller réserver notre bus du lendemain pour New York et nous choisissons la compagnie Fung Wah. Après avoir réglé ce détail pratique, nous nous consacrons à la visite pédestre de la ville en poursuivant la Freedom Trail jusqu’à North End, le quartier Italien de Boston. Pause espresso et capuccino dans un vrai caffè de Machos !
Photos : église et buildingNous repartons à l’assaut de la ville et allons à pedibus jusqu’à Cambridge pour nous balader dans la célèbre Harvard. C’est l’idée que l’on se fait d’un campus américain : beaux bâtiments, belles pelouses, …Après une pause pique-nique et sieste, nous quittons Cambridqe et allons dans le pittoresque quartier de Beacon Hill où les rues sont étroites et pavées puis dans la Common Boston, très beau parc au coeur de la ville.
Common Boston, le parc au cœur de la villeLa découverte de Boston by night se révèle assez décevante, excepté le quartier de Beacon Hill éclairé par des lampadaires à gaz.
Quelques chiffres : Chambre double dans la YWCA : 90$
9 mai 2007 : Boston puis New York City La journée démarre vers 7h30. Nous bouclons les sacs et les laissons à l’accueil le temps de faire un dernier tour de la ville. Visite du quartier de South End et de Black Bay, pause internet gratuite de 15 minutes dans la superbe bibliothèque de Boston, balade dans le Common Boston Park. Nous repartons ensuite chercher nos sacs à dos que l’on porte, sous une chaleur de plomb, jusqu’à South Station où notre bus nous attend.
A 13 heures, nous quittons Boston pour New York. Nous nous attendions à un dépaysement total puisque nous avions entendu dire que les bus des compagnies chinoises étaient empruntés par les communautés chinoises des 2 villes, qu’ils étaient donc remplis d’asiatiques, que cela sentait la bouffe chinoise, etc…Que nenni, nous ne sommes que 6 ou 7 dans le bus, tous « européens » mangeant sandwishes ou hamburgeurs !
Photo du bus de la compagnie asiatique Fung WahNous avons passé 10 jours à New York en avril 2006 et avons parcouru la ville en long en large et en travers, de Brooklyn au Bronx, avec la visite du MOMA, du MET, de l’Empire State Building, de longues balades dans les différents quartiers, etc. Ce nouveau séjour va nous permettre de repasser aux endroits que nous avons aimés et d’en découvrir de nouveaux.
Nous arrivons sans encombre vers 17h30 où le bus nous laisse au sud de Manhattan. Il nous faut donc prendre le métro, lignes A puis C, jusqu’à Harlem que nous atteignons vers 19h, car nous logeons sur le canapé d’un copain. Nous retrouvons NY avec grand plaisir et notre pote aussi bien sûr.
On ressort vers 21 heures : on mange rapidement dans un bui bui puis nous allons vers Times Square pour prendre un verre au bar du Hilton : vue splendide sur la ville grâce aux grandes baies vitrées, c’est cosi. Les consos sont évidemment assez chères …A 23h00, nous retrouvons un pote de notre pote dans un autre bar : ambiance complètement différente, il y a des machines à sous et des jeux d’arcades !
Quelques chiffres : Trajet en bus Bostonà NYC par la compagnie Fung Wah : 15$ par personne.
10 mai 2007 : New York City Au programme : promenade matinale à Times Square, pause dans un Europa Cafe (les muffins, énormes, sont excellents le café jus de chaussettes lui, est typique américain), descente de Broadway Avenue, pause pizza et pomme dans un square. Nous assistons à une remise de diplôme en plein air, de la Université of NY C’est très sympa, bonne ambiance.
Cérémonie de remise des diplômé(e)s de la University of New yorkA 15h30, nous avons RDV avec notre copain pour visiter l’Intrepid Sea Museum, angle de de la 46th et de la 12è. Nous errons dans le coin une bonne demie heure, mais où donc est passé le Sea Museum ? Et bien, pas de chance, c’est fermé, en travaux. Tant pis, on se promène, et on reprend ensuite la ligne de métro n°1 pour aller faire des coures à Mayfair. En sortant, avec tous nos paquets, on prend un taxi noir, type de taxis qui ne font que des courses dans Harlem. On négocie le prix de la course avant de monter (et oui, il paraît que c’est comme ça que ça marche), ce sera 6$ le trajet. Soirée : repas + DVD et dodo vers 23h30.
Quelques chiffres : Trajet en bus Bostonà NYC par la compagnie Fungwash : 15$ par personne. Course en taxi dans Harlem : 6$
11 mai 2007 : New York City La journée commence mal : la poignée de la porte de l’appart nous reste dans les mains en voulant verrouiller la porte au moment de sortir. Pas de panique, on s’acharne dessus et on arrive enfin à tout verrouiller. On apprendra le soir que ça arrive souvent ! Nous prenons le métro, ligne C puis A, en direction de Brooklyn. Arrivées à Brooklyn, nous traversons le pont, à pieds, en direction de Manhattan ce qui nous permet d’observer la skyline. C’est gris, mais c’est beau aussi ainsi.

La Skyline depuis le pont de Brooklyn
Le pont de BrooklynPetit pause chez J&R pour acheter une carte SD de 2 Go, ce qui m’en fera 3 au total puis nous allons à Ground Zero. Il nous semble que les travaux n’ont pas beaucoup avancés depuis l’année dernière. Les photos accrochées aux grilles sont émouvantes.
Nous remontons Church Street puis pause dans un deli. Après cela, nous remontons Broadway avenue en passant par Times Square. A 15h20, nous sommes dans la queue du MOMA pour profiter du Target Free Friday : entrée gratuite à partir de 16h tous les vendredi. Voilà qu’il se met à pleuvoir et bien sur nous n’avons pas de parapluie, nous nous abritons tant bien que mal sous un sac plastique mais nous tenons bon ! A 16h15, nous entrons dans le MOMA où la clim poussée à fond nous oblige à mettre un pull. Le musée, que nous avons visité l’année dernière, est superbe, particulièrement le 5ème étage.
Après la visite, on rentre à l’appart pour se rendre présentable car à 21h nous avons RDV avec notre copain pour dîner dans un restau Français, tenu par un de ses potes : au menu sole, crabe mou et filet mignon, fraisier en dessert. Nous rentrons tous les 3 en taxi.
Quelques chiffres : Carte SD de 2 Go : 28$ Course en taxi, de nuit, de la 60th (environ) à la 139th : 20$
12 mai 2007 : New York City Réveil difficile vers 7h30 : mal au cœur, mal au ventre, envie de vomir. Une citrate, 2 dolipranes et 1 motilium plus tard, nous nous dirigeons vers le musée Guggenheim, à pieds, à travers Harlem puis Central Park.
Visite du musée : certaines sections sont fermées, l’extérieur toujours en restauration, nous voyons la façade du musée seulement en photo, c’est bien dommage. La visite est assez décevante car il n’y a que 2 salles qui présentent des peintures intéressantes et les autres toiles ne sont pas exposées.
Vers 13h30, achat de salade et de California Maki que nous dégustons dans Cantral Park. Ballade ensuite dans les rues de NY jusqu’à Greenwish. Il y a un vide grenier ce WE et heureusement nous ne trouvons rien.
Greenwish, l’Empire State Building et les châteaux d’eau, caractéristiques new yorkaisesNous rentrons à l’appart vers 19h et passons une soirée tranquille et reposante.
Quelques chiffres : Entrée du musée Guggenheim : total 22$ (1 tarif plein + 1 tarif réduit ??)
13 mai 2007 : New York City Ici c’est le mother’s day, la fête des mères. Nous avions prévu d’aller assister à une messe Gospel ce matin mais comme l’année dernière, bien que logées au cœur de la communauté à Harlem, nous n’y allons pas alors que l’église est à deux pas (il nous faudra donc revenir une 3ème fois !). Nous réglons le matin des détails pratiques, notamment un passage à la laverie du quartier. Les laverie parisienne sont à côté microscopique. Nous allons ensuite, en métro, dans le Lower East Side pour visiter ce quartier ainsi que le East Side. Puis, nous remontons Broadway en passant devant le superbe Flatiron Building. A Union Square, nous assistons à une démonstration de spectacle asiatique puisque c’est le World Fudan Day. Ne me demandez pas ce que c’est mais l’ambiance est terrible !
Spectacle asiatique à l’occasion du World Fudan Day Ballade dans Central Park de 16h à 19h où il y a un monde fou et nous remontons à pieds jusqu’à Harlem où nous passerons une soirée tranquille pour le repos de nos pieds.
Cours à Central Park : La crosseQuelques chiffres : Laverie (lave ligne + sèche linge) : 3, 75$
14 mai 2007 : New York City Dernier jour à NYC ! Nous préparons notre sac avant d’attaquer cette journée. A/R de Harlem à Greenwish, le tout à pieds (pour ce qui ne l’aurait pas compris, nous sommes des adeptes de la marche à pieds !), avec un passage près du Crysler Building notre building préféré, la dégustation de The Cheesecake acheté dans la patisserie découverte l’année dernière.
On se ballade, les semelles de nos chaussures fument, il fait beau, nous aimons NY, nous prenons le temps de déambuler, c’est ainsi que nous concevons nos vacances. Nous aimons vraiment NY, nous reviendrons, promis juré.
Au détour d’un magasin, rencontre avec Spiderman.Le soir, nous achetons des spécialités africaines dans un bui bui africain de Harlem, le repas est épicé, la note salée (évidemment nous avons pris pleins de choses, pour au moins 6 personnes).
15 mai 2007 : New York City à Las vegas
Aujourd’hui nous partons à la conquête de l’Ouest. Comme nous sommes dans les années 2000, ce sera en avion ! Notre avion US Aiways doit décoller à 10h04 de l’aéroport et nous quittons donc l’appart à 6h50 en même temps que notre copain qui attaque à 7h (et qui sera donc un peu en retard). Nous prenons le métro C puis A et le Airtrain à Howard Beach et atteignons ainsi le terminal 7 après 1h30 de trajet. Enregistrement sans problème, il y a peu de monde. Nous apprenons que notre vol est retardé de 1 heure ! La durée du vol est de 5h40, et avec le décalage horaire de 3 heures, nous arrivons vers 14h. Dès l’atterrissage, nous sommes dans l’ambiance : du hublot on distingue la pyramide du Luxor, au loin la poussière du désert. Cela continue dans l’aéroport où nous sommes accueillies par des machines à sous !
Vue de la célèbre pyramide du Luxor depuis le hublot de l’avionNous récupérons la voiture de location, la conduite s’avère facile, et nous nous dirigeons vers l’Imperial Palace où nous avons réservé une chambre pour 2 nuits. Conduire sur le strip n’est pas chose facile, il y a du monde, l’entrée de l’Imperial Palace n’est pas très visible et nous passons donc devant une première fois ce qui nous oblige à revenir sur nos pas. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous laissons les clés de la voiture au valet et partons découvrir notre chambre au 13ème étage : lit king size, hot tub (jacuzzi sans les bulles), miroir au plafond, c’est le luxe … très kitch !
« Premier dollar » glissé dans la machine à sous vers 17 heures, on comprend vite ce qui est fascinant ici. Et c’est parti pour la tournée des casinos : Ceasar’s palace, The Venitian, The Mirage, ….De nuit, c’est assez bluffant, on adore !
Céliiiine était là aussi (euh, elle est un peu penchée !!)Quelques chiffres : Chambre double à l’Imperial Palace : 85$ hors taxe (réservé en avril).
16 mai 2007 : Las Vegas
Le programme de la journée, c’est Red Rock Canyon ou Valley of Fire. En sortant de l’hôtel, nous nous rendons vite compte que ce n’est pas une bonne idée, il fait plus de 100°F soit 38°C et il n’est que 10 heures ! Nous passons donc une bonne partie de la journée à écumer les boutiques des deux outlets de Las Vegas. Vers 16 heures, nous rentrons déposer nos achats et poursuivons la tournée des casinos jusqu’à pas d’heure.
L’Empire State Building, le Chrysler Building ... New York, New York Quelques chiffres : Chambre double à l’Imperial Palace : 85$ hors taxe
17 mai 2007 : Las Vegas --> Kingman/Seligman/Williams.
Notre séjour à Las Vegas se termine. Nous prenons la route aujourd’hui en direction du Grand Canyon. Passage par le barrage de Hoover, puis par Kingman où nous faisons une pause au Mr.D’z.

Mr D’z
Nous filons ensuite vers Seligman par la route 66 : personne devant, personne derrière, la route est à nous, il fait chaud, les paysages sont grandioses, nous voilà plongées au cœur du grand Ouest ! Après l’arrêt touristique à Seligman, nous continuons vers Williams où nous passerons la nuit au Rodeway Inn après avoir trouvé un coupon de reduc dans un des journaux récupérés à l’office de tourisme de Kingman. Nous faisons des courses à Williams pour remplir la glacière achetée plus tôt et acheter de quoi tenir quelques jours. Petit tour by night de Williams, c’est rapide mais très sympa, ambiance route 66, des néons partout, on a beaucoup aimé.

Mon rêve américain, la route 66
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 393 Chambre double au Rodeway Inn de Williams : 45, 50 $ ttc
18 mai 2007 : Grand Canyon
Réveil à 6h30. Le petit dej continental est en fait un café et un jus d’orange à venir prendre au comptoir de la réception ...
Nous roulons vers le GRAND CANYON. L’arrivée à 9h30 au point de vue est spectaculaire, on est peu de chose ! Après le choc, nous empruntons le sentier de randonnées qui descend en lacets, faisons demi tour après plus d’heure et on remonte abruptement. Pause dej, sur un banc à l’ombre des pins, face au Grand Cayon. Nous écumons les points de vue répartis le long du chemin « goudroné » et empruntons la free navette jusqu’à Yaki Point. Nous assistons pour finir au coucher de soleil, qui se révèle assez décevant.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 116 Chambre double au Yavapai lodge du Grand Canyon : 103, 53 $ ttc (réservé le 1er février)
19 mai 2007 : Horse Shoe Bend, Antelope Canyon
Départ vers 7h15 via Desert View avec au passage un arrêt à quelques points de vue. Les couleurs du petit matin sont et la vue du Grand Canyon sur le Colorado splendides. Il y a peu de monde et au volant, nous croisons des biches, des lapins ainsi qu’un petit coyote qui traverse la route devant nous.
La route entre le GC et Page est très belle, bordée de roches rouges, c’est aride, il fait beau et très chaud.
Arrêt à Horseshoe Bend pour observer un méandre du Colorado. Le chemin qui mène sur la bute est de sable rouge, les roches sont drapées, c’est magnifique (on se répète souvent dans l’ouest des EU).
Horse Shoe Bend
Rencontre du 3ème type, il est mimi comme tout ce petit lézardDirection Antelope Canyon où nous troquons notre Cavalier Chevrolet pour le Pick Up des Navajo. Nous sommes 12 dans le pick up, dont … 6 autres français … parmi lesquels un couple avec 2 jeunes enfants voyagent en camping-car. Quelques mètres avant l’arrivée du slot Canyon, le pick up tombe en rade. Il ne voudra pas repartir et il faudra qu’un autre pick up vienne nous chercher pour nous conduire à l’entrée du slot Canyon. L’avenura …

Tout les pick up sont arrivés, le nôtre est en rade à une dizaine de mètres de l’entrée
Upper Antelope Canyon, il n’y a pas d’autre mot, c’est sublime (bon, je sais je me répète). La visite aussi se désorganise, nous sommes sensées rester avec le conducteur du pick up qui est aussi notre guide pour la visite mais tout le monde se disperse, nous rentrerons, près de 2 heures plus tard, avec un autre groupe.
Anteloppe Canyon, non vraiment pas de motPique Nique à Page où nous modifions notre programme. Nous abandonnons l’idée de pousser jusqu’au lake Powel et décidons d’aller directement à Monument Valley. Le lendemain nous décidons également d’inclure le Canyon de Chelly dans notre périple, ce qui n’était pas prévu. Cela nous conduira à faire pas mal de kms ce jour ci et le lendemain ! En chemin, nous nous arrêtons au National Monument Navajo et faisons la piste Sandal Trail pour observer des ruines indiennes, qui sont très loin du point de vue cependant. Après cela, direction Mexican Hat où nous dinerons au Mexican hat Lodge et y passeront la nuit.
Ambiance Western au Mexican Hat Lodge où nous retrouverons 3 Allemandes croisées au Grand CayonQuelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 504 Visite de Antelope Canyon = 42$ pour deux Chambre double au Mexican Hat Lodge : 74, 97 $ ttc
20 mai 2007 : Monument Valley et Canyon de Chelly
Le matin, ambiance Western avec la visite de Monument Valley Nous suivons la piste qui met notre chevrolet cobalt à rude épreuve, la citadine n’est pas habituée à faire du tout terrain … et la conductrice non plus ! La visite reste un grand moment, les roches rouges sont époustouflantes.
Mon rêve américain : Monument Valley
Mon rêve américain : Monument Valley (bis) Après la pause dej, nous mettons le cap sur le Canyon de Chelly. Orage sur la route, les couleurs grises rend le tableau plus réaliste … le rêve américain n’est pas accessible à tous. La descente à pied dans le fond du canyon est assez sportive mais l’effort est récompensé : nous voyons de près des ruines indiennes et nos premiers pétroglyphes … et il faut remonter.
Nous reprenons la route et nous rapprochons de notre prochaine étape et passons la nuit à Bluff. Première étape malheureuse, l’accueil est désagréable et l’odeur canine résiduelle dans la chambre n’arrange rien.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 414 Visite de monument Valley = 5$ par personne Chambre double au Kokopelli inn : 60, 64 $ ttc
21 mai 2007 : Canyonlands The Needles
Nous quittons Bluff sans regret. Ce lundi est consacré à la partie sud de Canyonlands : The Needles qui tirent sont nom des roches en forme d’aiguilles de couleur rouge et blanche. A l’arrivée, nous nous mettons en jambe par une promenade qui permet de voir un camp de cow-boys : Cave Spring. C’est amusant, il nous faut grimper à deux reprises une échelle de bois pour escalader un rocher.
Oh, qu’il est mimi celui là aussi !Nous poursuivons par une seconde rando d’environ 3h dont l’objectif est d’atteindre ces fameuses aiguilles. Sur le parcours, il y a des champignons minérals, les cactus sont en fleurs, les yuccas aussi, les sentiers sentent le pin.
Les Needles tant attenduesNous mettons ensuite le cap sur Moab, que nous atteignons après deux heures de route et qui s’avère être une bonne surprise après Mexican Hat et Bluff : enfin un peu de vie ! Nous faisons des courses, une ballade à pieds dans la ville et établissons l’itinéraire du lendemain.
La nuit se passe au Red Stone Inn où il y a une laverie à disposition et un not tub.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 294 Chambre double au Red Stone Inn : 72, 91 $ ttc
22 mai 2007 : Arches
Aujourd’hui, grasse matinée avec un lever à 7h45 ! Nous consacrons la journée à Arches qui est situé tout près de Moab et qui va nous permettre de délaisser un peu la voiture.
Dans la matinée, nous effectuons la rando jusqu’à Double O Arch via Landscape Arch et Wall Arch. Le retour se fait par Primitive Arch : A/R en 2h mais à un rythme de parisien. Nous pique-niquons sur l’aire dédiée super bien aménagée avec au menu des tomates et des haricots de chili : de vraies cow-girls !
Sans transition, nous effectuons la rando jusqu’à Delicate Arch : ça monte, ça monte, ça monte, le dej lui remonte ! Mais c’est sublime, petite pause pour savourer ces paysages. Nous redescendons tranquillement, reprenons la voiture, il me semble reconnaître quelques paysages de Thelma et Louise.

Une vue caractéristique de Arches, n’est ce pas un des paysages qui apparaît dans Thelma et Louise ?
Retour à Moab, nous prenons possession de notre nouvelle chambre au Silver Sage Inn, légèrement moins cher que le précédent, mais légèrement plus excentré aussi. Nous réglons ensuite des détails pratiques : laverie et courses, pour finir par un tour de Moab, des gifts stores.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 85 Chambre double au Silver sage inn : 67, 29 $ ttc
23 mai 2007 : Canyonlands : Islands in the sky, Dead Horse Point, Cisco
Levées aux horaires, nous sommes à 8h45 dans la partie Nord de Canyonlands : Islands in the Sky. Nous effectuons une rando de 10 kms environ en 2h15 The Neck. C’est assez décevant, nous n’avons pas dû choisir la plus intéressante ! Nous filons ensuite voir Mesa Arch que l’on atteint après une ballade de 20 minutes. Nous décidons de quitter ce parc qui ne nous séduit pas et allons à Dead Horse Point State Park et sa superbe vue sur le Colorado. Ici a été tournée la scène finale de Thelma et Louise. On reste un peu sur notre faim, évidemment sans 4x4, on est un peu limité.
Après cela, nous partons faire un tour sur la ByWay 128 qui longe le Colorado, c’est sublime. Nous faisons halte au musée du cinéma des films tournés dans la région : Thelma et Louise, Rio Grande, Retour vers le futur 3, Indiana Jones 3, pleins de série. Il est super intéressant et très bien fait.
Le musée du cinéma
Le Grand JohnNous reprenons la voiture pour nous rendre sur des lieux de tournage de films. A partir d'un petit dépliant que nous avons récupéré à l'office du tourisme de Moab, nous décidons d'aller jusqu'à Cisco. Cisco est une ville fantôme (ce sera la seule de notre parcours) dans laquelle des scènes de Thelma et Louise ont été tournées. C’est quand même un super gros détour pour pas grand-chose, la ville est vraiment fantôme, impressionnant à voir !
Sur le chemin, station service à l’abandon
Cisco, lieux de tournage de Thelma et Louise, ça vous rappelle quelque chose ? Moi vaguement …Nous dînons à la Fiesta Mexicana, très bonne adresse, des cocktails énormes, et des plats bien garnis super bons.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 322 Chambre double au Silver sage inn : 67, 29 $ ttc
24 mai 2007 : Scenic 12 et Capitof Reef
Nous quittons Moab pour rejoindre Capitol Reef. A Capitol Reef, nous randonnons sur Hickman Reef où nous sommes accueillies par un orchestre de serpents à sonnettes puis nous allons voir de superbe pétroglyphes. Nous reprenons la route via la célèbre scenic 12 en direction de Bryce Canyon qui constituera notre prochaine étape. Par la scenic 12, nous traversons des paysages arides, des forêts, le thermomètre descend, puis regrimpe, ouf. Nous poursuivons finalement jusqu’à Panguitch où nous logerons 2 jours.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 470 Chambre double à l’Horizon Motel : 55, 12 $ ttc
25 mai 2007 : Bryce canyon et Red Canyon
Journée riche en couleurs grâce à Bryce Canyon et à red Canyon. Les promenades sont l’occasion de s’émerveiller.
Bryce Canyon, un coup de coeur
Son petit frère Red Canyon, plus petit et de couleur rouge, plus uniformeNous retournons à Bryce Canyon à l’heure du coucher du soleil pour contempler la lumière déclinante. Bryce Canyon fut une superbe découverte, un vrai coup de cœur.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 219 Chambre double à l’Horizon Motel : 55, 12 $ ttc
26 mai 2007 : Zion
Nous quittons Panguitch avec une petite appréhension : nous n’avons pas d’hôtel réservé pour la nuit et nous sommes le samedi du Memorial Day ! Nous arrivons à Zion dans la matinée après avoir traversée le parc par la superbe scenic 9. Nous nous garons au Visitor Center et allons à la gare routière prendre une navette. Il y a du monde à l’arrêt du bus, cela enlève un peu de son charme au parc, les autres étaient nettement moins fréquentés.
Nous prenons la navette pour visiter quelques lieux mais restons finalement peu de temps dans le parc et nous partons à la recherche d’un hôtel. Nous échouons à Mesquite et prenons une chambre à l’hôtel casino Virgin River, ce n’est pas donné mais c’est le samedi du Memorial Day, ceci expliquant cela.
Vue de Mesquite depuis le parking de l’hôtel Quelques chiffres :
Nombre de kms parcourus = 257 Chambre double au Virgin river : 98, 09 $ ttc
27 mai 2007 : Las Vegas
Journée de transition, nous quittons Mesquite pour Las vegas car nous partons le lendemain matin en avion pour San Francisco. Nous allons poser nos bagages dans l’hôtel réservé depuis la France situé dans un quartier assez loin du strip, à proximité de l’I15, dans un no man’s land : la chambre est grande, c’est une bonne surprise mais le quartier est excentré. Nous renonçons à nous rendre à pieds sur le strip, prenons la voiture et profitons une dernière fois du vallet de l’Imperial Palace. Dernier tour des casinos, on gagne 5$ au Bellagio, c’est le début de la fortune.
Retour à l’hôtel, on boucle les sacs. Demain, de nouvelles aventures nous attend.
Quelques chiffres : Nombre de kms parcourus = 200 environ Chambre double au Vagabond inn : 54, 45 $ ttc
28 mai 2007 : San Francisco
Levées vers 7 heures, nous nous dirigeons vers l’aéroport, rendons la voiture très efficacement puisque cela pend moins de deux minutes, et attendons le départ du vol, prévu à 11h46. L’avion atterrit sans retard à San Francisco, nous récupérons nos sacs et nous nous offrons les services du Shuffles door to door pour rallier le 415 Lincoln Way, près du Golden Parc, où nous avons loué un appart grâce à une connaissance d’un membre de ce forum. L’appart est super mimi mais il fait très froid et nous nous ruons sur les radiateurs électriques. Après le ravitaillement d’usage, nous partons à pieds à la découverte de Castro.
A Castro, nous sommes accueillies par le raimbow flagAu retour, le vent se lève, il fait froid, même très froid, dans l’appart aussi. Heureusement pour nous, nous ne savons pas encore que nous aurons froid tout le séjour ! Après la chaleur éprouvée dans les parcs, le choc est rude !
Quelques chiffres : Location voiture : du 15 mai au 28 mai : 324 euros TTC (Avis) payé lors de la réservation. Essence pour 3285 kms parcourus = 200 $ Billet d’avion Las Vegas / San Francisco :76, 48 euros par personne Transfert aéroport à San Francisco en super shuffle : 32 $ pour deux Location de l’appart pour 7 nuits : 365, 18 euros
29 mai 2007 : San Francisco
Départ, à pieds, en direction du Civic Centre, rue Powell afin de prendre le cable car qui constitue une attraction en soi. A Ficherman’s Warf, nous observons les otaries qui ont colonisé le Pier 33 et décidons d’aller réserver nos billets pour la visite d’Alcatraz. Nous grimpons ensuite jusqu’à la Coit tower via Telegraph hill, quartier pittoresque, on adore. On redescend vers North Bay, le quartier Italien puis nous allons vers Chinatown où l’on achète des nouilles que nous allons manger dans le parc de Whashington. Petite ballade dans Chinatown, puis Financial District puis Market Street, passage obligatoire par l’Opéra. Nous remontons ensuite Haigh street, mélange de hyppies, baba cool, clodo et nous arrivons, sur les rotules à l’appart.
Partie de jambes en l’air sur la Haigh StreetQuelques chiffres : Trajet en Cable car : 5$ par personne
30 mai 2007 : San Francisco
Après une matinée de repos, nous partons en début d’après midi à la découverte du quartier hyspano Mission. Nous rallions ensuite Castro pour assister à 16h55 à une séance de cinéma au Castro Theatre « Esacped from Alcatraz ». Et oui, nous préparons la visite de demain. Bon, le film est en anglais évidemment non sous titrés, nous ne comprenons pas tout mais il y a quand même peu de dialogues, Clint Eastwood n’étant pas très bavard !
31 mai 2007 : San Francisco
Nos billets pour la visite d’Alcatraz sont réservés pour 11 h. Durant la traversée en ferry, nous restons à l’intérieur car il fait froid, le Golden Gate est, encore, dans le brouillard. La visite est très vivante, très intéressante grâce aux commentaires de l’audio guide (en français).
Après cette visite, nous allons dans le quartier de Russian Hill et nous grimpons la célèbre qui serpente à plus de °. C’est éprouvant. Retour à pieds à l’appart, la journée a été encore bien remplie.
Quelques chiffres : Visite d’Alcatraz : 21, 75$ par personne
1er juin 2007 : San Francisco
Nous quittons l’appart vers 9h45 avec comme objectif Sauselito en 4 étapes : la traversée du Golden Gate Parc, la traversée du Presidio Parc, la traversée du Golden Gate et enfin 2 miles pour rejoindre Sauselito, le tout à Pieds.
La traversée du Golden Gate, mythique tout simplement, même sous le brouillard !Après 4 heures de marche, nous atteignons Sauselito. Nous nous requinquons avec un sandwish fait devant nous, énorme, que l’on trouve succulent.
Nous partons ensuite à la découverte de Sauselito et à la recherche des fameux house boats mais bizarre, nous n’en trouverons que quelques uns.
Les boîtes aux lettres des house boatsRetour à San Francisco, en bus. Nous rentrons à l’appart vers 19 heures, quelle journée !
2 et 3 juin 2007 : San Francisco
Au cours de ces deux journées, nous avons poursuivi l’exploration de la ville et nous avons fait quelques boutiques, sous un temps toujours frisquet, avec pas mal de vent. Ces deux jours étaient finalement en trop, nous aurions dû quitter la ville.
4 juin 2007 : San Francisco
Aujourd’hui c’est le départ ! Nous prenons le BART pour rejoindre l’aéroport où notre avion décolle à 9h30.
Photo prise à travers le hublot de l’avion, zoom à fond, ça me rappelle bien quelque chose.Notre escale à Dallas, qui devait durer 2h20, dure finalement plus de 4 heures à cause d’un énorme orage sur la ville qui contraint tous les avions à rester au sol. Le vol Dallas Paris se passe ensuite sans problème et nous arrivons à Paris le 5 juin sur les coups de 11 heures. Les vacances sont finies, nous avons une seule envie : revenir !
Quelques chiffres : 1 ticket de métro = 1, 5$ 1 ticket pour le BART = 5, 15$
Conclusion
Ce voyage de 4 semaines fut fantastique. Nous avons aimé New York, Antelope Canyon, Monument Valley, la route 66, Bryce Canyon, The Needles, Arches, l'accueil et la gentillesse des américains, la liberté, les cactus, les paysages désertiques, etc.
Nous avons moins aimé Islands in the sky, la foule à Zion, San Francisco sous la grisaille et le froid, et évidemment le retour au boulot après un séjour aussi splendide.
Découverte du Lesotho en juillet et traversée du Kruger et Mapungubwe English translation pending
Notre premier voyage en Afrique du Sud avait été parfait, le plus beau souvenir de vacances pour quasiment tout le monde ! En 4 semaines, nous avions visité Cape Town, longé la côte jusqu��à Addo Elephant NP, et enchaîné ensuite par la boucle classique des Must : Golden Gate NP, Royal Natal, St Lucia, Hluhluwe, Swaziland, Kruger et région du Blyde River Canyon.
Quand la famille m’a demandé de leur préparer un nouveau voyage-safari, j’ai décidé d’orienter le parcours sur le Lesotho, Drakensberg Sud et Kruger.
A l’origine, 9 jours étaient programmés au Lesotho en plein hiver, mais sur conseil avisé de Voyajou, nous raccourcissons de 3 jours notre séjour au Lesotho, libérant ainsi du temps pour aller au Mapungubwe NP après la traversée complète du Kruger.
Je renouvelle mes remerciements chaleureux aux tauliers de la section VF Afrique australe qui se reconnaîtront, et qui aident les petits nouveaux à construire leur parcours. Sans votre générosité, votre patience et les multiples heures passées à prodiguer vos conseil avisés et partager votre expérience, nos voyages n'auraient pas la même saveur.
Programme finalisé du 13/07/2019 au 03/08/2019 - J1 : JNB – Clarens - J2 : Randonnée Sentinel Peak, la revanche, puis entrée au Lesotho - J3-8 : Lesotho - J9-11 : Drakensberg Sud - J13-18 : Traversée Kruger - J19-21 : Mapungubwe NP
C’est la première fois que je n’ai pas réussi à préparer de programme précis au Lesotho, faute de documentation. Je pense alors régulièrement à une remarque de Voyajou qui, un jour, a écrit que le Lesotho ne se visite pas, mais se vit...
C’est aussi la première fois que je n’arrive pas à me satisfaire totalement d’un programme avant le départ. Et pour cause : en 2016, on avait fait un parcours très diversifié en alternant réserves animalières, montagne et même océan, mais cette année, pas moyen de refaire pareil.
On sait donc que la première moitié sera exclusivement consacrée à la montagne et aux randonnées, et la seconde sera passée essentiellement le cul posé sur un siège de 4x4., avec le risque que tout le monde finisse par se lasser de 8 jours de safari non-stop. Un comble... J’ai fait part à plusieurs reprises de mes doutes au reste de la famille, mais ils ont de suite balayé mes incertitudes, arrivant à me convaincre que le voyage ne serait pas loin d’égaler le premier. C’est donc parti pour le récit de notre périple de 3 semaines.
Avant toute chose, je tiens à m’adresser à la future copine de mon fils Maxime : Toi qui le connais suffisamment pour qu’il te fasse lire le récit de ses voyages de jeunesse avec ses vieux, Quand il te racontera, très convaincant, qu’il est allé faire du surf sur les plages infestées de grands requins blancs au large de Durban, qu’il a été mordu par un de ces squales, qu’il a réussi à lui crever les yeux grâce à un poignard scotché sur sa planche, qu’il a été opéré en urgence pour se faire rafistoler la jambe qu’il te montrera sa magnifique cicatrice de 30 points de suture pour témoigner de son acte de bravoure je veux juste que tu saches que : certes, il a bien été opéré 4 fois en 7 semaines, certes, il a bien été transfusé et rafistolé comme sur la photo, mais que, contrairement à ce qu’il t’a vendu, ce n’est pas un requin qui est en cause, mais un petit staphylocoque doré particulièrement coriace, accompagné de champignons : deux saloperies attrapées dans une piscine à Shingwedzi ou à Leokwe Camp, qui sont passées à travers une croûte au genou et se sont propagées à travers toute la jambe avant d’être finalement stoppées juste à temps. Il aura bien morflé durant plus de 2 mois, mais a su remonter la pente grâce à force et persévérance.
Ce carnet servira avant tout à nous souvenir, non pas des événements post-voyage, mais du voyage lui-même qui, trois mois plus tard, nous semble déjà si loin...
Pour commencer, dix images qu'on retiendra de notre périple :
Partie LESOTHO Balade à cheval dans des décors époustouflants

Habitat traditionnel : si tu aimes l'"authentique", tu seras servi ! (même si ce mot n'a pas vraiment de sens)

Des montagnes, des montagnes et encore des montagnes, mais on ne s'en lasse pas. Mais si vous voulez les voir vertes, faudra revenir à une autre saison que nous !

Les moutons qui contribuent avec les ânes, chèvres, bovins et le maïs, à une part importante des revenus de la population

Et enfin les enfants, omniprésents dans les campagnes, et qui représentent l'avenir de ce pays parmi les plus pauvres de la planète, ravagé actuellement par une épidémie de sida qui a fait chuter l'espérance de vie de 60 à 36 ans en l'espace de 15 ans

Partie AFRIQUE DU SUD Panoramas du Drakensberg
Scène de vie quotidienne au Kruger

Observation de gros chats
Baobabs, présents en nombre dans le Nord du Kruger et au Mapungubwe NP

Enfin des instants rares et précieux qui justifient à eux seuls un voyage en Afrique australe et resteront gravés à jamais dans nos mémoires (nous nous sommes d'abord demandés ce que venait faire ce troupeau de 80 éléphants au milieu de notre camp...)

Quand la famille m’a demandé de leur préparer un nouveau voyage-safari, j’ai décidé d’orienter le parcours sur le Lesotho, Drakensberg Sud et Kruger.
A l’origine, 9 jours étaient programmés au Lesotho en plein hiver, mais sur conseil avisé de Voyajou, nous raccourcissons de 3 jours notre séjour au Lesotho, libérant ainsi du temps pour aller au Mapungubwe NP après la traversée complète du Kruger.
Je renouvelle mes remerciements chaleureux aux tauliers de la section VF Afrique australe qui se reconnaîtront, et qui aident les petits nouveaux à construire leur parcours. Sans votre générosité, votre patience et les multiples heures passées à prodiguer vos conseil avisés et partager votre expérience, nos voyages n'auraient pas la même saveur.
Programme finalisé du 13/07/2019 au 03/08/2019 - J1 : JNB – Clarens - J2 : Randonnée Sentinel Peak, la revanche, puis entrée au Lesotho - J3-8 : Lesotho - J9-11 : Drakensberg Sud - J13-18 : Traversée Kruger - J19-21 : Mapungubwe NP
C’est la première fois que je n’ai pas réussi à préparer de programme précis au Lesotho, faute de documentation. Je pense alors régulièrement à une remarque de Voyajou qui, un jour, a écrit que le Lesotho ne se visite pas, mais se vit...
C’est aussi la première fois que je n’arrive pas à me satisfaire totalement d’un programme avant le départ. Et pour cause : en 2016, on avait fait un parcours très diversifié en alternant réserves animalières, montagne et même océan, mais cette année, pas moyen de refaire pareil.
On sait donc que la première moitié sera exclusivement consacrée à la montagne et aux randonnées, et la seconde sera passée essentiellement le cul posé sur un siège de 4x4., avec le risque que tout le monde finisse par se lasser de 8 jours de safari non-stop. Un comble... J’ai fait part à plusieurs reprises de mes doutes au reste de la famille, mais ils ont de suite balayé mes incertitudes, arrivant à me convaincre que le voyage ne serait pas loin d’égaler le premier. C’est donc parti pour le récit de notre périple de 3 semaines.
Avant toute chose, je tiens à m’adresser à la future copine de mon fils Maxime : Toi qui le connais suffisamment pour qu’il te fasse lire le récit de ses voyages de jeunesse avec ses vieux, Quand il te racontera, très convaincant, qu’il est allé faire du surf sur les plages infestées de grands requins blancs au large de Durban, qu’il a été mordu par un de ces squales, qu’il a réussi à lui crever les yeux grâce à un poignard scotché sur sa planche, qu’il a été opéré en urgence pour se faire rafistoler la jambe qu’il te montrera sa magnifique cicatrice de 30 points de suture pour témoigner de son acte de bravoure je veux juste que tu saches que : certes, il a bien été opéré 4 fois en 7 semaines, certes, il a bien été transfusé et rafistolé comme sur la photo, mais que, contrairement à ce qu’il t’a vendu, ce n’est pas un requin qui est en cause, mais un petit staphylocoque doré particulièrement coriace, accompagné de champignons : deux saloperies attrapées dans une piscine à Shingwedzi ou à Leokwe Camp, qui sont passées à travers une croûte au genou et se sont propagées à travers toute la jambe avant d’être finalement stoppées juste à temps. Il aura bien morflé durant plus de 2 mois, mais a su remonter la pente grâce à force et persévérance.
Ce carnet servira avant tout à nous souvenir, non pas des événements post-voyage, mais du voyage lui-même qui, trois mois plus tard, nous semble déjà si loin...
Pour commencer, dix images qu'on retiendra de notre périple :
Partie LESOTHO Balade à cheval dans des décors époustouflants

Habitat traditionnel : si tu aimes l'"authentique", tu seras servi ! (même si ce mot n'a pas vraiment de sens)

Des montagnes, des montagnes et encore des montagnes, mais on ne s'en lasse pas. Mais si vous voulez les voir vertes, faudra revenir à une autre saison que nous !

Les moutons qui contribuent avec les ânes, chèvres, bovins et le maïs, à une part importante des revenus de la population

Et enfin les enfants, omniprésents dans les campagnes, et qui représentent l'avenir de ce pays parmi les plus pauvres de la planète, ravagé actuellement par une épidémie de sida qui a fait chuter l'espérance de vie de 60 à 36 ans en l'espace de 15 ans

Partie AFRIQUE DU SUD Panoramas du Drakensberg
Scène de vie quotidienne au Kruger
Observation de gros chats
Baobabs, présents en nombre dans le Nord du Kruger et au Mapungubwe NP
Enfin des instants rares et précieux qui justifient à eux seuls un voyage en Afrique australe et resteront gravés à jamais dans nos mémoires (nous nous sommes d'abord demandés ce que venait faire ce troupeau de 80 éléphants au milieu de notre camp...)

Tamil Nadu et Sud du Karnataka English translation pending
Bonjour à tous. Pour notre quatrième voyage en Inde, nous avons décidé de retourner dans le sud et ce sera donc le Tamil Nadu (car nous avions dû faire un choix lors de notre voyage en 2014 et il nous était impossible de visiter tous les innombrables sites de cet état si riche en découvertes), nous ne faisons que traverser le Kerala, déjà visité en 2014, et continuons par le sud du Karnataka, encore un état où il y a de quoi découvrir. Voici ce qu'a été notre trajet (lieux d'étape) :
Mamallapuram - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Pudukottai - Karaikudi - Madurai - Kanyakumari - Kochi - Metupellayam - Ooty - Mysore - Kuchalnagar - Hassan - Belur - Chitradurga - Udupi - Murudeshwar - Gokarna - Delhi
La fréquence et la facilité d'utilisation des bus qui sillonnent ces états nous ont permis de rejoindre tous les lieux désirés sans aucun problème, à un prix défiant toute concurrence. Lors de ces trajets en bus, nous avons toujours été les seuls occidentaux.
Comme d'habitude, nous n'avons réservé aucun hôtel par internet, nous téléphonions un ou deux jours avant dans les hôtels où nous avions l'intention d'aller, car nous aimons pouvoir changer d'avis en cours de route et pouvoir choisir de rester plus longtemps dans un endroit ou, au contraire, d'écourter le séjour quand bon nous semble. Nous avions, à l'arrivée à Mamallapuram, acheté une carte SIM et 4G. (Il faut attendre 24h pour l'activer, donc l'acheter dans un endroit où l'on a l'intention de rester au moins deux jours) .
-Départ le 10 janvier avec Air India. Nous décollons de PCDG à 21h, arrivée le 11 à Delhi où nous changeons d'avion, puis, après tout un tas de contrôles, départ pour Chennai où nous arrivons à 16h. Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons un taxi prépaid pour aller à Mamallapuram (1500rps + taxes en cours de route : 50rps puis 75rps).
A Mamallapuram, nous retournons à la Daphné guest-house où nous avions déjà séjourné en 2014. Elle est toujours aussi agréable, avec ses chambres donnant sur un grand balcon au-dessus d'un patio arboré (950rps). Mamallapuram est très touristique, mais c'est un endroit agréable pour commencer un séjour car ça permet de se reposer de la fatigue du vol et du décalage horaire. De plus, c'est une ville de pèlerinage où se trouvent de magnifiques temples et sculptures très anciens.
Nous changeons des euros dans une des nombreuses petites boutiques de change (très bon taux : 80rps pour 1€)
-Samedi 12 janvier : Balade jusqu'à l'immense et magnifique bas-relief représentant l'Ascèse d'Arjuna que nous prenons toujours plaisir à admirer. Nous ne retournons pas voir les "Cinq Ratha" mais déambulons paisiblement dans le grand parc où se trouvent plusieurs temples et la célèbre "butter ball". Ce qui est différent de notre voyage en 2014, c'est qu'il y a beaucoup plus de touristes indiens (plutôt bruyants) qu'à l'époque et, ça dans toute l'Inde (nous avions constaté le même phénomène à Orchha l'an dernier).
Il y a aussi plein de pèlerins tout de rouge vêtus qui arrivent par cars entiers. La plage derrière le temple du Rivage est rouge de monde et c'est la fête foraine avec des stands de toutes sortes et des petits manèges actionnés à la main... C'est bientôt Pongal, ceci explique peut-être cet afflux de pèlerins ici.
Les restaurants sont légions ici et pas tous terribles, c'est le lot des endroits très touristiques. Mamallapuram, ça va deux jours, mais pas plus...
- Dimanche 13/01 : A 13h, nous partons pour Pondichéry, étape qui ne nous enchante pas vraiment car nous n'avions pas trouvé cette ville très intéressante en 2014, mais la route passe inévitablement par là, donc... Nous logeons à la Swades guest-house, très sympa malgré la chambre très petite : 1100rps (c'est la seule qui restait). La guest-house a l'avantage d'offrir deux terrasses super agréables et l'accueil est vraiment sympathique. Elle est située dans le quartier musulman, ce dont nous nous apercevons très vite par l'appel à la prière retentissant qui arrive d'une mosquée dont le haut-parleur donne presque sur la terrasse de la guest-house ! Réveil garanti à 5 heures du mat !
Balade au temple de Ganesh puis promenade jusqu'au bord de mer. Il y a énormément de vent. Le Goubert Salai, la rue qui longe le Golfe du Bengale, est piétonne tous les soirs à partir de 16h, et ça, c'est bien agréable... les habitants viennent se balader là et profiter de la fraîcheur du soir en famille. "Le Café", près de la statue de Gandhi, est un lieu incontournable pour savourer un lassi ou autre boisson sur la terrasse dans le vent marin. Il y a toujours beaucoup de monde...
Nous allons dîner au "Indian Coffee House" où nous retrouvons enfin l'ambiance des vrais restos indiens, bon et vraiment pas cher, cuisine typiquement indienne, épicée juste comme il faut... Dommage que ça soit si loin de la guest-house...
Vacances en Bretagne et Normandie (3 semaines) English translation pending
Bonjour,
Nous préparons des vacances en Bretagne et Normandie pour juin 2018. Arrivée à la mi-juin pour environ 3 semaines. Encore indécis sur l'endroit de l'arrivée entre Nantes ou Paris. Le départ se fera assurément de l'autre. Nos déplacements se feront en auto.
Nous désirons visiter les points habituelles: Giverny, Rouen, Honfleur, Etretat, Caen, Lisieux, Plages du Débarquement, Mont St-Michel, St-Malo, Granit Rose. Nous en oublions peut-être et pourrions en ajouter. J'ai besoin d'idées sur les villes ou nous pourrions rester et visiter ces coins sans avoir à nous déplacer à tous les jours.
Est-ce que 3 semaines semblent suffisants pour tout voir. Ah oui j'oubliais La Rochelle est aussi sur la liste et j'ai droit à un château de La Loire...😉
Merci d'avance !!
Nous désirons visiter les points habituelles: Giverny, Rouen, Honfleur, Etretat, Caen, Lisieux, Plages du Débarquement, Mont St-Michel, St-Malo, Granit Rose. Nous en oublions peut-être et pourrions en ajouter. J'ai besoin d'idées sur les villes ou nous pourrions rester et visiter ces coins sans avoir à nous déplacer à tous les jours.
Est-ce que 3 semaines semblent suffisants pour tout voir. Ah oui j'oubliais La Rochelle est aussi sur la liste et j'ai droit à un château de La Loire...😉
Merci d'avance !!
Retour d'un mois et demi à Madagascar (septembre-octobre 2012) English translation pending
Bonsoir
Ayant bénéficié de nombreux conseils pour organiser notre voyage en septembre-octobre, j'envoie un compte rendu résumé de notre séjour sur cette île très attachante.Nous sommes retraités et avons voyagé en couple, essentiellement en taxi-brousse. Ce résumé peut donner une idée de ce que l'on peut faire en 6 semaines, c'est long et il faut pourtant faire des choix. Je ferai un autre envoi avec des informations plus précises sur les adresses et les prix.
7 septembre – 21 octobre 2012
Vendredi 7 : Départ de Roissy à 20h avec Air Austral. 11 heures de vol.
Samedi 8 : Arrivée à 9h locale . Nous repartons à 14h ,2 heures de vol, avion à hélices. Arrivée à Tamatave à 15h . Police et douane encombrées et peu efficace. ‘La Croisette’ nous attend bungalow en campagne et au bord d’un canal.
La Croisette
Dimanche 9 : Lever à 5h pour partir immédiatement à ...7 : il faut s’y faire ! Le long de la route à trous, nombreux villages de cases, végétation luxuriante, la vie quotidienne et ses scènes habituelles : un homme attend que le temps démarre, une femme et son bébé, petite échoppe de fruits, des familles marchent, des enfants jouent avec un pneu, une petite fille propose un lapin à vendre, un garçon porte sur la tête un plateau avec un fruit en tranches, un autre répare son vélo, quelques zébus, des rizières sans éclat et des rivières brunâtres tout est actif et immobile... Ile Sainte-Marie: joli bungalow et bon repas . La vie du petit port un dimanche après-midi : joueurs de boules et promenade le long de la côte jusqu’à la digue qui franchit la baie plat malgache (ravitoto = ragoût de porc et de feuilles de manioc hachées ).
La Bigorne
Lundi 10 : 9-12 : à la chasse à la baleine ! Très beau temps d’abord, un grain, mer houleuse les baleines ne sautent pas pour nous (la veille, si le lendemain aussi !). A la pointe sud de l’île aux Nattes : merveille des eaux vertes et bleues, barrière d’écume, calme et soleil. Scooter 20km x 2 vers le nord le long de la côte jusqu’à La Crique : crique chic et jolie villages soignés, palissades en feuillages : nous ne retrouverons pas cela.
La Bigorne
Mardi 11 : Scooter et pirogue pour aller à l’île aux Nattes, marche jusqu’au phare puis le long de la mer, baleine au loin. A propos de Nattes (rien à voir !), notons la beauté et la variété des tresses.
La Bigorne
Mercredi 12 : Embarquement prévu à 5h 30 , en fait 7 !! La courroie casse 2 fois mais la mer est d’huile. Retour en minibus au bord de la route, nos premiers casseurs de cailloux rizières en labour. Des gamins rebouchent les trous de la route (ou font semblant) pour quelques ariary que nul ne leur donne ! Nous passons de 60 km/h à 15 ! 3 heures 30 de route. Un tour dans Tamatave en taxi : des ‘jardins’ donnent un air de campagne jusqu’au centre rues défoncées, petites boutiques comme partout marché central semblable à tant d’autres de par le monde (ananas et rambutans) . Avenue de l’Indépendance, large, courte, vide, grand hôtel de ville en construction. Retour à La Croisette : tout l’établissement est pour nous !
La Croisette
Jeudi 13 : 8h : minibus. Route sinueuse mais bonne. Des contrôles de gendarmes et de motards et de policiers en quête de bakchich nous en prendrons l’habitude ! Les collines deviennent montagnes vertes mais déboisées, bananiers et buissons. Quelques gros villages et marchés très fréquentés les gens viennent de très loin. Ils marchent... Ils attendent... 13h : Andasibe: il fait plus frais. Bungalows soignés en étages. Organisation de la visite du parc. Promenade de nuit pour voir les lémuriens nocturnes : une mère et son petit, des yeux dans les arbres, 1 serpent boa superbe et 3 caméléons dont un minuscule. Nuit fraîche.
Feon’ Ny Ala
Vendredi 14 : Il pleuviote avec notre guide, sympathique et compétent, de 7h 30 à 10h 30, dans la réserve Indri-Indri, nous voyons de nombreux lémuriens (indris), caméléons et plantes. En 4x4, nous gagnons la forêt primaire de Mantadia, plus touffue, qui donne une idée de ce qu’a pu être Madagascar... pique-nique à la cascade chute sacrée; le beau temps est revenu, et nous à l’hôtel vers 16h30.
Feon’ Ny Ala
Samedi 15 : Matinée tranquille, terrasse devant la forêt. 13h : notre minibus est à l’heure ! Mais le vrai départ est après le repas (que nous avons déjà pris). Gens très pauvres dans la montagne . Nous descendons : les maisons en branchages laissent la place aux maisons en pisé rizières et potagers et nombreuses briqueteries jusqu’aux abords de Tananarive. Route assez bonne malgré les trous chauffeur prudent. Bonne moyenne (140 km en 3 h) mais un long arrêt pour décharger des meubles ! Tananarive : curieux de retrouver une ville ‘en dur’ et grouillante. Bazar indescriptible de la gare routière un jeune taxi nous a repérés longtemps avant l’arrêt et nos bagages passent du toit dans le coffre de sa voiture : efficace ! 4L et 2CV (taxis) pullulent . A 18h, nous sommes dans notre confortable chambre avec vue sur les collines de la capitale belle lumière. Le zébu à la vanille est un délice ! Le rhum à la réglisse n’est pas mal !
Niaouly
Dimanche 16 : Accompagnés par la fille de la dame de l’accueil de l’hôtel, nous allons (taxi puis gare routière et taxi collectif : longue file d’attente, 30 dans le bus + une dizaine en cours de route) visiter le palais sur la colline royale d’ Ambohimanga ; TB un des seuls monuments que nous verrons à Madagascar ! Mélange de site ‘primitif’ et de palais victorien . Très beau panorama. Gâteau traditionnel = koba , comme un gâteau roulé, vendu à la rondelle. Plus d’une heure pour 20 km. Snack à l’hôtel et nous partons à pied pour faire un tour dans la basse ville. Il faut faire attention nous repérons vite le manège d’un groupe de gamins faux quêteurs. Ancienne gare, marché avec des kiosques. Nous remontons jusqu’au palais de la Reine, détruit par le feu quartier tranquille gens aimables un jeune guide avec carte mais sans travail, sympathique et intelligent nous accompagne intéressant. Tour du palais, palais du Premier ministre, panorama à 360°. Soleil chaud et coulées de vent frisquet.
Niaouly
Lundi 17 : Bazar et rabatteurs de la gare routière du sud ! Départ à 8h 30. Route en bon état. Terrasses et maisons rouges beaucoup de contrôles de police et de gendarmerie, parfois à côté d’un panneau ‘halte à la corruption’ ! Premières charrettes à zébus et beaucoup de chariots à hommes ! 12h. Antsirabe : Tina nous attend pour la descente de la Tsiribihina en pirogue; et une foule de tireurs de pousse-pousse ! Comme nous ne sommes que 2, il va nous confier à un autre guide qui a, lui, déjà 2 couples. L’après-midi, exhumation des morts: peu banal ! Foule joyeuse et ‘enrhumée’ ! Les Malgaches dansent avec leurs morts .
Le Retrait
Mardi 18 : Notre guide sera Setra, rasta sympa plus 2 jeunes couples français. Route (sauf les 30 derniers km sur 220) et minibus privé excellents. Rizières, légumes, plateaux vallonnés, herbes sèches villages en terre brun clair et il fait chaud ! Relief plus élevé, plus sec, nombreux lavakas ; seul le fond des vallées est vert. Toitures en paille de riz. Nuit à Miandrivazo , coucher de soleil sur la rivière, affluent de la Tsiribihina, activités aquatiques : baignades et lavages, atmosphère tranquille.
Baobab
Mercredi 19 : Le matin, les villageois vont à la rivière : lavage et corvée d’eau. Nos co-voyageurs achètent bière et chapeau et, ensemble, du rhum... Et c’est parti pour 3 jours de pirogue ! Nous sommes seuls sur nos 3 pirogues, toute la journée. Un caméléon. Nombreux bancs de sable il faut parfois descendre ! Midi, halte sous le seul arbre... Bons légumes cuits. Premier petit crocodile. Notre piroguier, Stéphane, chante, siffle et cause à son petit frère, Robert, qui apprend le métier. Nous passons sur la Tsiribihina sans presque nous en apercevoir étant donné la largeur des cours d’eau. Paysage plus montagneux . .Arrêt à 17h sur une plage, feu de bois, Setra chante et joue de la guitare un punch de bienvenue : rhum-fruits-gingembre. Excellent. La Croix du Sud se lève.
Bivouac
Jeudi 20 : Réveil avant 5 h à 6h 30, nous sommes sur l’eau. Frais et calme. Nous longeons la barre montagneuse passage un peu plus encaissé. Notre piroguier fredonne déjà. Setra nous apprend un chant malgache. 2 lémuriens, puis 3 ou 4 différents, foncés. Le cuisinier prépare déjà le repas sur un brasero et récupère un canard qui a été tué par un chasseur ! Bain-douche dans une belle cascade, température idéale. Repas à l’ombre sur des tables ! Achat de poissons pêchés ‘au bruit’ ils sont vidés et les 2 poules sacrifiées pour le soir. Falaises hérons aigrettes nuages bienvenus des pirogues remontent à la perche et avec une voile rudimentaire. Paysage à nouveau plat : la Tsiribihina s’étale ! 16h, le vent se lève vaguelettes à ras de pirogue. Arrêt sur une plage dans un beau paysage, « asiatique ». Soirée aussi sympathique. Rhum et chants.
Bivouac
Vendredi 21 : Beau lever de soleil. C’est nous qui réveillons notre guide, vraiment ‘cool’, mais efficace ! A 6h30 nous sommes sur l’eau, avec l’impression d’être sur un lac. Notre Stéphane est déchaîné il sonorise la rivière les autres lui répondent. Joyeux ! Un petit crocodile et notre premier baobab. 9h, il commence à faire très chaud. Falaise et chauves-souris une tortue un crocodile saute de son rocher. Nous débarquons au milieu de villageois très pauvres bagages sur un char à zébus et marche d’une heure, à une heure de l’après-midi ! Le 4x4 nous (9) attend, traverse le village pauvre et perdu, tout est sec, près de 2 heures de piste. Attente du bac 1/2h de descente jusqu’à l’embouchure : débarquement folklo à Belo/Tsiribihina hôtel plutôt chic, agréable de se laver même sans douche ! Une bière en attendant le 4x4 resté sur le bac. Repas dans un restau local .
Karibo
Samedi 22 : Départ (10h 30) et journée tranquilles : moins de 5 heures de piste, un pique-nique sardines , Vache qui rit, bananes vers 16h, nous prenons le petit bac et montons nos tentes sous les arbres. Nous préparons le punch rhum-jus de pomme-citrons et miel pour fêter mes 64 ans.
Camping
Dimanche 23 : Lever 5h, 1 heure de piste sur laquelle nous croisons un zébu écroulé sous le joug, et voici les Tsingy de Bemaraha : 3 km dans ce paysage unique, minéral, tranchant, gris et vert, avec un guide, Naïn, sympathique et compétent, passages un peu difficiles bien assurés 3 sortes de lémuriens diurnes, 1 nocturne, des oiseaux. Repas et sieste. Puis le petit circuit des Tsingy, grandiose, dédale de pierre un bel arbre rouge (Hildegardia) une chouette. Le soir : fin du punch !
Camping
Lundi 24 : Lever 5h nous revenons en moins de 4 heures à Belo repas bac 4x4 : le baobab sacré et vieux !, les ‘ baobabs amoureux ‘ , l’allée des Baobabs avec coucher de soleil sur la pièce d’eau, et beaucoup d’autres encore. Morondava
Trecicogne
Mardi 25 : Setra nous présente un copain pour aller en 4x4 à Belo-sur-Mer . Temps chaud mais aéré par le vent de la mer en pirogue à balancier, nous faisons un aller-retour sur une plage sale et ventée village de pêcheurs Vezos. Trecicogne
Mercredi 26 : Attente vaine du 4x4 : notre transport n’arrive pas et n’arrivera pas ! Arnaqués ! Nous en voulons à Setra puisque c’est à cause de lui que nous ne nous sommes pas méfiés le tonton et la maman de l’arnaqueur sont inefficaces et Setra s’est défilé... Déception. Nous n’irons pas à Belo ! Changeons nos plans !
Cheval de Mer
Jeudi 27 : 8h-20h : journée taxi-brousse. Antsirabe.
Le Retrait
Vendredi 28 : Un tuk-tuk nous mène en 1 heure au lac Tritriva d’origine volcanique, superbement bleu dans ses rochers. Au retour, nous croisons un cortège d’exhumation et trouvons décidément la fête un peu triste villages vraiment pauvres . Ruée des pousse-pousse visite d’un artisanat de miniatures en matériau de récupération.
Le Retrait
Samedi 29 : Taxi-brousse pour Ambositrade 8h 30 à 11h avec un long détour dans la campagne pour déposer une vieille dame malade. Belles rizières. Ville très animée, marché dans les rues. Nous faisons affaire avec un guide nommé LandrY pour le lendemain en vue de randonner vers les villages zafimaniry.
Mania
Dimanche 30 : Nous croisons et admirons tous les Malgaches endimanchés pour la messe. Landry nous prend à 8h et nous démarrons ‘normalement’ à 9 ! Son village, Antoetra, est miséreux, consanguinité évidente, mais ses parents accueillants, petite pièce sombre et enfumée, vide, la cuisine et séjour ? thé local. Marche de 12h à 15h : brûlis ou incendies que deviendront les zones reboisées par des associations ? Cendres et fumée ! Désespérant ! Des paysans reviennent avec leur récolte de vers de terre . Beau paysage de montagne. Puis très belle vue plongeante sur Sakaivo au milieu de ses vertes rizières. 800 marches à descendre ! Maisons en palissandre, plutôt jolies avec leurs décorations sculptées mais tassées. Population moins pauvre et plus ouverte. Le chef du village nous accueille dans sa pièce enfumée tous toussent mais une cheminée n’est pas envisageable, il y a des (petites) fenêtres !! Le chef vient manger avec nous 2 et Landry le poulet que ce dernier a transporté et cuisiné.
Chambre d’hôtes
Lundi 1er octobre : Le village se réveille vers 4h, avant les coqs , et ça tousse, et les femmes pilent déjà le riz ! De 7h30 à 8h 30, remontée des marches, plus facile que prévu ! Il faut dire qu’il fait plus frais. 2 heures plus tard, nous sommes à Antoetra, avalons une patate douce chez un beau-frère, la fin de la Vache qui rit chez les parents. Les enfants sont vraiment en haillons. Retour à Ambositra. Repas à l’Oasis où nous avons nos habitudes. Nous gagnons comme prévu l’hôtel voisin, très accueillant aussi. Grand lavage et prévisions.
Centre
Mardi 2 : 6h 30 : les boucheries ouvrent ! Un cochon (mort) et un chien (vivant) attendent patiemment sur le trottoir... Une crevaison avant Camp-Robin, des familles de casseurs de cailloux les troupeaux de zébus reviennent de la ville et des centaines de gens marchent avec paniers et paquets vers le marché. Belles rizières et maisons rouges. Le travail familial n’est pas tendre pour les enfants. 150 km en presque 4 heures : Fianarantsoa. Visite de la ville la partie haute est jolie et tranquille, un jeune garçon, déluré, intelligent nous accompagne. Des cartes postales de Normandie lui feront grand plaisir. Il viendra le lendemain à la gare nous les montrer, rangées dans un classeur. Cathédrale pas vilaine, maisons, point de vue superbe sur cette ville construite autour d’un creux orné de rizières. Beaucoup de miséreux. Gare routière et ses ‘angoisses’ pour réserver : n’aurions-nous pas de faux reçus ?
Sorotel
Mercredi 3 : Mais si ! Mais ça s’arrangera au retour d’Ambalavao, grâce à la dame du guichet de la compagnie, qui malgré tout a accepté de travailler avec ces rabatteurs peu fiables qu’elle connaît bien ! Une figure rare : le rabatteur ivre et le seul agressif qui veut bouter tous les Français hors de Madagascar. 5 contrôles en 50 km !! Champs d’artemisia , plante médicinale utilisée dans le traitement du paludisme. Ambalavaodans une riche cuvette entourée de montagnes. Visite d’une fabrique de papier artisanal. Marché aux zébus . Marche à pied pour aller dans une petite fabrique de soie naturelle, familiale et accueillante. Retour ‘folklo’ à 23 pour 15 places ! + un vélo et son cycliste en cours de route. Bon restaurant ‘Ancre d’Or’ .
Sorotel
Jeudi 4 : 8h-9h 30 : attente à la gare, misère et crasse. Quelques enfants dorment encore par terre, enroulés dans des couvertures en haillons... Prendre de l’essence, contrôle de police : la routine ! Il fait frais, temps couvert. Sur la route, des gamins bouchent les trous... Route sinueuse et belle, boisée près du parc national de Ranomafana ; puis elle change : palmiers, arbres du voyageur ‘ravenalas’ , bananiers il fait plus chaud villages moins pauvres et plus colorés. Belles rizières (plates) vertes. Arrêt : on cherche longuement le sac d’un passager sur le toit, on arrime un vélo neuf, on parle du petit train qui est en panne : les villageois sont à 50 km de toute route ! Manakara : 16h 30. Hôtel agréable.
Flamboyants
Vendredi 5 : Farniente Marche: pont écroulé mais franchissable depuis hier; quartier administratif, vert et aéré; promenade le long de l’océan, très agréable, grands pins, pas de poussière, aucune voiture, presque personne (sauf quelques vendeuses de vanille ). Repas sur une terrasse agréable au bord de la rivière.
Flamboyants
Samedi 6 : Belle journée sur le canal des Pangalanes en pirogue, avec repas superbement préparé par les piroguiers, à l’ombre près de l’océan.
Flamboyants
Dimanche 7 : Temps un peu plus lourd. 8h à la gare pour partir à 9 taxi-brousse plein, 3 autres Européens. Nombreux arrêts. Fianarantsoa à 16h. Tout est fermé le dimanche soir beaucoup de gens vivent dans la rue. En contraste, excellent repas au restaurant ’ Espace Relax ’ . Nous entendons notre première mosquée.
Sorotel
Lundi 8 : 7h à la gare pour départ à 9h : Antsirabe à 16h. Nous retrouvons les paysages et maisons rouges. Il fait chaud, mais le jeune chauffeur gardera son bonnet de laine et son blouson de cuir ! Nous goûtons le vin local.
Le Retrait
Mardi 9 : Départ à 6h de l’hôtel, le TB à 9h ! Tananarive à 13h la navette de l’hôtel nous retrouve sans mal dans ce bazar indescriptible qu’est la gare routière sud de Tana ! Chez Jeanne à Ivato : le luxe pour 14 euros. Repos.
Chez Jeanne
Mercredi 10 : Frisquet et nuageux. Avion ponctuel : 7h40-9h40 : Diégo-Suarez: chaud, ville qui ressemble à une ville, plus riche, plus coquette impression d’être maintenant dans un autre pays cette impression restera jusqu’à la fin du voyage. Nous prenons contact avec Roger, guide vraiment sympathique et fiable. Farniente devant la baie et table d’hôtes.
La Baie de Diégo-Suarez
Jeudi 11 : De 7h30 à 16h30, journée à la mer d’Emeraude (2h x 2 de bateau à voile). Organisée avec notre hôtel. Superbe.
La Baie de Diégo-Suarez
Vendredi 12 : Changement d’hôtel, moins ‘cher’ mais moins bien. Journée en taxi avec Roger. Montagne d’Ambre (avec le guide du parc, Charles, TB) : 5 heures de marche dans la forêt, plantes et animaux : les 2 espèces de lémuriens diurnes, un gros caméléon et un minuscule, un gecko invisible et des araignées.... Cascade, lac sacré et très beau lac vert. Il se met pleuvoir. Très bon repas ‘Chez Henriette’, dans le jardin d’une vieille dame à la forte personnalité il est question de la situation du pays et de la colonisation...
Balafomanga
Samedi 13 : Journée en taxi avec Roger. Baobabs, les Trois Baies, superbe, vue sur la mer d’Emeraude au loin. Roger nous couve ! Excellent repas au restaurant Balafomanga ( rien à voir avec notre hôtel ), dans une ambiance feutrée et chaleureuse
Balafomanga
Dimanche 14 : Charrettes à 4 et même à 6 zébus ! Les tsingy Rouges : premier superbe, de haut deuxième grandiose et varié : nous descendons et marchons longuement il fait chaud troisième tranquille. Route nationale épouvantable, Roger fonce dans sa 4L aménagée . Parc d’Ankarana, logement simple mais agréable .
Chez Laurent
Lundi 15 : De 8h à 15h : parc avec Gauthier . Grotte aux chauves-souris, perte des rivières, forêt : des lémuriens, oiseaux et uroplatus tsingy métalliques pique-nique au chaud !
Chez Laurent
Mardi 16 : Lever à 5h pour prendre le taxi-brousse devant notre hébergement, pile à 6h !! Route encore mauvaise. Bateau à Ankify pour Nosy Komba. Une nuit seulement aux Lémuriens : rien ne fonctionne ! Nous changerons demain pour chez Yolande. Petit village de pêcheurs et d’artisans pour le tourisme.
Lémuriens
Mercredi 17 : Farniente, dispensaire où nous laissons des médicaments (longue discussion et visite).
Chez Yolande
Jeudi 18 : Il pleut ! très peu ! Journée à Nosy Tanikely avec 2 Italiens. Oursins et coraux .
Chez Yolande
Vendredi 19 : 6h : de Nosy Komba à Nosy Be. Hell - Ville est plutôt agréable. Nous faisons nos derniers achats.
Plantation
Samedi 20 : Vent fort, annonciateur de la saison des pluies. Derniers achats. Départ pour l’aéroport. 14 h 20 : retour vers la France , via la Réunion. Vol sans histoire.
Dimanche 21 : 5h 30 à Paris après 11heures de vol. Pas froid mais gris. Beaucoup de gens dorment sur les trottoirs...
Voyage dans un pays beau et triste à la fois. Beauté des habitants, de leur sourire, de leur gentillesse. Beauté de la nature, des paysages, des animaux, de la végétation.
Tristesse de la pauvreté, de la corruption, du néo-colonialisme, des grands écarts de richesse, de la déforestation. Nous aurions aimé voir les baleines sauter, aller à Belo-sur-Mer et prendre le train Fianar-Manakara, malheureusement en panne, mais c'est encore plus ennuyeux pour les riverains.
Un voyage fort intéressant , loin d'une carte postale.
Vulcanie
Ayant bénéficié de nombreux conseils pour organiser notre voyage en septembre-octobre, j'envoie un compte rendu résumé de notre séjour sur cette île très attachante.Nous sommes retraités et avons voyagé en couple, essentiellement en taxi-brousse. Ce résumé peut donner une idée de ce que l'on peut faire en 6 semaines, c'est long et il faut pourtant faire des choix. Je ferai un autre envoi avec des informations plus précises sur les adresses et les prix.
7 septembre – 21 octobre 2012
Vendredi 7 : Départ de Roissy à 20h avec Air Austral. 11 heures de vol.
Samedi 8 : Arrivée à 9h locale . Nous repartons à 14h ,2 heures de vol, avion à hélices. Arrivée à Tamatave à 15h . Police et douane encombrées et peu efficace. ‘La Croisette’ nous attend bungalow en campagne et au bord d’un canal.
La Croisette
Dimanche 9 : Lever à 5h pour partir immédiatement à ...7 : il faut s’y faire ! Le long de la route à trous, nombreux villages de cases, végétation luxuriante, la vie quotidienne et ses scènes habituelles : un homme attend que le temps démarre, une femme et son bébé, petite échoppe de fruits, des familles marchent, des enfants jouent avec un pneu, une petite fille propose un lapin à vendre, un garçon porte sur la tête un plateau avec un fruit en tranches, un autre répare son vélo, quelques zébus, des rizières sans éclat et des rivières brunâtres tout est actif et immobile... Ile Sainte-Marie: joli bungalow et bon repas . La vie du petit port un dimanche après-midi : joueurs de boules et promenade le long de la côte jusqu’à la digue qui franchit la baie plat malgache (ravitoto = ragoût de porc et de feuilles de manioc hachées ).
La Bigorne
Lundi 10 : 9-12 : à la chasse à la baleine ! Très beau temps d’abord, un grain, mer houleuse les baleines ne sautent pas pour nous (la veille, si le lendemain aussi !). A la pointe sud de l’île aux Nattes : merveille des eaux vertes et bleues, barrière d’écume, calme et soleil. Scooter 20km x 2 vers le nord le long de la côte jusqu’à La Crique : crique chic et jolie villages soignés, palissades en feuillages : nous ne retrouverons pas cela.
La Bigorne
Mardi 11 : Scooter et pirogue pour aller à l’île aux Nattes, marche jusqu’au phare puis le long de la mer, baleine au loin. A propos de Nattes (rien à voir !), notons la beauté et la variété des tresses.
La Bigorne
Mercredi 12 : Embarquement prévu à 5h 30 , en fait 7 !! La courroie casse 2 fois mais la mer est d’huile. Retour en minibus au bord de la route, nos premiers casseurs de cailloux rizières en labour. Des gamins rebouchent les trous de la route (ou font semblant) pour quelques ariary que nul ne leur donne ! Nous passons de 60 km/h à 15 ! 3 heures 30 de route. Un tour dans Tamatave en taxi : des ‘jardins’ donnent un air de campagne jusqu’au centre rues défoncées, petites boutiques comme partout marché central semblable à tant d’autres de par le monde (ananas et rambutans) . Avenue de l’Indépendance, large, courte, vide, grand hôtel de ville en construction. Retour à La Croisette : tout l’établissement est pour nous !
La Croisette
Jeudi 13 : 8h : minibus. Route sinueuse mais bonne. Des contrôles de gendarmes et de motards et de policiers en quête de bakchich nous en prendrons l’habitude ! Les collines deviennent montagnes vertes mais déboisées, bananiers et buissons. Quelques gros villages et marchés très fréquentés les gens viennent de très loin. Ils marchent... Ils attendent... 13h : Andasibe: il fait plus frais. Bungalows soignés en étages. Organisation de la visite du parc. Promenade de nuit pour voir les lémuriens nocturnes : une mère et son petit, des yeux dans les arbres, 1 serpent boa superbe et 3 caméléons dont un minuscule. Nuit fraîche.
Feon’ Ny Ala
Vendredi 14 : Il pleuviote avec notre guide, sympathique et compétent, de 7h 30 à 10h 30, dans la réserve Indri-Indri, nous voyons de nombreux lémuriens (indris), caméléons et plantes. En 4x4, nous gagnons la forêt primaire de Mantadia, plus touffue, qui donne une idée de ce qu’a pu être Madagascar... pique-nique à la cascade chute sacrée; le beau temps est revenu, et nous à l’hôtel vers 16h30.
Feon’ Ny Ala
Samedi 15 : Matinée tranquille, terrasse devant la forêt. 13h : notre minibus est à l’heure ! Mais le vrai départ est après le repas (que nous avons déjà pris). Gens très pauvres dans la montagne . Nous descendons : les maisons en branchages laissent la place aux maisons en pisé rizières et potagers et nombreuses briqueteries jusqu’aux abords de Tananarive. Route assez bonne malgré les trous chauffeur prudent. Bonne moyenne (140 km en 3 h) mais un long arrêt pour décharger des meubles ! Tananarive : curieux de retrouver une ville ‘en dur’ et grouillante. Bazar indescriptible de la gare routière un jeune taxi nous a repérés longtemps avant l’arrêt et nos bagages passent du toit dans le coffre de sa voiture : efficace ! 4L et 2CV (taxis) pullulent . A 18h, nous sommes dans notre confortable chambre avec vue sur les collines de la capitale belle lumière. Le zébu à la vanille est un délice ! Le rhum à la réglisse n’est pas mal !
Niaouly
Dimanche 16 : Accompagnés par la fille de la dame de l’accueil de l’hôtel, nous allons (taxi puis gare routière et taxi collectif : longue file d’attente, 30 dans le bus + une dizaine en cours de route) visiter le palais sur la colline royale d’ Ambohimanga ; TB un des seuls monuments que nous verrons à Madagascar ! Mélange de site ‘primitif’ et de palais victorien . Très beau panorama. Gâteau traditionnel = koba , comme un gâteau roulé, vendu à la rondelle. Plus d’une heure pour 20 km. Snack à l’hôtel et nous partons à pied pour faire un tour dans la basse ville. Il faut faire attention nous repérons vite le manège d’un groupe de gamins faux quêteurs. Ancienne gare, marché avec des kiosques. Nous remontons jusqu’au palais de la Reine, détruit par le feu quartier tranquille gens aimables un jeune guide avec carte mais sans travail, sympathique et intelligent nous accompagne intéressant. Tour du palais, palais du Premier ministre, panorama à 360°. Soleil chaud et coulées de vent frisquet.
Niaouly
Lundi 17 : Bazar et rabatteurs de la gare routière du sud ! Départ à 8h 30. Route en bon état. Terrasses et maisons rouges beaucoup de contrôles de police et de gendarmerie, parfois à côté d’un panneau ‘halte à la corruption’ ! Premières charrettes à zébus et beaucoup de chariots à hommes ! 12h. Antsirabe : Tina nous attend pour la descente de la Tsiribihina en pirogue; et une foule de tireurs de pousse-pousse ! Comme nous ne sommes que 2, il va nous confier à un autre guide qui a, lui, déjà 2 couples. L’après-midi, exhumation des morts: peu banal ! Foule joyeuse et ‘enrhumée’ ! Les Malgaches dansent avec leurs morts .
Le Retrait
Mardi 18 : Notre guide sera Setra, rasta sympa plus 2 jeunes couples français. Route (sauf les 30 derniers km sur 220) et minibus privé excellents. Rizières, légumes, plateaux vallonnés, herbes sèches villages en terre brun clair et il fait chaud ! Relief plus élevé, plus sec, nombreux lavakas ; seul le fond des vallées est vert. Toitures en paille de riz. Nuit à Miandrivazo , coucher de soleil sur la rivière, affluent de la Tsiribihina, activités aquatiques : baignades et lavages, atmosphère tranquille.
Baobab
Mercredi 19 : Le matin, les villageois vont à la rivière : lavage et corvée d’eau. Nos co-voyageurs achètent bière et chapeau et, ensemble, du rhum... Et c’est parti pour 3 jours de pirogue ! Nous sommes seuls sur nos 3 pirogues, toute la journée. Un caméléon. Nombreux bancs de sable il faut parfois descendre ! Midi, halte sous le seul arbre... Bons légumes cuits. Premier petit crocodile. Notre piroguier, Stéphane, chante, siffle et cause à son petit frère, Robert, qui apprend le métier. Nous passons sur la Tsiribihina sans presque nous en apercevoir étant donné la largeur des cours d’eau. Paysage plus montagneux . .Arrêt à 17h sur une plage, feu de bois, Setra chante et joue de la guitare un punch de bienvenue : rhum-fruits-gingembre. Excellent. La Croix du Sud se lève.
Bivouac
Jeudi 20 : Réveil avant 5 h à 6h 30, nous sommes sur l’eau. Frais et calme. Nous longeons la barre montagneuse passage un peu plus encaissé. Notre piroguier fredonne déjà. Setra nous apprend un chant malgache. 2 lémuriens, puis 3 ou 4 différents, foncés. Le cuisinier prépare déjà le repas sur un brasero et récupère un canard qui a été tué par un chasseur ! Bain-douche dans une belle cascade, température idéale. Repas à l’ombre sur des tables ! Achat de poissons pêchés ‘au bruit’ ils sont vidés et les 2 poules sacrifiées pour le soir. Falaises hérons aigrettes nuages bienvenus des pirogues remontent à la perche et avec une voile rudimentaire. Paysage à nouveau plat : la Tsiribihina s’étale ! 16h, le vent se lève vaguelettes à ras de pirogue. Arrêt sur une plage dans un beau paysage, « asiatique ». Soirée aussi sympathique. Rhum et chants.
Bivouac
Vendredi 21 : Beau lever de soleil. C’est nous qui réveillons notre guide, vraiment ‘cool’, mais efficace ! A 6h30 nous sommes sur l’eau, avec l’impression d’être sur un lac. Notre Stéphane est déchaîné il sonorise la rivière les autres lui répondent. Joyeux ! Un petit crocodile et notre premier baobab. 9h, il commence à faire très chaud. Falaise et chauves-souris une tortue un crocodile saute de son rocher. Nous débarquons au milieu de villageois très pauvres bagages sur un char à zébus et marche d’une heure, à une heure de l’après-midi ! Le 4x4 nous (9) attend, traverse le village pauvre et perdu, tout est sec, près de 2 heures de piste. Attente du bac 1/2h de descente jusqu’à l’embouchure : débarquement folklo à Belo/Tsiribihina hôtel plutôt chic, agréable de se laver même sans douche ! Une bière en attendant le 4x4 resté sur le bac. Repas dans un restau local .
Karibo
Samedi 22 : Départ (10h 30) et journée tranquilles : moins de 5 heures de piste, un pique-nique sardines , Vache qui rit, bananes vers 16h, nous prenons le petit bac et montons nos tentes sous les arbres. Nous préparons le punch rhum-jus de pomme-citrons et miel pour fêter mes 64 ans.
Camping
Dimanche 23 : Lever 5h, 1 heure de piste sur laquelle nous croisons un zébu écroulé sous le joug, et voici les Tsingy de Bemaraha : 3 km dans ce paysage unique, minéral, tranchant, gris et vert, avec un guide, Naïn, sympathique et compétent, passages un peu difficiles bien assurés 3 sortes de lémuriens diurnes, 1 nocturne, des oiseaux. Repas et sieste. Puis le petit circuit des Tsingy, grandiose, dédale de pierre un bel arbre rouge (Hildegardia) une chouette. Le soir : fin du punch !
Camping
Lundi 24 : Lever 5h nous revenons en moins de 4 heures à Belo repas bac 4x4 : le baobab sacré et vieux !, les ‘ baobabs amoureux ‘ , l’allée des Baobabs avec coucher de soleil sur la pièce d’eau, et beaucoup d’autres encore. Morondava
Trecicogne
Mardi 25 : Setra nous présente un copain pour aller en 4x4 à Belo-sur-Mer . Temps chaud mais aéré par le vent de la mer en pirogue à balancier, nous faisons un aller-retour sur une plage sale et ventée village de pêcheurs Vezos. Trecicogne
Mercredi 26 : Attente vaine du 4x4 : notre transport n’arrive pas et n’arrivera pas ! Arnaqués ! Nous en voulons à Setra puisque c’est à cause de lui que nous ne nous sommes pas méfiés le tonton et la maman de l’arnaqueur sont inefficaces et Setra s’est défilé... Déception. Nous n’irons pas à Belo ! Changeons nos plans !
Cheval de Mer
Jeudi 27 : 8h-20h : journée taxi-brousse. Antsirabe.
Le Retrait
Vendredi 28 : Un tuk-tuk nous mène en 1 heure au lac Tritriva d’origine volcanique, superbement bleu dans ses rochers. Au retour, nous croisons un cortège d’exhumation et trouvons décidément la fête un peu triste villages vraiment pauvres . Ruée des pousse-pousse visite d’un artisanat de miniatures en matériau de récupération.
Le Retrait
Samedi 29 : Taxi-brousse pour Ambositrade 8h 30 à 11h avec un long détour dans la campagne pour déposer une vieille dame malade. Belles rizières. Ville très animée, marché dans les rues. Nous faisons affaire avec un guide nommé LandrY pour le lendemain en vue de randonner vers les villages zafimaniry.
Mania
Dimanche 30 : Nous croisons et admirons tous les Malgaches endimanchés pour la messe. Landry nous prend à 8h et nous démarrons ‘normalement’ à 9 ! Son village, Antoetra, est miséreux, consanguinité évidente, mais ses parents accueillants, petite pièce sombre et enfumée, vide, la cuisine et séjour ? thé local. Marche de 12h à 15h : brûlis ou incendies que deviendront les zones reboisées par des associations ? Cendres et fumée ! Désespérant ! Des paysans reviennent avec leur récolte de vers de terre . Beau paysage de montagne. Puis très belle vue plongeante sur Sakaivo au milieu de ses vertes rizières. 800 marches à descendre ! Maisons en palissandre, plutôt jolies avec leurs décorations sculptées mais tassées. Population moins pauvre et plus ouverte. Le chef du village nous accueille dans sa pièce enfumée tous toussent mais une cheminée n’est pas envisageable, il y a des (petites) fenêtres !! Le chef vient manger avec nous 2 et Landry le poulet que ce dernier a transporté et cuisiné.
Chambre d’hôtes
Lundi 1er octobre : Le village se réveille vers 4h, avant les coqs , et ça tousse, et les femmes pilent déjà le riz ! De 7h30 à 8h 30, remontée des marches, plus facile que prévu ! Il faut dire qu’il fait plus frais. 2 heures plus tard, nous sommes à Antoetra, avalons une patate douce chez un beau-frère, la fin de la Vache qui rit chez les parents. Les enfants sont vraiment en haillons. Retour à Ambositra. Repas à l’Oasis où nous avons nos habitudes. Nous gagnons comme prévu l’hôtel voisin, très accueillant aussi. Grand lavage et prévisions.
Centre
Mardi 2 : 6h 30 : les boucheries ouvrent ! Un cochon (mort) et un chien (vivant) attendent patiemment sur le trottoir... Une crevaison avant Camp-Robin, des familles de casseurs de cailloux les troupeaux de zébus reviennent de la ville et des centaines de gens marchent avec paniers et paquets vers le marché. Belles rizières et maisons rouges. Le travail familial n’est pas tendre pour les enfants. 150 km en presque 4 heures : Fianarantsoa. Visite de la ville la partie haute est jolie et tranquille, un jeune garçon, déluré, intelligent nous accompagne. Des cartes postales de Normandie lui feront grand plaisir. Il viendra le lendemain à la gare nous les montrer, rangées dans un classeur. Cathédrale pas vilaine, maisons, point de vue superbe sur cette ville construite autour d’un creux orné de rizières. Beaucoup de miséreux. Gare routière et ses ‘angoisses’ pour réserver : n’aurions-nous pas de faux reçus ?
Sorotel
Mercredi 3 : Mais si ! Mais ça s’arrangera au retour d’Ambalavao, grâce à la dame du guichet de la compagnie, qui malgré tout a accepté de travailler avec ces rabatteurs peu fiables qu’elle connaît bien ! Une figure rare : le rabatteur ivre et le seul agressif qui veut bouter tous les Français hors de Madagascar. 5 contrôles en 50 km !! Champs d’artemisia , plante médicinale utilisée dans le traitement du paludisme. Ambalavaodans une riche cuvette entourée de montagnes. Visite d’une fabrique de papier artisanal. Marché aux zébus . Marche à pied pour aller dans une petite fabrique de soie naturelle, familiale et accueillante. Retour ‘folklo’ à 23 pour 15 places ! + un vélo et son cycliste en cours de route. Bon restaurant ‘Ancre d’Or’ .
Sorotel
Jeudi 4 : 8h-9h 30 : attente à la gare, misère et crasse. Quelques enfants dorment encore par terre, enroulés dans des couvertures en haillons... Prendre de l’essence, contrôle de police : la routine ! Il fait frais, temps couvert. Sur la route, des gamins bouchent les trous... Route sinueuse et belle, boisée près du parc national de Ranomafana ; puis elle change : palmiers, arbres du voyageur ‘ravenalas’ , bananiers il fait plus chaud villages moins pauvres et plus colorés. Belles rizières (plates) vertes. Arrêt : on cherche longuement le sac d’un passager sur le toit, on arrime un vélo neuf, on parle du petit train qui est en panne : les villageois sont à 50 km de toute route ! Manakara : 16h 30. Hôtel agréable.
Flamboyants
Vendredi 5 : Farniente Marche: pont écroulé mais franchissable depuis hier; quartier administratif, vert et aéré; promenade le long de l’océan, très agréable, grands pins, pas de poussière, aucune voiture, presque personne (sauf quelques vendeuses de vanille ). Repas sur une terrasse agréable au bord de la rivière.
Flamboyants
Samedi 6 : Belle journée sur le canal des Pangalanes en pirogue, avec repas superbement préparé par les piroguiers, à l’ombre près de l’océan.
Flamboyants
Dimanche 7 : Temps un peu plus lourd. 8h à la gare pour partir à 9 taxi-brousse plein, 3 autres Européens. Nombreux arrêts. Fianarantsoa à 16h. Tout est fermé le dimanche soir beaucoup de gens vivent dans la rue. En contraste, excellent repas au restaurant ’ Espace Relax ’ . Nous entendons notre première mosquée.
Sorotel
Lundi 8 : 7h à la gare pour départ à 9h : Antsirabe à 16h. Nous retrouvons les paysages et maisons rouges. Il fait chaud, mais le jeune chauffeur gardera son bonnet de laine et son blouson de cuir ! Nous goûtons le vin local.
Le Retrait
Mardi 9 : Départ à 6h de l’hôtel, le TB à 9h ! Tananarive à 13h la navette de l’hôtel nous retrouve sans mal dans ce bazar indescriptible qu’est la gare routière sud de Tana ! Chez Jeanne à Ivato : le luxe pour 14 euros. Repos.
Chez Jeanne
Mercredi 10 : Frisquet et nuageux. Avion ponctuel : 7h40-9h40 : Diégo-Suarez: chaud, ville qui ressemble à une ville, plus riche, plus coquette impression d’être maintenant dans un autre pays cette impression restera jusqu’à la fin du voyage. Nous prenons contact avec Roger, guide vraiment sympathique et fiable. Farniente devant la baie et table d’hôtes.
La Baie de Diégo-Suarez
Jeudi 11 : De 7h30 à 16h30, journée à la mer d’Emeraude (2h x 2 de bateau à voile). Organisée avec notre hôtel. Superbe.
La Baie de Diégo-Suarez
Vendredi 12 : Changement d’hôtel, moins ‘cher’ mais moins bien. Journée en taxi avec Roger. Montagne d’Ambre (avec le guide du parc, Charles, TB) : 5 heures de marche dans la forêt, plantes et animaux : les 2 espèces de lémuriens diurnes, un gros caméléon et un minuscule, un gecko invisible et des araignées.... Cascade, lac sacré et très beau lac vert. Il se met pleuvoir. Très bon repas ‘Chez Henriette’, dans le jardin d’une vieille dame à la forte personnalité il est question de la situation du pays et de la colonisation...
Balafomanga
Samedi 13 : Journée en taxi avec Roger. Baobabs, les Trois Baies, superbe, vue sur la mer d’Emeraude au loin. Roger nous couve ! Excellent repas au restaurant Balafomanga ( rien à voir avec notre hôtel ), dans une ambiance feutrée et chaleureuse
Balafomanga
Dimanche 14 : Charrettes à 4 et même à 6 zébus ! Les tsingy Rouges : premier superbe, de haut deuxième grandiose et varié : nous descendons et marchons longuement il fait chaud troisième tranquille. Route nationale épouvantable, Roger fonce dans sa 4L aménagée . Parc d’Ankarana, logement simple mais agréable .
Chez Laurent
Lundi 15 : De 8h à 15h : parc avec Gauthier . Grotte aux chauves-souris, perte des rivières, forêt : des lémuriens, oiseaux et uroplatus tsingy métalliques pique-nique au chaud !
Chez Laurent
Mardi 16 : Lever à 5h pour prendre le taxi-brousse devant notre hébergement, pile à 6h !! Route encore mauvaise. Bateau à Ankify pour Nosy Komba. Une nuit seulement aux Lémuriens : rien ne fonctionne ! Nous changerons demain pour chez Yolande. Petit village de pêcheurs et d’artisans pour le tourisme.
Lémuriens
Mercredi 17 : Farniente, dispensaire où nous laissons des médicaments (longue discussion et visite).
Chez Yolande
Jeudi 18 : Il pleut ! très peu ! Journée à Nosy Tanikely avec 2 Italiens. Oursins et coraux .
Chez Yolande
Vendredi 19 : 6h : de Nosy Komba à Nosy Be. Hell - Ville est plutôt agréable. Nous faisons nos derniers achats.
Plantation
Samedi 20 : Vent fort, annonciateur de la saison des pluies. Derniers achats. Départ pour l’aéroport. 14 h 20 : retour vers la France , via la Réunion. Vol sans histoire.
Dimanche 21 : 5h 30 à Paris après 11heures de vol. Pas froid mais gris. Beaucoup de gens dorment sur les trottoirs...
Voyage dans un pays beau et triste à la fois. Beauté des habitants, de leur sourire, de leur gentillesse. Beauté de la nature, des paysages, des animaux, de la végétation.
Tristesse de la pauvreté, de la corruption, du néo-colonialisme, des grands écarts de richesse, de la déforestation. Nous aurions aimé voir les baleines sauter, aller à Belo-sur-Mer et prendre le train Fianar-Manakara, malheureusement en panne, mais c'est encore plus ennuyeux pour les riverains.
Un voyage fort intéressant , loin d'une carte postale.
Vulcanie
Voyage à l'été 2012 entre Salt Lake City et Los Angeles English translation pending
Bonjour,
J'ai réservé mes billets d'avions pour l'été prochain avec une arrivée le samedi 28/07 à SLC et un départ le mercredi 15/08 de LAX.
Pouvez-vous me dire si le rythme n'est pas trop soutenue - sachant que c'est notre premier voyage dans l'OUEST. Bien évidement, nous voulons voir le maximun de chose mais pas au rythme d'un TO.
Pour la location de voiture, nous nous attendons à avoir des frais d'abandon. D'après vous, quelle compagnie est la plus interessante: National, Avis ou Brooker:Autoescape... Y-a-t-il une date préférable pour réserver sa voiture. On entends souvent qu'il faut réserver ces billaets d'avion au mois de Janvier pour les USA. Qu'en est-il pour les location de voiture?
Itinéraire:
Samedi
28/07
Paris – Salt Lake City
Salt Lake City
- Récupération du véhicule de location.
- Nuit à l'hotel: Quel Hotel???????
Dimanche
29/07
Salt Lake City – West Yellowstone: 511km dont 337km d’autoroute – 5h42 dont 3h15 sur autoroute.
West Yellowstone
- Visite de SLC le matin :
- Temple square.
- Tabernacle avec représentation du Chœur Mormons à 9h15 le dimanche matin.
- Route vers Yellowstone park..
Lundi
30/07
West Yellowstone – Mammoth Hot Spring : 78km – 1h03
Nuit à Mammoth Hot spring
- Visite de la partie « Mammoth Country »
- Madison,
- Norris Geyser Basin + Norris Canyon Road.
- Mammoth Hot Spring : voir pour faire une animation avec les rangers.
Mardi
31/07
Mammoth Hot Spring – Canyon Junction : 60km – 1h00.
Nuit à Canyon Jonction
Canyon Lodge Frontier Cabin
- Région la plus reculée du Parc.
- Les forêts fossilisées.
- Lamar River Valley.
- Canyon Country: Artist Point, Lower Falls: 94m…
Mercredi
1/08
Canyon Junction – Old Faithful : 70km – 1h00.
Old Faithful Inn
- Canyon Country s’il reste des choses à vister.
- Lake Country : sommets enneigés des Absaroka Mountains.
- Lone Star Geyser Trail à 5.6km au sud-est de Old Faithful Inn.
Jeudi
02/08
Old Faithfull.
Old Faithful Inn
- Geyser Country: Upper Geyser Basin, Midway Geyser Basin, Black Sand Basin…
- Upper Geyser Basin.
- Old Faithfull.
Vendredi
03/08
Old Faithfull – Jackson: 148km – 1h59.
Jackson - Hotel à Jakson????
- Grand Teton NP: flèches granitiques de la Teton range.
- Signal Montain Summit Road.
- Jenny Lake Scennic Drive.
Samedi
04/08
Jackson – Vernal : 457km dont 8km d’autoroute – 6h18.
Vernal - Hotel à Vernal???
- Route 191 vers le sud.
- Traversée de la forêt de pins Ashley NForest.
- Flaming Gorge Reservoir.
Dimanche
05/08
Vernal – Moab : 353km dont 96km d’autoroute – 4h37 dont 47mn sur autoroute – par la route 139.
Moab - Hotel à Moab????
- Visite d’Arches NP : visite de «Delicat Arch » - « Delicat Arch » depuis un point de vue.
Lundi
06/08
Moab.
Moab
- Dead Horse Point sur la route de Canyonlands.
- Canyolands : Island in the sky (1h de route depuis Moab).
- Grand View point Overlook.
Mardi
07/08
Moab – Mexican Hat : 210km – 3h00.
Mexican Hat
Hotel????
- Retour à Arches NP : « Double Arch » + « Landscape Arch ».
- Natural Bridges National Monument sur la Hwy 95.
- Route scénic 261 vers Mexican Hat : Moki Dugway & Mule Point.
Mercredi
08/08
Mexican Hat – Grand Canyon Village: 324km – 4h43.
Grand Canyon Village
Brigth Angel Lodge
- Visite de Monument Valley Navajo Tribal Park : route panoramique non goudronnée de 27km.
(Partir de bonheur pour finir la visite vers midi – horaires d’ouverture : 6h – 20h).
- Route l’après-midi vers Grand Canyon Village – route 64 – Desert View Drive.
Jeudi
09/08
Grand Canyon Village – Page : 225km – 3h12
Page
- Visite de la South Rim : Hermit Road (Utilisation des navettes) : Hopi point, Mohave point.
- Départ du Grand Canyon vers 15h00.
Vendredi
10/08
Page – Bryce Canyon City: 250km – 3h37.
Bryce
- Antelop Canyon.
- Arrivée à de Bryce Canyon : Inspiration point, Bryce Point et Sunset point en fin de journée.
- Hébergement : Nuit à Bryce view Lodge : 100$ à 1 mile de l’entrée du parc.
Samedi
11/08
Bryce Canyon City – Springdale: 142km – 2h10.
Springdale
- Bryce Canyon : Sunrise point.
- Navajo Loop Trail à combiner avec le Queens Garden Trail au départ de Sunset Point :
- Navajo Loop Trail : 2.16km dénivelée 167m.
- The Queens Garden Trail : 3km dénivelée : 98m.
- Départ pour Zion.
Dimanche
12/08
Springdale – Las Vegas : 275km – 2h51 dont 2h13 d’autoroute.
Las Vegas
MGM?????
- Visite du parc de Zion le matin.
- Route vers Las Vegas.
- Outlet North Las Vegas – Fermeture à 8.00pm
- Visite du Strip.
Lundi
13/08
Las Vegas – Furnace Creek : 210km – 2h58 dont 22mn d’autoroute.
Furnace Creek Ranch????
- I-95 + route 190.
- Dante’s view, Twenty Mule Canyon, Zabriskie Point, Golden Canyon, Artist’s Drive, Devil’s Golf Course, Natural Bridge, Badwater basin…
- Retour à Furnace Creek : Installation à l’hôtel.
Mardi
14/08
Furnace Creek – Los Angeles : 462km – 6h23 dont 1h48 d’autoroute.
Los Angeles
- Vallée de la mort par la 190 et Olancha.
- Arrivée à l’hôtel en fin d’après-midi.
Mercredi
15/08
Los Angeles – Aéroport.
Avion
- Matinée libre.
- Retour du véhicule de location en début d’après-midi.
- Décollage à 18h45.
Jeudi
16/08
Arrivée à Charles de Gaulle.
Nous avons commencé à réserver certaines nuitées. Nous souhaitons réserver des hotels entre 80 et 100$ maxi sur cet itinéraire. Pouvez-vous nous donner vos bons plans sur cet itinéraire: - Hotel à l'aéroport de SLC (nous arrivons à 20h30), West Yellowstone, Jackson Hole, Vernal, Moab, MV (il faudra peut-etre mettre un peu plus), Page, Bryce, Springdale, LA.
Merci à Tous par avance.
J'ai réservé mes billets d'avions pour l'été prochain avec une arrivée le samedi 28/07 à SLC et un départ le mercredi 15/08 de LAX.
Pouvez-vous me dire si le rythme n'est pas trop soutenue - sachant que c'est notre premier voyage dans l'OUEST. Bien évidement, nous voulons voir le maximun de chose mais pas au rythme d'un TO.
Pour la location de voiture, nous nous attendons à avoir des frais d'abandon. D'après vous, quelle compagnie est la plus interessante: National, Avis ou Brooker:Autoescape... Y-a-t-il une date préférable pour réserver sa voiture. On entends souvent qu'il faut réserver ces billaets d'avion au mois de Janvier pour les USA. Qu'en est-il pour les location de voiture?
Itinéraire:
Samedi
28/07
Paris – Salt Lake City
Salt Lake City
- Récupération du véhicule de location.
- Nuit à l'hotel: Quel Hotel???????
Dimanche
29/07
Salt Lake City – West Yellowstone: 511km dont 337km d’autoroute – 5h42 dont 3h15 sur autoroute.
West Yellowstone
- Visite de SLC le matin :
- Temple square.
- Tabernacle avec représentation du Chœur Mormons à 9h15 le dimanche matin.
- Route vers Yellowstone park..
Lundi
30/07
West Yellowstone – Mammoth Hot Spring : 78km – 1h03
Nuit à Mammoth Hot spring
- Visite de la partie « Mammoth Country »
- Madison,
- Norris Geyser Basin + Norris Canyon Road.
- Mammoth Hot Spring : voir pour faire une animation avec les rangers.
Mardi
31/07
Mammoth Hot Spring – Canyon Junction : 60km – 1h00.
Nuit à Canyon Jonction
Canyon Lodge Frontier Cabin
- Région la plus reculée du Parc.
- Les forêts fossilisées.
- Lamar River Valley.
- Canyon Country: Artist Point, Lower Falls: 94m…
Mercredi
1/08
Canyon Junction – Old Faithful : 70km – 1h00.
Old Faithful Inn
- Canyon Country s’il reste des choses à vister.
- Lake Country : sommets enneigés des Absaroka Mountains.
- Lone Star Geyser Trail à 5.6km au sud-est de Old Faithful Inn.
Jeudi
02/08
Old Faithfull.
Old Faithful Inn
- Geyser Country: Upper Geyser Basin, Midway Geyser Basin, Black Sand Basin…
- Upper Geyser Basin.
- Old Faithfull.
Vendredi
03/08
Old Faithfull – Jackson: 148km – 1h59.
Jackson - Hotel à Jakson????
- Grand Teton NP: flèches granitiques de la Teton range.
- Signal Montain Summit Road.
- Jenny Lake Scennic Drive.
Samedi
04/08
Jackson – Vernal : 457km dont 8km d’autoroute – 6h18.
Vernal - Hotel à Vernal???
- Route 191 vers le sud.
- Traversée de la forêt de pins Ashley NForest.
- Flaming Gorge Reservoir.
Dimanche
05/08
Vernal – Moab : 353km dont 96km d’autoroute – 4h37 dont 47mn sur autoroute – par la route 139.
Moab - Hotel à Moab????
- Visite d’Arches NP : visite de «Delicat Arch » - « Delicat Arch » depuis un point de vue.
Lundi
06/08
Moab.
Moab
- Dead Horse Point sur la route de Canyonlands.
- Canyolands : Island in the sky (1h de route depuis Moab).
- Grand View point Overlook.
Mardi
07/08
Moab – Mexican Hat : 210km – 3h00.
Mexican Hat
Hotel????
- Retour à Arches NP : « Double Arch » + « Landscape Arch ».
- Natural Bridges National Monument sur la Hwy 95.
- Route scénic 261 vers Mexican Hat : Moki Dugway & Mule Point.
Mercredi
08/08
Mexican Hat – Grand Canyon Village: 324km – 4h43.
Grand Canyon Village
Brigth Angel Lodge
- Visite de Monument Valley Navajo Tribal Park : route panoramique non goudronnée de 27km.
(Partir de bonheur pour finir la visite vers midi – horaires d’ouverture : 6h – 20h).
- Route l’après-midi vers Grand Canyon Village – route 64 – Desert View Drive.
Jeudi
09/08
Grand Canyon Village – Page : 225km – 3h12
Page
- Visite de la South Rim : Hermit Road (Utilisation des navettes) : Hopi point, Mohave point.
- Départ du Grand Canyon vers 15h00.
Vendredi
10/08
Page – Bryce Canyon City: 250km – 3h37.
Bryce
- Antelop Canyon.
- Arrivée à de Bryce Canyon : Inspiration point, Bryce Point et Sunset point en fin de journée.
- Hébergement : Nuit à Bryce view Lodge : 100$ à 1 mile de l’entrée du parc.
Samedi
11/08
Bryce Canyon City – Springdale: 142km – 2h10.
Springdale
- Bryce Canyon : Sunrise point.
- Navajo Loop Trail à combiner avec le Queens Garden Trail au départ de Sunset Point :
- Navajo Loop Trail : 2.16km dénivelée 167m.
- The Queens Garden Trail : 3km dénivelée : 98m.
- Départ pour Zion.
Dimanche
12/08
Springdale – Las Vegas : 275km – 2h51 dont 2h13 d’autoroute.
Las Vegas
MGM?????
- Visite du parc de Zion le matin.
- Route vers Las Vegas.
- Outlet North Las Vegas – Fermeture à 8.00pm
- Visite du Strip.
Lundi
13/08
Las Vegas – Furnace Creek : 210km – 2h58 dont 22mn d’autoroute.
Furnace Creek Ranch????
- I-95 + route 190.
- Dante’s view, Twenty Mule Canyon, Zabriskie Point, Golden Canyon, Artist’s Drive, Devil’s Golf Course, Natural Bridge, Badwater basin…
- Retour à Furnace Creek : Installation à l’hôtel.
Mardi
14/08
Furnace Creek – Los Angeles : 462km – 6h23 dont 1h48 d’autoroute.
Los Angeles
- Vallée de la mort par la 190 et Olancha.
- Arrivée à l’hôtel en fin d’après-midi.
Mercredi
15/08
Los Angeles – Aéroport.
Avion
- Matinée libre.
- Retour du véhicule de location en début d’après-midi.
- Décollage à 18h45.
Jeudi
16/08
Arrivée à Charles de Gaulle.
Nous avons commencé à réserver certaines nuitées. Nous souhaitons réserver des hotels entre 80 et 100$ maxi sur cet itinéraire. Pouvez-vous nous donner vos bons plans sur cet itinéraire: - Hotel à l'aéroport de SLC (nous arrivons à 20h30), West Yellowstone, Jackson Hole, Vernal, Moab, MV (il faudra peut-etre mettre un peu plus), Page, Bryce, Springdale, LA.
Merci à Tous par avance.
Tour de la Nouvelle Calédonie en voiture et sac à dos English translation pending
Bonjour,
C'est décidé, après 21 ans (service militaire) je repars sur le caillou pour 1 mois au mois d'août 2012 avec ma femme et ma petite fille. Au programme, le tour de la grande terre en voiture de location et nuitées en camping. Ensuite, Ouvéa, Lifou et l'Ile des pins. Comme ce sera sûrement la dernière fois que j'irais là-bas, je compte bien tout voir. Seulement, quelques questions restent en suspends ; Est-ce que je n'aurais pas de problème à trouver des campings (nous nous moquons du confort...). Est-ce que la coutume est vraiment si importante ou faut-il abréger le cérémonial au plus court ? J'ai vu sur quelques sites que les kanaks étaient gênés plutôt qu'autre choses et qu'un petit billet donné à la va-vite était amplement suffisant. Nous aimerions aller dans des campings au plus proche des populations et faire de superbes rencontres. J'ai entendu parler du pass inter-iles mais doit on le réserver avant de partir ou on verra bien sur place ?
Premières vacances à l'étranger en novembre 2010: quelle destination choisir? English translation pending
Bonjour,
Ce message afin de vous demander votre aide dans l'organisation de mes prochaines vacances. Pour la première fois je compte aller à l'étranger avec ma femme (surprise).
Ce serait à partir de la 2ème semaine de novembre. Je visais les Maldives mais je me suis ravisé. En effet, nous aimons bien "ne rien faire" mais n'adhérons pas à l'idée de ne rien POUVOIR faire. Comme nous ne sommes pas adeptes des fonds marins .... les Maldives risque d'être synonyme d'ennui. Ne rien faire ==> oui, mais si c'est un choix.
Du coup, je suis à la recherche d'une destination pour un séjour qui répondrait aux critères suivants :
- Soleil - Plages et sable blanc =) - Belle mer - Hébergement individuel (pas de complex hôteliers, plutôt des cases) - Un minimum de culture et/ou de vie (pour occuper les temps d'ennui) ce qui manque cruellement aux Maldives. - Pas besoin de vaccin ou de Visa car ma femme ne doit rien savoir jusqu'à la date du départ.
Vous avez des idées de destination à me soumettre, s'il vous plaît ? Merci d'avance à tous.
Ce message afin de vous demander votre aide dans l'organisation de mes prochaines vacances. Pour la première fois je compte aller à l'étranger avec ma femme (surprise).
Ce serait à partir de la 2ème semaine de novembre. Je visais les Maldives mais je me suis ravisé. En effet, nous aimons bien "ne rien faire" mais n'adhérons pas à l'idée de ne rien POUVOIR faire. Comme nous ne sommes pas adeptes des fonds marins .... les Maldives risque d'être synonyme d'ennui. Ne rien faire ==> oui, mais si c'est un choix.
Du coup, je suis à la recherche d'une destination pour un séjour qui répondrait aux critères suivants :
- Soleil - Plages et sable blanc =) - Belle mer - Hébergement individuel (pas de complex hôteliers, plutôt des cases) - Un minimum de culture et/ou de vie (pour occuper les temps d'ennui) ce qui manque cruellement aux Maldives. - Pas besoin de vaccin ou de Visa car ma femme ne doit rien savoir jusqu'à la date du départ.
Vous avez des idées de destination à me soumettre, s'il vous plaît ? Merci d'avance à tous.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally the Tokyo metropolis
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary: 27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)

-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)

-->7 days in Tokyo

The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots... decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring research places that might interest us and watch videos about Japan book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later reserve rental cars order yen check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly! PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary: 27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)

-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)

-->7 days in Tokyo

The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots... decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring research places that might interest us and watch videos about Japan book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later reserve rental cars order yen check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly! PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Circuit pays Baltes et Finlande English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu un circuit dans les Pays baltes et la Finlande en juin prochain. Nous atterrissons à Vilnius et repartons d'Helsinki.
Pourriez-vous me donner votre avis sur ce circuit, est-ce qu'il est cohérent. Merci.
Jour 1 Beauvais - Vilnius Nuit à Vilnius
Jour 2 LITUANIE Visite de Vilnius Nuit à Vilnius
Jour 3 Vilnius – suite Trakai (Train ou bus toutes les 10-20 min – durée 20 min) Retour à Vilnius Nuit à Vilnius
Jour 4 Vilnius – suite Nuit à Vilnius
Jour 5 Kaunas (bus Vilnius-Kaunas très fréquents – durée 1h30) dans la matinée https://www.autobusubilietai.lt/ Ancienne capitale de la Lituanie Monastère de Pazaislis (accès en tram/trolley) Nuit à Kaunas
Jour 6 Bus Kaunas -> Nida (4h) (8h30-12h40 – compagnie Kautra) https://www.autobusubilietai.lt/
Isthme de Courlande (partagé entre la Lituanie et la Russie) Nida - dune de Parnidis Nuit à Nida
Jour 7 Bus jusqu’à Juodkrante – 1h – (village de pêcheurs) http://visitneringa.com/information/getting-to-neringa) Colline aux sorcières Réserve naturelle de cormorans
Bus jusqu’à Smyltiné puis ferry jusqu’à Klaipéda , durée 15 min (0,80 €) https://www.keltas.lt/en/time-tables/the-old-ferry-terminalnorth-horn/ Un ferry toutes les heures. La traversée dure 15 minutes. Nuit à Klaipéda
Jour 8LETTONIE Trajet Klaipéda -> Riga (bus durée 4h30 toutes les 1h30) https://ticket.luxexpress.eu 18 €/pers Fin de journée à Riga Nuit à Riga
Jour 9 Riga - suite Nuit à Riga
Jour 10 Riga - suite Nuit à Riga
Jour 11 Jurmala (station balnéaire à 30 min en train Arrivée à la gare de Majori (direction DUBULTI, SLOKA, TUKUMS ou KEMERI) – billet 1,40 € http://www.pv.lv/en/ Retour à Riga Nuit à Riga
Jour 12 Journée à Sigulda (8 bus/jour – 1h15 de trajet ou 11 trains/jour toutes les 1/2h) Bus : http://www.autoosta.lv/("Sākuma pietura"- Rīgas SAO, "Gala pietura" -Siguldas AO). – billet 2,50- 3,40 euros Train http://pv.lv/en/ 1,90 euros Depuis la gare de Sigulda mini bus qui part toutes les 20mins (1€ A /R)
3 châteaux - Château de Sigulda - Ruines de l’ancien château - Château de Turaida Retour à Riga Nuit à Riga
Jour 13 Journée à Cêsis (bus toutes les ½ heures – durée 1h45 - 4 €) - http://www.autoosta.lv/ ou train http://www.pv.lv/en/ 3,50 € - 2h
Une des plus jolies villes de Lettonie Retour à Riga Nuit à Riga
Jour 14ESTONIE Bus vers Tallinn (durée 4h20 +/- 18 €) début de matinée 18 € https://ticket.luxexpress.eu/en 16,50 € https://ecolines.net/international/en Nuit à Tallinn
Jour 15 Tallinn Nuit à Tallinn
Jour 16 FINLANDE Ferry Tallin – Helsinki (durée 2h – 19 € sur vikingline.com) dans la matinée Visite d’Helsinki Nuit à Helsinki
Jour 17 Helsinki - suite Nuit à Helsinki
Jour 18 Matinée à Helsinki Retour à Paris
Jour 1 Beauvais - Vilnius Nuit à Vilnius
Jour 2 LITUANIE Visite de Vilnius Nuit à Vilnius
Jour 3 Vilnius – suite Trakai (Train ou bus toutes les 10-20 min – durée 20 min) Retour à Vilnius Nuit à Vilnius
Jour 4 Vilnius – suite Nuit à Vilnius
Jour 5 Kaunas (bus Vilnius-Kaunas très fréquents – durée 1h30) dans la matinée https://www.autobusubilietai.lt/ Ancienne capitale de la Lituanie Monastère de Pazaislis (accès en tram/trolley) Nuit à Kaunas
Jour 6 Bus Kaunas -> Nida (4h) (8h30-12h40 – compagnie Kautra) https://www.autobusubilietai.lt/
Isthme de Courlande (partagé entre la Lituanie et la Russie) Nida - dune de Parnidis Nuit à Nida
Jour 7 Bus jusqu’à Juodkrante – 1h – (village de pêcheurs) http://visitneringa.com/information/getting-to-neringa) Colline aux sorcières Réserve naturelle de cormorans
Bus jusqu’à Smyltiné puis ferry jusqu’à Klaipéda , durée 15 min (0,80 €) https://www.keltas.lt/en/time-tables/the-old-ferry-terminalnorth-horn/ Un ferry toutes les heures. La traversée dure 15 minutes. Nuit à Klaipéda
Jour 8LETTONIE Trajet Klaipéda -> Riga (bus durée 4h30 toutes les 1h30) https://ticket.luxexpress.eu 18 €/pers Fin de journée à Riga Nuit à Riga
Jour 9 Riga - suite Nuit à Riga
Jour 10 Riga - suite Nuit à Riga
Jour 11 Jurmala (station balnéaire à 30 min en train Arrivée à la gare de Majori (direction DUBULTI, SLOKA, TUKUMS ou KEMERI) – billet 1,40 € http://www.pv.lv/en/ Retour à Riga Nuit à Riga
Jour 12 Journée à Sigulda (8 bus/jour – 1h15 de trajet ou 11 trains/jour toutes les 1/2h) Bus : http://www.autoosta.lv/("Sākuma pietura"- Rīgas SAO, "Gala pietura" -Siguldas AO). – billet 2,50- 3,40 euros Train http://pv.lv/en/ 1,90 euros Depuis la gare de Sigulda mini bus qui part toutes les 20mins (1€ A /R)
3 châteaux - Château de Sigulda - Ruines de l’ancien château - Château de Turaida Retour à Riga Nuit à Riga
Jour 13 Journée à Cêsis (bus toutes les ½ heures – durée 1h45 - 4 €) - http://www.autoosta.lv/ ou train http://www.pv.lv/en/ 3,50 € - 2h
Une des plus jolies villes de Lettonie Retour à Riga Nuit à Riga
Jour 14ESTONIE Bus vers Tallinn (durée 4h20 +/- 18 €) début de matinée 18 € https://ticket.luxexpress.eu/en 16,50 € https://ecolines.net/international/en Nuit à Tallinn
Jour 15 Tallinn Nuit à Tallinn
Jour 16 FINLANDE Ferry Tallin – Helsinki (durée 2h – 19 € sur vikingline.com) dans la matinée Visite d’Helsinki Nuit à Helsinki
Jour 17 Helsinki - suite Nuit à Helsinki
Jour 18 Matinée à Helsinki Retour à Paris
USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. English translation pending
Aouh les amis Voyageforumers !
Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...
Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.
L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...

Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.
Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...

On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.

Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...
Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.
La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...

Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.

Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.

Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...

Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !

Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...

Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.

Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !

Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...

Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.

Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...

Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.

... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...
Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.
L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...

Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.
Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...

On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.

Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...
Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.
La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...

Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.

Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.

Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...

Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !

Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...

Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.

Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !

Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...

Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.

Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...

Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.

... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Ici c'est le Nooooord! Résumé de 3 semaines entre Washington, Oregon, Montana et Yellowstone English translation pending
Oui résumé et pas carnet !!! Je vais essayer de faire court, car un carnet prend énormément de temps et beaucoup de gens font beaucoup mieux que moi ici. Pour ceux qui s’intéressent à mon blog qui a juste un côté informatif, j’essaierai de le compléter dans les prochains mois sur le même modèle que ce qui existe déjà à savoir pour les parcs visités, une explication sommaire des balades faites (comment y accéder, la difficulté, la durée etc…). Allez c’est parti et merci à tous de me lire !
Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.
Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !
Mardi 10 Juillet
Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.
Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.

Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !
Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.
Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.
Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…
Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…
Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.
Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.

Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.

Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.
Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.
Mercredi 11 Juillet
A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford

Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !
La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.

Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.
D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !


Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.

Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli

Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.

Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.

Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.
Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL
Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…
Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…
Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.
La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).
SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.
Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !
Mardi 10 Juillet
Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.
Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.

Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !
Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.
Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.
Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…
Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…
Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.
Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.

Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.

Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.
Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.
Mercredi 11 Juillet
A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford

Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !
La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.

Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.
D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !


Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.

Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli

Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.

Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.

Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.
Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL
Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…
Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…
Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.
La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).
SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Blog: Carnet de voyage de Belinda et Rodrigo - Nos voyages autour du monde et surtout en Argentine English translation pending
Bonjour,
Je m’appelle Belinda et mon mari Rodrigo, nous avons vécu 4 ans à San Carlos de Bariloche, en Argentine (mon mari est argentin) et maintenant nous habitons en France, en Savoie.
Nous étions à la recherche d’infos pour l’organisation de notre lune de miel aux Seychelles et c’est en visitant plusieurs blog de voyage qui m’ont beaucoup aidée que je me suis dit « pourquoi pas faire un blog sur nos voyages, pour nous aussi aider des futurs voyageurs à la recherche d’infos pratiques, astuces, bons plans… »
ET VOILA NOTRE BLOG EST NE le 6 février 2014 !!! http://voyagebelindarodrigo.free.fr/
Depuis toute petite, mes parents m’ont toujours emmenée partout… j’ai visité des endroits magnifiques comme la Polynésie (où j’ai réalisé mon rêve de petite fille : nager avec un dauphin !), le Kenya et la Tanzanie (on a vu des milliers d’animaux, c’était juste génial !), les Etats-Unis, la Jamaïque, l’île Maurice, la Martinique, les Baléares… Je suis aussi allée un mois en Australie, chez une correspondante (j’étais à Melbourne et nous avons aussi visité le Queensland, magnifique !) et pour mes 18 ans, je suis partie une semaine en Tunisie avec mon cousin… et voilà c’est comme ça que je suis devenue accro aux voyages !!! Je n’aime pas les voyages organisés, ce que j’aime c’est réserver les billets d’avion, préparer tout mon voyage moi même et aussi dormir dans des maisons/chambres d’hôtes pour être plus proche des locaux.
A la suite je vais poster mes derniers voyages : l'ARGENTINE (où j'ai habité pendant 4 ans), le PEROU et les SEYCHELLES (et des autres suivront !!!), vous pouvez retrouver l'intégralité de mes Carnets de Voyage sur mon blog.
Voilà, j'espère que ça vous aidera dans la préparation de votre voyage. Si jamais vous avez besoin d'infos, conseils... N'hésitez à commenter mon message dans le forum ou n'importe quel article de mon blog.
A bientôt et bon futur voyage !
Je m’appelle Belinda et mon mari Rodrigo, nous avons vécu 4 ans à San Carlos de Bariloche, en Argentine (mon mari est argentin) et maintenant nous habitons en France, en Savoie.
Nous étions à la recherche d’infos pour l’organisation de notre lune de miel aux Seychelles et c’est en visitant plusieurs blog de voyage qui m’ont beaucoup aidée que je me suis dit « pourquoi pas faire un blog sur nos voyages, pour nous aussi aider des futurs voyageurs à la recherche d’infos pratiques, astuces, bons plans… »
ET VOILA NOTRE BLOG EST NE le 6 février 2014 !!! http://voyagebelindarodrigo.free.fr/
Depuis toute petite, mes parents m’ont toujours emmenée partout… j’ai visité des endroits magnifiques comme la Polynésie (où j’ai réalisé mon rêve de petite fille : nager avec un dauphin !), le Kenya et la Tanzanie (on a vu des milliers d’animaux, c’était juste génial !), les Etats-Unis, la Jamaïque, l’île Maurice, la Martinique, les Baléares… Je suis aussi allée un mois en Australie, chez une correspondante (j’étais à Melbourne et nous avons aussi visité le Queensland, magnifique !) et pour mes 18 ans, je suis partie une semaine en Tunisie avec mon cousin… et voilà c’est comme ça que je suis devenue accro aux voyages !!! Je n’aime pas les voyages organisés, ce que j’aime c’est réserver les billets d’avion, préparer tout mon voyage moi même et aussi dormir dans des maisons/chambres d’hôtes pour être plus proche des locaux.
A la suite je vais poster mes derniers voyages : l'ARGENTINE (où j'ai habité pendant 4 ans), le PEROU et les SEYCHELLES (et des autres suivront !!!), vous pouvez retrouver l'intégralité de mes Carnets de Voyage sur mon blog.
Voilà, j'espère que ça vous aidera dans la préparation de votre voyage. Si jamais vous avez besoin d'infos, conseils... N'hésitez à commenter mon message dans le forum ou n'importe quel article de mon blog.
A bientôt et bon futur voyage !
Jamaïque: Couleurs tropiques et rythmes reggae English translation pending
D’ouest en est, du nord au sud, des bords de mer jusqu’à l’intérieur de l’île, je vous propose de sillonner quelques routes de la Jamaïque. Une balade visuelle, les photos sont en effet nombreuses tout au long de mon récit de voyage mais la « ballade » est aussi musicale … évidemment, la Jamaïque est le pays du reggae, yeah !
--
Atterrissage en douceur sur le tarmac, formalités d’entrée en Jamaïque (trop longues), transfert vers l’hôtel, installation … Enfin, çà y est ! me voilà prêt pour une première promenade dans Montego Bay, une ville de l’Ouest de l’île dont le front de mer se présente comme une importante station balnéaire. Je n’ai à cet instant qu’une envie, me dégourdir les jambes après les dix heures de vol subies depuis Paris et puis surtout l’envie de commencer à découvrir les lieux. J’apprécie toujours les premières impressions de voyage, à peine débarqué, la tête est encore dans son univers familier alors que les yeux observent avec délectation le dépaysement local. La Gloucester avenue longe la côte ainsi qu’un ensemble très hétéroclite, pour ne pas dire anarchique. Des deux côtés de la voie, c’est la même vision : hôtels, boutiques, bars, restaurants … Il faut arriver au Parc de « l’Old Hospital Garden» pour voir la mer. Des palmiers et des fleurs tropicales agrémentent de belle façon ce parfait belvédère sur l’horizon marin. En contre bas, une plage publique, fréquentée par quelques jamaïcains, forme une anse régulière. Certes, le sable blanc n’y est pas ratissé tous les jours comme celui des plages des nombreux hôtels « All Inclusive » des environs mais ce rivage très nature ne manque pas de charme.

C’est vrai que l’on imagine souvent les paysages côtiers tropicaux constamment illuminés d’un soleil généreux mais en cette fin d’après-midi, ce n’est pas vraiment le cas. Cependant ce ciel menaçant apporte un surprenant contraste et enrichie la palette de teintes, un aspect photogénique qui n’est pas pour me déplaire ! La poursuite de la balade me fait passer devant un mini parc aquatique (quelque peu désuet) puis le long d’une autre plage bordée d’un vaste terrain. Des ados l’ont transformé en terrain de foot. Un drible, une passe, une tête … les actions s’enchaînent mêlées d’ordres, de cris et de rires. Aussi bruyants soient-ils, ces footballeurs en herbe n’arrivent pas à couvrir les décibels de l’ambiance sonore des lieux. En effet, la musique est partout, les notes s’échappent des bars, des maisons … les sonos sont poussées à fond, ici on se ne préoccupe pas vraiment de savoir si cela dérange le voisinage ! De toute manière tout le monde en Jamaïque adore la musique, du reggae au dancehall ! Quant aux voitures, leur carrosserie vibre également au rythme des basses … booouumm ! et re-booumm ! Fini le rivage et les plages, la route débouche sur un grand rond-point, le trafic automobile s’intensifie, ici débute un autre aspect de la ville avec le quartier de Downtown. Un environnement urbain moins riant, qui fait hésiter à continuer la promenade, d’autant que le crépuscule approche. L’heure n’est plus idéale pour entre apercevoir cette réalité du quotidien d’une grande partie de la population de cette ville et de ses 85 000 habitants …

C’est ici, à Doctor’s cave beach, que l’aventure touristique de Montego Bay a débuté. Près de cette superbe plage de sable clair, une grotte abrite une source thermale découverte en 1906 sur la propriété d’un certain Docteur Mc Catty. Des eaux aux vertus bienfaisantes … et voilà comment ce rivage est passé du thermalisme au tourisme. La plage est réservée aux clients de l’hôtel du même nom et pour les visiteurs individuels, son accès est payant ! Bon, le gardien ce matin là était sympa, il m’a permis de jeter un œil … le temps de faire quelques photos. -- Changement de lieu et changement d’atmosphère. Nine Mile où nous arrivons est un village perdu au milieu des collines de l’intérieur de l’île. Pour y parvenir il faut emprunter une route tortueuse qui serpente de vallons en vallons et qui n’en finit pas ... 300 à 400 personnes habitent ici, isolées et loin de tout, pourtant c’est dans ce bourg de la paroisse de St Ann qu’est né l’homme le plus célèbre de la Jamaïque : la reggae star mondiale Bob Marley, c’était en février 1945. Le musicien y a passé une partie de son enfance puis y est retourné régulièrement à l’âge adulte. La contemplation de ces paysages de campagne favorisait, paraît-il, son inspiration musicale en tout cas, le coin était beaucoup plus paisible que le bruyant ghetto de Trench Town où il résidait à Kingston.


Dès l’entrée du village, Marley et sa famille sont à l’honneur. Cela commence par Cedella, la propre mère de Bob, c’est elle qui a fait construite cette école pour les enfants de Nine Mile. Bien sûr, la maison où vécu Bob Marley est la principale attraction au centre du village. Certes, elle a beaucoup changé depuis … restaurée, agrandie, décorée et peinturlurée de frais aux couleurs rasta. Un lieu qui se doit de pouvoir accueillir une foule (enfin presque !) de visiteurs. Parmi les admirateurs de passage, il y a les touristes qui ont délaissé pour quelques heures les plages des hôtels du bord de mer et puis il y a les autres, les vrais fans. Ceux-là, on peut les reconnaître, l’air un peu planant et les yeux qui brillent, tant l’émotion est grande lorsqu’ils se retrouvent au milieu de l’univers du grand Bob. C’est sans doute du à l’effet décrit dans le morceau Natural Mystic : « There’s a natural mystic blowing through the air ….. Il y a un vent mystique qui souffle dans l’air, si tu écoutes avec attention à cet instant tu l’entendras …» chantait Marley (1).

Du haut de la terrasse la vue s’étend sur la petite cour de la maison ainsi que sur les alentours. Drapeaux jamaïcain et rasta au vent et portrait géant, adossé au versant de la colline qui fait face, du Ras Tafari, le roi des rois, l’empereur d’Ethiopie Haïlié Sélassié 1er , il est considéré comme le chef divin du Rastafarisme. Pauvres rastas, pauvre Bob, victime du tourisme et des meutes de fans. Rendez-vous compte, dans la maison de Marley on a même construit un bar, oui un bar où l’on sert de l’alcool … alors qu’il faut savoir que les vrais rastas ne boivent pas de boissons alcoolisées, cherchez l’erreur !
Question ambiance sonore, vous vous doutez que la musique est omniprésente chez Bob, avec du reggae, comment pourrait-il en être autrement ?

Un groupe de musiciens accueille les visiteurs, dreadlocks et rythmes reggae, on est maintenant tout à fait dans l’ambiance. Juste à côté, une pièce rassemble plusieurs trophées de la star. Disques d’or, de platine et photos de l’artiste. Les récompenses dédiées à « Legend » l’album le plus vendu sont en bonne place. Une compilation des 10 plus grands tubes de Bob Marley (and the Wailers) : « One love », « Buffalo soldier », « Could you be loved », « Exodus » et j’en passe …. Des chansons d’amour, de fraternité mais aussi des textes militants, et toujours des rythmes reggae …. à écouter en boucle ! Sur ce disque, il y a aussi le célèbre « Is this love … » (2) dans lequel Marley chante « I wanna love you, every day and every night … » dans son « single bed ». Eh bien, ce lit à une place (qu’il partageait donc), on peut le voir ! Là, on entre dans l’intimité de Marley et on se retrouve pris peu à peu dans une vraie spirale de culte de la personnalité ! Comme aussi, lors de la visite de son mausolée, Bob Marley est mort d’un cancer à seulement 36 ans, en mai 1981. Un destin brisé en pleine gloire, cela a certainement amplifié le mythe de la reggae star !


Le mausolée, un lieu de recueillement, assurément, mais pas seulement ! Regardez bien la photo ci-dessus, précisément celle du milieu où l’on voit le fameux mausolée … On aperçoit la silhouette d’un homme en partie caché derrière la végétation. A plusieurs reprises, il faisait des signes aux visiteurs présents, comme s’il avait quelque chose à proposer ? En regardant ce qu’il tenait dans ses mains, j’ai vite compris … c’était de la ganja (marijuana). La ganja fait partie des rites dans le Rastafarisme, elle est de toutes les cérémonies et de bien des soirées ! Cependant, la ganja est officiellement interdite en Jamaïque comme en témoigne cet écriteau placé à l’entrée de la maison de Marley … disons qu’ici, cette mise en garde est vraiment une vaste fumisterie ! C’est peut-être ça qui fait éclater de rire à gorge déployée l’homme sur la photo, à gauche. En fait, Captain Crazy, c’est son surnom, est un des guides des lieux, certainement le plus célèbre … justement pour son rire communicatif. Il a l’habitude de ponctuer chacune de ces phrases par une plaisanterie accompagnée d’un rire de circonstance, saccadé, grave, en un mot : inimitable !

Sur ces pierres peintes en rouge, vert et jaune, Bob Marley aimait, paraît-il, jouer de la guitare. Ce même serait là qu’il aurait composé quelques un de ses morceaux. Bon, on imagine que depuis le temps, les pierres ont été changées ! A force de voir, ici et là, les teintes rasta à grand renfort de peinture brillante, voilà que maintenant je les vois jusque dans la nature environnante. Cette fleur est rouge, les feuilles vertes et une jaune, tiens, mais ce sont les couleurs rasta … Non, non, je n’ai pas fumé !
-- Sur les routes du centre de l’île … en direction du sud.

Traverser l’île du nord au sud nécessite d’emprunter de petites routes sinueuses qui se faufilent entre les collines, de vallons en sommets. Le fond des vallées et quelques versants sont cultivés, bananiers et petits lopins de choux, entre autres cultures. Et par endroits, le long des routes on passe dans de petits hameaux isolés ou seulement devant quelques cases éparpillées. Leurs murs sont couverts de teintes chatoyantes, bleues, vertes ou roses … On comprend vite que les habitants égayent leur cadre de vie simple avec le peu de moyen dont ils disposent.
-- Dans la paroisse St Elizabeth, au pied des Nassau mountains, notre première halte est pour les YS Falls. Un nom on ne peut plus court qui paraît inversement proportionnel à l’importance de ces cascades. Drôle d’appellation ? Un nom dont l’origine proviendrait d’un mot gaélique « wyess », signifiant : enrouler … enfin peut-être, rien ne semble très sûr !

Afin d’atteindre les chutes d’eau, il faut maintenant traverser une immense et superbe propriété agricole. On prend place sur une remorque aménagée avec des bancs, le tracteur démarre. Ici, dans cette ferme on pratique principalement l’élevage, bovins et chevaux de course. Des enclos délimitent des prairies recouvertes d’herbe grasse au joli ton vert. Pour un peu, on se croirait presque dans le bocage normand, sans les pommiers … sur la gauche, le chemin de terre borde un champ de papayers puis de bananiers, nous sommes bien sous les tropiques ! Parlons à présent des cascades, l’intérêt principal du lieu.

Impressionnant est bien l’adjectif qui convient lorsqu’on découvre ces chutes d’eau étagées qui dévalent au milieu d’un environnement luxuriant, une véritable jungle. Les plus téméraires peuvent se prendre pour Jane ou Tarzan, agripper une liane (enfin une corde !) et sauter dans un des bassins situés entre deux cascades, il y a même une tyrolienne pour survoler cette tumultueuse rivière.

Bien entendu, on peut tout simplement admirer le site, les pieds au sec, un escalier et des marches suivent les cascades. Et si l’on n’a pas fait trempette au milieu des tourbillons ni sous les cataractes d’eau … on apprécie, ô combien, le plaisant bassin au bas des YS Falls, je peux en témoigner. L’eau y est bienfaisante, ni chaude ni fraîche et le cadre enchanteur. Une vue plein cadre sur les multiples cascades en fond et tout autour une végétation arborée et fleurie digne d’un des plus beaux jardins tropicaux. --
Sur la route … en direction de la Black River.

Image typique de bord de routes en Jamaïque : un petit abri et un appétissant étalage de fruits locaux, une balance traditionnelle pour la pesée et toujours de sympathiques marchandes qui vendent là leur production locale … les bananes y ont toujours une place de choix. Plus surprenant, cette jamaïcaine voulait aussi nous vendre des crevettes ! -- Ils s’appellent Margaret, Tom ou encore Philippe et la Black River est leur territoire. Non, ce ne sont pas de sympathiques habitants mais … d’impressionnants crocodiles. Ils font l’attraction de cette région sauvage et naturelle, entre marécages, mangrove, fougères géantes et roseaux.

Après avoir embarqué puis passé ce petit port, notre bateau navigue sur un véritable miroir d’eau où se reflète le ciel et quelques nuages épars puis progressivement de petites rides se forment à la surface et ondulent doucement. Sur les rivages, les arbres apparaissent ponctués de formes blanches, comme des fleurs … qui par endroit s’envolent. Ce sont bien sûr des oiseaux au plumage blanc, des aigrettes sans doute. Parmi les arbustes des berges on distingue maintenant un oiseau plus discret, un héron vert. Petite taille, plumage teinte camouflage, seules les pattes orange permettent de le repérer.

A mesure que l’on avance, le cours d’eau se fait plus étroit. Les branches des arbres composent une véritable voûte végétale et les racines aériennes des palétuviers ainsi que les lianes se prolongent et s’unissent avec leurs reflets. Il devient même difficile de différencier les reflets de la réalité, le tableau est absolument magnifique.

Et les crocodiles me direz-vous ? On y arrive ! Le pilote de notre bateau connaît parfaitement ce lieu sauvage ainsi que le territoire de quelques’ uns des 200 à 300 crocodiles qui ont élu domicile dans la Black River. Le bateau ralenti et nous approche doucement d’un de ces imposants spécimens. Un corps gris bleu qui se double d’un reflet sur l’eau et surtout quelle effrayante mâchoire aux dents acérées !


Et si ce crocodile a la bouche grande ouverte ce n’est pas pour nous impressionner ou parce qu’il a une fringale irrésistible ! Non, c’est habituel et l’animal peut rester ainsi, immobile, des heures et des heures durant … c’est leur façon de réguler leur température corporelle interne. Au passage, on peut voir qu’au milieu de cette large gueule, il n’y a pas de langue, c’est ainsi chez les crocodiles.
Au fait, j’ai oublié de vous expliquer pourquoi ce cours d’eau est appelé Black River. Le plus simple serait le fait de trouver ici des eaux sombres voire noires … ce n’est pas le cas. Les eaux de cette rivière sont parfaitement claires mais pas son lit à six mètres de profondeur environ, il est recouvert d’une vase à la teinte très foncée. --
Sur la route … en direction de Negril. Une route ? Enfin presque, plutôt une piste tellement il y a sur cet itinéraire de portions chaotiques parsemées d’ornières, de passages en terre et de flaques. Notre vaillant chauffeur nous fait part d’une de ses blagues favorites … Attention ! Après les nids de poules, il y a les « bassines » remplies d’eau, les baignoires et puis la « piscine » ! Le véhicule semble traverser le gué d’un torrent, au ralenti évidemment. Ballotté et bringuebalé en tout sens, on bénéficie d’un massage (fesses et jambes), c’est gratuit nous dit encore avec humour le conducteur ! Cela a au moins l’avantage de nous éviter de somnoler et nous permet de regarder le paysage défiler : bananiers, cocotiers, cases … et en passant dans le village de Belmont, voilà qu’on reparle de musique et de reggae. Sur le bord de la route, une maison aux couleurs reggae fait honneur à Peter Tosh, un acolyte de Bob Marley, il faisait parti de son groupe à l‘époque des Wailers. Ici repose en paix ce musicien chanteur mort assassiné à Kingston en 1987. C’est vrai qu’avec son titre « Legalize it »(3), la marijuana en l’occurrence, il avait créé la polémique à l’époque.

Suite du récit : Negril, Ocho Rios … message suivant …
Ps : Les morceaux de reggae indiqués par un numéro entre ( ) renvoient à une liste de liens vidéos (You Tube) pour écouter et voir ces chansons. La liste est placée à la fin du dernier volet (le 4 ème) de ce récit de voyage en Jamaïque.
--
Atterrissage en douceur sur le tarmac, formalités d’entrée en Jamaïque (trop longues), transfert vers l’hôtel, installation … Enfin, çà y est ! me voilà prêt pour une première promenade dans Montego Bay, une ville de l’Ouest de l’île dont le front de mer se présente comme une importante station balnéaire. Je n’ai à cet instant qu’une envie, me dégourdir les jambes après les dix heures de vol subies depuis Paris et puis surtout l’envie de commencer à découvrir les lieux. J’apprécie toujours les premières impressions de voyage, à peine débarqué, la tête est encore dans son univers familier alors que les yeux observent avec délectation le dépaysement local. La Gloucester avenue longe la côte ainsi qu’un ensemble très hétéroclite, pour ne pas dire anarchique. Des deux côtés de la voie, c’est la même vision : hôtels, boutiques, bars, restaurants … Il faut arriver au Parc de « l’Old Hospital Garden» pour voir la mer. Des palmiers et des fleurs tropicales agrémentent de belle façon ce parfait belvédère sur l’horizon marin. En contre bas, une plage publique, fréquentée par quelques jamaïcains, forme une anse régulière. Certes, le sable blanc n’y est pas ratissé tous les jours comme celui des plages des nombreux hôtels « All Inclusive » des environs mais ce rivage très nature ne manque pas de charme.

C’est vrai que l’on imagine souvent les paysages côtiers tropicaux constamment illuminés d’un soleil généreux mais en cette fin d’après-midi, ce n’est pas vraiment le cas. Cependant ce ciel menaçant apporte un surprenant contraste et enrichie la palette de teintes, un aspect photogénique qui n’est pas pour me déplaire ! La poursuite de la balade me fait passer devant un mini parc aquatique (quelque peu désuet) puis le long d’une autre plage bordée d’un vaste terrain. Des ados l’ont transformé en terrain de foot. Un drible, une passe, une tête … les actions s’enchaînent mêlées d’ordres, de cris et de rires. Aussi bruyants soient-ils, ces footballeurs en herbe n’arrivent pas à couvrir les décibels de l’ambiance sonore des lieux. En effet, la musique est partout, les notes s’échappent des bars, des maisons … les sonos sont poussées à fond, ici on se ne préoccupe pas vraiment de savoir si cela dérange le voisinage ! De toute manière tout le monde en Jamaïque adore la musique, du reggae au dancehall ! Quant aux voitures, leur carrosserie vibre également au rythme des basses … booouumm ! et re-booumm ! Fini le rivage et les plages, la route débouche sur un grand rond-point, le trafic automobile s’intensifie, ici débute un autre aspect de la ville avec le quartier de Downtown. Un environnement urbain moins riant, qui fait hésiter à continuer la promenade, d’autant que le crépuscule approche. L’heure n’est plus idéale pour entre apercevoir cette réalité du quotidien d’une grande partie de la population de cette ville et de ses 85 000 habitants …

C’est ici, à Doctor’s cave beach, que l’aventure touristique de Montego Bay a débuté. Près de cette superbe plage de sable clair, une grotte abrite une source thermale découverte en 1906 sur la propriété d’un certain Docteur Mc Catty. Des eaux aux vertus bienfaisantes … et voilà comment ce rivage est passé du thermalisme au tourisme. La plage est réservée aux clients de l’hôtel du même nom et pour les visiteurs individuels, son accès est payant ! Bon, le gardien ce matin là était sympa, il m’a permis de jeter un œil … le temps de faire quelques photos. -- Changement de lieu et changement d’atmosphère. Nine Mile où nous arrivons est un village perdu au milieu des collines de l’intérieur de l’île. Pour y parvenir il faut emprunter une route tortueuse qui serpente de vallons en vallons et qui n’en finit pas ... 300 à 400 personnes habitent ici, isolées et loin de tout, pourtant c’est dans ce bourg de la paroisse de St Ann qu’est né l’homme le plus célèbre de la Jamaïque : la reggae star mondiale Bob Marley, c’était en février 1945. Le musicien y a passé une partie de son enfance puis y est retourné régulièrement à l’âge adulte. La contemplation de ces paysages de campagne favorisait, paraît-il, son inspiration musicale en tout cas, le coin était beaucoup plus paisible que le bruyant ghetto de Trench Town où il résidait à Kingston.


Dès l’entrée du village, Marley et sa famille sont à l’honneur. Cela commence par Cedella, la propre mère de Bob, c’est elle qui a fait construite cette école pour les enfants de Nine Mile. Bien sûr, la maison où vécu Bob Marley est la principale attraction au centre du village. Certes, elle a beaucoup changé depuis … restaurée, agrandie, décorée et peinturlurée de frais aux couleurs rasta. Un lieu qui se doit de pouvoir accueillir une foule (enfin presque !) de visiteurs. Parmi les admirateurs de passage, il y a les touristes qui ont délaissé pour quelques heures les plages des hôtels du bord de mer et puis il y a les autres, les vrais fans. Ceux-là, on peut les reconnaître, l’air un peu planant et les yeux qui brillent, tant l’émotion est grande lorsqu’ils se retrouvent au milieu de l’univers du grand Bob. C’est sans doute du à l’effet décrit dans le morceau Natural Mystic : « There’s a natural mystic blowing through the air ….. Il y a un vent mystique qui souffle dans l’air, si tu écoutes avec attention à cet instant tu l’entendras …» chantait Marley (1).

Du haut de la terrasse la vue s’étend sur la petite cour de la maison ainsi que sur les alentours. Drapeaux jamaïcain et rasta au vent et portrait géant, adossé au versant de la colline qui fait face, du Ras Tafari, le roi des rois, l’empereur d’Ethiopie Haïlié Sélassié 1er , il est considéré comme le chef divin du Rastafarisme. Pauvres rastas, pauvre Bob, victime du tourisme et des meutes de fans. Rendez-vous compte, dans la maison de Marley on a même construit un bar, oui un bar où l’on sert de l’alcool … alors qu’il faut savoir que les vrais rastas ne boivent pas de boissons alcoolisées, cherchez l’erreur !
Question ambiance sonore, vous vous doutez que la musique est omniprésente chez Bob, avec du reggae, comment pourrait-il en être autrement ?

Un groupe de musiciens accueille les visiteurs, dreadlocks et rythmes reggae, on est maintenant tout à fait dans l’ambiance. Juste à côté, une pièce rassemble plusieurs trophées de la star. Disques d’or, de platine et photos de l’artiste. Les récompenses dédiées à « Legend » l’album le plus vendu sont en bonne place. Une compilation des 10 plus grands tubes de Bob Marley (and the Wailers) : « One love », « Buffalo soldier », « Could you be loved », « Exodus » et j’en passe …. Des chansons d’amour, de fraternité mais aussi des textes militants, et toujours des rythmes reggae …. à écouter en boucle ! Sur ce disque, il y a aussi le célèbre « Is this love … » (2) dans lequel Marley chante « I wanna love you, every day and every night … » dans son « single bed ». Eh bien, ce lit à une place (qu’il partageait donc), on peut le voir ! Là, on entre dans l’intimité de Marley et on se retrouve pris peu à peu dans une vraie spirale de culte de la personnalité ! Comme aussi, lors de la visite de son mausolée, Bob Marley est mort d’un cancer à seulement 36 ans, en mai 1981. Un destin brisé en pleine gloire, cela a certainement amplifié le mythe de la reggae star !


Le mausolée, un lieu de recueillement, assurément, mais pas seulement ! Regardez bien la photo ci-dessus, précisément celle du milieu où l’on voit le fameux mausolée … On aperçoit la silhouette d’un homme en partie caché derrière la végétation. A plusieurs reprises, il faisait des signes aux visiteurs présents, comme s’il avait quelque chose à proposer ? En regardant ce qu’il tenait dans ses mains, j’ai vite compris … c’était de la ganja (marijuana). La ganja fait partie des rites dans le Rastafarisme, elle est de toutes les cérémonies et de bien des soirées ! Cependant, la ganja est officiellement interdite en Jamaïque comme en témoigne cet écriteau placé à l’entrée de la maison de Marley … disons qu’ici, cette mise en garde est vraiment une vaste fumisterie ! C’est peut-être ça qui fait éclater de rire à gorge déployée l’homme sur la photo, à gauche. En fait, Captain Crazy, c’est son surnom, est un des guides des lieux, certainement le plus célèbre … justement pour son rire communicatif. Il a l’habitude de ponctuer chacune de ces phrases par une plaisanterie accompagnée d’un rire de circonstance, saccadé, grave, en un mot : inimitable !

Sur ces pierres peintes en rouge, vert et jaune, Bob Marley aimait, paraît-il, jouer de la guitare. Ce même serait là qu’il aurait composé quelques un de ses morceaux. Bon, on imagine que depuis le temps, les pierres ont été changées ! A force de voir, ici et là, les teintes rasta à grand renfort de peinture brillante, voilà que maintenant je les vois jusque dans la nature environnante. Cette fleur est rouge, les feuilles vertes et une jaune, tiens, mais ce sont les couleurs rasta … Non, non, je n’ai pas fumé !
-- Sur les routes du centre de l’île … en direction du sud.

Traverser l’île du nord au sud nécessite d’emprunter de petites routes sinueuses qui se faufilent entre les collines, de vallons en sommets. Le fond des vallées et quelques versants sont cultivés, bananiers et petits lopins de choux, entre autres cultures. Et par endroits, le long des routes on passe dans de petits hameaux isolés ou seulement devant quelques cases éparpillées. Leurs murs sont couverts de teintes chatoyantes, bleues, vertes ou roses … On comprend vite que les habitants égayent leur cadre de vie simple avec le peu de moyen dont ils disposent.
-- Dans la paroisse St Elizabeth, au pied des Nassau mountains, notre première halte est pour les YS Falls. Un nom on ne peut plus court qui paraît inversement proportionnel à l’importance de ces cascades. Drôle d’appellation ? Un nom dont l’origine proviendrait d’un mot gaélique « wyess », signifiant : enrouler … enfin peut-être, rien ne semble très sûr !

Afin d’atteindre les chutes d’eau, il faut maintenant traverser une immense et superbe propriété agricole. On prend place sur une remorque aménagée avec des bancs, le tracteur démarre. Ici, dans cette ferme on pratique principalement l’élevage, bovins et chevaux de course. Des enclos délimitent des prairies recouvertes d’herbe grasse au joli ton vert. Pour un peu, on se croirait presque dans le bocage normand, sans les pommiers … sur la gauche, le chemin de terre borde un champ de papayers puis de bananiers, nous sommes bien sous les tropiques ! Parlons à présent des cascades, l’intérêt principal du lieu.

Impressionnant est bien l’adjectif qui convient lorsqu’on découvre ces chutes d’eau étagées qui dévalent au milieu d’un environnement luxuriant, une véritable jungle. Les plus téméraires peuvent se prendre pour Jane ou Tarzan, agripper une liane (enfin une corde !) et sauter dans un des bassins situés entre deux cascades, il y a même une tyrolienne pour survoler cette tumultueuse rivière.

Bien entendu, on peut tout simplement admirer le site, les pieds au sec, un escalier et des marches suivent les cascades. Et si l’on n’a pas fait trempette au milieu des tourbillons ni sous les cataractes d’eau … on apprécie, ô combien, le plaisant bassin au bas des YS Falls, je peux en témoigner. L’eau y est bienfaisante, ni chaude ni fraîche et le cadre enchanteur. Une vue plein cadre sur les multiples cascades en fond et tout autour une végétation arborée et fleurie digne d’un des plus beaux jardins tropicaux. --
Sur la route … en direction de la Black River.

Image typique de bord de routes en Jamaïque : un petit abri et un appétissant étalage de fruits locaux, une balance traditionnelle pour la pesée et toujours de sympathiques marchandes qui vendent là leur production locale … les bananes y ont toujours une place de choix. Plus surprenant, cette jamaïcaine voulait aussi nous vendre des crevettes ! -- Ils s’appellent Margaret, Tom ou encore Philippe et la Black River est leur territoire. Non, ce ne sont pas de sympathiques habitants mais … d’impressionnants crocodiles. Ils font l’attraction de cette région sauvage et naturelle, entre marécages, mangrove, fougères géantes et roseaux.

Après avoir embarqué puis passé ce petit port, notre bateau navigue sur un véritable miroir d’eau où se reflète le ciel et quelques nuages épars puis progressivement de petites rides se forment à la surface et ondulent doucement. Sur les rivages, les arbres apparaissent ponctués de formes blanches, comme des fleurs … qui par endroit s’envolent. Ce sont bien sûr des oiseaux au plumage blanc, des aigrettes sans doute. Parmi les arbustes des berges on distingue maintenant un oiseau plus discret, un héron vert. Petite taille, plumage teinte camouflage, seules les pattes orange permettent de le repérer.

A mesure que l’on avance, le cours d’eau se fait plus étroit. Les branches des arbres composent une véritable voûte végétale et les racines aériennes des palétuviers ainsi que les lianes se prolongent et s’unissent avec leurs reflets. Il devient même difficile de différencier les reflets de la réalité, le tableau est absolument magnifique.

Et les crocodiles me direz-vous ? On y arrive ! Le pilote de notre bateau connaît parfaitement ce lieu sauvage ainsi que le territoire de quelques’ uns des 200 à 300 crocodiles qui ont élu domicile dans la Black River. Le bateau ralenti et nous approche doucement d’un de ces imposants spécimens. Un corps gris bleu qui se double d’un reflet sur l’eau et surtout quelle effrayante mâchoire aux dents acérées !


Et si ce crocodile a la bouche grande ouverte ce n’est pas pour nous impressionner ou parce qu’il a une fringale irrésistible ! Non, c’est habituel et l’animal peut rester ainsi, immobile, des heures et des heures durant … c’est leur façon de réguler leur température corporelle interne. Au passage, on peut voir qu’au milieu de cette large gueule, il n’y a pas de langue, c’est ainsi chez les crocodiles.
Au fait, j’ai oublié de vous expliquer pourquoi ce cours d’eau est appelé Black River. Le plus simple serait le fait de trouver ici des eaux sombres voire noires … ce n’est pas le cas. Les eaux de cette rivière sont parfaitement claires mais pas son lit à six mètres de profondeur environ, il est recouvert d’une vase à la teinte très foncée. --
Sur la route … en direction de Negril. Une route ? Enfin presque, plutôt une piste tellement il y a sur cet itinéraire de portions chaotiques parsemées d’ornières, de passages en terre et de flaques. Notre vaillant chauffeur nous fait part d’une de ses blagues favorites … Attention ! Après les nids de poules, il y a les « bassines » remplies d’eau, les baignoires et puis la « piscine » ! Le véhicule semble traverser le gué d’un torrent, au ralenti évidemment. Ballotté et bringuebalé en tout sens, on bénéficie d’un massage (fesses et jambes), c’est gratuit nous dit encore avec humour le conducteur ! Cela a au moins l’avantage de nous éviter de somnoler et nous permet de regarder le paysage défiler : bananiers, cocotiers, cases … et en passant dans le village de Belmont, voilà qu’on reparle de musique et de reggae. Sur le bord de la route, une maison aux couleurs reggae fait honneur à Peter Tosh, un acolyte de Bob Marley, il faisait parti de son groupe à l‘époque des Wailers. Ici repose en paix ce musicien chanteur mort assassiné à Kingston en 1987. C’est vrai qu’avec son titre « Legalize it »(3), la marijuana en l’occurrence, il avait créé la polémique à l’époque.

Suite du récit : Negril, Ocho Rios … message suivant …
Ps : Les morceaux de reggae indiqués par un numéro entre ( ) renvoient à une liste de liens vidéos (You Tube) pour écouter et voir ces chansons. La liste est placée à la fin du dernier volet (le 4 ème) de ce récit de voyage en Jamaïque.
3 semaines au Vietnam: ravissements et déceptions English translation pending
Petit récit de trois semaines au Vietnam en couple ! Du Nord au Sud… avec infos pratiques (j’espère) et mon/nos avis à ma douce et tendre et moi.
Au programme : Hanoi – Sapa – Baie d’Halong – Tam Coc – Hué – Hoi An – Delta du Mékong – et Saïgon.
Le … « classical tour » en quelque sorte.
Départ avec Vietnam Airlines à 13 heures de Paris avec arrivée à Hanoi à 7 heures du matin heure locale (direct), billet 1135 € AR pris 3 semaines avant le départ.
Jour 1 : Arrivée à l’aéroport où notre hôtel nous avait envoyé un chauffeur. Hôtel Paramount : super, dans le quartier « routard » et situé en fond d’impasse donc très calme. Je l’avais réservé via booking 3 jours avant et n’ai payé que 43 dollars les deux nuits au lieu de 45 par nuit normalement.
D’ailleurs dés à présent, autant préciser que tout au long du séjour, grâce à Agoda ou Booking, la plupart des hôtels font des promos et c’est très pratique de réserver par ce biais là pour peu que l’on soit doté d’un smartphone vu que le WIFI est omniprésent au Vietnam (Tous les hotels et la plupart des restos ou bars le mettent à disposition gratuitement bien entendu)
Hanoi nous a beaucoup plu pour un premier contact avec le Vietnam. C’est une grande ville mais qui conserve ses vieux quartiers et dans l’ensemble le centre ville est assez aéré, avec lacs, jardins publics.
Nous avons surtout aimé l’ambiance du vieux quartier à la fin de journée dans le « Beer corner » avec pause au super bar le FAT CAT (quasiment en face le restaurant LITLLE HANOI). L’effervescence de la ville et l’immersion en « Asie » (enfin !) nous a réjouit.
Dés les premières heures nous avons exploré le vieux quartier où nous avons changé nos euros à un très bon taux en mettant 3 bijouteries en concurrence : 1 € pour 27900 dongs.
Gros coup de chance le premier jour puisque Jacques, alias LARSAY m’a contacté par message privé pour me proposer de nous rencontrer le soir même et nous avons bénéficié de ses précieux conseils !
Rencontre avec Jacques le premier soir devant la cathédrale ( A deux pas de l’hotel) et grâce à lui nous avons bénéficié d’une introduction au Vietnam et de sa charmante compagnie ( encore merci !!!)
Il nous a aiguillé vers Olivier pour SAPA dont je parlerai ci-dessous et son ami Tuan qui a une jonque privée abordable dans la baie d’halong et les deux expériences se sont avérés géniales !
Jour 2 : Visite d’Hanoi et grande ballade en ville (10 km pour faire un immense tour du centre ville à pied) avec visites de la maison d’arrêt et du temple de la littérature puis différentes pagodes et marchés.
Jour 3 : dernier jour à Hanoi et départ le soir en train de nuit pour Lao Cai.
Alors concernant les billets nous les avons pris dans l’une des multiples agences du centre ville mais… les prix m’ont paru excessifs et je pense qu’il vaut mieux essayer de se débrouiller à la gare directement. Nous avons payé 3 millions de dongs pour les deux aller retour.
Concernant le train de nuit : compartiment de 4 avec soft beds, apparemment c’était indispensable pour dormir vu les récits des autres voyageurs à l’arrivée^^
Jour 5 : Réveil stupide à 4h30 dans le train car… on nous avait dit « arrivée à 5 heures du mat » alors qu’en réalité Lao cai est le terminus et que le train n’y est arrivé que vers 6 heures (avec du retard) donc… nous aurions pu dormir un peu plus !
Dés la sortie du train, des dizaines de rabatteurs vous proposent de vous monter à Sapa en minibus pour 50 000 dongs par tête et… coup de bol, j’ai réussi à obtenir 40 000 dongs ^^ Non pas que la différence soit importante mais… question de principe ! Je l’indique car… a priori j’ai eu de la chance vu qu’en général les prix sont fixes et non négociables.
Arrivé à SAPA à 7 heures du mat et prise d’une chambre réservée par Larsey au Southern (phuong Nam) hotel ! Sans doute la meilleure adresse de SAPA question rapport qualité prix. 10 dollars pour une chambre très agréable avec double fenêtres et vue imprenable sur toute la vallée ! De tout notre voyage cela aura été la chambre du meilleur rapport qualité prix je pense.
Découverte de SAPA et de son marché et descente vers Catcat pour une première approche des paysages et les premiers hmongs croisés dans leur village.
Déjeuner en bas, au pied de la cascade avec des brochettes de porc cuites en direct sur un barbecue de fortune … 6 brochettes (200 000 dongs : du vol. Le premier d’une longue série… j’en parlerai dans mes commentaires généraux en fin de récit)
Remontée à SAPA en moto taxi pour 40 000 dongs et rencontre avec Olivier en vue du départ en trek le lendemain.
Pour plus d’infos sur Olivier… je ne suis pas sûr de devoir les mettre ici mais peux répondre en MP.
Pour en dire quelques mots, Olivier vit à SAPA qu’il n’a plus quittée depuis ses 21 ans et a épousé une Dao avec laquelle il vit dans un hameau préservé et loin de la civilisation et des groupes touristiques !
Jour 4 : Départ à 9 heures pour le trek (de 14 kilomètres) avec la belle sœur d’Oliver une adorable DAO dont j’ai malheureusement oublié le nom. Le trek s’est avéré l’une de nos plus belles expériences du séjour ! Découverte de la région et des rizières en passant par les villages des ethnies superbes (les habitants pas les villages…) !
Arrivée vers 15 heures chez Olivier (qui ne rentrait que le soir) et là : immense coup de cœur pour le lieu !
Découverte d’une maison traditionnelle DAO avec… le peu nécessaire au bonheur et à la quiétude ! Pas d’eau courante mais une dérivation d’un ruisseau pour remplir le bac à eau… sanitaire sommaire et immense pièce de vie commune ! Electricité minimale lorsque la turbine du ruisseau ne fait pas des siennes… ! Condition proches du moyen âge… et nous nous en souviendrons toute notre vie !
Partie de UNO mémorable avec les enfants du Hameau sans échanger le moindre mot compris par les uns ou les autres mais avec une communication complice des regards et des sourires !
Repas du soir extraordinaire avec la famille ! et… le fameux bain Dao dans un tonneau rempli d’herbes médicinales en plein salon d’une autre famille avant une cuite à l’alcool de riz maison avec nos hôtes ! GENIAL !
Le plus avec Olivier est qu’il nous a fait part de ses connaissances et il s’est avéré particulièrement intéressant et enrichissant de l’entendre nous parler de sa vie et de la vie des minorités. Encore merci !!!
Jour 5 : Retour vers Sapa le lendemain par un autre chemin (2heures de marche seulement) et trajet en bus dés l’arrivée sur la route, arrivée 12 h.
Repos à SAPA avant reprise du train de nuit le même soir.
Jour 6 : Arrivé en train de nuit à 4 heures 30 à HANOI. Nous avons fait une grosse étape car dés notre arrivée nous devions prendre un bus et un bateau pour rejoindre l’île de CAT BA.
Sur les conseils de Larsey, nous avons donc pris un taxi de la gare jusqu’à la gare routière de Long Yen à Hanoi. Petite précision si d’autres le font : Dés l’arrivée à Hanoi, des dizaines de taxi Mai Linh (compagnie très fiable) attendent le chaland en stationnant directement sur les quais de gare! Contrairement à leur habitude tous les chauffeurs refusaient la course au compteur et nous demandaient 100 000 dongs pour rejoindre Long Yen. Sans doute l’heure particulière et la destination.
Nous avons donc refusé et bien mal nous en a pris. Devant le hall un taxi a immédiatement accepté de mettre le compteur et c’était un taxi d’escroc avec compteur trafiqué… du coup 160 000 dongs au compteur… Belle arnaque ! (on commençait déjà à se dire : « as usual »….)
Arrivée à Long Yen à 5 heures du mat juste le temps d’attraper le premier bus Hoang Long à destination directe de Cat BA. Franchement sur le coup nous avons eu « peur » de nous faire avoir car tout était fermé à la gare et nous avons été rabattu par un gars venu nous chercher qui ne comprenait rien en anglais et comprenait juste Cat ba ou plutôt Haiphong car Jacques nous avait dit que le speed boat se prenait d’Haiphong et que normalement nous devions acheter bus + bateau au guichet à Long Yen.
EN réalité, nous ne comprenions pas que le bus affiche « Hanoi – Cat Ba » vu que l’île n’est accessible qu’en bateau… Nous étions peu sûrs d’y arriver donc… et, du coup, nous sommes montés à bord car nous avons réussi à leur faire comprendre et nous faire assurer que le bus s’arrêtait à minima à Haiphong où nous pourrions prendre un speed boat.
En fait, cette compagnie assure toute la liaison jusqu’à Cat ba et nous en sommes agréablement rendu compte !
2 heures de trajet jusqu’à Haiphong où le bus s’arrête le temps de boire un thé. Puis re-départ en bus jusqu’à un embarcadère pour les bateaux de la compagnie et speed boat de 20-30 minutes jusqu’à Cat ba. Dés le débarquement du bateau, un nouveau bus Hoang Long vous attend et vous partez pour une heure de traversée avec arrivé face au débarcadère de Cat Ba où arrivent normalement les autres bateaux. Le tout pour 170 000 dongs depuis Hanoi. Pratique !
Nous sommes donc arrivés à Cat ba à 11 h 30 et … juste le temps de rencontrer Tuang et à 11h 55 et nous étions sur la jonque privée (110 dollars par personne pour 24 h) avec départ pour la baie d’Halong.
Je ne détaillerais pas nos sensations… chacun doit vivre l’expérience ! Juste un avis : Nous avons donc passé 24 heures en amoureux sur cette jonque privée et c’est à faire ! 24 heures nous ont parue suffisantes. Je pense qu’une formule agréable est 24heures de Jonque puis une deuxième nuit dans des bungalows sur l’une des innombrables îles de la baie. Mais cela suppose qu’il fasse beau car sinon… les 24 heures en bungalows doivent être décevantes… ! Je précise cela car toutes les agences à Hanoi propose cette formule : une nuit en jonque + une deuxième nuit en bungalow. Des voyageurs croisés au cours du séjour nous en ont parlé avec ravissement et en gros, on en a pour son agrent. Je pense que pour 90 dollars cela ne vaut pas tripette question hébergement mais aux alentours de 150 – 200 dollars on a une bonne jonque + un bon bungalow ! Le côté pratique de réserver depuis Hanoi et que l’on est pris en charge depuis là-bas et les agences s’occupent de tout ce qui évite la fatigue, les galères et est d’une meilleur rapport qualité prix. Mais… encore une fois, tout dépend du temps dans la baie. Pour nous c’était hélas pluvieux et donc notre formule était la bonne !
Nous n’avons pas eu trop de chance niveau temps, il pluviotait quasiment en permanence mais cela ne nous a pas dérangé sur la Jonque.
En revanche, nous avions l’option de passer une nuit de plus à Cat ba pour profiter de la plage et… nous avons du coup annulé.
Jour 7 : Retour après un dernier repas sur la Jonque au point de départ (jetée principale de Cat ba) à 12 h 30. J’avais réservé deux nuits chez Loan à Tam Coc à compter du lendemain. Mais… je l’ai appelé tout de suite pour lui demander si nous pouvions arriver le soir même. ET là : bonne nouvelle ! La belle LOAN était bien sûr complète mais… elle nous a dit pouvoir nous loger chez une voisine sans difficulté.
Nous avons donc pris le pari de rejoindre Tam coc le soir même.
Retour donc à 12 h 30, appel à LOAN à 12 h 45 et… dans un bus pour Haiphong (Compagnie HADECO, même principe et concurrent que Hoang LONG) à 13 heures (pris sur la jetéé principale où tous les bus stationnent). Rebelote : Bus jusqu’à leur jetée puis speedboat jusqu’à Haiphong.
A l’arrivée nous avons trouvé un taxi pour nous amener à la gare routière d’où partent les bus pour Ninh Binh. Hélas, à l’arrivée le dernier bus venait de partir (ou du moins c’est ce que nous avons cru comprendre). Immédiatement on nous a confié à un inconnu qui contre 70 000 dongs nous proposait de nous amener « quelque part ». Je suis volontairement imprécis car … soyons clairs : on ne comprend rien sur le moment si l’on ne parle pas vietnamien… ! Même l’anglais ne sert à rien !
Nous avons fait confiance et 70 000 dongs plus tard nous étions dans une autre gare routière et avons été débarqués devant un mini bus pour Ninh Binh qui est parti 10 minutes après notre arrivé : Ouf !!!!
100 000 dongs chacun et 4 heures plus tard, comprenant que nous allions à Tam Coc, le préposé chargé du contrôle des voyageurs nous a débarqué (sans qu’on puisse échanger ne serait ce que d’autres mots que « Ninh Binh » et « Tam coc ») au bord de l’autoroute en pleine nuit (19 heures) en nous disant « Tam Coc » d’un signe de main…
Heureusement, un taxi mAi linh passait par là et nous a conduits Chez Loan où nous avons débarqué à 19 heures 30.
Repas du soir agréable et… contents d’être arrivés !
Loan nous a donc logés chez sa voisine qui a en réalité un hotel bien plus grand que le sien et dont les chambres (avis perso) m’ont paru largement plus agréables !!! Seulement…. A 4 heures du mat, le coq du voisin s’est mis à hurler toutes les 5 secondes (j’ai compté) sans discontinuer jusqu’à 8 heures du mat de telle sorte que nous n’avons quasiment pas dormi… l’horreur après notre besoin de repos !! Loan s’en est amusée et m’a garantit qu’elle n’avait pas de coq… ce qui est vrai !
Jour 8 : Prise de chambre chez Loan et exploration des environs proches à byciclette. Tam Coc a été un véritable coup de cœur et nous avons préféré la « Baie d’Halong terrestre » à la baie elle-même (mais il faut bien entendu faire les deux si possible !)
Jour 9 : Location de scooter via Loan et départ tôt pour la ballade en rivière de Hoa Lu à 17 kilomètres (mieux que celle au départ de Tam coc). Génial !!! Magnifique !!! Le temps était enfin clément !
Montée l’après midi même (sur le trajet entre tam coc et Hoa Lu) au temple perché sur la montagne (Hang Mua) : Inoubliable !!! Fantastique !!! Puis ballade en scooter dans les environs sur des routes sublimes (en gros des autoroutes au revêtement parfait et désertes !!!)
Jour 10 : Derniers plaisirs à Tam coc et départ le soir en bus de nuit pour Hué (20 dollars au lieu des 45 dollars par train…) Chez Loan : c’est simple : elle s’occupe de tout !!!! et on paye à la fin. C’était vraiment très agréable de se poser un peu à cet endroit après une première semaine fatigante entre SAPA et la course pour la baie d’Halong. Le timing était donc parfait !
Jour 11 : Arrivée à Hué à 7 heures du matin (après départ la veille à 20 heures de Ninh Binh). On nous a placés d’office à l’arrière du bus, sur les dernières couchettes et… pour les grands (je fais 1m85) après l’avoir vécu : c’est le meilleur emplacement dans leurs bus couchettes ultra modernes. Car… pour en avoir repris après et avoir été placé dans les couchettes générales : impossible de s’étendre et donc de fermer l’œil…
Arrivé à Hué à l’hotel Hue Thuong. Très agréable et bien situé. Personnel hyper gentil et compétent. 19 dollars la nuit réservé la veille via booking. Dés notre arrivée, nous avons pu poser les valises dans la chambre et prendre une douche. On nous a offert café et fruits et nous avons directement loué un scooter qui nous a été livré à 8 heures !! Efficace ! L’hotel nous a remis un plan de la ville qui nous permettait de nous guider (plus ou moins…) vers les différents mausolées. Franchement : c’était génial d’être autonomes.
A ce stade je précise quelque chose de très utile. Nous avons rencontrés deux italiens géniaux lors de notre séjour au vietnam et l’un d’eux m’a fait découvrir (pour les dernières jours seulement…) l’application dispo sur iphone « Citymapstogo » et elle est juste ENORME !!! Pour 2€69 cette appli vous permet de télécharger des cartes du monde entier et votre Iphone (je l’ignorais…) vous sert de GPS sans la moindre connexion internet et donc sans le moindre frais ! Cela permet de se déplacer en toute autonomie avec une carte fiable et votre positionnement précis dans la main !!!
Sitôt le plein effectué départ vers les tombes de Tum Duc, Minh Mang, et Khai Dinh au programme. EN pleine ville, une vietnamienne très gentille nous a fait signe depuis son scooter et nous a abordé au feu rouge. Elle nous a très gentiment proposé de nous aider à trouver la tombe de Minh Mang et nous a invités à la suivre dans un bon anglais. Très bien ! Chouette ! Chanceux de rencontrer une personne si gentille et dévouée, hospitalière et avenante. Elle nous a dit être fermière et vivre tout près de la tombe nous invitant d’ailleurs à venir chez elle dés que nous aurions terminé la visite.
Tout en la suivant je n’ai pu m’empêcher de me dire : « étrange… une paysanne qui parle anglais, étonnamment gentille et qui n’a pas des mains de travailleuse… nous verrons bien ! »
Elle nous a conduit tout droit au tombeau et nous a attendus à l’extérieur nous invitant chez elle par la suite. Nous avons bien profité de son aide car… effectivement la tombe était hors carte et nous aurions galéré pour trouver facilement.
Le mausolée de l’empereur est celui que nous avons préféré à Hué. Le lieu est magique et exceptionnellement beau à découvrir dans la paix matinale.
Dés la sortie, notre « amie » nous a guidé vers chez elle où elle nous a offert le thé. Petite cahute où j’avais du mal à croire qu’elle vivait avec son mari et ses 4 enfants. ET… là… le discours a changé… et nous avons donc appris que ses enfants étaient scolarisés dans une école couteuse d’où elle sortait précisément le matin même 5 minutes avant de nous avoir rencontrés et où on lui avait demandé 2 millions de dongs pour la poursuite de la scolarité de ses enfants… 2 millions qu’elle n’avait pas… nous demandant la larme à l’œil de bien vouloir l’aider. « Ca y est ! On y est ! »
Heureusement, je ne garde jamais trop d’argent dans mon porte feuille « actif » et nous lui avons donc donné 200 000 dongs sous des yeux réprobateurs. La magie et la gentillesse s’étaient envolés, le jeu de dupe avait pris fin et nous nous l’avons quittée avec plaisir…
Voilà pour l’anecdote.
Poursuite des visites en scooter des tombeaux et retour à l’hotel en début d’après midi pour nous restaurer. Après midi : Plage à 12 kilomètres de Hué.
Cette immense plage n’est pas la plus belle du vietnam loin s’en faut. Mais ce que nous avons apprécié c’est son côté populaire car il n’y avait que des vietnamiens et aucun touriste. Pour le coup, nous avons fait là une belle rencontre (l’une des deux seules de notre séjour…) avec un vietnamien qui n’avait rien à nous vendre ni à nous demander. Un fonctionnaire en congé qui avait amené sa petite famille à la plage et qui parlait suffisamment bien anglais pour échanger plus que 3 mots. Il nous a invité à partager sa bière, ses fruits et nous a même invité chez lui mais… hélas nous n’avions pas le temps …
Fin de journée agréable et ballade nocturne en scoot à travers la ville.
Jour 12 : Rescooter pour la demi journée et visite tot le matin de la citadelle interdite. Autant le dire… nous n’y avons rien trouvé d’extraordinaire. Et en sommes repartis au bout de deux heures sous un soleil accablant, regrettant d’avoir payé 105 000 dongs l’entrée…
Départ à 13 heures pour Hoi An en bus… de nuit ! (alors que ce n’est qu’à 3 heures de route et qu’il faisait jour^^) C’est durant ce trajet que je me suis aperçu que je n’aurais pas pu dormir dans une banquette « normale ».
Nos 36 heures à Hué m’ont paru suffisantes sachant que nous avons attaqué fort dés le petit matin de notre arrivée. Autant le préciser.
Arrivée à Hoi An et prise d’hotel à l’hotel Hop Yen (Dans le routard que nous n’avions pas mais des français chez Loan nous l’avait recommandé). J’avais réservé via hostelworld pour 19 dollar la nuit. Alors… c’est pas très cher pour Hoi An mais… manque de bol ou pas notre chambre aura été la pire du séjour. Aucun charme (passe encore) mais une clim affreusement bruyante et désagréable… donc je déconseille.
Découverte de Hoi an à la tombée du jour.
Petite remarque à ce stade… Le Vietnam est un pays qui devient très touristique en Asie et jusqu’alors (Hanoi, SAPA, Baie d’Halong, Tam Coc, Hué) nous avions croisé bien entendu plein d’autres voyageurs avec lesquels d’ailleurs, on se suivait dans les différents endroits… jusque là : OK.
Mais Hoi An m’a fait un choc !!! Pour ceux qui connaissent, c’est la costa Brava au 15 aout ou Juan les pins, Antibes, Cannes, Nice ou plus exactement Saint Tropez… ! C’est très mignon et très agréable oui… Le cœur de ville est magnifique… ok, surtout le soir avec tous ces magnifiques lampions et tous ses petits immeubles aux sublimes charpentes…. Mais… sur les 1000 m² du centre ville, s’il y a 4000 personnes sur places 3900 sont des touristes ! Les seuls vietnamiens que l’on croise tiennent les boutiques de souvenirs en pagaille et/ou bossent dans les restos à touristes.
J’ai été impressionné par l’ « agglutination » touristique à Hoi an… Que des blancs ! Des bars à techno ! La thailande en fête ! Alcool : “Buy One get one free”… Bref… tout ce qu’en général j’espère fuir.
Mais bon, une fois qu’on y est… il vaut mieux s’y faire et prendre les choses par le « bon bout » et reconnaitre qu’il y a des plaisirs à vivre : excellents restaurants (plutôt très chers), et shopping… Tout ce qu’on a près de chez nous … sans le moindre dépaysement. Mais bon… il en faut pour tous les gouts…
Jour 13 : Visite d’Hoi AN et repérage de boutiques pour les emplettes (Madame s’est fait confectionner plusieurs robes sur mesure super belles !)
Jour 14 : Départ à 7 heures du matin pour les îles Cham. Attention : Coup de cœur !!! Notre meilleur souvenir avec La nuit chez Olivier et Tam coc.
En préparant (à l’arrache ^^) notre voyage car tout s’est plus ou moins goupillé sur place au jour le jour, nous avions l’intention de nous octroyer quelques jours de farniente et du coup la question se posait de savoir à quel endroit et à quel moment. Notre voyage était clair jusqu’à Hoi an mais… la suite restait à écrire. Tout le monde connait Nah Trang, Mui ne, Phu quoc etc… mais… mon intuition me faisait me dire que ca allait être beaucoup trop « noir de touristes » à mon goût.
Du coup dés les premiers jours, nous avions pris l’option de passer ces jours de farniente aux iles cham dont j’avais lu quelques infos ici ou là. Mais au moment de la décision c’était plutôt l’inconnu.
En fait, à Hoi an, beaucoup d’agents proposent des excursions sur les îles chams et certaines sont d’ailleurs – à en croire des touristes qui en ont fait – très agréables. Y a essentiellement deux formules : l’une de quelques heures, départ le matin tôt en speed boat (20 minutes) et plage jusqu’à 14 heures puis retour à Hoi an. Le bateau arrive directement sur la plage et une myriade de restos attendent les touristes sur la plage principale.
L’autre c’est excursion plongée le matin, arrivé sur l’île l’après midi et nuit sur la plage secondaire et plus isolée (en tente) avec replongée le lendemain et retour à Hoi an. Cette formule en a ravit plus d’un mais est très chère je crois…
Nous n’avons fait ni l’une ni l’autre.
Au petit matin nous avons rejoint la jetée (à 7 km d’Hoi an et 150 000 dongs en taxi au compteur) d’où partent les speed boat et le ferry public (sorte de rafiot qui embarque les locaux et les animaux^^). Nous avons pris ce dernier qui nous a ramassé à 8 h 30 moyennant 100 000 dongs et 2 heures de traversée jusqu’au débarcadère principal de cham island.
Je précise qu’énormément de personnes étaient malades sur le bateau car… ça tangue. Et si on a le mal de mer… mieux vaut prendre un speed boat pour 200 000 dongs.
En fait, nous avions réservé la guest house LUU LY sur place qui est l’une des seules guest house de l’île (figure dans le Lonely)
Nous avions décidé d’y passer deux nuits. 200 000 dongs par chambre, repas du soir à 100 000 dongs et on dort chez la famille. Ils sont hyper gentils mais… intraitables sur les tarifs ! Je précise qu’il y a des chambres à 100 000 dongs car justement ce ne sont pas des chambres ! mais un matelas posé sur une terrasse^^
Nous avons rencontré sur place deux italiens qui sont devenus nos amis ! ils avaient fait le même choix que nous de rester deux nuits sur l’ile.
Dés notre arrivée, la guest house nous a loué des scooters pour pouvoir nous déplacer.
Soyons clairs. Sur l’ile : il n’y a rien ou presque. Deux trois cafés se battent en duels face au débarcadère (tout y est mauvais…) dont l’un est tenu par les membres de la gest house luu ly. Un seul resto « de pêcheur » à proximité de la guest house propose des Pho pour pas cher et des bières fraiches. Mais à part ça : nada ! Rien. Le courant s’arrête à 22h 30 pétantes donc ni ventilo ni clim la nuit ! Mais… c’est génial quand même !!!
Il n’y a qu’une seule route… mais je ne sais pas si on peut parler de route tellement son état est dangereux. Vraiment. Ce n’est pas une plaisanterie et… celles ou ceux qui ne savent pas vraiment faire de scooter… doivent faire très très attention si ils y vont. Cette « route » donc fait le tour de l’île mais est presque impraticable, en tout cas s’il pleut : ca le devient vraiment. Mais bon… à Deux kilomètres du cœur du village en partant du côté gauche (donc à l’opposé de la plage principale où débarquent tous les speed boat remplis de touristes) après avoir croisé quelques tribus de singes et des serpents sur la « piste » défoncée, on arrive (par chance, il faut pas le louper) à un mini chemin qui descend à pic sur une sublime plage de rêve ! On laisse le scoot en bord de piste et on descend à pied dans la jungle ^^
En bas se trouve un resto de plage et des chaises longues et quelques parasols en coco. Impensable !
EN réalité, certains speed boat viennent là et donc quelques touristes sont présents pour se partager l’immense plage (800 m de long) mais y a de la place. ! et… sur les coups de 14 heures tout le monde repart pour Hoi An de sorte que nous avions la plage pour nous tout seuls !!! Privilège de dormir sur place !!!
Le top !
Nous avons eu la chance d’avoir deux jours de temps magnifique et avons donc passé deux jours de rêves sur cette île merveilleuse. Comme dit plus haut nous nous sommes liés d’amitié avec deux italiens adorables ce qui a rajouté à notre enchantement.
Les deux soirs nous avons pris les diners à la guest house et c’était plutôt bon dans l’ensemble avec la petite famille scotchée devant la TV ^^
Jour 15 : Deuxième jour sur l’île. La guest house nous a proposé une excursion en bateau pour 800 000 dongs (partagés avec les italiens donc 200 000 dongs par tête) avec un pêcheur qui nous a amené sur son rafiot dans les petites îles alentours où nous avons pu faire du snorkeling + de la pêche avec lui (je précise que tout le monde a attrapé au moins deux poissons avec pour seule canne, nos propres mains tenant le nylon !) Super souvenir !
Après midi, à nouveau plage et détente.
Je précise qu’hélas, seul point noir, les eaux sont contaminées par pleins de minuscules méduses. On ne les voit même pas et nous nous sommes tous fait piqués (plusieurs fois). Alors, pas de panique non plus, cela fait aussi mal et le résultat est exactement le même que lorsqu’on se frotte à une ortie dans la campagne. Petite douleur au contact et petite cloque de 2 millimètre de diamètre qui disparait au bout de quelques minutes et qui gratouille tout aussi longtemps. Franchement, cela ne m’a pas dérangé ni marqué plus que ça. Personne n’en a fait un plat mais… c’est juste que la sensation n’est pas des plus agréables sur le coup… !
Jour 16 : dernière matinée sur Les îles chams. La guest house nous a booké un retour en speed boat avec départ à 13 h 30 pour un retour à Hoi an.
Nous avons passé à nouveau une nuit à Hoi an et avons procédé aux achats des souvenirs que nous avions repérés et bien négociés. Dernière nuit aussi avec nos amis italiens.
Pour infos : ces derniers avait voyagé un mois entre Malaisie, Thaïlande et Vietnam et nous ont dit que les chams islands resteraient l’un de leur meilleur souvenir du voyage (comme nous !) Nous étions les seuls à dormir sur place durant ces deux jours, loin des foules et au calme ! Bref : je recommande avant que ca ne deviennent trop à la mode et que le mega hotel qu’ils sont en train de construire près de la plage principale (qui est très agréable le matin tôt avant que les touristes arrivent et accessible à 5 minutes de marche depuis le village) ne sorte de terre.
Jour 17 : vol entre Da Nang et Ho chi Minh Ville. Réservé une semaine plus tôt sur mon iphone directement sur le site de Jet Star : 109 dollars pour deux. Moins cher qu’en agence ou sur les moteurs de recherches.
Départ 11h 30 et arrivée à HCMV à 12h30. La veille à Hoi An, pour nous faciliter la vie et ne pas perdre de temps, nous avions booké auprès d’un agent un forfait comprenant taxi depuis l’aéroport (avec chauffeur nous attendant avec sa pancarte) jusqu’à un bus partant immédiatement pour Can Tho car nous voulions découvrir le Delta du Mékong. Nous étions dans le Bus à 14 heures et sommes arrivés sur place vers 17 h 30. LE tout pour 40 dollars. Très cher si on compare au prix sur place. Mieux vaut prendre un taxi au compteur à l’aéroport (Mai Linh de préférence) se faire conduire à la gare des départ pour le sud et prendre un billet directement sur place. Ca coute 20 dollars pour deux au lieu des 40)
Nuit à l’hotel Xoai à Can Tho pour 14 dollars : très bien même si chambre petite, réservé via booking la veille.
N’ayant que peu de temps car nous voulions repartir dés le lendemain nous avons opté pour la formule proposée à l’hôtel pour une excursion de 7 heures sur le Delta avec départ à 5 h30 du mat pour 36 dollars.
C’est pas compliqué : à Can Tho, tous les touristes font le même tour au départ de Can Tho pour découvrir le marché flottant de Cai Rang et explorer les rouages du Delta. Nous avons croisé des personnes qui n’avaient payé que 20 dollars pour le même tour. Tous avaient négocié la veille avec des rabatteurs croisés en ville. Faute de temps, nous avons donc payé plus mais l’info est utile à ceux qui seront moins speed que nous.
Le tour comprend donc 7 heures à la « découverte » du Mékong depuis Can Tho avec marché flottant, visite d’une usine de pates, petits canots, ballade à pied, fruit garden. Tout le monde fait la même chose et on croise tout au long de la matinée les mêmes touristes qui ont pris le même tour, tout le monde s’arrête au même endroit, au même moment … mais bon… c’est comme ça.
Ma copine n’a pas du tout aimé le Delta et a été hyper déçue. Tout le monde rencontré a été déçu par les fameux « marché flottants » qui n’ont pas grand-chose d’impressionnant. En fait ont croise une trentaine de barques délavées qui stationnent à proximité les unes des autres et les marchandises s’échanges : fruits que l’on trouve partout ou riz… rien d’extraordinaire à mon sens.
Perso j’ai bien aimé l’excursion mais ce que j’ai aimé c’est découvrir (rapidement et de loin certes…) toute l’industrie et l’activité du Mékong. Voir tout ce fourmillement sur ce fleuve boueux et immense et l’activité humaine qui s’y déploie. Mais… cela n’a rien de romantique en tout cas ^^
Retour à Can Tho vers 12 h 30… Notre « batelière » (y avait tout de même un moteur sur la barque) ne nous a pas laissé le temps de lui laisser un pourboire car nous pensions qu’elle allait descendre avec nous pour nous dire au revoir au moment où nous avons touché la jetée et… vu qu’une barque arrivait derrière elle et qu’elle devait donc libérer l’espace d’accostage, nous nous sommes séparés sans lui laisser le moindre bifton ce qui a eu pour effet d’effacer immédiatement le beau sourire qu’elle avait depuis le matin et nous nous sommes fait copieusement insulter en vietnamien… (ahhh les joies du voyage … ! la Sincérité des locaux… leur gentillesse…)
Dés notre retour à l’hotel nous avons pris nos sacs et sommes partis pour la gare routière en taxi pour prendre un bus pour Vinh Long.
Alors là… petit commentaire personnel… Nous avions 3 jours potentiellement dans le Delta et… c’est peu. Nous avons donc fait Can Tho qui permet de découvrir les principaux marchés (ce qui laisse rêveur quant aux moindres… ! nous avons croisé des français qui avaient exploré le Mékong depuis Cai Be et nous avait dit avoir été très déçus eux aussi par la pauvreté du marché flottant). Et donc… ouvrant le Lonely pour savoir ce que nous pouvions y faire : notre attention a été attirée par « passer une nuit dans un home stay le long d’un canal paisible aux environs de Vinh Long ». Super ! Ca risque d’être sympathique et authentique !
Arrivés à Vinh Long nous n’avions rien réservé en nous disant qu’on trouverait bien sur place. Dés l’arrivé il faut prendre un cargo benne pour traverser le Mékong et se rendre sur l’ « île » (façon de parler^^ ) D’an Binh juste en face où se trouvent les fameuses Homestay.
Arrivés à la jetée un gentil monsieur nous aborde et nous demande de quelle nationalité nous sommes. « Français ». Il nous dit « Routard ». Non… « Lonely ». Pas grave il est aussi dans le Lonely. Et effectivement c’ était l’homestay Ngoc SangIl nous dit tout fier : Le Lonely se trompe, c’est pas 14 dollars la nuit mais 12 ! Super ! Ok banco ! on y va et il se propose de nous y amener en scoot une fois le Mékong traversé.
ET là… pour moi… c’est le summum du foutage de gueule ! Eux n’y sont pour rien… mais franchement… quelle horreur ! En guise d’Home stay… les types ont construit une véritable bétaillère à blancs ! Sorte de hangar agricole tout en long avec au moins 16 chambres toutes identiques, alignement de boxes à touristes. Oui c’est bien 12 dollars. Mais … par personne !!!! incluant certes le repas du soir… fort agréable ! C’est vrai. Mais … Mais… putain (con ! oui je suis toulousain !) quelle horreur !
C’est mon passage médisance… mais là… en gros c’était la caricature ! Que des blancs (français pour la plupart) allongés dans des hamacs profitant du lieu avec une pauvre famille qui fait tourner ça à plein régime et dort à l’arrière dans une immense pièce de fortune. Aucun mélange, les touristes sont bien gardés ! Bien à leur place. Et le truc qui m’a paru fou… ou insensé… c’est que les autres touristes trouvaient ça génial ! « Ouais c’est vachement reposant… etc »…
Mais y a rien de moins authentique que ça !!! Au moins dans un hôtel : la couleur est affichée ! Mais là… les apparences sont trompeuses et ca fonctionne ! « Homestay » : Mon cul !
Bref… je n’y reviendrai pour rien au monde…
Et nous avons immédiatement su que nous n’y passerions qu’une nuit alors que nous en avions envisagé deux au départ…
Jour 18 : Départ pour HCMV. Visite du marché de Vinh Long en deux heures le matin. Super ! Plein de trucs exotiques : serpents, crapauds, vifs ou écorchés vifs ! Fruits légumes, poissons viande. Le tout sous le déluge ! Bon souvenir ! Avant de reprendre un bus (100 000 dongs par personne) pour HCMV où nous avons passé 3 jours et demi et 3 nuits.
Jour 19 – 20 – 21 : HCMV.
Nous avons beaucoup aimé HCMV. J’avais réservé un magnifique hotel en bénéficiant d’une super promo (Sunflower Hotel 4 étoiles !) et j’ai immédiatement loué un scooter ! La réceptionniste n’en revenait pas ! Elle était adorable et nous disait : « Mais… vous allez avoir un accident ! C’est très dangereux… » et… effectivement ca l’est !!! Sur les millions de conducteurs de scoot j’ai du croiser 3 autres blancs comme moi ^^ A priori des expats.
Mais bon au moins nous étions libre de sortir de l’hyper centre touristique et de d’arpenter les quartiers plus populaires de la ville !
Alors… beaucoup de touristes vous disent : « Oui HCMV y a deux trois trucs à voir mais bon… après c’est l’horreur. Trop de monde. Deux jours ca suffit. C’est la mégalopole. Pas intéressant etc… »
Ceux sont les mêmes en général qui s’extasient au Homestay de Vinh Long… ! Mais pour le coup : HCMV c’est bien plus « authentique » ! Ca bouillonne ! On se mixe avec les locaux ! Et qui dit grande ville dit plus de vietnamiens qui parlent anglais et donc plus de facilité de rencontres ! Nous on a adoré y avoir été. C’est très différent de Hanoi car beaucoup plus tumultueux, moderne etc… mais c’est agréable aussi ! Grace à l’appli dont je parlais plus haut nous n’étions jamais perdus et nous avons fait différents marchés, des rues à chiens rotis, des quartiers populaires etc !
On en a profité pour acheter les fameux souvenirs et mine de rien ça prend du temps…
Côté plaisirs : Petit cocktail le soir au bar lounge du Sheraton : 23 eme étage (300 000 dongs le cocktail) pour découvrir la ville à nos pieds et les grattes ciels !
Le meilleur resto de notre séjour : le fameux Nha Hang au 160 rue Pasteur ! Sublime !
Pour l’apéro : le bar « 33 » avec les vietnamiens en mode after work rue Nguyen Trung Truc ! Super ambiance dés 18 heures pour boire bières et grignoter de tout ! (en fait il y a plusieurs bars en enfilade qui ont tous des terrasses remplies de tables basses) Je ne sais pas si c’est dans les guides mais… nous étions les seuls blancs et nous nous y sommes installés par hasard au début mais y sommes revenus tous les soirs !
A signaler… pour ceux qui y séjournent en weekend. Le resto de l’intercontinental propose un buffet à volonté pour 900 000 dongs par tète (33 euros) avec homard, sushi, cuisine délicieuse… en France ca devrait tourner autour des 150 – 200 € pour la même chose !
Bref… nous avons apprécié HCMV et sa circulation de malade ! Son bouillonnement ! Ca m’a rappelé un peu Bombay que j’adore également ! Oui c’est une grande ville, oui il n’y a pas que des merveilles mais… c’est le meilleur endroit pour se rendre compte de la montée en puissance économique du vietnam je pense… et c’est intéressant en soi de voir le Vietnam moderne et en marche.
Voilà pour le récit !
Côté budget : Nous avons changé en tout 1300 € en espèces et nous avons mis une rallonge de 600 € environs sur place tout compris. Nous n’avons pas fait attention à la dépense et nous aurions pu être plus économes bien entendu.
Mes impressions et avis…
Alors… alors… Autant le dire tout de suite : nous avons fait un très beau voyage et nous garderons de merveilleux souvenirs de celui-ci !
J’ai envie d’écrire un peu quelles ont été mes impressions (donc tout à fait personnelles) au cours du voyage, telles qu’elles me sont venues spontanément et progressivement. Pour le comprendre je précise que je suis un amoureux de l’Inde où j’ai voyagé un an en sac à dos en 2002 (il y a donc déjà plus de dix ans) et où je suis retourné souvent et encore l’été dernier.
Déjà, j’ai été surpris par les prix. Je m’attendais à ce que le pays soit beaucoup plus abordable. Mais hormis les cigarettes et la bière, tout est assez cher. Un repas dans le moindre resto conseillé par le Lonely à deux en prenant autre chose qu’un Pho revient très rapidement à 10 euros minimum pour les deux. (En Inde c’est 2 euros pour exemple)
Ensuite… je vais me faire tailler en pièce sans doute… mais… pour faire un peu de provoc : je dirais que j’ai adoré le Vietnam mais… pas vraiment les vietnamiens.
Les torts sont partagés et notre tort essentiel est de ne pas parler vietnamien. Mais du coup… à cause de cette barrière de la langue qui est insurmontable (il faut vraiment le dire) il n’est pas possible de nouer des contacts avec des « petites gens » : paysans, ruraux, vietnamiens lambda avec qui on pourrait échanger potentiellement quelques mots.
En trois semaines nous n’avons fait que deux rencontres spontanées et agréables : une à Hué et une autre avec des marins (dont l’un parlait bien anglais pour le groupe) sur les iles cham qui nous ont convié à leur table. Je mets les minorités ethniques de Sapa à part car… grâce à Olivier nous avions un interprète et pour le coup c’était très agréable.
De ce fait… on est en contact essentiellement avec les acteurs du tourisme et les commerçants. Et… après coup… quand je repense à tous les posts de ce forum que j’ai pu lire à propos de l’Inde où on peut lire les complaintes des gens sur les arnaques et escroqueries des indiens… Mais : ce sont des enfants de cœur à côté des vietnamiens !!! Jamais il ne viendrait à l’esprit à un indien, au beau milieu du fin fond de l’inde de vendre un article de son épicerie à un prix plus élevé à un étranger qu’à un indien.
Or, là, franchement : j’ai jamais eu autant l’impression de me faire autant avoir qu’au vietnam ! (pour rester poli) Même les souks de Marrakech sont transparents à côté de là bas ! Oui j’ai conscience que c’est sans doute un peu toujours la même rengaine mais… c’est ce qu’il y a d’énervant et qui gâche le voyage !
Déjà : j’ai toujours eu l’impression qu’il y avait un prix pour les blancs et un prix pour les viets et c’est insupportable. Les prix des mêmes articles varient d’une boutique à l’autre. Un exemple concret : les cigarettes. Ils vendent toutes les mêmes et aucun prix n’est le même et il faut tout négocier… C’est fatiguant. Bon on finit par y arriver mais ca fatigue.
Beaucoup de commerçants profitent de l’incompréhension. C’est dommage. Je disais que les torts étaient partagés… c’est le cas. Par exemple : d’un côté, j’en avais ma claque des restos à touristes, mais d’un autre au moins les prix y étaient affichés. Cela nous est arrivé plusieurs fois de manger dans des restos de rue, ou dans des gares routières où personne ne parle anglais. On prenait la même chose que tout le monde en désignant du doigt ce que l’on voulait pour se faire comprendre et… comme par hasard… au moment de l’addition : on payait plus que les autres. Donc c’est juste minable.
Ensuite : si les paysages sont dépaysant, et sublimissimes, le voyage l’est beaucoup moins qu’en Inde qui est – je le répète – mon curseur. J’ai eu la sensation que le Vietnam avait créé des sortes de « couloirs touristiques » où précisément le mélange ne se fait pas (à part dans les grandes villes justement) et au final on est toujours entouré d’autres touristes (plus ou moins sympas bien entendu) mais peu au contact de la population. On est parké entre touristes. Les bus, les trains sont affrétés pour les touristes. Les zones d’hotels : il n’y a que des touristes etc… Le summum : les homestay du Delta ! Une blague !!!
EN inde on est beaucoup plus proches des gens. Le contact est bien plus facile puisqu’ils parlent tous anglais et… cela apporte un vrai plus au voyage et à la découverte grâce aux rencontres. Etant moins de touristes on peut traverser tout un état sans croiser un autre blanc… ce qui n’est pas le cas au Vietnam. Je pense que les choses vont largement s’empirer et il est temps d’y aller vite avant que ce soit la Thailande bis… et je crois que c’est ce qu’ils veulent et sans doute ont-ils raison dans leur intérêt.
Nous retiendrons les paysages bien plus que les gens avec lesquels nous avons été en contact…
Bien sûr tout n’est pas noir et loin de moi l’intention de mettre tout les vietnamiens dans le même panier car même parmi les commerçants beaucoup restent honnêtes et à tout le moins agréables… mais j’exprime plutôt un regret quant au manque d’authenticité par moment du voyage alors que je m’en faisais une idée d’un pays beaucoup moins développé touristiquement parlant.
Toujours pour la comparaison, je n’ai ressenti aucune ferveur religieuse ni aucun mysticisme dans la société vietnamienne en comparaison de celle qui est en œuvre en Inde et du coup… aucun site visité ne m’a « émotionné »… Mais bon, on n’y va généralement pas pour ça^^
Pour conclure donc : nous avons passé néanmoins trois semaines très agréables et engrangé des souvenirs impérissables ! Nos coup de cœur resteront Sapa (grâce à Olivier car si nous avions fait un trek-à-touristes avec guide viet-avec-pantalon-chemise-et-badge-en-bandoulière nous aurions beaucoup moins apprécié…), La baie d’Halong pour les paysages mais moins que Tam Coc, les îles Chams puis Hanoi et HCMV pour leur côté : bruts et sans faux semblants.
Au programme : Hanoi – Sapa – Baie d’Halong – Tam Coc – Hué – Hoi An – Delta du Mékong – et Saïgon.
Le … « classical tour » en quelque sorte.
Départ avec Vietnam Airlines à 13 heures de Paris avec arrivée à Hanoi à 7 heures du matin heure locale (direct), billet 1135 € AR pris 3 semaines avant le départ.
Jour 1 : Arrivée à l’aéroport où notre hôtel nous avait envoyé un chauffeur. Hôtel Paramount : super, dans le quartier « routard » et situé en fond d’impasse donc très calme. Je l’avais réservé via booking 3 jours avant et n’ai payé que 43 dollars les deux nuits au lieu de 45 par nuit normalement.
D’ailleurs dés à présent, autant préciser que tout au long du séjour, grâce à Agoda ou Booking, la plupart des hôtels font des promos et c’est très pratique de réserver par ce biais là pour peu que l’on soit doté d’un smartphone vu que le WIFI est omniprésent au Vietnam (Tous les hotels et la plupart des restos ou bars le mettent à disposition gratuitement bien entendu)
Hanoi nous a beaucoup plu pour un premier contact avec le Vietnam. C’est une grande ville mais qui conserve ses vieux quartiers et dans l’ensemble le centre ville est assez aéré, avec lacs, jardins publics.
Nous avons surtout aimé l’ambiance du vieux quartier à la fin de journée dans le « Beer corner » avec pause au super bar le FAT CAT (quasiment en face le restaurant LITLLE HANOI). L’effervescence de la ville et l’immersion en « Asie » (enfin !) nous a réjouit.
Dés les premières heures nous avons exploré le vieux quartier où nous avons changé nos euros à un très bon taux en mettant 3 bijouteries en concurrence : 1 € pour 27900 dongs.
Gros coup de chance le premier jour puisque Jacques, alias LARSAY m’a contacté par message privé pour me proposer de nous rencontrer le soir même et nous avons bénéficié de ses précieux conseils !
Rencontre avec Jacques le premier soir devant la cathédrale ( A deux pas de l’hotel) et grâce à lui nous avons bénéficié d’une introduction au Vietnam et de sa charmante compagnie ( encore merci !!!)
Il nous a aiguillé vers Olivier pour SAPA dont je parlerai ci-dessous et son ami Tuan qui a une jonque privée abordable dans la baie d’halong et les deux expériences se sont avérés géniales !
Jour 2 : Visite d’Hanoi et grande ballade en ville (10 km pour faire un immense tour du centre ville à pied) avec visites de la maison d’arrêt et du temple de la littérature puis différentes pagodes et marchés.
Jour 3 : dernier jour à Hanoi et départ le soir en train de nuit pour Lao Cai.
Alors concernant les billets nous les avons pris dans l’une des multiples agences du centre ville mais… les prix m’ont paru excessifs et je pense qu’il vaut mieux essayer de se débrouiller à la gare directement. Nous avons payé 3 millions de dongs pour les deux aller retour.
Concernant le train de nuit : compartiment de 4 avec soft beds, apparemment c’était indispensable pour dormir vu les récits des autres voyageurs à l’arrivée^^
Jour 5 : Réveil stupide à 4h30 dans le train car… on nous avait dit « arrivée à 5 heures du mat » alors qu’en réalité Lao cai est le terminus et que le train n’y est arrivé que vers 6 heures (avec du retard) donc… nous aurions pu dormir un peu plus !
Dés la sortie du train, des dizaines de rabatteurs vous proposent de vous monter à Sapa en minibus pour 50 000 dongs par tête et… coup de bol, j’ai réussi à obtenir 40 000 dongs ^^ Non pas que la différence soit importante mais… question de principe ! Je l’indique car… a priori j’ai eu de la chance vu qu’en général les prix sont fixes et non négociables.
Arrivé à SAPA à 7 heures du mat et prise d’une chambre réservée par Larsey au Southern (phuong Nam) hotel ! Sans doute la meilleure adresse de SAPA question rapport qualité prix. 10 dollars pour une chambre très agréable avec double fenêtres et vue imprenable sur toute la vallée ! De tout notre voyage cela aura été la chambre du meilleur rapport qualité prix je pense.
Découverte de SAPA et de son marché et descente vers Catcat pour une première approche des paysages et les premiers hmongs croisés dans leur village.
Déjeuner en bas, au pied de la cascade avec des brochettes de porc cuites en direct sur un barbecue de fortune … 6 brochettes (200 000 dongs : du vol. Le premier d’une longue série… j’en parlerai dans mes commentaires généraux en fin de récit)
Remontée à SAPA en moto taxi pour 40 000 dongs et rencontre avec Olivier en vue du départ en trek le lendemain.
Pour plus d’infos sur Olivier… je ne suis pas sûr de devoir les mettre ici mais peux répondre en MP.
Pour en dire quelques mots, Olivier vit à SAPA qu’il n’a plus quittée depuis ses 21 ans et a épousé une Dao avec laquelle il vit dans un hameau préservé et loin de la civilisation et des groupes touristiques !
Jour 4 : Départ à 9 heures pour le trek (de 14 kilomètres) avec la belle sœur d’Oliver une adorable DAO dont j’ai malheureusement oublié le nom. Le trek s’est avéré l’une de nos plus belles expériences du séjour ! Découverte de la région et des rizières en passant par les villages des ethnies superbes (les habitants pas les villages…) !
Arrivée vers 15 heures chez Olivier (qui ne rentrait que le soir) et là : immense coup de cœur pour le lieu !
Découverte d’une maison traditionnelle DAO avec… le peu nécessaire au bonheur et à la quiétude ! Pas d’eau courante mais une dérivation d’un ruisseau pour remplir le bac à eau… sanitaire sommaire et immense pièce de vie commune ! Electricité minimale lorsque la turbine du ruisseau ne fait pas des siennes… ! Condition proches du moyen âge… et nous nous en souviendrons toute notre vie !
Partie de UNO mémorable avec les enfants du Hameau sans échanger le moindre mot compris par les uns ou les autres mais avec une communication complice des regards et des sourires !
Repas du soir extraordinaire avec la famille ! et… le fameux bain Dao dans un tonneau rempli d’herbes médicinales en plein salon d’une autre famille avant une cuite à l’alcool de riz maison avec nos hôtes ! GENIAL !
Le plus avec Olivier est qu’il nous a fait part de ses connaissances et il s’est avéré particulièrement intéressant et enrichissant de l’entendre nous parler de sa vie et de la vie des minorités. Encore merci !!!
Jour 5 : Retour vers Sapa le lendemain par un autre chemin (2heures de marche seulement) et trajet en bus dés l’arrivée sur la route, arrivée 12 h.
Repos à SAPA avant reprise du train de nuit le même soir.
Jour 6 : Arrivé en train de nuit à 4 heures 30 à HANOI. Nous avons fait une grosse étape car dés notre arrivée nous devions prendre un bus et un bateau pour rejoindre l’île de CAT BA.
Sur les conseils de Larsey, nous avons donc pris un taxi de la gare jusqu’à la gare routière de Long Yen à Hanoi. Petite précision si d’autres le font : Dés l’arrivée à Hanoi, des dizaines de taxi Mai Linh (compagnie très fiable) attendent le chaland en stationnant directement sur les quais de gare! Contrairement à leur habitude tous les chauffeurs refusaient la course au compteur et nous demandaient 100 000 dongs pour rejoindre Long Yen. Sans doute l’heure particulière et la destination.
Nous avons donc refusé et bien mal nous en a pris. Devant le hall un taxi a immédiatement accepté de mettre le compteur et c’était un taxi d’escroc avec compteur trafiqué… du coup 160 000 dongs au compteur… Belle arnaque ! (on commençait déjà à se dire : « as usual »….)
Arrivée à Long Yen à 5 heures du mat juste le temps d’attraper le premier bus Hoang Long à destination directe de Cat BA. Franchement sur le coup nous avons eu « peur » de nous faire avoir car tout était fermé à la gare et nous avons été rabattu par un gars venu nous chercher qui ne comprenait rien en anglais et comprenait juste Cat ba ou plutôt Haiphong car Jacques nous avait dit que le speed boat se prenait d’Haiphong et que normalement nous devions acheter bus + bateau au guichet à Long Yen.
EN réalité, nous ne comprenions pas que le bus affiche « Hanoi – Cat Ba » vu que l’île n’est accessible qu’en bateau… Nous étions peu sûrs d’y arriver donc… et, du coup, nous sommes montés à bord car nous avons réussi à leur faire comprendre et nous faire assurer que le bus s’arrêtait à minima à Haiphong où nous pourrions prendre un speed boat.
En fait, cette compagnie assure toute la liaison jusqu’à Cat ba et nous en sommes agréablement rendu compte !
2 heures de trajet jusqu’à Haiphong où le bus s’arrête le temps de boire un thé. Puis re-départ en bus jusqu’à un embarcadère pour les bateaux de la compagnie et speed boat de 20-30 minutes jusqu’à Cat ba. Dés le débarquement du bateau, un nouveau bus Hoang Long vous attend et vous partez pour une heure de traversée avec arrivé face au débarcadère de Cat Ba où arrivent normalement les autres bateaux. Le tout pour 170 000 dongs depuis Hanoi. Pratique !
Nous sommes donc arrivés à Cat ba à 11 h 30 et … juste le temps de rencontrer Tuang et à 11h 55 et nous étions sur la jonque privée (110 dollars par personne pour 24 h) avec départ pour la baie d’Halong.
Je ne détaillerais pas nos sensations… chacun doit vivre l’expérience ! Juste un avis : Nous avons donc passé 24 heures en amoureux sur cette jonque privée et c’est à faire ! 24 heures nous ont parue suffisantes. Je pense qu’une formule agréable est 24heures de Jonque puis une deuxième nuit dans des bungalows sur l’une des innombrables îles de la baie. Mais cela suppose qu’il fasse beau car sinon… les 24 heures en bungalows doivent être décevantes… ! Je précise cela car toutes les agences à Hanoi propose cette formule : une nuit en jonque + une deuxième nuit en bungalow. Des voyageurs croisés au cours du séjour nous en ont parlé avec ravissement et en gros, on en a pour son agrent. Je pense que pour 90 dollars cela ne vaut pas tripette question hébergement mais aux alentours de 150 – 200 dollars on a une bonne jonque + un bon bungalow ! Le côté pratique de réserver depuis Hanoi et que l’on est pris en charge depuis là-bas et les agences s’occupent de tout ce qui évite la fatigue, les galères et est d’une meilleur rapport qualité prix. Mais… encore une fois, tout dépend du temps dans la baie. Pour nous c’était hélas pluvieux et donc notre formule était la bonne !
Nous n’avons pas eu trop de chance niveau temps, il pluviotait quasiment en permanence mais cela ne nous a pas dérangé sur la Jonque.
En revanche, nous avions l’option de passer une nuit de plus à Cat ba pour profiter de la plage et… nous avons du coup annulé.
Jour 7 : Retour après un dernier repas sur la Jonque au point de départ (jetée principale de Cat ba) à 12 h 30. J’avais réservé deux nuits chez Loan à Tam Coc à compter du lendemain. Mais… je l’ai appelé tout de suite pour lui demander si nous pouvions arriver le soir même. ET là : bonne nouvelle ! La belle LOAN était bien sûr complète mais… elle nous a dit pouvoir nous loger chez une voisine sans difficulté.
Nous avons donc pris le pari de rejoindre Tam coc le soir même.
Retour donc à 12 h 30, appel à LOAN à 12 h 45 et… dans un bus pour Haiphong (Compagnie HADECO, même principe et concurrent que Hoang LONG) à 13 heures (pris sur la jetéé principale où tous les bus stationnent). Rebelote : Bus jusqu’à leur jetée puis speedboat jusqu’à Haiphong.
A l’arrivée nous avons trouvé un taxi pour nous amener à la gare routière d’où partent les bus pour Ninh Binh. Hélas, à l’arrivée le dernier bus venait de partir (ou du moins c’est ce que nous avons cru comprendre). Immédiatement on nous a confié à un inconnu qui contre 70 000 dongs nous proposait de nous amener « quelque part ». Je suis volontairement imprécis car … soyons clairs : on ne comprend rien sur le moment si l’on ne parle pas vietnamien… ! Même l’anglais ne sert à rien !
Nous avons fait confiance et 70 000 dongs plus tard nous étions dans une autre gare routière et avons été débarqués devant un mini bus pour Ninh Binh qui est parti 10 minutes après notre arrivé : Ouf !!!!
100 000 dongs chacun et 4 heures plus tard, comprenant que nous allions à Tam Coc, le préposé chargé du contrôle des voyageurs nous a débarqué (sans qu’on puisse échanger ne serait ce que d’autres mots que « Ninh Binh » et « Tam coc ») au bord de l’autoroute en pleine nuit (19 heures) en nous disant « Tam Coc » d’un signe de main…
Heureusement, un taxi mAi linh passait par là et nous a conduits Chez Loan où nous avons débarqué à 19 heures 30.
Repas du soir agréable et… contents d’être arrivés !
Loan nous a donc logés chez sa voisine qui a en réalité un hotel bien plus grand que le sien et dont les chambres (avis perso) m’ont paru largement plus agréables !!! Seulement…. A 4 heures du mat, le coq du voisin s’est mis à hurler toutes les 5 secondes (j’ai compté) sans discontinuer jusqu’à 8 heures du mat de telle sorte que nous n’avons quasiment pas dormi… l’horreur après notre besoin de repos !! Loan s’en est amusée et m’a garantit qu’elle n’avait pas de coq… ce qui est vrai !
Jour 8 : Prise de chambre chez Loan et exploration des environs proches à byciclette. Tam Coc a été un véritable coup de cœur et nous avons préféré la « Baie d’Halong terrestre » à la baie elle-même (mais il faut bien entendu faire les deux si possible !)
Jour 9 : Location de scooter via Loan et départ tôt pour la ballade en rivière de Hoa Lu à 17 kilomètres (mieux que celle au départ de Tam coc). Génial !!! Magnifique !!! Le temps était enfin clément !
Montée l’après midi même (sur le trajet entre tam coc et Hoa Lu) au temple perché sur la montagne (Hang Mua) : Inoubliable !!! Fantastique !!! Puis ballade en scooter dans les environs sur des routes sublimes (en gros des autoroutes au revêtement parfait et désertes !!!)
Jour 10 : Derniers plaisirs à Tam coc et départ le soir en bus de nuit pour Hué (20 dollars au lieu des 45 dollars par train…) Chez Loan : c’est simple : elle s’occupe de tout !!!! et on paye à la fin. C’était vraiment très agréable de se poser un peu à cet endroit après une première semaine fatigante entre SAPA et la course pour la baie d’Halong. Le timing était donc parfait !
Jour 11 : Arrivée à Hué à 7 heures du matin (après départ la veille à 20 heures de Ninh Binh). On nous a placés d’office à l’arrière du bus, sur les dernières couchettes et… pour les grands (je fais 1m85) après l’avoir vécu : c’est le meilleur emplacement dans leurs bus couchettes ultra modernes. Car… pour en avoir repris après et avoir été placé dans les couchettes générales : impossible de s’étendre et donc de fermer l’œil…
Arrivé à Hué à l’hotel Hue Thuong. Très agréable et bien situé. Personnel hyper gentil et compétent. 19 dollars la nuit réservé la veille via booking. Dés notre arrivée, nous avons pu poser les valises dans la chambre et prendre une douche. On nous a offert café et fruits et nous avons directement loué un scooter qui nous a été livré à 8 heures !! Efficace ! L’hotel nous a remis un plan de la ville qui nous permettait de nous guider (plus ou moins…) vers les différents mausolées. Franchement : c’était génial d’être autonomes.
A ce stade je précise quelque chose de très utile. Nous avons rencontrés deux italiens géniaux lors de notre séjour au vietnam et l’un d’eux m’a fait découvrir (pour les dernières jours seulement…) l’application dispo sur iphone « Citymapstogo » et elle est juste ENORME !!! Pour 2€69 cette appli vous permet de télécharger des cartes du monde entier et votre Iphone (je l’ignorais…) vous sert de GPS sans la moindre connexion internet et donc sans le moindre frais ! Cela permet de se déplacer en toute autonomie avec une carte fiable et votre positionnement précis dans la main !!!
Sitôt le plein effectué départ vers les tombes de Tum Duc, Minh Mang, et Khai Dinh au programme. EN pleine ville, une vietnamienne très gentille nous a fait signe depuis son scooter et nous a abordé au feu rouge. Elle nous a très gentiment proposé de nous aider à trouver la tombe de Minh Mang et nous a invités à la suivre dans un bon anglais. Très bien ! Chouette ! Chanceux de rencontrer une personne si gentille et dévouée, hospitalière et avenante. Elle nous a dit être fermière et vivre tout près de la tombe nous invitant d’ailleurs à venir chez elle dés que nous aurions terminé la visite.
Tout en la suivant je n’ai pu m’empêcher de me dire : « étrange… une paysanne qui parle anglais, étonnamment gentille et qui n’a pas des mains de travailleuse… nous verrons bien ! »
Elle nous a conduit tout droit au tombeau et nous a attendus à l’extérieur nous invitant chez elle par la suite. Nous avons bien profité de son aide car… effectivement la tombe était hors carte et nous aurions galéré pour trouver facilement.
Le mausolée de l’empereur est celui que nous avons préféré à Hué. Le lieu est magique et exceptionnellement beau à découvrir dans la paix matinale.
Dés la sortie, notre « amie » nous a guidé vers chez elle où elle nous a offert le thé. Petite cahute où j’avais du mal à croire qu’elle vivait avec son mari et ses 4 enfants. ET… là… le discours a changé… et nous avons donc appris que ses enfants étaient scolarisés dans une école couteuse d’où elle sortait précisément le matin même 5 minutes avant de nous avoir rencontrés et où on lui avait demandé 2 millions de dongs pour la poursuite de la scolarité de ses enfants… 2 millions qu’elle n’avait pas… nous demandant la larme à l’œil de bien vouloir l’aider. « Ca y est ! On y est ! »
Heureusement, je ne garde jamais trop d’argent dans mon porte feuille « actif » et nous lui avons donc donné 200 000 dongs sous des yeux réprobateurs. La magie et la gentillesse s’étaient envolés, le jeu de dupe avait pris fin et nous nous l’avons quittée avec plaisir…
Voilà pour l’anecdote.
Poursuite des visites en scooter des tombeaux et retour à l’hotel en début d’après midi pour nous restaurer. Après midi : Plage à 12 kilomètres de Hué.
Cette immense plage n’est pas la plus belle du vietnam loin s’en faut. Mais ce que nous avons apprécié c’est son côté populaire car il n’y avait que des vietnamiens et aucun touriste. Pour le coup, nous avons fait là une belle rencontre (l’une des deux seules de notre séjour…) avec un vietnamien qui n’avait rien à nous vendre ni à nous demander. Un fonctionnaire en congé qui avait amené sa petite famille à la plage et qui parlait suffisamment bien anglais pour échanger plus que 3 mots. Il nous a invité à partager sa bière, ses fruits et nous a même invité chez lui mais… hélas nous n’avions pas le temps …
Fin de journée agréable et ballade nocturne en scoot à travers la ville.
Jour 12 : Rescooter pour la demi journée et visite tot le matin de la citadelle interdite. Autant le dire… nous n’y avons rien trouvé d’extraordinaire. Et en sommes repartis au bout de deux heures sous un soleil accablant, regrettant d’avoir payé 105 000 dongs l’entrée…
Départ à 13 heures pour Hoi An en bus… de nuit ! (alors que ce n’est qu’à 3 heures de route et qu’il faisait jour^^) C’est durant ce trajet que je me suis aperçu que je n’aurais pas pu dormir dans une banquette « normale ».
Nos 36 heures à Hué m’ont paru suffisantes sachant que nous avons attaqué fort dés le petit matin de notre arrivée. Autant le préciser.
Arrivée à Hoi An et prise d’hotel à l’hotel Hop Yen (Dans le routard que nous n’avions pas mais des français chez Loan nous l’avait recommandé). J’avais réservé via hostelworld pour 19 dollar la nuit. Alors… c’est pas très cher pour Hoi An mais… manque de bol ou pas notre chambre aura été la pire du séjour. Aucun charme (passe encore) mais une clim affreusement bruyante et désagréable… donc je déconseille.
Découverte de Hoi an à la tombée du jour.
Petite remarque à ce stade… Le Vietnam est un pays qui devient très touristique en Asie et jusqu’alors (Hanoi, SAPA, Baie d’Halong, Tam Coc, Hué) nous avions croisé bien entendu plein d’autres voyageurs avec lesquels d’ailleurs, on se suivait dans les différents endroits… jusque là : OK.
Mais Hoi An m’a fait un choc !!! Pour ceux qui connaissent, c’est la costa Brava au 15 aout ou Juan les pins, Antibes, Cannes, Nice ou plus exactement Saint Tropez… ! C’est très mignon et très agréable oui… Le cœur de ville est magnifique… ok, surtout le soir avec tous ces magnifiques lampions et tous ses petits immeubles aux sublimes charpentes…. Mais… sur les 1000 m² du centre ville, s’il y a 4000 personnes sur places 3900 sont des touristes ! Les seuls vietnamiens que l’on croise tiennent les boutiques de souvenirs en pagaille et/ou bossent dans les restos à touristes.
J’ai été impressionné par l’ « agglutination » touristique à Hoi an… Que des blancs ! Des bars à techno ! La thailande en fête ! Alcool : “Buy One get one free”… Bref… tout ce qu’en général j’espère fuir.
Mais bon, une fois qu’on y est… il vaut mieux s’y faire et prendre les choses par le « bon bout » et reconnaitre qu’il y a des plaisirs à vivre : excellents restaurants (plutôt très chers), et shopping… Tout ce qu’on a près de chez nous … sans le moindre dépaysement. Mais bon… il en faut pour tous les gouts…
Jour 13 : Visite d’Hoi AN et repérage de boutiques pour les emplettes (Madame s’est fait confectionner plusieurs robes sur mesure super belles !)
Jour 14 : Départ à 7 heures du matin pour les îles Cham. Attention : Coup de cœur !!! Notre meilleur souvenir avec La nuit chez Olivier et Tam coc.
En préparant (à l’arrache ^^) notre voyage car tout s’est plus ou moins goupillé sur place au jour le jour, nous avions l’intention de nous octroyer quelques jours de farniente et du coup la question se posait de savoir à quel endroit et à quel moment. Notre voyage était clair jusqu’à Hoi an mais… la suite restait à écrire. Tout le monde connait Nah Trang, Mui ne, Phu quoc etc… mais… mon intuition me faisait me dire que ca allait être beaucoup trop « noir de touristes » à mon goût.
Du coup dés les premiers jours, nous avions pris l’option de passer ces jours de farniente aux iles cham dont j’avais lu quelques infos ici ou là. Mais au moment de la décision c’était plutôt l’inconnu.
En fait, à Hoi an, beaucoup d’agents proposent des excursions sur les îles chams et certaines sont d’ailleurs – à en croire des touristes qui en ont fait – très agréables. Y a essentiellement deux formules : l’une de quelques heures, départ le matin tôt en speed boat (20 minutes) et plage jusqu’à 14 heures puis retour à Hoi an. Le bateau arrive directement sur la plage et une myriade de restos attendent les touristes sur la plage principale.
L’autre c’est excursion plongée le matin, arrivé sur l’île l’après midi et nuit sur la plage secondaire et plus isolée (en tente) avec replongée le lendemain et retour à Hoi an. Cette formule en a ravit plus d’un mais est très chère je crois…
Nous n’avons fait ni l’une ni l’autre.
Au petit matin nous avons rejoint la jetée (à 7 km d’Hoi an et 150 000 dongs en taxi au compteur) d’où partent les speed boat et le ferry public (sorte de rafiot qui embarque les locaux et les animaux^^). Nous avons pris ce dernier qui nous a ramassé à 8 h 30 moyennant 100 000 dongs et 2 heures de traversée jusqu’au débarcadère principal de cham island.
Je précise qu’énormément de personnes étaient malades sur le bateau car… ça tangue. Et si on a le mal de mer… mieux vaut prendre un speed boat pour 200 000 dongs.
En fait, nous avions réservé la guest house LUU LY sur place qui est l’une des seules guest house de l’île (figure dans le Lonely)
Nous avions décidé d’y passer deux nuits. 200 000 dongs par chambre, repas du soir à 100 000 dongs et on dort chez la famille. Ils sont hyper gentils mais… intraitables sur les tarifs ! Je précise qu’il y a des chambres à 100 000 dongs car justement ce ne sont pas des chambres ! mais un matelas posé sur une terrasse^^
Nous avons rencontré sur place deux italiens qui sont devenus nos amis ! ils avaient fait le même choix que nous de rester deux nuits sur l’ile.
Dés notre arrivée, la guest house nous a loué des scooters pour pouvoir nous déplacer.
Soyons clairs. Sur l’ile : il n’y a rien ou presque. Deux trois cafés se battent en duels face au débarcadère (tout y est mauvais…) dont l’un est tenu par les membres de la gest house luu ly. Un seul resto « de pêcheur » à proximité de la guest house propose des Pho pour pas cher et des bières fraiches. Mais à part ça : nada ! Rien. Le courant s’arrête à 22h 30 pétantes donc ni ventilo ni clim la nuit ! Mais… c’est génial quand même !!!
Il n’y a qu’une seule route… mais je ne sais pas si on peut parler de route tellement son état est dangereux. Vraiment. Ce n’est pas une plaisanterie et… celles ou ceux qui ne savent pas vraiment faire de scooter… doivent faire très très attention si ils y vont. Cette « route » donc fait le tour de l’île mais est presque impraticable, en tout cas s’il pleut : ca le devient vraiment. Mais bon… à Deux kilomètres du cœur du village en partant du côté gauche (donc à l’opposé de la plage principale où débarquent tous les speed boat remplis de touristes) après avoir croisé quelques tribus de singes et des serpents sur la « piste » défoncée, on arrive (par chance, il faut pas le louper) à un mini chemin qui descend à pic sur une sublime plage de rêve ! On laisse le scoot en bord de piste et on descend à pied dans la jungle ^^
En bas se trouve un resto de plage et des chaises longues et quelques parasols en coco. Impensable !
EN réalité, certains speed boat viennent là et donc quelques touristes sont présents pour se partager l’immense plage (800 m de long) mais y a de la place. ! et… sur les coups de 14 heures tout le monde repart pour Hoi An de sorte que nous avions la plage pour nous tout seuls !!! Privilège de dormir sur place !!!
Le top !
Nous avons eu la chance d’avoir deux jours de temps magnifique et avons donc passé deux jours de rêves sur cette île merveilleuse. Comme dit plus haut nous nous sommes liés d’amitié avec deux italiens adorables ce qui a rajouté à notre enchantement.
Les deux soirs nous avons pris les diners à la guest house et c’était plutôt bon dans l’ensemble avec la petite famille scotchée devant la TV ^^
Jour 15 : Deuxième jour sur l’île. La guest house nous a proposé une excursion en bateau pour 800 000 dongs (partagés avec les italiens donc 200 000 dongs par tête) avec un pêcheur qui nous a amené sur son rafiot dans les petites îles alentours où nous avons pu faire du snorkeling + de la pêche avec lui (je précise que tout le monde a attrapé au moins deux poissons avec pour seule canne, nos propres mains tenant le nylon !) Super souvenir !
Après midi, à nouveau plage et détente.
Je précise qu’hélas, seul point noir, les eaux sont contaminées par pleins de minuscules méduses. On ne les voit même pas et nous nous sommes tous fait piqués (plusieurs fois). Alors, pas de panique non plus, cela fait aussi mal et le résultat est exactement le même que lorsqu’on se frotte à une ortie dans la campagne. Petite douleur au contact et petite cloque de 2 millimètre de diamètre qui disparait au bout de quelques minutes et qui gratouille tout aussi longtemps. Franchement, cela ne m’a pas dérangé ni marqué plus que ça. Personne n’en a fait un plat mais… c’est juste que la sensation n’est pas des plus agréables sur le coup… !
Jour 16 : dernière matinée sur Les îles chams. La guest house nous a booké un retour en speed boat avec départ à 13 h 30 pour un retour à Hoi an.
Nous avons passé à nouveau une nuit à Hoi an et avons procédé aux achats des souvenirs que nous avions repérés et bien négociés. Dernière nuit aussi avec nos amis italiens.
Pour infos : ces derniers avait voyagé un mois entre Malaisie, Thaïlande et Vietnam et nous ont dit que les chams islands resteraient l’un de leur meilleur souvenir du voyage (comme nous !) Nous étions les seuls à dormir sur place durant ces deux jours, loin des foules et au calme ! Bref : je recommande avant que ca ne deviennent trop à la mode et que le mega hotel qu’ils sont en train de construire près de la plage principale (qui est très agréable le matin tôt avant que les touristes arrivent et accessible à 5 minutes de marche depuis le village) ne sorte de terre.
Jour 17 : vol entre Da Nang et Ho chi Minh Ville. Réservé une semaine plus tôt sur mon iphone directement sur le site de Jet Star : 109 dollars pour deux. Moins cher qu’en agence ou sur les moteurs de recherches.
Départ 11h 30 et arrivée à HCMV à 12h30. La veille à Hoi An, pour nous faciliter la vie et ne pas perdre de temps, nous avions booké auprès d’un agent un forfait comprenant taxi depuis l’aéroport (avec chauffeur nous attendant avec sa pancarte) jusqu’à un bus partant immédiatement pour Can Tho car nous voulions découvrir le Delta du Mékong. Nous étions dans le Bus à 14 heures et sommes arrivés sur place vers 17 h 30. LE tout pour 40 dollars. Très cher si on compare au prix sur place. Mieux vaut prendre un taxi au compteur à l’aéroport (Mai Linh de préférence) se faire conduire à la gare des départ pour le sud et prendre un billet directement sur place. Ca coute 20 dollars pour deux au lieu des 40)
Nuit à l’hotel Xoai à Can Tho pour 14 dollars : très bien même si chambre petite, réservé via booking la veille.
N’ayant que peu de temps car nous voulions repartir dés le lendemain nous avons opté pour la formule proposée à l’hôtel pour une excursion de 7 heures sur le Delta avec départ à 5 h30 du mat pour 36 dollars.
C’est pas compliqué : à Can Tho, tous les touristes font le même tour au départ de Can Tho pour découvrir le marché flottant de Cai Rang et explorer les rouages du Delta. Nous avons croisé des personnes qui n’avaient payé que 20 dollars pour le même tour. Tous avaient négocié la veille avec des rabatteurs croisés en ville. Faute de temps, nous avons donc payé plus mais l’info est utile à ceux qui seront moins speed que nous.
Le tour comprend donc 7 heures à la « découverte » du Mékong depuis Can Tho avec marché flottant, visite d’une usine de pates, petits canots, ballade à pied, fruit garden. Tout le monde fait la même chose et on croise tout au long de la matinée les mêmes touristes qui ont pris le même tour, tout le monde s’arrête au même endroit, au même moment … mais bon… c’est comme ça.
Ma copine n’a pas du tout aimé le Delta et a été hyper déçue. Tout le monde rencontré a été déçu par les fameux « marché flottants » qui n’ont pas grand-chose d’impressionnant. En fait ont croise une trentaine de barques délavées qui stationnent à proximité les unes des autres et les marchandises s’échanges : fruits que l’on trouve partout ou riz… rien d’extraordinaire à mon sens.
Perso j’ai bien aimé l’excursion mais ce que j’ai aimé c’est découvrir (rapidement et de loin certes…) toute l’industrie et l’activité du Mékong. Voir tout ce fourmillement sur ce fleuve boueux et immense et l’activité humaine qui s’y déploie. Mais… cela n’a rien de romantique en tout cas ^^
Retour à Can Tho vers 12 h 30… Notre « batelière » (y avait tout de même un moteur sur la barque) ne nous a pas laissé le temps de lui laisser un pourboire car nous pensions qu’elle allait descendre avec nous pour nous dire au revoir au moment où nous avons touché la jetée et… vu qu’une barque arrivait derrière elle et qu’elle devait donc libérer l’espace d’accostage, nous nous sommes séparés sans lui laisser le moindre bifton ce qui a eu pour effet d’effacer immédiatement le beau sourire qu’elle avait depuis le matin et nous nous sommes fait copieusement insulter en vietnamien… (ahhh les joies du voyage … ! la Sincérité des locaux… leur gentillesse…)
Dés notre retour à l’hotel nous avons pris nos sacs et sommes partis pour la gare routière en taxi pour prendre un bus pour Vinh Long.
Alors là… petit commentaire personnel… Nous avions 3 jours potentiellement dans le Delta et… c’est peu. Nous avons donc fait Can Tho qui permet de découvrir les principaux marchés (ce qui laisse rêveur quant aux moindres… ! nous avons croisé des français qui avaient exploré le Mékong depuis Cai Be et nous avait dit avoir été très déçus eux aussi par la pauvreté du marché flottant). Et donc… ouvrant le Lonely pour savoir ce que nous pouvions y faire : notre attention a été attirée par « passer une nuit dans un home stay le long d’un canal paisible aux environs de Vinh Long ». Super ! Ca risque d’être sympathique et authentique !
Arrivés à Vinh Long nous n’avions rien réservé en nous disant qu’on trouverait bien sur place. Dés l’arrivé il faut prendre un cargo benne pour traverser le Mékong et se rendre sur l’ « île » (façon de parler^^ ) D’an Binh juste en face où se trouvent les fameuses Homestay.
Arrivés à la jetée un gentil monsieur nous aborde et nous demande de quelle nationalité nous sommes. « Français ». Il nous dit « Routard ». Non… « Lonely ». Pas grave il est aussi dans le Lonely. Et effectivement c’ était l’homestay Ngoc SangIl nous dit tout fier : Le Lonely se trompe, c’est pas 14 dollars la nuit mais 12 ! Super ! Ok banco ! on y va et il se propose de nous y amener en scoot une fois le Mékong traversé.
ET là… pour moi… c’est le summum du foutage de gueule ! Eux n’y sont pour rien… mais franchement… quelle horreur ! En guise d’Home stay… les types ont construit une véritable bétaillère à blancs ! Sorte de hangar agricole tout en long avec au moins 16 chambres toutes identiques, alignement de boxes à touristes. Oui c’est bien 12 dollars. Mais … par personne !!!! incluant certes le repas du soir… fort agréable ! C’est vrai. Mais … Mais… putain (con ! oui je suis toulousain !) quelle horreur !
C’est mon passage médisance… mais là… en gros c’était la caricature ! Que des blancs (français pour la plupart) allongés dans des hamacs profitant du lieu avec une pauvre famille qui fait tourner ça à plein régime et dort à l’arrière dans une immense pièce de fortune. Aucun mélange, les touristes sont bien gardés ! Bien à leur place. Et le truc qui m’a paru fou… ou insensé… c’est que les autres touristes trouvaient ça génial ! « Ouais c’est vachement reposant… etc »…
Mais y a rien de moins authentique que ça !!! Au moins dans un hôtel : la couleur est affichée ! Mais là… les apparences sont trompeuses et ca fonctionne ! « Homestay » : Mon cul !
Bref… je n’y reviendrai pour rien au monde…
Et nous avons immédiatement su que nous n’y passerions qu’une nuit alors que nous en avions envisagé deux au départ…
Jour 18 : Départ pour HCMV. Visite du marché de Vinh Long en deux heures le matin. Super ! Plein de trucs exotiques : serpents, crapauds, vifs ou écorchés vifs ! Fruits légumes, poissons viande. Le tout sous le déluge ! Bon souvenir ! Avant de reprendre un bus (100 000 dongs par personne) pour HCMV où nous avons passé 3 jours et demi et 3 nuits.
Jour 19 – 20 – 21 : HCMV.
Nous avons beaucoup aimé HCMV. J’avais réservé un magnifique hotel en bénéficiant d’une super promo (Sunflower Hotel 4 étoiles !) et j’ai immédiatement loué un scooter ! La réceptionniste n’en revenait pas ! Elle était adorable et nous disait : « Mais… vous allez avoir un accident ! C’est très dangereux… » et… effectivement ca l’est !!! Sur les millions de conducteurs de scoot j’ai du croiser 3 autres blancs comme moi ^^ A priori des expats.
Mais bon au moins nous étions libre de sortir de l’hyper centre touristique et de d’arpenter les quartiers plus populaires de la ville !
Alors… beaucoup de touristes vous disent : « Oui HCMV y a deux trois trucs à voir mais bon… après c’est l’horreur. Trop de monde. Deux jours ca suffit. C’est la mégalopole. Pas intéressant etc… »
Ceux sont les mêmes en général qui s’extasient au Homestay de Vinh Long… ! Mais pour le coup : HCMV c’est bien plus « authentique » ! Ca bouillonne ! On se mixe avec les locaux ! Et qui dit grande ville dit plus de vietnamiens qui parlent anglais et donc plus de facilité de rencontres ! Nous on a adoré y avoir été. C’est très différent de Hanoi car beaucoup plus tumultueux, moderne etc… mais c’est agréable aussi ! Grace à l’appli dont je parlais plus haut nous n’étions jamais perdus et nous avons fait différents marchés, des rues à chiens rotis, des quartiers populaires etc !
On en a profité pour acheter les fameux souvenirs et mine de rien ça prend du temps…
Côté plaisirs : Petit cocktail le soir au bar lounge du Sheraton : 23 eme étage (300 000 dongs le cocktail) pour découvrir la ville à nos pieds et les grattes ciels !
Le meilleur resto de notre séjour : le fameux Nha Hang au 160 rue Pasteur ! Sublime !
Pour l’apéro : le bar « 33 » avec les vietnamiens en mode after work rue Nguyen Trung Truc ! Super ambiance dés 18 heures pour boire bières et grignoter de tout ! (en fait il y a plusieurs bars en enfilade qui ont tous des terrasses remplies de tables basses) Je ne sais pas si c’est dans les guides mais… nous étions les seuls blancs et nous nous y sommes installés par hasard au début mais y sommes revenus tous les soirs !
A signaler… pour ceux qui y séjournent en weekend. Le resto de l’intercontinental propose un buffet à volonté pour 900 000 dongs par tète (33 euros) avec homard, sushi, cuisine délicieuse… en France ca devrait tourner autour des 150 – 200 € pour la même chose !
Bref… nous avons apprécié HCMV et sa circulation de malade ! Son bouillonnement ! Ca m’a rappelé un peu Bombay que j’adore également ! Oui c’est une grande ville, oui il n’y a pas que des merveilles mais… c’est le meilleur endroit pour se rendre compte de la montée en puissance économique du vietnam je pense… et c’est intéressant en soi de voir le Vietnam moderne et en marche.
Voilà pour le récit !
Côté budget : Nous avons changé en tout 1300 € en espèces et nous avons mis une rallonge de 600 € environs sur place tout compris. Nous n’avons pas fait attention à la dépense et nous aurions pu être plus économes bien entendu.
Mes impressions et avis…
Alors… alors… Autant le dire tout de suite : nous avons fait un très beau voyage et nous garderons de merveilleux souvenirs de celui-ci !
J’ai envie d’écrire un peu quelles ont été mes impressions (donc tout à fait personnelles) au cours du voyage, telles qu’elles me sont venues spontanément et progressivement. Pour le comprendre je précise que je suis un amoureux de l’Inde où j’ai voyagé un an en sac à dos en 2002 (il y a donc déjà plus de dix ans) et où je suis retourné souvent et encore l’été dernier.
Déjà, j’ai été surpris par les prix. Je m’attendais à ce que le pays soit beaucoup plus abordable. Mais hormis les cigarettes et la bière, tout est assez cher. Un repas dans le moindre resto conseillé par le Lonely à deux en prenant autre chose qu’un Pho revient très rapidement à 10 euros minimum pour les deux. (En Inde c’est 2 euros pour exemple)
Ensuite… je vais me faire tailler en pièce sans doute… mais… pour faire un peu de provoc : je dirais que j’ai adoré le Vietnam mais… pas vraiment les vietnamiens.
Les torts sont partagés et notre tort essentiel est de ne pas parler vietnamien. Mais du coup… à cause de cette barrière de la langue qui est insurmontable (il faut vraiment le dire) il n’est pas possible de nouer des contacts avec des « petites gens » : paysans, ruraux, vietnamiens lambda avec qui on pourrait échanger potentiellement quelques mots.
En trois semaines nous n’avons fait que deux rencontres spontanées et agréables : une à Hué et une autre avec des marins (dont l’un parlait bien anglais pour le groupe) sur les iles cham qui nous ont convié à leur table. Je mets les minorités ethniques de Sapa à part car… grâce à Olivier nous avions un interprète et pour le coup c’était très agréable.
De ce fait… on est en contact essentiellement avec les acteurs du tourisme et les commerçants. Et… après coup… quand je repense à tous les posts de ce forum que j’ai pu lire à propos de l’Inde où on peut lire les complaintes des gens sur les arnaques et escroqueries des indiens… Mais : ce sont des enfants de cœur à côté des vietnamiens !!! Jamais il ne viendrait à l’esprit à un indien, au beau milieu du fin fond de l’inde de vendre un article de son épicerie à un prix plus élevé à un étranger qu’à un indien.
Or, là, franchement : j’ai jamais eu autant l’impression de me faire autant avoir qu’au vietnam ! (pour rester poli) Même les souks de Marrakech sont transparents à côté de là bas ! Oui j’ai conscience que c’est sans doute un peu toujours la même rengaine mais… c’est ce qu’il y a d’énervant et qui gâche le voyage !
Déjà : j’ai toujours eu l’impression qu’il y avait un prix pour les blancs et un prix pour les viets et c’est insupportable. Les prix des mêmes articles varient d’une boutique à l’autre. Un exemple concret : les cigarettes. Ils vendent toutes les mêmes et aucun prix n’est le même et il faut tout négocier… C’est fatiguant. Bon on finit par y arriver mais ca fatigue.
Beaucoup de commerçants profitent de l’incompréhension. C’est dommage. Je disais que les torts étaient partagés… c’est le cas. Par exemple : d’un côté, j’en avais ma claque des restos à touristes, mais d’un autre au moins les prix y étaient affichés. Cela nous est arrivé plusieurs fois de manger dans des restos de rue, ou dans des gares routières où personne ne parle anglais. On prenait la même chose que tout le monde en désignant du doigt ce que l’on voulait pour se faire comprendre et… comme par hasard… au moment de l’addition : on payait plus que les autres. Donc c’est juste minable.
Ensuite : si les paysages sont dépaysant, et sublimissimes, le voyage l’est beaucoup moins qu’en Inde qui est – je le répète – mon curseur. J’ai eu la sensation que le Vietnam avait créé des sortes de « couloirs touristiques » où précisément le mélange ne se fait pas (à part dans les grandes villes justement) et au final on est toujours entouré d’autres touristes (plus ou moins sympas bien entendu) mais peu au contact de la population. On est parké entre touristes. Les bus, les trains sont affrétés pour les touristes. Les zones d’hotels : il n’y a que des touristes etc… Le summum : les homestay du Delta ! Une blague !!!
EN inde on est beaucoup plus proches des gens. Le contact est bien plus facile puisqu’ils parlent tous anglais et… cela apporte un vrai plus au voyage et à la découverte grâce aux rencontres. Etant moins de touristes on peut traverser tout un état sans croiser un autre blanc… ce qui n’est pas le cas au Vietnam. Je pense que les choses vont largement s’empirer et il est temps d’y aller vite avant que ce soit la Thailande bis… et je crois que c’est ce qu’ils veulent et sans doute ont-ils raison dans leur intérêt.
Nous retiendrons les paysages bien plus que les gens avec lesquels nous avons été en contact…
Bien sûr tout n’est pas noir et loin de moi l’intention de mettre tout les vietnamiens dans le même panier car même parmi les commerçants beaucoup restent honnêtes et à tout le moins agréables… mais j’exprime plutôt un regret quant au manque d’authenticité par moment du voyage alors que je m’en faisais une idée d’un pays beaucoup moins développé touristiquement parlant.
Toujours pour la comparaison, je n’ai ressenti aucune ferveur religieuse ni aucun mysticisme dans la société vietnamienne en comparaison de celle qui est en œuvre en Inde et du coup… aucun site visité ne m’a « émotionné »… Mais bon, on n’y va généralement pas pour ça^^
Pour conclure donc : nous avons passé néanmoins trois semaines très agréables et engrangé des souvenirs impérissables ! Nos coup de cœur resteront Sapa (grâce à Olivier car si nous avions fait un trek-à-touristes avec guide viet-avec-pantalon-chemise-et-badge-en-bandoulière nous aurions beaucoup moins apprécié…), La baie d’Halong pour les paysages mais moins que Tam Coc, les îles Chams puis Hanoi et HCMV pour leur côté : bruts et sans faux semblants.
Ségrégation entre thailandais et touristes English translation pending
Nous voyageons a l heure actuel en thailande.(Moi et ma petite amie )
Nous voulions acheter un ticket de bus le moins chere possible a destination de ranong.
Dans une guide de voyage il est ecrit que le prix le moins eleve est de 185 baht en billet ordinaire, 256 en billet 2nd classe et 333 en billet 1er classe.
Lorsque nous avons demande le prix le moins pour la destination que nous nous etions fixe on nous annonce alors 333 bahts.
Nous demandons alors si il n exite pas de billet moins et l on m affirme alors que ce n existe pas.
A partir de se moment je leur presente le guide ( ecrit en anglais ) et l on nous explique a present qu il faut que nous allions a un autre guichet situee dans un batiment plus loin...
Une fois rendu a ce nouveau guichet on nous explique que le prix le moins chere est de 300 bahts.. Nous insistons et montrons de nouveau le guide ; le guichetier nous parait alors mal a l aise me demande d attendre et passe alors un coup de telephone. Cette situation nous rend perplexe... Une fois son coup de telephone passe il nous demande nous de rendre a un autre guichet, ou intervient cette fois une personne en chemise blanche dont l apparence n a pas l air d indiquer qu il travaille ici. Le nouveau guichetier m indique alors que le prix minimum est de 333 baht. J instite alors une fois de plus en presentant mon guide, le guichetier a l air mal a l aise; d autant plus que l homme en blanc a l air de lui donner des directives ( en langue thai ) .. Nous demandons alors a cet homme quel est son role ici et quel est sa profession ! Nous n obtenons pas de reponse.
En institant de nouveau on m indique nous pouvons acheter un ticket pour 256 bahts mais pour un bus qui part dans une heure! Or cet solution n est pas possible car nous n avons pas tout nos baggages avec nous!
Ce tarif n est par contre pas applicable pour un autre bus partant le meme jour ni un autre jour!!!!
Nous insistons de nouveau mais la situation se ferme et nous n obtenons au final meme pas des billets pour 333 baths! On nous demande alors de revenir plus tard.
Je pense que maintenant ( regime militaire )il n est plus possible d obtenir les billets les moins cheres pour voyager lorsque l on est etranger!
( nous avons demander a une thailandaise si elle pouvais acheter des billet moins chere que ceux qui nous etaient proposer, elle a ete alors interrompu par l homme en blanc et nous a alors repondu par une rire mal a l aise . Nous n avons plus insiste.. )
N hesitez pas a me dire si vous avez eu des ressentis similaires.
PS: desole pour les accents..
A partir de se moment je leur presente le guide ( ecrit en anglais ) et l on nous explique a present qu il faut que nous allions a un autre guichet situee dans un batiment plus loin...
Une fois rendu a ce nouveau guichet on nous explique que le prix le moins chere est de 300 bahts.. Nous insistons et montrons de nouveau le guide ; le guichetier nous parait alors mal a l aise me demande d attendre et passe alors un coup de telephone. Cette situation nous rend perplexe... Une fois son coup de telephone passe il nous demande nous de rendre a un autre guichet, ou intervient cette fois une personne en chemise blanche dont l apparence n a pas l air d indiquer qu il travaille ici. Le nouveau guichetier m indique alors que le prix minimum est de 333 baht. J instite alors une fois de plus en presentant mon guide, le guichetier a l air mal a l aise; d autant plus que l homme en blanc a l air de lui donner des directives ( en langue thai ) .. Nous demandons alors a cet homme quel est son role ici et quel est sa profession ! Nous n obtenons pas de reponse.
En institant de nouveau on m indique nous pouvons acheter un ticket pour 256 bahts mais pour un bus qui part dans une heure! Or cet solution n est pas possible car nous n avons pas tout nos baggages avec nous!
Ce tarif n est par contre pas applicable pour un autre bus partant le meme jour ni un autre jour!!!!
Nous insistons de nouveau mais la situation se ferme et nous n obtenons au final meme pas des billets pour 333 baths! On nous demande alors de revenir plus tard.
Je pense que maintenant ( regime militaire )il n est plus possible d obtenir les billets les moins cheres pour voyager lorsque l on est etranger!
( nous avons demander a une thailandaise si elle pouvais acheter des billet moins chere que ceux qui nous etaient proposer, elle a ete alors interrompu par l homme en blanc et nous a alors repondu par une rire mal a l aise . Nous n avons plus insiste.. )
N hesitez pas a me dire si vous avez eu des ressentis similaires.
PS: desole pour les accents..
21-Day Trip to La Gomera and La Palma
Travel Journal: 21 Days in La Gomera and La Palma
From February 6 to February 26, 2024
Tuesday, February 6 We left around 9 AM with our car, along with Pierre-Paul and Patricia, heading to the Bluepark parking lot in Bartenheim. As expected, we were awaited and left promptly for EuroAirport Basel. Took off at 12:25 PM for a 4-hour-15-minute flight under excellent conditions. Beautiful arrival in Tenerife with Teide in sight under a clear blue sky. Fifteen minutes later, we waited for bus No. 40 to Los Cristianos with quite a few other tourists, but we managed to find four seats. From the bus station, it was a 20-minute walk to our hotel. We checked into a lovely apartment for the four of us, complete with all the comforts. Outside, it was quite warm—at least 25°C! After dropping off our luggage, we went for a stroll. The immediate surroundings of the hotel held no interest for us: a modern, concrete area filled with hotels, bars, tourist agencies, and unappealing restaurants all offering the same bland international cuisine. Pat went to cool off at the pool, unfortunately overrun by loud, drunk English tourists. I took a walk to the paseo maritimo that leads to the port, skirting the seafront. The promenade was pleasant, but it could have been any seaside resort in the world—same old scene: a succession of bars with blaring music where many elderly people sipped cold beers waiting for the sunset, the backdrop a wall of resort-style hotels resembling rabbit hutches! Upon reaching the port, I scouted the route we’d take the next day to the Fred Olsen ferry. Back at the apartment, in the early evening, we looked for a non-touristy restaurant for dinner. Monique stopped a woman to ask her opinion! In this area, she told us, there’s no restaurant that serves Canarian or Spanish cuisine! The only place with decent restaurants is at the port. Off we went to the port, where we sat down at Al Bordo restaurant and ordered a seafood paella for four. Excellent, and at a very reasonable price (36 € for two). We returned to the hotel along the seafront.
Wednesday, February 7
Woke up at 6 AM. Had breakfast in the apartment with what we’d bought the day before at a supermarket. It was still dark when we left on foot toward the port, walking along the calm seafront at this early hour. Forty minutes later, we arrived and waited 10 minutes before the ferry docked. At 9:30 AM, we left the port of Los Cristianos for a 50-minute crossing on a calm sea under a beautiful blue sky. There were quite a few people on this large ferry, but many had no luggage, meaning they were visiting La Gomera for the day and would take the ferry back in the evening. Upon disembarking, we went straight to our rental car agency to pick up the car we’d booked online a few months earlier. It was a nice Peugeot 2008, spacious enough for the four of us and our luggage. We immediately took the beautiful road from San Sebastián that climbs directly into the mountains toward our rental in Vallehermoso. The road was in perfect condition—it seemed brand new, like all the others we’d take on this island later. This side of the island is very arid with little vegetation, and the terrain is particularly rugged, as it is throughout the island. We stopped at our first miradors, which would be followed by many more throughout our Canarian trip. Our first visit was to the small village of Agulo, perched on a promontory above the sea and at the foot of a high cliff. The village features typical Canarian houses with windows flush with the façade and black volcanic stone masonry on white or reddish-brown walls. The first recommended restaurant was already booked for a group, so we settled for the shaded terrace of the excellent El Alameda bar-restaurant. From Agulo, you can access the Abrante viewpoint via a winding road, where the view of Agulo, 600 meters below, is exceptional. A glass ledge over the void lets you test your fear of heights!
We drove to Vallehermoso to do our grocery shopping at the supermarket—a habit that would continue until the end of the trip. Our little house, "Casa rural El Encatadora," is located in a beautiful flower-filled valley a few kilometers west of Vallehermoso. Each of us had a bedroom with an en-suite bathroom, plus a living room, kitchen, and a small terrace overlooking the quiet street at the valley’s end, which didn’t bother us at all.
Thursday, February 8 The good weather seemed to follow us since our arrival in the Canary Islands. This morning, we took the road—still as beautiful and new—toward Arure, high up to the west. The landscape was magnificent, with breathtaking glimpses of the sea far below. In Arure, we parked in front of Conchita’s bar, where a hike (Rother No. 30) starts toward two viewpoints: Alojera, which we reached after 45 minutes on a lovely path. Monique, tired from the first steep climb, stopped at the first viewpoint and hitchhiked back to Arure. Meanwhile, we continued toward the second viewpoint, Los Barranquillos, where the view of the surroundings was partially hidden by misty clouds rising from the sea. The entire mountain is sculpted by ancient, endless terraces climbing until the slope becomes too steep for construction—visible traces of the hard work of past inhabitants trying to survive in a harsh environment. We had a decent lunch at La Conchita bar, then drove to the small seaside town of Puerto la Caleta, sheltered by an immense cliff plunging into the sea. Black sand beach, rough sea—despite our encouragement, Pat didn’t dare to swim! As for the old village of Caleta, it’s perched on the mountainside, and visiting it requires climbing steep, stair-filled alleys to discover a few traditional houses. Back at the casa, dinner in, and card games...
Vallehermoso
Friday, February 9 This morning, the sky was overcast, and the peaks around us were shrouded in clouds. We took the same road as yesterday to hike Las Creces. Quickly gaining altitude, we entered a thick fog—visibility was very limited. We stopped at the Las Creces parking lot; visibility improved, and the sun wasn’t far off. The hike is entirely within a beautiful laurel forest, with the sun playing hide-and-seek, but it wasn’t cold despite the altitude. After finishing the loop trail, we decided to picnic—not there, as it was too chilly—but on Vallehermoso’s beach, where we found a nice picnic area sheltered by large black rocks. A short digestive walk on the surrounding hill to admire the little beach from above. Back in Vallehermoso, we did some grocery shopping, then tried to return to the casa—only to find ourselves locked out because we’d left the key in the lock inside! After several attempts and with the help of Yéli, a relative of the owner we called for help, we were finally able to get back in!
Saturday, February 10
It rained last night, and the sky remained overcast. Monique decided to rest this morning. PP, Pat, and I set off on the hike that starts from the house toward the Marichal reservoir. The sun wasn’t far off, and by 11 AM, it was fully out. The pleasant hike passed by many flower-filled gardens and orchards—orange, lemon, and mandarin trees in fruit. The path climbed gently toward the reservoir, where the view of the Cano rock dominating the landscape was magnificent. The last part of the climb was a bit tough, overgrown with lush vegetation, and the trail was slippery from last night’s rain. We descended via a different, much more pleasant path and returned to the casa just in time for lunch, prepared by Monique. This valley is rich with its many farmers and market gardeners who’ve cultivated the entire valley, taking advantage of the water flowing down from the mountain, captured upstream and redistributed through countless pipes snaking along the paths. Numerous tanks also store water during dry periods. The houses are scattered across both sides of the valley, and these colorful little homes add a beautiful touch to the landscape. The many palm trees give this valley a distinctly tropical feel—you could almost imagine yourself in the Caribbean. Add to that some salsa music drifting from a hut where farmers were working, and the picture is complete. A well-chilled beer apéro capped off a lovely morning. The afternoon was dedicated to rest, relaxation, reading, and games.
Sunday, February 11 The blue sky returned, though a few clouds still capped the highest peaks. Today, we visited Garajonay National Park, which covers the highest central mountains. Up there, we were above the clouds, and the panoramas from the various viewpoints were stunning: first, Cherelepin, accessible from the Laguna Grande parking lot, then Alto de Garajonay, offering an exceptional view of Teide—over 3,000 meters high—emerging from the clouds on Tenerife, far in the distance. We continued to the Los Roques viewpoints, then stopped for lunch at the Degollada de Peraza restaurant, where the view of the barranco was impressive. We descended toward San Sebastián and checked into our new lodging, La Cabezada, located in the countryside about 3 km above San Sebastián. It’s a small apartment adjacent to the owner’s, with a lovely terrace overlooking the surrounding mountains and surrounded by a beautiful garden. Apéro, then dinner on our beautiful terrace.
Monday, February 12 This morning, we went down to visit San Sebastián de La Gomera: its old tower, main street with some beautiful traditional houses, and the Church of the Assumption. Back at the casa for lunch. In the afternoon, Pat, PP, and I set off on the short hike from San Sebastián beach to La Guancha beach. We drove down and parked on the beach. The path climbs along the hill overlooking San Sebastián, passes by the tall Christ statue dominating the landscape, and roughly follows the coast down to the isolated Guancha beach. A beautiful hike under a hot sun, and a swim was welcome, even if the beach and sea access weren’t very comfortable due to large pebbles and quickly deepening water. Apart from two nudist bathers, there was no one on this beach. We returned the same way.
Tuesday, February 13 Rest day. We went down to town to stroll and do some shopping. I took the opportunity to visit the parador, beautifully situated above the city in a lovely garden overlooking the port and town. Together, we went for a cuba libre at the "Cuba Libre" bar, then had lunch at Breñusca (mediocre paella!). Back at the casa, then we went back down to town to see a carnival parade, a "passacalles," which actually passed an hour earlier than scheduled. Oh well.
Wednesday, February 14 Each to their own program this morning. Pat went swimming at San Sebastián beach, Monique rested at the casa, and PP and I set off on the hike from Playa de Avalos to the Ermita de Guadalupe on Playa del Cangrejo. It wasn’t easy to find the right road or the parking spot, but we managed. The path seemed to have suffered landslides, according to a sign at the trailhead! We decided to check it out, ready to turn back if it seemed too dangerous. In the end, apart from one or two slightly tricky spots where we had to climb a pile of rocks, the trail remained passable, though a bit vertigo-inducing in places. The narrow path clings to very vertical cliffs nearly 300 meters above sea level! But what a magnificent view. At one point, the trail runs alongside a wall of basaltic pipes. We returned via the drivable track that parallels the trail a bit lower. Back at the house for lunch. In the late afternoon, we returned to town to attend the "Entierro de las Sardinas" (Burial of the Sardine), which closes the Canarian carnival festivities. While waiting, we strolled through the parador’s gardens and had mojitos in town. Around 9 PM, we heard the noise and cries of the mourners. The procession advanced, led by a large papier-mâché sardine on a float, surrounded by wailing mourners. The procession headed toward the sea, where the sardine was burned, and a mini fireworks display ended the procession. It was all very good-natured, and everyone had fun. We ended the evening with dinner at a good fish restaurant, El Pajar.
Entierro de la Sardina in San Sebastián de La Gomera
Thursday, February 15
Woke up at 5:15 AM. The only suitable ferry was at 7 AM, which would get us to La Palma by late morning rather than evening. We packed our bags, had breakfast, then headed to the port, left our rental car, and boarded the ferry to Tenerife, from where we’d continue to La Palma. Calm sea, beautiful sun—by 10:30 AM, we disembarked in La Palma. We picked up our car and immediately headed to our new apartment in Breña Alta. It’s a large apartment with a superb terrace facing the sea, fully equipped and very comfortable. The hosts recommended Casa Goyo restaurant, near the airport and close to us. It’s a restaurant with many small rooms, some of which can be reserved for families. The fish-based cuisine (chipirones, pulpo) was excellent, hearty, and reasonably priced. Since it’s in the airport’s flight path, we occasionally heard planes landing. Quick and efficient service. Afterward, we visited Santa Cruz de La Palma, which reminded us of the historic quarters of La Orotava in Tenerife or the capital of Gran Canaria.
Friday, February 16
Beautiful weather, blue sky. We headed to the San Bartolo viewpoint toward the northeast coast, then to the lovely village of San Andrés, which we explored. From there, we walked along the shore to the natural pools of Charco Azul, where we swam in the cool but "swimmable" sea. Back in San Andrés for lunch at the "San Andrés" restaurant on the beautiful church square. Very good fish-based meal. We got back in the car and continued along the north coast to the port of Espindola and the natural pools of Fajana near the Cumplida lighthouse. A fairly strong wind whipped up beautiful waves crashing onto the rocky coast in bursts of foam. Back in Santa Cruz, we stopped at the Mercadona supermarket to buy fresh shrimp for dinner.
San Andrés
Saturday, February 17
Uniform blue sky, even on the heights. We took the beautiful road that winds up to the summit of the Caldera de Taburiente. Several viewpoints offer 360° views of the entire island and beyond: you can make out La Gomera, El Hierro, and, of course, Tenerife with the perfect triangle of Teide. We parked at the Los Andes viewpoint parking lot and started our hike to Pico de la Cruz along a trail following the ridge, offering superb views into the caldera. We got back in the car and passed by the Roque de los Muchachos astronomical complex, composed of numerous observatories, some with very aesthetic mirror telescopes. We hiked from the Roque de los Muchachos parking lot to the various viewpoints, always as impressive. Picnic on site, then back to Santa Cruz. We stopped by our car dealer because the oil warning light came on—better safe than sorry. The representative reassured us but preferred to give us a Fiat Cross SUV instead.
The Caldera de Taburiente
Sunday, February 18 The weather was a bit mixed, with cloudy patches. We set off to hike the Barranco de la Cuba de Galga. Unfortunately, the Los Tilos trail had been closed for several months due to a major landslide. The parking lot by the road was already quite full, and indeed, we crossed paths with many hikers along the way—it’s an easy hike with little elevation gain, which is rare here in La Palma! The beautiful path winds through a very narrow, deep gorge covered in lush tropical vegetation—you’d think you were in a Southeast Asian forest, especially with the humidity in the gorge bringing out earthy and floral scents. Halfway through, Monique turned back while the rest of us continued to the Cuba de Galga. A light drizzle accompanied us on the return. For lunch, we went to Chipi Chipi restaurant in the heights of Santa Cruz. The cool air forced us to leave the lovely terrace for the slightly noisy dining room. The meal was very good and hearty. Afternoon spent resting at our house.
La Cuba de la Galga
Monday, February 19 A few clouds still clung to the nearby mountain peaks. We headed south to Los Canarios. We stopped in front of the small San Antonio Abad church, where a path leads to the viewpoint in 15 minutes. Then we visited the San Antonio Volcano Interpretation Center and climbed to the viewpoint via the trail along the crater’s edge, offering a plunging view into the crater. Then PP, Pat, and I headed toward the Teneguía volcano but turned back given the remaining distance and the intense heat bearing down on us! Plus, the landscape was rather arid and not very interesting. We got back in the car and drove down to the salt flats at the island’s southern tip. The ocean crashes here in large waves, exploding against the volcanic rocks and feeding a "blowhole" carved into the rock. We stopped for drinks at the salt flats restaurant, then headed home.
The salt flats in Fuencaliente
Tuesday, February 20 Beautiful weather with a few clouds clinging to the mountains, as usual. A relaxed morning since my parking reservation at La Cumbrecita didn’t start until 1 PM. It takes about 30 minutes from Santa Cruz to reach the valley floor via a beautiful but narrow road toward the end, though there’s very little traffic. Meanwhile, the clouds had disappeared, and the view from the La Cumbrecita viewpoint was superb. We recognized Pico de la Cruz in the distance, where we’d been a few days earlier. We then took the path leading to the Las Chozas viewpoint through a magnificent Canarian pine forest. We picnicked on site, then took the path to the Los Roques viewpoint. We returned the same way since the direct route was closed for construction. Back in Santa Cruz, we visited the Sanctuary of Las Nieves, with its beautiful golden Baroque altar.
Hike from La Cumbrecita
Wednesday, February 21 After packing our things and loading the car, we left Santa Cruz under a very blue sky for Los Llanos de Aridane, where we stopped to visit this lovely town. The Church of Nuestra Señora de los Remedios has a beautiful coffered ceiling and an original papier-mâché Christ statue from the 16th century. Around it, colorful old Canarian houses brighten the streets of the town center. We took the opportunity to stroll, do some shopping, and finally sat down at La Pergola restaurant for a mediocre lunch. We got back in the car to check into our new house in Arecida. On the way, we stopped at the Mirador del Time, which once again offered an impressive panorama, allowing us—for the first time—to see the damage caused by the Tajogaite volcano eruption in 2021. You can clearly see the still-smoking crater and the large black lava flow covering the landscape down to the sea. We really liked our new accommodation: a local house that’s been renovated on the heights of Arecida, not far from the Canarian pine forest. From several terraces, we have a 360° view of the sea and mountains. We even have a private pool! There are two beautiful, brand-new bedrooms, each with its own bathroom—the best. Plus, we’re on the GR 131 trail that runs along the Barranco de las Angustias toward the northeast.
Los Llanos de Aridane
Thursday, February 22 Once again, beautiful weather greeted us when we woke up. We started the GR 131 with the goal of reaching the Torre del Time viewpoint—about 400 meters of elevation gain. The path, quite steep at first, winds through a superb Canarian pine forest. A few viewpoints let you appreciate the sheer drop of the Barranco de las Angustias—watch out for vertigo! At the Torre del Time viewpoint, there’s a nearly 1,000-meter vertical drop. We returned via another path, the PLP1, which meanders first through this beautiful forest, then along lovely flower-filled gardens adjacent to beautiful properties that cascade from the forest down to the road serving these neighborhoods. This afternoon, we tried to get closer to the area devastated by the 2021 lava flows. Several roads are still closed or reserved for residents, while others—brand new—have been rebuilt to open up this densely populated and cultivated region. In some places, the lava flow slightly diverted, sparing some properties that logically should have disappeared. Now, they’re encircled by a massive cooled lava field. In other spots, twisted and charred metal scraps or greenhouse remains protrude from the lava—all that’s left of the former banana plantations. A little higher up, you can see the slightly smoking crater of Tajogaite, responsible for this disaster. Back to Casa Barreros.
View of Los Llanos and, in the background, the 2021 lava flow
Friday, February 23
Though the sky was still blue, the temperature had dropped due to a chilly wind. By midday, it still rose to 22°C. Today, we headed north, specifically to the town of Tijarafe, where a very narrow road descends to the small port, Porís de Candelaria. The 3.7-kilometer road drops 700 meters in elevation, with gradients up to 30%—it was going to be intense! Indeed, the descent was scary, with the void right next to the very narrow road where passing was impossible except at a few rare spots. Everything went well—there was little traffic at this early hour. From the parking lot at the bottom, a path leads to Porís de Candelaria. It’s surprising to see this small fishing hamlet nestled in the shelter of an immense cave opening onto the sea, which was quite rough today. The sun, at this time of year, would appear late in the cave, which remained in shadow for much of the day. We returned via the same road, strolled through the small town of Puntagorda, and had lunch at El Jardín de los Naranjos restaurant—excellent meal.
Fishing hamlet of Candelaria
Saturday, February 24 The air was still cool, but the sun was beautiful. While Monique stayed home to rest, the three of us headed to the village of Las Tricias to hike the Buracas Caves trail. We left the car parked on the LP1 road and took the small paved road down to the sign marking the trail’s start. The signage for all the trails we took here, as in La Gomera, was very well done. The path descended steadily, then more steeply toward the caves where the island’s first inhabitants lived—some petroglyphs are still visible in certain caves. The path then climbed back up, passing magnificent dragon trees and more or less elaborate huts occupied by Germans who’ve lived here for many years. Back at Casa Barreros for some rest.
Sunday, February 25 The weather once again blessed us with a beautiful day. This morning, we visited the local produce market held on weekends in Puntagorda. You’ll find agricultural products, crafts, and food to keep you going. A little further on, there’s a glass viewpoint overlooking the barranco plunging toward the sea, with a view of the thrill-seekers trying the zip line right next to it. Lunch at Naranjos—definitely a good spot—with their shrimp and spice tagliatelle. Back home for an afternoon of relaxation.
Monday, February 26 We left Arecida under a cloudy sky. Driving up from Los Llanos de Aridane toward the east, an enormous cascade of clouds poured from the mountain peaks into the Los Llanos plain—very impressive. Arriving in Santa Cruz, we went for a stroll, did some last-minute shopping, then had a final good-quality paella at La Chalana on the paseo maritimo. We left the car in the parking lot and took the 5 PM Olsen ferry to Tenerife on a slightly choppy sea, but the ferry didn’t rock too much. Arriving at 7:15 PM, we dropped off our things near the port in our reserved apartment and went for dinner at Abordo—rubbery chipirones. A digestive stroll among the ever-increasing number of tourists in Los Cristianos—restaurants were packed to the brim, the season is in full swing here. Gone is the calm of La Gomera and La Palma, and the laid-back tourism of German hikers among whom a few French were hiding!
Tuesday, February 27 To make our homemade breakfast more enjoyable, we went to buy pastries at the local bakery, then took one last walk on the paseo along the beaches, mingling with the many mobility scooters driven by elderly or disabled people, joggers, and tourists. Last apéro near the bus station, then off to the airport. After a smooth 4-hour-30-minute flight, we arrived in Basel-Mulhouse at 10:20 PM.
THE END
Conclusion A fantastic trip to two islands with magnificent and diverse nature, where landscapes range from desert-like to tropical depending on exposure to winds and clouds. Thanks to the many beautiful viewpoints, you can truly appreciate these exceptionally dynamic reliefs. A hiker’s paradise, the trails are all very well marked, though the choice of easy or moderate paths for "casual walkers" is quite limited. Another notable advantage, in our opinion, is that these islands are very lightly developed—you’ll hardly see any of those ugly hotel blocks that spoil the landscapes of some other Canary Islands. It’s true that the beaches on these two islands don’t meet traditional international tourism criteria: they’re small, with black sand, and often difficult to access. Special mention for the quality of the road network (except for a few small local roads), which seems brand new, well-paved, and well-signposted. We also enjoyed exceptional weather for February, with fewer than three days of gray or rainy weather out of 21.
Almost all the accommodations we chose met or exceeded our expectations, often at reasonable prices: an average of 98 € per night for an apartment or house with two bedrooms for four people.
All photos can be viewed by clicking this link: https://photos.app.goo.gl/G44pPk4g9PW1rNzg8
Tuesday, February 6 We left around 9 AM with our car, along with Pierre-Paul and Patricia, heading to the Bluepark parking lot in Bartenheim. As expected, we were awaited and left promptly for EuroAirport Basel. Took off at 12:25 PM for a 4-hour-15-minute flight under excellent conditions. Beautiful arrival in Tenerife with Teide in sight under a clear blue sky. Fifteen minutes later, we waited for bus No. 40 to Los Cristianos with quite a few other tourists, but we managed to find four seats. From the bus station, it was a 20-minute walk to our hotel. We checked into a lovely apartment for the four of us, complete with all the comforts. Outside, it was quite warm—at least 25°C! After dropping off our luggage, we went for a stroll. The immediate surroundings of the hotel held no interest for us: a modern, concrete area filled with hotels, bars, tourist agencies, and unappealing restaurants all offering the same bland international cuisine. Pat went to cool off at the pool, unfortunately overrun by loud, drunk English tourists. I took a walk to the paseo maritimo that leads to the port, skirting the seafront. The promenade was pleasant, but it could have been any seaside resort in the world—same old scene: a succession of bars with blaring music where many elderly people sipped cold beers waiting for the sunset, the backdrop a wall of resort-style hotels resembling rabbit hutches! Upon reaching the port, I scouted the route we’d take the next day to the Fred Olsen ferry. Back at the apartment, in the early evening, we looked for a non-touristy restaurant for dinner. Monique stopped a woman to ask her opinion! In this area, she told us, there’s no restaurant that serves Canarian or Spanish cuisine! The only place with decent restaurants is at the port. Off we went to the port, where we sat down at Al Bordo restaurant and ordered a seafood paella for four. Excellent, and at a very reasonable price (36 € for two). We returned to the hotel along the seafront.
Wednesday, February 7
Woke up at 6 AM. Had breakfast in the apartment with what we’d bought the day before at a supermarket. It was still dark when we left on foot toward the port, walking along the calm seafront at this early hour. Forty minutes later, we arrived and waited 10 minutes before the ferry docked. At 9:30 AM, we left the port of Los Cristianos for a 50-minute crossing on a calm sea under a beautiful blue sky. There were quite a few people on this large ferry, but many had no luggage, meaning they were visiting La Gomera for the day and would take the ferry back in the evening. Upon disembarking, we went straight to our rental car agency to pick up the car we’d booked online a few months earlier. It was a nice Peugeot 2008, spacious enough for the four of us and our luggage. We immediately took the beautiful road from San Sebastián that climbs directly into the mountains toward our rental in Vallehermoso. The road was in perfect condition—it seemed brand new, like all the others we’d take on this island later. This side of the island is very arid with little vegetation, and the terrain is particularly rugged, as it is throughout the island. We stopped at our first miradors, which would be followed by many more throughout our Canarian trip. Our first visit was to the small village of Agulo, perched on a promontory above the sea and at the foot of a high cliff. The village features typical Canarian houses with windows flush with the façade and black volcanic stone masonry on white or reddish-brown walls. The first recommended restaurant was already booked for a group, so we settled for the shaded terrace of the excellent El Alameda bar-restaurant. From Agulo, you can access the Abrante viewpoint via a winding road, where the view of Agulo, 600 meters below, is exceptional. A glass ledge over the void lets you test your fear of heights!
We drove to Vallehermoso to do our grocery shopping at the supermarket—a habit that would continue until the end of the trip. Our little house, "Casa rural El Encatadora," is located in a beautiful flower-filled valley a few kilometers west of Vallehermoso. Each of us had a bedroom with an en-suite bathroom, plus a living room, kitchen, and a small terrace overlooking the quiet street at the valley’s end, which didn’t bother us at all.
Thursday, February 8 The good weather seemed to follow us since our arrival in the Canary Islands. This morning, we took the road—still as beautiful and new—toward Arure, high up to the west. The landscape was magnificent, with breathtaking glimpses of the sea far below. In Arure, we parked in front of Conchita’s bar, where a hike (Rother No. 30) starts toward two viewpoints: Alojera, which we reached after 45 minutes on a lovely path. Monique, tired from the first steep climb, stopped at the first viewpoint and hitchhiked back to Arure. Meanwhile, we continued toward the second viewpoint, Los Barranquillos, where the view of the surroundings was partially hidden by misty clouds rising from the sea. The entire mountain is sculpted by ancient, endless terraces climbing until the slope becomes too steep for construction—visible traces of the hard work of past inhabitants trying to survive in a harsh environment. We had a decent lunch at La Conchita bar, then drove to the small seaside town of Puerto la Caleta, sheltered by an immense cliff plunging into the sea. Black sand beach, rough sea—despite our encouragement, Pat didn’t dare to swim! As for the old village of Caleta, it’s perched on the mountainside, and visiting it requires climbing steep, stair-filled alleys to discover a few traditional houses. Back at the casa, dinner in, and card games...
VallehermosoFriday, February 9 This morning, the sky was overcast, and the peaks around us were shrouded in clouds. We took the same road as yesterday to hike Las Creces. Quickly gaining altitude, we entered a thick fog—visibility was very limited. We stopped at the Las Creces parking lot; visibility improved, and the sun wasn’t far off. The hike is entirely within a beautiful laurel forest, with the sun playing hide-and-seek, but it wasn’t cold despite the altitude. After finishing the loop trail, we decided to picnic—not there, as it was too chilly—but on Vallehermoso’s beach, where we found a nice picnic area sheltered by large black rocks. A short digestive walk on the surrounding hill to admire the little beach from above. Back in Vallehermoso, we did some grocery shopping, then tried to return to the casa—only to find ourselves locked out because we’d left the key in the lock inside! After several attempts and with the help of Yéli, a relative of the owner we called for help, we were finally able to get back in!
Saturday, February 10
It rained last night, and the sky remained overcast. Monique decided to rest this morning. PP, Pat, and I set off on the hike that starts from the house toward the Marichal reservoir. The sun wasn’t far off, and by 11 AM, it was fully out. The pleasant hike passed by many flower-filled gardens and orchards—orange, lemon, and mandarin trees in fruit. The path climbed gently toward the reservoir, where the view of the Cano rock dominating the landscape was magnificent. The last part of the climb was a bit tough, overgrown with lush vegetation, and the trail was slippery from last night’s rain. We descended via a different, much more pleasant path and returned to the casa just in time for lunch, prepared by Monique. This valley is rich with its many farmers and market gardeners who’ve cultivated the entire valley, taking advantage of the water flowing down from the mountain, captured upstream and redistributed through countless pipes snaking along the paths. Numerous tanks also store water during dry periods. The houses are scattered across both sides of the valley, and these colorful little homes add a beautiful touch to the landscape. The many palm trees give this valley a distinctly tropical feel—you could almost imagine yourself in the Caribbean. Add to that some salsa music drifting from a hut where farmers were working, and the picture is complete. A well-chilled beer apéro capped off a lovely morning. The afternoon was dedicated to rest, relaxation, reading, and games.
Sunday, February 11 The blue sky returned, though a few clouds still capped the highest peaks. Today, we visited Garajonay National Park, which covers the highest central mountains. Up there, we were above the clouds, and the panoramas from the various viewpoints were stunning: first, Cherelepin, accessible from the Laguna Grande parking lot, then Alto de Garajonay, offering an exceptional view of Teide—over 3,000 meters high—emerging from the clouds on Tenerife, far in the distance. We continued to the Los Roques viewpoints, then stopped for lunch at the Degollada de Peraza restaurant, where the view of the barranco was impressive. We descended toward San Sebastián and checked into our new lodging, La Cabezada, located in the countryside about 3 km above San Sebastián. It’s a small apartment adjacent to the owner’s, with a lovely terrace overlooking the surrounding mountains and surrounded by a beautiful garden. Apéro, then dinner on our beautiful terrace.
Monday, February 12 This morning, we went down to visit San Sebastián de La Gomera: its old tower, main street with some beautiful traditional houses, and the Church of the Assumption. Back at the casa for lunch. In the afternoon, Pat, PP, and I set off on the short hike from San Sebastián beach to La Guancha beach. We drove down and parked on the beach. The path climbs along the hill overlooking San Sebastián, passes by the tall Christ statue dominating the landscape, and roughly follows the coast down to the isolated Guancha beach. A beautiful hike under a hot sun, and a swim was welcome, even if the beach and sea access weren’t very comfortable due to large pebbles and quickly deepening water. Apart from two nudist bathers, there was no one on this beach. We returned the same way.
Tuesday, February 13 Rest day. We went down to town to stroll and do some shopping. I took the opportunity to visit the parador, beautifully situated above the city in a lovely garden overlooking the port and town. Together, we went for a cuba libre at the "Cuba Libre" bar, then had lunch at Breñusca (mediocre paella!). Back at the casa, then we went back down to town to see a carnival parade, a "passacalles," which actually passed an hour earlier than scheduled. Oh well.
Wednesday, February 14 Each to their own program this morning. Pat went swimming at San Sebastián beach, Monique rested at the casa, and PP and I set off on the hike from Playa de Avalos to the Ermita de Guadalupe on Playa del Cangrejo. It wasn’t easy to find the right road or the parking spot, but we managed. The path seemed to have suffered landslides, according to a sign at the trailhead! We decided to check it out, ready to turn back if it seemed too dangerous. In the end, apart from one or two slightly tricky spots where we had to climb a pile of rocks, the trail remained passable, though a bit vertigo-inducing in places. The narrow path clings to very vertical cliffs nearly 300 meters above sea level! But what a magnificent view. At one point, the trail runs alongside a wall of basaltic pipes. We returned via the drivable track that parallels the trail a bit lower. Back at the house for lunch. In the late afternoon, we returned to town to attend the "Entierro de las Sardinas" (Burial of the Sardine), which closes the Canarian carnival festivities. While waiting, we strolled through the parador’s gardens and had mojitos in town. Around 9 PM, we heard the noise and cries of the mourners. The procession advanced, led by a large papier-mâché sardine on a float, surrounded by wailing mourners. The procession headed toward the sea, where the sardine was burned, and a mini fireworks display ended the procession. It was all very good-natured, and everyone had fun. We ended the evening with dinner at a good fish restaurant, El Pajar.
Entierro de la Sardina in San Sebastián de La GomeraThursday, February 15
Woke up at 5:15 AM. The only suitable ferry was at 7 AM, which would get us to La Palma by late morning rather than evening. We packed our bags, had breakfast, then headed to the port, left our rental car, and boarded the ferry to Tenerife, from where we’d continue to La Palma. Calm sea, beautiful sun—by 10:30 AM, we disembarked in La Palma. We picked up our car and immediately headed to our new apartment in Breña Alta. It’s a large apartment with a superb terrace facing the sea, fully equipped and very comfortable. The hosts recommended Casa Goyo restaurant, near the airport and close to us. It’s a restaurant with many small rooms, some of which can be reserved for families. The fish-based cuisine (chipirones, pulpo) was excellent, hearty, and reasonably priced. Since it’s in the airport’s flight path, we occasionally heard planes landing. Quick and efficient service. Afterward, we visited Santa Cruz de La Palma, which reminded us of the historic quarters of La Orotava in Tenerife or the capital of Gran Canaria.
Friday, February 16
Beautiful weather, blue sky. We headed to the San Bartolo viewpoint toward the northeast coast, then to the lovely village of San Andrés, which we explored. From there, we walked along the shore to the natural pools of Charco Azul, where we swam in the cool but "swimmable" sea. Back in San Andrés for lunch at the "San Andrés" restaurant on the beautiful church square. Very good fish-based meal. We got back in the car and continued along the north coast to the port of Espindola and the natural pools of Fajana near the Cumplida lighthouse. A fairly strong wind whipped up beautiful waves crashing onto the rocky coast in bursts of foam. Back in Santa Cruz, we stopped at the Mercadona supermarket to buy fresh shrimp for dinner.
San AndrésSaturday, February 17
Uniform blue sky, even on the heights. We took the beautiful road that winds up to the summit of the Caldera de Taburiente. Several viewpoints offer 360° views of the entire island and beyond: you can make out La Gomera, El Hierro, and, of course, Tenerife with the perfect triangle of Teide. We parked at the Los Andes viewpoint parking lot and started our hike to Pico de la Cruz along a trail following the ridge, offering superb views into the caldera. We got back in the car and passed by the Roque de los Muchachos astronomical complex, composed of numerous observatories, some with very aesthetic mirror telescopes. We hiked from the Roque de los Muchachos parking lot to the various viewpoints, always as impressive. Picnic on site, then back to Santa Cruz. We stopped by our car dealer because the oil warning light came on—better safe than sorry. The representative reassured us but preferred to give us a Fiat Cross SUV instead.
The Caldera de TaburienteSunday, February 18 The weather was a bit mixed, with cloudy patches. We set off to hike the Barranco de la Cuba de Galga. Unfortunately, the Los Tilos trail had been closed for several months due to a major landslide. The parking lot by the road was already quite full, and indeed, we crossed paths with many hikers along the way—it’s an easy hike with little elevation gain, which is rare here in La Palma! The beautiful path winds through a very narrow, deep gorge covered in lush tropical vegetation—you’d think you were in a Southeast Asian forest, especially with the humidity in the gorge bringing out earthy and floral scents. Halfway through, Monique turned back while the rest of us continued to the Cuba de Galga. A light drizzle accompanied us on the return. For lunch, we went to Chipi Chipi restaurant in the heights of Santa Cruz. The cool air forced us to leave the lovely terrace for the slightly noisy dining room. The meal was very good and hearty. Afternoon spent resting at our house.
La Cuba de la GalgaMonday, February 19 A few clouds still clung to the nearby mountain peaks. We headed south to Los Canarios. We stopped in front of the small San Antonio Abad church, where a path leads to the viewpoint in 15 minutes. Then we visited the San Antonio Volcano Interpretation Center and climbed to the viewpoint via the trail along the crater’s edge, offering a plunging view into the crater. Then PP, Pat, and I headed toward the Teneguía volcano but turned back given the remaining distance and the intense heat bearing down on us! Plus, the landscape was rather arid and not very interesting. We got back in the car and drove down to the salt flats at the island’s southern tip. The ocean crashes here in large waves, exploding against the volcanic rocks and feeding a "blowhole" carved into the rock. We stopped for drinks at the salt flats restaurant, then headed home.
The salt flats in FuencalienteTuesday, February 20 Beautiful weather with a few clouds clinging to the mountains, as usual. A relaxed morning since my parking reservation at La Cumbrecita didn’t start until 1 PM. It takes about 30 minutes from Santa Cruz to reach the valley floor via a beautiful but narrow road toward the end, though there’s very little traffic. Meanwhile, the clouds had disappeared, and the view from the La Cumbrecita viewpoint was superb. We recognized Pico de la Cruz in the distance, where we’d been a few days earlier. We then took the path leading to the Las Chozas viewpoint through a magnificent Canarian pine forest. We picnicked on site, then took the path to the Los Roques viewpoint. We returned the same way since the direct route was closed for construction. Back in Santa Cruz, we visited the Sanctuary of Las Nieves, with its beautiful golden Baroque altar.
Hike from La CumbrecitaWednesday, February 21 After packing our things and loading the car, we left Santa Cruz under a very blue sky for Los Llanos de Aridane, where we stopped to visit this lovely town. The Church of Nuestra Señora de los Remedios has a beautiful coffered ceiling and an original papier-mâché Christ statue from the 16th century. Around it, colorful old Canarian houses brighten the streets of the town center. We took the opportunity to stroll, do some shopping, and finally sat down at La Pergola restaurant for a mediocre lunch. We got back in the car to check into our new house in Arecida. On the way, we stopped at the Mirador del Time, which once again offered an impressive panorama, allowing us—for the first time—to see the damage caused by the Tajogaite volcano eruption in 2021. You can clearly see the still-smoking crater and the large black lava flow covering the landscape down to the sea. We really liked our new accommodation: a local house that’s been renovated on the heights of Arecida, not far from the Canarian pine forest. From several terraces, we have a 360° view of the sea and mountains. We even have a private pool! There are two beautiful, brand-new bedrooms, each with its own bathroom—the best. Plus, we’re on the GR 131 trail that runs along the Barranco de las Angustias toward the northeast.
Los Llanos de AridaneThursday, February 22 Once again, beautiful weather greeted us when we woke up. We started the GR 131 with the goal of reaching the Torre del Time viewpoint—about 400 meters of elevation gain. The path, quite steep at first, winds through a superb Canarian pine forest. A few viewpoints let you appreciate the sheer drop of the Barranco de las Angustias—watch out for vertigo! At the Torre del Time viewpoint, there’s a nearly 1,000-meter vertical drop. We returned via another path, the PLP1, which meanders first through this beautiful forest, then along lovely flower-filled gardens adjacent to beautiful properties that cascade from the forest down to the road serving these neighborhoods. This afternoon, we tried to get closer to the area devastated by the 2021 lava flows. Several roads are still closed or reserved for residents, while others—brand new—have been rebuilt to open up this densely populated and cultivated region. In some places, the lava flow slightly diverted, sparing some properties that logically should have disappeared. Now, they’re encircled by a massive cooled lava field. In other spots, twisted and charred metal scraps or greenhouse remains protrude from the lava—all that’s left of the former banana plantations. A little higher up, you can see the slightly smoking crater of Tajogaite, responsible for this disaster. Back to Casa Barreros.
View of Los Llanos and, in the background, the 2021 lava flowFriday, February 23
Though the sky was still blue, the temperature had dropped due to a chilly wind. By midday, it still rose to 22°C. Today, we headed north, specifically to the town of Tijarafe, where a very narrow road descends to the small port, Porís de Candelaria. The 3.7-kilometer road drops 700 meters in elevation, with gradients up to 30%—it was going to be intense! Indeed, the descent was scary, with the void right next to the very narrow road where passing was impossible except at a few rare spots. Everything went well—there was little traffic at this early hour. From the parking lot at the bottom, a path leads to Porís de Candelaria. It’s surprising to see this small fishing hamlet nestled in the shelter of an immense cave opening onto the sea, which was quite rough today. The sun, at this time of year, would appear late in the cave, which remained in shadow for much of the day. We returned via the same road, strolled through the small town of Puntagorda, and had lunch at El Jardín de los Naranjos restaurant—excellent meal.
Fishing hamlet of CandelariaSaturday, February 24 The air was still cool, but the sun was beautiful. While Monique stayed home to rest, the three of us headed to the village of Las Tricias to hike the Buracas Caves trail. We left the car parked on the LP1 road and took the small paved road down to the sign marking the trail’s start. The signage for all the trails we took here, as in La Gomera, was very well done. The path descended steadily, then more steeply toward the caves where the island’s first inhabitants lived—some petroglyphs are still visible in certain caves. The path then climbed back up, passing magnificent dragon trees and more or less elaborate huts occupied by Germans who’ve lived here for many years. Back at Casa Barreros for some rest.
Sunday, February 25 The weather once again blessed us with a beautiful day. This morning, we visited the local produce market held on weekends in Puntagorda. You’ll find agricultural products, crafts, and food to keep you going. A little further on, there’s a glass viewpoint overlooking the barranco plunging toward the sea, with a view of the thrill-seekers trying the zip line right next to it. Lunch at Naranjos—definitely a good spot—with their shrimp and spice tagliatelle. Back home for an afternoon of relaxation.
Monday, February 26 We left Arecida under a cloudy sky. Driving up from Los Llanos de Aridane toward the east, an enormous cascade of clouds poured from the mountain peaks into the Los Llanos plain—very impressive. Arriving in Santa Cruz, we went for a stroll, did some last-minute shopping, then had a final good-quality paella at La Chalana on the paseo maritimo. We left the car in the parking lot and took the 5 PM Olsen ferry to Tenerife on a slightly choppy sea, but the ferry didn’t rock too much. Arriving at 7:15 PM, we dropped off our things near the port in our reserved apartment and went for dinner at Abordo—rubbery chipirones. A digestive stroll among the ever-increasing number of tourists in Los Cristianos—restaurants were packed to the brim, the season is in full swing here. Gone is the calm of La Gomera and La Palma, and the laid-back tourism of German hikers among whom a few French were hiding!
Tuesday, February 27 To make our homemade breakfast more enjoyable, we went to buy pastries at the local bakery, then took one last walk on the paseo along the beaches, mingling with the many mobility scooters driven by elderly or disabled people, joggers, and tourists. Last apéro near the bus station, then off to the airport. After a smooth 4-hour-30-minute flight, we arrived in Basel-Mulhouse at 10:20 PM.
THE END
Conclusion A fantastic trip to two islands with magnificent and diverse nature, where landscapes range from desert-like to tropical depending on exposure to winds and clouds. Thanks to the many beautiful viewpoints, you can truly appreciate these exceptionally dynamic reliefs. A hiker’s paradise, the trails are all very well marked, though the choice of easy or moderate paths for "casual walkers" is quite limited. Another notable advantage, in our opinion, is that these islands are very lightly developed—you’ll hardly see any of those ugly hotel blocks that spoil the landscapes of some other Canary Islands. It’s true that the beaches on these two islands don’t meet traditional international tourism criteria: they’re small, with black sand, and often difficult to access. Special mention for the quality of the road network (except for a few small local roads), which seems brand new, well-paved, and well-signposted. We also enjoyed exceptional weather for February, with fewer than three days of gray or rainy weather out of 21.
Almost all the accommodations we chose met or exceeded our expectations, often at reasonable prices: an average of 98 € per night for an apartment or house with two bedrooms for four people.
All photos can be viewed by clicking this link: https://photos.app.goo.gl/G44pPk4g9PW1rNzg8
De Montréal à Natashquan en passant par le Saguenay English translation pending
Nostalgie quand tu nous tiens....
Cette année je ne rejoins pas la belle province ..Hélas..
A défaut je vais partager avec vous notre voyage de 2012.. Il commence un peu à dater mais les sites ne changent pas ... ou presque...
Je suis partie un mois avec mes enfants (22, 20 et 12 ans). Plus de 5000 kms à la découverte d'une partie du Québec.
23 juin 2012 : Les examens finis, nous embarquons à la gare de Bruxelles Midi vers Paris Charles de Gaule. Pratique, c'est un billet combiné et l'enregistrement se fait à la gare! Heureusement car suite à un vol de câbles, le TGV aura pas mal de retard et il nous faudra courir un peu pour ne pas rater le vol.. J'ai loué un petit appartement rue de Gaspé, près du métro Jarry. Nous visiteront Montréal jusqu'au 26 juin, le temps de bien se remettre du décalage horaire. Le vieux port, noir de monde en ce début d'été,
le vieux Montréal
, le marché Jean Talon,
l
le 24 c'est la fête du Québec!
le mont royal, 
la biosphère,
mais aussi le biodôme ,
la tour olympique

et ...la Ronde pour mes jeunes fans!!! Trop heureux de faire les montagnes russes en bois les plus hautes du monde...

Nous avons eu l'occasion d'avoir un bel aperçu de la ville durant ces trois jours. Si moi je suis conquise par la ville depuis mon premier voyage, je constate que les jeunes le sont aussi!!!
23 juin 2012 : Les examens finis, nous embarquons à la gare de Bruxelles Midi vers Paris Charles de Gaule. Pratique, c'est un billet combiné et l'enregistrement se fait à la gare! Heureusement car suite à un vol de câbles, le TGV aura pas mal de retard et il nous faudra courir un peu pour ne pas rater le vol.. J'ai loué un petit appartement rue de Gaspé, près du métro Jarry. Nous visiteront Montréal jusqu'au 26 juin, le temps de bien se remettre du décalage horaire. Le vieux port, noir de monde en ce début d'été,
le vieux Montréal
, le marché Jean Talon,
l
le 24 c'est la fête du Québec!
le mont royal, 
la biosphère,
mais aussi le biodôme ,
la tour olympique

et ...la Ronde pour mes jeunes fans!!! Trop heureux de faire les montagnes russes en bois les plus hautes du monde...

Nous avons eu l'occasion d'avoir un bel aperçu de la ville durant ces trois jours. Si moi je suis conquise par la ville depuis mon premier voyage, je constate que les jeunes le sont aussi!!!