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Sri Lanka: coup de cœur! English translation pending
Bonjour à toutes !
Un coup de cœur pour le Sri Lanka m'a fait faire mes valises. Je suis depuis plusieurs mois maintenant expatriée et heureuse de découvrir ce pays chaque jour d'avantage. Je tenais à vous le faire partager et vous inciter à inclure dans votre liste de pays à visiter le Sri Lanka. Pays du sourire, zénitude et nature de malade...
Je peux vous aider pour vos prochains voyages...
Karine
Un coup de cœur pour le Sri Lanka m'a fait faire mes valises. Je suis depuis plusieurs mois maintenant expatriée et heureuse de découvrir ce pays chaque jour d'avantage. Je tenais à vous le faire partager et vous inciter à inclure dans votre liste de pays à visiter le Sri Lanka. Pays du sourire, zénitude et nature de malade...
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Karine
Compte rendu de 15 jours au Sri Lanka en juillet English translation pending
Bonjour
Voici le compte rendu orienté "infos pratiques et coûts" de nos 2 semaines passées au Sri Lanka, mon mari, ma fille et moi-même du 16 au 30 juillet 2016.
Nos billets d’avion nous ont coûté 1000 euros (Lyon-Colombo) par personne car nous les avons pris très tardivement (mi-juin). Nous avons payé chaque visa 69 euros (obtenu par internet). Sur place, nous avons dépensé 320 euros par personne. Nous avions des euros que nous avons changé au fur et à mesure dans les banques :
Taux de change à l’aéroport pour 1 euro : 156,10 roupies – banque Matara : 157,6 (le meilleur taux du voyage) sinon autour de 156.
Notre itinéraire : Polhena (3 nuits) – Kataragama (1 nuit) – Haputale (2 nuits) – Kandy (2 nuits) – Sigiriya (3 nuits) – Negombo (1 nuit)
16 juillet : Train Lyon-Paris puis vol Paris-Colombo avec Sri Lanka airlines 17 juillet : Colombo-Polhena (Matara) Arrivée à 4h50 à l'aéroport de Colombo (3h30 de décalage). La douane est vite passée : pour éviter de faire 2 fois la queue, ne pas oublier de remplir le formulaire d'entrée dans le pays non distribué dans l'avion mais disponible sur des tables le long de la file d'attente. Nous changeons un peu d’argent puis sortons prendre le bus pour Colombo : il faut prendre à gauche en sortant de l'aéroport, longer tout droit le bâtiment, puis au bout prendre à droite : le bus est à la 1ère intersection (plein de monde pour vous l'indiquer). Nous arrivons 40 minutes plus tard au terminal de bus de Colombo (rapide car c’est dimanche et 6h du matin). Nous prenons à droite en sortant du terminal de bus et remontons la route jusqu'à arriver à la gare ferroviaire. Juste le temps d'acheter nos tickets, quelqu'un nous fait signe de le suivre et nous emmène dans le train qui est prêt à démarrer (un premier aperçu de la gentillesse des Sri lankais !). A 7h, le train démarre, fenêtres et portes ouvertes, ventilateurs au plafond tournant à plein régime. Tout s'est enchainé très rapidement. Le train s’arrête fréquemment et 4h30 plus tard, bien secoués mais ravis du paysage côtier, nous arrivons à Matara. Nous prenons un tuk-tuk jusqu’à la guesthouse à Polhena. Après quelques heures de repos, nous partons voir la plage et nous promener dans le quartier. Bus Aéroport – Colombo : 110 roupies / pers (40 minutes – 1h) Train Colombo - Matara: 230 roupies / pers (4h30) Tuk-tuk Matara-Polhena : 250 – 300 roupies Bouteille eau (1L ½) : 70-80 roupies Guesthouse : sunny lanka guesthouse : 2600 roupies la triple (très sympathique, bons repas) Repas à la GH : 480- 580 roupies Petit déjeuner à la GH : 500 roupies
Lundi 18 juillet : Plage de Polhena – Matara et Mirissa Ce matin, nous retournons à la plage de Polhena. Ma fille et moi n’osons pas nous mettre en maillot de bain car les femmes sont toutes couvertes (Sari ou burka) : Ma fille enfile donc une longue tunique par-dessus son maillot de bain. Cela n’empêche pas d’éveiller la curiosité des sri lankais (ça reste gentil) ! L’après-midi, nous allons à Mirissa et là c’est tout le contraire, il n’y a que des touristes en maillot de bain. La plage est magnifique et déserte dès qu’on s’éloigne un peu mais ce n’est pas la bonne saison pour la baignade et le snorkelling, la mer est trop agitée.
Tuk-tuk Guesthouse-Matara (avec attente à Matara le temps de la visite du marché et du temple vers le pont) puis Matara-Mirissa : 1400 roupies (au départ, nous souhaitions juste aller à Matara récupérer un bus mais le patron de la guesthouse a « négocié » avec le chauffeur du tuk-tuk le trajet jusqu’à Mirissa. On n’a pas osé refusé, c’était le premier jour !) Monastère à Matara (sur le petit pont) : 50 roupies / personne Bus Mirissa – Polhena junction : 20 roupies / pers Une dizaine de petites bananes : 78 roupies Coca dans un bar sur la plage de Mirissa : 150 roupies Mardi 19 juillet : Mulkirigala temple – Tangalle - Dondra Nous allons au Mulkirigala temple : 10 minutes de marche jusqu’à Polhena junction (=intersection avec la route principale) pour prendre le bus qui mène à Matara puis bus jusqu’à Beliatta. De Beliatta, tuk-tuk jusqu’au temple. La visite du temple est rapide (1h environ), il fait chaud donc y aller le plus tôt possible car il y a pas mal de marches. Beaucoup de singes aussi. Le tuk-tuk nous ramène sur Tangalle : nous profitons de la plage qui est magnifique mais trop de vagues pour se baigner complètement. Au retour, nous nous arrêtons à Dondra pour assister au festival de la pleine lune : danses, musiciens, défilé de quelques éléphants. Il y a énormément de monde et nous sommes collés les uns aux autres. Soudain mon mari s’aperçoit que son téléphone portable n’est plus dans sa poche de pantalon (qui était fermée par un gros scratch) : quelqu’un lui découpé sa poche avec une lame de rasoir ! du travail de pro…Nous sommes dégoutés et la soirée est gâchée. Ce sera le seul problème de tout notre voyage.
Bus Polhena junction – Matara : 13 roupies / pers Bus Matara – Beliatta : 52 roupies / pers (1 grosse heure) Tuk-tuk Beliatta-Mulkirigala Temple-Tangalle : 1000 roupies (20-30 minutes par trajet) Entrée temple : 500 roupies / pers Repas léger à Tangalle : 700 roupies pour 3 Bus Tangalle – Dondra : 50 roupies / pers Tuk-tuk : Dondra – Guesthouse : 500 roupies
Mercredi 20 juillet : Polhena - Kataragama Tuk-tuk jusqu’à la gare routière de Matara puis bus jusqu’à Kataragama (avec changement à Tissa). Nous nous sommes trompés de jour, le festival de Kataragama est terminé : Comme nous avons assisté à celui de Dondra, nous ne sommes pas déçus et nous nous promenons autour des temples. Un beau symbole : sur la même place, un temple hindou, une mosquée et une stupa bouddhiste. Il y a plein de singes qui mangent les ordures et les restes de la fête, mais aussi encore beaucoup de pèlerins qui se reposent ou se lavent dans la rivière avant de repartir. Les éléphants sont encore là et nous avons la chance d’en approcher. Le soir, nous assistons à la cérémonie des offrandes. Un bon moment ! Bus Matara – Tissa : 135 roupies / pers(3h) Bus Tissa – Kataragama : 34 roupies / pers(1/2h) Hotel sunil’s : (impersonnel mais bien situé à côté de la gare routière et temples à 10 minutes à pieds) : 5500 la triple (il ne restait que cette chambre avec AC et balcon) Petit déjeuner à l’hôtel : 670 roupies / pers Repas végétarien dans un petit resto local : 680 roupies pour les 3 coca : 100 roupies – eau : 65 roupies – bananes : 135 roupies
jeudi 21 juillet : Kataragama – Haputale avec arrêt à Budruwagala Pour aller à Haputale, nous prenons le bus jusqu’à Buttala puis un autre jusqu’à Wellawaya. Là nous prenons un tuk-tuk pour aller jusqu’aux Bouddhas de Budruwagala (jolie falaise sculptée de 7 bouddhas) : nous laissons nos gros sacs dans le tuk-tuk pendant que nous visitons. Puis à nouveau bus jusqu’à Haputale : Sur le chemin, nous apercevons les chutes de Diyaluma : Nous n’avons pas osé nous y arrêter car le GdR disait qu’il fallait marcher une heure pour atteindre les piscines naturelles. Ce que nous ne voulions pas faire avec nos gros sacs mais il semblerait que les 1ères piscines soient proches de la route. A Haputale, notre GH est loin du centre mais on marche : après tout ce bus, cela fait du bien. Bus Kataragama-Buttala : 85 roupies / pers (2h) Bus Buttala – Wellawaya : 60 roupies / pers (1h) Tuk-tuk jusqu’à la falaise des boudhas : 800 roupies (aller-retour+attente : 1 H en tout) Bus Wellawaya-Haputale : 85 roupies / pers (2h) Guesthouse : white Home (sur booking) : 5346 roupies la triple (famille très sympa) Repas à la GH : 450 roupies – petit déjeuner : 350 roupies / pers
Vendredi 22 juillet : Lipton seat Nous enchainons tuk-tuk jusqu’au centre ville puis bus jusqu’à la fabrique de thé. Ensuite nous décidons de marcher jusqu’au lipton seat. La route est en lacets et l’on peut couper tout droit à travers les plantations de thé. Par contre, ce sont des escaliers raides et il fait chaud donc nous faisons un mixte de route et raccourcis. A 2 km du point de vue, il faut payer pour continuer. C’est une jolie promenade de 2h , même si nous n’avons pas vu beaucoup de ramasseuses de thé. De retour, nous visitons la fabrique de thé. Le guide est difficilement compréhensible mais la visite vaut le coup : différentes étapes de la fabrication du thé avec des machines archaïques, pas de sécurité…Retour à la guesthouse : nous avions prévu d’aller nous promener du côté du monastère qui est à 1 km de l’hôtel mais finalement c’est repos, la montée du matin nous a fatigué : beaucoup font la montée en tuk-tuk et redescendent à pieds. tuk-tuk guesthouse – centre Haputale : 30 roupies Bus pour la fabrique : 30 roupies / pers Lipton seat : 50 roupies / pers Visite fabrique : 250 roupies / pers
Samedi 23 juillet : train vers Kandy Départ en bus pour la gare d’Haputale. Inutile d’y aller tôt car le guichet ouvre ½ h avant l’arrivée du train. Tout le long du trajet, nous pouvons admirer de jolis paysages, beaucoup de plantation de thés. Arrivés à Kandy, nous prenons un tuk-tuk jusqu’à la guesthouse qui est sur la colline puis redescendons voir le temple de la dent de bouddha de l’extérieur et faire le tour du lac. GH Clement Dissanayake : 4000 roupies la triple (très sympa) Repas à la GH : 600 (full dinner) ou 450 (vegetarian) Petit déjeuner : 500 roupies
Dimanche 24 juillet : Temple et jardin botanique Nous commençons par le temple de la dent de bouddha pour assister à 9h30 à la cérémonie des offrandes. Beaucoup de monde attend pour offrir fleurs et nourriture. Ensuite nous visitons les temples à côté et l’église. Enfin nous rejoignons la gare routière pour prendre le bus pour le jardin botanique. C’est un joli parc : De grands arbres, plein d’espèces différentes, des singes, des chauves-souris, un pont suspendu…dommage que nous ayons eu beaucoup de pluie. Au retour nous faisons quelques achats. Temple de la dent : 1000 roupies / pers (une affiche indique que le prix passera à 1500 au 1e aout et à 2000 au 1e janvier 2017). Jardin botanique : 1500 roupies /pers - (1000 roupies / étudiant : la seule réduction étudiante du voyage) Bus Kandy-jardin : 15 roupies /pers Paire de chaussures : 750 roupies Carte postale : 38 roupies Timbres : 35 roupies
Lundi 25 juillet : route vers Sigiriya Après quelques courses, nous prenons le bus « express » vers Dambulla puis bus vers Sigiriya. La guesthouse est à 50m de l’arrêt. Immédiatement, la propriétaire nous propose un safari pour voir les éléphants (il faut partir à 14h). Nous décidons d’accepter mais seuls touristes, nous n’arrivons pas à négocier. Au départ, c’était pour faire plaisir à notre fille mais finalement nous sommes revenus ravis. Même s’il y a beaucoup de jeep, nous avons vu plein d’éléphants et c’est magique. Bus Kandy - Dambulla : 185 roupies (minibus climatisé qui s’arrête beaucoup moins que les bus locaux) - 2h Bus Dambulla - Sigiriya : 40 roupies / pers (1/2h- fréquence toutes les 1/2h) Safari : 5000 roupies / pers tout inclus (sinon elle nous proposait de payer 4000 roupies pour la jeep et de nous débrouiller seuls pour les billets d’entrée et les taxes additionnelles). GH Relax guest Sigiriya (réservé par booking) : 4896 roupies la triple Repas à la GH : 500 roupies / pers - Petit déjeuner : 400 roupies / pers (copieux)
Mardi 26 juillet : Rocher de Sigiriya et Dambulla Le matin, nous visitons le rocher qui se trouve à 10 minutes à pieds de la GH : à faire le plus tôt possible. Jolie vue d’en haut. L’après-midi nous retournons à Dambulla pour visiter les grottes : bus et tuk-tuk depuis la gare routière (sinon 1/2 h de marche) : jolies grottes et plein de singes. Pour ceux que cela intéresse, possibilité de laisser les gros sacs au poste de police qui se trouve juste au début des escaliers. Entrée rocher Sigiriya : 4260 roupies / pers Bus Sigiriya - Dambulla : 40 roupies / pers – 1/2h (sinon tuk-tuk pour environ 1500 roupies l’aller/retour + attente aux grottes) Tuk-tuk gare routière – grotte : 150 roupies Grottes de Dambulla : entrée gratuite mais il faut faire garder ses chaussures : 25 roupies / paire (attention, le garde vient rouspéter s’il vous voit mettre vos chaussures dans votre sac)
Mercredi 27 juillet : Polonnaruwa De bonne heure, nous prenons le bus jusqu’à Inamaluwa junction puis un autre jusqu’à Polonnaruwa : la route est bonne et c’est assez rapide. Immédiatement un loueur de vélos nous aborde. A 9h, nous sommes prêts pour la visite : nous commençons par le musée et enchainons par le lac puis les sites. Il nous faudra 6h pour faire tranquillement le tour. C’est à voir. Il y a beaucoup d’arbres mais il fait chaud quand même. Pas de grosses montées ou descentes en vélo. Entrée Polonnaruva : 3550 roupies /pers Bus Sigiriya – Inamaluwa junction : 20 roupies / pers(20 minutes – fréquence : toutes les 1/2h) Bus Inamaluwa junction – polonnaruva : 80 roupies / pers (1h15 – fréquence toutes les 40 minutes) Vélo : 300 roupies / vélo (possibilité d’aller en tuk-tuk depuis Sigiriya : 2500-3000 roupies aller-retour + 3-4h d’attente sur site)
Jeudi 28 juillet : Vers Negombo Bus jusqu’à Kurugenala puis bus pour Negombo. Tuk-tuk pour la GH. La guesthouse donne sur la plage et même si la mer est marron et agitée, nous ne résistons pas, l’eau est trop bonne. Promenade sur Lewis place qui est en fait une grande rue.
GH : Dephani (réservé par booking) : 3185 roupies la triple Petit déjeuner à la GH : 3 dollars et on peut prendre tout ce que l’on veut Repas à la GH : 2013 roupies pour 3
Vendredi 29 juillet : Negombo Tuk-tuk jusqu’au marché des pêcheurs : visite « guidée » par un pêcheur qui nous aborde ! puis promenade vers le port où arrivent les bateaux avec leur grande voile. L’après-midi, baignade, farniente, lecture (la propriétaire de la GH a été très sympa en nous laissant notre chambre toute la journée) puis vers 20h, un tuk-tuk nous emmène à l’aéroport. Notre avion décolle à 1h30. Tuk-tuk vers le marché : 300 roupies Tuk-tuk vers l’aéroport : 800 roupies (20 minutes) Conclusion : Nous sommes déjà allés plusieurs fois en Asie donc pas de grande découverte. Mais c’est un petit pays et en 15 jours, nous avons réussi à mixer plage, randonnées dans les plantations, temples, sites historiques. Nous avons apprécié cette diversité et aussi la gentillesse des Sri Lankais, toujours prêts à aider. Quand ils vous abordent pour vous vendre quelque chose, ils sont toujours polis et jamais insistants. Au niveau religion, c’est un mélange de bouddhisme et d’hindouisme même si l’on voit pas mal de musulmans et quelques catholiques. C’est un pays où il est très facile de voyager avec les bus et trains locaux. Les guesthouses où nous avons dormi sont de petites structures familiales et c’est très sympathique. Nous y avons presque toujours mangé, c’est pratique et convivial. Nous avions peur que le Sri Lanka soit une destination très/trop touristique : or souvent dans les bus nous étions les seuls touristes. A part sur les sites du triangle culturel, nous avons croisé peu de touristes.
N'hésitez pas à me poser des questions si vous avez besoin de complément. Merci à tous ceux qui, grâce à leur commentaire sur ce forum, m'ont permis de préparer notre voyage. Christine
Notre itinéraire : Polhena (3 nuits) – Kataragama (1 nuit) – Haputale (2 nuits) – Kandy (2 nuits) – Sigiriya (3 nuits) – Negombo (1 nuit)
16 juillet : Train Lyon-Paris puis vol Paris-Colombo avec Sri Lanka airlines 17 juillet : Colombo-Polhena (Matara) Arrivée à 4h50 à l'aéroport de Colombo (3h30 de décalage). La douane est vite passée : pour éviter de faire 2 fois la queue, ne pas oublier de remplir le formulaire d'entrée dans le pays non distribué dans l'avion mais disponible sur des tables le long de la file d'attente. Nous changeons un peu d’argent puis sortons prendre le bus pour Colombo : il faut prendre à gauche en sortant de l'aéroport, longer tout droit le bâtiment, puis au bout prendre à droite : le bus est à la 1ère intersection (plein de monde pour vous l'indiquer). Nous arrivons 40 minutes plus tard au terminal de bus de Colombo (rapide car c’est dimanche et 6h du matin). Nous prenons à droite en sortant du terminal de bus et remontons la route jusqu'à arriver à la gare ferroviaire. Juste le temps d'acheter nos tickets, quelqu'un nous fait signe de le suivre et nous emmène dans le train qui est prêt à démarrer (un premier aperçu de la gentillesse des Sri lankais !). A 7h, le train démarre, fenêtres et portes ouvertes, ventilateurs au plafond tournant à plein régime. Tout s'est enchainé très rapidement. Le train s’arrête fréquemment et 4h30 plus tard, bien secoués mais ravis du paysage côtier, nous arrivons à Matara. Nous prenons un tuk-tuk jusqu’à la guesthouse à Polhena. Après quelques heures de repos, nous partons voir la plage et nous promener dans le quartier. Bus Aéroport – Colombo : 110 roupies / pers (40 minutes – 1h) Train Colombo - Matara: 230 roupies / pers (4h30) Tuk-tuk Matara-Polhena : 250 – 300 roupies Bouteille eau (1L ½) : 70-80 roupies Guesthouse : sunny lanka guesthouse : 2600 roupies la triple (très sympathique, bons repas) Repas à la GH : 480- 580 roupies Petit déjeuner à la GH : 500 roupies
Lundi 18 juillet : Plage de Polhena – Matara et Mirissa Ce matin, nous retournons à la plage de Polhena. Ma fille et moi n’osons pas nous mettre en maillot de bain car les femmes sont toutes couvertes (Sari ou burka) : Ma fille enfile donc une longue tunique par-dessus son maillot de bain. Cela n’empêche pas d’éveiller la curiosité des sri lankais (ça reste gentil) ! L’après-midi, nous allons à Mirissa et là c’est tout le contraire, il n’y a que des touristes en maillot de bain. La plage est magnifique et déserte dès qu’on s’éloigne un peu mais ce n’est pas la bonne saison pour la baignade et le snorkelling, la mer est trop agitée.
Tuk-tuk Guesthouse-Matara (avec attente à Matara le temps de la visite du marché et du temple vers le pont) puis Matara-Mirissa : 1400 roupies (au départ, nous souhaitions juste aller à Matara récupérer un bus mais le patron de la guesthouse a « négocié » avec le chauffeur du tuk-tuk le trajet jusqu’à Mirissa. On n’a pas osé refusé, c’était le premier jour !) Monastère à Matara (sur le petit pont) : 50 roupies / personne Bus Mirissa – Polhena junction : 20 roupies / pers Une dizaine de petites bananes : 78 roupies Coca dans un bar sur la plage de Mirissa : 150 roupies Mardi 19 juillet : Mulkirigala temple – Tangalle - Dondra Nous allons au Mulkirigala temple : 10 minutes de marche jusqu’à Polhena junction (=intersection avec la route principale) pour prendre le bus qui mène à Matara puis bus jusqu’à Beliatta. De Beliatta, tuk-tuk jusqu’au temple. La visite du temple est rapide (1h environ), il fait chaud donc y aller le plus tôt possible car il y a pas mal de marches. Beaucoup de singes aussi. Le tuk-tuk nous ramène sur Tangalle : nous profitons de la plage qui est magnifique mais trop de vagues pour se baigner complètement. Au retour, nous nous arrêtons à Dondra pour assister au festival de la pleine lune : danses, musiciens, défilé de quelques éléphants. Il y a énormément de monde et nous sommes collés les uns aux autres. Soudain mon mari s’aperçoit que son téléphone portable n’est plus dans sa poche de pantalon (qui était fermée par un gros scratch) : quelqu’un lui découpé sa poche avec une lame de rasoir ! du travail de pro…Nous sommes dégoutés et la soirée est gâchée. Ce sera le seul problème de tout notre voyage.
Bus Polhena junction – Matara : 13 roupies / pers Bus Matara – Beliatta : 52 roupies / pers (1 grosse heure) Tuk-tuk Beliatta-Mulkirigala Temple-Tangalle : 1000 roupies (20-30 minutes par trajet) Entrée temple : 500 roupies / pers Repas léger à Tangalle : 700 roupies pour 3 Bus Tangalle – Dondra : 50 roupies / pers Tuk-tuk : Dondra – Guesthouse : 500 roupies
Mercredi 20 juillet : Polhena - Kataragama Tuk-tuk jusqu’à la gare routière de Matara puis bus jusqu’à Kataragama (avec changement à Tissa). Nous nous sommes trompés de jour, le festival de Kataragama est terminé : Comme nous avons assisté à celui de Dondra, nous ne sommes pas déçus et nous nous promenons autour des temples. Un beau symbole : sur la même place, un temple hindou, une mosquée et une stupa bouddhiste. Il y a plein de singes qui mangent les ordures et les restes de la fête, mais aussi encore beaucoup de pèlerins qui se reposent ou se lavent dans la rivière avant de repartir. Les éléphants sont encore là et nous avons la chance d’en approcher. Le soir, nous assistons à la cérémonie des offrandes. Un bon moment ! Bus Matara – Tissa : 135 roupies / pers(3h) Bus Tissa – Kataragama : 34 roupies / pers(1/2h) Hotel sunil’s : (impersonnel mais bien situé à côté de la gare routière et temples à 10 minutes à pieds) : 5500 la triple (il ne restait que cette chambre avec AC et balcon) Petit déjeuner à l’hôtel : 670 roupies / pers Repas végétarien dans un petit resto local : 680 roupies pour les 3 coca : 100 roupies – eau : 65 roupies – bananes : 135 roupies
jeudi 21 juillet : Kataragama – Haputale avec arrêt à Budruwagala Pour aller à Haputale, nous prenons le bus jusqu’à Buttala puis un autre jusqu’à Wellawaya. Là nous prenons un tuk-tuk pour aller jusqu’aux Bouddhas de Budruwagala (jolie falaise sculptée de 7 bouddhas) : nous laissons nos gros sacs dans le tuk-tuk pendant que nous visitons. Puis à nouveau bus jusqu’à Haputale : Sur le chemin, nous apercevons les chutes de Diyaluma : Nous n’avons pas osé nous y arrêter car le GdR disait qu’il fallait marcher une heure pour atteindre les piscines naturelles. Ce que nous ne voulions pas faire avec nos gros sacs mais il semblerait que les 1ères piscines soient proches de la route. A Haputale, notre GH est loin du centre mais on marche : après tout ce bus, cela fait du bien. Bus Kataragama-Buttala : 85 roupies / pers (2h) Bus Buttala – Wellawaya : 60 roupies / pers (1h) Tuk-tuk jusqu’à la falaise des boudhas : 800 roupies (aller-retour+attente : 1 H en tout) Bus Wellawaya-Haputale : 85 roupies / pers (2h) Guesthouse : white Home (sur booking) : 5346 roupies la triple (famille très sympa) Repas à la GH : 450 roupies – petit déjeuner : 350 roupies / pers
Vendredi 22 juillet : Lipton seat Nous enchainons tuk-tuk jusqu’au centre ville puis bus jusqu’à la fabrique de thé. Ensuite nous décidons de marcher jusqu’au lipton seat. La route est en lacets et l’on peut couper tout droit à travers les plantations de thé. Par contre, ce sont des escaliers raides et il fait chaud donc nous faisons un mixte de route et raccourcis. A 2 km du point de vue, il faut payer pour continuer. C’est une jolie promenade de 2h , même si nous n’avons pas vu beaucoup de ramasseuses de thé. De retour, nous visitons la fabrique de thé. Le guide est difficilement compréhensible mais la visite vaut le coup : différentes étapes de la fabrication du thé avec des machines archaïques, pas de sécurité…Retour à la guesthouse : nous avions prévu d’aller nous promener du côté du monastère qui est à 1 km de l’hôtel mais finalement c’est repos, la montée du matin nous a fatigué : beaucoup font la montée en tuk-tuk et redescendent à pieds. tuk-tuk guesthouse – centre Haputale : 30 roupies Bus pour la fabrique : 30 roupies / pers Lipton seat : 50 roupies / pers Visite fabrique : 250 roupies / pers
Samedi 23 juillet : train vers Kandy Départ en bus pour la gare d’Haputale. Inutile d’y aller tôt car le guichet ouvre ½ h avant l’arrivée du train. Tout le long du trajet, nous pouvons admirer de jolis paysages, beaucoup de plantation de thés. Arrivés à Kandy, nous prenons un tuk-tuk jusqu’à la guesthouse qui est sur la colline puis redescendons voir le temple de la dent de bouddha de l’extérieur et faire le tour du lac. GH Clement Dissanayake : 4000 roupies la triple (très sympa) Repas à la GH : 600 (full dinner) ou 450 (vegetarian) Petit déjeuner : 500 roupies
Dimanche 24 juillet : Temple et jardin botanique Nous commençons par le temple de la dent de bouddha pour assister à 9h30 à la cérémonie des offrandes. Beaucoup de monde attend pour offrir fleurs et nourriture. Ensuite nous visitons les temples à côté et l’église. Enfin nous rejoignons la gare routière pour prendre le bus pour le jardin botanique. C’est un joli parc : De grands arbres, plein d’espèces différentes, des singes, des chauves-souris, un pont suspendu…dommage que nous ayons eu beaucoup de pluie. Au retour nous faisons quelques achats. Temple de la dent : 1000 roupies / pers (une affiche indique que le prix passera à 1500 au 1e aout et à 2000 au 1e janvier 2017). Jardin botanique : 1500 roupies /pers - (1000 roupies / étudiant : la seule réduction étudiante du voyage) Bus Kandy-jardin : 15 roupies /pers Paire de chaussures : 750 roupies Carte postale : 38 roupies Timbres : 35 roupies
Lundi 25 juillet : route vers Sigiriya Après quelques courses, nous prenons le bus « express » vers Dambulla puis bus vers Sigiriya. La guesthouse est à 50m de l’arrêt. Immédiatement, la propriétaire nous propose un safari pour voir les éléphants (il faut partir à 14h). Nous décidons d’accepter mais seuls touristes, nous n’arrivons pas à négocier. Au départ, c’était pour faire plaisir à notre fille mais finalement nous sommes revenus ravis. Même s’il y a beaucoup de jeep, nous avons vu plein d’éléphants et c’est magique. Bus Kandy - Dambulla : 185 roupies (minibus climatisé qui s’arrête beaucoup moins que les bus locaux) - 2h Bus Dambulla - Sigiriya : 40 roupies / pers (1/2h- fréquence toutes les 1/2h) Safari : 5000 roupies / pers tout inclus (sinon elle nous proposait de payer 4000 roupies pour la jeep et de nous débrouiller seuls pour les billets d’entrée et les taxes additionnelles). GH Relax guest Sigiriya (réservé par booking) : 4896 roupies la triple Repas à la GH : 500 roupies / pers - Petit déjeuner : 400 roupies / pers (copieux)
Mardi 26 juillet : Rocher de Sigiriya et Dambulla Le matin, nous visitons le rocher qui se trouve à 10 minutes à pieds de la GH : à faire le plus tôt possible. Jolie vue d’en haut. L’après-midi nous retournons à Dambulla pour visiter les grottes : bus et tuk-tuk depuis la gare routière (sinon 1/2 h de marche) : jolies grottes et plein de singes. Pour ceux que cela intéresse, possibilité de laisser les gros sacs au poste de police qui se trouve juste au début des escaliers. Entrée rocher Sigiriya : 4260 roupies / pers Bus Sigiriya - Dambulla : 40 roupies / pers – 1/2h (sinon tuk-tuk pour environ 1500 roupies l’aller/retour + attente aux grottes) Tuk-tuk gare routière – grotte : 150 roupies Grottes de Dambulla : entrée gratuite mais il faut faire garder ses chaussures : 25 roupies / paire (attention, le garde vient rouspéter s’il vous voit mettre vos chaussures dans votre sac)
Mercredi 27 juillet : Polonnaruwa De bonne heure, nous prenons le bus jusqu’à Inamaluwa junction puis un autre jusqu’à Polonnaruwa : la route est bonne et c’est assez rapide. Immédiatement un loueur de vélos nous aborde. A 9h, nous sommes prêts pour la visite : nous commençons par le musée et enchainons par le lac puis les sites. Il nous faudra 6h pour faire tranquillement le tour. C’est à voir. Il y a beaucoup d’arbres mais il fait chaud quand même. Pas de grosses montées ou descentes en vélo. Entrée Polonnaruva : 3550 roupies /pers Bus Sigiriya – Inamaluwa junction : 20 roupies / pers(20 minutes – fréquence : toutes les 1/2h) Bus Inamaluwa junction – polonnaruva : 80 roupies / pers (1h15 – fréquence toutes les 40 minutes) Vélo : 300 roupies / vélo (possibilité d’aller en tuk-tuk depuis Sigiriya : 2500-3000 roupies aller-retour + 3-4h d’attente sur site)
Jeudi 28 juillet : Vers Negombo Bus jusqu’à Kurugenala puis bus pour Negombo. Tuk-tuk pour la GH. La guesthouse donne sur la plage et même si la mer est marron et agitée, nous ne résistons pas, l’eau est trop bonne. Promenade sur Lewis place qui est en fait une grande rue.
GH : Dephani (réservé par booking) : 3185 roupies la triple Petit déjeuner à la GH : 3 dollars et on peut prendre tout ce que l’on veut Repas à la GH : 2013 roupies pour 3
Vendredi 29 juillet : Negombo Tuk-tuk jusqu’au marché des pêcheurs : visite « guidée » par un pêcheur qui nous aborde ! puis promenade vers le port où arrivent les bateaux avec leur grande voile. L’après-midi, baignade, farniente, lecture (la propriétaire de la GH a été très sympa en nous laissant notre chambre toute la journée) puis vers 20h, un tuk-tuk nous emmène à l’aéroport. Notre avion décolle à 1h30. Tuk-tuk vers le marché : 300 roupies Tuk-tuk vers l’aéroport : 800 roupies (20 minutes) Conclusion : Nous sommes déjà allés plusieurs fois en Asie donc pas de grande découverte. Mais c’est un petit pays et en 15 jours, nous avons réussi à mixer plage, randonnées dans les plantations, temples, sites historiques. Nous avons apprécié cette diversité et aussi la gentillesse des Sri Lankais, toujours prêts à aider. Quand ils vous abordent pour vous vendre quelque chose, ils sont toujours polis et jamais insistants. Au niveau religion, c’est un mélange de bouddhisme et d’hindouisme même si l’on voit pas mal de musulmans et quelques catholiques. C’est un pays où il est très facile de voyager avec les bus et trains locaux. Les guesthouses où nous avons dormi sont de petites structures familiales et c’est très sympathique. Nous y avons presque toujours mangé, c’est pratique et convivial. Nous avions peur que le Sri Lanka soit une destination très/trop touristique : or souvent dans les bus nous étions les seuls touristes. A part sur les sites du triangle culturel, nous avons croisé peu de touristes.
N'hésitez pas à me poser des questions si vous avez besoin de complément. Merci à tous ceux qui, grâce à leur commentaire sur ce forum, m'ont permis de préparer notre voyage. Christine
Sept semaines au Sri Lanka: nord, sud, est, ouest et centre English translation pending
Du 1er février au 20 mars 2016 : Nous avons voyagé sept semaines au Sri Lanka en n'utilisant que les transports en commun (bus et trains) et en mangeant aussi souvent que possible dans les petits restos locaux où les prix sont beaucoup moins chers que les restos touristiques, pour la même nourriture bien souvent. Notre budget à deux s'est élevé sur place à environ 1800€ tout compris (sans compter le vol aller/retour et les ETA pris depuis la France). Nous emportons tout en liquide que nous changeons sur place au fur-et -à-mesure dans les bijouteries où l'on peut négocier le taux, le taux des banques n'étant pas du tout avantageux.
Après un vol avec Kuweit Airway (escale à Koweit City de 2h), nous arrivons à l'aéroport à 4h30, nous n'en sortirons qu'à 6h30 (beaucoup de monde au bureau d'immigration). Taxi jusqu'à Negombo : 1400rps. Nous avons le temps d'arpenter Lewis Place, la très longue rue qui longe la mer, bordée de guest-houses, restos et boutiques, afin de dégotter une chambre agréable et pas trop chère. Ce sera à la New Beach Villa, située au bout d'une ruelle qui donne sur la plage, donc au calme, que nous nous installons dans une grande chambre négociée 7000rps pour trois nuits. Le lit est confortable, il y a une terrasse/jardin devant la plage, les sanitaires laissent un peu à désirer mais il y a de l'eau chaude! Nous n'avons jamais pris de chambre avec clim durant ce voyage, par contre il faut bien vérifier le bon fonctionnement du ventilateur, absolument nécessaire car il fait très chaud. Les prix des restos à Negombo sont chers par rapport au reste du pays, néanmoins, nous avons trouvé quelques adresses pour manger pas trop cher : "The Vibe" (seafood et coconut curry excellent pour 400rps) et le "Ceylonica" tout au début de Lewis Place, à la limite de Sea street. -Mardi 2 février : nous devons aller à Colombo faire faire la prolongation de visa car l'ETA n'est valable qu'un mois. Nous prenons donc un tuk-tuk à 7h pour aller à la gare de Negombo. A 8h15, nous descendons à Maradana (une station avant Colombo fort), quartier où se trouve le bureau de l'immigration puis tuk-tuk . Comme nous sommes de bonne heure, nous n'allons pas avoir à attendre longtemps avant d'effectuer toutes les démarches à trois guichets différents. Nous payons 7550rps pour nous deux (env 23€ chacun) et, à 9h45, nous avons terminé. Nous prenons un tuk-tuk pour aller au fort, mais toute la circulation est bloquée à l'entrée du fort car après-demain, ce sera la fête nationale et toutes les compagnies militaires, en tenue de parade, répètent leur défilé. Ainsi, nous pouvons voir tous les costumes des fantassins, les chars d'assaut, les fanfares, les blindés, même les chiens et les démineurs. Toute l'armée s'entraîne pur la parade du National Day.




Nous faisons du change de monnaie dans une boutique de thé près de la Bank of Ceylon, ils proposent toujours un très bon taux (nous y sommes revenus à la fin du voyage et le taux proposé était encore excellent). Nous avons eu entre 155 et 160 rps pour 1€ durant le séjour (la roupie sri lankaise fluctue beaucoup et le taux peut changer tous les jours) Après quelques déambulations dans le quartier du fort et Pettah, nous reprenons le train pour Negombo, où nous finissons la journée sur la plage (très sale). -Mercredi 3 février: Nous allons à pied jusqu'au marché aux poissons où nous flanons parmi les étals, les tapis de poissons qui sèchent au soleil sous l'oeil gourmand des nombreux corbeaux et autres oiseaux qui tournent au-dessus, les pêcheurs secouent les filets pour en détacher les petits poissons... Déjeuner dans une gargote près du marché, beaucoup moins cher que sur Lewis Pl. Retour à la plage, il fait vraiment chaud...


ANURHADAPURA ET MIHINTALE:
-Jeudi 4 février : Nous partons pour Anurhadapura mais nous n'avons pas choisi le bon moyen de transport. Nous avons pris le train jusqu'à Puttalam, très bien, pas de problème mais ensuite le bus est bourré à craquer et réussir à grimper dedans avec les bagages n'est pas une mince affaire. Heureusement, les gens sont très aimables et nous aident, ils nous offrent même leurs places assises (eu égard à nos chevaux blancs?). En fait, il aurait été plus judicieux de prendre un bus direct ! A Anurhadapura, un tuk-tuk nous emmène au Travel Lodge Lake View où le patron nous propose une belle chambre très confortable dans son annexe toute neuve entourée d'un jardin, le "Sacred Sun Garden Hotel" (2500 rps ch double avec petit déj très copieux, excellent). Le patron nous propose la visite du site antique en tuk-tuk pour 5000rps demain matin. Nous dinons à la gh pour ce soir mais demain, nous irons en ville. Plat très bon et copieux : 500rps. -Vendredi 5 février : Visite du site d'Anurhadapura (enfin pas tout le site, les monuments les plus éloignés ne figurent pas dans la visite) mais le chauffeur de tuk-tuk est un très bon guide qui parle un anglais très facile à comprendre, sans accent. Visite intéressante et sympa. Nous rentrons à l'hôtel à 14h45.



Dans la soirée, nous allons à pied en ville où nous dînons dans un petit resto populaire en face de la bus station. Le kothu roti est un plat typiquement sri-lankais à base de roti (pain plat) et de légumes et épices (oeuf, poulet ou poisson, selon le choix), le tout haché avec des plaques métalliques, ce qui fait un bruit d'enfer ! Il y en a tous les soirs dans les gargotes locales.

-Samedi 6 février : Tuk-tuk jusqu'à la new bus station où nous prenons le bus pour Mihintale (30rps/pers). Après un trajet d'env 30mn, nous arrivons aux abord du site. Entrée : 500rps/pers, joli endroit, pas exceptionnel mais sympa. Les frangipaniers en fleurs embaument, l'environnement est magnifique mais il fait une chaleur à crever... et ce n'est pas fini, nous aurons très chaud tous les jours ! Nous sommes encore dans la phase d'acclimatation !



Déjeuner dans une toute petite gargote près de l'arrêt de bus (rice and curry : 150rps, vraiment pas cher !) puis retour en bus.
JAFFNA : La suite à plus tard...
Après un vol avec Kuweit Airway (escale à Koweit City de 2h), nous arrivons à l'aéroport à 4h30, nous n'en sortirons qu'à 6h30 (beaucoup de monde au bureau d'immigration). Taxi jusqu'à Negombo : 1400rps. Nous avons le temps d'arpenter Lewis Place, la très longue rue qui longe la mer, bordée de guest-houses, restos et boutiques, afin de dégotter une chambre agréable et pas trop chère. Ce sera à la New Beach Villa, située au bout d'une ruelle qui donne sur la plage, donc au calme, que nous nous installons dans une grande chambre négociée 7000rps pour trois nuits. Le lit est confortable, il y a une terrasse/jardin devant la plage, les sanitaires laissent un peu à désirer mais il y a de l'eau chaude! Nous n'avons jamais pris de chambre avec clim durant ce voyage, par contre il faut bien vérifier le bon fonctionnement du ventilateur, absolument nécessaire car il fait très chaud. Les prix des restos à Negombo sont chers par rapport au reste du pays, néanmoins, nous avons trouvé quelques adresses pour manger pas trop cher : "The Vibe" (seafood et coconut curry excellent pour 400rps) et le "Ceylonica" tout au début de Lewis Place, à la limite de Sea street. -Mardi 2 février : nous devons aller à Colombo faire faire la prolongation de visa car l'ETA n'est valable qu'un mois. Nous prenons donc un tuk-tuk à 7h pour aller à la gare de Negombo. A 8h15, nous descendons à Maradana (une station avant Colombo fort), quartier où se trouve le bureau de l'immigration puis tuk-tuk . Comme nous sommes de bonne heure, nous n'allons pas avoir à attendre longtemps avant d'effectuer toutes les démarches à trois guichets différents. Nous payons 7550rps pour nous deux (env 23€ chacun) et, à 9h45, nous avons terminé. Nous prenons un tuk-tuk pour aller au fort, mais toute la circulation est bloquée à l'entrée du fort car après-demain, ce sera la fête nationale et toutes les compagnies militaires, en tenue de parade, répètent leur défilé. Ainsi, nous pouvons voir tous les costumes des fantassins, les chars d'assaut, les fanfares, les blindés, même les chiens et les démineurs. Toute l'armée s'entraîne pur la parade du National Day.




Nous faisons du change de monnaie dans une boutique de thé près de la Bank of Ceylon, ils proposent toujours un très bon taux (nous y sommes revenus à la fin du voyage et le taux proposé était encore excellent). Nous avons eu entre 155 et 160 rps pour 1€ durant le séjour (la roupie sri lankaise fluctue beaucoup et le taux peut changer tous les jours) Après quelques déambulations dans le quartier du fort et Pettah, nous reprenons le train pour Negombo, où nous finissons la journée sur la plage (très sale). -Mercredi 3 février: Nous allons à pied jusqu'au marché aux poissons où nous flanons parmi les étals, les tapis de poissons qui sèchent au soleil sous l'oeil gourmand des nombreux corbeaux et autres oiseaux qui tournent au-dessus, les pêcheurs secouent les filets pour en détacher les petits poissons... Déjeuner dans une gargote près du marché, beaucoup moins cher que sur Lewis Pl. Retour à la plage, il fait vraiment chaud...


ANURHADAPURA ET MIHINTALE:
-Jeudi 4 février : Nous partons pour Anurhadapura mais nous n'avons pas choisi le bon moyen de transport. Nous avons pris le train jusqu'à Puttalam, très bien, pas de problème mais ensuite le bus est bourré à craquer et réussir à grimper dedans avec les bagages n'est pas une mince affaire. Heureusement, les gens sont très aimables et nous aident, ils nous offrent même leurs places assises (eu égard à nos chevaux blancs?). En fait, il aurait été plus judicieux de prendre un bus direct ! A Anurhadapura, un tuk-tuk nous emmène au Travel Lodge Lake View où le patron nous propose une belle chambre très confortable dans son annexe toute neuve entourée d'un jardin, le "Sacred Sun Garden Hotel" (2500 rps ch double avec petit déj très copieux, excellent). Le patron nous propose la visite du site antique en tuk-tuk pour 5000rps demain matin. Nous dinons à la gh pour ce soir mais demain, nous irons en ville. Plat très bon et copieux : 500rps. -Vendredi 5 février : Visite du site d'Anurhadapura (enfin pas tout le site, les monuments les plus éloignés ne figurent pas dans la visite) mais le chauffeur de tuk-tuk est un très bon guide qui parle un anglais très facile à comprendre, sans accent. Visite intéressante et sympa. Nous rentrons à l'hôtel à 14h45.



Dans la soirée, nous allons à pied en ville où nous dînons dans un petit resto populaire en face de la bus station. Le kothu roti est un plat typiquement sri-lankais à base de roti (pain plat) et de légumes et épices (oeuf, poulet ou poisson, selon le choix), le tout haché avec des plaques métalliques, ce qui fait un bruit d'enfer ! Il y en a tous les soirs dans les gargotes locales.

-Samedi 6 février : Tuk-tuk jusqu'à la new bus station où nous prenons le bus pour Mihintale (30rps/pers). Après un trajet d'env 30mn, nous arrivons aux abord du site. Entrée : 500rps/pers, joli endroit, pas exceptionnel mais sympa. Les frangipaniers en fleurs embaument, l'environnement est magnifique mais il fait une chaleur à crever... et ce n'est pas fini, nous aurons très chaud tous les jours ! Nous sommes encore dans la phase d'acclimatation !



Déjeuner dans une toute petite gargote près de l'arrêt de bus (rice and curry : 150rps, vraiment pas cher !) puis retour en bus.
JAFFNA : La suite à plus tard...
Restrictions et permis désormais nécessaires pour le nord du Sri Lanka English translation pending
Sri Lanka, Vendredi 17 Novembre 2014
Bonsoir,
Dorénavant et à partir d'aujourd'hui; nouvelles restrictions et permis pour les touristes qui veulent visiter le Nord de l'île.
__
Sri Lanka bars foreigners from the north
Sri Lanka has barred foreigners from visiting a former war zone in the island's north without permission, due to national security concerns
Tourists and any others who wish to travel there will now have to obtain prior approval, according to the country's defence ministry.
A defence ministry statement on Wednesday said the need for permits, which will be in place indefinitely, was in order to prevent "negative interventions." ........... suite de l'article..... http://www.telegraph.co.uk/travel/destinations/asia/srilanka/11166269/Sri-Lanka-bars-foreigners-from-the-north.html
Pour obtenir l'approbation de visiter le Nord du pays, c'est ici:
Secretary, Ministry of Defence and Urban Development (Attention Military Liaison Officer) 1515, Baladaksha Mawatha Colombo 03. Fax: +94112328109
http://www.defence.lk/new.asp?fname=Prior_approval_for_foreigners_visiting_the_North_20141016_02
Une, Deux, Une, Deux .... Demi tour complet sur la Droite.... Droite !..... Une, Deux, Une, Deux........
Cordialement.
Bonsoir,
Dorénavant et à partir d'aujourd'hui; nouvelles restrictions et permis pour les touristes qui veulent visiter le Nord de l'île.
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Sri Lanka bars foreigners from the north
Sri Lanka has barred foreigners from visiting a former war zone in the island's north without permission, due to national security concerns
Tourists and any others who wish to travel there will now have to obtain prior approval, according to the country's defence ministry.
A defence ministry statement on Wednesday said the need for permits, which will be in place indefinitely, was in order to prevent "negative interventions." ........... suite de l'article..... http://www.telegraph.co.uk/travel/destinations/asia/srilanka/11166269/Sri-Lanka-bars-foreigners-from-the-north.html
Pour obtenir l'approbation de visiter le Nord du pays, c'est ici:
Secretary, Ministry of Defence and Urban Development (Attention Military Liaison Officer) 1515, Baladaksha Mawatha Colombo 03. Fax: +94112328109
http://www.defence.lk/new.asp?fname=Prior_approval_for_foreigners_visiting_the_North_20141016_02
Une, Deux, Une, Deux .... Demi tour complet sur la Droite.... Droite !..... Une, Deux, Une, Deux........
Cordialement.
Sri Lanka: notre déception (regards insistants, personnes intéressées, etc) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple actuellement en voyage autour du monde, et je venais vous faire part de notre profonde déception concernant le Sri Lanka. Nous souhaitons partir peut-être prématurément pour la Thaïlande, mais nous avons besoin de conseils.
J'ai assez voyagé (voir mon profil), mais jamais en Asie. Il s'agissait de notre première étape dans ce pays, où nous sommes encore actuellement (à proximité de Kandy).
Je n'ai jamais eu cette sensation, dans aucun pays traversé à travers le monde. Je m'explique : Les gens sont irrespectueux. Principalement avec votre femme. Ma femme a une vingtaine d'années, elle est blonde aux yeux bleus, et les sri-lankais ne se gènent pas pour la mater de la tête au pied, de la siffler, de lui sourire, de faire des réflexions. Les regards insistants, c'est toute la journée ! C'est juste un manque de respect absolu ! Je n'ai jamais vu ça de ma vie. Je suis désolé, mais on dirait des pervers !
Autre point, nous avons été aidés plusieurs fois, lorsqu'on était un peu pommé, dans les gares, avant de prendre le train, entre deux tuk-tuk, mais à chaque fois les personnes avaient un intérêt derrière, pour vous placer une ghest-house, un restaurant, ou quoi que se soit qui peut leur rapporter de l'argent. Même les employés des offices de tourisme font la même chose !
Je ne parle même pas du harcèlement et des coups de klaxon tous les 15 mètres parce que vous êtes blancs et que vous pouvez potentiellement lâcher de l'argent.
Pour finir, les transports en commun sont une catastrophe absolue. Pour se déplacer sur les points les plus touristiques du pays, il faudra prendre des trains, des vieux bus bondés à ras bord pendant des heures, etc ... Tout le monde n'en a pas l'envie, chacun sa façon de voyager.
Bref, je respecte tous les points de vue. Beaucoup y trouveront sûrement de quoi s'épanouir. Je vous demande simplement de respecter le mien.
J'en profite pour donc pour une question : Est-ce la même chose en Thaïlande ? Qu'en est-il là bas ? Nous voulons juste nous fondre dans la masse, profiter d'activités sans avoir à entreprendre des expéditions, être tranquille quoi ! Profiter de la vie sans avoir à se soucier des pervers qui matent votre femme pendant que vous lui tenez la main tranquillement dans la rue.
Merci des conseils.
Nous sommes un couple actuellement en voyage autour du monde, et je venais vous faire part de notre profonde déception concernant le Sri Lanka. Nous souhaitons partir peut-être prématurément pour la Thaïlande, mais nous avons besoin de conseils.
J'ai assez voyagé (voir mon profil), mais jamais en Asie. Il s'agissait de notre première étape dans ce pays, où nous sommes encore actuellement (à proximité de Kandy).
Je n'ai jamais eu cette sensation, dans aucun pays traversé à travers le monde. Je m'explique : Les gens sont irrespectueux. Principalement avec votre femme. Ma femme a une vingtaine d'années, elle est blonde aux yeux bleus, et les sri-lankais ne se gènent pas pour la mater de la tête au pied, de la siffler, de lui sourire, de faire des réflexions. Les regards insistants, c'est toute la journée ! C'est juste un manque de respect absolu ! Je n'ai jamais vu ça de ma vie. Je suis désolé, mais on dirait des pervers !
Autre point, nous avons été aidés plusieurs fois, lorsqu'on était un peu pommé, dans les gares, avant de prendre le train, entre deux tuk-tuk, mais à chaque fois les personnes avaient un intérêt derrière, pour vous placer une ghest-house, un restaurant, ou quoi que se soit qui peut leur rapporter de l'argent. Même les employés des offices de tourisme font la même chose !
Je ne parle même pas du harcèlement et des coups de klaxon tous les 15 mètres parce que vous êtes blancs et que vous pouvez potentiellement lâcher de l'argent.
Pour finir, les transports en commun sont une catastrophe absolue. Pour se déplacer sur les points les plus touristiques du pays, il faudra prendre des trains, des vieux bus bondés à ras bord pendant des heures, etc ... Tout le monde n'en a pas l'envie, chacun sa façon de voyager.
Bref, je respecte tous les points de vue. Beaucoup y trouveront sûrement de quoi s'épanouir. Je vous demande simplement de respecter le mien.
J'en profite pour donc pour une question : Est-ce la même chose en Thaïlande ? Qu'en est-il là bas ? Nous voulons juste nous fondre dans la masse, profiter d'activités sans avoir à entreprendre des expéditions, être tranquille quoi ! Profiter de la vie sans avoir à se soucier des pervers qui matent votre femme pendant que vous lui tenez la main tranquillement dans la rue.
Merci des conseils.
En novembre: 3 (ou 2) semaines au Sri Lanka plus une semaine au nord de l'Inde English translation pending
Bonjour à tous!
Nous comptons partir 3 semaines en novembre en couple. Nous ne savons pas quel serait le mieux entre 3 semaines au Sri Lanka ou bien 2 semaines au Sri Lanka + 1 semaine pour faire le Nord de l'Inde (Agra, News Delhi, Jaipur)? Qu'est ce que vous nous conseillez? Ce qui nous attire le plus quand nous voyageons, ce sont les paysages magnifiques et l'accueil de la population. Je vous remercie d'avance de vos conseils.
Nous comptons partir 3 semaines en novembre en couple. Nous ne savons pas quel serait le mieux entre 3 semaines au Sri Lanka ou bien 2 semaines au Sri Lanka + 1 semaine pour faire le Nord de l'Inde (Agra, News Delhi, Jaipur)? Qu'est ce que vous nous conseillez? Ce qui nous attire le plus quand nous voyageons, ce sont les paysages magnifiques et l'accueil de la population. Je vous remercie d'avance de vos conseils.
A Taste of India: Trois mois à découvrir le sous-continent indien English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait déja de longues années que je sillone le forum, à la recherche de renseignements sur mes différents voyages, à la lecture de posts divers, de récits de voyage, d'avis, etc...C'est décidé cette fois je me lance! et je vous fait part de mes impressions sur mon denrier voyage d'où je suis revenu il y a à peine une semaine. Mes précédents voyages donnaient en général naissance à un journal de bord perso, retracant mon itinéraire et mes recontres jours après jours. Pour ce plus long voyage, j'ai décidé de changer de format, et de le faire partager publiquement par la même occasion.
Allez je me lance, bonne lecture...
Destinations : Qatar – Sri Lanka – Inde Durée : 3 mois Période : Janvier 2013 – Avril 2013 Contexte : En couple, en mode sac à dos Budget moyen : 800€/mois (à deux), sans compter les billets d'avion Itinéraire final Sri Lanka : http://goo.gl/maps/F3boQ Itinéraire final Inde : http://goo.gl/maps/jJ3ti
Après un premier aperçu de l’Asie à travers le Népal en 2010, une envie de découvrir un peu plus le sous contient indien se faisait de plus en plus sentir. Un problème cependant, l’Inde c’est grand ! très grand même. Et pas question de partir à sa découverte l’espace de seulement trois semaines, j’en reviendrai frustré. Le Sri Lanka peut-être alors ?
Première décision : partir trois semaines au Sri Lanka en janvier. Elément nouveau : ma copine m’annonce qu’elle pense rejoindre des amis à Goa mi-février pour trois semaines. Réflexion : Pourquoi ne pas combiner les deux ? ; Sri Lanka et ensuite quelques semaines en Inde du Sud. Décision final : Et si on rajoutait un mois de plus histoire de découvrir également une partie de l’Inde du Nord … Ce sont donc trois semaines de congés qui se transforment finalement en trois mois ! (merci patron de m’autoriser ce break). Les dates sont posées, les billets d’avion en poche, quelques points clefs sur une carte marqués, l’appartement sous-loué. C’est bon, on peut partir à l’aventure!
Ayant prit nos billets avec la compagnie Qatar Airways, et ayant déjà attendu de longues heures à l’aéroport de Doha lors de mon voyage au Népal il y a quelques années, je me suis dis que cette fois-ci, on y ferai une halte de quelques jours histoire de découvrir un peu la capitale Doha et ses alentours. Cela nous permettrai également de couper le trajet en deux.
QATAR: un saut dans l'inconnu Tout petit pays voisin de l'Arabie Saoudite, le Qatar est un pays assez particulier. Ici le pétrole est roi, et rouler en 4x4 est la norme -il faut dire que c'est assez pratique pour les virées dans le désert- le prix de l'essence est fixe: 1L = 1QR; faites la conversion, même avec ces gros engins, le plein ne coute pas bien cher... Parlons-en du désert d'ailleurs. Ce dernier doit occuper environ 80% du pays ; on ne pouvait donc pas l'ignorer lors de notre passage chez les qataris. Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici en route à bord d'un gros 4x4, direction la mer intérieure (Khor Al Adaid) au sud de Doha, et jusqu'a la frontière avec l'Arabie Saoudite. On est loin de l'authenticité d'une virée en chameau dans les dunes du Maroc, tailler la route à toute vitesse au milieu des dunes avec une petite musique arabesque, ca a aussi son charme. La nuit passée dans le désert en revanche, est vraiment décevante: une sorte de grande "tente" avec l'électricité, dans un gros campement type club vacances. Si au moins il y avait du monde on pourrait faire la fête, mais la c'est désert –si j’ose m’exprimer ainsi... On se réconforte en filant à pleine vitesse dans les dunes avec un quad au coucher de soleil, avant de savourer une douce chicha.
L'exploration de Doha, la capitale fut tout aussi intéressante. Après avoir exploré "The Pearl", une espèce d'immense ile artificielle entourée d'immeubles, de boutiques de luxe et de restaurants divers, on essaie d'aller voir le centre ville, où les grattes ciel poussent comme des champignons depuis des années. Et ce n'est pas encore finit! En vue de la coupe du monde de foot de 2022, la ville est un vrai chantier. Alors que l’on se ballade tranquillement entre les grattes ciel de la Big Apple, ici on essaie désespérément de se frayer un chemin au milieu de tous les gravats au pied des buildings. Ils ont même prévu de lancer le chantier du futur métro. Entre cinq et dix lignes de métro (140 kms de ligne) à venir d'ici 2022. On peut voir gros quand on a l’or noire! Et ce qui est triste dans tout ca, c'est que la plupart de ces énormes buildings sont quasiment vides... Un égyptien nous conduit donc au cœur de la ville (oui le stop ça marche aussi au Qatar), et on termine la journée en longeant la corniche tout en observant la skyline s'éloigner petit a petit.
Avant de passer la nuit a l'aéroport pour notre vol du lendemain matin, nous faisons la rencontre d'un allemand résidant à Doha pour l'année (merci couchsurfing). Il nous raconte toutes ces choses sur la ville, ses gens et leur culture. Saviez-vous que pour travailler au Qatar il vous faut un sponsor? Auquel vous devez reverser une partie de votre salaire plus ou moins importante, et qui décide un peu quand vous pouvez repartir chez vous. Tout ceci nous semble un peu trop proche de l'esclavage moderne à nos yeux pour tenter l'expérience... En vrac : les homosexuels sont emprisonnés et condamnés, la peine de mort est présente, l’alcool est toléré uniquement dans quelques hôtels de luxe, les femmes peuvent conduire et ne sont pas obligées de porter l’abaya. Enfin, pour terminer notre séjour au royaume du pétrole, Janosh nous emmène au sommet d'un des plus hauts buildings, sur le toit, afin d'admirer l'œuvre de l'homme tout illuminée. Minuit: en face de nous, tout un tas d'ouvriers s'agitent encore et encore sur le chantier d'un futur complexe de 5 buildings. Dans un an il sera terminé, merci a tous ces ouvriers pakistanais et indiens qui travaillent nuits et jours à la construction de ce dernier. Un dernier tour de nuit dans la capitale en voiture, et notre hôte nous dépose à l'aéroport.
Nous ne savons pas trop quoi penser de ce petit pays étrange, mais nous ne regrettons en rien l’expérience !
SRI LANKA: une perle dans l'océan indien 7 Janvier, 18h: il pleut des cordes sur Negombo, petite station balnéaire situé à 40 km au nord de Colombo la capitale du Sri Lanka. Nous qui croyions arriver au soleil... Petite île au sud est de l'Inde, ce pays nous a beaucoup plus. C'est incroyable la diversité qu'on peut trouver aux quatre coins de l'île. Montagnes, plages, cités anciennes, plantations de thé à perte de vue, on en prend plein les yeux niveau paysage. Et en ce qui concerne le voyage culinaire, on est également bien servi : Sanbol, rice and curry, hoopers, noix de coco juteuses à souhait, kottu, samosas, etc. Toutes ces bonnes choses qu'on s'essaie à cuisiner chez l'habitant lors de nos différentes rencontres couchsurfing. Et le top, c'est qu'ici on mange avec les mains: explosion de saveurs garantie, et Sandrine est ravie! On se perd dans les plantations de thés vers Matale, on part a la découverte des anciennes cités oubliées de Polonnaruwa et Anuradhapura, on gravie le rocher de Sigiriya et marchons avec les pèlerins avant d'atteindre le sommet d'Adam's Peak. Instant magique que de voir se lever le soleil sur les montagnes après avoir gravi les plus de 5000 marches qui mènent au sommet d'où Adam a été envoyé sur Terre il y quelques millions d'années une fois le jardin d’Eden quitté.
On met ensuite les voiles vers le nord, ancien territoire des tigres tamoules pendant une guerre qui dura bien trop longtemps et fît beaucoup trop de victimes... Aujourd'hui la guerre est terminée, mais les militaires et leurs AK-47 sont encore bien présents. Changement de cap de dernière minute, on se retrouve sur la côte est à Trincomalee en pleine période de mousson. Coup de chance, pas de pluie a l'horizon mais un soleil de plomb et une mer très chaude. Rencontre avec les tamoules, accompagné d'un jeune couple d’anglais: Nouvelle langue, nouvelle culture, c'est une population chaleureuse et souriante que nous découvrons. Trois jours extra à faire du snorkeling, boire de l'arack, goûter la ganja locale et parcourir la ville. Extras si on passe outre l'épisode où notre acolyte anglais parti seul un soir dans un bar, est revenu en s'effondrant dans les escaliers de l'hôtel, complètement drogué et incapable de bouger ou d'articuler... 5 minutes de plus dans le bar, et il se faisait violer... On retiendra la leçon: pas de sortie seul dans les bars après 22h, notre ami anglais a eu de la chance!
Après la côte, on revient s'enfoncer dans les terres chez notre hôte Sajeewa. Ce dernier gère trois divisions d'une plantation de thé dans les environs de Matale. Endroit idyllique pour passer quelques jours au calme à rencontrer les cueilleuses de thé, visiter les usines de production, comprendre tout le processus, flâner au milieu des plantations de thé et de cardamone, et se retrouver le soir autour de quelques bières en fumant de l'herbe. Et surtout se délecter des délicieux Rice & Curry que Palani (le "boy" de la maison) nous concocte jour après jour. Un délice! La magie du couchsurfing opère encore une fois... même si les premières heures ont été plus que stressante. En effet quand la veille, un de vos amis rencontré sur la route a manqué de se faire violer, on devient plus que parano, et l’on se méfie de tout !
Après un bref séjour dans les montagnes autour d’Ella, nous nous résignons à continuer vers le sud, le temps pluvieux et le brouillard ne se décidant pas à passer son chemin après plusieurs jours… La fin du séjour, nous la passons donc en bord de mer, entre côte sud et côte ouest. Un jour en bus, un jour en scooter les cheveux au vent, un jour en train à contempler le paysage. On observe des centaines de poissons tropicaux dans une eau limpide à Hikaduwa, on nage avec les tortues géantes, on savoure les langoustines grillées au soleil couchant, on se la coule douce pour notre dernière semaine chez les cinghalais… et ca fait du bien. Après un bref passage à Colombo, capitale bruyante et polluée (et sans grand intérêt selon nous) où l’on retrouve un ami couchsurfer, on reprend l'avion direction Chenai le 31 Janvier.
SOUTH INDIA: Première immersion Arrivée quelque peu chaotique: la carte bleu ne marche pas et impossible de changer nos traveller cheques à l’aéroport. On arrive quand même à se sortir de la situation et a découvrir cette belle région qu'est le Tamil Nadu. Entre les temples de Mamalapuram et Madurai, les anciens comptoirs français de Pondichery, ou encore la découverte d'Auroville, cette ville utopique fondée en 1968 par La Mère, on découvre petit à petit la cuisine du sud de l'Inde et on s'imprègne de sa culture. Un train de nuit nous emmène jusque dans le Kerala où l’on remonte la côte ouest en lézardant sur les plages de Verkaka, en sillonnant les fameux backwater dans la région d'Alappuzhat, puis en flânant dans les rues de Fort Cochi. La découverte de cette magnifique région est ponctuée de diverses rencontres de toutes nationalités: un jour avec un français, un autre avec un américain, quelques jours avec une irlandaise et une hollandaise... Ainsi on continue notre bout de chemin; tantôt a deux, tantôt a plusieurs, dans cette énorme pays qu'est l'Inde. Le soir, les ragas nous ensorcellent aux sons des tablas et de tampura, tandis que les journées sont rythmées par de chaudes baignades et des Masala Dosa à répétition. Les plages se succèdent, les découvertes culinaires également, et le plaisir de continuer plus que présent. Depuis peu nous sommes arrivés dans le Karnataka, à Madikeri dans les montagnes. L'air y est plus frais et on essuie notre première pluie/orage de notre séjour indien. Le calme des montagnes est un gros changement après le capharnaüm des villes. On se balade au milieu des plantations de café, de poivre. On voit des aubergines, des ananas et des concombres sauvages, mais aussi des bananiers et autres arbres à coton. On arrive à voir a peu près 90% des légumes et fruits utilisés dans les différents curies que nous avons pu goûter au fil du temps. Sandrine est plus qu'heureuse au milieu de toute cette nature! On prévoit d'être à Goa vers la fin du mois de février, avant de poursuivre plus au Nord vers Mumbai, puis le Nord de l'Inde. Encore tant de choses à découvrir dans ce fabuleux pays! Deux mois risquent d'être bien trop courts pour voir l’essentiel...
"Ah le palu en Afrique c’est autre chose par rapport à l'Inde. La première fois que je l'ai eu je comprenais pas trop ce qu'il m'arrivait... Mais alors par contre j'ai adoré la montée. Aussi puissante qu'un trip d'acide!" Guy, Sur les routes depuis 1966.
On en rencontre des gens différents lorsqu'on voyage... Guy (65 ans) l'éternel nomade, Aldine (49 ans) la mère baroudeuse, Stan (27 ans) le maître nageur devenu grand voyageur l'espace de 8 mois. A chacun son histoire, a chacun son parcours, tout le monde à son rythme... Une chose est sur: ils reviendront (ou sont déjà revenu) tous en Inde. Encore et encore à continuer d'arpenter ces chemins qui semblent infinis. Cette "découverte de l'Inde" de deux mois ne serait-elle qu'un avant goût du pays pour nous? Quoiqu'il en soit, nos cinq sens continuent de s'extasier jour après jour!
Après notre petite escapade montagneuse dans les environs de Madikeri, nous continuons notre exploration du Karnataka en passant par Mysore et son célèbre palais, puis un passage éclair à la capitale Bangalore, où nous retrouvons mon ex collègue de travail. Orgie culinaire le soir, avec brochettes de poulet, poissons, fruits et légumes au barbecue, le tout a volonté, avant de sauter dans un train de nuit pour Hampi. Alors que les ruines aztèques ou romaines sont connues de par le monde, les vestiges d'Hampi le sont bien moins. A tort! Quel plaisir de découvrir ce paysage surnaturel! Irréelles, ces ruines ont quelque chose de mystique; et c'est sur des kilomètres de terrain vallonné que les rochers semblent avoir été posés du ciel, le vert jade des palmeraies, bananeraies et rizières ajoutant à l'atmosphère magique du lieu. On déambule à travers les anciens temples, on écoute attentivement Guy nous conter ses aventures en Alaska, Afrique et Asie jusqu'à tard le soir, pendant qu'Aldine roule ses pétards.
"Vous saviez qu'il y a 2000 morts par an dû aux chutes de noix de coco? J'ai d'ailleurs faillit y rester pas plus tard que la semaine dernière! J'en ai pris une en pleine gueule!" Guy "De Bundi au Nord, vous pouvez prendre un train direct de Kota à Varanasi. C'est 23 heures de trajet, mais bon moi j'ai mis 52 heures!" Aldine
C'est avec une petite larme à l'œil que l'on finit par quitter Hampi la mystérieuse, dont les autorités sont en train de tout détruire pour cause d'illégalité de permis de construire. Tout devrait avoir bien changé d'ici à peine un an... "Hampi people sad" nous dit cette vielle femme, avant de murmurer un "you want a massage?" les larmes aux yeux, alors que la devanture de son magasin vient d'être arrachée sauvagement. Crazy India, Incredible India!
Notre prochaine destination nous emmène vers un lieu bien connu: Goa, ce nom qui évoque bien des choses... D'abord pris d'assaut par les hippies qui fuyaient l'hiver de Katmandou, Goa fut ensuite le lieu d'émergence d'un nouveau style musicale: la Trance Goa. C'est donc sous les rythmes endiablés d'une trance psychédélique bien musclée que nous tapons du pied énergiquement lors des différentes Free Party organisées sur les plages d'Anjuna et Vagator au Nord de Goa. Les freaks sous acide font toujours partis du décor, et l'odeur du charas émanant des shiloms flotte encore dans l'atmosphère. On lève les yeux au ciel: la pleine lune illumine encore les cocotiers et la foule... Quelle heure peut-il être? Aucune importance, on continue de se laisser transporter par la musique et l'ambiance, accompagnés de nos quatre amis français retrouvés sur place... où l'on continue de voir quelques petites indiennes, perdues et fatiguées, faire la manche au milieu de la foule dansante. Mais Goa ne se résume pas qu'aux Trance Party et aux russes. Poulet Xacuti ou Kefrala, porc Vindaloo: rien que la cuisine goannaise a elle seule vaut le détour. On se gave de pommes de cajou (servant également a l'élaboration du feni, une boisson alcoolisée) au bord des routes, on découvre le chicou, ce fruit étrange qui ressemble a une pomme de terre, Sandrine commence à devenir experte dans l'art de la négociation (et accroc au ‘Hello to the Queen’, ce dessert bourratif appelé parfois ‘Into the Queen’ comme au Bamboo Bar!). Et puis Goa c'est aussi ses plages. Vastes et magnifiques. Entre Palolem, Patnem, Baga ou encore Agunda, il y a l'embarra du choix. Ambiance baba cool à Arambol et son lac d'eau douce, farniente à Cola Beach avec sa rivière... Si le nord de Goa nous avait un peu déçu par ses paysages, on en prend plein les yeux dans le Sud, où l'on se retrouve a sillonner les routes de montagnes en scooter, au milieu des arbres à noix de cajou et des vergers. Et c'est ainsi que durant l'espace d'une semaine, on oublie que l'on est en Inde. Les prix affichés sont doublés voir triplés, trouver un tali ou un masala dosa relève du défi personnel, et les dreadeux et tatoués ont remplacé les indiens. On paie notre premier backchich en scooter, et on file vers le sud à Gokarna, une ville sainte, retrouver une ambiance plus spirituelle. Flashback vingt ans en arrière: les hippies ont retrouvé ici l'Arambol d’autrefois. Certains vont se perdre et passer plusieurs jours face à eux-mêmes aux abords de la magnifique plage de Paradise Beach, avant de se faire chasser par la police. Pour notre part, on préfère rester sur Kudlee Beach à aller chercher notre eau au puits, et écouter Jack, un australien baba, nous conter ses aventures dans les Himalaya en 80s, les soirs au coin du feu...
Conversation quelque peu surprenante entre notre ami Jack et un Sâdhu, quelque part dans les Himalaya dans les années 80. - Hey, do you have a bidi for me please?- No baba I'm sorry - What do you mean? - I'm sorry baba. I don't have bidi. I don't have roupies. I don't have nothing! - Take this packet of bindi Jack. And also take these 5 roupies - ??? - But remember: Always keep the balance. - ...- Now give me a bidi!
Le temps passe, et il nous faut déjà rejoindre Bombay. D'abord sceptique, on découvre vite l'immensité de la ville après s'être retrouvé dans un taxi en plein rush hour dans les quartiers nord... Mumbai, la ville où tous les extrêmes se côtoient. On part un matin tourner notre premier Bollywood (Once Uppon A Time In Mumbai Again) en studio en tant que figurant, avant de rentrer le soir en bus, en passant devant les centaines de personnes a même le sol sur le trottoir: les intouchables. Femmes seules, familles, enfants, c'est un paysage bien triste qui s'offre devant nos yeux, le contraste est énorme après avoir côtoyé les danseuses de Bollywood et l'acteur principal qui touchera 380 000 euros de cachet pour ce film! Lors de cette journée, c'est l'Inde dans toute sa splendeur: un chao indescriptible. Des heures et des heures à attendre que les danseuses apprennent la chorégraphie (qui semble élaborée au fil de la journée...), des techniciens déplaçant sans cesse caméras et projecteurs, sans vraiment paraitre être d'accord entre eux. Dernière journée en ville, on décide de partir à la découverte d’un des plus grands bidonvilles d'Asie: Dharavi, (également lieu de tournage de SlumDog millionnaire) où des milliers de personnes vivent (plus de 600 000), et qui se trouve être expert en matière de recyclage.
On quitte la plus peuplée des villes d’Inde, et l’on se dirige vers le Nord. Un passage par Ellora dans le Maharashtra, célèbre pour ses grottes troglodytiques, monastères et autres temples bouddhistes, hindous, et jaïns datant du VIIème siècle, et nous voici aux portes d’entrée du Rajasthan, à Udaipur la ville blanche (et romantique).
NORTH INDIA: L'Inde à l'état pur "Yes sir? You want something? Please, come to my shop. Just looking. Cheap price! Discount special for you sir! Yes, you need something? Cigarettes, water, biscuits, sprite, postcard?"
"Hello bonbon? Hello money? What is your name? Hello roupie? What is your country? You like India? Hello school pen?"
Dans mon pays il y a des vaches dans les campagnes. Elles broutent paisiblement dans les près, avant de se faire traire et donner du bon lait. Ici il y a des vaches aussi. Dans les villes. Elles sont sacrées mais se font chasser à coup de bâton quand elles gênent le passage. Les détritus remplacent l'herbe fraiche, et quelques chapatis complètent parfois le repas...
Dans mon pays, le chien est l'ami de l'homme. Ici les chiens n'appartiennent a personne et errent dans les rue à la recherche de quelque nourriture. La plupart d'entre eux ont une patte cassé, le poil dégarni et les yeux remplis de tristesse. Quasiment chaque jour l'un d'entre eux nous suit, pendant un long moment, espérant avoir trouvé son nouveau maître. Les chiens, les vaches, les cochons et les singes vivent tous ensemble dans les villes. Chacun fouillant poubelles (la rue donc) et caniveaux. Les singes, qui sont les plus malins, réussissant parfois à nous arracher des mains une bouteille de coca ou une banane!
Dans mon pays on ne parle qu'une langue, le français. Ici on en parle pas moins de deux cent! Bien sur il y a l'hindi et un peu l'anglais, mais également une langue/dialecte pour chacun de ses états et villages reculés.
Dans mon pays, il n'y a qu’une seule religion. Du moins c'est ce que l'état aimerait bien en essayant de couper la progression de l'Islam. Ici il y en a des tas. L'indouisme évidemment. Mais aussi les chrétiens, les musulmans, les jaïns, les sikhs, les hindous monothéistes adorateurs de Krishna, etc...
Dans mon pays les hommes saints ont fait vœux d'abstinence, portent une longue robe, boivent du vin à l'église et produisent de la chartreuse dans les monastères. Ici les Sâdhus vivent dans la rue, se couvrent de cendre, portent une longue barbe et d'imposantes dreads, et fument le haschisch jour et nuit. Pas de problème pour eux, ce dernier est légal lorsqu'il est utilisé dans le cadre religieux, tout comme le peyotl l'est aux Etats-Unis dans certaines communautés religieuses.
Dans mon pays sur une moto, il y a une personne, parfois deux. Et dans une voiture cinq personnes ou un peu plus pour les plus grandes. Ici ils sont trois, quatre et parfois même six par moto! Tandis que dans une jeep on peut faire rentrer jusqu'a 25 personnes! Croyez moi, a 25 dans une voiture, sans essuies glace ni rétroviseurs, sous la pluie battante, on transpire à grosses gouttes et on a hâte d’arriver! Et pour les bus, lorsqu'ils sont pleins, le toit peut facilement en accueillir une vingtaine de plus. L'Inde est un pays très peuplé. Surpeuplé même.
Bruyante, sale, pauvre, épuisante, terrifiante, magnifique, envoutante, épatante, surprenante, grandiose... L'Inde est tout et son contraire. Même après deux mois, on continue de s'interroger, de se retourner sans cesse dans la rue. "Est-ce que c'est bien ce que j'ai cru voir?" on nous avait prévenu: l'Inde du Nord est bien plus extrême et intense que l'Inde du Sud. Le sud, c'est un peu l'Inde pour débutants nous avait confié quelqu'un dans le Kerala. Cette Inde là (la vraie diront certains) n'a rien à cacher. Plus sale, plus peuplée, plus pauvre. Celle la même qui rend fou! Mais derrière tous ces superlatifs, c'est aussi la que se trouve l'état le plus touristique du pays: le Rajasthan, le pays des rois et des maharadjahs, le royaume des mille et une nuits.
C'est dans cette région aride, à la frontière du Pakistan que se trouvent les plus beaux palais du pays. Le City Palace d'Udaipur, la ville blanche, en est un magnifique exemple. En bordure du lac Pichalou, nous sommes sur les terres du tournage d'Octopussy (James Bond), diffusé quotidiennement dans certaines des guest houses. On part explorer le lac voisin à vélo, et partons nous perdre dans les villages voisins. On découvre ensuite Jodhpur, la ville bleue, et son superbe fort dominant toute la ville. On se perd dans les toutes petites ruelles serpentant la vielle ville, on expérimente les délicieuses omelettes du fameux omelet man, renommé dans le monde entier, et on flâne à la tombée de la nuit dans le bazar. Vient ensuite Jaisalmer, la ville jaune, à l'ouest du Rajasthan. Enfin une "petite" ville indienne (50000 habitants). Le vieux fort dominant la ville dorée est de toute beauté, et les différentes maisons et autres havelis superbement décorées et sculptées. Un réel plaisir pour les yeux. Mais on ne pouvait pas passer par Jaisalmer sans aller faire un tour dans le désert du Thar. C'est donc à dos de chameau que l'on part explorer ce dernier et passer une nuit à la belle étoile dans les dunes. Quoi de plus parfait que d'écouter l'atmosphérique "Crystal Lake" de Klaus Schulze et contempler les étoiles filer dans le ciel, avant de sombrer dans un sommeil profond que même les scarabées du désert ne viendront pas perturber. On continue ensuite l'exploration de ce bel état et mettons les voiles vers Pushkar, une petite ville sacrée. On retrouve une faune similaire à Gokarna: travellers, chevelus et autres grands voyageurs; en bordure de lac et entourée de montagnes cette fois-ci. Et c'est dans une ambiance fumeuse que l'on se laisse bercer par les rythmes des percussions et le doux son du hang drum le soir à notre guest house... Pas de foire aux chameaux lors de notre passage, et c'est un Pushkar calme et relaxant que nous pouvons apprécier. Pour terminer avec ce bel état, nous prenons un bus direction Bundi, une petite ville au sud est dont on a entendu beaucoup de bien. En effet, à peine arrivés, Bundi nous séduit! C'est un concentré de Rajasthan dans une petite ville indienne. Un fort et un palais haut perché, des gens en turban, une population accueillante et souriante... Et de délicieux lassis!
Le festival des couleurs Holi approche a grand pas et il nous faut prendre une décision: rester a Bundi, retourner a Pushkar pour écouter de la trance avec les israéliens, ou aller vers Mathura ce qui nous rapprochera de Dehli et Varanasi? On se décide à booker un train et aller célébrer Holi sur les terres de Krishna, a Vrindavan a coté de Mathura. Ici tout le monde ne jure que part Krishna, et c'est le cas de Mangala, une française d'origine africaine venu a Vrindavan pour six mois... au sein de la secte d'Hare Krishna! C'est donc au milieu d'illuminés et de locaux que nous célébrons Holi dans les rues de la ville. Les couleurs fusent de partout, à chaque coin de rue. Du rouge, du bleu, du rose, du vert! Mais ce qui reste en général un jeu en tant qu'homme, devient assez vite un cauchemar pour les femmes, qui se retrouvent être la cible de pelotages a répétition! Une expérience particulière mais une expérience. Le ciel se couvre, les murs et rues sont tachetés de multiples couleurs, on part en bus pour Agra découvrir l'une des merveilles du monde: le Taj Mahal, magnifique mausolée tout de marbre blanc.
Chaque voyage à une fin, chaque livre, chaque chanson, chaque moment. Chaque vie. Ici c'est à Varanasi que la vie prend fin, et que le nirvana est atteint. Une fois le corps brulé sur l'un des ghâts de crémation, l'âme peut s'envoler. Varanasi est la ville de la mort, mais c'est une ville attachante. Très sale, mais avec du charme et tout un tas de petites ruelles où il fait bon se perdre. On écoute les sornettes que nous racontent les vendeurs sur la soie qu'ils vendent, on tend l'oreille pour entendre sithar et tablas, on se promène le long des ghâts... Et il est déjà temps de rejoindre New Dehli la capitale aux multiples bazars.
On rentre digérer tout ca.... et on reviendra surement un jour!
Au final, deux mois c'est beaucoup trop court pour un pays comme l'Inde. Nous aimerions beaucoup y retourner pour explorer la région du Kashmir et de l'Himachal Pradesh, mais aussi la région du Sikkim qui semble si différent de ce que nous avons déja vu. Je ne pense pas qu'une seule vie soit suffisante pour bien comprendre et voir l'ensemble de cepays. C'est toujours le cas pour la plupart des pays, mais ce constat m'a beaucoup plus marqué que pour d'autres pays visités par le passé...
L'Inde, un pays que je conseille à tous, pour peu que le monde et le bordel ne vous effraie pas. Une fois acclimaté et le smarques prises, on devient vite accroc!
Cela fait déja de longues années que je sillone le forum, à la recherche de renseignements sur mes différents voyages, à la lecture de posts divers, de récits de voyage, d'avis, etc...C'est décidé cette fois je me lance! et je vous fait part de mes impressions sur mon denrier voyage d'où je suis revenu il y a à peine une semaine. Mes précédents voyages donnaient en général naissance à un journal de bord perso, retracant mon itinéraire et mes recontres jours après jours. Pour ce plus long voyage, j'ai décidé de changer de format, et de le faire partager publiquement par la même occasion.
Allez je me lance, bonne lecture...
Destinations : Qatar – Sri Lanka – Inde Durée : 3 mois Période : Janvier 2013 – Avril 2013 Contexte : En couple, en mode sac à dos Budget moyen : 800€/mois (à deux), sans compter les billets d'avion Itinéraire final Sri Lanka : http://goo.gl/maps/F3boQ Itinéraire final Inde : http://goo.gl/maps/jJ3ti
Après un premier aperçu de l’Asie à travers le Népal en 2010, une envie de découvrir un peu plus le sous contient indien se faisait de plus en plus sentir. Un problème cependant, l’Inde c’est grand ! très grand même. Et pas question de partir à sa découverte l’espace de seulement trois semaines, j’en reviendrai frustré. Le Sri Lanka peut-être alors ?
Première décision : partir trois semaines au Sri Lanka en janvier. Elément nouveau : ma copine m’annonce qu’elle pense rejoindre des amis à Goa mi-février pour trois semaines. Réflexion : Pourquoi ne pas combiner les deux ? ; Sri Lanka et ensuite quelques semaines en Inde du Sud. Décision final : Et si on rajoutait un mois de plus histoire de découvrir également une partie de l’Inde du Nord … Ce sont donc trois semaines de congés qui se transforment finalement en trois mois ! (merci patron de m’autoriser ce break). Les dates sont posées, les billets d’avion en poche, quelques points clefs sur une carte marqués, l’appartement sous-loué. C’est bon, on peut partir à l’aventure!
Ayant prit nos billets avec la compagnie Qatar Airways, et ayant déjà attendu de longues heures à l’aéroport de Doha lors de mon voyage au Népal il y a quelques années, je me suis dis que cette fois-ci, on y ferai une halte de quelques jours histoire de découvrir un peu la capitale Doha et ses alentours. Cela nous permettrai également de couper le trajet en deux.
QATAR: un saut dans l'inconnu Tout petit pays voisin de l'Arabie Saoudite, le Qatar est un pays assez particulier. Ici le pétrole est roi, et rouler en 4x4 est la norme -il faut dire que c'est assez pratique pour les virées dans le désert- le prix de l'essence est fixe: 1L = 1QR; faites la conversion, même avec ces gros engins, le plein ne coute pas bien cher... Parlons-en du désert d'ailleurs. Ce dernier doit occuper environ 80% du pays ; on ne pouvait donc pas l'ignorer lors de notre passage chez les qataris. Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici en route à bord d'un gros 4x4, direction la mer intérieure (Khor Al Adaid) au sud de Doha, et jusqu'a la frontière avec l'Arabie Saoudite. On est loin de l'authenticité d'une virée en chameau dans les dunes du Maroc, tailler la route à toute vitesse au milieu des dunes avec une petite musique arabesque, ca a aussi son charme. La nuit passée dans le désert en revanche, est vraiment décevante: une sorte de grande "tente" avec l'électricité, dans un gros campement type club vacances. Si au moins il y avait du monde on pourrait faire la fête, mais la c'est désert –si j’ose m’exprimer ainsi... On se réconforte en filant à pleine vitesse dans les dunes avec un quad au coucher de soleil, avant de savourer une douce chicha.
L'exploration de Doha, la capitale fut tout aussi intéressante. Après avoir exploré "The Pearl", une espèce d'immense ile artificielle entourée d'immeubles, de boutiques de luxe et de restaurants divers, on essaie d'aller voir le centre ville, où les grattes ciel poussent comme des champignons depuis des années. Et ce n'est pas encore finit! En vue de la coupe du monde de foot de 2022, la ville est un vrai chantier. Alors que l’on se ballade tranquillement entre les grattes ciel de la Big Apple, ici on essaie désespérément de se frayer un chemin au milieu de tous les gravats au pied des buildings. Ils ont même prévu de lancer le chantier du futur métro. Entre cinq et dix lignes de métro (140 kms de ligne) à venir d'ici 2022. On peut voir gros quand on a l’or noire! Et ce qui est triste dans tout ca, c'est que la plupart de ces énormes buildings sont quasiment vides... Un égyptien nous conduit donc au cœur de la ville (oui le stop ça marche aussi au Qatar), et on termine la journée en longeant la corniche tout en observant la skyline s'éloigner petit a petit.
Avant de passer la nuit a l'aéroport pour notre vol du lendemain matin, nous faisons la rencontre d'un allemand résidant à Doha pour l'année (merci couchsurfing). Il nous raconte toutes ces choses sur la ville, ses gens et leur culture. Saviez-vous que pour travailler au Qatar il vous faut un sponsor? Auquel vous devez reverser une partie de votre salaire plus ou moins importante, et qui décide un peu quand vous pouvez repartir chez vous. Tout ceci nous semble un peu trop proche de l'esclavage moderne à nos yeux pour tenter l'expérience... En vrac : les homosexuels sont emprisonnés et condamnés, la peine de mort est présente, l’alcool est toléré uniquement dans quelques hôtels de luxe, les femmes peuvent conduire et ne sont pas obligées de porter l’abaya. Enfin, pour terminer notre séjour au royaume du pétrole, Janosh nous emmène au sommet d'un des plus hauts buildings, sur le toit, afin d'admirer l'œuvre de l'homme tout illuminée. Minuit: en face de nous, tout un tas d'ouvriers s'agitent encore et encore sur le chantier d'un futur complexe de 5 buildings. Dans un an il sera terminé, merci a tous ces ouvriers pakistanais et indiens qui travaillent nuits et jours à la construction de ce dernier. Un dernier tour de nuit dans la capitale en voiture, et notre hôte nous dépose à l'aéroport.
Nous ne savons pas trop quoi penser de ce petit pays étrange, mais nous ne regrettons en rien l’expérience !
SRI LANKA: une perle dans l'océan indien 7 Janvier, 18h: il pleut des cordes sur Negombo, petite station balnéaire situé à 40 km au nord de Colombo la capitale du Sri Lanka. Nous qui croyions arriver au soleil... Petite île au sud est de l'Inde, ce pays nous a beaucoup plus. C'est incroyable la diversité qu'on peut trouver aux quatre coins de l'île. Montagnes, plages, cités anciennes, plantations de thé à perte de vue, on en prend plein les yeux niveau paysage. Et en ce qui concerne le voyage culinaire, on est également bien servi : Sanbol, rice and curry, hoopers, noix de coco juteuses à souhait, kottu, samosas, etc. Toutes ces bonnes choses qu'on s'essaie à cuisiner chez l'habitant lors de nos différentes rencontres couchsurfing. Et le top, c'est qu'ici on mange avec les mains: explosion de saveurs garantie, et Sandrine est ravie! On se perd dans les plantations de thés vers Matale, on part a la découverte des anciennes cités oubliées de Polonnaruwa et Anuradhapura, on gravie le rocher de Sigiriya et marchons avec les pèlerins avant d'atteindre le sommet d'Adam's Peak. Instant magique que de voir se lever le soleil sur les montagnes après avoir gravi les plus de 5000 marches qui mènent au sommet d'où Adam a été envoyé sur Terre il y quelques millions d'années une fois le jardin d’Eden quitté.
On met ensuite les voiles vers le nord, ancien territoire des tigres tamoules pendant une guerre qui dura bien trop longtemps et fît beaucoup trop de victimes... Aujourd'hui la guerre est terminée, mais les militaires et leurs AK-47 sont encore bien présents. Changement de cap de dernière minute, on se retrouve sur la côte est à Trincomalee en pleine période de mousson. Coup de chance, pas de pluie a l'horizon mais un soleil de plomb et une mer très chaude. Rencontre avec les tamoules, accompagné d'un jeune couple d’anglais: Nouvelle langue, nouvelle culture, c'est une population chaleureuse et souriante que nous découvrons. Trois jours extra à faire du snorkeling, boire de l'arack, goûter la ganja locale et parcourir la ville. Extras si on passe outre l'épisode où notre acolyte anglais parti seul un soir dans un bar, est revenu en s'effondrant dans les escaliers de l'hôtel, complètement drogué et incapable de bouger ou d'articuler... 5 minutes de plus dans le bar, et il se faisait violer... On retiendra la leçon: pas de sortie seul dans les bars après 22h, notre ami anglais a eu de la chance!
Après la côte, on revient s'enfoncer dans les terres chez notre hôte Sajeewa. Ce dernier gère trois divisions d'une plantation de thé dans les environs de Matale. Endroit idyllique pour passer quelques jours au calme à rencontrer les cueilleuses de thé, visiter les usines de production, comprendre tout le processus, flâner au milieu des plantations de thé et de cardamone, et se retrouver le soir autour de quelques bières en fumant de l'herbe. Et surtout se délecter des délicieux Rice & Curry que Palani (le "boy" de la maison) nous concocte jour après jour. Un délice! La magie du couchsurfing opère encore une fois... même si les premières heures ont été plus que stressante. En effet quand la veille, un de vos amis rencontré sur la route a manqué de se faire violer, on devient plus que parano, et l’on se méfie de tout !
Après un bref séjour dans les montagnes autour d’Ella, nous nous résignons à continuer vers le sud, le temps pluvieux et le brouillard ne se décidant pas à passer son chemin après plusieurs jours… La fin du séjour, nous la passons donc en bord de mer, entre côte sud et côte ouest. Un jour en bus, un jour en scooter les cheveux au vent, un jour en train à contempler le paysage. On observe des centaines de poissons tropicaux dans une eau limpide à Hikaduwa, on nage avec les tortues géantes, on savoure les langoustines grillées au soleil couchant, on se la coule douce pour notre dernière semaine chez les cinghalais… et ca fait du bien. Après un bref passage à Colombo, capitale bruyante et polluée (et sans grand intérêt selon nous) où l’on retrouve un ami couchsurfer, on reprend l'avion direction Chenai le 31 Janvier.
SOUTH INDIA: Première immersion Arrivée quelque peu chaotique: la carte bleu ne marche pas et impossible de changer nos traveller cheques à l’aéroport. On arrive quand même à se sortir de la situation et a découvrir cette belle région qu'est le Tamil Nadu. Entre les temples de Mamalapuram et Madurai, les anciens comptoirs français de Pondichery, ou encore la découverte d'Auroville, cette ville utopique fondée en 1968 par La Mère, on découvre petit à petit la cuisine du sud de l'Inde et on s'imprègne de sa culture. Un train de nuit nous emmène jusque dans le Kerala où l’on remonte la côte ouest en lézardant sur les plages de Verkaka, en sillonnant les fameux backwater dans la région d'Alappuzhat, puis en flânant dans les rues de Fort Cochi. La découverte de cette magnifique région est ponctuée de diverses rencontres de toutes nationalités: un jour avec un français, un autre avec un américain, quelques jours avec une irlandaise et une hollandaise... Ainsi on continue notre bout de chemin; tantôt a deux, tantôt a plusieurs, dans cette énorme pays qu'est l'Inde. Le soir, les ragas nous ensorcellent aux sons des tablas et de tampura, tandis que les journées sont rythmées par de chaudes baignades et des Masala Dosa à répétition. Les plages se succèdent, les découvertes culinaires également, et le plaisir de continuer plus que présent. Depuis peu nous sommes arrivés dans le Karnataka, à Madikeri dans les montagnes. L'air y est plus frais et on essuie notre première pluie/orage de notre séjour indien. Le calme des montagnes est un gros changement après le capharnaüm des villes. On se balade au milieu des plantations de café, de poivre. On voit des aubergines, des ananas et des concombres sauvages, mais aussi des bananiers et autres arbres à coton. On arrive à voir a peu près 90% des légumes et fruits utilisés dans les différents curies que nous avons pu goûter au fil du temps. Sandrine est plus qu'heureuse au milieu de toute cette nature! On prévoit d'être à Goa vers la fin du mois de février, avant de poursuivre plus au Nord vers Mumbai, puis le Nord de l'Inde. Encore tant de choses à découvrir dans ce fabuleux pays! Deux mois risquent d'être bien trop courts pour voir l’essentiel...
"Ah le palu en Afrique c’est autre chose par rapport à l'Inde. La première fois que je l'ai eu je comprenais pas trop ce qu'il m'arrivait... Mais alors par contre j'ai adoré la montée. Aussi puissante qu'un trip d'acide!" Guy, Sur les routes depuis 1966.
On en rencontre des gens différents lorsqu'on voyage... Guy (65 ans) l'éternel nomade, Aldine (49 ans) la mère baroudeuse, Stan (27 ans) le maître nageur devenu grand voyageur l'espace de 8 mois. A chacun son histoire, a chacun son parcours, tout le monde à son rythme... Une chose est sur: ils reviendront (ou sont déjà revenu) tous en Inde. Encore et encore à continuer d'arpenter ces chemins qui semblent infinis. Cette "découverte de l'Inde" de deux mois ne serait-elle qu'un avant goût du pays pour nous? Quoiqu'il en soit, nos cinq sens continuent de s'extasier jour après jour!
Après notre petite escapade montagneuse dans les environs de Madikeri, nous continuons notre exploration du Karnataka en passant par Mysore et son célèbre palais, puis un passage éclair à la capitale Bangalore, où nous retrouvons mon ex collègue de travail. Orgie culinaire le soir, avec brochettes de poulet, poissons, fruits et légumes au barbecue, le tout a volonté, avant de sauter dans un train de nuit pour Hampi. Alors que les ruines aztèques ou romaines sont connues de par le monde, les vestiges d'Hampi le sont bien moins. A tort! Quel plaisir de découvrir ce paysage surnaturel! Irréelles, ces ruines ont quelque chose de mystique; et c'est sur des kilomètres de terrain vallonné que les rochers semblent avoir été posés du ciel, le vert jade des palmeraies, bananeraies et rizières ajoutant à l'atmosphère magique du lieu. On déambule à travers les anciens temples, on écoute attentivement Guy nous conter ses aventures en Alaska, Afrique et Asie jusqu'à tard le soir, pendant qu'Aldine roule ses pétards.
"Vous saviez qu'il y a 2000 morts par an dû aux chutes de noix de coco? J'ai d'ailleurs faillit y rester pas plus tard que la semaine dernière! J'en ai pris une en pleine gueule!" Guy "De Bundi au Nord, vous pouvez prendre un train direct de Kota à Varanasi. C'est 23 heures de trajet, mais bon moi j'ai mis 52 heures!" Aldine
C'est avec une petite larme à l'œil que l'on finit par quitter Hampi la mystérieuse, dont les autorités sont en train de tout détruire pour cause d'illégalité de permis de construire. Tout devrait avoir bien changé d'ici à peine un an... "Hampi people sad" nous dit cette vielle femme, avant de murmurer un "you want a massage?" les larmes aux yeux, alors que la devanture de son magasin vient d'être arrachée sauvagement. Crazy India, Incredible India!
Notre prochaine destination nous emmène vers un lieu bien connu: Goa, ce nom qui évoque bien des choses... D'abord pris d'assaut par les hippies qui fuyaient l'hiver de Katmandou, Goa fut ensuite le lieu d'émergence d'un nouveau style musicale: la Trance Goa. C'est donc sous les rythmes endiablés d'une trance psychédélique bien musclée que nous tapons du pied énergiquement lors des différentes Free Party organisées sur les plages d'Anjuna et Vagator au Nord de Goa. Les freaks sous acide font toujours partis du décor, et l'odeur du charas émanant des shiloms flotte encore dans l'atmosphère. On lève les yeux au ciel: la pleine lune illumine encore les cocotiers et la foule... Quelle heure peut-il être? Aucune importance, on continue de se laisser transporter par la musique et l'ambiance, accompagnés de nos quatre amis français retrouvés sur place... où l'on continue de voir quelques petites indiennes, perdues et fatiguées, faire la manche au milieu de la foule dansante. Mais Goa ne se résume pas qu'aux Trance Party et aux russes. Poulet Xacuti ou Kefrala, porc Vindaloo: rien que la cuisine goannaise a elle seule vaut le détour. On se gave de pommes de cajou (servant également a l'élaboration du feni, une boisson alcoolisée) au bord des routes, on découvre le chicou, ce fruit étrange qui ressemble a une pomme de terre, Sandrine commence à devenir experte dans l'art de la négociation (et accroc au ‘Hello to the Queen’, ce dessert bourratif appelé parfois ‘Into the Queen’ comme au Bamboo Bar!). Et puis Goa c'est aussi ses plages. Vastes et magnifiques. Entre Palolem, Patnem, Baga ou encore Agunda, il y a l'embarra du choix. Ambiance baba cool à Arambol et son lac d'eau douce, farniente à Cola Beach avec sa rivière... Si le nord de Goa nous avait un peu déçu par ses paysages, on en prend plein les yeux dans le Sud, où l'on se retrouve a sillonner les routes de montagnes en scooter, au milieu des arbres à noix de cajou et des vergers. Et c'est ainsi que durant l'espace d'une semaine, on oublie que l'on est en Inde. Les prix affichés sont doublés voir triplés, trouver un tali ou un masala dosa relève du défi personnel, et les dreadeux et tatoués ont remplacé les indiens. On paie notre premier backchich en scooter, et on file vers le sud à Gokarna, une ville sainte, retrouver une ambiance plus spirituelle. Flashback vingt ans en arrière: les hippies ont retrouvé ici l'Arambol d’autrefois. Certains vont se perdre et passer plusieurs jours face à eux-mêmes aux abords de la magnifique plage de Paradise Beach, avant de se faire chasser par la police. Pour notre part, on préfère rester sur Kudlee Beach à aller chercher notre eau au puits, et écouter Jack, un australien baba, nous conter ses aventures dans les Himalaya en 80s, les soirs au coin du feu...
Conversation quelque peu surprenante entre notre ami Jack et un Sâdhu, quelque part dans les Himalaya dans les années 80. - Hey, do you have a bidi for me please?- No baba I'm sorry - What do you mean? - I'm sorry baba. I don't have bidi. I don't have roupies. I don't have nothing! - Take this packet of bindi Jack. And also take these 5 roupies - ??? - But remember: Always keep the balance. - ...- Now give me a bidi!
Le temps passe, et il nous faut déjà rejoindre Bombay. D'abord sceptique, on découvre vite l'immensité de la ville après s'être retrouvé dans un taxi en plein rush hour dans les quartiers nord... Mumbai, la ville où tous les extrêmes se côtoient. On part un matin tourner notre premier Bollywood (Once Uppon A Time In Mumbai Again) en studio en tant que figurant, avant de rentrer le soir en bus, en passant devant les centaines de personnes a même le sol sur le trottoir: les intouchables. Femmes seules, familles, enfants, c'est un paysage bien triste qui s'offre devant nos yeux, le contraste est énorme après avoir côtoyé les danseuses de Bollywood et l'acteur principal qui touchera 380 000 euros de cachet pour ce film! Lors de cette journée, c'est l'Inde dans toute sa splendeur: un chao indescriptible. Des heures et des heures à attendre que les danseuses apprennent la chorégraphie (qui semble élaborée au fil de la journée...), des techniciens déplaçant sans cesse caméras et projecteurs, sans vraiment paraitre être d'accord entre eux. Dernière journée en ville, on décide de partir à la découverte d’un des plus grands bidonvilles d'Asie: Dharavi, (également lieu de tournage de SlumDog millionnaire) où des milliers de personnes vivent (plus de 600 000), et qui se trouve être expert en matière de recyclage.
On quitte la plus peuplée des villes d’Inde, et l’on se dirige vers le Nord. Un passage par Ellora dans le Maharashtra, célèbre pour ses grottes troglodytiques, monastères et autres temples bouddhistes, hindous, et jaïns datant du VIIème siècle, et nous voici aux portes d’entrée du Rajasthan, à Udaipur la ville blanche (et romantique).
NORTH INDIA: L'Inde à l'état pur "Yes sir? You want something? Please, come to my shop. Just looking. Cheap price! Discount special for you sir! Yes, you need something? Cigarettes, water, biscuits, sprite, postcard?"
"Hello bonbon? Hello money? What is your name? Hello roupie? What is your country? You like India? Hello school pen?"
Dans mon pays il y a des vaches dans les campagnes. Elles broutent paisiblement dans les près, avant de se faire traire et donner du bon lait. Ici il y a des vaches aussi. Dans les villes. Elles sont sacrées mais se font chasser à coup de bâton quand elles gênent le passage. Les détritus remplacent l'herbe fraiche, et quelques chapatis complètent parfois le repas...
Dans mon pays, le chien est l'ami de l'homme. Ici les chiens n'appartiennent a personne et errent dans les rue à la recherche de quelque nourriture. La plupart d'entre eux ont une patte cassé, le poil dégarni et les yeux remplis de tristesse. Quasiment chaque jour l'un d'entre eux nous suit, pendant un long moment, espérant avoir trouvé son nouveau maître. Les chiens, les vaches, les cochons et les singes vivent tous ensemble dans les villes. Chacun fouillant poubelles (la rue donc) et caniveaux. Les singes, qui sont les plus malins, réussissant parfois à nous arracher des mains une bouteille de coca ou une banane!
Dans mon pays on ne parle qu'une langue, le français. Ici on en parle pas moins de deux cent! Bien sur il y a l'hindi et un peu l'anglais, mais également une langue/dialecte pour chacun de ses états et villages reculés.
Dans mon pays, il n'y a qu’une seule religion. Du moins c'est ce que l'état aimerait bien en essayant de couper la progression de l'Islam. Ici il y en a des tas. L'indouisme évidemment. Mais aussi les chrétiens, les musulmans, les jaïns, les sikhs, les hindous monothéistes adorateurs de Krishna, etc...
Dans mon pays les hommes saints ont fait vœux d'abstinence, portent une longue robe, boivent du vin à l'église et produisent de la chartreuse dans les monastères. Ici les Sâdhus vivent dans la rue, se couvrent de cendre, portent une longue barbe et d'imposantes dreads, et fument le haschisch jour et nuit. Pas de problème pour eux, ce dernier est légal lorsqu'il est utilisé dans le cadre religieux, tout comme le peyotl l'est aux Etats-Unis dans certaines communautés religieuses.
Dans mon pays sur une moto, il y a une personne, parfois deux. Et dans une voiture cinq personnes ou un peu plus pour les plus grandes. Ici ils sont trois, quatre et parfois même six par moto! Tandis que dans une jeep on peut faire rentrer jusqu'a 25 personnes! Croyez moi, a 25 dans une voiture, sans essuies glace ni rétroviseurs, sous la pluie battante, on transpire à grosses gouttes et on a hâte d’arriver! Et pour les bus, lorsqu'ils sont pleins, le toit peut facilement en accueillir une vingtaine de plus. L'Inde est un pays très peuplé. Surpeuplé même.
Bruyante, sale, pauvre, épuisante, terrifiante, magnifique, envoutante, épatante, surprenante, grandiose... L'Inde est tout et son contraire. Même après deux mois, on continue de s'interroger, de se retourner sans cesse dans la rue. "Est-ce que c'est bien ce que j'ai cru voir?" on nous avait prévenu: l'Inde du Nord est bien plus extrême et intense que l'Inde du Sud. Le sud, c'est un peu l'Inde pour débutants nous avait confié quelqu'un dans le Kerala. Cette Inde là (la vraie diront certains) n'a rien à cacher. Plus sale, plus peuplée, plus pauvre. Celle la même qui rend fou! Mais derrière tous ces superlatifs, c'est aussi la que se trouve l'état le plus touristique du pays: le Rajasthan, le pays des rois et des maharadjahs, le royaume des mille et une nuits.
C'est dans cette région aride, à la frontière du Pakistan que se trouvent les plus beaux palais du pays. Le City Palace d'Udaipur, la ville blanche, en est un magnifique exemple. En bordure du lac Pichalou, nous sommes sur les terres du tournage d'Octopussy (James Bond), diffusé quotidiennement dans certaines des guest houses. On part explorer le lac voisin à vélo, et partons nous perdre dans les villages voisins. On découvre ensuite Jodhpur, la ville bleue, et son superbe fort dominant toute la ville. On se perd dans les toutes petites ruelles serpentant la vielle ville, on expérimente les délicieuses omelettes du fameux omelet man, renommé dans le monde entier, et on flâne à la tombée de la nuit dans le bazar. Vient ensuite Jaisalmer, la ville jaune, à l'ouest du Rajasthan. Enfin une "petite" ville indienne (50000 habitants). Le vieux fort dominant la ville dorée est de toute beauté, et les différentes maisons et autres havelis superbement décorées et sculptées. Un réel plaisir pour les yeux. Mais on ne pouvait pas passer par Jaisalmer sans aller faire un tour dans le désert du Thar. C'est donc à dos de chameau que l'on part explorer ce dernier et passer une nuit à la belle étoile dans les dunes. Quoi de plus parfait que d'écouter l'atmosphérique "Crystal Lake" de Klaus Schulze et contempler les étoiles filer dans le ciel, avant de sombrer dans un sommeil profond que même les scarabées du désert ne viendront pas perturber. On continue ensuite l'exploration de ce bel état et mettons les voiles vers Pushkar, une petite ville sacrée. On retrouve une faune similaire à Gokarna: travellers, chevelus et autres grands voyageurs; en bordure de lac et entourée de montagnes cette fois-ci. Et c'est dans une ambiance fumeuse que l'on se laisse bercer par les rythmes des percussions et le doux son du hang drum le soir à notre guest house... Pas de foire aux chameaux lors de notre passage, et c'est un Pushkar calme et relaxant que nous pouvons apprécier. Pour terminer avec ce bel état, nous prenons un bus direction Bundi, une petite ville au sud est dont on a entendu beaucoup de bien. En effet, à peine arrivés, Bundi nous séduit! C'est un concentré de Rajasthan dans une petite ville indienne. Un fort et un palais haut perché, des gens en turban, une population accueillante et souriante... Et de délicieux lassis!
Le festival des couleurs Holi approche a grand pas et il nous faut prendre une décision: rester a Bundi, retourner a Pushkar pour écouter de la trance avec les israéliens, ou aller vers Mathura ce qui nous rapprochera de Dehli et Varanasi? On se décide à booker un train et aller célébrer Holi sur les terres de Krishna, a Vrindavan a coté de Mathura. Ici tout le monde ne jure que part Krishna, et c'est le cas de Mangala, une française d'origine africaine venu a Vrindavan pour six mois... au sein de la secte d'Hare Krishna! C'est donc au milieu d'illuminés et de locaux que nous célébrons Holi dans les rues de la ville. Les couleurs fusent de partout, à chaque coin de rue. Du rouge, du bleu, du rose, du vert! Mais ce qui reste en général un jeu en tant qu'homme, devient assez vite un cauchemar pour les femmes, qui se retrouvent être la cible de pelotages a répétition! Une expérience particulière mais une expérience. Le ciel se couvre, les murs et rues sont tachetés de multiples couleurs, on part en bus pour Agra découvrir l'une des merveilles du monde: le Taj Mahal, magnifique mausolée tout de marbre blanc.
Chaque voyage à une fin, chaque livre, chaque chanson, chaque moment. Chaque vie. Ici c'est à Varanasi que la vie prend fin, et que le nirvana est atteint. Une fois le corps brulé sur l'un des ghâts de crémation, l'âme peut s'envoler. Varanasi est la ville de la mort, mais c'est une ville attachante. Très sale, mais avec du charme et tout un tas de petites ruelles où il fait bon se perdre. On écoute les sornettes que nous racontent les vendeurs sur la soie qu'ils vendent, on tend l'oreille pour entendre sithar et tablas, on se promène le long des ghâts... Et il est déjà temps de rejoindre New Dehli la capitale aux multiples bazars.
On rentre digérer tout ca.... et on reviendra surement un jour!
Au final, deux mois c'est beaucoup trop court pour un pays comme l'Inde. Nous aimerions beaucoup y retourner pour explorer la région du Kashmir et de l'Himachal Pradesh, mais aussi la région du Sikkim qui semble si différent de ce que nous avons déja vu. Je ne pense pas qu'une seule vie soit suffisante pour bien comprendre et voir l'ensemble de cepays. C'est toujours le cas pour la plupart des pays, mais ce constat m'a beaucoup plus marqué que pour d'autres pays visités par le passé...
L'Inde, un pays que je conseille à tous, pour peu que le monde et le bordel ne vous effraie pas. Une fois acclimaté et le smarques prises, on devient vite accroc!
Compte rendu de nos vacances au Sri Lanka/Maldives du 16 février au 2 mars 2013 English translation pending
Jour 1 vendredi 15 et samedi 16 février
Départ à 14h25 de l’aéroport CDG dans l’A380. Permission exceptionnelle de la part du commandant de bord (il doit le dire à chaque fois) de filmer l’intérieur du cockpit. Alors l’avion est immense mais le poste de pilotage est vraiment rikiki, les 5 personnes qui se trouvent dans cet espace exigu se marchent presque dessus.
Retard de 45 minutes à Dubaï, le vol prévu à 2 :45 ne partira qu’à 3 :30. Nous tuons le temps en déambulant dans la zone duty-free. Portés par le vent nous rattrapons le temps perdu et arrivons finalement juste avec un petit ¼ d’heure de retard sur l’horaire initial.
A l’accueil de l’aéroport, notre chauffeur, nous attend avec un panonceau. Mahinda a un VAN tout pourri, une conduite très prudente et une méconnaissance total des sites culturels de son pays….mais ça on ne s’en rendra compte que plus tard. Il n’a absolument rien préparé et n’a aucune idée de l’endroit où se trouve le premier hôtel à Colombo…..franchement ça promet !
La route entre l’aéroport et le centre de Colombo (hôtel CASA COLOMBO) est longue et le trafic est dense. Après plusieurs appels téléphoniques le chauffeur finit par trouver notre pied à terre, non sans l’aide de Pascale qui avait vu au préalable l’enseigne de l’hôtel. Le CASA est dans une vieille bâtisse de type colonial mais remise à neuf dans un style contemporain, en gardant le cachet des ancien. Le mélange est détonnant et étonnant, mais à mes yeux, une véritable réussite. Les chambres sont très bien équipées, la télé ne sert à rien mais elle traîne au milieu du salon, une sono d’enfer équipe également cet espace. Une sieste d’un quart d’heure, un petit plouf dans l’eau, une bonne douche, ou l’inverse et nous voilà parti pour faire un petit tour dans la grande ville. Ballade sur Face Galle Green, le rendez-vous des amoureux Srilankais qui se retrouvent collés-serrés sur les bancs publics, cachés sous des ombrelles.
Visite du mythique Gale Face hôtel, rencontre avec la population sur le marché coloré et odorant de Pettah, nous finissons la journée avec le temple bouddhiste de Gangaramaya .
Le soir nous prenons un verre au ZAZA, le bar de l’hôtel, la décoration est là aussi très réussie, eau rafraîchissante qui coule sur le toit et les parois du bâtiment vitré, fauteuil en rotin très stylé, bar noir et en fondu rose découpé en relief sous ce bar, un couple qui s’embrasse.
Nous dinons de spécialités Sri-Lankaises au restaurant de l’hôtel. C’est épicé, mais il vaut mieux s’habituer tout de suite, c’est tout simplement succulent ! Curry pour ma Calou et nouille/légumes/poulet pour ma part et pour Christophe, Isa opte pour une salade composée.
En dessert c’est crumble à la rhubarbe pour tout le monde. Nous nous couchons à 21h00 repus et complétement lessivés pour un sommeil profond et réparateur.
Jour 2 dimanche 17 février
Après un petit-déjeuner réussi, fruits, café, croissant, omelette, saucisse, gaufre, pas mélangé comme ça mais au final cela revient au même, nous réglons la facture et partons direction DAMBULLA. La route est encore une fois interminable, heureusement nous pouvons nous arrêter où bon nous semble et faire des coupures. Le jardin d’HERANROGUDA est sur la route de KANDY, nous essayerons de le faire au retour. A PASYALA il y a effectivement des vendeuses de noix de cajou, mais les tarifs sont similaires à ceux pratiqués en France. Un peu plus loin sur la route les vanniers vendent de très belles pièces mais c’est plutôt volumineux et difficilement transportable dans l’avion.
Nous arrivons à 14h30 après 5 heures de route à l’HERITANCE KANDALAMA. L’accueil est souriant. Pendant que nous dégustons une boisson rafraichissante, le personnel s’active à porter nos bagages dans la chambre. Nous grignotons quelques sandwichs (sur toutes les factures il faut rajouter la TVA de 24 %) puis montons dans nos chambres pour nous rafraîchir sous une bonne douche. Le chauffeur nous attend déjà pour aller visiter les fameuses grottes de Dambulla. Le site est à quelques kilomètres et vaut vraiment le détour. La montée vers les grottes est un peu casse-patte mais le jeu en vaut la chandelle.
50 roupies le parking, 25 roupies les claquettes laissées à l’entrée (enfin pas pour moi, puisque je les glisse dans mon sac à dos, (un touriste se permet d’ailleurs de me faire une réflexion), 1500 roupies pour le site et 500 roupies pour le guide, ….ok, on est là pour faire vivre le tourisme, même si j’ai l’impression d’être une vache à lait, je crois qu’en prenant un chauffeur pour nous 4 pendant neuf jours on a contribué à faire marcher ce petit business…quand à l’autre touriste qui est venu avec son bus et son troupeau, je l’emm….. Retour à l’hôtel pour faire un petit plongeon dans la piscine avec la vue sur le lac de KANDALAMA. Malheureusement le ciel en décide autrement, un orage éclate et des trombes d’eau nous interdirons de mettre le moindre orteil dans le bassin.
Pendant que Calou se paye du bon temps massée par les mains expertes d’un sri-lankais, nous sirotons quelques boissons avec Christophe et Isabelle. Ce soir nous dînons à nouveau sur la terrasse de mets plus ou moins bon, mais avec la même constance au niveau du prix….c’est à dire cher ! Coucher à 23h00, demain debout à 6h45 pour aller visiter le rocher de SIGIRYA et faire notre safari.
Jour 3 lundi 18 février
Le petit-déjeuner du KANDALAMA est servi sous forme de buffet, c’est varié et copieux mais pas franchement fantastique. Mais bon, chacun y trouve son compte.
Départ à 9 h00 pour SIGIRYA. Le chauffeur se plante de route et au lieu d’arriver à 9h30 nous arrivons à 10h30 en même temps que la horde des touristes en bus. Nous nous frayons un passage mais butons sur l’escalier en colimaçon qui permet d’accéder aux fresques. En temps normal un deuxième escalier donne accès à la suite de la visite, malheureusement celui-ci étant en travaux, c’est collé-serré sur un seul escalier que les gens se croisent. Rencontre sympathique avec des allemandes, un peu moins quand il s’agit des chinois.
Devant les grandes pattes de Lion, les derniers escaliers sont une formalité. C’est un peu l’embouteillage quand une personne décide de redescendre à contre-sens pour cause de vertige. La vue panoramique du haut du rocher est remarquable, à 360° (pas la température) s’étalent les plaines fertiles et la jungle des premières montagnes.
Dans l’après-midi le rendez-vous pour le safari est prévu à 14h30, mais étant un peu en avance nous téléphonons à l’organisateur pour avancer notre ballade à 13h00. C’est un safari payé au préalable en France, pour éviter de me déplacer avec un paquet de brousoufe. En finalité je l’ai regretté, si j’avais su, j’aurai tout fait sur place….en effet, la société ECOTEAM qui nous avait organisé la sortie, est basée à Colombo et soustraite toutes les activités qu’elle propose. Alors dans un premier temps, nous aurions dû nous rendre au parc de Minnerya mais le chauffeur de la jeep nous emmène au parc de HURULU, les tarifs pour rentrer dans le parc sont dérisoire par rapport à la facture que j’ai réglée.
Nous roulons depuis 1h30 dans le parc, nous avons vu en tout et pour tout : deux paons et un varan, pas de quoi fouetter un chat, par contre les paysages sont superbes. C’est peut-être le panorama qui a déconcentré notre chauffeur, toujours est-il que nous nous retrouvons coincés dans cinquante centimètres de boue sans pouvoir avancer ni reculer le véhicule….seuls dans la jungle dans cet environnement hostile (t’imagines on se fait bouffer par un paon), nous patientons plus d’une heure avant qu’une autre jeep arrive….mais pas pour nous dépanner, non c’est juste pour voir si l’autre chauffeur arrive à sortir le véhicule embourbé, le bougre sait peut-être mieux conduire !
Évidemment il n’y arrivera pas, par chance, la cliente de la jeep est d’accord pour qu’on l’accompagne dans son périple. Natalie, c’est son prénom, n’a pas vu de paon ni de varan, par contre elle a vu des éléphants ! Elle va d’ailleurs nous porter chance par la suite puisque nous en verrons près d’une trentaine ! Nous ne sommes plus vraiment dans le parc mais sur la route entre Harabana et Horatapula et c’est là que nous croisons le plus de pachydermes.
Retour à l’HERITANCE sur les coups de 18h30, comme la veille au soir un orage nous accueille sous les trombes d’eau. Nous nous retrouvons au bar et invitons Natalie, d’une part pour la remercier de nous avoir dépanné et d’autre part parce qu’aujourd’hui c’est mon anniversaire ! Nous avons dîné au restaurant du septième étage, de meilleure facture que le buffet du quatrième. Nous nous régalons d’un RICE & Curry délicieux.
Jour 4 mardi 19 février
Aujourd’hui direction Polonnaruwa, encore une ancienne capitale Sri-Lankaise. Sur les routes périlleuses du SL il n’est pas rare d’être à 7 de front sur la même route, 2 vélos 1 bus 1 van 1 moto 1 voiture 1 tuk-tuk, ce joyeux capharnaüm se respecte à coup de klaxon et ma foi ça marche sans trop de casse….mais les pires sont quand même les chauffeurs de bus, qui, étant donné le calibre de l’engin et vu qu’ils ont des horaires à respecter, foncent comme des Fangio.
Arrivée tardive sur le site, avec le sens d’orientation et la lenteur de notre chauffeur nous perdons au moins une heure sur le temps de parcours. Il faut dire aussi qu’en chemin nous nous sommes arrêtés pour faire le change. Très particulier le change dans une banque Sri-Lankaise, le banquier fait valider par la guichetière principale qui fait valider par le responsable de la banque qui donne l’autorisation à la guichetière de nous échanger le billet de 100 euros que j’avais donné au départ…..ça nous a pris vingt bonnes minutes. A noter que la commission est de 2%, chose qui n’est pas appliquée à l’hôtel et souvent les taux y sont plus avantageux.
En arrivant sur Polonnaruwa nous essuyons un premier orage, il tombe pile-poil celui-là, puisqu’en attendant nous visitons le musée du site (belles pièces trouvées lors des fouilles archéologiques et maquettes des différents bâtiments). Le musée est assez petit et les pièces ne sont pas vraiment mise en valeur….c’est dommage. Bon, l’entrée est comprise dans le Pass alors autant en profiter. Nous n’avons pas fait tout le site, il est très étendu, le mieux est de louer un vélo pour parcourir le dédale des chemins.
Le plus beau, pour nous, est certainement le Kalu Gal Vihara, 4 statues taillées dans le granite dont un bouddha couché de 15 mètres de long, c’est de toute beauté. Sur le parcours nous essuyons deux autres gros orages, mais à chaque fois nous avons pu nous abriter à temps, ce n’est pas la même histoire pour les groupes de touristes et c’est tout bénéfice pour nous puisque nous sommes beaucoup moins nombreux sur le site.
Retour à l’hôtel à 19h15 et dîner au septième étage à nouveau d’un Rice & curry un peu plus épicé que la veille, ils ont peut-être cru que nous étions des habitués, c’est vrai que la bouche est maintenant anesthésiée, mais les épices me font toujours autant couler le nez !
Jour 5 mercredi 20 février
Départ pour le pays de Kandy, sur la route nous nous arrêtons dans un des nombreux jardins d’épices, les fameuses, qui nous mettent le feu à la bouche. Tous ces jardins sont au bord de la route et proposent exactement la même chose. La fabrique d’huiles et de crèmes doit certainement fournir l’ensemble des marchands ! Même si l’on n’achète pas il est toutefois intéressant de découvrir les vertues et l’utilité des différentes plantes cultivées. Malheureusement les tarifs sont prohibitifs, ou plutôt, identique à ceux pratiqués en France. Désolé pour notre chauffeur qui ne touchera pas de commission….
La dernière partie de route pour Kandy est très longue et encombrée, nous arrivons avec toutes les peines du monde à trouver une place à côté du lac pour visiter le temple de la dent . Puis un petit tour dans Kandy pour faire quelques emplettes et échanger de la monnaie avant de prendre la route pour notre chambre d’hôte « le Jungle Tide ». La route est une véritable épreuve, surtout une portion de 3 kilomètres jalonnée d’innombrables nids de poule. Après plus d’une heure de torture nous sommes accueillis par Sally et Jerry les propriétaires anglais de la demeure et par Martin et Rani, au four et au moulin pour que votre séjour se passe bien. Ils nous concocterons en dîner, un rice & curry exquis. Nous sommes restés à table jusqu’à 23h00, envoûtés par les récits de la maîtresse de maison….Sally devrait mettre sur papier toutes ses histoires, elle aurait forcément du succès !
Jour 6 jeudi 21 février
Petit-déjeuner simple mais bon. Départ à 9 heure pour le jardin de Piradenya , c’est le poumon vert de la ville de Kandy….bien que le centre-ville soit à 4 kilomètres. Le jardin est merveilleux, les visiteurs sont respectueux de l’endroit, c’est peut-être le seul lieu où l’on ne trouve pas de sac plastique par terre.
Les arbres sont pour la plupart centenaires. Les chauves-souris géantes colonisent les sommets des grands ficus qui longent la rivière ainsi que les arbres de l’allée des conifères. Dans le parc il est également possible d’utiliser le pont suspendu au-dessus de la rivière. Il parait que certaines scènes du film « le pont de la rivière Kwai » auraient été tournées à cet endroit. Autre coin à ne pas rater, la serre des Orchidées, la plus grande du monde se trouve à gauche en entrant dans la serre. Seul point négatif dans le parc, la cafétéria qui propose des plats où la qualité est plus que discutable, pour ne pas dire médiocre .
Nous passons la fin de journée à faire du shopping dans Kandy. Calou, Isa et Christophe dévalisent les grandes galeries commerciales pendant que j’arpente les vieilles rues de Kandy à la recherche d’une cabine téléphonique pour avoir des nouvelles des enfants. J’en trouve une et arrive à joindre Valentin, il m’annonce qu’il a réussi ses partiels, j’explose de joie dans la cabine exigue, les Sri-Lankais me regardent d’un air ébahit, je quitte les lieux avec un sourire jusque derrière les oreilles toujours suivi des mêmes regards….je rentre dans une boutique pour fuir un rabatteur qui me suivait depuis 10 bonnes minutes. Il se trouve que c’est une papeterie, je décide donc d’acheter du matériel scolaire pour l’école qui se trouve à côté de la chambre d’hôte. Je retrouve la troupe devant le centre commercial pour un retour à la maison non sans passer au marché pour ramener des victuailles pour Martin et Rani. Nous dînons, comme la veille, dans une excellente atmosphère d’un Chili con Carne confectionné par Jerry, un régal.
Jour 7 vendredi 22 février
Après nos adieux au Jungle Tide nous voilà repartis sur les routes du Sri Lanka, un périple de 80 kilomètres direction Nuwaraeliya. Sur le chemin nous nous arrêtons au-dessus du lac de Kotmalé et mangeons au pied des cascades de Rambuda. En continuant sur la même route nous croisons plusieurs fabriques de thé. Comme nous l’avait conseillée Sally, nous nous arrêtons à la BOCHELLIE. Le thé est offert gracieusement, un thé sombre orangé un peu passe partout mais d’excellente facture.
La route jusqu’à notre hôtel est encore une fois complétement défoncée, l’hôtel est sur un promontoire en plein milieu des plantations de thé avec une vue dégagée sur les plaines environnantes, nous sommes à 1900 mètres d’altitude. L’ambiance, la décoration, le style, tout est vraiment « so britisch » (sauf un tableau d’Eguisheim accroché au bar de l’hôtel, faire autant de kilomètres pour voir un petit bout de notre Alsace c’est insolite !). À 17h00 nous avons droit au tea time, avec des pâtisseries maison. L’hôtel étant loin de tout nous dînons le soir même au restaurant de l’hôtel, ma foi c’est un bon choix puisque l’on y mange très bien. Finalement, à part les paysages et la cascade nous n’aurons pas vu grand-chose de cette partie de l’île.
Jour 8 samedi 23 février
En route pour Kandanagedara ! Encore et toujours des routes en lacets interminables, nous ne le savons pas encore mais nous allons passer près de 8 heures dans la voiture….avec Mahinda c’est un supplice. Nous arrivons sur les coups de 17h00 à l’Horathapola Estate. C’est plutôt une chambre d’hôte qu’un hôtel puisqu’il n’y a que 4 chambres. La maison de type coloniale est splendide et date de 1922, les meubles sont d’époque et décorent agréablement la maison. Une table trône au milieu de l’entrée. Le plateau est une mosaïque d’ivoire, d’ébène et de bois de santal. Les quatre pieds en fonte représentent des éléphants, les trompes des pachydermes relient le plateau au sol carrelé de la pièce. Pendant que nous nous installons dans nos chambres le personnel s’affaire pour préparer la table et le repas. Après un petit tour dans l’eau légèrement salée de la piscine et une promenade dans le parc de la propriété, nous passons à table.
Le rice & curry est cette-fois ci différent. A la place du traditionnel riz blanc ou rouge, on nous sert des nouilles de riz complètes. En accompagnement, des courgettes au lait de coco à fondre de plaisir, de la noix de coco râpée mélangée avec des piments des oignons vraiment très épicés, des pommes de terre au piment rouge, des lentilles jaunes et du poisson avec la même consistance que le thon. Le tout est un pur délice. Pour couronner ce repas nous avons droit à une assiette de fruits frais, ananas, papaye, pastèque. Pour Calou et Christophe se sera le dessert du jour, un flan à la noix de coco, trop sucrée pour ma part.
Jour 9 dimanche 24 février
Réveil à 8h50 pour un petit-déjeuner à 9h00. Nous nous éternisons à table jusqu’à 10h30 en nous délectant de fruits, de pain frais grillé, de confiture de mangue, de Roti (galette genre Nan), de lentilles au curry et d’un thé fort et amer. Nous nous relaxons au bord de la piscine en attendant l’heure fatidique du départ vers l’aéroport. J’en profite pour faire un tour dans les rizières voisines et une usine à l’arrêt (on est dimanche) de transformation des noix de coco.
Aéroport de Colombo, l’avion est à l’heure nous arrivons après une heure de vol sur l’île-aéroport des Maldives. C’est un peu la cohue au niveau du passage des douanes car il faut remplir un document pour rentrer sur le territoire, dommage que l’on n’ait pas eu les papiers dans l’avion on aurait gagné du temps. Le représentant du SALA FAMILY nous attend à la sortie et nous indique le chemin pour la navette qui nous emmènera sur Malé. C’est lui qui payera le bateau et le taxi. Nous sommes accueillis par Thomas le propriétaire des lieux. Il est Allemand et vit aux Maldives depuis 9 ans. La chambre est belle, petite mais confortable. Elle porte le nom de Kho Samui, au mur nous reconnaissons l’hôtel où nous avions séjourné en 2007, le monde est vraiment tout petit. Par contre c’est un peu bruyant, la mosquée est attenante à l’hôtel et le Musti nous réveillera à 5 heure du matin pour l’appel à la prière…..heureusement cela ne dure pas ! Le passage des motos et des voitures est également gênant. Il vaut mieux demander une chambre côté cour intérieur…..c’est quand même l’un des meilleurs endroits de la ville pour faire un stop avant de partir pour les îles hôtels.
Jour 10 lundi 25 février au samedi 2 mars
Après un petit déjeuner à l’allemande, charcuterie/fromage/pain noir, nous rejoignons l’île aéroport pour prendre le speedboat qui nous conduira au Rihiveli. Chaque hôtel a un stand au niveau des arrivées, l’aéroport est en plein travaux, cela devrait changer dans les prochains mois.
Nous trouvons celui du Rihiveli au comptoir 45 en partenariat avec le groupe Holidays Inn. Nous attendons les derniers clients avant de monter à bord du bateau. Nous allons avoir une heure de bateau et 1h30 de décalage horaire avec Malé….pas de panique, nous sommes sur la même longitude, c’est juste cette île qui a décidé d’appliquer cet horaire, pour profiter des longues soirées, un peu comme en été chez nous, c’est très agréable.
Le Rihiveli c’est « pas de chaussures, pas de nouvelles », bon, y’a moyen de garder ses pompes et pour les nouvelles les personnes qui n’arrivent pas à décrocher pendant les vacances ont de la wifi à l’accueil et au bar.
Si pour vous le paradis c’est du sable blanc et fin qui s’écoule entre les orteils, une eau turquoise et transparente, deux petites îles inhabitées mais que l’on peut rejoindre à pied, une grande île où sont disséminés une cinquantaine de bungalows au milieu des cocotiers, des repas excellents et variés et bien venez au Rihiveli ! Sans oublier le staff efficace et adorable, 170 petites mains qui s’occupent de 120 personnes ce n’est pas commun ! Manque plus que la clim dans les chambres pour que le tableau soit idyllique !
Donc du lundi 25 février au samedi 2 mars nous sommes restés sur ce petit bout d’Eden avec des journées rythmées de la même manière, c’est-à-dire :
Lever à 9h, petit-déjeuner 9h30, snorkeling 10h30, retour pour tanguer sur la berge à 12h30, déjeuner 12h45 jusqu’à 14h30 nous tapons la causette et trainons à table, sieste jusqu’à 15h15, snorkeling 15h30, retour pour tanguer à nouveau à 17h30, bar/apéro 19h00, dîner 20h15, au lit à 23h00….et comme ça pendant 6 jours. Ça parait monotone comme ça, ben non, c’est tout simplement formidable, le plaisir absolu. Les sorties snorkeling sont à chaque fois différentes et vous voyez des poissons fabuleux….dans l’ordre d’apparition : des dauphins, une cinquantaine à chaque fois que nous sortions de l’atoll, des raies tigres (enfin une), une raie manta, des requins pointes noires, des requins dormeur, des raies pastenague, des Balistes, des tortues, des carangues, des chirurgiens, des clowns noirs et des rouges, des poissons ange royal, des murènes énormes !, des nasons pointillés qui nous frôlaient, des perroquets magnifiques, des poissons coffres, des papillons des lapins….c’est toujours des poissons !, des cochers grégaires en bande, des sergents majors, des tamarins, des napoléons énormes ! et un des plus beaux pour moi, le poisson diagramme oriental.
Le masque et tuba ne vous quitte pas aux Maldives. Sur certaines plongés ont avait l’impression de nager dans un aquarium tellement c’était fourni et varié.
Sinon, les bungalows sont simples mais bien équipés, l’eau des carafes est changée tous les jours, des fontaines à eau gratuites disséminées sur l’île, vous permettent d’aller faire le plein tout au long de la journée. Toutes les activités sont comprises dans le prix, nous avons pu faire : du Snorkeling avec prêt du matériel, du catamaran, du canoë….nous aurions pu faire de la planche à voile et du kite surf mais encore aurait-il fallu savoir en faire !
Nous avons eu droit à trois soirées sur la plage, avec le coucher du soleil en arrière-plan : la soirée dessert, la soirée maldiviennes et la soirée blanche (avec barbecue et musique).
Nous avons quitté l’endroit avec regret voir une petite pointe de tristesse….nous espérons y retourner un jour, quand on aura mis assez d’argent de côté !
En vrac
- Les Sri Lankais sont souriants, parfois moqueurs mais toujours avec un petit sourire…ça passe mieux
- Quand ils sont d’accord avec vous ils dodelinent de la tête de droite à gauche, … bon ils le font aussi quand ils ne sont pas d’accord avec vous
- En général les guides/chauffeurs que l’on trouve sur le net ne sont pas ceux que vous aurez au final, c’est toujours sous-traité sur l’île….donc vous allez en chier, car la plupart veulent se faire un maximum de broussoufe. Ils vous colleront des guides à chaque sites, ils rajouteront le repas sur la facture quand vous aurez le dos tourné (même si au départ vous aviez conclus que tout était compris, repas, hébergement, gasoil….), le nôtre nous a même rajouté une petite bouteille d’alcool local (raki) sur des courses que nous étions en train de faire.
- Mahinda était chauffeur, pas guide….bon il était prudent mais ne savait pas où se trouvait les sites intéressants de son pays, on a perdu beaucoup de temps et fait des kilomètres inutiles.
- Un bon guide papier (LP ou Routard) est très utile pour les sites mais un guide sur place c’est quand même le top…..négocier le tarif avant la visite et restez ferme !
- Le Rice & curry est un régal, il est toujours accompagné de riz blanc parfois de riz rose, d’un curry de viande ou de poisson, de légumes variés (lentilles, choux raves, oignons, aubergines….varie en fonction de la saison)
- Les bananes et les ananas sont délicieux, j’accroche moins avec la papaye et la pastèque…insipides
- Leur anglais est incompréhensible, c’est du Cinglisch…mélange d’anglais et de cingalais
- Ils s’occupent très bien de leurs enfants, mère comme père sont à la sortie des écoles pour les récupérer et filer dans les parcs pour se rafraichir et prendre un en-cas.
- Par contre sur les routes en chantier les femmes ont la pelle, les hommes les machines de terrassement
- Reparlons des routes, elles sont catastrophiques, heureusement des travaux sont en court, cela devrait s’améliorer dans les prochaines années
- Selon la réputation, ce n’est pas mon avis je préfère préciser…quoi que, les femmes au volant chez-nous c’est quelque chose, je dis ça sans être misogyne, mais alors là-bas….planquez-vous !
Pour les Maldives
- Si on peut éviter de faire un stop à Malé c’est un gain de temps indéniable, malheureusement avec Emirates les vols vers l’archipel n’ont lieu qu’en fin de journée. Il faut voler dans ce cas-là avec Sri-Lanka Airlines qui propose des vols tout on long de la journée…
- Les Maldives sont immenses, vous n’aurez pas forcément le même temps au sud qu’au nord
- Pas d’alcool à Malé, mais les îles hôtels vous pousseront à la consommation….c’est quand même paradoxal !
- Evitez les grandes structures à plus de 100 bungalows, les îles sont si petites que vous vous sentirez forcément à l’étroit….mais ce n’est que mon avis.
- D’ailleurs j’ai donné mon avis sur tout, j’ai surtout donné mon avis…..chacun pourra se faire sa propre opinion en se rendant dans ces deux merveilleux pays !
Je voulais terminer par remercier les membres du Forum qui m'ont aidé à organiser ce voyage: MUSHU23 GABELOUNETTE ISARAPH SUDI LEPIAF.....merci mille fois!
Départ à 14h25 de l’aéroport CDG dans l’A380. Permission exceptionnelle de la part du commandant de bord (il doit le dire à chaque fois) de filmer l’intérieur du cockpit. Alors l’avion est immense mais le poste de pilotage est vraiment rikiki, les 5 personnes qui se trouvent dans cet espace exigu se marchent presque dessus.
Retard de 45 minutes à Dubaï, le vol prévu à 2 :45 ne partira qu’à 3 :30. Nous tuons le temps en déambulant dans la zone duty-free. Portés par le vent nous rattrapons le temps perdu et arrivons finalement juste avec un petit ¼ d’heure de retard sur l’horaire initial.
A l’accueil de l’aéroport, notre chauffeur, nous attend avec un panonceau. Mahinda a un VAN tout pourri, une conduite très prudente et une méconnaissance total des sites culturels de son pays….mais ça on ne s’en rendra compte que plus tard. Il n’a absolument rien préparé et n’a aucune idée de l’endroit où se trouve le premier hôtel à Colombo…..franchement ça promet !
La route entre l’aéroport et le centre de Colombo (hôtel CASA COLOMBO) est longue et le trafic est dense. Après plusieurs appels téléphoniques le chauffeur finit par trouver notre pied à terre, non sans l’aide de Pascale qui avait vu au préalable l’enseigne de l’hôtel. Le CASA est dans une vieille bâtisse de type colonial mais remise à neuf dans un style contemporain, en gardant le cachet des ancien. Le mélange est détonnant et étonnant, mais à mes yeux, une véritable réussite. Les chambres sont très bien équipées, la télé ne sert à rien mais elle traîne au milieu du salon, une sono d’enfer équipe également cet espace. Une sieste d’un quart d’heure, un petit plouf dans l’eau, une bonne douche, ou l’inverse et nous voilà parti pour faire un petit tour dans la grande ville. Ballade sur Face Galle Green, le rendez-vous des amoureux Srilankais qui se retrouvent collés-serrés sur les bancs publics, cachés sous des ombrelles.
Visite du mythique Gale Face hôtel, rencontre avec la population sur le marché coloré et odorant de Pettah, nous finissons la journée avec le temple bouddhiste de Gangaramaya .
Le soir nous prenons un verre au ZAZA, le bar de l’hôtel, la décoration est là aussi très réussie, eau rafraîchissante qui coule sur le toit et les parois du bâtiment vitré, fauteuil en rotin très stylé, bar noir et en fondu rose découpé en relief sous ce bar, un couple qui s’embrasse.
Nous dinons de spécialités Sri-Lankaises au restaurant de l’hôtel. C’est épicé, mais il vaut mieux s’habituer tout de suite, c’est tout simplement succulent ! Curry pour ma Calou et nouille/légumes/poulet pour ma part et pour Christophe, Isa opte pour une salade composée.
En dessert c’est crumble à la rhubarbe pour tout le monde. Nous nous couchons à 21h00 repus et complétement lessivés pour un sommeil profond et réparateur.
Jour 2 dimanche 17 février
Après un petit-déjeuner réussi, fruits, café, croissant, omelette, saucisse, gaufre, pas mélangé comme ça mais au final cela revient au même, nous réglons la facture et partons direction DAMBULLA. La route est encore une fois interminable, heureusement nous pouvons nous arrêter où bon nous semble et faire des coupures. Le jardin d’HERANROGUDA est sur la route de KANDY, nous essayerons de le faire au retour. A PASYALA il y a effectivement des vendeuses de noix de cajou, mais les tarifs sont similaires à ceux pratiqués en France. Un peu plus loin sur la route les vanniers vendent de très belles pièces mais c’est plutôt volumineux et difficilement transportable dans l’avion.
Nous arrivons à 14h30 après 5 heures de route à l’HERITANCE KANDALAMA. L’accueil est souriant. Pendant que nous dégustons une boisson rafraichissante, le personnel s’active à porter nos bagages dans la chambre. Nous grignotons quelques sandwichs (sur toutes les factures il faut rajouter la TVA de 24 %) puis montons dans nos chambres pour nous rafraîchir sous une bonne douche. Le chauffeur nous attend déjà pour aller visiter les fameuses grottes de Dambulla. Le site est à quelques kilomètres et vaut vraiment le détour. La montée vers les grottes est un peu casse-patte mais le jeu en vaut la chandelle.
50 roupies le parking, 25 roupies les claquettes laissées à l’entrée (enfin pas pour moi, puisque je les glisse dans mon sac à dos, (un touriste se permet d’ailleurs de me faire une réflexion), 1500 roupies pour le site et 500 roupies pour le guide, ….ok, on est là pour faire vivre le tourisme, même si j’ai l’impression d’être une vache à lait, je crois qu’en prenant un chauffeur pour nous 4 pendant neuf jours on a contribué à faire marcher ce petit business…quand à l’autre touriste qui est venu avec son bus et son troupeau, je l’emm….. Retour à l’hôtel pour faire un petit plongeon dans la piscine avec la vue sur le lac de KANDALAMA. Malheureusement le ciel en décide autrement, un orage éclate et des trombes d’eau nous interdirons de mettre le moindre orteil dans le bassin.
Pendant que Calou se paye du bon temps massée par les mains expertes d’un sri-lankais, nous sirotons quelques boissons avec Christophe et Isabelle. Ce soir nous dînons à nouveau sur la terrasse de mets plus ou moins bon, mais avec la même constance au niveau du prix….c’est à dire cher ! Coucher à 23h00, demain debout à 6h45 pour aller visiter le rocher de SIGIRYA et faire notre safari.
Jour 3 lundi 18 février
Le petit-déjeuner du KANDALAMA est servi sous forme de buffet, c’est varié et copieux mais pas franchement fantastique. Mais bon, chacun y trouve son compte.
Départ à 9 h00 pour SIGIRYA. Le chauffeur se plante de route et au lieu d’arriver à 9h30 nous arrivons à 10h30 en même temps que la horde des touristes en bus. Nous nous frayons un passage mais butons sur l’escalier en colimaçon qui permet d’accéder aux fresques. En temps normal un deuxième escalier donne accès à la suite de la visite, malheureusement celui-ci étant en travaux, c’est collé-serré sur un seul escalier que les gens se croisent. Rencontre sympathique avec des allemandes, un peu moins quand il s’agit des chinois.
Devant les grandes pattes de Lion, les derniers escaliers sont une formalité. C’est un peu l’embouteillage quand une personne décide de redescendre à contre-sens pour cause de vertige. La vue panoramique du haut du rocher est remarquable, à 360° (pas la température) s’étalent les plaines fertiles et la jungle des premières montagnes.
Dans l’après-midi le rendez-vous pour le safari est prévu à 14h30, mais étant un peu en avance nous téléphonons à l’organisateur pour avancer notre ballade à 13h00. C’est un safari payé au préalable en France, pour éviter de me déplacer avec un paquet de brousoufe. En finalité je l’ai regretté, si j’avais su, j’aurai tout fait sur place….en effet, la société ECOTEAM qui nous avait organisé la sortie, est basée à Colombo et soustraite toutes les activités qu’elle propose. Alors dans un premier temps, nous aurions dû nous rendre au parc de Minnerya mais le chauffeur de la jeep nous emmène au parc de HURULU, les tarifs pour rentrer dans le parc sont dérisoire par rapport à la facture que j’ai réglée.
Nous roulons depuis 1h30 dans le parc, nous avons vu en tout et pour tout : deux paons et un varan, pas de quoi fouetter un chat, par contre les paysages sont superbes. C’est peut-être le panorama qui a déconcentré notre chauffeur, toujours est-il que nous nous retrouvons coincés dans cinquante centimètres de boue sans pouvoir avancer ni reculer le véhicule….seuls dans la jungle dans cet environnement hostile (t’imagines on se fait bouffer par un paon), nous patientons plus d’une heure avant qu’une autre jeep arrive….mais pas pour nous dépanner, non c’est juste pour voir si l’autre chauffeur arrive à sortir le véhicule embourbé, le bougre sait peut-être mieux conduire !
Évidemment il n’y arrivera pas, par chance, la cliente de la jeep est d’accord pour qu’on l’accompagne dans son périple. Natalie, c’est son prénom, n’a pas vu de paon ni de varan, par contre elle a vu des éléphants ! Elle va d’ailleurs nous porter chance par la suite puisque nous en verrons près d’une trentaine ! Nous ne sommes plus vraiment dans le parc mais sur la route entre Harabana et Horatapula et c’est là que nous croisons le plus de pachydermes.
Retour à l’HERITANCE sur les coups de 18h30, comme la veille au soir un orage nous accueille sous les trombes d’eau. Nous nous retrouvons au bar et invitons Natalie, d’une part pour la remercier de nous avoir dépanné et d’autre part parce qu’aujourd’hui c’est mon anniversaire ! Nous avons dîné au restaurant du septième étage, de meilleure facture que le buffet du quatrième. Nous nous régalons d’un RICE & Curry délicieux.
Jour 4 mardi 19 février
Aujourd’hui direction Polonnaruwa, encore une ancienne capitale Sri-Lankaise. Sur les routes périlleuses du SL il n’est pas rare d’être à 7 de front sur la même route, 2 vélos 1 bus 1 van 1 moto 1 voiture 1 tuk-tuk, ce joyeux capharnaüm se respecte à coup de klaxon et ma foi ça marche sans trop de casse….mais les pires sont quand même les chauffeurs de bus, qui, étant donné le calibre de l’engin et vu qu’ils ont des horaires à respecter, foncent comme des Fangio.
Arrivée tardive sur le site, avec le sens d’orientation et la lenteur de notre chauffeur nous perdons au moins une heure sur le temps de parcours. Il faut dire aussi qu’en chemin nous nous sommes arrêtés pour faire le change. Très particulier le change dans une banque Sri-Lankaise, le banquier fait valider par la guichetière principale qui fait valider par le responsable de la banque qui donne l’autorisation à la guichetière de nous échanger le billet de 100 euros que j’avais donné au départ…..ça nous a pris vingt bonnes minutes. A noter que la commission est de 2%, chose qui n’est pas appliquée à l’hôtel et souvent les taux y sont plus avantageux.
En arrivant sur Polonnaruwa nous essuyons un premier orage, il tombe pile-poil celui-là, puisqu’en attendant nous visitons le musée du site (belles pièces trouvées lors des fouilles archéologiques et maquettes des différents bâtiments). Le musée est assez petit et les pièces ne sont pas vraiment mise en valeur….c’est dommage. Bon, l’entrée est comprise dans le Pass alors autant en profiter. Nous n’avons pas fait tout le site, il est très étendu, le mieux est de louer un vélo pour parcourir le dédale des chemins.
Le plus beau, pour nous, est certainement le Kalu Gal Vihara, 4 statues taillées dans le granite dont un bouddha couché de 15 mètres de long, c’est de toute beauté. Sur le parcours nous essuyons deux autres gros orages, mais à chaque fois nous avons pu nous abriter à temps, ce n’est pas la même histoire pour les groupes de touristes et c’est tout bénéfice pour nous puisque nous sommes beaucoup moins nombreux sur le site.
Retour à l’hôtel à 19h15 et dîner au septième étage à nouveau d’un Rice & curry un peu plus épicé que la veille, ils ont peut-être cru que nous étions des habitués, c’est vrai que la bouche est maintenant anesthésiée, mais les épices me font toujours autant couler le nez !
Jour 5 mercredi 20 février
Départ pour le pays de Kandy, sur la route nous nous arrêtons dans un des nombreux jardins d’épices, les fameuses, qui nous mettent le feu à la bouche. Tous ces jardins sont au bord de la route et proposent exactement la même chose. La fabrique d’huiles et de crèmes doit certainement fournir l’ensemble des marchands ! Même si l’on n’achète pas il est toutefois intéressant de découvrir les vertues et l’utilité des différentes plantes cultivées. Malheureusement les tarifs sont prohibitifs, ou plutôt, identique à ceux pratiqués en France. Désolé pour notre chauffeur qui ne touchera pas de commission….
La dernière partie de route pour Kandy est très longue et encombrée, nous arrivons avec toutes les peines du monde à trouver une place à côté du lac pour visiter le temple de la dent . Puis un petit tour dans Kandy pour faire quelques emplettes et échanger de la monnaie avant de prendre la route pour notre chambre d’hôte « le Jungle Tide ». La route est une véritable épreuve, surtout une portion de 3 kilomètres jalonnée d’innombrables nids de poule. Après plus d’une heure de torture nous sommes accueillis par Sally et Jerry les propriétaires anglais de la demeure et par Martin et Rani, au four et au moulin pour que votre séjour se passe bien. Ils nous concocterons en dîner, un rice & curry exquis. Nous sommes restés à table jusqu’à 23h00, envoûtés par les récits de la maîtresse de maison….Sally devrait mettre sur papier toutes ses histoires, elle aurait forcément du succès !
Jour 6 jeudi 21 février
Petit-déjeuner simple mais bon. Départ à 9 heure pour le jardin de Piradenya , c’est le poumon vert de la ville de Kandy….bien que le centre-ville soit à 4 kilomètres. Le jardin est merveilleux, les visiteurs sont respectueux de l’endroit, c’est peut-être le seul lieu où l’on ne trouve pas de sac plastique par terre.
Les arbres sont pour la plupart centenaires. Les chauves-souris géantes colonisent les sommets des grands ficus qui longent la rivière ainsi que les arbres de l’allée des conifères. Dans le parc il est également possible d’utiliser le pont suspendu au-dessus de la rivière. Il parait que certaines scènes du film « le pont de la rivière Kwai » auraient été tournées à cet endroit. Autre coin à ne pas rater, la serre des Orchidées, la plus grande du monde se trouve à gauche en entrant dans la serre. Seul point négatif dans le parc, la cafétéria qui propose des plats où la qualité est plus que discutable, pour ne pas dire médiocre .
Nous passons la fin de journée à faire du shopping dans Kandy. Calou, Isa et Christophe dévalisent les grandes galeries commerciales pendant que j’arpente les vieilles rues de Kandy à la recherche d’une cabine téléphonique pour avoir des nouvelles des enfants. J’en trouve une et arrive à joindre Valentin, il m’annonce qu’il a réussi ses partiels, j’explose de joie dans la cabine exigue, les Sri-Lankais me regardent d’un air ébahit, je quitte les lieux avec un sourire jusque derrière les oreilles toujours suivi des mêmes regards….je rentre dans une boutique pour fuir un rabatteur qui me suivait depuis 10 bonnes minutes. Il se trouve que c’est une papeterie, je décide donc d’acheter du matériel scolaire pour l’école qui se trouve à côté de la chambre d’hôte. Je retrouve la troupe devant le centre commercial pour un retour à la maison non sans passer au marché pour ramener des victuailles pour Martin et Rani. Nous dînons, comme la veille, dans une excellente atmosphère d’un Chili con Carne confectionné par Jerry, un régal.
Jour 7 vendredi 22 février
Après nos adieux au Jungle Tide nous voilà repartis sur les routes du Sri Lanka, un périple de 80 kilomètres direction Nuwaraeliya. Sur le chemin nous nous arrêtons au-dessus du lac de Kotmalé et mangeons au pied des cascades de Rambuda. En continuant sur la même route nous croisons plusieurs fabriques de thé. Comme nous l’avait conseillée Sally, nous nous arrêtons à la BOCHELLIE. Le thé est offert gracieusement, un thé sombre orangé un peu passe partout mais d’excellente facture.
La route jusqu’à notre hôtel est encore une fois complétement défoncée, l’hôtel est sur un promontoire en plein milieu des plantations de thé avec une vue dégagée sur les plaines environnantes, nous sommes à 1900 mètres d’altitude. L’ambiance, la décoration, le style, tout est vraiment « so britisch » (sauf un tableau d’Eguisheim accroché au bar de l’hôtel, faire autant de kilomètres pour voir un petit bout de notre Alsace c’est insolite !). À 17h00 nous avons droit au tea time, avec des pâtisseries maison. L’hôtel étant loin de tout nous dînons le soir même au restaurant de l’hôtel, ma foi c’est un bon choix puisque l’on y mange très bien. Finalement, à part les paysages et la cascade nous n’aurons pas vu grand-chose de cette partie de l’île.
Jour 8 samedi 23 février
En route pour Kandanagedara ! Encore et toujours des routes en lacets interminables, nous ne le savons pas encore mais nous allons passer près de 8 heures dans la voiture….avec Mahinda c’est un supplice. Nous arrivons sur les coups de 17h00 à l’Horathapola Estate. C’est plutôt une chambre d’hôte qu’un hôtel puisqu’il n’y a que 4 chambres. La maison de type coloniale est splendide et date de 1922, les meubles sont d’époque et décorent agréablement la maison. Une table trône au milieu de l’entrée. Le plateau est une mosaïque d’ivoire, d’ébène et de bois de santal. Les quatre pieds en fonte représentent des éléphants, les trompes des pachydermes relient le plateau au sol carrelé de la pièce. Pendant que nous nous installons dans nos chambres le personnel s’affaire pour préparer la table et le repas. Après un petit tour dans l’eau légèrement salée de la piscine et une promenade dans le parc de la propriété, nous passons à table.
Le rice & curry est cette-fois ci différent. A la place du traditionnel riz blanc ou rouge, on nous sert des nouilles de riz complètes. En accompagnement, des courgettes au lait de coco à fondre de plaisir, de la noix de coco râpée mélangée avec des piments des oignons vraiment très épicés, des pommes de terre au piment rouge, des lentilles jaunes et du poisson avec la même consistance que le thon. Le tout est un pur délice. Pour couronner ce repas nous avons droit à une assiette de fruits frais, ananas, papaye, pastèque. Pour Calou et Christophe se sera le dessert du jour, un flan à la noix de coco, trop sucrée pour ma part.
Jour 9 dimanche 24 février
Réveil à 8h50 pour un petit-déjeuner à 9h00. Nous nous éternisons à table jusqu’à 10h30 en nous délectant de fruits, de pain frais grillé, de confiture de mangue, de Roti (galette genre Nan), de lentilles au curry et d’un thé fort et amer. Nous nous relaxons au bord de la piscine en attendant l’heure fatidique du départ vers l’aéroport. J’en profite pour faire un tour dans les rizières voisines et une usine à l’arrêt (on est dimanche) de transformation des noix de coco.
Aéroport de Colombo, l’avion est à l’heure nous arrivons après une heure de vol sur l’île-aéroport des Maldives. C’est un peu la cohue au niveau du passage des douanes car il faut remplir un document pour rentrer sur le territoire, dommage que l’on n’ait pas eu les papiers dans l’avion on aurait gagné du temps. Le représentant du SALA FAMILY nous attend à la sortie et nous indique le chemin pour la navette qui nous emmènera sur Malé. C’est lui qui payera le bateau et le taxi. Nous sommes accueillis par Thomas le propriétaire des lieux. Il est Allemand et vit aux Maldives depuis 9 ans. La chambre est belle, petite mais confortable. Elle porte le nom de Kho Samui, au mur nous reconnaissons l’hôtel où nous avions séjourné en 2007, le monde est vraiment tout petit. Par contre c’est un peu bruyant, la mosquée est attenante à l’hôtel et le Musti nous réveillera à 5 heure du matin pour l’appel à la prière…..heureusement cela ne dure pas ! Le passage des motos et des voitures est également gênant. Il vaut mieux demander une chambre côté cour intérieur…..c’est quand même l’un des meilleurs endroits de la ville pour faire un stop avant de partir pour les îles hôtels.
Jour 10 lundi 25 février au samedi 2 mars
Après un petit déjeuner à l’allemande, charcuterie/fromage/pain noir, nous rejoignons l’île aéroport pour prendre le speedboat qui nous conduira au Rihiveli. Chaque hôtel a un stand au niveau des arrivées, l’aéroport est en plein travaux, cela devrait changer dans les prochains mois.
Nous trouvons celui du Rihiveli au comptoir 45 en partenariat avec le groupe Holidays Inn. Nous attendons les derniers clients avant de monter à bord du bateau. Nous allons avoir une heure de bateau et 1h30 de décalage horaire avec Malé….pas de panique, nous sommes sur la même longitude, c’est juste cette île qui a décidé d’appliquer cet horaire, pour profiter des longues soirées, un peu comme en été chez nous, c’est très agréable.
Le Rihiveli c’est « pas de chaussures, pas de nouvelles », bon, y’a moyen de garder ses pompes et pour les nouvelles les personnes qui n’arrivent pas à décrocher pendant les vacances ont de la wifi à l’accueil et au bar.
Si pour vous le paradis c’est du sable blanc et fin qui s’écoule entre les orteils, une eau turquoise et transparente, deux petites îles inhabitées mais que l’on peut rejoindre à pied, une grande île où sont disséminés une cinquantaine de bungalows au milieu des cocotiers, des repas excellents et variés et bien venez au Rihiveli ! Sans oublier le staff efficace et adorable, 170 petites mains qui s’occupent de 120 personnes ce n’est pas commun ! Manque plus que la clim dans les chambres pour que le tableau soit idyllique !
Donc du lundi 25 février au samedi 2 mars nous sommes restés sur ce petit bout d’Eden avec des journées rythmées de la même manière, c’est-à-dire :
Lever à 9h, petit-déjeuner 9h30, snorkeling 10h30, retour pour tanguer sur la berge à 12h30, déjeuner 12h45 jusqu’à 14h30 nous tapons la causette et trainons à table, sieste jusqu’à 15h15, snorkeling 15h30, retour pour tanguer à nouveau à 17h30, bar/apéro 19h00, dîner 20h15, au lit à 23h00….et comme ça pendant 6 jours. Ça parait monotone comme ça, ben non, c’est tout simplement formidable, le plaisir absolu. Les sorties snorkeling sont à chaque fois différentes et vous voyez des poissons fabuleux….dans l’ordre d’apparition : des dauphins, une cinquantaine à chaque fois que nous sortions de l’atoll, des raies tigres (enfin une), une raie manta, des requins pointes noires, des requins dormeur, des raies pastenague, des Balistes, des tortues, des carangues, des chirurgiens, des clowns noirs et des rouges, des poissons ange royal, des murènes énormes !, des nasons pointillés qui nous frôlaient, des perroquets magnifiques, des poissons coffres, des papillons des lapins….c’est toujours des poissons !, des cochers grégaires en bande, des sergents majors, des tamarins, des napoléons énormes ! et un des plus beaux pour moi, le poisson diagramme oriental.
Le masque et tuba ne vous quitte pas aux Maldives. Sur certaines plongés ont avait l’impression de nager dans un aquarium tellement c’était fourni et varié.
Sinon, les bungalows sont simples mais bien équipés, l’eau des carafes est changée tous les jours, des fontaines à eau gratuites disséminées sur l’île, vous permettent d’aller faire le plein tout au long de la journée. Toutes les activités sont comprises dans le prix, nous avons pu faire : du Snorkeling avec prêt du matériel, du catamaran, du canoë….nous aurions pu faire de la planche à voile et du kite surf mais encore aurait-il fallu savoir en faire !
Nous avons eu droit à trois soirées sur la plage, avec le coucher du soleil en arrière-plan : la soirée dessert, la soirée maldiviennes et la soirée blanche (avec barbecue et musique).
Nous avons quitté l’endroit avec regret voir une petite pointe de tristesse….nous espérons y retourner un jour, quand on aura mis assez d’argent de côté !
En vrac
- Les Sri Lankais sont souriants, parfois moqueurs mais toujours avec un petit sourire…ça passe mieux
- Quand ils sont d’accord avec vous ils dodelinent de la tête de droite à gauche, … bon ils le font aussi quand ils ne sont pas d’accord avec vous
- En général les guides/chauffeurs que l’on trouve sur le net ne sont pas ceux que vous aurez au final, c’est toujours sous-traité sur l’île….donc vous allez en chier, car la plupart veulent se faire un maximum de broussoufe. Ils vous colleront des guides à chaque sites, ils rajouteront le repas sur la facture quand vous aurez le dos tourné (même si au départ vous aviez conclus que tout était compris, repas, hébergement, gasoil….), le nôtre nous a même rajouté une petite bouteille d’alcool local (raki) sur des courses que nous étions en train de faire.
- Mahinda était chauffeur, pas guide….bon il était prudent mais ne savait pas où se trouvait les sites intéressants de son pays, on a perdu beaucoup de temps et fait des kilomètres inutiles.
- Un bon guide papier (LP ou Routard) est très utile pour les sites mais un guide sur place c’est quand même le top…..négocier le tarif avant la visite et restez ferme !
- Le Rice & curry est un régal, il est toujours accompagné de riz blanc parfois de riz rose, d’un curry de viande ou de poisson, de légumes variés (lentilles, choux raves, oignons, aubergines….varie en fonction de la saison)
- Les bananes et les ananas sont délicieux, j’accroche moins avec la papaye et la pastèque…insipides
- Leur anglais est incompréhensible, c’est du Cinglisch…mélange d’anglais et de cingalais
- Ils s’occupent très bien de leurs enfants, mère comme père sont à la sortie des écoles pour les récupérer et filer dans les parcs pour se rafraichir et prendre un en-cas.
- Par contre sur les routes en chantier les femmes ont la pelle, les hommes les machines de terrassement
- Reparlons des routes, elles sont catastrophiques, heureusement des travaux sont en court, cela devrait s’améliorer dans les prochaines années
- Selon la réputation, ce n’est pas mon avis je préfère préciser…quoi que, les femmes au volant chez-nous c’est quelque chose, je dis ça sans être misogyne, mais alors là-bas….planquez-vous !
Pour les Maldives
- Si on peut éviter de faire un stop à Malé c’est un gain de temps indéniable, malheureusement avec Emirates les vols vers l’archipel n’ont lieu qu’en fin de journée. Il faut voler dans ce cas-là avec Sri-Lanka Airlines qui propose des vols tout on long de la journée…
- Les Maldives sont immenses, vous n’aurez pas forcément le même temps au sud qu’au nord
- Pas d’alcool à Malé, mais les îles hôtels vous pousseront à la consommation….c’est quand même paradoxal !
- Evitez les grandes structures à plus de 100 bungalows, les îles sont si petites que vous vous sentirez forcément à l’étroit….mais ce n’est que mon avis.
- D’ailleurs j’ai donné mon avis sur tout, j’ai surtout donné mon avis…..chacun pourra se faire sa propre opinion en se rendant dans ces deux merveilleux pays !
Je voulais terminer par remercier les membres du Forum qui m'ont aidé à organiser ce voyage: MUSHU23 GABELOUNETTE ISARAPH SUDI LEPIAF.....merci mille fois!
Départ dans un mois au Sri Lanka, itinéraire, transports...? English translation pending
Bonjour à tous,
Tout d'abord merci pour ce forum qui m'a beaucoup aidé à planifier mon voyage au Sri Lanka 😉 Mon compagnon et moi partons dans un mois visiter ce pays incroyable pour 18 jours en mode bagpackers
J'aurai aimé avoir votre avis sur la faisabilité de notre itinéraire sachant que nous voyageons en transports, peut-être prendrons nous une fois le taxi, quand on en aura vraiment envie (ou besoin 😉)
Voici notre itinéraire:
Arrivée à l'aéroport, direction Negombo pour prendre des forces avant tout! J2: Negombo-Matara: juste pour un jour, notre but étant d'aller à Tissa pour visister le parc Yala et ensuite tout remonter. J3: Matara (Polhena) J4: en route vers Tissa J5: Yala J6: en route vers Nuwara Elyia ou Ella J7: Nuwara ou Ella J8-J9: Kandy J10-11: Sigiryia J12: en route vers Nilaveli pour 5 jours de farniente J17: retour à Negombo
Mes questions sont les suivantes: - Pouvez-vous m'aider pour le trajet en transport de Negombo à Matara? - Est-ce plus facile de partir directement de l'aéroport vers Matara (nous arrivons à 8H15AM à l'aéroport) ? - Meme question pour le trajet de Yala vers Ella/ Nuwara Elyia?
Un tout grand merci d'avance pour vos réponses!
Tout d'abord merci pour ce forum qui m'a beaucoup aidé à planifier mon voyage au Sri Lanka 😉 Mon compagnon et moi partons dans un mois visiter ce pays incroyable pour 18 jours en mode bagpackers
J'aurai aimé avoir votre avis sur la faisabilité de notre itinéraire sachant que nous voyageons en transports, peut-être prendrons nous une fois le taxi, quand on en aura vraiment envie (ou besoin 😉)
Voici notre itinéraire:
Arrivée à l'aéroport, direction Negombo pour prendre des forces avant tout! J2: Negombo-Matara: juste pour un jour, notre but étant d'aller à Tissa pour visister le parc Yala et ensuite tout remonter. J3: Matara (Polhena) J4: en route vers Tissa J5: Yala J6: en route vers Nuwara Elyia ou Ella J7: Nuwara ou Ella J8-J9: Kandy J10-11: Sigiryia J12: en route vers Nilaveli pour 5 jours de farniente J17: retour à Negombo
Mes questions sont les suivantes: - Pouvez-vous m'aider pour le trajet en transport de Negombo à Matara? - Est-ce plus facile de partir directement de l'aéroport vers Matara (nous arrivons à 8H15AM à l'aéroport) ? - Meme question pour le trajet de Yala vers Ella/ Nuwara Elyia?
Un tout grand merci d'avance pour vos réponses!
Retour du Sri Lanka en février 2012 English translation pending
Bonjour,
j'ai visiter la Thaïlande deux fois, le Laos et je suis de retour ce samedi de 15 jours du Sri Lanka, je vous fais part à mon tour de mon avis.
j'ai apprécié: j'ai été touché par la gentillesse du peuple Sri lankais, très accueillant et chaleureux, ce peuple qui a tant souffert dans un passé proche sait nous accueillir avec le sourire. l'adaptabilité de ce peuple a surmonter les épreuves. beau pays, beaucoup d'animaux sauvages à découvrir et de forêt riche en biodiversité. quelques plages magnifiques comme Mirissa, Unawatuna, Tangale ... le climat chaud mais parfois bien arrosé.
inquiétudes: la construction d'un nouvel aéroport prochainement dans le sud du pays et d'une autoroute fait craindre le pire. le pays compte en effet sur le tourisme pour se développer, mais quel impact sur l’environnement. il est de plus en plus rare de voir des éléphants sauvages, le Sri Lanka a encore cette chance, mais pour combien de temps?
dommage: je suis aussi surpris de voir les plus belles plages comme Unawatuna gâchée par des règles d'urbanisme anarchiques. les hôtels et constructions envahissent la plages et seront à nouveau menacés par les eaux. la plage de Mirissa est d’ailleurs bien plus belle et moins polluée par les plastiques en tous genre.
je regrette aussi le comportement de certains touristes qui laissent leur déchets sur le sable ou dans la nature. je regrette le prix des guesthouses que je trouve parfois un peu cher par rapport aux pays voisins.
conclusion:
beau pays, souhaitons qu'il le reste, mais le tourisme menace.
j'ai visiter la Thaïlande deux fois, le Laos et je suis de retour ce samedi de 15 jours du Sri Lanka, je vous fais part à mon tour de mon avis.
j'ai apprécié: j'ai été touché par la gentillesse du peuple Sri lankais, très accueillant et chaleureux, ce peuple qui a tant souffert dans un passé proche sait nous accueillir avec le sourire. l'adaptabilité de ce peuple a surmonter les épreuves. beau pays, beaucoup d'animaux sauvages à découvrir et de forêt riche en biodiversité. quelques plages magnifiques comme Mirissa, Unawatuna, Tangale ... le climat chaud mais parfois bien arrosé.
inquiétudes: la construction d'un nouvel aéroport prochainement dans le sud du pays et d'une autoroute fait craindre le pire. le pays compte en effet sur le tourisme pour se développer, mais quel impact sur l’environnement. il est de plus en plus rare de voir des éléphants sauvages, le Sri Lanka a encore cette chance, mais pour combien de temps?
dommage: je suis aussi surpris de voir les plus belles plages comme Unawatuna gâchée par des règles d'urbanisme anarchiques. les hôtels et constructions envahissent la plages et seront à nouveau menacés par les eaux. la plage de Mirissa est d’ailleurs bien plus belle et moins polluée par les plastiques en tous genre.
je regrette aussi le comportement de certains touristes qui laissent leur déchets sur le sable ou dans la nature. je regrette le prix des guesthouses que je trouve parfois un peu cher par rapport aux pays voisins.
conclusion:
beau pays, souhaitons qu'il le reste, mais le tourisme menace.
Récit de voyage: quinze jours au Sri Lanka (avril 2011) English translation pending
Bonjour,
Notre voyage au Sri Lanka date un peu maintenant (avril 2011, durant le nouvel an), mais peut être que certains pourront y piocher quelques informations. Grâce à l'aide des voyageurs de ce forum, nous avons réussi à constituer notre voyage, le meilleur guide qu'il soit !
Je vais tenter de récapituler au mieux ces 15 jours passés dans ce magnifique pays.
Nous nous sommes véhiculés en bus, train, et avons ponctuellement fait appel à des chauffeurs (nous n’avons pas spécialement tenté de négocier les prix, et, en prenant 1 jour par ci, 2 jours par là, avons payé plus cher qu’en prenant un chauffeur sur plusieurs jours. Mais nous avions choisi d’aviser au jour le jour). En négociant peu, nous avons aussi parfois payé nos GH plus chères lorsque nos chauffeurs nous y amenaient (prenant une commission au passage) que les voyageurs arrivés en bus dans les GH. A la base, nous avions fixé un budget nous permettant d'allier GH et hôtels plus haut de gamme avec piscine.
Nous avons pris un vol A/R avec Emirates (envrion 800euros par personne, mais nous aurions pu l’avoir moins cher en réservant un peu plus tôt)
J- 1 (3 avril 2011): arrivée à l'aéroport. Départ direct avec un chauffeur pour Anuradhapura (nous avions contacté notre chauffeur avant de partir depuis Paris, trouvé sur internet conseillé sur un blog). En route, nous passons à l'orphelinat de Pinawella (grosse déception, nous trouvons qu’il y a beaucoup trop de touristes qui se pressent faire la queue uniquement pour LA photo avec les bébés éléphants) Nuit au Palm Garden Village > Haut de gamme, pas donné mais bel hôtel avec piscine, jolies chambres confortables et très bonne restauration.
J-2 : Au réveil nous partons en Tuk Tuk jusqu’à la GH Tissawewa Rest House où nous louons 2 vélos afin de faire le tour des sites (superbe !). Nous nous sommes régalés et notre passage à vélo un peu perdus nous vaut de grands sourires ! Nous faisons le tour des Dagobas et sites (dagoba de Thuparama, dagoba d’Abhayagiri, Palais de Mahasena, Bouddha Samadhi, dagoba Jetavanarama, dagoba Mirisavatiya…). Le Lonely Planet permet de localiser facilement les sites (à l'inverse du Petit Fûté pas très précis)
Nous reposons les vélos, nous arrêtons boire un verre à la Tissawewa Rest House, puis partons en Tuk Tuk vers Minhintale. En bas des marches, nous nous sommes fait embarquer par un guide auquel je n’ai pas compris pas grand chose de la visite 😛 Mais la balade vaut le coup, seuls sur le site nous prenons le temps (aucun touriste croisé sur le site, le guide nous explique que malheureusement il n’a plus de quoi travailler, la plupart des circuits ne viennent plus jusqu’à Anuradhapura). Mais nous partageons la balade en compagnie de nombreux écoliers tout sourires. Arrivés en haut des marches, la dagoba offre un beau spectacle au coucher du soleil. > Nous passons une 2ème nuit au Palm Garden.
Cette première journée était magnifique, nous gardons un superbe souvenir d’Anuradhapura, de ses habitants curieux de notre présence qui n’hésitent pas à venir nous parler, et de cette première découverte à vélo.
J-3 : nous choisissons de faire appel à un chauffeur pour nous épauler durant 3 jours jusqu’à Kandy, afin de pouvoir rejoindre plus rapidement les plantations de thé. Nous partons en voiture et visitons les différents sites de Polannaruwa. Déposés de sites en sites, nous apprécions nettement moins la visite que la veille à vélo. Nous reprenons la route pour Sigirya. En chemin, notre chauffeur notre propose un safari entre polannaruwa et habarana (le chauffeur nous l'a conseillé mais on s'en serait largement passés. Nous y croisons quelques éléphants et oiseaux. Mais, nous ne sommes pas de grands amateurs) > Nuit à Sigirya dans une GH conseillée par le chauffeur (mais on s'en serait aussi largement passé, du coup je n’ai malheureusement pas noté son nom).
J-4 : Nous nous levons tôt pour débuter la montée de la forteresse de Sigiriya avant que la température ne soit trop élevée. Ce qui ne m’empêche pas d’être en nage arrivée en haut. Et, aux dernières marches après les pattes de Lion, je découvre que suis un peu sensible au vertige. Mais la vue est magnifique, et je ne regrette pas de m’être accrochée !
Toujours avec notre chauffeur, nous partons pour Dambulla et découvrons les grottes (une visite surprenante !) Bien que la montée jusqu’aux grottes soit faciles, après la forteresse de Sigiriya, je commence à en avoir plein les jambes.
Notre chauffeur nous conduit jusqu’à Kandy où nous ne passerons malheureusement qu’une nuit (si nous devions refaire ce périple, nous y passerions 1 ou 2 jours supplémentaires). En fin de journée, nous visitons tout de même rapidement visiter le temple de la dent, et assistons à la cérémonie.
> Nous passons la nuit à l'hôtel Thilanka à Kandy, un hôtel haut de gamme avec piscine et très belle chambre spacieuse. Malheureusement nous avons opté pour le repas buffet à l'hôtel (le seul et unique de notre séjour ;)
J-5 : réveil matinal pour prendre le train direction Nuwara Eliya. J’ai vraiment adoré ce trajet magnifique qui vaut le détour ! On s’installe devant l’une des portes ouvertes du wagon, et on admire le changement de paysages jusqu’aux plantations de thé. Nous croisons beaucoup de voyageurs qui comptent s’arrêter avant nous pour grimper l'adam’s peak, mais, n'étant pas sportive, je ne me suis pas lancée.
Arrivés à Nuwara Eliya, les chauffeurs attendent les touristes à peines descendus du train, et, on ne nous laisse pas vraiment respirer. Plutôt oppressant comme arrivée. > Nous nous installons finalement à la GH Trevene (tenue par une française). Les GH que nous ont annoncé être complètes, et nous avons fait confiance au chauffeur qui nous a pris, insistant, en sortant de la gare. Une bonne surprise, puisque la GH était très propre, l’accueil agréable, et au réveil nous nous sommes offerts un bon petit déjeuner dans le jardin au soleil.
Dans la journée nous partons visiter la fabrique Blue Field (j'ai préféré celle ci à celle de Dambatenne. Il est possible d’y prendre des photos, ce qui n’a pas été notre cas à Dambatenne). Nous y trouvons du thé noir, les thés vert et blanc étant dans d’autres fabriques. En ville également, j’ai profité de l’après-midi pour tenter un massage au hasard et plutôt... surprenant !
J - 6 : Nous partons jusqu’à la gare afin de prendre le train de 9h30 pour rejoindre Haputale. Malheureusement le train n’est jamais passé. Nous apprenons qu’il a déraillé, problème assez fréquent. Les employés nous indiquent que le train peut reprendre le soir même, comme quelques jours plus tard.
Nous optons donc de nouveau pour un chauffeur afin de rejoindre Haputale (mais cela aurait été faisable en bus également en un peu plus de temps). En arrivant nous nous installons dans la GH Sri Lak View (que nous payons visiblement plus chère que les autres voyageurs arrivant sans chauffeur). Ici, on retrouve quelques français croisés précédemment lors de notre périple, cette GH figurant dans le LP, guide incontournable des voyageurs au Sri Lanka !
Nos affaires posées, nous nous baladons dans Haputale, dégustons quelques samoussas puis prenons le bus pour rejoindre les chutes de Diyaluma (1h30 aller, 1h30 retour). Mais sur place, nous nous prenons une grosse averse nous empêchant d'effectuer la balade prévue vers les chutes (le sentier pour grimper se situe environ 1 km plus bas sur la route, après être passé devant l'hôtel Diyaluma falls). Stoppés par la pluie, nous devons attendre 1h le bus qui pourra nous ramener à Haputale. Des ouvriers entrain de faire des travaux nous accueillent avec un grand sourire dans leur boutique… dont ils sont entrain de construire les murs et le toit justement ! 🙂
Le soir nous mangeons tous ensemble aux côtés des français rencontrés. On nous installe dans une plus grande salle sur une grande tablée, et le repas est bon.
>Nous passons la nuit dans la GH Sri Lak View. Bien située, chambre propre et vue sur la montagne. Une bonne adresse conseillée par le LP !
J-7 : nous nous réveillons à 5h30 pour partir à 6h en Three Wealer jusqu'au Lipton seat. Nous voulions apprécier le lever du soleil et avoir la vue dégagée. Nous empruntons ensuite les sentiers pour descendre à travers les plantations de thé (très beau spectacle). Les cueilleuses arrivent, avec leurs tenues colorées au milieu de ces plantations si vertes, c'est vraiment splendide ! Nous terminons par la visite de la fabrique de Dambatenne. Puis évidemment, suite à vos conseils : nous passons à la boulangerie Risara Bakers pour s'empiffrer de samoussas épicées!
Nous comptions partir pour Ella au train de 12h20, mais il a 1h30 de retard. A Ella, nous posons nos bagages au Ella Holiday Inn, puis marchons jusqu’au Little Adams pic. En haut, nous nous prenons de nouveau une averse. La vue n’est pas dégagée malheureusement (mieux vaut y aller le matin). Nous nous requinquons avec un bon jus de fruit pressé au bar situé près de notre hôtel,
> puis passons la nuit au Ella Holiday Inn (bien situé, les chambres sont propres et spacieuses mais nous avons un nid d’oiseaux installé au dessus du lit à baldaquin, ce qui fait un beau va et vient dans la chambre).
J-8-9-10 - Après un bon petit-déjeuner au Ella Holiday Inn (sri lankais épicé pour mon ami, continental pour moi qui me risque moins le matin), nous prenons le bus direction Matara et nous arrêtons à Tangalle.
Un trajet mémorable en bus (3 ou 4h) débout, dans l'agitation des usagers qui montent, descendent, des vendeurs de choses à grignoter qui se faufilent dans le bus pendant un arrêt, on se sait pas bien comment vu que nous sommes tous collés, puis descendent... Le bus était rempli, de sacs, de valises, de gens... mon sac à dos était d'ailleurs posé juste au dessus de la tête du chauffeur, cela débordait de partout. Et, collés au chauffeur fou (comme tous les chauffeurs au Sri Lanka, la conduite est plutôt très sportive), qu'est ce qu'on s'est marrés avec lui ! Des rencontres mémorables, un français de 80 ans en tour du monde, des japonais curieux de tout, des russes stressés par la conduite, des sri-lankais qui se demandent ce que l'on fait là, rigolent... Ah, si seulement les parisiens pouvaient avoir cette bonne humeur dans le rer !
A Tangalle, nous prenons un tuk-tuk pour rejoindre notre hébergement.
> Nous avions réservé 2 nuits aux Palm Paradise Cabanas et avons finalement décidé de rester une nuit supplémentaire. Cabanes dans un décor paradisiaque au milieu des palmiers, plage turquoise, s’endormir en écoutant le bruit de la mer, c’était exactement ce que nous recherchions pour achever ce séjour à deux! Les petits déjeuners compris sont copieux et comprennent des fruits frais délicieux. De la mangue et de la goyave au réveil, miam !
Le soir nous restons manger au restaurant de notre hôtel, très bon. Les repas sont soient servis façon buffet (mais avec un plat unique) soit à la carte d’autres soirs. Nous nous goiffrons de papadam et chutney. Nous sommes principalement restés à la plage, mais avons tout de même visité un peu Tangalle et profité de son marché pour trouver quelques épices, apprécier l’ambiance, et boire quelques kig coconut.
J-11 - Nous partons à regret de ce splendide décor, mais devons nous rapprocher de Colombo. Nous décidons de passer la nuit à Mirissa où nous retrouvons des tas d’autres touristes. La plage est magnifique, mais trop de monde à notre goût par rapport au reste de notre voyage. Nous ne passerons donc finalement qu’une nuit à Mirissa (si c’était à refaire, nous aurions pris une nuit supplémentaire aux Palm Paradise Cabanas plus tranquilles). > Nous passons la nuit à l’hôtel Paradise Beach Club (haut de gamme) : emplacement rêvé en bord de mer, avec piscine, et belles chambres. MAIS l’accueil n’est vraiment pas agréable (pour la 1ere fois de notre séjour nous sommes vraiment surpris de cet accueil) et nous avons du mal à obtenir une chambre malgré notre réservation par téléphone les jours précédents. Le personnel, habitué certainement aux touristes, réclame des pourboires. Le buffet à volonté est à proscrire lorsque l’on aime se retrouver au calme (très cantine). Et puis il y a de bonnes choses à manger ailleurs à Mirissa, sans faire la queue pour avoir son assiette. Nous finissons finalement dans une cabane au bord de la plage à déguster des mojitos et écouter du reggae, au bord de l’eau.
J-12 – Déçus, nous prenons la décision de quitter Mirissa pour Unawatuna qui nous rapproche de Colombo. > Nous testons plusieurs chambres et tombons sur l’hôtel Sri Gemunu (plutôt haut de gamme) en bord de plage avec palmiers et très tranquille (éloigné de la baie de Unawatuna par contre), avec une très belle vue, de belles chambres et un personnel adorable. C’est plus que notre budget prévu, mais nous revoilà au paradis ! Pas de buffet pour ce soir, ouf ! Mais un repas au restaurant de l’hôtel à la carte, et bon.
Nous faisons un aller-retour en Three Wailer à Galle, mais, lendemain de jour de l’an oblige, tout est désert !
J-13 : Notre séjour touche malheureusement à sa fin. Nous faisons appel à un chauffeur pour rejoindre Negombo où nous passerons la nuit avant de prendre l’avion à l’aube le lendemain matin. Nous allons manger notre dernier repas épicé dans l’un des restaurants. > Notre dernière nuit s’achèvera dans un hôtel conseillé par notre chauffeur (ceux que nous avions reperé sont pleins), le « Palace Hôtel » qui ne portait malheureusement pas bien son nom. Une dernière nuit moins paradisiaque dans des chambres pas très propres (surtout la salle de bain plus que le reste), moustiquaires trouées, climatisation cassée… Mais nous n’y passons que peu d’heures, car notre avion nous attend.
J-14, à l'aube : Un dernier Three Wailer nous conduit à contre cœur à l’aéroport !
Un voyage magique et des sourires plein les yeux ! Je ne regrette rien de nos choix, nous avons tout adoré, les sites, les paysages, les sri-lankais, leur accueil…
Mais, nous avons tout de même voulu voir trop de choses, et cela a été parfois la course (heureusement, les distances sont courtes au Sri lanka). J’aurai aimé avoir plus de temps dans chaque ville sur place, mais d’un autre côté, j’ai adoré chacune de nos destinations, toutes très différentes les unes des autres. Pouvoir passer de sites touristiques incroyables, aux montagnes, aux plantations de thé, à la plage… tout cela en 15 jours, c’est incroyable et plein de surprises !
Si c’était à refaire : j’eviterai l’orphelinat des éléphants (un attrape touristes à mon goût), et j’opterai pour Nuwara Ela ou Haputale, pas forcément les deux, afin de ralentir un peu la cadence. J’aimerai y repartir évidemment. Mais il y a tant de choses à voir…
Désolée si des fautes se sont glissées dans le nom des sites, mais j’ai retranscrit mon carnet de voyage noté en majorité à bord des tuk-tuk pour ne rien oublier. Cela vous laisse imaginer la tête des mes notes !
J'ai moins parlé des sites, des paysages, des rencontres que des hébergement et de l'itinéraire. Cela n'est pas parce que nous ne les avons pas apprécié bien au contraire, mais ces merveilles du sri lanka sont à voir par soi-même, et pour les sites, indiqués dans les guides. J'ai plus tenté de récapituler mes infos pratiques d'"organisation".
Voilà, j’espère ne pas en avoir « trop » dit, que vous ne vous êtes pas dormi derrière vos écrans 😛 et que, peut être, certains d’entre vous pourront y glaner quelques informations pour leur prochain voyage magique au Sri Lanka.
Notre voyage au Sri Lanka date un peu maintenant (avril 2011, durant le nouvel an), mais peut être que certains pourront y piocher quelques informations. Grâce à l'aide des voyageurs de ce forum, nous avons réussi à constituer notre voyage, le meilleur guide qu'il soit !
Je vais tenter de récapituler au mieux ces 15 jours passés dans ce magnifique pays.
Nous nous sommes véhiculés en bus, train, et avons ponctuellement fait appel à des chauffeurs (nous n’avons pas spécialement tenté de négocier les prix, et, en prenant 1 jour par ci, 2 jours par là, avons payé plus cher qu’en prenant un chauffeur sur plusieurs jours. Mais nous avions choisi d’aviser au jour le jour). En négociant peu, nous avons aussi parfois payé nos GH plus chères lorsque nos chauffeurs nous y amenaient (prenant une commission au passage) que les voyageurs arrivés en bus dans les GH. A la base, nous avions fixé un budget nous permettant d'allier GH et hôtels plus haut de gamme avec piscine.
Nous avons pris un vol A/R avec Emirates (envrion 800euros par personne, mais nous aurions pu l’avoir moins cher en réservant un peu plus tôt)
J- 1 (3 avril 2011): arrivée à l'aéroport. Départ direct avec un chauffeur pour Anuradhapura (nous avions contacté notre chauffeur avant de partir depuis Paris, trouvé sur internet conseillé sur un blog). En route, nous passons à l'orphelinat de Pinawella (grosse déception, nous trouvons qu’il y a beaucoup trop de touristes qui se pressent faire la queue uniquement pour LA photo avec les bébés éléphants) Nuit au Palm Garden Village > Haut de gamme, pas donné mais bel hôtel avec piscine, jolies chambres confortables et très bonne restauration.
J-2 : Au réveil nous partons en Tuk Tuk jusqu’à la GH Tissawewa Rest House où nous louons 2 vélos afin de faire le tour des sites (superbe !). Nous nous sommes régalés et notre passage à vélo un peu perdus nous vaut de grands sourires ! Nous faisons le tour des Dagobas et sites (dagoba de Thuparama, dagoba d’Abhayagiri, Palais de Mahasena, Bouddha Samadhi, dagoba Jetavanarama, dagoba Mirisavatiya…). Le Lonely Planet permet de localiser facilement les sites (à l'inverse du Petit Fûté pas très précis)
Nous reposons les vélos, nous arrêtons boire un verre à la Tissawewa Rest House, puis partons en Tuk Tuk vers Minhintale. En bas des marches, nous nous sommes fait embarquer par un guide auquel je n’ai pas compris pas grand chose de la visite 😛 Mais la balade vaut le coup, seuls sur le site nous prenons le temps (aucun touriste croisé sur le site, le guide nous explique que malheureusement il n’a plus de quoi travailler, la plupart des circuits ne viennent plus jusqu’à Anuradhapura). Mais nous partageons la balade en compagnie de nombreux écoliers tout sourires. Arrivés en haut des marches, la dagoba offre un beau spectacle au coucher du soleil. > Nous passons une 2ème nuit au Palm Garden.
Cette première journée était magnifique, nous gardons un superbe souvenir d’Anuradhapura, de ses habitants curieux de notre présence qui n’hésitent pas à venir nous parler, et de cette première découverte à vélo.
J-3 : nous choisissons de faire appel à un chauffeur pour nous épauler durant 3 jours jusqu’à Kandy, afin de pouvoir rejoindre plus rapidement les plantations de thé. Nous partons en voiture et visitons les différents sites de Polannaruwa. Déposés de sites en sites, nous apprécions nettement moins la visite que la veille à vélo. Nous reprenons la route pour Sigirya. En chemin, notre chauffeur notre propose un safari entre polannaruwa et habarana (le chauffeur nous l'a conseillé mais on s'en serait largement passés. Nous y croisons quelques éléphants et oiseaux. Mais, nous ne sommes pas de grands amateurs) > Nuit à Sigirya dans une GH conseillée par le chauffeur (mais on s'en serait aussi largement passé, du coup je n’ai malheureusement pas noté son nom).
J-4 : Nous nous levons tôt pour débuter la montée de la forteresse de Sigiriya avant que la température ne soit trop élevée. Ce qui ne m’empêche pas d’être en nage arrivée en haut. Et, aux dernières marches après les pattes de Lion, je découvre que suis un peu sensible au vertige. Mais la vue est magnifique, et je ne regrette pas de m’être accrochée !
Toujours avec notre chauffeur, nous partons pour Dambulla et découvrons les grottes (une visite surprenante !) Bien que la montée jusqu’aux grottes soit faciles, après la forteresse de Sigiriya, je commence à en avoir plein les jambes.
Notre chauffeur nous conduit jusqu’à Kandy où nous ne passerons malheureusement qu’une nuit (si nous devions refaire ce périple, nous y passerions 1 ou 2 jours supplémentaires). En fin de journée, nous visitons tout de même rapidement visiter le temple de la dent, et assistons à la cérémonie.
> Nous passons la nuit à l'hôtel Thilanka à Kandy, un hôtel haut de gamme avec piscine et très belle chambre spacieuse. Malheureusement nous avons opté pour le repas buffet à l'hôtel (le seul et unique de notre séjour ;)
J-5 : réveil matinal pour prendre le train direction Nuwara Eliya. J’ai vraiment adoré ce trajet magnifique qui vaut le détour ! On s’installe devant l’une des portes ouvertes du wagon, et on admire le changement de paysages jusqu’aux plantations de thé. Nous croisons beaucoup de voyageurs qui comptent s’arrêter avant nous pour grimper l'adam’s peak, mais, n'étant pas sportive, je ne me suis pas lancée.
Arrivés à Nuwara Eliya, les chauffeurs attendent les touristes à peines descendus du train, et, on ne nous laisse pas vraiment respirer. Plutôt oppressant comme arrivée. > Nous nous installons finalement à la GH Trevene (tenue par une française). Les GH que nous ont annoncé être complètes, et nous avons fait confiance au chauffeur qui nous a pris, insistant, en sortant de la gare. Une bonne surprise, puisque la GH était très propre, l’accueil agréable, et au réveil nous nous sommes offerts un bon petit déjeuner dans le jardin au soleil.
Dans la journée nous partons visiter la fabrique Blue Field (j'ai préféré celle ci à celle de Dambatenne. Il est possible d’y prendre des photos, ce qui n’a pas été notre cas à Dambatenne). Nous y trouvons du thé noir, les thés vert et blanc étant dans d’autres fabriques. En ville également, j’ai profité de l’après-midi pour tenter un massage au hasard et plutôt... surprenant !
J - 6 : Nous partons jusqu’à la gare afin de prendre le train de 9h30 pour rejoindre Haputale. Malheureusement le train n’est jamais passé. Nous apprenons qu’il a déraillé, problème assez fréquent. Les employés nous indiquent que le train peut reprendre le soir même, comme quelques jours plus tard.
Nous optons donc de nouveau pour un chauffeur afin de rejoindre Haputale (mais cela aurait été faisable en bus également en un peu plus de temps). En arrivant nous nous installons dans la GH Sri Lak View (que nous payons visiblement plus chère que les autres voyageurs arrivant sans chauffeur). Ici, on retrouve quelques français croisés précédemment lors de notre périple, cette GH figurant dans le LP, guide incontournable des voyageurs au Sri Lanka !
Nos affaires posées, nous nous baladons dans Haputale, dégustons quelques samoussas puis prenons le bus pour rejoindre les chutes de Diyaluma (1h30 aller, 1h30 retour). Mais sur place, nous nous prenons une grosse averse nous empêchant d'effectuer la balade prévue vers les chutes (le sentier pour grimper se situe environ 1 km plus bas sur la route, après être passé devant l'hôtel Diyaluma falls). Stoppés par la pluie, nous devons attendre 1h le bus qui pourra nous ramener à Haputale. Des ouvriers entrain de faire des travaux nous accueillent avec un grand sourire dans leur boutique… dont ils sont entrain de construire les murs et le toit justement ! 🙂
Le soir nous mangeons tous ensemble aux côtés des français rencontrés. On nous installe dans une plus grande salle sur une grande tablée, et le repas est bon.
>Nous passons la nuit dans la GH Sri Lak View. Bien située, chambre propre et vue sur la montagne. Une bonne adresse conseillée par le LP !
J-7 : nous nous réveillons à 5h30 pour partir à 6h en Three Wealer jusqu'au Lipton seat. Nous voulions apprécier le lever du soleil et avoir la vue dégagée. Nous empruntons ensuite les sentiers pour descendre à travers les plantations de thé (très beau spectacle). Les cueilleuses arrivent, avec leurs tenues colorées au milieu de ces plantations si vertes, c'est vraiment splendide ! Nous terminons par la visite de la fabrique de Dambatenne. Puis évidemment, suite à vos conseils : nous passons à la boulangerie Risara Bakers pour s'empiffrer de samoussas épicées!
Nous comptions partir pour Ella au train de 12h20, mais il a 1h30 de retard. A Ella, nous posons nos bagages au Ella Holiday Inn, puis marchons jusqu’au Little Adams pic. En haut, nous nous prenons de nouveau une averse. La vue n’est pas dégagée malheureusement (mieux vaut y aller le matin). Nous nous requinquons avec un bon jus de fruit pressé au bar situé près de notre hôtel,
> puis passons la nuit au Ella Holiday Inn (bien situé, les chambres sont propres et spacieuses mais nous avons un nid d’oiseaux installé au dessus du lit à baldaquin, ce qui fait un beau va et vient dans la chambre).
J-8-9-10 - Après un bon petit-déjeuner au Ella Holiday Inn (sri lankais épicé pour mon ami, continental pour moi qui me risque moins le matin), nous prenons le bus direction Matara et nous arrêtons à Tangalle.
Un trajet mémorable en bus (3 ou 4h) débout, dans l'agitation des usagers qui montent, descendent, des vendeurs de choses à grignoter qui se faufilent dans le bus pendant un arrêt, on se sait pas bien comment vu que nous sommes tous collés, puis descendent... Le bus était rempli, de sacs, de valises, de gens... mon sac à dos était d'ailleurs posé juste au dessus de la tête du chauffeur, cela débordait de partout. Et, collés au chauffeur fou (comme tous les chauffeurs au Sri Lanka, la conduite est plutôt très sportive), qu'est ce qu'on s'est marrés avec lui ! Des rencontres mémorables, un français de 80 ans en tour du monde, des japonais curieux de tout, des russes stressés par la conduite, des sri-lankais qui se demandent ce que l'on fait là, rigolent... Ah, si seulement les parisiens pouvaient avoir cette bonne humeur dans le rer !
A Tangalle, nous prenons un tuk-tuk pour rejoindre notre hébergement.
> Nous avions réservé 2 nuits aux Palm Paradise Cabanas et avons finalement décidé de rester une nuit supplémentaire. Cabanes dans un décor paradisiaque au milieu des palmiers, plage turquoise, s’endormir en écoutant le bruit de la mer, c’était exactement ce que nous recherchions pour achever ce séjour à deux! Les petits déjeuners compris sont copieux et comprennent des fruits frais délicieux. De la mangue et de la goyave au réveil, miam !
Le soir nous restons manger au restaurant de notre hôtel, très bon. Les repas sont soient servis façon buffet (mais avec un plat unique) soit à la carte d’autres soirs. Nous nous goiffrons de papadam et chutney. Nous sommes principalement restés à la plage, mais avons tout de même visité un peu Tangalle et profité de son marché pour trouver quelques épices, apprécier l’ambiance, et boire quelques kig coconut.
J-11 - Nous partons à regret de ce splendide décor, mais devons nous rapprocher de Colombo. Nous décidons de passer la nuit à Mirissa où nous retrouvons des tas d’autres touristes. La plage est magnifique, mais trop de monde à notre goût par rapport au reste de notre voyage. Nous ne passerons donc finalement qu’une nuit à Mirissa (si c’était à refaire, nous aurions pris une nuit supplémentaire aux Palm Paradise Cabanas plus tranquilles). > Nous passons la nuit à l’hôtel Paradise Beach Club (haut de gamme) : emplacement rêvé en bord de mer, avec piscine, et belles chambres. MAIS l’accueil n’est vraiment pas agréable (pour la 1ere fois de notre séjour nous sommes vraiment surpris de cet accueil) et nous avons du mal à obtenir une chambre malgré notre réservation par téléphone les jours précédents. Le personnel, habitué certainement aux touristes, réclame des pourboires. Le buffet à volonté est à proscrire lorsque l’on aime se retrouver au calme (très cantine). Et puis il y a de bonnes choses à manger ailleurs à Mirissa, sans faire la queue pour avoir son assiette. Nous finissons finalement dans une cabane au bord de la plage à déguster des mojitos et écouter du reggae, au bord de l’eau.
J-12 – Déçus, nous prenons la décision de quitter Mirissa pour Unawatuna qui nous rapproche de Colombo. > Nous testons plusieurs chambres et tombons sur l’hôtel Sri Gemunu (plutôt haut de gamme) en bord de plage avec palmiers et très tranquille (éloigné de la baie de Unawatuna par contre), avec une très belle vue, de belles chambres et un personnel adorable. C’est plus que notre budget prévu, mais nous revoilà au paradis ! Pas de buffet pour ce soir, ouf ! Mais un repas au restaurant de l’hôtel à la carte, et bon.
Nous faisons un aller-retour en Three Wailer à Galle, mais, lendemain de jour de l’an oblige, tout est désert !
J-13 : Notre séjour touche malheureusement à sa fin. Nous faisons appel à un chauffeur pour rejoindre Negombo où nous passerons la nuit avant de prendre l’avion à l’aube le lendemain matin. Nous allons manger notre dernier repas épicé dans l’un des restaurants. > Notre dernière nuit s’achèvera dans un hôtel conseillé par notre chauffeur (ceux que nous avions reperé sont pleins), le « Palace Hôtel » qui ne portait malheureusement pas bien son nom. Une dernière nuit moins paradisiaque dans des chambres pas très propres (surtout la salle de bain plus que le reste), moustiquaires trouées, climatisation cassée… Mais nous n’y passons que peu d’heures, car notre avion nous attend.
J-14, à l'aube : Un dernier Three Wailer nous conduit à contre cœur à l’aéroport !
Un voyage magique et des sourires plein les yeux ! Je ne regrette rien de nos choix, nous avons tout adoré, les sites, les paysages, les sri-lankais, leur accueil…
Mais, nous avons tout de même voulu voir trop de choses, et cela a été parfois la course (heureusement, les distances sont courtes au Sri lanka). J’aurai aimé avoir plus de temps dans chaque ville sur place, mais d’un autre côté, j’ai adoré chacune de nos destinations, toutes très différentes les unes des autres. Pouvoir passer de sites touristiques incroyables, aux montagnes, aux plantations de thé, à la plage… tout cela en 15 jours, c’est incroyable et plein de surprises !
Si c’était à refaire : j’eviterai l’orphelinat des éléphants (un attrape touristes à mon goût), et j’opterai pour Nuwara Ela ou Haputale, pas forcément les deux, afin de ralentir un peu la cadence. J’aimerai y repartir évidemment. Mais il y a tant de choses à voir…
Désolée si des fautes se sont glissées dans le nom des sites, mais j’ai retranscrit mon carnet de voyage noté en majorité à bord des tuk-tuk pour ne rien oublier. Cela vous laisse imaginer la tête des mes notes !
J'ai moins parlé des sites, des paysages, des rencontres que des hébergement et de l'itinéraire. Cela n'est pas parce que nous ne les avons pas apprécié bien au contraire, mais ces merveilles du sri lanka sont à voir par soi-même, et pour les sites, indiqués dans les guides. J'ai plus tenté de récapituler mes infos pratiques d'"organisation".
Voilà, j’espère ne pas en avoir « trop » dit, que vous ne vous êtes pas dormi derrière vos écrans 😛 et que, peut être, certains d’entre vous pourront y glaner quelques informations pour leur prochain voyage magique au Sri Lanka.
Guide francophone pour le Sri Lanka? English translation pending
Bonjour,
Avant qu'on me dise de faire une recherche sur le forum, je tiens a préciser que je l'ai fait et que je préfère créer une nouvelle discussion. En fait j'ai contacté plusieurs guide francophone qui sont conseillés sur le site mais 1 seul m'a répondu et négativement (déjà pris : c'est Lalantha), un second a répondu à un seul mail et depuis plus de nouvelles donc si quelqu'un peut me donner les coordonnées d'un guide Francophone pour le Sri Lanka en message privé ça serait vraiment sympa.
Aussi pas grave, un sac à dos et en avant.....🏴☠️🏴☠️🏴☠️
Avant qu'on me dise de faire une recherche sur le forum, je tiens a préciser que je l'ai fait et que je préfère créer une nouvelle discussion. En fait j'ai contacté plusieurs guide francophone qui sont conseillés sur le site mais 1 seul m'a répondu et négativement (déjà pris : c'est Lalantha), un second a répondu à un seul mail et depuis plus de nouvelles donc si quelqu'un peut me donner les coordonnées d'un guide Francophone pour le Sri Lanka en message privé ça serait vraiment sympa.
Aussi pas grave, un sac à dos et en avant.....🏴☠️🏴☠️🏴☠️
Retour sur quinze jours au Sri Lanka (juillet 2011) English translation pending
Sri Lanka – du 18 juillet au 1e aout 2011
Quelques remarques préalables :
Prix :Lonely Planet : l’édition actuelle du Lonely Planet Sri Lanka date de 2009 (données donc de 2008). Les prix ont ainsi changé de manière importante (multipliés par 2 voire 3). Faites donc attention en préparant votre budget (le notre a eu du plomb dans l’aile).Tous les prix des hébergements et de la nourriture vous seront toujours indiqués sans les 10 % de « service », ajoutés ensuite. C’est à prendre en compte dans votre budget.Hébergement :Pensez à demander si le petit-déjeuner est compris dans le prix de la chambre. Mieux vaut ainsi une chambre à 3000 Rs, petit déjeuner inclus, qu’une chambre à 2500 Rs sans le petit-déjeuner.N’hésitez pas à négocier un peu le tarif proposé (on peut facilement faire passer un hébergement de 3000 Rs à 2500 Rs ou de 2500 Rs à 2000 Rs).Propreté : les critères de propreté des chambres au Sri-Lanka sont un peu moins élevés que ceux auxquels nous sommes habitués. Une chambre dite « propre » comportera des draps propres et des toilettes nettoyées. Par contre, vous trouverez des fourmis, des toiles d’araignées et souvent de la poussière. Vous pouvez prévoir d’emmener un « drap de soie » avec vous, c’est comme un duvet mais sous forme de drap, très léger et compact. Si votre lit n’est pas clean, vous pouvez ainsi dormir plus tranquille.Vaccins, paludisme et eau potable :Vaccins : vérifier que vous êtes à jour sur les vaccins DTPolio, Rougeole, Hépatite C. Et faites vous vacciner pour l’Hépatite A et la Fièvre Typhoïde.Paludisme : actuellement, le Sri Lanka est repassé en zone 2 pour le paludisme. Il est donc fortement conseillé de prendre un traitement préventif (nous avons pris de la Savarine, que nous avons supporté sans aucun désagrément). Parlez-en à votre médecin. Dans tous les cas, il est indispensable d’emmener une bombe anti-moustique spéciale tropique (la « 5 sur 5 » est pas mal) et de prendre des chambre avec moustiquaire. Les moustiques tigre, vecteurs du paludisme, mais aussi de l’encéphalite japonaise ou de la dengue, pique généralement à partir du coucher du soleil.Eau potable : nous n’avons rencontré aucun problème d’eau potable dans les pensions que nous avons fréquentées. Nous ne sommes pas du tout tombés malades (même pas une petite turista). Dans les restaurants, préférez tout de même commander une bouteille d’eau plutôt que de l’eau du robinet.Transports :Les transports au Sri-Lanka comprennent : le tuk-tuk ou rickshaw (tricycle motorisé), le taxi, le bus et le train.Par ordre de rapidité on peut les classer, du moins rapide au plus rapide : tuk-tuk (20 km/h de moyenne) < train (25 km/h de moyenne) < bus (30-35 km/h de moyenne) < taxi (45 km/h de moyenne).Par ordre de prix on peut les classer, du moins cher au plus cher : train / bus < tuk-tuk < taxiRepas :Les plats sri-lankais sont très pimentés. Si vous n’aimez pas le piment, précisez-le avec insistance auprès du serveur. N’hésitez pas à insister, sinon, ils vous mettront quand même « un petit peu » de piment, ce qui correspond pour un palais non habitué à une bouche en feu.Si vous le pouvez, commandez vos plats en avance (genre dans l’après-midi), sinon vous risquez d’attendre au moins une heure pour un rice and curry.Le « Rice and curry » est le plat de base de la cuisine sri-lankaise. Il se présente sous la forme d’un plat de riz accompagnés de différents petits plats (entre 4 et 8 généralement). Vous trouverez ainsi un « dal » de lentilles (lentilles au curry, légèrement mixées), un curry de pomme de terre, des haricots, des aubergines, des papadum (galette de farine de lentilles frite) et un curry de viande (bœuf, poulet ou porc) ou de poisson.Le « Devilled chicken (ou beef, fish…) » est une préparation à base de tomates et d’oignons, revenus et légèrement caramélisés. Très bon si bien réalisé.Les « String hoppers » : petit déjeuner typique sri-lankais, ce sont des nouilles très fines, accompagnées de légumes, et parfois de viande ou de poisson.Budget total pour 15 jours, vol compris : un peu moins de 1000 Euros par personne.
Jour 1 : On prend l’avion à Roissy avec la compagnie Royal Jordanian (590 € par personne. Billets achetés en décembre 2010). Environ 11 heures de vol avec une escale de 1h30 à Amman. La compagnie possède des avions en très bon état. Le personnel est sympathique et les services très corrects (repas agréables et boissons servies régulièrement). Arrivée à l’aéroport de Colombo à 5h00 du matin, heure locale. Il fait déjà 28° C et le taux d’humidité est important. Les services d’immigration ne sont pas super rapides mais tout se passe bien. Un panneau indique que les personnes possédant ou consommant des drogues illégales encourent la peine de mort… ça fait un peu bizarre comme accueil. Dans le hall de l’aéroport, on réserve un taxi pour aller à la gare de Gampaha (2200 Rs, 30 min) afin de prendre un train pour Anuradhapura. A la gare, le gars du guichet ne nous comprend pas et nous refile des billets de 3e classe. Heureusement, on arrive à trouver des places assises dans le train de 6h18 (320 Rs, 5h). Normalement, nous aurions dû arriver à 9h30, mais de multiples arrêts en pleine voie nous ont retardés de plus d’une heure et demie. Les noms des gares sont bien indiqués en alphabet latin. A la gare, un rabatteur pour l’hôtel Milano Tourist Rest nous accoste et nous propose de nous emmener gratuitement à cet hôtel coup de cœur du Lonely Planet. On le suit pour voir. L’hôtel n’est pas celui le plus proche du centre-ville et les prix sont plutôt élevés (4000 Rs la ch. double avec Air conditionné). Par contre, les chambres sont de taille correcte et plutôt propres. Une moustiquaire est fournie. La cuisine est bonne, sans plus, et dans la moyenne des prix pratiqués à Anuradhapura. Attention, dans cette ville, les prix (nourriture, hébergement, transport…) sont plus élevés qu’ailleurs. Nous réservons un tuk-tuk (rickshaw) pour aller à Mihintale. C’est un peu cher (2000 Rs A/R et il nous attend sur place) mais après les 17h de trajet on n’a pas envie de s’embêter à chercher. Un conseil pour Anuradhapura particulièrement, préférez trouver un tuk-tuk vous-mêmes que demander à l’hôtel. Les prix seront généralement moins chers (on l’a apprit après). Le site de Mihintale est intéressant, c’est bien comme entrée en matière pour notre séjour. Il y a de nombreuses marches à monter mais la vue d’en haut est pas mal. Vous pourrez observer deux espèces de singes (le macaque à toque et l’entelle gris), des écureuils (dont l’écureuil géant gris ou écureuil géant de Ceylan) et quelques espèces d’oiseaux. L’entrée du temple se situe au 2e niveau (500 Rs / pers.). Il Faut bien sûr se déchausser, ne pas porter une tenue trop courte et pour les femmes, avoir les épaules couvertes. Vous pourrez voir une statue de Bouddha ou encore un grand Dagoba de 70 m de haut. Préférez les heures les moins de chaude de la journée. Ensuite, retour à l’hôtel, repas (550 Rs le Rice and curry) et repos.
Jour 2 : Aujourd’hui, visite d’Anuradhapura. On loue des vélos à l’hôtel (300 Rs / jour / pers., c’est cher et les vélos sont en mauvais état). Direction la billetterie pour acheter un pass pour les Cités anciennes (5500 Rs / pers. Il donne accès à des sites sur Anuradhapura, Polonnaruwa, Sigiriya, Kandy et Dambulla. Par rapport aux prix par site, c’est vraiment valable). On ne trouve pas la 1e billetterie, alors on se dirige vers le musée archéologique, qui vend lui aussi le pass. Par contre, le musée est poussiéreux et sans grand intérêt. Seuls une ou deux statues sont intéressantes, ainsi que des urinoirs de moines taillés dans le granit. Un gars nous suit pendant la visite en nous disant 2 ou 3 mots par salle. A la fin, il veut qu’on lui refile un pourboire (ça arrivera souvent au Sri Lanka). Ensuite, direction le Dagoba de Thuparama. Le site de ce Dagoba est assez boisé, et bon nombre de singes y traine. Ce Dagoba serait l’un des plus anciens, sinon le plus ancien au monde. Il refermerait également une clavicule de Bouddha. Nous nous dirigeons ensuite vers l’ancien monastère qui s’étend sur un parc de plusieurs hectares. Différentes choses sont intéressantes sur ce site : le grand Dagoba d’Abhayagiri (en restauration lors de notre passage), le Bouddha Samadhi (ticket dans le pass, malheureusement coiffé d’un toit en tôle du plus mauvais goût). Les bassins des éléphants sont aussi pas mal, mais on n’a pas trouvé le cobra à cinq têtes sculpté (il faisait trop chaud pour chercher). En revenant vers l’entrée, on a visité le musée d’Abhayagiri construit à partir d’une donation chinoise pour commémorer la venue d’un moine chinois il y a plusieurs siècles. Ce musée est en bon état, mais tout petit. Nous avons mangé au Bamboo Inn (à 50 m de l’entrée du site). C’est une guest house (GH) assez récente, la nourriture est bonne et pas chère (200 Rs / pers. Le rice and curry). Cette GH dispose pour le moment de 4 chambres et elle devraient en avoir 3 de plus l’année prochaine. Le bâtiment a été construit avec goût et c’est très bien placé (par contre on n’a pas visité les chambres). On fait un détour par l’ancien palais impérial qui ne présent que peu d’intérêt (voire aucun). On voulait voir ensuite l’Isurumuniya Vihara (un temple troglodyte), mais on n’avait plus le temps. Je vous conseille d’ailleurs de le faire en premier (200 Rs / pers, pas dans le pass). On n’a pas non plus eu le temps de voir le Sri Maha Bodhi (l’arbre de Bouddha). Retour à l’hôtel, on fait venir un tuk-tuk pour nous emmener à la nouvelle gare routière afin de prendre un bus pour Polonnaruwa. Attention, le dernier part à 16h30. Le trajet se passe bien (120 Rs / pers., 2h30), mai sil faut aimer la conduite sportive ! Arrivé à Polonnaruwa, on prend un tuk-tuk pour la Devi GH (100 Rs). C’est propre mais encore un peu cher (3000 Rs avec AC). La nourriture est bonne mais un peu chère.
Jour 3 : Ce matin, réveil à 7h00 pour visiter Polonnaruwa. On part avec des vélos loués à la GH (200 Rs/vélo, en bien meilleur état que ceux du Milano). Arrivé sur le site à 8h30, il fait déjà 30°C à l’ombre (l’entrée du site est comprise dans le pass). La journée promet d’être chaude. Heureusement, le site est très boisé et on peut ainsi faire des pauses au frais (tout est relatif). On se dirige en premier vers le nord du site. On commence par voir les Devale dédiés aux dieux hindous. Ils ne sont pas en super état et toutes les statues sauf celle de Shiva sont manquantes. Ensuite, on s’arrête pour visiter le Menik Vihara, un petit dagoba entouré de différents bâtiments en ruine. En continuant vers le nord, on tombe sur le Rankot Vihara, le plus haut dagoba du site. De belles sculptures subsistent tout autour. Juste à côté, vous pourrez voir les ruines de l’ancien hôpital. Dans l’une des pièces, on trouve une sorte de sarcophage qui servait en fait pour des bains d’huiles essentielles pour les patients. Les archéologues ont également trouvés dans cet hôpital des instruments chirurgicaux aux formes très proches de ceux que nous utilisons aujourd’hui. Un peu plus loin vers le nord, il ne faut pas manquer le Lankatikala et le Kiri Vihara. Le premier correspond aux ruines d’un très beau temple abritant une statue géante de Bouddha (intégrées au bâtiment mais sans sa tête). Le second est un dagoba (en restauration lors de notre passage). Quelques belles « pierres de lune » (des « paillassons » en pierre sculptés en demi-cercle) sont visibles dans les ruines alentour. Enfin, en poussant encore au nord, on arrive au clou du spectacle avec quatre très belles statues de Bouddha sculptées dans un même bloc de granit. La première sur la gauche est vraiment magnifique. Elle représente Bouddha en méditation. Celle de droit, qui représente la mort de Bouddha, est aussi très belle (on reconnait la différence entre Bouddha qui dort et Bouddha mort à la position de ses pieds. S’ils sont au même niveau, c’est qu’il dort ; s’ils sont en décalé, c’est qu’il est mort). On repart ensuite au sud vers le palais impérial et différents autres bâtiments. Il y a beaucoup plus de monde (on dirait que les bus évitent la partie nord) et à notre goût, c’est moins intéressant. On ressort du site pour visiter le musée archéologique (entrée dans le pass). Avec un peu de chance, vous pourrez voir comme nous un magnifique varan géant sur les bords du canal (2m20 de la tête à la queue). Le musée est plutôt sympa avec quelques belles maquettes du site. Ne pas rater au nord du musée les bains royaux et la salle du Conseil royal avec un très beau lion sculpté. Retour à la GH pour un déjeuner copieux (450 Rs/pers.), puis une jeep réservée la veille nous emmène voir les éléphants du parc de Kaudulla (5000 Rs la location avec chauffeur). On voulait voir Mineriya, mais le chauffeur nous propose plutôt d’aller à Kaudulla, c’est un peu moins cher (4000 Rs au lieu de 5400 Rs pour deux) et il y a moins de monde. Sur la route pour y aller, on aperçoit un immense troupeau d’éléphants sur les bords du parc de Mineriya (ils étaient plus de 150). Le spectacle est superbe. Dans le parc, on a eu pour guide Ruwan Perera. On vous le conseille, il est passionné et très agréable. On a pu voir différents oiseaux (4 races d’aigles et des toucans, cigognes, marabouts, pélicans, perroquets…), des buffles et bien sûr des éléphants (visitez le parc entre 6h00 et 9h00 ou entre 15h00 et 18h00 pour les apercevoir, c’est l’heure où ils viennent à découvert pour boire). La jeep nous emmène ensuite à Sigiriya (1500 Rs, 40 min). C’est la loose pour trouver un hébergement pas cher. On finit par trouver à l’Eco Tourist House une chambre à 4500 Rs (avec AC et petit déjeuner). C’est super cher et la chambre sent fort la naphtaline. Le repas est correct mais trop cher pour la qualité donnée (675 Rs/pers.).
Jour 4 : Petit déjeuner correct à la GH (en passant on ne voit pas trop ce que cette GH à d’Eco, elle n’est ni économique, ni écologique…). On prend un tuk-tuk pour le rocher de Sigiriya (100 Rs, 10 min). Il vaut mieux prévoir d’y aller tôt le matin (genre 8h00-8h30) ou en fin d’après-midi pour ne pas trop souffrir de la chaleur pendant l’ascension (billet compris dans le pass). Vu d’en bas, le rocher est assez impressionnant. On commence par les jardins. A un croisement, on prend la direction du rocher du cobra et on continue la montée par ce chemin. Arrivées aux fresques, on ne peut que rester en admiration. Elles représentent des nymphes célestes et auraient été peintes entre le Ve et le Xe siècle. Elles sont dans un superbe état de conservation. On continue la montée et on passe entre les pattes de lion sculptées pour arriver au sommet. La vue est époustouflante ! Sur ce terrain de 1,8 Ha, différentes ruines sont présentes dont un grand bassin. La descente est un peu plus facile que la montée. Le musée à la sortie présente quelques pièces intéressantes et une reconstitution en vidéo du site au moment de son apogée (billet dans le pass). Retour à la GH en tuk-tuk pour récupérer nos bagages, puis direction Dambulla avec le même tuk-tuk (900 Rs pour l’ensemble du trajet, 35 min). Arrivé au temple, on dépose nos bagages au petit restaurant du site (50 Rs / bagage) et on en profite pour manger un excellent rice and curry pas cher (200 Rs / pers.) Le restaurant est situé sur la droite après l’entrée. Après le repas, on se dirige vers le guichet du temple pour apprendre que c’est 1200 Rs / pers. (pas dans le pass). Tant pis, on trouve ça trop cher et on n’y va pas. On se dirige alors vers le musée de Dambulla (différent du musée du Bouddhisme et le seul à être dans le pass). On aurait mieux fait de passer notre chemin, c’est minable, poussiéreux et inintéressant. D’ailleurs, nous étions les seuls à le visiter (10 min, top chrono). On prend un tuk-tuk pour la gare des bus (100 Rs), puis on tope direct un bus pour Kandy (75 Rs/pers., 2h15. Il y a deux bus toutes les 30 min, jusqu’à 21h00). Arrivé à Kandy, on se dirige à pied vers la Nature Walk Resort. C’est un peu en hauteur au nord-est du lac. On nous propose une chambre à 3000 Rs, 2500 Rs après négociation (avec AC et petit-déjeuner). C’est super propre (le plus propre que nous ayons eu). Le rice and curry est à 500 Rs, le fried rice à 450 Rs. C’est assez bon.
Jour 5 : Le petit-déjeuner du Nature Walk est très correct. Un bon point pour le jus de fruits frais. Direction ensuite vers la Tour de l’Horloge pour voir le marché couvert qui est à proximité. Juste à côté, on est abordé par un gars qui dit être un employé de notre GH. Le baratin est bien ficelé et le but est de nous amener à une échoppe pour nous vendre des épices à prix exorbitant (malheureusement, 90 % des personnes qui vous aborderont pour vous aider voudront en fait vous vendre quelque chose, ou récupérer un pourboire). Le marché ressemble au final plus à un attrape-touriste qu’à un marché local. Seules deux allées font vraiment locales. D’ailleurs ce sont les seules où les prix sont affichés. On tope ensuite un bus pour nous rendre au Jardin botanique de Peradeniya (13 Rs/pers., 25 min). L’entrée du jardin coute 1100 Rs/pers., c’est juste 22 fois plus cher que pour les locaux (ils payent 50 Rs). Je veux bien que les touristes payent un peu plus, mais là, c’est plus qu’exagéré. Malheureusement, beaucoup de choses semblent fonctionner comme cela au Sri Lanka. C’est dommage. Le jardin est tout de même plutôt sympa et c’est agréable de s’y balader. Il y a un nombre impressionnant de grandes chauves-souris (Chauve souris géante d'Inde). La serre aux orchidées renferme quelques beaux spécimens. Par contre, la serre aux cactus était fermée, et le jardin aux épices avait simplement disparu. A la sortie du jardin, on prend un tuk-tuk pour faire le circuit des trois temples (Gadaladeniya, Lankatilake, Embekka). Le circuit coute 2500 Rs avec retour sur Kandy. Ca vaut vraiment le coût. Les 3 temples sont intéressants avec chacun leurs particularités (200 Rs / pers. Chaque). Les piliers en bois sculptés d’Embekka sont particulièrement beaux, ainsi que deux des quatre autels du dagoba de Gadaladeniya. La route pour y aller emprunte des chemins de forêt et la vue est agréable. Compter heures environ pour l’ensemble des trois temples (il y a un peu de chemin entre chaque). Retour à Kandy et repas à la GH.
Jour 6 : Départ de la GH à 7h30 pour prendre un train pour Haputale. Pour les horaires sur internet, il faut rechercher à partir de la gare de Peradeniya, et non celle de Kandy (prévoir donc d’aller jusqu’à Peradeniya, à 10 km de Kandy). Le trajet coute 210 Rs/pers. et dure plus de 6 heures ! C’est long, sachant que le train est bondé et que vous devrez surement faire une partie du trajet debout. Toutefois, la vue est plutôt sympa. Arrivé à Haputale, on se rend au Sri Lak View Hotel (1800 Rs. la chambre double avec AC). Le problème, c’est que le ménage n’a pas été fait et les draps n’ont pas été changés. Ca commence mal ! En plus, il règne dans la chambre une forte humidité et ça pue le moisi. On devait rester deux jours, on n’y restera qu’un seul. Direction le monastère d’Adisham (50 Rs/pers.). Il se trouve à un peu plus de 3 km du centre d’Haputale. Le trajet est plutôt sympa à faire à pied et on passe à côté du premier champ de thé planté dans la région en 1870. C’est un monastère bénédictin dans le pur style anglais. C’est assez marrant à voir au Sri Lanka. Le soir, c’est rice and curry à l’hotel (450 Rs/pers.). Correct, mais servi plus que tiède.
Jour 7 : Départ 8h30 pour le Lipton’s Seat (point de vue situé à 1990 m d’altitude). On prend un bus pour la Tea Factory de Dambatenna (22 Rs/pers., 35 min). Après, il faut compter 2 heures d’ascension (7km) au milieu des plantations de thé et des villages de cueilleurs. La ballade est sympa et le point de vue final pas mal, tant qu’il n’ya pas de nuages. Retour à Haputale en bus, et on prend le train de 2h15 pour Ella (ligne vers Badulla, 50 Rs/pers., 1h00). Le village d’Ella est très sympa, et toutes les pensions semblent de bonne facture. On opte pour la Lizzie Villa GH. Elle est sur les hauteurs et plutôt tranquille (2000 Rs la nuit, sans AC). C’est propre, sans chichi, voire un peu défraichi. Les repas sont un peu cher (650 Rs le rice and curry au poulet). On mangera en ville (il y a pas mal de restaurant ici). On choisit un petit restaurant en haut du village, l’Ella Village Restaurant. Grand bien nous en a pris, le rice and curry était excellent (500 Rs).
Jour 8 : Petit-déjeuner plus que moyen à la GH (c’est le moins bon depuis le début). Ensuite, départ pour le Little Adam’s Peak. Il faut prendre la route pour Passara et au bout d’un peu plus d’un km, tourner par le chemin à gauche de la pépinière (jusqu’ici le LP indique le bon chemin). En suite, il faut suivre le chemin (et non les indications du Lonely) jusqu’à un petit « bar ». Prendre à gauche, puis la 2e à droite. Vous passez une barrière et 300 m plus loin, il faut prendre l’escalier qui monte sur la droite. Le trajet complet dure un peu moins d’une heure. Repas composé de sandwichs acheté au Ella Village Restaurant ( 250 Rs/pers., commandés la veille), puis on prend un tuk-tuk pour voir la Tea Factory, le Temple de Dowa et les Chutes d’eau de Rawana (1200 Rs le trajet, 2h00). La visite de la Tea Factory est intéressante (200 Rs/pers.) et le prix du thé à la fin est très abordable. Attention, c’est fermé le dimanche ; et le lundi, une partie des activités ne fonctionne pas. Le Temple de Dowa présente quelques très belles peintures et des portes richement décorés (200 Rs/pers.). Vous pourrez également admirez une sculpture d’un bonze « Star Trek » (il est tout bleu). Par contre, le Buddha sculpté dans la roche à l’extérieur était entouré d’échafaudages. Enfin, les Chutes de Rawana ne présentent pas un intérêt extraordinaire, mais c’était quand même sympa à voir. Le soir, on retourne au Ella Village Restaurant pour gouter les « String Hoppers », une spécialité de nouilles (500 Rs/pers.). C’était délicieux.
Jour 9 : Départ ce matin pour Ella Rock. Il faut longer la voie de chemin de fer en direction de Baduruwella sur environ 2 km. Après le pont en métal, vous verrez un arbre de la Bodhi (figuier des pagodes, toujours entouré de petits autels bouddhistes) sur votre gauche. Il faut prendre le chemin qui descend juste après. Ensuite, travers le pont, prendre le chemin à droite, puis le premier à gauche. Continuer au milieu des hautes herbes (2 fois à droite), puis à gauche par le sentier qui monte. Ensuite, c’est toujours tout droit. Cela monte pas mal sur la fin, et il faut bien compter deux bonnes heures pour l’aller. Mais la vue d’en haut est superbe. Petit pique-nique sur le chemin, au milieu de la citronnelle, puis retour à la GH pour un après-midi farniente. Le soir, Chicken Devilled à notre « cantine », trop bon !
Jour 10 : Départ 8h30 pour prendre le bus pour Welawaya (49 Rs/pers., 1h00). On a eu de la chance, on n’a pas eu à attendre (mais il y en a un toutes les 30 min). Au bout d’une heure de route dans les gorges (Ella Gap), on arrive à destination. Un DAB nous permet de récupérer un peur d’argent pour la fin du séjour. On prend un tuk-tuk pour aller voir les statues de Buduruwagala (500 Rs, 20 min). C’est au milieu de la forêt (200 Rs/pers.). Il y a 7 statues sculptées dans une falaise de granit, dont une de Bouddha de 17 m de haut. Elles sont assez belles et l’endroit est agréable. Retour à Welawaya pour prendre un bus pour l’Udawalawe National Park. Il faut prendre le bus pour Colombo (63 Rs/pers., 1h30). On a attendu 45 min et à son arrivé, les bus était bondé. On a du faire tout le trajet debout. Pour le parc, n’y entrées pas avant 15h00, sinon vous risquez de ne pas voir beaucoup d’éléphants. On a loué une jeep à l’entrée du parc (3000 Rs) et payé le droit d’entrée (5136 Rs pour deux). On ne le savait pas encore, mais le mieux est de pousser jusqu’au village d’Udawalawe et d’aller à la GH Walawa Park View Hotel. Ils ont une jeep et c’est un peu moins cher (2500 Rs). Le parc est très beau et ressemble par certains aspects à la savane africaine. Il compte normalement plus de 500 éléphants. On en a vu une vingtaine, mais dont quatre de très très près (moins de 3 mètres), et des petits de un à trois mois. On a pu voir également des crocodiles, des aigles pêcheurs et des buffles. Ce fut une belle ballade de presque 3 heures. Ensuite, après les traditionnels pourboires (250 Rs pour le chauffeur et pour le guide), on a repris le bus pour Colombo et on s’est arrêté au village d’Udawalawe (13 Rs, 20 min). On pensait voir les éléphants orphelins de l’Elephant Transit Home, mais il n’y a plus de visite à 18h00. C’est 9h00, 12h00 et 15h00. On ira demain matin. Le guide du parc nous a indiqué le Welawa Park View Hotel comme étant correct et pas trop cher. C’est le cas (1200 Rs, ou 1800 Rs avec AC). Les chambres sont propres. Par contre, il n’y a pas d’électricité avant 18h30 et pas d’eau chaude. Le curry est excellent et à un prix honnête (400 Rs/pers.).
Jour 11 : Après un petit déjeuner copieux à la GH (400 Rs/pers, mais on a eu le droit à de succulentes crêpes à la noix de coco et au miel), on se rend à pied à l’Elephant Transit Home, un orphelinat pour éléphants beaucoup mieux géré que celui de Pinawela (500Rs/pers., pas d’attractions pour touristes, les éléphants ne sont nourris que par les soigneurs). Vers 9h00, la petite troupe d’une soixantaine d’éléphanteaux âgés d un mois à 3 ans s’approche. C’est mignon de les voir avaler leur ration de lait en 3 secondes chrono. Après ce petit réveil avec les pachydermes, on prend un bus pour Embilitiya (48Rs/pers., 45 min), puis un bus pour Matara et on descend à Tangalle (68 Rs/pers., 1h30). Un tuk-tuk nous emmène à l’hôtel The Nature (250 Rs, 15 min). Cet hôtel est situé entre la mangrove et la mer et dispose d’une piscine (3000 Rs sans AC, petit déjeuner non compris). C’est très joli et très propre. Petite ballade sur la plage pour ramasser des coquillages. La mer est trop démontée pour pouvoir se baigner. On a pu voir un superbe coucher de soleil sur la lagune et déguster une nourriture agréable avec le bruit des vagues en fond sonore (de 450 à 575 Rs le plat).
Jour 12 : Le petit déjeuner est assez cher à l’hôtel (500 Rs), mais ça va. Matinée glandage en bord de mer. Cet après-midi, on part voir le temple de Mulgirigala. Il faut d’abord prendre un tuk-tuk pour Tangalle (250 Rs, 15 min), puis un bus pour Belliata (18 Rs/pers., 25 min), puis enfin une dernier bus pour Mulgirigala (19Rs/pers., 30 min). Malheureusement, le temple est plus que défraichi (200 Rs/pers.). Il est même en état de saleté avancé. Et il y règne une humidité impressionnante. Dommage, il y avait des peintures qui auraient pu être belles avec un peu d’entretien. Pour monter la centaine de marche qui mène au sommet, on perd quelques litres de sueur… Et la vue est bouchée par les arbres… Retour en tuk-tuk à l’hôtel (1000 Rs, 30 min).
Jour 13 : Ce matin, petit-déjeuner au Gandhi Garden, un hôtel juste à côté du notre. C’est pas mal mais toujours un peu cher (500 Rs/pers.). L’hôtel semble plutôt sympa, mais il ne restait plus de chambre abordable quand nous sommes arrivés (que des « cabines » à 4000 Rs la nuit). Ensuite on prend un tuk-tuk pour Tangalle, puis un bus pour Matarra (48 Rs/pers., 1h15). Arrivé sur place, on se rend en tuk-tuk à Polhena, une plage située à 3 km au sud-ouest de la ville (200 Rs). Là on cherche une GH. On trouve une petite dame qui nous emmène à une maison en bord de mer, avec trois chambres (à 5m d’une plage quasi privée, Sarisha Beach Resort, dépend de l’hôtel Blue Coral). C’est mignon, assez propre et pas trop cher (2000 Rs). On y mange un curry agréable et pas cher du tout (280 Rs le végétarien). Après-midi baignade et ballade sur la plage. Le propriétaire organise aussi des sorties snorkling ou ballade dans la jungle, mais on n’a pas eu le temps d’un profiter. Le long de la plage, on peut apercevoir des pêcheurs sur poteau (comme sur la couverture du LP). On se demande comment ils peuvent tenir dessus en plein soleil. Ils ne pêchent que de petits poissons (genre de la friture) avec des cannes à pêches très artisanales…
Jour 14 : On prend le train à Matara pour Colombo (230 Rs/pers, 3h30). Matara étant le point de départ du train, on a pu avoir des places assises. Ceux qui sont montés à bord plus tard n’ont pas eu cette chance. Arrivé à Colombo, on a voulu visiter un peu, mais c’est pas super agréable… voire totalement inintéressant. On prend alors un bus pour Negombo. Ne prenez pas les petits bus climatisé, ils vous compteront une place supplémentaire par bagage (au final 160 Rs/pers., 1h00). Negombo ne présente non plus que peu d’intérêt, la plage n’est pas super propre. On attend dans une GH en bord de mer jusqu’au soir avant de prendre un tuk-tuk pour l’aéroport (800 Rs, 30 min).
En conclusion, ce fut un voyage très agréable où on a pu découvrir de nombreux aspects de ce pays. On a juste été étonné de la certaine uniformité culturelle entre les régions (que ce soit au niveau architectural ou au niveau culinaire). 15 jours sur place nous a semblé être une bonne durée, mais on n’a pas fait le nord ou les plages de l’est.
Quelques remarques préalables :
Prix :Lonely Planet : l’édition actuelle du Lonely Planet Sri Lanka date de 2009 (données donc de 2008). Les prix ont ainsi changé de manière importante (multipliés par 2 voire 3). Faites donc attention en préparant votre budget (le notre a eu du plomb dans l’aile).Tous les prix des hébergements et de la nourriture vous seront toujours indiqués sans les 10 % de « service », ajoutés ensuite. C’est à prendre en compte dans votre budget.Hébergement :Pensez à demander si le petit-déjeuner est compris dans le prix de la chambre. Mieux vaut ainsi une chambre à 3000 Rs, petit déjeuner inclus, qu’une chambre à 2500 Rs sans le petit-déjeuner.N’hésitez pas à négocier un peu le tarif proposé (on peut facilement faire passer un hébergement de 3000 Rs à 2500 Rs ou de 2500 Rs à 2000 Rs).Propreté : les critères de propreté des chambres au Sri-Lanka sont un peu moins élevés que ceux auxquels nous sommes habitués. Une chambre dite « propre » comportera des draps propres et des toilettes nettoyées. Par contre, vous trouverez des fourmis, des toiles d’araignées et souvent de la poussière. Vous pouvez prévoir d’emmener un « drap de soie » avec vous, c’est comme un duvet mais sous forme de drap, très léger et compact. Si votre lit n’est pas clean, vous pouvez ainsi dormir plus tranquille.Vaccins, paludisme et eau potable :Vaccins : vérifier que vous êtes à jour sur les vaccins DTPolio, Rougeole, Hépatite C. Et faites vous vacciner pour l’Hépatite A et la Fièvre Typhoïde.Paludisme : actuellement, le Sri Lanka est repassé en zone 2 pour le paludisme. Il est donc fortement conseillé de prendre un traitement préventif (nous avons pris de la Savarine, que nous avons supporté sans aucun désagrément). Parlez-en à votre médecin. Dans tous les cas, il est indispensable d’emmener une bombe anti-moustique spéciale tropique (la « 5 sur 5 » est pas mal) et de prendre des chambre avec moustiquaire. Les moustiques tigre, vecteurs du paludisme, mais aussi de l’encéphalite japonaise ou de la dengue, pique généralement à partir du coucher du soleil.Eau potable : nous n’avons rencontré aucun problème d’eau potable dans les pensions que nous avons fréquentées. Nous ne sommes pas du tout tombés malades (même pas une petite turista). Dans les restaurants, préférez tout de même commander une bouteille d’eau plutôt que de l’eau du robinet.Transports :Les transports au Sri-Lanka comprennent : le tuk-tuk ou rickshaw (tricycle motorisé), le taxi, le bus et le train.Par ordre de rapidité on peut les classer, du moins rapide au plus rapide : tuk-tuk (20 km/h de moyenne) < train (25 km/h de moyenne) < bus (30-35 km/h de moyenne) < taxi (45 km/h de moyenne).Par ordre de prix on peut les classer, du moins cher au plus cher : train / bus < tuk-tuk < taxiRepas :Les plats sri-lankais sont très pimentés. Si vous n’aimez pas le piment, précisez-le avec insistance auprès du serveur. N’hésitez pas à insister, sinon, ils vous mettront quand même « un petit peu » de piment, ce qui correspond pour un palais non habitué à une bouche en feu.Si vous le pouvez, commandez vos plats en avance (genre dans l’après-midi), sinon vous risquez d’attendre au moins une heure pour un rice and curry.Le « Rice and curry » est le plat de base de la cuisine sri-lankaise. Il se présente sous la forme d’un plat de riz accompagnés de différents petits plats (entre 4 et 8 généralement). Vous trouverez ainsi un « dal » de lentilles (lentilles au curry, légèrement mixées), un curry de pomme de terre, des haricots, des aubergines, des papadum (galette de farine de lentilles frite) et un curry de viande (bœuf, poulet ou porc) ou de poisson.Le « Devilled chicken (ou beef, fish…) » est une préparation à base de tomates et d’oignons, revenus et légèrement caramélisés. Très bon si bien réalisé.Les « String hoppers » : petit déjeuner typique sri-lankais, ce sont des nouilles très fines, accompagnées de légumes, et parfois de viande ou de poisson.Budget total pour 15 jours, vol compris : un peu moins de 1000 Euros par personne.
Jour 1 : On prend l’avion à Roissy avec la compagnie Royal Jordanian (590 € par personne. Billets achetés en décembre 2010). Environ 11 heures de vol avec une escale de 1h30 à Amman. La compagnie possède des avions en très bon état. Le personnel est sympathique et les services très corrects (repas agréables et boissons servies régulièrement). Arrivée à l’aéroport de Colombo à 5h00 du matin, heure locale. Il fait déjà 28° C et le taux d’humidité est important. Les services d’immigration ne sont pas super rapides mais tout se passe bien. Un panneau indique que les personnes possédant ou consommant des drogues illégales encourent la peine de mort… ça fait un peu bizarre comme accueil. Dans le hall de l’aéroport, on réserve un taxi pour aller à la gare de Gampaha (2200 Rs, 30 min) afin de prendre un train pour Anuradhapura. A la gare, le gars du guichet ne nous comprend pas et nous refile des billets de 3e classe. Heureusement, on arrive à trouver des places assises dans le train de 6h18 (320 Rs, 5h). Normalement, nous aurions dû arriver à 9h30, mais de multiples arrêts en pleine voie nous ont retardés de plus d’une heure et demie. Les noms des gares sont bien indiqués en alphabet latin. A la gare, un rabatteur pour l’hôtel Milano Tourist Rest nous accoste et nous propose de nous emmener gratuitement à cet hôtel coup de cœur du Lonely Planet. On le suit pour voir. L’hôtel n’est pas celui le plus proche du centre-ville et les prix sont plutôt élevés (4000 Rs la ch. double avec Air conditionné). Par contre, les chambres sont de taille correcte et plutôt propres. Une moustiquaire est fournie. La cuisine est bonne, sans plus, et dans la moyenne des prix pratiqués à Anuradhapura. Attention, dans cette ville, les prix (nourriture, hébergement, transport…) sont plus élevés qu’ailleurs. Nous réservons un tuk-tuk (rickshaw) pour aller à Mihintale. C’est un peu cher (2000 Rs A/R et il nous attend sur place) mais après les 17h de trajet on n’a pas envie de s’embêter à chercher. Un conseil pour Anuradhapura particulièrement, préférez trouver un tuk-tuk vous-mêmes que demander à l’hôtel. Les prix seront généralement moins chers (on l’a apprit après). Le site de Mihintale est intéressant, c’est bien comme entrée en matière pour notre séjour. Il y a de nombreuses marches à monter mais la vue d’en haut est pas mal. Vous pourrez observer deux espèces de singes (le macaque à toque et l’entelle gris), des écureuils (dont l’écureuil géant gris ou écureuil géant de Ceylan) et quelques espèces d’oiseaux. L’entrée du temple se situe au 2e niveau (500 Rs / pers.). Il Faut bien sûr se déchausser, ne pas porter une tenue trop courte et pour les femmes, avoir les épaules couvertes. Vous pourrez voir une statue de Bouddha ou encore un grand Dagoba de 70 m de haut. Préférez les heures les moins de chaude de la journée. Ensuite, retour à l’hôtel, repas (550 Rs le Rice and curry) et repos.
Jour 2 : Aujourd’hui, visite d’Anuradhapura. On loue des vélos à l’hôtel (300 Rs / jour / pers., c’est cher et les vélos sont en mauvais état). Direction la billetterie pour acheter un pass pour les Cités anciennes (5500 Rs / pers. Il donne accès à des sites sur Anuradhapura, Polonnaruwa, Sigiriya, Kandy et Dambulla. Par rapport aux prix par site, c’est vraiment valable). On ne trouve pas la 1e billetterie, alors on se dirige vers le musée archéologique, qui vend lui aussi le pass. Par contre, le musée est poussiéreux et sans grand intérêt. Seuls une ou deux statues sont intéressantes, ainsi que des urinoirs de moines taillés dans le granit. Un gars nous suit pendant la visite en nous disant 2 ou 3 mots par salle. A la fin, il veut qu’on lui refile un pourboire (ça arrivera souvent au Sri Lanka). Ensuite, direction le Dagoba de Thuparama. Le site de ce Dagoba est assez boisé, et bon nombre de singes y traine. Ce Dagoba serait l’un des plus anciens, sinon le plus ancien au monde. Il refermerait également une clavicule de Bouddha. Nous nous dirigeons ensuite vers l’ancien monastère qui s’étend sur un parc de plusieurs hectares. Différentes choses sont intéressantes sur ce site : le grand Dagoba d’Abhayagiri (en restauration lors de notre passage), le Bouddha Samadhi (ticket dans le pass, malheureusement coiffé d’un toit en tôle du plus mauvais goût). Les bassins des éléphants sont aussi pas mal, mais on n’a pas trouvé le cobra à cinq têtes sculpté (il faisait trop chaud pour chercher). En revenant vers l’entrée, on a visité le musée d’Abhayagiri construit à partir d’une donation chinoise pour commémorer la venue d’un moine chinois il y a plusieurs siècles. Ce musée est en bon état, mais tout petit. Nous avons mangé au Bamboo Inn (à 50 m de l’entrée du site). C’est une guest house (GH) assez récente, la nourriture est bonne et pas chère (200 Rs / pers. Le rice and curry). Cette GH dispose pour le moment de 4 chambres et elle devraient en avoir 3 de plus l’année prochaine. Le bâtiment a été construit avec goût et c’est très bien placé (par contre on n’a pas visité les chambres). On fait un détour par l’ancien palais impérial qui ne présent que peu d’intérêt (voire aucun). On voulait voir ensuite l’Isurumuniya Vihara (un temple troglodyte), mais on n’avait plus le temps. Je vous conseille d’ailleurs de le faire en premier (200 Rs / pers, pas dans le pass). On n’a pas non plus eu le temps de voir le Sri Maha Bodhi (l’arbre de Bouddha). Retour à l’hôtel, on fait venir un tuk-tuk pour nous emmener à la nouvelle gare routière afin de prendre un bus pour Polonnaruwa. Attention, le dernier part à 16h30. Le trajet se passe bien (120 Rs / pers., 2h30), mai sil faut aimer la conduite sportive ! Arrivé à Polonnaruwa, on prend un tuk-tuk pour la Devi GH (100 Rs). C’est propre mais encore un peu cher (3000 Rs avec AC). La nourriture est bonne mais un peu chère.
Jour 3 : Ce matin, réveil à 7h00 pour visiter Polonnaruwa. On part avec des vélos loués à la GH (200 Rs/vélo, en bien meilleur état que ceux du Milano). Arrivé sur le site à 8h30, il fait déjà 30°C à l’ombre (l’entrée du site est comprise dans le pass). La journée promet d’être chaude. Heureusement, le site est très boisé et on peut ainsi faire des pauses au frais (tout est relatif). On se dirige en premier vers le nord du site. On commence par voir les Devale dédiés aux dieux hindous. Ils ne sont pas en super état et toutes les statues sauf celle de Shiva sont manquantes. Ensuite, on s’arrête pour visiter le Menik Vihara, un petit dagoba entouré de différents bâtiments en ruine. En continuant vers le nord, on tombe sur le Rankot Vihara, le plus haut dagoba du site. De belles sculptures subsistent tout autour. Juste à côté, vous pourrez voir les ruines de l’ancien hôpital. Dans l’une des pièces, on trouve une sorte de sarcophage qui servait en fait pour des bains d’huiles essentielles pour les patients. Les archéologues ont également trouvés dans cet hôpital des instruments chirurgicaux aux formes très proches de ceux que nous utilisons aujourd’hui. Un peu plus loin vers le nord, il ne faut pas manquer le Lankatikala et le Kiri Vihara. Le premier correspond aux ruines d’un très beau temple abritant une statue géante de Bouddha (intégrées au bâtiment mais sans sa tête). Le second est un dagoba (en restauration lors de notre passage). Quelques belles « pierres de lune » (des « paillassons » en pierre sculptés en demi-cercle) sont visibles dans les ruines alentour. Enfin, en poussant encore au nord, on arrive au clou du spectacle avec quatre très belles statues de Bouddha sculptées dans un même bloc de granit. La première sur la gauche est vraiment magnifique. Elle représente Bouddha en méditation. Celle de droit, qui représente la mort de Bouddha, est aussi très belle (on reconnait la différence entre Bouddha qui dort et Bouddha mort à la position de ses pieds. S’ils sont au même niveau, c’est qu’il dort ; s’ils sont en décalé, c’est qu’il est mort). On repart ensuite au sud vers le palais impérial et différents autres bâtiments. Il y a beaucoup plus de monde (on dirait que les bus évitent la partie nord) et à notre goût, c’est moins intéressant. On ressort du site pour visiter le musée archéologique (entrée dans le pass). Avec un peu de chance, vous pourrez voir comme nous un magnifique varan géant sur les bords du canal (2m20 de la tête à la queue). Le musée est plutôt sympa avec quelques belles maquettes du site. Ne pas rater au nord du musée les bains royaux et la salle du Conseil royal avec un très beau lion sculpté. Retour à la GH pour un déjeuner copieux (450 Rs/pers.), puis une jeep réservée la veille nous emmène voir les éléphants du parc de Kaudulla (5000 Rs la location avec chauffeur). On voulait voir Mineriya, mais le chauffeur nous propose plutôt d’aller à Kaudulla, c’est un peu moins cher (4000 Rs au lieu de 5400 Rs pour deux) et il y a moins de monde. Sur la route pour y aller, on aperçoit un immense troupeau d’éléphants sur les bords du parc de Mineriya (ils étaient plus de 150). Le spectacle est superbe. Dans le parc, on a eu pour guide Ruwan Perera. On vous le conseille, il est passionné et très agréable. On a pu voir différents oiseaux (4 races d’aigles et des toucans, cigognes, marabouts, pélicans, perroquets…), des buffles et bien sûr des éléphants (visitez le parc entre 6h00 et 9h00 ou entre 15h00 et 18h00 pour les apercevoir, c’est l’heure où ils viennent à découvert pour boire). La jeep nous emmène ensuite à Sigiriya (1500 Rs, 40 min). C’est la loose pour trouver un hébergement pas cher. On finit par trouver à l’Eco Tourist House une chambre à 4500 Rs (avec AC et petit déjeuner). C’est super cher et la chambre sent fort la naphtaline. Le repas est correct mais trop cher pour la qualité donnée (675 Rs/pers.).
Jour 4 : Petit déjeuner correct à la GH (en passant on ne voit pas trop ce que cette GH à d’Eco, elle n’est ni économique, ni écologique…). On prend un tuk-tuk pour le rocher de Sigiriya (100 Rs, 10 min). Il vaut mieux prévoir d’y aller tôt le matin (genre 8h00-8h30) ou en fin d’après-midi pour ne pas trop souffrir de la chaleur pendant l’ascension (billet compris dans le pass). Vu d’en bas, le rocher est assez impressionnant. On commence par les jardins. A un croisement, on prend la direction du rocher du cobra et on continue la montée par ce chemin. Arrivées aux fresques, on ne peut que rester en admiration. Elles représentent des nymphes célestes et auraient été peintes entre le Ve et le Xe siècle. Elles sont dans un superbe état de conservation. On continue la montée et on passe entre les pattes de lion sculptées pour arriver au sommet. La vue est époustouflante ! Sur ce terrain de 1,8 Ha, différentes ruines sont présentes dont un grand bassin. La descente est un peu plus facile que la montée. Le musée à la sortie présente quelques pièces intéressantes et une reconstitution en vidéo du site au moment de son apogée (billet dans le pass). Retour à la GH en tuk-tuk pour récupérer nos bagages, puis direction Dambulla avec le même tuk-tuk (900 Rs pour l’ensemble du trajet, 35 min). Arrivé au temple, on dépose nos bagages au petit restaurant du site (50 Rs / bagage) et on en profite pour manger un excellent rice and curry pas cher (200 Rs / pers.) Le restaurant est situé sur la droite après l’entrée. Après le repas, on se dirige vers le guichet du temple pour apprendre que c’est 1200 Rs / pers. (pas dans le pass). Tant pis, on trouve ça trop cher et on n’y va pas. On se dirige alors vers le musée de Dambulla (différent du musée du Bouddhisme et le seul à être dans le pass). On aurait mieux fait de passer notre chemin, c’est minable, poussiéreux et inintéressant. D’ailleurs, nous étions les seuls à le visiter (10 min, top chrono). On prend un tuk-tuk pour la gare des bus (100 Rs), puis on tope direct un bus pour Kandy (75 Rs/pers., 2h15. Il y a deux bus toutes les 30 min, jusqu’à 21h00). Arrivé à Kandy, on se dirige à pied vers la Nature Walk Resort. C’est un peu en hauteur au nord-est du lac. On nous propose une chambre à 3000 Rs, 2500 Rs après négociation (avec AC et petit-déjeuner). C’est super propre (le plus propre que nous ayons eu). Le rice and curry est à 500 Rs, le fried rice à 450 Rs. C’est assez bon.
Jour 5 : Le petit-déjeuner du Nature Walk est très correct. Un bon point pour le jus de fruits frais. Direction ensuite vers la Tour de l’Horloge pour voir le marché couvert qui est à proximité. Juste à côté, on est abordé par un gars qui dit être un employé de notre GH. Le baratin est bien ficelé et le but est de nous amener à une échoppe pour nous vendre des épices à prix exorbitant (malheureusement, 90 % des personnes qui vous aborderont pour vous aider voudront en fait vous vendre quelque chose, ou récupérer un pourboire). Le marché ressemble au final plus à un attrape-touriste qu’à un marché local. Seules deux allées font vraiment locales. D’ailleurs ce sont les seules où les prix sont affichés. On tope ensuite un bus pour nous rendre au Jardin botanique de Peradeniya (13 Rs/pers., 25 min). L’entrée du jardin coute 1100 Rs/pers., c’est juste 22 fois plus cher que pour les locaux (ils payent 50 Rs). Je veux bien que les touristes payent un peu plus, mais là, c’est plus qu’exagéré. Malheureusement, beaucoup de choses semblent fonctionner comme cela au Sri Lanka. C’est dommage. Le jardin est tout de même plutôt sympa et c’est agréable de s’y balader. Il y a un nombre impressionnant de grandes chauves-souris (Chauve souris géante d'Inde). La serre aux orchidées renferme quelques beaux spécimens. Par contre, la serre aux cactus était fermée, et le jardin aux épices avait simplement disparu. A la sortie du jardin, on prend un tuk-tuk pour faire le circuit des trois temples (Gadaladeniya, Lankatilake, Embekka). Le circuit coute 2500 Rs avec retour sur Kandy. Ca vaut vraiment le coût. Les 3 temples sont intéressants avec chacun leurs particularités (200 Rs / pers. Chaque). Les piliers en bois sculptés d’Embekka sont particulièrement beaux, ainsi que deux des quatre autels du dagoba de Gadaladeniya. La route pour y aller emprunte des chemins de forêt et la vue est agréable. Compter heures environ pour l’ensemble des trois temples (il y a un peu de chemin entre chaque). Retour à Kandy et repas à la GH.
Jour 6 : Départ de la GH à 7h30 pour prendre un train pour Haputale. Pour les horaires sur internet, il faut rechercher à partir de la gare de Peradeniya, et non celle de Kandy (prévoir donc d’aller jusqu’à Peradeniya, à 10 km de Kandy). Le trajet coute 210 Rs/pers. et dure plus de 6 heures ! C’est long, sachant que le train est bondé et que vous devrez surement faire une partie du trajet debout. Toutefois, la vue est plutôt sympa. Arrivé à Haputale, on se rend au Sri Lak View Hotel (1800 Rs. la chambre double avec AC). Le problème, c’est que le ménage n’a pas été fait et les draps n’ont pas été changés. Ca commence mal ! En plus, il règne dans la chambre une forte humidité et ça pue le moisi. On devait rester deux jours, on n’y restera qu’un seul. Direction le monastère d’Adisham (50 Rs/pers.). Il se trouve à un peu plus de 3 km du centre d’Haputale. Le trajet est plutôt sympa à faire à pied et on passe à côté du premier champ de thé planté dans la région en 1870. C’est un monastère bénédictin dans le pur style anglais. C’est assez marrant à voir au Sri Lanka. Le soir, c’est rice and curry à l’hotel (450 Rs/pers.). Correct, mais servi plus que tiède.
Jour 7 : Départ 8h30 pour le Lipton’s Seat (point de vue situé à 1990 m d’altitude). On prend un bus pour la Tea Factory de Dambatenna (22 Rs/pers., 35 min). Après, il faut compter 2 heures d’ascension (7km) au milieu des plantations de thé et des villages de cueilleurs. La ballade est sympa et le point de vue final pas mal, tant qu’il n’ya pas de nuages. Retour à Haputale en bus, et on prend le train de 2h15 pour Ella (ligne vers Badulla, 50 Rs/pers., 1h00). Le village d’Ella est très sympa, et toutes les pensions semblent de bonne facture. On opte pour la Lizzie Villa GH. Elle est sur les hauteurs et plutôt tranquille (2000 Rs la nuit, sans AC). C’est propre, sans chichi, voire un peu défraichi. Les repas sont un peu cher (650 Rs le rice and curry au poulet). On mangera en ville (il y a pas mal de restaurant ici). On choisit un petit restaurant en haut du village, l’Ella Village Restaurant. Grand bien nous en a pris, le rice and curry était excellent (500 Rs).
Jour 8 : Petit-déjeuner plus que moyen à la GH (c’est le moins bon depuis le début). Ensuite, départ pour le Little Adam’s Peak. Il faut prendre la route pour Passara et au bout d’un peu plus d’un km, tourner par le chemin à gauche de la pépinière (jusqu’ici le LP indique le bon chemin). En suite, il faut suivre le chemin (et non les indications du Lonely) jusqu’à un petit « bar ». Prendre à gauche, puis la 2e à droite. Vous passez une barrière et 300 m plus loin, il faut prendre l’escalier qui monte sur la droite. Le trajet complet dure un peu moins d’une heure. Repas composé de sandwichs acheté au Ella Village Restaurant ( 250 Rs/pers., commandés la veille), puis on prend un tuk-tuk pour voir la Tea Factory, le Temple de Dowa et les Chutes d’eau de Rawana (1200 Rs le trajet, 2h00). La visite de la Tea Factory est intéressante (200 Rs/pers.) et le prix du thé à la fin est très abordable. Attention, c’est fermé le dimanche ; et le lundi, une partie des activités ne fonctionne pas. Le Temple de Dowa présente quelques très belles peintures et des portes richement décorés (200 Rs/pers.). Vous pourrez également admirez une sculpture d’un bonze « Star Trek » (il est tout bleu). Par contre, le Buddha sculpté dans la roche à l’extérieur était entouré d’échafaudages. Enfin, les Chutes de Rawana ne présentent pas un intérêt extraordinaire, mais c’était quand même sympa à voir. Le soir, on retourne au Ella Village Restaurant pour gouter les « String Hoppers », une spécialité de nouilles (500 Rs/pers.). C’était délicieux.
Jour 9 : Départ ce matin pour Ella Rock. Il faut longer la voie de chemin de fer en direction de Baduruwella sur environ 2 km. Après le pont en métal, vous verrez un arbre de la Bodhi (figuier des pagodes, toujours entouré de petits autels bouddhistes) sur votre gauche. Il faut prendre le chemin qui descend juste après. Ensuite, travers le pont, prendre le chemin à droite, puis le premier à gauche. Continuer au milieu des hautes herbes (2 fois à droite), puis à gauche par le sentier qui monte. Ensuite, c’est toujours tout droit. Cela monte pas mal sur la fin, et il faut bien compter deux bonnes heures pour l’aller. Mais la vue d’en haut est superbe. Petit pique-nique sur le chemin, au milieu de la citronnelle, puis retour à la GH pour un après-midi farniente. Le soir, Chicken Devilled à notre « cantine », trop bon !
Jour 10 : Départ 8h30 pour prendre le bus pour Welawaya (49 Rs/pers., 1h00). On a eu de la chance, on n’a pas eu à attendre (mais il y en a un toutes les 30 min). Au bout d’une heure de route dans les gorges (Ella Gap), on arrive à destination. Un DAB nous permet de récupérer un peur d’argent pour la fin du séjour. On prend un tuk-tuk pour aller voir les statues de Buduruwagala (500 Rs, 20 min). C’est au milieu de la forêt (200 Rs/pers.). Il y a 7 statues sculptées dans une falaise de granit, dont une de Bouddha de 17 m de haut. Elles sont assez belles et l’endroit est agréable. Retour à Welawaya pour prendre un bus pour l’Udawalawe National Park. Il faut prendre le bus pour Colombo (63 Rs/pers., 1h30). On a attendu 45 min et à son arrivé, les bus était bondé. On a du faire tout le trajet debout. Pour le parc, n’y entrées pas avant 15h00, sinon vous risquez de ne pas voir beaucoup d’éléphants. On a loué une jeep à l’entrée du parc (3000 Rs) et payé le droit d’entrée (5136 Rs pour deux). On ne le savait pas encore, mais le mieux est de pousser jusqu’au village d’Udawalawe et d’aller à la GH Walawa Park View Hotel. Ils ont une jeep et c’est un peu moins cher (2500 Rs). Le parc est très beau et ressemble par certains aspects à la savane africaine. Il compte normalement plus de 500 éléphants. On en a vu une vingtaine, mais dont quatre de très très près (moins de 3 mètres), et des petits de un à trois mois. On a pu voir également des crocodiles, des aigles pêcheurs et des buffles. Ce fut une belle ballade de presque 3 heures. Ensuite, après les traditionnels pourboires (250 Rs pour le chauffeur et pour le guide), on a repris le bus pour Colombo et on s’est arrêté au village d’Udawalawe (13 Rs, 20 min). On pensait voir les éléphants orphelins de l’Elephant Transit Home, mais il n’y a plus de visite à 18h00. C’est 9h00, 12h00 et 15h00. On ira demain matin. Le guide du parc nous a indiqué le Welawa Park View Hotel comme étant correct et pas trop cher. C’est le cas (1200 Rs, ou 1800 Rs avec AC). Les chambres sont propres. Par contre, il n’y a pas d’électricité avant 18h30 et pas d’eau chaude. Le curry est excellent et à un prix honnête (400 Rs/pers.).
Jour 11 : Après un petit déjeuner copieux à la GH (400 Rs/pers, mais on a eu le droit à de succulentes crêpes à la noix de coco et au miel), on se rend à pied à l’Elephant Transit Home, un orphelinat pour éléphants beaucoup mieux géré que celui de Pinawela (500Rs/pers., pas d’attractions pour touristes, les éléphants ne sont nourris que par les soigneurs). Vers 9h00, la petite troupe d’une soixantaine d’éléphanteaux âgés d un mois à 3 ans s’approche. C’est mignon de les voir avaler leur ration de lait en 3 secondes chrono. Après ce petit réveil avec les pachydermes, on prend un bus pour Embilitiya (48Rs/pers., 45 min), puis un bus pour Matara et on descend à Tangalle (68 Rs/pers., 1h30). Un tuk-tuk nous emmène à l’hôtel The Nature (250 Rs, 15 min). Cet hôtel est situé entre la mangrove et la mer et dispose d’une piscine (3000 Rs sans AC, petit déjeuner non compris). C’est très joli et très propre. Petite ballade sur la plage pour ramasser des coquillages. La mer est trop démontée pour pouvoir se baigner. On a pu voir un superbe coucher de soleil sur la lagune et déguster une nourriture agréable avec le bruit des vagues en fond sonore (de 450 à 575 Rs le plat).
Jour 12 : Le petit déjeuner est assez cher à l’hôtel (500 Rs), mais ça va. Matinée glandage en bord de mer. Cet après-midi, on part voir le temple de Mulgirigala. Il faut d’abord prendre un tuk-tuk pour Tangalle (250 Rs, 15 min), puis un bus pour Belliata (18 Rs/pers., 25 min), puis enfin une dernier bus pour Mulgirigala (19Rs/pers., 30 min). Malheureusement, le temple est plus que défraichi (200 Rs/pers.). Il est même en état de saleté avancé. Et il y règne une humidité impressionnante. Dommage, il y avait des peintures qui auraient pu être belles avec un peu d’entretien. Pour monter la centaine de marche qui mène au sommet, on perd quelques litres de sueur… Et la vue est bouchée par les arbres… Retour en tuk-tuk à l’hôtel (1000 Rs, 30 min).
Jour 13 : Ce matin, petit-déjeuner au Gandhi Garden, un hôtel juste à côté du notre. C’est pas mal mais toujours un peu cher (500 Rs/pers.). L’hôtel semble plutôt sympa, mais il ne restait plus de chambre abordable quand nous sommes arrivés (que des « cabines » à 4000 Rs la nuit). Ensuite on prend un tuk-tuk pour Tangalle, puis un bus pour Matarra (48 Rs/pers., 1h15). Arrivé sur place, on se rend en tuk-tuk à Polhena, une plage située à 3 km au sud-ouest de la ville (200 Rs). Là on cherche une GH. On trouve une petite dame qui nous emmène à une maison en bord de mer, avec trois chambres (à 5m d’une plage quasi privée, Sarisha Beach Resort, dépend de l’hôtel Blue Coral). C’est mignon, assez propre et pas trop cher (2000 Rs). On y mange un curry agréable et pas cher du tout (280 Rs le végétarien). Après-midi baignade et ballade sur la plage. Le propriétaire organise aussi des sorties snorkling ou ballade dans la jungle, mais on n’a pas eu le temps d’un profiter. Le long de la plage, on peut apercevoir des pêcheurs sur poteau (comme sur la couverture du LP). On se demande comment ils peuvent tenir dessus en plein soleil. Ils ne pêchent que de petits poissons (genre de la friture) avec des cannes à pêches très artisanales…
Jour 14 : On prend le train à Matara pour Colombo (230 Rs/pers, 3h30). Matara étant le point de départ du train, on a pu avoir des places assises. Ceux qui sont montés à bord plus tard n’ont pas eu cette chance. Arrivé à Colombo, on a voulu visiter un peu, mais c’est pas super agréable… voire totalement inintéressant. On prend alors un bus pour Negombo. Ne prenez pas les petits bus climatisé, ils vous compteront une place supplémentaire par bagage (au final 160 Rs/pers., 1h00). Negombo ne présente non plus que peu d’intérêt, la plage n’est pas super propre. On attend dans une GH en bord de mer jusqu’au soir avant de prendre un tuk-tuk pour l’aéroport (800 Rs, 30 min).
En conclusion, ce fut un voyage très agréable où on a pu découvrir de nombreux aspects de ce pays. On a juste été étonné de la certaine uniformité culturelle entre les régions (que ce soit au niveau architectural ou au niveau culinaire). 15 jours sur place nous a semblé être une bonne durée, mais on n’a pas fait le nord ou les plages de l’est.
Sri Lanka en famille English translation pending
Une larme détachée de l'inde il y a 10 000 ans a créée un joyaux d'émeraude sertie de saphir. Des plages magnifiques, des forêts tropicales où abondent des espèces endémiques, végétales ou animales. Une bruine légère arrose les montagnes du centre où le thé trouve son bonheur, entre les ondulations des rivières. Nous voilà au Sri Lanka...
Nous arrivons à Colombo où nous décidons de rester quelques jours. Nous nous installons à Mount Lavinia dans une guest house proche de la plage. Celle-ci est bondée les vendredi soir et les week end. Les femmes se baignent en sarri colorés, les garçons jouent au cricket ou au foot, les enfants batifolent dans les vagues, alors qu'au large croisent d'énorme super tanker. Des vendeurs en tout genre arpentent la plage pour proposer des balades à cheval, de prendre la photo d'un singe ou d'un python, pour vendre des tableaux, des tissus...alors que l'armée se mouille les bottes en faisant sa ronde, mitrailleuse au point. Au loin nous distinguons dans le brume les grattes-ciel de la capitale, quand vient l'heure du pique nique au curry. A la nuit tombée les huppés de Colombo emplissent les restau, la techno envahie le sable. Colombo est une petite capitale où très peu de touristes s'arrêtent. Nous décidons de la visiter tranquillement et de nous imprégner de l'ambiance du pays. Mandal, notre chauffeur de tuk-tuk nous fait faire une virée dans les ruelles étroites jusqu'au temple de Gangaramaya. Des mariés font leurs prières sous les flashes des photographes. Le musée regorge d'une collection éclectique d'offrandes : du plus petit Bouddha du monde, au plus gros Bouddha en or chinois... Les enfants sont émerveillés par tant d'or et de sculptures, sans oublier l'éléphanteau que Lunagaïa pourra caresser. Au parc Viharamahadevi les enfants joueront de balançoires en toboggans, même si le métal chauffé à blanc par le soleil leur brûle les fesses ! Le soir des nuées d'énormes chauves-souris s'envolent des arbres en faisant un bruit d'enfer. Nous passons un peu de temps dans le bazar de Pettah. Ce quadrillage de rues héberge des boutiques en tout genre : bijoutier, remède ayurvédique, paniers en rotin, primeurs, restau où le curry et les hoppers sont rois ! Au début d'une rue, une odeur de poisson assaille nos narines... nous voilà au marché aux poissons qui s'élève sur 4 étages. A ses pieds des jeunes font une partie de cricket endiablée. Les temples hindous de Kathirésan Kovil sont dédiés à Hurugan (dieu de la guerre) et sont facilement reconnaissables grâce à l'enchevêtrement de dieux, de héros et de personnages du peuple qui s'empilent au dessus de la porte d'entrée.
Pour nous remettre de cette balade nous nous arrêtons en front de mer sur Galle Face Green où nous achetons des ananas et des mangues. Malheureusement pour nous le premier coup de dent est fatidique ! Les fruits aussi se mangent avec du piment ! Nous nous rabattons donc sur les pop corn rose et vert, non sans une certaine appréhension... mais ça va ils sont sucrés ! Nous faisons nos premiers pas dans les petits retau de la ville. Ils sont en général très propre, avec une bonne cuisine : curry, biryani, assiette avec des assortiments, hoppers, string hoppers.... les serviettes sont découpées dans du papier déjà utilisé ( là les cours de math d'un enfants, ici le journal de la veille...), et des lavabos avec du savon sont à disposition car les Sri Lankais mangent avec la main. Nos enfants adorent le pain au sucre vendu dans les tuk-tuk. Dès qu'ils entendent « la lettre à Elise » jouée par le tuk-tuk boulanger, ils se précipitent dans la rue !
Après 2h de train brinqueballant, en bois nous arrivons à Ambalangoda... la ville des commissionmen ! Tout est bon pour en avoir une : transfert en tuk-tuk, renseignement pour des achats....La pluie ne cesse de tomber depuis 2 jours. Nous décidons donc de visiter la fabrique de masques vieille de plus de 200 ans. Ils représentent des démons gentils ou méchants utilisés lors des danses traditionnelles de Kolam. D'autres plus lourds, même s'ils sont fabriqués en balsa se portent sur les épaules (6 à 10 kg) et non juste sur le visage. Nous complétons la visite par une heure à l'école de danse des masques. Ce cours auquel nous avons assisté nous ouvre un peu le monde de la danse Sri Lankaise, avec toute la complexité des gestes (mains, doigts, pieds...) qui ont tous une signification. A la nuit tombée nous rejoignons la « turtle conservatory » pour une visite de la ferme d'élevage. Les œufs sont ramassés ou achetés aux vendeurs ambulants (les Sri Lankais mangent les œufs de tortues) plus cher que sur le marché, pour être mis dans des nids. Après une période d'incubation, les bébés éclosent et sont placés dans des bassins avant d'être relâchés sur la plage. Ils sont gardés très peu de temps car ils doivent impérativement se nourrir avant 3 jours pour survivre. Etant seuls dans la ferme à cette heure tardive, le patron rempli une pleine bassine de bébés tortues et nous accompagne sur la plage où les enfants les relâchent. Ils font très attention de ne pas les blesser et éteignent vite leur lampes de poche pour éviter de les perturber lors de leur course à l'océan. Le retour en rickshaw de nuit, fut épique mais joyeux.
Je ne peux pas mettre tout le carnet de route et je n'arrive pas à placer les photos donc la suite est par là http://www.aventureuse-balade.net
bonne balade
Nous arrivons à Colombo où nous décidons de rester quelques jours. Nous nous installons à Mount Lavinia dans une guest house proche de la plage. Celle-ci est bondée les vendredi soir et les week end. Les femmes se baignent en sarri colorés, les garçons jouent au cricket ou au foot, les enfants batifolent dans les vagues, alors qu'au large croisent d'énorme super tanker. Des vendeurs en tout genre arpentent la plage pour proposer des balades à cheval, de prendre la photo d'un singe ou d'un python, pour vendre des tableaux, des tissus...alors que l'armée se mouille les bottes en faisant sa ronde, mitrailleuse au point. Au loin nous distinguons dans le brume les grattes-ciel de la capitale, quand vient l'heure du pique nique au curry. A la nuit tombée les huppés de Colombo emplissent les restau, la techno envahie le sable. Colombo est une petite capitale où très peu de touristes s'arrêtent. Nous décidons de la visiter tranquillement et de nous imprégner de l'ambiance du pays. Mandal, notre chauffeur de tuk-tuk nous fait faire une virée dans les ruelles étroites jusqu'au temple de Gangaramaya. Des mariés font leurs prières sous les flashes des photographes. Le musée regorge d'une collection éclectique d'offrandes : du plus petit Bouddha du monde, au plus gros Bouddha en or chinois... Les enfants sont émerveillés par tant d'or et de sculptures, sans oublier l'éléphanteau que Lunagaïa pourra caresser. Au parc Viharamahadevi les enfants joueront de balançoires en toboggans, même si le métal chauffé à blanc par le soleil leur brûle les fesses ! Le soir des nuées d'énormes chauves-souris s'envolent des arbres en faisant un bruit d'enfer. Nous passons un peu de temps dans le bazar de Pettah. Ce quadrillage de rues héberge des boutiques en tout genre : bijoutier, remède ayurvédique, paniers en rotin, primeurs, restau où le curry et les hoppers sont rois ! Au début d'une rue, une odeur de poisson assaille nos narines... nous voilà au marché aux poissons qui s'élève sur 4 étages. A ses pieds des jeunes font une partie de cricket endiablée. Les temples hindous de Kathirésan Kovil sont dédiés à Hurugan (dieu de la guerre) et sont facilement reconnaissables grâce à l'enchevêtrement de dieux, de héros et de personnages du peuple qui s'empilent au dessus de la porte d'entrée.
Pour nous remettre de cette balade nous nous arrêtons en front de mer sur Galle Face Green où nous achetons des ananas et des mangues. Malheureusement pour nous le premier coup de dent est fatidique ! Les fruits aussi se mangent avec du piment ! Nous nous rabattons donc sur les pop corn rose et vert, non sans une certaine appréhension... mais ça va ils sont sucrés ! Nous faisons nos premiers pas dans les petits retau de la ville. Ils sont en général très propre, avec une bonne cuisine : curry, biryani, assiette avec des assortiments, hoppers, string hoppers.... les serviettes sont découpées dans du papier déjà utilisé ( là les cours de math d'un enfants, ici le journal de la veille...), et des lavabos avec du savon sont à disposition car les Sri Lankais mangent avec la main. Nos enfants adorent le pain au sucre vendu dans les tuk-tuk. Dès qu'ils entendent « la lettre à Elise » jouée par le tuk-tuk boulanger, ils se précipitent dans la rue !
Après 2h de train brinqueballant, en bois nous arrivons à Ambalangoda... la ville des commissionmen ! Tout est bon pour en avoir une : transfert en tuk-tuk, renseignement pour des achats....La pluie ne cesse de tomber depuis 2 jours. Nous décidons donc de visiter la fabrique de masques vieille de plus de 200 ans. Ils représentent des démons gentils ou méchants utilisés lors des danses traditionnelles de Kolam. D'autres plus lourds, même s'ils sont fabriqués en balsa se portent sur les épaules (6 à 10 kg) et non juste sur le visage. Nous complétons la visite par une heure à l'école de danse des masques. Ce cours auquel nous avons assisté nous ouvre un peu le monde de la danse Sri Lankaise, avec toute la complexité des gestes (mains, doigts, pieds...) qui ont tous une signification. A la nuit tombée nous rejoignons la « turtle conservatory » pour une visite de la ferme d'élevage. Les œufs sont ramassés ou achetés aux vendeurs ambulants (les Sri Lankais mangent les œufs de tortues) plus cher que sur le marché, pour être mis dans des nids. Après une période d'incubation, les bébés éclosent et sont placés dans des bassins avant d'être relâchés sur la plage. Ils sont gardés très peu de temps car ils doivent impérativement se nourrir avant 3 jours pour survivre. Etant seuls dans la ferme à cette heure tardive, le patron rempli une pleine bassine de bébés tortues et nous accompagne sur la plage où les enfants les relâchent. Ils font très attention de ne pas les blesser et éteignent vite leur lampes de poche pour éviter de les perturber lors de leur course à l'océan. Le retour en rickshaw de nuit, fut épique mais joyeux.
Je ne peux pas mettre tout le carnet de route et je n'arrive pas à placer les photos donc la suite est par là http://www.aventureuse-balade.net
bonne balade
Sri Lanka en solo en juillet 2011 English translation pending
Bonjour!
Voilà quelques semaines que je me renseigne sur le Sri Lanka et j'ai décidé d'y passer 3 semaines cet été. Mais voilà, je me retrouve devant ma réservation de vol, et je n'ose pas faire le pas... J'attends ce moment depuis longtemps et bien que j'ai quelque peu voyagé, c'est la première fois que je pourrais associer ces trois éléments : voyager en solo, sac au dos, loin, très loin de chez moi.
J'ai trouvé pas mal de renseignements sur le forum, mais je me permets de faire mon propre post avoir des réponses plus précises.
Le LP semble dire que les trains sont dangereux pour une femme seule. Pourtant tous les posts à ce sujet sont plutôt positifs. Et je dois dire que j'ai dû mal à imaginer comment on peut se faire agresser dans le train étant donné que ceux-ci semblent toujours bondés... Des avis?
Sinon, qu'en est-il de se balader de nuit? En fait, ma question est plus générale : à quoi ressemble la vie nocturne au Sri Lanka? Est-ce admis que les femmes sortent, fument ou boivent de l'alcool ? Je serai ravie d'entendre vos expériences de soirées Sri Lankaises!
Je vous donnerai par la suite mon itinéraire, histoire d'avoir vos avis.
Chrystèle
Voilà quelques semaines que je me renseigne sur le Sri Lanka et j'ai décidé d'y passer 3 semaines cet été. Mais voilà, je me retrouve devant ma réservation de vol, et je n'ose pas faire le pas... J'attends ce moment depuis longtemps et bien que j'ai quelque peu voyagé, c'est la première fois que je pourrais associer ces trois éléments : voyager en solo, sac au dos, loin, très loin de chez moi.
J'ai trouvé pas mal de renseignements sur le forum, mais je me permets de faire mon propre post avoir des réponses plus précises.
Le LP semble dire que les trains sont dangereux pour une femme seule. Pourtant tous les posts à ce sujet sont plutôt positifs. Et je dois dire que j'ai dû mal à imaginer comment on peut se faire agresser dans le train étant donné que ceux-ci semblent toujours bondés... Des avis?
Sinon, qu'en est-il de se balader de nuit? En fait, ma question est plus générale : à quoi ressemble la vie nocturne au Sri Lanka? Est-ce admis que les femmes sortent, fument ou boivent de l'alcool ? Je serai ravie d'entendre vos expériences de soirées Sri Lankaises!
Je vous donnerai par la suite mon itinéraire, histoire d'avoir vos avis.
Chrystèle
Jeu des photos 59ème épisode English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Je vais vous proposer ce cliché en vous demandant : où peut on rencontrer ce genre d' habitation?
Il ne vous est pas interdit d' aller plus loin et de trouver la ville par ex ou tout au moins la région
Je mettrai une autre photo tout à l' heure
Je vais vous proposer ce cliché en vous demandant : où peut on rencontrer ce genre d' habitation?
Il ne vous est pas interdit d' aller plus loin et de trouver la ville par ex ou tout au moins la région
Je mettrai une autre photo tout à l' heure
Secret du Sri Lanka + extension Chaaya Island Dhonveli 4* English translation pending
Je voudrais savoir si quelqu'un connait ce circuit Vacances Transat et votre avis pour l'hôtel (Chaaya Island Dhonveli 4*) de l'extension aux Maldives.
Merci de votre réponse.
Merci de votre réponse.
Commentaires sur le Sri Lanka de juillet 2010 English translation pending
Voici quelques commentaires sur notre escapade Sri Lankaise. Je ne donnerai pas toutes mes impressions personnelles mais au contraire, essaierai de faire un compte-rendu qui peut vous aider dans la préparation de vos vacances. Je voyage sac à dos et ma femme valise à roulettes, on a donc essayé de satisfaire les 2, autant que possible …
4 juillet 2010, nous voilà dans l’avion de Sri Lankan Airlines pour un vol direct Paris Colombo. Arrivée à l’aéroport, échange des euros en roupies en prenant soin de demander des petites coupures. Négociation avec la première compagnie de taxis pour un circuit de 5 jours dans le Triangle Culturel _ circuit Colombo, Dambulla, Sirigyia, Anuradhapura, Polonnawura, Matale, Kandy avec voiture et chauffeur 21 000 rps ( moitié à Colombo, moitié à Kandy ) et nous voilà partis en voiture climatisée. Etape à Dambulla (2 nuits ) Logement choisi par le chauffeur chez Samman’s : 2000 rps hors taxe la nuit avec PDJ inclus. Visite des grottes sous une chaleur torride et fatigue du voyage. Très beaux Boudhas Le lendemain, visite de Sirigiya _ achat du pass culturel 5750 rps (indispensable si vous allez sur d’autres sites ) et découverte des demoiselles cachées dans une grotte dans le flanc du rocher. Sujets au vertige s’abstenir. Le soir on appréciera la dégustation des hoppers dans un restaurant local. Ensuite visite de Polonnawura en tuk-tuk, payée par le chauffeur. En fait cela lui évite de faire des kilomètres. Très beau musée. Etape à Anuradhapura (2 nuits ) Logement choisi par le chauffeur : Hotel Grand Holidays : 2500 rps net price avec PDJ inclus. Le lendemain, visite du site d’Anuradhapura à vélo (350 rps la journée mais un peu usagé). Le site est important et le vélo est la solution idéale pour tout parcourir, à son rythme et en toute liberté. Etape à Kandy ( 4 nuits ) _ au bout du lac, près du garden café et des courts de tennis En chemin, nous aurons visité le site de Nalanda : tout petit par rapport aux précédents mais il constitue une très jolie halte sur la route. A Matale, visite d’un jardin d’épices. Les commentaires sont intéressants, en français mais la boutique est un peu chère. Sur la route, il y a une multitude de jardins. A Kandy, nous demandons au chauffeur de nous déposer au SangriLa, déclinons son offre de guesthouse (le Majestic _ plus loin, plus chère, moins bien) et réglons le solde du circuit. Notre bilan des 5 jours avec la formule Voiture+Chauffeur Des avantages : un certain confort, ne pas se soucier des transports, ne pas porter son sac, avoir la clim si on souhaite, avoir l’impression qu’on dispose d’une voiture. Les inconvénients : accepter que le chauffeur choisisse son itinéraire, être catalogué comme ayant un fort pouvoir d’achat quand on aborde une boutique, abandonner ses envies d’autonomie, on est un peu en vase clos. Ce bilan est bien sûr le notre. Il est à nuancer en fonction du chauffeur. Revenons sur le SangriLa GuestHouse. L’ambiance est ici différente des précédents logements. Ce n’est pas un hôtel. Anoma veille sur nous, nous offre le thé et prépare les repas si on le souhaite. Sinon le Garden café tout proche est un excellent Take Away. Le boss Nandana nous accueille avec sourire et calme. Nous allons nous poser ici et prendre notre temps. Ma Véro profitera des massages ayurvédiques et commencera à apprécier le pays. Anoma l’accompagnera même pour du shopping et l’achat d’un penjâbi. C’est sûrement la bonne adresse. A Kandy, nous irons voir le jardin botanique, le temple de la Dent, l’orphelinat très très touristique des éléphants, le marché et diverses boutiques. Le week-end, possibilité de change chez les bijoutiers, Travellers acceptés. Etape à Nuwara Elyia ( 2 nuits ) Nous prenons le train de 8h20 depuis Kandy (attention changement à Peredenyia) pour Nuwara. Le train chemine dans un cadre très luxuriant. Le train s’arrête à Nanu Oya et là un taxi collectif nous propose le transfert pour 50 rps par personne. A Nuwara Elyia, il pleut, le ciel est gris et nous poserons nos sacs dans un petit hôtel, tout calme, d’une propreté irréprochable et qui mérite d’être connu. Nous sommes les seuls clients avec Tim que nous avons croisé dans le taxi. En soirée, on accompagnera Tim au Hill Club _ lieu très british pour lequel il faut chemise et cravate. L’hôtelier nous prêtera même les cravates car cela n’était pas sur ma liste de l’indispensable. C’est la première fois que je porte cravate et sandales, très chic. Le lendemain, on profitera d’une éclaircie pour visiter la San Pedro Tea Factory. L’après-midi, il pleut à nouveau et Véro plonge dans une déprime qui la mènera au lit, le 14 juillet. Vite allons plus loin. Etape à Haputale ( 2 nuits ) Train en 3ème classe pour Haputale et installation au Sri Lak View. (pas Lake). Ballade en tuk tuk ( 1200 rps) au cascade de Dyialuna pour une petite baignade magique sous la chute d’eau. Idéal pour faire oublier la pluie de Nuwara et la 3ème classe over crowded. Le lendemain, ballade dans les plantations et petit bus pour Ella Etape à Debarawewa ( 2 nuits ) Nous abordons notre descente vers la cote sud avec l’objectif d’aller voir le festival de Katagarama. Deux bus nous amèneront rapidement à proximité de Tissamaharama. Nous avions une adresse à Debarawewa (Regina) et nous sommes allés la voir, pour finalement y rester tellement cela nous convenait. La Regina Guesthouse est située, près de l’hôpital, dans une allée qui longe le canal, assez loin de la route pour être au calme et assez près pour accéder facilement aux bus (200 m). Après un petit thé dégusté sous la véranda, en devisant tranquillement avec les vendeurs de safari au parc de Yala, nous nous rendrons à la Perahera de Katagarama. (20_25 mn de bus). La foule est immense et colorée. Tout le monde se retrouve dans l’eau de la rivière, avec les éléphants, avant d’assister à la procession. Le lendemain sera plus calme. Ranjit (du Regina) nous a fourni des vélos pour faire un petit circuit qui longe le canal et nous amène à Tissa via les rizières et le lac. Ce sera l’occasion de se baigner et de faire plein de rencontres, d’autant plus que nous étions un week-end. Je suis vraiment fan du vélo en Asie. Etape à Tangalle ( 1 nuit ) Nous faisons un stop à Tangalle pour notre première étape au bord de la mer. Le hasard nous mènera au Kingfisher. A cette période de l’année, les touristes sont plutôt rares. Certains hôtels sont encore en préparation de l’afflux des foreigners et nous avons le choix. Mais la chambre nous convient (lit HyperKingSize), le menu aussi, la plage aussi. Par contre la météo n’est pas avec nous, ciel chargé et mer houleuse : mousson oblige. Etape à Mirissa ( 7 nuits ) Dernier stop de notre périple : Mirissa où une maison nous attend, les pieds dans l’eau. Ce sera l’occasion de vivre des vacances différentes avec un super pied à terre, de rencontrer des sri lankais délicieux, de cuisiner des poissons à volonté, de passer des journées dans un site de rêve à guetter la tortue qui vient nous saluer vers midi. Cette maison, évoquée sur un blog que j’avais lu avant de partir (http://melaetthomas-srilanka2010.space-blogs.com/) , mais aussitôt oubliée, est la preuve que lors d’un voyage, l’imprévu peut réserver les plus belles surprises. Depuis Mirissa, nous irons à Matara, Weligama pour les achats de poissons, Galle, et aussi à Dondra pour une autre Perahera. Le dernier jour sera consacré au retour vers la France. Nous quitterons Mirissa le cœur gros car notre rencontre avec Gamini et sa famille nous a vraiment touchés, Train depuis Weligama vers Colombo. Dépose des bagages à la consigne pour faire les derniers achats les mains libres Bus n° 187 (devant la gare) pour l’aéroport. (prévoir un trajet de 1h30/2h entre les embouteillages et le changement pour la navette qui vous déposera devant le terminal).
Une fois, à la maison, les vacances ne sont pas forcément terminées car nous avons engrangé de nombreuses et belles images dans notre mémoire et notre cœur. C’est sûr, nous sommes prêts à reprendre nos sacs pour y retourner.
Récap des logements :
Dambulla : Samman’s : 2000 rps hors taxe PDJ inclus. Notre premier point de chute. Rien de spécial. Le plus est peut être son emplacement près du temple.
Anuradhapura : Grand Hotel Holidays : 2500 rps ttc PDJ inclus. Bon restaurant avec de nombreux locaux argentés qui apportent leurs propres bouteilles d’alcool. PDJ sympa _ chambre propre. Le plus class de notre périple.
Kandy : Sangrila 1500 rps ttc PDJ inclus. http://www.shangrilanka.com Bien situé, près du lac. Chambre agréable. Patron très sympa. Plus la présence inestimable de la gentille Amona qui assiste à merveille son patron Nandana.
Nuwara Elyia : Carnation Rest 1200 rps ttc. Unique View Road Tel : 052 222 3630 Mérite à être connu. Patron sympa qui n’est pas forcément à l’aise en anglais. Mais la maison est très propre, calme et les employés feront leur possible pour vous. Je répète que les étrangers sont assez rares dans ce lieu. Nous avons aimé.
Haputale : SriLak View : 1250 rps ttc. http://www.srilakviewholidayinn.com/index.htm Tel : 057 226 8125 Apparemment incontournable à Haputale. C’est vrai que les chambres avec balcon ont en général une belle vue. Le restaurant est un peu tristounet. Raja est sympa et saura vous aider.
Debarawewa : Regina Guest House : 1000 rps ttc. Tel : 047 223 7159 La maison est agréable et très bien située : 4 chambres avec véranda pour prendre thé et PDJ ou rice & curry. Ranjit le patron a de bons tuyaux pour les ballades.
Tangalle : Kingfisher : 800 rps ttc. http://lanka-houses.com/...ouse-restaurant.html Tel : 047 224 2472 Belles chambres, bien situé et restaurant qui vaut le détour. Calamars avec sauce 😛
Mirissa : 1000 rps ttc.
En raison de la saison – juillet, nous n’avons eu aucun problème à trouver de la place. En fait, à part le SangriLa de Kandy qui est encensé, à juste titre, je n’avais repéré aucun point de chute avant de partir et fait aucune réservation. On voit quand on arrive. D’ailleurs aucun planning n’était prévu non plus. Nous disposions d’un peu plus de 3 semaines : le choix a donc été : _ 1/3 sites culturels _ on peut aisément faire plus. _ 1/3 plantations de thé _ Adam’s Peak était un peu espéré mais la météo n’était pas avec nous. _ 1/3 plages : malgré la période de mousson, on a pu se baigner et bronzer à souhait.
Autres coups de cœur :
Little Folly à Ella : petit salon de thé avec super gâteaux _ 1 chambre aussi. Sur la route du Little Adam’s Peak.
Royal Restaurant à Tissamaharama _ près de la gare routière.
Mama’s Galle : bon restaurant en terrasse sur le toit.
Pagoda Restaurant à Colombo _ dans le Fort : super lamprais servis dans une feuille de bananier. (Sri Lankan dish of rice boiled in meat stock, and mixed with meat and vegetables. Rice is boiled in beef stock, then added to vegetables and meat and baked in a low oven after it is wrapped in a banana leaf. Baking the rice in a banana leaf gives a special flavour to the rice)
+ plein de petits restaurants locaux, où en général nous avons apprécié les rices & curries, les jus de fruits, les hoppers … et tous les fruits dont nous avons abusés _ mangues, ananas, ramboutan, bananes, king coconuts, avocats, pastèques, …
4 juillet 2010, nous voilà dans l’avion de Sri Lankan Airlines pour un vol direct Paris Colombo. Arrivée à l’aéroport, échange des euros en roupies en prenant soin de demander des petites coupures. Négociation avec la première compagnie de taxis pour un circuit de 5 jours dans le Triangle Culturel _ circuit Colombo, Dambulla, Sirigyia, Anuradhapura, Polonnawura, Matale, Kandy avec voiture et chauffeur 21 000 rps ( moitié à Colombo, moitié à Kandy ) et nous voilà partis en voiture climatisée. Etape à Dambulla (2 nuits ) Logement choisi par le chauffeur chez Samman’s : 2000 rps hors taxe la nuit avec PDJ inclus. Visite des grottes sous une chaleur torride et fatigue du voyage. Très beaux Boudhas Le lendemain, visite de Sirigiya _ achat du pass culturel 5750 rps (indispensable si vous allez sur d’autres sites ) et découverte des demoiselles cachées dans une grotte dans le flanc du rocher. Sujets au vertige s’abstenir. Le soir on appréciera la dégustation des hoppers dans un restaurant local. Ensuite visite de Polonnawura en tuk-tuk, payée par le chauffeur. En fait cela lui évite de faire des kilomètres. Très beau musée. Etape à Anuradhapura (2 nuits ) Logement choisi par le chauffeur : Hotel Grand Holidays : 2500 rps net price avec PDJ inclus. Le lendemain, visite du site d’Anuradhapura à vélo (350 rps la journée mais un peu usagé). Le site est important et le vélo est la solution idéale pour tout parcourir, à son rythme et en toute liberté. Etape à Kandy ( 4 nuits ) _ au bout du lac, près du garden café et des courts de tennis En chemin, nous aurons visité le site de Nalanda : tout petit par rapport aux précédents mais il constitue une très jolie halte sur la route. A Matale, visite d’un jardin d’épices. Les commentaires sont intéressants, en français mais la boutique est un peu chère. Sur la route, il y a une multitude de jardins. A Kandy, nous demandons au chauffeur de nous déposer au SangriLa, déclinons son offre de guesthouse (le Majestic _ plus loin, plus chère, moins bien) et réglons le solde du circuit. Notre bilan des 5 jours avec la formule Voiture+Chauffeur Des avantages : un certain confort, ne pas se soucier des transports, ne pas porter son sac, avoir la clim si on souhaite, avoir l’impression qu’on dispose d’une voiture. Les inconvénients : accepter que le chauffeur choisisse son itinéraire, être catalogué comme ayant un fort pouvoir d’achat quand on aborde une boutique, abandonner ses envies d’autonomie, on est un peu en vase clos. Ce bilan est bien sûr le notre. Il est à nuancer en fonction du chauffeur. Revenons sur le SangriLa GuestHouse. L’ambiance est ici différente des précédents logements. Ce n’est pas un hôtel. Anoma veille sur nous, nous offre le thé et prépare les repas si on le souhaite. Sinon le Garden café tout proche est un excellent Take Away. Le boss Nandana nous accueille avec sourire et calme. Nous allons nous poser ici et prendre notre temps. Ma Véro profitera des massages ayurvédiques et commencera à apprécier le pays. Anoma l’accompagnera même pour du shopping et l’achat d’un penjâbi. C’est sûrement la bonne adresse. A Kandy, nous irons voir le jardin botanique, le temple de la Dent, l’orphelinat très très touristique des éléphants, le marché et diverses boutiques. Le week-end, possibilité de change chez les bijoutiers, Travellers acceptés. Etape à Nuwara Elyia ( 2 nuits ) Nous prenons le train de 8h20 depuis Kandy (attention changement à Peredenyia) pour Nuwara. Le train chemine dans un cadre très luxuriant. Le train s’arrête à Nanu Oya et là un taxi collectif nous propose le transfert pour 50 rps par personne. A Nuwara Elyia, il pleut, le ciel est gris et nous poserons nos sacs dans un petit hôtel, tout calme, d’une propreté irréprochable et qui mérite d’être connu. Nous sommes les seuls clients avec Tim que nous avons croisé dans le taxi. En soirée, on accompagnera Tim au Hill Club _ lieu très british pour lequel il faut chemise et cravate. L’hôtelier nous prêtera même les cravates car cela n’était pas sur ma liste de l’indispensable. C’est la première fois que je porte cravate et sandales, très chic. Le lendemain, on profitera d’une éclaircie pour visiter la San Pedro Tea Factory. L’après-midi, il pleut à nouveau et Véro plonge dans une déprime qui la mènera au lit, le 14 juillet. Vite allons plus loin. Etape à Haputale ( 2 nuits ) Train en 3ème classe pour Haputale et installation au Sri Lak View. (pas Lake). Ballade en tuk tuk ( 1200 rps) au cascade de Dyialuna pour une petite baignade magique sous la chute d’eau. Idéal pour faire oublier la pluie de Nuwara et la 3ème classe over crowded. Le lendemain, ballade dans les plantations et petit bus pour Ella Etape à Debarawewa ( 2 nuits ) Nous abordons notre descente vers la cote sud avec l’objectif d’aller voir le festival de Katagarama. Deux bus nous amèneront rapidement à proximité de Tissamaharama. Nous avions une adresse à Debarawewa (Regina) et nous sommes allés la voir, pour finalement y rester tellement cela nous convenait. La Regina Guesthouse est située, près de l’hôpital, dans une allée qui longe le canal, assez loin de la route pour être au calme et assez près pour accéder facilement aux bus (200 m). Après un petit thé dégusté sous la véranda, en devisant tranquillement avec les vendeurs de safari au parc de Yala, nous nous rendrons à la Perahera de Katagarama. (20_25 mn de bus). La foule est immense et colorée. Tout le monde se retrouve dans l’eau de la rivière, avec les éléphants, avant d’assister à la procession. Le lendemain sera plus calme. Ranjit (du Regina) nous a fourni des vélos pour faire un petit circuit qui longe le canal et nous amène à Tissa via les rizières et le lac. Ce sera l’occasion de se baigner et de faire plein de rencontres, d’autant plus que nous étions un week-end. Je suis vraiment fan du vélo en Asie. Etape à Tangalle ( 1 nuit ) Nous faisons un stop à Tangalle pour notre première étape au bord de la mer. Le hasard nous mènera au Kingfisher. A cette période de l’année, les touristes sont plutôt rares. Certains hôtels sont encore en préparation de l’afflux des foreigners et nous avons le choix. Mais la chambre nous convient (lit HyperKingSize), le menu aussi, la plage aussi. Par contre la météo n’est pas avec nous, ciel chargé et mer houleuse : mousson oblige. Etape à Mirissa ( 7 nuits ) Dernier stop de notre périple : Mirissa où une maison nous attend, les pieds dans l’eau. Ce sera l’occasion de vivre des vacances différentes avec un super pied à terre, de rencontrer des sri lankais délicieux, de cuisiner des poissons à volonté, de passer des journées dans un site de rêve à guetter la tortue qui vient nous saluer vers midi. Cette maison, évoquée sur un blog que j’avais lu avant de partir (http://melaetthomas-srilanka2010.space-blogs.com/) , mais aussitôt oubliée, est la preuve que lors d’un voyage, l’imprévu peut réserver les plus belles surprises. Depuis Mirissa, nous irons à Matara, Weligama pour les achats de poissons, Galle, et aussi à Dondra pour une autre Perahera. Le dernier jour sera consacré au retour vers la France. Nous quitterons Mirissa le cœur gros car notre rencontre avec Gamini et sa famille nous a vraiment touchés, Train depuis Weligama vers Colombo. Dépose des bagages à la consigne pour faire les derniers achats les mains libres Bus n° 187 (devant la gare) pour l’aéroport. (prévoir un trajet de 1h30/2h entre les embouteillages et le changement pour la navette qui vous déposera devant le terminal).
Une fois, à la maison, les vacances ne sont pas forcément terminées car nous avons engrangé de nombreuses et belles images dans notre mémoire et notre cœur. C’est sûr, nous sommes prêts à reprendre nos sacs pour y retourner.
Récap des logements :
Dambulla : Samman’s : 2000 rps hors taxe PDJ inclus. Notre premier point de chute. Rien de spécial. Le plus est peut être son emplacement près du temple.
Anuradhapura : Grand Hotel Holidays : 2500 rps ttc PDJ inclus. Bon restaurant avec de nombreux locaux argentés qui apportent leurs propres bouteilles d’alcool. PDJ sympa _ chambre propre. Le plus class de notre périple.
Kandy : Sangrila 1500 rps ttc PDJ inclus. http://www.shangrilanka.com Bien situé, près du lac. Chambre agréable. Patron très sympa. Plus la présence inestimable de la gentille Amona qui assiste à merveille son patron Nandana.
Nuwara Elyia : Carnation Rest 1200 rps ttc. Unique View Road Tel : 052 222 3630 Mérite à être connu. Patron sympa qui n’est pas forcément à l’aise en anglais. Mais la maison est très propre, calme et les employés feront leur possible pour vous. Je répète que les étrangers sont assez rares dans ce lieu. Nous avons aimé.
Haputale : SriLak View : 1250 rps ttc. http://www.srilakviewholidayinn.com/index.htm Tel : 057 226 8125 Apparemment incontournable à Haputale. C’est vrai que les chambres avec balcon ont en général une belle vue. Le restaurant est un peu tristounet. Raja est sympa et saura vous aider.
Debarawewa : Regina Guest House : 1000 rps ttc. Tel : 047 223 7159 La maison est agréable et très bien située : 4 chambres avec véranda pour prendre thé et PDJ ou rice & curry. Ranjit le patron a de bons tuyaux pour les ballades.
Tangalle : Kingfisher : 800 rps ttc. http://lanka-houses.com/...ouse-restaurant.html Tel : 047 224 2472 Belles chambres, bien situé et restaurant qui vaut le détour. Calamars avec sauce 😛
Mirissa : 1000 rps ttc.
En raison de la saison – juillet, nous n’avons eu aucun problème à trouver de la place. En fait, à part le SangriLa de Kandy qui est encensé, à juste titre, je n’avais repéré aucun point de chute avant de partir et fait aucune réservation. On voit quand on arrive. D’ailleurs aucun planning n’était prévu non plus. Nous disposions d’un peu plus de 3 semaines : le choix a donc été : _ 1/3 sites culturels _ on peut aisément faire plus. _ 1/3 plantations de thé _ Adam’s Peak était un peu espéré mais la météo n’était pas avec nous. _ 1/3 plages : malgré la période de mousson, on a pu se baigner et bronzer à souhait.
Autres coups de cœur :
Little Folly à Ella : petit salon de thé avec super gâteaux _ 1 chambre aussi. Sur la route du Little Adam’s Peak.
Royal Restaurant à Tissamaharama _ près de la gare routière.
Mama’s Galle : bon restaurant en terrasse sur le toit.
Pagoda Restaurant à Colombo _ dans le Fort : super lamprais servis dans une feuille de bananier. (Sri Lankan dish of rice boiled in meat stock, and mixed with meat and vegetables. Rice is boiled in beef stock, then added to vegetables and meat and baked in a low oven after it is wrapped in a banana leaf. Baking the rice in a banana leaf gives a special flavour to the rice)
+ plein de petits restaurants locaux, où en général nous avons apprécié les rices & curries, les jus de fruits, les hoppers … et tous les fruits dont nous avons abusés _ mangues, ananas, ramboutan, bananes, king coconuts, avocats, pastèques, …
Au pays de Kandy, le Sri Lanka English translation pending
C’est fou comme certaines expériences inoubliables démarrent.
Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».
Mardi 26 janvier 2010
Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.
Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010
Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.
Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.
Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.
Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.
Vendredi 29 janvier 2010
Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.
Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.
Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.
Samedi 30 janvier 2010
Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.
Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.
Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.
Dimanche 31 janvier 2010
Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.
Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.
A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.
Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.
Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.
Lundi 1er février 2010
Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.
Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.
Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plutôt qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.
Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.
Mardi 2 février 2010
Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.
Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.
La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la montée. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.
Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...
Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.
Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.
Mercredi 3 février 2010
Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.
Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.
Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.
A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.
Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.
A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.
Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.
Jeudi 4 février 2010
Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.
Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.
L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.
Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...
Vendredi 5 février 2010
Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.
Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.
Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.
Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...
Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.
Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.
Samedi 6 février 2010
02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.
Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.
La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?
Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...
Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.
Dimanche 7 février 2010
Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...
En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.
Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.
Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.
Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.
Lundi 8 février 2010
Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.
Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.
C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.
Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.
Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.
Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.
Mardi 9 février 2010
Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.
Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.
Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.
Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.
Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.
Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...
Mercredi 10 février 2010
Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.
Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.
Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.
Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.
A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.
Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.
2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.
Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.
Après cette décontraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.
Jeudi 11 février 2010
Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.
Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.
17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.
Vendredi 12 février 2010
Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.
Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!
Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.
Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.
La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.
Samedi 13 février 2010
Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.
Dimanche 14 février 2010
Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.
Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.
Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.
Lundi 15 février 2010
Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).
Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.
A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.
A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.
Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !
Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.
Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.
Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.
Mardi 16 février 2010
Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.
Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.
Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.
Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.
En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.
Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.
11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.
Merci, tout simplement.
Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».
Mardi 26 janvier 2010
Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.
Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010
Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.
Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.
Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.
Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.
Vendredi 29 janvier 2010
Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.
Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.
Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.
Samedi 30 janvier 2010
Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.
Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.
Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.
Dimanche 31 janvier 2010
Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.
Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.
A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.
Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.
Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.
Lundi 1er février 2010
Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.
Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.
Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plutôt qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.
Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.
Mardi 2 février 2010
Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.
Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.
La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la montée. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.
Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...
Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.
Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.
Mercredi 3 février 2010
Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.
Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.
Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.
A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.
Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.
A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.
Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.
Jeudi 4 février 2010
Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.
Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.
L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.
Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...
Vendredi 5 février 2010
Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.
Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.
Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.
Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...
Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.
Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.
Samedi 6 février 2010
02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.
Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.
La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?
Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...
Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.
Dimanche 7 février 2010
Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...
En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.
Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.
Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.
Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.
Lundi 8 février 2010
Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.
Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.
C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.
Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.
Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.
Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.
Mardi 9 février 2010
Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.
Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.
Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.
Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.
Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.
Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...
Mercredi 10 février 2010
Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.
Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.
Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.
Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.
A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.
Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.
2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.
Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.
Après cette décontraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.
Jeudi 11 février 2010
Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.
Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.
17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.
Vendredi 12 février 2010
Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.
Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!
Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.
Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.
La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.
Samedi 13 février 2010
Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.
Dimanche 14 février 2010
Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.
Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.
Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.
Lundi 15 février 2010
Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).
Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.
A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.
A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.
Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !
Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.
Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.
Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.
Mardi 16 février 2010
Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.
Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.
Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.
Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.
En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.
Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.
11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.
Merci, tout simplement.
Sri Lanka: se poser quelques jours à Ella ou à Haputale? English translation pending
bonjour, je continue de préparer mon voyage au sri lanka et j'aurais voulu avoir votre avis sur le fait de se poser quelques jours à Ella ou à Haputale....
quelle ville est la mieux située pour voir un max de choses aux alentours??.... laquelle est la plus jolie, la plus typique?
merci de vos réponses A plussssssss
Voyage de noce: Thaïlande ou Sri Lanka? English translation pending
Bonjour, nous sommes un couples de futurs mariés du 19 septembre! aprés maintes hésitations sur la destination ( rep dom, maurice, cuba...) nous avons décidez de partir dans un pays riche de culture combinable avec un peu de farniente dans l'ocean indien en fin de séjour
il s'agit de notre premier voyage, nous pensons partir en groupe
nous hésitons pour la destination meme si le sri lanka me parait sublime ( le boudhisme les elephants, la plage) tout ceci me fait rever! mais... ont entend tout le sons de cloches, une agence par ex ne me dit meme pas qu'il y a une guerre civile, une autre me déconsseille plus que formellement d'y mettre les pieds, (soit disant il y aurait des enlevements...)
pour le sri lanka nous penssions faire: minimum 10 nuits voir plus da sun hotel en station balnéaire et partir en excurssion la journée mais... certain disent que l'ont ne pourras pas bien visitez? vaut mieux faire circuit avec repos en balnéaire ensuite?? Comment est la baignade a Bentota en Octobre? Ensuite nous pensions allez en tout inclus pour le balnéaire car il y a des offres .
Pour la thailande, ca me fait rever aussi mais ca a l'air hyper mega touristique... par rapport au sri lanka
et donc la se serait 14 nuits circuit + 5 nuit a Koh Samet ( qui a l'air + calme que pattaya et puhket) c'est quand meme notre voyage de noce et cette iles a l'air assez romantique ect, puis le tarif et ultra raisonable pour la durée du séjour mais;.... Pendant le circuit les repas sont compris, par contre ensuite nous serions 5 nuit en petit dej : a combien pensez vous qu'il faudrais prévoir pour les repas et boisson ? y t'il moyen de manger pour pas cher a midi sur cette iles?
Derniére question sur le temps en octobre?? j'ai cru comprendre qu'ont aurait beau vers bancok pour le circuit est moins beau et chaud a koh samet? et que le sri lanka c'était ok en octobre
Merci a ceux qui pourront m'aiclairez et désolez pour le pavé!!
nous hésitons pour la destination meme si le sri lanka me parait sublime ( le boudhisme les elephants, la plage) tout ceci me fait rever! mais... ont entend tout le sons de cloches, une agence par ex ne me dit meme pas qu'il y a une guerre civile, une autre me déconsseille plus que formellement d'y mettre les pieds, (soit disant il y aurait des enlevements...)
pour le sri lanka nous penssions faire: minimum 10 nuits voir plus da sun hotel en station balnéaire et partir en excurssion la journée mais... certain disent que l'ont ne pourras pas bien visitez? vaut mieux faire circuit avec repos en balnéaire ensuite?? Comment est la baignade a Bentota en Octobre? Ensuite nous pensions allez en tout inclus pour le balnéaire car il y a des offres .
Pour la thailande, ca me fait rever aussi mais ca a l'air hyper mega touristique... par rapport au sri lanka
et donc la se serait 14 nuits circuit + 5 nuit a Koh Samet ( qui a l'air + calme que pattaya et puhket) c'est quand meme notre voyage de noce et cette iles a l'air assez romantique ect, puis le tarif et ultra raisonable pour la durée du séjour mais;.... Pendant le circuit les repas sont compris, par contre ensuite nous serions 5 nuit en petit dej : a combien pensez vous qu'il faudrais prévoir pour les repas et boisson ? y t'il moyen de manger pour pas cher a midi sur cette iles?
Derniére question sur le temps en octobre?? j'ai cru comprendre qu'ont aurait beau vers bancok pour le circuit est moins beau et chaud a koh samet? et que le sri lanka c'était ok en octobre
Merci a ceux qui pourront m'aiclairez et désolez pour le pavé!!
Voyage de noces au Sri Lanka et aux Maldives English translation pending
Bonjour a tous,
je fais appel a l'expérience de certains d'entre vous pour m'aider dans mon élaboration de projet concernant notre voyage de noces qui devrais se faire en 2 étapes :
- 1) Sri Lanka pendant 2 Semaines :
j'aimerais lors de ce voyage pourvoir avoir un maximum de contact avec les gens sur place (et si certains d'entre vous habitent sur place pourquoi pas faire un petit visu 😉). Nous voudrions découvrir ce pays, avec ces magnifiques paysages, ces diverses cultures et donc socialement comme cité ci dessus. j'ai vu plusieurs sujet qui traitaient du Sri Lanka mais vous savez ce que c'est on veut toujours exposer son propre cas pour avoir le maximum d'informations 😉.
Donc j'ai vu qu'il était bien sur possible de prendre un guide chauffeur pour parcourir le pays et j'ai pu relever plusieurs adresses (mais toujours preneur de nouvelles au cas ou !) donc si parmi vous quelqu'un en a déjà fait l'expérience pourrait-il me donner son avis (je n'en ai contacté aucun pour l'instant).
Question couchage nous souhaiterions pour trouver un maison d'hote, plutot qu'un hotel inpersonnel 😛. auriez vous des adresses ou connaissances directes.
La monnaie : faut il que je garde mes euros et changer une fois sur place ou bien changer en france avant le départ ? un fois sur place est-ce que ma carte bleue fonctionne ou pas (désolé je n'ai pas non plus contacté ma banque donc je pose la question🤪 et de plus nous ne sommes pas trop habitué aux voyages lointains...)
Saisons : alors si j'ai bien compris la saison des moussons se situe entre Juin et septembre, bien dommage car nous comptions partir en juin donc peut être faudra-t-il que nous changions de programme pour bénéficier de conditions climatiques correctes.
et enfin il nous faudra ensuite une solution pour rejoindre notre deuxième destination : Les Maldives (bateau, avion... niveau tarif...)
- 2) Les Maldives pendant 1 Semaine
Pour cette destination c'est totalement l'inverse (pour nos objectifs). Passer 1 semaine posé a profiter de la plage et du soleil (je sais certains d'entre vous me dirons qu'il n'y a que ça a faire, hors diverses activités aquatiques. Nous allons prendre un hotel en tout compris (car je crois que les à-côtés sur place sont horriblement chers (activités, repas, eau etc...). Donc est ce que quelqu'un peut me donner un nom d'hotel où il a été et bien s'il lui a plu (objectifs : Bangalow pilotis)
A quoi penser avant de partir pour cette destination a part son maillot de bain 😄 ?
enfin pour retourner en France mieux vaut il pas repartir depuis Colombo est ainsi pouvoir bénéficier du tarif aller-retour Paris colombo ou alors prendre un billet aller colombo puis un billet retour depuis Male (si je ne me trompe pas)
Voila fin de mes interrogations j'espère pouvoir bénéficier de tous vos conseils. Merci d'avance
Hugo
je fais appel a l'expérience de certains d'entre vous pour m'aider dans mon élaboration de projet concernant notre voyage de noces qui devrais se faire en 2 étapes :
- 1) Sri Lanka pendant 2 Semaines :
j'aimerais lors de ce voyage pourvoir avoir un maximum de contact avec les gens sur place (et si certains d'entre vous habitent sur place pourquoi pas faire un petit visu 😉). Nous voudrions découvrir ce pays, avec ces magnifiques paysages, ces diverses cultures et donc socialement comme cité ci dessus. j'ai vu plusieurs sujet qui traitaient du Sri Lanka mais vous savez ce que c'est on veut toujours exposer son propre cas pour avoir le maximum d'informations 😉.
Donc j'ai vu qu'il était bien sur possible de prendre un guide chauffeur pour parcourir le pays et j'ai pu relever plusieurs adresses (mais toujours preneur de nouvelles au cas ou !) donc si parmi vous quelqu'un en a déjà fait l'expérience pourrait-il me donner son avis (je n'en ai contacté aucun pour l'instant).
Question couchage nous souhaiterions pour trouver un maison d'hote, plutot qu'un hotel inpersonnel 😛. auriez vous des adresses ou connaissances directes.
La monnaie : faut il que je garde mes euros et changer une fois sur place ou bien changer en france avant le départ ? un fois sur place est-ce que ma carte bleue fonctionne ou pas (désolé je n'ai pas non plus contacté ma banque donc je pose la question🤪 et de plus nous ne sommes pas trop habitué aux voyages lointains...)
Saisons : alors si j'ai bien compris la saison des moussons se situe entre Juin et septembre, bien dommage car nous comptions partir en juin donc peut être faudra-t-il que nous changions de programme pour bénéficier de conditions climatiques correctes.
et enfin il nous faudra ensuite une solution pour rejoindre notre deuxième destination : Les Maldives (bateau, avion... niveau tarif...)
- 2) Les Maldives pendant 1 Semaine
Pour cette destination c'est totalement l'inverse (pour nos objectifs). Passer 1 semaine posé a profiter de la plage et du soleil (je sais certains d'entre vous me dirons qu'il n'y a que ça a faire, hors diverses activités aquatiques. Nous allons prendre un hotel en tout compris (car je crois que les à-côtés sur place sont horriblement chers (activités, repas, eau etc...). Donc est ce que quelqu'un peut me donner un nom d'hotel où il a été et bien s'il lui a plu (objectifs : Bangalow pilotis)
A quoi penser avant de partir pour cette destination a part son maillot de bain 😄 ?
enfin pour retourner en France mieux vaut il pas repartir depuis Colombo est ainsi pouvoir bénéficier du tarif aller-retour Paris colombo ou alors prendre un billet aller colombo puis un billet retour depuis Male (si je ne me trompe pas)
Voila fin de mes interrogations j'espère pouvoir bénéficier de tous vos conseils. Merci d'avance
Hugo
Bons plans pour un voyage au Sri Lanka English translation pending
Bonjour à tous,
je compte me rendre au SRI LANKA 17 jours fin mars. Auriez vous des bons plans à me suggérer ? Billets d'avion (j'ai regardé sur Asia), hôtel, "circuits", restos, comment se déplacer dans l'île...
Dans l'attente de vous lire.
Retour de 13 jours au Sri Lanka en décembre 2016 avec 2 adolescents English translation pending
Bonjour,
Ci dessous le retour d'info sur un périple de 13 jours au SL avec 2 ados 15 & 16 ans.
Nous avons beaucoup utilisé ce forum pour réaliser ce voyage, nous faisons donc logiquement un retour d'info que l'on espèrera pratique pour les futurs chanceux propices au départ :)
De manière générale, prévoyez de vous lever tôt (perso entre 6 et 7h30 tous les jours) pour profiter de moins de monde, du soleil (souvent voilé après 13h) et de moins de chaleur.
Nous avons choisis un chauffeur via ce Forum que nous recommandons vivement : Shashi Khuma. Nous avons tout organisé avec lui via mail, il nous a conseillé des hotels/Ghest Houses et après avoir fait notre choix, il les a réservé pour nous (prix < booking !). Aucun versement d'acompte demandé, et Shashi était bien au RDV.Il sait être discret, avec une conduite très safe. Lorsque nos enfants voulaient se reposer, il nous déposait en ville pour se balader ou prendre un verre le soir, et il nous amenait les enfants 1h30 plus tard (sympa!). De plus, il a compris dés la 1ére journée que l'on voulait sortir des sentiers touristiques (lorsque cela était possible) et il ne nous a jamais emmené dans une boutique, plantation ou autre sans que nous l'ayons demandé... En bref, Shashi a été quelqu'un de précieux pour la réussite de ce voyage, de grande confiance, et vraiment attachant. Parle très bien Anglais. Ecoutez le sur Facebook : Shashi Khuma Sri Lankan driver Prix et contact par mail si vous voulez.
VOL : Compagnie OMAN AIR, prix/billet = 540 €, avec stop A/R à Mascate de 2h30 et 3h00. Vraiment bien, avion très récent, bon service, aucun retard..... impeccable. Arrivée à Colombo à 15h30, et départ direct pour Sirigiya (4h30 de trajet pour 135 km !!)
- Jour 2 à 4 : 3 nuits à Sirigiya (Nice Place Hotel, très bien positionné, chambres récentes vraiment bien, très propre (56 €/2pax/nuit/en B&B), diner avec buffet locale bon mais un peu cher pour là bas (9 €/pax). Visite de Sirigiya Rocks (4h / à faire le matin), Visite de Dambulla (3H /privilègier une après midi de pluie), Visite de Polonnaruwa (5 à 6h / privilègier le vélo/ à faire) Surprise de Shashi = Petite piste sableuse pour coucher de soleil sur Sirigiya Rock... génial Grimpette au 2ème rocher (en face à4 km). Vraiment à faire. Les ados ont presque préféré au Sirigiya Rock.... Beaucoup plus nature et beaucoup moins de monde.
- Jour 4/5 : 1 nuit à Kandy (trajet Sirigiya / Kandy = 4 h). Hotel River Side Villa (40€ en B&B / chambre simple, très propre, piscine, vue magnifique sur la rivière) Visite temple de la dent (1 h). Un peu déçu, très beau, mais restreint. Pas mal de monde. Il pleuvait. Verre au Helgas Folies (maison totalement folle dans les hauteurs de Kandy) en Tuk Tuk. Sympa et maison vraiment déconnectée... Globalement Kandy ne nous a pas charmer. Pour nous 1 jour suffisait.
jour 5 à 7 : Kandy vers Ella (trajet 3h30). Hotel Ella : Sky Green (53 €/nuit), chambre sans charme, simple, mais vue magnifique sur les montagnes. Bien pour Ella. - Durant le transport : Visite plantation GlennTea, Darambulla falls et Street foods dans Nuwera Eliya - Ballade Ella Rock (superbes, mais fatiguant). Ne pas manquer de déjeuner au restaurant Garden View (à 20 m des rails du train).... Super bon, très dépaysant, famille Sri Lankaise adorable et vraiment pas cher (22 € pour 5) - Ballade Little Adams peak. Superbe aussi mais totalement différent d'avec Ella Rock. Les 2 sont à faire.
Jour 7 : Trajet Ella/Tissamaharama = 1h15 de jungle train (génial) + 4h de voiture (route superbe) Nuit Tissa. Hotel Moon Beam Heaven (45 €/B&B), Super, propre, piscine. Top durant le trajet : - jungle train - Descente de Lipton Seat à pieds (vraiment magnifique plantation, paysage grandiose) - Diyaluma falls (chutes d'eau de 170m !). 10 mn de grimpette et baignade sous la chute d'eau seuls avec les singes... Super expérience. Shashi n'était pas chaud car la route est bien moins bonne que la route principale, mais vraiment cela vaut le coup... ne rallonge pas le temps de trajet pour Tissa. - Temple de Buduruwagala (Boudha de pierre) en fin de journée. Seuls. Très sereins. Bien
Jour 8 : Safari Yala + trajet vers Welligama (3h + arrêt sur plage Tangalle). Nuit Welligama : Jaga Bay Hotel (55 €/B&B). Shashi nous a eu 1 des 3 bungalow sur la plage. les enfants étaient dans une chambre. Très bien, mobilier simple, lumière crue ! mais endroit charmant et charmeur, piscine, nourriture très bonne et peu chère. - Safari Yala : Vraiment décevant. Ne vaut pas le temps passé (levé 4h45) ni le prix demandé (15.000 Rps tout compris). 3 éléphants perdus, des oiseaux de couleurs incroyables, crocodiles, phacochères, ... It's all ! - Dej et plage de Tangalle : vaut vraiment un arrêt baignade + dej
jour 9/10 : Welligama Jaga Bay Hotel - Surf le jour de Noel - Snorkelling à Polhena (bien, tortue, pleins de poisson multicolor...) Ados ravis - Réveillon sur la plage de Mirissa. Festif mais très (trop) touristique. Restau bof, mais bonne ambiance festive - Re surf - Excursion pour les baleines (on en avait jamais vu) : A fuir !! vu 3 ou 4 bout de baleines, mais plus de 20 boat peoples totalement chargés... - Ne manquez pas le restau Chief Akila Kitchen (3 km après la fin de la plage de Welligama (à droite en regardant la mer). Chercher sur les forums... endroit petit, planté sur la roche, vue incroyable. On commande le poisson et il arrive 20 mn après avec Akila en Tuk Tuk qui va ensuite le préparer.... compter 2h en tout mais cela vaut vraiment le coup, on est en famille. Nourriture extremement bonne (gouter également les pancakes chocolate :))
jour 11 : Welligama/Anawatuna (1h15) Hotel The Rocks (45€ B&B), pas mal. Calme, très bien placé. - Plongée bouteille pour les adultes. Bien mais visibilité limitée... Plage pour les ados.
Jour 12 : Welligama / Galle / Negombo (45mn + 3h) Hotel Negombo ??? (oublié le nom car trouvé à la dernière minute par Shashi car celui que nous avions choisis avait augmenté drastiquement ses prix... on a donc demandé à Shashi d'en trouver un autre). Aucun intérét de prendre un bel hotel vu l'heure du réveil prévu ! - Plage le matin. dej à Welligama juqu'à 15h - Visite Galle : Sympa, à faire. Une ville de bonne taille sur la mer. (2h mini) - Arrivée Negombo 20h. Diner à The Port Restaurant sur la plage (la dernière, glups). Très sympathique endroit, bon poisson et bonne musique... Sympa pour la fin.
- Jour 13 : retour.
En synthèse : Voyage enchanteur. Paysages vraiment grandioses. Sri Lankais incroyablement gentils. Nous avons eu zéro stress, aucune appréhension. Pas de regards mauvais. Météo vraiment clémente pour décembre (que deux 1/2 journée de pluie et 3 jours de gris moyen). A refaire, on resterai plus dans les terres et moins sur les plages (même si c'est sympa !) Voyage rythmé, mais les ados ont bien suivi (seule ma fille dormait en voiture). C'était un bon rythme pour nous. Chaque trajet était ponctué d'arrêts multiple et de visite, donc pas d'impression de long trajet (sauf 1er et dernier jour). Ne peut se faire qu'avec un chauffeur (vraiment une option à prendre en compte lorsque l'on a que 15 jours). Nos préférés : Diyaluma falls, 2ème rocher de Sirigiya, Lipton et Ella Rock, jungle train.... Les moins aimés : Les Baleines & Yala (mais nous avions fait la Tanzanie, donc...) Budget total : 6400 € tout inclus A votre disposition pour de plus amples infos, et on envie ceux qui y partent bientôt.... Antoine
De manière générale, prévoyez de vous lever tôt (perso entre 6 et 7h30 tous les jours) pour profiter de moins de monde, du soleil (souvent voilé après 13h) et de moins de chaleur.
Nous avons choisis un chauffeur via ce Forum que nous recommandons vivement : Shashi Khuma. Nous avons tout organisé avec lui via mail, il nous a conseillé des hotels/Ghest Houses et après avoir fait notre choix, il les a réservé pour nous (prix < booking !). Aucun versement d'acompte demandé, et Shashi était bien au RDV.Il sait être discret, avec une conduite très safe. Lorsque nos enfants voulaient se reposer, il nous déposait en ville pour se balader ou prendre un verre le soir, et il nous amenait les enfants 1h30 plus tard (sympa!). De plus, il a compris dés la 1ére journée que l'on voulait sortir des sentiers touristiques (lorsque cela était possible) et il ne nous a jamais emmené dans une boutique, plantation ou autre sans que nous l'ayons demandé... En bref, Shashi a été quelqu'un de précieux pour la réussite de ce voyage, de grande confiance, et vraiment attachant. Parle très bien Anglais. Ecoutez le sur Facebook : Shashi Khuma Sri Lankan driver Prix et contact par mail si vous voulez.
VOL : Compagnie OMAN AIR, prix/billet = 540 €, avec stop A/R à Mascate de 2h30 et 3h00. Vraiment bien, avion très récent, bon service, aucun retard..... impeccable. Arrivée à Colombo à 15h30, et départ direct pour Sirigiya (4h30 de trajet pour 135 km !!)
- Jour 2 à 4 : 3 nuits à Sirigiya (Nice Place Hotel, très bien positionné, chambres récentes vraiment bien, très propre (56 €/2pax/nuit/en B&B), diner avec buffet locale bon mais un peu cher pour là bas (9 €/pax). Visite de Sirigiya Rocks (4h / à faire le matin), Visite de Dambulla (3H /privilègier une après midi de pluie), Visite de Polonnaruwa (5 à 6h / privilègier le vélo/ à faire) Surprise de Shashi = Petite piste sableuse pour coucher de soleil sur Sirigiya Rock... génial Grimpette au 2ème rocher (en face à4 km). Vraiment à faire. Les ados ont presque préféré au Sirigiya Rock.... Beaucoup plus nature et beaucoup moins de monde.
- Jour 4/5 : 1 nuit à Kandy (trajet Sirigiya / Kandy = 4 h). Hotel River Side Villa (40€ en B&B / chambre simple, très propre, piscine, vue magnifique sur la rivière) Visite temple de la dent (1 h). Un peu déçu, très beau, mais restreint. Pas mal de monde. Il pleuvait. Verre au Helgas Folies (maison totalement folle dans les hauteurs de Kandy) en Tuk Tuk. Sympa et maison vraiment déconnectée... Globalement Kandy ne nous a pas charmer. Pour nous 1 jour suffisait.
jour 5 à 7 : Kandy vers Ella (trajet 3h30). Hotel Ella : Sky Green (53 €/nuit), chambre sans charme, simple, mais vue magnifique sur les montagnes. Bien pour Ella. - Durant le transport : Visite plantation GlennTea, Darambulla falls et Street foods dans Nuwera Eliya - Ballade Ella Rock (superbes, mais fatiguant). Ne pas manquer de déjeuner au restaurant Garden View (à 20 m des rails du train).... Super bon, très dépaysant, famille Sri Lankaise adorable et vraiment pas cher (22 € pour 5) - Ballade Little Adams peak. Superbe aussi mais totalement différent d'avec Ella Rock. Les 2 sont à faire.
Jour 7 : Trajet Ella/Tissamaharama = 1h15 de jungle train (génial) + 4h de voiture (route superbe) Nuit Tissa. Hotel Moon Beam Heaven (45 €/B&B), Super, propre, piscine. Top durant le trajet : - jungle train - Descente de Lipton Seat à pieds (vraiment magnifique plantation, paysage grandiose) - Diyaluma falls (chutes d'eau de 170m !). 10 mn de grimpette et baignade sous la chute d'eau seuls avec les singes... Super expérience. Shashi n'était pas chaud car la route est bien moins bonne que la route principale, mais vraiment cela vaut le coup... ne rallonge pas le temps de trajet pour Tissa. - Temple de Buduruwagala (Boudha de pierre) en fin de journée. Seuls. Très sereins. Bien
Jour 8 : Safari Yala + trajet vers Welligama (3h + arrêt sur plage Tangalle). Nuit Welligama : Jaga Bay Hotel (55 €/B&B). Shashi nous a eu 1 des 3 bungalow sur la plage. les enfants étaient dans une chambre. Très bien, mobilier simple, lumière crue ! mais endroit charmant et charmeur, piscine, nourriture très bonne et peu chère. - Safari Yala : Vraiment décevant. Ne vaut pas le temps passé (levé 4h45) ni le prix demandé (15.000 Rps tout compris). 3 éléphants perdus, des oiseaux de couleurs incroyables, crocodiles, phacochères, ... It's all ! - Dej et plage de Tangalle : vaut vraiment un arrêt baignade + dej
jour 9/10 : Welligama Jaga Bay Hotel - Surf le jour de Noel - Snorkelling à Polhena (bien, tortue, pleins de poisson multicolor...) Ados ravis - Réveillon sur la plage de Mirissa. Festif mais très (trop) touristique. Restau bof, mais bonne ambiance festive - Re surf - Excursion pour les baleines (on en avait jamais vu) : A fuir !! vu 3 ou 4 bout de baleines, mais plus de 20 boat peoples totalement chargés... - Ne manquez pas le restau Chief Akila Kitchen (3 km après la fin de la plage de Welligama (à droite en regardant la mer). Chercher sur les forums... endroit petit, planté sur la roche, vue incroyable. On commande le poisson et il arrive 20 mn après avec Akila en Tuk Tuk qui va ensuite le préparer.... compter 2h en tout mais cela vaut vraiment le coup, on est en famille. Nourriture extremement bonne (gouter également les pancakes chocolate :))
jour 11 : Welligama/Anawatuna (1h15) Hotel The Rocks (45€ B&B), pas mal. Calme, très bien placé. - Plongée bouteille pour les adultes. Bien mais visibilité limitée... Plage pour les ados.
Jour 12 : Welligama / Galle / Negombo (45mn + 3h) Hotel Negombo ??? (oublié le nom car trouvé à la dernière minute par Shashi car celui que nous avions choisis avait augmenté drastiquement ses prix... on a donc demandé à Shashi d'en trouver un autre). Aucun intérét de prendre un bel hotel vu l'heure du réveil prévu ! - Plage le matin. dej à Welligama juqu'à 15h - Visite Galle : Sympa, à faire. Une ville de bonne taille sur la mer. (2h mini) - Arrivée Negombo 20h. Diner à The Port Restaurant sur la plage (la dernière, glups). Très sympathique endroit, bon poisson et bonne musique... Sympa pour la fin.
- Jour 13 : retour.
En synthèse : Voyage enchanteur. Paysages vraiment grandioses. Sri Lankais incroyablement gentils. Nous avons eu zéro stress, aucune appréhension. Pas de regards mauvais. Météo vraiment clémente pour décembre (que deux 1/2 journée de pluie et 3 jours de gris moyen). A refaire, on resterai plus dans les terres et moins sur les plages (même si c'est sympa !) Voyage rythmé, mais les ados ont bien suivi (seule ma fille dormait en voiture). C'était un bon rythme pour nous. Chaque trajet était ponctué d'arrêts multiple et de visite, donc pas d'impression de long trajet (sauf 1er et dernier jour). Ne peut se faire qu'avec un chauffeur (vraiment une option à prendre en compte lorsque l'on a que 15 jours). Nos préférés : Diyaluma falls, 2ème rocher de Sirigiya, Lipton et Ella Rock, jungle train.... Les moins aimés : Les Baleines & Yala (mais nous avions fait la Tanzanie, donc...) Budget total : 6400 € tout inclus A votre disposition pour de plus amples infos, et on envie ceux qui y partent bientôt.... Antoine
Polonnaruwa le soir (Sri Lanka) English translation pending
que faire le soir à polonnaruwa?
Anuradhapura et/ou Polonnaruwa (Sri Lanka) English translation pending
Bonjour
Je prépare un voyage pour 02/2021 (si convid nous laisse tranquille)
Ma question est de savoir si il faut faire ces deux sites ?
Si la réponse est non : lequel des deux de préférence ? (Je pencherais pour les 2 pour le moment)
Et si nous visitons Polonnaruwa peut on avoir comme base Sigiriya et rayonner durant 3 jours (Anuradhapura non inclus dans ces 3 jours, bien entendu)
Merci pour vos retours
Ericat
Trajet Ella - Polonnaruwa English translation pending
Bonjour,
Je pars avec ma famille au Sri Lanka en février 2019. Mon itinéraire est presque bouclé. Je me pose juste une question à laquelle je ne trouve pas de réponse... J'ai bien conscience que les temps de déplacements sont très longs dans certains pays en Asie. Quelqu'un peut-il me dire quel temps il faut compter pour un trajet Ella / Polonnaruwa en taxi ? Merci beaucoup de votre réponse !
Je pars avec ma famille au Sri Lanka en février 2019. Mon itinéraire est presque bouclé. Je me pose juste une question à laquelle je ne trouve pas de réponse... J'ai bien conscience que les temps de déplacements sont très longs dans certains pays en Asie. Quelqu'un peut-il me dire quel temps il faut compter pour un trajet Ella / Polonnaruwa en taxi ? Merci beaucoup de votre réponse !
Trajet de Polonnaruwa à Ella avec un enfant de 2 ans English translation pending
Bonjour,
Dans mon itinéraire de 3 semaines au Sri Lanka, j'ai envisagé un trajet de Polonnawura à Ella en passant par Mahiyanganaya et Badulla à faire en une journée. Mais ça, c'était avant que je me rende compte que les distances et le temps que l'on met pour les faire sont deux choses bien distinctes! Je serai avec mon petit garçon de 2 ans et demi, et j'ai bien peur qu'une longue journée en bus ou en voiture ne soit vraiment pas une partie de plaisir pour nous. Comment faire? Effectuer le trajet en deux fois et m'arrêter quelque part (Mahiyangana par exemple, est-ce que quelqu'un connaît?) Choisir un autre itinéraire? En fait, mon but en partant de Polonnawura est d'aller dans les montagnes et de faire un trajet en train (Ella-Haputale) C'est difficile de visualiser tout ça quand on n'y est jamais allé. Aussi je remercie les bonnes âmes qui voudront bien me conseiller!
Emilie
Dans mon itinéraire de 3 semaines au Sri Lanka, j'ai envisagé un trajet de Polonnawura à Ella en passant par Mahiyanganaya et Badulla à faire en une journée. Mais ça, c'était avant que je me rende compte que les distances et le temps que l'on met pour les faire sont deux choses bien distinctes! Je serai avec mon petit garçon de 2 ans et demi, et j'ai bien peur qu'une longue journée en bus ou en voiture ne soit vraiment pas une partie de plaisir pour nous. Comment faire? Effectuer le trajet en deux fois et m'arrêter quelque part (Mahiyangana par exemple, est-ce que quelqu'un connaît?) Choisir un autre itinéraire? En fait, mon but en partant de Polonnawura est d'aller dans les montagnes et de faire un trajet en train (Ella-Haputale) C'est difficile de visualiser tout ça quand on n'y est jamais allé. Aussi je remercie les bonnes âmes qui voudront bien me conseiller!
Emilie
Choisir entre Polonnaruwa, Sigirya, Kandy English translation pending
Bonjour,
Avec les jours dont nous disposons et nos souhaits personnels, nous allons devoir choisir : Nous partirons le matin de Negombo vers le triangle culturel , passons une nuit là-bas, et dormirons à Kandy le soir le surlendemain.(Le jour suivant nous partons dès le matin). Que choisir? Nous ne pourrons pas tout faire.... 1- Polonnaruwa seulement puis le lendemain route vers Kandy : temple de la dent et jardon botanique? 2- Sigirya seulement puis le lendemain route vers Kandy : temple de la dent et jardon botanique? 3- Polonnaruwa, le lendemain Sigirya puis route vers Kandy mais donc aucune visite à Kandy?
Nous voyageons avec 3 jeunes enfants, au mois de décembre.
Merci d'avance pour vos conseils!
Avec les jours dont nous disposons et nos souhaits personnels, nous allons devoir choisir : Nous partirons le matin de Negombo vers le triangle culturel , passons une nuit là-bas, et dormirons à Kandy le soir le surlendemain.(Le jour suivant nous partons dès le matin). Que choisir? Nous ne pourrons pas tout faire.... 1- Polonnaruwa seulement puis le lendemain route vers Kandy : temple de la dent et jardon botanique? 2- Sigirya seulement puis le lendemain route vers Kandy : temple de la dent et jardon botanique? 3- Polonnaruwa, le lendemain Sigirya puis route vers Kandy mais donc aucune visite à Kandy?
Nous voyageons avec 3 jeunes enfants, au mois de décembre.
Merci d'avance pour vos conseils!
Trajet Dambulla - Sigiryia - Polonnaruwa - Kandy English translation pending
Bonsoir,
pensez vous que c'est possible de joindre toutes ces destinations ( reprises dans le titre ) en bus local ou train ?
Ou il serait mieux de prendre un chauffeur avec une voiture ?
Merci des infos.
pensez vous que c'est possible de joindre toutes ces destinations ( reprises dans le titre ) en bus local ou train ?
Ou il serait mieux de prendre un chauffeur avec une voiture ?
Merci des infos.