Results for "Ruse+ou+Rousse+|+123+>+202"
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Electricité sur le tour des Annapurnas English translation pending
Bonjour,
Je compte emmener mon camescope sur le tour des Annapurnas et je me demande s'il est possible de le recharger en cours sur le trek ?
Merci.
Litige avec Air France, nous avons gagné! English translation pending
Bonjour à tous,
Je veux partager avec vous la fin heureuse d’une mauvaise expérience qui je crois arrive à beaucoup.
En 2016 nous avons acheté des billets Marseille–Southampton, où nous allions pour embarquer sur un navire de croisière. Même parcours pour le retour avec à chaque fois une escale à Orly.
A l’aller, rien à signaler. Au retour notre bateau faisant escale au Havre la veille d’arriver à Southampton. Nous décidons de débarquer et, avec une voiture de location, de rejoindre Orly directement afin de prendre notre vol pour Marseille.
Par correction, nous prévenons la compagnie avant que l’avion ne parte de Southampton, et nous nous présentons à l’embarquement à Orly pour notre vol vers Marseille. C’est là que les choses se gâtent car la compagnie Air France ne l’entends pas de cette oreille. Elle estime qu’avoir manquer un vol annule tous les autres. Cette pratique n’est pas légale mais elle l’applique.
Elle nous refuse l’embarquement et veut nous facturer une modification de billets pour nos quatre vols (2 allers et 2 retours par personne) qui sont considérés comme un seul billet, pour la modique somme, au tarif du jour, de 1500€ par personne. De la folie !!!!
Nous insistons, notre place est payée, l’avion est là mais on nous interdit d’embarquer ! Au bout d’une demi-heure de palabres houleuses, il nous est proposé des billets à 360€ par personne.
Nous refusons, nos places sont déjà payées, l’avion attends avec nos places réservées. Le ton monte mais nous ne cédons pas, nous refusons cet abus de pouvoir, cette escroquerie. L’avion part sans nous avec nos sièges vides.
Nous préférons louer une grosse berline et rentrer en voiture pour un coût beaucoup moins élevé que 720€. Autant dire que nous étions plus que mécontents et très contrariés de cette arnaque. Les 800 km du retour ont été très lourds et pénibles. Nous avons dû, en plus, aller à Marseille le lendemain rechercher notre voiture au parking de l’aéroport.
Dans les jours qui suivirent, nous avons pu constater, après quelques recherches sur internet que cette pratique était fréquente chez Air France.
Fait du hasard, une avocate (victime personnellement de la même tricherie) est en train de monter un dossier de recours collectif à l’encontre d’Air France pour ce motif. Elle a déjà rassemblé 60 plaignants pour des faits similaires.
Pour 20 € par dossier elle nous propose de nous joindre à ce groupement. Elle se rétribuera sur les dommages et intérêts qu’elle escompte percevoir pour chacun.
Les démarches ont été nombreuses et ont duré deux ans et demi. Je vous en passe les détails et la mauvaise volonté à laquelle elle a dû faire face pour réussir à déposer la plainte. Il a fallu de la patience et de la ténacité mais au bout du compte elle nous a envoyé ce mail il y a quelques jours :
J'ai le plaisir de vous annoncer le virement bancaire des sommes qui ont été réglées par Air France à la suite de la médiation ordonnée par le Tribunal. L'affaire va ainsi pouvoir être radiée à la suite de l'accord intervenu, la Compagnie Air France ayant reconnu ses torts dans cette affaire.
Nous avons été indemnisés à hauteur de 510€ par personne et nous avons réellement reçu 310€ une fois déduite la rétribution de l’avocate. Nous sommes très satisfaits d’avoir pu nous défendre et pu contraindre Air France à nous dédommager. Une fois de plus cela confirme qu’il ne faut pas se laisser faire par ces compagnies aux pratiques abusives qui se croient tout permis. Il ne faut pas baisser les bras, il faut se défendre !
Je veux partager avec vous la fin heureuse d’une mauvaise expérience qui je crois arrive à beaucoup.
En 2016 nous avons acheté des billets Marseille–Southampton, où nous allions pour embarquer sur un navire de croisière. Même parcours pour le retour avec à chaque fois une escale à Orly.
A l’aller, rien à signaler. Au retour notre bateau faisant escale au Havre la veille d’arriver à Southampton. Nous décidons de débarquer et, avec une voiture de location, de rejoindre Orly directement afin de prendre notre vol pour Marseille.
Par correction, nous prévenons la compagnie avant que l’avion ne parte de Southampton, et nous nous présentons à l’embarquement à Orly pour notre vol vers Marseille. C’est là que les choses se gâtent car la compagnie Air France ne l’entends pas de cette oreille. Elle estime qu’avoir manquer un vol annule tous les autres. Cette pratique n’est pas légale mais elle l’applique.
Elle nous refuse l’embarquement et veut nous facturer une modification de billets pour nos quatre vols (2 allers et 2 retours par personne) qui sont considérés comme un seul billet, pour la modique somme, au tarif du jour, de 1500€ par personne. De la folie !!!!
Nous insistons, notre place est payée, l’avion est là mais on nous interdit d’embarquer ! Au bout d’une demi-heure de palabres houleuses, il nous est proposé des billets à 360€ par personne.
Nous refusons, nos places sont déjà payées, l’avion attends avec nos places réservées. Le ton monte mais nous ne cédons pas, nous refusons cet abus de pouvoir, cette escroquerie. L’avion part sans nous avec nos sièges vides.
Nous préférons louer une grosse berline et rentrer en voiture pour un coût beaucoup moins élevé que 720€. Autant dire que nous étions plus que mécontents et très contrariés de cette arnaque. Les 800 km du retour ont été très lourds et pénibles. Nous avons dû, en plus, aller à Marseille le lendemain rechercher notre voiture au parking de l’aéroport.
Dans les jours qui suivirent, nous avons pu constater, après quelques recherches sur internet que cette pratique était fréquente chez Air France.
Fait du hasard, une avocate (victime personnellement de la même tricherie) est en train de monter un dossier de recours collectif à l’encontre d’Air France pour ce motif. Elle a déjà rassemblé 60 plaignants pour des faits similaires.
Pour 20 € par dossier elle nous propose de nous joindre à ce groupement. Elle se rétribuera sur les dommages et intérêts qu’elle escompte percevoir pour chacun.
Les démarches ont été nombreuses et ont duré deux ans et demi. Je vous en passe les détails et la mauvaise volonté à laquelle elle a dû faire face pour réussir à déposer la plainte. Il a fallu de la patience et de la ténacité mais au bout du compte elle nous a envoyé ce mail il y a quelques jours :
J'ai le plaisir de vous annoncer le virement bancaire des sommes qui ont été réglées par Air France à la suite de la médiation ordonnée par le Tribunal. L'affaire va ainsi pouvoir être radiée à la suite de l'accord intervenu, la Compagnie Air France ayant reconnu ses torts dans cette affaire.
Nous avons été indemnisés à hauteur de 510€ par personne et nous avons réellement reçu 310€ une fois déduite la rétribution de l’avocate. Nous sommes très satisfaits d’avoir pu nous défendre et pu contraindre Air France à nous dédommager. Une fois de plus cela confirme qu’il ne faut pas se laisser faire par ces compagnies aux pratiques abusives qui se croient tout permis. Il ne faut pas baisser les bras, il faut se défendre !
Revue des vélo à cadre d'acier English translation pending
Bonjour,
Je ne suis pas un habitué pour poster sur des forums, mais en voyant l'expérience et l'expertise de certains forumeur j'ai décidé de vous écrire !
N'ayant actuellement plus de vélo, je recherche ma nouvelle monture. Jusqu'à maintenant mon utilisation était le trajet boulot et de la rando le weekend ou plusieurs jours mais je n'ai jamais excédé les deux semaines. Je roulais sur un Genesis, j'appréciais le côté réactif et sportif. J'envisage un premier grand périple à travers l'Europe (notamment l'Islande, Irlande, Norvège, etc) et pourquoi pas plus suivant la tournure. C'est donc l'occasion de me trouver un vélo plus confortable et je commence à me faire à l'idée de perdre le côté sportif.
J'ai pas mal regardé le Surly Haul Long Trucker car je sais qu'il est très plébiscité chez les cyclos voyageurs. La plupart des infos glané sur le Surly que ce soit sur site/forum français ou américain, datent d'une dizaine d'année. Je me demande donc si finalement le Surly n'est pas désormais dépassé et si je ne pouvait pas trouver d'autre cadre avec de bon rapport qualité prix. De plus j'ai lu ici que son acier chromoly était assez basique, mais bon rapport qualité prix. En me renseignant un peu plus j'ai lu que les cadreurs conseil plus du columbus zona ou reynolds 853 ou 725. Je ne maitrise pas encore ce sujet des aciers et donc suit preneur si vous voyez des modèles de cadre intéressant. Que pensez-vous notamment du tour de fer 20 ou 30 qui est en Reynolds 725 chromoly. D'ailleurs y a t-il une différence entre "l’appellation" Reynolds 725 et Reynolds 725 Chromoly ?
J'ai vu le prix de nos cadreurs artisanaux, et préfère mettre cette solution de côté pour le moment car je m'étais fixé un budget inférieur à 2000€ (pour le vélo complet soit assemblé moi-même ou acheté complet).
D'avance, merci pour vos conseils !
Je ne suis pas un habitué pour poster sur des forums, mais en voyant l'expérience et l'expertise de certains forumeur j'ai décidé de vous écrire !
N'ayant actuellement plus de vélo, je recherche ma nouvelle monture. Jusqu'à maintenant mon utilisation était le trajet boulot et de la rando le weekend ou plusieurs jours mais je n'ai jamais excédé les deux semaines. Je roulais sur un Genesis, j'appréciais le côté réactif et sportif. J'envisage un premier grand périple à travers l'Europe (notamment l'Islande, Irlande, Norvège, etc) et pourquoi pas plus suivant la tournure. C'est donc l'occasion de me trouver un vélo plus confortable et je commence à me faire à l'idée de perdre le côté sportif.
J'ai pas mal regardé le Surly Haul Long Trucker car je sais qu'il est très plébiscité chez les cyclos voyageurs. La plupart des infos glané sur le Surly que ce soit sur site/forum français ou américain, datent d'une dizaine d'année. Je me demande donc si finalement le Surly n'est pas désormais dépassé et si je ne pouvait pas trouver d'autre cadre avec de bon rapport qualité prix. De plus j'ai lu ici que son acier chromoly était assez basique, mais bon rapport qualité prix. En me renseignant un peu plus j'ai lu que les cadreurs conseil plus du columbus zona ou reynolds 853 ou 725. Je ne maitrise pas encore ce sujet des aciers et donc suit preneur si vous voyez des modèles de cadre intéressant. Que pensez-vous notamment du tour de fer 20 ou 30 qui est en Reynolds 725 chromoly. D'ailleurs y a t-il une différence entre "l’appellation" Reynolds 725 et Reynolds 725 Chromoly ?
J'ai vu le prix de nos cadreurs artisanaux, et préfère mettre cette solution de côté pour le moment car je m'étais fixé un budget inférieur à 2000€ (pour le vélo complet soit assemblé moi-même ou acheté complet).
D'avance, merci pour vos conseils !
Les sectes et le voyage English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'ai vu quelques vidéos dernièrement sur youtube sur des sectes que les voyageurs rejoignent, parfois en Inde, ou d'autres des aux USA ou d'Europe (Scandinavie, France...) et je voulais savoir si vous-mêmes avez rencontré des gourous pendant vos voyages ou si vous avez fréquenté des sectes.
En ce qui concerne les ashrams en Inde, apparentez-vous ça à des sectes, pensez-vous que c'est dangereux d'y passer du temps? Ceux qui connaissent ce phénomène ou qui en ont été assez proches, pouvez-vous témoigner?
Voici une vidéo dans laquelle une jeune hippie parle un peu des actions de sa secte :
www.youtube.com/watch?v=yAzD0CJQbeE
Merci pour vos réponses, ça me permettrait de mieux comprendre ce phénomène! Vous pouvez bien sûr me répondre en message privé si vous avez peur de dévoiler des choses trop personnelles).
J'ai vu quelques vidéos dernièrement sur youtube sur des sectes que les voyageurs rejoignent, parfois en Inde, ou d'autres des aux USA ou d'Europe (Scandinavie, France...) et je voulais savoir si vous-mêmes avez rencontré des gourous pendant vos voyages ou si vous avez fréquenté des sectes.
En ce qui concerne les ashrams en Inde, apparentez-vous ça à des sectes, pensez-vous que c'est dangereux d'y passer du temps? Ceux qui connaissent ce phénomène ou qui en ont été assez proches, pouvez-vous témoigner?
Voici une vidéo dans laquelle une jeune hippie parle un peu des actions de sa secte :
www.youtube.com/watch?v=yAzD0CJQbeE
Merci pour vos réponses, ça me permettrait de mieux comprendre ce phénomène! Vous pouvez bien sûr me répondre en message privé si vous avez peur de dévoiler des choses trop personnelles).
Les Australes: un archipel singulier et méconnu English translation pending
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a ét�� validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a ét�� validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Rencontre voyageurs / randonneurs à Aix-les-Bains le vendredi 10 novembre 2017 English translation pending
Bonjour les savoyards et les autres : c'est ouvert à tout les seniors 😏
Vous en avez assez de voyager seul , de randonner seul ou d'abandonner des projets de treks faute de partenaires !!!! 😠.... alors voyageurs baroudeurs trekkeurs, marcheurs seniors au temps libre , rencontrons nous le vendredi 10 novembre à Aix les Bains à partir de 11h30 jusqu'à 18 heures pour déjeuner ou boire un verre ...
Ce sera l'occasion de rencontrer de possibles partenaires de voyages, de randos, de treks, de passer du virtuel au réel, d'échanger des infos et bons plans, de partager des idées , des envies, et de concrétiser quelques beaux projets et surtout de se constituer un groupe de compagnons de voyage à géométrie variable .
Venez avec vos idées , vos projets .....Nous sommes pour l'instant 6 , nous nous arrêterons à 12 pour garder la convivialité , donc bienvenus encore à 6 personnes .
véronique 😏
je n'ai pas encore décidé du lieu , ce sera un café brasserie en centre ville , et si l'un de vous connait un lieu sympa : idée bienvenue 😏
Vous en avez assez de voyager seul , de randonner seul ou d'abandonner des projets de treks faute de partenaires !!!! 😠.... alors voyageurs baroudeurs trekkeurs, marcheurs seniors au temps libre , rencontrons nous le vendredi 10 novembre à Aix les Bains à partir de 11h30 jusqu'à 18 heures pour déjeuner ou boire un verre ...
Ce sera l'occasion de rencontrer de possibles partenaires de voyages, de randos, de treks, de passer du virtuel au réel, d'échanger des infos et bons plans, de partager des idées , des envies, et de concrétiser quelques beaux projets et surtout de se constituer un groupe de compagnons de voyage à géométrie variable .
Venez avec vos idées , vos projets .....Nous sommes pour l'instant 6 , nous nous arrêterons à 12 pour garder la convivialité , donc bienvenus encore à 6 personnes .
véronique 😏
je n'ai pas encore décidé du lieu , ce sera un café brasserie en centre ville , et si l'un de vous connait un lieu sympa : idée bienvenue 😏
Découvrir l'Asie en famille English translation pending
Bonjour à tous,
Ça y est ! Après quelques longues années de réflexions et en attendant que nos filles grandissent un peu (elles ont 5 et 7 ans), nous avons décidé de partir découvrir l’Asie (ou une partie en tout cas) en famille. Je partage donc ici le parcours prévu, en sachant que l’itinéraire précis se fera sans doute principalement sur place en fonction des envies…
Nous commencerons par la Thaïlande en janvier 2018, afin de prendre nos marques et de peaufiner tranquillement le suite… Ensuite, cap sur la Birmanie, puis le Laos et le Cambodge (Février et Mars), remontée du Vietnam (avril) pour entrer en Chine (Mai et Juin) et finir en Mongolie (Juillet). L’idée est peut-être de prendre le transsibérien jusque Moscou pour terminer en beauté (Juillet/Août), ou – si financièrement ça tient la route – s’envoler pour le japon ; on verra à ce moment-là.
Il y a évidemment pas mal de questions qui restent ouvertes à ce stade :
Comment obtenir un Visa (idéalement de 90 jours) pour la Chine ? Est-ce possible depuis le Laos, le Cambodge ou le Vietnam ? Le faire depuis la Belgique n’est pas une option, puisqu’il nous faudrait rentrer dans le pays 3 mois après l’obtention… ce qui n’est pas dans nos plans Entrer et sortir de Birmanie depuis la région de Chiang Mai est-il possible ? Ou l’avion jusque Yangon est-il plus pratique ? (je dois admettre hésiter prendre l’avion pour les ‘petits’ vols intérieurs, pour des raisons financières et sécuritaires) Entrer au Laos par bateau depuis le Nord de la Thaïlande, c’est jouable avec des enfants ? J’ai fixé le budget journalier à environ 100 EUR par jour – logement, repas et déplacement compris. Cela me semble correct pour vivre convenablement (il faut un minimum de confort pour les enfants, donc je bannis les dortoirs), mais quels sont vos retours d’expérience à ce sujet ?
Nous sommes évidemment ouverts à tous vos bons plans, conseils, adresses, incontournables qui feront de ce voyage de 7 mois en famille une expérience extraordinaire pour mon épouse et moi, mais surtout pour mes 2 princesses qui s’en vont découvrir le monde (et elles n’attendent que ça 😊).
Merci d’avance pour vos réactions et à bientôt sur les routes d’Asie ou d’ailleurs 😊
Stef
Ça y est ! Après quelques longues années de réflexions et en attendant que nos filles grandissent un peu (elles ont 5 et 7 ans), nous avons décidé de partir découvrir l’Asie (ou une partie en tout cas) en famille. Je partage donc ici le parcours prévu, en sachant que l’itinéraire précis se fera sans doute principalement sur place en fonction des envies…
Nous commencerons par la Thaïlande en janvier 2018, afin de prendre nos marques et de peaufiner tranquillement le suite… Ensuite, cap sur la Birmanie, puis le Laos et le Cambodge (Février et Mars), remontée du Vietnam (avril) pour entrer en Chine (Mai et Juin) et finir en Mongolie (Juillet). L’idée est peut-être de prendre le transsibérien jusque Moscou pour terminer en beauté (Juillet/Août), ou – si financièrement ça tient la route – s’envoler pour le japon ; on verra à ce moment-là.
Il y a évidemment pas mal de questions qui restent ouvertes à ce stade :
Comment obtenir un Visa (idéalement de 90 jours) pour la Chine ? Est-ce possible depuis le Laos, le Cambodge ou le Vietnam ? Le faire depuis la Belgique n’est pas une option, puisqu’il nous faudrait rentrer dans le pays 3 mois après l’obtention… ce qui n’est pas dans nos plans Entrer et sortir de Birmanie depuis la région de Chiang Mai est-il possible ? Ou l’avion jusque Yangon est-il plus pratique ? (je dois admettre hésiter prendre l’avion pour les ‘petits’ vols intérieurs, pour des raisons financières et sécuritaires) Entrer au Laos par bateau depuis le Nord de la Thaïlande, c’est jouable avec des enfants ? J’ai fixé le budget journalier à environ 100 EUR par jour – logement, repas et déplacement compris. Cela me semble correct pour vivre convenablement (il faut un minimum de confort pour les enfants, donc je bannis les dortoirs), mais quels sont vos retours d’expérience à ce sujet ?
Nous sommes évidemment ouverts à tous vos bons plans, conseils, adresses, incontournables qui feront de ce voyage de 7 mois en famille une expérience extraordinaire pour mon épouse et moi, mais surtout pour mes 2 princesses qui s’en vont découvrir le monde (et elles n’attendent que ça 😊).
Merci d’avance pour vos réactions et à bientôt sur les routes d’Asie ou d’ailleurs 😊
Stef
Péage Avis en sortant de l'aéroport de Miami English translation pending
Bonjour,
Quand on sort de l'aéroport de Miami il n'y a plus de Gate pour payer le péage . Maintenant AVIS débite le péage 1,40 $ + 21,15 $ . N'est ce pas un abus d'Avis ?
Comment faire pour éviter ce complément de facturation ?
Cordialement
Comparateur des programmes de fidélité aérien? English translation pending
Bonjour,
J’aimerais savoir si quelqu’un connait un site qui compare les programmes de fidélité des compagnies aériennes. J’ai trouvé des sites en Français mais ces pages ne sont pas mis à jour et certains membres des alliances ne correspondent plus.
Ce qui m’intéresse : quelles sont les programmes par Alliance qui gardent le plus longtemps les points ? Qui permettent de changer de niveau ou d’avoir accès au salon avec le moins de points ?
Il y a peut-être un site en anglais mais je ne trouve pas.
Merci à tous et bon voyage.
J’aimerais savoir si quelqu’un connait un site qui compare les programmes de fidélité des compagnies aériennes. J’ai trouvé des sites en Français mais ces pages ne sont pas mis à jour et certains membres des alliances ne correspondent plus.
Ce qui m’intéresse : quelles sont les programmes par Alliance qui gardent le plus longtemps les points ? Qui permettent de changer de niveau ou d’avoir accès au salon avec le moins de points ?
Il y a peut-être un site en anglais mais je ne trouve pas.
Merci à tous et bon voyage.
Govoyages annonce mon vol annulé: que dois-je faire? English translation pending
Bonjour,
Govoyages vient de m'envoyer un courriel comme quoi mon vol était annulé. Que dois-je faire et quels sont les recours possibles? Merci beaucoup de votre aide.
Govoyages vient de m'envoyer un courriel comme quoi mon vol était annulé. Que dois-je faire et quels sont les recours possibles? Merci beaucoup de votre aide.
Ce dont on se doutait déjà sur les agents des loueurs US English translation pending
Ce dont on se doutait déjà sur les agents des loueurs US mais à ce point là quand même !
https://consumerist.com/2008/01/15/6-confessions-of-an-alamo-car-rental-agent/
Je suis effaré du mépris témoigné dans l'article . Pour être un bon client respectable et non un client cheap , il faut donc accepter de se faire arnaquer et refiler toutes options inutiles à prix d'or même si déjà incluses quitte à payer 3 fois le prix de sa location .
😕
https://consumerist.com/2008/01/15/6-confessions-of-an-alamo-car-rental-agent/
Je suis effaré du mépris témoigné dans l'article . Pour être un bon client respectable et non un client cheap , il faut donc accepter de se faire arnaquer et refiler toutes options inutiles à prix d'or même si déjà incluses quitte à payer 3 fois le prix de sa location .
😕
Poids des valises: vols intérieurs Thaïlande et vol Thaïlande - France English translation pending
Hello, tout le monde !
J'ai toujours eu des difficultés concernant le poids de mes valises en soute afin de me rendre en ou de sortir de France. Je voyage toujours en économie.
Si j'ai bien compris tout ce qui est écrit, j'ai droit à 1 valise par personne pour :
- Koh Samui/Bangkok, Bangkok Airways 20 kgs
- Bangkok/CDG, Thaï Airways 30 kgs
- CDG Roissy/Montpellier, Air France 23 kgs
Combien ai-je le droit de mettre de kgs dans ma valise si je veux être en règle, sans avoir à payer de taxe supplémentaire ?
Pour le vol Koh Samui/Bangkok (Bangkok Airways) dois-je payer une franchise pour les 10 kgs de plus ? Si je prends un vol Koh Samui/CDG avec la Thaï Airways, j'ai droit à 30 kgs pour la distance (déjà fait). Mais cela ne solutionne pas mon problème de surpoids arrivée en France. Devrais-je payer une franchise pour les 7 Kgs supplémentaires ? Suffit-il de présenter le billet du vol internationnal ?
Je vous avoue ne rien y comprendre et ne savoir que faire ... Votre aide me ferait un grand bien au plus tôt si vous le pouvez.
Merci beaucoup et très cordialement.
Pour le vol Koh Samui/Bangkok (Bangkok Airways) dois-je payer une franchise pour les 10 kgs de plus ? Si je prends un vol Koh Samui/CDG avec la Thaï Airways, j'ai droit à 30 kgs pour la distance (déjà fait). Mais cela ne solutionne pas mon problème de surpoids arrivée en France. Devrais-je payer une franchise pour les 7 Kgs supplémentaires ? Suffit-il de présenter le billet du vol internationnal ?
Je vous avoue ne rien y comprendre et ne savoir que faire ... Votre aide me ferait un grand bien au plus tôt si vous le pouvez.
Merci beaucoup et très cordialement.
Meilleur côté de l'avion pour atterrissage et décollage île de Pâques English translation pending
Bonjour,
Question pratique: est-ce que quelqu'un sait de quel côté de l'avion il faut être assis pour bien voir l'Île à l'arrivée/atterrissage sur l'Ile de Paques ??? Même question pour le départ/décollage ??
Merci d'avance !! B.
Question pratique: est-ce que quelqu'un sait de quel côté de l'avion il faut être assis pour bien voir l'Île à l'arrivée/atterrissage sur l'Ile de Paques ??? Même question pour le départ/décollage ??
Merci d'avance !! B.
Thaïlande: bloqué à l'aéroport pour une dette aux impôts? English translation pending
Salut je pars rejoindre mon amie pour deux mois tres bientot. Je dois depuis deux ans environ 900 euros aux impots ( impots locaux). J'ai lu ici et la que la police des frontieres peut me retenir et m 'empecher de partir tant que je n' ai pas paye cette somme.. Et au final apres avoir cherche et cherche je n'ai pas trouve de reponse claire.
Je pars avec un budget limite et me voir empecher d embarquer au dernier moment et me faire annuller me billet et payer la somme entiere a deux pas du paradis serait un cauchemard...
Donc ma question est la suivante avez vous ete bloque a l embarquement a cause d une dette fiscale?
Et silvouplait silvouplait evitez vos jugements de valeur et les reponses du style " qui paie ses dettes s'enrichit" ou " va vite demander a ton centre des impots " ( pour bien me faire recramer lol) merci beacoup
Retour et impressions après 8 jours à l'Ouest... de l'Ecosse English translation pending
Bonjour à tous !
Un mois et demi déjà que nous sommes revenus de notre périple écossais : 8 jours, 2 personnes, vol Mulhouse-Édimbourg, location de voiture et hôtels ou B&B réservés de France. Comme toujours, les différents avis, blogs et carnets des internautes m'ont été d'une aide inestimable dans la gestion de ce voyage, merci à tous ! En retour, voici un nouveau carnet avec nos avis et impressions qui bien sûr, n'engagent que nous et serviront peut-être à d'autres.
Notre parcours en image :

Jour 1 : Jeudi 24 avril 2014 De Metz (France) à Stirling (Écosse)
Trois heures pour rejoindre l’aéroport hébergeant Easyjet le plus proche de chez nous. Nous y laisserons notre « titine » personnelle aux bons soins du parking longue durée. Deux heures d’attente avant l’embarquement avec, heureusement, pique-nique et shopping - tiens, ça existe encore les francs suisse 😉 - pour passer le temps parce qu’à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, le free-wifi, lui, n’existe pas 😕 ! Deux heures de vol, une broutille ! Vingt minutes de retard dues au départ tardif de notre avion à Londres ce matin, dixit our captain. Le temps de passer la douane, passport please, de récupérer les bagages, de remplir les diverses formalités au comptoir de location de voiture, non on ne veut pas de GPS, no thanks aucune assurance complémentaire, sourire crispé des deux côtés, voucher, driver licence, ID and credit card of course, de se rendre au parc automobile, première rando bien fléchée et même abritée - on voit qu’ils ont l’habitude des intempéries ici - de faire la check-list de la voiture, 300 miles au compteur, une carrosserie noire brillante, rutilante (va falloir faire gaffe aux rayures) et … nous voilà partis à la découverte de l’Écosse 🙂!
Ouf ! Une destination pas si lointaine de chez nous mais pas si proche que ça non plus ! Les voyages forment peut-être la jeunesse mais les trajets à eux seuls grillent pas mal d’énergie et pas seulement de l’énergie fossile 😮.
Je laisse bien volontiers mon homme s’installer du côté passager, étrangement équipé d’un volant, mais quel drôle de pays 😛 ! Boite de vitesse identique mais à passer de la main gauche, rétroviseur en miroir, c’est le cas de le dire. Quelques instants de flottement et on y va. Une fois dans la circulation, ça roule.
Destination Stirling, ville de la Central Belt, où nous avons prévu de passer la nuit. Il est 16h30, le ciel est à dominante bleu, le thermomètre affiche 16°. Non, il ne s’agit en aucun cas d’un défaut de l’équipement électronique de notre Ford quasi neuve ! Incredible 😎 ! La M9 est roulante, une bonne demi-heure plus tard, on prend la sortie direction Dollar. Oui, je sais, ce n’est pas la route la plus directe pour Stirling mais j’ai prévu une petite balade du côté de Castle Campbell.

On se gare près du musée. Il est trop tard pour envisager de visiter le château, nous le savions mais j’avais repéré la petite rando Dollar Glen Circuit (voir le site Walkhighlands) donnée en 1h30 à 2h et comme la météo est avec nous … Nous la ferons en 1h30 avec de multiples arrêts photos.

La balade est pleine de charme. Elle grimpe dans la forêt, suit des torrents qu’elle enjambe parfois d’un petit pont de bois, s’attarde au pied d’une cascade, serpente à flanc de coteau et nous mène aux portes du château qui se dresse fier et majestueux dans les rayons mordorés d’un soleil qui décline. Personne aux alentours. Nous sommes seuls, transportés dans l’Écosse médiévale. La lourde porte de bois sertie de ferronnerie, les murs de pierre taillée de la tour qui s’élève, contrastent avec le tapis d’herbe tendre et les touffes de jonquilles qui jouent avec le vent. Atmosphère magique que nous goûterons avec bonheur dans les bois environnants où flottent les fantômes du prédicateur John Knox, de la malheureuse Marie Stuart que nous retrouverons en bien des endroits au cours de notre voyage et, bien sûr, des membres du clan Campbell qui vécurent ici avant de préférer Argyll’s Lodging, dans la vieille ville de Stirling, quelle faute de goût ! Bon, on peut aussi comprendre que l’isolement de la forteresse ne soit pas des plus pratiques au quotidien.

J’ai beaucoup aimé ce premier contact avec l’Écosse et son histoire qui s’était, pour nous recevoir, parée de ses plus beaux atours : fleurs printanières en tapis colorés, fougères naissantes en délicats rouleaux, dégradés de vert tendre, ciel contrasté de bleu, de blanc, de gris sombre, paysage nimbé d’une lumière douce, chaleureuse, jouant entre les branches d’arbres s’éveillant tout juste de leur sommeil hivernal. Le château des Campbell a bien mal porté, ce jour là, son surnom de Castle Gloom. Point de ténèbres en cette soirée printanière. Et les ruisseaux, dont le chant primesautier concurrençait celui des oiseaux, n’avaient pas grand-chose à voir avec les Burn of Care et Burn of Sorrow qui les désignaient, les liant à tout jamais à une indicible mélancolie, peine et chagrin mêlés. Ou alors c’est le temps, dans ses deux sens, qui est prompt à effacer les cicatrices de l’histoire aux yeux du voyageur de passage.


Retour à la voiture direction Stirling que nous traverserons sans nous arrêter, le William Wallace Monument, le fameux Old Bridge, Bannockburn et son mémorial défilent sous nos yeux. Autant de marques d’une histoire sanglante marquée par ses deux héros, William Wallace qui porte dans mon esprit les traits de Mel Gibson et Robert Bruce autrement nommé Robert 1er d’Écosse dont la statue de pierre regardant les Ochils Hills de l’esplanade du château de Stirling, a malheureusement été emprisonnée dans une cage d’acier par notre XXIème siècle soucieux de restauration !
La journée se termine, déjà, longue et courte à la fois. Nous passerons la nuit dans un hôtel de chaîne sans prétention du sud de la ville.
(To be continued ...)
Un mois et demi déjà que nous sommes revenus de notre périple écossais : 8 jours, 2 personnes, vol Mulhouse-Édimbourg, location de voiture et hôtels ou B&B réservés de France. Comme toujours, les différents avis, blogs et carnets des internautes m'ont été d'une aide inestimable dans la gestion de ce voyage, merci à tous ! En retour, voici un nouveau carnet avec nos avis et impressions qui bien sûr, n'engagent que nous et serviront peut-être à d'autres.
Notre parcours en image :

Jour 1 : Jeudi 24 avril 2014 De Metz (France) à Stirling (Écosse)
Trois heures pour rejoindre l’aéroport hébergeant Easyjet le plus proche de chez nous. Nous y laisserons notre « titine » personnelle aux bons soins du parking longue durée. Deux heures d’attente avant l’embarquement avec, heureusement, pique-nique et shopping - tiens, ça existe encore les francs suisse 😉 - pour passer le temps parce qu’à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, le free-wifi, lui, n’existe pas 😕 ! Deux heures de vol, une broutille ! Vingt minutes de retard dues au départ tardif de notre avion à Londres ce matin, dixit our captain. Le temps de passer la douane, passport please, de récupérer les bagages, de remplir les diverses formalités au comptoir de location de voiture, non on ne veut pas de GPS, no thanks aucune assurance complémentaire, sourire crispé des deux côtés, voucher, driver licence, ID and credit card of course, de se rendre au parc automobile, première rando bien fléchée et même abritée - on voit qu’ils ont l’habitude des intempéries ici - de faire la check-list de la voiture, 300 miles au compteur, une carrosserie noire brillante, rutilante (va falloir faire gaffe aux rayures) et … nous voilà partis à la découverte de l’Écosse 🙂!
Ouf ! Une destination pas si lointaine de chez nous mais pas si proche que ça non plus ! Les voyages forment peut-être la jeunesse mais les trajets à eux seuls grillent pas mal d’énergie et pas seulement de l’énergie fossile 😮.
Je laisse bien volontiers mon homme s’installer du côté passager, étrangement équipé d’un volant, mais quel drôle de pays 😛 ! Boite de vitesse identique mais à passer de la main gauche, rétroviseur en miroir, c’est le cas de le dire. Quelques instants de flottement et on y va. Une fois dans la circulation, ça roule.
Destination Stirling, ville de la Central Belt, où nous avons prévu de passer la nuit. Il est 16h30, le ciel est à dominante bleu, le thermomètre affiche 16°. Non, il ne s’agit en aucun cas d’un défaut de l’équipement électronique de notre Ford quasi neuve ! Incredible 😎 ! La M9 est roulante, une bonne demi-heure plus tard, on prend la sortie direction Dollar. Oui, je sais, ce n’est pas la route la plus directe pour Stirling mais j’ai prévu une petite balade du côté de Castle Campbell.

On se gare près du musée. Il est trop tard pour envisager de visiter le château, nous le savions mais j’avais repéré la petite rando Dollar Glen Circuit (voir le site Walkhighlands) donnée en 1h30 à 2h et comme la météo est avec nous … Nous la ferons en 1h30 avec de multiples arrêts photos.

La balade est pleine de charme. Elle grimpe dans la forêt, suit des torrents qu’elle enjambe parfois d’un petit pont de bois, s’attarde au pied d’une cascade, serpente à flanc de coteau et nous mène aux portes du château qui se dresse fier et majestueux dans les rayons mordorés d’un soleil qui décline. Personne aux alentours. Nous sommes seuls, transportés dans l’Écosse médiévale. La lourde porte de bois sertie de ferronnerie, les murs de pierre taillée de la tour qui s’élève, contrastent avec le tapis d’herbe tendre et les touffes de jonquilles qui jouent avec le vent. Atmosphère magique que nous goûterons avec bonheur dans les bois environnants où flottent les fantômes du prédicateur John Knox, de la malheureuse Marie Stuart que nous retrouverons en bien des endroits au cours de notre voyage et, bien sûr, des membres du clan Campbell qui vécurent ici avant de préférer Argyll’s Lodging, dans la vieille ville de Stirling, quelle faute de goût ! Bon, on peut aussi comprendre que l’isolement de la forteresse ne soit pas des plus pratiques au quotidien.

J’ai beaucoup aimé ce premier contact avec l’Écosse et son histoire qui s’était, pour nous recevoir, parée de ses plus beaux atours : fleurs printanières en tapis colorés, fougères naissantes en délicats rouleaux, dégradés de vert tendre, ciel contrasté de bleu, de blanc, de gris sombre, paysage nimbé d’une lumière douce, chaleureuse, jouant entre les branches d’arbres s’éveillant tout juste de leur sommeil hivernal. Le château des Campbell a bien mal porté, ce jour là, son surnom de Castle Gloom. Point de ténèbres en cette soirée printanière. Et les ruisseaux, dont le chant primesautier concurrençait celui des oiseaux, n’avaient pas grand-chose à voir avec les Burn of Care et Burn of Sorrow qui les désignaient, les liant à tout jamais à une indicible mélancolie, peine et chagrin mêlés. Ou alors c’est le temps, dans ses deux sens, qui est prompt à effacer les cicatrices de l’histoire aux yeux du voyageur de passage.


Retour à la voiture direction Stirling que nous traverserons sans nous arrêter, le William Wallace Monument, le fameux Old Bridge, Bannockburn et son mémorial défilent sous nos yeux. Autant de marques d’une histoire sanglante marquée par ses deux héros, William Wallace qui porte dans mon esprit les traits de Mel Gibson et Robert Bruce autrement nommé Robert 1er d’Écosse dont la statue de pierre regardant les Ochils Hills de l’esplanade du château de Stirling, a malheureusement été emprisonnée dans une cage d’acier par notre XXIème siècle soucieux de restauration !
La journée se termine, déjà, longue et courte à la fois. Nous passerons la nuit dans un hôtel de chaîne sans prétention du sud de la ville.
(To be continued ...)
Voyage à 2 femmes en Inde pour 1 mois et demi à partir d'octobre English translation pending
Bonsoir à tous,
Je désire partir en Inde avec une amie (aux environs du 18 octobre jusqu'au 6 décembre)
*Pour le moment nous hésitons encore, nous voulions faire 10jours au Nepal, de la faire un arrêt de plusieurs jour à Benares/Varanasi puis partir pour le sud. Le gros des trajets en avion. Après réflexion( et surtout après avoir vu les prix des billets d'avion) nous allons devoir faire des choix pour la première partie du voyage:
1) Nous allons au Nepal 10 jours et de la nous irions directement dans le Kerala, -10jours au Nepal sont-ils suffisants ou pensez-vous qu'il est préférable de se concentrer sur l'Inde?
2)Nous allons à Varanasi pour plusieurs jours puis nous allons dans le sud -Nous aimerions y rester au moins jusqu'au 23 octobre pour pouvoir participer à Divali , la fête des lumières car nous avons lu que c'était la (et à Bombay) que la fête était des plus impressionnante..est-ce que ça vaut le coup de rester à Varanasi ou la fête bat-elle son plein dans tout le pays?
Pour la seconde partie dans le sud: -Nous aimerions rester environ 15jrs dans le kerala puis 15jours autour de Goa(d'ou nous prendrions l'avion retour) -EN 15 jours ou 3semaines est-il possible de faire aussi quelques villes dans le Tamil Nadu ou c'est beaucoup trop court?
Nous prévoyons 600euros de budget hors billets d'avion, cela vous parait-il suffisant? La vie est-elle beaucoup plus cher dans le Sud, qui est plus touristique? Nous cherchons éventuellement à faire sur place une cure ayurvédique, des cours de yoga et rester dans un ashram, si quelqu'un à de bonnes adresses à nous conseiller...
Sans être dans une psychose totale, nous avons un peu peur, déjà parce que nous sommes 2 filles mais aussi parce que nous avons lu beaucoup de choses concernant les vols.Prendre un appareil photo reflex est-il "risqué" ?(j'entends par la risque d’agression, vol à l'arraché)
Cela fait beaucoup de questions, j'espère que j'ai été clair et que vous pourrez nous aiguiller Merci beaucoup
Florence et Rose
Je désire partir en Inde avec une amie (aux environs du 18 octobre jusqu'au 6 décembre)
*Pour le moment nous hésitons encore, nous voulions faire 10jours au Nepal, de la faire un arrêt de plusieurs jour à Benares/Varanasi puis partir pour le sud. Le gros des trajets en avion. Après réflexion( et surtout après avoir vu les prix des billets d'avion) nous allons devoir faire des choix pour la première partie du voyage:
1) Nous allons au Nepal 10 jours et de la nous irions directement dans le Kerala, -10jours au Nepal sont-ils suffisants ou pensez-vous qu'il est préférable de se concentrer sur l'Inde?
2)Nous allons à Varanasi pour plusieurs jours puis nous allons dans le sud -Nous aimerions y rester au moins jusqu'au 23 octobre pour pouvoir participer à Divali , la fête des lumières car nous avons lu que c'était la (et à Bombay) que la fête était des plus impressionnante..est-ce que ça vaut le coup de rester à Varanasi ou la fête bat-elle son plein dans tout le pays?
Pour la seconde partie dans le sud: -Nous aimerions rester environ 15jrs dans le kerala puis 15jours autour de Goa(d'ou nous prendrions l'avion retour) -EN 15 jours ou 3semaines est-il possible de faire aussi quelques villes dans le Tamil Nadu ou c'est beaucoup trop court?
Nous prévoyons 600euros de budget hors billets d'avion, cela vous parait-il suffisant? La vie est-elle beaucoup plus cher dans le Sud, qui est plus touristique? Nous cherchons éventuellement à faire sur place une cure ayurvédique, des cours de yoga et rester dans un ashram, si quelqu'un à de bonnes adresses à nous conseiller...
Sans être dans une psychose totale, nous avons un peu peur, déjà parce que nous sommes 2 filles mais aussi parce que nous avons lu beaucoup de choses concernant les vols.Prendre un appareil photo reflex est-il "risqué" ?(j'entends par la risque d’agression, vol à l'arraché)
Cela fait beaucoup de questions, j'espère que j'ai été clair et que vous pourrez nous aiguiller Merci beaucoup
Florence et Rose
Ça y est: l'Inde est mal barrée! English translation pending
ça y est, l'Inde a choisi la meilleure voie de garage qu'elle puisse inventer ..
en fait, je veux dire la pire ... celle des solutions qui troublent, qui crispent, qui confusent, qui font flop
pas celles qui infusent ... qui oxygènent.
parmi deux éventualités, laquelle a la plus grande probabilité d'aDvenir ? - l'Inde, pays laboratoire, initiateur d'une vaste révolution mondiale, d'un passage au troisième millénaire, fer de lance d'un village mondial apaisé ? - l'Inde aux portes d'un écroulement, d'une guerre civile centennaux ? la fin de l'Inde british et du Mahatma réunis ?
pour appuyer ces grandes questions, je m'appuie seulement sur un constat évident et fort : l'Inde va MAL aujourd'hui.
vous qui aimez ou connaissez l'Inde, à votre plume !
Sanchi

parmi deux éventualités, laquelle a la plus grande probabilité d'aDvenir ? - l'Inde, pays laboratoire, initiateur d'une vaste révolution mondiale, d'un passage au troisième millénaire, fer de lance d'un village mondial apaisé ? - l'Inde aux portes d'un écroulement, d'une guerre civile centennaux ? la fin de l'Inde british et du Mahatma réunis ?
pour appuyer ces grandes questions, je m'appuie seulement sur un constat évident et fort : l'Inde va MAL aujourd'hui.
vous qui aimez ou connaissez l'Inde, à votre plume !
Sanchi

Un ch'ti à vélo jusqu'en Turquie! English translation pending
Salut à tous les voyageurs:)))
Je me présente Dimitri en tant que nouveau sur votre forum!
Alors je suis venu vous voir car je souhaiterai partir cet été à vélo d'Amiens (Picardie) jusqu'à Istanbul (Turquie) avec un vélo Peugeot ct01 que j'ai pas encore commandé d'ailleurs... (hésitez pas à me dire si c'est un bon choix pour faire 4000 bornes). Mon parcours sera le suivant, Allemagne, Autriche, Hongrie, Roumanie, Bulgarie et enfin Istanbul!
Je voulais savoir combien fait-on de km/h en moyenne sans parler des gros dénivelés, sachant que je serai bien chargé (deux sacoches imperméables à l'avant et à l'arrière) car je compte bien sûr dormir en tente trekking:))
De plus, je voudrai savoir comment procédez-vous sans GPS? Achetez-vous une carte routière une fois arrivé dans chaque pays? Tout en sachant que j'aimerais privilégier les départementales afin d'éviter les grosses nationales... En clair, si vous avez des conseils en tant que randonneur cycliste, je suis preneur!!!
Cordialement
Dimitri;)
Itinéraire Thaïlande English translation pending
Bonjour,
voilà je me suis décidée pour un itinéraire et j'aimerais avoir votre avis, pour ceux qui veulent bien :).
Arrivé Bangkok le 25/11, et je prendrais un vol pour Chiang Mai ou j'y resterais 4 à 5 nuits (visites et trek de 1 ou 2 j), ensuite vol pour Krabi direction Phi phi et Lanta mais laquelle d'ile faire en premier, je resterais 2 j sur phi phi et minimum 5 j sur lanta, puis re vol de krabi pour aller passer 3 j sur Bangkok.
Voilà merci d'avance pour vos éventuels conseils :)
Arrivé Bangkok le 25/11, et je prendrais un vol pour Chiang Mai ou j'y resterais 4 à 5 nuits (visites et trek de 1 ou 2 j), ensuite vol pour Krabi direction Phi phi et Lanta mais laquelle d'ile faire en premier, je resterais 2 j sur phi phi et minimum 5 j sur lanta, puis re vol de krabi pour aller passer 3 j sur Bangkok.
Voilà merci d'avance pour vos éventuels conseils :)
Marseille-Istanbul à vélo English translation pending
Bonjour à la communauté; je relance une discussion; J'aimerai relier marseille à istambul à vélo cette année; départ au mois de mai. Ma route en cours d'élaboration emprunterai l'italie du nord, slovénie, croatie, monténégro, albanie, grèce , turquie. Mon projet est ouvert à toute personne désirant partager un bout de chemin et de vie. Je suis preneur de toutes infos, adresses et autres suggestions. Une grosse question me taraude quand même; c'est le retour. Je pensais peut être aux ferries entre cesme et le pirée puis sur ancône mais surement qu'il existe d'autres possibilités. Il me tarde de vous lire. Merci a bientôt
Réservation d'hôtels au Japon longtemps à l'avance impossible English translation pending
Bonjour,
Comment expliquer que la réservation de certains hôtels au Japon pour les mois de juillet et d'août 2014 ne soit pas encore possible ?
Je souhaiterais réserver un hôtel bien particulier à Kyoto pour août 2014. Or, ce n'est pas possible. Les réservations ne sont possibles que jusqu'à la fin février 2014.
J'ai eu la chance de voyager dans le monde entier et c'est bien le premier pays où je ne suis pas encore allé qui adopte cette manière de faire.
Je trouve cela étrange.
Un des spécialistes du Japon sur ce site aurait-il la gentillesse de m'éclairer ?
Merci.
Comment expliquer que la réservation de certains hôtels au Japon pour les mois de juillet et d'août 2014 ne soit pas encore possible ?
Je souhaiterais réserver un hôtel bien particulier à Kyoto pour août 2014. Or, ce n'est pas possible. Les réservations ne sont possibles que jusqu'à la fin février 2014.
J'ai eu la chance de voyager dans le monde entier et c'est bien le premier pays où je ne suis pas encore allé qui adopte cette manière de faire.
Je trouve cela étrange.
Un des spécialistes du Japon sur ce site aurait-il la gentillesse de m'éclairer ?
Merci.
Thaïlande: visa touriste deux fois English translation pending
Bonjour !
Je voudrais savoir s'il est possible de faire un visa touriste (2 mois + prolongation d'un mois) une deuxième fois de suite.
Merci !
Je voudrais savoir s'il est possible de faire un visa touriste (2 mois + prolongation d'un mois) une deuxième fois de suite.
Merci !
Visa "on arrival" à l'aéroport de Bandung (Indonésie) English translation pending
Bonjour à tous
je pars en Indonésie en septembre, j'arriverai à l'aéroport de Bandung. L'ambassade en France m'a assuré que je pouvais obtenir un visa on arrival dans cet aéroport, mais sur certains sites, il ne figure pas dans la liste.
Ce serait sympha si quelqu'un pouvoir me confirmer que c'est exact.
Merci
Ce serait sympha si quelqu'un pouvoir me confirmer que c'est exact.
Merci
Contes du Mali (en bambara/français): "La pierre barbue" English translation pending
Contes du Mali
Gérard Dumestre (éd.) 1989. LA PIERRE BARBUE et autres contes du Mali. Edition bilingue bambara–français. Textes transcrits et traduits par Gérard Dumestre. Illustrations de Caroline Hawkins. Angers : Bibliothèque Municipale. ISBN 2-85755-014-8.
Les dix-huit contes de ce recueil présentés par Gérard Dumestre laissent regarder dans la riche diversité des contes bambara du Mali. La plupart des textes du recueil ont été collectés par lui-même à Dougoukouna, petit village près de Ségou (Mali). Gérard Dumestre, professeur émérite, a einseigné le bambara à l’INALCO (Paris) de 1976 à 2010. Membre de l’UMR (INALCO, CNRS, Paris VII), il a consacré ses recherches à la langue et à la littérature orale bambara, ainsi qu’à la société malienne contemporaine. Il est auteur de la Grammaire fondamentale du bambara (2003), du Dictionnaire bambara–français (2011) et dans la série des "Classiques Africains" de plusieurs volumes de textes littéraires bilingues (La prise de Dionkoloni, 1975 ; La geste de Ségou, 1979 ; Des bêtes et des hommes. Chants des chasseurs mandingues, 2000) ainsi qu’éditeur de deux volumes de chroniques (Chroniques amoureuses au Mali, 1998 ; Maléfices et manigances. Chroniques maliennes, 2007).
La collection comprend des contes "moraux", qui représentent et défendent la société traditionnelle et justifient ses règles : le mariage souvent forcé, le respect des anciens, la nécessité de l’entraide, la croyance en Dieu ... Mais aussi des récits d’une veine plus comique, jouant sur le ridicule des personnages ou des situations, ou même des contes mélangeant le fantastique et l’absurde, puis le thème de l’orphélin et celui de l’impuissance face à la nature. Et enfin, bien sûr, à ne pas oublier la femme qui, d’une manière générale, apparaît comme la source des grands conflits parce qu’elle est infidèle, menteuse, sournoise, ingénieuse en matière de tromperie. Etant cruelle et tendre à la fois. Et sa beauté fait souvent des malheurs. Il faut s’en méfier. On y trouve les protagonistes habituels du genre, et d’abord le couple formé de l’hyène, souvent goinfre et stupide, et du lièvre rusé (voir le conte présenté en bas !). Mais aussi le bouc, l’oryctérope (tinba), le margouillat (basa) et le crapaud (ntori), le scorpion (bunteni), la tourterelle qui protège un enfant, l’éléphant (sama) et la poule (shè), le chien (wulu) et le lion (jara), mais aussi la méchante coépouse (sinamuso jugu), les jeunes gens amoureux, la vieille femme déjà un peu bizarre et sorcière, les deux amis inséparables (terima fila), ainsi que la fille rebelle (furukènyè npogotiginin) ... et notamment d’objets qui mènent une vie propre et étrange : une pierre barbue, une hache qui parle, un bras qui court ...
Voici le conte initial (la traduction interlinéaire est de moi) ... :
FARA BONBONSIIMA LA PIERRE BARBUE
– Texte en bambara :
Surukuba taamatò dòn dò, ale ye farakuru ye. Bonbonsii b’o la. Ale ko : – Ee ! Fara bonbonsiima ? Fara y’alle ta a sen ma ka ale munumunu ka ale pèrèn dugu ma paa ! Ale wulila ka fara mafilè, ka taa, ka taa mankalanninw sòrò yennò. – Ko mankalanninw ! Aw ka na yan bani ! Mankalanninw nana. – Ko cè ! Ko nin ye mun ye ? Mankalanninw ko: – Ee ! Ko fara bonbonsiima ? Fara ye olu ta k’o munumunu k’olu pèrèn dugu ma. A y’olu tò lase ka taa o dun. O dugujè, a taara ngolokulu caman na, ko olu ka na nin fèn nin mafilè bani. Olu nana. – Ee ! Olu ko fara bonbonsiima ? Fara y’olu minè k’olu munumunu k’olu pèrèn dugu ma. A y’olu tò lase k’olu dun. Don o don, a b’o kè sa. Ayiwa, kungosogo bèè sòmina a ma sa. Bèè y’a ye ka a to yen. Don dò, a taara nsonsan nò fè, a ko : – Jaaso ! K’e ka na yan bani ! Ko cè, ko ne bè ka fèn dò ye, o ye kabakomafèn ye. Nsonsan y’a nòminè ka na. A taara fara jira a la, ko : – Nsonsan, ko nin ye mun ye de ? Nsonsannin ko : – Ee ! Surukuba, nin ye mun ye de ? – Ee ! A ko fara tè wa ? Nsonsannin ko : – Ò ! Fara tè wa ? – Ò ! Nsonsannin, i fana sa ! Ò sin ka a fò kè ! – Ò ! Surukuba, e yèrè ka a fò kè ! – Ò ! A fò fara bon sa ! – Nsonsan ko : – Ò ! Far bòk... – Ee ! N dògò nsonsannin, e yèrè de ka kolon kojugu ! I bè sin ka a fò ko fara booboo… ! – Ò ! Fara booboo ! – Aa ! Cè, a fò fara sa ! – Fara kè ! – Aa ! Cè, n dògò nsonsannin, a fò fara bonbonsiima sa ! Fara ye ale ta ka a munumunu ka ale kè dugu ma paa ! Nsonsannin ye ale kun ci.
– Texte en français :
Un jour, une hyène qui se promenait tomba nez à nez avec une grosse pierre, une grosse pierre barbue. – Ça alors, dit-elle, une pierre barbue ? A ce mot, la pierre la saisit par la patte, la fit tournoyer dans l’air et la fracassa par terre avec un bruit terrible. L’hyène se releva péniblement, regarda attentivement la pierre puis s’en alla trouver les biches, un peu plus loin. – Venez voir, leur dit-elle, regardez un peu, qu’est-ce que c’est ? – Ça alors, s’exclamèrent les biches, mais qu’est-ce que c’est ? Une pierre barbue ? A ce mot, la pierre les saisit, les fit tournoyer dans l’air et les fracassa sur le sol. L’hyène eut vite fait de les achever et de les dévorer. Le lendemain, l’hyène s’en alla trouver une bande d’antilopes et leur demanda de venir voir la chose. – Ça alors, dirent-elles en la découvrant, une pierre barbue ? A ce mot, la pierre les saisit, les fit tournoyer dans l’air et les fracassa sur le sol. L’hyène eut vite fait de les achever et de les dévorer. Et cela continua ainsi, jour après jour, au point que les animaux finirent par se douter de quelque chose. Un jour, l’hyène s’en alla trouver le lièvre, et l’invita à venir voir une chose extraordinaire. Le lièvre la suivit, et découvrant la pierre : – Ça alors, dit-il, mais qu’est-ce que c’est ? – Mon ami Lièvre, ne serait-ce pas une pierre ? – C’en est une, absolument. – Mais Lièvre, ne vois-tu pas qu’elle est particulière, cette pierre ? – Hyène, mon amie, c’est vrai, dis-moi donc ce qu’elle a de si particulier ? – Lièvre, c’est une pierre bb... – Hyène, je vois bien que c’est une pierre bb ! – Ah, Lièvre, tu es vraiment stupide, tu vois bien que c’est une pierre barr... – Oui, oui, c’est bien cela, c’est bien une pierre barr..., dit le lièvre. – Tu ne veux donc pas dire son nom ? s’énerva l’hyène. – Eh bien, mais c’est une pierre, répondit le lièvre. – Ah, petit frère, dis-le moi donc que c’est une pierre barbue ! A ce mot, la pierre saisit l’hyène par la patte, la fit tournoyer dans l’air et la fracassa par terre avec un bruit terrible. Alors, sans pitié, le lièvre lui brisa la tête.
– Traduction interlinéaire :
Fara bonbonsiima fara – bonbon-sii-ma pierre – menton-poil-QUAL La pierre barbue.
Surukuba taamatò dòn dò, ale ye farakuru ye. suruku-ba – taama-tò – dòn – dò – ale – ye – fara-kuru – ye hyène-grand – promener-PART – jour – un – elle – AC – roche-boule – voir Un jour, une hyène qui se promenait, a trouvé une grosse pierre.
Bonbonsii b’o la. Ale ko : bonbon-sii – bè – o – la – ale – ko menton-poil – SIT – DET – SIT – elle – dire Une pierre barbue. Elle a dit :
Ee ! Fara bonbonsiima ? ee – fara – bonbonsiima eh – pierre - barbue Eh ! Une pierre barbue ?
Fara y’ale ta a sen ma ka ale munumunu fara – ye – ale – ta – a – sen – ma – ka – ale – munumunu pierre – AC – lui – prendre – sa – patte – à – CONV – elle – faire tourner La pierre l’a saisie par les pattes, l’a fait tournoyer dans l’air
ka ale pèrèn dugu ma paa ! ka – ale – pèrèn – dugu – ma – paa CONV – elle – flanquer – terre – à – EXP et l’a fracassée par terre avec un bruit terrible.
Ale wulila ka fara mafilè, ka taa, ale – wuli-la – ka – fara – mafilè – ka – taa elle – se lever-AC – CONV – pierre – regarder attentivement – CONV – partir Elle s’est relevée péniblement, l’a regardée attentivement
ka taa mankalanninw sòrò yennò. ka – taa – mankalannin-w – sòrò – yennò CONV – partir – biche-PL – trouver – là-bas et s’en est allée trouver les biches, un peu plus loin.
Ko mankalanninw ! Aw ka na yan bani ! ko – mankalanninw – aw – ka – na – yan – bani dire – biches – vous – HORT – venir – ici - PHRA Biches, venez ici !
Mankalanninw nana. mankalanninw – na-na biches – venir-AC Les biches sont venues.
Ko cè ! Ko nin ye mun ye ? Mankalanninw ko: ko cè – ko – nin – ye – mun – ye – mankalannin-w – ko ça alors – dire – DEM – EQ – quoi – EQ – biches – dire Ça alors, c’est quoi ça ? Les biches disent :
Ee ! Ko fara bonbonsiima ? ee – ko – fara – bonbonsiima eh – dire – pierre – barbue Eh ! Une pierre barbue ?
Fara ye olu ta k’o munumunu k’olu pèrèn dugu ma. fara – ye – olu – ta – ka – o – munumunu – ka – olu – pèrèn – dugu – ma pierre – AC – elles – prendre – CONV – DET – faire tourner – CONV – elles – flanquer – terre – à La pierre les a saisies, les a fait tournoyer dans l’air et les a fracassées par terre.
A y’olu tò lase ka taa o dun. a – ye – olu – tò – lase – ka – taa – o – dun elle – AC – elles – reste – transmettre – CONV – partir – DET – manger Elle a fait vite pour les achever et les dévorer.
O dugujè, a taara ngolokulu caman na, o dugujè – a – taa-ra – ngolo-kulu – caman – na le lendemain matin – elle – partir-AC - ??-bande – beaucoup – à Le lendemain matin, elle est partie chez une bande d’antilopes,
ko olu ka na nin fèn nin mafilè bani. ko – olu – ka – na – nin – fèn – nin – mafilè – bani dire – elles – HORT – venir – DEM – chose – DEM – regarder attentivement – PHRA leur a demandé de venir voir cette chose.
Olu nana. Ee ! Olu ko fara bonbonsiima ? olu – na-na – ee – olu – ko – fara – bonbonsiima elles – venir-AC – eh – elles – dire – pierre – barbue Elles sont venues. Eh ! Elles disent : Une pierre barbue ?
Fara y’olu minè k’olu munumunu k’olu pèrèn dugu ma. fara – ye – olu – minè – ka – olu – munumunu – ka – olu – pèrèn – dugu – ma pierre – AC – eux – prendre – CONV – eux – faire tourner – CONV – eux – flanquer – terre – à La pierre les a saisies, les a fait tournoyer dans l’air et les a fracassées par terre.
A y’olu tò lase k’olu dun. Don o don, a b’o kè sa. a – ye – olu – tò – lase – ka – olu – dun – don o don – a – bè – o – kè – sa elle – AC – elles – reste – envoyer – CONV – elles – manger – un jour - elle – INAC – DET – faire – PHRA Elle a fait vite pour les dévorer. Jour par jour, elle a répété ça.
Ayiwa, kungosogo bèè sòmina a ma sa. Bèè y’a ye ka a to yen. ayiwa – kungo-sogo – bèè – sòmina – a – ma – sa – bèè – ye – a – ye – ka – a – to – yen alors – brousse-animal – tous – doute – le – à – PHRA – tous – AC – le – voir – CONV – le – rester – là-bas Alors, les animaux sauvages ont commencé à se douter.
Don dò, a taara nsonsan nò fè, don – dò – a – taa-ra – nsonsan – nò – fè jour – un – elle – partir-AC – lièvre – trace – par Un jour, l’hyène a rencontré le lièvre.
a ko : Jaaso ! K’e ka na yan bani ! a – ko – jaaso – ko – e – ka – na – yan – bani elle – dire - ?? – dire – toi – HORT – venir – ici – PHRA Elle dit : Salut, suis-moi.
Ko cè, ko ne bè ka fèn dò ye, o ye kabakomafèn ye. ko cè – ko – ne – bè – ka – fèn – dò – ye – o – ye – kabakoma-fèn – ye ça alors – dire – je – INAC – CONV – chose – une – voir – DET – EQ – merveilleux-chose – EQ Ça alors, j’ai découvert une chose extraordinaire.
Nsonsan y’a nòminè ka na. A taara fara jira a la, ko : nsonsan – ye – a – nò-minè – ka – na – a – taa-ra – fara – jira – a – la – ko lièvre – AC – le – trace-prendre – CONV – venir – elle – partir-AC – pierre – montrer – il – à – dire Le lièvre l’a suivie pour regarder la chose.
Nsonsan, ko nin ye mun ye de ? nsonsan – ko – nin – ye – min – ye – de lièvre – dire – DEM – EQ – quoi – EQ – FOC Lièvre, dis, ça c’est quoi ?
Nsonsannin ko : Ee ! Surukuba, nin ye mun ye de ? nsonsan-nin – ko – ee – surukuba – nin – ye – mun – ye – de lièvre-petit – dire – eh – hyène – DEM – EQ – quoi – EQ – FOC Le lièvre dit : Eh, hyène, c’est quoi ?
Ee ! A ko fara tè wa ? ee – a – ko – fara – tè – wa eh – elle – dire – pierre – Eqnég - INT Eh, dis, c’est pas une pierre ?
Nsonsannin ko : Ò ! Fara tè wa ? nsonsannin – ko – ò – fara – tè – wa lièvre – dire – oh – pierre – EQnég – INT Le lièvre dit : Oh, c’est pas une pierre ?
Ò ! Nsonsannin, i fana sa ! Ò sin ka a fò kè ! ò – nsonsannin – i – fana – sa – ò – sin – ka – a – fò – kè oh – lièvre – tu – aussi – PHRA – oh – PHRA – HORT – le – dire – PHRA Oh, lièvre, quant à toi, dis-le donc !
Ò ! Surukuba, e yèrè ka a fò kè ! ò – surukuba – e – yèrè – ka – a – fò – kè oh – hyène – toi – même – HORT – le – dire – PHRA Oh, hyène, dis-le toi-même !
Ò ! A fò fara bon sa ! ò – a – fò – fara – bon – sa oh – le – dire – pierre – bon... – PHRA Dis-le, une pierre b... donc !
Nsonsan ko : Ò ! Far bòk... nsonsan – ko – ò – far – bòk lièvre – dire – oh – pier... – b... Le lièvre dit : Oh ! Une pier... b...
Ee ! N dògò nsonsannin, e yèrè de ka kolon kojugu ! ee – n – dògò – nsonsannin – e – yèrè – de – ka – kolon – kojugu eh – mon – petit – lièvre – toi – même – FOC – DES – faible – trop Eh ! Mon cher lièvre, toi-même, tu es vraiment stupide.
I bè sin ka a fò ko fara booboo… ! i – bè – sin – ka – a – fò – ko – fara – booboo tu – INAC - ?? – CONV – le – dire – dire – pierre – bb… Dépêche-toi et dis que c’est une pierre barb... !
Ò ! Fara booboo ! Aa ! Cè, a fò fara sa ! Fara kè ! ò – fara – booboo – aa – cè – a – fò – fara – sa – fara – kè euh – pierre – bb… – ah – homme – le – dire – pierre – PHRA – pierre – PHRA Oh, oui, une pierre bb..., je le vois, une pierre, bien sûr !
Aa ! Cè, n dògò nsonsannin, a fò fara bonbonsiima sa ! aa – cè – n – dògò – nsonsannin – a – fò – fara – bonbonsiima – sa ah – homme – mon – petit – lièvre – le – dire – pierre – barbue – PHRA Ah ! Mon cher lièvre, dis donc, que c’est une pierre barbue !
Fara ye ale ta ka a munumunu ka ale kè dugu ma paa ! fara – ye – ale – ta – ka – a – munumunu – ka – ale – kè – dugu – ma – paa pierre – AC – lui – prendre – CONV – le – faire tourner – CONV – lui – faire – terre – à – EXP La pierre l’a saisie, l’ a fait tournoyer dans l’air et l’a fracassée par terre.
Nsonsannin ye ale kun ci. nsonsannin – ye – ale – kun – ci lièvre – AC – lui – tête – briser Le lièvre lui a brisé la tête.
++++++++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DES = marque de prédication non-verbale ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale [équatif] négatif ; EXP = adverbe expressif ; FOC = particule de focalisation ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative affirmative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INT = pronom interrogatif ; PART = participe (de valeur d’inaccompli) ; PHRA = particule phrastique ; PL = marque du pluriel ; QUAL = suffixe dérivatif nominal (de valeur qualificative) ; SIT = marque de prédication non-verbale )
Bonne lecture !
Herbert

Gérard Dumestre (éd.) 1989. LA PIERRE BARBUE et autres contes du Mali. Edition bilingue bambara–français. Textes transcrits et traduits par Gérard Dumestre. Illustrations de Caroline Hawkins. Angers : Bibliothèque Municipale. ISBN 2-85755-014-8.
Les dix-huit contes de ce recueil présentés par Gérard Dumestre laissent regarder dans la riche diversité des contes bambara du Mali. La plupart des textes du recueil ont été collectés par lui-même à Dougoukouna, petit village près de Ségou (Mali). Gérard Dumestre, professeur émérite, a einseigné le bambara à l’INALCO (Paris) de 1976 à 2010. Membre de l’UMR (INALCO, CNRS, Paris VII), il a consacré ses recherches à la langue et à la littérature orale bambara, ainsi qu’à la société malienne contemporaine. Il est auteur de la Grammaire fondamentale du bambara (2003), du Dictionnaire bambara–français (2011) et dans la série des "Classiques Africains" de plusieurs volumes de textes littéraires bilingues (La prise de Dionkoloni, 1975 ; La geste de Ségou, 1979 ; Des bêtes et des hommes. Chants des chasseurs mandingues, 2000) ainsi qu’éditeur de deux volumes de chroniques (Chroniques amoureuses au Mali, 1998 ; Maléfices et manigances. Chroniques maliennes, 2007).
La collection comprend des contes "moraux", qui représentent et défendent la société traditionnelle et justifient ses règles : le mariage souvent forcé, le respect des anciens, la nécessité de l’entraide, la croyance en Dieu ... Mais aussi des récits d’une veine plus comique, jouant sur le ridicule des personnages ou des situations, ou même des contes mélangeant le fantastique et l’absurde, puis le thème de l’orphélin et celui de l’impuissance face à la nature. Et enfin, bien sûr, à ne pas oublier la femme qui, d’une manière générale, apparaît comme la source des grands conflits parce qu’elle est infidèle, menteuse, sournoise, ingénieuse en matière de tromperie. Etant cruelle et tendre à la fois. Et sa beauté fait souvent des malheurs. Il faut s’en méfier. On y trouve les protagonistes habituels du genre, et d’abord le couple formé de l’hyène, souvent goinfre et stupide, et du lièvre rusé (voir le conte présenté en bas !). Mais aussi le bouc, l’oryctérope (tinba), le margouillat (basa) et le crapaud (ntori), le scorpion (bunteni), la tourterelle qui protège un enfant, l’éléphant (sama) et la poule (shè), le chien (wulu) et le lion (jara), mais aussi la méchante coépouse (sinamuso jugu), les jeunes gens amoureux, la vieille femme déjà un peu bizarre et sorcière, les deux amis inséparables (terima fila), ainsi que la fille rebelle (furukènyè npogotiginin) ... et notamment d’objets qui mènent une vie propre et étrange : une pierre barbue, une hache qui parle, un bras qui court ...
Voici le conte initial (la traduction interlinéaire est de moi) ... :
FARA BONBONSIIMA LA PIERRE BARBUE
– Texte en bambara :
Surukuba taamatò dòn dò, ale ye farakuru ye. Bonbonsii b’o la. Ale ko : – Ee ! Fara bonbonsiima ? Fara y’alle ta a sen ma ka ale munumunu ka ale pèrèn dugu ma paa ! Ale wulila ka fara mafilè, ka taa, ka taa mankalanninw sòrò yennò. – Ko mankalanninw ! Aw ka na yan bani ! Mankalanninw nana. – Ko cè ! Ko nin ye mun ye ? Mankalanninw ko: – Ee ! Ko fara bonbonsiima ? Fara ye olu ta k’o munumunu k’olu pèrèn dugu ma. A y’olu tò lase ka taa o dun. O dugujè, a taara ngolokulu caman na, ko olu ka na nin fèn nin mafilè bani. Olu nana. – Ee ! Olu ko fara bonbonsiima ? Fara y’olu minè k’olu munumunu k’olu pèrèn dugu ma. A y’olu tò lase k’olu dun. Don o don, a b’o kè sa. Ayiwa, kungosogo bèè sòmina a ma sa. Bèè y’a ye ka a to yen. Don dò, a taara nsonsan nò fè, a ko : – Jaaso ! K’e ka na yan bani ! Ko cè, ko ne bè ka fèn dò ye, o ye kabakomafèn ye. Nsonsan y’a nòminè ka na. A taara fara jira a la, ko : – Nsonsan, ko nin ye mun ye de ? Nsonsannin ko : – Ee ! Surukuba, nin ye mun ye de ? – Ee ! A ko fara tè wa ? Nsonsannin ko : – Ò ! Fara tè wa ? – Ò ! Nsonsannin, i fana sa ! Ò sin ka a fò kè ! – Ò ! Surukuba, e yèrè ka a fò kè ! – Ò ! A fò fara bon sa ! – Nsonsan ko : – Ò ! Far bòk... – Ee ! N dògò nsonsannin, e yèrè de ka kolon kojugu ! I bè sin ka a fò ko fara booboo… ! – Ò ! Fara booboo ! – Aa ! Cè, a fò fara sa ! – Fara kè ! – Aa ! Cè, n dògò nsonsannin, a fò fara bonbonsiima sa ! Fara ye ale ta ka a munumunu ka ale kè dugu ma paa ! Nsonsannin ye ale kun ci.
– Texte en français :
Un jour, une hyène qui se promenait tomba nez à nez avec une grosse pierre, une grosse pierre barbue. – Ça alors, dit-elle, une pierre barbue ? A ce mot, la pierre la saisit par la patte, la fit tournoyer dans l’air et la fracassa par terre avec un bruit terrible. L’hyène se releva péniblement, regarda attentivement la pierre puis s’en alla trouver les biches, un peu plus loin. – Venez voir, leur dit-elle, regardez un peu, qu’est-ce que c’est ? – Ça alors, s’exclamèrent les biches, mais qu’est-ce que c’est ? Une pierre barbue ? A ce mot, la pierre les saisit, les fit tournoyer dans l’air et les fracassa sur le sol. L’hyène eut vite fait de les achever et de les dévorer. Le lendemain, l’hyène s’en alla trouver une bande d’antilopes et leur demanda de venir voir la chose. – Ça alors, dirent-elles en la découvrant, une pierre barbue ? A ce mot, la pierre les saisit, les fit tournoyer dans l’air et les fracassa sur le sol. L’hyène eut vite fait de les achever et de les dévorer. Et cela continua ainsi, jour après jour, au point que les animaux finirent par se douter de quelque chose. Un jour, l’hyène s’en alla trouver le lièvre, et l’invita à venir voir une chose extraordinaire. Le lièvre la suivit, et découvrant la pierre : – Ça alors, dit-il, mais qu’est-ce que c’est ? – Mon ami Lièvre, ne serait-ce pas une pierre ? – C’en est une, absolument. – Mais Lièvre, ne vois-tu pas qu’elle est particulière, cette pierre ? – Hyène, mon amie, c’est vrai, dis-moi donc ce qu’elle a de si particulier ? – Lièvre, c’est une pierre bb... – Hyène, je vois bien que c’est une pierre bb ! – Ah, Lièvre, tu es vraiment stupide, tu vois bien que c’est une pierre barr... – Oui, oui, c’est bien cela, c’est bien une pierre barr..., dit le lièvre. – Tu ne veux donc pas dire son nom ? s’énerva l’hyène. – Eh bien, mais c’est une pierre, répondit le lièvre. – Ah, petit frère, dis-le moi donc que c’est une pierre barbue ! A ce mot, la pierre saisit l’hyène par la patte, la fit tournoyer dans l’air et la fracassa par terre avec un bruit terrible. Alors, sans pitié, le lièvre lui brisa la tête.
– Traduction interlinéaire :
Fara bonbonsiima fara – bonbon-sii-ma pierre – menton-poil-QUAL La pierre barbue.
Surukuba taamatò dòn dò, ale ye farakuru ye. suruku-ba – taama-tò – dòn – dò – ale – ye – fara-kuru – ye hyène-grand – promener-PART – jour – un – elle – AC – roche-boule – voir Un jour, une hyène qui se promenait, a trouvé une grosse pierre.
Bonbonsii b’o la. Ale ko : bonbon-sii – bè – o – la – ale – ko menton-poil – SIT – DET – SIT – elle – dire Une pierre barbue. Elle a dit :
Ee ! Fara bonbonsiima ? ee – fara – bonbonsiima eh – pierre - barbue Eh ! Une pierre barbue ?
Fara y’ale ta a sen ma ka ale munumunu fara – ye – ale – ta – a – sen – ma – ka – ale – munumunu pierre – AC – lui – prendre – sa – patte – à – CONV – elle – faire tourner La pierre l’a saisie par les pattes, l’a fait tournoyer dans l’air
ka ale pèrèn dugu ma paa ! ka – ale – pèrèn – dugu – ma – paa CONV – elle – flanquer – terre – à – EXP et l’a fracassée par terre avec un bruit terrible.
Ale wulila ka fara mafilè, ka taa, ale – wuli-la – ka – fara – mafilè – ka – taa elle – se lever-AC – CONV – pierre – regarder attentivement – CONV – partir Elle s’est relevée péniblement, l’a regardée attentivement
ka taa mankalanninw sòrò yennò. ka – taa – mankalannin-w – sòrò – yennò CONV – partir – biche-PL – trouver – là-bas et s’en est allée trouver les biches, un peu plus loin.
Ko mankalanninw ! Aw ka na yan bani ! ko – mankalanninw – aw – ka – na – yan – bani dire – biches – vous – HORT – venir – ici - PHRA Biches, venez ici !
Mankalanninw nana. mankalanninw – na-na biches – venir-AC Les biches sont venues.
Ko cè ! Ko nin ye mun ye ? Mankalanninw ko: ko cè – ko – nin – ye – mun – ye – mankalannin-w – ko ça alors – dire – DEM – EQ – quoi – EQ – biches – dire Ça alors, c’est quoi ça ? Les biches disent :
Ee ! Ko fara bonbonsiima ? ee – ko – fara – bonbonsiima eh – dire – pierre – barbue Eh ! Une pierre barbue ?
Fara ye olu ta k’o munumunu k’olu pèrèn dugu ma. fara – ye – olu – ta – ka – o – munumunu – ka – olu – pèrèn – dugu – ma pierre – AC – elles – prendre – CONV – DET – faire tourner – CONV – elles – flanquer – terre – à La pierre les a saisies, les a fait tournoyer dans l’air et les a fracassées par terre.
A y’olu tò lase ka taa o dun. a – ye – olu – tò – lase – ka – taa – o – dun elle – AC – elles – reste – transmettre – CONV – partir – DET – manger Elle a fait vite pour les achever et les dévorer.
O dugujè, a taara ngolokulu caman na, o dugujè – a – taa-ra – ngolo-kulu – caman – na le lendemain matin – elle – partir-AC - ??-bande – beaucoup – à Le lendemain matin, elle est partie chez une bande d’antilopes,
ko olu ka na nin fèn nin mafilè bani. ko – olu – ka – na – nin – fèn – nin – mafilè – bani dire – elles – HORT – venir – DEM – chose – DEM – regarder attentivement – PHRA leur a demandé de venir voir cette chose.
Olu nana. Ee ! Olu ko fara bonbonsiima ? olu – na-na – ee – olu – ko – fara – bonbonsiima elles – venir-AC – eh – elles – dire – pierre – barbue Elles sont venues. Eh ! Elles disent : Une pierre barbue ?
Fara y’olu minè k’olu munumunu k’olu pèrèn dugu ma. fara – ye – olu – minè – ka – olu – munumunu – ka – olu – pèrèn – dugu – ma pierre – AC – eux – prendre – CONV – eux – faire tourner – CONV – eux – flanquer – terre – à La pierre les a saisies, les a fait tournoyer dans l’air et les a fracassées par terre.
A y’olu tò lase k’olu dun. Don o don, a b’o kè sa. a – ye – olu – tò – lase – ka – olu – dun – don o don – a – bè – o – kè – sa elle – AC – elles – reste – envoyer – CONV – elles – manger – un jour - elle – INAC – DET – faire – PHRA Elle a fait vite pour les dévorer. Jour par jour, elle a répété ça.
Ayiwa, kungosogo bèè sòmina a ma sa. Bèè y’a ye ka a to yen. ayiwa – kungo-sogo – bèè – sòmina – a – ma – sa – bèè – ye – a – ye – ka – a – to – yen alors – brousse-animal – tous – doute – le – à – PHRA – tous – AC – le – voir – CONV – le – rester – là-bas Alors, les animaux sauvages ont commencé à se douter.
Don dò, a taara nsonsan nò fè, don – dò – a – taa-ra – nsonsan – nò – fè jour – un – elle – partir-AC – lièvre – trace – par Un jour, l’hyène a rencontré le lièvre.
a ko : Jaaso ! K’e ka na yan bani ! a – ko – jaaso – ko – e – ka – na – yan – bani elle – dire - ?? – dire – toi – HORT – venir – ici – PHRA Elle dit : Salut, suis-moi.
Ko cè, ko ne bè ka fèn dò ye, o ye kabakomafèn ye. ko cè – ko – ne – bè – ka – fèn – dò – ye – o – ye – kabakoma-fèn – ye ça alors – dire – je – INAC – CONV – chose – une – voir – DET – EQ – merveilleux-chose – EQ Ça alors, j’ai découvert une chose extraordinaire.
Nsonsan y’a nòminè ka na. A taara fara jira a la, ko : nsonsan – ye – a – nò-minè – ka – na – a – taa-ra – fara – jira – a – la – ko lièvre – AC – le – trace-prendre – CONV – venir – elle – partir-AC – pierre – montrer – il – à – dire Le lièvre l’a suivie pour regarder la chose.
Nsonsan, ko nin ye mun ye de ? nsonsan – ko – nin – ye – min – ye – de lièvre – dire – DEM – EQ – quoi – EQ – FOC Lièvre, dis, ça c’est quoi ?
Nsonsannin ko : Ee ! Surukuba, nin ye mun ye de ? nsonsan-nin – ko – ee – surukuba – nin – ye – mun – ye – de lièvre-petit – dire – eh – hyène – DEM – EQ – quoi – EQ – FOC Le lièvre dit : Eh, hyène, c’est quoi ?
Ee ! A ko fara tè wa ? ee – a – ko – fara – tè – wa eh – elle – dire – pierre – Eqnég - INT Eh, dis, c’est pas une pierre ?
Nsonsannin ko : Ò ! Fara tè wa ? nsonsannin – ko – ò – fara – tè – wa lièvre – dire – oh – pierre – EQnég – INT Le lièvre dit : Oh, c’est pas une pierre ?
Ò ! Nsonsannin, i fana sa ! Ò sin ka a fò kè ! ò – nsonsannin – i – fana – sa – ò – sin – ka – a – fò – kè oh – lièvre – tu – aussi – PHRA – oh – PHRA – HORT – le – dire – PHRA Oh, lièvre, quant à toi, dis-le donc !
Ò ! Surukuba, e yèrè ka a fò kè ! ò – surukuba – e – yèrè – ka – a – fò – kè oh – hyène – toi – même – HORT – le – dire – PHRA Oh, hyène, dis-le toi-même !
Ò ! A fò fara bon sa ! ò – a – fò – fara – bon – sa oh – le – dire – pierre – bon... – PHRA Dis-le, une pierre b... donc !
Nsonsan ko : Ò ! Far bòk... nsonsan – ko – ò – far – bòk lièvre – dire – oh – pier... – b... Le lièvre dit : Oh ! Une pier... b...
Ee ! N dògò nsonsannin, e yèrè de ka kolon kojugu ! ee – n – dògò – nsonsannin – e – yèrè – de – ka – kolon – kojugu eh – mon – petit – lièvre – toi – même – FOC – DES – faible – trop Eh ! Mon cher lièvre, toi-même, tu es vraiment stupide.
I bè sin ka a fò ko fara booboo… ! i – bè – sin – ka – a – fò – ko – fara – booboo tu – INAC - ?? – CONV – le – dire – dire – pierre – bb… Dépêche-toi et dis que c’est une pierre barb... !
Ò ! Fara booboo ! Aa ! Cè, a fò fara sa ! Fara kè ! ò – fara – booboo – aa – cè – a – fò – fara – sa – fara – kè euh – pierre – bb… – ah – homme – le – dire – pierre – PHRA – pierre – PHRA Oh, oui, une pierre bb..., je le vois, une pierre, bien sûr !
Aa ! Cè, n dògò nsonsannin, a fò fara bonbonsiima sa ! aa – cè – n – dògò – nsonsannin – a – fò – fara – bonbonsiima – sa ah – homme – mon – petit – lièvre – le – dire – pierre – barbue – PHRA Ah ! Mon cher lièvre, dis donc, que c’est une pierre barbue !
Fara ye ale ta ka a munumunu ka ale kè dugu ma paa ! fara – ye – ale – ta – ka – a – munumunu – ka – ale – kè – dugu – ma – paa pierre – AC – lui – prendre – CONV – le – faire tourner – CONV – lui – faire – terre – à – EXP La pierre l’a saisie, l’ a fait tournoyer dans l’air et l’a fracassée par terre.
Nsonsannin ye ale kun ci. nsonsannin – ye – ale – kun – ci lièvre – AC – lui – tête – briser Le lièvre lui a brisé la tête.
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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DES = marque de prédication non-verbale ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale [équatif] négatif ; EXP = adverbe expressif ; FOC = particule de focalisation ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative affirmative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INT = pronom interrogatif ; PART = participe (de valeur d’inaccompli) ; PHRA = particule phrastique ; PL = marque du pluriel ; QUAL = suffixe dérivatif nominal (de valeur qualificative) ; SIT = marque de prédication non-verbale )
Bonne lecture !
Herbert

Un mot sur ce sport australien chelou English translation pending
Les Australiens, ils ont plein de trucs un peu bizarres.
On a déjà parlé du fait qu'ils conduisent du mauvais côté, qu'ils ont des animaux chelous ou encore qu'ils mangent des produits concepts. Mais un des trucs qui fait des Australiens, des australiens, en dehors du fait que ce sont les seuls à vivre dans un continent qui est perdu sur une ile, et bien ce sont leurs sports.
Biensur, il y en a des normaux. Je veux dire, des internationalement reconnus comme normaux. Par exemple le Tennis, le Basket, la Natation, la Formule 1, le Curling... Mais ils ont également des sports que tout le monde, comprenez le reste du monde, s'accorde à dire qu'ils sont moins conventionnels, voir suspects: le cricket, le football australien ou encore le Netball. Bon, je ne m'attarderai pas sur les trucs encore plus obscures et mystérieux comme le Bocce, le Boulingrin, le Trugo, le Campdrafting, le Korfball, la Trottinette freestyle ou encore la Radiogoniométrie sportive. Je vous promets que tous ces sports existent.
Bref, aujourd'hui je vais donc essayer de vous initier aux joies du Cricket. Pourquoi? Parceque je suis allé voir un match de cricket, du coup, je me sens comme une envie de partager cette expérience. Attention c'est un peu tendu-mafflu. Je vais essayer de vous l'expliquer avec des mots simples, car j'ai eu la chance d'avoir eu une explication complète par un expert. Pas un de ces experts de la TV qui font un gros plan pivotant ralenti zoom x8 pour prouver que Isabelle la coccinelle a tué Edith la Termite, grace au poison très rare de Gaston le python. Non je parle d'un expert local, australien pur souche certifié Kangourou premium.
Je sais ce que les râleurs vont dire alors je leur coupe la bouse de vache sous la botine: je sais, à la base de la base du début, c'est anglais. Mais 1, les anglais sont pas spécialement connus pour être plus normaux, 2, je suis pas en Angleterre, 3, je fais ce que je veux.
Mais comme je suis gentil tout plein, je vais vous le simplifier, et je ne vais vous parler qu'une seule des versions du cricket, la KFC Twenty20 Big Bash, une des plus simples. Mais sachez qu'il y en a des autres, le Sheffield Shield, la Ryobie Cup, le Backyard Cricket, le Beach Cricket... Mais je veux pas vous embrouiller, donc on va prendre la KFC (oui oui, comme la chaine qui vous prépare le poulet croustillant) Big Bash.
Commençons par le début: c'est un sport d'équipe, 2 équipes de 11 joueurs, appelons les poulets vu le sponsor principal, où pour gagner on doit marquer le plus de points possibles. Jusque là facile et pas trop étrange, ça ressemble même à un autre sport que je connais mais quoi? Sais plus, pas grave.
Pour jouer, il faut un terrain. Tiens, si je vous demande une forme de terrain, comme ça au pif, qu'est ce qu'il vous vient? Rectangle? Carré? Rond si vous êtes un peu foufou. Rien de tout ça. Garder en tête que ça doit être bizarroïde. Oval. Non mais qui joue sur un terrain oval? C'est pas fini. Dans tous les sports dit "normaux", qui plus outre quand ils donnent lieu à des compétitions locales et internationales (enfin, dans notre cas ici, inter-excolonies-britaniales), la forme, elle ne change pas. Et bah là, si. Selon la ville ou vous êtes, voir le quartier, l'oval va changer de forme, il sera plus ou moins oval, plus ou moins long, plus ou moins rond. L'axe varie de 90 à 150 mètres. Du coup ça devient très réglo quand ceux qui s'entrainent sur 90m doivent jouer sur 150, mais passons.
Au milieu de cet ovaloïde, appelons le patate, pourquoi? Bah ça va mieux avec poulet que galetas. Au milieu donc, il y a le pitch. Alors c'est pas du tout un pain au lait fourré à la confiture pomme-pastèque que l'on met dans sa potche, non non, enfin si mais pas là. C'est un rectangle de 20m par 3m, avec à chaque bout des lignes que les kangourous appellent des bowling creases. Des lignes blanches au sol tout simplement, mais du coup comme c'était simple, ils y ont mis un nom chelou.
Bref, voilà, on a notre terrain. A non, zut flutte crotinette, il en manque un petit bout. Deux en réalité, un à chaque bout du pitch. Ca s'appelle les wickets. Rien à voir avec les nounours poilus de star wars. Un wicket c'est 3 batons plantés dans le sol, l'un à côté de l'autre, et posés en équilibre dessus, 2 petits bout de bois, les bails.
Là c'est bon, on a le terrain tout équipé, finition ronce de noyer.
Le matériel maintenant. Là, c'est facile, il y a une balle, même forme et aspect qu'une balle de baseball. Je ne vais pas rentrer dans les détails de taille et poids exacts, je laisse ça aux fanatiques de wikifaitfoi. Il y a également besoin d'une batte, pas tout à fait comme celle de baseball, elle est plate, pas ronde, un peu plus large, mais grosso-approximo de la même longueur.
Donc nous disions plus haut, pour gagner, faut marquer le plus de points possible. Mais comment donc marque-t-on des points sur une patate dans laquelle on a planté des bouts de bois? haha, ça se complique. Pour comprendre, faut mettre les poulets sur le terrain (KFC, joueurs, poulets, vous suivez?). D'une des deux équipes, on prend deux poulets, que l'on appellera batsman, pas Batman, traduisez batteur (parcequ'ils utilisent chacun une batte, pas parcequ'ils sont membres de Tokyo Hotel). On les place sur le pitch de la patate, chacun à un wicket, autrement dit le rectangle du milieu de l'oval, chacun à un bout de bois, eh oh on se concentre s'il te plait Kévin! Voilà pour la première équipe. Parmi la seconde, on en prend un, le wicket-keeper, qui sera placé juste derrière le wicket d'un des batsman adverses. Il porte des gants. Les dix autres sont placés partout ailleurs sur la patate, et sont susceptibles d'être lanceurs (bowlers), c'est-à-dire d'avoir à lancer la balle. Ils sont placés, faisons les bouger. Lorsqu'un de ces dix joueurs est désigné pour lancer la balle, il prend une course d'élan et, arrivé au niveau d'un des wickets, lâche la balle en direction de l'autre guichet, et donc d'un des batsman. Le lancer se fait bras tendu et la balle rebondi au sol avant d'atteindre la batte adverse. Ceci dit le rebond n'est pas obligatoire.
Les points, nous y voilà (enfin!). Déjà, on dit un run, pas un point. Faire simple on vous dit. Il y a trois possibilités: Possibilité 1. le batsman frappe la balle (qui part sur la patate) et court jusqu'au wicket d'en face (à l'autre bout du pitch de 20m) avant que l'équipe adverse ne récupère la balle et ne touche (détruisent en fait) le Wicket. S'il court plusieurs fois, il aura plusieurs runs, tant que les wickets ne sont pas touchés les batteurs peuvent courir (oui forcément, si un batteur change de wicket parcequ'il vient de frapper, l'autre fait pareil et va prendre sa place). Dés qu'il s'arrête, ils encaissent les runs et l'autre équipe peut lacher la pression, plus la peine de courrir. Possibilité 2. le batsman frappe la balle, qui ne parvient pas à être interceptée par l'équipe adverse avant de sortir du terrain: 4 runs. Bim. Possibilité 3. le batsman frappe la balle, qui ne parvient pas à être interceptée par l'équipe adverse avant de sortir du terrain sans toucher le sol: 6 runs. Bim².
Voilà, on a la base. Si vous avez tout saisi jusqu'ici, bravo, on peut continuer. Si non, dommage, je continue quand même.
Il est possible pour l'équipe qui lance, d'éliminer les batteurs (=de les sortir du terrain, un autre doit alors prendre sa place). Il y a 10 façons de faire ça. Ah bah oui hein, c'est pas bizarre et compliqué pour rien! Mais bon c'est pas si dur, on se concentre, on inspire bien, on mange une cacahuète et on y va (enfin je conseille quand même la cacauhète avant d'inspirer). 1. Bowled: littéralement: ballé, oui, ça se conjugue, je balle, tu balles, nous ballon, vous raquette. Bref. Bowled c'est éliminer le batteur en réussissant à détruire avec la balle le wicket devant lequel est le batteur actif (donc si tu suis petit malinou que tu es, tu comprends maintenant pourquoi le batteur se place devant le wicket) 2. Caught: littéralement: pêcho. L'un des joueurs sur la patate (y compris le lanceur) réussit à attraper au vol la balle précédemment touchée par la batte du batteur, donc sans qu'elle touche le sol. Standing ovation du public garanti. 3. Leg before wicket: la balle a été interceptée par une partie du corps du batteur alors qu'elle allait détruire son wicket. En gros ça veut dire que si l'équipe adverse tente de jeter de loin la balle sur le wicket, et que le batteur se met sur la trajectoire, bah bien essayé mais tu sors. Bon il y a des conditions, mais je rentre pas dans les détails après vous allez dire que je complique tout. 4. Run out: Un des joueurs détruit l'un des wickets avec la balle pendant que les batteurs adverses sont en train de courir pour marquer un run: ça veut dire qu'ils auraient du arrêter de courrir plus tôt. 5. Stumped: le wicket keeper détruit le wicket du batteur actif avec la balle alors que celui-ci n'a pas soit une partie de son corps, soit une partie de la batte en contact avec la zone située derrière la limite du batteur 6. Hit wicket: le batteur détruit involontairement son propre guichet au cours du lancer = c'est un champion classe internationale 7. Hit the ball twice: le batteur frappe volontairement deux fois la balle avec sa batte. Donc pas de contrôle puis frappe, ce serait trop facile... 8. Handled the ball: le batteur touche volontairement la balle avec une main ayant lâché la batte, sans l'approbation de l'équipe adverse. En revanche, si l'autre équipe fait une petite réunion pour décider que c'est bon, alors c'est bon, sympa comme règle. 9. Obstructing the field: le batteur gène volontairement l'un des joueurs adverses. 10. Timed out: le batteur met plus de trois minutes après l'élimination du batteur précédent pour rejoindre l'aire de jeu. Oui hein, magne toi le popotin Brian, c'est pas comme ci le match durait pas déjà trois plombes.
Voilà, vous avez une bonne base maintenant. Ah presque zut, j'ai oublié le roulement des équipes. Alors, pas très dur, suffit de savoir compter jusqu'à 20: Une rencontre est divisé en innings, c'est encore un mot tordu pour dire manche. Au cours d'une manche, l'une des équipes, batte (on dit qu'ils sont "in", yeah yeah, trop des oufs les keum, t'as vu) et essaie de faire le plus de runs possibles. L'autre équipe, dite "out" (booooouuuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhh la loose), tente de mettre fin à cette période de jeu (on va voir comment dans une seconde) ou d'empêcher l'équipe "in" de marquer. On pourrait les appeler "les rageux de pas être in" Une manche est elle-même divisée en over (série) de six lancers effectués par un même lanceur. Un joueur ne peut effectuer deux overs consécutifs. Les overs sont lancés alternativement de chaque côté du pitch.
Un match de cricket peut être soit limité en temps, soit limité en nombre de lancers. Comme je suis gentil, j'ai pris la version facile, limitée en over, 20 de chaque côté. Et là les bilingues disent haaaaaaaa mais c'est pour ça twenty20! Bah oui, ça veut dire 20-20... inventifs ces cricketeurs.
En dehors des restrictions de temps ou de lancers, une manche peut prendre fin de diverses manières, aller, un effort, c'est presque fini :
1. Dix des onze batteurs de l'équipe in ont été éliminés. L'équipe est dite all out. Tu m'étonnes, c'est la loose. 2. L'équipe in n'a plus qu'un batteur disponible parce que tous ses coéquipiers non éliminés sont blessés. Ca c'est dommage. 3. Le capitaine de l'équipe in déclare forfait pour la manche. Il est fatigué peut être? 4. Le capitaine de l'équipe in décide d'arrêter la manche, tactique qui lui permet de disposer de plus de temps pour éliminer l'équipe adverse par la suite. Attention, c'est renard ça (rusé-renard-poulet-KFC ooooouuuuuuuuh je suis chaud patate>>> oooooouuuuuuuuhhhhh blague dans la blague) 5. L'équipe in a marqué assez de points pour remporter la rencontre.
Et voilà! C'est aussi pas simle que ça le cricket! Alors ici, deux solutions. La première, tu as compris tout parfaitement et veux essayer ça en vrai, dans ce cas passe ce petit guide du cricket à tes amis (que ceux qui ont un certain QI quand même, faut qu'ils comprennent aussi). La seconde, t'as rien pigé, ou du moins pas tout. C'est normal, c'est australien. Dans ce cas, bondis trois fois, pieds joins, prend une tartine de Vegimite (si tu n'as pas ce produit suspect sous la main, de la sauce barbecue fera l'affaire), dit "No worries, mate" et recommence la lecture depuis le début.
On a déjà parlé du fait qu'ils conduisent du mauvais côté, qu'ils ont des animaux chelous ou encore qu'ils mangent des produits concepts. Mais un des trucs qui fait des Australiens, des australiens, en dehors du fait que ce sont les seuls à vivre dans un continent qui est perdu sur une ile, et bien ce sont leurs sports.
Biensur, il y en a des normaux. Je veux dire, des internationalement reconnus comme normaux. Par exemple le Tennis, le Basket, la Natation, la Formule 1, le Curling... Mais ils ont également des sports que tout le monde, comprenez le reste du monde, s'accorde à dire qu'ils sont moins conventionnels, voir suspects: le cricket, le football australien ou encore le Netball. Bon, je ne m'attarderai pas sur les trucs encore plus obscures et mystérieux comme le Bocce, le Boulingrin, le Trugo, le Campdrafting, le Korfball, la Trottinette freestyle ou encore la Radiogoniométrie sportive. Je vous promets que tous ces sports existent.
Bref, aujourd'hui je vais donc essayer de vous initier aux joies du Cricket. Pourquoi? Parceque je suis allé voir un match de cricket, du coup, je me sens comme une envie de partager cette expérience. Attention c'est un peu tendu-mafflu. Je vais essayer de vous l'expliquer avec des mots simples, car j'ai eu la chance d'avoir eu une explication complète par un expert. Pas un de ces experts de la TV qui font un gros plan pivotant ralenti zoom x8 pour prouver que Isabelle la coccinelle a tué Edith la Termite, grace au poison très rare de Gaston le python. Non je parle d'un expert local, australien pur souche certifié Kangourou premium.
Je sais ce que les râleurs vont dire alors je leur coupe la bouse de vache sous la botine: je sais, à la base de la base du début, c'est anglais. Mais 1, les anglais sont pas spécialement connus pour être plus normaux, 2, je suis pas en Angleterre, 3, je fais ce que je veux.
Mais comme je suis gentil tout plein, je vais vous le simplifier, et je ne vais vous parler qu'une seule des versions du cricket, la KFC Twenty20 Big Bash, une des plus simples. Mais sachez qu'il y en a des autres, le Sheffield Shield, la Ryobie Cup, le Backyard Cricket, le Beach Cricket... Mais je veux pas vous embrouiller, donc on va prendre la KFC (oui oui, comme la chaine qui vous prépare le poulet croustillant) Big Bash.
Commençons par le début: c'est un sport d'équipe, 2 équipes de 11 joueurs, appelons les poulets vu le sponsor principal, où pour gagner on doit marquer le plus de points possibles. Jusque là facile et pas trop étrange, ça ressemble même à un autre sport que je connais mais quoi? Sais plus, pas grave.
Pour jouer, il faut un terrain. Tiens, si je vous demande une forme de terrain, comme ça au pif, qu'est ce qu'il vous vient? Rectangle? Carré? Rond si vous êtes un peu foufou. Rien de tout ça. Garder en tête que ça doit être bizarroïde. Oval. Non mais qui joue sur un terrain oval? C'est pas fini. Dans tous les sports dit "normaux", qui plus outre quand ils donnent lieu à des compétitions locales et internationales (enfin, dans notre cas ici, inter-excolonies-britaniales), la forme, elle ne change pas. Et bah là, si. Selon la ville ou vous êtes, voir le quartier, l'oval va changer de forme, il sera plus ou moins oval, plus ou moins long, plus ou moins rond. L'axe varie de 90 à 150 mètres. Du coup ça devient très réglo quand ceux qui s'entrainent sur 90m doivent jouer sur 150, mais passons.
Au milieu de cet ovaloïde, appelons le patate, pourquoi? Bah ça va mieux avec poulet que galetas. Au milieu donc, il y a le pitch. Alors c'est pas du tout un pain au lait fourré à la confiture pomme-pastèque que l'on met dans sa potche, non non, enfin si mais pas là. C'est un rectangle de 20m par 3m, avec à chaque bout des lignes que les kangourous appellent des bowling creases. Des lignes blanches au sol tout simplement, mais du coup comme c'était simple, ils y ont mis un nom chelou.
Bref, voilà, on a notre terrain. A non, zut flutte crotinette, il en manque un petit bout. Deux en réalité, un à chaque bout du pitch. Ca s'appelle les wickets. Rien à voir avec les nounours poilus de star wars. Un wicket c'est 3 batons plantés dans le sol, l'un à côté de l'autre, et posés en équilibre dessus, 2 petits bout de bois, les bails.
Là c'est bon, on a le terrain tout équipé, finition ronce de noyer.
Le matériel maintenant. Là, c'est facile, il y a une balle, même forme et aspect qu'une balle de baseball. Je ne vais pas rentrer dans les détails de taille et poids exacts, je laisse ça aux fanatiques de wikifaitfoi. Il y a également besoin d'une batte, pas tout à fait comme celle de baseball, elle est plate, pas ronde, un peu plus large, mais grosso-approximo de la même longueur.
Donc nous disions plus haut, pour gagner, faut marquer le plus de points possible. Mais comment donc marque-t-on des points sur une patate dans laquelle on a planté des bouts de bois? haha, ça se complique. Pour comprendre, faut mettre les poulets sur le terrain (KFC, joueurs, poulets, vous suivez?). D'une des deux équipes, on prend deux poulets, que l'on appellera batsman, pas Batman, traduisez batteur (parcequ'ils utilisent chacun une batte, pas parcequ'ils sont membres de Tokyo Hotel). On les place sur le pitch de la patate, chacun à un wicket, autrement dit le rectangle du milieu de l'oval, chacun à un bout de bois, eh oh on se concentre s'il te plait Kévin! Voilà pour la première équipe. Parmi la seconde, on en prend un, le wicket-keeper, qui sera placé juste derrière le wicket d'un des batsman adverses. Il porte des gants. Les dix autres sont placés partout ailleurs sur la patate, et sont susceptibles d'être lanceurs (bowlers), c'est-à-dire d'avoir à lancer la balle. Ils sont placés, faisons les bouger. Lorsqu'un de ces dix joueurs est désigné pour lancer la balle, il prend une course d'élan et, arrivé au niveau d'un des wickets, lâche la balle en direction de l'autre guichet, et donc d'un des batsman. Le lancer se fait bras tendu et la balle rebondi au sol avant d'atteindre la batte adverse. Ceci dit le rebond n'est pas obligatoire.
Les points, nous y voilà (enfin!). Déjà, on dit un run, pas un point. Faire simple on vous dit. Il y a trois possibilités: Possibilité 1. le batsman frappe la balle (qui part sur la patate) et court jusqu'au wicket d'en face (à l'autre bout du pitch de 20m) avant que l'équipe adverse ne récupère la balle et ne touche (détruisent en fait) le Wicket. S'il court plusieurs fois, il aura plusieurs runs, tant que les wickets ne sont pas touchés les batteurs peuvent courir (oui forcément, si un batteur change de wicket parcequ'il vient de frapper, l'autre fait pareil et va prendre sa place). Dés qu'il s'arrête, ils encaissent les runs et l'autre équipe peut lacher la pression, plus la peine de courrir. Possibilité 2. le batsman frappe la balle, qui ne parvient pas à être interceptée par l'équipe adverse avant de sortir du terrain: 4 runs. Bim. Possibilité 3. le batsman frappe la balle, qui ne parvient pas à être interceptée par l'équipe adverse avant de sortir du terrain sans toucher le sol: 6 runs. Bim².
Voilà, on a la base. Si vous avez tout saisi jusqu'ici, bravo, on peut continuer. Si non, dommage, je continue quand même.
Il est possible pour l'équipe qui lance, d'éliminer les batteurs (=de les sortir du terrain, un autre doit alors prendre sa place). Il y a 10 façons de faire ça. Ah bah oui hein, c'est pas bizarre et compliqué pour rien! Mais bon c'est pas si dur, on se concentre, on inspire bien, on mange une cacahuète et on y va (enfin je conseille quand même la cacauhète avant d'inspirer). 1. Bowled: littéralement: ballé, oui, ça se conjugue, je balle, tu balles, nous ballon, vous raquette. Bref. Bowled c'est éliminer le batteur en réussissant à détruire avec la balle le wicket devant lequel est le batteur actif (donc si tu suis petit malinou que tu es, tu comprends maintenant pourquoi le batteur se place devant le wicket) 2. Caught: littéralement: pêcho. L'un des joueurs sur la patate (y compris le lanceur) réussit à attraper au vol la balle précédemment touchée par la batte du batteur, donc sans qu'elle touche le sol. Standing ovation du public garanti. 3. Leg before wicket: la balle a été interceptée par une partie du corps du batteur alors qu'elle allait détruire son wicket. En gros ça veut dire que si l'équipe adverse tente de jeter de loin la balle sur le wicket, et que le batteur se met sur la trajectoire, bah bien essayé mais tu sors. Bon il y a des conditions, mais je rentre pas dans les détails après vous allez dire que je complique tout. 4. Run out: Un des joueurs détruit l'un des wickets avec la balle pendant que les batteurs adverses sont en train de courir pour marquer un run: ça veut dire qu'ils auraient du arrêter de courrir plus tôt. 5. Stumped: le wicket keeper détruit le wicket du batteur actif avec la balle alors que celui-ci n'a pas soit une partie de son corps, soit une partie de la batte en contact avec la zone située derrière la limite du batteur 6. Hit wicket: le batteur détruit involontairement son propre guichet au cours du lancer = c'est un champion classe internationale 7. Hit the ball twice: le batteur frappe volontairement deux fois la balle avec sa batte. Donc pas de contrôle puis frappe, ce serait trop facile... 8. Handled the ball: le batteur touche volontairement la balle avec une main ayant lâché la batte, sans l'approbation de l'équipe adverse. En revanche, si l'autre équipe fait une petite réunion pour décider que c'est bon, alors c'est bon, sympa comme règle. 9. Obstructing the field: le batteur gène volontairement l'un des joueurs adverses. 10. Timed out: le batteur met plus de trois minutes après l'élimination du batteur précédent pour rejoindre l'aire de jeu. Oui hein, magne toi le popotin Brian, c'est pas comme ci le match durait pas déjà trois plombes.
Voilà, vous avez une bonne base maintenant. Ah presque zut, j'ai oublié le roulement des équipes. Alors, pas très dur, suffit de savoir compter jusqu'à 20: Une rencontre est divisé en innings, c'est encore un mot tordu pour dire manche. Au cours d'une manche, l'une des équipes, batte (on dit qu'ils sont "in", yeah yeah, trop des oufs les keum, t'as vu) et essaie de faire le plus de runs possibles. L'autre équipe, dite "out" (booooouuuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhh la loose), tente de mettre fin à cette période de jeu (on va voir comment dans une seconde) ou d'empêcher l'équipe "in" de marquer. On pourrait les appeler "les rageux de pas être in" Une manche est elle-même divisée en over (série) de six lancers effectués par un même lanceur. Un joueur ne peut effectuer deux overs consécutifs. Les overs sont lancés alternativement de chaque côté du pitch.
Un match de cricket peut être soit limité en temps, soit limité en nombre de lancers. Comme je suis gentil, j'ai pris la version facile, limitée en over, 20 de chaque côté. Et là les bilingues disent haaaaaaaa mais c'est pour ça twenty20! Bah oui, ça veut dire 20-20... inventifs ces cricketeurs.
En dehors des restrictions de temps ou de lancers, une manche peut prendre fin de diverses manières, aller, un effort, c'est presque fini :
1. Dix des onze batteurs de l'équipe in ont été éliminés. L'équipe est dite all out. Tu m'étonnes, c'est la loose. 2. L'équipe in n'a plus qu'un batteur disponible parce que tous ses coéquipiers non éliminés sont blessés. Ca c'est dommage. 3. Le capitaine de l'équipe in déclare forfait pour la manche. Il est fatigué peut être? 4. Le capitaine de l'équipe in décide d'arrêter la manche, tactique qui lui permet de disposer de plus de temps pour éliminer l'équipe adverse par la suite. Attention, c'est renard ça (rusé-renard-poulet-KFC ooooouuuuuuuuh je suis chaud patate>>> oooooouuuuuuuuhhhhh blague dans la blague) 5. L'équipe in a marqué assez de points pour remporter la rencontre.
Et voilà! C'est aussi pas simle que ça le cricket! Alors ici, deux solutions. La première, tu as compris tout parfaitement et veux essayer ça en vrai, dans ce cas passe ce petit guide du cricket à tes amis (que ceux qui ont un certain QI quand même, faut qu'ils comprennent aussi). La seconde, t'as rien pigé, ou du moins pas tout. C'est normal, c'est australien. Dans ce cas, bondis trois fois, pieds joins, prend une tartine de Vegimite (si tu n'as pas ce produit suspect sous la main, de la sauce barbecue fera l'affaire), dit "No worries, mate" et recommence la lecture depuis le début.
Helpx-visa (Nouvelle-Zélande) English translation pending
Bonjour à tous,
je me retrouve un peu dans un dilemme.
Nous voulions visiter la NZ pour 2 mois en stop et helpx.
Mais je m'aperçois qu'il demande un VVT même s'il y a pas d'échange de salaire.
Je voulais savoir si quelqu'un avait fait sans ce visa.Et si les hôtes le demandent?
Merci.
Topo sur circuit Tamil Nadu et Kérala English translation pending
Bonjour,
Après avoir profité de tous vos conseils avisés, après avoir posé maintes questions, fait et refait mon itinéraire, je me devais à mon retour de vous faire part de mes impressions et surtout de vous faire partager mes bonnes adresses comme vous l'avez fait avec moi. Avec trois mois de recul ( ou plutôt de retard ), je viens aujourd'hui vous poster ce petit topo sur le Tamil Naddu et le Kérala, accompagné de mes impressions personnelles sur les lieux visités, les hébergements, des petits détails, les coups de cœur et aussi ... ce qui ne m'a pas plu. En sachant d'avance que l'on ne peut pas être au goût de tout le monde ... Mon voyage s'est déroulé du 29/02 au 29/03/12 en solo.
J1 : Milan ... Bombay
J'ai pris mes billets en Octobre chez Nouvelles Frontières. Vol Swiss Milan ... Zurich ... Bombay pour 430 euros aller retour. Tarif correct. Départ de Milan à 7H05 pour 45 minutes de vol vers Zurich. Survol des Alpes, boisson et chocolat Suisse. 9H45 vol Zurich ... Bombay. Peu de passagers à bord, vol très agréable, personnel aux petits soins, repas copieux et toujours chocolat Suisse. Possibilité de se coucher sur les sièges inoccupés de la rangée centrale (4 sièges) : en dormant presque comme dans un lit, le vol semble très court!. Arrivée ponctuelle à 22H45. Il fait 27°C. Formalités de douane et visa très rapides. Je dois me rendre au domestic air port car mon vol pour Madras part le lendemain à 8H00 du mat. Donc nuit au domestic air port . Une flèche avant de sortir de l'aéroport le signale mais je préfère prendre l'air et sortir de l'aérogare. Erreur de ma part : malgré plusieurs tentatives, impossible par la suite de retourner et rentrer à nouveau dans l'aéroport ( malgré le e-ticket ) et pouvoir prendre la navette gratuite qui relie les deux aéroports. Taxi, 1/2 heure de route 180 Rs, cher...
J2 : Bombay ... Madras ... Mamallapuram
Nuit à l'aéroport. En fait le domestic air port est comme une sorte de gros hangar amélioré avec quelques kiosques ( journaux, boissons et encas ) et quelques fauteuils pris d'assaut par les passagers en attente. Dans la nuit coupure de courant pendant ... une bonne heure et alarmes ( sirènes ) à fond les manettes !. Eh oui , ce n'est que la première coupure d'une très longue série. Dans le Tamil naddu ( sauf à Pondichéry ) les coupures de courant sont légion, jour et nuit avec environ 10 à 12H00 de coupure sur 24H00. Vol Spicejet ( low cost style Easyjet ) à 8H00 pour Madras. Ponctuel, 35 euros environ, réservé avant le départ sur Cleartrip. Arrivée à Madras 2H00 plus tard. Sortie à pied de l'enceinte de l'aéroport et ensuite ricksaw ( 45 minutes de gym-kana dans une circulation hallucinante ) vers le terminal de bus Mofussil. Bus pour Mamallapuram : 50 Rs, 3H00 de trajet dont deux pour sortir de la ville tentaculaire. Arrivée à 13H00 à la guesthouse. Un peu cassé quand même. Il fait vraiment très chaud. J3, J4 : Mamallapuram
Visite des monuments de la ville (5 rathas, le parc et la pierre " boule de ghee" de Krishna, le temple du rivage ). Visite du marché aux légumes et marché aux poissons (avec les mêmes poissonnières que sur le vieux port à Marseille : ça s'engueule, ça parle fort), c'est pas super propre et franchement le poisson ça donne pas trop envie, et pourtant quand il arrive bien cuisiné dans notre assiette c'est un vrai régal. A côté de la rue principale qui va vers la plage, il y a le village de pêcheurs : belle ballade dans les ruelles très colorées. Promenade à la plage : on se mouille un doigt de pied, le sari, voir jusqu'au genoux pour les plus courageux, on fait une ballade à cheval au bord de l'eau, on pique nique, les enfants font du manège, plein de vendeurs de glaces ou d'encas salés ou sucrés, des voyants avec leurs perroquets en cage et leurs cartes. Des heures à rien faire, à regarder la vie qui s'écoule, des moments magiques. La plage près de la rue principale est sympa aussi avec les pêcheurs qui raccommodent les filets, reviennent de la pêche, font la sieste. Il y a aussi les tailleurs de pierres.
Deux jours à Mamallapuram ça suffit, c'est une bonne étape à l'arrivée en Inde, ça permets de se reposer, de prendre la température, ça mets gentiment dans le bain, c'est super cool, la vie s'écoule tranquillement. Si l'on est pressé une seule journée peut suffire.
Hébergement : Siva Guesthouse, 700 Rs, chambre double fan, sans petit dej. Très propre, dans une petite ruelle calme, pas très loin de la plage, terrasse avec vue sur la mer, le boss est super sympa et plein de bons conseils.
Repas : des bons thalis pour 45 à 65 Rs à la gare routière. Un restau en bord de plage : Le Santana, la terrasse tout en haut pour la brise, la vue et des plats bien cuisinés ( veg biryani, poissons, gambas ).
J5 : Mamallapuram ... Pondichéry
Départ à 8H00 de la guesthouse pour prendre le bus pour Pondichéry, 90 kilomètres, 2H00 de route, 60 Rs. Le chauffeur conduit comme un dingue, klaxon à fond. Étant assis devant à côté du pilote , il faut serrer les dents et souvent fermer les yeux !. Après plusieurs trajets en bus lors de mon périple et pour avoir toujours occupé la place de devant, je peux vous dire que " même plus peur " comme quoi on arrive à s'habituer. Rizières , salines et beaux villages durant le trajet. Arrivée à Pondi, en fin de matinée. Installation à la guesthouse. Après midi cool. C'est dimanche il y a sur Mahatma Gandhi road le Sunday market : sur les deux côtés de la rue, grand déballage de tous les ustensiles culinaires possibles et imaginables , des vêtements à la tonne, un joyeux bazar organisé.
J6 : Pondichéry
Visite des différents quartiers ( musulman, indien, ville blanche ) séparés par un canal. Le front de mer est un long boulevard qui se remplit en fin d'après midi et devient alors le lieu de promenade du tout Pondi, ambiance bonne enfant. Le quartier français le long du front de mer est très style colonial : beaucoup de panneaux en français, consulat, lycée français, maisons couleur Indochine, de belles églises ( Notre Dame des Anges, ...). Un temple magnifique Sri Manakula, présence d'un éléphant qui "bénit" les visiteurs moyennant quelques roupies. Séances de bénédiction et bon présage pour tous les véhicules neufs ( motos, voitures et camions ) faites par les prêtres du temple avec une cérémonie particulière.
J7 : Pondichéry ... Tiruvanamalai ... Pondichéry
Départ à 9H30 en bus pour Tiruvanamalai, 3H00 de route, 45 Rs. La chaleur écrasante ainsi que la fatigue auront raison de moi et je ne verrai que très peu les paysages. Passage à Gingee. arrivée à Tiruvanamalai en fin de matinée. Le temple dédié à Shiva est immense, dès l'entrée du temple le feu sacré est allumé, une odeur de ghee flotte partout, de nombreux saddhus, des mendiants. Il fait très chaud et les pieds nus sur les pierres du temple sont mis à rude épreuve. Je vais passer l'après midi au temple et profiter de nombreuses pujas, de nombreuses cérémonies, magnifiques, avec des chants, des rituels, ...Ce temple est tout simplement superbe et il y règne vraiment une ambiance très particulière, retrouvée nulle part. Départ à 18H30 pour un retour en bus vers Pondichéry. Le chemin du retour est très éprouvant : la route n'est pas très large, il fait nuit, des vélos, des motos, des piétons, de nombreux paysans avec des tracteurs et leur remorque remplie et débordant de canne à sucre circulent tous feux éteints, le bus fait des embardées, on circule au klaxon, on évite tout ce petit monde qui circule dans un joyeux bazar organisé et bruyant. Arrivée à 20H30 à Pondi. Si vous êtes de passage à Pondi vous devez impérativement aller faire un tour à Tiruvanamalai. Cette ville est empreinte d'une très grande spiritualité, a refaire je resterai quelques jours . J'y reviendrai un jour et y séjournerai plus longtemps, le pèlerinage lors de la nuit de pleine lune ( 14 kms pieds nus autour de la montagne sacrée ) semble être une bonne expérience.
J8 : Pondichéry
Continuation de la visite de la ville et visite de l'Ashram Sri Aurobindo : j'ai pas accroché du tout. Dans la cour de l'ashram les fidèles ( Européens pour la plupart ) viennent se prosterner sur les tombes du gourou et de la Mère. Bof, c'est un peu too much à mon goût. Afin d'en avoir une idée un peu plus précise je décide de ne pas quitter Pondi sans être allé à Auroville. Ricksaw 200 Rs aller et 100 Rs le retour négocié âprement. Pour aller voir le Matrimundir ( grande sphère dorée qui abrite un très gros cristal et surtout qui est le cœur spirituel du centre), il faut auparavant regarder un film de présentation sur la ville idéale. La visite par la suite se révèle inintéressante, rien à voir ou plutôt aucun accès autorisé, rien à faire si ce n'est quelques achats hors de prix dans les boutiques de l'accueil. Bref là non plus je n'ai pas accroché du tout.
Hébergement : Swades Guesthouse, chambre single , réservée quelques mois à l'avance ( because c'est toujours complet ), 800 Rs, sans petit dej. Propre nickel, très colorée, la guesthouse est tenue de main de maître par son propriétaire Ilyas et sa famille. Ilyas a longtemps vécu en France et a retapé la maison familiale pour y faire une super guesthouse de 5 chambres. Située dans le quartier musulman, dans une petite rue au calme, nombreuses terrasses, cuisine équipée commune avec frigo. Ilyas est une mine d'informations, de bonnes adresses, de bons conseils ( merci Ilyas pour la ballade à Tiruvanamalai ) et surtout il ne compte pas son temps pour l'accueil de ses résidents.
Repas : des encas ( samoussas et autres dans la rue De Bussy, pois chiches en salade sur la jetée ). Restaurant Surguru : un bon petit restau, très bonne cuisine : le riz aux champignons est une tuerie, essayez aussi le nan fromage ail, petits prix, ambiance sympa mi touriste mi locale, clim à fond les manettes , prévoir une veste.
Deux jours à Pondi c'est presque trop. Par contre deux jours à Tiruvanamalai c'est ce qu'il faut.
J9 : Pondichéry ... Trichy
Départ à 7H00 pour la gare routière, bus pour Villapuram, 1H00 de bus, 18 Rs. Changement de bus pour Trichy. La gare routière de Villapuram est particulièrement crade : ça sent bon la pisse. Bus "express" pour Trichy, 100 kms, 3 H 00 de route , 100 Rs. A l'arrivée, bus n° 1 pour se rendre à Sri Rangam. En fait je dois aller vers Sri Rangam car j'ai réservé par le biais d'un post sur un forum une chambre chez l'habitant et la maison se trouve pas très loin du temple. Un mail, pas trop de précisions, pas de photos, juste une adresse, je me lance vers l'inconnu ... mais bizarrement je suis confiant et j'ai bien fait : c'est la plus belle rencontre de mon voyage.
J10, J11 : Trichy
Visite du temple Sri Rangam : un gopuram très haut et très coloré donne le ton dès l'entrée. D'autres tours moins hautes sont disséminées dans l'enceinte du temple. Visite du rock fort: belle vue générale de la ville . Le matin de bonne heure nous allons voir les rituels le long de la Cauvery river : rituel de la 1ère coupe de cheveux, rituels de purification, autres rituels ( pour trouver un bon mari ou une bonne épouse ). La rivière est aussi une grande baignoire ou tout le monde en plus de faire ses ablutions fait sa toilette, lave son linge, ... Nous allons aussi voir les dobbi wallah : les laveurs de linge en bord du fleuve, linge lavé et ensuite étendu et séché au soleil. Des centaines de chemises et pantalons sont là en attente de lessivage. Pour le repassage c'est 4 Rs par pièce ( chemise ou pantalon ) : fer au charbon ou plutôt à la braise. Belles ballades à pied le long d'une petite rivière à côté du temple Sri Rangam : petits villages, fabrique de briques, des sourires à volonté, des enfants qui jouent, des beaux moments, le temps qui s'écoule lentement. Nous sommes aussi aller visiter un temple, dont je ne me souviens plus le nom, où tous les jours à 12H00 un prêtre s'habille en sari et fait une procession dans le temple avec un éléphant , des musiciens, il béni ensuite une vache sacrée à l'intérieur du temple. Là aussi un grand moment de sérénité et de spiritualité.
Hébergement / Repas : Comme dit plus haut , j'ai logé chez l'habitant. Une jolie maison , coquette, à 200 mètres du temple, habitée par un couple d'indiens Raja et Usha qui m'ont accueillis chez eux comme jamais je n'ai été accueilli nulle part. Une chambre très spacieuse, lit à baldaquin, moustiquaire, la chambre est au dernier étage sous le toit, avec une grande terrasse avec vue sur le temple Sri Rangam. Air conditionné, ventilo, eau chaude. Excellente cuisine faite à la demande par Usha la maîtresse des lieux ( le riz au citron me mets les papilles en émoi rien que d'y penser ) qui parle anglais couramment et qui m'a servi de guide accompagnatrice pendant tout mon séjour. Raja parle couramment français. Si vous passez par Trichy, ne cherchez pas, c'est la chambre d'hôtes où il faut aller. Coordonnées e mail en message privé.
Deux ou trois jours à Trichy c'est ce qu'il faut.
J12 : Trichy ... Tanjore
Départ en train pour Tanjore, 50 kms, 1H30 de train, 8Rs. Je vais rester la journée à Tanjore et prendre un train de nuit pour rameswaram. Bagage à la clock room, 10 Rs. Je visite le temple Chola : complètement différent des autres jusqu'alors visités. C'est dimanche, la ville semble morte, bof , bof, j'accroche pas plus que ça.
Une journée à Tanjore est suffisante à mon goût.
J13 : Tanjore ... Rameswaram
Mon train part à 3H40, le Rameswaram express ( il part de Chennai ) et comme par hasard il est en retard. Je passe donc une grande partie de la nuit à somnoler dans le hall de la gare, très calme bizarrement. Le Rameswaram express arrive à destination vers midi. 180 Rs pour une Sleeper : 3 couchages superposés, fan. Billet réservé sur Cleartrip avant le départ de France. L'arrivée est a couper le souffle : Rameswaram est une île reliée à la terre par une voie ferrée et un très grand pont pour les véhicules. Le train sur les deux derniers kilomètres semble " voler " sur la mer. En effet seul les rails et quelques plots dépassent de l'eau: c'est magique, portes grandes ouvertes, se pencher au dehors , dans le vide, regardez les vidéos sur Youtube et vous comprendrez.
J14, J15, J16 : Rameswaram
La ville sainte du Sud de l'Inde. Un temple magnifique, des couloirs ouverts sur l'extérieur, peintures au plafond avec une luminosité exceptionnelle, des rituels en bord de mer et aussi 21 puits dans le temple avec un parcours à suivre pour la purification. Une ville de pèlerins et de pèlerinages, très peu de touristes. Rameswaram c'est aussi Danuskodi : le dernier morceau de sable face à la mer et au Sri Lanka. J'y suis allé à deux reprises et y est fêté mes 50 ans!. Inoubliable. Le bus n° 3 part du centre ville et pour quelques roupies vous conduit au dernier village de pêcheurs, la plage y est magnifique. Ensuite il faut négocier une camionnette pour aller au bout de la bande de sable , 120 Rs par personne. Le port de Rameswaram est très grand et l'arrivée des bateaux de pêche est superbe : des tonnes de poissons sont débarquées sur des charrettes tirées par des bœufs, des raies, des gambas, des crabes bleus, ... Le village de pêcheurs qui jouxte le port est calme et vaut le détour. A midi allez au bout de l'île, sur le pont routier qui la relie au continent, et surplombez la voie ferrée, regardez le Rameswaram express qui arrive ... un grand moment vu d'en haut.
Hébergement : Blue Coral cottage, chambre single, air con, 650 Rs, pas de petit dej. Très propre, quelques chambres, tenu par deux frères dont un sert bien volontiers de guide. Prochainement un restau sur le toit de la guesthouse. Vue sur la mer, à côté du lieu des pujas et du temple.
Repas : plein de petites gargotes et petits restaus. J'ai plus particulièrement aimé Shanmuga Bhavan ( dans la rue du temple, direction opposée à la plage ) : le Jeera rice est divin. Tarifs très raisonnables.
Avec Trichy, c'est mon coup de cœur dans le Tamil Naddu. Restez y comme moi trois jours, vous ne le regretterez pas, et surtout arrivez de jour en train.
J17 : Rameswaram ... Madurai
Bus n° 1 pour la gare routière , 4Rs. Je prends ensuite le bus Madurai express, 4H00 de route, 98 Rs. Je ne sens pas du tout cette étape depuis le début et en fait ça va être un peu galère surtout au niveau hébergement. Ce qui me console c'est que les autres touristes avec qui j'ai discuter de Madurai durant mon voyage ont eu les mêmes soucis de logement. Aucun hôtel de réservé, tout est complet dans le " propre et pas cher ". Il reste le cher et ... pas forcément très propre. Alors je vais dans le pas cher et pas très propre, pour une nuit il faudra s'y faire. Par contre très bien situé , au pied du temple Sri Menaski. Je passe l'après midi au temple qui est magnifique et le plus grand vu jusqu'ici, un des derniers par ailleurs car au Kérala fini les grands temples. La vue de la terrasse du magasin de souvenirs en face du temple est exceptionnelle. Le soir venu c'est le top : le temple est ouvert jusqu'à 22H00, bougies , éclairage aux lampes à huile, processions, beaucoup de fidèles, des enfants, des familles, toujours l'éléphant qui béni les fidèles. Une très belle soirée.
Hébergement : West tower Hôtel, 450 Rs, la salle de bain est tellement crade que je n'ose même pas m'y doucher. J'utilise pour la première fois mon sac à viande. Dans les couloirs de l’hôtel c'est le grand déballage : des matelas enchevêtrés de partout et pas du neuf. Hôtel à 100 mètres de l'entrée du temple, seule satisfaction.
Une journée à Madurai a été un bon choix pour ce qui me concerne.
J18 : Madurai ... Munnar
Départ à 7H30 pour la gare routière, 160 kms, 5H00 de route, 104 Rs. Trajet dans la plaine très roulant ( ça klaxonne comme jamais, Fanjo est de retour ) et ensuite beau parcours dans les montagnes ( des lacets où le chauffeur de bus doit s'y reprendre à plusieurs fois pour pouvoir passer, le vide pas très loin, la route se rétrécit de plus en plus ). Les montagnes de théiers arrivent avec un spectacle à tous moments, on ne sait plus où donner de la tête : c'est très vert et soudain, il fait presque froid, on arrive à 1500 m d'altitude et après les 40 °C, ça chute sec et ça caille. Le pire sera dans la chambre d’hôtel la nuit !. Passage du check point entre le Tamil Naddu et le Kérala. Arrivée à Munnar à 13H30.
J19, J20, J21 : Munnar
Un chauffeur de riksaw propose de me conduire pour aller à mon hotel, j'accepte. Il va aussi me proposer une ballade pour la fin d'après midi dans un jardin d'épices et aussi une journée dans les plantations de thé. Ses parents travaillent pour la Tata Compagnie et il habite dans les villages des plantations. RDV est pris. Je ferai avec ANBU téléphone mobile 09447187745, de super ballades pendant les trois journées passées à Munnar. 800 Rs la journée (de 8H30 à 18H00) : riksaw, déjeuner dans sa famille, trek pendant 5 heures au milieu des théiers et des femmes qui récoltent ces précieuses feuilles. Ballades dans les plantations, visite des villages, point de vue à Top Station, recherche des éléphants sauvages autour d'un lac vers Mattupatty ( nous avons eu la chance d'en voir un ), spectacle de Khatakali ( 200 Rs ).
Hébergement : Green View hôtel, 550 Rs, la double sans petit dej, occupation single, eau chaude à volonté. Très propre, un peu à l'écart du centre ville, très confortable, des couvertures pour les nuitées très fraîches ( buée aux carreaux des fenêtres tous les matins !).
Repas : principalement au restaurant Saravan Bhavan : bonne cuisine, personnel sympa, petits prix.
Munnar vaut vraiment une pause de quelques jours pour pouvoir apprécier et découvrir les collines alentour. Le spectacle de Khatakali est très long, la séance de maquillage publique des acteurs et leur préparation avant le spectacle est très intéressante. Les ballades dans les plantations sont super : perdu au milieu des théiers à perte de vue c'est génial.
J22 : Munnar ... Kottayam ... Allepey
Départ en bus le matin vers 7H00 pour Kottayam, 5H00 de trajet en bus, 90 Rs. Route magnifique au milieu de vallées fertiles et très cultivées, belles maisons, planatations d'ananas, de manbioc, de café, on dirait la Thailande ( même style de maisons, très propre, ...). Arrivée à Kottayam à 13H00. Riksaw pour la station des bateaux, 20 Rs. Bateau public pour Allepey à 13H00 ( qui heureusement partira avec du retard, ce qui m'a permis de l'avoir ) , 3H00 de ballade aquatique pour seulement 11Rs. Le bateau est un bateau bus et s'arrête donc pour la montée et la descente des passagers : écoliers, paysans, familles, poules, sacs de riz et tout ce que l'on peut imaginer. Des ponts en bois qui se relèvent à chaque passage de bateaux jalonnent tout le parcours. Des maisons longent les canaux et la vie paisible des paysans et pêcheurs se déroule devant nos yeux. Un enchantement de 3H00 va s'offrir à moi avec un coucher de soleil magnifique lors de l'arrivée à Allepey. Malheureusement plus on approche d'Allepey, plus les canaux sont envahis par les barges ( house boats ), des centaines qui sont soit parquées en attente de clients soit en train de naviguer avec à bord une ou deux personnes, la clim et tout le toutim. Bof , bof.
J23, J24, J25 : Allepey
Visite de la ville , du marché aux épices, ballades en vélo au hasard des ruelles et des chemins, se perdre, loin de la cohue . Passage à Marari Beach : sable blanc, soleil de plomb, les joies de la plage. Ballade en petit bateau à rame pendant 5 H00 dans les backwaters, massages ayurvédiques, sirodhara ( juste trop bien cette huile chaude qui coule lentement sur le front et glisse dans les cheveux, au bout de 5 minutes c'est le grand voyage assuré ).
Hébergement : South Canal Holidays, 1200 Rs la nuit petit dej compris, guesthouse vers le phare, prêt de vélos, en bordure d'un canal. Palm Lake Resort 850 Rs la nuit petit dej compris. Logement en bungalows dans un petit jardin très bien entretenu, hamacs, chambre avec fan, grand, propre, réveil par le chant des oiseaux, petit dej gargantuesque préparé avec soin par Macy dans la cuisine de la maison familiale, la propriétaire des lieux. Très bon accueil, guesthouse située légèrement en dehors du village, en bordure des canaux, un plus plus pour un accueil et des supers moments passés avec Macy et son mari Gigi.
Repas : Restaurant Mushroom : poissons délicieux, tables en terrasse. Thaff restaurant : en ville , un petit restau, couru par les locaux, simple, mais une cuisine vraie et délicieuse pour une bouchée de pain. Goutez au poisson ( bonite ) sauce Masala Molly, une tuerie.
Massages : Sree Krishna : très propre, tarifs raisonnables , très bon rapport qualité prix. Le Sirodhara est une merveille, les massages sont super. N'oubliez pas d'acheter un parapluie au magasin Popy Umbrellas : pas cher et vraiment super. Mon séjour à Allepey a été en teinte mitigée : déçu par les backwaters et surtout par la cohue des houseboats. Ce qui a sauvé la mise : de belles ballades en bateau tout particulièrement le trajet Kottayam Allepey, de très belles rencontres avec Gigi et Macy au Palm lake Resort, une très bonne adresse.
J26 : Allepey ... Cochin
Départ pour Cochin en bus, 1H30 de route, 41 Rs. Visite rapide de Cochin, le bord de mer, les carrelets chinois. Cette étape n'était pas prévue lors de l'élaboration de mon circuit mais j'ai préféré faire ce stop à Cochin pour être tranquille le lendemain car mon vol pour Bombay était assez tôt.
Hébergement : Heavenly Homestay, 1200 Rs la nuit chambre double, air con, petit dej compris : deux chambres dans une belle maison près du bord de mer à Fort Cochin. Un accueil fantastique, jus de fruits frais, bouteilles d'eau, très propre, Patric le proprio est très disponible, le petit dej est un repas de mariage, quand il y en a plus, il y en a encore, tout fait maison. Une très bonne adresse ... souvent complet, n'oubliez pas de réserver bien longtemps à l'avance.
Repas : Restaurant Oceanos à Fort Cochin : un thon au poivre et un riz à la noix de coco mémorables. Tarifs élevés mais bon rapport qualité prix.
J27 : Cochin ... Bombay
Riksaw pour l'aéroport, attention à la circulation, l'aéroport est très excentré. Vol Spicejet, 35 euros acheté sur le site Cleartrip avant de partir de France. Ponctuel, compagnie low cost, vol ok.
J28, J29 : Bombay
Visite de Crawford market ( début de la saison des mangues, miam! ), grandes ballades dans le quartier animé autour de Crawford market, Gateway of India ( bof ), le quartier de Colaba, Marina Drive, Chowpatty beach. J'ai adoré la vue des dobbi wallah ( les laveurs de linge ) à Mahalaxmi....... bien qu'il soit impossible d'y entrer sans payer une taxe aux rabatteurs postés à chaque "entrée " du site ( 200 voir 300 Rs pour accéder aux lavoirs proprement dit). Je suis resté sur le pont et dans les rues avoisinantes, la vue est magnifique. J'ai adoré aussi la gare de CST terminus : une vraie fourmilière, le bâtiment est magnifique. Visite du bâtiment de la High Cour ( le tribunal ), et vers midi passage à Churchgate Station pour voir les dabba wallahs prendre en charge les gamelles repas et partir les distribuer dans toute la ville. Se perdre dans le dédale des ruelles de la ville, au hasard. Et puis quelques chose que j'ai adoré c'est se balader en train : bondés, fenêtres et portes ouvertes, la vie et les paysages qui défilent, les wagons réservés ( femmes, malades, ...), les petits vendeurs, les gares et leur grande cohue, ...
Hébergement : Hôtel New Bengal , réservé sur AGODA, 33 euros la nuit, chambre single air con, petit dej compris ( pas top du tout le petit dej, mais bon pour le prix, on est à Bombay ). Très propre, assez calme, situé à côté du Crawford Market. Un bon rapport qualité prix vu les tarifs excessifs de Bombay.
J30 : Bombay ... Milan
Départ vers 1H00 du matin. Vol Swiss Bombay Zurich Milan. En règle générale , le vol retour c'est dodo tout de suite pour oublier ... qu'il faut rentrer et attendre ... les prochaines vacances.
Les plus, les indispensables, le must : Trichy, Rameswaram, Tiruvanamalai, Munnar, Pondi. J'ai préféré le Tamil Naddu au Kérala. Les moins, ceux que l'on peut abréger, ceux où j'ai pas accroché : Tanjore, Madurai, Allepey.
Mais partout des belles rencontres et plus particulièrement Raja et Usha à Trichy, Gigi et Macy à Allepey, Ilyas à Pondichéry. Mon périple en Inde du Sud n'était je pense qu'une première approche rapide que je vais surement approfondir dans les années à venir. Merci encore à tous pour vos infos qui m'ont permis de faire ce magnifique parcours et à bientôt sur le forum ... pour d'autres messages et d'autres destinations.
Après avoir profité de tous vos conseils avisés, après avoir posé maintes questions, fait et refait mon itinéraire, je me devais à mon retour de vous faire part de mes impressions et surtout de vous faire partager mes bonnes adresses comme vous l'avez fait avec moi. Avec trois mois de recul ( ou plutôt de retard ), je viens aujourd'hui vous poster ce petit topo sur le Tamil Naddu et le Kérala, accompagné de mes impressions personnelles sur les lieux visités, les hébergements, des petits détails, les coups de cœur et aussi ... ce qui ne m'a pas plu. En sachant d'avance que l'on ne peut pas être au goût de tout le monde ... Mon voyage s'est déroulé du 29/02 au 29/03/12 en solo.
J1 : Milan ... Bombay
J'ai pris mes billets en Octobre chez Nouvelles Frontières. Vol Swiss Milan ... Zurich ... Bombay pour 430 euros aller retour. Tarif correct. Départ de Milan à 7H05 pour 45 minutes de vol vers Zurich. Survol des Alpes, boisson et chocolat Suisse. 9H45 vol Zurich ... Bombay. Peu de passagers à bord, vol très agréable, personnel aux petits soins, repas copieux et toujours chocolat Suisse. Possibilité de se coucher sur les sièges inoccupés de la rangée centrale (4 sièges) : en dormant presque comme dans un lit, le vol semble très court!. Arrivée ponctuelle à 22H45. Il fait 27°C. Formalités de douane et visa très rapides. Je dois me rendre au domestic air port car mon vol pour Madras part le lendemain à 8H00 du mat. Donc nuit au domestic air port . Une flèche avant de sortir de l'aéroport le signale mais je préfère prendre l'air et sortir de l'aérogare. Erreur de ma part : malgré plusieurs tentatives, impossible par la suite de retourner et rentrer à nouveau dans l'aéroport ( malgré le e-ticket ) et pouvoir prendre la navette gratuite qui relie les deux aéroports. Taxi, 1/2 heure de route 180 Rs, cher...
J2 : Bombay ... Madras ... Mamallapuram
Nuit à l'aéroport. En fait le domestic air port est comme une sorte de gros hangar amélioré avec quelques kiosques ( journaux, boissons et encas ) et quelques fauteuils pris d'assaut par les passagers en attente. Dans la nuit coupure de courant pendant ... une bonne heure et alarmes ( sirènes ) à fond les manettes !. Eh oui , ce n'est que la première coupure d'une très longue série. Dans le Tamil naddu ( sauf à Pondichéry ) les coupures de courant sont légion, jour et nuit avec environ 10 à 12H00 de coupure sur 24H00. Vol Spicejet ( low cost style Easyjet ) à 8H00 pour Madras. Ponctuel, 35 euros environ, réservé avant le départ sur Cleartrip. Arrivée à Madras 2H00 plus tard. Sortie à pied de l'enceinte de l'aéroport et ensuite ricksaw ( 45 minutes de gym-kana dans une circulation hallucinante ) vers le terminal de bus Mofussil. Bus pour Mamallapuram : 50 Rs, 3H00 de trajet dont deux pour sortir de la ville tentaculaire. Arrivée à 13H00 à la guesthouse. Un peu cassé quand même. Il fait vraiment très chaud. J3, J4 : Mamallapuram
Visite des monuments de la ville (5 rathas, le parc et la pierre " boule de ghee" de Krishna, le temple du rivage ). Visite du marché aux légumes et marché aux poissons (avec les mêmes poissonnières que sur le vieux port à Marseille : ça s'engueule, ça parle fort), c'est pas super propre et franchement le poisson ça donne pas trop envie, et pourtant quand il arrive bien cuisiné dans notre assiette c'est un vrai régal. A côté de la rue principale qui va vers la plage, il y a le village de pêcheurs : belle ballade dans les ruelles très colorées. Promenade à la plage : on se mouille un doigt de pied, le sari, voir jusqu'au genoux pour les plus courageux, on fait une ballade à cheval au bord de l'eau, on pique nique, les enfants font du manège, plein de vendeurs de glaces ou d'encas salés ou sucrés, des voyants avec leurs perroquets en cage et leurs cartes. Des heures à rien faire, à regarder la vie qui s'écoule, des moments magiques. La plage près de la rue principale est sympa aussi avec les pêcheurs qui raccommodent les filets, reviennent de la pêche, font la sieste. Il y a aussi les tailleurs de pierres.
Deux jours à Mamallapuram ça suffit, c'est une bonne étape à l'arrivée en Inde, ça permets de se reposer, de prendre la température, ça mets gentiment dans le bain, c'est super cool, la vie s'écoule tranquillement. Si l'on est pressé une seule journée peut suffire.
Hébergement : Siva Guesthouse, 700 Rs, chambre double fan, sans petit dej. Très propre, dans une petite ruelle calme, pas très loin de la plage, terrasse avec vue sur la mer, le boss est super sympa et plein de bons conseils.
Repas : des bons thalis pour 45 à 65 Rs à la gare routière. Un restau en bord de plage : Le Santana, la terrasse tout en haut pour la brise, la vue et des plats bien cuisinés ( veg biryani, poissons, gambas ).
J5 : Mamallapuram ... Pondichéry
Départ à 8H00 de la guesthouse pour prendre le bus pour Pondichéry, 90 kilomètres, 2H00 de route, 60 Rs. Le chauffeur conduit comme un dingue, klaxon à fond. Étant assis devant à côté du pilote , il faut serrer les dents et souvent fermer les yeux !. Après plusieurs trajets en bus lors de mon périple et pour avoir toujours occupé la place de devant, je peux vous dire que " même plus peur " comme quoi on arrive à s'habituer. Rizières , salines et beaux villages durant le trajet. Arrivée à Pondi, en fin de matinée. Installation à la guesthouse. Après midi cool. C'est dimanche il y a sur Mahatma Gandhi road le Sunday market : sur les deux côtés de la rue, grand déballage de tous les ustensiles culinaires possibles et imaginables , des vêtements à la tonne, un joyeux bazar organisé.
J6 : Pondichéry
Visite des différents quartiers ( musulman, indien, ville blanche ) séparés par un canal. Le front de mer est un long boulevard qui se remplit en fin d'après midi et devient alors le lieu de promenade du tout Pondi, ambiance bonne enfant. Le quartier français le long du front de mer est très style colonial : beaucoup de panneaux en français, consulat, lycée français, maisons couleur Indochine, de belles églises ( Notre Dame des Anges, ...). Un temple magnifique Sri Manakula, présence d'un éléphant qui "bénit" les visiteurs moyennant quelques roupies. Séances de bénédiction et bon présage pour tous les véhicules neufs ( motos, voitures et camions ) faites par les prêtres du temple avec une cérémonie particulière.
J7 : Pondichéry ... Tiruvanamalai ... Pondichéry
Départ à 9H30 en bus pour Tiruvanamalai, 3H00 de route, 45 Rs. La chaleur écrasante ainsi que la fatigue auront raison de moi et je ne verrai que très peu les paysages. Passage à Gingee. arrivée à Tiruvanamalai en fin de matinée. Le temple dédié à Shiva est immense, dès l'entrée du temple le feu sacré est allumé, une odeur de ghee flotte partout, de nombreux saddhus, des mendiants. Il fait très chaud et les pieds nus sur les pierres du temple sont mis à rude épreuve. Je vais passer l'après midi au temple et profiter de nombreuses pujas, de nombreuses cérémonies, magnifiques, avec des chants, des rituels, ...Ce temple est tout simplement superbe et il y règne vraiment une ambiance très particulière, retrouvée nulle part. Départ à 18H30 pour un retour en bus vers Pondichéry. Le chemin du retour est très éprouvant : la route n'est pas très large, il fait nuit, des vélos, des motos, des piétons, de nombreux paysans avec des tracteurs et leur remorque remplie et débordant de canne à sucre circulent tous feux éteints, le bus fait des embardées, on circule au klaxon, on évite tout ce petit monde qui circule dans un joyeux bazar organisé et bruyant. Arrivée à 20H30 à Pondi. Si vous êtes de passage à Pondi vous devez impérativement aller faire un tour à Tiruvanamalai. Cette ville est empreinte d'une très grande spiritualité, a refaire je resterai quelques jours . J'y reviendrai un jour et y séjournerai plus longtemps, le pèlerinage lors de la nuit de pleine lune ( 14 kms pieds nus autour de la montagne sacrée ) semble être une bonne expérience.
J8 : Pondichéry
Continuation de la visite de la ville et visite de l'Ashram Sri Aurobindo : j'ai pas accroché du tout. Dans la cour de l'ashram les fidèles ( Européens pour la plupart ) viennent se prosterner sur les tombes du gourou et de la Mère. Bof, c'est un peu too much à mon goût. Afin d'en avoir une idée un peu plus précise je décide de ne pas quitter Pondi sans être allé à Auroville. Ricksaw 200 Rs aller et 100 Rs le retour négocié âprement. Pour aller voir le Matrimundir ( grande sphère dorée qui abrite un très gros cristal et surtout qui est le cœur spirituel du centre), il faut auparavant regarder un film de présentation sur la ville idéale. La visite par la suite se révèle inintéressante, rien à voir ou plutôt aucun accès autorisé, rien à faire si ce n'est quelques achats hors de prix dans les boutiques de l'accueil. Bref là non plus je n'ai pas accroché du tout.
Hébergement : Swades Guesthouse, chambre single , réservée quelques mois à l'avance ( because c'est toujours complet ), 800 Rs, sans petit dej. Propre nickel, très colorée, la guesthouse est tenue de main de maître par son propriétaire Ilyas et sa famille. Ilyas a longtemps vécu en France et a retapé la maison familiale pour y faire une super guesthouse de 5 chambres. Située dans le quartier musulman, dans une petite rue au calme, nombreuses terrasses, cuisine équipée commune avec frigo. Ilyas est une mine d'informations, de bonnes adresses, de bons conseils ( merci Ilyas pour la ballade à Tiruvanamalai ) et surtout il ne compte pas son temps pour l'accueil de ses résidents.
Repas : des encas ( samoussas et autres dans la rue De Bussy, pois chiches en salade sur la jetée ). Restaurant Surguru : un bon petit restau, très bonne cuisine : le riz aux champignons est une tuerie, essayez aussi le nan fromage ail, petits prix, ambiance sympa mi touriste mi locale, clim à fond les manettes , prévoir une veste.
Deux jours à Pondi c'est presque trop. Par contre deux jours à Tiruvanamalai c'est ce qu'il faut.
J9 : Pondichéry ... Trichy
Départ à 7H00 pour la gare routière, bus pour Villapuram, 1H00 de bus, 18 Rs. Changement de bus pour Trichy. La gare routière de Villapuram est particulièrement crade : ça sent bon la pisse. Bus "express" pour Trichy, 100 kms, 3 H 00 de route , 100 Rs. A l'arrivée, bus n° 1 pour se rendre à Sri Rangam. En fait je dois aller vers Sri Rangam car j'ai réservé par le biais d'un post sur un forum une chambre chez l'habitant et la maison se trouve pas très loin du temple. Un mail, pas trop de précisions, pas de photos, juste une adresse, je me lance vers l'inconnu ... mais bizarrement je suis confiant et j'ai bien fait : c'est la plus belle rencontre de mon voyage.
J10, J11 : Trichy
Visite du temple Sri Rangam : un gopuram très haut et très coloré donne le ton dès l'entrée. D'autres tours moins hautes sont disséminées dans l'enceinte du temple. Visite du rock fort: belle vue générale de la ville . Le matin de bonne heure nous allons voir les rituels le long de la Cauvery river : rituel de la 1ère coupe de cheveux, rituels de purification, autres rituels ( pour trouver un bon mari ou une bonne épouse ). La rivière est aussi une grande baignoire ou tout le monde en plus de faire ses ablutions fait sa toilette, lave son linge, ... Nous allons aussi voir les dobbi wallah : les laveurs de linge en bord du fleuve, linge lavé et ensuite étendu et séché au soleil. Des centaines de chemises et pantalons sont là en attente de lessivage. Pour le repassage c'est 4 Rs par pièce ( chemise ou pantalon ) : fer au charbon ou plutôt à la braise. Belles ballades à pied le long d'une petite rivière à côté du temple Sri Rangam : petits villages, fabrique de briques, des sourires à volonté, des enfants qui jouent, des beaux moments, le temps qui s'écoule lentement. Nous sommes aussi aller visiter un temple, dont je ne me souviens plus le nom, où tous les jours à 12H00 un prêtre s'habille en sari et fait une procession dans le temple avec un éléphant , des musiciens, il béni ensuite une vache sacrée à l'intérieur du temple. Là aussi un grand moment de sérénité et de spiritualité.
Hébergement / Repas : Comme dit plus haut , j'ai logé chez l'habitant. Une jolie maison , coquette, à 200 mètres du temple, habitée par un couple d'indiens Raja et Usha qui m'ont accueillis chez eux comme jamais je n'ai été accueilli nulle part. Une chambre très spacieuse, lit à baldaquin, moustiquaire, la chambre est au dernier étage sous le toit, avec une grande terrasse avec vue sur le temple Sri Rangam. Air conditionné, ventilo, eau chaude. Excellente cuisine faite à la demande par Usha la maîtresse des lieux ( le riz au citron me mets les papilles en émoi rien que d'y penser ) qui parle anglais couramment et qui m'a servi de guide accompagnatrice pendant tout mon séjour. Raja parle couramment français. Si vous passez par Trichy, ne cherchez pas, c'est la chambre d'hôtes où il faut aller. Coordonnées e mail en message privé.
Deux ou trois jours à Trichy c'est ce qu'il faut.
J12 : Trichy ... Tanjore
Départ en train pour Tanjore, 50 kms, 1H30 de train, 8Rs. Je vais rester la journée à Tanjore et prendre un train de nuit pour rameswaram. Bagage à la clock room, 10 Rs. Je visite le temple Chola : complètement différent des autres jusqu'alors visités. C'est dimanche, la ville semble morte, bof , bof, j'accroche pas plus que ça.
Une journée à Tanjore est suffisante à mon goût.
J13 : Tanjore ... Rameswaram
Mon train part à 3H40, le Rameswaram express ( il part de Chennai ) et comme par hasard il est en retard. Je passe donc une grande partie de la nuit à somnoler dans le hall de la gare, très calme bizarrement. Le Rameswaram express arrive à destination vers midi. 180 Rs pour une Sleeper : 3 couchages superposés, fan. Billet réservé sur Cleartrip avant le départ de France. L'arrivée est a couper le souffle : Rameswaram est une île reliée à la terre par une voie ferrée et un très grand pont pour les véhicules. Le train sur les deux derniers kilomètres semble " voler " sur la mer. En effet seul les rails et quelques plots dépassent de l'eau: c'est magique, portes grandes ouvertes, se pencher au dehors , dans le vide, regardez les vidéos sur Youtube et vous comprendrez.
J14, J15, J16 : Rameswaram
La ville sainte du Sud de l'Inde. Un temple magnifique, des couloirs ouverts sur l'extérieur, peintures au plafond avec une luminosité exceptionnelle, des rituels en bord de mer et aussi 21 puits dans le temple avec un parcours à suivre pour la purification. Une ville de pèlerins et de pèlerinages, très peu de touristes. Rameswaram c'est aussi Danuskodi : le dernier morceau de sable face à la mer et au Sri Lanka. J'y suis allé à deux reprises et y est fêté mes 50 ans!. Inoubliable. Le bus n° 3 part du centre ville et pour quelques roupies vous conduit au dernier village de pêcheurs, la plage y est magnifique. Ensuite il faut négocier une camionnette pour aller au bout de la bande de sable , 120 Rs par personne. Le port de Rameswaram est très grand et l'arrivée des bateaux de pêche est superbe : des tonnes de poissons sont débarquées sur des charrettes tirées par des bœufs, des raies, des gambas, des crabes bleus, ... Le village de pêcheurs qui jouxte le port est calme et vaut le détour. A midi allez au bout de l'île, sur le pont routier qui la relie au continent, et surplombez la voie ferrée, regardez le Rameswaram express qui arrive ... un grand moment vu d'en haut.
Hébergement : Blue Coral cottage, chambre single, air con, 650 Rs, pas de petit dej. Très propre, quelques chambres, tenu par deux frères dont un sert bien volontiers de guide. Prochainement un restau sur le toit de la guesthouse. Vue sur la mer, à côté du lieu des pujas et du temple.
Repas : plein de petites gargotes et petits restaus. J'ai plus particulièrement aimé Shanmuga Bhavan ( dans la rue du temple, direction opposée à la plage ) : le Jeera rice est divin. Tarifs très raisonnables.
Avec Trichy, c'est mon coup de cœur dans le Tamil Naddu. Restez y comme moi trois jours, vous ne le regretterez pas, et surtout arrivez de jour en train.
J17 : Rameswaram ... Madurai
Bus n° 1 pour la gare routière , 4Rs. Je prends ensuite le bus Madurai express, 4H00 de route, 98 Rs. Je ne sens pas du tout cette étape depuis le début et en fait ça va être un peu galère surtout au niveau hébergement. Ce qui me console c'est que les autres touristes avec qui j'ai discuter de Madurai durant mon voyage ont eu les mêmes soucis de logement. Aucun hôtel de réservé, tout est complet dans le " propre et pas cher ". Il reste le cher et ... pas forcément très propre. Alors je vais dans le pas cher et pas très propre, pour une nuit il faudra s'y faire. Par contre très bien situé , au pied du temple Sri Menaski. Je passe l'après midi au temple qui est magnifique et le plus grand vu jusqu'ici, un des derniers par ailleurs car au Kérala fini les grands temples. La vue de la terrasse du magasin de souvenirs en face du temple est exceptionnelle. Le soir venu c'est le top : le temple est ouvert jusqu'à 22H00, bougies , éclairage aux lampes à huile, processions, beaucoup de fidèles, des enfants, des familles, toujours l'éléphant qui béni les fidèles. Une très belle soirée.
Hébergement : West tower Hôtel, 450 Rs, la salle de bain est tellement crade que je n'ose même pas m'y doucher. J'utilise pour la première fois mon sac à viande. Dans les couloirs de l’hôtel c'est le grand déballage : des matelas enchevêtrés de partout et pas du neuf. Hôtel à 100 mètres de l'entrée du temple, seule satisfaction.
Une journée à Madurai a été un bon choix pour ce qui me concerne.
J18 : Madurai ... Munnar
Départ à 7H30 pour la gare routière, 160 kms, 5H00 de route, 104 Rs. Trajet dans la plaine très roulant ( ça klaxonne comme jamais, Fanjo est de retour ) et ensuite beau parcours dans les montagnes ( des lacets où le chauffeur de bus doit s'y reprendre à plusieurs fois pour pouvoir passer, le vide pas très loin, la route se rétrécit de plus en plus ). Les montagnes de théiers arrivent avec un spectacle à tous moments, on ne sait plus où donner de la tête : c'est très vert et soudain, il fait presque froid, on arrive à 1500 m d'altitude et après les 40 °C, ça chute sec et ça caille. Le pire sera dans la chambre d’hôtel la nuit !. Passage du check point entre le Tamil Naddu et le Kérala. Arrivée à Munnar à 13H30.
J19, J20, J21 : Munnar
Un chauffeur de riksaw propose de me conduire pour aller à mon hotel, j'accepte. Il va aussi me proposer une ballade pour la fin d'après midi dans un jardin d'épices et aussi une journée dans les plantations de thé. Ses parents travaillent pour la Tata Compagnie et il habite dans les villages des plantations. RDV est pris. Je ferai avec ANBU téléphone mobile 09447187745, de super ballades pendant les trois journées passées à Munnar. 800 Rs la journée (de 8H30 à 18H00) : riksaw, déjeuner dans sa famille, trek pendant 5 heures au milieu des théiers et des femmes qui récoltent ces précieuses feuilles. Ballades dans les plantations, visite des villages, point de vue à Top Station, recherche des éléphants sauvages autour d'un lac vers Mattupatty ( nous avons eu la chance d'en voir un ), spectacle de Khatakali ( 200 Rs ).
Hébergement : Green View hôtel, 550 Rs, la double sans petit dej, occupation single, eau chaude à volonté. Très propre, un peu à l'écart du centre ville, très confortable, des couvertures pour les nuitées très fraîches ( buée aux carreaux des fenêtres tous les matins !).
Repas : principalement au restaurant Saravan Bhavan : bonne cuisine, personnel sympa, petits prix.
Munnar vaut vraiment une pause de quelques jours pour pouvoir apprécier et découvrir les collines alentour. Le spectacle de Khatakali est très long, la séance de maquillage publique des acteurs et leur préparation avant le spectacle est très intéressante. Les ballades dans les plantations sont super : perdu au milieu des théiers à perte de vue c'est génial.
J22 : Munnar ... Kottayam ... Allepey
Départ en bus le matin vers 7H00 pour Kottayam, 5H00 de trajet en bus, 90 Rs. Route magnifique au milieu de vallées fertiles et très cultivées, belles maisons, planatations d'ananas, de manbioc, de café, on dirait la Thailande ( même style de maisons, très propre, ...). Arrivée à Kottayam à 13H00. Riksaw pour la station des bateaux, 20 Rs. Bateau public pour Allepey à 13H00 ( qui heureusement partira avec du retard, ce qui m'a permis de l'avoir ) , 3H00 de ballade aquatique pour seulement 11Rs. Le bateau est un bateau bus et s'arrête donc pour la montée et la descente des passagers : écoliers, paysans, familles, poules, sacs de riz et tout ce que l'on peut imaginer. Des ponts en bois qui se relèvent à chaque passage de bateaux jalonnent tout le parcours. Des maisons longent les canaux et la vie paisible des paysans et pêcheurs se déroule devant nos yeux. Un enchantement de 3H00 va s'offrir à moi avec un coucher de soleil magnifique lors de l'arrivée à Allepey. Malheureusement plus on approche d'Allepey, plus les canaux sont envahis par les barges ( house boats ), des centaines qui sont soit parquées en attente de clients soit en train de naviguer avec à bord une ou deux personnes, la clim et tout le toutim. Bof , bof.
J23, J24, J25 : Allepey
Visite de la ville , du marché aux épices, ballades en vélo au hasard des ruelles et des chemins, se perdre, loin de la cohue . Passage à Marari Beach : sable blanc, soleil de plomb, les joies de la plage. Ballade en petit bateau à rame pendant 5 H00 dans les backwaters, massages ayurvédiques, sirodhara ( juste trop bien cette huile chaude qui coule lentement sur le front et glisse dans les cheveux, au bout de 5 minutes c'est le grand voyage assuré ).
Hébergement : South Canal Holidays, 1200 Rs la nuit petit dej compris, guesthouse vers le phare, prêt de vélos, en bordure d'un canal. Palm Lake Resort 850 Rs la nuit petit dej compris. Logement en bungalows dans un petit jardin très bien entretenu, hamacs, chambre avec fan, grand, propre, réveil par le chant des oiseaux, petit dej gargantuesque préparé avec soin par Macy dans la cuisine de la maison familiale, la propriétaire des lieux. Très bon accueil, guesthouse située légèrement en dehors du village, en bordure des canaux, un plus plus pour un accueil et des supers moments passés avec Macy et son mari Gigi.
Repas : Restaurant Mushroom : poissons délicieux, tables en terrasse. Thaff restaurant : en ville , un petit restau, couru par les locaux, simple, mais une cuisine vraie et délicieuse pour une bouchée de pain. Goutez au poisson ( bonite ) sauce Masala Molly, une tuerie.
Massages : Sree Krishna : très propre, tarifs raisonnables , très bon rapport qualité prix. Le Sirodhara est une merveille, les massages sont super. N'oubliez pas d'acheter un parapluie au magasin Popy Umbrellas : pas cher et vraiment super. Mon séjour à Allepey a été en teinte mitigée : déçu par les backwaters et surtout par la cohue des houseboats. Ce qui a sauvé la mise : de belles ballades en bateau tout particulièrement le trajet Kottayam Allepey, de très belles rencontres avec Gigi et Macy au Palm lake Resort, une très bonne adresse.
J26 : Allepey ... Cochin
Départ pour Cochin en bus, 1H30 de route, 41 Rs. Visite rapide de Cochin, le bord de mer, les carrelets chinois. Cette étape n'était pas prévue lors de l'élaboration de mon circuit mais j'ai préféré faire ce stop à Cochin pour être tranquille le lendemain car mon vol pour Bombay était assez tôt.
Hébergement : Heavenly Homestay, 1200 Rs la nuit chambre double, air con, petit dej compris : deux chambres dans une belle maison près du bord de mer à Fort Cochin. Un accueil fantastique, jus de fruits frais, bouteilles d'eau, très propre, Patric le proprio est très disponible, le petit dej est un repas de mariage, quand il y en a plus, il y en a encore, tout fait maison. Une très bonne adresse ... souvent complet, n'oubliez pas de réserver bien longtemps à l'avance.
Repas : Restaurant Oceanos à Fort Cochin : un thon au poivre et un riz à la noix de coco mémorables. Tarifs élevés mais bon rapport qualité prix.
J27 : Cochin ... Bombay
Riksaw pour l'aéroport, attention à la circulation, l'aéroport est très excentré. Vol Spicejet, 35 euros acheté sur le site Cleartrip avant de partir de France. Ponctuel, compagnie low cost, vol ok.
J28, J29 : Bombay
Visite de Crawford market ( début de la saison des mangues, miam! ), grandes ballades dans le quartier animé autour de Crawford market, Gateway of India ( bof ), le quartier de Colaba, Marina Drive, Chowpatty beach. J'ai adoré la vue des dobbi wallah ( les laveurs de linge ) à Mahalaxmi....... bien qu'il soit impossible d'y entrer sans payer une taxe aux rabatteurs postés à chaque "entrée " du site ( 200 voir 300 Rs pour accéder aux lavoirs proprement dit). Je suis resté sur le pont et dans les rues avoisinantes, la vue est magnifique. J'ai adoré aussi la gare de CST terminus : une vraie fourmilière, le bâtiment est magnifique. Visite du bâtiment de la High Cour ( le tribunal ), et vers midi passage à Churchgate Station pour voir les dabba wallahs prendre en charge les gamelles repas et partir les distribuer dans toute la ville. Se perdre dans le dédale des ruelles de la ville, au hasard. Et puis quelques chose que j'ai adoré c'est se balader en train : bondés, fenêtres et portes ouvertes, la vie et les paysages qui défilent, les wagons réservés ( femmes, malades, ...), les petits vendeurs, les gares et leur grande cohue, ...
Hébergement : Hôtel New Bengal , réservé sur AGODA, 33 euros la nuit, chambre single air con, petit dej compris ( pas top du tout le petit dej, mais bon pour le prix, on est à Bombay ). Très propre, assez calme, situé à côté du Crawford Market. Un bon rapport qualité prix vu les tarifs excessifs de Bombay.
J30 : Bombay ... Milan
Départ vers 1H00 du matin. Vol Swiss Bombay Zurich Milan. En règle générale , le vol retour c'est dodo tout de suite pour oublier ... qu'il faut rentrer et attendre ... les prochaines vacances.
Les plus, les indispensables, le must : Trichy, Rameswaram, Tiruvanamalai, Munnar, Pondi. J'ai préféré le Tamil Naddu au Kérala. Les moins, ceux que l'on peut abréger, ceux où j'ai pas accroché : Tanjore, Madurai, Allepey.
Mais partout des belles rencontres et plus particulièrement Raja et Usha à Trichy, Gigi et Macy à Allepey, Ilyas à Pondichéry. Mon périple en Inde du Sud n'était je pense qu'une première approche rapide que je vais surement approfondir dans les années à venir. Merci encore à tous pour vos infos qui m'ont permis de faire ce magnifique parcours et à bientôt sur le forum ... pour d'autres messages et d'autres destinations.
Court séjour à Taïwan, villes à visiter? English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons un court séjour de 4 jours en couple aux alentours du 1er mai à Taiwan. Nous avons 4 jours quasi-plein sur place (arrivée le samedi à 6h du matin, retour le mardi à 20h).
Nous hésitons sur le fait de passer nos 4 jours uniquement à Taipei ou si cela vaut le coup de passer un ou deux jours dans une autre ville. À Taipei, nous voudrions voir bien sûr les principaux points d'intérêt tels que le mémorial Chang Kai Tchek, les marchés de nuit, un ou deux des principaux temples, etc. Nous prévoyons aussi d'aller dans le parc de Yangmingshan et/ou des hot springs. On n'est pas trop musée, même si on n'ira volontiers voir un musée qui nous semble intéressant, on aime bien se ballader à droite à gauche pour observer les différents quartiers d'une ville et les gens vaquer, la nature, la bonne bouffe, etc. On n'a pas forcément envie de se presser, mais on ne voudrait pas se retrouver le 4ème jours à Taipei sans savoir quoi faire.
J'ai lu que le train rapide taiwanais a une fréquence de circulation très élevée et qu'il est rapide d'aller d'un point à l'autre de l'île. Un daily trip me semble donc concevable. Ai-je raison ?
Donc mes questions : - Devrions-nous passer plutôt 4 jours à Taipei ou pouvons-nous nous permettre d'aller visiter un autre endroit également ? - Si on en a la possibilité, on aimerait passer une nuit dans un des "hot spring resorts". En connaissez-vous des bien ? Quel budget faut-il prévoir (On prévoit un budget d'environ 2500 TWD max. par nuit) ? Y'en a-t-il qui offrent un accès à des sources naturelles, et pas des sources canalisées dans une piscine ou quelque chose du genre ? - Acheter de l'IT, ça vaut vraiment le coup ? (Comparé à Singapour)
Merci d'avance à tous !
Nous prévoyons un court séjour de 4 jours en couple aux alentours du 1er mai à Taiwan. Nous avons 4 jours quasi-plein sur place (arrivée le samedi à 6h du matin, retour le mardi à 20h).
Nous hésitons sur le fait de passer nos 4 jours uniquement à Taipei ou si cela vaut le coup de passer un ou deux jours dans une autre ville. À Taipei, nous voudrions voir bien sûr les principaux points d'intérêt tels que le mémorial Chang Kai Tchek, les marchés de nuit, un ou deux des principaux temples, etc. Nous prévoyons aussi d'aller dans le parc de Yangmingshan et/ou des hot springs. On n'est pas trop musée, même si on n'ira volontiers voir un musée qui nous semble intéressant, on aime bien se ballader à droite à gauche pour observer les différents quartiers d'une ville et les gens vaquer, la nature, la bonne bouffe, etc. On n'a pas forcément envie de se presser, mais on ne voudrait pas se retrouver le 4ème jours à Taipei sans savoir quoi faire.
J'ai lu que le train rapide taiwanais a une fréquence de circulation très élevée et qu'il est rapide d'aller d'un point à l'autre de l'île. Un daily trip me semble donc concevable. Ai-je raison ?
Donc mes questions : - Devrions-nous passer plutôt 4 jours à Taipei ou pouvons-nous nous permettre d'aller visiter un autre endroit également ? - Si on en a la possibilité, on aimerait passer une nuit dans un des "hot spring resorts". En connaissez-vous des bien ? Quel budget faut-il prévoir (On prévoit un budget d'environ 2500 TWD max. par nuit) ? Y'en a-t-il qui offrent un accès à des sources naturelles, et pas des sources canalisées dans une piscine ou quelque chose du genre ? - Acheter de l'IT, ça vaut vraiment le coup ? (Comparé à Singapour)
Merci d'avance à tous !
Circuit sur la côte Ouest américaine du 23 juin au 21 juillet English translation pending
Voila le nouveau circuit,
je recherche des adresse pour des campings, les hotels a San francisco et Los Angeles c'est OK, merci de votre aide.
Serge et Serge
23-juin Oakland course Wallmart (Courtyard – Motel 6)
24-juin SFO (Courtyard – Motel 6) visite SFO ou manger des King crab's???
25-juin SFO Gilroy Outlet. (Courtyard – Motel 6)
26-juin SFO départ tôt le matin pour yosemite camping
27-juin visite yosemite camping
28-juin départ Bodie puis route vers séquoia c'est long mais bon....
29-juin sequoia camping quel est le mailleur camping???????
30-juin depart pour Death Valley dormir prés de death valley
01-juil depart Death valley depart 07.00 (zabryski point, painted desert, golden canyon, bad water) arrivée le soir à LAS Vegas Hotel stratosphere 02-juil depart pour Bryce canyon Ruby’s inn 4H20 de route Cabin 67.32$ par Zion
03-juil rando Bryce indian loop nuit ruby’s inn Cabin 67.32$
04-juil depart pour escalante (Route 1H10) Escalante la Hole In The Rock road (HITR pour les initiés merci PONG voir ou dormir
05-juil viste des slots canyon et départ pour capitol reef ou dormir camping
06-juil capitol reef Le scenic Drive (13 Km)Le Goosenecks Overlook, Les divers points de vues et attraction le long de la Freemont River Si possible le Waterpocket Fold
07-juil depart pour moab par la scenic drive95 (5heures)
08-juil Dead Horse point – faire un tour à Moab pour louer 4*4 ou voir pour rafting ?
09-juil Rafting ou autre colorado junction green river
10-juil Arches
11-juil Canyonlands
12-juil depart pour valley of gods puis monument valley (4H00 de route) (passer par Mexican hat + visite MV) nuit camping Goulding’s lodge
13-juil depart pour le Grand canyon village (4 heures de route) camping Mather campground visite en bus sur la south RIM cool
14-juil descente a Plateau point (les fatigués s’arrêtent à indians garden) camping Mather campground
15-juil Journee GC recup camping Mather campground
16-juil depart pour Mojave route 66 entre seligman et Kingman (camping (5 heures de route)
17-juil Mojave hole in the rock+ dormir sur place ou dormir ???
18-juil depart pour Los Angeles 3.30 heures de route) Bagdad cafe Barstow nuit LA
19-juil Universal Vive le spectacle des Blues Brothers LA
20-juil visite venice beach Sunset Blvd, hollywood griffith observatory + rando de 2 heures pour arriver au pied des lettres HOLLYWOOD
21-juil depart LAX 17.20
Retour d'une semaine en Tunisie English translation pending
Séjour en individuel : 3 jours à Tunis (un peu court), 2 jours à Kairouan (ça suffit) et 2 jours à Sousse (un peu court) ;
Suite à des contacts Facebook, j'ai rencontré plein de monde : des jeunes diplômés (20 / 30 ans) au chômage (plutôt les garçons) et d'autres (plutôt les filles) qui ont des bons postes ; ainsi que des profs et des artistes de 35 à 55 ans ; j'ai été convié au vernissage d'une expo photo sur la révolution et dans un atelier de peintre installé dans un vieil immeuble tunisois ; on m'a emmené dans de très jolis cafés et de bons restaurants, on m'a promené dans les medinas.
Je précise que j'ai été systématiquement invité et qu'il a fallu que je ruse pour régler, une fois et en cachette, une addition... Et devinez de quoi on a causé ? Bah de la révolution, de la société tunisienne et des élections, bien sûr !
Comme il y a plus de 100 listes, que chacun faisait référence à des partis et à des personnes dont je n'ai jamais entendu parler et que si la discussion commençait calmement en français, elle se terminait généralement par une amicale engueulade en arabe, ce serait mentir de dire que j'ai tout compris...
Voici ce que j'ai entendu : "je vais voter mais je ne sais pas pour qui, car personne ne correspond exactement à ce que je veux" / "les islamistes peuvent faire un bon score, comme un symbole anti Ben Ali" / "je vais voter communiste" / "je ne m'étais jamais intéressée à la politique avant la révolution" / "on parle tous les soirs de politique en famille (couple avec 2 enfants) : aucun n'a les mêmes idées et on discute pour apporter 4 voix au parti qui nous réunit tous" / "je vais voter pour des anciens du RCD qui n'ont jamais trempé dans des magouilles" / "je ne voterai jamais pour des anciens du RCD car ils ont tous trempé dans des magouilles" / "dès que je sais pour qui je vais voter, je vais militer" / "j'ai l'espoir que la Tunisie devienne un exemple pour l'ensemble du monde arabe" / "il faut surtout que les mentalités changent" / "il ne faut pas croire que tout va changer après les élections ça va prendre 15 ans"
J'ai, par ailleurs, eu des discussions très intéressantes avec des jeunes femmes sur le poids de la religion, de la famille, de la vaginoplastie et du mariage...
J'ai aussi croisé un gardien de musée - faux guide qui ne va pas voter : "Ben Ali ou un autre, je m'en fous : tout ce que je veux c'est pouvoir nourrir ma famille et c'est pas possible avec 380 d. par mois" / Un chauffeur de taxi : "je vais voter pour la démocratie !" / Un vendeur : "c'est bon les élections, on peut dire ce qu'on veut"
On m'a souvent dit de "faire attention" (vols etc...) mais je n'ai eu aucun sentiment d'insécurité : je suis sorti à toute heure du jour et de la nuit / j'ai vu un dispositif de sécurité très important : un peu comme dans les gares françaises quand le plan vigipirate est au maximum / j'ai vu 1 ou 2 bagarres, mais les mecs règlaient leur compte entre eux et no problem / j'ai lu dans le journal que ça chauffait un peu dans certains endroits.
Je suis parti en Tunisie pour voir et écouter l'ambiance à mi-chemin entre révolution et élections : j'ai été servi et c'était passionnant !!!
Suite à des contacts Facebook, j'ai rencontré plein de monde : des jeunes diplômés (20 / 30 ans) au chômage (plutôt les garçons) et d'autres (plutôt les filles) qui ont des bons postes ; ainsi que des profs et des artistes de 35 à 55 ans ; j'ai été convié au vernissage d'une expo photo sur la révolution et dans un atelier de peintre installé dans un vieil immeuble tunisois ; on m'a emmené dans de très jolis cafés et de bons restaurants, on m'a promené dans les medinas.
Je précise que j'ai été systématiquement invité et qu'il a fallu que je ruse pour régler, une fois et en cachette, une addition... Et devinez de quoi on a causé ? Bah de la révolution, de la société tunisienne et des élections, bien sûr !
Comme il y a plus de 100 listes, que chacun faisait référence à des partis et à des personnes dont je n'ai jamais entendu parler et que si la discussion commençait calmement en français, elle se terminait généralement par une amicale engueulade en arabe, ce serait mentir de dire que j'ai tout compris...
Voici ce que j'ai entendu : "je vais voter mais je ne sais pas pour qui, car personne ne correspond exactement à ce que je veux" / "les islamistes peuvent faire un bon score, comme un symbole anti Ben Ali" / "je vais voter communiste" / "je ne m'étais jamais intéressée à la politique avant la révolution" / "on parle tous les soirs de politique en famille (couple avec 2 enfants) : aucun n'a les mêmes idées et on discute pour apporter 4 voix au parti qui nous réunit tous" / "je vais voter pour des anciens du RCD qui n'ont jamais trempé dans des magouilles" / "je ne voterai jamais pour des anciens du RCD car ils ont tous trempé dans des magouilles" / "dès que je sais pour qui je vais voter, je vais militer" / "j'ai l'espoir que la Tunisie devienne un exemple pour l'ensemble du monde arabe" / "il faut surtout que les mentalités changent" / "il ne faut pas croire que tout va changer après les élections ça va prendre 15 ans"
J'ai, par ailleurs, eu des discussions très intéressantes avec des jeunes femmes sur le poids de la religion, de la famille, de la vaginoplastie et du mariage...
J'ai aussi croisé un gardien de musée - faux guide qui ne va pas voter : "Ben Ali ou un autre, je m'en fous : tout ce que je veux c'est pouvoir nourrir ma famille et c'est pas possible avec 380 d. par mois" / Un chauffeur de taxi : "je vais voter pour la démocratie !" / Un vendeur : "c'est bon les élections, on peut dire ce qu'on veut"
On m'a souvent dit de "faire attention" (vols etc...) mais je n'ai eu aucun sentiment d'insécurité : je suis sorti à toute heure du jour et de la nuit / j'ai vu un dispositif de sécurité très important : un peu comme dans les gares françaises quand le plan vigipirate est au maximum / j'ai vu 1 ou 2 bagarres, mais les mecs règlaient leur compte entre eux et no problem / j'ai lu dans le journal que ça chauffait un peu dans certains endroits.
Je suis parti en Tunisie pour voir et écouter l'ambiance à mi-chemin entre révolution et élections : j'ai été servi et c'était passionnant !!!