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120 passagers oubliés à l'aéroport José Martí (La Havane) par Cubana et Transat Voyages English translation pending
la Cubana de Aviacion a annulé sans préavis un vol retour vers la France, vol sur lequel étaient prévus 120 français clients du tour opérateur français Transat (membre du groupe canadien du même nom)
aucune raison opérationnelle propre à ce vol ne constituait une cause de force majeure
aucun effort n'a été fait pour les acheminer vers leur destination : trois vols quittent, chaque jour, la Havane vers l' Europe,
bien que la réglementation européenne oblige l'organisateur du voyage (et non le transporteur) a assister ses passagers, quelles que soient les restrictions (qui ne peuvent annuler les textes légaux) mentionnées sur les conditions générales de vente
voici ce qu' a écrit un passager de ce vol : ... contacté mardi soir, était toujours sur place
''. Re: Voyage avec la compagne CUBANA AVIATION 16 mars 2015, 20:38
C'est une HONTE 120 personnes sont bloquées à Cuba depuis vendredi cela fait quatre jours!!!!!!
Cuban air se moque des gens sur place et Transat s'en moque complètement tous les jours ils ont la promesse qu'un avion sera dispo le lendemain et ce soir on leur parle d'un nouveau délai d'une semaine.
INTERDISEZ VOUS CETTE COMPAGNIE AINSI QUE TRANSAT À TOUT JAMAIS SINON VOUS POUVEZ ÊTRE PRIS EN HOTAGE PENDANT.......... JOURS
""
ces propos sont certes excessifs et prononcées sous l'effet de la colère mais traduisent sans nul doute la situation de ce passager
aucune raison opérationnelle propre à ce vol ne constituait une cause de force majeure
aucun effort n'a été fait pour les acheminer vers leur destination : trois vols quittent, chaque jour, la Havane vers l' Europe,
bien que la réglementation européenne oblige l'organisateur du voyage (et non le transporteur) a assister ses passagers, quelles que soient les restrictions (qui ne peuvent annuler les textes légaux) mentionnées sur les conditions générales de vente
voici ce qu' a écrit un passager de ce vol : ... contacté mardi soir, était toujours sur place
''. Re: Voyage avec la compagne CUBANA AVIATION 16 mars 2015, 20:38
C'est une HONTE 120 personnes sont bloquées à Cuba depuis vendredi cela fait quatre jours!!!!!!
Cuban air se moque des gens sur place et Transat s'en moque complètement tous les jours ils ont la promesse qu'un avion sera dispo le lendemain et ce soir on leur parle d'un nouveau délai d'une semaine.
INTERDISEZ VOUS CETTE COMPAGNIE AINSI QUE TRANSAT À TOUT JAMAIS SINON VOUS POUVEZ ÊTRE PRIS EN HOTAGE PENDANT.......... JOURS
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ces propos sont certes excessifs et prononcées sous l'effet de la colère mais traduisent sans nul doute la situation de ce passager
Piste Kiffa / Kankossa / Kayes English translation pending
Qui aurait des informations récentes sur la piste Kiffa / Kankossa / Kayes ? Est-elle praticable par des camions ?
Restrictions à Chobe River Front (Botswana) English translation pending
Je ne sais pas si on en a déjà discuté ici, je n'ai rien retrouvé.
Je viens de trouver ça sur 4x4 za comunity :
http://www.4x4community.co.za/forum/showthread.php?t=104897&highlight=moremi
http://www.4x4community.co.za/forum/showthread.php?t=196921
Il semble qu'il y ait des restrictions de circulation pour les self drivers à Chobe le long de la rivière, ces restrictions semblent aléatoires et dépendent manifestement, au lu des divers témoignages, de la fréquentation du moment. Les périodes concernées vont de Juin à Septembre, les self drivers se trouvent interdit de circuler le long de la rivière aux heures les plus intéressantes à savoir en début de matinée et fin d'après midi. Ce sont les heures les plus intéressantes pour voir la faune, mais aussi pour la lumière ambiante.
Me voilà conforté dans l'idée de na pas trop traîner dans ce coin, mais je vais tout de même y passer...faudra faire gaffe aux horaires...😕
Il semble qu'il y ait des restrictions de circulation pour les self drivers à Chobe le long de la rivière, ces restrictions semblent aléatoires et dépendent manifestement, au lu des divers témoignages, de la fréquentation du moment. Les périodes concernées vont de Juin à Septembre, les self drivers se trouvent interdit de circuler le long de la rivière aux heures les plus intéressantes à savoir en début de matinée et fin d'après midi. Ce sont les heures les plus intéressantes pour voir la faune, mais aussi pour la lumière ambiante.
Me voilà conforté dans l'idée de na pas trop traîner dans ce coin, mais je vais tout de même y passer...faudra faire gaffe aux horaires...😕
Poème d'Albakaye Ousmane Kounta: "Madiba est parti" (Mali) English translation pending
Bonsoir !
Un hommage poétique à Nelson Mandela, par le poète-écrivain malien, Albakaye Ousmane Kounta :
Bamako, le 6 déc. 2013.
Madiba est parti
C’était hélas ce matin Rempli de brises Et de flocons de nuages moutonnés Que j’ai appris la nouvelle Elle était très amère Elle a été terrible Il paraissait Madiba comme
Ce petit filet d’eau de montagne Qui serpentait les roches Et les cavernes Qui a fondu avec son grand esprit Et son sourire immense et indélébile Qui a fondu donc à faire trembler notre terre Nous laissant orphelins du siècle Des siècles durant
Car il avait dit non Aux chauds élans De haine qui explosaient. Mais il les dompta, Les adoucit, Et les apprivoisa
Il les rassembla Dans ses petites mains douces Tout comme une gamelle de mousses
Rouges, noires et blanches Et autres incolores Il les étala Sur les chemins farouches De montagne, de forêt et de désert Il les assembla et les rassembla
Princes et émirs et autres Quel lourd héritage ! A quand le retour ! A quand un autre évènement !
On l’a laissé partir ce Madiba Mais nous ne sommes pas Rassasiés de sa sagesse. Nous ne sommes pas remplis De son amour qui adoucit les haines Repus du pardon que toi Madiba Nous enseigna toute sa vie.
Au nom du voyage De Gorée à Tombouctou Que toi, tu fis faire Aux neuf poètes du continent
Je serai là Plus près de toi que tout autre Comme un fantôme ami A la mise à terre Tout près de ta tête Je viendrai Pour te dire "bonne traversée Madiba."
+++++++++++++++++++++
Né en 1935 à Tombouctou, Albakaye Ousmane Kounta est l'auteur d'une œuvre poétique publiée au Mali, d'un recueil de Contes de Tombouctou et du Macina. Il a publié un roman, Les sans-repères, dans lequel il évoque le destin d'un enfant-esclave. Il est l'auteur des poèmes qui accompagnent Djenné-ferey, un livre de photographies consacré à la superbe architecture de terre des villes maliennes (Djenné, Tombouctou, Gao, Ségou). L'occasion rare d'entendre l'authenticité et la simplicité d'une parole venue du cœur du Mali ...
Ses ouvrages : Contes de Tombouctou et du Macina (vol. 1). Edition L'Harmattan, 1987. Sanglots et dédains (poésie). Editions Jamana, 1995. Le diablotin dormant. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Un complot des chèvres. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Les sans-repères (roman). Editions Grandvaux, 2006. Djenné-ferey, la terre habitée, avec des poèmes d'A.O. Kounta. Editions Grandvaux, 2007. Sanglots et dédains. Edition L'Harmattan, 2010. Ces mots d'hivernage. Edtion La Sahélienne, 2011. Palabres pour Tombouctou. Edtion La Sahélienne, 2011.
Bonne lecture, Hery
Voir aussi : http://www.tv5mondeplusafrique.com/video_alba... http://www.youtube.com/watch?v=6CNeqbZOx4g
Un hommage poétique à Nelson Mandela, par le poète-écrivain malien, Albakaye Ousmane Kounta :
Bamako, le 6 déc. 2013.
Madiba est parti
C’était hélas ce matin Rempli de brises Et de flocons de nuages moutonnés Que j’ai appris la nouvelle Elle était très amère Elle a été terrible Il paraissait Madiba comme
Ce petit filet d’eau de montagne Qui serpentait les roches Et les cavernes Qui a fondu avec son grand esprit Et son sourire immense et indélébile Qui a fondu donc à faire trembler notre terre Nous laissant orphelins du siècle Des siècles durant
Car il avait dit non Aux chauds élans De haine qui explosaient. Mais il les dompta, Les adoucit, Et les apprivoisa
Il les rassembla Dans ses petites mains douces Tout comme une gamelle de mousses
Rouges, noires et blanches Et autres incolores Il les étala Sur les chemins farouches De montagne, de forêt et de désert Il les assembla et les rassembla
Princes et émirs et autres Quel lourd héritage ! A quand le retour ! A quand un autre évènement !
On l’a laissé partir ce Madiba Mais nous ne sommes pas Rassasiés de sa sagesse. Nous ne sommes pas remplis De son amour qui adoucit les haines Repus du pardon que toi Madiba Nous enseigna toute sa vie.
Au nom du voyage De Gorée à Tombouctou Que toi, tu fis faire Aux neuf poètes du continent
Je serai là Plus près de toi que tout autre Comme un fantôme ami A la mise à terre Tout près de ta tête Je viendrai Pour te dire "bonne traversée Madiba."
+++++++++++++++++++++
Né en 1935 à Tombouctou, Albakaye Ousmane Kounta est l'auteur d'une œuvre poétique publiée au Mali, d'un recueil de Contes de Tombouctou et du Macina. Il a publié un roman, Les sans-repères, dans lequel il évoque le destin d'un enfant-esclave. Il est l'auteur des poèmes qui accompagnent Djenné-ferey, un livre de photographies consacré à la superbe architecture de terre des villes maliennes (Djenné, Tombouctou, Gao, Ségou). L'occasion rare d'entendre l'authenticité et la simplicité d'une parole venue du cœur du Mali ...
Ses ouvrages : Contes de Tombouctou et du Macina (vol. 1). Edition L'Harmattan, 1987. Sanglots et dédains (poésie). Editions Jamana, 1995. Le diablotin dormant. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Un complot des chèvres. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Les sans-repères (roman). Editions Grandvaux, 2006. Djenné-ferey, la terre habitée, avec des poèmes d'A.O. Kounta. Editions Grandvaux, 2007. Sanglots et dédains. Edition L'Harmattan, 2010. Ces mots d'hivernage. Edtion La Sahélienne, 2011. Palabres pour Tombouctou. Edtion La Sahélienne, 2011.
Bonne lecture, Hery
Voir aussi : http://www.tv5mondeplusafrique.com/video_alba... http://www.youtube.com/watch?v=6CNeqbZOx4g
Balicasag, Apo Island, Siquijor ou Cabilao pour le snorkeling et la plongée? English translation pending
Bonjour,
Je continue avec mes questions :
Nous aurons plus de 10 jours entre arrivée à Bohol et le départ de Dumaguete vers Manille.
Qu'est-ce que vous nous conseillez comme des spots incontournables pour le snorkeling? Je viens de lire tous les avis possibles sur tout: alors, il paraît que Balicasag c'est plein de monde et très cher - est-ce que ce serait mieux si on dormait sur Balicasag au lieu d'y aller, comme tout le monde, en bateau pour une journée? Est-ce qu'il y aurait moins de monde et que ce serait plus calme (mais je ne pense pas que ce serait moins cher, non?)?
Pour Apo Island tout le monde dit que c'est aussi cher et que les coraux sont morts et qu'il y a des gros courants donc pas bon pour les débutants.
En fait, on va à Bohol pour faire notre Open Water Padi donc on sera vraiment des débutants pour la plongée en bouteilles.... Et pour le snorkeling on est pas des très bons non plus - il nous faut des "life-jackets" et on a aussi peur des courants trop forts. Pour l'instant, on a fait ça uniquement à Pulau Weh (Sumatra) où on pouvait faire du snorkeling tout seuls, quasi sur la plage, à 10 mètres du bord de la plage donc on a pas beaucoup d'expérience.
Pour Cabilao et Siquijor, je ne sais pas trop....
Et à c$oté de Kookoo's Nest sur le Negros?
Si vous aviez que 4 - 5 jours aux Visayas (en dehors de nos 4 jours des cours PADI) et que vous étiez des débutants en plongée et snorkeling , vous feriez quels sites? Tout ça pour ne pas regretter après....
Merci pour vos réponses.
Béata
Je continue avec mes questions :
Nous aurons plus de 10 jours entre arrivée à Bohol et le départ de Dumaguete vers Manille.
Qu'est-ce que vous nous conseillez comme des spots incontournables pour le snorkeling? Je viens de lire tous les avis possibles sur tout: alors, il paraît que Balicasag c'est plein de monde et très cher - est-ce que ce serait mieux si on dormait sur Balicasag au lieu d'y aller, comme tout le monde, en bateau pour une journée? Est-ce qu'il y aurait moins de monde et que ce serait plus calme (mais je ne pense pas que ce serait moins cher, non?)?
Pour Apo Island tout le monde dit que c'est aussi cher et que les coraux sont morts et qu'il y a des gros courants donc pas bon pour les débutants.
En fait, on va à Bohol pour faire notre Open Water Padi donc on sera vraiment des débutants pour la plongée en bouteilles.... Et pour le snorkeling on est pas des très bons non plus - il nous faut des "life-jackets" et on a aussi peur des courants trop forts. Pour l'instant, on a fait ça uniquement à Pulau Weh (Sumatra) où on pouvait faire du snorkeling tout seuls, quasi sur la plage, à 10 mètres du bord de la plage donc on a pas beaucoup d'expérience.
Pour Cabilao et Siquijor, je ne sais pas trop....
Et à c$oté de Kookoo's Nest sur le Negros?
Si vous aviez que 4 - 5 jours aux Visayas (en dehors de nos 4 jours des cours PADI) et que vous étiez des débutants en plongée et snorkeling , vous feriez quels sites? Tout ça pour ne pas regretter après....
Merci pour vos réponses.
Béata
Documentaire Indonésie: Jagal The act of killing English translation pending
Un documentaire édifiant pour qui cherche à comprendre les raisons de l'état de délabrement de la société Indonésienne.
Attention âmes sensibles s'abstenir les sujets abordés (l'impunité dont jouissent les coupables des massacres qui ont suivi la prise du pouvoir par suharto en 1965) sont loin d'être légers.
Les liens youtube avec sous titres en Anglais.
http://www.youtube.com/watch?v=oQTkKCw26FA&hd=1
http://www.youtube.com/watch?v=RHfivnY5uLE
http://www.youtube.com/watch?v=TN2az-uhjbM
quatrieme partie bloquée pour des raisons de copyright
http://www.youtube.com/watch?v=hPLI1HGTFAw&hd=1
http://www.youtube.com/watch?v=PTcxkLZxj0A
http://www.youtube.com/watch?v=jVWqik9jEyk
http://www.youtube.com/watch?v=GUYcKa6s2Qo
http://www.youtube.com/watch?v=ClQ2GPbHJeA&hd=1
http://www.youtube.com/watch?v=gWUOOlkIKw8&hd=1
Premier voyage: partir apprendre l'anglais aux États-Unis English translation pending
bonjour
je viens chercher votre aide car ayant 26 ans je souhaite visiter le monde mais ne sachant pas bien parler l'anglais je ne sais pas trop ou aller ni comment mi prendre pour pouvoir rester sur place , voir meme travailler histoire de pouvoir rester plus longtemps 😛 .
je suis plutot interesser par un pays anglophone et ou il fait plutot chaud 😄 comme les USA pour pouvoir apprendre l'anglais car beaucoup de gens dans mon entourage me disent qu'il faut aller dans le pays pour apprendre .
merci d'avance a tous bonne journee.
Où acheter un appareil photo à Manille? (urgent) English translation pending
Bonjour a tous,
Aux Philippines depuis un peu plus d 1 semaine, j ai eu un souci a Sagada, en me retrouvant au mileu des rizieres lors d un enorme orage. Bref, mon appareil photo a pris l eau. Il s allume encore et prend apparemment des photos mais l ecran reste tout noir!!!
J aimerais voir si il est reparable ou en acheter un autre. C est un panasonic Lumix. Si possible en acheter un de la meme marque.
Je suis dans le quartier de Malate, j ai donc ete voir au Robinson s Mall. Il y a plusieurs magasins d appareils photos mais ils n ont pas de panasonic et je ne sais pas si c est le bon endroit pour des appareils pas chers.
Donc, pourriez vous me conseiller un endroit pour ce genre d achat?
C est urgent, vu que je ne veux pas poursuivre mon voyage sans appareil photo.
Merci d avance pour vos reponses
Aux Philippines depuis un peu plus d 1 semaine, j ai eu un souci a Sagada, en me retrouvant au mileu des rizieres lors d un enorme orage. Bref, mon appareil photo a pris l eau. Il s allume encore et prend apparemment des photos mais l ecran reste tout noir!!!
J aimerais voir si il est reparable ou en acheter un autre. C est un panasonic Lumix. Si possible en acheter un de la meme marque.
Je suis dans le quartier de Malate, j ai donc ete voir au Robinson s Mall. Il y a plusieurs magasins d appareils photos mais ils n ont pas de panasonic et je ne sais pas si c est le bon endroit pour des appareils pas chers.
Donc, pourriez vous me conseiller un endroit pour ce genre d achat?
C est urgent, vu que je ne veux pas poursuivre mon voyage sans appareil photo.
Merci d avance pour vos reponses
Le Sénégal en zone d'insécurité? English translation pending
Bonjour à tous,
Etant en parti déjà engagé, notamment pour le transport jusqu'à Dakar, pour un séjour d'une dizaine de jours en Casamance, j'aurais bien voulu savoir, avant de poursuivre mes réservations, si ce séjour n'était pas un peu trop risqué au vu de ce qui se passe en ce moment au Mali et par voie de conséquence les dangers qui débordent sur tous les payes environnants tel que le Sénégal, si des forumistes, ayant séjournés ces derniers temps en Casamance ou qui ont pu avoir des nouvelles "crédibles" de personnes qui y résident ou qui y sont actuellement en vacances dans la région ont pu remarquer une insécurité ou une tension particulière dans cette région.
Vous remercie d'avance.
Liesel
Liesel
Compte rendu croisière du 14 au 30 juin 2012 Islande et Nord Extrême sur le Pacifica English translation pending
Bonjour à tous !
Je m'essaie à un petit compte rendu de la croisière citée en titre.
Ce fut un voyage formidable, on rentre plein de magnifiques paysages dans les yeux, à faire absolument une fois dans sa vie 😎
Nous sommes parties le 13 juin pour Hambourg et avons passé la nuit dans un hôtel proche de la gare d'Altona et du port d'embarquement (Altona Cruise Center à deux pas du marché aux poissons). Le 14 juin, nous avons bénéficié de la voiture de Banamala et Mme qui ont fait le trajet depuis la Belgique ; encore merci à eux ! Arrivée vers 11h30 au port, nous y laissons la voiture, procédure un peu plus chaotique qu'à Savone, notamment au niveau de la prise en charge des baggages que nous avons dû aller déposer nous-mêmes sur des chariots (rien de grave, hein ! 😛). Nous n'avons pas pu monter à bord de suite , on nous a dit de revenir à 13h.
Je ne peux pas vous donner d'infos sur l'acheminement puisque nous nous sommes débrouillées sans agence ni Costa. Depuis l'aéroport, le métro vous emmène en ville pour moins de 2 euros (pour autant que j'aie choisi le bon tarif 😉) en 30 minutes. Vol direct Genève - Hambourg. Selon le site Costa, il faut 10 mins de marche depuis la gare d'Altona jusqu'au bateau ; je dirai un peu plus surtout avec les valises, comptez 7 euros en taxi (nous avons mangé tout près le 13 au soir).
13h arrive enfin ... et là, c'était un peu le chaos dans le terminal. Nous avons dû insister pour entrer car nous n'avions pas reçu de numéro à l'arrivée. On a donc dû invoquer le fait que nous étions en suite et on a pu entrer. Il a encore fallu jouer des coudes pour arriver au contrôle des billets mais à 13h30 nous étions dans notre cabine, prête, une valise déjà là.
Réunion francophone à 19h30 avec Florence et Arnaud (je parlerai d'eux plus tard) : on apprend qu'il y a 2000 allemands à bord et quelque 400 francophones ; le reste se répartit entre italiens, espagnols et divers. Le premier service est à 17h45, le second à 20h15, on s'adapte aux habitudes allemandes ! Florence nous parle des diverses excursions et là, on entend déjà des mécontents.
En effet, il est important de réserver le plus tôt possible vos excursions avec costa !!! Les premier et deuxième jours, la file était impresionnante au bureau des excursions, certaines étaient déjà complètes avant la croisière. Donc si vous voulez visiter avec Costa, réservez impérativement avant de partir ! Cela dit, à plusieurs escales, j'ai vu des propositions de tours organisés, donc pas de panique non plus si vous n'avez rien ... (exemple : 10'000 couronnes islandaises pour le Cercle d'Or avec une agence locale au port). Il faut aussi savoir que certaines excursions ne sont pas garanties en français, j'y reviendrai le moment venu.
Je ne peux pas vous parlez des animations ni des spectacles, nous n'avons pas participer.
Concernant les restaurants : nous étions au New York New York, deuxième service. J'ai trouvé bien, nettement mieux que la dernière fois, bon et plus varié, parfois certains plats manquaient un peu de goût. Concernant le buffet, c'est pas mon truc, nous n'y avons pas beaucoup manger. Nous avons par contre eu deux fois le thé élégant pendant les jours en mer.
Petit bémol : un virus a circulé sur le bateau, une sorte de gastro. J'ai été malade un jour, ma maman également, 2 jours plus tard. Nous entendions souvent des gens en parler et amener du thé au conjoint malade ; il semble que le virus ait fait le tour du bateau jusqu'à la fin de la croisière.
Je détaillerai plus tard les diverses escales avec quelques photos :-)
Si vous avez des questions spécifiques, n'hésitez pas : voici les escales : Lerwick (Shettland), Reykjavik, Isafjord, Akureyri, Ny Alesund, Longyearbyen, Honnigsvag (cap nord), Hammerfest, Bergen et retour à Hambourg.
Martine
Je m'essaie à un petit compte rendu de la croisière citée en titre.
Ce fut un voyage formidable, on rentre plein de magnifiques paysages dans les yeux, à faire absolument une fois dans sa vie 😎
Nous sommes parties le 13 juin pour Hambourg et avons passé la nuit dans un hôtel proche de la gare d'Altona et du port d'embarquement (Altona Cruise Center à deux pas du marché aux poissons). Le 14 juin, nous avons bénéficié de la voiture de Banamala et Mme qui ont fait le trajet depuis la Belgique ; encore merci à eux ! Arrivée vers 11h30 au port, nous y laissons la voiture, procédure un peu plus chaotique qu'à Savone, notamment au niveau de la prise en charge des baggages que nous avons dû aller déposer nous-mêmes sur des chariots (rien de grave, hein ! 😛). Nous n'avons pas pu monter à bord de suite , on nous a dit de revenir à 13h.
Je ne peux pas vous donner d'infos sur l'acheminement puisque nous nous sommes débrouillées sans agence ni Costa. Depuis l'aéroport, le métro vous emmène en ville pour moins de 2 euros (pour autant que j'aie choisi le bon tarif 😉) en 30 minutes. Vol direct Genève - Hambourg. Selon le site Costa, il faut 10 mins de marche depuis la gare d'Altona jusqu'au bateau ; je dirai un peu plus surtout avec les valises, comptez 7 euros en taxi (nous avons mangé tout près le 13 au soir).
13h arrive enfin ... et là, c'était un peu le chaos dans le terminal. Nous avons dû insister pour entrer car nous n'avions pas reçu de numéro à l'arrivée. On a donc dû invoquer le fait que nous étions en suite et on a pu entrer. Il a encore fallu jouer des coudes pour arriver au contrôle des billets mais à 13h30 nous étions dans notre cabine, prête, une valise déjà là.
Réunion francophone à 19h30 avec Florence et Arnaud (je parlerai d'eux plus tard) : on apprend qu'il y a 2000 allemands à bord et quelque 400 francophones ; le reste se répartit entre italiens, espagnols et divers. Le premier service est à 17h45, le second à 20h15, on s'adapte aux habitudes allemandes ! Florence nous parle des diverses excursions et là, on entend déjà des mécontents.
En effet, il est important de réserver le plus tôt possible vos excursions avec costa !!! Les premier et deuxième jours, la file était impresionnante au bureau des excursions, certaines étaient déjà complètes avant la croisière. Donc si vous voulez visiter avec Costa, réservez impérativement avant de partir ! Cela dit, à plusieurs escales, j'ai vu des propositions de tours organisés, donc pas de panique non plus si vous n'avez rien ... (exemple : 10'000 couronnes islandaises pour le Cercle d'Or avec une agence locale au port). Il faut aussi savoir que certaines excursions ne sont pas garanties en français, j'y reviendrai le moment venu.
Je ne peux pas vous parlez des animations ni des spectacles, nous n'avons pas participer.
Concernant les restaurants : nous étions au New York New York, deuxième service. J'ai trouvé bien, nettement mieux que la dernière fois, bon et plus varié, parfois certains plats manquaient un peu de goût. Concernant le buffet, c'est pas mon truc, nous n'y avons pas beaucoup manger. Nous avons par contre eu deux fois le thé élégant pendant les jours en mer.
Petit bémol : un virus a circulé sur le bateau, une sorte de gastro. J'ai été malade un jour, ma maman également, 2 jours plus tard. Nous entendions souvent des gens en parler et amener du thé au conjoint malade ; il semble que le virus ait fait le tour du bateau jusqu'à la fin de la croisière.
Je détaillerai plus tard les diverses escales avec quelques photos :-)
Si vous avez des questions spécifiques, n'hésitez pas : voici les escales : Lerwick (Shettland), Reykjavik, Isafjord, Akureyri, Ny Alesund, Longyearbyen, Honnigsvag (cap nord), Hammerfest, Bergen et retour à Hambourg.
Martine
Bénin du Sud au Nord en août, puis Niger English translation pending
Bonjour,
Nous partons avec mon ami au Bénin à partir de mi-aout🙂. Nous comptons traverser le pays du nord au sud pour ensuite nous rendre au Niger. Pouvez-vous nous donner des conseils pour ce voyage : quels moyens de transport utiliser (et le prix éventuellement !), où s'arrêter en route, quels sont les endroits incontournables (sachant que nous sommes plus attirer par la campagne que par les villes!)... combien de temps pour traverser le pays ? auriez-vous des contacts dans différents points ? on souhaiterait également passer qq jours dans un des centres Songhai, est-ce possible (à Porto Nuevo et sur les autres sites) ? et si vous avez déjà passé la frontière du Bénin vers le Niger, quels conseils nous donneriez vous ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Nous partons avec mon ami au Bénin à partir de mi-aout🙂. Nous comptons traverser le pays du nord au sud pour ensuite nous rendre au Niger. Pouvez-vous nous donner des conseils pour ce voyage : quels moyens de transport utiliser (et le prix éventuellement !), où s'arrêter en route, quels sont les endroits incontournables (sachant que nous sommes plus attirer par la campagne que par les villes!)... combien de temps pour traverser le pays ? auriez-vous des contacts dans différents points ? on souhaiterait également passer qq jours dans un des centres Songhai, est-ce possible (à Porto Nuevo et sur les autres sites) ? et si vous avez déjà passé la frontière du Bénin vers le Niger, quels conseils nous donneriez vous ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Road trip à moto France - Roumanie par l'Italie, Grèce et Bulgarie English translation pending
Bonjour à tous,
Pour me sortir de ma routine parisienne j’envisage en Juin 2012 un petit road trip moto d’environ 3500km pour rejoindre la Roumanie (ou je dois suivre des cours d’été de langue à Brasov)
J’affectionne beaucoup ce pays et que je recommande fortement sa visite à vous tous, pour son patrimoine encore préservée et pour l’extrême gentillesse de ses habitants.
L’itinéraire est le suivant (aucune autoroute ni voie express)
(France) Paris -> Meaux -> Chaumont -> Besancon -> (Suisse) Lausanne -> Montreux (Italie alpes puis Lombardie et Emilie Romagne) -> Aoste -> Pavia -> Fererra -> (longer la cote adriatique) ->Ravenna -> Anconna -> Pescara -> Bari -> Brindisi -> (Ferry jusqu'à la Grèce) -> Igoumenitsa -> egnatia -> Kozani -> Thessalonique -> (Bulgarie) ->Sofia -> blagoevrad->vratsa -> (Roumanie) -> Slatina -> Pitesti ->Brasov
L’itinéraire google maps est visible ici :
http://bit.ly/I27zjJ
Alors voilà, il s’agira de mon premier road trip moto hors France et aussi conséquent (j’ai le permis depuis presque deux an). Je pense prendre une dizaine de jour (soit 350km de moyenne), en dormant le plus possible en camping , et une fois ou deux en auberge de jeunesse.
Donc j’en appelle à votre expérience, vos idées, ou trucs et astuces pour réussir ce voyage.
Déjà que pensez vous de la moyenne kilométrique (trop ou pas assez élevé), sachant que je veux prendre mon temps pour satisfaire mon naturel contemplatif… 😎
Avez-vous des suggestions de petites bifurcations, ou de modification sur cet itinéraire, pour ne pas manquer des routes ou des sites incontournables ?
Que me conseillerez-vous comme solution pour les bagages, sachant que ma moto est une Versys 650 (petit trail routier bicylindre fort sympa pour les routes moyennes) qui possède déjà un top case et à laquelle je compte rajouter deux valises latérales de 34 L ?
Merci d’avance
François
Pour me sortir de ma routine parisienne j’envisage en Juin 2012 un petit road trip moto d’environ 3500km pour rejoindre la Roumanie (ou je dois suivre des cours d’été de langue à Brasov)
J’affectionne beaucoup ce pays et que je recommande fortement sa visite à vous tous, pour son patrimoine encore préservée et pour l’extrême gentillesse de ses habitants.
L’itinéraire est le suivant (aucune autoroute ni voie express)
(France) Paris -> Meaux -> Chaumont -> Besancon -> (Suisse) Lausanne -> Montreux (Italie alpes puis Lombardie et Emilie Romagne) -> Aoste -> Pavia -> Fererra -> (longer la cote adriatique) ->Ravenna -> Anconna -> Pescara -> Bari -> Brindisi -> (Ferry jusqu'à la Grèce) -> Igoumenitsa -> egnatia -> Kozani -> Thessalonique -> (Bulgarie) ->Sofia -> blagoevrad->vratsa -> (Roumanie) -> Slatina -> Pitesti ->Brasov
L’itinéraire google maps est visible ici :
http://bit.ly/I27zjJ
Alors voilà, il s’agira de mon premier road trip moto hors France et aussi conséquent (j’ai le permis depuis presque deux an). Je pense prendre une dizaine de jour (soit 350km de moyenne), en dormant le plus possible en camping , et une fois ou deux en auberge de jeunesse.
Donc j’en appelle à votre expérience, vos idées, ou trucs et astuces pour réussir ce voyage.
Déjà que pensez vous de la moyenne kilométrique (trop ou pas assez élevé), sachant que je veux prendre mon temps pour satisfaire mon naturel contemplatif… 😎
Avez-vous des suggestions de petites bifurcations, ou de modification sur cet itinéraire, pour ne pas manquer des routes ou des sites incontournables ?
Que me conseillerez-vous comme solution pour les bagages, sachant que ma moto est une Versys 650 (petit trail routier bicylindre fort sympa pour les routes moyennes) qui possède déjà un top case et à laquelle je compte rajouter deux valises latérales de 34 L ?
Merci d’avance
François
Mission d'Eva Joly à Madagascar English translation pending
Bonjour
Je souhaite partager des informations très intéressantes sur la mission d'Eva Joly à Madagascar sous la présidence de Marc Ravalomanana. Pour ceux qui en ont déjà eu quelques échos, au plaisir de vous lire et je vous répondrai ! A vous de jouer...
Je souhaite partager des informations très intéressantes sur la mission d'Eva Joly à Madagascar sous la présidence de Marc Ravalomanana. Pour ceux qui en ont déjà eu quelques échos, au plaisir de vous lire et je vous répondrai ! A vous de jouer...
Petit village pour prendre sa retraite en Thaïlande? English translation pending
Bonjour, je prepare mon depart à la retraite et j'aimerai vivre dans un endrois cool, proche d'une belle plage et de prfrrence dans un petit village .
Quelles endrois me conseillez vous.
Et il interressant d'acheter ou de louer
Merci de vos reponses
Quelles endrois me conseillez vous.
Et il interressant d'acheter ou de louer
Merci de vos reponses
2011: L'appel du Wilderness (partie II et fin) English translation pending
L'appel du Wilderness (partie I) ; http://voyageforum.com/...s_partie_i_D4625771/
MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus
Le 6 juin : Au plus profond
En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...
Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.
Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.

On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!
Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.

Au tréfonds de l'antre de la bête...


Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.


CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola
La panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.
Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »
L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.






Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.


Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »


Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.

Le 8 juin : Du vert à l'aride
Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.
Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.








Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.

ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.
Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)



Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.
une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...

A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.
HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalli
Le 9 juin : Royal
Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.


Raie Manta souriante...


Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.
Les chevaliers de la table ronde

Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »

J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.


Sublime désolation...

La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !
Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.
Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.
Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮
L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.
Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »
Un dragon venu du tréfonds des âges...

Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.


Shadow in wilderness...


Moon through arch...

Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.
Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.
Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...
FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum
Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !
En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.
Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.



OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americana
Le 11 juin : Bloc in the roc
Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !
Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !
MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca
La « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.


Empreintes... d'un autre temps

un autre dragon venu du fond des âges...
Western Collared Lizard
Après 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.




Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »
En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴☠️

Le 12 juin : Hummer tour
Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.
Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.




En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.


Alien guette...



Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.
Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.
Direction « Thousand Pocket »
Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!
« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.



Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.

Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel
Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.
La dure loi du far west...


Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.






Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.



Guimauve hoodoo




Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement

.


Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !
ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmannii
Le 14 juin : C'est Coton !
Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.


Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !


Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !

Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.
Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.

Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)
PRAIRIE SMOKE Erythrocoma triflora
Le 15 juin : Plongées
Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?
Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.
Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?


Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.
D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.
Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.




Le 16 juin : Surprise et inquiétudes
Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.
Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.
Around... Castle Rock

Et Red Top




Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !
Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.

Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...

Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...
FEROCACTUS Echinocactus polycephalus
Le 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !
Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !
La descente vers le paradis
Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.
7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.
Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...

Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !
Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.
Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.


La remontée vers l’enfer
Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.
D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.
Première alerte
Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.
Deuxième alerte
La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...
Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.
Perdus !
Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.
Troisième alerte
Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.
Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)
Ultime ressource, dernière chance
Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.
Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.
Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.
Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.
Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.
Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!
La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.
C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !
Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.
Conclusion :
Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.
Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.

Le 18 juin : Coucou... C'est nous
Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.








Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.
Le 19 juin : Hasard à Las Vegas
Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.
Un dépannage de haute volée....
Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.
Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE
L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!
Conclusion:
Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.
Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .
Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.
Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.
Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus Le 6 juin : Au plus profond
En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...
Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.
Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.

On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!
Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.

Au tréfonds de l'antre de la bête...


Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.


CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicolaLa panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.
Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »
L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.






Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.


Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »


Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.

Le 8 juin : Du vert à l'aride
Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.
Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.








Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.

ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.
Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)



Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.
une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...

A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.
HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalliLe 9 juin : Royal
Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.


Raie Manta souriante...


Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.
Les chevaliers de la table ronde

Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »

J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.


Sublime désolation...

La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !
Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.
Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.
Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮
L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.
Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »
Un dragon venu du tréfonds des âges...

Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.


Shadow in wilderness...


Moon through arch...

Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.
Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.
Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...
FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum
Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.
Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.



OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americanaLe 11 juin : Bloc in the roc
Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !
Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !
MOUNTAIN DANDELION Agoseris glaucaLa « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.


Empreintes... d'un autre temps

un autre dragon venu du fond des âges...
Western Collared LizardAprès 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.




Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »
En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴☠️

Le 12 juin : Hummer tour
Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.
Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.




En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.


Alien guette...



Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.
Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.
Direction « Thousand Pocket »
Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!
« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.



Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.

Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel
Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.
La dure loi du far west...


Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.






Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.



Guimauve hoodoo




Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement

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Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !
ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmanniiLe 14 juin : C'est Coton !
Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.


Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !


Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !

Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.
Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.

Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)
PRAIRIE SMOKE Erythrocoma trifloraLe 15 juin : Plongées
Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?
Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.
Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?


Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.
D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.




Le 16 juin : Surprise et inquiétudes
Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.
Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.
Around... Castle Rock

Et Red Top




Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !
Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.

Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...

Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...
FEROCACTUS Echinocactus polycephalusLe 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !
Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !
La descente vers le paradis
Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.
7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.
Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...

Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !
Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.
Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.


La remontée vers l’enfer
Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.
D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.
Première alerte
Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.
Deuxième alerte
La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...
Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.
Perdus !
Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.
Troisième alerte
Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.
Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)
Ultime ressource, dernière chance
Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.
Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.
Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.
Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.
Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.
Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!
La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.
C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !
Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.
Conclusion :
Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.
Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.

Le 18 juin : Coucou... C'est nous
Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.








Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.
Le 19 juin : Hasard à Las Vegas
Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.
Un dépannage de haute volée....

Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.
Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE
L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!
Conclusion:
Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.
Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .
Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.
Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.
Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

Sécurité au Mali? (pays Dogon) English translation pending
Bonjour à tous!
On entend tous les sons de cloches possibles sur la sécurité au Mali... Nous prévoyons d'aller au pays dogon fin octobre pour un projet de développement et j'aimerais avoir les avis de personnes qui s'y seraient récemment rendues??
Est-il plus rassurant d'aller au pays Dogon en arrivant de Ouaga afin d'éviter trop de route au mali??
J'avoue que je suis très partagée entre l'envie d'y aller et les alertes (très alarmistes) du MAE. A t-on des infos récentes sur l'activité d'AQMI au Mali?? Il parait que de nombreux militaires sont déployés en ce moment....
Merci pour vos témoignages et vos avis!
On entend tous les sons de cloches possibles sur la sécurité au Mali... Nous prévoyons d'aller au pays dogon fin octobre pour un projet de développement et j'aimerais avoir les avis de personnes qui s'y seraient récemment rendues??
Est-il plus rassurant d'aller au pays Dogon en arrivant de Ouaga afin d'éviter trop de route au mali??
J'avoue que je suis très partagée entre l'envie d'y aller et les alertes (très alarmistes) du MAE. A t-on des infos récentes sur l'activité d'AQMI au Mali?? Il parait que de nombreux militaires sont déployés en ce moment....
Merci pour vos témoignages et vos avis!
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona - Partie 4 et fin English translation pending
5 septembre :
Le réveil est matinal, très matinal même tant je suis pressé de m'échapper de cette chambre immonde. C'est la première fois en cinq séjours que je tombe sur un tel cloaque. J'espère qu'il me faudra au moins cinq nouvelles années avant d'en retrouver un autre.
La rando de la matinée c'est "West fork of Oak Creek", sur le chemin de Sedona où je vais passer les trois derniers jours. C'est une jolie randonnée, facile et très fréquentée, dans le fond d'Oak Creek canyon. Pas aussi original que ce que j'ai pu admirer ces derniers jours, mais après une semaine de sable et de slickrock, c'est plutôt rafraichissant.


En partant assez tôt, j'ai évité le gros de l'affluence. Il faut dire que c'est 'une des ballades les plus populaires du southwest, spécialement parmi les familles à cause de son extrême facilité. Mon objectif est d'aller jusqu'à l'endroit où le canyon se rétrécit assez pour ne plus former qu'une sorte de tunnel. Pour ceux qui connaissent l'endroit, ça ressemble au fameux "Subway" dans le Zion national park.



Au moins deux heures de marches sont nécessaires pour en arriver là. Plus que je ne le pensais. J'en viens à me demander si je n'ai pas raté un embranchement. Et puis non, finalement j'arrive. La rivière emplit maintenant tout l'espace du tunnel. J'ai bien fait d'amener mes chaussures d'eau. Ca me permet de continuer à avancer et à profiter un peu de cet endroit étonnant. Mais juste un peu car l'eau devient vite assez profonde et je n'ai pas envie d'aller repêcher mon Canon EOS 450D et son objectif Tamron 17-50 dont la flotabilité est loin d'être la qualité principale






Je décide de garder mes chaussures d'eau pour le retour que je vais effectuer pour la plus grande part en marchant dans le lit de la rivière.
Je repars vers Sedona en début d'après midi. On est dimanche, le premier de septembre, celui du Labor day. On se croirait à l’arrivée du tour. On avance à deux à l’heure jusqu’au Slickrock state park, et pas beaucoup plus vite après. Nichée au cœur d'une magnifique région surnommée "the red rock country", la ville est harmonieusement disséminée sous une végétation particulièrement fournie. Seule la chaleur étouffante vous rappelle qu'on se trouve en plein centre de l'Arizona.

Après un bon repas régénérateur, je file rendre possession de ma chambre au Sugarloaf Motel qui sera mon asile pour les trois prochaines nuits. L'endroit qui m'a été conseillé par des amis forumeurs est parfait. Belle et vaste chambre, agréable piscine qui reste ouverte tard dans la nuit, voilà qui va me consoler de mon cloaque de la veille. Le proprio, belle chevelure blanche et petite moustache distinguée, me fait penser à Yann Arthus Bertrand.
Je commence ma visite des environs par un petit tour sur Airport Mesa, butte située près de l'aéroport et d'où l'on bénéficie d'un large point de vue sur la région. On n'y est pas tout seul, évidemment. Sedona étant l'un des lieux de villégiature préféré des Californiens, il va falloir faire une croix sur la bienheureuse exclusivité des sites de la semaine passée.



Je décide d’aller asister au coucher de soleil au Crescent Moom Ranch. Cathedral rock, la spectaculaire mesa que l'on peut admirer du ranch, passe pour être l'un des monuments naturels les plus photographiés d'Amérique. Du coup, Labor day oblige, c'est la foule des grands soirs.

Je passe les deux heures suivantes à arpenter le ranch pour trouver les meilleurs angles. Je commence par m'éloigner de la foule, puis je traverse la rivière, ce qui s'avère une périlleuse opération car j'ai oublié mes chaussures d'eau et il y a pas mal de courant. Je m'en tire sans dommages, mais entre les cailloux du fond de l'eau et les petites plantes piquantes qui m'attendent sur l'autre rive, je termine avec des écorchures plein les pieds. On dirait que je viens de m’évader du bagne. Mais bon, l'objectif est atteint. Il y a beaucoup moins de monde de ce côté là. Le soleil baisse lentement et la lumière rougit. Cathedral rock s'embrase peu à peu et c'est un sacré spectacle !

Puis je retourne de l'autre côté de la rivière. Encore une traversée à hauts risques, mais sans dégâts non plus.

Je continue à trainer dans le secteur en enchaînant les clichés. Par hasard, je finis par trouver l'endroit que je cherchais depuis le début : celui qui permet les prises de vue avec la rivière en premier plan. Un peu tard cependant, la nuit est presque tombée.
Là encore, il faut marcher dans l'eau, et en faisant gaffe car la roche est recouverte sous la surface par des sortes de petites algues sacrément glissantes. C'est en revenant à mon point de départ que je m'offre le gadin mouillé qui me pendait au nez. Un type m'aide en attrapant mon Canon que j'ai miraculeusement réussi à préserver d’un fatal engloutissement et le pose sur la berge. Thanks man !
Je reviens à l’hôtel. Une famille de touristes chinois a jeté l’embargo sur l’espace piscine. Les gamins font de gros ploufs en hurlant tandis que les adultes occupent le barbecue qui jouxte le bassin et nourissent des conversations forts animées. Ils sont une bonne douzaine au moins. Or, je n’aime la piscine que dans le silence, le calme et la volupté. Je passe mon tour.
6 septembre :
Je suis un peu inquiet car le ciel est très encombré ce matin, mais il se dégage peu à peu pour ne laisser subsister que quelques nuages très esthétiques.

Petite ballade matinale en voiture pour jusqu'à "Bell Rock", puis je vais m'offrir quelques pancakes au "Red Planet", diner décoré aux couleurs de la planète mars. J'en profite pour consulter mon guide "Sedona Hikes" et je me décide pour Devil's Bridge trail.
La piste qui y mène est censée être praticable pour des véhicules ordinaires. Pas d'accord. Du tout. Le chemin est dans un tel état que tous ceux qui s'y sont engagés se sont garés un peu partout sur les bas côtés sous peine de rester plantés ou de crever un pneu. Un vrai cimetière de bagnoles… Je fais pareil et je termine à pieds.


Le sentier qui monte à Devil's Bridge n'est pas facile non plus. Ca monte dur. Je me perds un peu sur la fin mais je parviens à retrouver le bon chemin grâce aux voix de ceux qui se sont montrés plus malins que moi. Le pont est très impressionnant. Je râle car un groupe de randonneurs occupe le dessus du pont et m’empêchent de prendre des clichés. Quelques semaines plus tard, chez moi, je constaterai que les photos avec les randonneurs sont finalement plus sympas que les photos sans. Sorry guys...

Pour ma seconde ballade de la matinée, j'opte pour Cibola Pass. Il s'agit de passer un petit col qui offre un point de vue intéressant sur des belles formations rocheuses. Sympa, sans être inoubliable.


Puis c'est le moment de se poser, histoire de grignoter un peu en laissant passer la chaleur du milieu de journée. Je rentre au motel terminer la pizza que j'ai prise chez Domino la veille au soir, puis je vais me rafraichir dans la piscine, déserte à cette heure. J’adore les piscines désertes. C’est le top du zen.
Je repars en milieu d'après midi. Je décide de me contenter d'une modeste visite à la célèbre "Chapel of the Holly Cross". Comme son nom l'indique, c'est une chapelle, mais bâtie sur le flan d'une montagne rouge.



L'endroit n’est pas désagréable et l'atmosphère d'un calme reposant. On peut apercevoir l'autre face de Cathedral Rock au loin.

Je me dirige ensuite vers Fay Canyon. C’est une ballade très courte et sur terrain plat, sauf sur la fin. Mais j'arrive trop tard au point de vue final car l'ombre a déjà obscurci le canyon. Pas de bonne photo possible dans ces conditions. N’empêche, l’endroit est très chouette. J’y reviendrai demain si je peux.

Pour le traditionnel coucher de soleil, je vais me placer sur le flanc d'une colline qui offre un point de vue très large sur la vallée de Cathedral rock. Somptueux panorama.

Je ne suis d'ailleurs pas seul. Les appareils photo cliquètent partout autour de moi, des amateurs avec compacts jusqu’aux quasis pros avec leur énormes réflex posés sur trépieds. Je n'ai pas pensé à prendre le mien mais je tente tout de même un panoramique qui s’avèrera assez réussi.
7 septembre :
Il pleut ce matin. Je me rends dans le centre pour prendre le petit déjeuner. Le resto que je choisis est tenu par une niçoise, installée ici depuis 37 ans. Elle se dit sûre de me revoir un jour quand je quitte l'endroit car, dit-elle : "On revient toujours à Sedona !".

Le ciel s'est un peu dégagé et je décide d'aller visiter "'Robber's roost". C'est une sorte de caverne naturelle cachée dernière un bloc rocheux et placée devant une vaste vallée colorée qui était utilisée par les brigands pendant la prohibition. Très chouette ballade et belle découverte.






L'après midi, je décide de recommencer ma ballade de la veille à Fay Canyon. D'abord parce que l'endroit m'avait beaucoup plu, ensuite parce que l'heure trop tardive rendait les photos impossibles.
Il faut marcher sous les arbres pendant une demi-heure, puis on arrive face à un éboulis que l'on doit grimper pendant quelques dizaines de mètres pour finalement se retourner et découvrir le panorama suivant :


La perspective permet de voir jusqu'à Bell Rock au loin.
Revenu vers le sud, je tente de faire du stop sur la Schnebbly road que je comptais emprunter, projet que la perte de ma jeep a rendu impossible. Sans succès Seules les Pink jeep et Red jeep semblent passer par là cet après midi. Je pourrais m'en offrir une mais il me semble que la direction de la lumière doit être meilleure le matin. Et puis si mon amie niçoise a dit juste, j'aurais certainement l'occasion de revenir dans le coin.
.
Pour conclure l'après midi, je me contente donc de gravir le Sugarloaf, une colline qui se trouve juste derrière mon motel et lui a probablement donné son nom.


Une vue magnifique m'attend au sommet. Les nuages jouent à cache-cache avec le soleil et projettent des ombres immenses qui courent sur les vallées alentours.



Cette dernière journée à Sedona à été bien remplie. Comme les nuages ont envahi la partie ouest du ciel, je décide d'aller passer la fin de journée à trainer dans le centre et à me trouver un resto sympa pour le soir.
C'est en sortant d'une galerie marchande que je découvre un spectacle peu commun. Juste en face, à la faveur d'une trouée dans les nuages, les derniers rayons de soleil couchant baignent les collines d'une incroyable lumière écarlate.



Cet extraordinaire spectacle vient conclure de la meilleure manière ce séjour à Sedona. Dès demain, ce sera le retour à Vegas et ma dernière journée pleine aux states pour cette année.
8 septembre :
Ca y est c'est la fin. Ou presque… Le dernier jour plein avant le départ.
Je quitte Sedona sous un ciel gris, direction Vegas. La route va être longue. Entre 4 et 5 heures selon la vitesse à laquelle on roule.
J’avale l’interstate 70, depuis Flagstaff jusqu'à Kingman, puis c'est la longue remontée vers le nord sur la désertique US93. Ca roule bien. On n’est pas gêné par la circulation. Je me trouve juste un peu ralenti au niveau du Hoover dam et de la nouvelle route toujours en travaux.
J'arrive en début d'après midi. Je prends mes quartiers au Tropicana. Superbe chambre, piscine gigantesque en forme de flaque d’eau, cette dernière journée s'annonce bien



C'est parti pour une énième ballade sur le Strip. Je prends un forfait bus pour la journée et me dirige vers les quelques casinos dans lesquels je ne suis encore jamais entré (il en y a !). Je commence par "Encore", frère presque jumeau du "Wynn". C'est le grand luxe et la thématique du papillon est présente à l'intérieur comme à l'extérieur.



Mes pas me conduisent ensuite au Treasure Island avec ses rutilants galions qui campent dans un lagon à la Disneyland. Je traverse le Mirage et son volcan puis je débouche devant le Caesar palace. J'entre un court moment dans son gigantesque centre commercial aux allures de panthéon. Je fais une pause devant le lac du Bellagio, qui prend sa source dans un puits naturel situé juste en dessous.





Il est temps de rentrer au Tropicana si je veux pouvoir profiter de ma piscine géante. J'y reste jusqu'à l'heure du diner que je prends au buffet de l'Excalibur, situé juste en face, et dans lequel je me goinfre littéralement.
Puis le temps est venu de l'inévitable promenade nocturne. J'assiste aux spectacles gratuits du Strip. Ca commence par les fontaines du Bellagio, puis j'enchaîne sur l'éruption volcanique du Mirage avant de gagner le ponton du Treasure Island pour la bataille navale et l'abordage du galion.



C'est raté pour celui là car un problème technique provoque l'annulation du spectacle de... 23h00. Diable ! Le temps file vite à Vegas. Surtout la nuit. Et dire que je m’étais promis de ne pas me coucher trop tard ! Le Tropicana étant de l'autre côté du strip, je me décide à rentrer aux environs de minuit. Le retour est interminable car le bus s'arrête devant chaque casino. Bonne journée au final, sûrement l'une de mes meilleures passées à Vegas.
9 septembre :
The last day.
Cette fois, c'est vraiment la fin. Je ramène ma voiture et je patiente les trois heures régulières en zone internationale.
L'avion décolle à l'heure. J'ai une fenêtre libre de chaque côté de ma rangée, j'en profite pour mitrailler à travers les hublots malgré l'interdiction d'utiliser tout appareil électronique durant la phase de décollage. J'imagine qu'on ne va pas me balancer dans la soute pour ça.


Je me livre à un jeu que j’adore et qui consiste à tenter de reconnaître les sites survolés, voire à les anticiper. Je découvre ainsi le Lake Mead et Valley of Fire au loin. Puis nous passons presque à la verticale du canyon de Zion.





Par un curieux hasard, le dernier site que je vais identifier est aussi le premier devant lequel je me suis arrêté 17 jours plus tôt : le spectaculaire Spotted Wolf canyon.

Je crois qu'on appelle ça boucler la boucle.
Bye. A l’année prochaine.
Le réveil est matinal, très matinal même tant je suis pressé de m'échapper de cette chambre immonde. C'est la première fois en cinq séjours que je tombe sur un tel cloaque. J'espère qu'il me faudra au moins cinq nouvelles années avant d'en retrouver un autre.
La rando de la matinée c'est "West fork of Oak Creek", sur le chemin de Sedona où je vais passer les trois derniers jours. C'est une jolie randonnée, facile et très fréquentée, dans le fond d'Oak Creek canyon. Pas aussi original que ce que j'ai pu admirer ces derniers jours, mais après une semaine de sable et de slickrock, c'est plutôt rafraichissant.


En partant assez tôt, j'ai évité le gros de l'affluence. Il faut dire que c'est 'une des ballades les plus populaires du southwest, spécialement parmi les familles à cause de son extrême facilité. Mon objectif est d'aller jusqu'à l'endroit où le canyon se rétrécit assez pour ne plus former qu'une sorte de tunnel. Pour ceux qui connaissent l'endroit, ça ressemble au fameux "Subway" dans le Zion national park.



Au moins deux heures de marches sont nécessaires pour en arriver là. Plus que je ne le pensais. J'en viens à me demander si je n'ai pas raté un embranchement. Et puis non, finalement j'arrive. La rivière emplit maintenant tout l'espace du tunnel. J'ai bien fait d'amener mes chaussures d'eau. Ca me permet de continuer à avancer et à profiter un peu de cet endroit étonnant. Mais juste un peu car l'eau devient vite assez profonde et je n'ai pas envie d'aller repêcher mon Canon EOS 450D et son objectif Tamron 17-50 dont la flotabilité est loin d'être la qualité principale






Je décide de garder mes chaussures d'eau pour le retour que je vais effectuer pour la plus grande part en marchant dans le lit de la rivière.
Je repars vers Sedona en début d'après midi. On est dimanche, le premier de septembre, celui du Labor day. On se croirait à l’arrivée du tour. On avance à deux à l’heure jusqu’au Slickrock state park, et pas beaucoup plus vite après. Nichée au cœur d'une magnifique région surnommée "the red rock country", la ville est harmonieusement disséminée sous une végétation particulièrement fournie. Seule la chaleur étouffante vous rappelle qu'on se trouve en plein centre de l'Arizona.

Après un bon repas régénérateur, je file rendre possession de ma chambre au Sugarloaf Motel qui sera mon asile pour les trois prochaines nuits. L'endroit qui m'a été conseillé par des amis forumeurs est parfait. Belle et vaste chambre, agréable piscine qui reste ouverte tard dans la nuit, voilà qui va me consoler de mon cloaque de la veille. Le proprio, belle chevelure blanche et petite moustache distinguée, me fait penser à Yann Arthus Bertrand.
Je commence ma visite des environs par un petit tour sur Airport Mesa, butte située près de l'aéroport et d'où l'on bénéficie d'un large point de vue sur la région. On n'y est pas tout seul, évidemment. Sedona étant l'un des lieux de villégiature préféré des Californiens, il va falloir faire une croix sur la bienheureuse exclusivité des sites de la semaine passée.



Je décide d’aller asister au coucher de soleil au Crescent Moom Ranch. Cathedral rock, la spectaculaire mesa que l'on peut admirer du ranch, passe pour être l'un des monuments naturels les plus photographiés d'Amérique. Du coup, Labor day oblige, c'est la foule des grands soirs.

Je passe les deux heures suivantes à arpenter le ranch pour trouver les meilleurs angles. Je commence par m'éloigner de la foule, puis je traverse la rivière, ce qui s'avère une périlleuse opération car j'ai oublié mes chaussures d'eau et il y a pas mal de courant. Je m'en tire sans dommages, mais entre les cailloux du fond de l'eau et les petites plantes piquantes qui m'attendent sur l'autre rive, je termine avec des écorchures plein les pieds. On dirait que je viens de m’évader du bagne. Mais bon, l'objectif est atteint. Il y a beaucoup moins de monde de ce côté là. Le soleil baisse lentement et la lumière rougit. Cathedral rock s'embrase peu à peu et c'est un sacré spectacle !

Puis je retourne de l'autre côté de la rivière. Encore une traversée à hauts risques, mais sans dégâts non plus.

Je continue à trainer dans le secteur en enchaînant les clichés. Par hasard, je finis par trouver l'endroit que je cherchais depuis le début : celui qui permet les prises de vue avec la rivière en premier plan. Un peu tard cependant, la nuit est presque tombée.
Là encore, il faut marcher dans l'eau, et en faisant gaffe car la roche est recouverte sous la surface par des sortes de petites algues sacrément glissantes. C'est en revenant à mon point de départ que je m'offre le gadin mouillé qui me pendait au nez. Un type m'aide en attrapant mon Canon que j'ai miraculeusement réussi à préserver d’un fatal engloutissement et le pose sur la berge. Thanks man !
Je reviens à l’hôtel. Une famille de touristes chinois a jeté l’embargo sur l’espace piscine. Les gamins font de gros ploufs en hurlant tandis que les adultes occupent le barbecue qui jouxte le bassin et nourissent des conversations forts animées. Ils sont une bonne douzaine au moins. Or, je n’aime la piscine que dans le silence, le calme et la volupté. Je passe mon tour.
6 septembre :
Je suis un peu inquiet car le ciel est très encombré ce matin, mais il se dégage peu à peu pour ne laisser subsister que quelques nuages très esthétiques.

Petite ballade matinale en voiture pour jusqu'à "Bell Rock", puis je vais m'offrir quelques pancakes au "Red Planet", diner décoré aux couleurs de la planète mars. J'en profite pour consulter mon guide "Sedona Hikes" et je me décide pour Devil's Bridge trail.
La piste qui y mène est censée être praticable pour des véhicules ordinaires. Pas d'accord. Du tout. Le chemin est dans un tel état que tous ceux qui s'y sont engagés se sont garés un peu partout sur les bas côtés sous peine de rester plantés ou de crever un pneu. Un vrai cimetière de bagnoles… Je fais pareil et je termine à pieds.


Le sentier qui monte à Devil's Bridge n'est pas facile non plus. Ca monte dur. Je me perds un peu sur la fin mais je parviens à retrouver le bon chemin grâce aux voix de ceux qui se sont montrés plus malins que moi. Le pont est très impressionnant. Je râle car un groupe de randonneurs occupe le dessus du pont et m’empêchent de prendre des clichés. Quelques semaines plus tard, chez moi, je constaterai que les photos avec les randonneurs sont finalement plus sympas que les photos sans. Sorry guys...

Pour ma seconde ballade de la matinée, j'opte pour Cibola Pass. Il s'agit de passer un petit col qui offre un point de vue intéressant sur des belles formations rocheuses. Sympa, sans être inoubliable.


Puis c'est le moment de se poser, histoire de grignoter un peu en laissant passer la chaleur du milieu de journée. Je rentre au motel terminer la pizza que j'ai prise chez Domino la veille au soir, puis je vais me rafraichir dans la piscine, déserte à cette heure. J’adore les piscines désertes. C’est le top du zen.
Je repars en milieu d'après midi. Je décide de me contenter d'une modeste visite à la célèbre "Chapel of the Holly Cross". Comme son nom l'indique, c'est une chapelle, mais bâtie sur le flan d'une montagne rouge.



L'endroit n’est pas désagréable et l'atmosphère d'un calme reposant. On peut apercevoir l'autre face de Cathedral Rock au loin.

Je me dirige ensuite vers Fay Canyon. C’est une ballade très courte et sur terrain plat, sauf sur la fin. Mais j'arrive trop tard au point de vue final car l'ombre a déjà obscurci le canyon. Pas de bonne photo possible dans ces conditions. N’empêche, l’endroit est très chouette. J’y reviendrai demain si je peux.

Pour le traditionnel coucher de soleil, je vais me placer sur le flanc d'une colline qui offre un point de vue très large sur la vallée de Cathedral rock. Somptueux panorama.

Je ne suis d'ailleurs pas seul. Les appareils photo cliquètent partout autour de moi, des amateurs avec compacts jusqu’aux quasis pros avec leur énormes réflex posés sur trépieds. Je n'ai pas pensé à prendre le mien mais je tente tout de même un panoramique qui s’avèrera assez réussi.
7 septembre :
Il pleut ce matin. Je me rends dans le centre pour prendre le petit déjeuner. Le resto que je choisis est tenu par une niçoise, installée ici depuis 37 ans. Elle se dit sûre de me revoir un jour quand je quitte l'endroit car, dit-elle : "On revient toujours à Sedona !".

Le ciel s'est un peu dégagé et je décide d'aller visiter "'Robber's roost". C'est une sorte de caverne naturelle cachée dernière un bloc rocheux et placée devant une vaste vallée colorée qui était utilisée par les brigands pendant la prohibition. Très chouette ballade et belle découverte.






L'après midi, je décide de recommencer ma ballade de la veille à Fay Canyon. D'abord parce que l'endroit m'avait beaucoup plu, ensuite parce que l'heure trop tardive rendait les photos impossibles.
Il faut marcher sous les arbres pendant une demi-heure, puis on arrive face à un éboulis que l'on doit grimper pendant quelques dizaines de mètres pour finalement se retourner et découvrir le panorama suivant :


La perspective permet de voir jusqu'à Bell Rock au loin.
Revenu vers le sud, je tente de faire du stop sur la Schnebbly road que je comptais emprunter, projet que la perte de ma jeep a rendu impossible. Sans succès Seules les Pink jeep et Red jeep semblent passer par là cet après midi. Je pourrais m'en offrir une mais il me semble que la direction de la lumière doit être meilleure le matin. Et puis si mon amie niçoise a dit juste, j'aurais certainement l'occasion de revenir dans le coin.
.

Pour conclure l'après midi, je me contente donc de gravir le Sugarloaf, une colline qui se trouve juste derrière mon motel et lui a probablement donné son nom.


Une vue magnifique m'attend au sommet. Les nuages jouent à cache-cache avec le soleil et projettent des ombres immenses qui courent sur les vallées alentours.



Cette dernière journée à Sedona à été bien remplie. Comme les nuages ont envahi la partie ouest du ciel, je décide d'aller passer la fin de journée à trainer dans le centre et à me trouver un resto sympa pour le soir.
C'est en sortant d'une galerie marchande que je découvre un spectacle peu commun. Juste en face, à la faveur d'une trouée dans les nuages, les derniers rayons de soleil couchant baignent les collines d'une incroyable lumière écarlate.



Cet extraordinaire spectacle vient conclure de la meilleure manière ce séjour à Sedona. Dès demain, ce sera le retour à Vegas et ma dernière journée pleine aux states pour cette année.
8 septembre :
Ca y est c'est la fin. Ou presque… Le dernier jour plein avant le départ.
Je quitte Sedona sous un ciel gris, direction Vegas. La route va être longue. Entre 4 et 5 heures selon la vitesse à laquelle on roule.
J’avale l’interstate 70, depuis Flagstaff jusqu'à Kingman, puis c'est la longue remontée vers le nord sur la désertique US93. Ca roule bien. On n’est pas gêné par la circulation. Je me trouve juste un peu ralenti au niveau du Hoover dam et de la nouvelle route toujours en travaux.
J'arrive en début d'après midi. Je prends mes quartiers au Tropicana. Superbe chambre, piscine gigantesque en forme de flaque d’eau, cette dernière journée s'annonce bien



C'est parti pour une énième ballade sur le Strip. Je prends un forfait bus pour la journée et me dirige vers les quelques casinos dans lesquels je ne suis encore jamais entré (il en y a !). Je commence par "Encore", frère presque jumeau du "Wynn". C'est le grand luxe et la thématique du papillon est présente à l'intérieur comme à l'extérieur.



Mes pas me conduisent ensuite au Treasure Island avec ses rutilants galions qui campent dans un lagon à la Disneyland. Je traverse le Mirage et son volcan puis je débouche devant le Caesar palace. J'entre un court moment dans son gigantesque centre commercial aux allures de panthéon. Je fais une pause devant le lac du Bellagio, qui prend sa source dans un puits naturel situé juste en dessous.





Il est temps de rentrer au Tropicana si je veux pouvoir profiter de ma piscine géante. J'y reste jusqu'à l'heure du diner que je prends au buffet de l'Excalibur, situé juste en face, et dans lequel je me goinfre littéralement.
Puis le temps est venu de l'inévitable promenade nocturne. J'assiste aux spectacles gratuits du Strip. Ca commence par les fontaines du Bellagio, puis j'enchaîne sur l'éruption volcanique du Mirage avant de gagner le ponton du Treasure Island pour la bataille navale et l'abordage du galion.



C'est raté pour celui là car un problème technique provoque l'annulation du spectacle de... 23h00. Diable ! Le temps file vite à Vegas. Surtout la nuit. Et dire que je m’étais promis de ne pas me coucher trop tard ! Le Tropicana étant de l'autre côté du strip, je me décide à rentrer aux environs de minuit. Le retour est interminable car le bus s'arrête devant chaque casino. Bonne journée au final, sûrement l'une de mes meilleures passées à Vegas.
9 septembre :

The last day.
Cette fois, c'est vraiment la fin. Je ramène ma voiture et je patiente les trois heures régulières en zone internationale.
L'avion décolle à l'heure. J'ai une fenêtre libre de chaque côté de ma rangée, j'en profite pour mitrailler à travers les hublots malgré l'interdiction d'utiliser tout appareil électronique durant la phase de décollage. J'imagine qu'on ne va pas me balancer dans la soute pour ça.


Je me livre à un jeu que j’adore et qui consiste à tenter de reconnaître les sites survolés, voire à les anticiper. Je découvre ainsi le Lake Mead et Valley of Fire au loin. Puis nous passons presque à la verticale du canyon de Zion.





Par un curieux hasard, le dernier site que je vais identifier est aussi le premier devant lequel je me suis arrêté 17 jours plus tôt : le spectaculaire Spotted Wolf canyon.

Je crois qu'on appelle ça boucler la boucle.
Bye. A l’année prochaine.
Créer une entreprise à Madagascar (bar-restaurant-discothèque)? English translation pending
Bonjour,
J'ai vécu 4 mois à Mada, j'ai 26 ans BAC + 5 commerce. Je souhaite ouvrir une entreprise (bar-resto-discothèque) à Madagascar. (dans le sud-est) ville d'environs 15 000 habitants pas énormement touristique pour le moment mais qui selon moi à du potentiel. je souhaite faire ceci en collaboration avec un francais déjà sur place (patron d'un Hôtel)
Je voudrais savoir si il y a ici des gens qui ont déjà créer une entreprise à Mada (de ce type uniquement) pour être le plus précis possible merci.
Quelles sont les normes ? si il y en a ?? quel investissement ? quel rentabilité selon vous ? comment avoir les papiers de résidents ? (obligatoire pour créer une entreprise je suppose) coûts pour l'administration / impôts sur les bénefices sur place ?
tout les conseils (sérieux) sont les bienvenus ^^ (pour ceux qui vont me dire que je suis fou, que Mada est un pays d'avenir et le restera ... ) merci je sais déja tout sa !! donc des conseils, des propositions, des tuyaux, si possible de gens déja entrepreuneurs sur place ou l'ayant étaient. Les farfelus non merci... pareil pour la sécurité , le coté sanitaire je suis pas là pour débattre de cela. 😉
Merci pour vos conseils
Cordialement
J'ai vécu 4 mois à Mada, j'ai 26 ans BAC + 5 commerce. Je souhaite ouvrir une entreprise (bar-resto-discothèque) à Madagascar. (dans le sud-est) ville d'environs 15 000 habitants pas énormement touristique pour le moment mais qui selon moi à du potentiel. je souhaite faire ceci en collaboration avec un francais déjà sur place (patron d'un Hôtel)
Je voudrais savoir si il y a ici des gens qui ont déjà créer une entreprise à Mada (de ce type uniquement) pour être le plus précis possible merci.
Quelles sont les normes ? si il y en a ?? quel investissement ? quel rentabilité selon vous ? comment avoir les papiers de résidents ? (obligatoire pour créer une entreprise je suppose) coûts pour l'administration / impôts sur les bénefices sur place ?
tout les conseils (sérieux) sont les bienvenus ^^ (pour ceux qui vont me dire que je suis fou, que Mada est un pays d'avenir et le restera ... ) merci je sais déja tout sa !! donc des conseils, des propositions, des tuyaux, si possible de gens déja entrepreuneurs sur place ou l'ayant étaient. Les farfelus non merci... pareil pour la sécurité , le coté sanitaire je suis pas là pour débattre de cela. 😉
Merci pour vos conseils
Cordialement
Prendre une personne en photo: l'œil dans le viseur? English translation pending
Bonjour,
je viens de visiter des sites/blogs (superbe) concernant la photographie de voyage, j'ai une petite question assez simple : lorsque vous prenez une personne en photo, visez vous directement avec l'œil dans le viseur (personnellement pas très discret) ou bien, avez-vous développé des stratégies ? Une voire des techniques pour que les sujets ne se sentent pas agressés (la discrétion) par le photographe (L'ŒIL DANS LE VISEUR) ?
J'étais dernièrement en Inde (Varanasi...) et j'ai observé des photographes (amateur/pro peu importe) en train de photographier des personnes. Leur posture m'a réellement interrogé et notamment de ne pas prendre le temps de l'échange, ils arrivaient sur leur sujet sans aucune réserve, aucune retenu, pas de discrétion et particulièrement intrusif pour certain. Par ailleurs; quand cela pouvait devenir parfois tendu, ils sortent le(s) billet(s) USD. Je précise et souligne simplement ce que j'ai pu voir et observer chez des personnes. Payer systématiquement pour prendre des clichés m'interroge sur le sens de la photographie...etc.
Je ne suis pas un donneur de leçon mais le comportement voire l'attitude de ces photographes m'interroge sérieusement.
Pouvez vous m'éclairer sur votre façon d'approcher les sujets et comment vous vous y prenez pour les photographier ? Quelles sont vos techniques d'approche et d'accroche avec les sujets ?
Tout cela est une question d'éthique, dirons-nous.
Je vous remercie
Bien à vous
Xtian
Le Mont Olympe en avril, sur les traces d’Alexandre et de Philippe (Grèce) English translation pending
Le Mont Olympe en avril, sur les traces d’Alexandre et de Philippe
Avril est parfois hasardeux quand on décide un trekking en Europe, surtout en montagne. Pourtant le Mont Olympe, avec ses 2917 mètres d’altitude, à quatre heures de Bâle-Mulhouse, montagne modeste, mais combien mythique, obsèdent de nombreux randonneurs…
Surtout s’ils savent que pas moins de douze dieux habitent ces trois sommets: le STEPHAN I (siège de Zeus) le SKOLIO (2911 m) deuxième sommet du massif, et ce fameux MYTIKAS, qui culmine, divin, à 2917 m…
Seulement voilà, la plupart des guides de voyages décrivent la difficulté des 300 derniers mètres, qui surplombent un à-pic de 450 mètres… »Un guide est vivement recommandé »…’Passage en cordée obligatoire »….
En fait cette montagne est à ce point difficile qu’elle ne fût conquise pour la première fois qu’en I913...
Ulysse avait cependant un compte à régler avec l’hiver européen, il espérait que l’anticyclone des Acores qui balaierait l’Europe en semaine 14 accélèrerait la fonte des neiges que l’on voit sur les photos des guides et que l’ouverture des gîtes en début de saison(avril-mai) en serait accélérée…
Hélas, à l’arrivée à Thessalonique, le survol des Alpes et des sommets de Macédoine et d’Albanie, avait procuré à Ulysse et à Zou z, son guide préféré(cf. »le raisin est plus vert à Mascate »sultanat d’Oman) quelques sombres pressentiments…
Pourtant l’office de tourisme de l’aéroport international de Thessalonique ne les détrompa pas: « il n’y avait plus de neige à cette époque au sommet de l’Olympe… » Première rencontre avec le dieu Hermès(le dieu du commerce et des voleurs) les grecs certes avaient intérêt à vendre leur tourisme, vu l’état de leur balance des paiements….
Avril est parfois hasardeux quand on décide un trekking en Europe, surtout en montagne. Pourtant le Mont Olympe, avec ses 2917 mètres d’altitude, à quatre heures de Bâle-Mulhouse, montagne modeste, mais combien mythique, obsèdent de nombreux randonneurs…
Surtout s’ils savent que pas moins de douze dieux habitent ces trois sommets: le STEPHAN I (siège de Zeus) le SKOLIO (2911 m) deuxième sommet du massif, et ce fameux MYTIKAS, qui culmine, divin, à 2917 m…
Seulement voilà, la plupart des guides de voyages décrivent la difficulté des 300 derniers mètres, qui surplombent un à-pic de 450 mètres… »Un guide est vivement recommandé »…’Passage en cordée obligatoire »….
En fait cette montagne est à ce point difficile qu’elle ne fût conquise pour la première fois qu’en I913...
Ulysse avait cependant un compte à régler avec l’hiver européen, il espérait que l’anticyclone des Acores qui balaierait l’Europe en semaine 14 accélèrerait la fonte des neiges que l’on voit sur les photos des guides et que l’ouverture des gîtes en début de saison(avril-mai) en serait accélérée…
Hélas, à l’arrivée à Thessalonique, le survol des Alpes et des sommets de Macédoine et d’Albanie, avait procuré à Ulysse et à Zou z, son guide préféré(cf. »le raisin est plus vert à Mascate »sultanat d’Oman) quelques sombres pressentiments…
Pourtant l’office de tourisme de l’aéroport international de Thessalonique ne les détrompa pas: « il n’y avait plus de neige à cette époque au sommet de l’Olympe… » Première rencontre avec le dieu Hermès(le dieu du commerce et des voleurs) les grecs certes avaient intérêt à vendre leur tourisme, vu l’état de leur balance des paiements….
Où voir des requins dans une cage sur Pattaya et Phuket? English translation pending
Bonjour tout le monde
je compte allez en tailande samedi et j aimerai voir des requin dans une cage je serai a pattaya et phuket donc dite moi ou je pourrai realiser ce reve et pas trop chere merci je sais j en demande trop ...😉
Retour d'un voyage au Mali en novembre 2010: aucun sentiment d'insécurité English translation pending
Nous revenons d'un voyage au Mali, effectue au mois de Novembre. Nous avons ete ravis de notre voyage et n'avons experimente aucun sentiment d'insecurite. Ce qui etait triste, c'est que cette annee, il y a tres peu de visiteurs au Mali a cause des recommendations faites par les differents gouvernement, la France en particulier. Nous avons appris que ces recommendations ne sont pas basees sur des menaces reelles mais plutot sur des craintes "au cas ou il arriverait quelque chose, on ne devra pas se preoccuper de savoir combien d'europeens sont dans le nord et comment les faire revenir". Je voulais simplement partager avec les lecteurs du Voyage Forum et ceux qui hesitent a y aller, de n'avoir aucune crainte et de faire le voyage. C'est un tres beau pays, nous avons ete super bien accueilli, les maliens sont des gens tres gentils et tres tristes parceque trop peu de gens viennent visiter leur pays. Pour ceux qui vivent du tourisme, c'est tres difficile en ce moment. Pour ceux qui veulent savoir, nous avions fait (a deux) le voyage suivant: Bamako - Djenne (en bus), Mopti - Tomboctou (en pinasse privee), Tombouctou - Gao (en bateau de la Comanav), a Gao nous etions les seuls blancs, Gao - Hombori (en voiture), Hombori - pays Dogon (pays Dogon a pied) - Mopti (en voiture), Mopti - Segou - Bamako (en bus). Je compte dans un autre message detailler tous les differentes personnes que nous avions recontres au mali et qui nous ont aide ou rendu un service. Je voulais deja simplement partager notre experience et rassurer un peu les esprits.
Où construire au Maroc en vue d'une retraite? English translation pending
Bonjour,
La retraite n'est pas pour tout de suite ... mais je souhaite prendre de l'avance et organiser au mieux ce passage important.
Notre objectif à mon épouse et mois même est de nous partager entre la Suisse, Paris et le Maroc ou nous souhaiterions vivre une partie de l'année.
Nous voudrions faire construire une maison dans un lieu vivant et culturellement attractif.
Ayant parcouru régulièrement le Maroc en long et en large durant plusieurs années dans le cadre professionnel, j'ai quelque idées, somme toute classiques (Marrakech-Fès-Essaouira...), mais qui maintenant dates un peu.
Les choses évoluant très vite... pouvez vous, si vous avez franchis le pas, m'indiquer quelles seraient pour vous les lieux les plus agréables répondant aux critères ci-dessus évoqués.
Nous avons une préférence pour Marrakech au regard de la facilité d'accès, mais sans avoir la prétention d'acquérir un terrain sur le golf ou à la palmeraie... quels sont les zones autour de Marrakech que vous pouvez nous conseiller.
😎
Traversée du Sahel fin 2010: sécurité? English translation pending
Qu'en est'il raisonnablement à fin 2010 de la sécurité pour la descente en 4x4 vers le Burkina ?
Merci à ceux qui sont actuellement sur la route de nous dire comment cela se passe.
Ouest USA: Erosion Fusion Passion (3ème Partie et Fin) English translation pending
Debout les filles, il est temps de quitter Kokopelli... et revenir à la dure réalité.... vers vos maris et compagnons...ou autres....
le voyage continue....
Le 23 juin
Shellfishes & Petrified Wood
Enfin, nous prenons notre temps ! vive les vacances !! Que du bonheur, nous vivons dans une atmosphère très douce, très paisible…très kokopelli.
Mais les Bisti Badlands nous attendent.
Ce site est très facile à trouver puisque très bien signalé.Quelques voitures sur le parking.
Un petit tour sur Bisti West mais la magie n’opère pas, mais donne tout de même un avant goût de ce qui nous attend.
Direction sur Bisti East. Le paysage est plus joli du côté des hoodoos bruns.
La botte de 7 lieux plantée, talon au sol, vous voyez ?

Et de plus près, c’est mieux !

et nous partons admirer les Craked Eggs

Il est 18h et ce n’est pas la bonne heure. Nous retrouvons le couple de la veille, qui était sur Ah Shi Sle Pah, bien planté dans la place, photographiant les œufs. Difficile de prendre une vue d'ensemble des oeufs... sans voir le trépied et le couple. Ca fait beaucoup de pieds marchant sur les oeufs!!

Laurence distingue plutôt des coquillages que des œufs. Why not ? ... Peut-être que Laurence est encore sous l'effet du kokopelli... sacré Kokopelli !!

Nous continuons notre périple en direction nord, Bisti Arch.

Nulle place pour la végétation. Le titre de badlands n’est pas usurpé.

Nous descendons et remontons les tertres gris, arides, au milieu trônent des hoodoos. Des hoodoos, à chaque détour, nous en découvrons de différents, avec des couleurs différentes, des formes différentes. Une vraie partie de plaisir malgré un soleil omniprésent, maître des lieux.

Nous assistons au coucher de soleil en compagnie des «Stone Wings» des hoodoos à la silhouette raffinée, élégante. Ces sculptures fragiles, un chef d’œuvre d’équilibre, semblent défier le temps et les intempéries.



Laurence est en adoration pour ce lieu, mais la lumière baisse vite, il est temps de se presser un peu et de se diriger au cap, droit devant (quand nous pouvons, il faut tout de même franchir des dépressions; des ravins, et grimper des talus)
Pas facile, et, le retour se fait dans la pénombre. La clôture, et hop une «gate» à franchir et nous retrouvons la voiture. Bizarre, il n’y a plus que nous !
Retour de nuit à Kokopelli Cave... un délice de fraîcheur ! Et sans Lindy... ouf !!! oui mais avec Kokopelli ! Hein, qui a dit super ?
Le 24 juin
Reels & Threads
Nous quittons Kokopelli’s Cave, non sans regret. Le Colorado nous attend avec ses montagnes, sa verdure si chères à Laurence.
Arrêt à Silverton , une ville minière reconvertie dans le tourisme mais qui a su garder le charme désuet d’une ville de Far West d’antan, avec ses maisons aux couleurs variées, ses restaurants, ses hôtels, son vieux centre et... son bordel (pour les amateurs… fermé depuis 1947 !).


Les trains à vapeur «Durango - Silverton» qui servaient autrefois pour les mines, reconvertis eux aussi au tourisme, sont la principale attraction de la Town.




autre moyen de transport
Une photo d'antan... pourtant quelques anachronismes... j'en ai noté 3... à vous de chercher!
Puis direction Ouray par la Million Dollar HWY, une belle route aux virages serrés, très impressionnante pour celui qui ne conduit pas.
Le long de la route, la couleur jaune orangée rouge des Red Mountains contraste avec le ciel bleu, le vert tendre des trembles, et le vert profond des conifères.


Une autre facette de l’ouest.
Ouray, une charmante petite ville encaissée au milieu des montagnes.

Ouray , une ville plein de charme... tranquille et sans prétention


Une autre Brewery vient de s'ouvrir... Eh! Le Tigre, Floyd77, le Biker, Madseb et les autres.. rendez vous autour d'un "pitchet"

eh oui, il faut pas abuser de la bonne bière américaine

Une petite visite de la Cascade Falls...
Le 25 juin
MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala & PARRY'S PRIMROSE Primula parryi &
SKY PILOTPolemonium viscosum & ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifolia
Aujourd’hui, en route pour Alpine Loop par la Cinnamon Pass et American Bassin. La décision d’emprunter cette piste avait été largement discutée. La montagne: ça vous gagne ! surtout pour Laurence, très amoureuse de ses arbres, et de ses « feufleurs. Pour moi, American Bassin ressemble étrangement au Pyrénées.. A chacun son opinion, là dessus !
D’entrée de jeu, la piste nous montre les réjouissances de la journée. Déjà bien cassante.
Une légère expérience du wilderness montre qu’une piste se dégrade au fil des miles parcourus.
Ça promet, et la promesse est tenue.
Notre fière Jeep Grand Cherokee n’est pas vraiment taillée pour cette piste. Ceci d'entrée me met mal à l’aise, car si on se plante, la galère sera assurée malgré une aide qui ne manquera pas d’être apportée par les autres drivers; tandis que la location, elle, ne sera pas assurée sur les pistes.
Mais tout ceci n’arrête pas Laurence. D’où la technique employée, Laurence complètement détendue au volant, et moi quelque peu crispé qui précède et guide sur les passages délicats.
Autant dire que j’ai parcouru la moitié de Cinnamon Pass à pied !!!! (enfin, presque la moitié)
Laurence se délecte de tous ces paysages montagneux... Moi, nettement moins.

Prairies, fleurs naissantes, cascades, congères de neige, entrées de mines, ruines, passage à gué, et même marmottes et sommets enneigés; tout y est ; mais rien à faire la magie n’opère pas pour moi.




KING'S CROWN Rhodiola integrifolia
MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala
ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifolia
Pour les passionnés de sport mécanique, c’est le rêve, et à voir l’affluence sur certaines portions de piste, c’est le must. Des supers 4x4, des motos, des quads, et... des VTT (ah ! la chance), tous s’en donnent à cœur joie.

Si c’était à recommencer, il faudrait un vrai 4x4 ou un VTT pour que j’apprécie à sa juste valeur ce paysage somme toute magnifique. Tiens, oui ! en VTT, qu’en penses-tu Laurence ?
(Laurence) « Faudrait que je sois devenue zinzin pour faire un truc pareil….. alors attends ….»
Comptez 5h pour rallier Ouray à Lake City.
Sur la route de Great Sand Dunes, une petite incursion sous la pluie, à North Clear Creeks Falls . Un coup d’œil du haut de la chute, assez impressionnant !
Un arrêt à Creede et son ancienne ville minière. Les vestiges des mines nous laissent imaginer l’immense activité et son degré de pollution qui devaient régner à cet endroit.


Arrivée à Great Sand Dunes en soirée, ce parc est insolite et majestueux. Du Lodge, la vue est sensationnelle.

Des nuages sont accrochés à la montagne et ajoutent une petite touche d’irréalité.
Enfin ce que je prenais pour des nuages, se révèle en réalité être une fumée d’un incendie déclaré en début du mois de juin et nous sommes le 26, quand même !
Les maîtres du feu s’activent, pourtant, et rien n’est laissé au hasard...
Le 26 juin
Perles d'eau
Une petite visite au Visitor Center s’impose, liée à notre inquiétude sur la vision des fumerolles qui se dégagent encore.
Inquiétude fondée. Les voies d’accès sont bloquées, adieu le début de Medano Pass, adieu Medano Lake et le trail Castle Creek.
Nous entreprenons l’ascension de High Dune, au début l’affluence est à son comble, on se croirait à la plage, à la fin nous serons moins nombreux !!

Ici, c’est le domaine du sable… Un domaine pour Laurence. Mais à mon grand étonnement, elle assure. Le fruit des randos quotidiennes sans doute, l’entraînement : ça paye !
La vue vaut le déplacement… (Laurence)... Ouais, apparemment, y’a pas que la vue (la Lolo veille !)

Non, mais .. moi aussi che faire .. !
Pour le retour, nous choisissons un chemin des écoliers, cap au sud-ouest sur Medano Creek, la rivière qui coule paisible au pied des dunes.
Personne à l’horizon, une superbe descente à travers les dunes, puis une petite pose au bord des flots. Le temps menace, l’orage arrive.

Nous revenons en remontant le lit de la rivière Medano Creek (1,5 mile) nu-pieds, très agréable. Nous ne croisons personne.


Puis, nous les retrouvons toujours agglutinés au même endroit comme au début de notre ascension.
Fin d’après midi, détente à la piscine et séance de repos sur la terrasse de la chambre en profitant au maximum de la magnifique vue qui s’offre à nous.

Nous apprécions tous les deux, ces instants, les derniers sur cette sublime Nature.
Le 27 juin

Le parc est toujours sous surveillance. Le parking est rempli de tous types de véhicules des différents services de secours et d’assistance que comptent les Etats-Unis.. Impressionnant.
Les pompiers sont pris en charge par rotation d’hélicoptères.

Une petite visite sur Zappata Falls et en route pour Denver.
L’hôtel a été choisi stratégiquement près d’un centre commercial... (Cherry Creek). Une Creek d’un autre genre... rien à voir avec le wilderness.
Mission à ne pas rater... une longue liste (genre T shirts sympas et touti quanti... ce n'est pas une marque !!!) commandés par les enfants.
En soirée, resto au Rock Bottom Brewery à l’angle de la 16 th Street. Le downtown est très animé et sympa. Circuler dans cette ville reste très plaisant.
Le 28 juin
Retour à Cherry Creek pour ultimes achats et ballade dans Denver qui est toujours aussi sympa de jour que de nuit.




Puis nous pensons à notre retour vers la France.
Adieu, à notre compagnon de voyage qui a bien supporté nos excursions dans le wilderness.. beaucoup plus poussiéreux et encore rempli du sable rouge de l’Utah.
Ils vont avoir du boulot pour le rendre Nickel Chrome rutilant.!!
20h30 Avion... Adieu les States.. ou plutôt au revoir !!!!
Nos conclusions
Nous voici au terme d’un chapitre commencé il y a un an .
Nous avons volontairement renoncer à diluer tous renseignements matériels en cours de carnet ou en fin; notre intérêt étant moindre pour le sujet et nous ne sommes pas doués dans cet exercice .
Nous désirions partager avec vous nos instants de petit et grand bonheur, le plaisir partagé avec vous et entre vos mains ..rien de plus facile avec les passionnés du Southwest ou du voyage découverte au naturel que vous êtes !
Notre carnet a essayé de retranscrire nos souvenirs, nos sensations et émotions devant cette Nature si éloquente, si riche en pistes, canyons, parois, washs, hoodoos, sable, slickrock..tout ce monde d’Erosion .
Une EROSION en perpétuel mouvement, une érosion qui nous donne d'impressionnants paysages. Des paysages qui se laissent paisiblement découvrir, et qui nous surprennent toujours au détour d'une gorge, d'une grimpe, d'une marche. C'est le Wilderness dans toute sa splendeur.
Ajoutez les couleurs ocre, rouge, noir, jaune, orange, le bleu du ciel et parfois le vert de la végétation. Toute cette palette de couleurs explose en une FUSION de couleurs. Une fusion qui parachève le chef d' oeuvre de force brut du grès.
Erosion Fusion et Passion ne sont pas de vains mots...
Erosion et Fusion ne sont rien sans la PASSION de contempler..
Patrick & Laurence

le voyage continue....
Le 23 juin
Shellfishes & Petrified WoodEnfin, nous prenons notre temps ! vive les vacances !! Que du bonheur, nous vivons dans une atmosphère très douce, très paisible…très kokopelli.
Mais les Bisti Badlands nous attendent.
Ce site est très facile à trouver puisque très bien signalé.Quelques voitures sur le parking.
Un petit tour sur Bisti West mais la magie n’opère pas, mais donne tout de même un avant goût de ce qui nous attend.
Direction sur Bisti East. Le paysage est plus joli du côté des hoodoos bruns.
La botte de 7 lieux plantée, talon au sol, vous voyez ?

Et de plus près, c’est mieux !

et nous partons admirer les Craked Eggs

Il est 18h et ce n’est pas la bonne heure. Nous retrouvons le couple de la veille, qui était sur Ah Shi Sle Pah, bien planté dans la place, photographiant les œufs. Difficile de prendre une vue d'ensemble des oeufs... sans voir le trépied et le couple. Ca fait beaucoup de pieds marchant sur les oeufs!!

Laurence distingue plutôt des coquillages que des œufs. Why not ? ... Peut-être que Laurence est encore sous l'effet du kokopelli... sacré Kokopelli !!

Nous continuons notre périple en direction nord, Bisti Arch.

Nulle place pour la végétation. Le titre de badlands n’est pas usurpé.

Nous descendons et remontons les tertres gris, arides, au milieu trônent des hoodoos. Des hoodoos, à chaque détour, nous en découvrons de différents, avec des couleurs différentes, des formes différentes. Une vraie partie de plaisir malgré un soleil omniprésent, maître des lieux.

Nous assistons au coucher de soleil en compagnie des «Stone Wings» des hoodoos à la silhouette raffinée, élégante. Ces sculptures fragiles, un chef d’œuvre d’équilibre, semblent défier le temps et les intempéries.



Laurence est en adoration pour ce lieu, mais la lumière baisse vite, il est temps de se presser un peu et de se diriger au cap, droit devant (quand nous pouvons, il faut tout de même franchir des dépressions; des ravins, et grimper des talus)
Pas facile, et, le retour se fait dans la pénombre. La clôture, et hop une «gate» à franchir et nous retrouvons la voiture. Bizarre, il n’y a plus que nous !
Retour de nuit à Kokopelli Cave... un délice de fraîcheur ! Et sans Lindy... ouf !!! oui mais avec Kokopelli ! Hein, qui a dit super ?
Le 24 juin
Reels & ThreadsNous quittons Kokopelli’s Cave, non sans regret. Le Colorado nous attend avec ses montagnes, sa verdure si chères à Laurence.
Arrêt à Silverton , une ville minière reconvertie dans le tourisme mais qui a su garder le charme désuet d’une ville de Far West d’antan, avec ses maisons aux couleurs variées, ses restaurants, ses hôtels, son vieux centre et... son bordel (pour les amateurs… fermé depuis 1947 !).


Les trains à vapeur «Durango - Silverton» qui servaient autrefois pour les mines, reconvertis eux aussi au tourisme, sont la principale attraction de la Town.




autre moyen de transport
Une photo d'antan... pourtant quelques anachronismes... j'en ai noté 3... à vous de chercher!Puis direction Ouray par la Million Dollar HWY, une belle route aux virages serrés, très impressionnante pour celui qui ne conduit pas.
Le long de la route, la couleur jaune orangée rouge des Red Mountains contraste avec le ciel bleu, le vert tendre des trembles, et le vert profond des conifères.


Une autre facette de l’ouest.
Ouray, une charmante petite ville encaissée au milieu des montagnes.

Ouray , une ville plein de charme... tranquille et sans prétention


Une autre Brewery vient de s'ouvrir... Eh! Le Tigre, Floyd77, le Biker, Madseb et les autres.. rendez vous autour d'un "pitchet"

eh oui, il faut pas abuser de la bonne bière américaine

Une petite visite de la Cascade Falls...
Le 25 juin
MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala & PARRY'S PRIMROSE Primula parryi &
SKY PILOTPolemonium viscosum & ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifoliaAujourd’hui, en route pour Alpine Loop par la Cinnamon Pass et American Bassin. La décision d’emprunter cette piste avait été largement discutée. La montagne: ça vous gagne ! surtout pour Laurence, très amoureuse de ses arbres, et de ses « feufleurs. Pour moi, American Bassin ressemble étrangement au Pyrénées.. A chacun son opinion, là dessus !
D’entrée de jeu, la piste nous montre les réjouissances de la journée. Déjà bien cassante.
Une légère expérience du wilderness montre qu’une piste se dégrade au fil des miles parcourus.
Ça promet, et la promesse est tenue.
Notre fière Jeep Grand Cherokee n’est pas vraiment taillée pour cette piste. Ceci d'entrée me met mal à l’aise, car si on se plante, la galère sera assurée malgré une aide qui ne manquera pas d’être apportée par les autres drivers; tandis que la location, elle, ne sera pas assurée sur les pistes.
Mais tout ceci n’arrête pas Laurence. D’où la technique employée, Laurence complètement détendue au volant, et moi quelque peu crispé qui précède et guide sur les passages délicats.
Autant dire que j’ai parcouru la moitié de Cinnamon Pass à pied !!!! (enfin, presque la moitié)
Laurence se délecte de tous ces paysages montagneux... Moi, nettement moins.

Prairies, fleurs naissantes, cascades, congères de neige, entrées de mines, ruines, passage à gué, et même marmottes et sommets enneigés; tout y est ; mais rien à faire la magie n’opère pas pour moi.




KING'S CROWN Rhodiola integrifolia
MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala
ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifoliaPour les passionnés de sport mécanique, c’est le rêve, et à voir l’affluence sur certaines portions de piste, c’est le must. Des supers 4x4, des motos, des quads, et... des VTT (ah ! la chance), tous s’en donnent à cœur joie.

Si c’était à recommencer, il faudrait un vrai 4x4 ou un VTT pour que j’apprécie à sa juste valeur ce paysage somme toute magnifique. Tiens, oui ! en VTT, qu’en penses-tu Laurence ?
(Laurence) « Faudrait que je sois devenue zinzin pour faire un truc pareil….. alors attends ….»
Comptez 5h pour rallier Ouray à Lake City.
Sur la route de Great Sand Dunes, une petite incursion sous la pluie, à North Clear Creeks Falls . Un coup d’œil du haut de la chute, assez impressionnant !
Un arrêt à Creede et son ancienne ville minière. Les vestiges des mines nous laissent imaginer l’immense activité et son degré de pollution qui devaient régner à cet endroit.


Arrivée à Great Sand Dunes en soirée, ce parc est insolite et majestueux. Du Lodge, la vue est sensationnelle.

Des nuages sont accrochés à la montagne et ajoutent une petite touche d’irréalité.
Enfin ce que je prenais pour des nuages, se révèle en réalité être une fumée d’un incendie déclaré en début du mois de juin et nous sommes le 26, quand même !
Les maîtres du feu s’activent, pourtant, et rien n’est laissé au hasard...
Le 26 juin
Perles d'eauUne petite visite au Visitor Center s’impose, liée à notre inquiétude sur la vision des fumerolles qui se dégagent encore.
Inquiétude fondée. Les voies d’accès sont bloquées, adieu le début de Medano Pass, adieu Medano Lake et le trail Castle Creek.
Nous entreprenons l’ascension de High Dune, au début l’affluence est à son comble, on se croirait à la plage, à la fin nous serons moins nombreux !!

Ici, c’est le domaine du sable… Un domaine pour Laurence. Mais à mon grand étonnement, elle assure. Le fruit des randos quotidiennes sans doute, l’entraînement : ça paye !
La vue vaut le déplacement… (Laurence)... Ouais, apparemment, y’a pas que la vue (la Lolo veille !)

Non, mais .. moi aussi che faire .. !
Pour le retour, nous choisissons un chemin des écoliers, cap au sud-ouest sur Medano Creek, la rivière qui coule paisible au pied des dunes.
Personne à l’horizon, une superbe descente à travers les dunes, puis une petite pose au bord des flots. Le temps menace, l’orage arrive.

Nous revenons en remontant le lit de la rivière Medano Creek (1,5 mile) nu-pieds, très agréable. Nous ne croisons personne.


Puis, nous les retrouvons toujours agglutinés au même endroit comme au début de notre ascension.
Fin d’après midi, détente à la piscine et séance de repos sur la terrasse de la chambre en profitant au maximum de la magnifique vue qui s’offre à nous.

Nous apprécions tous les deux, ces instants, les derniers sur cette sublime Nature.
Le 27 juin

Le parc est toujours sous surveillance. Le parking est rempli de tous types de véhicules des différents services de secours et d’assistance que comptent les Etats-Unis.. Impressionnant.
Les pompiers sont pris en charge par rotation d’hélicoptères.

Une petite visite sur Zappata Falls et en route pour Denver.
L’hôtel a été choisi stratégiquement près d’un centre commercial... (Cherry Creek). Une Creek d’un autre genre... rien à voir avec le wilderness.
Mission à ne pas rater... une longue liste (genre T shirts sympas et touti quanti... ce n'est pas une marque !!!) commandés par les enfants.
En soirée, resto au Rock Bottom Brewery à l’angle de la 16 th Street. Le downtown est très animé et sympa. Circuler dans cette ville reste très plaisant.
Le 28 juin
Retour à Cherry Creek pour ultimes achats et ballade dans Denver qui est toujours aussi sympa de jour que de nuit.




Puis nous pensons à notre retour vers la France.
Adieu, à notre compagnon de voyage qui a bien supporté nos excursions dans le wilderness.. beaucoup plus poussiéreux et encore rempli du sable rouge de l’Utah.
Ils vont avoir du boulot pour le rendre Nickel Chrome rutilant.!!
20h30 Avion... Adieu les States.. ou plutôt au revoir !!!!
Nos conclusions
Nous voici au terme d’un chapitre commencé il y a un an .
Nous avons volontairement renoncer à diluer tous renseignements matériels en cours de carnet ou en fin; notre intérêt étant moindre pour le sujet et nous ne sommes pas doués dans cet exercice .
Nous désirions partager avec vous nos instants de petit et grand bonheur, le plaisir partagé avec vous et entre vos mains ..rien de plus facile avec les passionnés du Southwest ou du voyage découverte au naturel que vous êtes !
Notre carnet a essayé de retranscrire nos souvenirs, nos sensations et émotions devant cette Nature si éloquente, si riche en pistes, canyons, parois, washs, hoodoos, sable, slickrock..tout ce monde d’Erosion .
Une EROSION en perpétuel mouvement, une érosion qui nous donne d'impressionnants paysages. Des paysages qui se laissent paisiblement découvrir, et qui nous surprennent toujours au détour d'une gorge, d'une grimpe, d'une marche. C'est le Wilderness dans toute sa splendeur.
Ajoutez les couleurs ocre, rouge, noir, jaune, orange, le bleu du ciel et parfois le vert de la végétation. Toute cette palette de couleurs explose en une FUSION de couleurs. Une fusion qui parachève le chef d' oeuvre de force brut du grès.
Erosion Fusion et Passion ne sont pas de vains mots...
Erosion et Fusion ne sont rien sans la PASSION de contempler..
Patrick & Laurence

Film "Oncle Boonmee" (Palme d'Or 2010) English translation pending
je sors perplexe de la projection du très attendu (ou très décrié, au choix) dernier né d'apichatpong weerasethakul : oncle boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures. palme d'or à cannes cette année, à vrai dire à la surprise générale, aussi bien du côté des critiques que des "simples" spectateurs, cet oncle semblait diviser tant par son fond (y en a-t-il seulement un ?) que par sa forme.
d'ordinaire, le cinéma asiatique m'émeut plutôt (et ce bien qu'il soit difficile de comparer des films aussi disparates que yi-yi, in the mood for love, john john, memories of murder, millenium mambo, l'odeur de la papaye verte ou les gens de la rizière) par sa finesse, son acuité, sa lumière etc., mais là, les bras m'en tombent.
à part deux ou trois scènes effectivement jolies, comme celle du repas où apparaît le fantôme de la femme de boonmee, ou celles montrant ces singes bizarres aux yeux rouges, j'ai trouvé (très personnellement) qu'il n'y avait rien, ou presque, à retirer de ce film. je me suis complètement laissée tromper par la bande-annonce, autrement plus rythmée et poétique que le film qu'elle résume, et quand on pense que tim burton y a vu "un rêve étrange et beau", j'en suis à me demander s'il n'avait pas pris des champis à l'oeil avec gaspar noé avant la projection presse. oui, "soudain le vide". c'est à peu près ce que j'ai ressenti.
pour ceux qui l'ont vu, qu'en avez-vous pensé ? en lisant les réactions des spectateurs sur internet (soit outrées, soit positivement extatiques face à ce chef-d'oeuvre), j'en viens à me dire que je n'ai décidément rien compris au cinéma (en général) si je ne suis pas parvenue à apprécier toute la magie contenue dans cet oncle boonmee. sans doute devais-je être une mouche dans une vie antérieure... 😕
d'ordinaire, le cinéma asiatique m'émeut plutôt (et ce bien qu'il soit difficile de comparer des films aussi disparates que yi-yi, in the mood for love, john john, memories of murder, millenium mambo, l'odeur de la papaye verte ou les gens de la rizière) par sa finesse, son acuité, sa lumière etc., mais là, les bras m'en tombent.
à part deux ou trois scènes effectivement jolies, comme celle du repas où apparaît le fantôme de la femme de boonmee, ou celles montrant ces singes bizarres aux yeux rouges, j'ai trouvé (très personnellement) qu'il n'y avait rien, ou presque, à retirer de ce film. je me suis complètement laissée tromper par la bande-annonce, autrement plus rythmée et poétique que le film qu'elle résume, et quand on pense que tim burton y a vu "un rêve étrange et beau", j'en suis à me demander s'il n'avait pas pris des champis à l'oeil avec gaspar noé avant la projection presse. oui, "soudain le vide". c'est à peu près ce que j'ai ressenti.
pour ceux qui l'ont vu, qu'en avez-vous pensé ? en lisant les réactions des spectateurs sur internet (soit outrées, soit positivement extatiques face à ce chef-d'oeuvre), j'en viens à me dire que je n'ai décidément rien compris au cinéma (en général) si je ne suis pas parvenue à apprécier toute la magie contenue dans cet oncle boonmee. sans doute devais-je être une mouche dans une vie antérieure... 😕
L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune English translation pending
Bonsoir,
Nous sommes deux "novices" question voyages. A part quelques voyages professionnels, hyper organisés et quelques courtes échappées, en 18 ans de vie commune, nous ne sommes jamais partis en vacances.
En 2003, mon mari (dit Le Grand) a eu un cancer du pancréas. Il avait 53 ans à ce moment là, moi 48. On croyait notre vie finie. Les années 2003/2004 ont duré longtemps... très longtemps et notre terreur était de voir le cauchemar se terminer, car nous n'avions que peu d'espoir d'un réveil heureux. Pendant qu'il se battait contre cette saloperie, un de nos amis m'a demandé ce qu'il pouvait lui offrir pour lui faire vraiment plaisir. Je lui ai expliqué que le rêve d'enfant du Grand avait été de "voir en vrai les paysages des vrais westerns". Il lui a offert un livre somptueux qui n'a plus quitté sa "table de nuit" d'abord à la clinique, puis à la maison.
En 2005, Il a bénéficié d'une opportunité intéressante pour s'arrêter de travailler en janvier. Le 21 juin 2005 nous nous sommes envolés. Bien entendu, en raison de notre grand âge il n'était pas question de crapahuter en nous mettant dans des situations délicates. Donc le voyage que je vais vous raconter risque fort de décevoir les "aventuriers", quoique...
Nous n'avons rien préparé, nous avons juste réservé une voiture (chez Alamo via Auto Escape) et nos billets d'avion (par Expedia) : Paris-Montréal le 21 juin 2005 Toronto-San Francisco le 11 juillet San Francisco-Montréal le 20 septembre Montréal-Paris le 12 octobre.
Dans nos bagages le Guide vert et le Routard.
Le Grand a été un petit peu scout quand il était gamin, moi je n'ai jamais campé de ma vie et, surtout, je n'ai jamais imaginé que je camperai un jour. Pourtant, la veille du départ nous avons acheté une tente Quechua "On ne sait jamais..."
Après quelques jours au Québec,

le 11 juillet 2005 nous embarquons à Toronto pour San Franscico, c'est la journée des mésaventures. Et ça commence très tôt le matin. Les formalités de police se font directement avant l'embarquement. Nous tombons sur un policier américain qui affiche son nom sur une jolie petite étiquette agrafée sur le revers de sa poche poitrine : A. Di Narco, ça me fait rigoler mais je ne vais rigoler longtemps.
Il épluche nos passeport et la carte sur laquelle on doit tout décrire de nous : "I need an address in San Francisco". Oh, mais nous comprenons bien cher Monsieur, mais nous n'avons pas d'adresse à San Francisco. Nous atterrissons là-bas, nous prenons la voiture de location, dont voici le contrat, et nous partons à l'aventure. "I need an address in San Francisco". On se regarde éberlués. Ben, il ne nous a pas compris. Notre accent peut-être ? On recommence en articulant. "I need an address in San Francisco". Ca a duré au moins 20 minutes. Plus on s'énervait, plus il restait froid comme un zombie. Il a répété de sa voix monocorde "I need an address in San Francisco" une quinzaine de fois, jusqu'à ce que le Grand retourne dans le hall, appelle un hôtel de chaîne et demande à la réception l'adresse de leur hôtel à San Francisco. On écrit avec application l'adresse de cet hôtel où nous ne mettrons jamais les pieds et Monsieur Di Narco toujours aussi "souriant" nous donne le coup de tampon sésame pour nous permettre d'entrer aux Etats-Unis !
Il n'est pas 9 heures du matin, je suis déjà bien énervée par mon pote Di Narco, on a quelques 8 heures à passer dans les aéroports et les avions et je m'aperçois que j'ai oublié d'acheter des cigarettes et de "m'en griller une" avant d'entrer dans l'aéroport. Un paquet de cigarettes dans les boutiques de l'aéroport : 13 $can 😮 et une zone fumeurs infecte. Je sens que la journée va être géniale !
Comme nous n'avons rien préparé, nous choisissons dans l'avion notre première destination. Je propose au Grand de partir vers le nord pour visiter dans un premier temps Redwood National Park, puis nous irons vers Crater Lake.
On atterrit vers 17 heures. On récupère nos sacs de voyage tous sens dessus-dessous, verrous forcés. J'ai pris la précaution de répartir les médocs du Grand dans les trois sacs pour éviter toute catastrophe que ne manquerait pas de provoquer la perte de ses précieux remèdes. Heureusement que j'ai mis avec chaque paquet de gélules une copie de la lettre que son médecin a faite pour ses confrères américains "au cas où", sinon je pense qu'ils nous auraient arrêtés pour nous demander ce que l'on trafiquait LOL ! On va chercher la voiture... je n'ai toujours pas fumé. Sur le parking, pendant que le Grand fait son choix, je m'en allume une avec bonheur. La préposée de l'agence se précipite sur moi, hystérique, ici aussi on n'a pas le droit de fumer 😛. L'heure tourne, le Grand a faim, comme d'hab, j'ai envie de fumer, comme d'hab - enfin... encore plus que d'hab. On file vers le Nord. Objectif : un restau et un p'tit coin où il n'y a pas de panneau "No smoking".
On roule, la circulation est infernale. Je surveille les panneaux de limitation de vitesse et je rappelle à l'ordre Le Grand chaque fois qu'il dépasse le bon niveau sur le compteur. Ce qui l'énerve, puisque tous les autres roulent beaucoup plus vite. Mais je commence une crise de parano qui va me durer deux, trois jours. J'ai une peur bleue que l'on nous arrête pour excès de vitesse et que l'on se retrouve en prison, pour fausse déclaration à notre cher ami Di Narco.
On roule. En consultant la carte, j'ai décidé qu'on allait dormir à Petaluna, parce que le nom me plaît et que pour ce soir c'est bien assez loin. Péage sur le Richmond - San Rafael Bridge. Et qu'est-ce qu'ils ont oublié les deux gros malins ? ... de prendre des dollars à la machine à sous ! Le péage n'accepte ni nos euros, ni les dollars canadiens, ni les cartes Visa. Imaginez le sketch : faire demi tour, à un péage, dans la circulation dense, quand on ne connait pas la voiture et qu'on est passablement énervés, lui parce qu'il a de plus en plus faim, moi parce qu'on n'a toujours pas trouvé, sur cette 🤪 d'autoroute, une aire de repos... Ca commence à me plaire l'Amérique LOL ! On a fini par trouver des sous autochtones, on a eu beaucoup de mal à trouver un restau encore ouvert passé 22 heures et on s'est endormis comme des souches dans le premier motel venu.
Nous n'aurons plus de galère pendant tout notre voyage. On a tout concentré sur le premier jour.
12 juillet
Après quelques achats de première nécessité - glacière, eau, pique-nique - nous passons la première journée à découvrir la cote sur la route 1 entre Salmon Creek et Eureka. Il fait beau, il fait chaud, les paysages sont somptueux. On est heureux.


Notre premier coucher de soleil sur le Pacifique à Humbold bay me met les larmes aux yeux.

On dort à Eureka dans un joli petit motel. On nous avait dit qu'on pouvait "négocier" les prix dans les motels. On n'imaginait pas le faire. Mais quand la charmante réceptioniste nous voit discuter entre nous une fois qu'elle nous a annoncé son prix, d'elle même, elle descend de 65 $ à 40 😏. Le pli est pri. Lorsque que nous arrivons dans un hôtel, Le Grand demande le prix, se tourne vers moi, me dit quelque chose en français, je réponds systématiquement n'importe quoi en faisant "non" de la tête et presque à chaque fois le prix chute de 20 à 30%.
13 juillet
Redwood National Park. Nous découvrons les Visitors centers que nous allons beaucoup fréquenter. Nous prenons notre pass pour les parcs nationaux et pour un tout petit droit de passage le ranger nous explique que nous pouvons aller à Tall Trees Grove. Nous nous acquittons de ce droit et il nous donne la combinaison d'un cadenas. La gentillesse des rangers et des gens en général nous enchante.
Le parc est magique. Un océan vert cotoie le bleu. Les séquoia sont ici, on le découvrira plus tard, moins gros que ceux du Yosemite ou de Sequoia Park mais ils sont immenses. Deux jeunes femmes rangers avec qui nous allons dicuter un bon moment nous expliqueront d'ailleurs que la "bataille des sequoias" entre les parcs est sévère. L'un revendique le plus vieux, l'autre le plus gros, ici, ils ont les plus grands. Avec beaucoup d'humour d'ailleurs, elles nous diront "vous verrez aux USA, c'est toujours "le plus".


La balade à Tall Trees Grove est superbe. Nous marchons tous les deux seuls dans cette immense cathédrale de troncs rouges. La flore est abondante et colorée, en particulier les digitales qui ont du être génétiquement modifiées par les gènes des sequoias. Certaines sont plus grandes que moi - bon ça d'accord, ce n'est pas difficile - mais que le Grand aussi, donc elles font plus de 2 m ! Et je ne parle pas des fougères ! Je crois bien avoir entrevu un ours, mais cela s'est passé si vite... Ai-je rêvé ? Le Grand joue au trappeur et cherche des empreintes d'animaux. Ca marche ! Il repère des traces mais de là à savoir de quel animal il s'agit ? Tout ce qu'il peut dire c'est que ce doit être un gros félin. Un cougar peut être ?
Après un pique nique où de superbes oiseaux bleus tentent de nous piquer nos provisions, nous marchons jusqu'à Lady Bird Johnson Grove. Les séquoias sont un peu moins haut dans cette partie du parc, mais que c'est beau. Ici les sous bois sont envahis de rhododendrons et malgré l'époque tardive, certains sont encore en fleurs. Blanc limpide, jaune citron, rose nacré, rose bonbon, jaune vert. Impossible de choisir "le plus" beau. Ils ont tous un plus.
Nous reprenons notre route vers le nord, toujours en longeant la cote et en nous arrêtant pour admirer certains points. On aperçoit au loin quelques baleines. Direction Crescent City et Point St George. Le ranger, ce matin, nous a dit qu'il fallait voir le coucher du soleil à Point St George. Il avait raison.

Nous sommes deux "novices" question voyages. A part quelques voyages professionnels, hyper organisés et quelques courtes échappées, en 18 ans de vie commune, nous ne sommes jamais partis en vacances.
En 2003, mon mari (dit Le Grand) a eu un cancer du pancréas. Il avait 53 ans à ce moment là, moi 48. On croyait notre vie finie. Les années 2003/2004 ont duré longtemps... très longtemps et notre terreur était de voir le cauchemar se terminer, car nous n'avions que peu d'espoir d'un réveil heureux. Pendant qu'il se battait contre cette saloperie, un de nos amis m'a demandé ce qu'il pouvait lui offrir pour lui faire vraiment plaisir. Je lui ai expliqué que le rêve d'enfant du Grand avait été de "voir en vrai les paysages des vrais westerns". Il lui a offert un livre somptueux qui n'a plus quitté sa "table de nuit" d'abord à la clinique, puis à la maison.
En 2005, Il a bénéficié d'une opportunité intéressante pour s'arrêter de travailler en janvier. Le 21 juin 2005 nous nous sommes envolés. Bien entendu, en raison de notre grand âge il n'était pas question de crapahuter en nous mettant dans des situations délicates. Donc le voyage que je vais vous raconter risque fort de décevoir les "aventuriers", quoique...
Nous n'avons rien préparé, nous avons juste réservé une voiture (chez Alamo via Auto Escape) et nos billets d'avion (par Expedia) : Paris-Montréal le 21 juin 2005 Toronto-San Francisco le 11 juillet San Francisco-Montréal le 20 septembre Montréal-Paris le 12 octobre.
Dans nos bagages le Guide vert et le Routard.
Le Grand a été un petit peu scout quand il était gamin, moi je n'ai jamais campé de ma vie et, surtout, je n'ai jamais imaginé que je camperai un jour. Pourtant, la veille du départ nous avons acheté une tente Quechua "On ne sait jamais..."
Après quelques jours au Québec,

le 11 juillet 2005 nous embarquons à Toronto pour San Franscico, c'est la journée des mésaventures. Et ça commence très tôt le matin. Les formalités de police se font directement avant l'embarquement. Nous tombons sur un policier américain qui affiche son nom sur une jolie petite étiquette agrafée sur le revers de sa poche poitrine : A. Di Narco, ça me fait rigoler mais je ne vais rigoler longtemps.
Il épluche nos passeport et la carte sur laquelle on doit tout décrire de nous : "I need an address in San Francisco". Oh, mais nous comprenons bien cher Monsieur, mais nous n'avons pas d'adresse à San Francisco. Nous atterrissons là-bas, nous prenons la voiture de location, dont voici le contrat, et nous partons à l'aventure. "I need an address in San Francisco". On se regarde éberlués. Ben, il ne nous a pas compris. Notre accent peut-être ? On recommence en articulant. "I need an address in San Francisco". Ca a duré au moins 20 minutes. Plus on s'énervait, plus il restait froid comme un zombie. Il a répété de sa voix monocorde "I need an address in San Francisco" une quinzaine de fois, jusqu'à ce que le Grand retourne dans le hall, appelle un hôtel de chaîne et demande à la réception l'adresse de leur hôtel à San Francisco. On écrit avec application l'adresse de cet hôtel où nous ne mettrons jamais les pieds et Monsieur Di Narco toujours aussi "souriant" nous donne le coup de tampon sésame pour nous permettre d'entrer aux Etats-Unis !
Il n'est pas 9 heures du matin, je suis déjà bien énervée par mon pote Di Narco, on a quelques 8 heures à passer dans les aéroports et les avions et je m'aperçois que j'ai oublié d'acheter des cigarettes et de "m'en griller une" avant d'entrer dans l'aéroport. Un paquet de cigarettes dans les boutiques de l'aéroport : 13 $can 😮 et une zone fumeurs infecte. Je sens que la journée va être géniale !
Comme nous n'avons rien préparé, nous choisissons dans l'avion notre première destination. Je propose au Grand de partir vers le nord pour visiter dans un premier temps Redwood National Park, puis nous irons vers Crater Lake.
On atterrit vers 17 heures. On récupère nos sacs de voyage tous sens dessus-dessous, verrous forcés. J'ai pris la précaution de répartir les médocs du Grand dans les trois sacs pour éviter toute catastrophe que ne manquerait pas de provoquer la perte de ses précieux remèdes. Heureusement que j'ai mis avec chaque paquet de gélules une copie de la lettre que son médecin a faite pour ses confrères américains "au cas où", sinon je pense qu'ils nous auraient arrêtés pour nous demander ce que l'on trafiquait LOL ! On va chercher la voiture... je n'ai toujours pas fumé. Sur le parking, pendant que le Grand fait son choix, je m'en allume une avec bonheur. La préposée de l'agence se précipite sur moi, hystérique, ici aussi on n'a pas le droit de fumer 😛. L'heure tourne, le Grand a faim, comme d'hab, j'ai envie de fumer, comme d'hab - enfin... encore plus que d'hab. On file vers le Nord. Objectif : un restau et un p'tit coin où il n'y a pas de panneau "No smoking".
On roule, la circulation est infernale. Je surveille les panneaux de limitation de vitesse et je rappelle à l'ordre Le Grand chaque fois qu'il dépasse le bon niveau sur le compteur. Ce qui l'énerve, puisque tous les autres roulent beaucoup plus vite. Mais je commence une crise de parano qui va me durer deux, trois jours. J'ai une peur bleue que l'on nous arrête pour excès de vitesse et que l'on se retrouve en prison, pour fausse déclaration à notre cher ami Di Narco.
On roule. En consultant la carte, j'ai décidé qu'on allait dormir à Petaluna, parce que le nom me plaît et que pour ce soir c'est bien assez loin. Péage sur le Richmond - San Rafael Bridge. Et qu'est-ce qu'ils ont oublié les deux gros malins ? ... de prendre des dollars à la machine à sous ! Le péage n'accepte ni nos euros, ni les dollars canadiens, ni les cartes Visa. Imaginez le sketch : faire demi tour, à un péage, dans la circulation dense, quand on ne connait pas la voiture et qu'on est passablement énervés, lui parce qu'il a de plus en plus faim, moi parce qu'on n'a toujours pas trouvé, sur cette 🤪 d'autoroute, une aire de repos... Ca commence à me plaire l'Amérique LOL ! On a fini par trouver des sous autochtones, on a eu beaucoup de mal à trouver un restau encore ouvert passé 22 heures et on s'est endormis comme des souches dans le premier motel venu.
Nous n'aurons plus de galère pendant tout notre voyage. On a tout concentré sur le premier jour.
12 juillet
Après quelques achats de première nécessité - glacière, eau, pique-nique - nous passons la première journée à découvrir la cote sur la route 1 entre Salmon Creek et Eureka. Il fait beau, il fait chaud, les paysages sont somptueux. On est heureux.


Notre premier coucher de soleil sur le Pacifique à Humbold bay me met les larmes aux yeux.

On dort à Eureka dans un joli petit motel. On nous avait dit qu'on pouvait "négocier" les prix dans les motels. On n'imaginait pas le faire. Mais quand la charmante réceptioniste nous voit discuter entre nous une fois qu'elle nous a annoncé son prix, d'elle même, elle descend de 65 $ à 40 😏. Le pli est pri. Lorsque que nous arrivons dans un hôtel, Le Grand demande le prix, se tourne vers moi, me dit quelque chose en français, je réponds systématiquement n'importe quoi en faisant "non" de la tête et presque à chaque fois le prix chute de 20 à 30%.
13 juillet
Redwood National Park. Nous découvrons les Visitors centers que nous allons beaucoup fréquenter. Nous prenons notre pass pour les parcs nationaux et pour un tout petit droit de passage le ranger nous explique que nous pouvons aller à Tall Trees Grove. Nous nous acquittons de ce droit et il nous donne la combinaison d'un cadenas. La gentillesse des rangers et des gens en général nous enchante.
Le parc est magique. Un océan vert cotoie le bleu. Les séquoia sont ici, on le découvrira plus tard, moins gros que ceux du Yosemite ou de Sequoia Park mais ils sont immenses. Deux jeunes femmes rangers avec qui nous allons dicuter un bon moment nous expliqueront d'ailleurs que la "bataille des sequoias" entre les parcs est sévère. L'un revendique le plus vieux, l'autre le plus gros, ici, ils ont les plus grands. Avec beaucoup d'humour d'ailleurs, elles nous diront "vous verrez aux USA, c'est toujours "le plus".


La balade à Tall Trees Grove est superbe. Nous marchons tous les deux seuls dans cette immense cathédrale de troncs rouges. La flore est abondante et colorée, en particulier les digitales qui ont du être génétiquement modifiées par les gènes des sequoias. Certaines sont plus grandes que moi - bon ça d'accord, ce n'est pas difficile - mais que le Grand aussi, donc elles font plus de 2 m ! Et je ne parle pas des fougères ! Je crois bien avoir entrevu un ours, mais cela s'est passé si vite... Ai-je rêvé ? Le Grand joue au trappeur et cherche des empreintes d'animaux. Ca marche ! Il repère des traces mais de là à savoir de quel animal il s'agit ? Tout ce qu'il peut dire c'est que ce doit être un gros félin. Un cougar peut être ?
Après un pique nique où de superbes oiseaux bleus tentent de nous piquer nos provisions, nous marchons jusqu'à Lady Bird Johnson Grove. Les séquoias sont un peu moins haut dans cette partie du parc, mais que c'est beau. Ici les sous bois sont envahis de rhododendrons et malgré l'époque tardive, certains sont encore en fleurs. Blanc limpide, jaune citron, rose nacré, rose bonbon, jaune vert. Impossible de choisir "le plus" beau. Ils ont tous un plus.
Nous reprenons notre route vers le nord, toujours en longeant la cote et en nous arrêtant pour admirer certains points. On aperçoit au loin quelques baleines. Direction Crescent City et Point St George. Le ranger, ce matin, nous a dit qu'il fallait voir le coucher du soleil à Point St George. Il avait raison.

Cinq jours sur le GR34 à VTT entre Plouaret et Brest English translation pending
Bonjour,
J’ai passé 5 jours en VTT sur le GR34 entre Plouaret et Brest entre 10 et 15 juillet 2010.
C’est mon premier voyage en solo de ce type et j’ai pris un énorme plaisir à le faire. J’ai mis le récit de mon voyage sur un blog wordpress (http://slot51.wordpress.com/).
Je mets le lien pas pour me faire du trafic sur le blog (d’ailleurs c’est le seul article sur ce blog) mais pour éviter de remplir une grosse page sur ce forum.
Cordialement,

J’ai passé 5 jours en VTT sur le GR34 entre Plouaret et Brest entre 10 et 15 juillet 2010.
C’est mon premier voyage en solo de ce type et j’ai pris un énorme plaisir à le faire. J’ai mis le récit de mon voyage sur un blog wordpress (http://slot51.wordpress.com/).
Je mets le lien pas pour me faire du trafic sur le blog (d’ailleurs c’est le seul article sur ce blog) mais pour éviter de remplir une grosse page sur ce forum.
Cordialement,

Traversée du Niger à Koulikoro, Mali English translation pending
Bonjour, l'un de vous as t-il traversé le Niger (sur un bac) en voiture a cette ville cela permet d'éviter de traverser Bamako pour aller sur Ségou.
merci jlmg
Durée de la route de Windhoek (Namibie) à Kasane (Botswana)? English translation pending
Nous partons au mois d'août prochain en Namibie pendant 4 semaines et nous avons prévu de consacrer la dernière semaine à la bande de Caprivi et au parc de Chobe au Botswana.
Voici le planning que nous avons prévu : J1 : départ de Windhoek et route jusqu'à Rundu ou Mahango J2 : Journée au parc Mahango J3 : départ pour Chobé J4 : Chobe J5 : Chobe J6 : Chobe J7 : Route du retour J8 : départ de notre vol Paris-Windhoek à 11h30
2 questions :
1) Compte-tenu des délais (on part dans 3 semaines et rien est réservé) et des kilométres, quel itinéraires est-ce que vous nous conseilleriez ? J'irai bien au Camping de Savuti mais je comprends qu'il peut être plus simple de rayonner à partir de Kasane ?
2) Combien de temps faut-il prévoir au minimum pour la route Kasane - Windhoek ?
Voici le planning que nous avons prévu : J1 : départ de Windhoek et route jusqu'à Rundu ou Mahango J2 : Journée au parc Mahango J3 : départ pour Chobé J4 : Chobe J5 : Chobe J6 : Chobe J7 : Route du retour J8 : départ de notre vol Paris-Windhoek à 11h30
2 questions :
1) Compte-tenu des délais (on part dans 3 semaines et rien est réservé) et des kilométres, quel itinéraires est-ce que vous nous conseilleriez ? J'irai bien au Camping de Savuti mais je comprends qu'il peut être plus simple de rayonner à partir de Kasane ?
2) Combien de temps faut-il prévoir au minimum pour la route Kasane - Windhoek ?