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Patagonie, entre Argentine et Chili English translation pending
Terre de grands espaces, de pampas infinies, de calottes glaciaires inextricables, de forêts profondes, de lacs merveilleux, de fjords et, , , de vent.
La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.
Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html
30 et 31 janvier
Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.
1er février
Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.
2 février
Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…
3 février
Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.
4 février
Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.
5 février
Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.
C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.
6 février
Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.
7 février
La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.
8 février
La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.
9 février
Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.
10 février
Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.
11 février
Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.
12 février
Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.
13 février
Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.
14 février
Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.
15 février
C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.
16 février
Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.
17 février
Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.
18 février
La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.
19 février
L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.
20 février
Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.
21 février
Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.
22 février
C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.
L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.
23 février
Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.
C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.
24 février
C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.
25 février
Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.
26 février
Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.
27 février
Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.
Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html
30 et 31 janvier
Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.
1er février
Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.
2 février
Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…
3 février
Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.
4 février
Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.
5 février
Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.
C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.
6 février
Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.
7 février
La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.
8 février
La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.
9 février
Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.
10 février
Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.
11 février
Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.
12 février
Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.
13 février
Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.
14 février
Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.
15 février
C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.
16 février
Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.
17 février
Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.
18 février
La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.
19 février
L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.
20 février
Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.
21 février
Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.
22 février
C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.
L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.
23 février
Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.
C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.
24 février
C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.
25 février
Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.
26 février
Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.
27 février
Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
Partir vivre un an en Australie English translation pending
Bonjour,
Mon copain et moi souhaiterions partir en Australie entre 6 mois et 1 an, toutes informations m'intéressent à ce sujet...😛 Je me suis un peu renseignée et j'ai trouvé un visa assez intéressant (Visa Holidays/Working) je voudrais avoir un peu plus d'avis, de commentaires sur ce dernier... Beaucoup de question sur ce voyage...
- Est-il facile de trouver du boulot? Mon copain est électricien et moi je pense plutôt chercher un petit job dans un resto (plonge) ou dans un hotel (femme de menage) car je travaille actuellement dans la communication et la pub ce qui à mon avis est un domaine peu accessible...
- Combien de temps met on à peu prés pour trouver du travail?
- Prendre des cours d'anglais est-il conseillé? Sachant que j'ai un niveau plus scolaire qu'autre chose!
- 2 salaires suffiront - ils pour prendre un petit appart?
- L'intégration est-elle facile?
- Quelle somme me conseillez vous de mettre de coté avant de partir? (billet d'avion 1500Euros + 140 euros Visa+....?)
Je suis preneuse de tous conseils 🙂 En attendant ce pays à l'air génial !
Si un couple ou tous simplement une bande d'amis sont dans la même situation on peut en parler et echanger ce qu'on sait dejà, conseils... Voili voilou!
A biiientôt
Mon copain et moi souhaiterions partir en Australie entre 6 mois et 1 an, toutes informations m'intéressent à ce sujet...😛 Je me suis un peu renseignée et j'ai trouvé un visa assez intéressant (Visa Holidays/Working) je voudrais avoir un peu plus d'avis, de commentaires sur ce dernier... Beaucoup de question sur ce voyage...
- Est-il facile de trouver du boulot? Mon copain est électricien et moi je pense plutôt chercher un petit job dans un resto (plonge) ou dans un hotel (femme de menage) car je travaille actuellement dans la communication et la pub ce qui à mon avis est un domaine peu accessible...
- Combien de temps met on à peu prés pour trouver du travail?
- Prendre des cours d'anglais est-il conseillé? Sachant que j'ai un niveau plus scolaire qu'autre chose!
- 2 salaires suffiront - ils pour prendre un petit appart?
- L'intégration est-elle facile?
- Quelle somme me conseillez vous de mettre de coté avant de partir? (billet d'avion 1500Euros + 140 euros Visa+....?)
Je suis preneuse de tous conseils 🙂 En attendant ce pays à l'air génial !
Si un couple ou tous simplement une bande d'amis sont dans la même situation on peut en parler et echanger ce qu'on sait dejà, conseils... Voili voilou!
A biiientôt
Recherche d'association humanitaire pour mes vacances d'été English translation pending
Bonjour je vient de boucler ma licence d'histoire , j'ai 22 ans et je ne sais pas quoi faire de mes vacances d'été . J'adorerai connaitre l'afrique noire ( togo, Mali, etc ... ) dans le cadre d'une action humanitaire . Le problème c'est que je connais aucune association humanitaire digne de ce nom qui cherche un volontaire . Est ce que l'un d'entre vous aurai un plan SERIEUX ? parce que j'ai visiter quelques sites sur le net mais aucun de ces sites ne m'a paru congret et fiable ! Aidez moi ! 😉
Cherche missions humanitaires à Madagascar English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'ai 26 ans et je souhaite me fixer de nouveaux objectifs. Mon principal objectif est de partir à Madagascar pour 2/3 semaines afin d'y effectuer un travail humanitaire ou d'interêt général... J'aimerai beaucoup être hébergée dans une famille d'accueil pour vivre au plus prés de la population et découvrir les diverses cultures Malgaches... Je voulais savoir si vous aviez des adresses de personnes, d'associations, d'orphelinats pour m'aider à effectuer ce voyage. Je me laisse un an pour préparer ce voyage (pour Février ou Mars 2011). Je vous remercie par avance et j'ai hâte de vous lire... :)
J'ai 26 ans et je souhaite me fixer de nouveaux objectifs. Mon principal objectif est de partir à Madagascar pour 2/3 semaines afin d'y effectuer un travail humanitaire ou d'interêt général... J'aimerai beaucoup être hébergée dans une famille d'accueil pour vivre au plus prés de la population et découvrir les diverses cultures Malgaches... Je voulais savoir si vous aviez des adresses de personnes, d'associations, d'orphelinats pour m'aider à effectuer ce voyage. Je me laisse un an pour préparer ce voyage (pour Février ou Mars 2011). Je vous remercie par avance et j'ai hâte de vous lire... :)
Lois en ce qui concerne les plages en République Dominicaine? English translation pending
a puntacana ...les pecheurs ...les baigneurs....les riverains... se font jeter des plages ...q elles sont les lois en ce qui concerne les plages ...quelles sont les droits des gens en la matiere....les riches et leurs projets de la region font mains basses sur les belles plages ....bien sur pour en tirer profis....mais comment peuvent se defendrent ces pauvres gens...quelles recours ont ils ...toutes infos seront les bienvenues.....
Trajet de Darjeeling à Katmandou long? English translation pending
Bonjour
J'envisage le passage frontiere pour le Nepal de Darjeeling Pourrais t on me dire comment ça se passe ? Le trajet est il vraiment très long jusqu'a Katmandou? Est-il possible de le faire en plusieurs fois? Merci pour vos réponses Véronique
J'envisage le passage frontiere pour le Nepal de Darjeeling Pourrais t on me dire comment ça se passe ? Le trajet est il vraiment très long jusqu'a Katmandou? Est-il possible de le faire en plusieurs fois? Merci pour vos réponses Véronique
Voyage humanitaire à Gaza English translation pending
Bonjour je suis nouvelle ici...je fais appel à vous pour avoir quelques renseignements car je souhaiterais aller à la rencontre du peuple Palestinien. C'est un peuple que j'admire et que je soutiens de tout mon coeur et j'ai vraiment envie de contribuer à qqch pour eux! Alors je suis ni medecin ni journaliste certes mais je peux par exemple apporter de la nourriture, des medicaments, des jouets ou même un sourire...En fait j'aimerais faire le voyage avec une assoc' ou avec qqn qui connait deja le terrain ca serait génial!
Et puis aussi j'y connais rien sur les papiers administratifs, visa etc...
Merci de votre aide!
Merci de votre aide!
Où laisser mon vélo une semaine à Santiago du Chili? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train de remonter l'Amérique du Sud à vélo mais, pour des raisions familiales, je dois rentrer d'urgence en france pour un semaine. Je pense prendre un avion à Santiago du Chili. Mais que faire du vélo (Je n'ai pas trop envie de lui infliger encore deux trajets en soute à bagages...)? Auriez vous un bon plan pour que je puisse laisser mon vélo en toute sécurité à Santiago pendant une semaine? Existe t-il des consignes à l'aéroport de santiago ou je pourrais le laisser? Si oui, avez vous une idée du cout?
Merci d avance pour vos réponses et bonne journée
Ciao
Je suis en train de remonter l'Amérique du Sud à vélo mais, pour des raisions familiales, je dois rentrer d'urgence en france pour un semaine. Je pense prendre un avion à Santiago du Chili. Mais que faire du vélo (Je n'ai pas trop envie de lui infliger encore deux trajets en soute à bagages...)? Auriez vous un bon plan pour que je puisse laisser mon vélo en toute sécurité à Santiago pendant une semaine? Existe t-il des consignes à l'aéroport de santiago ou je pourrais le laisser? Si oui, avez vous une idée du cout?
Merci d avance pour vos réponses et bonne journée
Ciao
Appeler aux États-Unis depuis les États-Unis: meilleur moyen? English translation pending
Ça y est, le départ approche (le 2 avril) ... pour la californie et les parcs nationaux pour 2 semaines ...
Quel serait le meilleur moyen pour appeler aux US des US ? En fait je cherche un moyen d'appeler uniquement en cas d'extrème urgence ... ya toujours les cabines me direz vous ... Mais je prevois le pire : si je tombe en panne de voiture ds les parcs sans cabine à l'horizon, comment je fais , moi ?🤪 Je me suis renseignée chez orange, mon portable est pas débloqué ....
Le systeme mobycarte existe la bas? quel prix et ts les états sont ils couverts par les forfaits de base .... je suis allée sur le site :T-mobile .com mais je ne comprend pas tout ...
Peut être qq'un a t il un portable US à me vendre ...
Thanks Read you later !!!!!
Quel serait le meilleur moyen pour appeler aux US des US ? En fait je cherche un moyen d'appeler uniquement en cas d'extrème urgence ... ya toujours les cabines me direz vous ... Mais je prevois le pire : si je tombe en panne de voiture ds les parcs sans cabine à l'horizon, comment je fais , moi ?🤪 Je me suis renseignée chez orange, mon portable est pas débloqué ....
Le systeme mobycarte existe la bas? quel prix et ts les états sont ils couverts par les forfaits de base .... je suis allée sur le site :T-mobile .com mais je ne comprend pas tout ...
Peut être qq'un a t il un portable US à me vendre ...
Thanks Read you later !!!!!
Intérêt de la côte espagnole (Bayonne-Santander-Gijon) à vélo? English translation pending
Bonsoir,
Y a t il un intéret à faire la cote Bayonne Santander Gijon ? merci d'avance
gabriel
Y a t il un intéret à faire la cote Bayonne Santander Gijon ? merci d'avance
gabriel
Temple sur montagne pour film proche de Kyoto? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais faire un film de vacances un peu élaboré pendant mon voyage au Japon.
L'idée est que pendant le film, on subit un entrainement "à la JC Vandamne" ou à la "Kill Bill" ou "rocky" dans un Temple (ou plutôt à coté d'un temple, dehors, mais avec un visu sur le temple). Idéalement, on demandera sur place si qq veut participer, mais sinon, on fera le film "humoristique" juste à deux.
Je voulais le faire à Koyasan, mais je pense que je n'arriverais pas à le rentrer dans mon planning.
Y a t il des temples proches de Kyoto où on pourrait dormir ET faire de belles prises de vues (genre avec de la montagne autour) ?
Est ce facile d'accès ? Faut il réserver ?
Merci de vos infos, je n'ai pas trouvé dans le lonely !
Vadim
Je voudrais faire un film de vacances un peu élaboré pendant mon voyage au Japon.
L'idée est que pendant le film, on subit un entrainement "à la JC Vandamne" ou à la "Kill Bill" ou "rocky" dans un Temple (ou plutôt à coté d'un temple, dehors, mais avec un visu sur le temple). Idéalement, on demandera sur place si qq veut participer, mais sinon, on fera le film "humoristique" juste à deux.
Je voulais le faire à Koyasan, mais je pense que je n'arriverais pas à le rentrer dans mon planning.
Y a t il des temples proches de Kyoto où on pourrait dormir ET faire de belles prises de vues (genre avec de la montagne autour) ?
Est ce facile d'accès ? Faut il réserver ?
Merci de vos infos, je n'ai pas trouvé dans le lonely !
Vadim
La tribu des Kin Miens au Vietnam English translation pending
Je viens de passer 4 jours FA-BU-LEUX A Bac Ha (dont 3 jours de ballade en moto sur des pistes de montagnes). Rapport suit of course 🙂 . Au marche du dimanche de Bac Ha (A FAIRE ABSOLUMENT, C'EST EPOUSTOUFLANT !), j'ai remarque quelques femmes tres differentes des H'mongs Fleurs : grandes, elancees, avec un visage beaucoup plus fin, et tres elegantes dans un pantalon et une tunique noires, ceinture de tissu rouge, et fin turban multicolore a bande dominante rouge. Mon ami Olivier de Sapa m'a dit que ce sont des Kin Mien, apparentes aux Dao. Aucune info sur Google. Vous qui savez tout, pouvez-vous eclairer ma lanterne a leur sujet ? MERCI 😏
Nombreux accidents de motos dans les environs de Patong English translation pending
Bonsoir
Attention si vous prenez une location de scooter , De nombreux accidents dans les environs de Patong
Pourquoi ;
Le manque de pratique de certains venus du continent afrcains et moyen orient qui louent des grosses machines 500 cc qui roulent comme des cinglés et qui ignorent meme les injonctions de la police, en détournant l'attention de celle-ci.
Ils ne portent jamais le casque et toujours torse-nu Comme ils circulent en bande de 5 a 8 individus, ils se croient au milieu de leur troupeau et foncent dans tout, et c'est la discution a chaque fois que la polce les arretent
Faire tres attention, car j'ai vu qu'ils menaçaient meme la police ; Lorsqu'ils se font arreter il ne faut pas attendre 10 minutes pour en avoir 20 sur le dos et les gros mots sont de sorties
Bons conseils , lorsque vous en croisez , méfiez vous les autres arrivent a grandes vitesses, car ils font prepétuelement la course entre eux ou ils roulent hyper lentement sur la largeur de route pour se faire remarquer puis demarrent comme des bombes , sans se retourner apres les gens normaux .
La plus grande prudence est de rigueur .
Bonne route et prudence
Je trouve aussi assez bizarre , on ne parle pas des morts et blessés graves sur les routes de Phuket
Je trouve aussi assez bizarre , on ne parle pas des morts et blessés graves sur les routes de Phuket
Trajet Katmandou-Bhaktapur? English translation pending
bonjour , je suis actuellement a KTM , ville fascinante mais j'aimerais un peu plus de calme en logeant quelques jours a Bakhtapur .
Je n'ai pas de guide pour le Nepal , comment rejoindre Bhaktapur en bus ? les taxis suzuki demandent des prix exhorbitants et refuse la course lorsque l'on negocie a un tarif honnete . Je me suis rendu a la gare routiere , mais on m'a dit que le bus ne partait pas d'ici 🤪 . thank you
Circuit en Thaïlande avec une agence English translation pending
bonjour à tous🙂,
quelqu'un a t'il deja fait le circuit princesse de siam en thailande ???
et est ce que vous avez des avis sur vacances transat???
merci encore si vous avez quelques conseils à me donner😉😉😉 !!!
quelqu'un a t'il deja fait le circuit princesse de siam en thailande ???
et est ce que vous avez des avis sur vacances transat???
merci encore si vous avez quelques conseils à me donner😉😉😉 !!!
Itinéraire d'un mois en Indonésie: Sulawesi, Maluku ou Papouasie? English translation pending
Bonjour,
1 mois en Indonésie que me conseillez vous (j'ai du mal à me décider)?? sulawesi ou maluku ou papua??
(je me suis déjà balladé à kalmantan, java, bali, lombaok, sumba et flores...),
et j'aime la plongée sous marine (ou bien le snorkling), grimper sur des montagnes ou des volcan, et me "promener" dans la jungle pour essayer de voir un peu les bestioles locales...)
Merci d'avance pour vos infos...😉
De retour de l'Iberotel Coraya Marsa Alam English translation pending
Bonjour, 😎
Nous revenons de l'Iberotel CORAYA à Marsa Alam où nous avons passé une semaine vraiment inoubliable en famille (4 adultes un enfant) .
Tout d'abord l'hôtel est superbe et situé à 10 min de l'aéroport (non bruyant).
Une piscine sur les trois était chauffée à 31°, la température en cette saison était d'environ 28° la journée et un peu fraiche le soir mais nous restions en manches courtes. Les bains de soleil étaient disponibles toute la journée et il n'y avait pas de réservations matinales comme on peut le voir dans certains hôtels.
La plage était spacieuse, l'eau relativement bonne mais le manque de profondeur ne permettait pas de nager ou alors il fallait se rendre sur un ponton non loin et plonger avec masque et tuba pour aller voir les poissons. Nous avons même vu une bande de dauphins en train de chasser à 100 m de la berge.
Nous avons été très bien accueillis par des personnes charmantes, les prestations étaient irréprochables.
Notre chambre était tous les jours parfaitement entretenue, des décors étaient réalisés avec les serviettes et fleurs d'hibiscus. Le service de chambre passait tous les soirs nous amener des petits cadeaux, des bonbons mais aussi changer les serviettes de plage. La restauration était excellente et variée la matin, midi et soir.
Dans la formule all in, nous avons eu droit à un massage gratuit par personne, une bouteille de vin et fruits dans notre chambre en plus du mini bar ainsi qu'un quart d'heure d'internet par jour et par chambre.
Si vous appelez avant 9h du matin, le service de blanchisserie passe ramasser vos vêtements et vous les rend le soir vers 17h lavés et repassés.
Vous pouvez manger Le soir dans les restaurants (poissons et viandes, oriental, italien) situés dans le domaine qui comprend plusieurs hôtels à condition de réserver la veille.
A savoir... Un aquapark surveillé avec de super toboggans est situé à 1 km à l'intérieur du domaine, il totalement gratuit, Nous avons été étonnés de ne trouver quasiment personne, peut-être que les gens ne le savaient pas?
L'hôtel est situé dans une zone désertique au bord de la mer rouge, idéal pour un séjour plage et repos complet car autour il n'y a rien mise à part des hôtels et centres de plongée.
La ville de EL QUSEIR est à 70 km aller (une grosse heure de route), une navette peut vous emmener pour 10 euros AR par personne à 16h et retour à 20h car la ville est petite et les magasins ouvrent le soir quand il fait frais.
Des excursions sont proposées, une à Louxor, il faut plus de trois heures pour vous y rendre. Il y a aussi du Quad dans le désert.
Nous avons passés un excellent séjours qui nous a permis de recharger nos batteries!!!😉
Si vous souhaitez des renseignements sur cet hôtel, n'hésitez pas !, c'est avec plaisir que je vous répondrai🙂
Prendre le train avec son vélo pour se rendre à Saint-Nazaire? English translation pending
Salut,
Peut on prendre le train avec son vélo pour se rendre au départ (st nazaire) de l'euro vélo 6. Et si oui vos vélo sont il arrivé en bon état ?
Le site de la sncf est un casse tête . Merci.
Peut on prendre le train avec son vélo pour se rendre au départ (st nazaire) de l'euro vélo 6. Et si oui vos vélo sont il arrivé en bon état ?
Le site de la sncf est un casse tête . Merci.
Plus de visas pour la Libye pour les ressortissants européens (15 février 2010) English translation pending
Plus de visas pour la Libye depuis ce matin pour les ressortissants européens... bien, nous irons ailleurs!
Je pense à notre guide qui comptait sur nous pour alimenter son maigre bizness.
Je plains les Libyens...
Voyage en voiture France-Séville-Málaga-Grenade en juillet 2010: vos conseils économiques? English translation pending
Bonjour,
ça y est nous nous sommes décidés, nous partons avec notre voiture de France vers Seville puis Malaga puis Grenade puis Tolède ! Cependant nous sommes inquiets face aux diverses informations plutot alarmantes au sujet d'un voyage en VOITURE ... Dans beaucoup de guides, ils nous conseillent de pas garer notre voiture dans la ville mais dans des parkings sécurisés car les infractions sont très très courantes sur les voitures étrangères ... or les parkings sont très chers pour notre petit budget ... Avez vous des astuces ?
De plus avez vous des conseils au sujet des faux policiers qui volent les touristes sur les autoroutes? Est ce vraiment très fréquent ? Quelle est la conduite à tenir ? Continuer de rouler jusqu'a ce qu'ils allument leur girophares ?
Merci de vos réponses
Wicklow Way - Irlande English translation pending
Salut à tous,
J'ai lu attentivement différents messages postés sur ce site concernant le Wicklow Way. J'envisage également de le parcourir au mois d'Avril. Voici les quelques questions que je me pose et pour lesquelles vous pourrez surement me répondre à travers vos expériences :
- Comment vous êtes vous débrouillés à DUBLIN pour rejoindre le début du chemin (Marlay Park) depuis l'aéroport ? Avez vous dormi à proximité de Marlay Park ou est ce que vous êtes restée dans le centre ville ?
- J'ai lu qu'il valait mieux réserver les B&B à l'avance. Pouvez vous m'indiquer les endroits où vous vous êtes arrêtés pour dormir, vos impressions et également le budget moyen pour une nuit ?
- Quelle a été la durée du votre parcours ainsi que la durée moyenne de marche par jour ?
- Pour le retour depuis Clonegal ou Bunclody, comment avez vous rejoint Dublin ? Avez vous effectué une extension du Wicklow Way de Clonegal jusqu'à Bunclody pour rejoindre le bus ? Si oui, est-ce bien praticable et est-ce une route fréquentée (dangereuse) par les voitures ?
En vous remerciant par avance pour vos réponses et vos retours d'expérience,
Cédric
J'ai lu attentivement différents messages postés sur ce site concernant le Wicklow Way. J'envisage également de le parcourir au mois d'Avril. Voici les quelques questions que je me pose et pour lesquelles vous pourrez surement me répondre à travers vos expériences :
- Comment vous êtes vous débrouillés à DUBLIN pour rejoindre le début du chemin (Marlay Park) depuis l'aéroport ? Avez vous dormi à proximité de Marlay Park ou est ce que vous êtes restée dans le centre ville ?
- J'ai lu qu'il valait mieux réserver les B&B à l'avance. Pouvez vous m'indiquer les endroits où vous vous êtes arrêtés pour dormir, vos impressions et également le budget moyen pour une nuit ?
- Quelle a été la durée du votre parcours ainsi que la durée moyenne de marche par jour ?
- Pour le retour depuis Clonegal ou Bunclody, comment avez vous rejoint Dublin ? Avez vous effectué une extension du Wicklow Way de Clonegal jusqu'à Bunclody pour rejoindre le bus ? Si oui, est-ce bien praticable et est-ce une route fréquentée (dangereuse) par les voitures ?
En vous remerciant par avance pour vos réponses et vos retours d'expérience,
Cédric
Hôtel Gold Beach Resort ou Klondike? English translation pending
Bonjour, nous partons en couple à l'île maurice au mois de mai et nous hésitons entre ces 2 hôtels...
Ils sont au même tarif mais ne doivent pas avoir les mêmes prestations : acticités gratuites, emplacement, plage, qualité du restaurant, chambre avec ou sans balcon...
Voila toutes mes interrogations, si quelqu'un peut y répondre....
Merci pour vos réponses
Douze jours en Écosse du 16 au 28 juin 2010 English translation pending
Bonjour,
à tous ceux qui souhaitent réagir et me donner des conseils sur mon itinéraire en Ecosse ce mois de juin prochain.🙂
D'abord, je dois vous dire que nous privilégions la nature et ses paysages époustouflants et que nous avons choisi pour notre première fois en Ecosse, les Highlands. Nous envisageons les îles au cours d'un autre voyage. Nous disposons d'une petite voiture et allons en BandB.
jour 1 : le 16 juin arrivée Edimbourg 18h. Prise du véhicule et hotel près de l'aéroport
jour 2 : le 17 départ tôt d'Edimbourg aéroport, visite du centre de Glasgow, nuit au B&B The Corries à Luss Loch Lomond.
jour 3 : le 18 Luss-Onich. Traversée en ferry Ardgour-Corran. descente jusqu'à Kilchoan. Traverseé en ferry à pied pour aller visiter l'immanquable village de Tobermory. Retour ferry et nuit au Sonachan Hotel côté B&B, au delà de Kilchoan
jour 4 : le 19 balade au phare d'Ardmurchan, sanna Bay, on remonte par la côte jusqu'au sound d'Arisaig, Glenfinann, Fort William (passage). Nuitée au BandB Donan house à Dornie à côté de l'Eilean donan Castle.
jour 5 : le 20 Dornie-Dunvegan (Ile de Skye). Kyle of Lochalsh, Sligachan, The cullins, Taslisker Bay, Nest point, Dunvegan Castle. nuitée BandB The Old Byre
jour 6 : le 21 Dunvegan-Dornie. Kilmuir, Duntulm Castle, Quiraing, Kilt Rock, Old man of storr, Portree. Redescente sur Dornie, nuitée au même BandB Donan House, n'ayant rien trouvé sur Plockton où Kyle of Lochalsh.
jour 7 : le 22 Dornie-Kinlochewe.On prend la magnifique route côtière Lochcarron- Applecross-Shieldaig-Torridon (conseil guide du routard). Band B cher et hôtel hors de prix à Torridon donc nuitéé au BandB Cromasaig à Kinlochewe.
jour 8 : le 23 Kinlochewe-Ullapool. Sur la route Loch Maree, Beinn Eigh, Gairloch, phare Rua Reidh, Laide, Gruinard Isle, Ulllapool. nuitée BandB Dacama à Ullapool.
jour 9 : le 24 Ullapool-Lochinver. Achiltibuie et la péninsule de Coigach le matin . On monte sur Lochinver par la côte. Ensuite l'aprem, boucle suivante: Lochinver_ Ardvreck Castle, Loch Assynt, Kylesku, Nedd, Drumbeg, la plage de Clashnessie, Point of Stoer, retour Lochinver. J'espère que cette boucle est possible dans une demi journée, il est vrai que c'est l'été et qu'on peut traîner jusquà 21 heures...
jour 10 : le 25 Lochinver-Drumnadrochit. On quitte Lochinver et descente direct jusqu'à DrumNadrochit sans passer par la case d'Inverness. Urquart Castle et balade au Glen Affric (si possible). Nuitée au BanB Aslaich.
jour 11 : le 26 Drumnadrochit-Glenco. Parce que ce n'était pas possible à l'aller, le Jacobit train n'étant pas encore ouvert le we, rendez vous 10 h Fort William pour le Jacobit train ente FW et Mallaig, juste pour le plaisir ainsi que la vue sur Loch Morar, loch Nevis et sur l'île de Skye. nuitée dans un BandB près du village de Glenco et du Loch Leven, mais pas encore trouvé !!!
jour 12: le 27 traversée de Glen Coe, Arrêt à Stirling, j'ai cru comprendre qu'une petite visite s'imposait. Arrivée tardive hotel dans Edimbourg.
jour 13 : le 28 petite visite dans Edimbourg jusqu' à 15h maxi car l'avion est à 19h. Merci de m'indiquer le plus joli à voir. Je reviendrai sur Edimbourg ultérieurement pour les îles !!!
J'attends vos commentaires et conseils. J'ai essayé de faire un itinéraire qui se tenait avec pas plus de 200 kms/jour afin de ne pas faire que de la voiture. Si j'ai oublié qqchose, n'hésitez pas.
Par avance MERCI.😉
Plongée à l'hôtel Iberostar Laguna Azul? English translation pending
peut on faire de la plongee au ILA ou du snorkling? Comment peut on se rendre a Varadero et ca prend combien de temps?
merci
Recherche témoignages sur Tataouine English translation pending
Bonjour,
Je suis journaliste et je cherche des témoignages sur Tataouine et ses environs... des impressions de voyages, des descriptions précises, des histoires vécues à Tataouine...
Merci par avance
Bien cordialement,
Sweatnad
Carnaval au Pérou English translation pending
Hola amigos!
Je souhaite fêter le carnaval ici au Pérou.
Je sais que la fête de Cajamarca est réputée la plus belle du pays, et un ami péruvien m'a dit qu'elle durait plusieurs semaines. Quelqu'un sait-il comment ça se passe? Est-il possible de trouver facilement un hôtel bon marché? Quid de la sécurité? (je ne suis pas peureuse, mais une fille seule dans une grande folie populaire et festive de ce type, ça le fait?) D'ailleurs, si quelqu'un pense être dans le coin et veut partager l'expérience, qu'il n'hésite pas à me contacter!
Ou savez-vous quelque chose sur le carnaval dans d'autres villes du Nord ou du centre du pays? Mêmes questions et proposition que précédemment!!
merci pour les infos!!
Mélie
Je souhaite fêter le carnaval ici au Pérou.
Je sais que la fête de Cajamarca est réputée la plus belle du pays, et un ami péruvien m'a dit qu'elle durait plusieurs semaines. Quelqu'un sait-il comment ça se passe? Est-il possible de trouver facilement un hôtel bon marché? Quid de la sécurité? (je ne suis pas peureuse, mais une fille seule dans une grande folie populaire et festive de ce type, ça le fait?) D'ailleurs, si quelqu'un pense être dans le coin et veut partager l'expérience, qu'il n'hésite pas à me contacter!
Ou savez-vous quelque chose sur le carnaval dans d'autres villes du Nord ou du centre du pays? Mêmes questions et proposition que précédemment!!
merci pour les infos!!
Mélie
Anecdote du parc national de Ranomafana (Madagascar) English translation pending
Indiana Jones et sa femme à Ranomafana.
Parking bondé à l’entrée du parc national de Ranomafana, les chauffeurs discutent paisiblement entre eux, les guides vantent leurs services surtaxés et sont en perpétuelle recherche de nouvelles victimes. Comme toujours je reste spectateur curieux et attentif en observant ce qui se passe autour de moi en attendant que mes clients visitent le parc. Je vois un couple américain déballer le déguisement complet d’Indiana Jones, jusque là rien de vraiment exceptionnel sur ce site. Ce n’était qu’à la touche finale, quand pratiquement tous les regards stupéfaits se sont tournées vers eux, que j’ai réalisé que ce seront certainement des spécimens intéressants à suivre de plus prés. Ils sont entrés avec les bottes scotchés au pantalon à l’aide d’une large bande adhésive orange vif, tenue de brousse, chapeau en cuir artificiellement usé, un filet de bananes attaché à la ceinture. Trop beau pour ne pas les suivre ! A peine entrés dans le parc avec guide et rabatteurs, la femme commence à éplucher des bananes et à les jeter parterre en appelant « maki, maki, maki ». Elle attend en observant le moindre signe d’approche d’un lémurien affamé. Rien de rien. Tant pis, elle change de méthode. Cette fois elle avance en brandissant une banane épluchée devant elle mais en gardant la même incantation. Les rabatteurs observent la scène bouche bée. Elle s’imagine peut être que c’est du à sa prononciation américaine et elle change d’intonation : « mâakii, makki, mâââkiiiiiiii. Toujours rien. Je ne résiste pas à l’envie de lui demander une banane qu’elle m’offre avec un regard plein d’espoir. Je l’épluche lentement et je la mange en la remerciant.
Parking bondé à l’entrée du parc national de Ranomafana, les chauffeurs discutent paisiblement entre eux, les guides vantent leurs services surtaxés et sont en perpétuelle recherche de nouvelles victimes. Comme toujours je reste spectateur curieux et attentif en observant ce qui se passe autour de moi en attendant que mes clients visitent le parc. Je vois un couple américain déballer le déguisement complet d’Indiana Jones, jusque là rien de vraiment exceptionnel sur ce site. Ce n’était qu’à la touche finale, quand pratiquement tous les regards stupéfaits se sont tournées vers eux, que j’ai réalisé que ce seront certainement des spécimens intéressants à suivre de plus prés. Ils sont entrés avec les bottes scotchés au pantalon à l’aide d’une large bande adhésive orange vif, tenue de brousse, chapeau en cuir artificiellement usé, un filet de bananes attaché à la ceinture. Trop beau pour ne pas les suivre ! A peine entrés dans le parc avec guide et rabatteurs, la femme commence à éplucher des bananes et à les jeter parterre en appelant « maki, maki, maki ». Elle attend en observant le moindre signe d’approche d’un lémurien affamé. Rien de rien. Tant pis, elle change de méthode. Cette fois elle avance en brandissant une banane épluchée devant elle mais en gardant la même incantation. Les rabatteurs observent la scène bouche bée. Elle s’imagine peut être que c’est du à sa prononciation américaine et elle change d’intonation : « mâakii, makki, mâââkiiiiiiii. Toujours rien. Je ne résiste pas à l’envie de lui demander une banane qu’elle m’offre avec un regard plein d’espoir. Je l’épluche lentement et je la mange en la remerciant.
Recherche traducteur népalais-français pour les sous-titres d'un documentaire English translation pending
Bonjour a tous
je vien de realiser avec un ami un documentaire sur les enfants des rues de katmandou au nepal et nous aurions besoin de l'aide d'une personne parlant parfaitement les deux langues francais et nepalais pour les sous titres.
Comme toutes les personne ayant participe a sa realisation, nous recherchons quelqun qui accepte le travail benevole qui sera ensuite remunerer si le film est vendu. Nous sommes tous les deux a paris
Ce film a ete tourner au nepal et en mongolie. Il se deroule en trois partie et touche trois sujet : les enfants des rues du nepal, une famille d'exillee tibetain et une famille mongole
voici l'adresse de notre blog http://enfants.uniterre.com
et l'adresse you tube pour regarder la bande annonce http://www.youtube.com/watch?v=hvvWKaGGANM
merci de votre attention
Julien Lavaud
je vien de realiser avec un ami un documentaire sur les enfants des rues de katmandou au nepal et nous aurions besoin de l'aide d'une personne parlant parfaitement les deux langues francais et nepalais pour les sous titres.
Comme toutes les personne ayant participe a sa realisation, nous recherchons quelqun qui accepte le travail benevole qui sera ensuite remunerer si le film est vendu. Nous sommes tous les deux a paris
Ce film a ete tourner au nepal et en mongolie. Il se deroule en trois partie et touche trois sujet : les enfants des rues du nepal, une famille d'exillee tibetain et une famille mongole
voici l'adresse de notre blog http://enfants.uniterre.com
et l'adresse you tube pour regarder la bande annonce http://www.youtube.com/watch?v=hvvWKaGGANM
merci de votre attention
Julien Lavaud
Mésaventure sur l'autoroute en Slovénie concernant la date sur la vignette English translation pending
bonjour,
je veux vous faire part de la mésaventure qui m'est arrivée en septembre 2009 sur l'autoroute en slovénie.A l'entrée du pays venant d'italie, je me suis arreté à la premiere station d'essence pour y acheter la vignette autoroutière.Les 30 euros acquités et la vignette colée, j'ai repris la route pour m'arreter prendre un café à un autre station peu aprés.Sur le parking de cette station, un controleur de la DARS(controle des vignettes)passe et me dit qu'il y a un probleme avec la vignette, me demande les papiers du vehicule+passeport.Papiers en main il m'explique que le mois poinçoné sur la vignette n'est pas le bon, que nous sommes en septembre et que le poinçon indique novembre! effectivement, je m'apperçois que la personne qui m'a vendue la vignette une heure plus tot a confondu (involontairement, j'espère)le IX comme septembre avec le XI comme novembre!Pas de problème, je lui sort le ticket-reçu avec la date d'achat, l'heure etc voulant prouver ma bonne foi...Rien à faire, j'ai l'impression de parler à une machine "vignette no good, amende"il m'explique en m'invitant à le suivre à son vehicule de service avec bande fluo genre gendarmerie d'autoroute que si je ne paye pas, il ne me rend pas mes papiers!il me dit quand meme que si je ne suis pas content, je peux toujours faire demi tour et réclamer mes 30 euros de vignette erronée à la station qui me l'a vendue, 80 bornes avant !.malgré mes protestations et fatigué par la route, je fini par payer les 150 euros d'amende+30 de nouvelle vignette, pressé de quitter ce pays aux methodes d'un autre temps...je ne veux pas généraliser, je suis peut etre mal tombé, mais j'ai vraiment le sentiment de m'etre fait arnaquer!alors un conseil, en slovénie, verifiez bien le poinçon de la date sur la vignette que l'on vous a vendu!
Itinéraire de trois semaines et demie en Namibie English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Namibie le 10 Avril 2009 ... pour 3 semaines et demi (23jours sur place) en voiture 2x4. Vu que c'est plutôt difficile de se rendre compte des distances et du temps qu'on peut passer sur chaque étape, on aurait besoin de vos conseils : Est-ce que l'itinéraire vous paraît jouable?
Y'a t'il des étapes à privilégier par rapport à d'autres?
Certaines étapes sont-elles illogiques?
Sinon, on a entendu parler que la bande de Caprivi est parfois difficile d'accès même en 4x4 au mois d'Avril, qu'en pensez-vous? Est ce que c'est risqué de s'aventurer là bas en 2x4 (Condor)?
Voici l'intinéraire que nous aimerions suivre : J0 Frankfurt => Windhoek J1 Arrivée Windhoek J2 Windhoek => Sesriem J3 Sesriem-Sossulvei => Solitaire J4 Solitaire => Walvis Bay J5 Walvis Bay => Swakopmund J6 Swakopmund => Brandberg J7 Brandberg => Twyfel, Petrified => Grootberg J8 Grootberg => Kamanjab => Etosha J9 Etosha J10 Etosha J11 Etosha => Divundu (Popa Falls) J12 Mahango Après ces premiers jours, on se demande s'il vaut mieux privilégier les chutes Victoria en sachant que ça fait beaucoup de route. Voilà ce que ça donnerait. J13 Mahango => Kasane J14 Chobe (Tour Opérateur) J15 Chobe (Tour Opérateur) J16 Kasane => Vic Falls J17 Vic Falls => Kongola J18 Kongola => Rundu J19 Rundu => Tsintsabis (Treesleeper camp) J20 Tsintsabis => Waterberg J21 Waterberg J22 Waterberg J23 Waterberg => Windhoek => Frankfurt (Départ 20h) J24 Arrivée Frankfurt Si la route est trop longue, on se dit que ça pourrait être sympa de passer 2-3 jours dans le Panhandle (visite de tsodillo hills - Sepupa - Seronga) )après l'étape Mahango. Avec ce parcours, nous pourrions être à Rundu au J17 ou 18 et donc prendre plus de temps dans le Bushmanland et/ou sur le Waterberg. On attend vos réponses avec impatience, 🙂 OJ
Voici l'intinéraire que nous aimerions suivre : J0 Frankfurt => Windhoek J1 Arrivée Windhoek J2 Windhoek => Sesriem J3 Sesriem-Sossulvei => Solitaire J4 Solitaire => Walvis Bay J5 Walvis Bay => Swakopmund J6 Swakopmund => Brandberg J7 Brandberg => Twyfel, Petrified => Grootberg J8 Grootberg => Kamanjab => Etosha J9 Etosha J10 Etosha J11 Etosha => Divundu (Popa Falls) J12 Mahango Après ces premiers jours, on se demande s'il vaut mieux privilégier les chutes Victoria en sachant que ça fait beaucoup de route. Voilà ce que ça donnerait. J13 Mahango => Kasane J14 Chobe (Tour Opérateur) J15 Chobe (Tour Opérateur) J16 Kasane => Vic Falls J17 Vic Falls => Kongola J18 Kongola => Rundu J19 Rundu => Tsintsabis (Treesleeper camp) J20 Tsintsabis => Waterberg J21 Waterberg J22 Waterberg J23 Waterberg => Windhoek => Frankfurt (Départ 20h) J24 Arrivée Frankfurt Si la route est trop longue, on se dit que ça pourrait être sympa de passer 2-3 jours dans le Panhandle (visite de tsodillo hills - Sepupa - Seronga) )après l'étape Mahango. Avec ce parcours, nous pourrions être à Rundu au J17 ou 18 et donc prendre plus de temps dans le Bushmanland et/ou sur le Waterberg. On attend vos réponses avec impatience, 🙂 OJ