Results for "Caire+et+restaurant+|+1+>+50"
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Marrakech en septembre 2008 pendant le ramadan English translation pending
Bonjour,
Nous avons réservé une semaine (23 au 30) dans un riad à Marrakech. Est-ce que la période RAMADAN est-elle vraiment gênante ? Nous souhaiterions faire une surprise à nos amis en les emmenant déjeuner ou diner dans un super restaurant ainsi qu'en leur offrant des soins (style "les bains de marrakech). En allant sur les forums, le DAR MOHA ressort du lot. Qu'en pensez-vs ? Je ne voudrais pas payer une somme exhorbitante uniquement par réputation, mais parce que cela vaut le coup.
Si vous connaissez de bonnes adresses, aussi bien pour les restos que pour les soins, je suis preneuse.
De plus, je souhaiterais aussi connaitre de bons petits plans pour déjeuner le midi.
Merci d'avance de vos réponses. A bientôt.
Nous avons réservé une semaine (23 au 30) dans un riad à Marrakech. Est-ce que la période RAMADAN est-elle vraiment gênante ? Nous souhaiterions faire une surprise à nos amis en les emmenant déjeuner ou diner dans un super restaurant ainsi qu'en leur offrant des soins (style "les bains de marrakech). En allant sur les forums, le DAR MOHA ressort du lot. Qu'en pensez-vs ? Je ne voudrais pas payer une somme exhorbitante uniquement par réputation, mais parce que cela vaut le coup.
Si vous connaissez de bonnes adresses, aussi bien pour les restos que pour les soins, je suis preneuse.
De plus, je souhaiterais aussi connaitre de bons petits plans pour déjeuner le midi.
Merci d'avance de vos réponses. A bientôt.
Bangkok: rester à Thewet? English translation pending
Bonjour a tous,
Il semble assez difficile de trouver une bonne guesthouse a Thewet pour le 14avril. Le quartier me semble idéal pour visiter les temples sans finir sur Khao San road mais je ne trouve pas grand chose. Shanti guesthouse semble bien mais je n'ai pas bcp d'avis dessus. Est ce que qlq'un pourrait m'eclairer?
encore merci
Il semble assez difficile de trouver une bonne guesthouse a Thewet pour le 14avril. Le quartier me semble idéal pour visiter les temples sans finir sur Khao San road mais je ne trouve pas grand chose. Shanti guesthouse semble bien mais je n'ai pas bcp d'avis dessus. Est ce que qlq'un pourrait m'eclairer?
encore merci
Guest house à Chiang Mai? English translation pending
Bonjour,
Comme mon id l'indique pas très familier des voyages au long cours ni des escapades type routard.
En fait je ne suis plus très jeune, même carrément senior avançé. J'ai pour projet d'aller cet été à Chiang Mai pour environ deux à trois semaines
Je suis à la recherche d'une guest qui correpondrait aux critères suivants:
Chambre claire et aérée avec fan ou clim avec grand lit
douche eau chaude eau froide + commodités (pas sur le palier)
Pas bruyante
Si il y a un jardin c'est encore un +
A ce sujet j'ai relevé deux adresses All in one et Bungalows guest. la seconde à l'air de susciter pas mal de contreverses sur les forums.
Donc je lançe un appel à ceux qui connaissent pour m'aider dans ma quête, précisant que je ne suis pas vérrouiller sur ces deux adresses.
le budget n'est pas le plus important tout en restant dans le raisonnable aux environs de 700 bath jours me parraissant un grand maximum
merci d'avance
Comme mon id l'indique pas très familier des voyages au long cours ni des escapades type routard.
En fait je ne suis plus très jeune, même carrément senior avançé. J'ai pour projet d'aller cet été à Chiang Mai pour environ deux à trois semaines
Je suis à la recherche d'une guest qui correpondrait aux critères suivants:
Chambre claire et aérée avec fan ou clim avec grand lit
douche eau chaude eau froide + commodités (pas sur le palier)
Pas bruyante
Si il y a un jardin c'est encore un +
A ce sujet j'ai relevé deux adresses All in one et Bungalows guest. la seconde à l'air de susciter pas mal de contreverses sur les forums.
Donc je lançe un appel à ceux qui connaissent pour m'aider dans ma quête, précisant que je ne suis pas vérrouiller sur ces deux adresses.
le budget n'est pas le plus important tout en restant dans le raisonnable aux environs de 700 bath jours me parraissant un grand maximum
merci d'avance
Retour de l'hôtel Sirenis La Salina (1er au 15 mars 2008) English translation pending
Je ne ferai pas un résumé sur l'hôtel car beaucoup de choses ont été dites. Nous avons passé un merveilleux séjour et nous y retournerions sans aucune hésitation.
Nous étions une quinzaine de personnes qui ont toute voyagé plusieurs fois dans plusieurs pays et nous avons tous été très satisfaits. J'ai suivi toute les discussions sur cet hotel et je dois être honnête et dire que c'est grâce a ceux qui y ont séjourné durant la période des fêtes et qui ont eu certains problèmes avec la bouffe et le service que nous avons fait un si beau voyage.
Vous avez avec vos commentaires permis à la direction de l'hotel de faire les correctifs nécessaires afin que les lacunes soient corrigées.
Pour ceux qui lisent les commentaires, n'ayez pas peur des critiques que vous lisez.Durant notre séjour l'hotel était complet il y avait supposément 2800 personnes sur le site et nous n'avons jamais eu à faire de files d'attente excédant 5 minutes.
Il faut savoir utiliser les services à notre disposition. J'allais à la banque à 10H30 le matin et j'était souvent la seule cliente. Nous sommes allés réserver nos restaurants à la carte à 11H30 et il y avait seulement une personne avant nous. Dans les bars et restaurants, les files n'excédaient jamais 7-8 minutes avant d'être servis. (Nous avons attendu en file plus de 40 minutes ce matin pour déjeuner chez Cora. et personne ne chiâlait. Alors pourquoi quand nous sommes en vacances, sommes nous si pressés?)
Les gens qui conduisent les voiturettes de golf étaient très prévenants et arrêtaient souvent pour nous offrir de monter contrairement à ce que j'avais lû.
Les serveurs au buffet principal étaient vraiment gentils. Nous faisions attention pour pouvoir s'asseoir toujours dans la même section et avoir les mêmes serveurs (Yosvel, Thérèsa et Niourka) et ces derniers étaient attentionnés et efficaces. Ils nous ont même offert à toute la gang des petits souvenirs à chacun de nous. Donc pour ceux qui disent que le service est médiocre, je vous dirais que la grande majorité des serveurs adorent leur métier et le font très bien. Comme plusieurs l'ont mentionné, soyez gentils avec eux et ils vous le rendront bien.
Seul petit point négatif, la salle a manger du buffet principal est vraiment trop grande, ils auraient dû en construire plus d'une afin de diviser l'achalandage. C'est très bruyant lorsque plein. On entend un bourdonnement constant. Pour tout le reste, malgré que je sois partie un peu craintive, je recommande cet hotel à tous ceux qui aiment le soleil, une plage merveilleuse et des gens chaleureux.
Toutou
Toutou
Visite d'Istanbul en quatre jours English translation pending
Bonjour,
Mon mari est moi partons à Istanbul pour 4 jrs, on ne reste pas à l'hotel, ca c'est sur... on marche beaucoup, on aime ca.
Quoi visiter la bas?, au niveau des ptits resto, y'en à t'il a que vous préfèrez particulièrement?
Merci
a bientot
Mon mari est moi partons à Istanbul pour 4 jrs, on ne reste pas à l'hotel, ca c'est sur... on marche beaucoup, on aime ca.
Quoi visiter la bas?, au niveau des ptits resto, y'en à t'il a que vous préfèrez particulièrement?
Merci
a bientot
Hôtel Iberostar Dominicana à Punta Cana du 20/12/07 au 09/01/08 (carnet de voyage) English translation pending
Chapitre: Le vol, aller retour.
Pour être certain de ne pas rater l'avion le lendemain, nous sommes partis la veille pour passer la nuit dans un hôtel proche de l'aéroport de Frankfort, à moins d'un kilomètre et demi.
Mais la chaleur de l'accueil sur le comptoir n'avait rien à voir avec celle du personnel, du hall et restaurant, de la chambre et de la salle de bain. Résultat, mon épouse a "chopé" une bronchite carabinée qui l'a accompagnée pendant tout le séjour. Je ne
ferai donc pas de publicité pour cet hôtel, à priori, d'une chaîne espagnole.De ce fait pas d''excursion avec Pat mais ce n'est que partie remise. Par ailleurs, je tiens à remercier publiquement Joëlle et Roger qui nous ont laissé quelques médicaments avant leur départ, elle-même étant venue avec cette même saloperie.
Bref, le lendemain à l'aéroport, l'avion est annoncé avec une heure et demie de retard pour un problème technique. Cela nous dérangeait peu puisque nous profitions d'un des salons "VIP" de l'endroit, qui permet de se désaltérer un peu.
Arrivé au pied de l'avion, la panne technique est confirmée
Deux techniciens dont une jeune fille sur un des réacteurs. Je ne vous dis pas la réaction de mon épouse
Elle a suivi l'opération avec un regard inquiet jusque dans l'avion. Mais tout c'est bien passé. Et même dans l'avion, nous avons eu droit à la couronne de l'avent
Tiens, un copain de notre pilote.
Mais au bout de dix minutes, il nous a quitté.
Au retour, nous avons eu droit au salon "VIP" du Terminal 2.
Et enfin le départ avec un dernier survol sur notre hôtel (avec d'autres de part et d'autre).
Mais c'est là que cela s'est gâté pour moi. La ventilation dans l'avion était à fond durant tout le vol. J'ai, à mon tour, chopé une saloperie qui m'a mis sur le carreau pendant une dizaine de jours. J'avais vraiment la tête dans
le c.l pendant cette période. Mais comme vous dites toujours, vous les femmes: un petit bobo et vous les hommes êtes à moitié mort.
Un peu de turbulence pendant cette période, mais nous sommes même arrivés avec trente minutes d'avance.
Fin du chapitre vol. A plus
Séjour à suivre.
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Pour être certain de ne pas rater l'avion le lendemain, nous sommes partis la veille pour passer la nuit dans un hôtel proche de l'aéroport de Frankfort, à moins d'un kilomètre et demi.
Mais la chaleur de l'accueil sur le comptoir n'avait rien à voir avec celle du personnel, du hall et restaurant, de la chambre et de la salle de bain. Résultat, mon épouse a "chopé" une bronchite carabinée qui l'a accompagnée pendant tout le séjour. Je ne
ferai donc pas de publicité pour cet hôtel, à priori, d'une chaîne espagnole.De ce fait pas d''excursion avec Pat mais ce n'est que partie remise. Par ailleurs, je tiens à remercier publiquement Joëlle et Roger qui nous ont laissé quelques médicaments avant leur départ, elle-même étant venue avec cette même saloperie.
Bref, le lendemain à l'aéroport, l'avion est annoncé avec une heure et demie de retard pour un problème technique. Cela nous dérangeait peu puisque nous profitions d'un des salons "VIP" de l'endroit, qui permet de se désaltérer un peu.Arrivé au pied de l'avion, la panne technique est confirmée
Deux techniciens dont une jeune fille sur un des réacteurs. Je ne vous dis pas la réaction de mon épouse
Elle a suivi l'opération avec un regard inquiet jusque dans l'avion. Mais tout c'est bien passé. Et même dans l'avion, nous avons eu droit à la couronne de l'avent
Tiens, un copain de notre pilote.
Mais au bout de dix minutes, il nous a quitté.
Au retour, nous avons eu droit au salon "VIP" du Terminal 2.
Et enfin le départ avec un dernier survol sur notre hôtel (avec d'autres de part et d'autre).
Mais c'est là que cela s'est gâté pour moi. La ventilation dans l'avion était à fond durant tout le vol. J'ai, à mon tour, chopé une saloperie qui m'a mis sur le carreau pendant une dizaine de jours. J'avais vraiment la tête dans
le c.l pendant cette période. Mais comme vous dites toujours, vous les femmes: un petit bobo et vous les hommes êtes à moitié mort.
Un peu de turbulence pendant cette période, mais nous sommes même arrivés avec trente minutes d'avance.
Fin du chapitre vol. A plus
Séjour à suivre.
__Transport aéroport de Bangkok-Pattaya, hôtel Nirvana, bestioles English translation pending
Bonjour,
Nouveaux sur le forum, nous envisageons de partir en février ou mars prochain avec nos 3 enfants de 3 et 2 ans (jumelles) à Pattaya, au Nirvana Hotel.
Précision: partant de Moscou, nous sommes obligés de réserver avion et hotel séparément par internet (pas de packages comme en France, ou peu fiables).
Nous avons plusieurs interrogations : Quel serait le moyen le plus pratique (et bon marché) de nous transférer de l'aéroport de bangkok à l'hotel une fois sur place (et inversement pour le départ) ? Le Nirvana Hotel (sorte d'appart-hotel en fait) est-il loin des commerces et restaurants à pied (avec poussette) ? Est-ce un bon hotel ? Outre les moustiques et la dengue, y-a-t-il un risque significatif que des bestioles déségréables de style grosses araignées ou insectes se retrouvent dans nos lits, et particulièrement ceux de nos enfants durant la nuit (ou dans la salle de bains, ou les chaussures etc ...) ?
Merci par avance pour vos précieux renseignements !
Mivi
Nouveaux sur le forum, nous envisageons de partir en février ou mars prochain avec nos 3 enfants de 3 et 2 ans (jumelles) à Pattaya, au Nirvana Hotel.
Précision: partant de Moscou, nous sommes obligés de réserver avion et hotel séparément par internet (pas de packages comme en France, ou peu fiables).
Nous avons plusieurs interrogations : Quel serait le moyen le plus pratique (et bon marché) de nous transférer de l'aéroport de bangkok à l'hotel une fois sur place (et inversement pour le départ) ? Le Nirvana Hotel (sorte d'appart-hotel en fait) est-il loin des commerces et restaurants à pied (avec poussette) ? Est-ce un bon hotel ? Outre les moustiques et la dengue, y-a-t-il un risque significatif que des bestioles déségréables de style grosses araignées ou insectes se retrouvent dans nos lits, et particulièrement ceux de nos enfants durant la nuit (ou dans la salle de bains, ou les chaussures etc ...) ?
Merci par avance pour vos précieux renseignements !
Mivi
Une journée à Universal Studios English translation pending
Bonjour,
Je vais faire une croisière en janvier 2008 au départ de Cap Canaveral. Au retour, je dois passer une journée à Orlando.Mon hotel est à l'entrée de Universal Studio donc j'ai l'intention d'y passer la journée.
Quelles sont les attractions à ne pas manquer?
Il y a 2 parcs.Lequel dois-je visiter?
Ma fille est handicapée. Est-ce comme Disney où les personnes handicapée ont de nombreux avantages?
Est-ce que les restos sont potables sur le site ou ce sont des boui-boui avec seulement des frites ou des hot-dogs???
J'attend vos commentaires et merci à l'avance.
J'attend vos commentaires et merci à l'avance.
Hyderabad (Inde): coût de la vie, hôtel, transports English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais me rendre à Hyderabad pour une conférence en septembre prochain, pour 10 jours, Je voulais demander si vous pouvez me donner des adresses d'Hotel moins cher, si possible aux alentours du "Hyderabad International Convention Centre" (HICC), mais aussi tout autre Hotel moins cher, même un peu plus loin. est-ce que vous pouvez me filer des renseignements utiles svp ? Aussi je voulais demander qu'est-ce qui est intéressant à visiter, où trouver des souvenirs moins cher, restaurant moins cher, hotel moins cher (et correcte), coût des transports sur place : bus, taxi, et/ou train ? ou toutes autres informations intéressantes...
Je vous remercie
Je vais me rendre à Hyderabad pour une conférence en septembre prochain, pour 10 jours, Je voulais demander si vous pouvez me donner des adresses d'Hotel moins cher, si possible aux alentours du "Hyderabad International Convention Centre" (HICC), mais aussi tout autre Hotel moins cher, même un peu plus loin. est-ce que vous pouvez me filer des renseignements utiles svp ? Aussi je voulais demander qu'est-ce qui est intéressant à visiter, où trouver des souvenirs moins cher, restaurant moins cher, hotel moins cher (et correcte), coût des transports sur place : bus, taxi, et/ou train ? ou toutes autres informations intéressantes...
Je vous remercie
Retour du Casa Marina Reef & Beach English translation pending
Je reviens de deux semaines au Casa Marina Beach, wow !!! Deux semaines de beau temps avec 35 degrés ! Alors, comme à chaque année, je vous fais un petit compte rendu de mon voyage !
Le site Le site de l'hôtel est super beau. Beaucoup de végétation, de palmiers sur le site. Il y a 3 piscines, des pataugeoires et les 3 jaccuzzis dans les rochers (endroit privilégié pour les 5 à 7 et pour sociabiliser !). Lorsqu'il y a des grosses vagues, elles frappent sur les rochers juste à côté des jaccuzis, très beau !!!
2 buffets ; un du côté du beach et l'autre du côté du reef. 3 restaurants à la carte : mexicain, italien et fruits de mer. J'ai trouvé la nourriture excellente !!!
En ce qui a trait aux chambres, j'étais du côté du beach, alors les chambres sont pas mal plus grandes que du côté du Reef. En passant, il n'y a aucun frigo ni séchoir à cheveux dans les chambres !
Inconvénient de l'hôtel : le bar open finit à 11hrs. Alors, tu dois payer pour boire par la suite. Alors, nous avons été à l'épicerie pour se faire des réserves de vin et de smirnoff. La discothèque est très mal située : dans le sous-sol. Mais la musique est bonne. C'est pareil comme ici !
Plage
C'est certain que c'est pas les plages de sable blanc de Cuba. Mais, la vue est super belle. Il y a pleins de grosses montages, wow ! Le sable est foncé mais l'eau est très claire et bleue. Effectivement, il y a beaucoup de vagues. Sur deux semaines, la majorité du temps le drapeau était jaune, qq jours vert et 2 jours rouge. Le truc : dépassé l'endroit où la vague casse, mais il faut tjrs être très prudent, car je dois dire que je me suis fais ramassée une coupe de fois. Alors, des chateaux de sable ds le bikini, j'en ai eu !!! Petit conseil : amener vous un matelas gonflable, car ils les vendent 10$ us là-bas.
Je suis allé faire un tour à la plage Publique de Sosua. Très belle plage mais beaucoup de petits cailloux. La plage est comme dans une baie, alors il y a moins de vagues. Cependant, tu dois payer pour avoir une chaise longue et tu te fais achâler pour des fruits, des excursions, des tresses dans tes cheveux, bla bla bla
Je suis aussi allé à la plage de Cabarete. Wow !!! Tu peux marcher longtemps longtemps. Beaucoup de vagues car les gens y font du surf, alors il y a beaucuop de déchets dans l'eau (algues). Sable blanc et très fin.
Bref, point de vue plage, on était bien mieux à l'hôtel, car on avait la paix des vendeurs et l'eau était très belle.
Bars On s'est promené beaucoup. Alors, à 5 minutes de marche de l'hôtel, il y a plusieurs petits bars mais les deux plus populaires : le latinos et le club 59. Beaucoup de dominicains. Soirée thématiques selon la journée. Les gars, garent à vous : pleins de prostituées qui veulent votre argent ! Elles sont très professionnelles, on les a vu à l'oeuvre !
À Cabarete, il y a pleins de petits bars et bistros sur la plage. Écoeurant !!! Vraiment romantique. Il y a deux bars qui fonctionnent le plus, ils sont les deux côte à côté : le bambu et .... Je m'en rappelle plus. à noter que les bars ferment à 1h du matin. Exception : la disco en haut du casino de Cabarete qui ferme à 5h.
à Playa Dorada, les bars y ferment quand il n'y a plus personne !!! Deux bars intéressants : le Mangu et le Plaza.
Taxis N'hésitez surtout pas pour les négocier ! Petit conseil : marcher et éloignez vous de l'hôtel pour pouvoir ainsi plus négocier. À titre d'exemple, le moins cher que nous avons payé pour Cabarete fut 200pesos et pour Playa Dorada 600pesos aller retour. Il y a aussi les WAWA (mini van). C'Est environ 30 pesos par personne. Les prix sont tjrs plus élevé les soirs.
Magasins En sortant par le Reef, tu tombes sur les rues principales du Centre ville de Sosua. Pleins de petits commercants. Toujours négocier, car c'est très cher ! Il y a pleins dendroits où tu peux faire changer ton argent sans problème. 1$us = 33 pesos. Il y a pleins de petits commercent où il y a internet et où tu peux téléphoner au canada pour 5 pesos la minute. Tandis qu'à l'hôtel, cest 15 pesos la minute. Il y a dépanneur, épicerie, crèmerie, etc. Si vous avez la chance, allez au Bologna (restaurant italien à deux minutes à pieds du Beach) et il y a aussi le nationnal (poutine et ils diffusent les matchs des canadiens).
Excursions Nous avons fait deux excursions : 1) Monster truck : Gros jeep d'armée et tu visites la ville en passant par les montagnes. Tu visites une maison, tu visites un endroit où ils font le fromage et café, des petites boutiques et tu arrêtes diner où tu peux te baigner ds une lagune, super beau ! 79$ us
2) Journée de catamaran : tu pars toute la journée en catamaran. Très relaxant. 71$
En passant, toutes les excursions sont vraiment très chères. 70$ et plus. Une excursion populaire est Paradise Island mais c'est 2h30 d'autobus pour y aller et 2h30 pour revenir, alors....
Alors, je pense bien avoir fait le tour de mon voyage. C'était mon troisième voyage, alors c'est facile pour moi de comparer. Et je vous recommende cet hôtel sans hésiter. Si vous voulez d'autres renseignements où des photos, gênez vous pas, il me fera plaisir de vous répondre.
Le site Le site de l'hôtel est super beau. Beaucoup de végétation, de palmiers sur le site. Il y a 3 piscines, des pataugeoires et les 3 jaccuzzis dans les rochers (endroit privilégié pour les 5 à 7 et pour sociabiliser !). Lorsqu'il y a des grosses vagues, elles frappent sur les rochers juste à côté des jaccuzis, très beau !!!
2 buffets ; un du côté du beach et l'autre du côté du reef. 3 restaurants à la carte : mexicain, italien et fruits de mer. J'ai trouvé la nourriture excellente !!!
En ce qui a trait aux chambres, j'étais du côté du beach, alors les chambres sont pas mal plus grandes que du côté du Reef. En passant, il n'y a aucun frigo ni séchoir à cheveux dans les chambres !
Inconvénient de l'hôtel : le bar open finit à 11hrs. Alors, tu dois payer pour boire par la suite. Alors, nous avons été à l'épicerie pour se faire des réserves de vin et de smirnoff. La discothèque est très mal située : dans le sous-sol. Mais la musique est bonne. C'est pareil comme ici !
Plage
C'est certain que c'est pas les plages de sable blanc de Cuba. Mais, la vue est super belle. Il y a pleins de grosses montages, wow ! Le sable est foncé mais l'eau est très claire et bleue. Effectivement, il y a beaucoup de vagues. Sur deux semaines, la majorité du temps le drapeau était jaune, qq jours vert et 2 jours rouge. Le truc : dépassé l'endroit où la vague casse, mais il faut tjrs être très prudent, car je dois dire que je me suis fais ramassée une coupe de fois. Alors, des chateaux de sable ds le bikini, j'en ai eu !!! Petit conseil : amener vous un matelas gonflable, car ils les vendent 10$ us là-bas.
Je suis allé faire un tour à la plage Publique de Sosua. Très belle plage mais beaucoup de petits cailloux. La plage est comme dans une baie, alors il y a moins de vagues. Cependant, tu dois payer pour avoir une chaise longue et tu te fais achâler pour des fruits, des excursions, des tresses dans tes cheveux, bla bla bla
Je suis aussi allé à la plage de Cabarete. Wow !!! Tu peux marcher longtemps longtemps. Beaucoup de vagues car les gens y font du surf, alors il y a beaucuop de déchets dans l'eau (algues). Sable blanc et très fin.
Bref, point de vue plage, on était bien mieux à l'hôtel, car on avait la paix des vendeurs et l'eau était très belle.
Bars On s'est promené beaucoup. Alors, à 5 minutes de marche de l'hôtel, il y a plusieurs petits bars mais les deux plus populaires : le latinos et le club 59. Beaucoup de dominicains. Soirée thématiques selon la journée. Les gars, garent à vous : pleins de prostituées qui veulent votre argent ! Elles sont très professionnelles, on les a vu à l'oeuvre !
À Cabarete, il y a pleins de petits bars et bistros sur la plage. Écoeurant !!! Vraiment romantique. Il y a deux bars qui fonctionnent le plus, ils sont les deux côte à côté : le bambu et .... Je m'en rappelle plus. à noter que les bars ferment à 1h du matin. Exception : la disco en haut du casino de Cabarete qui ferme à 5h.
à Playa Dorada, les bars y ferment quand il n'y a plus personne !!! Deux bars intéressants : le Mangu et le Plaza.
Taxis N'hésitez surtout pas pour les négocier ! Petit conseil : marcher et éloignez vous de l'hôtel pour pouvoir ainsi plus négocier. À titre d'exemple, le moins cher que nous avons payé pour Cabarete fut 200pesos et pour Playa Dorada 600pesos aller retour. Il y a aussi les WAWA (mini van). C'Est environ 30 pesos par personne. Les prix sont tjrs plus élevé les soirs.
Magasins En sortant par le Reef, tu tombes sur les rues principales du Centre ville de Sosua. Pleins de petits commercants. Toujours négocier, car c'est très cher ! Il y a pleins dendroits où tu peux faire changer ton argent sans problème. 1$us = 33 pesos. Il y a pleins de petits commercent où il y a internet et où tu peux téléphoner au canada pour 5 pesos la minute. Tandis qu'à l'hôtel, cest 15 pesos la minute. Il y a dépanneur, épicerie, crèmerie, etc. Si vous avez la chance, allez au Bologna (restaurant italien à deux minutes à pieds du Beach) et il y a aussi le nationnal (poutine et ils diffusent les matchs des canadiens).
Excursions Nous avons fait deux excursions : 1) Monster truck : Gros jeep d'armée et tu visites la ville en passant par les montagnes. Tu visites une maison, tu visites un endroit où ils font le fromage et café, des petites boutiques et tu arrêtes diner où tu peux te baigner ds une lagune, super beau ! 79$ us
2) Journée de catamaran : tu pars toute la journée en catamaran. Très relaxant. 71$
En passant, toutes les excursions sont vraiment très chères. 70$ et plus. Une excursion populaire est Paradise Island mais c'est 2h30 d'autobus pour y aller et 2h30 pour revenir, alors....
Alors, je pense bien avoir fait le tour de mon voyage. C'était mon troisième voyage, alors c'est facile pour moi de comparer. Et je vous recommende cet hôtel sans hésiter. Si vous voulez d'autres renseignements où des photos, gênez vous pas, il me fera plaisir de vous répondre.
Hôtel Decameron Aquarium à San Andres: plongée sous-marine? English translation pending
Bonjour, nous allons séjourner sur l'île de San Andres à l'hotel Decameron Aquarium et nous sommes bien amateur de snorkeling. Avez-vous des conseils à nous donner pour les places, les coûts. J'aimerais bien faire de la plongée sous-marine aussi!!😉
Parlez nous de vos expériences! Bonne ou mauvaise, on veut tout savoir😏
Est-ce que c'est mieux d'avoir des pesos et des $US??
Parlez nous de vos expériences! Bonne ou mauvaise, on veut tout savoir😏
Est-ce que c'est mieux d'avoir des pesos et des $US??
Hôtel Bahia Principe English translation pending
ont veut aller en jamaique le 20 janvier et ont aimerais s avoir si qq1 est aller au nouveau bahia principe en jamaique..ou si il a d autre hotel ont est 6 personnes ont veut un belle hotel 4 etoiles et plus merci....marko34
Nouvel An chinois? English translation pending
je lis que durant cette féte, fin janvier, début février, tous les magasins sont fermés pendant 4 jours!est ce sur tout le territoire?quelles sont les festivités? merci à tous pour plus de précisions!
Varsovie (Pologne), Riga (Lettonie), Tallin (Estonie) English translation pending
Bonjour tout le monde!!! Je voudrais partir 5 ou 6 jours et aller faier un saut a Varsovie, mais peut être n'y a-t-il pas beaucoup de choses a voir a Varsovie pour 5 jour. Qu'en pensez vous? J'ai le même doute pour Riga ou Tallin. Surtout pour cette époque ou il est plus dificil de bouger (stile louer une voiture etc...) Que me conseillez vous?
Merci et bonne soirée
Retour de l'hôtel Viva Dominicus Palace English translation pending
Voyage du 7 au 15 octobre avec Marsans.
Le Vol
Vol Corsair Orly/Punta Cana. A l'aller comme au retour, aucun retard, aucun problème.
Transfert :
En bus avec une vingtaine d'autres, sans problème non plus, au son du Merengue et sous une clim glaciale
Check In
Aucune attente, cocktail de bienvenue, chambre bloc 6 rez de chaussée donnant quasiment sur la plage
Hôtel :
Nous y étions allés en 2004. Il a vieilli et pas très bien. La végétation, elle, s'est étoffée, les espaces verts sont parfaitement entetenus, flamants roses et iguanes s'y promènent sans être gênés par les touristes.
Sinon les bâtiments ont mal vielli mais la direction entreprend des travaux de rénovation. Le resto la Yucca était en travaux, un nouveau restaurant se construit entre la Yucca et le bar de la piscine. Du côté du beach c'est la rénovation des bâtiments.
Notre chambre comme la chambre voisine (6501 et 6502) subissaient des fuites d'eau répétées venant de la clim ou des abats d'eaux, la maintenance quand elle a fini par arriver, n 'a pas su diagnostiquer. La réparation a consisté à appeler la femme de ménage pour passer la serpillère (!). Résultat, chaque soir c'était l'inondation.
La chasse d'eau des WC était limite, évacuant très mal ce qu'elle avait à évacuer.
Les restaurants
Yucca fermé pour cause de travaux, la pizzeria ouvrait le matin pour les petits dej à moins d'aller à la Terraza du côté du Beach.
Le midi c'est tout le monde à la Terraza avec nos amis italiens.
Le soir, c'est Terraza ou les restos spécialisés sur réservation. Nous avons fait la Rocca Grill : très très moyen point de vue qualitatif, bien sur le cadre et le personnel même s'il est particulièrement lent et peu réactif (et on est pas chiant la dessus).
Nous avons fait la Scala, et là c'était bien meilleur.
Les buffets sont variés et généralement les plats sont bons.
AMBIANCE
Bon, il faut savoir que c'était la saison archi creuse, donc très peu de monde. C'est pas plus mal car l'ambiance était bonne, pas d'attente aux buffets ni aux bar, animateurs bien présents sans être imposants.
Les italiens, sont comme des italiens : bruyants, comme chez eux, bousculants, dédaignants, ....bref fatiguant, mais on le savait avant de venir alors on en a finallement ri.
La météo :
Beau temps tous les matins, pluie toutes les fins d'après midi et jusqu'en soirée.
Excursion
Avec Patricia à Saona : un petit groupe de 6 hélas par mauvais temps. Bonne ambiance, bon accuil, bonne prestation comme tout le monde le dit.
La Plage :
A mon avis c'est le dernier intérêt de cet hôtel. La plage du Beach est pour moi la plus belle de Bayahibé (bien plus belle que celle de l'Iberostar, casa del mar, Coral Canoa, ...). Elle est en effet isolée par une espèce de conche, la végétation sur la plage est bien plus luxuriante qu'ailleurs, pour moi c'est un petit saona.
Conclusion
Je ne sais pas si j'y retournerai. Si j'y retourne c'est pour sa plage plus que pour l'hôtel par lui même
Le Vol
Vol Corsair Orly/Punta Cana. A l'aller comme au retour, aucun retard, aucun problème.
Transfert :
En bus avec une vingtaine d'autres, sans problème non plus, au son du Merengue et sous une clim glaciale
Check In
Aucune attente, cocktail de bienvenue, chambre bloc 6 rez de chaussée donnant quasiment sur la plage
Hôtel :
Nous y étions allés en 2004. Il a vieilli et pas très bien. La végétation, elle, s'est étoffée, les espaces verts sont parfaitement entetenus, flamants roses et iguanes s'y promènent sans être gênés par les touristes.
Sinon les bâtiments ont mal vielli mais la direction entreprend des travaux de rénovation. Le resto la Yucca était en travaux, un nouveau restaurant se construit entre la Yucca et le bar de la piscine. Du côté du beach c'est la rénovation des bâtiments.
Notre chambre comme la chambre voisine (6501 et 6502) subissaient des fuites d'eau répétées venant de la clim ou des abats d'eaux, la maintenance quand elle a fini par arriver, n 'a pas su diagnostiquer. La réparation a consisté à appeler la femme de ménage pour passer la serpillère (!). Résultat, chaque soir c'était l'inondation.
La chasse d'eau des WC était limite, évacuant très mal ce qu'elle avait à évacuer.
Les restaurants
Yucca fermé pour cause de travaux, la pizzeria ouvrait le matin pour les petits dej à moins d'aller à la Terraza du côté du Beach.
Le midi c'est tout le monde à la Terraza avec nos amis italiens.
Le soir, c'est Terraza ou les restos spécialisés sur réservation. Nous avons fait la Rocca Grill : très très moyen point de vue qualitatif, bien sur le cadre et le personnel même s'il est particulièrement lent et peu réactif (et on est pas chiant la dessus).
Nous avons fait la Scala, et là c'était bien meilleur.
Les buffets sont variés et généralement les plats sont bons.
AMBIANCE
Bon, il faut savoir que c'était la saison archi creuse, donc très peu de monde. C'est pas plus mal car l'ambiance était bonne, pas d'attente aux buffets ni aux bar, animateurs bien présents sans être imposants.
Les italiens, sont comme des italiens : bruyants, comme chez eux, bousculants, dédaignants, ....bref fatiguant, mais on le savait avant de venir alors on en a finallement ri.
La météo :
Beau temps tous les matins, pluie toutes les fins d'après midi et jusqu'en soirée.
Excursion
Avec Patricia à Saona : un petit groupe de 6 hélas par mauvais temps. Bonne ambiance, bon accuil, bonne prestation comme tout le monde le dit.
La Plage :
A mon avis c'est le dernier intérêt de cet hôtel. La plage du Beach est pour moi la plus belle de Bayahibé (bien plus belle que celle de l'Iberostar, casa del mar, Coral Canoa, ...). Elle est en effet isolée par une espèce de conche, la végétation sur la plage est bien plus luxuriante qu'ailleurs, pour moi c'est un petit saona.
Conclusion
Je ne sais pas si j'y retournerai. Si j'y retourne c'est pour sa plage plus que pour l'hôtel par lui même
Hôtel Club Med aux Almadies (Sénégal) English translation pending
que vaut cet hotel club ?
animations, ambiance, qualite nourriture, confort, situation ?
animations, ambiance, qualite nourriture, confort, situation ?
Hôtel Kuredu English translation pending
Nous avons réservé à l'hotel Kuredu pour fin octobre.
Qui connait cet hotel et peut nous fournir des informations et des commentaires.
Merci d'avance pour vos réponses.
Circuit en Thaïlande par Promovacances English translation pending
Bonjour a tous et a toutes
Nous souhaitons partir a 2 couples en thailandes du 30 aout au 13 septembre
Sur le site promovacances ils proposent un circuit pour 890 euros hors taxes aeriennes.
l'itineraire a l'air tres classique :
j 1 arrivee
j 2 bangkok
j 3 bangkok damnoen saduak bangkok
j 4 bangkok ayuthaya lopburi phitsanuloke
j 5 phitsanuloke sukhothai chiang mai
j 6 chiang mai
j 7 chaing mai triangle d'or chaing rai
j 8 chiang rai lampang bangkok
j 9 bangkok cha am
j 10 cha am
j 10 à j 13 : cha am hotel 3 * + farniente
hotel 3 * ou similaires...
quelques questions : bonne epoque ? bon parcours ? cha am... est ce que c'est bien pour la plage ? promovacances ? vu les casseroles au sujet de la rep dominicaine... des infos pour leur circuits en thailande ? hotel 3* ou similaires ... j'espere qu'on ne sera pas decu par les similaires... vaccins ?
merci de vos reponses (si possibles rapides car decision avant 48 h...)
à bientot.
quelques questions : bonne epoque ? bon parcours ? cha am... est ce que c'est bien pour la plage ? promovacances ? vu les casseroles au sujet de la rep dominicaine... des infos pour leur circuits en thailande ? hotel 3* ou similaires ... j'espere qu'on ne sera pas decu par les similaires... vaccins ?
merci de vos reponses (si possibles rapides car decision avant 48 h...)
à bientot.
La Chine "éternelle" English translation pending
Recit par Christophe et Sophie de 6 semaines en Chine apres un passage en Mongolie: (pour la gallerie photo http://www.lespiedssurterre.org) Dimanche 21 Aout: Good morning China
Levés tôt, on quitté à regret le pays du cheval pour entrer dans celui du vélo. Petite anecdote pour faire le lien entre les deux pays: les mongols n'aiment pas les chinois (en tous cas Zolo). Premièrement, ils ont mal digérés d'être sous l'égide Mandchou (1644-1912). La Mongolie intérieure reste d'ailleurs chinoise, et les déplacements de population font qu'il ne reste plus que 15 % de Mongols dans cette région. Deuxiemement, suite a la loi de l'enfant unique pour limiter les naissances en Chine, il s'est crée un déficit en femmes puisque nombre de filles furent sacrifiées (avortements, infanticides…), de nombreux chinois venant alors chercher leur femme en Mongolie. Ca laisse des traces…D'ailleurs entre parenthèse, les chinois risquent de se heurter dans quelques années au problème des retraites auquel nous faisons face en France actuellement, mais en puissance 10. La structure familiale étant maintenant calquée sur le modèle 4-2-1, l' enfant unique doit s'occuper de ces 2 parents et de ses 4 grands parents... La gérontologie a de beaux jours en Chine...
A peine montés dans le train, trois chinois profitant de l'agitation générale de l'éscale ont éssayé de nous voler. Christophe gardait les bagages dans la cabine pendant que Sophie dépensait les derniers toubrouks en gateaux. Il discutait assis avec l'un des trois pensant avoir affaire à notre compagnon de cabine pendant que l'autre fouillait dans le sac sur la banquette superieure, le dernier faisant mine de retirer sa veste lui cachait la vue. Lorsqu'il s'en est apercu, ils se sont vite éclipsés aidés par le chef de cabine ( qui verifie normalement les tickets de ceux qui montent), qui lui demanda son billet l'empéchant ainsi de les rattraper…bonne entrée en matière! Heureusement rien n'a été volé et les objets de valeur se trouvaient au fond du sac, on restera désormais sur nos gardes.
Nous avons ensuite recu la visite de Juliette que nous avions rencontrée au Vieux Campeur puis croisée a Moscou. Nous passons une partie du voyage avec elle, sa mère doit la retrouver a Pékin dans 30 heures.
Le passage de la frontière fut moins long que l'entrée en Mongolie (seulement 4h) et nous a permis d'assister au changement des roues du train car les rails russes et mongoles n'ont pas le mème écartement que les autres. Le wagon est soulevés par de puissants bras leviers puis les essieux extraits et remplacés par d'autres.
Les passages des frontières reste toujours stressant, on a l'impression de passer un examen d'entrée avec la peur d'avoir fait une bétise, les visages graves et les uniformes des douaniers ne font d'ailleurs que dramatiser la situation.
Ca y est, nous voici en Chine! Au loin, des lumières nous laissent deviner une population bien plus nombreuse qu'en Mongolie. Au réveil, les usines et les odeurs de pollution confirmeront que la Chine demeure le pays le plus touché puisque 9 des 10 villes les plus polluées au monde s'y trouvent. Autre constatation, la moindre parcelle de terre cultivable est mise a profit car elle n'est pas suffisante pour nourrir la population entière, c'est donc avec amusement que nous apercevront des bordures de routes de 2 m2 plantées de tournesols!
Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En
Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc.
On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).
Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…
Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait").
La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!).
Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!
Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez.
Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite.
L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite...
Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble.
Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na!
La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.
Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne.
Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse.
A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée!
Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal!
Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines!
Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping.
Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons.
L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.
Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises"
Appétissant non...
Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français)
Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche.
Palais d'Eté
un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population.
Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare.
C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises.
A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.
Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de patères en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler.
gargotte
Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!
Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.
Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!
Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).
Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.
Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.
Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui
Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).
Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont
la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province.
Enfin du ciel bleu!
Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude.
mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction).
Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle.
Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas.
Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...).
Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend.
moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien
Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda
Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant.
Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère.
Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur.
Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience.
Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises.
La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts...
En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...).
joyeux anniversaire
...on se régale...
Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne!
Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!!
Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage…
Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps".
Thomas délire
Scrapping or cupping
Mardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre.
Arachnidus vilainus
Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire.
Attention chat méchant !
Rocher ou poubelle ?
Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.
Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo.
Maison tibétaine
Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain
La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude.
Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la
Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet!
Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse…
Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock".
Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais!
Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années.
Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes…
On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros!
Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale.
Jamon, jamon
Les 2 be 3
Lundi 19 Septembre: Y'en a marre!
Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la…
Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine).
Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière.
La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière.
L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.
Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien?
On ne joue pas avec la nourriture !
Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"
Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.
Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire.
L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement
Samedi 24 Septembre: Pas sympa
Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil.
Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture!
Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.
Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng.
Oncle Ben's
Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming.
Dealer local
Aussi forts que les piments d'espelette
Mardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.
Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!
Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur.
Shillin
Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java
Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien.
Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe.
La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.
Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.
Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs...
Pas facile un tour du monde
Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En
Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc.
On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…
Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait").
La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!).
Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez.
Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite.
L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite...
Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble.
Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na!
La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne.
Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse.
A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée!
Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal!
Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines!
Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping.
Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons.
L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises"
Appétissant non...
Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français)
Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche.
Palais d'Eté
un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population.
Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare.
C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises.
A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de patères en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler.
gargotte Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!
Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.
Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!
Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).
Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.
Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.
Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui
Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont
la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province.
Enfin du ciel bleu!Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude.
mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction).
Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle.
Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas.
Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...).
Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend.
moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien
Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda
Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant.
Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère.
Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur.
Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience.
Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises.
La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts...
En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...).
joyeux anniversaire
...on se régale...
Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne!
Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!!
Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage…
Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps".
Thomas délire
Scrapping or cuppingMardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre.
Arachnidus vilainus Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire.
Attention chat méchant !
Rocher ou poubelle ?Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.
Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo.
Maison tibétaine
Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain
La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude.
Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la
Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet!
Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse…
Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock".
Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais!
Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années.
Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes…
On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros!
Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale.
Jamon, jamon
Les 2 be 3
Lundi 19 Septembre: Y'en a marre!
Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la…
Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine).
Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière.
La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière.
L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien?
On ne joue pas avec la nourriture !Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"
Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.
Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire.
L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement
Samedi 24 Septembre: Pas sympa
Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil.
Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture!
Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng.
Oncle Ben's Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming.
Dealer local
Aussi forts que les piments d'espeletteMardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.
Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!
Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur.
Shillin
Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java
Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien.
Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe.
La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.
Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs...
Pas facile un tour du mondeCosta Atlantica dans les Caraïbes English translation pending
😊J'ai déjà écrit sur le même sujet dans un courriel antérieur et je remercie toutes les personnes qui m'ont répondues.
Un mois plus tard je désire savoir si des personnes sont arrivées récemment d'une croisière dans les Caraïbes sur le Costa Atlantice?Quelles sont leurs impressions?
Retour du Playa Pesquero English translation pending
Salut a tous!
Nous voilà de retour de notre semaine a cuba a Holguin du 18 nov au 26 nov, nous sommes partis moi, mon conjoint et mon garcon de 6 ans. Ce fut toute une expérience...🙂
Tout d'abord nous avons réservé nos billets le 16 nov sur voyagesarabais.com nous avons payé 2025.00$ toute qu'une aubaine pour 3 personnes et un hotel 5 étoiles!😛 Vu que nous restons en abitibi c'est la meme distance d'aller a toronto ou montréal alors nous sommes partis de toronto (toronto moins cher le billet environ 100-150$ de moins que les départs de montréal) Nous avons voyagé avec sunwing et nous avons eu un excellent service, cependant nous avons fait un escale a cayo coco ce qui nous a rallongé d'au moins 1h et arrivé a l'aéroport de Holguin nous avons fait 1h d'autobus pour nous rendre a l'hotel.
TEMPÉRATURE : nous sommes arrivés samedi il fesait très chaud, et ce jusqu'à mardi, il y a eu un peu de pluie a partir de 3h00 et jusqu'au souper🙁. Pour le restant de la semaine le matin c'était chaud!!! et après le dîner ca se gatait en vents et un peu de nuages!
HOTEL : Très propre, le personnel est courtois, il y a beaucoup de surveillance sur le site. Les gardiens du site s'amuse à faire de jolis sauterelles aux enfants, c'est très mignon!
RESTAURANTS: Pour ce qui est des restaurants, ils ont des bons diners au sea food près de la plage, les crevettes sont excellentes! Pour ce qui est des restaurants a la carte la viande est souvent trop cuites mais la nourriture est bonne.
PLAGE: Incroyable!!!!!!!!!! du beau sable c'est fou, et en fin de journée la mer s'agite un peu pour pouvoir faire de magnifique vagues! Nous pouvons faire du snockling (tu loues le kit et tu vas a droite tu passes devant toute les hotels et un moment donné il y a un petit quai apportez une banane il y a énormément de poissons et c'est de toute beauté) nous nous l'avons su la derniere journée, ça vaut vraiment la peine!... se sont mes plus beaux souvenirs!😉
Ce ne vaut pas la peine d'aller au marché aux puces a guardalavaca, ca coute cher et il n'y a pas grand chose, sur le site de l'hotel nous avons pu trouver quelques petits souvenirs sinon il y a l'aéroport qu'il y a des souvenirs, moi je vous dirais de ne pas prendre le taxi pour aller au marché environ 16 pesos.
EXCURSIONS ; nous avons seulement fait le jeep safari et pour le prix je trouve que c'est de l'exploitation (environ 300$ canadien), nous n'avons pas été dans la foret avec les jeep... lors de cette excursion ils nous apportaient faire du sea-doo (antiquité avec des moteurs et un volant pour la conduite assez ordinaire) ensuite ils nous apportaient voir le garde forestier, c'était bien, ils nous ont montrés comment ils faisaient leur café, nous avons pu boire et mangé de la noix de coco, ensuite ils nous ont apporter dans les bois par une cariole tirée par deux boeufs, sérieusement je ne sais pas vraiment ce que nous avons été faire là 😕. Nous avons remonté en jeep jusqu'a la maison du fermier, nous avons pu déguster un dîner typiquement cubain c'était la meilleur nourriture de notre séjour!!!!!!!! Après notre souper nous avons été faire 30 minutes de randonné en cheval, la plupart des gens ont adoré, cependant lorsque tu y vas avec un enfant tu dois l'asseoir avec toi sur la selle, mon garçon a trouvé ça long en maudit!!!!!
DRINKS: il y a beaucoup d'alcool dans leurs verres, mais c'est très bon si vous y allez gouter au crazy canadian, très bon drink, il peut aussi etre fait pour les enfants sans alcool!
Pour se rafraichir il y a de la crème glacé elle est excellente, au caramel hummmmmmmmmm... mon garcon pouvait en prendre plusieurs fois dans la journée!
Voici un résumé de mes premieres vacances a cuba!😄
Nous voilà de retour de notre semaine a cuba a Holguin du 18 nov au 26 nov, nous sommes partis moi, mon conjoint et mon garcon de 6 ans. Ce fut toute une expérience...🙂
Tout d'abord nous avons réservé nos billets le 16 nov sur voyagesarabais.com nous avons payé 2025.00$ toute qu'une aubaine pour 3 personnes et un hotel 5 étoiles!😛 Vu que nous restons en abitibi c'est la meme distance d'aller a toronto ou montréal alors nous sommes partis de toronto (toronto moins cher le billet environ 100-150$ de moins que les départs de montréal) Nous avons voyagé avec sunwing et nous avons eu un excellent service, cependant nous avons fait un escale a cayo coco ce qui nous a rallongé d'au moins 1h et arrivé a l'aéroport de Holguin nous avons fait 1h d'autobus pour nous rendre a l'hotel.
TEMPÉRATURE : nous sommes arrivés samedi il fesait très chaud, et ce jusqu'à mardi, il y a eu un peu de pluie a partir de 3h00 et jusqu'au souper🙁. Pour le restant de la semaine le matin c'était chaud!!! et après le dîner ca se gatait en vents et un peu de nuages!
HOTEL : Très propre, le personnel est courtois, il y a beaucoup de surveillance sur le site. Les gardiens du site s'amuse à faire de jolis sauterelles aux enfants, c'est très mignon!
RESTAURANTS: Pour ce qui est des restaurants, ils ont des bons diners au sea food près de la plage, les crevettes sont excellentes! Pour ce qui est des restaurants a la carte la viande est souvent trop cuites mais la nourriture est bonne.
PLAGE: Incroyable!!!!!!!!!! du beau sable c'est fou, et en fin de journée la mer s'agite un peu pour pouvoir faire de magnifique vagues! Nous pouvons faire du snockling (tu loues le kit et tu vas a droite tu passes devant toute les hotels et un moment donné il y a un petit quai apportez une banane il y a énormément de poissons et c'est de toute beauté) nous nous l'avons su la derniere journée, ça vaut vraiment la peine!... se sont mes plus beaux souvenirs!😉
Ce ne vaut pas la peine d'aller au marché aux puces a guardalavaca, ca coute cher et il n'y a pas grand chose, sur le site de l'hotel nous avons pu trouver quelques petits souvenirs sinon il y a l'aéroport qu'il y a des souvenirs, moi je vous dirais de ne pas prendre le taxi pour aller au marché environ 16 pesos.
EXCURSIONS ; nous avons seulement fait le jeep safari et pour le prix je trouve que c'est de l'exploitation (environ 300$ canadien), nous n'avons pas été dans la foret avec les jeep... lors de cette excursion ils nous apportaient faire du sea-doo (antiquité avec des moteurs et un volant pour la conduite assez ordinaire) ensuite ils nous apportaient voir le garde forestier, c'était bien, ils nous ont montrés comment ils faisaient leur café, nous avons pu boire et mangé de la noix de coco, ensuite ils nous ont apporter dans les bois par une cariole tirée par deux boeufs, sérieusement je ne sais pas vraiment ce que nous avons été faire là 😕. Nous avons remonté en jeep jusqu'a la maison du fermier, nous avons pu déguster un dîner typiquement cubain c'était la meilleur nourriture de notre séjour!!!!!!!! Après notre souper nous avons été faire 30 minutes de randonné en cheval, la plupart des gens ont adoré, cependant lorsque tu y vas avec un enfant tu dois l'asseoir avec toi sur la selle, mon garçon a trouvé ça long en maudit!!!!!
DRINKS: il y a beaucoup d'alcool dans leurs verres, mais c'est très bon si vous y allez gouter au crazy canadian, très bon drink, il peut aussi etre fait pour les enfants sans alcool!
Pour se rafraichir il y a de la crème glacé elle est excellente, au caramel hummmmmmmmmm... mon garcon pouvait en prendre plusieurs fois dans la journée!
Voici un résumé de mes premieres vacances a cuba!😄
Hôtel à Madras (Inde) English translation pending
Hola, bonjour tout le monde!!!
Je pars en Inde au mois d'octobre avec une amie et nous débarquons a Madras de nuit! J'aimerais savoir si qqun connaît un hôtel qui offre de venir vous chercher à l'aéroport? C'est vrai que pour notre première nuit ce serait cool de pouvoir se reposer sur ce genre de service!
Merci d'avance pour vos réponses!
Bahia Principe... magnifique, merveilleux, le Paradis English translation pending
Bonjour, 😉 Nous rentrons de 3 semaines passées au Bahia Principe de Punta Cana et nous sommes enchantés. Bien sûr, tout n'est pas parfait, loin de là. Mais, en vacances, sous les tropiques, on s'attache à l'essentiel : le soleil, la mer, le lagon, la plage, la détente, l'amusement, le dépaysement et... notre couple ; nous retrouver main dans la main, amoureux comme au premier jour, à profiter du temps qui passe, de la chaleur, de la musique, des danses endiablées du mérengué, de la bachata, des cocktails tropicaux, et du plaisir de savourer un lever de soleil magnifique, en se balladant sur la plage déserte à 6 heures du matin, les pieds dans l'eau ; ou encore de prendre un bain de minuit dans une piscine merveilleuse, à peine éclairée, et déserte à 3 heures du matin, après avoir dansé pendant plus de 2 heures sur les musiques tropicales... Ah quel bonheur ! Bon, ne nous éloignons pas du sujet : nos appréciations sur le Bahia Principe. Nous ne ferons pas de description basique de l'hôtel, tout ayant déjà été écrit auparavant, notamment par aaaa et denisdenise. Nous donnons simplement nos appréciations personnelles, en soulignant les points forts et les points faibles que nous avons ressentis pendant nos 3 semaines. En passant, nous précisons que nous sommes un couple sans enfant, vivons ensemble depuis plus de 20 ans. Nous avons 41 et 51 ans, et avons voyagé depuis 16 ans, dans les plus beaux endroits et les plus beaux hôtels du monde : Tahiti, Bora Bora, (4 fois) Les Iles Fidji, les Seychelles, (2 fois), Les Maldives, Cuba, La République Dominicaine, pour la 4ème fois. Donc, nous pensons avoir un peu d'expérience, et surtout des points de comparaisons. Les aménagements de l'hôtel : L'Hôtel est tout simplement magnifique, grandiose, superbement aménagé. Il ne se passait pas 1 jour sur nos 3 semaines où nous ne l'admirions pas. - les jardins sont magnifiques, entretenus et arrosés tous les jours (bonjour le bruit assourdissant de l'énorme tondeuse dès 8 heures du matin - nous, on s'en fichait, on était déjà réveillé depuis 5 heures du mat.). - l'architecture, l'entrée, les bars, les restaurants : le grand luxe, une propreté irréprochable, le marbre du lobby toujours ciré est brillant. (attention à la glissade les jours de pluie : nous avons vu pas mal de gens blessés avec le bras, le poignet, le genou, ou la cheville cassés). Bien sûr, en vacances, le luxe pour certains n'est pas très important, mais finalement cela contribue à se sentir très vite à l'aise, et dans un cocon. L'année dernière, nous étions au Canoa Coral Hilton de Bayahibe : plus vieux, avec seulement 3 étoiles, mais nous avions aussi passé de magnifiques vacances. - le transport des clients à travers l'hôtel est très bien réfléchi et l'organisation est parfaite. Bravo à ceux qui ont imaginé un tel projet, ce sont des génies ! Nous étions situés près de la plage et pour le petit-déjeuner, pour le dîner le soir, pour aller au spa ou à la discothèque, il fallait traverser tout l'hôtel en longueur et nous prenions la navette qui traverse en ligne droite l'hôtel. En fait il y a 3 navettes, des petits trains bien imaginés, mais ... qui puent les vapeurs d'essence et de gas oil considérablement. En plein soleil et sous la chaleur, c'est une horreur ! Chaque navette attend que la navette suivante arrive pour redémarrer, ce qui fait que l'on n'attend presque pas ; mais bon, en vacances, on est cool ! La chambre : Nous étions en Golden Club, près de la plage (bât 22). C'est une suite junior très spacieuse, avec une petite terrasse, un très grand lit moelleux et toujours impeccable (en golden club, nous avions un service de chambre le soir qui changeait les serviettes mouillées et refaisait le lit pour la nuit). Attention de ne pas abuser de l'air conditionné, surtout la nuit : rhume et bronchite assurés ! Beaucoup de gens étaient malades, toussaient et avaient un rhume, même le personnel. Nous n'y avons pas échappé et avons attrapé le virus la dernière semaine (mais bon, cela ne nous a pas empêché de profiter quand même, même un peu affaiblis ; nous avions prévu les médicaments adaptés... et le rhum - les vitamines locales - est tout recommandé pour tuer les microbes :-). La salle de bains est aussi spacieuse et très agréable. Mais, c'était toujours périlleux de sortir de la baignoire (glissante) après la douche, le rebord étant très large. Il fallait se baisser pour se tenir. Nous n'avons jamais glissé. Heureusement, car cela aurait pu faire très mal ! Nous n'avons jamais eu de problème avec les WC (toujours très bien nettoyés chaque jour), à part l'abattant de la cuvette... qui nous faisait continuellement "voyager" de droite à gauche et de gauche à droite... Pas très solide. Nous l'avons faite resserrer, mais 3 jours après ça recommençait. Alors, on s'est fait une raison... La cafetière et le café offert dans la chambre sont de très bonne qualité : nous avions emmené, comme chaque fois, notre café et notre petite cafetière duo, et elle est restée dans la valise ; pourtant nous sommes très regardant à la qualité du café dans les hôtels, mais là il était vraiment bon. Les dosettes de gel douche, shampooing, et lait pour le corps sont aussi de très bonne qualité et sont réapprovisionnés tous les jours ; nous sommes revenus en France avec tous nos produits de toilette ! Le sol carrelé, en partie de marbre, de la chambre est très très glissant, surtout avec la condensation quand on arrête la clim. Attention à la glissade ! Ah, le fait d'être en Golden Club donne, c'est certain, un confort supplémentaire et facilite grandement la vie dans les relations avec le personnel et l'administration de l'hôtel. Tout est fait pour nous simplifier toute demande ou toute formalité. Nous n'avons jamais regretté le coût supplémentaire de ce service. Les restaurants : Bof ! On se faisait une joie de profiter 4 fois par semaine du Japonais, du Français, du Restaurant de Poisson, du Mexicain.... La nourriture servie est très très moyenne. Pourtant, nous savons que dans ces pays là, il ne faut pas être très exigeant... mais là, c'était vraiment pas terrible : Seuls le Garden Grill et le Japonais sortent un peu du lot, et nous ont permis de bien manger. Dans le restaurant Français, où nous sommes allés 2 fois c'est tout, tout était vraiment trop salé. Immangeable ! On nous a expliqué qu'ils étaient obligés de saler beaucoup (trop !) la viande car avec la chaleur et l'humidité, elle se défraîchie très vite. Le restaurant de poissons (El Pescador) semble le pire avec le Mexicain : l'odeur d'humidité est très forte et prend la tête, la nourriture est mauvaise sauf mon poisson qui était bon et ma femme a été malade (douleurs à l'estomac et au ventre) ; Ce restaurant est aussi ouvert le matin au petit-déjeuner, et 2 fois, nous y sommes allés, étant plus proche de notre chambre. Ces 2 fois aussi, ma femme a été malade (douleurs et diarrhées). Les oeufs brouillés servis au petit-déjeuner sentaient mauvais, et avaient un drôle de goût ! Et les fruits n'étaient pas appétissants. Nous n'y sommes plus retournés, de peur d'attraper quelque chose de plus grave. En fait, seul le Buffet principal nous a permis de mieux manger, à condition de retirer la tonne de rondelles d'oignons crus qu'ils mettent sur tous les plats comme décoration ! :-) Sinon, nous avons mangé de bons fruits, de la mangue, de l'ananas, des fruits de la passion, ainsi que de la bonne viande de porc et de boeuf et de bons poissons. Au moins, nous sommes revenus avec une super satisfaction : nous avons enfin perdus nos 3-4 kilos autour des hanches qu'on n'arrivait pas à perdre chez nous ! :-)) Les petits-déjeuners étaient un véritable festin : fruits, oeufs, bacon, pommes de terre, banane légume, crêpes, pankakes... ce qui nous permettait de tenir jusqu'au goûter, afin de profiter de la plage et du lagon encore plus longtemps. Vers 18 heures, après le cours de meregue, une petite collation au snack de la piscine (poulet, frite, ou sandwich fromage jambon) nous calait bien jusqu'à l'apéritif au bar du lobby "le Merengue". On ne s'est pas laissé mourir de faim et on trouve toujours quelque chose de bon à manger, même si ce n'est pas "comme chez soi". Les bars : Comme on l'a beaucoup lu sur les forums, c'est vrai que les cocktails sont toujours différents d'un bar à l'autre et d'une personne à l'autre. Là aussi, on se faisait une joie de goûter plein de cocktails exotiques, comme on le fait chaque année, et de ramener chez nous quelques recettes... Déception aussi ! Les années précédentes, au Natura Park et au Canoe Coral Hilton, on nous servait de succulents cocktails, bien dosés. Mais, là, les serveurs ont vraiment besoin d'une solide formation. Un jour, au début, on a commandé 4 cocktails différents : le Bahia Principe, le Caïparinia, la Margharita et une Alexandra, au bar du lobby principal. Horreur ! les 4 cocktails étaient du pur jus de sucre concentré. Aucun goût ne relevait ce sucre qu'ils ne savent pas doser. Le Caîparinia et la margharita étant nos 2 cocktails préférés, on est allé au bar pour commander en leur donnant le dosage. Toujours trop sucrés. Gentiment, on leur a expliqué que ce n'était pas bon (beurk) et ils ont recommencé, avec gentillesse dans le souci de faire plaisir, jusqu'à ce que ça nous plaise. Par la suite, chaque soir, Ernesto nous préparait notre Margharita "spécial Ernesto", et elle était succulente. On en prenait même une deuxième, voire une troisième (mais ce n'était pas raisonnable : on dansait trop ensuite le merengue :-)) On s'est donc fait une raison pour les cocktails, et on goûtait la mixture au bar avant de l'accepter. Au bout du compte, dès qu'ils nous voyaient arriver, on n'avait même plus besoin de dire quoi que ce soit ; gentiment et toujours avec de l'humour, on obtenait des bons cocktails. Heureusement, car ce n'était pas possible de boire autant de sucre concentré. Au bar sur la plage, le "Las Olas", Ceddano était aussi parfait pour la préparation des caïparinia. (rhum blanc, lemon écrasé, lemon juice, sucre), après une petite formation bien sûr dans la bonne humeur et avec le sourire ! Déception par contre pour la Mamajuana : contrairement aux autres années, nous n'avons pas pu en savourer une seule de "potable" et nous avons cherché !! ;-)) Il y avait soit trop de miel, soit pas assez de rhum, soit trop diluée avec un vin trop fade soit elle n'était pas assez macérée et parfois tout à la fois :-) Les piscines : Un régal pour les yeux. Elles sont toutes magnifiques, de formes libres, ENORMES et super entretenues, tant au niveau de la qualité de l'eau que du nettoyage général. Et c'était un vrai plaisir de les admirer dans le paysage ! Nous ne profitions de la piscine principale que tôt le matin, vers 7 heures pour faire nos longueurs, ou encore vers 3 heures du matin, en solitaires, pour un bain de minuit bien mérité, après la "caliente" de la discothèque et de nos danses endiablées... La journée, la piscine principale, près de la plage, était trop fréquentée et trop bruyante pour nous qui préférons le calme (cris des enfants, jeux organisés par les animateurs). La plage et le lagon : Tout simplement magnifiques : quand le soleil tapait fort, le paysage était époustouflant : la plage d'un blanc immaculé et le lagon, teinté de bleu plus ou moins turquoise, et vert presque fluo. L'eau cristalline était calme ces jours-là et chaude. Quel bonheur ! Le ciel d'un bleu sans nuage se reflétait dans le lagon. On s'en est vraiment mis plein les yeux. La plage s'étend sur plusieurs kilomètres et permet des ballades mémorables. Le matin, vers 6 heures, alors que le soleil se lève, tout est calme. La plage est quasi-déserte, à part 2 ou 3 joggers et nous, les pieds dans l'eau. La journée, elle est nettoyée souvent, mais pas tous les jours. Les algues amenées la nuit par la marée apportent plus de naturel à cette carte postale. En fait, si la plage est "sale", c'est surtout à cause des touristes qui ne sont pas propres, qui laissent traîner leurs bouteilles et leurs verres, leurs mégots de cigarettes. Chaque soir en quittant la plage, on était dégoûté de voir que les gens laissaient sur place tous leurs détritus, alors qu'il y a des poubelles tous les 10 mètres ! Le lagon, à priori ne présente pas beaucoup d'intérêt au niveau snorkeling : tout est cassé, des tempêtes ont dû passer par là. On a quand même trouvé un peu plus au loin, près de la barrière de corail, un magnifique coquillage énorme "un caracole" (qu'on a ramené), d'autres moins jolis (qu'on a laissé). On a vu aussi une grande raie nager, une tortue se sauver en nageant à notre arrivée. Une autre fois, dans une petite caverne, on a trouvé une énorme langouste ; et une autre fois, on a titillé une tortue au fond d'un trou, et après qu'on l'aie un peu énervée, car on voulait la sortir pour prendre une photo, elle s'est sauvée comme si sa vie en dépendait. Non sans nous faire un peu peur. On trouve de beaux poissons tropicaux, si on se rapproche des "patates" ou de la barrière de corail. L'épave échouée en face de la plage n'enlaidit pas le paysage et donne une petite note sauvage au site ! Pour nager, le lagon est très agréable et est très propre. Ce n'est pas utile de mettre des chaussures en plastique ; il y a très peu de morceaux de corail au fond de l'eau. Les palapas : on avait lu sur les forums qu'il y en avait plein... Jamais on aurait cru en voir autant ! Incroyable ! Bien sûr, ils ne sont pas tous "bien placés", près de la mer, près du bar, près des toilettes, etc, c'est pourquoi, les gens "réservent" tôt leur palapas avec leur serviette, car ils préfèrent tous être parqués les uns sur les autres, comme sur la côte d'azur :-( Chacun est libre de faire comme il aime. Nous, on préférait attendre qu'ils soient tous installés, pour choisir notre petit coin tranquille... loin de tout et de tous... Quitte à faire quelques pas supplémentaires pour aller aux toilettes ou au bar. L'animation : Les animateurs en général (à part 4 ou 5) ne sont pas très sympathiques. Ils sont même froids, surtout une fois leur boulot fini - plus de sourire ou de "hola" - . La journée, pour leurs activités, quand ils ont besoin des "touristes" comme ils nous surnomment, ils savent se montrer gentils. Mais, ensuite, ils ne nous calculent plus. C'est très bizarre. C'est la première fois qu'on a ressenti cela. En fait, ils n'ont pas l'air très sincères, et semblent ne pas beaucoup nous aimer, nous les "touristes". Leurs spectacles, le soir au théâtre principal "tropicana" sont très très moyens, à part les performances spectaculaires individuelles de quelques uns en acrobatie et en danse ; la sono est très mal réglée et est assourdissante ; ils envoient de la fumée blanche à tout va pour faire "plus pro" à tel point qu'un jour ils ont réussi à déclencher l'alarme anti-incendie. Par contre, le groupe de chanteurs et musiciens qui passent quasiment tous les soirs au Pueblo, est très très agréable. "Le House Band". Vers 23 heures, ils jouent et chantent, en plein air, du Merengué, de la Bachata et de la Salsa et nous ont fait bien dansé. Quel bonheur ! Et, en plus, le chanteur est très sympathique et a beaucoup de talent. On y allait quasiment à chaque fois qu'ils se produisaient. Tenir jusque 23 heures, était parfois difficile, surtout que l'on se réveillait très tôt. Mais, cela valait vraiment le coup. Pour les amateurs de musique et de danses (mérengué, salsa, bachata), c'est un régal. Un autre régal : ce même groupe de musiciens joue sur la plage chaque mercredi à 16 heures. Et pendant une heure, on peut s'éclater à danser, les pieds dans le sable ou dans l'eau. C'est un rendez-vous à ne surtout pas manquer, tellement c'est bon. Déguster un ti'punch, danser sur la plage, en plein soleil, et plonger dans le lagon après, un rêve tellement c'est bon. Merci à ce groupe de musiciens. Jamais nous n'avons pris un tel plaisir à danser dans tous nos voyages ! La discothèque : Après avoir dansé en plein air grâce au House Band, vers minuit, la discothèque ouvrait. Toute l'année, nous n'avons pas beaucoup l'occasion de danser, les discothèques en France ne nous plaisant pas trop. Alors, en vacances, on se rattrape. Et on a fait la fermeture, à 2 heures du matin. Même si le lendemain, on est un peu fatigué, on se dit qu'on récupérera une fois rentré. Alors on s'éclate sur les musiques tropicales. On a un peu mal aux pieds, et surtout très chaud. Mais, ensuite vers 2 heures 30, on va se plonger dans la piscine, déserte pour se rafraîchir avant de se coucher. Quel bonheur ! Le DJ n'étant pas toujours le même chaque soir, l'ambiance est toujours différente. Des fois, c'est top, des fois c'est plutôt nul. (beaucoup de disco années 70-80 ou des vieux tubes). La climatisation est très efficace, et l'évacuation des fumées pas trop mal. Sauf une fois, la clim. était en panne. Horreur. On se décomposait sur place, tellement on transpirait, même assis. Impossible de danser. Trop chaud. Et surtout irrespirable avec les fumées de cigarettes et de cigares qui stagnent et ne sont pas évacuées. Un jeune a fait un malaise et nous sommes partis au bout de 20 minutes. Trop dangereux. Ah ! Une chose nous a vraiment choqués et c'est la première fois qu'on voit ça : que ce soit à la discothèque, au Pueblo ou sur la plage, les animateurs et 2-3 animatrices invitent les touristes à danser pour "mettre de l'ambiance" et inciter les autres à venir sur la piste - jusque là rien que du très normal - ce qui l'est moins c'est quand on les voit danser avec leur touriste-partenaire : on a vraiment l'impression que c'est une corvée d'un pénible....., ils regardent à droite, à gauche les mouches voler, dansent de façon insipide alors que ce sont des danseurs formidables, ils ne sourient pas, ne regardent pas leur partenaire, se tiennent à 3 mètres, l'air distant presque dédaigneux ; s'ils dansaient avec un oreiller, ils n'en feraient pas moins et surtout ils ne font aucun effort pour en faire un peu plus, même quand ils tombent sur quelqu'un qui sait danser le merengué et la bachata !! Ma femme et moi en avons fait l'amère expérience douloureuse et frustrante. Nous avons cherché à comprendre pourquoi ils étaient comme ça et n'avons pas eu de réponse à part peut-être la lassitude.... Les moustiques : Dans ce genre de pays, les moustiques font partie de la carte postale. C'est inévitable. A nous de se protéger. Dans ce Resort, il y en a plein, contrairement aux 2 autres fois où nous sommes allés à Punta Cana. Ils rentrent dans la chambre à la moindre occasion, même par les aérations de l'air conditionné. Ils restent sur les murs de la salle de bain, où il ne fait pas très clair et attendent leur proie. On avait emmené une bombe anti-moustique, et une plaquette qu'on a placée dans la salle de bain. Et 10 mousticologne spécial région tropicale qui sont tous partis. Après chaque douche, et avant de quitter la chambre, (au moins 5 fois par jour, et même à la plage) on s'en aspergeait mutuellement le corps. Résultat : ma femme n'a eu aucune piqûre. Moi, une petite dizaine quand même ! Mais, chaque année, les moustiques, c'est moi qu'ils préfèrent. :-( Toutes les toilettes publiques de l'entrée, des restaurants, de la discothèque sont aussi remplies de moustiques sur les murs - bien qu'elles soient d'une propreté irréprochable. Et attendent de la chair fraîche ! Pourtant, ils traitent tout le site régulièrement avec de la fumée anti-moustiques. Et encore, à Punta Cana, avec le vent marin, il y a moins de moustiques qu'à Bayahibe par exemple, où il n'y a pas de vent, (l'année dernière au Canoe Coral, j'ai eu 90 piqûres, ma femme aucune !) Cette année, je m'en suis plutôt bien sorti ! Je pense que cette affluence de moustiques est dû à 3 choses : au climat de cette année qui a été humide jusqu'à mi-mai, au fait que de chaque côté du Resort c'est la forêt et qu'un bras de forêt vierge bien marécageux de 50 m de large passe à travers toute la largeur de l'hôtel. Nous avons vu beaucoup de gens avec d'énormes piqûres, surtout les peaux blanches. C'étaient sûrement des gens qui étaient allés en excusions, ou dans la jungle. Fumeurs : Nous avons aussi beaucoup souffert des fumeurs. Pourtant les restaurants sont tous non-fumeurs, heureusement ! Mais, ils se mettent à la sortie pour fumer. Ce qui fait que la première odeur qu'on sent en sortant est la cigarette ou le cigare. Au bar, c'est irrespirable. La petite zone "non-fumeur" est sous le vent de la zone immense "fumeurs", ce qui fait qu'on ne respire pas bien. Avec la chaleur et l'humidité à presque 90 %, c'est trop dur. Aux spectacles, on est envahi de fumeurs, partout. A la discothèque, certains fument le cigare en dansant ! Le matin, on avait les poumons en feu et on toussait comme si on avait fumé toute la nuit, alors qu'on est non-fumeur.:-( et très sportifs. Certains fumeurs fumaient aussi dans le petit train, alors qu'il est noté "no fumare". Durant notre séjour, des gens ont dû s'en plaindre car ils ont collé de gros autocollants sur les vitres de tous les véhicules. Excursions : Nous n'en avons fait aucune. Cela fait des années que nous fuyons les excusions où on est parqué dans des bus ou des bateaux surbookés, où on nous fait partir à 7 heures du matin, pour faire 3 ou 4 heures de transport, pour enfin arriver sur le lieu-dit où un pique-nique nous attend : faire la queue pour manger, pendant qu'on se bat avec les moustiques, les mouches ou les guêpes. Pour enfin manger... froid. Et après, on nous annonce qu'il ne faut pas trop s'éloigner, car nous partons dans 30 minutes... ;-( Les pièges à touristes.... non merci :-) La météo : La 1ère semaine, c'était très nuageux et pluvieux. Au bout de 4 jours, on désespérait de voir le soleil. De la pluie, du matin au soir, un peu frais, pas de soleil, beaucoup de nuages. Mais, la journée, sur la plage, on bronze quand même beaucoup. Plein de gens ne se protégeaient pas et on a assisté à des méga coups de soleil. Puis, la 2ème semaine, le soleil était au rendez-vous, mais jusque 3 - 4 heures de l'après-midi. Après, c'était la pluie, les nuages, les orages mais pas en continu et entrecoupés de belles éclaircies. Et la 3ème semaine, temps magnifique, du matin au soir, et même la nuit. Plus de pluie, ou si peu. On était content d'avoir un peu de répit. On est revenu quand même très dorés et très bronzés. Le personnel : Tout le personnel du Resort est très agréable, toujours gentil, toujours un sourire, toujours un "hola", à condition bien-sûr d'être soi-même aussi souriant ; Nous ne parlons pas espagnol - ou si peu -, mais on essayait quand même de parler et d'apprendre quelques mots ou expressions avec eux. Ca les faisait bien rigoler... Au bar du lobby, on a bien aimé sympathiser avec Ernesto et German, avec Sandra, Deskaury (les petites serveuses) et même Josepha "la petite chef" ; Ils sont vraiment tous très gentils, et n'ont pas l'air de se forcer (comme certains). Au buffet du petit-déjeuner, certaines filles ou hommes étaient aussi vraiment gentils ainsi qu'aux bars (en particulier au bar-snack "las ollas 1"), aux restaurants, dans les jardins, à la réception du Golden Club, les femmes de ménage, etc, etc.... Et puis, rester 3 semaines, et les voir tous les jours, à force, dès qu'ils nous voyaient, ils nous accueillaient avec beaucoup d'enthousiasme et de chaleur. Conclusion : Ouf. Bravo aux courageux qui ont tout lu. En bref, malgré des points assez négatifs, il faut dire que nous n'avons qu'une hâte, y retourner. Et encore pour 3 semaines, si cela nous est possible. Mais jamais, nous n'y retournerions en pleine saison, en juillet ou en août. Quand il est complet. Avec 1500 chambres, ça doit être en véritable enfer ! Quand nous sommes partis, le 6 Juin, il venait de se remplir, et c'était atroce. Trop de monde partout. Et très bruyants ! Avec beaucoup d'enfants bruyants. Sur la plage, il fallait aller encore plus loin pour avoir du calme. La période où nous étions était vraiment agréable. Pour avoir beaucoup voyagé depuis 20 ans, nous savons que le parfait n'existe pas. Surtout pas à Punta Cana, réputé pour être "l'usine à touristes". Il faut juste choisir la bonne période. Ou choisir un hôtel n'accueillant pas plus de 50 personnes, à 300 € la nuit par personne, et en petit-déjeuner... Si on veut un bon rapport qualité-prix, Punta Cana est parfait ! Alors à très bientôt, Bahia Principe. Car finalement, tu nous as vraiment séduits. Ti'punch😉
Cuba: nouveau délire d'un dictateur sénile... English translation pending
Dernier délire en date de la dictature cubaine et de son dirigeant sénile : l'obligation faite aux cubains, y compris et surtout ceux travaillant dans le tourisme, de limiter au maximum les contacts avec les étrangers et l'interdiction d'accepter des cadeaux et autres pourboires de leur part sous peine de devoir les restituer ensuite aux autorités cubaines ! Lorsqu'on sait qu'un cubain travaillant dans un hôtel à touristes gagne en moyenne l'équivalent d'une quinzaine de dollars US/mois, on imagine facilement les conséquences.
Quant au but officiel de la manoeuvre, il s'agit de "défendre la pureté de la révolution castriste et des valeurs socialistes", dixit le Ministre cubain du tourisme. Lamentable...
Compte Rendu Viva Whyndam Samana English translation pending
Ma copine et moi sommes partis en république dominicaine, du 19 au 26 janvier, à l'hôtel Viva Whyndam Samana, à Las Terrenas. L'hôtel s'appelait le El Guatapanal avant d'être racheté par la chaîne Viva Whyndam Resort.
C'était une promotion marsans, qui au final revenait moins cher que les partirpascher, promovacances & co.
Pour les impatients, le voyage s'est très bien passé, l'hôtel était très très bien (mais y'a toujours des touristes pour gueuler...), c'était génial !
On décollait d'orly à 10h30 avec la compagnie corsair. On est parti à l'heure, aucuns problèmes durant le vol. L'avion était un A330, à l'aller comme au retour. Comparé à Air France, on a moins de place, les consos alcoolisées sont payantes (sauf les bières) et on n'avait pas d'écrans individuels pour films, jeux... A part ces petits détails, c'est pareil qu'air france.
Arrivés à Puerto Plata vers 14h30, on récupère les valises puis direction dans les cars pour le transfert à Las Terrenas. C'est parti pour 5h de car. Certains clients n'étaient même pas au courant de ce transfert ! Pendant le trajet on a du s'arrêter car notre car avait pris un coup de chaud. Plein de fumée qui sortait du moteur ! Même pas grave, on repart et nous voilà arrivés à Las Terrenas dans la soirée. On s'arrête dans une station service et on nous fait descendre des cars. Ce qu'il faut savoir c'est que l'hôtel se trouve à 4-5 km de Las Terrenas, et qu'il n'est accessible que pas une piste creusée au buildozer. Comme il avait plus, les cars n'y passaient pas, donc un dernier petit transfert en minibus. Le seul problème c'est qu'aucuns des organisateurs ne l'explique, du coup les gens comprennent pas trop ce qui se passe et commence à s'énerver (un peu normal après 9h d'avion & 5h de car...).
On arrive finallement à l'hôtel, on s'enregistre et on récupère notre chambre. A première vue c'est très correct. 2 lits 2 places, clim, balcon, salle de bain, tv, coffre fort. Tout est propre. Il est 23h, c'est l'heure de faire dodo.
Le lendemain matin, au réveil, direction le balcon pour la vue et là la claque, vue sur la mer, c'est superbe. Pas cool par contre, il ne faisait pas beau. On prend notre petit déj, la bouffe est très bonne et abondante. Ensuite réunion d'informations avec le guide marsans pour nous expliquer le fonctionnement de l'hôtel (et vendre ses excursions accessoirement).
Comme il pleuvait, on décide d'aller se ballader à Las Terrenas. Dans le voyage est compris un AR hôtel / Las Terrenas en mini bus. On décide de le garder pour plus tard et on part à pied. Ca se fait bien, en y allant tranquille faut compter 1h de marche. Las Terrenas c'est sympa, ca change radicalement de chez nous ! Il y a le marché le samedi. Le guide marsans n'en parle pas car il n'y a pas de navette hôtel / Las Terrenas le week end... Pareil, le guide déconseille fortement les motos conchos, trop dangereux. Tous les dominicains les utilisent alors pourquoi pas nous ? En tout cas on est retourné à Las Terrenas le samedi en motoconcho c'etait sympa.
Pour l'hôtel, il y a 3 restos : el cacao : c'est le buffet à volonté. Nourriture en abondance, très bonne, mais répétitive au bout d'une semaine (comme tous les resorts). bamboo : resto asiatique ! A la carte donc faut réservé la veille. La bouffe est pas terrible et je comprend pas pourquoi il ne font pas plutot un resto de spécialités locales. méditerranéen : autre resto à la carte. Grillades, poissons, pâtes. J'ai bien aimé.
En journée et la nuit, le méditerranéen se "transforme" en snack.
La piscine n'est pas très profonde, 1.6m maximum. Elle est nettoyée tous les jours. Elle n'est pas très grande mais peu de gens l'utilisent. La plage est très belle, y'a des transats pour tout le monde. La mer est un peu agitée, mais en marchant un peu sur la droite y'a des coins plus abrités et beaucoup plus calmes. Idem sur la gauche mais on n'a pas pu voir, la plage étant bloquée pour le tournage d'un film français à ce moment ! On ne pouvait pas passer, super...
Le personnel qui s'occupe des animations et de la réception parle français. Pour les serveurs et femmes de ménages, espagnole seulement. On a fait l'effort d'apprendre quelques mots. La majorité des clients de cet hôtel sont français.
Les reproches pour l'hôtel (bah oui fallait que j'en trouve sinon je serais pas crédible !) : on n'a pas eu la télecommandede la TV, ils n'en avaient plus. on a eu une coupure d'electricité pendant 1 minute ! un matin on n'avait plus d'eau. C'est revenu au bout d'une heure.
Rien de génant pour nous, mais suffisant pour que certains ralent à la réception...
Pour les excursions, on est allé à Rancho La Cascada, tenu par un français, Pierre Fayet. Il est très sympa. On a juste fait la cascade d'El Limon. Ca s'est très bien passé. C'etait très impressionnant.
Pour le retour, même topo, 5h de bus puis 9h d'avion. Comme il n'avait pas plus, les cars ont pu emprunter la piste et venir nous chercher directement à l'hôtel. Le hic, c'est que comme notre car était tros chargé, il n'arrivait plus à monter les côtes ! Obligés de descendre à chaque fois ! Ensuite à l'aéroport, on décolle à l'heure (19h15 ou 19h45 je ne sais plus), toujours avec Corsair et un A330.
On attérit à Orly vers 9h du matin le lendemain. On récupère les valises et direction la gare montparnasse pour prendre le tgv pour enfin rentrer. Il fait très froid ! Et pas de chance, c'est jour de grève !
Donc voilà on est très content de notre voyage. La mer était un peu agitée mais en se déplaçant on trouve des coins très calmes. Il a plus la première journée, et c'était couvert le dernier jour mais sinon il faisait beau (crème solaire indice 60 !).
Merci à ceux qui nous ont conseillé Las Terrenas. On ne regrette pas du tout. J'avais raté une offre à Punta Cana, heuresement ! Lors de l'excursion à El Limon, on a rencontré des français qui étaient à Punta Cana la semaine d'avant. Temps pourri, mer très agitée (plus qu'à Las Terrenas). On a eu de la chance ! Apparament il n'a pas fait très beau début janvier, on est bien tombés.
Personnellement, je n'ai pas de reproches à faire à l'hôtel mais plutôt à Marsans et à son guide, pour le manque d'informations. Ils essaient aussi de ne pas nous faire sortir de l'hôtel, alors qu'il y a tant de choses à visiter. Mais bon j'ai cru comprendre que c'était le lot de chaque tour opérateur.
Si vous voulez plus de renseignements, n'hésitez pas.
Les photos : ICI
@+ Thomas
C'était une promotion marsans, qui au final revenait moins cher que les partirpascher, promovacances & co.
Pour les impatients, le voyage s'est très bien passé, l'hôtel était très très bien (mais y'a toujours des touristes pour gueuler...), c'était génial !
On décollait d'orly à 10h30 avec la compagnie corsair. On est parti à l'heure, aucuns problèmes durant le vol. L'avion était un A330, à l'aller comme au retour. Comparé à Air France, on a moins de place, les consos alcoolisées sont payantes (sauf les bières) et on n'avait pas d'écrans individuels pour films, jeux... A part ces petits détails, c'est pareil qu'air france.
Arrivés à Puerto Plata vers 14h30, on récupère les valises puis direction dans les cars pour le transfert à Las Terrenas. C'est parti pour 5h de car. Certains clients n'étaient même pas au courant de ce transfert ! Pendant le trajet on a du s'arrêter car notre car avait pris un coup de chaud. Plein de fumée qui sortait du moteur ! Même pas grave, on repart et nous voilà arrivés à Las Terrenas dans la soirée. On s'arrête dans une station service et on nous fait descendre des cars. Ce qu'il faut savoir c'est que l'hôtel se trouve à 4-5 km de Las Terrenas, et qu'il n'est accessible que pas une piste creusée au buildozer. Comme il avait plus, les cars n'y passaient pas, donc un dernier petit transfert en minibus. Le seul problème c'est qu'aucuns des organisateurs ne l'explique, du coup les gens comprennent pas trop ce qui se passe et commence à s'énerver (un peu normal après 9h d'avion & 5h de car...).
On arrive finallement à l'hôtel, on s'enregistre et on récupère notre chambre. A première vue c'est très correct. 2 lits 2 places, clim, balcon, salle de bain, tv, coffre fort. Tout est propre. Il est 23h, c'est l'heure de faire dodo.
Le lendemain matin, au réveil, direction le balcon pour la vue et là la claque, vue sur la mer, c'est superbe. Pas cool par contre, il ne faisait pas beau. On prend notre petit déj, la bouffe est très bonne et abondante. Ensuite réunion d'informations avec le guide marsans pour nous expliquer le fonctionnement de l'hôtel (et vendre ses excursions accessoirement).
Comme il pleuvait, on décide d'aller se ballader à Las Terrenas. Dans le voyage est compris un AR hôtel / Las Terrenas en mini bus. On décide de le garder pour plus tard et on part à pied. Ca se fait bien, en y allant tranquille faut compter 1h de marche. Las Terrenas c'est sympa, ca change radicalement de chez nous ! Il y a le marché le samedi. Le guide marsans n'en parle pas car il n'y a pas de navette hôtel / Las Terrenas le week end... Pareil, le guide déconseille fortement les motos conchos, trop dangereux. Tous les dominicains les utilisent alors pourquoi pas nous ? En tout cas on est retourné à Las Terrenas le samedi en motoconcho c'etait sympa.
Pour l'hôtel, il y a 3 restos : el cacao : c'est le buffet à volonté. Nourriture en abondance, très bonne, mais répétitive au bout d'une semaine (comme tous les resorts). bamboo : resto asiatique ! A la carte donc faut réservé la veille. La bouffe est pas terrible et je comprend pas pourquoi il ne font pas plutot un resto de spécialités locales. méditerranéen : autre resto à la carte. Grillades, poissons, pâtes. J'ai bien aimé.
En journée et la nuit, le méditerranéen se "transforme" en snack.
La piscine n'est pas très profonde, 1.6m maximum. Elle est nettoyée tous les jours. Elle n'est pas très grande mais peu de gens l'utilisent. La plage est très belle, y'a des transats pour tout le monde. La mer est un peu agitée, mais en marchant un peu sur la droite y'a des coins plus abrités et beaucoup plus calmes. Idem sur la gauche mais on n'a pas pu voir, la plage étant bloquée pour le tournage d'un film français à ce moment ! On ne pouvait pas passer, super...
Le personnel qui s'occupe des animations et de la réception parle français. Pour les serveurs et femmes de ménages, espagnole seulement. On a fait l'effort d'apprendre quelques mots. La majorité des clients de cet hôtel sont français.
Les reproches pour l'hôtel (bah oui fallait que j'en trouve sinon je serais pas crédible !) : on n'a pas eu la télecommandede la TV, ils n'en avaient plus. on a eu une coupure d'electricité pendant 1 minute ! un matin on n'avait plus d'eau. C'est revenu au bout d'une heure.
Rien de génant pour nous, mais suffisant pour que certains ralent à la réception...
Pour les excursions, on est allé à Rancho La Cascada, tenu par un français, Pierre Fayet. Il est très sympa. On a juste fait la cascade d'El Limon. Ca s'est très bien passé. C'etait très impressionnant.
Pour le retour, même topo, 5h de bus puis 9h d'avion. Comme il n'avait pas plus, les cars ont pu emprunter la piste et venir nous chercher directement à l'hôtel. Le hic, c'est que comme notre car était tros chargé, il n'arrivait plus à monter les côtes ! Obligés de descendre à chaque fois ! Ensuite à l'aéroport, on décolle à l'heure (19h15 ou 19h45 je ne sais plus), toujours avec Corsair et un A330.
On attérit à Orly vers 9h du matin le lendemain. On récupère les valises et direction la gare montparnasse pour prendre le tgv pour enfin rentrer. Il fait très froid ! Et pas de chance, c'est jour de grève !
Donc voilà on est très content de notre voyage. La mer était un peu agitée mais en se déplaçant on trouve des coins très calmes. Il a plus la première journée, et c'était couvert le dernier jour mais sinon il faisait beau (crème solaire indice 60 !).
Merci à ceux qui nous ont conseillé Las Terrenas. On ne regrette pas du tout. J'avais raté une offre à Punta Cana, heuresement ! Lors de l'excursion à El Limon, on a rencontré des français qui étaient à Punta Cana la semaine d'avant. Temps pourri, mer très agitée (plus qu'à Las Terrenas). On a eu de la chance ! Apparament il n'a pas fait très beau début janvier, on est bien tombés.
Personnellement, je n'ai pas de reproches à faire à l'hôtel mais plutôt à Marsans et à son guide, pour le manque d'informations. Ils essaient aussi de ne pas nous faire sortir de l'hôtel, alors qu'il y a tant de choses à visiter. Mais bon j'ai cru comprendre que c'était le lot de chaque tour opérateur.
Si vous voulez plus de renseignements, n'hésitez pas.
Les photos : ICI
@+ Thomas
Acheter le forfait vip au Bavaro Princess English translation pending
Bonjour tout le monde,
Quelqu'un peut-il m'expliquer comment acheter le forfait VIP au Bavaro Princess car dans la brochure Jetair (nous partons de Bruxelles), ils n'en parlent pas.
Est-ce que celui-ci est réservé automatiquement quand on réserve une suite en villa au lieu du batiment principal ou doit-on l'acheter sur place?
Merci d'avance pour vos conseils.
Quelqu'un peut-il m'expliquer comment acheter le forfait VIP au Bavaro Princess car dans la brochure Jetair (nous partons de Bruxelles), ils n'en parlent pas.
Est-ce que celui-ci est réservé automatiquement quand on réserve une suite en villa au lieu du batiment principal ou doit-on l'acheter sur place?
Merci d'avance pour vos conseils.
Bavaro Princess ou Sunscape Punta Cana English translation pending
Holla,
Qui est allé dans l'1 des ces 2 hotels? Y a t'il réellement suffisamment d'arbres sur la plage du Bavaro Princess pour bronzer à l'ombre, n'y a t'il pas trop de vagues (enfant 7 ans), les chambres sont elles rénovées ou vetustes?
Quand au Sunscape Punta Cana, on ne trouve rien dessus, est ce bon signe ou pas?
Merci de vos réponses, c'est urgent.
Qui est allé dans l'1 des ces 2 hotels? Y a t'il réellement suffisamment d'arbres sur la plage du Bavaro Princess pour bronzer à l'ombre, n'y a t'il pas trop de vagues (enfant 7 ans), les chambres sont elles rénovées ou vetustes?
Quand au Sunscape Punta Cana, on ne trouve rien dessus, est ce bon signe ou pas?
Merci de vos réponses, c'est urgent.
Les perles sur VF English translation pending
Piochées sur le forum et à prendre au n ième degré.
Une VFiste terrorisée : "est-ce qu'en me rendant au Maroc, je ne risque pas de perdre ma nationalité marocaine?
😏Tout à fait! Et le droit de respirer également. Renseigne toi! Un humaniste sur VF: "si ils fument autant, c'est qu'ils n'ont rien à manger, non?
🤪 Quel talent! Simple comme bonjour, euh...mais les gras du bide, une clope au bec, t'expliques ça comment, toi? Un voyageur méticuleux: " Est-ce que quelqu'un peut m'indiquer le bus que je dois prendre en arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour aller en ville?"
L'emplacement exact des toilettes de l'aéroport aussi, pendant que tu y es?
Une VFiste désespérée: "Je cherche un(e) coéquipier(e) qui a oublié ce que râler veut dire."
😉Bon courage!!! Un VFiste qui s'adresse à une VFiste: " Toi qui as été en Malaisie, elles sont jolies, les filles, là-bas?
😮 Y a marqué homo sur mon profil? Un rentier sur VF: " L'Indonésie, j'adore; c'est comme mon territoire."
🤪Pour les visas, c'est à toi qu'il faut s'adresser? Un VFiste qui s'emporte: " eh bien, tu as tords!"
😏 Je dirai même plus: "Si tu continues, on te tord le cou, vu? Des VFistes en perdition: " On est un jeune couple qui veut partir en vacances. Mais où? La question, elle, paraît facile. Mais c'est trop pour nous."
😕 Et dire que ce pays fabrique des Airbus et des TGV! Une VFiste qui a fait son choix: "Moi, perso, je n'aime pas la démocratie."
🏴☠️T'as drôlement raison. Vive les joies du flicage, de la matraque et de la taule! Un VFiste lucide: "La religion est un anti-dépresseur naturel"
🙁 Dame Nature nous gâte mieux d'ordinaire.
Khaldoun
😏Tout à fait! Et le droit de respirer également. Renseigne toi! Un humaniste sur VF: "si ils fument autant, c'est qu'ils n'ont rien à manger, non?
🤪 Quel talent! Simple comme bonjour, euh...mais les gras du bide, une clope au bec, t'expliques ça comment, toi? Un voyageur méticuleux: " Est-ce que quelqu'un peut m'indiquer le bus que je dois prendre en arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour aller en ville?"
L'emplacement exact des toilettes de l'aéroport aussi, pendant que tu y es?
Une VFiste désespérée: "Je cherche un(e) coéquipier(e) qui a oublié ce que râler veut dire."😉Bon courage!!! Un VFiste qui s'adresse à une VFiste: " Toi qui as été en Malaisie, elles sont jolies, les filles, là-bas?
😮 Y a marqué homo sur mon profil? Un rentier sur VF: " L'Indonésie, j'adore; c'est comme mon territoire."
🤪Pour les visas, c'est à toi qu'il faut s'adresser? Un VFiste qui s'emporte: " eh bien, tu as tords!"
😏 Je dirai même plus: "Si tu continues, on te tord le cou, vu? Des VFistes en perdition: " On est un jeune couple qui veut partir en vacances. Mais où? La question, elle, paraît facile. Mais c'est trop pour nous."
😕 Et dire que ce pays fabrique des Airbus et des TGV! Une VFiste qui a fait son choix: "Moi, perso, je n'aime pas la démocratie."
🏴☠️T'as drôlement raison. Vive les joies du flicage, de la matraque et de la taule! Un VFiste lucide: "La religion est un anti-dépresseur naturel"
🙁 Dame Nature nous gâte mieux d'ordinaire.
Khaldoun
Hôtel 5* à Djerba en Tunisie English translation pending
BONJOUR
J' ENVISAGE DE PARTIR CET ETE A DJERBA ET JE RECHERCHE UN HOTEL 5* QUI SOIT VERITABLEMENT BIEN ET AGREABLE A TOUS NIVEAUX (nourriture, ambiance, plage, thalasso...). L' OFFRE ETANT PARTICULIEREMENT IMPORTANTE ( Hotel Vinci el Kantara, Hotel Yadis Beach, Hotel Sofitel Palm Djerba, Hotel Movenpick, etc ) JE NE SAIS VERS LEQUEL ME DIRIGER. JE VOUS REMERCIE DE BIEN VOULOIR ME FAIRE PART DE VOTRE EXPERIENCE. MERCI D' AVANCE. VINCENT
J' ENVISAGE DE PARTIR CET ETE A DJERBA ET JE RECHERCHE UN HOTEL 5* QUI SOIT VERITABLEMENT BIEN ET AGREABLE A TOUS NIVEAUX (nourriture, ambiance, plage, thalasso...). L' OFFRE ETANT PARTICULIEREMENT IMPORTANTE ( Hotel Vinci el Kantara, Hotel Yadis Beach, Hotel Sofitel Palm Djerba, Hotel Movenpick, etc ) JE NE SAIS VERS LEQUEL ME DIRIGER. JE VOUS REMERCIE DE BIEN VOULOIR ME FAIRE PART DE VOTRE EXPERIENCE. MERCI D' AVANCE. VINCENT
Retour du Dominicus Palace English translation pending
Bonjour nous sommes de retour du palace!
Tres belle hotel et tres calme nous avions acces au Beach pour toutes les activités et leurs resto sans aucun supplément.
L'hotel est tres propres et tres belle la plage magnifique et l'eau encore plus.Le manger pas mal.
Au buffet tres bien .au Bambu resto asiatique tres bien.Mexicaine pas tres bon.l'italien La Scala pas mal. Le grille pas tres impressionnant.Mais bon il faut tous les essayer et peut etre serai vous plus chanceux😉.
les chambres sont grandes nous avions deux grand lits et une terrasse presque face a la mer(5805).L'entretiens a tous les jours .
Le vol a bien été air transat et le retour aussi J, ai été malade au retour et l'équipage a tres bien pris soins de moi ils ont meme trouver un medecin dans l'avion pour venir me voir.P.S" si vous avez des probleme de sinus amené vos medicaments avec vous ou des décongestionnants parce que ça fais mal en cri.....😕.
Nous avons eu une représentante hors paire Karine de Nolitour World😏 elle est fantastique. Si vous avez des questions des problemes besoins de conseille elle est toujours là .
Les excursions nous avons fait saona 55 us par personne arret avec étoile de mer baignade à l'ile diner à la capital de l'ile 😉 et arret à la piscine naturel et bapteme a la vitamine. Nous avons fais du snorkeling à Bayahibe 10 us nous voulions voir des poissons et on en a vue beaucoup durée 1 :00 .
Les cigars de grace allé chez Jean-michel et Geatan je vous jure que vous ne vous ferai jamais avoir avec des faux. La presque totalitée des cigars que les autres commerçant vendent son des faux fait avec des feuilles de bananier le magasin se trouve pres du palace on prend la rue Fuller et on tourne a gauche al rue suivante et vous allez voir leur affiches avec leur nous dessus Jean-Michel et Geatan .Un Français et un Quebecquois.😎
Je vous recommande cet hotel et se séjours!
Tres belle hotel et tres calme nous avions acces au Beach pour toutes les activités et leurs resto sans aucun supplément.
L'hotel est tres propres et tres belle la plage magnifique et l'eau encore plus.Le manger pas mal.
Au buffet tres bien .au Bambu resto asiatique tres bien.Mexicaine pas tres bon.l'italien La Scala pas mal. Le grille pas tres impressionnant.Mais bon il faut tous les essayer et peut etre serai vous plus chanceux😉.
les chambres sont grandes nous avions deux grand lits et une terrasse presque face a la mer(5805).L'entretiens a tous les jours .
Le vol a bien été air transat et le retour aussi J, ai été malade au retour et l'équipage a tres bien pris soins de moi ils ont meme trouver un medecin dans l'avion pour venir me voir.P.S" si vous avez des probleme de sinus amené vos medicaments avec vous ou des décongestionnants parce que ça fais mal en cri.....😕.
Nous avons eu une représentante hors paire Karine de Nolitour World😏 elle est fantastique. Si vous avez des questions des problemes besoins de conseille elle est toujours là .
Les excursions nous avons fait saona 55 us par personne arret avec étoile de mer baignade à l'ile diner à la capital de l'ile 😉 et arret à la piscine naturel et bapteme a la vitamine. Nous avons fais du snorkeling à Bayahibe 10 us nous voulions voir des poissons et on en a vue beaucoup durée 1 :00 .
Les cigars de grace allé chez Jean-michel et Geatan je vous jure que vous ne vous ferai jamais avoir avec des faux. La presque totalitée des cigars que les autres commerçant vendent son des faux fait avec des feuilles de bananier le magasin se trouve pres du palace on prend la rue Fuller et on tourne a gauche al rue suivante et vous allez voir leur affiches avec leur nous dessus Jean-Michel et Geatan .Un Français et un Quebecquois.😎
Je vous recommande cet hotel et se séjours!