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Résumé de l'hôtel Oasis Playa Coco (13 juin 2009) English translation pending
by Erijo · 2009-06-15 · 12 replies
Passez outre à mon francais Marci 😉😉

Nous sommes arrivés Samedi 13 juin. Avec Tour Mont Royal Avec Canjet. 20 minutes de bus à faire Check in très rapide (ont étaient que 3 avec TMR)

Chambre: 5204(2 lit 3/4)-5205 (1 lit king) Communicante. Vue sur mer. 2ième étage. Ménage fait tôt le matin. Grande et très propre et beaucoup de rangement. Coffre fort électronique gratuit dans le garde robe.

Nous avions laisser un mot de boujour à notre femme de ménage et elle nous a écrit aussi pour nous souhaiter une belle semaine. Demandez lui si elle a des enfants etc etc comme ca elle verra que vous vous interressez à elle comme maman et non seulement comme femmes de chambres. Alors donner les cadeaux en conséquences.

Nous lui avons donner des cadeaux à chaque matin elles avait une fille donc on a donné des cadeaux pour enfants aussi.. crayon à colorier etc etc

Le Site: très bien mais la végétation est pas à son maximum mais quand même très bien. Il y a un petit troupeau de vaches (15 à 20) dans les environs ils laissent leurs marques mais ca dérange vraiment pas. Oui un ti caca ici et l'a mais vraiment rien de dramatique. Elles passent le soir. Jamais vu le jours en tout cas.

Piscine: très propre et grande et bien entretenu tous les matin. Il y a de l'animation continuel et ca semblait très bien.

Plage: très grande et beaucoup d'ombre et plusieurs personnes pour placer nos chaises ou les essuyer chaques matins à cause de la rosée ou saleté. L'entré a l'eau est un peut rocailleuse il y a comme un cap de roche (on marche dessus sans probleme). Coté gauche le cap est assez large vers la droite quelques pieds seulement. Apres le cap wowwwwwwwww . Beaucoup de poisson. Il y a de l'animation mais rien de très dérangeant

Le Buffet est super et varié. On a pas maigris.

Les 3 restos à la cartes étaient excellent. Essayer d'y aller tôt (18.30) si pas à votre goût aller au buffet par la suite.

Les Bar c'est correct aussi

Coté pourboire on a doné environ 30$ canadien pour 2 personnes et de facon aléatoire et nous sommes très bien servis. Donnez du tip des les premiers services et en arrivant sur la table bien à la vue comme ca il le verront et vous serviront encore mieux durant tous le repas. Ils vous reconnaitront.

Excusion: sommes allés à la Playa Pilar 5 pesos aller-retour en bus. Elle est toujours aussi superbe A NE PAS MANQUER.

Les spectacles du soir nous n'y sommes pas allés. On est des lève tôt donc couche assez tot aussi. Mais à 20.30 c'est pour les tout petit et à 21 c'est pour les adultes.

La plage du Blue Bay est moins grande mais sans cap de roche et au dire de certaine personne qu'on a connu il semblerait que l'on mange mieux a l'Oasis qu'au Blue Bay.

Il y a un centre nautique: pédalo. Planche à voile. Catamaran. Plongé de surface. Petit voilier.

Des questions pas de prob je vais vous aider

J'y retournerais sans aucunnnnnnnnn prob et oui je recommande cette hotel à tous.

Durant 7 jours JAMAIS je dis bien JAMAIS j'ai entendu un mot de travers ni pour la chambre ni les repas RIENNNNNN NIETTTTT

Ceux qui n'ont pas aimés ou bien ils sont difficile et ils veulent leur ti Québec avec eux. Ou bien ils sont tombé sur une mauvaise passe.😉😉

Ha oui j'oubliais, t quand on va ailleur, à Cuba par exemple c'est nous les invités donc c'est à nous à se forcer à vivre comme eux, donc essayez de parler leur langue un peu Gracias et Hola c'est facile et sans risque d'attraper une maladie. Et un SOURIRE attire toujours un SOURIRE une face de cochon attire une face de cochon. (sans rancune pour ceux que le chapeau fait) 😉😉

N'attendez pas que eux le face en premier, faites le en premier vous aller TOUJOURS avoir une réponse. Et une poigné de main woooowwwww rien de dangereux la dedans non plus.

Pi aussi t'en qu'à dire de choses hihihi Quand vous finissez un verre de boisson ou avez des papiers ou autres à jeter ben y a plein de poubelles partout. t les tites patante avec un sac ben oui c'est une poubelle alors levez vos tites (ou autre grosseur) fesses pi forcer vous un peu 😉😉 Les gens sont l'A pour vous aider à passer une belle semaine et non l'a pour vous tor...🙁😉😉

Bon aller je prépare mon prochain trip

sur ce Bonnnnnnnnnnnnnn voyage
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers,USA (3ème partie) English translation pending
by Grisemote · 2009-06-01 · 36 replies
Aventures dans l'Ouest canadien et Parc des Glaciers (3ème partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité:
http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

Pour retourner à la deuxième partie:

Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?

Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.



Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.







Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.





Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.

Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.



La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).

Les acteurs du spectacle.

les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.

La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).





Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.



Une étape instructive et agréable.



village de Hazelton près de K'san



Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.





C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …





Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.



Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.

Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.

Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).



Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …



Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.

Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.

La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.



Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.





Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.











Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.



C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.

Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!

Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !







Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.





Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.

A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).



Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.

Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.



Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.



Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !







Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.





Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …

Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!

Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.

Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.



Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.







Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.





Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.







Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.



Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?

Trouvez le glaçon😉

Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.

Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.



Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.



A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.

La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.

Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).





Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.



Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)









Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture. Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…











« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.

Partout dans la région, le saumon est roi!

Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.









Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.



Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.



L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours

Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.



La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.







Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.



Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).



Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.





Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !

L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ



Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.









A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.





Rayon de soleil extrêmement fugace.

Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !

Les joies du camping, pas toujours facile!



En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.



Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.





Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.



Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.



Très joueurs et très photogéniques comme animaux.







Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …

Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.

Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"





Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.









Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.





L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.











En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.

Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …

Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim





Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.



Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !

Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !















- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !



Un chou puant!

Les droseras.

- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.



Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).







Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.



Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.



Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.





Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet





et son « Wild pacific trail »,





Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"



Tofino et ses environs.



A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !





Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.



Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !



C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).

La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.

Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!



Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.

Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.



Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.





- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents





- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.



- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs

Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?





Vancouver : La montagne à la mer

La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.





Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.

Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :

- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre











- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),



- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes



- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.

Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?



Epilogue

Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !

Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat

Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):

Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€

Activités :

Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)

Campings :

- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)

TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)

Hotels/Motels :

Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)

TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)

Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
Retour de douze jours en Jordanie English translation pending
by Catbob · 2009-05-27 · 8 replies
Nous rentrons de 12 jours en Jordanie . Je ne rentrerai pas dans les détails de notre voyage . L’excellent carnet de voyage de SENMOUT tout récent, précis et riche, concentre toutes les infos nécessaires .

Je me contenterai de rapporter qq impressions et expériences personnelles .

Nous avions décidé de zapper Amman, jugée dans de nb discussions comme dénuée d’intérêt. Finalement nous y avons passé notre 1° nuit et nous n’avons pas été déçus. Notre hôtel était plein centre à coté de la mosquée du roi Abdallah . Le caravan hôtel à 1/2heure à pied de la ville basse . Nous avons aimé nous promener dans ce quartier populaire et animé, nous fondre dans la population, goûter aux spécialités (douceurs et mezzes) dans les petites gargotes fréquentées par les locaux, grimpés au sommet du djebel al quala’a pour avoir une vue d’ensemble de la ville et sur le théâtre romain. Le soir, mangé au Abu Ahmad Orient restaurant, les meilleurs mezzes de tout notre séjour . Bien entendu nous nous sommes perdus, ce qui nous a permis de tester l’accueil des jordaniens . irréprochable, on nous a reconduit jusque devant notre hôtel en voiture. Bref un 1° contact vraiment chaleureux comme ce le sera tout au long de notre voyage.

Toujours en recherche de dépaysement, nous avons opté pour un accès plage publique à la mer morte . Encore une fois nous ne l’avons pas regretté. Nous étions ce jour là les seuls touristes perdus au milieu de centaines de Jordaniens, c’était le WE est la plage était bondée. Ce fut très amusant et étonnant d’assister à la baignades de familles entières . Les femmes vêtues de leurs longues robes noires se laissaient flotter ou bavardaient entre elles assises dans l’eau . Les hommes fumaient leur narguilés ou s’occupaient des grillades, qq jeunes faisaient cercle pour danser et jouer de la musique Une ambiance festive et joyeuse nous entourait, nous étions salués amicalement, invités à partager un thé et mon mari à fumer le narguilé .

Bien qu’aillant mon maillot une pièce, je ne me suis pas baignée peut-être ai-je eu tord, mais ce jour-là je n’ai pas vu une seule femme en maillot . Je sentais que je ferai tâche, d’autant plus que les douches, indispensable, se trouvent loin du bord de l’eau, il m’aurait fallu traverser la foule . Donc si vous voulez vous baigner de la plage publique prévoyez un TS qui couvre les fesses, vous attirerez moins les regards.

La réserve de Dana et le camp site de rumana très très sympa, mais les réservations ne sont pas toujours faciles, alors un peu plus loin sur la route après DANA une bonne alternative le Nawatef camp site ; Nous nous y sommes arrêtés par curiosité, l’endroit était beau. Le patron nous a invité à boire le traditionnel thé à la menthe et nous a raconté sa récente installation. Le camp à une très belle vue sur le wadi et le soir il prépare des repas traditionnel dans une atmosphère très nature . Ce devrait être un bon plan.

Kerak on n’a pas été sensible, très touristique, par contre Shobak oui pour sa situation nous avons fait la visite, nous étions seuls, on a apprécié .

Pétra, 2 jour c’est vraiment le minimum, On a aimé y être avant tout le monde c’est à dire 6h30 à l’entrée, ce qui laisse beaucoup de temps pour faire les sites directement accessibles loin de la foule. Ensuite quand le monde afflue il suffit de s’élever ou d’atteindre les endroits plus éloignés et on échappe ainsi au bain de foule. En définitive avec un minimum de stratégie on à visité et pu apprécier tout le site en étant seuls . Faire une entrée aussi par le wadi muthlim, à droite avant le siq passer sous le tunnel, un petit canyon très beau où l’eau a accompli une véritable œuvre d’art dans la roche . Très spectaculaire et ludique .

Et enfin le Wadi rum . Nous avons fait un trek de 4 jours, nous sommes passés par les services d’une française Anna . J’ai lu dans différentes discussions que qq uns avaient été mécontents de ses prestations .

En ce qui nous concerne, tout s’est très bien passé, nous dirons même que c’était parfait . C’est la 1° fois que nous passons par un prestataire, d’habitude nous nous débrouillons seuls mais là il nous fallait un guide pour la wadi rum donc…

Je suis tombées des nues quand j’ai lu les critiques . Je l’avais contactée par internet . Elle s’est chargé de réserver les chambres d’hôtel, la réserve de Dana, la location de la voiture jusqu’à Pétra, ensuite tous les transports puisque nous n’avions plus de voiture et bien sur les 4 jours de trek dans le désert . Il n’y a eu aucune mauvaise surprise . Nous n’aurions pas fait mieux seuls et d’après nos calculs pour un coût identique .

Ces 4 jours furent un véritable bonheur ; Nous étions tous les 2 avec Florian, notre guide, étudiant français qui prépare un doctorat d’histoire et connaît bien le Wadi rum + Ibrahim notre cuisinier .

Nous sommes de bons marcheurs et nous nous sommes vraiment fait plaisir .Nous avons souvent eu le sentiment d’être privilégiés en voyant au loin les 4x4 emprunter tous les mêmes pistes, alors que nous escaladions les djebels pour découvrir des panoramas à couper le souffle, explorions des canyons aux formes tarabiscotées et à la palettes de couleurs somptueuse, sans jamais croiser personne . Il est bien évident que nous sommes aussi passés par les qq sites mentionnés dans les guides et c’est là qu’on a pu réellement faire la différence avec notre expérience et celle des autres.

A chaque étape Ibrahim avait dressé notre mini camp et nous mangeions ses excellentes spécialités autour d’un petit feu de bois, dégustant notre thé à la menthe bien mérité sous un beau ciel étoilé.

Pour notre dernièr soir nous avons rendu visite à Abou Aboudaou (si ma mémoire est bonne) un des derniers bédouins . Ce vieillard de 70 ans était visiblement heureux de discuter avec Florian . Il à sorti qq verres qui auraient mérité un lavage appuyé mais son sourire édenté était tellement touchant qu’on ne pouvait refuser son thé . Nous avons passé un long moment autour du feu sous la tente familiale . Florian nous traduisant les souvenirs de son rôle de figurant dans le film de Lawrence d’Arabie . Au moment de partir, il nous a suivi pour ramener ses chameaux, les bêtes n’étaient pas très loin et rentraient doucement les pattes fortement entravées au camp pour éviter qu’elles ne s’éloignent trop dans le désert . Ce ne devait être qu’un prétexte, car sans rien dire, il nous a suivi jusqu’au camp, s’est assis parmi nous pour partager notre repas, puis sans un mot, il s’est levé et il est reparti dans la nuit noire. Une rencontre toute en simplicité et touchante. Cela me fait penser à un autre moment fort sympathique, nous roulions sur la route des rois, quand nous apercevons un vieillard qui faisait du stop au milieu de nulle part. Nous nous sommes bien sur arrêtés . Tout content il a retiré ses vieilles sandales poussiéreuses pour monter dans la voiture . C’était vraiment un personnage authentique. Il n’a pas arrêté de nous parler en arabe, visiblement cela ne le gênait si pas nous ne captions rien, il riait, nous riions, c’était l’essentiel . Puis il a crié un peu plus fort, sûrement le signe qu’il était arrivé à destination, il a remis ses sandales, nous a chaleureusement remercié et a disparu dans le no man’s land .

Pour revenir au wadi rum si vous avez le temps et un petit peu de condition physique, n’hésitez pas à partir à sa découverte à pied . L’expérience reste inoubliable mais elle se mérite.

Voilà qq moment livrés en vrac, d’un très beau pays à découvrir pour la richesse de ses sites, la beauté de la nature, la gentillesse des Jordaniens et sa cuisine tout en saveur .
Bonnes adresses d'hébergements à Buenos Aires? English translation pending
by Ashakiran · 2009-05-12 · 6 replies
bjr,

nous devons atterrir le 9 septembre a buenos aires et ns commençons un petit carnet d'adresse.. auriez vous quelques bonnes idées et bon plan pr l'hébergment????

merci bcp😄
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers, USA (2ème partie) English translation pending
by Grisemote · 2009-05-12 · 30 replies
Les aventures de Grisemote dans l’Ouest Canadien (2ème partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité:
http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/v.f?post=2595664;#2595664 Lac Louise (suite)



Particularités du camping: il est plutôt grand, dans la forêt, plutôt cher (mais ce n’est pas une particularité ici où le niveau de vie est visiblement plus élevé que chez nous), une barrière électrifiée est sensée nous protéger de nos amis les nounours et nous devons payer 7$ par jour pour pouvoir faire du feu avec bois à volonté mais dans des barbecues de lilliputiens (donc qui consomment très peu). On les comprend, dans le pays le bois est une denrée rare. Et oui, le primitif cela coûte cher. Le camping n’en reste pas moins agréable, avec quand même peu de douches et l’habituel unique lavabo où gicle de l’eau partout (froide, bien sûr) pour faire la vaisselle. La contre partie de cette ultra primitive « vaisselle spot » est que c’est un endroit de grande convivialité où il est facile d’échanger en anglais ou en français sur tous les sujets. Si cela peut rassurer celui où celle qui sera désignée pour la corvée …

Comme d’hab, le lendemain fut l’occasion d’une très belle randonnée : Vallée of Paradise et Giant steps (20 kilomètres - dénivelé 385m).



Arrêt pique-nique près du lac !



Un glacier suspendu.

Valley of paradise... ....et les marches de Géant (Giant steps) qui portent bien leur nom!







Vu le titre, dans mon imagination j’y voyais plus de vahinés accueillantes sous une température moyenne supérieure, mais ce fut quand même un bon moment.



Quelques rencontres avec des marmottes!

Notre petit marcheur a commencé à avoir des douleurs aux pieds qui ont rendu le retour difficile pour lui et celui qui l’a porté … En chemin, nous nous sommes faits vertement sermonnés par un écureuil qui n'avait pas froid aux yeux et qui n'a pas apprécié notre présence. Nous avions peut être écrasé une pomme de pain. Petit mais très loquace, il montait sur les troncs au niveau de nos têtes pour nous dire sa façon de penser par des cris étonnamment forts vu sa petitesse. (plus tard dans le camping de Jasper, nous serons aussi témoins d'une attaque en bonne et due forme sur un chien de bonne taille. Le petit écureuil a alerté tout le camping et abien signifié au quadrupède qu'ICI, c'était SON territoire! On parle des oies du Capitol, mais que dit-on des écureuils canadiens????



La randonnée au lac Moraine fut, le jour suivant, l'occasion d'une expérience nouvelle. Le lac Moraine est d’une grande beauté avec ses eaux bleues laiteuses dues à l’alimentation par les eaux des glaciers gorgées de « poudre » de roches laminées par les tonnes de glaces rampantes, et ce, même sans soleil, ce qui fut notre cas.





Attirés par une petite colline avancée sur le lac permettant un point de vue imprenable, nous (heu pas tous !) décidons de passer par un raccourci. De gros troncs d’arbres, flottants sur l’eau, permettent de rejoindre notre point haut. Un pied pour s’assurer que cela flotte bien, puis deux – no problemo, c’est du costaud. Je progresse donc de tronc en tronc d’un pas leste et léger. Soudain, un gros tronc joueur se cabre, puis celui d’à côté. Arghhhh ! Après un combat d’équilibriste périlleux je capitule et m’enfonce tout droit dans l’eau jusqu’à la taille. L’appareil photo est immergé quelques secondes ! Le pire fut le regard de tous ceux qui attendaient la fin de l’exercice avec une pointe d’amusement à peine dissimulée – et pour cause : sorti des eaux, j’ai pu constater que je n’étais pas le seul à tenter l’expérience qui se soldait à 80 % par une baignade… Du coup les imprudents avaient leur public. Raisonnablement étanche le Canon 350D, mais pas l’objectif. Une fois séché, il reste quelques traces sur les lentilles mais le reste fonctionne. Ouf !

La piètre prestation! Les paparazzis étaient sur place😉

Bien entendu, vu la prestation lamentable mais jugée courageuse de leur père, Lucas et Robin, bien plus malins et moins lourds, ont tenté la traversée. Plouf et replouf ! Quand même, il y a une justice !



Une fois changés et atteint notre point d’observation privilégié à pied sec, nous mesurons la beauté de ce lac dont la couleur semble tout simplement artificielle. « Allez on regarde trois chutes sur les rondins et on rentre …» La rando du jour, du coup, elle aussi est tombée à l’eau !



Nous passerons cependant au lac Louise, malgré le ciel menaçant, et nous décidons d’aller voir la vue du haut de la tour « fairview ». Ce n’est que 2 kilomètres aller-retour, mais par contre c’est raide ! Du coup, malgré toute la population qui peuple les bords du lac, nous n’y verrons personne.









Les nuits sont froides (zéro degré annoncé par le ranger à l’entrée) et du coup, faisant la grève de l’arnaque au barbecue, il n’est pas question de s’attarder le soir.



Pour le quinzième jour de notre périple, nous décidons de faire quelque chose de neuf : un trek en montagne (rien à voir avec une balade essaie-t-on d’expliquer)… Certains d’entre- nous suggèrent de dormir directement avec les chaussures à crampons, cela permettrait de gagner du temps le matin. La popularité de cette nouvelle expédition grandit en arrivant dans la vallée de Yoho.



Petit passage bien sympa à Natural Bridge,







puis nous entamons le tour du lac émeraude (5, 2 kilomètres dans sa totalité)

et enchaînons vers le bassin Emeraude (Emerald basin), L’endroit est sublime et l’aller retour du parcours prévu dépasse à peine les 9 kilomètres (9, 2 km - 225m de dénivelé). Une bagatelle !

Cherchez les enfants dans la photo😉

Arrivés à notre point haut, alors que nous sommes dispersés à chercher des sortes de pépites métalliques qui ressemblent à de l’or, Robin, resté tout seul, devient introuvable, malgré nos hurlements à réveiller toutes les marmottes du coin. Nous finissons par l’apercevoir entre deux gros rochers, recroquevillé de peur. D’après lui, un Mountain Lion (cougar), dont la présence effective fut signalée en début de parcours, lui aurait fait les gros yeux au sortir de la forêt. Il n’aurait pas été à son goût et aurait tourné les patounes. Une glace fut revendiquée pour cela, mais sans preuve photographique ni morsure, l’animal ne fut pas validé. C’est la dure loi des montagnes !

Voici une trace qui pourrait corroborer la version de Robin!

Le retour au camping de Lake Louise s’effectue par la visite des chutes Takakkaw, qui, pour une fois, se voient de loin et ne nécessitent que quelques minutes de marche pour les atteindre. Tel un pulvérisateur géant, il est idéal d’aller près de son point d’aboutissement si on souhaite prendre une douche d’embruns.







Petite rencontre sur le bord de route!



Au petit matin suivant, nous quittons notre camping du lac Louise sans trop de regrets excepté pour la vue agréable au milieu des monts couronnés de glace, pour prendre la route des glaciers.



Le chemin n’est pas long mais les points de vue sont à couper le souffle de beauté, surtout sous un magnifique soleil. La succession de lacs de glaciers d’un bleu intense sur fond d’une multitude de glaciers ne peut normalement pas laisser indifférent. A voir absolument.

Bow Lake.



Le lac Peyto











Nous montons au glacier Athabasca au travers d’un défilé de sommets pointus et neigeux. L’arrivée n’a pas besoin d’être signalée. A près de 2000 mètres d’altitude, l’immense langue de glace est à quelques centaines de mètres de la route, en pense assez douce.



En fait ce n’est qu’une émanation d’un champ de glace de 300 Km² (Columbia icefield) qui comprend pas moins de huit glaciers majeurs et qui s’étend sur tout un groupe de sommets. Sa visite est programmée pour le lendemain.



Le camping choisi (le Wilcox creek campground) est du style primitif – ce qui a une signification particulière dans cette contrée ou visiblement un sou est un sou. Le notre avait des sanitaires minimalistes, mais était équipé d’un corbeau dont le doux coassement a ponctué chaque minute de notre séjour. Douce nature. Heureusement, le camping était équipé aussi d’une radio, celle de nos voisins, qui nous a permis de garder un pied dans la civilisation (même si lui se croyait seul au monde – quel imagination !). Un coup de cœur. Pour fêter tout cela, nous avons goûté un petit vin californien (heu, pas tous quand même) réchauffé par une flambée, à 9 $ cette fois, sous les étoiles. Prendre un peu d’antigel est accessoirement utile pour affronter le froid de la nuit. Mais en fait, avec un air sec et un bon duvet, tout cela se supporte très bien.



Équipés de polaires, de lunettes et d’un bon anorak nous partons le lendemain matin pour affronter le glacier. Un peu inquiets sur les risques liés à ce genre d’endroit, nous avons opté pour un guide et le groupe de plus d’une vingtaine de personnes qui allait avec. Il nous prête bonnets et gants. Vu la chaleur qu’il faisait (entre 15 et 20°) nous hésitons. Petite déception d’entrée de jeu, il annonce fièrement qu’avec l’état de la glace qui fond, la surface est très rugueuse et qu’il ne sera pas nécessaire de prendre des crampons.



Marcher sur la glace dans ces conditions estivales n’est effectivement pas bien compliqué. Il faut quand même faire attention aux crevasses et aux moulins (trous dans la glace) qui d’après notre guide (qui parle français) sont mortels. On les voit bien quand même. L’eau coule partout en petites rivière et permet de voir une belle glace bien bleue gorgée de bulles.



Côté température, l’arrivée sur le glacier nous frigorifie littéralement. Le vent venu des hauteurs et le rayonnement froid du sol nous oblige à mettre gants et bonnets qui nous semblaient si accessoires. Bon ok, la visite (environ deux heures) et le guide furent sympas, marcher sur la glace est toujours un plaisir, mais le coût carrément prohibitif de l’opération (pour 5 de l’ordre de 120€) est en décalage avec le service et à priori le danger (mais nous ne sommes pas spécialistes). Nous avons croisé bon nombre de personnes sans guide, ce qui est tout à fait autorisé, qui finalement en ont vu autant que nous …

Nous reprenons la route pour Jasper dans la foulée. En chemin, nous croisons un groupe de voitures sur les bas-côtés. Pas besoin d’un dessin, cela nous est maintenant familier. C’est un arrêt Ours. Une maman et deux oursons. Oooh ! Comme c’est mignon ! Bon, on y va.





Seulement voilà, le dernier sorti de la voiture a eu la bonne idée de fermer la voiture à partir du bouton intérieur et en claquant la porte, les clés à l’intérieur – LE grand classique des après-midi réussis. Enfermés dehors, équipés au plus d’un appareil photo, tous les papiers, téléphones et autres équipements nous attendent sagement à quelques centimètres de nous. (et comme cela n’était pas suffisant, Lucas est sorti nu-pieds, tant qu’à faire !) A soixante kilomètres du premier village, en plein zénith au milieu des ours, l’ambiance est à la fête. Pas de panique, avec toutes les voitures présentes pour les fauves, je demande de l’aide à plusieurs personnes. Visiblement mon anglais n’est pas au point. Pourtant, quand j’achète du bois le soir pour une flambée tout le monde me comprend … ce sera une énigme. Une famille Polonaise, en vacances, qui parle le même anglais que nous finit par nous écouter. Plutôt débrouillard, l’homme dévisse l’antenne radio et s’en sert pour « crocheter » la serrure. Echec car c’est trop rigide. Heureusement, un policier en patrouille, intrigué par des rodeurs sur une voiture, s’arrête à notre hauteur. « - Oups ! Mes pauvres, remplacer une clé est extrêmement cher et long. Quand à faire venir un garagiste, vu la distance n’y pensez même pas. » Rassurant … « Pouvez-vous nous aider ? Moi ? Non, je ne peux rien faire pour vous ! » Nouvel espoir, une voiture s’arrête à notre niveau. Enfin quelqu’un de compréhensif. Le dialogue fut bref mais efficace « Où sont les ours ? Heu, nous sommes enfermés hors de notre véhicule – Je comprends, dur dur, mais où sont les ours ?»



Le sauvetage! Notre polonais, fidèle, entre-temps, est parti à un hôtel à quelques kilomètres de là et revient avec un cintre en fil de fer qu’il déplie. Le temps de tâtonner et il parvient à actionner le bouton de la vitre avant. Ouf ! Nous respirons. Un immense merci à toute cette famille formidable qui nous a aidés pendant deux bonnes heures sous le soleil, sans se lasser, pour trouver la solution, avec le sourire qui plus est (et tout cela avec toute la famille venant de Pologne pour les voir, et un bébé au sein !!!!) Merci les ours ! Personnellement je ne les voyais pas si nuisibles.



Nous reprenons le volant pour Jasper. Nous ferons un bel arrêt aux chutes Athabasca.









Jasper

Jasper est une belle ville, très accueillante, à commencer par tous les animaux qui gambadent dans les forêts environnantes et les faubourgs.





On trouve de tout ici à commencer par plein de touristes. Si ça se trouve, c’est lié… Le camping Wapiti – comme d’hab n’est pas donné, avec son bois en sus (on s’habitue), mais bien rendu. Il est très agréable, dans la forêt avec de grands emplacements et des sanitaires très biens et pas trop loin. On va se plaire ! L’entrée du camping est peuplée de wapitis (uniquement des mamans avec leurs petits) et de photographes accrochés à leurs sabots. N’y résistant pas, Grisemote s’approche d’aussi près que les autres d’une tendre mère lascivement en train de brouter. Pas si paisible que cela, la bébête en question commença à la regarder de travers, puis fonça la tête en avant. Si une charge peut être héroïque, la retraite de ceux qui la subisse l’est forcement moins. Piteusement cachée derrière un arbre, il fallut à Grisemote quelques minutes pour se remettre de sa surprise, avec dans la tête une question : « pourquoi moi alors que les autres photographes s’en tire plutôt bien … ? ». Peut être la french touch !

Juste avant l'assaut!

Pour nous remettre de toutes ces aventures, nous décidons de nous faire un petit restau en ville. Bigre, là aussi, on s’aperçoit que le coût de la vie est assez élevé. Nous optons pour une pizzeria conseillée par « le guide du routard ». Nous repartons avec une bonne addition et un ventre mi plein. On aurait préféré le contraire.





Lac Maligne

Après une douce nuit au camping, nous repartons le lendemain frais et dispos pour le lac Maligne. Nous nous arrêtons d’abord près du canyon Maligne qui nous retiendra un bon moment.







La route pour parvenir au lac est magnifique, entourée des pans de roches abrupts. Nous passons à côté du lac Medecine dont la caractéristique est de se vider à partir d’aout à cause d’un siphon souterrain qui transfert l’eau en aval. Cette caractéristique mystérieuse du lac lui a valu une réputation sulfureuse par les indiens (et certainement les premiers trappeurs) qui y voyaient un phénomène surnaturel.



Le lac Maligne est une magnifique étendue d’eau au milieu de pics rocheux aux crêtes enneigées, célèbre pour une vue d’une de ses îles, spirit island (que nous n’atteindrons pas). Il se visite soit en vedette de tourisme, soit en canoë.





Nous prenons le contrat offensif en louant deux coques de noix à rames. Le carnet de route disait : journée en canoë. C’est vrai qu’après les longues randonnées, rien de mieux pour se détendre qu’une journée de canoë endiablée. Le plafond nuageux bas et une sorte de lassitude nous dicta de revoir nos prétentions à deux heures de location. Nous partons donc guillerets, la rame légère au milieu de cette beauté un poil glacée.



Un des deux équipages (auquel je ne participais pas ainsi que les deux plus jeunes), dyslexique de la rame, a du mal à marcher droit, ce qui s’accompagne généralement d’une ambiance chaleureuse autant qu’amicale. Nous passons la première heure en extase devant ce magnifique spectacle qui défile devant nos yeux, troublé de temps en temps par les vagues des vedettes à moteur. Nous contournons un premier jeu d’îles entre des troncs qui flottent et entamons notre retour lorsqu’un grain bien nourri déboule sur le lac pour nous rafraichir.



Certes, la lumière entre les nuances de gris sur fond de montagnes ravit l’œil des photographes et la pluie ne fut pas vraiment forte, mais le vent contraire est une véritable plaie.



Dès que l’on s’arrête de ramer, on fait marche arrière. Après une heure de lutte acharnée pour rejoindre notre point de départ à peu près dans les temps, nous arrivons épuisés. Mouais, deux heures, c’était bien … d’autant qu’ici le temps change très vite.

Dall's sheep

De retour au camping, des coups de feu nous accueillent. Nous saurons le lendemain que c’était pour effrayer 4 ours qui souhaitaient un emplacement au milieu des tentes…

Mont Edith Cavell



D’abord la route pour y parvenir est magnifique. Elle est sinueuse et permet quelques belles vues sur la vallée et les lacs couleur émeraude. Ensuite, le site est un gigantesque cirque de falaises avec un glacier suspendu en forme de colombe les ailes déployées, le glacier Angel (bon, il faut quand même avoir un peu d’imagination, certains pessimistes y verrons peut être un corbeau albinos).





Le lac au centre est comme d’habitude dans le coin de cette couleur bleue délavée si particulière, dans lequel une langue de glacier vient baigner.



Une petite pluie froide et pénétrante vient troubler la randonnée (de quelques petits kilomètres). Même si la météo n’était pas clémente, c’est vraiment un très bel endroit à ne pas rater (nous y retournerons même une seconde fois, le jour du départ vers le nord, pour profiter de la vue sous le soleil !)









Pour laisser une trace, nous construisons des chortens, comme certains prédécesseurs, sûrs que cette trace passera les siècles.



Avec environ 120 kilomètres de randos dans les pattes en moins de 15 jours, un peu de voiture s'impose, alors en route pour l’Alaska!

Pour retourner à la première partie:http://voyageforum.com/...ost=2595664;#2595664 Pour accéder à la troisième partie: http://voyageforum.com/...ost=2642578;#2642578
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers, USA (1ère partie) English translation pending
by Grisemote · 2009-05-11 · 30 replies
Les aventures de Grisemote dans l’Ouest Canadien (1ère partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité:
http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

5 semaines sous la tente, en juillet 2008, avec nos enfants âgés de: 13, 12 et 8 ans! Tout d'abord, avant de débuter la narration, nous nous devons de remercier tous ceux qui ont pris le temps de nous répondre et celles qui ont eu la gentillesse de me faire parvenir leurs guides, cartes, voire atlas! Kashtin, Calou192, mlefèvre, Vinny, Vilcanota, notre grand spécialiste de la région et tous les autres, merci à vous tous!🙂 Texte: Gilles Plançon Photos: Gilles et Sylvie Cela a commencé de façon maintenant presque traditionnelle, un soir de novembre pluvieux, lors de la présentation des vœux familiaux pour les vacances : « Cette année, nous irons au pays des ours, de la forêt et des montagnes. Certes, l’endroit est infesté de moustiques tenaces, les ours abiment régulièrement et sans distinction les touristes et les locaux, le soir le froid mord les doigts de pieds, voire plus (montagne oblige), la probabilité de rencontrer de la pluie est de 100 %, mais en revanche, on y trouve le meilleur sirop d’érable, la forêt sauvage sur des milliers de kilomètres où pullulent les fameux ours, les paysages sont à couper le souffle (que l’on a moins d’ailleurs en altitude) et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, c’est le territoire des glaciers qui fondent à vu d’œil et qui auront certainement disparus dans quelques années. » Devant tant d’arguments et de détermination de la part de Grisemote et l’assurance d’une organisation impeccable inspirée par les meilleurs conseils du forum, aucun des co-aventuriers n’a osé remettre en doute ce choix forcement judicieux, tout juste une question fut posée à voix basse : « Tenaces comment les moustiques ? »

L'itinéraire tel qu'il était prévu: (nous l'avons quasiment respecté) Les temps de route et kilomètres sont quand même à vérifier, je m'étais aidée d'un site canadien qui donnait les temps de parcours! S 5 juillet Arrivée Calgary nuit Sandman hotel – aéroport D 6 juillet visite Calgary nuit Sandman hotel – aéroport L 7 juillet stampede nuit Sandman hotel – aéroport M 8 juillet Route vers Drumheller (badlands) (138 km) Visite du musée de paléontologie (on n’a pas eu le temps !)– route vers Dinosaur Park (138 km – 1h 23) camping de dinosaur M 9 juillet Dinosaur Park - route Glacier Park (environ 300 km) camping de Ste Mary J 10 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road camping de fish river V 11 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road retour et route vers Many glacier Swiftcurrent motor inn S 12 juillet Glacier Park – Many glacier Grinell glacier trail camping de Many Glacier D 13 juillet Glacier Park – Many glacier cracker lake trail camping de Many Glacier L 14 juillet Waterton Lakes National Park Camping townsite M 15 juillet Waterton Lakes National Park Crypt lake Camping townsite M 16 juillet Waterton – Lake Louise 4h17 camping de Lake Louise J 17 juillet Lake Louise camping de Lake Louise V 18 juillet lac Moraine camping de Lake Louise S 19juillet Parc National de Yoho (chutes de takakkaw + emerald lake) camping de Lake Louise D 20 juillet Jasper (Route des glaciers) Camping Wilson creek L 21 juillet Glacier Athabasca (départ 10h40) Route vers Jasper (environ 110 km) + chutes Athabasca camping Wapiti M 22 juillet Jasper (Lac Maligne) camping Wapiti M 23 juillet Jasper (Mont Edith Cavell) camping Wapiti J 24 juillet Jasper– Beaumont Provincial Park (environ 500 km – 5h30) camping Beaumont Provincial Park V 25 juillet Beaumont Provincial Park – Ksan (300 km – 4h00 ?) Ksan campground S 26 juillet Ksan – Stewart nuit à Meziadin Lake D 27 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge L 28 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge M 29 juillet Stewart – Prince Rupert (463 km – 4h 59min) Pacific Inn M 30 juillet Route Ferry Départ 7h30 – arrivée 22h30 North Shore Inn J 31 juillet Orques Telegraph Cove (13 heures) – Camping Telegraph Cove Resort V 1 août Telegraph Cove – Tofino (environ 450 km – 5 h00) - Forêt de Cathedral Grove Camping Greenpoint S 2 août Pacific Rim - Ucluelet Camping Greenpoint D 3 août Pacific Rim – Tofino Camping Greenpoint L 4 août Tofino (baleines – ours noirs ?) Camping Greenpoint M 5 août Route Tofino – Nanaimo (2 heures39) – ferry pour Vancouver (12h55) Plaza Hotel M 6 août Vancouver Plaza Hotel J 7 août Vancouver Plaza Hotel V 8 août Départ avion

TOTAL DE KILOMETRES EFFECTUES : 5496 KM



L’enregistrement de nos 100 kilos de bagages, constitués essentiellement de 2 tentes, de matériel de camping et vestimentaire pour affronter la chaleur et surtout le froid et la pluie, fut une formalité. Les 2 heures de retard pour cause de grève des bagagistes fut l’occasion d’arpenter le terminal 1 de Roissy qui n’a décidément aucun charme. Nous finissons par décoller de Roissy sous une pluie battante devant le museau pointu toujours au vent du vieux concorde. Bien qu’ayant pris nos réservations par internet 6 mois avant, nous avons mal choisi l’emplacement de nos sièges, sur l’aile. Pas grave me direz vous, pour voir la mer d’en haut, une place en vaut bien une autre. Oui, mais entre l’Europe et le Canada, il y a le Groenland, terre vierge minérale et neigeuse, aux eaux bleutées pigmentées d’icebergs et aux canyons profonds. Un des derniers sanctuaires vierge de trace humaine où la main de l’homme n’a jamais mit le pied comme dirait les Dupont. C’est donc à la limite du torticolis que nous entrapercevons très frustrés tout cela. L’espace temps ne se dilate pas mais les aiguilles de nos montres ont du mal à avancer puisque nous rattrapons le soleil. Qui dit retard au décollage, dit généralement retard à l’arrivée, ce qui signifie pour nous concrètement une correspondance ratée à Toronto. Nos premiers échanges en anglais avec le responsable de l’enregistrement nous apprendront 2 choses : c’est qu’ils ne parlent pas français (je les croyais bilingues) et qu’il est désolé, que tout cela est bien regrettable mais que pour partir avant 20h00(4 heures d’attente) il faudra apprendre à voler. En revanche, si on décidait de rester, il nous offrait le repas du soir (10$ par personnes ce qui représente un gros sandwich dans un aéroport !) Après une deuxième errance de plusieurs heures au milieu de l’architecture un poil plus accueillante que celle de Roissy et un vol sans histoire de plus de 4 heures, nous atterrissons enfin à Calgary après pas loin de 24 heures de voyage porte à porte tout compris. 8 heures de décalage horaire auront quand même fini par triompher du soleil. Nous récupérons sans encombre nos 10 bagages, trouvons facilement Alamo, notre loueur de voiture qui nous remet notre grosse Dodge « Grand Caravan », spacieuse à souhait et nous arrivons exténués à l’hôtel … pour dormir, dormir, dormir. Il est minuit heure locale (journée de 32 heures).

Calgary : ils sont fous ces cowboys !



Robin qui avait bien dormi dans l’avion est en pleine forme dès 7h00 du matin. Un plouf dans la piscine de l’hôtel, bien plus tard pour les autres et nous voilà d’attaque pour une visite de Calgary.





La conduite de notre grosse voiture automatique s’avère rapidement très simple (grosse pour nous, car ici nous sommes dans la norme). Idem pour les routes. Le système est relativement évident à condition d’avoir une boussole dans la tête, puisque les routes se désignent par la direction cardinale (comme aux USA). Le GPS aide bien de temps en temps quand même. Calgary est une ville plutôt agréable, vide pour un dimanche (mais tout le monde est à l'heure du Stampede) et organisée à la façon américaine avec ses avenues et ses streets. Pas simple de se perdre dans ces conditions. Heureusement qu’il y a des sens uniques pour mettre un poil de piment dans l’affaire. Dans la 10ème rue nous faisons du shopping (enfin quelque chose d’ouvert).



Thibaud et Robin s’achètent de magnifiques chapeaux de cowboy, qui n’ont ici rien de folklorique. La mode tourne autour du Jean de marque (Wrangler ou l’équivalent) santiags et chapeau. On trouve le paradis des vendeurs de Santiags vraiment attrayants et pas trop cher (entre 150 et 200 $). Nous n’en retrouverons pas ailleurs sauf à Vancouver mais d’un tout autre prix – avis aux amateurs.



Après un déjeuner bof et cher dans un coin assez connu, suivi de la recherche d’un point imprenable sur toute la ville finalement assez banal, nous rentrons à l’hôtel pour récupérer.

Notre journée Cowboy commence de bonne heure le lendemain pour être dans les premiers au Stampede. C’est au volant de notre maxi chevaux vapeur que nous arrivons au galop au temple national du Rodéo. À 9h45, nous n’avons aucun mal à nous garer près de l’entrée. L’intérieur ressemble à la foire du trône et à la foire de Paris suivant que l’on aime l’action ou le shopping. Côté attractions il faut reconnaître qu’il y a ce qu’il faut, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le rodéo. Côté shopping, il y en a pour tous les goûts pour être aux couleurs locales : chapeau, chemise, Jean, … de tout sauf des Santiags (que j’avais décidé d’acheter en m’attendant à avoir un grand choix). La grande variété de cuisine dans de multiples gargotes de fortune permet toutes les folies, à condition d’avoir une bourse bien remplie. Sinon, c’est sandwich pour tout le monde, viande-cheddar. Pour nous c’est exotique.







Les rodéos se déroulent dans un immense bâtiment à ciel ouvert sur la partie centrale. Que de monde, que de vendeurs de frites, de glaces, de bières, pop corn et les fameux fifty-fifty (loterie) qui chauffent la salle, passent et repassent dans les rangs. Cela met une animation certaine avant le show, mais le malheur c’est que c’est permanent. Prendre une photo devient alors un vrai casse-tête. Il faut viser entre les têtes des vendeurs de tout poil.







Contrairement à nos corridas où le taureau sort en général à l’état de carpette amputé des oreilles et de sa queue, ici le cheval ou le taureau n’a rien à craindre pour sa vie. Tout juste peut il hennir ou meugler un peu plus aigue, car pour lui faire faire des bons de cabri la méthode est simple, lui coincer ses bijoux de famille avec une sangle ! (charmant). Pour le cowboy qui est au dessus en revanche, c’est la corde raide au dessus du vide et sans filet. Si la colonne vertébrale résiste aux à-coups de sa monture, si sa nuque ne se brise pas tant il est ballotté comme une poupée de chiffons dans la gueule d’un jeune chien, il a la quasi certitude d’être jeté à terre sèchement et le plus critique, peut se faire piétiner.



Dangereux ? à peine, entend-on. Ce sont des hommes, des vrais. L’acteur principal en piste est de toute façon entouré d’hommes à pieds et à cheval pour détourner la bête folle de rage et l’empêcher de s’en prendre à celui qui est au sol et qui souvent peine à se relever. Meuhh non, c’est pô dangereux le truc.



En tout ca, c’est pas pire que la roulette russe. Sauf que pour nous, alors qu’un orage d’anthologie s’est abattu sur le « stade », le pov p’tit gars qui était en course sous des trombes d’eau à ce moment là s’est pris un grand coup de sabot du taureau qui a pris tout son élan … sur le crane ! Il parait qu’il n’est pas mort … en tout cas, il était plutôt calme sur la civière en sortant. Comme le public du coup.









Après les courses de carrioles (chuckwagons), assez spectaculaires aussi d’ailleurs, nous assistons au grand show du soir.













Là aussi, rien à voir avec le rodéo mais super bien fait, avec une bonne cinquantaine d’artistes sur scène parfois, des tableaux colorés qui se succèdent, la participation du Groupe KISS ou des sosies (toujours perché sur des talons hauts) couronné d’un splendide feu d’artifice. A la fin, même les pétards les plus violents n’ont pas réussi à empêcher les plus jeunes d’entre nous de s’endormir …







Les badlands, le repère des moustiques voraces Avec un titre encourageant pareil pour le coin, on ne voit pas comment cela pourrait bien se passer. Et pourtant, le détour vaut la peine. La route vers Drumheller est monotone dans les vastes plaines céréalières de l’Alberta.





Les Badlands sont facilement reconnaissables : émergeant des champs, elles forment des sortes de monticules pelés arrondis aux couleurs et à la texture si particulières. Comme l’affleurement des « roches » date d’environ 70 Millions d’années, il n’aura échappé à personne que cela correspond à la pleine période de feu les dinosaures, dont les restent sont particulièrement bien conservés dans cette structure géologique, d’où le doux nom de Dinosaurland.





Un passage dans le secteur de Drumheller nous montrera ce que nous verrons mieux ensuite, même si ce n’est pas désagréable. Le dinosaure géant de Drumheller est un gentil attrape touriste qui n’a pas d’intérêt particulier à mon sens.







espiègles chiens de prairie!



L’arrivée au camping duDinosaur Provincial Park à l’heure fatidique du coucher du soleil nous permis de faire notre première offrande au pays des moustiques. Grisemote, innocemment en short, alla juste nous inscrire au guichet (bouclé par des moustiquaires) 2 minutes, pas plus. Le sacrifice fut de courte durée mais intense. Pour le montage des tentes, nous sommes passés à l’offensive avec les bombes anti moustiques locales très efficaces. Heureusement que les moustiques sont tous programmés de la même façon, une fois la nuit tombés, ils sont moins virulents.

Nous nous inscrivons le lendemain à un des nombreux trails proposés avec une ranger fort sympathique (obligatoire car le secteur est protégé) : "Fossil Safari" étant hélas complet car très prisé par les Canadiens, nous ferons "Coulee Hike". Nous avons remonté une rivière quasi à sec au milieu d’un paysage un poil lunaire. Bien connu pour ses squelettes de dinosaures, il n’est pas difficile de trouver des traces antédiluviennes qu’il est naturellement interdit de ramener chez soi. Les os fossilisés, des huitres et autres marques de vie sont monnaie courante sur certains secteurs. Sous un soleil de plomb, les 3 bonnes heures de marches furent plutôt agréables. Le retour en car pour finir la boucle nous montrera des paysages surprenants que nous aurions aimé voir aussi. Au final, le lit de notre rivière n’était peut être pas le plus caractéristique …



Le tout vaut le détour même si on n’est pas des admirateurs inconditionnels de débris de dinos, au moins pour le paysage franchement atypique.



Nous partons dans la foulée pour le parc des glaciers dans la partie USA du voyage. Nous quittons les mornes plaines pour des reliefs accentués qui donnent tout de suite l’impression de respirer plus profondément.





Le passage à la frontière américaine est toujours une petite épreuve. « Bon, les enfants, on ne chahute pas, on ne dit rien et on reste tranquille, Ok ? ». Quelques formulaires, des photos et des empreintes plus tard (vous avez dit tatillons ?), nous entrons aux USA, atteignons sans encombre le camping de Sainte Mary, plutôt primitif, comme le précédent et testons les moustiques locaux : rien à voir avec la veille, des amateurs vous dis-je ! Malgré l’altitude, nous nous endormons dans un air tiède (une quinzaine de degrés), sans avoir eu le plaisir de profiter de la vue tant les paupières sont lourdes.



Going-to-the-sun road : première foulée de montagne



Il faudrait être bien difficile pour ne pas apprécier cette magnifique route de montagne qui serpente le long des monts avec en contrebas le lac Mac Donald bleu azur. Rien que les cars de touristes locaux que l’on croise ont une « gueule » qui donne envie d’y monter.



L’heure devient grave : après avoir fait tant de kilomètres en avions et voiture, il faut chausser les crampons et se mouvoir par notre propre énergie. Les troupes tiendront elles ?

Lac Sainte Mary

Le chemin enchanteur qui longe le lac nous amène au travers une belle forêt de résineux jusqu’à Virginia et Ste Mary falls,

en passant par Baring falls et Sun point nature trail».







De retour après nos 12 premiers kilomètres, les estomacs sont vides, mais le niveau de nos batteries reste correct. L’entrainement durant toute l’année dans les monts du Beaujolais, pour être en forme, a bien servi à quelque chose. Nous passons le col de la "Logan pass" ou subsiste de grandes plaques de neiges,



faisons connaissance avec une chèvre des montagnes (mountain goat) assez joueuse







et des mouflons (big horn sheeps), puis nous basculons dans l’autre vallée pour aller camper.





Très beau lac aux eaux calmes, les emplacements sont hospitaliers et permettent de faire notre premier feu. Sous un ciel bien dégagé, le sommeil fut profond. La montagne, ça vous gagne.

lac Mac Donald

Le lendemain, les mollets sont un peu raides au départ de notre second trek pas très long, toujours dans cette partie de vallée : « Avalanche creek » en passant par « hide to the cedars (environ 8 kilomètres) : belle forêt aux majestueux troncs solidement enracinés, torrent avenant et au bout de la course, un très beau lac où il fait bon pique-niquer.









Le passage de retour à nouveau par la "Logan-pass" nous permet de reprendre en photo nos chèvres des montagnes top-modèles qui posent pour les touristes. Nous redescendons vers Sainte Mary et partons dans la foulée à Many glacier où nous attend un motor INN (le camping étant premier arrivé-premier servi, nous avions peur de ne pas y être à temps).









Enfin un lit douillet, de quoi laver le linge et prendre une douche. Le diner au restaurant local fut particulièrement apprécié : de très grandes pizzas bonnes et bon marché, dans un cadre très agréable et serein. A conseiller vivement. Elle n'est pas dure à trouver, il n'y en a qu'une.

Many glacier : le paradis du randonneur



Debout assez tôt pour prendre un emplacement au camping du coin qui ne se réserve pas. Deux motards canadiens en partance, joviaux et résolument enchantés par leur emplacement nous ont convaincu d’adopter leur place. La décision ne fut pas difficile à prendre. Sous quelques arbres pour protéger du soleil ou de la pluie, en face de monts de toute beauté et à quelques mètres d’un torrent gazouillant avec allégresse, que demander de mieux.

Ceci dit, nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Grisemote, qui n’a jamais montré jusqu’au Canada un attachement particulier pour les randonnées en montagne sur notre continent, piaffe d’impatience d’en découdre avec les chemins pentus du coin. L’heure n’est pas à la contemplation mais à l’action. Nous optons pour le chemin vers "Iceberg Lake" - 14km. Les mollets à peine remis de la veille, grincent de nouveau les premiers kilomètres, avant de donner leur meilleur rendement. Le soleil décide de remédier à nos teints palots du départ. Verra ou verra pas d’ours ? (une des explications à l’engouement suspect de Grisemote pour la montagne ?). Les gens du cru sont en tout cas pratiquement tous équipés d’un bâton et d’une bombe à ours (qui produit du poivre à destination des truffes chercheuses).









Certains utilisent une technique préventive forte agaçante à la longue pour indiquer aux ours leur présence. Ils crient bien fort des prénoms au hasard toutes les quinze secondes. Je ne sais pas pour les ours, mais je confirme qu’en tout cas ça marche sur les humains : on fait tout pour s’éloigner au plus vite. Chemin enchanteur, qui traverse des forêts, des torrents et des zones vertes mais assez arides pour arriver bien plus haut à un lac dont le nom en dit long sur la température de l’eau: "Iceberg Lake". Je ne dis pas qu’une petite baignade ne nous aurait pas détendus à mi parcours, mais franchement, les glaçons, je les préfère à l’apéritif que dans le bain. Rien que de tremper les pieds une minute est un vrai supplice.







Le retour fut plus mouvementé. Robin, petit galopin, s'est épris d'un bâton aux qualités à priori exceptionnelles et qui est devenu vite indispensable. Or, lors d'un arrêt contemplatif, le dit bâton a été oublié. Quelques kilomètres plus tard, s'en apercevant, son propriétaire décide de son propre chef de revenir le chercher, tout seul au milieu des ours ... 20 bonnes minutes plus tard de remontée pour le rattraper et des échanges verbaux que l'on pourrait qualifier de vifs, ont permis de retrouver le sens correct de la marche. Pour atténuer la déception de la perte de l'objet si précieux, un jeune daim curieux et pas farouche est descendu sur le chemin nous rendre visite à quelques centimètres. Sympa le "Mule Deer".







Bien des kilomètres plus tard et beaucoup de salive dépensée pour les plus bavards d’entre nous (voire intarissables), nous regagnons le campement. Des amateurs chevronnés, à l’aide de puissants télescopes ont repéré des ours sur les flans de montagne. Enfin, on va pouvoir LES voir. Mouuui ! Des tâches sombres en mouvement laisseront un je ne sais quoi de frustration sur nos premières bêtes. Nous ne les compterons pas. Du coup, le premier qui verra une truffe (donc d’assez près) accompagnée des poils qui vont autour, se verra gratifié d’une glace de son choix. Vu la récompense, la motivation est sans faille !





Le lendemain, il faut toujours reconduire une équipe qui gagne (même si elle commence à ronchonner pour tous ces kilomètres de marche). Nous partons à nouveau arpenter les cailloux du Grinnell Glacier Trail (18km).



Le parcours est aussi beau que la veille avec cependant un hic : le chemin est fermé avant la destination pour cause de forte pente encore enneigée, donc dangereuse. A tout inconvénient il y a un bon côté. Nous rentrerons plus tôt au camping goûter la saveur exquise du farniente au son de la douce musique de notre voisin le torrent.









Après le repas au feu de bois, nous repartons vers le "Fish Creek" au niveau d'un lac où généralement on peut admirer des élans aux dernières lueurs du jour. Après une bonne demie heure d'attente à chasser les moustiques (c'est leur heure), nous nous en retournons bredouilles. Il parait que quelques minutes après notre départ, un moose mâle est venu en représentation pour ceux qui sont restés. Les stars choisissent leur public ! Et toujours pas d’ours à notre tableau de chasse … Grisemote n’en dort pas de la nuit ! Et si la source était tarie ?



Waterton : le camping au milieu du lac



Aux aurores, Grisemote retourne à Fish creek pour voir les ablutions des élans du matin. Leur réveil n'avait pas dû sonner ce jour-là. Nous quittons un des endroits les plus sympas du voyage pour retourner au Canada dans un des joyaux des rocheuses : Waterton



La douane dans ce sens est plus accueillante et rapide. Arrivés à destination en fin de matinée après deux bonnes heures de route tranquilles au milieu des monts, nous décidons de visiter la région par la route.



Un arrêt à Red Rock Canyon (boucle de 700 mètres), rando très prisée car très aisée, nous permettra de faire une rencontre inattendue. Ce canyon, peu profond à notre niveau est cependant d’une grande beauté avec des eaux limpides qui coulent sur une roche blanche et ocre.



Les champs couverts de fleurs qui longent cette crevasse nous invitent à la photo.



«- Maman, il y a des ours Mais oui, mais oui, attends cinq minutes» répond Grisemote allongée dans l’herbe en faisant le point avec son appareil photo sur une petite fleur. C’est comme cela que Robin gagna sa première glace. Ils étaient là, à environ trente mètres! Une mère et ses deux petits, gambadant joyeusement dans les hautes herbes.



Grâce à l’entrainement que nous avions suivi avant de venir, nous savions exactement ce qu’il ne fallait pas faire : courir, tourner le dos aux fauves ou les surprendre. Pour la surprise, ce fut l’inverse, il est fort à parier, vu le terrain découvert, que les ours nous avaient vu bien avant nous. Sans aucune animosité de leur part, nous sommes restés à distance respectable (mais pas très loin quand même) à les regarder.





Comme le canyon était assez fréquenté, la nouvelle se rependit comme une trainée de poudre. Bientôt dix, vingt, trente personnes se sont agglutinées sur le chemin, s’approchant de plus en plus. Un groupe de Chinois aux appareils photos de faible portée (petits zooms – sans arrière pensée), s’est approché à moins de vingt mètres de la mère. Aïe, Aïe, il va y avoir du steak si cela continu. Que nenni, visiblement bien nourris et d’humeur placide, les ours ont simplement continué leur chemin sans plus de trouble.

Aller au pays des cowboys sans faire du canasson, c’est comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel ou comme manger un repas canadien sans cheddar… L’occasion est belle à Waterton, dans un cadre particulièrement vert et agréable. Les premières minutes, le long de la route ressemblent à un promène touriste. Mais très rapidement les choses se corsent. Nous traversons le gué d’un torrent, attaquons des montées à fortes pentes, trottons au milieu de la prairie et des forêts.



Les chevaux fument de transpiration. Les selles de cowboys sont vraiment accueillantes et font vite la différence avec ce que nous avons connu en France où au bout d’une heure les fesses sont tannées et les mollets limés par le poil dru. Après deux bonnes heures de balade, nous regagnons le ranch à la fois enchantés du parcours et contents de remettre les pieds par terre, bien que les premières minutes notre démarche les jambes en arc de cercle n’était pas des plus élégantes. Si c’était à refaire, nous sauterions en selle immédiatement…



Le camping de Waterton est à la fois ombragé, bien équipé et fort plaisant au bout de ce que l’on pourrait appeler une sorte de presqu’ile. Caractéristique principale, le camp est envahit de petits écureuils effrontés qui assurent un spectacle permanent.



Avec nos deux tentes canadiennes nous passons presque pour des martiens. On trouve bien sûr de grands campings cars, mais comme cela n’est pas suffisant pour certains, on peut admirer des cars équipés comme camping car. Mais comme cela n’est pas suffisant, les cars ont certaines parois qui s’écartent à l’arrêt pour agrandir l’espace. Mais comme cela n’est pas suffisant et pas trop pratique pour aller en ville, on y accroche derrière un petit 4x4 (petit en effet par rapport au car, mais respectable quand même, faut ce qu’il faut). Bref, une autre culture. Un charmant monsieur près de notre emplacement (qui nous enfumera une demi-heure heure le matin suivant pour faire chauffer son attelage) m’explique que c’est vraiment spacieux, ce dont je ne doutais pas, et que si un enfant en plein trajet a une envie de prendre une douche, ou de se dégourdir les jambes, il n’y a pas de problème. Bon, le fait qu’il voyageait en couple uniquement et que pour faire un footing ou prendre une douche on a toujours la possibilité d’attendre un peu, force est de constater que sous le label de camping on ne parlait pas de la même chose. Seuls hics à l’affaire, le tout est une hérésie écologique et plus pragmatiquement c’est un gouffre à essence qui commençait à l’inquiéter au prix de l’essence d’alors (juillet 08, l’essence était au plus haut – 1, 4 $).



Après une douce nuit réparatrice, nous nous levons tôt pour LA journée balade. six mois d’entrainement pour être en mesure d’assurer sur ce parcours sélectif : Crypt Lake Trail



Départ en bateau, seul moyen d’accès.





18 kilomètres avec 700 m de dénivelé et surtout retour en bateau à 17h30 impérativement sinon il en coûte encore une bonne dizaine de kilomètres de nage pour regagner sa tente. Dès le départ du trail nous prenons une variante vers une chute d’eau. Comme nous n’avions pas tilté sur le fait que nous pouvions rejoindre le chemin principal à partir des chutes (belles mais nous en verrons d’autres), l’aller retour nous a ajouté trois kilomètres. Le chemin est à la hauteur de nos espérances. Forte pente, forêt aux grands conifères, puis terrain franchement rocailleux se succèdent.



La mi-parcours est marquée par de très belles chutes d’eau que nous verrons ensuite d’en haut.





Les derniers kilomètres sont plus sportifs avec la traversée d’une zone à pic suivie d’un tunnel. Lac enchanteur au milieu d’un décor enneigé.



Les jambes restent alertes mais il reste encore toute la descente à effectuer. Comme tout cela semblait bien facile, la pluie s’en est mêlée. Les belles giboulées durant le retour n’ont pas entamé notre détermination et c’est sous le soleil retrouvé et après être repassés par nos chutes du départ (très belles sous l’angle de la descente), que nous sommes arrivés au ponton une bonne demie heure en avance. Les muscles n’ont pas trop soufferts après les 22 kilomètres parcourus, mais il ne fallut pas ce soir là insister beaucoup pour que chacun retrouve son duvet.



Lac Louise

Grosse route pour rejoindre le camping du lac Louise : 4h30 entre forêts et monts qui sont maintenant notre quotidien. De quoi remplir nos cartes mémoire assurément en tous cas.











à suivre bientôt: Lac Louise, Jasper et en route vers la pointe de l'Alaska et l'île de Vancouver!



Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939
Japon - Avril 2009 English translation pending
by Nancy · 2009-04-26 · 24 replies
Pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Que de clichés sont tombés en 2 trop courtes semaines ! Harmonie, raffinement, respect … voilà les mots qui me viennent aujourd’hui pour qualifier ce pays. 2 semaines de repos. Oui de repos. Aucune agression d’aucune sorte : pas de bruit, pas de klaxon, pas de bousculade, pas d’arnaque, pas de graffitis … jusqu’aux sonneries des métros tellement plus douces et agréables que les stressantes cornes de brume de nos RER … Tout en étant bien consciente de la perception forcément partielle que j’ai eue en 2 semaines de tourisme, je garde du Japon, l’image raffinée d’une splendide estampe.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 28 Mars – Vol Air France Paris / Osaka Dim – Arrivée à Kansai Airport à 9h05 - KYOTO - Nuit 1 à Kyoto Lun – KYOTO - Nuit 2 à Kyoto Mar – KYOTO - Nuit 3 à Kyoto Mer – HIMEJI – Nuit 4 à Kyoto Jeu – NARA - Nuit 5 à Kyoto Ven – KYOTO - Nuit 6 à Kyoto Sam – KANAZAWA - Nuit à Kanazawa Dim – OGIMACHI - Nuit à Ogimachi Lun – TAKAYAMA - Nuit 1 à Takayama Mar – TAKAYAMA - Nuit 2 à Takayama Mer – TOKYO (Arrivée à 14h10) - Nuit 1 à Tokyo Jeu – TOKYO - Nuit 2 à Tokyo Ven – NIKKO - Nuit 3 à Tokyo Sam – KAMAKURA - Nuit 4 à Tokyo Dim 12 Avril – TOKYO - Vol Air France Tokyo / Paris – Départ de Narita Airport à 21h55

BUDGET : 1 000 Yens = 8, 00 € en achat de cash à Paris Un peu moins cher en paiement par CB, autour de 7, 90 € Retrait cash à un ATM de Kyoto à 7, 87 € (pour un retrait unique et massif de 100 000 Yens)

Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Osaka – Tokyo/Paris : 1 132 €/p achetés par tel auprès d’AF JR Pass 14 jours : 389 €/p achetés auprès de Voyageurs du Monde

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 3 153 € dont 1 709 € pour l’hébergement, le reste étant réparti entre les repas, les entrées de sites (entre 300 et 600 Yens), les quelques transports non couverts par le JR Pass. J’avais apporté 125 000 Yens changés en France. On a retiré 100 000 Yens à un ATM en une seule fois (pour minimiser les frais forfaitaires). Pour le reste, on a payé en CB, très bien acceptée.

Budget total tout compris (hors achats perso) : 6 195 € pour nous 2 pour 15 jours.

Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins mais, ici au Japon, on peut aussi dépenser vraiment beaucoup plus. On ne s’est pas privé mais on a quand même fait bien plus attention que dans tout autre pays d’Asie …

GUIDES : Guide bleu – Ed 2008 - Sans surprise, culturel et complet. LP Kyoto en anglais - Décevant. Guide Michelin Voyager pratique - Un bon compromis entre culture et logistique.

Internet est une mine d’informations qui m’a permis de préparer dans le détail mon voyage. J’ai tout particulièrement parcouru et apprécié :
http://www.tourisme-japon.fr/ notamment les pdf à télécharger, comme ici par exemple : http://www.tourisme-japon.fr/...oto-higashiyama.... et http://www.japan-guide.com/

Jamais je n’ai autant préparé un voyage. Internet le permet. Et … j’adore ça !!! On m’avait avertie que le Japon est assez peu anglophone ; l’écriture m’est totalement hermétique ; les habitudes ne sont pas les nôtres … J’ai donc beaucoup, beaucoup, beaucoup lu avant de partir. Sur tout. Au-delà de la préparation classique du programme de visites, j’ai potassé !... Comment prendre le métro, le bus, le train, les bonnes manières dans un ryokan, dans un restaurant, comment prendre son bain dans un o furo, comment utiliser les toilettes japonaises, où trouver à manger pas cher … Je connaissais quasi par cœur le plan de métro de Kyoto … J’exagère à peine … Etait-ce indispensable ?... Bien sûr que non, mais 1-ça m’a beaucoup amusée, 2-ça m’a rassurée, 3-ça n’a fait de mal à personne … Et cela étant dit, je pense quand même que, sans être indispensable, ça nous a permis de gagner du temps (c’est surtout ça en fait l’intérêt) et ça nous a évité quelques galères et quelques fautes de savoir-vivre. A mon avis, l’indispensable c’est l’accès aux hébergements et les horaires des trains grâce à hyperdia.com (encore que, si vous avez du temps, vous pourrez voir ça sur place). Le reste n’est que gourmandise …

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Osaka – Tokyo/Paris – Air France Achetés début septembre par téléphone auprès d’Air France à 1 132 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais réguliers et directs. Entre 11 et 12h heures de vol confortable.

Arrivée à 09h05 à Osaka : Kansai Airport (KIX) : http://www.kansai-airport.or.jp/...train/index.h... http://www.japan-guide.com/e/e2033.html Pas de souci à l’aéroport, il est très fonctionnel, les indications majeures sont écrites en anglais, les pictogrammes sont internationaux … Ouf !... On récupère très vite notre bagage. On cherche un peu le bureau d’échange pour le JR Pass. Pas bien longtemps … En quelques minutes, l’échange est fait et nous prenons notre réservation pour le prochain train vers Kyoto. Kansai Airport >> Kyoto Station - Ltd (Limited) Express Haruka (1h15) A 11h30, nous étions arrivés à la gare de Kyoto, prêts à démarrer ce fabuleux périple !

Départ à 21h55 de Tokyo : Narita Airport (NRT) : http://www.narita-airport.jp/en/ http://www.japan-guide.com/e/e2027.html Pas tenus de prendre des trains JR puisque nos JR Pass avaient expiré depuis la veille, nous avons choisi la Keisei Line. Depuis Nippori, nous arrivons en un peu plus d’1h à Narita Airport (1 000 Y, sans réservation). A ne pas confondre avec le Keisei SkyLiner, plus rapide, plus confortable (ô combien !) mais 2 fois plus cher (et réservation obligatoire). C’est selon … nous, nous avions le temps … Nippori Station >> Narita Airport – Ltd Express Keisei Line (un peu plus d’1h – 1 000Y/p) Le site internet de l’aéroport indique le terminal de départ. Pour nous, c’était le terminal 1 (terminus du train), North Wing, 4th floor. Attention, à mon grand étonnement, l’aéroport est tristounet et à partir de 20h, plus grand chose d’ouvert, quelques restaurants déprimants.

2 – Le train et le JR Pass Le JR Pass est à acheter impérativement en France. Je vous renvoie sur Internet pour en savoir plus http://www.japanrailpass.net/fr/fr007.html et pour le commander http://www.voyjapon.net/...?session=&lng=fr Ne pas oublier qu’il est aussi valable sur les trains JR à Tokyo dont la fameuse Yamanote Line, grand circulaire de Tokyo qu’on a beaucoup utilisé. On n’a pas regretté notre investissement, même si dans notre cas, il n’était peut-être pas rentable (je n’ai pas vérifié) mais il facilite tellement les choses ...

Le train fait partie d’un voyage au Japon. Facile, fréquent, fiable, confortable … A Tokyo, on prend le shinkansen (TGV) comme on prend le métro chez nous … C’est très impressionnant, c’est devenu un plaisir et ça reste un moment très fort de notre voyage. Serow, membre sur ce forum, est un passionné du train au Japon (je le remercie pour son aide dans ma préparation d’ailleurs), je comprends maintenant qu’on le devienne. Nous avons croisé un couple ayant loué une voiture. Je crois que c’est dommage …

Je vous renvoie sur hyperdia, le fameux site magique qui permet de préparer tous les voyages en train : http://www.hyperdia.com/...english/hyperWeb.cgi D’une totale fiabilité, on y trouve les horaires, les noms, les types de trains. On peut même pousser le plaisir jusqu’à obtenir le numéro du quai … Ca aide dans la préparation du voyage pour s’assurer de la faisabilité du planning. Sur place, ça aide également pour réserver : je présentais à l’agent les horaires imprimés en indiquant le ou les trains souhaités : nos réservations nous ont toujours pris moins d’une minute (sérieux !). En fait, comme toujours, c’est surtout intéressant si, comme nous, vous avez peu de temps et souhaitez optimiser la moindre journée. Sinon, vous pouvez évidemment tout improviser sur place.

3 – Sur place Nous n’avons jamais pris le taxi, jamais eu besoin. Nous avons utilisé les bus (à Kyoto notamment), les métros, les trains (de l’omnibus au shinkansen), le vélo et surtout nos 2 jambes.

Dès notre arrivée à la gare de Kyoto, nous avons rejoint le Bus Information Center (juste à la sortie de la gare) pour y acheter une Traffica Kyo Card (carte prépayée de 1 000 Y qui facilite l’utilisation du métro et du bus) et récupéré un plan de bus. Par la suite, comme des grands, nous avons acheté nos Traffica Kyo Card aux automates des gares de métro. Le bus est très pratique et bien plus facile d’utilisation qu’on peut le supposer … Quant au métro, Kyoto est traversée par 2 lignes, vraiment pas de quoi se perdre. Je vous renvoie sur ce lien pour en savoir plus : http://www.city.kyoto.jp/...ccess/transport.html J’ai beaucoup hésité à louer des vélos à Kyoto. On a préféré finalement le bus et la marche.

A Tokyo, c’est plus subtil …… nous n’avons pas acheté de carte prépayée (PASMO ou SUICA) car tous nos déplacements ou presque se sont faits grâce à la JR Yamanote Line (couverte par nos JR Pass). Pour les quelques fois où nous avons emprunté le métro, nous avons acheté nos tickets à l’unité aux automates. Nous avions 10 jours d’expérience, et c’était devenu de la rigolade … Même tout écrit en japonais ! http://www.tokyometro.jp/...n/service/index.html

Nous avons parcouru Takayama en vélo. Un vrai bonheur, ça s’y prête très très bien. Et c’était indispensable pour nous, vu l’éloignement du minshuku. Vélos mis à disposition (gratuitement) par le minshuku d’ailleurs.

HEBERGEMENT : Pour info, centrales de réservation pour l’hébergement : http://www.itcj.jp/ http://www.japaneseguesthouses.com/index.htm

Pour une telle destination, j’ai préféré assurer en réservant. Ainsi étais-je sûre d’avoir ce que je voulais et de ne pas galérer sur place. Au final, sans croire que c’était une nécessité, ça nous a quand même bien simplifié la vie … Réservation facile et fiable sur internet fin décembre, sans paiement d’avance. Pour chaque lieu, j’avais imprimé le plan d’accès, toujours très précis. Celui de l’hôtel de Kanazawa remporte la palme, avec une description quasi pas à pas et des photos du quartier ! J’avais également en main la confirmation par mail de la réservation (jamais réclamée, totalement inutile …)

J’ai beaucoup cherché ! Je voulais absolument des chambres japonaises sans pour autant devoir casser ma tirelire à chaque nuit. Du charme, pas du luxe. J’ai donc choisi, tout au moins pour Kyoto et Tokyo, des ryokans modernes qui, s’ils n’ont plus rien de traditionnels en extérieur, ont recréé au niveau des chambres une ambiance parfaitement japonaise. A Kyoto, le jardin intérieur et le o furo complétaient parfaitement l’illusion. Tout en étant conscients qu’il s’agissait d’un compromis, ça nous a permis d’approcher les habitudes de vie japonaises (tatamis, futon, tables basses, o furo, yukatas) sans dépenser de trop grosses sommes (déjà que !…). Bien sûr, les vrais ryokans traditionnels tout en bois ont sans doute un charme que n’auront jamais ces bâtiments modernes. Mais trop chers pour nous. L’expérience en minshuku (chambre chez l’habitant) à Ogimachi était, elle, beaucoup plus authentique même si les échanges avec les propriétaires sont restés très limités … Partout : check in vers 15 ou 16h, les bagages sont mis de côté jusqu’à cette heure ; internet gratuit (sauf à Ogimachi) ; paiement en CB (sauf à Ogimachi).

Quelques mots sur le o furo. Lors de mes recherches, la présence, a fortiori la qualité, du o furo n’a pas été un critère. Ce fut une erreur. Nous avons beaucoup aimé cette habitude du bain commun (non mixte) qui offre l’espace d’une immense pièce de douches (où chacun se douche assis devant une grande glace), la détente d’un grand bain très chaud, le raffinement et le calme d’un endroit agréable. N’hésitez surtout pas à profiter de ces bains. Osez, il n’y a que la première fois qui coûte. Après, quand on a laissé son yukata, sa serviette et sa pudeur au vestiaire, ce n’est que du bonheur. A Kyoto, les o furo donnaient sur la cascade du jardin. Splendide. A Ogimachi, le o furo était tout petit, donc mixte et privé : on l’utilisait en couple. 2 douches et une grande baignoire tout en bois. A Takayama, les o furo des hommes et des femmes étaient si différents que l’accès était inversé soir et matin pour que chacun puisse profiter des 2. Et quelle ne fut notre déception d’apprendre que le Katsutaro de Tokyo n’en avait pas … Mais la salle de bain privée était conçue dans cet esprit et nous a consolés … Nous n’avons pas testé de sento (bains publics en ville) ni de onsen (bains publics naturels alimentés par une source thermale). On se garde ces plaisirs pour le prochain voyage.

Kyoto : Ryokan Nishiyama Réservation faite sur leur site (cliquer ici) Entre 18 et 20 000 Y la nuit, sans aucun repas. Gloups … et on est encore loin du haut de gamme … Notre gros coup de cœur. Hôtel moderne sur 4 étages. Les grandes chambres de style japonais sont spacieuses, belles et très propres. Petit jardin intérieur avec cascade. O furo superbe. Très bien situé en centre ville, à quelques minutes d’un métro et à 2 pas des arcades de Sanjo. Nous y avons pris un seul petit déjeuner japonais, servi au 1er étage, dans une très belle salle aux tables japonaises. Très bien mais trop cher pour tous les jours (1 500 Y/p) … Nous y avons également testé le kaïseki. J’y reviens plus loin.

Kanazawa : Castel Inn Kanazawa Réservation faite via une centrale de réservation (cliquer ici) 10 400 Y la nuit avec les 2 pdej. Hôtel classique, sans aucun charme. Chambre occidentale correcte. O furo glauque d’après Philippe, pas utilisé. Pourquoi lui ? Parce qu’à 5 min à pied de la gare et des bus pour Ogimachi/Takayama. Un avantage : le petit dej (japonais) inclus sous forme de buffet. Waouh, quel régal !

Ogimachi : Minshuku Kidoya Réservation faite via la centrale de réservation Japanese Guest House (cliquer ici) 16 800 Y la nuit, les 2 dîners et les 2 pdej. Sans aucun doute, le meilleur rapport qualité/prix ! Dans le village, maison traditionnelle au toit de chaume. Simple et authentique. O furo rustique, privé, tout en bois. Repas du soir et petit déjeuner inclus dans la prestation. Copieux et délicieux. Un grand souvenir !

Takayama : Minshuku Iwatakan Réservation faite sur leur site (cliquer ici) 11 000 Y la nuit et les 2 pdej. Belle maison à un étage, o furo agréable, vélo gratuit à disposition (indispensable car excentré) Pdej servi dans un joli salon japonais. De la gare, on l’a rejoint à pied : 20 grosses minutes de marche. Ca se fait bien, c’est tout plat. Retour plus confortable par la navette gratuite de l’hôtel. Je n’ai pas bien compris pourquoi cet hébergement avait l’appellation minshuku et non ryokan. Avec sa douzaine de chambres, ça se rapproche plus du ryokan que du minshuku … Peut-être est-ce simplement parce que les gérants sont les propriétaires et habitent sur place ?…

Tokyo : Annex Katsutaro Ryokan Réservation faite sur leur site(cliquer ici) 12 600 Y la nuit seule. Hôtel moderne sans charme (déco grise sobre que j’ai trouvée plus tristounette que raffinée) mais les chambres japonaises sont bien agréables, très spacieuses. Pas de o furo mais une sdb privée japonaise (petit banc pour se doucher assis). Situé dans un quartier très populaire, très animé, près d’Ueno, à quelques min d’une station de métro, du JR Yamanote Line et de la Keisei Line (direct pour Narita Airport).

J’ai été très satisfaite de ces hébergements. En dehors du Castel Inn de Kanazawa plus pratique que charmant, je les recommande tous sans hésitation.

REPAS : Ceux qui connaissent mes carnets le savent : on est des gourmands. La découverte de la gastronomie fait toujours partie de nos voyages et ici, au Japon, ce fut un voyage dans le voyage ! Beaucoup de choses différentes. Nos repas (y compris le petit dej) furent toujours de très bons moments. Encore faut-il laisser le palais s’habituer à ces saveurs, à ces textures et à ces odeurs nouvelles. Un mot sur les sushis. Nous sommes tous les 2 de très grands amateurs de suhsis. Des gourmands même … Allez, disons-le, des goinfres ! On m’avait prévenue que j’aurais sûrement du mal à en trouver au Japon. C’est faux, on en trouve. Mais pas plus que d’autres repas bien plus originaux. Nous avons essayé de goûter à tout … sauf à la baleine. Affaire de conviction. Pour en savoir plus, internet : http://www.tourisme-japon.fr/...irs/gastronomie.... http://www.japan-guide.com/e/e2036.html

Globalement, il est difficile de faire un repas pour moins de 600 Yens (on peut … mais on a faim 1 heure après). Sauf cas particuliers, on tournait autour de 1 000/ 1 200 Yens chacun hors boisson. Comme souvent, le verre de bière plombe l’addition (autour de 500 Y). On s’est régalé de poisson et avons consommé bien peu de viande (gourmands, oui, mais pas gros mangeurs de viande).

Quelques adresses qu’on a particulièrement aimées (ou pas) :

Kyoto : Kaïseki du ryokan Nishiyama (cliquer ici) Nous avons testé le réputé kaïseki de notre ryokan. 7 000 Y/p. Pas cher par rapport à ce qu’on peut trouver par ailleurs. J’ai vraiment regretté qu’il soit servi dans la salle à manger du rdc, sur des tables occidentales. Le charme n’y était pas et à ce prix là, c’est dommage. Sans compter qu’en plus ce soir là, une famille de 6 Français avait une attitude grossière (fou rire déplacé, délire ridicule sur les plats, manque d’égard envers les dames qui servaient …) attitude qui nous a vraiment mis mal à l’aise et gâché notre plaisir. J’ai aussi regretté de ne pas réussir à en savoir plus auprès des dames sur ce qu’on mangeait et comment le manger. Le cadre, l’ambiance, l’atmosphère, rien n’y était ; en 35 minutes, nous avions englouti notre kaïseki. C’était raté … c’est dommage. Souvenir mitigé et colère contre ces malotrus … L’irrespect est un des comportements que je supporte le plus mal. Le kaïseki est une véritable expérience, un événement, une aventure dans le pays du goût et de l’élégance qui mérite donc un environnement propice. Alors, plutôt que de mégotter comme on l’a fait, trouvez-vous une belle adresse, mettez le prix, et profitez de toute votre soirée. Ne vous précipitez pas le premier jour néanmoins, laissez votre palais se préparer à accueillir ces délices.

Musashi Sushi (cliquer ici) C’est un kaiten-zushi, un sushi-train où toutes les assiettes qui défilent sur un tapis roulant devant vous sont ici au même prix : 137 Y ttc. Pas de surprise au moment de l’addition. On est plus tranquille au 1er étage qu’au rdc. Ce ne sont pas les meilleurs sushis qu’on ait mangés mais le meilleur rapport qualité/prix/ambiance. Il est à quelques minutes de notre ryokan et nous y sommes allés plusieurs fois. Avec une dizaine d’assiettes chacun (souvent 2 sushis par assiette), on ressortait repus ! Je vous le disais, des goinfres … Comme dans tous les kaiten-zushi, thé vert, gingembre, sauce soja et wasabi sont à volonté.

Okutan Restaurant (cliquer ici) Au Nord du temple Nanzen-ji, un menu unique à 3 150 Y tout à base de tofu. Maison traditionnelle tout en bois et bambou. Magnifique. Expérience culinaire extraordinaire mais on l’a fait trop tôt dans notre voyage (dès le 2ème jour). Notre palais n’était pas encore ouvert à la subtilité du tofu. On garde néanmoins un beau souvenir de ce moment unique.

Ogimachi : Hakusien (n° 57 sur le plan fourni à votre arrivée à Ogimachi, au Centre d’Infos) Dans une maison traditionnelle, on mange assis sur des tatamis. Menus de sobas et de bœuf hida grillé sur la feuille de magnolia. Nous choisissons un soba spécial au poisson (980 Y) et un soba tofu (650 Y). On s’est vraiment régalé.

Le dîner servi (à 18h pétantes !) dans notre minshuku était excellent. Bœuf hida, un poisson (entier, à dépiauter aux baguettes, courage !), des tempura, des pickles, du tofu, de la soupe miso … J’en garde un bien meilleur souvenir que le kaïseki de Kyoto, même si culinairement ce n’est pas le même niveau. Le repas nous a été servi dans un salon japonais (évidemment, là il n’y avait que cela), juste en face de notre chambre. 2 cloisons à faire glisser pour s’y rendre, un pur bonheur. Le cadre était parfait et personne pour nous gâcher ce bon moment. Ne ratez pas cette expérience d’une nuit à Ogimachi.

Takayama : Nous avons 2 excellentes adresses, dans la même rue.

Depuis la gare, gare dans votre dos, prenez la rue principale vers la gauche puis, face au grand bâtiment HEIWA –je pense que c’est un parking-, prenez à droite. Vous passez un 1er carrefour et trouverez sur votre gauche Le Koma Restaurant (il est référencé dans le Guide Michelin) C’est un okonomiyaki (clic) (nous, on disait aussi teppanyaki) une plaque chauffante devant vous vous permet de cuire votre "omelette" ou vos nouilles à votre façon. C’est original, excellent, pas cher (autour de 600 Y le plat), chacun y trouve son compte. On a adoré les teppanyaki, celui-ci a eu notre préférence.

Dans la même rue, 2 carrefours plus loin, toujours sur la gauche : Le Kazuhiko Nakasai C’est un sushi-ya, restau de sushis. 1 600 Y le plateau de 7 sushis + 6 makis. 800 Y la petite bouteille de saké (30 cl) pour accompagner divinement le poisson cru. Bien sûr c’est bien plus cher qu’au Musashi Sushi de Kyoto mais ça n’a rien à voir au niveau qualité. Le poisson est succulent et les tranches sont énormes ! Nos meilleurs sushis. De très loin. A 18h, ce mardi soir, le restau était bourré de Japonais. Nous avons mangé au comptoir. Ce qui n’est pas mal pour commander à l’unité et faire des tas d’essais …

Tokyo : Au Tsukiji Market, le Daiwa Sushi est très réputé et … très cher. Une bonne trentaine de personnes attendent déjà, sagement alignées. On ne recule pas et nous faisons la queue ½h (finalement, ça va assez vite) avant d’être installés, collés serrés au comptoir, et de commander nos sushis. Quelle déception ! Nous n’en étions pas à nos premiers sushis et donc, nous étions en mesure de comparer. Les boules de riz ne se tenaient pas et le poisson était bon mais sans plus. Bref, réputation surfaite …

Partout : Enfin, n’oublions pas les bentos : repas tout prêts dans de jolies boîtes de carton ou de bambou, plus ou moins élaborés, toujours très frais, toujours très bons. On en trouve dans les superettes (Lawson, Family Mart, Seven Eleven …), les gares, les sous-sols des grands magasins, … Très pratiques lors des trajets en train. Les baguettes sont toujours fournies. Et ce n’est vraiment pas cher. Nous avons aussi acheté de cette façon des sushis à emporter. Pour moins de 500 Y, vous trouvez des boites de 10 sushis. Très bons ! Le sous-sol du grand magasin Mitsukoshi (à Tokyo) est une véritable caverne d’Ali Baba de bouffe. Nous y avons acheté quelques bentos "de luxe". Même là, ça reste tout à fait abordable. Et quel plaisir des yeux ! On s’est fait un pique-nique absolument divin avec ces boites ! Pensez-y, c’est un bon plan.

L’ITINERAIRE : Le Japon, pays des temples, des maisons en bois, des jardins, de la gastronomie. Entre autres. C’est ce que nous, nous allions y chercher. Autant de domaines où nous allons pouvoir mesurer leur sens de l’harmonie. Maintes fois j’ai été interpellée par une image parfaite : l’œil se pose, par hasard, à un endroit, et vous avez devant vous un tableau harmonieux, cohérent, abouti. Le regard glisse, rien ne l’arrête. A aucun moment, on ne se dit : "Ah tiens, ça c’est dommage …". Rien n’est le fruit du hasard : les pierres posées dans le jardin zen n’ont pas d’autres places que la leur … Pourtant, en ce qui me concerne, j’ai mis un certain temps à m’habituer à ces jardins secs. De grandes étendues de sable ratissé, des rochers, de ci, de là … Le premier m’a laissée sceptique face à ce dénuement, face à ce rien. Comme toujours, en sachant donner du temps au temps, en sachant laisser son œil s’habituer, en se laissant apprivoiser, on finit par ressentir, par percevoir … J’ai fini par éprouver devant ces jardins un sentiment de sérénit��, de plénitude mais surtout de bien-être. Les jardins de mousse sont plus flatteurs, plus faciles à aborder. Les lanternes sont magnifiques, tellement évocatrices du Japon ! Lors de la préparation de ce voyage, je pensais qu’avec un peu de chance, peut-être, en verrai-je une ?!… Si j’avais su !… Maintenant, je sais. Aucun autre pays ne m’a jamais laissé cette impression d’aboutissement. Cette maîtrise de l’harmonie, du raffinement, du sobre, de l’esthétisme dans le dépouillement, qu’elle soit pour un jardin, pour une maison traditionnelle, pour un kaïseki, m’a laissée pantoise d’admiration. Harmonie jusque dans le bruit feutré de la cloison en bambou et papier de riz qui glisse pour découvrir un jardin, jusque dans cette sensation que l’on a quand on marche en chaussettes sur un tatamis, mélange de souplesse et de fermeté, jusque dans la ligne des toits, ni rectiligne, ni courbe mais un doux mélange des 2 … Harmonie aussi dans la présentation des plats d’un kaïseki. Quel raffinement ! Et que dire du tofu ? La première fois, comme pour un jardin sec, on a l’impression d’avoir avalé un … rien. Et puis notre palais s’affine. Texture, douceur, finesse du goût, nous sommes là encore dans le domaine du très subtil, de la délicatesse. Quel sens n’est pas touché par l’harmonie et le raffinement qui règnent au Japon ? Le Japon nous oblige à faire attention à ce que l’on voit, à ce que l’on entend, à ce que l’on goûte (mangeriez-vous un kaïseki aussi goulûment qu’un hamburger ?) … Souvent, je me suis trouvée balourde (d’engloutir mon sushi comme une vulgaire boulette de viande, de le couvrir de wasabi, de ne pas prendre le temps de m’asseoir au bord de ce jardin, ne pas écouter le bruit de cette fontaine, de visiter, guide à la main, plutôt que de ressentir …). Le Japon est bien plus qu’un voyage culturel, c’est un voyage de sensations, presqu’un voyage d’introspection. Sans doute, le voyage le plus riche qu’on ait fait. Tout ici invite à la sérénité, au calme et sans doute à terme (trop court 2 semaines !) à la méditation. Le Japon m’a touchée, dans mes tripes.

Allez, redescendons … 2 semaines, c’est donc très court … Nous avons fait un choix d’itinéraire ultra classique mais allégé pour avoir le temps de nous imprégner. Je voulais par ailleurs privilégier Kyoto par rapport à Tokyo. Le choix de commencer par Kyoto m’avait été recommandé (à juste titre) car Kyoto est plus facile "d’utilisation". Plus petite, plus tranquille, bus et métro y sont simples d’utilisation. Ca permettait de démarrer en douceur avant d’arriver dans les labyrinthes de Tokyo. Enfin, le prix du billet d’avion est le même avec un retour de Kyoto ou de Tokyo … Pour une fois et sans vanité, je crois que si je devais le refaire, je ne changerais rien à cet itinéraire. Il faut dire que j’y avais passé des heures !… Simplement, l’idéal aurait sans doute été de partir une semaine plus tard pour avoir des cerisiers plus fleuris sur Kyoto et peut-être un peu moins froid …

L’entrée des temples varie entre 300 et 600 Y. A la longue, ça finit par chiffrer. Souvent quand on parle de temple, il s’agit de complexe comprenant plusieurs grands bâtiments dont le temple principal. Comme une sorte de béguinage. Le meilleur exemple est le temple Daitoku-ji à Kyoto qui est en fait un complexe regroupant une vingtaines de temples … On peut y passer plusieurs heures … Comme toujours, une boussole est très utile, mais pensez bien que les plans japonais ont rarement le Nord en haut !... Enfin, après s’être fait prendre une fois (voire 2 …), on est plus attentif …

Aucun intérêt à décrire nos visites par le menu. Comme je l’ai dit plus haut, la préparation (en amont ou sur place) est facile, les sources d’informations nombreuses. Chacun fera ses choix selon ses goûts, ses aspirations. J’ai juste envie de partager quelques points forts ou faibles. Pour le reste, à chacun son voyage.

Kyoto : Des dizaines de temples, autant de jardins, des petites rues pittoresques, une gastronomie variée et raffinée, … Kyoto a beaucoup à offrir. Pour autant, Kyoto reste une très grande ville avec de grands immeubles, de larges avenues commerçantes, des quartiers très modernes, une gare futuriste magnifique. Globalement, on pourrait juger que la ville manque de charme. Ce fut en tout cas notre sentiment quand nous sommes arrivés tout en haut de la gare, sur le toit terrasse. On a été déçu. Mais, il suffit alors de redescendre de ce toit terrasse et de se perdre dans tous ces petits quartiers qui, eux, sont bourrés de charme. Les balades le long de la rivière Shirakawa ou de la rivière Kamo sont enchanteresses. Les quartiers, même très touristiques, de Gion, de Ponto-cho méritent leur renommée … Même si la première impression est surprenante (et peut-être décevante), le charme de Kyoto opère dès qu’on s’y enfonce. Perdez-vous dans ses petites rues au détour desquelles vous ne manquerez sûrement pas d’apercevoir quelques jolies apprenties geishas … Je voulais vraiment y passer du temps. L’un des moyens a été de visiter Himeji et Nara en A/R depuis Kyoto. Je ne regrette pas. Après 6 jours à Kyoto, nous en sommes partis avec beaucoup de nostalgie.

Himeji : Kyoto >> Himeji - Shinkansen Hikari (1h) Nous avions réservé nos places aller ; avec le JR Pass, la réservation est gratuite donc … ça ne mange pas de pain … ; retour sans réservation. De la gare de Himeji, nous sommes montés au château à pied (15 min) Le château justifie à lui seul l’A/R. Il n’y a pas redondance avec le château Nijo-jo de Kyoto. Au contraire, ils se complètent. On y trouve des points communs et de belles différences. Ne négligez pas le bâtiment Ouest (en fin de visite) qui offre des vues splendides sur le château. A défaut d’un grand ciel bleu idéal, nous avons eu la chance d’avoir un ciel orageux, ce qui, avec les cerisiers roses et les façades blanches et noires du château, n’était pas mal non plus ! Nous avons passé à Himeji une grosse matinée, nous étions de retour à Kyoto vers 15h.

Nara : Kyoto >> Nara – JR Nara Line (1h) Pas de réservation pour ce type de train local. Nous partons tôt, train vers 7h. Petit dej dans le train. C’est tellement propre qu’on est super attentif à nos miettes … A la sortie de la gare de Nara, des bus attendent les passagers. Pas compliqué … 180 Y/p pour arriver à l’entrée du parc et voir les premiers daims. Pas sauvages pour 2 sous. Habitués à l’homme. On les caresse comme on caresserait un chien. Très surprenant. Nous arrivons au grand Todaï-ji vers 9h. C’est un peu tard (il ouvre à 7h30, c’est dire !) car il y a déjà pas mal de monde, principalement des Japonais. Le Todaï-ji n’est pas décevant ! Nous déambulons ensuite dans le parc et terminons par le temple Kasuga Taisha dont l’allée est bordée de 3 000 (dit-on) lanternes de bois, de pierre, de bronze. Certaines sont gigantesques, d’autres, toutes moussues, patinées par le temps, ont presqu’une âme. C’en est émouvant. Le quartier Naramachi ne nous a pas transportés. Certes, les vieux temples sont splendides, comme toujours, mais enchevêtrés dans un quartier un peu trop moderne à notre goût. De retour à la gare de Nara, nous sautons dans le premier train, un rapide vers Kyoto. 47min au lieu de 68. C’est bien, on est content mais on réalise trop tard que, du coup, le train ne marque pas l’arrêt à Inari où nous avions prévu de descendre pour aller voir le Fushimi Inari Shrine, longue succession de portails rouges qui m’avait paru impressionnante. Tant pis … On ne fera pas le chemin en arrière. Notre précipitation nous a joué un tour ! Nous étions de retour à Kyoto vers 16h30

Kanazawa : Kyoto >> Kanazawa - Ltd Exp Thunderbird (2h) A la sortie de la gare, ne manquez pas les jets d’eau qui affichent l’heure. C’est tout simple et simplement superbe. Nous avons visité Kanazawa sous une pluie incessante. C’est là qu’on teste son sens de l’abnégation et sa résistance aux imprévus du voyage !… Le Loop Bus nous conduit d’abord dans le pittoresque quartier des geishas. Puis direction le marché aux poissons, très authentique où nous déjeunerons dans un délicieux kaiten-zuschis. Il y en a pleins, il suffit d’en choisir un où il y a la queue. Malgré la pluie, le jardin Kenrokuen est extraordinaire. On va s’y promener près de 2 heures sans voir le temps passer. Et pourtant, il pleut !!! Le quartier des Samouraïs nous éblouit (bien davantage que celui des geishas). Ici, les maisons sont très grandes. Gros coup de cœur pour celle du clan Nomura que l’on visite. Pour finir, on rentre à pied jusqu’à notre hôtel en longeant le canal. La pluie n’altère ni notre courage ni notre enthousiasme ! Et la beauté de ce canal vigoureux nous paie de nos efforts ! Je pensais que Kanazawa serait une étape sans intérêt dans notre programme. Il n’en fut rien. Dès notre arrivée à Kanazawa, nous avions acheté nos billets de bus pour Shirakawa-go. 1 800 Y/p. Les bus se trouvent à la sortie de la gare. Le guichet pour Takayama et Shirakawa-go est à gauche. Bref, c’est facile.

Shirakawa-go - Ogimachi : Kanazawa >> Shirakawa-go - Bus (1h20 - 1 800 Y/p) On arrive donc à Shirakawa-go à 10h. Aussitôt, on réserve nos billets de bus pour Takayama, départ le lendemaine à 10h45. On va déposer notre sac dans le minshuku réservé. La journée est à nous. Oui, je le dis, ça vaut le coup d’y dormir une nuit. D’abord pour avoir vraiment le temps de flâner dans ce magnifique petit village avec les Alpes Japonaises en toile de fond. Ensuite, pour l’expérience de la nuit et du dîner en minshuku. Nous avons visité le village reconstitué. 500 Y l’entrée. Il regroupe de vieilles maisons récupérées d’un peu partout. Nous y passerons plus de 2 heures. Cette fois, la maison japonaise n’a plus de secret pour nous. Economisez la visite de la Wada House si vous comptez visiter ce parc-musée. Il y a redondance … A cela près que la Wada House a une histoire. Mais bon … Le lendemain matin, avant le départ pour Takayama, nous avons encore eu largement le temps de flâner dans le village, quasiment seuls, avec la gelée et la brume matinales et l’odeur des chaumes. Un très beau souvenir !

Takayama : Shirakawa-go >> Takayama - Bus (50 min - 2 400 Y/p) Adorable petite ville de province, très bien préservée avec de grands quartiers de maisons encore tout en bois. A vrai dire, c’est ainsi que j’imaginais Kyoto, oubliant la taille et le modernisme de Kyoto … Le Morning Market est sympathique sans être extraordinaire … Ne manquez pas, plein Est, la promenade dans Higashiyama à pied. Très bien fléchée, elle enchaîne toute une collection de petits temples pleins de majesté. Ambiance surprenante et souvenir unique. Ayant passé 1 journée pleine à Ogimachi, nous n’avons pas été visiter le Hida Folk Village.

Tokyo : Takayama >> Nagoya - Ltd Exp Hida (2h30) Nagoya >> Tokyo - Shinkansen Hikari (1h50) Nous avions pris quelques minutes (à peine !) à la gare de Takayama pour réserver nos trains : départ de Takayama à 9h37, arrivée à Nagoya à 12h01 puis correspondance à Nagoya à 12h22 (shinkansen) pour Tokyo. J’espérais bien (un poil inquiète quand même !) que 20 minutes pour la correspondance suffiraient. Montre en main, il nous en aura fallu … 3 !! C’est vraiment beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine. Arrivés à Tokyo, notre première activité fut de grimper en haut de la mairie (extraordinaire building cathédrale de 50 étages) pour profiter de la vue sur Tokyo. C’est gratuit, ça vaut le coup. Et c’est magnifique. Le temps était trop couvert pour qu’on aperçoive le Fujiyama mais nous avions eu la chance de le voir depuis le shinkansen (choisissez des places à gauche). Ensuite, nous avions envisagé de faire le tour de la ville par la JR Yamanote Line (ligne gratuite avec le JR Pass, aérienne, et qui fait sa boucle en 1h environ). On a abandonné, c’est sans intérêt. La ligne est trop encaissée, on manque de recul pour profiter et puis s’il y a du monde, difficile de dire aux gens "dégagez les fenêtres, je veux voir !…" Donc, mauvaise idée … Tsujiki Market : on a raté notre visite, on y est arrivé bien trop tard. Vers 10h, on a surtout vu des caisses blanches de polystyrène … Nous, les lève-tôt, nous étions un peu vexés … Tant pis. Maintenant, vu tout le sang qu’il restait encore et ce que j’ai pu lire, je ne suis pas sûre de le regretter complètement. Je pense qu’il y avait une forme inconsciente mais volontaire de protection dans cet acte manqué. Jardin Hama Rikyu-teien : il faut y aller ! Ce beau jardin entouré de gratte ciel est ... improbable. Qui met qui en valeur ? Mi Avril, avec les cerisiers et le colza en fleurs, on a fait des photos surréalistes !

J’avais prévu Tokyo dans mon programme car, quand même, je ne pouvais pas l’éviter … Mais, je n’étais vraiment pas très heureuse de devoir passer les 4 dernières journées de notre voyage dans cette mégalopole que j’imaginais bruyante, polluée, trépidante, laide, oppressante … Elle est tout le contraire ! Très peu de circulation, pas de coups de klaxon, du monde bien sûr mais sans aucune bousculade, des quartiers qui, pour certains, ressemblent à de petits villages, des pots de fleurs qui égayent les fenêtres ou les pas de portes, des temples préservés, disséminés un peu partout … bref, vous avez compris, même ici, à Tokyo, j’ai été époustouflée par tant de sérénité. Dimanche, nous avons passé nos dernières heures dans le parc d’Ueno. Ambiance de fête : tous les cerisiers en fleurs ombrageaient des familles en pique-nique, des orchestres animaient les places, des stands vendaient des snacks à grignoter au bord de l’eau … quel crève-cœur de quitter un tel endroit pour retourner travailler. Bouh, gros coup de blues …

Nikko : Ueno >> Utsonomiya – Shinkansen Yamabiko (45 min) Utsonomiya >> Nikko – JR Nikko Line (40 min) Depuis la gare, on a rejoint les temples à pied (une bonne ½ h) car les bus sont peu nombreux. A moins qu’on ait mal regardé … c’est bien possible … «L’on ne connaît pas le beau, si l’on ne connaît pas Nikko» dit le proverbe. C’est vrai. C’est inouï. Même si la débauche de couleurs vives est surprenante et donne parfois un côté un peu kitsch assez décalé, on reste pantois devant ces sculptures de bois coloré. Nikko est une apothéose. Ne pas manquer aussi la balade Gammanga Fuchi et son alignement de dizaines, centaines (? personne ne sait) de petites statues (jizo) de pierre, toutes parées d’un bavoir rouge et d’un bonnet au crochet rouge. Très original. Très mignon. Torrent mugissant à droite. Belle balade.

Kamakura : Tokyo >> Kita Kamakura - JR Yokosuka Line (1h) On part très très tôt. Au point d’arriver à Kita-Kamakura à 7h50 … On monte vers le Kencho-ji qui n’ouvre qu’à 8h30. Si le guichet était fermé, le temple n’en est pas moins ouvert. Bel état esprit, n’est-ce pas ! Nous avançons et, pendant plus d’½ h, nous aurons le lieu pour nous tout seuls. Un vrai bonheur ! Nous paierons sagement notre entrée … lors de notre sortie. Ce temple de Kencho-ji est, de loin, celui qui nous a le plus plu (ici, à Kamakura). J’ai beaucoup aimé aussi Engaku-ji, remarquable pour son cimetière enchevêtré, un peu brouillon, étagé sur une petite colline. Ambiance zen. Retour à la gare de Kita-Kamakura, une station vers Kamakura, puis un petit coup de navette ferroviaire vers Hase. Le temple de Hase Dera ne m’a pas du tout plu. Même la surprenante grotte qui abrite quelques statues ne m’emballe pas. Par contre, le Grand Bouddha est spectaculaire. Tous les regards sont tournés vers le ciel. Quelle majesté ! La visite de Kamakura permet par ailleurs de traverser une jolie campagne.

DIVERS : L’accueil : même s’ils sont peu nombreux, ceux qui parlent anglais se précipiteront pour vous aider s’ils vous voient dans l’embarras. Avec les autres, on se débrouille très bien avec des gestes, des sourires … Plusieurs fois, nous avons montré dans notre guide le nom en japonais du lieu que nous cherchions. Nous avons toujours reçu une réponse amicale et pertinente. L’un d’eux a même été jusqu’à utiliser son portable pour mieux nous renseigner ! Ils se mettent en 4. Lors de la première utilisation des automates dans une station de métro, un agent nous a accompagnés pour nous apprendre. Sans faire à notre place ! Pédagogue, en plus ! Et sans un mot d’anglais. La langue n’est pas un barrage si infranchissable. La carte bancaire : largement acceptée. Nombreux ATM en ville. Malgré tout, il faut quand même prévoir du cash. Le climat à cette époque : nous avons eu très très froid la première semaine à Kyoto. Je pense que nous étions largement sous les 10°C. Un vent glacial complétait le tableau. Soleil néanmoins mais nous avons regretté des gants ! La 2ème semaine a été bien plus clémente avec des températures autour de 15-18°C. Cela dit, une seule journée de pluie et malgré le froid, nous rentrons tout bronzés ! Vêtements : à Kyoto, on portait 1 tee-shirt, 2 polaires et un coupe vent ! On ne se salit pas du tout. Ni par la saleté, ni par la transpiration … on peut voyager très léger. On avait des chaussures de marche et rien d’autre. Les tongs sont totalement superflues car des pantoufles nous ont systématiquement été prêtées dans tous nos hébergements (voire dans les temples, il faut dire qu’il y fait très froid …). L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de Japonais qui, comme nous, visitent Kyoto à la période des cerisiers en fleurs. Les problèmes de santé : pas le moindre. Eau potable partout. WC partout, ultra propres, gratuits. Les moustiques : pas le moindre non plus Photos : nous n’avions pas acheté d’adaptateur pour recharger notre APN. Les hôtels en prêtent (sauf à Ogimachi). Cool ! L'artisanat : tout est cher … ça limite les achats … on a quand même acheté 2 yukatas (kimono d’intérieur en coton, environ 3 500 Yens chacun) et quelques babioles mais rien d’extraordinaire. De très belles théières de fonte mais pas dans notre budget. Une magnifique gouttière de cuivre comme dans les temples à 19 000 Yens. La dame m’expliquait que ça ferait un beau cadeau … tu m’étonnes !

On a beaucoup aimé :🙂 Participer à la vie japonaise : dormir sur des futons, se doucher assis, se baigner dans les o furo, marcher sur des tatamis, faire glisser une paroi coulissante, manger la soupe miso avec des baguettes, faire la queue sagement pour monter dans les trains, rouler à vélo sur les trottoirs, s’asseoir en tailleur (enfin, comme on peut) devant un jardin, regarder les Japonais s’émerveiller devant la beauté des fleurs de cerisiers, s’émerveiller soi-même devant la beauté des fleurs de cerisiers, … ne pas courir, ne pas stresser, ne rien craindre … être totalement détendus pendant 15 jours.

On a moins aimé :😕 Je cherche encore …

En conclusion ... Peu de voyages nous ont laissé une telle émotion. Quand on me demande, "alors le Japon, qu’avez-vous vu ?" j’ai du mal à répondre. Non pas qu’on n’ait rien vu, non … mais ce n’est finalement pas cela qui est important. Quand vous rentrez de Rome, vous pensez au Colisée … Mais du Japon ?... Moi, je pense à la sérénité d’un jardin, je pense à l’âme d’une lanterne, aux lignes épurées d’un temple ou d’une maison …. Où ? Lesquels ? Qu’importe ��� Je reviens du Japon avec une écaille de vernis d’esprit zen. Enrichissement autant intérieur que culturel. Notre album photos, si réussi soit-il, ne reflètera pas notre voyage.
Cubana Airlines English translation pending
by Alro23 · 2009-04-26 · 6 replies
Bonjour, j'aimerais avoir des comentaires sur Cubana Airlines. J'ai déjà voyagé avec Air Canada, Sunwing, Canjet, et Air Transat.

Merci
Bonnes adresses de gîtes et restaurants pour un voyage de deux semaines au Québec? English translation pending
by Eliane111 · 2009-04-05 · 13 replies
hello les voyageurs

qquin a t'il de bonnes adresses de gîtes et resto et peut être un carnet de voyage sur le Québec merci

nous allons visiter: Montréal, Québec, lac St Jean, Trois Rivières, Mont tremblant, chicoutimi, Tadoussac, voyage sur 2 semaines
Achat d'un tandem English translation pending
by Serge33 · 2009-03-30 · 13 replies
Pour un grand voyage avec un tandem, ou en France, acheter ce dernier? Merci Serge 33
Les merveilles d'Ethiopie English translation pending
by Parlemonde · 2009-03-20 · 7 replies
Bonjour,

Je vous invite à partager mon coup de coeur pour le Tigrée.

Mon carnet

Bon voyage,
Suède en hiver (1ère partie) English translation pending
by Mlefevre · 2009-03-01 · 6 replies
Têtue, je suis têtue...

Pour voir le carnet en images cliquez ici!

Un voyage en Norvège en avril dernier a fait germer dans ma petite tête toujours prête à s'enthousiasmer pour des idées saugrenues deux envies : faire du char à glace et voir des (ou même une!) aurores boréales.

Pour les aurores, il faut monter assez au nord et y être pas trop loin du solstice d'hiver. Mais: L'activité solaire n'est pas au mieux de sa forme actuellement (ça devrait aller mieux en 2012 parait-il...). De plus le début de notre voyage coïncidera avec la pleine lune, pas idéal car il faut une nuit bien noire. Enfin il faut un ciel dégagé, pas gagné en hiver sous ces latitudes...

Pour le char à glace, il faut un lac gelé sans neige : en Norvège l'année dernière ils étaient tous recouverts d'une épaisse couche de neige. Une brève incursion en Laponie suédoise nous avait permis de découvrir le lac d'Abisko, balayé par les vents, protégé de trop de précipitations par les montagnes norvégiennes, idéal pour faire du char.

D'où l'idée.... Fixe!

Après avoir consulté les statistiques météo j'en arrive à la conclusion qu'un voyage en camping-car ne sera pas possible, compte-tenu des températures possiblement glaciales en février et des difficultés d'approvisionnement en gaz pour se chauffer. Nous irons donc en voiture (difficile d'emmener tout le matos, char à voile, skis... en avion!), équipée de 4 pneus neige.

A défaut de camping car, il nous faut trouver un hébergement. Notre choix se porte sur la région du Jamtland et sur un chalet situé à 80 km au sud d'Ostersund au pied des monts Oviksfjällen, pas très loin de la Norvège. Assez loin au nord mais pas trop (ben oui, ça fait déjà une trotte) avec un peu de relief (pour skier c'est plus fun) et des lacs (bon ce n'est pas ce qui manque en Suède)



Je partirai seule avec les enfants (12, 14 et 15 ans) et Fred nous rejoindra en avion pour quelques jours seulement (en fait surtout pour m'aider pour la route du retour...) Déception de dernière minute : il a beaucoup neigé partout et tous les lacs de Suède sont recouverts de neige. On laisse le char à la maison! Grr!

Dim 08/02 : après une route d'une fluidité inhabituelle en Allemagne (et un bouchon de 30 mn seulement) nous embarquons à 17h00 sur le Stena Germanica, à Kiel, direction Göteborg. Appareillage à 19h00. Il neigeotte.

Lu 09/02 : à 9h03, la douane est passée, nous sommes prêts à découvrir la Suède.



Le temps est bouché. Un peu de neige sale dans les fossés, c'est tout. La faute au Gulf Stream qui influence la côte occidentale de la Suède. J'ai prévu de faire la route jusqu'au chalet en 2 jours, histoire de rouler de jour et de voir à quoi ressemble la Suède en hiver. J'aime bien l'idée d'entrer dans l'hiver progressivement, de se coltiner « physiquement » avec les distances (bon on n'est pas à pied ni en vélo quand même!) et de rendre palpable aux enfants la géographie, toutes choses impossibles en avion. Au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la côte vers le NE et le lac Vanern (plus grand lac de Suède), le temps s'éclaircit. La campagne est harmonieuse, maisons rouges, pâturages, fermes, chevaux, bosquets, forêts, lacs.



Le principal dépaysement vient de l'architecture des maisons: difficile d'en trouver une qui ne soit pas en bois. J'adore!



Le soleil fait une percée, vite il faut en profiter!

Nous faisons une belle petite balade sur les rives sud du lac Vanern.



Le petit port de Rackeby est encore gelé mais une tempête a brisé la glace sur le reste du lac.



La végétation est assez variée, pins, bruyères. Il y a plein de petites criques.



Je me verrais bien passer quelques jours ici en été!



Un peu plus loin, le Lacko Slott s'intègre parfaitement dans le paysage...



Nous arrivons enfin à l'auberge de jeunesse de Hallefors, très accueillante (on dirait une succursale d'Ikea) même si nous représentons à nous 4 plus de la moitié de l'effectif! C'est la 1ère expérience en AJ pour les enfants et ils ont trouvé ça super (billard, fléchettes et... wifi!)

Ma 10/02 : -7°C au réveil, on charge la voiture et en route plein nord cette fois! Longue route monotone entre 2 rangées d'arbres, sur des centaines de km. Gare aux claustrophobes! On arrive enfin à Mora,



coquette petite ville sur les rives du lac Siljan,



qui nous donne envie de nous dégourdir les jambes après tous ces ....arbres. On se précipite enthousiastes hors du cocon douillet de la voiture et on est tous pris de quintes de toux! On se regarde en rigolant : ben oui, il fait -18°C au plus chaud de la journée. Nos petits gosiers n'en reviennent pas... Ça ne dure que quelques minutes... Nous reprenons la route, entre les ... arbres... Rares sont les endroits où l'on peut avoir un horizon un peu dégagé.



Seules les zones un peu agricoles permettent un peu de variété dans le paysage, sinon c'est sapin à gogo!



Un peu frustrant ce manque de vue....



Enfin nous arrivons dans le Jamtland, plus que 45 km jusqu'au chalet. C'est d'ailleurs la distance qui nous séparera du 1er magasin ou de la première station service.

Entre 2 sapins, nous commençons à apercevoir au loin quelques montagnes au relief très doux. La forêt est partout, sauf sur ces montagnes, pas bien hautes (entre 1000 et 1500 m), mais à cette latitude le climat est trop rude.



Nous découvrons tout contents notre chalet,



tout en bois avec un bon feu qui crépite dans la cheminée. Les propriétaires ne sont pas là, ce sont nos voisins, des allemands, qui nous ont préparé le feu. Sympa!

Le temps de décharger les bagages et Christoph le propriétaire arrive, tout essouflé, tout excité, radieux, avec son fils de 2 jours -Hanes- dans un couffin. Myriam a accouché dimanche à Ostersund après un trajet épique sur les routes enneigées par une bonne tempête de neige quelques heures auparavant. Ça doit faire des souvenirs! Et voilà la petite famille de retour à la maison, au fond de la forêt! Les voisins allemands sont en fait des parents venus pour l'occasion. Bonne surprise, dans ce coin perdu, on a un peu de wifi. Le téléphone portable fonctionne sans problème : pas mal pour ce pays presque grand comme la France avec seulement 9 millions d'habitants!

Me 11/02 Il fait grand beau. -24°C dans la voiture... Va-t-elle démarrer? Je ne suis pas trop inquiète car je vois un chargeur de batterie devant le chalet voisin, les allemands ont du en avoir besoin. Pas de problème finalement pour la voiture. Pour nous non plus d'ailleurs car l'air est très sec et il n'y a pas un poil de vent : c'est donc très supportable d'autant plus que par cette température on n'hésite pas à s'habiller en conséquence, pas de souci d'élégance mal placée! Le soleil se lève vers 8h30 mais ne monte jamais bien haut dans le ciel ce qui donne des ombres interminables.



On décide monter sur le sommet, juste-là... Il y a une piste balisée pour les skidoo avec les croix rouges que l'on retrouve à travers toute la Suède.



Nous la quittons bientôt pour faire notre trace, c'est plus amusant d'autant que la neige est ferme.



Le relief est très doux



et le sommet n'est pas très pointu!



Sur un dôme en face, nous distinguons un troupeau de rennes, trop loin!



Nous remarquons de nombreuses traces de.... glouton??





C'est parti pour la « folle descente », tout schuss, au moins 20km/h dans les pointes, en poussant un peu sur les bâtons!



Demain, s'il fait beau, nous irons voir de plus près ces montagnes que nous apercevons vers l'est.

Je 12/02:



- 28°C ce matin, c'est notre record! En route vers Flatruet, près de la frontière norvégienne. Route dans les arbres (...), quelques lacs aperçus entre 2 sapins, puis nous grimpons vers Flatruet. L'étymologie de ce lieu-dit nous saute aussitôt aux yeux, c'est flat, très flat.



Un immense plateau battu par les vents aussi loin que porte le regard. La route dessert un gros village et pour garantir sa praticabilité 2 bulldozer énormes consolident d'impressionnants murs de neige de 5 ou 6 m de haut sur plusieurs km, destinés à empêcher le vent de souffler des congères sur la route. En tout cas, l'endroit ne se prête pas vraiment à la randonnée à ski, aussi redescendons-nous un peu plus bas pour partir vers un petit sommet pas trop éloigné. Comme il y a un peu de vent nous choisissons de passer par un sous-bois



et nous retrouvons dans une neige très profonde avec des bâtons qui nous paraissent 2 fois trop courts.



Finalement nous quittons les arbres pour arriver au sommet.





Belle balade mais qui ouvre l'appétit! A la demande pressante des enfants affamés, nous consultons la carte d'un petit restaurant sur la route du retour et découvrons que la chute de la couronne suédoise fait bien notre affaire. Les prix en deviennent vraiment très raisonnables : 35 euro pour 4 énormes pizzas+ crudités dans un joli restaurant bien décoré avec une charmante hôtesse qui même si elle ne parle qu'allemand, n'en est pas moins très prévenante. (Il faut dire qu'en Suède presque tout le monde parle anglais, du moins en-dessous de 35 ans)



En déjeunant nous voyons passer sous notre fenêtre





toutes sortes d'équipages exotiques pour nous Européens du (presque) sud.



Sur la route du retour, la lumière est si belle



que je force mes troupes en pleine digestion à aller faire un petit tour sur un lac avec vue sur les montagnes. Pas de chance, un nuage pile devant le soleil! Une vague dépression dans la surface enneigée nous intrigue...



Mais c'est bien un trou, gloups!



Nous suivons d'étranges traces,



sans doute celle d'un renne au galop?

Ve 13/02 Aujourd'hui nous décidons d'aller au bout de la petite route qui mène vraiment au pied des montagnes.



Nous y découvrons quelques maisons habitées par des lapons.





Ils vivent de l'élevage de rennes.



Quelques-uns sont là en captivité,



les autres dans la montagne. Nous faisons une balade pas très intéressante (voire très ch... selon les enfants ) le long d'une piste de skidoo qui nous mène à quelques infrastructures destinées apparemment au marquage des rennes. C'est difficile de varier les balades car certes il y a tout un massif montagneux mais il est inaccessible autrement que par une unique route. Sinon, il faut des jours de randonnée pour changer de paysage! Il faut dire que le réseau de routes existant est déjà gigantesque pour 9 millions d'habitants! Ici, tout le monde (ou presque) roule en volvo.



En témoigne ce parking!

La suite est ici: voyageforum.com/...ost=2424735;#2424735
Grand Canyon et environs plus le parc Yellowstone du 16 au 31 mai 2008 (trois personnes) English translation pending
by Boisgui · 2009-02-24 · 1 reply
Voyage USA : Grand Canyon et environs + Parc Yellowstone (16 au 31 mai 2008, 3 personnes). Ce carnet de voyage est surtout destiné à faciliter l’organisation de ce périple pour des voyageurs qui n’osent pas se lancer tous seuls : je donnerais surtout des renseignements pratiques, sans photo (vous pourrez trouver de très nombreux sites avec des photos sur ces régions), avec les informations de temps de route, de budget, hôtels et restaurants.

1) Le circuit part de Phoenix, remonte vers le Grand Canyon, puis Monument Valley, Arches Park et Dead Horse Point depuis Moab, Bryce Canyon, Zion puis Las Vegas. Depuis cette ville, trajet en avion vers Salt Lake City, puis trajet en voiture vers Yellowstone Park en passant par le Grand Teton Park, retour vers Salt Lake City et vol SLC-Paris. Avec ce circuit, vous ne vous ennuierez pas, on traverse des paysages extraordinaires tous les jours !

2) Organisation et réservation : tout a été fait avec internet, en mars 2008 et en utilisant le Guide du Routard « Parc nationaux de l’ouest américain » (excellent, à recommander) et les nombreux sites disponibles sur le Web (dont voyageforum.com) Bien qu’ayant souvent voyagé sans réservation préalable, sur ce genre de circuit il faut impérativement réserver à l’avance, les hébergements à l’intérieur et aux abords des parcs étant pris d’assaut plusieurs mois à l’avance, en particulier pour les mois de juillet et août, même pour les places de camping, sinon, tous les jours et dès la fin de matinée, il faut se préoccuper de l’étape du soir. Une telle organisation demande du temps, ne vous y prenez pas au dernier moment car toute étape mal calculée engendre inévitablement de la fatigue (les trajets routiers sont longs dans ce genre de voyage !), des frais supplémentaires et souvent de la mauvaise humeur en fin de journée ! Après avoir décidé d’un itinéraire en fonction du temps disponible, des sites à découvrir, je fais les recherches/réservations des billets d’avion, location de voiture, chambres d’hôtel, en dégrossissant avec Kelkoo-voyages qui a l’avantage de balayer plusieurs sites, puis j’affine directement sur les sites sélectionnés. Pour les hôtels, après la première sélection Kelkoo, je regarde sur un site du genre TripAdvisor pour les avis des voyageurs.

3) Billets d’avion : j’ai utilisé Expédia, qui est (était ?) le seul site proposant un moteur de recherches de vols secs autorisant les vols multi destinations, puisque je souhaitais arriver à Phoenix et repartir de Salt Lake City .

Vendredi 16 Mai: Paris (12h50)-Mineapolis (15h15)-Phoenix (18h48) Durée : 15h avec les escales., compagnie: Northwest. Samedi 31 Mai: Salt Lake City (10h25)- Chicago (14h35)- Paris (8h50 le lendemain), compagnies: Delta + Air France.

Billets A/R Paris-Phoenix et Salt Lake City- Paris : 650 euros TTC/personne Billet Las Vegas – Salt Lake City : 45 euros / personne, réservé sur GoVoyages

4) Location de voiture : Section Phoenix- Las Vegas : réservation sur le site Elocationdevoitures.fr, 9 jours, voiture type Chevrolet Equinox chez Dollar, kilométrage illimité, « one way fee » inclus (à vérifier, très important) : 254 euros. (2400 Kms effectués, consommation moyenne de 14l/100..oups !) Section Salt Lake City- Salt Lake City : réservation sur le site Elocationdevoitures.fr, 7 jours, voiture Nissan Murano chez Alamo, kilométrage illimité : 230 euros. (1700 Kms effectués, consommation moyenne de 10l/100..c’est déjà mieux !)

Comme les tarifs de location sont plutôt raisonnables par rapport à la France et que les distances sont longues, il est préférable de prendre une voiture confortable, avec air conditionné (il peut faire très chaud dans certains endroits) et avec un moteur suffisamment puissant pour transporter sans problème passagers + bagages, sans compter la boîte automatique, l’air conditionné et des pentes qui peuvent êtres importantes car on monte jusqu’à 3000 m sur ces circuits.

5) Cartes et GPS : le GPS n’est pas indispensable car le réseau routier dans ces régions n’est pas très dense, pas indispensable peut-être, mais très pratique cependant, pour calculer les itinéraires, trouver les hôtels et restaurants, le soir, quand tout le monde est fatigué et que le syndrome du « chien qui cherche sa niche » frappe fort. Personnellement, j’utilisais Tomtom : impeccable.

6) Moyen de paiement : Carte Visa Premier (intéressante pour les assurances liées à la carte) aussi bien sur internet que sur place, plus dollars (200 à 300 par personne pour 15 jours, ça suffit largement, il nous en restait en fin de voyage). Sur chaque paiement, ma banque (LCL) a facturé 2, 6% de commissions de change. Pour ceux qui ne sont jamais allés aux USA, si vous payez par carte bancaire dans les restaurants et cafés, n’oubliez pas de remplir la somme totale sur votre ticket de carte, car il y une ligne pour le service (non compris et quasiment obligatoire) et si vous vous contentez de signer le ticket comme en France, une personne mal intentionnée peut, à posteriori, le compléter avec une somme qui peut ne pas vous convenir ! Taux de conversion moyen appliqué par la banque en mai 2008: un euro pour 1, 52 dollar. Budget total par personne : env 1350 euros quasiment tout compris (avions, hôtels, restaurants, voitures, essence, entrées dans les parcs..)

Les temps de route indiqués s’entendent bien sûr hors visite. - 1ère jour : vendredi 16 mai Phoenix-Flagstaff : 230 kms, env 2h20 . Nuit au motel Highland Country Inn, 1 chambre 3 pers 58 € sans pt-dej, réservée sur Expédia. Comme nous sommes arrivés en fin de journée à Phoenix, le temps de récupérer les bagages puis la voiture, il était 20H30 (donc 4h30 du matin pour nos yeux fatigués), les 2h30 de route jusqu’à Flagstaff ont été très dures pour les paupières, mais ça nous permettait d’être plus tôt le lendemain sur le site du Grand Canyon. Même fatigués, dans toute la ville, vous profiterez quasiment toute la nuit des nombreux trains qui traversent Flagstaff, et qui sifflent longuement à chaque croisement de route (nombreux). Le lendemain matin, en allant faire des courses au Wallmart du coin, j’ai vu qu’il y avait de nouveaux hôtels dans cette zone, plus éloignée de la voie ferrée, donc certainement plus calmes la nuit…ce sera pour un prochain voyage. Bon petit déjeuner dans le centre, au Macy’s coffee house (env 10 $ /pers)

- 2ème et 3éme jour : samedi 17 mai Flagstaff-Tusayan-Grand Canyon : 230 kms, env 2h20 . Dimanche 18 mai : on continue les visites le long du Grand Canyon 2 nuits à Tusayan, (Red Feather Lodge 135$/nuit, ptd dej inclus, réservé sur le site de l’hôtel) juste à l’entrée du parc, bourg sans aucun intérêt, il n’y a que des motels et des restaurants, avec des prix élevés mais un peu moins que dans le parc. Entrées dans les parcs nationaux : pour le circuit proposé, le plus intéressant est de prendre un « annual pass », qui coûtait 80$ et qui donne accès dans tous les parcs nationaux pour un véhicule et 4 personnes. Il peut se prendre directement à l’entrée d’un parc. (attention, l’annual pass n’est pas valide dans les State Park et à Monument Valley) Dès le lendemain de notre arrivée, nous sommes déjà sur le site du Grand Canyon : paysages extraordinaires, points de vue sublimes tout le long du sentier qui longe le Canyon ; évidemment, pour la lumière, c’est mieux le matin ou le soir et il y a foule pour le coucher de soleil. Il faut prévoir une journée et demi à deux jours au moins pour faire tout le circuit tranquillement, plus si vous décidez de descendre au fond !

- 4ème jour : Lundi 19 Mai Grand Canyon – Monument Valley 280 kms, 4h00,

puis nuit à Bluff (75 kms, 1h00). Attention, sur ce trajet, vous changer d’état, donc d’heure ! c’est +1h en passant dans l’Utah, en fin de journée, ça compte pour trouver un restaurant ouvert. Nous sommes partis en fin de matinée du Grand Canyon pour arriver vers 16h à Monument Valley et profiter de la belle lumière sur ces paysages fantastiques. Il faut compter au moins 2h00 pour faire le tour en voiture (env 25 kms), on s’arrête souvent. Nuit à Bluff au Recapture Lodge (78$ 3/pers, réservé sur le site de l’hôtel) chambre correcte, accueil très sympathique. Repas du soir au Cottonwood Steakhouse, qui était encore ouvert, malgré notre arrivée tardive ; très bonnes grillades, ambiance agréable (env 20$/pers).

- 5ème jour : Mardi 20 mai Bluff – Moab 160 kms, 2h30. Avant de partir de Bluff, nous sommes revenus de quelques kms sur nos pas, donc vers Mexican Hat pour faire une boucle dans The Valley of Gods (décrite dans le guide du routard), ç’est de la piste sur env 30 kms, mais en roulant doucement, il n’y a aucun problème avec une voiture classique. Très beau trajet, si vous y êtes fin mai, vous verrez beaucoup de fleurs sur cette terre aride. Le trajet jusqu’à Moab est du genre désertique et il y a peu d’étapes possibles pour se restaurer et faire le plein.Nous avons fait étape à Cameron.

Nuit à Moab au Red Stone Inn : 85 $/ 3 pers, ss pdj (réservé sur le site de l’hôtel). Chambre confortable mais petite. Dîner au Zax Pizza&Family restaurant : buffet pour env 10/15$ Nous sommes arrivés vers 15h, et nous avons eu le temps d’aller jusqu’à Arches Park, qui est tout près de Moab. Le temps était orageux, donc nous n’avons pas commencé les balades sur les sentiers mais même en voiture, on a accès à beaucoup de sites superbes. Moab est une grande ville, vous trouverez tous les services que vous souhaitez : banques, essence, hotels/resto, shoping, agences de voyages etc etc

- 6ème jour : Mercredi 21 Mai Moab – Green River : 90 kms, 1h00 Le matin nous sommes retournés à Arches Park pour continuer nos visites et prendre le sentier qui mène vers Double O Arch (très beau parcours) et quelques autres petits boucles, puis l’après midi nous sommes allés à Dead Horse point avec un point de vue extraordinaire sur les méandres du Colorado. Depuis Moab, il y a bien d’autres choses à voir, mais notre temps étant limité, nous avons repris la route vers Green River, où on peut arriver tard, vu qu’il n’y a rien à faire et rien à voir ! ….. juste une étape. Nuit au Motel 6 : 52$ pour 3 ( la nuit la moins chère du circuit, réservée sur le site Motel 6) 7ème jour : Jeudi 22 mai Green River – Bryce Canyon : 330 kms, 7h00 Il faut passer par Hanksville, Torrey, Boulder, Escalante .Prenez le temps pour faire cette étape : superbe route, avec des paysages fantastiques ; elle monte jusqu’à 3000 m (on a eu droit à une tempête de neige). En partant de bonne heure de Green River, on arrive suffisamment tôt à Bryce Canyon pour profiter de la lumière de fin de journée . Le parc est situé à environ à 2700 m, en cas de mauvais temps, attention à la température, ça peut descendre vite. Nuit au Bryce Canyon Pines (1O kms de l’entrée du parc, chambre confortable) 84$ /3 pers, ss pdj, réservée sur le site de l’hôtel. Dîner et pdj au restaurant du motel: prix moyens, bonne cuisine. 8ème jour : Vendredi 23 mai Bryce Canyon – Hurricane : 460 kms, 4h00 Le matin, nous avons continué nos visites sur le parc, puis nous avons repris la route vers Zion Park, que nous avons visité assez rapidement car, moins spectaculaire que tous ceux que nous venions de voir. Nuit à Hurricane, au Confort Inn ( à la sortie de la ville) 82$ pour 3 pers avec pdj (mais pas terrible).Réservation sur le site Comfort Inn .Chambre confortable et spacieuse, quartier inintéressant. Dîner dans un restaurant chinois proposant une formule « all you can eat » : on se rapproche de Las Vegas !! 9ème jour : Samedi 24 mai Hurricane – Las Vegas : 230 kms, 2h15 Nous rejoignons Las Vegas en fin de matinée, et nous allons déposer nos affaires au Motel 6 (quelques centaines de chambres et ..c’était complet !).Le week end, les prix des hôtels flambent à Las Vegas, il vaut mieux réserver : Chambre à 103$ /3 pers ss pdj ( le double de celle de Green River et …c’est la même). On peut aller à pied sur le strip depuis l'hôtel, prévoyez de bonnes chaussures, n marche beaucoup pour visiter !

Visite de la ville, enfin du strip (beaucoup de travaux, le centre est en plein reconstruction) et des nombreux casinos : c’est de plus en plus kitch, plus haut, plus grand, plus cher. Pour manger, il faut aller dans les restaurants/cafétérias des casinos qui proposent des formules « all you can eat » à prix intéressants.

Pour cette partie de voyage Phoenix- Las Vegas), nous aurons parcouru 2400 kms. 10ème jour : Dimanche 25 mai : Las Vegas – Salt Lake City (avion, 1h00), puis Salt Lake City – Jackson Hole 500 kms, 6h00 en prenant la route 89. Départ à l’aube de l’hôtel, notre avion est à 7h00 et il faut aller rendre la voiture de location, dans un centre éloigné de l’aéroport (on revient en navette). Arrivée à SLC vers 10h00 (décalage d’1h00 avec Las Vegas). Le temps de récupérer les bagages et la voiture (Nissan Murano, très agréable), nous partons vers 11h00 pour un grand trajet de 500 kms, vers Jackson. Nous prenons la 89 et passons par Logan, Paris, Montpelier, Alpine : beaux paysages, complètement différents de ce que nous venons de voir autour du Grand Canyon. Arrivée à Jackson vers 5h00. Nuit au Snow King Resort Hotel, chambre à 116$ /3 pers, ss pdj. (réservation sur le site Expédia) Jackson est une ville très prisée par les touristes et les tarifs sont élevés. C’est une ville typique « cow boy », vous pourrez ramener toute la panoplie pour vous habiller comme là bas ! Vous pourrez faire du shopping, il y a tout ce qu’il faut. Diner au Bubba’s Bar-B-Que (env 15$) : ambiance cowboy 150%, accueil sympathique, c’est toujours plein !

- 11éme jour : Lundi 26 mai Jakson Hole - Yellowstone Lake 160 kms 2h15 Ptit dej au Shades cafe : très bons muffins, entre autres (c’est tout petit, il doit y avoir 4 ou 5 tables, ce n’est pas fait pour des groupes). Avant de partir, vous pouvez aller faire un saut au magasin Corral West : vous pourrez vous habiller cowboy des pieds à la tête …un choix incroyable de bottes et de chapeaux, chemises, vestes etc.. Départ vers le parc Yellowstone . Nous entrons rapidement dans les paysages de haute montagne, avec beaucoup de neige, beaucoup plus en tous cas que nous pensions en trouver pour une fin mai. Très belle route, on prend le temps de flâner puisque l’étape est courte (160 kms). Il est recommandé de s’arrêter dans les « visitor center » : vous pourrez obtenir tous les renseignements nécessaires à votre visite, les rangers ont toujours été très aimables et accueillants (anglais indispensable), et fournissent tous les documents (cartes en particulier), pour adapter les visites au type de séjour souhaité. Il faut compter un minimum de 4 jours pour visiter tranquillement les différents sites du parc. Le circuit dans le parc fait une sorte de grand huit d’environ 280 kms. Nous arrivons en fin de journée au Lake Yellowstone Hotel et là, c’est vraiment encore l’hiver : le lac est gelé et il y a environ 40 à 50 cms de neige sur la région, ce qui va nous interdire toute ballade sur les sentiers. (En moyenne, ce n’est que vers mi-juin que le lac est complètement dégelé et la neige fondue.) Pour 148 $ (ce qu’il y a de moins cher pour 3 !), nous avons droit à une « frontier cabin », rustique mais confortable, bien chauffée en tous cas. Les chambres dans l’hôtel sont plus chères (mais vue sur le lac). Il y a une ambiance très « old fashion » dans le hall de l’hôtel. Il y a un restaurant, tarifs élevés.Peu ou pas d'autres choix proches: nous avons picniqué dans la chambre.

Pour toutes les réservations dans le parc, il faut aller sur le site reservations@travelyellowstone.com.

- 12ème jour : Mardi 27 mai Yellowstone Lake – Gardiner env 100 kms, 1h30 (tronçon Est de la boucle fermé par la neige). Nous continuons notre route vers Gardiner en passant par Canyon Village puis vers Virginia Cascade, l’autre route (que nous souhaitions prendre) passant par Bunraven Pass à 2700 m étant toujours bloquée par la neige. Pour profiter de tout ce que le parc de Yellowstone peut offrir, il ne faut pas hésiter à se lever de bonne heure ! Car entre tous les animaux que l’on peut rencontrer (troupeaux de bisons traversant la route, ours, chacals etc etc), les geysers de tailles, de couleurs diverses et variées, tous les autres phénomènes témoignant d’une activité volcanique sous-terraine intense, les rivières et cascades, sans compter les paysages fantastiques englobant tout ça, les journées passent très vite. Nous arrivons à Gardiner en fin de journée. A part pour se loger et se ravitailler, la ville n’a pas d’intérêt particulier (surtout après tout ce qu’on a vu dans la journée). Diner au K-bar cafe : décor très rustique mais grandes et bonnes pizzas, prix très corrects (env 8 à 10$). Hôtel Motel 8 à Gardiner, chambre correcte, propre (90$ + 5$ de « service fee » ?, réservation sur le site Motel 8)

- 13ème jour : Mercredi 28 mai Gardiner – West Yellowstone : 90 kms 1h30 Petit dej à l’hôtel . Avant de revenir sur nos pas, nous prenons la direction de Tower Roosevelt : très belle vallée, avec de nombreuses rivières, et comme nous sommes quelques centaines de mètres plus bas que le plateau du Yellowstone, ici, c’est déjà le printemps : plus de neige, de l’herbe bien verte avec de nombreux animaux, les oiseaux qui chantent…on se croirait dans la série « la petite maison dans la prairie ». Nous avons un peu de mal à faire demi-tour pour partir vers Madison puis West Yellowstone. Nous continuons consciencieusement notre travail de touriste, à (essayer) d’explorer toutes les facettes du parc. En particulier, nous sommes allés voir le Grand Prismatic Spring Nous ressortons par la sortie ouest pour arrivée à West Yellowstone en fin de journée. Hôtel Madison Hotel (90$ triple): hôtel ancien, en bois, très pittoresque (classé monument historique)! Chambres petites mais confortables.

- 14éme jour : Jeudi 29 mai : West Yellowstone – Grant Village env 60 kms 1h15 Petit dèj au Running Bear Pancake house à West Yellowstone: excellent, très bonne adresse (mais il y a du monde). Dernière journée dans le parc, avec le clou de la visite coté geyser : le Old Faithfull. Un des geysers les plus hauts du parc (env 40 m) et surtout très régulier : toutes les 60 à 120 mns, il offre un superbe spectacle à tous les touristes. Nous arrivons sous la neige, en fin de journée à Grant Village Hôtel à Grant Village (156 $ triple) : chambre confortable mais quelconque, dans un bâtiment moderne et plutôt moche, ce sera la chambre la plus chère du circuit. Pour manger le soir, il n’y a pas beaucoup de choix : la dining room, chère, avec réservation obligatoire, ou le Lake House : cafétéria avec un beau cadre (vue sur le lac), mais à la cuisine plutôt bas de gamme (env 15$/pers). 15ème jour : Vendredi 30 mai Grant Village – Salt Lake City : 550 kms 6h00 Nous reprenons la même route qu’à l’aller, ça nous plaisait plus que la version autoroute toute droite sur des centaines de kms. Hotel Motel 6 Airport Salt Lake City (67 $ triple), dîner dans un “all you can eat” asiatique pour..pas cher. 16éme jour : Samedi 31 mai : Salt Lake City – Paris : arrivée dimanche 1er juin à Paris au matin.

Bon voyage à tous !
De retour de l'hôtel Karmina Palace English translation pending
by Francineb · 2009-02-21 · 3 replies
Nous voilà de retour du Karmina Palace, comme promis je vous fais un résumé de notre voyage. DEPART: Avec Canjet, avec une heure de retard, donc à 8 hres a.m. pour Manzanillo

ENREGISTREMENT: Assez rapide, on nous propose une chambre au 2ième étage mais nous demandons à être dans les étages suppérieures. Nous avons la chambre 5206 au 5ième étage. Nous avons une vue partielle de la mer. Aucune humidité contrairement aux gens que nous avons rencontrés et qui étaient au 2ième. La chambre est très grande avec beaucoup de rangement. Salle de bain très spacieuse et vraiment belle. Jamais manqué d'eau chaude ni de serviettes. Coffre-fort gratuit et robe de chambre fournies.

REPAS: Petits déjeuners: Au buffet. Assez de choix. Vous pouvez vous faire un minosa car à l'entrée il y a du mousseux et du jus d'orange. Saumon fumée, fromage, fruits frais, station pour vous faire confectionner une omelette ou cuire des oeufs, bacon, etc. Enfin comme dans la plûpart des complexes hôtelliers. Diner: Un petit snak bar sur le bord de la plage avec nachos, hot-dogs, hambergers. Resto italien: Choix de plats chauds, poulet, poissons, porc, apprêtés différemment à chaque jour, des mets mexicains et de la pizza. Au Buffet: Plus de choix et de variétés, je dirais même que c'est meilleur le midi que le soir Souper:Le Carrioca, resto mexicain surplombant la mer: Assez bon à part le steak. Italien: Très bon, belle ambiance et filet mignon très bon. Buffet: Assez de choix, plusieurs recettes mexicaines. Il faut dire que la clientèle est constituée de beaucoup de mexicains.

BARS: Lobby Bar: un bon choix, mais presque rien n'est inclus dans les boissons internationnales Il y en a mais c'est payant. Bar de la plage et celui des piscines, boissons très peu alcoolisées, mais assez bonnes. La bière en fût: la Sol

PISCINES; Beaucoup de belles piscines qui se jettent l'une dans l'autre à différents niveaux. C'est ce qui fait la force et la beauté de l'hôtel. Aucun enfant dans les sections pour adultes même s'il y en a beaucoup sur le site. Très agréable de les voir glisser dans la fameuse glissade de la piscine principale.

VILLE; Nous avons pris l'autobus de la ville, pour 5 pesos p.p. Environ 30 min. de l'hôtel. Ville pas très grande avec quelques points intéressants.

ARGENT; Canadien ou américain. Il faut aller à la Banque sur la rue principale pour faire changer notre argent en pesos. Ne pas oublier d'apporter votre passeport pour la faire changer. Le Wall Mart est à environ 30 min. à pied de l'hôtel

LA PLAGE; Dans une baie et très petite. Sable plein de petits coquillages et la mer beaucoup de grosses roches. Pas beaucoup de monde qui s'y baigent. Beaucoup de raies

LE RETOUR; Avec 3 heures de retard. Par chance, nous sommes resté à l'hôtel en attendant

En géneral, nous avons bien aimé notre séjour, mais une semaine c'est suffisant pour nous. L'hôtel est de toute beauté ainsi que les chambres. Les points faibles: la plage et la nourriture qui devrait être meilleure pour un 4 1/2 étoiles.

Si vous avez des questions, il me fera plaisir d'y répondre. Bye Francine
Adresse pour une méharée dans le Sud tunisien English translation pending
by Senmout · 2009-02-19 · 8 replies
Bonjour! Nous revenons du sud de la Tunisie. Je ne pense pas pouvoir lettre en ligne rapidement notre carnet de voyage mais si vous souhaitez une super adresse pour une méharée dans le desert ou une chambre d'hôte sur Douz ou Toujane vous pouvez me contacter en message privé.
Croisière avec des enfants English translation pending
by Enforme · 2009-02-16 · 4 replies
Bonjour, Pour ceux qui ont deja fait une croisiere avec des enfants, est-qu'il faut que les enfants amenent avec eux leur carnet de vaccinations a bord du bateau ou c'est pas necessaire? Merci
Voyage de route de dix-huit jours en Californie (2008) English translation pending
by Californie08 · 2009-02-13 · 2 replies
Bonjour, juste pour vous présenter le site que je réalise avec ma copine. Il s'agit d'un carnet de voyage, sur notre itinéraire en Californie, qui s'est déroulé du 19 septembre au 7 octobre 2008. Nous avons loué une voiture, pour faire de multiples escales en partant de San Francisco et arrivant à Los Angeles en passant par Las Vegas. Au delà du carnet de voyage, nous avons mis quelques suggestions et conseils sur les éléments à faire ou visiter absolument (selon nous et avec explication), et des conseils plus pratique sur les hôtels, location, nourriture, billets d'avion.... enfin tout ce qui touche à la logistique du voyage. Enfin, de grands albums photos sont disponibles pour chaque étape de ce voyage.

Acheter un lit parapluie à Koh Samui? English translation pending
by Tymour · 2009-02-07 · 6 replies
bonjour à tous, je voudrais savoir s'il est possible d'acheter un lit parapluie et une poussette cane à samui. si oui, où et combien ? merci à tous.
Voyage culinaire en Amérique Latine English translation pending
by Gutchacha · 2009-01-23 · 2 replies
Bonjour, Cet été, on part à trois en Amérique Latine sur une triplette (vélo à trois place). Notre projet est d'écrire un carnet de voyage culinaire. Nous comptons aller manger chez l'habitant mais peut être connaissez vous des adresse à ne pas manquer sur le chemin. On part de Buenos Aires pour aller jusqu'a Lima en passant par le sud-ouest de la Bolivie (lac Titicaca). Merci Cécile
Itinéraire de deux à trois semaines dans l'Ouest américain en juin 2009 English translation pending
by Vnoa · 2009-01-11 · 23 replies
Hello,

Eh oui me revoilà déjà ! Je n'ai même pas encore pu mettre le carnet de voyage complet de notre voyage de 2008 (sans parler de ceux de 2006, 2007... 😊)... et il faut déjà penser à celui de 2009 en juin !

Comme on commence à avoir vu quelques "spots" connus, on fait l'impasse sur certains sites comme Yellowstone, Monument Valley, Arches, Canyonlands, Capitol Reef, Bryce...

J'ai donc une nouvelle fois "potassé" mon itinéraire avec l'aide précieuse des guides "Photographing the Southwest" de Laurent Martrès, des sites de Sedonax/Wavemaster, Vazyvite, sur les itinéraires et conseils présentés sur ce forum, et les précieux carnets de voyage de Grisemote, Kashtin (j'ai honteusement "pompé" une partie de ton itinéraire 😛), Krikri6792, mlefevre, Oliv2019 et tous ceux que j'oubliés !!...

Mais évidemment, j'ai encore besoin d'aide ! Notamment parce que je n'arrive pas forcément à bien tout enchaîner, à voir combien de temps serait nécessaire (on a ~ 18/20 jours)...

On est des randonneurs "moyens", on logera en hôtel/motel/BnB (ie pas de camping) et on louera sans doute un 4X4 comme l'an passé ! Et dans les "contraintes" : je serais à Philadelphie pour une semaine début juin => le 4 juin dans l'aprem, je devrais prendre un avion direct vers l'Ouest pour rejoindre mon mari qui lui viendra depuis Bruxelles... bref, dans les villes accessibles direct depuis PHL, j'ai vu Phoenix, Denver ou Vegas... j'ai fait une tentative de trajet depuis Phoenix, même si je préfèrerais partir de Denver (mais je n'arrive pas à construire le trajet !)...

Bon allez, assez de blabla : voici le trajet sur Google Maps

* Arrivée à Phoenix

* Région de Sedona (Chapel of the Holy Cross, Soldier Pass Trail, Schnebly Road, Montezuma Castle & Well, Airport overlook, Devil's Bridge, Submarine Rock, Midgely Bridge, Crescent Moon, Cathedral Rock, Fay Canyon...)

* Sunset Crater (Lava Flow Nature Trail), Wupatki NM

* Grand Canyon (South Rim) : on y est déjà passé mais on se ferait bien un lever/coucher de soleil sur place (Desert View me fait bien envie !)

* Coal Mine Canyon

* Page (on y est déjà passé mais on veut y retourner !!) CBN : The Wave again si on a de la chance; Wire Pass et Buckskin Gulch Lower et Upper Antelope Canyon Cathedral Wash Alstrom Point / Nipple Bench des Hoodoos un survol en avion...

* Valley of Gods, Mokey Dugway, Muley Point, Mule Canyon, Road Canyon, Natural Bridges NM, Hite Overlook...

* Moab (un petit stop pour voir qq spots moins "classiques" que l'on n'a pas pu faire lors de nos 2 précédents passages... )

* Dinosaur NM (Harper’s Corner Loop Trail, Echo Park, Pool Creek Canyon, Whispering Cave, Sound of Silence, Desert Voices...)

* Wedge Overlook, Buckhorn Wash

* Zion (faut qu'on se réconcile avec ce parc ! 😛) (Angel's Landing jusque Scoot Lookout et West Rim Trail, Canyon Overlook...)

* Death Valley (Badwater, Artist Drive, Zabriskie Point, Golden Canyon au coucher du soleil, Sand Dunes...)

* Mono Lake et Bodie

* Traversée de Yosemite (déjà visité, donc pas réellement de stop prévu...)

* SFO (déjà visité mais pas tout !! 2 jours sur place pour revoir "The" Bridge, aller voir les fresques de Mission...) et retour à Bxl...

Voilà ! Si je compte 2 jours à Sedona, 2/3 jours à Page, 2 jours à SFO, 1 jour pour les autres étapes (peut être 2 à Zion ?)... on arrive à 18-20 jours ~... mais je n'arrive pas encore à bien imaginé les enchainements... donc si vous avez des idées ou si vous soyez de grosses erreurs, allez y ! 😉

Merci ! Bonne Année à tous ! Meilleurs voux pour de Bons Voyages !

@+ Vnoa
Hôtel Grand Playa Turqueso English translation pending
by Denis110 · 2009-01-03 · 1 reply
Bonjour, je m'en vais au Grand Playa Turqueso fin février et je voyage avec Canjet. Je voudrais avoir plus d'informations sur cette compagnie. Est-ce bien... le service.... les repas... Y a t-il de l'espace ? etc... Si vous avez quelque chose à dire sur l'Hôtel égualement ce serais bien apprécié.
Qui part à l'hôtel Oasis Playa Coco le 23 janvier? English translation pending
by Froogie · 2009-01-03 · 6 replies
plus que 21 dodo hate de partir

qui seras de ce beau voyage

le pars avec canjet 16h35 le 23 janvier a dorval

attand vos réponse
Hôtel Trip Cayo Coco English translation pending
by Galyn45 · 2008-12-29 · 6 replies
Salut à tous, nous partons pour le tryp cayo coco le 12 fevrier 2009. Nous partons avec CanJet que nous ne conaissons pas du tout. J'aimerais avoir des commentaires sur cette Cie d'aviation, il parait qu'il n'y a pas de film. En passant qui de vous seront la en même temps que nous?
Validité de la vaccination contre la fièvre jaune? (voyage au Mali) English translation pending
by Folco · 2008-12-11 · 9 replies
Je suis medicalement couvert par un vaccin precedent, mais ai du me refaire vacciner (comme j'ai perdu mon carnet de vaccination). Mon nv carnet de vaccination dit que le vaccin est valide a partir du 20 decembre mais je pars le 14 decembre. Est-ce un probleme ? Pouvez-vous me dire qui verifie le carnet de vaccination et ou cette verification a lieu ? Merci
Mali - Excellent guide Dogon English translation pending
by Nancy · 2008-12-09 · 19 replies
Je rentre d'un voyage de 2 semaines au Mali, dont 7 jours en Pays Dogon. Comme toujours, je vais publier un carnet d'infos pratiques mais je tiens, sans attendre, à faire la publicité du guide Dogon qui nous a accompagnés lors de notre randonnée et grâce à qui nous avons vécu un voyage absolument fabuleux.

Il a 36 ans, il est guide officiel (référencé à l'OMATHO) depuis 1997. Il est Dogon, originaire de Nombori (où nous avons passé 1 nuit chez son frère Philippe, médecin du village). Il connait bien sûr très bien les rites et coutumes du pays Dogon et sait en parler ; il est compétent, fiable, honnête (quand il ne sait pas, il le dit et se renseigne), ponctuel (si, si !!), professionnel, attentif (sans être envahissant), à l'écoute (il comprend vite ce qu'on recherche ...). Bref, c'est une vraie perle !

3 raisons me poussent à faire sa publicité : 1- De la qualité du guide va dépendre la richesse de la randonnée en pays Dogon. Nous en avons croisé un, certes fort sympathique, mais qui n'était pas Dogon. Il ne parlait pas la langue et n'était pas capable d'expliquer cette culture si riche et si complexe. Juste un guide routier ... Je sais ce qu'est un mauvais guide, nous en avons fait la triste expérience l'an dernier au Népal. C'est vraiment dommage de mal tomber ... 2- Je me souviens avoir galéré pour préparer mon voyage et trouver l'adresse d'un bon guide. Comment être sûr ?... Avec Benjamin, le courant est vite passé, d'abord par mail puis par téléphone. Nous sommes vite tombés d'accord et nous sommes fait confiance mutuellement. 3- Pas d'intermédiaire, pas d'agence. L'argent donné lui revient entièrement. J'ai entendu parler d'agences locales (pourtant fort réputées) rémunérant bien mal leurs guides.

Pour respecter la déontologie de ce site, je vous donnerai ses coordonnées sur demande par MP.

Je détaillerai complètement notre randonnée dans mon carnet de voyage (d'ici quelques jours).
Dix jours de Marrakech à Zagora English translation pending
by Jojo944 · 2008-12-05 · 17 replies
Bonjour à tous, Nous voilà de retour de notre périple au Maroc et voici notre carnet de route : Vol Ryanair, 303€ aller-retour Marrakech-Marseille pour 2 personnes (c’est pas cher, mais il n’y a aucune prestation, tous les services sont payants (collations, repas etc…et y compris des billets de tombola !) ; Navette Aéroport-centre, ville, bus n° 19 20 dh le trajet par personne (les taxis propose le même chiffre, mais en euros ! ! !) Hôtel Mogador Menara à Marrakech : 90€ la nuit par internet à 30 mn de la Koutoubia (marche rapide), rien à redire : tout confort, petit-déjeuner copieux à volonté. Par contre les renseignements donnés à l'accueil ne sont pas toujours très fiables : à la question " y-a t’il des bus pour aller en ville ? " il nous a été répondu que non, et qu’il fallait prendre un taxi. C’est faux, il y a bien entendu des bus à Marrakech, même si les indications ne sont pas toujours très claires (inutile de chercher des horaires et des indications dans les abris-bus, il faut demander aux chauffeurs) ; Hôtel Mercure à Ouarzazate : 40€ la nuit par internet, très confortable, petit-déjeuner moins copieux qu’au Mogador Ménara, mais toujours très convenable et servi à volonté ; Riad Ksar Malal à Zagora : 60€ la nuit, repas du soir inclus. Cuisine familiale, petit-déjeuner très correct. Ici, ce qui prime c’est l’accueil chaleureux, la bonne soirée après le repas et la ballade du lendemain matin. Nous avons passé de très bon moment avec nos hôtes, une adresse à conseiller (même si le standard de propreté n’est pas celui Européen) ; Hôtel Reda à Zagora : non réservé à l’avance, 95€ la ½ pension. Nous étions 2 couples dans cet hôtel de 149 chambres ! Très confortable, bonne cuisine et petit-déjeuner un peu " léger " à notre goût : sans doute le fait que nous n’étions que 4 à petit-déjeuner. Kasbah Caracella à 25 km de Marrakech : 60€ la nuit par internet, magnifique hôtel privé de 25 chambres, loin de tout . Voiture indispensable, confort moyen en hiver (froid dans la chambre), petit-déjeuner restrictif (il faut demander du café supplémentaire) et pris sur la terrasse (en novembre c’est limite froid). Repas du soir très cher (200 dh). location de voiture chez budget, pas de souci particulier (à noter la roue de secours crevée, c’est à la restitution qu’on s’en est aperçu !).

Déroulement du voyage : Nous sommes restés 3 jours sur Marrakech. Découverte d’une ville extrêmement touristique, beaucoup de monde (nous y étions pendant le festival du film). Beaucoup de sollicitations de la part des Marrakchies (c’est comme ça qu’on écrit ?), qui deviennent à la longue pesantes. Il faut sans cesse refuser gentiment toutes ces propositions de visites de magasins, de restaurants en expliquant de long en large et en travers qu’on souhaite visiter tranquillement la ville … et seuls. Il faut également " trier " les indications qui vous sont données (parfois par des enfants) et qui vous éloignent des monuments à visiter pour vous rapprocher des souks et autres attrape-touristes. Pourtant il y a de beaux monuments à voir : les tombeaux Saadiens, le palais El Badie, le palais de la Bahia, Dar Si Saïd, la medersa Ben Youssef, le musée de Marrakech, le pavillon de la Ménara, les jardins de Majorelle pour ne citer que les plus connus. Et bien sûr les souks à faire dans tous les sens. Nous avons également " visité " les ateliers des teinturiers, lieu de travail pénible pour tous ceux qui y travaillent les peaux. Lieu de repos pour ces journées de visite, les bars autour de la place Jemaa El Fna, buvant un thé à la menthe sur la terrasse panoramique, vue sur la place et ses animations. Ensuite départ vers Ouarzazate. Route goudronnée convenable (voiture berline ordinaire), et paysages nouveaux. C’est la découverte de nouveaux paysages, mais aussi de villages qui nous semblent très pauvres. Passage du col Tizi-n-Tichka, et première rencontre dans un bar. Ici les gens sont plus calmes qu’à Marrakech, les sollicitations beaucoup moins vigoureuses. D’ailleurs, ils se présentent tous comme des Berbères et pas comme des Arabes. La vallée du Draa surprend par son contraste : les palmeraies, les cultures et la vie près de la rivière, la désolation désertique dès que l’on s’en éloigne. Rencontre avec des jeunes qui ramassent feuilles de palmiers et dattes. En chemin visite d’Aït Benhaddou avec un " guide " qui nous conduira finalement vers la maison de son frère, présenté comme un touareg, et vendant tapis, et autres marchandises. Discussion et finalement un achat autour d’un thé. Le lendemain visite de la Kasbah de Taourirt et route vers Zagora. En chemin, rencontre réellement fortuite avec un berbère en panne. Nous le conduisons à Agdz, et nouvelle discussion autour d’un thé. Nuit à Zagora, et visite de la palmeraie le lendemain matin (rencontre avec des femmes et paysans). L’après-midi, première approche du sable avec les dunes de Tinfou, qui sont le résultat de l’ensablement de la région. Nous n’irons pas jusqu’à Mhamid, nous contentant de voir et revoir ces montagnes de pierres, ces enfants qui vont à l’école à vélo, ces villages dénués de tout confort. Ici, nous sommes véritablement en Afrique : les femmes font la vaisselle dans la rue (qui en terre battue) et la lessive dans la rivière. Quelle différence de classe : des hôtels et maisons tout confort d’un côté et la misère de l’autre. Comment les Marocains peuvent-ils supporter un tel écart, pourquoi les dirigeants de ce pays n’apportent-ils pas ne serait-ce qu’un soupçon de viabilité à ces villages : de l’eau courante, de l’électricité ? Pensez que nous avons croisé des enfants pas plus grand que 3 ou 4 ans qui, déjà, nous abordent avec un " bonjour, un stylo ", " bonjour un dhiram ". Les touristes qui distribuent généreusement ces babioles se rendent-ils compte du mal qu’ils font ? Il y a probablement d’autres moyens d’aider ces populations, les sites internets regorgent d’informations à ce sujet . Heureusement au détour d’une palmeraie, nouvelle rencontre avec des jeunes écoliers de 14/15 ans avec qui nous échangeons nos adresses mails, ce sont les seuls enfants qui ne nous aient rien demandé ! ! ! Alors s’il vous plaît, ne donnez rien aux enfants, car un jour (et ça nous est presque arrivé à Marrakech) ils vous jetteront des pierres…. Pour la fin de notre séjour, nous découvrons la vallée de l’Ourika, les cascades de Setti Fatma et la visite du village de Tnine de l’Ourika le jour du souk. Ici aussi, sollicitations pour visiter le souk, réponse négative, polie mais ferme, de notre part. Je comprend bien que le tourisme soit une source de revenus pour chacun, mais il faut aussi comprendre ceux qui aiment bien découvrir à leur rythme et tout seuls.

Voilà (presque) résumé nos premiers pas en terre Africaine, merci à tous ceux qui nous ont aidés à préparer ce voyage (et ils sont nombreux), j’espère que ce carnet de route pourra donner envie d’en savoir plus à ceux qui le liront, et bienvenu à tous vos commentaires.

Jeanne-Marie et Georges.😉😎
Entrer au Sénégal en voiture English translation pending
by Oliv56 · 2008-10-31 · 10 replies
J'entends un peu toutes sortes de sons de cloches concernant les documents nécessaires pour entrer avec une voiture au Sénégal ( passavant, carnet ATA, carnet de douane). Il serait, surement, plus simple pour tout le monde qu'il n'y ait qu'un seul document. Enfin une chose qui n'est jamais expliquée clairement : ces documents sont-ils oligatoires pour touts les voitures ou seulement celles agées de plus de 5 ans. Merçi d'éclairer ma lanterne. Go
Organisateurs d'excursions en canoë, kayak ou rafting près de La Ceiba? (Honduras) English translation pending
by Numiina · 2008-10-08 · 1 reply
Bonjour,

Je m'en vais au Honduras. Je voudrais faire une expédition en kayak, en canot ou en rafting près de La Ceiba, cependant, les organisateurs d'excursions que j'ai trouvé le font seulement pour 2 personnes et plus. Comme je partirai seule, j'aimerais savoir s'il y a des agences qui organisent des groupes où je pourrai me joindre pour aller faire ces activités ou pour aller visiter les parcs nationaux.

De plus, je vais aller à Copan Ruinas. Est-ce qu'il y a aussi moyens de trouver des agences qui organisent des activités où les gens voyageant seuls peuvent se joindre?

Je vais au Honduras pour 3 semaines et la majeure partie de mon voyage sera sur les Iles d'Utila ou de Roatan, mais j'aimerais pouvoir visiter aussi le continent et je suis consciente que ce ne sera pas facile de partir seule pour visiter les parcs ou pour aller faire du kayak/canot/rafting.

Merci!

Marie-ève
Hôtel Four Queens (Las Vegas) payé en double English translation pending
by So75014 · 2008-08-28 · 10 replies
Me voici de retour ! Mon séjour aux Etats Unis s'est super bien passé, j'ai prévu de faire un carnet de voyage, mais j'aime prendre mon temps ... et je dois faire le tri dans plus de 1000 photos.

A mon retour, j'ai regardé mes comptes grâce à Internet et là horreur, je viens de constater que le Four Queens a débité ma carte bleue (j'avais donné le n° par téléphone pour réserver la chambre, le 12 août) alors que le lendemain matin, lors du check out, j'ai payé la même somme en liquide !

J'ai donc payé 2 fois, une fois par CB (alors qu'à la réception de l'hôtel on m'a assuré que ma carte bleue n'avait pas été débitée) et une fois cash ! L'arnaque ! Je ne sais pas quoi faire : sur le site du Four Queens, il n'y a pas d'adresse mail, je ne peux donc pas leur envoyer un message. Quels sont les recours possibles ? Dois je aller voir ma banque ?

C'est la 1ère fois qu'une telle chose m'arrive. Partout ailleurs aux Etats Unis, lorsque j'ai dû donner mon n° de CB pour faire une résa, je n'ai jamais été débité lorsque j'ai souhaité payer en liquide le lendemain matin.

Je suis dégoutée : on avait dégoté une super affaire grâce au visitor center de Boulder City alors qu'on a payé la chambre le double de son prix !

Que puis je faire ?

Merci d'avance pour vos réponses !
Retour de l'hôtel Paradisus Princesa à Varadero English translation pending
by Jean1234 · 2008-08-20 · 8 replies
Nous sommes de retour du Paradisus PRINCESA à VARADERO. Une semaine mémorable.

Le vol à l'aller (CanJet) à été retardé de 5h, donc arrivé à l'hôtel à 3hAM.

Par la suite, nous étions au paradis. L'hôtel est superbe et les chambres très propre. Le service est impecaple que ce soit au lobby ou dans les bars rien à redire.

Le matin nous commencions la journée avec un Mimosa (Champagne Jus d'orange) et le buffet du matin regorgeait de patisserie (croissant chocolat et à l'érable(style)) Vous pouviez vous faire faire des omelettes ou oeufs de toutes sorte. Nous avions du bacon à tous les matins.

Le midi, nous allions au retaurant Port-Royal (à la carte) Nous pouvions commander Steak, Red Snapper, Hamburger, Hot Dog. Sous Marin etc... et sans exeption tous très bon. Les frites étaient comme içi et le tout accompagner d'un orchestre Cubain.

Le soir nous avions 6 resto à la carte. Reservé en arrivant le plus tôt possible pour vraiment choisir vos heures. 1 japonais, 1 oriental (style thaï) 1 Italien 1 Français 1 Cubain. Le 6ième était reservé pour le service Royale. L'ambiance était très romantique et le service excellent.

L'animation -

Contrairement a ce que nous avons lu comme commentaires. l'hôtel est tranquille pour ceux qui veulent la tranquilité mais pour ceux qui veulent bouger il y un panoplie de chose à faire. Près de la piscine, il y a un tableau avec toute les activité de la journée. Volley Ball, Aérobie, Danse, Cour d'espagnol, Dégustation de vin et fromage, Parade de mode, Catamaran, Plongée en Apnée, et à tous les soir il y a des spectacles.

La plage est moins belle que Punta Cana mais pas beaucoup et elle est plus large et l'eau est aussi belle et très clair. Il y a des chaises et Palapa pour tous le monde. En arrivant à la plage, un gardien nous demande ou nous voulons nous assoir et il vient placer nos chaises et épousseter le sable et il n'attend même pas de pourboire.

Nous avions la chambre 4302 près de la mer (sans supplément et à tous les jours le mini bar était rempli.

La femme de chambre fesait des animaux avec les serviettes et nous écrivait des mots de remerciement pour les pourboires ou cadeaux que nous lui laissions.

C'est la première fois que je vais dans un hôtel ou j'ai l'impression que le monde apprécie vraiment lorsque ont lui donne un pourboire. Pas que le service sera meilleur mais dans son attitude lorsque nous lui donnions. Il nous remerciait Gracias gracias signor, muchos gracias.

De plus les gérants de l'hôtel savent s'addapter à la clientèle. Le matin la première journée, il y avait une joueuse de violon classique au déjeuner. Lorsque le gérant est venu nous demander si tout était parfait, je lui ai mentionné que j'appréciat le violon mais que si au liu de jouer uniquement du classique, si elle pouvait aussi jouer de la musique Cubaine. Hé bien le lendemain matin il y avait un guitariste cubain qui jouait avec la violoniste des airs Cubain.

Je recommande fortement cet hôtel.

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