Results for "Split+|+123+>+204"
2429 results found.
Aller ou pas au Maroc début 2016? English translation pending
notre camping car est en cour de préparation pour le départ début janvier 2016,
mais nous sommes inquiet, avec tous les événements de ces dernières semaine.
alors comme, bizarrement je ne voie, sur le forum aucune discutions sur ce sujet.
je la lance.
pour me rassurer, car j'adore le maroc et les tous les habitants, et quel déception si
ce voyage était annulé.
Nouvelle-Zélande à 4: camping-car ou hébergement? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous irions en NZ 5 semaines au mois de mai, en famille, soit avec un enfant de 3 ans et un bébé de 10 mois. Je pensais louer plusieurs hébergements pour avoir un "pied à terre" : plus facile qu'un camping car pour aller en ville, plus spacieux, pas de questionnement sur ou le stationner pour la nuit ni de camping à payer en plus.... En plus j'imagine qu'en mai il va commencer à faire froid sur l'ile du sud, alors je me disais qu'on serait plus confortable dans un appartement.
Mais je réalise que sur l'ile du sud, les endroits à ne pas manquer sont disposés un peu partout. Je pensais louer un hébergement à Christchurch et un autre à Nelson, mais là encore, la côte ouest et le sud sont plus difficile d'accès. On ne pensait pas particulièrement aller à Queenstown toutefois, vu que c'est particulièrement destiné aux sports extrêmes que nous ne pratiquerons pas avec les enfants ;)
Pour l'ile du nord, je me disais qu'un hébergement D'1 semaine à Wellington, Roturoa et Auckland seraient pas mal pour voir la plupart des lieux sympas sans avoir à trop rouler.
Votre opinion à ce sujet ? Les camping cars sont ils bien adaptés pour un bébé ? Est il nécessaire d'aller souvent en camping (notamment pour recharger l'électricité, j'imagine, surtout si on utilise le chauffage) ? Quels sont les stops incontournables en NZ avec des enfants ?
Nous irions en NZ 5 semaines au mois de mai, en famille, soit avec un enfant de 3 ans et un bébé de 10 mois. Je pensais louer plusieurs hébergements pour avoir un "pied à terre" : plus facile qu'un camping car pour aller en ville, plus spacieux, pas de questionnement sur ou le stationner pour la nuit ni de camping à payer en plus.... En plus j'imagine qu'en mai il va commencer à faire froid sur l'ile du sud, alors je me disais qu'on serait plus confortable dans un appartement.
Mais je réalise que sur l'ile du sud, les endroits à ne pas manquer sont disposés un peu partout. Je pensais louer un hébergement à Christchurch et un autre à Nelson, mais là encore, la côte ouest et le sud sont plus difficile d'accès. On ne pensait pas particulièrement aller à Queenstown toutefois, vu que c'est particulièrement destiné aux sports extrêmes que nous ne pratiquerons pas avec les enfants ;)
Pour l'ile du nord, je me disais qu'un hébergement D'1 semaine à Wellington, Roturoa et Auckland seraient pas mal pour voir la plupart des lieux sympas sans avoir à trop rouler.
Votre opinion à ce sujet ? Les camping cars sont ils bien adaptés pour un bébé ? Est il nécessaire d'aller souvent en camping (notamment pour recharger l'électricité, j'imagine, surtout si on utilise le chauffage) ? Quels sont les stops incontournables en NZ avec des enfants ?
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin! English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

============================================================================
Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

============================================================================
Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Des Grands Volcans à l'Océan: Californie Oregon Washington English translation pending
Hello,
Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c’est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois ! http://www.vrbo.com/629690
Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !
Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.
A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.
Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !
Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !
Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.
Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !
Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...
Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…
Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).
Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)
Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !
Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !
Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.
Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.
Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980
Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.
Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.
Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !
Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.
Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.
Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c’est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois ! http://www.vrbo.com/629690
Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !
Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.
A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.
Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !
Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !
Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.
Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !
Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...
Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…
Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).
Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)
Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !
Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !
Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.
Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.
Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980
Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.
Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.
Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !
Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.
Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.
Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Nouvelle-Zélande pour 3 semaines English translation pending
Bonjour,
je voudrais partir en Nouvelle-Zélande du 15 Novembre au 8 Décembre donc 3 semaines...
C'est mon premier voyage dans ce pays..
Déjà pouvez-vous me dire si c'est la bonne période ?
Ensuite, quels conseils pouvez-vous m'apporter pour découvrir ce pays (je compte faire les 2 îles).
Pouvez vous me donner des itinéraires types ?
Je compte louer une voiture. J'hésite de faire 2 locations (île du nord et île du sud car finalement je me rends compte que la différence est vraiment très minime si on loue une seule voiture pour les 2 îles avec traversée en ferry). Votre avis suite à vos expériences ??
Je vous remercie d'avance 🙂
Je vous remercie d'avance 🙂
Vietnam (Centre) - Mars 2015 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Nous avions besoin de vacances. Pas d’un voyage itinérant. Un endroit où nous poser qui offre des choses à voir, à faire, un endroit qui puisse allier culture et détente. Pas si simple, on a beaucoup cherché. Et nous avons fini par trouver notre bonheur avec le centre du Vietnam. Hué, Hoi An et les environs tout proches. Juste ça, rien d’autre. En 2 semaines, c’est large, c’est ce qu’il nous fallait. Voilà donc un itinéraire, je devrais presque dire un séjour, qui nous a permis de découvrir 2 jolies villes, bien différentes l’une de l’autre, et une jolie campagne environnante. Tout en douceur.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 27 Février – Vol sur Vietnam Airlines : Paris CDG / Hanoi / Hué Sam – Arrivée du vol à 14h50 – 7 nuits à Hué Dim – Prise de contact avec Hué : promenade dans la Cité Impériale – Tour des remparts de la Cité Interdite, par l’extérieur Lun – La Cité Impériale – Le marché Dong Ba Mar – En vélo : Pagode Tu Hieu – Tombeau de Tu Duc – Pagode Thien Mu (Dame Céleste) Mer – En vélo : Vieux pont couvert Thanh Toan – Pagode Dieue De Jeu – En moto : Tombeaux de Khai Dinh et de Minh Mang - Ven – En vélo : Temple de la Littérature – Cimetière voisin – Pagode Huyen Khong – Collège – Fondation Lebadang – Royal Museum Sam – Transfert vers Hué en moto avec Le Family Riders – En route : col dans les nuages et marble mountain – 7 nuits à Hoi An Dim – Prise de contact avec Hoi An : flânerie sans but Lun – En vélo : Plages de Cau Dai et de An Bang – Pagodes Van Duc, Phuoc Lam, Chuc Thanh Mar – En vélo : Village de potiers de Thanh Ha Mer – En voiture privée : Site cham de My Son Jeu – En vélo : Plage de An Bang Ven – En vélo : Plage de An Bang – Village de maraîchers – Pagode de Chuc Thanh (bis) Sam 14 Mars – Dernière flânerie et dernier repas à Hoi An - Vol sur Vietnam Airlines : Danang / Ho Chi Minh Ville/ Paris CDG – Départ à 17h50
BUDGET : Cours du Dong : 100 000 Ð (que j’abrègerai en 100 kÐ) = 4,4 € Pas vu de pièce, que des billets (le plus petit utilisé = 1 000 Dongs). On a pâti de la baisse de l’Euro.
Dépenses préalables : 1 888 € Visa : 24$ pour les lettres d’invitation permettant d’obtenir le visa à l’arrivée. Vols réguliers sur la compagnie Vietnam Airlines, réservés via Opodo : 933 €/p l'A/R.
Dépenses sur place : 1 538 € Visa sur place : 45 $/p Hébergements : 828 € (pour 2X7 nuits). Paiement par Amex. Transfert Hué/Hoi An avec les motoriders de la Le Family : 58 $/p. Paiement cash en $ Autres : (repas, transports, entrées des sites) : 510 €. Paiement cash Aucun retrait ATM. Nous avons changé nos € au fil de l’eau, à l’hôtel ou dans de petites agences en ville. Le taux de change était tout à fait correct mais a baissé assez significativement durant notre séjour.
Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3 426 € Budget non significatif, nous étions là pour nous reposer, nous avons choisi des hôtels confortables plus chers que la moyenne et nous avons largement profité des massages, des restaurants et du happy hour offert partout. Les cocktails sont délicieux et coûtent, max, 2€. Alors, forcément, on s’est un peu lâché …
GUIDES : Lonely Planet (LP) Vietnam – 10e édition 2012 – Le même que celui qu’on avait il y a 2 ans pour le Nord … Guide du Routard 2015 Très à jour. J’ai préféré.
TRANSPORTS : 1 - Vols Paris/Hanoi/Hué – Danang/HCMV/Paris – Vietnam Airlines Achetés fin février en ligne via Opodo. 933 €/p l'A/R. Horaires confortables. Vol international sur B777 un peu moins confortables que ceux d’autres compagnies, notamment sur l’offre cinéma (peu de choix et démarrage des films à heures fixes). Escale un peu longue à Hanoi mais qui nous a permis de prendre notre visa sans stress.
VISA ON ARRIVAL : http://www.aca-voyage.com/...sa-pour.html?lang=fr Une demande en ligne permet d’obtenir sûrement, facilement et rapidement les lettres d’invitation nécessaires à l’obtention du visa à l’arrivée à Hanoi. Ce service nous a coûté 24$ (pour nous 2). Le visa, payé sur place à Hanoi, coûte 45$. Bien moins cher qu’à l’ambassade de Paris. On gagne donc beaucoup de temps et d’argent par ce moyen. Impossible de rater le guichet à l’aéroport : tout le monde s’y presse. On remet sa lettre, sa photo et son passeport, et on attend d’être appelé pour payer cash (les € sont acceptés) et récupérer son passeport agrémenté du nouveau visa. Attention, cette fois-ci, le service a été particulièrement lent et de nombreux touristes avaient choisi cette option, ce qui fait que nous avons mis plus d’1 heure pour obtenir le visa. Tenez-en compte si vous devez enchaîner avec un vol domestique.
Arrivés à Hué, nous avions opté pour le transfert proposé par l’hôtel : 400 kÐ On s’embourgeoise ? On vieillit ?... J’espère que non, je me rassure en me disant qu’on avait cette fois juste besoin de facilité.
2 – Le transfert Hué – Hoi An – Le Family Riders Trouvé sur internet avant notre départ, j’avais réservé par mail (sans acompte, juste un email) http://lefamilyriders.com/...ay-or-hoian-hue.html Les critiques sont élogieuses sur Trip Advisor et sont vraiment justifiées. A 8h30, Thuy (une charmante jeune fille) et son frère viennent nous chercher en moto. Nos bagages sont pris en charge par la maman. Je grimpe derrière Thuy et Philippe derrière son frère (dont je n’ai pas retenu le nom) et nous voilà partis. Sécurité, prudence, gentillesse, bonne humeur, nous roulions sans crainte. Les pauses sont bien gérées. Le repas de midi est pantagruélique et divin, servi dans un superbe cadre ! Les sites visités (village de pêcheurs, cascade de l’éléphant, col dans les nuages, marble mountain) sont très sympas. Tout est inclus ! Même les maillots de bain achetés pour nous car nous n’avions pas pris les nôtres (nous ne pensions pas nous baigner mais … trop tentant finalement …). Du coup aujourd’hui, je peux l’affirmer haut et fort : le ridicule ne tue pas ! J’ai évidemment effacé toutes les photos de moi dans ce maillot rose et vert fluo … Philippe avec son caleçon tahiti était un poil moins ridicule. Enfin quand même !... Nous arrivons vers 17h30 à Hoi An dans la boutique de maman. Encore un petit thé et on nous dépose à notre hôtel. Voilà donc une très belle journée et une agréable façon de passer de Hué à Hoi An. On a joint l’utile à l’agréable. Je recommande vivement, sans aucune réserve.
3 – Vélo Moyen très agréable de découvrir ces 2 villes et les environs. Vérifiez le gonflage des pneus avant de partir. On se fait bien vite à la circulation et on se coule dans le flot des motos et des vélos avec joie. En plus, il fait bien meilleur rouler à vélo que de marcher. Petit panier pratique sur l’avant.
Hué est grande et, du coup, on trouve plus facilement à louer un scooter qu’un vélo. Réservé (la veille pour le lendemain) au DMZ (c’est le nom d’un hôtel-bar-agence, déco au plafond un peu particulière, au coin de la Le Loi et de Pham Ngu Lao). 50 kÐ/j/vélo. Je pense qu’on peut trouver moins cher. Les environs de Hué réservent quelques petites montées qui, même avec ces vélos-tanks, s’avalent bien.
Hoi An se prête particulièrement bien au vélo. C’est tout plat. Et tous les environs (sauf My Son) sont proches et faciles d’accès. Pris chaque matin (sans résa) à la petite dame juste à côté de notre hôtel. 25 kÐ/j/vélo. On en trouve partout.
Parking : sur la plupart des sites, le "parking" est payant. En principe 2 à 5 kÐ/vélo. Idem à la plage de An Bang à Hoi An où nous avons payé (après discussion) 5 kÐ/2 vélos.
4 – Moto Hué : réservée au DMZ. 150 kÐ. Là par contre, je pense que le prix était plutôt correct. Casques fournis. Essence à notre charge (on a fait le plein pour être tranquille : 50 kÐ). Il s’agit toujours de gros scooters automatiques, super confortables même à 2, bien stables, hyper faciles à conduire (dixit mon mari), même pour qui n’est pas motard. Un bon plan pour aller voir les tombeaux impériaux. La carte et les bons conseils sont offerts par DMZ. Ca vaut le coup. Parking : 5 kÐ
5 – Voiture privée Hoi An : réservée à l’agence Hoian Explore – 127 Phan Chu Trinh Street (en face de la petite place) - My Son : 610 kÐ (départ à 8h30, pas d’heure de retour planifiée). - Aéroport de DaNang : 315 kÐ Agence fiable.
HEBERGEMENTS : On a payé nos 2 hôtels sur place par carte Amex. Réservés tous 2 sur Booking.com, sans acompte et sans surprise au moment de la note. Puisque nous devions y faire à chaque fois un long séjour de 7 nuits, nous avons privilégié la situation et le confort. Nous n’avons pas été déçus, ces 2 hôtels (bien que très différents) méritent les éloges qu’ils reçoivent sur Trip Advisor et sur Booking.com. Sans faire une référence de ces 2 adresses car elles sont chères, sachez juste que vous en avez pour votre argent.
Hué – Eldora Hotel 60 Ben Nghe 1 278 kÐ la nuit avec petit déj Sur la rive Sud de la Rivière des Parfums, à 20 min de la Tour du drapeau, à 5 min de la rue Pham Ngu Lao (quartier des restau, des boutiques, des agences …). Peut-être un poil loin de la Cité Impériale quand on est à pied. A vélo, c’est parfait. Grand hôtel, un peu chicos, un peu clinquant mais qui ne se la joue pas du tout mondaine. L’accueil est très chaleureux et extrêmement efficace, nous avons pu le tester puisque nous avons eu un problème de bagage qu’ils ont entièrement géré avec gentillesse et efficacité ! Immense chambre, lumineuse et confortable. Literie et salle de bain impeccable. Petit déj buffet ENORME ! Varié, frais, vietnamien et occidental. Tout le monde y trouve son compte. Piscine au 14e et 15e étage. En intérieur, mais magnifiquement agencée, devant une grande baie vitrée.
Hoi An – Little Hoi An Boutique Hotel & Spa (Guide du Routard) 2-4 Ngyuen Phuc Chu 1 277 kÐ la nuit sans le petit déj (mais il nous a été offert) Situé sur le petit ilot d’An Hoi, sur la rive Sud de la rivière, face à la vieille ville qu’on rejoint en quelques minutes. Cette fois, c’est un petit hôtel de charme. La chambre est tout aussi confortable qu’à Hué mais bien plus petite (mais largement suffisante). Là encore tout est parfait au niveau confort et propreté. Petit déj buffet (5$/p, gracieusement offert) également superbe. Plus petit, en rapport avec la taille de l’hôtel mais tout y est. Les spécialités de Hoi An sont délicieuses. Les crêpes aussi … Gros choix de fruits frais. Petite piscine, à côté de la réception et du restaurant. Moins pratique d’accès qu’à Hué puisque plus en vue (plus délicat pour y descendre en peignoir …). L’accueil est chaleureux (comme partout), peut-être un poil trop, pour nous qui sommes de véritables sauvages et aimons bien notre tranquillité. Devoir chaque matin expliquer notre programme de la journée a fini par nous peser un peu. Oui, je vous l’ai dit, on est des ours mal aimables ! Rassurez-vous, on a bien sûr répondu, chaque matin, avec le sourire ! Sauvages mais bien élevés !
Ces 2 hôtels nous ont tous 2 permis un très agréable séjour de 7 nuits chacun. Pour ce type de catégorie, je les recommande sans réserve.
REPAS : Rappel : 10 kÐ (10 000 Dongs) = 0,44 € (environ)
Dans la rue ou dans les petites gargotes : 1 ananas coupé : 15 kÐ 1 noix de coco : 30 kÐ 1 phơ ou un bun bo hué : 5 à 20 kÐ 1 cau lao : 30 kÐ 1 white rose : 35 kÐ
Au restau : 1 cocktail : 30 à 50 kÐ pendant le Happy Hour (c’est toujours Happy Hour !). Le double sur la carte. Les meilleurs qu’on ait bus étaient à Hoi An au Bazar Café, 36 Tran Phu Street (50 kÐ) 1 bouteille de bière (Bia Larue) 450 ml : 15 à 25 kÐ 1 canette de coca : 15 à 25 kÐ 1 cau lao : 40 à 60 kÐ 1 salade (papaye verte, fleurs de bananiers, mangue …) : 60 kÐ En moyenne, on tournait autour de 250-300 kÐ pour nous 2 pour 2 plats et une bière.
Quelques adresses à Hué: La rue Pham Ngu Lao regorge de restaurants. Ce ne sont pas les plus chics les meilleurs. Nous avons été bien déçus par le Carambole … Notre préféré : Ushi –42 Pham Ngu Lao Excellent bun bo hué à 59 kÐ
Quelques adresses à Hoi An: Même remarque, les adresses prestigieuses ne sont pas forcément les plus sympas. Déçus par le spécial menu du Bazar Café (même si le jardin derrière est splendide) et par le Morning Glory (vraiment trop cher, la moindre salade est à 90 kÐ). Nous avons adoré Chạy, la gargote n°3 de la plage de An Bang. Je vous conseille les Saint-Jacques grillées (89 kÐ). A tomber !! Accueil adorable. Et jolie vue ! On a bien aimé aussi la 4ème petite gargote (surtout pas la 1ère, accueil exécrable, on s’est sauvé !) en bord de rivière à Cam Nam (pas noté le nom. Je pensais qu’on y retournerait et on n’a pas eu le temps … Un comble !!). On a aussi adoré les banh bao (?) à un petit stand de rue, à 20 kÐ, à côté de l’agence HoiAn Explore (127 Phan Chu Trinh Street). Plus ou moins épicés. Précisez. Goutez aussi aux roses blanches, au chicken rice. Manger à Hoi An est un voyage en soi. Les meilleurs cocktails (et on a testé …) nous ont été proposés au Bazar Café. Un poil plus cher mais là, vraiment, c’est justifié.
LE SEJOUR : Pour une fois, nous avions du temps. Car tout le monde vous le dira (et c’est vrai), 1 semaine pour Hué et 1 semaine pour Hoi An, c’est super large. D’ailleurs, les Vietnamiens n’en revenaient pas ! Avoir le temps, c’est un vrai luxe pour nous. Cela dit, croyez-moi, on ne s’est pas ennuyé une seule journée.
HUE : La Cité Interdite : 105 kÐ La folie des hommes a rasé 70% des bâtiments … Il reste néanmoins de très beaux ensembles. Nous y avons passé plus de 3 heures. En sortant, ne ratez pas le Royal Palace (musée des antiquités). L’entrée est incluse dans le billet de la Cité Interdite (même si c’est 3 jours plus tard). D’abord le bâtiment est superbe, ensuite les collections sont intéressantes.
Le marché Dong Ba : Contournez la grande halle qui regroupe les merdouilles en plastique, les chaussures … c’est de peu d’intérêt. Restez dehors pour arriver sur le marché aux légumes. Et là, régalez-vous !
Les tombeaux impériaux : 80 kÐ chacun Tu Duc On y est allé en vélo. Avec le plan offert par DMZ, on a trouvé sans difficulté. Khai Dinh et Minh Mang Cette fois, c’est à scooter qu’on y va. Khai Dinh est facile à trouver. Par contre, on a un peu merdé pour trouver Minh Mang mais, comme on a une langue, on s’en est sorti ! Heureusement car c’est sans doute le plus beau, le plus bucolique, le plus élégant. On a passé 1 bonne heure de visite sur chacun de ces 3 lieux. Duc Duc Après notre visite des tombeaux de Khai Dinh et Minh Mang, nous avons eu envie de pousser la curiosité et d’aller voir celui de Duc Duc. On a eu un mal fou à le trouver. On a dû demander plusieurs fois, mais ça faisait partie de notre plaisir. C’était amusant de tourner dans ces minuscules ruelles, en fait, Duc Duc n’était qu’un prétexte pour nous enfoncer dans le village. Nous finissons par y arriver. Porte close ! Dommage … Quel intérêt d’en parler ici alors ?... Juste pour ça : en face, une petite gargote, LA petite gargote comme on les aime, authentique, accueillante, avec des chaises de jardin bleues. La souriante patronne nous a servi le meilleur bun bo hué de notre voyage ! Pour 20 kÐ. La vraie récompense. Si vous avez le temps …
Les pagodes : - Tien Mu (Dame Céleste) Gratuit Joli jardin de bonsaïs. - Temple de la littérature Un peu plus loin que la Dame Céleste. Gratuit évidemment, totalement désert. Tout petit, tout mignon. Avec un bel alignement de stèles sur le dos de tortues. L’occasion de voir aussi de plus près un cimetière. Juste en face. Assez différent des nôtres.
Le pont couvert Thanh Toan : Cette balade en boucle est superbe. Un de mes meilleurs souvenirs. Nous rejoignons le pont en passant par les rizières (routes To Huu puis Hoang Quoc Viet). Avec le plan, c’est facile. Petit parking habituel (2 kÐ par vélo) sur la place devant le marché qui a lieu au pied du pont. Scènes de vie magnifiques, rurales, authentiques, sans touristes. Sur le pont de bois, quelques vieilles femmes bavardent, assises sur leurs talons ou en tailleur. Leur souplesse m’exaspère ! Moment magique. Pour revenir à Hué, on passe par le Nord. Là encore, le plan et une boussole suffisent. On longe une petite rivière couverte de barques de pêcheurs, de carrelets pendus à leurs perches. On traverse des villages très vivants, aux pagodes plus kitsch les unes que les autres. C’est plat, calme. Le temps est suspendu. L’arrivée dans Hué est plus hasardeuse, on ne sait pas trop par où on est passé, mais qu’importe, on ne peut pas se perdre. La rivière nous guide. Ne ratez pas cette belle balade ! Elle justifie le mal de fesses qui en résulte.
Massage C’est aussi ce que permet un long séjour. Se faire plaisir ! Une excellente adresse : Salon de massage Da Massage – 50 Nguyen Tri Phuong Full body massage d’une heure pour 300 kÐ. Super salon, très confortable, très clean et très pro. Comme il est situé dans un coin assez peu touristique, je pense qu’il ne vise pas (que) les touristes, loin de là. A l’entrée, des consignes pour y laisser mes vêtements et mes affaires. Une grande serviette, un petit peignoir rose un peu ridicule, un caleçon et un bonnet de douche me sont remis. En préalable, on me propose hammam, sauna, douche. A volonté. C’est spacieux, propre, agréable. Une fois décrassée, je suis accompagnée vers la salle de massage. La pièce est confortable (lumière du jour tamisée, musique douce, belle déco, et encore des serviettes sèches). Le massage d’1 heure est effectué sur une vraie table de massage par une jeune fille à la poigne solide. Et pas de rabotage sur la durée. Le hammam-sauna-douche du début ne vient pas en décompte. Type de massage (soft, medium ou strong) au choix. Lors de mon second passage (ben oui, forcément), j’ai vu plusieurs Vietnamiens y entrer. Ca m’a paru de bon augure. Vraiment une bonne adresse. Pour le même prix, je n’ai pas trouvé l’équivalent sur Hoi An, ni en confort, ni en compétence.
HOI AN : Très différente de Hué. C’est tout petit. La vieille ville (piétons et vélos seulement) est constituée de 3 grandes rues parallèles et de quelques perpendiculaires. On fait le tour en une grosse ½ journée (hors visite). Très animée le soir, éclairée par des centaines de lanternes multicolores, rafraichie par une petite brise agréable, l’ambiance y est cosmopolite, festive, douce.
Pour être parfaitement objectif, c’est très touristique. Très. Les maisons qui ne sont pas devenues musées sont toutes transformées en boutique, bar, restau, agence … Néanmoins, l’ambiance reste agréable, souriante, légère. Pas de harcèlement pesant. Pas de touristes trop blasés ou trop arrogants. Les rues sont belles, les boutiques aussi, les restaurants nombreux et pour tous les budgets. On y flâne à pied ou à vélo. On y a passé une semaine absolument divine !
Pour entrer dans la vieille ville, que l’on visite ou non des maisons, il faut acquitter un droit d’entrée. C’est notre contribution à l’entretien de la vieille ville. Ce pass (120 kÐ) donne en plus le droit d’entrée à 5 visites au choix (par coupons détachables). Pas de limite de validité. C’est simple et pratique. Nous avons acheté ce pass 2 fois … Des petits guichets jaunes un peu partout, inratables, aux entrées de la vieille ville. On vous interpelle gentiment d’ailleurs. Et si vous l’avez déjà en poche, il suffit de le dire. Pas de contrôle mesquin. On a apprécié. Le plan du guide (LP ou GdR) ou celui fourni par l’hôtel suffit à visiter le centre ville. Ce n’est plus le cas dès lors qu’on veut découvrir l’arrière pays. On trouve des plans des environs dans les bookstores de Hoi An.
Nous avons passé toutes nos après midi à Hoi An, réservant nos matinées pour visiter les alentours ou profiter de la plage. A partir de 17h, la lumière est magique. Et à la nuit tombée, l’ambiance est féérique.
On a finalement visité une dizaine de maisons et de temples. Bien plus même si on compte celles qui sont gratuites. Nos préférées : le musée du folklore, la maison Ty Kin, le temple de Confucius (désaffecté et occupé maintenant par une assoc de handicappés qui fabriquent des lampes) …
Nous avons aussi aimé flâner le matin, quand Hoi An s’éveille. Les touristes sont beaucoup moins nombreux, les boutiques ouvrent à peine … L’occasion d’admirer les boutiques pour leur architecture et non plus pour leurs contenus. Et certaines n’ont rien à envier aux maisons sous coupon !
Le pont Japonais On n’a toujours pas compris pourquoi il est payant dans un sens et pas dans l’autre … Donc, si vous voulez économiser un coupon, entrez par l’Ouest. Il est splendide à toute heure de la journée. Ne ratez pas le soir, il a un tout autre charme.
Le marché Poussez jusqu’au bord de l’eau pour voir le marché aux poissons.
Les plages On commence par celle de Cau Dai, à l’Ouest pour ensuite rejoindre celle de An Bang au Nord. La plage est bien aménagée, les transats et les parasols de palmes, loués par les restaurants qui les surplombent, ne la déparent pas. Si vous consommez, les transats sont gratuits. Belle plage, belle mer, beau sable fin et restau sympa, fruits de mer délicieux. Un endroit vraiment chouette pour profiter d’une pause bord de mer.
La pagode de Chuc Thanh Petit détour facile en revenant de la plage de An Bang. Ne ratez pas cette jolie pagode. L’écran en pierre blanche ajourée surprend par sa sobriété, plutôt rare ici. A l’arrière, 2 petits ponts couverts permettent de rejoindre une seconde salle de prière. Nous avons eu droit à la prière chantée par 3 moines, rythmée par le gong d’un vieux bonze. Le cadre est superbe, les scènes de vie sont authentiques, les arbres permettent de profiter agréablement du lieu. Nous avons doublé cette visite tant elle nous a plu.
Thanh Ha, le village de potiers A l’ouest de Hoi An. Facile en vélo. Petit droit d’entrée (25 kÐ) avec remise d’un petit plan. On a posé nos vélos près de la pagode pour pouvoir déambuler plus facilement dans ces toutes petites ruelles. Les gestes sont maitrisés, habiles, automatiques. Partout, ça pétrit, ça tourne, ça modèle, ça cuit. Visite intéressante.
Le village de maraîchers Sur la petite île, juste au Sud de An Bang. Jolis jardins potagers. Jolies rizières ultra vertes (on n’a pas vu ça à Sapa !). Buffles d’eau et leur pique-bœuf attitré. Campagne splendide !
L’île de Cam Nam En vélo, on passe le pont à l’extrême Est de Hoi An pour arriver sur une petite île toute proprette, presque bourgeoise. Très vite, on longe tout une lignée de restau-hangar installés devant le lagon. Evitez juste le 1er. Nous avons fait ici un de nos meilleurs repas et parmi les moins chers. Nous avons ensuite suivi la route principale vers l’Ouest, jusqu’au bout. C’est un cul de sac. Dommage. Mais la balade est très agréable.
Le site cham de My Son Pour éviter les arrêts obligatoires dans les boutiques des tours organisés, nous avons préféré louer une voiture avec chauffeur. On aime notre liberté, quitte à payer un peu plus cher. Réservation à l’agence Hoian Explore – 127 Phan Chu Trinh Street face à la petite place. 610 kÐ. Je recommande. Départ à 8h30, pick up à l’hôtel et pas d’heure de retour imposé. Ainsi pouvions-nous rester tout le temps qu’on voulait sur le site. Après 30 minutes de route, un premier arrêt pour acheter le billet d’entrée (100 kÐ) puis, 2 km plus loin (donc, on remonte en voiture), la véritable entrée. Un petit chemin mène aux vestiges, tous assez regroupés. Bon, soyons clairs, ce n’est vraiment pas incontournable ! Nous qui sommes de vrais amateurs de vestiges archéo, qui aimons découvrir l’Histoire d’une civilisation à travers ses vieilles pierres, qui aimons nous poser longuement pour nous imprégner de l’âme de ces endroits … là, c’est un peu compliqué. Il ne reste vraiment plus grand-chose … La guerre a vraiment fait des ravages. Ici comme ailleurs. Néanmoins, je ne regrette pas ma matinée, nous avions le temps. Mais en 1h½, nous avions vraiment tout vu. Nous pensions y passer le double de temps … Donc, petite déception. Nombreux bus de touristes à partir de 10h. Nous étions de retour à Hoi An vers 13h.
L’île Cham Nous n’y avons pas été.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Vous l’aurez compris, c’était plus des vacances qu’un voyage. Nous avions besoin de pouvoir prendre notre temps, nous avions besoin de ne surtout pas courir, pas stresser, besoin de nous poser, de siroter un cocktail de temps en temps (euh …) Ca répondait parfaitement à nos besoins du moment. Les hôtels étaient bien situés et confortables, le transfert entre Hué et Hoi An absolument parfait, le choix de faire Hué avant Hoi An était le bon, le climat idéal. Maintenant, il faut savoir ce que l’on veut. Lors d’un voyage au Vietnam, si Hué et Hoi An sont 2 étapes intéressantes, elles ne justifient peut-être pas pour autant d’y passer 1 semaine pour chaque comme on l’a fait.
Voici à mon sens la durée mini pour ces 2 villes : Hué : 3 jours pleins 1 jour à pied pour la Cité Impériale, le musée royal, le marché de Dong Ba 1 jour à vélo pour le pont couvert Thanh Toan et les environs proches de Hué (pagode de la Dame Céleste, temple de la Littérature, collège …) 1 jour à scooter pour les tombeaux impériaux (Tu Duc, Khai Dinh et Minh Mang) Hoi An : 2 jours pleins 1 jour à pied pour la vieille ville de Hoi An 1 jour à vélo pour la campagne environnante : villages, rizières, plages …
Un choix entre les 2 ? Tout dépend … Hué est plus urbaine, plus moderne, plus historique (Cité Interdite, tombeaux), moins touristique. Hoi An est plus rurale, beaucoup plus petite, plus mignonne, très touristique. C’est une halte d’ambiance où il fait bon se reposer dans un cadre très agréable et très paisible. Et on y mange très bien.
DIVERS : L’accueil : Que de sourires, que de gentillesse. Les gamins vous croisent et vous saluent d’un hello. Pas une seule fois, une main tendue. Pas une seule fois, une phrase lancée par derrière qu’on devine moqueuse. Il faut dire que nous n’étions pas là dans le coin le plus pauvre du Vietnam. Mais justement, il est bien surprenant de voir les locaux réussir à donner encore de vrais beaux sourires malgré l’affluence touristique, notamment à Hoi An. De la retape pour entrer dans la boutique ou monter dans le pousse-pousse mais aucun harcèlement pesant. L’anglais est bien parlé partout. Voyage ultra facile. La carte bancaire : Aucune utilisation hormis l’Amex pour payer nos 2 hôtels. Le climat à cette époque : Pas une seule goutte de pluie pendant nos 2 semaines. Chaud (plus de 30°C) mais bien aéré. Très agréable. Vêtements : On se salit beaucoup. Entre la transpiration, les éclaboussures des Pho qu’on avale dans la rue, les baguettes qui parfois nous trahissent … on a besoin de se changer plus souvent … qu’en Estonie. Les 2 villes proposent de nombreuses boutiques pour compléter sa garde robe. De chouettes pantalons imprimés pour 100 kÐ maxi. J’ai laissé mes jeans dans leur sac … L’affluence touristique à cette époque : Beaucoup de touristes, surtout à Hoi An. Des touristes gais, souriants, qui ne boudent pas le plaisir simple d’être dans une ville, certes touristique, mais tellement agréable, des touristes qui ne cherchent pas à éviter le regard des autres, vexés de n’être pas les seuls occidentaux dans ce lieu … bref, une ambiance ultra détendue, conviviale. Les locaux le sont tout autant. Qui a influencé l’autre ? On s’en fout après tout, c’est tout bénéf pour tout le monde. On a passé 2 semaines à sourire à tout le monde. Les problèmes de santé : Aucun Les moustiques : Ràs, aucune précaution particulière Les photos : Des dragons, des dragons et des dragons … je rigole, il n’y a pas que ça. Il y a aussi parfois des griffons. L'artisanat : Des lanternes à Hoi An. Des chapeaux coniques à Hué, assez quelconques à dire vrai, on attendait mieux. Partout, de très belles peintures (aquarelles ou huile, sur papier de riz). Des vêtements (prêt-à-porter). Et de la soie. Les tailleurs sur mesure à Hoi An : Pas testés.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le rythme particulier de ce voyage La nourriture, en gargote ou au restaurant L’accueil : sourire, gentillesse, attention, légèreté. Que du bonheur ! Partout. Le happy hour !
On a moins aimé : 😕 Prendre 3 kilos à cause du happy hour !!
En conclusion : Nul besoin de disposer de 2 semaines pour visiter Hué et Hoi An. Cela dit, c’est une bonne option pour qui veut profiter, on ne s’y ennuie pas. Nous avons atteint notre but : nous rentrons reposés et enchantés !
Nous avions besoin de vacances. Pas d’un voyage itinérant. Un endroit où nous poser qui offre des choses à voir, à faire, un endroit qui puisse allier culture et détente. Pas si simple, on a beaucoup cherché. Et nous avons fini par trouver notre bonheur avec le centre du Vietnam. Hué, Hoi An et les environs tout proches. Juste ça, rien d’autre. En 2 semaines, c’est large, c’est ce qu’il nous fallait. Voilà donc un itinéraire, je devrais presque dire un séjour, qui nous a permis de découvrir 2 jolies villes, bien différentes l’une de l’autre, et une jolie campagne environnante. Tout en douceur.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 27 Février – Vol sur Vietnam Airlines : Paris CDG / Hanoi / Hué Sam – Arrivée du vol à 14h50 – 7 nuits à Hué Dim – Prise de contact avec Hué : promenade dans la Cité Impériale – Tour des remparts de la Cité Interdite, par l’extérieur Lun – La Cité Impériale – Le marché Dong Ba Mar – En vélo : Pagode Tu Hieu – Tombeau de Tu Duc – Pagode Thien Mu (Dame Céleste) Mer – En vélo : Vieux pont couvert Thanh Toan – Pagode Dieue De Jeu – En moto : Tombeaux de Khai Dinh et de Minh Mang - Ven – En vélo : Temple de la Littérature – Cimetière voisin – Pagode Huyen Khong – Collège – Fondation Lebadang – Royal Museum Sam – Transfert vers Hué en moto avec Le Family Riders – En route : col dans les nuages et marble mountain – 7 nuits à Hoi An Dim – Prise de contact avec Hoi An : flânerie sans but Lun – En vélo : Plages de Cau Dai et de An Bang – Pagodes Van Duc, Phuoc Lam, Chuc Thanh Mar – En vélo : Village de potiers de Thanh Ha Mer – En voiture privée : Site cham de My Son Jeu – En vélo : Plage de An Bang Ven – En vélo : Plage de An Bang – Village de maraîchers – Pagode de Chuc Thanh (bis) Sam 14 Mars – Dernière flânerie et dernier repas à Hoi An - Vol sur Vietnam Airlines : Danang / Ho Chi Minh Ville/ Paris CDG – Départ à 17h50
BUDGET : Cours du Dong : 100 000 Ð (que j’abrègerai en 100 kÐ) = 4,4 € Pas vu de pièce, que des billets (le plus petit utilisé = 1 000 Dongs). On a pâti de la baisse de l’Euro.
Dépenses préalables : 1 888 € Visa : 24$ pour les lettres d’invitation permettant d’obtenir le visa à l’arrivée. Vols réguliers sur la compagnie Vietnam Airlines, réservés via Opodo : 933 €/p l'A/R.
Dépenses sur place : 1 538 € Visa sur place : 45 $/p Hébergements : 828 € (pour 2X7 nuits). Paiement par Amex. Transfert Hué/Hoi An avec les motoriders de la Le Family : 58 $/p. Paiement cash en $ Autres : (repas, transports, entrées des sites) : 510 €. Paiement cash Aucun retrait ATM. Nous avons changé nos € au fil de l’eau, à l’hôtel ou dans de petites agences en ville. Le taux de change était tout à fait correct mais a baissé assez significativement durant notre séjour.
Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3 426 € Budget non significatif, nous étions là pour nous reposer, nous avons choisi des hôtels confortables plus chers que la moyenne et nous avons largement profité des massages, des restaurants et du happy hour offert partout. Les cocktails sont délicieux et coûtent, max, 2€. Alors, forcément, on s’est un peu lâché …
GUIDES : Lonely Planet (LP) Vietnam – 10e édition 2012 – Le même que celui qu’on avait il y a 2 ans pour le Nord … Guide du Routard 2015 Très à jour. J’ai préféré.
TRANSPORTS : 1 - Vols Paris/Hanoi/Hué – Danang/HCMV/Paris – Vietnam Airlines Achetés fin février en ligne via Opodo. 933 €/p l'A/R. Horaires confortables. Vol international sur B777 un peu moins confortables que ceux d’autres compagnies, notamment sur l’offre cinéma (peu de choix et démarrage des films à heures fixes). Escale un peu longue à Hanoi mais qui nous a permis de prendre notre visa sans stress.
VISA ON ARRIVAL : http://www.aca-voyage.com/...sa-pour.html?lang=fr Une demande en ligne permet d’obtenir sûrement, facilement et rapidement les lettres d’invitation nécessaires à l’obtention du visa à l’arrivée à Hanoi. Ce service nous a coûté 24$ (pour nous 2). Le visa, payé sur place à Hanoi, coûte 45$. Bien moins cher qu’à l’ambassade de Paris. On gagne donc beaucoup de temps et d’argent par ce moyen. Impossible de rater le guichet à l’aéroport : tout le monde s’y presse. On remet sa lettre, sa photo et son passeport, et on attend d’être appelé pour payer cash (les € sont acceptés) et récupérer son passeport agrémenté du nouveau visa. Attention, cette fois-ci, le service a été particulièrement lent et de nombreux touristes avaient choisi cette option, ce qui fait que nous avons mis plus d’1 heure pour obtenir le visa. Tenez-en compte si vous devez enchaîner avec un vol domestique.
Arrivés à Hué, nous avions opté pour le transfert proposé par l’hôtel : 400 kÐ On s’embourgeoise ? On vieillit ?... J’espère que non, je me rassure en me disant qu’on avait cette fois juste besoin de facilité.
2 – Le transfert Hué – Hoi An – Le Family Riders Trouvé sur internet avant notre départ, j’avais réservé par mail (sans acompte, juste un email) http://lefamilyriders.com/...ay-or-hoian-hue.html Les critiques sont élogieuses sur Trip Advisor et sont vraiment justifiées. A 8h30, Thuy (une charmante jeune fille) et son frère viennent nous chercher en moto. Nos bagages sont pris en charge par la maman. Je grimpe derrière Thuy et Philippe derrière son frère (dont je n’ai pas retenu le nom) et nous voilà partis. Sécurité, prudence, gentillesse, bonne humeur, nous roulions sans crainte. Les pauses sont bien gérées. Le repas de midi est pantagruélique et divin, servi dans un superbe cadre ! Les sites visités (village de pêcheurs, cascade de l’éléphant, col dans les nuages, marble mountain) sont très sympas. Tout est inclus ! Même les maillots de bain achetés pour nous car nous n’avions pas pris les nôtres (nous ne pensions pas nous baigner mais … trop tentant finalement …). Du coup aujourd’hui, je peux l’affirmer haut et fort : le ridicule ne tue pas ! J’ai évidemment effacé toutes les photos de moi dans ce maillot rose et vert fluo … Philippe avec son caleçon tahiti était un poil moins ridicule. Enfin quand même !... Nous arrivons vers 17h30 à Hoi An dans la boutique de maman. Encore un petit thé et on nous dépose à notre hôtel. Voilà donc une très belle journée et une agréable façon de passer de Hué à Hoi An. On a joint l’utile à l’agréable. Je recommande vivement, sans aucune réserve.
3 – Vélo Moyen très agréable de découvrir ces 2 villes et les environs. Vérifiez le gonflage des pneus avant de partir. On se fait bien vite à la circulation et on se coule dans le flot des motos et des vélos avec joie. En plus, il fait bien meilleur rouler à vélo que de marcher. Petit panier pratique sur l’avant.
Hué est grande et, du coup, on trouve plus facilement à louer un scooter qu’un vélo. Réservé (la veille pour le lendemain) au DMZ (c’est le nom d’un hôtel-bar-agence, déco au plafond un peu particulière, au coin de la Le Loi et de Pham Ngu Lao). 50 kÐ/j/vélo. Je pense qu’on peut trouver moins cher. Les environs de Hué réservent quelques petites montées qui, même avec ces vélos-tanks, s’avalent bien.
Hoi An se prête particulièrement bien au vélo. C’est tout plat. Et tous les environs (sauf My Son) sont proches et faciles d’accès. Pris chaque matin (sans résa) à la petite dame juste à côté de notre hôtel. 25 kÐ/j/vélo. On en trouve partout.
Parking : sur la plupart des sites, le "parking" est payant. En principe 2 à 5 kÐ/vélo. Idem à la plage de An Bang à Hoi An où nous avons payé (après discussion) 5 kÐ/2 vélos.
4 – Moto Hué : réservée au DMZ. 150 kÐ. Là par contre, je pense que le prix était plutôt correct. Casques fournis. Essence à notre charge (on a fait le plein pour être tranquille : 50 kÐ). Il s’agit toujours de gros scooters automatiques, super confortables même à 2, bien stables, hyper faciles à conduire (dixit mon mari), même pour qui n’est pas motard. Un bon plan pour aller voir les tombeaux impériaux. La carte et les bons conseils sont offerts par DMZ. Ca vaut le coup. Parking : 5 kÐ
5 – Voiture privée Hoi An : réservée à l’agence Hoian Explore – 127 Phan Chu Trinh Street (en face de la petite place) - My Son : 610 kÐ (départ à 8h30, pas d’heure de retour planifiée). - Aéroport de DaNang : 315 kÐ Agence fiable.
HEBERGEMENTS : On a payé nos 2 hôtels sur place par carte Amex. Réservés tous 2 sur Booking.com, sans acompte et sans surprise au moment de la note. Puisque nous devions y faire à chaque fois un long séjour de 7 nuits, nous avons privilégié la situation et le confort. Nous n’avons pas été déçus, ces 2 hôtels (bien que très différents) méritent les éloges qu’ils reçoivent sur Trip Advisor et sur Booking.com. Sans faire une référence de ces 2 adresses car elles sont chères, sachez juste que vous en avez pour votre argent.
Hué – Eldora Hotel 60 Ben Nghe 1 278 kÐ la nuit avec petit déj Sur la rive Sud de la Rivière des Parfums, à 20 min de la Tour du drapeau, à 5 min de la rue Pham Ngu Lao (quartier des restau, des boutiques, des agences …). Peut-être un poil loin de la Cité Impériale quand on est à pied. A vélo, c’est parfait. Grand hôtel, un peu chicos, un peu clinquant mais qui ne se la joue pas du tout mondaine. L’accueil est très chaleureux et extrêmement efficace, nous avons pu le tester puisque nous avons eu un problème de bagage qu’ils ont entièrement géré avec gentillesse et efficacité ! Immense chambre, lumineuse et confortable. Literie et salle de bain impeccable. Petit déj buffet ENORME ! Varié, frais, vietnamien et occidental. Tout le monde y trouve son compte. Piscine au 14e et 15e étage. En intérieur, mais magnifiquement agencée, devant une grande baie vitrée.
Hoi An – Little Hoi An Boutique Hotel & Spa (Guide du Routard) 2-4 Ngyuen Phuc Chu 1 277 kÐ la nuit sans le petit déj (mais il nous a été offert) Situé sur le petit ilot d’An Hoi, sur la rive Sud de la rivière, face à la vieille ville qu’on rejoint en quelques minutes. Cette fois, c’est un petit hôtel de charme. La chambre est tout aussi confortable qu’à Hué mais bien plus petite (mais largement suffisante). Là encore tout est parfait au niveau confort et propreté. Petit déj buffet (5$/p, gracieusement offert) également superbe. Plus petit, en rapport avec la taille de l’hôtel mais tout y est. Les spécialités de Hoi An sont délicieuses. Les crêpes aussi … Gros choix de fruits frais. Petite piscine, à côté de la réception et du restaurant. Moins pratique d’accès qu’à Hué puisque plus en vue (plus délicat pour y descendre en peignoir …). L’accueil est chaleureux (comme partout), peut-être un poil trop, pour nous qui sommes de véritables sauvages et aimons bien notre tranquillité. Devoir chaque matin expliquer notre programme de la journée a fini par nous peser un peu. Oui, je vous l’ai dit, on est des ours mal aimables ! Rassurez-vous, on a bien sûr répondu, chaque matin, avec le sourire ! Sauvages mais bien élevés !
Ces 2 hôtels nous ont tous 2 permis un très agréable séjour de 7 nuits chacun. Pour ce type de catégorie, je les recommande sans réserve.
REPAS : Rappel : 10 kÐ (10 000 Dongs) = 0,44 € (environ)
Dans la rue ou dans les petites gargotes : 1 ananas coupé : 15 kÐ 1 noix de coco : 30 kÐ 1 phơ ou un bun bo hué : 5 à 20 kÐ 1 cau lao : 30 kÐ 1 white rose : 35 kÐ
Au restau : 1 cocktail : 30 à 50 kÐ pendant le Happy Hour (c’est toujours Happy Hour !). Le double sur la carte. Les meilleurs qu’on ait bus étaient à Hoi An au Bazar Café, 36 Tran Phu Street (50 kÐ) 1 bouteille de bière (Bia Larue) 450 ml : 15 à 25 kÐ 1 canette de coca : 15 à 25 kÐ 1 cau lao : 40 à 60 kÐ 1 salade (papaye verte, fleurs de bananiers, mangue …) : 60 kÐ En moyenne, on tournait autour de 250-300 kÐ pour nous 2 pour 2 plats et une bière.
Quelques adresses à Hué: La rue Pham Ngu Lao regorge de restaurants. Ce ne sont pas les plus chics les meilleurs. Nous avons été bien déçus par le Carambole … Notre préféré : Ushi –42 Pham Ngu Lao Excellent bun bo hué à 59 kÐ
Quelques adresses à Hoi An: Même remarque, les adresses prestigieuses ne sont pas forcément les plus sympas. Déçus par le spécial menu du Bazar Café (même si le jardin derrière est splendide) et par le Morning Glory (vraiment trop cher, la moindre salade est à 90 kÐ). Nous avons adoré Chạy, la gargote n°3 de la plage de An Bang. Je vous conseille les Saint-Jacques grillées (89 kÐ). A tomber !! Accueil adorable. Et jolie vue ! On a bien aimé aussi la 4ème petite gargote (surtout pas la 1ère, accueil exécrable, on s’est sauvé !) en bord de rivière à Cam Nam (pas noté le nom. Je pensais qu’on y retournerait et on n’a pas eu le temps … Un comble !!). On a aussi adoré les banh bao (?) à un petit stand de rue, à 20 kÐ, à côté de l’agence HoiAn Explore (127 Phan Chu Trinh Street). Plus ou moins épicés. Précisez. Goutez aussi aux roses blanches, au chicken rice. Manger à Hoi An est un voyage en soi. Les meilleurs cocktails (et on a testé …) nous ont été proposés au Bazar Café. Un poil plus cher mais là, vraiment, c’est justifié.
LE SEJOUR : Pour une fois, nous avions du temps. Car tout le monde vous le dira (et c’est vrai), 1 semaine pour Hué et 1 semaine pour Hoi An, c’est super large. D’ailleurs, les Vietnamiens n’en revenaient pas ! Avoir le temps, c’est un vrai luxe pour nous. Cela dit, croyez-moi, on ne s’est pas ennuyé une seule journée.
HUE : La Cité Interdite : 105 kÐ La folie des hommes a rasé 70% des bâtiments … Il reste néanmoins de très beaux ensembles. Nous y avons passé plus de 3 heures. En sortant, ne ratez pas le Royal Palace (musée des antiquités). L’entrée est incluse dans le billet de la Cité Interdite (même si c’est 3 jours plus tard). D’abord le bâtiment est superbe, ensuite les collections sont intéressantes.
Le marché Dong Ba : Contournez la grande halle qui regroupe les merdouilles en plastique, les chaussures … c’est de peu d’intérêt. Restez dehors pour arriver sur le marché aux légumes. Et là, régalez-vous !
Les tombeaux impériaux : 80 kÐ chacun Tu Duc On y est allé en vélo. Avec le plan offert par DMZ, on a trouvé sans difficulté. Khai Dinh et Minh Mang Cette fois, c’est à scooter qu’on y va. Khai Dinh est facile à trouver. Par contre, on a un peu merdé pour trouver Minh Mang mais, comme on a une langue, on s’en est sorti ! Heureusement car c’est sans doute le plus beau, le plus bucolique, le plus élégant. On a passé 1 bonne heure de visite sur chacun de ces 3 lieux. Duc Duc Après notre visite des tombeaux de Khai Dinh et Minh Mang, nous avons eu envie de pousser la curiosité et d’aller voir celui de Duc Duc. On a eu un mal fou à le trouver. On a dû demander plusieurs fois, mais ça faisait partie de notre plaisir. C’était amusant de tourner dans ces minuscules ruelles, en fait, Duc Duc n’était qu’un prétexte pour nous enfoncer dans le village. Nous finissons par y arriver. Porte close ! Dommage … Quel intérêt d’en parler ici alors ?... Juste pour ça : en face, une petite gargote, LA petite gargote comme on les aime, authentique, accueillante, avec des chaises de jardin bleues. La souriante patronne nous a servi le meilleur bun bo hué de notre voyage ! Pour 20 kÐ. La vraie récompense. Si vous avez le temps …
Les pagodes : - Tien Mu (Dame Céleste) Gratuit Joli jardin de bonsaïs. - Temple de la littérature Un peu plus loin que la Dame Céleste. Gratuit évidemment, totalement désert. Tout petit, tout mignon. Avec un bel alignement de stèles sur le dos de tortues. L’occasion de voir aussi de plus près un cimetière. Juste en face. Assez différent des nôtres.
Le pont couvert Thanh Toan : Cette balade en boucle est superbe. Un de mes meilleurs souvenirs. Nous rejoignons le pont en passant par les rizières (routes To Huu puis Hoang Quoc Viet). Avec le plan, c’est facile. Petit parking habituel (2 kÐ par vélo) sur la place devant le marché qui a lieu au pied du pont. Scènes de vie magnifiques, rurales, authentiques, sans touristes. Sur le pont de bois, quelques vieilles femmes bavardent, assises sur leurs talons ou en tailleur. Leur souplesse m’exaspère ! Moment magique. Pour revenir à Hué, on passe par le Nord. Là encore, le plan et une boussole suffisent. On longe une petite rivière couverte de barques de pêcheurs, de carrelets pendus à leurs perches. On traverse des villages très vivants, aux pagodes plus kitsch les unes que les autres. C’est plat, calme. Le temps est suspendu. L’arrivée dans Hué est plus hasardeuse, on ne sait pas trop par où on est passé, mais qu’importe, on ne peut pas se perdre. La rivière nous guide. Ne ratez pas cette belle balade ! Elle justifie le mal de fesses qui en résulte.
Massage C’est aussi ce que permet un long séjour. Se faire plaisir ! Une excellente adresse : Salon de massage Da Massage – 50 Nguyen Tri Phuong Full body massage d’une heure pour 300 kÐ. Super salon, très confortable, très clean et très pro. Comme il est situé dans un coin assez peu touristique, je pense qu’il ne vise pas (que) les touristes, loin de là. A l’entrée, des consignes pour y laisser mes vêtements et mes affaires. Une grande serviette, un petit peignoir rose un peu ridicule, un caleçon et un bonnet de douche me sont remis. En préalable, on me propose hammam, sauna, douche. A volonté. C’est spacieux, propre, agréable. Une fois décrassée, je suis accompagnée vers la salle de massage. La pièce est confortable (lumière du jour tamisée, musique douce, belle déco, et encore des serviettes sèches). Le massage d’1 heure est effectué sur une vraie table de massage par une jeune fille à la poigne solide. Et pas de rabotage sur la durée. Le hammam-sauna-douche du début ne vient pas en décompte. Type de massage (soft, medium ou strong) au choix. Lors de mon second passage (ben oui, forcément), j’ai vu plusieurs Vietnamiens y entrer. Ca m’a paru de bon augure. Vraiment une bonne adresse. Pour le même prix, je n’ai pas trouvé l’équivalent sur Hoi An, ni en confort, ni en compétence.
HOI AN : Très différente de Hué. C’est tout petit. La vieille ville (piétons et vélos seulement) est constituée de 3 grandes rues parallèles et de quelques perpendiculaires. On fait le tour en une grosse ½ journée (hors visite). Très animée le soir, éclairée par des centaines de lanternes multicolores, rafraichie par une petite brise agréable, l’ambiance y est cosmopolite, festive, douce.
Pour être parfaitement objectif, c’est très touristique. Très. Les maisons qui ne sont pas devenues musées sont toutes transformées en boutique, bar, restau, agence … Néanmoins, l’ambiance reste agréable, souriante, légère. Pas de harcèlement pesant. Pas de touristes trop blasés ou trop arrogants. Les rues sont belles, les boutiques aussi, les restaurants nombreux et pour tous les budgets. On y flâne à pied ou à vélo. On y a passé une semaine absolument divine !
Pour entrer dans la vieille ville, que l’on visite ou non des maisons, il faut acquitter un droit d’entrée. C’est notre contribution à l’entretien de la vieille ville. Ce pass (120 kÐ) donne en plus le droit d’entrée à 5 visites au choix (par coupons détachables). Pas de limite de validité. C’est simple et pratique. Nous avons acheté ce pass 2 fois … Des petits guichets jaunes un peu partout, inratables, aux entrées de la vieille ville. On vous interpelle gentiment d’ailleurs. Et si vous l’avez déjà en poche, il suffit de le dire. Pas de contrôle mesquin. On a apprécié. Le plan du guide (LP ou GdR) ou celui fourni par l’hôtel suffit à visiter le centre ville. Ce n’est plus le cas dès lors qu’on veut découvrir l’arrière pays. On trouve des plans des environs dans les bookstores de Hoi An.
Nous avons passé toutes nos après midi à Hoi An, réservant nos matinées pour visiter les alentours ou profiter de la plage. A partir de 17h, la lumière est magique. Et à la nuit tombée, l’ambiance est féérique.
On a finalement visité une dizaine de maisons et de temples. Bien plus même si on compte celles qui sont gratuites. Nos préférées : le musée du folklore, la maison Ty Kin, le temple de Confucius (désaffecté et occupé maintenant par une assoc de handicappés qui fabriquent des lampes) …
Nous avons aussi aimé flâner le matin, quand Hoi An s’éveille. Les touristes sont beaucoup moins nombreux, les boutiques ouvrent à peine … L’occasion d’admirer les boutiques pour leur architecture et non plus pour leurs contenus. Et certaines n’ont rien à envier aux maisons sous coupon !
Le pont Japonais On n’a toujours pas compris pourquoi il est payant dans un sens et pas dans l’autre … Donc, si vous voulez économiser un coupon, entrez par l’Ouest. Il est splendide à toute heure de la journée. Ne ratez pas le soir, il a un tout autre charme.
Le marché Poussez jusqu’au bord de l’eau pour voir le marché aux poissons.
Les plages On commence par celle de Cau Dai, à l’Ouest pour ensuite rejoindre celle de An Bang au Nord. La plage est bien aménagée, les transats et les parasols de palmes, loués par les restaurants qui les surplombent, ne la déparent pas. Si vous consommez, les transats sont gratuits. Belle plage, belle mer, beau sable fin et restau sympa, fruits de mer délicieux. Un endroit vraiment chouette pour profiter d’une pause bord de mer.
La pagode de Chuc Thanh Petit détour facile en revenant de la plage de An Bang. Ne ratez pas cette jolie pagode. L’écran en pierre blanche ajourée surprend par sa sobriété, plutôt rare ici. A l’arrière, 2 petits ponts couverts permettent de rejoindre une seconde salle de prière. Nous avons eu droit à la prière chantée par 3 moines, rythmée par le gong d’un vieux bonze. Le cadre est superbe, les scènes de vie sont authentiques, les arbres permettent de profiter agréablement du lieu. Nous avons doublé cette visite tant elle nous a plu.
Thanh Ha, le village de potiers A l’ouest de Hoi An. Facile en vélo. Petit droit d’entrée (25 kÐ) avec remise d’un petit plan. On a posé nos vélos près de la pagode pour pouvoir déambuler plus facilement dans ces toutes petites ruelles. Les gestes sont maitrisés, habiles, automatiques. Partout, ça pétrit, ça tourne, ça modèle, ça cuit. Visite intéressante.
Le village de maraîchers Sur la petite île, juste au Sud de An Bang. Jolis jardins potagers. Jolies rizières ultra vertes (on n’a pas vu ça à Sapa !). Buffles d’eau et leur pique-bœuf attitré. Campagne splendide !
L’île de Cam Nam En vélo, on passe le pont à l’extrême Est de Hoi An pour arriver sur une petite île toute proprette, presque bourgeoise. Très vite, on longe tout une lignée de restau-hangar installés devant le lagon. Evitez juste le 1er. Nous avons fait ici un de nos meilleurs repas et parmi les moins chers. Nous avons ensuite suivi la route principale vers l’Ouest, jusqu’au bout. C’est un cul de sac. Dommage. Mais la balade est très agréable.
Le site cham de My Son Pour éviter les arrêts obligatoires dans les boutiques des tours organisés, nous avons préféré louer une voiture avec chauffeur. On aime notre liberté, quitte à payer un peu plus cher. Réservation à l’agence Hoian Explore – 127 Phan Chu Trinh Street face à la petite place. 610 kÐ. Je recommande. Départ à 8h30, pick up à l’hôtel et pas d’heure de retour imposé. Ainsi pouvions-nous rester tout le temps qu’on voulait sur le site. Après 30 minutes de route, un premier arrêt pour acheter le billet d’entrée (100 kÐ) puis, 2 km plus loin (donc, on remonte en voiture), la véritable entrée. Un petit chemin mène aux vestiges, tous assez regroupés. Bon, soyons clairs, ce n’est vraiment pas incontournable ! Nous qui sommes de vrais amateurs de vestiges archéo, qui aimons découvrir l’Histoire d’une civilisation à travers ses vieilles pierres, qui aimons nous poser longuement pour nous imprégner de l’âme de ces endroits … là, c’est un peu compliqué. Il ne reste vraiment plus grand-chose … La guerre a vraiment fait des ravages. Ici comme ailleurs. Néanmoins, je ne regrette pas ma matinée, nous avions le temps. Mais en 1h½, nous avions vraiment tout vu. Nous pensions y passer le double de temps … Donc, petite déception. Nombreux bus de touristes à partir de 10h. Nous étions de retour à Hoi An vers 13h.
L’île Cham Nous n’y avons pas été.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Vous l’aurez compris, c’était plus des vacances qu’un voyage. Nous avions besoin de pouvoir prendre notre temps, nous avions besoin de ne surtout pas courir, pas stresser, besoin de nous poser, de siroter un cocktail de temps en temps (euh …) Ca répondait parfaitement à nos besoins du moment. Les hôtels étaient bien situés et confortables, le transfert entre Hué et Hoi An absolument parfait, le choix de faire Hué avant Hoi An était le bon, le climat idéal. Maintenant, il faut savoir ce que l’on veut. Lors d’un voyage au Vietnam, si Hué et Hoi An sont 2 étapes intéressantes, elles ne justifient peut-être pas pour autant d’y passer 1 semaine pour chaque comme on l’a fait.
Voici à mon sens la durée mini pour ces 2 villes : Hué : 3 jours pleins 1 jour à pied pour la Cité Impériale, le musée royal, le marché de Dong Ba 1 jour à vélo pour le pont couvert Thanh Toan et les environs proches de Hué (pagode de la Dame Céleste, temple de la Littérature, collège …) 1 jour à scooter pour les tombeaux impériaux (Tu Duc, Khai Dinh et Minh Mang) Hoi An : 2 jours pleins 1 jour à pied pour la vieille ville de Hoi An 1 jour à vélo pour la campagne environnante : villages, rizières, plages …
Un choix entre les 2 ? Tout dépend … Hué est plus urbaine, plus moderne, plus historique (Cité Interdite, tombeaux), moins touristique. Hoi An est plus rurale, beaucoup plus petite, plus mignonne, très touristique. C’est une halte d’ambiance où il fait bon se reposer dans un cadre très agréable et très paisible. Et on y mange très bien.
DIVERS : L’accueil : Que de sourires, que de gentillesse. Les gamins vous croisent et vous saluent d’un hello. Pas une seule fois, une main tendue. Pas une seule fois, une phrase lancée par derrière qu’on devine moqueuse. Il faut dire que nous n’étions pas là dans le coin le plus pauvre du Vietnam. Mais justement, il est bien surprenant de voir les locaux réussir à donner encore de vrais beaux sourires malgré l’affluence touristique, notamment à Hoi An. De la retape pour entrer dans la boutique ou monter dans le pousse-pousse mais aucun harcèlement pesant. L’anglais est bien parlé partout. Voyage ultra facile. La carte bancaire : Aucune utilisation hormis l’Amex pour payer nos 2 hôtels. Le climat à cette époque : Pas une seule goutte de pluie pendant nos 2 semaines. Chaud (plus de 30°C) mais bien aéré. Très agréable. Vêtements : On se salit beaucoup. Entre la transpiration, les éclaboussures des Pho qu’on avale dans la rue, les baguettes qui parfois nous trahissent … on a besoin de se changer plus souvent … qu’en Estonie. Les 2 villes proposent de nombreuses boutiques pour compléter sa garde robe. De chouettes pantalons imprimés pour 100 kÐ maxi. J’ai laissé mes jeans dans leur sac … L’affluence touristique à cette époque : Beaucoup de touristes, surtout à Hoi An. Des touristes gais, souriants, qui ne boudent pas le plaisir simple d’être dans une ville, certes touristique, mais tellement agréable, des touristes qui ne cherchent pas à éviter le regard des autres, vexés de n’être pas les seuls occidentaux dans ce lieu … bref, une ambiance ultra détendue, conviviale. Les locaux le sont tout autant. Qui a influencé l’autre ? On s’en fout après tout, c’est tout bénéf pour tout le monde. On a passé 2 semaines à sourire à tout le monde. Les problèmes de santé : Aucun Les moustiques : Ràs, aucune précaution particulière Les photos : Des dragons, des dragons et des dragons … je rigole, il n’y a pas que ça. Il y a aussi parfois des griffons. L'artisanat : Des lanternes à Hoi An. Des chapeaux coniques à Hué, assez quelconques à dire vrai, on attendait mieux. Partout, de très belles peintures (aquarelles ou huile, sur papier de riz). Des vêtements (prêt-à-porter). Et de la soie. Les tailleurs sur mesure à Hoi An : Pas testés.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le rythme particulier de ce voyage La nourriture, en gargote ou au restaurant L’accueil : sourire, gentillesse, attention, légèreté. Que du bonheur ! Partout. Le happy hour !
On a moins aimé : 😕 Prendre 3 kilos à cause du happy hour !!
En conclusion : Nul besoin de disposer de 2 semaines pour visiter Hué et Hoi An. Cela dit, c’est une bonne option pour qui veut profiter, on ne s’y ennuie pas. Nous avons atteint notre but : nous rentrons reposés et enchantés !
Nouvelle-Zélande – Tasmanie – Australie en combiné vélo et campervan English translation pending
Retraité (62 ans / 1,85 m / +ou- 95 kgs), j’ai en projet un voyage combiné vélo-campervan de début février à fin mai 2016. Une première ébauche de circuit tenant compte de la météo, des choses à faire, de mes ressentis et capacités cyclo (grand gabarit, je ne suis pas un fan des grands cols) a donné le résultat ci-dessous. (environ 4500 kms en vélo, 8000 kms en camper)
En postant ce message, je me dis que :
- Peut-être y a-t-il quelqu’un d’intéressé pour participer et partager intégralement ou partiellement un tel circuit ?
- Nouvel inscrit sur VF, je fais appel à ceux qui connaissent ces régions et qui les ont parcourues en vélo ou camper, pour me donner leurs avis sur mon projet de circuit. (j’ai fais l’impasse volontairement sur l’ouest et le sud-est australien)
Quelques questions préalables se posent à moi et des retours d’expériences me seraient précieux:
- Transporter mon vélo sur les vols Paris/Auckland puis Christchurch/Hobart puis Cairns/Paris nécessite-t-il des précautions spéciales (mes expériences vers l’Irlande et le Canada ont été sans soucis) ?
- Est-il nécessaire de réserver les ferries : Wellington-Picton, Devonport-Melbourne, Victor Harbor-Kangaroo Islands ? Si oui combien de temps avant ?
-La location de camper-van avec porte-vélo(s) est-elle possible ou faut-il louer plus grand et mettre le(s) vélo(s) à l’intérieur ?
Mon idée serait de réserver ce qui doit l’être en 08/09-2015.
Merci d’avoir lu ce message et merci d’avance de vos réponses.
Nota : nouveau sur VF, j’espère ne pas faire d’erreurs de manip ou de procédures.
MON PROJET DE CIRCUIT France NOUVELLE ZELANDE / EN AVION 29-01-16 PARIS CDG 12:25 30-01-16 HONG KONG 06:55 HONG KONG 21:50
NOUVELLE ZELANDE / EN VELO de Auckland à Greymouth / TRAIN de Greymouth à Christchurch 31-01-16 AUCKLAND 13:05 AUCKLAND / Penrose 15 15 01-02-16 AUCKLAND AUCKLAND / Penrose 27 42 02-02-16 AUCKLAND WAIHEKE ISLAND 100 142 03-02-16 AUCKLAND AUCKLAND / Penrose 142 04-02-16 AUCKLAND / Penrose KAWAKAWA BAY 48 190 05-02-16 KAWAKAWA BAY WAITAKARURU 48 238 06-02-16 WAITAKARURU TAURANGA 118 356 07-02-16 TAURANGA WHAKAREWA 81 437 08-02-16 WHAKAREWA ROTORUA 437 09-02-16 ROTORUA WHAKAREWA 437 10-02-16 WHAKAREWA TAUPO 83 520 11-02-16 TAUPO TURANGI 53 573 12-02-16 TURANGI OHAKUNE 89 662 13-02-16 OHAKUNE OHAKUNE 662 14-02-16 OHAKUNE HUNTERVILLE 93 755 15-02-16 HUNTERVILLE WOODVILLE 82 837 16-02-16 WOODVILLE CARTERTON 4000 96 933 17-02-16 CARTERTON CAP PALLISER 98 1031 18-02-16 CAP PALLISER WELLINGTON 146 1177 19-02-16 WELLINGTON WELLINGTON 1177 20-02-16 WELLINGTON WELLINGTON 1177 21-02-16 WELLINGTON PICTON 1177 22-02-16 PICTON NELSON 60000 94 1271 23-02-16 NELSON ABEL TASMAN 83 1354 24-02-16 ABEL TASMAN TAPAWERA 76 1430 25-02-16 TAPAWERA MURCHISON 80 1510 26-02-16 MURCHISON WESPORT 6000 98 1608 27-02-16 WESPORT PUNAKAIKI 57 1665 28-02-16 PUNAKAIKI GREYMOUTH 45 1710 GREYMOUTH CHRISTCHURCH PAR LE TRAIN TRANZALPINE 29-02-16 CHRISTCHURCH CHRISTCHURCH 01-03-16 CHRISTCHURCH CHRISTCHURCH
NOUVELLE ZELANDE / EN CAMPERVAN de Christchurch à Christchurch 02-03-16 CHRISTCHURCH Air AKAORA A+R 180 180 03-03-16 CHRISTCHURCH KAIKOURA 186 366 04-03-16 KAIKOURA CHRISTCHURCH 186 552 05-03-16 CHRISTCHURCH HOKITIKA 248 800 06-03-16 HOKITIKA FOX GLACIER 157 957 07-03-16 FOX GLACIER QUEENSTOWN 327 1284 08-03-16 QUEENSTOWN TE ANAU 171 1455 09-03-16 TE ANAU TE ANAU 1455 10-03-16 TE ANAU TEKAPO 433 1888 11-03-16 TEKAPO CHRISTCHURCH Air 243 2131 12-03-16 CHRISTCHURCH CHRISTCHURCH
TASMANIE / AVION 13-03-16 CHRISTCHURCH HOBART Air
TASMANIE / EN VELO DE Hobart à Devonport 14-03-16 HOBART Air HOBART 15-03-16 HOBART CYGNET 840 56 56 16-03-16 CYGNET HOBART Air 98 154 17-03-16 HOBART Air PORT ARTHUR 76 230 18-03-16 PORT ARTHUR TRIABUNNA 800 91 321 19-03-16 TRIABUNNA SWANSEA 560 50 371 20-03-16 SWANSEA BICHENO par COLE Bay 95 466 21-03-16 BICHENO 640 SAINT HELENS 76 542 22-03-16 SAINT HELENS 2050 GLADSTONE 59 601 23-03-16 GLADSTONE BRIDPORT 61 662 24-03-16 BRIDPORT EXETER 83 745 25-03-16 EXETER WESTBURY par Launceston 60 805 26-03-16 WESTBURY DEVONPORT 24300 76 881
TASMANIE - AUSTRALIE / EN FERRY SPIRIT OF TASMANIA 27-03-16 DEVONPORT MELBOURNE 28-03-16 DEVONPORT MELBOURNE
AUSTRALIE / EN VELO de Melbourne à Adelaide 29-03-16 MELBOURNE MELBOURNE 30-03-16 MELBOURNE MELBOURNE 31-03-16 MELBOURNE GEELONG 173000 80 80 01-04-16 GEELONG VICTORIE LORNE 1400 70 150 02-04-16 LORNE VIC APOLLO BAY 1100 45 195 03-04-16 APOLLO BAY PORT CAMPBELL 600 93 288 04-04-16 PORT CAMPBELL WARRNAMBOL 32500 60 348 05-04-16 WARRNAMBOL TYRENDARRA 243 74 422 06-04-16 TYRENDARRA NELSON 230 82 504 07-04-16 NELSON MILLICENT 5024 94 598 08-04-16 MILLICENT ROBE 1130 80 678 09-04-16 ROBE KINGSTON 45 723 10-04-16 KINGSTON MENINGIE 900 146 869 11-04-16 MENINGIE VICTOR HARBOR 11500 87 956 12-04-16 VICTOR HARBOR KANGAROO ISLAND 60 1016 13-04-16 KANGAROO ISLAND KANGAROO ISLAND 1016 14-04-16 KANGAROO ISLAND KANGAROO ISLAND 172 1188 15-04-16 KANGAROO ISLAND ADELAIDE 1,9M 109 1297 16-04-16 ADELAIDE 1,9M ADELAIDE 1,9M 1297 17-04-16 ADELAIDE 1,9M ADELAIDE 1,9M 1297 18-04-16 ADELAIDE 1,9M ADELAIDE 1,9M 1297
AUSTRALIE / EN CAMPERVAN de Adelaide à Cairns via ULURU 19-04-16 ADELAIDE PORT AUGUSTA 13900 307 307 20-04-16 PORT AUGUSTA COOBER PEDY 3500 540 847 21-04-16 COOBER PEDY COOBER PEDY 3500 0 847 22-04-16 COOBER PEDY YULARA 887 734 1581 23-04-16 YULARA ULURU 20 1601 24-04-16 ULURU KINGS CANYON 321 1922 25-04-16 KINGS CANYON KINGS CANYON 1922 26-04-16 KINGS CANYON ALICE SPRINGS 25186 322 2244 27-04-16 ALICE SPRINGS ALICE SPRINGS 25186 2244 28-04-16 ALICE SPRINGS TENNANT CREEK 3061 508 2752 29-04-16 TENNANT CREEK MOUNT ISA 661 3413 30-04-16 MOUNT ISA TOWNVILLE 904 4317 01-05-16 TOWNVILLE CAIRNS 357 4674 02-05-16 CAIRNS COOKTOWN 242 4916 03-05-16 COOKTOWN COOKTOWN 4916 04-05-16 COOKTOWN COOKTOWN 4916 05-05-16 COOKTOWN CAIRNS 163000 327 5243
AUSTRALIE / EN VELO aux alentours de Cairns 06-05-16 CAIRNS 163000 CAIRNS 163000 07-05-16 CAIRNS 163000 CAIRNS 163000 08-05-16 CAIRNS 163000 INNISFAIL 96 96 09-05-16 INNISFAIL RAVENSHOE 80 176 10-05-15 RAVENSHOE MAREEBA 83 259 11-05-16 MAREEBA JULATTEN 50 309 12-05-16 JULATTEN PORT DOUGLAS 36 345 13-05-16 PORT DOUGLAS CAIRNS 67 412 14-05-16 CAIRNS CAIRNS
AUSTRALIE France / EN AVION 15-05-16 CAIRNS 12:45 HONG KONG 17:55 16-05-16 HONG KONG 00:05 PARIS 06:55
Je pourrais disposer de 10 à 15 jours supplémentaires à ajouter à droite à gauche
Merci d’avoir lu ce message et merci d’avance de vos réponses.
Nota : nouveau sur VF, j’espère ne pas faire d’erreurs de manip ou de procédures.
MON PROJET DE CIRCUIT France NOUVELLE ZELANDE / EN AVION 29-01-16 PARIS CDG 12:25 30-01-16 HONG KONG 06:55 HONG KONG 21:50
NOUVELLE ZELANDE / EN VELO de Auckland à Greymouth / TRAIN de Greymouth à Christchurch 31-01-16 AUCKLAND 13:05 AUCKLAND / Penrose 15 15 01-02-16 AUCKLAND AUCKLAND / Penrose 27 42 02-02-16 AUCKLAND WAIHEKE ISLAND 100 142 03-02-16 AUCKLAND AUCKLAND / Penrose 142 04-02-16 AUCKLAND / Penrose KAWAKAWA BAY 48 190 05-02-16 KAWAKAWA BAY WAITAKARURU 48 238 06-02-16 WAITAKARURU TAURANGA 118 356 07-02-16 TAURANGA WHAKAREWA 81 437 08-02-16 WHAKAREWA ROTORUA 437 09-02-16 ROTORUA WHAKAREWA 437 10-02-16 WHAKAREWA TAUPO 83 520 11-02-16 TAUPO TURANGI 53 573 12-02-16 TURANGI OHAKUNE 89 662 13-02-16 OHAKUNE OHAKUNE 662 14-02-16 OHAKUNE HUNTERVILLE 93 755 15-02-16 HUNTERVILLE WOODVILLE 82 837 16-02-16 WOODVILLE CARTERTON 4000 96 933 17-02-16 CARTERTON CAP PALLISER 98 1031 18-02-16 CAP PALLISER WELLINGTON 146 1177 19-02-16 WELLINGTON WELLINGTON 1177 20-02-16 WELLINGTON WELLINGTON 1177 21-02-16 WELLINGTON PICTON 1177 22-02-16 PICTON NELSON 60000 94 1271 23-02-16 NELSON ABEL TASMAN 83 1354 24-02-16 ABEL TASMAN TAPAWERA 76 1430 25-02-16 TAPAWERA MURCHISON 80 1510 26-02-16 MURCHISON WESPORT 6000 98 1608 27-02-16 WESPORT PUNAKAIKI 57 1665 28-02-16 PUNAKAIKI GREYMOUTH 45 1710 GREYMOUTH CHRISTCHURCH PAR LE TRAIN TRANZALPINE 29-02-16 CHRISTCHURCH CHRISTCHURCH 01-03-16 CHRISTCHURCH CHRISTCHURCH
NOUVELLE ZELANDE / EN CAMPERVAN de Christchurch à Christchurch 02-03-16 CHRISTCHURCH Air AKAORA A+R 180 180 03-03-16 CHRISTCHURCH KAIKOURA 186 366 04-03-16 KAIKOURA CHRISTCHURCH 186 552 05-03-16 CHRISTCHURCH HOKITIKA 248 800 06-03-16 HOKITIKA FOX GLACIER 157 957 07-03-16 FOX GLACIER QUEENSTOWN 327 1284 08-03-16 QUEENSTOWN TE ANAU 171 1455 09-03-16 TE ANAU TE ANAU 1455 10-03-16 TE ANAU TEKAPO 433 1888 11-03-16 TEKAPO CHRISTCHURCH Air 243 2131 12-03-16 CHRISTCHURCH CHRISTCHURCH
TASMANIE / AVION 13-03-16 CHRISTCHURCH HOBART Air
TASMANIE / EN VELO DE Hobart à Devonport 14-03-16 HOBART Air HOBART 15-03-16 HOBART CYGNET 840 56 56 16-03-16 CYGNET HOBART Air 98 154 17-03-16 HOBART Air PORT ARTHUR 76 230 18-03-16 PORT ARTHUR TRIABUNNA 800 91 321 19-03-16 TRIABUNNA SWANSEA 560 50 371 20-03-16 SWANSEA BICHENO par COLE Bay 95 466 21-03-16 BICHENO 640 SAINT HELENS 76 542 22-03-16 SAINT HELENS 2050 GLADSTONE 59 601 23-03-16 GLADSTONE BRIDPORT 61 662 24-03-16 BRIDPORT EXETER 83 745 25-03-16 EXETER WESTBURY par Launceston 60 805 26-03-16 WESTBURY DEVONPORT 24300 76 881
TASMANIE - AUSTRALIE / EN FERRY SPIRIT OF TASMANIA 27-03-16 DEVONPORT MELBOURNE 28-03-16 DEVONPORT MELBOURNE
AUSTRALIE / EN VELO de Melbourne à Adelaide 29-03-16 MELBOURNE MELBOURNE 30-03-16 MELBOURNE MELBOURNE 31-03-16 MELBOURNE GEELONG 173000 80 80 01-04-16 GEELONG VICTORIE LORNE 1400 70 150 02-04-16 LORNE VIC APOLLO BAY 1100 45 195 03-04-16 APOLLO BAY PORT CAMPBELL 600 93 288 04-04-16 PORT CAMPBELL WARRNAMBOL 32500 60 348 05-04-16 WARRNAMBOL TYRENDARRA 243 74 422 06-04-16 TYRENDARRA NELSON 230 82 504 07-04-16 NELSON MILLICENT 5024 94 598 08-04-16 MILLICENT ROBE 1130 80 678 09-04-16 ROBE KINGSTON 45 723 10-04-16 KINGSTON MENINGIE 900 146 869 11-04-16 MENINGIE VICTOR HARBOR 11500 87 956 12-04-16 VICTOR HARBOR KANGAROO ISLAND 60 1016 13-04-16 KANGAROO ISLAND KANGAROO ISLAND 1016 14-04-16 KANGAROO ISLAND KANGAROO ISLAND 172 1188 15-04-16 KANGAROO ISLAND ADELAIDE 1,9M 109 1297 16-04-16 ADELAIDE 1,9M ADELAIDE 1,9M 1297 17-04-16 ADELAIDE 1,9M ADELAIDE 1,9M 1297 18-04-16 ADELAIDE 1,9M ADELAIDE 1,9M 1297
AUSTRALIE / EN CAMPERVAN de Adelaide à Cairns via ULURU 19-04-16 ADELAIDE PORT AUGUSTA 13900 307 307 20-04-16 PORT AUGUSTA COOBER PEDY 3500 540 847 21-04-16 COOBER PEDY COOBER PEDY 3500 0 847 22-04-16 COOBER PEDY YULARA 887 734 1581 23-04-16 YULARA ULURU 20 1601 24-04-16 ULURU KINGS CANYON 321 1922 25-04-16 KINGS CANYON KINGS CANYON 1922 26-04-16 KINGS CANYON ALICE SPRINGS 25186 322 2244 27-04-16 ALICE SPRINGS ALICE SPRINGS 25186 2244 28-04-16 ALICE SPRINGS TENNANT CREEK 3061 508 2752 29-04-16 TENNANT CREEK MOUNT ISA 661 3413 30-04-16 MOUNT ISA TOWNVILLE 904 4317 01-05-16 TOWNVILLE CAIRNS 357 4674 02-05-16 CAIRNS COOKTOWN 242 4916 03-05-16 COOKTOWN COOKTOWN 4916 04-05-16 COOKTOWN COOKTOWN 4916 05-05-16 COOKTOWN CAIRNS 163000 327 5243
AUSTRALIE / EN VELO aux alentours de Cairns 06-05-16 CAIRNS 163000 CAIRNS 163000 07-05-16 CAIRNS 163000 CAIRNS 163000 08-05-16 CAIRNS 163000 INNISFAIL 96 96 09-05-16 INNISFAIL RAVENSHOE 80 176 10-05-15 RAVENSHOE MAREEBA 83 259 11-05-16 MAREEBA JULATTEN 50 309 12-05-16 JULATTEN PORT DOUGLAS 36 345 13-05-16 PORT DOUGLAS CAIRNS 67 412 14-05-16 CAIRNS CAIRNS
AUSTRALIE France / EN AVION 15-05-16 CAIRNS 12:45 HONG KONG 17:55 16-05-16 HONG KONG 00:05 PARIS 06:55
Je pourrais disposer de 10 à 15 jours supplémentaires à ajouter à droite à gauche
Bangkok, Ô mon Bangkok! English translation pending
Hello everybody !
Ben oui c'est le retour de la revenante (j'entend d'ici Tobaka, Boumbastic et consorts). Em cette periode de pleine saison pour la Thailande, j'ai pense que quelques infos sur Bangkok, cette (parfois) grande oubliee des circuits pouvait rendre service.
Je precise tout de suite que je ne suis pas representative des touristes au Siam, en fait je serais plutot une bizarrerie puisque j'aime eperdument cette ville, (mais oui c'est possible), l'ayant quadrille dans toutes les directions pour en decouvrir le meilleur.
j'y ai sejourne 3 fois dont 1 sejour d'un mois l'annee derniere, et si je peux repondre a quelques questions de futurs voyageurs, ca sera de bon coeur. Bangkok et ses proches environs s'entend.
En attendant, j'ai aussi essaye de donner quelques bons plans noyes dans quelques reflexions personnelles ici : bouteillebangkok.canalblog.com Pour donner le ton, voici un petit extrait, ecrit lors de mon dernier sejour, qui livrera en gros mon etat d'esprit concernant cette capitale vertigineuse sur laquelle on fait encore trop souvent l'impasse.
" Je suis un OVNI. J'aime la crasse de Bangkok, j'aime sa folie et son inconfort. J'aime ses chiens errabts et ses estropies qui mendient sous les ponts. Je les aime autant que le Grand Palais, que le renversant Wat Pho et que la brise delicieuse qui flotte a la surface de l'etincelante Chap Phraya au soir venu. Pour moi Bangkok se revele autant dans ses zones d'ombres que dans les dorures ou les pierres precieuses de ses temples sacres. J'aime la laideur de cette ville auatant que sa splendeur. C'est le Ying et le Yang personnifie. le spectacle permanent de la vie qui eclate a tout moment. Une vie tantot douce et alanguie, et puis violente. Bref une enclave d'humanite exceptionnelle."
Amities a tous
Ben oui c'est le retour de la revenante (j'entend d'ici Tobaka, Boumbastic et consorts). Em cette periode de pleine saison pour la Thailande, j'ai pense que quelques infos sur Bangkok, cette (parfois) grande oubliee des circuits pouvait rendre service.
Je precise tout de suite que je ne suis pas representative des touristes au Siam, en fait je serais plutot une bizarrerie puisque j'aime eperdument cette ville, (mais oui c'est possible), l'ayant quadrille dans toutes les directions pour en decouvrir le meilleur.
j'y ai sejourne 3 fois dont 1 sejour d'un mois l'annee derniere, et si je peux repondre a quelques questions de futurs voyageurs, ca sera de bon coeur. Bangkok et ses proches environs s'entend.
En attendant, j'ai aussi essaye de donner quelques bons plans noyes dans quelques reflexions personnelles ici : bouteillebangkok.canalblog.com Pour donner le ton, voici un petit extrait, ecrit lors de mon dernier sejour, qui livrera en gros mon etat d'esprit concernant cette capitale vertigineuse sur laquelle on fait encore trop souvent l'impasse.
" Je suis un OVNI. J'aime la crasse de Bangkok, j'aime sa folie et son inconfort. J'aime ses chiens errabts et ses estropies qui mendient sous les ponts. Je les aime autant que le Grand Palais, que le renversant Wat Pho et que la brise delicieuse qui flotte a la surface de l'etincelante Chap Phraya au soir venu. Pour moi Bangkok se revele autant dans ses zones d'ombres que dans les dorures ou les pierres precieuses de ses temples sacres. J'aime la laideur de cette ville auatant que sa splendeur. C'est le Ying et le Yang personnifie. le spectacle permanent de la vie qui eclate a tout moment. Une vie tantot douce et alanguie, et puis violente. Bref une enclave d'humanite exceptionnelle."
Amities a tous
Alaska 2014 ou éviter la loi de Murphy English translation pending
Je me lance en croisant les doigts car je ne suis pas très douée ...surtout avec la loi de Murphy au-dessus de ma tête!!
Loi de Murphy
Connaissez-vous cette loi ? Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner Je l’ai découverte par mon mari, ingénieur et éternel pessimiste. Elle a un autre nom plus expressif : la loi de l’emmerdement maximum. Beaucoup de doutes à son sujet, est elle vraiment vérifiée ? S’applique t elle à toutes les situations ? En tant que "scientifique" je me dis que l’on doit bien pouvoir la neutraliser.
Depuis quelques années, j’ai pourtant l’impression qu’elle nous poursuit dans nos voyages.
Août 2011 : Voyage en Irlande du sud pour faire un petit coucou à notre fille (lors de son anniversaire) qui effectuait un séjour linguistique près de Cork. Gros problème au niveau de la famille d’accueil avec notre fille juste avant notre départ. Nous avons récupéré, avec quelques difficultés une ado qui nous a sautés au cou, prête à nous suivre n’importe où. Dans ce climat chaleureux, la météo , soi-disant très variable, a été d’une constance remarquable durant tout le circuit, pluie et encore pluie. Impossible de se promener bien loin sans dégouliner de partout. A part cela, les irlandais sont adorables … à quelques exceptions près !

Février 2012 : Lointain voyage en Nouvelle Zélande, soient 15 jours (vacances scolaires obligent) pour visiter les 2 îles. Résultat, le plus mauvais été depuis de nombreuses années d’après les locaux, la pluie a même réussi à traverser le parapluie, volcans invisibles, appareil photo bousillé , fjord fantomatique et tempête lors de notre retour avec arrêt de circulation durant quelques heures. J’oubliais, panne de voiture = une demi-journée de perdue, humidité des cosses de batterie. Au total, grosse déception : pourquoi aller si loin ? La NZ c’est en fait un mélange d’Islande, des Alpes et de Yellowstone bien plus accessibles. Les Maoris, comme à leur habitude, sont serviables, souriants et réglos. Autre point positif, la propreté du pays.
île du nord Oakland volcans invisibles

île du sud
Juillet 2013 : Un petit tour de 12 000km en 1 mois, en voiture depuis la maison, direction la Scandinavie. Point d’orgue prévu, 4 jours aux îles Lofoten et soleil de minuit. Pas de dérogation aux habitudes, 10km après la frontière Suède-Norvège, on roule sur l’autoroute, une plaque d’immatriculation à terre et mon mari a la bonne idée de rouler par-dessus. Arriva ce qui devait arriver, gros choc sous la voiture, fumée, débris = bienvenus en Norvège ! Grosse frayeur, quelques heures de suspens, serviabilité scandinave mise à l’épreuve, carter foutu mais voyage encore possible. Et la météo ? Aucun regret sur le choix des dates, il pleuvait avant, pendant et après notre passage aux îles, la majorité des fjords vus sous une chape de nuages et pas de soleil de minuit. « Maman, ce n’est pas si mal, on voit quelque chose » « Oui mais, bon sang quand on a vu les photos lors de la préparation … !!! »


ALORS LA LOI DE MURPHY = ???
Choix de l’Alaska
Lorsqu’en novembre 2013, j’ai demandé à ma fille où elle aimerait aller (pour ses 18 ans), le premier réflexe fut : AU SOLEIL !! et ensuite 2eme idée : en Alaska. Bon, l’adolescence est assez tardive chez les garçons … (j’en ai 2 !!) mais chez une fille ?? L’appréhension du BAC, peut être… 2 questions arrivèrent immédiatement de ma part : Tu sais où est l’Alaska, car le soleil ? Et pourquoi l’Alaska ? Réponse : Je veux voir des ours et j’aime les glaciers.
Et bien moi, l’Alaska ne m’a jamais inspiré. Peu d’échos dans mes souvenirs : saumon, catastrophe pétrolière, nombreux glaciers, ruée vers l’or, des forêts un peu partout et des MOUSTIQUES comme au Canada = rien de palpitant !
Pourquoi pas après tout, c’est toujours moi qui décide la destination… et la chance peut tourner.
Mi décembre, j’avais beaucoup lu, de l’ancien John Muir et du récent c'est-à-dire les carnets du forum.
J’en profite pour dire un grand merci à nos spécialistes et voyageurs chevronnés : Cheechako, Etrefal, Grisemote, Mlefevre, Trois14 et Vilcanota pour leur récit ou renseignements précis, rapides et si pratiques !!
J’annonçais la couleur à Noël : c’est cher, il pleut très, très souvent et il ne fait pas chaud. Réponse de mes 2 coéquipiers : On veut voir des ours !! Bah c’est évident … je vous rappelle que nous sommes allés 5 fois dans l’Ouest américain + 1 fois dans les Rocheuses canadiennes sans voir un seul ours … et d’ailleurs, en Norvège malgré tous les panneaux (même aux portes d’ Oslo) nous n’avons rencontré aucun élan !
Je m’incline devant tant de ferveur optimiste, la loi de Murphy n’a qu’à bien se tenir cette année, je l’aurai. Le vent va bien finir par tourner…
Choix du circuit
J’ai 15 jours à caser, c’est peu pour un si grand pays, il faut faire l’inventaire de toutes les possibilités d’hébergement assez limité, des moyens de transport, des points d’intérêt, faire des choix et planifier au maximum en envisageant un temps exécrable et FAIRE EN SORTE DE VOIR DES OURS quoiqu’il arrive ! La ruée vers l’or, on élimine, déjà vue (Ouest américain, Australie et Namibie du sud) Dénali, on élimine Mt Whitney jouant souvent à cache-cache (j’ai donné…) et cette histoire de transport en bus pour visiter ne me plait pas Le nord tout en haut avec le pétrole et les ours polaires= trop loin et météo plus qu’hasardeuse. Par contre le circuit effectué par Trois14 me plait beaucoup (photos superbes, bien raconté et il a fait si BEAU !!)
Loi de Murphy
Connaissez-vous cette loi ? Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner Je l’ai découverte par mon mari, ingénieur et éternel pessimiste. Elle a un autre nom plus expressif : la loi de l’emmerdement maximum. Beaucoup de doutes à son sujet, est elle vraiment vérifiée ? S’applique t elle à toutes les situations ? En tant que "scientifique" je me dis que l’on doit bien pouvoir la neutraliser.
Depuis quelques années, j’ai pourtant l’impression qu’elle nous poursuit dans nos voyages.
Août 2011 : Voyage en Irlande du sud pour faire un petit coucou à notre fille (lors de son anniversaire) qui effectuait un séjour linguistique près de Cork. Gros problème au niveau de la famille d’accueil avec notre fille juste avant notre départ. Nous avons récupéré, avec quelques difficultés une ado qui nous a sautés au cou, prête à nous suivre n’importe où. Dans ce climat chaleureux, la météo , soi-disant très variable, a été d’une constance remarquable durant tout le circuit, pluie et encore pluie. Impossible de se promener bien loin sans dégouliner de partout. A part cela, les irlandais sont adorables … à quelques exceptions près !

Février 2012 : Lointain voyage en Nouvelle Zélande, soient 15 jours (vacances scolaires obligent) pour visiter les 2 îles. Résultat, le plus mauvais été depuis de nombreuses années d’après les locaux, la pluie a même réussi à traverser le parapluie, volcans invisibles, appareil photo bousillé , fjord fantomatique et tempête lors de notre retour avec arrêt de circulation durant quelques heures. J’oubliais, panne de voiture = une demi-journée de perdue, humidité des cosses de batterie. Au total, grosse déception : pourquoi aller si loin ? La NZ c’est en fait un mélange d’Islande, des Alpes et de Yellowstone bien plus accessibles. Les Maoris, comme à leur habitude, sont serviables, souriants et réglos. Autre point positif, la propreté du pays.
île du nord Oakland volcans invisibles

île du sud
Juillet 2013 : Un petit tour de 12 000km en 1 mois, en voiture depuis la maison, direction la Scandinavie. Point d’orgue prévu, 4 jours aux îles Lofoten et soleil de minuit. Pas de dérogation aux habitudes, 10km après la frontière Suède-Norvège, on roule sur l’autoroute, une plaque d’immatriculation à terre et mon mari a la bonne idée de rouler par-dessus. Arriva ce qui devait arriver, gros choc sous la voiture, fumée, débris = bienvenus en Norvège ! Grosse frayeur, quelques heures de suspens, serviabilité scandinave mise à l’épreuve, carter foutu mais voyage encore possible. Et la météo ? Aucun regret sur le choix des dates, il pleuvait avant, pendant et après notre passage aux îles, la majorité des fjords vus sous une chape de nuages et pas de soleil de minuit. « Maman, ce n’est pas si mal, on voit quelque chose » « Oui mais, bon sang quand on a vu les photos lors de la préparation … !!! »


ALORS LA LOI DE MURPHY = ???
Choix de l’Alaska
Lorsqu’en novembre 2013, j’ai demandé à ma fille où elle aimerait aller (pour ses 18 ans), le premier réflexe fut : AU SOLEIL !! et ensuite 2eme idée : en Alaska. Bon, l’adolescence est assez tardive chez les garçons … (j’en ai 2 !!) mais chez une fille ?? L’appréhension du BAC, peut être… 2 questions arrivèrent immédiatement de ma part : Tu sais où est l’Alaska, car le soleil ? Et pourquoi l’Alaska ? Réponse : Je veux voir des ours et j’aime les glaciers.
Et bien moi, l’Alaska ne m’a jamais inspiré. Peu d’échos dans mes souvenirs : saumon, catastrophe pétrolière, nombreux glaciers, ruée vers l’or, des forêts un peu partout et des MOUSTIQUES comme au Canada = rien de palpitant !
Pourquoi pas après tout, c’est toujours moi qui décide la destination… et la chance peut tourner.
Mi décembre, j’avais beaucoup lu, de l’ancien John Muir et du récent c'est-à-dire les carnets du forum.
J’en profite pour dire un grand merci à nos spécialistes et voyageurs chevronnés : Cheechako, Etrefal, Grisemote, Mlefevre, Trois14 et Vilcanota pour leur récit ou renseignements précis, rapides et si pratiques !!
J’annonçais la couleur à Noël : c’est cher, il pleut très, très souvent et il ne fait pas chaud. Réponse de mes 2 coéquipiers : On veut voir des ours !! Bah c’est évident … je vous rappelle que nous sommes allés 5 fois dans l’Ouest américain + 1 fois dans les Rocheuses canadiennes sans voir un seul ours … et d’ailleurs, en Norvège malgré tous les panneaux (même aux portes d’ Oslo) nous n’avons rencontré aucun élan !
Je m’incline devant tant de ferveur optimiste, la loi de Murphy n’a qu’à bien se tenir cette année, je l’aurai. Le vent va bien finir par tourner…
Choix du circuit
J’ai 15 jours à caser, c’est peu pour un si grand pays, il faut faire l’inventaire de toutes les possibilités d’hébergement assez limité, des moyens de transport, des points d’intérêt, faire des choix et planifier au maximum en envisageant un temps exécrable et FAIRE EN SORTE DE VOIR DES OURS quoiqu’il arrive ! La ruée vers l’or, on élimine, déjà vue (Ouest américain, Australie et Namibie du sud) Dénali, on élimine Mt Whitney jouant souvent à cache-cache (j’ai donné…) et cette histoire de transport en bus pour visiter ne me plait pas Le nord tout en haut avec le pétrole et les ours polaires= trop loin et météo plus qu’hasardeuse. Par contre le circuit effectué par Trois14 me plait beaucoup (photos superbes, bien raconté et il a fait si BEAU !!)
Vélo avec entraînement par courroie crantée (associé à moyeu Rohloff) English translation pending
Bonjour,
J'en ai marre !
Oui, j'en ai marre du traditionnel système de transmission par chaîne, pignons, dérailleur, plateaux.
Dernièrement en Afrique, au milieu de nulle part : ma patte de dérailleur se met (j'ignore encore pourquoi) dans mes rayons. Résultat 5 rayons pétés. J'arrive à faire réparer car en Afrique tout est possible. Avant de partir, je veux redresser la patte de mon dérailleur. Erreur, je ne force pas et pourtant mon dérailleur (shimano XT) me reste dans les mains. Je viens de casser en fait la patte du cadre. Beaucoup plus grave.
J'ai bien avoir prévu le coup, j'ai dans mes sacoche un dérailleur de rechange. Mais il ne me sert à rien puisque la patte sur lequel on le fixe est cassée...Et si petite qu'on ne peut pas me la souder (alu, en plus).
Le petit réparateur trouve la solution : un simple dérailleur made in China à 2 000 FCFA (3€, tout de même !) qui se fixe sur le moyeu de la roue. Ouf !
Seulement je n'ai que 4 vitesses sur pignon arrière qui passe et mes 3 plateaux soit 12 vitesses sur 27.
Au bout de 200 km, je n'ai plus qu'une vitesse à l'arrière et mes 3 plateaux. J'ai fait encore 600 km comme cela sur de la piste en plus. une horreur !
Heureusement, c'était à la fin de mon périple.
Voilà pourquoi j'en ai marre de ce système de transmission. De plus, beaucoup d'entretien, graissage, nettoyage fréquent et au bout de 15 000 km, faut tout changer le système en gros.
Alors je me tournerai bien vers le système rolhoff avec entraînement par courroie crantée. J'ai roulé avec un Hollandais qui avait ce système. Il en était content mais son vélo n'avait que 8 000 KM. J'ai essayé son engin. Pas un poil de bruit. Les vitesses se passent aussi dans le silence. Bref, ce système à l'air pas mal. Peu d'entretien paraît-il, pas de graissage (un coup de jet d'eau de temps en temps). Ce serait donné pour 20 000 km environ.
Bon d'accord c'est cher le système rolhoff du moins, mais qui a déjà une bonne expérience sur ce type de transmission ? ?Je ne parle pas du rolhoff mais bien de la courroie crantée, des pignons crantés av et ar.
Y'a t'il de bonnes raisons de préférer la courroie à la chaîne (ici : un plateau et un pignon) Merci d'avance du partage de vos expérience sur le sujet. Bruno
Voilà pourquoi j'en ai marre de ce système de transmission. De plus, beaucoup d'entretien, graissage, nettoyage fréquent et au bout de 15 000 km, faut tout changer le système en gros.
Alors je me tournerai bien vers le système rolhoff avec entraînement par courroie crantée. J'ai roulé avec un Hollandais qui avait ce système. Il en était content mais son vélo n'avait que 8 000 KM. J'ai essayé son engin. Pas un poil de bruit. Les vitesses se passent aussi dans le silence. Bref, ce système à l'air pas mal. Peu d'entretien paraît-il, pas de graissage (un coup de jet d'eau de temps en temps). Ce serait donné pour 20 000 km environ.
Bon d'accord c'est cher le système rolhoff du moins, mais qui a déjà une bonne expérience sur ce type de transmission ? ?Je ne parle pas du rolhoff mais bien de la courroie crantée, des pignons crantés av et ar.
Y'a t'il de bonnes raisons de préférer la courroie à la chaîne (ici : un plateau et un pignon) Merci d'avance du partage de vos expérience sur le sujet. Bruno
Alaska en juillet prochain English translation pending
Bonsoir,
Nous souhaiterions partir cet été avec mon époux pour un auto tour d'une durée de 15 jours/3 semaines,
Ne connaissant pas du tout le pays je cherche à m'inspirer d'itinéraire ...
J'ai trouvé celui là qui m'a l'air assez équilibré : plusieurs jours au même endroit, pas de trop de kilomètres sur une journée ...
Le pays étant tellement vaste il faut faire des choix ...
Peut-être avez-vous un meilleur itinéraire à me conseiller ?
Merci à ceux qui voudront bien me donner leur avis,
Bonne soirée
Nathalie
JOUR 1 Arrivée - Copper Whale Inn JOUR 2 ANCHORAGE - Copper Whale Inn JOUR 3 ANCHORAGE - PALMER - Knik River Lodge JOUR 4 PALMER - TALKEETNA - Talkeetna Alaskan Lodge JOUR 5 TALKEETNA - DENALI NATIONAL PARK - Denali Backcountry Lodge ou Kantishna Roadhouse DU 6 AU 7ÈME JOUR DENALI NATIONAL PARK - même hôtel JOUR 8 DENALI NATIONAL PARK - FAIRBANKS - Pike's Waterfront Lodge JOUR 9 FAIRBANKS - Pike's Waterfront Lodge JOUR 10 FAIRBANKS - PAXSON - The Lodge At Black Rapids ou Copper River Princess Wilderness Lodge JOUR 11 PAXSON - CHITINA - MCCARTHY (avion) - Kennicott Glacier Lodge JOUR 12 WRANGELL-ST-ELIAS NATIONAL PARK - Kennicott Glacier Lodge JOUR 13 MCCARTHY - CHITINA - VALDEZ (avion) - Best Western Valdez Harbor Inn JOUR 14 VALDEZ - SEWARD (ferry) - Seward Windsong Lodge JOUR 15 SEWARD - KENAI FJORDS NATIONAL PARK (bateau) - Kenai Fjords Glacier Lodge JOUR 16 KENAI FJORDS NATIONAL PARK - Kenai Fjords Glacier Lodge JOUR 17 KENAI FJORDS - SEWARD - ANCHORAGE (bateau) - Copper Whale Inn JOUR 18 REDOUBT BAY - Copper Whale Inn JOUR 19 Départ
JOUR 1 Arrivée - Copper Whale Inn JOUR 2 ANCHORAGE - Copper Whale Inn JOUR 3 ANCHORAGE - PALMER - Knik River Lodge JOUR 4 PALMER - TALKEETNA - Talkeetna Alaskan Lodge JOUR 5 TALKEETNA - DENALI NATIONAL PARK - Denali Backcountry Lodge ou Kantishna Roadhouse DU 6 AU 7ÈME JOUR DENALI NATIONAL PARK - même hôtel JOUR 8 DENALI NATIONAL PARK - FAIRBANKS - Pike's Waterfront Lodge JOUR 9 FAIRBANKS - Pike's Waterfront Lodge JOUR 10 FAIRBANKS - PAXSON - The Lodge At Black Rapids ou Copper River Princess Wilderness Lodge JOUR 11 PAXSON - CHITINA - MCCARTHY (avion) - Kennicott Glacier Lodge JOUR 12 WRANGELL-ST-ELIAS NATIONAL PARK - Kennicott Glacier Lodge JOUR 13 MCCARTHY - CHITINA - VALDEZ (avion) - Best Western Valdez Harbor Inn JOUR 14 VALDEZ - SEWARD (ferry) - Seward Windsong Lodge JOUR 15 SEWARD - KENAI FJORDS NATIONAL PARK (bateau) - Kenai Fjords Glacier Lodge JOUR 16 KENAI FJORDS NATIONAL PARK - Kenai Fjords Glacier Lodge JOUR 17 KENAI FJORDS - SEWARD - ANCHORAGE (bateau) - Copper Whale Inn JOUR 18 REDOUBT BAY - Copper Whale Inn JOUR 19 Départ
Itinéraire Vietnam-Cambodge 24 jours English translation pending
Bonjour,
Alors voila, je pars du 22 janvier au 16 fevrier au Vietnam (et put être le cambodge) et je voulais avoir vos conseils au sujet de mon itinéraire ! Je pars donc en solo sans agence et j'ai décidé de laisser tomber sapa et Bac ha car apparemment il y fait très froid a cette période (Une fois sur place, je laisserais peut être tomber le Cambodge pour aller dans ces régions si la météo est bonne).
J'ai donc pensé à l'itinéraire suivant:
- Arrivée à Hanoi le 23 janvier et y rester 3 jours jours - Baie d'halong 2 jours 1 nuit - Tam coc 2 jours 1 nuit puis train de nuit jusqu’à Hué - 3 jours à hué ou hoi an - 1 jour de trajet jusqu’à Ho chi minh - 3 jours a Ho chi minh - 3 jours dans le delta du Mekong - 1 jour pour atteindre Phnom Penh - bus jusqu'a Angkor et 3 jours 2 nuits a Angkor - 1 jour de trajet pour Bangkok arrivée le 15 et départ le 16 (j'ai déjà visité Bangkok plusieurs fois donc pas la peine d'y rester)
Et il me reste encore deux jours à placer, mais pour ça je verrais sur place ^^
Vous pensez que c'est faisable ?
Autre petite question : Je n'ai pas de billet de retour car je ne sais pas encore si je repars de Bangkok ou pas et donc je n'aurais pas de billet de sortie de territoire en arrivant au Vietnam. Je compte passer par ACA pour faire ma lettre d'invitation, mais est ce qu'on pourra me refuser l’accès au vol si je n'ai pas de billet de sortie du territoire ?
Alors voila, je pars du 22 janvier au 16 fevrier au Vietnam (et put être le cambodge) et je voulais avoir vos conseils au sujet de mon itinéraire ! Je pars donc en solo sans agence et j'ai décidé de laisser tomber sapa et Bac ha car apparemment il y fait très froid a cette période (Une fois sur place, je laisserais peut être tomber le Cambodge pour aller dans ces régions si la météo est bonne).
J'ai donc pensé à l'itinéraire suivant:
- Arrivée à Hanoi le 23 janvier et y rester 3 jours jours - Baie d'halong 2 jours 1 nuit - Tam coc 2 jours 1 nuit puis train de nuit jusqu’à Hué - 3 jours à hué ou hoi an - 1 jour de trajet jusqu’à Ho chi minh - 3 jours a Ho chi minh - 3 jours dans le delta du Mekong - 1 jour pour atteindre Phnom Penh - bus jusqu'a Angkor et 3 jours 2 nuits a Angkor - 1 jour de trajet pour Bangkok arrivée le 15 et départ le 16 (j'ai déjà visité Bangkok plusieurs fois donc pas la peine d'y rester)
Et il me reste encore deux jours à placer, mais pour ça je verrais sur place ^^
Vous pensez que c'est faisable ?
Autre petite question : Je n'ai pas de billet de retour car je ne sais pas encore si je repars de Bangkok ou pas et donc je n'aurais pas de billet de sortie de territoire en arrivant au Vietnam. Je compte passer par ACA pour faire ma lettre d'invitation, mais est ce qu'on pourra me refuser l’accès au vol si je n'ai pas de billet de sortie du territoire ?
July 2014: Finally Back!!! So Excited to Show the West to the Kids!
After nearly 2 years of waiting (yeah, like many of you, we wanted to hit the road again as soon as we got back to France... but first, we had to fill up the piggy bank!), here we are at last—July, the month we’ve been waiting for!
We’ve got 30 days of exploring new places ahead of us, as well as revisiting some spots we loved back in 2012.
Here’s the plan: - Joshua Tree NP - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Zion NP (Angel’s Landing) - Bryce Canyon NP (Fairyland Loop trail) - Devils Garden on the HITTR - Capitol Reef NP - Grand Teton NP - Yellowstone NP: Old Faithful - Yellowstone NP: Norris Geyser Basin and Mammoth Hot Springs - Yellowstone NP: Grand Canyon of the Yellowstone - West Thumb and Grand Teton NP - Flaming Gorge - Colorado NM and Fisher Towers - Moab: Arches - Moab: Canyonlands and Corona Arch - Moab: Canyonlands - Moab: rafting and Dead Horse Point SP - Natural Bridges NM and Valley of the Gods - Monument Valley and Horseshoe Bend - Coyote Buttes South - Grand Canyon NP (North Rim) - Grand Canyon NP (North Rim) and Navajo Bridge - Sedona - From Sedona to Tucson - Arizona-Sonora Desert Museum and Saguaro NP - Tombstone
Practical details:
- I’d read that it was better to book flight tickets directly on an airline’s website rather than through a comparison site. So, I spent months searching for reasonably priced tickets for two adults and two kids from Paris to Las Vegas for the outbound trip and from Tucson to Paris for the return. I mostly checked Air France, KLM, and British Airways, but prices were always around 4600 €. Not finding anything, we eventually went through a comparison site: Ebookers. We bought our tickets in mid-December: Paris/Atlanta with Air France, then Atlanta/Los Angeles with Delta for the outbound trip, and Tucson/Atlanta with Delta, then Atlanta/Paris with Air France for the return. Total cost: 4300 €. The layover on the outbound trip made me a little nervous because it was only 2 hours and 15 minutes. A month later, we got an email from Ebookers saying the layover had been reduced to 1 hour and 40 minutes! And a few months after that, it was down to just 1 hour and 30 minutes... So, we called Air France directly (we didn’t go through Ebookers, and it wasn’t a problem), and they put us on different flights. The new layover was 2 hours and 10 minutes—still not a ton of time, but I felt better than with 1 hour and 30 minutes. And anyway, we figured we’d see how it went!
- For the car, we tried several comparison sites, and in the end, AutoEurope won this year: 808 € for a 30-day rental of a Chevrolet Impala through Thrifty. The second driver was free for the entire trip since we picked up the car in California.
- We didn’t rent a GPS or buy one—we just downloaded Sygic on our two phones and bought the US map. I don’t remember the exact amount, but it cost us around 30 €.
- For hotels, I either booked directly on the sites (Xanterra, Grand Canyon Lodge, etc.) or used Hotels.com (to earn nights through their Welcome Rewards program) or Booking.com (when hotels weren’t available on Hotels.com). I always compared the price on Hotels.com with the hotel’s direct rate, but they were usually the same. So, for the same price, I’d rather earn a night with Welcome Rewards! We’d set a budget of 100 € per night on average, and we stuck to it pretty well—the final average came out to 101.20 € when including everything (nights + taxes + any nightly fees + parking fees + bank fees).
- As for luggage, we didn’t want to overpack! So, we left with one medium suitcase for Calista, one for me, one large suitcase for Hugo and Yannick, and a sports bag with Calista’s booster seat (we could’ve taken it on the plane with us, but I didn’t want to lug it around the airport during the layover). That sports bag came in handy on the way back, too—because, as everyone knows, you always come back with more than you left with! Each of us also had a backpack as a carry-on.
Before wrapping up this intro and getting into the real details, I’d like to thank everyone who contributed to my discussions and helped me improve our itinerary!
Quick intro for those who don’t know us: Yannick (36), Peggy (36), Hugo (11), and Calista (8).
Here’s the plan: - Joshua Tree NP - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Zion NP (Angel’s Landing) - Bryce Canyon NP (Fairyland Loop trail) - Devils Garden on the HITTR - Capitol Reef NP - Grand Teton NP - Yellowstone NP: Old Faithful - Yellowstone NP: Norris Geyser Basin and Mammoth Hot Springs - Yellowstone NP: Grand Canyon of the Yellowstone - West Thumb and Grand Teton NP - Flaming Gorge - Colorado NM and Fisher Towers - Moab: Arches - Moab: Canyonlands and Corona Arch - Moab: Canyonlands - Moab: rafting and Dead Horse Point SP - Natural Bridges NM and Valley of the Gods - Monument Valley and Horseshoe Bend - Coyote Buttes South - Grand Canyon NP (North Rim) - Grand Canyon NP (North Rim) and Navajo Bridge - Sedona - From Sedona to Tucson - Arizona-Sonora Desert Museum and Saguaro NP - Tombstone
Practical details:
- I’d read that it was better to book flight tickets directly on an airline’s website rather than through a comparison site. So, I spent months searching for reasonably priced tickets for two adults and two kids from Paris to Las Vegas for the outbound trip and from Tucson to Paris for the return. I mostly checked Air France, KLM, and British Airways, but prices were always around 4600 €. Not finding anything, we eventually went through a comparison site: Ebookers. We bought our tickets in mid-December: Paris/Atlanta with Air France, then Atlanta/Los Angeles with Delta for the outbound trip, and Tucson/Atlanta with Delta, then Atlanta/Paris with Air France for the return. Total cost: 4300 €. The layover on the outbound trip made me a little nervous because it was only 2 hours and 15 minutes. A month later, we got an email from Ebookers saying the layover had been reduced to 1 hour and 40 minutes! And a few months after that, it was down to just 1 hour and 30 minutes... So, we called Air France directly (we didn’t go through Ebookers, and it wasn’t a problem), and they put us on different flights. The new layover was 2 hours and 10 minutes—still not a ton of time, but I felt better than with 1 hour and 30 minutes. And anyway, we figured we’d see how it went!
- For the car, we tried several comparison sites, and in the end, AutoEurope won this year: 808 € for a 30-day rental of a Chevrolet Impala through Thrifty. The second driver was free for the entire trip since we picked up the car in California.
- We didn’t rent a GPS or buy one—we just downloaded Sygic on our two phones and bought the US map. I don’t remember the exact amount, but it cost us around 30 €.
- For hotels, I either booked directly on the sites (Xanterra, Grand Canyon Lodge, etc.) or used Hotels.com (to earn nights through their Welcome Rewards program) or Booking.com (when hotels weren’t available on Hotels.com). I always compared the price on Hotels.com with the hotel’s direct rate, but they were usually the same. So, for the same price, I’d rather earn a night with Welcome Rewards! We’d set a budget of 100 € per night on average, and we stuck to it pretty well—the final average came out to 101.20 € when including everything (nights + taxes + any nightly fees + parking fees + bank fees).
- As for luggage, we didn’t want to overpack! So, we left with one medium suitcase for Calista, one for me, one large suitcase for Hugo and Yannick, and a sports bag with Calista’s booster seat (we could’ve taken it on the plane with us, but I didn’t want to lug it around the airport during the layover). That sports bag came in handy on the way back, too—because, as everyone knows, you always come back with more than you left with! Each of us also had a backpack as a carry-on.
Before wrapping up this intro and getting into the real details, I’d like to thank everyone who contributed to my discussions and helped me improve our itinerary!
Quick intro for those who don’t know us: Yannick (36), Peggy (36), Hugo (11), and Calista (8).

West USA 2014 – Là où vous n'aviez pas pensé aller English translation pending
Plus de 60 carnets de voyage sur les USA ont été publiés sur Voyage Forum depuis début 2014. La majorité sont des circuits "standards" dans le sud ouest avec les mêmes photos des mêmes lieux. Encore un ? je me demande s'il faut vraiment que je me remette à écrire ? Oui sans doute car cette année je n'ai vu presque que des lieux dont on a jamais parlé sur VF, et pourtant certains sont des National Parks.Pour ce 8ème et dernier séjour (?) dans le Grand West, j'avais bâti un circuit incluant les 3 parcs nationaux de l'ouest pas encore visités (sur 34 NP) + 3 sites particulièrement méconnus d'autres parcs célèbres + 3 lieux déjà vus dans de mauvaises conditions en 2008 et quelques jolies découvertes ça et là en Californie. Il fallait aussi inclure au programme un Pow Wow, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
Pour suivre :
2 - Channel Island NP – Anacapa http://voyageforum.com/...post=6769354#6769354
3 - Journée de transition non sans surprises http://voyageforum.com/...post=6769377#6769377
4 - Dans la faille de San Andreas ! http://voyageforum.com/...post=6770338#6770338
5 - Le trail des 100 Géants http://voyageforum.com/...post=6771419#6771419
6 - Red Rock Canyon, State Park sans sous du State http://voyageforum.com/...post=6772723#6772723
7 - Pinnacles National Park, une curiosité, mais pas un grand parc http://voyageforum.com/...post=6774622#6774622
8 – Dans les vignes des Seigneurs http://voyageforum.com/...post=6777733#6777733
9 – Vers le nord de la Californie http://voyageforum.com/...post=6777757#6777757
10 - Lassen Volcanic NP http://voyageforum.com/...post=6780421#6780421 et http://voyageforum.com/...post=6781376#6781376
11 – Tunnel et Cascade http://voyageforum.com/...post=6782685#6782685
12 - Réserve paiute et hippie http://voyageforum.com/...post=6783883#6783883
13 - Tahoe, arrêt interdit http://voyageforum.com/...post=6784852#6784852
14 Tahoe Queen Emerald Bay Cruise http://voyageforum.com/...post=6785801#6785801
15 Tufa et bassins bleus http://voyageforum.com/...post=6788882#6788882
16 Bishop Paiute Pow Wow
17 Bishop Paiute Pow Wow suite
Vidéos danses du pow wow
Vidéos danses du pow wow femmes
18 Passage en terre connue
19 En route vers les roches rouges
Toroweap, le grand fossé
Un grand "Cedar Breaks"
Dans la foule du Strip
Ghost Town pour cars de touristes
Chez Batman
Mon classement des 34 parcs
Mon classement de 22 National Monuments
Mon classement des State Parks que je connais
Mon classement des "divers"

La carte des points visités
Jeudi 11 septembre 2014 – réponse à une question de l'an dernier
Prendre l'avion pour les États Unis un 11 septembre, on peu avoir une certaine appréhension. On évite d'y penser et quand le A380 d'AF se pose à l'heure à Los Angeles, ce sont les formalités puis la prise en charge de la voiture qui préoccupent. Formidable, chez Alamo, j'ai le choix : c'est bien la 1ère fois. Une Grande Cherokee – déjà eu en 2012, une Santa Fe – c'était celle de l'an dernier... tient, une Chevrolet Captiva – ç'a l'air pas mal, coffre ok, pas trop haut pour grimper dedans, on prend. 34000 miles au compteur – normal après l'été. Elle en aura 3850 de plus dans 3 semaines 1/2. Boite automatique avec accès aux rapports courts, ce sera utile en montagne.

Notre voiture cette année.
Et en route vers Oxnard, 100 km plus au nord par la Pacific Coast Hwy. Au niveau de Pepperdice University à Malibu, nous retrouvons l'étonnant champ de drapeaux vus au passage l'an dernier à la même époque. Cette fois, nous savons ce que c'est, la télé en a parlé récemment : ici, chaque année depuis 2008 les 2997 drapeaux commémorent les victimes du 11 septembre.

Les drapeaux de Alumni Park sont retirés le 22 septembre.
Étape au Walmart de Oxnard – misère, ils n'ont pas de glacière en polystyrène – puis direction le Best Western proche – très bien.
Vendredi 12 – à la découverte des Channels Islands NP
La préparation de cette journée avait été plus compliquée que pour tout autre parc national, car comme leur nom l'indique, les Channels Islands sont des îles, de plus, loin de la côte, inhabitées. Et personne sur VF pour donner des renseignements utiles. Sur nps.gov, site que chacun devrait consulter avant de poser des questions, on apprend entre autres qu'il y a 5 îles, dotées d'une station de ranger et d'un camping, qu'on peu aller en avion sur une et en bateau aussi vers deux autres. Et surtout, le visitor center est à terre, à Ventura. La desserte en bateau est assurée par Island Parkers Cruises, basés à Ventura et à Oxnard.
Première destination ce vendredi, le Vons de Ventura, un hypermarché beaucoup mieux achalandé que le Walmart de la veille. Puis route vers le Visitor Center au bout de Spinnaker Drive à Ventura Harbor.

Entre le port et la plage, l'entrée du Visitor Center.
Comme aux autres NP, rangers accueillants, vidéo de présentation, carte et maquette des îles du parc, animaux et fossiles, parcourt botanique et aussi un aquarium et un point de vue de haut sur la mer et le port.
Les maquettes nous montrent les 5 îles, Anacapa, la plus proche (mais à près de 20km de la côte), Santa Cruz et Santa Rosa, les plus grandes, San Miguel la plus éloignée et la petite Santa Barbara, beaucoup plus au sud.

La carte selon Google map.
La vidéo d'environ 20 minutes nous explique tout sur la géologie, l'historique, la faune, la flore, les anciens habitants Chumash et la préservation en monument puis en parc national en 1980.

Dans l'aquarium, poissons, moules et étoiles de mer géantes.

Spécimen d'un habitant peu recommandable.

Fossile de mammouth pygmée, espèce qui s'est développé sur les îles.

Le circuit botanique est court, dense et pas très entretenu.

Vu de l'étage, les îles ne sont pas perceptibles à l'horizon.

Entraînement de beach-volley sur la plage.
Mais la visite d'un parc national ne se limite pas à son visitor center ! La question s'était posée 2 mois auparavant : quoi voir et comment ? Le site de Island Parkers Cruise est un peu touffu mais offre un large éventail de solutions au départ de Ventura ou de Oxnard. Tout d'abord, il faut distinguer les bateaux qui accostent et ceux qui suivent la côte.
Accoster pour randonner sur l'une ou l'autre ? Nous ne sommes pas de grands marcheurs et voir la mer du haut des falaises n'est pas forcement l'idéal – longer les rives (d'après les photos du site) permet de voir la faune ailée et marine qui peuple les rochers et de photographier les roches découpées sous différents angles. C'est la solution sans accostage que nous avions retenue, après avoir hésiter pour une sortie plus longue promettant d'approcher les baleines. Le fait que ce soit la dernière sortie baleine de la saison (faible probabilité d'en voir ?) et la durée de navigation (7h) nous avait fait choisir la solution plus sage des 3 heures de la Channel Island Wildlife Cruise, et heureusement !
Le départ est au port de Oxnard. Lors de notre passage à l'agence d'Island Parkers pour échanger nos réservations contre les billets, l'hôtesse nous avertit qu'il y aurait un peu de mer et nous demanda si on voulait vraiment y aller ! On avait bien vu quelques moutons blancs sur l’immensité bleue du Pacifique, pas de quoi nous alarmer.

Le bateau (celui du milieu) où nous nous installons en haut.
La sortie du port est calme, quelques otaries bronzent sur un ponton. Dès le passage de la digue qui protège l'entrée du port, le bateau prend de la vitesse et nous commençons à être secoués à chaque grosse vague, il doit ralentir et à chaque retombée, nous décollons de nos bans – pas question de se promener. Les îles sont à plus d'une heure et ne sont pas visibles au début.

Le spectacle de la côte qui s'éloigne et des oiseaux marins qui nous suivent occupe un moment.
-- A suivre – Anacapa
Chine du Centre (de Xi’an à Pékin) – Septembre 2014 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
“Nous n’avons pas changé les Yuans qui nous restaient. C’est tout dire. Nous comptons bien poursuivre notre découverte de cet immense pays. Bien vite.” Telle était la conclusion de notre première approche de la Chine, en Avril dernier. Nous n’avons pas tardé ! Puisque Septembre est le mois idéal pour visiter Pékin et sa région, c’est décidé, 2014 sera pour nous une année consacrée à la Chine.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Dim 7 Sept – Arrivée du vol China Southern à Xi’an à 10h25 – 3 nuits à Xi’an Lun – Han Yang Ling – Ville intra-muros Mar – Bing Ma Yong – Ville intra-muros – Spectacle au Tang Dynasty Palace Mer – Ville extra-muros – Train de nuit vers Pingyao Jeu – Temple Shuanglin – Ville intra-muros – 4 nuits à Pingyao Ven – Ville intra-muros Sam – Résidence Wangjia – Village et château de Zhangbi – Ville intra-muros Dim – Résidence Qioajia – Qixian Gucheng – Temple Zhenguo – Ville intra-muros Lun – Bus pour Taiyuan – Jinci Temple – Bus pour Wutaishan – 2 nuits à Wutaishan Mar – Temples tibétains (Puhua - Xiantong – Tayuan – Nanshan …) Mer – Bus pour Datong – Ville intra-muros (Monastère Huayan – Mur des 9 dragons) - 2 nuits à Datong Jeu – Bus urbain pour Hunyuan : Xuankong Si (monastère suspendu) – Taxi pour Yingxian : Muta (pagode en bois) – Retour en bus Ven – Bus urbain pour Yungang : Grottes – Retour en bus – Ville intra-muros (temple Shanhua) – Train de nuit vers Pékin Sam – Métro + bus pour Chengde – Palais d’été et parc impérial - 2 nuits à Chengde Dim – Temples lamaïques Lun – Bus pour Pékin – Balade dans les hutongs – Temple des Lamas – Temple de Confucius – 5 nuits à Pékin Mar – Cité Interdite Mer – Rando sur la Grande Muraille : 6km depuis Jinshanling vers Simatai Jeu – Palais d’été – Marché aux puces de Panjiayuan – Canard laqué chez Dadong Ven – Temple du Ciel – Quartier Dashilar – Quartier de Shishahai Sam 27 Sept – Départ (mouvementé – grève AF)
BUDGET : Cours : 10 Yuans (ou RMB) = 1,2 €
Dépenses préalables : Visa : 71 €/p Vols : 860 € l’A/R /p Train de nuit Xi’an/Pingyao : 74 € pour nous 2 Dépenses sur place : Hébergement : 1076 € pour 18 nuits Autres (repas, transports, entrées des sites …) : 1621 € (dont environ 530 € d’entrées de sites !) Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 4633 €
On peut serrer ce budget en réservant des hôtels moins chers. On s’est un peu lâché sur Pingyao et Pékin. Le charme a un prix … Un repas cher aussi chez Dadong à Pékin. Pour le reste, on a été sage. Les sites sont chers … et nombreux.
Beaucoup de paiement cash. Retraits faciles aux ATM.
VISA : N’attendez pas le dernier moment, ça prend du temps pour constituer le dossier … www.otchine.com/Formalites_et_Visa.htm Une fois encore, j’ai réservé (sans frais) sur Booking.com des hôtels pour couvrir tout mon séjour (comme requis) que j’ai annulés dès le visa obtenu. Il est coûteux : 71 €/p.
GUIDES : Lonely Planet (LP) Très léger sur le Shanxi. Vraiment décevant. Guide du Routard (GdR) – Edition 2013-2014 J’ai nettement préféré le GdR au LP. Guide Bleu (GB) Parce que nous avions envie d’approfondir le côté culturel et historique. Pas déçus évidemment. Avec le GB, on sait à quoi s’attendre.
Un guide papier est indispensable pour avoir la transcription en idéogrammes chinois des endroits où l’on souhaite aller. C’est suffisant mais indispensable. D’autant que nous ne pouvons pas compter sur la prononciation des mots transcrits en pinyin … on n’a pas le bon accent !
Pour préparer notre périple, j’ai également énormément utilisé ce site : www.travelchinaguide.com/cityguides/ Extrêmement complet.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Guangzhou/Xi’an et Beijing/Guangzhou/Paris – China Southern/Air France Achetés début juin via Voyages-sncf.com. 860 € l’AR/p Suite à la grève Air France, notre vol retour Canton-Paris a été annulé. En dehors de ses excuses, AF ne nous a été d’aucun secours. C’est à l’aéroport de Pékin, au comptoir China Southern, qu’en 20 minutes, un employé diligent et aimable a réglé notre problème en nous trouvant un vol direct sur Air China. OUF ! Complément du 25/10/2014. Je me dois de rendre justice à AF : nous venons de recevoir un email de leur part nous offrant un avoir de 800 € chacun en compensation des désagréments subis. Parfait !
2 – Transports locaux Pour les novices de la Chine, je vous invite à lire les préliminaires de ce chapitre dans mon précédent carnet : voyageforum.com/...ost=6518729;#6518729 Sur ce périple, absolument aucune difficulté. Nous avons souvent trouvé des employés en gare parlant quelques mots d’anglais. Comme on me l’avait prédit sur VF, ce voyage a été beaucoup plus facile que le précédent au Yunnan. GF = Gare ferroviaire GR = Gare routière
2.1- Le train
Xi’an – Pingyao Nous rejoignons la gare ferroviaire de Xi’an en métro depuis notre hôtel. Train de nuit 2672 – couchettes molles – départ 22h53 – durée 8h20min Billets de train réservés via internet depuis la France le 21/07 avec une demande de livraison des tickets à l’hôtel de Xi’an. www.chinatripadvisor.com/english/ Extrêmement simple et efficace avec quelques échanges de mails de validation. J’ai notamment envoyé la réservation Booking.com en chinois pour qu’il n’y ait aucune ambigüité. A notre arrivée à l’hôtel Citadines de Xi’an, nos billets nous attendaient. Un excellent service mais qui a un coût : les 2 billets coûtent 410 Y facturés 74 € soit 50% de plus que le coût net des billets … Au départ du train, le contrôleur échange notre billet contre une contremarque. Quelques minutes avant l’arrivée, il vient nous réveiller et nous rend nos billets (qu’il faudra rendre pour sortir de la gare). A Pingyao, nous rejoindrons l’hôtel à pied (merci GoogleMaps).
Datong - Pékin Je demande à l’hôtel de Pingyao de réserver 2 couchettes, 10 jours avant. Surprise ! Tout est plein. Pas le choix, contraints de réserver 2 sièges. Le service payé à l’hôtel est quasiment aussi cher que le prix de la place : 53 Y la place, 30 Y le service ! LOL ! Voyage inconfortable et fatigant mais belle expérience. Impossible de dormir : les lumières restent allumées dans le wagon, les gens sont bruyants, les sièges étroits et raides, le contrôleur hurle les gares d’arrivée. Qu’importe ! Nous voici à Pékin à 4h30 du matin. Le métro ouvre ses portes à 5h …
Des renseignements très précieux ici : www.seat61.com/China.htm Je suis une fan inconditionnelle de ce site absolument remarquable !
2.2 - Le bus longue distance (coach) Je n’ai réservé qu’un seul bus, celui de Wutaishan à Datong, la veille pour le lendemain matin, réservé directement à la GR. Pour les autres, les bus étaient suffisamment nombreux pour que la résa ne soit pas nécessaire. Aucune galère. Nous n’avons jamais dû attendre. Bon à savoir : sur le billet, le n° imprimé à côté du prix est la plaque d’immatriculation du bus.
2.3 - Les bus urbains Prix dérisoire : 1 Y le trajet, on glisse le billet dans une boite transparente à côté du chauffeur. Attention, il faut l’appoint. En fait, il suffit d’oser et ne surtout pas croire que c’est infaisable ! Aux arrêts, tous les parcours de bus sont décrits. Les numéros des bus sont en chiffres arabes, les stations en chinois vertical. En rouge, la station où l’on est, une flèche indique le sens du bus. Ensuite, il faut observer. Parfois, on y arrive tout seul, on repère les caractères de la gare (à force, celui-là on le connait !) ou du temple … Et puis, sinon, il suffit de demander. Et pourquoi pas directement au chauffeur du bus ? A Datong, nous voulions retourner à la gare ferroviaire. Fin de journée, personne à l’arrêt pour nous renseigner. Le bus 27 arrive. On grimpe, je montre mon idéogramme au chauffeur. Elle m’explique longuement … en Chinois. On croit comprendre qu’il y a une correspondance. Devant mes yeux ronds, elle nous fait signe de nous asseoir. Et 15 minutes plus tard, nous refait signe de descendre, descend avec nous ( !) et, à l’arrêt, nous montre le numéro du bus à prendre et la station où descendre. Il n’y a plus qu’à attendre le bus 15 et ensuite à compter les stations. Les gens sont serviables, gentils et généralement plutôt contents de nous voir prendre les bus urbains. N’hésitez pas, après c’est un vrai bonheur ! Et quasi gratuit ! Quelle importance de se tromper à ce prix-là ?! Et puis, quel plaisir de traverser les villes en bus ! Nous les avons énormément utilisés à Datong, d’autant que nous en avions pleins devant notre hôtel, à côté de la gare ferroviaire.
2.4 – Les taxis Coût assez faible. Avec ou sans compteur. Jamais de grosse arnaque.
2.5 – Le métro 2Y le trajet. A Xi’an, peu de lignes encore. A Pékin, par contre, il va partout, y compris à l’aéroport (surtaxe pour l’aéroport : ticket à 25 Y qu’il faut acheter à Donzhimen ou à Sanyuanqiao. Ca se fait tout seul). A Pékin, nous avons acheté un pass qui permet de ne pas avoir à acheter son ticket à chaque fois mais ne donne aucune réduction. C’est juste pratique. www.travelchinaguide.com/...ation/smart-c... Imprimez un plan couleur depuis la France, les stations de métro ne vous remettront qu’une impression A4 en noir et blanc. Il s’est beaucoup développé pour les JO de 2008 et les plans ne sont pas tous à jour. Celui de notre GdR (pourtant version 2013-2014) ne l’était pas. Contrairement à Paris, le guichet ne vous vendra pas de ticket, il vous fera de la monnaie pour vous permettre ensuite d’utiliser les automates (anglais disponible). Il n’y a que la 1ère fois qui coûte. Après … c’est de la rigolade ! On peut même y recharger son pass. Les stations de métro à Pékin ne se repèrent pas aussi facilement qu’à Paris (sans chauvinisme aucun, leur métro est sacrément plus beau que notre vieux réseau). Mais pas de gros M orange pour nous faire signe. Ici, ce sont des panneaux bleus avec un sigle B entouré d’un G, à la même hauteur que tous les autres. Donc, il faut être vraiment attentif. Une illustration ici : www.travelchinaguide.com/...portation/sub...
2.6 – Les voitures privées Utilisées pour nos 2 excursions autour de Pingyao : - la résidence Wang et Zhanbi Castle – 300 Y - la résidence Qiaojia – Qixian Gucheng – Zhenguo Si – 250 Y On n’a pas eu à chercher. On s’est fait démarcher un matin dans la vieille ville. Sans précision sur la durée. Aucune embrouille. Chauffeur plaisant et souriant. Egalement : - le temple Shuanglin – 60 Y + 10 pour le parking (!) C’était un taxi que nous avons trouvé aux portes de la vieille ville.
Concrètement, pour notre itinéraire : Je ne cite que les grands déplacements … o-o Aéroport de Xi’an – Bell tower Airport Shuttle – Line 1 On prend les tickets dans le hall d’arrivée. 26 Y – 40 min o-o Xi’an – Pingyao Train 2672 - couchettes molles – 205 Y – départ à 22h53 – arrivée à 7h13 – durée 8h20 o-o Pingyao – Taiyuan 26 Y – départ à 8h40 – 1h30 jusqu’à un arrêt (sur notre demande) de bus urbain (301) pour Jinci Temple o-o Taiyuan – Wutaishan A la GR de l’Est de Taiyuan 73 Y – départ à 15h20 – 3h30 o-o Wutaishan – Datong (réservé la veille) 75 Y – départ à 7h30 – 4 par jour seulement – 3h30 o-o Datong – Hunyuan (monastère suspendu) A la GR principale 35 Y – départ à 9h – 2h + voiture gratuite jusqu’au monastère o-o Hunyuan – Yingxian (pagode en bois) Taxi : 60 Y / personne – 45 min o-o Yingxian (pagode en bois) - Datong Je décris plus bas comment trouver la GR de Yingxian depuis la pagode (20 min à pied) 30 Y – départ à 15h10 – 1h20 Arrivée à la GR du Sud de Datong – Bus urbain 30 pour rejoindre la GF o-o Datong – Pékin Train K1112 – sièges (dur ou mou ? je ne sais pas) – 53 Y – départ à 22h08 – arrivée à 4h37 – durée 6h30 Réservation à Pingyao trop tardive … plus de couchette. o-o Pékin – Chengde A la GR de Sihui 85 Y – départ à 7h10 – 3h30 Arrivée à la GR du Sud de Chengde – Taxi pour rejoindre le centre ville (22y) o-o Chengde – Pékin A la GR principale de Chengde (le bus passera et s’arrêtera à la GR du Sud) 85 Y – départ à 7h30 – 3h30 Arrivée à Liuliqiao – métro à côté
HEBERGEMENTS : Ils sont quasiment tous dans le GdR.
Xi’an Citadines Central Xi’an www.citadines.com/...na/xian/central.html 3 nuits réservées sur Booking.com - 390 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Petit dej buffet à 38 Y – 1 petit dej / nuit inclus dans le prix. Il faut payer le second. L’hôtel n’a aucun charme particulier, la chambre est propre, très spacieuse (c’est un petit studio) et vraiment confortable mais un peu vétuste. L’intérêt, c’est son emplacement : à quelques pas de la Tour du Tambour.
Pingyao Yide Hotel www.yide-hotel.com/zhonghe0.htm Cité dans le GdR 4 nuits réservées sur Booking.com – 595 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Petit dej non inclus – A la carte – Un peu cher. Beaucoup de charme. Dans une jolie siheyuan (maison traditionnelle), chambre spacieuse et confortable. Très bon accueil, dans un bon anglais.
Wutaishan You Hao Hotel Je ne sais pas le situer 280 Y / nuit – Cash - Petit dej inclus ou pas ? Je ne sais pas, de toute façon, pas envie … Chambre spacieuse mais froide, dans tous les sens du terme. La chambre n’a pas été faite entre nos 2 nuits … Pas bien grave pour le lit, mais on aurait apprécié des serviettes sèches. Bref … je ne vais pas faire ma chochotte, mais quand même … Un seul avantage : à quelques dizaines de mètres de la gare routière.
Datong Hong Qi Hotel 11, Zhangqian Jie (GdR) 240 Y / nuit – Cash – Petit dej buffet inclus Notre vrai gros coup de cœur !! Et pourtant, grand hôtel classique, sans grand charme mais qui présente de nombreux avantages. Grande chambre, confortable et propre. Petit dej très sympa (chinois). Bien situé, à 2 pas de la GF et d’un terminus de bus. Nombreux bus urbains. Restaurant voisin (Tonghe Restaurant), coup de cœur du LP, à très juste titre ! Le manque de charme, ou d’âme plus justement, est compensé par tous ces avantages de situation.
Chengde Mountain Villa Hotel 11, Lizhengmen (GdR) 300 Y / nuit – Cash - Petit déj buffet non inclus (30Y), pas très agréable. Face au Summer Palace. Confort classique d’un grand hôtel. Pratique : beaucoup de bus urbains à proximité qui nous ont servi pour aller aux temples.
Pékin Courtyard 7 www.courtyard7.com/ Cité dans le GdR 5 nuits réservées sur Booking.com – 643 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Hôtel de charme très bien situé dans le cœur historique de Pékin, dans un hutong calme, perpendiculaire à la très touristique NanLuoGuXiang. Excellent accueil dans un anglais parfait. Petit déjeuner buffet superbe inclus. J’en salive encore !! On gagne le repas du midi avec de tel petit dej. Vu les tarifs, nous avions choisi une chambre standard. Elle était un peu petite … Nous nous sommes adaptés en glissant nos sacs à dos sous le joli lit à baldaquin. Sdb petite mais très agréable et très fonctionnelle.
REPAS : Je donne quelques adresses qu’on a aimées dans le corps du paragraphe suivant. Les plats de légumes tournent entre 10 et 40 Y. Nous avons souvent mangé dans de petits restaurants simples, sans prétention. Les portions sont toujours très conséquentes et nous n’avons jamais été déçus. On a souvent eu droit à des menus, pas forcément en anglais, mais avec photos. Ca aide. On nous aussi assez souvent servi d’office de l’eau chaude. Nature. Pas très amateurs et surtout pas habitués, nous demandions à y rajouter du thé. Un seul écart dans nos restau : le très chic Dadong à Pékin, pour goûter un canard laqué. Un beau et bon moment. Je détaille plus bas. Une seule erreur (mais de taille) : un petit fast food chinois à l’intérieur du Palais d’Eté de Pékin. Absolument infect ! On a bien regretté notre choix quand on a vu le petit restau hyper sympa qui se trouve sur la petite île dans Suzhou Street (toujours dans le Palais d’Eté). Dommage.
L’ITINERAIRE : Voilà bien longtemps que nous n’avions pas pu partir 3 semaines. Mais pas question de changer nos habitudes : nous en profitons pour faire un beau périple et, surtout, pour prendre notre temps. C’est clair qu’on aurait pu en faire plus. Nous avons préféré approfondir et profiter de chacune de nos étapes. Une critique toutefois sur notre programme. S’il permet de découvrir l’Histoire de la Chine à travers ses temples, ses palais, ses belles résidences anciennes, ces quartiers pittoresques, il manque peut-être un peu de variété, de Nature. Instructif, enrichissant, aucun doute mais peut-être un peu répétitif. On s’en est rendu compte à nos photos. Il y a redite …
Xi’an - La tombe du 1er empereur Qin, Bing Ma Yong Tout le monde vient à Xi’an pour ça. Donc … du monde mais rien qui ne soit gérable et nous avons pu approcher de chacune des fosses sans difficulté. Accès facile en métro (station Wulukou) + 500m de marche jusqu’à la GF + bus 5 sur le parvis (7 Y) Des infos ici : www.travelchinaguide.com/...rtation/tour-... Une fois arrivé, on a pris la navette (5 Y) pour économiser nos forces et atteindre l’entrée. Pas de navette au retour pour nous obliger, comme de juste, à traverser toute la partie boutiques … Ne ratez pas le hall des chariots de bronze avant de voir les fosses. C’est superbe ! C’est incontournable. Mais je ne suis pas sûre de ne pas avoir préféré Han Yang Ling … - La tombe de l’empereur Han Yang Ling Beaucoup moins touristique. Quasiment personne. C’est moins grandiose que Bing Ma Yong mais plus émouvant, plus humain peut-être. Accès facile en métro (station Shi Tu Shu Gan – sortie D) + bus urbain 4 (arrêt de bus juste à la sortie du métro) jusqu’au terminus. - Les remparts qu’on a ratés car il pleuvait. On le regrette encore aujourd’hui ! Ils sont ici plus impressionnants que ceux de Pingyao. On avait prévu d’en faire le tour en tandem … Ce sera pour une autre fois ! - Le musée du Shaanxi gratuit sur présentation du passeport, trop rare pour s’en priver ! En fait, il est intéressant car il est plutôt petit et quelques guerriers y sont présentés qu’on peut voir de près. En 1 heure, on a fait le tour. - Les pagodes de l’Oie Sauvage (petite et grande). La petite est plus mignonne. - La forêt des stèles Un peu aride car difficile d’apprécier les textes … C’est le site qui peut sauter si besoin. D’autant qu’il est assez cher (75 Y). - Intra-muros : les tours du Tambour, de la Cloche, le quartier Hui, la grande mosquée Tout est dans le même coin. Le quartier Hui est très animé avec une ambiance toute différente en soirée.
Et pour manger ? On a bien aimé DeFaChang (au rez-de-chaussée, à l’��tage c’est plus chicos). Il est situé au-dessus d’Häagen-Dazs, sur la place devant la Tour des Tambours. Grande cantine populaire, du choix, pas cher. Dans le quartier Hui, nous avons testé le fameux paomo, une fois au bœuf (25 Y), une autre fois à l’agneau (30 Y). C’est bon sans plus car, oserai-je dire, un peu … étouffe-chrétien.
Spectacle au Tang Dynasty Palace On se décide au dernier moment. On y va sans même avoir réservé. On verra bien. On pensait trouver un petit spectacle genre kermesse d’école de fin d’année … Euh, non, c’est plus proche de nos cabarets parisiens. On a eu de la chance, il restait des places : 220 Y sans le repas. Une boisson offerte. Philippe opte pour un martini blanc, moi pour le champagne. Si vous aimez le champagne, choisissez le martini ! Le spectacle présente plusieurs tableaux. Danses, orchestre, chant … une très belle troupe d’environ 50 personnes, beaux décors, beaux costumes et un petit commentaire en Anglais pour nous guider. Une bien belle soirée !
3 jours suffisent en consacrant 2 matinées pour les 2 tombeaux. Tout est facilement accessible avec le métro et un peu de marche …
Pingyao Pour moi, ce fut le clou du voyage. J’ai adoré cette jolie ville traditionnelle aux rues pavées, aux magnifiques remparts, aux toits retroussés de tuiles grises, aux nombreuses résidences restaurées, à l’ambiance touristique sans être dénaturée, aux petits restau sympas et chaleureux … J’y aurais volontiers passé 1 j de plus rien que pour le plaisir de flâner encore dans les rues. Billet unique pour tous les sites de la vieille ville : 120 Y, valable 3 jours. Ca les vaut largement. Ne croyez pas qu’après avoir vu 1 ou 2 résidences, vous les aurez toutes vues … Chacune a son charme, son originalité. Une de nos préférées fut la dernière qu’on a visités (comme quoi !) : Xie Tong Qing Draft Bank. Les environs de Pingyao recèlent également des trésors. Nous avons été très impressionnés par Wangjia Dayuan et Qiaojia Dayuan. Les 2 valent l’excursion. Très différentes. Que nous avons fait en louant les services d’un chauffeur souriant. Pas d’embrouille. Par contre, nous n’avons pas trouvé beaucoup d’intérêt au Temple ShuangLin.
A Datong, nous avons rencontré un touriste suisse qui avait la chance de voyager pendant 8 semaines en Chine. Il n’avait prévu Pingyao que comme un A/R depuis Taiyuan. Il n’y passait même pas une nuit ! Je pense que c’est vraiment dommage. Pour ma part, je ne regrette pas d’y avoir consacré 4 nuits.
Jinci Temple Nous le visitons lors de notre transfert de Pingyao à Taiyuan. Le bus de Pingyao nous déposera à un arrêt de bus urbain. Bus urbain 301 qui après 45 min de tournicoti, nous déposera enfin sur le parking du temple. Assaillis aussitôt par des chauffeurs qui nous vendent leur prestation. On comprend qu’ils proposent soit un grand tour en forêt (ben non) ou simplement un transport jusqu’à l’entrée de la pagode (ben oui). Comme on ne voit décidément pas où se trouve ce temple, on se laisse emmener pour 10 Y. Bon, au final, ce n’était pas bien loin mais, avec nos sacs à dos, ce n’est pas plus mal comme ça. Le temple (68 Y) ne dispose pas de consigne. Zut. Donc, on visite façon escargot, avec notre maison sur le dos. Le temple est tellement joli qu’on finit par ne plus les sentir ! Effet divin … Retour à Taiyuan en taxi (80 Y) jusqu’à la GR longue distance. C’est long, on découvre Taiyuan toute en longueur et en hauteur ! Pas laide du tout d’ailleurs. Après Pingyao, ça nous change. Une fois arrivés, on comprend qu’on n’est pas à la bonne gare pour aller à Wutaïshan. Evidemment, on trouve une employée super sympa qui nous écrit sur un papier kraft le nom de la bonne gare (GR de l’Est) et le n° du bus urbain qu’on doit prendre pour nous y rendre. Le bus 619 n’arrive pas … L’heure tourne. On finit par sauter dans un taxi qui nous y emmène pour 40 Y. Encore une belle petite trotte ! Qu’elle est grande cette ville ! On arrive à la bonne gare à 14h50. On reconnait les idéogrammes de notre destination. Oui, nous aurons des places dans le prochain bus qui part à 15h20 ! Ouf ! C’était quand même un peu tendu tout ça ! Mais pour en revenir au Jinci Temple, ce fut un des mes préférés !
Wutaishan Cette étape démarre mal. Nous arrivons en bus, en début de soirée, nuit noire. Le bus se gare, non pas à la gare routière comme nous l’attendions, mais devant un hôtel où tous les pèlerins prennent leur chambre sans discuter. Je vais voir la chambre. Pas chère, c’est sûr. Mais trop déprimante ! Non, pas envie de passer 2 nuits ici. Et puis, on se sent un peu pris en otage, sensation désagréable. On dégage. Mais du coup … où chercher ?... Il fait nuit, il fait froid, on ne sait pas où on est, pas au centre-ville, c’est sûr. Pas de taxi, rien pour nous emmener ailleurs. Un peu plus haut, on trouve finalement un autre hôtel qui nous conviendra mieux (à défaut de nous plaire). Pas trop le choix de toute façon. Mais au moins, c’est notre choix. J’ai horreur qu’on décide pour moi et on ne me changera pas à mon âge. Le lendemain, il fait jour (eh oui !). Enfin, on se repère. On est à quelques pas de la gare routière. Ca, finalement, c’est plutôt pratique. De centre-ville, pas vraiment. De ville, pas vraiment non plus d’ailleurs. Les maisons sont toutes les mêmes. Ici, les toits en tôle (bleu pour certains) ont remplacé les jolies toitures retroussées en tuiles grises et rondes. Tout est sur le même modèle, maisons, boutiques, restaurants … Façade peinte en gris, enseigne en jaune sur un panneau de tôle marron. Aucune âme, aucun charme. C’est triste à mourir. En plus, il pleut, il fait froid … On voulait prendre notre petit déjeuner “en ville” avant de démarrer nos visites de temple. On ne trouve rien. Absolument rien. Coup de blues ! Les repas ne permettront pas non plus d’apporter cette petite note de chaleur, de bien-être, de réconfort qui nous manque et qui peut parfois suffire à retourner une situation, une impression. On a le sentiment que tous les restau servent la même chose, dans un cadre identique, diablement froid. La nourriture est quelconque et la note affreusement salée (2 fois plus chère qu’ailleurs). Les temples ne nous transportent pas non plus … Pourtant, nous en attendions beaucoup. Le droit d’entrée (billet global) est de 168 Y + 50 Y pour une navette sensée desservir tous les temples (rappelons que le prix d’un trajet en bus urbain, c’est 1 Y …). Malgré le billet groupé, certains temples réclament encore un petit droit d’entrée (certes dérisoire, 5 ou 10 Y, mais quand même … ça soûle). Coup de blues !... En milieu d’apm, encore plein de courage (surtout Philippe !), nous décidons d’aller visiter un dernier temple, le Nansha, un peu à l’écart. Nous attendons la navette 4. Puisqu’on a payé, profitons-en. Nous l’attendrons près d’1 heure … Au final, nous abandonnerons et rejoindrons ce temple à pied (finalement, ça se fait, et ça, c’est plutôt un chouette souvenir). Bref, vous avez compris, on n’a pas beaucoup aimé cette étape. Trop chère. Trop triste. J’ai bien conscience que le temps (une pluie incessante toute la journée) n’a pas aidé mais il n’y a pas que ça. Si c’était à refaire, je garderai ces 2 précieux jours pour autre chose. C’est un avis bien personnel, je sais que d’autres ont beaucoup aimé, raison pour laquelle d’ailleurs nous avions inclus cette étape dans notre programme. Avec une arrivée de jour et une météo un peu plus clémente, je suis sûre que nous aurions ressenti les choses différemment. Maintenant, ce qui reste totalement factuel, c’est que c’est une étape qui coûte cher. La route vers Datong est magnifique. Nous traversons de très belles montagnes, cultures en terrasse et superbes petits villages où on retrouve la si belle architecture traditionnelle qui nous a manqué à Wutaishan. On revit !
Datong Initialement, j’avais pensé pouvoir visiter le monastère suspendu en arrivant de Wutaïshan. En effet, il y a (parait-il) un bus matinal qui fait le trajet Wutaïshan-Hunyuan. Quelle erreur c’aurait été ! Car autant il est possible de visiter Jinci Temple avec les sacs à dos, autant c’est impensable pour le monastère suspendu. Nous avons finalement visité le monastère suspendu et la pagode en bois depuis Datong. Sans les sacs. Et c’était bien mieux ainsi. Une de nos journées préférées ! - Monastère suspendu : Accès facile : bus urbain 15 jusqu’à la GR principale puis bus pour Hunyuan (35 Y). A l’arrivée des voitures emmènent les touristes gratuitement jusqu’au monastère. Le monastère nous a subjugués. D’autant qu’il faisait beau ! Enfin, un ciel bleu !! N’hésitez pas à y grimper, même si vous êtes sujet au vertige (je le suis). Ca se fait. Beaucoup de monde. Ca double assez peu car il n’y a pas la place et ça pousse moins qu’ailleurs. Taxi (60 Y par personne) pour aller ensuite jusqu'à la pagode, à Yingxian. Pagode vieille de 1000 ans ! Respect Madame. Certes, vos épaules sont un peu voutées mais, quand même, quel port de tête ! J’ai été extrêmement impressionnée par cette prouesse architecturale, tout en finesse, tout en technique aussi (pas un seul clou), tout en pureté ! Grandiose. Retour à Datong en bus. Pour vous rendre à la gare routière de Yingxian : en sortant de la pagode, face à vous, rue piétonne jusqu’au bout, puis à droite sur un bon gros km. La gare est sur le même trottoir, un grand bâtiment gris, moderne, formé par 2 quarts de cercle. Une vingtaine de minutes à pied pour s’y rendre. 30 Y le billet. On arrive à la gare du Sud de Datong, le bus urbain 30 nous ramène à la GF, à 2 pas de notre hôtel (que je recommande chaudement).
- Grottes de Yungang Bus urbain 4 jusqu’au terminus, puis bus urbain 3. Beaucoup de décorum pour ce site qui attire une grande foule. Pour autant, aucune queue aux caisses ! Inutile d’utiliser les navettes du site. On traverse un temple moderne, un pont, une allée d’obélisques (c’est un poil pompeux tout ça …) et on arrive à la grotte n°1. Les plus belles grottes sont celles protégées par un portail en bois (n° 5-6-7 et 8) et puis, la très symbolique n°20. Gardez les 5 à 8 pour la fin au risque de ne pas apprécier les autres, beaucoup plus simples. Une bonne matinée suffit à la visite. Retour sur le parking, là où nous a laissés le bus en arrivant. On le rate de peu. Un autre bus, à impériale, attend. On l’inspecte et on reconnait l’idéogramme de la gare ferroviaire ! DA TONG ZHAN ! On grimpe, on vérifie quand même auprès du chauffeur, c’est bon ! Le retour sera direct. Toujours pour 1 tout petit yuan !
- Mur des 9 Dragons Oh, qu’il est beau !
Datong est en pleine reconstruction. Ils rasent le vieux pour faire du “simili” vieux. La muraille est totalement restaurée. Du coup, de jolis quartiers, plein de charme, mais sans âme, car tout neufs et pour l’instant encore bien vides. Le meilleur exemple est la superbe place, proche du monastère Huayan, qui ne demande plus qu’à s’animer. Un très très beau décor mais où il manque les acteurs.
Et pour manger : Notre gros coup de cœur du voyage : Tonghe Restaurant, voisin de notre hôtel, donc à gauche de la GF (en regardant la gare). On dirait un hall d’hôtel. Ce n’est pas hyper chaleureux, trop grand, trop haut de plafond. L’accueil est assez froid. Par contre, on y mange divinement. Superbe carte avec photos et prix incroyablement bas. On y a pris 3 repas, avec délectation !
Chengde Pour arriver à Chengde, nous avons enchaîné un bus juste après notre train de nuit Datong-Pékin. C’est fatigant (d’autant que nous n’avions pas fermé l’œil puisque nous n’étions pas en couchette …) mais quel gain de temps ! Ca peut paraitre un peu fou sur le papier mais, c’est assez facile puisque nous arrivions très très tôt à Pékin. Le métro se trouve sur la parvis de la gare, nous attendons son ouverture et on le prend jusqu’à Sihui. La gare routière de Sihui est à côté. Premier bus pour Chengde. Nous avions également prévu de nous arrêter en route pour aller voir la muraille à Jinshanling. Nous le demandons au chauffeur, qui sagement s’arrête. Finalement, nous déclinons car le temps est pourri, on ne voit pas à 10 mètres. Aucun intérêt. Mais au final, ce raté va bien nous servir ! On arrive à la gare routière du Sud. Taxi pour monter en centre ville. Compteur : 22 Y. A midi, nous étions installés, douchés, prêts à partir à la découverte de Chengde. - Palais d’été et parcs impérial 120 Y - L’après-midi suffit. C’est beau, c’est sympa … mais rien de bien différent de tout ce qu’on a vu jusqu’à présent. On se fait néanmoins une belle et longue balade dans le grand parc. Mais ça ne vaut pas 120 Y … - Temples lamaïques Nous y consacrons toute la journée du lendemain. On commence par le temple de l’Ecole du Potala. Nous serons frustrés, et c’est paradoxal, à la fois par le manque d’entretien et par tous les échafaudages qui défigurent le temple. D’autant qu’on ne voit aucun ouvrier et que pour certains, bien rouillés et bien poussiéreux, on se demande depuis combien de temps ils sont là et combien de temps encore ils vont rester … Donc, on grognonne et la magie n’opère pas !! Il faut dire aussi que l’architecture tibétaine est assez austère. 2 heures de visite quand même. Sous la pluie (ah, ben oui !) et en grognonnant. Une voiturette électrique nous conduit gratuitement vers le temple du Bonheur et de la Longévité (billet couplé). Ici aucun échafaudage et bien plus propre. Voilà qui nous ragaillardit. On ne grognonne plus ! Nous irons encore voir celui de la Paix Universelle avec sa statue colossale tout en bois et nous finirons par le très joli temple Pule, circulaire. Au final, on est ravi de notre journée qui partait pourtant plutôt mal.
Nous rentrons sur Pékin en bus. Le bus urbain 28 peut nous conduire jusqu’à la gare principale. Mais à cette heure matinale, ils sont bondés et avec nos sacs à dos … pas très cool pour ceux qui travaillent. Bref, on prend un taxi : 10 Y.
Pékin Où allons-nous arriver à Pékin ?... Si c’est à Sihui, c’est bon, on va reconnaître et on saura vite trouver le métro, mais sinon ?… Bien sûr, nous arrivons ailleurs : Liuliqiao. Bon … On demande, et, comme souvent, on se fait chaperonner jusqu’au métro tout proche, cette fois-ci par 2 jeunes tout heureux de nous aider. Nous avons consacré 4,5 jours à Pékin. C’est forcément court. Nous n’avons vu que les points phares. - La Grande Muraille Au 85 de la NanLuoGuXiang, nous trouvons une petite agence/auberge qui propose une excursion à la journée vers la Muraille. Exactement ce qu’on cherchait ! 2 heures de bus jusque JinShanLing, on monte sur la muraille, on la suit sur 6 km, on redescend à la tour 22, un peu avant Simatai. Le bus nous reprend ici. Rando facile de 3 heures sur la muraille. Pour nous tout seuls ! Soit quand même un groupe de 37 voyageurs individuels mais qui s’éparpille bien vite, personne n’ayant envie de rester en groupe. On a la muraille pour soi tout seul. Pas de haut-parleur. Pas de drapeau de ralliement qui s’agite frénétiquement. Juste le silence et la muraille qui serpente dans la montagne à perte de vue. Par chance, ce jour-là, il faisait très beau. Aucune brume. C’est lourd, ça prend la journée complète pour seulement 3 heures sur la muraille. Mais que ça vaut le coup !! Une guide nous encadre et nous donne, dans un excellent anglais, toutes les indications pour savoir où descendre et où retrouver le bus. 3 heures, c’est large, il n’y aura aucun retardataire. 280 Y tout compris (transport + entrée). Repas à notre charge. Quel cadre pour un pique nique ! Sachant que le bus pour Chengde est à 85 Y (donc 170 A/R) et l’entrée à 65 … c’est vite vu. Je recommande chaudement cette excursion qui vous permet de vivre la muraille. - La Cité Interdite Ceux qui connaissent la foule de Disneyland Paris, c’est … au moins autant ! C’est le seul lieu (de notre voyage) où vraiment, il y avait du monde. Enormément de groupes de Chinois, avec le bob assorti au drapeau du guide qui faisait hurler son haut-parleur … Ca, c’est le mauvais côté. Maintenant, c’est incontournable, c’est inratable et c’est fabuleux !! Nous avons passé 6 heures dans cet immense lieu, en le visitant sans courir, en prenant le temps de nous poser dans un coin à chaque endroit un peu stratégique pour lire le GB (dans de tels cas, c’est le guide maître !), en nous imprégnant, toujours un peu à l’écart de la foule. Oui, oui, on y arrive très bien. Les Chinois s’entassent devant les portes de chaque palais pour y apercevoir et photographier le trône. Mais ce n’est finalement pas le plus important, en tout cas, ce n’est pas ce qui reste. L’architecture est merveilleuse et a suffi à nous réjouir. Nous avons manqué quelques trônes ? Quelle importance ?... Si vous avez le temps, ne prévoyez pas une autre grande visite le même jour. Ce serait dommage. La Cité Interdite mérite bien sa journée à elle. - Le temple du Ciel Dans les parcs, aux alentours de ce magnifique temple circulaire, toute la Chine séculaire se retrouve et pratique toute sorte d’activités physiques douces. J’aurais pu rester des heures à admirer ces Chinois, assez âgés pour la plupart, jouer, danser, chanter, s’entraîner. Toujours en douceur, avec esthétisme, délicatesse. Aucune activité violente. Un très bon moment, dans un cadre magnifique, avec en toile de fond le temple du ciel et un calme qu’on n’imagine pas trouver à Pékin. - Le palais d’été Immense parc avec ses palais, ses longs couloirs, ses halls, ses pavillons … Ne ratez pas Suzhou Street où l’empereur se donnait l’impression de “sortir” Voilà les 4 sites phares qui ont occupé nos 4 journées. Chacune complétée par la découverte d’un quartier : les hutons de NanLuoGuXiang, le quartier Dashilar, les lacs de Shishahai, le marché aux puces de Panjianyuan … Nous aurions aimé en faire plus …
Et pour manger : Une petite folie. Nous voulions absolument goûter du canard laqué. Alors tant qu’à faire, autant choisir une belle et bonne adresse. Dadong – 5th Floor, Jinbao Palace, 88 Jinbao Street, Dongcheng District Le restaurant occupe TOUT le 4ème étage (donc 5th Floor) de l’immeuble. On tombe sur la réception dès que les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Et c’est très très chic. On se sent un peu patauds avec nos T-shirts et nos chaussures de marche mais on est néanmoins accueillis avec le sourire. Pas de réservation, mais il est tôt : 17h30 (le restau semble déjà bien rempli !). On nous trouve une place (enfin 2), sur une grande table qui visiblement accueille les sans résa. Un peu à l’écart, on ne profite pas au mieux du restaurant mais ça reste extrêmement joli et très classe. Nous commanderons juste un canard laqué (1 complet pour nous 2), l’assortiment qui va avec (sauce aux prunes, émincé de radis, carottes, oignons, ciboule …) et du thé. Le canard est à 268 Y la pièce (donc pour nous 2), les sauces sont à 12 Y/p et le thé à 58 Y/p (le seul truc hors de prix finalement !). On s’en tire donc pour un peu plus de 400 Y pour nous 2, qu’on paie en CB. Franchement, ça les vaut !! Sauf le thé … Le canard est découpé devant nous avec beaucoup d’élégance et de savoir-faire. Et on nous a montré, gentiment, sans chichi, comment préparer nos crêpes (resservies à volonté semble-t-il) pour le déguster. C’est super bon. Ne pensez pas qu’un canard pour 2, ce soit trop, non, car la découpe entraîne beaucoup de pertes (en tous cas pour le client). En quelques minutes, la grande table se remplit avec 5 autres couples. Et nous ferons petits joueurs face à eux. Car, tous, vont commander plusieurs plats EN PLUS du canard laqué ! Jusqu’à 5 plats !! Des petites boîtes hermétiques sont à disposition pour emporter tout ce qui n’est pas consommé. Forcément …
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : Xi’an, Pingyao, Datong et Pékin me paraissent incontournables. Après chacun aura sa sensibilité face à ces villes mais elles sont immanquables. Chengde est intéressante si on a du temps. Enfin, sans trop hésiter, je remplacerai l’étape de Wutaïshan par 2j de plus à Pékin pour découvrir des quartiers moins touristiques (et du coup, apporter peut-être un peu de variété au voyage). Ou bien 1j de plus à Pingyao, juste pour le plaisir de flâner, et 1j de plus à Pékin.
DIVERS : L’accueil : beaucoup de gentillesse, d’égards, d’aide. Un monsieur nous accompagne jusqu’à l’arrêt du bus que nous cherchions, un couple détourne sa promenade pour nous montrer le Mur des 9 Dragons, une jeune-fille nous accompagne à travers toute la ville nouvelle de Pingyao pour nous permettre de réparer notre APN, un chauffeur de bus descend de son bus pour nous indiquer quelle correspondance prendre, … on ne compte plus ce genre d’attentions. Bien sûr, ils crachent beaucoup, ils braillent, ils bousculent, ils doublent, ils mangent disons … autrement. Ca peut être déroutant, voire parfois, choquant. Leurs normes ne sont pas les nôtres, voilà tout. Nous avons pris le parti de nous en amuser et de ne surtout pas juger. Quand un bus de Chinois(es) veut faire pipi et que vous y êtes déjà … que se passe-t-il ? Une véritable foire d’empoigne pour SORTIR des wc (à la Cité Interdite). Une pure folie ! Le regard abasourdi de Philippe et sa bouche bée quand il m’a vue enfin émerger de cette cohue me font encore mourir de rire aujourd’hui. Quelle idée aussi d’aller faire pipi quand un bus arrive … Leur savoir-vivre est ailleurs. Cette formule n’est pas de moi, je l’ai lu sur VF ou ailleurs, je ne sais plus. Je la trouve parfaite. Tout y est dit. La communication : cette fois (par rapport au Yunnan), nous avons rencontré beaucoup plus de Chinois parlant anglais. Sinon, comme toujours, en montrant les idéogrammes du GdR, on arrive à tout ! La carte bancaire : assez peu acceptée sauf dans les hôtels plus chers Le climat à cette époque : pas de chance, nous avons eu beaucoup, beaucoup de pluie. Fine mais incessante. Froid uniquement à Wutaishan. Pourtant, selon toutes les sources (écrites ou humaines), septembre, c’aurait dû être bien … Pas de bol. Vêtements : Kway ! Et 2 parapluies achetés sur place. En dehors de ça, ce n’est pas la transpiration qui nous a salit ! L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de touristes chinois Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : ràs Les photos : euh … sujet délicat. Dans un temple à Pingyao, je lâche l’APN. Comme dit Philippe : un spasme !... Ce crétin (je parle de l’APN) ne s’en remet pas. Pourtant, il n’est pas tombé de bien haut. ZUT ! La boulette ! La méga-boulette. On est à Pingyao vieille ville, où trouver un vendeur d’APN ? Nous y arriverons, encore une fois grâce à l’aide et à la gentillesse de plusieurs Chinois. 1 heure plus tard, nous aurons un nouvel APN qui nous raconte sa vie en Chinois. C’est cool ! Heureusement, on a pu trouver quasiment le même modèle (tout au moins la même marque) donc, on s’y retrouve. Au final, c’est un beau souvenir mais sur le coup … vent de panique ! Car quand même, pour nous tous, les photos, c’est un superbe souvenir et le meilleur support de notre mémoire. Avec elles et notre carnet de route, nous revivons notre voyage à volonté. Quant aux photos, elles seraient toutes bien plus jolies avec un beau ciel bleu. Mais, ça, ce n’est pas ma faute. Les achats perso : pas grand-chose, mais c’est perso. Les estampes sont superbes mais chères. Le Wifi : bien répandu et gratuit Une petite boussole : c’est tellement utile. Lecture : “Moi, Confucius” de José Frèches. Sur place, c’est un régal. Une façon agréable et simple d’aborder le confucianisme.
On a beaucoup aimé : 🙂 Notre journée sur la Grande Muraille. Lieu mythique ! Ne jamais devoir faire la queue aux ticket offices, même pas à la Cité Interdite … Les réverbères des villes. Souvent très futuristes, toujours très jolis. On n’y fait pas assez attention de jour. Regarder les Chinois vivre ensemble (jeux, gym, danse, chant …)
On a moins aimé : 😕 Les prix trop élevés de certains sites. L’épreuve de certaines toilettes publiques
En conclusion : Cette fois encore, nous avons quitté la Chine en conservant les yuans qui nous restaient. On sait qu’on va revenir. Probablement pour découvrir la région de Shanghai. Nous sommes tombés sous le charme de ce pays que nous avions tant craint de visiter !
“Nous n’avons pas changé les Yuans qui nous restaient. C’est tout dire. Nous comptons bien poursuivre notre découverte de cet immense pays. Bien vite.” Telle était la conclusion de notre première approche de la Chine, en Avril dernier. Nous n’avons pas tardé ! Puisque Septembre est le mois idéal pour visiter Pékin et sa région, c’est décidé, 2014 sera pour nous une année consacrée à la Chine.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Dim 7 Sept – Arrivée du vol China Southern à Xi’an à 10h25 – 3 nuits à Xi’an Lun – Han Yang Ling – Ville intra-muros Mar – Bing Ma Yong – Ville intra-muros – Spectacle au Tang Dynasty Palace Mer – Ville extra-muros – Train de nuit vers Pingyao Jeu – Temple Shuanglin – Ville intra-muros – 4 nuits à Pingyao Ven – Ville intra-muros Sam – Résidence Wangjia – Village et château de Zhangbi – Ville intra-muros Dim – Résidence Qioajia – Qixian Gucheng – Temple Zhenguo – Ville intra-muros Lun – Bus pour Taiyuan – Jinci Temple – Bus pour Wutaishan – 2 nuits à Wutaishan Mar – Temples tibétains (Puhua - Xiantong – Tayuan – Nanshan …) Mer – Bus pour Datong – Ville intra-muros (Monastère Huayan – Mur des 9 dragons) - 2 nuits à Datong Jeu – Bus urbain pour Hunyuan : Xuankong Si (monastère suspendu) – Taxi pour Yingxian : Muta (pagode en bois) – Retour en bus Ven – Bus urbain pour Yungang : Grottes – Retour en bus – Ville intra-muros (temple Shanhua) – Train de nuit vers Pékin Sam – Métro + bus pour Chengde – Palais d’été et parc impérial - 2 nuits à Chengde Dim – Temples lamaïques Lun – Bus pour Pékin – Balade dans les hutongs – Temple des Lamas – Temple de Confucius – 5 nuits à Pékin Mar – Cité Interdite Mer – Rando sur la Grande Muraille : 6km depuis Jinshanling vers Simatai Jeu – Palais d’été – Marché aux puces de Panjiayuan – Canard laqué chez Dadong Ven – Temple du Ciel – Quartier Dashilar – Quartier de Shishahai Sam 27 Sept – Départ (mouvementé – grève AF)
BUDGET : Cours : 10 Yuans (ou RMB) = 1,2 €
Dépenses préalables : Visa : 71 €/p Vols : 860 € l’A/R /p Train de nuit Xi’an/Pingyao : 74 € pour nous 2 Dépenses sur place : Hébergement : 1076 € pour 18 nuits Autres (repas, transports, entrées des sites …) : 1621 € (dont environ 530 € d’entrées de sites !) Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 4633 €
On peut serrer ce budget en réservant des hôtels moins chers. On s’est un peu lâché sur Pingyao et Pékin. Le charme a un prix … Un repas cher aussi chez Dadong à Pékin. Pour le reste, on a été sage. Les sites sont chers … et nombreux.
Beaucoup de paiement cash. Retraits faciles aux ATM.
VISA : N’attendez pas le dernier moment, ça prend du temps pour constituer le dossier … www.otchine.com/Formalites_et_Visa.htm Une fois encore, j’ai réservé (sans frais) sur Booking.com des hôtels pour couvrir tout mon séjour (comme requis) que j’ai annulés dès le visa obtenu. Il est coûteux : 71 €/p.
GUIDES : Lonely Planet (LP) Très léger sur le Shanxi. Vraiment décevant. Guide du Routard (GdR) – Edition 2013-2014 J’ai nettement préféré le GdR au LP. Guide Bleu (GB) Parce que nous avions envie d’approfondir le côté culturel et historique. Pas déçus évidemment. Avec le GB, on sait à quoi s’attendre.
Un guide papier est indispensable pour avoir la transcription en idéogrammes chinois des endroits où l’on souhaite aller. C’est suffisant mais indispensable. D’autant que nous ne pouvons pas compter sur la prononciation des mots transcrits en pinyin … on n’a pas le bon accent !
Pour préparer notre périple, j’ai également énormément utilisé ce site : www.travelchinaguide.com/cityguides/ Extrêmement complet.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Guangzhou/Xi’an et Beijing/Guangzhou/Paris – China Southern/Air France Achetés début juin via Voyages-sncf.com. 860 € l’AR/p Suite à la grève Air France, notre vol retour Canton-Paris a été annulé. En dehors de ses excuses, AF ne nous a été d’aucun secours. C’est à l’aéroport de Pékin, au comptoir China Southern, qu’en 20 minutes, un employé diligent et aimable a réglé notre problème en nous trouvant un vol direct sur Air China. OUF ! Complément du 25/10/2014. Je me dois de rendre justice à AF : nous venons de recevoir un email de leur part nous offrant un avoir de 800 € chacun en compensation des désagréments subis. Parfait !
2 – Transports locaux Pour les novices de la Chine, je vous invite à lire les préliminaires de ce chapitre dans mon précédent carnet : voyageforum.com/...ost=6518729;#6518729 Sur ce périple, absolument aucune difficulté. Nous avons souvent trouvé des employés en gare parlant quelques mots d’anglais. Comme on me l’avait prédit sur VF, ce voyage a été beaucoup plus facile que le précédent au Yunnan. GF = Gare ferroviaire GR = Gare routière
2.1- Le train
Xi’an – Pingyao Nous rejoignons la gare ferroviaire de Xi’an en métro depuis notre hôtel. Train de nuit 2672 – couchettes molles – départ 22h53 – durée 8h20min Billets de train réservés via internet depuis la France le 21/07 avec une demande de livraison des tickets à l’hôtel de Xi’an. www.chinatripadvisor.com/english/ Extrêmement simple et efficace avec quelques échanges de mails de validation. J’ai notamment envoyé la réservation Booking.com en chinois pour qu’il n’y ait aucune ambigüité. A notre arrivée à l’hôtel Citadines de Xi’an, nos billets nous attendaient. Un excellent service mais qui a un coût : les 2 billets coûtent 410 Y facturés 74 € soit 50% de plus que le coût net des billets … Au départ du train, le contrôleur échange notre billet contre une contremarque. Quelques minutes avant l’arrivée, il vient nous réveiller et nous rend nos billets (qu’il faudra rendre pour sortir de la gare). A Pingyao, nous rejoindrons l’hôtel à pied (merci GoogleMaps).
Datong - Pékin Je demande à l’hôtel de Pingyao de réserver 2 couchettes, 10 jours avant. Surprise ! Tout est plein. Pas le choix, contraints de réserver 2 sièges. Le service payé à l’hôtel est quasiment aussi cher que le prix de la place : 53 Y la place, 30 Y le service ! LOL ! Voyage inconfortable et fatigant mais belle expérience. Impossible de dormir : les lumières restent allumées dans le wagon, les gens sont bruyants, les sièges étroits et raides, le contrôleur hurle les gares d’arrivée. Qu’importe ! Nous voici à Pékin à 4h30 du matin. Le métro ouvre ses portes à 5h …
Des renseignements très précieux ici : www.seat61.com/China.htm Je suis une fan inconditionnelle de ce site absolument remarquable !
2.2 - Le bus longue distance (coach) Je n’ai réservé qu’un seul bus, celui de Wutaishan à Datong, la veille pour le lendemain matin, réservé directement à la GR. Pour les autres, les bus étaient suffisamment nombreux pour que la résa ne soit pas nécessaire. Aucune galère. Nous n’avons jamais dû attendre. Bon à savoir : sur le billet, le n° imprimé à côté du prix est la plaque d’immatriculation du bus.
2.3 - Les bus urbains Prix dérisoire : 1 Y le trajet, on glisse le billet dans une boite transparente à côté du chauffeur. Attention, il faut l’appoint. En fait, il suffit d’oser et ne surtout pas croire que c’est infaisable ! Aux arrêts, tous les parcours de bus sont décrits. Les numéros des bus sont en chiffres arabes, les stations en chinois vertical. En rouge, la station où l’on est, une flèche indique le sens du bus. Ensuite, il faut observer. Parfois, on y arrive tout seul, on repère les caractères de la gare (à force, celui-là on le connait !) ou du temple … Et puis, sinon, il suffit de demander. Et pourquoi pas directement au chauffeur du bus ? A Datong, nous voulions retourner à la gare ferroviaire. Fin de journée, personne à l’arrêt pour nous renseigner. Le bus 27 arrive. On grimpe, je montre mon idéogramme au chauffeur. Elle m’explique longuement … en Chinois. On croit comprendre qu’il y a une correspondance. Devant mes yeux ronds, elle nous fait signe de nous asseoir. Et 15 minutes plus tard, nous refait signe de descendre, descend avec nous ( !) et, à l’arrêt, nous montre le numéro du bus à prendre et la station où descendre. Il n’y a plus qu’à attendre le bus 15 et ensuite à compter les stations. Les gens sont serviables, gentils et généralement plutôt contents de nous voir prendre les bus urbains. N’hésitez pas, après c’est un vrai bonheur ! Et quasi gratuit ! Quelle importance de se tromper à ce prix-là ?! Et puis, quel plaisir de traverser les villes en bus ! Nous les avons énormément utilisés à Datong, d’autant que nous en avions pleins devant notre hôtel, à côté de la gare ferroviaire.
2.4 – Les taxis Coût assez faible. Avec ou sans compteur. Jamais de grosse arnaque.
2.5 – Le métro 2Y le trajet. A Xi’an, peu de lignes encore. A Pékin, par contre, il va partout, y compris à l’aéroport (surtaxe pour l’aéroport : ticket à 25 Y qu’il faut acheter à Donzhimen ou à Sanyuanqiao. Ca se fait tout seul). A Pékin, nous avons acheté un pass qui permet de ne pas avoir à acheter son ticket à chaque fois mais ne donne aucune réduction. C’est juste pratique. www.travelchinaguide.com/...ation/smart-c... Imprimez un plan couleur depuis la France, les stations de métro ne vous remettront qu’une impression A4 en noir et blanc. Il s’est beaucoup développé pour les JO de 2008 et les plans ne sont pas tous à jour. Celui de notre GdR (pourtant version 2013-2014) ne l’était pas. Contrairement à Paris, le guichet ne vous vendra pas de ticket, il vous fera de la monnaie pour vous permettre ensuite d’utiliser les automates (anglais disponible). Il n’y a que la 1ère fois qui coûte. Après … c’est de la rigolade ! On peut même y recharger son pass. Les stations de métro à Pékin ne se repèrent pas aussi facilement qu’à Paris (sans chauvinisme aucun, leur métro est sacrément plus beau que notre vieux réseau). Mais pas de gros M orange pour nous faire signe. Ici, ce sont des panneaux bleus avec un sigle B entouré d’un G, à la même hauteur que tous les autres. Donc, il faut être vraiment attentif. Une illustration ici : www.travelchinaguide.com/...portation/sub...
2.6 – Les voitures privées Utilisées pour nos 2 excursions autour de Pingyao : - la résidence Wang et Zhanbi Castle – 300 Y - la résidence Qiaojia – Qixian Gucheng – Zhenguo Si – 250 Y On n’a pas eu à chercher. On s’est fait démarcher un matin dans la vieille ville. Sans précision sur la durée. Aucune embrouille. Chauffeur plaisant et souriant. Egalement : - le temple Shuanglin – 60 Y + 10 pour le parking (!) C’était un taxi que nous avons trouvé aux portes de la vieille ville.
Concrètement, pour notre itinéraire : Je ne cite que les grands déplacements … o-o Aéroport de Xi’an – Bell tower Airport Shuttle – Line 1 On prend les tickets dans le hall d’arrivée. 26 Y – 40 min o-o Xi’an – Pingyao Train 2672 - couchettes molles – 205 Y – départ à 22h53 – arrivée à 7h13 – durée 8h20 o-o Pingyao – Taiyuan 26 Y – départ à 8h40 – 1h30 jusqu’à un arrêt (sur notre demande) de bus urbain (301) pour Jinci Temple o-o Taiyuan – Wutaishan A la GR de l’Est de Taiyuan 73 Y – départ à 15h20 – 3h30 o-o Wutaishan – Datong (réservé la veille) 75 Y – départ à 7h30 – 4 par jour seulement – 3h30 o-o Datong – Hunyuan (monastère suspendu) A la GR principale 35 Y – départ à 9h – 2h + voiture gratuite jusqu’au monastère o-o Hunyuan – Yingxian (pagode en bois) Taxi : 60 Y / personne – 45 min o-o Yingxian (pagode en bois) - Datong Je décris plus bas comment trouver la GR de Yingxian depuis la pagode (20 min à pied) 30 Y – départ à 15h10 – 1h20 Arrivée à la GR du Sud de Datong – Bus urbain 30 pour rejoindre la GF o-o Datong – Pékin Train K1112 – sièges (dur ou mou ? je ne sais pas) – 53 Y – départ à 22h08 – arrivée à 4h37 – durée 6h30 Réservation à Pingyao trop tardive … plus de couchette. o-o Pékin – Chengde A la GR de Sihui 85 Y – départ à 7h10 – 3h30 Arrivée à la GR du Sud de Chengde – Taxi pour rejoindre le centre ville (22y) o-o Chengde – Pékin A la GR principale de Chengde (le bus passera et s’arrêtera à la GR du Sud) 85 Y – départ à 7h30 – 3h30 Arrivée à Liuliqiao – métro à côté
HEBERGEMENTS : Ils sont quasiment tous dans le GdR.
Xi’an Citadines Central Xi’an www.citadines.com/...na/xian/central.html 3 nuits réservées sur Booking.com - 390 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Petit dej buffet à 38 Y – 1 petit dej / nuit inclus dans le prix. Il faut payer le second. L’hôtel n’a aucun charme particulier, la chambre est propre, très spacieuse (c’est un petit studio) et vraiment confortable mais un peu vétuste. L’intérêt, c’est son emplacement : à quelques pas de la Tour du Tambour.
Pingyao Yide Hotel www.yide-hotel.com/zhonghe0.htm Cité dans le GdR 4 nuits réservées sur Booking.com – 595 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Petit dej non inclus – A la carte – Un peu cher. Beaucoup de charme. Dans une jolie siheyuan (maison traditionnelle), chambre spacieuse et confortable. Très bon accueil, dans un bon anglais.
Wutaishan You Hao Hotel Je ne sais pas le situer 280 Y / nuit – Cash - Petit dej inclus ou pas ? Je ne sais pas, de toute façon, pas envie … Chambre spacieuse mais froide, dans tous les sens du terme. La chambre n’a pas été faite entre nos 2 nuits … Pas bien grave pour le lit, mais on aurait apprécié des serviettes sèches. Bref … je ne vais pas faire ma chochotte, mais quand même … Un seul avantage : à quelques dizaines de mètres de la gare routière.
Datong Hong Qi Hotel 11, Zhangqian Jie (GdR) 240 Y / nuit – Cash – Petit dej buffet inclus Notre vrai gros coup de cœur !! Et pourtant, grand hôtel classique, sans grand charme mais qui présente de nombreux avantages. Grande chambre, confortable et propre. Petit dej très sympa (chinois). Bien situé, à 2 pas de la GF et d’un terminus de bus. Nombreux bus urbains. Restaurant voisin (Tonghe Restaurant), coup de cœur du LP, à très juste titre ! Le manque de charme, ou d’âme plus justement, est compensé par tous ces avantages de situation.
Chengde Mountain Villa Hotel 11, Lizhengmen (GdR) 300 Y / nuit – Cash - Petit déj buffet non inclus (30Y), pas très agréable. Face au Summer Palace. Confort classique d’un grand hôtel. Pratique : beaucoup de bus urbains à proximité qui nous ont servi pour aller aux temples.
Pékin Courtyard 7 www.courtyard7.com/ Cité dans le GdR 5 nuits réservées sur Booking.com – 643 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Hôtel de charme très bien situé dans le cœur historique de Pékin, dans un hutong calme, perpendiculaire à la très touristique NanLuoGuXiang. Excellent accueil dans un anglais parfait. Petit déjeuner buffet superbe inclus. J’en salive encore !! On gagne le repas du midi avec de tel petit dej. Vu les tarifs, nous avions choisi une chambre standard. Elle était un peu petite … Nous nous sommes adaptés en glissant nos sacs à dos sous le joli lit à baldaquin. Sdb petite mais très agréable et très fonctionnelle.
REPAS : Je donne quelques adresses qu’on a aimées dans le corps du paragraphe suivant. Les plats de légumes tournent entre 10 et 40 Y. Nous avons souvent mangé dans de petits restaurants simples, sans prétention. Les portions sont toujours très conséquentes et nous n’avons jamais été déçus. On a souvent eu droit à des menus, pas forcément en anglais, mais avec photos. Ca aide. On nous aussi assez souvent servi d’office de l’eau chaude. Nature. Pas très amateurs et surtout pas habitués, nous demandions à y rajouter du thé. Un seul écart dans nos restau : le très chic Dadong à Pékin, pour goûter un canard laqué. Un beau et bon moment. Je détaille plus bas. Une seule erreur (mais de taille) : un petit fast food chinois à l’intérieur du Palais d’Eté de Pékin. Absolument infect ! On a bien regretté notre choix quand on a vu le petit restau hyper sympa qui se trouve sur la petite île dans Suzhou Street (toujours dans le Palais d’Eté). Dommage.
L’ITINERAIRE : Voilà bien longtemps que nous n’avions pas pu partir 3 semaines. Mais pas question de changer nos habitudes : nous en profitons pour faire un beau périple et, surtout, pour prendre notre temps. C’est clair qu’on aurait pu en faire plus. Nous avons préféré approfondir et profiter de chacune de nos étapes. Une critique toutefois sur notre programme. S’il permet de découvrir l’Histoire de la Chine à travers ses temples, ses palais, ses belles résidences anciennes, ces quartiers pittoresques, il manque peut-être un peu de variété, de Nature. Instructif, enrichissant, aucun doute mais peut-être un peu répétitif. On s’en est rendu compte à nos photos. Il y a redite …
Xi’an - La tombe du 1er empereur Qin, Bing Ma Yong Tout le monde vient à Xi’an pour ça. Donc … du monde mais rien qui ne soit gérable et nous avons pu approcher de chacune des fosses sans difficulté. Accès facile en métro (station Wulukou) + 500m de marche jusqu’à la GF + bus 5 sur le parvis (7 Y) Des infos ici : www.travelchinaguide.com/...rtation/tour-... Une fois arrivé, on a pris la navette (5 Y) pour économiser nos forces et atteindre l’entrée. Pas de navette au retour pour nous obliger, comme de juste, à traverser toute la partie boutiques … Ne ratez pas le hall des chariots de bronze avant de voir les fosses. C’est superbe ! C’est incontournable. Mais je ne suis pas sûre de ne pas avoir préféré Han Yang Ling … - La tombe de l’empereur Han Yang Ling Beaucoup moins touristique. Quasiment personne. C’est moins grandiose que Bing Ma Yong mais plus émouvant, plus humain peut-être. Accès facile en métro (station Shi Tu Shu Gan – sortie D) + bus urbain 4 (arrêt de bus juste à la sortie du métro) jusqu’au terminus. - Les remparts qu’on a ratés car il pleuvait. On le regrette encore aujourd’hui ! Ils sont ici plus impressionnants que ceux de Pingyao. On avait prévu d’en faire le tour en tandem … Ce sera pour une autre fois ! - Le musée du Shaanxi gratuit sur présentation du passeport, trop rare pour s’en priver ! En fait, il est intéressant car il est plutôt petit et quelques guerriers y sont présentés qu’on peut voir de près. En 1 heure, on a fait le tour. - Les pagodes de l’Oie Sauvage (petite et grande). La petite est plus mignonne. - La forêt des stèles Un peu aride car difficile d’apprécier les textes … C’est le site qui peut sauter si besoin. D’autant qu’il est assez cher (75 Y). - Intra-muros : les tours du Tambour, de la Cloche, le quartier Hui, la grande mosquée Tout est dans le même coin. Le quartier Hui est très animé avec une ambiance toute différente en soirée.
Et pour manger ? On a bien aimé DeFaChang (au rez-de-chaussée, à l’��tage c’est plus chicos). Il est situé au-dessus d’Häagen-Dazs, sur la place devant la Tour des Tambours. Grande cantine populaire, du choix, pas cher. Dans le quartier Hui, nous avons testé le fameux paomo, une fois au bœuf (25 Y), une autre fois à l’agneau (30 Y). C’est bon sans plus car, oserai-je dire, un peu … étouffe-chrétien.
Spectacle au Tang Dynasty Palace On se décide au dernier moment. On y va sans même avoir réservé. On verra bien. On pensait trouver un petit spectacle genre kermesse d’école de fin d’année … Euh, non, c’est plus proche de nos cabarets parisiens. On a eu de la chance, il restait des places : 220 Y sans le repas. Une boisson offerte. Philippe opte pour un martini blanc, moi pour le champagne. Si vous aimez le champagne, choisissez le martini ! Le spectacle présente plusieurs tableaux. Danses, orchestre, chant … une très belle troupe d’environ 50 personnes, beaux décors, beaux costumes et un petit commentaire en Anglais pour nous guider. Une bien belle soirée !
3 jours suffisent en consacrant 2 matinées pour les 2 tombeaux. Tout est facilement accessible avec le métro et un peu de marche …
Pingyao Pour moi, ce fut le clou du voyage. J’ai adoré cette jolie ville traditionnelle aux rues pavées, aux magnifiques remparts, aux toits retroussés de tuiles grises, aux nombreuses résidences restaurées, à l’ambiance touristique sans être dénaturée, aux petits restau sympas et chaleureux … J’y aurais volontiers passé 1 j de plus rien que pour le plaisir de flâner encore dans les rues. Billet unique pour tous les sites de la vieille ville : 120 Y, valable 3 jours. Ca les vaut largement. Ne croyez pas qu’après avoir vu 1 ou 2 résidences, vous les aurez toutes vues … Chacune a son charme, son originalité. Une de nos préférées fut la dernière qu’on a visités (comme quoi !) : Xie Tong Qing Draft Bank. Les environs de Pingyao recèlent également des trésors. Nous avons été très impressionnés par Wangjia Dayuan et Qiaojia Dayuan. Les 2 valent l’excursion. Très différentes. Que nous avons fait en louant les services d’un chauffeur souriant. Pas d’embrouille. Par contre, nous n’avons pas trouvé beaucoup d’intérêt au Temple ShuangLin.
A Datong, nous avons rencontré un touriste suisse qui avait la chance de voyager pendant 8 semaines en Chine. Il n’avait prévu Pingyao que comme un A/R depuis Taiyuan. Il n’y passait même pas une nuit ! Je pense que c’est vraiment dommage. Pour ma part, je ne regrette pas d’y avoir consacré 4 nuits.
Jinci Temple Nous le visitons lors de notre transfert de Pingyao à Taiyuan. Le bus de Pingyao nous déposera à un arrêt de bus urbain. Bus urbain 301 qui après 45 min de tournicoti, nous déposera enfin sur le parking du temple. Assaillis aussitôt par des chauffeurs qui nous vendent leur prestation. On comprend qu’ils proposent soit un grand tour en forêt (ben non) ou simplement un transport jusqu’à l’entrée de la pagode (ben oui). Comme on ne voit décidément pas où se trouve ce temple, on se laisse emmener pour 10 Y. Bon, au final, ce n’était pas bien loin mais, avec nos sacs à dos, ce n’est pas plus mal comme ça. Le temple (68 Y) ne dispose pas de consigne. Zut. Donc, on visite façon escargot, avec notre maison sur le dos. Le temple est tellement joli qu’on finit par ne plus les sentir ! Effet divin … Retour à Taiyuan en taxi (80 Y) jusqu’à la GR longue distance. C’est long, on découvre Taiyuan toute en longueur et en hauteur ! Pas laide du tout d’ailleurs. Après Pingyao, ça nous change. Une fois arrivés, on comprend qu’on n’est pas à la bonne gare pour aller à Wutaïshan. Evidemment, on trouve une employée super sympa qui nous écrit sur un papier kraft le nom de la bonne gare (GR de l’Est) et le n° du bus urbain qu’on doit prendre pour nous y rendre. Le bus 619 n’arrive pas … L’heure tourne. On finit par sauter dans un taxi qui nous y emmène pour 40 Y. Encore une belle petite trotte ! Qu’elle est grande cette ville ! On arrive à la bonne gare à 14h50. On reconnait les idéogrammes de notre destination. Oui, nous aurons des places dans le prochain bus qui part à 15h20 ! Ouf ! C’était quand même un peu tendu tout ça ! Mais pour en revenir au Jinci Temple, ce fut un des mes préférés !
Wutaishan Cette étape démarre mal. Nous arrivons en bus, en début de soirée, nuit noire. Le bus se gare, non pas à la gare routière comme nous l’attendions, mais devant un hôtel où tous les pèlerins prennent leur chambre sans discuter. Je vais voir la chambre. Pas chère, c’est sûr. Mais trop déprimante ! Non, pas envie de passer 2 nuits ici. Et puis, on se sent un peu pris en otage, sensation désagréable. On dégage. Mais du coup … où chercher ?... Il fait nuit, il fait froid, on ne sait pas où on est, pas au centre-ville, c’est sûr. Pas de taxi, rien pour nous emmener ailleurs. Un peu plus haut, on trouve finalement un autre hôtel qui nous conviendra mieux (à défaut de nous plaire). Pas trop le choix de toute façon. Mais au moins, c’est notre choix. J’ai horreur qu’on décide pour moi et on ne me changera pas à mon âge. Le lendemain, il fait jour (eh oui !). Enfin, on se repère. On est à quelques pas de la gare routière. Ca, finalement, c’est plutôt pratique. De centre-ville, pas vraiment. De ville, pas vraiment non plus d’ailleurs. Les maisons sont toutes les mêmes. Ici, les toits en tôle (bleu pour certains) ont remplacé les jolies toitures retroussées en tuiles grises et rondes. Tout est sur le même modèle, maisons, boutiques, restaurants … Façade peinte en gris, enseigne en jaune sur un panneau de tôle marron. Aucune âme, aucun charme. C’est triste à mourir. En plus, il pleut, il fait froid … On voulait prendre notre petit déjeuner “en ville” avant de démarrer nos visites de temple. On ne trouve rien. Absolument rien. Coup de blues ! Les repas ne permettront pas non plus d’apporter cette petite note de chaleur, de bien-être, de réconfort qui nous manque et qui peut parfois suffire à retourner une situation, une impression. On a le sentiment que tous les restau servent la même chose, dans un cadre identique, diablement froid. La nourriture est quelconque et la note affreusement salée (2 fois plus chère qu’ailleurs). Les temples ne nous transportent pas non plus … Pourtant, nous en attendions beaucoup. Le droit d’entrée (billet global) est de 168 Y + 50 Y pour une navette sensée desservir tous les temples (rappelons que le prix d’un trajet en bus urbain, c’est 1 Y …). Malgré le billet groupé, certains temples réclament encore un petit droit d’entrée (certes dérisoire, 5 ou 10 Y, mais quand même … ça soûle). Coup de blues !... En milieu d’apm, encore plein de courage (surtout Philippe !), nous décidons d’aller visiter un dernier temple, le Nansha, un peu à l’écart. Nous attendons la navette 4. Puisqu’on a payé, profitons-en. Nous l’attendrons près d’1 heure … Au final, nous abandonnerons et rejoindrons ce temple à pied (finalement, ça se fait, et ça, c’est plutôt un chouette souvenir). Bref, vous avez compris, on n’a pas beaucoup aimé cette étape. Trop chère. Trop triste. J’ai bien conscience que le temps (une pluie incessante toute la journée) n’a pas aidé mais il n’y a pas que ça. Si c’était à refaire, je garderai ces 2 précieux jours pour autre chose. C’est un avis bien personnel, je sais que d’autres ont beaucoup aimé, raison pour laquelle d’ailleurs nous avions inclus cette étape dans notre programme. Avec une arrivée de jour et une météo un peu plus clémente, je suis sûre que nous aurions ressenti les choses différemment. Maintenant, ce qui reste totalement factuel, c’est que c’est une étape qui coûte cher. La route vers Datong est magnifique. Nous traversons de très belles montagnes, cultures en terrasse et superbes petits villages où on retrouve la si belle architecture traditionnelle qui nous a manqué à Wutaishan. On revit !
Datong Initialement, j’avais pensé pouvoir visiter le monastère suspendu en arrivant de Wutaïshan. En effet, il y a (parait-il) un bus matinal qui fait le trajet Wutaïshan-Hunyuan. Quelle erreur c’aurait été ! Car autant il est possible de visiter Jinci Temple avec les sacs à dos, autant c’est impensable pour le monastère suspendu. Nous avons finalement visité le monastère suspendu et la pagode en bois depuis Datong. Sans les sacs. Et c’était bien mieux ainsi. Une de nos journées préférées ! - Monastère suspendu : Accès facile : bus urbain 15 jusqu’à la GR principale puis bus pour Hunyuan (35 Y). A l’arrivée des voitures emmènent les touristes gratuitement jusqu’au monastère. Le monastère nous a subjugués. D’autant qu’il faisait beau ! Enfin, un ciel bleu !! N’hésitez pas à y grimper, même si vous êtes sujet au vertige (je le suis). Ca se fait. Beaucoup de monde. Ca double assez peu car il n’y a pas la place et ça pousse moins qu’ailleurs. Taxi (60 Y par personne) pour aller ensuite jusqu'à la pagode, à Yingxian. Pagode vieille de 1000 ans ! Respect Madame. Certes, vos épaules sont un peu voutées mais, quand même, quel port de tête ! J’ai été extrêmement impressionnée par cette prouesse architecturale, tout en finesse, tout en technique aussi (pas un seul clou), tout en pureté ! Grandiose. Retour à Datong en bus. Pour vous rendre à la gare routière de Yingxian : en sortant de la pagode, face à vous, rue piétonne jusqu’au bout, puis à droite sur un bon gros km. La gare est sur le même trottoir, un grand bâtiment gris, moderne, formé par 2 quarts de cercle. Une vingtaine de minutes à pied pour s’y rendre. 30 Y le billet. On arrive à la gare du Sud de Datong, le bus urbain 30 nous ramène à la GF, à 2 pas de notre hôtel (que je recommande chaudement).
- Grottes de Yungang Bus urbain 4 jusqu’au terminus, puis bus urbain 3. Beaucoup de décorum pour ce site qui attire une grande foule. Pour autant, aucune queue aux caisses ! Inutile d’utiliser les navettes du site. On traverse un temple moderne, un pont, une allée d’obélisques (c’est un poil pompeux tout ça …) et on arrive à la grotte n°1. Les plus belles grottes sont celles protégées par un portail en bois (n° 5-6-7 et 8) et puis, la très symbolique n°20. Gardez les 5 à 8 pour la fin au risque de ne pas apprécier les autres, beaucoup plus simples. Une bonne matinée suffit à la visite. Retour sur le parking, là où nous a laissés le bus en arrivant. On le rate de peu. Un autre bus, à impériale, attend. On l’inspecte et on reconnait l’idéogramme de la gare ferroviaire ! DA TONG ZHAN ! On grimpe, on vérifie quand même auprès du chauffeur, c’est bon ! Le retour sera direct. Toujours pour 1 tout petit yuan !
- Mur des 9 Dragons Oh, qu’il est beau !
Datong est en pleine reconstruction. Ils rasent le vieux pour faire du “simili” vieux. La muraille est totalement restaurée. Du coup, de jolis quartiers, plein de charme, mais sans âme, car tout neufs et pour l’instant encore bien vides. Le meilleur exemple est la superbe place, proche du monastère Huayan, qui ne demande plus qu’à s’animer. Un très très beau décor mais où il manque les acteurs.
Et pour manger : Notre gros coup de cœur du voyage : Tonghe Restaurant, voisin de notre hôtel, donc à gauche de la GF (en regardant la gare). On dirait un hall d’hôtel. Ce n’est pas hyper chaleureux, trop grand, trop haut de plafond. L’accueil est assez froid. Par contre, on y mange divinement. Superbe carte avec photos et prix incroyablement bas. On y a pris 3 repas, avec délectation !
Chengde Pour arriver à Chengde, nous avons enchaîné un bus juste après notre train de nuit Datong-Pékin. C’est fatigant (d’autant que nous n’avions pas fermé l’œil puisque nous n’étions pas en couchette …) mais quel gain de temps ! Ca peut paraitre un peu fou sur le papier mais, c’est assez facile puisque nous arrivions très très tôt à Pékin. Le métro se trouve sur la parvis de la gare, nous attendons son ouverture et on le prend jusqu’à Sihui. La gare routière de Sihui est à côté. Premier bus pour Chengde. Nous avions également prévu de nous arrêter en route pour aller voir la muraille à Jinshanling. Nous le demandons au chauffeur, qui sagement s’arrête. Finalement, nous déclinons car le temps est pourri, on ne voit pas à 10 mètres. Aucun intérêt. Mais au final, ce raté va bien nous servir ! On arrive à la gare routière du Sud. Taxi pour monter en centre ville. Compteur : 22 Y. A midi, nous étions installés, douchés, prêts à partir à la découverte de Chengde. - Palais d’été et parcs impérial 120 Y - L’après-midi suffit. C’est beau, c’est sympa … mais rien de bien différent de tout ce qu’on a vu jusqu’à présent. On se fait néanmoins une belle et longue balade dans le grand parc. Mais ça ne vaut pas 120 Y … - Temples lamaïques Nous y consacrons toute la journée du lendemain. On commence par le temple de l’Ecole du Potala. Nous serons frustrés, et c’est paradoxal, à la fois par le manque d’entretien et par tous les échafaudages qui défigurent le temple. D’autant qu’on ne voit aucun ouvrier et que pour certains, bien rouillés et bien poussiéreux, on se demande depuis combien de temps ils sont là et combien de temps encore ils vont rester … Donc, on grognonne et la magie n’opère pas !! Il faut dire aussi que l’architecture tibétaine est assez austère. 2 heures de visite quand même. Sous la pluie (ah, ben oui !) et en grognonnant. Une voiturette électrique nous conduit gratuitement vers le temple du Bonheur et de la Longévité (billet couplé). Ici aucun échafaudage et bien plus propre. Voilà qui nous ragaillardit. On ne grognonne plus ! Nous irons encore voir celui de la Paix Universelle avec sa statue colossale tout en bois et nous finirons par le très joli temple Pule, circulaire. Au final, on est ravi de notre journée qui partait pourtant plutôt mal.
Nous rentrons sur Pékin en bus. Le bus urbain 28 peut nous conduire jusqu’à la gare principale. Mais à cette heure matinale, ils sont bondés et avec nos sacs à dos … pas très cool pour ceux qui travaillent. Bref, on prend un taxi : 10 Y.
Pékin Où allons-nous arriver à Pékin ?... Si c’est à Sihui, c’est bon, on va reconnaître et on saura vite trouver le métro, mais sinon ?… Bien sûr, nous arrivons ailleurs : Liuliqiao. Bon … On demande, et, comme souvent, on se fait chaperonner jusqu’au métro tout proche, cette fois-ci par 2 jeunes tout heureux de nous aider. Nous avons consacré 4,5 jours à Pékin. C’est forcément court. Nous n’avons vu que les points phares. - La Grande Muraille Au 85 de la NanLuoGuXiang, nous trouvons une petite agence/auberge qui propose une excursion à la journée vers la Muraille. Exactement ce qu’on cherchait ! 2 heures de bus jusque JinShanLing, on monte sur la muraille, on la suit sur 6 km, on redescend à la tour 22, un peu avant Simatai. Le bus nous reprend ici. Rando facile de 3 heures sur la muraille. Pour nous tout seuls ! Soit quand même un groupe de 37 voyageurs individuels mais qui s’éparpille bien vite, personne n’ayant envie de rester en groupe. On a la muraille pour soi tout seul. Pas de haut-parleur. Pas de drapeau de ralliement qui s’agite frénétiquement. Juste le silence et la muraille qui serpente dans la montagne à perte de vue. Par chance, ce jour-là, il faisait très beau. Aucune brume. C’est lourd, ça prend la journée complète pour seulement 3 heures sur la muraille. Mais que ça vaut le coup !! Une guide nous encadre et nous donne, dans un excellent anglais, toutes les indications pour savoir où descendre et où retrouver le bus. 3 heures, c’est large, il n’y aura aucun retardataire. 280 Y tout compris (transport + entrée). Repas à notre charge. Quel cadre pour un pique nique ! Sachant que le bus pour Chengde est à 85 Y (donc 170 A/R) et l’entrée à 65 … c’est vite vu. Je recommande chaudement cette excursion qui vous permet de vivre la muraille. - La Cité Interdite Ceux qui connaissent la foule de Disneyland Paris, c’est … au moins autant ! C’est le seul lieu (de notre voyage) où vraiment, il y avait du monde. Enormément de groupes de Chinois, avec le bob assorti au drapeau du guide qui faisait hurler son haut-parleur … Ca, c’est le mauvais côté. Maintenant, c’est incontournable, c’est inratable et c’est fabuleux !! Nous avons passé 6 heures dans cet immense lieu, en le visitant sans courir, en prenant le temps de nous poser dans un coin à chaque endroit un peu stratégique pour lire le GB (dans de tels cas, c’est le guide maître !), en nous imprégnant, toujours un peu à l’écart de la foule. Oui, oui, on y arrive très bien. Les Chinois s’entassent devant les portes de chaque palais pour y apercevoir et photographier le trône. Mais ce n’est finalement pas le plus important, en tout cas, ce n’est pas ce qui reste. L’architecture est merveilleuse et a suffi à nous réjouir. Nous avons manqué quelques trônes ? Quelle importance ?... Si vous avez le temps, ne prévoyez pas une autre grande visite le même jour. Ce serait dommage. La Cité Interdite mérite bien sa journée à elle. - Le temple du Ciel Dans les parcs, aux alentours de ce magnifique temple circulaire, toute la Chine séculaire se retrouve et pratique toute sorte d’activités physiques douces. J’aurais pu rester des heures à admirer ces Chinois, assez âgés pour la plupart, jouer, danser, chanter, s’entraîner. Toujours en douceur, avec esthétisme, délicatesse. Aucune activité violente. Un très bon moment, dans un cadre magnifique, avec en toile de fond le temple du ciel et un calme qu’on n’imagine pas trouver à Pékin. - Le palais d’été Immense parc avec ses palais, ses longs couloirs, ses halls, ses pavillons … Ne ratez pas Suzhou Street où l’empereur se donnait l’impression de “sortir” Voilà les 4 sites phares qui ont occupé nos 4 journées. Chacune complétée par la découverte d’un quartier : les hutons de NanLuoGuXiang, le quartier Dashilar, les lacs de Shishahai, le marché aux puces de Panjianyuan … Nous aurions aimé en faire plus …
Et pour manger : Une petite folie. Nous voulions absolument goûter du canard laqué. Alors tant qu’à faire, autant choisir une belle et bonne adresse. Dadong – 5th Floor, Jinbao Palace, 88 Jinbao Street, Dongcheng District Le restaurant occupe TOUT le 4ème étage (donc 5th Floor) de l’immeuble. On tombe sur la réception dès que les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Et c’est très très chic. On se sent un peu patauds avec nos T-shirts et nos chaussures de marche mais on est néanmoins accueillis avec le sourire. Pas de réservation, mais il est tôt : 17h30 (le restau semble déjà bien rempli !). On nous trouve une place (enfin 2), sur une grande table qui visiblement accueille les sans résa. Un peu à l’écart, on ne profite pas au mieux du restaurant mais ça reste extrêmement joli et très classe. Nous commanderons juste un canard laqué (1 complet pour nous 2), l’assortiment qui va avec (sauce aux prunes, émincé de radis, carottes, oignons, ciboule …) et du thé. Le canard est à 268 Y la pièce (donc pour nous 2), les sauces sont à 12 Y/p et le thé à 58 Y/p (le seul truc hors de prix finalement !). On s’en tire donc pour un peu plus de 400 Y pour nous 2, qu’on paie en CB. Franchement, ça les vaut !! Sauf le thé … Le canard est découpé devant nous avec beaucoup d’élégance et de savoir-faire. Et on nous a montré, gentiment, sans chichi, comment préparer nos crêpes (resservies à volonté semble-t-il) pour le déguster. C’est super bon. Ne pensez pas qu’un canard pour 2, ce soit trop, non, car la découpe entraîne beaucoup de pertes (en tous cas pour le client). En quelques minutes, la grande table se remplit avec 5 autres couples. Et nous ferons petits joueurs face à eux. Car, tous, vont commander plusieurs plats EN PLUS du canard laqué ! Jusqu’à 5 plats !! Des petites boîtes hermétiques sont à disposition pour emporter tout ce qui n’est pas consommé. Forcément …
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : Xi’an, Pingyao, Datong et Pékin me paraissent incontournables. Après chacun aura sa sensibilité face à ces villes mais elles sont immanquables. Chengde est intéressante si on a du temps. Enfin, sans trop hésiter, je remplacerai l’étape de Wutaïshan par 2j de plus à Pékin pour découvrir des quartiers moins touristiques (et du coup, apporter peut-être un peu de variété au voyage). Ou bien 1j de plus à Pingyao, juste pour le plaisir de flâner, et 1j de plus à Pékin.
DIVERS : L’accueil : beaucoup de gentillesse, d’égards, d’aide. Un monsieur nous accompagne jusqu’à l’arrêt du bus que nous cherchions, un couple détourne sa promenade pour nous montrer le Mur des 9 Dragons, une jeune-fille nous accompagne à travers toute la ville nouvelle de Pingyao pour nous permettre de réparer notre APN, un chauffeur de bus descend de son bus pour nous indiquer quelle correspondance prendre, … on ne compte plus ce genre d’attentions. Bien sûr, ils crachent beaucoup, ils braillent, ils bousculent, ils doublent, ils mangent disons … autrement. Ca peut être déroutant, voire parfois, choquant. Leurs normes ne sont pas les nôtres, voilà tout. Nous avons pris le parti de nous en amuser et de ne surtout pas juger. Quand un bus de Chinois(es) veut faire pipi et que vous y êtes déjà … que se passe-t-il ? Une véritable foire d’empoigne pour SORTIR des wc (à la Cité Interdite). Une pure folie ! Le regard abasourdi de Philippe et sa bouche bée quand il m’a vue enfin émerger de cette cohue me font encore mourir de rire aujourd’hui. Quelle idée aussi d’aller faire pipi quand un bus arrive … Leur savoir-vivre est ailleurs. Cette formule n’est pas de moi, je l’ai lu sur VF ou ailleurs, je ne sais plus. Je la trouve parfaite. Tout y est dit. La communication : cette fois (par rapport au Yunnan), nous avons rencontré beaucoup plus de Chinois parlant anglais. Sinon, comme toujours, en montrant les idéogrammes du GdR, on arrive à tout ! La carte bancaire : assez peu acceptée sauf dans les hôtels plus chers Le climat à cette époque : pas de chance, nous avons eu beaucoup, beaucoup de pluie. Fine mais incessante. Froid uniquement à Wutaishan. Pourtant, selon toutes les sources (écrites ou humaines), septembre, c’aurait dû être bien … Pas de bol. Vêtements : Kway ! Et 2 parapluies achetés sur place. En dehors de ça, ce n’est pas la transpiration qui nous a salit ! L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de touristes chinois Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : ràs Les photos : euh … sujet délicat. Dans un temple à Pingyao, je lâche l’APN. Comme dit Philippe : un spasme !... Ce crétin (je parle de l’APN) ne s’en remet pas. Pourtant, il n’est pas tombé de bien haut. ZUT ! La boulette ! La méga-boulette. On est à Pingyao vieille ville, où trouver un vendeur d’APN ? Nous y arriverons, encore une fois grâce à l’aide et à la gentillesse de plusieurs Chinois. 1 heure plus tard, nous aurons un nouvel APN qui nous raconte sa vie en Chinois. C’est cool ! Heureusement, on a pu trouver quasiment le même modèle (tout au moins la même marque) donc, on s’y retrouve. Au final, c’est un beau souvenir mais sur le coup … vent de panique ! Car quand même, pour nous tous, les photos, c’est un superbe souvenir et le meilleur support de notre mémoire. Avec elles et notre carnet de route, nous revivons notre voyage à volonté. Quant aux photos, elles seraient toutes bien plus jolies avec un beau ciel bleu. Mais, ça, ce n’est pas ma faute. Les achats perso : pas grand-chose, mais c’est perso. Les estampes sont superbes mais chères. Le Wifi : bien répandu et gratuit Une petite boussole : c’est tellement utile. Lecture : “Moi, Confucius” de José Frèches. Sur place, c’est un régal. Une façon agréable et simple d’aborder le confucianisme.
On a beaucoup aimé : 🙂 Notre journée sur la Grande Muraille. Lieu mythique ! Ne jamais devoir faire la queue aux ticket offices, même pas à la Cité Interdite … Les réverbères des villes. Souvent très futuristes, toujours très jolis. On n’y fait pas assez attention de jour. Regarder les Chinois vivre ensemble (jeux, gym, danse, chant …)
On a moins aimé : 😕 Les prix trop élevés de certains sites. L’épreuve de certaines toilettes publiques
En conclusion : Cette fois encore, nous avons quitté la Chine en conservant les yuans qui nous restaient. On sait qu’on va revenir. Probablement pour découvrir la région de Shanghai. Nous sommes tombés sous le charme de ce pays que nous avions tant craint de visiter !
Isan en voiture, durée et budget English translation pending
Bonjour, j'aimerais connaitre un peu le budget par exemple pour 1 mois dans cette région ( Isan ) l'est de la Thailande en voiture ( essence, location + guest house et nourriture ) pour 1 mois, je cherche des infos concernant cette région.
Si vous avez également des adresses d'agence locale ou guide locale dans des coins intéressent je prend en message privé, idem pour les associations humanitaires dans la région.
Bien à vous
Si vous avez également des adresses d'agence locale ou guide locale dans des coins intéressent je prend en message privé, idem pour les associations humanitaires dans la région.
Bien à vous
Ryanair attention... English translation pending
bonjour
je reviens d'un voyage au maroc que j'ai fait du 1 au 6 juin 2014, je viens ici pour témoigner de la façon dont a été traité les passagers de ce vol.
Marseille Marrakech, vol ryanair au départ de Marseille à 17H30, avion d'une saleté sans nom, jamais vu comme cela, le ménage pas fait, on m'annonce que c'est comme ça entre 2 vols !
bref on fait avec et on avance !
Le retour de Marrakech, acceuil hallucinant à l'embarquement, contrôle a la tête du client, certains sont laissés passé sans contrôle des valises, et certains sont contraints de payer un supplément de 50 euros !! GROS SCANDALE JE VOUS DIS PAS !!! On met la valise dans le truc pour contrôler si la valise correspond aux normes, et là c'est au bon vouloir des agents qui sont désagréables au possible...on m'a même dit si vous n'etes pas content changer de destination !
A l'enregistrement au rdc de l'aéroport de Marrakech on vous laisse passer sans souci mais c'est a l'étage que tout se complique, et le piège se referme sur vous sans autre possibilité de payer un supplément, chôse que je n'ai pas faite car j'ai gueller, mais certains se sont fait piègé alors que de très grosses valises étaient présentes à bord...
Alors certes le prix du billet est bas et ils essaient de se rattraper comme ils peuvent !! mais ce c'est pas parce que le prix du billet est plus élevé ailleurs que le service sera forcément meilleur...
Donc attention avec la raynair et leur pratique plus que douteuses....
je reviens d'un voyage au maroc que j'ai fait du 1 au 6 juin 2014, je viens ici pour témoigner de la façon dont a été traité les passagers de ce vol.
Marseille Marrakech, vol ryanair au départ de Marseille à 17H30, avion d'une saleté sans nom, jamais vu comme cela, le ménage pas fait, on m'annonce que c'est comme ça entre 2 vols !
bref on fait avec et on avance !
Le retour de Marrakech, acceuil hallucinant à l'embarquement, contrôle a la tête du client, certains sont laissés passé sans contrôle des valises, et certains sont contraints de payer un supplément de 50 euros !! GROS SCANDALE JE VOUS DIS PAS !!! On met la valise dans le truc pour contrôler si la valise correspond aux normes, et là c'est au bon vouloir des agents qui sont désagréables au possible...on m'a même dit si vous n'etes pas content changer de destination !
A l'enregistrement au rdc de l'aéroport de Marrakech on vous laisse passer sans souci mais c'est a l'étage que tout se complique, et le piège se referme sur vous sans autre possibilité de payer un supplément, chôse que je n'ai pas faite car j'ai gueller, mais certains se sont fait piègé alors que de très grosses valises étaient présentes à bord...
Alors certes le prix du billet est bas et ils essaient de se rattraper comme ils peuvent !! mais ce c'est pas parce que le prix du billet est plus élevé ailleurs que le service sera forcément meilleur...
Donc attention avec la raynair et leur pratique plus que douteuses....
Aller à Niamey avec un petit bébé English translation pending
Bonjour,
Mon mari vient d'obtenir du travail à Niamey, j'aimerai aller le rejoindre avec notre nouveau née. j'aimerai savoir quelles sont les précautions à prendre surtout durant les mois de Juillet et Aout. Serait-ce possible de trouver une nounou de qualité sur place ? Merci d'avance.
Premier séjour en Alaska, ébauche d'itinéraire English translation pending
Hello,
J'habite a Seattle et me prepare un voyage pour cet ete en Alaska. Je connais tres bien le reste des US, il me reste a decouvrir cet Etat... J'aimerai avoir un retour de la part des experts de l'Alaska sur cet itineraire, qui est a l etat d'ebauche...Merci !
Vol Seattle - Anchorage Anchorage (balade a velo dans la ville...) Rando Chugach Mountain (Crow pass Trail...) Portage (rando Blue Ice Byron Glacier...) Seward (exit glacier) Seward (croisiere dans les fjords) Seward... Homer et kachemak bay pour 3 - 4j (j ai reserve une nuit dans une cabine pres d'un lac le long de Skilak Road) Route vers Glacier Park et Matanuska Glacier (hike et Ice climbing) pour deux jours Route vers Valdez pour kayak et visite de Columbia Glacier. Route vers Denali tranquillement et 3 jours complets la bas (j ai deja aussi pris le camping pour etre sur)
Et la, je ne sais plus. Je m interroge. Monter au nord de Denali ? Quoi faire de plus ? (je ne veux pas aller vers Juneau, ce sera pour plus tard, je ne suis pas loin). On aime marcher, etre dans la nature et on est sportif (la trentaine, marathoniens). Qu'est ce qui serait le plus cool pour s'immerger, en sachant que l on n a pas une grande experience de backcountry ? On voudrait aussi se payer un truc sur 3 - 4 jours, quitte a prendre une compagnie : backpacking dans un park, rando - kayak vers Valdez, un vol pour un coin perdu, rando dans Wrangell - St Elias, Lake clark, les Aleoutiennes... ? une idee ?
En gros, j ai trois semaines ficelees je pense, pas trop mal (qu en pensez vous ? ) et je voudrais ajouter ce qui me manque et que je ne vois pas...Merci d avance !
J'habite a Seattle et me prepare un voyage pour cet ete en Alaska. Je connais tres bien le reste des US, il me reste a decouvrir cet Etat... J'aimerai avoir un retour de la part des experts de l'Alaska sur cet itineraire, qui est a l etat d'ebauche...Merci !
Vol Seattle - Anchorage Anchorage (balade a velo dans la ville...) Rando Chugach Mountain (Crow pass Trail...) Portage (rando Blue Ice Byron Glacier...) Seward (exit glacier) Seward (croisiere dans les fjords) Seward... Homer et kachemak bay pour 3 - 4j (j ai reserve une nuit dans une cabine pres d'un lac le long de Skilak Road) Route vers Glacier Park et Matanuska Glacier (hike et Ice climbing) pour deux jours Route vers Valdez pour kayak et visite de Columbia Glacier. Route vers Denali tranquillement et 3 jours complets la bas (j ai deja aussi pris le camping pour etre sur)
Et la, je ne sais plus. Je m interroge. Monter au nord de Denali ? Quoi faire de plus ? (je ne veux pas aller vers Juneau, ce sera pour plus tard, je ne suis pas loin). On aime marcher, etre dans la nature et on est sportif (la trentaine, marathoniens). Qu'est ce qui serait le plus cool pour s'immerger, en sachant que l on n a pas une grande experience de backcountry ? On voudrait aussi se payer un truc sur 3 - 4 jours, quitte a prendre une compagnie : backpacking dans un park, rando - kayak vers Valdez, un vol pour un coin perdu, rando dans Wrangell - St Elias, Lake clark, les Aleoutiennes... ? une idee ?
En gros, j ai trois semaines ficelees je pense, pas trop mal (qu en pensez vous ? ) et je voudrais ajouter ce qui me manque et que je ne vois pas...Merci d avance !
Lodge ou autre hébergement en Namibie English translation pending
Bonjour,
Je recherche des adresses sympas dans les incontournables...Sosuslvei...etosha...swakopmund...windoeck
Je pars pour trois semaines...la 1 ère fois que j'ai visité la namibie c'était en camping la avec des copines on veut s'offrir des endroits sympas Merci pour votre aide
Je recherche des adresses sympas dans les incontournables...Sosuslvei...etosha...swakopmund...windoeck
Je pars pour trois semaines...la 1 ère fois que j'ai visité la namibie c'était en camping la avec des copines on veut s'offrir des endroits sympas Merci pour votre aide
Poche à eau MSR Dromedary et goût de plastique English translation pending
Bonjour,
Voia cet été nous avons comme déja utilisé les poches à eau MSR Dromedary.
Si en températures "correctes" elles sont bien on s'est retrouvé l'été dernier (2013) en traversant la France avec de grooosses températures sur le vélo (jusqu'à 47°). Là, l'eau devenait imbuvable même le soir. La chaleur aidant l'eau avait un goût de plastique imbuvable, pourtant c'est dans ces moments quelle est le plus utile.
Cela vous est il arrivé? Des solutions?
Oman, c'est fantastique, magnifique et facile! English translation pending
bonjour, en février mars 2013, nous étions à Oman pour 8 jours avec 2 de nos enfants de 6 et 9 ans.
C'est vraiment un pays à visiter, j'ai tout aimé ! En tant que femme, je me suis sentie très bien, accueillie, respectée... même avec mon appareil photos ! Il est facile de circuler, visiter, se baigner, manger et boire. Leurs jus de fuits frais sont à tomber par terre, les restos indiens sont excellents même les plus simples, les gens dans les palmeraies vous appellent, vous expliquent les dattes, leur vie, vous invitent forcément à boire un café, à manger des dates...
Nous étions en voiture de location avec nos tentes, et il est vrai qu'il est facile de dormir n'importe où. Même en pleine montagne, on trouve un petit coin aplani et un coin feu où d'autres sont passés avant nous. Près de certains lieux, ils construisent des sanitaires avec gardien permanent qui s'empresse d'aller astiquer dès que vous êtes sortis de là, la France devrait s'en inspirer !
Quand on demande un coin pour planter la tente dans une palmeraie... on nous invite et on nous reçoit comme des rois...
J'ai tellement aimé Oman ! Même si j'y ai vu si peu de femmes et d'enfants ! :-(
la capitale la moins polluée du monde et certainement la plus propre !!! du jamais vu !
En tant que femme, pas de débardeur ni de short, on n'est pas à Rio de Janeiro ! Un chemisier et un pantacourt amples, c'est tout aussi agréable. Et pour me baigner dans les wadis ou les plages desertes (il y en a plein !) un tee shirt sport noir et un legging de sport noir. On est surs de pas choquer si un homme arrive, c'est arrivé dans les wadis ! Le nord est si varié qu'en une semaine, on n'a pas eu à faire des centaines de kilomètres pour profiter des dunes, des palmeraies, des montagnes, des baignades en wadis superbes, des dromadaires, des dauphins et des tortues, des chateaux incroyables... Aucun problème avec des enfants, la nourriture est saine, les routes sont sures, les gens si gentils... on mange pour pas cher et c'est bon, partout, on n'a jamais pique niqué ou cuisiné, le top ! On n'avait pas pris un 4X4, donc on n'a pas tenté les cols dans les montagnes ni les pistes dans le desert... début mars impeccable comme saison, journées parfaites et nuits pas froides. Tout est raconté dans mon blog, beaucoup de photos qui vous montreront la beauté de ce pays. Une fois dans mon blog, cliquez sur Oman : http://beautesdumonde.canalblog.com/
C'est aussi beaucoup moins cher que les Antilles !





J'ai tellement aimé Oman ! Même si j'y ai vu si peu de femmes et d'enfants ! :-(
la capitale la moins polluée du monde et certainement la plus propre !!! du jamais vu !
En tant que femme, pas de débardeur ni de short, on n'est pas à Rio de Janeiro ! Un chemisier et un pantacourt amples, c'est tout aussi agréable. Et pour me baigner dans les wadis ou les plages desertes (il y en a plein !) un tee shirt sport noir et un legging de sport noir. On est surs de pas choquer si un homme arrive, c'est arrivé dans les wadis ! Le nord est si varié qu'en une semaine, on n'a pas eu à faire des centaines de kilomètres pour profiter des dunes, des palmeraies, des montagnes, des baignades en wadis superbes, des dromadaires, des dauphins et des tortues, des chateaux incroyables... Aucun problème avec des enfants, la nourriture est saine, les routes sont sures, les gens si gentils... on mange pour pas cher et c'est bon, partout, on n'a jamais pique niqué ou cuisiné, le top ! On n'avait pas pris un 4X4, donc on n'a pas tenté les cols dans les montagnes ni les pistes dans le desert... début mars impeccable comme saison, journées parfaites et nuits pas froides. Tout est raconté dans mon blog, beaucoup de photos qui vous montreront la beauté de ce pays. Une fois dans mon blog, cliquez sur Oman : http://beautesdumonde.canalblog.com/
C'est aussi beaucoup moins cher que les Antilles !





Compte-rendu retour croisière tropicale avec CDF Horizon du 4 janvier 2014 English translation pending
bonjour
un bref compte rendu de notre croisière faite avec Croisière de France sur le bateau Horizon départ le 4 janv de la république dominicaine
je développerai ce CR à la fin avec des photos mais voici en quelques paragraphes des choses utiles et les différentes escales pour ceux qui partent bientôt
vêtement prévoir un polo léger pour l'arrivée =28d chaleur humide après on s'habitue très vite 😉
départ d'Orly SUD porte B enregistrement porte 90 à 111 en face brioche dorée
l' enregistrement commence 4H décollage pas avant 2 étiquette par valises une avec le numéro de cabine > à donner ou prévoir le numéro localisateur en haut a droite réservation
la seconde classique avec code barre pour le vol collé par hôtesse accueil pds maxi 20kg + 1 bagage main vérifier tampon pour nbres de bagages main sinon on vous les réclames
à l'enregistrement vous aurez une grande enveloppe avec vos billets retour et carte embarquement retour (à ne pas perdre)
vol Pullmantur PLM6021, vol correct de 9H type charter avec 1 repas cèleri râpé , riz et poulet (très bon ), pain , fromage, cake boisson coca ou sprite ou J orange , eau = 1 verre, après on réclame café ou thé 2 films en boucle si l'écran fonctionne sinon grand écran central mais on ne choisit pas le film dans ce cas écouteur à acheter 3€ 2H avant atterrissage boite collation avec sandwich jambon fromage , cake + café ou Thé
décollage 1H de retard mais rattrapé
A+
un bref compte rendu de notre croisière faite avec Croisière de France sur le bateau Horizon départ le 4 janv de la république dominicaine
je développerai ce CR à la fin avec des photos mais voici en quelques paragraphes des choses utiles et les différentes escales pour ceux qui partent bientôt
vêtement prévoir un polo léger pour l'arrivée =28d chaleur humide après on s'habitue très vite 😉
départ d'Orly SUD porte B enregistrement porte 90 à 111 en face brioche dorée
l' enregistrement commence 4H décollage pas avant 2 étiquette par valises une avec le numéro de cabine > à donner ou prévoir le numéro localisateur en haut a droite réservation
la seconde classique avec code barre pour le vol collé par hôtesse accueil pds maxi 20kg + 1 bagage main vérifier tampon pour nbres de bagages main sinon on vous les réclames
à l'enregistrement vous aurez une grande enveloppe avec vos billets retour et carte embarquement retour (à ne pas perdre)
vol Pullmantur PLM6021, vol correct de 9H type charter avec 1 repas cèleri râpé , riz et poulet (très bon ), pain , fromage, cake boisson coca ou sprite ou J orange , eau = 1 verre, après on réclame café ou thé 2 films en boucle si l'écran fonctionne sinon grand écran central mais on ne choisit pas le film dans ce cas écouteur à acheter 3€ 2H avant atterrissage boite collation avec sandwich jambon fromage , cake + café ou Thé
décollage 1H de retard mais rattrapé
A+
Compte rendu de croisière sur le MSC Musica aux Caraïbes en décembre 2013 English translation pending
Bonjour a tous , je vais commencé mon CR sur la croisière sur le MSC musica aux caraïbes et être le plus précis possible, j'ai regroupée les journées pour ouvrir un post et l’avoir en 1 seule fois pour une meilleur lecture pour tout le monde. bonne lecture...
Le 17 décembre :
Jour de départ, levé à 4h30, petit déjeuner express pour être à l’aéroport de saint Exupéry de Lyon a 5h30, notre vol de pré acheminement décolle 7H40 de Lyon pour Orly. Notre avion est un avion canadien...le Bombardier CRJ 700 de air France connu avec son logo HOP ! sur l’avion, petit d’extérieur mais très bien a l’intérieur avec 2 rangés de 2 places , spacieux moi qui pensait être serré a l’intérieur, j’ai été agréablement surpris et pour 1 heure de vol jusqu'à Pari Orly nous avons eu en plus un petit déjeuner super !!!
Arrivée a Orly a 8h 40, on ne s’occupe pas de nos valises en soute , elles vont être transféré automatiquement dans l’avion pour Fort de France. Nous occupons le temps comme nous le pouvons car notre avion est a 13h20 donc shopping et librairie et nous achetons des casse croute pour midi mais comme nous tournons en rond, le repas de midi est avalé a 10h30 mdrrr pour passé le temps.
Nous passons la porte pour attendre notre avion qui est un boeing 777-300 ER de 468 places a 11h45 et a l’intérieur Dutty Free et même des console PS3 pour patienter super je n’avais jamais vu cela dans un aéroport. J’achète une cartouche de mon tabac dans le Dutty Free et a 13h20 l’avion a 30 minutes de retard sur l’horaire prévu mais a 14h00 nous décollons enfin d’Orly. Après 1 h de vol, le personnel commence a servir un déjeuner qui a mon gout a été super : Entrée, plat chaud, fromage, désert, vin, boisson fraiche, petite bouteille de rhum vieux ambrée de 4 cl et café vraiment très bien. Je me met un film sur l’écran ou il y a un grand choix de musique, reportages et films et après 3 heures de vol je dois me levé car je dois dégourdir mes jambes et la une petite anecdote commence ou je fais connaissance de 2 martiniquais très sympa qui travaille sur Orly et connaissent tous le personnel a bord et m’invite a boire avec eux un peu de whisky puis de verre en verre nous avons passé 4 h ensemble dans une super ambiance que je vous laisse imaginé après 4 h a siroté des whisky mdrrr, le temps est passé très vite car super ambiance et une collation aussi est servi avant d’atterrir environ 1h avant. Arrivée a l’heure a l’aéroport de Fort de France a 17h05, nous attendons environ 30 minutes nos valises et enfin dans le car ou nous attendons encore 30 minutes avant de partir pour le port ou nous avons laissez nos valises que nous avons retrouvé plus tard devant notre porte de chambre.
Il fait déjà nuit et au port, serpentin MSC et après passé a la validation de la carte MSC de bord que je n’est pas fait a l’intérieur du bateau mais a l’extérieur formalité habituelle , nous sommes enfin sur le MUSICA ou nous nous retrouvons avec Armelle et Christophe a notre point de RDV que nous nous étions fixé a la réception, nous commençons a discuté de leur croisière qu’ils avait passé car eux finissent la croisière le lendemain a Pointe a Pitre.
Un Antillais s’approche de moi pour me vendre des tickets d’eau qu’il n’avait pas consommé et comme il partait le lendemain il voulait s’en séparé pour 10 euros mais après m’être informé ça ne pouvait pas fonctionnée car pas le même numéro de chambre sois disant. Ok donc il repart et revient 10 minutes plus tard et me dit de toute façon je vous les donne je ne sais pas quoi en faire moi comme je ne paye rien, je les prend on verra bien et 10 tickets de bouteilles d’eau je n’est eu aucun soucis a les passé, surtout au buffet de midi jusqu'à épuisement du carnet.
Super la croisière commence bien pourvue que ça dur puis nous allons boire un Cocktail avec Armelle et Christophe qui était super sympa et je leur passe le bonjour, s’il lisent ces lignes dommage qu’il quittent le bateaux le lendemain(mais nous aurons encore beaucoup a parlé ensemble car nous faisons la même croisière cet été sur le MSC fantasia pour les île grecques mais a 2 semaines d’intervalle lol). Puis nous allons a notre chambre et nous n’irons pas au diner nous sommes trop fatigué donc une douche et au lit pour le lendemain être en forme.
Le 17 décembre :
Jour de départ, levé à 4h30, petit déjeuner express pour être à l’aéroport de saint Exupéry de Lyon a 5h30, notre vol de pré acheminement décolle 7H40 de Lyon pour Orly. Notre avion est un avion canadien...le Bombardier CRJ 700 de air France connu avec son logo HOP ! sur l’avion, petit d’extérieur mais très bien a l’intérieur avec 2 rangés de 2 places , spacieux moi qui pensait être serré a l’intérieur, j’ai été agréablement surpris et pour 1 heure de vol jusqu'à Pari Orly nous avons eu en plus un petit déjeuner super !!!
Arrivée a Orly a 8h 40, on ne s’occupe pas de nos valises en soute , elles vont être transféré automatiquement dans l’avion pour Fort de France. Nous occupons le temps comme nous le pouvons car notre avion est a 13h20 donc shopping et librairie et nous achetons des casse croute pour midi mais comme nous tournons en rond, le repas de midi est avalé a 10h30 mdrrr pour passé le temps.
Nous passons la porte pour attendre notre avion qui est un boeing 777-300 ER de 468 places a 11h45 et a l’intérieur Dutty Free et même des console PS3 pour patienter super je n’avais jamais vu cela dans un aéroport. J’achète une cartouche de mon tabac dans le Dutty Free et a 13h20 l’avion a 30 minutes de retard sur l’horaire prévu mais a 14h00 nous décollons enfin d’Orly. Après 1 h de vol, le personnel commence a servir un déjeuner qui a mon gout a été super : Entrée, plat chaud, fromage, désert, vin, boisson fraiche, petite bouteille de rhum vieux ambrée de 4 cl et café vraiment très bien. Je me met un film sur l’écran ou il y a un grand choix de musique, reportages et films et après 3 heures de vol je dois me levé car je dois dégourdir mes jambes et la une petite anecdote commence ou je fais connaissance de 2 martiniquais très sympa qui travaille sur Orly et connaissent tous le personnel a bord et m’invite a boire avec eux un peu de whisky puis de verre en verre nous avons passé 4 h ensemble dans une super ambiance que je vous laisse imaginé après 4 h a siroté des whisky mdrrr, le temps est passé très vite car super ambiance et une collation aussi est servi avant d’atterrir environ 1h avant. Arrivée a l’heure a l’aéroport de Fort de France a 17h05, nous attendons environ 30 minutes nos valises et enfin dans le car ou nous attendons encore 30 minutes avant de partir pour le port ou nous avons laissez nos valises que nous avons retrouvé plus tard devant notre porte de chambre.
Il fait déjà nuit et au port, serpentin MSC et après passé a la validation de la carte MSC de bord que je n’est pas fait a l’intérieur du bateau mais a l’extérieur formalité habituelle , nous sommes enfin sur le MUSICA ou nous nous retrouvons avec Armelle et Christophe a notre point de RDV que nous nous étions fixé a la réception, nous commençons a discuté de leur croisière qu’ils avait passé car eux finissent la croisière le lendemain a Pointe a Pitre.
Un Antillais s’approche de moi pour me vendre des tickets d’eau qu’il n’avait pas consommé et comme il partait le lendemain il voulait s’en séparé pour 10 euros mais après m’être informé ça ne pouvait pas fonctionnée car pas le même numéro de chambre sois disant. Ok donc il repart et revient 10 minutes plus tard et me dit de toute façon je vous les donne je ne sais pas quoi en faire moi comme je ne paye rien, je les prend on verra bien et 10 tickets de bouteilles d’eau je n’est eu aucun soucis a les passé, surtout au buffet de midi jusqu'à épuisement du carnet.
Super la croisière commence bien pourvue que ça dur puis nous allons boire un Cocktail avec Armelle et Christophe qui était super sympa et je leur passe le bonjour, s’il lisent ces lignes dommage qu’il quittent le bateaux le lendemain(mais nous aurons encore beaucoup a parlé ensemble car nous faisons la même croisière cet été sur le MSC fantasia pour les île grecques mais a 2 semaines d’intervalle lol). Puis nous allons a notre chambre et nous n’irons pas au diner nous sommes trop fatigué donc une douche et au lit pour le lendemain être en forme.
Préparation pour Compostelle English translation pending
Je voudrais parcourir le chemin de Compostelle en mai 2014, j'ai lu beaucoup sur cette route, je me sens prête à y marcher un 20 km par jour pour une période de 30 jours....mais mon seul problème, c'est le sac à dos et son contenu.
Quel le poids idéal du sac à dos (en litre) ? une bonne marque ? Poids total avec le chargement ? Une petite liste de base serait appréciée (J'ai tendance à trop en mettre) ? Arrive-t-on à ne pas sentir le sac à dos sur nous s'il est bien balancé ?
Je n'ai jamais voyagé en sac à dos.
J'ai besoin de conseils...
Danièle
Quel le poids idéal du sac à dos (en litre) ? une bonne marque ? Poids total avec le chargement ? Une petite liste de base serait appréciée (J'ai tendance à trop en mettre) ? Arrive-t-on à ne pas sentir le sac à dos sur nous s'il est bien balancé ?
Je n'ai jamais voyagé en sac à dos.
J'ai besoin de conseils...
Danièle
Manifestations en Thaïlande: partir ou pas dans le pays? English translation pending
Bonjour,
Normalement, je devrai partir en Thaïlande ce vendredi (29.11.2013) pour des vacances : 3 jours à BKK puis le sud et enfin le nord.
Depuis ce matin (lundi 25.11.2013), je lis un peu partout que cela semble aller assez mal avec peu de chance d'amélioration : ils manifestent depuis une semaine. Depuis aujourd'hui ils entrent dans les ministères....
Personnellement, faire des vacances oui ( première fois en Thaïlande), mais me faire tirer dessus ou assommer à coup de tongue, je ne suis pas fan !
Partir ou ne pas partir ?
Quel est votre avis
Au plaisir de vous lire 🙂
PS: Je n'arrive pas à trouver une map des ministères, que je sache dans quels quartiers ils se fritent. Une idée ?
Normalement, je devrai partir en Thaïlande ce vendredi (29.11.2013) pour des vacances : 3 jours à BKK puis le sud et enfin le nord.
Depuis ce matin (lundi 25.11.2013), je lis un peu partout que cela semble aller assez mal avec peu de chance d'amélioration : ils manifestent depuis une semaine. Depuis aujourd'hui ils entrent dans les ministères....
Personnellement, faire des vacances oui ( première fois en Thaïlande), mais me faire tirer dessus ou assommer à coup de tongue, je ne suis pas fan !
Partir ou ne pas partir ?
Quel est votre avis
Au plaisir de vous lire 🙂
PS: Je n'arrive pas à trouver une map des ministères, que je sache dans quels quartiers ils se fritent. Une idée ?
Préparation d'un circuit dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous!
Je me présente, Sevolivan, maman d'une puce qui aura 10 ans et épouse qui prépare un circuit dans l'ouest américain.
Dans nos rêves les plus fous; ce serait du 26/04 au 11/05/2014...
Je suis entrain de regarder un peu les idées de vols; circuits; plans, .... enfin bref je démarre 😉😉😉
Je viens de regarder pour les vols, j'arrive à une simu de 2.579€ pour nous 3 avec 1 escale: Départ Lux le 26/04 à 11h45 --> SF à 17h05 via Heathrow
Retour départ LA le 10/05 à 19h05 --> Lux à 18h05 via Heathrow J+1
Avec British Airways A/R.
😎1ere question: la compagnie est-ce un bon choix??
Ensuite, on louerait une voiture à SF on la rendrait à LA, j'ai compté 350€ pour une familiale genre IMPALA ou 450€ pour un cabrio pour les 14 jours avec AVIS.
😎2eme question: la compagnie est-ce un bon choix??
Pour le cricuit, j'ai cru comprendre que 21 jours est mieux que 14, mais bon voilà, c'est pas possible.... donc faudra couper dans le gras 😛😛😛
un exemple:
Le 27/04 nuit à SF Le 28/04: journée à SF puis départ le soir vers Yosemite avec nuit sur place en lodge Le 29/04: Yosemite puis départ le soir vers Death Vallée Le 30/04: Death Vallée pour départ vers Vegas avec nuit sur place; arrivée de nuit sur le strip Le 01/05: Las Vegas visite des hotels Le 02/05: Las Vegas shopping et départ en soirée vers Zion... nuit??? à définir Le 03/05: Zion puis départ en soirée pour Bryce nuit??? à définir Le 04/05: Bryce puis départ en soirée pour Monument Vallee nuit??? à définir Le 05/05: Monument Vallee puis départ en soirée pour Grand Canyon nuit??? à définir Le 06/05: Grand Canyon Le 07/05: Grand Canyon avec survol en hélico puis départ en soirée pour LA nuit??? à définir Le 08/05: LA holywood bld Le 09/05: LA Studios Le 10/05: Venice, Malibu puis aéroport
3e question: combien à la louche pour les hotels? sachant que le gros plaisir sera à Vegas et Yosemite Lodge, sinon un bon motel nous ira.
Pfiou, rien que de l'écrire, je me dis que c'est déjà trop optimiste....🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️
Qu'en pensez-vous???
J'ai aussi entendu parler d'une carte pour les parks nationaux, est-ce valable pour ceux que nous souhaitons faire?
Et si vous avez des hotels; motels des trucs et astuces, je prends aussi .... Merci d'avance à tous!
Je me présente, Sevolivan, maman d'une puce qui aura 10 ans et épouse qui prépare un circuit dans l'ouest américain.
Dans nos rêves les plus fous; ce serait du 26/04 au 11/05/2014...
Je suis entrain de regarder un peu les idées de vols; circuits; plans, .... enfin bref je démarre 😉😉😉
Je viens de regarder pour les vols, j'arrive à une simu de 2.579€ pour nous 3 avec 1 escale: Départ Lux le 26/04 à 11h45 --> SF à 17h05 via Heathrow
Retour départ LA le 10/05 à 19h05 --> Lux à 18h05 via Heathrow J+1
Avec British Airways A/R.
😎1ere question: la compagnie est-ce un bon choix??
Ensuite, on louerait une voiture à SF on la rendrait à LA, j'ai compté 350€ pour une familiale genre IMPALA ou 450€ pour un cabrio pour les 14 jours avec AVIS.
😎2eme question: la compagnie est-ce un bon choix??
Pour le cricuit, j'ai cru comprendre que 21 jours est mieux que 14, mais bon voilà, c'est pas possible.... donc faudra couper dans le gras 😛😛😛
un exemple:
Le 27/04 nuit à SF Le 28/04: journée à SF puis départ le soir vers Yosemite avec nuit sur place en lodge Le 29/04: Yosemite puis départ le soir vers Death Vallée Le 30/04: Death Vallée pour départ vers Vegas avec nuit sur place; arrivée de nuit sur le strip Le 01/05: Las Vegas visite des hotels Le 02/05: Las Vegas shopping et départ en soirée vers Zion... nuit??? à définir Le 03/05: Zion puis départ en soirée pour Bryce nuit??? à définir Le 04/05: Bryce puis départ en soirée pour Monument Vallee nuit??? à définir Le 05/05: Monument Vallee puis départ en soirée pour Grand Canyon nuit??? à définir Le 06/05: Grand Canyon Le 07/05: Grand Canyon avec survol en hélico puis départ en soirée pour LA nuit??? à définir Le 08/05: LA holywood bld Le 09/05: LA Studios Le 10/05: Venice, Malibu puis aéroport
3e question: combien à la louche pour les hotels? sachant que le gros plaisir sera à Vegas et Yosemite Lodge, sinon un bon motel nous ira.
Pfiou, rien que de l'écrire, je me dis que c'est déjà trop optimiste....🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️
Qu'en pensez-vous???
J'ai aussi entendu parler d'une carte pour les parks nationaux, est-ce valable pour ceux que nous souhaitons faire?
Et si vous avez des hotels; motels des trucs et astuces, je prends aussi .... Merci d'avance à tous!
12 mois sans visa Philippines English translation pending
bonjour je souhaiterais savoir quels sont les risques pour moi de rester 12 mois aux philippines sans visa
merci pour l'info
Estonie - Juillet 2013 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Voilà un voyage qui ne conviendra qu’à ceux qui savent se satisfaire de moments paisibles dans de jolies petites villes à taille humaine, de minuscules hameaux aux belles maisons colorées, au cœur d’une nature préservée et respectée. Ici, rien d’exceptionnel, rien d’extraordinaire mais du beau. Et du beau partout.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 13 Juillet – Arrivée du vol Air France à 23h15 – 2 nuits à Tallinn Dim – Tallinn Lun – Chutes de Jägala - Parc de Lahemaa – 3 nuits à Käsmu Mar – Parc de Lahemaa Mer – Parc de Lahemaa Jeu – Kunda – Kohtla Mining Park – Ontika – Kuremäe – Narva – 1 nuit à Sillamäe Ven – Lac Peipsi – Château d’Alatskivi - 1 nuit à Tartu Sam – Pölva – Taevaskoja – Räpina - Värska – 1 nuit à Võru Dim – Obinitsa - Piusa Caves - Rõuge - Valga - 3 nuits à Pärnu Lun – Pärnu Mar – Ile de Kihnu Mer – Ile de Saaremaa – 1 nuit à Upa Jeu – Haapsalu - Tallinn - 2 nuits à Tallinn Ven – Tallinn Sam 27 Juillet – Départ du vol Air France à 16h55
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols : 322 € l’A/R /p 11 jours de location de voiture : 470 € Dépenses sur place : L’Estonie est passée à l’Euro en 2011. Hébergements : 1214 € pour 14 nuits Essence : 161 € pour 2000 km Ferries : 36 € Autres (repas, entrées des sites …) : 749 € Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3274 € Comme je le précise à chaque fois, ce budget est indicatif. On peut trouver des hôtels moins chers, une voiture moins chère et nous avons souvent pris un verre de vin au restaurant …
GUIDES :
Petit Futé - Format de poche – Un peu léger pour la description des sites mais intéressant sur la partie histoire et culture. J’ai préparé mon voyage essentiellement grâce aux sites web suivants http://www.visitestonia.com/en http://www.tourism.tallinn.ee/.../explorer/excur... notamment la très utile brochure pdf : http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc...
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Tallinn – Air France (en partenariat avec Estonian Air) Achetés début mai en ligne sur le site Air France. 322 € l’A/R /p Vol direct à bord d’un Canadair – 2h45 - Repas payant Arrivée très tardive à Tallinn (23h15). Taxi obligatoire du coup. Par précaution, j’avais prévenu l’hôtel de notre arrivée si tard (pour qu’ils nous gardent bien la chambre). Les taxis légaux attendent devant le hall des départs. La course jusqu’en vieille ville nous a coûté 11€ à l’aller (tarif de nuit) et 7€ au retour. Je ne peux pas m’empêcher de parler ici de l’aéroport de Tallinn tant il est superbe. De nombreux coins salon avec de confortables fauteuils permettent de patienter agréablement. De nombreux points restauration également, lumineux, face aux pistes. Des initiatives vraiment sympa : une expo photos, une amusante collection de cartes postales envoyées par les voyageurs à l’aéroport de Tallinn, une bibliothèque dont les livres sont à disposition et peuvent même être emportées (alors là j’ai vraiment halluciné !) …
2 – Location de voiture Europcar – Location 11 jours d’une catégorie intermédiaire VW Jetta 470 € km illimité et assurances obligatoires - Paiement direct sur Internet pour bénéficier de 9% de remise. Récupérée et rendue à l’agence Europcar au centre de Tallin, à 10 min à pied de notre hôtel. Pratique ! Pas de forcing sur place pour ajouter les assurances facultatives. Rien à redire. Nous avions apporté notre GPS. C’est extrêmement utile, voire indispensable. Mais quand je dis ça, Philippe me dit toujours “Mais comment on faisait avant ? On y arrivait bien avec une carte et une boussole !” Oui, mais bon … Nous avons d’ailleurs très souvent recouru aux coordonnées GPS, toujours indiquées quand il n’y a pas d’adresse précise (un départ de randonnée en forêt par ex ou bien la Guesthouse de Upa …). Si vous en avez un, prenez-le sinon, je pense vraiment que ça vaut le coup de le louer avec la voiture. Nous avons parcouru 2000 km sans nous en rendre compte. Le pays est petit, les distances sont courtes. Mais les journées sont longues, le réseau routier très bon et du coup on n’hésite pas à multiplier les petites extensions. Malgré les nombreux travaux, dus sans doute à la période estivale, le réseau routier est très bon. Les routes sont souvent bordées de grandes orchidées sauvages violettes de toute beauté ou de roseaux. Très peu de circulation, même en ville. Conduite calme (pas un seul coup de klaxon en 2 semaines !) et respectueuse des limites de vitesse.
HEBERGEMENTS : Juillet oblige, on a préféré réserver tous nos hébergements à l’avance. Via Booking.com Aucune mauvaise surprise, tout était en ordre. J’indique le prix par nuit. Sauf indication contraire, nous avons payé sur place et le prix incluait le petit déjeuner buffet, le parking et le wifi. Sauf à Lahemaa où nous étions en appartement, nous avons toujours eu droit à des petits déjeuners buffet très variés, très copieux, parfois extraordinaires comme à Upa. Ce 1er repas de la journée nous a très souvent permis de nous contenter d’une pause thé à midi. Une économie à prendre en compte dans le prix de la chambre.
Tallinn – Meriton Old Town Garden 98 € - Paiement à la réservation (le seul) http://www.meritonhotels.com/...ldtown-garden-ho... Très bien situé dans la fameuse rue Pikk de la vieille ville. 2 séjours de 2 nuits (début et fin de voyage) dans 2 chambres différentes. La 310 est tout en longueur sans aucun charme. La 402 est sous les combles, très spacieuse et plutôt agréable mais sdb vraiment mal conçue (baignoire avec le pommeau de douche sous la soupente, pas très pratique, impossible de s’y tenir debout). Le service laisse beaucoup à désirer : nos lits n’ont pas été refaits, les serviettes pas changées, les tasses pas nettoyées. Seule trace de leur passage : la poubelle vidée. A ce prix là, c’est agaçant …
Käsmu – Parc de Lahemaa – Merekalda Guesthouse Apartement 79 € - Cash obligatoire – Sans petit déj http://www.merekalda.ee Plus qu’un coup de cœur, un vrai coup de foudre ! Dans un joli village de pêcheurs, au bord du golfe de Finlande, un bel ensemble de petits appartements. Nous avons eu la chance d’avoir le 1, avec une double-vue sur le golfe et sur le jardin. Appartement tout équipé, avec la chambre à l’étage. Spacieux, confortable, calme, emplacement idéal pour découvrir le Parc de Lahemaa. On serait volontiers resté une journée de plus. Pas de repas sur place mais tout ce qu’il faut pour se débrouiller. Supérette et petite auberge à Võsu, à 6 km.
Sillamäe – Hotel Krunk 70 € - http://www.krunk.ee Un hôtel d’étape. Propre et fonctionnel mais … stalinien ! Seul le pub-restau a du charme. Réservez vite votre table si vous voulez profiter d’un petit box. Vraiment pas cher. BBQ traditionnel ou arménien à 6,70€. Vraiment un bon plan et de toute façon je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’autres options dans cette affreuse ville. Dommage que le petit dej ne soit pas servi ici plutôt que dans la salle attenante, terriblement austère.
Tartu – Dorpat Conference Hotel 100 € - http://www.dorpat.ee Je n’avais plus le choix, c’était le seul en centre ville avec encore des chambres libres. Hôtel d’affaires et de groupes. Rien à redire mais aucun charme particulier. Petit déj buffet excellent et très varié.
Võru – Ränduri Guesthouse 50 € - http://www.randur.ee Une belle surprise alors que j’attendais un gite miteux … Ceux qui ont ouvert et décoré cet endroit sont des passionnés de montagne, de voyages. Les chambres sont meublées et décorées avec du bois massif qui apporte beaucoup de chaleur. Pub sympathique. Accueil très convivial. Une très belle adresse. Et un prix imbattable !
Pärnu – Alex Maja 98 € - http://alexmaja.ee Bien situé dans le centre-ville. Jolie demeure … en façade. Nous avions la chambre #1 (elle n’est pas en photo sur leur site). Petite, encombrée de méchants meubles disparates en contreplaqué, pas de coin bureau (pas même une toute petite table), plus d’eau chaude en fin de journée … Les parties communes sont elles aussi assez négligées et ne donnent pas envie de séjourner dans cet hôtel. L’accueil est du même tonneau : juste ce qu’il faut. Le petit déj est servi dans le pub, sous l’hôtel. Salle enterrée et sombre, un peu triste pour un petit déj. Vous l’aurez compris : cherchez ailleurs ou tout au moins, assurez-vous de ne pas avoir la chambre #1.
Upa – Jurna Recreation Farm 67 € - Wifi dans les parties communes uniquement http://www.saaremaa.ee/jurna/ Upa est à 6km de Kuressaare, en pleine campagne. Une grande ferme réaménagée et agrandie avec soin et avec goût. Ici, l’accueil est quasi familial ! Cette fois, la chambre était presque trop grande ! Petit déj buffet maison pantagruélique ! Rien que pour ça, ça vaut le détour. Le site web est à leur image, bourré de photos et de chaleur. La proximité de Kuressaare nous a permis d’aller facilement dîner en ville.
REPAS : Les Estoniens mangent à tout heure de la journée ; les restau sont d’ailleurs ouverts de midi à 23h mini, sans interruption. A Tallinn et Pärnu, les restau étaient souvent bondés dès 18h. N’attendez pas qu’un serveur vous place sinon tout le monde va vous doubler (du vécu !). Même s’il fait beau, les soirées sont fraîches. La majorité des restau et des cafés ont des terrasses, parfois chauffées mais, plus souvent, mettant des couvertures polaires à disposition. C’est une habitude extrêmement agréable que de pouvoir profiter d’une bière ou d’un repas au grand air, emmitouflée dans une polaire (voire 2 !) ! Inutile de dire qu’elles sont d’une propreté remarquable et toujours repliées avec soin par les clients. La bière (Saku ou A. Le Coq) est souvent servie en bock de 50 cl – Autour de 2,50 € Assez répandu aussi : le cidre de poire (pear cider) Les prix des plats que nous prenions allaient de 9 à 15 € en restaurant pour du poulet ou du porc. Le bœuf ou l’agneau font grimper les prix à plus de 20 €. Nous tournions autour de 20-25 €/p pour un repas (plat/dessert/verre de vin)
Quelques adresses que nous avons vraiment aimées :
A Tallinn : Kompressor Pub – The legendary pancake house http://www.kompressorpub.ee/ Les crêpes sont épaisses (sans être des pancakes à l’américaine) et bien garnies ! Prix vraiment doux. 4,50 € la crêpe. Dommage qu’on n’ait découvert cette perle que le dernier jour ! Zut !!
Kuldse Notsu Körst Dunkri 8 Plat à 14€ - Verre de Riesling à 4,20 € Un beau restau joliment décoré.
Rataskaevu 16 Même adresse que le nom, pourquoi s’embêter … On y est allé car bien noté dans Trip Advisor. Nous n’avions pas réservé, il ne restait qu’une seule table. Ce restau a vraiment du succès. On a pris ce qui était recommandé dans TA : ragoût d’élan (15€) et glace à l’argouse (?-3,50€). C’était un délice. Verre de vin à 3,20€
Attention, les restau sur la place de l’hôtel de ville à Tallinn sont agréables et animés mais hors de prix.
A Tartu : Püssirohu Kelder http://pyss.ee/?lang=en Trouvé sur TripAdvisor J’ai adoré cet endroit. Le cadre, une ancienne poudrière, est extraordinaire.
A Pärnu : Edelweiss http://www.edelweiss.ee/ En face de notre hôtel. Pas très cher. 20€/p pour un cocktail, un plat de poulet, un apfelstrudel, un verre de vin. Et service agréable et souriant. Mais ça, c’est comme partout.
Pizzeria Steffani http://www.steffani.ee/eng.html Archi bondée en permanence. Nous reculons une 1ère fois devant l’immense queue que les serveurs ne gèrent pas. Chacun se démerde … Nous qui sommes des gens courtois, vous imaginez … On abandonne. On revient en plein milieu d’après-midi, pensant que … quand même, à 15h30 … De fait, il n’y a qu’un petit groupe de 4 qui attend. Cette fois, on défend notre beefsteak (d’autant que là, on a vraiment faim !) et on réussit à rafler une table. Pour apprendre qu’il faut 1h d’attente pour être servis en pizzas …. On renonce. On finira par se goinfrer de petits gâteaux secs en attendant de retourner à l’Edelweiss à 18h. Donc, on ne peut pas dire si les pizzas sont bonnes mais en tous cas, elle a du succès cette pizzeria !
Puisque nous étions en voiture (= voyage facile sans portage), nous avions apporté une thermos, des sachets de thé et des gâteaux secs à thé (comprenez qu’on peut plonger dans le thé chaud sans qu’ils partent tout de suite en déconfiture). Il est ultra facile de se procurer de l’eau bouillante le matin (soit dans la chambre grâce à la bouilloire souvent fournie, soit en demandant au petit déj) et nous nous sommes souvent contentés de cet encas pour le repas de midi tant les petits dej buffet sont copieux. Gain de temps et d’argent et pause bienvenue toujours très sympa (en pleine forêt, devant une église, devant un moulin, sur le banc d’un parc …).
L’ITINERAIRE : Pour un voyage de 2 semaines, la majorité des voyagistes proposent un circuit englobant les 3 pays baltes. Fidèles à nos habitudes, nous avons préféré nous imprégner de l’atmosphère d’un seul des 3 et choisi l’Estonie car les photos de Tallinn nous avaient vraiment séduits. Nous ne regrettons vraiment pas. Maintenant, il faut être bien conscient que nous sommes loin des voyages dont on rapporte des souvenirs inoubliables, des moments féériques, des photos de sites incontournables. Ici pas de Taj Mahal, pas de Grande Muraille, pas de Pyramides … Aucun doute, le dépaysement n’est pas celui qu’apporte l’Asie ou l’Inde. C’est juste un tout petit pays. Qui a son Histoire, sa Culture et sa Nature à offrir. Excusez du peu !
Histoire L’Estonie vient de naître. Indépendante depuis 22 ans seulement, elle se libère du pesant joug soviétique et voit avec son entrée dans l’Union Européenne une garantie enfin durable à cette nouvelle indépendance. On découvre son Histoire à travers ses châteaux et ses manoirs, souvent d’anciennes résidences des barons allemands. A travers ses églises aussi, qu’elles soient orthodoxes aux bulbes et aux icônes tape à l’œil ou protestantes tout en sobriété et en force tranquille.
Culture Nous découvrons une nation, profondément marquée par une Histoire lourde, qui montre une motivation et un engagement stupéfiants à vouloir enfin exister par et pour elle-même. Partout, nous avons ressenti cette fierté d’être Estonien, cette revendication de leur culture, de leur langue, de leur mode de vie. Nous avons retrouvé aussi avec plaisir cette mentalité et ce comportement si agréables des Nordiques : calme, respect, confiance … Dans le monde actuel, un tel état d’esprit est reposant. Respect, c’est peut-être ce qui m’a le plus marquée. Respect d’eux-mêmes (quel soin ils apportent à entretenir leur maison, leur jardin, leur pelouse !), respect de l’autre (car les alentours, les parcs, les lieux publics sont tout aussi bien tenus), respect, IMMENSE respect pour la nature et pour leur forêt dont ils sont si fiers (et à juste titre !) avec des chemins de randonnée magnifiquement aménagés, commentés, balisés, propres …
Nature La forêt, parlons-en, elle est omniprésente. Elle couvre 40% du pays. Elle est belle, propre, préservée et, je l’ai dit, très respectée des Estoniens. A tel point que, étonnamment, les cimetières y trouvent souvent leur place. Elles sont composées principalement de très hauts pins, fiers, droits, dont les branches basses tombent. Pas de sous-bois touffu et impénétrable mais un doux tapis de mousse, de lichen, de fougères, de baies … Elles sont claires et accueillantes. De nombreuses randonnées y sont aménagées. Quelques unes sur des planches pour préserver le sol fragile. Les plages du Golfe de Finlande (Käsmu, Altja), du Lac Peipsi (Kauski), de la mer Baltique (Pärnu) … sont toutes incroyablement belles. Longues plages de sable fin, doré, température mise à part, elles rivalisent avec de bien plus connues. Les villages sont magnifiques : maisons colorées et jardins fleuris à l’extrême. Les villes ne sont pas en reste. Leur taille humaine permet de les parcourir facilement et agréablement.
En 2 semaines, nous avons eu le sentiment d’avoir un bel aperçu de l’Estonie : nous avons randonné longuement à travers ses belles forêts, visité de très nombreuses églises, quelques manoirs, quelques châteaux, traversé de nombreux villages tous colorés, tous faisant la part belle au bois et visité quelques très jolies villes. Nous avons aussi vu l’Estonie moins flatteuse, celle du Nord Est, encore très marquée par l’influence soviétique et dont les bâtiments austères en ciment se dégradent tristement. Mais peut-être fallait-il s’en approcher pour mieux comprendre et apprécier le reste du pays.
Nous avons profité de nos trajets en voiture (du moins la 2ème semaine car durant la 1ère je ne voulais pas rater un brin d’herbe) à lire (et relire) toutes les infos que nous avions sur l’histoire. Ca a donné beaucoup d’épaisseur au voyage.
Tallinn La brochure http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc... nous a beaucoup servi. Vous la retrouverez à l’Office du Tourisme mais pas forcément en Français. Nous y avons passé 2,5 jours. C’est largement suffisant pour la vieille ville. Nous aurions même pu y ajouter Kadriorg si nous avions accepté de serrer un peu notre programme. Nous avons fait le choix de flâner. Il ne faut quand même pas moins de 2 jours pour un bon aperçu et Tallinn les mérite bien. C’est une ville médiévale splendide.
Le parc de Lahemaa A notre passage, l’OT de Palmse était fermé et envoyait vers celui de Oandu. Le plan de Lahemaa (au 1/60 000) que vous y trouverez me semble indispensable. Ainsi qu’un GPS. Ici encore plus qu’ailleurs. A Võsu, vous trouverez une supérette et 2 restaurants. On a testé avec bonheur le O Kõrst. A Altja, une belle auberge au point de départ (ou d’arrivée) de la rando. Vraiment sympa.
Les randonnées en forêt : http://www.keskkonnaamet.ee/lahe-eng/hiking/hik/ Nous avons fait les 6 premières (toutes en boucle). Les coordonnées GPS du point de départ sont données sur le site visitestonia.com. Par exemple : http://www.visitestonia.com/...viru-bog-study-tr... Très pratiques (peut-être indispensable) et fiables. Par ordre de préférence : Viru Bog Nature Trail – 3,5 km Incontournable. Sur un très long parcours magnifique tout en planches, on traverse une tourbière de toute beauté. C’est celle-ci qu’il faut faire si on doit n’en faire qu’une seule. Altja Nature and Culture Trail – 3 km Incontournable. Jolies maisons de bois, belle plage, belle forêt et à l’arrivée, une auberge très sympathique dans une grange reconvertie. Attention, le panneau d’informations prête à confusion quant au départ. Celui-ci se trouve en fait dans l’enceinte de la grange-auberge (dans le pré, à l’intérieur des barrières de bois), devant la grande entrée, dans la forêt (à environ 50m à droite avec l’entrée de la grange dans le dos). En cherchant un peu, on trouve vite le piquet balise. Nous on l’a raté, on a fait la rando à l’envers, ce qui est sans doute moins bien. Majakivi Nature Trail on Juminda Peninsula – 7 km Magnifique forêt et enchainement de différents sous-bois Avec ces 3 randos, nous avons un bel aperçu des marais, de la forêt, des maisons de bois et de la plage. Les 3 suivantes sont un peu redondantes mais tellement agréables, pourquoi s’en priver !? Oandu Old-growth Forest Nature Trail – 4.7 km Encore une belle balade en forêt Käsmu Nature and Culture Trail – 4.2 km Elle est accessible à pied depuis Merekalda. Le problème, c’est que même avec le plan Google Map, on n’a pas réussi à trouver un vrai beau point de départ (avec le panneau d’informations et tout et tout comme pour les autres). Pas de balisage évident non plus. On a donc fait au jugé, à la boussole. On ne peut pas se perdre ! Et le final sur le golfe de Finlande, parsemé de rochers à fleur d’eau, est splendide. Ca vaut vraiment la balade. Mais s’il faut faire un choix, celle d’Altja est vraiment mieux. Beaver Trail – 1 km Rien vu : ni les castors, ni les barrages, ni les terriers. Mais cette toute petite boucle sur une belle sciure blanche est sympa, évidemment.
Les manoirs : Palmse (entrée 6€) – Le manoir et les dépendances méritent 1h30 de visite. Bien plus vivant que Sagadi. Sagadi (entrée 3€) – Le ticket inclut le musée de la forêt qui vaut le coup d’œil.
En 2,5 jours, nous avons réussi à combiner et à alterner les visites de manoirs et les randonnées. De plus, à cette époque, la longueur des journées permet de profiter au maximum. Même les balades en voiture sont extrêmement plaisantes et 1 jour de plus nous aurait permis d’aller dénicher d’autres petits villages de pêcheurs, tellement jolis. J’ai quitté Lahemaa avec beaucoup de regret. C’est vraiment un très beau parc qui peut justifier un séjour un peu plus long.
Kuremäe Couvent de Pühtitsa : magnifique couvent orthodoxe. Prévoir au moins 1h-1h30 pour profiter pleinement du lieu. http://www.puhtitsa.ee/....php/en/scheme-guide
Le lac Peipsi On commence par Kauksi. La plage du lac est splendide et invite à la promenade (à défaut d’une baignade). Nous enchaînerons ensuite les petits villages - Mustvee, Raja, Kasepää, Kallaste - qui longent le lac. Magnifiques petits villages qui s’étirent sur la rive. La recherche d’une église ou d’un musée sur les Vieux-Croyants est un prêtexte agréable pour flâner dans ces havres de paix.
Setomaa Le pays des Seto se situe dans la partie Sud-Est. Les petits musées pour nous permettre d’approcher cette culture spécifique sont assez arides. Celui d’Obinitsa est une mine d’informations mais parlera bien davantage à un Estonien qu’à un Etranger. Nous sommes un peu passé à côté … Je crois qu’hormis lors d’une fête traditionnelle, folklorique, avec des animations vivantes et des costumes portés, il est difficile de se faire une idée de cette culture à part rien qu’en visitant 2 ou 3 petits musées. Il est difficile pour nous Etrangers de ressentir, de comprendre une enclave culturelle différente et préservée au sein d’un tout qui est déjà bien différent pour nous. Et puis, la météo ne nous pas aidés ce jour-là ! Cela dit, je ne regrette pas la visite du musée en plein-air de Pölva. Nous l’avons abordé et visité comme un témoignage d’un récent passé Estonien et non spécialement Seto.
Les villes Hormis Sillamäe, nous avons trouvé du charme à toutes les villes que nous avons traversées. Nous avons poussé jusqu’à Narva pour l’aspect symbolique de la ville et pour voir ces 2 forteresses qui se dressent avec beaucoup d’arrogance et de défi l’une face à l’autre. Les journées sont longues et permettent bien ce genre d’extension. Tartu est mignonne et très animée. Ne manquez pas la maison penchée sur Raekoja Plats. Nous avons eu droit à un concert de jazz d’une vingtaine de musiciens devant une université. Beaucoup de jeunes se promènent sur la colline Toome. Une animation jeune, détendue, sympathique. Pärnu est une ville balnéaire. Ici, les villas cossues remplacent les maisons, elles sont toujours de bois peint, bien entretenues et certaines sont absolument magnifiques. La Villa Ammende mérite un coup d’œil. La plage est immense. Un petit détour par Haapsalu nous a permis de tomber sur une jolie boutique d’artisanat du bois http://www.ehejaehtne.ee/en. Nous y ferons une razzia … Je ne compte plus les cuillères et spatules rapportées de partout ! De jolis cadeaux utiles.
Les villages Ils sont magnifiques. Les maisons sont faites de planches de bois peint, colorées, ton vif ou pastel selon le goût du propriétaire. De larges fenêtres (baies vitrées, vérandas, bow window) permettent de capter la lumière et les appentis protègent d’énormes tas de bois qui aideront à lutter contre le froid. Elles sont toujours entourées d’un beau jardin, méticuleusement entretenu où les fleurs abondent sur une pelouse soigneusement taillée. Parfois le jardin déborde même de l’autre côté de la route, sur les parties communales, pour le plus grand bonheur des habitants du village !... Nous n’avons jamais vu un jardin, un parc, un pré, une allée, un bord de route, négligés. J’y vois là encore une forme de respect. Et peut-être aussi un besoin effréné d’emmagasiner du beau pour mieux supporter les longs mois d’hiver froids et sombres. Notre palme revient aux villages de pêcheurs de Lahemaa, du lac Peipsi, de Kihnu et à Koguva sur l’île de Muhu. Le village de Rõuge est réputé pour son environnement (collines et petits lacs) et mérite un petit détour.
L’île de Kihnu Ferry + vélo Venant de Pärnu, nous laissons la voiture sur le parking de Munalaid (2€ pour la journée) Il n’y a qu’un seul départ le matin, à 8h45. Nous ne réservons pas notre ticket sur internet. On arrive au port de Munalaid 1h avant (30 min aurait suffi …) et achetons notre aller au bureau du port : 2,60 € / p. http://www.veeteed.com/...=1081046100010001000 50 minutes de traversée à fond de cale … Philippe refuse d’être ainsi enfermé et passera la traversée sur le pont ; moi, à raconter notre périple à des Estoniens tout heureux de voir que leur pays attire des touristes. Nous achèterons notre retour au port de Kihnu de la même façon, 30 min avant le départ qui aura lieu à 16h15. Sur le papier, lors de mes préparations, l’escale sur Kihnu m’avait paru bien courte. Arrivée à 9h35 pour repartir à 16h … En fait, c’est largement suffisant. Nous louerons de très bons vélos dispos dès la sortie du ferry. 7€/p la journée, rendus juste avant de réembarquer. Le loueur vend également une indispensable carte à 1€. On peut faire la visite à pied mais bon … En 5h30 de vélo, on fait largement tout le tour de l’île. La partie Nord-Ouest est la plus jolie. Nous n’avons pas croisé de Mamies roulant à fond de balle dans un side-car néanmoins, nous avons croisé de nombreuses dames portant jupe et fichu colorés du coin et vu quelques side-cars rouillés attendant sans doute la prochaine fête de village. Et comme toujours de splendides maisons de bois aux jardins manucurés. Attention, pas d’auberges. Quelques petites épiceries, une assez grande à Linaküla. Nous y avons acheté pain et fromage pour pique-niquer. Cette journée ne nous a rien apporté de plus que ce que nous avions déjà vu sur le continent. Par contre, c’est une journée de plénitude totale, à rouler sur des routes paisibles ou des pistes faciles sans circulation, dans un cadre peut-être encore plus préservé qu’ailleurs. N’attendez pas une révélation, il n’y a là rien d’extraordinaire mais, si c’était à refaire, nous referions. Sans hésitation. Le seul problème c’est la météo. Si vous débarquez sur l’île et qu’il se met à pleuvoir … pas d’auberge, pas de café, rien pour se protéger et patienter …
L’île de Saaremaa Ferry + voiture + 1 nuit sur place Les ferries sont nombreux. Je me renseigne par email auprès de la compagnie, la réservation est inutile. Nous arrivons au port de Virtsu et nous alignons face à une caisse manuelle (càd avec une dame dedans). 7,40€ pour la voiture, 2,60 par passager. Tout ça n’est pas bien ruineux. http://www.tuulelaevad.ee/index.php?lang=en La traversée est ultra rapide. 25 minutes. Juste le temps de préparer notre itinéraire sur l’île, préparation facilitée par les brochures touristiques disponibles dans le ferry. Voici le programme que nous avons suivi : Sur Muhu : - L’église de Liiva - Le village pittoresque de Koguva et Muhu Museum (3€) Sur Saaremaa : - Les moulins de Angla (2,50 €) - La falaise de Panga - Le château de Kuressaare (5€) - L’église de Valjala (le lendemain en partant) - On renonce au cratère de la météorite à Kaali Ni regrets, ni remords même si nous n’étions pas au bon endroit pour profiter de la falaise de Panga. Pas bien grave … Le village de Koguva est inratable ! Ici les maisons sont en rondins massifs. Une grande ferme a été aménagée en musée. Ne ratez pas l’école où vous verrez de vieilles cartes Russes, englobant l’Estonie … Ce fut un des points forts de notre voyage. Muhu est relié à Saaremaa par une longue digue. Le château de Kuressaare est très bien conservé, massif, médiéval, austère. A l’étage il devient musée d’histoire. Une belle journée ! Et une belle étape le soir à Upa ! Nous reprendrons le ferry de 10h50 le lendemain sans aucune difficulté, sans aucun stress. Volontairement d’ailleurs, sachant qu’il y en avait beaucoup, nous n’avions pas consulté les horaires des ferries, histoire d’être totalement libres dans notre tête … Bon plan ! Et heureusement car nous avons passé 1 heure (!) au petit déj pour goûter à tout. Et on n’a même pas réussi !
Ce qu’on peut éviter : Les chutes de Jägala En été, l’eau ne couvre pas toute la roche. Peu, très peu d’intérêt. Mieux vaut filer droit sur Lahemaa. Les falaises d’Ontika La plateforme qui donnait accès à une vue spectaculaire est détruite donc la vue est très réduite et ne mérite même pas un détour. La mine de Kohtla-Nõmme (10€/p en plus !) Alors là vraiment, ce n’est pas bien. Ou alors, on est vraiment mal tombé. Aucune visite en Anglais n’était prévue ce jour-là. Nous avons donc suivi un groupe de Russes avec un audio-guide en Anglais. Jusque là, tout va bien, ça aurait pu être pas mal. Le problème, c’est que les explications techniques en Anglais sont difficiles à comprendre (le procédé d’extraction de l’huile de schiste ne fait pas partie de notre quotidien !) et puis surtout, trop peu d’indications dans la mine pour savoir quel chapitre écouter. On tapait un peu au hasard sur l’audio-guide, et même pas moyen de s’aider du contexte pour comprendre le texte. Quant au guide, il nous a totalement ignorés … Enfin, la visite a été très longue. Plus d’1h30. On s’est franchement barbés. Et on n’était pas les seuls … Et puis, la région autour de Kohtla-Järve est vraiment laide. Nous avions hésité entre le château de Rakvere et cette mine. On a fait le mauvais choix. A bon entendeur … Les falaises de Panga (sur Saaremaa) Les jolies photos des brochures sont prises d’en bas, de la plage. Nous, nous avons suivi les panneaux marron et les coordonnées GPS du site et nous sommes arrivés … SUR la falaise. Jolie point de vue sur la mer mais ce n’est pas ce qu’on voulait voir.
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : - Peut-être moins de temps à essayer vainement d’approcher et de comprendre la culture Seto et une journée de plus à Lahemaa. - Sans hésiter, Rakvere plutôt que la mine de Kohtla-Nõmme. - Peut-être aurions-nous dû aussi pousser jusqu’au manoir de Sangaste (vers Valga). C’est un beau manoir qui, même s’il est transformé en hôtel, aurait sans doute mérité notre coup d’œil. Petit regret aujourd’hui quand je revois les photos sur Internet …
DIVERS : L’accueil : ce sont des gens du Nord, le sourire n’est pas aussi spontané et immédiat qu’en Inde ou en Asie. Cela étant dit, dans les lieux publics (restau, hôtels, musées, boutiques), l’accueil est toujours très chaleureux et très convivial. La carte bancaire : bien acceptée. L’Estonie est passée à l’Euro depuis 2011. Le climat à cette époque : nous avons eu la chance d’avoir quelques très belles journées où la température est montée jusqu’à un bon 25°. Quelques journées grises avec des averses jamais très longues, la température tombait alors à 14°. Du vent violent parfois. Vêtements : polaire indispensable et Kway pour se protéger des averses et du vent parfois bien froid. On ne transpire pas, on se salit très peu. L’affluence touristique à cette époque : du monde à Tallinn le week-end, nettement moins en semaine. Ailleurs, c’est léger. Pas mal de Russes et d’Allemands. Très très peu de Français. Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : surtout des taons Les photos : beaucoup de sujets très photogéniques : les maisons colorées, une cigogne perchée dans son nid, les jardins tirés au cordeau, une cigogne dans un champ, les forêts, une cigogne traversant la route, les sous-bois (photos très graphiques), une cigogne en plein décollage, les bulbes des églises, une cig…. et 65 photos de cigognes ! L'artisanat : un bel artisanat autour du bois, du genévrier surtout (cf adresse à Haapsalu). Des lainages (pulls, gants, bonnets …). Du linge de table en lin. Le Wifi : partout et gratuit. On a apprécié d’avoir emporté notre notebook.
On a beaucoup aimé : 🙂 La douceur globale de ce voyage, à tout point de vue Le parc de Lahemaa – Le complexe de Kuremäe – Le village de Koguva sur Muhu Les villages colorés et les villes à taille humaine
On a moins aimé : 😕 Les piqûres de taons
En conclusion : Si l’Estonie n’est surement pas la destination d’un tout premier voyage, elle peut l’être bien volontiers pour faire le lien avec d’autres. Pour ajouter une pièce de puzzle, celle qui relie la culture scandinave et la culture russe. Les passionnés d’Histoire contemporaine y trouveront leur compte. Et les amoureux de la Nature ne seront jamais déçus. Ce fut un voyage extrêmement facile (logistique), reposant, paisible. Nous ne regrettons pas le choix que nous avons fait de consacrer nos 2 semaines à ce seul pays Balte. Certes, il finit par y avoir redondance … dans les rando en forêt, les églises, les villages, les cigognes … mais, c’est justement cette redondance qui nous a permis de nous imprégner de leur Nature et de leur Culture. La redondance a du bon, c’est elle qui permet de retenir. C’est maintenant souvent le choix que l’on fait : moins mais mieux.
Voilà un voyage qui ne conviendra qu’à ceux qui savent se satisfaire de moments paisibles dans de jolies petites villes à taille humaine, de minuscules hameaux aux belles maisons colorées, au cœur d’une nature préservée et respectée. Ici, rien d’exceptionnel, rien d’extraordinaire mais du beau. Et du beau partout.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 13 Juillet – Arrivée du vol Air France à 23h15 – 2 nuits à Tallinn Dim – Tallinn Lun – Chutes de Jägala - Parc de Lahemaa – 3 nuits à Käsmu Mar – Parc de Lahemaa Mer – Parc de Lahemaa Jeu – Kunda – Kohtla Mining Park – Ontika – Kuremäe – Narva – 1 nuit à Sillamäe Ven – Lac Peipsi – Château d’Alatskivi - 1 nuit à Tartu Sam – Pölva – Taevaskoja – Räpina - Värska – 1 nuit à Võru Dim – Obinitsa - Piusa Caves - Rõuge - Valga - 3 nuits à Pärnu Lun – Pärnu Mar – Ile de Kihnu Mer – Ile de Saaremaa – 1 nuit à Upa Jeu – Haapsalu - Tallinn - 2 nuits à Tallinn Ven – Tallinn Sam 27 Juillet – Départ du vol Air France à 16h55
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols : 322 € l’A/R /p 11 jours de location de voiture : 470 € Dépenses sur place : L’Estonie est passée à l’Euro en 2011. Hébergements : 1214 € pour 14 nuits Essence : 161 € pour 2000 km Ferries : 36 € Autres (repas, entrées des sites …) : 749 € Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3274 € Comme je le précise à chaque fois, ce budget est indicatif. On peut trouver des hôtels moins chers, une voiture moins chère et nous avons souvent pris un verre de vin au restaurant …
GUIDES :
Petit Futé - Format de poche – Un peu léger pour la description des sites mais intéressant sur la partie histoire et culture. J’ai préparé mon voyage essentiellement grâce aux sites web suivants http://www.visitestonia.com/en http://www.tourism.tallinn.ee/.../explorer/excur... notamment la très utile brochure pdf : http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc...
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Tallinn – Air France (en partenariat avec Estonian Air) Achetés début mai en ligne sur le site Air France. 322 € l’A/R /p Vol direct à bord d’un Canadair – 2h45 - Repas payant Arrivée très tardive à Tallinn (23h15). Taxi obligatoire du coup. Par précaution, j’avais prévenu l’hôtel de notre arrivée si tard (pour qu’ils nous gardent bien la chambre). Les taxis légaux attendent devant le hall des départs. La course jusqu’en vieille ville nous a coûté 11€ à l’aller (tarif de nuit) et 7€ au retour. Je ne peux pas m’empêcher de parler ici de l’aéroport de Tallinn tant il est superbe. De nombreux coins salon avec de confortables fauteuils permettent de patienter agréablement. De nombreux points restauration également, lumineux, face aux pistes. Des initiatives vraiment sympa : une expo photos, une amusante collection de cartes postales envoyées par les voyageurs à l’aéroport de Tallinn, une bibliothèque dont les livres sont à disposition et peuvent même être emportées (alors là j’ai vraiment halluciné !) …
2 – Location de voiture Europcar – Location 11 jours d’une catégorie intermédiaire VW Jetta 470 € km illimité et assurances obligatoires - Paiement direct sur Internet pour bénéficier de 9% de remise. Récupérée et rendue à l’agence Europcar au centre de Tallin, à 10 min à pied de notre hôtel. Pratique ! Pas de forcing sur place pour ajouter les assurances facultatives. Rien à redire. Nous avions apporté notre GPS. C’est extrêmement utile, voire indispensable. Mais quand je dis ça, Philippe me dit toujours “Mais comment on faisait avant ? On y arrivait bien avec une carte et une boussole !” Oui, mais bon … Nous avons d’ailleurs très souvent recouru aux coordonnées GPS, toujours indiquées quand il n’y a pas d’adresse précise (un départ de randonnée en forêt par ex ou bien la Guesthouse de Upa …). Si vous en avez un, prenez-le sinon, je pense vraiment que ça vaut le coup de le louer avec la voiture. Nous avons parcouru 2000 km sans nous en rendre compte. Le pays est petit, les distances sont courtes. Mais les journées sont longues, le réseau routier très bon et du coup on n’hésite pas à multiplier les petites extensions. Malgré les nombreux travaux, dus sans doute à la période estivale, le réseau routier est très bon. Les routes sont souvent bordées de grandes orchidées sauvages violettes de toute beauté ou de roseaux. Très peu de circulation, même en ville. Conduite calme (pas un seul coup de klaxon en 2 semaines !) et respectueuse des limites de vitesse.
HEBERGEMENTS : Juillet oblige, on a préféré réserver tous nos hébergements à l’avance. Via Booking.com Aucune mauvaise surprise, tout était en ordre. J’indique le prix par nuit. Sauf indication contraire, nous avons payé sur place et le prix incluait le petit déjeuner buffet, le parking et le wifi. Sauf à Lahemaa où nous étions en appartement, nous avons toujours eu droit à des petits déjeuners buffet très variés, très copieux, parfois extraordinaires comme à Upa. Ce 1er repas de la journée nous a très souvent permis de nous contenter d’une pause thé à midi. Une économie à prendre en compte dans le prix de la chambre.
Tallinn – Meriton Old Town Garden 98 € - Paiement à la réservation (le seul) http://www.meritonhotels.com/...ldtown-garden-ho... Très bien situé dans la fameuse rue Pikk de la vieille ville. 2 séjours de 2 nuits (début et fin de voyage) dans 2 chambres différentes. La 310 est tout en longueur sans aucun charme. La 402 est sous les combles, très spacieuse et plutôt agréable mais sdb vraiment mal conçue (baignoire avec le pommeau de douche sous la soupente, pas très pratique, impossible de s’y tenir debout). Le service laisse beaucoup à désirer : nos lits n’ont pas été refaits, les serviettes pas changées, les tasses pas nettoyées. Seule trace de leur passage : la poubelle vidée. A ce prix là, c’est agaçant …
Käsmu – Parc de Lahemaa – Merekalda Guesthouse Apartement 79 € - Cash obligatoire – Sans petit déj http://www.merekalda.ee Plus qu’un coup de cœur, un vrai coup de foudre ! Dans un joli village de pêcheurs, au bord du golfe de Finlande, un bel ensemble de petits appartements. Nous avons eu la chance d’avoir le 1, avec une double-vue sur le golfe et sur le jardin. Appartement tout équipé, avec la chambre à l’étage. Spacieux, confortable, calme, emplacement idéal pour découvrir le Parc de Lahemaa. On serait volontiers resté une journée de plus. Pas de repas sur place mais tout ce qu’il faut pour se débrouiller. Supérette et petite auberge à Võsu, à 6 km.
Sillamäe – Hotel Krunk 70 € - http://www.krunk.ee Un hôtel d’étape. Propre et fonctionnel mais … stalinien ! Seul le pub-restau a du charme. Réservez vite votre table si vous voulez profiter d’un petit box. Vraiment pas cher. BBQ traditionnel ou arménien à 6,70€. Vraiment un bon plan et de toute façon je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’autres options dans cette affreuse ville. Dommage que le petit dej ne soit pas servi ici plutôt que dans la salle attenante, terriblement austère.
Tartu – Dorpat Conference Hotel 100 € - http://www.dorpat.ee Je n’avais plus le choix, c’était le seul en centre ville avec encore des chambres libres. Hôtel d’affaires et de groupes. Rien à redire mais aucun charme particulier. Petit déj buffet excellent et très varié.
Võru – Ränduri Guesthouse 50 € - http://www.randur.ee Une belle surprise alors que j’attendais un gite miteux … Ceux qui ont ouvert et décoré cet endroit sont des passionnés de montagne, de voyages. Les chambres sont meublées et décorées avec du bois massif qui apporte beaucoup de chaleur. Pub sympathique. Accueil très convivial. Une très belle adresse. Et un prix imbattable !
Pärnu – Alex Maja 98 € - http://alexmaja.ee Bien situé dans le centre-ville. Jolie demeure … en façade. Nous avions la chambre #1 (elle n’est pas en photo sur leur site). Petite, encombrée de méchants meubles disparates en contreplaqué, pas de coin bureau (pas même une toute petite table), plus d’eau chaude en fin de journée … Les parties communes sont elles aussi assez négligées et ne donnent pas envie de séjourner dans cet hôtel. L’accueil est du même tonneau : juste ce qu’il faut. Le petit déj est servi dans le pub, sous l’hôtel. Salle enterrée et sombre, un peu triste pour un petit déj. Vous l’aurez compris : cherchez ailleurs ou tout au moins, assurez-vous de ne pas avoir la chambre #1.
Upa – Jurna Recreation Farm 67 € - Wifi dans les parties communes uniquement http://www.saaremaa.ee/jurna/ Upa est à 6km de Kuressaare, en pleine campagne. Une grande ferme réaménagée et agrandie avec soin et avec goût. Ici, l’accueil est quasi familial ! Cette fois, la chambre était presque trop grande ! Petit déj buffet maison pantagruélique ! Rien que pour ça, ça vaut le détour. Le site web est à leur image, bourré de photos et de chaleur. La proximité de Kuressaare nous a permis d’aller facilement dîner en ville.
REPAS : Les Estoniens mangent à tout heure de la journée ; les restau sont d’ailleurs ouverts de midi à 23h mini, sans interruption. A Tallinn et Pärnu, les restau étaient souvent bondés dès 18h. N’attendez pas qu’un serveur vous place sinon tout le monde va vous doubler (du vécu !). Même s’il fait beau, les soirées sont fraîches. La majorité des restau et des cafés ont des terrasses, parfois chauffées mais, plus souvent, mettant des couvertures polaires à disposition. C’est une habitude extrêmement agréable que de pouvoir profiter d’une bière ou d’un repas au grand air, emmitouflée dans une polaire (voire 2 !) ! Inutile de dire qu’elles sont d’une propreté remarquable et toujours repliées avec soin par les clients. La bière (Saku ou A. Le Coq) est souvent servie en bock de 50 cl – Autour de 2,50 € Assez répandu aussi : le cidre de poire (pear cider) Les prix des plats que nous prenions allaient de 9 à 15 € en restaurant pour du poulet ou du porc. Le bœuf ou l’agneau font grimper les prix à plus de 20 €. Nous tournions autour de 20-25 €/p pour un repas (plat/dessert/verre de vin)
Quelques adresses que nous avons vraiment aimées :
A Tallinn : Kompressor Pub – The legendary pancake house http://www.kompressorpub.ee/ Les crêpes sont épaisses (sans être des pancakes à l’américaine) et bien garnies ! Prix vraiment doux. 4,50 € la crêpe. Dommage qu’on n’ait découvert cette perle que le dernier jour ! Zut !!
Kuldse Notsu Körst Dunkri 8 Plat à 14€ - Verre de Riesling à 4,20 € Un beau restau joliment décoré.
Rataskaevu 16 Même adresse que le nom, pourquoi s’embêter … On y est allé car bien noté dans Trip Advisor. Nous n’avions pas réservé, il ne restait qu’une seule table. Ce restau a vraiment du succès. On a pris ce qui était recommandé dans TA : ragoût d’élan (15€) et glace à l’argouse (?-3,50€). C’était un délice. Verre de vin à 3,20€
Attention, les restau sur la place de l’hôtel de ville à Tallinn sont agréables et animés mais hors de prix.
A Tartu : Püssirohu Kelder http://pyss.ee/?lang=en Trouvé sur TripAdvisor J’ai adoré cet endroit. Le cadre, une ancienne poudrière, est extraordinaire.
A Pärnu : Edelweiss http://www.edelweiss.ee/ En face de notre hôtel. Pas très cher. 20€/p pour un cocktail, un plat de poulet, un apfelstrudel, un verre de vin. Et service agréable et souriant. Mais ça, c’est comme partout.
Pizzeria Steffani http://www.steffani.ee/eng.html Archi bondée en permanence. Nous reculons une 1ère fois devant l’immense queue que les serveurs ne gèrent pas. Chacun se démerde … Nous qui sommes des gens courtois, vous imaginez … On abandonne. On revient en plein milieu d’après-midi, pensant que … quand même, à 15h30 … De fait, il n’y a qu’un petit groupe de 4 qui attend. Cette fois, on défend notre beefsteak (d’autant que là, on a vraiment faim !) et on réussit à rafler une table. Pour apprendre qu’il faut 1h d’attente pour être servis en pizzas …. On renonce. On finira par se goinfrer de petits gâteaux secs en attendant de retourner à l’Edelweiss à 18h. Donc, on ne peut pas dire si les pizzas sont bonnes mais en tous cas, elle a du succès cette pizzeria !
Puisque nous étions en voiture (= voyage facile sans portage), nous avions apporté une thermos, des sachets de thé et des gâteaux secs à thé (comprenez qu’on peut plonger dans le thé chaud sans qu’ils partent tout de suite en déconfiture). Il est ultra facile de se procurer de l’eau bouillante le matin (soit dans la chambre grâce à la bouilloire souvent fournie, soit en demandant au petit déj) et nous nous sommes souvent contentés de cet encas pour le repas de midi tant les petits dej buffet sont copieux. Gain de temps et d’argent et pause bienvenue toujours très sympa (en pleine forêt, devant une église, devant un moulin, sur le banc d’un parc …).
L’ITINERAIRE : Pour un voyage de 2 semaines, la majorité des voyagistes proposent un circuit englobant les 3 pays baltes. Fidèles à nos habitudes, nous avons préféré nous imprégner de l’atmosphère d’un seul des 3 et choisi l’Estonie car les photos de Tallinn nous avaient vraiment séduits. Nous ne regrettons vraiment pas. Maintenant, il faut être bien conscient que nous sommes loin des voyages dont on rapporte des souvenirs inoubliables, des moments féériques, des photos de sites incontournables. Ici pas de Taj Mahal, pas de Grande Muraille, pas de Pyramides … Aucun doute, le dépaysement n’est pas celui qu’apporte l’Asie ou l’Inde. C’est juste un tout petit pays. Qui a son Histoire, sa Culture et sa Nature à offrir. Excusez du peu !
Histoire L’Estonie vient de naître. Indépendante depuis 22 ans seulement, elle se libère du pesant joug soviétique et voit avec son entrée dans l’Union Européenne une garantie enfin durable à cette nouvelle indépendance. On découvre son Histoire à travers ses châteaux et ses manoirs, souvent d’anciennes résidences des barons allemands. A travers ses églises aussi, qu’elles soient orthodoxes aux bulbes et aux icônes tape à l’œil ou protestantes tout en sobriété et en force tranquille.
Culture Nous découvrons une nation, profondément marquée par une Histoire lourde, qui montre une motivation et un engagement stupéfiants à vouloir enfin exister par et pour elle-même. Partout, nous avons ressenti cette fierté d’être Estonien, cette revendication de leur culture, de leur langue, de leur mode de vie. Nous avons retrouvé aussi avec plaisir cette mentalité et ce comportement si agréables des Nordiques : calme, respect, confiance … Dans le monde actuel, un tel état d’esprit est reposant. Respect, c’est peut-être ce qui m’a le plus marquée. Respect d’eux-mêmes (quel soin ils apportent à entretenir leur maison, leur jardin, leur pelouse !), respect de l’autre (car les alentours, les parcs, les lieux publics sont tout aussi bien tenus), respect, IMMENSE respect pour la nature et pour leur forêt dont ils sont si fiers (et à juste titre !) avec des chemins de randonnée magnifiquement aménagés, commentés, balisés, propres …
Nature La forêt, parlons-en, elle est omniprésente. Elle couvre 40% du pays. Elle est belle, propre, préservée et, je l’ai dit, très respectée des Estoniens. A tel point que, étonnamment, les cimetières y trouvent souvent leur place. Elles sont composées principalement de très hauts pins, fiers, droits, dont les branches basses tombent. Pas de sous-bois touffu et impénétrable mais un doux tapis de mousse, de lichen, de fougères, de baies … Elles sont claires et accueillantes. De nombreuses randonnées y sont aménagées. Quelques unes sur des planches pour préserver le sol fragile. Les plages du Golfe de Finlande (Käsmu, Altja), du Lac Peipsi (Kauski), de la mer Baltique (Pärnu) … sont toutes incroyablement belles. Longues plages de sable fin, doré, température mise à part, elles rivalisent avec de bien plus connues. Les villages sont magnifiques : maisons colorées et jardins fleuris à l’extrême. Les villes ne sont pas en reste. Leur taille humaine permet de les parcourir facilement et agréablement.
En 2 semaines, nous avons eu le sentiment d’avoir un bel aperçu de l’Estonie : nous avons randonné longuement à travers ses belles forêts, visité de très nombreuses églises, quelques manoirs, quelques châteaux, traversé de nombreux villages tous colorés, tous faisant la part belle au bois et visité quelques très jolies villes. Nous avons aussi vu l’Estonie moins flatteuse, celle du Nord Est, encore très marquée par l’influence soviétique et dont les bâtiments austères en ciment se dégradent tristement. Mais peut-être fallait-il s’en approcher pour mieux comprendre et apprécier le reste du pays.
Nous avons profité de nos trajets en voiture (du moins la 2ème semaine car durant la 1ère je ne voulais pas rater un brin d’herbe) à lire (et relire) toutes les infos que nous avions sur l’histoire. Ca a donné beaucoup d’épaisseur au voyage.
Tallinn La brochure http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc... nous a beaucoup servi. Vous la retrouverez à l’Office du Tourisme mais pas forcément en Français. Nous y avons passé 2,5 jours. C’est largement suffisant pour la vieille ville. Nous aurions même pu y ajouter Kadriorg si nous avions accepté de serrer un peu notre programme. Nous avons fait le choix de flâner. Il ne faut quand même pas moins de 2 jours pour un bon aperçu et Tallinn les mérite bien. C’est une ville médiévale splendide.
Le parc de Lahemaa A notre passage, l’OT de Palmse était fermé et envoyait vers celui de Oandu. Le plan de Lahemaa (au 1/60 000) que vous y trouverez me semble indispensable. Ainsi qu’un GPS. Ici encore plus qu’ailleurs. A Võsu, vous trouverez une supérette et 2 restaurants. On a testé avec bonheur le O Kõrst. A Altja, une belle auberge au point de départ (ou d’arrivée) de la rando. Vraiment sympa.
Les randonnées en forêt : http://www.keskkonnaamet.ee/lahe-eng/hiking/hik/ Nous avons fait les 6 premières (toutes en boucle). Les coordonnées GPS du point de départ sont données sur le site visitestonia.com. Par exemple : http://www.visitestonia.com/...viru-bog-study-tr... Très pratiques (peut-être indispensable) et fiables. Par ordre de préférence : Viru Bog Nature Trail – 3,5 km Incontournable. Sur un très long parcours magnifique tout en planches, on traverse une tourbière de toute beauté. C’est celle-ci qu’il faut faire si on doit n’en faire qu’une seule. Altja Nature and Culture Trail – 3 km Incontournable. Jolies maisons de bois, belle plage, belle forêt et à l’arrivée, une auberge très sympathique dans une grange reconvertie. Attention, le panneau d’informations prête à confusion quant au départ. Celui-ci se trouve en fait dans l’enceinte de la grange-auberge (dans le pré, à l’intérieur des barrières de bois), devant la grande entrée, dans la forêt (à environ 50m à droite avec l’entrée de la grange dans le dos). En cherchant un peu, on trouve vite le piquet balise. Nous on l’a raté, on a fait la rando à l’envers, ce qui est sans doute moins bien. Majakivi Nature Trail on Juminda Peninsula – 7 km Magnifique forêt et enchainement de différents sous-bois Avec ces 3 randos, nous avons un bel aperçu des marais, de la forêt, des maisons de bois et de la plage. Les 3 suivantes sont un peu redondantes mais tellement agréables, pourquoi s’en priver !? Oandu Old-growth Forest Nature Trail – 4.7 km Encore une belle balade en forêt Käsmu Nature and Culture Trail – 4.2 km Elle est accessible à pied depuis Merekalda. Le problème, c’est que même avec le plan Google Map, on n’a pas réussi à trouver un vrai beau point de départ (avec le panneau d’informations et tout et tout comme pour les autres). Pas de balisage évident non plus. On a donc fait au jugé, à la boussole. On ne peut pas se perdre ! Et le final sur le golfe de Finlande, parsemé de rochers à fleur d’eau, est splendide. Ca vaut vraiment la balade. Mais s’il faut faire un choix, celle d’Altja est vraiment mieux. Beaver Trail – 1 km Rien vu : ni les castors, ni les barrages, ni les terriers. Mais cette toute petite boucle sur une belle sciure blanche est sympa, évidemment.
Les manoirs : Palmse (entrée 6€) – Le manoir et les dépendances méritent 1h30 de visite. Bien plus vivant que Sagadi. Sagadi (entrée 3€) – Le ticket inclut le musée de la forêt qui vaut le coup d’œil.
En 2,5 jours, nous avons réussi à combiner et à alterner les visites de manoirs et les randonnées. De plus, à cette époque, la longueur des journées permet de profiter au maximum. Même les balades en voiture sont extrêmement plaisantes et 1 jour de plus nous aurait permis d’aller dénicher d’autres petits villages de pêcheurs, tellement jolis. J’ai quitté Lahemaa avec beaucoup de regret. C’est vraiment un très beau parc qui peut justifier un séjour un peu plus long.
Kuremäe Couvent de Pühtitsa : magnifique couvent orthodoxe. Prévoir au moins 1h-1h30 pour profiter pleinement du lieu. http://www.puhtitsa.ee/....php/en/scheme-guide
Le lac Peipsi On commence par Kauksi. La plage du lac est splendide et invite à la promenade (à défaut d’une baignade). Nous enchaînerons ensuite les petits villages - Mustvee, Raja, Kasepää, Kallaste - qui longent le lac. Magnifiques petits villages qui s’étirent sur la rive. La recherche d’une église ou d’un musée sur les Vieux-Croyants est un prêtexte agréable pour flâner dans ces havres de paix.
Setomaa Le pays des Seto se situe dans la partie Sud-Est. Les petits musées pour nous permettre d’approcher cette culture spécifique sont assez arides. Celui d’Obinitsa est une mine d’informations mais parlera bien davantage à un Estonien qu’à un Etranger. Nous sommes un peu passé à côté … Je crois qu’hormis lors d’une fête traditionnelle, folklorique, avec des animations vivantes et des costumes portés, il est difficile de se faire une idée de cette culture à part rien qu’en visitant 2 ou 3 petits musées. Il est difficile pour nous Etrangers de ressentir, de comprendre une enclave culturelle différente et préservée au sein d’un tout qui est déjà bien différent pour nous. Et puis, la météo ne nous pas aidés ce jour-là ! Cela dit, je ne regrette pas la visite du musée en plein-air de Pölva. Nous l’avons abordé et visité comme un témoignage d’un récent passé Estonien et non spécialement Seto.
Les villes Hormis Sillamäe, nous avons trouvé du charme à toutes les villes que nous avons traversées. Nous avons poussé jusqu’à Narva pour l’aspect symbolique de la ville et pour voir ces 2 forteresses qui se dressent avec beaucoup d’arrogance et de défi l’une face à l’autre. Les journées sont longues et permettent bien ce genre d’extension. Tartu est mignonne et très animée. Ne manquez pas la maison penchée sur Raekoja Plats. Nous avons eu droit à un concert de jazz d’une vingtaine de musiciens devant une université. Beaucoup de jeunes se promènent sur la colline Toome. Une animation jeune, détendue, sympathique. Pärnu est une ville balnéaire. Ici, les villas cossues remplacent les maisons, elles sont toujours de bois peint, bien entretenues et certaines sont absolument magnifiques. La Villa Ammende mérite un coup d’œil. La plage est immense. Un petit détour par Haapsalu nous a permis de tomber sur une jolie boutique d’artisanat du bois http://www.ehejaehtne.ee/en. Nous y ferons une razzia … Je ne compte plus les cuillères et spatules rapportées de partout ! De jolis cadeaux utiles.
Les villages Ils sont magnifiques. Les maisons sont faites de planches de bois peint, colorées, ton vif ou pastel selon le goût du propriétaire. De larges fenêtres (baies vitrées, vérandas, bow window) permettent de capter la lumière et les appentis protègent d’énormes tas de bois qui aideront à lutter contre le froid. Elles sont toujours entourées d’un beau jardin, méticuleusement entretenu où les fleurs abondent sur une pelouse soigneusement taillée. Parfois le jardin déborde même de l’autre côté de la route, sur les parties communales, pour le plus grand bonheur des habitants du village !... Nous n’avons jamais vu un jardin, un parc, un pré, une allée, un bord de route, négligés. J’y vois là encore une forme de respect. Et peut-être aussi un besoin effréné d’emmagasiner du beau pour mieux supporter les longs mois d’hiver froids et sombres. Notre palme revient aux villages de pêcheurs de Lahemaa, du lac Peipsi, de Kihnu et à Koguva sur l’île de Muhu. Le village de Rõuge est réputé pour son environnement (collines et petits lacs) et mérite un petit détour.
L’île de Kihnu Ferry + vélo Venant de Pärnu, nous laissons la voiture sur le parking de Munalaid (2€ pour la journée) Il n’y a qu’un seul départ le matin, à 8h45. Nous ne réservons pas notre ticket sur internet. On arrive au port de Munalaid 1h avant (30 min aurait suffi …) et achetons notre aller au bureau du port : 2,60 € / p. http://www.veeteed.com/...=1081046100010001000 50 minutes de traversée à fond de cale … Philippe refuse d’être ainsi enfermé et passera la traversée sur le pont ; moi, à raconter notre périple à des Estoniens tout heureux de voir que leur pays attire des touristes. Nous achèterons notre retour au port de Kihnu de la même façon, 30 min avant le départ qui aura lieu à 16h15. Sur le papier, lors de mes préparations, l’escale sur Kihnu m’avait paru bien courte. Arrivée à 9h35 pour repartir à 16h … En fait, c’est largement suffisant. Nous louerons de très bons vélos dispos dès la sortie du ferry. 7€/p la journée, rendus juste avant de réembarquer. Le loueur vend également une indispensable carte à 1€. On peut faire la visite à pied mais bon … En 5h30 de vélo, on fait largement tout le tour de l’île. La partie Nord-Ouest est la plus jolie. Nous n’avons pas croisé de Mamies roulant à fond de balle dans un side-car néanmoins, nous avons croisé de nombreuses dames portant jupe et fichu colorés du coin et vu quelques side-cars rouillés attendant sans doute la prochaine fête de village. Et comme toujours de splendides maisons de bois aux jardins manucurés. Attention, pas d’auberges. Quelques petites épiceries, une assez grande à Linaküla. Nous y avons acheté pain et fromage pour pique-niquer. Cette journée ne nous a rien apporté de plus que ce que nous avions déjà vu sur le continent. Par contre, c’est une journée de plénitude totale, à rouler sur des routes paisibles ou des pistes faciles sans circulation, dans un cadre peut-être encore plus préservé qu’ailleurs. N’attendez pas une révélation, il n’y a là rien d’extraordinaire mais, si c’était à refaire, nous referions. Sans hésitation. Le seul problème c’est la météo. Si vous débarquez sur l’île et qu’il se met à pleuvoir … pas d’auberge, pas de café, rien pour se protéger et patienter …
L’île de Saaremaa Ferry + voiture + 1 nuit sur place Les ferries sont nombreux. Je me renseigne par email auprès de la compagnie, la réservation est inutile. Nous arrivons au port de Virtsu et nous alignons face à une caisse manuelle (càd avec une dame dedans). 7,40€ pour la voiture, 2,60 par passager. Tout ça n’est pas bien ruineux. http://www.tuulelaevad.ee/index.php?lang=en La traversée est ultra rapide. 25 minutes. Juste le temps de préparer notre itinéraire sur l’île, préparation facilitée par les brochures touristiques disponibles dans le ferry. Voici le programme que nous avons suivi : Sur Muhu : - L’église de Liiva - Le village pittoresque de Koguva et Muhu Museum (3€) Sur Saaremaa : - Les moulins de Angla (2,50 €) - La falaise de Panga - Le château de Kuressaare (5€) - L’église de Valjala (le lendemain en partant) - On renonce au cratère de la météorite à Kaali Ni regrets, ni remords même si nous n’étions pas au bon endroit pour profiter de la falaise de Panga. Pas bien grave … Le village de Koguva est inratable ! Ici les maisons sont en rondins massifs. Une grande ferme a été aménagée en musée. Ne ratez pas l’école où vous verrez de vieilles cartes Russes, englobant l’Estonie … Ce fut un des points forts de notre voyage. Muhu est relié à Saaremaa par une longue digue. Le château de Kuressaare est très bien conservé, massif, médiéval, austère. A l’étage il devient musée d’histoire. Une belle journée ! Et une belle étape le soir à Upa ! Nous reprendrons le ferry de 10h50 le lendemain sans aucune difficulté, sans aucun stress. Volontairement d’ailleurs, sachant qu’il y en avait beaucoup, nous n’avions pas consulté les horaires des ferries, histoire d’être totalement libres dans notre tête … Bon plan ! Et heureusement car nous avons passé 1 heure (!) au petit déj pour goûter à tout. Et on n’a même pas réussi !
Ce qu’on peut éviter : Les chutes de Jägala En été, l’eau ne couvre pas toute la roche. Peu, très peu d’intérêt. Mieux vaut filer droit sur Lahemaa. Les falaises d’Ontika La plateforme qui donnait accès à une vue spectaculaire est détruite donc la vue est très réduite et ne mérite même pas un détour. La mine de Kohtla-Nõmme (10€/p en plus !) Alors là vraiment, ce n’est pas bien. Ou alors, on est vraiment mal tombé. Aucune visite en Anglais n’était prévue ce jour-là. Nous avons donc suivi un groupe de Russes avec un audio-guide en Anglais. Jusque là, tout va bien, ça aurait pu être pas mal. Le problème, c’est que les explications techniques en Anglais sont difficiles à comprendre (le procédé d’extraction de l’huile de schiste ne fait pas partie de notre quotidien !) et puis surtout, trop peu d’indications dans la mine pour savoir quel chapitre écouter. On tapait un peu au hasard sur l’audio-guide, et même pas moyen de s’aider du contexte pour comprendre le texte. Quant au guide, il nous a totalement ignorés … Enfin, la visite a été très longue. Plus d’1h30. On s’est franchement barbés. Et on n’était pas les seuls … Et puis, la région autour de Kohtla-Järve est vraiment laide. Nous avions hésité entre le château de Rakvere et cette mine. On a fait le mauvais choix. A bon entendeur … Les falaises de Panga (sur Saaremaa) Les jolies photos des brochures sont prises d’en bas, de la plage. Nous, nous avons suivi les panneaux marron et les coordonnées GPS du site et nous sommes arrivés … SUR la falaise. Jolie point de vue sur la mer mais ce n’est pas ce qu’on voulait voir.
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : - Peut-être moins de temps à essayer vainement d’approcher et de comprendre la culture Seto et une journée de plus à Lahemaa. - Sans hésiter, Rakvere plutôt que la mine de Kohtla-Nõmme. - Peut-être aurions-nous dû aussi pousser jusqu’au manoir de Sangaste (vers Valga). C’est un beau manoir qui, même s’il est transformé en hôtel, aurait sans doute mérité notre coup d’œil. Petit regret aujourd’hui quand je revois les photos sur Internet …
DIVERS : L’accueil : ce sont des gens du Nord, le sourire n’est pas aussi spontané et immédiat qu’en Inde ou en Asie. Cela étant dit, dans les lieux publics (restau, hôtels, musées, boutiques), l’accueil est toujours très chaleureux et très convivial. La carte bancaire : bien acceptée. L’Estonie est passée à l’Euro depuis 2011. Le climat à cette époque : nous avons eu la chance d’avoir quelques très belles journées où la température est montée jusqu’à un bon 25°. Quelques journées grises avec des averses jamais très longues, la température tombait alors à 14°. Du vent violent parfois. Vêtements : polaire indispensable et Kway pour se protéger des averses et du vent parfois bien froid. On ne transpire pas, on se salit très peu. L’affluence touristique à cette époque : du monde à Tallinn le week-end, nettement moins en semaine. Ailleurs, c’est léger. Pas mal de Russes et d’Allemands. Très très peu de Français. Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : surtout des taons Les photos : beaucoup de sujets très photogéniques : les maisons colorées, une cigogne perchée dans son nid, les jardins tirés au cordeau, une cigogne dans un champ, les forêts, une cigogne traversant la route, les sous-bois (photos très graphiques), une cigogne en plein décollage, les bulbes des églises, une cig…. et 65 photos de cigognes ! L'artisanat : un bel artisanat autour du bois, du genévrier surtout (cf adresse à Haapsalu). Des lainages (pulls, gants, bonnets …). Du linge de table en lin. Le Wifi : partout et gratuit. On a apprécié d’avoir emporté notre notebook.
On a beaucoup aimé : 🙂 La douceur globale de ce voyage, à tout point de vue Le parc de Lahemaa – Le complexe de Kuremäe – Le village de Koguva sur Muhu Les villages colorés et les villes à taille humaine
On a moins aimé : 😕 Les piqûres de taons
En conclusion : Si l’Estonie n’est surement pas la destination d’un tout premier voyage, elle peut l’être bien volontiers pour faire le lien avec d’autres. Pour ajouter une pièce de puzzle, celle qui relie la culture scandinave et la culture russe. Les passionnés d’Histoire contemporaine y trouveront leur compte. Et les amoureux de la Nature ne seront jamais déçus. Ce fut un voyage extrêmement facile (logistique), reposant, paisible. Nous ne regrettons pas le choix que nous avons fait de consacrer nos 2 semaines à ce seul pays Balte. Certes, il finit par y avoir redondance … dans les rando en forêt, les églises, les villages, les cigognes … mais, c’est justement cette redondance qui nous a permis de nous imprégner de leur Nature et de leur Culture. La redondance a du bon, c’est elle qui permet de retenir. C’est maintenant souvent le choix que l’on fait : moins mais mieux.
Rando-rencontre en forêt de Fontainebleau le dimanche 2 juin 2013 English translation pending
🙂 Et voilà c'est devenu le marronnier des randos-rencontres de VF, la nouvelle rando de Lahaut (la rando qu'il vous faut !) est fixée le dimanche 2 juin 2013.
Et comme le Lahaut aime la forêt de Fontainebleau alors on y retourne une nouvelle fois 😛(simple pas, trop loin de Paris , facile en transport en commun et plein d'arbres partout 😉!) et comme cette fois ci le Lahaut n'est pas organisé 😕 le Lahaut n'a pas encore défini l'itinéraire prévu (maximum20 kilomètres à quelques kilomètres prêt🤪 .....à plus ou moins 2 ou 3 kms)mais le fera dans les prochains jours!
Ce sera tout d'abord un départ gare de Lyon le matin et un retour à la gare de Lyon le soir !! ça c'est de l'organisation !!😇 Le Lahaut n'a pas encore défini l'heure du RDV et de départ mais le fera dans les prochains jours !
Bon enfin en gros..... rien n'est encore décidé du programme de l'itinéraire et des horaires du RDV et du transport 😕sauf le lieu de la rando (Fontainebleau)et le jour (dimanche 2 juin ) alors mettez une petite croix sur votre petit calepin pour ne pas rater ce fantastique et incontournable rendez vous de l'année 2013 sur VF !!😉
Et chacun le sait, les randos Lahaut (les randos qu'il vous faut !) ce sont les randos-apéros (Boire avec modération 😉!)alors ne pas oublier l'apéro (Saucisson sec , bouteille , cahuètes etc ..) à partager avec le groupe........ et votre sandwich et boisson (eau )à partager avec vous même!
Ce sera tout d'abord un départ gare de Lyon le matin et un retour à la gare de Lyon le soir !! ça c'est de l'organisation !!😇 Le Lahaut n'a pas encore défini l'heure du RDV et de départ mais le fera dans les prochains jours !
Bon enfin en gros..... rien n'est encore décidé du programme de l'itinéraire et des horaires du RDV et du transport 😕sauf le lieu de la rando (Fontainebleau)et le jour (dimanche 2 juin ) alors mettez une petite croix sur votre petit calepin pour ne pas rater ce fantastique et incontournable rendez vous de l'année 2013 sur VF !!😉
Et chacun le sait, les randos Lahaut (les randos qu'il vous faut !) ce sont les randos-apéros (Boire avec modération 😉!)alors ne pas oublier l'apéro (Saucisson sec , bouteille , cahuètes etc ..) à partager avec le groupe........ et votre sandwich et boisson (eau )à partager avec vous même!