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Mauritanie et Sénégal: carnet de passage en douane nécessaire? English translation pending
by Toutenquad · 2010-01-09 · 33 replies
Bonjour à tous,

Malgré plusieurs recherches, je n'arrive pas à savoir précisément s'il faut ce fameux carnet pour le passage en Mauritanie et au Sénégal. Est-il toujours de rigueur ou bien a-t'il était remplacé par un autre document ? Lequel ?

Merci d'avance 😉.
Kirghizistan: danger du voyage pour cause de pollution chimique et nucléaire? English translation pending
by Miohen20 · 2009-12-30 · 8 replies
Bonjour, je voudrais avoir le point de vue des personnes ayant voyagé au Kirghizstan ou qui projètent d'y aller car en m'interessant à ce pays à travers des recherches Internet pour un potentiel prochain voyage, j'ai découvert l'envers du décor, bien loin de la carte postale de rêve que je m'en faisais... et qui est décrite dans les différents récits de voyage.

Je suis sur le point de préparer un voyage au Kirghizstan pour les memes raisons qui animent la plupart des voyageurs qui parcourt ce pays, à savoir l'attirance des paysages de l'asie centrale et les grands espaces.

Cependant, je dois avouer que j'angoisse (peu être a tord) lorsque je découvre que le pays présente près d'une centaine de sites chimiques ou nucléaires postsoviétiques laissés à l'abandon, et que la population et même le gouvernement ne disposent de quasiment aucunes informations là dessus. Les russes n'ont jamais été réputé pour leur transparence!

J'ai trouvé ces deux cartes sur Internet, et même si je ne parle pas le russe, il apparait clairement que les sites dangereux couvrent une majeure partie du pays, et infectent à travers les cours d'eau et les sols des zones beaucoup plus larges.

Alors je me demandais si vous, voyageurs au Kirghizstan, avez eu échos de ces problèmes graves qui ont surement un impact direct sur les aliments consommés là-bas... et comment vous positionnez vous face à ces risques? Comment etre serein quant à l'alimentation que l'on y consomme là-bas durant un voyage?

Disons que mes investigations m'ont un peu refroidi quant à mon projet de voyage.... j'en suis même au point de remettre en question mon projet et de dire adieu aux montagnes du Kirghizstan qui me font tant rever.

En fait, j'aurais besoin que vous me rassuriez en me disant qu'un voyage d'un mois là-bas ne présente aucun danger... 😊

Bref, j'attend impatiemment vos conseils, vos avis, ou vos retours d'experiences.

Merci d'avance!

ps: quelques liens d'informations glanées sur le Net:
http://www.blogtrotters.fr/nos-aventures/6-les-refugies-environnementaux-du-kirghizstan/

http://www.courrierinternational.com/article/2007/05/10/avec-les-damnes-des-montagnes-de-verre

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/heritage-sovietique/ferghana.shtml

http://www.ens-newswire.com/ens/may2009/2009-05-07-02.asp
Mésaventure avec les Visa Gift Cards aux États-Unis English translation pending
by Iamflox · 2009-12-29 · 43 replies
Bonjour,

Ayant eu une petite mésaventure (toujours d'actualité) avec les VISA GIFTS CARDS, je me permet de vous alerter à ce sujet.

Les VISA Gifts Cards sont des cartes cadeaux vendues un peu partout aux Etats-Unis. Elle contiennent un montant fixe et son achetées dans les banques et les grandes surfaces.

Ces cartes se comportent comme des cartes de crédit 'non nominatives'. - vous achetez une carte dans un magasin (choisissez le montant à régler à l'achat) - vous ouvrez le paquet, signez au dos ...et vous pouvez les utiliser directement...jusqu'à ce que le solde soit à zéro. - vous pouvez entrer quelques paramètres simples sur internet afin de vérifier le solde de votre compte Ca semble facile non? Pas si sûr!

Au bout de quelques mois de non utilisation, VISA prélèvera 2$ par mois jusqu'à ce que la carte soit vide. Vous pouvez utiliser la VISA Gift Cart partout dans le monde, mais VISA prélèvera 2$ pour chaque transaction réalisée hors USA.

Et maintenant....les emm....euh....problèmes:

Evitez d'utiliser ces cartes dans les stations d'essences automatiques!!! Et soyez conscient qu'il n'y a que très peu de sécurité, pas de code, pas d'adresse de propriétaire (surtout si vous ne vivez pas aux USA)

Bref, j'ai perdu bcp d'argent en tentant de faire lire la carte sur un lecteur d'une pompe à essence automatique d'une station SHELL 1. En passant la carte dans le lecteur de la pompe, celle-ci me demande un NIP code (il ne s'agit en fait pas d'un NIP (numéro postal) mais bien d'un code de sécurité de la carte...que je n'ai pas bien entendu 2. j'annule la transaction (bouton CANCEL) et je retente une 2ème fois 3. nouvelle demande de NIP, je refais CANCEL et j'utilise des billets verts.

Après 2 semaines, je m'aperçois que la station (SHELL pour ne pas la citer) m'a bloqué 150$ Je tente donc de me reconnecter sur internet afin de voir comment contester les transactions

et là, je vois l'enfer administratif: - le formulaire d'enregistrement en ligne n'accepte pas les adresses hors USA - je tente de contacter la hotline, mais j'y passe presque 1 heure en attente et à sélectionner des numéros sans atteindre aucun correspondant - j'ai la possibilité de télécharger un formulaire de plainte à compléter et à renvoyer à une adresse au milieu de nulle part, et il faudra plusieurs mois d'attente

Ensuite je retourne sur le web et je constate que je ne peux plus accéder au formulaire en ligne, ma carte étant considérée comme motif de .... fraude. Voilà comment on perd de l'argent grâce à VISA et SHELL.

Je suis de retour en Europe et évidemment je vais pas me laisser faire et je vais envoyer tous les documents nécessaires afin de réclamer ce qui me revient de droit. Toutefois je vous conseille ardemment d'éviter tout contact avec ces cartes VISA cadeaux, qui n'ont qu'une sécurité toute relative. 🏴‍☠️
Achat de voiture en France pour le travail et les voyages English translation pending
by Pocahontas26 · 2009-12-28 · 14 replies
Bonjour, je suis Canadienne et je travaillerai en France pour 7 mois dans un lieu assez reculé et ensuite, j'irai voyager en France et aux alentours pendant quelques mois avant de revenir au Québec.

Je voudrais acheter une voiture pour environ 9 à 11 mois et la revendre par la suite.

J'ai regardé sur le site Hertz, car ils vendent des voitures dan 3 centres de la France, mais les moins chers sont des Chevrolets à environ 5000 euros. Je ne sais pas s'il me sera facile de la revendre par la suite, car je ne crois pas que c'est une marque bien populaire en France.

Sinon, je dois aller dans un concessionnaire et ça risque d'être difficile de ne pas perdre trop d'argent en lui revendant avant mon retour. Mais, j'aurai sûrement une voiture plus fiable que si je me fais passer un citron d'un partculier.

Sinon, il y a achat-rachat, mais je crois qu'on doit être étudiant pour bénéficier des meilleurs prix (europcar).

L'autre option est de l'acheter d'un particulier, en espérant ne pas me faire avoir. Je sais que je devrai aussi la faire passer au contrôle technique par la suite.

Par ailleurs, j'aurai une adresse pendant 7 mois, ensuite j'en n'aurai plus, car je serai en voyage. Est-ce qu'il me sera difficile d'avoir un financement pour acheter la voiture étant donné que je n'aurai pas d'adresse pour 2 à 3 mois et d'avoir les immatriculations ainsi que les assurances?

Est-ce que ça coût cher les assurances et les immatriculations en France?

Merci à l'avance,

Pocah
Dollars ou euros sur le Costa Concordia, croisière transatlantique brésilienne? English translation pending
by Sandeca · 2009-11-04 · 17 replies
Bonjour à tous, Départ le 22 novembre 2009 pour la croisière tansatlantique brésilienne sur la costa concordia, qqs petites questions car c'est ma première croisière sur un paquebot. Savez-vous si les prix sont en euro ou en dollar pour cette croisière et si c'est le dollar, pratique-t-ils le cours actuel, si c'est le cas, ce serait avantageux pour les français car le dollar est à 1, 47 Ou sinon, j'ai lu sur la brochure que l'eau, café, thé au distributeur sont gratuits, est-ce vrai? Ainsi que les glaces, ça me parait bizarre! De plus, si quelqu'un a déjà fait cette croisière, quelles sont les excursions les plus intéressantes au Brésil ? Quel temps avez-vous eu en novembre au Brésil? J'ai lu sur des forums que la nourriture était pas très top, est-ce vrai ? N'hésitez pas à me donner plus d'info et vos impressions sur cette croisière, si vous le souhaitez, je suis preneuse. Merci par avance SD
Bus direct Bangkok - Paksé (Laos)? English translation pending
by Tilalous · 2009-10-25 · 6 replies
Bonjour forumeuses, forumeurs, j'ai une question vraiment précise: quelqu'un a t'il emprunté ou a t'il des infos sur un bus international qui roulerait DIRECTEMENT de Bangkok, Thailande à Pakse au Laos? Existe-t'il? En connaissez vous les horaires et le prix le cas échéant?

Je précise que je dispose déjà des infos concernant les autres moyens de réaliser ce trajet (avion, train, bus, Ubon Ratchatani...!) mais je ne trouve pas cette information là alors que lors de mon dernier passage à Pakse, je crois bien avoir vu des bus partir le soir pour Bangkok.

J'ai exploré de mon mieux le moteur de recherche en vain pour ce point précis... merci de ne pas m'y renvoyer! 😉

Tilaloute
Infos pratiques Laos (transports, hébergements,...) + Ko Samet English translation pending
by Kuukkeli · 2009-10-25 · 10 replies
Bonjour tout le monde,

De retour du laos (depuis plusieurs semaines déjà, mais désolée, je crois bien m’être laissée dépasser par le temps …), le cœur rempli d'émotions et de souvenirs, voici quelques infos pratiques qui serviront peut-être à de futurs voyageurs dans ce merveilleux pays qu’est le Laos (en gras des infos et/ou messages persos pour ceux qui m’ont aidée avant mon départ):

· Arrivés par Bangkok, puis vol Air Asia jusquà Chiang Rai (très bien Air Asia et pas cher du tout quand on réserve longtemps avant : 1495 baths p/pers mais on a réservé un peu tard)

· Chiang Rai : Ban Bua g.h. super et pas chère : 200 baths petite chambre avec ventilo, 300 baths grande chambre avec ventilo, 250 baths petite chambre A/C, la proprio est adorable, joli jardin. Marché de jour assez sympa, diner au marché de nuit très bon et pas cher

· Chiang Rai/Houay Xai : Chiang Rai/Chiang Kong en bus, départ à 7h, 80 baths, trajet : 3h, tuk-tuk du bus au bateau 30 baths, traversée du Mekong 30 baths p/pers + 10 baths p/bagage, visa à Houay Xai : facile, rapide (1/4 d’heure) 30 $ p/pers (+ 1 $ p/pers le weekend), tuk-tuk du Mekong à la gare de bus : 100 baths (on s’est sans doute fait avoir …),

· Houay Xai/Vieng Phukha en bus, 45.000 kip p/pers, trajet : 5h (route bitumée)

· Vieng Phukha : ThongMixai g.h. à l’entrée du village : petits bungalows en bambou, très propres 30.000 kip. La proprio est adorable, semble être partout en même temps, et se plie en 10 pour vous faire plaisir !! pour les repas, il faut commander ses plats à l’avance, pdj à 7h, diner à 19h, pas beaucoup de choix, mais c’est bon et pas cher. Attention : électricité de 19h à 22h …

· Trek : 3 agences dont 2 officielles. Nous on a fait un trek avec la non-officielle « akha authentic » mobile : (020) 570 81 38 et 533 43 40, programme « gibbons trail » 2 jours / 1 nuit 550.000 p/pers si on est 2, 410.000 kip p/pers si on est 4. Très physique, 6 à 7 heures de marche par jour, beaucoup de dénivelé, de gadoue (en août), de rivières à traverser, et quelques voraces sangsues … le camp où on passe la nuit est très sympa (mais sommaire), situé entre 2 cascades où on se baigne. Les prix sont sensiblement les mêmes dans les autres agences, c’est difficile de choisir car peu/pas de repères. Le mec de « akkha authentic » semblait plus sympa au départ, mais au final sans doûte juste plus commercial. Les treks des agences officielles étaient sans doute mieux… très physiques aussi… pour le trek, prévoir : lampes frontales, capes de pluie, godasses montantes qui tiennent la cheville, tongs pour le soir, sacs-à-viande, sarong pour les filles (pour se laver ou se baigner dans les cascades et les rivières)

· Vieng Phukha/Oudomxai : Vieng Phukha/Luang Namtha, départs 9h ou 11h, 20.000 kip p/pers, trajet : 1h, route bitumée. Luang Namtha/Oudomxai, départ 12h, 40.000 kip p/pers, trajet : 4h, route bitumée pdt la 1ère heure de trajet, puis en travaux ou abimée pdt 3h mais correcte

· Oudomxai : contrairement à ce que disent les guides, c’est une petite ville très sympa. Vivalong g.h. 50.000kip, chambre propre et spacieuse, famille proprio très sympa. Restaurant Sinphet à quelques mètres de la g.h. : très bon !! (par contre le pdj n’est pas terrible)

· Oudomxai/Nong Kiaw : départ 9h (mais il faut être là à 8h car il part lorsqu’il est plein … nous on est parti à 9h30), 35.000 kip p/pers, trajet 4h30, route correcte (revêtement abimé par endroit, un peu tape-cul). De PakMong à Nong Kiaw la route est très bien

· Nong Kiaw : c’est trop beau !!! les alentours sont chouettes aussi : prendre le petit chemin au-dessus de Riverside g.h. qui mène à un petit village hmong (+/- 6 km) charmant aux habitants adorables : des gosses surgissent de partout pour vous dire sabaidee et vous emboiter le pas au milieu des éclats de rires. Retour à Nong Kiaw possible par bateau de ce village : 15.000 kip p/pers (on s’est fait certainement un peu avoir mais les 2 gosses qui nous ont conduits à Nong Kiaw étaient si mignons …). A Nong Kiaw, côté Ban Sop Houn (de l’autre côté de la rivière) Sunset g.h. : 100.000 kip pour 1 bungalow avec sdb et balcon donnant sur la rivière (la vue sur Nong Kiaw au lever du soleil est un souvenir inoubliable !). Le proprio parle français, 2 points un peu négatif : la g.h. est ravitaillée en eau par la rivière nam Ou qui coule en contrebas, donc on se douche avec de l’eau un peu boueuse, la bouffe n’est vraiment pas terrible au restau de la g.h. … Pour info : Riverside g.h. superbe ! bungalows top classes pour 250.000 kip. Le restau y est extraordinaire (1 peu plus cher qu’ailleurs à Nong Kiaw mais très abordable) : cadre somptueux, et savoureuse cuisine : à ne rater sous aucun prétexte !!!!!

· Nong Kiaw/Luang Prabang en bateau lent : départ du bateau régulier à 11h00, 110.000 kip p/pers, trajet 7h. Lent, humide (garder les capes de pluie à portée de main pour quand il pleut, sous peine d'arriver trempés à L.P.) pas confortable, monotone, bruyant et beaucoup trop touristique : les laotiens prennent la route … j’ai pas aimé !

· Luang Prabang : très très très jolie ville, petite, aérée, romantique, sereine, entourée d’eau (on y a aussi vécu nos plus belles averses : j’adore la mousson en Asie !). Cette ville toute entière est un chef-d’œuvre, on s’y promène tout au long du jour s’en s’y ennuyer une seconde, et nos yeux ne peuvent qu’être émerveillés devant tant de beauté. En face de Luang Prabang, il y a un petit village qui s’appelle Xieng Maen : superbe ! les Vats y sont empreints de douceur, le village est tout calme et presque endormi comme un gros chat. Les gosses sont adorables et vous emboitent le pas tout au long de votre balade d’un Vat à l’autre en essayant de vous extorquer une poignée de kip contre quelques fleurs fanées à offrir à Boudha. Vue superbe depuis le Vat Chom Phet où 3 petites filles nous ont fait un petit spectacle de chants et danses laos, un de nos meilleurs souvenirs. Accès par petit bateau : 5.000 kip p/pers, mais pas d’horaire régulier et un peu difficile à trouver, ou par bateau privé plus ou moins grand à négocier (on a payé 30.000 kip pour le bateau, soit 15.000 kip p/pers aller et retour : le batelier revient vous chercher à l’heure de votre choix). Prévoir de passer au moins 3 heures sur place (et même plus si vous voulez voir tous les Vats). Khoun Savan g.h. très sympa, joli jardin où se reposer, chambres assez grandes au charme un peu vieillot (chambres avec ventilo basse saison : 70.000 kip, hte saison : 100.000 kip, chambre A/C basse saison : 100.000 kip, hte saison : 150.000 kip). Les proprios sont très très gentils et très serviables. Le quartier est sympa, dans une rue très calme, et toutefois très proche du marché de nuit (une merveille ce marché !). Tuk-tuk de Khoun Savan g.h. à la southern bus station : 20.000 kip

Cette partie s’adresse tout particulièrement à Strahov, Lung, Eggewaertsl et Bopenyang parce que votre aide et vos conseils m’ont été précieux, et que vous avez contribué à faire de mes vacances un magnifique voyage, encore merci !! :

· Luang Prabang/Sayaburi/Pak Lai : Luang Prabang/Sayaburi en bus (très vieux bus pas très confortable) : Départ 9h, 45.000 kip p/pers, trajet 4h30, route à revêtement très abimé, très tape-cul, mais largement compensée par un paysage superbe. Jumbo de la gare du nord de Sayaburi à celle du sud : 20.000 kip p/pers. Sayaburi/Pak Lai en Songtaew : départ 14h15, 45.000 kip p/pers, trajet 5h30, route de terre battue, parfois un peu de revêtement, très très très cabossée, donc très très très tape-cul, ambiance très laotienne, paysage magnifique. Bopenyang, nous on a beaucoup aimé cette partie de voyage malgré l’inconfort (mais vraiment inconfortable, çà c’est sur), pour l’ambiance, les laotiens qui font ce trajet (des familles, des vieux, des gosses), où tout le monde rigole et communique tant bien que mal en lao/franco/anglo/gesto … Voyage très sympa mais très long : je pense qu’il vaut mieux s’arrêter une nuit à Sayaburi afin de remettre ses vertèbres en place avant d’affronter la 2ème partie de route. On a oublié de noter le nom de la guesthouse de Pak Lai où on a dormi, mais elle est juste à côté de Jenny g.h. (un peu mieux je crois), proche du port (5mn à pieds), 100.000 kip pour une chambre avec tv, A/C, salle de bain avec eau chaude, très propre. Pas de restau à la g.h. mais un restau d’enfer après le port (Lung, est-ce celui dont tu dis qu’il est un des meilleurs du Laos ?) : Nang Noy restaurant servi par une petite dame adorable et très souriante, soupes géniales et goutues, plats à emporter pour le bateau, ferme de bonne heure le soir mais ouvre tôt le matin

· Pak Lai/Vientiane en bateau lent, départ 9h (il faut être au port à 8h), les lundi, mercredi, vendredi, samedi, 120.000 kip p/pers, trajet 7h. Un merveilleux voyage … pas très touristique et très fréquenté par les laotiens : à chaque stop on embarque des planches de 10m de long, des tables, des chaises, des poutres, des cartons de ravitaillement pour le village d’après, des motos, des gens tous plus souriants et communicatifs les uns que les autres. On échange des mots, des gestes, des sourires, des fruits, des légumes, de bonbons, des fou-rires, on somnole un peu aussi parfois, bercé par le courant, on regarde le paysage verdoyant … On a adoré ce trajet ! Arrivée à Kao Liew, à une dizaine de kilomètres de Vientiane, puis jumbo jusqu’à Vientiane : 20.000kip p/pers

· Vientiane : Que dire de Vientiane … une petite ville avec beaucoup de voitures et de motos, les vats y sont bien moins jolis qu’ailleurs et plus kitch aussi, le marché de jour Talat Sao est génial, la promenade du Patuxai au Mekong préconisée par le Lonely Planet est chouette et passe par tous les monuments importants de Vientiane. Un coup de foudre personnel pour le Vat Si Sakhet, le Haw Pha Kaeo et le That Dam. Les guinguettes du quai Fa Ngum sont sympas et on y mange bien et pas trop cher. Vientiane n’est pas une jolie ville, mais toutefois attachante et je trouve dommage de ne pas y passer au moins 2 jours pleins.

Un petit message perso à Lung : je n’ai lu les 2 bouquins de C. Cotteril qu’à notre retour (mon copain a mis 3 semaines à lire le 1er… aaaargh…) et j’ai ainsi pu revivre Vientiane à travers les yeux de Siri avec émotion et une certaine tendresse.

A Vientiane, les guesthouse sont chères, mais plus modernes et plus confortables qu’ailleurs, certaines incluent même le petit déjeuner dans leur tarif. Mali Namphu g.h. est la plus chouette qu’on ait vue, mais hélas complète pour la durée de notre séjour : 25$ p/nuit pdj inclus, chambres réparties sur 5 étages autour d’un très joli jardin, Joey g.h. était fermée pour travaux, Vayakorn avait l’air sympa, mais hélas complète (25$). On a finit au Family hotel, même proprio que Mali Namphu, dans la même rue, tout neuf, mais plus cher (35$ pour une chambre donnant sur l’extérieur, avec clim). Restaurants : Soukvemarn Lao food à côté du That Dam, très sympa, on y mange délicieusement bien, dans une ambiance familiale laotienne, les guinguettes sur le quai Fan Nghum sont également très sympas et pas très chères, mais surtout on mange au bord du Mekong, et çà, çà n’a pas de prix !

· Vientiane/Bangkok en train : maintenant on peut acheter son billet dans les guesthouses, l’avantage étant que du coup le transfert de la g.h. à la gare de Thanaleng est inclus. Prix en 2de classe : 950baths pour 1 couchette en haut A/C, 1050baths pour 1 couchette en bas A/C, 750baths pour 1 couchette en haut avec ventilo, 850baths pour 1 couchette en bas avec ventilo. Transfert en jumbo de la g.h. à la minuscule gare perdue de Thanaleng, douane à l’entrée de la gare (formalités rapides : moins de 5mn), sur le quai 1 micro magasin où acheter des boissons et des trucs à grignoter, petit train (3 voitures) de Thanaleng à Nong Kai : 15 mn, douane sur le quai à la descente du train à Nong Kai : formalités un peu plus longues que du côté laotien (+/- 20mn), puis on traverse la voie et le train pour Bangkok nous attend … ce trajet en train est très sympa et confortable.

Et quand il ne reste que 3 ou 4 jours avant le retour et qu’on n’a pas forcément envie de se taper de longs trajets pour rejoindre une ile paradisiaque, pourquoi ne pas aller à Koh Samet, qui malgré de nombreuses critiques des voyageurs, a su conserver malgré tout un certain charme. C’est une très jolie petite ile qui m’a agréablement surprise et mérite vraiment d’y faire un petit séjour : les plages sont superbes, les hotels et g.h, bien que bcp plus chers qu’ailleurs, sont de bon confort et il est encore possible de se prendre pour Robinson Crusoé sur quelques plages (certaines sont pour le moins sublimes !!). Pour les transports à l’intérieur de l’ile, c’est un peu n’importe quoi, surtout à la descente du bateau … Mais les balades à pieds sur les chemins à l’intérieur de l’ile et le côtier sont très agréables (le côtier est parfois un peu sportif !).

· Bangkok/Ban Phe/Kho Samet en bus + bateau : ne pas acheter le billet de bus pour Ban Phe à la gare ou dans ses proches environs car il vous en coûtera 500baths p/pers. Tuk-tuk de Hua Lamphong à Ekkamai (eastern bus terminal) 100baths pour 2, bus de Ekkamai à Ban Phe 157baths p/pers aller ou 174baths p/pers aller et retour, 3h30 par une route bitumée, bateau : 60baths p/pers, droits d’entrée au parc national : il me semble que c’était +/+ 200baths p/pers

J’espère que mes tuyaux vont pouvoir vous aider à construire un bout de votre voyage.

Le Laos est un des plus beaux pays que j’ai vu jusqu’à ce jour, mais au-delà des paysages à couper le souffle, de la beauté nonchalante de Luang Prabang, des vats sublimes, de la cuisine savoureuse, c’est la gentillesse des laotiens qu’il faut retenir avant tout : malgré l’extrême pauvreté de certains, ils sont toujours prêts à donner, partager et l’éclat de leurs sourires est un cadeau merveilleux …

Bonnes vacances à tous !!
Risque de typhon ou de tsunami en Thaïlande au mois de décembre 2009? English translation pending
by Lolo95400 · 2009-10-23 · 26 replies
Bonjjour nous partons en Thailande du 04 au 21/12/09. (Phuket)

Mais avec tout ce que nous avons entendu ces derniers temps (risque de tiphon, Tsunami qui serait même pire que celui de 2004) nous bloque un peu.

Nous aimerions avoir un peu plus d'infos ou de conseil ???

Notre départ approche et nous appréhendons de plus en plus.

Tous vos conseils seront les bienvenues merci!
Carte visa BNP, traveller's chèques en Inde English translation pending
by Solitarius · 2009-10-20 · 35 replies
Bonjour,

Votre avis personnel sur ce qui est bon et pratique en Inde pour ce qui concerne les cartes visa, traveller's, facilités et difficultés, choses à éviter, taux de change etc...Pour un voyage de 3 mois. Arrivée à Bombay.

Je pars avec:

- un peu de cash en billet de 20 € - une carte visa (BNP). Mon conseiller m'a dit que si je retirais:

1 - dans les guichets DEUTSCHE BANK, je ne payais que le taux de change (mais ca veux dire quoi ça ?) et y a t-il des guichets Deutsche Bank un peu partout ou pas dans certains états. (Ouverts 24/24 ?)

2 - Pour les retraits dans des guichets d'autres banques, mon conseiller m'a dit que ca me couterais: le taux de change + 2, 90 % du montant du retrait + 3 €. Qu'en pensez vous ?

- Des travellers: Cela me couterais 1, 41 %; Donc pour 1000 € en traveller's, ma banque prend 14 € (coût: 1014 €) L'avantage, c'est si on se les fait voler, mais y a t-il une autre comission à payer quand on les changent sur place ? et où ? Banques, money changers ?

Faut-il retirer avec la carte: à l'intérieur des agences de banques ou au guichets automatiques exterieurs ? Pour les traveller's, vaut-il mieux les agences de banques ou bien les petits bureaux de change dans la rue ? (ce que j'appelle les money changers)

Faut il retirer/changer souvent des petites sommes ou peu souvent des grosses sommes ?

Voilà, tout est dit, j'attend vos conseils pratiques issus de votre expérience, Merci infiniment 🙂
Expatrié à Alger English translation pending
by Maxino · 2009-10-16 · 40 replies
Bonjour à tous, à l'heure où je vous écris, je viens de recevoir un proposition de VIE (volontariat international en entreprise) pour une durée de deux ans à Alger. Je travaillerai dans une boite française spécialisée dans les télécommunications.

J'aime voyager, découvrir de nouvelle cultures, m'intégrer à de la vie locale et de plus le poste que l'on me propose est très attractif cependant en tant que français (ca se lit sur mon visage...) je me pose plein de questions...

j'ai déja bien parcouru les forums et ce qu'il en ressort c'est qu'Alger est un pays plein de belle ressources tant par ses habitants accueillant, sa culture, sa vie. En revanche ca reste un pays en voie de développement...

Je recherche donc l'avis de jeunes (ou de jeunes dans leur tête...) ou d'expat' qui ont passé du temps ou qui vivent la bas.

Qu'en est'il de la sécurité la nuit dans les endroits "normaux"? Y'a t'il des endroits légaux (hors hotels de luxe et familles algérienne) ou on peut passer du bon temps nocturne (je suis un fétard du weekend) est'il possible de faire du sport (type tennis, art martiaux ?) y'a t'il un minimum d'accès à la culture: ciné, expo...? on m'a déconseiller de conduire moi même un voiture(sans chauffeur) la bas pour des questions de sécurité. Qu'en pensez-vous ? on m'a même recommandé d'éviter de faire quotidiennement les même trajets pour ne pas se faire remarquer...? j'ai cru comprendre qu'il fallait faire (très?) attention lorsque l'on sort son téléphone portable en plein rue.

Enfin, il m'a semblé que la règle d'or était de ne pas se faire remarquer ou porter des accessoires qui attirent l'oeil, pas de problemes pour ca, mais est-ce vraiment la seule règle.

Merci d'avance pour votre aide, je dois donner ma réponse très rapidement... Ludovic
Quelqu'un a déjà pris le 777-300ER d'Air France en mode COI pour le vol Orly - la Réunion? English translation pending
by Damss974 · 2009-10-11 · 78 replies
Bonjour à tous, En février je pars a la Réunion avec Air France, j'ai donc naturellement droit au 777-300ER, dont j'ai lu pas mal de critique au niveau du confort et du bruit. Rumeur de nostalgie du 747-400 ou réalité ?

Je voudrais savoir également si on pouvait se voir decoller et atterrir sur le petit écran individuel (je voyage en tempo) ? J'ai le siège 19L a l'aller et le siege 22L au retour, est-ce bien comme choix ?

Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Bons plans d'hébergements chez l'habitant à Ouagadougou? English translation pending
by Aprilmax · 2009-09-27 · 36 replies
bonjour a tous,

je suis actuellement salarié depuis 3ans. le grand jour approche et le projet ce concretise. je m'explique, j'economise depuis pas mal de temps pour partir sans durée limité en afrique, decouvrir ce merveilleux continent mais chez l'habitant. le systeme francais n'est pas fait pour moi, j'ai donc decidé de demissionner et partir pour realiser mon reve. c'est pour cela que je suis a la recherche d'un habitant de ouagadougou pour m'héberger car l'hotel et les dras blanc ne m'interesse pas, mais la vie en communauté, la liberté, la vie en afrique. c'est cela que je veux. pourqoi ouagadougou?car le burkina faso sera une etape primordiale dans mon periple et une amie y est parti avec son association pour un projet de construction d'une salle médicale. elle m'a dit que du bien de cette capitale et m'a donner une mission, retrouver des personnes fortes a son coeur qu'elle a rencontrer la bas. merci pour vos bon plan

a tres bientot
Mois le plus sympathique pour l'Inde du Sud: janvier, février ou mars? English translation pending
by Toto13470 · 2009-09-27 · 13 replies
Bonjour, Je compte faire un petit voyage en inde du sud (Tamil Nadu et Kerala) pendant 4 à 5 semaines. Quel est à votre avis le meilleur mois pour ce voyage (Janvier, Février, Mars ou Avril) ? Ce que j'entend par meilleur mois correspond à la Météo, aux fétes, au tourisme, aux places dans les hotels et les trains etc... Si c'est la même chose n'hésitez pas à me le dire. De même est-il préférable de faire le parcours d'est en ouest ou inversement ?

Merci de vos réponses
Projet de partir vivre en décroissance sur un voilier aux Antilles English translation pending
by Marcomarc · 2009-09-20 · 57 replies
Notre projet est de partir vivre en décroissance et en autarcie quasi complète sur un voilier avec toute ma famille aux Antilles. Je sais cela peut paraître fou, mais très bien réfléchit pour notre part. Certain ne traite d'inconscient d'autre nous félicite pour notre courage les derniers nous envies mais n'osent pas franchir le pas. Je vous rassure, la préparation vient enfin de commencer et doit s'achever d'ici 3 ans. Achat de matériel indispensable et minimisée, cours et stage de survie en milieu équatoriale, achat du bateau, achat de livre et documentation d'auto suffisance et auto nutrition.

La raison est simple, si nous voulons continuez a vivre sur cette terre nous devons le faire de matière plus simple et plus naturel Beaucoup de choses nous ont fait prendre conscience de la dérive du monde: la nature qui nous entour, le gouvernement, la mondialisation, les films et documentaires...

Si vous désirez réagir ou nous soutenir n'hésitez pas, nous avons 3 ans pour faire connaissance
Sécurité au Guatemala? English translation pending
by Virji · 2009-09-02 · 23 replies
Bonjour, j'envisage d'aller au Guatemala pour Noel, je sai sque le sujet sur la securité au Guatemala a deja été traité mais j'ai lu que depuis cet été , les agressions étaient en augmentation. Est-ce qu'il faut prendre un guide a chaque fois qu'on veut faire une randonnée ? Est ce possible d'aller dormir pres du cratère du Pacaya , de se balader sur les rives du lac Atilan sans guide ? Sinon quel est le prix d'un guide pour aller au volcan y dormir et en redescendre par exemple ? Merci
Récit de Hanoï les 8, 9 et 10 août 2009 English translation pending
by Giehache · 2009-08-24 · 11 replies
What a bad trip ....sont en effet les commentaires entendus dans l'autobus de retour d"une "croisiere" autour de la Baie d'Halong... Et pourtant, ce devait etre une joie de vivre cela durant 3j et 2 nuits. La brochure de l'Agence en question et la jeune et gentille jeune fille (Elles le sont toutes) le promettaient ainsi. Le choix de cette agence + chere que celle installee a l'Hotel, c'est parce qu'elle offrait davantage d'activites. Ex. "swimming (chq jour) biking, BBQ on the beach, kayaking (oui, mais a 6:30am), English or French (faux) speaking guide, fresh seafood et fresh fruits (faux). Rien ne fut respecte. En effet, ill ne faut souhaiter a personne - d'attendre autobus, et bateau (si souvent change) durant des heures sous un soleil de plomb ou une pluie battante, - de se contenter de breakfast, lunches et diners tres pauvres et repetitifs servis au SUN FLOWER 2 a Catba ou a bord du bateau "Dragon..." a savoir: un petit dejeuner sans lait, sans confiture, miel ou autre tartinade, sans beurre (ou presque) n'en est pas un, - de se faire "balotter" par un autobus a la climatisation et a la suspension defaillantes conduit (au retour) par un "ma;lade" du klaxon et du depassement dangereux. Est-ce l'idee que se fait CUSTOMIZED TOUR 44 Hang Be et 22 Bao Khan Str. a Hanoi d'un bon service? De grace, cessez de vous en mettre plein les poches et respectez-nous. Se souciez du bien etre des touristes qui en redemanderont... et se passeront le mot ne serait-il pas plus intelligent? Merci. C'etait a Hanoi les 8-9-10 aout 2009.
Deux heures à Yosemite English translation pending
by Doudou55 · 2009-08-19 · 21 replies
Bonjour,

je part en septembre avec ma femme, en californie, au cours de notre voyage nous allons faire San Francisco - Las Vegas en s'arrêtant la nuit à Lone Pine. Ma question était de savoir ce qu'il fallait vraiment voir à Yosemite en 2h à peu près, et si vous me conseillez de prendre un guide ou un train qui fait une visite éclair?? (je sais qu'on ne peut pas visiter grand chose, et qu'il faudrait 2 jours au moins pour voir le minimumde ce park, mais dite moi ce qui est essentiel et époustouflant à voir et ce qui est faisable en 2h)

2ème question: y a t-il des choses à faire ou a voir à DEATH VALLEY?? (nous y passons également, où faut il s'arreter??)

Merci
Séjour de trois semaines en Thaïlande (octobre-novembre) English translation pending
by Fab1200 · 2009-08-18 · 27 replies
Bonjour à toutes et à tous !

Voilà cette année, ma copine et moi avons choisi la Thaïlande (année dernière Bali).

Après de multiples lectures (guide, internet, site perso etc..) nous avons établi un projet d'itinéraire pour cette escapade de trois semaines, qui débutera le 23 octobre pour une durée de 3 semaines.

Cependant nous avons quelques interrogations, si vous pouviez nous donner quelques p'tits conseils etc 😉

Nous voulons nous faire plaisir, dormir ds des trucs propres et sympa, manger du local et voir des belles choses 😎

Alors voilà notre plan :

Arrivée BKK le 24/10 ( 15h) 25/10 BKK 26/10 => Kanchanaburi (Temple Tigres + région) 27/10 => Ayuthaya 28/10=>Sukhothai 29/10 30/10=>Chiang Mai 31/10 Région du nord 01/11 Région du nord 02/11 Région du nrod 03/11=> Phuket 04/11 au 10/11 => Phuket + Iles 11/11 BKK 12/11 BKK 13/11 BKK retour

Voilà ... mnt nos interrogations sont les suivantes :

1) A Bkk ns souhaiterions dormir dans un hotel / GH près (au bord) du Chao Praya, quel plan avez vous pr 30-50 Euros ? Montien Hotel est bien ?

2) Vu que j'aimerais absolument à Kanchanaburi, pensez vous que c'est mieux de faire un aller-retour et d'aller là-bas et ensuite continuer le voyage sur le nord ?

3) Le trajet de Ayutthaya - Sukhottai en avion ? Sukhotthai - Chiang Mai en train ?

4) Dans le nord quels sont les points "à ne pas manquer" ? Une croisière sur le Mékong est-elle recommandée ?

5) Est-il préférable de choisir un hotel à Phuket et rayonner autour ? Ou faire point par point ?

D'avance nous vous remercions pour vos conseils et éclaircissements 😉

Au plaisir de vous lire

Fab
Etre "blanche" en Inde... problème? (relation possible avec un indien?) English translation pending
by Jeunefille22 · 2009-08-11 · 60 replies
Je rêve depuis des années de me rendre en Inde, encore plus depuis que j'ai rencontré un garçon qui vient de là-bas, et ce projet devrait pouvoir se concrétiser d'ici fin 2010 mais voilà... la conversation que j'ai eu avec mon "ami" il y a quelques jours m'a vraiment refroidie et je voudrais savoir ce que des personnes qui connaissent bien le pays et sa culture en pensent...

En fait je connais ce garçon depuis quelques mois et on s'est tout de suite super bien entendus, malgré les énormes différences culturelles on a vraiment plein de points communs mais il ne s'est encore vraiment rien passé entre nous... Il vient d'une famille hindue apparemment très conservatrice, il n'a jamais eu de copine, dit que sa mère commence à lui chercher une femme là bas... bref. :/  On s'est quand même beaucoup rapprochés mais ça vient super lentement, il a plein d'à prioris et de blocages sur les contacts physiques, pour lui c'est "impur", contraire à l'amour véritable et je parle même pas de relations sexuelles, ne serait-ce qu'embrasser sur la joue ou me prendre dans ses bras au début était assez difficile pour lui malgré les heures et les heures passées à parler ensemble, la grande complicité qu'on avait... J'ai toujours essayé de comprendre sa culture et au début je trouvais ça "mignon" mais bon, au bout d'un moment... :/ 

Depuis quelques jours il m'a demandé à plusieurs reprises de me comporter comme "a good hindu girl", il ne veut pas que je porte des vêtements trop découverts (pourtant c'est loin d'être le cas mais monsieur veut que je sois toujours bien couverte :/ ) , il me dit que je devrais lui demander avant de sortir (en rigolant mais à moitié..:P) mais pourtant on n'est pas ensemble!!!!! Alors que moi je ne demanderais que ça. =( Un jour il est super affectueux (tu me manques 50 fois par jour, il me prend dans ses bras... ) , le lendemain il me fait ses grands discours sur la moralité indienne, pourquoi les indiens aiment vraiment du fond du coeur et pas les occidentaux, pourquoi le sexe avant le mariage c'est vraiment horriblement nul et contraire à l'amour avec un grand A.  Mais à côté de ça c'est quelqu'un de très doux, drôle, très instruit, protecteur avec moi, j'aime trop passer du temps avec lui mais de plus en plus je me demande si je peux espérer quelque chose ou pas quoi... parce que là notre relation commence à stagner, et puis surtout ce qui me fait douter c'est la discussion qu'on a eue avant hier.

On parlait de mon futur voyage en Inde... Jusqu'à présent il me disait qu'il me présenterait à sa famille, on parlait de ce qu'on ferait ds sa ville etc... (en tant qu'amis seulement) et cette fois il m'a fait comprendre que ce serait difficile de me présenter à sa famille, qu'il le ferait mais j'ai vraiment eu l'impression qu'il en avait déjà honte rien qu'en y pensant!!! Puis il m'a dit que quand ses amis sauraient qu'il passe du temps avec une européenne, ils lui demanderaient tous si on couche ensemble (horreur!!!! :p ) et qu'il aurait du mal à leur faire comprendre que non, que je suis une "good girl".... mais qu'il allait tout faire pour. Et quand je lui ai demandé en rigolant s'il aurait honte de sortir avec moi en public (en tant qu'amis toujours) il m'a dit qu'il ne savait pas trop s'il pourrait, que ce serait super mal vu par sa famille... et il a fini par "You know my dear, it's India" :/ (pourtant je suis loin d'être une "débauchée", je suis une fille super simple, plutôt réservée... donc vraiment, ça ne vient pas de moi)

Franchement ça m'a fait trop mal tout ça!!!! D'abord parce que je me faisais une joie d'aller en Inde, et encore plus en étant pendant une partie du voyage avec quelqu'un que je connais bien et que j'apprécie, et je me disais que c'était l'occasion rêvée pour rencontrer du monde rapidement (famille, amis...) , me fondre dans la culture... Et aussi parce que j'ai vraiment des sentiments pour lui... Mais après ce qu'il m'a dit j'ai l'impression que non seulement il ne tient pas vraiment à moi, mais en plus que ça doit être super dur d'être une fille blanche, en Inde, parce que même si un mec que je connais très bien qui m'apprécie beaucoup aussi (ça je le sais) a honte de se montrer avec moi parce qu'il pense que ses propres amis vont forcément me considérer comme une débauchée malsaine lol... mais alors comment ça sera avec gens que je rencontrerai là bas??? Comment pourrai-je lier des liens avec les gens dans ces conditions... :(

Enfin voilà, je sais plus trop qu'en penser.... Je viens de recevoir un texto de lui dans lequel il me dit que je lui manque trop qu'il faut qu'on passe du temps ensemble cet aprèm. Mais du coup je me sens super mal maintenant... je pensais qu'on pourrait peut-être être ensemble un jour, mais là franchement je doute maintenant. Je sais pas si je peux encore espérer quelque chose ou si je ferais mieux de laisser tomber... mais en même temps ce serait tellement ridicule et dommage de passer à côté d'une histoire qui pourrait être belle pour ces raisons là...  =(

Y aurait-il parmi vous des connaisseurs de l'Inde et des indiens pour me conseiller ? 🙂
Départ en Inde dimanche, hôtel à Delhi? English translation pending
by Acrobaz · 2009-08-10 · 27 replies
Bonjour à tous,

Moi et ma copine nous embarquons direction l'inde dimanche prochain

Pour ma part c'est le 1er voyage de ma vie et j'angoisse énormément. Serais-je capable de tenir tête à un indien peu scrupuleux envers les touristes ? saurais-je éviter les pièges ?

Quelqu'un pourrait-il me conseiller un hotel pour la 1ere nuit à Dehli ? Je pensais rejoindre la Connaught Place pour y trouver un hôtel.

N'ayant jamais été plus loin que l'Italie, quels conseils me donneriez vous ? :) merci pour vos conseils
Retour de la croisière "Odyssée mauresque" English translation pending
by Estragon · 2009-08-06 · 34 replies
Nous revenons d’une croisière « odyssée mauresque » et honnêtement nous en sommes revenus enchantés. Si cela peut servir à éclairer celles et ceux qui s’apprêtent à faire comme nous, voici quelques informations que nous apportons en qualité de témoins.

Date de la croisière : du 26 juillet au 2 août 2009. Prix de la croisière : 1785 euros pour deux adultes (on a voulu nous faire croire que nous avions bénéficié d’une remise de 50 %, qu’on a aurait eu droit à une autre remise exceptionnelle de 5 %, mais on n’est pas tenu de croire à l’extraordinaire générosité d’une entreprise monégasque quoique, à Monaco, il peut y avoir des entreprises honnêtes ! D’autre part, nous ne comprenons pas très bien ces remises de 50 % durant toute l’année, c’est comme si votre boulanger affichait qu’il vend les croissants du dimanche à -50 % du prix normal durant toute l’année) Cabine vue sur mer, pont Dionysos, première cabine D1 La cabine est relativement petite mais elle dispose de toutes les commodités, lavabo de toilette, WC et douche. La chambre est nettoyée trois fois par jour par deux hommes de ménage ! Boissons : nous n’avons pris aucun forfait pour la simple raison que deux bouteilles d’eau par jour –soit 3 litres- suffisaient très largement à satisfaire nos besoins en eau, si l’on tient compte qu’on petit déjeune, on déjeune, on prend le café de 16 heures et on dîne on n’a vraiment pas eu besoin de plus qu’il nous en fallait et on s’en est bien sorti puisque deux bouteilles d’eau par jour c’est 4.70 euros alors que le forfait boissons non alcoolisées est de 15 euros par jour et par personne ce qui représente une économie de 25 euros par jour durant les sept jours de la croisière. Les excursions : nous avons participé à une seule excursion, (celle qui est la plus chère 108 euros mais ce n'est pas la raison de notre choix), pour visiter l’Alhambra de Grenade qui est distante à plus de 200 km de notre escale, mais nous avons évité toutes les autres excursions pour la simple raison qu’on pouvait parfaitement toutes les faire par nos propres moyens. "L’arnaque" de ces excursions bien que le mot "arnaque" nous semble excessif car personne ne vous oblige à y participer, outre le prix élevé, il faut compter au minimum 40 à 45 euros par excursion et par personne, certaines excursions ne sont d’aucun intérêt, par exemple payer 37 euros pour visiter le Rocher de Gibraltar alors qu’il suffit d’aller à pieds jusqu’au téléphérique et payer 11.50 euros pour la montée et la descente, soit dit en passant, cette visite de Gibraltar même au prix du téléphérique, payer 23 euros pour voir 3 ou 4 singes déféquer, uriner ou chaparder le sac d’une gourde, ce n’est pas un spectacle qui mérite le déplacement d’autant plus que les délais sont si courts, que vous avez à peine le temps de monter, de descendre et de reprendre la chemin du retour à pas cadencé par des militaires ! Si non, nous avons beaucoup aimé Palma, elle est située à 30 minutes à pieds du port et l’autobus public (toutes les 15 minutes) situé juste à la sortie du port, coûte 1.25 euros par personne. Dans cette superbe ville, on peut admirer le palais royal Almudeina (situé juste en face de la cathédrale) on peut déguster un excellent café express pour 1.15 euros ( café-restaurant Apagantos en bas du palais royal) , on peut acheter une ou deux bouteilles d’eau dans le moins cher des supermarchés de Palma ( Eroksi) à 0.50 euros ( au lieu de 2.35 euros dans le Coral, mais dans un restaurant vous auriez payé autant si ce n'est plus), on peut s’arrêter un petit quart d’heure pour écouter l’un ou l’autre des saltimbanques, mimes ou guitaristes qui vous enchantent par les morceaux les plus connus de la musique classique espagnole d’Arranjuez à Manuel de Falla. Ibiza est magnifique ne manquez pas de visiter gratuitement le musée Puget (rien à voir avec les huiles d’olive) Puget est un artiste des iles Baléares qui a peint les quartiers et habitants de cette île, ses œuvres sont visibles dans un superbe musée où vous êtes accueillis par un personnel qui sait ce que recevoir veut dire ! Nous n’avons pas du tout aimé notre arrivée à six heures du matin à Tanger, heure à laquelle les gens de Tanger dorment du sommeil du juste, heure aussi à laquelle la ville est morte, pratiquement pas un chat dans les rues, magasins fermés mais une flopée de guides plus ou moins formés à vous soutirer dix ou quinze euros par personne pour vous faire visiter la ville endormie. C’est dommage car Tanger est belle et mériterait un autre traitement que de la voir au lever du jour ! Mais pour nous consoler, nous avons trouvé une excellente pâtisserie, « Pâtisserie Bab el Medina » ( porte de la ville) avenue d’Italie, qui est ouverte aux heures matinales et qui nous a servis du vrai thé à la menthe, un vrai café »arabe » sans oublier les délicieuses pâtisseries sablées et fondantes dans le respect des traditions depuis le moyen âge jusqu’à nos jours ! Malaga est une très, très belle ville parfaitement entretenue par la municipalité pour accueillir les touristes de tous pays et ces derniers le lui rendent bien si j’en crois ceux que j’ai vus déambuler le long des ramblas. Barcelone est sans doute la ville la plus éclatante d’Espagne, on a à peine eu le temps de visiter quelques points essentiels, mais Barcelone mérite qu’on y revienne spécialement pour l’apprécier durant une semaine, un peu comme on passerait une semaine à Paris. Petite histoire que les Espagnols ne vous diront pas, Barcelone a failli manquer d’eau potable et il a fallu le concours de l’Union européenne pour l’aider à construire une usine de dessalement des eaux mer pour permettre aux Barcelonaises de boire l’eau du robinet, l’usine a été financée à 75 % par l’Union européenne et après cela, certains diront que l’Europe ne fait rien pour les européens ! Pour visiter Barcelone sans se ruiner, on a pris le bus touristique de Barcelone, c’est un bus qui fait absolument tous les lieux historiques ou pittoresques de la ville, vous disposez d’un écouteur avec un choix d’une dizaines de langues, vous pouvez descendre et remonter à toutes les stations et la validité est d’une journée, prix du billet 21 € par personne, ce n’est pas volé. Gênes mérite le détour ne serait-ce que par ses artisans glaciers qui vous préparent les meilleures glaces au monde, à la condition toutefois que vous sachiez les distinguer ces maîtres artisans glaciers et que vous ne preniez pas votre glace n’importe où chez n’importe qui. Outre les glaces aux parfums subtils, les amoureux du bricolage pourront trouver facilement des tas d’outils et d’instruments de bricolage qui font le bonheur des marins et cela à des prix très attrayants. Le marché biologique de Gênes est également agréable à visiter. La cuisine à bord du Corail est de très bonne qualité - on peut même la qualifier de restaurant étoilé au Michelin- en même temps qu’elle est diététique au sens où les mets, si on les consomme modérément, on n’a aucun risque de prendre un kilo de graisse, mais si vous vous lâchez à manger comme des affamés matin, midi et soir, les risques sont grands de grossir et même de modifier le taux de glycémie avec les risques de diabètes qui en découlent. Nous avons vu comment certains et certaines prenaient d’assaut le buffet comme des joueurs de rugby éméchés. Nous en avons vu d’autre s’empiffrer comme des malades sans la moindre retenue, sans la moindre modération, on aurait cru que c’était leur dernier dîner de la vie ! La soirée de gala qui débute par un verre de bienvenue offert par le commandant du navire est bien organisée, le pacha présente toute son équipe et trouve le mot juste pour toucher chacun d’entre nous, le navire à quarante ans, mais il est si bien entretenu qu’il est comme une horloge par plus d’une centaine de marins de toutes spécialités. Le capitaine nous prie de nous considérer dans son navire comme on se considérerait chez nous – c’est une formule de politesse à ne pas prendre au pied de la lettre- de même qu’il nous invite à compter chacun des membres d’équipage comme un membre de notre famille. Pour cette soirée de gala il est recommandé de porter une tenue correcte mais là encore l’échelle du correct est très variable par les goûts et le manque de goût au point de se demander si certains s’informent exclusivement par les feuilletons américains télévisés de série B. A propos des animations auxquelles nous n’avons que très peu gouté. L’équipe d’animation nous semble un peu ringarde et ringarde à la manière des gens des pays de l’Est c’est qui est encore une autre forme de ringardise. Cela dit, la ringardise peut plaire à quantité de gens qui s’en satisfassent comme ils se satisfont de merguez ou de saucisses de Francfort, mais bon, on n’est pas venu leur demander l’impossible auquel ils ne sont pas tenus, disons que vous pouvez vous en passer sans rien louper et si vous voulez y assister vous n’en serez pas plus bête à la sortie ! Disons que les enfants sont bien encadrés par les animatrices bulgares et roumaines ! Il existe à bord du Coral un casino pour les amateurs de sensations fortes, avec des machines à sous qui vous permettront de gagner et plus surement de perdre votre argent comme il est de règle dans tout établissement de jeux du hasard! La piscine n’est guère plus grande qu’un jacuzzi mais elle fait la joie des enfants ! La salle de sport se compose d’un ou deux tapis roulants et de trois bicyclettes fixes. Un point, qui a fait hurler bien des gens au moment du paiement, celui des 8 euros par jour pour les pourboires au malheureux personnel de ménage et du restaurant. Voir des gens protester et dire qu’ils ont payé des sommes astronomiques pour la croisière et rechigner sur 56 malheureux euros c’est désobligeant. Cela dit, la compagnie Louis Cruise est particulièrement malhonnête de faire payer une partie des salaires de son personnel par la charité des touristes, comme si vous alliez au restaurant à Paris et qu’après avoir bien dîné, le personnel de service vienne vous voir et vous tend la main, car la moitié de leur salaire provient du pourboire que verse ou ne verse pas le touriste culpabilisé. Nous avons versé deux fois 56 euros pour deux adultes parce que nous voulions être juste vis-à-vis des gens qui nous ont servis comme des princes, évidemment on aurait préféré donner de la main à la main, mais la moitié des gens qui vous rendent la vie agréable, vous ne les voyez pas, alors pourquoi pénaliser des gens au profit d’autres, pourquoi jouer les radins et les pingres quand on a été si bien servi ? Nous on a préféré être corrects et honnêtes au sens où, 56 euros ce n’est pas cela qui nous empêcherait de dormir la conscience tranquille surtout que ce personnel est payé à coups de lance-pierres avec 300 euros par mois et l'incertitude d'être débarqué d'un port ou d'un autre et de repartir chez soi à ses frais, nous avons connu des gens qui habitent le Honduras et d'autres l'Ile Maurice, le prix du billet de retour pour eux correspond à quelques mois de salaires. Paiement des charges de boissons et autres par cartes bancaires, mais il est préférable de payer en espèces sonnantes et trébuchantes pour éviter toute erreur débit ou prélèvement sans rapport avec la somme demandée par le Coral. Je précise pour les mordu(e)s de la carte bancaire que le Coral vous prélève 11 euros uniquement pour le traitement de votre facture par carte bancaire ! Les gens que l’on peut rencontrer, croiser, ignorer ou connaître à bord du Coral sont à l’identique de la vie de tous les jours, avec cette petite différence c’est qu’ils sont assez disponibles pour être connus ou ignorés selon leur ouverture d’esprit, leur degré de courtoisie et leurs capacités à nouer des relations, nous avons connus un merveilleux couple qui a survécu au naufrage du Sea Diamond en 2007 bateau de la même compagnie que celui du Coral, et qui revient de loin si je puis dire. Nous avons aussi discuté avec une famille de Perpignan des gens parfaitement charmants à un point délicieux, nous avons évité quelques autres pour précisément éviter de malentendus aussi inutiles que désagréables, des gens qui arrivent au restaurant comme s’ils entraient chez eux sans la moindre attention ou la moindre marque de politesse vis-à-vis d’autres, d’autres qui ne savent pas du tout se tenir à table, d’autres encore qui gardent leur casquette comme s’ils avaient peur qu’ils la perdent et d’autres qui n’ont pas appris un seul mot aimable durant leur enfance au point où on se demande s’ils ne sont pas encore à l’état sauvage, il en existe comme dans toute communautés quelles que soient les origines italiennes ou françaises, immigrés de la énième génération ou américains des coins les plus reculés de la campagne américaine. C’est le revers de la démocratisation des vacances, comme d’autres verraient d’un œil sceptique la démocratisation de l’enseignement de masse qui produit maintenant des analphabètes à la pelle, une de mes amies m’a dit que son entreprise a publié une annonce disant qu’elle recherchait des bacheliers sachant lire et écrire ! On pourrait dire que les croisières entrainent toutes sortes de gens des plus éduqués aux ploucs les plus rustres, c’est le revers du tourisme de masse ! Enfin, quelques détails pour aller au port d’embarcation de Marseille, port qui est très mal desservi par les transports communs, donc il est prudent de prendre un taxi pour une somme de l’ordre de 27 euros pour quatre personnes et quatre bagages. Au retour on peut faire la même chose en partant ensemble avec deux autres voyageurs, ce qui revient à, à peu près 7 euros par personne. Mais pour les irréductibles du transport en commun à Marseille, pour atteindre le port, il vous faut prendre le métro et sortir à la station Joliette, de cette station vous devez prendre un autobus je crois le numéro 35 qui vous mènera à 2 ou 3 km du port d'embarcation, vous aurez à grimper une centaine de marches d'escalier, à traverser un pont à pieds et à tirer votre valise sur une distance d'au moins 2 km jusqu'au lieu d'enregistrement de vos bagages. Prévoyez une bouteille d'eau pour vous désaltérer! Si vous venez par l’aéroport de Marseille Marignane, il existe une navette juste à la sortie de l’aéroport, il faut payer 9.50 euros par passager et cette navette part tous les quarts d’heure depuis l’aéroport jusqu’à la gare Saint Charles, gare à partir de laquelle on peut alors prendre un taxi jusqu’au port d’embarcation.

Voilà ce qui nous a semblé utile de vous relater pour vous permettre de passer une croisière agréable en connaissance de cause, nous ne prétendons pas avoir tout vu et tout entendu mais nous avons essayé de vous relater ce que nous avons observé et senti durant une semaine ! Si vous souhaitez un complément d’informations n’hésitez pas, je suis encore en congés durant quelques jours et si vous souhaitez commenter mes commentaires, vous êtes également les bienvenu(e)s !
Compte-rendu de séjour au Japon English translation pending
by Esposito · 2009-08-06 · 9 replies
Bonjour à tous,

ayant bien profité de ce forum dans la préparation de mon voyage au Japon, je souhaite vous présenter un petit compte-rendu pratique assorti de quelques impressions.

Kyoto (6 jours) : logement dans la maison Shishigatani de l'agence Voyageurs au Japon. Un peu excentrée mais arrêt de bus non loin et quartier tranquille et sympa. Pratique pour se remettre du décalage horaire. Rester 6 jours à Kyoto, dont une visite à Nara, était un petit défi, ne sachant pas trop à quoi m'attendre au niveau des temples. Franchement pas déçu tant les temples et jardins à visiter sont variés, avec des ambiances et des structures très différentes. Le réseau de bus de Kyoto est très simple à utiliser, avec des billets 1 jour très intéressants, mais la lenteur des trajets peut parfois peser. Les chauffeurs sont assez fun ("Arigato gozaimassssss!")

Hiroshima (1 jour): arrêt non prévu à Hiroshima en raison des inondations bloquant le Shinkansen. Après un remboursement rapide et très intéressant d'une partie du billet (ça change de la sncf!) on a décidé de visiter la ville plutôt que d'attendre un hypothétique départ des trains. Franchement saisissant. Plus que le musée en lui-même, qui est très intéressant et choquant, c'est plutôt l'ambiance autour des ruines du dôme qui m'a frappé. Une sensation étrange et difficile à expliquer. Logement impromptu donc à l'Hotel Active!, business hotel classique (propre et chambres minuscules), et bon petit déj' inclus. Très proche du tramway. Le resto Hassei conseillé par le LP est vraiment sympa en quantité, qualité et ambiance.

Tour en voiture dans le Kyushu, à partir de Fukuoka (3 jours): pour louer une voiture, mieux vaut réserver à l'avance, ayant eu toutes les peines du monde à trouver une voiture sans le précieux sésame. J'ai finalement trouvé dans l'agence Mazda (à droite en sortant de la gare). Pour les agences, il y a Nippon-rent-a-car, Orix, Japanren, Toyota, Mazda, Nissan...bref du choix mais attention, rares sont les personnels parlant anglais (de bons prospectus pallient toutefois ce problème). La conduite au Japon est très facile une fois que l'on s'est fait à la conduite à gauche et à la boite automatique. Ils roulent plutôt doucement, les limitations de vitesse sont ridiculeusement basses et le moindre verre d'alcool est proscrit (le taux est à 0, 15 je crois, donc 0 quoi). Les GPS sont très faciles à utiliser. On rentre un numéro de téléphone et en avant. Pour compléter le gps on peut éventuellement se procurer une Touring Mapple de la région (en kanji) qui recense les campings donc très commode, assortie d'une carte moins détaillée mais en alphabet latin (Road Atlas). Le tout est achetable sur place sans problème. Je vois sur beaucoup de forums cette question du GPS. Franchement, inutile de se prendre la tête à acheter un gps en france et à rentrer des cartes du Japon achetées une fortune sur internet. A moins évidemment de louer des voitures qui en sont dépourvues (les vans parfois). De plus, les gps recensent bien les points d'intérêt, notamment les campings, même les mieux cachés. Les campings sont de standings très variés. Cela va du terrain semi-sauvage au camping à 3000Y avec onsen et sanitaires bien entretenus. Mauvais plan du Lonely Planet: le camping Bochu Kyampu-Jo près d'Aso...état quasi à l'abandon, pas de douche, installations vraiment crades. A fuir. Juste à côté, il y a un camping semi-sauvage très sympa. Très peu de monde en juillet en tout cas. La région de l'Aso-san est très sympa à parcourir en voiture, on se croirait en Auvergne. Passage à Beppu, sympa de voir la ville fumer en permanence. Les enfers...mouais bof bof, après les fumerolles géantes du Naka-Dake, difficile de s'enthousiasmer. Les onsen du Kyushu: génial, un point c'est tout. Embarras du choix à Kurokawa et bains de boue très fun au Onsen Hoyoland de Beppu.

Fukuoka (2 jours): deux jours passés avec un ami japonais travaillant dans un excellent restaurant français ("Coquines", 5 min du métro Nishijin). Soirée à Fukuoka: resto, saké, jeux vidéos, bowling, karaoké, super poilant. Ville jeune et très vivante. Logement à l'Hakata JBB Hotel, tout près du métro Gion. Business hotel classique et bien.

Ishigaki (2 jours): vol intérieur avec la JAL qui offre des tarifs très intéressants pour les étrangers, notamment ceux venant au Japon avec une compagnie partenaire (groupe One World). Location de voiture avec Nippon-ren-a-car, la seule ayant une agence dans l'aéroport même. Les agences vous prennent et vous déposent à votre aise avant la prise ou après la remise de la voiture. Première nuit à l'Hyper Hotel Ishigaki, près du port. Encore un business hotel bien tenu. Par contre, pas la peine de demander une chambre avec vue sur la mer, celle-ci ne justifiant pas du tout le supplément de prix. Ensuite, camping au campement gratuit de la plage de Yonehara. Ambiance woodstock décontractée, installations très correctes avec des douches (froides, mais bon vu la chaleur...). En revanche ATTENTION, le camping dans les Yaeyama au mois de juillet est très difficile compte tenu de la chaleur...difficile de trouver le sommeil, et si l'on ouvre, c'est l'invasion assurée de moustiques. A prendre sérieusement en considération et même à déconseiller. On a mangé pas mal de fois chez Tony (Eifuku Shokudo), la star LP de l'île qui fait de bons soba et qui est toujours prêt pour poser et faire la discute...en japonais.

Iriomote (4 jours). Location facile de voiture à la station Eneos en face du port d'Uehara. Camping à la plage du sable étoilé. Attention contrairement à ce que dit le LP, le camping n'est pas gratuit: c'est 300Y par personne, plus encore 300y/pers pour les douches...même la recharge du portable est payante (100Y). A noter que le camping est quasi-désert (trois tentes), heureusement d'ailleurs vu l'état du terrain, bien herbeux mais en pente et peu ombragé. Première nuit correcte, la tente ouverte (étonnament pas de moustiques!!!). La visite d'un énorme cafard et la reprise de la chaleur la deuxième nuit nous a poussé à abandonner le camping et à nous réfugier dans un hôtel très sympa et non labellisé LP. Je ne connais pas le nom (tout en kanji), mais il est situé à droite sur la route en direction de Shirahama, quelques minutes en voiture après le quai du départ des expéditions sur la rivière Urauchi-gawa. Ambiance familiale, bons repas avec les poissons du jour, superbe coucher de soleil. Je tiens d'ailleurs à souligner l'incompétence du rédacteur de la partie Okinawa du LP. A croire qu'il a passé son temps à la plage. Un seul exemple, son super plan hotel "sans béton" Nature Hotel Painu Maya Resort, ressemble à un bunker...de béton. S'est-il vraiment rendu sur place?!? Et l'ensemble manque un peu d'exhaustivité, ce qui ne serait pourtant pas bien difficile vu la taille des îles. Bref, disons qu'il est bon que tout ne soit pas non plus répertorié dans les guides, mais de là à écrire de grosses bétises! je pense à celui qui réserve une chambre (chère!) à l'Hotel Painu sur la foi du guide et qui se retrouve face à tout ce béton, il y a de quoi enrager. Au point de vue activités, j'ai préféré Iriomote à Ishigaki. Le snorkeling de la plage étoilé vaut déjà plus que celui de Yonehara. On a aussi fait le tour de snorkeling proposé par Duck Tours (agence juste à côté du port de Uehara, 10 000Y/pers) à Barasu et Hatoma. Beaucoup de poissons et beaux coraux. Top. Je ne suis pas plongeur et ça donne envie de passer du tuba à la bouteille pour approfondir la question. L'île de Taketomi est très mignonne malgré un grand nombre de touristes, notamment sur la plage principale. En résumé pour les Yaeyama: camping difficile en été à moins d'être vraiment habitué à la chaleur, Iriomote plutôt qu'Ishigaki, snorkeling enthousiasmant, grosses chaleurs, location de voiture quasi-indispensable vu la faiblesse des transports et la dispersion des points d'intérêt sur des îles qui sont tout de même assez grandes.

Tokyo (3 jours): fin de séjour à Tokyo. Vivant à Paris, en préparant ce voyage j'avais plus envie de patrimoine et de nature que de métropole. Certains hurleront au sacrilège mais franchement, 3 jours à Tokyo ça m'a suffi pour ce que je voulais y voir, c'est-à-dire buildings, néons, écrans géants, salles d'arcade gigantesques, magasins de mangas sur 10 étages. L'orientation et les déplacements sont très aisés mais il faut s'attendre à marcher beaucoup, notamment pour trouver la bonne sortie de métro ou pour effectuer les correspondances parfois très longues. Nous logions au ryokan Shigetsu, métro Asakusa. Très sympa, personnel anglophone et aucun touriste japonais à l'horizon...le vrai repère de toursites LP. Les bains publics sont sympas mais à trois dans le bassin, la promiscuité commence à se faire sérieusement sentir. Il n'y en a que deux, un pour les femmes et un pour les hommes. Pour une vue sur Tokyo, la tour Mori de Roppongi est tout indiqué malgré le tarif élevé. Les tours jumelles de Shinjuku sont sympa mais la lumière des boutiques provoque des reflets sur les vitres et du coup la vue est un peu gâchée. Etant un peu geek, j'ai adoré me frotter aux Japonais sur Street Fighter et déambuler dans les magasins de manga à la recherche des livres à l'origine des dessins animés de mon enfance.

Un petit mot du budget. Nous voyageons habituellement en routard, mais voyage de noces oblige, on s'est fait plaisir, notamment sur quelques logements. J'ai changé mon argent à Narita : 1€ = 126Y le 15 juillet. Eh oui il fallait aller au Japon l'été dernier car avec le taux de change dégringolant (bien que remontant depuis quelques semaines) la donne a bien changé concernant notre pouvoir d'achat sur place. On a fait peu de restos, histoire de réduire le budget, d'où une saturation de noodles et de maki mais bon... Le camping est une solution économique qui permet de garder l'argent pour louer une voiture, car voiture + hotel, là ça commence à chiffrer. Pour vous faire une idée, notre budget total tout compris pour 3 semaines pour 2 personnes, hors billets d'avion (800€ A/R par pers, et 30 000Y/pers pour les Yaeyama) se monte à 600 000Y...c'est une somme énorme mais, je le répète, c'est en condition voyage de noces. Il est possible de gratter énormément sur le logement qui constitue le gros du budget. Le train plombe pas mal aussi le budget mais là il est difficile d'y faire quelque chose. Donc voilà, à partir de l'année prochaine, c'est retour au voyage routard, en attendant d'être vieux et riches!!
Retour sur un circuit de dix jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Virginath · 2009-07-11 · 176 replies
Et voilà, le voyage tant préparé et tant rêvé s’est achevé hier… J’en reviens bien sûr la tête pleine de souvenirs… que je compte bien vous livrer sous la forme d’un carnet de bord en bonne et due forme quand j’aurai les idées plus claires (et un peu plus de temps… vive les retours de vacances !), mais j’avais envie de poster un message sur quelques aspects pratiques susceptibles d’aider de futurs voyageurs.

Il s’agissait d’un circuit court mais volontairement intense. En effet, nous avions 10 jours sur place, mais avions prévu, en gros, une boucle Los Angeles – Las Vegas – Bryce Canyon – Moab – Monument Valley – Page – Grand Canyon – Santa Barbara – Los Angeles. Le planning a donc été relativement serré, mais tenu sans aucun problème. Je ne vous cacherai pas que cela m’a semblé trop court en beaucoup d’endroits, mais je ne suis pas sûre que rester plus longtemps aurait atténué la boule que j’avais au ventre au moment de quitter des lieux magiques comme Monument Valley ou le Grand Canyon.

Pour ceux que cela pourrait inspirer, le circuit donnait ceci :

29 juin J1 : Arrivée LA 18h45 – Nuit près aéroport Marriott

30 juin J2 : Départ pour Las Vegas tôt le matin – Calico – Las Vegas

1 juillet J3 : Départ le matin – Valley of Fire - passage par le sud de Zion - Bryce Canyon

2 juillet J4 : Matin BW12 avec Burr Trail – passage par Capitol Reef – Moab

3 juillet J5 : Moab

4 juillet J6 : Moab - Gooseneck – Monument Valley

5 juillet J7 : Antelope Canyon – Page - Horseshoe Bend – Marble Canyon - Grand Canyon

6 juillet J8 : Williams – Kingman – Seligman – Pasadena - Los Angeles

7 juillet J9 : Universal Studios

8 juillet J10 : Hollywood – Downtown – Westwood - Santa Barbara

9 juillet J11 : Santa Barbara - Santa Monica Vol retour à 20h55 10 juillet J12 : Londres

Nous nous mettions en route tous les jours entre 8 et 9h, et arrivions à l'hôtel vers 17h. Au total : 2300 miles parcourus. Nous ne randonnons pas et avons tout au plus effectué quelques balades à Arches, à Canyonlands et à Horseshoe Bend.

Mes coups de cœur : Canyonlands (le Shafer Trail, un grand moment !) et Dead Horse Point (je ne regrette pas le « crochet » par Moab !), la route 9 au sud de Zion, Horseshoe Bend, l’hôtel The View à Monument Valley, Santa Barbara et Los Angeles Downtown (eh oui !).

Mes semi-déceptions : Bryce Canyon (pas à cause du site, splendide, mais du mauvais temps, impossible de faire la seule rando que j'avais prévue, et hôtel très moyen), Lower Antelope Canyon (désinvolture du guide navajo, un ado l’Ipod vissé aux oreilles), et Universal Studios (trop de sollicitations et de bruit, et les attractions 3D, dont ils usent et abusent, ne me plaisent pas outre mesure).

Sur un plan pratique :

Le vol : Nous avions réservé un vol direct Londres-Los Angeles/Los Angeles-Londres avec Virgin Atlantic. Pourquoi Londres ? Les tarifs étaient imbattables et nous habitons près de Lille, donc, 1h20 d’Eurostar, et nous sommes à Londres. Plus rapidement qu’à Bruxelles en fait. L’un dans l’autre, malgré les billets d’Eurostar, nous avons économisé 300 EUR sur les meilleurs tarifs que j’avais trouvés pour des vols (non-directs) depuis Bruxelles, pourtant réputée meilleur marché que Paris d’après les échos du forum. Le transfert se fait sans problème entre la gare de St Pancras et l’aéroport : la ligne Piccadilly vous y amène directement (une heure de trajet cependant). A noter que le billet de métro est relativement cher : 6 EUR environ.

La compagnie : Virgin Atlantic. Que des compliments à son égard. Service irréprochable, repas très corrects. Airbus A340-600 très confortable (bon espace entre les sièges) et, surtout, une offre de divertissement phénoménale : le choix entre une soixantaine de films, à tout moment du vol, ainsi qu’entre une multitude d’albums et de sélections musicales. L’Ipod devient inutile ! A noter que certaines places sont équipées de prises (c’était notre cas à l’aller).

La voiture de location : Nous avions loué un mid-size SUV via voituredelocation.fr. Un très bon prix je pense : 320 EUR pour 10 jours, toutes assurances incluses, bris de glace et GPS inclus. Nous n’avons pas regretté le choix du type de voiture non plus : cela nous a permis de faire des pistes (sur l’impulsion et l’envie du moment, car ce n’était pas prévu !), de ranger facilement les valises et sacs sans avoir l’impression de jouer au tetris, une position de conduite surélevée... Notre choix s’est porté sur un RAV4. Seul bémol : le loueur sur place était Alamo, et quand nous sommes arrivés lundi vers 20h, la file d’attente était impressionnante et les guichets ouverts… au nombre de trois. Il a fallu attendre près d’une heure et après un si long voyage, ce n’est pas très agréable. On voyait des personnes prendre leur temps au guichet à feuilleter le catalogue, à se renseigner sur les différents modèles… ce qui est somme toute légitime, mais il faudrait une seconde file d’attente pour les personnes qui ont réservé et réglé d’avance, ce qui était notre cas. J’ignore si ce type d’attente est habituel. La restitution de la voiture a en revanche été extrêmement efficace et rapide. Attention cependant : apparemment, le contrat que nous avions signé précisait que nous devions rendre la voiture le réservoir vide. Ce que nous n’avions pas vu. C’est en voyant que l’on nous facturait près de 60 dollars supplémentaires que l’on a « découvert » la clause (nous venions de refaire le plein !). Cela a été réglé sans problème. Nous avons pu choisir la voiture sur le parking mais le choix était relativement réduit. Là aussi, est-ce habituel ? Je l’ignore. Comme dit précédemment, nous avons opté pour un RAV4, dont mon mari (je n’ai pas conduit) s’est dit ravi.

Puisque la question avait été abordée sur le forum : les valises. Après une première tentative, j’ai décidé que chacun aurait sa valise (nous voyagions à 3, 2 adultes et un enfant de 8 ans). Cela faciliterait les choses le matin pour le choix des vêtements, cela permettrait d’alléger les bagages (3 « légers » plutôt que 2 lourds) et cela faciliterait aussi le (léger) paquetage/dépaquetage de chaque matin/soir, les valises étant moins remplies. Ce fut le cas, je ne regrette pas ma décision. Et puisqu’on en a parlé aussi sur le forum : je n’ai pas fait de lessive sur place. Le linge sale était stocké dans un grand sac dans l’une des valises. Quand il a été rempli, il est resté dans la voiture, et on en a utilisé un autre. Les valises s’allégeaient ainsi peu à peu. Aucun problème d’odeur dans la voiture, si cela peut en rassurer certains ;-). Il faut dire aussi que nous randonnons peu et que j’ai trouvé les températures plutôt clémentes, par rapport aux mises en garde lues sur le forum.

Au niveau des hôtels :

Los Angeles : Marriott LAX. Très pratique si on arrive tard, car très proche de l’aéroport. Si proche même qu’Alamo est plus loin et qu’il faut revenir sur ses pas !

Las Vegas : Je ne regrette absolument pas mon choix du Flamingo. La chambre était très confortable et très design, et la vue sur le Strip, imprenable. Nous voyions les fontaines du Bellagio depuis notre lit, et avions vue frontale sur le Caesar Palace.

Bryce : le Ruby’s Inn. LA grosse déception. Je savais que ça serait touristique, mais là, c’était trop. La réception est très belle, mais les lits sont peu confortables, la baignoire craque, le frigo fait un potin d’enfer. Nous n’avons pas mangé au resto mais au fast-food juste à côté : grosse erreur. En même temps, le choix est très restreint. A refaire, je logerais soit dans le parc, au Bryce Canyon Lodge, où nous avons pris le petit-déjeuner, soit à Tropic, petit mais sympa.

Moab : Inca Inn. Super. Déjeuner et chambre simples mais efficaces. Très propres, et petite piscine agréable. Seuls bémols : le climatiseur est mal placé, juste à côté d’un lit, au niveau du matelas, et… pas de jus d’orange au petit-déjeuner, mais là, je chicane ! Pain maison succulent.

Monument Valley : The View. Absolument superbe. Vue somptueuse, lits très confortables, produits de beauté excellents, propreté immaculée. Petit-déj délicieux, et quel plaisir de le prendre sur la terrasse, avec une vue pareille. Une petite folie que je ne regrette absolument pas.

Grand Canyon : Kachina Lodge. Avec vue sur le Grand Canyon. Chambre tout à fait correcte, et panorama à tomber. Là aussi, quel plaisir de descendre de la chambre et de se retrouver directement sur le rim !

Los Angeles : Hilton Universal City. Chambres classiques et confortables, très belle vue, et surtout, extrêmement pratique car on peut se rendre aux Studios Universal à pied. Ils sont juste de l’autre côté de la passerelle. En même pas 5 minutes vous y êtes.

Santa Barbara : Hilton Doubletree. Hôtel magnifique, vue sur mer avec grande terrasse. Un hôtel « resort » où l’on se verrait bien passer une petite semaine !

Quelques aspects pratiques :

Nous avions prévu de passer par la route 9, dans le sud de Zion, pour rejoindre Bryce. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu’il fallait passer par la guérite d’entrée du parc et payer l’entrée. Nous avons donc acheté le pass à Zion, alors que j’avais prévu de le faire à Bryce. Je précise que c’est une surprise car j’ai cru que nous nous étions trompés de route et que nous étions entrés dans le parc et sa partie « navettes ». Cela peut-être bon à savoir pour ceux qui hésitent entre payer les entrées à chaque fois, ou acheter un pass.

Comme je l’avais anticipé : le GPS est très pratique à Los Angeles, mais ne remplace pas un (bon 😎) copilote avec une carte (aussi sommaire soit-elle – je me suis débrouillée avec celle fournie par Alamo), car les indications ne sont pas toujours très claires ou suffisamment rapides, sans parler des multiples « re-calculating », « lost satellite reception » etc. Bref, autant avoir quand même une idée générale de sa destination : nord ou sud, est ou ouest, ne fut-ce que pour anticiper la voie à prendre sur ces autoroutes de 5 ou 6 bandes…

A Las Vegas, le panneau « Welcome to Fabulous Las Vegas » est maintenant doté d’un parking très pratique, idéal le temps de la photo souvenir !

A Page, Horseshoe Bend est maintenant très bien indiqué, avec un beau et grand parking (j’avais lu que le site était difficile à trouver).

J'ai beaucoup aimé le rodéo de Bryce, assez controversé pourtant. Ne pas s'attendre à du grand spectacle. C'est très familial, et c'est ce qui fait tout son charme. Voir ces enfants qui, dès le plus jeune âge, montent à cheval comme des pros ou s'essaient au rodéo, était vraiment émouvant. On "touchait" l'esprit cow-boy. Un très bon souvenir.

Les Universal Studios semblent petits de prime abord, mais malgré des « Front of the line passes » (un investissement chaudement recommandé, là aussi. Le système fonctionne parfaitement.), il nous a fallu la journée pour faire toutes les attractions. Les spectacles sont particulièrement gourmands en temps. A noter que les animateurs sont excellents, mais qu’il faut un bon niveau d’anglais pour comprendre les différentes attractions, sous peine de passer à côté de beaucoup de choses. Il y a beaucoup de petits sous-entendus, de private jokes, de références culturelles, cinématographiques ou politiques… Pour un parc aussi international, je trouve étrange d’axer autant les effets sur les dialogues et interactions. Mais vu son succès, il faut croire que ça ne lui porte pas préjudice. Je serais cependant curieuse d’avoir l’avis de personnes qui ne comprennent pas l’anglais après la visite de ce parc.

Je terminerai par la polémique « LA, on adore ou on déteste ». Personnellement, j’ai adoré. Je savais à quoi m’attendre, ce n’était pas ma première visite dans cette mégapole, mais la première concoctée de mes mains. J’ai beaucoup aimé El Pueblo, Union Station et son intérieur art déco, le délicieusement rafraîchissant Central Market, le Walt Disney Concert Hall, les buildings de Downtown, et tout particulièrement Broadway. Je reconnais cependant qu’il y a énormément de sans-abris et que l’ambiance n’est pas très « nette ». C’est l’aspect architectural qui m’a plu. J’ai également beaucoup aimé Pasadena et Westwood. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps d’aller visiter le quartier de maisons victoriennes d’Angelino Heights, le Getty Center (il y avait un incendie aux environs et il a été évacué !) et le Griffith Observatory. Hollywood a plu à mon fils et en gros, c’est tout ce que je lui demandais. Santa Monica était sympa aussi, mais je m’attendais à quelque chose de plus authentique.

Ce post ne serait pas complet si je ne remerciais pas les différents intervenants qui, par leurs réponses et leurs messages, m'ont aidée à constituer ce circuit, et m'ont révélé l'existence de merveilles dont j'ai rêvé des mois durant avant de les découvrir en vrai. Un immense merci donc à tous ceux et celles qui font vivre cette mine d'information qu'est voyageforum.com.

Voilà voilà, il est tard, et le jet lag joue encore contre moi (mais fait que je sois encore debout à cette heure), veuillez donc excuser toute faute d’orthographe ou structure bancale. Je tenais cependant à vous livrer mes impressions à chaud. En espérant que je puisse à mon tour éclairer de futurs voyageurs.

Bons voyages !
Partir seule au Japon ou en Chine à 20 ans English translation pending
by Divinelilith · 2009-07-10 · 29 replies
salut a toute et tous.

je suis un vrai globe trotteuse , a 20 ans j'ai deja eu l'occasions de voyager , au état unis dans les ville de san francisco, las vegas , los angeles , miami , et new york.

j'ai également fait les basics , italie , espagne, portugal.

je viens tout juste d'en revenir d'ailleur et j'ai un petit souci.

j'hésite entre le japon et la chine.

plusieurs question me trotte dans la tete, est-ce dangereux d'y aller seul? y a t-il des problème politique ou autres? le japon est t-il mieux que la chine et inverssement? peut on se ballader a pied ou une voiture est -elle indispensable( je n'est pas encore mon permis)😊

merci d'avance de vos reponses c'est grace a vous que je saute le pas a chaque fois et je vous en remercie.

a trés vite bisous
Phang Nga, la baie d'Halong version thaïlandaise English translation pending
by Simplybrice · 2009-07-02 · 2 replies
Seul sur le sable, les yeux dans l'eau, mon rêve était trop beau. L'été qui s'achève, je partiras à 100km de là!!! (merci Roch)

A 100km de là, pas trop loin donc. Pas question de quitter le paradis et de retourner à Bangkok sur le champ. Mon nouveau visa thailandais courre encore pour les 10 prochains jours et il est encore temps de le faire fructifier.

Je suis donc parti pour Phang-Nga et son parc national, encore un... Mais pas question d'être blasé par quoi que ce soit, on dira donc un parc national, encore un!!!!! Le parc national de Phang-Nga devrait être un avant gout de la baie d'Halong au Viet-Nam avec sa cohorte d'îles calcaires qui sortent de l'eau comme des feux d'artifices. C'est tout ce que je sais et c'est déjà pas mal! Deux heures de bus tout au plus, voilà ce que j'ai dû endurer pour m'y rendre. A l'arrivée, il est 15h, trop tard pour faire quoi que ce soit. En plus, on est dimanche et tout est fermé dans le bled. La seule chose à faire dans ces cas là, c'est d'écrire jusqu'au bout de la nuit et je ne me suis pas privé, j'ai envie de dire malheureusement...

Le lendemain, on repasse aux choses sérieuses à savoir un peu d'exploration. Je quitte ma chambre d'hotel à 11h et tombe sur Mary, une petite blonde allemande qui s'apprête à quitter l'hotel. On discute cinq minutes, le temps pour moi de me rendre compte qu'elle ne sait pas bien ce qu'elle veut faire mise à part quitter sa chambre d'hotel. Comme la gamine est beaucoup plus mimi que cracra, je la convains de rester une journée de plus bien qu'elle ait des engagements par ailleurs et de partager ma chambre pour économiser les frais, c'est toujours ça de pris. Pas d'arrière pensée de mon côté ou si peu que c'en est dérisoire. On passera donc la journée ensemble et advienne que pourra...

On part donc en ville, un bien grand mot pour cette petite bourgade de quelques milliers d'âmes. On a beau être dans le sud de la Thaïlande, entre Phuket et Krabi, deux haut lieux touristiques, ce qui frappe ici c'est qu'on ne rencontre aucuns touristes. En une après-midi de vadrouille, on ne passe que devant deux hotels modestes et les seuls restaurants sont des gargottes sans prétentions aucunes. Ca sent l'Asie dans le sens le plus naturel du terme et ça fait du bien après Phi Phi et Ton Sai. En plus, avec Mary, on ne se prend pas le chou, l'essentiel est de laisser la route principale derrière nous et de marcher au gré des chemins de traverse qui se présentent. Tantôt on fait fausse route. Le chemin est en plein soleil, ça monte et ça descend presque comme aux plus belles heures népalaises, et ça ne mène à rien... Mais tantôt, c'est banco. Sur le bord de la route, une statue a le bras tendu vers le bas côté, comme si elle pointait une direction. Comme vu dans Amélie Poulain, lorsque une statue montre une direction, seul l'imbécile regarde le doigt. Avec Mary, on est pas des imbéciles, on suit donc la direction plutôt que le doigt. Puis un panneau apparaît : Le Paradis, l'Enfer, puis un nom de grotte dont j'ai déjà oublié le nom. Ne me blamez pas, le thaïlandais c'est pas commode commode. Là, c'est un peu Disneyland à la sauce locale, par là j'entends épicé. Le paradis, c'est des dizaines de statues représentant des dieux dont il faut être un local pour savoir qui ça représente. En tout cas il y en a de toutes les couleurs, de toutes les formes, avec autant de bras que possible, le plus le mieux. Ca fleure bon la spiritualité autant que le mercantilisme quand un moine nous propose d'acheter de la nourriture pour les singes. Car on ne l'avait pas vu au premier abord, mais ça grouille de toutes parts. Et puis 20 baths pour un kilo et des bananes, ça a le mérite de les faire venir et Mary sourit de toutes ses dents, c'est joli. Les singes crient, se bousculent, veulent tous être au premier rang. Ils sont tellement nombreux qu'on ne sait pas où donner de la tête ou de la banane pour être plus précis. En 5 minutes, montre en main, on est dévalisé mais comme on a pris chacun une cinquantaine de photos, tout le monde en a pour son compte. Il est alors temps d'aller en Enfer...

Même si le panneau n'avait pas indiqué que l'enfer est ici, on aurait compris de nous même. Je n'ai jamais vu pareil spectacle!! Comme au paradis, il y a peut-être cinquante statues, mais qui montrent ici des scènes de meurtres, de tortures, j'en passe et des pires... Les visages sont ultra-expressifs autant que le rouge figurant le sang paraît nous éclabousser. La sensation de malaise pourrait être là, mais non, on est en Thaïlande, faut surtout pas chercher à comprendre! Autre chose spectaculaire ici, un dragon long de plusieurs dizaines de mètres et plus haut que ma petite personne garde l'entrée. Voyez les photos pour réaliser la taille de la bêête.

On reste là moins longtemps qu'au Paradis, l'absence des singes n'y est pas étrangère.

Et après l'enfer, qu'est ce qu'on trouve? Le calme et la sérénité. Une grotte assez profonde nous offre un abri précieux contre la chaleur combinée du soleil et de l'enfer. A l'intérieur, la température est clémente. Un petit ruisseau serpente gentiment. Les stalactites et mites se construisent petit à petit. Deux ou trois chauves-souris vollètent gentiment en attendant le coucher du soleil. Au fond de la grotte, là où ce n'est plus éclairé, nous parviennent les cris de dizaines d'autres qui doivent être agités par des rêves de sommeil diurne. Et entre les deux, là où la lumière tend vers l'obscurité trône un bouddha de jade pas piqué des hannetons. L'ensemble pourrait plaire à un Tim Burton, c'est sûr!

Après la grotte, il est temps de rentrer à l'hotel et que je sois rattrappé par mon passé. En effet, Tally et sa copine Heike doivent arriver en ville, et comme il était convenu avant que je rencontre Mary, on dort dans le même hotel. On devait partager la même chambre à nouveau, mais changement de programme oblige, il faut que je m'explique...

Tout se passe dans les règles de l'art, l'échange est courtois et les allemandes sympathisent. Heureusement pour moi, j'avais déjà fait part à Mary de la propension qu'ont Tally et Heike de parler entre elles en allemand et ma nouvelle coloc' est la première à recadrer tout le monde dans la langue de Shakespeare. On dîne tous ensemble dans une gargotte et on finit la soirée sur la terrasse de l'hotel à boire quelques bières à la santé de tout le monde, et y compris la votre, santé!!!!!

A 1h30, tout le monde est pompette et vanné. Chacun rejoint sa chambre. Avec Mary, rien ne se passe si ce n'est qu'on s'endort l'un contre l'autre comme deux cuillères dans un tirroir. C'est doux comme la rosée et frais grace au ventilateur qui s'évertue à faire baisser la température si besoin était...

Au matin, on se réveille dans la même position si ce n'est que j'ai une main dans la mienne. Malheureusement, tout le monde se réveille conjointement comme annoncé la veille au soir et Tally vient frapper à la porte pour le petit déjeuner... Après quoi, Mary doit repartir et j'ai un bateau pour un parc national à prendre, on tentera quand même de se revoir à Bangkok sur le chemin du retour, alchimie quand tu nous tiens...

C'est donc un nouveau jour qui commence et une amitié qui se termine. J'en ai finalement plus qu'assez de passer mes journées avec Tally et Cie, c'est là que nos chemins se séparent. A 14h, dans mon coin, je réserve 24 heures d'équipée sauvage à travers les îles avec la nuit à passer sur un village de pêcheurs. J'écris "sur", car Koh Pannyi est un village construit sur pilotis au milieu des pitons calcaires à deux mètres au dessus de l'eau. Je vous engage à faire une recherche google d'une photo aérienne car c'est à tomber à la renverse.

Je suis donc conduit au ponton à 16h pour prendre un long-tail boat jusqu'au village en question, je suis le seul touriste. Pendant la traversée, on est entouré de mangrove. A l'arrivée, c'est beau mais je prends vite compte de la réalité. Dans le village, tout n'est là que pour flatter le touriste. Les boutiques se succèdent les unes après les autres. Ici des T-shirts, là des coquillages. Tout est à vendre et à négocier. Il y a même une famille qui retient prisonniers un faucon et un aigle, attachés par les pattes, et qui facture 50 baths la photo en compagnie des pauvres animaux. C'est que le village a l'air paisible à cette heure mais tous les touristes en excursion dans le parc national s'arrête là pour la pause déjeuner. Le business tourne donc à plein régime... Tant pis pour les rapaces, tant pis pour les coquillages...

Malgré ça, en fin d'après-midi, le village retrouve son calme. Je me ballade donc, seul gringo parmi les pêcheurs, jusqu'au dîner, où j'ai droit à un poisson d'un demi-kilo juste pour ma pomme. Tout autour n'est que silence. Pas de problème pour dormir si ce n'est que je passe encore 3 heures à écrire...

Mercredi matin (4 février), je suis tiré du lit à 7h. J'ai raté le lever de soleil, tant pis, il y en aura d'autres. A 8h30, le long-tail revient avec à son bord 6 nouvelles personnes qui ont réservées la journée de croisière entre les îles, à partir d'ici le même programme que moi. La journée se passe donc au fil de l'eau, je suis assis tout devant donc personne dans mon champ de vision, juste le parc qui s'étale sous mes yeux. Partout les falaises se dressent, parfois sur des centaines de mètres de long, parfois juste pour nous rappeler à leur bon souvenir comme des carottes géantes faîtes de pierre qu'un géant aurait planté là juste parce que c'est joli.

Au cours de la journée, le bateau s'arrête quatre fois. La première pour visiter une grotte. La deuxième pour le déjeuner sur une plage qu'on ne partage qu'avec le soleil et les palmiers. La troisième pour le clou du spectacle : James Bond Island, qui s'appelle comme ça car "L'homme au pistolet d'or" a une scène qui s'est tourné ici. C'est l'occasion d'un embouteillage de touristes mais le spectacle est à la hauteur de l'affluence. James Bond Island, qu'on retrouve sur 90% des T-shirts vendus au village de pêcheurs, est la carotte par excellence. Trois mètres de long, trois mètres de large, 20 mètres de haut. Grandiose même s'il faut partager la vue avec tous les moule-bites des environs... Et enfin le quatrième stop est l'occasion de faire du shopping sur le village de pêcheurs.

Il est 17h quand on retourne à Phang-Nga. Aucune trace de Tally, tant mieux. Aucune trace de Mary, tant pis.

Il est temps d'une dernière nuit sur place. Demain l'itinérance se poursuit. Dans le bateau, j'ai rencontré un couple qui venait de faire une croisière-plongée aux îles Similan et qui m'en a dit le plus grand bien, du genre WHAOUUU. Qui plus est peu de temps avant, j'avais skypé avec Papa qui m'avait dit interrogatif : - "Alors comme ça, tu ne vas pas plonger en Thaïlande?" J'avoue que cette phrase m'a bien démangé et que le couple a fini de me convaincre; demain je pars pour Kao Lak, ville la plus proche des îles similan. Il sera alors temps de savoir combien de plongées, combien de temps et combien de brouzoufs.

Sur ce, en tout bien tout honneur, je fais mentalement la cuillère avec vous. Je m'interdis d'aller plus loin, faut pas déconner non plus...

Merci pour vos nombreux commentaires sur le texte précédent, mais ne vous arrêtez pas là, je suis un boit-sans-soif, et il y a de la place pour tout le monde.
Les vagabonds des airs. Les dugongs de Marsa Mubarak (Egypte) English translation pending
by Yann · 2009-06-21 · 13 replies
Les vagabonds des airs.

Egypte. Les dugongs de Marsa Mubarak.

Pas de coq. Pas de réveil. C’est la température ambiante qui nous extirpe du sac à viande. Passé six heures, la chaleur devient malaisément supportable dans la tente.

Nous levons le camp, déjeunons et marchons pour se poster sur le bord de la route. Circulant à la fraîche, les véhicules remontant de Bir Shalatin en direction d’Hurghada sont plus nombreux vers 7 heures. L’expérience des jours passés nous a démontré que les transports individuels et collectifs en Egypte n’étaient pas toujours pénétrables ; mais en bons bretons têtus que nous sommes, nous contrecarrons les refus catégoriques et parfois agressifs, par des sourires et une motivation accrocheuse.

Nous comptons en fait rejoindre aujourd’hui une des baies qu’abrite la côte Sud Est Egyptienne, se situant à une trentaine de kilomètres au nord d’ici. J’ai lu dans des brochures de plongée que celle-ci serait fréquentée par des dugongs ; mammifères herbivores en voie d’extinction.

L’obstination finit toujours par payer, nous faisons le pied de grue un juste quart d’heure. Une 504 Peugeot se range sur le bas côté, un barbu poivre et sel au volant. Il ouvre la fenêtre côté passager. - Salam aleikoum - Salam - Nous souhaiterions aller à 15 km d’ici. Ne comprenant pas l’anglais ; j’use alors des gestes et des mimiques faciales avant de sortir ma carte du pays. Mieux vaut toujours un plan qu’un grand discours imagé et ridicule. - Ok - How much ? Imageant ma question par le frottement de pouce sur l’index.

Il m’annonce cinquante livres égyptiennes, je lui propose vingt. Il me réitère cinquante. Je lui en offre trente, mais le bougre campe sur le billet de départ. Je tente alors quarante, avant de convenir finalement au prix qu’il souhaitait au départ. Quel piètre marchandeur je fais….

La morale dans ce coin du désert arabique, est qu’il est fort inutile de jouer au marchand et à la marchande. Car rares ici sont les voitures s’arrêtant pour embringuer les étrangers. À vouloir gagner petit on peut perdre gros : Rester poireauter plusieurs minutes, voire quelques heures, le porte monnaie mafflu et la raison bien maigre.

Nous payons sans aucun doute le prix fort pour une si une courte distance, mais cela fait quand même de moi un voyageur satisfait. L’asphalte de la route est en bon état, et les paysages désertiques la bordant tout simplement sublimes. Avec ses mystères de nature sauvage, le désert arabique prend ses plus beaux apparats le matin. Les molles dunes semblables aux vagues de mer, jalonnent la route suivie. Par ma pente naturelle de rêverie, une idée me vient.

- Demain j’irais marcher quelques heures dans le désert arabique histoire de prendre quelques photos. Que j’adresse à Isabelle. - Si tu veux, mais sans moi…rétorque mon épouse. Je me tourne vers mes enfants. - Idem Maman. Répond Loïck. - Je suis en vacances. Conclut Morgann.

La carriole nous dépose sur une placette en rond- point, appartenant à un complexe hôtelier. Palissadé sur toute sa longueur, le Resort bâillonne sur toute sa longueur l’accès à la plage. Les matons à l’entrée ne nous ont pas remarqué, nous contournons la clôture par la gauche…pas bien, oh non ça ce n’est pas bien !!

Quel ras le bol de passer à la caisse à chaque fois que nous tentons une baignade sur un site naturel en Mer rouge ! Nous oublions pour l’occasion nos principes moraux, et ne pensons alors qu’à une seule chose : trouver un dugong.

Nous gauchons sans difficulté la palanque et déboulons sur le versant nord de la baie. La pointe domine très légèrement la baie et permet ainsi une vue d’ensemble. Une légère brise venant du large, une mer turquoise ; des fonds apparemment sablonneux, mouchetés de vert ci et là ; le golfe de Marsa Mubarak parait tranquille.

Nous sommes étrangement quasi seuls. Cela rassure, car la vision de tous ces transats sous parasols sur la plage de la baie laisse présager l’abominable en haute saison. Nous poursuivons une marche de quelques minutes jusqu’au bout de la langue caillouteuse. Nous rassemblons nos affaires sur une minuscule grève et posons un regard scrutateur sur l’horizon. L’animal nécessite une remontée toutes les cinq à dix minutes pour se remplir les poumons. Cette surnage ne devrait pas passer inaperçue.

Mais pas la moindre écume entre les vagues courtes. Soit les dugongs sont des lèves tard… soit la présence du mammifère dans ces eaux alimente une fois de plus la légende. Nous nous équipons malgré tout et palmons en direction du premier récif, situé à quelques vogues du littoral.

L’incertitude regagne nos esprits, aussi le souvenir déçu des tentatives passées. En effet nous ne sommes pas à notre première chasse à l’œil, nous battons le rappel depuis belle lurette pour évoluer avec ces placides herbivores. Les conditions environnementales sur l’ile de Mantanani à Bornéo étaient bien plus souveraines qu’elles ne sont ici au nord de Marsa Alam. (Lire La légende des sirènes, les dugongs de Mantanani).

Je tiens à rappeler que le dugong est un animal menacé, condamné à disparaître. Et ceci pour plusieurs allégations .La plus évidente dans l’ébranlement de son espèce est la réduction massive de ses habitats côtiers. En particulier du fait du tourisme, de l’urbanisation des littoraux et de la pollution. Sur toute sa côte sud de la Mer rouge, l’Egypte exécute à grands pas les chances de réhabilitation du mammifère. Sur une portion de cinq cent kilomètre comme celle entre Safaga et Ras Banas, il n’existe qu’une trentaine de Marsa ou baies comme celle de Mubarak. Nourricières par les herbiers qu’elles abritent, jouissant pour la plupart de séduisantes plages ; les baies fréquentées par les siréniens sont également très convoitées par les promoteurs immobiliers.

Sur les quatre cent kilomètres de littoral que nous avons longé depuis Hurghada, chacune de ces baies est enlaidie par une ou plusieurs structures hôtelières. Je fais l’impasse sur les Sharm, les timides renfoncements ou avancées sur la mer …il n’y a pas vingt, voire dix kilomètres sans un Dirladada hôtel existant ou en construction. Une fois les chantiers achevés, les deux années qui viennent s’annoncent bien orageuses pour cette zone côtière. Ce coin ; jusque là décrit comme le dernier paradis authentique et préservé géographiquement du tourisme de masse ; est en passe de devenir un désastre écologique.

Aujourd’hui Petit Poucet, l’aéroport de Marsa Alam souhaite devenir ogre. Il promet de remplir les deux cent quarante mille chambres prévues par les promoteurs ! En devenant international, l’aérogare assure aujourd’hui des vols sans escale, et ce à partir des principales capitales Européennes puis du Moyen Orient.

Dixit l’écologie Egyptienne ; les récifs coralliens de la côte sud, et la vie émanant de ceux-ci, ne supporteraient pas une fréquentation supérieure à soixante dix mille chambres. Mon sentiment est que les écologistes peuvent ergoter tant qu’ils veulent et tant qu’ils peuvent, l’argent est trop séducteur et le corrupteur par excellence. En poursuivant cette course pognoniste, les totalitaires offrent à la faune et la flore sous marine Egyptienne un aller simple pour l’enfer.

Les Egyptiens voient les choses en grand et prouvent une fois de plus qu’ils sont toujours de stupéfiants bâtisseurs. L’histoire racontera s’ils ne sont pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis….

Je mets un terme à la digression et reviens sur une note plus poétique, notre promenade sous marine.

D’un cobalt virant par endroit à l’outremer, le bleu des profondeurs déteint graduellement sur les coraux et devient transparent sur les fonds sablonneux. Affleurant la surface ; le récif est frangeant et en formation de queue de comète. Ici le récif est aussi une longue trainée de poussières ; un amas épars d’îlets, explosant de vies et de lumières. Les îlots coralliens sont compartimentés sur une seule et même courbe, voyageant du large comme des wagons sur un seul rail, tirés par une locomotive qu’est le littoral.

Nous ne résistons pas longtemps au plaisir de passer sous les arches naturelles ; de pénétrer dans chaque passage ou goulet que les bosquets de polypes forment depuis des années. Jacques Cousteau comparaissait la Mer Rouge en un couloir de merveilles. C’est juste aussi, si je résume la description de ce récif en une merveille de couloirs. Chaque dédale est un espace rivalisant de couleurs avec le voisin.

Fantastique balade en aquarium.

Coraux mous puis durs, gorgones tentaculaires, anémones agiles et éveillées…..à foison. La faune n’est pas en reste. Les anthias rouges virevoltent puis s’abritent dans les talus d’acropora. Les poissons cochers chevauchent le flux de nos palmes, les poissons crocodiles se camouflent…mais nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour batifoler avec les communs du paysage corallien.

Nous empruntons alors la dernière passe et rejoignons rapidement un bleu plus profond. Nous nageons vers le large.

L’évent en poupe, sous l’action du courant nous survolons ainsi dunes et jardins de corail. Voler. Planer. Sans effort. Nos palmes pour seul moyen d’orientation.

Nous explorons toute la baie. Trois heures de nage. Epuisés. Le vent s’est levé, et nous disputons un bras de fer depuis une heure avec le courant et les clapots. Nombreuses sont les tortues, requins guitare, bancs de fusillers…pas l’ombre d’une caudale dans les prés de Marsa Mubarak.

Vague à l’âme, vagues par-dessus le tuba nous revenons vers la plage. Désabusés. Une fois de plus déçus.

Parviendrons-nous un jour à nager avec un dugong ?

Faut il penser que le contact est quasi impossible, fou ?

Souvent le désespoir a gagné des batailles disait Voltaire.

Comme pour celui qui s’apprête à battre en retraite, je jette un dernier regard vers le terrain de ma défaite. Le grand bleu. Nous vivons aujourd’hui notre Austerlitz.

Il y’a un truc qui monte. Un machin rond. Une chose entre deux eaux. Et cela à une trentaine de mètres de nous. Une ogive blanche. L’image est encore trop vague car sous l’eau tout se confond. Une tortue ? Non, c’est bien trop barrique et trop rapide.

On reste là en surface. Les têtes rivées vers cette masse ondulante. Plus de doute, en voilà un.

Nous allons nager avec un dugong.

Nous n’en croyons pas nos yeux. Je mets sous tension mon caisson étanche et commence à immortaliser les premières secondes d’une rencontre tant attendue. Lui aussi nous a vu, et fonce droit sur nous. Curieux animal.

Cet animal magnifique semble un revenu de la terre, des océans datant de milliers d’années. Sa beauté, son innocence, son sourire lui donnent un caractère commun avec notre espèce de mammifère. Et comme si nous partagions une ancienne histoire terrestre, il se rapproche figurément et proprement de nous. Il remonte des profondeurs, et vient se reposer à la surface.

Respirer. Nous rencontrer. Nous extasier face à la magie de la nature. De cet équilibre subtil qui régit la vie de ce sirénien.

Il plonge, broute inlassablement les herbiers. Cinq minutes à huit minutes tout au plus, avant de remonter. A chaque fois sur la même cible ; nous.

Il y’a la place pourtant. Il pourrait venir se remplir les poumons à deux encablures. Mais non. Il souhaite indéniablement nous démontrer comment il est agile, doux, beau, fort. Amical. L’union est étrange, relevant d’une alchimie de l’instinct, d’un ordre malheureusement éphémère.

Grandiose. C’est tout simplement grandiose.

Il cherche un accord avec nous. Nous voulons la même synergie.

Alors je l’imite. Et lui montre comment l’homme est gourd, malagauche, faible et pataud dans l’eau. Il ne me quitte pas des yeux ; semble se marrer. Cela me vaudra d’ailleurs mon surnom estival : Papa le dugong. Les enfants sont amusants…parfois délirants et exagérants dans les raccourcis cognitifs qu’ils font. J’ai beau être chauve et souriant, cela ne fait pas de moi un sosie du mammifère quand même ! À moins que la vérité ne soit ailleurs ; que le lien soit fait tout bonnement pour mes poignées d’amour naissantes … sic !! Amis de la quarantaine : bienvenue au club !!

Mais la rencontre dégage tant d’affection, que je prends volontiers à mon compte l’essentiel ; le charme de l’apnéiste … P’té comment il se la raconte le gars !!

Toute la famille est impressionnée, émotionnée par la taille du dugong. Il faut avouer qu’il est imposant, haut comme une pièce de notre appartement, rond comme une colonne de Karnak... . Morgann se sent minuscule et préfère marquer légèrement un retrait. Loïck lui, accompagne chacune des lentes immersions de notre nouvel ami et prend autant de plaisir que les rémoras qui lui collent au train.

L’accompagnement du fiston se fait durant quelques mètres seulement car l’animal plonge pour se poser sur les herbiers situés à une douzaine de mètres en dessous de la surface. Et pour que l’apnée soit nourricière réciproquement, il nous faut plonger comme l’animal. Bien sûr nous pourrions nous contenter d’observer le dugong des nuages ; de contempler la Mer Rouge d’en bas, vu d’en haut.

Mais la politique de notre maison n’est pas de percevoir la vie d’un regard plongeur, d’un point de vue hiérarchique. Superficiel.

Alors nous plongeons comme lui. Sans artifice. En apnée. Pour une descente roborative réciproque. Lui pour brouter ses quarante kilogrammes quotidien d’herbacées ; nous pour nourrir nos yeux de son regard rond et de son sourire anatomique. Pour assouvir, comme si cela était possible, notre insatiable émerveillement de la beauté du monde animal.

Les vagabondages dans les airs durent à peu de chose près, deux heures.

Et puisque seules nos limites respiratoires peuvent mettre fin à la rencontre, nous rejoignons la côte. Ces sensations fortes laisseront en nous une extraordinaire et éternelle empreinte. Des images aussi superbes que nos souvenirs.

Nous sommes revenus deux fois sur ce coin. En trois journées, nous en avons rencontré à chaque balade aquatique. Jamais les mêmes mammifères. Avec toujours autant de bonheur.
Visiter Dubaï en juillet: possible en famille? English translation pending
by Yreen · 2009-06-18 · 36 replies
Nous aimerions partir à Dubai pour une semaine juillet. Si les prix sont beaucoup moins élevés, c'est bien sûr parce que la température l'est plus (élevée !). Nous ne pouvons pas, vu que nous sommes 5 (trois enfants de 8 à 13 ans), nous payer ce voyage à un autre moment de l'année. Nous ne recherchons pas la plage mais, géographes de formation, nous avons une envie très forte de voir - en vrai !- cette ville. Nous ne cherchons pas forcément à tout voir, mais à découvrir qulque chose que nous n'avons jamais vu. Notre seul probleme est de savoir si : - nous pourrons sortir de l'hôtel (si oui, d'ailleurs, par qeul moyen de transport ?) - nous pourrons aller dans le désert, y compris en restant calfeutrés dans le 4x4. Pour nous l'alternative est donc la suivante : Dubai n'est possible qu'en juillet pour des raisons financières, mais est-ce que nous ne risquons pas de rester enfermés ? Nous sommes assez "rustiques" dans notre fonctionnement biologique (campeurs, randonneurs, et nous avons déjà par exemple fait un séjour assez spartiaite au Niger l'an dernier) - mais nous sommes tout blancs comme des lignes, bien enracinés nettement au nord de la loire... Merci d'avance à tous ceux qui pourront nous aider à nous décider par leurs témoignages : les enfants sont fous de joie à l'idée de ce voyage, mais nous avons peur d'être très décus et de dépesner deux denrées rares (les vacances et l'argent) pour rien.
Histoire russe English translation pending
by Bardak · 2009-06-11 · 40 replies
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.

J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.

J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.

Youri, le désabusé

Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.

Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.

Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».

Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.

La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.

Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.

Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.

Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.

Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !

Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.

Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.

Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.

Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.

Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Un avion Air France assurant la liaison Rio de Janeiro-Charles de Gaulle disparaît des radars (1er juin 2009) English translation pending
by Spassenger83 · 2009-06-01 · 142 replies
Un Airbus d'Air France transportant 215 passagers et qui assurait la liaison Rio de Janeiro-Paris-Charles-de-Gaulle a disparu des écrans radars lundi à 06H00 GMT au large des côtes brésiliennes, a-t-on appris de source aéroportuaire à Paris.

AFP
Volontaire au pays Isan (nord de la Thaïlande) English translation pending
by Carmen2709 · 2009-05-27 · 6 replies
From: mdclw@hotmail.com Sent:Wed 27/05/09 06:12To:

Je me suis inscrite comme volontaire pour enseigner l'anglais avec Open Mind Project qui m'ont envoye' au nord-est de la thailande bordant le Mekong d’ou’ je regarde tous les matins, en buvant mon café’, la brume matinale devoiler les montagnes boise’es du laos. Elles sont toutes proches, je pourrais presque les toucher. Il fait chaud et 100% humide. Apres les pluies et les orages tropicales tous les après-midi, le paysage brille comme une emeraude. Il y a beaucoup d’arbres fruitiers autour de moi et les manguiers sont lourds de leurs dons. C’est tres rural et tres paisible ici.

Pas de bars a’ musique ou’ des vieux papis rencontrent des “ dames” thailandaise, pas de cybercafe’, de pizzeria, ni de voyageurs tatoue’es et chevelus comme on voit beaucoup au sud de la thailande. L’autre jour, un petit thailandais s’est mis a’ pleure’ et courir se refugier dans les jupes de sa maman lorsque je lui ai sourit. C’est pour vous dire comme je suis loin du circuit touristique typique de la thailande mais cela’ me plait. Il y a peu de distractions a’ part aller au temple, observer les chiens se poursuivre pour des calins canins et regarder les pecheurs voguer sur le Mekong. Peu de villageois se deplacent pour aller a’ la ville la plus proche qui est a’ 120km d’ici. Pour eux c’est bien trop loin.

Ce matin nous sommes alle’s au temple pour porter a’ manger aux moines et payer nos respect au Buddha. Ils sont tres genereux ces thailandais dans les region rurales car ils sont convaincus que les moines ont une influence auspicieuse sur la vie des villageois. C’est tres touchant de voir des femmes courbe’es en 2 par la vieillesse, se prosterner et rester assise pendant ce que dure le ritual d’offrir a’ manger aux moines. Elles s’occupent d’orner la salle de fleurs, d’encens et de bougies. Elles s’occupent aussi de re-distribuer ce que les moines n’ont pas consomme’, aux plus demunis du village et mm plus loin s’il le faut. Pok sait qui a des difficulte’s financieres, les vieilles personnes maladies qui n’ont personne pour s’occuper d’eux ( souvent des hommes), elle sait qui de ses voisines a un mari alcoolique et qui souffre en silence. Elle m’en parle avec compassion et leur porte de l’aide comme elle peut. Ce matin, une paysanne, aux dents noircies ( une coquetterie locale) est venu conter a’ Po, le papa, sa mesaventure avec ses buffles qui ont envahis les champs du voisin et ont detruit plusieurs arbres. Elle va devoir vendre 2 buffles (300 euros chaque) pour payer les degats. Po est alle’ avec elle au commissariat pour parler au chef de police . En tant qu’ enseignants, ils sont souvent sollicite’s par les villageois . En echange, ils recoivent des dons de la part des parents d’eleves car les enseignants sont tres respecte’s et apprecie’s ici. On a recu plus de 30 kg mangues en 3 jours que nous avons re-distribuee’s a’ quelques enfants qui sont venus collecter les bouteilles de plastic pour les revendre . Souvent les vieilles personnes demandent de l’aide pour ce qui touché a’ l’ administratif car souvent ils ne savant ni ecrire ni lire. Le lendemain, la dame aux dents noires nous a’ apporte’ a’ manger pour remercier Po de l’avoir aide’ au commissariat. On avait beaucoup de salade de papaya et de soupe au poulet, ce jour-la’ alors Pok en a fait porter, par ses enfants, au paysan qui s’occupe de leur jardin et lui a’ son tour a donne’ un paquet de friandises aux enfants. La tradition de l’echange est tres fort ici. C’est le fil qui tapisse la communaute’ rurale thai.

Le matin on va, sans casque et cheveux au vent en velomoteur a’ l’ecole. Nos 2 chiens nous accompagnent et le plus jeune, un Labrador de 4 mois me suit en classe et se plante sous le ventilateur. J’ai des photos pour le prouver…L’autre retourne a’ la maison mais vient nous chercher a’ 4h. je vous assure, il sait quand il est 4 heures

Notre ecole longe du fleuve. Aux heures creuses, je m’installe sur une petite plateforme en bois qui surplomb le Mekong, je vois la vegetation sauvage qui recouvre les montagnes laotiennes. Pas d’habitation, pas de temples, rien. On dirait que le rivage oppose’ est desert. Je ne vois ni route ni poteaux electriques. Personne ne traverse le fleuve sauf de temps en temps une petite embarquation de pecheur, longue et etroite silencieusement laisse des traces sur ces eaux qui viennent de si loin.

Mon premier jour, a’ l’ecole etait de me presenter, comme nouveau volontaire devant les eleves au microphone en thai. C’etait un peu anxiogene!

2 eleves sont choisis pour lever le drapeau durant l’antheme national et les elevent chantent en choeur. Apres cela’, ils se tournent vers le Buddha et le remercient de leur donner les outils pour bien apprendre. Devant ce Buddha, j’ai vu des objets bizarres comme offrandes. Des cd rom et des disquettes. Peut-etre qu’ils associent l’informatique a’ la connaissance!!!. Apres la leve’e du drapeau et la priere a’ Buddha, il y a 5 minutes de morale et puis c’est l’heure du nettoyage de la cour par les enfants, avec de la musique pop thailandaise bien fort pour les distraire en ce faisant.

Les cheveux longs ne sont pas permis a’ l’ecole. La tete doit etre presque rase’e pour les garcons et au carre’, plutot court, pour les filles. Sinon le surveillant passe et fait des entailles dans les cheveux et les eleves se font couper les cheveux le soir-meme. C’est une methode plutot barbare, je pense. La discipline est stricte dans les ecoles thailandaises. Les jeunes sont formate’s pour devenir des adultes obeissants qui ne poseront pas de questions lorsqu’ils seront grands. Le gouvernement mene ce pays avec une poigne plutot dure, ou’ l’individu n’est pas encourage' a' penser ni s’exprimer.

Les eleves ne parlent pas l’anglais. Ils ont appris le peu qu’ils connaissent par memorisation. Leur enseignants ne savant pas tres bien le parler et ne connaissent pratiquement pas la grammaire anglaise. Mais je me suis rendu compte au fil des jours, que les eleves ne savant pas non plus leur alphabet. Ce qui ralenti enormement l’apprentissage. J’ai ete’ un peu decourage’e les premiers jours car j’etais venu prepare’e avec des notions plus approfondis d’anglais. Alors il faut reprendre depuis le debut. La pronunciation est catastrophique. Les S les R les T sont un vrai probleme. Je leur fais la dicte’e en epellant moi-meme les mots! Peut-etre qu’a’ force de repetitions, on y arrivera. J’enseigne 4 heures dans des classes qui vont de l’age de 10 ans a’ 15 ans au meme niveau d’anglais. Je devrais passer une anne’e entiere ici. Et me concentrer sur les petits dans le primaire car ils apprennent tres vite.

Tous les matins, lorsque j’arrive a’ l’ecole, les petits thais comme les plus age's me font le "wai" respectueux et les filles lorsque je leur signe leur cahiers me font une petite reverence en plus du "wai". Lorsque Pok et moi allons faire quelques emplettes au village, apres l'ecole, nos eleves continuent a' nous saluer ainsi. Je n'ai jamais connu autant de consideration qu'ici. Mon age y est pour quelque chose. Les thais veulent toujours savoir l' age pour savoir de combien il doivent, par respect, baisser la tete et lever les mains jointes vers le front. Pok, la maman m'a appris a' le faire correctement et j'essaye de le faire gracieusement.

J’etais dans la bibliotheque de l’ecole, l’autre jour et je vois s’approcher de moi un lezard gros et long. Il m’a donne’ une petite frayeur. Et hier, entre les sandales au bas de notre escalier, un serpent d’un metre mais pas tres gros se frayait un passage. Ouh! Je n’aime vraiment pas ces bestioles. Certains serpents sont tres tres venimeux. Il faut se faire hospitaliser vite vite. Et certaines araigne’es aussi sont tres dangereuses. Avec la pluie, il y a une invasion de bestioles qui volent a’ travers le grillage. Elles ne piquent pas mais se posent sur nos cheveux, notre visage et sur la nourriture. Dans mon lit, j’ai recu la visite d’une colonie de fourmis rouges, minuscules mais qui piquaient fort. Bon, on s'y fait.

Ma famille thai d’adoption est simplement adorable. Pok, la maman est toujours souriante et son mari, tres beau est plutot timide et ne parle pas beaucoup l’anglais . Quelquefois j’ai l’impression qu’il ne comprend pas ce que je lui dit, mais par politesse, il sourit. Ils ont 2 filles de 17 et 10 ans qui sont adorables avec qui je discute avec le peu d’anglais qu’elles connaissent. Ils habitant dans une belle maison nouvellement construite avec les epargnes du papa qui a beaucoup travaille’ a’ Bankok pour offrir a’ sa petite famille ce cadeau. Ils ont un grand verger avec des manguiers, papayers, guaviers ) et du riz. Pour complementer leur revenue, ils ont 3 vaches et plante’ des palmiers pour le bio-fuel.

Hier c'etait le jour du buddha. Pok a change' le bouquet d'orchide's devant l'image du buddha et a accroche' une guirlande de jasmin autour de son cou. des batonnets d'encens ont ete' allume's et la famille s'est recueilli devant l'autel. Ils ont aussi pense' a' la mere de Pok et celle de Po, defuntes. Un bouquet de fleurs et un verre d'eau pour chacune d'elles.

J'ai appris que les enfants de Pok et Po dorment avec leurs parents jusqu'a' l'age de 17 ans. Ils ont pourtant 4 chambres mais elles ne sont pas occupe’es. Bien qu'ils vivent dans une maison moderne, ils vivent comme lorsqu'ils logeaient dans leur maison traditionnelle en bois qui etait compose'e d'une grande piece ou' l'on mangeait a’ mm le sol ( les bols de curry et de soupes sont etale's autour du fameux rice-maker) ou' l'on s'etalait pour dormir sur des nattes, ou' l'on regardait la television et on recevait ses visites. Les salles de bain sont avec wc moderne mais on se rince apres chaque visite avec un jet d'eau ( le clito recoit un petit frisson a' chaque fois) et l'eau pour la toilette sort d'un robinet a' part avec lequel on remplit une grande bassine et avec un bol, on verse l'eau dans la toilette.

Le matin et le soir, nous dinons par terre sur un carrelage plutot dure. Mes jambes ont du mal a’ rester plie’es car ils n’ont pas l’habitude mais je m’y fait graduellement. Il ne faut surtout pas tendre les pieds vers quelqu’un car ce serait une grande impolitesse. Po, le papa, quand il tend la main vers quelque chose, et si je me trouve devant lui, il se courbe, pour que sa tete ne depasse pas la mienne, par respect. C'est vraiment tres different de chez nous. Le respect des personnes plus age'es est extremement important dans la tradition thai. Ils ont meme un nom different pour la soeur, le frere aine' ou benjamin. Et bien sur les grands parents sont tres respecte's.

Tous les soirs, a' 8 heures, la tele' thai presente les nouvelles de la famille royale avec beaucoup de respect. Ici le roi et la reine sont aime's tandis que les 3 princesses le sont moins ( sauf une qui fait beaucoup pour les demunis) et le prince heritier encore moins car il mene une vie desolute. On raconte, mais on ne commente pas, qu'il aurait des problemes de sante' et je peux bien le croire car il a mauvaise mine pour quelqu'un de 55 ans. Son tres jeune fils serait le vrai prince heritier.

On dort beaucoup. Chez nous, les week-ends, après le petit dejeuner, vers 8 heures, tout le monde se recouche jusqu’a’ 10 heures. Ici, les gens ne se pressent pas. Il n’y a’ aucune urgence dans leur vie quotidienne. On dort, on mange ( sans arret ) et on s’occupe de planter, de semer, de recolter, de pomper l’eau du fleuve ou de vendre des produits de la grande ville. Je commence a’ prendre le rythme de cette vie paisible et je me pose plus la question “ devrais-je m’occuper a’ quelque chose? Quand je vois le pecheur dans sa barquette, regarder les moustiques se faire happer par les poissons, ou l’epiciere dormir sur le comptoir de sa boutique, je me dis qu’il n’est pas necessaire de s’agiter….

Voila' pour cette premiere semaine au village Isan. Elle m'a enchante'. J'ai ete' acueillie avec beaucoup de sourires, de gentillesse et de generosite'.

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