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Se rendre au monastère de Phuktal au Zanskar English translation pending
by Edith22 · 2018-10-24 · 49 replies
Bonjour J'envisage de me rendre au Ladak l'été prochain. J'aimerai voir le monastère de Phuktal au Zanskar. Le réseau routier se développant considérablement dans ces deux régions, la seule possibilité de s'en approcher en véhicule est-elle toujours la route Kargil-Padum ? Je précise en véhicule car je n'ai pas le niveau requis pour effectuer un long trek. Merci à ceux qui en reviennent. Edith
Découverte de l'Asie: Bali et Java, le bon choix? English translation pending
by Marati · 2018-10-19 · 268 replies
Pour découvrir le continent asiatique l'été dernier (3 semaines en juillet-août 2017), nous avons hésité entre le Rajasthan, la Thaïlande, l'Indonésie ou les Philippines. « Nous », c'est une famille composée de 2 adultes (Guillaume, Laetitia) et 3 enfants (Maxime, Rachel et Timéo âgés alors de 12, 10 et 6 ans).

On a d'abord éliminé l'Inde, réputée trop marquante et « difficile » pour une première fois, puis la Thaïlande à cause de l'absence de volcans et d'une météo pouvant être capricieuse en juillet.

Comme on avait tous envie de découvrir des volcans et des rizières en terrasse, tout en bénéficiant d'une météo clémente, le choix final s'est porté sur Bali et Java.

Dans les incontournables programmés, il y a donc évidemment Bromo, Kawah Ijen et le Mont Batur, mais aussi la visite des rizières dans le secteur d'Ubud, Sidemen et Jatiluwih.

Ces différents sites et bien d'autres nous réserveront bien des surprises...

Programme théorique : Bali (11 jours) Nice – Istanbul – Jakarta - Denpasar 1 nuit Denpasar Pura Luhur Uluwatu – Puri Anyar - Pura Tanah Lot - Nuit Tanah Lot

Taman Ayun – Gorges Ayung – Goa Gajah- N1 Ubud

Boucle Ubud Nord – Ceking, Pura Gunung Kawi Sebatu, Tirta Empul, Gunung Kawi - N2 Ubud

Balade environs Ubud, Artisanat Mas, Forêt des Singes - N2 Ubud Taman Gili – Goa Lawah – Blue Lagoon - Pura Silayukti - Sidemen - N1 Sidemen Tenganan - Kusamba – balade rizières à Sidemen - N2 Sidemen Putung - Tirtagangga – snorkelling Epave Liberty - Amed - N1 et N2 Amed Amed - Pura Besakih – Lac Batur - Nuit Mont Batur Mont Batur- Rizières Jatiluwih - Pura Luhur Batukaru - Munduk - N1 Munduk Pura Ulun Danu Bratan – cascade Tanah Barak – Ecocafé – cascade Melanting- N2 Munduk Mangrove Banyuwedang – Pura Teluk Terima - Traversée vers Java- N1 Banyuwangi

Java (10 jours) Kawah Ijen - N2 Banyuwangi Route vers Bromo - Caldeira - 1 nuit Bromo Bromo – Surabaya - Yogyakarta - 1 nuit Yogyakarta Yogyakarta – En route vers Borobudur - 1 nuit Borobudur Villages autour de Borobudur - N1 village autour Borobudur

Mandala de Borobudur - N2 village autour BorobudurBorobudur - Yogyakarta - N1 Yogyakarta

Six semaines avant le départ, je me suis mis à potasser un manuel d'apprentissage rapide du bahasa (méthode Assimil), en prévision des 10 jours que nous souhaitions passer dans des coins moins touristiques. Le bahasa est une langue très facile à apprendre, la construction grammaticale est vraiment simple.

Même les enfants s'y sont un peu mis et au moment du départ, ils savaient se présenter et compter jusqu'à 1 million. Parce que vu la valeur de la Roupie, savoir compter jusqu'à 100 n'aurait pas servi à grand chose ! 😏 Ces 300-400 mots appris auront été parfaitement inutiles à Bali où beaucoup de vendeurs parlent (marchandent) même français 😮, mais utiles quelques fois à Java, sans être indispensables. Impressionnant d'ailleurs, le nombre de touristes français rencontrés à Bali.

Voiture avec ou sans chauffeur ? Pour beaucoup de primo-voyageurs en Asie, y compris moi, se pose ou s'est posée la question de rouler en Asie sans chauffeur. J'adore conduire et adopte sans problème une conduite très (trop) sportive, et c'est un peu pour ça que j'hésitais à louer une voiture sans chauffeur en me disant que j'arriverais bien à m'adapter.

Au bout de 5 mn sur la route à Denpasar, j'ai compris que cela aurait été une grossière erreur !! La première raison est que sur les routes indonésiennes, comme probablement dans d'autres pays asiatiques, c'est un énorme bordel organisé. Les premiers jours, même avec un chauffeur prudent, on ne compte plus les frayeurs entre les dépassements plus que limites de certains voitures, le non respect des priorités, les objets roulants pas franchement identifiés, les scooters ou vélos qui s'engagent sur la route sans même regarder s'il n'y aurait pas une voiture qui risque de les percuter... 😠

Honnêtement, ce n'est qu'au bout de 10 jours à observer tous les comportements que j'ai commencé à me dire qu'il est possible pour un européen à conduire seul. Mais, eh oui, le grand MAIS est qu'en conduisant, il est inconcevable de prendre du plaisir au volant et d'oser regarder les paysages. La concentration du chauffeur doit être maximale et celle du notre l'a été tout au long du voyage. Tant mieux pour nous d'ailleurs ! 😛

On s'est donc rabattu sur la location d'une voiture avec chauffeur en passant par André Sewatama, sur le compte duquel on avait lu pas mal d'avis positifs. On a pris la location pour 2 semaines : 10 jours à Bali et 4 jours à Java pour le Kawah Ijen, Bromo puis route jusqu'à la gare ferroviaire de Surabaya. Tout ceci pour un coût global de 860 € tout compris (voiture, chauffeur, frais de nuitée et frais de drop-off).

Le chauffeur, Wayan, a été vraiment très prudent et prévenant, mais il parlait très mal anglais. Si c'était à refaire, on aurait dépensé plus pour bénéficier des services d'un chauffeur parlant anglais, voire d'un guide-chauffeur. 😕

Un dernier point avant de débuter le récit, que j'avais totalement occulté avant qu'on ne parte, mais qui nous aurait guidé dans notre choix de destination : la densité de population... Pour rappel, en France : 113 hab/km². Cette densité est de 690 à Bali, 1060 à Java (encore pire) 😕, mais n'aurait été que de 135 en Thaïlande. D'autres valeurs pour nos destinations précédentes : Afrique du Sud 47, Utah 14, Arizona 23, Ecosse 67. Hum hum... On ne le sait pas encore, mais le dépaysement sera total à tous points de vue.
Bolivia: Beyond the Illusions, the Disaster
by Attribal · 2018-10-17 · 40 replies
When I set off for Bolivia, like many Europeans, I was full of illusions (fed by the propaganda of President Evo Morales, a would-be dictator with limited intelligence). I quickly became disillusioned—everything there seems to be built on lies: political disaster, ecological disaster, economic disaster despite drug trafficking and smuggling with China, dietary disaster, intellectual disaster... Its only saving grace is being a vast, sparsely populated country, so nature lovers can still find rich, relatively untouched landscapes far from human settlements (but for how long?)

Where humans dominate, the disaster worsens year by year: water, soil, and air are contaminated, meat is pumped full of hormones, GMOs are everywhere, fish are loaded with lead and mercury (thousands of tons of waste are dumped into Lake Titicaca on both the Bolivian and Peruvian sides), and the food is ultra-artificial (all the additives banned in Europe are abundant there). For example, out of 50 fruit yogurts, only two actually contain fruit... In short, don’t expect to go there for a health retreat.

As for its capital, even though you’ll see "wonderful" written everywhere, the city is ugly, extremely polluted, and not particularly interesting. But since few Bolivians leave Bolivia and the public education system is one of the dumbest in the world, they don’t care. A stupid law decreeing that taxes are only paid once construction is finished means thousands of buildings will never be completed... Anyway, you’ve probably gathered by now that it’s not worth wasting too much time there. If you decide to go to Bolivia, it’s best to know what you’re getting into...

So what should you do? A stop in Copacabana is pleasant, as is one in Tiwanaku. A stay in Samaipata is nice, and the cities of Sucre and Potosí still have charm. The Uyuni salt flats are also worth seeing. Venture off the beaten path, even if transportation is complicated and sometimes dangerous.

Don’t be surprised by the omnipresent police (many of whom are corrupt) and military, or by the almost daily protests... These are just some of Bolivia’s characteristics. But when you pass through quickly, you tend to see what you want to see.

On the gastronomy front, aside from the fact that in many places the food is a cocktail of pesticides, GMOs, heavy metals, and dangerous additives—all washed down with plenty of Coca-Cola—don’t expect refined cuisine... That said, like everywhere, you’ll find kind people (though relationships are often superficial) and stunning landscapes. There you go—just offering a different perspective from the dazzled accounts of tourists who only scratch the surface without understanding the harsh realities. And I haven’t even touched on the administrations, social disparities, the TIPNIS conflict, disappearances (girls for prostitution and boys for organ trafficking), etc...
Retour en Russie pour un mois (Moscou, Saint-Pétersbourg, Rostov-le-Grand) et Tallinn - Helsinki English translation pending
by MirandaMouse · 2018-10-12 · 151 replies
Me voilà revenue d’un voyage d’un mois pile. 24 jours en Russie et une semaine entre Tallinn et Helsinki. Des pays somme toute plutôt différents !

La visite de Tallinn et d’Helsinki n’était pas au programme j’ai donc découvert ces villes dans un contexte un peu particulier ! En effet, comme une idiote je me suis trompée dans la date de mon vol retour ! Les billets retour-simple Air France étant hors de prix (290 € chacun!), nous avons décidé de reprendre un vol nettement moins onéreux depuis Helsinki avec la compagnie Norwegian (70 € !) ; et d’en profiter pour découvrir également Tallinn.

Plutôt que de mettre l’argent dans un simple vol retour, on pouvait visiter deux villes pour à peine plus cher au global, autant en profiter ! Puis rester à Tallinn revenait bien moins cher qu’à Helsinki…

Bien sûr je raconterai tout ça en détail !

Pour en rajouter une couche avec mes boulettes, le jour du retour mon liquide démaquillant s’est renversé dans ma valise cabine (c’est çà d’être coquette, oups!) signant ainsi l’arrêt de mort de mon ordi… Heureusement j'ai pu m'en procurer un autre, je vais donc pouvoir rédiger tranquillement ce carnet 😛

Ce premier post concernera plutôt mes impressions et quelques aspects pratiques et un résumé de ce que nous avons vu. Le reste viendra après...

En attendant, vous pouvez déjà consulter mes précédents articles sur la Russie, sur mon blog, ou bien mon premier carnet de voyage.

www.lasourisglobe-trotteuse.fr/voyage-russie/

voyageforum.com/...ost=8256849;#8256849

Pour ceux intéressés uniquement par Tallinn et Helsinki, ça commence là : voyageforum.com/v.f?post=9243964;a=9243964

AVANT LE DÉPART Ceci étant un second séjour en Russie, à plus ou moins un an d’intervalle de date à date (ce qui m’a valu de confondre justement) nous étions rôdés :- un AR Air France à 213€ chacun pour un tarif sans bagage en soute, soit moins cher que l’an dernier (305), tant mieux !- un voucher obtenu via Russie Autrement (gratuit pour les blogueurs).- attestation d’assurance via nos cartes bancaires, demandées en ligne. - le tout déposé chez Action Visas à Paris.

Je ne vais pas entrer dans les détails j’explique toute la procédure sur mon blog :

www.lasourisglobe-trotteuse.fr/...isa-tourisme-...

LE PARCOURS Estimant ne pas avoir vu tout ce qui nous intéressait à Moscou et Saint-Pétersbourg, nous y avons repassé respectivement 9 et 11 jours (on aime prendre notre temps…), mais étant désireux de découvrir autre chose nous avons passé deux jours à Rostov-le-Grand.Le séjour s’est découpé ainsi :

- Arrivée à Saint-Pétersbourg, 3 jours pleins, puis départ pour Moscou en train rapide Sapsan (4h). 2 jours pleins à Moscou puis 2 jours et demi à Rostov (deux nuits), AR Moscou-Rostov en train express (2h30) .

De nouveau une semaine pleine à Moscou, trajet en Sapsan puis 8 jours à Saint-Pétersbourg, dont une journée en plus du coup… (qui compte pour moitié)

En supplément : train Allegro pour Helsinki et bateau pour Tallinn dans la foulée. 3 jours pleins à Tallinn, bateau pour Helsinki et deux nuits dans la capitale finlandaise (un jour et demi sur place)

HÉBERGEMENTS Comme souvent nous sommes passés par le site Airbnb et n’avons pas été déçus.

- Joli et assez grand deux pièces à Saint-Pétersbourg pour 24€/nuit, au calme sur cour, tout équipé et avec une hôte très sympathique, arrangeante et aidante. Une de mes meilleures expériences à ce jour… situé rue Rubinstein, rue animée avec des bars et des restos, juste après la Fontanka et à deux pas de Nevski donc plutôt pratique, et à deux pas du métro. - T1 «soviétique» à Moscou, un peu resté dans son jus mais confortable, au calme et très bien placé, à côté du métro Paveletskaya sur les lignes 2 et 5 (lignes très pratiques) à 2 km au sud du Kremlin et 1 km de la galerie Tretiakov. 35€/nuit pour les 3 premières nuits puis 25 quand nous y sommes retournés pour une semaine. Hôte arrangeant, pendant notre escapade de deux nuits à Rostov nous avons pu laisser un bagage, et avons pu partir à 15h30 le jour du départ.

- Petit hôtel (Lion hotel) à Rostov, 20€/nuit pour une chambre double correcte et refaite à neuf avec salle d’eau, en plein centre face au Kremlin, petit déjeuner inclus. Bon cela confirme que je préfère louer des apparts mais bon rapport qualité/prix.

- Première nuit réservée à l’arrache à Tallinn dans un hôtel pas cher près du port et pas trop loin de la vieille ville. Pas trop eu le choix… 36€/nuit pour une petite chambre avec deux lits simples et une salle d’eau, mais surtout un petit dej avec buffet à volonté donc ça c’était sympa ! Nous sommes de toute façon arrivés à 1h du mat donc peu nous importait.

- 3 nuits dans un petit studio sympa à 15 mn à pied de la vieille ville pour 33€/nuit je crois. Bon accueil et bon plan de notre hôte d’origine italienne, juste un bémol sur le bruit de la route et les rideaux quasi inutiles. Réservation à l’arrache la veille donc bon…

- Joli petit deux pièces à Helsinki, sur cour, bien placé à deux pas du bord de mer et 10 mn du centre. Hôte très sympa. 116€ pour deux nuits tout compris (frais Airbnb et frais de ménage), le meilleur rapport qualité/prix quand on a cherché et bon prix pour Helsinki où les hébergements sont chers.

TRANSPORTS SUR PLACE - Environ 40€ de Sapsan chacun pour un AR entre Saint-Pétersbourg et Moscou, en classe éco.

- 20€ par personne pour l’AR en train express Moscou-Rostov. Tout fut acheté sur le site officiel des chemins de fer russes environ un mois avant le départ.

- 70€ chacun pour le trajet simple en train Allegro entre Saint-Pétersbourg et Helsinki, mais les billets furent achetés la veille donc forcément plus chers… Ce fut une expérience intéressante et nous comptions la vivre un jour de toute façon ! Contrôle des passeports à bord !

Article détaillé sur le train Allegro ici :

https://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/train-allegro-helsinki-a-saint-petersbourg-prix-conseils-photos/

- 70€ chacun pour l’AR en bateau entre Helsinki et Tallinn avec la compagnie Tallink. Traversée en ferry agréable. Billets achetés la veille mais les prix n’ont pas l’air de trop bouger, par contre c’est plus cher le week-end, nous avons pu éviter.

- Pour la fin, 70€ chacun de billets Norwegian Helsinki-Paris, achetés une semaine avant.

BUDGET SUR PLACE Nous avons dépensé environ 1400€ sur place pendant ce mois de vadrouille. Ceci inclut surtout les repas, quasi tous pris à l'extérieur (sauf les déjeuners à Moscou et Helsinki), les transports locaux (métro tous les jours à Moscou, quelques fois le bus à Saint-Pétersbourg) et bien sûr les visites, surtout des musées et des palais. Honnêtement, pas de folies ! Plus quelques bricoles à ramener, des petites choses pas très chères (un sac en toile, un calendrier, des magnets, une boite faussement laquée...)

Globalement nous avons profité du rouble assez faible, avec un taux moyen de 78 roubles pour 1€, contre 68 l'an dernier, donc une petite augmentation du pouvoir d'achat.

NOURRITURE Le plus gros du budget donc ! Nous avons alterné avec quelques cafétérias vraiment pas chères à Saint-Pétersbourg (il y en a partout), la chaine très typique de crêpes Teremok (ils font aussi les soupes, salades et pelmenis) surtout pour le déjeuner, et quelques restos moyen de gamme certains soirs. Surtout des restaurants géorgiens, une des cuisine préférée des Russes ! A Moscou et Saint-Pétersbourg nous avons diné pour environ 20-25€ à deux.

A Rostov ce fut différent, nous avons enfin trouvé des restaurants de cuisine russe et les écarts de prix avec les deux "capitales" sont flagrants ! A titre d'exemple nous avons fait un très bon repas avec deux plats parmi les plus chers, deux boissons, un gros desserts à partager, pour... 8€ à deux ! Le retour à Moscou fut douloureux, hum. Il semble un peu compliqué de trouver des restos de cuisine russe dans les deux principales villes, qui ne soient pas à destination des touristes, hélas.

A Tallinn nous avons été étonnés de voir des prix très proches de ceux de la France (pas le cas du salaire moyen...) voire proches de ceux de Paris dans la vieille ville ! Nous avons tout de même réussi à trouver des bons plans, donc au final pas trop de dépenses (cantine de centre commercial à 5€ le plat, crêpes géantes dans le centre, burgers, nouilles chinoises à 5€)

Évidemment ce fut un peu moins facile à Helsinki mais on s'est débrouillé (buffet à volonté boissons incluses pour 13€ chacun, pizzas 10-12€ le dernier soir)

RÉSUMÉ DES VISITES Ne s’agissant pas d’un premier séjour nous avons pu approfondir nos connaissances des deux villes, donc peu d’ « incontournables » cette fois, du moins à Moscou. Nous nous sommes de nouveau baladés à Saint-Pétersbourg, au soleil (nous n’avions pas vu toute la ville au soleil l’année précédente) et avons complété avec les musées et palais. Séjour très « culturel » donc, alors qu’à Moscou nous avons privilégié les parcs et les monastères (entre autres).

En gros à Saint-Pétersbourg nous avons vu les palais Youssoupov (le plus beau de la ville selon nous), Menchikov (le plus ancien), Stroganov, le palais de marbre et le château des Ingénieurs.

En musées nous avons de nouveau arpenté l'Ermitage ainsi que le bâtiment de l'Etat major en face, où se trouvent les toiles impressionnistes et "avant-gardistes" (Picasso, Gauguin, Matisse...) et avons complété avec le musée Russe, grand musée de peinture, sculpture, et artisanat russe, et avons découvert l'étonnante Kunstkamera, "cabinet des curiosités" de Pierre le Grand.



A Moscou, nous avons donc été voir:

- Le domaine de Kolomenskoye, listé au patrimoine mondial de l'UNESCO et son étonnant palais de bois reconstruit (lieu de naissance de Pierre le Grand) avec ses églises anciennes et bâtiments en bois

- Le domaine royal de Tsaristyno et son palais

- Le parc Gorki, plus central (une partie)

- L'esplanade du VDNKh (prononcé VDNra) et ses pavillons dédiés aux anciennes républiques soviétiques

- Le Kremlin d'Izmaïlovo et son marché de souvenirs, étrange endroit entre Las Vegas/Disney et un marché aux puces, adapté de l'architecture traditionnelle russe; un brin kitsch mais lieu de sortie des Moscovites, à voir selon moi !

- Les deux galeries Tretiakov, deux musées à voir à Moscou quand on aime l'art !

- Les monastères Donskoï et Novospasky, véritables havres de paix.

- De nouvelles balades dans le centre, le vieil Arbat, autour de la galerie Tretiakov...

- Et bien sûr, de nouvelles visites des stations de métro, on est fan !



A Rostov nous avons bien sûr visité le très beau Kremlin, principal attraction, ainsi qu'un autre monastère au bord du lac, nous sommes baladés le long du lac et dans différents endroits de la ville, puis avons passé pas mal de temps à tester les spécialités locales 😛 😇



A Tallinn, balades dans la ville close et sa colline, le parc de Kadriorg et ses alentours, le musée d'art estonien KUMU, le bord de mer.



A Helsinki, tour du centre, du port, place du Sénat, balade Art nouveau, bord de mer (en même temps ce fut rapide...)



IMPRESSIONS GLOBALES Bien sur dur de donner une seule impression pour un voyage d'un mois et autant de villes différentes !

Connaissant déjà Moscou et Saint-Pétersbourg pas de grosses surprises, mais alors que l'an dernier j'avais été plutôt mitigée sur Moscou, j'ai beaucoup mieux apprécié mon séjour cette fois-ci ! J'ai mieux aimé ce que j'ai vu, puis nous avons volontairement choisi de privilégier les endroits au calme et au vert, plus supportables que les horribles autoroutes urbaines qui composent la ville.On s'est senti bien dans notre petit appart soviétique, on n'avait pas envie de partir 😛 Toujours le même bémol que l'an dernier : les jolis coins du centre font un peu "Disney" pour nouveaux riches, et l'omniprésence de chaînes de restauration ou salons de thé finit par agacer tant il ne semble y avoir de place pour rien d'autre...

Pour Saint-Pétersbourg, même avis, une très belle ville, pour moi une des plus belles d'Europe, mais au bout d'un moment, envie de m'en évader car TROP TROP polluée... des voitures partout, deux pauvres petites rues piétonnes (oui j'aime les rues piétonnes et je n'aime pas les voitures dans les centres-villes...) mais surtout qui FONCENT et qui PUENT. Essence mal raffinée, normes différentes des nôtres donc les bronches souffrent. On a vu des camionnettes laisser une bonne trainée noire derrière elles 🤪 Mon manteau blanc est vite devenu tout gris (oui je sais c'est idiot d'avoir un manteau blanc en voyage) Je sais que c'est comme ça dans beaucoup de pays, mais je ne connais que l'Europe (et Marrakech) alors au bout d'un moment j'avais juste hâte de me mettre au vert ! Car justement, contrairement à Moscou on ne peut pas dire que ça grouille sous les grands parcs... Oui je parais sévère mais à part ça pas de défauts 😛

Puis la ville est plus "sympa" que Moscou car plus de petits restos, bars, plus d'endroits où aller pour les petits budgets, etc

Nous avons apprécié notre petite escapade à Rostov, LA découverte du séjour ! Petite ville typique russe, très différentes des deux capitales, un peu décrépite, tranquille, on voit la différence de niveau de vie aussi...

Pour la dernière partie du séjour, petite déception pour Tallinn, non pas pour son aspect esthétique mais plutôt pour son aspect trop touristique (et nous étions toute fin septembre), la très jolie vieille ville nous a fait l'effet d'un Disney à touristes... en revanche nous avons bien aimé le KUMU. Bon 3 jours c'est pas énorme, et nous n'y étions pas dans les bonnes circonstances (stressés, fatigués, et... frigorifiés !) En revanche très contents de voir un centre historique piéton ! Après Saint-Pétersbourg ça faisait du bien justement !

Pour finir, on n'attendait pas grand-chose d'Helsinki, au final elle nous a bien plu. Là encore, le calme, les rues piétonnes ou peu fréquentées par les voitures, la verdure, furent les bienvenus ! Cela nous a paru plus authentique que Tallinn et on a trouvé l'accueil BEAUCOUP plus sympathique que dans cette dernière. Car oui à Tallinn ce fut un autre point négatif (pas partout ouf).

Et pour finir sur l’accueil en Russie, nous n'avons pas à nous plaindre à part pour quelques gardiennes de musées, de véritables caricatures 😏

Voilà pour le petit topo avant-carnet, n'hésitez pas si vous avez déjà des questions 😉

Suite très prochainement !
USA: entre 5 et 45°C dans le Southwest en septembre English translation pending
by Arnaudbu · 2018-10-11 · 218 replies
Après un premier voyage classique en famille en juillet 2017 qui se déroula merveilleusement bien, nous avons été déclaré coupable d'avoir aimé le Southwest 😛

Et comme tout le monde le sait, les coupables retournent toujours sur le lieu du crime 😏

Avion: C'est en octobre 2017, après définition du nombre de jour de congés disponibles, que nous achetons 2 billets directement à la compagnie Swiss. Nous avions déjà pris cette compagnie l'année dernière et tout c'était bien passé. Cependant nous avions acheté les billets par Lufthansa et le vol retour était opéré par United. Cette année ce sera Swiss (enfin Edelweiss) sur tout la ligne sauf pour les correspondances qui sont opérées respectivement par Lufthansa et Swiss au retour.

Le vol se fera à destination de Las Vegas au départ de Francfort via Zurich (2h40 d'escale à l'aller et 1h20 au retour) pour un tarif de 550€ par personne. En prenant le départ directement à Zurich, c'est 300€ de plus par personne. Le choix est très vite fait !

En janvier 2018, nous sommes contactés par Swiss pour un changement d'horaire du vol retour. Départ à 21h45 au lieu de 14h45. Ils nous proposeront de modifier gratuitement notre vol retour pour un direct LAS > FRA le lendemain mais niveau congé, madame est dans l'impossibilité de poser un jour supplémentaire. On se contentera de 21h45 qui au final nous permet de profiter de la dernière journée sur place.

Voiture de location: A peine les billets d'avion achetés, j'ai commencé à scruter régulièrement les offres de prix des différents "grands loueurs", c'est à dire Hertz, Avis et Alamo. Nous avions loué chez Hertz l'année passée et avions été particulièrement satisfait du véhicule mais aussi des employés de l'agence de McCarran.

En octobre ou novembre 2017 je trouve un SUV AWD 7 places catégorie FRAR pour 674$ chez Hertz (avec "feu" le code qui allait bien). Tarif très intéressant car pour la même durée en départ LAS et abandon SFO on avait payé 742$ l'année dernière. Je prends donc réservation du véhicule en paiement sur place. Un 7 places pour 2 oui, c'est grand, mais on voulait un AWD et chez Hertz ils le sont tous dans cette catégorie.

En décembre 2017 j'avais constaté que sur le site irlandais de Hertz, le Cadillac Escalade (catégorie Prestige) était 3 fois moins cher que sur le site français de la firme ... 890$ au lieu de 2700$ ... OK, c'est presque 300$ plus cher mais obtenir cette catégorie à ce prix pour 20 jours, ça demande réflexion. La réservation est prise en paiement sur place, on se décidera plus tard.

Peu de temps avant le départ, une alerte sur le forum prévient d'une soudaine augmentation de prix sur les locations de voiture. Le code qui allait bien n'était plus .... Branle-bas de combat pour retrouver un tarif correct avec un code générique ou que l'on a le droit d'utiliser. Au final, une augmentation de presque 60$ ...

Logements: Marre de voir tous ces carnets montrant de parfaits et somptueux emplacements de camping ! Mais encore; c'est la (re)lecture du blog de JP (Orionide) jeveuxcamperauxusa.blogspot.com/...amping-prati... qui nous convainc. Mais attention, le camping sera une première pour nous ... Bah ouais y un début à tout !

On se décidera donc sur un 50/50 motel/camping afin d'avoir un plus de confort de temps à autre.

Tous les campings ont été réservés dès leur disponibilité sur www.recreation.gov/ , www.reserveamerica.com/ et un camping privé en direct. Le site www.campsitephotos.com/ nous a permit de parfois choisir le bon emplacement. On testera donc un peu toute sorte de camping (NP, SP, NF, privé) mais pas le sauvage.

Les motels ont été réservés via le groupe www.choicehotels.com/ la plus part du temps mais il y aussi du www.bestwestern.fr/ et du www.wyndhamhotels.com/en-uk. Sur 2018, nous avons annulé et repris environ 6 fois des motels déjà réservés pour cause de baisse de prix. 1 hôtel a été réservé sur fr.hotels.com/ car le tarif était plus bas qu'en direct. D'autres hôtels ont été réservés en direct et hors grandes chaines.

Ces 2 chaines (ChoiceHotels et Wyndham) ont l'air de pratiquer le Lean Management comme les hôtels de Las Vegas et les locations de voiture (chez Hertz particulièrement). Pour faire simple, les prix varient souvent selon un algorithme ou une science que seuls eux connaissent et ils faut donc être aux aguets pour annuler et re-réserver si on souhaite bénéficier d'un prix plus avantageux. Certains proposent de bons prix en non-annulable, je déconseille sauf si on est certain à 100% qu'il n'y aura pas de changement.

Le circuit: Bon là, pas de mystère, je ne pense pas que vous verrez des lieux inconnus du forum. Mais concrètement, si vous voulez connaitre le circuit .... ben y a qu'à suivre 😎

Sommaire:

Jour 0: on se rapproche un peu plus du départ Jour 1: il était temps après presque un an d'attente Jour 2: réveil matinal et prêts à avaler du bitume pour rejoindre Death Valley NP Jour 3: couleurs matinales sur la Vallée de la Mort et retour à la case Las Vegas Jour 4: à Las Vegas y a aussi des Red Rock ! Jour 5: Utah nous voilà ! (Zion NP) Jour 6: les mollets chauffent sur Observation Point Trail (Zion NP) Jour 7: direction St George en passant par les Red Cliffs Jour 8: Yant Flat, passage express à Zion NP puis repos à Sand Hollow SP Jour 9: Left Fork of North Creek to the Subway Jour 10: prenons un peu d'altitude direction Cedar City Jour 11: de Cedar City à Kodachrome Basin SP Jour 12: rejoignons Page pour découvrir la région Jour 13: un secret pas très bien gardé: Edmaier's Secret Jour 14: finissons en avec Page et sa région mais restons en Arizona Jour 15: de Chinle à Holbrook Jour 16: de Holbrook à Flagstaff avec un petit bout de Route 66 Jour 17: un peu plus bas en Arizona, Sedona nous voilà ! Jour 18: encore à Sedona Jour 19: de Sedona vers Kingman: un petit bout de route sur la Mother Road Jour 20: faut rejoindre le point de départ, Kingman to Las Vegas Jour 21: the last day before take-off Bilans financiers
Sur la trace des blindés de Koursk English translation pending
by Zorba · 2018-10-03 · 46 replies
J’écris ce carnet pour les quelques rares amateurs de voyages historico-militaires. En effet Je n’ai trouvé aucune information sur la visite du champ de bataille de Koursk sur le Net, à part des programmes de voyage extrêmement coûteux d’Agences Anglo-saxonnes. Si ces amateurs souhaitent entreprendre un voyage à Koursk, j’espère leur apporter une base de départ pour leurs projets.

Pour les autres qui voudront bien me lire, ils auront la possibilité d’avoir quelques impressions sur la Russie profonde et sur les pensées des quelques Russes rencontrés lors de ce voyage, en particulier sur le traumatisme encore présent provoqué par la 2ème guerre mondiale, et le patriotisme des Russes. Il est assez paradoxal que le pays le plus étendu de la Terre, ne soit visité en général que pour sa capitale actuelle et son ancienne. A l’heure où l’on se plaint de la surpopulation touristique, la Russie offre un terrain de jeu infini.

Qu’aller visiter, comment et que reste t’il des batailles? Les batailles sont essentiellement des batailles de chars qui sur la durée ne laissent aucune empreinte sur le sol. S’ils ont pu être détruits au combat, tout aura été nettoyé ; s’ils ont occasionné des destructions, dans la région de Koursk tout aura été reconstruit, comme à Stalingrad. Il reste bien les ouvrages défensifs anti-char sur un territoire extrêmement étendu. Il faudrait sans doute en contempler l’étendue en avion, mais l’intérêt en est bien réduit. Alors il fallait bien s’y résoudre, il reste la visite des lieux de mémoire, et surtout rencontrer des Russes : Des guides, et des anciens combattants, ces silhouettes vacillantes en uniformes constellés de décorations.

1er Jour : Paris - Zurich – Moscou Pour 159 Euros AR, sans bagages en soute, j’embarque sur SWISS. Arrivé en soirée à Domodiedovo, le temps est maussade, les Russes pas souriants et affairés comme à l’habitude. Bon, je ne m’attendais pas à être accueilli avec un collier de fleurs. Je sais pourquoi je fais la gueule, c’est parce que j’ai peur de prendre le train et de me tromper.

J’étais venu la dernière fois pour le 9 Mai 2015 pour le défilé de la Victoire. Je n’avais pas supporté l’affront que notre Président d’alors avait fait à la mémoire de 25 millions de Soviétiques en refusant de venir aux commémorations. Toute ma jeunesse j’avais été éduqué dans l’idée que les Américains avaient gagné la Guerre, et que l’URSS était le diable. Ce n’est que récemment que j’ai réalisé que l’Union Soviétique avait porté l’essentiel de l’effort de guerre au prix d’un sacrifice monstrueux et avait finalement vaincu l’ordre nazi.

Trois ans après, je suis immédiatement frappé par rapport à 2015, par la taille du dispositif de sécurité : Il y a peut être deux fois plus de policiers ou de vigiles ; ici et plus tard dans la ville, au métro et dans les gares l’usage des scanners à bagages est généralisé. Le pays a pris la mesure de la menace terroriste après les attentats du métro, de l’aéroport Domodiédovo, de la gare de Volvograd , du Moscou – St Petersbourg et du métro de Moscou. L’Aéroexpress pour Paveletskaïa est tout beau, tout neuf. Les vieux wagons sans âge ont été remisés. Les messages à bord et toute la signalisation avant d’aborder le train sont en russe et en anglais. La Russie entre dans la modernité. A Paveletskaïa, je prends le Métro et je suis balayé comme un fétu de paille parmi cette multitude de voyageurs. Il y en aurait deux fois plus qu’il y a 3 ans ? J’étais devenu un expert en Métro moscovite, mais ce soir là j’ai perdu ma science, j’arrive quand même à Kourskaïa pour prendre le train de Koursk. J’arrive à mon compartiment, il ne fallait pas s’en faire autant, on y arrive malgré tout. La « Provonidtsa » du wagon a l’air moyennement renfrogné, il y a eu pire.

Auparavant j’avais pris mon billet douillettement de chez moi devant mon ordinateur ; plus besoin d’essayer de se faire comprendre par les caissières à la gare. (Je n’ai pas encore tapé sur le site des chemins de fer russes le mot magique « Vladivostok » pour faire un essai et rêver). Comme la vie peut être facile parfois : Réserver un Transibérien depuis ma cambrousse : la magie à portée de tous !

Question Kupé ou Pladzkart ? (2ème classe ou 3ème classe)

Les guides papiers et peut être les forums s’accordent pour affirmer que le Pladzkart (3éme classe, avec compartiment ouvert, c’est à dire que vous pouvez entendre les ronflement des 35 autres passagers) sont le moyen idéal pour rencontrer les Russes en voyage. En fait je n’ai eu que 2 expériences positives en Pladzkart; l’une en rencontrant des anciens élèves d’un institut de Petrozavodzk ; j’ai partagé avec eux la joie de la retrouvaille, mais j’ai eu besoin d’aide le lendemain pour repérer ma gare de destination, tant la vodka avait coulé. Une autre fois je vois un fils installer son vieux père en uniforme et cliquetis de médailles ; le fils dit à son père d’être sage, il fait ses dernières recommandations et s’éclipse. Le père repère un compère, ils sortent chacun une petite bouteille de vodka et des petites victuailles et engagent un dialogue à la russe dans la nuit. Tout se termine par un concert de ronflement titanesque des deux compères. Durant mes autres voyages, on se regardait en chien de faïence entre passagers et aucun dialogue n’a jamais été engagé. Enfin si vous avez le malheur de tomber sur les couchettes du couloir, trop courtes, vous sentirez vos courbatures toute la journée.

Par contre en Kupé, je me souviens d’un voyage Riga-SPB avec un polisseur d’ambre de la Baltique qui se rendait à Sarkoié Sélo pour travailler au cabinet d’ambre ; et d’un voyage Moscou – SPB aves deux Russes, très classe et d’un Japonais bout entrain (Ca existe !). Je préfère nettement le Kupé pour son confort aussi.

Et là maintenant je me retrouve une jeune Demoiselle de Voronej dans le compartiment Kupé et nous sommes seuls.
Cinq semaines en bus en Colombie English translation pending
by GeorgesOZ · 2018-09-23 · 193 replies
J’ai enfin réalisé un vieux rêve, celui de visiter la Colombie. Jusqu’ici, le seul pays d’Amérique du Sud que j’avais visité, quelques 4 ou 5 fois, était le Brésil. Pourquoi la Colombie ? Une bonne question, vu qu’il y a d’autres destinations attirantes et populaires, semble-t-il : l’Equateur, le Pérou, la Bolivie entre autres. La réponse la plus simple est qu’il faut bien commencer quelque part.

J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).

La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.

Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.

Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.

Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.

Commentaires généraux et statistiques

Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne : - Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms) - Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit) - Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour) - Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros - Extras : 145 Euros - Cadeaux : 150 Euros

D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour. A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.

Quelques commentaires :

- Logement : o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.

- Transport : o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant. o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute. o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route. o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande ! o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde. o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement. o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.

- Repas : o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit. o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus. o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.

- Extras : o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins. o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur ! o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
Cap Vert: randonnées à Santo Antao et Fogo, visites de Sao Vicente et Santiago English translation pending
by Corserandos · 2018-09-20 · 45 replies


Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un circuit de 19 jours effectué du 8 au 26 novembre 2013 sur les îles de Sao Vicente, Santo Antao, Santiago et Fogo. Participants: 4 adultes (58 et 60 ans pour tout le voyage, 69 et 70 ans pour Sao Vicente et Santo Antao) Organisation : par une agence française mais en individuels Déplacements : en voiture avec chauffeur Randonnées : avec guide à Santo Antao, sauf à Tarrafal, avec guide pour la montée au Pico de Fogo et seuls pour la descente sur la côte. Logements : hôtels réservés par notre agence. Météo : temps sec, températures particulièrement élevées pour cette saison Nos coups de cœur : - A Santo Antao : les cultures en terrasses et le relief en général, Tarrafal pour ses paysages et son ambiance. - A Fogo : la caldeira et le Pico de Fogo, Sao Filipe Nos déceptions : - A Santiago : Praia La bonne surprise : - Une nourriture simple mais faite de bons produits, avec beaucoup de poissons et de légumes, et un vin très agréable. Aucun problème digestif. Observations :

- Les indications sur les logements datant de 2013, elles ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.

- Les randonnées sont réservées à de bons marcheurs avec une bonne condition physique mais ne comportent aucune difficulté technique. Elles sont parfois éprouvantes mais offrent des paysages époustouflants qui laissent un souvenir impérissable.

- Fogo : un an jour pour jour après notre ascension du Pico de Fogo, le volcan entrait en éruption. Les habitants de la Caldeira ont tenté de sauver tout ce qu’ils pouvaient en stockant leurs affaires en hauteur sur les remparts. Mais les coulées de lave ont tout ravagé sur leur passage, recouvrant toutes les habitations. L’auberge où nous logions a été complètement engloutie.

Jour 1 : Bruxelles - Lisbonne a.m. : Vol Bruxelles – Lisbonne p.m. : . Confeiteiria Nacional . Paroisse Sao Sebastao . Nuit à Lisbonne

Petit tour au centre-ville pour aller goûter dans une pâtisserie et se gaver de pasteles de nata à la Confeiteiria Nacional, place de Figueira, bel immeuble de caractère sur une jolie place, véritable institution à Lisbonne. Un régal ! On y voit le palais fortifié. On se promène dans les environs : quelques jolies places, des façades couvertes d’azulejos, belle gare, église étonnante qui a brûlé et où on a l’impression d’être dans une grotte. En rentrant vers l’hôtel, on aperçoit une jolie petite église avec des vitraux spéciaux. Surprise totale en y entrant : un vrai bijou, couvert d’or et d’azulejos, chargé mais harmonieux. C’est la paroisse de Sao Sebastao, inconnue de notre guide. Dîner à côté de l’hôtel. Nuit à l’hôtel Sana Executive, belle grande chambre originale, bonne salle de bain.

Jour 2 : Lisbonne – Sao Vicente a.m. : Vol pour Sao Vicente p.m. : Arrivée à Mindelo

On part de l’hôtel en taxi à 10h pour un vol à 13h. On a largement le temps de faire les boutiques de l’aéroport, très moderne Arrivée à Mindelo, sur l’île de Sao Vicente, vers 16h, après moins de 4h de vol. Il y a 2 heures de décalage horaire par rapport à Bruxelles. L’aéroport est minuscule et on fait la file très longtemps à la douane. Heureusement que nous avons déjà tous nos visas pris à l’ambassade à Bruxelles. Ce qui nous a frappés à l’arrivée en survolant les îles, c’est leur aridité. Mais Santo Antao devrait être nettement plus verte.



C’est une énorme statue de Cesaria Evora, la célèbre chanteuse de fado capverdienne, qui nous « accueille » à l’extérieur de l’aéroport.



Nous découvrons notre guide, Sylvia, très jeune, mignonne et sympathique. Elle nous accompagnera jusqu’à ce qu’on parte à Tarrafal. Elle nous fait faire un petit tour de la ville, quelques belles maisons colorées mais pas de beaux ensembles. Ce sont des camions citernes qui alimentent en eaux les immeubles en remplissant des réservoirs sur les toits. Question population, il y aurait de quoi photographier sans arrêt.







Il fait vite noir (18h30) et nous rentrons à l’hôtel prendre une douche. Dîner à la « Churrasqueira Grilles », sorte d’énorme terrasse couverte au 2ème étage , déco assez chouette, bonne nourriture, simple mais saine et complète (thon, légumes, frites, riz + dessert). Coucher à 21h car demain, lever à 5h45 pour prendre le bateau de 7h pour Santo Antao ! Ça commence fort ! Nuit à l’hôtel Mindelo Residencial, chambre bien équipée (télé, frigo, douche, air conditionné) à la déco peu joyeuse et vieillotte mais c’est propre et il y a de l’eau chaude.
Concours Photo du mois de septembre 2018: "Étrange comme c'est bizarre..." English translation pending
by Megapixel · 2018-09-02 · 140 replies
Ce mois-ci je vous propose de nous faire partager à travers vos photos, des lieux insolites que vous avez découverts lors de vos voyages....je compte sur vous pour nous surprendre et nous faire découvrir ces lieux souvent méconnus.

Ces lieux sont insolites car vous avez vu des objets hors du commun, des situations inhabituelles avec des personnages extraordinaires, ou bien les deux suggestions précédentes en même temps....

Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au Dimanche 23 septembre 22h. Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote...) Pour voter : du Lundi 24 septembre au Samedi 29 septembre 23h. Merci d’indiquer le numéro de la photo, le pseudo et le nombre de points attribués. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour la première position, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ères places, puis de secondes places ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois d'Octobre. Le lien diaporama dans ma signature. JULIE La joyeuse discussion c'est là: voyageforum.com/...3784;live=1;#9143784
USA 2018 - Las Vegas, St George, Bryce, Kanab, Yellowstone, Moab: SUV + RV trip – mosquitoes in the North, storms in the South
by JeffPrX · 2018-09-01 · 139 replies


Nine Bretons in the USA from June 24 to July 20, 2018: Greenery and mosquitoes in the North, heat and storms in the South

Choosing the trip:

After returning from the USA in 2014 (travel journal here), it was clear we’d go back, this time with the firm intention of bringing our kids. 😇

2015 was the year of Scotland (travel journal here), 2016 was a work year, and 2017 was the discovery of Aragon in Spain (travel journal here)… Meanwhile, our kids’ age still seemed like a hurdle for this kind of trip. The long wait turned out to be an advantage, letting us refine the project and rally others: what started as a two-week trip for four turned into three weeks for nine!! JF’s parents (M&P, who’d already been in 2014) and JF’s brother (C&D&Y) joined our little family (C&JF&A&L)!!😎 After plenty of family discussions, route tweaks, travel journal reads, and advice from VF (plus some specialized books like Photographing the Southwest by Laurent Martrès), we made up our minds—fully aware of the constraints—and split the trip in two:

- First week, just the four of us in an SUV + hotels, looping from LV (Valley of Fire, Saint George, Bryce, Kanab), focusing on rocky, sandy, and colorful hikes: - Followed by two weeks with nine people in 2 RVs + campgrounds, as close to nature as possible in the parks (Snow Canyon, Kodachrome, Yellowstone, Arches, Canyonlands, Dead Horse, Monument Valley, Grand Canyon): 🙂Before going further, we want to thank the forum members who took the time to answer our questions. Your patience and kindness are amazing! We might forget someone, but thank you all: Jpg13, Mlefebvre, Kast13,Glll2012New, PCecile, Aquilegia, Adumas4, Ju45, Mycovtt, Natb72, Soula1, Orionide, Simonic, Hiacinthe, etc.

Traveling with nine people (ages 9 to 76, including three kids!!) requires some serious logistics and near-perfect timing to avoid wasting time. The plan went off without a hitch😎… well, almost—we’ll get into the details later…😛🏴‍☠️🙂 In the end, we came back enchanted and happy!! 🙂The family aspect played a big part, but we also discovered spots that were much less crowded, definitely less known to the general public and the hordes of Asian tourists… The kids returned with stars in their eyes, and the adults with just as many memories (plus around 1,200 photos and 130 GB of GoPro video to sort through)!!😎 We’re already feeling the itch to go back—a Denver loop is starting to take shape…😇

Thoughts on the Americans we met and places we visited: They haven’t changed since 2014… Still cool, optimistic, and smiling, always ready to strike up a conversation and offer help—even without the lure of our tourist dollars. (Only two cold locals at Monument Valley clearly made little effort to help us.) We noticed a few changes in the parks😕: some infrastructure was less well-maintained (wobbly wooden walkways, for example), French info pamphlets disappeared from entrance huts, and there were fewer rangers (Lee’s Ferry ranger station was closed). These changes are likely due to Trump’s restrictive policies toward national parks. On the economic side, gas prices rose by 30% since 2014, now around 0.85 € per liter, and with the current exchange rate, conditions are much less favorable for European tourists than in 2014. But this area is so beautiful—too bad Americans have such an idiot for a president!😠

The flights: Round-trip Paris CDG to Las Vegas LAS Roissy to Los Angeles with Air Tahiti Nui, then American Airlines for Los Angeles to Las Vegas. The A340s were impeccable, and service was great with Air Tahiti Nui (the tiare flower given at boarding), and no complaints about AA either.🙂

The hotels: All booked in advance, either through Hotels.com or directly on the hotel’s website (like the Planet Hollywood in Las Vegas). No surprises, everything met expectations.🙂 It’s a real plus for a family of four to have two beds in every room… Still rare in France.

The campgrounds: Except for one night at Lee’s Ferry, all were booked from France through NPS, Xanterra, and KOA sites. No surprises here either—everything met expectations and was well-organized (fire rings and tables at every site, for example).🙂

The vehicles:

First week: Four people in a GMC Yukon XL from HERTZ, at Las Vegas airport for 327 €, unlimited miles, second driver, and insurance. A typically American beast—355 hp, seven seats: it’s long, big, wide, and tall😮😎😎!! Impeccable condition, quiet, super comfortable with tons of safety features and gadgets (like weather updates tied to GPS!!), and it averaged about 12 L/100 km in 2WD (in 4WD, we nearly hit 19 L on the Stukumpah Road…). A total win thanks to the HERTZ GOLD card, following Jpg13’s advice (Jean-Pierre, you’re my idol!!😎). It let us skip the counter lines (we didn’t even stop there!), pick up the car, and leave the parking lot in under seven minutes… Even less time for the return! Second and third weeks: Nine people in two RVs. A 30-foot RV + a 25-foot RV from CRUISE AMERICA in Las Vegas for 5000 €, unlimited miles, kitchenware, and linens/towels/comforters. A love story in 2014 with this same agency, but unfortunately, this year was much more mixed: aging RVs, ineffective AC in the C30, a leak in the C25’s skylight, a leak in the C25’s toilet drain valve (imagine the dump every time we opened the drain plug…😠🙁), late delivery of both RVs (after 5 PM, though the contract said 4 PM max), abnormal wear on the front tires (we’d discover that later😠), trouble closing the door, etc.In short, a disappointment.😠 Note that other rental companies (El Monte and Road Bear) are probably gaining market share—we saw a lot of their vehicles on the road, and they offer much newer models (at least on the outside) for similar prices…🙂 But setting aside those issues, the vehicles still did their job: letting us sleep as close to nature as possible in the parks and enjoy beautiful sunrises/sunsets with family campfires and marshmallows flambéed with Jack Daniel’s Tennessee Honey😇!!😎 Also worth noting: Cruise America’s solid roadside assistance (we’ll talk more about that later), and how easy it was to drive these beasts—nearly 10 meters long! (Our walkie-talkies were super handy for communication between the two RVs.) And for the last day, a Ford Transit 12-seater from Hertz, at Las Vegas airport for 145 € for 24 hours. Perfect for a day with nine people and nine suitcases + nine bags!! Everything fit in the trunk, and it let us explore LV independently (including a trip to the outlet) for less than three taxis would’ve cost…😎

There you have it—the scene is set! If you’re interested in the rest, feel free to join in. The travel journal is done on the computer, and we’re up to day 11 for photos… We should be posting daily!!🙂

See you soon. Christelle & JF
Trois semaines Singapour et Malaisie English translation pending
by Gordrash · 2018-08-24 · 90 replies
Bonjour à toutes et à tous. Peut être m'avez-vous déjà lu dans de précédents carnets, je vais essayer de vous raconter ce que nous avons vu, entendu, ressenti durant ce voyage. Maladroitement, ce récit ne représentera que peu ce que nous avons vécu. Les mots glissent et s'échappent avec les souvenirs non piégés par les photos, mais une bonne partie sera là.

Nous voyageons comme les années précédents, en famille. Romane, notre fille (qui nous sert maintenant d'interprète en anglais), ma femme Magali et moi, Thomas. Depuis cet hiver nous préparons ce voyage. Petit à petit. Magali est très forte pour trouver les lieux des étapes et les choses à voir autour. Les quelques jours avant le départ, nous avons fait nos sacs. Pas trop chargés pour l'aller, s'il nous manque des choses nous pourrons les acheter sur place, mais l’essentiel tout de même.

Pour le reste, je vous laisse lire.
Les tyrans English translation pending
by EncorLol · 2018-08-24 · 150 replies
Touristes, routards, voyageurs, vacanciers de tous les pays,

Toute la beauté du monde nous la devons à nos tyrans.

Ils nous ont légué des trésors architecturaux inestimables partout et à toutes les époques. Sans leur héritage nous ne serions rien, bien de nos voyages seraient sans saveur. La liste de ces incontournables joyaux est interminable. Des pyramides d’Egypte, de la Rome antique, des temples pré-colombiens ruisselants du sang humain sacrificiel, des grandiloquentes cathédrales gothiques lorsque l’Eglise régnait au-dessus des rois, de la plus belle banlieue parisienne à l’ouest imprégnée du temps du roi soleil, de Paris avec Napoléon III / Haussmann, des splendides villes coloniales latino-américaines, de la sculpturale Saint Petersbourg sortie d’un ignoble marécage par le si cruel tsar Pierre le Grand jusqu’aux délires modernistes des roitelets absolus du Golfe avec Dubaï ...

A coté de tout cela, que nous lègue nos démocraties où il fait si bon vivre : quelques tours d’affaires, des rues piétonnes, des villes qui par leur ordonnancement et leurs rond-points finissent bien souvent par se ressembler et un art contemporain devenu invisible confiné à quelques initiés du monde de la finance.

Le monde du voyage serait-il en mal de nouveaux tyrans obligeant les artistes à peindre de grandes fresques de leur épopée légendaire à la vue de tous, capables de percer des canaux colossaux en plein désert, d'élever des temples délirants à leur gloire, des tours de Babel...

La démocratie rime-t-elle avec banalité? est-elle le fossoyeur de la poésie du voyage?
Retour de croisière en Alaska avec NCL English translation pending
by Vsylvie · 2018-08-08 · 50 replies
bonjour tout le monde ! voila après un retour un peu catastrophique hier (nous étions à FRANCFORT hier lors de l'alerte ...) nous sommes rentrées de notre croisière en Alaska à bord du Novegian Jewel

j'ai donné il y a peu un compte Facebook ou nous avons retracé notre parcours, car nous avons fait un petit road trip avant d'embarquer ... pour ceux qui veulent aller voir, je redonne le nom Mother and daughter in Alaska car oui j'ai laissé l'homme à la maison, ou plutôt affalé sur un transat à dormir, pendant que moi et ma fille nous vivions une formidable aventure (ne vous inquiétez pas, il n'a pas été malheureux, il a pu pratiquer son sport favori: dormir toute la journée ...

bref nous avons embarqué le 31 juillet, mais nous étions arrivées le 17 en alaska... nous avons vécue une formidable aventure ...

donc ... à la question qui va venir rapidement "cela vaut 'il le coup de faire tout ce trajet, absorber les 10 heures de décalage horaire, pour faire une croisière d'une semaine ? " je répondrais OUI mais ... A la condition de faire comme nous un road trip avant .... sinon vous ne verrez pas grand chose de l'Alaska !

et à "est ce utile de faire une croisière après un road trip en alaska ? " la .. je réponds oui, si le budget le permet, l'Alaska est une destination très chère ou la moindre excursion coute chère, (je parle de la partie road trip aussi ) après il est vrai qu'après presque 15 jours à mal dormir dans des hôtels mal insonorisés, chers et parfois très limites (souri dans la chambre, toilettes sur le palier, mauvaise odeur etc etc ) à manger à peu près la même chose, car nous ne pouvions pas cuisiner, faire et refaire sans arret la valise, etc etc nous avons apprécié le confort du bateau... cela nous a permis aussi d'en voir un peu plus, de ne pas faire de longues heures de voiture (j'étais le seul chauffeur, et ça a été parfois difficile...) et quel bonheur aussi de voir le souffle des baleines, les bancs de dauphins, les orques ... passer à coté du bateau !!! de jolies navigations aussi, comme la vision du hubbard glacier !! dépassant tout ce qu'on avait pu voir auparavant !!! et le passage intérieur aussi etait vraiment sympa !!

nous n'avons pris aucune excursion avec le bateau, je ne pourrais donc pas vous donner mon avis dessus, mais elles étaient relativement chères, mais très variées

En tout cas, je ne regrette pas d'avoir fait les deux, même si le mauvais temps s'est invité sur une partie ...

le bateau, et la compagnie C'était la première fois que je partais avec NCL plutôt très bonne impression, ! il est vrai que je partais avec des attentes différentes de d'habitude, ne vivant pas du tout ma croisière de la même façon qu'avec l'homme ... nous avions un forfait tout compris: boissons illimitées en dessous de 15 dollars, alcool et boissons non alcoolisées, sauf..et la c'est vraiment paradoxal ... l'eau plate, l'eau gazeuse, et les jus de fruits pressés .. par contre on avait dans la cabine en arrivant une bouteille d'eau par jour et par personne que finalement nous n'avons quasiment pas bu car nous n'en prenions que pour descendre à terre, sinon au restaurant, nous demandions de l'eau en carafe ma fille du vin, et moi parfois des sodas nous avions aussi une sélection de cafés, mais pas utilisée et les frais de séjour compris donc hors dépenses personnelles il n'y avait rien a rajouter

nous avons pris un forfait spa un peu plus de 300 dollars pour la semaine à deux ils ne vendent que 60 forfaits pour éviter la surpopulation au spa il y a une partie non mixte avec sauna hamam et jacuzzi (comme ceux autour des piscines) partie change avec à dispo peignoirs et serviettes et une partie mixte avec un jacuzzi façon costa avec le banc en fer mais plus petit, et des sièges chauffants faces à la mer, à la proue du bateau, idéal pour guetter les baleines, et les bancs de dauphins !! (quand on ne s'endort pas dessus chose absolument irrésistible ... ) dans cette partie thé orangeade citronnade orange café sont à dispo

la cabine, nous avons eu une cabine familiale, avec un lit d'appoint qui descend du plafond mobilier un peu vieillot, et abimé, une grande armoire pour pendre desaffaires, quelque étagères et tiroirs .. suffisant pour toutes les deux, mais petit pour une famille la salle de bain plus grande que chez costa avec possibilité de séparer les toilettes par une porte en verre (douche aussi avec porte en verre ) les lis étaient séparés à notre arrivée, mais du coup un etait collé contre le mur de la salle de bain la taille et celle du balcon sont de la même taille qu'une cabine standard chez costa balcon au sol abimé et rouillé ..mais surement normal par ces latitudes

pour manger nous avions le choix, entre deux restaurants au même menus, mais au style different, nous avons toujours été au même, au fond du bateau avec une immense baie vitrée donnant sur le sillage arrière un restaurant chinois avec menu inchangé, nous y avons été deux fois, un midi et un soir .. très bon un restau au decors style irlandais , ouvert 24H/24 avec quelque plats le self pleins de petits ilots, avec différents thèmes ... inde, asiatique, salades, chaud, froid, pâtes, hamburgers à la demande, pizzas desserts, fromages etcetc, glaces .. assez bon, pas de queue aux stands abordables de differents cotés, limitant ainsi les embouteillages des fontaines de boissons pour tout le monde et enfin un grill et un petit self au fond du navire donnant sur la partie ouverte les trois ouvrant et fermant à tour de rôle
Kirghizistan 2018 English translation pending
by Mlefevre · 2018-08-05 · 138 replies


Ouf! Séquestrée par la canicule, j'en ai profité pour faire le carnet de notre dernier voyage! Bonne lecture! Marie

Tout le récit en images en cliquant ici

Texte seul ci-dessous

Kirghistan Juillet 2018 Après un très beau voyage en Mongolie en 2017 où nous avions loué un 4X4 sur place, nous avions envie de découvrir un autre pays d’Asie Centrale cette fois. Va pour le Kirghistan, un petit état assez tranquille (il y a tout de même eu des soulèvements politiques dans l‘extrême SO, où nous n’irons pas, il y a quelques années), très montagneux, où il est aussi désormais possible de louer un 4X4. Cette fois nos 2 filles nous accompagnent et comme la dernière fois nous choisissons d’être totalement autonomes en prenant notre grande tente. Le loueur de voiture nous fournit table, chaises et réchaud. Je lis tout ce que je trouve comme carnets de voyage, scrute Google Earth en long en large et en travers, épluche le guide Bradt (bof), achète la carte papier Gizi Map au 1 :750000 (qq erreurs mais pas trop), télécharge l’application Maps.me et nous concocte un itinéraire sur mesure. Deux semaines devraient déjà nous offrir un bon aperçu du pays! Dimanche 15 juillet Nous atterrissons bien crevés à l’aéroport de Bishkek après 2 vols Turkish Airlines via Istambul, depuis Bâle Mulhouse très pénibles car on a crevé de chaud ! Sergeï de l’agence Travel Expert est bien là. Il patiente le temps que nous retirions qq sous, achetions une carte SIM (de Megacom seul opérateur présent à l’aéroport : les data sont « données », ça ne coûte que qq euros pour 20 Go/semaine ! La voiture est là, toute propre bien qu’un peu cabossée avec 230 000 au compteur ! On réalisera qq jours plus tard qu’il s’agit en fait de miles ce qui fait pas loin de 400 000 km ! Gros V8 qui ne flanchera pas mais amortisseurs en fin de vie ! Le matos de camping est bien là, nous déclinons la popote et le compresseur car nous avons ce qu’il faut. Nous gardons la sangle par contre. Il y a environ 25 km jusqu’à l’hôtel Soluxe réservé à Bishkek. J’avais demandé un early check in mais la chambre n’est pas prête : ils nous permettent gentiment de petit-déjeuner même si à 11h le service est théoriquement terminé. Douche, sieste, et nous partons faire un tour et qq courses alimentaires en ville. Malgré la chaleur (plus de 30°C), la ville nous a semblé agréable à vivre car très verte et aérée. Tous les commerces sont ouverts en ce dimanche après-midi. Il y a un peu partout d’énormes monuments évoquant la période communiste (le pays n’a son indépendance que depuis 1991 !) Tout est un peu déglingué/usé mais propre ! L’islam est la religion dominante mais son application est très soft. Il y a une grosse minorité de russes blancs si bien que nous passons assez inaperçus ce qui est bien agréable. De retour à l’hôtel, il est trop tard pour commander le dîner (ils offrent un service de restauration) alors nous commandons des pizzas que nous dégustons vautrés devant…la finale de coupe du Monde de Foot ! Il n’y a que 4h de décalage horaire et la fatigue du voyage (et la clim) aidant, nous passerons une très bonne nuit ! Lundi 16 juillet Cap à l’ouest par une pénible route en travaux vers Kara Balta puis plein sud vers le village de Suusamir. Dès l’entrée dans la très belle vallée de Suusamir, les yourtes se succèdent le long du bitume : chacun essaie d’améliorer l’ordinaire en vendant fromage et kumis (lait de jument fermenté, la boisson traditionnelle) Chaque étal est pourvu d’une ficelle qui actionne une « sonnette » à quelques mètres dans la yourte ou la roulotte. Je ne sais pas d’où viennent ces roulettes mais il y en a partout ! Très vite nous prenons vers l’est et le village de Suusamir, où après quelques errements nous finissons par dégotter la pompe (en bidons de 5l !) J’ai prévu d’essayer de faire le tour du massif de Sari Kamish, au sud de Kizil-Oy, en partie bordé par la rivière Kökömeren, et je préfère avoir le plein car je ne connais pas l’état des pistes Un joli cimetière surplombe le village, l’occasion de se dégourdir un peu les jambes ! Cette puissante rivière est un affluent de la Naryn qui se jette dans l’Amou-Daria puis dans la mer d’Aral. Elle est presqu’en crue, ça dépote ! Quelques petits villages ponctuent la piste, souvent dotés d’une mosquée clinquante (payée parfois par le Qatar, parfois pour l’Arabie Saoudite, pour ce qu’on en a vu) Cette vallée de la Kökömeren est magnifique. Nous prenons un stop une dame à la sorte de Kizil Oï, qui va comme nous vers le sud. Communication difficile car ici presque personne ne parle anglais et nous ne parlons ni Kirghize ni Russe. Elle nous offre gentiment une flopée de bonbons et beignets qu’elle emballe dans un sac en plastique dont elle retire qq morceaux de mouton, miam ! Nous la déposons 50 km plus loin à Tabilgiti et continuons de longer la rivière en rive droite vers l’ouest. La route est goudronnée depuis la bifurcation vers Sari Bulung sans doute du fait de la présence de la mine d’uranium de Ming-Kush, plus haut à l’est dans la montagne. Les travaux – en cours- sont menés par…des Chinois. Je pense qu’à terme cette route rejoindra la M41 vers le lac de barrage de Toktogul. Nous nous trouvons un bel emplacement de bivouac au bord de la rivière. Nous ne sommes qu’à 1200 m d’altitude et il fait chaud ! Espérons qu’il n’y ait pas trop de déchets radio-actifs dans la rivière ! (sur le coup je n’y ai plus pensé !)

Mardi 17 Juillet Nuit un peu trop chaude… Nous quittons à présent la rivière pour remonter vers le nord-ouest. En prenant de l’altitude, le vert réapparait et nous remontons une vallée assez humide (boue possible si pluie), très fertile, avec jolies fermes assez soignées. Un petit air de Suisse. Que des maisons en « dur », parfois aux toits de chaume. D’ailleurs l’unique voiture rencontrée sur cette boucle est…Suisse, en route depuis 2 mois. Notre trace s’infléchit ensuite vers l’est et nous remontons une longue vallée vers le col de Kirk Kiz Ashuusu. Une vallée très sauvage file vers le nord, dont quelques yourtes gardent l’entrée. Quelques pierres plus ou moins dressées (la faute au bétail) dont l’une est gravée marquent le col (3339m) où le fond de l’air est trop frais pour pique-niquer. Il nous faut descendre un peu pour trouver un coin abrité du vent et près d’un ruisseau, avant de boucler la boucle près de Kizil Oï. Petit problème technique, nous avons actionné la boîte courte et même si la voiture semble fonctionner normalement, il y a plusieurs messages d’alerte au tableau de bord… Nous retournons vers la Vallée de Suusamir, en prenant en stop un kirghize jovial dans le village de Suusamir qui reconnait de suite à notre « salam » que nous sommes Français (ou belges) Il est allé acheter une voiture à Charleroi qu’il a bien sûr ramenée par la route et connait qq mots de Français et d’Anglais. Il a été animateur en Egypte, et son job est d’acheter et de vendre des chevaux. Un sacré numéro ! Nous le déposons qq km plus loin, non sans avoir dû lui promettre que la prochaine fois nous louerons une voiture par son intermédiaire car il pourra nous avoir un bien meilleur prix (j’ai ses coordonnées pour les amateurs !) Nous reprenons de l’essence à la grosse station Gasprom dans la vallée de Suusamir et j’en profite pour envoyer un mail à Sergeï et des photos du tableau de bord. Il répond aussitôt mais son anglais et le mien sont trop mauvais pour se comprendre par téléphone. Il nous suggère de trouver quelqu’un qui parle russe (comme lui) Je sollicite un gars avec une bonne tête qui a un gros 4X4 tout neuf, espérant qu’il parle un peu anglais : très peu en fait mais après m’avoir offert le snikers qu’il venait d’acheter, il skype illico presto son fils, qui lui traduit ma demande. Dans la foulée il « what’s ap « Sergei avec lequel il va passer une heure à faire différents tests et essais sur la voiture. Quand il se met à débrancher la batterie, je lui demande quel est son job : building business me dit-il et il me montre la photo d’un énorme immeuble flambant neuf à Bishkek, qu’il a construit. On n’en revient pas de tant de gentillesse ! Bref, en conclusion, la voiture fonctionne mais les voyants restent allumés. Sergeï me propose de nous amener une autre voiture (il en a pour une bonne demi-journée aller) ou de nous faire une ristourne de 150 $ (engagement qu’il tiendra). On choisit la 2ème option et nous n’aurons plus de problème par la suite (sauf avec l’alarme un peu fantaisiste mais ça n’émeut personne de toute façon) Soulagés nous reprenons la route vers l’ouest dans la belle mais très touristique vallée de Suusamir, puis prenons une piste vers le sud puis l’est afin de nous éloigner de l’axe principal) La lumière de fin de journée est superbe. Nous trouvons un joli coin de bivouac au bord d‘une rivière, et nous installons rapidement, sous le regard attentif des habitants des yourtes situées un peu plus haut, rassemblés en haut de la petite colline. Examen de nomade réussi ! Il nous faut 20 mn chronomètre en main pour tout installer, matelas gonflables (pff…) compris. Un peu plus tard, notre « voisin » dont la yourte est située de l’autre côté de la rivière nous fait une petite visite de courtoisie alors qu’il rentre chez lui. Je lui fais visiter les lieux. Il tâte d’un doigt expert la tension des haubans et d’un coup de botte renfonce 1 ou 2 piquets ! Il a l’air de trouver notre « yourte » un peu trop fragile. C’est pourquoi nous plaçons souvent la voiture du côté au vent afin de la protéger. Satisfait il enfourche son cheval pour traverser la rivière tandis que ses chiens empruntent des petites passerelles que nous n’avions pas vues. Cool, car demain est prévue une grande balade vers les montagnes où j’ai repéré un petit lac d’altitude. Joli ciel de fin de journée… Nous sommes à 2500 m et il fait bon. Mercredi 18 Juillet Grand beau temps au réveil, on a beaucoup de chance avec la météo. J’avais lu pas mal de récit de gens qui avaient eu froid, de la pluie, du brouillard voire de la neige et notre garde-robe n’est pas adaptée, tant mieux ! Après avoir évité un léopard des neiges (comme il est grand par rapport à la tente !), nous nous élevons au milieu des fleurs, au GPS, bientôt rejoints par… Nourik, notre voisin accompagné de ses 2 braves chiens. Ici les cavaliers cheminent toujours sur les crêtes, ce qui permet d’observer à 360° et rien ne leur échappe ! Ansare nous a vus de très loin et nous rejoint. Je ne sais comment, les filles se retrouvent à cheval ! Du moins le temps que je rejoigne la petite troupe. On a vu plusieurs de ces drôles de chiens, mélange de border collie et de lévrier afghan. Plus haut 3 autres cavaliers nous rendent une petite visite : essai des chevaux, photos, pose avec le chien. Du coup j’en oublie de regarder le GPS et on se trompe de vallée ! On aurait pourtant bien vu un petit lac au pied de cette montagne ! En plus un des bergers je le comprends a posteriori a essayé de m’indiquer la bonne direction mais je n’ai pas capté. Bref, on se repose un peu au milieu des fleurs avant de changer de vallée. Ansare s’en retourne avec ses chèvres et son chien a du mal à quitter les filles ! Les filles ne veulent pas perdre d’altitude et vont crapahuter par le haut. Fred et moi prenons le sentier indiqué par le berger (ayé j‘ai compris !) Voilà un lac mais Le lac est encore plus haut au-dessus de ce verrou glaciaire : on en a plein les pattes après 900 m de dénivelé positive ! Les filles nous rejoignent : elles ont vu le lac d’au-dessus et il est « bof » au milieu d’un grand pierrier donc on laisse tomber. On continue vers un autre col plus à l’ouest, avec l’idée de descendre par une autre vallée. Nous sommes rejoints par Nourik et le jeune berger, qui nous amènent le pique-nique ! Bel endroit aux roches tarabiscotées pour goûter au kumis, lait de jument fermenté dont les kirghizes boivent plusieurs litres par jour. Pas mauvais, je m’attendais à pire. J’en reprends même 2 ou 3 fois. Il nous offre aussi du pain et une sorte de fromage dans un petit pot, que Fred a apprécié. Nous partageons qq fruits secs achetés à Bishkek. Le tchaï (thé) bien sucré est excellent. Nourik nous déconseille de changer de vallée, en effet c’est très raide ! On redescend jusqu’à la tente : déjeuner, « douche » puis on remballe tout et nous prenons la route vers le sud en direction du lac de barrage de Toktogul. C’est la route du miel et des framboises (écrasées dommage) Plein de petits stands au bord de la route où les gens vendent leur production : des km de miel puis de km de framboises ! Le lac est à 1000 m d’altitude et il fait chaud ! J’ai repéré un coin de bivouac, hélas rendu inaccessible par le niveau du lac. On se trouve un coin près du village de Sargata, pas très glamour mais au bord d’un ruisseau. Jeudi 19 Juillet Encore une nuit un peu trop chaude… Nous poursuivons notre route vers le sud, en direction de la frontière Tadjik et du Pic Lénine (une des 3 sommets de plus de 7000 m du pays) La Naryn est le principal fleuve du pays, elle coule d’est en ouest et après avoir déposé ses limons dans le lac Toktogul, elle prend une incroyable couleur azur alors que nous la longeons sur plusieurs dizaines de km sur la route M41. Impossible de ne pas y faire une petit pause fraicheur, dans un coin qui invite d’ailleurs au bivouac (pas si facile sur cette portion de la M41) A mesure que nous approchons de Jalal-Abad, le paysage s’urbanise et la circulation se densifie. Il faut avoir un peu de culot et pas mal de sang-froid pour conduire au Kirghistan : même si dans les zones urbanisées, la police et ses radars veille (en général à l’ombre d’un arbre. Si pas d’ombre, pas de radar…) c’est un peu la chevauchée sauvage avec plus d’inconscience que de malice d’ailleurs. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours bien claires et il faut être attentif et se calquer sur les autres. Moyennant quoi, on n’a pas été embêté par la police…

On flirte sur plusieurs km avec la frontière avec l’Ouzbékistan (de l’autre côté de ce lac) On arrive en fin de journée vers Gülchö : toute cette portion de route entre Tash Komur et Gülchö est bien pénible. Enfin, la circulation se raréfie et les paysages nous enchantent à nouveau. A Kichi Karakol, nous trouvons un joli coin de bivouac (mais on entend la circulation sur la M41) Vendredi 20 juillet Il ne nous reste plus qu’à franchir le col de Taldiik(3615m) avant de basculer sur Sari-Tash. Quelques indices de chamanisme sur ce cimetière musulman. Dans ce coin du monde, les frontières et les cultures sont intriquées. Vers l’est à 80 km, la frontière chinoise. Vers le sud à 45 km, le col de Kizil Art (4280 m) à la frontière Tadjike. Nous allons vers l’ouest en direction du Pic Lénine (7134m) en descendant la majestueuse Alay valley où coule la Kizil Suu, dont je sais que nous devrons la traverser, ce qui me m’inquiète un peu vu son aspect.. A Sari-Mogol nous tournons vers le sud, et un joli pont nous rassure aussitôt ! Nous sommes à 3000 m et il y a plein de marmottes ! Nous suivons un moment la piste qui mène au camp de base du Pic Lénine puis prenons à gauche vers le Tulpar Lake, en rive droite de la rivière, où aucun permis n’est requis. Nous dépassons une ferme (ou de jeunes enfants tendent la main pour des bonbons, nous n’aurons cela nulle part ailleurs au K.) Nous dépassons le lac et les quelques yourtes touristiques qui le bordent pour piqueniquer un peu plus haut avant de partir randonner vers le haut de la vallée. A droite le Tulpar Lake, devant la voiture et dans la vallée une passerelle permettant d’accéder à pied au camp de base. Il y a de quoi accueillir des dizaines d’alpinistes, dans un certain confort. Le temps est mitigé et il nous faut un peu motiver les troupes pour aller jusqu’au bout du sentier. Bien nous en a pris, nous sommes en face de la moraine glaciaire, en surplomb de la confluence de 2 rivières colorées. On distingue un des 3 ou 4 camps intermédiaires pour aller au sommet (sans doute le camp 1) et plus haut on distingue une trace avec 2 petites silhouettes qui crapahutent. Restons plutôt du côté des fleurs ! On traine un peu espérant que le sommet se dégage, en vain… Demi-tour… Nous trouvons un beau coin de bivouac, près d’un ruisseau avec vue sur le Pic Lénine…sous les nuages. Belles lumières orageuses de fin de journée mais finalement à peine 3 gouttes. Samedi 21 Juillet Le soleil se lève vers 6h00 dans un ciel parfaitement pur… A l’extrême droite notre tente, on aperçoit la dizaine de yourtes touristiques du Tulpar Lake. J’ai repéré une autre belle vallée à l’est de celle où nous avons dormi. Une piste permet de la rejoindre. Il y a des marmottes partout (on ne se les signale même plus) et aussi un beau troupeau de yaks. Petit problème technique avec l’appareil photo qui a pris des libertés artistiques, pff… Très belle vallée qu’il faudrait explorer plus avant… Retour sur Sari Mogol ou de bon matin un groupe chante et danse… Pause déjeuner en redescendant du col Taldiik Ashuu, encore des yaks. Nous reprenons la M41 vers Gülchö (délicieux abricots vendus au seau pour 3 fois rien ! C’est étonnant d’avoir en même temps -certes pas au même endroit- des framboises et des abricots. Nous aurons même des pommes !) Puis à nouveau la route pénible vers Jalal-Abad avant de bifurquer vers Kazarman, à l’est. La piste est peu roulante…on trouve miraculeusement un coin plat avec ruisseau dans le début de la montée vers le col de Kok Art (3335m). Nous sommes visibles de la piste (certes peu fréquentée) mais ne seront pas dérangés. Les gens répondent à notre salut et continuent leur route tranquillement. C’est bien agréable ! Je ne sais pas dire si c’est de la timidité, de la politesse ? Dimanche 22 Juillet Nous reprenons la montée, sur une piste très poussiéreuse et abimée par le passage de camions lourdement chargés de fûts d’aspect peu engageant (je pense qu’ils vont à la mine d’or de Mak Mal au sud de Kazarman) Kazarman, si elle abrite quelques immeubles décrépits, n’est pas si moche que décrite dans le Bradt. Il y a de la verdure, de l’essence et plusieurs commerces dont un supermarché pas trop mal achalandé. Le fond de la vallée que nous suivons jusqu’à Kara-Bulung, baigné par la Narin, évoque une oasis. La région est très agricole et même si nous avons aperçu qq antiques moissonneuses batteuses, la moisson se fait souvent à la faux ! Nous quittons ensuite la vallée fertile en direction du col de Kara-Koo (2625m) Un peu avant celui-ci nous faisons une pause pique nique dans le lit d’une rivière cristalline, à l’ombre d’un cottonwood, au pied de falaises d’un ocre qui nous évoque à tous une fois de plus l’ouest américain. La diversité des paysages nous émerveille ! Il suffit de changer d’altitude, de vallée pour changer de tableau : vert, rouge, jaune ou noir, croupes ondulées, pics acérés, plateaux entaillés de canyons, rivières multicolores. Les villages ne sont pas vilains, toujours très arborés (je trouve que les peupliers sont vraiment l’Arbre de l’Asie Centrale), les maisons décrépies mais pas misérables. Et partout, sauf vraiment dans les endroits les plus reculés, des troupeaux et leurs bergers qui vivent en yourtes, du moins durant la saison estivale. En hiver, il fait très froid, jusqu’à moins 30°C ! On se demande où vont tous ces animaux durant l’hiver ? En tout cas, les réserves de foin sont abondantes, mais les troupeaux immenses ! La présence de ces yourtes implique un réseau de pistes très développé, et sauf quand elles sont détériorées par un passage intensif, elles sont généralement en bon état (rien à voir avec la Mongolie) Elles permettent d’accéder à des vallées perdues, uniquement fréquentées par le bétail et les bergers. Il faut passer au-dessus de 3000 voire 3500 m pour voir des marmottes et des yaks, c’est leur domaine. La population génère très peu d’ordures et nous avons du mal à trouver…des poubelles ! Alors nous profitons du lit de la rivière jonché de bois flotté pour en faire une petite flambée. Après le col, nous redescendons vers la Narin et sa verdure, toujours entourée de badlands. A Jangi Talap, nous jetons un œil à un ancien caravansérail restauré et faisons un bref aller-retour à Ak Tal pour un plein d’essence. Ensuite nous repartons vers le nord en direction du Lac Son Kul : la piste remonte doucement la jolie vallée de la Kurka puis s’élève brutalement vers les alpages. La grimpette est raide mais charmante, au milieu des sapins et des fleurs de montagne. L’arrivée au lac est grandiose : nous sommes à 3000 m, et les sommets qui nous entourent 4000m. Des milliers d’animaux paissent sur ses rives. Les yourtes sont nombreuses mais pas tant que je le craignais car l’endroit est un des « marronniers » de tout voyage au Kirghistan. Il reste de la place ! Après avoir installé le camp, les filles reprennent la voiture pour aller négocier une rando à cheval pour le lendemain. C’est OK pour 8h, 1000 Som (13 euro) pour 2 chevaux pendant 2h. Lundi 23 juillet Nous déposons les filles au camp de yourtes touristiques : leurs chevaux arrivent montés par les 2 bout d’choux d’une « vraie » yourte située un peu plus haut dans la montagne. Elles partent tranquillement vers les crêtes, tandis que nous prenons la voiture pour aller vers le côté est du lac. Nous découvrons d’étranges pierres alignées, avec une succession de cercles de gros cailloux dont le sens nous échappe. Si quelqu’un sait ? Le paysage ne change pas beaucoup mais c’est beau partout ! Nous récupérons les filles, un peu claquées par leur galop à 3000m ! Puis nous redescendons vers Ak-Tal, en faisant une petite pause pique nique au pied du col près de la Kurtka (très bon coin de bivouac !) On continue ensuite en direction de Baetov, où nous reprenons de l’eau à une sorte de fontaine (il s’agit plutôt d’un tuyau sortant du sol que l’on repère grâce aux gens qui viennent s’y désaltérer ou faire le plein de gros bidons, car il semble que toutes les maisons n’ont pas l’eau courante) Faire le plein d’eau n’est pas si simple que je l’aurais cru au Kirghistan, où les rivières sont certes nombreuses, mais souvent en aval de gros troupeaux, et/ou souvent très limoneuses car d’origine glaciaire. Dans tous les villages ou presque on trouve donc ces « tuyaux » qui délivrent une eau que nous avons supposée potable. Nous avons aussi parfois fait le plein (d’eau !) dans des stations services (parfois avec un infect go��t de plastique en particulier à Kazarman) Nous avons systématiquement traité l’eau des ruisseaux (avec de l’Aquatabs) et nous n’avons pas été malades. Nous avons mangé profusion de fruits (abricots, pommes) et légumes (tomates, oignons, pommes de terre, concombre) et beaucoup d’œufs (comme en Mongolie, garder précieusement les boites des œufs achetés dans la capitale car ensuite, les œufs sont vendus « tous nus » ) ! Aucun problème non plus.

Après Baetov, nous replongeons dans l’ouest américain et c’est la découverte inattendue de ce vieux caravansérail qui nous ramène en Asie ! Plus loin nous dépassons une ferme qui semble abandonnée avant de commencer l’ascension du col de Börülü (3262 m). La piste est époustouflante, de bonne qualité et il n’y a personne ! On a une pensée émue pour tous ces cyclistes croisés sur l’abominable M41 au nord de Gülcho…. Après le col, quel contraste entre les doux vallons verdoyants et cette haute falaise grise dont le soleil révèle les moindres détails ! La piste redescend vers le hameau de Orto Sirt et la vallée de la Terek. J’ai repéré une piste qui continue de l’autre côté vers l’ouest que l’on distingue sur cette photo. Nous traversons la Terek et continuons vers l’ouest en grimpant dans les alpages. La piste est excellente, ne dessert pourtant que quelques yourtes éparses et une ferme plus haut dans la montagne, que nous dépassons pour finalement nous poser au bord d’un ruisseau, en fond de vallée, au pied de ce glacier. Comme souvent au K, les anciennes moraines sont végétalisées et ça donne un aspect tout-à-fait original au paysage. Nuit paisible à 3000 m, c’est l’altitude idéale pour dormir sans avoir trop chaud !

Mardi 24 Juillet En traversant la Terek hier, nous avons remarqué qu’elle s’écoule au nord du gué dans une jolie gorge que nous avons envie d’explorer. Nous la retraversons donc, la longeons sur sa rive droite presque jusqu’à l’entrée de la gorge et découvrons par hasard une source captée, ça tombe bien ! Nous nous y garons et continuons à pied, pas bien loin hélas car c’est trop accidenté. Bonne petite balade matinale rafraichissante cependant ! Nous reprenons la piste vers le sud, en rive gauche cette fois et nous rapprochons de cette fascinante falaise. On se régale ! Après l’avoir contournée par le col de Kulak(3390 m), nous trouvons une piste qui permet de se rapprocher de sa face sud-est, hélas vite interrompue par le lit effondré d’une rivière. Ce coin mériterait vraiment une exploration plus approfondie mais il est midi, il fait chaud et soif : petite pause piquenique et on envoie le drone à notre place ! Le soleil au zénith n’est pas l’idéal mais il nous semble distinguer plein de jolis tipis (un peu comme certaines formations rencontrées dans l’ouest US, certes moins colorées) Nous sommes inspectés par quelques vautours curieux qui profitent des ascendances. Recharge de la batterie de l’appareil photo directement sur la batterie car en route la prise allume cigare a déjà du boulot : smartphone qui nous sert de GPS, batteries du drone, de sa télécommande, gopro, routeur internet et tutti quanti ! Il nous nous reste ensuite qu’à redescendre vers la routeE125 qui mène en Chine via le Torugart Pass. Nous prenons à G vers le nord et la ville de At Bashi et, comme nous passons devant, nous prenons la piste qui mène au caravansérail de Tash Rabat (autre marronnier), entouré de diverses yourtes commerciales et petits commerces. Il nous a laissés assez indifférents. Après qq courses à At Bashi (il faut en moyenne faire 2 ou 3 boutiques pour trouver des fruits, du pain, des œufs, des légumes, du lai, des jus de fruit et du yaourt), nous prenons en rive gauche une piste qui longe vers l’aval la rivière at-Bashi vers le nord, au nord de la ville. Les badlands aperçu sur Google Earth m ‘avaient donné envie d’aller voir par là mais hélas, il est très difficile d’approcher de la rivière car les pistes secondaires sont souvent effondrées. Il existe une autre piste en rive droite, peut-être est-elle plus propice ? Bref ! demi-tour pour l’amont de la même rivière, plus à l’est où j’ai repéré (toujours sur les vues satellites) de jolies gorges. Nous longeons la rive nord de l’At Bashi et contournons par l’est le massif de At Bashi Kirka. Ensuite nous prenons une piste qui remonte la rivière en rive gauche dans une très jolie vallée parsemée de yourtes. Nous la remontons sur une trentaine de km, jusqu’à surplomber un pont qui permet de passer en rive droite puis de continuer vers l’est, sans doute à perpète (encore un coin à explorer !) Mais la portion de piste qui descend au pont n’inspire pas Fred et le temps est à l’orage alors nous préférons ne pas descendre au bord de la rivière et camper un peu plus haut. Le pont est juste en aval de la confluence entre les rivières At Bashi la rouge et Balikti la bleue. 3 orages et beaucoup de pluie durant la nuit ! La tente a tenu le choc, faut dire qu’elle a déjà fait ses preuves en Islande ! Mercredi 25 Juillet Petite balade matinale en remontant les gorges de la Balitki, puis nous reprenons la piste cette fois vers l’ouest. Quel peut bien être ce système de balancier près de cette yourte ? Après Bosogo, nous repassons en rive droite de l’At Bashi, traversons le village de Ak-Muz, puis son cimetière ( !) avant de continuer jusqu’à Naryn où nous refaisons qq courses. Bien malin qui pourra deviner ce qu’on vend là-dedans ! Nous allons maintenant rejoindre en 2 jours le lac Issik Kul en prenant la piste qui file de Narin vers Tosor (environ 200 km) Vallée très agricole sur les 20 premiers km, la moisson bat son plein ! Nous piqueniquons à la confluence entre Kichi Narin la bleue et Chong Narin la grise, près de ces yourtes inoccupées. Puis nous remontons des gorges, où nous rencontrons des russes équipés de kayaks (sur le toit !) en phase de reconnaissance de la rivière. Le débit est fort mais il y a très peu d’obstacles et ce sur des dizaines de km : avec un très bon niveau de kayak, ça doit être fantastique ! Un e fois franchies les gorges, nous sommes à 2500 m et le paysage, ouvert, grandiose et paisible à la fois s’élève en pente douce jusqu’à la source chaude de Jiluu Suu à 3000 m : cette portion de piste est splendide ! Rencontre avec des yaks… Et même avec un chameau ! On s’arrête pour le gratouiller car il a une bonne tête et les enfants qui jouaient un peu plus haut nous rejoignent. L’ainé ne se fait pas prier pour escalader la bestiole, tout fiérot ! Voilà où habitent les enfants. Ce sont les grandes vacances et il y a de la marmaille partout ! Nous arrivons aux sources chaudes en fin de journée et c’est un peu la foule ! Le bain n’est pas bien grand et ne peut accueillir que 4 personnes à la fois. On continuer la piste sur 1 ou 2 km pour se trouver un coin tranquille au bord de la rivière Üch Emchek, encore une fois au pied d’un glacier. Nuit paisible à 3000 m.

Jeudi 26 Juillet Nous refaisons le plein d’eau dans un torrent d’eau claire puis démarrons de cet endroit la rando vers le Techik Kol, un lac d’altitude situé au-dessus de la source chaude. On tâtonne un peu avant de trouver cette antique passerelle pour traverser le torrent. En contrebas, on aperçoit les « cyclistes courageux » qui quittent le camp, les cyclistes « fainéants » accompagnés d’un véhicule d’assistance qui roupillent encore (mea culpa, cycliste et fainéant c’est antinomique !) et les cavaliers russes (avec la Lada Verte) qui se lèvent tranquillement. La montée (en partie sur une ancienne piste ce qui gâche un peu le paysage) se fait tranquillement. Curiosité géologique : un lac se déverse dans un autre via un torrent au bon débit et voilà ! Pas d’issue visible à ce lac pour l’empêcher de déborder ! Voilà le lac et la passerelle de l’ancienne piste (en partie effondrée) est toujours présente. En redescendant nous croisons les cyclistes « fainéants » russes (à pied sauf un) et les cavaliers russes (à cheval) qui je pense vont continuer vers l’ouest par cette ancienne piste. Fred et les filles redescendent tout schuss tandis que je prends mon temps. Ils veulent se baigner avant que tout ce petit monde ne redescende. Finalement les filles devront patienter un peu le temps que des hommes musulmans et surtout tous nus finissent d’infuser. Fred se joint à eux mais l’eau à 43°C ne lui permet pas de tremper bien longtemps. Je m’abstiens, pas fan du béton, de la promiscuité et de l’eau brûlante. On a pu se laver tous les jours, puisque nous avons toujours campé au bord de l’eau, quitte à faire chauffer un peu d’eau sur le réchaud. Mes troupes bien ramollies par leur baignade, nous reprenons la piste vers le col de Tosor. A l’est de la source chaude, elle devient bien moins roulante car elle flirte avec le lit d’une rivière et traverse aussi plusieurs pierriers. Nous hésitons un peu lors d’un gué pas mal creusé par le courant et recevons l’aide bienvenue d’un kirghize qui habite la yourte juste au-dessus qui nous conseille un passage un peu en aval. Sympa ! Plus loin pas de gué difficile, l’eau est claire et il n’y a pas plus de 30 cm. Les vallées glaciaires perpendiculaires à la nôtre se succèdent, très austères avec ce temps. Un peu plus haut dans la vallée nous sommes intrigués par la présence de formes humanoïdes perchées sur des piquets, mi figures chamanoïdes mi épouvantails…. Il s’agit en fait d’une originale opération markéting orchestrée par cette petite famille kirghize pour capter l’attention des touristes, à la fois amusés et étonnés de croiser cette petite boutique volante dans ce coin perdu ! Ils ont bien mérité qu’on leur achète qq babioles ! La yourte fait aussi restaurant mais nous déclinons la proposition car on n’avance vraiment pas vite sur cette mauvaise piste ! Bien nous en a pris car les choses se corsent encore dans la montée vers le col. Nous dépassons qq cyclistes russes à l’agonie puis les copains plus fringants qui les attendent au col en se caillant. Il est situé à 3893 m au niveau d’un glacier. Il pleuviote, il y a du vent, on les plaint d’autant plus que le bivouac est impossible encore avant plusieurs km. Nous passons enfin sous les nuages et apercevons le lac Issyk Kul (162 X 80 km, 668 m de profondeur) et les montagnes sur sa rive nord. La descente, jolie, nous semble toutefois interminable (le lac est à 1600 m) après cette longue journée. J’ai repéré une presqu’île au nord-est de Tosor qui semble propice au bivouac : il s’agit en fait d’un « camping » sans aucun aménagement, il faut juste payer l‘équivalent de qq euro à la yourte située au début de la piste. Le coin semble connu puisque pour une fois nous ne sommes pas seuls mais l’endroit est assez grand pour que chacun garde sa tranquillité. Il y a qq cyclistes et des Russes et des Kazakhs venus pour pêcher et faire du windsurf. On se pose côté lagune avec la vue sur les montagnes de la rive sud. Bel orage de fin de journée qui passera à côté finalement.

Vendredi 27 juillet Nuit calme bien qu’un peu chaude. Nous sommes tout près du Fairy tale ou Skazka canyon, autre marronnier, dont je n’attends pas grand-chose et qui finalement est très plaisant. Il faut dire que nous y sommes à 8h et que nous y serons tranquille jusqu’à 9h passées. Ensuite les gens arrivent, par lots de 18 en Marchroutka… Le site est assez étendu finalement et nous n’avons pas pu tout explorer car la chaleur monte vite et la belle lumière ne dure pas. Donc venir très tôt ! On a payé (50 som-0,6 €/personne) en sortant. Comme il est tôt nous décidons d’aller chercher un peu de fraicheur en remontant la Vallée de Barskoon jusqu’au col de Ara bel d’où part une vallée désertique parsemée de petits lacs d’altitude. La piste est excellente, arrosée pour éviter la poussière, ça nous change d’hier. Nous dépassons un convoi d’une dizaine de gros camions citernes, siglés Kumtor. C’est la mine d’or gérée par des Canadiens beaucoup plus haut dans la montagne. Nous passons devant la cascade de Barskoon où la profusion de yourtes commerciales nous décourage. Une photo de loin suffira ! Plus haut nous sommes malheureusement obligés de faire demi-tour à une sorte de check point gardé par des hommes portant l’uniforme de la Kumtor. Niet, impossible d’aller plus loin. Pourquoi ? On redescend pour se poser au bord du lac, un peu à l’ouest de Skazka Valley. Nous allons y buller toute l’après-midi (et y prendre qq coups de soleil pour certaine !) C’est amusant de voir tous ces gros cumulus se former à la périphérie du lac sur les sommets des montagnes. En fin d’après-midi nous repartons vers l’ouest (la route goudronnée sur la rive sud du lac est très « ondulante », bien pire que pas mal de pistes) Il fait chaud, c’est vendredi, il y a du monde à la plage ! Petit arrêt à Bokonbaïevo, où ici comme ailleurs nous sommes étonnés de voir ces portraits (plein de personnages différents) accrochés aux réverbères ? Aucune idée de leur signification ? En approchant de Balitchky à l’extrémité est du lac, je me rends compte que la région est beaucoup plus urbanisée et qu’il va être difficile de trouver un coin de bivouac agréable. Pour 4800 som (60 €), nous prenons 2 jolies chambres à l’hôtel Azimut à l’entrée ouest de la ville. Ils acceptent de nous servir le petit-déjeuner dès 7h car nous allons demain faire une balade dans un canyon et vu la chaleur, je préfère démarrer tôt. Pour dîner, nous allons au Smack café et testons quelques plats « typiques » : intérêt plus documentaire que gustatif. Par contre la glace à la pistache est un délice !

Samedi 28 juillet Nous avons bien dormi, les filles ont eu trop chaud (pas de clim et trop de bruit pour ouvrir la fenêtre) A 8h nous commençons la rando dans le Konorchek Canyon (1/2h de route depuis Balitchky) Le début est assez moche et ingrat, puis la vallée se rétrécit et se transforme en canyon avec qq ressauts à escalader. Après 1h de marche on débouche sur une large vallée cernée de badlands. Un petit coup de drone pour cerner les coins les plus intéressants : à gauche toute (donc vers le sud) en remontant le wash. Pas mal de formations tarabiscotées ! De là-haut on aperçoit des collines colorées que nous essayons d’atteindre en remontant un autre canyon, longuet car très sinueux. Finalement nous renonçons peu avant le but car le ciel noircit et ça tonne au loin. Demi-tour sur un bon rythme donc. Arrivés à l’entrée du 1er canyon, nous croisons pas mal de monde (Japonais, Anglais) accompagnés de guides locaux, qui montent en dépit de l’orage. Il y a certes pas mal d’endroits où s’échapper du fond du canyon, mais ce n’est pas possible partout… Money is money… Au total, rando d’un assez mauvais rapport effort/intérêt. Sans doute exagérément promue du fait de sa proximité avec Bishkek et l’Issyk Kul. Dans le même genre, nous faisons sur la route vers Bishkek un détour par la Burana Tower, vantée dans tous les guides. Bof…Enorme parking, plein de marchroutka, seul Fred a eu le courage de descendre de la voiture ! On est vraiment des sauvageons. Nous retrouvons avec plaisir notre hôtel de Bishkek et sa clim (4800 som/ 60 € pour une grande chambre de 4 avec kitchenette et SDB et clim). Cette fois nous commandons à temps pour dîner sur place ! Nous faisons les bagages tandis que Fred va faire laver la voiture (intérieur / extérieur) Excellent dîner sur place, on se régale ! (pour environ 6 ou 7 euro/personne) Dimanche 29 juillet Nous quittons l’hôtel à 7h00. Ils nous ont préparé des breakfast box, très bons) Nous retrouvons Sergeï à 7h30 sur le parking de l’aéroport. Après une rapide inspection, il me rend ma caution (340 €) et la ristourne promise (120 €) Notre avion décolle à 10h30 et après une courte escale à Istanbul nous atterrissons à Bâle vers 17h00. On a ENCORE crevé de chaud avec Turkish Airlines…pfff… Et il fait 37°C en arrivant ! Conclusion : Superbe voyage ! Paysages fantastiques, population discrète et très accueillante ! On a adoré !

Budget pour 2 semaines à 4 Avion pour 4 : 1800 € Location de 4X4, inclus 300 km/j (on a fait 3000 km) : 1070-120 = 950 € 3 nuits d’hôtel à 4 : environ 180 € Sur place (bouffe, essence +/- 0,6 €/l) : 420 € Total : 3350 € soit 840 €/personne.
3 semaines en mai. Lanzarote - La Palma - La Gomera - Ténérife English translation pending
by Jacq0077 · 2018-08-05 · 0 replies
Les Canaries - mai 2018 LANZAROTE -> LA PALMA -> LA GOMERA -> TENERIFE L’archipel des Canaries, situé au large des côtes du Maroc et du Sahara occidental, est l'une des 17 communautés autonomes espagnoles. Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles Canaries, de Madère, des Açores et du Cap-Vert. Le nom des Iles Canaries provient du latin " Canariae insulae " qui veut dire " Iles aux chiens " Ø la douceur d'un éternel printemps et une invraisemblable variété Qu’il s’agisse de farniente en bord de plage, de balades sur le dos des volcans ou dans la jungle tropicale, L’archipel espagnol est composé de 7 îles très différentes. Paysages volcaniques ou exubérantes forêts primaires, criques déchiquetées d’un noir brillant ou vagues de dunes, adorables petites villes coloniales ou grandes cités palpitantes... des contrastes constants. Chaque île est un monde en soi, fière de son histoire et de ses coutumes. Toutes, cependant, partagent l'héritage des Guanches, les premiers habitants préhispaniques de l'archipel.

Ø Laquelle choisir ? Bien loin de la réputation d'îles balnéaires bétonnées, Tenerife et Gran Canaria offrent des paysages grandioses au sein d'une pléthore de parcs nationaux et autres réserves naturelles. La première est coiffée par le majestueux volcan Teide ; la seconde est sillonnée de profonds ravins et de gorges pittoresques ; le tout façonné par l'activité volcanique. La Palma et La Gomera surprennent par leur beauté naturelle : aux falaises immenses répondent des coulées de lave figées et des vallées étroites où prospère encore une riche laurisylve - cette forêt touffue des origines. Plus sauvage et plus isolée, la petite El Hierro demeure un véritable laboratoire écolo, idéal pour se réfugier loin du monde, entre balade et plongée sous marine. Sur Fuerteventura la sauvage, deux merveilles de la nature : la péninsule de Jandía et son immense plage naturelle, ainsi que les dunes de Corralejo. Sans oublier une myriade de petits villages et de petits ports. Lanzarote, avec ses façades blanches et ses volets verts aux petits airs d’île grecque, superbement mise en valeur et préservée par la volonté d’un artiste génial, César Manrique. Il protégea même les volcans, comme ce parc national de Timanfaya aux paysages quasi lunaires.

L’« île aux volcans », la plus ancienne des Canaries (23 millions d’années), tient une place originale dans l’archipel. Elle a obtenu en 1993 le titre de réserve de biosphère par l’Unesco, validant le choix d’un développement économique durable et de la préservation de l’environnement et des ressources naturelles de l’île. Dotée d’un climat exceptionnellement doux malgré la proximité de l’Afrique, Lanzarote dévoile de spectaculaires champs de lave figée, des panoramas époustouflants et de superbes plages ! On y découvre aussi un paysage agricole unique, l’aridité du sol volcanique ayant obligé les paysans à vivre avec le déficit de pluie, et à imaginer des formes de cultures adaptées.

L’île possède aussi une identité culturelle vraiment particulière, grâce notamment aux œuvres d’un artiste génial et visionnaire : César Manrique... En accord avec le gouvernement local, il parvint à imposer non seulement la sauvegarde de l’architecture rurale et populaire traditionnelle, mais aussi à la prescrire dans toutes les constructions nouvelles. Résultat : des petites villes blanches idéales, sans trop de dérives bétonnières ou inesthétiques, en symbiose totale avec des paysages de rêve... Au milieu de tout cela, des créations artistiques exceptionnelles, littéralement fondues dans la nature.

ñ Vol NICE 07h00-> 9H05 Madrid 11h25 -> LANZAROTE 13H05(6h de voyage) Ž Location voiture 5 jours aéroport H Hébergement Casa en San Bartolomé - Maison -1/5 nuits ‚Visite : San Bartolomé à pied + Casa Museo Monumento Campesino+ balade dans les vignes direction la Geria J1 – Jeudi 3 mai

i Casa Museo Monumento Campesino Construit par l'une des personnalités phares de Lanzarote, César Manrique, le Monumento del Campesino est un hommage au travail laborieux des habitants de Lanzarote. Sur ces terres arides, couvertes des sombres cendres volcaniques se dresse le monument à la Fécondité imaginé par l'artiste, natif et amoureux de l'île. La sculpture a été réalisée en 1968 à partir d'anciens containers d'eau de voiliers et de divers objets peints, assemblés entre eux. L'œuvre s'élève sur 15 mètres dans le ciel canarien. Juste à côté du monument, la Casa-Muséo que l'on traduira par Maison-Musée du Paysan regroupe un ensemble de bâtiments articulés autour d'une place ouverte, dans la plus pure tradition de Lanzarote. Murs de chaux immaculée, volets verts, et palmiers : voilà le décor d'une grande sobriété et à la fois d'une rare beauté. L'ensemble abrite l'intérieur d'une maison traditionnelle de Lanzarote et présente les métiers typiques de l'île (cordonnerie, tissage, poterie, viticulture, presse à vin). D'autres annexes ont été rajoutées comme une salle de réception pour les manifestations folkloriques et un point de vente de produits locaux. Ces extensions ont été creusées à l'intérieur d'une ancienne carrière d'extraction de pierres. Un passage aménagé laisse voir à nu la lave séchée. On y trouve également un excellent restaurant dédié à la gastronomie canarienne, où il est possible de goûter les fameuses " papas " (petites pommes de terre servies en robe de chambre et avec la sauce typique, le mojo verde ou rojo), accompagnées d'une viande de lapin et d'un verre de vin local.

i Le gofio Hérité des Guanches, les premiers habitants de Tenerife, le gofio (ou Gaudes en français) a gagné sa place parmi les piliers de l'alimentation aux Canaries. Il consiste en une farine de céréales grillées dont il existe différentes variétés et qui est remarquable en raison de son goût et de ses bienfaits pour la santé. Il accompagne habituellement des potages mais on le mange aussi avec du lait au petit-déjeuner, en escaldón, si on le mélange avec du bouillon de poisson, ou à l'apéritif, ou pétri avec du miel et des amandes pour le déguster en dessert ou en mousses. On trouve donc cet ingrédient entièrement naturel dans pratiquement toutes les maisons des Canaries. Sa couleur, dans les tons beiges et jaunes, varie selon s'il a été élaboré à base de maïs ou de blé ou en grillant les différentes céréales. Son délicieux arôme, sec et intense, caractérise les moulins traditionnels dans lesquels les céréales sont grillées et moulues, et qui existent encore sur l'île. S'agissant d'un aliment consommé par les aborigènes de Tenerife, il est aussi un symbole de l'identité de l'île pour la plupart de ses habitants. Ses bienfaits nutritionnels furent essentiels à la survie de la population durant les périodes de famine correspondant aux étapes les plus difficiles de l'histoire des Canaries.

i La culture du vin Le vignoble de Lanzarote est connu pour sa technique de plantation qui tire parti de la roche volcanique : on creuse une dépression circulaire remplie de cendre, dont le milieu accueillera le cep de vigne et les pentes recueilleront l'eau de pluie et la rosée; puis, sur le côté d'où souffle le vent, on élève un muret de pierres crues en demi-lune pour protéger la vigne. Le résultat est un paysage singulier, évoquant des écailles grises (la cendre volcanique) portant chacune un liseré clair (le muret coupe-vent, dit soco ou goro) autour d'une tache verte, le cep de vigne.

i La culture de l'aloe-vera Le climat de Lanzarote convient parfaitement à cette plante épineuse qui vit dans le désert. L'intérieur des feuilles contient un gel gluant très riche en vitamines, minéraux et acides aminés qui aurait de nombreuses vertus l'aloe-vera prendrait un soin tout particulier de la peau ce qui en fait un produit cosmétique hors pair ! La commercialisation de ce cactus se fait sous différentes formes : crème, savon, shampooing, boisson, etc., produits que l'on peut trouver dans les quelques points de vente souvent placés à côté des plantations. En se rendant dans un magasin tenu directement par un producteur, les tarifs seront moins chers qu'ailleurs. Ž voiture de location Prando 1 cratère Corona (14 km, 450 D, 4H) avec pluie au sommet + grand tour avec vue panoramique sur la playa de Farama et sur l’île de la Graciosa ‚Visite : Cueva de los verdes + balade dans les vignes direction la Geria H Hébergement Casa en San Bartolomé - Maison -2/5 nuits J2 – vendredi 4 mai

i Le Volcan de la Corona Le haut du volcan de la Corona offre une magnifique vue panoramique du Nord de l'île. Plusieurs itinéraires de randonnée permettent d'atteindre le sommet qui se trouve à presque 600 m d'altitude. Les sentiers qui arpentent son flanc Nord apportent l'avantage de traverser une grande zone où sont cultivées les vignes de l'île à la méthode locale. En prenant de l'altitude, la vue sur le vignoble est magnifique

i La Cueva de Los Verdes Peut être traduit par la Grotte des Verts, est un tunnel de lave qui a pour origine d’importantes éruptions du volcan Monte de la Corona il y a 3000 à 4500 ans. Le tunnel s'est vidé puis refroidit et constitue maintenant une grotte d’environ deux kilomètres de long qui possède des aspects géologiques et historiques de grand intérêt. La grotte a par la suite été utilisée par les anciens Majos Guanches (aborigènes des Canaris) comme refuge contre les attaques de corsaires qui ravageaient périodiquement l’île. Il se visite aujourd'hui en toute sécurité puisqu'il n'y a aucune activité volcanique en cours. Le site est aménagé sur une profondeur d'environ 500 m et un éclairage ainsi que des escaliers facilitent la visite. Durant la visite, une surprise attend le visiteur... J3 – samedi 5 mai Ž voiture de location ‚vVisite dans le parc de Timanfaya : Chameaux + tour en Bus pour visiter les montagnes de feu + démonstrations volcaniques + restaurant El Diablo PRando 2 -Caldera Blanca (11 km, 400 D+et-) au départ de Mancha Blanca ‚Visite : La Géria et Bodega H Hébergement Casa en San Bartolomé - Maison -3/5 nuits

i Parc national de Timanfaya Le parc regroupe les plus beaux cônes volcaniques de l'île. Il renferme, sur une superficie de 51 km², environ 25 volcans (les plus connus :Montaña de Fuego, la Caldera del Corazoncillo et la Montaña Rajada), éteints en apparence, les dernières activités volcaniques de l'île datant de 1824. Par endroit, à seulement quelques mètres de profondeur, la température peut atteindre plus de 500°C Timanfaya a été déclaré Parc National le 9 août 1974. Ces paysages lunaires, quelque peusurréalistes, sont ceux que l’on voit partout quand on évoque l’île. Leur beauté est saisissante et s’étend sur des kilomètres, reflétant unelarge palette de couleurs selon le moment de la journée, selon le temps ensoleillé ou nuageux.

i Las montañas del Fuego Nées dans les violentes éruptions volcaniques qui ont secoué le sud de Lanzarote entre 1730 et 1736, elles sont à l’origine du Parc national de Timanfaya. L’activité volcanique est toujours présente et il existe des points de chaleur qui atteignent 120 ºC en surface et 600 ºC à 13 mètres de profondeur. L’accès à ce site exceptionnel est réglementé et limité afin de le préserver. Le parc est totalement interdit à pied comme en voiture. Manrique est revenu apposer sa signature en concevant un espace dans lequel cohabitent de façon harmonieuse l’art, l’homme et la nature. La visite se fait dans un bus spécialement conçu pour parcourir « La Route des Volcans » sur 14 kilomètres et en 45 minutes environ, route dessinée par Manrique de telle sort qu’on ne la voit pas le long du parcours Il a conçu également le restaurant El Diablo pour donner vie à ce désert. Le four utilise la chaleur naturelle que donne la terre pour préparer des plats uniques. La chaleur, extrême, remonte jusqu’à la surface et se reflète au travers d’expériences inoubliables qui émerveilleront les visiteurs. Les Montagnes de feu possèdent la beauté de la désolation et offrent une symphonie de couleurs ocre qui ne laisse jamais indifférent le spectateur, rendu humble devant une œuvre d’art imposante et vivante

i Caldera Blanca La Caldera Blanca est l'un des cratères les plus spectaculaires du Parc Naturel. Son cône volcanique très clair se voit de loin, la majorité des autres cônes étant bien plus foncés. Le diamètre de la caldera est d'environ 1,2 km. Il existe plusieurs itinéraires pour s'y rendre mais le plus simple et le plus court est celui qui part du village de Mancha Blanca il faut prendre la piste qui mène 700 m plus loin à un parking . 2,5 km de marche sont alors nécessaires pour atteindre le volcan et ceux qui le souhaitent pourront grimper au sommet.

i La Geria La région de La Geria jouxte le Parc Naturel Los Volcanes. Une belle route traverse un étonnant paysage volcanique, partiellement façonné par la main de l'homme. Ici, au milieu des plaines de lapilli, on aperçoit des murets de pierres volcaniques, disposés en demi-lune. Au centre de chaque muret un pied de vigne a été planté. Ce cep est ainsi protégé du vent. Parfois, il n'y a pas de murets le cep de vigne est alors placé dans un trou creusé par l'homme. L'homme a réussi à produire du raisin dans cet environnement minéral hostile. Il fait ainsi de Lanzarote une région vinicole où l'on peut déguster du bon vin ! Ž voiture de location ‚Visite : Téguise (château+ marché) + Haria + Jardin de cactus + Fondation Manrique à Tahiche H Hébergement Casa en San Bartolomé - Maison - 4/5 nuits J4 – dimanche 6 mai

i Teguise La plus séduisante bourgade de Lanzarote ; un charme réel, une architecture ancienne homogène et protégée, une riche offre culturelle Egalement nommé La Villa de Teguise, Teguise est un très beau village canarien très prisé des touristes. Comme presque partout à Lanzarote, les maisons sont blanches. S'y promener est vraiment agréable et les restaurants sont nombreux pour la pause déjeuner ou le dîner

i Haria Haría est situé dans l'envoûtante vallée de Las Mil Palmeras (la vallée des Mille Palmiers), l'une des meilleures palmeraies autochtones des Îles Canaries. En suivant la route qui pénètre dans les montagnes, on peut apercevoir une oasis au milieu de la géologie pure de l'île : des terres vertes et des cultures parsemées sur la couleur blanche de l'architecture populaire de l'île. Haría repose à l'ombre d'un mystérieux volcan de la Corona, bercé par la tranquillité d'un paysage rural de grand intérêt.

i Le Jardin de cactus Cet incroyable jardin botanique est l’une des dernières œuvres de César Manrique et se trouve dans une ancienne carrière de picón (cailloutis volcaniques), . Le parc dispose de plus de 1400 espèces différentes de cactus et un total d’environ 9600 cactus. Ce qui remarquable est la parfaite harmonie dans la situation et la distribution des ressources naturelles avec les éléments typiques du paysage insulaire. À noter également l’excellente conservation des moulins à vent construits à partir de cendres volcaniques très compactes. Superbe exemple de l’application du concept « art-nature »

i La Fondation César Manrique Cette fondation a été créée en 1982 par César Manrique (et un groupe d'amis) cet artiste, à la fois peintre, architecte et sculpteur, a su mettre en avant l'île de Lanzarote dans ses œuvres. Aujourd'hui, la fondation se trouve dans la maison de Manrique qui fait office de Musée des Arts. Les bâtiments utilisent la roche volcanique noire pour mettre en valeurs les objets d'arts qu'ils contiennent. La demeure de Manrique, construite en 1966 sur l’une des plus belles coulées de lave percée de 5 bulles volcaniques, avec salons, terrasses et jardins ; alliance d’éléments architecturaux et naturels

Ž voiture de location PRando 3 -Salinas de Janubio via los Hervideros jusqu’à El Golfo, retour par chemin (15 km, 200D+et-) + visite de playa Blanca en voiture H Hébergement Casa en San Bartolomé - Maison -5/5 nuits J5 – lundi 7 mai

i Las Salinas de Janubio Les Salinas de Janubio sont des marais salants qui se trouvent au niveau de la Caleta de Janubio, sur la côte sud-ouest de l’île. Ressemblant à un patchwork géant avec des rectangles remplis d'eau, d'autres secs et d'autres recouverts par une couche de sel, le tout donnant sur la mer en toile de fond, ils offrent une image de carte postale parmi les plus belles de Lanzarote. Cette grande crique s’est formée entre les années 1730 et 1736 après des éruptions volcaniques qui l’ont isolée de la mer par un banc de sable et créant de la sorte un bassin intérieur. C’est ce bassin alimenté par les eaux de mer qui, aujourd’hui, permet la production du sel, la plus importante de toutes les îles Canaries.Les marais salants ont été construits en 1895. Avant cela, des produits telles que le blé, le maïs ou le seigle y étaient cultivés.

i Los Hervideros Il s'agit de cavités creusées par la mer dans la roche volcanique. Le site est aménagé et de petits sentiers facilitent l'approche des cavités : on peut alors facilement observer le spectacle très impressionnant des vagues qui s'y engouffrent !

i El Golfo El Golfo est situé dans la région de Yaiza, dans l'ouest de Lanzarote, et il fait partie du Parc Naturel des Volcans. Il s’agit d’un cratère qui se trouve au niveau de la mer duquel il ne reste que la moitié, avec un lac aux eaux de couleur verte à l’intérieur. La couleur verte du lac est due à la présence d’organismes végétaux en superficie. Ce lac a été déclaré Réserve Naturelle, c’est pourquoi la baignade y est interdite. La côte est riche en roches volcaniques aux formes spectaculaires et aux couleurs noires, rouges et jaunes. La mer passe à travers ce cratère et forme une jolie plage noire qui contraste avec la couleur verte du lac. Une plage de sable noir est située juste en face de la lagune, mais prudence car les vagues y sont souvent fortes ! El Golfo est également le nom du petit village situé au Nord du cratère.

En forme de cœur, La Palma est une très belle île à la végétation luxuriante et verdoyante, évoquant un peu Madère. Elle possède des villages authentiques, des volcans, des sites naturels, des bananeraies, un vin délicieux... Une simple escapade sur cette île serait une erreur car elle peut constituer un voyage à part entière. Son paysage rocailleux et boisé est parsemé de volcans comme Teneguía et Cumbre Vieja. La capitale de l'île, Santa Cruz de la Palma, est une ville portuaire dotée d'étroites rues pavées et de maisons avec balcon en bois. Le parc national de la Caldera de Taburiente comprend une vaste formation en cratère, et son terrain est couvert de forêts de pins, où se nichent des cascades. Superficie : 708,3 km² Ž Restitution voiture de location ñ Vol Binter : Lanzarote 12H00-> 12H45 Grande Canarie 16H00 ->LA PALMA ->16h50 v Bus aéroport - Santa Cruz La Palma H Hébergement Apartemento Clasico, Santa Cruz de la Palma -3 chambres-1/2 nuits J6 – mardi 8 mai

i Santa Cruz de la Palma Santa Cruz de La Palma est la capitale de l'île de La Palma, aux Canaries espagnoles. Elle est réputée pour son architecture vieille de plusieurs siècles, ses rues pavées et son port animé. Un ancien couvent abrite le musée insulaire de La Palma, qui propose une collection d'art et des expositions sur l'histoire naturelle et l'ethnographie. Le musée maritime est une reproduction du bateau de Christophe Colomb du XVe siècle, le Santa Maria. L'avenida Maritima: les maisons aux balcons canariens typiques. Ceux à 2 étages ne se rencontrent plus guère qu’ à Santa Cruz, dans cette rue en front de mer. ; Žaller taxiSC La Palma -> départ rando : 25 kms PRando 4-Traversée - ruta Los Volcanos (18 km, 900 D+,1500 D-) v retour Bus 201 de Fuencaliente -> SC La Palma ŽLouer voiture 4 jours aéroport (Céline et Jacques) H Hébergement Apartemento Clasico, Santa Cruz de la Palma -3 chambres-2/2 nuits J7 – mercredi 9 mai

i Ruta de los Volcanos Situé entre les villes du centre et du Sud de l'île, le parcours de los Volcanes offre un trekking naturel le long de ce qui fût à l'époque une importante voie de communication. Ce chemin, aménagé et signalisé, traverse le Parc Naturel de Cumbre Vieja. Avec une végétation rare et des pentes d'exigence élevée entre les volcans, nous vous recommandons de prévoir des vêtements adaptés ainsi que de l'eau et des provisions pour ce sentier qui dure environ cinq heures. Avec une longueur de 17,5 kilomètres, l'itinéraire du parcours de los Volcanes a une dénivellation de 1 207 mètres. Son parcours naturel oscille entre les 725 mètres d'altitude minimale à Fuencaliente et les 1 932 mètres maximaux qu'il atteint sur la crête du sommet. Le trekking permet de contempler les deux versants de l'île et, avec un peu de chance, des espèces animales endémiques comme la corneille et la buse.

i Transvulcania Un des courses de longue distance de montagne les plus difficiles au monde. Créée 2009, elle se déroule au mois de mai et de nombreux coureurs de tous pays y participent. La course rejoint notamment le point culminant de l'île, le Roque de los Muchachos, à 2 426 mètres. Si l'ultra-marathon est le format le plus connu, la Transvulcania accueille d'autres courses de longueur et dénivelé variable. - Ultramarathon : 74 km avec 4 400 m D+ et 4 000 m D- (distance établie en 2014) - Marathon : 45 km avec 1 900 m D+ et 3 300 m D- - Semi-marathon : 24 km avec 2 097m D+ et 689 m D+ - Kilomètre vertical : 7,6 km et 1200m D+ Ž voiture de location -SC La Palma - ruta de la Cresteria: 25 kms PRando 5-Traversée - Pico de la Nieve - Roque de los Muchachos (15 km, 500m D- 1000m D+) Ž 2 groupes et échange clé voiture au milieu Ž voiture de location Retour sur Tazacorte = 55 kms depuis l’observatoire, conduite Céline sur route très sinueuse HCity house, Tazacorte - 2 chambres -1/2 nuits J8 – jeudi 10 mai

i Parc National et Caldera de Taburiente La Caldeira, une fente qui atteint 7 km dans sa plus grande largeur, constitue les restes d'un stratovolcan effondré. La dépression qui forme la Caldeira se situe entre 600 et 900 mètres au-dessus du niveau de la mer, tandis que la crête formant le cercle rocheux qui l'entoure atteint 2 424 mètres à son point culminant, (Roque de los Muchachos). C'est là que se trouve l'observatoire du Roque de los Muchachos. Elle est recouverte de forêts denses de pin canarien et sillonnée par de profonds ravins Partiellement incluse dans le Parque Nacional de la Caldera de Taburiente, elle a été déclaré Parc Naturel en 1954 et Réserve mondiale de la Biosphère de l’UNESCO en 2002 . Ici, la nature garde un précieux trésor de diverté géologique mais aussi biologique.

i Roque de los Muchachos L'un des rebords de la caldeira, le Roque de los Muchachos, constitue le point culminant de La Palma avec 2 426 mètres d'altitude. Depuis ce sommet, il est possible de voir l'ensemble de l'île de La Palma et en particulier la caldeira de Taburiente, ainsi que les îles de Tenerife, El Hierro et La Gomera.

i Observatoire du Roque de los Muchachos Il a été inauguré par le roi et la reine d'Espagne en 1985 et appartient à l'Institut d'astrophysique des Canaries (IAC). C’est l'un des meilleurs lieux du monde pour observer les étoiles. Un ciel net grâce à un écran naturel de nuages : El Roque de los Muchachos affiche l'un des cieux les plus nets de la planète grâce à sa qualité environnementale et à des caractéristiques physiques particulières. La position de l'île au milieu de l'Océan Atlantique et son climat particulier provoquent une formation de nuage entre mille et deux mille mètres d'altitudes. Ces facteurs naturels font que les nuages créent un miroir naturel et empêchent que la pollution lumineuse des villes côtières rende difficile l'observation nocturne des étoiles. De nombreux télescopes y sont installés, le fleuron est le Gran Tecan, un télescope géant de 10,4 m de diamètre. On y étudie aussi les sursauts gamma avec le Major Atmospheric Gamma-ray Imaging Cherenkov Telescope (MAGIC) qui sera bientôt épaulé par le CTA (Cherenkov Telescope Array). C’est là que Miguel Claro s’est rendu pour réaliser ce panorama de la voie lactée (un assemblage de plusieurs clichés), sous l’un des ciels les plus noirs de la planète. Ž voiture de locationTazacorte -> Fuencaliente PRando 6- Traversée – Fuencaliente + Volcan Teneguia + Faro et Salinas + au retour Volcan San Antonio (12 km, 800m D-) v retour Bus 500 Faro -> Fuencaliente Ž voiture de locationRetour – Tazacorte (Céline) HCity house, Tazacorte- 2 chambres -2/2 nuits J9 – vendredi 11 mai

i Volcan Teneguia La dernière éruption volcanique à la surface des Canaries En 1971, le volcan Teneguia a fait la une des journaux du monde entier en s'ouvrant, des milliers de mètres cube de magma incandescent surgissant de ses entrailles. L’éruption a couvert de lave et de gravillon volcanique une parte importante de l'extrême sud de l'île de la Palma. Pour préserver les laves vierges du volcan Teneguia ainsi que son compagnon du XVIIIème siècle le volcan San Antonio, on l'a déclaré Monument Naturel.

i Les salines de Fuencaliente Les salines, ont été classés Site d'Intérêt Scientifique car se posent de nombreux oiseaux migrateurs. Ici, la terre, l'eau et l'air s'allient pour faire des salines de Fuencaliente un paysage humain d'une valeur immense, où les contrastes entre le blanc du sel, le noir de la terre volcanique et le bleu de la mer composent un cadre d'une grande beauté. L'eau de l'océan coule entre la pierre et la boue, formant un labyrinthe où le soleil l'évapore et condense le niveau de salinité. Se produisent alors de magnifiques effets de couleur, allant du jaune au bleu, en passant par le rose. Les petits cristaux brillent et sont collectés de manière artisanale, formant des pyramides qui sont ensuite séchées par l'air.

i Volcan San Antonio Le centre des visiteurs du Volcan de San Antonio, propose une fascinante histoire volcanique de l’île et permet de sentir la chaleur du volcan. Un sentier monte au volcan San Antonio, et permet d’apprécier la vue magnifique de la partie la plus jeune de l'Espagne, provoquée par la dernière éruption de 1971. On y admire la beauté du Volcan Teneguía, le sentier vertigineux qui couronne sa cime, les étendues de Fuencaliente, et le GR-131 qui mène aux salines et au phare de Fuencaliente.

Ž voiture de location :allerTazacorte -> Los Tilos (24 km) PRando 7 - Bosque de Los Tilos- (PR LP 6 Casa del Monte - Marcos y Cordero - Los Tilos) (20 km, 1600 D) Ž voiture de location : retour Los Tilios à San Andres y Sauces (6 km) H Las Lonjas/ San Andres y Sauces – Maison - 1/1 nuit J10 – samedi 12 mai

i Forêt primitive de Los Tilos La forêt de Los Tilos (Les Tilleuls) est une explosion de biodiversité et de vert qui charme au premier coup d'oeil. Une jungle inoffensive et tranquille qui regorge de mousse, de silence et de l'odeur de l’épais feuillage frais. Los Tilos est l'un des rares bastions de laurisilva du monde, une forêt primitive et touffue d'arbres à grandes feuilles qui prolifèrent sur la planète depuis des millions d'années. Los Tilos a donc été déclaré Réserve de la Biosphère de l'UNESCO en 2002, une protection qui aujourd'hui recouvre toute l'île de La Palma. La route se termine près du centre des visites qui offre des salles à thème, des projections de vidéos et une cafétéria.

i Les Sources de Marcos et de Cordero - un trekking à la recherche des origines de l'eau La randonnée débute sur le parking proche du Centro de Visitantes. On emprunte une piste forestière sur 3km. Après avoir franchi un petit tunnel on traverse le pont qui franchit le Barranco del Agua. On attaque ensuite la montée de 1400m dans la forêt regorgeant de pins canariens touffu et de végétation autochtone (laurisilva) Il sillonne au fond du lit du torrent Barranco Rivero, ( le terrain est parfois technique mais magnifique) Après une ultime montée pour sortie du barranco, on découvre les sources de Cordero ! Le sentier suit le canal qui collecte les eaux des sources puis le bruit de l’eau qui coule se fait de plus en plus entendre ce sont les sources de Marcos qui dévalent la pente. L’itinéraire suit maintenant plus ou moins une ligne de niveau et devient assez surprenant avec le passage de 13 tunnels entre 50 et 350 mètres de long. C’est assez incroyable ! N’oubliez pas d’emporter une frontale ou une lampe de poche, c’est utile ! Autre élément important : embarquez une veste imperméable, le 12ième tunnel ouvre une véritable douche ! Arrivé à la Casa del Monte, Il faut prendre un sentier ‘prohibido’ pour aborder une descente parfois technique et équipée de corde à certains endroits, attention ça glisse un peu ! On retrouve ensuite notre une piste forestière du début de la rando

Ž voiture location San Andres y Sauces -> Santa Cruz La Palma Žrestitution voiture location au port J Ferry Naviera – Santa Cruz La Palma -> San Sebastian La Gomera HPension Colon – San Sebastian de la Gomera– 3 chambres - 1/2 nuits J11 – dimanche 13 mai

La Gomera est l’une des plus petites îles de l’archipel, après El Hierro. La richesse de sa flore fera le bonheur des amoureux de nature. La Gomera est, de plus, préservée du tourisme car elle n’a que très peu de plages. Les lieux sont restés sauvages et c’est un vrai bonheur d’y randonner. Les ravins qui se lancent à la mer, les vallées couvertes de palmiers verts, les plages de sable noir et d'eaux cristallines, des bois touffus millénaires avec des sources qui vous invitent à vous rafraîchir... Un ensemble naturel qui conforme une Réserve de la Biosphère avec des espèces déjà disparues ailleurs dans le monde. La partie la plus exceptionnelle de l'île est constituée par le parc national de Garajonay, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. La Gomera dispose de 17 espaces protégés qui occupent un tiers de l'île, de forme circulaire (environ 25 km par 25 km en longueur et en largeur). La Gomera culmine à près de 1 500 mètres d'altitude Exterminé ailleurs aux Canaries durant la conquête espagnole, les Guanches ont mieux résisté à La Goméra, et on retrouve encore aujourd'hui cet esprit rebelle chez les habitants La Gomera est surnommée Isla Colombina – Ile de Colomb. Car c'est à La Gomera que Christophe Colomb fit sa dernière escale avant de découvrir l'Amérique en 1492 !

i Climat Baignée par les alizés, le climat de l’île de La Gomera répond à variantes modérées subtropicales. En raison de sa géographie complexe, l’île contient plusieurs microclimats en fonction de la pente. Dans le nord, exposé au vent des alizés, on trouve un climat où l’humidité s’élève. En raison de l’altitude des montagnes, la vapeur de pluie se condense en créant une forêt verte intacte depuis des milliers d’années (Parc national de Garajonay). La température est donc inférieure de celle du sud, où les vents font monter la température. Le climat y est beaucoup plus chaud et ensoleillé pendant la plupart de l’année. Par conséquent, le climat de l’île de La Gomera, avec peu de fluctuations, présente une température moyenne de 22 degrés pendant toute l’année.

i SIlbo (le sifflement en espagnol) C'est le langage aborigène de l'île déclaré Patrimoine Culturel Immatériel de l'Humanité par l'UNESCO. Encore aujourd'hui vous pourrez communiquer avec des sifflements. Il est enseigné à l'école.

Ž Taxi San Sebastian -> ? PRando 8 - ? à La Hermigua (18km 950D+ et 1200D-) v retour Bus – La Hermigua ->San Sebastian HPension Colon – San Sebastian de la Gomera– 3 chambres - 1/2 nuits J12 – lundi 14 mai

i San Sebastian Le port d’entrée de l’île est également sa capitale. Moteur économique et culturel de La Gomera, il est aussi connu pour son passé historique. Le séjour de Christophe Colomb qui a pris ce port comme dernier point de départ pour la découverte de l’Amérique a fait de San Sebastian une place unique dans les îles Canaries. Comme monuments historiques, il faut souligner la Torre del Conde (La Tour du Comte), une forteresse médiévale et le plus ancien bâtiment conservé dans les îles, ainsi comme Nuestra Senora de La Asuncion (Notre-Dame de l’Assomption), un vrai musée d’art religieux, avec de chef d’œuvres du XVIe au XIXe siècle. La Casa de la Aguada, avec son puits où la légende dit que Christophe Colomb a pris d’ici l’eau avec laquelle il a baptisée le nouveau continent.

Ž Taxi San Sebastian -> Roque Agando PRando 9- Roque Agando à Chipude (10km 500m D+ et 1200D-) HHotel SONIA Chipude -2 Chambres J13 – mardi 15 mai

i Roques de Agando Le rocher d'Agando est un neck (*), symbole de l’ile de la Gomera. Il est le plus important pic d'un groupe appelé simplement « Los Roques ». Situé près du centre de l'île, il s'élève directement au-dessus de la route principale entre la capitale de l'île, San Sebastián de la Gomera, et le parc national de Garajonay. Le sommet n'est pas accessible à pied et l'escalade est interdite car il est dans une zone protégée. (*) Terme anglais signifiant « cou »= relief volcanique résiduel en forme de pointe de grande dimension. Il correspond à une ancienne cheminée volcanique qui s'est solidifiée, par remplissage ou comblement vertical de matériel à la fin d'une éruption, et qui a été ensuite dégagée par l'érosion. Cette structure de lave solidifiée résiste mieux à l'érosion que les matériaux d'éjection qui l'entourent. Une fois le cône érodé, il reste une aiguille qui est la relique d'un cône disparu

i Chipude Chipude est un village de montagne à une altitude d’environ 700 mètres. Son église de Notre-Dame de la Candelaria du XVIe siècle et l’une des plus anciennes de l’île. Le monument naturel de La Fortaleza (la forteresse) s'élève de l´autre côté du ravin. Cette colline ressemble à la montagne de la Table en Afrique du Sud ! De nombreux Guanches s'y réfugièrent avant d'être massacré par les Espagnols. La mesa mystique cache un autre témoignage de l’installation précoce du plateau fertile. A son sommet il y a un site archéologique, des spirales de pierre d’origine inconnue, mais très probablement un lieu rituel. Ž Taxi San Sebastian -> Roque Agando PRando 10- Chipude-via foret El Cedro- Hermigua (22 km 550m D+ et 1580m D-) HApartamentos Playa Santa Catalina, Hermigua - Appartement - 3 chambres J14 – mercredi 16 mai

i Fôret El Cedreo Le Bosque del Cedro est une forêt humide fait partie du Parc national de Garajonay

i Laurisilva- parc de GaraJonay Le Parc national de Garajonay est classé au Patrimoine mondial de l'Unesco. Il est caractérisé par la présence de paysages forestiers étonnants plongés dans la brume que l'on appelle "laurisilva". L'humidité de la vapeur d'eau condensée des sources et de nombreux cours d'eau y favorisent une végétation luxuriante, proche de celle de l'ère tertiaire, qui a presque entièrement disparu d'Europe méridionale en raison des changements climatiques. Cette formation végétale constitue un des meilleurs exemples conservés de ce type d'écosystème unique au monde . La forêt de lauriers couvre quelque 70 % du parc de Garajonay

i Hermigua Hermigua a le meilleur climat au monde, selon le dire de scientifiques étrangers du début du siècle dernier !!!.Niché dans un ravin à perte de vue, il vient finir sur la plage de Santa Catalina, un lieu privilégié où les étendues vertes formées par les bananiers viennent jouer avec le bleu de la mer. Hermigua est située dans la vallée la plus riche en eau de La Gomera. Elle est approvisionnée en eau durant toute l'année par le Rio del Cedro permettant à la commune de vivre essentiellement de l'agriculture. le Parc national de Garajonay, qui se trouve en partie sur le territoire de la commune de Hermigua, se trouve à 6 km à l'est du centre. J15 – jeudi 17 mai PRando 11- Hermigua – Agulo- Mirador de Abrante- centre des visiteurs Juego de bolas -Vallerhermoso (20 km 1000m D+et-) HAparthotel Triana II à Vallehermoso – appartement - 3 chambres

i Agulo Nichée dans une dépression naturelle, est élevée sur une plate-forme qui sert comme balcon sur la mer. L’architecture de la partie vieille ville d’Agulo est l’une des meilleurs préservée des Canaries Agulo était historiquement l’une des municipalités les plus prospères de l’île, étant le premier à avoir de l’eau, l’électricité et de construire un bossoir – une jetée en béton, métal et bois qui a été utilisé pour l’exportation de bananes et de tomates. On peut toujours voir les ruines du bossoir. Ce petit village, apprécié pour son charme et sa beauté, offre une vue précieuse sur l'océan et le Teide, sur l'île voisine de Tenerife.

i Mijador de Abrante En haut du rocher, les visiteurs ne se penchent pas sur le précipice, mais flottent au-dessus de celui-ci. À l'extrémité du mirador se trouve une saillie de sept mètres de long avec un sol en verre soutenant celui qui aura le courage de s'y aventurer comme s'il était suspendu dans l'air pour contempler un paysage rural typique des Îles Canaries. 400 m plus bas, et en absence du nuage, on distingue la petite vallée de Agulo, avec ses grappes de maisons et ses terrasses agricoles, encaissée entre les rochers presque verticaux et ouverte sur l'océan atlantique. i Vallehermoso Le centre historique de Vallehermoso comporte des exemples intéressants d´architecture traditionnelle, la plus remarquable étant l’Église de San Juan Bautista, un bel exemple d’architecture néo-gothique achevée au début du XXe siècle. À l’embouchure de ses gorges abruptes, se trouve une station balnéaire avec des piscines équipées pour le plaisir des locaux et des visiteurs. En raison de son étendue, Vallehermoso compte un grand nombre de hameaux disposés dans ses vallées et gorges où les randonneurs peuvent contempler la beauté de certains endroits moins fréquentés et où le temps semble s’être arrêté.

PRando 12- Vallerhermoso – Valle grand Rey (17 km 1000m D+ et 1300m D-) HJardín del Conde , Valle Gran Rey - appartement - 2 chambres ½ nuit J16 – vendredi 18 mai

i Sirop de palme - Miel de Palma Le sirop de palmier, ou miel de palme, est un sirop édulcorant obtenu à partir de la sève de palmiers. Son appellation de miel provient de l’aspect et du goût de ce sirop qui évoquent un miel d’abeille semi-liquide. Ce sirop est produit dans les Îles Canaries, en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est..Sur la Gomera, il est produit à partir des palmiers Phoenix canariensis. Le procédé d'obtention et de concentration de la sève est similaire au procédé utilisé pour produire le sirop d'érable. La sève, appelée guarapo, est collectée dans des récipients à partir d'incisions pratiquées sur le tronc durant la nuit pour éviter son altération par la chaleur et le soleil. La sève recueillie est récoltée le matin. Le miel de palme contient majoritairement du saccharose (57 %) et en minorité du fructose (1 %) et du glucose (1 %)

i Mirador Manrique Le mirador d'Abrante (véritable balcon sur le Teide), et celui de Palmarejo, aménagé par le célèbre artiste de Lanzarote César Manrique, pour contempler la vallée de Gran Rey. L'endroit abrite un restaurant et une boutique, comme pour chaque réalisation de César Manrique !

i Valle Gran Rey Située dans un grand ravin qui part de Arure, l’ancienne capitale de la municipalité, elle est devenue la principale zone touristique sur l’île de La Gomera. Il débouche sur des plages magnifiques de sable noir et d'eaux bleues. La beauté de ses paysages verts regorgeant de palmiers contraste avec les petites maisons blanches de la ville. J17 – samedi 19 mai ‚Excursion baleines HJardín del Conde , Valle Gran Rey - appartement - 2 chambres 2/2 nuit

i Baleines à la Gomera La Gomera et Tenerife appartiennent aux régions du monde où les activités d’observation des cétacés sont les plus appréciées et offrent une remarquable variété d’espèces. Ici en plein Atlantique devant les côtes de La Gomera, on peut voir des baleines et des dauphins dans leur milieu naturel, avec une probabilité de 90% car vivent toute l’année, en permanence, devant La Gomera. Parmi ceux-ci, on trouve de nombreuses sortes de dauphins comme les grands dauphins, les dauphins tachetés de l’Atlantique, les dauphins à bec étroit et les dauphins communs à bec court. De plus toute une population de baleines-pilote vit de façon permanent aux Canaries.

i Almogrote L’almogrote est une préparation de couleur orangée, dont la texture est proche de celle d'un pâté, réalisée à partir de fromage sec (généralement de chèvre), Le fromage est mélangé avec des poivrons ou des piments, de l'ail et de l'huile d'olive. Il est le plus souvent consommé étalé sur du pain. vbus ligne 1 Valle Gran Rey 8h à San. Sebastian de la Gomera (remontée dans le temps: vallée Grand rey, hipude, forêt) PRando 13- ? – San. Sebastian (6 km 500m D-) J Ferry Naviera San. Sebastian de la Gomera ->Ténerife Los Cristianos HOcean Dreams , Los Cristianos- Auberge de jeunesse - 2 chambres J18 –dimanche 20 mai

Tenerife, la plus grande île, est dominée par le pic du Teide, volcan encore actif et parfois enneigé, qui possède son propre observatoire astronomique et appartient au parc national du Teide.

J19 –lundi 21 mai (férié) Ž voiture location (Céline) de Los Cristianos au Parking Montaña Blanca PRando 14 - Montana Bianca à refugeAltavista à 3200m (10 km, 900m D+) Hrefuge Altavista – prévoir son repas

i Parque Nacional de Las Cañadas del Teide Le parc national du Teide est le plus grand des îles Canaries. Un paysage unique de cratères, volcans et fleuves de lave pétrifiée qui entourent l'impressionnante silhouette du volcan Teide, qui se dresse jusqu'à 3 718 m d'altitude. L’unique route traverse le parc est équipée de nombreux miradors qui permettent de composer une vue panoramique complète et centres de visiteurs expliquent les secrets de cette zone volcanique. Un réseau de sentiers bien fourni pour les randonneurs qui souhaitent pénétrer dans le parc et accéder au refuge d'Altavista à 3 270 mètres d'altitude.

En 2007 l'UNESCO, a classé le parc national du Teide, patrimoine naturel de l'humanité car c'est « l'un des lieux les plus riches et les plus variés en succession de paysages volcaniques et spectacularité de valeurs naturelles du monde entier »…

i Le volcan Teide Le Teide est la troisième structure volcanique la plus haute et volumineuse de la planète, derrière le Mauna loa et Mauna kea à Hawaï, et le plus haut sommet des îles Canaries et de toute l'Espagne. Sa formation commença il y a 170 000 ans après un gigantesque glissement de l'édifice volcanique précédent, encore plus grand que l'actuel. C'est ainsi que se forma la caldera de Las Cañadas, dont nous ne pouvons voir aujourd'hui qu'une partie de la paroi qui, lorsque le Teide grandit à l'intérieur, se remplit de ses matières. Les strates volcaniques augmentent car les éruptions de lave successives, de plus en plus visqueuses, se superposent. Au cours des 20 000 dernières années, la plupart des éruptions (Montaña Blanca, Pico Cabras, etc.) se sont produites autour de la base du Teide, car il est très difficile que la lave surgisse à une hauteur plus élevée depuis son sommet. Le Teide, de par son altitude imposante, fut considéré pendant l'époque d'expansion européenne, comme la montagne la plus haute du monde, étant donné qu'il était utilisé comme phare dans la navigation sur l'Océan Atlantique vers le sud, par des navigateurs aussi bien espagnols, que portugais ou britanniques.

Selon les croyances des aborigènes canariens (Guanches), Guayota, le roi du mal, le démon, vivait à l'intérieur du Teide (l'enfer), et il enleva le dieu Magec (dieu de la lumière et du soleil), et l'emmena avec lui à l'intérieur du Teide. Les Guanches demandèrent grâce à Achamán, leur dieu suprême, qui parvint à vaincre Guayota, à sortir Magec des entrailles du Teide et à boucher son cratère. On dit que le bouchon que mit Achamán est le dernier cône du volcan, de couleur blanchâtre, qui couronne le Teide.

PRando 15 - refugeAltavista à 6h – mont Teide (3718m) – Pico Viejo – Canada Bianca – Parador del Turismo (15 km, 500m D+ 1800m D- ) Ž voiture location (Céline)du Parking Montaña Blanca à Puerto de la Cruz HHotel Marte, Puerto de la Cruz-2 chambres avec petit dej

J20 –mardi 22 mai

i Puerto de la Cruz Bien qu'elle soit la plus petite commune de Tenerife, Puerto de la Cruz renferme de nombreux attraits comme sa vieille ville protégée ou sa large promenade du front de mer, idéale pour de longues balades paisibles le long de ses plages de sable volcanique noir. Son climat agréable (entre 22 ºC et 15 ºC) fit d'elle le premier centre touristique des îles Canaries, depuis qu'elle fut qualifiée de destination idéale au XIXe siècle. L’immense zoo Loro Parque, qui se trouve à l'ouest. Sur le front de mer, Lago Martiánez est un complexe aquatique d'eau salée conçu par l'architecte César Manrique. J21 –mercredi 23 mai Ž voiture location (Céline)de Puerto de la Cruz ‚Visite de La Orotava- musée du Vin Ž restitution voiture location (Céline et Jacques )à l’aéroport – retour en taxi au logement HAuberge de jeunesse- La Laguna- 2 Chambres



i Orotava La Orotava, située au cœur de la vallée du même nom, est l'une des localités les plus jolies de l'île. Le centre historique de la commune est situé à 390 mètres d'altitude et fut déclaré ensemble historique et artistique en 1976. Ses rues sont parsemées d'édifices revêtant un grand intérêt patrimonial et de grande importance pour la commune, dont notamment l'Université européenne des Canaries. Les balcons typiques ornent les façades de ses maisons traditionnelles. Les tapis de fleurs et de terre volcanique, qui sont confectionnés chaque année à durant les célébrations du Corpus Christi, ainsi que sa traditionnelle Semaine sainte, qui est célébrée depuis le XVIIe siècle, sont très connus. Une fois par an, les splendeurs volcaniques de Tenerife prennent l’apparence d’immenses peintures de sables, beautés éphémères qu’il est possible de voir devant la mairie. Des ‘peintres’ se relayent sous une grande bâche pour terminer les tapis de sable à temps. ‘’Il faut en moyenne 45 jours pour réaliser ces peintures de sable volcanique. Toutes les couleurs sont fabriquées à partir de la poudre de terre recueillie au parc du volcan Teide. Le basalte donne le noir, le cuivre donne le vert, l’oxyde fer le rouge, le souffre le jaune… Au total, nous utilisons 1,3 tonne de sable qui a été passé plusieurs fois au tamis avant d’être minutieusement placée sur le sol. C’est un travail de précision ! Rien n’est laissé au hasard et nous dessinons d’abord les lignes du tableau avec de la craie. » ‚Visite de La Laguna Ž Taxi jusqu’àl’aéroport ñVol Tenerife Nord 14h50->18H35 Madrid 21H15 -> Nice 23h05

J22 –jeudi 24 mai

i La laguna La Laguna a servi de modèle architectural pour La Havane (Cuba) et Cartagena de las Indias (Colombie). Elle fut le centre économique et surtout politique de l’île durant plusieurs siècles.Forte d’un prestigieux passé, La Laguna conserve plusieurs dizaines de palais aux façades baroques ou maniéristes, aux balcons de bois ouvragés et aux patios élégants. Le classement par l’Unesco au Patrimoine mondial, en 1999, a définitivement protégé le centre historique.
La Réunion – Traversée de Mafate à pied et Piton de la Fournaise English translation pending
by Corserandos · 2018-08-01 · 43 replies
Des paysages grandioses sur une île très attachante



Bonjour,

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un circuit de 14 jours effectué du 17 au 30 octobre 2010 : Saint-Denis, traversée de Mafate à pied, circuit en voiture de Hell-Bourg au Piton de la Fournaise.

Participants: couple de 55 et 57 ans

Déplacements : quelques trajets effectués par le correspondant local de notre agence et transport de nos bagages, à pied dans Mafate, en voiture de location pour le circuit.

Logements : gîtes réservés par notre agence.

Observations :

C’est la deuxième fois que nous venons à La Réunion. La première année, nous avons fait un tour assez général pour découvrir les trois cirques et le Piton de la Fournaise. Très séduits par l’expérience, nous avons décidé de réitérer l’aventure en faisant cette fois la traversée de Mafate et une découverte plus approfondie du Piton de la Fournaise, rendue impossible la première fois par le mauvais temps.

Traversée de Mafate :

- La traversée de Mafate est réservée à de bons marcheurs avec une bonne condition physique mais ne comporte aucune véritable difficulté technique. Elle est éprouvante mais offre des paysages époustouflants, permet de belles rencontres, et laisse un souvenir impérissable.

- Dans chaque îlet, il y a moyen d’acheter un peu de nourriture et l’eau est potable.

- Il vaut mieux partir tôt le matin et prendre son temps en faisant des haltes le long des rivières ou à de beaux points de vue.

- Il est conseillé de fractionner le repas de midi pour avoir l’occasion de reprendre des forces plusieurs fois au cours de ces longues journées.

- Mieux vaut arriver tôt dans les gîtes pour choisir sa chambre et avoir une douche chaude.

Piton de la Fournaise :

Il faut être très souple quand on visite cette région car la météo y est très capricieuse. Le brouillard et la pluie empêchent souvent de réaliser les visites prévues.

Jour 1 : St-Denis de la Réunion a.m. : - arrivée à St-Denis et installation à l’hôtel. - Visite de la ville et petites courses au supermarché. - Déjeuner au « Jardin de l’Etat » p.m. : - Continuation de la visite en ville. - Nuit à St-Denis.

Arrivée à St-Denis à 10h. Beau temps. 24°. Taxi et installation à notre hôtel. On fait un énorme tour de la ville pendant 4 heures. Malheureusement, c’est dimanche et tout est fermé et peu animé, sauf au « Jardin de l’Etat », joli parc avec de belles espèces d’arbres où les Dionysiens passent leur dimanche en famille. Petit resto où nous déjeunons sur la terrasse. On commence la cure de « bouchons ». On a juste eu le temps de passer au petit marché (fruits et légumes) avant la fermeture.





En sortant du parc, l’avenue de Paris est bordée de quelques belles maisons créoles bourgeoises, ou plutôt de type colonial. C’est le quartier chic du centre-ville.







Sinon, les rues sont assez pittoresques, avec quelques maisons créoles sympas, mais très peu soignées.





Promenade sur le « Branchois », promenade des Anglais locale et rendez-vous des amoureux. On voit de drôles de bestioles sur les rochers dans l’eau, mi-poissons, mi-terriens.

Dans certains quartiers, beaucoup de gens camés ou ivres, parlant tout seul, pas très rassurants mais apparemment inoffensifs. Retour à l’hôtel où on profite du jardin et d’une baignade très rafraichissante. Dîner à l’hôtel « Juliette Dodu », contents de ne pas devoir se déplacer parce qu’on est vraiment très fatigués. Salle à manger un peu tristounette (il fait un peu frais dehors) mais service très agréable et repas correct. On retrouve déjà le gratin de chouchou, un vrai délice. Nuit à l’hôtel « Juliette Dodu », grande maison créole, pleine de charme, minuscule jardin et piscine, chambres confortables mais peu entretenues, pompes extérieures bruyantes et air conditionné pas plus discret.

Jour 2 : Dos d’Ane a.m. : - Route vers Dos d’Ane. - Déjeuner à un food truck. p.m. : - Balade au Cap Noir et Roche Vert Bouteille - Nuit à Dos d’Ane.

Lever à 7h30 pour avoir le temps d’aller faire quelques provisions avant que notre correspondant local, JY, vienne nous chercher à 11h pour nous conduire à Dos d’Ane, point de départ de la randonnée dans le cirque de Mafate. Installation dans notre gîte. Il n’y a plus de magasin à Dos d’Ane et le seul endroit pour manger est un food truck au départ de la balade du Cap Noir et Roche Vert Bouteille. JY nous y conduit et discute longuement avec le tenancier du food truck. La proximité du grand raid de la « Diagonale des Fous » alimente beaucoup les conversations. JY repart avec nos valises qu’il va déposer à Hell-Bourg et nous continuons notre cure de « bouchons » au snack + un délicieux gâteau patate particulièrement onctueux fait par la mère du tenancier. Vers 13h30, départ à pied vers le Cap Noir pour voir la vue sur le Cirque de Mafate et la rivière des Galets. Impressionnant, vertigineux et magnifique. Il fait heureusement très clair, sauf sur certains sommets.



On continue jusqu’à la Roche Vert Bouteille, sorte de petit pain de sucre, ce qui nécessite le passage de quelques échelles, mais pas très impressionnantes. On retrouve les tecs-tecs, oiseaux qui accompagnent les randonneurs, et un superbe pic-pic. Le retour sur la crête se fait malheureusement dans le brouillard, sans aucune vue, ni d’un côté, ni de l’autre. Dommage mais c’est ça aussi La Réunion. 1h45 de marche.







Retour à la camionnette-snack où nous buvons un verre et ne résistons pas cette fois au gâteau coco, pas mal non plus. Les conversations des tables voisines avec le tenancier tournent toujours autour du Grand Raid. Retour au gîte par la route (3/4h). On s’installe dehors, en plein brouillard. Il fait très humide et on ne sait pas très bien où se tenir. Dîner au gîte « Les Acacias », à 19h, comme d’habitude ici. Grande table d’hôte. Repas délicieux (omelette et salade + cailles (la spécialité du patron, ça change du rougaille saucisse !), riz, assortiment de légumes délicieux + bananes frites, ti-ponch coco à l’apéro, rhum arrangé à la fin du repas ! Le patron est venu se joindre à nous à la fin du repas pendant une bonne heure. Un régal ! Le genre de conversation qu’on adore ici et qui fait tout le charme de ce pays. Les allusions aux « zoreilles », les Français de métropole, furent particulièrement savoureuses. Bref, une soirée assez jubilatoire. Des Français nous racontent que dans un des villages de Mafate, on va chercher les enfants en hélicoptère tous les lundis pour les amener à l’école et retour de la même façon le vendredi. Un choix de vie proche de la nature mais qui s’éloigne de plus en plus de l’écologie ! Nuit au gîte « Les Acacias », chambres doubles et dortoirs, douches bien chaudes, literie pas top.

Jour 3 : Mafate – Dos d’Ane à Grand-Place-le-Haut - 1er jour de la traversée de Mafate (6h30 – 7h) - Nuit à Grand-Place-le-Haut.

Lever à 6h45. Grand beau temps. Départ à 8h. Il faut 1/4h pour arriver au départ de la balade en passant par le chemin de croix et l’église. Et nous voilà partis pour cette fameuse traversée de Mafate, un peu mythique … et Mafate, ça veut dire « qui tue » ! Tout un programme !



Et quelle descente ! Sentier étroit, raide, difficile, sécurisé par moment par des mains courantes, passage d’échelle. Dans le bas, superbes points de vue sur les trois vallées de Mafate, Ste-Suzanne, le Bras des Merles et la rivière des Galets qui mène au port.





Fin de la descente à Deux Bras, au bord de la rivière. On est complètement cassés. On était censé descendre en 2h. On en a mis 3 ! C’est vrai que Mafate, ça tue. On se prend un sandwich à 11h15, question de reprendre des forces.



On passe le bras de Ste-Suzanne sur un gué un peu chaotique. On traversera ensuite la rivière des Galets à de multiples reprises sur des gués impeccables. On marche un temps sur une piste et on s’enfonce dans un canyon.



On choisit de monter par le sentier bas, le long de la rivière, plutôt que par le haut qui domine le canyon mais qui est plus long. Au-delà d’un barrage, sous la passerelle du bois d’Oussy et au pied d’une cascade, nous trouvons un grand bassin assez profond où nous nous baignons avec délice. Ça redonne de l’énergie avant de faire la dernière montée jusqu’à Grand Place.



Belle végétation quand on s’écarte de la rivière, énormes agaves. Quand on arrive à un beau point de vue on s’arrête pour manger encore un sandwich et reprendre des forces. En vue de Cayenne, on se croit pratiquement arrivés.



On pense en avoir encore pour ½ h pour arriver à Grand Place. Mais on se rend compte que notre gîte est à Grand-Place-le-Haut et ça grimpe encore méchamment ! C’est même la pire grimpette de la journée et on n’en peut plus. Les sacs pèsent des tonnes et tirent sur les épaules. On met encore 3/4h. Arrivée vers 16h45 à notre gîte. La situation est magnifique mais pourquoi monter jusque-là alors qu’il faut tout redescendre le lendemain ?



Entre 6h30 et 7h de marche aujourd’hui. Bonne douche chaude et installation dans le jardin face à la vue. Dîner au gîte, grandes tables communes. Délicieuse salade + rougaille saucisse, carry porc patate, grains et riz + gâteau aux bananes Nuit au gîte « Le Pavillon », petits pavillons avec dortoirs de 6 à 9, douches chaudes, bar avec terrasse et billard, jolis jardins en terrasses avec vue.
USA - États de Washington et Oregon: un très beau voyage en dehors des circuits traditionnels English translation pending
by Corserandos · 2018-07-29 · 18 replies
Bonjour,

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un très beau circuit de 17 jours effectué du 26 septembre au 12 octobre 2017 : Seattle, Mount Rainier N.P., Mount St Helens N.V.M., Portland, côte ouest, Olympic N.P



Participants: 2 adultes (62 et 64 ans)

Météo : beau temps exceptionnel à Seattle (25°), assez beau pendant le circuit, température très fraîches le matin dans la chaîne des Cascades mais très agréables la journée, exceptionnellement peu humide dans la péninsule Olympic.

Déplacements : transports en commun à Seattle, voiture de location pour le circuit.

Logements : hôtels réservés par internet quelques semaines avant le départ, généralement conformes à nos attentes.

Nos coups de cœur :

- Seattle : la vue depuis Bell Street Pier, le panorama depuis Space Needle, Chihuly Garden & Glass, Pioneer Square. - Mount Rainier N.P. : le loop trail de Carbon River, Reflection Lake, le Skyline Trail. - Mount St Helens : la balade au Spirit Lake, Windy Ridge. - Portland : Pearl District, la vue du Portland Aerial Tram, les food carts. - Côte ouest : Cape Kiwanda, le petit port de Garibaldi et son resto de fish & chips, Hug Point, Cannon Beach, Indian Beach. - Olympic N.P. : le Sam Loop Trail, le Hall of Mosses Trail, le site d’observation des saumons le long de Sol Duc.

Nos déceptions : - Seattle : le Discovery Park - côte ouest : la balade vers Cape Lookout, le Clatsop Trail

Les bonnes surprises : - la météo - la qualité de la nourriture dans les restaurants que nous avons choisis ou qui nous ont été recommandés - la qualité de l’accueil en général.

La mauvaise surprise : le nombre de sans-abris à Seattle, du jamais vu à ce point dans une ville américaine.

Observations : - Nous avions le temps et avons passé 4 ½ jours à Seattle, ce qui est beaucoup. Pour voir l’essentiel, deux jours suffisent en faisant la croisière dans le port, en montant à Space Needle, en visitant Pioneer Square et Queen Anne, et en flânant au Pike Place Market. Pas besoin de voiture, les transports en communs sont nombreux.

- Portland est une belle ville mais sa visite semble un peu redondante après celle de Seattle. Il faut cependant une étape entre Mount St Helens et la côte ouest.

- Nous avons bien pris le temps aussi au Olympic National Park mais il y a moyen de réduire d’un jour. On aurait pu aussi passer une deuxième nuit au Lake Crescent et rayonner à partir de là au lieu de s’arrêter à Forks.

- Au total, ce séjour peut facilement être raccourci de 4 jours.

- A la fin du voyage, on s’est demandé si on n’aurait pas dû faire notre circuit dans l’autre sens car on a commencé par le plus beau, mais c’est peut-être aussi la météo qui nous a amenés à cette réflexion.

Jour 1 : Europe -> Seattle a.m. : - vol vers Seattle - Sky Light Rail pour aller Downtown. Installation dans le quartier de Belltown. p.m. : - Balade en front de mer par Alaskan Way – beau point de vue du Bell Street

Pier (le port, la ville, le Mt Rainier) - Croisière dans le port (Argosy Cruise : City Tour 1h – bonne 1ère approche,

agréable et reposante) - Nuit dans le quartier de Belltown (très central et pratique pour les visites)

Arrivée à Seattle vers 11h. Temps splendide. On voit bien le Mont Rainier, bien enneigé, qui dépasse tout avec ses quelque 4.000 m. On prend le Sky Light Rail pour aller downtown. Nous avons en effet suivi les guides qui recommandent de ne pas s’encombrer d’une voiture à Seattle. Il faut faire des kilomètres à pied jusqu’à la station. Le trajet est fort long jusqu’à Westlake mais pas désagréable du tout. Il faut encore marcher une dizaine de minutes jusqu’à notre hôtel dans le quartier de Belltown, choisi pour sa proximité avec tous les sites de visites et les transports en commun. C’est un quartier qui bouge beaucoup, avec plein de restos et de bars, mais malheureusement en chantier lors de notre visite. Ce qui nous frappe d’emblée, c’est le nombre de sans-abris. On va faire un tour sur le Waterfront. Très beau point de vue sur la ville et ses gratte-ciel, la baie, le port et le Mont Rainier à partir de Bell Street Pier.



On décide de faire un tour en bateau dans la baie (Argosy Cruise, City tour à 14h45, 1h, 25 USD). Les commentaires ne sont pas d’un grand intérêt mais les vues assez plaisantes. C’est une bonne première approche, reposante après le voyage. On aperçoit aussi les montagnes d’Olympic Park. Il paraît que c’est rare de voir le Mont Rainier aussi dégagé à cette époque.









Retour à l’hôtel et dîner au « Local 360 » (bel endroit, branché mais très sympa, bonne cuisine avec produits de proximité). Nuit au Belltown Inn. Chambre moderne, confortable et propre, un peu étriquée à deux quand on a beaucoup de bagages. Accueil particulièrement agréable. Agréable terrasse sur le toit. Pas de petit déjeuner ni de restaurant mais différentes bonnes adresses à proximité. Situation parfaite pour les visites et les transports en commun.

Jour 2 : Seattle a.m. : - South Lake Union : Center for Wooden Boats (bateaux anciens au bord du lac –

endroit plaisant et très paisible) - Space Needle (montée à la tour pour la vue panoramique sur toute la baie et les

montagnes - impressionnant) - Chihuly Garden Glass (sculptures monumentales en verre - étonnant) + déjeuner

à l’agréable restaurant du musée p.m. : - Queen Anne : Counterbalance (maisons victoriennes) & Kerry Park (vue sur

Seattle et Mt Rainier)

- Olympic Sculpture Park pour le coucher du soleil

Comme il n’y a pas de petit-déjeuner à l’hôtel, nous allons le prendre au « Macrina », dans la 1ère avenue, un endroit très réputé pour son pain. Les viennoiseries y sont délicieuses mais ont un prix. Il fait toujours aussi beau et nous décidons donc d’aller voir la vue à la Space Needle. Comme elle n’ouvre qu’à 10h, nous allons attendre l’ouverture en passant par le Center for Wooden Boats au bord de Lake Union. Endroit très paisible avec des bateaux anciens de toutes les tailles, de la barque d’esquimau en peau de phoque au bateau à vapeur, en passant par des superbes voiliers. On voit des hydravions se poser sur le lac, qui est en fait un bras de mer.





Après ce petit tour bien sympathique, il est l’heure d’aller au Seattle Center et à la Space Needle. Ce centre est le site de l’exposition universelle de 1962. Un ascenseur monte en un temps record jusqu’à une plateforme où la vue sur la ville, la chaîne des Cascades, les bras de mer, le port, les monts Olympiques est assez grandiose. Dommage qu’il y ait toujours une petite brume mais le Mont Rainier est de nouveau bien visible, ainsi que Glacier Point et le Mount Baker, tous deux bien enneigés et dépassant les autres sommets.









En descendant, on fait un tour du Center, notamment pour voir le Mopop de l’extérieur, à l’architecture très particulière, réalisé par l’architecte du musée de Bilbao. Ensuite, visite du Chihuly Garden & Glass, un musée de sculptures en verre, en partie à l’intérieur, en partie dans un jardin ou dans une serre. Si tout n’est pas très beau, le travail est extraordinaire. C’est dans le jardin que se trouvent les ensembles les plus sobres et les plus harmonieux. Très chouette visite, originale et assez féerique. Déjeuner dans le très agréable restaurant du musée, le « Collection Café », une sorte de serre, à la cuisine de qualité. Mieux vaut réserver au début de la visite.





Après le déjeuner, direction Queen Anne, situé sur la colline. La dernière partie de la 3ème avenue monte sérieusement et se termine par des escaliers, comme à San Francisco. C’est un quartier huppé avec de très belles maisons et beaucoup de végétation.



On prend alors Highland Drive pour atteindre le Kerry Park dont on dit qu’il offre la plus belle vue sur la ville. Dommage qu’une énorme grue la barrait en partie.



Retour par Olympic Sculpture Park qui surplombe le Pudget Sound. On parcourt des chemins agréables bordés de sculptures, certaines monumentales comme ces grands panneaux de métal rouillé, bombés et ondulés, qui ont assez belle allure, ou cette œuvre rouge de Calder.



Ce parc est contigu avec le Myrtle Edwards Park où les gens se reposent sur une petite plage en regardant les Monts Olympiques. Un endroit très plaisant.



Retour à l’hôtel complétement rabotés.

Dîner au « Queen City Grill » en terrasse, très correct (ne pas manquer le carrot cake). Nuit au « Belltown Inn »
L'Afrique à vélo English translation pending
by Elodie64 · 2018-07-24 · 214 replies
Bonjour,

Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.

Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.

Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?

Des conseils particuliers pour l'Afrique ?

Merci !!
Les vendeurs à la "sauvette" de Barcelone, un phénomène envahissant English translation pending
by Patxi1 · 2018-07-08 · 380 replies
Hola !!

Quand on voyage un peu partout en Europe, on s'est plus ou moins habitué aux étalages "sauvages" déballés à la sauvette sur les trottoirs.

A Barcelone, profitant de la mansuétude affichée par la Maire, Ada Colau, ces vendeurs à la sauvette, appelés en Espagne les "top mantas" prennent de plus en plus de place au point de devenir trés envahissants. (explication de top manta : top = dessus / sur, et manta = couverture / tapis sur lesquels sont déballées les marchandises, rapidement ramassés en prenant les quatre coins, en cas de contrôle).

Les vendeurs, presque tous en séjour irrégulier, sont eux mêmes honteusement exploités par de véritables mafias. Ces vendeurs ou vendeuses n'ont qu'une très petite part de leurs ventes qui leur revient après qu'ils aient payé leur marchandise à ces réseaux maffieux, quand ils ne sont pas contraint d'acheter avant de vendre. Les réseaux "fournisseurs-vendeurs" fonctionnent toujours par ethnie ou pays d'origine.

Dans la plupart des endroits touristiques, les autorités locales font le nécessaire pour que cette activité illégale soit, pour le moins contenue et l'on assiste fréquemment à des parties de "cache-cache" entre top-mantas et police. Une ou plusieurs personnes associées aux vendeurs sont chargés de faire le guet, et dés qu'un girophare de voiture de police ou l'ombre d'un képi sont aperçus, le signal est donné et en quelques secondes, les mantas sont ramassées, la marchandise enlevée et les vendeurs s'égaillent. Lorsque la "menace" est passée, tout le monde revient et se re-installe jusqu'à la prochaine partie…!

A Barcelone, l'autorité de police chargée de ce problème relève de la municipalité, et Ada Colau, maire de la ville a décidé que ces personnes ne devaient plus être inquiétées malgré l'illégalité de leur commerce et des conséquences annexes. Il suffit de voir l'impassibilité des agents de la police municipale barcelonaise lorsqu'ils déambulent au milieu de ces vendeurs, et la parfaite tranquillité de ces mêmes vendeurs certains de leur impunité.

Les commerçants barcelonais "traditionnels", payant des locaux, leurs patentes et les impôts ont vainement tenté de s'opposer à cette mansuétude de leur Maire, mais cette pratique du "top manta" prend chaque jour un peu plus d'ampleur, au grand désespoir des boutiques "légales" et des habitants des quartiers touristiques ou il est presque devenu impossible de circuler à certaines heures, de jour comme de nuit.

Pour vous faire une idée de l'ampleur du phénomène, voici le lien d'une vidéo récente, tournée le long du paseo de Barcelone : youtu.be/2KJ652sM390

Les produits proposés sont souvent attrayants et les prix très tentants !! Mais il faut savoir que TOUS les objets proposés sont des contre-façons ou des produits hors normes, ou encore des copies pirates s'agissant de DVD ou CD.

Pour l'acheteur/se, lorsqu'il/elle passe un contrôle douanier (ils ne sont pas rares sur la route du retour des vacances) et que sont trouvé dans ses affaires ce type d'objets, la seule possession constitue une infraction douanière grave, punissable (en théorie) de peine de prison, mais à coup sûr de fortes amendes multipliées par les nombre d'objets, qu'il s'agisse de vêtements, d'accessoires vestimentaires, de bibelots, etc...

Hasta luego 😎
Partis avec des à-priori mais revenus enchantés du Vietnam English translation pending
by Emoran · 2018-07-03 · 279 replies
ITINERAIRE

Bonjour, Comme dit dans le titre , c'est un pays que j'appréhendais pas mal , à cause de lectures relatant des déconvenues et arnaques. Mais finalement après avoir voyagé en Thailande , au Laos , au Cambodge et en Birmanie , on s'est décidé pour le Vietnam ...et on est revenus éblouis et ravis .

Voyage effectué du 8 mai au 7 juin dernier , à 2 couples de seniors . itinéraire :

- Vol Nantes- Bangkok via Amsterdam sur KLM ( 1 nuit à BKK) - Vol BKK- Hanoi avec air Asia ( 3 nuits à Hanoi) - Croisière en baie d'Halong ( 1 nuit sur la jonque ) - Tam Coc ( 3 nuits ) - Sapa ( 1 nuit ) - Bac Ha ( 2 nuits ) - Ha Giang ( 1 nuit ) - Dong Van ( 2 n ) - Bao Lac ( 1 n ) - Cao Bang ( 2 n ) - Hanoi ( 1 n ) - vol de Hanoi à Hué ( 2 n ) - Hoi An ( 3 n ) - plage de An Bang ( 4 n ) - Vol de danang à BKK ( 2 n ) Vol BKK- nantes via Amsterdam

Je peux évidemment détailler ce périple si de futurs voyageurs sont intéressés. J'ai tout organisé par moi-même pour l'essentiel . Larsay m'a aidée à trouver un véhicule avec chauffeur anglophone pour la boucle nord de 10 jours en partant de Tam Coc et en finissant à Hanoi . En ce moment , on est dans le tri des photos et des montages vidéos , ce qui nous permet de continuer visuellement ce magnifique voyage . la météo que j'appréhendais a été très favorable ....( très chaude même )

je suis donc prête à mon tour à aider des forumeurs intéressés.

Cordialement

à suivre éventuellement...
Une semaine en Slovaquie: patrimoine et nature English translation pending
by Vaikeaiti · 2018-07-03 · 24 replies
Généralités Une semaine du 19 juin au 26 juin 2018 Circuit d'environ 1200 Kms Guides en français utilisés : le Routard et le Petit Futé Guide Lonely Planet en anglais sur Bratislava Une carte routière récente de Slovaquie

Comme je l' ai fait pour un voyage récent en Calabre, je vais poser la question : pourquoi la Slovaquie, pays qui, d'un point de vue touristique, n' apparait pas sur les grands écrans et dont on parle peu en général ? Coincé géographiquement entre Autriche, Hongrie, Pologne et Ukraine, la Slovaquie est l'un des pays les plus à l' est d'Europe, au même titre que la Bulgarie et la Roumanie. Il fait partie du groupe de Visegrad qui a pris des positions tranchées sur l' arrivée des migrants ces deux dernières années en Europe. C'est simple, ils ne veulent en recevoir aucun ! Par ailleurs qui sait que la (Tchéco)Slovaquie était, avant la Seconde Guerre Mondiale, un pays riche et aussi développé que la France de l' époque et qui rayonnait culturellement? Le pays Tchécoslovaquie a été créée en 1919 après la Première Guerre Mondiale et son statut n' a changé qu'avec la fin du communisme dans les années 90. Dubcek, l'un des derniers dirigeants du pays pendant l'ère communiste a payé cher ses désirs de liberté et d'indépendance en étant renversé lors d'une invasion militaire par l'Union Soviétique ( on se souvient de la répression du printemps de Prague ) et en étant relégué au rang de jardinier des espaces publics. Dubcek, d'origine slovaque, reste populaire en Slovaquie, plus qu'en République Tchèque. La proximité avec les Tchèques est réelle et forte mais cela n' a pas empêché la séparation. Nouveau destin, nouvelle identité aussi. Bratislava n' était que la seconde ville du pays après Prague et elle a appris à redevenir une capitale à part entière comme au début du 20ème siècle.. La Slovaquie a donc appris à ré-exister comme il y a un siècle, un pays à part entière. La glaciation communiste a anesthésié le pays pendant 50 ans. Heureusement, beaucoup de choses ont été préservées, protégées et rénovées depuis. La société s'est modernisée à grande vitesse, le pays est organisé. La Slovaquie reste malgré tout un pays méconnu des Européens de l'Ouest. J' allais dire mystérieux car qui part en vacances en Slovaquie ? C 'est cela qui nous attirés et cette équipée sur les routes slovaques reste un souvenir fort et agréable. Détente, découverte touristique et sécurité étaient au programme.

Le réseau routier est superbe, les autoroutes payantes à l' année comme en Suisse ( mais les voitures de location ne sont pas concernées ), tous les travaux d'infrastructure lourde ont été payés par l' Europe qui a déversé des milliards d'euros sur ce pays et bien d'autres dans la grande région ( comme la Pologne ou la Bulgarie ) pour faciliter les échanges à l'intérieur du pays mais aussi avec les pays voisins et également aider à reconstruire ou rénover les villes anciennes avant qu'elles ne passent au patrimoine de l' Unesco. Eh oui, l' Europe est bonne fille car elle est critiquée aussi en Slovaquie comme partout ailleurs.. L'argent est le bienvenu, les contraintes non....

Informations pratiques La Slovaquie est passée à l' euro, donc pas de problèmes de change. La vie est deux fois moins chère qu'en France aussi bien en ce qui concerne les hôtels et autres B&B que la nourriture. Cette dernière est bonne sans être gastronomique. Beaucoup de soupes et de plats en sauce ( daube de sanglier ou de boeuf ou de porc ) avec accompagnements de pommes de terre et de pickles divers et variés comme en République Tchèque, en Pologne ou en Russie. Nous avons eu beau temps chaud pour commencer et assez beau temps frais pour terminer. Agréable dans l' ensemble. L' aéroport de Bratislava reçoit surtout des low-costs de l'Europe entière. Quand on regarde une carte, on voit que la capitale slovaque est toute proche de Vienne ( 65 kms environ, 35 mn par l' autoroute ) ou de Prague, pas si éloignée non plus de Budapest. Venant de Montpellier, nous avons pris à CDG un avion pour Vienne, et avons transité ensuite en voiture privée ( on peut aussi transiter en bus pour 10 euros mais c'est plus long ) de l' aéroport de Vienne vers l' aéroport de Bratislava où nous avions réservé une voiture. Très facile rapide et pratique, tout cela. AF nous ayant changé nos horaires de vol, nous voulions avoir le plus de temps possible et ne pas nous hâter pour rejoindre Trencin , notre première étape. Voiture Hertz , une C3 toute neuve et avec GPS d'origine intégré dans le tableau de bord - ce que nous n' avions eu précédemment qu'en Norvège - pour 1 semaine, kilométrage illimité, caution de 250 euros non encaissée et donc remboursée en fin de séjour, pour 176 euros. Vraiment peu cher. A peu près 110 euros de carburant pour couvrir les 1172 kilomètres parcourus. Si l'on veut commencer son séjour par la capitale, c'est facile. On prend le bus 61 ( acheter les tickets dans l' aéroport ) jusqu'à l'une des deux gares de Bratislava, et de là on rejoint le centre-ville en tram ( sur rails ) qu'il faut aller chercher en contrebas de la gare elle-même. Rentrer dans la gare et descendre les escaliers. Au 6ème arrêt de la ligne, on est au centre.

1er jour : Nous quittons donc l' aéroport de Bratislava en voiture vers 15 heures pour Trencin, notre première étape, à environ 140 kms de Bratislava. On est tout de suite sur l'autoroute et on roule avec plaisir et décontraction. Pas mal de circulation pour commencer, beaucoup moins ensuite. Il fait très beau et très chaud. Lumière de fin d'après-midi superbe sur la campagne slovaque et les premières collines à l' approche de Trencin. Trencin est une magnifique ville médiévale de taille moyenne dominée par un majestueux château-forteresse dont la partie la plus ancienne date du 11ème siècle. La ville a toujours joué un rôle militaire et cela depuis l' Antiquité; le château et son imposante garnison ont par exemple défendu le royaume de Hongrie contre les Turcs au 17ème siècle. On notera que les relations avec la Turquie sont toujours compliquées et empreintes de méfiance et de défiance, autant pour la Slovaquie que pour d'autres pays comme la Bulgarie qui a beaucoup souffert sous domination turque. Hôtel central plus ou moins désert, chambre mansardée toute en longueur, avec salon inutile et effondré, un peu vieillotte avec un ameublement à la soviétique qui date des années 70 ( on retrouvera cela dans d'autres endroits ). Des progrès à faire dans l'aménagement intérieur des établissements hôteliers....Le restaurant est trop cher pour ce qu'il offre ( fausse cuisine méditerranéenne avec chichis ), nous nous rabattons donc sur un pub-brasserie où la bière est excellente et le dîner copieux, de bonne qualité et peu onéreux. Dans une petite ruelle du petit centre-ville ( et sur la petite place centrale ). je vous laisse chercher l' endroit...



2ème jour : Nous reprenons tranquillement la route après une nuit reposante. Notre ville d'étape est Ruzomberok sur la route de Zilina à Poprad. Nous décidons de ne pas nous arrêter à Zilina pour passer plus de temps dans un superbe petit village ( à 10 kms au sud de Ruzomberok ) traditionnel et authentique car non reconstitué pour les touristes ( comme cela se voit parfois ) et toujours habité par quelque dizaines de personnes en semaine, un peu plus en fin de semaine sans doute. On y trouve beaucoup de maisons très anciennes ( dans le style des Carpates du nord avec un socle en pierre ) et en bois peint de différentes couleurs; elles sont fermées mais parfaitement entretenues. En tout 45 maisons en bois, ce qui fait de Vlkolinec ( c'est son nom; un peu difficile à prononcer !!! ) l' ensemble traditionnel le mieux conservé d'Europe centrale. En plus des maisons, il y a un beffroi, une chapelle et un puits en bois datant du 18ème siècle. Le village est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est notre premier coup de coeur. Nous avons de la chance, il fait toujours très beau. II parait que les forêts environnantes regorgent d' animaux sauvages dont beaucoup d'ours que les habitants suivent et surveillent à la jumelle. Nous avons choisi Ruzomberok pour ne pas faire trop de kilomètres en milieu d'après-midi. Nous y arrivons donc assez tôt pour nous installer et faire un tour de ville à pied. Un peu décevant par rapport à Trencin que nous venons de quitter ( c'est une ville plutôt industrielle avec un petit centre ancien ). Je conseillerai de continuer vers les Hautes Tatras jusqu'à Stary Smokovec pour passer la nuit en altitude dans un environnement montagneux, un peu alpin et frais. Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, nous décidons d'aller voir et visiter ( balade à pied et plutôt escarpée dans la banlieue de la ville ) le château de Liskova ( en slovaque château se dit ' hrad ' ), plus ou moins en ruines même si une tour est en restauration. Mais au fait, est-ce vraiment nécessaire ? Les ruines ont aussi leur charme romantique et leur grandeur. C'est un nid d'aigle comme il y en a beaucoup sur l' ancienne route commerciale qui va du nord au sud , de Pologne en Italie. Ces châteaux-forts surveillaient qui et ce qui passait et, à l' occasion, faisaient payer des octrois. D'autres châteaux du genre, plus orientés vers la guerre et dotés de garnisons importantes et aguerries, surveillaient la route de l' est à l'ouest, celle des invasions possibles. Toujours cette méfiance , voire cette haine des Turcs, implacables et féroces combattants bien entraînés et qui ne faisaient pas dans la dentelle ! Les têtes, coupées au cimeterre, volaient dans tous les sens ! Les Slovaques s'en souviennent, les Bulgares aussi ! ( Petite digression : En Bulgarie, le ressentiment anti-turc est encore plus vivace. Personne n' a oublié le massacre -principalement par décapitation - de milliers de Bulgares dans la ville de Batak par des troupes irrégulières de l' Empire Ottoman, et cela au début de l' Insurrection de 1876. ) Retour à Liskova : Nous sommes les seuls visiteurs, deux jeunes filles charmantes sont là pour nous accueillir . Petite exposition sur deux étages, dont un étage consacré aux instruments de torture, une constante dans les salles rénovées de bâtiments du genre en Slovaquie...On adore !!! Retour à Ruzomberok, le centre-ville est vite déserté, les soirées d'été sont très calmes dans ce genre d'endroit. Aucun touriste ou non-résident, à part quelques voyageurs de commerce égarés. Ce sera ainsi presque tout le temps sauf à Bratislava, Bardejov ou Kosice.
Discussion autour du thème du mois de juillet 2018: "Les transports en commun dans le monde" English translation pending
by Lacalo · 2018-07-01 · 215 replies
Pour tous les commentaires, bavardages et discussions, c'est ici !
Mexique, découverte de la péninsule du Yucatan English translation pending
by Tberney · 2018-06-26 · 92 replies
Après une préparation avortée d'un voyage à Cuba à cause des dommages résiduels laissé par Irma, je me suis rabattu sur la célèbre péninsule mexicaine du Yucatan. En quelques semaines, j'en ai fait le tour par le biais des informations glanées ici et là, et en particulier sur le VoyageForum (merci à tous pour vos précieuses informations). Puis j'ai déterminé mon itinéraire regroupant ce qu'il est possible de faire en un peu plus de 2 semaines. C'est un voyage découverte et non pas un voyage de repos. Ne me dite donc pas que nous en avons trop fait en si peu de temps.... Pour info, le réseau routier est très bon mais la conduite demande un peu d'attention à cause des gendarmes couchés, de quelques trous et de la conduite de certains mexicains. Mais dans l'ensemble la moyenne est très bonne et il n'est pas rare de pouvoir faire des trajets à une moyenne de 100 km/h. Voilà donc ce que je vous propose comme itinéraire, du 22 mars au 10 avril 2018:

22.03 : Vol pour Cancun: Swiss/EDL GVA 11:00 – ZRH 12:45 - CUN 18:35 - voiture Avis - Hampton hill by Hilton - bien 23.03 : Cancun - route vers Valladolid, Cénote Oxman, Ek balam, Rio Lagartos - Hotel Rio Lagartos - bien 24.03 : Rio Lagartos – Sortie en bateau (6h du mat) – Laguna Colorada - Chichen Itza - Hotel Villa Arceologicas Chicehn Itza - bien 25.03 : Chichen Itza - Visite Chichen Itsa - Izamal - Merida 2h 146 km - Chambre d'hôte la Pantera Negra - très bien 26.03 : Visite Merida - Cénote Xbalam - retour à Merida 27.03 : Merida - cénote noh mozon 1h20 60 km- Uxmal 1:45 73km - Campèche 1h57 166 km - hotel Gamma de Fiesta Inn - très bien 28.03 : Campèche - visite le matin - Conhuas, AirBnB cabañas Calakmul - bien 29.03 : Route vers la cité de Calakmul 62 km 1h40- visite : 3h - Route vers Bacalar - 235 km 3h50 - Beautiful Bungalow AirBNB au bord du lac - super 30.03. : Bacalar - sortie en kayak 31.03. : Bacalar Mahahual - hotel Luna de Plata - moyen 01.04. : Mahahual - Nativus Glamping, Tulum - excellent 02.04. : Nativus Glamping - sortie à vélo Punta Yuyum - baignade 03.04. : Nativus Glamping - Coba 04.04. : Nativus Glamping - Tulum - ruine Tulum -Akumal - hotel CLub Akumal Caribe - bien 05.04. : Akumal - snorkeling tortue 06.04. : Akumal - Playa del Carmen - Chikila - Holbbox 2h00 160 km - hotel Villa HM Paraiso del Mar - très bien 07.04. : Holbox - randonnée vers Punta Mosquito 08.04. : Holbox 09.04. : Holbox - Cancun en fin de journée - Décollage 02h20 arrivée le 10.04 19h30 ZRH - DP 20h35 arr GVA 21h35

Si je devais changer quelque chose, je resterais un jour de plus à Bacalar et je supprimerais sans remord Mahahual...

Et pour faire démarrer le sujet, un aperçu du premier jour: Cénote San Lorenzo Oxman, une merveille très peu fréquentée



Premier voyage Andalousie (avec adolescentes) English translation pending
by Sbrcoach · 2018-06-17 · 99 replies
Bjr

Habitué des voyages dans l'Ouest Americain (souvent en solo) En Avril 2019 j'ai prévu de partir 10/11 Jours en Andalousie avec ma femme et mes 2 filles de 13 et 16 ans.

Profitant de ce forum surtout pour les voyages US, je poste pour la 1ere fois pour l'ESPAGNE en espérant que celui ci soit aussi actif.

1/ Tout d'abord, ne connaissant pas spécialement les tarifs pratiqués pour la période d'AVRIL 2019 j'ai fait une petite simu hier pour avoir une petite idée ( peut etre un peu tôt pour l'Europe ) et je suis tombé entre 180 & 210 € ( Bagages inclus ) suivant mes dates avec la Cie VUELING. Que pensez vous de cette cie, et d'après vous sur quels tarifs ( en vol direct ) puis je tabler pour cette période.

2/ Pour la location de voiture, est ce que la récupération du veh se passe comme aux USA (tres rapide, et la plupart du temps, on peu choisir son veh sur le parking)

3/ Pour le rendu de la voiture ( à l'aeroport ) cela se fait-il aussi en moins de 5' ou faut-il prévoir plus de temps pour l'europe.

4/ Voici en gros, le planning envisagé ... sachant que je ne pense pas trop passer notre temps dans des musées ( sauf exception, je ne pense pas que cela emballe trop les filles )

Jour 1 - 9 Avril 2019 - Vol CDG / SEVILLE ... A priori possibilité d'arriver vers 13H15 avec VUELING

Jour 2 & 3 : SEVILLE

Jour 4 : Rte vers CORDOUE, quelques visites et nuit GRENADE

Jour 5 & 6 : GRENADE

Jour 7 & 8 : Rte vers NERJA ... Pour profiter de la cote pendant 2 jours de NERJA à MARBELLA pour souffler avec les filles et profiter de la plage ( Possibilité de se baigner à cette époque ? )

Jour 9 : Rte de MARBELLA à CADIX en passant par les VILLAGES BLANCS ( je sais, il faudrait 2 jours ) mais ns ne pensons visiter que RONDA et faire quelques petites haltes dans les autres villages selon l'envie et le temps

Jour 10 : CADIX

Jour 11 : Le matin, JEREZ DE LA FRONTERA et rte vers SEVILLE ... vol prévu vers 17H00 à priori

Qu'en pensez vous ? faisable (vous me direz tout est faisable) ...

Sinon mes filles faisant du cheval, j'avais vu il y a quelques temps un reportage sur une école mondialement connue a visiter mais ne me souviens plus ou (école royale Jerez ? je ne sais pas si c’était elle) ??? quelqu'un connaitrais une ecole, un haras avec des spectacles de chevaux ou autre

Merci de votre aide

Bonne journée

L'Arménie en mai 2018 English translation pending
by Goudette · 2018-06-16 · 0 replies
MAI 2018 : Notre voyage en Arménie

Samedi, le 19 mai à 3h30 du matin : départ vers l'aéroport de Zaventem

Les photos du 1er jour

Notre fille nous conduit sans encombres jusqu'au drop-off. Les files commencent de suite, pour entrer à l'aéroport, pour l'enregistrement des bagages, à la douane, au contrôle de sécurité. Nous sommes en retard pour l'embarquement, il n'y a plus personne, donc cela passe comme une flèche, ainsi que pour prendre notre place à bord. A Kiev, nous n'avons que le temps de rejoindre la porte pour la correspondance.A l'aéroport de Zvarnots, nous sommes attendus par Nara notre guide, avec un couple de Court-Saint-Etienne. Le troisième couple arrivera par un vol tard dans la soirée. Première découverte de Erevan. Nara nous montre au passage l'Ambassade des Etats-Unis, qui vu l'étendue du site doit abriter pas mal d'espions. Puis la route franchit le pont de la Victoire, qui enjambe des gorges. De chaque côté, les deux distilleries de brandy arménien : "Ararat" en impose ! Après un arrêt pour changer nos euros en drahms, nous arrivons rapidement à l'hôtel, bien situé, près du ‘Vernissage', marché local artisanal. Il fait beau. Directement un vendeur veut nous vendre un disque de Charles Aznavour, artiste français d'origine arménienne mondialement connu. Ici on vend de tout : livres, fleurs, couteaux, flutes, outils de menuiserie, broderies, bijoux, jeux d'échecs, … Nous faisons quelques achats, pour des cadeaux et pour nous. Il est 18h et l'orage menace. Nous faisons halte dans un café-resto pour nous désaltérer. Repérage pour trouver le resto conseillé par Nara. A notre arrivée au resto nous retrouvons Monique et Michel, nos compagnons de voyage et nous sympathisons. Notre hôtel, très récent, le Messier 53 nous assure tout le confort pour les 2 premières nuits.

Les photos du 1er jour

Dimanche 20 mai : dimanche de Pentecôte

Les photos du 2e jour

Par whatsApp, nous apprenons que Sandrine est allée aux urgences et en est sortie avec un plâtre, un problème aux tendons, le même pied qu'il y a quelques mois. Stress, mais on ne peut rien y faire.Au petit dèj, nous rencontrons le 3e couple, de Louvain-la-Neuve : c'est donc le Brabant Wallon qui se retrouve en force en Arménie. Chouette. Il n'y a pas de café, c'est du nescafé. Le pain n'est pas terrible. Une dame derrière une vitre :-) prépare une espèce de gigantesque pâte à pizza et nous fait signe. On nous l'apporte à table. C'est croquant et sans goût. Je constate des personnes à une autre table qui découpent des petits bouts et y fourrent de la confiture ou un morceau de tomate. En fait pendant le dîner, la guide nous expliquera que c'est du lavash, leur pain sans levain, traditionnel, qui ne fait pas grossir :-) elle ne mange que ça ! Nous démarrons sous une fine pluie, avec un minibus d'environ 20 places pour nous six, et notre chauffeur Artak. Premier mot appris en Arménien : bonjour = Bari luys (le matin, et barev en général – luys signifie lumière). Traversée d'Erevan et départ vers le plateau qui surmonte les alentours de la capitale, comparable à Bruxelles en nombre d'habitants. Immeubles tours à la soviétique, assez délabrés, mais rues propres. Conduite assez calme et trafic fluide. La route s'élève. Nara nous fait l'historique de l'Arménie depuis des temps ancestraux. Nous passons devant la statue de Haïk, l'ancêtre de tous les arméniens. Histoire sanglante pour l'Arménie dont le territoire s'est réduit de guerre en guerre jusqu'au génocide turc de 1915, les concessions de Staline en 1933 avec la perte du Mont emblématique, et les conflits plus récents avec l'Azerbaïdjan pour le Haut-Karabagh. Bonne ambiance dans le bus. Nous arrivons au Temple de Garni, unique temple d'influence grecque encore en place, bien que reconstruit suite à un tremblement de terre. Son emplacement en surplomb de la vallée du cours d'eau tempétueux Goght : un lieu stratégique. Le site est visité par un groupe d'ados, qui terminent déjà l'année scolaire cette semaine : ils ont 3 mois de vacances d'été. Nous visitons les anciens thermes romains, avec des mosaïques assez bien conservées, et une phrase mystérieuse qui dit ‘nous n'avons pas été payés' ! Revendication syndicale à l'époque romaine ?? Nara semble ne pas être convaincue que nous sommes aptes à faire la promenade prévue au programme et demande plusieurs fois si tout le monde sera capable de descendre la pente raide et de remonter le chemin abrupt à la fin. Je crois qu'elle espère qu'il pleuve à nouveau. Mais nous voulons absolument le faire et un guide local nous accompagne qui nous aidera à passer les endroits les plus glissants. La pente est effectivement glissante et la main tendue est bienvenue. Les coquelicots ici sont plus beaux que chez nous, la corolle est agrémentée de noir. J'adore. Les roses sauvages sont également en fleur. Il ne pleut plus et nous arrivons sur un chemin à plat le long de la rivière, mais interdit de photographier malgré les splendides orgues basaltiques : c'est un endroit stratégique ! Nara nous rassure : arrivés à une clôture, nous sortons de la zone stratégique et le paysage devient encore plus fabuleux. C'est plus beau et plus grand qu'en Islande ! Incroyable. C'est aussi le refuge de nombreux nids d'hirondelles. Nous sommes déjà dans la remontée. La belle vue atténue la difficulté. Nous allons dîner chez l'habitant. Le jardin de nos hôtes est magnifiquement arrangé : amphores, balancelles, lit recouvert d'un tapis, pour la sieste. La situation en promontoire de la vallée avec vue sur la rivière que nous venons de longer à pied. Nara dit que nos hôtes ont suivi notre progression en bas ! La table est dressée : au moins une dizaine de plats de salades diverses, taboulé, et le lavash comme à l'hôtel. C'est délicieux et ce n'est que l'entrée. J'avais remarqué que le ‘boss' préparait un bbq. C'est de la truite saumonée. Elles sont bien plus grosses que chez nous. Elles sont découpées en 4 parts. Nara préfère la tête, elle se régale. Dessert et café pour terminer : cerises, bananes et pommes avec une grosse part de gâteau à l'orange : bonjour le bénéfice du lavash ! J'ai prévu une boîte de chocolats pour nos hôtes. La jeune femme ouvre la boîte mais nous refusons d'en prendre. Les toilettes sont situées sous les ruches ! Spécial ! Pas le temps de faire la sieste. Nous quittons ce bel endroit et ces gens accueillants pour notre prochaine visite. En route vers le monastère de Géghard, monastère de la lance sacrée. Pour y accéder, belle route qui traverse le plateau supérieur au-dessus de la vallée. Au détour d'un virage nous croisons un troupeau de moutons. Par endroits la colline s'affaisse et des pans de murs sont par terre. Les poteaux d'électricité semblent rafistolés avec un socle en béton et le poteau en bois attaché avec du fil au béton. Le monastère est accolé à la montagne, en partie construit et en partie creusé dans la roche, avec des cavités pour loger les moines. Quelques commerçants vendent des grands gâteaux, des barres de fruits secs ou des couronnes de fleurs. Il y a du monde et en ce jour de Pentecôte, un baptême se prépare : 2 jeunes filles et un petit garçon de 2 ans. Visite de l'église et nous assistons au baptême traditionnel et confirmation dans la foulée. Le prêtre principal est un colosse impressionnant coiffé d'une calotte noire. On amène l'eau dans un grand seau. Le bébé pleure et les jeunes filles s'aspergent copieusement y compris sur les jambes et dans le cou. Les khatchkars, monuments aux morts, pierres sculptées de croix ornent les murs un peu partout. Il y a aussi une source miraculeuse vénérée par les fidèles, qui laissent des mouchoirs attachés à des arbres à voeux, derrière le petit pont. Retour à Erevan avec un petit arrêt pour admirer un point de vue sur la ‘plaine' (plaine volcanique très chahutée, et la statue en l'honneur du poète Yeghishe Charents persécuté par les soviétiques et qu'on voit sur les billets de 1000 drahms. Retour à l'hôtel et court moment de repos. Il drache. Nous avons accepté d'aller à pied au resto (20 min) pour que Artak puisse bichonner le minibus avant la longue route de demain. Nous démarrons plein d'entrain vers le resto Mezzo où nous entendrons du Jazz live. A peine partis la pluie recommence à tomber. Tout le monde est équipé sauf Daniel et Nara. Nara propose plusieurs fois de prendre un taxi ce que nous refusons. Mais après 20 min de marche forcée, il en reste encore 10 ! Va pour le taxi alors ! Le mien a 4 grandes fissures dans le pare-brise et refuse de démarrer. Le chauffeur chipote sous le capot. On se croirait à Pekin-Express. Daniel a un véhicule plus moderne avec conduite à droite et gps en japonais. Ils achètent ces voitures sur internet, moins cher ! Le resto a de l'allure : un bar en forme de piano. Nous dégustons une soupe au fromage, onctueuse, délicieuse. Le plat de viande est copieux. Mais point de jazz. Nara appelle des taxis et bien sûr, au moment de notre départ, la musique démarre mais il est trop tard pour nous. Dommage.

Les photos du 2e jour

Lundi 21 mai :

Les photos du 3e jour

Il est déjà temps de quitter notre bel hôtel d'Erevan ! Nous partons sous la pluie. Traversée rapide d'Erevan avec vue de quelques monuments, depuis la voiture : l'opéra, 2 églises reconstruites après le départ des soviets, quelques statues de poètes et d'hommes politiques.On aperçoit de nouveau au loin les Monts Ararat, petit et grand, dans les nuages. Bonne ambiance dans le bus. Nara est enrhumée. Premier arrêt à Aktarak pour visiter une minuscule église construite sur le modèle orthodoxe, avec une coupole aplatie. Au loin on aperçoit une église arménienne, avec le toit pointu et conique. L'église Sainte Mère de Dieu est très belle. Nara explique toutes les différences et les similitudes entre nos versions respectives de religions chrétiennes, ainsi que les symboles et les règles de construction de toutes leurs églises : le nartex carré soutenu par 4 colonnes et le trou en haut au milieu. Les fidèles et surtout les catéchumènes restent dans le nartex pour suivre les offices. Le transept est beaucoup plus petit que dans nos églises avec l'autel plus haut que chez nous et construit, où seul le prêtre et ses acolytes montent pour officier, et en pantoufles. Un grand rideau se ferme pendant la préparation de l'office. Il n'y a qu'un étendard et 2 ‘pelles à pizza' avec des clochettes. Peu de statues et de décorations, une seule fenêtre minuscule dans le choeur.

Puis la route monte vers le monastère des Psaumes, Sarmossavank et les gorges Kasagh. Un matenadaran (bibliothèque) est adossé à l'église. Les moines y reproduisaient les livres saints, d'où le nom du monastère.Vue sur les gorges voisines : attention, ne pas s'approcher du bord, un guide y étant tombé il y a quelques années ! Les gorges sont vraiment impressionnantes. Nous avons bien choisi notre voyage, tout est largement au-delà de nos attentes. A midi, repas avec Master Class, chez l'habitant, à Ush. A nouveau, multitude de plats de légumes, et de l'oseille en entrée. Des pâtes grillées puis bouillies avec du veau, agrémenté de carottes en roulades. C'est très bon. La Master Class : ce sont nos hommes qui s'y collent : Daniel et Jacques nouent le tablier et on va faire un gâteau pour le dessert. Avec un gros rouleau, Daniel étale la pâte. Il fait des manoeuvres savantes, comme en voiture, pour arrondir la pâte. C'est très drôle, je filme. Au milieu de la pâte on a placé une pièce, qui portera bonheur celui ou celle qui la découvrira dans sa part à la dégustation. Le gâteau est placé dans un four traditionnel, dans un trou soutenu en haut par un pneu ! Le second plat, est la fabrication des fameuses pâtes du dîner : cette pâte est plus sèche et difficile à étaler, et il faut faire un ovale. Jacques s'applique. Ensuite on passe au découpage et on pend les pâtes sur le fil à sècher. Surprise, c'est moi qui découvre ‘la fève' ! Nous recevons des magnets, sympa ! et Daniel offre les colliers hawaiens aux couleurs de la Belgique à nos hôtesses ravies qui promettent de placer ces photos sur FB ! A la sortie de Ush, en direction de Aparan et Vanadzor se dresse le monument à l'alphabet arménien. Nous faisons maintenant route vers le nord, vers notre destination de ce soir. La route traverse un plateau avec vue sur les monts Aragadz (4090m) et le mont Arei à 2375m de l'autre côté. Le mont Ara ressemble à un homme couché, le roi Ara dont la reine Semiramis d'Assyrie était si amoureuse qu'elle lui fit la guerre mais ne récupéra que son cadavre. Nous traversons un village Yézidi (adorateurs du diable) avec un temple dédié à une divinité païenne. Arrêt technique à Aparam dans un centre commercial animé, sorte de boulangerie semi-industrielle. Puis nous passons par Araks avec son monument dédié à la victoire contre les turcs de 1918, qui a conduit à la création de la première république arménienne. Puis la ville de Spitak, épicentre du séisme de 1988 qui a détruit complètement la ville et où l'aide internationale a permis de reconstruire chaque quartier. Stepanavan est également une ville martyr, avec ses quartiers de hlm ouzbecks particulièrement sinistres. Arrivée au site fortifié de Lori Berd, en pleine campagne au bout d'un chemin de terre chaotique, site en restauration au bord de nouvelles gorges magnifiques sous le ciel menaçant. La route vers Dzoraged et notre nouvel hôtel est difficile. Les voitures évitent les trous en roulant carrément à gauche. Je crois chaque fois que nous courons à la collision, mais c'est comme des pas de danse : chacun sait comment ça va ! L'hôtel est au bord d'une rivière torrentueuse que nous longeons assez longtemps. Le chemin de fer passe par là également et la montagne est super belle. Il s'agit d'une liaison commerciale importante vers la Géorgie, la mer noire et le reste du monde. L'hôtel est moins confortable qu'à Yerevan, mais le bar est sympa. Va pour une caïpirinha, 30 ans après le Brésil. Les serveurs nous mettent Charles Aznavour et nos compagnons de voyage nous rejoignent pour l'apéro. Le souper est délicieux encore cette fois et l'ambiance est au top. Jacques est un bon amuseur, et un amateur de trains, on aura l'occasion d'en reparler.

Les photos du 3e jour

Mardi 22 mai

Les photos du 4e jour

Notre hôtel appartient à un riche investisseur, Tufenkian qui construit et restaure des établissements dans les régions reculées du pays dans le but de donner du travail aux jeunes locaux. But louable !Ce matin, nous démarrons vers le monastère de Hagbat, inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Le site est très grand : une église, une bibliothèque dans laquelle on a retrouvé des livres pétrifiés (que nous verrons à Yerevan), des tombes, une chapelle musicale à l'acoustique remarquable, où Jacques entonne quelques notes : c'est beau et apaisant : encore un beau moment ! Une petite promenade dans le village, vers une fontaine-lavoir, avec le système-D de raccordement de tuyau d'arrosage. L'eau est une des richesses du pays. Nous voyons aussi de plus près les canalisations de gaz qui circulent plus ou moins en hauteur entre les maisons : spécial et potentiellement dangereux, mais ici tout le monde a accès au gaz de ville, même dans les villages reculés ! Nous faisons route le long de la rivière torrentueuse qui longe notre hôtel. La route est par endroit en très mauvais état : mêmes prouesses pour notre chauffeur pour éviter les trous et les véhicules qui arrivent dans l'autre sens, qu'hier soir. Il doit être fatigué, notre ami Artack. Une nouvelle route est en construction pour désenclaver cette région frontalière de la Géorgie. Des usines de cuivre en activité réduite, ou à l'arrêt sont accolées à la montagne et gâchent un peu le paysage. Elles sont le témoin de la période soviétique qui assurait le plein emploi et exploitait les ressources locales. Mais l'exploitation du cuivre dans la région date de bien plus longtemps. Le père de Charles de Gaulle aurait dirigé une mine d'extraction en 1880, mine qui a fourni 225 tonnes de cuivre pour construire la Statue de la Liberté offerte à New-York par la France. Plus loin, les paysages sont de plus en plus fabuleux. Le temps s'éclaircit. Nous faisons halte au monastère-forteresse de Akhtala. Le repas de midi se passe dans un centre culturel. Un bbq se prépare. Il fait beau maintenant. L'entrée, délicieuse, est constituée des plats habituels et aussi d'herbes, petits oignons radis, … Le plat principal est une grillade de porc, très gras. Ici le porc coûte plus cher que le bœuf. Les pommes de terres au four ont un goût très fin, meilleur que la viande. Nous avons vue sur une usine d'extraction de cuivre toujours en activité. Visite du monastère-forteresse qui se caractérise par des fresques magnifiquement conservée, qui ornent l'église entière. Construite sur un piton rocheux au bord des gorges (Xe s). La coupole et le tambour se sont effondrés et n'ont pas été reconstruits. Certaines fresques sont des reproductions mais les originales restent saisissantes. On remarquera les fresques des 40 martyrs de Sébaste. L'église est de type géorgienne ce qui explique la présence d'autant de fresques. Lors d'une invasion mongole (Tamerlan), les paroissiens se sont cachés dans l'église. Les assaillants, ne les trouvant pas mais entendant pleurer un bébé, un canon a tiré dans le choeur atteignant exactement la tête de la Vierge Marie qui porte Jésus et montre le chemin. Le trou béant est également exactement au centre de la croix visible à l'extérieur. Miracle ou habileté des artificiers ? Dans le jardin, une sculpture circulaire attire notre attention : il s'agit de 2 gigantesques anneaux surmontés de la grenade, fruit emblématique de l'Arménie. Au pied de la statue, un serpent est dessiné, signe de la tentation au sein des couples ? Nous reprenons la route d'Alaverdi pour visiter le vieux pont qui enjambe la rivière Debed en centre ville. A nouveau, vue sur les friches et l'usine de cuivre en activité. Tout près, une cabine de téléphérique est restée à l'arrêt sur son fil tendu au-dessus du canyon. Vue également sur le funiculaire qui transporte les ouvriers en haut de la colline d'où s'échappent les vapeurs polluantes de l'activité industrielle. Arrêt suivant spécialement demandé par Jacques, amateur de trains, à la gare d'Alaverdi. La gare est située sur la ligne unique vers la Géorgie. Un train de marchandises attend en direction de la Suisse via Bakou et Géorgie. Le personnel de la gare se met en 4 pour nous recevoir. Séance photo avec le chef de gare et ses casquettes : l'actuelle et celle de l'époque soviétique, mais il ne retrouve pas son uniforme de service ! Je suis intéressée par le fonctionnement des aiguillages : visite de la salle de contrôle où on manipule pour nous les aiguillages de cette gare et même d'une gare plus loin. Je crains un peu que tout ne soit pas remis en ordre (mon esprit de testeur revenant subitement à la surface). Ce n'est pas Infrabel qui nous recevrait ainsi ! A voir les peintures de type soviétique dans la salle des pas perdus et le monument près des voies, au Général Mikoyan, natif de la région et constructeur des Mig-31 soviétiques. Retour à l'hôtel. Visite du jardin, le long de la rivière. Photos et selfies des belles fleurs, sous la pluie ! Nous faisons le tour de l'hôtel : piscine et salle de sport au sous-sol, plateforme sur le toit, belle vue sur la montagne. Repas et dodo.

Les photos du 4e jour

Mercredi 23 mai :

Les photos du 5e jour

Aujourd'hui nous devons nous lever plus tôt, boucler les valises et déjeuner à 8h.Daniel remarque une ancêtre Volga dont le bouton d'ouverture du coffre est un robinet douche énorme. La route nous mène à nouveau vers Alaverdi, d'où nous prenons la direction de Odzun en haut du canyon. Visite de la belle église de Odzun. Une grande stèle funéraire attire notre attention dans le jardin. A l'entrée de la ville, on aperçoit la statue monumentale du catholicos Jean d'Odzun. L'église date du 5e/6e siècle et se trouve dans un parc parsemé de tombes. Le curé attend les visiteurs, équipé d'une scie à main. Il dirige les travaux de jardinage. Très belle église avec des représentations de la Vierge, qui montre le chemin, à travers son Fils. Le prêtre a une grande conversation avec Nara. Très sympathique, il nous confie qu'il est marié et père de 4 enfants. Son père participe aux besoins du ménage. Il est particulièrement fier de son église et du parc, et nous confie ‘Le ministère de la culture a placé la montagne derrière mon l'église pour la mettre en valeur'. Il a de l'humour. D'Odzun la route longe la falaise du fleuve Débed jusque Stepanavan que nous avions déjà traversé en partie il y a 2 jours. Dans le bus, Nara nous décrit la vie quotidienne des Arméniens. Service militaire de 2 ans pour les garçons, à 18 ans, juste après l'école secondaire et avant les études supérieures. A l'école il y a un cours de ‘jeu d'échec'. La couverture sociale en Arménie est faible, ne couvrant pas la perte d'emploi, mais bien la maladie et la pension. Le coût de la vie nous semble très élevé par rapport au niveau des salaires. La viande de porc est plus chère que celle de boeuf. Après le passage d'un long tunnel, nous traversons une belle région habitée par le Molokans, secte protestante comparable aux Amish de Pennsylvanie. Ils sont aussi appelés, les buveurs de lait, ne pratiquant pas le jeûne. Puis traversée de la ville sinistrée de Vanadzor. La ville n'est que friches industrielles d'usines diverses mises à l'arrêt avec le départ des soviétiques. Pas d'argent pour nettoyer. C'est triste ! Plus loin le paysage change du tout au tout et nous découvrons le Parc National de Tavush, comparable à une ‘petite Suisse'. Arrivée à Dilidjan pour prendre le repas dans un agréable restaurant très design. J'en profite pour acheter quelques souvenirs qui feront plaisir aux enfants. Le repas est cette fois encore, vraiment délicieux. Nara nous amène dans le quartier reconstruit d'habitat traditionnel, mais où il n'y a pas âme qui vive. Dommage. Ensuite route vers le Lac Sevan. Le paysage change encore au passage d'un long tunnel. De ‘La Petite Suisse', nous passons aux ‘Steppes d'Asie Centrale'. Arrivée au Lac Sevan, le plus petit des 3 lacs de la Grande Arménie : le lac de Van est maintenant en Turquie et le plus grand : Ourmia est en Iran. Le lac Sevan est le 2e lac d'eau douce plus élevé en altitude du monde, après le Titicaca au Pérou. Réserve d'eau potable alimentée par 28 rivières. En 1933, Staline décide d'exploiter la réserve d'eau et de faire baisser le niveau de 45m. Les travaux achevés en 1949, l'eau continue de baisser. Avec la mort de Staline, l'exploitation hydro-électrique avait été abandonnée. De nouveaux travaux déviant le cours de la rivière Arpa dans le lac permettent une remontée des eaux depuis 2003. Petite grimpette de 249 marches vers les 2 églises en haut de la presqu'île : le monastère de Sevanavank avec l'église des Saints Apôtres et l'église Sainte-Mère de Dieu, qui abrite un khatchkar de style naïf ainsi que la Crucifixion en figure centrale, des scènes de la Nativité et du Jugement Dernier. A l'extrémité de la presqu'île, les pieds dans le lac, une mer on peut dire, on aperçoit la résidence du président ! Nous poursuivons notre route en longeant le lac Sevan, 70 km de long : autre chose que le lac de Genval !! Arrivée dans le village de Noratus et visite du cimetière de katchkars. Notre guide nous explique qu'un cimetière semblable a été détruit par les Azeri de l'autre côté de la frontière. Triste ! Des dames nous attendent pour vendre quelques produits d'artisanat (tricot). Nara nous explique les différents styles de katchkars et leur signification et symbolique. Sur une tombe nous remarquons des tessons de bouteilles. Lors des visites des familles les lendemains de jours religieux (Noël, .., Pentecôte = hier) les personnes apportent des victuailles et des boissons, qui restent après leur passage pour les pauvres du village. Puis nous visitons la partie moderne du cimetière avec une nuée de corbeaux qui survolent les tombes. Impressionnant ! Mais déjà il faut repartir. Une des dames vues à l'entrée se fait guide improvisé et nous montre que là un enfant est enterré, là une famille riche, là c'est un paysan qui est représenté sur la tombe, et là un artisan. Petite dringuelle bien méritée. Encore un de ces moments de temps suspendu. Continuation par le Col de Selim en empruntant la Route de la Soie. On est près de la frontière iranienne, et nous croisons des camions iraniens transportant des marchandises ? Au col de Selim, visite du caravansérail, abri pour les marchands de l'époque en voyage ainsi que pour leurs chevaux. Le gardien des lieux, ami de Nara et ayant appris le français à l'école de son village, nous offre un verre d'alcool de pommes de sa fabrication. C'est fort, et bon, ça me rappelle la goutte du Moni Fauss ! Il en verse dans une bouteille d'eau de 50 cl, et la donne à Nara. Arrivée tardive à l'hôtel à Jermuk, ville thermale dont les sources ressemblent à celles de Vichy. L'alcool ramené par Nara est le bienvenu pour clôturer cette longue et belle journée.

Les photos du 5e jour

Jeudi 24 mai :

Les photos du 6e jour

Départ pour une longue journée à nouveau. Le petit déjeuner est ralenti car un groupe de français très disciplinés font la file et ne semblent pas pressés. Nous faisons au plus vite. Les valises sont devant la porte de la chambre. Il n'y a qu'un ascenseur et les français s'impatientent comme nous de la lenteur du processus, mais cela s'arrange et nous sommes prêts à partir. Nous constatons que l'hôtel est situé juste à côté de l'usine d'embouteillage : souvenirs du début de ma carrière à Vittel !Nous reprenons la route d'hier. Très beau temps. Arrêt au col à plus de 2400 m. Venteux. Direction Tatev, The wings of Tatev, le nom donné au tout nouveau téléphérique installé par les Suisses, le plus long du monde, 5550 m. Panorama saisissant, grandiose et sensation forte au moment du changement d'inclinaison à chaque mât. Nouveau moment d'émerveillement : tout est vert, la route en lacets, en bas semble très scabreuse. L'arrivée après 12 minutes, c'est bien trop vite !! Visite du monastère. Un prêtre à l'air très zen et très gentil nous accueille avant la visite. Outre l'église de St Pierre et St Paul, il y a aussi une huilerie et dans la cour, un poteau construit sur un mécanisme en V avec des vis, qui oscillait à l'arrivée d'un danger tel que des soldats attaquants qui martelaient le sol, ou un séisme débutant. Cela ne fonctionne plus aujourd'hui, car après démontage pour comprendre le mécanisme, mystère non élucidé au demeurant, il n'a pas été possible de lui redonner sa fonction : il est à présent immobile. Le bâtiment du monastère est en restauration du côté du dortoir. Le repas de midi est servi sous une tonnelle à l'abri du soleil et avec une vue imprenable sur le monastère. Tous les types de salades, dont du choux-fleur rose, des épinards au fromage, puis de la viande de boeuf bouillie accompagnée de pommes de terre grillées, et un dessert, tout est délicieux. Nous voilà sur la route vers Erevan, destination le monastère de Novarank isolé dans un cirque montagneux aux falaises abruptes rouges (oxyde de fer) à couper le souffle. Je ne sais où donner de la tête. J'espère que mes photos seront à la hauteur de la beauté des lieux. Nara raconte les fêtes religieuses et profanes de l'Arménie. Nouvel An, puis le 6 janvier, Noël, épiphanie et baptême de Jésus. Le 8 mars, congé, à l'occasion de la Journée Internationale des femmes, suivie d'une semaine entière pour les femmes ! Pâques est à la même date que chez nous. Le lendemain de ces jours de fêtes religieuses, on honore les morts. Le jour des Droits de l'Enfant, les petits Arméniens sont gâtés, comme à notre St-Nicolas. Le premier septembre est également une journée très festive en Arménie pour célébrer la rentrée des classes. A l'entrée du canyon Amaghu, nous embarquons deux jeunes auto-stoppeuses dont une australienne qui a visité l'Ukraine, la Géorgie, la Turquie, l'Azerbaïjan et se débrouille en stop. Nara demande de ne pas monter les escaliers vers l'église. Nous comprenons pourquoi en découvrant les lieux. Mais bien sûr notre jeune amie n'a cure des conseils et entreprend immédiatement l'ascension, puis la descente scabreuse. Ah les jeunes ! Le cadre est extraordinaire, à 360° des katchkars taillés comme de la dentelle, … La route m'enchante toujours autant au retour. Je voudrais que le temps s'arrête. A la sortie du canyon, nous visitons la grotte ‘aux oiseaux', des hirondelles innombrables nichant sur la falaise, et des chauve-souris ayant investi l'intérieur. La grotte est quadrillée et fait l'objet de fouilles et d'analyses archéologiques et scientifiques depuis 2007. Plusieurs couches appartenant à la culture matérielle des époques différentes de l'Âge de la Pierre et du Cuivre. D'après les données obtenues par l'analyse radiocarbonique des objets et des fossiles (restes des ossements, carbone, tissus, semences et d'autres substances organiques), ces couches appartiendraient aux limites chronologiques de la fin de 5ème et le début du 4ème millénaires avant J.C. Un complexe de constructions en terre cuite de différentes formes a été trouvé. A en juger par la présence des récipients, flacons, tonneaux et pots destinés à la conservation des aliments et le pressoir destiné à la viticulture, le complexe avait un rôle producteur. Les résidus végétaux merveilleusement conservés, trouvés pendant les fouilles, les arcades, les tiges, les semences de la prune, de l'abricot, du blé, de l'avoine et d'autres céréales, cultivées ou sauvages, en sont le témoignage. La grotte, grâce à son microclimat singulier et constant, était un lieu idéal pour la production, conservation et stockage des aliments, ce qui est prouvé par les semences encore en excellent état. De plus, une chaussure en cuir a été découverte dans cette grotte, que nous verrons au musée d'histoire demain. C'est la plus ancienne chaussure au monde : elle a 5500 ans ! Nous reprenons la route vers le Mont Ararat. Nara raconte la légende de Noé et les batailles avec les turcs qui ont annexé le Mont, sacré pour les arméniens, et qui est juste le point culminant pour la Turquie : une question de hauteur pour les uns, et de profondeur pour les autres. Malheureusement le mont est caché par les nuages et la brume. Pas sûr d'avoir une photo correcte. Nous visitons encore le monastère de Khor Virap, le premier lieu saint de l'Arménie, où se trouve la fosse où a été torturé St-Grégoire l'Illuminateur par le roi Tiridate IV. Il survécut miraculeusement durant treize ans (par ailleurs, ce monastère est surnommé Prison de saint Grégoire Khor Virap signifie « puits profond »). Lorsque le roi, après avoir martyrisé Gayané, Hripsimé et leurs compagnes, tomba malade, Grégoire Loussavoritch apparut comme seul capable de le soigner. Il guérit le roi et le convertit au christianisme. L'Arménie devient alors le premier pays chrétien. Là nous nous trouvons à quelques km seulement de la Turquie et du Mont Ararat. On distingue les miradors à la frontière. Quelle tristesse. Nous reprenons l'autoroute vers Erevan. Ma boîte de chocolats Galler consolera le groupe de la pluie qui tombe bien maintenant. Le souper aura lieu à l'hôtel, et non dans un restaurant en ville, à la satisfaction de tous. Encore une journée riche en découvertes qui se termine très bien.

Les photos du 6e jour

Vendredi 25 mai :

Les photos du 7e jour

Nous sommes à nouveau à l'hôtel Messier 53, même chambre qu'au début du voyage : nous passons une excellente nuit et nous nous levons en pleine forme pour le dernier jour en compagnie de Nara, pour des visites dans et autour de Erevan.J'ai réussi à me connecter à mon compte FB et à trouver sa page. Premier lien cliqué : Charles Aznavour chante un Ave Maria au Mémorial du Génocide, que nous visiterons aujourd'hui : émotion très forte pour moi, je suis bouleversée. Nous démarrons la visite d'Erevan par le quartier des Cascades, conçu par Tamanian près du musée d'Art Moderne. Des escaliers en cascade mènent vers des oeuvres d'art et des statues. Les fontaines sont en panne et l'oeuvre n'est pas terminée, mais c'est quand même impressionnant et cela me plait beaucoup. La place Tamanyan, située devant l'entrée du centre, abrite un jardin de sculptures où sont notamment exposés des oeuvres de Fernando Botero, Barry Flanagan, Lynn Chadwick et Jaume Pensa, reconnaissable par les lapins. Certaines oeuvres sont des cadeaux du Royaume-Uni, ou d'autres pays du monde entier. Beau début de journée ! Ensuite nous quittons Erevan pour 3 visites d'églises dont le ‘Vatican' de l'église de tous les Arméniens du monde (à distinguer des Arméniens de Silicie). C'est une grande journée ici : Le jour de la dernière cloche' : le dernier jour avant les vacances d'été. Tous les élèves, les profs et les parents sont dans la rue. Les voitures sont décorées de ballons et klaxonnent. Les jeunes sont en uniforme, une fleur ou un noeud à la boutonnière, les mamans sont sur leur trente-et-un. La première église de Zvarnots, du 7e s, en ruine mais très belle, grâce à l'environnement, les coquelicots, le calme parfait. Nous sommes seuls ici. Quel privilège. La seconde église est celle de Ste Hripsimé, martyre et vierge, sous Dioclétien et Thiridate, le roi sanglier, tombé amoureux de sa beauté. Un prêtre sympa nous accueille. Il surveille les ouvriers qui remplacent le grand rideau de l'autel, en préparation de la fête de la Sainte, ce dimanche. Les rosiers en fleur, dans l'allée sont magnifiques. Le ‘Vatican' est très animé. Les groupes de jeunes affluent. L'église d'Etchmiadzine elle-même est en très gros travaux de restauration, hyper bruyants. Une grande esplanade permet d'accueillir les foules lors des grands évènements, comme la visite de Jean-Paul II qui a ramené en Arménie les reliques de St-Grégoire l'Illuminateur. Nous faisons des photos avec des jeunes qui terminent leurs étude et nous voilà déjà partis pour le repas de midi dans un centre culturel très vivant et intéressant : des souliers partout, un accueil chaleureux, une déco amusante, une boutique, … L'après-midi sera empreinte de plus d'émotion avec la visite au mémorial du Génocide : le parc avec tous les sapins plantés par les grands de ce monde venus se recueillir et montrer leur soutien au peuple arménien si souvent attaqué et maltraité. Des tombes et un mur long de cent mètres porte les inscriptions des villages arméniens de l'Empire ottoman dans lesquels ont eu lieu les massacres. Une pointe de granite de 44 mètres de haut représente la renaissance de la nation arménienne. Cette pointe est divisée en deux parties, l'une couvrant l'autre, qui symbolisent les deux Arménies orientale et occidentale. Puis nous arrivons dans le mémorial, douze stèles de granite disposées en cercle, et qui abrite la flamme éternelle. Des visiteurs déposent des roses blanches et des oeuillets tout autour. Un musée circulaire souterrain. On y trouve des clichés de photographes allemands (l'Allemagne était l'alliée de la Turquie pendant la Première Guerre mondiale) et plusieurs publications relatant les événements de l'époque. Après ce moment de recueillement nous sommes un peu sonnés. Retour à l'hôtel et temps libre jusqu'au souper. Retour à l'hôtel et temps libre jusqu'au souper. Nous allons cependant encore nous promener au Vernissage, faire quelques photos et le soir, nous soupons dans un resto branché, genre que nos filles apprécieraient :-) Nous préférons rentrer à pied en passant par la Place de la République où un spectacle son et lumière se produit sur les fontaines de la place, surtout en ce soir de fête dans la ville. Nous marchons dans une rue très animée, piétonne et où les boutiques sont ouvertes. Il y a de la musique partout et des gens dansent les danses arméniennes au son de l'accordéon et du duduk. Quelle chance nous avons d'assister à cela et de ne pas avoir pris le taxi. Nous arrivons sur une place avec un chapiteau et de la musique electro. Ce n'est pas la place de la république. Vite il faut faire demi-tour, sinon nous raterons de justesse la fin du son et lumière. Nous avons de la chance et nous apprécions le spectacle. Retour par le Vernissage, vide à cette heure. Nous sommes déjà presqu'à l'hôtel quand les premières explosions de fusées nous parviennent du feu d'artifice. Mais nous sommes fatigués et contents de rentrer au Messier 53.

Les photos du 7e jour

Samedi 26 mai :

Les photos du 8e jour

Marine, la nouvelle guide, nous attend. Elle parle un français encore plus parfait que Nara. Le programme de la journée nous est communiqué heure par heure : nouveau style ! Nous comprenons qu'il s'agit de rendez-vous successifs que nous devons respecter le mieux possible, chez le Maître du duduk et avec les guides des musées.Aujourd'hui on distingue un peu mieux le sommet du Mont Ararat et nous demandons un arrêt-photo. Artak fait un détour et s'arrête sur un rond-point, sur un grand pont, où on ne peut bien sûr pas s'arrêter. Nous faisons vite. Karen Hakobayan, maître du duduk et son épouse nous accueillent dans leur maison, un havre de paix superbement aménagé, avec une table de fruits, gâteaux, boissons à notre intention. Il y a un piano rouge, ancien, provenant de Belgique-France, qui avait été offert à la reine des belges au siècle passé. Et bien sûr une collection de duduks, soprano, baryton, … Karen nous en fait découvrir plusieurs types en exécutant de beaux morceaux de musique pour nous : musique liturgique de Komitas, Charles Aznavour, … Madame accompagne au piano pour un morceau de jazz génial. Blague de notre chauffeur, Artak : Je peux le faire aussi : c'est comme les pédales de la voiture … Ensuite vient une sorte de cornemuse en peau de chèvre, dont le morceau s'achève alors que Karen ne souffle plus dans l'instrument … Beaucoup d'émotion, moment magique. Temps suspendu. Puis arrive la visite de l'atelier. Le bois d'abricotier est coupé en carré, à la bonne longueur, séché pendant 2 ans, trempé dans l'huile de chanvre et des huiles essentielles. Le trou central est foré à la main, et les trous des notes sont tous différents. 3 jours de travail pour fabriquer un duduk. Karen a également inventé des instruments pour produire des sons bien particuliers. Il joue dans un orchestre connu ainsi que dans plusieurs musiques de films comme Gladiator. Nous achetons son CD. Etape suivante : le musée d'histoire où il est interdit de photographier. La guide du musée réexplique toute l'histoire de l'Arménie devant la carte. Ce n'est pas inutile pour moi ! Nous passons dans la salle de l'âge de la pierre. Les explications sont trop détaillées. De même pour l'âge du bronze. Ah, nous voyons la chaussure la plus ancienne du monde, découverte dans la grotte aux oiseaux, visitée il y a 2 jours. Nadia, puis Daniel, puis moi, quittons le groupe pour visiter plus rapidement plus de salles : les costumes, le génocide, … Le repas de midi est dans une taverne, où nous sommes servis par une armée de serveurs en tenue typique. Salades et fromages, puis un plat de poulet avec légumes grillés et le traditionnel gâteau : tout est très bon. Le second musée, celui des manuscrits : Matenadavan, avec une charmante guide qui nous explique le Livre des Lamentations, vénéré par les Arméniens, le livre le plus grand, sauvé par une femme au cours du génocide, et le plus petit. Les enluminures très fines et représentant des scènes et des personnages connus. C'est plus qu'intéressant, mais mes yeux se ferment, je n'en peux plus ! Jacques veux acheter des graines et nous ajoutons la visite du marché couvert qui n'était pas au programme. Les marchands de fruits secs et autres épices dans le premier hall n‘ont pas de succès. Dans le second bâtiment, les fruits, fraises, cerises, …, les légumes, poissons, … C'est la foule. Je fais plein de photos. J'ai récupéré de l'énergie. Ouf ! Retour à l'hôtel, repos, douche, un gros orage éclate. Ouf, nous n'avons pas entrepris de nouvelle balade en ville ! A 19h30, Marine nous attend avec Artak qui a l'air pas du tout en forme. D'ailleurs il ne soupera pas avec nous. Nous rentrerons en taxi. L'agence offre le vin pour ce repas d'adieu avec Marine. Avec Nadia j'entreprends de lui expliquer le paysage institutionnel compliqué de la Belgique : nous passons une belle soirée.

Les photos du 8e jour

Dimanche 27 mai :

Les photos du 9e jour

Le jour du retour est arrivé. Il reste quand même une matinée de temps libre. Nous prenons un taxi vers le croisement de l'avenue Abovyan et de l'avenue Moscovyan.L'avenue Abovyan est très large et arborée. Il fait beau et très calme. Les boutiques sont fermées. Photos au milieu d'un groupe de statues de joueurs de duduk. Nous suivons une partie de l'office dominical dans l'église Saint Astvatsatsin (Sainte Mère de Dieu). L'assemblée est surtout constituée de dames âgées, un voile cachant la chevelure. Plusieurs prêtres se succèdent en psalmodiant. Des diacres et des enfants de choeur circulent, chantent, récitent, encensent à tout va, tiennent des cierges et accompagnent le prêtre qui lit l'évangile. Les fidèles se lèvent, s'assoient, se signent, partent à reculons, font des offrandes à une table dans le fond de l'église. Je suggère à Daniel de faire don de nos dernières pièces. Je reçois en échange 4 bougies que je vais allumer dans la chapelle attenante. Nous poursuivons la rue Abovyan. Une librairie ouverte nous tend les bras. Daniel achète un livre d'histoire de l'Arménie en anglais. Sur la place Abovyan, l'affiche de Charles Aznavour, une grande fontaine entourée des signes du zodiaque arménien, ainsi qu'une immense araignée et un ours en boulons et autres ferrailles. Daniel déplace un pion du gigantesque jeu d'échec. Nous arrivons à la place de la République. Les drapeaux flottent : le drapeau arménien, rouge, bleu, orange, ainsi que celui du centième anniversaire de la 1e république que l'on fête le lendemain. Encore quelques photos des affiches du musée d'histoire : la départ de Noé du Mont Ararat, la consécration du poète Sayat Nova. Arrivés au Vernissage, j'achète un bracelet d'allure moderne à un jeune artisan, pour remplacer mon bracelet cassé, en attendant sa réparation. Il est presque midi et nous cherchons un endroit pour nous restaurer avant le départ vers l'aéroport. Repas assez décevant dans une sorte de fast-food. Arrivés à l'hôtel, notre clé est déjà désactivée , mais le problème est vite corrigé et les valises sont descendues à temps pour le départ vers l'aéroport. Artak n'a pas belle allure, il est malade. Les adieux sont brefs mais chaleureux.

Les photos du 9e jour BYE BYE ARMENIA ! WE WILL NEVER FORGET ! WE LOVE YOU !

Les photos du 2 juin Bonus : Samedi 2 juin, Place de la Monnaie à Bruxelles

La communauté arménienne de Belgique fête le centenaire de leur 1e République. Nous sommes là. L'ambiance est bon enfant. Les gens dansent sur des musiques arméniennes. Je remarque une famille dont tous arborent le t-shirt à l'effigie de Nikol Pachinian, le nouveau premier ministre, qui vient d'accéder à ce poste suite à la Révolution de Velours menée par les jeunes à Erevan peu de temps avant le début de notre voyage. Je demande si le mot écrit dans l'alphabet arménien est le nom du premier ministre. Non, c'est le mot COURAGE ! Après quelques mots seulement, je me rends compte que cette famille vient de Court Saint-Etienne, comme Monique et Michel et qu'ils ont visité le Musée de LLN et parlé à Nadia. Cette fois, LE MONDE EST UN VILLAGE, et pas seulement pour la génération de nos enfants ! Quel bonheur. Nous applaudissons et nous assistons encore à quelques danses plus traditionnelles et à des chansons qui rencontrent un beau succès. Le dimanche nous ne serons pas présents, mais Nara partage sur facebook la célébration à l'occasion du nouveau costume de Mannekenpis : le costume arménien traditionnel.

Nous souhaitons de tout coeur au courageux peuple arménien, un nouvel avenir, le meilleur possible pour eux-mêmes et pour leur beau pays.

Mes autres voyages sont à découvrir sur
http://www.wagnerdenise.net
Why South Africa? A simple example!
by Michel85200 · 2018-06-14 · 223 replies
Hello everyone...

Well, here I am, back again...

By chance, a bit like Mrs. Attila, my route roughly followed the same paths I took 8 and 6 years ago... I even thought of various travel journal titles like... "Where the grass has grown back!"

And then. People who know me (and some forum members) must be wondering:

"Why come back so often, almost every year since the 2000s, to this part of the world?"

Usually, I answer:

For the people, the landscapes, the animals. Because it’s a big country, a very big one where the horizon feels even farther away.

A country with so much variety—deserts, mountains, oceans, cities...

Because it’s a country that’s quite easy for "average" Europeans to navigate in terms of hygiene, food, driving, and way of life... Because you can plan your entire trip from your living room, all by yourself.

And because there’s still a pioneer spirit in the air.

And most of all, it’s a country that has turned toward the future without forgetting its past, giving the word "forgiveness" its full meaning.

Well, all that... those are just words.

Here comes, little by little, an example of a "classic" itinerary—simple, reliable, efficient, and balanced. Three weeks of discoveries, a first taste of this country!

Hence the final title of this travel journal:

Why South Africa? A simple example!

Itinéraire 3 semaines et demie en Nouvelle-Zélande English translation pending
by Sab8631 · 2018-06-10 · 12 replies
Bonjour,

Nous envisageons un voyage en Nouvelle-Zélande en novembre / décembre. Nous louerons une voiture. Avant de réserver les billets d'avion (nous prévoyons des escales de quelques jours avant et après, endroits à déterminer), je souhaiterais avoir vos avis sur mon itinéraire. Le but étant de savoir combien de jours minimum nous devons consacrer sur place pour bien en profiter. Pour info, nous aimons les randonnées. Je me suis inspirée d'autres itinéraires trouvés sur le forum et ailleurs.

J1 Arrivée à Auckland J2 Programme à définir dans Auckland J3 Route vers Coromandel Randos Coromandel: Coromandel Coastal Walkway (une partie) / Petites randos pour voir les kauris Hot Water Beach Nuit à Coromandel J4 Cathedral Cove Route 309, points d’interet Nuit à ? (sur la route de Roturua pour se rapprocher d'Hobbiton) J5 Hobbiton Movie Set Skyline Rotorua ou balade dans Redwoods Whakarewarewa Forest Nuit à Rotorua J6 Eventuellement: Kerosene Creek (source chaude) Parc de Wai-O-Tapu Route vers Taupo : Huka Falls Walkway Eventuellement: Five Mile Bay and Awaroa Tracks Nuit du côté du parc national de Tongarino J7 Randonnée Tongariro Alping Crossing Nuit entre Tongarino et Wellington J8 Wellington J9 Ferry pour l'île du sud et route jusque Abel Tasman J10 Abel tasman : journée randonnée sur une partie du Abel Tasman Costal Track ou kayak Faut-il prévoir une autre journée à Abel Tasman (pour aller tout au nord: Cap Farewell…) ? J11 Long trajet vers la région des glaciers Arrêt aux Pancakes Rocks à Punakaiki (parc national Paparoa) Puis arrêt à Hokitika (Hokitika Gorge et plage) Nuit autour de Franz Joseph ou Fox Glacier J12 Balade au pied d’un des 2 glaciers Eventuellement: Lake Matheson Walk Route vers Wanaka : arrêt aux blue pools (Makarora) puis nombreux points de vue Nuit à Wanaka J13 Roys Peak Track au lac Wanaka (5 à 6h) Nuit à Wanaka J14 Mount Iron Track Route vers Queenstown, éventuellement arrêt à Arrowtown sur le chemin Nuit à Queenstown J15 Programme à définir à Queenstown, nous aimerions faire un baptême de parapente Nuit à Queenstown J16 Programme à définir à Queenstown Nuit à Queenstown J17 Route vers Te Anau Kepler Track : de Carpark à Brod Bay Route entre Te Anau et Milford Sound : nombreux arrêts photos Nuit à ? J18 Croisière sur le Milford Sound le matin Routeburn Track : Key Summit Track (3h) Eventuellement: Mirror Lakes Walk et Milford Foreshore Walk Nuit à Te Anau J19 Route vers Mont Cook (5h) Red Tarns Track ou Kea Point Track Tasman Glacier Lake Walkway Nuit à Twizel ou Mount Cook Village J20 Route vers Tekapo Hooker Valley Track (3 à 4h) ou Mueller Hut Route (6 à 8h) Si le temps: Fin de journée aux hot pools de Tekapo Springs Nuit à Tekapo J21 Mt John Summit Circuit Track (3h) Church of the good shepard Route vers Christchurch (Passage à Rakaia Gorge) Nuit à Christchurch J22 Programme à définir dans Christchurch (jardin botanique) Nuit à Christchurch J23 Départ

Pourriez-vous me faire vos retours sur cet itinéraire ? Est-ce qu'il y a des endroits qui mériteraient de passer plus de temps ou à l'inverse où nous passons trop de temps ?

Si jamais nous avions quelques jours de plus sur place, où pourrait-on les passer ? Est-ce que l'extrême nord de l'île du nord (bay of islands, cap reinga, etc.) serait une bonne idée ?

Merci d'avance pour toutes vos réponses.
Namibie et Afrique du Sud, paysages à couper le souffle English translation pending
by Ticapi · 2018-06-06 · 361 replies
Bonjour,

Jamais deux sans trois. Eh oui, nous sommes devenus accros à la Namibie et pour varier un peu, nous avons ajouté quelques étapes en Afrique du Sud.

Ce fut un voyage magnifique, le sud de la Namibie est un enchantement pour les yeux. En Afrique du Sud, nous sommes tombés sous le charme du Richtersveld NP. Ce parc est tout simplement sublime ! Augrabies Falls fut la bonne surprise du voyage, les chutes sont presque trop aménagées, mais le parc lui-même est très beau. En ce qui concerne le KTP, nous avons eu quelques doutes en l’incluant dans l’itinéraire. Certains voyageurs ont été chanceux et ont vu beaucoup de félins et pour d’autres, ce parc fut une déception. Déception ou pas, vous verrez dans le carnet.

J’aimerais remercier Jean-Luc (Voyajou) qui m’a encouragé d’aller au Richtersveld, Attila qui m’a rassuré sur l’état des pistes du parc, Jacky (Jety34) qui m’a donné envie de faire une étape à Kokerboomkloof. Sans eux, nous serions passés à côté de ce parc aux paysages magnifiques et sauvages.

Merci aussi à Michel (Michel85200) pour m’avoir encouragé de passer minimum deux nuits aux Augrabies Falls. Il a même écrit qu’on pouvait y rester trois nuits sans s’ennuyer et il a bien raison. Nous y sommes restés deux nuits, mais nous aurions pu rester une troisième sans avoir l’impression de perdre notre temps. Pour le Richtersveld, Jacky a écrit qu’il serait dommage d’y rester seulement une ou deux nuits. Nous avons passé trois nuits dans ce parc et ne le regrettons absolument pas.

Jacques (Blancond) et Jean-François (Max68), avec leurs photos nous ont donné envie de faire le Tok Tokkie Trail. Un grand merci à eux !



Namibrand Tok Tokkie Trail

Richtersveld, Richtersberg Camp



Augrabies Falls NP

Pour les réservations, nous sommes à nouveau passés par Tourmaline qui a fait un travail formidable. J’ai échangé beaucoup de mails avec Carole, jusqu’à ce que l’itinéraire soit bouclé. Nous avions une grande inconnue, en voyageant au mois de mars-avril, nous ne pouvions pas être sûrs de pouvoir traverser l’Orange River à Sendelingsdrif. En effet, s’il y a trop d’eau, le bac ne traverse pas et il faut faire le détour par Oranjemund. Bref, c’était un casse-tête et je ne voulais pas prendre le risque de perdre une nuit au Richtersveld. Tourmaline nous a finalement conseillé de laisser l’étape avant et celle après le Richtersveld libre et de nous adapter selon la météo et la possibilité de traverser l’Orange River en bac.

Tourmaline a fait les réservations une année avant notre départ, seul les réservations des parcs en Afrique du Sud se sont fait un peu plus tard (11 mois avant). En ce qui concerne la voiture, nous nous sommes fait plaisir en réservant un Toyota Hilux Safari avec boîte automatique de chez Asco et je peux vous assurer que nous ne l'avons pas regretté. Quelle voiture formidable !

En ce qui concerne la période du voyage, nous avions envie de voir la Namibie « verte » et ce fut mission accomplie. Voyager en mars-avril comporte quelques risques au niveau météo. Les orages et pluies peuvent perturber certains trajets et rendre les pistes boueuses. Néanmoins, nous avons beaucoup aimé cette période de l’année, même s’il fait encore un peu chaud pour faire des longues randonnées.

Notre itinéraire (en parenthèse les étapes prévues lors de la réservation) :

24.03. Départ de Zurich 25.03. Windhoek, Londiningi B&B 26.03 Tsauchaub River Camp, Oerwald campsite 27.03. Sesriem, NWR Sesriem 28.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 29.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 30.03. Namtib Biosphere Reserve, camping 31.03. Aus, Klein Aus Vista camp 01.04. Aus, Klein Aus Vista camp 02.04. Fish River Canyon, NWR Hobas 03.04. Norotshama River camp (étape libre) 04.04. Richtersberg NP, Richtersberg (Potjiespram) 05.04. Richtersberg NP, Richtersberg 06.04. Richtersberg NP, Kokerboomkloof (Richtersberg) 07.04. Port Nolloth, hôtel Scotia Inn (étape libre) 08.04. Augrabies Falls, camp du parc 09.04. Augrabies Falls, camp du parc 10.04. KTP, Twee Rivieren camp 11.04. KTP, Nossob camp 12.04. KTP, Bitterpan 13.04. KTP, Mata Mata camp 14.04. Red Dunes Camp 15.04. Auas Safari Lodge 16.04. Départ de Windhoek
Une semaine au Caire - mai 2018 English translation pending
by Aquiceara · 2018-06-01 · 4 replies
Mai 2018 – Une semaine au Caire Vendredi 11 C’est le lancement de Joon, la compagnie low cost d’Air France, qui nous a incités à retourner en Égypte. 20 ans qu’on n’y avait pas remis les pieds, il était temps… Pour aller à Roissy, ce n’était pas gagné : les trains circulaient la veille et le lendemain de notre départ, mais le vendredi 11, eh bien pas de grève mais des travaux sur la ligne Toulouse-Paris. Il a donc fallu nous rendre en voiture jusqu'à une gare où on trouverait un train, en l'occurrence Gien, à 200 km d'ici. Petite anecdote, dans notre wagon il y a avait toute une bande de fillettes d’une dizaine d’années apparemment de retour de vacances accompagnées de bonnes sœurs. L’ambiance était joyeuse. Pour les occuper, les sœurs les faisaient jouer au jeu des sept familles. À un moment, Marielle me fait remarquer que les figures sur les cartes sont… des saints ! On arrive à Paris pile à l’heure. Et le bon côté de cette grève, c’est qu’on n’avait jamais rallié Roissy depuis la Gare de Lyon aussi vite tellement la circulation était fluide. Avion parti à l’heure. Finalement pas Joon, mais Air France. Pas grave, on aime. Arrivée vers 21 heures. On sait qu’il faut prendre le visa sur place avant de passer à la douane. Dans l’aérogare, de petites affiches jaunes « No visa yet? » sur des piliers indiquent le guichet des bureaux de change à quelques mètres sur la droite. On fait coup double : changer de l’argent et obtenir notre visa. Une quinzaine d’euros par personne pour le visa. Petite parenthèse : en règle générale, inutile d’aller dans un bureau de change, le taux est le même à l’hôtel. D’ailleurs, le réceptionniste utilisait la même appli que nous. Le passage en douane est longuet, seulement deux guichets sont ouverts. C’est l’occasion de faire connaissance avec un couple de jeunes Français venus de Bourgogne. Comme nous avons réservé notre hôtel d’avance, une voiture est venue nous chercher. En 1998, circuler au Caire était mission impossible. C’était constamment embouteillé et ça klaxonnait furieusement. Là, je me rends compte que les autoroutes que j’ai découvertes il y a quelques années en survolant Le Caire dans Google Earth – elles n’existaient pas en 98 – ont quelque utilité. Notre hôtel étant à Gizeh, soit une cinquantaine de kilomètres, nous empruntons une rocade évitant de passer par le centre. Toujours ça de gagné. Nous séjournons au Marvel Stone, juste en face du sphinx. De la chambre et, surtout, de la terrasse, on a une vue plein cadre sur le sphinx et les pyramides. Une promo à 280 € la semaine dans un endroit pareil, ça valait la peine. L’hôtel a ouvert ses portes il y a seulement six mois, autant dire que tout est neuf. Chambre claire et spacieuse, lits confortables. La couette et les serviettes de bain posées dessus sont pliées en forme de pyramides… À la nuit tombée, bonne surprise : l’éclairage de la chambre est particulièrement soigné. On est loin des chambres tristes d’autrefois, avec une ampoule de 30 W toute nue pendant au bout d’un fil. Seul bémol : la douche, dont le sol est incliné dans le mauvais sens, mais ce n’est qu’un détail. Sinon, en sortant de la douche on se sèche avec des serviettes parfumées. L’hôtel étant plus moins entouré d’écuries et de… comment on appelle ça, des « dromadaireries » ? et les serviettes étant mises à sécher sur les terrasses, nous nous retrouvons parfumés au Chamelle numéro 5 après chaque douche. Ah oui, et le lavabo : pas d’éclairage et le miroir est pile en face de la porte, et donc de la baie vitrée. Alors pour te raser, soit tu fermes la porte pour ne pas être aveuglé par la lumière extérieure, soit tu te rases quand il fait encore nuit. Seulement, le jour se lève à 4 heures… Autre particularité du quartier : le calme. Autant le centre-ville est pollué et bruyant, autant c’est calme ici. En fait, quand on traîne dans les rues alentour, on se rend compte qu’il y a très peu de voiture. Je pense que ça s’explique par la présence des barrages de police qui font que seuls les résidents et, éventuellement les taxis ou les cars de touristes, peuvent y pénétrer. Comme c’est aussi ici que se trouvent la plupart des dromadaires et des chevaux qui baladent les touristes sur le site des pyramides pendant la journée, on est étonné de n’entendre que des bruits de sabots. Pour un peu, on se croirait dans un film historique ! Certes, pas au temps des pharaons, mais quelques décennies plus tôt, et ce n’est pas désagréable du tout. Étant debout depuis six heures du matin, on se couche assez tôt… pour être réveillé vers minuit par une musique tonitruante : le spectacle son et lumière aux pyramides ! C’est un peu pour ça qu’on avait choisi cet hôtel, mais on pensait que le spectacle avait lieu plus tôt dans la soirée. Hop, un saut sur la terrasse pour voir. Un peu décevant. Les éclairages ne sont pas terribles, et on entend surtout de longs passages lus sur un ton un peu grandiloquent… en espagnol. En fait, le spectacle a lieu tous les soirs dans une langue différente. En général, il démarre vers huit heures, mais il arrive qu’il y ait un « deuxième service » comme ce soir. Crevés et un peu frileux, retour au dodo au bout de quelques minutes. Petite parenthèse : c’est notre troisième séjour en Égypte. On est venu la première fois en 1989 et la seconde en 1998. En 89, on y a passé une quinzaine de jours et visité Le Caire, Assouan, Abu Simbel, Al Kharga et Louxor. En 98, on s’est contenté de passer une semaine à Assouan, le but étant simplement de faire un petit break au milieu de l’hiver.

Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C’est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune située quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.

Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.

Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?

Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.

En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.

Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.

Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !

Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !

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