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Un long week-end au pays des moulins et des tulipes English translation pending
LONG WEEK END AU PAYS DES MOULINS
Nous souhaitions depuis longtemps retourner à Amsterdam où nous n’étions pas allés depuis 35 ans . Nous étions partis pour 3 jours à Amsterdam en city-trip mais , au dernier moment , la météo exceptionnelle annoncée et le problème à trouver un hébergement , nous a fait changer de programme . Nous avons bien fait car il y a fait trop de monde à Amsterdam et une journée , c’était plus que suffisant pour les sauvages que nous sommes …
TRANSPORTS :
Avion : réservé en janvier . KLM . Lyon / Amsterdam 166€ / personne .
Location de voiture . Avec Autoescape . Loueur : Dollar . 55€ pour 3 jours .
Nous n'étions pas partis pour louer une voiture mais le fait de louer un appartement en dehors d'Amsterdam , d'avoir besoin de train pour rallier aussi bien Amsterdam, que l'aéroport de Schipol et train et bus pour les extérieurs d'Amsterdam , m'a rapidement donner à penser que le budget transports en commun et sa dépendance pouvait être plus coûteuse qu' une location de voiture . Bingo : un coût très peu élevé alors qu'un simple AR entre Amsterdam et Haarlem coûtait déjà par personne 14€ par jour .
Nouveau coups de gueule envers Autoescape qui loue soit disant à partir de l'aéroport alors que le bureau est à 5 km et nécessite de prendre une navette , ce qui en soit n'est absolument pas gênant à condition d'être prévenus !!! Nous avons perdu 45 mn à chercher le départ de la navette . Nous n'avons absolument pas regretté notre choix car c'était un long Week end et les vacances aux Pays bas donc circulation très fluide . Tous les autoroutes sont gratuits , on se déplace facilement et rapidement .
Carburant : 22 € . Prix identiques à la France .
Parking à Amsterdam . Autre sujet qui nous a questionné : cela valait il le coups d'y aller en voiture ( soit 30 mn ) ou rejoindre Amsterdam en train ( depuis Haarlem 20 mn et 14€ AR ) . Nous avons opté pour la voiture avec la réservation d'un parking à la gare centrale . Réservation sur www.p1.nl . Très simple . 20€ pour 24h au moment où vous arrivez . Attention , je pense que la réservation est indispensable car le parking était complet . Il y a peu de possibilité de stationnement donc ne vous lancez pas à l'aveugle .
Carte transport Amsterdam 24 h . 7€ accès tram , métro , bus . Pratique uniquement pour sortir des sentiers battus car sinon tout se fait facilement à pied , avec de bonnes chaussures , dans le centre .
HEBERGEMENT : Airbnb
- Chez Oscar et Zamarit : 68e la nuit + 25e de frais de ménage et 33e de frais Airbnb, soit : 263 e pour 3 nuits . Adresse : Schoterweg 29 , Haarlem
Quelle galére pour trouver un hébergement à un prix respectable sur Amsterdam à l’occasion de ce long week end … !!! Le moindre hôtel était à 170 e pour peu de choses …
Bref , on a fini par louer un appartement sur Airbnb et à Haarlem qui , dans le fond est un excellent choix car seulement à 20 mn de train , beaucoup plus calme, très joli et moins pris par la foule ce week end . Nous concluons en disant qu’avec la foule qu’il y avait sur Amsterdam , nous étions très content d’avoir opté pour la périphérie qui , de plus, nous a permis de ne pas tout miser sur Amsterdam .
Appartement tout confort , identique à la description , au centre d’Haarlem et à 15 mn à pied de la gare . C’était extrêmement propre et refait à neuf . Oscar a répondu à toutes mes questions avant le départ et sa soeur , qui nous a accueillie , était charmante . Stationnement dans la rue de l’appartement facile . Il y a sur place ce qu’il faut pour le petit déjeuner et les produits de première nécessité pour cuisiner : sel , epices … Machine à laver , lave vaisselle , TV, Wifi , une chambre . Pas d’extérieur . Situé au RDC . Calme et très bien isolé . Dernière nuit à l’hôtel Mercure proche de l’aéroport car vol à 7h50 le lendemain matin … 119e la nuit . Hôtel de chaîne . Un petit reproche : il était annoncé avec navette aéroport 24h sur 24 mais , en fait , elle ne se déplace que de 6h à 23H . Prix exorbitant pour dîner .
VISITES :
- Maison d’ Anne Franck à Amsterdam ( réservée par internet : indispensable vue la queue dés 9h le matin ) : 9,5 / personne .
- Bateau mouche à Amsterdam : Rederij Kooij rue Rokin . 10,5 e / personne pour une heure de visite . Bof … beaucoup de monde dans le bateau ( où évidemment nous sommes tombés à côté de la famille avec trois enfants intenables et des parents totalement désinvestis de leur rôle … ) . On fait le tour standard . A refaire , on essayerait de trouver un petit canot électrique et personnalisé . Commentaires en 4 langues , ce qui rend le parcours bruyant . Nous avons fait le parcours en fin de matinée et heureusement car l’après-midi , tous les ‘ croisiéristes ‘ affichaient plus d’une heure trente d’attente avant de partir …
- Keukenhoff : parc des tulipes : 16e / Personne . Parking 6e . Réservé par internet . Nous avons mis 6h pour le visiter et l’appareil photo à chauffer ! Ouvert de mi mars à mi mai et de 8h à 18h . Une merveille pour les yeux !!!! Je vous conseille d’arriver à 8h à l’ouverture , vous aurez alors deux heures pour en profiter car ensuite il y a une foule qu’on ne peut décrire et on se retrouve comme à Disney un 31 décembre à marcher les une derrière les autres . Public à 75 % de chinois donc très bruyant … De nombreux pavillons d’expos . Tout ce qu’il faut pour se restaurer sur place et à des prix corrects . Nous n’avons pas fait le tour sur les canaux environs au milieu des champs de tulipes car c’était pris d’assaut et on peut très bien le faire aussi à vélo ou en voiture .
- Ecomusée de Zaans Schans : gratuit mais parking cher : 9e . Mais , on peut très bien se stationner après le pont dans les ruelles .
RESTAURATION :
Nous avons pris nos petits déjeuners et dîners à l’appartement .
Le midi , nous avons vécu comme les Néerlandais , nous avons picoré de droite et de gauche .
Quelques prix : - The , café , bière en terrasse n’importe où y compris dans les centres : 2,5 e - Smorbrood : petit sandwichs farcis au hareng, crevettes, saumon … : 3 à 4 e - Frites medium : 3e la portion - Pofferchjes : mini crepes servis par 10 : 5e - Salade en terrasse à Amsterdam : 13e - Soupe d’asperges à Keukenhof : 3,8 e - Salade avec hareng fumé à Keukenhof : 8,75 e
ITINERAIRE :
J1 : Lyon / Amsterdam / Haarlem J2 : Zaanse Schans / Edam / Volendam / Marken : les villages de pêcheurs . J3 : Amsterdam J4 : Keukenhoff et Leyden J5 : retour
DIVERS :
- Guide : le routard Amsterdam et ses environs .
- Metéo : le REVE !!! Ciel bleu azur et 26 degrés . Le revers de la médaille fut la foule …
CARNET DE VOYAGE :
Journée : villages de pêcheurs .
Nous partons de bonne heure sous un ciel azur qui nous promet une belle journée . Notre premier arrêt sera pour Zaanse Schans qui est un écomusée où dés 1950 , des moulins , maisons etc datant du 17eme au 18eme siècle sont regroupés ici . Les plus belles pièces sont aussi les vedettes de ce lieu : les moulins : un moulin à farine , un à huile et une scierie . On ne peut y rentrer que si on paye 4e par personne et par moulin , ce que nous n’avons pas fait . Nous y restons presque deux heures à flâner dans ce village reconstitué et à profiter des dégustations de produits locaux . Très sympa mais beaucoup de monde …
Nous filons ensuite vers Edam . Un excellent exemple de village touristique sans que tout soit dénaturé . On y flane des heures , profitant aussi pour prendre un thé ou une bière en terrasse au bord de l’eau . On passe d’un canal à un autre . Toutes les habitations ont de jardins superbes, fleuris, tirés au cordeau . Village du fromage du même nom , il reste quelques galeries de présentation et fromagers .
Après avoir hésité à déjeuner à Edam , on finit par se décider à filer vers Volendam . Les immenses parkings à l’entrée , tous complets , nous laissent présager que l’ambiance sera bien différente , et , ce le fut … mais avec un peu d’initiative et en s’éloignant du bord de lac ( une vraie mer intérieure d’ailleurs … ) , on va y découvrir de merveilleuses ruelles . Ce village qui autrefois vivait de la pêche à l’anguille à donner son âme au Dieu tourisme avec ses boutiques kitch , ses terrasses … Pas question de manger car tous les restaurants sont pris d’assaut , les hollandais et touristes profitent du soleil et des 27 degrés ambiants . Cela tombe bien car nous décidons de manger ‘ local ‘ avec de délicieux Smorbrood , petits sandwichs farcis au hareng, ou saumon , ou crevettes , de quelques fritures de poissons et Dutch frites . Délicieux mais on ne ferait pas cela tous les jours car cela emporte la palme du repas gras par excellence , la digestion sera lente et difficile … Le village est envahi de touristes chinois tous plus bruyants les uns que les autres et jouant , comme d’habitude , des coudes .
Nous décidons de migrer vers marchant qui m’avait laissé , adolescente , d’excellents souvenirs . Et , je retrouve le Marken , petit bijou de village de pêche de mes 15 ans … On dirait que rien n’a changé , étrange sensation dans nos pays occidentaux et toujours emprunt aux pires changements . C’est sans doute son côté presqu’ilien qui nous place au top d entre classement du jour mais aussi par son peu de fréquentation . Ici, le saisons sont hautes car elles étaient sur pilotis . Le tour du village se fait assez rapidement mais on s’attarde à une terrasse de café observant le va et vient des bateaux sur le lac . Nous ferons ensuite une longue balade ( digestive toujours ) le long du lac entre le polders où paissent le moutons mais aussi habités par des centaines d’oiseaux . Le soleil couchant donne une vue magnifique sur le village .
C’est la fin de la journée , nous faisons un dernier arrêt à Monnickendam qui nous laissera de marbre car moins cossu , plus grande et où il y a une fête de village avec son lot d’alcooliques qui déambulent dans les rues .
Retour à l’appartement où un potage et une pomme nous suffiront bien .
Journée à Amsterdam :
Départ tôt car nous avons réservé par internet la visite de la maison d’Anne Franck et il ne restait plus qu’un créneau : 9h . En voiture , nous sommes à 30mn , c’est les vacances et le long week end car pas de circulation . Nous trouvons de suite le parking P1 . Nous avons rentré la plaque d’immatriculation à la réservation : cela affiche ‘ Welcome Eddy ‘ , on a l’impression d’être attendus . Stationnes , on récupère la carte transport à la journée, un plan des lignes , on monte dans le premier tram et hop à 8H30 , nous sommes devant la maison d’Anne Franck où il y a déjà une énorme file d’attente des moins prévoyants que nous … On se balade aux alentours , tout est extrêmement calme ; d’ailleurs l’après midi , nous aurons dû mal à reconnaître ce quartier si paisible le matin tant la foule est intense .
La visite s’effectue en environ 40 mn . J’avais lu comme tout à chacun le livre au collège mais relu avant de partir . La dimension n’est forcement plus la même qu’on le lise à 13 ans ou à 50 … Son père a écrit en 1970 : ‘ Nous ne pouvons pas changer ce qui s’est passé . La seule chose que nous puissions faire , c’est d étirer des leçons d passé et prendre conscience de ce que signifient la discrimination et la persécution d’innocents ‘ … Voilà , sans doute pourquoi , on a décidé de faire cette visite bien angoissante et dont on ne ressort pas indemne . On circule dans ce qui fut la maison . Elle n’est pas meublée à la demande du père d’Anne Franck . La première partie d la muséographie replace cette époque dans son contexte et présente les différents clandestins de la maison . Puis on monte à l’étage , leur lieu de vie d’où on ressent vite cette oppression qui devait être la leur d’être ainsi enfermés , cloitrés … La dernière partie parle de la Shoah , que j’ai fui ne voyant la video d’ Auschwitz ( dont la visite m’a traumatisée l’année dernière ) et enfin le précieux journal . Je suis sortie de là , brisée et il a fallu un moment avant de me reprendre .
Nous avons ensuite rejoint le centre avec un tour entre Bourse, place du Dam, la nouvelle église, le palais royal . Nous sommes remontés par la Rosmarijnsteeg jusqu’au Béguinage , véritable havre de paix . On poursuit sur la Spui , la place des bouquinistes , et enfin le marché aux fleurs … Trop de monde , beaucoup trop de monde …
C’est le moment que nous choisissons pour le bateau mouche . On s’installe , pas très confortable , bruyant , et une impression d’être sous une serre . Fuyez et soyez plus malin que nous , en trouvant le point de départ de ces charmants canots électriques pour 6 personnes …
Une heure plus tard , nous voilà de retour . C’est heure du déjeuner mais il y a foule et pas un restaurant à trouver . On se jette sur la derniére place libre dans une salle d’une pizzeria où on se contentera d’une salade .
On déambulera pendant deux heures dans le quartier Joordan , le long du canal des églantiers etc … Cela en est presque sportif entre les piétons à éviter et garder un oeil permanent sur les vélos par milliers … Bien nous en a pris de ne pas en louer car ils roulent au pas tant la foule est dense …
Nous abandonnons l’idée de visiter les musées dont le musée Van Gogh car un , il fait beau et nous n’avons pas envie de nous enfermer dans un musée et deux , la file d’attente est interminable … ( Nous ne voulions pas tout reserver les uns après les autres ) . Tant pis, cela nous fera une occasion de revenir mais pas sur un long week end !
Nous prenons le tram 10 qui nous emmène dans l’ Oostelijk Havengebied , le quartier des docks de l’Est qui englobe la presqu’île de Sporenburg et le îles de Java et Bornéo , reliées entre elles par un superbe pont futuriste , objet de notre déplacement pour mon photographe de mari . C’est un quartier réhabilité et d’architecture contemporaine : très sympa ! On y retrouve enfin le CALME !!!!
Nous sommes de retour à 17h à la gare centrale , ça grouille de monde , on décide de fuir !
Nous reprenons la route vers Haarlem où nous visitons le vieux centre , très sympa, très animé . De très beaux édifices comme l’hôtel de ville , l’église Grote, le moulin De Adriaan . Et d’après mon mari , de très bonnes bières de production locale .
Nous dînons à l’appartement . Une journée bien remplie …
Journée à Keukenhof
A nouveau départ tôt pour être à l’ouverture au parc floral de Keukenhof , crée en 1950 . Vu la foule rencontrée , les jours précédents , nous souhaitions y être tôt . Bien , nous en a pris car à partir de 10h c’était à la limite du supportable … Ce parc de 32 ha est une merveille pour les yeux . Tout y est grâce et volupté , à condition de faire abstraction de la foule composée à 75% de chinois . Il n’est ouvert que deux mois dans l’année ; Cela représente 7 millions de bulbes replantées chaque année par 40 jardiniers . SUPERBE ! Nous y passons 6 heures dont un long moment à nous reposer sous les arbres .
Nous quittons le parc à 14h sans programme particulier si ce n’est que d’errer sur les routes aux alentours , entourées des champs de tulipes , c’est magnifique .
Nous nous décidons finalement pour aller nous promener en bord de mer à la station de Noordwjk ann see … peine perdue car après avoir tourné pendant presqu’une heure pour se stationner ( rues et parkings compris) , aucune place disponible , on abandonne …
Nous irons passer la fin de journée à Leiden une ville bien sympathique , très animée et qui vit au milieu de ses canaux . Il y a un grand marché , les canaux bouchonnent de bateaux … Ici , on voit la vie d’un Hollandais , épicurien , marin , grand consommateur de bonnes choses et de fleurs … Un grand spectacle que nous dégusterons avec un thé , une glace et des fraises sur un café- péniche .
Restitution de la voiture et on rejoint l’hôtel Mercure à l’aéroport qui nous paraît bien fade . Les prix au restaurant sont hors de prix ! coups de gueule !!
CONCLUSION :
Un week end très sympa, bien rempli avec une météo exceptionnelle . Nous pensons sérieusement revoir au Pays Bas pour faire quelques perles comme Delf , Rotterdam , La Haye …
Nous avons adoré : - Le village de pêcheurs de Marken posé entre lac et polder . - Les Pofferchjes : mini crepes - Les prix doux pratiqués au terrasse des cafés - Le parc floral de Keukenhof , royaume des tulipes .
Nous avons aimé : - Alterner entre Amsterdam et ses environs - La bonne humeur des Néerlandais - Les canaux partout … , les polders , les oiseaux bref la Nature à quelque minutes des villes - Le petit village d’Edam - La ville de Leide - Les magnifiques jardins des maisons, partout fleuris
Nous n’avons pas aimé : - La foule !!!!!!!
Nous souhaitions depuis longtemps retourner à Amsterdam où nous n’étions pas allés depuis 35 ans . Nous étions partis pour 3 jours à Amsterdam en city-trip mais , au dernier moment , la météo exceptionnelle annoncée et le problème à trouver un hébergement , nous a fait changer de programme . Nous avons bien fait car il y a fait trop de monde à Amsterdam et une journée , c’était plus que suffisant pour les sauvages que nous sommes …
TRANSPORTS :
Avion : réservé en janvier . KLM . Lyon / Amsterdam 166€ / personne .
Location de voiture . Avec Autoescape . Loueur : Dollar . 55€ pour 3 jours .
Nous n'étions pas partis pour louer une voiture mais le fait de louer un appartement en dehors d'Amsterdam , d'avoir besoin de train pour rallier aussi bien Amsterdam, que l'aéroport de Schipol et train et bus pour les extérieurs d'Amsterdam , m'a rapidement donner à penser que le budget transports en commun et sa dépendance pouvait être plus coûteuse qu' une location de voiture . Bingo : un coût très peu élevé alors qu'un simple AR entre Amsterdam et Haarlem coûtait déjà par personne 14€ par jour .
Nouveau coups de gueule envers Autoescape qui loue soit disant à partir de l'aéroport alors que le bureau est à 5 km et nécessite de prendre une navette , ce qui en soit n'est absolument pas gênant à condition d'être prévenus !!! Nous avons perdu 45 mn à chercher le départ de la navette . Nous n'avons absolument pas regretté notre choix car c'était un long Week end et les vacances aux Pays bas donc circulation très fluide . Tous les autoroutes sont gratuits , on se déplace facilement et rapidement .
Carburant : 22 € . Prix identiques à la France .
Parking à Amsterdam . Autre sujet qui nous a questionné : cela valait il le coups d'y aller en voiture ( soit 30 mn ) ou rejoindre Amsterdam en train ( depuis Haarlem 20 mn et 14€ AR ) . Nous avons opté pour la voiture avec la réservation d'un parking à la gare centrale . Réservation sur www.p1.nl . Très simple . 20€ pour 24h au moment où vous arrivez . Attention , je pense que la réservation est indispensable car le parking était complet . Il y a peu de possibilité de stationnement donc ne vous lancez pas à l'aveugle .
Carte transport Amsterdam 24 h . 7€ accès tram , métro , bus . Pratique uniquement pour sortir des sentiers battus car sinon tout se fait facilement à pied , avec de bonnes chaussures , dans le centre .
HEBERGEMENT : Airbnb
- Chez Oscar et Zamarit : 68e la nuit + 25e de frais de ménage et 33e de frais Airbnb, soit : 263 e pour 3 nuits . Adresse : Schoterweg 29 , Haarlem
Quelle galére pour trouver un hébergement à un prix respectable sur Amsterdam à l’occasion de ce long week end … !!! Le moindre hôtel était à 170 e pour peu de choses …
Bref , on a fini par louer un appartement sur Airbnb et à Haarlem qui , dans le fond est un excellent choix car seulement à 20 mn de train , beaucoup plus calme, très joli et moins pris par la foule ce week end . Nous concluons en disant qu’avec la foule qu’il y avait sur Amsterdam , nous étions très content d’avoir opté pour la périphérie qui , de plus, nous a permis de ne pas tout miser sur Amsterdam .
Appartement tout confort , identique à la description , au centre d’Haarlem et à 15 mn à pied de la gare . C’était extrêmement propre et refait à neuf . Oscar a répondu à toutes mes questions avant le départ et sa soeur , qui nous a accueillie , était charmante . Stationnement dans la rue de l’appartement facile . Il y a sur place ce qu’il faut pour le petit déjeuner et les produits de première nécessité pour cuisiner : sel , epices … Machine à laver , lave vaisselle , TV, Wifi , une chambre . Pas d’extérieur . Situé au RDC . Calme et très bien isolé . Dernière nuit à l’hôtel Mercure proche de l’aéroport car vol à 7h50 le lendemain matin … 119e la nuit . Hôtel de chaîne . Un petit reproche : il était annoncé avec navette aéroport 24h sur 24 mais , en fait , elle ne se déplace que de 6h à 23H . Prix exorbitant pour dîner .
VISITES :
- Maison d’ Anne Franck à Amsterdam ( réservée par internet : indispensable vue la queue dés 9h le matin ) : 9,5 / personne .
- Bateau mouche à Amsterdam : Rederij Kooij rue Rokin . 10,5 e / personne pour une heure de visite . Bof … beaucoup de monde dans le bateau ( où évidemment nous sommes tombés à côté de la famille avec trois enfants intenables et des parents totalement désinvestis de leur rôle … ) . On fait le tour standard . A refaire , on essayerait de trouver un petit canot électrique et personnalisé . Commentaires en 4 langues , ce qui rend le parcours bruyant . Nous avons fait le parcours en fin de matinée et heureusement car l’après-midi , tous les ‘ croisiéristes ‘ affichaient plus d’une heure trente d’attente avant de partir …
- Keukenhoff : parc des tulipes : 16e / Personne . Parking 6e . Réservé par internet . Nous avons mis 6h pour le visiter et l’appareil photo à chauffer ! Ouvert de mi mars à mi mai et de 8h à 18h . Une merveille pour les yeux !!!! Je vous conseille d’arriver à 8h à l’ouverture , vous aurez alors deux heures pour en profiter car ensuite il y a une foule qu’on ne peut décrire et on se retrouve comme à Disney un 31 décembre à marcher les une derrière les autres . Public à 75 % de chinois donc très bruyant … De nombreux pavillons d’expos . Tout ce qu’il faut pour se restaurer sur place et à des prix corrects . Nous n’avons pas fait le tour sur les canaux environs au milieu des champs de tulipes car c’était pris d’assaut et on peut très bien le faire aussi à vélo ou en voiture .
- Ecomusée de Zaans Schans : gratuit mais parking cher : 9e . Mais , on peut très bien se stationner après le pont dans les ruelles .
RESTAURATION :
Nous avons pris nos petits déjeuners et dîners à l’appartement .
Le midi , nous avons vécu comme les Néerlandais , nous avons picoré de droite et de gauche .
Quelques prix : - The , café , bière en terrasse n’importe où y compris dans les centres : 2,5 e - Smorbrood : petit sandwichs farcis au hareng, crevettes, saumon … : 3 à 4 e - Frites medium : 3e la portion - Pofferchjes : mini crepes servis par 10 : 5e - Salade en terrasse à Amsterdam : 13e - Soupe d’asperges à Keukenhof : 3,8 e - Salade avec hareng fumé à Keukenhof : 8,75 e
ITINERAIRE :
J1 : Lyon / Amsterdam / Haarlem J2 : Zaanse Schans / Edam / Volendam / Marken : les villages de pêcheurs . J3 : Amsterdam J4 : Keukenhoff et Leyden J5 : retour
DIVERS :
- Guide : le routard Amsterdam et ses environs .
- Metéo : le REVE !!! Ciel bleu azur et 26 degrés . Le revers de la médaille fut la foule …
CARNET DE VOYAGE :
Journée : villages de pêcheurs .
Nous partons de bonne heure sous un ciel azur qui nous promet une belle journée . Notre premier arrêt sera pour Zaanse Schans qui est un écomusée où dés 1950 , des moulins , maisons etc datant du 17eme au 18eme siècle sont regroupés ici . Les plus belles pièces sont aussi les vedettes de ce lieu : les moulins : un moulin à farine , un à huile et une scierie . On ne peut y rentrer que si on paye 4e par personne et par moulin , ce que nous n’avons pas fait . Nous y restons presque deux heures à flâner dans ce village reconstitué et à profiter des dégustations de produits locaux . Très sympa mais beaucoup de monde …
Nous filons ensuite vers Edam . Un excellent exemple de village touristique sans que tout soit dénaturé . On y flane des heures , profitant aussi pour prendre un thé ou une bière en terrasse au bord de l’eau . On passe d’un canal à un autre . Toutes les habitations ont de jardins superbes, fleuris, tirés au cordeau . Village du fromage du même nom , il reste quelques galeries de présentation et fromagers .
Après avoir hésité à déjeuner à Edam , on finit par se décider à filer vers Volendam . Les immenses parkings à l’entrée , tous complets , nous laissent présager que l’ambiance sera bien différente , et , ce le fut … mais avec un peu d’initiative et en s’éloignant du bord de lac ( une vraie mer intérieure d’ailleurs … ) , on va y découvrir de merveilleuses ruelles . Ce village qui autrefois vivait de la pêche à l’anguille à donner son âme au Dieu tourisme avec ses boutiques kitch , ses terrasses … Pas question de manger car tous les restaurants sont pris d’assaut , les hollandais et touristes profitent du soleil et des 27 degrés ambiants . Cela tombe bien car nous décidons de manger ‘ local ‘ avec de délicieux Smorbrood , petits sandwichs farcis au hareng, ou saumon , ou crevettes , de quelques fritures de poissons et Dutch frites . Délicieux mais on ne ferait pas cela tous les jours car cela emporte la palme du repas gras par excellence , la digestion sera lente et difficile … Le village est envahi de touristes chinois tous plus bruyants les uns que les autres et jouant , comme d’habitude , des coudes .
Nous décidons de migrer vers marchant qui m’avait laissé , adolescente , d’excellents souvenirs . Et , je retrouve le Marken , petit bijou de village de pêche de mes 15 ans … On dirait que rien n’a changé , étrange sensation dans nos pays occidentaux et toujours emprunt aux pires changements . C’est sans doute son côté presqu’ilien qui nous place au top d entre classement du jour mais aussi par son peu de fréquentation . Ici, le saisons sont hautes car elles étaient sur pilotis . Le tour du village se fait assez rapidement mais on s’attarde à une terrasse de café observant le va et vient des bateaux sur le lac . Nous ferons ensuite une longue balade ( digestive toujours ) le long du lac entre le polders où paissent le moutons mais aussi habités par des centaines d’oiseaux . Le soleil couchant donne une vue magnifique sur le village .
C’est la fin de la journée , nous faisons un dernier arrêt à Monnickendam qui nous laissera de marbre car moins cossu , plus grande et où il y a une fête de village avec son lot d’alcooliques qui déambulent dans les rues .
Retour à l’appartement où un potage et une pomme nous suffiront bien .
Journée à Amsterdam :
Départ tôt car nous avons réservé par internet la visite de la maison d’Anne Franck et il ne restait plus qu’un créneau : 9h . En voiture , nous sommes à 30mn , c’est les vacances et le long week end car pas de circulation . Nous trouvons de suite le parking P1 . Nous avons rentré la plaque d’immatriculation à la réservation : cela affiche ‘ Welcome Eddy ‘ , on a l’impression d’être attendus . Stationnes , on récupère la carte transport à la journée, un plan des lignes , on monte dans le premier tram et hop à 8H30 , nous sommes devant la maison d’Anne Franck où il y a déjà une énorme file d’attente des moins prévoyants que nous … On se balade aux alentours , tout est extrêmement calme ; d’ailleurs l’après midi , nous aurons dû mal à reconnaître ce quartier si paisible le matin tant la foule est intense .
La visite s’effectue en environ 40 mn . J’avais lu comme tout à chacun le livre au collège mais relu avant de partir . La dimension n’est forcement plus la même qu’on le lise à 13 ans ou à 50 … Son père a écrit en 1970 : ‘ Nous ne pouvons pas changer ce qui s’est passé . La seule chose que nous puissions faire , c’est d étirer des leçons d passé et prendre conscience de ce que signifient la discrimination et la persécution d’innocents ‘ … Voilà , sans doute pourquoi , on a décidé de faire cette visite bien angoissante et dont on ne ressort pas indemne . On circule dans ce qui fut la maison . Elle n’est pas meublée à la demande du père d’Anne Franck . La première partie d la muséographie replace cette époque dans son contexte et présente les différents clandestins de la maison . Puis on monte à l’étage , leur lieu de vie d’où on ressent vite cette oppression qui devait être la leur d’être ainsi enfermés , cloitrés … La dernière partie parle de la Shoah , que j’ai fui ne voyant la video d’ Auschwitz ( dont la visite m’a traumatisée l’année dernière ) et enfin le précieux journal . Je suis sortie de là , brisée et il a fallu un moment avant de me reprendre .
Nous avons ensuite rejoint le centre avec un tour entre Bourse, place du Dam, la nouvelle église, le palais royal . Nous sommes remontés par la Rosmarijnsteeg jusqu’au Béguinage , véritable havre de paix . On poursuit sur la Spui , la place des bouquinistes , et enfin le marché aux fleurs … Trop de monde , beaucoup trop de monde …
C’est le moment que nous choisissons pour le bateau mouche . On s’installe , pas très confortable , bruyant , et une impression d’être sous une serre . Fuyez et soyez plus malin que nous , en trouvant le point de départ de ces charmants canots électriques pour 6 personnes …
Une heure plus tard , nous voilà de retour . C’est heure du déjeuner mais il y a foule et pas un restaurant à trouver . On se jette sur la derniére place libre dans une salle d’une pizzeria où on se contentera d’une salade .
On déambulera pendant deux heures dans le quartier Joordan , le long du canal des églantiers etc … Cela en est presque sportif entre les piétons à éviter et garder un oeil permanent sur les vélos par milliers … Bien nous en a pris de ne pas en louer car ils roulent au pas tant la foule est dense …
Nous abandonnons l’idée de visiter les musées dont le musée Van Gogh car un , il fait beau et nous n’avons pas envie de nous enfermer dans un musée et deux , la file d’attente est interminable … ( Nous ne voulions pas tout reserver les uns après les autres ) . Tant pis, cela nous fera une occasion de revenir mais pas sur un long week end !
Nous prenons le tram 10 qui nous emmène dans l’ Oostelijk Havengebied , le quartier des docks de l’Est qui englobe la presqu’île de Sporenburg et le îles de Java et Bornéo , reliées entre elles par un superbe pont futuriste , objet de notre déplacement pour mon photographe de mari . C’est un quartier réhabilité et d’architecture contemporaine : très sympa ! On y retrouve enfin le CALME !!!!
Nous sommes de retour à 17h à la gare centrale , ça grouille de monde , on décide de fuir !
Nous reprenons la route vers Haarlem où nous visitons le vieux centre , très sympa, très animé . De très beaux édifices comme l’hôtel de ville , l’église Grote, le moulin De Adriaan . Et d’après mon mari , de très bonnes bières de production locale .
Nous dînons à l’appartement . Une journée bien remplie …
Journée à Keukenhof
A nouveau départ tôt pour être à l’ouverture au parc floral de Keukenhof , crée en 1950 . Vu la foule rencontrée , les jours précédents , nous souhaitions y être tôt . Bien , nous en a pris car à partir de 10h c’était à la limite du supportable … Ce parc de 32 ha est une merveille pour les yeux . Tout y est grâce et volupté , à condition de faire abstraction de la foule composée à 75% de chinois . Il n’est ouvert que deux mois dans l’année ; Cela représente 7 millions de bulbes replantées chaque année par 40 jardiniers . SUPERBE ! Nous y passons 6 heures dont un long moment à nous reposer sous les arbres .
Nous quittons le parc à 14h sans programme particulier si ce n’est que d’errer sur les routes aux alentours , entourées des champs de tulipes , c’est magnifique .
Nous nous décidons finalement pour aller nous promener en bord de mer à la station de Noordwjk ann see … peine perdue car après avoir tourné pendant presqu’une heure pour se stationner ( rues et parkings compris) , aucune place disponible , on abandonne …
Nous irons passer la fin de journée à Leiden une ville bien sympathique , très animée et qui vit au milieu de ses canaux . Il y a un grand marché , les canaux bouchonnent de bateaux … Ici , on voit la vie d’un Hollandais , épicurien , marin , grand consommateur de bonnes choses et de fleurs … Un grand spectacle que nous dégusterons avec un thé , une glace et des fraises sur un café- péniche .
Restitution de la voiture et on rejoint l’hôtel Mercure à l’aéroport qui nous paraît bien fade . Les prix au restaurant sont hors de prix ! coups de gueule !!
CONCLUSION :
Un week end très sympa, bien rempli avec une météo exceptionnelle . Nous pensons sérieusement revoir au Pays Bas pour faire quelques perles comme Delf , Rotterdam , La Haye …
Nous avons adoré : - Le village de pêcheurs de Marken posé entre lac et polder . - Les Pofferchjes : mini crepes - Les prix doux pratiqués au terrasse des cafés - Le parc floral de Keukenhof , royaume des tulipes .
Nous avons aimé : - Alterner entre Amsterdam et ses environs - La bonne humeur des Néerlandais - Les canaux partout … , les polders , les oiseaux bref la Nature à quelque minutes des villes - Le petit village d’Edam - La ville de Leide - Les magnifiques jardins des maisons, partout fleuris
Nous n’avons pas aimé : - La foule !!!!!!!
Koh Samui: bon choix de localisation de l'hôtel? English translation pending
Bonjour,
Pour vous situer notre voyage en Thailande :
Nous sommes un couple de 41 et 45 ans, venant en Thailande pour la première fois à l'occasion de nos 20 ans de mariage.
Je suis plutôt visites et marche a pied pour découvrir la culture, mon mari préfère la plage , la gastronomie et moins la découverte de l’habitant.
Nous atterrissons le soir du 2 aout a Bangkok et on rejoindra Koh samui le 7 pour repartir a Chiang Mai le 10 (au 14) .On repartira de Bangkok le 15 . Avion privilégié pour le transport.
Koh samui coïncide avec notre anniversaire de mariage, donc plage mais je ne tiendrai pas longtemps sur le transat 😉 J'ai réservé (mais annulable) le "Lipa lodge beach resort". C'était un choix pour la tranquillité (relative sur samui) mais je m’inquiéte du transport pour rejoindre les activités ou les restos.
Vaut mieux-t-il reserver vers Maenam ?
Merci de vos conseils .
Nous atterrissons le soir du 2 aout a Bangkok et on rejoindra Koh samui le 7 pour repartir a Chiang Mai le 10 (au 14) .On repartira de Bangkok le 15 . Avion privilégié pour le transport.
Koh samui coïncide avec notre anniversaire de mariage, donc plage mais je ne tiendrai pas longtemps sur le transat 😉 J'ai réservé (mais annulable) le "Lipa lodge beach resort". C'était un choix pour la tranquillité (relative sur samui) mais je m’inquiéte du transport pour rejoindre les activités ou les restos.
Vaut mieux-t-il reserver vers Maenam ?
Merci de vos conseils .
Loin de la retraite mais déjà j'y pense English translation pending
Salut tout le monde,
Je ne sais pas si je poste dans le bon post, mais j'ose quand même, vu que c'est le post des "réflexions des voyageurs".
Je suis encore loin de la retraite, mais, pour X raisons, je commence à déjà penser où irais-je vivre ma retraite.
Comme vous je pense que du fait d'aimer voyager, cela ne me pose à ce jour pas trop de problèmes sur le fait d'une éventuelle expatriation pour ma retraite.
En effet, lorsque je voit quel type de bien l'on peut s'offrir en achat ou en location, je me dis que cela ne vaut pas la peine de se priver de faire de sacrées économies, sans parler, bien entendu d'avoir le soleil en plus.
Il va de soit que je suis tout à fait consciente que d'ici là, bien de l'eau coulera sous les ponts, peut-être même que l'âge du départ à la retraite aura encore été décalé...
En tous cas, ça fait déjà quelque temps que j'y pense et que je me rends sur des forums afin de regarder au jour d'aujourd'hui avec un montant de X comme retraite, qu'est-ce que je trouve comme bien à un prix moindre du loyer que je paie à ce jour.
Suis-je la seule ou bien y-a-t-il d'autres personnes comme moi qui ont déjà commencé à prospecter ?
Merci pour vos réponses : Laure
Je ne sais pas si je poste dans le bon post, mais j'ose quand même, vu que c'est le post des "réflexions des voyageurs".
Je suis encore loin de la retraite, mais, pour X raisons, je commence à déjà penser où irais-je vivre ma retraite.
Comme vous je pense que du fait d'aimer voyager, cela ne me pose à ce jour pas trop de problèmes sur le fait d'une éventuelle expatriation pour ma retraite.
En effet, lorsque je voit quel type de bien l'on peut s'offrir en achat ou en location, je me dis que cela ne vaut pas la peine de se priver de faire de sacrées économies, sans parler, bien entendu d'avoir le soleil en plus.
Il va de soit que je suis tout à fait consciente que d'ici là, bien de l'eau coulera sous les ponts, peut-être même que l'âge du départ à la retraite aura encore été décalé...
En tous cas, ça fait déjà quelque temps que j'y pense et que je me rends sur des forums afin de regarder au jour d'aujourd'hui avec un montant de X comme retraite, qu'est-ce que je trouve comme bien à un prix moindre du loyer que je paie à ce jour.
Suis-je la seule ou bien y-a-t-il d'autres personnes comme moi qui ont déjà commencé à prospecter ?
Merci pour vos réponses : Laure
Un petit tour au nord-ouest des États-Unis English translation pending
Hello tous,
Après avoir sillonné pas mal de pays et section de VF je reviens aux sources, au pays qui a déclenché ma passion des voyages. En effet on envisage un voyage dans le nord ouest Américain pour l'été 2017 (sauf si un autre pays nous détourne de nos bonnes intentions d'ici là 😉):
Bon, voici le fruit de mon travail:
J1 fin juillet- arrivée à Glacier NP à 21h16 par avion J2 Glacier NP J3 Glacier NP J4 Glacier - train pour Seattle à 20h23 J5 Arrivée Seattle à 8h53 - visite Seattle - nuit Seattle J6 Seattle - Olympic NP - nuit Forks J7 Olympic NP - nuit Quinault Lake J8 Olympic - Mount St Helens - nuit Ecopark resort J9 Mount St Helens - nuit vers Smith Rock SP J10 Crater Lake - nuit Crater lake Lodge J11 Crater Lake - nuit Jaksonville (Oregon) J12 Redwood SP - nuit Eureka J13 Lassen Volcanic - nuit Mineral ? J14 Lassen Volcanic - nuit Idem J15 Lassen - Sacramento (ou Jamestown) J16 Sequoia NP - nuit ? J17 Sequoia NP - nuit ? J18 Sequoia NP - LA - nuit LA J19 LA - vol retour Voili voilou ... et il me reste même un journée en rab à place où vous voulez ... allez y, c'est la démocratie comme dirait Arhno 😉
Merci d'avance pour vos avis et conseils.
CE qui m'intéresse aussi c'est les recommandations de logements, ce qui n'est pas forcément simple dans certains de ces endroits
A+
Max
émoticône smile
Après avoir sillonné pas mal de pays et section de VF je reviens aux sources, au pays qui a déclenché ma passion des voyages. En effet on envisage un voyage dans le nord ouest Américain pour l'été 2017 (sauf si un autre pays nous détourne de nos bonnes intentions d'ici là 😉):
Bon, voici le fruit de mon travail:
J1 fin juillet- arrivée à Glacier NP à 21h16 par avion J2 Glacier NP J3 Glacier NP J4 Glacier - train pour Seattle à 20h23 J5 Arrivée Seattle à 8h53 - visite Seattle - nuit Seattle J6 Seattle - Olympic NP - nuit Forks J7 Olympic NP - nuit Quinault Lake J8 Olympic - Mount St Helens - nuit Ecopark resort J9 Mount St Helens - nuit vers Smith Rock SP J10 Crater Lake - nuit Crater lake Lodge J11 Crater Lake - nuit Jaksonville (Oregon) J12 Redwood SP - nuit Eureka J13 Lassen Volcanic - nuit Mineral ? J14 Lassen Volcanic - nuit Idem J15 Lassen - Sacramento (ou Jamestown) J16 Sequoia NP - nuit ? J17 Sequoia NP - nuit ? J18 Sequoia NP - LA - nuit LA J19 LA - vol retour Voili voilou ... et il me reste même un journée en rab à place où vous voulez ... allez y, c'est la démocratie comme dirait Arhno 😉
Merci d'avance pour vos avis et conseils.
CE qui m'intéresse aussi c'est les recommandations de logements, ce qui n'est pas forcément simple dans certains de ces endroits
A+
Max
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Coup de gueule sur l'envers des croisiéristes... English translation pending
Bonjour à tous,
Au printemps 2014, j’ai été invitée à « tester » une croisière dans les Caraïbes pour partager mon expérience sur mon blog. Je n’avais jamais essayé ce genre de voyage. Après ma semaine à bord, j’avais partagé sur mon blog ces bouts d’ailleurs, ces mises en bouche voyageuses, qui m’ont surtout donné envie de connaître mieux cette zone du monde. Mais j'ai été totalement choqué les conditions de travail de l’équipage de ces croisiéristes… J'ai dédié un article entier à ce propos sur mon blog, je vous conseille vraiment de le lire... http://www.curieusevoyageuse.com/mondialisation/ Vous en pensez quoi ?
Au printemps 2014, j’ai été invitée à « tester » une croisière dans les Caraïbes pour partager mon expérience sur mon blog. Je n’avais jamais essayé ce genre de voyage. Après ma semaine à bord, j’avais partagé sur mon blog ces bouts d’ailleurs, ces mises en bouche voyageuses, qui m’ont surtout donné envie de connaître mieux cette zone du monde. Mais j'ai été totalement choqué les conditions de travail de l’équipage de ces croisiéristes… J'ai dédié un article entier à ce propos sur mon blog, je vous conseille vraiment de le lire... http://www.curieusevoyageuse.com/mondialisation/ Vous en pensez quoi ?
Un mois en Floride et en Louisiane au printemps 2015 et escapade à Saint-Martin English translation pending
Bonsoir à tous,
Je poste avec beaucoup de retard ce carnet, mais je n'aurais voulu en aucun cas faire l'affront à ceux qui m'ont aidée de ne pas leur offrir un retour. Car, comme chaque fois, aucun voyage ne serait réussi sans votre aide et vos conseils.
Non non, ce n'est pas bateau, c'est sincère.
Je vais par contre me faire maudire: il n'y aura pas de photos (ou si peu que cela ne vaut pas la peine d'en parler), car le chargement est beaucoup trop long, et je n'aurai jamais le temps avant notre départ le 21 mai pour le Grand Ouest (3e fois).
Il y a une version illustrée sur RoadTrippin😊. Pardon mille fois, ne m'en voulez pas SVP😕.
En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.
Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.
Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.
Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.
Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.
Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)
J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.
Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.
Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.
Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.
Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.
Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)
J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
Récit de nos 3 semaines en Thaïlande, mars/avril 2015 English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai beaucoup tardé... 1 an... avant d'entamer le carnet ! Mais je savais que je le ferai car beaucoup ici m'ont aidé à préparer le voyage.
Nous sommes donc parti le 21 mars 2015 jusqu'au 13 avril 2015 en Thaïlande. En couple (la trentaine) et en sac à dos.
Premiers pas en Asie pour nous (j'ai fait l'Inde en 2011 mais seule). Nous sommes plus branchés Amérique centrale et du sud. Mais on voulait tester ce continent.
Itinéraire : -Arrivée à Bangkok on y passe deux jours (on se dit que c'est une porte d'entrée en Asie et qu'on aura l'occasion de visiter à un prochain voyage) - Ayutthaya (visite des ruines) - Sukhothai (visite des ruines) - Thaton (quelques jours pour sentir la Thailande plus profonde) - Chiang Rai : 1 journée - Chiang Mai (au final on y passera presque 1 semaine car on a abandonné l'excursion jusqu'à Pai et ses environ car nous avons dû réserver une journée avec les éléphants au milieu et il ne restait que ce jour là... il a fallu faire des choix) - Avion pour Krabi. Direction Koh Lanta pour quelques jours - Koh Phi phi : 2 jours - Retour en France depuis Phuket
22 Mars : On arrive à Bangkok airport à 12h45 heure locale. On prend le métro direction le centre (comme annoncé nous sommes dans un congélo !). Et à l'extérieur c'est une humidité de fou qui nous attend. En sortant du métro, première recherche de taxi avec notre gros sac sur le dos et le petit devant, avec l'humidité qu'il y a, le jean et le T-shirt... on est trempés en deux secondes !! Et pour le coup on galère avec les taxis... On explique ou on va mais personne ne veut nous prendre. On comprendra plus tard que c'est parce qu'on est trop prêt, ça ne les intéresse pas. Sympa....
On arrive enfin à notre sympathique Hôtel : Lamphu Tree House. On est ravis ! C'est cosy, piscine, grand lit et un jus de fruit nous est tout de suite offert. Beaucoup mieux niveau hospitalité !!
On se change rapidement en short claquette et on ressort explorer le centre ville à pied. Vers Kao San Road on sympathise avec un chauffeur de tuk tuk (Subin) qui nous propose un petit tout du coeur de ville pour 20 baths. Bah frenchement pour le prix on dit pas non ! On s'arrête à différents temples, à l'office de tourisme (où il faut faire semble d'être intéressé pour qu'il touche une commission si j'ai bien suivi ...) . C'était sympa, on apprécie la ballade en tuk tuk et l'air sur nos visages par cette chaleur !
Retour à Kao San Road, on prend quelques repères, on se promène puis retour à l'hôtel pour se rafraichir dans la piscine!! Un vrai régal et je recommande vraiment un hôtel avec piscine à Bangkok. L'humidité est vraiment là et ça fait trop de bien!
Petit échec pour trouver un resto repéré sur le net donc on opte pour le resto de l'hôtel. Très correct 350 baths pour nous deux. Dodo ! On a une longue journée dans les pattes !
23 mars - lundi Petit déjeuner de l'hôtel gargantuesque!! tout est à volonté!! c'est bien repus que nous attaquons cette deuxième journée. Ce matin nous avons rdv pour une ballade sur les khongs (canaux) de Bangkok (j'ai utilisé le contact de Julien sur ce forum). Nous sommes 8 sur le bateau. Un couple parisien avec leur maman (ils sont à notre hôtel) et un couple de jeunes hollandais avec leur mère qui vit à Bangkok et qui sont tous les 3 d'une impolitesse incroyables.... on fera avec...
Notre guide aujourd'hui c'est Chloé, une Thaï qui adore la France et a étudié le français à Cannes!! juste à côté de chez nous. Le monde et petit. On s'entend super bien. Par contre je conseille de faire cette ballade le weekend car aujourd'hui c'est un peu désert sur les canaux et ça manque de cette effervescence locale. mais bon on profite de la beauté des paysages. ON s'arrêt dans un temple où Chloé nous explique beaucoup de chose sur les rituels, l'histoire de Thaïlande, etc etc. A notre retour nous revenons dans le centre. Autour de Kao San ROad nous sommes affamés et nous tombons sur EL CLANDESTINO. Le gars fait à manger dans la rue mais propose quelques tables et ça sent SUPER BON! Pas Thai à 40 baths pour repère. Bonne musique latino, 2 fried rice et 2 bières pour 250 baths. On se régale !
Puis nous filons visiter le Wat Pho. Malheureusement le Grand Palais était déjà fermé. Ca sera pas pour ce voyage ;-) EN 1h on a fait le tour et on rentre à l'hôtel avec CRAZY tuk tuk n°1. On arrive par une autre ruelle où on spote un salon de massage... on n'a pas grand chose à faire aujourd'hui alors... on se laisse tenter. 30 min de massage de pieds. Bon les massages thaï tiennent leur réputation...douloureux sur le moment.
Ce soir nous allons tester un resto conseillé par des amis à nous qui visitent régulièrement la Thaïlande : MANGO TREE HOUSE. Très beau resto. Il y a toute sorte de clientèle. Cocktaïl pour fêter les vacances, curry chicken conbava pour mon homme et délicieuses crevettes sauce tamarindo pour moi. Dessert s'il vous plait ! On partage un brownie chocolat banane caramel. Une tuerie !!! 1859 baths la note. ok ok on s'est fait plaisir ce soir. Mais ça reste très correct ! Le retour à l'hôtel se fait cette fois avec Bumpy Tuk Tuk.
24 mars : Ayutthaya Réveil 6h45. Dur. On prend le train pour Ayutthaya à 8h20. On manque de perdre notre appareil photo en l'oubliant au guichet de la gare mais un thaïlandais nous appelle et vient nous chercher pour qu'on le récupère. Wow !! ah ouais alors ça ça change!!!
1h de train plus tard on est arrivés. 70 baths plus tard un tuktuk nous laisse à notre hôtel tout mimi (mais beaucoup de moustiques!) Luang Chumni Village. On loue des vélo (50 baths chacun) et à nous la ville ! Direction les ruines. C'est sympa vraiment et assez empreint d'histoire mais malheureusement nous n'avons pas de guide (pas proposé) et les audioguides n'avaient visiblement plus de batteries... Après 2 sites de ruines on a faim. On s'arrêt au Tony's place recommandé dans le Lonely Planet. Vraiment le lieu est sympa mais le repas n'est pas du tout extraordinaire. On part visiter à vélo puis on réserve nos tickets de bus pour le lendemain.
Le soir on se ballade et on mange sur le night market. Ambiance sympa.
25 mars - mercredi direction Sukhothai Le bus est à 11h donc rien ne presse. Le petit dej de l'hôtel est très correct. Puis on prend un tuk tuk qui pour 100 baths nous amène à la gare de bus qui ... est au bout du monde et ne ressemble PAS DU TOUT à une gare de bus, au bord d'une nationale où ça roule assez vite ! Notre bus a 1h de retard donc on pensait s'être planté d'endroit mais non. C'est parti pour Sukhothaï. On nous propose tout de suite des bouteilles d'eau, le bus est climatisé. Wow grand luxe !!!
Le bus fait plusieurs arrêts car les locaux montent et descendent un peu partout. On fera deux gros arrêts. Avec le tickets de bus on a droit à 1 repas dans un de ces gros arrêt. Pas mal le principe. On arrive vers 17h à la gare routière. On réserve tout de suite nos billets pour Chiang Mai le lendemain. PAs trop le choix car seule une compagnie propose un trajet après 14h. Ca sera classe 2. On sympathise avec un couple Suisse à la gare et on partage le Tuk Tuk. Nous on a choisi de rester dans la vieille ville au Thai Thai Sukhothai. Les petits bungalow sont superbes. Des petits massages "à domicile" sont proposés et on sent qu'on va se laisser tenter ! A l'accueil on nous conseille le Sinvana pour manger. Accueil peu chaleureux et assez bruyant mais le Green Curry (très épicé) est délicieux !! Nous sommes rentrés chez nous à 21h pour notre massage (500 baths chacun pour massage couplet d'une heure). On est tout prêts pour un gros dodo après ça !
26 mars : Sukhothai réveil 6h45 pour petit dej à 7h. Il pleut. On est deg. Depuis notre arrivée en Thaïlande le temps est plutôt gris et la luminosité pas géniale pour apprécier les sites au mieux. J'attendais beaucoup de Sukhothai donc on a un peu les boules. Le petit dej est un buffet bien garni ! coooolll :-) On loue ensuite 2 vélo (50 baths chacun) pour aller voir les ruines éparpillées sur 3 zones donc il faudra payer l'entrée de chacune (100 baths à chaque fois). Ouf la pluie s'est arrêtée !! Mais c'est gris...
LA zone principale au centre est imposante et on n'est pas fâché d'être matinaux car pour le moment le site est calme.... mais c'est tôt pour les audioguides... décidément....et aucun guide à l'horizon... bon en Thaïlande c'est pas le même délire qu'au Mexique on l'aura compris. Tant pis ! on fait nos interprétations ! Dans la zone au Nord nous découvrons le plus grand Buddha de Sukhothai et il est impressionnant. La zone 3 à l' ouest est moins intéressante mais on gravit une colline (à pied) qui nous offre un beau panorama sur la vallée.
On a fait pas mal de kilomètres sous une chaleur de fou. On mange un bout dans le centre puis on récupère nos sacs, rend nos vélos et cette fois c'est SLOWLY tuk tuk qui nous dépose à la gare de bus. Le bus est en retard. Normal. Quand il arrive c'est BLINDE et tout le monde veut charger en soute. Oh je vois venir l'embrouille pour l'avoir vécue en amérique du sud donc je laisse les sacs à mon homme et moi je monte dans le bus pour réserver les places. 2 touristes resteront finalement debout pendant plus de 3h et la plupart des amis ne seront pas à côté... mais nous SI ! Bon au final on propose nos sièges pour un petit moment aux deux touristes espagnols qui sont ravis et on papote bien. Le trajet durera 5h40.
Pour ce soir on a réservé à la rache au nord de Chiang Mai qui n'est pour l'instant qu'une escale vers le Nord. On a donc pris un hôtel vers la gare de Chiang Puak. On galère VRAIMENT à trouver l'hôtel mais un papy thai qui ne cause pas du tout anglais essaye de nous guider et nous prête son téléphone portable avec google... qu'il bascule en anglais. TROP GENTIL !!! On le remercie mille fois. Mais il ne veut pas qu'on l'invite à boire un verre alors on finit par trouver l'hôtel. La nana a l'accueil est jeune et très sympa. Elle se moque de notre accent quand on lui explique que demain matin on part à "Thaton" à prononcer plutôt genre Thatoooooonnn. Il est 21h30 avec tout ça et on n'est pas dans un quartier touristique. Elle nous dit qu'on ne trouvera pas de resto ouvert à cette heure ci et nous conseille la food street 2 blocs plus loin. On se lance. 2 fried rice, 2 bière et une mangue coupée pour le dessert pour 80 baths. Ah ouais là c'est vraiment pas cher et nous on se régale !!! Le cuisto rigole aussi de notre accent... bon on parle pas bien thai apparemment ;)
Sur le retour à l'hôtel on essaye d'éviter les cafards (berk) et au dodo !!!....Suite du récit demain j'espère !!!
J'ai beaucoup tardé... 1 an... avant d'entamer le carnet ! Mais je savais que je le ferai car beaucoup ici m'ont aidé à préparer le voyage.
Nous sommes donc parti le 21 mars 2015 jusqu'au 13 avril 2015 en Thaïlande. En couple (la trentaine) et en sac à dos.
Premiers pas en Asie pour nous (j'ai fait l'Inde en 2011 mais seule). Nous sommes plus branchés Amérique centrale et du sud. Mais on voulait tester ce continent.
Itinéraire : -Arrivée à Bangkok on y passe deux jours (on se dit que c'est une porte d'entrée en Asie et qu'on aura l'occasion de visiter à un prochain voyage) - Ayutthaya (visite des ruines) - Sukhothai (visite des ruines) - Thaton (quelques jours pour sentir la Thailande plus profonde) - Chiang Rai : 1 journée - Chiang Mai (au final on y passera presque 1 semaine car on a abandonné l'excursion jusqu'à Pai et ses environ car nous avons dû réserver une journée avec les éléphants au milieu et il ne restait que ce jour là... il a fallu faire des choix) - Avion pour Krabi. Direction Koh Lanta pour quelques jours - Koh Phi phi : 2 jours - Retour en France depuis Phuket
22 Mars : On arrive à Bangkok airport à 12h45 heure locale. On prend le métro direction le centre (comme annoncé nous sommes dans un congélo !). Et à l'extérieur c'est une humidité de fou qui nous attend. En sortant du métro, première recherche de taxi avec notre gros sac sur le dos et le petit devant, avec l'humidité qu'il y a, le jean et le T-shirt... on est trempés en deux secondes !! Et pour le coup on galère avec les taxis... On explique ou on va mais personne ne veut nous prendre. On comprendra plus tard que c'est parce qu'on est trop prêt, ça ne les intéresse pas. Sympa....
On arrive enfin à notre sympathique Hôtel : Lamphu Tree House. On est ravis ! C'est cosy, piscine, grand lit et un jus de fruit nous est tout de suite offert. Beaucoup mieux niveau hospitalité !!
On se change rapidement en short claquette et on ressort explorer le centre ville à pied. Vers Kao San Road on sympathise avec un chauffeur de tuk tuk (Subin) qui nous propose un petit tout du coeur de ville pour 20 baths. Bah frenchement pour le prix on dit pas non ! On s'arrête à différents temples, à l'office de tourisme (où il faut faire semble d'être intéressé pour qu'il touche une commission si j'ai bien suivi ...) . C'était sympa, on apprécie la ballade en tuk tuk et l'air sur nos visages par cette chaleur !
Retour à Kao San Road, on prend quelques repères, on se promène puis retour à l'hôtel pour se rafraichir dans la piscine!! Un vrai régal et je recommande vraiment un hôtel avec piscine à Bangkok. L'humidité est vraiment là et ça fait trop de bien!
Petit échec pour trouver un resto repéré sur le net donc on opte pour le resto de l'hôtel. Très correct 350 baths pour nous deux. Dodo ! On a une longue journée dans les pattes !
23 mars - lundi Petit déjeuner de l'hôtel gargantuesque!! tout est à volonté!! c'est bien repus que nous attaquons cette deuxième journée. Ce matin nous avons rdv pour une ballade sur les khongs (canaux) de Bangkok (j'ai utilisé le contact de Julien sur ce forum). Nous sommes 8 sur le bateau. Un couple parisien avec leur maman (ils sont à notre hôtel) et un couple de jeunes hollandais avec leur mère qui vit à Bangkok et qui sont tous les 3 d'une impolitesse incroyables.... on fera avec...
Notre guide aujourd'hui c'est Chloé, une Thaï qui adore la France et a étudié le français à Cannes!! juste à côté de chez nous. Le monde et petit. On s'entend super bien. Par contre je conseille de faire cette ballade le weekend car aujourd'hui c'est un peu désert sur les canaux et ça manque de cette effervescence locale. mais bon on profite de la beauté des paysages. ON s'arrêt dans un temple où Chloé nous explique beaucoup de chose sur les rituels, l'histoire de Thaïlande, etc etc. A notre retour nous revenons dans le centre. Autour de Kao San ROad nous sommes affamés et nous tombons sur EL CLANDESTINO. Le gars fait à manger dans la rue mais propose quelques tables et ça sent SUPER BON! Pas Thai à 40 baths pour repère. Bonne musique latino, 2 fried rice et 2 bières pour 250 baths. On se régale !
Puis nous filons visiter le Wat Pho. Malheureusement le Grand Palais était déjà fermé. Ca sera pas pour ce voyage ;-) EN 1h on a fait le tour et on rentre à l'hôtel avec CRAZY tuk tuk n°1. On arrive par une autre ruelle où on spote un salon de massage... on n'a pas grand chose à faire aujourd'hui alors... on se laisse tenter. 30 min de massage de pieds. Bon les massages thaï tiennent leur réputation...douloureux sur le moment.
Ce soir nous allons tester un resto conseillé par des amis à nous qui visitent régulièrement la Thaïlande : MANGO TREE HOUSE. Très beau resto. Il y a toute sorte de clientèle. Cocktaïl pour fêter les vacances, curry chicken conbava pour mon homme et délicieuses crevettes sauce tamarindo pour moi. Dessert s'il vous plait ! On partage un brownie chocolat banane caramel. Une tuerie !!! 1859 baths la note. ok ok on s'est fait plaisir ce soir. Mais ça reste très correct ! Le retour à l'hôtel se fait cette fois avec Bumpy Tuk Tuk.
24 mars : Ayutthaya Réveil 6h45. Dur. On prend le train pour Ayutthaya à 8h20. On manque de perdre notre appareil photo en l'oubliant au guichet de la gare mais un thaïlandais nous appelle et vient nous chercher pour qu'on le récupère. Wow !! ah ouais alors ça ça change!!!
1h de train plus tard on est arrivés. 70 baths plus tard un tuktuk nous laisse à notre hôtel tout mimi (mais beaucoup de moustiques!) Luang Chumni Village. On loue des vélo (50 baths chacun) et à nous la ville ! Direction les ruines. C'est sympa vraiment et assez empreint d'histoire mais malheureusement nous n'avons pas de guide (pas proposé) et les audioguides n'avaient visiblement plus de batteries... Après 2 sites de ruines on a faim. On s'arrêt au Tony's place recommandé dans le Lonely Planet. Vraiment le lieu est sympa mais le repas n'est pas du tout extraordinaire. On part visiter à vélo puis on réserve nos tickets de bus pour le lendemain.
Le soir on se ballade et on mange sur le night market. Ambiance sympa.
25 mars - mercredi direction Sukhothai Le bus est à 11h donc rien ne presse. Le petit dej de l'hôtel est très correct. Puis on prend un tuk tuk qui pour 100 baths nous amène à la gare de bus qui ... est au bout du monde et ne ressemble PAS DU TOUT à une gare de bus, au bord d'une nationale où ça roule assez vite ! Notre bus a 1h de retard donc on pensait s'être planté d'endroit mais non. C'est parti pour Sukhothaï. On nous propose tout de suite des bouteilles d'eau, le bus est climatisé. Wow grand luxe !!!
Le bus fait plusieurs arrêts car les locaux montent et descendent un peu partout. On fera deux gros arrêts. Avec le tickets de bus on a droit à 1 repas dans un de ces gros arrêt. Pas mal le principe. On arrive vers 17h à la gare routière. On réserve tout de suite nos billets pour Chiang Mai le lendemain. PAs trop le choix car seule une compagnie propose un trajet après 14h. Ca sera classe 2. On sympathise avec un couple Suisse à la gare et on partage le Tuk Tuk. Nous on a choisi de rester dans la vieille ville au Thai Thai Sukhothai. Les petits bungalow sont superbes. Des petits massages "à domicile" sont proposés et on sent qu'on va se laisser tenter ! A l'accueil on nous conseille le Sinvana pour manger. Accueil peu chaleureux et assez bruyant mais le Green Curry (très épicé) est délicieux !! Nous sommes rentrés chez nous à 21h pour notre massage (500 baths chacun pour massage couplet d'une heure). On est tout prêts pour un gros dodo après ça !
26 mars : Sukhothai réveil 6h45 pour petit dej à 7h. Il pleut. On est deg. Depuis notre arrivée en Thaïlande le temps est plutôt gris et la luminosité pas géniale pour apprécier les sites au mieux. J'attendais beaucoup de Sukhothai donc on a un peu les boules. Le petit dej est un buffet bien garni ! coooolll :-) On loue ensuite 2 vélo (50 baths chacun) pour aller voir les ruines éparpillées sur 3 zones donc il faudra payer l'entrée de chacune (100 baths à chaque fois). Ouf la pluie s'est arrêtée !! Mais c'est gris...
LA zone principale au centre est imposante et on n'est pas fâché d'être matinaux car pour le moment le site est calme.... mais c'est tôt pour les audioguides... décidément....et aucun guide à l'horizon... bon en Thaïlande c'est pas le même délire qu'au Mexique on l'aura compris. Tant pis ! on fait nos interprétations ! Dans la zone au Nord nous découvrons le plus grand Buddha de Sukhothai et il est impressionnant. La zone 3 à l' ouest est moins intéressante mais on gravit une colline (à pied) qui nous offre un beau panorama sur la vallée.
On a fait pas mal de kilomètres sous une chaleur de fou. On mange un bout dans le centre puis on récupère nos sacs, rend nos vélos et cette fois c'est SLOWLY tuk tuk qui nous dépose à la gare de bus. Le bus est en retard. Normal. Quand il arrive c'est BLINDE et tout le monde veut charger en soute. Oh je vois venir l'embrouille pour l'avoir vécue en amérique du sud donc je laisse les sacs à mon homme et moi je monte dans le bus pour réserver les places. 2 touristes resteront finalement debout pendant plus de 3h et la plupart des amis ne seront pas à côté... mais nous SI ! Bon au final on propose nos sièges pour un petit moment aux deux touristes espagnols qui sont ravis et on papote bien. Le trajet durera 5h40.
Pour ce soir on a réservé à la rache au nord de Chiang Mai qui n'est pour l'instant qu'une escale vers le Nord. On a donc pris un hôtel vers la gare de Chiang Puak. On galère VRAIMENT à trouver l'hôtel mais un papy thai qui ne cause pas du tout anglais essaye de nous guider et nous prête son téléphone portable avec google... qu'il bascule en anglais. TROP GENTIL !!! On le remercie mille fois. Mais il ne veut pas qu'on l'invite à boire un verre alors on finit par trouver l'hôtel. La nana a l'accueil est jeune et très sympa. Elle se moque de notre accent quand on lui explique que demain matin on part à "Thaton" à prononcer plutôt genre Thatoooooonnn. Il est 21h30 avec tout ça et on n'est pas dans un quartier touristique. Elle nous dit qu'on ne trouvera pas de resto ouvert à cette heure ci et nous conseille la food street 2 blocs plus loin. On se lance. 2 fried rice, 2 bière et une mangue coupée pour le dessert pour 80 baths. Ah ouais là c'est vraiment pas cher et nous on se régale !!! Le cuisto rigole aussi de notre accent... bon on parle pas bien thai apparemment ;)
Sur le retour à l'hôtel on essaye d'éviter les cafards (berk) et au dodo !!!....Suite du récit demain j'espère !!!
Retour de trois grosses semaines en famille en Afrique du Sud avec un peu de Lesotho et de Swaziland English translation pending
Retour de trois grosses semaines en famille en Afrique du Sud avec un peu de Lesotho et de Swaziland
Etablissement du parcours
L’Afrique du Sud fait partie de nos vieux projets. Déjà envisagée en 2007 puis écartée au profit de la Namibie en partie par crainte des problèmes de sécurité (j’y reviendrai), l’AFS m’a refait de l’œil grâce au carnet d’Ericb (merci à lui). Quand notre ainée a suggéré cette destination pour notre voyage de l’été 2015, c’est avec enthousiasme que l’ensemble de la famille l’a adoptée.
Initialement, j’envisageais un parcours assez classique : quelques jours au Cap, vol pour Durban, remontée via Hluhluwe – iMfolozi/ Sainte-Lucia, Swaziland, Kruger, Blyde river canyon, Johannesburg. Il me restait quelques jours supplémentaires : pourquoi ne pas rajouter un petit détour par le Drakensberg ? Oui, mais….. c’est alors que CarineNed qui vit (ou plutôt vivait) au Lesotho a commencé la publication de son carnet. J’ai aussi croisé celui de Maouh (là) et ai eu alors une terrible envie de découvrir le Royaume du ciel. Comme nous nous risquions de ne pas revenir dans le coin avant un moment, la tentation de l’inclure dans le parcours était grande. Oui mais… du coup le timing de très cool devenait un peu serré. Sans 4x4, l’option Sani Pass était exclue. Carine m’a fourni une partie de la solution en me suggérant un vol Le Cap- Bloemfontein et j’ai complété en supprimant un jour au Cap. Tant pis pour la route des vins ! Ainsi résumé, le choix a l’air simple mais j’ai longtemps hésité, partagée entre mon envie d’aller au Lesotho et la crainte d’une trop longue route. Personne dans la famille n’avait un avis tranché sauf mon tendre et cher qui disait « allons au Lesotho ». Je le soupçonnais de vouloir avant tout me faire plaisir sans bien en mesurer les conséquences. (C’est lui qui conduit). Merci à tous les membres du forum (CarineNed, Michel85200, Attila, Voyajou, Kafouniet, Maouh...) qui m’ont assistée dans mes errances.
Finalement, nous n’avons arrêté cette partie du parcours que peu de temps avant le départ (avion pour Bloemfontein réservé le 19 juillet), ce qui a donné :
Jeudi 30 juillet : départ de Paris Vendredi 31 juillet : arrivée au Cap- visite centre ville et Bo Kap Samedi 1 août : Le Cap -Woodstock et Lion’s head Dimanche 2 août : péninsule Lundi 3 août : Hermanus Mardi 4 août : Le Cap - musée district –Waterfront - Hout bay Mercredi 5 août : avion Bloemfontein- route vers le Lesotho- Morija Jeudi 6 août : Morija- Semonkong Vendredi 7 août : Semonkong Dimanche 8 août : route Golden Gate Highlands Lundi 9 août : Golden Gate Highlands – route vers Antbear Drakensberg Lodge Mardi 10 août : chemin Hluhluwe - iMfolozi Mardi 11 août : Hluhluwe – iMfolozi Mercredi 12 août : Hluhluwe – iMfolozi - Sainte Lucia Jeudi 13 août : Sainte Lucia - balade en bateau et Cape Vidal Vendredi 14 août : Swaziland - Mikhaya Samedi 15 août : Mikhaya -Milwane Dimanche 16 août : route pour Kruger (Berg-en-Dal) Lundi 17 août : Kruger (Berg-en-Dal) Mardi 18 août : Kruger (Lower Sabie) Mercredi 19 août : Kruger (Timalati) Jeudi 20 août : Blyde canyon - Graskop Vendredi 21 août : chemin pour Johannesburg - visite de la mine de diamant de Cullinam Samedi 22 août : balade en vélo dans Soweto - Musée de l'apartheid Dimanche 23 août : retour en France


Même si la partie Drakenseberg a été un peu trop précipitée pour pouvoir en profiter pleinement, nous sommes contents de notre choix et ne regrettons pas, bien au contraire, notre détour par le Lesotho. Idéalement, il aurait fallu quelques jours de plus mais à contraintes données, c’est un bon compromis. Je reprogrammerais le parcours de la même façon sauf à Kruger, où je remplacerais la deuxième nuit à Berg-en-Dal par une nuit à Lower Sabie (C’était d’ailleurs ce que je souhaitais initialement mais les disponibilités dans les camps ont fait que..). Pour la deuxième nuit au Swaziland, je dormirais peut-être plutôt dans une guesthouse de la vallée de Ezulwini qu’à Milwane dont nous n’avons pas pu profiter - mais c’était prévu - et où la restauration n’était pas terrible et chère – ce qui l’était moins.
Les hébergements
Pour les hébergements, j’ai privilégié les solutions familiales, cottages, appartements ou chambre de 4. Et oui, bien que nos enfants soient maintenant grands, 15 et 17 ans, nous aimons bien nous retrouver groupés. En Afrique du Sud en cette saison, c’est d’autant plus appréciable que les journées finissent tôt. Etre ensemble permet de multiplier les échanges et les parties de belotte. Nous en avons bien profité. C’est ça aussi les vacances. J’ai aussi mixé les hébergements avec restauration extérieure et « self cartering ». Là aussi, nous avons tous été contents de ce choix les enfants, et les grands aussi, ont bien apprécié que nous puissions parfois faire notre propre popote.
Bilan
Nous avons été tous les quatre ravis de notre voyage, avons bien profité des animaux et découvert un pays fascinant même s’il est parfois, disons, déroutant. Quant à l’insécurité, nous ne l’avons pas ressentie. Attention ! Je ne dis pas qu’il y en a pas : les barbelés et les panneaux «armed response » sont là pour nous le rappeler mais simplement que nous ne sommes jamais sentis en insécurité. Il faut dire que nous n’avons jamais trainé dans Durban ou Johannesburg, ni même dans Le Cap la nuit tombée.
Etablissement du parcours
L’Afrique du Sud fait partie de nos vieux projets. Déjà envisagée en 2007 puis écartée au profit de la Namibie en partie par crainte des problèmes de sécurité (j’y reviendrai), l’AFS m’a refait de l’œil grâce au carnet d’Ericb (merci à lui). Quand notre ainée a suggéré cette destination pour notre voyage de l’été 2015, c’est avec enthousiasme que l’ensemble de la famille l’a adoptée.
Initialement, j’envisageais un parcours assez classique : quelques jours au Cap, vol pour Durban, remontée via Hluhluwe – iMfolozi/ Sainte-Lucia, Swaziland, Kruger, Blyde river canyon, Johannesburg. Il me restait quelques jours supplémentaires : pourquoi ne pas rajouter un petit détour par le Drakensberg ? Oui, mais….. c’est alors que CarineNed qui vit (ou plutôt vivait) au Lesotho a commencé la publication de son carnet. J’ai aussi croisé celui de Maouh (là) et ai eu alors une terrible envie de découvrir le Royaume du ciel. Comme nous nous risquions de ne pas revenir dans le coin avant un moment, la tentation de l’inclure dans le parcours était grande. Oui mais… du coup le timing de très cool devenait un peu serré. Sans 4x4, l’option Sani Pass était exclue. Carine m’a fourni une partie de la solution en me suggérant un vol Le Cap- Bloemfontein et j’ai complété en supprimant un jour au Cap. Tant pis pour la route des vins ! Ainsi résumé, le choix a l’air simple mais j’ai longtemps hésité, partagée entre mon envie d’aller au Lesotho et la crainte d’une trop longue route. Personne dans la famille n’avait un avis tranché sauf mon tendre et cher qui disait « allons au Lesotho ». Je le soupçonnais de vouloir avant tout me faire plaisir sans bien en mesurer les conséquences. (C’est lui qui conduit). Merci à tous les membres du forum (CarineNed, Michel85200, Attila, Voyajou, Kafouniet, Maouh...) qui m’ont assistée dans mes errances.
Finalement, nous n’avons arrêté cette partie du parcours que peu de temps avant le départ (avion pour Bloemfontein réservé le 19 juillet), ce qui a donné :
Jeudi 30 juillet : départ de Paris Vendredi 31 juillet : arrivée au Cap- visite centre ville et Bo Kap Samedi 1 août : Le Cap -Woodstock et Lion’s head Dimanche 2 août : péninsule Lundi 3 août : Hermanus Mardi 4 août : Le Cap - musée district –Waterfront - Hout bay Mercredi 5 août : avion Bloemfontein- route vers le Lesotho- Morija Jeudi 6 août : Morija- Semonkong Vendredi 7 août : Semonkong Dimanche 8 août : route Golden Gate Highlands Lundi 9 août : Golden Gate Highlands – route vers Antbear Drakensberg Lodge Mardi 10 août : chemin Hluhluwe - iMfolozi Mardi 11 août : Hluhluwe – iMfolozi Mercredi 12 août : Hluhluwe – iMfolozi - Sainte Lucia Jeudi 13 août : Sainte Lucia - balade en bateau et Cape Vidal Vendredi 14 août : Swaziland - Mikhaya Samedi 15 août : Mikhaya -Milwane Dimanche 16 août : route pour Kruger (Berg-en-Dal) Lundi 17 août : Kruger (Berg-en-Dal) Mardi 18 août : Kruger (Lower Sabie) Mercredi 19 août : Kruger (Timalati) Jeudi 20 août : Blyde canyon - Graskop Vendredi 21 août : chemin pour Johannesburg - visite de la mine de diamant de Cullinam Samedi 22 août : balade en vélo dans Soweto - Musée de l'apartheid Dimanche 23 août : retour en France


Même si la partie Drakenseberg a été un peu trop précipitée pour pouvoir en profiter pleinement, nous sommes contents de notre choix et ne regrettons pas, bien au contraire, notre détour par le Lesotho. Idéalement, il aurait fallu quelques jours de plus mais à contraintes données, c’est un bon compromis. Je reprogrammerais le parcours de la même façon sauf à Kruger, où je remplacerais la deuxième nuit à Berg-en-Dal par une nuit à Lower Sabie (C’était d’ailleurs ce que je souhaitais initialement mais les disponibilités dans les camps ont fait que..). Pour la deuxième nuit au Swaziland, je dormirais peut-être plutôt dans une guesthouse de la vallée de Ezulwini qu’à Milwane dont nous n’avons pas pu profiter - mais c’était prévu - et où la restauration n’était pas terrible et chère – ce qui l’était moins.
Les hébergements
Pour les hébergements, j’ai privilégié les solutions familiales, cottages, appartements ou chambre de 4. Et oui, bien que nos enfants soient maintenant grands, 15 et 17 ans, nous aimons bien nous retrouver groupés. En Afrique du Sud en cette saison, c’est d’autant plus appréciable que les journées finissent tôt. Etre ensemble permet de multiplier les échanges et les parties de belotte. Nous en avons bien profité. C’est ça aussi les vacances. J’ai aussi mixé les hébergements avec restauration extérieure et « self cartering ». Là aussi, nous avons tous été contents de ce choix les enfants, et les grands aussi, ont bien apprécié que nous puissions parfois faire notre propre popote.
Bilan
Nous avons été tous les quatre ravis de notre voyage, avons bien profité des animaux et découvert un pays fascinant même s’il est parfois, disons, déroutant. Quant à l’insécurité, nous ne l’avons pas ressentie. Attention ! Je ne dis pas qu’il y en a pas : les barbelés et les panneaux «armed response » sont là pour nous le rappeler mais simplement que nous ne sommes jamais sentis en insécurité. Il faut dire que nous n’avons jamais trainé dans Durban ou Johannesburg, ni même dans Le Cap la nuit tombée.
Destination Namibie, juillet 2017 (projet) English translation pending
Bonjour à tous,
Actuellement en plein réflexion concernant un voyage pour l’été 2017, plusieurs destinations nous intéressent… J’ai parcouru un peu le forum consacré à la Namibie… et là : surprise… je croise plusieurs noms déjà connus sur le forum des Etats Unis ! Je ne m’y attendais pas du tout 😉!
En effet, j’ai déjà profité à maintes reprises d’excellents conseils pour les Etats-Unis, notamment concernant notre circuit de l’été 2015, mais également pour un projet d’itinéraire pour 2017 aussi (une des destinations qui nous intéresse avec également le Costa Rica et la Tanzanie). Actuellement, je me renseigne sur ce qui est possible de faire ou non.
Le choix définitif de la destination sera en fonction du budget mais également en tenant compte du souhait de notre fille ainée qui devrait avoir son diplôme en poche l’année prochaine. Et c’est l’occasion de fêter ça !
La Namibie… destination qui nous avait déjà bien trotté dans la tête lorsque nous étions encore que 2, mon mari et moi-même. Mais voilà, nos petits « loups » sont arrivés et nos destinations de voyages se sont faites plus proches et plus adaptées à des enfants en bas âge (selon nous bien sûr). Pour moi qui adore voyager, la Namibie n’est jamais sortie de ma tête pour autant 😊!
D’habitude pour nos autres voyages, j’ai toujours tout organisé par moi-même, mais pour l’Afrique c’est différent…
Alors voilà, je viens vers vous avec un itinéraire que me propose une agence qui revient fréquemment sur le forum et espère pouvoir à nouveau compter sur vos excellents conseils, avis et idées !
Nous sommes 4, 2 adultes et 2 adolescentes qui auront 17 et 15 ans lors de ces vacances.
Voici l’itinéraire qui nous est proposé :
Jour 1) Arrivée Windhoek, prise en main du véhicule, carnet de route, briefing, nuit The Elegant Guesthouse
Jour 2) Windhoek à Waterberg 300 km, 4h, nuit NWR Waterberg
Jour 3) Waterberg à Etosha 350 km 4-5h, nuit Mushara Bush Camp
Jour 4) Etosha 90 km, nuit NWR Halali
Jour 5) Etosha 70 km, nuit NWR Okaukuejo
Jour 6) Etosha, 200 km 4h, nuit NWR Dolomite Camp
Jour 7) Etosha à Epupa Falls 330 km 5h, nuit Epupa Camp
Jour 8) Epupa Falls, nuit Epupa Camp
Jour 9) Epupa Falls àKaokoland 230 km 4h, nuit Camp Aussicht
Jour 10) Kaokoland àPalmwag 200 km 4-5h, nuit Palmwag Lodge
Jour 11) Palmwag, nuit Palmwag Lodge
Jour 12) Palmwag à Twyfeldfontein 120 km 2-3h, nuit Twyfelfontein Lodge
Jour 13) Twyfeldfontein à Brandberg 180 km 3h, nuit Brandberg White Lady Lodge
Jour 14) Brandberg àSwakopmund 280 km 4-5h, nuit Sea Breeze Guesthouse
Jour 15) Swakopmund, nuit Sea Breeze Guesthouse
Jour 16) Swakopmund à Solitaire 280 km 4h, nuit Solitaire Guest Farm
Jour 17) Solitaire à Sesriem 120 km 2h, nuit Desert Quiver Camp
Jour 18) Sesriem, nuit Desert Quiver Camp
Jour 19) Sesriem à Naukluft 120 km 2h, nuit Tsauchab River Camp
Jour 20) Naukluft à Mariental 250 km 4h, nuit Anib Lodge
Jour 21) Mariental à Windhoek 300 km 4h, retour ou éventuellement une nuit Windhoek
Mes principales craintes concernent le climat en juillet (qu’en est-il vraiment ?) la conduite en Afrique pas trop difficile ? voit-on beaucoup d’animaux ? (nous avions déjà fait il y a 20 ans ça date… !!! un safari au Kenya et c’était incroyable).
Voilà voilà, merci pour votre patience et merci d’avance pour tous vos bons conseils. A bientôt.
Actuellement en plein réflexion concernant un voyage pour l’été 2017, plusieurs destinations nous intéressent… J’ai parcouru un peu le forum consacré à la Namibie… et là : surprise… je croise plusieurs noms déjà connus sur le forum des Etats Unis ! Je ne m’y attendais pas du tout 😉!
En effet, j’ai déjà profité à maintes reprises d’excellents conseils pour les Etats-Unis, notamment concernant notre circuit de l’été 2015, mais également pour un projet d’itinéraire pour 2017 aussi (une des destinations qui nous intéresse avec également le Costa Rica et la Tanzanie). Actuellement, je me renseigne sur ce qui est possible de faire ou non.
Le choix définitif de la destination sera en fonction du budget mais également en tenant compte du souhait de notre fille ainée qui devrait avoir son diplôme en poche l’année prochaine. Et c’est l’occasion de fêter ça !
La Namibie… destination qui nous avait déjà bien trotté dans la tête lorsque nous étions encore que 2, mon mari et moi-même. Mais voilà, nos petits « loups » sont arrivés et nos destinations de voyages se sont faites plus proches et plus adaptées à des enfants en bas âge (selon nous bien sûr). Pour moi qui adore voyager, la Namibie n’est jamais sortie de ma tête pour autant 😊!
D’habitude pour nos autres voyages, j’ai toujours tout organisé par moi-même, mais pour l’Afrique c’est différent…
Alors voilà, je viens vers vous avec un itinéraire que me propose une agence qui revient fréquemment sur le forum et espère pouvoir à nouveau compter sur vos excellents conseils, avis et idées !
Nous sommes 4, 2 adultes et 2 adolescentes qui auront 17 et 15 ans lors de ces vacances.
Voici l’itinéraire qui nous est proposé :
Jour 1) Arrivée Windhoek, prise en main du véhicule, carnet de route, briefing, nuit The Elegant Guesthouse
Jour 2) Windhoek à Waterberg 300 km, 4h, nuit NWR Waterberg
Jour 3) Waterberg à Etosha 350 km 4-5h, nuit Mushara Bush Camp
Jour 4) Etosha 90 km, nuit NWR Halali
Jour 5) Etosha 70 km, nuit NWR Okaukuejo
Jour 6) Etosha, 200 km 4h, nuit NWR Dolomite Camp
Jour 7) Etosha à Epupa Falls 330 km 5h, nuit Epupa Camp
Jour 8) Epupa Falls, nuit Epupa Camp
Jour 9) Epupa Falls àKaokoland 230 km 4h, nuit Camp Aussicht
Jour 10) Kaokoland àPalmwag 200 km 4-5h, nuit Palmwag Lodge
Jour 11) Palmwag, nuit Palmwag Lodge
Jour 12) Palmwag à Twyfeldfontein 120 km 2-3h, nuit Twyfelfontein Lodge
Jour 13) Twyfeldfontein à Brandberg 180 km 3h, nuit Brandberg White Lady Lodge
Jour 14) Brandberg àSwakopmund 280 km 4-5h, nuit Sea Breeze Guesthouse
Jour 15) Swakopmund, nuit Sea Breeze Guesthouse
Jour 16) Swakopmund à Solitaire 280 km 4h, nuit Solitaire Guest Farm
Jour 17) Solitaire à Sesriem 120 km 2h, nuit Desert Quiver Camp
Jour 18) Sesriem, nuit Desert Quiver Camp
Jour 19) Sesriem à Naukluft 120 km 2h, nuit Tsauchab River Camp
Jour 20) Naukluft à Mariental 250 km 4h, nuit Anib Lodge
Jour 21) Mariental à Windhoek 300 km 4h, retour ou éventuellement une nuit Windhoek
Mes principales craintes concernent le climat en juillet (qu’en est-il vraiment ?) la conduite en Afrique pas trop difficile ? voit-on beaucoup d’animaux ? (nous avions déjà fait il y a 20 ans ça date… !!! un safari au Kenya et c’était incroyable).
Voilà voilà, merci pour votre patience et merci d’avance pour tous vos bons conseils. A bientôt.
Northern to Southern Alsace
Here’s a travel journal with photos, different from the ones we usually share with you.
Some of you may have heard about the legendary charm of Alsace, this small region in eastern France, right next to Germany. For those who want to visit, we’re offering this journal. While it’s not exhaustive, it covers many of the most interesting sites, and we’d love to help make your trip a success—or maybe even inspire you to take a trip there.
Introduction
" HOW BEAU-TI-FUL OUR ALSACE IS WITH ITS FRESH VALLEYS IN SUMMER, IT RI-PENS THERE WHEAT, VINES, AND HOPS "
This is the start of a little tune our elementary school teacher used to make us sing in class. That was last century. This refrain and its melody have stayed in my heart because they perfectly capture this region. I know many tourists dream of the Christmas market and the magical snowy landscapes, which makes sense, especially for visitors from the south or those with young kids. As for me, I’d recommend visiting between June and September because everything is so much more pleasant and enjoyable during the warm season.
Alsace is a mix of German organization and French art de vivre. The result? A place beautifully shaped by nature, thoughtfully developed by people, and packed with exceptional restaurants and bakeries. Plus, tourists are generally welcomed with courtesy and expertise.
The heart of the region’s tourism lies between Strasbourg and Colmar, spanning the Haut-Rhin and Bas-Rhin departments. To the west of these cities, often on the slopes between the plain and the hills, winds the famous Wine Route. From north to south, it stretches about 150 to 170 kilometers. A proper visit to Alsace takes about five days to a week—or longer if you’re really into it. I think having a car is best, as the terrain isn’t flat.
Let’s start with northern Alsace, which is less known to tourists—except for the Germans, who love strolling around and enjoying good food there.
Wissembourg sits on the border with Germany, at the very north of the Bas-Rhin, about 60 km from Strasbourg. The tourist office has set up signs near the large free parking lot, so you can take a pleasant walk through this small town. Highlights include the Saint-Pierre Saint-Paul Church (the second-largest in Alsace), the 1741 town hall, the Salt House with its unusual roof, the ramparts, and some fascinating old houses.







Hills border Alsace along its entire western frontier and also to the north. Countless hikes are possible in these low- and mid-altitude forests, where you can find chanterelles, sheep’s head mushrooms, and blueberries. Here’s a typical view taken above Wissembourg, near the Pigeonnier Pass:

Some of you may have heard about the legendary charm of Alsace, this small region in eastern France, right next to Germany. For those who want to visit, we’re offering this journal. While it’s not exhaustive, it covers many of the most interesting sites, and we’d love to help make your trip a success—or maybe even inspire you to take a trip there.
Introduction
" HOW BEAU-TI-FUL OUR ALSACE IS WITH ITS FRESH VALLEYS IN SUMMER, IT RI-PENS THERE WHEAT, VINES, AND HOPS "
This is the start of a little tune our elementary school teacher used to make us sing in class. That was last century. This refrain and its melody have stayed in my heart because they perfectly capture this region. I know many tourists dream of the Christmas market and the magical snowy landscapes, which makes sense, especially for visitors from the south or those with young kids. As for me, I’d recommend visiting between June and September because everything is so much more pleasant and enjoyable during the warm season.
Alsace is a mix of German organization and French art de vivre. The result? A place beautifully shaped by nature, thoughtfully developed by people, and packed with exceptional restaurants and bakeries. Plus, tourists are generally welcomed with courtesy and expertise.
The heart of the region’s tourism lies between Strasbourg and Colmar, spanning the Haut-Rhin and Bas-Rhin departments. To the west of these cities, often on the slopes between the plain and the hills, winds the famous Wine Route. From north to south, it stretches about 150 to 170 kilometers. A proper visit to Alsace takes about five days to a week—or longer if you’re really into it. I think having a car is best, as the terrain isn’t flat.
Let’s start with northern Alsace, which is less known to tourists—except for the Germans, who love strolling around and enjoying good food there.
Wissembourg sits on the border with Germany, at the very north of the Bas-Rhin, about 60 km from Strasbourg. The tourist office has set up signs near the large free parking lot, so you can take a pleasant walk through this small town. Highlights include the Saint-Pierre Saint-Paul Church (the second-largest in Alsace), the 1741 town hall, the Salt House with its unusual roof, the ramparts, and some fascinating old houses.







Hills border Alsace along its entire western frontier and also to the north. Countless hikes are possible in these low- and mid-altitude forests, where you can find chanterelles, sheep’s head mushrooms, and blueberries. Here’s a typical view taken above Wissembourg, near the Pigeonnier Pass:

Carnet de voyage à Saint-Pétersbourg English translation pending
Carnet de voyage Saint-Pétersbourg
Bonjour, je suis heureux de partager avec vous ce beau week-end prolongé dans la merveilleuse ville de Saint-Pétersbourg.
Vous trouverez ici quelques conseils pratiques, notre planning jour par jour et nos avis sur les hôtels et restaurants fréquentés.
Tout d'abord les infos pratiques.
Le vol :
Les billets ont été achetés 2 mois avant le départ, pour la somme de 280€ aller-retour sur le site de la KLM. C'est en effet cette compagnie qui offrait le meilleur rapport qualité prix, en termes d'horaires notamment, avec des escales courtes et optimales. L'aller Marseille-Paris CDG-Saint-Pétersbourg s'est fait sur Air France (1h d'escale à Paris) Le retour Saint-Pétersbourg-Amsterdam-Marseille s'est fait sur KLM et Air France (1 heure d'escale à Amsterdam).
L'hôtel :
Nous avons choisi le Solo Sokos Palace bridge sur l'île de Vassilievski. La nuit nous a coûté 77€. Cet hôtel se prétend 5* (il ne les vaut pas) Nous en sommes toutefois satisfaits. Chambres spacieuses Salle de bain avec WC séparés, propre et moderne Beaucoup de charme SPA de rêve ouvert de 9h à 23h 2 restaurants, bar, salon lounge Personnel accueillant et professionnel (malgré un petit problème) Transfert aéroport-hôtel pour 30€ (cher, mais pratique) Vraiment une bonne adresse à quand même 15-20 minutes de marche de l'ermitage
Le visa:
J'étais un peu paniqué par cette démarche qui avait l'air fastidieuse, mais cela s'est avéré très facile. L'attestation d'assurance rapatriement, frais médicaux, etc… a été fournie gratuitement par l'organisme d'assurances de la carte visa premier (attention, pour la société générale c'est payant : 12€) : comptez quelques jours pour l'obtenir, on vous demande un original. J'ai demandé à l'hôtel par email le voucher pour la durée du séjour. Il a été fourni gratuitement et en 2 jours à peine par email (pas besoin d'original). J'ai rempli en ligne le formulaire sur le site www.vhs-france.com J'ai également pris rendez-vous sur le même site au consulat de Marseille pour déposer le dossier complet (pièces demandées plus photos d'identité et passeports). Le paiement se fait au dépôt du dossier 61€ par personne. Les passeports avec le visa se récupèrent sans rendez-vous 10 jours plus tard. Passer par une agence peut coûter beaucoup plus.
Retirer de l'argent :
Le taux de change est très avantageux 1€ = 70-80 roubles (40 roubles en temps normal) Les distributeurs sont nombreux et délivrent maximum 5000 roubles (environ 70€) Il est possible de payer par carte de partout.
Météo et tenues vestimentaires :
On ne s'attendait pas à beaucoup de soleil, on a eu beaucoup de grisaille Le froid était bien installé : entre -3 et 2°C avec un petit vent d'ouest bien ravageur. Nous n'avons pas eu de pluie. Prévoir des vêtements chauds. Nous avions gants et sous gants Collants sous le pantalon. Double paire de chaussettes Chapka et couvre oreilles Echarpe et grosse doudoune Ce n'était pas de trop !!
Les musées et églises :
Les sites ouvrent tard : 10h-10h30 et ferment vers 18-19h selon les sites. Les entrées sont bon marché : 8€ pour l'ermitage (17€ si on achète en ligne), 5-6€ pour les églises et autres palais. Il n'y a pas de fermeture entre 12 et 14h (mais vérifier) Attention les sites ferment certains jours et cela dépend du site. Il est capital de préparer à l'avance ses visites en fonction des jours de fermeture. De même, la ville est très grande et il vaut mieux regrouper les visites de façon logique.
Voici maintenant jour par jour le carnet de notre voyage :
Bonjour, je suis heureux de partager avec vous ce beau week-end prolongé dans la merveilleuse ville de Saint-Pétersbourg.
Vous trouverez ici quelques conseils pratiques, notre planning jour par jour et nos avis sur les hôtels et restaurants fréquentés.
Tout d'abord les infos pratiques.
Le vol :
Les billets ont été achetés 2 mois avant le départ, pour la somme de 280€ aller-retour sur le site de la KLM. C'est en effet cette compagnie qui offrait le meilleur rapport qualité prix, en termes d'horaires notamment, avec des escales courtes et optimales. L'aller Marseille-Paris CDG-Saint-Pétersbourg s'est fait sur Air France (1h d'escale à Paris) Le retour Saint-Pétersbourg-Amsterdam-Marseille s'est fait sur KLM et Air France (1 heure d'escale à Amsterdam).
L'hôtel :
Nous avons choisi le Solo Sokos Palace bridge sur l'île de Vassilievski. La nuit nous a coûté 77€. Cet hôtel se prétend 5* (il ne les vaut pas) Nous en sommes toutefois satisfaits. Chambres spacieuses Salle de bain avec WC séparés, propre et moderne Beaucoup de charme SPA de rêve ouvert de 9h à 23h 2 restaurants, bar, salon lounge Personnel accueillant et professionnel (malgré un petit problème) Transfert aéroport-hôtel pour 30€ (cher, mais pratique) Vraiment une bonne adresse à quand même 15-20 minutes de marche de l'ermitage
Le visa:
J'étais un peu paniqué par cette démarche qui avait l'air fastidieuse, mais cela s'est avéré très facile. L'attestation d'assurance rapatriement, frais médicaux, etc… a été fournie gratuitement par l'organisme d'assurances de la carte visa premier (attention, pour la société générale c'est payant : 12€) : comptez quelques jours pour l'obtenir, on vous demande un original. J'ai demandé à l'hôtel par email le voucher pour la durée du séjour. Il a été fourni gratuitement et en 2 jours à peine par email (pas besoin d'original). J'ai rempli en ligne le formulaire sur le site www.vhs-france.com J'ai également pris rendez-vous sur le même site au consulat de Marseille pour déposer le dossier complet (pièces demandées plus photos d'identité et passeports). Le paiement se fait au dépôt du dossier 61€ par personne. Les passeports avec le visa se récupèrent sans rendez-vous 10 jours plus tard. Passer par une agence peut coûter beaucoup plus.
Retirer de l'argent :
Le taux de change est très avantageux 1€ = 70-80 roubles (40 roubles en temps normal) Les distributeurs sont nombreux et délivrent maximum 5000 roubles (environ 70€) Il est possible de payer par carte de partout.
Météo et tenues vestimentaires :
On ne s'attendait pas à beaucoup de soleil, on a eu beaucoup de grisaille Le froid était bien installé : entre -3 et 2°C avec un petit vent d'ouest bien ravageur. Nous n'avons pas eu de pluie. Prévoir des vêtements chauds. Nous avions gants et sous gants Collants sous le pantalon. Double paire de chaussettes Chapka et couvre oreilles Echarpe et grosse doudoune Ce n'était pas de trop !!
Les musées et églises :
Les sites ouvrent tard : 10h-10h30 et ferment vers 18-19h selon les sites. Les entrées sont bon marché : 8€ pour l'ermitage (17€ si on achète en ligne), 5-6€ pour les églises et autres palais. Il n'y a pas de fermeture entre 12 et 14h (mais vérifier) Attention les sites ferment certains jours et cela dépend du site. Il est capital de préparer à l'avance ses visites en fonction des jours de fermeture. De même, la ville est très grande et il vaut mieux regrouper les visites de façon logique.
Voici maintenant jour par jour le carnet de notre voyage :
Calendriers des départs en croisière des membres VF 2018 English translation pending
Mise à jour N°0 –CALENDRIER DES DEPARTS EN CROISIERE VF 2018
AVIS aux membres VF : ne jamais citer une mise à jour !!! Cela créé une confusion pour tous les membres !!!
· Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!!
· Vous pouvez signalez votre croisière sur ce post ou en MP bien sûr en respectant au possible le format du calendrier lors de votre inscription (date–pseudo (nationalité) / compagnie + nom du bateau / nombre de jours / secteur de la croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter le travail !!!
Dernières Informations:
Ø -Total actuel de croisières/membres = 0 !!!
Ø – 0 nouvelle (s) information (s) en gras dans la liste (N’hésitez pas à échanger vos infos) !!!
JANVIER
FÉVRIER
MARS
AVRIL
MAI
JUIN
JUILLET
AOÛT
SEPTEMBRE
OCTOBRE
NOVEMBRE
DECEMBRE
Une semaine en famille, mais où? English translation pending
nous voudrions partir tous en famille une semaine et cherchons une destination idéale c'est à dire où nous aurons un climat sympa en mai ou à l'automne, des plages, des excursions, faune et flore intéressante, surtout pas d'hôtel club, plutôt de l'authentique. J'avais pensé aux iles Canaries, à la ThaÏlande, au Sénégal (mais au niveau sécurité, j'ai un peu peur !), au Quebec ? ce sont des destinations très différentes mais peut être que certains forumeurs pourraient m'éclairer. Nous serons 8 adultes et 3 enfants.
Merci pour votre aide
Faire le tour du Cambodge en 12 jours, c'est possible English translation pending
Oyé oyé futurs backpakers,
Je prends le temps de vous raconter brièvement mon périple Cambodgien, en 12 jours, c'est possible, avec de bonnes jambes, un bon moral, beaucoup beaucoup d'heures de bus et un minimum d'organisation ;-)
Voici mon itinéraire (en sachant que j'ai atterri à Phnom Penh) :
Phnom Penh --> bus pour Siem Riep
Siem Riep : 4 jours, pour faire le tour des temples d'Angkor, c'est suffisant, en sachant que le 1er jours j'ai fais le grand tour en vélo (40km env) avec un beau soleil, je suis sportive, donc pas de soucis. Et d'autres temples à l'extérieur, et balade dans la ville de Siem Riep.
Siem Reap --> bus de nuit Phnom Penh
Phnom Penh --> Kep, pas grand chose à faire, à part se retrouver au calme et se balader au parc national. 8km de marche, compter 2h en prenant bien votre temps pour admirer la nature ;-) et faire le bord de mer avec le marché aux crabes. Une nuit sur place suffit, 2 si vous souhaitez aller à Kampot.
Kep--> Sianoukville (faites une escale à Kampot, c'était prévu dans mon périple, je n'ai pas fait, à regret).
Sianoukville --> je n'ai pas du tout aimé cet endroit. Rien à voir, rien faire, rien à acheter... bref, rien !! Les plages ? oui, et bien, arrivez les yeux fermés, ouvrez, et ne tournez plus la tête, car tout est sale, très sale. Des bars, du bruits ... tout ce que je n'aime pas... Bref, je ne recommande pas du tout. J'y suis restée 2 nuits. Une aurait suffit.
Sianoukville --> bateau pour l'ile de Koh Rong Samloem --> MON île, comme je l'appelle depuis... Cet endroit est magique... tout à fait ce dont je recherchais, la jungle, le calme, la plénitude, le côté désertique de la côte ouest où je me trouvais. J'y suis restée 3 nuits, dans un Bungalows sommaire, (parfait pour moi) à l'orée de la jungle et au bord de la plage, avec pour seul bruit, la brise qui vient résonner dans la jungle. Il faut aimer le calme, moi ça me correspond ;-)
Ile de koh rong --> bateau Sianoukville --> bus Phnom Penh
Dernier jour : visite de Phnom Penh. c'est sure qu'en arrivant d'une ile déserte, le choc était prévisible !! ça reste une grande ville, j'ai préféré Siem Riep. Restée 2 nuits, une aurait suffit.
N'hésitez pas si vous souhaitez des adresses d'hôtels, de restaus, de bus, de conseils etc ....
@ bientôt Ludi
Je prends le temps de vous raconter brièvement mon périple Cambodgien, en 12 jours, c'est possible, avec de bonnes jambes, un bon moral, beaucoup beaucoup d'heures de bus et un minimum d'organisation ;-)
Voici mon itinéraire (en sachant que j'ai atterri à Phnom Penh) :
Phnom Penh --> bus pour Siem Riep
Siem Riep : 4 jours, pour faire le tour des temples d'Angkor, c'est suffisant, en sachant que le 1er jours j'ai fais le grand tour en vélo (40km env) avec un beau soleil, je suis sportive, donc pas de soucis. Et d'autres temples à l'extérieur, et balade dans la ville de Siem Riep.
Siem Reap --> bus de nuit Phnom Penh
Phnom Penh --> Kep, pas grand chose à faire, à part se retrouver au calme et se balader au parc national. 8km de marche, compter 2h en prenant bien votre temps pour admirer la nature ;-) et faire le bord de mer avec le marché aux crabes. Une nuit sur place suffit, 2 si vous souhaitez aller à Kampot.
Kep--> Sianoukville (faites une escale à Kampot, c'était prévu dans mon périple, je n'ai pas fait, à regret).
Sianoukville --> je n'ai pas du tout aimé cet endroit. Rien à voir, rien faire, rien à acheter... bref, rien !! Les plages ? oui, et bien, arrivez les yeux fermés, ouvrez, et ne tournez plus la tête, car tout est sale, très sale. Des bars, du bruits ... tout ce que je n'aime pas... Bref, je ne recommande pas du tout. J'y suis restée 2 nuits. Une aurait suffit.
Sianoukville --> bateau pour l'ile de Koh Rong Samloem --> MON île, comme je l'appelle depuis... Cet endroit est magique... tout à fait ce dont je recherchais, la jungle, le calme, la plénitude, le côté désertique de la côte ouest où je me trouvais. J'y suis restée 3 nuits, dans un Bungalows sommaire, (parfait pour moi) à l'orée de la jungle et au bord de la plage, avec pour seul bruit, la brise qui vient résonner dans la jungle. Il faut aimer le calme, moi ça me correspond ;-)
Ile de koh rong --> bateau Sianoukville --> bus Phnom Penh
Dernier jour : visite de Phnom Penh. c'est sure qu'en arrivant d'une ile déserte, le choc était prévisible !! ça reste une grande ville, j'ai préféré Siem Riep. Restée 2 nuits, une aurait suffit.
N'hésitez pas si vous souhaitez des adresses d'hôtels, de restaus, de bus, de conseils etc ....
@ bientôt Ludi
Sept semaines au Sri Lanka: nord, sud, est, ouest et centre English translation pending
Du 1er février au 20 mars 2016 : Nous avons voyagé sept semaines au Sri Lanka en n'utilisant que les transports en commun (bus et trains) et en mangeant aussi souvent que possible dans les petits restos locaux où les prix sont beaucoup moins chers que les restos touristiques, pour la même nourriture bien souvent. Notre budget à deux s'est élevé sur place à environ 1800€ tout compris (sans compter le vol aller/retour et les ETA pris depuis la France). Nous emportons tout en liquide que nous changeons sur place au fur-et -à-mesure dans les bijouteries où l'on peut négocier le taux, le taux des banques n'étant pas du tout avantageux.
Après un vol avec Kuweit Airway (escale à Koweit City de 2h), nous arrivons à l'aéroport à 4h30, nous n'en sortirons qu'à 6h30 (beaucoup de monde au bureau d'immigration). Taxi jusqu'à Negombo : 1400rps. Nous avons le temps d'arpenter Lewis Place, la très longue rue qui longe la mer, bordée de guest-houses, restos et boutiques, afin de dégotter une chambre agréable et pas trop chère. Ce sera à la New Beach Villa, située au bout d'une ruelle qui donne sur la plage, donc au calme, que nous nous installons dans une grande chambre négociée 7000rps pour trois nuits. Le lit est confortable, il y a une terrasse/jardin devant la plage, les sanitaires laissent un peu à désirer mais il y a de l'eau chaude! Nous n'avons jamais pris de chambre avec clim durant ce voyage, par contre il faut bien vérifier le bon fonctionnement du ventilateur, absolument nécessaire car il fait très chaud. Les prix des restos à Negombo sont chers par rapport au reste du pays, néanmoins, nous avons trouvé quelques adresses pour manger pas trop cher : "The Vibe" (seafood et coconut curry excellent pour 400rps) et le "Ceylonica" tout au début de Lewis Place, à la limite de Sea street. -Mardi 2 février : nous devons aller à Colombo faire faire la prolongation de visa car l'ETA n'est valable qu'un mois. Nous prenons donc un tuk-tuk à 7h pour aller à la gare de Negombo. A 8h15, nous descendons à Maradana (une station avant Colombo fort), quartier où se trouve le bureau de l'immigration puis tuk-tuk . Comme nous sommes de bonne heure, nous n'allons pas avoir à attendre longtemps avant d'effectuer toutes les démarches à trois guichets différents. Nous payons 7550rps pour nous deux (env 23€ chacun) et, à 9h45, nous avons terminé. Nous prenons un tuk-tuk pour aller au fort, mais toute la circulation est bloquée à l'entrée du fort car après-demain, ce sera la fête nationale et toutes les compagnies militaires, en tenue de parade, répètent leur défilé. Ainsi, nous pouvons voir tous les costumes des fantassins, les chars d'assaut, les fanfares, les blindés, même les chiens et les démineurs. Toute l'armée s'entraîne pur la parade du National Day.




Nous faisons du change de monnaie dans une boutique de thé près de la Bank of Ceylon, ils proposent toujours un très bon taux (nous y sommes revenus à la fin du voyage et le taux proposé était encore excellent). Nous avons eu entre 155 et 160 rps pour 1€ durant le séjour (la roupie sri lankaise fluctue beaucoup et le taux peut changer tous les jours) Après quelques déambulations dans le quartier du fort et Pettah, nous reprenons le train pour Negombo, où nous finissons la journée sur la plage (très sale). -Mercredi 3 février: Nous allons à pied jusqu'au marché aux poissons où nous flanons parmi les étals, les tapis de poissons qui sèchent au soleil sous l'oeil gourmand des nombreux corbeaux et autres oiseaux qui tournent au-dessus, les pêcheurs secouent les filets pour en détacher les petits poissons... Déjeuner dans une gargote près du marché, beaucoup moins cher que sur Lewis Pl. Retour à la plage, il fait vraiment chaud...


ANURHADAPURA ET MIHINTALE:
-Jeudi 4 février : Nous partons pour Anurhadapura mais nous n'avons pas choisi le bon moyen de transport. Nous avons pris le train jusqu'à Puttalam, très bien, pas de problème mais ensuite le bus est bourré à craquer et réussir à grimper dedans avec les bagages n'est pas une mince affaire. Heureusement, les gens sont très aimables et nous aident, ils nous offrent même leurs places assises (eu égard à nos chevaux blancs?). En fait, il aurait été plus judicieux de prendre un bus direct ! A Anurhadapura, un tuk-tuk nous emmène au Travel Lodge Lake View où le patron nous propose une belle chambre très confortable dans son annexe toute neuve entourée d'un jardin, le "Sacred Sun Garden Hotel" (2500 rps ch double avec petit déj très copieux, excellent). Le patron nous propose la visite du site antique en tuk-tuk pour 5000rps demain matin. Nous dinons à la gh pour ce soir mais demain, nous irons en ville. Plat très bon et copieux : 500rps. -Vendredi 5 février : Visite du site d'Anurhadapura (enfin pas tout le site, les monuments les plus éloignés ne figurent pas dans la visite) mais le chauffeur de tuk-tuk est un très bon guide qui parle un anglais très facile à comprendre, sans accent. Visite intéressante et sympa. Nous rentrons à l'hôtel à 14h45.



Dans la soirée, nous allons à pied en ville où nous dînons dans un petit resto populaire en face de la bus station. Le kothu roti est un plat typiquement sri-lankais à base de roti (pain plat) et de légumes et épices (oeuf, poulet ou poisson, selon le choix), le tout haché avec des plaques métalliques, ce qui fait un bruit d'enfer ! Il y en a tous les soirs dans les gargotes locales.

-Samedi 6 février : Tuk-tuk jusqu'à la new bus station où nous prenons le bus pour Mihintale (30rps/pers). Après un trajet d'env 30mn, nous arrivons aux abord du site. Entrée : 500rps/pers, joli endroit, pas exceptionnel mais sympa. Les frangipaniers en fleurs embaument, l'environnement est magnifique mais il fait une chaleur à crever... et ce n'est pas fini, nous aurons très chaud tous les jours ! Nous sommes encore dans la phase d'acclimatation !



Déjeuner dans une toute petite gargote près de l'arrêt de bus (rice and curry : 150rps, vraiment pas cher !) puis retour en bus.
JAFFNA : La suite à plus tard...
Après un vol avec Kuweit Airway (escale à Koweit City de 2h), nous arrivons à l'aéroport à 4h30, nous n'en sortirons qu'à 6h30 (beaucoup de monde au bureau d'immigration). Taxi jusqu'à Negombo : 1400rps. Nous avons le temps d'arpenter Lewis Place, la très longue rue qui longe la mer, bordée de guest-houses, restos et boutiques, afin de dégotter une chambre agréable et pas trop chère. Ce sera à la New Beach Villa, située au bout d'une ruelle qui donne sur la plage, donc au calme, que nous nous installons dans une grande chambre négociée 7000rps pour trois nuits. Le lit est confortable, il y a une terrasse/jardin devant la plage, les sanitaires laissent un peu à désirer mais il y a de l'eau chaude! Nous n'avons jamais pris de chambre avec clim durant ce voyage, par contre il faut bien vérifier le bon fonctionnement du ventilateur, absolument nécessaire car il fait très chaud. Les prix des restos à Negombo sont chers par rapport au reste du pays, néanmoins, nous avons trouvé quelques adresses pour manger pas trop cher : "The Vibe" (seafood et coconut curry excellent pour 400rps) et le "Ceylonica" tout au début de Lewis Place, à la limite de Sea street. -Mardi 2 février : nous devons aller à Colombo faire faire la prolongation de visa car l'ETA n'est valable qu'un mois. Nous prenons donc un tuk-tuk à 7h pour aller à la gare de Negombo. A 8h15, nous descendons à Maradana (une station avant Colombo fort), quartier où se trouve le bureau de l'immigration puis tuk-tuk . Comme nous sommes de bonne heure, nous n'allons pas avoir à attendre longtemps avant d'effectuer toutes les démarches à trois guichets différents. Nous payons 7550rps pour nous deux (env 23€ chacun) et, à 9h45, nous avons terminé. Nous prenons un tuk-tuk pour aller au fort, mais toute la circulation est bloquée à l'entrée du fort car après-demain, ce sera la fête nationale et toutes les compagnies militaires, en tenue de parade, répètent leur défilé. Ainsi, nous pouvons voir tous les costumes des fantassins, les chars d'assaut, les fanfares, les blindés, même les chiens et les démineurs. Toute l'armée s'entraîne pur la parade du National Day.




Nous faisons du change de monnaie dans une boutique de thé près de la Bank of Ceylon, ils proposent toujours un très bon taux (nous y sommes revenus à la fin du voyage et le taux proposé était encore excellent). Nous avons eu entre 155 et 160 rps pour 1€ durant le séjour (la roupie sri lankaise fluctue beaucoup et le taux peut changer tous les jours) Après quelques déambulations dans le quartier du fort et Pettah, nous reprenons le train pour Negombo, où nous finissons la journée sur la plage (très sale). -Mercredi 3 février: Nous allons à pied jusqu'au marché aux poissons où nous flanons parmi les étals, les tapis de poissons qui sèchent au soleil sous l'oeil gourmand des nombreux corbeaux et autres oiseaux qui tournent au-dessus, les pêcheurs secouent les filets pour en détacher les petits poissons... Déjeuner dans une gargote près du marché, beaucoup moins cher que sur Lewis Pl. Retour à la plage, il fait vraiment chaud...


ANURHADAPURA ET MIHINTALE:
-Jeudi 4 février : Nous partons pour Anurhadapura mais nous n'avons pas choisi le bon moyen de transport. Nous avons pris le train jusqu'à Puttalam, très bien, pas de problème mais ensuite le bus est bourré à craquer et réussir à grimper dedans avec les bagages n'est pas une mince affaire. Heureusement, les gens sont très aimables et nous aident, ils nous offrent même leurs places assises (eu égard à nos chevaux blancs?). En fait, il aurait été plus judicieux de prendre un bus direct ! A Anurhadapura, un tuk-tuk nous emmène au Travel Lodge Lake View où le patron nous propose une belle chambre très confortable dans son annexe toute neuve entourée d'un jardin, le "Sacred Sun Garden Hotel" (2500 rps ch double avec petit déj très copieux, excellent). Le patron nous propose la visite du site antique en tuk-tuk pour 5000rps demain matin. Nous dinons à la gh pour ce soir mais demain, nous irons en ville. Plat très bon et copieux : 500rps. -Vendredi 5 février : Visite du site d'Anurhadapura (enfin pas tout le site, les monuments les plus éloignés ne figurent pas dans la visite) mais le chauffeur de tuk-tuk est un très bon guide qui parle un anglais très facile à comprendre, sans accent. Visite intéressante et sympa. Nous rentrons à l'hôtel à 14h45.



Dans la soirée, nous allons à pied en ville où nous dînons dans un petit resto populaire en face de la bus station. Le kothu roti est un plat typiquement sri-lankais à base de roti (pain plat) et de légumes et épices (oeuf, poulet ou poisson, selon le choix), le tout haché avec des plaques métalliques, ce qui fait un bruit d'enfer ! Il y en a tous les soirs dans les gargotes locales.

-Samedi 6 février : Tuk-tuk jusqu'à la new bus station où nous prenons le bus pour Mihintale (30rps/pers). Après un trajet d'env 30mn, nous arrivons aux abord du site. Entrée : 500rps/pers, joli endroit, pas exceptionnel mais sympa. Les frangipaniers en fleurs embaument, l'environnement est magnifique mais il fait une chaleur à crever... et ce n'est pas fini, nous aurons très chaud tous les jours ! Nous sommes encore dans la phase d'acclimatation !



Déjeuner dans une toute petite gargote près de l'arrêt de bus (rice and curry : 150rps, vraiment pas cher !) puis retour en bus.
JAFFNA : La suite à plus tard...
Balade autour du Bassin d'Arcachon, du Cap Ferret à la Dune du Pilat English translation pending
La Pointe du Cap Ferret et la Dune du Pilat marquent les deux extrémités de l'entrée du Bassin d'Arcachon, à vol d'oiseau (marin) ces deux lieux ne sont séparés que d'environ quatre kilomètres.
Mais pour relier ces deux sites, je vous convie à emprunter un trajet beaucoup plus long … celui qui longe les rivages du bassin. C'est assurément le meilleur moyen de découvrir les différents aspects et surtout le charme des bords de cette petite mer intérieure.
Les sentiers et les routes nous feront ainsi cheminer de plages en dunes, de marais en près salés et de ports en villages.
Je fréquente et apprécie l'atmosphère unique du Bassin d'Arcachon depuis de nombreuses années, en période estivale mais également à d'autres saisons et souvent avec mon appareil photo à portée de mains … vous l'avez compris, le récit sera donc abondamment illustré.
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C’est ici que commence la balade, plus précisément sur la Presqu’île du Cap Ferret. Admirez ce panorama, sans aucun doute un des plus beaux du Bassin d'Arcachon : en toile de fond trône la célèbre Dune du Pilat, la plus haute montagne de sable d’Europe dont le sommet tutoie les 110 mètres. Rien que ça ! Et puis il y a ce plan d'eau, il s'étend entre les deux rives de l’entrée du Bassin , de belles eaux bleues animées en permanence par de forts courants. A marée montante les eaux salées de l’Océan Atlantique viennent à la rencontre des eaux douces de la Leyre (le cours d’eau qui est à l’origine de la formation du Bassin). Et Inversement, à marée descendante, la petite mer intérieure se vide en se diluant parmi les eaux océaniques. Quelques centaines de mètres plus loin, on parvient à La Pointe. Un nom de lieu qui à défaut d’être original signifie parfaitement où l’on se situe … C’est donc l’extrémité de la Presqu’île du Cap Ferret, la fin des terres (enfin des dunes de sable), une langue de terre sablonneuse coincée entre le paisible Bassin et les tumultes de l’Atlantique. L’avancée de sable est léchée, brassée, grignotée ou attaquée (selon la météo du moment) par des courants et des vagues qui s’entrecroisent.

Les vagues, certains en profitent, par temps calme, pour les surfer en bord de plage. Oh, la jolie « gamelle » … avec la planche qui s’envole ! J’ai été chanceux ce jour-là pour saisir ce mouvement, d’autant que c’était ma première prise photo et finalement la meilleure de la série. A vrai dire, la plupart des gens qui arrivent en ce lieu focalise leur regard vers la Dune du Pilat, on ne peut la rater. Elle est haute bien sûr (on l'a dit déjà) mais d’ici on remarque également qu’elle est large, elle s’étend en effet sur environ trois kilomètres de côte. Parmi les petits groupes de visiteurs /spectateurs, il y a toujours un connaisseur qui semble renseigner les autres, son index pointant le banc de sable d’Arguin ou encore l’ourlet blanc posé sur l’horizon formé par les vagues des « passes ». Ces fameuses passes, entre océan et bassin, avec leurs courants anarchiques si difficiles à naviguer pour les marins, ils sont d'ailleurs très redoutées par les pêcheurs locaux. Quant aux très nombreux plaisanciers du Bassin d’Arcachon, par prudence (et raison), ils sont rares à s’y aventurer et restent plus sagement sur les eaux bien plus calmes de leur mer intérieure. Pour vous faire partager le superbe panorama dont on bénéficie depuis La Pointe, je pourrai vous montrer une photo prise en été avec des vacanciers étendus en nombre sur cette plage … mais non, je préfère vous proposer une vue plus nature capturée au printemps. Le vent venait de balayer une partie des nuages chargés de pluie et commençait à faire sécher l’étendue de sable en donnant cet original aspect au graphisme particulièrement photogénique. Le relief du sable de La Pointe jusqu’à celui de la Dune du Pilat était ainsi souligné. Une belle atmosphère à partager, main dans la main et cheveux au vent en humant l’air iodé.

Indissociables des paysages des plages océanes, les blockhaus datant de la dernière guerre sont ici toujours présents … mais pour combien de temps encore ? Peu à peu, les assauts des vagues et des tempêtes les font disparaître. Sapés sur leur base, ils basculent et sont engloutis ensuite dans les sables mouvants. Et dire qu’ils ont résisté aux bombardements mais s’effacent maintenant par la seule action de l’érosion marine, la nature au final sait rependre ces droits ! Bien sûr, personne ne s’en plaindra car il faut reconnaître que ces carcasses de béton armé (c’est le cas de le dire !) ne sont pas vraiment esthétiques … sauf quand des artistes les embellissent avec leur tags très colorés, histoire de donner un peu de gaîté à ces symboles guerriers.


Voici une photo pleine de contrastes entre l’insouciance de ce farniente au soleil vécu par cette personne allongée sur le sable et l’arrière plan constitué par ce témoignage austère de la folie des guerres. Il n’y a pas que les blockhaus qui se trouvent emporté par l’érosion marine, parfois, lors des grandes marées et des tempêtes d’équinoxes, ce sont les dunes ainsi que des pans entiers de sable qui se trouvent happés par les flots.


Mais comme en témoigne cette photo, la puissance des vagues, ses remous et sa frange d'écume agitée de bulles deviennent en été une véritable source de plaisirs. Des baignades bienfaisantes qui s'apparentent à des séances de jacuzzi iodé, on ne peut imaginer plus naturel. Voici une autre image, bien plus paisible avec ces fleurs de dunes. Cela peut paraître surprenant, sur ce sol de sable balayé par les embruns salés, les liserons de dune parviennent à fleurir et apportent au printemps quelques jolies touches colorées.


Depuis le cordon dunaire qui longe l’océan mais également depuis une grande partie de cette extrémité de la Presqu’île, il attire immanquablement le regard des promeneurs. Normal, avec sa colonne blanche et rouge il domine un océan de verdure de ces 57 mètres de hauteur. Je veux évoquer ici le Phare du Cap Ferret. Sa situation est un peu particulière car au pied de ce phare, il n’y a ni port avec des alignements de bateaux de pêche ni une ambiance sonore faite de cris d’oiseaux marins mais juste le silence d’une agréable pinède. Même si ce n’est pas sa fonction première, le phare du Cap est un lieu de visite qu’il ne faut pas manquer, le panorama dont on bénéficie depuis sa lanterne est tout simplement à couper le souffle. Pour en profiter il faut bien sûr gravir les 248 marches de l’escalier en colimaçon, c’est seulement après cet effort que la récompense vous est offerte. Une vue panoramique s’étendant de l’ Océan Atlantique à la Dune du Pilat en balayant des yeux également la Pointe et les vagues qui l’assaillent.


Après ce travelling et l'observation de ce voilier et de ce kakak qui atteignent la pointe de sable, l’attention se porte maintenant vers la conche du Mimbeau, la presqu’île … de la Presqu’île du Cap Ferret. C’est cette langue de sable d’environ huit cents mètres située entre le Bassin et le village des pêcheurs du Ferret. Cette tour n’est pas seulement un remarquable belvédère pour admirer le paysage, c’est avant tout un phare dont le faisceau lumineux (un éclat rouge toutes les 5 secondes) est visible la nuit en mer jusqu’à 50 kilomètres. Depuis 1995, il est entièrement automatisé.

Il faut attendre le crépuscule pour voir sa lanterne s’allumer et pour observer le mouvement circulaire de son faisceau rouge. Lorsque l’atmosphère est un peu brumeuse, il est d’autant mieux visible. L’artifice de cette longue pose photo le montre ainsi en double !

Depuis des années, il attire régulièrement mon objectif photo … je possède donc une longue série de vues de ce phare pris ainsi sous plusieurs angles et en toutes les saisons. En voici un aperçu.

La tour verticale qui se noie parmi les troncs des pins ou encore en partie masquée par les mimosas fleuris en fin d’hiver.

Le phare vu depuis le Bassin avec une pinasse posée sur le sable … à marée basse. Une autre fois, j’ai capturé ce ciel rougeoyant lors d’un coucher de soleil, comme si la luminosité et cette teinte annonçaient la couleur … celle du faisceau lumineux pas encore allumé.

On le voit très distinctement depuis le sommet du phare, juste en contrebas du phare, au bord de la Conche du Mimbeau … le village des pêcheurs (et des ostréiculteurs) constitue l’étape suivante de ma balade. Un alignement de cabanes en bois au charme simple et quelques terrasses invitant à la dégustation de la spécialité locale, les fameuses huîtres. Il faut se laisser tenter, les huîtres sont à apprécier sur place avec un coup d’œil splendide sur le Bassin, la presqu’île du Mimbeau et la dune du Pilat (superbe à marée haute et sous les rayons d’un soleil de fin d’après-midi).

Les cabanes des ostréiculteurs ne sont pas toutes teinte bois. Certaines arborent des teintes jaune, rouge, blanche ou encore des ouvertures bleues, comme celle-ci, la « 70 ». Il en est de même pour les coloris des « Pinasses », les embarcations typiques du Bassin : allure effilée et fond plat particulièrement adaptés à la navigation et aux rivages du Bassin.

J’ai un penchant pour celle-ci avec sa coque rouge (et ses reflets), une belle harmonie avec le sommet du phare. Teinte orangée, L’ « Orange à mer » me plaît bien aussi … pas seulement pour le jeu de mot de son nom, amusant et bien trouvé !


Mais la plus originale est certainement cette pinasse aux couleurs rasta … des teintes et une évocation très cool mais il faut le reconnaître pas vraiment dans l’atmosphère habituelle du Ferret ; ici, les résidents secondaires ou les estivants sont plutôt tendance chic et arborent une décontraction … mesurée.
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C’est ici que commence la balade, plus précisément sur la Presqu’île du Cap Ferret. Admirez ce panorama, sans aucun doute un des plus beaux du Bassin d'Arcachon : en toile de fond trône la célèbre Dune du Pilat, la plus haute montagne de sable d’Europe dont le sommet tutoie les 110 mètres. Rien que ça ! Et puis il y a ce plan d'eau, il s'étend entre les deux rives de l’entrée du Bassin , de belles eaux bleues animées en permanence par de forts courants. A marée montante les eaux salées de l’Océan Atlantique viennent à la rencontre des eaux douces de la Leyre (le cours d’eau qui est à l’origine de la formation du Bassin). Et Inversement, à marée descendante, la petite mer intérieure se vide en se diluant parmi les eaux océaniques. Quelques centaines de mètres plus loin, on parvient à La Pointe. Un nom de lieu qui à défaut d’être original signifie parfaitement où l’on se situe … C’est donc l’extrémité de la Presqu’île du Cap Ferret, la fin des terres (enfin des dunes de sable), une langue de terre sablonneuse coincée entre le paisible Bassin et les tumultes de l’Atlantique. L’avancée de sable est léchée, brassée, grignotée ou attaquée (selon la météo du moment) par des courants et des vagues qui s’entrecroisent.

Les vagues, certains en profitent, par temps calme, pour les surfer en bord de plage. Oh, la jolie « gamelle » … avec la planche qui s’envole ! J’ai été chanceux ce jour-là pour saisir ce mouvement, d’autant que c’était ma première prise photo et finalement la meilleure de la série. A vrai dire, la plupart des gens qui arrivent en ce lieu focalise leur regard vers la Dune du Pilat, on ne peut la rater. Elle est haute bien sûr (on l'a dit déjà) mais d’ici on remarque également qu’elle est large, elle s’étend en effet sur environ trois kilomètres de côte. Parmi les petits groupes de visiteurs /spectateurs, il y a toujours un connaisseur qui semble renseigner les autres, son index pointant le banc de sable d’Arguin ou encore l’ourlet blanc posé sur l’horizon formé par les vagues des « passes ». Ces fameuses passes, entre océan et bassin, avec leurs courants anarchiques si difficiles à naviguer pour les marins, ils sont d'ailleurs très redoutées par les pêcheurs locaux. Quant aux très nombreux plaisanciers du Bassin d’Arcachon, par prudence (et raison), ils sont rares à s’y aventurer et restent plus sagement sur les eaux bien plus calmes de leur mer intérieure. Pour vous faire partager le superbe panorama dont on bénéficie depuis La Pointe, je pourrai vous montrer une photo prise en été avec des vacanciers étendus en nombre sur cette plage … mais non, je préfère vous proposer une vue plus nature capturée au printemps. Le vent venait de balayer une partie des nuages chargés de pluie et commençait à faire sécher l’étendue de sable en donnant cet original aspect au graphisme particulièrement photogénique. Le relief du sable de La Pointe jusqu’à celui de la Dune du Pilat était ainsi souligné. Une belle atmosphère à partager, main dans la main et cheveux au vent en humant l’air iodé.

Indissociables des paysages des plages océanes, les blockhaus datant de la dernière guerre sont ici toujours présents … mais pour combien de temps encore ? Peu à peu, les assauts des vagues et des tempêtes les font disparaître. Sapés sur leur base, ils basculent et sont engloutis ensuite dans les sables mouvants. Et dire qu’ils ont résisté aux bombardements mais s’effacent maintenant par la seule action de l’érosion marine, la nature au final sait rependre ces droits ! Bien sûr, personne ne s’en plaindra car il faut reconnaître que ces carcasses de béton armé (c’est le cas de le dire !) ne sont pas vraiment esthétiques … sauf quand des artistes les embellissent avec leur tags très colorés, histoire de donner un peu de gaîté à ces symboles guerriers.


Voici une photo pleine de contrastes entre l’insouciance de ce farniente au soleil vécu par cette personne allongée sur le sable et l’arrière plan constitué par ce témoignage austère de la folie des guerres. Il n’y a pas que les blockhaus qui se trouvent emporté par l’érosion marine, parfois, lors des grandes marées et des tempêtes d’équinoxes, ce sont les dunes ainsi que des pans entiers de sable qui se trouvent happés par les flots.


Mais comme en témoigne cette photo, la puissance des vagues, ses remous et sa frange d'écume agitée de bulles deviennent en été une véritable source de plaisirs. Des baignades bienfaisantes qui s'apparentent à des séances de jacuzzi iodé, on ne peut imaginer plus naturel. Voici une autre image, bien plus paisible avec ces fleurs de dunes. Cela peut paraître surprenant, sur ce sol de sable balayé par les embruns salés, les liserons de dune parviennent à fleurir et apportent au printemps quelques jolies touches colorées.


Depuis le cordon dunaire qui longe l’océan mais également depuis une grande partie de cette extrémité de la Presqu’île, il attire immanquablement le regard des promeneurs. Normal, avec sa colonne blanche et rouge il domine un océan de verdure de ces 57 mètres de hauteur. Je veux évoquer ici le Phare du Cap Ferret. Sa situation est un peu particulière car au pied de ce phare, il n’y a ni port avec des alignements de bateaux de pêche ni une ambiance sonore faite de cris d’oiseaux marins mais juste le silence d’une agréable pinède. Même si ce n’est pas sa fonction première, le phare du Cap est un lieu de visite qu’il ne faut pas manquer, le panorama dont on bénéficie depuis sa lanterne est tout simplement à couper le souffle. Pour en profiter il faut bien sûr gravir les 248 marches de l’escalier en colimaçon, c’est seulement après cet effort que la récompense vous est offerte. Une vue panoramique s’étendant de l’ Océan Atlantique à la Dune du Pilat en balayant des yeux également la Pointe et les vagues qui l’assaillent.


Après ce travelling et l'observation de ce voilier et de ce kakak qui atteignent la pointe de sable, l’attention se porte maintenant vers la conche du Mimbeau, la presqu’île … de la Presqu’île du Cap Ferret. C’est cette langue de sable d’environ huit cents mètres située entre le Bassin et le village des pêcheurs du Ferret. Cette tour n’est pas seulement un remarquable belvédère pour admirer le paysage, c’est avant tout un phare dont le faisceau lumineux (un éclat rouge toutes les 5 secondes) est visible la nuit en mer jusqu’à 50 kilomètres. Depuis 1995, il est entièrement automatisé.

Il faut attendre le crépuscule pour voir sa lanterne s’allumer et pour observer le mouvement circulaire de son faisceau rouge. Lorsque l’atmosphère est un peu brumeuse, il est d’autant mieux visible. L’artifice de cette longue pose photo le montre ainsi en double !

Depuis des années, il attire régulièrement mon objectif photo … je possède donc une longue série de vues de ce phare pris ainsi sous plusieurs angles et en toutes les saisons. En voici un aperçu.

La tour verticale qui se noie parmi les troncs des pins ou encore en partie masquée par les mimosas fleuris en fin d’hiver.

Le phare vu depuis le Bassin avec une pinasse posée sur le sable … à marée basse. Une autre fois, j’ai capturé ce ciel rougeoyant lors d’un coucher de soleil, comme si la luminosité et cette teinte annonçaient la couleur … celle du faisceau lumineux pas encore allumé.

On le voit très distinctement depuis le sommet du phare, juste en contrebas du phare, au bord de la Conche du Mimbeau … le village des pêcheurs (et des ostréiculteurs) constitue l’étape suivante de ma balade. Un alignement de cabanes en bois au charme simple et quelques terrasses invitant à la dégustation de la spécialité locale, les fameuses huîtres. Il faut se laisser tenter, les huîtres sont à apprécier sur place avec un coup d’œil splendide sur le Bassin, la presqu’île du Mimbeau et la dune du Pilat (superbe à marée haute et sous les rayons d’un soleil de fin d’après-midi).

Les cabanes des ostréiculteurs ne sont pas toutes teinte bois. Certaines arborent des teintes jaune, rouge, blanche ou encore des ouvertures bleues, comme celle-ci, la « 70 ». Il en est de même pour les coloris des « Pinasses », les embarcations typiques du Bassin : allure effilée et fond plat particulièrement adaptés à la navigation et aux rivages du Bassin.

J’ai un penchant pour celle-ci avec sa coque rouge (et ses reflets), une belle harmonie avec le sommet du phare. Teinte orangée, L’ « Orange à mer » me plaît bien aussi … pas seulement pour le jeu de mot de son nom, amusant et bien trouvé !


Mais la plus originale est certainement cette pinasse aux couleurs rasta … des teintes et une évocation très cool mais il faut le reconnaître pas vraiment dans l’atmosphère habituelle du Ferret ; ici, les résidents secondaires ou les estivants sont plutôt tendance chic et arborent une décontraction … mesurée.
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Divina mars 2018... le retour? English translation pending
Je l'ouvre?
vu qu'on est un certain nombre, ou nombre certain..à déjà se dire que..
1Thu, 08 Mar 2018 Miami, United States -20:00Docked 2Fri, 09 Mar 2018 At Sea -- 3Sat, 10 Mar 2018 At Sea -- 4Sun, 11 Mar 2018 New York, United States 08:00-Docked 5Mon, 12 Mar 2018 New York, United States -18:00Docked 6Tue, 13 Mar 2018 At Sea -- 7Wed, 14 Mar 2018 King's Wharf, Bermuda 09:00-Docked 8Thu, 15 Mar 2018 King's Wharf, Bermuda -18:00Docked 9Fri, 16 Mar 2018 At Sea -- 10Sat, 17 Mar 2018 At Sea -- 11Sun, 18 Mar 2018 At Sea -- 12Mon, 19 Mar 2018 At Sea -- 13Tue, 20 Mar 2018 Ponta Delgada, Portugal 08:00-Docked 14Wed, 21 Mar 2018 Ponta Delgada, Portugal -13:00Docked 15Thu, 22 Mar 2018 At Sea -- 16Fri, 23 Mar 2018 Lisbon, Portugal 09:00-Docked 17Sat, 24 Mar 2018 Lisbon, Portugal -06:00Docked 18Sun, 25 Mar 2018 Malaga, Spain 07:0014:00Docked 19Mon, 26 Mar 2018 Valencia, Spain 09:0015:00Docked 20Tue, 27 Mar 2018 Marseille, France 12:0018:00Docked 21Wed, 28 Mar 2018 Genoa, Italy 09:00-null
vu qu'on est un certain nombre, ou nombre certain..à déjà se dire que..
1Thu, 08 Mar 2018 Miami, United States -20:00Docked 2Fri, 09 Mar 2018 At Sea -- 3Sat, 10 Mar 2018 At Sea -- 4Sun, 11 Mar 2018 New York, United States 08:00-Docked 5Mon, 12 Mar 2018 New York, United States -18:00Docked 6Tue, 13 Mar 2018 At Sea -- 7Wed, 14 Mar 2018 King's Wharf, Bermuda 09:00-Docked 8Thu, 15 Mar 2018 King's Wharf, Bermuda -18:00Docked 9Fri, 16 Mar 2018 At Sea -- 10Sat, 17 Mar 2018 At Sea -- 11Sun, 18 Mar 2018 At Sea -- 12Mon, 19 Mar 2018 At Sea -- 13Tue, 20 Mar 2018 Ponta Delgada, Portugal 08:00-Docked 14Wed, 21 Mar 2018 Ponta Delgada, Portugal -13:00Docked 15Thu, 22 Mar 2018 At Sea -- 16Fri, 23 Mar 2018 Lisbon, Portugal 09:00-Docked 17Sat, 24 Mar 2018 Lisbon, Portugal -06:00Docked 18Sun, 25 Mar 2018 Malaga, Spain 07:0014:00Docked 19Mon, 26 Mar 2018 Valencia, Spain 09:0015:00Docked 20Tue, 27 Mar 2018 Marseille, France 12:0018:00Docked 21Wed, 28 Mar 2018 Genoa, Italy 09:00-null
Namibie: le dernier voyage English translation pending
Dernier voyage peut-être, dernier en date en tout cas. 😛
Pour ce troisième épisode, nous avions décidé de louer un seul 4x4 avec une remorque (je rappelle que nous voyageons à six avec nos quatre enfants et que notre premier voyage s'était déroulé en camping-car, le second avec deux 4x4 et tentes de toit). C'était un choix un peu par dépit, pour six il n'y a pas beaucoup de possibilités...
Le 24 septembre 2015 Notre troisième voyage en Namibie a débuté par une journée à Johannesburg car notre vol de la Réunion arrivait à 10h du matin et nous repartions pour Windhoek le lendemain matin très tôt. Nous nous sommes installés à notre désormais habituel Emerald Guest House puis nous avons pris la navette pour un mall, un grand centre commercial où nous avons déjeuner dans un Spur, une sorte de resto à l'Américaine mais qui offre aussi sur sa carte des salades et des plats de légumes. Le programme pour l'après-midi avait été décidé depuis longtemps, ce serait patinoire. Par contre, j'étais persuadée que c'était une patinoire synthétique, nous étions donc partis sans pull. Et en fait c'est une vraie patinoire en glace, nous avons fait un saut dans le magasin Woolworth d'à côté et les garçons ont acheté des pulls d'uniforme d'écolier...


Les garçons faisaient leurs premiers pas sur la glace, l'ambiance était mixte et très conviviale, nous avons passé un très bon moment.Nous avons ensuite acheté de quoi manger puis sommes rentrés par la navette et avons déjeuné dans notre appartement.
Le 25 septembre 2015 Nous nous sommes levés très tôt car nous prenions l'avion à 8h. Nous avons petit-déjeuner dans le hall de l'aéroport, notre hôtel nous fournissait un petit dèj à emporter.
Après un vol rapide et sans encombre, nous avons récupéré notre véhicule à l'aéroport de Windhoek. Il manquait des duvets et le 7ème siège qui aurait dû être enlevé pour nous faire de la place était toujours dans la voiture. Nous avons attendu longtemps sur le parking d'un centre commercial que des gars apportent les duvets. Pour le siège à enlever, nous avons abandonné... Nous avons aussi laissé tomber pour les bouteilles de gaz qui nous semblaient plutôt vides. (nous le regretterons). En attendant, j'ai fait un gros plein de courses et acheté de quoi manger pour le midi.
Puis nous avons pris la route pour notre première étape, Spreetshoogte Pass. C'est à 17km de l'arrivée que nous avons découvert un panneau qui annonçait que la route abîmée était interdite aux remorques, camions et caravanes. Nous avons donc abandonné l'étape et décidé de retourner (comme trois ans auparavant) dormir au camping de Solitaire. C'est en chemin que nous avons croisé le premier varan de nos quatre voyages en Afrique Australe.


Nous avons même traversé une flaque d'eau, incroyable en cette saison !

Arrivés à Solitaire, nous avons fait notre premier déballage de tente pendant le coucher de soleil.

C'est en voulant préparer le repas que nous avons découvert qu'une de nos deux bouteilles de gaz était bien vide et que les deux brûleurs étaient foutus... Nous avons été aidés par le tenancier du camping qui malheureusement ne pouvait pas grand chose pour nous, bien qu'il ait tenté de nettoyer les brûleurs, sans résultat. Le 26 septembre La matinée a été en partie consacrée à cette histoire de gaz, à tenter de régler le problème au téléphone avec le loueur de voiture, aidés de nouveau par le type du camping. Nous avons rendez-vous pour un changement de bouteilles de gaz dans deux jours à Sesriem. En attendant nous cuisinerons au bois...
Pendant la matinée, nous avons le spectacle du petit hélico qui atterrit et vient faire le plein à la station, c'est assez incroyable...

Dernier regard sur Solitaire, sa boutique et son tableau indiquant la faible pluviométrie.

Notre équipage :

Promis, on essaiera de ne pas mourir trop vite... 😏

Nous prenons la route du sud et nous nous arrêtons sur la route au niveau de Sesriem où nous ne trouvons pas de gaz mais un nouveau brûleur. Et nous croisons un hôtel spa de luxe, installé au milieu de nulle part.

Nous augmentons notre collection de panneaux animaliers.



Nous arrivons au Namibrand family Hideout où nous allons passer deux nuits. Nous nous sommes reçus par Titus, l'homme à tout faire des lieux, qui nous aide à détacher la remorque après nous avoir indiqué notre emplacement et nous expliquer le tracé de la piste dans le domaine.

Nous avons un emplacement pour nous seuls avec sanitaires et coin évier et de l'ombre pour le déjeuner. Il y a deux emplacements en tout, très loin l'un de l'autre... On est bien !

Une fois le campement installé, nous partons profiter du coucher de soleil dans les dunes, juste derrière "chez nous".


Le 24 septembre 2015 Notre troisième voyage en Namibie a débuté par une journée à Johannesburg car notre vol de la Réunion arrivait à 10h du matin et nous repartions pour Windhoek le lendemain matin très tôt. Nous nous sommes installés à notre désormais habituel Emerald Guest House puis nous avons pris la navette pour un mall, un grand centre commercial où nous avons déjeuner dans un Spur, une sorte de resto à l'Américaine mais qui offre aussi sur sa carte des salades et des plats de légumes. Le programme pour l'après-midi avait été décidé depuis longtemps, ce serait patinoire. Par contre, j'étais persuadée que c'était une patinoire synthétique, nous étions donc partis sans pull. Et en fait c'est une vraie patinoire en glace, nous avons fait un saut dans le magasin Woolworth d'à côté et les garçons ont acheté des pulls d'uniforme d'écolier...


Les garçons faisaient leurs premiers pas sur la glace, l'ambiance était mixte et très conviviale, nous avons passé un très bon moment.Nous avons ensuite acheté de quoi manger puis sommes rentrés par la navette et avons déjeuné dans notre appartement.
Le 25 septembre 2015 Nous nous sommes levés très tôt car nous prenions l'avion à 8h. Nous avons petit-déjeuner dans le hall de l'aéroport, notre hôtel nous fournissait un petit dèj à emporter.
Après un vol rapide et sans encombre, nous avons récupéré notre véhicule à l'aéroport de Windhoek. Il manquait des duvets et le 7ème siège qui aurait dû être enlevé pour nous faire de la place était toujours dans la voiture. Nous avons attendu longtemps sur le parking d'un centre commercial que des gars apportent les duvets. Pour le siège à enlever, nous avons abandonné... Nous avons aussi laissé tomber pour les bouteilles de gaz qui nous semblaient plutôt vides. (nous le regretterons). En attendant, j'ai fait un gros plein de courses et acheté de quoi manger pour le midi.
Puis nous avons pris la route pour notre première étape, Spreetshoogte Pass. C'est à 17km de l'arrivée que nous avons découvert un panneau qui annonçait que la route abîmée était interdite aux remorques, camions et caravanes. Nous avons donc abandonné l'étape et décidé de retourner (comme trois ans auparavant) dormir au camping de Solitaire. C'est en chemin que nous avons croisé le premier varan de nos quatre voyages en Afrique Australe.


Nous avons même traversé une flaque d'eau, incroyable en cette saison !

Arrivés à Solitaire, nous avons fait notre premier déballage de tente pendant le coucher de soleil.

C'est en voulant préparer le repas que nous avons découvert qu'une de nos deux bouteilles de gaz était bien vide et que les deux brûleurs étaient foutus... Nous avons été aidés par le tenancier du camping qui malheureusement ne pouvait pas grand chose pour nous, bien qu'il ait tenté de nettoyer les brûleurs, sans résultat. Le 26 septembre La matinée a été en partie consacrée à cette histoire de gaz, à tenter de régler le problème au téléphone avec le loueur de voiture, aidés de nouveau par le type du camping. Nous avons rendez-vous pour un changement de bouteilles de gaz dans deux jours à Sesriem. En attendant nous cuisinerons au bois...

Pendant la matinée, nous avons le spectacle du petit hélico qui atterrit et vient faire le plein à la station, c'est assez incroyable...

Dernier regard sur Solitaire, sa boutique et son tableau indiquant la faible pluviométrie.


Notre équipage :

Promis, on essaiera de ne pas mourir trop vite... 😏

Nous prenons la route du sud et nous nous arrêtons sur la route au niveau de Sesriem où nous ne trouvons pas de gaz mais un nouveau brûleur. Et nous croisons un hôtel spa de luxe, installé au milieu de nulle part.

Nous augmentons notre collection de panneaux animaliers.



Nous arrivons au Namibrand family Hideout où nous allons passer deux nuits. Nous nous sommes reçus par Titus, l'homme à tout faire des lieux, qui nous aide à détacher la remorque après nous avoir indiqué notre emplacement et nous expliquer le tracé de la piste dans le domaine.

Nous avons un emplacement pour nous seuls avec sanitaires et coin évier et de l'ombre pour le déjeuner. Il y a deux emplacements en tout, très loin l'un de l'autre... On est bien !

Une fois le campement installé, nous partons profiter du coucher de soleil dans les dunes, juste derrière "chez nous".


Restaurants au Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
J'organise mes 3 semaines de vacances pour cet été, le Vietnam m'intrigue. La restauration jouant un grand rôle dans mon choix. Je me suis dit que je viendrais chercher de l'aide ici. Est ce que vous avez des renseignement sur les restaurants?
merci d'avance pour vos réponses Sarouman
J'organise mes 3 semaines de vacances pour cet été, le Vietnam m'intrigue. La restauration jouant un grand rôle dans mon choix. Je me suis dit que je viendrais chercher de l'aide ici. Est ce que vous avez des renseignement sur les restaurants?
merci d'avance pour vos réponses Sarouman
Belles couleurs du Québec/Pow wow en Ontario/septembre-octobre 2014 English translation pending
Bonjour à tous !
C'est avec beaucoup de retard que je commence ce carnet (automne 2014 quand même !).
Je ne saurais citer tous ceux qui m'ont aidée à construire ce beau voyage, car j'aurais peur d'en oublier. Vous vous reconnaîtrez si vous me lisez.... Merci à vous tous !
Cette fois, c'est à quatre que nous voyagerons, puisqu'une de mes amies rêvait de découvrir le Québec, mais n'osait s'aventurer en "free lance". Et c'est ainsi que nous avons embarqué nos amis pour un magnifique road trip de 28 jours.
- Ce voyage s'est articulé autour de 3 impératifs :
1) Les Belles Couleurs d'automne au Québec (et plus particulièrement en Gaspésie),
2) Un pow wow en Ontario,
3) Les Chutes du Niagara.
Pari gagné, puisque tout était au rendez-vous... Encore que, les Chutes, elles ne risquaient pas de manquer le rendez-vous !😉
- Avion. La traversée de l'Atlantique s'est faite sur Air Canada, qui présentait à l'époque le meilleur tarif, et nous avons pu vérifier que leur classement de "Meilleure Compagnie d'Amérique" l'année précédente n'était pas usurpé.
- Logement. Le choix de l'hébergement s'est porté essentiellement sur des B&B.... Nous dirons ici "Couette et Café" pour rester dans l'ambiance. J'adore cette expression : pas vous ?
-Voiture. Il nous fallait une grande voiture pour tous nos bagages : ce sera une Town and Country flambant neuf louée via Authentic Canada (prix très intéressant) pour le compte de l’agence Avis.
Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
Grand concours de photo – mars 2016 « Mon Village / Ma Ville / Ma Région » English translation pending
Mon Village / Ma Ville / Ma Région
Comptez sur un mec qui marche déjà la tête à l’envers pour venir avec l’idée de prendre l’essence de ce concours… à l’envers ! Cette fois, il ne s’agit pas de proposer des clichés de voyages à l’étranger avec un thème précis mais plutôt de nous faire découvrir votre propre environnement, celui que vous côtoyez la plus grande partie de l’année, celui que l’on finit presque par oublier qu’il existe, celui auquel on souhaite parfois même échapper en partant découvrir d’autres horizons.
Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir les lieux proches de chez vous et de nous les faire découvrir afin de nous donner l’envie de venir les voir de plus près. Je vous nomme ambassadeurs/ambassadrices de votre village, de votre ville, de votre région (province/canton/état). Carrément ! A vous de nous le ou les présenter au travers de votre regard.
Deux cas de figure : Le Village/ la Ville/ la Région de votre naissance, Le Village/ la Ville/ la Région où vous résidez actuellement.
Aucun de ces deux cas de figure n’est exclusif, c’est-à-dire que vous pouvez proposer une, deux ou trois photos pour l’un ou/et l’autre de ces deux cas de figure. Limpide non !
Cerise sur le gâteau : Zéro restriction sur le thème de la photo, aucun hors sujet en ce qui me concerne. (une éventuelle censure n’est pas de mon ressort mais de celui du webmaster) Le clocher de l’église, la devanture de la boulangerie, le visage de la charcutière, un monument, une terrasse de café, un arbre, des champs, une chaine de montagnes, une station de métro, un musée, un mur, un château, une fanfare, une fête, un artiste de rue, un détail, une vue panoramique, le banc de votre premier baiser… la liste est infinie.
Cadeau empoisonné : Cette liberté totale risque d’être enivrante mais aussi d’être paralysante puisque tous les thèmes sont permis et qu’il n’y a pas de garde-fou. Je vous lâche dans le grand bain et sans bouée par-dessus le marché !
Mes souhaits : Le premier est celui de vous faire sortir de la maison et d’arpenter les rues de votre village/ville ou les chemins de votre région avec votre appareil photo en bandoulière. Prenez l’air, humez le Printemps qui arrive (enfin ça c’est pour certains !), posez un nouveau regard à ce qui vous entoure. Vaste programme et surtout aucune excuse possible ! Et puis, il est également temps de donner une chance à ceux qui ne partent pas (pour diverses raisons) vers des destinations lointaines.
Le deuxième souhait est que vous vous révéliez… un peu, beaucoup, passionnément. D’en connaitre un peu plus sur qui se cache derrière les pseudos. De savoir d’où vous venez, pourquoi vous habitez à tel endroit et qu’est-ce qui fait que vous aimez un lieu en particulier. J’espère que vous serez nombreux à partager vos photos et tout aussi nombreux à me rejoindre sur le fil de la discussion et surtout qu’il y aura plein de bavardes et de bavards.
« Mais c’est un véritable détournement du concours cette histoire ! » diront les puristes de ce concours de photos. Peut-être, surement même ! Mais en ce me concerne, les photos ne seront ce mois-ci qu’une excuse pour découvrir d’autres regards sur le monde qui nous entoure. Je n’ai pas ni le don ni la passion photographique, j’aime prendre des photos ici et là juste pour me faire des souvenirs, tant mieux quand elles sont réussies. Je l’avoue, mon intérêt cette fois est d’en profiter pour connaitre un peu mieux ceux et celles… derrière l’objectif. Mais rassurez-vous, les discrets et les timides pourront le rester en toute quiétude et pourront se concentrer sur leurs talents photographiques pour que nous puissions tous admirer et envier le résultat de leur travail.
« Ah ouais mais ceux qui habitent à l’étranger ont un avantage, c’est pas juste ça ! » Taratata, tous les expatriés n’habitent pas dans des paradis exotiques, votre village/ville/région contient aussi des merveilleux endroits, des perles cachées… à vous de les découvrir et de donner ainsi le mal du pays à ces expatriés.
Le dernier souhait est que ce concours ne s’essouffle pas, bien au contraire qu’il rassemble davantage de participants. J’espère donc que le sujet de ce mois-ci va permettre de ratisser large, de faire revenir ceux qui se seraient égarés et peut-être même de faire changer d’avis ceux qui auraient des envies de s’égarer !!! Je compte sur vous pour rameuter les autres et je compte également sur le webmaster pour donner plus de proéminence à ce concours en le rendant plus visible sur le site.
La mission du mois : Prouver que le Voyage, l’Aventure et la Découverte commencent bien au coin de la rue et nous donner l’envie de venir… chez vous ! Bonnes balades donc et bonne chance.
Les modalités du concours : Attention, à titre exceptionnel, je me permets deux petites modifications et j’espère que Lahaut (l’investigateur de ces magnifiques concours) ne m’en voudra pas de trop.
La première concerne les heures de fermeture du concours et du vote. Ras-le-bol d’avoir comme référence l’heure de Paris. Cette fois, ce sera l’heure de… Pyongyang, (eh oui j’ose !) Quand il est midi à Londres (GMT – Greenwich Mean Time), il est 13h à Paris (GMT+1h), il est seulement 07h à Montréal (GMT-5h) mais il est déjà 20h30 (GMT+8.30) à Pyongyang (depuis que le Grand Leader en a décidé ainsi en Aout 2015 !). Voilà bien un truc qui va vous faire travailler les méninges.
La seconde modification celle-ci me tient à cœur depuis mes premières participations à ce concours de photos. N’ayant pas lu les instructions concernant l’attribution des points (eh oui j’suis comme ça !), j’avais donné un ½ point (un demi-point) à chacune des deux photos que je n’arrivais pas à départager pour la troisième place. Gros froncements de sourcils de la part de quelques-uns ! C’est qui cet inconnu qui crée l’embrouille ? Je suis donc rentré dans les rangs en me promettant que si un jour je gagnais ce concours, je modifierais cette règle car combien de fois j’ai (nous avons) agonisé au moment du vote et éliminer un participant pour un petit rien. Je remarque que c’était également le cas pour Masterpo cette fois-ci !
Eh bien en Mars je fais ce qui me plait (mon anniversaire étant le 21 Mars). Donc exceptionnellement, si vous hésitez entre deux photos pour la troisième place du podium (et uniquement pour la troisième place), je vous autorise à attribuer deux fois un ½ point (un demi-point) (tiens, je me découvre un coté rebelle, un peu Grand Leader sur les bords !).
Je récapitule vous pouvez poster jusqu'à trois photos (prises par vous-même uniquement), chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toutes les explications concernant ces photos sont plus que bienvenues.
Vous avez jusqu'au Vendredi 25 Mars 2016, 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)) pour présenter vos œuvres. Alors le vote pourra commencer et se terminera le Jeudi 30 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)).
Vous voterez pour trois (ou quatre) photos maximum (et minimum), en indiquant clairement le nom du participant choisi suivi du numéro de sa photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Toutefois, il vous sera possible de placer deux exæquos pour la troisième place. Auquel cas, les deux photos placées à la troisième place se verront attribuer un ½ point (un demi-point) chacune.
Les votes comportant plus de quatre photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours d’Avril 2016 qu'il organisera. Les exæquos à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, puis à compter du Vendredi 25 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)), uniquement les votes.
Un fil de discussions autour de ce concours est ouvert ici : voyageforum.com/...-ma-region-d7387900/
Photorama: photos.google.com/...d3EzSlNVYjJlck5KN2lB
Comptez sur un mec qui marche déjà la tête à l’envers pour venir avec l’idée de prendre l’essence de ce concours… à l’envers ! Cette fois, il ne s’agit pas de proposer des clichés de voyages à l’étranger avec un thème précis mais plutôt de nous faire découvrir votre propre environnement, celui que vous côtoyez la plus grande partie de l’année, celui que l’on finit presque par oublier qu’il existe, celui auquel on souhaite parfois même échapper en partant découvrir d’autres horizons.
Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir les lieux proches de chez vous et de nous les faire découvrir afin de nous donner l’envie de venir les voir de plus près. Je vous nomme ambassadeurs/ambassadrices de votre village, de votre ville, de votre région (province/canton/état). Carrément ! A vous de nous le ou les présenter au travers de votre regard.
Deux cas de figure : Le Village/ la Ville/ la Région de votre naissance, Le Village/ la Ville/ la Région où vous résidez actuellement.
Aucun de ces deux cas de figure n’est exclusif, c’est-à-dire que vous pouvez proposer une, deux ou trois photos pour l’un ou/et l’autre de ces deux cas de figure. Limpide non !
Cerise sur le gâteau : Zéro restriction sur le thème de la photo, aucun hors sujet en ce qui me concerne. (une éventuelle censure n’est pas de mon ressort mais de celui du webmaster) Le clocher de l’église, la devanture de la boulangerie, le visage de la charcutière, un monument, une terrasse de café, un arbre, des champs, une chaine de montagnes, une station de métro, un musée, un mur, un château, une fanfare, une fête, un artiste de rue, un détail, une vue panoramique, le banc de votre premier baiser… la liste est infinie.
Cadeau empoisonné : Cette liberté totale risque d’être enivrante mais aussi d’être paralysante puisque tous les thèmes sont permis et qu’il n’y a pas de garde-fou. Je vous lâche dans le grand bain et sans bouée par-dessus le marché !
Mes souhaits : Le premier est celui de vous faire sortir de la maison et d’arpenter les rues de votre village/ville ou les chemins de votre région avec votre appareil photo en bandoulière. Prenez l’air, humez le Printemps qui arrive (enfin ça c’est pour certains !), posez un nouveau regard à ce qui vous entoure. Vaste programme et surtout aucune excuse possible ! Et puis, il est également temps de donner une chance à ceux qui ne partent pas (pour diverses raisons) vers des destinations lointaines.
Le deuxième souhait est que vous vous révéliez… un peu, beaucoup, passionnément. D’en connaitre un peu plus sur qui se cache derrière les pseudos. De savoir d’où vous venez, pourquoi vous habitez à tel endroit et qu’est-ce qui fait que vous aimez un lieu en particulier. J’espère que vous serez nombreux à partager vos photos et tout aussi nombreux à me rejoindre sur le fil de la discussion et surtout qu’il y aura plein de bavardes et de bavards.
« Mais c’est un véritable détournement du concours cette histoire ! » diront les puristes de ce concours de photos. Peut-être, surement même ! Mais en ce me concerne, les photos ne seront ce mois-ci qu’une excuse pour découvrir d’autres regards sur le monde qui nous entoure. Je n’ai pas ni le don ni la passion photographique, j’aime prendre des photos ici et là juste pour me faire des souvenirs, tant mieux quand elles sont réussies. Je l’avoue, mon intérêt cette fois est d’en profiter pour connaitre un peu mieux ceux et celles… derrière l’objectif. Mais rassurez-vous, les discrets et les timides pourront le rester en toute quiétude et pourront se concentrer sur leurs talents photographiques pour que nous puissions tous admirer et envier le résultat de leur travail.
« Ah ouais mais ceux qui habitent à l’étranger ont un avantage, c’est pas juste ça ! » Taratata, tous les expatriés n’habitent pas dans des paradis exotiques, votre village/ville/région contient aussi des merveilleux endroits, des perles cachées… à vous de les découvrir et de donner ainsi le mal du pays à ces expatriés.
Le dernier souhait est que ce concours ne s’essouffle pas, bien au contraire qu’il rassemble davantage de participants. J’espère donc que le sujet de ce mois-ci va permettre de ratisser large, de faire revenir ceux qui se seraient égarés et peut-être même de faire changer d’avis ceux qui auraient des envies de s’égarer !!! Je compte sur vous pour rameuter les autres et je compte également sur le webmaster pour donner plus de proéminence à ce concours en le rendant plus visible sur le site.
La mission du mois : Prouver que le Voyage, l’Aventure et la Découverte commencent bien au coin de la rue et nous donner l’envie de venir… chez vous ! Bonnes balades donc et bonne chance.
Les modalités du concours : Attention, à titre exceptionnel, je me permets deux petites modifications et j’espère que Lahaut (l’investigateur de ces magnifiques concours) ne m’en voudra pas de trop.
La première concerne les heures de fermeture du concours et du vote. Ras-le-bol d’avoir comme référence l’heure de Paris. Cette fois, ce sera l’heure de… Pyongyang, (eh oui j’ose !) Quand il est midi à Londres (GMT – Greenwich Mean Time), il est 13h à Paris (GMT+1h), il est seulement 07h à Montréal (GMT-5h) mais il est déjà 20h30 (GMT+8.30) à Pyongyang (depuis que le Grand Leader en a décidé ainsi en Aout 2015 !). Voilà bien un truc qui va vous faire travailler les méninges.
La seconde modification celle-ci me tient à cœur depuis mes premières participations à ce concours de photos. N’ayant pas lu les instructions concernant l’attribution des points (eh oui j’suis comme ça !), j’avais donné un ½ point (un demi-point) à chacune des deux photos que je n’arrivais pas à départager pour la troisième place. Gros froncements de sourcils de la part de quelques-uns ! C’est qui cet inconnu qui crée l’embrouille ? Je suis donc rentré dans les rangs en me promettant que si un jour je gagnais ce concours, je modifierais cette règle car combien de fois j’ai (nous avons) agonisé au moment du vote et éliminer un participant pour un petit rien. Je remarque que c’était également le cas pour Masterpo cette fois-ci !
Eh bien en Mars je fais ce qui me plait (mon anniversaire étant le 21 Mars). Donc exceptionnellement, si vous hésitez entre deux photos pour la troisième place du podium (et uniquement pour la troisième place), je vous autorise à attribuer deux fois un ½ point (un demi-point) (tiens, je me découvre un coté rebelle, un peu Grand Leader sur les bords !).
Je récapitule vous pouvez poster jusqu'à trois photos (prises par vous-même uniquement), chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toutes les explications concernant ces photos sont plus que bienvenues.
Vous avez jusqu'au Vendredi 25 Mars 2016, 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)) pour présenter vos œuvres. Alors le vote pourra commencer et se terminera le Jeudi 30 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)).
Vous voterez pour trois (ou quatre) photos maximum (et minimum), en indiquant clairement le nom du participant choisi suivi du numéro de sa photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Toutefois, il vous sera possible de placer deux exæquos pour la troisième place. Auquel cas, les deux photos placées à la troisième place se verront attribuer un ½ point (un demi-point) chacune.
Les votes comportant plus de quatre photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours d’Avril 2016 qu'il organisera. Les exæquos à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, puis à compter du Vendredi 25 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)), uniquement les votes.
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Compte rendu de 20 jours au Costa Rica fin janvier / début février English translation pending
Voici le compte rendu de mon voyage effectué au Costa Rica début 2016.
Pour ceux qui ont la fleme de tout lire, ou qui veulent compléter mon récit par des images, voici le "petit" montage que j'ai réalisé avec nos vidéos et photos souvenirs : https://youtu.be/LbNfJ2gsTIs
Billet d'avion : Réservés en mai 2015 sur le site d'Air France. Départ le 21/02/16, retour le 08/02/16 (arrivée le 09/02) avec escales A/R au Panama : 1390,82€ pour deux, sans les assurances. Préparation du voyage : J'ai été aidé de l'expérience de mes parents qui y ont passé 13 jours il y a deux ans. J'avais également acheté le Lonely Planette et surtout, j'ai parcouru des dizaines de récits de voyage sur le forum de Tout Costa Rica !! Voiture et routes: Location d'un Daihatsu Bego, en passant par Tout Costa Rica. Prix imbattable de 1,010$. Par contre, j'avais une assurance avec ma carte bleu qu'ils n'ont pas voulu retirer de leur prix lorsqu'on a récupéré la voiture. La voiture a fait le job, ce n'était pas un véhicule grand luxe, mais elle est passée par les pires routes sans flancher ! Seule la climatisation était un peu juste, je leur ai signalé lorsque nous l'avons rendue. Pour ce qui est des routes, j'avais lu énormément de commentaires sur les nids de poules et j'avoue que j'ai presque été déçue de ne pas en croiser ! Ils font énormément de travaux sur les routes, donc je pense que les nids de poule ne seront bientôt plus qu'une légende. Mais ça n'est valable QUE pour les routes principales. Le 4x4 reste indispensable si vous souhaitez réellement pouvoir vous balader partout. Deux ou trois de nos hôtels étaient inaccessibles sans 4x4, n'espérez pas traverser des cours d'eau ou des rivières avec une voiture classique, ni prendre des petits chemins perdus pour vous rendre sur des plages. Je le recommande chaudement !! Les limitations de vitesses sont basses, mais les locaux roulent vite. Ils sont cependant assez respectueux, et les coups de klaxonne que l'on entend régulièrement ne sont bien souvent que des "saluts" à des amis ou à vous même. Nous n'avons croisé qu'un seul radar mobile du côté de San José, indiqué bien avant par les Wazzeurs. Hôtels : J'avais réservé toutes les nuits d'hôtel avant le départ. En passant par leur site à chaque fois. Je donnerais mes impressions pour chaque hôtel au fur et à mesure de mon récit. Par contre, je tiens à mentionner mon coup de cœur : Le Coyaba Tropical ! Il se trouve à Quepos, il y a peu de chambres, l'hôtel n'est pas grand, mais c'est un vrai petit coin de paradis, je n'avais plus envie de le quitter !! Devises : Avant de partir, nous avions retirés 4000€ en liquide et fait du change sur 500$ directement à notre banque. Nous avions ainsi un peu de sous pour commencer le voyage. Au final, ce n'était pas nécessaire de prévoir autant, 100$ auraient suffit car nous avons pu nous rendre à la banque dès le premier jour. Nous avons pris des dollars pour payer les hôtels et le reste en colonnes pour la vie courante. Et avec le recul je ne sais pas pourquoi tout le monde parle de dollars, car même si le change en colonne nous fait avoir une épaisse couche de billets, c'est tout de même la monnaie locale et elle est acceptée partout, même dans les hôtels dont les prix sont affichés en dollars. Par contre on s'est débrouillés pour ne rentrer qu'avec des dollars car on pense retourner plus vite aux Etats-Unis qu'au Costa Rica. Téléphone / Internet : Pour le téléphone, on a acheté une puce Movistar qui nous offrait pour ¢2500 (ou ¢3500) 1GB de "paquetes de 4G", 1h30 d'appel et les SMS illimités). Rechargée de ¢1000 une semaine plus tard, ça a suffit pour le GPS le reste de la semaine. Il y a du wifi quasiment partout (hôtels, restaurants, sodas...) même si ça n'est pas indiqué, il faut demander. Langue : Bien évidemment, tout le monde parle espagnol ! Mais dans les lieux touristiques, l'anglais est aussi très bien maîtrisé, donc pas de panique si comme moi vous ne parlez pas bien espagnol. Même si à certains endroits nous avons été obligés d'utiliser les talents en espagnol de mon conjoint, moi j'ai réussi à tout faire en anglais. Faune et flore : Voila mon coup de gueule contre vous, voyageurs ! Déjà, tous les animaux que vous trouverez au Costa Rica (qui ne soient pas des chiens ou des chats) sont sauvages ! Le détention d'animaux sauvages (même les oiseaux) y est interdite. Donc s'il vous plait, ne les nourrissez pas !! Ce comportement est dangereux pour eux, ils s'habituent à venir réclamer, peuvent passer sous des voitures, mangez des aliments qu'ils ne trouveraient jamais dans la nature (type chips ou pain), qui ne sont pas saints pour eux et qui peuvent leur apporter des maladies via votre main. Donc NE NOURRISSEZ PAS LES ANIMAUX. Ensuite, plusieurs locaux m'ont fait part de personnes mécontentes de croiser peu d'animaux. Vous n'allez pas visiter le zoo de Vincennes !! Les animaux ne sont pas sur le bord de la route à vous attendre. Vous vous promenez, vous en voyez ou non, ce n'est pas systématique et il faut garder les yeux ouverts, l'oreille attentive et rester discret sinon ils s'en vont ou ne se montrent pas. Soyez heureux de voir ceux que vous verrez et ne vous attendez pas à tomber sur des tigres, des éléphants ou des hippopotames. Pour ce qui est de la flore, c'était juste incroyable. Chaque région a ses particularités, ce qui me marque le plus c'est la grandeur ! Que ce soit des arbres, des feuille, des lianes, des vallées, tout est immense et très vert.
Maintenant passons aux choses sérieuse ! Pour ce résumé, j'ai envoyé chaque jour des e-mails à nos familles, afin de me simplifier la tâche en rentrant. Et c'était une bonne idée ! J'ai bien sûr remis tout ça en forme :)
Jeudi 21 février : Petit stress car notre premier vol est parti avec 1h de retard (donc arrivés avec 1h de retard aussi...). Des gens ont enregistrés leurs bagages et ont finalement décidé de ne pas partir !! Donc ils ont du fouiller les soutes pour retrouver leurs valises, le bordel... Mais l'avion était récent donc très bien, grosses turbulences en début de vol, je ne jouais pas la maligne... Mais le reste se déroule sans problème. Pas de soucis au Panama, l'aéroport n'est pas grand, on a vite trouvé la salle d'embarquement et on a pas eu besoin de passer des douanes ou autres donc c'était rapide. Par contre on a eu énormément de chance car notre chauffeur nous a apprit à notre arrivée à San José que les bagages se perdaient très très souvent au Panama. Et effectivement, il devait prendre un groupe de 4 autres personnes en même temps que nous mais ils sont restés coincés car il leur manquait une valise ! Bref, grosse chance pour tout, croisons les doigts pour que ça dur ! (Et on a apprit plus tard que ce n'était pas mieux de faire une escale à Miami, car souvent il y avait du retard et les gens rataient leur correspondance. En plus, l'importation de comestibles étant interdites aux Etats-Unis, si c'est aussi votre escale au retour, n'espérez pas ramener de fruits à la maison). Déposés à l'hôtel, on s'endort sans encombre.
Hôtel : Casa Tago (Pierre ville) Nous sommes arrivés tard (23h) et fatigués du voyage, donc nous y avons très bien dormi ! C'est proche de l'hôtel, bien surveillé, un petit Soda juste à côté pour le premier midi. Les lits sont bons, la douche est chaude même si elle n'est pas très puissante et le petit déjeuner très bon !
Vendredi 22 février : ~ Puerto Viejo 1 ~ Ce matin levés 6h45. Super petit déjeuner avec fruits, omelette, riz, chocolat au lait, pain, beurre, confiture et un verre d'un jus couleur "lait et eau mélangés" dont on a pas su déterminer l'origine (probablement du lait de coco). Puis le briefing par l'équipe de "Tout Costa Rica" qui a bien duré 2h mais comme le loueur de voiture est arrivé en plein milieu on a pu faire les deux en même temps. Nous avons pris la carte routière (que je recommande !!!), ainsi que la carte de réduction, dont nous nous sommes au final peu servis (ou qu'on a oublié lorsqu'on aurait pu s'en servir). Puis 1h d'attente à la banque nationale (BN) pour faire du change, un repas dans le soda en face de l'hôtel (très bon !) et à 13h30 on prenait la route de Puerto Viejo fiers de nous ! Sauf qu'ils ont décidés de faire des travaux sur cette route... En coupant par l'intérieur d'un petit bled on a réussi à éviter le premier bouchon, mais pour le deuxième c'était impossible. Les locaux passent par la bande d'arrêt d'urgence ou par la voie de gauche pour doubler donc ne nous aident pas à avancer. Bref, on a bien perdus 2h dans l'histoire et alors que les mecs du briefing le matin nous avertissaient sur le danger de conduire de nuit et bien on a rapidement baptisé ça !! 1h de nuit jusqu'à l'hôtel. Pas de soucis, juste une route où les crabes tenaient vraiment à traverser (tous dans le même sens, c'était marrant) et j'en ai évité deux de justesse. Les autres étaient déjà morts...
Hôtel : Casita Moabi 3 nuits passées dans cet hôtel tenu par des français très sympas. Même si le beau temps n'était pas au rendez-vous nous avons beaucoup apprécié l'endroit et notre chambre tout en bois. Coin cuisine, grande chambre, petite terrasse avec hamac, le tout au milieu de la forêt. Les gérants très sympa, très bons petits déjeuner pour 5$, il vaut mieux avoir un 4x4 pour y accéder. Mention spéciale à Pupuce le "petit" chien :)
Samedi 23 février : ~ Puerto Viejo 2 ~ Premier jour plein à Puerto Viejo ! Vers 5h le soleil se lève et là, grosse teuf chez les singes !! Ils se réveillent et partent du principe qu'ils doivent réveiller la terre entière au passage. Ça hurle un petit quart d'heure et je me rendors. Puis 7h debout et petit déjeuner, encore une fois très copieux (lait ou café, pancake, pain perdu, tartine, œuf au plat, bacon et fruits). Puis on met un petit peu de temps à décoller mais direction Puerto Viejo (notre hôtel est à 10 min de la ville) où on trouve d'abord une boutique qui nous fait des photocopies des passeports avec le visa d'entrée et des permis de conduire, le tout bien plastifié. Ha oui, un taux d'humidité comme je n'ai jamais eu, tout est humide, même ce qu'il y a dans les valises ! Donc pour que ça tienne dans le temps, les plastifier n'était pas une bête idée (qui vient de la gérante de l'hôtel) et comme ça on peut laisser les originaux dans le coffre de la chambre d'hôtel. Puis direction le marché du village, qui consiste en un tout petit hall avec une quinzaine de vendeurs max. On trouve du pain pour la gérante de l'hôtel mais pas grand chose pour nous. Ensuite on trouve une boutique pour une puce de téléphone et on repart avec une puce Costa ricienne et de l'internet avec. Passage par l'hôtel pour mettre les maillots de bain et direction Manzanillo. On trouve un Soda, plus cher qu'à San José mais très bon quand même. Puis on remonte le chemin qui longe la plage. Il y a de très grosses vagues et on a eu des avertissements très sérieux sur le courant très dangereux en ce moment donc on se baigne pas plus loin qu'à 2 mètres du bord et même là ça remue beaucoup. Les locaux se sont installés pour la journée, équipés de bières et viandes qui cuisent au barbecue, je crois qu'ils passent leurs week-end à manger au bord de la plage :) Petites courses avant de rentrer à l'hôtel et de se faire un petit apero sur notre terrasse. Repas du soir dans Puerto Viejo. Nous avons eu une journée très chaude et ensoleillée, mais le soir il tombe de grosses averses. Pas trop de moustiques pour le moment donc c'est plutôt cool.
Dimanche 24 janvier : ~ Puerto Viejo 3 ~ Il a plu toute la nuit et toute la journée ! Pas de chants des singes le matin qui devaient faire la gueule... Du coup programme du jour avorté ! De toute façon on avait légèrement oublié qu'on était dimanche et le dimanche ici comme en France, beaucoup de lieux sont fermés. On a facilement perdu 10 degrés par rapport à la veille donc pantalons et pulls sur le dos, nous sommes allés faire une balade dans Puerto Viejo ce matin. Puis sieste et glandage jusqu'au soir à l'hôtel. Nous sommes retournés à Puerto Viejo pour manger le soir, et nous avons trouvé un restau tenu par des Australiens qui avait une décoration super originale et où on a super trop bien mangé !! Le Outback Jack's, sur un air de country joué en live, c'était top !
Lundi 25 janvier : ~ Sarapiqui ~ Après notre super repas de la veille, la nuit fut difficile ! Nos ventres n'étaient pas trop contents de nous, la pluie ne s'est pas arrêtée et les singes ont décidés de manifester leur mécontentement vers 4h du matin. Il y avait un tel bruit permanent que mon cerveau a complètement intégré la sonnerie du réveil a tout ça. Heureusement nos voisins ont fait un peu plus de bruit lors de leur départ et j'ai pu me rendre compte qu'on était censés être debout depuis 30min. Petit déjeuner puis départ à pied pour le centre de réhabilitation pour animaux appelé "Jaguar Center" a quelques centaines de mètres de notre hôtel. Heureusement il ne pleut plus à ce moment là. Super visite, un bénévole nous explique l'histoire du centre, puis pour chaque animaux que nous croisons comment ils sont arrivés ici et s'ils pourront ou non retrouver la liberté. Un très chouette moment ! Puis retour à l'hôtel où la voiture est déjà chargée, remerciements à la gérante qui était top et on prend la route pour la vallée de Sarapiqui. Petite pause repas en bord de route et la pluie nous rattrape bien vite !! On se fait plus de la moitié du trajet sous l'eau et on arrive à notre hôtel dans la nuit et sous des trombes d'eau (j'ai littéralement prit une douche juste en essayant d'ouvrir le portail !). Difficile d'apprécier le décors pour le moment et on nous déconseille la visite de nuit avec le guide, qui ne risque pas de trouver beaucoup de petites bêtes à nous montrer. On se console au bar de l'hôtel :)
Hôtel : Selva Verde Lodge Cet hôtel m'avait été chaudement recommandés par mes parents. Pas de bol, avec le temps qu'il a fait nous n'avons pas pu en profiter pleinement, les animaux n'était pas vraiment au rendez-vous... Mais je pense qu'avec du beau temps ce doit être un très bel endroit ! Par contre je recommande vivement de prendre les bungalows, plus chers mais dans une deuxième partie de l'hôtel. Espacés des autres, dans un parc fleuri que l'on peut visiter, gardien, et éloigné de la route donc pas de bruit. Même si la qualité des équipements laissait un peu à désirer...
Mardi 26 janvier : ~ El Castillo 1 ~ Ce matin on se réveille..... sous la pluie !!! Encore.... Là par contre on est pas de bonne humeur ! Cet hôtel on l'attendait, on voulait en profiter et on est bien énervés ! Du coup on dort plus que prévu et on se rend au petit déjeuner en se demandant si on allait pas annuler la visite dans la forêt que nous avions réservé la veille. Finalement le temps se calme, le ciel se découvre même un peu et on visite le jardin en attendant 9h. Puis notre guide arrive et nous voilà partis pour une balade de 2h (qui finalement en durera 3 !) dans la forêt derrière l'hôtel (qui leur appartient) et qui est complètement protégée. Notre guide est super, il nous parle des arbres, des plantes, trouve des singes, des grenouilles, des chauves-souris blanches qui dorment sous une feuille, des écureuils et un toucan. C'est bien boueux, ça monte et ça descend mais on est super super contents à la fin de la visite ! :) Par contre on termine en sueur, et il est l'heure de rendre la chambre. On négocie 30min de plus, le temps de prendre une douche et de ranger les affaires. On est déçus de ne pas pouvoir profiter plus des jardins de l'hôtel qui sont splendides, mais il se remet à pleuvoir donc on prend la route vers le volcan Arenal. Le trajet est superbe, les vues magnifiques, le temps se découvre et la clim' de la voiture ne suffit presque pas à nous rafraîchir. Notre hôtel se situe à El Castillo, de l'autre côté du volcan et il faut faire quasiment 30min de piste bien pourrie pour y accéder. On est très contents d'avoir le 4x4 car ça secoue bien comme il faut !! En tout cas on est sûr d'une chose : cette route nous ne la ferons pas 4 fois par jour ! Donc une fois arrivés à l'hôtel (il s'est remis à pleuvoir) on prend possession des lieux et on se contentera du petit soda en ville le soir. J'ai testé un cordon bleu ! Le plat fait un peu peur visuellement mais je crois bien que je n'en ai jamais mangé un aussi bon !!
Hôtel : Essence Arenal Au milieu de la nature, avec une magnifique vue sur le volcan Arenal. Très bien tenu, très bon accueil. Bons petits déjeuners même s'il manquait un verre de jus de fruits. Lessive possible. Sandwichs à emporter très pratique ! Par contre l'isolation dans les chambres en dur n'est pas parfaite. L'eau chaude est très légère.
Mercredi 27 janvier: ~ El Castillo 2 ~ Debout 7h, petit dej (3 pan cakes !! :) ) puis départ pour l'entrée du parc d'Arenal la plus proche de l'hôtel. A cette entrée nous avons le choix entre deux randonnées : - La première d'une heure aller/retour qui amène à une cascade - La deuxième (Cerro Chato) était annoncée entre 5 et 6h a/r, difficile d'après ce qu'on avait vu sur Internet et qui donnait sur un lac et vue sur le volcan. Comme on devait payer 10$ le parking on s'est dit qu'il valait mieux se lancer sur la grande rando, quitte à faire demi-tour en cours de route. Mais on voulait éviter d'avoir à aller dans un autre endroit ensuite (probablement encore payant) pour finir la journée si on ne faisait que la petite. Nous voilà donc partis très optimistes, le monsieur à l'entrée nous avait donné une carte des sentier et nous parcourons en une heure la moitié du chemin sans problème. On rigole, on se moque un peu des commentaires qu'on avait vu sur Internet. Sauf que les choses se corsent ! De la boue, des montées à pic où il faut s'accrocher aux arbres, mettre les mains par terre et surtout prier pour ne rien se casser car au milieu de la forêt personne ne viendra nous chercher. On avance, on se dit qu'on est bientôt arrivés et la route se complique encore ! On ne veut pas abandonner, on veut vraiment voir ce qu'il y a au bout ! 3h après notre départ, on fini par redescendre une piste qui nous dépose pile devant le lac. Pas de plage, pas de banc, rien du tout. On passe de la gadoue à 30 cm d'eau. On trouve un arbre qui fait un petit pont au bord de l'eau et on s'installe comme on peu là dessus en essayant de ne pas tomber. Pas de vue sur le volcan, le lac est mignon mais super froid. On est un peu dégoûtés... L'intégralité du trajet s'est fait dans la forêt, en regardant obligatoirement nos pieds pour trouver nos appuis donc on a pas vraiment profité de la beauté des lieux. Retour sur le même chemin, la même galère mais en descendant (et en remontant car il y a les deux) et encore 3h plus tard on arrive enfin à la voiture. Mon conjoint a failli faire 2 arrêts cardiaque, moi j'ai un genou qui a décidé de rendre l'âme en court de route. On est mort et on a plus d'eau ! Le gardien nous explique alors que c'est la deuxième rando la plus compliquée du Costa Rica. On a fait un truc de professionnels... Donc même si on sait qu'on va le payer pendant quelques jours, on est quand même assez fiers de nous !! Puis passage à l'hôtel, douche et direction "Le Baldi Resort" pour le repas du soir (énorme buffet, fontaine de chocolat...) et profiter de leurs bains de sources chaudes naturelles. C'était le paradis !! Je pense que ça a bien aidé à détendre les muscles, on allait déjà mieux en sortant. Nous y sommes restés jusqu'à la fermeture (22h) mais s'ils avaient fermés à 3h du matin on y serait restés !! Voilà, super journée surtout qu'en rentrant la lune était à côté du volcan et nous l'avons vu pour la première fois complètement dégagé, avec un peu de vapeur qui sortait du cratère. Trop joli, même de nuit !!
Jeudi 28 janvier : ~ Canas ~ Dernier réveil au bord du volcan Arenal ce matin et il nous fait très plaisir car il est quasiment complètement dégagé ! Il fait beau, il fait chaud, on est content même si on a un peu mal partout :) Direction Las Cañas ! Techniquement ce n'est pas très loin d'où nous sommes, mais nous ne souhaitons pas passer par la grande route qui passe au dessus du lac. Nous prenons la piste qui passe en dessous. J'avais lu sur Internet que c'était très joli et effectivement nous ne le regretterons pas !! Ça rallonge le temps de parcours mais c'était calculé et on longe le lac tout du long. On croise peu d'habitations, beaucoup de chevaux en liberté, quelques hommes à cheval (je ne pensais pas qu'ils les utilisaient autant !), on traverse des courants d'eau et même une rivière (vive le 4×4 !!), on a de magnifiques vues sur le lac, de magnifiques couleurs, c'est super chouette, une très belle route. On arrive un peu trop tôt à notre hôtel donc on va manger en ville en attendant. Puis on se fait un peu avoir par le temps (la nuit tombe vraiment trop vite, à 17h30 la journée est finie) et on se rend un peu tard à notre deuxième point du jour : les chutes de Llano Cortes. On y passe une heure, l'eau est franchement très fraîche même si ça ne semble pas poser problème à d'autres personnes. L'avantage d'y être arrivé tard c'est que la foule est partie et qu'on arrive à prendre des photos de la cascade sans personne dessous ! C'était très joli :) Puis fin de la journée tranquille à l'hôtel, histoire de faire le point sur la suite du programme. Très honnêtement cette étape n'était pas obligatoire mais notre chambre d'hôtel est la plus confortable qu'on ait eu jusqu'à présent, une petite terrasse qui donne sur un très joli jardin (on y croisera d'ailleurs des biches).
Hôtel : Hacienda La Pacifica Chambre confortable au milieu d'un jardin très sympa dans lequel on peut croiser des biches et autres petits animaux. Petit déjeuner peu varié. Lits très confortables, climatisation bruyante mais agréable. Lors de notre passage la piscine n'était pas très propre ni chaude donc nous n'y sommes pas allé.
Vendredi 29 janvier : ~ Quepos 1 ~ Direction le Pacifique!! Ça nous aura prit une bonne partie de la journée, la route n'est pas forcément des plus jolies et on a eu pas mal de bouchons à cause des travaux. Nous sommes arrivés à l'hôtel vers 16h30, du coup programme réduit aujourd'hui. On a profité de la piscine pendant que la nuit tombait (pas de vue sur le couché de soleil...) puis direction le marché de nuit de Quepos et repas en ville avant de rentrer à l'hôtel. En tout cas il fait chaud et pas de pluie !!
Hôtel : Coyaba Tropical Sans aucun doute mon hôtel coup de cœur de ce voyage !! Pas évident à trouver car de la route on ne voit qu'une porte fermée, mais une fois à l'intérieur vous entrer dans un petit havre de paix !! Seul petit bémol : la route juste à côté très passante. Mais il y a des bouchons d'oreilles offerts et nous avons très bien dormi avec. Cet hôtel est tellement agréable, peu de chambres, on se sent vite chez soit. Le gérant et son bras droit sont adorables, les deux petits chiens très mignons et nous avons même eu la visite de singes lors de notre premier petit déjeuner (les meilleurs qu'on ait eu au CR). Je le recommande vivement, moi je ne voulais plus partir !
Samedi 30 janvier : ~ Quepos 2 ~ Ce matin nous avons un peu de temps devant nous car nous avons réservé pour faire un saut en parachute ! Nous avons rdv à 13h30 et d'après nos calculs, nous n'avons pas vraiment le temps de faire grand chose avant. Donc on prend un long petit déjeuner au bord de la piscine (accueillis par des singes au réveil, bien surveillés par les deux chiens de la propriété pour ne pas venir nous voler notre petit déjeuner) et on profite de la piscine avant de partir. Mais pas de bol, on nous appelle pour nous dire que ce n'est pas possible aujourd'hui. Ils nous proposent de le faire le lendemain, on refuse sur le coup car on souhaitait se rendre dans le parc de Manuel Antonio qui est fermé le lundi. On leur propose d'y aller le lundi matin avant de quitter Quepos, mais nous n'avons pas de réponse tout de suite. Entre temps mon conjoint a regardé les commentaires sur le parc de Manuel Antonio et ça nous a un peu dissuadé... Tout le monde s'accorde à dire qu'il faut y arriver pour l'ouverture (7h) car après 9h les cars de touristes arrivent, les animaux se planquent et les 3 ou 4 plages sont littéralement envahies, surtout le week-end. Le petit déjeuner de notre hôtel n'étant pas servi avant 7h nous allons finalement oublier ce parc, je pense qu'il vaut mieux ça que d'être déçus... Du coup nous sommes allés à la plage, mais il y a des panneaux "attention aux vagues" partout et on nous a avertis plusieurs fois sur les dangers du courant dans cette région. Et effectivement ça se confirme une fois dans l'eau ! On doit pas mal avancer pour avoir de l'eau jusqu'aux genoux, mais quelques mètres plus loin les vagues font facilement 2 mètres lorsqu'elles se cassent. On est parfois déjà bien tirés vers le large ou poussés vers la plage. Pas de palmes et tuba, la plage est immense, l'eau n'est pas transparente, pas de rochers pour les poissons MAIS... elle ne doit pas être loin des 30 degrés :) Puis nous voulions aller dans un restau/bar dont l'attraction principale est un énorme avion au milieu du restaurant. Et effectivement c'est impressionnant. Nous voulions nous y rendre car en hauteur dans les terres avec une superbe vue sur l'océan pour les couchés de soleil. Sauf que là encore pas de bol, nous ne voulions pas y manger (très cher), juste y boire un verre, sauf que les tables avec vues étaient réservées aux repas et non aux consommations de boissons. Finalement nous avons trouvé un autre restaurant acceptant uniquement de nous servir à boire mais la vue n'était pas du tout la même, avec un palmier devant le soleil... Journée un peu loupée mais on commence à prendre des couleurs !
Dimanche 31 janvier : ~ Quepos 3 ~ Réponse pour le saut en parachute le matin : l'un des deux instructeurs s'est cassé un orteil la veille de notre saut donc ils ont annulé tout le monde. On est bien déçus car l'expérience aurait été géniale mais d'un autre côté on a l'impression de faire des économies ! Quelque part ça tombait bien car mon conjoint n'était pas bien du tout ce matin. Donc après le petit déjeuner il s'est rendormi et moi j'ai pu profiter de la piscine de l'hôtel. Puis nous sommes allés faire une balade en tyroliennes dans la canope via Titi Canopy Tour. On a eu un tour privé pour le prix d'un tour en groupe puisque nous étions les seuls à l'heure du repas ! C'était assez marrant. Une fois le parcours terminé nous avons pu voir beaucoup de petits singes trop mignons qui sautaient dans les arbres. Un repas étant compris dans le prix nous avons pu en profiter au bord d'une piscine avant de repartir. Direction la plage ! Nous visons la première juste en dessous de Manuel Antonio. Donc on met le GPS et après nous avoir demandé de quitter la route principale, il nous fait traverser un "champ" de palmiers, puis on se retrouve sur un chemin tout petit (juste la place d'une voiture) et tout cabossé. C'est moi qui conduis et je m'éclate ! :) On avance là dessus pendant 10 bonnes minutes, le GPS se perd avec nous et au moment où on décide de trouver un endroit pour faire demi tour, pensant que nous étions définitivement au milieu de nul part, une plage apparaît après un virage. On voit des gens, une petite place pour s'arrêter juste devant la plage (on aurait même pu se garer directement sur le sable sans problème), on s'arrête là et on descend. Les quelques personnes qui sont là ne doivent pas habiter très loin car elles repartent à vélo quelque temps après notre arrivée et nous avons la plage pour nous tout seul ! Comme la veille, on ne peut pas vraiment se baigner à cause des vagues et de toute façon on ne voit pas ce qu'il y a dans l'eau donc je ne suis pas rassurée (on a longé une rivière pour arriver, il peut y avoir des crocodiles dans les rivières et ils peuvent de ce fait se rendre dans la mer). Mais le moment est magique. On reste jusqu'au couché du soleil et nous repartons sur notre petit chemin, bien contents d'avoir un 4x4 (vraiment indispensable dans ce pays !!). Repas en ville le soir.
Lundi 1er février : ~ Uvita 1 ~ Ce matin nous n'avons pas envie de quitter notre hôtel donc nous y restons jusqu'à la dernière minute ! Le nouveau n'étant pas très loin, la veille on se demandait ce qu'on allait bien pouvoir faire avant que notre chambre soit disponible. On prévoit de passer à la banque, mais on ne sait pas trop comment on va gérer le temps ensuite. C'était sans compter que la banque allait être une activité en soit ! Lorsque j'y entre (mon conjoint surveille la voiture qui est chargée), je prends le ticket numéro 47 et l'affichage indique qu'ils en sont au 60. C'est blindé de monde mais il n'y a pas non plus 80 personnes donc je suis optimiste, surtout que les numéros 80 arrivent vite dans un premier temps. Mais ensuite ça se corse. Sur les 4 employés présents, l'un est réservé aux personnes âgées, handicapés ou enceinte (je comprendrais avec le temps que ça s'étend aussi aux mamans avec des bébés). Un autre est réservé à des gens qui font je ne sais pas quoi, mais ils ne restent pas moins de 20min au guichet. Les deux qui restent se relayent ensuite pour aller manger. Il n'en reste donc qu'un. Puis je finis par comprendre que les gens entrent à la banque, prennent un ticket, regardent un peu comment ça évolue et repartent. Puis ils reviennent, toujours avec leur ticket mais bien plus tard. Pas bête ! Sauf qu'à ce jeu là, parfois ils sont deux à avoir le même chiffre. L'un des deux gagne, l'autre est prié d'attendre le tour suivant (donc re 100 personnes). Bref, 2h00 plus tard mon conjoint a trop chaud dehors et moi trop froid dedans donc on échange. Encore 30min il sort et ouf, pas de duel avec un autre (on avait en fait le 447 mais je ne savais pas s'ils en étaient dans la série des 300 ou 400). Du coup la question ne se pose plus pour notre chambre mais on a faim ! Pause repas sur la route et direction le nouvel hôtel. Encore une fois, vive le 4x4 !!! L'accès à l'hôtel est sur une pente raide, jonchée de cailloux et de trous ! On s'est même demandés si notre bolide de 85ch à tout casser allait y arriver. Oui, elle l'a fait ! Nous déposons les affaires puis on court à la plage avant que le soleil ne tombe. La plage est belle mais la mer ressemble à celles des jours précédents. Il y a du monde sur la plage. Enfin... Quelques personnes ;) Ceux qui ont des planches s'amusent les autres restent où il y a pied. Le couché de soleil est joli, des couleurs un petit peu plus pastelles. Comme notre chambre a une cuisine (et qu'il n'y a pas grand chose dans ce village) on se rend au supermarché du coin pour acheter de quoi manger les deux soirs et se faire des sandwichs pour le lendemain midi. L'idée était bonne ! On a même très bien mangé, par contre on ne s'est pas fait agresser par les moustiques mais par des papillons de nuits, des espèces de libellules, pleins de trucs qui volent et qui nous foncent dessus ! On a aussi repéré des énormes trucs genre cafards sur le hamac, une grosse araignée a traversée la terrasse et un lézard bien balaise était sur le bois du toit de la terrasse. Donc on a mangé dehors en ayant l'impression de faire Koh-Lanta et on est rentrés se planquer !! J'espère que les animaux de jour seront plus accueillants :) En tout cas le cadre est très chouette, je voulais de la faune et de la flore, je suis servie ! :)
Hôtel : Las Terrazas de Ballena Nous avons séjourné deux nuits dans cet hôtel, nous avions la chambre la plus haut perchée. 4x4 OBLIGATOIRE pour accéder à l'hôtel, et prévoyez de faire un peu de sport si vous devez monter vos valises dans cette chambre, mais ça vaut le coup ! La vue est sublime, la chambre au milieu de la foret, vous n’embêterez personne si vous faites une petite fête le soir. La cuisine extérieure très pratique, les seuls soirs du voyage où nous avons cuisinés nous même. Par contre il ne faut pas avoir peur des insectes avec la lumière le soir :)
Mardi 2 février : ~ Uvita 2 ~ Réveil tranquille ce matin puisque le petit déjeuner n'est qu'à 8h. La nana qui tient l'hôtel n'est pas des plus bavarde ni ouverte qu'on ait eu, le petit dej n'est pas incroyable non plus mais il suffit. Puis préparation des sandwichs et nous voilà partis pour la réserve de Marino Ballena. On se rend directement sur la queue de la "baleine" et c'est super marrant d'avoir de chaque côté de nous des vagues qui se rentrent dedans. Nous sommes arrivés à marrée haute, nous avions de l'eau jusqu'aux genoux. C'est le seul endroit où nous avons pu nous baigner dans une eau calme et transparente. Puis pique-nique à l'ombre sous les cocotiers et on tente de retourner se baigner sur une des plages principales, mais nous avons le même problème que sur les autres plages, trop de courant, et de grosses vagues qui font une barrière. Avant cette barrière l'eau est envahie de sable qui se balade, ce n'est pas très agréable. On est déjà bien rouges lorsqu'on prend le chemin du retour. Cette réserve même si elle n'a pas de gros attraits, était vraiment très sympathique et l'avantage d'être peu fréquentée des touristes donc quasiment vide. Puis passage rapide par notre chambre pour me changer et mon conjoint me dépose au Rancho La Merced, pour une balade équestre sur la plage au couché du soleil. J'avais réservé une promenade collective mais grande chance, je suis seule ! Mon petit cheval me regarde d'un mauvais œil, mais une fois dessus il fini par comprendre que je ne suis pas une débutante pénible et il se détend. La balade dure 2h, on ne fait que du pas sur les trajets aller et retour de la plage mais on fera de jolis galops dans l'eau ! Mon guide est génial, on passe les 2h à discuter de pleins de trucs différents avec nos anglais approximatifs et je pense que lui a aussi apprécié cet instant qui devait le changer des groupes d'américains (ils n'aiment pas trop les américains qui envahissent un peu trop le pays). J'ai droit à un magnifique couché de soleil avant de rentrer. Le soir, nouveau repas en mode Koh-Lanta.
Mercredi 3 février : ~ Puerto Jimenez 1 ~ La veille nous avions déposé du linge à faire nettoyer, que nous pouvions récupérer ce matin à 11h. Nous quittons donc notre hôtel un peu avant et on passe prendre nos affaires toutes propres. Puis nous prenons la route, direction Puerto Jimenez, dans la péninsule d'Osa. Le trajet est très chouette, on sent qu'on s'éloigne des foules de touristes car la route est déserte. Beaucoup beaucoup de vert, de grands arbres, des forêts et parfois un peu d'océan. Ça tourne, ça monte et ça descend mais sur quasiment tout le trajet le bitume est neuf. Puerto Jimenez n'est pas très grand, une rue principale et notre hôtel est au tout début donc on le trouve rapidement. Après notre installation nous partons à la recherche d'une plage et on en trouve une, encore déserte! L'eau est toujours aussi chaude, et les vagues sont moins impressionnantes que sur les autres plages donc on décide de s'aventurer un peu plus loin. C'est là que ma blonditude entre en action ! Déjà que j'avais oublié de prendre les lunettes de soleil et que nous avons dû en acheter à l'aéroport, là je décide de me baigner avec. Ça allait tant que l'eau ne touchait pas ma tête, seulement le niveau monte aussi vite qu'il descend et une vague pas prévue me les arrache de la tête. Le sable étant en mouvement partout dans l'eau, impossible de distinguer quoi que ce soit. Et pourtant miracle, mon conjoint les retrouve en tâtonnant au sol !! Il me propose de les ramener sur la plage, je refuse, les serrant bien dans ma main. Autre vague, encore plus forte... Re disparition des lunettes. On cherche jusqu'à ce que le soleil se couche mais cette fois l'océan décide de les garder... Donc plus de lunettes. C'est dommage, elles étaient vraiment très bien :( Pendant que mon conjoint cherche, moi je cherche aussi hein, mais j'ai la chance de voir une première raie surfer sur une vague. Puis 3 autres passer à un mètre de moi. Trop mignon ! Puis passage au supermarché pour s'acheter de quoi petit déjeuner car notre hôtel ne les propose pas. Ils avaient des lunettes, normes CE, mais quand ils m'annoncent un prix à 4$ j'ai franchement le doute que cette norme soit vraie. Je préfère ne pas les acheter plutôt que de me cramer les yeux... (donc n'oubliez pas vos lunettes et ne vous baignez pas avec!).
Hôtel : Cabinas Jimenez Nous avons passés trois nuits dans la Cabinas N°15. La chambre était très sympa, vue sur la mer (et le levé de soleil), climatisation, cuisine, terrasse, télé et wifi. Pas de repas possible dans l'hôtel mais plein de restaux et sodas aux alentours. Ils proposent énormément d'activités, que nous n'avons pas testé car nous avions déjà des visites de réservés avant d'arriver. La gérante était très sympa. La ville des haras, écoutez les hurler, levez la tête, ils arrivent :) Par contre la plage en face de l'hôtel n'est pas vraiment praticable, très vaseuse.
Jeudi 4 février : ~ Puerto Jimenez 2 ~ Debout à 6h, nous avons rdv avec un français installé sur place, qui va nous faire visiter un petit morceau de la forêt du Corcovado (pas celle qui est classée, car seuls des guides locaux ont le droit d'y entrer avec du public). Une fois avec notre guide (Tico), nous prenons la route. Enfin... La piste ! Encore une fois, vive le 4x4 !!! Au cours de la journée on ne croisera pas une route normale, on traversera des cours d'eau, des gros trous, bref, de la piste ! Puis après quasiment une heure de route, nous voilà partis pour une marche de 3 ou 4h. Nous sommes les seuls à profiter de ce lieu et même si on ne croise pas énormément d'animaux, on aura quand même la chance de voir plusieurs lézards, une grenouille d'abord blanche qui changera ensuite de couleur pour se fondre dans l'environnement, des singes, des oiseaux, des agoutis, et j'en oublie déjà sûrement. Mais aussi énormément de fourmis, d'arbres énormes, d'arbres tueur d'autres arbres, des fleurs qui sentent l'ail, des arbres qui sont tombés, des lianes et le tout à des hauteurs incroyables. Puis on récupère la voiture pour pique niquer à côté d'un mirador. Magnifique vue sur la forêt et la plage en arrière plan. Après manger, il nous amène sur des rochers de gray gris, face à la mer. Il y a du vent, les vagues sont énormes et viennent s'écraser contre les rochers, déclenchant de véritables feux d'artifices d'écume. C'est splendide et vraiment impressionnant ! Fin de la journée avec Tico, c'était trop chouette!
Vendredi 5 février : ~ Puerto Jimenez 3 ~ Levés à 5h45 ce matin et nous avons la chance de pouvoir voir le levé du soleil sur la terrasse de la chambre (on ne pensait pas du tout que ça arriverait ça...). Trop joli ! Puis Tico nous rejoint à 7h et à pieds nous rejoignons le petit embarcadère situé tout prêt de notre hôtel où un petit bateaux de pêcheur et son propriétaire nous attendent. Surprise, nous ne sommes pas les seuls. Deux autres français (on le sait vite car l'un d'eux porte le maillot du PSG) qui ont négociés la balade avec le pêcheur la veille. Pas très causants globalement et en plus ils nous ont énervés car ils commençaient à peine leur voyage alors que le notre se rapprochait dangereusement de la fin :( Petite balade en mer où nous aurons la chance de voir énormément de dauphins, des mouettes locales (dont j'ai complètement oublié le nom), et de faire une pause snorkelling où une raie énorme restera sagement enfouie dans le sable pendant que nous la contemplons. C'était franchement chouette, mais un peu cher pour une balade d'une demie-journée (100$/personne). Puis retour à l'hôtel, repas en ville avant de prendre la direction de la plage. En essayant de suivre les instructions de Tico on se perd et on se retrouve dans un petit chemin dans un premier temps, qui se transforme en un chemin pour moto, au milieu d'une végétation danse, impossible de faire demi tour ! On se retrouve alors au milieu d'une propriété qui fini par donner sur une plage. Comme Tico nous a expliqué qu'aucune plage ne peut être privée on s'arrête là. Encore une fois, la plage est belle, mais les vagues sont énormes !! Mon conjoint osera y aller, moi non. J'en profite pour le prendre en photos et vidéo dans des rouleaux plus grands que lui et m'assurer qu'il s'en sorte à chaque fois. Puis le ciel se couvre rapidement, de son point de vu de grosses trombes d'eau nous arrivent dessus. Donc on remonte rapidement dans la voiture pour ne pas se retrouver embourbés dans notre petit chemin, surtout qu'on ne sait pas vraiment où on est. Et on a bien fait car sur le retour, même si nous ne nous prenons pas la grosse averse (juste quelques gouttes), on pourra s'arrêter juste à côté de singes qui sont en train de chercher à manger. On a le temps de prendre pleins de photos et de vidéos, ils sont trop mignons. Puis petite balade autour de l'hôtel et recherches des cadeaux souvenirs. Nous avons terminé la journée en commandant des pizzas chez « Pura vida », elles étaient super bonnes, même si moi je n'ai pas vraiment supporté l'eau dans cette région et que bien malade, je ne l'ai pas terminée...
Samedi 6 février : ~ San Gerardo de Rivas ~ Ce matin debout pas si tôt que ça (8h) et on remballe tout pour notre départ. La route va être longue, on a un peu les boules de quitter la mer donc sur le trajet on essaye plusieurs fois de trouver une plage, mais décidément, même si elles sont toutes très jolies, elles ne sont vraiment pas propices à la baignade ! Donc on perd un peu de temps pour rien mais on aura quand même vu de jolis coins. Je pensais qu'on allait entrer dans les terres rapidement et remonter par la route inter-america mais le GPS nous fait comprendre que ça va nous prendre le double de temps et il préfère nous faire remonter en passant par Uvita avant d'entrer ensuite dans les terres. Rapidement on prend de l'altitude et on se retrouve aux milieu des nuages, avec des vallées plongeantes sur le bord de la route qui donnent le vertige ! Ce pays est vraiment magnifique. Après nous avoir amené pas du tout au bon droit en nous faisant encore user du 4x4 sur des pistes pourries, on fait demi-tour, demandons notre chemin et finissons par le trouver. Nous déchargeons les bagages 30min avant le coucher du soleil donc pas le temps de voir grand chose... Les températures redescendent sévèrement le soir. Il faut le dire, ça caille, on est en montagne... J'avais réservé le repas du soir en même temps que la chambre, c'était de la cuisine uniquement bio et on se serait cru dans un 4*.
Hotêl : Rio Chirripo Une nuit passée dans une chambre au deuxième étage (qui est en fait au rez-de-chaussé pour y accéder, il faut descendre pour allez aux autres étages). Vue sur le balcon incroyable, chambre très propre, j'ai adoré le carrelage de la salle de bain, le savon proposé, le bois utilisé pour le balcon. C'est très calme, une super piscine (non chauffée donc un peu froide), mais un jacuzzi chauffé que nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tester. Lit très agréable, personnel super. Très chouette hôtel !
Dimanche 7 février : ~ Alajuela ~ Après le petit déjeuner, sur les conseils de la gérante de l'hôtel nous avons fait un peu de voiture pour nous rendre dans une petite réserve avec différents sentiers menant à des cascades. On commençait à être un peu justes dans nos finances et l'entrée du parc était gratuit mais était gardé par une femme, avec un panneau indiquant que nous pouvions faire une donation pour le préserver. Il proposait 3000 colonnes par personnes, soit 6$. J'ai complètement mélangé les deux et je lui ai donné 12000 colonnes. La balade était super chouette, de jolies cascades même si par manque de temps nous n'avons pas pu aller très loin. Puis nous sommes repassés chercher nos affaires à l'hôtel et avons pris la route pour retourner sur la capitale. Nous étions alors dans un petit village avec tout se qu'il faut pour manger et mettre de l'essence et malgré que mon conjoint ait proposé de tout faire ici, je me suis dis qu'on trouverait bien tout ça sur la route. Sauf que le trajet n'était pas vraiment ce à quoi je m'attendais... On est monté à 2600 mètres d'altitude, nous étions à la moitié du plein d'essence en partant et au bout d'une heure (sur les 3h30 annoncées par le GPS) nous en avions déjà utilisé la moitié. Rien du tout sur la route, on a un peu commencé à paniquer en se disant qu'on allait tomber en panne d'essence au milieu de nul part. On avait faim, mais pas assez de sous pour manger et mettre de l'essence. Donc malgré que nous ayons croisé plusieurs Soda, priorité à l'essence. Heureusement, on fini par croiser un panneau indiquant une station essence 25 km plus loin. Ça caille sévère, les gens ont des manteaux et des bonnets. On fait le plein, et on est rassurés mais toujours le ventre vide. On croise quelques Soda, il nous reste un peu de sous pour grignoter mais hors de question de sortir de la voiture en short et tee-shirt alors que nous avons le chauffage dans la voiture. Donc on roule jusqu'à redescendre et croiser miraculeusement un centre commercial avec une banque ouverte ! On fait donc le change sur 200€ et il y a un MC do juste en face donc on peu également manger. Ça va mieux :) Puis nous arrivons à notre hôtel à la tombée de la nuit. J'ai droit au debriefing de notre séjour avec une personne de Tout Costa Rica, repas dans un soda et dodo !
Hôtel : La Rosa de America (Pierre Tropical) Ce n'est pas le plus beau qu'on est fait, les chambres sont les une sur les autres, le petit déjeuner avait été dévalisé à notre arrivée, la piscine agréable mais froide, mais en même temps on était sur le départ donc mon humeur n'était aussi peut-être pas très optimiste ! Mais grâce aux chaînes américaines nous avons pu voir une partie de la finale du Super Ball :) Par contre nous leur avions confié des cartes postales timbrées, qui à ce jour ne sont toujours pas arrivées...
Lundi 8 février : ~ Départ ~ J'aurais aimé aller voir le Volcan Poas ce matin là, mais devant quitter l'hôtel à 13h pour aller à l'aéroport on avait vraiment peur d'être trop justes. Donc on profité du temps qu'il nous restait pour faire laver la voiture (pleine de poussière et il fallait qu'elle soit propre pour que le loueur puisse constater les non-dégâts) et acheter les fruits et derniers bidules que nous voulions ramener en France. Retour à l'aéroport sans encombre, pas de soucis lors de la restitution de la voiture et la taxe de sortie du CR était déjà comprise dans le prix de nos billets. Arrivés au Panama avec du retard, nous avions malgré tout le temps de trouver notre hall d'embarquement et même de refaire un achat. Et petite surprise : nous avions été surclassé donc super bien installés pour le vol jusqu'à Charles de Gaulle :)
Pour résumer, c'était un voyage génial, un pays incroyable de verdure, des gens adorables, des souvenirs plein la tête et une bonne déprime en rentrant ! Même si c'est plus cher que d'autres pays d'amérique du sud ou que l'Asie, ce n'est pas comparable. Je ne regrette en aucun cas ce voyage et je serais tout à fait partante pour y retourner dans quelques années ! :) Je vais essayer dans les semaines qui viennent, de faire un petit montage vidéo de ce que nous avons capturé là-bas, je rajouterai le lien lorsqu'il sera fait ;)
Pour ceux qui ont la fleme de tout lire, ou qui veulent compléter mon récit par des images, voici le "petit" montage que j'ai réalisé avec nos vidéos et photos souvenirs : https://youtu.be/LbNfJ2gsTIs
Billet d'avion : Réservés en mai 2015 sur le site d'Air France. Départ le 21/02/16, retour le 08/02/16 (arrivée le 09/02) avec escales A/R au Panama : 1390,82€ pour deux, sans les assurances. Préparation du voyage : J'ai été aidé de l'expérience de mes parents qui y ont passé 13 jours il y a deux ans. J'avais également acheté le Lonely Planette et surtout, j'ai parcouru des dizaines de récits de voyage sur le forum de Tout Costa Rica !! Voiture et routes: Location d'un Daihatsu Bego, en passant par Tout Costa Rica. Prix imbattable de 1,010$. Par contre, j'avais une assurance avec ma carte bleu qu'ils n'ont pas voulu retirer de leur prix lorsqu'on a récupéré la voiture. La voiture a fait le job, ce n'était pas un véhicule grand luxe, mais elle est passée par les pires routes sans flancher ! Seule la climatisation était un peu juste, je leur ai signalé lorsque nous l'avons rendue. Pour ce qui est des routes, j'avais lu énormément de commentaires sur les nids de poules et j'avoue que j'ai presque été déçue de ne pas en croiser ! Ils font énormément de travaux sur les routes, donc je pense que les nids de poule ne seront bientôt plus qu'une légende. Mais ça n'est valable QUE pour les routes principales. Le 4x4 reste indispensable si vous souhaitez réellement pouvoir vous balader partout. Deux ou trois de nos hôtels étaient inaccessibles sans 4x4, n'espérez pas traverser des cours d'eau ou des rivières avec une voiture classique, ni prendre des petits chemins perdus pour vous rendre sur des plages. Je le recommande chaudement !! Les limitations de vitesses sont basses, mais les locaux roulent vite. Ils sont cependant assez respectueux, et les coups de klaxonne que l'on entend régulièrement ne sont bien souvent que des "saluts" à des amis ou à vous même. Nous n'avons croisé qu'un seul radar mobile du côté de San José, indiqué bien avant par les Wazzeurs. Hôtels : J'avais réservé toutes les nuits d'hôtel avant le départ. En passant par leur site à chaque fois. Je donnerais mes impressions pour chaque hôtel au fur et à mesure de mon récit. Par contre, je tiens à mentionner mon coup de cœur : Le Coyaba Tropical ! Il se trouve à Quepos, il y a peu de chambres, l'hôtel n'est pas grand, mais c'est un vrai petit coin de paradis, je n'avais plus envie de le quitter !! Devises : Avant de partir, nous avions retirés 4000€ en liquide et fait du change sur 500$ directement à notre banque. Nous avions ainsi un peu de sous pour commencer le voyage. Au final, ce n'était pas nécessaire de prévoir autant, 100$ auraient suffit car nous avons pu nous rendre à la banque dès le premier jour. Nous avons pris des dollars pour payer les hôtels et le reste en colonnes pour la vie courante. Et avec le recul je ne sais pas pourquoi tout le monde parle de dollars, car même si le change en colonne nous fait avoir une épaisse couche de billets, c'est tout de même la monnaie locale et elle est acceptée partout, même dans les hôtels dont les prix sont affichés en dollars. Par contre on s'est débrouillés pour ne rentrer qu'avec des dollars car on pense retourner plus vite aux Etats-Unis qu'au Costa Rica. Téléphone / Internet : Pour le téléphone, on a acheté une puce Movistar qui nous offrait pour ¢2500 (ou ¢3500) 1GB de "paquetes de 4G", 1h30 d'appel et les SMS illimités). Rechargée de ¢1000 une semaine plus tard, ça a suffit pour le GPS le reste de la semaine. Il y a du wifi quasiment partout (hôtels, restaurants, sodas...) même si ça n'est pas indiqué, il faut demander. Langue : Bien évidemment, tout le monde parle espagnol ! Mais dans les lieux touristiques, l'anglais est aussi très bien maîtrisé, donc pas de panique si comme moi vous ne parlez pas bien espagnol. Même si à certains endroits nous avons été obligés d'utiliser les talents en espagnol de mon conjoint, moi j'ai réussi à tout faire en anglais. Faune et flore : Voila mon coup de gueule contre vous, voyageurs ! Déjà, tous les animaux que vous trouverez au Costa Rica (qui ne soient pas des chiens ou des chats) sont sauvages ! Le détention d'animaux sauvages (même les oiseaux) y est interdite. Donc s'il vous plait, ne les nourrissez pas !! Ce comportement est dangereux pour eux, ils s'habituent à venir réclamer, peuvent passer sous des voitures, mangez des aliments qu'ils ne trouveraient jamais dans la nature (type chips ou pain), qui ne sont pas saints pour eux et qui peuvent leur apporter des maladies via votre main. Donc NE NOURRISSEZ PAS LES ANIMAUX. Ensuite, plusieurs locaux m'ont fait part de personnes mécontentes de croiser peu d'animaux. Vous n'allez pas visiter le zoo de Vincennes !! Les animaux ne sont pas sur le bord de la route à vous attendre. Vous vous promenez, vous en voyez ou non, ce n'est pas systématique et il faut garder les yeux ouverts, l'oreille attentive et rester discret sinon ils s'en vont ou ne se montrent pas. Soyez heureux de voir ceux que vous verrez et ne vous attendez pas à tomber sur des tigres, des éléphants ou des hippopotames. Pour ce qui est de la flore, c'était juste incroyable. Chaque région a ses particularités, ce qui me marque le plus c'est la grandeur ! Que ce soit des arbres, des feuille, des lianes, des vallées, tout est immense et très vert.
Maintenant passons aux choses sérieuse ! Pour ce résumé, j'ai envoyé chaque jour des e-mails à nos familles, afin de me simplifier la tâche en rentrant. Et c'était une bonne idée ! J'ai bien sûr remis tout ça en forme :)
Jeudi 21 février : Petit stress car notre premier vol est parti avec 1h de retard (donc arrivés avec 1h de retard aussi...). Des gens ont enregistrés leurs bagages et ont finalement décidé de ne pas partir !! Donc ils ont du fouiller les soutes pour retrouver leurs valises, le bordel... Mais l'avion était récent donc très bien, grosses turbulences en début de vol, je ne jouais pas la maligne... Mais le reste se déroule sans problème. Pas de soucis au Panama, l'aéroport n'est pas grand, on a vite trouvé la salle d'embarquement et on a pas eu besoin de passer des douanes ou autres donc c'était rapide. Par contre on a eu énormément de chance car notre chauffeur nous a apprit à notre arrivée à San José que les bagages se perdaient très très souvent au Panama. Et effectivement, il devait prendre un groupe de 4 autres personnes en même temps que nous mais ils sont restés coincés car il leur manquait une valise ! Bref, grosse chance pour tout, croisons les doigts pour que ça dur ! (Et on a apprit plus tard que ce n'était pas mieux de faire une escale à Miami, car souvent il y avait du retard et les gens rataient leur correspondance. En plus, l'importation de comestibles étant interdites aux Etats-Unis, si c'est aussi votre escale au retour, n'espérez pas ramener de fruits à la maison). Déposés à l'hôtel, on s'endort sans encombre.
Hôtel : Casa Tago (Pierre ville) Nous sommes arrivés tard (23h) et fatigués du voyage, donc nous y avons très bien dormi ! C'est proche de l'hôtel, bien surveillé, un petit Soda juste à côté pour le premier midi. Les lits sont bons, la douche est chaude même si elle n'est pas très puissante et le petit déjeuner très bon !
Vendredi 22 février : ~ Puerto Viejo 1 ~ Ce matin levés 6h45. Super petit déjeuner avec fruits, omelette, riz, chocolat au lait, pain, beurre, confiture et un verre d'un jus couleur "lait et eau mélangés" dont on a pas su déterminer l'origine (probablement du lait de coco). Puis le briefing par l'équipe de "Tout Costa Rica" qui a bien duré 2h mais comme le loueur de voiture est arrivé en plein milieu on a pu faire les deux en même temps. Nous avons pris la carte routière (que je recommande !!!), ainsi que la carte de réduction, dont nous nous sommes au final peu servis (ou qu'on a oublié lorsqu'on aurait pu s'en servir). Puis 1h d'attente à la banque nationale (BN) pour faire du change, un repas dans le soda en face de l'hôtel (très bon !) et à 13h30 on prenait la route de Puerto Viejo fiers de nous ! Sauf qu'ils ont décidés de faire des travaux sur cette route... En coupant par l'intérieur d'un petit bled on a réussi à éviter le premier bouchon, mais pour le deuxième c'était impossible. Les locaux passent par la bande d'arrêt d'urgence ou par la voie de gauche pour doubler donc ne nous aident pas à avancer. Bref, on a bien perdus 2h dans l'histoire et alors que les mecs du briefing le matin nous avertissaient sur le danger de conduire de nuit et bien on a rapidement baptisé ça !! 1h de nuit jusqu'à l'hôtel. Pas de soucis, juste une route où les crabes tenaient vraiment à traverser (tous dans le même sens, c'était marrant) et j'en ai évité deux de justesse. Les autres étaient déjà morts...
Hôtel : Casita Moabi 3 nuits passées dans cet hôtel tenu par des français très sympas. Même si le beau temps n'était pas au rendez-vous nous avons beaucoup apprécié l'endroit et notre chambre tout en bois. Coin cuisine, grande chambre, petite terrasse avec hamac, le tout au milieu de la forêt. Les gérants très sympa, très bons petits déjeuner pour 5$, il vaut mieux avoir un 4x4 pour y accéder. Mention spéciale à Pupuce le "petit" chien :)
Samedi 23 février : ~ Puerto Viejo 2 ~ Premier jour plein à Puerto Viejo ! Vers 5h le soleil se lève et là, grosse teuf chez les singes !! Ils se réveillent et partent du principe qu'ils doivent réveiller la terre entière au passage. Ça hurle un petit quart d'heure et je me rendors. Puis 7h debout et petit déjeuner, encore une fois très copieux (lait ou café, pancake, pain perdu, tartine, œuf au plat, bacon et fruits). Puis on met un petit peu de temps à décoller mais direction Puerto Viejo (notre hôtel est à 10 min de la ville) où on trouve d'abord une boutique qui nous fait des photocopies des passeports avec le visa d'entrée et des permis de conduire, le tout bien plastifié. Ha oui, un taux d'humidité comme je n'ai jamais eu, tout est humide, même ce qu'il y a dans les valises ! Donc pour que ça tienne dans le temps, les plastifier n'était pas une bête idée (qui vient de la gérante de l'hôtel) et comme ça on peut laisser les originaux dans le coffre de la chambre d'hôtel. Puis direction le marché du village, qui consiste en un tout petit hall avec une quinzaine de vendeurs max. On trouve du pain pour la gérante de l'hôtel mais pas grand chose pour nous. Ensuite on trouve une boutique pour une puce de téléphone et on repart avec une puce Costa ricienne et de l'internet avec. Passage par l'hôtel pour mettre les maillots de bain et direction Manzanillo. On trouve un Soda, plus cher qu'à San José mais très bon quand même. Puis on remonte le chemin qui longe la plage. Il y a de très grosses vagues et on a eu des avertissements très sérieux sur le courant très dangereux en ce moment donc on se baigne pas plus loin qu'à 2 mètres du bord et même là ça remue beaucoup. Les locaux se sont installés pour la journée, équipés de bières et viandes qui cuisent au barbecue, je crois qu'ils passent leurs week-end à manger au bord de la plage :) Petites courses avant de rentrer à l'hôtel et de se faire un petit apero sur notre terrasse. Repas du soir dans Puerto Viejo. Nous avons eu une journée très chaude et ensoleillée, mais le soir il tombe de grosses averses. Pas trop de moustiques pour le moment donc c'est plutôt cool.
Dimanche 24 janvier : ~ Puerto Viejo 3 ~ Il a plu toute la nuit et toute la journée ! Pas de chants des singes le matin qui devaient faire la gueule... Du coup programme du jour avorté ! De toute façon on avait légèrement oublié qu'on était dimanche et le dimanche ici comme en France, beaucoup de lieux sont fermés. On a facilement perdu 10 degrés par rapport à la veille donc pantalons et pulls sur le dos, nous sommes allés faire une balade dans Puerto Viejo ce matin. Puis sieste et glandage jusqu'au soir à l'hôtel. Nous sommes retournés à Puerto Viejo pour manger le soir, et nous avons trouvé un restau tenu par des Australiens qui avait une décoration super originale et où on a super trop bien mangé !! Le Outback Jack's, sur un air de country joué en live, c'était top !
Lundi 25 janvier : ~ Sarapiqui ~ Après notre super repas de la veille, la nuit fut difficile ! Nos ventres n'étaient pas trop contents de nous, la pluie ne s'est pas arrêtée et les singes ont décidés de manifester leur mécontentement vers 4h du matin. Il y avait un tel bruit permanent que mon cerveau a complètement intégré la sonnerie du réveil a tout ça. Heureusement nos voisins ont fait un peu plus de bruit lors de leur départ et j'ai pu me rendre compte qu'on était censés être debout depuis 30min. Petit déjeuner puis départ à pied pour le centre de réhabilitation pour animaux appelé "Jaguar Center" a quelques centaines de mètres de notre hôtel. Heureusement il ne pleut plus à ce moment là. Super visite, un bénévole nous explique l'histoire du centre, puis pour chaque animaux que nous croisons comment ils sont arrivés ici et s'ils pourront ou non retrouver la liberté. Un très chouette moment ! Puis retour à l'hôtel où la voiture est déjà chargée, remerciements à la gérante qui était top et on prend la route pour la vallée de Sarapiqui. Petite pause repas en bord de route et la pluie nous rattrape bien vite !! On se fait plus de la moitié du trajet sous l'eau et on arrive à notre hôtel dans la nuit et sous des trombes d'eau (j'ai littéralement prit une douche juste en essayant d'ouvrir le portail !). Difficile d'apprécier le décors pour le moment et on nous déconseille la visite de nuit avec le guide, qui ne risque pas de trouver beaucoup de petites bêtes à nous montrer. On se console au bar de l'hôtel :)
Hôtel : Selva Verde Lodge Cet hôtel m'avait été chaudement recommandés par mes parents. Pas de bol, avec le temps qu'il a fait nous n'avons pas pu en profiter pleinement, les animaux n'était pas vraiment au rendez-vous... Mais je pense qu'avec du beau temps ce doit être un très bel endroit ! Par contre je recommande vivement de prendre les bungalows, plus chers mais dans une deuxième partie de l'hôtel. Espacés des autres, dans un parc fleuri que l'on peut visiter, gardien, et éloigné de la route donc pas de bruit. Même si la qualité des équipements laissait un peu à désirer...
Mardi 26 janvier : ~ El Castillo 1 ~ Ce matin on se réveille..... sous la pluie !!! Encore.... Là par contre on est pas de bonne humeur ! Cet hôtel on l'attendait, on voulait en profiter et on est bien énervés ! Du coup on dort plus que prévu et on se rend au petit déjeuner en se demandant si on allait pas annuler la visite dans la forêt que nous avions réservé la veille. Finalement le temps se calme, le ciel se découvre même un peu et on visite le jardin en attendant 9h. Puis notre guide arrive et nous voilà partis pour une balade de 2h (qui finalement en durera 3 !) dans la forêt derrière l'hôtel (qui leur appartient) et qui est complètement protégée. Notre guide est super, il nous parle des arbres, des plantes, trouve des singes, des grenouilles, des chauves-souris blanches qui dorment sous une feuille, des écureuils et un toucan. C'est bien boueux, ça monte et ça descend mais on est super super contents à la fin de la visite ! :) Par contre on termine en sueur, et il est l'heure de rendre la chambre. On négocie 30min de plus, le temps de prendre une douche et de ranger les affaires. On est déçus de ne pas pouvoir profiter plus des jardins de l'hôtel qui sont splendides, mais il se remet à pleuvoir donc on prend la route vers le volcan Arenal. Le trajet est superbe, les vues magnifiques, le temps se découvre et la clim' de la voiture ne suffit presque pas à nous rafraîchir. Notre hôtel se situe à El Castillo, de l'autre côté du volcan et il faut faire quasiment 30min de piste bien pourrie pour y accéder. On est très contents d'avoir le 4x4 car ça secoue bien comme il faut !! En tout cas on est sûr d'une chose : cette route nous ne la ferons pas 4 fois par jour ! Donc une fois arrivés à l'hôtel (il s'est remis à pleuvoir) on prend possession des lieux et on se contentera du petit soda en ville le soir. J'ai testé un cordon bleu ! Le plat fait un peu peur visuellement mais je crois bien que je n'en ai jamais mangé un aussi bon !!
Hôtel : Essence Arenal Au milieu de la nature, avec une magnifique vue sur le volcan Arenal. Très bien tenu, très bon accueil. Bons petits déjeuners même s'il manquait un verre de jus de fruits. Lessive possible. Sandwichs à emporter très pratique ! Par contre l'isolation dans les chambres en dur n'est pas parfaite. L'eau chaude est très légère.
Mercredi 27 janvier: ~ El Castillo 2 ~ Debout 7h, petit dej (3 pan cakes !! :) ) puis départ pour l'entrée du parc d'Arenal la plus proche de l'hôtel. A cette entrée nous avons le choix entre deux randonnées : - La première d'une heure aller/retour qui amène à une cascade - La deuxième (Cerro Chato) était annoncée entre 5 et 6h a/r, difficile d'après ce qu'on avait vu sur Internet et qui donnait sur un lac et vue sur le volcan. Comme on devait payer 10$ le parking on s'est dit qu'il valait mieux se lancer sur la grande rando, quitte à faire demi-tour en cours de route. Mais on voulait éviter d'avoir à aller dans un autre endroit ensuite (probablement encore payant) pour finir la journée si on ne faisait que la petite. Nous voilà donc partis très optimistes, le monsieur à l'entrée nous avait donné une carte des sentier et nous parcourons en une heure la moitié du chemin sans problème. On rigole, on se moque un peu des commentaires qu'on avait vu sur Internet. Sauf que les choses se corsent ! De la boue, des montées à pic où il faut s'accrocher aux arbres, mettre les mains par terre et surtout prier pour ne rien se casser car au milieu de la forêt personne ne viendra nous chercher. On avance, on se dit qu'on est bientôt arrivés et la route se complique encore ! On ne veut pas abandonner, on veut vraiment voir ce qu'il y a au bout ! 3h après notre départ, on fini par redescendre une piste qui nous dépose pile devant le lac. Pas de plage, pas de banc, rien du tout. On passe de la gadoue à 30 cm d'eau. On trouve un arbre qui fait un petit pont au bord de l'eau et on s'installe comme on peu là dessus en essayant de ne pas tomber. Pas de vue sur le volcan, le lac est mignon mais super froid. On est un peu dégoûtés... L'intégralité du trajet s'est fait dans la forêt, en regardant obligatoirement nos pieds pour trouver nos appuis donc on a pas vraiment profité de la beauté des lieux. Retour sur le même chemin, la même galère mais en descendant (et en remontant car il y a les deux) et encore 3h plus tard on arrive enfin à la voiture. Mon conjoint a failli faire 2 arrêts cardiaque, moi j'ai un genou qui a décidé de rendre l'âme en court de route. On est mort et on a plus d'eau ! Le gardien nous explique alors que c'est la deuxième rando la plus compliquée du Costa Rica. On a fait un truc de professionnels... Donc même si on sait qu'on va le payer pendant quelques jours, on est quand même assez fiers de nous !! Puis passage à l'hôtel, douche et direction "Le Baldi Resort" pour le repas du soir (énorme buffet, fontaine de chocolat...) et profiter de leurs bains de sources chaudes naturelles. C'était le paradis !! Je pense que ça a bien aidé à détendre les muscles, on allait déjà mieux en sortant. Nous y sommes restés jusqu'à la fermeture (22h) mais s'ils avaient fermés à 3h du matin on y serait restés !! Voilà, super journée surtout qu'en rentrant la lune était à côté du volcan et nous l'avons vu pour la première fois complètement dégagé, avec un peu de vapeur qui sortait du cratère. Trop joli, même de nuit !!
Jeudi 28 janvier : ~ Canas ~ Dernier réveil au bord du volcan Arenal ce matin et il nous fait très plaisir car il est quasiment complètement dégagé ! Il fait beau, il fait chaud, on est content même si on a un peu mal partout :) Direction Las Cañas ! Techniquement ce n'est pas très loin d'où nous sommes, mais nous ne souhaitons pas passer par la grande route qui passe au dessus du lac. Nous prenons la piste qui passe en dessous. J'avais lu sur Internet que c'était très joli et effectivement nous ne le regretterons pas !! Ça rallonge le temps de parcours mais c'était calculé et on longe le lac tout du long. On croise peu d'habitations, beaucoup de chevaux en liberté, quelques hommes à cheval (je ne pensais pas qu'ils les utilisaient autant !), on traverse des courants d'eau et même une rivière (vive le 4×4 !!), on a de magnifiques vues sur le lac, de magnifiques couleurs, c'est super chouette, une très belle route. On arrive un peu trop tôt à notre hôtel donc on va manger en ville en attendant. Puis on se fait un peu avoir par le temps (la nuit tombe vraiment trop vite, à 17h30 la journée est finie) et on se rend un peu tard à notre deuxième point du jour : les chutes de Llano Cortes. On y passe une heure, l'eau est franchement très fraîche même si ça ne semble pas poser problème à d'autres personnes. L'avantage d'y être arrivé tard c'est que la foule est partie et qu'on arrive à prendre des photos de la cascade sans personne dessous ! C'était très joli :) Puis fin de la journée tranquille à l'hôtel, histoire de faire le point sur la suite du programme. Très honnêtement cette étape n'était pas obligatoire mais notre chambre d'hôtel est la plus confortable qu'on ait eu jusqu'à présent, une petite terrasse qui donne sur un très joli jardin (on y croisera d'ailleurs des biches).
Hôtel : Hacienda La Pacifica Chambre confortable au milieu d'un jardin très sympa dans lequel on peut croiser des biches et autres petits animaux. Petit déjeuner peu varié. Lits très confortables, climatisation bruyante mais agréable. Lors de notre passage la piscine n'était pas très propre ni chaude donc nous n'y sommes pas allé.
Vendredi 29 janvier : ~ Quepos 1 ~ Direction le Pacifique!! Ça nous aura prit une bonne partie de la journée, la route n'est pas forcément des plus jolies et on a eu pas mal de bouchons à cause des travaux. Nous sommes arrivés à l'hôtel vers 16h30, du coup programme réduit aujourd'hui. On a profité de la piscine pendant que la nuit tombait (pas de vue sur le couché de soleil...) puis direction le marché de nuit de Quepos et repas en ville avant de rentrer à l'hôtel. En tout cas il fait chaud et pas de pluie !!
Hôtel : Coyaba Tropical Sans aucun doute mon hôtel coup de cœur de ce voyage !! Pas évident à trouver car de la route on ne voit qu'une porte fermée, mais une fois à l'intérieur vous entrer dans un petit havre de paix !! Seul petit bémol : la route juste à côté très passante. Mais il y a des bouchons d'oreilles offerts et nous avons très bien dormi avec. Cet hôtel est tellement agréable, peu de chambres, on se sent vite chez soit. Le gérant et son bras droit sont adorables, les deux petits chiens très mignons et nous avons même eu la visite de singes lors de notre premier petit déjeuner (les meilleurs qu'on ait eu au CR). Je le recommande vivement, moi je ne voulais plus partir !
Samedi 30 janvier : ~ Quepos 2 ~ Ce matin nous avons un peu de temps devant nous car nous avons réservé pour faire un saut en parachute ! Nous avons rdv à 13h30 et d'après nos calculs, nous n'avons pas vraiment le temps de faire grand chose avant. Donc on prend un long petit déjeuner au bord de la piscine (accueillis par des singes au réveil, bien surveillés par les deux chiens de la propriété pour ne pas venir nous voler notre petit déjeuner) et on profite de la piscine avant de partir. Mais pas de bol, on nous appelle pour nous dire que ce n'est pas possible aujourd'hui. Ils nous proposent de le faire le lendemain, on refuse sur le coup car on souhaitait se rendre dans le parc de Manuel Antonio qui est fermé le lundi. On leur propose d'y aller le lundi matin avant de quitter Quepos, mais nous n'avons pas de réponse tout de suite. Entre temps mon conjoint a regardé les commentaires sur le parc de Manuel Antonio et ça nous a un peu dissuadé... Tout le monde s'accorde à dire qu'il faut y arriver pour l'ouverture (7h) car après 9h les cars de touristes arrivent, les animaux se planquent et les 3 ou 4 plages sont littéralement envahies, surtout le week-end. Le petit déjeuner de notre hôtel n'étant pas servi avant 7h nous allons finalement oublier ce parc, je pense qu'il vaut mieux ça que d'être déçus... Du coup nous sommes allés à la plage, mais il y a des panneaux "attention aux vagues" partout et on nous a avertis plusieurs fois sur les dangers du courant dans cette région. Et effectivement ça se confirme une fois dans l'eau ! On doit pas mal avancer pour avoir de l'eau jusqu'aux genoux, mais quelques mètres plus loin les vagues font facilement 2 mètres lorsqu'elles se cassent. On est parfois déjà bien tirés vers le large ou poussés vers la plage. Pas de palmes et tuba, la plage est immense, l'eau n'est pas transparente, pas de rochers pour les poissons MAIS... elle ne doit pas être loin des 30 degrés :) Puis nous voulions aller dans un restau/bar dont l'attraction principale est un énorme avion au milieu du restaurant. Et effectivement c'est impressionnant. Nous voulions nous y rendre car en hauteur dans les terres avec une superbe vue sur l'océan pour les couchés de soleil. Sauf que là encore pas de bol, nous ne voulions pas y manger (très cher), juste y boire un verre, sauf que les tables avec vues étaient réservées aux repas et non aux consommations de boissons. Finalement nous avons trouvé un autre restaurant acceptant uniquement de nous servir à boire mais la vue n'était pas du tout la même, avec un palmier devant le soleil... Journée un peu loupée mais on commence à prendre des couleurs !
Dimanche 31 janvier : ~ Quepos 3 ~ Réponse pour le saut en parachute le matin : l'un des deux instructeurs s'est cassé un orteil la veille de notre saut donc ils ont annulé tout le monde. On est bien déçus car l'expérience aurait été géniale mais d'un autre côté on a l'impression de faire des économies ! Quelque part ça tombait bien car mon conjoint n'était pas bien du tout ce matin. Donc après le petit déjeuner il s'est rendormi et moi j'ai pu profiter de la piscine de l'hôtel. Puis nous sommes allés faire une balade en tyroliennes dans la canope via Titi Canopy Tour. On a eu un tour privé pour le prix d'un tour en groupe puisque nous étions les seuls à l'heure du repas ! C'était assez marrant. Une fois le parcours terminé nous avons pu voir beaucoup de petits singes trop mignons qui sautaient dans les arbres. Un repas étant compris dans le prix nous avons pu en profiter au bord d'une piscine avant de repartir. Direction la plage ! Nous visons la première juste en dessous de Manuel Antonio. Donc on met le GPS et après nous avoir demandé de quitter la route principale, il nous fait traverser un "champ" de palmiers, puis on se retrouve sur un chemin tout petit (juste la place d'une voiture) et tout cabossé. C'est moi qui conduis et je m'éclate ! :) On avance là dessus pendant 10 bonnes minutes, le GPS se perd avec nous et au moment où on décide de trouver un endroit pour faire demi tour, pensant que nous étions définitivement au milieu de nul part, une plage apparaît après un virage. On voit des gens, une petite place pour s'arrêter juste devant la plage (on aurait même pu se garer directement sur le sable sans problème), on s'arrête là et on descend. Les quelques personnes qui sont là ne doivent pas habiter très loin car elles repartent à vélo quelque temps après notre arrivée et nous avons la plage pour nous tout seul ! Comme la veille, on ne peut pas vraiment se baigner à cause des vagues et de toute façon on ne voit pas ce qu'il y a dans l'eau donc je ne suis pas rassurée (on a longé une rivière pour arriver, il peut y avoir des crocodiles dans les rivières et ils peuvent de ce fait se rendre dans la mer). Mais le moment est magique. On reste jusqu'au couché du soleil et nous repartons sur notre petit chemin, bien contents d'avoir un 4x4 (vraiment indispensable dans ce pays !!). Repas en ville le soir.
Lundi 1er février : ~ Uvita 1 ~ Ce matin nous n'avons pas envie de quitter notre hôtel donc nous y restons jusqu'à la dernière minute ! Le nouveau n'étant pas très loin, la veille on se demandait ce qu'on allait bien pouvoir faire avant que notre chambre soit disponible. On prévoit de passer à la banque, mais on ne sait pas trop comment on va gérer le temps ensuite. C'était sans compter que la banque allait être une activité en soit ! Lorsque j'y entre (mon conjoint surveille la voiture qui est chargée), je prends le ticket numéro 47 et l'affichage indique qu'ils en sont au 60. C'est blindé de monde mais il n'y a pas non plus 80 personnes donc je suis optimiste, surtout que les numéros 80 arrivent vite dans un premier temps. Mais ensuite ça se corse. Sur les 4 employés présents, l'un est réservé aux personnes âgées, handicapés ou enceinte (je comprendrais avec le temps que ça s'étend aussi aux mamans avec des bébés). Un autre est réservé à des gens qui font je ne sais pas quoi, mais ils ne restent pas moins de 20min au guichet. Les deux qui restent se relayent ensuite pour aller manger. Il n'en reste donc qu'un. Puis je finis par comprendre que les gens entrent à la banque, prennent un ticket, regardent un peu comment ça évolue et repartent. Puis ils reviennent, toujours avec leur ticket mais bien plus tard. Pas bête ! Sauf qu'à ce jeu là, parfois ils sont deux à avoir le même chiffre. L'un des deux gagne, l'autre est prié d'attendre le tour suivant (donc re 100 personnes). Bref, 2h00 plus tard mon conjoint a trop chaud dehors et moi trop froid dedans donc on échange. Encore 30min il sort et ouf, pas de duel avec un autre (on avait en fait le 447 mais je ne savais pas s'ils en étaient dans la série des 300 ou 400). Du coup la question ne se pose plus pour notre chambre mais on a faim ! Pause repas sur la route et direction le nouvel hôtel. Encore une fois, vive le 4x4 !!! L'accès à l'hôtel est sur une pente raide, jonchée de cailloux et de trous ! On s'est même demandés si notre bolide de 85ch à tout casser allait y arriver. Oui, elle l'a fait ! Nous déposons les affaires puis on court à la plage avant que le soleil ne tombe. La plage est belle mais la mer ressemble à celles des jours précédents. Il y a du monde sur la plage. Enfin... Quelques personnes ;) Ceux qui ont des planches s'amusent les autres restent où il y a pied. Le couché de soleil est joli, des couleurs un petit peu plus pastelles. Comme notre chambre a une cuisine (et qu'il n'y a pas grand chose dans ce village) on se rend au supermarché du coin pour acheter de quoi manger les deux soirs et se faire des sandwichs pour le lendemain midi. L'idée était bonne ! On a même très bien mangé, par contre on ne s'est pas fait agresser par les moustiques mais par des papillons de nuits, des espèces de libellules, pleins de trucs qui volent et qui nous foncent dessus ! On a aussi repéré des énormes trucs genre cafards sur le hamac, une grosse araignée a traversée la terrasse et un lézard bien balaise était sur le bois du toit de la terrasse. Donc on a mangé dehors en ayant l'impression de faire Koh-Lanta et on est rentrés se planquer !! J'espère que les animaux de jour seront plus accueillants :) En tout cas le cadre est très chouette, je voulais de la faune et de la flore, je suis servie ! :)
Hôtel : Las Terrazas de Ballena Nous avons séjourné deux nuits dans cet hôtel, nous avions la chambre la plus haut perchée. 4x4 OBLIGATOIRE pour accéder à l'hôtel, et prévoyez de faire un peu de sport si vous devez monter vos valises dans cette chambre, mais ça vaut le coup ! La vue est sublime, la chambre au milieu de la foret, vous n’embêterez personne si vous faites une petite fête le soir. La cuisine extérieure très pratique, les seuls soirs du voyage où nous avons cuisinés nous même. Par contre il ne faut pas avoir peur des insectes avec la lumière le soir :)
Mardi 2 février : ~ Uvita 2 ~ Réveil tranquille ce matin puisque le petit déjeuner n'est qu'à 8h. La nana qui tient l'hôtel n'est pas des plus bavarde ni ouverte qu'on ait eu, le petit dej n'est pas incroyable non plus mais il suffit. Puis préparation des sandwichs et nous voilà partis pour la réserve de Marino Ballena. On se rend directement sur la queue de la "baleine" et c'est super marrant d'avoir de chaque côté de nous des vagues qui se rentrent dedans. Nous sommes arrivés à marrée haute, nous avions de l'eau jusqu'aux genoux. C'est le seul endroit où nous avons pu nous baigner dans une eau calme et transparente. Puis pique-nique à l'ombre sous les cocotiers et on tente de retourner se baigner sur une des plages principales, mais nous avons le même problème que sur les autres plages, trop de courant, et de grosses vagues qui font une barrière. Avant cette barrière l'eau est envahie de sable qui se balade, ce n'est pas très agréable. On est déjà bien rouges lorsqu'on prend le chemin du retour. Cette réserve même si elle n'a pas de gros attraits, était vraiment très sympathique et l'avantage d'être peu fréquentée des touristes donc quasiment vide. Puis passage rapide par notre chambre pour me changer et mon conjoint me dépose au Rancho La Merced, pour une balade équestre sur la plage au couché du soleil. J'avais réservé une promenade collective mais grande chance, je suis seule ! Mon petit cheval me regarde d'un mauvais œil, mais une fois dessus il fini par comprendre que je ne suis pas une débutante pénible et il se détend. La balade dure 2h, on ne fait que du pas sur les trajets aller et retour de la plage mais on fera de jolis galops dans l'eau ! Mon guide est génial, on passe les 2h à discuter de pleins de trucs différents avec nos anglais approximatifs et je pense que lui a aussi apprécié cet instant qui devait le changer des groupes d'américains (ils n'aiment pas trop les américains qui envahissent un peu trop le pays). J'ai droit à un magnifique couché de soleil avant de rentrer. Le soir, nouveau repas en mode Koh-Lanta.
Mercredi 3 février : ~ Puerto Jimenez 1 ~ La veille nous avions déposé du linge à faire nettoyer, que nous pouvions récupérer ce matin à 11h. Nous quittons donc notre hôtel un peu avant et on passe prendre nos affaires toutes propres. Puis nous prenons la route, direction Puerto Jimenez, dans la péninsule d'Osa. Le trajet est très chouette, on sent qu'on s'éloigne des foules de touristes car la route est déserte. Beaucoup beaucoup de vert, de grands arbres, des forêts et parfois un peu d'océan. Ça tourne, ça monte et ça descend mais sur quasiment tout le trajet le bitume est neuf. Puerto Jimenez n'est pas très grand, une rue principale et notre hôtel est au tout début donc on le trouve rapidement. Après notre installation nous partons à la recherche d'une plage et on en trouve une, encore déserte! L'eau est toujours aussi chaude, et les vagues sont moins impressionnantes que sur les autres plages donc on décide de s'aventurer un peu plus loin. C'est là que ma blonditude entre en action ! Déjà que j'avais oublié de prendre les lunettes de soleil et que nous avons dû en acheter à l'aéroport, là je décide de me baigner avec. Ça allait tant que l'eau ne touchait pas ma tête, seulement le niveau monte aussi vite qu'il descend et une vague pas prévue me les arrache de la tête. Le sable étant en mouvement partout dans l'eau, impossible de distinguer quoi que ce soit. Et pourtant miracle, mon conjoint les retrouve en tâtonnant au sol !! Il me propose de les ramener sur la plage, je refuse, les serrant bien dans ma main. Autre vague, encore plus forte... Re disparition des lunettes. On cherche jusqu'à ce que le soleil se couche mais cette fois l'océan décide de les garder... Donc plus de lunettes. C'est dommage, elles étaient vraiment très bien :( Pendant que mon conjoint cherche, moi je cherche aussi hein, mais j'ai la chance de voir une première raie surfer sur une vague. Puis 3 autres passer à un mètre de moi. Trop mignon ! Puis passage au supermarché pour s'acheter de quoi petit déjeuner car notre hôtel ne les propose pas. Ils avaient des lunettes, normes CE, mais quand ils m'annoncent un prix à 4$ j'ai franchement le doute que cette norme soit vraie. Je préfère ne pas les acheter plutôt que de me cramer les yeux... (donc n'oubliez pas vos lunettes et ne vous baignez pas avec!).
Hôtel : Cabinas Jimenez Nous avons passés trois nuits dans la Cabinas N°15. La chambre était très sympa, vue sur la mer (et le levé de soleil), climatisation, cuisine, terrasse, télé et wifi. Pas de repas possible dans l'hôtel mais plein de restaux et sodas aux alentours. Ils proposent énormément d'activités, que nous n'avons pas testé car nous avions déjà des visites de réservés avant d'arriver. La gérante était très sympa. La ville des haras, écoutez les hurler, levez la tête, ils arrivent :) Par contre la plage en face de l'hôtel n'est pas vraiment praticable, très vaseuse.
Jeudi 4 février : ~ Puerto Jimenez 2 ~ Debout à 6h, nous avons rdv avec un français installé sur place, qui va nous faire visiter un petit morceau de la forêt du Corcovado (pas celle qui est classée, car seuls des guides locaux ont le droit d'y entrer avec du public). Une fois avec notre guide (Tico), nous prenons la route. Enfin... La piste ! Encore une fois, vive le 4x4 !!! Au cours de la journée on ne croisera pas une route normale, on traversera des cours d'eau, des gros trous, bref, de la piste ! Puis après quasiment une heure de route, nous voilà partis pour une marche de 3 ou 4h. Nous sommes les seuls à profiter de ce lieu et même si on ne croise pas énormément d'animaux, on aura quand même la chance de voir plusieurs lézards, une grenouille d'abord blanche qui changera ensuite de couleur pour se fondre dans l'environnement, des singes, des oiseaux, des agoutis, et j'en oublie déjà sûrement. Mais aussi énormément de fourmis, d'arbres énormes, d'arbres tueur d'autres arbres, des fleurs qui sentent l'ail, des arbres qui sont tombés, des lianes et le tout à des hauteurs incroyables. Puis on récupère la voiture pour pique niquer à côté d'un mirador. Magnifique vue sur la forêt et la plage en arrière plan. Après manger, il nous amène sur des rochers de gray gris, face à la mer. Il y a du vent, les vagues sont énormes et viennent s'écraser contre les rochers, déclenchant de véritables feux d'artifices d'écume. C'est splendide et vraiment impressionnant ! Fin de la journée avec Tico, c'était trop chouette!
Vendredi 5 février : ~ Puerto Jimenez 3 ~ Levés à 5h45 ce matin et nous avons la chance de pouvoir voir le levé du soleil sur la terrasse de la chambre (on ne pensait pas du tout que ça arriverait ça...). Trop joli ! Puis Tico nous rejoint à 7h et à pieds nous rejoignons le petit embarcadère situé tout prêt de notre hôtel où un petit bateaux de pêcheur et son propriétaire nous attendent. Surprise, nous ne sommes pas les seuls. Deux autres français (on le sait vite car l'un d'eux porte le maillot du PSG) qui ont négociés la balade avec le pêcheur la veille. Pas très causants globalement et en plus ils nous ont énervés car ils commençaient à peine leur voyage alors que le notre se rapprochait dangereusement de la fin :( Petite balade en mer où nous aurons la chance de voir énormément de dauphins, des mouettes locales (dont j'ai complètement oublié le nom), et de faire une pause snorkelling où une raie énorme restera sagement enfouie dans le sable pendant que nous la contemplons. C'était franchement chouette, mais un peu cher pour une balade d'une demie-journée (100$/personne). Puis retour à l'hôtel, repas en ville avant de prendre la direction de la plage. En essayant de suivre les instructions de Tico on se perd et on se retrouve dans un petit chemin dans un premier temps, qui se transforme en un chemin pour moto, au milieu d'une végétation danse, impossible de faire demi tour ! On se retrouve alors au milieu d'une propriété qui fini par donner sur une plage. Comme Tico nous a expliqué qu'aucune plage ne peut être privée on s'arrête là. Encore une fois, la plage est belle, mais les vagues sont énormes !! Mon conjoint osera y aller, moi non. J'en profite pour le prendre en photos et vidéo dans des rouleaux plus grands que lui et m'assurer qu'il s'en sorte à chaque fois. Puis le ciel se couvre rapidement, de son point de vu de grosses trombes d'eau nous arrivent dessus. Donc on remonte rapidement dans la voiture pour ne pas se retrouver embourbés dans notre petit chemin, surtout qu'on ne sait pas vraiment où on est. Et on a bien fait car sur le retour, même si nous ne nous prenons pas la grosse averse (juste quelques gouttes), on pourra s'arrêter juste à côté de singes qui sont en train de chercher à manger. On a le temps de prendre pleins de photos et de vidéos, ils sont trop mignons. Puis petite balade autour de l'hôtel et recherches des cadeaux souvenirs. Nous avons terminé la journée en commandant des pizzas chez « Pura vida », elles étaient super bonnes, même si moi je n'ai pas vraiment supporté l'eau dans cette région et que bien malade, je ne l'ai pas terminée...
Samedi 6 février : ~ San Gerardo de Rivas ~ Ce matin debout pas si tôt que ça (8h) et on remballe tout pour notre départ. La route va être longue, on a un peu les boules de quitter la mer donc sur le trajet on essaye plusieurs fois de trouver une plage, mais décidément, même si elles sont toutes très jolies, elles ne sont vraiment pas propices à la baignade ! Donc on perd un peu de temps pour rien mais on aura quand même vu de jolis coins. Je pensais qu'on allait entrer dans les terres rapidement et remonter par la route inter-america mais le GPS nous fait comprendre que ça va nous prendre le double de temps et il préfère nous faire remonter en passant par Uvita avant d'entrer ensuite dans les terres. Rapidement on prend de l'altitude et on se retrouve aux milieu des nuages, avec des vallées plongeantes sur le bord de la route qui donnent le vertige ! Ce pays est vraiment magnifique. Après nous avoir amené pas du tout au bon droit en nous faisant encore user du 4x4 sur des pistes pourries, on fait demi-tour, demandons notre chemin et finissons par le trouver. Nous déchargeons les bagages 30min avant le coucher du soleil donc pas le temps de voir grand chose... Les températures redescendent sévèrement le soir. Il faut le dire, ça caille, on est en montagne... J'avais réservé le repas du soir en même temps que la chambre, c'était de la cuisine uniquement bio et on se serait cru dans un 4*.
Hotêl : Rio Chirripo Une nuit passée dans une chambre au deuxième étage (qui est en fait au rez-de-chaussé pour y accéder, il faut descendre pour allez aux autres étages). Vue sur le balcon incroyable, chambre très propre, j'ai adoré le carrelage de la salle de bain, le savon proposé, le bois utilisé pour le balcon. C'est très calme, une super piscine (non chauffée donc un peu froide), mais un jacuzzi chauffé que nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tester. Lit très agréable, personnel super. Très chouette hôtel !
Dimanche 7 février : ~ Alajuela ~ Après le petit déjeuner, sur les conseils de la gérante de l'hôtel nous avons fait un peu de voiture pour nous rendre dans une petite réserve avec différents sentiers menant à des cascades. On commençait à être un peu justes dans nos finances et l'entrée du parc était gratuit mais était gardé par une femme, avec un panneau indiquant que nous pouvions faire une donation pour le préserver. Il proposait 3000 colonnes par personnes, soit 6$. J'ai complètement mélangé les deux et je lui ai donné 12000 colonnes. La balade était super chouette, de jolies cascades même si par manque de temps nous n'avons pas pu aller très loin. Puis nous sommes repassés chercher nos affaires à l'hôtel et avons pris la route pour retourner sur la capitale. Nous étions alors dans un petit village avec tout se qu'il faut pour manger et mettre de l'essence et malgré que mon conjoint ait proposé de tout faire ici, je me suis dis qu'on trouverait bien tout ça sur la route. Sauf que le trajet n'était pas vraiment ce à quoi je m'attendais... On est monté à 2600 mètres d'altitude, nous étions à la moitié du plein d'essence en partant et au bout d'une heure (sur les 3h30 annoncées par le GPS) nous en avions déjà utilisé la moitié. Rien du tout sur la route, on a un peu commencé à paniquer en se disant qu'on allait tomber en panne d'essence au milieu de nul part. On avait faim, mais pas assez de sous pour manger et mettre de l'essence. Donc malgré que nous ayons croisé plusieurs Soda, priorité à l'essence. Heureusement, on fini par croiser un panneau indiquant une station essence 25 km plus loin. Ça caille sévère, les gens ont des manteaux et des bonnets. On fait le plein, et on est rassurés mais toujours le ventre vide. On croise quelques Soda, il nous reste un peu de sous pour grignoter mais hors de question de sortir de la voiture en short et tee-shirt alors que nous avons le chauffage dans la voiture. Donc on roule jusqu'à redescendre et croiser miraculeusement un centre commercial avec une banque ouverte ! On fait donc le change sur 200€ et il y a un MC do juste en face donc on peu également manger. Ça va mieux :) Puis nous arrivons à notre hôtel à la tombée de la nuit. J'ai droit au debriefing de notre séjour avec une personne de Tout Costa Rica, repas dans un soda et dodo !
Hôtel : La Rosa de America (Pierre Tropical) Ce n'est pas le plus beau qu'on est fait, les chambres sont les une sur les autres, le petit déjeuner avait été dévalisé à notre arrivée, la piscine agréable mais froide, mais en même temps on était sur le départ donc mon humeur n'était aussi peut-être pas très optimiste ! Mais grâce aux chaînes américaines nous avons pu voir une partie de la finale du Super Ball :) Par contre nous leur avions confié des cartes postales timbrées, qui à ce jour ne sont toujours pas arrivées...
Lundi 8 février : ~ Départ ~ J'aurais aimé aller voir le Volcan Poas ce matin là, mais devant quitter l'hôtel à 13h pour aller à l'aéroport on avait vraiment peur d'être trop justes. Donc on profité du temps qu'il nous restait pour faire laver la voiture (pleine de poussière et il fallait qu'elle soit propre pour que le loueur puisse constater les non-dégâts) et acheter les fruits et derniers bidules que nous voulions ramener en France. Retour à l'aéroport sans encombre, pas de soucis lors de la restitution de la voiture et la taxe de sortie du CR était déjà comprise dans le prix de nos billets. Arrivés au Panama avec du retard, nous avions malgré tout le temps de trouver notre hall d'embarquement et même de refaire un achat. Et petite surprise : nous avions été surclassé donc super bien installés pour le vol jusqu'à Charles de Gaulle :)
Pour résumer, c'était un voyage génial, un pays incroyable de verdure, des gens adorables, des souvenirs plein la tête et une bonne déprime en rentrant ! Même si c'est plus cher que d'autres pays d'amérique du sud ou que l'Asie, ce n'est pas comparable. Je ne regrette en aucun cas ce voyage et je serais tout à fait partante pour y retourner dans quelques années ! :) Je vais essayer dans les semaines qui viennent, de faire un petit montage vidéo de ce que nous avons capturé là-bas, je rajouterai le lien lorsqu'il sera fait ;)
Croisière inaugurale Harmony of the Seas English translation pending
Bonjour,
Faut-il choisir un vol pour Southampton, le port est-il facile d'accès, en taxi ? qui fait également cette croisière ?
Merci de votre avis
Faut-il choisir un vol pour Southampton, le port est-il facile d'accès, en taxi ? qui fait également cette croisière ?
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Vos hébergements ''coup de coeur'' au Québec English translation pending
Bonjour à tous les VFistes,
Fréquentant le forum ''Québec'' depuis quelque temps, j'ai remarqué qu'une des questions qui revenait le plus souvent était celle de l'hébergement. ''Avez vous une idée d'hébergement pour tel ou tel endroit?''
Je me dis qu'il pourrait être utile et ''pertinent'' d'ouvrir une discussion dans laquelle les VFistes posteraient un message avec une adresse d'hébergement qui leur a plu.
Alors je lance la discussion en espérant qu'elle sera régulièrement alimentée de façon à apparaître dans les premiers messages plutôt que de ''sombrer'' dans les ''profondeurs'' du forum Section Québec!!
Pour plus de facilité de lecture je propose de présenter chaque message avec le nom de l'hébergement - la ville (ou le secteur) - le site internet dudit hébergement si il existe - et éventuellement un ptit commentaire personnel. On peut éventuellement ajouter une photo en lien avec cet hébergement, pourquoi pas !
Merci à tous les VFistes qui participeront à cette discussion 😉
Pour plus de facilité de lecture je propose de présenter chaque message avec le nom de l'hébergement - la ville (ou le secteur) - le site internet dudit hébergement si il existe - et éventuellement un ptit commentaire personnel. On peut éventuellement ajouter une photo en lien avec cet hébergement, pourquoi pas !
Merci à tous les VFistes qui participeront à cette discussion 😉
Comme un rêve! Divagations indiennes! (Chroniques d'un long voyage en 1990) English translation pending
Avant de m'installer en Thaïlande, j'ai parcouru le sous continent indien durant plus de dix ans. J'ai même vécu quelques années dans le sud de l'Inde, au Kérala, au bord de cette magnifique plage de Varkala. Dans cette rubrique, je reviendrais au gré de mes souvenirs (le temps déforme la réalité mais... L'imagination prend le relais ) sur cette période de ma vie, où anecdotes de voyages croustillantes et rencontres inoubliables ont été le lot quasi quotidien de ces aventures ! N'ayant plus de photos de cette épopée, cette rubrique sera illustrée de photographies de mon grand frère Didier, aficionados, disciple de l'Inde et qui m'a transmis très tôt cette passion, le virus de ce pays et de ses peuples magnifiques !Ce carnet de voyage datant des années 90 comporte une vingtaine d'épisodes. Si vous souhaitez lire ce récit de voyage tout de suite sans attendre la publication sur VF, je vous invite à découvrir la rubrique de mon blog www.jeffdepangkhan.com , "Comme un rêve, divagations indiennes" Ces récits sont aussi illustrés de nombreuses photos.
Dakha, Bangladesh ! (nov 91, Première partie).
« L’Asie … L’Inde … Mother India … »
Ce sont des noms, des lieux qui résonnaient dans ma petite tête d'adolescent et qui continuent bien des années plus tard à me soupirer de biens belles choses ! Plus jeune, une certaine littérature m'avait déjà mené vers ces destinations, racontant des histoires de voyages, de « voyage-voyage »... « Flash », « les chemins de Katmandou », même les saga d’Irène Frain et j'en passe . Après avoir lu ces livres et écouté certains de mes ainés revenant de ces terres mystiques, je n'avais fait alors qu'imaginer ce que pouvait être cette civilisation, ce monde unique que je pourrais assimiler plus tard à un astre à part entière au beau milieu de notre planète! j'allais continuer de grandir, de vieillir, mais par contre dans mon subconscient, tous ces rêves étaient bien ancrés et je n'attendais qu'un signe pour être prêt à les concrétiser, à les vivre un jour futur. Les années passaient et ce jour arriva où un ami me proposa : "- Dit donc Jeff, ne seriez-vous (je fus marié une première fois avec une femme française) pas intéressés de venir avec moi au Népal puis pourquoi pas, prolonger le « trip », toujours en ma compagnie (sous entendu si vous aviez du temps et de l'argent) jusqu'en Inde ?"
"- Quelle question ! Oui, trois fois oui !" Répondais-je, heureux .
Enfin le rêve devenait réalité !
J'avais grandi et j'avais commencé un travail lucratif (qui me permettrait d'ailleurs de vivre en ISAN plus tard jusqu'à aujourd'hui). Ce qui était un rêve d'adolescent, de voyager vers l'Asie, se présentait tel un cadeau ! En plus, mon ami avait déjà passé son examen de « premier voyage en Inde ». On avait donc notre parrain pour la découverte du pays des sadhus et autres gurus, que du bonheur ! J'avais beau en avoir rêver mais devant le fait accompli, j'avais dès lors une petite appréhension de partie loin, c’était la vraie première fois ! Les seuls voyages où je m’étais risqué, étant les Antilles (pour travailler, ce n’était pas la même chose, St Martin et Saint Barthélemy, Saint Barth... avec l'accent trainant comme il faut le dire quand on y est mais c'était loin d’être l'Asie , c'était un gros bout de France, coloré certes , mais la France tout de même ! J'avais aussi traversé du nord au sud l'Italie, le Portugal et le Maroc jusqu'à Tan Tan au volant d'un Ford Transit rallongé double essieu déglingué. On peut donc dire que ce n’était pas du tout la même chose que de se perdre le long du Gange ou de la rivière Yamuna ! Alors cette proposition, me permettrait de faire le grand saut vers l'inconnu, avec, n'oublions pas , un parrain qui atténuerait cette légère angoisse du premier grand et vrai voyage, du premier départ vers l'autre bout du globe!
Mon ami « nous » proposait de partir dans un premier temps au Népal pour faire du raft, puis un Trek... Nous sommes alors en 1991 et même si son voyage était organisé, c’était son premier en tant qu'organisateur et accompagnateur, cela était encore du « à peu près » mais j'entendais déjà les anciens sonner clairon et dire « plus facile que dans les années 70... ». Et c'était vrai, je n'aurais osé les contrarier, les vieux de la vieille ! pensais-je sur un ton légèrement moqueur, mais plein de respect et de gentillesse ! Mon ami, guide de rivière et de montagne (nous avons passé notre jeunesse tous les deux en Basse-Bretagne puis nous étions partis habiter et travailler au même endroit, dans les Hautes-Alpes) organisait donc son premier voyage et quelques clients potentiels avaient payé pour s’éclater (le sport, la nature... Etcétéra...), découvrir le Népal et pour palier à deux désistements, deux potes comme nous (moi et ma future ex), non sportifs mais motivés feraient bien l'affaire. Nous en étions ravis...On partait pour notre premier grand voyage, presque tout un hiver... Programme : Népal avec descente en raft de la rivière Trisuli puis Trek autour des Annapurna (un classique à entendre mon ami) avec un départ et une arrivée à Pokara puis retour à Katmandou, le groupe client partirait (ils avaient du travail et à peine un mois de vacances) et nous (mon ami, ma future ex et moi) irions en Inde...Nous rejoindrions Delhi puis irions marcher le long des sources du Gange en passant par Haridwar, Rishikesh, Devprayag , Rutraprayag et plus si nous le pouvions, jusqu'à l'une des sources du fleuve sacré si bien-sur, c’était possible . Ensuite, je rappelle que cela était un programme théorique, mon ami retournerait chercher sa famille (sa femme et ses deux petites filles) à Delhi . Nous, nous irions vers la mythique Bénarès (Varanasi ou l'ancienne Kashi en Sanskrit) et nous nous rejoindrions du coté de Konarak en Orissa, visiter un BABA/SADHU et « baptiser » la plus jeune des filles de mon ami . Konark, on peut le dire aussi ainsi, où se trouve un temple magnifique, le temple de Surya, le dieu Soleil, se trouvait juste après Bhubaneshwar et à 30 Kilomètres au nord de Puri, autre destination réputée « baba cool » par excellence ! Nous étions donc au début du mois de novembre 1991 sur les dalles de l’aérogare de Roissy pour nous envoler vers Katmandou via Dakha au Bangladesh grâce à la compagnie Biman airlines, la compagnie aérienne de l’état du Bangladesh ! Je n'avais pris l'avion qu'à quelques reprises et cet avion qui s’avérait être un DC 10 (je crois, si je me souviens bien) me parut tout à fait en bon état de voler. Je ne me souviens d'aucune appréhension durant le vol , par contre je me rappelle des hôtesses vêtues de magnifique sari, elles etaient d'une beauté inoubliable, je me rappelle aussi qu'avant d'atterrir sur le tarmac de la capitale de l'ancien Pakistan oriental, nous avons fait de nombreux stop and go, à gogo d'ailleurs l'avion arrivait d'Angleterre, transitait donc par Paris, nous nous arrêterions à Ankara, puis l'Iran(je crois ou le Pakistan tout court) et enfin le Bangladesh ! ( je ne sais pas si l'avion continuait vers l'est mais qu'il fasse le tour du monde ne m'aurait pas étonné!). À Dakha, nous devions attendre trois heures et hop... repartir vers Katmandou dans un autre avion...Une petite escale en quelque sorte. Cela ne s'est pas du tout passer comme c'était prévu. L'avion pour le Népal était beaucoup plus petit que l'avion avec lequel nous venions de traverser une partie du globe . Un bus pourri (vraiment pourri de marque TATA) nous attendait en bas de l'escalier-passerelle de l'avion pour nous emmener devant les portes de l’aérogare à ...50 mètres. Nous fûmes invités dans le restaurant tout neuf de l’aéroport, lui-même flambant neuf, enfin de caractère moderne, dirons-nous . Par rapport à Roissy (mais à l’époque, je ne connaissais que celui-ci comme aéroport international), l’activité était plutôt calme, en fait elle était totalement inexistante . Un seul petit avion était à coté du gros que nous venions de quitter. C’était notre avion pour la capitale népalaise. On nous installait donc au restaurant avec vue sur les pistes (la piste) et on nous servit à manger (encore...), puis les heures défilèrent et nous avions théoriquement raté notre correspondance pour Katmandou ! Au bout d'un certain temps, un petit mec rondouillard et moustachu, un visage surmonté de cheveux crépus d'un noir profond, affublé de Rayban et d'une chemise au couleur de la compagnie d'aviation locale vint et commença à nous expliquer que nous ne pourrions pas tous monter dans l'avion en partance pour le Népal. Il fallait qu'une partie d'entre nous se résigne à rester une nuit à Dakha. Cela sonnait moins bien que « ONE NIGHT IN BANGKOK », mais pour nous et mon ami, ce n'était pas problématique et même le groupe n'y voyait pas d’inconvénient. Pour nous, nous étions là pour trois mois tout de même, alors un jour de plus ou de moins... Le reste du groupe était là pour seulement trois à quatre semaines, ce départ différé d'une journée revint comme un reproche dans leur bouche vers la fin du voyage. Certains personnages du groupe (toujours les mêmes chieurs mais on le verrait plus tard) manqueraient de temps pour finir correctement soit disant leur « expédition » ! Dans ces moments où l' on demande à certains de « sacrifier » de leur temps (vous rendez vous compte, aller une nuit à l’hôtel tous frais payés) pour d'autres qui en ont encore moins, on commence à entrevoir ce qu'est l’humanité, même celle qui se veut «cool- cool » parce qu'elle part en Asie ! Mais ces considérations vont vite nous apparaître bien futile, à comparer avec ce que nous allions vivre ! Nous nous sommes donc retrouvés une petite centaine (tout de même) à devoir passer la nuit à Dakha. Le petit homme grassouillet aux cheveux crépus et porteur de Rayban qui apparemment ce jour là, était le chef de la compagnie, du moins s'en donnait l'allure, nous invita à retourner sur le tarmac (à pied du coup) sous les ailes de l'avion, récupérer nos bagages, ce que nous fîmes dans un joyeux bordel... On était au Bangladesh et cette désorganisation était normale à en entendre certains !(les mêmes personnes arrogantes que l'on croise trop souvent dans le monde entier montrant leur supériorité évidente de citoyens issus d'anciennes puissances coloniales). On voulut réintégrer l’aérogare et là, le petit gros à moustache qui commençait à transpirer comme une bête, nous demanda nos passeports : « no visa , no visa », après hésitation, on les lui donna et on nous fit grimper dans deux bus TATA (en fait, un de ces bus était le même avec qui nous avions parcouru les 50 mètres de l'avion à l’entrée de l’aéroport quelques heures auparavant) qui me parurent en piteux état, vibrant de partout, sans vitre (je remarquerais plus tard que tous les bus, à l’époque, n'avait pas de vitre) mais par contre ces ouvertures étaient ornées de grilles, ce qui donnaient aux bus une allure de fourgons cellulaires. On nous dit aussi de prendre nos sacs avec nous, dans les soutes du bus ce n’était pas possible ! (les coffres, soit ne s'ouvraient plus ou un fois ouverts ne fermeraient plus, donc tous les sacs dans la carlingue...avec nous) Je rappelle que nous partions en expédition avec un rafting, des pagaies, deux « airboat » (canoë biplace gonflable), des casques, des rations de survie et puis nos énormes sacs à dos remplis de plus de la moitié de choses inutiles , enfin qui s’avèreraient inutiles mais qui au moment de confectionner ces fameux sacs nous paraissaient alors primordiales voire essentielles. L’européen riche, même moins riche, disons l'occidental qui voyage et qui va vers l'inconnu, a besoin de voyager avec un peu de la sécurité de sa terre natale qui alors se matérialise par le cumul de biens inutiles entassés dans son sac. Enfin, les deux bus partirent dans un bruit fracassant, chaque vitesse passée craquait et paraissait totalement grippée (je venais de passer mon permis transport en commun, alors je regardais tout ça en expert... Quel français je faisais, des fois !). Enfin nous partions et nous allions traverser toute la ville avant de rejoindre l’hôtel où nous passerions la nuit.
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Dakha, Bangladesh! (nov 91, deuxième partie)
À Dakha !
Entre l’aéroport et le centre-ville nous avons commencé à traverser des Dakha, Bangladesh! (nov 91, deuxième partie)marécages en pagaille où un nombre incalculable de baraquements (enfin des taudis) flottaient tant bien que mal sur les eaux saumâtres. Beaucoup de monde se déplaçaient sur de petites barques, certains pêchaient, pour moi, les yeux grands ouverts voire totalement hallucinés, beaucoup d'autres autochtones avançaient vers des destinations aléatoires, mais ils semblaient pourtant savoir où aller ! Le long de la route où il n'y avait quasiment pas de voiture , il y avait un nombre insoupçonnable de piétons, un défilé continu d’êtres humains qui marchent et qui marchent encore ! Il y avait bien quelques bicyclettes mais très peu, ce n’était que des gens qui avançaient à pied dans tous les sens, prêts à plier sous d’énormes bardas... Si j'avais été un géant ou Dieu (ça va non !), j'aurais cru voir des fourmis.
Plus nous avancions, plus le flot de marcheurs devenait gigantesque (c'est fou comme cela peut marquer une foule qui marche vers on ne sait où?). Sur le bord de la route, les maisons de bric et de broc commençaient aussi à s’amonceler. Petit à petit, tous nous regardaient et semblaient se passer le mot : « des Sahibs, des faranguis », certains commençaient à courir pour tenter d’agripper les grilles des fenêtres d'un des deux bus qui formaient ce maigre convois. Sur la plateforme d’entrée du TATA bus, un policier, grand, costaud et moustachu (il s’avéra que la caractéristique de l'homme dans cette partie du monde était incontestablement de posséder de grosses moustaches noires), il était aussi équipé d'un long bambou d'un mètre environ et balayait l’entrée avec celui-ci pour dissuader certains de grimper dans les bus. Si par hasard, certains arrivaient à s'accrocher aux grilles, ils n'avaient pas le temps de tendre la main pour vous demander de l'argent car après avoir fait ce mouvement emblématique du mendiant, c'est-à-dire avec leur bras déplié et les bouts de doigts agglutinés les uns aux autres , faire ce mouvement de l'estomac vers la bouche, le grand flic moustachu affublé de Rayban (en Asie, le flic, enfin le fonctionnaire qui travaille en extérieur porte des lunettes foncés de préférence de marque ou copie (surtout copie) Rayban) avançait dans l’allée centrale et leur écrabouillait la main avec laquelle ils étaient accrochés aux grilles des fenêtres, alors en équilibre précaire sur le flan du bus, leurs doigts frêles lâchaient prise et ils tombaient sur le bas-coté ! Certains d'entre nous commencèrent à protester (dont moi) de tant de violence mais le petit gros à moustache de la compagnie qui nous avait accompagné nous expliqua que si le grand costaud moustachu en uniforme couleur moutarde délavé ne fracassait pas les doigts de ses concitoyens, notre bus ressemblerait vite à un essaim d'abeille ambulant. Devant tant de persuasion (en fait, on n'a pas beaucoup protesté, je crois, il faut dire la vérité), on se tut, subissant ce spectacle pitoyable, mais qu'est- ce que pouvait être notre mal être par rapport à ce que pouvaient vivre ces moribonds. On aurait dit qu'ils avaient fait exprès de mettre l’hôtel à l'autre bout de la ville pour que l'on puisse la traverser et que les autorités puissent montrer à la population que des touristes venaient aussi dans leur pays (ils ne savait pas que nous étions contraints et forcés)...Enfin nous avancions et les habitations se firent un peu plus en béton mais elles étaient toujours submergées de cabanes en tôle qui semblaient alors soutenir ces édifices. On avait tendance à penser que si on enlevait ces amas de tôles collés à ces bâtiments sales et cramoisis, qu'ils s’écrouleraient, c’était presque certain ! Plus nous avancions, plus le flot de marcheurs devint un tsunami de gens déambulant en sarong à carreaux et débardeurs Marcel, tous pieds nus mais toujours avec moustaches ! Les femmes étaient plus gracieuses avec leur sari ou leur Kurta, leur démarche était chaloupée car elles portaient pour beaucoup leur fardeau sur la tête, leurs bras servant à porter un gamin morveux en guenille mais malgré tout, cela rendait leur démarche altière. Je regardais ces « pedibus-jambus » qui nous observaient, nous occidentaux, assis là, dans notre bus, qui partiraient bientôt au Népal pour marcher dans la montagne ou participer au marathon de l'Himalaya (la moitié des passagers de l'avion était là pour cet événement), on payait des mille et des cent pour avoir le droit de marcher et autour de nous, tous ces gens qui marchaient sans arrêt pour essayer de gratter un maigre revenu journalier...
Malgré ces pensées, nous avancions encore et toujours et je remarquais à coté des marcheurs, des rickshaws et encore des rickshaws, multicolores, ornés de fleurs en plastique et arabesques. Cela semblait être le moyen de transport principal de cette capitale, pas de voitures, enfin très peu, pas de bus, pas de taxi, des piétons et des pousse-pousses, des trois roues dont de grands gaillards d'une maigreur effrayantes tentaient de faire avancer . Les gens qui y étaient installés étaient pour la plupart de grosses femmes avec enfants ou des hommes bien gros aussi (on me dit plus tard que lorsque l'on était riche sous ces latitudes, il était de bon ton d’être gros). Ces hommes, d'affaire surement, avait la particularité d’être entourer de marchandises en pagailles qui débordaient des banquettes de ces triporteurs. Des bêtes de somme, ils étaient ces gars à la peau sèche et ne recouvrant que leurs os ! Nous atteignîmes alors l’hôtel qui était le seul building avec celui qui se trouvait juste en face et appartenant à la compagnie aérienne Biman, qui avaient l'allure de bâtiments digne d'une capitale. Ils semblaient récents , étaient les seuls de plus ou moins 15 étages. Deux flèches montantes, ils ressemblaient à des joyaux entourés d'édifices noires de moisissures et de crasse semblant sortir d'une mousson perpétuelle. Personne ne les nettoyait au fil des saisons des pluies. Je pense (j'en suis sur) qu'ils avaient d'autres priorités , on ne pouvait les blâmer. On nous apprit que le Bangladesh avait subit au printemps dernier un raz de marée (un de plus) qui avait fait plus de un million de morts et depuis les survivants déferlaient sur la capitale, son lot de réfugiés arrivant des terres inondées bordant le golfe du Bengale. La misère débordait de partout et si nous aurions payés pour être voyeurs (nous l’étions malgré nous), nous en aurions eu pour notre fric ! Le futur démontrerait que pour ces populations, rien n'irait en s'arrangeant, au fur et à mesure des raz de marée et des inondations, ce peuple aurait la tête sous l'eau inexorablement ou devrait partir ailleurs. De futurs migrants en puissance...Nous nous approchions de Mother India mais en attendant, on nous avait installé dans un hôtel qui sentait le moisi (décidément) mais qui était à la norme d'une compagnie internationale d'aviation. Après nous avoir montré nos chambres, on nous proposa de manger (encore !) : « le tea time »...Manifestement, nous, les refoulés de l'avion pour le Népal, étions les seuls clients de l’hôtel. Après le gouter, rassasiés ( sans honte, peut-être, je ne me souviens pas), on voulut aller faire un tour en ville mais le petit gros à moustache et aux Raybans (décidément il était toujours là à nous surveiller) nous dit que « ce n'était pas POSSIBLE, no visa, no passport ». Il nous expliqua qu'il n' y avait pas de sécurité pour nous escorter (là, on a pensé qu'il exagérait, on n'était tout de même pas à Beyrouth ni à Bagdad, (c’était le dernier conflit armé de l’époque). Quelques tergiversations plus tard , il nous dit que nous pouvions y aller car en fait seulement nous et une autre dizaine de Faranguis semblaient vouloir visiter la capitale. Un grand costaud à moustache en uniforme moutarde délavé, équipé d'un long bambou nous accompagnerait (encore un garde, ils y tenaient !), peut-être était-ce d'ailleurs le même qui nous avait accompagné dans le bus nous menant de l'aéroport au centre-ville de Dhaka. A la réception, on nous changea des dollars en Taka, la monnaie locale ; notre groupe, nous étions neuf en tout se scinda en deux avec la ferme intention de larguer le Moustachu en uni...du moins pour un des deux petits groupes. Il eut beau nous expliquer que nous ne pouvions pas faire ça, nous l'avons tout de même fait! On a vite remarqué qu'avec notre argent nous ne pourrions rien acheter car il n'y avait désespérément rien à acheter, à la différence de l'Inde où nous irions plus tard que nous découvririons regorgeant de nourritures et de marchandises. Finalement, nous optâmes pour un tour de rickshaw ! Ce fut vite fait car il n'y avait rien à voir, à part une mosquée dont je me souviens qu'elle était quelconque, un marché de fringues où ils vendaient des sarongs à carreaux de teintes bleus ou mauves et pour le reste à part tourner en rond comme dans un manège au milieu d'une ville où les gens ne faisaient que marcher ou attendre sur le trottoir que le temps passe, il n'y avait rien ! Nos rickshaw wala (on appelle ainsi le conducteur de pousse-pousse) nous délestèrent de nos Taka (ils auraient préféré des dollars mais les billets verts étaient restés à l’hôtel) et sans qu'on leur dise quoi que soit, ils ne nous ramenèrent pas à notre point de départ, qui était loin de l’hôtel, mais directement à celui-ci ! Dakha était comme un village, enfin un énorme village, l'annonce d'une arrivée de touristes au seul hôtel international de la ville avait du faire son chemin ! (Nous saurions plus tard qu'il en était ainsi tous les jours avec les surbooking d'avions). En arrivant nous vîmes donc une énorme foule qui commençait à s’amonceler devant les grilles. Les « joueurs de bambous », les flics, s'en donnèrent à cœur joie pour nous laisser rentrer de nouveau dans notre confortable cocon à l'occidentale, ilot de richesse coincé au milieu de cette misère! On regrettera d’être sortie et d'avoir créer cette émeute qui finit par une bastonnade généralisée ! Ils n'avaient rien à perdre et quelques coups de bâtons n'étaient rien par rapport à leur vie ! Nous sommes donc revenus dans nos chambres et on nous demanda de descendre manger; il fallait toujours manger, mais c'était en fait pour faire passer le temps même si cela commençait à devenir indécent, nous suivions les instructions . L'organisation de la cuisine pour nourrir tout le monde laissa à désirer, nous n'avions pas faim de toute façon. Pour expliquer ce tâtonnement des cuisines, je mettais ça sur le compte que l’hôtel n'avait pas l'habitude de recevoir des délégations si importantes d'un seul coup. On se coucha rapidement car le lendemain on devait partir tôt. Nos consciences d'occidentaux non aguerris à cette misère (je ne pense pas que l'on puisse s'y habituer d'ailleurs) firent que l'on dormit très mal ! L'avion, on nous l'avait promis, partirait vers neuf heures. Après un petit déjeuner (… no comment...), on chargea nos « bagages à cinquante pour cent inutiles » et les « manipulateurs de matraques en bambous » firent une chorégraphie de plus pour dégager la masse de pauvres bougresses, c’était des femmes qui étaient en majorité ce matin là devant les grilles de l'hôtel, désormais accompagnées d'enfants bien-sur ; elles se mettaient le doigt dans l’œil en pensant que les moustachus en uniforme vert moutarde ne les taperaient pas ; Elles voulaient un petit peu d'argent ou quelque chose à manger. Me restant quelques Taka, je les donnais , enfin les jetais et un policier me regarda d'un sale œil, l’émeute grondait. En fait les femmes présentes étaient majoritairement des lépreuses, et très nombreuses marquées au visage de la petite vérole , cela m'avait marqué ! Cela n’empêcha pas la police de bastonner sec. Je regrettais tout de suite d'avoir donné l'espoir que je pouvais distribuer de l'argent à tous, j'avais fait la monnaie au comptoir(je n’étais pas le seul à avoir eu cette « brillante » idée) mais malgré tout cela s’avéra insuffisant. Enfin les bus purent sortir et nous nous regardions tous avec ce sentiments de colère, mélangé à de la honte ainsi que de la peur ; « pour faire court on s’était tapé les boules, mais grave ! » En plus, des petits malins connaissant le trajet du bus vers l’aéroport nous attendaient plus loin et prirent d’assaut notre bus, le premier des bus ayant réussit à accélérer pour s’extirper de cette masse de gens en guenilles. Putain ce qu'on était mal, le cul dans ce bus que nous pensions pourri, même si j’étais mince à l’époque mais je me sentais gras et redondant de l’intérieur...Le flic de bord eut beaucoup de mal à extirper toutes ces mains accrochées au bus, le chauffeur ne put s’arrêter pour l'aider, cela aurait été pire , d'autres gens auraient pu alors y grimper plus aisément...Et puis nous les faranguis, nous étions tétanisés ! Le dernier des mendiants fut trainé par les pieds le long du couloir de bus et éjecter sans ménagement. Plus personne parlait et n'osait se regarder. J'osais un regard vers l’arrière et fut soulager lorsque je vis que celui qui venait de « tomber » du bus à pleine vitesse se relevait, heureusement les bus TATA ne vont pas vite et avec les piétons, vaches, cochons, vélo , rickshaw, tous ces obstacles auraient empêché tout excès de vitesse. Enfin, je fus donc rassuré, notre cascadeur malgré lui s’était relevé et repartait en gueulant après le monde entier. Je pensais pour soulager ma conscience qu'il devait avoir l'habitude de ça , enfin il faut être con pour penser comme cela. C'est-à-dire penser que l'on peut s'habituer à ça ! Stupide! Après de nombreux voyages en Inde, je verrais hélas que j'avais raison ! On ne s'habitue pas, ni d’être pauvre, ni d’être voyeur !
Lorsque nous sommes arrivés à l’aéroport, les bus allèrent directement sous les ailes de l'avions et on nous invita à déposer nos bagages à même le sol ! On nous rendit nos passeport et nous montâmes dans l'avion, ouf, on allait pouvoir partir au Népal et à entendre d'autres passagers « baroudeurs » de l'Asie, là bas c’était cool ! Mais Dakha existait aussi et nous y avions vu ce que les occidentaux ne veulent pas voir de l'Asie ou seulement s'ils sont des voyeurs ou des bons samaritains, enfin cela existe et on ne doit pas l'ignorer de toute manière ! On resta près de deux heures dans l'avion, il faisait chaud dans la carlingue et le petit gros à moustache au Rayban (il était de retour) nous dit que nous attendions une correspondance ! Eh oui, notre avion n’était pas plein! L'autre avion arriva et se plaça à cote de nous... Il arrivait apparemment d'Europe et déposa son lot de trekkeurs et de participants au marathon de l'Everest et nous, nous savions... Ils ne monteraient pas tous dans l'avion. Une partie, les plus « intransigeants » ceux qui n'ont jamais le temps, ceux qui veulent être toujours les premiers nous rejoindraient dans l'avion, les autres, plus discrets , iraient dans le centre ville de la capitale du Bangladesh pour offrir au seul hôtel international de l’époque, ses clients du jour, contraints et forcés dont certains démunis de passeport voudraient aller coûte que coûte se promener dans les rues sales et grouillantes de misère de cette ville où depuis lors je n'y ai plus jamais remis les pieds! L'avion décolla et trois heures plus tard nous survolions la capitale du Népal, Katmandou ! À suivre...
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DAKHA-KATMANDOU ! D'un cliché à l'autre !
On avait beau se déplacer dans les allées et coursives de l'avion, rien à faire, l’Himalaya restait invisible. On aurait aimé apercevoir ces montagnes magnifiques, surtout l'Everest, mais on se serait bien contenté d'un des sommets des autres montagnes au nom mythique que sont les Annapurnas ou bien le Daïlaugiri mais les nuages nous privèrent irrémédiablement de ce spectacle. La première fois que j'avais vu « La chaine de montagne », gigantesque et majestueuse fut lorsque deux jours auparavant survolant la vallée du Gange en direction de Dakha, certains avaient ouverts les volets des hublots au moment où le soleil pointait son nez en pleine face notre avion. Si on regardait vers l'avant, de biais, on remarquait une couleur jaune orangée vive et puissante, à notre perpendiculaire, le jour se levait et les cimes de l'Himalaya s'étaient offertes à nous ! Ce fut un moment inoubliable, les cimes enneigées, des dizaines et des dizaines de sommets prenaient une teinte jaune opaque sur fond de ciel encore mal réveillé. Tout le monde dormait et je m’étais déplacé, me rapprochant d'une femme d'un certain age qui observait, admirait le « show ». Je lui parlais et elle eut la gentillesse de me faire la présentation ! Un panorama époustouflant du Pakistan jusqu'au fin fond du Bouthan ! Eh bien, je crois bien que ce fut la seule et unique fois où j'ai réellement vu ces montagnes dans leur ensemble. Un jour, à Katmandou, une journée où il y avait eu du vent qui avait alors poussé les nuages, nous avions pu apercevoir l'Everest ! Il se retrouve quasiment toute l’année, la tête dans les nuages ! « Trop haut, trop grand » diront certains ! Lors du trek que nous ferions plus tard nous aurions l'occasion de s’émerveiller sur d'autres cimes mais l’Everest, on pouvait le dire alors :
« Rien à signaler ! » .
Ce jour là, au dessus de la capitale népalaise, après avoir fait des ronds dans l'air avec notre avion, l'horizon étant bouché, nous pouvions nous concentrées sur ce que nous voyions au sol. On vit des collines et des collines à perte de vue ornées d'habitations et puis notre ami nous montra la piste d’atterrissage de l’aéroport international de Katmandou. En l'apercevant en bas, je pouvais alors comprendre la raison, l'obligation de voler sur des avions de moyennes tailles sur cette ligne afin de nous permettre de rejoindre le sol sans encombre. La piste était coincée au milieu de petites montagnes et bloquée plein nord par le mur que représentaient les colosses de l'Himalaya ! Je n’étais pas encore aguerri aux voyages en avion et c'est sans être rassuré que nous avons tant bien que mal atterri sans encombre ! Après les souvenirs sont flous, un taxi qui comme tous les taxis du monde avait repéré ses bizuts de l'Asie et qui nous demanderait un prix exorbitant mais si on y repense, on en n'est pas mort, on en n'est pas moins riche, alors j’espère que cela aura rendu une famille heureuse ! Enfin là, n'est pas le propos !
En arrivant dans l’après-midi, nous étions attendus. Nous, je le rappelle, le groupe hétéroclite de semi sportifs et semi bringueurs invétérés ! Nous arrivâmes dans un hôtel moderne et récent dans un quartier « chic » de la capitale, un jeune népalais francophone et francophile nous accueillit et je me souviens, nous offrit notre premier « Namasté » : les mains jointes sur la poitrine, pointées vers le haut en s'inclinant vers nous légèrement . Nous lui rendîmes sans jamais savoir si nous avions bien opéré ce geste qui quelques années plus tard, en Thaïlande, je pratiquerais presque quotidiennement mais qu'on nommerait « Waï » ! Cet adolescent, Prabin, que je ne revis jamais, est désormais entre la France et le Népal. Jacques Baum, son mentor, est à l'origine de la maison du Népal à Gap, en France et de la promotion de ce pays pour un tourisme responsable. L’hôtel où nous arrivions étaient d'ailleurs une de ces premières réalisations en partenariat avec les autochtones, dans la capitale ! Nous avions donc un jour de retard sur « le programme » et notre journée prévue à arpenter la capitale, n'aurait pas lieu, nous devions partir le lendemain pour la « Trisuli river »...On s'installa donc dans notre chambre qui était loin d’être typique et nous sommes partis nous promener dans les ruelles étroites de Katmandou, l'envie de se muer au milieu de ce que nous pensions être « la vraie Asie » .
Une double artère traversait la vielle ville, de Durbar Square où les temples et palais de Rois oubliés trônaient pour rejoindre une route périphérique moderne où la circulation automobile était dense. Tout le long de ces deux coursives, il y avait des marchands qui étalaient à même le sol, leurs légumes, fruits et autres denrées essentiellement comestibles. C’était un gigantesque marché où se bousculaient des centaines de piétons, de chalands, pas forcement des touristes mais beaucoup d'habitants de la capitale en quête de leur repas du soir. Les maisons étaient toutes de bois, certaines ornées de sculptures, la plupart vermoulues et sales, pas vraiment sales mais comme moisies de ne pas voir le soleil qui devait atteindre le terre battue de la rue que très occasionnellement. Les maisons étaient tellement hautes et serrées les unes contre les autres (peut-être pour se réchauffer entre elles car il faisait vite très froid le soir, au mois de novembre à Katmandou) que le soleil avait donc peut de chance de s'imposer ! On remarquait, derrière les vendeurs de rues, des boutiques vendant toutes sortes de produits, de la quincaillerie à la pharmacie, ouvertes ou non mais qui étaient presque toutes en train de subir un grand nettoyage !
Un ménage de printemps en hiver, étrange, pour nous occidentaux !
Certains propriétaires repeignaient même les devantures, en bleu et blanc (ce ne devait être que les seules couleurs disponibles a l’époque, peut-être) je ne sus jamais, si cela avait une signification, la seule chose que l'on nous a dit est que c’était le début de la fête des lumières ! Ah Ah ! Diwalee(i) ou Dipawallee, l’équivalent de Loy Kratong en Thaïlande, le douzième mois lunaire, le « renouvellement du ciel », changement du thème astral, se laver de ses pêchés et j'en passe. Quelques personnes, le soir, installeront des bougies sur le pas de leur porte . C’était beau et grouillant mais nous avions déjà nos chaussures de marches et nos laines polaires comme des vrais, et je l'avoue que trop de chose à voir ne permettent pas de voir et comprendre ce que l'on voit.
J'avais déjà vu au soleil couchant des temples et encore des temples s'illuminer, certains minuscules d'autres très grands ; des stupas, imbriqués dans les habitations comme si les temples avaient été là avant que les gens n'y construisent leur maison, c’était d'ailleurs vraisemblablement le cas...Les gens bloquaient le passage des ruelles, se tenant à la queue leu leu, ils étaient, tous les cents, peut-être même tous les 50 mètres, ils attendaient leur tour pour déposer leurs offrandes à de multiples dieux qui les protègeraient soit du mal de dents (cela m'avait marqué, dans Durbar Square, des gens accrochaient des dents et bouts de dents pour surement garder celles qui étaient encore saines), du mal de ventre, le dieu qui vous promettrait de nombreuses naissances et j'en passe car Katmandou était truffé de plus de 4000 temples ! On rentra à l’hôtel avec plein de lumière dans les yeux, du bruits, beaucoup de bruits, des odeurs, certaines exécrables. Le lendemain, nous devrions se lever tôt pour rejoindre le départ de la rivière Trisuli. Nous reviendrons à Katmandou, à notre retour de la rivière mais aussi après notre trek mais aussi l’année suivante, cela était envoutant et il faut le dire, si nous voulions revenir, c’était pour essayer de comprendre pourquoi nous étions déjà fasciné par ce qui serait plus tard être une infime partie de ma passion de l'Asie, de l'Inde, qui venait de naitre en moi ! Envouter pour la vie, je l’étais ! Hier encore, dans les rues de Dakha, je n'avais vu que la misère, parce que je ne voulais voir que ça ! Et puis comme par magie, aujourd'hui, j’étais dans un rêve ! Dans les deux endroits rien n’était ni blanc ni noir, en y réfléchissant bien, comme toutes les premières fois, j'étais obnubilé tel un nouveau-né découvrant le monde, on ne voit, on ne ressent que ce que l'on veut voir ou nous montrer !
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Jusqu'à Pokhara ! (suite de "72 kilomètres en 8 heures")
Nos embarcations prêtent et notre gourbis chargés sur les bateaux, nous pouvions partir sur cette belle rivière, la Trisuli. Autour du pont, où notre bus nous avait déposé à notre arrivée de Katmandou, de nombreux curieux de plus en plus nombreux s’étaient amassés le long de la berge. Les villageois des alentours s’étaient donnés le mot "des "Saib" étaient arrivés dans le quartier!". Le soleil commençait déjà à disparaître derrière les pentes abruptes des montagnes encadrant le rivière. Le froid du à l'altitude s'était aussi invité ! Nous décidions de partir tout de même, oh, nous n'avons pas navigué bien longtemps, je ne m'en souviens pas très bien, mais nous nous arrêtions sur une petite plage que les crues successives de la rivière avaient surement façonné au fil des saisons. Nous montions le bivouac. Le long du chemin, en face de nous, des porteurs rentraient dans leur village et nous apercevions l'armoire tant protégée par son propriétaire, lors de notre montée de la capitale, elle grimpait sur les épaules de cet homme, tranquillement le long des pentes abruptes de la montagne ; les derniers rayons du soleil se reflétant dans son miroir préservé et intacte.
Juste au dessus de nous, des enfants approchèrent mais à distance respectable , craintifs. Plus nous montions nos tentes et nous préparions le feux pour le repas du soir, les curieux se faisaient de plus en plus nombreux. Ils s'asseyaient sur les talons, accroupis, ils prenaient le temps de nous observer. Les commentaires fusaient, ils rigolaient la plupart du temps, encombrés de nos équipements compliqués à assembler et à monter, on devait surement ressembler à des extra terrestres et méritions surement la raillerie. La pénombre gagnait. Les enfants, de moins en moins farouches, furent très vite dans le camp à regarder, toucher tout ce que nous avions à déballer le long de cette rivière.
Alors, un vieillard s'approcha, et nous fit comprendre par geste qu'il aimerait nous emmener dans son village un peu plus haut. Yann, mon ex-compagne et moi y allions, les autres restant au camp. Nous montions le long du chemin escarpé et rentrions dans un beau petit village où la population nous attendait, le reste des habitants venus à la rivière suivait le chef venu nous chercher un peu plus bas, telle une procession. Un autre homme arriva avec une ampoule dans les mains et l'enfila dans une douille qui pendouillait au bout d'un fil noué tant bien que mal à une poutre de l’avancée de toit de l'humble maison du chef. En fait, on nous expliqua que l’électricité avait été emmenée par des canadiens mais que ces gens, trop pauvres, avaient seulement les moyens de se payer une ampoule pour tout le village, alors ils se la passaient de maison en maison suivant les évènements ou leur besoin immédiat. Le reste des maisons ��taient alors éclairées faiblement par de minuscule lampe à pétrole. La maison était simple et les gens habitaient avec leur bêtes dans la même pièce, juste séparés d'une cloison en bois. Un foyer pour cuisiner trônant au milieu de la pièce, le plafond était noir ébène, à l’étage, le fourrage pour les bêtes. La fumée de la combustion du bois servant à faire le feu avait recouvert toute la pièce d'un noir couleur charbon de bois, les maisons n’étant pas équipées de cheminée. D'ailleurs, j'ai le souvenir que tout le monde toussait fortement , leurs poumons largement et forcément encombrés de monoxyde de carbone. Les enfants, même très jeunes, fumaient déjà de grosses cigarettes roulées, style « tige de huit ». Un peu plus ou un peu moins de fumée dans les poumons ne devait pas faire, hélas, de différence pour eux. Nous apprendrions plus tard qu'au Népal, la population souffrait pour presque de dix pour cent d'entre elle, de tuberculose. La femme du chef du village nous offrit du lait de yak et un bout de fromage, une tomme excellente fait à base du même lait. Les suisses et leur savoir-faire étaient passés par là. On nous tendit aussi des bananes, petites et succulentes ; les villages à flanc de montagne permettaient, vue l'amplitude des différences d'altitude, de faire des cultures très différentes par un aménagement en terrasse, en bas du village, des bananes et du riz par exemple et en haut de celui-ci du blé et des pommes. Notre échange fut des plus simple, la barrière du langage faisant le reste. Des gestes, des sourires et une demande dans les yeux des villageois faisant la conversation . Le chef du village nous raccompagna et la nuit fut belle et calme, enfin presque, quelques singes ayant décidés de venir fouiner dans notre bardas. Le matin, quelques villageois vinrent nous apporter du thé, et des bananes. Ils nous regardaient ranger notre matériel, étonnés surement de la surabondance de celui-ci. Le chef vint nous saluer, il était le doyen et n'avait que quarante deux ans, on ne faisait pas long feu dans ces montagnes !
Je me rappelle de Yann, donnant quelques fournitures scolaires aux enfants. Est-ce que cela leur a servit ? Nous n’avions pas vue d’école ! Nous, occidentaux, pensions bien faire !
A la fraiche du petit matin, nous partions alors sur la rivière. Large et puissante avec très peu de profondeur, en novembre le froid de l'altitude avait stoppé la fonte des glaciers des hautes montagnes de l’Himalaya ! Nous frottions souvent sur un lit de galet descendus des montagnes et tapissant le fond de la Trisuli. Très vite, sur les rives, nous vîmes des hommes s'affairant autour de grandes marmites bouillonnantes. L'odeur ne cachait en rien que l'on s'adonnait à de la distillation d’alcool. En effet pour les fêtes de Diwali, les nombreux villageois s'occupaient à la fabrication de « la Roxi », sorte d'alcool de millet à déguster chaud ou tiède à peine sorti des alambics de fortune. A force de nous interpeller, nous nous arrêtions et partagions volontiers avec les hommes cet alcool pas trop fort, cela devait taper dans les trente degrés. Cela ne nous empêcha pas d’être très rapidement au niveau des bouilleurs de cru, c'est-a-dire « fin saoul ». En fait, plus nous descendions la rivière, plus les arrêts se firent fréquents et finalement nous finîmes en compagnie des derniers « fabricants » et des femmes venues laver leur linge qui nous emmenèrent allègrement dans leur village pour y passer la nuit. Le réveil fut douloureux dans nos têtes et plutôt vasouillard dans nos ventres mais remplit de joie, tellement ces gens étaient accueillant et gentils. Nous avions beaucoup de choses à apprendre en matière d'hospitalité.
Par la suite, les souvenirs sont flous puisque je me souviens d'un passage à Katmandou puis de la route vers Pokhara vers l’ouest. Une route défoncée en construction, à flanc de montagne, avec des chinois, déjà, comme maitre d’œuvre, faisant trimer des népalais, hommes, femmes et enfants d'origine plutôt indiennes, c'est-à-dire très noirs de peau, grands et maigres. Le minibus mit plus de dix heures pour faire moins de deux cents kilomètres, distance séparant les deux villes. On s’arrêta au milieu du trajet dans un gigantesque bazar-gare-de-bus-arrêt-buffet. Nous aurions le droit de nous restaurer dans la famille de Prabin, notre jeune guide, un oncle ou une tante habitant l'endroit. Un repas « royale », un « dal bat »de luxe avec de nombreuses sauces en tous genres. Premier repas où assis en tailleur nous mangions avec la main droite (j'eus du mal étant gaucher pur et dur, c'est surement pour cela que je m'en souviens très bien) tradition tenace, la main gauche servant uniquement à rencontrer et s'occuper des parties basses, impures, de notre corps.
Nous arrivions, le soir, à Pokhara, où des restaurants et des guest-houses pour « trekkeurs » encombraient les abords du lac. Les Annapurna, juste au dessus, n'avaient qu'à bien se tenir, bientôt nous serions à leurs pieds ! (suite au prochain numéro)
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Autour des Annapurna ! (première partie)
Lorsque je suis retourné à Varkala, le mois dernier, la promenade, plutôt une coursive, en haut de la falaise où se nichent les restaurants et hôtels pour touristes “backpackers”, m'a tout de suite fait penser à Pokhara. En effet cette petite ville, départ principal du trek autour des Annapurna, s'est vite développée autour d'un petit lac. La route asphaltée s’arrêtant là. La solution pour monter vers les nombreux villages allant jusqu’à Muktinath sanctuaire indou où un lingam de glace, symbole de Shiva (phallus représentant la fertilité lié au Dieu) fait se déplacer des masses de pèlerins. Forcement les sadhus vont être les principaux voyageurs ue l'on va croiser, car il faut, si l'on s'y rend a pied (à l’époque , le choix n’était pas de mise), plus de une semaine (voire plus) et on peut dire que cela monte raide à plus de 4000 mètres d'altitude. Voici une carte pour situer le sanctuaire : (Voir l'article original)* Donc nous trainions dans les rues de Pokhara en attendant de partir, pour une partie de notre groupe hétéroclite, pour Jomsom. En effet les plus sportifs d'entre nous s’étaient arrêter juste après Muglin (la ville bazar-arrêt-buffet-gare des bus) pour s'engager dans le tour complet des Annapurna. Un trek de plus de 15 jours par le Taurung pass culminant à plus de 5000 mètres. Les autres, moi en l’occurrence, pouvions alors trainer à Pokhara. Les bons restaurants le soir, les guest-house au confort spartiate avec les jeunes s'en occupant toujours à vous proposer de la bonne ganja accompagnée de bières, des balades sur le lac, une drôle d'ambiance tout de même ! La plupart des touristes étant des sportifs confirmés, juste là pour la performance « de se faire les Annapurna ». Nous devions partir rejoindre le groupe des « sportifs » à Jomsom juste en dessous de Muktinath. Pendant une semaine nous devions nous entrainer pour ensuite « supporter » la marche en montagne...No comment ! Yann nous avait aussi dit : « Profitez car en haut ce sera à la dure ! Dal bat tous les jours, finit les pizzas tibétaines et autres « délices » d'occident détournés à la manière népalaise ». Il nous avait tout de même donner une « mission », nous allions rejoindre les autres en avion, eh oui (nous, nous n’étions pas les sportifs, alors ?), un « tagazou » qui de Pokhara allait nous emmener directement, survolant la chaine de l'Himalaya, jusqu'à Jomsom.
On devait emmener là-haut un canoë biplace pour assouvir le désir de Yann et un de ses acolytes (kayakistes dans l’âme) de descendre une rivière extrême, la Saraswati river, rivière que seulement quelques intrépides dans le monde avaient déjà descendu ! On prit donc l'avion avec encore un matériel surabondant... Le trajet dura une demi-heure, mais d'un pur plaisir, au dessus des montagnes... Magnifique ! On atterrissait sur une piste caillouteuse qui devait avoir été enneigée il n'y a pas bien longtemps. On débarqua avec notre bardas au milieu de nul part, des sherpas nous proposèrent tout de suite leur service mais nous devions attendre la troupe dans un lodge, sur place ou dans les alentours. Le propriétaire nous attendrait au pied de l'avion ! Il ne vint jamais, mais on le trouva en fin de journée, enfin il nous trouva serait le terme plus juste.
En attendant, on traversa le chemin de notre futur trek, de l'autre coté de la piste d'atterrissage pour se rendre dans un boui-boui, on y trouverait surement l'occasion de boire un bon chaï. On attendrait et trouverions peut-être notre hôte par l’intermédiaire du tenancier, tout le monde devait se connaître ici ! Rentrant dans la petite maison faisant office de bar-resto-buffet de « l’aéroport », ce souvenir sera à jamais ancré dans ma caboche. Je remarquais avec surprise sur les murs de ce teastall à l’aménagement des plus simple, deux posters, pas de n'importe qui, non ! L'un était la photo de Jimmy Hendrix, mon idole de guitariste en herbe, lors de son fameux « solo avec les dents » mais dédicacée, merde ! Il était donc venu ici ? Pensais-je naïvement. Le proprio me dira qu'il l'avait rencontré à Katmandou « à la grande époque » ! L'autre poster, encore plus étonnant, était un superbe portrait, allez je vous le donne en mille, de Sophie Marceau ! L'ancien porteur, vendeur de ganja à ses heures à Katmandou dans les années 60 avait un faible pour l'actrice, tout de même, à près de 4000 mètres d'altitude, Sophie Marceau ne devait pas le savoir, avoir des admirateurs jusqu'au pied du sanctuaire des Annapurna ! On bu pour la première fois un thé au beurre rance (entre nous, c'est vraiment... Enfin, j'aime pas).
La journée à attendre notre logeur, au soleil, fut agréable, on fit comme en France sur une terrasse de café, on regardait les passants, enfin les marcheurs, sur le chemin de trek. On remarqua vite que ce chemin était une vrai autoroute de trekkeurs, certains à la limite de courir voulant surement faire le tour des Annapurna en mois de...du temps déjà établi...On remarquait aussi des porteurs en pagaille, portant de tout mais on les croisera tout au long de notre parcours montagnard. En milieu d’après-midi, notre hôte vint enfin nous trouver et nous emmena chez lui où il nous installa dans un grenier où des pommes entreposées pour l'hiver nous offrit une nuit plutôt fruitée. Le froid s'installant très vite, on intégra le rez de chaussée de la maison qui était chauffé où il nous proposa un repas royale, toujours pas le droit à notre ration de riz aux lentilles. Assis autour d'une table où dessous des braises réchauffaient les pieds et jambes des convives, on discuta de tout, enfin surtout de la France. En effet, il avait eu le bonheur, et semblait nostalgique d’être venu dans les Alpes à l'invitation de Jacques Baum, créateur de la maison du Népal à Gap, notre hôte étant l'ancien porteur de « l'himalayiste » confirmé, guide de haute montagne dans les Hautes-Alpes. Il respirait la nostalgie et parlait français (eh oui), alors il nous raconta son histoire en partageant avec nous une sorte de « calva » servit tiède, fait à partir de ses pommes. Reconvertit grâce à son ami Jacques en cultivateur de pommes et tenanciers de guest-house, à Marpha, où nous passions donc la nuit. C’était le lieu de rendez-vous avec « nos sportifs » à une heure de marche de Jomsom, altitude 2800 mètres, permettant de faire cette culture fruitière. Une belle reconversion pour cet ancien porteur qui avait fait quasiment tous les sommets du petit royaume du Népal. On se coucha donc dans l'odeur de pomme et avec une demi-cuite au calva locale. Le trek commençait dans les meilleurs hospices. Le lendemain, pas de nouvelle des marcheurs, notre groupe se sépara en deux, certains voulant se rendre à Muktinath mais nous, mon ex compagne et moi resterions dans les alentours avec notre hôte...On visita des membres de sa famille dans les hauteurs de Marpha où se nichait d'autres petits villages, on en prenait plein les yeux ; tissage, élevage, coutumes. On fit aussi le tour des plantations, on fuma pas mal d'herbe de la production locale et on bu forcement beaucoup de leur calva que l'on commençait à vraiment apprécié (dans le groupe, il y avait les sportifs, les ingénieurs (demi-sportif) et nous les soulins ! On ne se refait pas). On découvrit donc l'accueil chaleureux des népalais, peuple souriant et toujours prêt à vous donner, même ce qu'il n'ont pas, quel beau peuple !
Le soir, l'autre sous groupe revint de Muktinath avec les sportifs. Ils avaient eu beaucoup de neige, avaient croisé de nombreux sadhus, transit de froid, habillés de leur simple robe de moine, vu des yacks chargés comme des ânes accompagnant les colonnes de porteurs montant toutes sortes de denrées essentielles à la vie des villages perchés le long des pentes des Annapurna. De vrais autoroutes de trekkeurs certes mais surtout de marchands ! On croisa même une colonne de 50 porteurs qui montait une bobine de fil de ligne électrique moyenne tension pour équiper la future alimentation en électricité de village en amont. La bobine qui devait peser son poids était déroulée de son socle en bois comme on peut le voir en France par exemple, elle était portée sur l’épaule de chaque porteur sur une centaine de mètres, les gamins qui fermaient le convois portaient déjà eux aussi, mais seulement les pots et ustensiles pour subvenir au repas et bivouac du groupe, une charge surement importante. De vrais forçats, sachant que pour arriver de la vallée, ils allaient mettre au moins 20 jours pour acheminer ce modernisme de centaines de kilos dans des altitudes incroyables. Peut-être y aurait-il une route un jour ? (au dernière nouvelle, 20 ans plus tard, la route n'est pas loin de Jomsom!).
Le lendemain, aux aurores, nous allions enfin partir pour rejoindre la vallée, nos deux kayakistes nous retrouveraient à des étapes précises où le chemin rejoignait la rivière. (Suite au prochain numéro...)
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Autour des Annapurna ! (deuxième partie & fin)
La première partie du trek jusqu'à Kallopani (littéralement voulant dire « eaux froides ») fut des plus facile puisque nous longions la rivière Saraswati, une grande gravière en pente douce, à cette époque le lit de la rivière était d'une telle largeur que les eaux devaient être tumultueuses lors de la période de crue. Nous prenions le temps d’observer le paysage somptueux, nos sacs-à-dos ne nous faisant pas encore trop souffrir. Les Annapurna étaient somptueux, ils fendaient le ciel d'un bleu étincelant, nous passions aussi tout prêt du glacier Daulaïgiri, les blocs de glace, énormes, tombant de la montagne presque à portée de mains. Nous avancions et remarquions dans de petits champs délimités par des murets de pierre des cultures de ganja et à force d'en voir on décida de se servir de quelques têtes que nous ferions sécher sur le haut de notre sac-à-dos au cour de nos marches journalières. Cela fut trop tentant...de toute façon, cela poussait même le long des chemins à l’état sauvage.
Le soir, après presque 12 heures de marche tout de même, bien fatigués, nous nous arrêtions dans un lodge et là encore, le repas proposé n’était toujours le dal bat promis...Décidément, le népalais savait y faire pour faire monter à dos d'hommes du Coca entre autre (décidément la firme d'Atlanta est implantée partout) et tout ce qu'il fallait pour confectionner toutes sortes de mets de la cuisine internationale. Avant d'aller nous coucher, un groupe de trekkeurs arriva donc très tard, avec fracas. Des israéliens ! Bruyants et arrogants, sans dire le moindre bonjour, accompagnés de leurs porteurs, très en colère contre eux. Un des leurs était malade et avait passé le col de Taurong pass, pieds nus avec ses kilos sur le dos, il était déjà malade. Personne ne lui avait donner de médicaments, ne serait-ce que du paracétamol pour lui faire baisser la fièvre. Personne ne lui avait payé ou offert de nouvelles chaussures, à les entendre, ce n’était pas prévu dans le contrat ! On s'empressa de lui donner de l'aspirine et on lui refilait une paire de basket, celle que l'on portait dans l'avion ! Vous auriez vu l'expression de son visage, tellement il était heureux, et nous qu'est-ce cela nous avait couté ? Pour la suite du trek de ce groupe d’israélien, cela était compromis, la grève guettait du coté des porteurs. Nous remarquerions au cours de nos nombreux voyages le comportement de la plupart de ses touristes un peu spécial. Après leur armée obligatoire, un congé avec solde leur était offert à condition qu'il parte à l’étranger. Le problème, très peu de pays acceptaient leur présence (musulmans principalement) et l'Inde et le Népal était la destination phare de leur périple à l’étranger. La guerre en Palestine devait les rendre ainsi, c'est à dire à la limite du fréquentable, on leur cherchait des excuses mais au fil du temps on verrait que leur comportement était ainsi, personne les aimait. Encore aujourd'hui, demandez aux thaïs ce qu'ils en pensent, venant aussi en masse sur khaosan road et dans les iles du sud !
Les jours suivant furent un peu plus difficile, du à notre manque d'entrainement mais le plaisir de marcher devenait réel. Les népalais étaient toujours aussi souriant, les gamins, morveux et sales n'avaient vraiment que faire de l’école mais surtout les adultes ne s'en souciaient guère. Une ritournelle, agaçante à force, était ce que l'on leur avait dit de répéter tout le temps à notre passage : « one roupie, one pen ». On se demande bien qui de leurs parents ou des touristes leur avaient mis cela dans la tête. On perdit de vue nos kayakistes qui avaient surement du être obliger de bivouaquer, les chemins devenant escarpés, nous longions de magnifiques gorges . Nous commencions à traverser de plus en plus souvent de grandes passerelles suspendues au dessus de rivières et cours d'eau. Souvent en bas nous pouvions voir une ancienne passerelle qui avait rompue un jour...Cela n’était pas trop rassurant. Les chemins passaient aussi très souvent au bord de la montagne, taillés dans celle -ci où le passage étroit permettait à peine de croiser d'autres marcheurs ! Le précipice étant très souvent de plusieurs centaines de mètres. On croisa très souvent des caravanes d’ânes chargées de tout ce qui permettait d'alimenter la foule des guest-house le long du chemins de trek, et croyez moi, eux les ânes, une fois partis, ils ne s’arrêtent pas et deux fois je dus me rabattre contre la paroi, l'impression de vertige étant de plus en plus forte. Aussi un autre conseil, lorsque vous traversez ces passerelles tendues au dessus de vide gigantesque pour passer d'une montagne à l'autre, ne vous arrêtez jamais au milieu ! Marchez régulièrement et ne faites pas attention à l’oscillation, sinon si elle s'accentue la panique peut vous faire faire de grave connerie. Mon ex, prise de panique au milieu d'une d'entre elle, pensait tomber, attirée par le vide, la passerelle dodelinait de plus en plus, nous avions beau lui dire d'avancer, rien y faisait, heureusement une caravane d’ânes s’étant engagée sur la passerelle lui fit bouger son cul et sortir de cette situation délicate.
Enfin nous arrivions à Tatopani « les eaux chaudes », à moins de 1000 mètres d'altitude, là où les orangers peuvent pousser. Nous retrouvions nos deux aventuriers et s’offrions une pause pour profiter des source d'eaux chaudes, pour nous relaxer. Des petites piscines aménagées le long de la rivière permettait de faire rentrer de l'eau de la rivière dans le bassin de la source d'eau chaude presque bouillante...Un SPA naturel au milieu d'un décor de rêve. Nous rencontrions aussi les femmes, car comme dans beaucoup de pays du sud où il y a de l'eau, il y a des femmes ! Soit pour transporter l'eau et l'emmener dans leur maison ou alors pour y laver leur linge et faire leur toilette...Nous passions du temps avec elles et apparemment, on s’était trompé de source ou d'heure car elles rirent de nous voir là. On ne comprit pas tout ! Mon ex épuisée des marches forcées n’était pas là et nous n’étions que Yann et deux autres hommes. On nous avait bien dit que les mœurs des femmes de certaines ethnies étaient légères, enfin légère du jugement des judéo-chrétiens. Souvent au Népal, au sein de certaines tribus, les femmes avaient plusieurs maris et non l'inverse comme dans beaucoup d'endroit du monde. Dans les villages que nous traversions elles étaient souvent seules avec des enfants mais nous ne voyions que très peu d'hommes, quelques vieillards, enfin qui le paraissaient. Les hommes étaient simplement porteurs et alors absents ou alors mort, la moyenne de vie à l’époque n’étant que de 40 ans et des poussières pour les hommes ou comme elles nous le dirent près de la source, juste avant leurs ablutions, elles les avaient virées de chez elle et c’était mieux ainsi ? L’après-midi fut torride pas seulement du à l'eau chaude et au magnifique paysage...Elle n’attendirent pas notre sortie du bain pour y plonger à leur tour, mais je ne m’étendrais pas, même s'il y a prescription désormais !
Nous mangions bien et dormions bien malgré les courbatures, et si nos deux bateliers continuèrent tout droit plein sud leur descente de la rivière, nous allions commencer notre approche de Pokhara. Encore trois jours. Pourtant sur la carte IGN, cela représentait que quelques centimètres alors qu'en 5 jours nous avions parcouru dix fois voire vingt fois plus que ce qu'il nous restait à faire pour terminer le trek. Ce n’était pas sans compter sur les petites lignes noires de ces cartes très bien faites, marquant les différences de palier d'altitude. La dureté du chemin nous obligea vraiment à nous délester du superflu de nos sacs, pas le choix. De 800 mètres d’altitude exactement à Tatopani puis après quelques passerelles gigantesques enjambant trois rivières, un col se présentait devant nous, abrupte à plus de 3000 mètres. Nous mettrons la journée à grimper sans arriver en haut du col. Le délire ! Des passages où il fallait même s'accrocher au tronc de quelques petits arbres pour nous hisser et continuer l'ascension. À cet endroit plus de caravane d’ânes, impossible mais des porteurs qui vous attendent à chaque coin du parcours avec leur dextérité à transporter des charges « d’ânes » juste avec une sangle sur le front, leur charge pendante dans le dos nous rendit admiratif. Les reposoirs en pierre aménagés tous les 50 mètres pour qu'ils puissent poser leur lourde charge et souffler. Ils avançaient pieds nus sans rien dire, même avec le sourire parfois . La souffrance en souriant, incroyable! De notre coté, on commença à comprendre très vite la difficulté car de nombreux jeunes gamins voyant notre souffrance marchaient près de nous et nous interpellaient : « porteurs, porteurs ? ». Nos sacs-à-dos de 15 kilos représentaient un amusement pour eux car pour les porteurs aguerris la charge devait être énorme , on en a même croisé un avec quatre caisses de Coca Cola de 24 bouteille en verre chacune, près de 80 kilos. Tout cela pour que l'on ait du Coca à 4000 mètres d’altitude, n'importe quoi !
Il est vrai que les porteurs ne faisaient que des aller et retour entre la route aménagée non loin de Pokhara et Tatopani où là, les ânes prenaient le relais, mais tout de même . S'ils peinaient dans la montée et c'est le moins que l'on puisse dire dans la descente du col toujours pieds nus, nous le constaterions, ils couraient et sifflaient pour que l'on dégage la voie, nous empotés et les genoux fracassés pour nous freiner et tenter de descendre sans nous casser la figure... Impressionnant ! Alors ? Lors de cette ascension, avions-nous craqué à l'offre alléchante des porteurs ? Eh bien non, par contre, nous nous délestions de la moitié de notre sac. Adieu laine polaire et tout le toutim...A Tatopani, il faisait déjà très chaud, je le rappelle, les orangers y poussaient ! Par contre lors de notre stop dans la montée du col, ils nous restaient qu'une heure de marche pour l'atteindre mais on était à bout, on le regrettera, car on s'est pris un coup de froid phénoménal. Le lendemain, nous repartirions, de la neige craquant sous nos chaussures de marche, car je le rappelle nous, nous étions équipés du feu de dieu alors que les népalais, eux, étaient pieds nus...Un peuple de montagne, endurant, courageux et dur à la tache...
Un peuple magnifique et d'une gentillesse incroyable, car le dernier soir, un jour avant de retrouver la route en cours de construction montant vers je ne sais où, on passa la soirée avec eux à picoler de la « roxi ». Ils logeaient dans les lodges gratuitement, en fait avant que des couillons comme nous viennent perturber cet équilibre, avant que l'on ait envie d'acheter des pizza, du Coca et je ne sais quoi tout au long du tour des Annapurna ! Désormais, les temps changeaient, ils devaient payer leur nuit, certes cinq fois moins cher que nous mais ils dormaient sur des nattes et en groupe autour d'un feu. Le couvert était aussi devenu payant et là, je vous le promet qu'il mangeait que du dal bat, en fait du riz recouvert d'une louche d'un curry de lentilles et c'est tout. Avant de quitter les porteurs-camionneurs, un de ceux-la, nous dira que pour eux à l'instar des porteurs à touriste, tout était gratuit pour eux, seul le troc ou l'apport de denrées importantes leur permettaient de dormir où ils le voulaient.
Le dernier jour, nous repartions donc vers Pokhara, vers ce confort qui nous avait à peine abandonner durant notre trek. Nous y reviendrions l’année d’après pour revoir nos amis népalais de notre premier voyage et ce fut encore un autre choc tellement cela était devenu encore plus grand et moderne, même ceux que l'on avait vu l’année d'avant avaient radicalement changés depuis, peut-être était-ce nous qui avions changés d'ailleurs ? Depuis, je n'y ai jamais remis les pieds, la route monte désormais, à ce qu'il paraît très haut dans la montagne ! Les porteurs sont ils devenus juste des guides ou chauffeurs de camions et bus en tous genres ou les a t-on oublié sur le bord du chemin sans le sous ? C'est fort possible ! Il y a donc vingt ans nous repartions vers Katmandou, heureux de « notre exploit sportif », mais remettons tout cela dans l'ordre...Le tour des Annapurna était déjà une autoroute à touristes en mal d'aventure, nous en faisions partis à l'invitation de mon ami, et cela reste un beau souvenir, un très beau souvenir, un challenge pour un non sportif, je n'ai plus de photo de cette époque mais elles sont toujours dans ma tête . L’émotion, les sourires de ces gens magnifiques que j'ai pu croisé sur ces chemins de montagne sont encore, tel le premier jour de ce voyage, intacts et émouvants !
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Katmandou ! Freak street...
Nous continuions donc notre voyage, notre visa népalais valable un mois arrivant à expiration. (Pour ceux qui n'auraient pas suivi cette série d'articles dont celui-ci comme d'ailleurs encore quelques autres qui suivront, décrit ma première rencontre avec le continent asiatique en 1991). Nous partions de Pokhara avec la ferme intention de rejoindre Katmandou pour y passer nos derniers jours dans ce magnifique pays. Nous étions déjà passés deux fois, mais très rapidement, trop rapidement. On prenait donc cette route passant par Muglin, de nuit, toujours totalement défoncée, elle nous emmenait dans la capitale népalaise .
Au petit matin, à notre arrivée, le reste du groupe, ingénieurs , semi-sportifs et le reste repartaient vers leur dur labeur en France. Ouf ! En effet, être parachuté dans un groupe dont on ne connait personne où l'on doit supporter les défauts de chacun pour que le voyage se passe bien n'est pas chose aisée. Je ne leur jette pas la pierre car nous devions, mon ex compagne et moi, être aussi pour eux une source de conflit renfloué ! Enfin, le destin (écrit) faisait que nos chemins se sépareraient enfin là, ce matin de novembre 1991.
Une brume épaisse et un froid de canard galbaient la ville. Nous ne serions plus que trois, Yann resterait avec nous. L'obligation d'organiser quoique soit n’étant plus de mise, nous allions nous installer dans le quartier mystique de Freak street, le lieu où dans les années soixante, nombreux hippies du monde entier se donnèrent rendez-vous. On avait bien-sur l'intention de croiser quelques rescapés de cette époque ! On en verra aucun ! On s'installa dans un lodge, « friendly home ». Un livre d'or à l’entrée du bâtiment totalement désordonné où des couloirs et escaliers à n'en plus finir auraient découragé un amateur de labyrinthe, un vrai dédale, nous montra que nous ne nous étions pas trompés d'endroit. On pouvait lire des appréciations diverses émises par des routards, petits billets datant d'avant 1970. Des adresses, des liens, des appels au secours, des rendez-vous manqués, de tout mais nous ne pourrions pas tout lire, même si l'envie fut forte, on y aurait passé le reste de la semaine. Freak street se trouve derrière Durbar Square, lieu où temples et palais s'enchevêtrent. Le quartier ne représentait à peine que deux rues où restos, boutiques en tous genres et lodges occupaient tout l'espace.
Un nouveau quartier, Thamel, à l'opposé de la ville prenait forme, Freak street devenait « hasbeen » à entendre les jeunes gamins-guides qui devaient être commissionnés pour emmener le chaland à l'autre bout de la ville, hôtels modernes et tout le toutim étaient devenus dans l'air du temps ; le tourisme de masse pourraitKatmandou ! Freak street... bientôt commencer. Le Népal voulait également se débarrasser de sa réputation de ville des hippies ou pseudo fumeurs de Shilum. Le pays convoitait ce nouveau touriste, le trekkeur, plus fortuné et plus propre sur lui (en apparence seulement). La drogue devenue illégale, les visas court-terme étaient privilégiés et l'Everest et autres sommets dont l’accès étaient depuis facilité (administrativement), la mutation pouvait donc débuter.
Enfin, il y avait de beau reste du coté de Friendly home. Le bâtiment, moderne, au fond d'une coursive collait une bâtisse moyenâgeuse comme tous les édifices du centre de Katmandou, des maisons construites telles des œuvres d'art. Tout le quartier était fait de vieilles maisons dont l’étage était de bois sculpté et de fenêtre au panneaux de bois rivalisant de virtuosité artistique. Les népalais sont talentueux et cela ne datent pas d'hier, ils travaillent le bois merveilleusement, la terre, les tissus et sont d'une ingéniosité sans limite !
Nous partagions donc une chambre à trois lits sous les toits de tôle ; je précise « de tôle » car aux aurores, chaque matin, nous étions réveillés par des pigeons, eux-mêmes s’éveillant à chaque nouveau jour, trottant, fricotant, faisant un barouf du feu de dieu sur « notre toit » et nous obligeant à nous lever tôt, mais cela nous procurerait le bonheur de profiter du lever de soleil. Nous avions désormais un bon entrainement de marcheur et nous voulions parcourir la ville et rencontrer les gens de Katmandou. Nous irions dans l'ancienne capitale Bhaktapur (à pied bien-sur), visiter le Sawanbhunat et rencontrer nos premiers babouins à cul rouge qui attendaient le moindre faux-pas des touristes montant à la stupa pour leur voler de la nourriture. Nous irions sur les ghats des crémations, un peu en dehors de la ville, lieu où les gens de la ville mais aussi de nombreux sadhus venaient se dématérialiser pour pouvoir renaitre dans de meilleurs hospices ou même pour les plus méritants, atteindre le nirvana. Nous irions donc un peu partout, adeptes de la marche ; nous découvrions une nouvelle drogue : Le sport ! Nous éviterions au maximum les extérieurs du périphérique, tout simplement pour éviter de le traverser ou de s'en approcher, totalement englué de rickshaws et véhicules en tous genres, l'endroit étaient déjà totalement pollué, irrespirable. Aujourd'hui, il paraît que c'est l'enfer. Comme des entrailles de la terre, la fumée envahit le moindre centimètre carré de la nouvelle ville. Katmandou est une cuvette (un peu comme Chiang Maï, ici en Thaïlande) et les fumées des pots d’échappements ont du mal à rejoindre l’atmosphère. Nous allions passer beaucoup de temps dans Durbar Square, assis sur les marches des nombreux temples, à contempler la vie grouillante de la vieille ville quasiment interdit d’accès à quelconque véhicule ; la taille des rues et le monde, obligeant l'endroit à être d'office « piétonnier ». Les ruelles traversant cette vieille ville étant un gigantesque marché de légumes, fruits et tout ce qui était nécessaire à la ménagère de Katmandou, mais aussi aux touristes très nombreux, enfin touristes très visibles, (je dis cela, car en INDE, on est totalement noyé dans l'espace et la foule !). On rencontrera beaucoup de tibétains, des moines bien-sur en grand nombre, les népalais que l'on croisera étant toujours là pour nous proposer un business quelconque ou une arnaque possible (j’exagère forcément mais cela n'en était pas loin).
Nous aurions aussi le privilège de voir la Kumari, dont les gens venaient se recueillir devant la fenêtre de son palais, pour les aider dans leur désir de procréation. La Kumari, une petite fille choisie presque au hasard parmi les gens de la montagne. Une condition, elle devait être vierge, pauvre et correspondre au cycle des réincarnations de la toute première princesse. Dès le premier jour de ses menstrues, elle serait remplacée par une autre jeune fille choisie par les prêtres qui géraient l'affaire, parcourant sans cesse le pays pour trouver la gamine idéale dont la date de naissance, les comportements, les signes divins devaient correspondre à la légende de cette déesse vivante. Une aubaine pour les paysans népalais qui espéraient tous que leur fille soit choisie par les prêtres...Leur conditions de vie changerait pour toujours !
On découvrait aussi la cuisine tibétaine car la cuisine népalaise, (comme je le dis dans des articles précédents) je ne parle pas de « l'international food à la mode du Népal », se cantonnait au Dal Bat ou au mieux à un semblant de cuisine indienne. Les tibétains eux emmenaient des nouveautés, des ragouts mais surtout leur fameux « momo » dont nous étions friands (les momo étant des bouchées de farce de viandes ou de légumes enveloppées d'une pâte cuite à la vapeur ou simplement frite, un peu comme des friands d’où « nous en étions friands », stop Jeff, tu divagues!).
Nous passions donc nos derniers jours aussi dans la contemplation, pas seulement à marcher (il fallait bien finir le stock d'herbe cueillit dans la montagne avant de passer la frontière indienne) ! On reviendrait l’année suivante mais sans que cela nous donnent l'envie d'y retourner...Eh ! Entre temps nous avions découvert l'Inde (comme je le dis plus haut) et comme vous le diront nombreuses personnes, si on accroche dès la première fois avec « Mother INDIA », il est difficile de s'en passer et donc d’apprécier à sa juste valeur ses pays limitrophes (en ce qui me concerne à part L'ISAN dont je suis totalement en addiction, le reste est du pipi de chat, enfin cela est un avis personnel car comme je le dis souvent et comme le disait feu mon grand-père, « les gouts et les couleurs, ça ne se discute pas »).
Nous faisions notre paquetage et décidions de nous rendre en Inde par le bus, un bus VIP et direct en plus, une nouveauté, à entendre le mec de l'agence de voyage, une nouvelle route vers l'est et pas de changement de bus à la frontière comme cela se faisait habituellement à Sonauli par la route rejoignant Gorakpur au nord de Bénarès du coté indien. Katmandou-Delhi en 36 heures à les entendre, un pur confort. Départ à 5 heures du soir de Katmandou. Inde nous te rejoindrions le lendemain aux aurores et en fin d’après-midi nous serions à Delhi. Que du bonheur, le « trip » allait pouvoir débuter !
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Katmandou-Delhi : Un voyage au Tibet ? (Première partie)À cinq heures du soir, dans la pénombre d'une ruelle de Katmandou, nous étions prêts pour embarquer dans notre bus qui allait nous emmener en Inde. Nous faisions déjà le pied de grue devant l'agence qui nous avait vendue les billets la veille et déjà, le départ prévu à cinq heures, ne pourrait pas avoir lieu à l'heure dite. Tous les trois avec nos sacs à dos désormais réellement allégés depuis notre arrivée au Népal un mois plus tôt, attendions. Le superflu avait déjà été donné ou abandonné sur place. Le matériel servant à nos descentes de rivières avait été vendu à une agence de rafting de Thamel. L’agence de voyage était donc encore fermée et le fameux bus VIP n’était ni devant, ni à proximité du lieu de départ prévu ! Cela commençait bien ! Enfin nous avions nos tickets, on attendrait, il fallait s'y faire, en Asie , l'attente fait partie de la vie du voyageur.
Un jeune arriva enfin et nous dit que le bus allait arriver. Il devait être sept heures lorsque le bus bariolé de couleurs vive arriva, hurlant de tous ses klaxons pour nous prévenir de son arrivée. Extérieurement très kitch, par la porte de la montée des passagers, nous reconnaissions le petit jeune de l'agence. Grand sourire et Namasté de rigueur, les sacs furent chargés sur la galerie, nous gardions un petit sac avec passeport et petit nécessaire pour un voyage qui allait durer tout de même 36 heures. Vous rendez vous compte, 36 heures. Alors qu'en France on venait de mettre le TGV pour relier Nantes à Paris en deux heures pour éviter les quatre heures avec le train corail ! C’était notre premier voyage en Asie et notre notion du temps devait être totalement relativiser lorsque l'on voyageait par là-bas , enfin du moins en INDE, Népal et même en Thaïlande. Nous montions dans le bus et nous retrouvions la configuration des sièges habituellement proposée au Népal : une rangée faite de deux sièges, une coursive centrale puis trois sièges. Pour une carrure européenne, c'est un peu léger mais comme nous étions seuls, nous nous sommes dit que vu l'heure, on pourrait surement s’étaler sur les sièges par la suite. Là encore, il ne faut pas rêver, en Asie, on ne voyage ni à vide, ni à moitié vide, on voyage à plein coûte que coûte, d'autant plus sur un trajet de presque deux milles kilomètres, il faut rentabiliser, optimiser !
Le bus s’ébranla et tourna un moment dans les petites rues de la capitale. Nous fîmes un premier arrêt pour prendre deux passagers, un couple d'indien qui devait faire du business vu le nombre de colis emballés dans de la toile de jute cousue qu'ils hissèrent sur le toit. Nous repartions et roulions pas mal de temps, assez pour l'on commence à croire que nous voyagerions avec un tout petit nombre de passagers, en plus nous nous arrêtions même pour manger mais nous étions toujours dans la grande banlieue de Katmandou; tournait-on en rond ? Les rues non éclairées, et le nombre de détour que nous faisions nous donna l'espoir que nous partirions à cinq avec l’équipe des chauffeurs-mécanos qui eux étaient trois. Tout d'un coup, on vira dans un chemin en terre où les nids de poules, plutôt d'autruches d'ailleurs, faisaient légion. On avançait doucement et je reconnaissais la rivière qui traverse les faubourg de Katmandou. Des cabanes en tôles longeaient le chemin. L'odeur allait de paire avec cette rivière quasiment à sec qui était un vaste dépotoir. On avançait donc tant bien que mal puis le bus stoppa dans la nuit noire. On ne voyait rien à travers les vitres du bus. Par contre, on entendait nos chauffeurs partis dans de grandes discutions, très animées. On ne voyait rien, mais on sentait du mouvement, de l’activité, on entendait bien qu'il y avait de la négociation dans l'air. Un des gars du bus monta et ouvrit toutes les fenêtres, il devait être déjà minuit.
Tout d'un coup, on entendit un grand bruit, le bus bougeait de tous les cotés, on chargeait de quoi sur la galerie. Puis par les fenêtres, on vit d'abord des valises d'un autre temps passer par celle-ci puis des gens, d'abord des enfants porter à bout de bras pleurant à chaudes larmes, puis par la coursive des femmes et des hommes apparemment pressés de prendre leur place. Nous resserrions les rangs sur la première rangée de l'habitacle. Tous les trois sur une banquette et le couple d'indien sur les deux sièges opposés. Un flux continu de personnes rentrait par le couloir et par les fenêtres, dans une excitation impressionnante. Le staff gueulait, je ne sais quoi. Il y avait de l'ambiance. Nos compagnons de voyages une fois tous installés, plutôt entassés dans le bus, durent redescendre pour certains avec leurs valises pour ne pas avoir à voyager avec celles-ci sur leur genoux. Nos futurs camarades de route se retrouvaient presque à quatre voire cinq par banquette. Lorsque je disais que nous ne voyagerions pas à vide! Puis solennellement, deux personnages montèrent en dernier. Un prêtre tibétain, apparemment très respecté, accompagné d'un jeune homme d'origine chinoise, on le su plus tard, habillé d'un costume style année 50 avec une grande écharpe blanche autour du cou, bénédiction que les Bouddhistes tibétains offrent généralement à leurs hôtes. Ils nous saluèrent. Le moine parla et le silence se fit automatiquement. Nous étions déhanchés et regardions la scène. Le couple d'indien restait dans leur carapace, droits dans leur bottes, apparemment agacé par la situation et inquiets, demandant à un jeune du staff dans une voie feutrée de faire attention à leur chargement. Tous nos compagnons de voyage, sans exception, nous firent alors un « waï, Namasté » mains jointes et nous retournèrent un magnifique sourire. Yann nous dit que ces gens étaient des tibétains, alors nous leur lancions un "Tashi Delek”, le Namasté tibétain. Les indiens continuèrent de les ignorer.
Le bus s’ébranla dans la nuit froide, tous fermèrent les fenêtres, très rapidement l'odeur fut très forte. Nous ne le savions pas, mais les tibétains du cru n'avaient pas l'habitude de se laver, il est vrai que sur les hauts plateaux, l'eau doit être plutôt glaciale pour s'adonner au plaisir de l'ablution quotidienne. On s'habitua, à force. Le bus sortit de la capitale et presque tous les gens du bus entonnaient des chants religieux. Le grand moine qui s’avéra être un Rinpoche, un vénérable, nous expliqua la situation. Tous ces gens étaient des réfugiés tibétains qui avaient survécus à la traversée de l'Himalaya pour rejoindre le Népal. Il s'excusa de leur rusticité, nous présenta son jeune voisin qui s’avéra être un jeune étudiant dissident qui avait traversé lui aussi l'Himalaya pour fuir la République Populaire de Chine. Il nous rappela que deux ans auparavant, il était sur la place Tien an Men et qu'il fuyait le régime communiste, se cachant sur les hauts plateaux du Tibet depuis plus deux ans. Nous venions de prendre au « Tibetan refugies Camp »de Katmandou de pauvres paysans persécutés par l’armée chinoise, ils voulaient juste rejoindre le Dalaï-lama, en Inde à Dharamsala.
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Katmandou-Delhi : Un voyage au Tibet ? (deuxième partie & fin)
Après deux heures de routes, nous nous arrêtâmes en pleine nuit dans un bled où s’échelonnaient tout le long de la route, des boutiques de réparation automobile, des teastall et restos. Les jeunes nous invitèrent à descendre pour une pause toilette, réveillèrent un pauvre gars dormant sur un charpoï devant une des boutiques pour qu'il fasse du thé pour tout le monde. Rinpoche distribua de l'argent à chaque passager pour qu'ils puissent s'acheter des friandises et boire un thé. Apparemment l'argent, « nos tibétains »(je les appellerais ainsi...) n'en avaient jamais vraiment vu, le moine leur expliqua le fonctionnement et alors tous achetèrent tout et n'importe quoi à manger dans une frénésie consumériste. Ils mangeaient comme des bêtes affamées et tout leur argent fut très vite dans les poches des boutiquiers de ce bled dédié à la route. Une bonne heure plus tard voire plus, tous remontaient dans le bus, non sans difficulté car deux ou trois manquèrent et le bus dût faire marche arrière pour récupérer tout le monde. On commençait à s'assoupir et là, commença la ritournelle des gens malades, enfin subissant le mal des transports !
Tout devait être la première fois pour eux et le fait d'avoir englouti tout et n'importe quoi, ajouté à cela le tangage du bus fit que quasiment tous se mirent à vomir. Une horreur, et puis comme nous n’étions pas en reste, nous aussi on s'y est mis, il n' y avait pas de raison. Le couple d'indien était au comble de l'outrage. Le jour se leva, une odeur insoutenable nous accompagnant, on s’arrêta dans un vrai village ou de petits restos proposaient le fameux DalBat. Pendant ce temps la staff avec le grand moine aidé de femmes tibétaines nettoyèrent le bus. Nous, nous mangions mais je ne me rappelle plus avoir vu un seul tibétain se restaurer ; Il se méfiait désormais, peut-être étaient-ils malades pour de bon ? Par contre, ils restaient joyeux, ils regardaient toutes les boutiques, n’arrêtaient pas de nous sourire comme pour nous remercier de leur liberté soudaine. Nous avancions vers l’ouest puisque le soleil gros comme une énorme orange se profila a l'horizon à l'arrière du bus puis au moment où il disparut derrière la montagne plein ouest, nous avions fait une journée de trajet complet, le ciel se transformerait bientôt en une myriade d'étoiles, on nous indiqua alors que nous étions arrivés à la frontière indienne.
Les tibétains voyageaient sans passeport, un accord entre les autorités tibétaines en exil et le gouvernement indien leur permettant de rejoindre l'inde sans le moindre titre de voyage, une évidence, le Tibet n'était pas un pays et les autorités chinoises n'étaient pas prêtes à délivrer des passeport comme ça, encore moins aux tibétains ! On nous demanda de sortir et nous fîmes alors connaissance du douanier indien. Grand, moustachu avec un air pas du tout rigolo, je me rappelais alors les grands flics bangladais. On nous fit passer la frontière à pied pour vérifier nos visas et passeport. Le bus était toujours de l'autre coté , au Népal. Rinpoche négociait, enfin avait une vive altercation avec ce qui devait être le chef du poste frontière. Enfin tous remontèrent dans le bus qui avança vers nous. Tous redescendirent très rapidement et nous, les deux indiens et nous trois, on nous invita à remonter à l’intérieur et de ne pas en bouger. On voulait surement pas que l'on assiste pas à ce qui allait se passer. On voyait bien de toute manière qu'il y avait un hic. On était à la fenêtre. Ils descendirent alors tous les sacs, valises et colis du toit. Le staff nous remis nos sacs que nous devions garder avec nous. Ensuite, avant d'identifier leurs sacs et valises, "nos tibétains" les ouvrirent, le moine lui passait par derrière avec une grande besace et récupérait des affaires que leur donnait ses congénères. Il grimpa dans le bus et nous demanda si l'on pouvait pas mettre dans nos sacs ce qu'il avait collecté. Il avait peur du racket des douaniers indiens. On accepta sans rechigner, même si certaines lectures de récits d'aventures ou d'avertissement des ambassades françaises à leurs ressortissants auraient du nous faire refuser. Les douaniers se mirent alors à fouiller et vider tous les sacs. Les tibétains ne disaient rien, soumis, et remirent leurs maigres biens dans leurs sacs. Tout le monde aida à hisser de nouveau tout le barda sur le toit et tous remontèrent dans le bus qui démarra enfin, mais nous ne fîmes que 50 mètres et de nouveau les douaniers montèrent dans le bus. Un nouvel officier encore plus typé « rajput »qui devait être le grand chef demanda à ses sbires de fouiller une nouvelle fois tous les sacs, ceux qui étaient à l’intérieur du bus. Tous s’exécutèrent mais étrangement, au moment où nous présentions nos sacs, on ne nous demanda pas de les ouvrir. Le grand chef indien était en colère et commença à s'en prendre à notre moine. Ils descendirent et on voyait bien qu'il nous désignait très souvent de sa courte matraque. Tout le monde flippait et nous aussi. Ils avaient fouillés deux fois les sacs et apparemment ce qu'ils cherchaient n’étaient plus dans les sacs des réfugiés tibétains. Il en avait déduit que, ce qu'il voulait récupérer devait être dans nos sacs. On commença à se dire que cela allait chauffer pour nous. On avait encore « Midnight Express » en tête, le film de Charlie Parker, pour ne pas exagérer. Après deux heures d’âpres négociations de la part de notre moine, il sortit une liasse de roupies, impressionnante et s’agenouillant devant le douanier, les mains jointes, lui tendit l'argent tout en lui disant quelques choses en mode répétitif. La colère était dans les yeux du chef, puis au bout d'un moment, remarquant la peur dans nos yeux et dans celles de nos humbles compagnons de voyage, sûrement satisfait de sa supériorité, prit l'argent, tourna sur ses talons et descendit du bus, cria au chauffeur un « jallo », et sans se faire prier, en première à fond les bielles, nous laissâmes ce no man's land derrière nous. Il faisait nuit noire, nous avions passé plus de six heures à la frontière.
On attendit un bon moment avant de parler, le calme était dans dans tous les coins du bus puis nous redonnions à Rinpoche, ce qu'il nous avait donné à cacher dans nos sacs. Il était désolé de ce qui s’était passé et se confondit en excuse, il voulut nous dédommager avec de l'argent pour le désagrément, on refusa bien-sur, puis avec un sourire retrouvé, il nous raconta l'altercation qu'il avait eu avec le douanier, qu'il leur avait tout donner, enfin du moins tout ce qui était de valeur, enfin presque sourit-il. Nous avions passé un malheureux appareil photo, une théière en argent, quelques bijoux qu'il s'empressa de redonner à leur propriétaire. Tous nous remercièrent les uns après les autres venant près de nos sièges et s'agenouillant mains jointes devant nous devant le regard décidément toujours aussi outré du couple d'indien qui commençait, lui aussi à nous taper sur le système . Leur air hautain était déplacé et ils auraient du plutôt s'excuser du comportement de « leurs douaniers ». Le moine puis l’étudiant nous expliqua « in fine » d’où vint réellement le problème à la frontière. À la première fouille, les douaniers firent l'inventaire des biens de chaque passager et reçurent leur bakchich. Mais lorsque le grand, le chef sut que l’étudiant chinois avait des diapos compromettantes, il décida une deuxième fouille pour les récupérer, mais entre temps tout avait fini dans nos sacs. Ses sbires dirent qu'ils n'avaient rien trouvés à la deuxième fouille et par déduction en conclut que c’était nous qui cachions ce témoignage politique. Il voulait les diapos de l’étudiant chinois et devant le refus du moine, dit qu'il nous fouillerait et que nous aurions alors de sérieux problèmes...Le moine négocia le second bakchich pour ne pas nous mettre dans l'embarras. L’étudiant nous montra alors les diapos et effectivement elles étaient toutes liées aux évènements de la place Tien an Men. On voyait des exécutions sommaires, l’armée tirant dans le foule d’étudiants. Nous faisions donc désormais partie de la même famille, Rinpoche nous mis autour du cou une écharpe blanche et la suite du voyage fut vraiment agréable. Rinpoche nous raconta comment il allait très souvent au Népal, chercher des réfugiés. L’étudiant qui parlait un anglais parfait nous raconta son périple du Tibet vers le Népal Tous vinrent nous présenter leur enfant, pendant les longs trajets sans interruption, ils chantaient des mantras. À chaque arrêt, il voulait nous offrir à manger et à boire, du coup nous aurions été vraiment malade si nous avions accepté.
On roula encore une bonne partie de la journée après notre deuxième nuit de voyage. Notre odeur se confondait désormais avec celle de nos amis tibétains. Même le couple d'indien se dérida et commença à nous parler, même avec l’étudiant et le moine Rinpoche, mais pas avec les rustres tout de même, on ne pouvait pas trop leur demander. Un jeunes du Staff nous dit que nous allions arriver à Delhi vers deux heures de l’après-midi mais l’imprévu fut encore au tournant ; on cassa des lames de suspensions et le temps de réparer, nous rejoignions enfin la capitale indienne en début de nuit.
On restait à Tourist Camp dans le Old Delhi près de la Old India Gate pas très loin du Fort Rouge. On se dit adieu, enfin presque, car le moine insista pour nous donner l'adresse du camp de réfugiés dont il était responsable et nous invita à y passer. Le camp se trouvait dans le Karnataka au sud de Bombay près de la ville de Hubli, une ville au pied des contreforts du plateau du Décan. On s'y rendra l’année d’après, lors de notre second voyage et nous fumes reçu , je ne vous l'explique même pas mais cela sera l'objet un autre billet dans les semaines suivantes. L’étudiant, nous ne le revîmes jamais mais Rinpoche nous dit lorsque l'on se revit qu'il avait gagné les États-Unis. Le couple d'indien nous donna leur adresse mais nous ne les recontacterons jamais. Tous les réfugiés tibétains devaient remonter à Dharamsala pour voir le Dalaï-lama, on nous invita de s'y rendre avec eux mais cela n’était pas à notre programme, ce fut un regret. « Nos tibétains », une fois un laisser-passer en poche, étaient dispatchés par les autorités indiennes dans des camps leur étant réservés et ceci sur tout le territoire indien.
Nous venions de rejoindre Delhi, la gigantesque, fourbus mais heureux de cette rencontre unique, de cette amitié naissante avec des gens au grand cœur. En ce qui concerne le trajet en bus on se dit que l'on ne nous y reprendrait pas : Katmandou-Delhi , nous avions finalement mis 50 heures, tout de même.
Enfin l’année suivante puisque nous atterririons à Delhi, on reprit le bus mais dans le sens inverse pour rejoindre Katmandou. On connaissait, on savait à quoi s'attendre. On passa alors par la frontière normale, frontière où l’activité est énorme, où pour des douaniers non scrupuleux, il est plus difficile de vaquer à leurs basses exactions ! Ce fut un voyage plutôt tranquille mis à part que je fus oublié dans un bled en pleine nuit, le bus s’arrêta et pris d'une tourista, je descendais alors que tous dormaient. Moi, le cul dans des jacinthes d'eau derrière des boutiques de bord de route, entendit le bus klaxonner et partir. Mon ex heureusement alerta les chauffeurs qui plus d'une heure plus tard revinrent me chercher. J’étais totalement perdu , sans le sou, sans passeport au milieu de nul part. Mais qu'est ce que c’était par rapport à nos amis tibétains qui avaient quittés leur terre natale s��rement pour toujours ayant laissé derrière eux, leurs racines, leurs ancêtres, leurs coutumes pour se retrouver dans ce grand pays qu'est l'Inde qui les accueille certes, mais qui apparemment n'est pas du gout de tous ses concitoyens ?
Suite du voyage au prochain numéro...
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DELHI ! (1991-1998)
Lors de mes nombreux voyages en Inde, New Delhi- Old Delhi fut très souvent pour moi la porte d’entrée de ce grand pays. Comme je le décrivais dans mon dernier article sur mon épique voyage en bus de Katmandou vers la capitale indienne nous arrivions près de Old Delhi Gate dans ce qu'on appelait « Tourist Camp », se trouvant en face de la bourse de Delhi, jouxtant les quartiers musulmans de la ville. À chaque passage dans la capitale, j'irais dans cet « hôtel-camping-bungalow », tenu par des anciens de l’armée indienne, se trouvant sur un terre-plein entre deux rues de quatre voies où la circulation ne s’arrêtait jamais. Un havre de paix pour ceux qui connaissent la capitale indienne, bruyante, polluée et grouillante de population en continuelle mouvement.
[...]
Tourist Camp était donc le point de départ et d’arrivée des bus direct vers le Népal, le lieu de transit des bus, motos, camping-car faisant un tour du monde, DELHI ! (1991-1998)voire une simple traversée de l'Europe vers l'Asie. On y croisait alors souvent des allemands, des hollandais, même des français, équipés de monstrueux bus aménagés pour traverser n'importe quel désert du monde. On côtoyait aussi des motards qui affichaient des milliers de kilomètres à travers la Russie, le Pakistan, la Chine et j'en passe. On pouvait planter sa tente dans un magnifique jardin très bien entretenu. Un restaurant proposait aussi quelques plats confectionnés par des népalais (encore!), déjà capable de cuisiner quelques plats occidentaux. Les rencontres étaient nombreuses et les discussions DELHI ! (1991-1998)des bons plans et aventures de chacun allaient bon train. Les chambres étaient minuscules, mais faites en torchis, restaient fraiches quelques soient les saisons. Enfin, pour conclure sur ce grand jardin où l'on pouvait vraiment se reposer avant de continuer « la route », n'est plus aujourd'hui et depuis apparemment un sacré bout de temps. La modernisation de la capitale indienne aura eu raison de ce petit coin de tranquillité.
DELHI ! (1991-1998)Par contre la situation de ce « camp » était idéal ! On pouvait commencer des marches interminables dans les rues de la capitale ! À deux pas de la gare principale, on pouvait y accéder par l’arrière de celle-ci et par des ponts piétons enjambant les 20 ou 30 quais de cette gare, on rejoignait alors Pahar Ganj se situant en face de son entrée principale.
DELHI ! (1991-1998)
Pahar Ganj, lieu emblématique où les « travellers » se retrouvaient, une sorte de DELHI ! (1991-1998)« beatnik street ». Cette rue où restaurants et lodges bon marchés abondaient. De nombreux revendeurs de bijoux fantaisies et « souvenirs » de toute l'Inde avaient aussi pignon sur rue ; ils vendaient au poids pour la plupart du temps ces bagues et boucles d'oreilles que l'on retrouvait inévitablement sur les marchés d’été des stations balnéaires françaises, leurs marchands espérant vendre ces bijoux pour repartir à l'automne vers ce pays fascinant ! À l’entrée de cette rue cosmopolite, était « Le lieu » où les junkies venaient se fournir en Brown et Blanche pas si blanche que ça ! La foule était dense et souvent des occidentaux sans le sous, aidés d'indiens encore plus déshérités flairaient le voyageur non averti pour le soulever, l'encadrant, bloquant ses bras, pris dans la foule sans pouvoir bouger, il se voyait alors dépouiller de ce qu'il pouvait avoir dans les poches mais aussi se faire alléger de son éventuel petit sac-à-dos...
Un peu plus loin, laissant Pahar Ganj derrière nous sur notre droite, on rejoignait la fameuse Connaught Circle Place où en son sein, on trouvait un grand parc où toute une faune vivait , se promenait, travaillait là. Autour de ces grandes pelouses plutôt miteuses de nombreuses rues circulaires, s'enchainant les unes derrière les autres, offraient de nombreux restaurants, boutiques en tous genres, même de luxe, mais on trouvait aussi la fameuse antenne indienne de la banque gérant les fameux traveller’s chèques. Se bousculaient devant la porte ceux qui voulaient changer en liquide ces chèques de voyages, mais aussi tous les « changeurs au black » proposant des taux de changes beaucoup plus élevés que le cours officiel. Dans un pays qui venait de s'ouvrir aux marchés extérieur, les commerçants cherchaient du Dollars, des devises pour acheter des denrées importables et forcément à très fortes plus-value. Nombreux étaient aussi les voyageurs qui essayaient de se faire rembourser leur chèque de voyages soit-disant volés (pour la plupart)...Avec quelques centaines de dollars, on pouvait alors continuer le voyage en doublant sa mise de départ...Les années passant, on me dit que cela devenait, bien-sûr, de plus en plus improbable de pratiquer « cette arnaque ». Et puis sur les cotés de l’entrée-escalier de la banque, mis à part les traditionnels mendiants, surtout des femmes avec des bébés, ce devait être porteur à cet endroit, on trouvait des étrangers qui sans un sou, espéraient que quelques généreux « backpackers » leur donnent l’aumône pour qu'ils puissent pour nombreux aller s'acheter leur dose de Brown Sugar. New Delhi était ainsi, sa réputation lui collait à la peau ! En face du parc, où on trainait, regardait le spectacle de « l'Inde », faisant le coin d'un des anneaux , il y avait le fameux Wimpees, fast-food où l'on pouvait manger (pour changer du riz) des hamburgers au mouton (attention vache sacrée) accompagnés de frites et de Thumb Up, le Coke local...Un étrange délice, mais la répétition des thalis( riz accompagné de son éternelle soupe de lentilles) nous faisait apprécier et courir vers de drôle de choses.
À Delhi, on passait donc nos journées à marcher, à contempler mais aussi et surtout à se rendre dans les gares et stations de bus pour d'interminables queues afin de réserver des billets pour continuer le voyage...
Le soir, en revenant vers Old Delhi vers Tourist Camp, on se rapprochait du grand quartier musulman entourant la grande mosquée, pas très loin du Fort Rouge et du mémorial de Ghandi, où au bord de la Yamuna, le Mahatma fut incinéré après son assassinat lors des mois qui suivirent indépendance de l'Inde en 1947 ; encore un grand parc où il était agréable d'y passer la journée. Non loin se trouvait « Old Delhi Gate », une sorte de d'arc de triomphe séparant la nouvelle, de l'ancienne Delhi. À coté du monument, tel un énorme panneau publicitaire, se trouvait un compteur démographique en temps réel, affichant fièrement l’évolution du nombre de la population indienne, espérant que pour l'an 2000, le milliard d'habitants serait dépassé...Qu'il se rassure, c'est fait, et depuis bien longtemps !
Le bazar entourant la grande mosquée était aussi vraiment magnifique : Magasins colorés très « indiens », magasin de sari, de bracelets en verre ou plastique, bijoux préférés de l'indienne lambda, confiseurs et marchands de pâtisseries orientales et porteur de thé à chaque coin de rue, vendeurs de cassettes audio des derniers films « made in Bollywwod », marchands de vaisselle en inox, étincelante dans la nuit indienne, et puis tous ces magasins débordants de marchandises en tous genres où dans un gigantesque « bordel organisé », on trouvait sûrement ce que toutes ménagères indiennes et bricoleurs en herbe devaient avoir besoin. Les Hindous emplissaient la rue comme les musulmans dans une harmonie bon enfant. Les vaches qui arpentaient les rue de la capitale étaient rentrées chez leur propriétaire pour se faire traire et y passer la nuit après leur errance quotidienne dans les rues embouteillées de la ville. Le bazar se fermait petit à petit au fil de la soirée et en rentrant dans notre jardin-hôtel, on ne pouvait plus marcher sur les trottoirs, devenus de gigantesque dortoirs à ciel ouvert, principalement des rickshaws-walla dormant dans la rue après avoir pédaler et trainer leurs clients toute la journée dans la ville tumultueuse. Dans ce quartier on trouvait aussi les « abattoirs », en effet, les musulmans s'occupaient de tuer et dépiauter les bêtes à cornes, chèvres et buffles entre autre, choses que les Hindous ne voulaient pas entendre parler. Un jour se trompant de rue et s’enfonçant dans le méandre du bazar, j’étais arrivé où les vaches, pas toutes sacrées donc, enfin pas pour tous du moins, finissaient leur vie avant de finir dans les assiettes des mangeurs de barbaques ; en pleine ville, dans des rues parallèles se trouvaient aussi les tanneurs, évidemment. J'aurais du m'en douter à l'odeur, mais jeune voyageur, on ne se rend pas compte tout ! Les mouches et les gargouilles remplies de sang auraient du aussi me mettre la puce à l'oreille...
C’était donc aussi cela Delhi. La campagne à la ville. Des gens venus s'y entasser tous les jours, pleins de rêves de réussites, fuyant la pauvreté des villages mais vivant de la même manière au sein de la ville, ce qui, au niveau sanitaire était plutôt problématique. Je suppose que ce doit encore pire aujourd'hui, mais désormais cela doit se passer dans des banlieues lointaines, la nouvelle ville ayant surement pris ses aises et repoussé la majorité de ces populations arrivées avec ses illusions d'une nouvelle vie heureuse. Non concernées par l’émergence économique du pays, elles auront été parquées vers des quartiers éloignés de cette ville tentaculaires qui compte aujourd'hui près de 20 millions d'habitant ! Mais ce phénomène de « nettoyage » des centre-ville est un phénomène mondiale, en France, à Bangkok et j'en passe...Les fameuses « zones vertes » ! En dehors de cette zone, le CHAOS !
Lors de notre premier voyage en 1991, après notre arrivée en compagnie de nos amis tibétains, nous avions prévu de nous rendre aux sources du Gange, d’où notre refus aimable de nous rendre avec Rinpoché à Dharamsala. Dans la lancée de nos marches himalayennes, nous irions vers la source du Gange de façon non-ordinaire, c'est-à-dire, à pied, par l'ancien chemin de montagne, se trouvant sur l'autre rive de la rivière où désormais une route (de tous les dangers) emmenait les pèlerins dans toutes sortes d'engins motorisés vers leur « Graal ». Pour quitter Delhi, nous devions d'abord prendre un bus à Cachemire Gate, gare routière gigantesque, qui nous emmènerait dans un premier temps à Haridwar, une des quatre villes mythiques où a lieu tous les douze ans, la Khumba Mela. Le voyage initiatique pouvait continuer vers Mother GANGA !
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Vers les sources du Gange ! (déc 91). Delhi-HaridwarNous avions à peine passé quelques jours à Delhi, le temps de s'en « prendre plein la gueule » parce qu'il faut le dire avec les mots tels qu'ils déclenchent vos émotions, n'est-ce-pas ? Et nous étions envoutés ! L’Inde est comme toutes les premières fois, un énorme « Wahou », elle vous laisse bouche bée, elle vous cloue le bec, et forcément, on en voulait encore et encore...
On décidait donc, toujours le trio, Yann, mon ex et moi-même de se rendre à Cachemire Gate pour grimper dans un bus qui nous emmènerait vers les sources du Gange pour une première étape : Haridwar, ville profondément religieuse où tous les jours sur les bords du fleuve sacré, les pèlerins affluaient en nombre mais surtout tous les douze ans lors de la fameuse Khumba Mela (littéralement le rassemblement de la coupe) . En effet lors de la création du monde, d’après les hindous, les dieux ayant vaincu les démons, auraient récupérer La coupe avec de l'eau sacrée en son sein et lors de leur combat victorieux, quelques gouttes tombèrent par ci par là, sur notre terre, mais particulièrement sur quatre endroits, en Inde, dont Haridwar.
Nous décidions donc en arrivant au milieu du gigantesque brouhaha de la station de bus de Cachemire Gate, de trouver seul notre bus pour Haridwar, ville qui allait être notre point de départ vers notre remontée du fleuve Gange.
Nous arrivions dans les faubourg nord de Delhi à la tombée de la nuit, vers six heures du soir et trouvions étonnamment, assez facilement, le guichet pour acheter nos tickets. Nous devions attendre, le bus arriverait vers huit heures. Sur le quai, nous nous assîmes sur nos sacs en refusant les sollicitations de nombreux indiens nous proposant leur service pour réussir à monter dans notre futur bus, enfin quoi ! On était tout de même capable de monter dans bus sans l'aide de qui que soit ! On avait nos tickets, nous pensions alors qu'il n'y aurait pas de problèmes...
On regardait donc le manège des bus qui arrivaient dans un flot continu au sein de cette gare en sous-sol où les gaz d’échappement vous mettaient dans un état second, à la limite de la suffocation ; pas besoin de rajouter une couche, on avait suffisamment la tête en vrac. Si on y additionnait la foule, mais en Inde cela relevait plutôt du pléonasme, nous n'étions pas loin de l'apocalypse, mais que nous le vivions tel le nirvana.
Nous étions déjà depuis quelques jours à Delhi et la foule nous submergeait, nous recouvrait de tous les cotés. Si nous voulions rester en Inde, nous devrions nous y faire...Les bus défilaient, les "titis-les contrôleurs" comme on les nomme en Inde, nous interpellaient en criant le nom de la destination du bus dont ils avaient la charge. Des rabatteurs, de leur coté, tentaient de nous embarquer dans des bus privés, mais for de nos tickets bien calés au creux de notre main, nous n'avions franchement pas de soucis à nous faire. À chaque bus entrant en gare, on voyait des gens courir vers leurs flancs pour s'accrocher aux fenêtres, pas pour y grimper, car les bus, comme les trains que nous aurions la « grande joie »de prendre plus tard, étaient tous équipés de fenêtres munies de barreaux, empêchant toutes montées intempestives et bien-sur en cas où de s’échapper, ce qui en cas d'accident devait être plutôt compliqué, pensais-je...
Enfin, en plein éveil, assis sur nos sacs-à-dos, on était au spectacle et sur grand écran. Notre titre de transport en mains, le numéro du bus bien imprimé dans notre tête, à force de lire et relire ce ridicule bout de papier faisant office de ticket...Nous attendions...
Le bus arriva, enfin, sûrement en retard, mais nous commencions a être fataliste (déjà) sur la ponctualité des transports dans cette partie du monde, malgré notre peu d’expérience ! Le même rituel recommença, de nombreux jeunes indiens courraient en sautillant le long du bus et glissant, au top de leur extension, leur bras à travers les barreaux des fenêtres du bus...La bousculade pouvait commencer. Le « titi » haranguait les gens sur le quai : « Hardwar, Hardwar, jallo jallo ! ». Notre sac sur le dos, nous étions plutôt sereins, certes, mais l’excitation générale et à force d’être tamponner, malaxer, tourbillonner par les futurs passagers de notre bus, nous accélérions malgré nous...
Très rapidement, nous nous trouvions enfin devant la porte de la bête en ferraille de couleur verte, les bus de l’état de l'Utar Pradesh étant de couleur verte avec une bande de peinture jaune pisse les ceinturant à hauteur des roues ! Nous n’étions pas les premiers mais pas loin, heureux de notre débrouillardise, à peine cinq jours en Inde et nous pensions déjà avoir tout compris...Pfft...Présomptueux va ! Pour grimper par la porte étroite, poussés par la foule, nous avons du plus que gueuler car avec nos sacs ça ne passait pas, on était compressés, on devait les enlever, ce qui nous obligea à contrecarrer, à repousser vers l’arrière nos futurs compagnons de route qui entre temps avaient décider de nous écrabouiller coûte que coûte sur les montants de porte ; pour agrémenter le tout, le titi, en équilibre par la fenêtre du conducteur, la seule sans grillage, nous criait dessus nous intimant de nous presser...Tant bien que mal, nous réussissions à monter, nos gros sacs à bout de bras, les faisant avancer devant nous par saccades avec nos genoux. On s'engagea vers le fond du bus, situation que l'on tentera d’éviter dans nos futurs voyages, tellement on est secoués lorsque l'on est assis en arrière des roues motrices d'un bus indien utilisant forcément des routes indiennes, c'est-à-dire, la plupart du temps, totalement défoncées. La seule ampoule en fonctionnement, pendouillant du plafond, nous permit tout de même de remarquer que sur quasiment tous les sièges, il y a avait, posé dessus, des mouchoirs, des bonnets, ou bien des écharpes, étranges ? On remarquait alors un siège sur la gauche, sur la rangée où l'on pouvait, enfin devait, s'assoir à deux de front, se trouvant alors libre de toute marque de territoire, car ces attributs jonchant les assises devaient être des marques de réservations ? Mon ex s'asseyait et avant de me presser contre elle, je restais debout, pas la peine de se « blottir » l'un sur l'autre, nous aurions largement le temps de le faire durant notre trajet qui devait durer toute la nuit.
Je scrutais et comprenais désormais, tous ces petits gars qui nous avaient demander contre dix roupies si nous voulions leur aide, c'était donc pour réserver un siège. En fait nous n'avions rien compris. Les places assises n’étant pas numérotées, enfin si, elles l’étaient, mais non attribuées, la coutume ou l'usage voulait que lorsque votre bus arrivait, ces fameux petits gars en échange de ces quelques roupies agrippaient le bus et glissaient sur les sièges un signe distinctif qui vous appartenait et vous assurait alors d'avoir votre place assise. Pas bêtes ? Et pas question de retirer ou dissimuler l'attribut de celui qui avait payer ces p'tits gars, vous alliez alors vers de gros soucis, voir risquiez le pugilat. Je sais de quoi je parle, me croyant plus malin que les autres, quelques années plus tard à Hyderabad, dans le sud, j'en fis l’amère expérience et même si je ne fus ni lyncher, ni expulser du bus, un policier, sûrement commissionné par un « réservateur-sauteur », m'avait menacé de m'emmener au poste : « Non mais ! Saïb, cela ne se fait pas ! » me menaça t-il, brandissant alors dans ma direction sa grande matraque en bambou ! Enfin mon ex et moi avions tout de même un siège mais Yann dû rester debout. Durant le trajet qui dura une partie de la nuit, on jouera l’alternance, une fois sur le siège, une autre fois plus ou moins vautrer sur nos sac-à-dos qui, d'ailleurs, encombraient le couloir et forçaient ceux qui étaient dans l’allée, debout, d’être encore plus compresser les uns sur les autres. On sentait des regards noirs de la part de certains.
Une fois tout le monde «en place », le chauffeur qui manifestement n'avait jamais conduit un « car pullman » fit craquer la première vitesse, envoya le klaxon surpuissant et après de nombreux freinages-accélérations, d'invectives envers des passants ou vers des « coolies » traversant n'importe comment dans les allées de cette gare, il réussit à s'extirper des sous-sols pour rejoindre la circulation totalement embouteillée de la sortie nord de la capitale. Nous voyageâmes ainsi durant quasiment toute la nuit, fîmes de nombreux arrêts, autant vous dire que nous n'avons pas pu fermer l’œil ...Malgré tout, nos voisins de sièges , eux, réussirent à dormir. Enfin, on y était, on avançait, c’était l'essentiel...On s'approchait des dieux, certes d'une façon étrange, mais n'ayant aucune expérience en la matière, ce devait être ainsi que les dieux devaient être rejoint ?
Devant nous, inscrit sur l’arrière en bois du siège de devant, était écrit de bien vérifier sous notre banquette s'il n'y avait pas de bombes ! Si si, il n’était pas écrit « colis suspects » mais il s'agissait bien du mot « bomb, in ingliss ». En effet de nombreux bus avaient été la cible d'attentat de la part des séparatistes cachemiris. Par contre aucune méthode explicative si malencontreusement nous trouvions une « bombasse » ! Tout pour nous rassurer quoi ! On s’arrêta aussi plusieurs fois durant le voyage. Boire un thé, manger...Nos compagnons de voyages avec qui nous aurions pu nous battre au moment de la montée dans le bus devinrent alors très agréables avec nous, nous posant des questions, faisant la conversation, partageant même leur nourriture avec nous...Mais à chaque fois, je le verrai dans le futur, une fois le stress de l'embarquement passé, plus de rancune, rien, on pouvait alors devenir des amis jusqu'à la descente en fin de trajet ou alors, nous pourrions redevenir sans hésitation des ennemis...afin de s'extirper du bus où la ritournelle de la bousculade pouvait recommencée !
Huit heures plus tard, nous arrivions à Haridwar, aux alentours de quatre heures du matin, il faisait très froid. Nous étions en décembre. Pour descendre du bus ce fut encore des plus compliqué que je ne pensait et disait plus haut, les marches étant engluées de chauffeurs de rickshaws (taxi trois roues) voulant tous nous emmener, en ce qui nous concernait, dans une lodge ou je ne sais où, se battant pour « pécher » le client, empêchant alors tout le monde de pouvoir descendre dans de bonnes conditions. Du forcing, il fallait faire du forcing ! Tant bien que mal, nous sortions et respirions alors l'air vivifiant d'Haridwar. Nous fumions une cigarette, la pollution devait nous manquer, puis nous laissions discrètement tous ces Rickshaw-walla, emmitouflés dans leurs écharpes et grandes couvertures de laine se prendre la tête pour savoir qui allait bien pouvoir nous embarquer vers un hôtel. Ils étaient tellement occupés à s'invectiver que nous partions sans qu'ils le remarquent . On se retrouva alors dans la rue, mais nous ne rêvions pas, nous n'allions tout de même pas nous en sortir comme ça !.
Cela n'allait donc pas durer car très vite « une abeille- autre nom de la Vespa à trois roues» vint à notre hauteur et nous proposa de nous emmener où nous le désirions, sans imposer un lieu, un vrai taxi quoi, normal, mais méfiance...On se tassa à l’arrière du véhicule, plutôt étriqués avec nos trois gros sacs, Yann s'assit à coté du chauffeur. On peut le dire, nous optimisions l'espace et forcément le trajet. Devenions-nous indien ? On lui dit alors que nous voulions rejoindre les rives du Gange, le ciel commençait à s’éclaircir, le spectacle serait surement à la hauteur. Pas plus d'un kilomètre plus loin, après avoir essuyer le vent glacial du à la vitesse de l'engin, nous arrivions devant l’entrée du sanctuaire aménagé sur les rives du fleuve. Le soleil pointait derrière les montagnes, le ciel se teintant d'un dégradé de rose vers le mauve...Notre chauffeur nous proposa de nous attendre avec nos sacs, et malgré notre méfiance, « on le sentait notre chauffeur », nous décidions d'opter pour cette solution, trop heureux de rencontrer le fleuve. Il nous emmènerait, après cette première rencontre mystique, dans une guest-house de notre choix, il nous le promit. Fatigués mais zen à l'approche du fleuve, nous arrivâmes en fait au bord d'un canal détourné du fleuve où les pèlerins pouvaient vaquer à leurs ablutions et prières. Le fleuve qui devait être tumultueux à cet endroit avait surement poussé les autorités à aménager de la sorte l'endroit pour éviter les noyades qui devaient être nombreuses, particulièrement lors des grands rassemblements et grandes processions. Des haut-parleurs crachaient des « Hare Krishna, Hare Rama, Hare OM Nama Shiva Ya ». Les marches accédant à l'eau sacrée du fleuve, que l'on nomme d'ailleurs « Ghats » en Inde, étaient bondées. On réussit tout de même à s'approcher, l'eau était glacée. On nous sollicita de toute part pour une Punja, ce coup ci, c’était des brahmanes en quête de business religieux, mais nous y étions alors nous participâmes, nous voulions faire partis du « TOUT » ! . l'Inde était donc le pays des « invitations », certes intéressées, mais des invitations tout de même. Lorsque le soleil pointa derrière la colline, l’atmosphère se réchauffa enfin, pourtant nos cœurs et nos âmes étaient déjà chaud, mais nos mains et nos pieds que nous avions du mettre à l'eau pour la Punja étaient eux, totalement gelés ! On récupérait nos pompes auprès du « gardien de chaussures », si si, tout est bon pour gagner quelques roupies , et nous pouvions rejoindre notre chauffeur et enfin nous rendre dans une guest-house, et surtout dormir !
Malgré sa promesse, il nous sollicita (encore!) pour nous emmener dans un de « ses hôtels » à lui, nous n’étions pas obligés d'accepter, nous pouvions voir, « palper » la marchandise avant d'accepter de toute manière, mais lui toucherait une commission ! On décida de jouer le jeux, fatigués, on se laissa faire, et les premières chambres furent les bonnes, on allait enfin pouvoir dormir...On demanda à notre chauffeur s'il était libre, en début d’après-midi pour nous faire le tour du patelin et avec un grand sourire, il accepta bien-sur ...On allait enfin pouvoir allonger nos jambes, mais nous devions avant tout repos se faire solliciter (décidément) par le patron ou gardien de la guest-house qui nous demanda si nous voulions du Charas (haschich) ou du plus fort (opium, brown...etc, un vrai supermarché ce bonhomme) ; il proposa même à Yann s'il voulait « une couverture » avant de s'assoupir, malin le boss , il avait remarqué qu'il était seul...
Nous refusions toutes propositions...On voulait juste dormir, au calme !
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Vers les sources du Gange ! (déc 91). Haridwar-Devprayag.
Nous nous rapprochions des dieux, pas de doute, l'enfer devait être bien loin tellement le froid nous saisît à notre réveil, dans cette petite guest-house située sur les bord du Gange. Un thé nous réchauffa ! « Notre rickshaw » était déjà là, assis devant le comptoir de la réception, tout sourire, satisfait ; il avait ses clients pour la journée. Nous avions faim alors ils nous emmena dans un restaurant où il avait ses habitudes malgré lui puisqu'il tenta de nous faire déjeuner dans un restaurant pour touristes indiens au sein d'un hôtel de luxe. Il devait penser que nous n’étions pas de bons clients, du moins pas vraiment malléable.
On se régala de Chapatis cuits dans un Tandoori avec un merveilleux Paneer Butter Masala. Le tandoor est le four en terre traditionnel indien se chargeant par le haut. On peut faire cuire, collé sur les parois internes de « cette jarre-four » le pain, ici les Chapatis, sorte de galette de pain, mais on peut aussi y faire saisir toutes sortes de viandes et poissons embrochés puis suspendus à la verticale au centre de ce four juste au dessus des braises qui tapissent le fond du Tandoori.
Le Paneer est lui tout simplement une sorte de Tofu non pas de soja mais fait à base de lait de vache, ce matin là, préparé dans une sauce curry (Masala veut dire mélange, dans notre cas, mélange d’épices) rouge additionnée de beurre clarifié, un délice.
Repu, on décida de faire le tour du quartier, une balade aux alentours de Haridwar, qui à part ses ghats, était une ville indienne dédiée aux pèlerinages, très bruyante. Des ashrams, mandirs, hôtels, temples multiples et restaurants pour pèlerins ne semblaient être que la seule et unique activité de cette ville dédiée au fleuve Gange. La journée fut courte, le soleil disparaissant derrière la montagne dès cinq heures de l’après- midi, le froid s'installant irrémédiablement. Nous étions encore bien fatigués.
Le lendemain, nous avions programmé avec notre ami rickshaw (on devint de plus en plus proche) la visite de Rishikesh, tout près de Haridwar, village où dans les années soixante, les Beatles vinrent se ressourcer, méditer dans un ashram. Rendez-vous fut donc pris avec notre rickshaw, tôt le lendemain matin pour une journée en immersion au milieu des babas, en effet notre chauffeur nous prévînt : « Ah, Rishi ( Rishikesh), c'est désormais la Mecque des occidentaux en mal « d'indianité » ! ».
Aux aurores, le lendemain, nous nous levions plein de bonne volonté et surtout vraiment reposés. Notre chauffeur n’était pas là , « ça y est, ça commence à foirer, c'était trop beau !», nous dirons nous, mais on le saura plus tard, il avait pris du retard lors de sa Punja quotidienne, celle-ci particulièrement plus longue que d'habitude, il voulait remercier les dieux de lui avoir mis sur sa route des clients comme nous. On prit alors notre petit déjeuner à l’hôtel et dans un timing presque parfait, notre pitance à peine terminés, le rickshaw-wala arriva les bras chargés de colliers de fleurs qu'il s’empressa de nous mettre autour du cou, il avait aussi dans des feuilles d'arbre, de la pâte de santal qu'il nous badigeonna sur le front. A l'horizontal tel trois traits, la marque de Shiva, pour nous les garçons et une ligne verticale rouge pour mon ex, marque de Vishnou. Il nous expliqua que son retard était lié à cette offrande, il avait du faire deux temples pour cette punja livrée à domicile. Nous étions donc parés pour Rishikesh.
Le chemin fut court, on emprunta la route montant vers les cimes de l’Himalaya, après une heure de trajet, sur la rive opposée du fleuve, nous apercevions la ville sanctuaire. Il nous déposa donc à l’entrée d'un gigantesque pont suspendu, qui nous emmena vers de majestueux ashrams. Même de loin, on sentait l'argent. Les donateurs avaient du être généreux. À l’entrée de Rishikesh, on tomba sur de nombreux étrangers, la plupart habillés de blanc, un air illuminé, voulant dégager la sagesse, et le sérieux de leur état proche de la lévitation. On fut tout de suite sollicité pour savoir si nous voulions pratiquer méditation et yoga, stage en tous genre, bouffe végétarienne, voire du jeun, à des tarifs défiant toutes concurrences : C'est-à-dire, réveil aux aurores, toilette dans les eaux glacées du Gange, puis méditation, puis yoga , un seul repas frugal et nuit sur une natte pour des tarifs dignes d’hôtels cinq étoiles. Un bon business qui expliquait ces ashrams somptueux, sûrement financés par des occidentaux en mal de spiritualité, de retour aux sources...À chaque coin de ruelles, on continuait de nous interpeller, même des pseudos guru-européens s'y mettaient. Il nous fallut très peu de temps pour fuir ce Dysneyland de l'indouisme. Eh ! Fallait pas déconner! On n’était pas des gogos ! En rebroussant chemin, nous croisions deux sadhous qui nous proposèrent de venir dans leur retraite, une sorte de grotte au bout d'un chemin rocailleux. La curiosité nous fit les suivre. Après le partage d'un shilum, ils commencèrent à nous demander tout et n'importe quoi, ils cherchaient des sponsors, une fois de plus nous fuyions, on ne serait pas décidément des gogos à babas, enfin pas tout de suite. On repassa le pont suspendu où perchés sur les grands filins d'acier, des babouins assez hargneux ne comprenaient pas que nous n'ayons rien à leur donner à manger...À Rishikesh, même les bêtes voulaient vous alléger de vos dollars !
« Fuyons, fuyons ! » fut donc le mot d'ordre...
On grimpa dans le rickshaw pour retourner à Haridwar, le lendemain matin, décision fut prise que nous partirions en bus car le chemin de pèlerinage que nous recherchions pour notre marche vers les sources avait été englobé par la route asphaltée ; il n’était pas question de marcher le long la route ! Il fallait continuer en bus pour trouver un sentier de montagne. On passa la fin d’après-midi au petit resto de notre chauffeur qui voulu par la suite nous inviter chez lui, il voulait nous présenter à sa famille. On rencontra sa femme qui nous offrit une thé délicieux et nous rencontrions deux beaux enfants arrivant de l’école dans leur uniforme impeccable. Des gens simples mais vrais...Nous avions donc décider de partir très tôt le lendemain matin, nous rentrions à notre hôtel pour y passer une vraie nuit. Notre ami-chauffeur viendrait le lendemain nous emmener à la gare des bus.
Aux aurores, après notre punja, délivrée par notre chauffeur, nous rejoignîmes la gare des bus. On le paya de son dévouement et de ses services et il nous remercia avec les mains jointes sur la poitrine : « Namasté, Ji » ! Il avait le sourire, on n'avait pas du être radin, tant mieux. Nous nous fîmes nos adieux en se promettant de se revoir ; on ne le revit jamais mais on lui envoya les nombreuses photos que nous avions prises de sa famille et de nos excursions en sa compagnie. On ne saura jamais s'il les reçut.
Le dernier service qu'il nous rendit fut de nous dégoter un bus où nous trouvions d'ailleurs des places assises, il n’était même pas plein ce bus ! Manifestement, nous allions vers des régions moins habitées de l'Inde.
La route fut majestueuse, avançant au dessus de vides gigantesques, au dessus de nous des montagnes vertigineuses, quelques fois, on pouvait apercevoir des bus qui avaient terminés leur parcours au fond des gorges abruptes, nous n’étions pas vraiment rassurés mais au milieu de nulle part, nous n'allions tout de même pas descendre du bus, les passagers nous auraient pris pour des fous ou encore pour d’étranges étrangers, confirmant alors leurs pensées que nous n’étions qu'alors que de misérables personnes non fréquentables! De tout façon, les dieux étaient avec nous. Notre ami nous avait offert, une malla (collier), une protection qu'il nous avait passer autour du cou avant notre départ. Avec un médaillon de Shiva sur la poitrine, que pouvait-il bien nous arriver ? Nous avions notre assurance multirisque !
Nous arrivâmes dans l’après-midi à Devprayag. Le bus nous déposa sur la route surplombant le village qui lui se terrait à flanc de montagne aux confins de la Barghavati river et l'Anakhanda river, ces deux rivières se rejoignant au pied de ce village et formant alors le fleuve Gange.
Le touriste commençait vraiment à se faire rare, sur le bord de la route où le bus nous laissa, il y avait de nombreux bouis-bouis s'imbriquant dans la rocaille grise de la montagne. On chercha un hôtel, mais il n'y en avait pas, seuls les mandirs (en principe réservés aux hindous) pouvaient nous offrir un toit pour dormir. Un brahmane accepta malgré notre face de non-hindou, de nous héberger dans un dortoir prévu pour quelques centaines de pèlerins. Il nous offrit même le thé. Il faisait encore plus froid, le soleil se couchait, et malgré le fait d'être impies, il nous invita à partager son repas, puis de retour dans notre dortoir gigantesque, nous nous enroulâmes bien vite dans nos duvets de montagnes que l'on maudissait il y a encore quelques jours, tellement ils encombraient, prêts à les laisser à Delhi ; désormais, vu le froid presque polaire, nous étions vraiment heureux de les avoir transbahuter jusqu'ici. On dormit comme des bébés !
Avant le lever du jour, notre hôte vint nous réveiller avec un thé très très chaud mais tellement réconfortant. Il nous intima de nous passer un coup de flotte sur la figure, il allait nous faire la punja au sein du petit temple du mandir. Il fallait accepter les règles, c’était aussi pour les brahmanes du temple l'occasion de récolter des offrandes, le gite , lui, étant gratuit.
Nous passions ensuite la journée dans les ruelles du petit village en contre-bas de la route. On se renseigna pour savoir laquelle des deux rivières allions nous suivre ? En effet, les sources du Gange n’étaient pas vraiment définies, trois possibilités s'offraient à nous. La remontée le long de la Barghavati river fut vite abandonnée, par ce chemin nous aurions pu aller rejoindre la route de Gangotri mais apparemment la neige et les éboulements nous empêcheraient de suivre cette rivière. C’était peut-être de l'intox, car nous nous rendrons compte que les habitants des trois vallées revendiquant les sources du Gange se faisaient une guéguerre de bon aloi pour attirer le pèlerin vers sa source déclarée ! On partit donc en repérage le long de l'Anakanda river, nous prendrions ensuite la direction soit de Badrinath ou Kerdanath... On vit très vite l'ancien chemin de pèlerins, suivant la rivière, sur la rive opposée à la route aménagée pour rejoindre ces deux sources du Gange revendiquées. On partirai le lendemain matin, très tôt ! On calcula qu'il nous faudrait deux jours pour rejoindre Rutraprayag !
On revint passer l’après-midi au pied du village, au bord de l'eau, au plus près du lieu où les deux rivières se rejoignaient. À l’époque, l'endroit n’était pas aménagé comme on peut le voir sur les photos, car dans une grotte au ras de la rivière, un sadhou ermite y vivait. On s'assit avec lui et ses deux disciples. On fuma bien-sur et nous partageâmes leur déjeuner. On discuta de tout et de rien, le sadhou parlait un parfait anglais (largement mieux que nous autres). Il avait décidé quelques années en arrière, une fois ses enfants mariés et sa femme désirant alors retourner chez ses parents, de quitter son travail dans la banque et de se démunir de tout, puis de consacrer sa vie à la méditation...Il voulait stopper le cycle de ses vies, de ses réincarnations et atteindre le nirvana ! Un vrai sadhou, qui nous donna sa bénédiction pour notre voyage vers les sources du Gange. Ils nous trouvaient atypiques, vouloir y aller à pied n’était pas commun et apparemment cela lui plaisait. On fit bien-sur une offrande avant de le quitter et on lui promit de repasser le voir lors de notre retour des cimes de l'Himalaya ! Fort de sa protection mais aussi plutôt « zen » voire très très haut dans nos têtes grâce aux flots de shilums que nous avions partagés avec lui, nous rejoignîmes notre mandir tant bien que mal ! Notre hôte reconnu tout de suite notre bénédiction étalée sur notre front par le sadhou, gardien de la rivière et nous gratifia de nombreux namastés ! On dina en sa compagnie puis on s'endormit très vite et plutôt bien, nous n'avions plus froid !
Décidément, nous nous sentions de plus en plus proche des dieux...
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Vers les sources du Gange ! (déc 91). Devprayag-Rutraprayag.
Le bout du nez glacé et nos corps engourdis des excès de la veille, nous nous extirpions difficilement de nos duvets lorsqu'un ciel limpide commençait à apparaitre doucement derrière les montagnes abruptes entourant Devprayag. Dans l'antichambre de notre dortoir, nous entendions notre brahmane, gardien du mandir, s'affairer à faire chauffer, probablement de l'eau sur son réchaud au kérosène. Il nous entendit nous réveiller et vint nous offrir le thé. Nos mains froides entourant le verre brulant, nous nous réchauffions tant bien que mal. Nous fîmes une toilette succincte, deux jours que l'on ne s’était pas vraiment laver, il faisait, décidément trop froid ; Cela nous permit tout de même de nous rendre devant le petit temple de notre hôte où on nous promit tout le bonheur du monde, où on nous souhaita un bon voyage, et sûrement beaucoup plus ! Nous étions parés...
On se quitta donc après une dernière offrande et chargés de nos sacs, nous descendîmes vers la grotte de notre baba. On le salua et nous nous engageâmes sur le chemin repéré la veille. Le début de notre « pèlerinage » nous parut difficile, nous étions quelque peu paralysés par le froid et de nature fébrile du aux excès de ces derniers jours, mais avec l'apparition du soleil « la mécanique » se mit en route...Nous marchions à flanc de montagne, laissant la rivière en contre-bas, sur l'autre versant, nous apercevions la route avec ses jeeps et ses bus qui, même sans que la circulation soit vraiment encombrée, avaient la fâcheuse habitude de klaxonner à tout va et alors de nous rappeler que nous étions toujours bien en Inde. Le chauffeur indien aimait vraiment sa trompe de véhicule! Nous avancions, certes au sein de la nature, mais toujours très près de la civilisation, trop près à notre gout. Nous traversions des villages où comme d'habitude les femmes régnaient en maitre. On nous offrit souvent le thé et même des gâteaux, mais à la différence du Népal, les femmes étaient plutôt méfiantes, plus soumises, plus réservées, dirons-nous, à l’éventuel retour des hommes. On avançait bien et le soir nous nous arrêtions à Srinagar (du même nom que celle du bord du lac Dahl au cachemire). Le chemin, après avoir traverser de nouveau la rivière, ne faisait alors plus qu'un avec la route. Nous trouvions une guest-house, petite maison coquette tenue par un allemand (qui n’était pas là d'ailleurs), on se serait presque cru en Bavière, il ne manquait plus que les nains de jardin ! On eut par contre le bonheur de profiter d'une salle de bain équipée d'un chauffe-eau ! Je n'ai plus de souvenir de cette soirée, mais le lendemain nous reprenions la route et il fallut pour rejoindre le chemin passer une fois de plus la rivière, mais ce coup-ci grâce à un baquet suspendu sur une poulie glissant le long d'un filin en acier. Une nouveauté et surtout une sacrée frayeur. On passa avec l'aide de quelques hommes qui venaient de traverser, car théoriquement on pouvait se débrouiller seul pour rejoindre l'autre rive, c'est-à-dire grâce à une corde, de tirer dessus à la force des bras pour faire avancer la nacelle. Mais là, l'attraction de « saïb » prenant ce mode de transport, fit qu'ils nous firent passer sur l'autre rive chacun notre tour, puis nous envoyèrent nos sacs, ouf ! On aurait pu éviter ce passage rocambolesque dans le vide au dessus de la rivière mais le pont suspendu le plus proche était à quelques kilomètres et nous ne voulions pas continuer à marcher sur le bas coté de la route avec tous ces véhicules qui n’arrêtaient toujours pas de nous klaxonner dessus, pour le coup! Notre traversée acrobatique nous prit tout de même un certain temps, nous avions du retard. Sûrement, nous ne pourrions pas rejoindre Rutraprayag le soir même.
En effet, juste avant le coucher de soleil après avoir passé un dernier village et pensant ne pas pouvoir rejoindre avant la nuit noire le pont suspendu permettant de rejoindre Rutraprayag, nous n'avions pas de cartes, on se fiait aux personnes que l'on croisait et de notes prises avant notre voyage, nous décidions donc de dormir à la belle étoile. Yann avait tout prévu, nouilles lyophilisées et barres énergétiques ainsi que du thé. On trouva un endroit pour le bivouac, au milieu de la foret où la pente n’était pas trop raide et surtout pas trop loin du chemin, dormir dans la jungle ne nous rassurait pas vraiment. On fit un feu pour chauffer de l'eau. Le froid nous gagnait et nous avions faim. Sur le chemin en contrebas de nombreux hommes rentraient dans leur village respectif. Souvent, ils s’arrêtèrent pour nous regarder et pour ceux qui parlaient anglais pour partager une conversation autour de notre feu. Nous arrivions à manger et le feu avait besoin d’être alimenter souvent car nous ne trouvions que très peu de bois mort, surement récupérer quotidiennement par les villageoises, nous ne trouvions que des feuilles et des branchages légers pas très loin du campement ; il n’était pas question de trop s’éloigner du feu, pas vraiment téméraires, les Indiana Jones en herbe. Le feu mourrait rapidement faute d'approvisionnement .
La nuit commençait à englober la vallée et les lumières des petites villes et villages de l'autre coté de la rivière nous rappelèrent que la civilisation n'avait pas disparu. Le feu était encore vaillant lorsqu'un groupe d'homme (le dernier d'ailleurs) passa et s’arrêta pour nous mettre en garde, qu'il n’était pas raisonnable de dormir comme ça dans la foret. Il y avait des tigres, des léopard nous dirent-ils! On acquiesçait mais on se dit qu'ils exagéraient sûrement. Ils nous dirent de venir au village, le dernier que nous avions laisser derrière nous en fin d’après-midi. Nous n’étions pas téméraire mais têtus, nous l’étions et avions décidé de dormir dehors, alors nous dormirions à l’orée de la jungle. Déçus et nous prenant pour des dingues, le petit groupe repartit.
La nuit était désormais vraiment profonde et véritablement silencieuse, seulement quelques cris d'oiseaux se perdaient sous le ciel étoilé. Notre réserve de bois s’épuisait comme neige au soleil. Nous n'entendions plus le bruit des véhicules de l'autre coté de la vallée, on aurait dit que la vie s'était arrêtée. Plus personnes ne passaient sur le chemin. On installa alors des couverture de survie sur le sol et décidions de dormir, le feu allait s’éteindre. Yann couchait au dessus de moi et mon ex. Je commençais à m'endormir lorsque Yann me dit « tu as entendu ? » . Je n'avais rien entendu, mais je tendis l'oreille et on commença à entendre une sorte de rugissement, ou plutôt comme un énorme cri que l’écho renvoyait à l'infini sur les flancs de la montagne. Je lui dis que ce n'était peut-être rien, pour me rassurer d'ailleurs, et finissais par dire que je ne pensais pas qu'il y ait de problèmes. On entendit alors des pétards, explosant de partout, enfin des pétards, nous le saurions le lendemain seulement, car nous pensions que c’était plutôt des coups de fusils. L’écho n'arrangeait rien et cela ressembla vite au tintamarre d'un feu d'artifice. Le rugissement de la bête se faisait de plus en plus prononcée. Ce cri roque et profond se rapprochait. Plus ça allait et les rugissements étaient espacés d'au moins un minute et manifestement la bête venait en notre direction. Cela se fit de plus conséquent et nous commencions à avoir le trouillomètre à zéro! Je me souviens, je prenais alors mon ridicule couteau suisse et l'ouvrait et le gardait en main au cas où. Je pensais à fortiori, à la stupidité de la réaction . On se s'imaginait même pas ce que pouvait être ce félin et surement des fantasmes de chasseur contrarié nous firent imaginer le pire. Et si c’était un tigre! Je scrutais les alentours et me dit que si la bête arrivait, nous pourrions grimper dans les arbres mais très vite, je pensais, un félin grimpe aux arbres nettement mieux qu'un homme. Entre nous, nous ne parlions plus, faisant le silence totale, à l'affut du moindre cri de la bête ! Nous entendîmes alors un rugissement tout proche... Une minute passa sans le moindre bruit, puis le félin rugit une nouvelle fois mais le son venait désormais de la droite, puis le suivant toujours à droite mais déjà plus lointain...On entendit encore des pétards d'effarouchement, au niveau du village que nous avions passé en fin d’après-midi, où nous aurions du aller dormir si nous avions écouté les villageois, il y a encore à peine une heure en arrière. Les cris continuèrent mais s’espacèrent pour enfin s'estomper dans la montagne pour qu'enfin nous n’entendîmes plus rien. Le silence ! Nous ne parlions toujours pas, la peur nous avait saisit. Nous n'avions jamais entendu un rugissement et franchement encore aujourd'hui, il sera imprimé à jamais dans ma mémoire. On se mit à parler, plutôt à chuchoter et à rire discrètement de notre peur, à évoquer mon plan B où j'avais prévu avec mon petit couteau rouge à croix blanche de défier un tigre ! Ce devait être parfait pour décapsuler une bière, mais pour le reste, il fallait plutôt oublier ! On rigola franchement lorsque j’évoquais le volonté de monter dans un arbre, imaginant la situation, perché dans un arbre avec une lame évoquant surement un cure-dent pour un tigre prêt à vous dévorer! On se dit que si cela avait été un tigre nous serions déjà mort...Les villageois avaient raisons, on aurait du accepter leur invitation...
On s'endormit lorsque nous étions certain que le silence ne serait plus rompu par le cri du félin. Lorsque le jour se leva, nous avions glissé de notre couche à cause de la pente mais surtout à cause des couvertures de survie de matières totalement lisses ; nous nous retrouvions quasiment sur le chemin. On se mit en quête de bois pour faire un thé. En m'approchant du chemin , vierge de tout passant, je remarquais des traces au sol. J'appelais Yann et on regarda cette trace de coussinets d'un air dubitatif. Elle était un peu moins large que notre main. On en remarqua d'autres qui allaient vers le village, celui se trouvant tout près de notre campement. La bête était passée à dix mètres de nous et avait heureusement passé son chemin. Les premiers villageois passèrent pour se rendre de l'autre coté de la rivière, à Rutraprayag. Ils étaient habillés élégamment et parlaient un très bon anglais. Ils étaient des fonctionnaires rejoignant leur lieu de travail. On reconnu presque les mêmes personnes de la veille au soir qui nous avaient mis en garde de coucher à la belle étoile. On leur montra les traces et ils nous affirmèrent qu'elles étaient celles d'un léopard, d'une panthère des neiges. Ils nous parlèrent alors de certaines de ces bestioles qui pouvaient être mangeuses d'hommes ou de chiens et bétails, d’où les pétards d'effarouchement que l'on avait entendu la veille. On n'y cru pas vraiment, pensant que c’étaient des légendes. Ces félins n’étant pas de réputations, mangeurs de chairs humaines, peut-être attaquaient-ils l'homme pour se défendre, c'était sur. Une fois de plus, les occidentaux que nous étions, savions mieux que les autochtones. Enfin pour eux, nous l'avions échappé belle, nous, nous pensions « cause toujours mon coco ». Le chemin se fit de plus en plus fréquenté par des hommes se rendant en ville. Notre paquetage fait, on prit le flot de circulation et très rapidement nous arrivions en face d'un pont suspendu rejoignant la route asphaltée ; si nous avions su qu'il fut si près, nous aurions continué à marcher la veille au soir. On nous dit que pour Rutraprayg , il fallait traverser, le chemin continuant sur le même versant de la montagne allait plus haut dans la montagne et il n'y avait plus de pont, du moins, pas à proximité. On traversa, la plupart des hommes attendait des bus pour descendre ou remonter la vallée et vaquer à leurs occupations.
Nous marchâmes le long de la route puis en fin de matinée nous arrivâmes enfin à Rutraprayag. On nous accepta dans un mandir. Il était confortable, et équipé de dortoirs de dix personnes. En cette saison, nous étions seuls et le brahmane, gardien des lieux, nous fit un bref plan de la petite ville. Elle se résumait en deux rangées de maisons bordant la route montant vers les cimes de l’Himalaya. On lui raconta notre aventure de la nuit précédente et il nous raconta l'histoire de ce léopard des neiges qui terrorisa toute la population de la vallée, il y a à peine une centaine d’année. Elle avait eu à son actif plus de deux cents attaques d'enfants et de femmes des villages environnants. Le Royaume Uni, alors puissance coloniale, envoya le plus fameux chasseur de félin du royaume des Indes, Jim corbett. Il vint traquer la bête et réussit à la tuer après avoir décimer un grande partie la population des léopards de la vallée, faut-il le rappeler. Enfin, la légende était encore vivante car tous les habitants connaissaient cette histoire et le remerciaient encore. D'ailleurs, au centre de Rutraprayag, une statut à l'effigie de Corbett était vénérée, les indiens lui mettant au pied du statuaire, des offrandes comme à une divinité du panthéon hindou. On passa la journée dans la petite ville bien sympathique. On se renseigna pour savoir de laquelle des deux vallées nous pourrions arpenter, vers Badrinath ou Kedarnath ? Tous nous dirent que les deux routes étaient bloquées un peu plus haut par la neige tout d'abord et par de nombreux éboulements. On se renseigna pour le chemin de pèlerins et tous nous dirent que c’était plutôt compliqué car les deux vallées devenaient très abruptes et la plupart du temps, la route avait emprunté le tracé de l'ancien chemin. On rentra alors au mandir à la tombée du jour, le froid était mordant. On passa la soirée autour d'un feu avec notre hôte qui nous raconta, une fois de plus, l'histoire de Jim Corbett. Décidément, ce chasseur écossais était une vraie légende par ici, un demi dieu.
Le lendemain nous avions décidé de reconnaître, malgré les avertissements, le chemin montant vers les cimes himalayennes. On se promena des deux cotés de la montagne, au départ des deux vallées et nous constations que la montagne était bien aménagée ; Système d'irrigation judicieux alimentant une méandre de culture en terrasse. Ce fut une très belle balade dans un cadre idyllique, mais nous le constations, les anciens chemins de pèlerinages se perdaient dans dans le vide des gorges de l'Alaknanda river. Nous trouvions même un chemin magnifique rejoignant les bords de la rivière, abruptes mais nous nous trouvions vite dans « les toilettes publiques ». Nous verrions au cours de nos voyages que les indiens dont leurs maisons sont très peu équipées de latrines vaquent à leurs besoins, dans la nature et particulièrement dans des lieux où le panorama est magnifique...Caguer avec vue, un must et une certaine classe! En revenant dans la petite ville avant la nuit, nous remarquions que les camions s'accumulaient sur le bord de la route. Tous le disaient : ils avaient du rebrousser chemin , du à la neige mais surtout la route s’étaient carrément effondrée un peu plus haut. Le soir, en compagnie de notre brahmane, nous prenions la décision de repartir en arrière.
Ici, à Rutraprayag, s’arrêterait notre ascension vers les sources du Gange ! Yann accueillerait sa femme et ses filles à Delhi dans moins d'un semaine et faire un détour pour monter vers les sources du Gange du coté de Gangotri nous prendrait trop de temps. Nous étions tout proche des dieux mais ils avaient donc décidé de pas nous accepter dans leur sanctuaire. Les cimes de l’Himalaya ne resteraient donc qu'une vision lointaine. Nous étions, certes déçus, mais ce fut sans regret, l'homme avait façonné la montagne pour y faire passer des camions et n' avait laissé que très peu de place pour les marcheurs. Place aux bus, aux jeep, aux camions, nous, nous retournerions vers la capitale indienne. Yann accueillerait sa petite famille, nous nous séparerions et avant de rejoindre à nouveau notre ami et sa famille à Konark en Orissa sur les bord du golfe du Bengale, nous irions à Agra et Jaïpur « faire du tourisme », le Taj Mahal, magnifique, envoutant, le palais des vents de Jaïpur, les palais de Maharadja, les portes du Rajasthan. Un beau souvenir de monuments, au milieu d'un tourisme de masse organisé. Nous y retournerions plus longuement quelques années plus tard.
En attendant, nous désirions Bénares, l'actuelle Varanasi, l'ancienne Kashi, patrie des dieux, où le cours du Gange, bordé de ses ghats toujours débordantes d'une foule de pèlerins, pointe son lit plein nord, vers les cimes de l’Himalaya où Shiva réside. De sa longue chevelure nait le fleuve avant qu'il ne déferle sur des milliers de kilomètres pour enfin se jeter dans le golfe du Bengale. Ville mystique où si l'on y meurt, on peut briser le cycle des réincarnations et rejoindre alors le nirvana. Nous ne voulions pas mourir mais c'est donc là, dans l'une des plus vieilles villes du monde que nous voulions aller, pour retrouver et rester, décidément, toujours près des dieux . Lire l'article original

Bénarès (déc 91)...Et pour l'éternité !
Nous avions échoué dans l’Himalaya indien, dans l'impossibilité de rejoindre le domaine des dieux, mais nous étions persévérants, devenions-nous de plus en plus mystiques ? L'Inde faisait-elle toujours cet effet sur les occidentaux, la visitant la première fois ? Lorsque l'on parlait de celle-ci avec ceux qui y avaient déjà trainer leurs guêtres, ils vous disaient la plupart du temps : « soit vous en devenez accros, et alors une seule chose vous hante, vous tarabuste, y retourner, toujours et toujours, ou bien vous la détestez et alors vous la fuyez pour toujours sans même lui donner une seconde chance de vous séduire, puis vous l’éviterez à tout jamais ; de toute manière, elle ne vous laissera pas indifférente ! ». Vous avez pu comprendre, pour ceux qui auraient lus mes précédents récits de voyages que je faisais parti de la première catégorie de voyageurs. Après moult tours en Inde, si je devais donner « mon palmarès » des lieux qui ne vous laissent en rien indifférent, Bénarès obtiendrait la médaille d'argent, évidemment Varkala au Kérala reste et restera mon record olympique, mais cette ville incroyable qu'est Bénarès est, dès cette première rencontre en décembre 91 , devenue la destination qui serait au centre de tous mes voyages en Inde, une halte toujours programmée, je passerais coute que coute à Varanasi, son nom actuel, du au deux rivières qui l'encadre au nord et au sud, la Varuna et l'Assi...Son nom Sanskrit, très ancien, connu de nombres d'indiens, bien avant le joug colonial britannique qui eux la nommaient donc Bénares, étant Kashi, la lumineuse (traduction Sankrit), centre culturelle et du savoir depuis la nuit des temps, enfin, depuis des temps immémoriaux. À en croire les historiens, Varanasi serait donc la ville la plus ancienne du monde dans sa configuration actuelle et encore en activité telle qu'elle l'était, il y a au moins trois mille ans, selon des témoignages de voyageurs venus de Chine ! Impressionnant, forcément pour un petit occidental tel que moi ?
Nous (mon ex qui ne l'était pas encore et moi-même) nous y rendions donc après notre courte escapade au Rajasthan et arriverions le matin très tôt, par la grande gare de la ville, Varanasi Junction. Une horde de mendiants nous attendait, enfin habitait sur les quais et le hall de la gare mais aussi aux alentours. Le grand nombre de pèlerins décuplait le nombre de « crève-la-faim », c'était toujours difficile à supporter, une culpabilité en soit, une honte, une volonté de ne pas voir, mais nous apprendrions au fil des années que cela était aussi ça, l'Inde ! Les rickshaws, très très nombreux aussi, nous assaillirent, mais nous arrivions à leur imposer notre destination, enfin du moins à un d'entre eux : Sri Venkateshwar lodge, située dans le Chowk tout prêt des ghats principales, Dasashasmeda ghat (le ghat est le nom donné aux marches et quais aménagés descendant de la ville vers le fleuve, il y en a des dizaines, qui ont chacune une activité spécifique liée à un métier) ! Nous traversions alors une ville engourdie par le froid, mais où l’activité humaine ne semblait jamais s’arrêter, même dès quatre heures du matin, mais l'Inde s’arrêtait-elle des fois ? Ce qui nous sauta aux yeux fut la saleté, des détritus partout, jonchant les moindres coins de rue, la surpopulation en étant surement la raison. Après ce bref aperçu matinal, notre taxi-vélo nous déposa devant l’entrée d'une ruelle inaccessible, du moins grâce à un quelconque véhicule quel qu’il soit. Elle s'engouffrait dans le Chowk, vaste bazar, un peu dans le style des médinas arabes. Un panneau annonçait « temple d'Or » et « Mosquée(??) », un endroit partagé entre deux communautés qui pourtant vivaient totalement séparément, dans des quartiers bien distincts dont nous ferons la visite plus tard au cours de nos passages dans la ville. En effet, si la ville de Bénarès était profondément hindou, elle était aussi très musulmane ; les communautés avaient d'ailleurs des activités très différentes. Les hindous avaient les commerces et restaient à la « lumière », faisant du commerce et les musulmans fabriquaient ce que les hindous vendaient ; particulièrement la soie, la ville ayant cette réputation d’être un lieu en Inde où l'on fabriquait les plus belles soieries brodées de fils d'or, les fameux brocards et saris de Varanasi ! La culture du vers à soie, être vivant, ne pouvait être opérée par les hindous, alors les musulmans, convertis il y a des lustres devaient être, lorsqu'ils étaient hindous, des « hors castes » faisant les besognes « impurs » que les hindous de castes supérieurs se refusaient à faire, malgré tout, la tradition perdurait et l'activité autour la culture du ver à soie en faisant partie.
Nous nous engagions donc dans cette ruelle encore endormi et devions contourner vaches et buffles vautrés sur le pavé, devions aussi éviter d'ailleurs, les innombrables bouses de ces ruminants, jonchant le sol. Elles seraient ramassées plus tard, pour la plupart par des femmes et des jeunes filles qui ensuite les faisaient sécher sur un ghat qui leur était dédié ou sur le mur extérieur des maisons ; on en faisait des galettes pour s'en servir comme combustibles pour la cuisine.
Nous arrivions devant la porte magnifiquement sculptée du lodge, ce qui devait annoncer son caractère très ancien. Après de nombreux « toc toc » et tambourinages, on vint nous ouvrir. Nous rentrions alors dans une maison traditionnelle de Bénarès, transformée en chambres d’hôtes. Une sorte de maison à quatre étages avec une cour intérieure, des balcons donnant sur ce puits de lumière. Durant la décennie où nous passerions régulièrement dans la ville, nous retournerions toujours dans cette guest-house, de magnifique architecture et de bonne tenue (Sri Venkateshwar Lodge existe toujours à l'heure actuelle). Un chauffe-eau ne fut installé que quelques années plus tard, dans la douche commune, mais les petits jeunes s'occupant du lodge, sur demande, vous faisaient volontiers chauffer un baquet d'eau pour vos ablutions, ce qui permettait de supporter les matins d'hiver souvent glacials .
Nous nous trouvions donc à quelques pas du ghat principal, celui où les pèlerins affluaient pour leur prière ou pour se confier à des astrologues, ou simplement se faire raser le crane pour les hommes, symbole de se débarrasser d'un certain passé, de certains péchés, tout cela, avant de se plonger dans les eaux sacrées du Gange. Les touristes aussi arrivaient en masse, ceux des tour-opérateurs arrivaient par ce ghat pour le lever ou le coucher de soleil et faire un tour de barque sur les eaux du fleuve. Fourmillant autour d'eux, des dizaines de vendeurs ne lâchaient jamais prises pour leur vendre tout et n'importe quoi : « Souvenirs de Bénarès » ! Pour se rendre sur le ghat, la route principale était bordée, telle une haie d'honneur, de mendiants attendant l’aumône des pèlerins, ils étaient des centaines mais si l'on regardait sur la gauche, une patte d'oie se formait et une petite allée, plutôt discrète, rejoignait alors le même ghat. Ce petit passage était un marché aux légumes. Nous y prendrions nos habitudes, deux petits échoppes de thé, en vendaient un particulièrement délicieux, à la cardamone, alors simplement assis, on assistait au spectacle quotidien des marchands bataillant avec les vaches ou les singes voulant leur chiper de la verdure. La plupart d'entre eux, entre quelques clients et deux coups de bambous pour effrayer ruminants et agiles macaques, s'adonnaient au plaisir du jeu d'Échecs. Je ferais de nombreuses partis avec un homme qui avait la dernière échoppe de thé au bout de l’allée, surplombant le fleuve, il était aussi bateleur et avait la nostalgie de la France. Il avait été « le passeur » du film documentaire de Louis Malle « l'Inde fantôme » (entre nous, extraordinaire vue de l'Inde d'ailleurs, que je vous invite à apprécier si vous le pouvez) . D’année en année, nous passerions la plupart de notre temps sur ce petit marché, nous nous y ferions des amis, des jeunes gens, originaire du Tamil Nadu , Arjun, Harry que nous verrions grandir, se marier puis avoir des enfants et que mon frère et ma belle-sœur lors de leurs voyages récents nous donneraient de leur nouvelles à leur retour. Juste au dessus de ce petit marché, sur le coté d'un ancien palais de maharadjah, tous les matins, nous avions aussi le droit à l'entrainement des lutteurs, personnages surpuissant soulevant des kilos de fontes.
Arjun, assis juste derrière moi improvisé en bateleur (pour la photo surement?) lors d'une promenade en famille sur le Gange. Devant à droite la femme de Harry alors enceinte. Il y a trois ans, mon frère et ma belle-sœur les rencontraient de nouveau, je n'ai jamais perdu contact avec eux ! Au cours de notre premier séjour, nous visiterions les temples, les ghats du nord au sud . Ghat des laveurs (dhobi), des gardiens de buffles, des tanneurs, des faiseurs de galettes de bouse etcétéra... Bien sur le ghat de Manikartika où les crémations traditionnelles, grâce à du bois, avaient lieu. Lieu étrange, serein et sordide en même temps, en activité 24 heures sur 24, où une fois le bois consumé, on poussait les cendres et les restes non brulés (c'était souvent le cas) dans les eaux du fleuve. De l'eau grasse jusqu'aux genoux, de nombreuses gamines et gamins récupéraient or et attributs des défunts et des chiens galeux attendaient leur part du festin, des tortues d'eau s'affairaient à nettoyer le tout. Le fleuve sacré était en fait un vrai dépotoir, les vaches et les jeunes enfants, considérés comme des êtres purs ne passaient pas par la case crémation et étaient immergés lestés d'une grosse pierre tels quels dans les eaux du fleuve. Pourtant on y voyait de nombreux dauphins au long museau, toute sorte de vie animale, on y voyait bien de nombreux pèlerins boire l'eau du fleuve ; le caractère sacré faisait-il que ses eaux étaient aseptisées par les dieux ? J'en doute mais Bénarès était ainsi, magique, envoutante malgré toute cette crasse...Des sadhous, des vieillards restaient dans de petites niches aménagées, le long des palais de maharadjah longeant les ghats, tous ces palais décrépis par les crus du fleuve et le manque d'entretien, alors à leur pied, tous ces anciens attendaient la mort et leur ticket d’entrée pour le nirvana, la ville sacrée leur permettant enfin de briser le cycle des réincarnations.
Si nous rejoignions le centre-ville, la route, plus ou moins parallèle au fleuve était totalement embouteillée du matin au soir, particulièrement par une pléiade de Rickshaw-vélo, se faisant régulièrement lattés par des flics (toujours aussi sympathique, ceux-là) qui avaient le coup de bambous facile. Il était donc impossible de se déplacer correctement dans cette ville. Décidément, elle accumulait les défauts !
Gaudowlia, au bout de la route de Dasashamedha ghats était aussi un endroit privilégié pour rester en béatitude devant le spectacle de la rue. D'ailleurs, sur cette sorte de rond point où un flic tentait de réguler la circulation, un vendeur de lassi (yogourt liquide, ressemblant à du yaourt grec )nous offrait dans sa boutique, une place privilégiée sur ce spectacle dantesque, proche du chaos. Non négligeable, notre vendeur y concoctait le fameux « bang lassi », une boisson plutôt méditative, si vous voyez ce que je veux dire, dont je ne vous ferais pas un dessin.
Je pourrais vous raconter notre passage en 1992, nous étions alors dans la ville lorsque déferla plus d'un million de fanatiques nationalistes hindous se rendant à Ayodya y détruire une mosquée battit il y a plus de cinq cents ans sur les ruines d'un temple hindou qui selon la légende y était battit sur l'endroit où naquit le dieu Rama, Dieu particulièrement vénéré dans le panthéon hindou. En une journée la mosquée fut détruite sous le regard complice de la police restant les bras ballant, le pays plongea alors pendant plus de quatre mois dans la pénombre, il y eu des milliers de morts entre les communautés hindous et musulmanes !
Vous pourrez alors vous demander légitimement : « Mais qu'est-ce qu'il a pu trouver à cette ville, pour y retourner tout le temps ? La description qu'il vient d'en faire, saleté, chaos, mendiants, surpopulation, communautarisme etcétéra... aurait du le faire fuir de cette soi-disant cité lumière ».
Mais je pourrais vous en raconter pendant des lignes et des lignes sur les ruelles immaculées de traces rouges venant des crachats des mâcheurs de bétel, incontournable activité des hommes de Bénarès ; le soir, tous les hommes, toutes conditions sociales confondues se « faisaient l’apéro » au bétel ! On pourrait en dire et en redire sur la vie des ghats et ses habitants ; je pourrais aussi vous parler de Sarnath , dans la banlieue de Bénarès, lieu magique où dans le parc aux cerfs, Siddharta fit son premier prêche et envoya ses cinq disciples à travers toute l'Asie pour répandre la bonne parole du Bouddhisme. Je pourrais vous parler de toutes ces petites boutiques où d’innombrables artisans travaillent du matin au soir, rouleurs de bidis, barbiers, graveurs, joueur et fabricants de tabla, cithare et tampura, la liste serait trop longue, mais cette ville et ses habitants vous donnaient cette impression de sérénité ! Je ne peux pas vraiment l'expliquer, Bénarès est envoutante et attirante à l'infini, c'est une ambiance, un tout qu'il est difficile d'expliquer. Nous l'aimerions tellement que lors de ce premier voyage après notre départ de Konark, prochaine étape de notre voyage, nous nous y arrêterions de nouveau en revenant vers Delhi. Même lorsque nous fûmes à Varkala plus tard dans le sud, on se tapait des 50 voire 72 heures de train (un record ?) pour rejoindre cette cité merveilleuse, la cité des dieux, la ville de Shiva, dont nous ne pouvions réellement plus nous passer.
On quittait donc provisoirement Bénarès lors de ce premier voyage, direction l'Orissa, pour une histoire de train qui nous emmènerait sur les bords du golfe du Bengale. Allait-on laisser les dieux derrière nous , le « virus » Bénarès nous laisserait-il tranquille ? Nous ne le savions pas encore, mais non, on reviendrait à Bénarès mais Konark allait aussi nous étonner ! Les dieux y avaient aussi une résidence secondaire...
Notre petit ticket de train en main, grand comme un ticket de métro où tout était étonnamment écrit dessus : Subha yatra (bon voyage), le numéro de train, la destination, le numéro de siège, le numéro de wagon, un vrai roman écrit sur un morceau de carton de 6 centimètres sur trois...Nous retournions à la gare de Vanarasi Junction pour continuer notre périple vers l'est, toujours au plus proche des dieux...
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Konark ! (déc 91). Le temple du soleil !
Nous quittions donc Bénarès avec la promesse d'y revenir très vite... En attendant, nous voulions rejoindre Konark en Orissa. On allait prendre le train, moyen le plus efficace de se déplacer en Inde pour les longues distances. On prit d'abord un « express », un grand mot, les trains en Inde étant loin d’être des TGV. Nous partirions le soir pour voyager toute la nuit en « second sleeper », couchette assurée avec ambiance garantie ! Nous passerions aux aurores à Lucknow dans le Bihar puis devrions changer de train à Howra Junction aux portes de Calcutta.
La gare de Howra était une vraie cour des miracles, point de chute de hordes de paysans déshérités venant de toutes les régions limitrophes pour tenter leur chance dans la capitale du Bengale. Beaucoup n'iraient jamais plus loin...
Au sein de cette gigantesque gare, on pouvait d'ailleurs y trouver le plus long quai du monde, plus de 900 mètres de long... Vous pouviez tenter un marathon en y faisant 47 fois la distance. Nous, nous devions juste y prendre un train « omnibus » partant vers le sud, vers Bubhaneswar, capitale de l’état de l'Orissa. Non sans appréhension. Nous étions donc obligés d'attendre à Howra Junction, ville gare ou gare ville ? Howra, où un pont de fer tout aussi démesuré, datant de l’époque coloniale britannique, traverse le Gange pour atteindre sa rive nord, pour rejoindre la mégalopole de Calcutta. Des années plus tard, je traverserais ce pont à trois niveaux, un pour les trains, un autre pour les petits véhicules à moteur et le dernier pour les piétons et véhicules lents en tous genres, ce dernier niveau étant entre autre un campement à ciel ouvert, où des familles entières, ayant malgré tout réussit à s'extirper de la gare, n'avaient jamais eu les moyens de rejoindre la capitale, même dans un de ses bidonvilles de tristes réputations. C’était juste un énorme village, tout au long d'un pont, peuplé de pauvres gens !
Nous descendions donc de notre train après une nuit relativement confortable où une fois la cohue de l'embarquement, tout le monde avait trouvé sa place (indiquée sur le petit ticket) tant bien que mal. On arrivait à dormir dans les trains en Inde malgré le confort précaire. À Howra, à peine le temps de pouvoir trouver le quai puis le train partant vers l'Orissa, nous étions assaillis par des hordes de gamins, crasseux, pouilleux, désirant des piécettes ou de quoi manger. Ce fut très oppressant et notre statut d’européen nous rendait mal à l'aise, mais nous continuions et trouvions relativement rapidement notre voie pour partir vers Bubhaneshwar.
Le trajet de jour serait beaucoup plus « ruts », pas de réservation et s’arrêtant dans toutes les gares, la foule était au rendez-vous. Nous réussissions à nous extirper du train malgré le monde et en milieu d’après-midi, nous débarquions au sein de la gare de la capitale de l’état de l'Orissa. Nous n'avions pas encore la pratique des nombreux voyages que nous ferions en Inde, nous le saurions plus tard, toujours prévoir une gare à l'avance (si l'on arrivait à se repérer bien évidemment, ne pas hésiter à demander à vos voisins non plus) pour rejoindre la porte de sortie et descendre ensuite dans la bonne gare. Les couloirs totalement englués de voyageurs au long cours, étudiants, pèlerins, mendiants, fonctionnaires, voleurs, paysans fauchés déménageant de leur campagne avec femmes, enfants et bardas, chanteuses et musiciens, montreurs de serpents et j'en passe, ah ! cela change des trains en Europe ? Eh bien, ces couloirs surchargés permettaient tout de même à de nombreux marchands ambulants de vendre toutes sortes de choses, surtout du thé, des petits encas, des fruits permettant de faire passer ces voyages qui, en Inde duraient des heures et des heures, on finissait même par profiter de gouter les spécialités culinaires des régions traversées ; les voyages ne sont jamais assez long en Inde ! Lors des longs trajets, même dans des postures parfois démantibulées, les gens toujours aussi avenant vous faisaient la conversation, les touristes étrangers voyageant habituellement en première classe, alors voyant des « saïb » au milieu de la populace, ils en profitaient ; les questions fusaient, les interrogations de toutes sortes, à notre sujet, ces étranges « blancs » venus se perdre dans un pays archaïque, ils étaient fiers de voir ces étrangers visiter leur pays et surtout l'apprécier alors qu'eux-même avaient du mal à le supporter, mais eux y vivaient tous les jours, nous, nous n'étions qu’éphémère, juste de passage . Il n’était pas rare non plus, de rencontrer d'autres voyageurs vous invitant chez eux, en dix ans cela nous arriva au moins une fois tous les ans, ou alors simplement vous offrant leurs services pour trouver des correspondances aléatoires dans les gares, aux arrêts de bus, d'ailleurs dans le cas qui nous intéresse, la gare des bus de Bubhaneshwar, pour enfin, rejoindre Konark (ou Konarak) sur la cote, au bord de la mer... Enfin du repos !
Bhubneswar était une petite ville, sans beaucoup de bousculades , ni d'embouteillages, un vrai petit air de province, étonnant pour l'Inde, après nos passages à Delhi, Agra, Jaipur, Bénares, Calcutta ou le gigantisme et le fourmillement humain était de rigueur. On voulut donc chopper un bus pour Konark mais l’après -midi, il n'y en avait plus, on devait prendre la direction de Puri, la Goa de l'Orissa, et trouver une autre correspondance. Depuis longtemps cette ville côtière (Puri, c'est pourri?) était un « spot » pour hippies devenu une destination de « backpackers ». Nous ne voulions pas y aller, alors on descendit du bus au milieu du trajet, à Pipli, ville très colorée par le fait qu'elle avait fait de sa spécialité, de la teinture à dominante rouge sur cotonnade, agrémentée de motifs naïfs. Toutes les rues de la ville en regorgeaient et les boutiques rivalisaient du meilleur décor attractif, une vraie explosion de couleur !
A Pipli, cela devenait de plus en plus compliqué pour les correspondances, très peu de gens parlant anglais, mais en fait on commençait surtout à être fatigué et à saturer de la foule, il était temps que l'on arrive, et puis enfin, on trouva une sorte d'énorme rickshaw collectif, surpeuplé et nous pûmes rejoindre Konark. Nos amis nous attendaient dans un lodge des plus calme, à la sortie du bled...Un guide, se tenant à la sortie du taxi collectif, un dénommé Rupo, qui serait par la suite de tous nos déplacements et visites du fameux temple du soleil puisqu'il en était un guide officiel, nous emmena enfin dans cette petite guest-house coquette et bien tenue. Nous y passerions notre séjour, un bonne dizaine de jours, le temps de traverser l’année 1991 vers 1992. Nous n'avions d'ailleurs pas le choix, puisqu'elle était la seule de l'endroit, nous pouvions enfin nous poser !
Idéalement, étions nous à la sortie de Konark sur la route de la plage, un rickshaw vélo nous emmènerait quotidiennement sur la plage de sable blanc non loin, façonnée par les vagues et les courants puissants de la mer du golfe du Bengale. Nous y passerions nos après-midis, des kilomètres de plage sans un clampin, juste un village de pécheurs nomades y était provisoirement installé. Un petit temple d'Hanuman, le dieu singe et un baba-sadhou, maitre des lieux, finissait de nous rendre l'horizon d'une beauté assez rare et unique. Un vrai plaisir.
Bien-sur, nous étions venus à Konark pour le temple du soleil, réputé entre autres pour ses sculptures érotiques. Les pèlerins indiens y venaient pour y faire des offrandes et « optimiser » leur fertilité. Lorsque Surya Temple fut construit au tout début du second millénaire , l'Inde avait une population décroissante (eh oui, comme quoi les temps changent...) et le roi du moment avait engagé des sculpteurs pour y tailler dans la pierre, des scènes de fornications en tous genres pour stimuler la libido de ses concitoyens. Notre futur guide Rupo nous fit la visite « colorée et détaillée » du temple et je conseillerai à ceux qui voudrait visiter le fameux Surya Temple, de prendre un guide, le spectacle et la verve de ceux-ci est garantie, et une franche rigolade accompagne les descriptions scabreuses de ces statues. Inoubliable ! Nous verrions que les habitants des villages alentours étaient d'ailleurs très portés sur la chose ! Le roi de l’époque avait donc réussit son coup ! La population de l'Inde allait dépasser celle de la Chine dans les années 2020 ?
En fait, Konark n’était qu'un temple et des boutique l'entourant, le soir, les bus de pèlerins et de touristes étant retourner dans leurs pénates, tous rentraient dans des villages disséminés dans la campagne, seulement accessibles à pied ou en vélo par des sentes traversant des rizières. Un paysage magnifique, un petit air d'ISAN.
Mais nous étions arrivés là, surtout sur les conseils d'un ami de Yann, qui dans les années soixante avait fait une retraite en compagnie d'un baba, Propulo Baba, que nous côtoierons tous les soirs. Avec ses disciples, tous guides au temple nous formerions une sacrée bande de fumeurs de shilum, discussions interminables, méditations et notre Baba, ancien fonctionnaire de police, qui avait laissé sa vie civile depuis des lustres, avait tellement d'histoires à raconter que nous étions fascinés et nos soirées étaient un vrai plaisir. À coté de sa case d'ermite, faite de feuille de cocotier , un petit ashram s’était installé. Oh ! tout simple, rien à voir avec ceux de Rishikesh, non, ce n’était qu'une dalle recouverte d'un toit en branchage, une statue trônait, le dieu soleil bien-sur, surplombant le parterre où des disciples, des locaux venaient y faire de la musique, venaient y célébrer des mariages des naissances, venaient y méditer, ou bien s'adonner au plaisir du yoga, tout cela sous l’égide de ce tout petit homme, homme saint, Propulo Baba.
Yann qui était déjà venu l’année précédente, avait décidé d'y revenir avec sa fille de huit mois pour lui prodiguer un baptême hindous, ce fut une belle fête, où les femmes de nos amis cuisinèrent, où nous fîmes de la musique, où nous fumerions des shilums grands comme des avant-bras...Sa petit fille était d'une blancheur immaculée, et grosse comme un bouddha chinois. Elle fascina tout le monde. Yann et Claire l'avaient appelés Surya, soleil en hindi, un vraie petit soleil, comme le nom du dieu du temple de Konark ; alors préméditations, prémonitions ? Surya a toujours un air lumineux de nos jours !
Nous reviendrons encore deux fois à Konark et elle restera dans mon cœur, forte de cette première rencontre inoubliable.
Notre premier voyage s'achevait donc, il fallait juste rentrer à Delhi, retraverser tout le nord de l'Inde, mais nous ferions « un stop » à Bénarès avant de rejoindre l'Europe. Nous allions revenir en terre française totalement transformés, déboussolés, avec une seule envie, revenir en Inde et découvrir le reste du pays. Nous y reviendrons dix années de suite, la traversant en long et en large, y faisant plusieurs fois le tour de ce pays continent qui serait pour toujours pour moi "Mother India".
S’achève donc cette série d'articles sur ce que fut cette découverte de l'Inde, ce qui m'aura permis de vouloir aller plus loin, visiter d'autres pays en Asie, pour avoir atterri depuis plus de dix ans en ISAN, au nord est de la Thaïlande. Un cheminement de plus de vingt ans, mais qui avait donc sa source en Inde, comme une nouvelle naissance vers une nouvelle vie. Après une première vie française, Mother India m'aurait vu grandir, Mother India m'aurait accompagné dans une enfance asiatique et depuis que je traine mon éternelle adolescence en ISAN, jamais elle ne m'a abandonné. Aujourd'hui, adulte ? Pas encore. Je revenais et reviendrai régulièrement en Inde, je lui ai fait et je lui ferai souvent des appels comme elle me fait régulièrement des signes même si l'ISAN est désormais, ma plaine de jeux, pour les années à venir...Mais ceci, toujours sous son regard protecteur, toujours auprès des dieux !
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Je vous ai donc présenté "Mon Inde à moi" comme je l'avais ressentie lors de ce premier voyage. Je rajouterai quatre articles à propos de Varkala, petite bourgade du sud de l'Inde située au sud du Kérala. Tombé sous le charme lors de mon deuxième voyage, je retournerai pour aller m'y installer pendant une petite dizaine d'années, construisant une maison et partageant tous mes hivers, à l'époque, lorsqu'elle n'était pas encore devenue une station balnéaire très prisée des "backpakers" et des indiens branchés...
En attendant voici le lien vers cette série d'articles.

Varkala, Kérala, South India.(4)
Il y a des lieux dans le monde qui ne laissent pas indifférents, et Varkala en fait parti !
J'aurais pu en parler dans ma rubrique "Divagations indiennes" mais Varkala, ou petite baie charmante donnant sur la mer d'Oman, mérite que l'on y consacre plusieurs articles. Par hasard, je m'y suis arrêté lors d'un voyage en 1992, puis j'y ai passé presque 10 hivers consécutifs ! Les gens que j'ai pu y rencontrer, vous donnent de l'inspiration ! Des amitiés exceptionnelles s'y sont construites, de l'amour, ce petit bout de pays, en regorge et mon voyage récent en Octobre 2011 après presque dix ans d'absence va me permettre de vous présenter un autre petit paradis, différent de l'ISAN certes, mais tout aussi authentique !
Varkala, un p'tit coin de paradis? (première partie)
Il y a une semaine, je suis retourné à Varkala après dix ans d’absence mais ma première rencontre avec ce lieu si particulier se passa durant l'hiver 1992 , lors de mon deuxième voyage en Inde.
Pour la première fois, nous avions (avec ma compagne de l’époque) repris les trajets de notre première déambulation indienne, c'est à dire le Nepal puis le bassin du Gange mais une fois à Bhubaneshwar, nous avions tracés vers le sud, jusqu'à Kanyakhumari (ancien Cap Cormorin) puis remontant la cote ouest, arrivés à Trivandrum (Thiruvanantapuram), capitale de l'état du Kérala, nous cherchions une plage. La cote de l'ancien Malabar en était truffée ! Fallait-il en trouver une , digne de ce nom ?
Lors d’arrêt sur la cote est de l'Inde, ses plages magnifiques étaient bien là, mais elle servait comme beaucoup de plage du sous-continent, de toilette publique. Nager au milieu des étrons, n'est pas forcément idyllique ! L'indien, lui cherche de l'eau pour ses soulagements matinaux, et la mer, donc la plage, est un endroit rêvé. La sensation de se « libérer » avec vue magnifique sur le golfe du Bengale au moment du lever du soleil, quoi de plus beau ? Nous, nous cherchions donc une plage où l'on pourrait se baigner et pourquoi pas buller, se reposer de trois mois de voyage intense !
Nous avions un guide de voyages comme tout bon routard et le « Lonely Planet »était la référence du vrai baroudeur. On n’échappe pas au cliché ! A l’époque, la version française n'existait pas encore et avec notre pavé (il faut le dire, pour voyager léger le « Lonely » n'est pas l’idéal) sous le bras, nous remarquions un entrefilet dans les lieux à voir, proche de Trivandrum :
Varkala ! En deux lignes, ils disaient que c’était le seul endroit de l'Inde où l'on trouvait un centre de cure dépendant du gouvernement, des sources d'eau thermale tombant des falaises sur la plage, plage d'ailleurs appartenant au temple (peut-être l'indien ne s'en servirait-il pas de toilette, nous verrions), par contre aucun hôtel ni guest-house n’étaient recensés !
A la gare des bus de Trivandrum, dans un bordel pas possible, comme toujours en Inde, nous trouvions un bus de l’état du Kérala qui faisait la ligne jusqu'à cette plage. Ils nous l’affirmèrent. Nous montions dans ce bus couleur rouge/sable et longions la cote escarpée de la mer d'Oman jusqu'au temple de Varkala, le temple de Swami Janardhana...On était un dimanche, je me souviens et les bus n’étaient pas encombrés d’écoliers. Après deux heures de trajet, nous arrivions dans la ville proprement dite de Varkala, le temple et la plage étant trois kilomètres en aval de la ville. Nous n��étions alors plus que tous les deux dans le bus. Pas de pèlerins ni personne pour se rendre à la mer. Il faut dire qu'il était déjà presque cinq heures de l’après-midi, le pèlerin voyageant vers sa Punja se matérialisant plutôt vers cinq heures du matin !
Nous descendions du bus sous l'injonction du chauffeur : fin de parcours !
Il n'y avait quasiment personne. Personne pour nous solliciter pour un hôtel (normal, il n'y en avait pas) ou même un rickshaw walla (Conducteur de petit taxi à trois roues, style Tuk Tuk thaï, en Inde la plupart de couleur noire et jaune) pour nous proposer de nous rendre dans un lieu de notre choix ou de son choix (comme souvent en Inde)...Un petit resto faisait le coin et les gens y prenaient le thé en grignotant des sortes de beignets de bananes. On entra avec nos gros sacs (décidément), s'asseyant, nous prenions alors la place de quatre, voire six indiens lambda. On ressortit alors et posions nos sacs dehors, ce qui parut être apprécié et considéré comme un geste civilisé. Nous buvions notre thé et demandions au patron/caissier où se trouvait la plage. Il s'extirpa de son poste de vigie et nous indiqua une petite route en terre et nous dit dans un anglais plus que correct que la plage était à un peu moins de un kilomètre.
Nous prenions notre bardas et marchions à l'ombre de gigantesques cocotiers (Kerala veut dire « le pays des cocotiers »). Nous croisions que très peu de monde. Étonnant pour l'Inde. Sur la gauche, en hauteur, nous passions le temple, ce qui devait être celui de Swami Janardhana, à droite un grand bassin pour les ablutions qui devait dépendre du temple. On avançait toujours au milieu de cet havre de paix, nous remarquions des rizières tombant de la colline vers ce qui commençait à sentir la mer. C’était magnifique, calme, seulement quelques explosions de pétards venant du temple nous indiquait qu'il y avait une Punja (prières rituelles). Une brise légère nous signala que l'on arrivait au bord de la mer. Le soleil se couchait à l'horizon, une orange gigantesque suspendue au dessus de la mer d'Oman ! Un muret en pierre montra l’entrée de la plage. Un ruisselet s’écoulait dans le prolongement de la plage surgissant de derrière les rizières pour se jeter dans la mer ! Magnifique.
Une marchande de cacahouètes nous offrit son sourire et dans un cornet de papier journal , elle nous en vendit pour une roupie de cacahouètes encore tièdes. Nous laissions nos sacs près de sa charrette et nous nous aventurions sur la plage. De chaque coté, de hautes falaises rouge-ocre se dressaient à presque 40 mètres de hauteur. Le ru se jetait enfin dans la mer et nous le traversions. Personne ne déambulait sur le sable, à part quelques enfants endimanchés s'amusant dans les vagues puissantes de l'océan indien, surveillés par des mamans vêtues de superbes Sari (pièce de tissu de 7 mètres environ dont les femmes indiennes aiment s'enrouler) . Nous retournions sur nos pas et remarquions alors la remontée de la rizière, encombrée de cocotiers en pagaille, engoncés de part et d'autres de ces majestueux remparts couleur ocre, parsemés de yuccas et autres essences d'un vert étincelant, faisant face à la mer fracassant son écume bouillonnante à ses pieds ! Le soleil disparaissait petit à petit vers la péninsule arabique et donnait au ciel des teintes violacées entremêlées de nuages d'altitude d'une couleur presque rouge sang !
« Putain, qu'c'était beau ». Était-ce là, le paradis sur terre ?
Presque trois mois que nous étions dans la cohue indienne et là, nous étions presque seule face à l'immensité du panorama. L’idée de s'installer sous un cocotier pour la nuit nous vint à l'esprit mais ce n’était pas franchement quelque chose à faire, une noix de coco est si vite tombée de l'arbre. Le rêve se serait alors évanoui !
Nous rebroussions chemin dans le crépuscule et en haut des trois marches de l’accès à la plage, près de la charrette de la vendeuse de cacahouètes, un jeune ado se tenait là, semblant nous guetter. Il nous fit un sourire et nous posa les questions rituelles auxquelles chaque voyageur doit se plier continuellement lors de son périple indien :
"what is your country ? What is your name ? What job ? " Etcétéra... Puis il nous demanda si nous cherchions un endroit pour dormir ! Harry (comme il aimât se faire appeler plus tard) nous dit que son oncle avait une maison à cinquante mètre de là, qu'il y vivait avec sa grand-mère et qu'il avait une chambre de libre ! Nous remontions vers sa maison toute proche et nous découvrions une belle maison traditionnelle kéralaise à toit en tuiles . Quelques marches pour y accéder, un puits sur la droite marquait l'entrée de la cour intérieure où une vieille femme était assise à mâcher son bétel (noix d'arec mélangée avec du tabac noir entourée d'une feuille de bétel badigeonnée de chaux. Coupe faim parfois hallucinogène, particulièrement amer, appréciés des indiens comme par les gens d'ISAN d'ailleurs). Nous lui prodiguions un Namasté (plus tard nous apprendrions qu'au sud , on doit dire « Namaskaram » accompagné du rituelle « mains jointes vers le haut sur la poitrine » tel le Waï en Thaïlande. Harry, notre hôte, nous montra une petite chambre , une petite pièce faisant office de salle de bain près du puits, nous dit aussi qu'il pouvait nous faire le petit déjeuner tous les matins, si nous le désirions...Tout était rudimentaire, la gentillesse respirait, une certaine sagesse transpirait de ces deux personnages et cela nous plût tout de suite et plus que tout.
C'était donc là ? Le Paradis, juste là, époustouflant !
Harry nous dit qu'il nous trouverait un lit pour le lendemain, en attendant nous devions nous contenter d'une natte. Nous acceptâmes sa proposition, je ne sais plus pour quelle somme d'argent mais cela était dérisoire et le paradis n'a pas de prix, non ?
Je me sentais bien...Je venais de mettre un pied dans un lieu que je ne croyais pas pouvoir exister ! Mon âme était ensorcelée... Définitivement !
Varkala serait alors dix ans d'une passion intense, puis de déchirement, puis d'une absence trop longue enfin contrarié depuis le mois dernier, mais la passion, l'amour du lieu et des gens ne sont toujours pas effacés et je ne pense pas que cela passera, d'ailleurs pourquoi cela devrait-il arriver ?
Un p'tit coin de paradis niché au fond de son cœur reste indélébile !
Fin de la première partie... Lire l'article original

Varkala, une rencontre, un regard ! (deuxième partie)
Au petit matin, ce jour de décembre 1992, nous nous sommes réveillés avec une délicieuse humeur venue de la mer. Notre petite maison en était vraiment proche. La maisonnée était déjà debout, la grand-mère confectionnait son stock de bétel pour la journée. Le long de la route rejoignant la plage, il y avait du chalands, des femmes essentiellement, toutes de blanc vêtus, nous le saurons au fil des années, c’étaient des veuves qui les jours de pleines lunes venaient au temple pour rendre hommage à leur défunt mari. Elle venait sur la plage de Varkala pour son caractère sacré ; la connexion avec le soleil et la lune (les jours de pleine lune, le coucher de lune coïncidait avec le lever du soleil, énergie est-ouest, la plage plein axe sud-nord. Toutes ces polarités donnaient à la plage du temple le jouxtant (le temple de Janardhana, on l'apprendrait plus tard , était déjà au même endroit, il y a plus de 2000 ans!) sa puissance mystique. Toutes ces femmes nous entrainèrent vers la plage. Harry, notre hôte, nous dit que le petit déjeuner serait prêt lors de notre retour de notre balade. A l’entrée de la plage de sable d'une étrange combinaison de couleur blanche rouge et noire, de nombreux Brahmanes (prêtre indou de la haute caste) officiaient des punjas. Les veuves attendaient sagement leur tour. Nous traversions le ru et là, un éléphant prenait son bain. Saraswati l’éléphante (plus tard elle serait notre voisine) du temple comme chaque temple du Kérala en « possède » un ou une ! Nous avancions sur la plage sous les grandes falaises. Nous allions vers le fond de la baie. Des pêcheurs (des musulmans, Varkala est peuplé des trois communautés monothéistes qui vivent en harmonie, il faut le signaler) réparaient leurs filets ou pour certains s’apprêtaient à assembler les trois troncs de Balsa formant leur embarcation pour partir en mer, une pêche de poissons côtiers, crustacés et de mollusques. Plus loin, nous découvrions les sources tombant en cascade sur la plage. De nombreux hommes se lavaient , remplissaient aussi des bouteilles de cette eau sortie de la roche , d'ailleurs nous ne boiront que de cette eau minérale pendant toutes les années où nous sommes resteés à Varkala. Pourquoi s'en priver ? minérale et dotée de facultés thérapeutiques, lesquelles, je ne l'ai jamais vraiment su mais une chose est sur , elle est toujours très bonnes à boire, et ne nous ne sommes jamais tombés malades! La mer était d'huile le matin, l'envie de se baigner et nager étant plus forte, on se jeta à l'eau. Devant la plage, une sorte de petit bras de mer avec très peu de profondeur longeait la plage, puis à trente mètres, une cassure, une barrière, avec, nous le verrions au fil du temps, suivant les époques, des rouleaux plus ou moins énormes s'écrasant au sol ! L'eau était bonne et l'envie de jouer dans la vague fut plus forte. Je pris quelques claques, le flux m’écrasant sur le sable. Nous étions seules dans l'eau et de surcroit j’étais vraiment seul dans la vague, ma compagne n’étant pas la sœur de « l'homme de l’Atlantide ». Le bonheur ! Les indiens qui se lavaient me prirent pour un « fada » et quelques uns me prièrent de revenir. Je le fis, pour une première rencontre, il était mieux d’écouter les avis des locaux qui se lavaient sous la cascade le matin , ce fut aussi un bon moyen de faire connaissance. Lorsque nous nous installerions tous les hivers, nous nagerions alors avec les mêmes qui se risqueraient petit à petit à braver la vague. Après cette toute première baignade, je décidais d'aller à la source, au milieu de ces hommes robustes comme le sont les kéralais, et tout de suite, les « mecs » me firent une place et même, me passèrent du savon ; le lien était fait ! Ils me posèrent des questions et tout de suite je sentais que j’étais le bienvenu. Ma compagne aurait bien aimé participer mais en Inde en 1992 et encore aujourd'hui certaines choses permises aux hommes ne le sont pas pour les femmes (l'Inde n'est pas exception, n'est-ce pas mesdames ?).
Propres et détendus, nous revinrent et la chaleur pesait déjà son poids, le soleil commençait à apparaître au dessus des cocotiers. A la maison , Harry nous accueillit et nous installa sur une natte et nous servit un « PUTU » (bambou cake) sorte de gâteau cuit à la vapeur dans un cylindre où à sa base il y a un petit réservoir d'eau, on le pose sur le feu à la verticale. Dans ce tube on mélange de la farine complète, de la noix de coco râpée et un peu de farine de lentilles. Un fois cuit, on le démoule et dessus, on le badigeonne de miel ou de sucre (on peut le manger aussi avec « du salé », curry etc...). Puis avec de délicieuses petites bananes bien mures, on écrase le toute de sa main (la droite c'est mieux) et franchement, c'est peut-être bourratif mais extrêmement agréable, plein d’énergie et en pleine osmose avec le paysage, les psalmodies des punjas et l'air ambiant. Une fois terminés, nous remarquions une femme, tirant de l'eau du puits ! A ses cotés, deux enfants, une petite fille toute menu et un petit garçon apparemment ne sachant pas marcher ! Ils nous observaient de leurs grands yeux noirs. Les trois nous souriaientVarkala, une rencontre, un regard ! (deuxième partie) et nous n'avions qu'à leur rendre ce sourire radieux. Harry s’occupait de sa grand-mère et l'installait sur le minuscule parvis de la petit maison jouxtant notre petite chambre . La cour était fraichement balayée, le balai de nervures de feuilles de cocotiers sèches laissant des traces de propres sur la terre battue. Nous étions bien et ces regards, ces sourires, feraient que nous resterions plus de un mois dans cet havre de paix...Nous y reviendrions d'ailleurs Varkala, une rencontre, un regard ! (deuxième partie)pendant plus de dix saisons hivernales, nous y construirions une maison, y aurions beaucoup d’amitiés et de joies, y construirions une famille recomposée ; nous ne le savions pas encore mais le regard de cette petite fille, la timidité et la maladresse infantile de son petit frère et le sourire de leur mère y seraient pour beaucoup.
Suite au prochain numéro...
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Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)
Préambule :
J'aurais pu continuer à écrire des dizaines d'articles sur mes 10 années passées à Varkala, puis sur les raisons de mes dix années d'absence puis finir de disserter sur mon voyage récent au Kérala, mais cela aurait été long et fastidieux alors j'ai préféré commencer à essayer d’écrire un roman autobiographique sur cette passion, jamais oubliée, enfouie, cachée au fond de mon être qui a ressurgit lors de ce retour au source, lors de ce dernier voyage à Varkala le mois dernier ! (Lorsque je dis « écrire un roman », je n'ai pas la prétention de savoir écrire, mais c'est en forgeant que l'on devient forgeron ? Comme le disait mon grand-père ou...) Avant d'en arriver à la conclusion de cette série d'article sur Varkala (dans le prochain article, "Varkala , 20 ans plus tard !"), je vais résumer en quelques lignes le pourquoi du comment de cette passion qu'est devenue ce petit bout de terre pour moi. Je n'ai hélas que très peu de photos de l’époque, ma compagne du moment ayant tout gardé, après notre séparation rocambolesque ! Voici dix années de vie en un peu plus de dix lignes ! Au paradis ?
En cet hiver 1992, nous restions donc plus d' un mois au sein de la maison de Harry. Nous rencontrions que très peu d’étrangers, les guides de voyages n'ayant pas jeté leur dévolu sur la plage de Varkala. Je me rappelle du nouvel an où nous étions une dizaine de « saïbs » (le farang en Inde) à fêter la nouvelle année. Seul un suisse allemand, berger dans ses montagnes en été, venait ici depuis de nombreuses années L'entrée de la plage (il se mariera avec une fille du cru quelques années plus tard). Il devait déjà penser que cette petite dizaine de «touristes» était plus que suffisant. « la Cliff », c'est à dire le haut de la falaise vers le sud était vierge de toute construction, les habitants de Varkala estimant que l'endroit était maléfique et dangereux lorsque la mousson du début du mois de juin déferlait sur cet endroit maudit. Seuls, de pauvres récupérateurs d'ordures ménagères recyclables y habitaient dans des cahutes faites de feuilles de cocotiers tressées !
Ce premier hiver près de la plage et à proximité du ru descendant des rizières, les propriétaires du restaurant de la jonction de Janardhanapuram dit « Alta La Mut ») où nous avions pris notre premier thé, avaient commencé à faire tourner « un tea stall » fait lui aussi de palmes de coco, vendant quelques friandises et encas, cet endroit devint alors très naturellement le rendez vous des « backpackers » (voyageurs en sac à dos) !
En haut de la rizière, à l'opposé de la gargote à thé, avait aussi débuté depuis trois ans la construction d'un hôtel de luxe de la chaine « TAJ », qui se terminera quatre ans plus tard. Cela donna du travail à beaucoup de petites gens de la région, la plupart de la caste des « kuravan » (littéralement plus petit que petit). La petite famille que nous venions de rencontrer Sarojini la mère, Lathika et Vinu ses enfants en font encore partis (tel un tatouage, l'appartenance à une caste est indéfectible en Inde) ! Chez Harry, le travail de la petite famille se bornait à un rôle de « serviteurs ». Les petites castes se bornaient donc aux travaux du bâtiments ou de domestiques !
On allait, cette première année, être inviter une fois dans leur famille, où sur un bout de terrain près du bassin « des indigents », cette étendue d'eau anciennement réservée aux hors caste près de leur habitacle loin des castes privilégiées habitant eux près du temple où le grand bassin était de leur usage exclusif , ils vivaient a plus de trente en comptant les enfants. Harry nous fit aussi rencontrer nombreux de ses amis, des jeunes assoiffés de rencontres occidentales. Ils devinrent tous nos amis au fil des ans, Manikutam, Sham, Vijay et j'en passe... Avant notre départ en ce début d’année 1993, nous passions déjà beaucoup de temps avec « notre petite famille ». Lathika apprit très très vite à baragouiner l'anglais, Vinu plus petit et qui s’avérera plus réservé par la suite, mettrait plus longtemps à le parler ; il fut toujours plus proche de sa mère Sarojini qui par contre encore aujourd'hui ne pratique que quelques mots de la langue de Shakespeare. Les deux petits n'allaient pas à l’école (surtout Lathika, Vinu était encore trop petit) et nous proposions à la mère de lui payer les frais de scolarité, même si l’école était gratuite , les frais annexes (uniformes, cahiers etcétéra.) étaient trop élevés pour cette pauvre femme sans mari, et dans la société indienne , une femme avec des enfants sans mari, je ne vous fait pas de dessin, pas question d'aides ni de solidarité compassionnelle. Il n'avait vraiment rien et nous le constaterions en allant à Perrilkullam , en haut du temple, à l’écart des gens de castes ou se situait de leur maison. Ainsi de suite, nous reviendrons d’année en année dans ce petit coin qui sembla être « notre paradis » qui devint aussi sur la « cliff », très très vite dans le prolongement de l’hôtel Taj l'endroit où les « voyageurs » feraient une halte paisible au bord de cette plage magnifique. Deux ans plus tard, le routard et le Lonely, guides de voyages, répertorièrent Varkala et le défilé des sacs à dos a pu commencer. Les constructions se développèrent d’année en année. Nous nous restions près du temple au milieu des « locaux »pas très loin de la « famille ». D'abord chez Vijay, nous resterions trois ans et après Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)nous ferions construire une maison à 50 mètres du temple entre la falaise nord et l’entrée sud du temple. Ce ne fut pas de tout repos de la construire, mais nous apprendrions à mieux connaître les gens et certaines de leurs coutumes. Nous y habiterions avec Sarojini, Vinu et Lathika. Ils y resteraient toute l’année, non sans difficulté, les abords du temple étant réservés aux castes les plus élevées. On venait de chambouler un ordre établie que la constitution indienne avait pourtant abolit dès 1947...Dans les textes seulement ! Les hivers furent délicieux, malheureux par moment mais très rarement ! Nous nous fîmes de vrai amis, le tourisme augmentait d’année en année mais cela donnait du boulot. Restaurant pour les plus aguerris, travaux du bâtiments pour les gens comme les oncles et tantes de Lathika.
Lathika et Vinu grandissait, allaient à l’école, le soir, je leur donnais des leçons d'anglais, de géographie et même de français. Nous partions en excursion chaque hiver, vers Munnar, Cochin, Madurai, Changanacherry et j'en passe. Tout le monde nous connaissait et nous appréciaient autant dans le milieu chic de la ville (avocat, entrepreneur, police) que chez les jeunes, occupés désormais à travailler avec les touristes ; les gens de Perrilkulam furent les plus proches de nous...Nous irions loin, peut-être trop loin... Puis un voyage en Thaïlande avec un certain Alex (sa femme suisse ne voulait pas y aller, alors il m'a proposé le billet gratis pour y aller voir son ex beau frère qui y résidait, pourquoi refuser un tel cadeau ?) révéla à notre retour la fin de la complicité que l'on avait ma compagne et moi ! Je la retrouvais habillée en SARI, marquée du syndrome indien, entichée d'un beau kéralais. La maison fut un problème, moi je restais avec la famille, la jalousie, et tout le toutim prirent le relais et je pense que nos amis ont alors vu la face cachée de l’européen , face cachée qu'ils pensaient ne pas nous habiter...
Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)Durant ces dix années , je fus le premier étranger à être accepter dans l'enceinte même du temple de Janardhana et pouvoir participer à une punja rituelle; je m'en irais avec mes jeunes amis au pèlerinage du dieu Ayyapa, traversant la jungle et alors faire parti des millions d'hommes se rendant sur cette colline sacrée ; impressionnant! Je fus aussi le premier “Saib” qui aurait pu inaugurer la prison, comme étranger, du poste de police de Varkala !
Le soir du nouvel an 98, le chef de la police , totalement saoul, s'en pris à Lathika alors que nous traversions devant l’entrée de la plage, la traitant de petite pute fricotant avec les étrangers, putain merde (excusez-moi) ! Elle n'avait que 12 ans ! La bousculant, l'agrippant par les cheveux, je voulu la protéger et je le poussais à mon tour, il tomba à terre et je pus voir déferler sur moi les flics présents, armés de grands bambous...Leur chef les arrêta avant la bastonnade mais il avait perdu la face ! Le lendemain à 5H 40, je devais partir, c’était prévu, à Delhi, chercher mon ami Yann, ce qui fut interprété par le chef de la police comme une fuite. Le « circle inspector », lors de mon retour une quinzaine de jour plus tard, avait préparé sa vengeance. Ma compagne parti avec son belle indien, lui aussi marié, me convoqua et me dit que j’étais responsable de ma femme et que l'abandon de foyer de l'indien était donc de ma responsabilité, j'en croyais pas mes yeux. A peine deux heures dans la maison que je fus emmené au poste, interrogatoire etc...Mon ami Yann fit le pied de grue toute la journée devant les locaux de la police de Varkala, avec le numéro du consulat français en poche, en cas d'emprisonnement. Heureusement, mes relations, Vijayan Naïr, leader politique du district et VijayKumar , avocat, ne me laissèrent pas tomber. Le chef de la police, violant et alcoolique, de surcroit natif d'une région éloignée de Varkala, n’était pas aimé des gens de Varkala et depuis une année, les citoyens protestaient par des pétitions et des manifestations, affichant leur désir de le voir partir. La famille, Sarojini, Lathika et Vinu, furent convoques tard le soir, emmener par une jeep de la police à la vue de tous, une honte pour eux, pour répondre des relations que je pouvais avoir avec ma fille, mon ex compagne avait fait courir le bruit , par jalousie, de Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)notre complicité trop importante, a son goût, à entre Lathika et moi , je vous laisse interpréter cela. Il jouait sa dernière carte, le flic ! Les pleurs de la famille , le refus l'inspecteur de me recevoir, je voulais avoir une confrontation directe avec lui, voire m'excuser de l'avoir poussé. L'interrogatoire et le procès verbal fut fait par un ami policier qui me laissa partir pour passer une dernière nuit dans la maison de Varkala, j'avais éviter la cellule, puis le même ami flic vint me voir dans la nuit, on partagea un fiole de mauvais rhum avec Yann, entourés de Lathika et Sarojini, totalement apeurés, Vinu dormait. A l'aube, dans une tristesse infinie, épuisés, l'ami flic me dit de partir le plus tôt possible, le chef de la police trouverait probablement un kilo de Ganja dans ma maison le lendemain, je prendrais alors dix ans de taule minimum...Putain, en une nuit parce que j'avais fait perdre la face au chef de la police, parce que mon ex compagne ne voulait pas assumer sa nouvelle relation, je devenais personne non gratta de Varkala. Je partis avec Yann au petit matin avec le taxi de Prépagavan à Kovalam, une plage près de Trivandrum, déjà très touristique, en fait un avant goût de ce qu'allait devenir Varkala ! Harry ne me laissa pas tomber et son oncle qui travaillait au sein des services secrets indiens, au service « des grandes oreilles » connaissait le grand chef de la police du Kérala et ...Le chef inspecteur fut muté à peine une semaine plus tard...Mon ex interdite momentanément de revenir à Varkala. Je fus reçu par le chef de la police du Kérala en compagnie de l'oncle de Harry, descendu exprès de Bombay, qui me l'annonça de vive voie. Il posa une condition, que j’emmène une bouteille de Black Label ...On est pas grand chose. Je revins alors passer les trois dernier jour dans notre maison au bord de la falaise, Lathika Vilasam...Je revins par la suite deux fois en coup de vent, l’année suivante où je léguais mes parts de la maison à la famille puis en 2002, mais quelque chose était brisé, par la suite les frasques de mon ex finirent de convaincre les plus sceptiques que nous étions, les étrangers, de drôles de gens pas très fréquentables.
Le paradis peut devenir très vite un enfer et je n'ai qu'effleuré l'histoire...
Varkala, une tranche de vie ! (troisième partie)Aujourd'hui, je reviens de Varkala, j'y étais le mois dernier et je peux vous assurer que tous mes amis sont encore mes amis et que le regard de Vinu, Lathika et Sarojini n'ont pas changé. Il y a de l'amour, du désir de continuer « notre histoire indéfectible ». Habitant en ISAN désormais, superbe endroit, vert étincelant, côtoyant également de vrais gens, je suis tout de même toujours sur mes gardes ! Nous sommes toujours très très près dans la distance avec la famille, même si nous voyons que trop rarement mais nous n'avons jamais été séparés dans notre cœur ! Si une certaine appréhension, un genre de triste tropique m'avait freiné à remettre les pieds à Varkala depuis dix ans, le développement des communication ne nous ont jamais séparé ! Merci Nokia ! Nous devons être à nouveau réunis plus souvent !
Varkala, un petit paradis, oui, au fond de soi, dans le creux de sa main pour celui qui cherche, au fond de son cœur pour celui qui le veut et qui sait donner, il n'est pas forcement au bord d'une plage de sable blanc bordée de cocotiers, mais si on vous propose les deux ensembles alors n’hésitez pas, courrez , c'est si rare !
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Varkala, vingt ans plus tard !
À l'approche de l’aéroport international de Bangkok, à la bourre comme d'habitude, survolant par les voies express, les prémices de l'inondation qui guettait la capitale Thaïlandaise, dans le taxi du beau-frère, j'allais laisser ma petite famille d'ISAN pour m'immerger vers un passé jamais oublié.
Je partais pour le Kérala, pour Varkala, après dix ans d’absence, retrouver un lieu, des gens, une famille qui m'avaient tellement donnés de bonheur à l'aube de l'an deux mille ! J'avais une petite appréhension. Normal, je me disais !
J'enregistrais avec la Srilankan Airlines, compagnie d'aviation qui m'emmenait pour la première fois douze ans plus tôt vers la Thaïlande et l'ISAN. L'accueil était toujours aussi charmant et chaleureux. À Colombo, capitale de l'ancien Ceylan, je retrouvais le même aéroport, où durant la nuit du nouvel an deux mille, je fêtais ce passage vers le nouveau millénaire en compagnie d'un japonais et du seul barman du seul bistrot ouvert pour la circonstance. Nous étions trois dans l’aéroport, le monde ayant fuit l'endroit par peur du fameux « one two key », un nouvel an inoubliable !
Le transit vers L'inde se passa comme toujours dans un hôtel de luxe sur la cote, à Négombo puis réveillé à quatre-cinq heures du matin sans avoir pu fermer l’œil d'ailleurs, j'embarquais pour Trivandrum. Je me retrouvais seul dans la salle Varkala, vingt ans plus tard! (fin)d'avant-vol entouré de kéralais, tout de suite, comme ressurgit d'un passé jamais oublié, j’écoutais ces hommes revenant de leur dur labeur dans les pays du golf persique. Leur hochement de tête de gauche à droite, pour dire OUI à un ami lors d'une conversation, m'imprégnait d'un léger frisson, j’étais très près de « Mother India ». Ils parlaient en malayalam et je retrouvais les mots que je n'avais plus utilisés depuis si longtemps. Le vol fut rapide, les gars revenait au pays et je crois bien qu'ils avaient le même état d'esprit que moi : Une joie infinie, accompagnée d'une peur sourde. Qu'allait on retrouver en revenant, là, après tant d’années d'absence ?
Nous débarquions dans le nouveau terminal flambant neuf de Trivandrum. Seul européen, je passais plus vite tous les contrôles, je tentais d’apercevoir Lathika peut-être Vinu venus me chercher comme convenu. J'avais oublier que les gens venus chercher leurs amis ou familles ne pouvaient rentrer dans l'enceinte de l’aéroport. Les vitres fumées empêchant de voir vers l’extérieur. Lorsque les portes coulissantes s'ouvrirent, la chaleur humide m'assaillait. Comme auparavant des centaines de personnes vêtus de leurs plus beaux habits pour accueillir « leur revenant » me dévisagèrent sans un bruit. Le calme était de mise. L'angoisse de retrouver des personnes que l'on avait pas vu depuis si longtemps se faisait sentir. Un sorte de zone de « no man's land » où tout le monde s'observe et puis jaillissant de derrière cette foule, Lathika me fit de grand signe, je contournais la masse de personne et nous nous retrouvions l'un en face de l'autre. Nous n’eûmes pas d'effusion comme cela arrive en occident mais comme en ISAN, ici, on est pudique dans les retrouvailles. Nos cœurs battaient fort. Derrière elle, un grand jeune homme me regardait avec ce même regard que lorsqu’il était enfant, toujours réservé, c’était Vinu... À ses cotés, deux enfants souriant et se tortillant de timidité...Les enfants de Lathika. On avança vers le taxi, je pensais alors à la bonne vieille Ambassador, mais ce fut un taxi Toyota, eh oui, aussi ici ! Le chauffeur me gratifia d'un grand sourire et je reconnu Ajain, une belle moustache, un homme , je l'avais laissé tout jeune adolescent prépubère. On grimpa dans le taxi et petit à petit, nous échangeâmes quelques banalités. Comment ça va ? Tu as bien changé ? Etcétéra.
Sortie de l'enceinte de l’aéroport, l'air conditionné du taxi me parut inapproprié. J'ouvrais les fenêtres, je voulais humer, écouter le brouhaha des routes indiennes, regarder les gens, les maisons... Je voulais sentir toutes les sensations et tout de suite, cela faisait si longtemps. Je ne trouvais pas trop de différence avec la dernière fois de mon passage par cette route remontant vers le nord du Kérala. Des klaxons comme avant, mais c’était encore plus fort. Il y avait deux, trois fois, je ne sais pas, plus de véhicules . Plus de monde, plus de constructions, des fois très modernes, des condominium pour les nouveaux riches, la route, par contre, n'avait pas changé . Deux voies mal entretenues où un flot discontinu de véhicules s'acharnait à avancer tant bien que mal ! On approchait, Attingal et son marché ainsi que sa gare des bus toujours aussi bordélique. On s'engouffrait dans la campagne vers la mer. Plus on avançait, les constructions de luxe s'agglutinaient le long de la route. Les travailleurs du « gulf » faisant leur maison tape à l’œil pour leur futurs vieux jours. Ils le mériteraient, après avoir supporté des années de dur labeur, considérés comme des sous-hommes dans ces contrées de la péninsule arabique. Varkala apparut grouillant de monde. On s’arrêta pour acheter je ne sais quoi. Je regardais tout, je me souvenais de tout, les magasins, les marchés, les jonctions. On arriva à Perrilkulam, une partie de la famille était là avec quelques cheveux blancs supplémentaires pour les tantes, les enfants tous devenus adultes. Sur leur terrain, deux nouvelles constructions. La famille s’était agrandie.
Des mariages, Manju, Asha des nouveaux nés... Lathika et ses enfants Varkala, vingt ans plus tard! (fin)m’emmenèrent sur la « cliff », une chambre vue sur mer m'y attendait . Shinu, le patron, un jeune ado que je connaissais était devenu patron. NousVarkala, vingt ans plus tard! (fin) parcourions deux jours cette « cliff » surpeuplée de construction, d’hôtels et de restaurants. Lathika voulait présenter son "Pappa" à ceux qui ne me connaissaient pas. Elle était apparemment très connue, ayant tenu un salon de beauté durant plus de six saisons. Je revus tout ceux que je connaissais et ceux que je n'avais pas vu vinrent me saluer dans ma chambre, devenue par instant, tribune, lieu d’apéro et je ne m'étends pas... Je revis Vijay aussi, devenu un vieil homme toujours puissant et toujours élu du parti du Congrès. Les conversations furent toujours quasiment les mêmes, qu'est-ce que nous étions devenus depuis tout ce temps ?
La ville de Varkala avec son poste de police s’était, elle, encore agrandie. Les commerçants se rappelaient de moi « le français » de l'ouest du temple...La maison était toujours là, mais la famille a du partir et une action de justice est en cours pour la récupérer, l'ex de mon ex (OK?) ayant après avoir dépouillé mon ex compagne, pris aussi possession de cette maison.
L'avocat de Lathika qui s'occupe aussi de ses papiers pour sa venue en France, ah oui, elle est mariée à Nico, un français, ils ont de beaux enfants et ont décidé de vivre là-bas. Pourquoi pas ? Ma grande fille, femme accomplie, a mon soutient. Vinu travaille dans le bâtiment mais parle un bon anglais désormais!
Il manifesta un désir de moto, (comme tous les jeunes de son age) mais je lui préconisais un Auto-Rickshaw, au moins il pourrait gagner de l'argent en faisant le taxi. Il a trouvé la perle rare et j’espère qu'il en fera quelques chose de bien pour lui, sa future famille. En effet, il va bientôt se marier.
Comme Ajain, venu à l’aéroport, j'ai pu assister à son mariage et voir les membres de la famille que je n'avais pas encore vu. Un mariage simple, de gens de petites castes et un trajet en bus inoubliable !
On fit aussi une fête, à Perrilkullam pour l'anniversaire de Nohan (le plus jeune des fils de Lathika), une journée passée avec la famille, une journée douce , un repas de fête « fait maison » délicieux, concocté par Lathika aidée de ses tantes.
On a fait quelques soirées sur la « Cliff » avec les anciennes connaissances mais aussi Lathika. Du rock des années 70, de la Ganja et des Mojitos ! Varkala, c'est aussi cela désormais. Des « backpackers » cherchant des connections WIFI pour leur Iphone voire même leur Ipad...Les temps changent ! Des « hippies » des années deux mille. Les regards des « saïbs » sur moi et ma fille marchant le long du précipice, de la falaise, se demandant, plein de préjugés (?), ce qu'un « vieux » (pas si vieux, non ?) comme moi pouvait bien faire avec une belle jeune fille comme ça. Rien à leur répondre, à leur expliquer, trop long , on s'en foutait, on s’était retrouvé, c’était l'essentiel ! Par contre le nombre de « riches mamies » avec de jeunes kéralais...No comment, cela change de la Thaïlande ! C'est aussi devenu ça Varkala ! Les restaurants délivrant de la bouffe italienne, allemande (ça existe?), thaïs (eh oui) et bien-sur indienne et j'en passe, des menus comme des romans. On se serait cru au Népal, à Pokara, vingt ans plus tôt, les mêmes types de resto mais aussi les serveurs et cuisiniers étant pour la plupart népalais, ou du Darjeeling voire du Sikkim. Les managers aussi. Les propriétaires des terrains restant les kéralais.
Tous les matins, aux aurores, je me baladais lorsque toute la « CLIFF » dormait, j'allais au temple pour participer aux premières punjas mais désormais l’accès dans l'enceinte même du temple est interdite au non-indhou et si l'on veut prendre des photos c'est 100 roupies. C'est encore devenu cela Varkala. Des hordes de pèlerins indiens sont aussi là désormais pour les punjas sur la plage. Le succès touristique emmène aussi des « locaux » en masse.
Pour conclure, il y a aussi de très nombreux bars, wine shop...Ils ont proliféré.. La queue devant ces échoppes montrent que ce peuple est en train de s'alcooliser gravement, j'ai pu le constater !
Dix jours venaient de passer, au petit matin du dernier jour, à 5h00, Sajain, Vinu et Lathika revenaient dans le dédale des chemins bordés d’hôtel remplissant l’arrière de la « cliff ». Je repartais. Dix jours déjà, c'est tellement passé vite. Trop vite mais ma vie est en ISAN, je n'attendrais pas dix ans pour revoir tous ceux que j'aime, c'est trop long. Vinu va bosser avec les touristes, Lathika va aller vivre en France et moi je retourne en ISAN. J'ouvrais les vitres du taxi sur la fin la nuit du Kérala. Encore une fois, humer, respirer, sentir, accumuler les images, Dans la voiture, un silence pesant... Les gens marchaient de partout., allant au temple ou je ne sais où ! On s'approchait de l’aéroport international de Trivandrum. La même sensation qu'au départ de Bangkok, il y a dix jours ! Une appréhension de laisser une nouvelles fois des gens que l'on aime mais aussi la joie de retrouver ceux que l'on a laissé il y a dix jours. Devant les portes de l’aéroport, une foule, les mêmes, peut-être, qui avaient accueillis un frère, une sœur, un mari, dix jours plus tôt. Des signes de la main, des bras tendus, des larmes renflouées avant que les portes ne se referment. Un silence impressionnant après ce chaos de la route indienne. Lathika avec ses grands yeux et derrière, Vinu, avec son regard timide me demandant silencieusement, quand est-ce que l'on se reverrait ? Bientôt ! J'essayais de leur faire comprendre ! Pas d'embrassade ni d'accolage, juste un pincement de bras, les yeux recouvert d'un voile de larmes...Un dernier attouchement de la main, un dernier signe de la main par dessus la foule, un flic indien qui vous demande votre passeport et votre billet d'avion, on se retourne une dernière fois et on aperçoit encore un bout de main, les portes s'ouvrent, on rentre en se disant bien que bientôt on sera de retour dans ce magnifique endroit qu'est Varkala, certes un nouveau Varkala mais tout aussi attachant et émouvant !
Lire l'article original
Ce carnet de voyage fut écrit entre 2010 et 2011 et publié au sein de mon blog Jeff de Pangkhan, l'homme des rizières. Vous y retrouverez tous les articles dans leur intégralité, agrémentés de nombreuses photos, vidéos, plan etc. Si vous m'avez lu, vous aurez aussi compris que ce blog s'occupe à décrire dans son ensemble ma "nouvelle" vie au sein du petit village de Ban Pangkhan, en Isan, au nord-est de la Thaïlande. Mon premier roman "Un os dans le riz" est finalement sorti en mai 2015, publié aux éditions Gope. Vous le trouverez dans toutes les bonnes librairies et les revendeurs web habituels. En cette fin d'année 2016, mon deuxième roman, "Du poison dans le Mékong" sera publié par le même éditeur.
Compte-rendu Magica Couleur des Tropiques & Perles des Antilles du 23 janv au 7 février English translation pending
Bonjour
De retour de cet enchainement de 2 croisières je laisse libre a chacun de donner ici ses impressions et combines pour les futurs croisiéristes du Costa Magica
un r coucou 😉 pour tous ceux que nous avons croisés et côtoyés pendant ces 15 jours
merci à ceux qui nous ont rejoints et ont partagé les excursions communes VF
à Bientôt
De retour de cet enchainement de 2 croisières je laisse libre a chacun de donner ici ses impressions et combines pour les futurs croisiéristes du Costa Magica
un r coucou 😉 pour tous ceux que nous avons croisés et côtoyés pendant ces 15 jours
merci à ceux qui nous ont rejoints et ont partagé les excursions communes VF
à Bientôt
Sans photos le voyage est plus beau!? English translation pending
Voila deux semaines que je suis de retour de voyage, comme tout le monde j'ai envie de partager.
Mais, j'ai très peux de photos. J'avais décidé avant mon départ de réduire l'utilisation de mon appareil...
Et j'ai remarqué que sans ce boitier pendu au poignet, près à dégainer, le voyage est différent, beaucoup plus agréable.
Tant pis pour les photos, je préfère donner envie au voyage et décrire mes émotions avec une discussion autour d'un verre. Vous en pensez quoi ?
Tant pis pour les photos, je préfère donner envie au voyage et décrire mes émotions avec une discussion autour d'un verre. Vous en pensez quoi ?
Voyage de noces en Polynésie-Française English translation pending
Bonjour à tous,
Pour notre voyage de noces nous venons en polynesie!
Nous aimerions avoir quelques conseils et aide!
16/09: nous arrivons à 1h du matin (donc dans la nuit du 15 au 16) à Tahiti 17/19: Tahiti puis ferry ou avion pour Moorea Nous serons donc 1j 1/2 à Tahiti, Nous pensions louer un appartement dans le centre de Tahiti avec airbnb? Ou un appartement plus excentré avec loc de voiture? Ou encore prendre une excursion à la demi journée? Y'en a t'il de bien? Ou un cours de surf?
17/09: depart pour Moorea, nous avons le pass inter iles mais nous conseillez vous malgrès tout de prendre le ferry? Nous logerons 4 nuits au Hilton
21/09: depart pour Bora pour 3 nuits au Sofitel private island (octopus24 tu as fini de me decider!!)
24/09: mes questions se posent là! Dans mon pass j'ai rataiea, maupiti ou huahine! Donc et bien...nous hésitons entre les 3! Attention se serait seulement pour 2 nuits donc très courts mais au moins nous aurons vu autre chose 😛 ! Nous aimons le farniente (mais je pense qu'avec moorea et bora nous aurons quand meme eu nnotre compte) , les balades (pas de grosses rando), les activités un peu sensation, les belles plages.
Voilou, le devis est en cours avec yestahiti donc de "l'interieur" c'est modulable et l'ordre aussi du coups!
Merci de votre aide et avis!!
Pour notre voyage de noces nous venons en polynesie!
Nous aimerions avoir quelques conseils et aide!
16/09: nous arrivons à 1h du matin (donc dans la nuit du 15 au 16) à Tahiti 17/19: Tahiti puis ferry ou avion pour Moorea Nous serons donc 1j 1/2 à Tahiti, Nous pensions louer un appartement dans le centre de Tahiti avec airbnb? Ou un appartement plus excentré avec loc de voiture? Ou encore prendre une excursion à la demi journée? Y'en a t'il de bien? Ou un cours de surf?
17/09: depart pour Moorea, nous avons le pass inter iles mais nous conseillez vous malgrès tout de prendre le ferry? Nous logerons 4 nuits au Hilton
21/09: depart pour Bora pour 3 nuits au Sofitel private island (octopus24 tu as fini de me decider!!)
24/09: mes questions se posent là! Dans mon pass j'ai rataiea, maupiti ou huahine! Donc et bien...nous hésitons entre les 3! Attention se serait seulement pour 2 nuits donc très courts mais au moins nous aurons vu autre chose 😛 ! Nous aimons le farniente (mais je pense qu'avec moorea et bora nous aurons quand meme eu nnotre compte) , les balades (pas de grosses rando), les activités un peu sensation, les belles plages.
Voilou, le devis est en cours avec yestahiti donc de "l'interieur" c'est modulable et l'ordre aussi du coups!
Merci de votre aide et avis!!
France: Séjour sportif montagne English translation pending
Bonjour à vous,
Petit sujet car je cherche un endroit où passer deux semaines fin aout (les deux dernières semaines) avec ma compagne.
Nous souhaitons arriver sur place en vélo en voiture, avec nos deux vélos de route. Nous avons 30 ans et une bonne condition physique.
Est-ce qu'il y a des villes / endroits conseillés pour séjourner durant 2 semaines ?
Etant originaire du Nord de la France, et n'ayant que peu voyagé en France, je ne sais pas trop où aller..
L'idée serait de pouvoir faire quelques parcours / cols de montagne tout les jours ou presque, mais aussi de pouvoir profiter de quelques moments de détente, avec pourquoi pas un endroit pour prendre le soleil / nager.
Merci à vous pour les conseils :)
Petit sujet car je cherche un endroit où passer deux semaines fin aout (les deux dernières semaines) avec ma compagne.
Nous souhaitons arriver sur place en vélo en voiture, avec nos deux vélos de route. Nous avons 30 ans et une bonne condition physique.
Est-ce qu'il y a des villes / endroits conseillés pour séjourner durant 2 semaines ?
Etant originaire du Nord de la France, et n'ayant que peu voyagé en France, je ne sais pas trop où aller..
L'idée serait de pouvoir faire quelques parcours / cols de montagne tout les jours ou presque, mais aussi de pouvoir profiter de quelques moments de détente, avec pourquoi pas un endroit pour prendre le soleil / nager.
Merci à vous pour les conseils :)
Voyager en camping-car au Québec English translation pending
Bonjour, qui à déjà voyager avec Authentik Canada pour la location d'un camping car ?
Nous aimerions visité le Quebec en septembre 2016 en camping car, pour 2 semaines 1/2, j'aimerais savoir comment se passe les formalités pour la location et le paiement.
Merci pour vos commentaires.
Cordialement