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Sierras, canyons et déserts du nord de l'Espagne (mais pas seulement!) English translation pending
by Krikri6792 · 2016-12-17 · 85 replies
Après un voyage en Aragon et Navarre (2016) et un séjour express sur la Costa Brava (2017), nous sommes retournés en Espagne en 2019, mais cette fois l'Espagne "d'outre-mer", pour découvrir les picos, roques et barrancos des îles canariennes de La Gomera et Ténérife.

Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/

Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/

Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂

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Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.

En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.

Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.

Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.

De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.

Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.

En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.

Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.

En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.

Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse

J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016

7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !

Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.

C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.

En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.

Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !

Le lendemain…

Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.

Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.

Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.

Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.

D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.

Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.

Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.

Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.

Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.

Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !

C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.

Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.

Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !

Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.

Dans le musée des Augustins

De Revilla à Tella : miradores et ermitas

J3 : Mardi 15 novembre 2016

Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !

En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.

La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !

Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.

Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !

Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.

Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.

Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !

A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.

Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.

Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.

Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.

Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)

Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.

Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.

L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).

A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.

Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.

Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.

Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes

Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.

Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.

Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.

Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !

Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.

Ermita de San Juan y Pablo à Tella

Randonnée au Sestrales Alto

J4 : Mercredi 16 septembre 2016

Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.

Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.

Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.

Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.

Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.

A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.

Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.

Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.

D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.

Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.

Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.

De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.

Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.

12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.

Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.

Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)

Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.

D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.

La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.

Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.

En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.

De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.

En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.

Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !

Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.

Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.

Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.

Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.

Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.

Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.

Vers le sommet du Sestrales Alto

Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar

J5 : Jeudi 17 novembre 2016

Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.

Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.

Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)

Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.

A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.

Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.

Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !

Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.

Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.

D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.

Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.

Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.

Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.

Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.

Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.

Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.

C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.

Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.

De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.

Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !

Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.

Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.

Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.

C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.

De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.

Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.

Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.

Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.

La Collégiale d'Alquézar

Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero

J6 : Vendredi 18 novembre 2016

Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.

Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.

Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.

Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.

Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.

Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.

Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.

Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.

En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.

Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.

Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.

Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.

C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.

En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.

Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.

Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.

Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.

Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !

La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.

Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.

Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.

Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).

Passerelles du rio Vero

Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin

J7 : Samedi 19 novembre 2017

Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.

Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.

En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.

Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.

Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.

Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.

Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.

Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.

Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?

Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.

Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !

A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.

Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…

Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.

Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.

Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.

Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.

Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.

Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,

puis à proximité du dolmen de Losa Mora,

enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.

Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.

Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.

A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.

Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.

Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun

De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles

J8 : Dimanche 20 novembre 2016

Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.

En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.

Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.

Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.

Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.

La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.

Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.

C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.

Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.

Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !

Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.

C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.

Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.

Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.

Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !

Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.

Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.

Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.

Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !

C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.

Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.

A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !

Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.

Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.

Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.

A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !

Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.

Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.

Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.

Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.

Congost de Mont-Rebei

Une journée à Lérida, balade en ville

J9 : Lundi 21 novembre 2016

Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.

Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…

Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.

En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.

Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.

Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.

Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.

Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.

A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.

Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.

Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.



De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu

J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016

On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.

Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.

Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.

Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.

Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.

Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.

Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.

Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.

Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.

Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.

Le lendemain…

Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.

Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.

Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.

A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.

Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.

C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.

Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.

Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.

Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.

Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.

Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.

Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.

Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.

Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales, le désert après la pluie

J12 : Jeudi 24 novembre 2016

La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.

Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.

En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.

Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)

Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.

Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !

Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.

On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.

L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.

En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.

Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.

Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.

Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.

Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.

C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.

Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)

Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).

Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.

Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.

Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.

Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.

Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.

Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.

Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Castildetierra, la star des Bardenas

Deux jours à Saint-Jean-de-Luz

J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016

Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !

Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.

A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).

Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.

J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.

En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.

Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.

La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.

Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.

Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.

Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.

Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !

Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.

En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.

Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.

Le lendemain…

La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.

Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.

L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.

Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.

Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.

C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.

Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.

Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.

Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.

Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.

Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye

Le mot de la fin

Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !

La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.

Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.

Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.

Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !

Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !

Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.

Bibliographie/webographie

Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)

Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :

Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,

Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,

Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,

Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,

Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,

Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.

Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂

Romarin

FIN
Voyager pour fuir English translation pending
by Funboard · 2016-11-20 · 36 replies
Bonjour.

On entend souvent qu'il ne faut pas voyager pour fuir ses problemes ou sa personne. Que nos problèmes et notre caractère nous suivent et que cela ne resoud rien de partir. Jai maintenant la sensation que ma decision de vivre le voyage au long cours est une fuite dans mon cas. En effet, je n ai jamais vraiment eu de lien familliaux me poussant a chercher la sedentarisation dans un endroit proche de mon lieu de naissance. C est triste a dire, mais en voyage, ma famille ne me manque pas. Je suis issu, comme nombre d entre nous, dune famille brisé par les divorces et autres. Je nai jamais vraiment ressenti d amour de ce côté. Ensuite, je crois que mon caractère na jamais favorisé les liens d amitié. A ce niveau, je ne sais pas pourquoi. Les amis que j ai de longues dates ont tous finis par s eloigner de moi... bien que tres sociable et aimant profondément les rencontres. Je nai pas d explications a ce niveau, c est assez dur a vivre.

Donc, avec tout ca, il est vrai que je préfère traverser le monde (a velo pour ma part) et travailler quand jai besoin d argent, plutot que d avoir une vie plus sédentaire.

Le fait est qu aujourdhui jai la chance de partager cela avec une femme merveilleuse que jaime profondément. Elle aime egalement voyager (nous sommes sur la route depuis plus d un an) mais elle souhaite aussi avoir une vie normale et sociale par moment.

Jai peur de ne toujours pas parvenir a avoir une vie sociale enrichissante si je revenais a la sedentarisation.

Je ne cherche pas de reponses vu quiil ny a pas de question. Mais peut etre des conseils ou experiences
Itinéraire en Gaspésie et dans la région de Tadoussac English translation pending
by Disneydiddl · 2016-11-11 · 59 replies
Bonjour,

Après 2 beaux étés passés dans les parcs de l’ouest des USA (merveilleux voyages grâce notamment à de nombreux avis récoltés sur ce forum), nous avons décidé de partir au Canada l’été prochain (mon mari voulait un endroit moins chaud). Nous y sommes déjà allés plusieurs fois, notamment à Montréal, Québec et Tadoussac. Nous avons également déjà fait une boucle venant de la Nouvelle Angleterre, passant par le Nouveau Brunswick, et revenant par Québec, Montréal… et une autre boucle avec Toronto, Sudbury, Ottawa, Montréal… Nous sommes donc attirés par la Gaspésie que nous ne connaissons pas du tout. Notre première idée était de faire une boucle passant par la Gaspésie, et de redescendre vers Bar Harbour pour remonter vers Montréal par les White Mountains. En essayant de faire l’itinéraire, il m’a semblé que nous allions beaucoup rouler et ne pas profiter des endroits traversés. J’ai donc tenté une boucle plus petite me concentrant sur la Gaspésie, avec des étapes dépassant rarement 300 km. Les vols sont réservés. Le voyage se fera en juillet-août (pas le choix, je suis prof). Nous voyageons à deux (couple d’une bonne cinquantaine d’années), aimons marcher (mais nous ne sommes pas de grand randonneurs), la nature, les bons hôtels. Je suis très fan des phares et des ponts couverts (donc je peaufinerai mon itinéraire pour ne pas en louper). Voici où j’en suis pour le moment. Je pense que nos étapes précises se décideront en fonction des logements que nous trouverons (selon nos préférences). J’ai remis quelques jours dans la région de Tadoussac, parce que je l’aime beaucoup, mais je peux facilement en retirer un pour le mettre ailleurs (parc Forillon ?). Voilà, qu’en pensez-vous ? Une de mes questions est : faut-il privilégier le traversier de Matane à Baie-Cormeau et redescendre une partie de cette rive là ou descendre vers Trois Pistoles et traverser là ? J’ai aussi hésité entre ce trajet ou l’inverse : monter d’abord de Montréal vers Tadoussac et puis faire la Gaspésie. J’hésite encore… Par contre je n’hésite pas sur le sens de la boucle en Gaspésie : sachant que mon mari (le conducteur) s’arrête rarement lorsque nous roulons, je tiens à avoir l’eau à ma droite pour prendre des photos (eh oui, c’est une autre passion, la photo). Voici donc l’itinéraire prévu pour le moment :

J1 : vol Bruxelles – Montréal nuit Montréal J2 : route Montréal vers, par exemple Levis (pour couper la route vers Rimouski) J3 : route vers Rimouski, visite phare, nuit Rimouski J4 : visite parc du Bic, nuit Rimouski J5 : route vers Ste Flavie, Amqui… (ponts couverts) Nuit Amqui ou Causapscal J6 : route vers quelque part dans la baie des chaleurs (Carleton, New Richmond, Bonaventure …) Tour d'observation de St André de Restigouche. J7 : nuit au même endroit pour visiter plusieurs endroits dans la baie des chaleurs J8 : Route vers Percé, nuit Percé J9 : excursion vers île Bonaventure, anse à Beaufils, nuit Percé J10 : route vers Gaspé, rivière aux émeraudes, nuit Gaspé J11 : Parc Forillon, phare, sentier des graves, cap bon ami, nuit Cap des Rosiers ? J12 : Parc Forillon, nuit au même endroit. J13 : route vers Ste Anne des Monts, loger là (ou dans le parc de la Gaspésie) J14 : Parc de la Gaspésie, même logement J15 : Parc de la Gaspésie, même logement J16 : route vers Matane, musée du phare, nuit Matane J17 : Traversier Trois Pistoles vers les Escoumins, nuit Les Escoumins J18 : soit nuit les Escoumins, soit route vers Tadoussac, nuit Tadoussac ou Ste Rose du Nord J19 : même logement, croisière sur le Saguenay si possible J20 : même logement, Cap Bon Désir, Tadoussac… J21 : toujours région de Tadoussac J22 : Traversier vers Baie Ste Catherine, loger vers St Siméon (autre rive du Saguenay) J23 : Route vers Baie St Paul ou la Malbaie, loger là J24 : Route vers Québec, nuit Québec J25 : visite de Québec, nuit Québec J26 : route Québec vers Montréal, nuit Montréal J27 : Montréal J28 : vol vers Bruxelles.

Merci à tous pour vos idées, vos conseils.
Récit de 26 jours en Namibie jusqu'aux chutes Victoria - octobre 2016 English translation pending
by Titechoz31 · 2016-11-08 · 142 replies
Bonjour à tous,

J’ai beaucoup écumé le forum depuis plus d’un an pour la préparation de notre voyage en Namibie et nous sommes rentrés il y a quelques jours.

Ce premier voyage en Afrique (tout court) a été une vraie claque et un vrai coup de cœur. Il y a des moments comme ça dans la vie où tout parait simple et évident et ce fut le cas de ce voyage. Les paysages, les animaux, mais aussi et surtout les gens ! Tout nous a emballés. Je vais essayer de partager comme il se doit notre expérience tout en donnant quelques infos utiles aux gens qui souhaitent découvrir bientôt ce magnifique pays.

Pour cadrer un peu nous sommes partis du 6 octobre au 31 octobre à 2. Le périple grossier (je détaillerai plus loin) est sur la carte.

Nous avons loué une voiture 4x4 double cabine et tente sur le toit loué chez Classic Car Rental sur les conseils de Franck et Jacomo sur le forum. Nous avons rendu le 4x4 à Kasane. Sur la voiture je n’ai RIEN à dire. Tout était parfait ! Les pneus sont des vrais pneus 4x4 y compris pour les 2 roues de secours, le rangement à l’arrière est hyper intelligent, et on ne regrette ABSOLUMENT PAS le double cabine car tout ce qu’on laissait à l’arrière est accessible en conduisant (en-cas, appareil photo, caméra, …) et dans un mode camping ça aide à être plus efficace dans la gestion du quotidien. Je crève le suspense tout de suite, pas de galère avec TOTO (c’est le nom que nous avons donné à la voiture). Il nous a emmenés partout, dans les terrains les plus accidentés, et sans rechigner ! 0 crevaison et 0 ensablement ! (bon mon homme est bon conducteur en montagne et la piste c’était du gâteau apparemment et le sable il a stressé mais toujours géré)

Bilan financier en rentrant : 3300€/personne tout inclus (c’est la somme des dépenses des comptes bancaires, frais bancaires inclus, avec un billet d’avion en multidestination et 22h de trajet au maximum, à 900€). J’essaierai de détailler un peu les dépenses mais j’avoue qu’on n’a pas beaucoup gardé de traces…. Pas donné comme voyage il est vrai mais on ne s’est rien refusé (hormis des survols).

Pour ceux qui connaissent, je pense que vous l’aurez compris avec la carte mais nous sommes passés par Tourmaline pour le gros des réservations. Je n’ai que des compliments à faire sur Tourmaline qui est resté hyper disponible avant le départ (c’est Carole qui m’a aidé à tout organiser), avec un super bon briefing d’accueil et disponible également à la fin du voyage pour gérer la remise du véhicule puisque TOTO notre fidèle destrier était encore à Kasane quand nous sommes partis, le chauffeur ayant visiblement eu de retard. Je commence tout doucement le carnet car nous n’avons pas fini de « vider » les photos. Et bien oui, plus de 50 Go de photos/vidéo…. Ça commence à faire !

Jeudi 6 octobre – Vendredi 7 Octobre Nous voici donc le 6 octobre dernier, tout excités d’arriver ENFIN au jour du départ (premier voyage que nous préparons avec AUTANT d’avance et pour lequel tout est plus ou moins « calé »). Décollage vers 19h de Nice. Deux escales plus loin, arrivés à Windhoek à 15h le 7 octobre.

Le dernier vol Johannesburg-Windhoek a été bien sympa. Beaucoup de turbulences mais les Sud Africains, dont une équipe de rugby locale qui venait à Windhoek pour un tournoi, a bien détendu l’atmosphère, CA Y EST on est déjà conquis !!! Mais petite déception… le tournoi c’est demain soir… (samedi pour ceux qui suivent) et demain soir, nous aurons déjà quitté Windhoek… ben vi c’est ça aussi le problème de tout prévoir à l’avance -) Enfin bon c’est pas bien grave.

On met un temps certain ou un certain temps à passer le contrôle de douane puis nous sommes accueillis par un employé de Classic Car Rental (dont le nom m’échappe…. Zut !) adorable. On prend le temps de retirer au distributeur un premier pécule pour le voyage et GO ! Sur la route, on ne croise qu’un seul babouin mais on dévore déjà tout des yeux et on pose plein de questions. On finit par arriver à Londiningi Guesthouse et on se pose dans notre chambre. Après ces 20h passées dans l’avion, je suis la première à passer sous la douche. Puis apéro : première Windhoek pour mon homme et premier Savanna pour moi. Il fait bon, mais pas assez chaud pour se baigner dans la piscine à 18h !

Arrive le moment du repas. Nous avions réservé le dîner pour ce premier soir. On se régale. Carpaccio de springbok, steak de koudou et dessert décoré avec soin !! On sympathise avec un couple de Belges d’une soixantaine d’année qui vient en Namibie tous les ans. Lui est un peu guide pour ses connaissances et avec le bouche à oreille, ils arrivent à être en Namibie 1 à 2 mois par an (LA CHANCE !!). Nathalie s’assoit avec nous et tous les 3 nous parlent avec passion de la Namibie, de sa population, de sa nature époustouflante pendant plus d’une heure. Un bel échange.

Mais la fatigue se fait sentir et il est temps de regagner nos pénates. Pour une fois, dans un vrai lit. Ca n’arrivera pas souvent donc on profite !!
Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... English translation pending
by Krikwik · 2016-10-16 · 97 replies
Bonjour tout le monde!

2 mois après la fin de notre voyage, il était temps de me lancer dans l'écriture de ce carnet. C'est l'occasion de me remémorer notre magnifique voyage, mais aussi de remercier (directement et/ou indirectement) les différents membres de ce forum auprès desquels j'ai pu glaner toutes les informations nécessaires. De même, je me devais de rendre la pareille à tous ceux qui pourraient trouver quelques astuces dans les prochaines lignes... N'hésitez pas!

Pour ce trip, dont les billets ont été bouclés 15 jours avant le départ, on aura passé un mois (du 19/07 au 20/08) en Amérique du Sud, en arrivant à Buenos Aires et en repartant de La Paz. Pour se déplacer, on aura utilisé tous les moyens de locomotion. Ce voyage nous amènera sur les points suivants: - Buenos Aires - les chutes d'Iguazu - la région de Salta et le Nord ouest de l'Argentine - Tupiza - Le Sud Lipez et le salar d'Uyuni - Copacabana et le lac Titicaca - La Paz et ses alentours

Mais on y reviendra plus tard... Alors, embarquez! A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos!
Sentier du littoral au départ de Toulon (vers Marseille) English translation pending
by Zoézoé · 2016-10-09 · 18 replies
Bonjour à tous,

Voilà, j'ai une douzaine de jours de congés à partir du 31 octobre. J'envisage de partir de Toulon pour rejoindre Marseille à pied, en itinérant (of course!). D'abord, le sentier du littoral, puis les falaises à partir de La Ciotat et les Calanques. J'ai lu plusieurs posts à ce sujet, mais j'ai tout de même quelques questions avant de m'aventurer seule dans ce (petit, mais tout de même!) périple:

- Le trajet est-il chouette entre Toulon et La Ciotat? (Entre La Ciotat et Marseille, je connais déjà...) - Est-il bien praticable ou y a-t-il beaucoup de portions fermées pour travaux? - L’hébergement est-il possible tout le long? Sachant que je ne souhaite pas porter ma tente, donc je recherche un hébérgement en dur, type gite d'étape... - A cette période, est-ce une bonne idée?

Je précise que je suis sportive et habituée à la marche.

Merci à tous ceux que me fourniront leurs précieux conseils...

🙂
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016 English translation pending
by Mimimicha · 2016-10-01 · 693 replies
Bonjour à tous! Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois. Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....

Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:

Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :

- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,

- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).

Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.

Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.

Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.

Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.

Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.

Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.

Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.

Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,

sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.

Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.

(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).

Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !

Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.

Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.



J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.

1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.



Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide. Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛. Les repas sont tout à fait corrects : Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert Champagne en apéritif. Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.

Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !

Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines. L’arrivée à LA est abracadabrantesque. Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.

L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.

Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.

On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Retour d'un voyage dans l'Ouest canadien qui a tenu toutes ses promesses! English translation pending
by Wallis06 · 2016-09-14 · 82 replies
Bonjour à tous,

Cela fait un peu plus de trois semaines que nous sommes rentrés de notre périple de 18 jours dans l'Ouest canadien. Il est temps que je me décide à faire un petit compte-rendu sur le forum avant d'avoir tout oublié 😉. Notre parcours a été très classique et convient bien à un premier voyage dans cette région. En tout cas, nous sommes rentrés ravis ! Il s'agissait d'un voyage en famille avec nos filles de 15 et 17 ans. Nous avons commencé par les Rocheuses et fini sur la côte pacifique. Pour ceux qui ont besoins de renseignements pratiques, mon compte-rendu complet avec adresses d'hôtels, plus de photos, etc est ici. Allez, je commence !

J 1 : Arrivée à Calgary

Premier vol Nice- Amsterdam, très matinal 🤪 à 6h25 avec KLM Puis deuxième vol pour Calgary après une correspondance un peu longue de 4h20 à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam. Le problème des correspondances, c'est que soit elles sont trop courtes et on stresse, soit elles sont trop longues et on se fatigue pour rien. En tout cas, au moment de prendre mes billets, j'ai exclu tout vol avec une correspondance aux Etats Unis qui obligerait à prendre l'ESTA, juste pour ça.

Au passage, quand j'ai acheté mes billets, il était question de l'obligation de remplir l'équivalent canadien qui s'appelle l'AVE (moins cher que l' ESTA et plus sympa à remplir car en français ...). Mais finalement, il n'était plus obligatoire aux dates de notre départ et ne sera exigé qu'à l'automne 2016. D'ailleurs, on ne nous a rien demandé en passant l'immigration.

Avec tout ça, nous avons atterri à 13h45 à Calgary sous un ciel bien couvert et avec 13 °C. Les vestes imperméables chaudes que j'avais prévues au cas ou, ont servi dès le premier jour. Les parapluies aussi...



Récupération de la voiture réservée chez Alamo sans problème et avec rapidité. Je le précise car après presque un an de débat sur le forum concernant les cartes de "débit" ou "crédit" acceptées par les loueurs en Amérique du Nord, j'étais tout de même un chouïa inquiète 🤪

Nous avions choisi une grande voiture pour être à l'aise vu qu'il y avait pas mal de route en perspective ; nous avons eu un Dodge Grand Caravan. Jusqu'à présent toutes les voitures louées en Amérique du Nord ou Europe, avaient un GPS intégré, sans avoir demandé cette option. Là, rien. Nous avions de toute façon le nôtre avec la carte du Canada achetée pour notre voyage de 2012.

Le choix d'un hôtel en centre ville a permis de ne pas perdre de temps pour faire un petit tour dans le centre de Calgary. Avant de partir, j'avais repéré quelques rues sympathiques avec principalement des œuvres d'art qui ont permis d'élaborer un petit parcours. La rue la plus animée restant la "Stephen Avenue" qui n'est en réalité que la portion piétonne en journée, de la 8 Ave SW entre la 4 Street SW et la 1 Street SE. Très facile de se repérer puisque comme souvent en Amérique du Nord, on ne s'est pas embêté et la ville est quadrillée avec les "streets" qui forment les rues verticales et les "avenues", les rues horizontales.

J'adore l'art urbain et là, j'ai été gâtée. Pèle-mêle voici quelques photos. Si, si, c'est bien un lièvre en plein centre ville ...



Nous ne sommes pas tombés sous le charme de Calgary qui en semaine à 17h00 ressemblait à une ville morte à l'exception de la Stephen avenue et encore ... il n'y avait pas foule, même là.

J'avais repéré pour le diner, "Cucina" un restaurant bien noté sur Tripadvisor. C'était effectivement un lieu très agréable et design avec une cuisine ouverte sur le restaurant. Après, ça, je n'avais pas prévu de trainer car à 20h00 à Calgary, il était déjà 4 heures du matin pour nous. Donc dodo avec les poules mais d'une façon générale, quand on voyage, on se lève et on se couche tôt. Sinon autant aller passer ses vacances à Ibiza 😉.

A suivre : Enfin, les Rocheuses tant attendues ...
Préparation d'un trip "de Yellowstone à Los Angeles" English translation pending
by Bullus · 2016-09-13 · 91 replies
Piqués par le virus après un 1er voyage en famille dans l'ouest en 2014 (carnet pour ceux que ça intéresse ici : http://voyageforum.com/discussion/retour-3-semaines-dans-wild-wild-west-d6689140-4/) , ça y est : On y retourne en août 2017 😉😉

Cette fois, je suis un peu à la bourre au niveau préparation... et j'ai le désagréable sentiment de devoir me dépêcher car les logements à proximité du Yellowstone sont déjà quasi full !

Pour m'aider, je me tourne donc rapidement vers vous, chère communauté d'amoureux de l'ouest ;0)

Voici l'idée de départ (départ début août 2017, voyage de 21 jours avec un enfant de 11 ans). Si vous ne trouvez ni Zion, ni Bryce, ni Grand canyon, ni Monument valley, ... dans notre projet de voyage, c'est parce qu'on les a tous faits en 2014. On se concentre sur la nouveauté :

J1 : Arrivée par un vol BXL-Salt Lake City-Cody. Soirée à Cody

J2 : Départ pour Yellowstone par l'entrée est. Dodo à Roosevelt Lodge

J3 : Zone de Mammoth Hot springs. Dodo à Gardiner, juste à l'entrée nord

J4 : Descente jusqu'à la zone de Old Faithfull Dodo Là

J5 : Visite de la zone Old faithfull 2ème nuit à Old Faithfull

J6 : Zone West thumb, Lewis falls et ce qu'il reste à voir côté old faithfull On quitte Yellowstone par la route sud. Nuit à proximité de Grand Teton, mais je ne sais pas trop où.

J7 : Grand teton & Jenny lake Nuit je ne sais pas où, entre Jenny lake et Flaming gorge reservoir (2h/2h30 de route max) : Boulder ? Rock springs ?

J8 : Flaming gorge area Nuit à Vernal

J9 : Dinosaur National Monument Nuit à Grand Junction

J10 : Arrivée à Moab. Journée Repos

J11 : Arches 2ème nuit à Moab

J12 : Canyonlands Dormir où ? Sachant que l'objectif suivant est red canyon, à côté de Bryce et qu'on ne peut pas imposer 4h de route au fiston qui a une fâcheuse tendance à être malade en voiture... ;0( Qu'est-ce qu'il y a à faire sur la route entre ces 2 points ?

J13 : Journée Hotel-Piscine à Panguitch

J14 : Red canyon Nuit à Cedar City

J15 : Kanarra creek Nuit à St Georges

J16 : Las Vegas dodo là

J17 : Las Vegas dodo là

J18 : Las Vegas matin + Death valley : nuit dans le parc

J19 : Death Valley de grand matin

J20 : Los Angeles/santa Monica : quelque chose à nous proposer sur cette longue route entre Death valley et Los angeles ??

J21 : Los angeles + Départ avion

Merci de me donner votre avis, vos conseils et idées pour faire de ce brouillon un beau projet 😛

Enfin, j'ai deux questions sur le yellowstone : - J'ai lu qu'il faut grimper pour avoir une vue sympa sur grand prismatic et que des travaux étaient en cours pour aménager cela. En attendant, il serait impossible de le voir correctement. Une idée de la durée des ces travaux ?

- J'ai bien compris qu'en août on sera loin d'être seul dans le parc. A quel point est-ce la folie ? On a fait le Grand Canyon en août et, franchement, en se mettant en route vers 7h du matin, on l'a vécu très tranquillement, sans ressentir la foule. C'est jouable comme ça aussi au Yellowstone ?
Retour sur une visite et une tragédie sur l'Harmony of the Seas, le 13 septembre 2016 English translation pending
by Vsylvie · 2016-09-13 · 138 replies
Voici mon retour sur la visite d'aujourd hui, sur l'harmony of the sea, et sur la tragédie qui l'a endeuillée ...
Ouest USA le retour ou "quand des citadins se prennent pour des randonneurs..." English translation pending
by Disneydiddl · 2016-09-11 · 418 replies
Bonjour à tous,

Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.

Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.

J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.

Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami

Et le trajet "en gros" sur une carte



Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…
Yacht Club, un top ou un flop? English translation pending
by Eterlous · 2016-09-04 · 90 replies
Bonjour à tous les YCistes, Contrairement à certains , je suis très intéressé par l'avis des utilisateurs de ce produit. Depuis de nombreux mois, je lis des commentaires particulièrement élogieux avec force détails, des avantages de cet espace réservé. Amateur depuis quelques années de ce nouveau (pour moi ) type de voyage, je totalise à ce jour quelques 240 jours de croisière avec différentes compagnies et une quarantaine déjà réservés. Bien que peut attiré, à priori, par certains de ces avantages, je suis néanmoins curieux de les découvrir, afin de me faire mon opinion personnelle et déterminer s'ils peuvent répondre à mes attentes. Un circuit original avec de nombreuses journée en mer m'a semblé la bonne occasion de le faire. Toutefois, Depuis quelques temps les "retours" sont plus circonspects... D'aucuns semblent indiquer que la qualité du service répond avant tout à une loterie (si on a la chance de tomber sur un bon majordome) d'autres que certains services se sont dégradés ou ont disparu. Il semblerait que l'endroit n'est plus aussi calme et serein qu'annoncé. Enfin, certains rentrent un peu déçus et d'autres franchement mécontents. Il sera intéressant à l'occasion des croisières future, de donner des avis sans concession, qui, le cas échéant pourront servir de référence et éventuellement interpeller la compagnie sur la qualité de son service.
Dans l’Ouest, y aurait-il des parcs qui ont la cote et d’autres moins (ou plus, ou pas encore…)? English translation pending
by VallM17 · 2016-08-24 · 165 replies
L’objectif de notre troisième voyage dans l’ouest des USA était de découvrir un Etat que nous ne connaissions pas - le Nouveau-Mexique – et de retourner à Moab car on adore et qu’il nous restait quelques endroits à explorer par-là. Comme d’hab, j’ai glané pas mal d’informations sur ce forum et je remercie tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions durant la préparation du circuit que voici :

J1 – Arrivée à Denver en soirée (nuit au Baymont Inn Denver airport) J2 – Garden of the Gods et Great Sand Dunes (nuit au Great Sand Dunes Lodge) J3 – Taos Pueblo et Taos (nuit au Inn of the Governors à Santa Fe) J4 – Bandelier national monument (nuit à Santa Fe) J5 – Kasha Katuwe Tent Rocks (nuit à Santa Fe) J6 – White Sands national monument (nuit au Magnuson hotel à Alamogordo) J7 – White Sands et Albuquerque old town (nuit à l’Econo Lodge old town) J8 – Canyon de Chelly (nuit à l’Holiday Inn à Chinle) J9 – Monument Valley (nuit au Hat Rock Inn à Mexican Hat) J10 – Natural Bridges national monument (nuit au Inn at the canyons à Monticello) J11 – Moab - Negro Bill canyon (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J12 – Arches, Canyonlands, Shafer Trail et Potash road (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J13 – Fisher Towers et Colorado national monument (nuit au Clarion Inn à Grand Junction) J14 – Shopping à Silverthorne et retour à Denver (nuit au Baymont Inn Denver airport) J15 – vol retour

Nous sommes partis mi-juillet avec nos enfants, âgés de 11 et 13 ans. Eux aussi on attrapé le virus et ne se font jamais prier pour un petit voyage dans l’ouest 😇

Comme j’ai changé de boulot en début d’année, je n’étais pas certaine d’avoir des vacances cet été. Finalement, 15 jours m’ont été accordés. La décision de partir a donc été prise seulement en avril, ce qui fait que nous avons acheté nos billets d’avion assez tardivement par-rapport aux autres fois. Et je n’ai jamais payé aussi cher ! Un conseil : pour l’été, achetez vos billets avant le mois de janvier. Après, il y a de fortes chances pour que les prix grimpent.

Je ne vais pas vous faire un carnet détaillé jour par jour. Il y en a tant sur ce forum, tous aussi intéressants les uns que les autres. Et puis le blog que je tiens au quotidien quand nous sommes en voyage remplit cette fonction… je crois. Je vais juste vous donner nos impressions pour chaque parc visité, nos coups de cœur et aussi nos coups de gueule (mais il n'y en a pas beaucoup, je vous rassure).

Et ça commence maintenant, avec un départ tout en douceur, sans accroc ni mauvaise surprise, contrairement aux derniers carnets que j’ai pu lire (elles se reconnaitront !) 😛.

Ah si ! Une mauvaise surprise de taille pour les enfants : American Airlines nous a fait embarquer dans un avion sans écrans individuels. Aïe, aïe, aïe !!! Léo, révolté : « non mais c’est une blague ??? Vous avez vraiment payé pour ça ? ». Axel, incrédule : « c’est quoi cet avion d’autrefois ? Mais qu’est-ce qu’on va faire pendant 9 heures ? ». Moi je m’en fiche, j’ai un nombre de vies illimité pendant 6 heures sur Candy Crush 😎 et ce qui m’importe, c’est que l’avion soit en bon état et nous mène sains et sauf à Chicago où nous faisons escale.

J’ai quand même un reproche à faire à AA : malgré l’enregistrement en ligne, impossible d’avoir des places côte à côte. Comme sur les vols low cost, il faut payer un supplément pour cela. Or AA n’est pas une compagnie low cost (si ?) et il a fallu que j’insiste lourdement pour qu��on nous place au moins 2 par 2. C’est quand même plus sympa sur un vol long courrier ! Et puis ça ne se fait pas de confier ses enfants à des inconnus !

A part ça, le vol s'est déroulé sans souci. Pas de turbulences, pas de retard, pas de faux atterrissage (l'an dernier à Calgary, l'avion a frôlé la piste puis le pilote a remis les gaz car il ne le sentait pas 😮 🏴‍☠️). Chez Alamo tout s'est bien passé aussi ; nous n'avons pas eu le choix puisqu'il n'y avait qu'un seul modèle dans notre catégorie mais ce Chevrolet Traverse nous convenait, donc ok.

Dans le prochain post, j’attaque le compte-rendu parc par parc. De ceux qui ont la cote et sont plébiscités par des hordes de touristes à ceux qui, bizarrement ou exceptionnellement, étaient quasi déserts.
Juillet 2016: d’une randonnée dans les White Domes à l’autre, 16 jours qui passent trop vite! English translation pending
by Peggy16 · 2016-08-21 · 422 replies
Après trois voyages dans le sud ouest des États-Unis, j’aurais aimé aller visiter d’autres contrées un peu plus au nord tandis que Yannick, mon mari, avait envie de rester dans notre zone de prédilection pour continuer à explorer des lieux en dehors des sentiers battus. C’est finalement une promo chez British Airlines qui nous a mis d’accord : les billets n’étaient vraiment pas chers pour l’été, mais la promo ne fonctionnait que vers Los Angeles, Las Vegas ou encore Denver… pas pour Seattle en tous cas ! Nous avons acheté nos billets pour Las Vegas fin août 2015 pour juillet 2016 et avons payé 654 € par personne.

Nous nous sommes ensuite aperçus que la plupart des hôtels avaient augmenté depuis l’an passé, la faute à la reprise économique des États-Unis paraît-il… Tant mieux pour eux, mais cela n’arrangeait pas nos affaires, surtout que l’Euro n’était pas bien vaillant face au Dollar… Impossible donc de tenir une aussi bonne moyenne par nuitée que l’année dernière ! Pour que ce post ne fasse pas trop flamber notre budget, j’ai donc proposé à Yannick de faire du camping cette année, lui qui y était toujours farouchement opposé… Il a finalement validé l’idée en se disant qu’il fallait en profiter pour dormir dans des coins où cela apporte un plus (cela nous permettrait par exemple de faire plusieurs sites sur la Hole In The Rock Road sans avoir à retourner dormir à Escalante).

Pour la voiture, nous avions loué un SUV Standard l’an passé et nous avions eu la chance d’avoir un Grand Cherokee 4X4. Nous étions satisfaits sur toute la ligne et, après avoir hésité à louer un Tahoe (mais trop cher en juillet), nous avons finalement repris un SUV Standard. Nous espérions bien sûr revoir notre cher ami le Grand Cherokee… mais toutes les années ne se ressemblent pas !

Voilà le programme réalisé cette année : - Red Cliffs Recreation Area - Water Canyon et White Domes - Coal Mine Canyon et Ha Ho No Geh Canyon - Blue Canyon et Alstrom Point - Cottonwood Canyon Road et Yellow Rock - Dry Fork, Peek a Boo Canyon et Sunset Arch - Broken Bow Arch - Scenic drive de Bryce Canyon, Bristlecone loop trail, Little Hollywood et Coral Pink Sand Dunes - Johnson Canyon Road et Toadstool Hoodoos - Coyote Buttes South (Paw Hole) - Edmaier’s Secret - Many Pools et les Narrows - Observation Point - Yant Flat et soirée à Las Vegas - Début de journée à Las Vegas et Valley of Fire - White Domes (Valley of Fire) et Wet’N Wild (parc aquatique)

Le bilan budget est le suivant : - Billets d’avion : 2615 € pour 4 (achetés directement sur le site de BA). - Hôtels : 1365 € pour 16 nuits, soit une moyenne de 85 € par nuit. Mais à ce total, j’ai préféré rajouter l’achat du matériel de camping puisque nous n’avions rien et que nous n’aurions pas fait ces achats si nous n’étions pas partis aux Etats-Unis. Nous avons donc dépensé 1688 € pour 16 nuits, soit une moyenne de 105,50 € par nuit. Cela reste raisonnable. - Voiture : 733 € pour 16 jours de location d’un SUV standard. - Nourriture : 77 $ par jour en moyenne (pour 4 personnes). Nous avons fait beaucoup de courses pour des pique-niques ainsi que des fast-foods, mais nous nous sommes aussi fait plaisir plusieurs fois au restaurant.

Nous avons donc dépensé au total 6650 € pour 4 personnes pour 16 jours sur place.
Retour sur un très beau voyage au Sri Lanka juillet 2016 English translation pending
by Annachris · 2016-08-20 · 16 replies
Bonjour,

Nous avons effectué cet été un très beau voyage de 3 semaines en famille au Sri-Lanka. Voici mon modeste retour d’expérience sur ce voyage.

Pour commencer, ce pays est un coup de cœur (encore un !!) ! Nous avons été tous très dépaysés. Les paysages sont magnifiques et très diversifiés (nous avons eu l’impression de faire 3-4 voyages en un). La faune et la flore sont très riches. Et nous avons fait de très belles rencontres avec les sri-lankais.

Notre voyage était axé nature, faune, et plages. Nous avons été comblés !

Un bémol : voyageant avec 2 enfants de 9 et 12 ans, le rythme a été parfois assez sportif avec les bus. Il aurait fallu rallonger la partie balnéaire de quelques jours.

J'ai inséré quelques photos pour illustrer et aérer ce récit, mais elles sont vraiment de piètre qualité (prises avec mon téléphone, car j’ai oublié mon appareil photo dans le bus pour Kegalle en tout début de voyage 😠!!!)

Itinéraire et hébergements

J1 - Negombo Arrivés en fin d’après-midi, notre première vision de Negombo Beach n’a pas été très positive (bruit, circulation). Nous avons fait un rapide tour sur la plage en début de soirée puis repas au Serendib restaurant (assez cher). Malgré quelques réserves en grande partie liées à la fatigue du voyage, je confirme que cette ville est vraiment bien située pour démarrer ou finir son voyage !

Hébergement Panorama residencies : bien situé à proximité de la plage et des restaurants. Un super accueil. Une grande chambre familiale à l’étage. Une petite piscine rafraichissante. Le petit-déjeuner est inclus, mais n’est franchement pas terrible !

J2 - Negombo-Kegalle Nous prenons le bus à la gare routière de Negombo pour rejoindre le Elephant Project Freedom. Nous allons passer la journée du lendemain avec 2 éléphantes que cette association a recueillie : Seetha et Manika. J’avais lu que la conduite des chauffeurs de bus était sportive. En effet, on a vraiment l’impression d’être dans Mario Kart !!! Il faut vraiment le vivre ! Avec en fond sonore, le bruit du klaxon du chauffeur et la musique sri-lankaise ! Il y a un boucan !!! Notre fille a d’ailleurs eu un gros coup de mou à la gare de Negombo (bruit, odeurs, chaleur, dépaysement …). Le seul du séjour ….

Hébergement en homestay sur le lieu de l’association : super belle grande maison, au calme, et au milieu d’une très belle végétation. L’accueil est top. On y mangera super bien. Notre chambre familiale est toute simple. Les enfants découvrent les 2 éléphantes dont ils vont s’occuper, et jouent aux cartes avec les bénévoles.

J3- Kegalle- Kandy Une partie de la journée sera consacrée à s’occuper de l’éléphante Seetha car nous apprenons que Manika n’est pas en forme. Nous nettoyons son enclos, puis partons en balade avec elle, son mahout et de la coordinatrice des activités. Nous amenons avec nous des légumes et fruits, que nous pourrons lui donner. Grand moment car Seetha est très douce avec les humains, et c’est un plaisir de la nourrir. Nous rentrons à la maison, et préparons le repas avec la famille. C’est un chouette et simple moment de partage que nous apprécions tous !

Il fait chaud. Nous allons donner la douche à Seetha qui est retournée dans son enclos. Elle ferme les yeux et se laisse rafraîchir. Elle est magnifique. Après le repas, nous irons la rejoindre à la rivière où nous lui donnerons le bain. Moment extraordinaire !!! Une dernière balade avec elle (et Manika) puis c’est l’heure du départ en tuk-tuk pour Kandy. Le trajet se passe bien, mais nous devons ingérer des tonnes de pollution … En partant, j’oublie dans le véhicule un sac rempli de fringues sales pleines de poo d’éléphant 😇

Nous dînons au Kandy Garden cafe : très bons plats et délicieux jus de fruits mais nous avons un peu de mal à nous habituer au bruit assourdissant que font les lames de couteaux destinés à préparer le kotthu !!

Hébergement : Days Inn B&B : très grand appartement familial sur les hauteurs de Kandy à un super rapport qualité/prix, à quelques minutes du lac à pied. Bémol : pas mal de moustiques, et la piscine se semblait pas très propre.

J4- Kandy Programme très tranquille et pas du tout culturel. Nous partons en virée shopping dans le centre de Kandy pour préparer l’anni de notre fille qui a lieu le lendemain. Le shopping au Sri-Lanka est loin d’être une évidence, avec le bruit et la circulation très intense, même si dans ce domaine, l’étape de Kandy sera la plus agréable 🙂. Nous finissons par nous réfugier dans le calme aseptisé d'un centre commercial. Nous sympathisons avec un jeune sri-lankais qui travaille au Burger-King. Nous partons ensuite à la gare acheter nos tickets pour Ella prévu dans 3 jours. Mais il n’y a déjà plus de places en 3ème, 2nde et 1ère classe !!! Je n’arrive pas à savoir si le vendeur y met de la mauvaise volonté (c’est le seul sri-lankais antipathique que nous ayons rencontré pendant notre séjour) ou s’il n’y a vraiment plus de places. En désespoir de cause (nous avons déjà réservé notre hébergement à Ella), je prends un trajet en 1ère classe Nuwala-Ella, en me disant que nous prendrons le bus de Kandy à Nuwala.

Nous faisons ensuite une balade très agréable autour du lac : observation de magnifiques varans, et petites tortues.



Enfin, nous allons à l’hôtel Suisse nous rafraîchir à la piscine. Kandy se révélera pour tous une étape très appréciée. Un jour de plus nous aurait permis de visiter les sites habituels.

Hébergement : Days Inn B&B

J5- Kandy-Digana Nous prenons le bus pour Digana. Nous avons prévu d’aller au Tamarins Gardens fêter l’anni de notre fille. Il s’agit d’une petite ferme qui abrite un projet communautaire. Il est possible pour les touristes de partager un moment de la vie des villageois : pêche, cuisine, travaux de la ferme … Le bus met un temps fou à faire les 16 kms qui nous sépare de Kandy et il tombe en panne en fin de parcours. Heureusement, le bus qui suit nous prend tout simplement en charge jusqu’à la ville. Nous observons à Digana des chauves-souris géantes, puis à bord du tuk-tuk qui nous conduit à Tamarins Gardens nous croisons la route d’un magnifique serpent rat ! La ferme est dans un très beau cadre et l’accueil extra. Nous faisons une balade tranquille en pirogue sur le réservoir de Victoria.



Nous visitons la jolie ferme, et les enfants apprennent à fabriquer de l’encens.

Après avoir perdu un sac de vêtements plein de poo, nous récupérons leurs tee-shirts blancs noirs de charbon 😕. Disons que notre sac de voyage s’allège de plus en plus, ce qui n’est pas un mal lorsqu’on voyage en transports publics ! Le déjeuner est tout simplement un délice, parmi les meilleurs que nous ayons mangé !! Le curd est mémorable ! Après le déjeuner, nous partons pour un lodge situé sur les hauteurs de Digana, en pleine jungle. L’arrivée en tuk-tuk est impressionnante : on a l’impression d’être au bout du monde. Notre cabane isolée, en pleine forêt, a une grande terrasse avec vue sur le réservoir Victoria. Nous observons pendant un moment un écureuil géant et de très beaux oiseaux. Pour le dîner, il faut se munir de la lampe torche et faire le trajet jusqu’au restaurant dans l’obscurité. Frissons garantis !

Hébergement : Polwaththa Eco Lodges : cabane en bois à la déco très simple. Super accueil. Excellente ambiance avec les autres convives. Repas sur place simples mais bons.

J6-Digana Nous partons avec un guide pour une superbe randonnée d’une dizaine de kms à travers villages, forêt et jungle jusqu’à une magnifique cascade. Ce dernier nous indique les plantations d’épices.

Nous passons par de belles rizières.



Nous observons termitière, caméléon, serpent-rat, singes, aigle. Nous ratons de peu un cochon sauvage. Nous arrivons à la cascade. La baignade est très agréable.

Sur le retour, je suis la seule de nous quatre à ne pas avoir de sangsues accrochées sur les pieds. A notre retour sur le lodge, nous repartons pour une courte balade sur un sentier balisé où il est fréquent de voir des cerfs mais l’orage gronde et nous rentrons sans avoir rien vu.

Hébergement : Polwaththa Eco Lodges

J7- Digana-Ella Journée expédition. Il nous faut trouver un moyen pas trop onéreux pour aller sur Nuwala (gare de Nanu Oya) récupérer le train pour Ella à 12 :45. Le taxi que nous propose le lodge nous paraît bien trop cher (70€). Nous descendons à 7:30 sur Digana où le personnel du lodge négocie pour nous un taxi pour la station de bus de Kandy. Coincés dans les embouteillages de Kandy, le taxi finit par passer sans s’arrêter devant une station de bus. Comme il y a plusieurs stations de bus, il est encore possible que cela ne soit pas celle qui permette de trouver un bus pour Nuwala. Mais qqs kms plus loin, le doute n’est plus possible, nous sommes sur la route pour Nuwala. Comme le temps est compté, les embouteillages monstres, et la communication avec le chauffeur impossible, nous restons sans piper mot dans le taxi. Le chauffeur nous avait proposé initialement un trajet pour 60€ pour Nuwala, donc au moins on sait combien cela va coûter … La route est magnifique, mais le trajet très difficile pour notre fils malade à 2 reprises. Tout compte fait : nous aurons bien fait de prendre le taxi, même si il faudra rajouter encore quelques roupies pour aller à la gare de Nanu Oya. Nous n’avons même pas eu le temps de nous arrêter dans une plantation de thé ou faire une balade à Nuwala que nous découvrons sous le soleil !

Dans le train train pour Ella, les paysages sont splendides, mais nous apprenons par un couple d’australiens l’attentat de Nice. Le moral en prend un coup, et nous avons du mal à profiter du trajet.





Nous arrivons à Ella et gagnons notre magnifique homestay. Les singes sont présents en nombre à notre arrivée. Nous regardons les informations avec nos hôtes et allons dîner au resto local voisin.

Hébergement : Waterfall homestay : studio très agréable, au calme. Accueil chaleureux et très personnalisé. Petit-déjeuner délicieux : le meilleur que nous ayons eu au Sri-Lanka avec du vrai café, thé, chocolat chaud pour les enfants, du curd délicieux ! Bref, un régal …

Carnet de voyage 2 semaines en Thaïlande avec les enfants English translation pending
by Johndoex3x · 2016-08-12 · 10 replies
Bonjour en consultant mon compte je me rends compte que je n'ai jamais publié mon carnet de route sur la Thaïlande de février 2015. Un peu tardif mais je pense modestement que cela peut encore servir. Merci à ceux qui m'ont aidé à monter de voyage. Pascal

Samedi 21 février Vol avec air india. Escale à New Dehli. L’escale nous fait découvrir l’organisation des services indiens…ça fait peur. A part ça, que le voyage est long !

dimanche 22 février A l’arrivée à Bankok éviter absolument tous les rabatteurs qui sévissent dans l’aéroport, même ceux qui ont l’air officiels. Première leçon en Thailande : tourisme information n’est pas l’office du tourisme mais juste une agence de voyage…. Suivre les panneaux taxi et sortir de l’aéroport. Là vous trouverez une longue file d’attente sur le trottoir: c’est pour vous. Demander le compteur et se montrer insistant. Notre taxi l’avait mis en ronchonnant puis l’a enlevé en passant la barrière de l’aéroport. Il a fallu à nouveau insister. Demander à prendre le highway, c’est à vous de payer les péages. Compter dans les 400 baths + le péage. Nuit au srikrung hôtel : Notre billet de train commandé sur thailandtraintickets nous attend à la réception. Très bon accueil même s’ils ont perdu une partie de notre réservation : nous finissons tous les 4 dans la même chambre car l’hôtel est plein. Cependant la chambre est gigantesque donc pour une nuit, ce n’est pas bien grave. L’hôtel est certes vétuste mais c’est propre. Le petit déjeuner est correct.

lundi 23 février Nous prenons un tuk tuk pour nous rendre à la maison de Jim Thomson. Visite en français, très intéressante, magnifique demeure. Concernant les tuk tuk, si vous ne tenez pas trop à la vie, vous pouvez, sinon mieux vaut ne pas en abuser, les taxis ne vous couteront pas plus cher et c’est plus sécurisant. Pour exemple, le nôtre a pris une avenue à contre sens sur 200 mètres…… Ensuite, direction le grand centre commercial mbk afin de compléter la valise des enfants qui n’ont pas emporté grand-chose. Gigantesque centre commercial sur 7 étages où chaque étage est dédié à un type de produit Il faut marchander les prix mais je n’ai pas franchement été convaincu. De toutes façons, on n’est pas venus en Thaïlande pour passer l’après-midi à auchan ;o) Nous déjeunons sur place : mauvaise pioche. Je n’ai pas gardé le nom du resto mais je pense qu’il s’agissait d’un resto chinois car nous avons mangé des choses qui n’avaient rien à voir avec le reste du voyage…et pas en bien !! Nous passons une partie de l’après-midi dans le quartier chinois avant de rentrer à l’hôtel pour récupérer les valises afin de prendre le train de nuit. La gare est à deux pas de l’hôtel, c’est très pratique. Le train est là, nous intégrons nos cabines. Les cabines sont très exiguës, on a du mal à loger bagages et voyageurs ! Les quatre billets ayant été pris en même temps, nous avons deux cabines contiguës et communicantes. Dans chaque cabine, un lavabo et au bout du wagon, deux wc : un européen et un à la turque. Le wc à la turque est également équipé d’une douche. Je ne suis pas sûr que beaucoup de touristes profitent de cet aménagement. L’ayant déjà pratiqué au Maroc, nous nous précipitons à la douche dès le départ du train, tant que les wc sont propres…Entre 19H et 20H, on nous apporte des plateaux repas. Plutôt mauvais de l’avis de tous. Mais pas pire que le petit déjeuner qui suivra…. Puis on vient préparer les lits. Nous avons plutôt bien dormi, ce fut une expérience sympa. Par contre, concernant la nourriture et le personnel, ne venez pas pour le sourire ou la gastronomie….

mardi 24 février Nous arrivons à chiang mai et sommes accueillis par le large sourire du gérant de l’hôtel chiang mai thai house. Non je blague. Regardez sur trip advisor et vous comprendrez. Difficile de donner un avis sur cet hôtel : ils sont effectivement très désagréables, par contre, l’hôtel est particulièrement propre, les chambres sont mignonnes, la piscine plutôt bien faite. Si vous n’y allez pas pour le sourire, cet hotel est pour vous, le rapport qualité prix est très bon. A l’arrivée, on vous coince à une table et on essaie de vous vendre des excursions ; nous, leur avons expliqué que le programme était bouclé à l’avance. Dès lors, c’est la soupe à la grimace. Attention, si vous y aller pour profiter de la piscine, un immeuble est en construction en face… pas idéal. La chambre n’étant pas libre, nous partons pour la journée. Nous remontons la rue en face de taphae gate, visitons les temples le long pour finir au wat phra singh Puis nous nous dirigeons vers le centre des arts et culture. Pas franchement renversant si ce n’est les scènes de la vie des campagnes reproduites que j’ai trouvées intéressantes. Nous déjeunons non loin de là au Chaun Chom. Une des meilleurs adresses rencontrées lors de notre voyage. Le lieu est tenu par des femmes de la prison encadrées par des surveillantes. Un accueil chaleureux et des plats divins. C’est aussi les plats les plus épicés que j’ai pu goûter…..peut-être aurions-nous du préciser « not spicy » ! Après le repas nous visitons le wat cheng man et nous dirigeons ensuite vers le wat chedi luang. Nous nous sommes perdus et avons beaucoup marché. Finalement pour abréger nos souffrances, nous prenons un tuk tuk. J’ai beaucoup le wat chedi luang aimé pour son côté moins bling bling, plus ancien. De retour à l’hôtel, nous prenons possession des chambres, douche, repos à la piscine puis nous repartons pour le night market. La grande rue est occupée des deux côtés par des exposants, à mi-chemin de l’avenue, des deux côtés il y a un marché. Vous y trouverez vêtements, artisanat et nourriture. Des tables sont à disposition et un spectacle de plein air est offert. Nous piochons à manger chez divers marchands et nous installons à une table munis d’une grande bière !

mercredi 25 février Mercredi nous avions réservé depuis la France la journée mahout training avec Panda Tour. Nous n’avions pas versé d’acompte aussi, mardi matin, une employée de la société était passée pour récupérer la moitié de la somme. Le véhicule passe nous prendre à 8H30 et nous partons pour la montagne. On nous a distribué une feuille avec les différents ordres en Thaï…pas évident. En route nous nous arrêtons dans un marché acheter des bananes et des pastèques pour les pachydermes. Nous sommes 10 dans le groupe. Ce camp prétend sur leur publicité prendre soin des éléphants, ne pas les maltraiter, éviter les chaises en bambou qui les blessent. J’ai apprécié le discours particulièrement honnête qui nous a été servi : ces animaux restent des animaux sauvages et dangereux : il serait malhonnête de prétendre ne pas les toucher. Ils font donc au mieux mais sont cependant obligés d’utiliser les piques de cornac en métal. Pour avoir passé la journée avec eux, je comprends mieux : soit on laisse ces animaux tranquilles à l’état sauvage, soit ils sont domestiqués et cela ne peut pas se faire sans heurts. Cet animal est magnifique mais aussi gigantesque et dangereux. Dans ce camp, j’ai eu l’impression qu’ils faisaient au mieux, les animaux sont peu utilisés dans la journée, ils n’ont pas de selle ou seulement parfois à la demande des touristes : rien à voir avec ce que l’on a pu voir sur le bord de la route où les éléphants ont leur carcan sur le dos toute la journée et transportent en continu les touristes déversés par les bus. Au panda tour camp, les éléphants ne font pas de peinture et ne jouent pas au foot. Un moindre mal donc. Le repas inclus à midi fut très bon, l’accueil irréprochable et la journée formidable. Nous avons oublié tous les principes élémentaires d’hygiène : bain dans la rivière, bataille dans la mare de boue……grosse douche savonneuse ensuite et aucun problème. Le soir après la douche à nouveau et la piscine, nous nous rendons au marché qui est à Taphae gate. Celui-ci est beaucoup plus intéressant pour y diner : il y a beaucoup plus de stands de nourriture, tous très différents. Nous nous régalons pour pas grand-chose.

jeudi 26 février Nous avons réservé un taxi pour la journée : 1500 baths. Le prix m’a eu l’air très correct. Le gars est sympa, ponctuel. Par contre je le soupçonne de faire ce qu’il veut : établissez bien, à l’avance le programme de la journée. NOI : 085-5294948 Au programme : Temple wat doi suthep : une envolée de marches vers un temple magnifique…brillant à souhait ! Ferme aux orchidées : franchement pas indispensable, nous avons bien aimé la serre à papillons et les enfants ont adoré le restaurant : le flunch thailandais : à volonté et il y avait des frites !! Ferme aux serpents : PASSEZ VOTRE CHEMIN ; une honte. Animaux mal traités, le parc animalier attenant est un véritable mouroir. A proscrire absolument. Nous allons ensuite au sud de chiang mai dans la zone des artisans : soie et pierreries : magasins pour touristes. Nous avions demandé à aller aux sources chaudes : fermées d’après le taxi……. Pas de commission là-bas ! Mais nous lui avons demandé dans la journée, il aurait fallu définir les conditions au départ. Une journée très mitigée donc, mais surtout parce que mal préparée. Le soir nous rentrons de bonne heure, douche, piscine et les filles se préparent pour le massage. Nous choisissons le Bor Nguyen dans le routard…il est fermé. Du coup les filles vont au thanamon spa -3/9 soi Moon Muang road – tel : 093-1796882 Un petit salon où l’accueil est exceptionnel Aux petits soins pour ma fille qui n’a que 11 ans, un peu juste pour un vrai massage thaï qui apparemment est assez sportif ! Allez y sans problèmes c’est dans le quartier de la 1 in one guesthouse. Pendant ce temps nous sommes allés boire un verre avec mon fils au taphae gate lodge. Quel accueil ici aussi. Du coup, après le massage, nous y avons mangé. Terrasse sympa, repas nickel, accueil extraordinaire. Une excellente soirée. Au retour nous faisons un saut au night market et là je fais deux erreurs que j’évite pourtant avec soin lors de nos voyages (la faute à la bière ?): - Je retire de l’argent de nuit et dans un dab sans guichet. Le ticket sort, pas l’argent. Je suis allé le lendemain dans une agence de la même banque, très bien reçu, j’y ai rempli une plainte. Je suis en conflit avec ma banque depuis (caisse d’épargne) car ce retrait avait affecté mon plafond cb et il a fallu 5 jours pour que j’arrive à avoir un conseiller pour augmenter le plafond (troisième erreur j’avais oublié la seconde carte bleue que je prends habituellement). Je précise que j’ai une visa premier qui par conséquent ne sert à rien malgré son prix. Ne comptez donc pas sur elle, emportez du liquide, deux cartes bleues, et ne retirez jamais le soir sans guichet…. Peut-être qu’avec une bière de moins ;o) Pour info : je suis toujours en conflit avec ma banque que je vais quitter mais je remercie la banque thaï qui a fait preuve de beaucoup de professionnalisme : remboursement en 12 jours !!!! Si vous avez ce genre de problème, pensez aussi au virement western union qui sera plus efficace que votre carte gold ou premier.

vendredi 27 février Nous faisons à nouveau appel au taxi de la veille qui loue aussi un tuk tuk. Conduite sécurisée, tout doux…ouf ! Nous visitons le wat chet yod que j’ai beaucoup aimé. Puis le tuk tuk nous dépose au warorot market. Extraordinaire : pas un touriste…à part nous. Quel dépaysement. On y trouve des vêtements, de la nourriture. D’ailleurs, nous achetons de quoi picorer et nous dirigeons vers le fleuve pour y manger nos provisions. Nous rentrons à l’hôtel à pied, il fait 40°. Direction l’aéroport. Nous arrivons en soirée au Groovy Bungalows. Là encore quel accueil ! Cet hôtel (chambre d’hôtes ?) est tenu par un couple d’une exceptionnelle gentillesse. Six bungalows autour d’une petite piscine, au calme. Malgré l’heure tardive, ils nous préparent gentiment à manger

samedi 28 février plages environnantes long tail de aonang à tonsai beach. Nous rejoignons railay west par la petite piste qui part au bout de la plage. Superbe. Nous relions ensuite railay est à pied par la piste à travers un bidonville. Plage vaseuse, mangrove, jolis point de vue. On trouve sur place plusieurs troquet où manger, nous nous arrêtons là. Nous rejoignons ao pranang avec un crochet par le sentier qui amène au point de vue et à la lagune. Sentier dangereux, surtout en tongs, Ma fille l’a fait (11 ans) mais était-ce bien raisonnable ? On croise des gens qui descendent couvets de latérite, shorts déchirés…. Le sentier est raide, malgré la corde qui sécurise, limite escalade et le chemin est long. Le point de vue est magnifique mais ne voulant tenter le diable, nous ne poussons pas jusqu’à lagune. Diner au Krua Thara. Restaurant spécialisé dans le poisson. Très bien. Nuit au groovy.

dimanche 01 mars excursion bateau + snorkelling Négociation du prix possible. N’espérez pas programmer votre journée. Tout est prévu selon un rite bien programmé. Plusieurs arrêts snorkeling. Très décevant : il n’y a rien, peu de poissons, coraux morts… un désastre. Est le tourisme de masse ou le tsunami ? Nous trouverons d’énormes quantités de coraux sur les plages des îles environnantes. Chicken island, Tup island, Poda island. Nous déjeunons sur poda island. En se promenant sur la plage, nous trouvons un point de snorkeling, depuis le bord, bien meilleur que ceux où nous a amenés le bateau. Mais cela reste décevant. Le soleil tape très fort, Cela se terminera par une insolation pour Louis. Le soir nous dinons à trois au krua Thai. Excellent adresse. Sur le bord de la route menant à noppharat thara (pas celle qui longe la plage, celle de l’intérieur). La patronne est très sympa et la cuisine est excellente.

lundi 02 mars Nous laissons louis qui est toujours malade à l’hôtel. Pas grand-chose à faire : réhydrater, rester à l’ombre, au frais avec la clim. Départ pour ao thalane en mobylettes, et visite de la mangrove. Nous ne pourrons pas faire le tour complet avec les canoés car la marée est basse. Dommage car on se croirait sur le tournage du dernier Rambo. Nous sommes seuls avec le guide et c’est magique. Nous dinons le soir à krabi au kotung. Adresse du gdr. Très bon diner.

mardi 03 mars Retour à bangkok au swan hôtel. Hotel sans prétention, accueil pro, soupe à la grimace au petit déjeuner (pas terrible d’ailleurs) mais piscine très sympa. Journée ville : marché aux fleurs, marchés environnants (vraiment authentiques, comme celui de warorot market à chiang mai) Pas un touriste et des choses à acheter (ça se mange vraiment ? que l’on n’imagine même pas !!) On en profite pour acheter du pain de mie pour nourrir les baleines poissons chats. Fin de journée shopping à kao san road. On essaie les poissons qui vous dévorent les pieds. Rue animée, pleine de touristes et de marchands de vrais faux vêtements de marque.

Nous dinons à l’harmonique. Des prix européens pour les européens, bon repas mais personnellement assez déçu.

mercredi 04 mars journée temples : grand palais, wat phra kaeo, wat phoet national muséum. Journée bien remplie. Nous arrivons au musée peu de temps avant la fermeture. On nous laisse entrer gratuitement. Du coup nous avons un aperçu de quelques salles qui valent la visite. Nous dinerons au queen of curry : c’est une excellente adresse. Les plats sont très bons et les portions très copieuses.

jeudi 05 mars Balade sur les klongs. Cette balade est à faire absolument. On trouve facilement vu le nombre de rabatteurs qui vous proposent de vous y accompagner. Très agréable. On découvre le Bangkok de l’autre rive et cela vaut vraiment le détour. Au retour, le long tail nous dépose par erreur sur le ponton du mandarin oriental……crasseux, transpirants voire ne sentant pas la rose, nous traversons l’hôtel luxueux sous le regard médusé d’un client tout de blanc vêtu, panama vissé sur la tête. Le fou rire garanti à la sortie.
Contrastes 2016 entre Utah et Colorado English translation pending
by Globetrekkie · 2016-08-10 · 192 replies
Kiki veut un nouveau carnet avec des photos, hein, qui ?? Allez, c’est parti…

Cette année 2016, ce sera un voyage de contrastes, entre Utah et Colorado :

Rouge / Vert Aridité / Luxuriance Chaleur / Fraîcheur Thé glacé / Bière Mormons / Cow-Boys Et j’en passe et des meilleures, on pourrait continuer…

Rappel du contexte rapide : ce sera notre énième voyage aux US, cette fois-ci de Sin City à the Mile High city (NDLR : Las Vegas à Denver pour les non-initiés mais il y en a peu ici).

On a privilégié certains plus petits parcs ou endroits moins connus du grand public (mais pas à ceux des habitués du forum…), et dans les grands parcs, les randos non effectuées lors de voyages précédents. Une partie shopping est également au programme pour contenter Madame (bibi).

C’est comme d’habitude moi qui ai tout programmé, tout booké, préparé le roadbook détaillé plastifié afin que tout roule comme sur des roulettes sur place. Monsieur (Steph) sera lui le seul conducteur sur place, assisté de l’expérimentée copilote GG (toujours moi).

C’est parti pour le carnet !

Jeudi 09/06/16. Chapitre 1: Strike again and go to the moon

Notre vol était initialement prévu samedi à 10H30, mais le préavis de grève (grrr) des pilotes Air France nous a fait flipper. AF ayant encouragé ses clients qui le pouvaient à anticiper leurs déplacements sans frais, mardi soir, on a fait la demande de report via la page Facebook AF, ce qui a été fait en quelques minutes, chapeau le service client sur ce coup.

On a donc été reportés sur le même vol le 10 au lieu du 11. On avait un souci avec notre hôtel réservé non annulable non remboursable pour la nuit du 10 au nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport qu’on voulait tester.

On a fait une demande de changement en expliquant notre cas gentiment par email, je les ai eus par téléphone également, et ils ont répondu dans la nuit que c’était OK contre un petit supplément car le tarif était différent du lendemain. On a apprécié le geste commercial, ils auraient pu refuser à cause de la clause non modifiable…

Le 9, nous voilà donc partis à l’assaut du RER B, qui comme d’habitude est en grève. Pff... Tous les trains à Châtelet sont annoncés terminus Gare du Nord, sans annonce en anglais pour expliquer qu’il faut faire la connexion plus haut pour aller plus loin. Je pense aux pauvres touristes étrangers qui doivent se sentir bien esseulés…

A Gare du Nord, c’est très mal indiqué pour trouver le quai d’où partira un train pour CDG. On doit demander à un gars de la sécurité qui nous renseigne, pas de gilet rouge en vue. Des américaines nous filent le train, elles ont compris qu’on allait à l’aéroport.

Un train bondé finit par arriver sur le quai, Terminus tout le monde descend. Sauf que les touristes chinois, eux, ils n’ont pas compris qu’il fallait descendre et changer de train pour continuer sur Paris. Plein de touristes s’obstinent à faire le piquet dans le train, avant que sous la pression des autres touristes qui eux veulent monter, ils finissent par descendre et laisser le train vide pour à peine 1 seconde avant qu’il soit bondé de nouveau. Le cirque !

On joue des coudes et montons avec notre barda. Ah, la joie d’être là, dans les 50 degrés ambiants… La chaleur humaine, il n’y a que ça de vrai. Quelle chance, on peut profiter de fragrances délicates telles que « odeur de vieille pisse » ou encore le fabuleux « effluve d’aisselles rance non lavées depuis au moins 2 semaines ». C’est la cohue malodorante, on prend notre mal en patience. Et encore, on n’avait pas réalisé qu’on aurait dû faire ce trajet le jour du match de l’Euro France-Roumanie à l’heure d’aller au Stade, j’imagine la triple galère que ça a dû représenter le lendemain…

On arrive donc à Roissypôle 2H30 après le départ, nouveau record. Le nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport est accessible à pieds de la gare RER, en face de son vieillissant cousin et à côté du nouveau Pullman plus cher.

A l’arrivée, on nous donne 2 bons pour une boisson gratuite au bar pour nos désagréments de changement de réservation, on n’en demandait pas tant, what else ?

Ben si, un paquet de fraises Tagada et une bouteille d’eau nous attendent dans la chambre, petite touche sympa. L’hôtel est très récent, la déco orientée vers la Lune et l’espace. Les couloirs sentent bon le neuf et le propre, la chambre est parfaite. On pense qu’on reviendra au vu du bon rapport qualité prix.



Dîner au Novotel où ils ont oublié de mettre les crevettes frites dans ma salade aux crevettes frites, c’est un peu balot, et dodo avant le départ demain.
Retour de 2 semaines au Sri Lanka English translation pending
by Gilber3869 · 2016-08-05 · 0 replies
SRI LANKA – Mars 2015 Circuit en 2 semaines : Negombo – Anuradhapura – Mihintale – Sigiriya – Dambulla – Polonnaruwa – Kandy – Nuwara Eliya – Ella – Haputale – Tangalle – Polhena – Matara – Weligama – Galle – Negombo

Remarques et conseils:

La monnaie est la Roupie Sri lankaise (Rs) - début 2015, 1€ = 150 Rs et 1$ = 130 Rs

Indicatif téléphonique : 94

Décalage horaire : + 3h30 / France en été et + 4h30 en hiver.

Dépenses : Environ 500€ pour logement + nourriture + visites + transport pour 2 semaines

Avec une carte SIM locale, coût d'1 SMS vers la France = 6,4Rs (soit 0,04€)

et en local= 0,12Rs et environ 20Rs/mn (soit 0,20€) la communication.

Les contrôleurs de bus ou train ont tous une poignée de billets dans les mains et personne ne pense à les voler !

La majorité des conducteurs de tuk tuk le loue à une société pour 300Rs/j (ou 10 000Rs/mois)

Je me suis aidé du guide du Routard et de différents forums (voyageforum.com, lonelyplanet.fr/forums, ...) ainsi que des blogs de voyageurs.

PS: vous pouvez voir des photos de ce voyages sur mon blog :
http://gg3869mesvoyages.blogspot.fr/?view=sidebar

lundi 2 et mardi 3 mars:LYON - COLOMBOpar Dubaïavec Emirates (en Boeing 777)

Enregistrement de mon bagage en soute (15kg) et passage au contrôle de police vers 19h. J’avais fait le check-in par internet la veille pour gagner du temps au comptoir d’enregistrement (file spéciale). Décollage prévu à 21h mais 30 mn de retard (rattrapé au cours des 6h de vol). 1h30 d’escale à Dubaï. Décollage à 7h45 (heure locale) et arrivée à Colombo mardi à 13h40 (10mn de retard). Change 50€ à l’aéroport (taux 1€=144,33 Rs au lieu de 150, taux vu sur internet) pour achat d’une carte SIM locale (après renseignement dans le hall d’arrivée, on me dit qu’il y avait des cartes gratuites avant le passage à la douane mais je n’ai pas fait attention !). La carte que j’achète chez DIALOG est assez chère (1300 Rs soit environ 9€ mais elle est internationale et me permettra de la terminer en France car je perdrai au cours de ce voyage ma carte Sim France !). Je trouve un tuk tuk pour aller sur NEGOMBO (1000 Rs) chercher un hôtel. Après plusieurs recherche de chambres à prix modestes (<=2000 Rs tel que le guide du Routard les indique dans la rubrique « Bon marché », il s’avère que les 3 adresses sont toutes entre 3 et 4000 Rs). Je trouve finalement « SUNNY SIDE GH » au 129/1 Seneviratne Matawa qui propose des chambres à 2000 Rs acceptables pour 1 nuit (avec SDB, WC, WIFI) dans une rue calme perpendiculaire à Lewis Place et à la plage qui est à seulement 100 mètres. Tél 077 41 61 602. Je loue ensuite les services d’un tuk tuk pour 1000 Rs pour visiter ce qu’il y a à voir à NEGOMBO : marché aux poissons, le port, la lagune, le centre ville pour refaire du change dans une bijouterie à un taux très correct (1€ pour 152 Rs) je regretterai par la suite de ne pas avoir changé plus ici car le taux était beaucoup plus bas par la suite (le $ et l’euro ayant pas mal chutés). De même, il faut prévoir d’apporter des grosses coupures (100€ ou +) car le taux de change est meilleur (154). On va voir les horaires de trains à la gare pour demain matin car je vais sur Anuradhapura en passant par la côte (Puttalam). Achat d’1 grande bouteille d’eau pour 80 Rs. Le tuk tuk me propose de m’emmener à Anuradhapura pour 8000 Rs ( ça m’est revenu à moins de 600 en train+bus+tuk tuk vers l’hôtel). Après un petit tour le long de Lewis Place (qui est une grande rue et non une place) à pied, je vais dîner dans un restaurant sur la plage « Beach Villa GH & Restaurant » bien pour 600 Rs mais service très long.

mercredi 4 mars: NEGOMBO - ANURADHAPURA

Après un petit déjeuner sur Lewis Place à 400 Rs, je vais à la gare en tuk tuk (250 Rs et 10mn de trajet). Le train pour Puttalam est à 9h30 (90 Rs en 2ème classe et environ 3h de trajet). Le train arrive en gare, je regarde les wagons où il y a de la place assise : des enfants me font signe de monter vers eux je balance ma valise par la fenêtre pour qu’ils me gardent la place et monte tranquillement à la suite d’autres personnes. Je voyagerai presque tout le temps du trajet avec cette famille de 6 enfants dans ce wagon très sympathique mais peu de dialogue vu qu’ils parlent très peu anglais… Au sud de Puttalam, on peut apercevoir des éoliennes. A 13h15, je prends un bus pour Anuradhapura (130 Rs et 1h45 de trajet). Je constate ici l'imprudence de la plupart des chauffeurs de bus au Sri Lanka. Arrivé à la station de bus « New station » au sud de Anuradhapura, un tuk tuk connait l'adresse de l'hôtel où je souhaite séjourner 2 nuits. Il m'y emmène pour 100 Rs (c'est à 1 bon km de cette station de bus). « The Travel Lodge Lake View Tourist Resort » au 800 Freeman Mawatha, tel 072 57 23 920 et 025 56 78 324, site web http://www.travellodgelakeview.com propose des chambres à 2000 et 2500 Rs. Très calme, un peu loin de la ville pour sortir le soir, mais j'ai eu ici le meilleur et très copieux petit déjeuné du pays inclus dans le prix de la chambre à 2500 Rs, à savoir : 2 toasts + beurre + confiture, 1 oeuf au plat, 2 crêpes au miel, 1 assiette de fruits frais, 1 crêpe dentelle, 1 verre de jus de fruits, 1 tasse de thé (ou café). Repas possible pour 400 Rs (midi et soir). Personnel très serviable mais, à part le patron, ne parlent et ne comprennent pas trop l'anglais ! Il « travaille » avec un chauffeur de tuk-tuk qui peut nous faire visiter Mihintale (1500 Rs) et le site (une dizaine de temples) de Anuradhapura pour 1500 Rs (à négocier) sans payer le billet d'entrée de 3125 Rs (j'avais lu cette possibilité sur des forums et lui en ai parlé). En fait, le chauffeur connait les passages de contrôles et les contourne. Le patron de l'hôtel me conseille de faire Mihintale en fin d'après midi et les temples d'Anuradhapura demain matin. Je pars donc vers 16h avec le même chauffeur de tuk tuk qui m'a amené à l'hôtel. Il m'attendra sur le site pendant presque 2h car vers 17h, il y a eu un gros orage pendant 40mn et qui a obligé tous les touristes du site à aller s'abriter dans la maison des gardes. Nous avions de l'eau jusqu'aux chevilles pour redescendre au parking. Pour ceux qui connaissent, les 1800 marches d'escaliers formaient comme une cascade tant l'eau dévalait à grande vitesse Retour en tuk tuk bâché, sous une pluie plus faible. Je vais dîner au restaurant Chamy (à 500m à l'Est de l'hôtel) à pied car la pluie a cessée. J'achète quelques petites bananes (70 Rs/kg) et rentre dans ma chambre vers 20h30 dans laquelle il fait plus chaud que dehors.

jeudi 5 mars: ANURADHAPURA

Aujourd'hui c'est « Moon Day » (pleine lune) et jour férié : beaucoup de magasins sont fermés. Après un copieux petit déjeuner, mon tuk tuk vient me chercher à l'hôtel pour la visite de la cité ancienne. Je visiterai une dizaine de temple sans oublier de se déchausser et ça brûle les pieds c'est pour cela que j'avais prévu de mettre des vieilles chaussettes que j'abandonnerai en fin de voyage (mais ça brûle quand même!). J'ai pris aussi mes 1ier coups de soleil sur la tête (et oui, faut aussi enlever la casquette dans les temples!) et les bras. Rentré pour 13h à l'hôtel, déjeuner avec 1 bonne bière de 64 cl. Ensuite, promenade dans la nouvelle ville. Dîner à l'hôtel puis envoi de mail et photos à la famille.

vendredi 6 mars: ANURADHAPURA - INAMALUWA - DAMBULLA - SIGIRIYA

Petit déjeuner à 8h. Payé la note d'hôtel (2 nuits + 2 repas). Pris 1 tuk tuk pour la « New Bus Station » où j'attendrai le bus pour Sigiriya à 9h45 (250 Rs). En route, je remarque que l'aide du chauffeur s'arrête pour prendre des pétales de fleurs dans un mini temple au bord de la route et les mets sur le tableau de bord du bus (ça nous a peut être protégé des accidents!?). A la junction Dambulla-Sigiriya, je dois changer de bus pour aller sur Kimbassa ou Inamaluwa, où j'ai lu qu'il était sympathique de coucher plutôt que Sigiriya ou Dambulla, mais en demandant, un tuk tuk me propose sa maison qui a 3 chambres à Inamaluwa. J'accepte de visiter ce lieu qui est très calme, éloigné de la route et prendrai finalement 1 chambre à 1500 Rs (les 2 autres à 2000 sont avec clim et eau chaude). J'ai négocié le petit déjeuner à 400 Rs comme dans les autres hôtels. Le patron est très serviable et peut organiser les visites à Dambulla, Sigiriya, jardin d'épices, ... . et sa mère fait une très bonne cuisine. « Sigiri Forest Villa » 1st Mile Post, Sigiri Road, Inamaluwa (située à 1km de la junction et à 300 m sur la gauche de Sigiriya Holliday Inn). Tél : 07 74 43 95 01 L'après midi, visite des 5 grottes de Dambulla (à 1h de tuk tuk) et du grand Bouddha doré, puis au retour, un jardin d'épices avec un petit massage test de 15mn aux huiles provenant du jardin. Ensuite, après 16h, visite du 2ème rocher de Sigiriya (500 Rs le ticket au lieu de 3900 pour le rocher le plus touristique) il faut 30mn de grimpette assez facile à part les 10 derniers mètres où il faut escalader des rochers pour parvenir au sommet et admirer la vue (on distigue bien la file des touristes agglutinés sur les escaliers du 1ier rocher en face). Ici on est à l'écart de la foule ! Si vous ne souhaitez que la vue sans le vertige pour monter, c'est ici qu'il faut venir bien sûr, il y a moins d'histoire sur ce rocher. Sur la route du retour vers Inamaluwa, visite d'un petit temple sympathique mais il fait presque nuit (il est presque18h30 !). Dîner (nouilles de riz + poulet en sauce) préparé par la maman + 1 assiette de fruits + 1 jus de fruit local (le tout pour 500 Rs).

samedi 7 mars: INAMALUWA - POLONNARUWA - INAMALUWA

Après le petit déjeuner, je pars à pied à la jonction (20mn de marche) pour prendre le bus de 8h45 pour Polonnaruwa (1h20 de trajet dont 30mn debout car le bus est plein). A l'arrivée, je loue un vélo pour 300 Rs et part visiter la « Old Town » et ses nombreux temples. J'avais lu sur des forums que l'on pouvait trouver des « passages secrets » sans payer les 3250 Rs d'entrée de ce site : oui, c'est exact si l'on est à pied (j'en ai vu un sur la gauche de la rivière, en prenant la petite route en face le musée et en escaladant 10 à 20 m de petite colline) mais avec un vélo, c'est risqué car il y a des gardes un peu partout qui surveillent... et faire tout le site à pied sous le soleil, c'est mission impossible (environ 15km de marche si on veut tout voir !) En 4h, j'estime avoir fait le tour de toutes les ruines et je pars pour une promenade à vélo vers la ville nouvelle. Il fait très chaud et je rachète une grande bouteille d'eau fraîche car mes réserves sont épuisées. Sur un petit chemin, je rencontre des enfants à qui je donne quelques échantillons de shampoing et savonnettes récupérées dans certains hôtels. Je reprends un bus à 16h40 pour Inamaluwa junction. 1H10 de trajet, 20mn de marche pour aller à « Sigiri Forest Villa », 1 bonne douche froide pour me rafraîchir et dîner sur place (poulet, riz, assiette de fruits et 1 verre de jus de « mixed fruits »). En discutant avec le patron, il me dit qu'il a un ami à Kandy qui a le même type de chambre au même prix que lui il lui téléphone pour lui demander s'il a une chambre de libre pour demain et me donne son N°.

dimanche 8 mars: INAMALUWA - KANDY

Petit déjeuner à 8h et le patron m'emmène à la jonction pour prendre le bus pour Kandy à 8h45 (2h de trajet et 150 Rs). Ce chauffeur de bus est particulièrement imprudent. Je téléphone à l'ami qui m'a réservé 1 chambre il vient me chercher à la station de bus avec son tuk tuk reconnaissable car tout bariolé de peintures et photos. Il s'appelle Palitha. Je lui avais promis de la pub mais après les 2 jours passés avec lui et un autre touriste espagnol le lundi, on s'est aperçu qu'il était un peu profiteur et pas très honnête sur ses prix. A savoir, le dîner qu'il nous propose chez lui est à 600 Rs (100 à 200 Rs de + que d'autres) et sa femme cuisine moins bien que d'autres ! Le prix des visites qu'il m'a proposées pour 1 journée n'a pas changé alors que finalement on était 2 dans son tuk tuk et qu'il n'a pas voulu qu'on partage ! Il m'a emmené en ville à 10mn de chez lui et récupéré le soir pour 1000 Rs ( 2 fois plus que si j'avais demandé un tuk tuk en ville ). Dans l'après midi, j'ai fait la visite du temple de la Dent (Dalada Maligawa) puis balade autour du lac et assisté à 17h à un spectacle de danses cinghalaises à « Red Cross Hall » (1000 Rs). Aboiements de chiens toute la nuit ! Donc adresse à éviter que je vous donne ici : Hotel Nature View Palitha Peiris 29/92 Dharamaraja Mawatha, Kandy tél 0777 190 349. Le WIFI ne fonctionnait pas j'ai dû me brancher en direct avec un câble ethernet sur mon ordinateur. (à ne pas confondre avec un autre hôel de même nom)

Annecdote concernant la visite du temple de la Dent : Comme avant de rentrer dans tous les temples, je me déchausse et laisse mes nu-pieds le long d'un mur (je remarque toutefois qu'il y en a très peu ici, mais parce qu'il y a une cabane avec consigne devant le temple). En ressortant, mes nu-pieds avaient disparu !? Je suis donc reparti pieds nus pour me balader le long du lac (comme certains locaux) et ai dû en acheter une autre paire le lendemain car aujourd'hui dimanche peu de magasins ouverts mais je n'ai pas retrouvé les mêmes qui étaient en tissus et avec lesquels je ne prenais pas d'ampoules comme avec ceux achetés ici.

lundi 9 mars: KANDY

Après le petit déjeuner, départ à 9h en tuk tuk avec Juan (le touriste espagnol qui a séjourné aussi 2 nuits ici) pour la visite :

du Bouddha géant sur la colline au dessus de Kandy (belle vue sur la ville),

d'un jardin d'épices (où j'ai acheté des noix de muscades bien moins chères qu'en France)

d'une « Tea Factory » locale

du jardin botanique de Peradeniya : superbe !

Retour en ville vers 17h. Nous faisons un tour sur le marché puis autour du lac. Dîner chez « Kandy Muslim Hotel & Restaurant » (Nasi Goren pour 320 Rs). Palitha me récupère au bout du lac et Juan retourne faire un tour en ville.

mardi 10 mars: KANDY – NUWARA ELIYA

petit déjeuner à 7h30, départ pour la gare en tuk tuk où je prendrai le train pour Nanu Oya à 8h50 (160 Rs). Je téléphone à l'hôtel « Country House » 126, Badulla Rd, tél 052 222 23 68 pour savoir s'il ont des chambres et le prix (2000Rs). Après 1h de trajet, superbes paysages côté ouest (théoriquement à droite dans les sens de la marche mais après Gampola, le train change de sens !?). Arrivé en gare de Hatton à 11h30 (pour ceux qui souhaitent faire le Pic Adam) et à Nanu Oya (gare la plus proche de Nuwara Eliya) à 12h40. Je prends un tuk tuk pour aller à l'hôtel où je prends une chambre à 2000 Rs avec TV, WIFI et eau chaude (ici, c'est appréciable car il fait frais le soir à 2000m). « Country House Hotel �� N°126 Badulla Road, Tél 052 2222 368, environ 30 chambres très correctes Je vais manger en ville (à 1km de l'hôtel) chez Milano pour 500 Rs et super bon (poulet, salade de fruits et jus de papaye). Attention ! Ici, comme dans certains autres restaurants, il y a 10% de taxe en plus sur la note. Petite ballade en ville, dans le parc Victoria, puis au marché et tour du golf ainsi que vers le lac. Vers 17h, le ciel se couvre (ll pleuvra un peu dans la nuit). Achat de 5 mandarines pour 100 Rs. Je change 100€ à 145Rs pour 1€. Le cours est passé de 152 à 139 puis remonté à 145 ce jour. Dîner chez Remarko (moins bien et carte plus chère que chez Milano). Retour vers 21h à l'hôtel sur une route mal éclairée mais j'ai toujours une lampe de poche dans mon sac à dos.

mercredi 11 mars: NUWARA ELIYA - ELLA

Après une nuit fraîche (j'ai supporté la couverture qui était fournie sur le lit), le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner à l'hôtel et je prendrai cette fois le bus (et non un tuk tuk) pour aller à la gare de Nanu Oya il y a un arrêt juste en face l'hôtel. 15 mn de trajet pour 22 Rs. J'arrive à 9h en gare, prends un billet 3ème classe (60 Rs) pour Ella (pour tester la 3è classe). Le départ du train était prévu à 9h30 mais il y a beaucoup de marchandises à décharger et à charger (4 wagons de marchandises et 4 de voyageurs); il ne partira qu'à 10h. Je passe ma valise par la fenêtre (j'en ai pris l'habitude) pour réserver une place côté droit du train soit le côté du quai. Toujours beaucoup de touristes chinois et indiens dans le train.

Jusqu'à Haputale, superbes paysages côté ouest (sur la droite), ensuite côté est (sur la gauche) jusquà Ella (pendant 1h). Arrivé à Ella à 13h45. Un chauffeur de tuk tuk me propose une chambre chez lui à 2000 Rs (+ 400 de petit déjeuner) : « Eden Forest GH » sur les hauteurs (en descendant de la gaur la gre, tourner à gauche après l'arrêt de bus « Passara Rd » puis prendre un petit chemin qui monte sauche c'est juste avant « Lizzie Villa GH » L'accueil est sympathique chambre avec WIFI, SDB privée et attenante à la maison d'une famille de 2 enfants de 8 et 11 ans.Promenade en ville et aux alentours. Beaux paysages, plantations de thé à gauche après le pont sous la gare. Comme le WIFI ne fonctionne pas trop bien dans ma chambre, je vais dîner au « Dream Café » avec mon ordinateur portable. Un très bon et copieux curry de poisson (7 plats différents) pour 600 Rs. Je peux prendre des nouvelles de mes enfants et de ma femme par Skype. « Dream Café & GH », Main Street, tel +94 57 222 8950, web :www.dreamcafeandguesthouseella.com Retour dans ma chambre vers 20h. Ici aussi, des chiens aboient (hurlements) une bonne partie de la nuit !

jeudi 12 mars: ELLA - HAPUTALE - BANDARAWELA - ELLA

Je suis réveillé à 7h par les chants de prières musulmans. Après un petit déjeuner à 8h, je pars marcher vers Little Adam's Peak il faudra 45 mn à l'aller et au retour je pars vers « 9 Arches Bridge », trouve un jeune guide en chemin qui m'y conduit par un chemin que je n'aurais jamais trouvé seul. Il parle un peu français et quelques mots langues (appris avec les touristes). Il habite avec son oncle dans 1 café proche du pont. Il connait l'horaire de passage du train et me dit d'accélérer si je veux prendre la photo quand le train sera sur le pont. Je lui laisserai 1 billet pour sa gentillesse. Il faudra encore 40 mn de marche le long de la voie ferrée pour retourner à la gare d'Ella où j'attendrai (50mn) un train pour Haputale (25 Rs) prévu pour 12h mais qui aura 20 mn de retard. Des jeunes locaux qui ont fait la fête (avec des restes de bouteilles d'alcool) chantent dans le wagon dans lequel je me suis installé (les autres sont remplis de touristes chinois ou japonnais). Ils veulent se faire prendre en photo avec moi et d'autres touristes français qui sont 3 sièges plus loin. Il fait très chaud et je change mon tee-shirt qui est déjà trempé. Le train arrivera avec 40 mn de retard à Haputale (changement de wagon en cours de trajet, ...). Beaux paysages que j'avais remarqués en passant hier A la gare, beaucoup de tuk tuk qui me proposent une visite de Lipton's Seat mais comme j'ai déjà visité une usine vers Kandy, je négocie (500 Rs) pour aller faire un tour vers le monastère d'où on a une très belle vue aussi sur la région. Une légère pluie avec un ciel couvert ne m'empêche pas d'admirer le paysage. La ville est assez grande et sympathique. Je prends des photos et environ 1h après je regarde les horaires de bus et de train pour Bandarawela où je souhaite faire une halte photo avant de rentrer à Ella. Je prendrai un bus à 15h (36 Rs et 20 mn de trajet). Ensuite je reprends un billet de train pour Ella et je descends la gare avant (Kithalella) pour aller à Ella Rock. Je regarde à quelle heure est le prochain train pour Ella. J'ai 1h30 pour aller à Ella Rock et revenir : ça va faire juste mais en comptant sur un retard du train, c'est jouable. En route, je rencontre 3 jeunes revenant de l'école (je leur donne des crayons que j'avais apporté de France), puis un couple de français qui ont fait les cascades environnantes et me disent s'être perdus car rien d'indiqué ici. Je n'ai pas le temps et pas envie d'aller voir une cascade (j'en ai déjà vu des tonnes!) je poursuis mon chemin pour Ella Rock et je tombe sur un gardien de vache qui me propose de m'y emmener. Je le suis car ce n'est vraiment pas facile de trouver la bonne direction (beaucoup d'embranchements). Il faudra 1h30 pour atteindre le sommet de cette colline d'où la vue est magnifique et 40 mn pour redescendre. Le train de 17h20 est malheureusement à l'heure (nous l'entendons lors de la descente). Je rentrerai donc à pied en longeant la voie ferrée (30mn de marche) en cours de chemin, il se met à pleuvoir et je suis contraint de sortir mon parapluie pour la 1ère fois de mon voyage. Scènes de vie locale tout au long : un enfant qui court après sa vache qui s'est sauvée sur la voie, des habitants de la campagne qui reviennent chargés de feuilles de bananier, ... . J'arrive à Ella avec une forte pluie, orage, éclairs qui m'oblige à m'arrêter dans un restaurant (Fish & Chips) pour manger un peu avant 19h (nouilles+morceaux de poulet avec une grande bouteille d'eau pour 530 Rs) en attendant que l'orage cesse. Je rentre vers 20h avec 1 lampe de poche car les rues sont bien sombres, prend 1 douche et 1 imodium (car je ne sais pas si c'est la tourista ou bien ce que j'ai bu ou mangé...). Couché à 22h car bien fatigué de ma journée.

Nota : Il faut le même temps (1h40) depuis Ella pour aller à Ella Rock que depuis Kithalella, la gare juste avant.

vendredi 13 mars: ELLA - TANGALLE

Réveillé à 6h30 par les chants de la mosquée en contre bas (jusqu'à 7h20 puis ça reprend avec une voix de femme à 7h30). Ce matin, ciel couvert. Je prends un tuk tuk pour descendre à l'arrêt de bus (c'est pas loin mais avec ma valise sur cette petite route en pente, c'est mieux). Le bus pour Tangalle est à 9h (200 Rs) il faut 2h pour aller à la jonction de Tissamaharama. Vers 11h30, il se met à pleuvoir ! La vue sur la côte est bien triste. Arrivé Tangalle à 12h40. Je prends un tuk tuk (250 Rs) pour aller à l'hôtel « Blue Horizon » à qui j'avais téléphoné hier pour réserver 1 chambre à 2000 Rs mais la chambre n'est pas libre (les locataires ont prolongé leur séjour !) il ne reste que des chambres à 2500 et 3000 Rs. Idem dans les hôtels à côté. Un tuk tuk stationné devant Blue Horizon m'emmène vers une autre adresse indiquée par le patron d'ici. Ce n 'est pas au bord de la plage mais vu le ciel gris aujourd'hui, ce n'est pas grave je serai au calme en dehors de la ville (grande chambre à 1500 Rs). En discutant avec le chauffeur de tuk tuk, je le garderai l'après midi pour aller à Kudawella Blow Hole (1500 Rs) à environ 12 km d'ici (on peut voir par moment un jet d'eau de mer jaillir au milieu des rochers d'une forme spéciale) entrée 200 Rs. Pour ce soir, il me propose de m'emmener vers 20h (pour 1500 Rs A/R) voir les tortues de mer à 15 km d'ici à Rekawa. J'accepte et lui donne rendez-vous en ville vers l'horloge car je voudrais visiter un peu le centre (qu'on vient de traverser en tuk tuk). Je lui demande de me déposer au bout de la plage que je longerai d'Est en Ouest avant de repartir vers le centre ville où en fait, il n'y a rien de bien intéressant à faire et pas beaucoup de restaurants non plus. Je profite d'un distributeur pour retirer 5000 Rs puis je décide de retourner le long de la plage pour finalement m'installer au « Star Fish Beach Café » pour dîner (750 Rs). Je téléphone à mon tuk tuk pour lui donner RV ici à 20h et pour aller voir les tortues. « Turtle Conservation Project » est une ONG qui fait payer sa prestation 1000 Rs - un peu cher pour le « spectacle » vu ce soir là! - . En effet, ils disent limiter le groupe à 15-20 personnes, mais nous étions 25-30 ! Ils indiquent aussi qu'ils rembourseront si on ne voit pas de tortues ou si elles ne pondent pas. Nous avons d'abord attendu 21h qu'un guide, qui était parti sur la plage, téléphone pour dire que les tortues étaient bien là. 20 à 30 mn de marche dans le sable sur la plage et nous avons dû attendre presque 1h que la tortue (car il n'y en avait qu'une) creuse son nid et veuille bien pondre. Vers 23h, elle n'était pas décidée et nous avons que pu la voir repartir à l'eau ! J'apprendrai le lendemain à Polhena, que des touristes ont pu voir des tortues sur une plage et gratuitement avec le patron de leur hôtel !

samedi 14 mars: TANGALLE – POLHENA Dans la nuit, je me lève et je vois une grosse arraignée (10 cm de diamètre) dans un coin de ma chambre. Je lui mets un coup de bombe anti-moustiques et elle se sauve sous le lit (je la retrouverai morte le lendemain matin). Il fait chaud et humide dans cette chambre. Je téléphone à Ruwan (mon très serviable tuk tuk d'hier 07 79 97 50 72) à qui j'avais demandé de venir me récupérer à l'hôtel pour aller à la station de bus. Il viendra me chercher vers 8h40. Le bus pour MATARA (à côté de Polhena) est à 9h10 (60 Rs). Le ciel est toujours gris et il pleut par moment. Arrivée 10h50 à Matara où je demande à un tuk tuk de m'emmener pour 250 Rs à l'hôtel Blue Corals à Polhena (adresse très bon marché du Routard). Je trouve une chambre donnant sur la plage à 1500 Rs. Je voulais rester 2 nuits ici, mais il n'y a que 3 chambres et celles-ci n'est libre qu'une seule nuit. Il y a 2 jeunes filles qui ont loué pour 1 semaine ! Je déjeune rapidement et loue un vélo pour visiter les alentours (jusqu'à Mirissa). La côte est très jolie mais je prend la pluie en rentrant.

Je vais visiter d'autres GH pour la nuit de demain. Le patron d'ici me propose bien un de ses bungalows (à 1000 Rs) situé à 500m plus loin mais c'est très isolé, sommaire et sans WIFI. Je réserverai donc à côté « Sunil Rest GH » (tenue par la soeur du patron de Blue Corals) pour 1500 Rs. Sunny Lanka GH m'avait proposé 1 chambre à 2000 puis 1500 après discussion, mais Sunil Rest GH est plus près pour moi et très bon accueil et proche de la plage. Dîner à Blue Corals : un curry de poulet à 600 Rs très copieux sauf le riz ( que je redemanderai sans supplément ) servi dans 1 bol et non dans 1 plat comme dans d'autres restaurants. A 21h, rangement du hall et extinction de la lumière par le patron qui va se coucher ! Encore des aboiements de chiens dans la nuit.

dimanche 15 mars: POLHENA - WELIGAMA - GALLE - MATARA - POLHENA

Lever à 7h avec le soleil ce matin. Petit déjeuner copieux (450 Rs) : 1 verre de jus de citron, 1 oeuf au plat, toast, beurre, confiture, assiette de fruits (banane et papaye) et 1 tasse de thé. Je change d'hôtel à 9h et pars à pied pour prendre le bus à la junction (route de Matara) à 10mn d'ici. Le bus pour Weligama passe à 9h40 (30 Rs et 30mn). Je souhaite faire une halte ici pour voir la plage (assez jolie mais pas très propre) et les pêcheurs sur piquets (mais je n'en ai pas vu ici, par contre plus loin sur le trajet en bus, j'ai pu les prendre en photo). Je prendrai un autre bus pour Galle à 10h35 (50 Rs). Arrivée 11h30 à Galle à côté du fort. J'achète des mandarines et 1 ananas et un paquet de gâteaux pour ce midi. Je parcours la vieille ville en 3h. Je reprends un bus pour Unawatuna à 14h30 (20 Rs) pour un arrêt visite de cette très belle baie très touristique (beaucoup de monde et de magasins sur la petite route qui mène à la plage). 1 heure plus tard, je reprends un bus pour Matara (60 Rs). Visite rapide le long de la plage, sur le marché puis à l'intérieur de la ville (je rachète des nu-pieds car ceux de Kandy me provoquent des ampoules). Je vais jusqu'à la gare pour voir les horaires de trains pour demain (direction Colombo-Negombo). J'ai décidé en effet de prendre le train (moins de risques que les bus). Il fait très beau et chaud après la grisaille des 2 derniers jours (la météo n'annonçait pourtant pas du beau temps, elle n'est pas plus juste qu'en France !) Dîner à l'hôtel.

lundi 16 mars: POLHENA - COLOMBO - NEGOMBO

Lever à 7h avec un beau soleil. Petit déjeuner : Thé, 3 bananes, 4 toats, beurre, confiture (400 Rs). Je demande un tuk tuk pour aller jusqu'à l'arrêt Pollhena junction et prends le bus pour Matara gare (5 mn et 12 Rs au lieu de 250 en tuk-tuk !) – arrêt juste avant le terminus (le long d'une grande avenue marchande). Je prends un billet 2ème classe pour Colombo Fort (230 Rs et 130 Rs en 3ème classe). Le train se forme en gare et partira à 9h40. A Galle, long arrêt de 25 mn avec beaucoup de monde qui montera ici et contrôle des billets (1ère fois dans un train). Le train repartira en marche arrière ?! Donc à savoir pour prendre des photos côté littoral (se mettre à gauche dans le sens de la marche à partir de Galle)! Arrivé COLOMBO à 13h10. Changement de train pour NEGOMBO (CHILAW) à 14h35 (40 Rs). J'ai donc 1h30 pour flâner le long de la gare où il y a beaucoup de boutiques de toutes sortes. Un tuk tuk me propose de m'emmener à Negombo pour 2000 Rs ! Le train est à l'heure et arrivera à 15h45 à NEGOMBO (soit 1h10 de trajet en s'arrêtant à toutes les gares, mais j'ai le temps car je prends l'avion que demain à 14h45. Une touriste m'avait donné une adresse à Negombo qui mérite d'être citée : 3 chambres chez l'habitant en dehors de la ville à 10 mn de l'aéroport (transfert pour 500 Rs au lieu de 700 demandé par la plupart des GH) et à 5 mn à pied de la gare Kurana (1 station avant Negombo en venant de Colombo). La chambre est à 1500 Rs avec SDB commune mais petit déjeuner et WIFI inclus. On peut demander un dîner pour 200 Rs ! Ce gentil couple mérite qu'on leur fasse de la pub : Rasika Fernando, Grand Traverse, Home Stay, NEGOMBO Rasika vient nous chercher si on lui téléphone (07 73 92 00 45)

Je téléphone donc à Rasika qui viendra me chercher avec son vieux minivan. Sa femme m'offre le thé. Je prends une douche et vais me balader dans la campagne environnante et au bord du lagon qui est à 5 mn à pied. Dîner chez ces hôtes en compagnie d'une touriste polonnaise (curry de poisson).

mardi 17 et mercredi 18 mars : NEGOMBO – SINGAPOUR – BANGKOK

Aujourd'hui, c'est la fin de mon séjour au SRI LANKA que j'ai découvert accueil des locaux très sympathique, joli pays, à refaire.

En préparant ce voyage, j'avais vu que je n'étais pas très loin du Laos et Cambodge que j'avais déjà visité en partie en 2010 et 2011, mais je n'avais pas fait le Nord-Est et Sud Est du Cambodge et souhaitais y aller en passant par le sud Laos en bus. Comme habituellement je pars 4 à 6 semaines pour mes voyages en solitaire, j'ai décidé de retourner dans la foulée dans ces 2 pays qui m'avaient beaucoup plu. En effet, je pense qu'il est moins fatiguant de prolonger un séjour par 4h d'avion que refaire un voyage de 10h l'année suivante. J'ai donc pris un billet d'avion retour en passant par Bangkok. Tout le reste sera parcouru en bus.

Arrivée dans le hall de l'aéroport de Colombo à 11h30. Il y a 2 contrôles des bagages avant l'enregistrement. Ma valise fait 16,4 kg : il faudra que l'enlève 1,6kg pour les mettre dans mon sac à dos afin de pouvoir passer avec la compagnie « Nokair » que je vais prendre pour un vol d'1 heure en Thaïlande demain. A12h20, je passe le contrôle d'émigration. Je change les 2380 Rs qui me restent en 16$. Je ne retrouve plus ma carte SIM française ! J'ai dû la perdre quelquepart je ne sais pas encore comment je ferai à l'arrivée en France pour prévenir de mon arrivée à l'aéroport... Je vais flâner dans la zone Duty Free et regarde les prix qui, il me semble, ne sont plus aussi avantageux qu'ils étaient il y a une trentaine d'années (à part les cigarettes). En effet, on trouve tous les alccols moins chers en espagne que dans ces zones ! Pour le reste, je ne connais pas trop les prix. A Singapour, j'aurai 10h d'escale. Je pensais pouvoir visiter la ville avec un bus touristique gratuit, mais ceux-ci ne fonctionnent que de 9h à 21h et il est 22h lorsque j'arrive ! Je vais donc essayer de dormir un peu dans un fauteuil assez confortable et éloigné du passage. Vers 5h du matin, je dois aller au comptoir « Jetstar » pour le check in du vol pour Bangkok à 7h05.

Quelques temps de trajet en train : ELLA – BANDARAWELA : 40 mn BANDARAWELA – HAPUTALE : 1 h NANU OYA – HAPUTALE : 4 h NEGOMBO – PUTTALAM : 3 h KANDY – HATTON : 2h 40 HATTON – NANU OYA : 1h 10 NANU OYA – ELLA : entre 4h et 5h 30 MATARA – COLOMBO : environ 3 h
Projet d'un tour de Namibie en 2017 English translation pending
by SimonL · 2016-08-04 · 50 replies
Bonjour,

Suite à une addiction forte à ce forum, aux voyages en Afrique, je commence à réfléchir à un voyage en 2017. Nous avons déjà voyagé en Tanzanie, au Kenya et en Afrique du Sud. J'ai déjà un projet bien avancé pour le Kenya de 2 semaines dans de nouveaux parcs (Samburu, Meru et ol Pejeta) mais j'avoue que vos récits Namibiens me font frissonner. Merci à Bof et à tous les autres pour vos extraordinaires photos. J'ai beaucoup aimé en particulier un circuit en Namibie publié sur un autre forum que vous connaissez :
http://www.colorsofwildlife.net/forum/index.php/topic,16604.0.html

Ce circuit m'inspire un périple que nous ferions à deux mon épouse et moi la cinquantaine passée en octobre 2017. Circuit avec location d'un véhicule 4x4 et nuits en lodges

J0 : départ de Francfort ou de Paris J1 arrivée à Windhoek : nuit dans le Kalahari à 2 heures 30 de route de Windhoek J2 Keetmanshop : forêt typique de Quivertree (arbres kokerboom). J3 Fish River Canyon J4 Aus J5 Sesriem par la D707 (la plus belle piste de Namibie) J6 Solitaire J7 Walwis Bay J8 safari marin dans la baie de Walwis Bay + dunes de Sandwich Harbour. J9 Damaraland J10 : Kaokoland J11 Rivière Kunene J12 village Himba J13 en route vers Etosha J14 Etosha Ouest parc J15 Etosha Centre parc J16 Etosha Est parc J17 fondation Africat – réserve privée d’Okonjima J18 Windhoek aéroport – vol de nuit J19 Retour en France

Cela fait 18 jours sur place et 17 nuits.

Ce circuit vous parait-il réaliste? Passons-nous à côté de lieux incontournables? Quel 4x4 (sans tente)? Chez qui louer le véhicule? Quelle agence locale pour réserver?

Voilà rapidement quelques questions qui me viennent dans un 1er temps. Car il me manque une donnée : le coût approximative de cette aventure qu'il va falloir que je chiffre.

Merci de vos retours et bons voyages à tous.

Loïc
Quatre semaines magnifiques, de la Namibie aux chutes Victoria English translation pending
by Ticapi · 2016-07-28 · 359 replies
Bonjour à tous,

De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.

La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.

Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.

Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?

Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.

Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.

Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.

Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.

Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.

Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.

Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.

Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.

Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.

Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.

Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉















Road trip dans l'Ouest américain d'une maman et ses deux ados English translation pending
by Phaniepompom · 2016-07-23 · 173 replies
Bonjour à tous,

C'est à mon tour de vous faire partager mon périple, ayant lu vos nombreux récits qui m'ont à la fois motivés mais aussi conseillés j'ai décidé de vous faire partager mes 13 jours de bonheur avec mes 2 enfants Elise 16 ans et Nicolas 11 ans 1/2. Ma petite dernière de deux ans est restée pour profiter de son papa 🤪et avec le recul je ne regrette pas, vous comprendrez plutard pourquoi...

C'est un voyage que j'ai souhaité faire depuis de nombreuses années avec mes deux loulous. Je m'étais promis de voyager avec mes enfants, Les années passent dans quelques années ils ne voudront plus venir avec leur maman, ils quitteront leurs nids, alors il était temps que je tienne ma promesse et que passe à l'action. Mais surtout que j'ai un moment privilégié avec eux , rien qu'avec eux. J'ai donc choisi notre première destination : les Etats Unis , plus exactement l'ouest Américain L'objectif : donner envie à mes deux enfants de voyager, de leur faire découvrir d'autres horizons mais aussi de les ouvrir aux autres. Je vous dirais à la fin de ce récit si j'ai atteint mon objectif !!🙂

Descriptif du voyage : Comme je partais seule avec mes enfants, j'ai décidé de passer par une agence qui a un service de conciergerie sur place. Au cas où j'avais un problème de santé ou qu'il m'arrivait quelque chose, mes enfants aurait un numéro à joindre et l'équipe sur place gérait la situation. Ils sont également à notre service 24h/24 en cas de besoin pour n'importe quel type de service (baby-sitting, réservation, changement d'itinéraire....) . Et je n'ai pas regretté d'avoir pris cette petite sécurité car l'équipe va s'avérer être très utile durant le voyage !!!

-1er jour - 18 juin 2016 : Départ Paris à 10h30 Arrivée Los Angeles 13h30 11h30 de Vol en A380

- 19 et 20 juin: 2 jours à Los Angeles : Visite de Santa Monica le 19 juin et Universal Studio le 20 juin

- 21 juin : Direction Grand Canyon - Nuit à Kingman - 22 juin : Grand Canyon - Tusayan - 23 juin : Tusyan - Las Vegas - 24 juin: Las Vegas - Death Valley - 25 juin : Death Valley - Mammoth Lakes - 26 juin : Mammoth Lakes - El Portal (Yosemite) - 27 juin : El Portal -Monterey - 28 juin: Monterey - San Francisco - du 29 juin au 1er juillet : San Francisco

Budget : 3 300 euros /par personne ce budget inclus : - Billets d'avion - Hôtels, - location de voiture (11jours) - Location de vélos à Santa Monica ( la journée ) - les entrées du Parc Universal studios - Hélicoptère dans le grand Canyon (40 mn) - Kayak à Monterey (3h00) - Visite guidée privée à SF (1/2 journée) - Catamaran sous le pont du Golden Gate (3h00)

Cela comprenait également mais sans demande de ma part c'était compris dans le tarif : -1 Gps téléchargé US et incluant mon parcours; -1 boitier Wifi pour ne pas payer les différences de roamings sur place et pouvoir joindre à tout moment la famille - un service presse : documentation sur l'ouest américain (carte Michelin, guides Gallimard LA et SF...) - la conciergerie

Je reconnais que j'ai fait différemment de ce que j'ai précédemment lu. J'aurais pu faire les réservation moi même mais de passer par ce service était la condition de mon départ toute seule avec les enfants; Je ne suis pas une habituée des voyages longues distances et je souhaitais un minimum de sécurité pour mes enfants; Cela coute en moyenne 20% plus cher que si vous organisez seul.

Budget repas : j'avais prévu entre 100 et 120 dollars par jour . Le principe était pique nique le midi et resto le soir. Certains hôtels incluaient le petit déjeuner, d'autres non. J'ai acheté une glacière sur place (merci Babeth70 pour le précieux conseil) 😉 30 dollars Nous faisions les courses au supermaché tous les deux jours .

Nos autres dépenses furent les parkings 40 dollars les tips (15% des repas en moyenne) les souvenirs, les outlets 😉 = 400 dollars Avec deux ados je peux vous dire qu'à tous les endroits ils vous trouvent une babiole à acheter !!! 252 Dollars pour le front of line acheté sur place; (conseil trouvé sur VF à plusieurs reprises) 80 dollars de Gasoil (j'ai mis de l'essence à chaque fois que j'atteignais la moitié de la jauge) j'en avais pour 20 dollars à chaque arrêt pompe;

Petits conseils : Le but de ce récit est de vous donner des tuyaux ou de vous donner des infos pour des questions que l'on se pose ou que l'on n'ose pas demander de peur d'être ridicule. Je me suis retrouvée devant des situations bêtes... quand on est deux on réfléchit à deux quand on est seule ..... c'est plus difficile . Exemple : le plein d'essence !!! action simple à laquelle vous ne voyez pas de problème ! ERREUR !!! j'ai fait 4 pleins et à chaque fois la pompe marchait de façon différente ! 🤪 point commun : on paye à l'avance + pièce d'identité obligatoire. Première fois j'ai eu du mal à rentrer la pompe dans le réservoir : bien l'insérer à fond et bloquer le pistolet. J'ai bien mis 10 mn avant de réussir à faire couler l'essence Deuxième fois ; appuyer sur une touche indiquant le choix du carburant et baisser une manette (celle sur laquelle vous posez le pistolet...) elle est a rabattre sinon la pompe ne se déclenche pas🤪. Le pauvre pompiste s'est égosillé en essayant de m'expliquer au micro comment fonctionne la pompe. Comme je comprenais rien de ce qu'il me disait .. Troisième fois : Bloquer le pistolet , appuyer sur la touche ...........attendre !!! et pas s'exciter sur le pistolet ! Quatrième fois : je suis comme un commandant de bord dans son cockpit en train de faire le checking : pistolet enclenché ? :ok Touche appuyé ? : ok Manette abaissé ? : non pas besoin ok Patiente ? : ok ... dernier plein et je n'ai pas de problème Certain d'entres vous rigolent ??? vous avez raison même mes enfants se sont moqués de moi à chaque pompe. N'empêche que j'ai perdu du temps avec ses bêtises... et mon honneur 🙂

Autre conseil :Un voyage de cet ampleur se prépare, même si ma formule est un mode "accompagné" par une agence qui a notamment géré les réservations, cela ne vous décharge pas de préparer chaque étape, de chercher tous les centres d'intérêt sur votre route pour vous arrêter et ne rien rater !! car si vous vous contentez d'aller à un point A vers un point B alors vous passez à coté de beaucoup de merveilles !!

Ca y est nous sommes la veille du départ , les valises sont prêtes, je suis les conseils des récits de VF et je ne les ferme. J'ai réparti nos vêtements dans les 3 valises au cas ou une d'entre elle est perdue , nous aurons de quoi faire.

Demain je laisse à l'aéroport mon cher et tendre ainsi que ma petite de 2 ans avec qui j'ai une relation très proche... j'ai mille angoisse, je doute de tout.. - ai je bien fait de faire ce voyage ? il est trop tard 🤪 -Axelle va t'elle bien réagir avec papa?😕 Il va vivre ma vie pendant 15 jours; Chris est régulièrement en déplacement et très peu présent en semaine.. -Vais je arriver à me faire comprendre en anglais ?😎 Je me débrouille, je l'utilise dans mon boulot mais je ne suis pas à l'aise. -Vais je arriver à conduire au US ? et ne pas me perdre ? 😮 il faut que je vous dise que je m'oriente comme une boussole devant un aimant !! je sais pas pourquoi mais je pars à l'opposé en général.

Vous l'aurez compris je suis super angoissée et je dors très peu.. Demain je serais dans une des plus belles villes du monde Los Angeles et l'aventure commence.

A bientôt pour la suite.
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1800 km en Croatie et Monténégro en juin 2016 English translation pending
by Jacou0109 · 2016-07-18 · 7 replies
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1800 km en Croatie et Monténégro en juin 2016 : Split, Trogir, parcs de Plitvice, de Paklenica, de Krka, Zadar, îles de Hvar, Korcula, Mljet, Dubrovnik, Kotor.

06/06 : Mulhouse/Bâle-Split Arrivée à Split au coucher du soleil, température agréable à cette heure. La navette nous amène en 35 mn à la station centrale de Split (30 kn pp) juste en face du port des passagers. Nous remontons à pied du port en direction du théâtre en passant devant le palais de Dioclétien. Les terrasses sont bondées, les autochtones et les touristes profitent de cette belle soirée. Cette première vision de Split nous convient parfaitement et laisse bien augurer de la suite de ce voyage. Notre appartement est distant d'à peine 10 mn à pied du centre, il est très propre et moderne avec tout le confort possible, lave linge, lave-vaisselle, cuisine complète, tv dans chaque chambre etc. Nous disposons également d'une petite terrasse qui donne sur un jardin, de plus ce quartier proche du parc de Marjan est très calme.

07/06 : Split Beau ciel bleu immaculé ce matin. Nous partons à pied en direction de la vieille ville médiévale et commençons la visite par le marché aux poissons puis la place Narodni Trg riche de monuments divers dont une curiosité : une boite aux lettres de l’époque française ! Nous entrons enfin dans l'enceinte de l’ancien palais de Dioclétien, énorme quadrilatère qui a été occupé, aménagé, transformé, depuis au moins 2000 ans ! Cela donne un résultat très original mais harmonieux quand même. Par la technique du réemploi des pierres anciennes, les murs des maisons ressemblent à des patchworks : On voit ainsi dans ces murs des pierres portant des frises romaines, des bouts de chapiteaux corinthiens et autres. Le péristyle et le mausolée de Dioclétien transformé en cathédrale forment le centre stratégique du palais de Dioclétien. Dans le mausolée nous avons pu admirer de belles chapelles romanes ou renaissance, les superbes vantaux en chêne sculptés de la porte principale ainsi que de très belles stalles dans le chœur.

L’ascension à près de 60 m dans la tour du clocher offre une vue magnifique sur la ville, le port et la mer. Nous allons ensuite faire quelques achats alimentaires au marché bien achalandé à l'est du palais de Dioclétien. Dans l’après-midi nous repartons à pied en direction du belvédère de la colline Marjan. Superbe balade durant 3h sur le chemin des chapelles (St Nicolas, Bethlehem et St-Jérôme), avec des vues exceptionnelles sur Split, la mer et les iles au loin. Cette balade en terrain plat sur un chemin aménagé permet de visiter plusieurs chapelles mais c’est surtout la dernière, accrochée sur la falaise qui est la plus impressionnante. Retour au belvédère, bel endroit pour faire une halte boissons au bar, et descente par Varos, le quartier des pêcheurs jusqu’en ville. Dîner au restaurant Sperun de plats à base de poissons : bon et pas très cher.

08/06 : de Split à Plitvice Après le petit-déjeuner pris sur la terrasse comme nous en avons l'habitude, nous partons à pied vers le port en face des ferries Jadrolinja récupérer la voiture réservée en France. En passant nous allons voir le côté Nord du palais de Dioclétien avec la porte d'or et la statue de Grégoire de Nin, sculpture moderne de Mestrovic. Départ pour Trogir sous un beau soleil. Nous nous garons au parking payant près du pont (30kn) et partons visiter la ville à pied. Le temps est magnifique et Trogir nous apparaît d'emblée charmante pour son site lacustre : la petite ville est bâtie sur un ilot séparé du continent par deux ponts, on pénètre dans la ville en passant sous une porte fortifiée. Toute la ville st construite avec cette pierre blanche si caractéristique de la Croatie. La ville est très touristique mais malgré le monde et les nombreux restaurants et boutiques elle reste agréable à visiter. La cathédrale est magnifique, surtout son porche entièrement sculpté. À l'intérieur la chaire octogonale, les stalles sculptées en chêne et la chapelle renaissance de St-Laurent en sont les pièces maîtresses. Nous montons tout en haut de la tour pour profiter de la vue sur la vieille cité. Il est midi et nous attendons un peu que le vacarme des cloches carillonnant à toute volée se soit apaisé. De retour sur le plancher des vaches nous continuons notre balade, admirant les sympathiques petites cours intérieurs occupées par de nombreux restaurants. Pique-nique dans un parc public avec des böreks (feuilletés). Nous reprenons la voiture et partons en direction de Sibenik et le parc de Plitvice. Le paysage a changé, nous sommes maintenant en montagne, la route longe de grandes étendues plates bordées de montagnes, il fait plus frais et la végétation est beaucoup plus verte que le long de la côte. En approchant de Plitvice, les hôtels, pensions et appartements à louer se multiplient. Notre appartement se trouve au 1er étage d'une maison située dans un hameau près de la route n° 1. La maîtresse de maison nous accueille avec un grand sourire, nous fait visiter l'appartement, nickel propre avec tout le confort et nous invite à boire un apéritif de bienvenue : bière, jus d'orange, liqueur de cerise ou de noix, eau de vie, café, biscuits. Nous allons ensuite faire quelques courses au supermarché le plus proche et dînons sur la terrasse (avec un pull car le soleil est couché et nous sommes en altitude).

09/06 : Plitvice Réveil à 7h, temps couvert mais pas menaçant. Nous partons en voiture pour l'entrée principale du parc à 10mn. Nous nous garons au parking payant, achetons nos billets et pénétrons dans le parc en passant par une passerelle qui surplombe la route n° 1. Ensuite il faut marcher un peu pour rejoindre les bords du lac où sont amarrés les bateaux qui font la navette. Nous commençons notre balade (Guide Rother n°8) en longeant les bords du lac en direction du nord. Il n'y a personne sur le chemin, pour l’instant et c'est très agréable. Au bout de 45 mn, nous arrivons dans la partie commune où se rejoignent les chemins qui proviennent de la station de bateaux : il y a évidemment beaucoup plus de monde et nombre d’asiatiques reconnaissables entre autres par leurs chapeaux « particuliers ». Le chemin, en fait, est une longue passerelle de bois, assez étroite, et on est obligé de faire la queue et d’attendre que chacun ait fait ses selfies et dieu sait que ça n'arrête pas...le chemin va longer ainsi de nombreuses cascades. Nous faisons, Chritian et moi, une tentative pour emprunter un itinéraire bis en remontant au travers d'une grotte mais un peu plus loin le chemin qui devait nous ramener à Veliki Slap est fermé pour travaux il nous faut donc retraverser la grotte par un escalier assez casse-gueule où de nombreux touristes pas bien équipés retardent tout le monde. Nous rejoignons les filles dans ce coin superbe. Christian et moi continuons le chemin en remontant la falaise pour revenir vers la station de bateaux par le haut : De nombreux miradors aménagés permettent de beaux points de vue sur le lac et les cascades. Peu de temps avant d'arriver à la station P3 des bateaux, il commence à pleuvoir et nous sortons nos pèlerines pour la 1ère fois. Nous nous installons sous les abris de pique-nique pour déjeuner au sec. Nous ne sommes pas seuls, il y a des groupes de touristes, des scolaires surtout qui mettent une chaude ambiance. La pluie cesse assez rapidement après avoir bu nos bières (2x15kn) et nos cafés, nous allons faire la queue pour prendre le bateau vers la station P2. Arrivés à la station P2 nous empruntons le chemin qui parcourt les cascades des lacs supérieurs. Le temps s'est bien amélioré mais il y a toujours foule ! Cette promenade parmi ces nombreuses cascades est superbe, on est environné d'eau partout, le vert des forêts ou des plantes aquatiques lacustres se marie bien avec les nuances de bleu ou de vert des eaux du lac. Retour vers le parking bien après15h un peu fourbus tout de même.

10/06 : de Plitvice à Paklenica et Zadar Temps gris, nuages bas, température fraiche (14°), nous reprenons l'autoroute et le temps s'éclaircit en approchant du parc de Paklenica. Nous nous garons (parking payant) dans le parc et partons randonner sous un ciel clairsemé mais laissant le soleil s'exprimer ! Christian et moi remontons la gorge jusqu'au refuge de Lugarnica où nous pique-niquons de sandwiches et d'une bonne bière fraiche. Retour par le même chemin : C’est une balade agréable avec peu de dénivelé, le départ du chemin dans la gorge calcaire est impressionnant avec ses à-pics vertigineux auxquels s'affrontent les alpinistes. Ensuite le paysage s'élargit et on voit mieux les montagnes calcaires qui encadrent cette vallée : temps agréable, chaud mais pas trop, quelques nuages rafraichissent l'atmosphère. Zadar est vite rejoint depuis le PN de Paklenica. Nous trouvons assez rapidement notre logement dans le centre de Zadar. Le propriétaire très affable nous attendait : bel appartement tout neuf et moderne dans le vieux centre de Zadar. Balade et visite des églises St-Michel, Saint Donat, de l’orgue maritime avec sa mélodie lancinante et étrange et du forum romain. Excellent dîner au restaurant « gourmet Kalelarga » (salades de poulpes, steak de poissons blancs aux blettes, le tout arrosé avec un malvoisie blanc. Dernière promenade nocturne vers la place de l'hôtel de ville et les cinq puits. Nuit un peu bruyante du fait de l’activité nocturne des bars et restos situés juste en bas de l'appartement, mais le double vitrage a été efficace.

11/06 : Zadar, Nin et Sibenik Se promener dans une ville dès le lever du soleil est toujours un moment magique, surtout pour un photographe qui attend cet éclairage rasant et peu contrasté Comme je devais me lever tôt pour actualiser le parcmètre pour la voiture, j’en ai profité pour faire cette balade matinale. En effet dans plusieurs villes touristiques de Croatie, les parcmètres fonctionnent 24h/24h. Ce matin les orgues marines sont bien sonores, ceci est dû au fait qu’il n’y a pas de bruit à cette heure en ville. Je continue ma promenade vers le marché avant de revenir à l'appartement pour le petit-déjeuner. Départ vers 10h en direction de Nin, visite de ce petit village agréablement situé en bord de mer et de salines qui ont fait la réputation de Nin. On y a visité une vieille église romane, des ruines romaines, et on s’est baladé sur le « lungomare ». Départ pour Sibenik, distant de 80 km environ. Ciel un peu voilé, belle route longeant la mer et quelques stations balnéaires. Grâce à l'appli gps de Christian nous trouvons rapidement notre « apartman » à Bilice dans les environs proches de Sibenik : bel appartement en rdc avec grande terrasse et transats deux chambres à coucher, cuisine salle à manger complète et tout le confort, mais dans le détail le ménage à ��té fait très superficiellement, le gaz ne fonctionne pas et les poêles datent de Mathusalem. Nous prenons notre déjeuner sur la terrasse puis allons découvrir Sibenik : C'est une petite ville perchée sur son rocher face à la mer. Il y a une très belle cathédrale mélangeant plusieurs styles, la plupart des maisons de la ville haute sont d'anciens palais d'époque vénitienne. Mais dans le détail c'est quand même bien défraîchi ! Il manque apparemment des moyens financiers pour entretenir tout ça. Les ruelles sont très étroites le soleil y pénètre difficilement et la pierre grise ou noire ne contribue pas à les éclairer. Après avoir arpenté la vieille ville et croisé plusieurs attroupements d'invités à des mariages trinquant joyeusement devant leurs restaurants, nous sommes allés dîner dans un konoba typique près du port et de la gare, difficile à trouver sans l'aide du guide du routard. Excellent et bon marché (270 kn pour 4 avec 2 entrées, 4 plats et 1 litre de vin blanc).

12/06 : de Sibenik à Krka Temps mitigé mais acceptable. Nous partons vers 9h en direction de la ville de Skradin, une des portes d’entrée du parc de Krka, toute proche à moins de 10 km. Nous nous garons à l'entrée du village (40kn) et partons à pied par le chemin qui longe la rivière Krka en direction des chutes de Skradin buk : cela nous permet de ne pas attendre le départ du bateau à l'heure pile (il n'est que 9h15) et de nous mettre en jambe pour la journée. Au bout de 45 mn nous arrivons à l'entrée du parc (entrée 110kn/pp). Nous partons sur le chemin, plus souvent un ponton de bois, en direction des chutes que nous entendons gronder : très beau spectacle, le ponton zigzague entre les bras de la rivière ménageant de beaux points de vue sur les chutes. On est en plein milieu de l'élément liquide et on ne sait où regarder ! C'est vraiment impressionnant et superbe. On va ainsi se balader pendant plus de 3h dans cet entrelacs de rivières, de lacs et de chutes . Pique-nique sur les bancs des nombreuses gargotes installées près de l'entrée. En passant on a visité les différents sites de l'écomusée (moulin, forge, tissage). Retour en bateau jusqu'à Skradin, visite du village (église et château). Nous reprenons la voiture jusqu'à l'embarcadère du monastère de Visova. Nous prenons la navette pour aller sur l'île (50kn/pp) et visitons le petit musée (incunables, firman du sultan Mehmet), l'église et le petit cloître, rien d’exceptionnel. Nous repartons vers les chutes de Rosti Slap. C'est vraiment moins impressionnant que celles de Skradin Buk d'autant que la passerelle qui permettrait d’y accéder est fermée

13/06 : de Sibenik à l’île de Hvar Temps très gris mais température agréable (22°). Nous prenons la route pour Split que nous atteignons vers 11h et allons sur le port nous garer et acheter nos billets de ferry chez Jadrolineja. En attendant le départ de 14h30 nous allons nous promener dans la vieille ville et dans la partie nord du palais de Dioclétien que nous n’avions pas bien vue. Un peu de pluie s'invite au programme puis c’est l’heure du départ pour 2h de navigation calme entre soleil et pluie d'orage. En arrivant à Stari Grad c'est le déluge, nous partons à la recherche de notre appartement à Rudina près de Stari Grad finalement nous le trouverons mais avec l'aide des propriétaires que nous avions contactés. C'est une superbe maison neuve que le propriétaire « Supermario » a construite de ses propres mains. Sa femme Anita est adorable. En arrivant nous avons eu droit à l'apéritif maison puis elle nous a fait visiter l'appartement tout neuf et tout confort avec un grand balcon qui fait le tour de l'appartement. Nous allons ensuite faire quelques courses à Stari Grad tout proche (4km) et visiter la vieille ville, le soleil est vite revenu. Stari Grad est une petite ville agréable avec son port, sa vieille ville, ses maisons de pierre blanche, ses ruelles étroites et ses églises anciennes.

14/06 : île de Hvar Beau soleil et quelques nuages. Nous prenons la route de montagne vers Hvar. Très belle route qui offre de beaux points de vue sur les deux côtes. Premier arrêt devant une curiosité, à savoir un four à chaux du siècle dernier, deuxième arrêt dans un col où l’on peut admirer des abris en pierre destinés aux bergers. Puis on traverse des champs de lavande vers Grablje et Brusje, et c'est la descente vers Hvar. C'est une très belle ville bâtie autour d'une petite crique qui lui sert de port. Elle s'étage aussi sur les différentes collines qui ferment le paysage, sur la plus haute une grande forteresse construite pas les Espagnols domine tout le paysage. Hvar s’organise autour d’une belle place (St Etienne) sur laquelle donnent l'église , l'arsenal et plusieurs palais au cachet vénitien certain. Nous allons nous balader dans la vieille ville, le long de la côte, là où sont installés les hôtels de luxe fréquents dans cette St-Tropez croate. Christian et moi grimpons jusqu’au château espagnol impressionnant avec ses imposantes murailles, très belle vue sur la ville depuis là-haut. Nous quittons Hvar pour Stari Grad. Balade en ville et dîner au restaurant Antica (690kn) d'entrées variées (langoustines à la Buzara, janjetina d'agneau (ragoût cuit à l'étouffé sous une cloche), tout était très bon, arrosé d'un vin blanc du pays.

15/06 : île de Hvar Beau soleil ce matin, nous allons à Vrboska, station balnéaire toute proche. Superbe petit port pittoresque avec ses trois ponts sur la rivière, ses maisons qui s'étagent sur la colline, la surprenante église fortifiée qui domine le port et sa superbe plage de Soline ombragée par de beaux pins et accessible par un sentier partant de Vrboska. On doit être une dizaine de personnes à se partager cette plage familiale. Nous reprenons la voiture et partons vers le village de montagne de Pitve et ses belles maisons de pierre, c'est ensuite le tunnel à sens unique vers la côte sud et les villages de Ivan Dolac et Sv Nedjelja. La côte sud est très montagneuse avec des falaises qui tombent dans la mer de façon vertigineuse. Le vignoble le plus réputé de Hvar se trouve ici, accroché entre falaises et mer. En passant nous faisons un tour à SV Nedjelja pour admirer le vignoble. Arrêt rafraîchissements sur le port de Zavala, petite station balnéaire sympa. Puis retour à Stari Grad.

16/06 : de Hvar à l’île de Korcula Levé matinal, réveil à 6h15, départ pour Sucuraj tout au bout de l'île vers l’Est à 58 km par une route tout en lacets, il nous faudra 1h15 avant d'y arriver. Là nous allons devoir attendre le ferry qui ne part qu’à 9h45 ce que nous faisons en nous baladant dans cette petite station agréable. Le temps est couvert. 1/2h de traversée plus tard nous voilà sur le continent à Drvenik. Nous prenons la route vers l'Est jusqu'à Ploce, port industriel d'où nous repartons en ferry pour Trpanj (1h) par un vent fort, un ciel couvert mais pas de pluie. De Trpanj (péninsule de Peljesac) nous reprenons la route pour Orebic (22 km) d'où nous attend notre 3me ferry de la journée pour l'île de Korcula (1/4h). Nous débarquons à Domice. Il nous faut encore 15 mn pour rejoindre Lumbarda, lieu de notre nouveau gîte. Nous avons un superbe appartement avec une terrasse donnant sur la ville et son vignoble réputé. Après avoir pris un en-cas sur la terrasse nous allons nous promener à Lumbarda, petite ville qui s'éparpille en plusieurs quartiers répartis autour de criques en bord de mer. Nous allons également repérer les restaurants et choisissons le Zudica pour ses plats de poissons et sa terrasse en bord de mer : c'est enfin l'occasion de goûter au fameux brodet de poissons, un ragoût de poissons blancs à la sauce tomate et au vin, c'est délicieux.

17/06 : île de Korcula Ce matin nous allons visiter la petite ville de Korcula enserrée dans ses murailles. Le site est superbe au bord de l'Adriatique, dans les venelles la plupart des maisons et des palais sont de style vénitien. Nous allons arpenter la ville dans tous les sens, admirant en particulier la cathédrale St-Marc. Belle vue depuis le sommet du clocher. Nous reprenons la voiture en direction de Zrnovo et ses maisons aux toits de lauze. Puis c'est une baignade à Pupnatska luka, petite plage coincée dans une ria profonde accessible uniquement par une route à voie étroite. L'eau est bonne mais pas trop chaude, il y a peu de monde heureusement. Nous repartons vers Pupnat, Kneze et le sympathique petit port de Racisce. Retour par la route du bord de mer avec de splendides points de vue sur la ville de Korcula.

18/06 : de Korcula à Dubrovnik Il fait déjà bien chaud à 8h. Les vignerons s'activent depuis quelque temps déjà. Nous quittons Lumbarda vers 9h30 et rejoignons le port de Domice tout proche. Nous embarquons dans le traversier avec l'incontournable bus d'asiatiques (souvent chinois) repérable à leurs couvre-chefs exotiques et aux incessants selfies. Peu de temps après nous débarquons à Orebic et partons vers l'est en direction de Ston. Nous traversons des paysages sauvages, puis des zones consacrées à la viticulture, importante activité économique étant donné le nombre de buvettes et de caves ouvertes au bord de la route. Les feux de forêts ont fait des ravages ici, des troncs calcinés se dressent de part et d'autre de la route. Arrêt à Ston et sa fameuse muraille impressionnante qui partant de la ville grimpe tout en haut de la montagne pour rejoindre la ville de Mali Ston un peu plus loin. La visite de la ville nous ayant donné soif et un peu faim nous faisons un arrêt apéro + en-cas au restaurant Maestral : excellent antipasti à base de poissons et coquillages, le tout arrosé par un Posip, vin blanc bien sec et parfait pour accompagner nos plats. Nous repartons pour Dubrovnik que nous atteignons au bout de 50 mn. Nous nous installons dans notre nouvel appartement. En fin d'après-midi, nous allons nous promener dans notre quartier de Lapad, d'abord le long du port de plaisance puis de l'autre côté où une grande allée piétonne bordée de bars, restaurants et hôtels descend vers la mer. On retrouve ici le schéma habituel des villes balnéaires tournées vers les activités touristiques. Un peu plus loin se trouvent les grands hôtels de luxe aux appellations originales comme Royal Princess !!! La clientèle est internationale évidemment et les tenues de soirée sont au diapason.

19/06 : Dubrovnik Pour être à Dubrovnik avant la foule, nous prenons le bus n° 6 vers 8h15 et arrivons à la porte Pile vers 8h30. Nous commençons par le circuit des remparts, il y a heureusement peu de monde, le temps est incertain et les nuages dominent. Nous faisons notre tour dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. La ville est entièrement enceinte d'une haute muraille ponctuée par de grosses tours fortifiées qu'il faut escalader en empruntant des escaliers plutôt raides. La vue sur la ville est très belle. Au bout de presque 2h nous en avons fait le tour. Nous allons ensuite découvrir la vieille ville, ses palais, ses églises et ses places. Retour à l’appartement. Nous ressortons vers 20h, il a cessé de pleuvoir. Bel éclairage de coucher de soleil, la grande foule s'est un peu clairsemée, on respire un peu mieux, très bon dîner tout près du palais Sponza au Dundo Maroje (moules à la buzara, plateau de poissons et fritures).

20/06 : de Dubrovnik à Kotor Super ciel bleu, le temps change tous les jours et heureusement le ciel gris est rare et la pluie de courte durée. Départ pour le Sud. Arrêt photos depuis la route qui domine la ville de Dubrovnik, nous roulons ensuite jusqu'à Cavtat, belle station balnéaire nichée au bord d'une baie abritée. Quelques points d’intérêt : Le palais du Recteur, une ou deux églises, un beau cimetière marin qui donne sur la mer, le mausolée de la famille Racic réalisé par le sculpteur Ivan Mestrovic et un beau sentier côtier qui long des plages et une pinède. Un peu plus loin nous passons la frontière du Monténégro et longeons maintenant les bouches de Kotor. En réalité on se croirait au bord des lacs en Suisse ou en Italie du Nord du fait de ce relief vigoureux qui tombe directement dans la mer. Trouver notre logement n’a pas été, une fois de plus très simple et il a fallu faire appel à nos logeurs pour le trouver. Très souvent le nom des rues n’apparait pas et les GPS couvrent encore très mal ces régions.

Nous logeons dans un bel appartement avec une terrasse qui donne sur un beau jardin, les jeunes femmes qui s'en occupent Anna et Nada sont très organisées. Ana nous explique avec force détails le fonctionnement de l’appartement et nous informe, en bon guide de tout ce qu'il y a à voir à Kotor et dans les environs. Un gros paquebot de croisière est amarré au quai ce qui promet du monde dans les ruelles de Kotor. C’est le problème de ces petits ports fortifiés très touristiques quand un ou plusieurs paquebots de croisières viennent y déverser leurs milliers de passagers qui vont très vite engorger les ruelles, les places et les magasins. Kotor apparaît moins léché que Dubrovnik et plus authentique, il y a moins de restaurants et d'échoppes de souvenirs, et dans certaines ruelles les maisons apparaissent aussi plus décaties. Mais c'est vraiment une ville en tout point intéressante avec son passé médiéval et ses remparts exceptionnels qui grimpent très haut dans la montagne et qui totalisent plus de 4,5 km de long. Monter là haut à cette heure n'a pas beaucoup d'intérêt compte tenu de la chaleur et de l'éclairage défavorable en contre-jour. Nous nous installons pour boire une bière et regarder les estivants, surtout des croisiéristes qui déambulent en ville.

21/06 : Kotor Levés à 7h nous partons Christian et moi gravir les remparts de Kotor à savoir 1300 marches en positif et autant en négatif. Vers 8h30 il ne fait pas encore trop chaud et nous atteignons en 10 mn la petite chapelle puis c'est la grimpette jusque tout en haut en 45 mn nous y sommes. Belle vue sur les bouches de Kotor et sur la vieille ville. Nous ne sommes pas seuls mais il n'y a pas foule non plus,

Nous reprenons la voiture pour aller faire la fameuse route serpentine aux 27 épingles à cheveux qui en quelques km nous mène tout en haut de la montagne qui domine les bouches de Kotor à Njegusi à près de 1000m d’altitude : la route est effectivement très étroite, s'y croiser n'est pas évident surtout quand il s'agit d'un bus ! Mais la vue de si haut est à couper le souffle. Après avoir fait un tour en voiture dans le parc de Lovcen (station montagnarde de maisons construites en grosses pierres blanches) nous redescendons par la même route. Nous continuons ensuite en direction de la petite ville de Perast d'où nous prendrons une barque (4€ pp) pour aller visiter sur un îlot, l’église Notre Dame du Récif. Beaucoup de monde sur cet îlot gros comme un mouchoir de poche, évidemment nous retrouvons nos croisiéristes de Kotor ! Le soir nous allons dîner en ville sur la place St Tryphon, par chance c'est la fête de la musique et les artistes locaux, essentiellement des choristes, animent la place de leurs chants. Balade nocturne très agréable dans Kotor by night.

22/06 : de Kotor à l’île de Mljet Nous repartons de Kotor en continuant sur l'autre rive du lac avec la ville de Prtrcanj puis c'est le ferry de Lepetane pour l'autre rive des bouches de Kotor et le passage de la frontière. Nous passons devant Dubrovnik, puis après un arrêt- déjeuner à Ston nous allons nous baigner sur la plage de Prapratno en attendant le ferry qui doit nous emmener sur l'île de Mljet. Après 40 mn de traversée (260kn 4pax+auto) nous voilà au port de Sobra. De là une route sinueuse se faufile parmi les collines et les montagnes jusqu’à Kozarica le minuscule port où nous avons réservé notre logement. Bien que notre appartement soit tout petit il y a tout ce qui faut : une cuisine, une chambre et un salon avec canapé convertible et une petite terrasse.

23/06 : île de Mljet Ciel bleu et soleil, il fait déjà très chaud. Nous reprenons la petite route sinueuse et prenons l'embranchement qui permet de rejoindre le parc naturel de Mljet. En arrivant nous allons nous garer à Pristaniste une des entrées du parc qui a l’avantage de n’être qu’à 10 mn à pied du grand lac. Très agréable balade ombragée autour des deux lacs avec de nombreuses possibilités de baignade.

24/06 : de Mljet à Trogir Dernier jour entier en Croatie nous reprenons le ferry pour quitter Mljet en direction de Prapratno. Re-baignade sur la belle plage de sable devant le camping puis départ en direction de Split et de Trogir par l'autoroute. Nous logeons à quelques km de Trogir sur les hauteurs de la ville d’Arbanija. Promenade le soir et excellent dîner dans la vieille ville de Trogir où il y a beaucoup de monde.

25/06 : de Split à Bâle/Mulhouse Retour en France, fin du voyage

En résumé : nos appréciations

Split *** (vieille ville+colline Marjan) Trogir*** Parc de Plitvice*** Parc de Paklenica** Zadar*** Sibenik** Parc de Krka*** Ile de Hvar*** (Hvar***, Stari grad*, Vrboska**, côte sud-Ouest** Ile de Korcula*** (Korcula***, Lumbarda *, Racisce*) Ston** Dubrovnik*** Cavtat** Kotor*** Ile de Mljet***

Budget pour 4 personnes et 18 jours sur place: 4152 €

Avion : 241 € Auto, essence, parking, ferry : 485 € Entrées visites: 343 € Logement : 1161 € soit 61€ par nuit pour 4 Restos nourriture : 1922 €

En guise de conclusion

La Croatie possède un patrimoine exceptionnel tant du point de vue paysage que du point de vue culturel ce qui explique bien sûr le succès qu’elle rencontre auprès des touristes du monde entier.

Pour nous qui étions habitués aux pays méditerranéens traditionnels (Grèce, Italie, Espagne, Maghreb) cela a été une découverte originale : se trouver dans un milieu géographique connu mais avec des spécificités différentes : une langue « bizarre » et des toponymes imprononçables, des maisons aux toits à quatre pans dont les murs sont faits avec de grosses pierres calcaires blanches, des clochers construits tous sur le même modèle, une gastronomie qui emprunte aux traditions ottomanes, d’Europe centrale de la Méditerranée. Ce qui est étonnant c’est la disproportion entre le faible nombre d’hôtels et l’offre abondante d’appartements. A une exception près nous avons toujours été très satisfaits des appartements loués : excellent rapport qualité-prix, équipements complets et neufs, propreté impeccable, logeurs dévoués et sympathiques. Les visites : comme tout pays dépendant des rentrées financières du tourisme, la Croatie en profite pour faire payer de façon systématique les parkings, les entrées des principaux monuments et des parcs nationaux. Le coût en est élevé si on veut visiter les principales attractions du pays. Si les nuitées sont abordables, la restauration par contre est plus onéreuse avec des prix se rapprochant de ceux pratiqués en Europe occidentale.

La Croatie a la réputation d’être un pays sûr et à ce sujet nous n’avons jamais vu de représentants des forces de l’ordre du moins en uniforme.

L’album photos est visible en cliquant sur ce lien : Pour voir les légendes, cliquez sur l'icône i en haut à droite du bandeau noir encadrant les photos. Le diaporama peut être activée en cliquant sur l'icône tout à droite "3 points verticaux". goo.gl/...os/mweiaV1XocUdskWZ6
Récit et mon ressenti de mes 23 jours en Alaska English translation pending
by Truffe04 · 2016-07-15 · 13 replies
Tout d’abord bien sûr, je tiens à remercier tous les forumeurs « spécialistes » de l’Alaska qui m’ont écoutée, aidée, conseillée, pour établir mon programme. Il est bien entendu qu’il s’agissait bien de Mon voyage, de Mes choix, mais leurs avis d’experts m’ont bien aidée et je les remercie de tout cœur. Je vais vous relater mon expérience, qui m’appartient je le reprécise, et ce que j’en ai pensé. Je ne parle que de ce que j’ai constaté et ressenti, même si je suis sûre de heurter quelques initiés inconditionnels de l’Alaska dans mes constats. Je rappelle le contexte : c’était mon 10ème voyage aux USA, mais mon 1er en Alaska. Le voyage de ma vie pour moi car je savais dès le départ qu’il serait beaucoup, beaucoup, plus cher que d’habitude. Une rentrée d’argent subite m’a permis de l’organiser en 4 mois (1 an pour les autres). Je pars en voyage avec mon époux et mes parents (78 et 80 ans). Nous sommes des randonneurs, des lève-tôt, et nous aimons la découverte locale. Nous ne privilégions ni le camping (trop âgés), ni le camping-car (même raison et surtout manque de courage car nous avions un grand camping-car ici en France pendant 15 ans) mais des motels ou B and B de préférence avec petit déjeuner compris. Lors de nos différents voyages nous avons l’habitude de pique-niquer le midi, et de faire un petit resto le soir. J’établis un programme pour savoir quoi faire, mais je sais d’avance que je ne le respecterai pas (météo, temps, incidents….). Oui je sais, je suis trop organisée mais je suis ainsi. Je ne parle pas assez l’anglais, pour laisser la place à l’Aventure avec le grand A. Une fois nous sommes partis dans l’Est à moto et je n’avais rien réservé. Un soir nous avons fait 12 hôtels avant de trouver une chambre libre. J’ai cru dormir sous un pont car nous étions à moto et je me suis juré de ne jamais recommencer. Un peu pétocharde la mumu. J’ai donc établi un programme de 3 semaines complètes, du 18 juin au 10 juillet (retour pour la finale off course !). Par souci non pas d’économie, si ce n’est celle de la fatigue, mais de confort, j’ai réservé un vol Marseille-Francfort-Anchorage par la compagnie Condor au prix de 1 186 € par personne (j’avais trouvé un Nice-Montréal-Seattle-Anchorage pour 900 € mais avec 36 heures de trajet. Non merci). Mon souhait le plus cher était d’aller voir les grizzlis à Brooks Falls mais tout était complet et surtout hors budget et donc j’ai prévu une excursion à la journée au départ de Homer, ainsi qu’une croisière à Valdez et une à Seward, et enfin le train pour aller au Spencer Glacier. J’ai tout réservé à l’avance, y compris la voiture un SUV chez Alamo pour 1 180 € les 22 jours et la navette de 2 jours au Denali. Avant de partir, sur les conseils judicieux de certains, j’avais acheté des crampons pour marcher sur les glaciers, des vestes appelées 3 en 1, de l’anti-moustique corporel et vestimentaire. Le casse-tête du quoi emporter dans le sac avait été rapide : moitié hiver, moitié été. Samedi 18 juin, départ de Marseille à 10 h 50, donc départ de chez moi (dans les Alpes de Haute Provence) à 7 h pour arriver à Marignane à 8 h 20. Dépôt de la voiture au parking (chèque-parking 80 € pour les 23 jours), enregistrement des bagages, échange des euros contre des dollars (quasi 1 pour 1 quelle différence avec 3 ou 4 ans en arrière ou c’était presque à 1,50 !), contrôle de sécurité et nous voilà. Arrivés à Francfort, seulement 1 h 30 d’escale donc juste le temps d’acheter du parfum au DFree (je sais qu’en Allemagne sur l’international j’économise 40 % sur mon parfum et que je ne peux acheter qu’à l’aller car au retour nous sommes dans le DF européen et les prix de sont pas les mêmes, passage de la sécurité et hop nous voilà embarqués pour Anchorage embarqués (j’avais reçu un mail la veille me disant que je pouvais choisir mes places et j’ai donc choisi des fenêtres pour le vol Francfort-Anchorage). Vol Condor très bien, si ce n’est mais je le savais, l’achat des écouteurs (3,50 €) mais j’avais emporté les miens et une série de films (8 €) car il n’y a qu’un seul film gratuit en français. Pour les voyages en journée (10 heures quand même) c’est un peu long et surtout l’excitation fait que je ne dors jamais, donc je regarde des films (j’en ai vus 3 lol) et je lis. Le repas était correct, les hôtesses sympas, boissons à volonté tout le long du vol (sauf alcool, vin et bières). Tout s’est très bien passé d’autant plus que nous avons survolé le Groenland et que les vues étaient spectaculaires. Arrivés à Anchorage à 14 h 45 heure locale, passage du contrôle très rapide (ma mère handicapée de naissance des mains et des pieds est « fichée » puisqu’elle n’a pas d’empreinte car il lui manque la dernière phalange nous passons direct sans rien faire), récupération des bagages et appel à l’hôtel pour avoir le shuttle (j’avais choisi le Barratt Inn Airport justement pour la navette gratuite car ne sachant pas à l’avance ni à quelle heure (un retard est toujours possible) ni dans quel état de fatigue nous serions à l’arrivée, j’avais préféré ne rien prévoir. Arrivés à l’hôtel, prise des chambres, un petit coup de rangement des bagages genre sortir la trousse de toilette, les bâtons et les chaussures de rando…..et hop taxi et direction Dowtown Anchorage. Il y avait plein d’animations, des étals dans toutes les rues, la musique, le marché de Lower Ball… il faisait quasi beau, nous avons flâné, puis nous nous sommes arrêtés dans une pizzéria pour manger un bout vers 18 heures, un taxi et retour à l’hôtel et dodo vers 21 heures journée bien complète. J’avoue que ce jour qui illumine la chambre fait une drôle d’impression. Heureusement que j’avais emporté mon bandage pour les nuits (qui n’en sont pas d’ailleurs, lol) Dimanche 19 juin, il pleut, grrrrrrrrrrrr, descente pour le petit déj à 7 h, départ de l’hôtel à 7 h 45 avec la navette que j’avais demandé la veille pour aller récupérer la SUV Chevrolet Equinoxe chez Alamo. Arrêt au Walmart le plus près pour acheter la glacière (nous avons pris cette habitude d’acheter une glacière pour les denrées pique-nique qui durent ainsi 2-3 jours et c’est pratique pour les endroits où il n’y a rien ou presque), les courses et nous voilà partis pour Glenn Alps et la rando de Flatop Mountain Trail. Il s’est arrêté de pleuvoir mais il fait gris et le ciel est bien bas. Nous faisons l’ascension et nous sommes redescendus à 13 heures juste au moment où il recommence à pleuvoir sans avoir pu admirer la vue. Nous prenons la décision de retourner pique-niquer….. dans la chambre d’hôtel lol. Après le repas, petite sieste pour tout le monde et retour à Dowtown Anchorage pour aller faire les magasins (usine Ulu, gifts, achat des premières cartes et surtout l’indispensable clochette à ours). Puis nous allons admirer le spectacle de tous ces pêcheurs (1 chaque mètre) qui taquinent le saumon. Incroyable. Nous allons au resto nous offrir du saumon et du king crab. Au moment de payer, ça m’est resté en travers : 2 bières et juste 4 plats pour près de 180 $. J’ai dit à ce rythme- là, dans 8 jours on a dépassé le budget …. Retour à l’hôtel , et dodo. Lundi 20 juin, il pleut encore. Départ à 7 h 30 direction le Dénali. Dans mon planning j’avais prévu un arrêt au Walmart de Wisilla pour les courses car on m’avait dit qu’il n’y avait rien à Denali si ce n’est un petit market très cher et que je devais acheter pour 4 jours de denrées. Un arrêt à la Post Office pour les timbres et nous voilà repartis. Sauf que nous devions passer par Hatcher Pass mais qu’il pleuvait fort, que le ciel était tout couvert et bas, que je savais que la route n’était pas goudronnée et donc nous y avons renoncé. Nous sommes arrivés à Talkeetna vers 12 h 30, nous avons trouvé une table sous un abri couvert et nous avons pique-niqué. Ensuite, visite de cette très charmante petite ville, et départ pour le Dénali vers 15 h. Dans mon planning j’avais prévu de passer par le Dénali State Park pour la rando du lac Byers, plus/ou celle de Coal Creek mais il pleuvait tellement que nous ne nous sommes même pas arrêtés. Arrivés vers 17 h à Denali, au Salmon Bake Cabin, nous avons pris possession de nos « tentes en dur » avec linge mais sanitaires dehors. Un genre d’auberge de jeunesse, c’était très rigolot. Un peu déçus de cette pluie qui n’en finissait pas nous décidons d’aller voir les navettes pour le Denali du lendemain. Nous récupérons nos billets, visitons le Visitor Center et décidons de faire la rando qui va de notre hôtel au visitor center le long de la rivière, puis d’aller boire un verre au bar, puis de rentrer à la cabine pour pique-niquer et dodo. Mardi 21 juin, anniversaire de mon mari. Nous trouvons un petit café pour le petit déj, mais le service tardait trop et comme nous avions réservé le bus de 7 h, nous partons vite vers 6 h 20 en nous disant que nous prendrions quelque chose au Visitor Center, ce que nous avons fait. Nous sommes montés dans le bus pour les 4 heures de route vers Eielson pour faire la rando de Thorogfare. Il bruinait, y’avait plein de buée dans le car, nous n’avons vu que des chèvres de montagne. Arrivés à Eilsen il pleuvait, il y avait plein de brouillard et une grande affiche « Mont Thorogfare closed : bears ». De toute façon il n’y avait aucune visibilité, tout le monde a sorti son pique-nique et donc à 11 h nous mangions dans le visitor center car le chauffeur de bus avait dit qu’il repartait à 11 h 45. Nous sommes donc repartis. Au bout de 5 mn, il s’arrête car il y avait un ours qui dormait mais bon j’ai des doutes. Puis vers l’arrivée nous avons vu un élan qui a détalé. C’est énorme comme bête. Vers 17 heures nous étions de retour à nos cabines, douche, écriture des cartes et direct au resto de l’auberge pour fêter l’anniversaire de mon mari. Là aussi, juste 2 bières et 2 cocas, et 4 plats (sans dessert) pour près de 160 $. Mais c’était fête non ? Retour dans la cabine vers 21 heures et décision unanime de tenter la navette de 6 h 30 le lendemain car nous étions toujours sous le coup du jet lag et nos yeux s’ouvraient entre 4 h et 5 h chaque matin. Mercredi 22 juin, il fait gris, mais sans pluie c’est bon signe. Départ de la cabine vers 5 h 30 car j’avais repéré que Subway organisait les breakfast et qu’il était ouvert 24/24h. Donc petit déj chez Subway et à 6 h départ pour le park. L’organisatrice des cars me dit d’attendre qu’elle verrait avec le chauffeur s’il lui restait 4 places. Bonne pioche, une fois que tous ceux qui avaient réservé sont montés il restait 6 places nous sommes donc partis à 6 h 30. Dans mon planning j’avais prévu de faire Polychrome et Toklat et donc la veille j’avais repéré où il fallait descendre. Nous n’avons pas roulé 30 mn que le bus s’arrête d’un coup et que voyons- nous ? Une ourse avec non pas 1, ni 2, mais 3 oursons qui courent vers le bus. Ils ont traversé juste devant nous… Je ne vous raconte pas mon émotion devant ce spectacle enchanteur. Nous sommes donc descendus du bus pour faire Polychrome mais là, belle désillusion. Nous qui sommes habitués aux randos en France, avec les PR ou GR qui sont marqués au sol, il n’y avait rien. Avant de descendre du bus j’avais demandé au chauffeur s’il y avait des randonnées et il m’avait dit oui, vous allez où vous voulez. Alors là, je ne comprends pas la logique américaine. Soit disant, ils ne veulent pas détériorer la nature avec des chemins, donc les gens vont et passent n’importe où. Moi il me semble que pour ne pas abîmer la nature, il vaut mieux passer sur un chemin tout tracé, qu’écraser la flore n’importe où. Nous sommes descendus vaille que vaille jusqu’à un petit lac, puis un peu perdus nous sommes remontés. Il a recommencé à pleuvoir et nous avons attendus un bus sous la pluie car il n’y a aucun abri. Le premier était complet, mais la dame (il y a beaucoup de femmes chauffeurs de bus au Denali) a attendu qu’un autre bus arrive pour savoir si on pourrait nous prendre car nous avons dû lui faire de la peine d’attendre sous la pluie. Le second avait juste 4 places et nous a pris. Il a fallu que je montre mes films et mes photos de l’ourse avec ses 3 petits car eux n’avaient rien observé. Nous sommes donc arrivés jusqu’au prochain arrêt où nous sommes descendus et avons attendus qu’un bus redescende car nous voulions quitter le park. Nous sommes retournés à la voiture vers midi et là surprise, le soleil s’était levé. Nous avons trouvé une table, nous avons pique-niqué et nous sommes retournés en voiture jusqu’à l’entrée du park pour faire la randonnée Savage River Loop Trail sous le soleil, mais qui s’est vite caché. Vers 17 heures nous sommes allés faire les magasins de Denali, puis pique-nique sur la terrasse de la cabine, une partie de belote et dodo.
USA 2016: carnet vidéo Nevada, Utah, Colorado et Wyoming English translation pending
by Goproju · 2016-07-05 · 25 replies
Bonjour à tous, me voilà de retour avec un second carnet consacré à l'ouest américain. Je suis rentré depuis quelques semaines mais elles ont été chargées et j'ai choisi de cette fois monter toutes mes vidéos avant de commencer à rédiger. Vous pouvez consulter le premier carnet ici : voyageforum.com/...-nationaux-d7061576/

Suite à ce premier voyage, je suis tombé littéralement amoureux de ce pays et de cette région. J'ai donc commencé à penser à ce voyage en août 2015. Et puis les choses ont évolué : c'était donc en duo avec Nico (alias Mr Cheval) que ce voyage allait se préparer et se réaliser !

Niveau prépa, le temps que nous avions pris pour concevoir le premier trip a été visiblement bien investi : cette première expérience nous a permis de programmer ce second périple de façon très relax. Concernant l'itinéraire, comme la première fois, nous sommes tombés immédiatement d'accord : une grosse envie de repasser par Vegas et Zion, de découvrir Moab et sa région, de faire un saut dans le Colorado puis de rallier le Yellowstone. Bref, en 3 ou 4 réunions entre janvier et février, tout était plié : itinéraire, vols, motels, voiture (un Ford Escape via Avis) et quelques activités : un spectacle du Cirque du Soleil, du rafting sur le Colorado et le train touristique Durango/Silverton. Cela été tellement facile que l'on se demandait finalement si l'on était assez prêts. Réponse : oui !

Dès le début, il apparaissait clairement que ce voyage serait différent du premier : de par la configuration du « groupe » et de par l'itinéraire pour lequel nous avons opté : davantage axé rando et « aventure » par rapport au précédent. Les attentats de Bruxelles nous ont fait flipper un instant : heureusement notre itinéraire vers l'ouest a été rapidement remis sur pied, sans trop de complications.
Une petite virée dans l'Ouest américain (juin 2016) English translation pending
by JMPe · 2016-06-30 · 191 replies
Liens directs : * Great Sand Dunes NP (1ère partie) * Great Sand Dunes NP (2ème partie) * Tent Rocks * White Sands NP (1ère partie) * White Sands NP (2ème partie) * El Malpais et Window Rock * Hoodoos vers Gallup et Pinedale, Window Rock et Venus Needle * Ruines et pictogrammes * Burnham badlands * Crow canyon * Valley of Dreams (1ère partie) * Valley of Dreams (2ème partie) * Valley of Dreams (3ème partie) et Angel Peak badlands * Recapture Pocket * Hovenweep NM et ruines de Tower House * House on Fire et D… H… ruins * Capitol Reef NP et Cathedral Valley * Cathedral Valley (suite) * Little Wild Horse canyon * Arches NP * Arches NP (suite) et Secret Spire * Delta pool * Route 128 et Cisco * Crystal Mill * Maroon Bells et Denver

Vendredi 10 juin

C'est encore reparti !

Notre dernier séjour dans l'ouest américain nous a tellement enchanté et nous avons encore tellement de trésors à y découvrir que nous n'avons pas pu résister longtemps. Après deux semaines hivernales à la fin de l'année dernière (ici), nous sommes en partance pour notre septième séjour dans le grand ouest. En cumulé nous avons déjà passé six mois dans ces contrées que nous adorons, mais plus nous y allons, plus la liste des sites que nous souhaitons découvrir s'allonge (près de 130 avant de démarrer ce voyage !). Sans compter tout ce que nous souhaiterions revoir. Autant dire que nous avons bien l'intention d'y revenir encore et encore !

Comme pour nos derniers séjours, nous n'avons pas de parcours préétabli. Aucun hôtel n'est réservé, il y a juste une voiture qui nous attend à l'aéroport de Denver. Cela nous permettra de nous adapter au mieux aux conditions climatiques (de plus en plus incertaines dans la région depuis ces dernières années) et de nous organiser au gré de nos envies. Même pas peur de ne pas trouver de quoi nous loger puisque nous emportons notre petite tente. Nous n'aurons donc aucune contrainte et aucun impératif. Bref, la liberté totale !

L'idée générale, si le temps s'y prête, c'est de profiter de notre arrivée et de notre départ de Denver pour visiter quelques sites au Colorado, le gros de notre séjour devant se partager entre le Nouveau-Mexique et le sud-est de l'Utah. L'objectif est de visiter principalement des sites que nous ne connaissons pas encore.

C'est la première fois que nous rejoignons les USA par Denver (via Londres). A notre arrivée, vers 17h30, nous ne retrouvons donc pas le sentiment d'être un peu chez nous comme lorsque nous atterrissons à Las Vegas, notre porte d'entrée habituelle. Les formalités s'enchaînent à un bon rythme : contrôle automatisé du passeport, immigration, récupération des bagages et douane. Tout cela en moins d'une heure, c'est plutôt très bien.

Il faut maintenant aller prendre possession de notre voiture. La personne qui s’occupe de nous est vraiment très sympa, mais quand le contrat de location arrive, il y a un surcoût de 160$. La préposé ne nous a rien demandé mais nous a tout de même rajouté d'office une assurance complémentaire. Malgré toutes ses tentatives, nous refusons et étonnamment, elle devient d'un seul coup beaucoup moins sympa avec nous.

C'est la première fois que cela nous arrive. D'habitude on nous propose ce type d'assurance avec plus ou moins d'insistance, mais la rajouter sur le contrat sans en parler, c'est une première et c'est presque du vol. Réflexion faite, ce n'est pas presque du vol, c'est du vol ! Surtout que si on ne fait pas attention, on ne se rend compte de rien. On signe le contrat et comme on a laissé une empreinte de carte bancaire, on se retrouve avec un débit imprévu. C'est imparable. Cette arnaque qui a échoué avec nous, mais qui doit cependant souvent fonctionner, nous est arrivé avec Alamo, mais méfiez-vous, ils sont loin d'être les seuls à procéder ainsi.

Les formalités administratives étant réglées, direction le parking où il y a une petite dizaine de SUV de notre catégorie. Notre choix s'arrête sur une Jeep Patriot. Cette voiture n'est pas très grande, mais dispose d'une transmission 4x4 et d'une garde au sol correcte. Les pneus sont neufs et un peu moins typés « route » que sur les autres SUV. Cette Jeep n’a pas l'air mal et nous sommes plutôt satisfaits de notre choix. Nous verrons bien son comportement lorsque la première piste sérieuse se présentera.



Nous quittons l'aéroport et nous effectuons un stop dans la banlieue de Denver, pour notre traditionnel arrêt ravitaillement dans un immense supermarché Wallmart ouvert 24h/24. Une glacière, un peu de matériel pour le camping, des réserves d'eau, ... Trois heures après avoir touché le sol américain nous sommes fin prêts pour débuter nos vacances. Nous décidons de rouler un peu, histoire de gagner du temps sur la journée de demain. Après une heure de route (plein sud) et une petite pause dîner dans un Taco Bell, la fatigue nous rattrape et nous nous arrêtons dans un motel le long de l'autoroute. Il est 23h (7h du matin heure française) et malgré l'intense circulation sur l'autoroute nous nous endormons en à peine quelques minutes.
Carnet n° 67: Mayotte / 25 - 29 mars 2016 English translation pending
by Estonien · 2016-06-15 · 24 replies
www.youtube.com/watch?v=qGE9WVIeWJQ Vendredi 25

J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.

Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.

Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.

En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.

Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.

Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.

Samedi 26

Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.

Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.

A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :

"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."

Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?

A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.

Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.

Dimanche 27

Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !

Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :

- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."

Après quelques instants de réflexion, il m’explique :

- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."

De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...

Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?

De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.

Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?

Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.

Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.

Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.

Lundi 28

Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.

Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.

- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?

On a bien ri !

Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !

Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.

On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.

Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !

Mardi 29

Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.

Epilogue

L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?

Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.

La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.

Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.

La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...

Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.

Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.

S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.

Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.

NOTES :

1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...

2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).

3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.

4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782

5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.

6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F

7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F

8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F

9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte

10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.

11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf

12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
9 jours en terre Inca English translation pending
by Newzea · 2016-06-09 · 40 replies
Bonjour,

ça fait quelques années que je suis membre de Voyage forum et que je profite des conseils que j'y trouve pour préparer tous mes voyages. C'est pourquoi de retour de mon périple de 9 jours au Pérou, je me devais de poster pour la première fois le récit de cette nouvelle expérience.

Avant de démarrer, je me dois de replacer le contexte de ce voyage. Pour mes 40 ans, ma femme, Séverine, m'a offert un voyage au Brésil pendant la coupe du monde de football en 2014. Et pour un footeux comme moi, une coupe du monde au Brésil est unique. Elle a placé la barre très haute. Alors, pour ses 40 ans il a fallu que je trouve une destination dont elle se souviendrait toute sa vie. Quand je pense au Machu Picchu et le Pérou, je ne suis pas loin de trouver mon bonheur; mais il me manque l'élément qui rendra ce voyage inoubliable. Et là en surfant sur le web, je tombe sur l'Inca Trail: 43 km, 4 jours de marche à travers les montagnes andines avec pour happy end le Machu Picchu. Bingo. Je lis le détail du trek et c'est parti je valide la destination. Il faut savoir que ma femme n'aime pas le sport ! aie aie aie ça passe ou ça casse. Je lui parle du projet longtemps à l'avance car malgré tout au niveau professionnel il faut qu'elle s'organise. Elle accepte le défi et comme par magie elle se met à faire du sport. Elle a 7 mois pour se préparer.

Vendredi 20 mai, nous y sommes. Lé départ est prévu à 19h00 à l'aéroport de Marseille Provence. Nous arrivons un peu avant 17h00, les hôtesse de la compagnie Ibéria ne sont pas encore installées. Nous en profitons donc pour faire quelques achats à la librairie. De retour au comptoir, nous nous plaçons en premier dans la file (C'est bien la première fois !). L'enregistrement commence. L'hôtesse nous dit que nous récupèrerons nos bagages à Cusco, c'est à dire à destination finale. Super. Elle nous donne nos 3 cartes d'embarquements. Une pour Madrid, l'autre pour Lima et la dernière pour Cusco. Le vol jusqu'à Madrid se passe bien. Les services sur les vols Ibéria sont toujours payants mais ça on le savait. Ceci dit, pendant le vol j'entends une discussion entre deux personnes dont l'une qui était allée à Cusco en partant de Marseille s'était retrouvée sans ses bagages à Cusco !!! Ils étaient restés à Lima !! Tiens tiens, c'est bon à savoir. Nous arrivons à Madrid à 20h40. Nous avons quatre heures d'escale. Nous devons changer de Terminal et prendre un petit tram. Nous flânons devant les boutiques. Malgré tout nous mangeons quelques tapasses car le prochain repas ne sera pas avant une heure du matin. Le temps passe plutôt rapidement. On embarque à 00h35 avec la compagnie LAN Airlines. On est prêt à affronter douze heures de vol jusqu'à Lima. Pour ne pas subir le décalage horaire de sept heures, je prend un somnifère (pour la première et dernière fois). En effet, d'après Séverine je n'ai pas arrêté de divaguer pendant quelques heures. A tel point qu'elle a essayé de me réveiller car je l'inquiétai. Mais sans résultat. J'ai dormi quelques heures et à mon réveil je m'aperçois des effets secondaires de ce médoc ! Mais j'en dirai pas plus ! En tout cas je suis obligé de me changer et heureusement il y avait ce qu'il fallait dans notre petite valise. Bref, terminé les somnifères ! 05h40 heure locale. Nous sommes à Lima. Nous suivons les flèches qui nous indiquent les connections entre les vols. Tout le monde suit le même trajet. Bizarre. Nous passons la douane. OK RAS. Et tout doucement, nous nous apercevons que nous suivons la direction de la sortie. Effectivement, nous nous retrouvons devant les tapis roulants d'où sortent les bagages. Je me rappelle de la discussion entre les deux personnes pendant le premier vol (L'histoire des bagages oubliés à Lima). Ma femme demande alors à un agent de l'aéroport si nous devons récupérer nos bagages et là il nous le confirme ! Merci Ibéria. Pas de panique notre escale est de 2h20. Malgré tout, nous ne perdons pas de temps et dès réception des bagages on se dépêche. Le nouvel embarquement se fait rapidement car les guichets sont nombreux à Lima pour les vols intérieurs. Et dire qu'on n'est pas passé pas loin de la catastrophe. Plus de bagage. Oups. Ca aurait démarré fort. Le dernier vol est une formalité. Il est 09h30 et il fait frais à Cusco à 3400 m d'altitude. Nous récupérons tous nos bagages. L'agence par laquelle nous sommes passés pour réserver le trek nous attend pour nous déposer à l'hôtel. L'hôtel pouvait également nous proposer une navette gratuite pour venir nous chercher. Si votre hôtel ne vous le propose pas demandez leur. Sinon, ça coûte 15 sols soit 4 euros !! A suivre ...
Mésaventure en hôtel à Fénérive Est (Madagascar) English translation pending
by Kmsprodution · 2016-05-27 · 102 replies
Salut les amis du forum.

Ce n'est pas dans mes habitude de faire ce genre de poste, mais là. . . . C'est trop.

Durant note périple à Madagascar, pour des raisons professionnelles, nous avons fait un grand saut dans l'est du pays et plus précisément à Fenerive Est.

Il y avait dans la ville une foire qui à fait qu'il y avait du peuple et il nous à été assez difficile de prouver un hôtel dans le centre ville, ne disposant pas de véhicule pour aller en dehors.

En cherchant bien, nous avons trouver un truc du non de Le Choix, mais nous n'en avions pas ; Le choix, vu que c'est le dernier disponible. Prix de chambre : 30 000Ar Pas de télé. Pas d'eau chaude. Seul plus : le Wifi . . ..

Dès le départ, rien ne se présente bien. . . .

La soit disant proprio nous reçoit comme de la merde et fait sa mégère en prenant de haut lors de la resa l'après midi (16h00), car mon épouse est Malgache, mais d'une autre ethnie qu'elle.

Notre arrivé à 20h00 le personnel est de meilleur humeur et nous reçois bien.

Mais le problème c'est que les chambres qui nous sont réservées, sont calamiteuse. Dans un piteux état.

Le lit qui craque dès que l'on bouge dessus.

Insonorisation des chambres, totalement inexistante : de notre chambre, tout ce qui se dit à l'accueil ou dans la chambre voisine et au dehors est entendu très clairement (Ronflement, bavardage, rires, drague, musique, etc. .. )

Nous avons un bébé de 07 mois qui tarde à trouver le sommeil, mais le petit est courageux et ne pleure pas. .. .

Quand à nous les parents nous ne retrouvons le marchant de sable que sur les coups de minuit, une que fois la proprio ait finit de draguer les ""Blanc"" qui s'étaient attarder au resto.

La chambre :

Pas de nettoyage dans un pays avec autant de sable au sol. De la poussière partout. Des draps troués. Le matelas ayant passer les moments les plus pénible de sa vie et est rester quand même voir l'avenir. . .. .😠 sur le lit.

Des nids de guêpes dans les coins des murs. Un plafond avec des traces de fuites du toit et des mures qui montres bien les coulées d'eau.

Je ne vous parle même pas de dessous des lits sous lesquels je ne placerait pas un cochon, car il mourrait étouffé (mauvais traitement aux animaux).

La douche avec des traces sur les murs, . Le robinet du lavabo avec des traces de calcaire, on dirait qu'il est pétrifier dans le temps. . .. Les traces de rouille sur le lavabo laisse bien à deviner de la qualité du robinet Fuite d'eau au niveau du lavabo.

Le truc qui recouvrait la table est un moreau de linoléum (Plastique pour le sol) de très mauvais gout.

Une fois que j'ai voulu prendre ma douche, je vais au lavabo pour me laver le visage, et à la première ouverture du robinet, j'ai le bouton dans la main et un jet d'eau qui remonte au visage, le truc est cassé.

Je fait appeler la proprio qui, pas contente fait fermé l'eau de toute la section et ne cesse de dire à tout ceux qui lui demandent pourquoi il n'y à pas d'eau que c'est de notre faute. Elle le dit et le répète tout fort pour que mon épouse puisse l'entendre, et ce 10 fois dans la soirée.

Minuit : Enfin le calme et on peut dormir un peut. . ..

Le courant est coupé à cette même heure et reste juste une petite LBC qui fonctionne sur un circuit parallèle.

Pas très longtemps (pour dormir), car à 05h30 un vieux véhicule 4x4 diesel se met en branle devant notre chambre et cela dure 15 bonnes minute avant son départ.

06h00 - C'est le garage de mécanique qui ouvre ses portes devant notre chambre toujours. . .. Un 4x4 à un problème de roue. . . Les clés et autre coups de marteau finissent par réveiller bébé. . .. . .

De plus ces gens dont l'un d'eux est employé de l'hôtel, n'ont de cesses de nous critiquer et de dire que nous avons cassé le robinet et avons bloqué l'hôtel. Je ne dis toujours rien. . . ..

Mais quand à 08h00 la proprio revient dire à des clients que c'est à cause de nous ce problème. . .. Mon sang ne fait qu'un tour et je lui ai fait part de mes 4 vérités. . Et ce devant tout le monde (clients et employés). La salope, sans s'excuser nous dis que le réparateur fera la réparation de suite et pas plus tard. . Comme si nous voulions que cela se fasse plus tard. . ..

08h30 : le plombier est là et effectue la réparation en constatant l'état déplorable du robinet. Réparation effectuer en 10mn avec un truc neuf.

09h00 un autre véhicule en réparation au même lieu (devant notre porte). . .. . 😠😠😠 . . .Je vais me fâche. . . Mais je reste calme et fait regarder ça au bébé et les mécanos sont plus ennuyés que moi. . .MDR (Jaune)

En voyant les photos, cous comprendrez ce que je veux dire. . ..

Le garage à fermé ses portes à 10h30. . .. Nous n'avons pas eu Le Choix. . .. .Mais plus jamais là! ! ! ! !
Îles Banda en 2016 (Indonésie) English translation pending
by Sandrasia · 2016-05-19 · 37 replies
Bonjour a tous, Décidé notre départ pour le mois de novembre 2016, j'aurais quatre questions à poser aux voyageurs récents. 1)On devrais arriver a Ambon un Vendredi, et se rendre au plus tôt aux îles Banda.Le bateaux(Espress Priscilla a priori) part toujours le samedi? 2)De quel embarcadère il part?(Tuleku seaport? mais je le trouve pas sur internet) Je voudrais en effet choisir un hôtel prés de embarcadère et on serais je pense assez fatigues du long voyage.(hôtel prés de l’aéroport ou en ville?) 3)J'ai besoin de téléphoner souvent en France.J'ai donc l'habitude de acheter une carte sim avec internet sur place.Mais souvent sur les îles un peu éloignées un seul opérateur est vraiment efficace.Quel est donc l’opérateur a choisir pour le moluques du sud et îles Banda en priorité?Et mieux acheter ça à Jakarta aéroport ou a Ambon? 4) Au retour, avant l'avion sa vaut la peine de passer quelque jours sur l’île D'Ambon et il y as t'il manière de louer un Scooter? Merci a tous et pour tout!
Grimper le Kilimandjaro sans dépenser une fortune English translation pending
by Stww · 2016-05-18 · 24 replies
Bonjour à tous!!

J'ai besoin d'aides et de conseils, please.

Prochainement, je vais partir 6 mois en Tanzanie pour une mission de volontariat. Grand passionné par la rando et la nature que je suis, j'aimerais grimper le Kilimandjaro au cours de mon séjour (of course).

J'aimerais avoir un max d'avis, de conseils de tous ceux qui l'aurait grimper. Et surtout, j'aimerais savoir le prix que vous avez dépensé pr le grimper. Sur différents sites et forums, on trouve toutes sortes d'infos.. Perso, je vois des sommes assez hallucinantes pour grimper le Kilimandjaro. N'étant pas fortuné, juste un jeune, récemment diplômé dans l'environnement, passionné par les randonnées et la faune sauvage comme je l'ai dis plus haut, qui rêverait de pouvoir grimper cette montagne.. et pour ça, j'ai besoin de trouver le moyen le moins cher pour le grimper.

Donc, j'espère que vous pourrez m'aider

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