2 mois après la fin de notre voyage, il était temps de me lancer dans l'écriture de ce carnet. C'est l'occasion de me remémorer notre magnifique voyage, mais aussi de remercier (directement et/ou indirectement) les différents membres de ce forum auprès desquels j'ai pu glaner toutes les informations nécessaires. De même, je me devais de rendre la pareille à tous ceux qui pourraient trouver quelques astuces dans les prochaines lignes... N'hésitez pas!
Pour ce trip, dont les billets ont été bouclés 15 jours avant le départ, on aura passé un mois (du 19/07 au 20/08) en Amérique du Sud, en arrivant à Buenos Aires et en repartant de La Paz. Pour se déplacer, on aura utilisé tous les moyens de locomotion. Ce voyage nous amènera sur les points suivants:
- Buenos Aires
- les chutes d'Iguazu
- la région de Salta et le Nord ouest de l'Argentine
- Tupiza
- Le Sud Lipez et le salar d'Uyuni
- Copacabana et le lac Titicaca
- La Paz et ses alentours
Mais on y reviendra plus tard... Alors, embarquez! A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! [;)]) et bien sûr, quelques photos!
Jour 1, 21 juillet: A la découverte de la capitale argentine
Après quelques péripéties (14 heures de retard au départ de Paris), une arrivée à Buenos Aires au milieu de la nuit (l'occasion de rencontrer des étudiants perdus comme nous et de partager un taxi), et une nuit (enfin presque) de repos, nous partons à l'assaut de la ville.
En ce début de matinée, la ville se réveille doucement. Notre hôtel, le Puerto Limon (bonne adresse au passage, pas très cher, accueillant et francophone [:)]) se situe dans la quartier de San Telmo. Ce sera donc par ce quartier que nous commençons nos visites. A peine sortis, on peut s'apercevoir que les rues ont gardé un aspect colonial; le XIXe siècle ayant laissé une empreinte dans le barrio. Notre premier arrêt s'effectue au Mercado du quartier, lieu sympathique regorgeant de gastronomie locale.
Puis nous nous dirigeons vers la place Dorrego, l'une des plus anciennes de la ville. Le quartier regorge d'antiquaires et de boutiques d'art, les similitudes avec un vieux quartier historique européen se laissent entrevoir...
Changement de cap, l'avantage de Buenos Aires est d'avoir la nature à ses portes. Plein Est, nous entrons dans la "Reserva ecologica Costanera Sur", lieu préservé en pleine ville. La faune et la flore sont présentes, même pendant l'hiver austral. On perd quelques heures à flâner dans le parc, le temps clément poussant à la promenade.
En sortant par le coté Nord, nous tombons directement dans le barrio de Puerto Madero, avec ses anciens quais rénovés, ses bâtiments en brique devenus des restaurants haut de gamme ou des lofts luxueux.
Nous continuons notre chemin vers Microcentro, le centre de la capitale. Nous arrivons à la Plaza de Mayo, la foule est présente, le quartier grouille de vie.
Mais nos estomacs nous rappellent l'horaire. Nous goûtons nos premiers empanadas, petits chaussons fourrés à tout et n'importe quoi... un délice [;)]
Après le déjeuner, on file plein Ouest sur l'Avenue de Mayo, on se perd dans le quartier, on admire l'architecture et les Portenos. On arrive tranquillement à la place du congrès, les bâtiments sont splendides.
La suite de notre après-midi nous entraine sur l'avenue Corrientes, cœur commercial de la ville. La rue est dédiée aux libraires, un vrai plaisir... A l'avenue 9 de Julio, très embouteillée et noire de monde (un boulevard de mégalopole en somme...) on oblique vers le Nord, direction le quartier de Retiro. En chemin, on s’arrête sur la Plaza San Martin, magnifique en cette fin de journée.
Le soleil s'éclipse. On passe au terminal de bus prendre quelques informations, puis, un tour en métro plus tard, nous revoilà à notre hôtel. Pour diner, notre choix se porte sur El Desnivel, une parrilla de San Telmo. Premier steack argentin, premier ravissement des papilles...
Première journée à la hauteur de nos attentes, le voyage s'annonce bien...
Merci à toi de lire mon carnet.[:)]
J'ai vu que tu étais allé en Amérique du Sud cet été. Va savoir, on s'est peut être croisé à un moment du parcours... [;)]
Et, d'accord avec toi, certains paysages de ce coin de planète sont parmi les plus beaux du monde...
Jour 2, 22 juillet : A la découverte de la capitale argentine, part. 2
10h30, nous sommes devant le théâtre Colon, un des monuments emblématiques de Buenos Aires.
Aujourd’hui, le choix est fait de s’en remettre à un « free walking tour » pour nous faire découvrir une partie de la ville. Nous voilà partis pour quelques heures de visite, avec un guide sympathique, alternant conseils pratiques et narration de l’histoire de la capitale.
On passe dans des coins atypiques, comme le lieu de l’attentat de l’ambassade d’Israël ; le guide nous parle de l’histoire originale de l‘église de « Congregación del Santísimo Sacramento », on refait un tour sur la Plaza San Martin pour manger quelques empanadas et prendre quelques infos sur le « blue market » local.
Petit à petit, le guide nous amène au site le plus connu (peut-être) de la capitale : le cimetière de Recoleta.
Celui-ci, aussi bien aménagé qu’un Père Lachaise, accueille la dernière demeure d’Eva Peron, figure emblématique de l’Argentine. Le guide nous balade dans le cimetière, pimente la visite de quelques anecdotes, et nous conduit sur la tombe d’Evita.
Après avoir remercié notre guide (« free walking tour » : vous avez appréciez la visite, vous donnez un pourboire, le montant étant à votre guise…), nous partons un peu plus au Nord admirer une œuvre d’art des plus singulières : Floralis Generica, une énorme fleur de métal qui pourrait refermer ses pétales le soir. La place est sympathique, la fleur est magnifique.
L’après-midi est déjà bien entamé, néanmoins, après un bref déjeuner, on part plein Sud vers « El Caminito », petit coin touristique du quartier de la Boca. On prend un taxi de la place de l’indépendance jusqu’à « l’entrée » du Caminito. Le chauffeur nous explique que certains coins de la Boca ne sont pas à fréquenter (et sans intérêt). On arrive donc dans ce petit quartier, composé de quelques rues et parsemé d’habitations multicolores.
Le coin est sympa, le calme règne sur ces deux trois rues piétonnes. D’un autre côté, cela reste énormément touristique ; la plupart des habitations ont été reconverties en boutiques de souvenirs ou en restaurants.
Enfin, place à une Argentine un peu plus authentique. En effet, quelques centaines de mètres plus au Nord, l’ambiance change totalement. Le quartier se pare de jaune et de bleu, couleurs du Boca Junior, un des clubs de football de la capitale. Autour de son stade, on reste un peu pour se plonger dans l’ambiance populaire des avant-matchs.
Enfin, la journée se termine avec une nouvelle parilla avant d’aller se coucher. Demain, on quitte la capitale…
Jour 3, 23 juillet: Transfert Buenos Aires - Puerto Iguazu
Aujourd'hui, c'est grasse mat'. En soi, la journée ne sera pas exceptionnelle. On remballe gentiment nos affaires. On quitte l’hôtel, et un coup de métro plus tard, nous voilà arrivé dans le quartier de Retiro.
On mange dans un fast-food à côté de la gare routière, on passe le temps...
A 15 heures, on monte dans le bus (Compagnie Rapido Argentino, pas la meilleure, mais pas la pire, choisie en fonction des horaires). L'option cama est confortable. La télé et les films, en espagnol, sont à disposition. Je sors un bouquin.
Et c'est parti pour 19 heures...
Jour 4, 24 juillet : Foz de Iguaçu, les chutes côté brésilien
Le soleil filtre à travers les rideaux du bus, je me réveille. Après une nuit de « sommeil » (pour les plus d’1.80m, ça a beau être confortable, ce n’est pas évident tout de même), je regarde ma montre : 8h00. Encore plus de 2h de route… A travers la vitre du bus, le paysage a changé : c’est vert, l’œil porte moins loin au travers de la végétation. Des bananeraies, des exploitations sylvicoles, de la latérite à la place du goudron... changement de décor...
11h00, terminus, tout le monde descend. Bienvenue à Puerto Iguazu ! 15°C en quelques mètres, l'ambiance est tropicale! On s’oriente et on va déposer nos affaires à notre AJ, l’hostel Iguazu Falls (propre, avec une zone commune comprenant une piscine, un gérant sympa plein de conseils, pas super cher, …).
A peine posés, on repart en ville se renseigner pour les navettes, on mange un bout dans un boui-boui en face de la gare et on remonte dans un nouveau bus : en avant pour le Brésil. Le trajet, 40 minutes environ, est direct avec une halte à la douane brésilienne pour vérification des passeports. Nous arrivons devant l’entrée du parc, l’excitation monte… Mais elle redescend rapidement quand on voit la file d’attente. C’est un peu Disney, le « Parque Nacional do Iguaçu » !
Billets en poche, une énième navette nous embarque et exécute son ballet à travers les 4 spots du site : découverte de la forêt, balade fluviale, sentier pédestre le long des chutes ou point de vue du site majeur, la Garganta del Diablo ! On s’arrête à la troisième halte, on fait quelques mètres et on se tait… C’est magnifique…
On continue sur le sentier. C’est bondé de monde mais on fait abstraction. Le parcours nous mène à différents points de vue, on mitraille, on reste bouche bée.
Entre les différents spots, on s’amuse à découvrir la faune et la flore du parc : les coatis, qui n’ont plus peur des humains depuis longtemps, les singes, divers insectes… On est ravis.
Au fur et à mesure du sentier, on sent les embruns de plus en plus prégnants, le parcours glissant, les personnes faisant le chemin inverse semblent humides, voire trempées. On approche de la gorge…
Après un gros kilomètre de marche, nous plongeons au cœur des chutes, une passerelle nous attend pour admirer de plus près cet endroit exceptionnel.
On avance, on mitraille entre deux séquences d’"essuyage d’objectifs".
Le bruit est effarant, on ne s’entend pas. Les chutes sont tellement puissantes qu’on croirait qu’il pleut. Les appareils photo n’aiment pas ; on est trempés ; on adore… Le spectacle est grandiose !
On pourrait rester là pendant des heures mais c’est malheureusement l’heure de rentrer. On effectue donc le chemin retour. En compagnie d’une allemande dans le bus, on échange nos expériences, on raconte nos vies… moment sympa de partage…
Pour nous remettre de nos émotions, quoi de meilleur qu’une bonne parilla au Tatu Carreta !
Et l’on s’endort la tête pleine d'images extraordinaires...
Jour 5, 25 juillet : les chutes d’Iguazu, côté argentin
Il est tôt mais on est sur le pont. Après une quarantaine de minutes de bus (on prend les mêmes joueurs et on recommence…), nous sommes à l’entrée du parc, coté argentin cette fois. On achète nos billets pour la journée et c’est parti !
On débute par le « sentier vert », en compagnie de deux françaises rencontrées dans le bus. D’une durée d’un petit quart d’heure, il nous plonge dans la faune et la flore du parc et permet de rejoindre une station du "train" effectuant la liaison jusqu’à l’entrée de la « Garganta del Diablo ». Ce petit kilomètre dans la « jungle » est une agréable mise en bouche de la journée. Nous lâchons les françaises (qui se dirigent vers les sentiers pédestres) et prenons le train. Une demi-heure plus tard, nous sommes face à l’entrée de la « bouche du diable »…
Pour atteindre la gorge elle-même, nous nous engageons sur une série de passerelles d’une longueur de 2km environ. Le parcours s’effectue parmi la forêt et les bras de rivières se jetant dans les chutes. Ce trajet permet aussi d’admirer la nature et ses habitants.
A mesure que nous approchons, un bruit sourd se laisse entendre et couvre peu à peu les sons de la forêt. La gorge se rapproche… Les embruns se font sentir, les cours d’eau s’effacent à notre vue…
Et là, on y est. C’est puissant, assourdissant, fabuleux… On est scotchés !
https://www.youtube.com/watch?v=j990OBD6xG4
Dur de décrire toutes ces impressions. Autant que de quitter le site… Mais il le faut si nous voulons profiter de l’ensemble du parc. On repart heureux et trempés.
On attaque ensuite notre deuxième étape de la journée, le sentier supérieur. De même longueur environ, le circuit nous entraîne au sommet des différentes chutes du parc. La balade nous offre d’abord un panorama complet des cascades, splendide.
https://www.youtube.com/watch?v=V8zF7N9pQn4
Puis on s’amuse à mitrailler les différents points de vue à chaque chute. On se régale.
Nos estomacs crient famine. On s’attarde dans un snack du parc, et dévorons nos sandwichs en regardant (tristement ? avec amusement ?) une jeune femme se faire dérober sa nourriture par une bande de coatis. C’était marqué à l’entrée…
Place ensuite au circuit inférieur. Le sentier nous permet d’admirer le parc « d’en bas ». Les vues sont toutes aussi magnifiques.
On se balade le long du chemin, un peu plus physique et humide que les autres, on apprécie d'être au pied des chutes.
Dommage pour nous, le quota de l’île San Martin est atteint, nous ne pourrons pas y accéder. Tant pis…
La tête pleine de souvenirs, nous remontons à la jonction des trois circuits. L’après-midi est bien entamée et après une courte pause, nous décidons d’y retourner.
Et oui, on n’a pas eu notre dose de vapeur d’eau et d’embruns ! Au lieu de prendre le train, nous remontons la voie à pied et moins d’une heure après, nous reprenons un shoot ! Bonheur…
https://www.youtube.com/watch?v=tUNl-_vg9Yo
La nuit tombe, nous rentrons comblés à Puerto Iguazu. La journée s’achève tranquillement, avec pièce de bœuf et Quilmes. L’Argentine sans les chutes d’Iguazu, une hérésie… [:P]
Jour 6, 26 juillet: transfert Puerto Iguazu - Buenos Aires
C'est un peu déçu que l'on quitte ce coin d'Argentine. Il semble y avoir encore tant de choses à découvrir.
On laisse l'AJ, la ville et les chutes. On reprend un bus en début d'après-midi pour Buenos Aires.
En voiture Simone, et c'est reparti pour un tour! [;)]
Jour 7, 27 juillet: Transfert Buenos Aires - Salta, premiers pas dans la "Linda"
Nous arrivons au terminal de Retiro. Il est environ 9h. La nuit fut celle d'une nuit de bus...
Pour une histoire "plus pas facile que compliquée", nous avons pris un mix "bus-avion" pour faire le trajet Puerto Iguazu - Salta. Nous voilà donc arrivés, un peu avant 11h, à l'aéroport Jorge Newbery, plus communément nommé "Aeroparque". On profite donc de l'attente pour notre vol pour planifier la suite de notre voyage, faire le tri dans les photos, bouquiner, manger. La vie dans un terminal quoi...[:P]
19h, notre taxi nous pose devant notre hotel (le "Colores de Salta"; l'accueil et la gentillesse du gérant seront les seuls points positifs de cet hostel...). On décharge nos affaires dans notre chambre, on se couvre (belle amplitude thermique entre BA et Salta, nous sommes bien aux pieds des Andes) et on part à la découverte de la ville de nuit.
Après dix minutes de marche, on arrive sur la place 9 de Julio, point central de la ville. L'éclairage offre une perspective splendide des bâtiments. On a hâte de parcourir la ville de jour!
On continue notre petit tour. Malgré le froid ambiant, la ville semble s'animer à la tombée de la nuit. Les racines hispaniques sont tenaces...[;)]
Mais la faim nous gagne. On atterrit au Jovi Dos, une adresse qui ne paie pas de mine (faut faire abstraction du décor) mais offre un super rapport rapport qualité/prix. En sortant du restaurant, on ne s'attarde pas, la journée de demain s'annonce chargée...
Bien sympa ce carnet. J'avais bien aimé celui du Japon, découvert pendant mes recherches sur ce pays et celui-là est dans la même veine. J'attands la suite avec i.mpatience
Bluequark
Carnets :
Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
et merci pour le com'!
En espérant que ton voyage au Japon se soit bien passé. Et que mon carnet sur le pays du soleil levant t'ai un peu aidé. [:P] [;)]
Jour 8, 28 juillet : à la découverte de Salta « la Linda »
Nous voilà donc lancés de bon matin dans les rues de Salta. Double objectif aujourd’hui : visiter la ville et planifier la suite de notre voyage.
Le temps est nuageux, le vent est frais. On arrive sur la place centrale de la ville et arpentons les rues avoisinantes à la recherche d’informations sur les tour-operators et leurs offres (on a décidé de ne pas louer de voiture pour visiter le Nord-ouest argentin). Malgré le temps mitigé, les monuments sont tout de même remarquables.
On arrive à caler un tour vers Cachi pour le lendemain (avec La Posada Tours, j’en reparlerai dans un prochain post) et on continue notre visite de Salta vers l’Est de la ville. La ville regorge de lieux de culte dont la très belle église San Francisco.
On continue notre investigation dans les rues adjacentes, on photographie le quartier, on admire le couvent San Bernardo.
A l’heure du déjeuner, on tombe sur un petit restaurant au décor et aux murs hors d’âge. Mais c’est là que l’on mangera les meilleures humitas et tamales du voyage. Un moment de plaisir culinaire…
L’après-midi sera consacré à la suite de la découverte de la ville, notamment des rues de la vieille ville, du Parque San Martin. Après quelques informations prises à la gare routière, on s’offre un petit tour en téléphérique pour observer la ville depuis le Cerro San Bernardo. La vue est sympa malgré le temps dégradé.
En fin d’après-midi, on retourne au centre de Salta. On passe voir l’exposition du MAAM (Museo de arqueologia de alta montana). La visite, bien que courte, est très intéressante et se termine par la présentation des Enfants de Llullaillaco, des enfants incas enterrés vivants à presque 7000m d’altitude selon un rite sacrificiel. Pendant plus de 500 ans, elles ont été magnifiquement conservées par le froid et reposent désormais au musée dans un « sarcophage » créé spécialement pour la conservation de leurs dépouilles.
Après cette visite très instructive sur la civilisation inca, nous faisons un détour par une exposition d’art artisanal, jouxtant le musée, et nous nous baladons au travers des nombreux stands en place.
La journée est bien avancée, tellement avancée que la fatigue et la faim nous gagne. Pour ce soir, on choisit le Dona Salta comme point de chute. Le cadre est sympa, le service efficace, les empanadas sont succulentes (le reste un peu moins). Et on file au dodo sans demander notre reste... C’est notre dernière nuit à Salta, mais, malgré une journée sympa, la grande ville du Nord-ouest argentin ne nous aura pas laissé une image impérissable…
Oui, Salta est une ville vivante, très agréable, avec quelques beaux bâtiments et monuments, mais en définitive le legs colonial est assez mince, et comme tu le dis rien de bien impérissable, contrairement à ce qu'on peut lire sur certains guides. Rien de comparable par exemple avec d'autres villes coloniales latinoaméricaines comme Carthagène, Cusco, Oaxaca, etc..
Salta est une ville vivante (presque chaotique parfois), et un bon spot pour visiter les alentours, qui eux sont magnifiques.
Je dirais que Salta, avec ses innombrables églises et lieux de culte, est idéal pour celui qui recherche un "tourisme ecclésiastique".
Il est 7h00. A la porte de notre hostel, un mini-bus arrive. On charge nos gros sacs à l’arrière. On quitte Salta ce soir. Notre guide de la journée, Léonardo, alias Léo, nous accueille et nous fait monter. On récupère les autres touristes aux 4 coins de la ville, des bricoles à grignoter et nous partons plein Sud. Au programme aujourd’hui, la découverte d’une partie des vallées calchaquies et du village de Cachi. Pour cela, on s’en est remis au tour-operator « La Posada » de Salta. Et on ne le regrettera pas… [:)]
Au bout d’une grosse demi-heure, on bifurque sur la ruta 33 et entrons quelque temps plus tard dans la Quebrada de Escoipe. Les premiers paysages nous ravissent; le guide n’est pas avare de commentaires.
Après une rapide halte, on attaque la montée de la Cuesta del Obispo. Première grosse amplitude d’altitude... Arrivés en haut de la Cuesta, après maints virages et croisements de véhicules près des ravins, on ne peut qu’être ravis par le panorama. Même si les 2000m de dénivelé positif pris dans la matinée nous font bourdonner un peu la tête, le paysage et l’ambiance du mini-bus nous font oublier ce détail.
La cuesta del Obispo nous fait également basculer d’une végétation de type « climat tempéré » aux décors de la Puna. A plus de 3000m, les cactus prennent la place des feuillus, les nuages s’estompent et laissent leur place à un soleil radieux. Nous roulons et entrons ainsi dans le parc national Los Cardones.
Le spectacle est grandiose. On fait une nouvelle halte pour se balader au milieu des cactus.
En reprenant la route, on s’aperçoit que nous sommes au beau milieu de la « recta del Tintin », grande ligne droite dessinée par les Incas et traversant le parc.
Nous poursuivons la route. Quelques kilomètres plus tard, nous nous engageons sur la mythique « Ruta 40 », importante voie routière d'Argentine qui traverse le pays du nord au sud, depuis La Quiaca à la frontière bolivienne jusqu'au cap Virgenes à l'extrême sud de la Patagonie. Nous roulons encore un peu puis nous nous arrêtons dans le petit village de Payogasta. Dans la bourgade, le guide nous présente à un de ses collègues, propriétaire d’une bodega (sûrement la seule). Ce dernier nous emmène visiter la propriété, qui produit 4000 bouteilles à l’année. De l’artisanat quoi !
Pour déjeuner, on reste dans le village. Les propriétaires nous montrent les cuisines et le menu du jour : empanadas et pollo al horno. Le repas est copieux, savoureux. Et pas cher...[;)]
Le ventre plein et les bouteilles vides (fallait bien goûter à la production locale), on repart sur la ruta 40. Soleil et vin aidants, ça rigole bien et ça chante dans le bus ! On arrive en début d’après-midi à Cachi. Le village est sympathique, il a su conserver son architecture coloniale de l'époque.
On visite l'église, la place principale, la mairie, le marché artisanal. On fait un petit tour dans les rues adjacentes.
Mais c’est déjà l’heure de repartir…
Sur le chemin du retour, on s’arrête à la « capilla San Rafael », petite chapelle perchée au plus haut du circuit à 3850m. Le paysage est splendide, on n’a vraiment pas envie de rentrer.
On repasse par la cuesta del Obispo et la quebrada de Escoipe. Les couleurs changent avec le soleil couchant.
On arrive à Salta en début de soirée. Le guide nous dépose à la gare routière. En sa présence, on aura passé une sacrée journée! Après un repas dans le « restaurant » de la gare routière, nous montons dans un bus direction Cafayate.
3 heures de route plus tard, nous arrivons à Cafayate. Il est 00h30, la gare routière est vide; pas un taxi. Heureusement pour nous, la propriétaire de notre hostel, « La Morada » (vous pouvez réserver les yeux fermés…), nous attend avec sa voiture. On charge et quelques minutes plus tard, nous sommes au lit. Demain, place à Cafayate !
Dès notre sortie de l’hostel, un ciel bleu et un beau soleil nous annonce une magnifique journée en perspective. Nous engageons dans les rues de Cafayate avec comme premier objectif de trouver une excursion pour la Quebrada de las Conchas. Nous arrivons sur la place centrale de la ville, ravissante au demeurant, où nous trouverons l’agence et le tour recherchés.
Réservations effectuées, nous décidons d’aller visiter "Las Cabras de Cafayate". La visite est sympa, le fromage est pas mal, mais c’est surtout l’occasion de se balader dans un cadre magnifique et de prendre le soleil de bon matin.
En outre, on fait la connaissance d’une touriste française, avec qui on sympathise. On rentre donc ensemble jusqu’au centre-ville. Sur les conseils du gérant de notre hostel, nous allons déjeuner au « Al hornito ». Bon choix, ce petit restaurant un peu excentré fournit une cuisine familiale loin des flux de touristes. A vrai dire, je crois qu’on était les seuls (touristes[:P]).
Peu après 15h00, nous quittons la plaza 20 de Frebrero en direction de la Quebrada de las Conchas. Quelques kilomètres après la sortie de Cafayate, la route asphaltée longeant le Rio Las Conchas laisse apparaitre un empire de pierre aux couleurs stupéfiantes, et révèle des formations géologiques plus étranges les unes que les autres.
Premier arrêt, nous descendons du mini-bus afin de contempler ce que les courants d’une mer disparue il y a deux millions d’années ont sculpté sur les fonds marins. L’oxyde de fer est ici très présent: le rouge vif de ces terres désolées.
Les kilomètres défilent, les formations surgissent à chaque virage. On pourrait refaire ce trajet plusieurs fois sans se lasser et découvrir à chaque passage de nouvelles sculptures naturelles.
Les formations les plus marquantes sont indiquées par des panneaux (car la ruta 68 est très touristique). On peut alors voir apparaitre un château, un obélisque, un moine ou bien un crapaud.
Nouvel arrêt, la Yesera. Notre guide nous entraine dans une magnifique balade à pied. Le site rassemble une multitude de collines et de montagnes colorées de part et d’autre d’un lit de rivière asséchée.
Des buttes de grès aux couleurs multiples parsèment le paysage, laissant apparaitre le travail de l’érosion des vents et de la rivière. Le brun de la terre contraste magnifiquement avec le rouge et les autres couleurs des roches qui l’entourent.
Nous poursuivons notre découverte de la Quebrada. Nous stoppons à « Las tres cruces ». Ce mirador offre un magnifique point de vue sur le rio Las Conchas et la vallée. Si l’on se donne la peine d’escalader la petite butte rouge…
Nous arrivons à El Anfiteatro, une des formations les plus étonnantes de la Quebrada et un lieu sacré pour la civilisation inca. Ici, il ne s’agit pas de découvrir en quoi la roche a bien voulu se muer, mais bien de pénétrer au cœur de la roche. Un ancien lac interne a creusé à cet endroit une vaste coupelle toute ronde dans laquelle on entre par le fond. Le vent continue d’en éroder les parois et d’agrandir cet ensemble où l’on se sent comme au centre du monde.
On profite un instant de l’incroyable sonorité de l’endroit avant d’en ressortir pour continuer notre chemin jusqu’à la Garganta del Diablo (encore une de ces fameuses gorges du diable, petit nom que les Argentins affectionnent particulièrement pour désigner toutes sortes de trous). Nous pénétrons dans ce lieu hors du commun. La montée des roches n’est pas facile en bout de parcours, mais elle en vaut la peine.
Le soleil se couche sur la Quebrada. Il est donc temps de rentrer à Cafayate… avec regret. Cette route est envoutante. Ses couleurs ont fasciné les incas au point de sacraliser ces lieux. Elles fascinent encore les touristes au point d’en garder des souvenirs impérissables.
La nuit est tombée lorsque nous arrivons à Cafayate. Pour le diner, notre touriste française rencontrée à la fabrique de fromages nous avait proposé de passer la soirée à la « casa Tomada ». Le cadre est charmant, le service est chaleureux et de bon conseil. On passera une super soirée à partager nos expériences entre Suisses, Français et Hollandais, agrémentée de tapas, Quilmes, empanadas et Malbec. [;)] [:P]
Superbes photos, je suis ton carnet bien évidemment [:)]
Je suis en pleine préparation d'un TDM où l'on passera par l'Argentine et la Bolivie, ça donne envie [:P]
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.
Assis devant un verre de vin dans une bodega, nous profitons d’un repos bien mérité. 5 heures de marche pour « affronter » les cascades du Rio Colorado, nichées au fond d’un magnifique canyon. L'une de nos plus belles randos d’Argentine...
Départ “de bonne heure” (enfin, 10h30 ), nous retrouvons nos compères de la nuit précédente devant la "casa Tomada". Nous achetons quelques provisions et c'est parti.
Un tour de taxi plus tard (on ne va pas déjà s’user dès le début), nous arrivons au point de départ de la rando. On signe le registre d’entrées/sorties, et nous nous lançons tous les quatre dans l’aventure; accompagnés - sans trop comprendre ni comment ni pourquoi - d’un guide. Mais ce n’est pas plus mal, il nous sera bien utile l’ancien…
Au début de la marche, le sentier n’en n’est pas vraiment un. Il semble juste que nous suivons le lit de la rivière ou les canaux d’irrigation des habitations avoisinantes.
Au fur et à mesure de la rando, celle-ci s’agrémente de rochers à escalader. La nature s'amuse à placer sur notre route des obstacles, éboulements, rocs, cascades. A nous de trouver notre chemin! C’est amusant mais surtout bien sportif. Sans guide, on se serait trituré les méninges pour passer.
Le décor est, encore une fois, à couper le souffle, et nous tombons en extase à chaque recoin du canyon. Le son de l’eau des cascades, les cactus, tout est idyllique.
Néanmoins, le chemin demeure toujours autant aventureux. Nous continuons à marcher, en sautant de pierre en pierre, et en nous agrippant aux branches, aux racines et aux parois. Le but ultime étant de ne pas tomber à l'eau, celle-ci est plus que fraiche en cette saison. [:P]
Les derniers passages sont franchement délicats, surtout avec nos sacs à dos, mais le vieux José assure.
Après plus d’environ 4 heures de marche, pause casse-croute comprise, nous venons à bout des cascades. Nous sommes au sommet d’une « montagne » dominant le canyon. La vue est splendide.
Mais la rando n’est pas terminée ! Il faut désormais redescendre ce mont et rattraper la rivière pour rejoindre l’entrée du site. Le retour s’effectue tranquillement ; le canyon est tout aussi magnifique de ce côté.
Une fois le registre de sortie signé et notre guide remercié, on se fait déposer en ville par un pick-up de locaux (les touristes dans la benne ! [;)]).
Chacun devant vaquer à ses occupations, on cale un horaire avec nos compagnons de voyage pour passer la soirée ensemble et nous partons de notre côté à la recherche du « Torrontes », le fameux cépage local.
Pour cela, nous visitons la bodega "Nanni", un lieu très chouette accompagné d’une dégustation sympa dans leur patio. Nous ferons de même à la bodega "El Transito".
Nous effectuons également la visite du musée du vin et de la vigne de Cafayate. Même si on l’a trouvé extrêmement kitsch, ce dernier, à la gloire des vins locaux, demeure assez complet et intéressant.
En début de soirée, on se retrouve tous, nos compères et nous-mêmes, au Chato’s wine bar, afin de découvrir les différents crus de la région. Le cadre est sympa, le gérant est aimable et de bon conseil, on passe un excellent début de soirée.
Mais les apéros ouvrent l’appétit. On atterrit une nouvelle fois au « Al hornito » et finissons de « raconter nos guerres » autour d’un bon repas local.
La nuit est déjà avancée. Nous disons au-revoir à nos « compadres », un peu tristes. Demain, nous quittons malheureusement Cafayate… [:/]
Encore une journée placée sous le signe des transports. Nous quittons « La Morada » vers 10 heures. Notre bus quitte Cafayate vers 10h30 et arrive sans encombres au terminal de Salta à 13h30. On glandouille un peu, on profite du break pour manger un peu.
A 15h30, nous repartons plein Nord. 4 heures de bus plus tard, nous descendons du car. Il fait nuit, il fait froid. Harnachés de nos gros sacs, le vent et l’altitude nous coupe le souffle. Nous arrivons à notre hostel, « La Estacion ». L’accueil est chaleureux, la chambre est spacieuse et propre. La gérante nous file quelques tuyaux concernant la région.
La faim nous pousse dans le froid de Tilcara à la recherche d’un restaurant. Nous atterrissons à « La Picadita ». Une très bonne adresse, à l'accueil chaleureux et avec un bon rapport qualité prix. La carte propose autant de plats traditionnels que d'adaptations de bon goût à la gastronomie locale. Le service est efficace et chaleureux. Le meilleur moment de la journée en somme.
Demain, on part à la découverte de la Quebrada de Humahuaca !
Jour 13, 2 aout : Une nouvelle « Garganta » ? Pucara toi-même…
Bon, hormis le fait qu’en cette saison, il y fait très froid la nuit, Tilcara semble être l’étape idéale pour découvrir les montagnes colorées de la Quebrada. [:)]
Nous prenons quelques provisions et quelques informations dans le centre du village et partons à la découverte de la Garganta del Diablo (encore une !).
6km aller, 6km retour (depuis le centre de Tilcara, pas au départ de la balade), c’est parfait pour commencer à s’habituer à marcher en altitude.
Au départ de la marche, il fait un peu frais. Mais rapidement, la grosse boule jaune se met en route et ça cogne sérieux. Malgré tout, la balade pour accéder à la gorge est charmante. Un décor de montagnes dont les couleurs oscillent entre l’ocre et le pourpre. Et des cactus, encore des cactus. Bref, c’est chouette.
En cette saison, le sentier est facilement praticable, il n’a pas plus depuis des mois et les cailloux restent plutôt bien en place. Au début, ça monte un peu, mais après le sentier s’élargit pour devenir un bon faux plat de quelques kilomètres. On arrive tranquillement à l’entrée de la Garganta del Diablo, où l’on doit s’acquitter d’un billet d’entrée.
On descend ensuite au fond de la gorge. On prend d'abord à gauche pour rejoindre une cascade. Le chemin est amusant, on traverse plusieurs fois le cours d'eau qui s'écoule tranquillement.
20 minutes plus tard, nous arrivons au bout du chemin, face à la cascade. Ça fait du bien un peu de fraîcheur !
Après un petit pique-nique à l’abri du soleil et au frais, on rebrousse chemin vers la fameuse gorge du diable. On suit le cours d'eau et une sorte de canal créé par l'homme. Quelques marches et on arrive devant ce canyon magnifique ! Très sympa cette ballade !
Il est l’heure de rentrer. Sur le chemin retour, on ne peut s’empêcher d’admirer de nouveau le paysage de la vallée. Ces couleurs splendides annoncent de fabuleuses ballades et de belles découvertes pour les jours suivants.
Arrivés au bout de la ballade, on pique plein Sud et on s’engage sur un pont en direction d’une des « attractions » de Tilcara : sa Pucara.
En quelques mots, une Pucara, c’est un village forteresse de l'époque précolombienne qui se hisse sur un point stratégique du territoire, afin de faciliter sa défense en cas d'agression. Celle de Tilcara a été restaurée par des archéologues de l'université de Buenos Aires, et forme un ensemble d'habitations de pierres un peu anarchique pour le néophyte.
L’entrée du site possède un jardin de cactées et un enclos de lamas. Le moment kawaï de la visite ! [:P]
On monte directement sur le point haut du site. A cet endroit, on profite alors de la vue sur le Rio Grande de Jujuy, qui est quasiment à sec en ce moment. Il y a aussi un monument anachronique de forme pyramidale que les archéologues se sont fait construire en plein milieu (mais il n’y a jamais eu de pyramide ici ?) … C’est plutôt grotesque.
Le site fait l’objet de projet de restauration (inachevée pour le moment). L'ensemble représente à peu près 8 hectares de superficie pour une capacité originelle d'environ 1 500 habitants; mais on y fait rapidement le tour sans guide. Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les toits en pierre couvert d'une sorte de torchis (argile et paille). Ce lieu fut occupé à partir du IXème siècle jusqu'au XVème siècle environ. Néanmoins, les raisons de l'abandon du lieu pendant la période coloniale demeurent encore inconnues.
Ces ruines nous invitent à revivre l'histoire des personnes ayant habité ces lieux lors de cette ballade au milieu des cactus.
Pour finir la journée, nous dinons à la Peña de Carlitos. Très connu et bien côté, cela reste tout de même un lieu très touristique. Entre poètes et musiciens sympathiques (mais on ne peut plus discuter), la nourriture est bonne sans être exceptionnelle. On aime (ou pas) ce genre d'ambiance...
Avec plus de 15km (peut-être même 20) dans les jambes, on ne fera pas de vieux os cette nuit… [:)]
Jour 14, 3 aout : La journée des montagnes colorées
Un réveil matinal et quelques pesos nous permettent d’être déposés assez tôt à côté de la place centrale de Purmamarca. Le village se réveille. Les étals se montent sur la place centrale, la vague de touristes n’a pas encore déferlé. [:)]
Nous décidons de laisser le marché pour découvrir de suite cette fameuse « montagne aux sept couleurs ». Dès la sortie du village, les alentours du « Cerro de los Siete Colores » sont superbes.
Au fur et à mesure de la ballade, les couleurs apparaissent. Cet endroit est vraiment extraordinaire, chaque couleur est le témoin d'une époque du lointain passé de la Terre.
Les roches grises, vertes foncées et violacées correspondent à une roche sédimentaire marine. Ces roches sont les plus anciennes de la province de Jujuy et auraient 600 millions d’années.
Celles de couleur brun, rose foncé et beige sont également d’origine marine. Il s’agit de quartzites du Cambrien supérieur (540 millions d’années).
Du gris clair au jaune, il s’agit d’affleurements de sables argileux de la Période Ordovicienne (ère primaire – 505 millions d’années).
Les pierres de couleur rouge proviennent de graviers agglomérés et de sable, datant du Crétacé (de 144 à 65 millions d’années).
Les roches rouges à rose clair correspondent à du sable et de l’argile plus récents de la période tertiaire (de 65 à 21 millions d’années).
Après une grosse heure de marche (la balade est vraiment courte…dommage ), nous revenons au centre du village. Nous profitons du reste de la matinée pour faire le tour des étals et des magasins du village. Un peu plus tard, nous trouvons un petit restaurant pour déjeuner.
Nous remontons dans le bus vers 14 heures. Le trajet est rapide, on descend dans le petit village de Maimara. Le village ne paie pas de mine, une petite église, une petite place centrale avec quelques jeux pour enfants. Nous nous dirigeons vers l’Est. Au loin, on distingue l’objectif de notre après-midi.
La marche est sympa, on se balade dans les coins reculés du village. Le passage du Rio Grande est un peu folklorique.
Mais voilà, nous y sommes : la Paleta del Pintor est devant nous. Et c’est magnifique.
Nous montons sur un promontoire, un autel de la Vierge se situe là, face à Maimara. On profite de la vue, le village niché au fond de la Quebrada est en fait ravissant.
De retour au centre du village, on reprend un bus en direction de Tilcara. Le soir arrivé, nous retrouvons, au détour d'une rue, notre compère suisse rencontré à Cafayate. Accompagné d’un autre français, nous dinons chez Arumi. Dans une ville dédiée au tourisme, et donc blindée de restaurants "traditionnels", ce restaurant change le décor pour le plus grand bien. On peut tout de même y manger un très bon locro, dans un cadre moderne. On passera une très bonne soirée...
Sympa ce carnet qui me rappelle pleins de souvenirs.
Merci du partage.
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/
Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/
Impressions d'Afrique et de Namibie
Depuis Tilcara, nous filons de bon matin vers Humahuaca. Une heure de route plus tard, nous débarquons, malgré son petit air de cité coloniale, dans une ville typique du nord de l’Argentine.
Humahuaca, avec ses 12 000 habitants installés à près de 3 000 m d'altitude, tire son nom d'une ancienne communauté autochtone, les Omaguacas; comme d'ailleurs nombre d'autres villages de la quebrada: Uquía (les Uquías), Purmamaraca (les Purmamarcas), Tilcara (les Tilcaras), etc.
Nous arrivons à l’heure du petit-déjeuner. Il fait frais, nos gros sacs ne nous aident pas à nous habituer à l’altitude. Le marché local s’installe à côté de l’unique pont de la ville. Nous marchons une grosse dizaine de minutes jusqu’à notre hôtel (l’hostel Azul, excentré mais bon rapport qualité-prix). On s’installe, on prend quelques infos et on repart à la découverte du centre-ville.
Les rues étroites et pavées de Huamahuaca, ainsi que ses maisons en briques crues, sont ravissantes. Avec ses magasins d'artisanat, de tissus d'alpaga et d'orfèvrerie, ce village semble posséder une vie propre, à l'inverse des villages plus au Sud dans la Quebrada.
Nous nous baladons autour de la place centrale, nous visitons les quelques bâtiments historiques du centre.
Au centre, un monumental escalier, au sommet duquel trône un ensemble très mussolinien, plutôt incongru dans le décor: les soixante-dix tonnes de bronze du monument aux héros de l'Indépendance, commencé en 1933 et achevé en 1950.
Au déjeuner, nous nous arrêtons au Mikuyanoc, restaurant possédant deux particularités : un choix varié d’empanadas [:)] et des pans de murs à la gloire du Che!
Il est 13 heures, nous sommes de retour à notre hôtel. Un pick-up nous attend, dans lequel est assis, ô surprise, notre compère français rencontré hier soir à Tilcara. Les routes des touristes se croisent et se recroisent dans la Quebrada ! [:P]
Si nous sommes venus jusqu’à Humahuaca, c’est avant tout pour voir le Hornocal. Nous voilà donc embarqués pour une bonne heure de pistes. Les derniers kilomètres accentuent le dénivelépour atteindre 4 200 mètres d’altitude (gare aux mal des montagnes…). Juste avant d’accéder au mirador, un « péage » nous barre la route. Le passage est de 40 ARS par voiture. Le pick-up stoppe. On descend. Et bim !!! La claque...
Les convulsions de la roche ont percé les grandes étendues herbeuses et s’étirent, avec la régularité d’un métronome, en d’innombrables pulsations de roches volcaniques et de sédiments marins ancestraux. Il est impossible de détourner le regard tellement le spectacle est fascinant.
Chose tout à fait étonnante pour un tel site, celui-ci semble demeurer encore à l’abri des circuits touristiques. Il n’y a pas plus de 15 personnes…
Nous nous rapprochons de cette œuvre d’art géologique. Nous en oublions l’altitude, mais nos poumons se chargent de nous le rappeler dès que nous pressons le pas…
Il est temps de rentrer… malheureusement. Au retour, à l’arrière dans la benne du pick-up, on cause un peu avec un uruguayen, mais on a laissé une part de nous-même là-haut...
On ne fera pas grand-chose de plus aujourd’hui. Peut-être la fatigue… Ou bien les séquelles d'une overdose de sensations… On flâne dans la ville en mangeant quelques alfajores.
La soirée se passera au Pacha Manka, charmant restaurant du centre-ville servant une cuisine traditionnelle de qualité et au service attentionné. Demain, on « pause » un peu… [:P]
Le coin est splendide.
Beaucoup de personnes ne passent que 4 à 5 jours dans le Nord Ouest argentin en louant une voiture. Alors que découvrir cette région prend au moins deux semaines...
Jour 16, 5 aout : Une journée tranquille au Nord de l’Argentine
Ce matin, c’est grasse mat’…[:P] On décolle de l’hostel vers midi. Arrivés au terminal, on grimpe dans un bus et 10 minutes plus tard, nous sommes au Sud d’Humahuaca, dans le petit village d’Uquia. C’est minuscule et désert. Le village est à flanc de montagne, on s’engage dans la montée. Au bout du chemin, le cimetière local se fond dans le paysage.
Mais notre exploration tourne court: nos estomacs crient famine[:P]. On trouve le « Cerro las senoritas », petit restaurant perdu au bout d’une rue. On sonne à la porte (c’est ouvert mais la porte est fermée à clé…), on est accueilli par une charmante mamie (avec les qualités et défauts des grand-mères) pour un repas concocté avec les légumes de son jardin. Ce bout de carré vert semble irréel dans ce coin de planète…
Après un bon déjeuner, on poursuit notre balade sur le flanc de la montagne. Une piste, les marques du ravinement des cours d'eau... Le rouge de la roche se fait plus présent. Les cactus apparaissent, le village s’éloigne. On suit une piste bien entretenue, le paysage est de plus en plus joli. On continue notre aventure des alentours d’Uquia.
On arrive à une sorte de cirque. On se balade un peu, le cadre est magnifique, les couleurs sont assez intenses, on est tous seuls…
Le cadre a un quelque chose de martien. On pourrait se croire dans une des chroniques de Bradbury…
Au retour, on apprendra que ce site splendide s’appelle « Quebrada de las senoritas ». Chemin rentrant, on croise quelques touristes. Le fer de la roche - ce rouge intense des pierres- disparait à mesure que nous rentrons dans le village.
Un dernier salut aux morts d'Uquia et nous bifurquons vers la place centrale pour aller visiter la fameuse église San Francisco de Paulo. Avec son clocher séparé et ses peintures d’archanges-arquebusiers, le monument est vraiment sympathique. On rentre dans la nef et admirons ces peintures uniques. Une « légende » dit que les colons auraient demandé aux indiens de peindre des anges. Les incas ne connaissant pas ce « concept », les européens leur dirent que les anges étaient à leur image ils n’avaient qu’à peindre leurs nouveaux maitres en somme. Voilà pourquoi les archanges seraient en chapeaux et armés…
De retour à Humahuaca, le soleil n’est pas encore couché. Nous profitons donc des derniers rayons pour atteindre la peña blanca et profiter de la vue sur le village. Une fois de plus, le site est quasiment désert et le paysage est splendide. On se balade sur les strates calcaires, on admire le village, les roches sédimentées, on apprécie le coin…
La nuit tombe; le vent et la température nous rappelle qu’il est l’heure de rentrer. Pour ce soir, nous trouvons une place à l'aisito. La cuisine (très bons salteados) et la musique andine nous font passer un très bon moment. On reverra même notre camarade suisse, arrivé fraichement du Sud de la Quebrada !
Et voilà, l’Argentine se termine demain… Place à la Bolivie !
Rien d’exceptionnel aujourd’hui. La journée sera placée sous le signe des transports.
Du terminal d’Humahuaca, un bus nous conduit en deux grosses heures à La Quiaca, ville frontalière à la Bolivie, notre destination finale. Nous débarquons donc dans une ville sans charme. Accompagnés d’une Argentine rencontrée dans le bus, nous avalons les 500-600m qui nous sépare du poste frontière. Les formalités administratives effectuées (suivant l'heure de passage, c'est plus ou moins long), nous sommes en Bolivie. Et « c’est pas la même »…
Le contraste est flagrant. Un seul pont sépare ces deux Etats mais il existe bien deux mondes entre La Quiaca et Villazon. Cette dernière est plus poussiéreuse, plus chaotique, la pauvreté est plus prégnante.
On change nos derniers pesos en Bolivianos puis nous continuons tout droit sur l'avenue principale en direction de la gare routière. Sauf que l’on n’a pas tout prévu. On est le 6 aout, le jour de la fête nationale bolivienne. C’est un peu le chaos autour du terminal. Des jeux et des restaurants ont été montés sur les trottoirs, sur les place adjacentes. La population a envahi les rues. C’est rigolo mais ça ne donne pas envie de prendre un bus…
On ne s’énerve pas, on poursuit notre route. Toujours sur la même avenue, on arrive ainsi à la gare ferroviaire. Personne dans le hall d'accueil, on n'a pas non plus calculé le changement d'heure. Le tableau d'informations nous indique que LE train (il y en a pas 20 000[:P]) ne part pas tous les jours. Mais on a de la chance, il y a un départ aujourd’hui. On attend, on réussit à réserver notre billet. On croque un morceau, on glandouille dans la gare, et, enfin, on monte dans le train. C'est moins rapide que le bus mais c'est plus sûr et plus confortable.
Il est 18 heures passées, on arrive à Tupiza. Il fait déjà nuit. On rejoint notre hôtel, Le « La Torre Hostel » et on passe la soirée dans une agréable pizzeria, le Milan Center, juste à côté.
Ca y est, nous sommes en Bolivie!
J'aime cette sensation d'être déconnecté en voyage, de ne plus savoir quel jour on est, de se rendre compte qu'on tombe dans une fête importante du pays, de profiter de l'atmosphère [:)]
Ah l'imprévu [:)]
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.
Entre le décalage horaire, la fête nationale et le changement de pays, on a eu un léger choc en entrant en Bolivie. [:P] Les pays sont pourtant frontaliers mais ce sont deux univers différents.
Nous débutons cette journée de break par la découverte de Tupiza. En effet, le but de cette halte consiste à s’offrir un peu de repos avant de partir dans le Sud Lipez. Mais on ne va tout de même pas rester à l’hôtel toute la journée ! [:P]
Nous voilà donc partis vers la place principale. La fête nationale semble se poursuivre encore aujourd’hui. Une estrade, des officiels, un défilé : une foule importante est rassemblée sur la place de l’indépendance. On assiste aux discours, on regarde le défilé militaire : c’est bien sympa de se plonger dans un instant purement bolivien.
Puis nous partons vers le mirador à l’Ouest de la ville : le « Corrazon de Jesus ». En haut du mont, on peut alors embrasser la vue sur Tupiza et ses alentours. Un bon moment…
Après déjeuner, on prend quelques informations pour aller se balader dans la « Quebrada de Palmira ». Nous partons vers le Sud de la ville. Au bout de deux kilomètres environ, nous bifurquons sur une petite piste caillouteuse. Il n’y a personne : pas un local, pas un touriste à cheval. On se retrouve au milieu d’un lit de rivière asséchée, toujours personne. L’envie de rebrousser chemin est présente mais on décide de jouer aux pisteurs : on suit les traces de sabots de chevaux. On a bien fait, on tombe sur une piste avec des traces de 4x4. [:)]
Le paysage environnant s’agrémente de superbes reliefs rougeâtres forgés par une érosion féroce.
Et on arrive enfin aux différents lieux que l’on nous a indiqués avant de partir. Enfin, ça y ressemble !
On passe donc vers la Puerta del Diablo. Cette formation naturelle est une grande et fine paroi rocheuse qui semble avoir été taillée par l'homme. Puis on découvre la vallée de los Machos : les formations phalliques, des hautes tours de pierre érodées par les vents et les pluies, en expliquent clairement la raison. On poursuit la traversée de cette vallée désertique, entourée de montagnes ocre habitées par des cactus géants et quelques rapaces, comme autant de sentinelles gardant l'entrée des canyons aux formes étonnantes.
Au terme de cette balade aux décors dignes du far west, nous atteignons le cañón del Inca.
C’est à ce moment qu’une dizaine de touristes pointent le bout de leur nez. On glandouille un peu dans le canyon, puis on rentre en suivant le chemin principal.
De retour dans le centre-ville, on profite de la fin de l’après-midi pour préparer le tour du lendemain : on fait quelques courses, on prend quelques infos, on cale nos sacs. Une dernière pizza au diner et on se couche tôt. Demain, c’est la grande aventure...[;)]
Bonjour,
J'ai bien apprécié le texte de votre périple...jusqu'à cette phrase concluant le jour 13, au restaurant la Peña de Carlitos : "Pour finir la journée, nous dinons à la Peña de Carlitos. Très connu et bien côté, cela reste tout de même un lieu très touristique. Entre poètes et musiciens sympathiques (mais on ne peut plus discuter), la nourriture est bonne sans être exceptionnelle".
On peut bien sûr ne pas aimer les "poètes et musiciens sympathiques qui nous empêchent de discuter", je trouve cette remarque déplacée voire un tantinet méprisante et surtout je pense qui dénote une méconnaissance de cette musique très riche du Nord de l'Argentine, métissée, mélangée d'influences Indienne, Africaine et ...Européenne.
Dommage ! Amicalement,
C. A.
(PS : Je connais la Peña de Carlitos pour y avoir passé une soirée en 2007 lors d'un périple de 4 mois dans les Andes)
Merci pour votre carnet, qui est très bien écrit, le style , l’humour et les photos, tout y est !
Mais du coup, moi qui voulait voir le sud Lipez, mince je vais devoir attendre ! [;)]
J’aimerais bien y aller, mais pour l’instant, j’ai pas les finances, donc on va se « contenter » d’aller au Maroc en 2017.
J’attend la suite ![:P]
je crois surtout que vous m'avez mal compris. En aucun cas je n'ai critiqué la culture andine, même si, et je l'admet de bon gré, je ne la connais que très peu (un des objectifs de ce voyage...).
J'ai bien apprécié le texte de votre périple...jusqu'à cette phrase concluant le jour 13, au restaurant la Peña de Carlitos : "Pour finir la journée, nous dinons à la Peña de Carlitos. Très connu et bien côté, cela reste tout de même un lieu très touristique.
Ma phrase ne reflète que mon avis personnel sur ce restaurant. Peut-être qu'entre votre venue à Tilcara (en 2007) et la mienne (en 2016), l'établissement a pu évoluer. Nous sommes arrivés dans ce village le soir du 1er aout (jour 12 de notre périple). Notre première intention fut d'aller dans la Peña de Carlitos. A 21heures, le restaurant était complet et une file d'attente de touristes impressionnante bloquait l'accès au trottoir. A notre retour de la Picadita (un autre restaurant largement meilleur au niveau gustatif), la file, amoindrie, était encore présente.
Entre poètes et musiciens sympathiques (mais on ne peut plus discuter), la nourriture est bonne sans être exceptionnelle".
On peut bien sûr ne pas aimer les "poètes et musiciens sympathiques qui nous empêchent de discuter", je trouve cette remarque déplacée voire un tantinet méprisante et surtout je pense qui dénote une méconnaissance de cette musique très riche du Nord de l'Argentine, métissée, mélangée d'influences Indienne, Africaine et ...Européenne.
Définition Larousse de "sympathique": qui inspire un sentiment de sympathie, d'amitié. Qui est très agréable.
"Sympathie" (au cas où): penchant naturel, spontané et chaleureux de quelqu'un vers [...]
Donc, en quoi ma réflexion est-elle méprisante?
Oui, le soir du jour 13, nous avons mangé dans un restaurant bondé de touristes (l'aménagement des tables relèvent de l'ingénierie) une nourriture correcte agrémentée de lectures de poésie par un écrivain originaire de la Quebrada. Moment que j'ai très apprécié.
La suite du repas a été accompagné par des morceaux de musiques andines. Musique que j'ai appréciée également pendant ce voyage (sans pour autant devenir un passionné comme vous à l'évidence). Seul bémol - et je voulais juste le partager avec les autres membres du forum - c'est le fait d'avoir une musique qui couvre les discussions pendant l'interpétration des morceaux. Une peña est un endroit original, mais tout le monde n'appréciera pas ce genre de soirée.
Enfin, le restaurant l'"Aisito" de Humahuaca est une peña dans le même style. Mais avec moins de touristes agglutinés, une meilleure cuisine et des amplis mieux réglés, nous avons largement plus apprécié notre diner du jour 16.
Dommage pour l'incompréhension. En espérant que la suite de mon carnet vous plaise.
Cordialement,
[;)] Peut-être que j'y suis allé un peu fort dans ma réponse, mais je connais l'amertume que peut ressentir parfois le musicien "des rues", pour l'avoir pratiqué quelquefois, quand il s'évertue à donner le meilleur de lui-même dans une salle enfumée et un brouhaha assourdissant où personne n'écoute...Bref, j'apprécie quand même votre relation de voyage et vous invite, si vous êtes sur Facebook, à voir les photos de mon périple de 2007 (3mois et demi, juste une semaine après avoir pris ma retraite !) sur https://www.facebook.com/christian.auguste.315/photos?source_ref=pb_friends_tl ou sinon on peut me voir sur youtube à : https://www.youtube.com/watch?v=zC0DNeatqKo ou https://www.youtube.com/watch?v=U_BofxWJI0w ou https://www.youtube.com/watch?v=E-jKXZdncvU
Salutations, ne changez rien !
Le Salar d’Uyuni et la Reserva Eduardo Avaroa dans la cordillera Los Lipez... Tout le monde en parle, il existe des milliers de blogs racontant notre tour. Alors pourquoi le faire ? Surement pour garder en mémoire tous ces souvenirs… Mais honnêtement, ça va vraiment être dur de retranscrire toutes ces émotions avec des mots…
Nous avons rendez-vous au petit-déjeuner à 6h30 pour un départ à 7h. Aujourd’hui, une dizaine de voitures partent de Tupiza (contre 50 en moyenne depuis Uyuni). Notre 4×4 a l’air en bon état. Nous allons faire le voyage avec un autre couple de français. Nous faisons également la connaissance d’Alejandro – notre chauffeur, et Julia – notre cuisinière. Tout de même difficile d’imaginer qu’on puisse y tasser 7 personnes comme c’est parfois le cas avec certaines agences d’Uyuni…Parfait pour nous 4.
Après une petite heure de route, les formations en ailerons de la Quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur la piste du Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis ! La route escalade une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres. Au sommet d’une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées, nous nous arretons pour admirer « el Sillar », avec ses incroyables formations rocheuses, presque surnaturelles.
Nous traversons plusieurs villages et awanapampa – pâturages à lamas. Nous faisons alors une halte dans l’un de ces derniers pour observer les camélidés.
En reprenant la route, nous apercevons également des vigognes – l’espèce de lama non domestiquée dont la laine est la plus cher du monde – et même des nandous!
A midi, nous déjeunons dans un village typique de la région quoique presque désert. Au menu, milanaise, pomme de terre et légumes.
Nous poursuivons notre route sur le plateau. Le paysage commence à changer avec l’altitude (plus de 4000m). Nous commençons à distinguer les volcans au loin.
Sur l’Altiplano, on traverse des paysages d’une rare beauté : des plaines à perte de vue, des ruisseaux gelés, des montagnes qui atteignent plus de 6000 mètres.
"De crête en crête, de versant en versant, on a l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion. Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement". Phrases allègrement tirées du blog de Krikri6792...dsl, syndrome de la plage blanche à ce moment...
La prochaine étape est un village fantôme. Il s’agit d’une ancienne ville minière du 18e siècle. Les ressources – or, argent, cuivre et zinc – étaient exploitées par les espagnols qui abusaient de la population locale. Les tunnels d’extraction étaient très étroits – on peut même tenter de descendre dans l’un d’entre eux. Dans le village, il reste plusieurs habitations et des bons restes de l’église. Un guide nous explique l’histoire du lieu, abandonné par les Espagnols suite à la maladie et à la fin de la mine. Le lieu est effrayant et magique à la fois.
Nous arrivons ensuite au mirador de la laguna Morejon à 4855 m, le point culminant de la journée (le vent, la température et l’altitude – en passant de 2900 à 4855 mètres d’altitude en une journée – nous le font bien remarquer). Ça y est, c’est officiel, nous sommes plus haut que le Mont Blanc! Au loin, le volcan Uturuncu, le plus haut de la région (6008 m), est toujours actif.
Nous redescendons dans la vallée pour arriver à la réserve naturelle d’Eduardo Avaroa Andean. Nous nous enregistrons (150 Bol par personne) et continuons jusqu’au village où nous passerons la nuit: Quetena Grande (Grande et ses 160 habitants). Le « refuge » n’est pas mal: dortoir de 4 avec des vrais lits et plein de couvertures. Nous aidons Alejandro à décharger le 4×4. Puis vient l’heure du thé: petits gâteaux et boissons chaudes pendant que Julia prépare le repas et Alejandro vérifie le 4×4.
Après le repas, je sors (pas longtemps, il doit faire au mieux -10°C) admirer les étoiles et la voie lactée. J’inspire l’air frais et je souris à la chance de pouvoir être là, tout simplement.
On passera la nuit dans un hôtel à 4200 mètres d’altitude, en plein hiver, autant vous dire qu’on est contents d’avoir de bons duvets!
Ah, un peu de lecture !! [:)][:)][:)]
Ouille la nuit à 4200m, ça doit cailler quand même ! Et dans la journée, quelles sont les températures ?
Allez hop, j’attends la suite ...
La nuit fût rude pour certains, et c’est (plus ou moins) frais et dispo que nous nous réveillons ce matin. Le second jour du tour est censé être le plus froid et nous le sentons bien. Des restes de neige et de glace sont présents sur les abords de la route. Mais on est prêts : cette journée sera consacrée à la visite de la Reserva Eduardo Avaroa qui est tout simplement un bijou de nature!
Notre « escapade » s’effectue au travers de paysages époustouflants. Lamas, salars qui n’en sont pas vraiment, paysages à couper le souffle, chaque instant est plus spectaculaire que le précédent.
Dans la région, toutes les lagunes sont riches en minéraux. Des entreprises exploitent notamment le bore, présent dans plusieurs lacs.
Le sel, élément constitutif de l'économie locale, est également extrait de ces lagunes.
Nous nous engageons dans des plaines arides peuplées de lamas et de vigognes, dans des endroits incroyables (tel le Desierto de Dali), en passant par des montagnes et volcans aux sommets enneigés! A chaque kilomètre, nous avons l’impression de changer de planète.
Nous atterrissons à la Laguna Verde. Il fait un froid glacial! Des rafales de vent font onduler la surface de ce lac à moitié pris par les glaces. Mais au pied du Licancabur, la lagune offre un spectacle grandiose (on a eu de la chance : la lagune prend sa couleur seulement quand il y a du vent) !
Majestueux, le Licancabur impose respect et sa superbe coupe le souffle...
Nous quittons la Laguna Verde, destination les sources d’eau chaudes d’Aguas Termales. On a le plaisir de croiser une fois de plus la faune locale. J'en connais qui sont ravis! [:P]
Avant de prendre le repas, on se baigne dans des sources thermales! Autant vous dire que personne ne se dépeche pour se déshabiller dans ce froid, mais la sensation est réconfortante. Les touristes que nous sommes en ont bien besoin. La vue est splendide et le soleil brille. Ce bain, dans ces sources à 35°C, à plus de 4000 mètres d’altitude, entouré de volcans, de lacs et de pics colorés est un réel plaisir.
Nous enchaînons, après le déjeuner, par la visite des geysers de Sol de Mañana. A 5000m d'altitude, le lieu est impressionnant : nous sommes face à la Terre en activité.
Fumerolles et geysers se mêlent à cette entêtante odeur de soufre.L’eau ne jaillit pas, elle bout et une fumée épaisse se dégage des trous béants (et pas trop sécurisés). A cette altitude, la visite du site devient vite ardue.
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Nous continuons notre aventure parmi ces paysages splendides. Nous arrivons enfin au village d’Huayllajara oú nous passerons la nuit. Après avoir posé nos affaires dans le refuge, Alejandro nous conduit à la Laguna Colarada. C’est un endroit absolument sublime et poétique, un lieu troublant, magique. La nature, tout simplement. Une couleur presque irréelle, une peuplade de flamants et quelques lamas se côtoient en parfaite harmonie. Le temps s’arrête… A tel point que nous serons quasiment les derniers à quitter le site au coucher du soleil.
Nous revenons à notre refuge. La soirée s'annonce « rustique » et glaciale.
Heureusement, on réussit à survivre grâce au Pique macho de Julia – plat emblématique bolivien composé de saucisses, de viande, d’oignon et de frites!
Après une nuit tout aussi rude que la précédente, nous reprenons la route. Le troisième jour marque la transition entre la réserve du los Lipez et le Salar d’Uyuni. Entre la laguna colorada et notre point de chute en fin de journée (un des hôtels de sel au bord du salar d'Uyuni), il existe deux pistes : passer soit par des lagunes d’altitude et aux abords du volcan Ollague, soit par la "Valle de Rocas". Les lagunes sont gelées en cette saison et la piste de l’Ollague étant la plus empruntée des tours en provenance d’Uyuni, c’est avec joie que nous nous engageons donc sur le chemin « alternatif » !
Nous quittons Huayllajara et sa si belle lagune et empruntons la route des formations rocheuses. Faisant route vers le Nord de l’altiplano, nous pouvons observer les immenses sites d’extraction de minéraux.
En chemin, nous arrêtons à proximité de quelques lagunes; nous profitons de quelques instants pour admirer lamas et flamants. La beauté des lieux est toujours saisissante.
Les arrêts s'enchaînent entre la « Coupe du monde » - une formation rocheuse qui ressemble (avec un peu d’imagination) au célèbre trophée -, le chameau, et bien d'autres encore.
Accompagnés par un Lama, on escalade (enfin surtout les autres), on marche, on se délasse un peu les pieds. On s’amuse, seuls au bout du monde. Au pied du chameau, Alejandro nous parle de la culture locale du quinoa…
Plus impressionnantes, celles d’« Italia perdida » (les Boliviens semblant jouir d'une imagination débordante, ces dernières porteraient leur nom en raison de touristes Italiens qui s'y seraient égarés) se dévoilent au détour d'un virage.
A proximité d’un village, nous tombons sur un 4x4 en provenance d’Uyuni. Lui et ses 7 passagers ont mal négocié un gué et sont embourbés dans un ruisseau. Après quelques manœuvres et un peu d'huile de coude, on réussit à sortir ensemble le véhicule de ce mauvais pas.
Nous nous arrêtons quelques instants plus tard au milieu d’une formation rocheuse atypique. Nous sommes entourés de roches rouges bordant une épaisse pelouse parcourue par de nombreux petits ruisseaux pour la plupart gelés. Après une vingtaine de minutes de marche, et avoir fait la connaissance des habitants des lieux (lamas, canards et viscachas), nous arrivons à un nouveau lac, noir cette fois. Celui-ci est au milieu d’un canyon au sein duquel s’est formé un micro climat. En ce lieu sillonne une petite rivière qui alimente bon nombre d’animaux. Ici, la végétation, abritée du vent, a plus ou moins repris ses droits. Nous en profitons une petite heure, au calme, perchés sur notre rocher, à admirer la beauté du paysage qui s'offre à nous.
Après ça, on rentre à la voiture. Julia a profité de notre absence pour préparer le pique-nique. Au menu, poulet frit et légumes locaux (de l’oca et d’autres dont j’ai totalement oublié le nom[:P]).
Nous repartons, la piste continue mais descend légèrement. La baisse d’altitude fait du bien, le paysage change et se pare d’un peu plus de vert. [:)]
Après un peu de route, Alejandro nous dépose à quelques pas d’un point de vue du canyon del Anaconda. Comme son nom l’indique, la rivière y serpente en contrebas. Mais attention au vertige ! Courageux mais pas téméraire[:P], on s’avance prudemment sur ce perchoir. Le panorama est magnifique, la vue en hauteur impressionnante. Mais nous évitons de nous approcher au bord du précipice car le vent souffle fort. [:|]
Le reste de l'après-midi sera moins folichon. Nous remontons presque d'une traite vers le Salar. Le seul stop s'effectue à Julaca – pour une pause technique – un village minier semi-abandonné. Le seul point d’intérêt reste le cimetière, offrant les premières vues sur le Salar…
Après cette bonne journée, on arrive enfin dans l’un des nombreux hôtels qui bordent le Salar de Uyuni. Le sol est en sel, les murs, les tables, des cristaux jonchent le sol, c’est plutôt rigolo. Mais nous ne sommes décidément pas les seuls à dormir ici, plusieurs groupes de Tupiza et de Uyuni sont présents; ça commence à faire du monde. Pendant que certains prennent une douche (10 bolivianos), nous partons profiter du coucher de soleil à l’entrée du Salar. On foule enfin le symbole de la Bolivie. Le spectacle est magique. La journée à venir promet d’être complètement folle...
Je continue de me replonger dans des souvenirs plein de froid intense et d'émerveillements comme ce que vous avez connu. La Bolivie ça se mérite, nous a-t-on dit!!!
Quel tour opérateur avez-vous choisi pour le tour du sud lipez?
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/
Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/
Impressions d'Afrique et de Namibie
et oui, la Bolivie, ça se mérite. Entre l'altitude, le froid et le confort "relatif", ce ne sont pas les vacances les plus reposantes du monde. Mais les paysages nous le rendent bien...
Pour le tour, on était partis de Tupiza avec La Torre Tours. Juste rien à redire concernant le professionnalisme de l'agence.
Merci pour ta réponse.
Est-ce que la Torre Tours propose des tours individualisés ou en groupe? A-t-on le choix des hébergements?
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/
Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/
Impressions d'Afrique et de Namibie
pour plus d'infos, je te redirige vers leur site: http://www.latorretours-tupiza.com/
En gros, ils peuvent faire des circuits personnalisés mais, quelque soit l'hébergement, ça reste très rustique.
Nous, on avait pris contact avec l'agence par mail quelques semaines avant le tour afin de "cerner" le tour operator et de voir les offres proposées.