Search VoyageForum
FR
Sortir des sentiers battus au Cambodge en mars 2015 (14 jours) English translation pending
by LucileB94 · 2015-02-04 · 39 replies
Bonjour à tous,

Après avoir exploré les multiples posts de ce forum qui nourrit chacun de mes voyages, me revoilà la tête pleine d'interrogations pour monter un itinéraire intéressant pour les 14 jours que je prévois de passer au Cambodge en mars prochain (dans 1 mois!). Je m'y prend évidemment tard mais qu'à celà ne tienne.

J'imagine arriver par Siem Reap le 6 mars et repartir de Phnom Penh le 20 mars avec des étapes à peu près calées en début et fin de parcours mais beaucoup d'interrogations pour les étapes intermédiaires. Pour ce qui est de la logistique, nous serons 3 et chercherons à trouver des petites guesthouses sympa mais pas trop rudimentaires. Pas envie de courir non stop bien que le séjour soit court donc j'essaie de programmer des étapes de bus pas trop longues et des visites pour découvrir le pays à notre rythme.

Voilà l'itinéraire que j'envisage :Siem Reap et ses environs : 4,5 jours (les marchés, les temples, 1 ou 2 villages sur le lac Tonle Sap --> Kompong Khleang ou Kompomg Phluk ou Me Chrey selon le niveau d'eau...)1 journée transfert en bateau (ou bus selon le niveau d'eau) entre Siem Reap et BattambangBattambang et environs : 1/2 jours (pouvez-vous me confirmer que cette étape présente un réel intérêt en plaine période sèche?). Lu que la GH "Chez Sam" était un point de chute vivement recommandé. 4 jours à caler avec optique de sortir des grands spots touristiques du pays : option 1 : filer vers Kratie/Koh Trong pour visiter Kratie, éventuellement voir les dauphins et passer 2 jours à Koh Trong où j'ai lu qu'une communauté s'était mise en place et qu'il était possible de dormir chez l'habitant et de découvrir la vie sur l'île à vélo // option 2 : faire un stop à Kompong Chlang pour voir le village sur pilotis (si niveau d'eau ok) puis passer 2,5 jours sur l'île de Koh Dach sur le Mékong près de Phnom Penh qui semble très préservée et où je n'ai lu que du bien de sa GH "Villa Koh Dach" // option 3 : filer vers la côte sud-ouest pour découvrir les environs de Kep/l'île aux lapins avec un concept très différent // option 4 : j'ai mis de côté l'idée d'aller jusque dans le Mondolkiri par peur de très longs trajets et d'une orientation très "éléphants" dans les treks organisés.Phnom Penh : 2,5 joursC'est donc surtout sur les 4 jours intermédiaires et peut-être l'étape à Battambang que je souhaiterai avoir vos avis, sachant qu'il nous faudra faire avec la météo de mars et le niveau d'eau pour organiser tout ça.

Sinon, auriez-vous des conseils sur des visites avec guide à ne surtout pas rater? Pour exemple, quand je suis allée à Bangkok en 2013, j'avais lu sur VF qu'un guide français était fortement recommandé pour la visite des canaux (klongs) de Bangkok, et j'ai été plus que ravie de faire cette visite avec lui.

Merci d'avance de vos avis!
Le braai pour les nul(le)s English translation pending
by Atila · 2015-01-26 · 97 replies
Coucou !

(Diamina, lis bien ce qui suit...😉)

Aujourd'hui je me lance dans les cours de cuisine...

Un voyage en Afrique Australe ne saurait être complet sans une soirée barbecue, braai en version originale !

Le braai se décline en 2 versions

- Le modèle familial autour duquel se réunissent les dîneurs en sirotant des bières pendant que le feu s'active :



- Le modèle individuel qui existe dans tous les coins et recoins sud africains même les plus reculés :



La recette est simple :

Du bois ou du charbon de bois, du papier ou des cubes allume-feu et bien sûr tout un tas de délicieuses viandes prêtes à la dégustation.

Le bœuf est le principal ingrédient mais l'agneau du karoo, les brochettes (sosaties) et les saucisses (boerewors) sont également de la partie ! 😛

Quand tout se passe bien, voici la scène :

La lumière du jour faiblit, la température chute. Les bières sortent des frigos, le tire-bouchon oeuvre. Les tomates sont découpées en rondelles, les pommes de terre sont ébouillantées. Le faux filet, les côtelettes d'agneau et les brochettes marinées finissent de dégeler dans l'assiette.

L'heure du Braai a sonné !

Deux petits rondins sont installés parallèlement dans l'âtre. Le préposé au barbecue dépose ensuite précautionneusement deux nouveaux morceaux de bois, perpendiculairement cette fois-ci. L'opération se répète, le bûcher s'agrandit...

Une étrange impression envahit les spectateurs : sommes-nous au fin fond de l'Afrique ou au bord du Gange ? A quelle crémation rituelle va-t-on assister ?

Le feu gagne le sommet de la tour qui s'écroule. Les braises sont brûlantes. Le rite peut commencer...

Le corps du défunt bovidé (sacrilège ultime de cette comparaison...) est délicatement exposé sur le grill rougissant.

La viande gémit, la graisse crépite.

Le grand prêtre du Braai saisit la pince et retourne les chairs...

Pendant que le steak poursuit sa cuisson, l'officiant s'empare de la bouteille de Zinfandel et remplit les coupes.

Le divin nectar achève alors la communion des esprits regroupés autour du Saint Braai...

Ne reste plus enfin qu'à prononcer l'action de grâce :

😛 Bon appétit ! 😛

( Déjà lu ailleurs, désolée...)

Voici maintenant l'autre version, quand tout part de travers...

La lumière du jour faiblit, la vent se lève. Les bières sortent des frigos, le tire-bouchon...Il est où le tire-bouchon ??? 😠 Un petit tour dans le camp et les amateurs de grands crus sont sauvés...

Les tomates sont découpées en rondelles, les pommes de terre sont ébouillantées. Le faux filet finit de dégeler dans l'assiette, y avait plus que cela à la petite boutique de Nossob...

Je remplis un tube en carton des dernières feuilles d'un Monde lu et relu au fil du voyage et le dépose au fond du braai. Je dispose quelques bûches autour et complète avec d'autres morceaux de papier.

La boîte d'allumettes est vide, reste un briquet...

J'enflamme le Monde et le regarde se consumer. Une belle flamme se propage de feuilles en feuilles. Je retourne à mon verre de vin blanc...

Une bourrasque éteint le brasier naissant. Dépitée, je remets quelques feuilles et me brûle la pulpe des doigts à la flamme du briquet.

Je reste alors pour surveiller les flammèches et empêcher Eole de ruiner mes efforts.

Las, le feu ne prend pas et seuls quelques morceaux d'écorce daignent rosir un peu.

Je m'empare alors d'une planche à découper et m'en sers pour attiser le brasier.

Un, deux, dix coups vigoureux, et voilà qu'une bûche s'enflamme.

Un coup de vent me noie alors dans un nuage de fumée...

Je m'éloigne des suffocantes vapeurs alors qu'un nouveau souffle divin étouffe les flammes naissantes.

Un, deux, trois essais plus tard, je m'avoue vaincue...

Dis, tu peux allumer les plaques électriques ?😊

Je vous laisse maintenant nous révéler vos secrets ...😉
L'Ouest américain en décembre: les Red Rocks sous la neige English translation pending
by Wavemaster · 2015-01-23 · 94 replies
Cela faisait plusieurs années que l’on avait envie de partir en hiver pour espérer voir nos paysages de red rocks sous la Neige mais nous n’avions jamais franchi le pas. 2 semaines de fermeture forcée de PSA entre les fêtes de fin d’année nous ont décidés à le faire malgré des prix de billets d’avions prohibitifs. Planifier un itinéraire en Hiver est différent que ce que l’on peut faire en été car on maitrise moins la météo, les températures qui peuvent être très basses et s’aventurer sur les pistes peut être très hasardeux. J’ai donc planifié un itinéraire très classique avec très peu de wilderness. L’hiver comporte tout de même quelques avantages dont

JOUR 1 : Las vegas -> Kanab

Après un vol Paris -> Londres puis Londres Las Vegas (je n’ai jamais eu de siège aussi inconfortable dans un avion long-courrier que chez British airways), nous arrivons à Las Vegas vers 19h sous une température sous les 10° très contrastée avec les plus de 40° qui sont légion en été. Comme toujours, décalage horaire oblige, la nuit sera courte et le lever très matinal pour aller faire les traditionnelles courses au walmart. Par rapport à l’été, les 4 gallons d’eau suffiront à tout le voyage alors qu’en été, un gallon ne fait qu’une journée. Nous finissons les courses vers 8h30 et direction Yant Flat près de Saint George sous un soleil radieux.



La température est très clémente sous le soleil (environ 15°) et permet aisément de pique-niquer dehors avant d’aller explorer une nouvelle fois ce bel endroit. Je suis étonné par la luminosité qui est tout de même assez forte pour un soleil d’hiver car le soleil monte bien plus haut sous ces latitudes en hiver qu’en France. il y a tout de même plus de contraste qu’en été et en plus, aucun moustique ou deer flies et pas besoin de trimballer des litres et des litres d’eau dans le sac à dos.



Il fait tellement bon qu’on tombe la veste chaude d’hiver pour se mettre parfois en tee shirt !!! après 1H30 d’exploration peu approfondies à la recherche entre autre de « water pockets »



nous repartons avec quelques belles photos et nous mettons en route vers Kanab via la route touristique en traversant Zion où nous ne croisons aucun touriste (quel contraste avec l’été). Il y a quelques gouttes de pluie. Nous ne le savons pas encore mais ce seront les seules gouttes du voyage…

Jour 2 : Kanab -> Kanab (Soap Creek)

lever vers 6H en ce deuxième jour car nous avons rendez-vous avec Steeve de Paria Outpost à 8H au Paria Outpost pour passer la journée avec lui et un de ses guides (Dallas) dans le wilderness. Il s’agit d’explorer une zone de SOAP Creek découverte apparemment récemment par Matthias un allemand rencontré en juin dernier qui est déjà allé une bonne vingtaine de fois dans Coyote Buttes South. Sur la House rock valley road, plusieurs miles après le parking de wire pass, nous croisons une jeep cherokee avec 5 chinois croisés la veille au resto. Ils nous demandent où est The wave malgré qu’ils aient une carte détaillée. Nous leur expliquons que non seulement ils ont dépassé le parking de plusieurs miles mais, least but not least, qu’il faut un permis qu’ils n’ont pas. Bref, ils ont à côté de leurs pompes…. Après 2 bonnes heures de piste, nous sommes arrivés à destination et commençons l’exploration et nous ne tardons pas à arriver au premier point d’intérêt qui est une paroi très colorée avec des dominantes pourpres, jaune et rouge de toute beauté et un bonheur pour toute photographe amateur.





Après un piquenique hivernal où nous avons presque trop chaud dans nos vestes d’hiver, plusieurs autres spots seront ensuite explorés avec là aussi des rochers et parois aux couleurs incroyables .







Après quasiment 4h d’exploration où nous avons également revus quelques spots explorés en 2013, nous reprenons la piste et avant de rejoindre la house rock valley road nous voyons sur le bord de la route, 2 personnes qui font de grands signes : ce sont deux polonais qui expliquent être ensablés et offrir une forte somme en cash à qui voudra bien les sortir de là. Steeve les prends en voiture pour aller sur le lieu de l’ensablement et je leur demande où ils comptaient aller. Ils se rendaient à coyote buttes South avec une simple berline 2 roues motrices et me disent que la carte d’indique pas la nécessité d’une 4 roues motrices avec haute garde au sol. Je leur montre leur carte et ils ne peuvent que constater qu’ils ne savent pas la lire car il est bien indiqué que seuls les 3 premiers miles sont praticables en 2WD mais pas la piste qu’ils ont prise….. Steeve les sort du bourbier en quelques secondes et il ne leur demandera pas un $ malgré son agacement devant le nombre grandissant de personnes qui s’aventurent dans ces endroits en dépit du bon sens.

Jour 3 : Kanab -> Page

c’est le 24 décembre et nous ne le savions pas mais nous avons vu la veille sur la porte du BLM de kanab qu’il ferme les 25, 26 , 27 et 28 décembre donc aujourd’hui le tirage de la loterie attribuera les permis sur 5 jours au lieu d’un. Il est fort probable que la plupart des personnes, comme nous, postulent pour le 25 sans avoir anticipé ces 4 jours de fermeture…. Quelle stupeur en tout cas de voir 275 personnes en plein hiver dont 80% de chinois !!! il y a quelques années, il était possible sans problème de réserver des permis en ligne sur le site du BLM pour le mois de janvier. Au total ce sont 82 groupes qui postulent. Les 3 premiers tirages scellent notre sort : 3 groupes de 4 et tous pour le 25 décembre. Postuler pour le 28 aurait j’en suis sur maximisé nos chances mais je ne le saurais jamais. On se consolera en se disant que les prévisions météo sont mauvaises pour le jour de noël. Il serait souhaitable que le BML ne délivre plus de permis pour The wave pendant quelques années histoire de faire un peu oublier cet endroit. Nous avions des permis pour CBS et j’avais envisagé de ré explorer paw hole où nous sommes allés en juin dernier mais Lysiane préfère qu’on aille à Yellow Rock que nous n’avons pas arpenté depuis 2008. Je grossis donc la liste des personnes qui prennent des permis pour CBS et qui n’y vont pas. Je comprends pourquoi on est toujours les seuls quand on y va !!! . La cottonwood road est en excellent Etat. Cela fait drôle de voir la paria river en partie gelée !!! après la montée toujours aussi raide mais maintenant bien tracée et balisée, nous voici à Yellow rock qui est toujours un endroit incroyable et unique.















Après deux heures dans le coin retour vers Page avec stop à Toadstool hoodoos et à Horse shoe bend qui est maintenant envahi de hordes de touristes.



Je me doutais qu’il ne serait pas facile de trouver un restaurant ouvert le 24 au soir mais de là à fermer tous vers 19h , je ne le pensais pas. On s’oriente donc vers un diner de réveillon dans la chambre avec de la nourriture améliorée : le problème est que contrairement à la France ou les hypermarchés regorgent de mets améliorés pour les fêtes, là il n’y a absolument rien de plus dans les rayons. Tout juste arriveront nous à trouver un peu de saumon fumé sauvage d’Alaska et une bouteille de mousseux californien pour marquer le coup et improviser un diner sur la valise en guise de table.

Jour 4 : Page -> South Rim Grand Canyon

En ce jour de Noel, nous espérons avoir de la Neige dans le Grand canyon. Je n’avais pas spécialement prévu initialement de passer dans le Grand Canyon mais je me suis dit que si nous voulions voir des paysages enneigés, le Grand Canyon serait un des endroits où nous étions quasiment sur d’en avoir. Arrivés sur la desert view road, le premier stop montre que le climat à brusquement changé avec une chute importante des températures et qu’il est temps d’expérimenter nos vêtements d’hiver qui semblent au premier abord très efficaces.







Le long de la route, nous essuyons une mini tempête de neige qui nous donne des points de vues intéressants mais n’en fait pas pour autant des paysages hivernaux typiques dans le grand canyon.



Par contre les routes elles sont très typées hiver et à un moment plusieurs voitures sont arrêtées devant nous, l’une d’elles a quitté la route et a fini sa course dans un arbre, l’une ne peut avancer et même le chasse neige se met en travers de la route. Tout est verglacé mais bizarrement nous passons sans encombre.

Je n’avais pas spécialement fait attention mais les infrastructures (restaurants, hotels…) sont fermées du 30/11 )à fin février et ne rouvrent que du 23/12 au 31/12. Ceci explique sans doute le nombre important de touristes en cette période courte de réouverture. L’après-midi sera consacrée à une marche le long de la rim sur hermit rest road entre Bright Angel et Mohave point, soit environ 10km et une température vivifiante !!!.





Certains passages nécessitent de mettre les crampons (il ne s’agit pas de faire un écart et de tomber de la rim !!!) car totalement verglacés mais les paysages sont magnifiques, sans le voile de chaleur caractéristique en été et avec de beaux nuages.





Jour 5 : Grand Canyon South Rim

le ciel est bien dégagé ce matin et il fait -12° , idéal pour un beau lever de soleil sur Mather Point. C’est mon troisième : un en juin, un en octobre et un en décembre. Ce dernier à ma préférence avec des ambiances et couleurs plus marquées.





Après un retour à Yavapai lodge pour prendre le petit dej dans la chambre, la fin de la matinée sera consacrée à une petite marche le long de la rim entre Mather point et Verkamp. L’après-midi , nous prenons l’option de marcher sur la Hermit rest entre pima point et Hermit rest (qui nous rappelle de mauvais souvenirs en 2006 où la chaleur nous avait terrassés dans la montée depuis dripping spring). Route ensuite vers un de mes points de vue préférés dans le Grand canyon : Shoshone Point.



Non seulement le point de vue est magnifique mais en plus c’est le seul dont le parking en sous bois n’est pas indiqué par une pancarte. Conséquence, on y est souvent seul à contempler le paysage.

les derniers rayons de soleil seront consacrés à Yavapai point

Jour 6 : Grand Canyon South Rim -> Monument valley

la température à encore baissé pour atteindre -15° . Je n’avais pas pensé à sortir les boissons de la voiture du coup tout a gelé à part l’alcool !!! par ce froid heureusement très sec donc parfaitement supportable, il convient de bouger un peu donc ce matin ce sera quelques km A/R entre south kaibab et mather point où quelques cerfs cherchent de la nourriture en bordure et contrebas de la rim. En fin de matinée, il est temps de quitter le grand canyon et de faire route vers Monument Valley où je serais très étonné d’avoir de la neige vu la situation dans le Grand canyon. Sur la route nous verrons quelques traces du côté de Tsegi canyon mais rien à Monument Valley. Les températures sont assez basses mais il n’y a pas un nuage dans le ciel et le sol montre qu’il n’y a pas eu beaucoup de précipitations ces dernières semaines car c’est très sec. Malgré de nombreux stops dans le passé à Monument Valley je n’avais jamais fait attention à la présence de Wild cat trail, une petite randonnée de 3.5 miles qui fait le tour de West Mitten butte.





En fin d’après-midi, les paysages sont très beaux et nous terminerons juste à temps pour le coucher de soleil sur le parking.





Photographiquement parlant, je trouve les photos plus belles en octobre car il y a trop d’ombre fin décembre. Pour la première fois, nous dormirons à The View hotel dont les tarifs sont abordables en Hiver et il faut le reconnaitre, les chambres sont d’un excellent niveau, la déco navajo de très bon gout et la vue imprenable même si on a pas trop l’occasion de prendre l’apéro sur le balcon en hiver….

Jour 7 : Monument Valley -> Moab

lever matinal pour départ à 6h00 car j’ai prévu un photo sunrise tour avec un guide navajo. Mais ce matin Lysiane ne trouve pas son bonnet -> il est probablement tombé sur le parking la veille quand j’ai vidé la voiture. J’ai un bandeau de secours mais le vent est glacial et il va falloir que je me fasse pardonner car attendre le lever de soleil au froid sans bouger n’est pas vraiment sa cup of tea. On arrive un spot intéressant pour attendre le soleil après avoir fait quelques photos de nuit à Totem Pole.



Après de longues minutes d’attente dans le froid, le soleil arrive enfin pour nous réchauffer un peu et nous offrir un joli spectacle.





Au final nous sommes allés aux même spots qu’en octobre 2008 mais au lever de soleil au lieu du coucher ce qui complète bien les ambiances certains spots étant à l’ombre le soir et éclairés le matin et vice versa.





Après cette escapade de quasiment 4h, route vers Cedar Mesa où je me dis que le surcroit d’altitude par rapport à Monument Valley peut sans doute nous apporter un peu de neige.

Je n’avais pas prévu de passer par Natural Bridges, mais l’option va s’avérer payante car au fur et à mesure de notre progression les paysages se parent d’une fine couche de neige et à l’arrivée dans le parc, le spectacle est au rendez-vous avec la roche parsemée de neige.

Crampons obligatoire pour descendre au pied des 3 ponts naturels en commencant par Sipapu Bridge





puis Kachina





et enfin Owachromo Bridge en toute fin de journée.





La route vers Moab me fera redoubler de vigilance car de nombreux cerfs traversent les routes et obligent souvent à freiner au dernier moment (un panneau lumineux nous indique même qu’il y a eu durant l’année 448 collisions !!!). Pour la première fois à Moab nous logerons dans un best western qui coute moitié prix en cette saison et avec un petit déjeuner première classe….

Jour 8 : Moab

A notre arrivée la veille il n’y avait pas de neige à Moab mais à mon réveil je découvre avec bonheur que 5cm sont tombés pendant la nuit : on va pouvoir voir des arches sous la neige. Après un petit déjeuner gargantuesque (les muffins chocolat cannelle sont à tomber), route vers Arches où nous sommes quasiment les premiers à ouvrir la route qui n’est pas déneigée mais qui ne nécessite pas de Chaines. Nous roulons tout de même au pas car c’est très glissant. Je croise un cabriolet BMW Z3 M : 321ch sur les routes arrières sous la neige -> je préfère être dans mon 4X4 !!! premier stop à Park Avenue avec un ambiance très hivernale et un silence caractéristique due au manteau neigeux.



Deuxième stop aux windows où j’essaye d’accéder à mon spot habituel pour prendre turret arch à travers South window.



C’est très glissant et je ne veux pas prendre de risque donc je m’arrête avant le spot. C’est moins bien cadré mais mieux que rien. Je suis étonné du monde qu’il y a déjà en cette période. Troisième stop à Skyline arch puis direction Devil’s garden où le parking est déjà quasiment plein. Les journées étant courtes, nous décidons de ne pas aller jusque double o arch et de faire juste Landscape



, tunnel



et pine tree arch. De retour au parking le ciel s’éclaircie et le soleil commence à faire son apparition. C’est le moment d’aller à Delicate Arch pendant qu’il y a du soleil et tant pis si c’est le milieu de la journée. A notre grande surprise, le parking est quasiment aussi plein qu’en plein été !!! le versant de slickrock est exposé sud donc il n’y a aucun problème d’adhérence car la neige a quasiment entièrement fondue. Seule la partie finale toujours à l’ombre est totalement verglacée et demande beaucoup de vigilance. Arrivés à destination, quel spectacle (si on fait abstraction du monde) magnifique avec le slickrock parsemé de neige même si l’exposition n’est pas bonne.





En fait en Hiver mieux vaut s’y rendre en début de matinée car tout l’après-midi le soleil est de face/côté et n’éclaire par l’arche de façon optimale. Nous nous disons qu’on reviendra le surlendemain matin en partant de Moab mais au final, la météo ne sera pas bonne cette matinée là et nous ne reverrons pas Delicate arch sous la Neige et le soleil. De retour à la voiture, petit stop au point de vue distant de l’autre côté de l’arche et le contraste est saisissant car il n’y a pas une seule trace de neige. Nous terminerons la journée en faisant quelques stops sur la route



+ retour dans les windows où j’espérais un rayon de soleil au coucher mais celui-ci ne s’est pas remontré.





Jour 9 : Moab

la neige tombée la nuit précédente à déjà quasiment entièrement fondu mais j’espère tout de même des paysages enneigés dans Canyonlands vu l’altitude un peu plus élevée que Arches. Le ciel est plombé et la route peu dégagée et verglacée, j’aperçois une éclaircie. Je dois faire un choix -> je prends la route qui mène à Dead Horse Point. Il fait -12° avec du blizzard mais quel spectacle de dead horse point saupoudré de neige et avec un rayon de soleil.



J’avais prévu de retourner à Marlboro Point mais la piste est très glissante et un véhicule est déjà dans le fossé donc je ne préfère pas courir de risque et nous nous dirigeons donc vers du « classique « dans Canyonlands. Après un stop à Shafer Canyon qui permet de voir la shafer trail en contrebas recouverte de neige,



Le ciel se recouvre ensuite pour la journée (et oui nous sommes en hiver) . Après un stop a Mesa arch,



petit pique Nique par -12° mais sans blizzard cette fois, nous ferons ensuite les deux petites randos de White rim et grand view sous un temps typiquement hivernal qui tranche avec le fond des canyons qui ne sont pas enneigés.





Nous passerons la soirée chez nos amis Dave et Kay autour d’un excellent diner et de bons vins.

Jour 10 : Moab -> Bryce Canyon

Les prévisions météos sont mauvaises notamment sur les routes touristiques US24 et 12. Je me disais que la partie entre Torrey et Escalante serait compliquée à cause du col à plus de 3000m mais là plus de 30cm de neige sont prévus en plaine donc je renonce à prendre la route « classique » et nous nous rabattons donc sur l’interstate après après avoir fait un stop chez O’Reilly pour acheter une paire de chaine car certaines portions de route pour accéder à Bryce sont indiquées en Chaine conseillée. Je ne veux pas prendre le risque de rester en plan avec Bryce à portée de main…. Sur l’autoroute certaines portions peu dégagées laissent craindre le pire mais au final en étant prudent il n’y aura pas de problème.



Pour la première fois depuis 2000 nous trouvons de l’essence à moins de 2$ le gallon !!! sur les derniers miles, comme indiqués sur accuweather.com, la neige tombe à gros flocons. Le stop au visitor center de Bryce permet d’acheter deux paires de batons de randonnée et des chaines pour les chaussures, très pratiques pour la neige tassée et le verglas. Nous ne ferons qu’un stop à Sunset point avec un paysage magnifique même si le ciel est rempli de neige et près de 40cm au sol.





Nous sommes le 31/12 et le resto de l’hotel ferme à 19h car une fête est prévue pour le réveillon : fin prévue à 21h et pas d’alcool !!! très peu pour nous. On se fera en une semaine notre deuxième réveillon dans la chambre en matant des séries (j’ai eu bien fais de prendre un cable HDMI pour brancher le PC portable aux flat screens des hôtels).

Jour 11 : nous sommes le 1er jour de l’année et il va être inoubliable. Il a neigé 20cm dans la nuit et accuweather annonce une météo ensoleillée à partir de 11h. à 8h il neige encore un peu et le ciel est plombé. Les routes sont très glissantes et la route qui mène à Inspiration et Bryce point est fermée. Seuls Sunrise et Sunset Point sont accessibles. Nous nous préparons pour affronter ces conditions rudes avec nos chaines, nos guêtres et bâtons de randonnée. Nous commençons par descendre quelques centaines de m dans queen’s garden mais la progression est très difficile avec plus de 70cm de neige et un sentier qu’on a du mal à reconnaitre. On renonce à aller plus loin. En remontant on croise un ranger qui part ouvrir le sentier en ski de randonnée vers inspiration point. On va le suivre et force est de constater que le rythme auquel on progresse est loin d’égaler notre rythme en été.





Les 70cm de neige en montée quasi constante font que l’on va mettre quasiment une heure à faire un gros km mais quel plaisir d’être quasiment seuls avec la nature. A l’arrivé à Inspiration point le blizzard souffle et commence à dégager les nuages.







Il est quasiment 11h et accuwaeather avait raison :le temps neigeux va laisser petit à petit place au soleil entrecoupé de nuages puis à un franc soleil. Le retour vers Sunset Point sera plus aisé en descente et le paysage est tellement grandiose qu’on a enchainer jusqu’à sunrise point







puis faire la queens garden













et remonter par Navajo loop . devant tant de beauté, il est difficile de ne pas shooter tous les 50m…. Après ces quelques 5h de marche dans la neige, petite pause déjeuner au subway le long de la route (tout est fermé dans le parc en Hiver) avant de retourner pour la fin de l’après midi à Inspiration point (car la route a été dégagée et ré ouverte), Bryce Point que l’on ne peut admirer que de loin car il est trop dangereux de descendre au point de vue



puis enfin sunset point pour le coucher de soleil qui plonge rapidement le canyon dans l’ombre.





De manière certaine nous avons passé le meilleur 1er janvier de notre vie et il sera difficile de faire mieux…..

Jour 12 : initialement j’avais prévu que l’on parte sur Las Vegas mais vu la météo prévue ce jour avec un grand soleil, il est impensable de ne pas profiter un maximum de Bryce canyon et tenter la peekeboo loop sous la Neige. Par conséquent nous ferons un stop à Springdale ce soir ce qui raccourcira le temps de route. L’avantage de l’hiver c’est qu’il n’est pas nécessaire de se lever à 4h30 le matin pour admirer un lever de soleil. Là, être sur place à 7h45 suffit. Ce matin, j’espère un lever de soleil magistral. Le temps est très sec mais aussi très froid : ce sera le record du voyage avec -23°c . Après que le soleil se soit levé sur Sunrise Point,



direction Sunset point car selon moi les plus belles photos sont faites quelques dizaines de m sur la rim en allant vers Sunrise Point. C’est une splendeur que ces hoodoos à peine éclairés et parsemés de neige.







Le temps est splendide, et nous nous aventurons sur Navajo loop pour se diriger vers Peekaboo loop que je pense être très peu empruntée à cette période



et en effet, peu après le début de la loop, les traces dans la neige bifurquent à droite ce qui ne me semble pas logique. Nous les suivons quand même mais nous nous apercevons vite que nous faisons fausse route, ce que confirme le GPS. De retour sur le bon sentier, il s’avère que nous ouvrons la trace puisque les quelques personnes qui s’y sont aventuré se sont toutes trompées. La peekaboo loop est déjà fatiguante en été mais avec 60cm de neige et en ouvrant la trace c’est tout autre chose mais c’est encore mieux de se sentir seul foulant la neige immaculée dans un silence que seul le crissement de la neige vient troubler. Comme la veille, je m’arrête toutes les 5 minutes pour shooter car force est de reconnaitre, c’est un avis personnel, que c’est encore plus photogénique qu’en été.









Au final, nous mettrons plus de 4 heures pour faire la boucle de Navajo et Peekaboo loop et encore une fois plein d’images qui resteront gravées dans notre mémoire. Lorsque nous arrivons par l’entrée Est de Zion, de nouveau, la neige fait son apparition

ainsi que le verglas sur la route et il faut redoubler de prudence sur les parties de route à l’ombre. Il est trop tard pour prévoir de faire une randonnée dans Zion donc je fais plutôt des stops réguliers sur la route pour prendre quelques photos.





Le la Quinta INN de Springdale , notre hôtel pour le soir (superbement décoré de magnifiques photo panoramique d’un photographe local) est idéalement placé pour admirer le soleil qui se couche.









Le problème en hiver le soir est que beaucoup de restaurants sont fermés et donc il y a souvent de l’attente à l’entrée des rares qui sont ouverts. Il faut donc souvent s’armer de patience….

Jour 13 : Après un très bon et copieux petit déjeuner (cela change des petits dej en été dans la chambre car nous avons rarement des hôtels avec peti dej inclus), nous nous mettons rapidement en route vers la Valley of Fire, lieu de nos explorations à venir. Après 2 grosses heures de route, nous voici arrivé et quel contraste de température avec l’été où c’est souvent la fournaise. Là il ne fait que quelques degrés !!! après un petit tour d’échauffement dans les Whites Domes et Pique-Nique sur l’aire du parking, nous allons du côté de Fire Canyon pour explorer un peu,



puis vers Crazy hill,





Thunderstorm arch



et une zone très colorée en bordure de route.







Il y a des tas d’endroits que l’on repère de la voiture qui valent probablement le coup d’explorer mais c’est devenu difficile de se garer n’importe où pour explorer où bon nous semble car il y a beaucoup de pierres positionnés par les ranger pour empêcher les gens de se gare n’importe où. Nous irons ensuite à Fire Wave où il y a beaucoup de monde alors que quelques années en arrière, peu de monde connaissait cet endroit.

Nous terminerons la journée en retournant à Crazy hill qui n’est plus baignée par le soleil et qui révèle autrement sa palette de couleurs.





C’est sans conteste pour nous le plus beau des state parks de part ses couleurs incroyables et le nombre d’arches (même si certaines n’ont pas cette dénomination vue leur taille). Nous reprenons la route vers Vegas (où il a neigé quelques jours auparavant, la première fois depuis 14 ans !!! ), au son de Sin City de AC/DC que je m’entraine de temps en temps à jouer sur ma guitare électrique. Après un bon repas dans notre cantine locale, le mediterranean cafe dans Fremont Street, nous ne passerons que peu de temps sur le Strip juste le temps d’assister à l’éruption volcanique carton pâte du Mirage.



Le lendemain matin nous survolerons le grand canyon et Monument valley qui sont sous la neige mais ne regrettons rien : nous étions venu pour voir des paysages enneigés et nous avons eu le plus beau d’entre eux à mon avis en Hiver, Bryce Canyon qui restera notre plus beau souvenir. C’est sûr, si l’avenir nous le permet, nous reviendrons en Hiver….
Premier circuit en Californie, 12 jours English translation pending
by Erlia31000 · 2014-11-25 · 104 replies
Bonjour, Nous avons décider de partir au mois de mai 2015, une troisième fois aux USA, cette fois-ci en Californie. Si d'habitude je n'ai pas eu de difficulté pour créer nos itinéraires, la tâche me semble ici différente tellement les distances sont éloignées... Voici un premier itinéraire, j'attends vos avis, car je ne suis pas sûre d'avoir maximiser nos journées, ou au contraire, j'ai peut-être trop chargé... Notre souhait profiter un max et avoir le temps de prendre le temps, passer sur la Côte Pacifique (on ne privilégiera pas les parcs cette fois-ci), et voir un max de chose sans stress... J'ai noté les heures de trajet grâce à l'aide de Google Maps. J'avais opté en premier lieu pour les trois derniers jours à Vegas, mais je me suis rendue compte que le prix des hôtels doublaient pendant le we, et qu'il était risqué de quitter Vegas le jour de notre départ. Merci à vous !

J1 Arrivée SF / 14H35 Nuit SF

J2 Visite SF Nuit SF

J3 Matinée SF Après-midi Alcatraz Nuit SF

J4 Location voiture matin Passage par Twin Peaks Direction Muir Woods (40min route ) minimum 1h de ballade Direction Monterey 2h de route - visite ville fin de journée Nuit Monterey

J5 Visite Monterey Direction Carmel 10min visite de la ville et de la mission Départ pour San Luis Obispo 3h de route par la côte Passage par Hearsth Castel ? Nuit San Luis Obispo

J6 Visite San Luis Obispo Direction Santa Barbara – 1H30 de route Direction Barstow en soirée – 3H15 de route Nuit Barstow

J7 Direction Vegas Passage par Mojave National Preserve / Route 66 (Barstow/Arrêt Bagdad Cafe/puis Kelbaker Road qui traverse le Mokave pour récupérer Vegas) 3h de route Nuit Vegas

J8 Journée Vegas Nuit Vegas

J9 Retour LA 4H30 de route Nuit LA

J10 Hollywood Studio Nuit LA

J11 Journée LA Nuit LA

J12 Journée LA Départ 21H45 retour Toulouse
Classique de l'Ouest américain pendant le "Shutdown" d'octobre 2013 English translation pending
by Pat2684 · 2014-07-08 · 70 replies
Bonjour, voici mon récit sur mon voyage dans l’ouest en octobre 2013. C’était le premier voyage aux USA, je suis déjà allé au canada (le Québec plus particulièrement) en 2011.

Je suis tombé en plein pendant le "Shutdown", mais vous verrez j'en ai quand même bien profité.

Voici le parcours : 29/09 : Arrivée à San Francisco 30/09 : San Francisco 01/10 : San Francisco 02/10 : San Francisco 03/10 : San Francisco > Morro Bay par la Pacific Coast Highway 04/10 : Morro Bay > Yosemite 05/10 : Yosemite 06/10 : Yosemite > Mammoth Lakes 07/10 : Mammoth Lakes > Las Vegas 08/10 : Las Vegas 09/10 : Las Vegas > Zion 10/10 : Zion > Bryce Canyon 11/10 : Bryce Canyon 12/10 : Bryce Canyon > Page 13/10 : Page > Grand Canyon 14/10 : Grand Canyon > Los Angeles 15/10 : Los Angeles 16/10 : Los Angeles et retour en France

Bon c’est mon premier carnet sur ce site alors il faudra être indulgent 😉
Bus d'Arequipa vers Tacna English translation pending
by Soussou59 · 2014-06-26 · 25 replies
bonjours a tous, j'ai fais le tour des forum, le tour des sites de bus mais je ne trouve pas le moyen de faire le trajet arequipa to tacna afin de rejoindre le chili, merci a tous pour vos futur reponse
Retour Miami Costa Luminosa du 17 au 27 mars 2014 English translation pending
by Patjojo · 2014-03-29 · 74 replies
Bonjour à tous, `Je démarre le post pour les cr de ceux qui sont déjà rentrés de la croisière. Les chanceux qui font la totale jusqu'au 14 avril nous rejoindront plus tard. A bientôt pour nos aventures qui , je vous le promets, seront assez tumultueuses...... Patience, patience : vous saurez bientôt tout !

Patjojo
14 jours en Namibie en 4x4 English translation pending
by Cali2010 · 2014-01-23 · 80 replies
Salut à tous,

voici mon premier vrai post, en effet, j'ai bien profité de tous les messages des voyageurs sur le forum pour organiser ce qui a été un voyage EXTRAORDINAIRE pour nous! Nous en avons pris PLEIN les yeux, c’était magique !! je conseille à tous mes proches d’y aller, sachant que nous avons opté pour une formule confortable en ne réservant que dans des endroits sympas et souvent luxueux. Par contre, je n’hésiterais pas à opter pour une formule un peu plus roots en camping ou en alternant campings et lodges car les infrastructures sont dans la plupart des cas assez exceptionnelles.

J'ai la chance d'avoir un collègue namibien qui m'a bien conseillée et surtout donné l'idée d'y aller. je dois bien avouer que jene connaissais pas trop ce pays avant d’y aller ! Grace à ses conseils et autres informations glanées sur le net ou sur ce forum, j’ai donc préparé et réservé tout moi-même – mon compagnon s’est laissé guider ! C’est extrêmement facile de tout organiser, tout s’est passé exactement comme prévu.

Nous sommes partis du 6 au 22 juin 2013. En bref voici l'itinéraire que nous avons pris, en tout nous avons roulé 3000km sur les 2 semaines en Namibie):

Jour 1 à 3: Arrivée au Cap en Afrique du Sud, n'ayant que très peu de vols directs, nous avons profité de l'opportunité pour visiter brièvement l'Afrique du Sud. Nous sommes restés au Waterfront, visité la TableMountain, Camps Bay, l'aquarium, le marché. Le temps n’était pas trop avec nous, il pleuvait et faisait assez froid le 2è et 3è jour donc on a limité les visites. J’avoue que j’étais particulièrement impatiente d’arriver en Namibie.









Jour 4 à 5 – arrivée à Windhoek. Malheureusement notre vol de midi a été décalé au soir (18h), donc nous n'avons pas pu récupérer notre voiture de location. On a dû aller en taxi jusqu’à notre premier lodge (AUAS Safari Lodge) pour ensuite récupérer la voiture le lendemain à Windhoek, toujours en taxi. Super lodge, en plein milieu de la nature, on en a profité au matin pour se balader, on avait déjà pu y croiser des springboks et des phacochères.

Une fois la voiture récupérée, en route pour l’Agama River Camp, dans la région du désert du Namib. À peine sortis de Windhoek, nos yeux s’émerveillent ! les paysages sont à couper le souffle, on s’arrête prendre des photos à chaque springboks qu’on rencontre – je vous rassure, on a arrêté très vite tellement on a vu d’animaux !







Nous arrivons à la tombée du jour, ravis de découvrir notre bungalow individuel avec terrasse sur le toit. Très bel endroit, on a très bien mangé et étés bien accueillis par un couple de sud-africains qui tient le lodge. Nous n’avons pas profité de la (petite) piscine car les matinées et les soirées restent bien fraiches.

Jour 5, le lodge nous conseille de visiter l’un des deux vignobles de Namibie – dont le nom m’échappe à présent. Ils possèdes 3 sources naturelles qui permettent d’arroser les vignes. Petite dégustation de vins et de fromages, accueil super comme partout là-bas !

On se met en route pour Le Mirage, à Sesriem. Encore une fois, les paysages sont époustouflants, nous ne nous attendions pas à une vue aussi magnifique quand nous sommes arrivés au lodge ou nous allons passer 2 nuits. Nous avions vue sur un point d’eau, qui était très fort peuplé en Oryx quand nous sommes arrivés. L’électricité de l’hotel est assuré par un gros générateur, qui n’a pas été toujours très fiable ! Aucun souci pour nous de passer le repas aux chandelles, d’autant qu’ils nous ont offert une bouteille de vin pour s’excuser du désagrément !

Lendemain matin, en route pour les dunes de Sossusvlei.. encore une fois, paysages à couper le souffle.. on rencontre pas mal d’oryx, autruches, springboks sur le chemin et sur les dunes. Nous avions loué un gros 4X4 qui nous a bien été utile pour se balader dans les dunes. Si vousn’avez pas de 4x4, vous pouvez prendre une navette pour effectuer les derniers kilomètres. Autre point super, c’est qu’il n’y avait personne ! nous avons croisé des autres 4x4 bien entendu mais on pouvait les compter sur les doigts d’une main. Seul regret, ne pas avoir fait un tour en ballon ou en avion, mais les prix sont assez prohibitifs ! Cependant, la vue d’en haut sur les dunes doit être juste magique.



Sur le chemin de retour, nous sommes allé visiter le canyon qui se trouve à qques km de l’entrée du parc de Sossusvlei, ensuite retour à l’hotel.

Lendemain matin, visite d’une guest farm qui œuvre pour la réhabilitation des guépards. Nous avons donc eu la chance de caresser ces gros chats ! (qui ronronnent très fort d’ailleurs !) et ensuite, en route pour Swakopmund !



On savait qu’on ne devait pas partir trop tard car ily beaucoup de route et de nombreux passages sont difficiles car la route n’était pas plane. On arrive en fin de journée à Swakopmund, au Stiltz, petits bungalows sur pilotis sur la plage pour 3 jours.

Ce qu’on avait sous-estimé, c’est qu’il fait beaucoup plus frais sur la côte, surtout au mois de juin ! heureusement, la couverture était chauffante et je peux vous assurer que ce n’était pas un luxe !lendemain, visite de la ville et de ses environs, on prend notre temps, on va manger à Walvis Bay, on va voir le lagon ou des centaines de flamants roses se donnent rendez-vous !

Lendemain matin, on vient nous chercher (pile à l’heure)pour une balade en bateau (Ocean adventures). Nous avons absolument adoré !malheureusement le brouillard a mis du temps à se lever, il faisait donc bien frais, mais nous avons pu voir des dizaines de dauphin, une baleine, des dizaines de pélicans et des centaines d’otaries ! nous avons même eu la visite de plusieurs pélicans et une otarie sur le bateau (et sur mes genoux !).



Swakopmund est connu pour les sports extrêmes, doncles amateurs de quad, parachute, surf sur les dunes de sable seront ravis !

À mon avis 2 nuit auraient été suffisantes, mais nous n’avions pas prévu un temps aussi froid et brumeux (env 12 à 15 degrés), l’air de l’océan atlantique n’a pas aidé à réchauffer l’atmosphère !

Lendemain matin, en route pour Etosha, mais vu que la route était longue, nous avons décidé de nous arrêter au Vingerklip lodge dans le Brandberg. Magnifique lodge au milieu d’arbres et montagnes. Un des restaurantss e trouve en haut de la montagne adjacente aux lodges, c’est juste magnifique –oui je sais, tout est magique !

Lendemain matin, départ pour Etosha – je suis toute excitée ! Arrivée à Etosha Village en tout début d’après midi (proche de l’entrée sud du parc), une fois installés, nous filons au parc d’Etosha. À peine le gate traversé, premier point d’eau ou se croisent girafes, phacochères, zèbres, antilopes ! Nous ne savions pas ou donner de la tête !! peu après on nous dit (un coupe de touristes nous arrêtent en voiture) que des lions sont en train de faire la sieste près d’un point d’eau. Voilà qu’on les voit, en train de dormir comme des gros chats à quelques mètres de la voiture ! plus tard dans la journée, nous croiserons encore nos premiers éléphants !



Retour au lodge pour une seule nuit, buffet excellent, chambre sympa car il s’agit de tentes sur pilotis mais avec tout le confort nécessaire, mais la salle de bain se trouve sur le palier, en dehors de la tente !

Lendemain matin, en route pour le Halili camp au milieu du parc. Sur le chemin, nous profitons bien sûr de visiter chaque point d’eau que nous croisons. Nous avons de la chance, nous voyons énormément d’animaux, que ce soit dans les plaines ou dans les points d’eau. Nous en prenons encore plein les yeux. Le parc étant tellement énorme, nous croisons vraiment très peu de voitures, dans certains points d’eau, nous resterons de nombreux moments seuls. Arrivés au camp, nous déposons nos affaires (j’avais opté pour la honeymoon suite qui n’était vraiment pas chère car prix hors saison), nous filons voir le point d’eau du camp. Avantage de ce point d’eau, cette fois ce ne sont pas que des springboks ou autres antilopes que nous voyons, mais bien des éléphants et des rhinos ! nous sommes bien installés au soleil sur les bancs pour admirer les animaux.







Le programme du lendemain est très similaire, nous nous lassons pas de voir tous ces animaux !







Après notre deuxième nuit, nous prenons route pour Emanya un lodge très récent et moderne en dehors du parc, proche de la sortie est. Magnifique endroit, avec son propre point d’eau à quelques mètres de la terrasse ou phacochères, oryx, springboks, zèbres, gnous et autres autruches se relaient.

Lendemain matin réveil aux aurores pour visiter le parc avec le guide du lodge, on y verra nos premières hyènes !ensuite on profite de cet endroit magnifique pour se la couler douce. Après 2 nuits, nous nous mettons en route pour Erindi, la plus grande réserve privée du pays.

Arrivés à quelques mètres de l’entrée du lodge, nous croisons un guépard !! les prix sont extrêmement prohibitifs, heureusement, tout est compris, et vraiment la vue sur le point d’eau principal le vaut bien !







Seul bémol, les filles de la réception étaient imbuvables !!nous sommes toujours agréables et polis et généreux en pourboire, j’avoue ne pas avoir compris l’attitude de ces jeunes filles qui n’ont même pas pris la peine de nous dire aurevoir ou merci une fois la note payée. Elles n’ont pas daignées non plus nous faire faire le tour du propriétaire, en effet, le restaurant / point d‘eau n’étaient pas indiqués ! Enfin bon, c’était bien le seul endroit en Namibie ou nous avons pu nous plaindre de l’accueil..quoique la fille de la société de location de voitures n’était pas super agréable non plus !

Un tour avec un guide était aussi compris, nous avons vu un guépard manger un springbok qu’il venait de tuer, et un couple de lion/lionne sont passés à côté de notre jeep !

Après 2 nuits, nous prenons la route pour Windoek pourrendre la voiture et aller à l’aéroport.. bien tristes de devoir rentrer et de revenir dans la réalité !!

J’espère que j’aurai réussi à vous faire voyager à travers mon récit un peu décousu et surtout au travers des quelques photos (une de mes passions, je ne vous montre qu'un petit échantillon)!!
Manifestations à Bangkok (part. 2) English translation pending
by VoyageForum · 2014-01-17 · 1017 replies
Bonjour,

Le fil précédent de cette discussion étant arrivé à saturation, nous vous proposons de continuer celle-ci ici.

L'équipe VoyageForum
Budget pour 6 mois en Amérique du Sud English translation pending
by Kafouniet · 2013-12-15 · 24 replies
Bonjour,

Je n'ai jamais voyagé en Amerique du Sud , je ne connais pas du tout.

On pars en couple , on a 25 ans , atterissage à Buenos A. , en faisant attention, en evitant l'avion : on a tout notre temps mais un budget fini , en dormant dans des endroits simples , .... L'idée est de rester le plus longtemps possible, si on peut y travailler pour augmenter un peu notre pecule on n'hesitera pas

Quel argent par mois faut il pour 2 en l'Argentine , Chili, Perou , eventuellement le Bresil (mais ca l'air de craindre un peu) et le Costa Rica ?

Merci pour vos reponses
La solitude du voyageur English translation pending
by Julialaf · 2013-11-07 · 53 replies
Actuellement depuis 1mois solo en Asie j'ai pris le temps de faire le point sur le sentiment de solitude que je ressens régulièrement:

Bilan 06/11/13 - avion pour Semarang -Sentiment prédominant depuis le début: la solitude.Sentiment que je pensais avoir déjà ressenti en France. Mais ici il prend une toute autre dimension. Une dimension bien plus profonde. Je pensais que quand on disait "j'ai mal au cœur" lors d'une séparation ou autre était une expression, mais en fait c'est réel.Lorsque je ressens la solitude ici, je la ressens vraiment dans mon corps, dans mon cœur. Mon cœur se serre et ma gorge se noue. Et si je me fixe dessus, les larmes montent.

Elle est présente plus particulièrement dans certaines situations: - le soir lorsque je ne suis pas fatiguée.- en fin de journée, lorsque je retourne à l'hôtel après une journée d'activité.- dans les transports.- lors des repas lorsque je n'ai pas internet. Contrairement à ce que j'ai pu lire sur les forums concernant la solitude du voyageur, comme quoi c'est une fausse idée puisqu'il est plus facile de rencontrer du monde lorsqu'on est seul... Et on est donc jamais vraiment seul lorsqu'on voyage seul.Je ne suis pas tout à fait d'accord. 

Tout d'abord il y a un point déterminant qui est celui de la langue. J'ai de bonnes bases en anglais mais pas assez pour aller au delà des discussions basiques. Ce qui, au bout d'un moment, fatigue, puisque j'aimerais bien avoir des discussions plus profondes avec les gens que je rencontre.

Ensuite, cela dépend de la personnalité de chacun. Parce que aller vers les gens spontanément n'est pas donné à tout le monde. Je ne le fais pas naturellement en France donc à l'étranger !Je ne suis pas fermée mais plutôt du genre à observer, à écouter. Et je n'ai pas besoin d'être entourée de beaucoup de monde pour être bien.Je favorise la qualité à la quantité, donc je mets du temps à me lier d'amitié avec quelqu'un.J'ai du mal à concevoir les rencontres pour 3/4 jours, je n'arrive pas à passer du temps avec quelqu'un que je ne connais pas, bien sûr je pourrais faire connaissance, mais entre en jeu le problème de la barrière de la langue.

Il y a également un autre point concernant la solitude, c'est celui de la réflexion.Parce que quand on est seul on réfléchi, on pense beaucoup... Trop ! Par moment c'est à rendre fou ! Parce que ça angoisse de réfléchir à la vie... De se rendre compte qu'on est seul ! Sur le moment c'est dur.

Néanmoins je reste persuader que ce sera bénéfique après, à la fin du voyage.Je sais que je serais plus forte, plus posée, puisque j'aurais eu le temps de réfléchir ! Je fais le point sur beaucoup de choses, voire sur toute ma vie, et ça c'est plutôt une bonne chose. Réfléchir. Ce que je ne fais jamais en France puisque dans ces moments là il y a un truc magique: la TV.Chose que tu n'as pas non plus en voyage, ça peut paraître ridicule mais parfois j'aimerais qu'elle soit là pour que les journées où j'ai un coup de blues passent plus vite. Ou pouvoir mettre un film avant de dormir me sortirait de mes angoisses. Mais non je dois faire face.

Le temps ! Voilà un autre aspect de la solitude. À l'étranger, pas de TV, pas tjs internet, pas la presse française et autres magazines, pas de livres (une fois qu'on a fini ceux qu'on a emmené), pas de cinémas, de films...Donc mise à part les journées touriste où on visite, les "day off" peuvent vite se transformer en torture lorsqu'on est seul.Je n'ai jamais réalisé à quel point une journée peut être longue.

De plus si tu voyages dans un pays où la vie est bon marché, tu manges au resto, donc, les repas, activité qui pourrait t'occuper (en faisant les courses, en cuisinant, en faisant la vaisselle), se transforme en toi, le menu, les couples à côté. (Je sais je réfléchis beaucoup)

Toujours concernant les repas, dans les pays bon marché, les backpacker ne sont pas équipés de cuisine, donc encore un frein aux rencontres. C'est toujours plus facile de parler au gens dans un endroit convivial tel qu'une cuisine, plutôt qu'assis au resto. Je sais les salons ça existe, sauf que dans les backpacker les salons sont souvent synonymes de "skype/Fb time".

Autre point,  pays bon marché+backpacker=vadrouille !Les voyageurs ni reste pas plus de 4 nuits ! Contrairement aux autres pays où les voyageurs restent quelques semaines pour travailler.Donc encore difficile de se lier avec quelqu'un qui arrive dans ton dortoir et qui repart le lendemain... À quoi bon ?

Je suis sans doute un peu fataliste.Il faut sans doute que je m'ouvre plus, c'est ce que va m'apprendre ce voyage. À être moins retissante aux autres.J'en suis encore au stade de la découverte, de l'apprentissage du voyageur solo.Mais parfois j'ai envie de baisser les bras parce que du coup j'ai l'impression de passer à côté de mon voyage, de ne pas profiter.Je fais les choses parce qu'il faut les faire, parce que je suis là pour ça. Mais c'est sans grande conviction.

Je suis pas spécialement triste de ne pas partager avec quelqu'un que j'aime les différentes visites ou activité, c'est plus une présence qui me manque le soir, le matin, un repère, qui rassure. Et bizarrement moi qui prend toujours des tonnes de photos, en étant seule j'en prends beaucoup moins, étant donné que je partage avec personne en direct mon voyage, je ressens pas le besoin de le partager par les photos. Tout ce que je fais, tout ce que je vois, je le garde dans mes souvenirs, dans mon cœur. Après tout c'est mon voyage solo ? Donc c'est mes souvenirs qui comptent.

Pour revenir aux situations qui m'angoissent et qui font apparaître ma copine la solitude, je dois trouver des parades pour les éviter ou les surmonter:Je fais tout mon possible pour être fatiguée le soir (je me lève très tôt même si j'ai envie de trainer au lit), le midi je déjeune dans des endroits sympa entre deux visites donc ça va, le soir j'essaie d'avoir internet lorsque je dine pour regarder des vidéos drôles et ne pas réfléchir.Pour les transports... Je sais pas encore, parfois la musique et à partir de maintenant je vais écrire !

Je penses que ce que je retiendrais de ce voyage c'est plus ce qu'il m'a apporté personnellement, psychologiquement que les paysages et visites en tout genre.(Ouf je viens de me relire... ! J'en avais des choses à dire ! Oui parce que quand on est seul on a tendance à parler tout seul aussi... ! Ahhhh la vie est incroyable)

Je sais maintenant que j'ai besoin des autres pour être heureuse. Ce que j'ignorais jusqu'à présent, puisque je m'attache difficilement voire pas du tout aux gens. Mais je m'en rends compte aujourd'hui que je tiens à certaines personnes, et qu'elles contribuent à mon équilibre, à ma tranquillité, à quiétude, même si je ne les vois constamment, même si je ne partage pas tout avec.(J'ai la chance d'avoir rencontré quelqu'un de très particulier quelques mois avant de partir. Sans cette personne je serais déjà rentrée en France. Il me donne énormément de force, même à distance.Mon padou)Envoyé de mon iPhone
18 jours en solitaire aux Etats-Unis English translation pending
by Slash1654 · 2013-09-21 · 217 replies
Bonjour à tous !

Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien:
http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s

Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !

Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...

Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.

SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.

On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...

Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !

Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:



Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.



JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…

Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !

Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.



A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!

Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…



Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !

Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !

Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.

A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.

Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».

Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.

Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...



Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!

Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
Situation en direct Hurghada - Sharm el-Sheikh English translation pending
by Christooo57 · 2013-08-16 · 59 replies
Bonjour, j'ai voulu ouvrir un nouveau sujet concernant la situation actuelle des stations balnéaires de la mer Rouge. A tous les vacanciers qui sont sur place ou bien les gens qui y reviennent, merci de bien vouloir raconter la situation actuelle (manifestations, conseil de rester à l'hôtel, ...). Je compte m'y rendre (Hurghada) fin octobre...

🙂
Havasupai: canyon inondé English translation pending
by Rockingusa · 2013-08-01 · 18 replies
Bonjour à tous,

Je viens d'apprendre que le canyon d'Havasupai est fermé en raison d'un important flash flood.Voici ce que l'on peut lire depuis ce matin sur le site d'Havasupai:

"Canyon is closed due to flooding. Will reopen August 6th. If you have reservations during the closure, please call the Camping Office or the Lodge"

J'espère sincèrement que tout reviendra à la normale... je suis supposée y passer 2 nuits vers le 14 août...
Trois petites semaines à l'ouest des États-Unis (retour) English translation pending
by Sylbau · 2013-06-11 · 40 replies
De retour des USA, je vous fais partager mon carnet de voyage (juste retour des choses car c'est surtout grâce à ce forum que j'ai préparé ce voyage) Nous avons voyagé 3 petites semaines de l'Oregon à Seattle puis la route 101, San Francisco, Yosemite, Death Valley, Joshua tree, Los Angeles... Notre fille Zoé qui a 16 ans passe une année scolaire dans l'Oregon, l'occasion était trop belle de la retrouver et de partir à la découverte de ce grand pays. Je ne publie pas tout d'un coup.. pour que ce ne soit pas indigeste mais si vous êtes du genre à ne pas aimer les feuilletons, vous pouvez trouver la suite des aventures dans mon blog (rassurez vous, ça finit bien 😉). Pour les autres, la suite très bientôt . et je vais essayer d'ajouter en plus de ce qui est sur le blog quelques petites adresses et prix

Dimanche 5 mai 2013 Depuis presque 9 mois, une partie de notre tête, de notre vie, est dans l'Oregon où notre fille Zoé passe presque 1 an pour son plus grand bonheur. C'était trop tentant d'aller lui faire un petit coucou et d'en profiter pour découvrir ce grand pays où nous ne sommes jamais allés. 3 petites semaines pour en profiter... et vous raconter. C'est bizarre le temps. On part un matin à 10 h de Paris; on fait 13h30 d'avion + 3 h d'escale à Londres et on est à 17 h à Los Angeles... est ce que si on voyageait chaque jour vers l'ouest, on remonterait le temps et on reviendrait à la date du départ ? (ce serait pratique pour les congés... Mais quand même, c'est loin l'Amérique !

Vols sans encombre et passage à l'immigration américaine avec une queue énorme de voyageurs devant les guérites. on se voit déjà bloqués là pour 3 h mais en bons français, on resquille un peu en changeant de file et on s'en sort en 1 h. Empreintes, questions basiques sur les motifs du voyage et nous voilà estampillés" accepted". Thank you Sir. Normalement il faut encore faire la queue pour la douane (1 h) mais un ange gardien nous ouvre une barrière et nous fait sortir directement. Re-thank you Sir !

J'ai eu la bonne idée (on n'est jamais mieux félicité que par soi-même) de louer une voiture pour notre petite nuit à Los Angeles. 49 $ = 1 fois1/2 moins cher que le taxi pour aller à Santa Monica où nous logeons et on va pouvoir se ballader un peu. Notre premier contact avec un autochtone chez AVIS est plutôt sympa "bonjour"; il nous parle de vins français, plaisante, et nous donne notre petite Chevrolet automatique qu'Eric peine un peu à prendre en main. (je sais, la photo est de traviole mais 9 h de décalage horaire, ça vous tourne la tête...😉

Le soir on veut aller se promener dans Santa Monica et on cherche à se garer mais les parcmétres sont bizarres et peu explicites, on part voir comment font les autres voitures et en se retournant on voit un grosse voiture de police garée à côté de la Chevrolet et un policier en train de faire des photos des plaques. On court (enfin je cours...) "please Sir" et il nous regarde fixement quelques secondes sans rien dire. Eric essaye d'expliquer le problème et le policeman répond que c'est impossible de se garer là - on est mal, on imagine deja le sabot et autre amende ...mais il finit par dire "vous êtes français ?" et il remonte dans sa voiture. OUF ! Thank you Sir !
Inde: quelques infos ou intox? A confirmer English translation pending
by Av42 · 2013-06-10 · 80 replies
Bonjour à tous ! Je vais me rendre en Inde dans quelques jours. Je lis sur des sites internets des conseils avant le départ. Je trouve parfois des choses intéressantes mais étranges pour quelqu'un qui n'est jamais allé en Inde. J'aurais donc besoin de votre confirmation :)

Doit on :Se munir d'une moustiquaire imprégnée d'insecticide (insecticide-treated mosquito net ou ITN) pour le lit. Vous avez la possibilité de procéder vous-même à l'imprégnation de la moustiquaire (permethrine (500 mg/m2) ou deltaméthrine (25 mg/m2)) ou de vous la procurer déjà imprégnée. Outre une protection très efficace contre toutes les espèces de moustiques (y compris l'anophèle porteuse du palu) elle éloigne et tue aussi de nombreux autres parasites tels que puces, poux ou punaises. Disponible en parapharmacie, la moustiquaire imprégnée biplace de marque "5 sur 5" coûte une cinquantaine d'euros En déplacement dans des zones à moustiques, couvrir les parties apparentes de son corps avec du répulsif (de préférence à basede DEET) peut aussi s'avérer efficace (environ 5 à 10€ selon marque et conditionnement). Se munir de comprimé purificateur pour l'eau ? Appliquer la désinfection des douches, poignées de portes, avec une pastille d'eau de Javel mise en bouteille ça prend 5 mn à chaque changement d'hôtel. Et des boules de naphtaline que l'on met sur les grilles d'évacuation d'eau (pas mal d'hôtels en mettent à cause des cafards).Je suis un jeune étudiant qui va rester 6 mois en Inde, et je pense que le principal risque est celui de la sûreté sanitaire. Mais je ne veux pas être parano...juste prudent ! Avez vous par ailleurs d'autres conseils avant le départ à me donner ? :)

Et juste un dernier point, concernant le réseau de téléphone mobile, connaissez vous un opérateur indien qui offre des tarifs préférentiels pour les appels vers la France ? :)

Merciiiiiii !
Hôtel Hilton Marsa Alam English translation pending
by Chatulu · 2013-05-20 · 10 replies
Bonjour,

Nous allons avec un enfant de 3ans dans cette hôtel fin juin.

certains d'entre vous connaissent ils cette hôtel?

Y a t'il beaucoup de monde fin juin?

Les transats sont ils prit d'assaut dés le matin?

Toute autres infos sont bonnes à prendre.

Merci d'avance
Croisière "Terre Sainte" Costa Pacifica du 9 octobre 2013 English translation pending
by Mimietge · 2013-05-18 · 183 replies
Bonjour à vous tous.Nouvellement inscrite à voyageforum, le 9 octobre 2013, je pars avec mon époux faire une croisière Terres saintes à bord du Costa Pacifica.Nous partons de Nice gare SNCF via Savone.Y aurait -il d'autres personnes partant pour cette même croisière le même jour? Sinon, avez-vous fait récemment cette croisière (les dernières discussions datant de l'année dernière), pour me donner des infos concernant notamment les escursions - celles de Costa et celles faites individuellement - les plus intéressantes à faire, les astuces...Merci d'avance et à très bientôt sur le forum😉
Pourquoi nous devrions tous parler anglais English translation pending
by Stefride · 2013-02-07 · 421 replies
Par habitude, mes textes sur ce forum sont plutôt sur un ton léger, j'aime aborder les choses avec humour, surtout quand il s'agit de choses sérieuses. Mais pour ce post, je vais mettre mon habit sérieux. Costume ok, cravatte ok, chaussures qui brille c'est bon, on y va.

J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.

Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.

Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.

Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.

Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.

Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.

Regardons ça de plus près.

Histoire

L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?

Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).

Alors qu'est ce qui a changé?

Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.

Technologie et communauté.

C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.

J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.

Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.

Apprentissage

Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?

En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).

Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.

Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.

L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.

Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.

Tous ensembles

Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.

Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.

Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.

N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!

Version original de cet article sur mon site perso ici.
Les Fêtes au Don Lino (Holguin) English translation pending
by Sunmoon77 · 2013-01-09 · 32 replies
Combien de gens de mon entourage ont sourcillé d’apprendre que nous allions au Don Lino! Comme si nous allions mourir de faim... Si je vous écrit aujourd’hui, c’est signe que ce n’est pas le cas! 😉

Départ le 22 déc avec CanJet. Trois jours avant le départ mon agence de voyage m’appelle pour me dire que le départ a été devancé de 12h ainsi que le retour. C’était une bonne nouvelle pour nous: les vacances allaient commencer plus tôt et nous avons évité un vol de nuit pour le retour! 😎

Le vol s’est très bien passé, même que c’était le plus agréable que j’ai fait jusqu’à maintenant. Service très courtois, en français et avec le sourire. Comme j’ai très mal aux oreilles à la descente, on m’a donné 2 verres en styromousse avec des serviettes humides dans le fond pour appliquer sur mes oreilles. J’avais l’air d’une extra-terrestre mais ça m’a soulagée, c’était l’essentiel!!! Nous sommes partis à l’heure malgré le déglaçage de l’appareil. Pour le retour, le service était aussi courtois et ponctuel qu’au départ, ce que je trouve étonnant car d’habitude, je trouve qu’ils ont plus l’air bête au retour (puisqu’ils font souvent un vol avant) mais c'était impeccable.

À notre arrivée au Don Lino vers midi, notre chambre était prête. Avant de partir, nous avions fait la demande pour un frigo et nous l’avions à notre arrivée. Notre chambre était la #1021, une des cabanas situées directement sur la plage. Superbe vue de notre petite terrasse et du coin salon. Les oreillers étaient minces alors nous en avons demandé 2 autres. Moins d’une heure plus tard, nous avions d'autres oreillers très douillets! 🙂 Dès notre arrivée, les serviettes de plage étaient dans la chambre. C’est la femme de chambre qui les change quand on en fait la demande. Nous avions un lit king très confortable. Le mobilier ne semble pas récent mais tout est fonctionnel. Parcontre s'il pleut, ne mettez rien près des fenêtres car l'eau entre parfois même si elles sont fermées (selon la direction du vent). Il n'y a pas de moustiquaires dans les vitres. Il n'y a pas de moustiques les jours venteux mais quand le vent est calme, il est préférable de les fermer le soir.

COMMODITÉS DANS LES CHAMBRES: Les chambres 1000 à 1019 sont les chambres rénovées. Je ne suis pas certaines des # de chambres car ils n’étaient pas sur les portes mais notre couple d’amis avait la 11e donc la 1011. Généralement, elles ont la vue sur la piscine et un peu sur la mer. Le coin salon est plus petit mais leur salle de bain sont belles avec un grande douche. Climatisation silencieuse. Courant 110v. Coffret de sûreté.

Les chambres 1020 à 1037 sont celles directement sur la plage avec un coin salon séparé de la chambre. Salle de bain plus petites que les autres, le lavabo est situé en dehors de la salle de bain. Climatisation moins récente (donc un peu plus bruyante) située juste à côté du lit. À cause du mur séparant le salon et la chambre, elles sont un peu plus sombres, sauf les unités situées aux coins qui ont 2 fenêtres de plus. Courant 110v. Coffret de sûreté. 2 belles chaises longues devant la chambre.

Il y a d'autres chambres dont je n'ai pas noté le #. Elles sont située en face du lobby. La vue dont elles avaient étaient très ordinaires puisque le devant donnait sur une clôture. Je n'ai pas vu l'intérieur non plus mais les fenêtres et leur porte semblaient avoir été changés récemment.

Bungalows: je ne connais pas le # des chambres. Elles sont toutes faites en bois, c’est très beau. Salle de bain complète (bain et douche), avec petit frigo mais pas de coffret de sûreté. Courant 220v pour ces chambres.

Il y a la télévision par sattellite mais il n’y a aucun poste de télé francophone. Pas d’accès à internet sur le site. Certains verront ça comme un inconvénient. Personnellement, je trouve que c’est un excellent moyen de décrocher complètement et de profiter pleinement des vacances.

Le ménage est fait tous les jours. Comme partout ailleurs, il y a certaines choses auxquelles les femmes de chambres portent moins attention dont les miroirs. Mais ce fût ainsi dans tous les autres hôtels que j’ai fait.

COMMODITÉS DE L’HÔTEL: Seulement en 2 semaines, nous avons vu énormément de changements positifs! Je pense qu’ils travaillent fort pour gagner une autre étoile. D’abord, il y a maintenant un bar ouvert 24h! 😎 Il y a 2 matins que nous avons remarqués qu'il n'était pas ouvert mais je suis certaine qu'il demeure ouvert tant et aussi longtemps qu'il y a du monde. Il y a aussi le snack qui a un nouveau menu. Ils servent maintenant de la pizza. On peut aussi y manger des hots-dogs, sandwich jambon-fromage, hamburger, poisson frit, salade végétarienne ou de fruits. Ouvert de 10 à 17h. Il y a du ketchup et de la moutarde mais personnellement, j'étais contente d'avoir mes propres enveloppes de ketchup car le leur ne goûte pas pareil 😄

La piscine est petite mais très bien entretenue. Très belles chaises longues. Musique parfois un peu trop forte.

La végétation y est plutôt sauvage. Il y aurait peut-être un peu d'amélioration à apporter de ce côté mais en même temps, ça donne au site un certain cachet cubain authentique. Mais c'est vrai qu'il y a eu le passage de Sandy 1 mois et demi avant...

C’est vrai que la plage est rocailleuse mais nous avons trouvé un endroit à l’extrémité droite de la plage (après les 2 tourelles) où on peut y entrer sans souliers d’eau (de préférences à la marée basse quand on voit mieux le fond). Malgré tout, je vous suggère fortement d’apporter des souliers de plage. Il y a la plage de Playa Blanca qui n’est pas loin (une quinzaine de minutes en vélo) ou 5-7 minutes en calèche (6 CUC aller/retour). Cette plage est superbe. Le fond de l’eau et le sable y sont plus beau qu’au Don Lino. Il y a un petit kiosque qui y sert de la pizza au fromage entre 11h et 13h (5 pesos mais je ne sais pas si c’est en monnaie nationale ou en CUC).

Il y a une trentaine de pallapas sur la plage. Ne soyez pas inquiets, il y en a pour tout le monde et des chaises aussi. Même quand l’hôtel était plein, nous n’en avons pas manqué. D’ailleurs, à la piscine et devant notre chambre, ce sont les plus belles chaises de plage que j’ai vu parmi tous les hôtels que j’ai fait (imitation d’osier).

Les réservoirs à eau chaude sont chauffés par des panneaux solaires. Nous n’avons jamais manqué d’eau chaude, même pendant les journées où il n’y avait peu ou pas de soleil. Bonne pression dans l’eau de la douche.

Comme animation, il y avait du stretching, des leçons d’espagnol, du volleyball, un tournoi de tennis et des leçons de danse. Le soir, il y avait un groupe de musique tradtionnelle. Une fois/semaine il y a un spectacle de danse et il y a eu un magicien.

ACTIVITÉS: On peut y faire de l’équitation à tous les jours, GRATUITEMENT. Il suffit de vous rendre à la piscine et d’en parler avec l’animateur ou l’animatrice (LEITY). Les vélos sont aussi à votre disposition et sont disponibles derrière la scène près de la piscine. Le court de tennis est plus beau que certains que j’ai vu dans d’autres hôtels. On peut aussi jouer au basketball. Pour ce qui est de l’apnée, j’avais apporté mon équipement mais je dois avouer que ce n’est pas l’endroit où j’y ai vu la plus grande variétés de poissons.

Un jeudi, nous avons eu un beach party avec feu de joie sur la plage. Je pense que c’était à la demande d’une habituée. Si vous avez une idée d’activité, vous pouvez leur faire la suggestion et je suis certaine que si c’est possible, ils le feront.

Il est indiqué dans certaines brochures qu’il y a de l’équipement pour faire du sport nautique non motorisé mais ce n’est pas le cas pour le moment. La bâtisse pour y mettre l’équipement est construite (en face du lobby près de la mer) mais il n’y a rien. De toutes façons, avec la plage rocailleuse, je ne sais même pas si ce serait possible. Parcontre, je verrais bien un restaurant à la carte à cet endroit.

BUFFET: C’était vraiment agréable de manger sur la terrasse. Il y a toujours 3 choix de viandes et un choix de pâtes (de la sauce tomate la plupart du temps). Souvent le soir, il y a un préposé pour faire griller de la viande: du porc, du poisson ou des calmars (moins populaires). La 2eme semaine, il y avait même du boeuf. Les desserts ne sont pas leur point fort. C’est souvent des flancs ou des puddings mais quand il y a de la crème glacée, tout le monde est content car elle est très bonne! Il y a toujours des fruits frais (ananas et papayes). Les déjeuners sont les meilleurs avec omelettes, bacon, jambon, fromage, saucisses et vers la fin de notre séjour, des céréales ont été ajoutées. Sauf qu’à la 2e semaine, le grille-pain a flanché mais tout a été réparé avant notre départ.

C’est ADRIAN qui est le manager des cuisines et des bars et il fait un travail remarquable. Du côté du buffet nous avons aussi vu une différence durant notre séjour, le choix devenant un peu plus varié. Le personnel donne un service incomparable. Il n’y avait qu’une serveuse avec qui c’était catastrophique, on dirait qu’elle oubliait les gens sur la terrasse. Avec elle, les assiettes s’empilaient, les gens remplissaient eux-même leur verre de vin, allaient chercher leur ustensiles... La situation a été remédiée quand RUDOLPHO a prit la relève à la terrasse; il est très attentif à nos besoins et il essaie de parler français. Il y a aussi BARBARA qui est adorable, souriante et aux petits soins. ll y a aussi JUNIOR au bar qui parle un très bon français et qui est très drôle. Il y a aussi JESUS (Chuchi) qui a les plus beaux yeux de Cuba et qui sert de très bons cocktails. Ils servent aussi de très bon cappucino au bar du lobby.

Pour Noël et le jour de l’an il y avait du porc façon méchoui et de la dinde (très bonne). Les tables étaient bien décorées. Au jour de l’An parcontre, ce fût plus tranquille. Il n’y avait que 90 personnes à l’hôtels et comme il y a beaucoup d’habitués, ils étaient nombreux à être sortis de l’hôtel pour aller chez des familles Cubaines. Comme il pleuvait, ça jouait aussi sur l’ambiance. J’ai été un peu déçue du choix musical. Après la musique traditionnelle, il n’y a eu QUE du reggeaton. Sur la piste de danse, il n’y avait que les employés de l’hôtel. Ça m’a donné l’impression que c’était davantage un party pour eux (impression partagée par d'autres voyageurs). Je crois que les autres touristes auraient dansé s’il y avait eu plus de variétés dans le choix musical. Je sais qu'ils ne sont pas très "pro-américain" à Cuba mais il y a quand même plusieurs artistes latinos qui ont du succès et qui sont connus de tous.

À FAIRE À L’EXTÉRIEUR DE L’HÔTEL: Il est facile de sortir de l’hôtel car il y a toujours un taxi qui attend ou des calèches. Pour aller à Santa Lucia (Rafael Freyre) en calèche, il en coûte 25CUC (20CUC en taxi), pour aller à Guardalavaca en taxi 40CUC et 60 CUC pour Holguin. Notre chauffeur était OMAR. Il est très gentil et ponctuel.

Il y a une visite guidée pour Holguin en autobus pour 22CUC avec repas inclus. Caribe Sol offre une excursion gratuite en catamaran. Si vous ne voulez pas aller en catamaran, l’autobus peut vous laisser au marché aux puces de Guardalavaca (à côté du Club Amigo) et venir vous chercher vers 16h.

Nous sommes allés dans 3 paladars (restaurants légaux) à Santa Lucia: le El Mambu, le Ache et le Tulipan. Le Tulipan a été notre préféré pour sa terrasse et ses très bonnes langoustes. Le El Mambu vient d’ouvrir. Il y a une belle ambiance, le petit couple propriétaire est très sympathique mais tout y était trop cuit (langoustse sèches). Ils s’ajusteront sûrement. En fait, j’espère qu’il est encore ouvert puisqu’il ne l’était pas lors de notre dernière soirée. Était-il seulement fermé pour un jour de congé ou définitivement???? Ce serait quand même dommage. Au Ache, nous avons très bien mangé. Il n’y avait pas de langouste ce jour-là (il faut le spécifier quand on réserve) mais les crevettes étaient vraiment excellentes. Essayez la sauce rouge (qui n’est pas si rouge que ça), ça a un petit goût de vin. Dans ces restaurants, ça coûte 10CUC pour une assiette de langoustes mais ça ne coûte que 2,50 à 5 CUC pour du poulet, du porc, poisson ou crevettes. Et les portions sont généreuses! Pour vous donner un exemple, ça a coûté 25 CUC au Ache pour 5 personnes avec alcool et breuvages inclus! Le maximum que nous avons payé dans ses restaurants est 80 CUC pour 10 personnes et là-dessus il y avait une douzaine de bières! Vous pouvez demander à votre chauffeur pour arrêter quelque part pour acheter du vin (2,5CUC la bouteille). Pour réserver dans un restaurant, vous pouvez demander à YVAN (relations publiques), il est souvent à son poste au lobby et il s'en occupera pour vous (il connait assurément le El Tulipan).

Nous avons aussi mangé du très bon poulet au charbon de bois à la plage de Guardalavaca (6,50 CUC le poulet entier).

CADEAUX À FAIRE: Nous avons donné la majorité de nos cadeaux aux gens de Playa Blanca. Parcontre un ami demeurant maintenant à Cuba m’a fait visité un coin de campagne de Santa Lucia où ne passent jamais les touristes et j’ai regretté de ne pas avoir gardé quelques cadeaux pour eux. Ceux de Playa Blanca en voient tous les jours mais on sent que ça leur fait beaucoup plaisir car ils ont besoin de beaucoup de choses, dont des souliers (autant pour les adultes que pour les enfants), des outils, des vêtements, etc. Nous avions des bonbons et des jouets pour les enfants et des petits outils (tournevis, lampe de poches, articles pour êcheurs etc). Les employés qui ont le désir d’apprendre le français apprécient les dictionnaires de traduction. J’avais une jupe-culotte sport trop petite et je l’ai donné à LEITY (l’animatrice à la piscine) et elle était vraiment contente. Elle l’a portée toute la journée. Ça fait tellement plaisir de donner et de sentir que ça fait réellement plaisir.

Si vous avez envie de donner, pensez à ceux qui ont moins de contact avec le public dont celui qui nettoie la plage, les jardiniers, ceux qui s’occupent de la piscine, les gardiens de sécurité, ceux qui travaillent de nuit... Et pourquoi pas une petite pensée pour YVAN aux relations publiques ou ADRIAN s'ils répondent à vos demandes spéciales!

APPRÉCIATION GÉNÉRALE: Nous nous attendions au pire et nous avons eu le meilleur. Le seul gros hic, c’est qu’il n’y a pas de bureau de change. Il y a un lifeguard qui change de l’argent et qui garde 10% mais selon la somme que vous faites changer, ça revient quand même moins cher que de prendre un taxi pour aller à Santa Lucia (20 CUC).

C'est certain qu'avec un buffet plus restreint qu'aux autres hôtels, la routine s'installe mais comme il est facile de sortir de l'hôtel, prévoyez un peu de budget pour aller manger à l'extérieur. De toutes façons, au prix du forfait qu'on a payé, on pouvait amplement se le permettre et ça revenait quand même moins cher que de payer un hôtel mieux coté. Mais encore là, je préfère un choix + restreint mais que ce soit BON et FRAIS plutôt qu'un vaste choix repassé plusieurs fois et d'être malade!!! 😮

Contrairement aux gros hôtels que nous avons fait jusqu’à maintenant, nous avons constaté beaucoup d’avantages. Contrairement aux autres hôtels, on ne se fait pas répondre “magnana” sans cesse. S’ils le remettent au lendemain, c’est qu’ils n’ont vraiment pas le choix car on sent qu’ils font vraiment tout ce qu’ils peuvent pour rendre notre séjour agréable. Nous avons eu un problème avec la porte et ça a été réglé dans le temps de le dire. Dans d’autres hôtels, nous avons manqué de serviettes de bain, de chaises ou de pallapas. Ce ne fût pas le cas au Don Lino. Des toilettes sales près de la plage, sans siège et sans papier? Ce n’est pas le cas au Don Lino quelle que soit l'heure. Si vous voyez que c'est le cas, mentionnez-le et ce sera vite réglé. Vous me direz que ce sont peut-être des détails, mais ce sont parfois de petits détails qui font toute la différence! 😛

C’est un petit site convivial, où tout est près et accessible. Ce n’est peut-être pas un hôtel fait pour tout le monde mais si vous êtes des gens simples, que vous voulez connaître la culture du pays que vous visitez et que vous savez apprécier les petites choses, vous aimerez le Don Lino! Les chambres sont en bois ou en pierres, de vrais petits chalets. Partout où on est sur le site, on entend ou on voit la mer. C'est un endroit parfait pour se reposer, à peu de frais. Habituellement dans les hôtels plus luxueux, il faut payer + cher pour avoir un balcon ou une terrasse et payer encore + cher pour avoir une vue sur la mer. Au Don Lino, on peut avoir tout ça, pour une fraction du prix. Dans les gros hôtels, vous n'êtes qu'un numéro, tandis qu'au Don Lino, on vous traitera avec respect, soucis du détail et convivialité.

Je ne suis pas certaine que je recommanderais cet hôtel pour les familles avec de jeunes enfants à cause de la plage rocailleuse et l'eau + creuse que certains autres hôtels. Parcontre, les ados qui aiment faire de l'équitation, jouer au billard, au tennis, faire du vélo ou jouer au basket, trouveront leur compte.

Pour le moment, le Don Lino est coté 2 étoiles et demi, 3 étoiles dans certaines brochures. Mais avec toutes les améliorations qu'ils apportent, cet hôtels risque même de devenir un 3 étoiles et demi bientôt. En plus des améliorations que j'ai moi-même constaté en 2 semaines, des bungalows tout neufs ont été construits ces 2 dernières années et les chambres près de la piscines ont été rénovées cet automne.

Nous avons rencontrés des gens super durant notre séjour (Diane et Jean, Chantal et sa gang, nos voisins Stacy et Peter et même un couple qui était au Club Amigo en même temps que nous il y a 2 ans). Merci pour votre bonne humeur, on a eu bien du plaisir avec vous! C'est un petit hôtel alors les gens finissent par se connaître.

Pour faire taire les mauvaises langues, je n'y ai pas vu des cubaines mineures avec des hommes plus âgées. Des hommes accompagnées de cubaines (et des femmes aussi) oui j'en ai vu mais rien qui frôlaient l'indécence.

Je tiens à saluer “JACQUES DE CUBA”, un québécois que nous avons connu sur les forums de discussion de voyage et que nous avons eu la chance de rencontré là-bas. Il vit maintenant à Cuba avec sa femme GEIDIS. Ils sont tous les deux formidables et très accueillants. C’est grâce à eux si nous avons découvert le vrai Cuba et passé un aussi beau voyage. Et il y a aussi JOSÉE, ma fée, qui s’est occupée de petits détails avant le départ, ce qui a fait en sorte qu’on soit très confortables.

PS ne vous fiez pas aux sites de météo d’ici pour la température car ils annonçaient frais et il a fait très chaud durant tout le séjour. Nous avons eu 1 jour de pluie intermittente, 2 jours assez nuageux mais il a toujours fait entre 25 et 35 degrés! J’ai mit ma veste que 2 soirs pendant tout le séjour! Et il faisait même soleil quand il pleuvait!

Bref, nous avons passé 2 semaines de rêves. Je vous recommande fortement cet hôtel. Excellent rapport qualité-prix!

PERSONNES RESSOURCES DE L'HÔTEL: JULIO (Directeur) ADRIAN (manager cuisine/bar). YVAN (relations publiques). Ils sont tous très ouverts aux suggestions, sympathiques et efficaces.

Je tenais à faire un compte-rendu détaillé puisqu'il y a peu d'avis sur cet hôtel. J'espère que cela vous aidera à passer un agréable séjour au Don Lino!

Josianne
Roissy 1. Y'a t-il un manager dans l'aéroport? English translation pending
by Arumitap · 2012-12-05 · 118 replies
Arrivee vers 7h a Roissy en provenance de Kuala.

C'est un bazar assez etonnant. Une foule assez importante tente de trouver le meilleur chemin pour avoir acces aux guichets de la Police des frontieres. Des poteaux relies entre eux par des rubans places n'importe comment facilitent cette recherche. Heureusement une empoyee d'ADP nous donne une info importante.

" Ca risque d'etre un peu long " sourit-elle gentiment.

La rapidite avec laquelle s'ecoule la foule confirme la justesse de ses previsions.

Comme elle repasse devant moi, je lui fait remarquer qu'il n'y a que 3 fonctionnaires de la PF.

Reponse.

" On n'avait pas prevu quil y ait autant de monde. ADP n'y est pour rien, c'est la PF qui a mal anticipee."

Apres 30 minutes de queue, je questionne la fonctionnaire de la PF sur les causes de ce bazar. Elle a une reaction de flic des annees 60. Elle se met a lire et a relire mon passeport pendant quelques minutes. Comme je lui fais remarquer que j'ai tout montemps , que j'habite a 10 minutes de Roissy et qu'il ne reste maintenant que 2 guichets de la PF d'ouvert, elle melaisse passer, en me balancant que ce n'est pas la faute de la Police des Frontieres mais dADP qui ne demande pas assez de fonctionnaires a ces heures la.

Sachant que les vols Malaysia, Singapore, Thai airways arrivent quotidiennement vers 6h30 , que des vols en provenance des emirats fo nt de meme et qu'ou 2 vols en provenance des USA font pareils depuis des annees, je m'etonne q'ADP ou la Police des Frontieres n'est pas encore trouve une reponse satisfaisante au desarroi , a la fatigue d'attendre et a l'enervement des voyageurs.

En tout cas, c'est une excellente image que la France donne d'elle aux etrangers qui debarquent.

Le Made in France fait envie des les premiers pas effectues a Roissy.
Qui a déjà fait un combiné New York / Bahamas? English translation pending
by Sandradu57 · 2012-11-26 · 30 replies
Nous souhaitons faire ce voyage en juin 2013 avec notre fille de 4ans, dans lidée on resterai 4 jours a New York puis 10 jours aux bahamas... Jaimerai des conseils des avis? des tarifs aussi si vous lavez deja fait

merci davance
Compte rendu de la croisière sur l'Independence of the Seas Espagne-Canaries-Madère English translation pending
by Croisifan · 2012-11-18 · 111 replies
Bonjour à tous,

Beaucoup de compte rendus très interessants après ces vacances de Toussaint. J'ajoute le mien pour la croisière du 31 octobre au 11 novembre, départ de Southampton sur l'Independence of the Seas. Bonne lecture😉.

Prologue

Pour ces vacances de la Toussaint 2012, nous avions repéré deux croisières qui nous intéressaient, toutes deux vers les îles Canaries où nous ne sommes jamais allés : une sur le Costa Deliziosa au départ de Savone et celle de l’Independence of the Seas au départ de Southampton.

J’ai donc envoyé un mail à mon agence préférée (répertoriée bonne agence selon les critères PAPaux😉) pour demander un devis comparatif. Comme nous n’étions que 3 à partir cette fois-ci, nos deux grands n’étant pas du voyage, nous avons tenté la suite.

Il ne restait plus que des junior suites sur l’Independence, à peine un poil moins cher que la grande suite disponible sur le Deliziosa🤪.

Nous avons donc passé un week-end affreux🏴‍☠️ à nous torturer l’esprit pour choisir, oscillant entre le Deliziosa et l’IOS malgré un tableau rationnel des avantages et inconvénients de chaque solution qui n’a pas servi à grand-chose, sinon à accroître encore nos hésitations.

Finalement, le dimanche, voyant arriver la semaine de boulot avec angoisse, nous avons fermé les yeux, respiré très fort et voté pour Indy (petit nom de l’Independence)…en espérant avoir fait le bon choix.

Les semaines suivantes ont été consacrées à préparer les escales et faire connaissance du bateau sur le Web.

Le 30 octobre au soir, nous étions fins prêts, valises bouclées, au top pour les escales et enregistrés sur le site Royal Caribbean.

Mercredi 31 octobre : route pour Southampton et embarquement

Le réveil sonne à 2h45🤪, la nuit a été courte. Le temps de s’habiller, de charger la voiture et nous voilà partis pour Calais où la traversée du tunnel sous la manche par le shuttle est réservée pour 8h20.

Ca commence bien, l’entrée de l’autoroute est fermée pour des travaux😠. Nous perdons une demi-heure à trouver par où passer pour rattraper la route prévue, pendant que M. Croisifan s’autoflagelle😛 de ne pas avoir surveillé les travaux autoroutiers sur Internet.

Nous retrouverons finalement le fil de notre itinéraire. A part les poids lourds qui circulent sans discontinuer sur la voie de droite, il n’y a personne sur la route et nous atteignons le tunnel sous la manche à 6H20. La gentille borne à l’entrée reconnaît notre voiture, nous souhaite la bienvenue et nous propose sans supplément de prendre la navette de 6H48. N’écoutant que notre enthousiasme, nous acceptons et nous présentons à l’enregistrement illico. Nous serons la dernière voiture de la file.

Nous mettons la voiture dans la navette et vogue la galère… En 25 minutes, nous voilà à Folkestone🙂.

M. Croisifan, qui est beaucoup mieux latéralisé que moi, s’adapte quasi-instantanément à la conduite à gauche.

Bon c’est pas tout ça mais il commence à faire faim. On oblique donc vers une aire de service qui s’avèrera finalement réservée aux camions😕 (bon moi en anglais, je connais trucks et pas lorries, shame on me😊). Qu’à cela ne tienne, on se rabattra sur un Mac Do😇 (je vois certains membres du forum faire la moue, mais la faim mène à tout) à la grande joie du jeune Croisifan qui en profite pour commander un wrap steak, œufs, bacon (il faut bien que jeunesse se passe).

Requinqués par un bon café et quelques muffins bien gras et bien sucrés, nous voilà repartis direction Southampton. Il faut remonter pour prendre l’autoroute qui fait le tour du grand Londres puis redescendre. C’est l’heure des entrées de bureaux et il y a un peu de ralentissements mais rien de bien méchant.

Nous atteignons Southampton, où nous apercevons Indy😎, à 10 heures et nous nous présentons à l’entrée du parking du port que nous avions réservé par Internet.

Le charmant Monsieur à l’entrée nous annonce qu’il n’ouvrira pas avant 10H30😠 et nous conseille d’aller prendre un café quelque part. Comme il a un accent anglais très distingué, on évitera de faire nos français râleurs parce que quand même sur notre réservation, c’est bien écrit 10h et personne ne nous a dit que ce ne serait pas ouvert😠. Mais on est en vacances et déjà contaminés par le flegme britannique : on fait donc demi-tour pour se stationner à quelques centaines de mètres en attendant l’heure fatidique.

A 10 heures 28, nous nous présentons à l’entrée et le charmant Monsieur consent à nous faire entrer non sans avoir souligné avec malice qu’il n’est pas 10H30...

Là commence notre calvaire…Quatre rangs de voitures sont déjà stationnés pour attendre de décharger les bagages😮. On observe un peu incrédules, le balai des représentants de Royal Caribbean s’arrêter près de chaque voiture, discuter un moment, remettre un courrier et une étiquette bagages😮😮 : on se dit que décidément les anglo-saxons ont des mœurs bizarres et on se sent un peu comme des ethnologues dans une tribu indigène😇.

On constate que la dépose bagages n’est pas très rapide🤪 et que les voitures avancent au compte-goutte mais on est philosophes et tolérants devant les mœurs locales…avant que le représentant de RCI ne vienne à notre niveau pour nous expliquer que tout ça c’est la faute de l’affreux Norovirus🤪🏴‍☠️…argh, j’en avais entendu parlé et je redoutais de le rencontrer, le voilà donc l’abominable monstre des croisières😮😮.

En bref, sur la croisière précédente, plusieurs passagers (on ne sait pas combien…) ont été contaminés par le vilain Noro et RCI s’emploie à l’éradiquer en briquant et désinfectant le bateau de fond en comble depuis 5H du matin. Le terminal de croisière est lui-même l’objet d’une désinfection en règle, il est donc fermé et l’embarquement ne pourra commencer qu’à partir de 12h30/13h🤪🏴‍☠️.

En attendant, on peut déposer nos bagages et partir visiter Southampton ou ses centres commerciaux. Ça tombe bien, il fait 10°, un vent à décorner les bœufs et il pleut par intermittence, on ne pouvait rêver mieux pour une visite touristique😠… Faute de mieux, on se rue vers le centre commercial le plus proche, M. Croisifan qui adore le shopping😇 est aux anges. Pour se venger, on va prendre un café chez Costa, non mais😛…Croisifan junior en profite pour avaler un sandwich salami/fromage et un deuxième jus d’orange…la croissance ça donne faim😄.

Un peu avant 13 heures, nous retournons vers le terminal où la queue s’étend jusque dehors🤪, heureusement sous un auvent. La file avance assez vite et à l’entrée du terminal, nous sortons nos « setsail pass » obtenus par l’enregistrement internet avec la mention magique « suite ». Une hôtesse nous prend en charge immédiatement et nous fait passer par la file de droite, entièrement déserte alors que la queue à l’intérieur est aussi impressionnante qu’à l’extérieur😇. On tend le dos en prévision des tomates et des œufs pourris imaginaires que nous lancent les croisiéristes qui patientent😊… En même temps, c’est le seul avantage des junior-suites, à part la taille de la cabine, qui comme pour beaucoup de compagnies ne sont pas vraiment des suites.

Grâce à cette priorité, nous sommes rapidement à bord. M. Croisifan, qui veut toujours tester les limites😎😇, propose d’aller dans la cabine bien que les panneaux indiquent qu’elles ne seront disponible qu’à partir de 14h30. Arrivés au pont 10, on se fait gentiment remettre dans le droit chemin par un garçon de cabine qui fait le planton devant la sortie des ascenseurs : 2-0 pour Royal Caribbean😛😛.

Nous décidons donc d’aller déjeuner au Windjammer : il y a du monde mais pas trop, par contre, je trouve le buffet un peu décevant par rapport à ce que j’avais lu et il n’y a pas de terrasse extérieure.

Mais à vrai dire ça ne nous manque pas réellement en ce 31 octobre😎.

Un peu après 14h30, nous avons accès à notre cabine : elle est grande, agréable et bien agencée🙂, avec un balcon lui aussi assez grand pour contenir deux fauteuils et deux transats🙂. Nous sommes au pont 10 vers l‘arrière, juste en dessous du buffet ce qui avait contribué à nos hésitations initiales car on redoutait le bruit. Finalement, c’est une cabine très calme et bien insonorisée.

Notre garçon de cabine vient se présenter vers 15h30.

Les valises quant à elles n’arriveront qu’en toute fin d’après-midi.

L’exercice de sécurité a lieu à 16h. Il est inutile de prendre les gilets de sauvetage et notre point de rassemblement est dans le restaurant au pont 4. Le tout dure une petite demi-heure.

Puis, c’est l’heure du départ🙂. Nous montons sur le pont, la nuit tombe et Southampton s’illumine. L’Oceania de P&O est à quai avec toutes ses lumières. Il souffle un vent terrible, il pleut, on se croirait en route pour une transatlantique, ça y est, on est en vacances et c’est magique😎😎.

On décide d’aller dîner à l’heure anglaise😉, après la douche, à 18h. Il faut dire qu’on a retardé nos montres d’une heure et que la fatigue du voyage se fait durement sentir.

Nous avons choisi l’option « My time dining » et avons donc pré-payé les pourboires.

Malgré les incitations écrites à réserver quand même au jour le jour, nous avons décidé de faire les mauvais élèves😛 et de nous présenter quand ça nous chante. Pour ce premier jour, pas de problème, et nous avons le choix de partager une table ou non. Ce sera non pour ce soir.

Le repas est bon, en revanche il n’ y a pas de menu en français.

Le service est américain, c’est-à-dire attentionné et bavard…On retrouve avec plaisir l’iced water à volonté qu’on avait connu chez NCL et le rosé californien qui nous plait bien😉.

A 19h45, c’est l’heure du Welcome aboard show à l’Alhambra theater. Un peu n’importe quoi🤪 : l’orchestre qui joue quelques morceaux en live, puis 6 chanteurs ensemble qui interprètent un morceau, puis le directeur de croisière qui nous fait son numéro en anglais et nous présente son équipe, puis une chanteuse noire américaine qui interprète avec beaucoup de talent et une voix magnifique des chansons de Diana Ross et Tina Turner et enfin, une chorégraphie finale de la troupe des danseurs à oublier très vite. Tout ça un peu décousu et sans lien.

A la fin, il est 20H30 et on rêve d’une bonne nuit de sommeil. Heureusement, demain c’est jour en mer😎.

Plus d’informations sur le bateau à suivre…

Photo 1 : l'entrée de la Royale promenade au pont 5

Photo 2 : notre cabine

Photo 3 : le restaurant, sur 3 niveaux Photo 4 et 5 : Indy

Photo 6 : le départ de Southampton

Photo 7 : dans les ascenceurs, le jour est affiché sur la moquette
Out of Namibia English translation pending
by Genevois · 2012-10-17 · 27 replies
Petite intro. Imaginez un pays dont la superficie est égale à 1,5 fois la France, mais avec seulement 2 millions d’habitants recensés, soit la population du grand Lyon. Si peu de monde pour un si grand territoire. La notion de grands espaces prend tout son sens dans ce pays du sud de l’Afrique. Combien de kilomètres avons-nous parcouru sans voir la moindre présence humaine ? Combien de paysages avons-nous contemplé sans y voir la moindre intervention de l’Homme ?

Ici point ou peu de musées, de monuments. Ou plutôt si. La nature, un musée, un monument, une oeuvre quasi parfaite et permanente. Si belle, si sauvage, si conservée depuis la nuit des temps, la Namibie est un retour à la nature, à ce qu’elle nous apporte de plus beau, dans ses couleurs, ses formes, ses animaux, ses paysages spectaculaires. On y vit au rythme du soleil, les jours sont longs, les soirées sont courtes et les nuits sont bonnes. Les plaisirs y sont si simples, loin des sophistications nécessairement indispensables à l’Occident.

On dit de la Namibie qu’elle est le paradis des photographes. Mais c’est faux. Archi faux. Ce serait plutôt l’enfer. Car tout y est tellement beau et photogénique que l’on passerait les journées l’oeil collé au viseur. A peine avait-on crû avoir le bon angle, la couleur parfaite, le paysage idéal, l’animal dans une posture de magazine, que 50 mètres plus loin, 10 minutes plus tard, tout a changé pour une énième extase. Le tri est impossible, le choix est cornélien. L’enfer.

La Namibie est un pays africain, mais les colonisations d’abord par les Allemands, puis par les Sud-Africains lui ont donné cette rigueur quasi germanique dans l’organisation du pays. Les routes y sont bien indiquées, la propreté est une valeur entretenue (presque) partout, la sécurité est de mise, une sorte d’Afrique pour les nuls qui permet aux novices de ce continent de se lancer sur les pistes sans appréhension. Bien sûr, on y rencontrera souvent ce joyeux foutoir qui caractérise le grand continent noir. Un foutoir qui fonctionne malgré tout, qui s’appréhende avec le sourire et l’esprit du lieu. Un proverbe africain ne dit-il d’ailleurs pas que les Blancs ont des montres et que les Africains ont le temps ... ?

Il y a toujours un envers du décor. Ici, une séparation nette des communautés blanches et noires, une sorte d’apartheid officieux et consenti (encore que), une répartition des biens et richesses peu équitable. Les Blancs roulent en 4x4 onéreux, les Noirs sont contents s’ils peuvent avoir une épave, sinon l’âne ou une paire de chaussure fera l’affaire. Nous avons vu des gens mendier non pas de l’argent, mais de l’eau, de la nourriture, des habits ou des chaussures, bien que ces comportements ne sont pas exclusifs au continent africain. Même si les communautés cohabitent pacifiquement, il semble, vu d’un oeil novice, que la communion entre les ethnies est difficile.

Malgré cela, pour les amoureux de la nature la Namibie est fascinante, belle, sauvage. A l’évidence, vivre l’expérience namibienne en campant nous paraît être la meilleure façon de communier avec son environnement. Mais pour ceux qui sont moins enclin à quitter le confort douillet ou qui rebutent à nomader, les nombreuses lodges luxueuses ou plus modestes sont suffisamment présentes dans tous le pays. Même si la beauté naturelle n’a pas de prix, la Namibie a même eu la brillante idée de s’offrir à tous les budgets.

Petite intro avais-je commencé, donc place à la suite. Nous avons passé 3 semaines palpitantes en Namibie, en voici le détail.

Jeudi 20 et vendredi 21 septembre

Pour atteindre la capitale Windhoek, nous avons opté pour la compagnie nationale Air Namibia, qui a le grand avantage d’avoir une liaison directe avec Francfort et de surcroît par un vol de nuit qui permet de gagner une bonne journée, contrairement au transit via Johannesburg. Premier vol donc entre Genève et Francfort, sans histoire. Ou plutôt avec une anecdote : toutes deux membres de Star Alliance, le billet pour ce trajet a été acheté chez Swiss, mais le vol a été opéré par Lufthansa. Jusque là, rien d’exceptionnel. Par contre, le tarif n’est pas le même pour un même billet auprès des 2 compagnies, Swiss nous ayant permis d’économiser quelques deniers à dépenser sur place.

L’aéroport de Francfort est assez énorme, fonctionnel, mais pas spécialement attractif, mais bon, ce n’est pas la fonction primaire d’un aéroport. Le 737 de la Lufthansa a posé au terminal 1 et Air Namibia décolle en début de soirée du terminal 2, qu’une petite navette rejoint. Attention, si vous venez avec 2 billets séparés, il faut IMPERATIVEMENT repasser par le check-in au comptoir d’Air Namibia pour valider l’enregistrement des bagages, sinon vos sacs resteront à Francfort.

Air Namibia est une petite compagnies. 8 appareils au total, dont deux A340-300 dédiés uniquement à la ligne Windhoek-Francfort. Des A340 assez âgés, sans système de divertissement individuel, mais propre et visiblement bien entretenu par la maintenance de Lufthansa. Les passagers sont quasi exclusivement Blancs, Allemands et plutôt âgés. 9h20 de vol plus tard, nous posons le pied sur le continent africain. Seuls deux guichets de l’Immigration sont ouverts et les fonctionnaires présentes ne sont guère sympathiques pour un premier contact. Deux coups de tampons dans notre passeport et nous voilà prêts à récupérer nos bagages.

A la sortie, un employé de la société Camping-Car Hire est là, avec une pancarte et nos noms. Après plusieurs demandes de devis, cette agence nous proposait le meilleur rapport qualité-prix, pour un 4x4 Nissan double cabine avec sa tente sur le toit. La ville de Windhoek est à 40 km de l’aéroport et nous arrivons au dépôt de l’agence vers les 08h00. Le service est très professionnel, les formalités sont vite remplies, des documents et des cartes routières nous sont remises. Un employé nous décrit le matériel, nous explique en anglais le montage et démontage de la tente. En peu de temps, nous sommes sur la route. A une courte distance de l’agence se trouve un grand centre commercial SuperSpar où nous pouvons trouver de tout pour nos premières courses, y compris une carte SIM locale chez l’opérateur MTC.

Première expérience de la conduite à gauche et en ville de surcroît. Le plus dur est de se faire à l’inversion des essuies-glace et des clignotants. Plusieurs fois, j’indiquais notre direction par un mouvement des balais ... Une fois les courses de base faites, vin sud-africain compris, nous rejoignons la monotone B1 en direction du sud, vers l’Afrique du sud. La route est rectiligne et bordée de plaines. Le temps est nuageux et gris, la pluie menace même.

Petite halte au lac d’Oanab, qui est en fait un resort privé et dont l’accès est payant. Petit pique-nique sous la grisaille au bord de ce lac, qui ne mérite pas le détour. A Kalkrand, première piste, la C21 pour nous enfoncer dans les dunes rouges du Kalahari. La piste est roulante, mais nous nous imposons une limite de 70-75 km/h au grand maximum. De toute façon, la Nissan est équipée d’un tracker. En cas d’accident, l’appareil peut mesurer la vitesse au moment des faits et en cas de dépassement de 80 km/h, tous les frais sont à la charge du conducteur, quelle que soit l’assurance choisie. Ca freine les ardeurs et donc l’allure... Je comprends de toute façon le pourquoi de la limitation à 80 km/h sur les pistes. A cette vitesse, l’avant de la voiture flotte un peu et en cas de coup de volant, le 4x4 se retourne à coup sûr.

Cette portion du Kalahari nous offre ses dunes régulières, au sable rouge, toutes orientées dans le même sens, la piste passant de l’une à l’autre. Magie des voyages, hier en Europe, aujourd’hui dans le Kalahari, dont le nom évoque une Afrique sauvage aux peuplades tribales. Peu avant Hoachanas, nous bifurquons sur la D1268 le long de laquelle se trouve le Bagatelle Game Ranch, notre première étape namibienne. Personne sur plus de 40 km, premier contact aussi avec les grands espaces.

Le Bagatelle est un magnifique endroit, lové entre les sables rouges et les herbes jaunies de cette fin d’hiver, peuplé de Springboks et d’oiseaux colorés. Accueil souriant à la réception et direction le camp, 5 emplacements à l’écart du lodge. Chaque emplacement, suffisamment espacé pour ne pas être dérangé par les voisins, a sa petite cabane en dur, avec douche chaude, lavabo et WC privatifs. Aucun bruit si ce n’est celui des oiseaux et du vent, une nature intacte et sauvage, un petit paradis.

Première cuisine en camping aussi, pas forcément concluante. Nous avons oublié d’acheter des allume-feux, indispensables pour faire démarrer le feu du grill. De plus, le brûleur à gaz n’est pas très puissant, surtout s’il y a du vent. Finalement, nous ferons tout à la poêle, patates rôties et viande de boeuf. Et une bouteille de vin sud-africain. Nous mangeons assez tard, nous devons encore nous caler au rythme local, car la nuit tombe vite. Et la nuit, il fait frais ! Nous pensions pouvoir dormir en laissant ouvertes les «portes» latérales de la tente. Mais nous avons dû nous relever dans la nuit pour nous couvrir d’habits, la température étant vraiment fraîche. Première nuit africaine, au milieu des sables ...

Samedi 22 septembre

Le réveil est évidemment matinal. Les couleurs du ciel au lever du jour sont splendides et les springboks broutent paisiblement dans les herbes jaunies autour de notre 4x4. Le ciel est limpide, mais un vent frais empêche encore le soleil de réchauffer l’atmosphère. Exclu de prendre le petit-déjeuner en t-shirt. Un peu de rangement et nous gagnons la réception du Bagatelle à pied, à une vingtaine de minutes du camp.

Il existe une balade à faire à pied, sans guide, depuis un chemin qui part sur la dune derrière le camp et qui suit sa crête basse sur 4 kilomètres. Une fois la dune atteinte, le chemin disparaît, mais il suffit de suivre les traces de pas et de rester sur le sommet arrondi. Ces dunes n’ont rien à voir avec celles de Sossusvlei que nous verrons dans quelques jours. Elles sont basses et arrondies, rien à gravir. La boucle fait 6.5 kilomètres et il est impossible de se perdre. Les seules recommandations que nous avons eues étaient de ne pas nous aventurer dans les hautes herbes, les serpents commençant à sortir de leur trou après un hiver froid. Et avec les premières chaleurs, les reptiles ont tendance à se prélasser et à ne pas fuir en sentant les vibrations de nos pas. Mais point de serpent ce matin.

A part des springboks et des oiseaux magnifiques, rien. Rien que le bruit du vent, des gazouillis des volatiles et des insectes, rien qu’un paysage d’arbres verts, de dunes rouges et d’herbes jaunies, sous un ciel d’un bleu intense. Rien qu’un patchwork de couleurs splendides, rien que le calme qu’aucun bruit «humain» ne vient troubler. Rien que ça. La sensation est immense, un feeling de sérénité, qui nous accompagnera à plusieurs reprises au long du périple.

Il serait facile de se perdre dans cet immense Kalahari. La dune que nous suivons ressemble tellement à la suivante, laquelle est pareille que celle d’après. En fin d’après-midi, le Bagatelle organise un Drive pour une excursion dans l’immense réserve du domaine et le repas de 3 guépards qu’ils tiennent en captivité dans un énorme enclos derrière la réception. Nous nous contenterons d’un peu de repos et de lecture au soleil. En fin d’après-midi, nous retournons vers la réception et le responsable nous invite à nous rapprocher de l’enclos des guépards, ceux-ci étant couchés près du grillage. Nous pouvons donc les observer de très près, seul le treillis métallique nous séparant des félins. Il nous explique qu’ils ont été récupérés très petits et qu’ils n’ont donc jamais appris à chasser, raison pour laquelle ils doivent les nourrir. Pas de femelle dans l’enclos, car la loi namibienne interdit la reproduction des guépards en captivité, ceux-ci étant dans l’impossibilité d’apprendre la chasse à leurs petits.

Le Bagatelle Game Ranch possède 3 chalets avec terrasse posés sur une dune, face au coucher de soleil. A côté de ces constructions, il y a une autre terrasse depuis laquelle nous observons le sunset sur les sables du Kalahari. Les tons changent au fil de la descente du soleil, les couleurs foncent passant du rouge à l’ocre, fabuleux spectacle naturel.

Notre repas du soir se fera au restaurant du Ranch, tables avec nappe blanche, bougies, pieds dans le sable et service attentionné. Petit moment romantique, un feu brûle gentiment dans une âtre au coeur de la terrasse. Pas de carte ni de menu, excepté pour les vins, nous mangeons la préparation du jour. Filet d’agneau, d’oryx et de springbok, légumes et pommes de terre rôties, un repas succulent pour à peine 200 $ par personne. Avec en prime, une belle cave au prix également doux.

Retour à notre emplacement à pied, sous le clair de lune. Même sans couleur, dans la nuit, la magie du Kalahari opère.

Dimanche 23 septembre

Le froid de la nuit dernière a laissé des traces, donc nous avons fermé les pans latéraux de la tente. Mais en fin de nuit, les parois intérieurs perlent de condensation, il va falloir trouver le juste milieu. Vers 06h30, nous nous levons et ce matin, pas de vent. Le soleil réchauffe donc rapidement la température qui devient agréable au moment de notre petit-déjeuner.

Premier pliage de tente, nous ne sommes pas encore complètement au point. Une fois prêts, nous prenons la D1268 direction Mariental. Il y a un grand supermarché Spar à l’entrée de la ville, sur la gauche, attenant à une station-service. Premier achat de biltong, cette viande séchée de boeuf ou de springbok, émincée en petit morceaux, que l’on trouve partout. Le Spar est largement suffisant pour nous réapprovisionner en fruits, légumes et autres produits.

Retour sur la B1 asphaltée qui sera monotone jusqu’à Keetmanshop. 230 kilomètres sans croiser de villes, villages, exceptés parfois quelques bicoques en tôle au milieu de nulle part. Les plaines s’étendent à perte de vue, dans une immensité impressionnante. A Keetmanshop, nous rejoignons le Quivertree Rest Camp sur la M29, mais des panneaux indiquent l’endroit depuis la B1. Une fois au camp, nous nous renseignons sur les visites à faire à proximité.

Il vaut mieux garder la balade dans la Quivertree Forest pour la fin de l’après-midi et le soleil couchant. Nous partons donc au Giant’s Playground, un enchevêtrement de rochers posés les uns sur les autres dans un décor parfois chaotique. Comment ces rochers se sont-ils retrouvés là ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mystère de la nature. Un chemin balisé permet de se retrouver au coeur de l’endroit et au gré des changements de direction, il pourrait être facile de se perdre et d’avoir de la peine à retrouver la sortie. Selon l’heure de la journée, les rochers prennent des teintes chaudes donnant un charme supplémentaire à l’endroit.

Retour au camp, directement attenant à la forêt des Quivertrees. Dépliage rapide de la tente à un emplacement sous un arbre, près d’un grill. Les commodités communes sont très propres. Le camp n’est pas très fréquenté, nous pouvions nous poser où bon nous semblait, le choix était large. Nous profitons du soleil, de la lecture et du spectacle animalier. En effet, les oiseaux sont peu farouches et viennent très près de nous. Nous voyons aussi des mangoustes et quelques suricates qui gambadent au milieu du camp. Les mangoustes sont particulièrement appréciées ici, car elles se nourrissent de scorpions, de serpents, ce qui les rend forcément assez populaires. Elles ne sont pas sauvages et s’approchent à quelques mètres de nous.

A 17h00, nous retournons vers la réception, à côté de laquelle il y a des enclos avec des guépards. Les touristes du camp sont invités (gratuitement) à entrer dans les enclos pour assister au repas des félins. Nous sommes une quinzaine à être près des guépards, sans protection aucune, alors qu’une employée des lieux leur donne de gros morceaux de viande. Cela reste malgré tout assez impressionnant, surtout lorsque les félins se lèvent et déambulent au milieu de nous, frôlant nos jambes.

Le conseil était judicieux. La Quivertree au coucher de soleil est à ne manquer sous aucun prétexte tant les couleurs naturelles sont exceptionnelles. Même si nous avons vu des Quivertree dans d’autres endroits de Namibie, il n’y a qu’ici qu’ils composent une forêt. Les tons changent à chaque minute, pour une apothéose orangée au moment où le soleil part éclairer d’autres horizons.

Nous avions retenu la leçon des allume-feux et cette fois-ci, le barbecue est parfait. La nuit sera tranquille, toujours aussi fraîche en cet fin d’hiver africain. Les sacs de couchage sont vraiment limites, voire insuffisants, puisqu’il est impossible d’y dormir sans s’habiller un minimum.

Lundi 24 septembre

Petit-déjeuner au soleil, pliage et rangement. Premier arrêt, Keetmanshop au grand supermarché Spar du centre-ville. A peine garés devant une échoppe, un jeune se présente vers nous et nous dit qu’il ne quittera pas notre véhicule des yeux, que nous pouvons donc aller faire nos courses tranquilles. La ville est majoritairement noire ici et le contraste est immédiat avec la communauté blanche. La pauvreté est visible, beaucoup d’hommes et de jeunes errent sur les trottoirs. Certains viennent mendier une pièce ou de la nourriture, mais sans agressivité.

Le biltong a rapidement été englouti, nous en rachetons. Il se choisit en une seule pièce et il faut ensuite demande de le faire émincer. Au retour des courses, nous donnons 5 $ à notre gardien de voiture qui visiblement est content de son «salaire». Direction la B4 en direction de Aus. Peu après Keetmanshop, la route asphaltée traverse des montagnes, dans des décors splendides pouvant rappeler l’Ouest américain. Puis, ce sera une longue rectiligne à travers les plaines sans relief de cette portion de trajet. A 40 kilomètres de Aus, le paysage redevient extraordinaire, des collines entourant des plaines où paissent boeufs et moutons.

Nous ne nous arrêtons pas à Aus, mais poursuivons 20 kilomètres pour aller voir les chevaux du désert. Leur point d’eau, au coeur d’une vaste plaine, est signalé depuis la route principale et une piste d’environ 2 kilomètres y mène. Ces chevaux sont originaires de la colonisation allemande et sont restés sur place lors du retrait des troupes, s’adaptant à la vie sauvage et à l’environnement désertique des lieux. Ni hostile, ni agressif envers la présence humaine, ils sont des dizaines autour du point d’eau et des environs, sous un soleil de plomb. Certains se chamaillent, des mâles honorent des juments, d’autres sont couchés ou plantés sur leurs 4 sabots.

Au bout de 20 minutes d’observation, un groupe d’une dizaine d’oryx arrive au point d’eau. Les deux espèces s’ignorent royalement et la vasque est partagée sans souci. Même si nous ne voyons «que» des chevaux, les observer dans un cadre si vaste et si naturel est exceptionnel.

Retour sur Aus pour rejoindre notre campement du soir, le Klein Aus Vista Camp. Le camping est séparé de la réception et se trouve 2 kilomètres plus loin, au pied d’une petite montagne. Nous achetons un BBQ Pack pour notre repas du soir (110 $ p.pers.), composé d’une entrée, de viande et de salade, plus un dessert, un vrai repas complet. Au camping, les emplacements sont libres et assez nombreux. Un groupe de camping-car est déjà installé, l’endroit a du succès.

Le must à ne pas rater ici, c’est le sundown trail. Un chemin part sur la gauche du bâtiment des commodités communes, balisé, et mène en 30-40 minutes à un point de vue exceptionnel sur la plaine après Aus. Une étendue de territoire immense s’offre à nos yeux, au soleil couchant. Là encore, nous sommes surpris par l’absence de bruit, hormis le vent. Une fois l’astre couché, il ne faut pas trop tarder en haut, sous peine de redescendre le sentier dans la nuit qui tombe rapidement.

Le feu brûle sur le grill, le vin est débouché, excellente journée dans ce cadre somptueux. Le vent se lèvera pendant la nuit, secouant la tente. Mais la température nocturne n’est pas aussi basse qu’auparavant.

Mardi 25 septembre

A 06h15, le jour se lève et nous aussi. Après les obligations matinales, direction Aus où une station-service au centre du village permet de faire le plein. Aujourd’hui sera une journée de route puisque nous devons rejoindre Sesriem par des pistes, quelque 400 kilomètres plus au nord.

D’abord sur une cinquantaine de kilomètres par la C13, empruntée peu après Aus. Mais l’attraction du jour sera la D707. Parfois caillouteuse, souvent ondulée, nous lui pardonnerons tous ses défauts tant cette piste traverse des paysages somptueux. La beauté est partout, à chaque seconde, à chaque mètre parcouru. Couleurs, reliefs, ciel d’un bleu intense, tout y passe, la nature, intacte et quasi sans intervention humaine, a fait un sacré bon boulot ici. A peine une photo prise, le même paysage est encore plus beau 200 mètres plus loin. Et ainsi de suite tout au long du parcours. L’émerveillement est total au long des 120 kilomètres que cette piste parcourt.

Aux environs de Betta, retour sur la C27 où il y a un petit shop qui propose du ravitaillement, notamment des BBQ Pack et de l’essence. Nous en profitons pour faire la pause de midi, sous un arbre. Des chiens du village viennent vers nous et se couchent à nos pieds, certainement à l’affût de quelque chose qui pourraient tomber de la table.

Il reste 140 kilomètres de piste pour atteindre Sesriem, le long de la C27. La beauté des paysages ne nous quitte pas. Vers 15h30, Sesriem est en vue. Nous nous installons au Sesriem Campsite qui a l’avantage d’être à l’intérieur du parc et de pouvoir donc partir en direction des dunes de Sossusvlei avant les autres. Nous payons les entrées du parc (340 $ pour 2 jours et pour 2 personnes) et un employé du camp nous désigne notre emplacement. Un coin parfait, à l’écart du gros des autres campeurs, sous un grand arbre. Le shop du camp n’offre pas vraiment de ravitaillement, mais plus facilement des boissons fraîches et des souvenirs. Par contre, celui de la station-service à l’entrée de Sesriem est mieux achalandé, on y trouve même de quoi faire des grillades, vu que notre emplacement comporte un grill, comme presque partout dans les campings namibiens.

Vers la fin de l’après-midi, nous allons à la dune Elim, la plus proche du camp. Attention la dune n’est pas mentionnée par un panneau. Il faut donc être attentif au premier chemin sur la droite une fois la grille du parc franchie, après environ 1 kilomètre. Il ne faut pas s’y prendre non plus au dernier moment pour voir le coucher de soleil, car pour aller au sommet de la dune, il faut bien compter 30-40 minutes de marche dans le sable mou. Un pas en avant, deux en arrière ... D’en haut, la vue est splendide sur la plaine de Sesriem.

De retour au camp, nous grillons nos excellentes saucisses, la soirée est agréable, la nuit aussi.

Mercredi 26 septembre

Ici, le lever est matinal car il ne faut pas manquer le lever du soleil sur les immenses dunes de sable de ce parc. Mais il y a des kilomètres à faire pour les atteindre. Certains tenteront d’aller jusqu’à Sossusvlei, mais pas sûr que les 60 km peuvent être parcourus dans les temps. A 06h00, les grilles s’ouvrent et nous roulons. Les limitations de vitesse sont mentionnées à 60km/h, mais tous n’ont pas la même interprétation de ce chiffre, voulant absolument être les premiers et fonçant donc dans la nuit.

Munis d’un thermos de thé chaud, nous nous arrêtons à la dune 45 comme bien d’autres voyageurs. Un petit parking est au pied de l’arête qu’il faut entamer rapidement pour voir le lever du soleil. C’est la queue-leu-leu sur la crête, mais sans le sentiment d’être au milieu d’une foule. Chacun s’arrêtera où il voudra sur la crête, assis dans le sable, à contempler le soleil apparaître derrière les montagnes. Le ciel est un peu nuageux, variant d’autant les couleurs et les tons. Nous nous posons dans le sable, buvant notre thé chaud, bien agréable dans la fraîcheur du matin.

Certains ne feront qu’un passage rapide, mais nous prolongeons le plaisir jusqu’à ce que le soleil nous réchauffe de ses rayons. Nous redescendons de la dune dans les derniers, depuis son sommet en courant dans la pente raide.

Nous poursuivons notre chemin vers Sossusvlei, il reste 15 kilomètres de route asphaltée. Au bout de la route, encore 5 kilomètres pour atteindre le site. Mais 5 kilomètres de sable assez profond, dans lequel s’ensabler est facile. Dégonfler les pneus ? Prendre la navette payante ? Non, nous tentons le coup. Quelques règles de base, récoltées sur les sites de voyageurs et autres blogs : enclencher le 4x4, 1ère, 2ème, prendre de la vitesse, viser une trace existante et y aller à fond sans jamais ralentir. Bien sûr il faut oser. En étant seuls sur la piste, ce serait encore assez facile, mais là, il faut encore tenir compte des autres véhicules, de ceux qui n’osent pas foncer, de ceux qui se sont ensablés ou des navettes qui viennent d’en face et qui ne se poussent pas pour vous laisser la voie libre.

Nous laissons donc de la distance avec ceux qui nous précèdent et nous nous lançons. A fond. Même si cela secoue pas mal, nous gardons notre vitesse, prenons les traces et comptons aussi sur la chance. 5 kilomètres de stress, il faut humblement l’avouer. A part une petite alerte, c’est passé sans encombre. D’autres n’auront pas eu cette veine et auront eu besoin d’aide pour se sortir du sable.

Nous nous arrêtons à Deadvlei en premier, sur un petit parking au sable dur. Un kilomètre à parcourir à pied et nous voilà dans la fameuse cuvette d’un lac asséché, au sol dur et blanc au milieu des dunes rougeâtres, avec sa forêt d’arbres morts. Le site est évidemment exceptionnel. Contraste entre la magie des couleurs chaudes présentes et les arbres morts qui riment avec désolation. Le mariage naturel est pourtant parfait. Chacun recherche LA photo à faire, auprès de chaque arbre, mais tout est si beau. Chaque angle amène son émotion visuelle, il est difficile de faire un choix définitif. Il existe aussi un joli challenge, que nous n’aurons pas relevé. Celui de grimper l’énorme dune qui surplombe le site de plusieurs centaines de mètres en montant par la crête pour ensuite se lancer en ligne droite dans une descente raide dans la pente.

Il reste quelques centaines de mètres pour aller à Sossusvlei, toujours par une piste bien sableuse pour laquelle les recommandations sont les mêmes qu’auparavant. Là, le lac n’est pas asséché, mais le point d’eau est bien présent. Nous grimpons la dune derrière l’étendue d’eau et du sommet, la vue sur l’ensemble du site est difficile à décrire vu sa palettes de couleurs, de courbes. C’est la contemplation depuis le haut du mont de sable, restant assis en silence, à profiter des lieux. Petit plaisir enfantin, la redescente en courant dans le sable.

C’est le moment du retour et de parcourir le bac à sable. Nous gardons le même principe, à fond. Cette fois, nous avons bien failli nous ensabler. Nous avions la bonne vitesse, mais à un passage assez étroit, nous avions choisi une trace identique à celle d’une navette arrivant en sens inverse. Evidemment, son chauffeur n’a modifié ni sa trajectoire, ni sa vitesse. Nous avons donc dû ralentir et la voiture a fini par se planter. Réaction immédiate, enclencher le 4x4 petite vitesse, marche arrière, marche avant et on s’en sort ! Une fois de retour dans une trace, nous revenons sur le 4x4 conventionnel et nous pouvons reprendre de la vitesse. Ce n’est pas passé loin ... Notre coffre n’a pas particulièrement apprécié l’exercice, il en est tout chamboulé.

De retour sur l’asphalte, nous voyons quelques 4x4 regonfler leurs pneus avec le petit compresseur fourni avec le véhicule. Petit compresseur qui permet de revenir à la pression initiale, mais il faut du temps, il n’est pas puissant.

Vers 15h00, nous sommes de retour au camp pour profiter du soleil, faire lessive et vaisselle. L’excursion de Sesriem est un must. Les paysages y sont juste époustouflants et les Namibiens ont l’intelligence de préserver l’endroit en le réglementant. La fin de l’après-midi est tranquille sur notre emplacement de choix. Par contre, dès la nuit tombée, la fraîcheur revient et nous promet une nuit assez froide. Jeudi 27 septembre

Ce matin au réveil, surprise. Sesriem est noyé dans un brouillard épais et il fait donc bien frais. La polaire est de rigueur pour le repas du matin. Le soleil ne percera que vers 09h30 pour laisser la place à un ciel limpide.

Nous faisons le plein à la station de Sesriem où le jeune pompiste parle football. Il connaît tout sur le club d’Arsenal et rêve de devenir une star du ballon rond, tout en restant bien lucide sur le fait d’y parvenir. Le contact avec les gens n’est pas toujours facile, notamment avec les Noirs qui semblent avoir une certaine réserve ou retenue avec les Blancs (et inversement d’ailleurs). Un sourire, un encouragement, une plaisanterie débloque souvent ce sentiment. Le plein met du temps car la Nissan est équipé d’un double réservoir ne permettant pas un débit rapide.

Solitaire est à environ 90 kilomètres par une piste parfois parfaite, parfois ondulée. Solitaire porte assez bien son nom. Une station-service, un lodge/camping et une boulangerie ! Et rien d’autre. Un petit air de Far-West américain avec ses carcasses de vieilles voitures au milieu des cactus, son ambiance Bagdad Café. Une boulangerie. Mais pas n’importe laquelle. Une boulangerie qui propose des gâteaux et autres pâtisseries à tomber. Des cakes, des brownies, des strudels aux pommes, tout y semble frais et succulent. Une véritable caverne gourmande. Qui doit faire son (pur) beurre, tous les voyageurs dans cette région y faisant un stop.

Nous n’y ferons bien entendu pas exception avec une belle part de strudel, voire de crumble.

Retour sur la piste pour une trentaine de kilomètres en direction du Gecko Camp sur la D1275. Nous sommes accueillis par une employée, les patrons s’étant absentés à Windhoek. Nous pensions profiter du dîner organisé par le camp, mais en l’absence des propriétaires, cela ne sera pas possible. Nous arriverons tout de même à acheter un BBQ Pack qui nous permettra de faire un grill.

Notre emplacement, le Hilltop, est juste époustouflant. Comme son nom l’indique, il est au sommet d’une colline qui domine la savane qui s’étend à nos pieds, à perte de vue jusqu’à venir s’arrêter au pied de montagnes, à des dizaines de kilomètres au loin. Comme le dit la publicité du camp, un décor digne d’Out of Africa. Il y a sur cette colline une petite construction, le Lapa, où sont organisés les repas. Une salle splendide, pied dans le sable, au mur de bois et de pierre ornés de décorations locales. Pas de repas pour nous malheureusement. Le seul qui aura eu la chance d’y manger, c’est le serpent qui se trouve dans le vivarium. Au moment de notre arrivée, c’était l’heure du rongeur mensuel. Une souris vivante a donc été jetée dans le vivarium et le reptile n’a pas mis long avant de l’attraper et de le gober lentement. Spectacle toujours impressionnant tant les mâchoires du serpent sont élastiques.

Plus qu’ailleurs, du haut de cette colline, les seuls bruits que nous percevons sont ceux de la nature. Vent, oiseaux, insectes, une impression de sérénité, de communion avec la nature que nos vies et nos environnements d’Occidentaux stressés ne permet plus. L’après-midi est consacrée à profiter de ce cadre si majestueux. Le soir, nous grillons notre viande achetée au Gecko. Le vent souffle fort et une fois le soleil disparu, dans des couleurs évidemment magiques, la fraîcheur du soir nous oblige à nous habiller plus chaudement.

Vendredi 28 septembre

Autant le coucher du soleil était grandiose, autant son lever est également splendide. Nous prenons notre petit-déjeuner dès que le soleil apparaît et réchauffe la peau. Rangement et nettoyage avant de redémarrer par la route C14 direction Walvis Bay. Ce sera une journée de route assez pénible. Pénible, car les pistes du jour sont peu roulantes, caillouteuses et ondulées. Même si certaines portions du trajet, notamment le Kuiseb Pass, sont magnifiques. De Kuiseb à Walvis Bay, les plaines se font de plus en plus désertiques dans les paysages et la piste est peu fréquentée. Si nous avons croisé 4 ou 5 véhicules de la matinée, c’est un maximum.

Walvis Bay est en vue, mais le vent qui souffle extrêmement fort provoque un énorme nuage de sable qui donne une impression de fin du monde, avec une couleur brunâtre étrange qui enveloppe les environs, une visibilité fortement réduite et une lumière qui s’assombrit. La ville de Walvis Bay est évitée par une large route d’évitement direction Swakopmund, trente kilomètres plus loin. Arrivés dans cette ville, le nuage de sable a disparu, Swakopmund n’étant pas entourée par des dunes comme sa voisine. L’architecture urbaine est autant allemande que le nom de la cité, cela surprend.

Nous faisons les courses dans un supermarché, mais nous demandons aussi l’adresse d’une boucherie que nous trouvons sans souci. Les supermarchés ne proposent que rarement de la viande sauvage, alors que les boucheries en ont. Donc pour ce soir, achat de steak de springbok et de koudou, viandes succulentes et tendres.

Le vent est toujours violent et il fait carrément froid. Nous nous rendons au camp Alte Brücke, légèrement à l’écart de la ville en bord de mer, mais très facile à trouver. Chaque emplacement a son petit carré de pelouse, un grill et ses sanitaires privés. Bien organisé, propre comme toujours.

Une fois le repas de soir pris, nous montons dans la tente vu le froid ambiant et le vent. Lecture à la lampe de poche, avant de nous endormir assez tôt.

Samedi 29 septembre

Au réveil, l’extérieur de la tente est trempé à cause de la rosée. Nous nous levons vers les 06h45, pour le petit-déjeuner. A 08h00, un 4x4 de Laramon Tours vient nous prendre à la réception de l’Alte Brücke pour nous emmener à Walvis Bay. Nous allons passer la journée en sortant sur l’Océan, le matin, puis en excursion dans les dunes de Sandwich Harbour en 4x4 l’après-midi. La voiture est là et direction Walvis Bay, 30 kilomètres plus au sud.

Toutes les agences qui proposent des tours similaires sont au même endroit. A 09h00, le bateau part en mer et nous sommes une petite vingtaine de touristes à embarquer sur le catamaran. Le vent est tombé et la mer est calme, Walvis Bay étant dans une baie protégée des courants du large.

A peine avons-nous navigué 10 minutes qu’une otarie monte à l’arrière du bateau, sans prévenir. Une dame qui se trouvait à l’endroit même où le mammifère est apparu a la peur de sa vie et pousse un cri de surprise. Les otaries connaissent bien le jeu, elles reçoivent des poissons sur tous les bateaux qui sortent en excursion. Après quelques explications sur l’animal, le show commence puisque l’otarie grimpe sur les genoux des personnes assises, n’ayant aucune crainte des humains. Chacun y va de sa photo avec l’animal qui semble ravi d’être la star. En même temps, de gros pélicans viennent se poser sur le bastingage du bateau, nous pourrions presque les toucher. Un employé de Laramon siffle et l’oiseau vient chercher des poissons qu’il attrape au vol. Malgré le côté amusant, nous ne sommes pas dans un zoo, et ces animaux, bien que presque domestiqués, évoluent dans leur élément.

Vers le bout de la baie, nous approchons de la terre et nous pouvons voir sur des plages désertes des colonies d’otaries se reposant sur le sable. Il y a là des centaines de mammifères, soit dans l’eau, soit sur la terre ferme.

Cap ensuite plus au large, juste à la sortie de la baie, à la recherche des dauphins. Les vagues se font plus hautes, mais tout le monde est focalisé sur la recherche de ces mammifères marins que personne ne sent le roulis. Nous verrons 3-4 dauphins venir respirer en surface, parfois près du bateau, parfois plus loin, soit tranquillement, soit en sautant hors de l’eau.

Le tour sur l’eau touche à sa fin et le bateau nous débarque à terre pour la suite de notre programme du jour. Nous serons d’ailleurs les seuls à ne pas rentrer à terre. Des 4x4 nous attendent, de bons vieux LandRover passe-partout. Le but, Sandwich Harbour, à environ 60 kilomètres de là. 60 kilomètres de sable, d’abord sur la plage, puis dans le désert le long et à travers des dunes. Le chauffeur doit jouer avec le ressac pour passer entre les dunes et l’océan. Jouer aussi avec le relief, les courbes et les déclinaisons des dunes pour se frayer un chemin au milieu de ce désert. Le pilote maitrise son véhicule, en montée ou en descente, sur des pentes bien raides.

Au milieu des dunes, nous stoppons dans une cuvette à l’abri du vent pour le repas de midi. En moins de 10 minutes, incroyable, mais une table à nappe blanche est dressée. Au menu, huitres, calamars, poisson frit, champagne frais. Un petit festin dans ce lieu si inattendu. Après ce repas, nous repartons sur la plus haute dune de l’endroit, à quelques centaines au-dessus des flots de l’Atlantique. La vue y est incroyable. Au pied des sables, la mer fait communion avec la dune, les vagues venant se casser juste avant le monticule sur des kilomètres. Les couleurs sont une fois de plus incroyables entre les bleus de la mer et du ciel et les dunes de sable. Cette partie de la journée aura eu un côté bien ludique avec la LandRover jouant dans les dunes et un côté bien naturel vu les lieux. Un excellent moment.

Le retour sur Walvis Bay prend une bonne heure, d’abord dans les dunes, puis sur les plages. En chemin, nous rencontrons des springboks, des renards du désert, des vols de pélicans. A 16h30, nous revoilà sur le quai de départ. La femme du patron de Laramon Tours nous ramènera à Swakopmund, non sans avoir fait un détour à une compétition d’un sport de combat s’approchant du freefight. Apparemment, un membre de sa famille y concourt. Les coups de pieds et de poings pleuvent, même si les combattants sont principalement des ados. Le nombreux public, majoritairement blanc, est en délire et à chaque coup qui atteint son but, il pousse des cris d’encouragement.

Retour sur Swakopmund où nous voulions acheter du poisson, mais le commerce est fermé en cette journée de week-end. Idem pour une bouteille de vin. Les commerces namibiens ne vendent pas d’alcool depuis le samedi à 13h00 jusqu’au lundi matin 08h00. Diète donc ce soir en ce qui concerne un bon Shiraz sud-africain.

Le vent est tombé, il fait bien moins frais qu’hier. Quelle journée !

Dimanche 30 septembre

Au lever, le brouillard est à nouveau bien présent. La tente en est trempée de rosée. Le soleil n’aura pas encore percé à notre départ de Swakopmund à 08h45. Quelques courses et nous empruntons la C34 direction Henties Bay, puis Cape Cross, pour voir la plus célèbre colonie d’otaries de Namibie. La route est bonne, mais avec un revêtement assez traître. Sel, sable et humidité, ce qui la rend glissante, surtout avec cette rosée du matin.

Il faut bien 1h30 depuis Swakopmund pour atteindre la colonie de Cape Cross. Nous payons notre droit d’entrée (90 $ pour 2 personnes et une voiture) et nous nous rendons au point de vue sur les otaries. A peine sortis de la voiture, l’odeur nauséabonde nous saisit. Le premier choc olfactif passé, nous voilà devant des milliers de mammifères, tant sur terre que dans la mer. Impressionnant. Dormir, se battre, crier, nager, chaque otarie s’en donne à coeur joie. 20-30 minutes sont suffisantes pour vouloir repartir, car même si on se fait à l’odeur, difficile de l’oublier.

Retour sur Henties Bay, où nous voulons voir si une station-service peut vérifier le niveau de notre bonbonne de gaz. Possible, mais pas le dimanche ... L’employée m’indique une échoppe qui pourrait nous satisfaire. Je suis ses indications et nous nous retrouvons au coeur du quartier noir de la petite ville. Vieilles bicoques de briques ou de tôle, tous les regards se tournent vers nous, nous mettant un peu mal à l’aise. Aucun Blanc à l’horizon. Je trouve le magasin indiqué, mais la tenancière ne répond même pas à mon bonjour, se contentant d’un simple «No» à ma question. Une démonstration de plus sur les difficultés que semblent avoir les communautés à vivre ensemble ici. C’est en tous les cas l’impression que nous ressentons. Pas d’agressivité, pas de racisme évident, mais juste un dédain qui parle de lui-même. Pas question ici de pointer du doigt la communauté noire, nous avons vécu des moments où nous étions aussi mal à l’aise, tant il était évident que les Blancs affichaient une certaine supériorité et que les Noirs étaient cantonnés dans un rôle subalterne. Un sentiment de société à 2 vitesses. N’étant pas des spécialistes de l’Afrique, et particulièrement de cette région sud du continent, nous ne jugeons pas, il s’agit juste d’un ressenti.

Retour sur les routes et nous empruntons la D1918, direction Usakos. La piste est en très bon état, très roulante, on y maintient son 70 km/h de croisière. Le Spitzkoppe est en vue au loin, son relief se détache nettement des plaines de la savane. Nous ignorons la D1925 pour prendre la D3716 peu après. L’arrivée sur le village de Spitzkoppe est splendide. A la sortie du village, un panneau indique le RestCamp, géré par la communauté du village qui en récolte les bénéfices. En plus de loger dans un endroit magnifique, nous contribuons à une bonne action. Des enfants et leurs familles vendent des petits souvenirs sur la route du camping. Nous achetons une petite girafe en bois à une gamine au sourire resplendissant, qui tient le stand avec sa petite soeur et son frère. Ils parlent un peu anglais et nous pouvons communiquer. Distribution de pommes qui élargiront encore les sourires.

Nous arrivons au camp qui occupe un territoire immense au pied de la montagne du Spitzkoppe. L’endroit est une nouvelle fois magique, avec la vue sur le montagnes et ses amoncellements de rochers orangés. Nous pouvons choisir notre emplacement et nous nous posons dans la région appelée «The Bridge» en raison d’une arche naturelle. Le camp est spartiate, ni eau, ni électricité, ni douche, juste des toilettes sèches. Mais bien au coeur de la nature namibienne. Une fois installés, nous partons à pied sur les rochers derrière notre campement. La vue est évidemment unique, au coucher de soleil le granit des rochers prend des couleurs chaudes, l’appareil photo n’a pas droit à une pause. Rester assis sur un bout de caillou au soleil couchant, contempler ce spectacle fascinant et jamais lassant, s’émerveiller des couleurs, profiter des dernières chaleurs de la journée. Des plaisirs simples avais-je dit en introduction. Des plaisirs simples qui nous rappellent que le bonheur est parfois juste là, sans chichi.

Une fois l’astre couché, nous mangeons, isolés dans notre coin. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping à l’état pur. Simple, aucun confort, mais les emplacements sont si espacés que l’on se croirait seuls au monde. Plus qu’ailleurs, l’esprit d’aventure et d’évasion africaine est bien présent. Pour la première fois depuis notre arrivée, la nuit sera chaude et nous pourrons laisser les pans de notre tente ouverts. Enfin.

Lundi 1er octobre

Pas question, évidemment, de manquer le lever du soleil ici. Les couleurs du matin, dans les tons plus pastels, sont toutes aussi belles que celles du soir, mais sur l’angle opposé bien sûr. Avant de partir, nous allons voir quelques peintures rupestres, les Bushmen Paradise, pour lesquelles un permis supplémentaire (150 $) est requis. Les férus d’Histoire seront peut-être déçus, quelques dessins sur des murs, rien de vraiment exceptionnel ici. Mais un guide local donne quelques explications. Le Spitzkoppe RestCamp est un camping communautaire, géré par le village voisin. Il donne du travail à la communauté locale qui fait de son mieux, et qui s’en sort très bien d’ailleurs. Dans cet esprit nous ne regrettons pas les 150 $ dépensés.

Avant de sortir du site, nous allons encore parcourir quelques pistes et grimpons sur des rochers de granit. Les vues sont chaque fois différentes, mais toutes magnifiques. Spitzkoppe mérite son son arrêt, ce n’est pas un camp d’étape. C’est une découverte où il faut prendre le temps d’aller se balader.

Nous repartons vers le Nord, d’abord par la D3716, puis la D1930, direction Uis. Là, il est possible de se ravitailler en victuailles, bien que le choix en produits frais soit bien limité, en vin pour les amateurs et en essence. A peine garés, des jeunes viennent vers nous, ils veulent nous vendre des pierres issues des mines aux alentours, garder notre voiture. Ils nous demandent de leur acheter de la nourriture, nous expliquant que les mines sont désormais fermées et que presque plus personne dans le village n’a de travail. Réalité ? Tentative de profiter des touristes ? Nous donnerons quelques pièces au gardien de la voiture (bien qu’elle ne risquait vraiment rien ici) et un filet de quelques kilos d’oranges achetés sur place, à partager entre tous. Cela fait visiblement l’affaire, vu les sourires et les remerciements.

Uis est partagé en deux parties, séparées de 4 kilomètres. Là aussi, nous voulons faire contrôler le niveau de gaz de notre réchaud, mais il nous faut remonter à l’autre partie de la petite ville, près de la station de police. Là, pour 15 $, nous refaisons le plein de la bonbonne afin d’assurer de ne pas manquer de gaz en pleine préparation d’un repas.

Retour sur les pistes. Après une petite quinzaine de kilomètres, nous prenons la D2319 vis Sorris Sorris, belle petite piste roulante, bien moins fréquentée que la C35. La terre est rouge, les paysages traversés sont splendides, une belle option. Notre but du soir est le Aabadi Camp, le long de la D2612. Là encore, cette piste est splendide, elle serpente entre des petites collines, soit arrondies, soit pointues. Nous croisons souvent des bergers qui font signe aux véhicules pour avoir de l’eau. Nous nous arrêtons quelques fois pour en offrir et désormais, nous gardons nos bouteilles en plastique vides dans ce but. L’eau est ici un bien très précieux, alors que chez nous, elle est disponible en tout temps qu’on ne se rend même plus compte de son rôle essentiel.

Le Aabadi Camp est installé au bord d’un lit de rivière avec suffisamment d’arbres pour avoir de l’ombre. C’est assez sableux, donc poussiéreux, mais l’ensemble est agréable, malgré l’absence de vue particulière. Comme presque partout, chaque emplacement a son coin pour faire un feu. Les douches et WC sont en plein air sous un arbre, protégés par une haie artisanale de bois. Certains ont eu la chance de voir des éléphants arpenter le lit de la rivière, mais la réception tient le compte, aucun pachyderme n’a été vu dans le coin depuis deux semaines. Nous n’aurons droit qu’à leurs crottes ...

Depuis deux jours, la température a bien augmenté et désormais, plus besoin de se réfugier dans la tente pour avoir un peu plus chaud, plus besoin de tout fermer pour dormir.

Mardi 2 octobre

Le soleil illumine déjà le camp lorsque nous nous levons. A 09h00, nous voici en train de rouler ver le nord, d’abord par la D2612, puis la C43 direction Palmwag. Avant Bersig, la piste grimpe dans de magnifiques montagnes aux couleurs ocres, non sans nous rappeler une fois de plus certains décors américains. Palmwag est marqué sur la carte comme un village. En fait, il n’y a que deux choses à Palmwag : la barrière sanitaire nord-sud et trois pompes à essence. Rien d’autre. Le contrôle consistait surtout à recenser les véhicules qui passaient, puisque notre frigo et nos victuailles n’ont pas été contrôlés.

C’est aussi ici que nous voyons les premières femmes Himbas, qui tentent de vendre des objets artisanaux à la barrière, pendant que les voitures attendent de passer. A partir de là, nous en verrons régulièrement, sur les bords de route ou dans leur minuscule village à proximité des pistes. Sans eau, ni électricité, en plein soleil, ils vivent parfois à quelques dizaines de mètres des gros 4x4 qui sillonnent les pistes, deux modes de vie tellement opposé l’un de l’autre. Nous en avions évidemment vues en photo lors de la préparation de notre voyage, mais les observer ici, dans leur environnement est une chose différente. Les jeunes filles sont souvent très belles dans leur tenue traditionnelle, laissant leur poitrine dénudée. Parées de bijoux et d’ornement, la peau teintée de rouge, leur coiffe si spéciale, elles sont en valeur. Mais nous visiterons un village Himba dans la région d’Epupa, il sera alors temps d’en reparler.

Après les Himbas, voici nos premiers zèbres, qui broutent tranquillement dans les buissons à 200 mètres de la piste. Nous arrêtons le Nissan, sortons les jumelles. Ils nous regardent, mais ne s’approcheront pas. Une large plaine s’annonce, parcourue régulièrement par les troupeaux de vaches et de chèvres, sous la surveillance d’un berger qui les suit, sous l’ardent soleil.

Nous arrivons à Khowarib et nous nous installons au Khowarib Community RestCamp, qui comme son nom l’indique est aussi un camping géré par la communauté locale. Joséphine nous accueille très aimablement. Elle s’est enduit le visage d’une préparation rougeâtre pour se protéger du soleil. Le camp est vide et Joséphine nous dit de prendre l’emplacement No 3, c’est le meilleur. Une belle place avec commodités individuelles immaculées, un petit abri à l’ombre et une place pour faire du feu. Le camp est dans une vallée étroite, entouré de montagnes et il surplombe un ruisseau qui ravitaille en eau le village en bas de la petite vallée.

Le coin douche/WC/lavabo est en fait en plein air, juste protégé par un toit de bois et un muret. Ainsi, une fois sur le trône, on admire le paysage aux alentours, idem pendant la douche ... L’endroit est parfait, d’autant plus que Joséphine a des bières bien fraîches dans son petit frigo à la réception. Nous profitons de cet arrêt pour vider et nettoyer notre coffre qui est sacrément empoussiéré. Bien que nous roulons avec la petite trappe latérale ouverte, régulant ainsi la pression dans le coffre et limitant l’introduction de la poussière (si, si, ça marche), il ne faut pas espérer retrouver ses affaires sans poussière. Nous lavons aussi quelques habits qui sécheront facilement au vent et au soleil.

Joséphine nous dit que nous pouvons aller marcher au bord du ruisseau et remonter un peu dans la vallée. Nous y descendons. L’eau qui nous arrive aux chevilles est chaude et des ânes assez craintifs sont également dans le coin. La balade est agréable, sans être exceptionnelle. Comme presque partout, seuls les bruits de la nature nous parviennent, surtout les oiseaux qui indiquent notre présence par des chants et des cris inédits pour nous. De retour à la voiture, nous apercevons un gros babouin sur le versant de la montagne en face de nous, à environ 200 mètres. Il nous regarde, mais ne s’approche pas. Nous aurons l’occasion de mieux connaître cette race de singe, plus loin au Waterberg, une race pas très sympathique...

La journée passe dans ce coin de montagne. En début de soirée, un vent violent se lève et nous serons bien secoués sur le toit du Nissan pendant la nuit.

Mercredi 3 octobre

Le vent qui a soufflé toute la nuit a soulevé poussière et sable. L’atmosphère est jaunâtre, la couleur est bizarre, comme très brumeuse, on ne voit pas le ciel. Nous retrouvons Joséphine qui dit avoir pensé à nous pendant la nuit à cause du vent. Nous payons notre dû et espérons pour la communauté que le camp sera plus fréquenté dans les prochains jours. Au revoir souriante Joséphine.

Grosse journée de route aujourd’hui puisque nous avons prévu de rejoindre Epupa Falls, tout au nord au bord de la frontière avec l’Angola. Nous empruntons la C43 qui n’a rien d’exceptionnel, surtout avec cette lumière sableuse. Depuis hier, nous sommes dans une région beaucoup plus rurale et surtout où les Blancs ne se sont pas installés. Plus de grosses fermes, de grands domaines, de beaux 4x4. Mais des petits villages en bord de pistes, des multitudes de troupeaux de vaches et de chèvres conduits par des bergers, qui là encore, font souvent des signes aux véhicules pour avoir de l’eau ou de la nourriture. Les seuls Blancs croisés sont maintenant des touristes.

A Joubert Pass, nous repérons la pente de loin. Le dernier tronçon est sacrément raide. Avant d’entamer la montée, nous enclenchons le 4x4, mais la Nissan est lourde et peu puissante. Elle perd régulièrement de la vitesse et nous n’arrivons pas en haut. Nous devons redémarrer au petit 4x4 pour arriver au sommet du col. Mais comment font les poids lourds que nous voyons sur le bord de la piste ?

Puis vient une longue descente en direction d’Opuwo. Nous sommes en territoire Himba ici. Nous en voyons très fréquemment sur le bord de la piste. Les jeunes garçons, plus hardis, se mettent parfois en travers de la route pour forcer les véhicules à s’arrêter. Ils demandent eau, nourriture et même parfois bonbons prouvant que le tourisme est bien présent... La coiffe des jeunes garçons est surprenante, avec une grosse tresse qui part vers l’avant ou l’arrière et qui indique le statut de coeur à prendre ou déjà pris.

Opuwo est en vue. Fini la ville bien organisée avec les 4x4 rutilants devant les centres commerciaux. Ici, c’est le joyeux foutoir de l’Afrique noire, sans interprétation péjorative. Les Himbas poitrine dénudée côtoyent des hommes en cravate ou des policiers en uniforme. D’autres femmes, plus âgées, portent carrément des robes de bal, avec des coiffes en forme de cornes. Le spectacle est dans la rue, pas dans le paysage à Opuwo. On trouve ici des marchés en plein air, des épiceries locales, des banques, des stations-service et un grand supermarché pour se ravitailler avant de monter à Epupa. Devant le commerce, des dizaines de gens attendent à l’ombre, là un taxi, là un bus, là le temps qui passe, là rien. L’Afrique.

Le Nissan à peine garé, nous voilà assaillis pacifiquement par une horde de filles, dont certaines Himbas qui veulent nous vendre des bracelets, colliers et autres babioles. En gardant le sourire, tout se passe bien. Nous achèterons un petit truc à plusieurs d’entre elles, histoire de partager les dépenses, mais il est impossible de toutes les satisfaire.

A la sortie des courses, il y a des gardes qui vérifient les tickets des achats, les sacs et qui fouillent même certaines personnes. Apparemment, le vol de marchandises doit être à la mode ici. Nous sommes quasiment les seuls Blancs dans la rue à ce moment, mais contrairement à ce que nous avions pu lire ça et là, aucun souci particulier pour prendre de l’essence ou pour être harcelés par des jeunes. Nous donnons quelques $ au gardien de notre voiture et nous reprenons la route.

Il reste 180 kilomètres de piste jusqu’à Epupa. Une piste de bonne qualité, mais monotone et vite ennuyeuse. La seule portion intéressante arrive à 30 kilomètres d’Epupa, lorsque le relief change et nous fait traverser des petites collines. Epupa a un peu une allure de bout du monde. De bout de route, c’est certain, le fleuve Kunene stoppe la piste et même le pays. Sur l’autre rive, c’est l’Angola. 3-4 lodges/camping, un dispensaire médical, un petit village et une base de la police namibienne dédiée à la surveillance de la frontière.

Nous nous installons à l’Omarunga Camp, sous les palmiers en bordure du fleuve. La réceptionniste nous donne les conseils d’usage. Dont celui de ne surtout pas mettre le pied dans la rivière et même de se tenir à 2-3 mètres minimum des berges. Une femelle crocodile réside dans le coin, une pièce de 6 mètres de long qui peut facilement sauter hors de l’eau, happer une jambe et nous embarquer dans le fleuve pour une dégustation. Nous verrons la bête, installée sur des rochers sur un îlot au milieu des eaux, à quelque 150 mètres de nous. Elle nous dit aussi que le camp n’est pas responsable de ce qui tombe des palmiers. Notamment les énormes feuilles qui, par grand vent, ont tendance à finir au sol. Ou les noix, de la taille d’une balle de tennis, mais de la consistance d’une balle de golf.

Nous déplions la tente et partons en balade au bord des chutes, à 10 minutes à pied du camp. L’endroit est magnifique, mais nous nous réservons pour le lendemain, il est temps de préparer le repas. Un vent fort s’est levé, nos regards se tournent vers le sommet des palmiers. Quelques noix sont déjà tombées au sol et effectivement, en recevoir une sur le crâne pourrait provoquer de sacrés dégâts. Et soudain, un gros craquement et une énorme branche sèche finit sur la tente. Le bord de ces branches est fait de pics pointus qui ont déchiré l’auvent en deux endroits. Super. Un campeur allemand m’aide à enlever la lourde branche sans faire plus de dégâts et vu qu’au loin un orage menace, nous décidons de bouger. Repliage rapide de la tente et nous allons nous installer un peu plus loin du fleuve, hors de portée des feuilles de palmiers. Nous avons bien fait, car 20 minutes plus tard, une deuxième feuille tombe de l’arbre. L’orage ne nous atteint pas, mais le vent est toujours fort. Le risque d’endommager la tente était trop grand, nous avons bien fait de changer de place.

Le vent atténue la chaleur et nous passerons une bonne nuit.

Jeudi 4 octobre

Ce matin, lever aux aurores, nous avons rendez-vous avec un guide local à 08h00 pour aller visiter un village Himba. L’Omarunga Camp proposait aussi cette activité, mais nous avions lu sur des récits de voyage qu’un guide local prénommé Jao pouvait aussi emmener les touristes dans les villages. Non seulement le prix en est bien moins cher pour nous, mais cela procure aussi du travail et un revenu à un résident des lieux plutôt qu’au Lodge.

Hier soir hors du camp, nous avions donc demandé à un jeune s’il connaissait un certain Jao. Bien sûr. Il nous l’a présenté et l’affaire a été vite conclue. Seule différence, avec le Lodge, la visite des villages se fait en Jeep, avec Jao nous devons prendre notre Nissan.

A 08h00 tapantes, Jao est à la porte du camp à nous attendre. Première étape, aller à l’épicerie du village d’Epupa pour acheter des produits de base à amener comme cadeaux. Un sac de 10 kilos de farine à porridge, du sucre, de l’huile et nous voilà partis. Nous roulons 16 kilomètres sur la piste d’Opuwo et Jao nous indique un petit chemin qui part dans la végétation. Le village est quelques centaines de mètres plus loin. Nous arrivons devant un groupe de 7-8 huttes, entourées par une haie en bois. Jao nous demande d’attendre à l’extérieur, pendant qu’il va parlementer avec le chef du village. 2 petits enfants viennent vers nous et font des roulades dans la terre. Pieds et culs nus, ils sont loin des standards des bambins européens. Ils ramassent cailloux et bout de bois qu’ils croquent et avalent.

Jao revient, nous pouvons entrer dans le village, mais il nous prévient que seules les femmes sont là, les hommes ont quitté l’endroit depuis une semaine avec les bêtes. Apparemment, c’est également le cas dans les autres villages autour d’Epupa d’après ce que nous avions vu. Il nous enseigne quelques mots de base pour les salutations d’usage et nous pénétrons dans le village. Nous sommes accueillis par la première femme du chef, plus âgée que les autres filles présentes. Nous la saluons et lui remettons les cadeaux qu’elle s’empresse de prendre et de ranger dans sa hutte. Jao nous explique au fur et à mesure de la visite du village le mode de vie si particulier des Himbas, mode de vie qui se pérennise depuis des centaines d’années, même si nos habitudes occidentales viennent perturber leurs habitudes.

Les femmes présentes sont magnifiques, ornées de bijoux confectionnés par elles-mêmes, vêtues d’un simple pagne de peau de bête. Leur peau est rougeâtre, vu l’enduit qu’elles étalent plusieurs fois par jour, enduit qui entretient leur peau et remplace l’eau pour tout ce qui est hygiène. Les Himbas ont la particularité de ne pas utiliser d’eau pour se laver. Afin de neutraliser les odeurs corporelles, même intimes, elles utilisent la fumée d’un bois qu’elles font brûler. Certains bracelets qu’elles portent aux chevilles indiquent aussi le nombre d’enfants qu’elles ont déjà eues. Bref, il est difficile de décrire tout ce que nous avons vu ou reçu comme explications de la part de Jao tant ce mode vie est particulier. Nous avons aussi pu prendre toutes les photos que nous avons voulu, même si nous nous sommes abstenus de mitrailler à tout va, pour éviter le côté «voyeur» de cette visite. Après chaque photo sur laquelle une femme était le sujet, nous la lui montrions, ce qui provoquait rires et sourires. Malgré cela, il faut bien admettre que nous étions un peu mal à l’aise de nous immiscer dans leur vie l’espace de deux heures.

A la fin de la visite, les femmes Himbas ont par contre vite compris le principe de l’économie de marché en sortant les objets qu’elles ont confectionnés. Les prix qu’elles demandent sont largement supérieurs à ceux pratiqués à Opuwo. Nous négocions pour la forme et achetons quelques babioles. Alors que nous partons, Jao nous demande si nous serions d’accord de transporter une des jeunes filles au dispensaire d’Epupa, car elle doit consulter pour des douleurs au cou. Bien entendu. Nous chargeons donc une jeune Himba dans la voiture, son bébé et quelques affaires dont elle a besoin. Nous la déposons au dispensaire avant de repartir pour poursuivre notre visite avec Jao, à un cimetière.

Nous reverrons la jeune fille en fin de journée, elle s’était installée sous un arbre pour la nuit...

Jao nous emmène sur un autre site pour voir des tombes Himba. Il nous explique les rites funéraires, notamment la présence de crânes de vache sur les tombes. Crânes qui sont déposés sur la tombe en honneur au décédé. Le nombre de crânes dépend évidemment du niveau de richesse de la famille de la personne disparue. Les explications de Jao sont très instructives et c’est un plaisir d’avoir fait la visite avec lui. A la fin de la matinée, de retour à Epupa, nous sommes juste un peu déçus de ne pas avoir rencontré d’hommes dans le village et d’avoir eu un contact très limité avec les femmes Himbas, pour qui notre venue était surtout l’occasion de recevoir des cadeaux et de vendre leurs objets. Mais malgré cela, la visite d’un village Himba est à faire, à Epupa ou ailleurs.

Retour à l’Omarunga Camp pour le reste de l’après-midi. En fin de journée, nous retournons vers les chutes et nous empruntons le sentier qui part sur le flanc de la colline en face des chutes. Après quelques centaines de mètres, les chemins se séparent et une partie monte en direction du sommet de la colline. C’est de là que le coucher du soleil est le plus impressionnant, surtout que la nature a eu la bonne idée de placer les chutes face au soleil couchant, donnant au site des couleurs magnifiques. La petite terrasse naturelle est atteinte rapidement. Alors que nous profitons des lieux, une Jeep arrive dans notre dos. Evidemment, cette terrasse est aussi le lieu où les Lodge amènent leurs clients, qui paient pour venir accompagnés assister au spectacle. Alors qu’il suffit de marcher un peu.

Les chutes de la rivière Kunene sont non seulement impressionnantes, puisque le cours d’eau est tellement large à cet endroit qu’il y a une multitude de chutes, plus ou moins grandes, au débit plus ou moins important. Le fleuve reprend ensuite son cours normal pour filer en direction de l’Océan, le long de la frontière angolaise.

De retour vers les camps, nous voyons encore des habitants d’Epupa qui viennent baigner leurs enfants dans des petites gouilles formées dans des cuvettes de rochers. Ici aucun risque de crocodile ou de courant. Les gamins s’y baignent et jouent sous la surveillance de leurs mères, joli spectacle, belles scènes de vie. Nous verrons encore une fois notre amie la femelle crocodile, sur son îlot, à demi immergée, mais les yeux en direction de nos berges.

Vendredi 5 octobre

Comme d’habitude, nous nous levons au rythme du soleil. Après un rapide petit-déjeuner et le rangement habituel, nous prenons la route vers 08h00, car nous avons 450 kilomètres à rouler aujourd’hui pour nous rapprocher du parc d’Etosha.

A la sortie d’Epupa, nous sommes arrêtés par des policiers qui effectuent un contrôle routier. Permis de conduire, prochaine destination, tout est consigné. Les agents, très courtois, me signalent que mon pneu avant droit a besoin d’un coup de pression, ce que je n’avais pas remarqué. Nous roulons ainsi sur 70 kilomètres jusqu’à Okongwati, premier village avec Epupa. Nous repérons une cahutte en tôle qui répare les pneus, ce que me confirme avec le sourire un homme qui marchait sur le bord de la route. La cahutte renferme un compresseur et le jeune qui tient cet atelier local vérifie la pression de mes quatre roues et m’ajoute un peu d’air dans le pneu qui en avait besoin. Pour 10 $.

Sur la piste d’Opuwo, des jeunes Himbas ou des bergers tentent encore régulièrement de stopper les voitures pour quémander. Chacun fait comme il veut, mais s’arrêter pour tous est impossible. Opuwo est en vue, toujours aussi animée. Les mêmes vendeuses de bracelets nous repèrent à peine arrivés vers la station-service. Et c’est reparti pour les avoir toutes autour de nous. Même en prenant une ou deux pièces, elles veulent toujours en vendre plus. Nous refuserons, avec le sourire, ce qui permet de garder l’ambiance détendue. Plein d’essence et quelques courses au supermarché, mais surtout pas de viande, la barrière sanitaire doit encore être passée.

Nous prenons la C41 et ensuite nous coupons par la D3709 qui nous fait gagner 35 kilomètres, mais peut-être aucun temps. Cette piste est parfois sableuse, parfois bosselée, de sorte que la vitesse est bien inférieure à celle que l’on peut atteindre sur la C35 asphaltée. Mais certainement moins monotone. De retour sur la C35, nous prenons notre rythme de croisière, lorsqu’un chauffeur de poids lourd arrivant en face nous fait des appels de phare en nous faisant signe de ralentir avec son bras. Quelques centaines de mètres plus loin, une girafe traverse tranquillement la route et broute les arbres sur le bas côté. Notre première girafe.

A 80 kilomètres au nord de Kamanjab, nous atteignons la barrière sanitaire. Un policier vérifie mon permis de conduire international, alors qu’un autre fonctionnaire contrôle notre frigo dans le coffre de la voiture pour s’assurer que nous ne transportons pas de viande, ni d’oeuf. A Kamanjab, il y a un supermarché où nous trouvons tous les produits de base, quelques légumes et de la viande de Koudou que nous grillerons ce soir. Nous complétons notre essence et nous partons pour les 30 derniers kilomètres, vers le Rustig Toko Lodge, notre étape du soir. Le camp est séparé de trois kilomètres de la Lodge, en pleine nature, isolé dans la savane. Sur la piste qui y mène, nous croisons une gazelle et deux magnifiques Hornbills. Cette région abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, parfois colorés, et au chant souvent mélodieux. Les emplacements de camping sont bien aménagés avec tables et bancs en pierre, grill, robinet d’eau et des douches/WC impeccables.

Nous y passerons la nuit complètement seuls, au milieu de cette végétation africaine. Comme souvent, le vent s’est levé pendant la nuit, secouant la tente parfois violemment. La grillade de Koudou s’est avérée être finalement une catastrophe, les morceaux achetés n’était pas faits pour être grillés mais plutôt bouillis. Résultat, cela ressemblait plus à une semelle de chaussure de ski ...

Samedi 6 octobre

En route pour Etosha, un des points forts du voyage. Pour s’y rendre depuis le Rustig Toko, deux options : passer par les pistes via Mon Desir et rejoindre la route principale pour le parc ou redescendre à Outjo par les routes goudronnées. L’avantage d’Outjo est la possibilité de se ravitailler pour les quatre jours à passer dans le parc. Donc Outjo. Surtout aussi parce que nous avons lu que nous trouverons une bonne boucherie dans cette ville.

160 kilomètres de route asphaltée, au bord de laquelle nous apercevons de nombreux phacochères, et nous arrivons à Outjo. La ville est agréable, propre et vraiment différente d’Opuwo. A la sortie sud, sur la C38, nous trouvons la fameuse boucherie. Pas de viande de steppe aujourd’hui, alors nous nous rabattons sur d’appétissants T-Bone steaks de boeuf. A des prix incroyablement bas. Quelques courses dans un supermarché et nous avalons les 110 kilomètres restants pour arriver à Okaukuejo. Après un premier portail où on nous délivre le permis de visite, nous gagnons la réception du camp. Première étape, payer le permis remis (à présenter) selon le nombre de nuits passées dans le parc. Puis, nous récupérons notre emplacement auprès de l’employée du camp.

C’est le milieu de l’après-midi, nous avons le temps de partir sur les pistes autour du camp, vu que les grilles du parc ferment vers 18h50, heure officielle du coucher du soleil. Pas besoin de rouler longtemps pour voir de nombreux animaux. Girafes, antilopes et gazelles, zèbres ... Mais le must : alors que nous roulons vers le point d’eau de Wolfsnes, un automobiliste nous fait des signes et, s’arrêtant à notre hauteur, nous annonce que trois lionnes sont sur le bord de la piste près du point d’eau. En arrivant sur place, pas besoin de chercher, les lionnes sont là, à moins de deux mètres de la voiture, couchées à l’ombre des arbres, insensibles à la présence des véhicules. Elles nous regardent, prenant presque la pause pour des portraits en gros plan. Nous coupons le moteur et restons en admiration devant ces félidés.

Après le must, voici le must du must. Au point d’eau suivant, à Okondeka, nous repérons un lion mâle, à environ 200 mètres sur le haut de la piste, à l’ombre d’un buisson. Couché ou immobile sur ses quatre pattes, bougera, bougera pas ? Nous coupons le moteur et nous armons de patience. Trente minutes plus tard, notre attente est récompensée. Le mâle descend la colline et passe tranquillement devant notre capot. Nous pouvons le voir à moins de trois mètres, alors qu’il se rend au point d’eau. Mais la surprise n’est pas terminée, ce mâle sera suivi successivement par 7 lionnes qui prennent le même chemin. Nous ne les avions pas vues, elles étaient sans doute couchées dans les hautes herbes. Un second lion mâle clôture le groupe et part sur le point d’eau. Les autres animaux présents, zèbres, autruches, gazelles, ont tous déserté l’endroit, laissant la place aux rois de la steppe. Premier jour à Etosha et déjà plus de dix lions vus de très près ...

Au soleil couchant, nous revenons au camp, les grilles allant fermer. Nous nous rendons au point d’eau d’Okaukuejo, accessible en deux minutes à pied. Un grand point d’eau dont nous sommes séparés par un petit mur de pierre et des barrières inclinées. Le silence est de mise afin de ne pas effrayer les animaux et de ne pas perturber leur environnement naturel. Autre moment magique, une dizaine d’éléphants s’abreuvent avec un gros soleil rond et rougeâtre en toile de fond. Image de reportage ou de livre animalier, et pourtant décor bien réel.

De retour à notre emplacement, nous grillons nos T-Bone sur le grill équipant les places de camping. Il fait maintenant bien nuit, et bien chaud aussi. Après le repas, retour au point d’eau qui est éclairé. Après les pachydermes, c’est le tour maintenant des rhinocéros de fréquenter l’endroit, un groupe d’une dizaine de bêtes. Dont un qui sent clairement la présence humaine devant lui et qui ne semble pas vraiment l’apprécier. Il gratte nerveusement le sol avec ses sabots, sa corne, il grogne et souffle fort, il fait des mouvements brusques, à l’écart du groupe de ses congénères.

2 éléphants sortent de l’obscurité et rejoignent les rhinos. Qui leur laissent la place et s’éclipsent dans la nuit. Magique Etosha.

Dimanche 7 octobre

Le lever est matinal dans les camps d’Etosha. Les grilles du parc ouvrent à 06h50 et les visiteurs veulent tous être prêts à l’heure. Certains sont très prévoyants puisqu’ils se lèvent à 05h30, réveillant du coup leurs voisins immédiats. Il est vrai que les chances de voir des animaux sont certainement plus grandes le matin, avant que les chaleurs de la journée ne les poussent à l’ombre de la végétation.

En arrivant au point d’eau de Nebrowni, deux éléphants traversent la piste devant nous. Ne nous prêtant aucune attention, nous nous approchons encore au plus près, environ 25 mètres derrière la bête. Il mange les branches d’un arbuste et nous pouvons le photographier sans souci. Nous surveillons tout de même ses attitudes, mais il reste bien calme. Moteur coupé, nous l’observons et assistons au spectacle.

Plus loin, sur la route du point d’eau d’Aus, deux voitures sont arrêtées sur le bord de la route. Nous stoppons et cherchons ce qu’elles ont vu. Nous voyons bien un Koudou, seul et l’air inquiet, s’arrêtant après chaque pas, regardant tout autour de lui. A la jumelle, nous repérons 4 lionnes en pleine partie de chasse quelques dizaines de mètres derrière l’antilope. La lionne la plus proche de la proie se dissimule dans les herbes, garde la tête basse, à l’affût. Les trois autres suivent le mouvement, moins discrètes, mais hors de vue du Koudou. De temps à autre, elles se relaient pour suivre l’animal. Cette tactique durera près de 45 minutes, puis le Koudou choisira de s’enfoncer dans la végétation, toujours suivi des lionnes, et nous perdrons la vue sur cette scène incroyable.

Moins d’animaux pour cette fin de matinée, même vers les points d’eau. La chaleur est bien là et les mammifères économisent sans doute leurs efforts à l’ombre d’un buisson. Vers midi, nous revenons au camp pour faire notre vaisselle du matin et du rangement. Nous profitons aussi de la fraîcheur de la piscine d’Okaukuejo. Nous retournons au point d’eau du camp en fin d’après-midi et 4 lionnes sont couchées à proximité. Leur présence rend l’endroit désert. La nuit apparaît, mais les lionnes ont décidé de rester propriétaires des lieux. Point d’autres animaux ce soir à Okaukuejo. Hormis quelques chacals qui passent en courant entre les emplacements, à la recherche de nourriture facile.

Les mammifères autour du camp grillagé donnent de la voix. Eléphants ? Lions ? Rhinos ? Nous manquons d’expérience pour l’identifier. Mais en tous les cas, ces cris impressionnent dans le silence de la nuit.

Lundi 8 octobre

Tout comme hier matin, les premières alarmes retentissent dans les tentes à 05h30. Le camp s’éveille encore dans la nuit, les premières lueurs du jour apparaissant vers 06h10. Le rituel est rôdé, même dans l’obscurité. Petit-déjeuner léger, rangement et nous sommes prêts à partir sur les pistes à 07h00. Direction Halali, le camp «du milieu» à Etosha où nous camperons ce soir.

En direction de l’Est, les animaux se font de plus en plus rares. Les points d’eau sont vides de toute présence animale. Ou presque. La chance nous accompagne aujourd’hui encore. En revenant de la gouille de Salvadora, déserte, nous voyons une hyène au loin dans les herbes. Nous stoppons le 4x4, arrêtons le moteur et l’animal vient pile sur nous pour finalement passer devant notre capot.

Direction ensuite le point d’eau de Rietfontein. cinq ou six 4x4 sont là. Quelques koudous s’abreuvent tranquillement, rien d’exceptionnel. Alors que nous allions partir, un visiteur nous fait un signe de nous approcher de son véhicule. Il y a là cinq lionceaux couchés dans l’herbe, seuls sans leur mère. Là aussi, le truc c’est la patience. Attendre. Et les lionceaux bougeront pour aller se mettre à l’ombre d’un tronc, un à un, comme si chacun voulait être pris en photo par les chanceux qui ont profité de ce moment.

Nous prenons ensuite la décevante Rhino Drive, piste en mauvais état, où nous ne voyons aucun animal. Vers midi, nous allons récupérer notre emplacement à Halali. Grand camp, quasi désert en cette-mi-journée. Une épicerie avec beaucoup de souvenirs et peu de nourriture, où il vaut mieux avoir fait les courses avant d’arriver. Il y a aussi une piscine, mais l’eau est plutôt verte et peu encourageante à la baignade. Puisque nous sommes là, nous descendons au point d’eau de Moringa, en contrebas du camp.

Si un groupe de Koudous s’abreuvent, nous repérons surtout un groupe d’une quinzaine d’éléphants, un peu plus loin dans la végétation. Les Koudous quittent l’endroit et les éléphants font alors mouvement vers la vasque. Pendant près de deux heures, les éléphants boivent, se rafraichissent, les jeunes collés à leur mère. Le point d’eau a une petite terrasse ombragée, au vent, à une vingtaine de mètres des animaux. Deux heures à ne jamais se lasser d’observer les pachydermes.

Pour l’après-midi, nous repartons sur les pistes autour d’Halali. Moins d’animaux dans la nature environnante. Nous rejoignons alors le Etosha Lookout, sur les bords du lac asséché. La piste pénètre l’ancien plan d’eau sur près d’un kilomètre. Malgré qu’il ne s’agisse que d’une étendue infinie et plate de terre sèche, le paysage est fascinant, inédit. C’est aussi un des rares endroits où il est possible de sortir de son véhicule. Nous nous y amusons à faire des photos humoristiques, avec un couteau suisse, une bouteille de coca, une fourchette en plastique ou une paire de lunettes, objets sur lesquels nous donnons l’impression trompe-l’oeil de surfer.

Retour au camp en fin d’après-midi et nous redescendons à pied au point d’eau de Moringa. Un seul animal, mais un beau rhinocéros qui boit, en levant souvent sa corne vers nous. Le soleil est couché, il est temps de prendre le repas du soir. Avant de retourner au point d’eau ! Ou cette fois, ce sont cinq rhinos, dont un très jeune, qui profitent de l’endroit.

La nuit est parfaite, ni chaude, ni froide. Parfaite.

Mardi 9 octobre

Ce matin, pas de rush, nous nous levons tranquillement vers les 07h00. Après les obligations matinales, départ sur les pistes pour notre dernier jour dans le parc d’Etosha, direction plein Est vers le camp de Namutoni. Toujours peu d’animaux dans cette partie de la réserve, même si le point d’eau de Moringa a été riche en visites. Peu après le point de Spingbokfontein, nous prenons la piste qui longe le lac asséché.

Là, c’est le paysage qui est grandiose, avec des couleurs dans les tons vert et jaune, voire bleu, ensemble coloré qui donne des vues encore jamais aperçues en Namibie. Au détour d’un virage, un éléphant de belle taille, au moins le double de notre 4x4, mange tranquillement dans un gros buisson à deux mètres de la route. Nous arrivons à nous approcher gentiment assez prêt, toujours attentif à sa réaction. Il ne porte aucune attention à nous et nous nous tenons à quelques mètres de lui. Il est le dernier d’un troupeau qui a déjà poursuivi sa route, plus loin dans les plaines. Moteur arrêté, nous le regardons arracher les hautes branches du buisson de sa puissante trompe, avant d’engloutir ses prises.

Direction ensuite le point d’eau de Kalkheuvel. A notre arrivée, 5 girafes sont là, à une vingtaine de mètres, écartant leurs longues jambes pour pouvoir atteindre l’eau et boire. Elles semblent inquiètes et regardent toutes dans la même direction. Un petit groupe de springboks qui se tenait là tranquillement part soudainement dans la forêt. C’est certain, un prédateur est à proximité. A la jumelle, nous apercevons un lion mâle, couché tranquillement à l’ombre d’un arbre, observant les autres animaux, n’ayant pas l’air de vouloir bouger de son calme apparent.

Arrivent alors cinq éléphants qui viennent compléter le tableau déjà bien fourni. Hormis le lion qui ne se mêle pas à la faune présente, tous les animaux partagent pacifiquement le point d’eau. Une belle tolérance naturelle. Après avoir rempli nos yeux de ce spectacle saisissant, nous prenons la route du camp de Namutoni. Quelques kilomètres avant d’y arriver, ce sont les girafes qui sont sur le bord de la route et que nous admirons. Nous pouvons nous arrêter à quelque trois mètres d’elles, sans les perturber.

Il est l’heure de se restaurer et nous nous enregistrons à Namutoni. Les emplacements sont herbeux et sous les arbres. Après le repas, départ à nouveau sur les pistes, nous voulons profiter sans fin de ces moments magiques à Etosha. Fishermen’s Drive, Tsumor, nous ne verrons que quelques animaux, dont à nouveau des girafes très présentes dans cette partie du parc. De retour à Namutoni, le temps s’est couvert, l’orage menace. Quelques gouttes, mais aucune pluie qui nous obligerait à nous réfugier dans notre tente.

Mercredi 10 octobre

Le réveil est, une fois n’est pas coutume, très matinal. A 04h45 déjà, les premiers campeurs remuent, rangent et surtout font du bruit. Notamment, deux touristes francophones qui avaient déjà piqué la place d’une autre 4x4 en lui bougeant table et chaises pour s’installer... Pas très fair-play. A 06h00, leur moteur tourne déjà, alors que les grilles n’ouvrent qu’à 06h50. Bref.

Nous quittons le parc vers les 08h00 vers Tsumeb, où nous stoppons pour quelques courses, notamment notre dernier biltong. Pour le repas de midi, nous nous arrêtons sur une des nombreuses aires de pique-nique qui bordent les routes principales. Deux hommes, sales et habillés presque de loque, sortent de nulle part et s’approchent de nous. Il s’agit en fait d’ouvriers qui refont les barrières au bord des voies. Ils ne viennent pas sur place le matin pour repartir le soir, mais ils campent dans des tentes de fortune sur le bas côté de la route, se déplaçant au gré de l’avancement des travaux. Nous les voyons faire les poubelles et ramasser des déchets de nourriture, des services en plastique, c’est assez dur à voir. Vu que c’est notre dernier jour, c’est le moment d’utiliser utilement les provisions que nous n’aurons pas consommées. Nous les abordons et leur proposons tout ce que nous gardons pas, pain, riz, pâtes, conserves, eau. Ils nous en sont très reconnaissants, nous remerciant très chaleureusement.

Suite sur la B1, direction Otjiwarongo, une jolie petite ville fleurie et propre. Les employés des stations-service, comme partout, nous hèlent depuis le bord de la route pour nous attirer chez eux par de grands signes, sans succès, puisque nous avons encore suffisamment d’essence. Continuation sud, par la C22 asphaltée vers le Waterberg. Pour atteindre ce site, nous devons emprunter la jolie piste D2512, au sable rouge. La piste est bien plate, le sable est fin, il faut faire attention de ne pas se laisser aller avec la vitesse, surtout que cela glisse.

Le Waterberg est en vue, une montagne longue et plate sur son sommet, qui se détache dans le paysage. Le Waterberg RestCamp est le premier rencontré sur cette piste, il y en a un autre huit kilomètres plus loin. Le camp en lui-même n’a rien d’exceptionnel, mais un sentier monte sur le plateau, donc l’arrêt ici est tout de même intéressant.

Nous attendons 16h30 et un peu moins de chaleur pour entamer la montée de 40 minutes qui va nous conduire sur le plateau. Une montée dans la rocaille, où il faut parfois s’aider des mains pour gravir quelques rochers. Ludique et jamais dangereuse, la montée est agréable. Du sommet, la vue sur la plaine est époustouflante devant le Waterberg, des dizaines de kilomètres devant soi. Aucune habitation à l’horizon, excepté le camp 250 mètres en contrebas de la falaise abrupte. Nous profitons de la vue, du soleil couchant et de la brise qui nous rafraîchit un peu, avant de reprendre le sentier pour redescendre au camp.

Dernier soir en Namibie, nous avons distribué nos dernières provisions, donc nous mangerons au restaurant du camp. Un bon steak d’Oryx, une bonne bouteille de vin, une jolie terrasse, une bonne manière de passer notre dernière soirée sur le sol africain. Le camp est à 15 minutes à pied, et dans le noir, la lampe de poche nous guide jusqu’à notre tente. La nuit sera très calme, les touristes étant peu nombreux ici.

Jeudi 11 octobre

On nous avait prévenus. Le problème ici, ce sont les singes. De gros babouins pas peureux du tout, pouvant même être agressifs. Nous n’en avions pas vu hier soir, mais ce matin, c’est tout autre chose. Il ne faut absolument rien laisser sans surveillance, fermer portes et coffre de la voiture m’avait-on dit. Dès le lever du soleil, nous les voyons, ces babouins, déambuler dans le camp, passer de poubelle en poubelle.

Pensant qu’ils ne s’approcheraient pas des humains, nous installons la table du petit-déjeuner cinquante centimètres derrière le coffre de la voiture, laissé ouvert pour mettre la table. Alors que nous sommes prêts à manger, je vois trois gros singes adultes s’approcher. Ca sent l’embrouille. Je me lève, pensant leur faire peur, mais rien de cela. Au contraire, ils se mettent à courir dans notre direction et en quelques secondes, un des singes est dans mon coffre pour s’emparer d’un sachet en plastique avant de partir en courant dans la forêt. Un des gardes du camp a vu la scène et part derrière eux. Le sachet ne contenait que quelques céréales, rien d’important, mais cela aurait été l’appareil photo ou la besace des passeports, c’était pareil.

Tout le camp subit les assauts des babouins. Un autre couple, à quelques dizaines de mètres de nous était attablés lorsque trois ou quatre singes sont carrément montés sur leur table pour dévaliser toute nourriture, pain, confiture, lait, tout. S’interposer pourrait être dangereux, ces babouins ont des canines impressionnantes et une morsure de leur part pourrait avoir des conséquences graves. La technique consiste à ne pas les laisser approcher et les éloigner en leur lançant des cailloux. Mais autant le dire, ils réessaieront. Enfin, cela met l’ambiance dès le matin.

Dernier trajet avant la capitale, nous reprenons la route direction Windhoek. Nous faisons un arrêt à Okahandja, à 60 kilomètres de notre destination finale. A la station-service où nous faisons notre plein, nous demandons s’il y a un car-wash qui pourrait nous dépoussiérer la voiture. Le pompiste nous propose de laver la voiture, à la main, dans une cour intérieure derrière le garage. Vendu pour quelques dizaines de $. Nous rendrons ainsi la voiture en bien meilleure état que sans ce lavage extérieur.

Pendant ce temps, nous allons dépenser nos derniers deniers dans le petit marché artisanal en face de la station Puma, côté nord de la ville. Objets en bois, plats, masques, animaux sculptés, il y a là de jolis achats à faire. La règle est au marchandage, chacun appréciera ensuite la part de bénéfice qu’il sera prêt à lâcher à ces populations peu aisées. Nous achetons plusieurs cadeaux, mais à chaque fois dans une échoppe différente, histoire de faire profiter plusieurs personnes.

Les habitants d’Okahandja savent bien que les touristes sont sur la route de Windhoek et à la fin de leur voyage. Ils viennent donc autour de notre voiture et nous réclament les restes de nourriture qu’il pourrait avoir, des t-shirts, des pantalons et même nos chaussures ! C’est le moment de laisser quelques habits usagés qui auront encore une longue vie ici. Cela fera en plus de la place dans les sacs pour les objets achetés.

Le dernier tronçon jusqu’à Windhoek est vite avalé. Grâce au plan fourni par Camping-Car Hire, nous retrouvons facilement l’agence au sud de la ville, dans une zone industrielle. Le centre-ville que nous traversons est bien fleuri et il y a du monde sur les trottoirs.

De retour à l’agence, nous vidons le véhicule pour refaire nos bagages, ce qui n’était pas possible ce matin avec tous ces babouins autour de nous. Le véhicule est ensuite rentré dans un atelier, monté sur un lift pour un contrôle assez sérieux du châssis. Tout joue, même les déchirures de l’avant-toit de la tente suite à la chute d’une feuille de palmier à Epupa. Les bagages sont prêts, une navette nous conduit à l‘aéroport où l’enregistrement est rapide et efficace. Encore quelques heures et nous quitterons cette terre d’Afrique qui nous a comblés.

L’A340 d’Air Namibia laisse le sol sous sa carlingue, nous voilà remontant tout le continent africain, parfois bien secoués par les forts courants d’altitude. Le lendemain matin, il pleut à Francfort et il fait froid. Le contraste n’a pas attendu bien longtemps pour nous remettre dans l’automne européen. Nous n’avons que peu de temps pour rejoindre la porte de notre dernier vol pour Genève. C’est la fin du périple, le retour à la maison.

Petite conclusion. Première expérience africaine après plusieurs voyages sac à dos en Asie. Première fois aussi que la communion avec la nature a été aussi présente, longues journées, longues nuits.

Que dire de ses paysages uniques, de ses animaux vus tellement de fois à la télévision ou dans un zoo et qui pourtant nous captivaient, de cette vie simple sans internet, sans média, sans sonnerie de téléphone portable ? Rien, ne rien dire, tellement c’était agréable, exceptionnel, jouissif. Tout comme écouter le silence, le vent ou le chant des oiseaux.

Exceptionnel, jouissif.

La Namibie est faite sur mesure pour les amoureux de la nature, pour les amateurs d’indépendance et de découverte. Une vraie décompression, une impression de retour à l’essentiel, un sentiment que la vraie vie n’est pas forcément celle que l’on croyait être.

Exceptionnel, jouissif.
Croisière Costa "Perle des Caraïbes" sur le Luminosa, 15 décembre 2012 English translation pending
by Robair2 · 2012-06-01 · 41 replies
Bonjour,

Deuxième croisière COSTA en vue, départ le 15 décembre 2012 pour 7 jours "Perle des Caraïbes" sur le LUMINOSA. Pour cette fois nous partons avec des amis, nous avons réussi à avoir 4 cabines les unes à côté des autres, quelle fête ça va être je ne vous raconte pas 😎

@+ Robair.
1 semaine de visite à Milan (Italie) English translation pending
by Mguibentif · 2012-03-28 · 14 replies
Nous décidons sur un coup de tête d'une semaine à Milan fin mars...

Un mois avant le départ env., achat de billets de train sur www.cff.ch pour 25 frs par personne par trajet, soit 100 frs en tout aller retour. Pour ce genre de billet, cela ne change rien si l'on a le demi-tarif ou non. Les CFF les envoient gratuitement 3 jours après à mon domicile. Sinon, prix normal par personne et par trajet (sans rabais demi-tarif) = 91 frs (donc 364 fr. en tout)...

Ensuite, je réserve un appartement sur Homelidays (référence 172637) pour 390 euros la semaine du lundi au lundi (via Melfi). Le propriétaire demande 40 euros d'arrhes, somme que je lui verse via ma banque.

Puis, je cherche pendant un bon moment pour trouver un site pour réserver l'entrée à La Cène, mais uniquement ça, sans me faire refiler un livre avec ou une autre visite... et à un prix décent... pas facile... mais je finis par trouver, c'est ici :
http://www.vivaticket.it/evento.php?id_evento=298097&op=cenacoloVinciano.

Pas facile, beaucoup d'heures sont déjà prises, nous trouvons pour le mercredi matin à 10 h 30, parfait. Finalement, nous en aurons pour 16 euros à deux (contre env. 56 euros sur d'autres sites essayant de me refiler un livre avec ou une autre visite avec, etc...)

Attention : 3 dates importantes annoncées ces prochains jours ou mois

25 mars : semi-marathon en centre ville, apparemment, on peut acheter un billet de bus ou métro ATM à 1.50 euro le trajet et s'en servir toute la journée indéfiniment.

15 avril : marathon en centre ville et journée sans voiture, idem pour le ticket de bus que le 25 mars.

27 mai : arrivée à Milan du Tour d'Italie (Giro)

Lundi 19 mars 2012 :

Petit footing jusqu'à la gare, le train est à l'heure (il va à Venise en fait), puis prend du retard dans le tunnel du Simplon et à Iselle (douaniers italiens demandant des passeports et visitant certaines valises...) Bref, nous arrivons à 12 h 15 à Milan au lieu de 11 h 35...

Nous partons à pied en direction de la via Melfi et nous arrêtons en route pour manger dans une Tavola Calda sur le Corso Tunisia à l'angle avec via Settala « Lu Caffè », 2 spaghettis tomate, 2 escalope de dinde milanaise avec légumes, 1 coca, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 37 euros. Rien d'extraordinaire.

Nous repartons à pied pour via Melfi où nous arrivons vers 13 h 50, un peu tôt selon ce qui avait été convenu. Nous nous arrêtons sur une terrasse presque au bas de l'immeuble où nous habiterons, chez Dolce Teresa, 1 coca light, 1 café, 1 tartelette aux fruits = 6.50 euros.

Vers 14 h 45, nous contactons la propriétaire par téléphone, 2 minutes après, elle est au bas de l'immeuble pour nous accueillir et tout nous expliquer. Je lui règle cash sur place le reste de la somme due, soit 350 euros.

Il y a un garage (parking souterrain) gardé en face de l'immeuble (autorimessa).

Nous rangeons nos affaires et reprenons la route à pied vers 16 h. En 30 min. nous arrivons piazza San Babila, sans nous presser, d'autant plus que j'ai mal à une cheville... La façade et le clocher de l'église San Babila sont en restauration, nous jetons un coup d'oeil à l'intérieur (19e), bof bof...

En 10 min. supplémentaires, via la rue Victor Emmanuel, nous sommes devant le Duomo (encore des échafaudages à l'arrière sur le clocher notamment et la statue de Victor Emmanuel devant le Duomo est complètement emballée pour restauration jusqu'en juillet 2014 si l'on tient le délai...). Je demande où a passé l'office du tourisme qui se trouvait à proximité, on me répond d'aller piazza Castello 400 mètres plus loin vers le château Sforza, chouette... mais bon on y va en jetant un coup d'oeil à la Piazza Mercanti en route.

En route, j'achète dans un Tabacchi 2 billets de métro = 3 euros. On m'explique qu'on ne peut plus acheter une carte 10 trajets pour 2 personnes, on est obligé d'acheter 2 cartes 10 trajets (une par personne donc), cela ne nous arrange pas vraiment...

On y trouve un plan assez sommaire et on revient en arrière par le même chemin, nous entrons dans le Duomo, toujours assez sombre... et une sorte de grue au milieu pour changer les ampoules des spots... Il est possible d'accéder aux terrasses à pied (env. 6 euros par personne) ou en ascenseur (env. 10 euros par personne), nous ne ferons pas car déjà fait par le passé.

Puis, nous traversons la galerie Victor Emmanuel et rejoignons le Brek situé au bout de la galerie San Babila à 18 h 30, heure d'ouverture. 2 salades mêlées, 2 salades de fruits, 1 coca = 16, 50 euros. Et nous rentrons à pied en 30 min. à l'appartement et faisant une petite halte pour 2 cafés via Bixio, 2 cafés = 1.80 euros, (NB c'est 3 fois moins qu'à Genève...)

20 h, nous sommes casés, il ne fait pas très chaud dehors...

Mardi 20 mars 2012

Départ vers 7 h 15 à pied tranquillement en direction du Duomo.

En route, via Borgogna, 2 cafés et 1 croissant = 5 euros.

Nous arrivons devant la Scala vers 8 h 40, le musée ouvre à 9 h (il est affiché devant les heures pendant lesquelles on peut voir depuis les loges le théâtre lui-même, aujourd'hui, par ex. pas de problème, c'est toute la journée). 2 entrées = 12 euros. Nous allons voir le théâtre depuis les loges, puis musée avec une dizaine de salles (tableaux, bustes de musiciens, piano de Liszt, costumes d'anciennes représentations, vieux instruments de musique...). Je voulais surtout voir la salle du théâtre... WC près des loges et avant la sortie du musée, avant de traverser le magasins de souvenirs...

Nous repartons vers 9 h 40 et allons à la Pinacothèque Brera où nous arrivons vers les 10 h. On visite la cour et l'arrière de la cour (école), puis on monte voir au 1er étage la pinacothèque, 2 entrées = 12 euros, compter au moins 1 h 30 pour ne pas courir, moi, je sors avant, 1 café dans la rue devant = 2 euros. Vers 11 h 20, nous partons en direction de la place San Marco, l'église a de très belles fresques (elle ferme de 12 h à 16 h). (Auparavant, nous avons voulu aller voir l'intérieur d'une église en briques qui fait face à l'entrée de la Pinacothèque, complètement vidée et exposition d'art moderne...). En route, entre Scala et Brera, via Verdi, une brève visite à l'oratoire San Giorgio en forme de croix grecque.

Vers 12 h, arrêt via Fatebenefratelli dans une tavola calda « Nuovo Bar », 2 plats boulettes de viande, pâtes et légumes, 1 glace en bâton, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 27.50 euros. Très bon, mieux qu'hier à midi.

Nous repartons vers 12 h 50, pour aller passer la porte Place Cavour et prendre la via della Spiga, je précise que c'est mon homme qui est fan de boutiques, pas moi... bon, je le suis... puis Corso Venezia et via Montenapoleone et via Manzoni pour aller voir le campanile en briques de l'église San Gotardo à l'arrière du Duomo en traversant la cour du Palais Royal... L'intérieur de San Gotardo est assez décrépi...on n'insiste pas.

Nous remontons le Corso Venezia et un bout du Corso Buenos Aires en passant devant le musée d'histoire naturelle et le planétarium.

Arrêt sur un banc devant un bar, 1 coca 3 euros, mal aux pieds...

Brève visite du magasin UPIM, ce n'est plus comme autrefois, nous rentrons par via Melfi, en achetant quelques provisions dans un supermarché « Unes » où il y a pas mal de choix pour 12.80 euros. Arrivée à l'appartement vers 16 h 15 env.

Repos et internet.

Mercredi 21 mars 2012

Côté cheville, cela ne s'arrange pas... Nous avons une réservation pour 10 h 30 à La Cène, nous allons faire ceci, manger et nous chercherons un médecin en début d'après-midi...

Départ à 7 h de l'appartement.

Nous nous dirigeons à pied vers le Duomo.

En route, via S. Cecilia, 2 cafés et 1 croissant dans un bar tabac = 3 euros. Pour info, les cigarettes coûtent environ 5 euros le paquet ici.

Nous passons le Duomo, puis via Dante et prenons à gauche la via Merivigli et la via Magenta, nous arrivons vers 9 h. à l'église Santa Maria delle Grazie à côté de La Cène. Nous entrons. Extérieur et intérieur de l'église magnifiques (fresques), un cloître avec des magnolias en fleur. De ce cloître, nous aurions pu entrer dans la Pinacothèque Ambrosiana voir des dessins de Léonard de Vinci, et dans la Sacristie monumentale de Bramante, mais cela ne nous intéresse pas trop. Il ne semblait pas y avoir foule pour y entrer d'ailleurs.

Pinacothèque = 15 euros + 1.50 réservation ;

Sacristie = 10 euros + 1.50 réservation,

Combiné des deux = 20 euros + 1.50 réservation.

Combiné Pinacothèque + Sacristie + La Cène = 26 euros (pas de frais de réservation)

Nous échangeons notre réservation pour La Cène à l'entrée juste à côté de l'église pour 10 h 30 contre des billets. On nous dit de nous présenter ensuite à 10 h 20.

Nous allons un peu plus loin sur la rue en attendant et prenons 2 cafés à la Porta Vercellina = 3 euros

Ensuite, entrée pile à l'heure, via plusieurs sas, dans la salle où se trouve la Cène et 1 autre tableau en face (Crucifixion). J'ai trouvé très beau et bien restauré (ce qui me dérange un peu, c'est une porte d'époque murée au dessous de La Cène). Nous étions 12, normalement 25 personnes entrent en même temps. Au bout de 15 min. on nous prie de ressortir par haut-parleur par d'autres sas menant au magasin (et aux WC) puis à l'extérieur.

Nous revenons ensuite par la via Magenta et entrons vers 11 h dans le musée d'archéologie, 2 entrées = 10 euros, essentiellement pour y voir dans le jardin les restes des murailles de l'ancien Milan, sinon, des belles mosaïques, sculptures et un accès à une église contiguë avec fresques et stalles (église San Maurizio al Monastero Maggiore). WC en sous-sol après l'entrée. Nous en ressortons vers midi.

Nous nous rapprochons du Duomo et mangeons dans un restaurant nommé Gusto Milano à la via San Prospero. 2 assiettes avec tranche de poulet, légumes et salade, 1 coca light, 1 verre de vin = 26.50 euros. Très bon et très frais.

Puis, nous retournons Piazza Duomo, j'entre dans une pharmacie pour me renseigner où trouver un médecin pour ma cheville... On me donne la liste des hôpitaux publics et le nom d'une clinique américaine, via Mercalli, en fait un cabinet médical plutôt avec un médecin américain (médecine interne et urgences) qui me reçoit en 15 min. en anglais (il connaît quelques mots de français et d'italien), bilan une infection, antibiotiques, et pas trop marcher... Consultation 130 euros et médicaments 20 euros à la pharmacie.

On rentre quand même à pied, 2 cocas et une tartelette dans la rue devant l'appartement = 8 euros. Je prends le premier comprimé...

Retour à l'appartement, le pied en l'air et internet... Chouettte...

Vers 18 h 30, on va au Corso Buenos Aires manger au restaurant Miro. 1 salade caprese à deux servie dans une feuille genre brick, 2 spaghettis bolognaise, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 39.50 euros. Faut dire qu'il y 4 euros de couvert et 5 euros de cafés... Beaucoup de choix sur la carte et très bon en revanche. On peut manger dehors, mais rue très bruyante...

20 h 30, retour au bercail.

Jeudi 22 mars 2012

Côté cheville, ce n'est toujours pas le pied, si j'ose dire...

Nous partons à 7 h en direction du Duomo.

En route, 3 cafés et 2 croissants dans le même bar qu'hier matin = 5 euros.

Puis, nous allons au château Sforza, arrivée vers 8 h 45. Le parc est ouvert dès 7 h, les musées du château ouvrent à 9 h.

Nous traversons les cours successives et allons voir le parc à l'arrière, une vue générale car pas envie d'allonger les kilomètres à pied.

A 9 h, nous achetons 2 billets d'entrée. 3 euros par personne pour tous les musées du château. Prix unique, on ne peut rien acheter d'autre.

Nous visitons essentiellement celui d'Art sacré, la partie sur l'Egypte et la Pinacothèque, avec quelques pauses « banc au soleil » entre les diverses parties...

Beaucoup de publicité pour cette pieta, exposée dans le musée d'Art sacré, que personnellement je n'ai pas beaucoup aimée... http://fr.wikipedia.org/wiki/Piet%C3%A0_Rondanini.

Vers 12 h, nous remontons le Corso Garibaldi, très jolie rue, accueillante avec cafés, restaurants.

Nous mangeons à l'angle de la rue Palermo dans un restaurant (avec pizzas au feu de bois). L'endroit semble plaire aux gens du quartier, le restaurant sera rapidement plein.

2 pizzas avec mozzarella bufala, 1 salade mêlée, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 34 euros (dont 4 euros de couvert) Excellent.

Nous continuons le corso Garibaldi, un grand magasin OVS et 2 hôtels, puis Porta Garibaldi, puis le corso Como, plus court et également plein de restaurants. Dès la fin du Corso Como, c'est l'horreur, construction de bâtiments neufs, chantiers, etc. La gare routière de la place Garibaldi est proche, nous n'irons pas. Si mon pied avait été en meilleur état, nous serions allés au Cimetière Monumental depuis la fin du Corso Como. Nous tournons sur la droite et allons tout droit pour rentrer à l'appartement via la piazza Republica et le parc autour du musée d'histoire naturelle.

Nous traversons le parc et nous arrêtons à la buvette un moment. 2 cocas light = 5 euros. Ensuite, nous rejoignons l'appartement vers 16 h.

Repos pour ma cheville et internet.

Mon mari sort se promener.

Achat salade et fruits pour ce soir, 4.60 euros.

Nous mangeons à l'appartement.

Vendredi 23 mars 2012

Ce matin, ma cheville va un peu mieux, j'entre plus facilement dans ma chaussure...

Nous partons vers 7 h 30 par la rue Bixio pour aller prendre le tram 9 à env. 200 m. de l'appartement. Le tram 9 va de la gare centrale à la Porta Genova. Nous utilisons les billets achetés l'autre jour. Il est bien d'entrer dans le tram derrière le chauffeur car l'appareil pour composter ces billets se trouve là et non au milieu de la rame (ou alors il faut entrer pas la dernière porte du tram). Les trams no 9 et 15 sont modernes, on y entre facilement, les anciens petits trams jaunes sont très hauts, pas facile d'y monter si l'on est chargé de valises je pense...

Nous en descendons à la Place du 24 Mai env. 15 min. après.

Nous achetons 4 tickets de tram au kiosque (6 euros) pour ce soir et demain matin.

Nous nous dirigeons vers le Corso PortaTicinese (de « Ticinum », ancien nom de Pavie, rien à voir avec le Tessin suisse donc...).

Au début du corso à droite, nous allons visiter l'église San Eustorgio, très bel intérieur, fresques, nécropole, le clocher est très beau également. Nous ne pouvons pas entrer dans le musée de la Chapelle Portinari qui n'ouvre que de 10 h à 18 h. Nous reviendrons à notre retour dans l'après-midi.

Nous montons le Corso jusqu'à la Porta Ticinese, que nous franchissons pour aller visiter l'église San Lorenzo Maggiore. Après la porte, 2 cafés au soleil sur une terrasse jusqu'à 9 h 20 = 4 euros. Devant l'église, des colonnes d'un ancien temple et une statue de l'empereur Constantin. L'église est ronde, avec quelques fresques, l'extérieur est plus beau que l'intérieur, mais à l'intérieur, il faut aller voir essentiellement la chapelle Saint-Aquilin (entrée 2 euros par personne) ouverture à 9 h 30, pour ses mosaïques byzantines rappelant Ravenne, une seule est entièrement conservée, quelques parties de mosaïques paléochrétiennes visibles, également une porte en pierre sculptée et un accès au sous-sol montrant les fondations romaines de la chapelle. Il est clair que pour qui a vu les mosaïques de Ravenne, ici, il y en a peu...

Ensuite, nous reculons et repassons la Porta Ticinese, nous tournons à droite dans la rue Edmondo de Amicis. 100 mètres plus loin sur la gauche, une porte relativement peu visible permet d'entrer dans une cour et de voir gratuitement les restes de l'amphithéâtre romain de Milan qui semblait être le 2e d'Italie après le Colisée. En entrant dans la cour, on peut n'aller voir que le jardin public avec les restes d'amphithéâtre ou entrer par la première porte à gauche voir gratuitement 2 salles d'exposition sur les objets trouvés dans l'amphithéâtre et sous les églises du quartier. Dans la 2e salle d'expo, un diaporama défile. Derrière l'écran, WC bien cachés. Depuis la 2e salle, on peut ressortir dans la cour et aller voir le jardin public.

Nous continuons cette même rue, passons devant un magasin Barbour dans une curieuse maison en bois, et tournons à droite dans la via Carducci pour aller voir la basilique San Ambrogio (c'est le Saint de Milan). La plus belle église à voir, celle où il y a le plus de choses à mon avis. A l'entrée, une cour magnifique (atrium), avec chapiteaux, la porte en bois de l'église, les fresques (dans la librairie), le sarcophage et l'ambon le surmontant, etc. A l'intérieur, il faut aller visiter le Trésor (entrée 2 euros par personne), notamment avec un plafond en mosaïques paléochrétiennes remarquablement conservé (prévoir une pièce de 50 ct pour l'éclairage) et, plus loin, une mosaïque du IVe siècle en marbre et en pâte de verre comme je n'en n'avais jamais vue auparavant.

Nous ressortons à midi. A côté de la colonne sur la gauche de l'église, nous voyons qu'il y a pendant 1 semaine une vente de charité, nous entrons, de très beaux objets sont exposés, anciens et récents, ainsi que quelques vêtements, sacs, chaussures, etc. Là, une idée de génie, je vois des baskets neuves à lacets en cuir noires très souples 1/2 pointure au dessus de la mienne. Un délice pour ma cheville... pour 15 euros, aucune hésitation. Je les mets immédiatement...

Nous essayons ensuite d'aller voir l'église de San Vittore à env. 200 m. sur la gauche de la rue du même nom (rue en face de l'église San Ambrogio). Elle est fermée pendant la pause de midi, mais il est indiqué et fléché d'aller voir à une entrée dans la rue voisine. Là, normalement, le vendredi, samedi et dimanche, ce devrait être ouvert en continu dès 9 h 30... Bon, pas aujourd'hui apparemment, pourtant nous sommes vendredi... Zut...

Nous revenons sur nos pas jusqu'à San Ambrogio et tournons à droite, via Olona. En face de l'arrière du Musée des Sciences (qui ne nous intéresse pas), nous mangeons dans une tavola calda « Daniel e il caffe », 1 pâtes tomate, 1 tranche poulet légumes, 1 salade mozzarella, tomates, rucola, charcuterie, 2 salades de fruits, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés. Très bon et très frais. Etonnamment, tout ceci n'a fait que 21.80 euros...

Nous revenons par la via Papiniano (où se tiendra le marché demain matin) et la viale Gabriele d'Annunzio, le long de la Darsena. Horreur, plus d'eau dans aucun des canaux des Navigli, quelques cafés restaurants dans des bateaux posés sur le lit des canaux. Affreux. On nous a dit ce matin que les Milanais préféraient maintenant aller plutôt dans les cafés du Corso Porta Ticinese que dans ceux des Navigli, parce qu'ils pouvaient s'y garer (pas compris où ils pouvaient s'y garer d'ailleurs)... Il paraît que les canaux sont à sec depuis 1 mois environ et qu'il y a quelques travaux. J'ai effectivement vu un petit camion au fond du canal et 2 ouvriers sur une échelle, disons pas de spectaculaires travaux en vue en tout cas ces jours.

Nous retournons à San Eustorgio visiter la Chapelle Portinari que nous n'avions pas pu voir ce matin. Entrée 6 euros pour moi et 3 euros pour mon mari (plus de 60 ans). Il y a 1 WC au bout du couloir après l'entrée. La porte de l'église sur la place est fermée en ce moment, mais on peut y accéder depuis l'intérieur du musée (sauf que nous l'avons déjà vue ce matin donc).

Fresques et tombeau en marbre de Saint Pierre Martyr. Une chaise devant ce tombeau, je m'assieds, je lève les yeux, en face de moi, une fresque sur la guérison miraculeuse d'un pied !!! Je me sens mieux là soudain...

Un escalier permet également d'accéder à des tombes d'un cimetière paléochrétien.

Il est 14 h 50 et nous voulons encore voir quelques magasins vintage du Corso Porta Ticinese (qui n'ouvrent qu'à 15 h 30 pour certains). Nous allons nous asseoir à un café juste dans l'angle avant la Porta Ticinese. 2 cocas light = 5 euros. A 15 h 30, nous redescendons la rue en regardant les magasins. Nous reprenons le tram à la Place du 24 Mai. Comme le billet est valable 1 h. 30, nous prenons le tram dans le sens de la Porta Genova pour voir et restons à l'intérieur pour le retour à l'appartement où nous arrivons vers 16 h 45.

Repos et internet pour moi.

Mon mari ressort faire un tour. Achat nourriture = 6 euros.

Nous mangeons vers 18 h 45.

Nous ressortons ensuite faire un tour dans le quartier.

2 cafés = 2 euros

Retour vers 20 h 30 à l'appartement.

Samedi 24 mars 2012

Nous partons prendre le tram 9 vers 7 h 40 et arrivons à la Place du 24 Mai vers 8 h 00.

Achat de 4 tickets de tram pour ce soir et demain = 6 euros. Demain, 1 ticket par personne nous suffit pour toute la journée (à cause du semi-marathon).

Nous allons à pied à via G. D'Annunzio, ça commence mal, pas de marché aux puces. Bien, nous continuons dans l'axe pour aller voir le marché de la rue Papiniano. De très beaux habits (souvent neufs, restes de magasins, etc.) et pas très chers.

Nous nous arrêtons au bout du marché au Garden Café sur la terrasse vers 10 h. 15. 4 cafés, 2 croissants = 5.40 euros (chaque chose = 0.90 ct). J'entame un débat pour savoir où se trouve le marché aux puces... J'apprends qu'il se situe en fait à la Porta Genova.

Dans l'immédiat, nous poursuivons la rue Papiniano et tournons à droite dans la rue où se situe le mausolée que nous n'avons pas pu voir hier... Nous longeons la prison (sur notre gauche)... et arrivons à l'entrée du mausolée, c'est ouvert ! Entrée gratuite. Des explications affichées sur les restes de fondations du mausolée qui se trouvait à côté de l'église San Vittore et qui avait été transformé en baptistère pour cette église et détruit en surface par la suite. Il faut vraiment beaucoup d'imagination pour identifier ces ruines, s'il n'y avait les explications... Juste avant le mausolée, nous avons réussi à entrer dans l'église San Vittore par une porte latérale. Il faut essentiellement regarder le plafond et le choeur.

Nous revenons en arrière, reprenons la rue Papiniano et tournons à droite dans le Corso Colombo pour arriver à la Porta Genova. Je recommence à me renseigner où est le marché aux puces, ne voyant toujours rien. Donc, on arrive devant la gare Porta Genova, on voit un mur en briques à droite longeant les voies ferrées. Il faut suivre ce mur et, après env. 200 mètres, sur la droite, il y a l'entrée du marché (Fiera di Sinigallia). Il est midi, nous y allons, nous mangerons ensuite. Il y a des WC en plastique à l'entrée et à l'autre extrémité, à éviter si possible... Nous faisons l'aller et retour. Quelques beaux habits aussi ici et plusieurs stands de livres, objets, etc. Nous avons terminé vers 13 h.

Nous rentrons à pied le long de Alzaia Naviglio Grande, le côté gauche du canal, au soleil, il y a de nombreux restaurants pas très bons marché. Nous voyons aussi un ancien lavoir et une cour avec des artisans.

Nous nous retrouvons presque à la Place du 24 mai où convergent les 3 « cours d'eau » (à sec), la Darsena, Alzaia Naviglio Grande et Alzaia Naviglio Pavese.

Au tout début d'Alzaia Naviglio Pavese, nous trouvons une terrasse à l'ombre très agréable dans un restaurant dénommé Al Coccio dont les prix semblent très corrects pour le quartier. Il y a de tout, des plats, des pizzas, des bières, etc. Nous prenons 1 salade grecque pour les deux, 1 saumon avec pommes de terre en tranches, 1 côtelette de porc avec pommes de terre en dés, 2 cocas light, 2 cafés = 32.60 euros. En soirée, il est affiché ouvert de 20 h à 2 h du matin. Il est très difficile pour quelqu'un d'âgé ou de handicapé de descendre aux WC au sous-sol par un étroit escalier en fer en colimaçon où tout croisement est impossible en plus...

Vers 14 h 30, nous repartons le long de la voie du tram 9 pour tourner à gauche ensuite dans le Corso Italia. Nous voyons à gauche l'école militaire et le bâtiment du Touring Club Italien (avec leur librairie au rez) et allons voir à la Place Missori les restes de la basilique San Giovanni in Conca. C'est-à-dire en surface quelques restes en briques de l'arrière du choeur de la basilique. Derrière ce mur, un escalier mène à la crypte romane où l'on voit également un reste de citerne d'époque (entrée libre).

Nous poursuivons par la rue Albiricci et à sa droite, nous nous dirigeons vers le bâtiment de l'Université (ancien hôpital) avec sa magnifique façade (des parties sont sous échafaudage, mais peu) et nous entrons voir la belle cour.

Puis, nous nous dirigeons vers l'église Sant Antonio Abate (qui a été restaurée en 2007). Baroque très flamboyant... A 20 m. de la porte, sur la gauche si l'on fait face à l'église, il faut voir la cour du centre Schuster (même sorte de façade que celle de l'Université) + possibilité de photographier avec un peu de recul le campanile de l'église Sant Antonio Abate pour les amateurs...

Nous prenons le tram 15 pour redescendre le Corso Italia jusqu'à la Porta Ludovica et reprendre le tram 9 pour rentrer à l'appartement où nous arrivons à 17 h 15.

Repos et internet.

A 19 h, petit tour dans la rue.

Nous mangeons dans un restaurant bio... Radicetonda, via Spallanzani. 1 soupe à la tomate, 1 plat de légumes, 1 plat de légumes et tofu, 2 gâteaux aux fruits des bois, 1 eau minérale = 25 euros

Ensuite, 2 cafés près du métro Porta Venezia = 2 euros

20 h 45, retour à l'appartement.

Nous avançons nos montres d'une heure (changement heure été cette nuit...)

Dimanche 25 mars 2012

Nous partons vers 8 h 15 avec le tram 9 et descendons à la Place du 24 Mai. Nous conservons donc notre billet de tram pour le retour tout à l'heure.

Avant d'attaquer le Marché de l'Antiquité le long de Alzaia Naviglio Grande (chaque dernier dimanche du mois seulement), nous nous arrêtons au Mont Real Café. 2 croissants et 2 cafés = 3.80 euros.

Nous commençons vers 9 h par le côté droit du canal (sachant qu'il sera au soleil l'après-midi), nous voyons en aller-retour également 2 rues sur sa droite et nous arrivons vers 11 h au bout du canal. De très belles antiquités et de nombreux habits de marque vintage, à des prix souvent encore relativement bas (attention pas toujours...). Des publicités pour ce marché vintage le 13 mai 2012 à Valeggio sul Mincio, http://www.valeggiovesteilvintage.com/.

Nous allons voir ce qui se passe à droite sur la surface de la Fiera di Sinigallia où nous étions hier ; là, il y a un marché aux puces tous les dimanches, mais ce ne sont pas les mêmes exposants qu'hier, nous refaisons le tour... Davantage d'outils en vente (manuels ou électriques) notamment. Jamais vu autant de perceuses électriques, ils doivent les adorer !

Vers 12 h 30, nous en sortons et descendons en contrebas du canal pour aller manger sur la terrasse à l'ombre du restaurant Pizzeria Naturale. Il y a de tout, plats, pizzas, pâtes, etc. 1 salade mêlée pour deux, 2 tagliatelles aux bolets, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 34 euros.

Nous continuons le marché env. dès 13 h 45 et revenons donc du côté gauche du canal pour ce faire (à l'ombre).

Presque au bout, 2 glaces en cornet (4 boules chacun) à la Gelatacreperia = 8 euros. Nous pouvons nous asseoir sur un banc devant pour les manger et nous reposer.

A 15 h 30, nous reprenons le tram 9, mais nous ne nous arrêtons pas à l'appartement, nous allons jusqu'au terminus (la gare centrale). Nous descendons la rue droite devant la gare jusqu'à la Piazza Cavour, repassons la via della Spiga (quelques magasins ouverts, mais pas tous) et rentrons à l'appartement par la rue Mozart, etc. Nous y arrivons à 17 h 45.

Repos un moment et internet.

Achat de bouteilles d'eau au supermarché Unes = 2.15 euros.

A 19 h 15, nous retournons au restaurant Miro, Corso Buenos Aires. 1 escalope panée de veau, 1 omelette, 1 verre de vin rouge, 1 coca light = 39 euros. Quelques magasins ouverts jusqu'à 19 h 30 dans le Corso.

Nous allons boire le café Piazza Venezia, 2 cafés = 2 euros.

Retour à l'appartement vers 21 h 30.

Lundi 26 mars 2012

Petit déjeuner au café Dolce Teresa au bas de l'immeuble. 4 cafés, 2 croissants = 5.80 euros.

Nous rangeons tranquillement les valises.

8 h 40, nous partons à pied pour la gare via le Corso Tunisia, etc.

9 h 25, nous sommes à gauche de la gare, près des bus pour Malpensa. 2 eaux minérales au soleil au Big Bar = 5 euros. Nous restons au moins 1 h. à bronzer...

Bus pour Malpensa à 7.50 euros par personne (vente des tickets sur le trottoir devant les bus et dans des kiosques dans la gare aussi). Affichage à certains endroits 3 personnes pour le prix de deux, une action ponctuelle ? A l'arrière, bus pour l'aéroport de Bergamo.

Vers 10 h 40, nous essayons d'aller nous installer dans un restaurant-caféteria soit- disant ouvert dès 11 h dans la rue devant la gare, mais non, on ne peut pas y manger avant 12 h... On ressort et on va au Mac Do sur la place. 2 menus, 2 fruits = 13.80 euros. Pas mal de cirque autour du WC « handicapés », apparemment le seul existant ou fonctionnant dans le restaurant...

A midi, nous arrivons sur le quai 5 de la gare, le train pour Genève entre déjà en gare. Installation, il part pile à l'heure à 12 h 25. Arrivés à Domodossola, douaniers italiens qui montent voir les passeports et une ou deux valises + travaux sur les voies, ça recommence, on prend 20 min. de retard...

Nous arrivons à Genève à 16 h 45 au lieu de 16 h 18...

Nous rentrons à la maison à pied, nous y arrivons à 17 h 20.

Retour du monde: une semaine en Laponie finlandaise English translation pending
by Zapo64 · 2012-03-21 · 79 replies
Bonjour à tous, Je suis pas un membre super actif de VF mais un lecteur assidu, c'est pourquoi au retour d'un voyage en Finlande, j'ai décidé moi aussi de faire un retour, un compte rendu de mon voyage en plein coeur de la Laponie finlandaise. Du coup j'ai fait un site disponible ici http://www.retourdumonde.fr/ mais je vais aussi le partager ici ! Bonne lecture !

Prologue : A la base, cette année c'est vers la Norvège que nous devions nous envoler. Du coté de Tromsø nous voulions aller chasser les aurores boréales, mais nous nous y sommes pris trop tard et avons dû décider d'une autre destination. Ce sera la Finlande. La Finlande, j'en suis tombé amoureux lors d'un roadtrip avec mes parents au début des années 2000. Nous y retournons donc cette année. C'est la troisième pour moi, la seconde fois pour Cécile. Nous avons un point de chute mais nous n'avons pas préparé grand-chose si ce n'est quelques impératifs à voir par ci, par là. Le temps ne sera pas toujours en notre faveur tout au long de cette semaine. Le mercure ira même jusqu'à chatouiller les -38°c, mais, point important, le soleil sera presque toujours au rendez-vous. Et malgré ce froid exceptionnel qui a paralysé l'Europe, ce sont des paysages magnifiques qui vont s'offrir à nous. Nous vous invitons donc à prendre place, vous couvrir chaudement et à partager ce voyage avec nous au coeur de la Laponie finlandaise.



Jour 1 Nous sommes le 03 février 2012, il est aux alentours de 9h et nous voilà donc à Roissy dans l'attente du départ. Nous attendons patiemment de faire enregistrer nos bagages, qui j'espère avec les vêtements pour le froid, ne feront pas exploser la balance des 23 kgs par personne. Pour des raisons de prix et de timing (sachant qu'EasyJet a stoppé les vols Paris > Helsinki depuis Juin 2011) nous avons opté pour un vol avec KLM, ce qui sous-entend forcément une correspondance à Amsterdam. Le Paris > Amsterdam est censé être assuré par Air France, tandis que le Amsterdam > Helsinki, doit lui être assuré par KLM.



Nous embarquons donc direction Amsterdam pour notre vol d'environ 1h15. Mais alors que notre voyage est censé toucher à sa fin, la voix du pilote se fait soudain entendre dans l'Airbus A321, et nous annonce qu'en raison des chutes de neige sur l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, celui-ci est fermé pendant une période indéterminée, nous obligeant alors à faire demi-tour et à revenir sur Paris. Ce petit contre-temps nous amène à nous poser tout un tas de questions : Comment va-t-on gérer notre correspondance, sachant que notre vol devait arriver sur les coups de 17h30 et que nous devions attraper le Santa Claus Express (le train de nuit en direction de Rovaniemi) de 22h30. Cela nous oblige à tout repenser, recalculer, replanifier.

Retour donc à la case départ ! Nous ne savons pas quand nous allons repartir mais finalement après 3h d'attente à refaire la queue et autres péripéties qui serait (très) longues à expliquer, nous sommes redirigés sur un vol direct Paris - Helsinki assuré par Finnair. Le problème est qu'il arrive à 23h, nous pouvons donc dire adieu à notre train de 22h30. Le dernier de la journée. Armés de nos "bons déjeuner" et avant d'aller nous faire à nouveau enregistrer sur notre nouveau vol, nous profitons du soleil qui se couche doucement au dessus de Roissy-Charles de Gaulle tout en passant des coups de fil pour décaler notre train ainsi que la location de la voiture. Pour nous ce sera le premier train demain matin à 6h38.



Après un vol tranquille où nous prenons le temps de nous reposer et de reprendre notre souffle après cette palpitante journée, nous atterissons à Helsinki-Vantaa. Et comme l'année dernière, ce qui nous surprend c'est la dose de neige sur les bords des pistes. Les finlandais ne semble pas avoir de problème pour faire tourner leurs infrastructures en cas de mauvais temps. Nous sommes partis de Paris il faisait -7°c. Nous arrivons à Helsinki, il fait -15°c.



L'année dernière à Helsinki, nous avions rencontrés Veikko. Nous avions fait sa connaissance par le biais de la musique et nous avions gardé contact via internet, et du fait que notre train soit repoussé au lendemain matin, il nous propose de venir nous chercher à l'aéroport mais surtout de nous loger chez lui pour la nuit ainsi que de nous accompagner à la gare demain au petit matin. Premier contact avec le froid. Les -15°c nous surprennent mais ce n'est rien comparé à ce qui nous attend dans les jours à venir.



Nous profitons du "Helsinki by night" pour que Veikko nous fasse part de quelques conseils sur la conduite à adopter sur la neige, en cas de collision avec un renne ou tout autre avertissement sur des situations que nous serions susceptibles de rencontrer.



Après un rapide dîner, nous nous écroulons pour quelques heures avant la longue journée de train qui nous attend demain
Compte rendu d'une croisière sur le Melody du 31 juillet au 11 août 2011 English translation pending
by Rct · 2011-08-13 · 222 replies
Tout d abord Merci à mon FAN CLUB d avoir si gentiment patienter, sans me solliciter tous les jours depuis mon retour😉. Voilà!enfin ce C/R QUE VOUS ATTENDEZ TOUS (à la limite du HARCELLEMENT je dirai, mais bon pour vous qu est-ce que je ne ferai pas (un C/R😉) pas trop douée la Nana mais essaiera de faire au mieux BON ça va je commence, ENFIN!!!!!! merci d etre claiment car je suis novice dans ce genre de recit.🙁mais je le fais de bon coeur🙂.

Oui! ça viens! je sais un peu longue la ROSA au demarage. mais je rentre de vacances, alors!COOL. C EST PARTI!!!🙂

Dimanche 31juillet depart pour Nice-Genes: Pour ce qui est de l embarquement vous savez tout, (un grand Merci à Mon Bruno ça me fait ça en moins) Apres avoir laissé Bruno et fabienne le coeur un peu serré (car ns aurions pu passer un long moment ensemble)pas grand monde à l enregistrement le checking bien utile quand meme se fait rapidement photo pour carte accord pour CB on file vers le l acces bateau (on a aussi un peu beaucoup fin car depuis 7h du matin l attente nous a bien creuser l estomac (mais, ns rattraperons ce retard lors de nos passages au ptit dej, dejeuner, gouter et diner😉) pas de pot de bienvenu (vu notre avance il plit bagages le bateau part dans -1h)pas de possibiliter non plus d acheter nos forfait boissons(eau cafe...) non surtaxes. Vu qu on est plein aux AS, on les prendra à bord au bar avec 15% de taxe en plus histoire de bien faire chauffer la fameuse carte MSC.🙁 Notre cabinier Martin nous attend et nous emmenent à notre cabine la 0118 pont Oceanic juste au dessus de resto.(Details plus tard) Retardataires, dont nous faisons partis (le buffet est encore ouvert) ns dejeunons (ou goutons😉 je ne sais plus, vu l heure tardive). Grand choix et tres bon vu que ns avons grand faim. Sirene prevenant de l exercice de sauvetage, dont nous essayons d esquiver en ns dirigeant vers notre cabine (tout dit en allemand bizarre d apres les ont dit) nos bagages sont dejà là (un des sacs et eventre tout ça du, je pense à la douceur des bagagistes de genes.Pas grave apres un passage à la reception elle partira au service tapisserie et sera reparer au bout de 2j) un petit repos et nous defaisons nos bagages pour ensuite profiter un max.le rangement est suffisant (heureusement que j a i emmemner des cintres vu le stock de fringues et chaussures que ns avons emmener avec julie (normal on est des filles) Le journal de bord est là aussi:ce soir tenue casual (pour ce qui connaissent😛) on se prepare pour notre 1er diner au Galaxy juste en dessous de notre pont, tout en etant curieux et inquiet de savoir qui serait nos compagnons de route de ces 11jours. On ns dirige vers notre table une table de 10p:1couple et leur 3 enfants (qui deviendront tres vite nos compagnons de croisiere) et 2 dames la 50e tres sympas aussi mais qui demanderont à changer de table il est vrai leur place au milieu de 2familles n etait pas là et elles voulaient manger rapidement pour profiter dubateau sans rester a attendre que tout le monde soit servi.(ns les rencontrerons d ailleurs tres souvent elles ont atteri au resto le Sunryse 2eme resto plus petit au pont Pool deck ou ns dejeunions tous les matins. la conversation s engage rapidement des personnes fort sympathique que nous apprecierons de plus en plus les jours suivants un belle amitié etait en train de naitre.🙂Julie ravi de ne plus etre seule Laurie 17ans et Marion 15 ans que revait de mieux pour une belle et sympathique croisiere.sans oublie Lucas 8ans un petit garçon adorable.repas correct risotto tres bon ça promet pour les kilos.. avons pris 1 forfait eau 2 do re mi (dont 1 pour juju histoire de la laisser vivre sa croisiere tranquillos) les filles engagent aussi le ton. Parait t il que ce soir à la discotheque c est 1ere rencontre- jeux, Ados pour tous les jeunes du bateau à 11h.quittons la table direction la discotheque partante toutes les 3 nous les accompagnons.Une animatrice viens les chercher elles partent intimidé vers une salle reservé à cette categorie de personnages. Là des leur arrivée, ns entendons un immense hurlement, c est les ados en grise ravit de voir arriver encore de jolies filles (à partir de là, leurs presence à nos cotés ne sera que passagere lors de la croisiere, mais obligatoire pour les diner et escales (un minimum quand meme) Nous montons sur le pont piscine, nos voisins de table nous offre un cafe et faisons plus ample connaissance. 1h apres ns retournons chercher les filles c est l euphorie ils sont dejà tous en grande conversation (comme s ils se connaissaient depuis toujours) la musique (du moins si on peu appele ça comme ça mais moi j adore) tous en piste ns ns asseyons dans un coin de la boite tout en jetant un oeil sur ces demoiselles (un peu de surveillance quand meme) à notre tour d offrir un cocktail (sans alcool) grand choix tres frais et tres bon. il se fait tard apres une dure journee pleine d emotion, nous laissons les filles en leur accordant 1/2h de plus (le temps s allongera au fil des soirees)les heures seront respectees (manquerait plus que ça) un rendez-vous ados dejà prevu pour ptit dej tous ensemble au buffetà 9h15. tout le monde dodo Demain heureusement journee en mer on pourra se reposer enfin!
Croisière sur le MSC Armonia en août 2011, départ de Venise English translation pending
by Vuargnoz · 2011-07-18 · 55 replies
Bonjour, ça fait un moment que je lis les messages sur les croisières msc armonia pour avoir un max de conseils mais la plupart datent de l'année dernière ou s'ils datent de cette année ne sont pas très précis( ou alors j'ai mal lu, je connais pas trop le site encore!). Avec mon mari nous fêtons nos 10 ans de mariage en faisant la croisière Grèce Italie Monténégro du 19 au 26 aout 2011 sur l'armonia. Pas évident de s'y retrouver, j'ai un peu "la tête à l'envers" entre les remarques positives et négatives(sur un autre site, j'ai lu des commentaires catastrophiques sur les croisières msc et ça n'encourage pas!!); j'ai failli arrêter d'aller sur le net en me disant qu'on se ferait notre propre opinion. Nous ne sommes pas des gens difficiles et n'aimons pas trop les "râleurs"!! Mais bon les conseils sont tjs bons à prendre surtout que nous sommes malheureusement serrés côté budget comme bcp!! je me pose des questions sur les forfaits boissons par exemple , est-ce que ça vaut vraiment le coup? Côté excursions je pense qu'on les fera seul, on préfère éviter "l'effet troupeau" le plus possible même si on sait qu'il y aura bcp de monde et puis le prix est dissuasif! Nous partons de Venise, nous y allons en voiture car nous habitons la haute-savoie et nous passons par la suisse. Si vous venez de faire une croisière msc (récemment )n'hésitez pas à nous donner des conseils qui vous sembleraient importants. A notre retour, nous ferons aussi profiter de notre expérience. Merci par avance

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display