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La grande traversée du Vercors (G.T.V) de Grenoble à Die English translation pending
by Tomas3 · 2010-08-10 · 44 replies
Le VERCORS est un des derniers bastions de randonnées que l'on peut croire à l'écart du tourisme de masse au mois d'Août...

L'aspect sauvage de ce haut plateau qui culmine entre 1000 et 2340 mètres à partir de falaises escarpées à l'EST, au NORD et au SUD, devrait normalement dissuader les promeneurs du dimanche et les villégiateurs des "vallées en Ans" (Villard, Autrans, Lans etc...)

Quand vous arrivez par l'autoroute de LYON, il vous nargue à déjà 30 kms de GRENOBLE, sa masse lourde et acérée vous empêche de voir les contreforts des Alpes...

De la gare de GRENOBLE, près de laquelle vous avez pris soin de garer votre voiture en prévision du retour, vous ne pouvez vous empêcher de contempler sa masse imposante qui domine le DRAC et ses falaises escarpées sur plus de trente kilomètres...

Le guide indique quatre heures de montée avant d'atteindre le premier village de Saint Nizier...

Vous laissez votre voiture rue ESCLANDON, là où le stationnement n'est plus payant, juste avant le pont sur le DRAC qui mène à FONTAINE et vous recherchez les premières flèches indiquant Saint NIZIER...

Dès les premiers cents mètres de dénivelé, un panneau indique "falaise" et juste en dessous, le cimetière de SASSENAGE...

humour involontaire des baliseurs de sentiers...

Ulysse pense à Pénélope, à ses vertiges, à sa peur du vide...encore un sentier qu'elle ne connaîtra pas...

La terrible descente de SASSENAGE sur GRENOBLE que les automobilistes entreprennent avec le frein-moteur, Ulysse la gravira sans voir un bout de goudron...

Le GR9 (sentier de grande randonnée) est ardent, dur, et pierreux à souhait...

Difficile de ne pas apprécier cette mise en bouche...

Il n'était pas décent de vaincre le VERCORS en prenant le bus...
Tourist scams in poorer countries?
by Levoyageur36 · 2010-06-03 · 56 replies
In some countries, the price charged to tourists is often higher than the one for locals.

Is it legal for a restaurant, for example, to have a "price for locals" and a "price for foreigners"? Do they have the right to do that? (Because it really annoys me—you can’t imagine how much money I’ve lost to this scam.)

Aren’t there any local organizations that could call out this scam?

At the same time, since this kind of scam happens often in poorer countries, the money I lose ultimately goes to those countries, so it’s like I’m donating to a humanitarian organization. So in the end, it doesn’t bother me *that* much—when I get scammed, I just tell myself I’m doing a generous act to help the poor in that country.
Comment passer l'hiver en Tunisie? English translation pending
by Michou29 · 2010-04-04 · 90 replies
nous souhaiterions passer l'hiver 2011 en TUNISIE. nous avons vu l'émission des séniors sur TF1. quelqu'un pourrait nous donner des tuyaux et nous expliquer la marche à suivre. merci.
Trucs utiles pour voyager de longues durées avec un bébé English translation pending
by Yumni · 2010-03-24 · 10 replies
Comme cela fait bientôt 5 mois que nous voyageons au Brésil avec Elouann qui va fêter ses deux ans demain 😉 voici une petite liste des choses à prendre ou à laisser, c'est selon vos besoins, mais voici mon point de vue:

La poussette : quasi inexistante au Brésil, et pour cause ! Les trottoirs sont souvent défoncés, les routes pavées, voir en terre ou en sable (hors grandes vills et capitales). Donc, sport haut niveau que de balader son petit en poussette ! Ou en avoir une à trois roues très grosse et solide, donc encombrante... A réfléchir ! La nôtre ne nous sert finalement que dans les gares routières ou aéroport, ou lorsque l'on a la chance d'être pas loin d'un vrai trottoir goudronné et qui va là ou on veut ! 🤪Donc, avoir absolument un système de portage adapté (voir plus bas).

Système de portage : Indispensable ! On a testé le latéral, en recyclant un chèche blanc de tunisie ! Il a l'avantage d'être léger (indispensable au brésil ! Quelle chaleur! Oublier les écharpes de portage européènne) et clair, mais la bande n'est pas assez large et le tissu manque un peu d'élasticité (confort de bébé). On aurait bien apprécié finalement un portage bien technique, comme le manduca (faites une recherche internet !) très polyvalent (portage dos, ventre, hanche) mais il est plus encombrant et c'est un investissement...qu'on aurait du faire plutôt que la poussette ! Bon, il est vrai qu'on se balade pas mal, sans parler de grande randonnée tout de même. Et qu'on a même utilisé des motos taxi...😮

Petit lit : on a testé le lit tente pop up (voir galerie photo) mais qui n'est pas convaincant sous ces climats, car notre Loulou a tellement chaud dedans qu'il se réveille et ne peut plus dormir (prévoir qui plus est un drap élastiqué à mettre sur le matelas gonglant intégré que l'on glissait à l'intérieur de la tente)! C'était impécable lorsque nous étions en montagne, et que les températures était plus fraiches, ou alors avec une clim réglée fraiche(mais faut aimer ça). Par contre la moustiquaire intégrée est vraiment efficace. A savoir qu'au brésil on ne propose pas de petit lit bébé, et au mieux un petit matelas à mettre au sol. Il faut sinon se contenter d'un lit normal, qu'il est préférable de coller au sien pour éviter les chutes !😕 On avait pris aussi un sac de couchage fait maison en coton et un en micropolaire. Ils nous ont plus ou moins servi.

Pour les repas : j'ai regretté d'avoir oublié sa petite cuillère et fourchette ergonomique et peu encombrantes : très difficile d'avoir au restau une simple petit cuillère, et quand c'est le cas, elles ne sont pas pratiques à utiliser... dommage quand bébé se débrouillait déjà tout seul, on se retrouve à lui donner la bécquée ! Et j'avais pris une serviette à scratch en coton enduit lavable, absolument génial et indispensable (un coup d'eau et c'est propre !) hélas perdue en cours de route; on ne trouve que de misérables petites serviettes en papier qui n'essuie rien et ne tiennent pas... A moins d'avoir envie de changer son Loulou 3 fois par jour ou de le supporter tout plein de tâches de fruits et de graisse. (désolée, moi je peux pas...)🙁

On utilise aussi beaucoup la tasse « antifuite », vraiment très pratique en bus, voiture, poussette... Loulou n'utilise plus de bib mais ne boit pas à la bouteille. Et quand ça bouge....🤪 Sinon, c'est quand même mieux sur de la longue durée de louer une maison pour avoir une cuisine. Les repas au restau sont vite monotones et pas toujours adaptés à des petits bouts. De plus au brésil, les plats sont ultra salés ou sucrés ! (recrudescence ici d'hypertension et diabète dès le plus jeune âge).

Les vêtements : si vous passez votre temps au bord de l'eau (ce qui est probable avec un petit bout) vous n'aurez pas besoin de grand chose. Le truc qu'on a trouvé de vraiment génial (acheté en France évidemment) est une combinaison anti UV avec le chapeau assorti (mayoparasol). Cher mais amorti quand on passe 5 mois au soleil ! Et notre petit bonhomme qui est aussi blanc que...l'écume de mer (soyons poétique) n'a jamais attrapé de coup de soleil avec. On mettait aussi de la crème solaire écran minéral évidemment sur les membres et le visage. J'ai aussi pris un maillot spécial bébé qui s'agraphe et se règle à la taille, utile si on va dans des piscines et que l'heure chaude est passée (entre 16h et 18h, heure du coucher de soleil, on n'avait pas besoin de combi). Ne pensez pas acheter quoique ce soit sur place, sauf pour dépannage, car le brésil n'est vraiment pas le pays du textile : tout est moche et de mauvaise qualité (se découd, se déchire, déteint...). 🙁S'abstenir... Le seul achat sympa a été une paire de tong avec bride à l'arrière ! Mais j'étais contente de lui avoir pris une vraie paire de sandale solide et souple à la fois.

Les couches jetables: On en trouve de partout (même les petits bleds, du moment qu'il y a des enfants. Hélas, la couche lavable c'est pas pour demain au brésil...) mais les seules de bonnes qualité, c'est à dire qui peuvent durer au delà de deux heures sans fuites, sont les pampers et Monica Feliz (huggies) dia et noite (environ 1 réal la couche !). Sans quoi, petits soucis à prévoir au réveil...😛 Après, quand on peut s'en passer en journée et laisser bébé les fesses à l'air, c'est nettement mieux ! Il fait vraiment chaud ici, notre Loulou a facilement les fesses rouges ou des petits boutons dues à ces maudites couches jetables ( je n'utilise pas ça en France... trop cher, non écologique au possible et mauvais pour le derrière de bébé). J'ai aussi pris deux culottes d'apprentissage en coton lavable de la marque Imse Vimse, et cela me permet aussi d'éviter de lui mettre ces couches plastifiées sur lui, mis à part quand on bouge. Mais dans la mesure où on n'avait pas de machine à laver facilement (on a dû laver notre linge à la main pendant deux mois sur cinq) ou que cela coûte trop cher, pas évident de partir avec des couches lavables...😕

Jeux, livres : bon, on n'avait vraiment pas beaucoup de place...On en a pris, on en a perdu, on en a racheté (même réflexion que pour les vêtements, les jouets ici ne valent pas un clou... détruit en peu de temps d'utilisation). Finalement, Loulou a beaucoup utilisé ses deux petites voitures qui ont vraiment souffert, un ballon de plage gonflable qui a expiré après trois mois, un peu de dinette et mention spéciale pour l'album photo de famille que j'ai fait imprimé avant de partir : il avait tous les portraits des membres de sa famille proche... Pratique quand on lui parlait de telle ou telle personne (il n'a pas deux ans...)

soins, santé : je passe ce que vous donnera votre médecin si vous allez le voir. Mention +++ à l'argile verte en tube qui a guéri tous ses bobos (coupures, éraflures, brûlures...), à l'extrait de pépin de pamplemousse qu'il a pris de façon régulière (antibiotique naturelle entre autre) et au tube de granules d'arnica pour les coups et les bosses ! Penser à une crème au calendula pour les irritations et coup de soleil éventuels, un antimoustique naturel ( pitié, pas de produits chimiques sur les peaux de bébé !) comme celui fait par weleda, ou encore de l'huile d'andiroba (d'amazonie) avec un peu de citronelle. Mais rien ne vaut une moustiquaire et des vêtements longs dans les zones plus infestées (à éviter autant que possible, même si vous vous croyez protégés par une vaccination quelconque). A noter qu'on peut aussi acheter sur place la merveilleuse huile de Copaiba, dont on ne peut plus se passer tous les trois (faites vos recherches à ce sujet !).

N'hésitez pas à compléter cette discussion avec vos expériences de maman (ou de papa...😛 on ne voit pas les choses de la même façon) en voyage et sous d'autres latitudes, je suis intéressée, car j'imagine bien repartir (euh... faut déjà qu'on rentre au fait...😏😐)
Visa conjoint de français English translation pending
by Tiredcaptain · 2010-03-22 · 85 replies
Bonsoir à tous,

je ne sais pas si les formalités sont les mêmes pour tous les pays de l'UE ou si chaque pays a ses spécificités au sujet des visas conjoints de français. je me tourne vers ceux qui sont plus informés que moi ;)

Je me marie prochainement et nous reflechissons à notre futur pour les prochains mois/années et je voudrais quelques précisions pratiques au sujet de ce fameux visa de conjoint français. Nous aimerions un jour aller en France pour qlq semaines déjà afin que mon conjoint puisse se faire une idée des villes/régions qui l'attirent afin que nous puissions penser à notre nouvelle vie future.

J'ai cependant cru lire que une fois le visa en poche: 1) il est d'une durée de 3mois (3mois pour sortir du pays avec ce visa) 2)il implique l'entrée sur le territoire du pays ayant délivré le visa max5jours apres la date de sortie du pays 'd'origine' 3)une fois installé dans le 'nouveau' pays, il est interdit de rentrer (qlq soit la durée du séjour) pendant les premiers mois (combien?) apres la delivrance du visa dans le pays d'origine. question bonus;) est il possible dentrer dans dautres pays de l'UE ou est-ce une entrée uniquement dans le pays delivrant le visa?

Si vous pouviez affirmer ou non ces informations? merci d'avance;)

si cela s'averait juste cela signifierait donc que mon futur mari, si un jour nous nous installons en France, ne pourrait pas: - maccompagner pour un voyage de plus de 5jours, par exemple quitter la turquie et rejoindre la France en faisaint petit detour via grece et italie? - aller en vacances en europe - visiter sa famille en Turquie les premiers mois de son installation en France?

si qqun peut nous eclairer, vous feriez avancer nos soirées-reflexions;) bonne soirée
Voyage en Casamance: mon séjour en terre Diola (novembre/décembre 2009) English translation pending
by Rochelle · 2009-12-20 · 59 replies
Voyage en Casamance - Mon séjour en terre Diola (novembre/décembre 2009)

J'ai tellement apprécié mon premier séjour en Casamance en mars 2009 que j'ai décidé d'y retourner en cette fin d'année car pour tout dire je suis restée un peu sur ma faim, avec l'impression qu'il me restait des choses à faire, à voir et des gens à rencontrer... J'avais besoin de séjourner un peu plus longtemps et je vais donc y rester presque 4 semaines pour ce second séjour en novembre/décembre 2009. Je peux donc livrer à présent mes impressions « à chaud » si l'on peut dire, car le plus difficile (physiquement) a été de passer des 30° sénégalais à des températures négatives en arrivant en France !

J'arrive seule le lundi soir à l'aéroport de Dakar. Je ne veux surtout pas m'éterniser dans cette ville et je prendrai dès le lendemain mardi le Ferry pour la Casamance. Heureusement et je m'en félicite, j'ai opté pour le service proposé par le Campement Villageois d'Elinkine où je vais séjourner en Casamance, à savoir l'accueil à l'aéroport par une jeune étudiante dakaroise, Aïcha, qui me conduira en taxi de l'aéroport à l'hôtel puis le lendemain de l'hôtel à l'embarcadère. Nous irons nous balader également à N'GOR que je connais déjà et que j'aime beaucoup. Nous déjeunons à la Brazzerade beau resto sur la plage. Très bon, mais prix assez élevés. Pour ceux qui ont un peu de temps, ne pas hésiter à prendre la pirogue pour aller déjeuner sur l'ile dans une des petites paillotes en bord de plage qui proposent de délicieuses brochettes au poisson et crevettes avec frites maison à 2000 Frs. Nous trainons ensuite un peu dans le centre ville où Aïcha me négocie (loin de moi) un téléphone portable « sénégalais » ce qui m'évitera d'avoir à utiliser le mien avec ma puce française. Je passe la nuit à l'hôtel LE POULAGOU à Yoff qui a l'avantage (mais aussi l'inconvénient) d'être situé tout près de l'aéroport ! La nuit, je suis réveillée par le bruit d'un avion qui passe très bas. Sinon bon rapport qualité/prix, chambres simples mais propres, autour d'un beau jardin et bon accueil du personnel.

Le lendemain, départ par le beau Ferry Aline Sitoé Diatta où je retrouve Francia avec qui je vais séjourner en Casamance De l'attente en plein soleil pour enregistrer nos bagages. Puis embarquement et départ vers 20 heures. Il y a de l'animation sur le bateau, des femmes, des enfants, des hommes à la buvette et quelques touristes. Sur le pont, l'air est chaud et il fait bon se laisser bercer par la houle... Le mal de mer commence à me gagner et il est temps que je regagne ma cabine 4 places. Au petit matin, nous entrons dans l'embouchure du fleuve Casamance. Dommage, le ciel est gris et nous ne verrons pas le lever du soleil que j'avais tant apprécié lors de mon 1er voyage. Nous prenons notre petit déjeuner sur le bateau mais le personnel est moyennement sympa. Retour sur le pont pour la fin de la traversée. Nous sommes escortés par une horde de dauphins... Difficile à prendre en photo, mais le spectacle est magique !

Nous arrivons à Ziguinchor où Luc nous attend avec un taxi. Rambo c'est son surnom ! Sa voiture n'est pas banale. C'est sûr en France, elle passerait pas le contrôle technique ! Mais nous arriverons sans encombre à Elinkine... Sur la route, les paysages sont encore verts et luxuriants. On note une présence militaire discrète par ci par là. Un soldat armé posté par endroit, quelques véhicules de l'armée... mais rien d'inquiétant en tout cas. Le calme est revenu après les affrontements de septembre/octobre.

Je suis émue en retrouvant Elinkine, ce beau village de pêcheurs animé, coloré et si gai. La piste en latérite rouge qui va de Oussouye à Elinkine est entrain d'être goudronnée. La rue principale du village est bitumée Le campement est toujours aussi beau, plus verdoyant qu'en mars, en bord du bolong, avec ses jolies petites cases qui abritent les chambres et la grande case du bar-restaurant. Je retrouve avec bonheur les membres du personnel toujours aussi accueillant. Les sourires sont bien là... Avec Francia, nous nous poserons au campement pour quelques jours de farniente. On fera quelques excursions aux alentours.

A voir, à faire, les incontournables

Karabane En premier lieu, je dirais l'Ile de Karabane, tout près d'Elinkine, à 20 minutes de pirogue. Personnellement j'adore... Il s'y dégage une atmosphère particulière, l'impression d'être au bout du monde, sur une ile « presque » déserte... pas de voitures. Nous nous baladons dans « le village » et rendons visite à la famille de Mass employé du campement qui nous accompagne. On nous prie de nous asseoir, on discute, on prend des photos et les enfants sur nos genoux. Francia se fait faire des vêtements chez Paco le couturier qui a sa boutique juste à côté de l'église. Sa femme vient d'avoir un bébé. Déjeuner sur la plage au Barracuda. On y mange très bien, une entrée de crudités, du très bon poisson très frais, un dessert. 6 000 Frs pour 4 personnes, boissons comprises, qui dit mieux ! Louis, le joueur d'ékontine nous accompagne... Puis balade tout le long de la plage où s'étirent quelques bars et campements. Baignade dans une eau chaude et claire. On a pied très loin, idéal pour les enfants... et pour Francia ! Bronzette sur le sable blanc et fin. Le thé nous est offert sur la plage par une équipe joyeuse et sympathique. Nous nous laissons bercer dans les hamacs... C'est comme une impression d'être au paradis ! Je prévois de revenir passer au moins une nuit sur l'ile. Notre rencontre coup de coeur à Francia et à moi à Karabane, c'est Malang Badji le vieux peintre-sculpteur qui a son atelier en bout de plage près du dernier campement. Il nous reçoit simplement dans son petit atelier et nous explique sa vie, sa passion, ses peintures, ses sculptures... Cet homme est riche d'enseignement et de valeurs, avec un coeur immense et une générosité sans limite. Il a vécu et voyagé en France. Il s'exprime bien. Sa culture est immense... pas celle des grandes écoles, mais celle du coeur, de la bonté et de la sagesse. Au fur et à mesure que nous échangeons avec lui, l'émotion grandit... et nous envahit. Francia et moi nous nous regardons et en même temps, nous avons toutes les deux des larmes dans les yeux... Il offre à Francia l'une de ses peintures et à moi une sculpture en terre d'un homme assis qui joue d'un instrument de musique. Nous ne savons pas quoi dire, tellement nous sommes sous le coup de l'émotion. Il passe un temps fou à emballer ma sculpture soigneusement dans un carton qu'il découpe et qu'il place dans de la paille de riz. Il colle une étiquette avec son tampon sur le paquet où il écrit « Pour Guylaine » et il signe. « C'est pour le cas, me dit-il, où la Douane te ferait des ennuis, c'est le certificat de l'artiste ». Un peu comme si j'allais passer un « Picasso » ! Badji a un chevalet qui lui a été offert il y a très longtemps lorsqu'il était en France dans une école de peinture. A lui seul ce chevalet est une oeuvre d'art... Nous le prenons en photo tellement il est beau. Un grand moment, une très belle rencontre. Plusieurs jours après, je le retrouve à Elinkine. Je vais vers lui pour le saluer. Il s'en étonne et me dit « Ah tu m'as reconnu ! » Mais comment aurais-je pu ne pas le reconnaître ? Badji, je ne t'oublierai pas. Je regarde ta statuette tous les jours et je pense à toi, là bas si loin sur ta petite île... A la fin de son séjour, Francia qui peint également, lui laissera sa boite d'aquarelle et son matériel de peinture.

Djembering Francia et moi partons pour Djembering. C'est Rambo qui nous emmène dans son incroyable taxi transformé pour la circonstance en 4x4 tout terrain ! A partir du Cap, la piste pour s'y rendre est exécrable. Des ornières partout... Nous avons dû mettre 1 heure pour faire une douzaine de kilomètres. Djembering c'est vraiment le bout du monde, mais quelle récompense ! Une jolie place sous l'énorme et magnifique fromager... un petit marché avec quelques vendeuses de fruits et légumes. Nous allons passer la nuit chez Serge, un français fort sympathique installé là bas.. Son campement se trouve sur la place et s'appelle le « Petit Maxime ». Vraiment une excellente adresse. Les cases sont neuves, très bien entretenues, jolie déco, sanitaires individuels dans les cases avec ventilation au plafond. On y mange en plus très bien. Un peu plus cher que dans les campements traditionnels, mais pas beaucoup plus, pour une qualité bien plus élevée. De plus, Serge est un hôte très agréable qui sait recevoir. Nous avons discuté jusqu'au bout de la nuit avec d'autres clients français qui se trouvaient là. Malheureusement, j'ai passé une fort mauvaise nuit, alors que toutes les conditions étaient réunies, à cause des nombreux chiens errants du village, qui ont aboyé toute la nuit. D'après Serge, ils ne sont pas présents toutes les nuits, mais cette nuit là, ils étaient bien là ! C'est vraiment un fléau ces chiens errants... Ne pas hésiter à se promener à travers ce beau village qui est à 85 % habité par des chrétiens. Les villageois sont accueillants et sympathiques. Les jeunes nous accostent spontanément juste pour parler. Très belle ballade jusqu'à la plage. C'est un peu difficile car il faut marcher environ 30 mn dans le sable et les champs de vaches où nous avons été assailli par les mouches, sous une chaleur de plomb. Mais au bout, quelle récompense... des kilomètres de plage déserte, un paysage à couper le souffle... la grandeur de l'océan, mon Océan l'Atlantique, comme j'étais contente de te retrouver... avec tes 27° que je ne te connais pas habituellement en France ! Nous avons rendu visite à Soeur Marie qui dirige l'école chrétienne privée de Djembering. Elle nous a gentiment parlé de son école qui fonctionne entre autre avec des parrainages pour les enfants dont les parents ne peuvent payer la scolarité. Cette école est très réputée car elle offre un taux de réussite très élevé. Nous avons pu constater que les moyens pédagogiques étaient importants avec une très belle bibliothèque, des ordinateurs, une certaine qualité d'enseignement... Nous avons rencontré des élèves avec un bon niveau de français et même d'anglais. Un nombre important de filles sont scolarisées. Je discute avec des jeunes filles de l'école. Elles veulent que je les prenne en photo. Elles me touchent les cheveux et me disent qu'elles voudraient avoir les mêmes ! Ah les filles africaines avec leur rêve de cheveux raides... ça me fait bondir parfois ! Je trouve pas ça terrible leur perruque ou leurs faux cheveux. Moi j'aime quand les filles ont les cheveux tressés, c'est ce que je leur dit mais elles ne comprennent pas... A l'Association des femmes, nous avons acheté des poupées fabriquées par les femmes du village. L'argent récolté sert à l'éducation et aux soins de leurs enfants. Un beau spectacle que toutes ces poupées multicolores qui s'alignent sur les étagères... Nous repartirons de Djembering avec Serge dans son « ambulance » après avoir ramassé en route quelques passagers « clandestins » très joyeux !

Le Cap Skirring Nous allons trainer un peu au Cap Skirring, ce n'est pas l'endroit que je préfère mais bon... c'est quand même incontournable ! Les commerçants nous hélent pour que l'on rentre dans leur boutique, on ne peut pas y échapper, il y a peu de touristes, les temps sont durs, il faut les comprendre... Achat de tissus, de quelques fruits au marché. J'en profite pour faire le plein de yaourts au mil dans une supérette. J'adore ça le tiakli... Nous déjeunons à la Case Bambou avec un copain sénégalais du Cap. Beau resto, belle déco, on y mange bien. Prix raisonnables pour un resto touristique.

J'ai eu l'occasion de retourner au Cap où j'ai diné en compagnie de Luc et d'autres clients du campement chez Fatou, qui tient le restaurant les Acacias. Il se trouve dans l'allée de l'hôtel « les Palétuviers » environ 100 m sur la droite. Fatou est très accueillante et de plus c'est une excellente cuisinière. Excellent rapport qualité/prix. 2000 Frs le plat complet. De plus, la salle est très jolie, fraiche et pimpante. J'ai bu un excellent jus de tahr (je ne sais pas si je l'écrit bien) fait avec un fruit local d'une belle couleur verte acidulé et sucré.

Oussouye J'aime bien Oussouye. C'est un gros village qui a déjà l'allure d'une petite ville, mais pas touristique, très authentique ! J'y vais en bus avec Célestine ma gentille copine d'Elinkine. Nous allons rendre visite à sa soeur qui tient le campement Emanaye. Elisabeth nous reçoit chaleureusement. L'endroit est paisible. Le campement est très beau, bien tenu, avec vue imprenable sur les rizières... Il y a des orangers et des pamplemoussiers partout. C'est une bel exemple de réussite familiale. Elisabeth qui est veuve travaille avec ses soeurs, entourées d'une nombreuse et joyeuse marmaille. Un univers presque exclusivement féminin. Il y a juste un garçon fort sympathique dont j'ai oublié le nom qui est employé au campement. Je rencontre la maman d'Elisabeth et de Célestine. Elles sont très contentes de se retrouver. Elles n'habitent pourtant pas loin les unes des autres, mais Célestine ne voit pas souvent sa mère et ses soeurs...

Puis déjeuner autour d'un excellent thiéboudiène à même le grand plat commun. Ce fut un beau moment. Je remercie Célestine, Elisabeth et ses soeurs de me l'avoir offert. Nous sommes à la veille de la Tabaski. J'assiste au tressage des cheveux des petites filles... Comme elles sont patientes ! J'ai mal pour elles !

Pas très loin du campement EMANAYE, il y a l'agence de loisirs sportifs CASAMANCE VTT dirigée par Benjamin que j'ai eu l'occasion de rencontrer à Elinkine au campement. J'avais prévu de faire une excursion avec son équipe sur l'ile d'Egueye mais malheureusement je n'ai pas eu le temps de l'organiser. Ce sera une priorité pour mon prochain séjour.

Petit détour par le marché où j'achète du beurre de karité (ça pue mais c'est tellement efficace pour hydrater la peau) et une petite bouilloire en plastique multicolore qui me servira à arroser mes plantes chez moi ! Nous revenons en bus où je respire des kilos de poussière... Ma robe blanche est... rouge-marron couleur de piste, mes cheveux et ma peau idem, je ressemble à une... squaw ! Vite.... une bonne douche !

Je retournerai par la suite à Oussouye avec Amina que j'ai connue lors de mon 1er séjour au campement où elle était employée. Amina est courageuse et déterminée. Elle a choisi de reprendre ses études qu'elle avait quittées en classe de 3ème. Elle est à présent en seconde. Elle rêve de décrocher son bac. Je lui ai apporté des manuels scolaires de français et un dictionnaire. Elle en tombe de joie... Nous nous rendons dans sa famille. On me cueille des pamplemousses qui croulent sous les branches. Un pur délice... Elle me présente à son grand-père qui est très vieux. Nous prenons des photos avec tous les membres de la famille. Ils sont adorables de gentillesse...

Ziguinchor Je n'y resterai pas longtemps, à peine 1 journée... Trop bruyant, trop de voitures, trop étouffant pour moi... Je suis accompagnée d'un ami sénégalais mais il n'empêche qu'on est beaucoup sollicité. On restera dans la famille pour discuter et déjeuner autour d'un caldou. Un petit tour au marché Sainte Maure. J'ai bien aimé car c'est un beau marché, très coloré avec de beaux produits. Les commerçants sont accueillants, même s'ils gonflent leur prix sur mon passage. Je négocie une petite statuette en bois. Le marchandage est dur mais je m'en sors bien. Finalement, ça m'amuse aussi de marchander. Nous sommes accostés par des baye fall...Il y en a pas mal dans la ville, quelques enfants talibés aussi... Il y a quand même beaucoup de misère ici. Je fais un petit tour au supermarché français Sarah... aïe aïe aïe, les prix !!!! mais bon, je voulais acheter un camembert pour Luc. J'aurais bien aimé visité l'Alliance française mais je n'ai pas eu le temps. Nous attendons une heure à la gare routière de Zig avant de trouver un 7 places pour Elinkine. Sans arrêt, je suis sollicitée par les vendeurs de tout et n'importe quoi. Ça en devient fatigant... Vivement que je retrouve le calme de Elinkine.

Mon séjour à Elinkine

Le campement villageois Le campement est situé un peu en dehors, loin de l'agitation villageoise, ce qui en fait un endroit calme et reposant. Pour l'instant il n'y a que 6 chambres réparties dans 3 cases pouvant accueillir 12 personnes mais de nouvelles cases sont en rénovation et vont permettre d'ici le début de l'année de doubler la capacité d'hébergement. Le campement est référencé dans le Guide du Routard Sénégal 2010. Luc, un français expatrié, gère le campement avec son équipe locale, Tapha le cuisinier, Mass à l'entretien et au bar et Augustin accompagnateur dans les excursions. La nuit un gardien Alliou veille sur nous. C'est une bonne équipe, tout le monde est très serviable... Tapha nous convie dans sa cuisine Francia et moi, car nous voulons voir comment se prépare le thiéboudienne. Ces échanges culinaires sont fort sympathiques. A mon tour, je montre à Tapha comment faire un pudding aux raisins, un gâteau au chocolat, des crêpes... J'ai apporté de France une bombe de chantilly et de la crème de marron... On devait faire une pizza mais on a pas trouvé les ingrédients (du moins le fromage !) C'est mon second séjour et mes relations avec chaque membre sont très amicales. C'est pas difficile, car ils sont adorables. On s'amuse bien, les sorties en pirogue sont l'occasion de franches rigolades, au son du djembé... quelques sorties à la discothèque locale... ambiance garantie... oh là là, chaud chaud chaud !!! Je rencontre les familles, des liens se créent avec les femmes, les enfants, les parents, frères, soeurs, à tel point que mon cercle de relations s'élargit très vite.

Nous fêtons l'anniversaire de Luc. Nous ne sommes que 2 pensionnaires au campement, Francia et moi. Luc nous emmène avec toute l'équipe manger au resto local juste à côté « chez Fatou » que j'ai connu lors de mon 1er séjour. C'est vraiment très bon, on y mange fort bien pour pas cher du tout. C'est l'adorable Rama qui tient le restaurant... Luc et Augustin ont un peu abusé du vin de palme... l'ambiance est chaude !!! Les éclats de rire fusent...

Les rencontres Nous croisons quelques français, espagnols, italiens, québécois au campement. Une rencontre nous a marqué Francia et moi, c'est celle de Ghislain, Marie et leurs 2 adorables enfants, Ludovic et Lorilou. Ils voyagent sur un voilier, le « roule ta bille » depuis presque 2 ans. Ils ont passé 2 jours avec nous au campement avant de traverser l'Atlantique pour rejoindre les Antilles et finir leur périple au Québec... Des gens formidables, comme on est content d'en rencontrer en voyage... Et puis comme on le dit très souvent et ça s'est une fois de plus révélé exact « le monde est petit », j'ai rencontré au campement des gens qui habitent à 15 km de mon domicile français... Incroyable non ?

Francia est retournée à Dakar et je reste seule au campement. Luc attend l'arrivée de Thierry et Angelika qu'il connait déjà. Ils vivent au Luxembourg et s'investissent beaucoup dans des actions pour le bien-être des populations locales au Sénégal, notamment dans un petit village du Sine Saloum... Voilà encore des gens que l'on a plaisir à rencontrer. On a passé de bons moments ensemble avec leurs 3 amis sénégalais venus les rejoindre au campement et Danielle une amie française qui voyage avec eux. Une très belle excursion dans les iles des bolongs, visite de l'école de Ehidj, avec retour à la tombée de la nuit pour admirer les oiseaux... Une sympathique virée au Cap Skiring avec baignade dans l'océan, repas aux langoustes sur la plage chez l'homme tranquille, attente du coucher de soleil pour prendre des photos avec nos amis sénégalais et surtout, un retour mouvementé en pirogue de nuit à la suite d'une soirée d'anniversaire trop arrosée par notre piroguier ! Je me suis bien amusée à cette soirée avec ma copine Amina que j'étais tellement heureuse de retrouver. On a chanté, dansé, mangé, certains ont abusé du bunuk (il était trop fermenté pour moi). J'ai adoré les danses diolas traditionnelles au son des djembés...et j'ai même participé. C'était une très belle soirée ! Merci Luc...

Thierry, Angelika, j'espère qu'on se reverra. Vous m'avez donné envie, ainsi que vos amis sénégalais, d'aller faire un tour dans le Sine Saloum. Je serai contente aussi de les revoir chez eux. Le gentil Insa, Al Kali et son frère le pompier du Cap, sans oublier Félix « l'emmerdeur-adorable » comme je l'appelle ! Quelle pêche il a ce Félix...

Le village J'aime ce village de pêcheurs situé en bout de route, que moi je qualifie de « bout du monde » J'aime bien les endroits comme ça... intemporels, presque inaccessibles et qui se méritent ! J'avais été séduite déjà lors de mon 1er séjour. Les habitants sont gais et accueillants. Le jour, c'est très animé, il y a beaucoup de monde dans la rue principale commerçante. Les marchandes de fruits et légumes, quelques boutiques... des enfants partout ! On a toujours l'impression de se trouver dans une cour de récréation ! Lorsque je me rends au village, qui n'est situé qu'à 500 m environ du campement, je dois mettre plus d'une heure à y arriver car je suis interpellée dans les familles que je connais pour dire bonjour, échanger quelques mots, boire un verre de bissap... c'est un réel bonheur pour moi ! Sur mon passage, les enfants ne m'appellent plus «toubab» comme au début mais par mon prénom « Guylaine », même les plus petits savent le dire ! Je trouve cela touchant... Ces moments d'échange sont uniques. J'aime bien parler avec les femmes, je leur pose des questions sur divers sujets comme l'éducation des enfants, la santé, leur vie quotidienne, la cuisine qu'elles préparent, les traditions... Les femmes sénégalaises, ces femmes Diolas, je les admire, elles sont belles, courageuses, intelligentes, elles ne se plaignent jamais, elles portent l'avenir de leurs enfants sur leurs épaules. Du matin au soir, elles « triment » dès le levée du jour, les corvées commencent : lavage du linge, préparation des enfants pour l'école, ramassage du bois pour le feu, puisage de l'eau au puits, marché, nettoyage du poisson, préparation des repas, vaisselle, ménage... Elles peuvent aussi faire le jardin, récolter le riz en saison, et ce que je trouve également extraordinaire c'est qu'elles trouvent aussi le temps de s'occuper d'elles, de se faire belle, d'être propres, maquillées et bien habillées ! Quelle leçon... Pendant ce temps là, les hommes.............!!!!!!!! Un jour, mon amie Célestine m'a dit : « tu sais, on n'est pas riche, on n'a pas grand chose, mais on est heureux. Tout ce qu'on veut, c'est que nos enfants soient en bonne santé et qu'on puisse leur donner une éducation, c'est le plus important pour nous... » ça m'a fait du bien d'entendre ses paroles ! Je le redis, ces femmes sont formidables et vraiment je les adore... Elles s'appellent Awa, Fatou, Mama, Safinétou, Célestine, Binta, Amy, Hortense, Elisabeth, Rama, Philomène, Constance et toutes celles dont j'ai oublié le nom... Qu'elles soient petites filles, adolescentes, étudiantes, épouses, mères, grand-mères, musulmanes ou chrétiennes, j'ai passé beaucoup de temps avec elles et je leur rends hommage à travers ces quelques lignes.

La Tabaski Pour la Tabaski, Mass nous a invitées dans sa très grande famille... J'avais très envie de voir les préparatifs de cette fête, mais j'ai attendu que les moutons soient tués, histoire de ménager mon âme sensible d'occidentale ! J'assiste au découpage des animaux, nettoyage des tripes dans le bolong (ce sont les jeunes garçons qui s'en chargent) et préparations culinaires par les femmes. Quelle organisation ! Pendant ce temps là, les hommes sont assis et parlent entre eux, boivent le thé, jouent aux dames ! Des brochettes circulent, des morceaux de foie grillés (hum un délice) les enfants mangent « les rognons blancs » ils ont l'air d'adorer ! J'ai jamais gouté il paraît que c'est très bon... mais c'est uniquement réservé aux enfants... j'ose pas demander de gouter... L'heure du repas arrive, les femmes d'un côté, les enfants de l'autre, et les hommes à part également ! Je sais que c'est ainsi dans la culture musulmane mais je ne m'y habitue pas, ça me choque à chaque fois, moi qui aime tant la convivialité et le partage à travers les repas... Je reste avec les femmes dans l'endroit où elles ont cuisiné, il y fait une chaleur infernale et ça sent la fumée mais le repas est très gai... On rit bien toutes ensembles, je suis la seule blanche parmi eux... Les femmes poussent devant moi des morceaux de viande. C'est vraiment délicieux. Francia est restée au campement où elle mange « chrétiennement » un cochon de lait rôti avec ceux qui ne sont pas musulmans ! Après le repas, tout le monde va revêtir ses plus beaux atours pour la fête. Quel spectacle ! Les femmes et les petites filles ont des robes magnifiques, elles sont maquillées... place à la fête et à la danse ! Je me transforme en photographe professionnel car tout le monde veut être photographier avec ses beaux vêtements. Je filme des scènes avec ma caméra de poche... Dans le village, je suis interpellée par d'autres familles pour entrer dans les maisons, manger, boire un verre de bissap, discuter, photographier... Ce fut une magnifique journée, riche et intense sur tous les plans, un spectacle haut en couleurs et en saveurs... J'en ai pris plein les yeux ! Le bonheur se lisait sur tous les visages... J'ai été surprise d'apprendre qu'en fait les chrétiens fêtent aussi Tabaski et à Noël les musulmans fêteront aussi Noël, tous ensemble, un bel exemple d'échange et d'amour sans les barrières de la religion... Vraiment je m'incline devant tant de tolérance !

Les villages de brousse aux alentours Augustin et moi partons pour une marche à pied à travers les villages de brousse jusqu'à Loudia. Il en profitera pour faire des formalités administratives à la sous-Préfecture. Environ 8 km de piste séparent Elinkine de Loudia. Pratiquement pas de véhicules sur cette piste et c'est tant mieux. Nous quittons les paysages du bord de bolong et des rizières pour ceux, magnifiques, de la forêt. Les arbres sont immenses et majestueux, des manguiers partout, des fromagers... c'est rafraichissant et paisible. Nous traversons Sam Sam, Santiaba et Effisao. Des maisons sont disséminées un peu partout dans la forêt. Augustin, un enfant du pays, est connu comme « le loup blanc » !!! Partout où l'on passe, on l'appelle « Cissé !» Cissé c'est son surnom (comme Djibril le footballeur) Augustin joue au foot et en plus il est lutteur... C'est un peu l'idole du village pour les plus jeunes... C'est un garçon formidable, il est marié à la gentille Célestine et ils ont 2 beaux enfants, Madeleine et Louis. Il a un rire exceptionnel et communicatif ! Vraiment, je les adore... On est donc obligés à chaque fois de s'arrêter chez les gens qui veulent savoir qui je suis, comment je m'appelle, etc... A chaque arrêt, même chose, il faut absolument s'asseoir, parler un peu, prendre des photos et... promettre de revenir ! A l'aller on a marché un peu vite car il fallait être à la sous-préfecture avant midi mais au retour, on a tellement trainé en s'arrêtant partout qu'on est arrivé à la nuit tombante à Elinkine ! C'était une très belle journée. On a bien rigolé avec Augustin car le Sous-Préfet en nous voyant arriver tous les 2 nous a demandé si on venait pour une déclaration de mariage ! On a dit que non, que nous étions seulement amis... alors Monsieur le Sous-Préfet, très digne et sérieux dans son costume de fonctionnaire, s'est adressé à moi dans un français parfait en me disant : « ça tombe bien, je suis célibataire, sans enfants et libre comme l'air, je recherche l'âme soeur... si vous êtes d'accord, je suis l'homme qu'il vous faut » ! On a éclaté de rire, les employés aussi... Bien sûr, c'était dit sur le ton de la plaisanterie... quoique... on sait jamais avec les hommes là bas !!!

Je retournerai ensuite 2 fois à Efissao dans une famille où j'ai été invitée à déjeuner. Je tiens à aider les femmes à la préparation du repas. Elles préparent un thiéboudiène. Je sors mon Laguiole et je me coupe le doigt en épluchant les légumes puis je pleure toutes les larmes de mon corps en éminçant les oignons ! ça les fait rire... je les comprends ! J'ai offert des poupées aux 2 petites filles de la maison, Coumba et Adama, des poupées blanches, blondes aux yeux bleus avec de belles robes. Elles sont toutes émues, elles n'en ont jamais eues... Ces petites filles sont adorables, sages et timides. Elles me regardent avec de grands yeux émerveillés. Mais déjà elles sont très débrouillardes. A 5/6 ans elles nettoient des petits poissons avec leur grand-mère, font la vaisselle (de grosses gamelles bien lourdes). Je fais la comparaison avec les enfants d'ici... non, rien à voir ! Mais c'est ainsi, cela fait partie de leur éducation et je ne juge pas... Je pense qu'elles sont heureuses comme cela. Après le repas, les hommes tapent le djembé et c'est parti pour un après-midi entier à danser et chanter. Les voisins rappliquent, les femmes, les enfants, tout le monde se met à danser... On lit la joie sur le visage de ces gens qui n'ont pas souvent l'occasion de se distraire. Pour reprendre leur expression favorite quand ils font la fête, on peut dire qu'on a «cassé la baraque !!!» Je suis un peu l'attraction du coin, ça les amuse de me voir participer et danser... Awa, la maman de la famille en pleure de joie. Il y a même un vieil homme de la famille qui a revêtu son boubou et qui vient danser devant moi... Tout le monde est mort de rire et on m'explique qu'en fait, de mémoire de ceux qui sont présents, on a jamais vu le vieux danser ! Il l'a fait pour moi, parce que je suis là... Je n'en reviens pas... je suis émue aux larmes moi aussi. Nous rendons visite à plusieurs personnes dans le village. Il y a en tout 11 maisons. C'est la tradition d'aller se présenter et d'échanger quelques mots. Le forgeron m'invite à déguster du crocodile qui a été chassé dans les bolongs. J'accepte et je trouve ça très bon. Je rencontre la maman d'Awa qui est très âgée (mais elle ne sait pas son âge). Elle travaille toujours et cultive son potager. Elle est entrain de cueillir des haricots. Elle veut absolument m'en donner. Je la prends en photo avec Ahmet son petit-fils. Elle est tellement contente qu'elle pleure lorsque nous partons. Au retour, nous écosserons les haricots tous ensemble et Awa les fera cuire pour moi. Nous les mangerons le soir à Elinkine avec les copains assis sur un bout de trottoir. C'est excellent... eux ils les mangent avec du sucre (beurk !) et moi en bonne charentaise que je suis je leur rajoute du sel... à mes mojettes sénégalaises ! Manquait que le beurre... J'aime beaucoup, ça me change du riz, car j'avoue que j'en ai un peu marre du riz depuis 3 semaines. Je suis claquée, ma journée a été riche en émotions...

Le départ Les jours défilent à la vitesse grand V et je dois à présent commencer à songer au départ. La veille, j'organise un repas et une petite fête au campement pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à passer un bon séjour. Tapha va nous préparer un poulet yassa, ça changera du poisson... Je prévois que nous serons une douzaine de personnes, mais en fait ce sera bien plus, car d'autres se sont invités à la fête... Comme je m'en inquiète auprès de Luc, il m'explique que c'est la tradition... bien sûr on ne va pas leur dire de partir. Il y a assez à manger pour tout le monde... C'est comme ça, on partage et tout le monde est content... Chez nous, on les aurait qualifiés de « pique-assiettes » mais ici c'est naturel, ça ne pose de problème à personne et c'est tant mieux. Après manger, les djembés retentissent et c'est reparti pour une soirée à danser, à rire et à chanter. Je les admire danser, les filles comme les garçons... Ils sont très forts, très classe, ils magnifient le moindre mouvement... Quelle grâce, je suis sous le charme ! Je distribue aux filles ce que je ne veux pas ramener, produits de toilette, maquillage, médicaments, vêtements etc... Mais je reçois aussi des cadeaux. Célestine m'offre 2 noix de coco et des beignets qu'elle fait elle-même, Awa et sa soeur Fatou un bracelet et Mama des coupons de tissu et des colliers de perles. Je suis émue de tant de générosité et je promets de revenir les voir. Le coeur serré, je fais mes adieux le lendemain matin à tous ceux que j'ai côtoyés durant mon séjour. Je suis triste de les quitter mais c'est le principe même de chaque voyage... il y a toujours une fin ! J'ai la chance de pouvoir voyager... tout le monde ne l'a pas. Mais ne dit-on pas que « partir, c'est mourir un peu »...

Je prends l'avion le vendredi soir à Dakar. J'ai fait le choix de partir ce même jour par l'avion d'Air CM qui relie le Cap à Dakar. Départ à 16 heures.

Santé, sécurité, climat

J'avais prévu de prendre un préventif anti-palu vendu sur place (Alaxin+) mais finalement j'ai choisi de ne pas le prendre car il n'y avait pas (ou peu) de moustiques. Mais le soir, manches longues et pantalon, spray répulsif 5/5 et moustiquaire pour dormir. Mon 1er séjour avait été un peu perturbé à cause de la tourista qui ne m'avait pas quittée pendant 15 jours. Ennuyeux et surtout fatigant... Cette fois-ci j'ai fait une cure pendant toute la durée de mon séjour de BION VOYAGE (probiotiques). Je ne sais pas si je peux l'attribuer à cela, mais en tout cas, j'ai rien eu... et pourtant j'ai mangé très souvent local, dans les familles, à même le plat commun (avec toutes les mains pas toujours propres !) j'ai bu aussi des jus locaux comme le bissap dont l'eau n'est pas bouillie. J'ai évité les crudités à peau non pelée (comme la tomate, la salade verte) et les glaçons...

Sur le plan de la sécurité, je peux dire que je me suis toujours sentie en sécurité, où que je sois à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. On raconte tout et n'importe quoi sur les forums à propos du danger à voyager en Casamance. Je peux affirmer que dans le périmètre Ziguinchor – Cap Skirring tout est calme, il y a une présence discrète de soldats le long des routes, mais c'est plus sécurisant qu'effrayant... A Elinkine, rien à craindre, j'étais toujours accompagnée le soir pour rentrer du village au campement mais il m'est arrivé de faire le chemin seule sans jamais rencontrer de problèmes.

En ce qui concerne le climat à cette période de l'année, j'ai été un peu déçue. Il a fait souvent chaud et lourd (30/35°) mais avec un ciel gris couvert. La dernière semaine, je n'ai pratiquement pas vu le soleil... Puis du jour au lendemain, les températures chutaient brutalement de 10° et il faisait alors presque froid. J'ai nettement préféré le mois de mars où pendant 15 jours, le ciel était bleu et le soleil radieux avec des températures moins élevées (autour de 25/28°) C'était plus agréable. Par contre, les paysages sont encore verdoyants en novembre alors qu'en mars tout est sec... La prochaine fois, je choisirai de repartir en janvier. Il paraît que c'est un bon compromis...

Certains de vous se demanderont peut-être pourquoi j'ai choisi de rester 4 semaines dans le même village, alors que j'aurais très bien pu changer d'endroit pour connaître d'autres lieux, d'autres gens. Je ne regrette pas mon choix, car c'est en fait la seule manière de créer de vrais liens, des amitiés sincères et durables qui sait... Je ne voulais pas ressembler à une touriste qui passe... sans s'arrêter, sans regarder, sans comprendre... Je suis heureuse d'avoir réussi mon immersion. Je remercie tous ceux qui y ont largement contribué. Mes amis, je ne vous oublierai pas, je vous garderai dans un coin de mon coeur et soyez sûrs que je reviendrai vous voir car vous me manquez déjà... Je suis devenue addict à la chaleur de la Casamance !

Voilà, je termine là dessus mon récit de voyage. J'espère que je vous aurai donné envie d'aller en Casamance, cette magnifique région du Sénégal. Ne la boudez pas, elle ne le mérite pas... ses habitants non plus ! Ils ont tellement à donner et vous tant à recevoir d'eux...
Préparer un séjour de six mois en Asie du Sud-Est en deux mois: folie ou pas? English translation pending
by Bmonkey · 2009-10-29 · 16 replies
Bonjour a tous!

J'aimerais profiter de vos expériences afin de voir s'il est réaliste de planifier un séjour de 6 mois (asie du sud-est) en deux mois. Évidemment je sais que si je bouge en ce sens, je devrai sprinter, tout en me gardant de la préparation pour la route.

Il est possible que je quitte pour janvier, rien de certain, en fait, je dois etre capable d'obtenir un congé en traitement différé par mon employeur et ensuite, je dois trouver quelqu'un qui peut louer ma maison durant cette période. Ces deux conditions sont essentielles a la réalisation de mon projet, sans quoi je devrai le repousser pour novembre 2010.

Merci de bien vouloir éclairer mon chemin. Je ne fais que mettre la table, peut-etre que je n'arriverai pas au repas, mais vos commentaires me seront utiles de toute facon.

Merci énormément. Et si il y a un post du genre qui m'a échappé durant mes recherches sur le forum, dites-moi le rapidement afin que je ne monopolise pas vos énergies pour rien.

Bien a vous forumnistes

Pat Bmonkey
Une véritable tentative en Nouvelle-Calédonie! English translation pending
by Glopglop333 · 2009-09-07 · 129 replies
Bonjour a tous ; je m'apelle cedric j'ai 37 ans , marié, deux enfants (5et 8 ans ) Je suis artisan dans les milieux de l'eau (puissatier, pompage, arrosage, bassin...) Mon affaire marche bien ...mais j'arrive a une periode de ma vie ou je recherche de l'authenticité....et toute cette vie folle et cette course au fric m'indispose de plus en plus.... Bref j'ai decidé de venir voir chez vous comment cela se passait .... Pas pour repartir a travailler comme un fou a noumea ...non ...mais plutot d'essayer de couper ....d'apprendre des caldoches...leur mode de vie leur culture....etc... Alors es-ce possible de se faire un minimum integré en faisant de gros effort ? Je pars debut novembre pour minimum un mois .....seul sans mes enfants ni ma femme ....(sans ma famille ce seras le plus dur !!!!) Je ne suis jamais sorti de france, je n'ai jamais pris l'avion... Je pars contre l'avis de ma famille , mes amis qui me traite de fou.... J'ai peur aussi de l'eventuel solitude ...si quelq'un pars sur la meme periode pourquoi pas un rapprochement .... Si quelqu'un veut m'acceuillir en toute simplicité pour une courte periode afin d'echanger...je suis preneur (je suis courageux, je partage les frais, bref pas profiteur reglo quoi...) Alors vous qui etes la bas ....suis-je fou ....ou l'aventure vaut le coup d'etre tenté ????
Shanti shanti, Kathmandou - Bénarès - Bundi... English translation pending
by Parvat · 2009-07-20 · 32 replies
Avec quelques mois de retard, le voilà... Inde - Népal 2009

2 janvier Arrivée à l'heure! Je passe rapidement l'immigration, mais j'attends deux heures (!!!) mon sac… Je change des sous, le mec veut me donner des billets de 1000. Ah non, donnez moi des 500! Ils sont tout abîmés... Yen a pas d'autres? Non? Tant pis. (Erreur!!! J'oublie qu'on n'accepte pas les billets abîmés, j'ai du passer du temps à les changer ensuite...) Je sors et partage un taxi jusque Paharganj. Purée!!! C'est le cas de le dire, on n'y vois pas à 5 mètres tant le brouillard est épais! Heureusement, pas de vaches sur la route.

Je rentre dans le premier hôtel venu, (le lord Krishna) regarde les chambres, c'est bon. Rzzz… Le lendemain je me lève tôt, je suis à nouveau en Inde, le pied total! J'achète une shalwar kemiz dans mon magasin habituel, on me reconnaît.. Je vais manger un thali à mon resto habituel, on me reconnaît, j'ai droit à des Namasté chaleureux qui me vont droit au cœur… Je tel à Jaoui, expat' que je ne connais que par quelques mails, et on se file rendez vous pour le lendemain midi. J'achète un ticket de train pour Benares, départ demain soir, hello madam yes? Hello rickshaw? Have a look madam, one roupie mama...

4/1: Douche, check out, je laisse mon sac et prends un rickshaw jusqu'a la french colony. Waouh, quel quartier chicos! Un gardien m'ouvre la grille, et je rentre dans un jardin aux mille plantes différentes. Une grande villa toute blanche au bout de l'allée, une Mercedes devant le garage… Jaoui m'ouvre la porte, je la vois de suite chaleureuse avec une gentille et douce voix. Son chez elle est impressionnant de classe, de chic et de toute beauté. Son mari adore la peinture contemporaine indienne, de magnifiques tableaux ornent les murs, et de très beaux objets décorent les pièces, lampes, statues en argent ciselé, j'aurais bien voulu visiter le maison, mais on ne se connaît pas vraiment, et je n'ose lui demander… Après un succulent repas bien expat': pâtes fraiches aux aubergines, tomates, ail et basilic, et vin italien, nous allons visiter le Lodi Garden. Je suis super contente, cela faisait bien longtemps que je voulais y aller... Le chauffeur sort la mercedes, et on se laisse conduire tranquillou...

le lodi Garden...

Au soir, je prends mon sac et vais à la gare... Purée quelle cohue... Je regarde le tableau d'affichage... Shiv Ganga express : Cancelled!!!! Didjeu!!! Retour à Paharganj, après avoir acheté un ticket de train pour le lendemain après midi. Il ne devrait pas y avoir de brouillard l'après midi quand même... Le lendemain, youpie le train est là, je m'installe... Plus de 15 heures de trajet...

Rassurez vous, je n'ai pas eu la générosité de partager ma banquette... Il faisait frisquet dans le train... (on est en janvier) Au soir, l'autre occidentale de mon compartiment, toujours plongée dans un bouquin, remarque que je n'ai pas de couverture et m'en donne une! Génial! Cela fait plus d'un an qu'elle étudie à Benares, sa mère vient de lui rendre visite, elle en a donc une extra. Je suis si contente, que je lui demande si elle aime le chocolat... Oui? Le noir ou au lait? Noir? Hop, je sors de mon sac, une tablette de bon chocolat belge, noir... Je vous dis pas son bonheur! .../...

Varanasi, Namasté très chère!!! Tu m'as tant manqué... Je passe outre les rabatteurs d'un pas décidé, je traverse le parking, et prends un cyclo. Je le répète: j'adore les cyclo, ok ca peut être difficile de les regarder suer en pedalant, et nous "confortablement" assis avec une belle vue... Mais c'est ecolo, puis leurs roupies, ils les gagnent dur, autre chose que de conduire les auto rickshaw à fond la caisse, en pétaradant pour toute la ville...

Bengali tola mini street... Je vais dire bonjour au baba GH, ils sont complets, mais m'assure qu'ils vont me libérer une chambre pour ce soir... Je prends une douche, laisse mon sac, leur donne une tablette de chocolat, waouh, j'adore cette famille...

Balade au bord du Gange, rêveries, chai, beedie, puja au Gange avec mon brahmane préféré... Lors de mon précédent voyage, ce gentil tout plein brahmane m'avait chanté une mantra...

Je vais dire bonjour à Nitin, le matin, il travaille comme infirmier dans un petit hopital, l'après midi il tient sa boutique de tabac et d'encens...



Je lui offre du chocolat, un pull bien chaud qu'il m'avait demandé, on papote longuement, et vais dire bonjour mes tailleurs, Govind et Gopal...



Eux aussi ont droit à une tablette de chocolat, ma dernière! La journée est trop courte... Dîner au Chandan resto, certains marchands me reconnaissent, je me sens comme à la maison...

Retour au baba, le chocolat fait un tabac! J'achète un ticket de bus pour Kathmandu, départ tôt le lendemain car j'ai rendez voua avec une internaute que j'ai vraiment envie de rencontrer, mais elle s'en retourne bientôt en France après 6 mois au Nepal.

Après une nuit trop courte, hop! Rickshaw pour l'arrêt de bus, p'tit dej' en vitesse, et en route... 8 heures de trajet sans compter les pauses... Pendant tout le trajet, je lis "Sous un ciel de marbre"...

Un de mes top 10! Vraiment terrible!

"En 1632, Shah Jahan, empereur des Indes, rendu fou de chagrin par la mort en couches de son épouse adorée, Mumtaz Mahal, ordonne la construction d’un gigantesque mausolée en témoignage de son amour : le Taj Mahal. La fille du couple impérial, la princesse Jahanara, est chargée d’assister l’architecte Ustad Isa dans sa tâche. Commencent alors pour la jeune femme des années exaltantes, tandis que sous ses yeux s’élève un monument en marbre ciselé, éblouissant, incrusté de pierres précieuses ; des années dangereuses dans un empire ensanglanté par les luttes fratricides entre héritiers du trône ; des années de passion secrète, aussi. À travers son destin extraordinaire à l’ombre du Taj Mahal, la princesse Jahanara nous entraîne dans une envoûtante fresque orientale peuplée de palais opulents, de harems décadents, où s’épanouissent intrigues de cour et liaisons interdites."

En fin de journée j'ai fini ma passionnante lecture, et on arrive à la frontière. Je suis la troupe descendant du bus, on tamponne nos visas indiens, et on passe la porte. Attente qui n'en finit pas au bureau de visa népalais, mais les douaniers sont tout cool, souriants, accueillants! On nous parque dans un guest house assez pourave, compris dans les 10€ du ticket Varanasi-Kathmandu... Mais je dois partager une grande chambre de 8 lits avec 4 autrichiens et autrichiennes... J'ai rien contre l'Autriche, mais zut, je suis une femme, et ya deux hommes inconnus dormant dans la même chambre que moi... Hop, j'essaie, et j'obtiens une chambre pour moi toute seule, aussi une chambre à 8 lits! Question douche, euh... L'eau est gelée, puis rien qu'a les regarder euh... Je décide de rester crade 24h de plus, tant pis, vive les voyages... Je papote avec un jeune couple de sympa francais, et on pars dîner ensemble. Rzzzzz....

Bus pour Kathmandu... Purée c'est long. Plus de lecture pour passer le temps, mais le paysage est prenant. Vers 18h, enfin nous y sommes. Un autre occidental et moi partageons un taxi pour Freak street pendant que tout les autres montent dans un minibus pour Thamel.

Thamel, c'est bien quand on en a marre de la cuisine locale, qu'on a envie d'une bière, de musique live, de frites (euh... Sont très doués les népalais pour les frites ) ou simplement qu'on est seul et qu'on a envie de papoter avec d'autres occidentaux, il y a le choix! Freak street j'aime car j'y ai de bons souvenirs, c'est bien plus calme que Thamel, rien à voir. De plus c'est à côté du Durbar square.

L'hotel que je prends est propret tout plein, à 1€ la chambre, faut le voir pour le croire... Je tel à Calou, et youpie! On se voit ce soir, et demain on va dîner chez chez Sarou et Pramod. Sarou? Pramod? Mais je la connais! On s'est vu lors d'une rencontre net à Bruxelles! Youpie! Le monde est beau! Sur le chemin je passe au distributeur... Rien du tout... Comment ca rien du tout??? ???? C'est quoi ce binze???? Je tel à Bruxelles, me reste 15€ en poche, je vais pas aller bien loin pour 6 semaines... Bruxelles: "ah non pas de sous! Vous aviez un RV auquel vous n'avez pas été..." "mais j'étais en vacances et le suis toujours!!!" "venez nous voir quand vous rentrez, on arrangera ca, en attendant bonnes vacances!!" Grand moment de solitude, les larmes coulent... Ca commence bien... Je rentre dans un net café, en écrivant un mail de secours aux copines, je fonds en larme, à gros sanglots... Purée, à mon âge, devoir demander des tunes car je suis dans la dèche au bout du monde... J'ai honte, vraiment honte, mais dois mettre ma fierté de côté, je ne vois pas que faire d'autre... Pourtant j'ai passé une heure au syndic avant de partir, même que j'ai papoté du Népal avec le mec, qui y avait déjà été... Je suis dégoutée...J'avais tout fait pour ne pas avoir d'emmerdes... Et voila. Enfin bon... Merci l'administration... Ils ne seront pas dans mes prières à Ganesh... Par contre, pour moi je prie bien Laxmi...

Déesse de la fortune et de la prospérité.

Bon, j'essuie mes larmes, et vais voir Calou. Très positive et chaleureuse, elle m'aide à chasser mes idées noires, après tout, je suis à Kathmandou avec une copine, dans un chouette petit resto... Santé!

Rzzzz... Je me lève tôt, encore toute endormie, je bois un chai dans la rue dans un toute petite gargote, il fait frisquet. J'attends que la brume se lève, redemande un bon chai bien chaud, et pars me balader...



Mes yeux pétillent de bonheur... Kathmandu est toujours une ville absolument grandiose... Les népalais sont beaux, doux, accueillants, pas harcelleurs du tout... J'adore leur look, beaucoup portent le chapeau typiquement newari.



La photo est un peu floue, mais j'ai "papoté" 10 minutes avec ce gentil tout plein monsieur... Je trouve la lumière belle ce matin... Même si j'ai des problèmes de sous, les photos ne coutent rien, et je m'y donne à coeur joie!





Je traine, m'arrête toutes les 5 minutes pour je ne sais combien de temps de pause... J'observe les népalais faire leurs offrandes... Ci dessous Bhairav, dieu népalais protecteur. Son aspect effrayant est sensé écarter les mauvais esprits...



Je ne sais pas quoi regarder, qui prendre en photo,



ya trop! J'adore... J'adore l'ambiance... Personne ne me dérange en voulant me vendre dieu sait quoi, au contraire, je reçois beaucoup de sourires, de Namasté... Des statues incroyables ornent les entrées des temples...



En croisant Ganesh, je ne peux m'empêcher de lui demander de prendre soin de moi et de tout le monde...



Je remarque du passage dans une ruelle de pas plus d'un mètre de large, je la prends, et arrive à un temple. Il y a un boucan de dingue...

Je tel à Calou, et ce soir nous dormons chez Sarou, demainn tôt nous partons pour la balade de Namo Bouddha, tu viens? Ah que oui alors!!! Ma bonne humeur revient!!!

Avant de revoir Calou, quelques photos plic ploc, quelques rêveries devant les bâtiments hallucinants...



La fin de la journée approche, le rendez vous de ce soir aussi...



Je rentre au guest house, fais mon sac, douche et je check out... .../...
Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac English translation pending
by Tomas3 · 2009-07-15 · 82 replies
A Soupente, dans les Montagnes bleues, la canicule frappait fort...Pénélope continuait de filer le lin de sa boutique, tandis qu'Ulysse préparait activement sa traversée de juillet...

Son sac le démangeait...il l'avait fait et refait plusieurs fois...(symptôme déclencheur chez le marcheur au long cours...)

L'horizon des Montagnes bleues le narguait chaque matin et bien qu'il ait épuisé les sentiers de moyenne altitude environnants, il sentait son addiction le démanger: il fallait qu'il reprenne la route.

Le compostelle passait à huit kilomètres de soupente, il eût été facile de remettre ses pas dans ses traces, mais il n'avait pas l'habitude de répéter deux fois le même itinéraire...

D'autres arguments le faisaient réfléchir: Juillet-Août est l'époque où les sentiers sont surpeuplés: il lui fallait dénicher un GR suffisamment austère et rébarbatif pour éloigner le vacancier, suffisamment désertique et "grands espaces" pour lui rappeler l'Afrique et ses paysages désolés, suffisamment de moyenne altitude pour que la canicule ne l'atteigne pas...

Il profitait de la fraîcheur des matinées pour parcourir son kilomètre de bassins et entretenir ses muscles longs...mais il fallait toute la fraîcheur enfouie derrière les volets clos pour supporter les 34 degrés de ce juillet torride.

Grand Tour du Mercantour ou Grand Tour du Larzac ? il avait encore deux jours pour mûrir sa décision, la liste des refuges et des gîtes d'étape était prête, il fallait qu'il décide de l'orientation de ses réservations. Autant il craignait le surbooking dans le Champsaur, autant il semblait rassuré de rêver de La Couvertoirade et de la Cavalerie...
Le Nicaragua n'est pas dangereux? English translation pending
by EveetGaelle · 2009-05-26 · 28 replies
Je lis que du CR, il faut aller au Nicaragua, n'est pas dangereux?? merci
Le rapport à la nature dans le mode de vie nomade en Mongolie English translation pending
by BendaBilili · 2009-05-06 · 15 replies
Bonjour,

J'ai pour projet d'"étudier" "Le rapport à la nature dans le mode de vie nomade" en Mongolie durant les mois de Juillet et Août de cette année, seul. Pour ce faire, j'ai déjà obtenu 3 bourses et aurai la réponse pour une 4e début Juillet - lorsque je partirai, si tout se déroule comme prévu. Afin de vous permettre de répondre au mieu à mes questions, je vais vous présenter mon "projet". Si vous n'avez pas le courage de lire je vous conseil de passer directement aux questions ci-dessous.

J'ai l'intention de prendre l'avion au départ de Paris pour aller jusqu'à Moscow (=250-300 €uros). Puis de prendre le transmongolien jusqu'à Ulan-Bataar (=100€uros). Une fois sur place, je compte prendre un maximum d'informations sur l'itiniraire à suivre pour rencontrer une famille nomade, dans la capitale. Par la suite, je pense aller dans une ville voisine, partir en randonnée dans les steppes - la direction variant suivant les informations obtenus - avec 5 jours d'autonomie, dans le but de rencontrer des nomades pour leur demander hébergements. En échange, je proposerai mes service pour tout type de travail manuel ou de l'argent si cela se revèle être la seule solution. Afin de rendre possible la communication, je compte contacter un(e) mongole pour lui demander de me traduire une série de phrases type, via internet ou sur place. Je passerai ici mes explications sur ma manière de procéder dans mon étude, dans un soucis de forme. Au terme du 1er mois, je devrais retourner à UB pour refaire mon visa. Une fois cela fait, j'ai pour projet de me diriger vers le Sud et d'aller randonner dans les déserts du Gobi. Si l'a aussi il existait une possibilité de partager le mode de vie vie nomade, bien entendu je n'hésiterai pas. Enfin pour mon retour je compte utiliser les mêmes moyens qu'à l'aller. Ainsi :Connaissez-vous des moyens de transports moin onéreux pour aller en Mongolie ?Quels sites internet me conseillez-vous pour prendre mes visas : Russie, Mongolie ? Est-il possible d'obtenir un billet de train sous 2-3 jours de Moscow pour aller à UB ? Quel est son prix ?Quel est le temps d'attente - en moyenne - pour obtenir un billet de train UB-Moscow ?Avez-vous d'autres idées de cadeaux pour les nomades ? ( lampe dynamo, fil à courdre, aiguille, piles, cahier et crayons de couleur ... )Que changer dans mon matériel ? ( maximum 7-10 kg )[1.6kg]Tente ( T2 ultralight pro )[0.3kg] Sac ( Forclas 50 ultralight )[0.5kg] Matelat ( A200 ultralight )[1.7kg] Sac de couchage ( Sleepin'bed u-light 5 M noir ) [0.5kg] Réchaud à bois + allumettes[.05kg] Trousses de soins ( désinfectant, auguille, fil, pince à épiler, bandage, scotch, couverture de survie )[?] Gourde + Pastille purifier eau [?] Nourriture[.05kg] Lampe torche [.01kg] Couteau[.05kg] Tenue de rechange[1.5kg] Appareil Photo[0.5kg] Cadeaux pour les familles nomades Total = 6, 765 kg Quels vêtements privilégier ? ( synthéthique et ? ) Quel matériel pour l'hygiène corporel ? ( savon bio et ? ) J'ai lu / entendu parler de bandes à coller sur les pieds en cas d'ampoules, pouvez-vous m'en dire plus ?Pouvez-vous me donner des méthodes de purification d'eau ( évaporation, scheche... ) ? Avez-vous des conseils à me donner ? ( pas de "spoil" sur l'essence du voyage, svp... ) Voilà, je pense avoir omis quelques détails mais je les ajouterai au fil de la discussion. Merci d'avoir lu jusqu'ici et merci d'avances à tout ceux qui répondront. Bonne journée, ciao.
Afrique Australe: du Lesotho au parc Kruger en avril 2009 (2ème partie) English translation pending
by Mlefevre · 2009-04-22 · 38 replies
Suite de la 1ère partie qui est ici : http://voyageforum.com/...ost=2550040;#2550040

Vendredi 10/04/09 Nuit paisible, pas de vent, pluie intermittente. Au réveil, l'atmosphère est limpide, purifiée.



On remarque cependant, mais très loin, de gros cumulus.





Après avoir rangé le camp, fait un passage au visitor center pour payer notre place et tenter d'extirper quelques infos concernant les possibilités de rando à la ranger d'une incompétence crasse, nous constatons que le temps se couvre à toute vitesse. En 10 mn, nous sommes dans les nuages: je n'ai jamais vu le temps changer aussi vite!



Nous décidons de remonter la vallée avec l'espoir ténu de passer au-dessus des nuages. La couche s'épaissit et au bout de 2h il faut nous rendre à l'évidence : cette vallée interminable ne nous conduira pas vers le soleil. Arrivés à une grotte, nous décidons de faire demi-tour! Cette randonnée nous aura tout de même permis de voir quelques singes et une végétation luxuriante qui doit être magnifique avec un rayon de soleil.

En route vers le nord donc puisque j'ai réservé la première nuit dans le Kruger pour demain : 700 km nous en séparent. Autant nous avancer un peu aujourd'hui. Pas question de faire du camping sauvage en Afrique du sud aussi décidons-nous de faire halte pour la nuit dans la Chelmsford Nature Reserve



qui me paraît loin de tout et dans laquelle nous espérons trouver de la place en ce 1er jour du grand WE de Pâques. Le camping est complet mais le préposé à l'entrée nous propose gentiment de nous installer sur la « day-use area » (donc pas de douches). Nous paierons demain nous dit-il. Nous sommes donc tous seuls avec la vue sur le Drakensberg au loin,



au bord d'un lac sur la rive opposée duquel broutent quelques zèbres et antilopes. Comme le 4X4 est équipé d'un compresseur et de mèches,



nous essayons de réparer nous-mêmes le pneu. Hélas, le trou est un poil trop grand et ça fuit : il faut vraiment un trou punctiforme pour ce système de mèche. (Hein Grisemote!)



Fin d'après-midi paisible au bord du lac avec baignade pour les enfants puis l'inévitable braï.



Samedi 11/04/09 Petit déjeuner au soleil, il fait très bon.



Nous nous étonnons une fois de plus de l'absence quasi-totale d'insecte, même au bord de l'eau! A la sortie du parc, l'employé ne nous fait pas payer : sympa! C'est partie pour une longue route très ch... vers le Kruger, sur la N11, avec de nombreux tronçons en travaux. Nous arrivons finalement à Nelspruit : ce n'est plus la même ambiance. Il y règne une intense activité sans doute liée à la proximité du parc Kruger. Le pourboire est clairement attendu pour le moindre service. Bon... Encore quelques km jusqu'à Pretoriuskop dans une région très urbanisée où les lodges et restaurants se succèdent tout au long de la route. Bof... Nous franchissons la porte du parc Kruger et arrivons enfin à Pretoriuskop après avoir roulé une dizaine de km dans le parc. Nous trouvons laborieusement une place au camping (réservée à l'avance mais pas d'emplacements délimités) : il est assez concentrationnaire, on est les uns sur les autres, mais la piscine est sympa et des impalas se promènent dans le camp.



Notre voisin sudafricain (ils sont tous hyperconviviaux et serviables) se montre un peu effrayé quand je lui explique le parcours prévu dans le Kruger. Beaucoup de km me dit-il : j'en ai conscience mais j'ai envie d'avoir un aperçu des différents paysages du parc. Il me conseille d'essayer de passer plus de temps vers Satara, la zone réputée la plus riche en animaux. Difficile en ce WE de Pâques de changer des réservations que j'ai déjà eu bien du mal à faire à mon idée en novembre dernier. On verra bien. Je reste sur mon idée de filer de suite vers le nord du parc (moins fréquenté) puis de redescendre vers le sud après le grand WE quand il y aura moins de monde. Le Kruger est très étendu : 350 km du N au S et 60 km d'E en O. La vitesse y est limitée (50 km/h sur route, 40 km/h sur piste) si bien que nous prévoyons de passer par l'extérieur du parc pour rejoindre le nord en une seule étape.

Dimanche 12/04 Dès 5h, le parc se réveille. Chacun essaie d'être silencieux mais le nombre de gens se préparant pour l'ouverture des portes à 6h rend illusoire l'idée de dormir après 5h. Caroline me dit qu'elle a l'impression d'avoir passé la nuit dans un paquebot, bercée par le bruit permanent du groupe de froid tout proche du magasin. Bref, un camping à ne pas recommander. A 7h le calme revient sur le camp, presque tout le monde est parti à la recherche des animaux. Nous ne sommes pas si pressés et plions tranquillement notre matériel de camping qui désormais ne servira plus. Difficile en effet de décoller de bonne heure quand il faut d'abord ranger tout le fourbi. Aussi ai-je réservé différentes catégories de cottages ou de huttes, qui sont -je trouve- à des prix très abordables pour 5. Tous sont équipés d'air climatisé (que nous n'utiliserons finalement pratiquement pas) Le Kruger est une zone impaludée aussi avons nous prévu un traitement préventif. En fait nous ne verrons quasiment aucun moustique : seule Caroline, leur friandise favorite réussira à se faire piquer 1 ou 2 fois.

Nous quittons le parc vers 7h30 alors qu'une longue file de voitures attend pour y entrer. Le nombre de visiteurs dans le parc est limité et en arrivant en milieu de journée la veille, nous n'aurions pas pu y entrer sans notre réservation pour la nuit.

En route donc pour le nord en passant par Pilgrim's Rest (nul) puis Blyde River Canyon



et les Three Rondavels : je savais qu'en y passant nous serions à contre-jour mais je n'avais pas prévu en plus une brume tenace.



On n'est donc pas enthousiasmé, heureusement que c'était à peu près sur notre route. Sans doute beaucoup mieux l'après-midi.

Plus nous allons vers le nord, plus le paysage devient champêtre



et nous retrouvons quelques jolis villages de huttes. L'entrée à Punda Maria est bien plus tranquille et sympathique qu'à Pretoriuskop. De suite nous croisons nos premiers animaux. L'herbe est moins haute que dans le sud : la région est moins arrosée et c'est un détail qui compte car nous sommes en automne, à la fin de la saison des pluies. Cela reste tout de même un handicap certain pour voir les animaux :



Nous nous installons dans notre cottage : grande maison au toit de chaume avec une déco de bon goût, tout le confort moderne, 3 SDB (!) et une vue panoramique sur la végétation à … 2 m (un peu dommage même si du balcon du 1er étage la vue est un peu plus dégagée)

Les enfants profitent de la piscine pendant que nous observons tout un groupe de singes vervet qui se donnent en spectacle juste à côté : trop marrant de les voir se chipouiller, se casser la figure dans les arbres en se rattrapant au dernier moment, essayer d'ouvrir un robinet...

Vers 16h nous partons faire un tour pour profiter de la belle lumière de la fin d'après-midi. Sur le Mahonie Loop



nous voyons de nombreux buffles,





nyalas, impalas qui déambulent dans une végétation arbustive assez dense rehaussée par quelques majestueux baobabs.

Quelques bestioles plus discrètes, aussi.



Nous sommes ravis de ce premier vrai contact avec le Kruger, oubliant aussitôt notre déception de Pretoriuskop.

Lundi 13/04/09 Tout feu, tout flamme, nous franchissons la porte du parc à 6h pétantes avec 2 autres voitures. Direction Pafuri au NE du parc, tout près du Zimbabwe et du Mozambique. Le but est de découvrir la rivière de Luvuvhu qui se jette dans le Limpopo. Ouettes d'Egypte :



Le coin nous fait penser à Mahango dans la bande de Caprivi : baobabs, fever trees, ficus. Ces majestueux baobabs sont typiques de l'Afrique tropicale sèche.



Arbres à palabres au tronc gorgé d'eau, ils sont respectés par les hommes et peuvent vivre jusqu'à 2000 ans. Curieusement ils sont dépourvus de feuilles 9 mois par an.

Nous découvrons nos premiers hippopotames : ces animaux proches des cétacés ne possèdent pas de glandes sudoripares ni de système pour réguler leur température corporelle.



Ils se nourrissent donc la nuit sur la terre ferme et passent leurs journées dans l'eau. Leurs narines contractiles facilitent la plongée qui peut durer 5 mn.

Curieux animaux bien différents des impalas, omniprésentes dans le parc.



Ces graciles bestioles courent à 80 km/h et peuvent faire des bonds de 12 m de long ou 3 m de haut.



Mais mes animaux préférés sont les zèbres, si graphiques avec leurs rayures blanches : oui, il s'agit bien de rayures blanches sur fond noir car les foetus sont noirs.



La finalité de ce pelage n'est pas claire : il exercerait peut-être un effet stroboscopique sur la vision de leurs prédateurs.

Encore un animal à rayures, moins sympathique!



Nous verrons de très nombreux nyalas (ici un mâle dans cette partie du parc)



Nous reprenons la route vers le sud (pas passionnante cette route H1-8) et ralentissons en voyant 2 voitures arrêtées sur le bas-côté. Une lionne traverse la route puis la longe sur quelques dizaines de mètres avant de disparaître dans les buissons.



Quelle chance même si nous regrettons son aspect « civilisé » du à son collier. On fait les difficiles!

Partout des calaos à bec jaune, au cri de crécelle!



Discret oréotrague sauteur :

Ces petits écureuils de Smith sont très nombreux:



Pour rejoindre Shingwedzi notre étape de ce soir, nous passons par la piste S56, après une petite escale à Babalala. Dans le Kruger il est en effet interdit de descendre de sa voiture mais il y a régulièrement des aires de pique-nique parfaitement aménagées avec souvent une belle-vue. A la différence d'Etosha, les aires de pique-nique ne sont pas clôturées : il faut dire qu'à Etosha la concentration d'animaux nous avait paru bien supérieure mais nous y étions en saison sèche, donc ce n'est pas vraiment comparable.

Nous appellerons cette piste, la « piste des éléphants » car nous en avons rencontrés des dizaines, sans doute qq centaines. Petite poussée d'adrénaline quand un éléphant nous coupe soudain la route, nous imposant d'un battement d'oreilles impérieux de reculer un peu pour laisser sa troupe traverser la piste. Comment savoir si tous sont passés? On y va ou on attend encore un peu?



La végétation souffre énormément de ce grand nombre de pachydermes : moignons de troncs, branches cassées, dénudées, arbres renversés et érosion autour de ces squelettes d'arbres qui ne jouent plus leur rôle protecteur. Il y a trop d'éléphants dans le Kruger (13000 pour un espace prévu pour 8000) : l'exportation d'éléphant est coûteuse et déstabilise la vie des groupes d'éléphants aux règles sociales très élaborées. L'abattage est peu satisfaisant, bien sûr. Des études de vaccin contraceptif ont été menées dans une petite réserve qui jouxte le Kruger : 3 injections en 1 an et 1 rappel annuel. La méthode est efficace mais difficile à appliquer à grande échelle.

Les girafes sont tout de même plus délicates et tout aussi faciles à repérer dans ces hautes herbes puisqu'elles dépassent couramment les 5m de haut!



Un système cardiovasculaire particulier avec des valves anti-reflux leur autorise cette morphologie si élégante.

Nous voyons finalement peu d'oiseaux dans cette région nord, réputée pourtant être les paradis des « bird-lovers ». Vautour chasse-fiente :



Arrivée à Shingwedzi, les enfants filent à la piscine, ça devient une habitude!

Les parents, plus courageux repartent faire un tour vers Bateleur : éléphants, girafes, buffles, impalas, ponctuent la sympathique piste de Red Rocks où nous ne croiserons personne.

Cobes à croissant :



A notre retour, le braï est prêt!





Mardi 14/04 Depuis hier après-midi, le temps est couvert, pas idéal pour la lumière.... Nous abordons cependant cette journée pleins d'entrain puisqu'il paraît que nous approchons de LA région où il y a encore plus d'animaux!

Babouins :







Déception! Pas mal d'oiseaux certes... Des marabouts par exemple :

Un guêpier à front blanc :

Des hippopotames et des crocodiles du haut de la falaise surplombant l'Olifants River (très bel endroit à ne pas rater).... Vue vers l'amont :



Vers l'aval :

Comme on est bien dans son bain!

Un peu plus loin nous remarquons une impala perchée à plusieurs mètres de haut.



Il y a un léopard dans le coin! Il restera invisible...

Cet aigle



et ce vautour



semblent avoir des vues sur la carcasse (je vous fais grâce du gros plan...)

Ensuite... plus rien....



pétole...



calme plat.... Des bricoles comme ce rollier à longs brins :

Ou comme ce francolin de Swainson, que nous rebaptisons "poulet stupide" (ces oiseaux suicidaires se jettent systématiquement sous nos roues!)



Ou ces pintades de Numidie, plus malines :

Ou encore ce banal mais élégant choucador de Burchell.



Tandis que les parents essaient de rester concentrés, les enfants s'occupent comme ils peuvent: - combien de lions dans le parc, d'éléphants, etc.... (tous ces renseignements figurent sur la brochure que l'on peut acheter dans les visitor centers.) - puis pour changer un peu car il n'y a tjs pas grand chose (les impalas ne nous font plus grand effet), ils apprennent les noms des animaux en anglais et en français, fautes de traduction incluses. Hilarité générale quand Marion évoque la tourtelette masquée! - enfin, à court de ressources littéraires, inspirés par la vue des nombreuses cicatrices balafrant le cuir des animaux, ils font l'inventaire de leurs propres cicatrices et des circonstances les ayant causées, ce qui nous mène enfin jusqu'au camp de Satara où ils se précipitent dans la piscine. Ouf! Satara n'est pas à la hauteur de sa réputation, on n'a pas de chance ou quoi?



Persévérants, nous laissons les enfants à la piscine et repartons « en chasse » : l'occasion de voir notre premier rhinocéros, tout de même...



On ne se lasse pas des zèbres:





Un dernier regard sur les buffles au point d'eau avant de regagner le camp:



Le cottage à Satara a une agréable vue sur une clairière plantée de beaux arbres, avec pas mal d'oiseaux comme ce touraco gris



Comme souvent (sauf à Punda Maria) la déco est franchement vieillotte, datant vraisemblablement des années 70 mais c'est toujours propre et fonctionnel.

Mercredi 15/04/09 En route vers Lower Sabie, notre dernière étape dans le Kruger. Plus nous allons vers le sud et plus nous voyons d'oiseaux!

Messagers sagittaires :

Coucal à sourcils blancs :

Bucorve du sud au charme indéfinissable (hum!)

Circaète brun :

Nous sommes toujours dans la partie du parc théoriquement la plus propice à l'observation animalière mais finalement le moment le plus marquant de la journée aura été la découverte de l'immensité du Kruger depuis la colline de Nkumbe.



On comprend aisément qu'il faut une formidable concentration d'animaux pour avoir la chance d'en rencontrer qui soient visibles de la route. La savane s'étend à perte de vue. Une observation attentive aux jumelles nous permet de découvrir 3 rhinos dans le lit d'une rivière asséchée.



Le mlondazi Dam est idéal pour pique niquer avec vue sur les hippos.



Encore des hippos et des crocos au Sunset Dam juste à côté de Lower Sabie.



Ces quenottes peuvent mesurer jusqu'à 60 cm!



Après avoir comme d'habitude déposé les enfants au camp, nous repartons vaillamment avec Fred sur la boucle du Mativuhlungu



que nous rebaptiserons phacochère-land.



Un peu plus loin, 6 rhinos dont des jeunes, la chance aurait-elle tourné?

Encore pas mal d'oiseaux... Un charmant petit couple...

Encore des phacochères!

Une tourterelle du Cap, commune mais si élégante!

Et encore quelques vilains crocos!



Retour au camp :

Jeudi 16/04/09 Dernière demi-journée dans le Kruger. Nous devons le quitter vers midi afin de rendre la voiture à 18h directement à l'aéroport de Joburg. Nous décidons de reprendre la piste des phacochères et rhinos qui avait été si fructueuse hier. Nous dépassons d'abord 3 rangers lourdement armés!



Un peu plus loin, nous retrouvons les rhinos d'hier!

Quelques km plus loin, alors que c'est le calme plat, les enfants distinguent fugacement un lion qui se couche dans l'herbe haute. Un lion!! Où ça, où ça? Je ne l'ai pas vu!!!! IL relève la tête et je l'aperçois enfin, à 20 m de la piste.



Je manoeuvre au mm près alternant marche avant et arrière pour nous offrir la meilleure vue possible entre hautes herbes et buissons et c'est alors que je découvre



2 lionnes à 5 m de la route, vautrées dans l'herbe. Leur présence nous avait complètement échappé. Je comprends mieux l'armement des rangers... Nous nous rendons compte qu'il y a plusieurs autres jeunes lions ou lionnes éparpillés dans l'herbe.





L'excitation est à son comble mais je maudis toutes ces brindilles qui nous empêchent de profiter pleinement du spectacle.



Finalement je n'y tiens plus et entr'ouvre ma portière pour pouvoir me mettre debout dans la voiture et mieux voir les bestioles (chose bien entendu à ne pas recommander mais forte de ma longue expérience en matière de félins (euh... domestiques, certes!) il me semble que leur état de décontraction permet cette audace) Les lionnes paraissent totalement indifférentes à notre présence, poursuivant leur toilette affectueuse. Finalement l'une d'elle me regarde. Je capte son regard, finalement très différent de celui de mes chats! Hum!



Le regard reste vague et détendu et



peu à peu imperceptiblement il s'intensifie pour devenir d'une acuité euh! Affolante!



Je me replie précipitamment dans la voiture au moment où la lionne émet un grognement qui m'a paru vraiment terrible :



laquelle de nous deux a déclenché la réaction de l'autre? Impossible à dire!

Finalement elle se recouche tranquillement et nous laissons la place à une voiture qui vient d'arriver. Quelle expérience! Dire que demain on pourra papouiller nos chats!

Nous poursuivons la piste jusqu'à Malelane sans faire de rencontre significative.





Cette partie sud-ouest du parc, assez montagneuse ne manque pas de charme....



Nous quittons le Kruger et du pont enjambant la Crocodile River admirons nos derniers hippos



crocos et autres varans.



La route vers l'aéroport s'effectue rapidement. Comme nous sommes en avance et que l'idée de tuer le temps à Joburg ne nous séduit pas, nous faisons une pause d'une bonne heure à Witbank Dam (« récréation area » au bord d'un lac avec poste de garde à l'entrée : nous expliquons être en avance pour l'avion et le garde sympathique nous fait grâce du prix d'entrée) A 6h00 nous rendons la voiture à l'aéroport qui est en pleine rénovation en prévision de la coupe du monde de foot pour l'année prochaine et qui s'avère très agréable. Vol de retour sans histoire puis 2h30 de bouchon en quittant l'aéroport d'Amsterdam. Ouf, nous arrivons vers 23h le 17/04 et en 5 minutes tous nos chats sont là!

DETAILS PRATIQUES: Bibliographie: Carte South africa 1:1750000 Freytag et Berndt, échelle un peu grande Lesotho : international travel maps 1:350000, très bien, indispensable Guide du routard Afrique du sud (avec Lesotho) 2008 pour dégrossir Lonely Planet Southern africa (2003) Cartes pour GPS (Afrique du sud et Lesotho) : http://www.tracks4africa.com/default.asp

Budget pour 12 jours sur place à 5 : (1 rand = 0, 08 euro Avion pour 5 (Amsterdam-Le Caire-Joburg avec Egypt Air) : 3154 euro

Location Toyota Hi Lux équipé camping pour 5 : 16670 rand (1400 euro pour 11 jours) avec franchise de 3000 rand sur pneus et bris de glace uniquement, transferts aéroports inclus. Véhicule parfaitement préparé. Prise allume cigare hors service, heureusement on avait assez de batteries pour tenir jusqu'au 1er cottage

Achat Wild card pour entrées illimitées pendant 1 an pour nous 5 dans les parcs dépendant de Sanparks (Kruger et Golden Gate pour nous) : 2210 rand (186 euro)

Diesel : 4000 km (eh oui!) en consommant en moyenne environ 12 l/100 km, 1l=7 rand, soit 3360 rand, 284 euro

Hébergement: 560 euro à 5 Family Cottage Golden Gate : 1260 rand (106 euro) Au Lesotho Molumong Lodge 90 maloti=90 rand/personne soit 38 euro/5 Sehlabathebe lodge 80 maloti/pers soit 34 euro/5 retour en Afrique du sud Drakensberg Garden 230 rand (20 euro) Chelmsford NR : gratuit Pretorius Kop camping : 256 rand (22 euro) Punda Maria Family Cottage : 1311 rand (110 euro) Shingwedzi Cottage : 871 rand (73 euro) Satara Guest Cottage : 1321 rand (111 euro) Lower Sabie Hut : 527 rand (45 euro)

Douches chaudes partout même au Lesotho. Cuisine et SDB partout sauf bien sûr en camping et dans la hutte de Lower Sabie. Le top doit être de loger dans les camps de brousse du Kruger mais il faut réserver très en avance!

Divers : rando poney 25 maloti/pers/heure soit 42 euro pour 2h de balade à 5 resto à Lower Sabie : belle terrasse qui surplombe la rivière et les hippos mais bouffe de caféteria 800 rand (67 euro) achats souvenirs, glaces et ravitaillement : 5000 rand (422 euro)

Total: 6615 euro soit 1223 euro/personne pour 12 jours sur place.

En conclusion: Un vrai parfum d'aventure au Lesotho! Kruger agréable finalement : vraiment pas la foule objectivement, paysages assez variés mais pas époustouflants, animaux sans doute très nombreux mais souvent bien cachés (la faute à la saison choisie...), organisation sans faille dans le parc, hébergement un peu vieillot mais sympathique. Si c'était à refaire je préparerais le voyage des lustres à l'avance et essaierais de réserver dans les camps de brousse.

Mais comment les choses vont-elles tourner en Afrique du sud? Certes les jeunes nous ont paru beaucoup plus détendus qu'il y a 10 ans, n'ayant pas vécu dans leur chair comme leurs aînés les conséquences de l'apartheid mais... Aujourd'hui ont lieu les élections du nouveau président pour 5 ans : le favori Jacob Zuma, démagogue notoire à la réputation sulfureuse de corruption sera-t-il élu? Espérons ne pas voir arriver un nouveau « Mugabe » au pouvoir... Quant au Lesotho, ce petit pays qui grâce à son relief a résisté à tous les envahisseurs, vit dans l'ombre de l'Afrique du sud et son sort y sera sans doute étroitement lié.

Ce récit est déjà bien long et il est impossible de tout détailler. N'hésitez donc pas si vous avez des questions, je me ferai un plaisir d'y répondre!

Marie
Mali - Novembre 2008 English translation pending
by Nancy · 2009-01-01 · 21 replies
Au départ, c’était un voyage de raison. Nous ne connaissions pas l’Afrique Noire, lacune évidente à notre démarche de voyageurs. Le Mali s’est très vite imposé. Pourtant, j’étais bourrée d’a priori : je craignais le harcèlement des gamins, la méfiance et les insultes des plus vieux, le côté sûrement artificiel des villages Dogon, piège évident à touristes trop crédules et folklore à la Disney, je craignais aussi des conditions d’hygiène trop rudes. Autant de craintes m’ont amenée à préparer un voyage sur 2 semaines seulement. Comme un bout d’essai … Suspicieuse, inquiète, prudente, oui, je le suis et le resterai toujours. Mais je reste aussi toujours ouverte et prête à revenir bien volontiers sur mes préjugés. Il n’a pas fallu longtemps !

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 22 Nov – Vol Air France Paris / Bamako – Nuit à Bamako (GIE Benso Mazauges) Dim – Route vers Djenné (Bus Bani Transport + Taxi) - Nuit à Djenné (Hôtel Maafir) Lun – Djenné : marché, mosquée, ville - Nuit à Djenné Mar – Route vers Mopti (Taxi brousse) - Nuit à Mopti (Hôtel Yapasdeprobleme) Mer – Route vers le pays Dogon J1 - Nuit à Begnematoo Jeu – Pays Dogon J2 – Nuit à Nombori Ven – Pays Dogon J3 - Nuit à Amani Sam – Pays Dogon J4 - Nuit à Ibi Dim – Pays Dogon J5 - Nuit à Youga Piri Lun – Pays Dogon J6 - Nuit à Banani Mar – Retour du pays Dogon - Nuit à Mopti Mer – Mopti - Nuit à Mopti Jeu – Mopti - Nuit à Mopti Ven – Route vers Bamako (Bus Bani Transport) - Nuit à Bamako (chez Mme Konaré Saw) Sam 6 Déc – Bamako – Vol Air France Bamako / Paris

BUDGET : Le Franc CFA Cours : 1 € = 640 Fcfa. Le Franc CFA correspond à nos anciens-anciens-francs (10 000 Fcfa = 100 F = 15 €) A l’arrivée à l’aéroport, dans la confusion de la récupération des bagages (épique !), j’ai raté les distributeurs de billets. Pourtant, il y en a 2 que j’ai vus lors de notre retour : dans le hall d’arrivée et à l’extérieur, juste devant les parkings.

Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Bamako : 915 €/p = 1 830 €

Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Randonnée en pays Dogon : 230 €/p = 460 € payé cash sur place Autre (hôtels, repas, transports) : 830 € Aucune utilisation de la CB ni de TC

Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins. Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtels milieu de gamme, restaurants midi et soir, une bière de temps en temps …).

On a changé facilement nos € dans les hôtels au cours régulier de 640 Fcfa pour 1 €.

GUIDES : Petit Futé 2007 - 😠 Aucun intérêt, aucun plan de ville. J’ai vérifié après coup (trop tard, dommage !), le Lonely Planet propose un plan de Mopti, de Djenné, même de Banani ! Les points d’intérêt sont juste cités sans être situés. Ils se contentent de dire qu’on ne peut pas se passer d’un guide (humain) ce qui est totalement faux. J’étais en rage. Achat totalement inutile. Préférez, et de loin, le LP Afrique de l’Ouest.

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Bamako – Air France Achetés début septembre sur le site Air France à 915 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais régulier et direct. 5 heures de vol. Arrivée à 21h20 à Bamako ; départ de Bamako à 23h45.

2 – Bamako/Djenné : bus et taxi En préparant notre voyage, ce transfert de Bamako à Djenné m’a beaucoup souciée et j’en profite pour remercier ici tous les VFistes qui ont répondu à mes inquiétudes. Grâce à leurs réponses, nous avons osé … Nous nous sommes donc rendus très tôt le matin (vers 6h30) à la gare routière des bus BANI TRANSPORT pour être sûrs d’embarquer dans le 1er bus du matin en direction de Mopti. Au guichet, on demande nos tickets pour "le carrefour de Djenné". Bamako / Mopti = 8 000 F. Le carrefour se trouve environ 100km avant Mopti. J’ai payé autant pour l’arrêt au carrefour de Djenné, je n’ai pas réagi … j’aurais sans doute dû !... 2 bagages chargés en soute (1000 F par bagage). Nous avions enveloppé nos sacs à dos d’une housse de protection … ce n’était pas superflu, c’est très poussiéreux. La montée dans le bus s’effectue par appel (au mégaphone !) dans l’ordre d’achat du ticket. Une fois dans le bus, on choisit sa place. Ca marche bien. Départ prévu à 7h, effectif à 7h20. Voyage sans problème, nous arrivons au "carrefour" vers 14h45. Un taxi (une 504 break), avec déjà 2 touristes, "nous attendait". Nous montons, acceptons le tarif réclamé (15 000 pour le taxi à diviser par 4) et partons. Au bout de 30 km, nous voici au bord du Bani, petite rivière qu’on traverse par un bac. C’est inclus dans le prix du taxi, on ne paie rien de plus. Animation, ambiance, couleurs, jolies photos en perspective ! 5 minutes de navigation puis encore quelques courts kilomètres. Nous allions tous les 4 au même hôtel, le taxi nous y a déposés plutôt que de nous laisser sur la place du marché comme c’est l’habitude. A 16h30, nous étions douchés ! Finalement, ça s’est fait tout seul, vite et confortable !... Mais je pense que pour y arriver, il faut vraiment prendre le premier bus au départ de Bamako (7h), croiser les doigts pour qu’il n’y ait aucune panne (et là, je pense qu’avec Bani Transports on limite les risques …) et espérer qu’il y ait un taxi au carrefour. Nous avons eu un peu de chance, je crois.

3 – Djenné/Mopti : taxi-brousse Le transfert de Djenné à Mopti fut plus laborieux. Nous décidons de prendre le taxi-brousse, très économique. 2 250 F / p + 500 F / bagage Le guichet des taxis-brousse se trouve sur la place du marché ; on y achète notre billet le jour même, vers 7h, puis on s’entasse dans le taxi-brousse (petite camionnette aménagée de bancs) jusqu’à transformation complète en sardine. Nos 2 sacs sont sur le toit, à côté du mouton. Dès que la boite est pleine, on part. Jusqu’à la panne, apparemment incontournable. 5 heures plus tard, nous avions enfin parcouru les 130km qui séparent Djenné de Mopti. Epique, authentique, épuisant ! 🤪 Un couple de Français nous a raconté avoir fait ce transfert en pinasse pour 20 000 Fcfa/p, repas compris. 8 heures de navigation, ils en étaient enchantés.

4 – Mopti/Bamako : bus A Mopti, il existe 2 guichets Bani Transport. Le principal, sur le rond-point (c’est de là que partent les bus) et un autre, secondaire, sur le port. Nous avons acheté nos billets 2 jours à l’avance sur le port. Je vous conseille plutôt de les acheter au guichet principal car nos noms n’avaient pas été reportés sur la liste principale. Petit problème au moment de l’appel pour monter dans le bus (mais qui s’est réglé très vite). Départ de Motpi à 7h15. 10 h pour faire les 640 km de route asphaltée de Mopti à Bamako. Les bus Bani Transports nous ont paru en bien meilleur état que ceux de Bittar. Confortables, tout le monde a une place assise, chauffeurs prudents ; quelques arrêts jamais très longs. En route, je vous conseille de goûter aux "béné" ( ? pas sûre d’avoir bien compris le nom …), gâteaux secs au sésame et au miel, enveloppés individuellement dans une poche plastique, proposés par les petits vendeurs ambulants qui accourent aux fenêtres du bus au moindre arrêt. Un goût de nougat chinois mais sec et croustillant. C’est bon et nourrissant. 50 F pièce. L’eau en bouteille est assez difficile à trouver en route. Elle est plutôt vendue en poche plastique. Pas super pratique mais ça dépanne. Pensez plutôt à remplir vos gourdes avant de partir.

5 – Taxi en ville A Bamako : Aéroport vers Hôtel GIE B-M, taxi "affrété" par le GIE : 5 000 F (un peu excessif) Hôtel GIE B-M vers gare routière : 1 000 F Gare routière vers Maison d’hôtes de Mme Konaré Saw : 3 000 F Konaré Saw vers aéroport : 6 000 F A Mopti : Gare des taxis-brousse vers Hôtel Yapasdeproblème : 1 000 F Hôtel vers départ des bus Bani Transports : 2 500 F (tarif de nuit parait-il ….)

HEBERGEMENT :

1 - BAMAKO : GIE Benso-Mazauges (cliquer ici) 15 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj (qu’on a eu, à 6h, avant de partir à la gare). Réservation effectuée à l’avance par internet. Arrivés tard le samedi soir, nous voulions partir très tôt le dimanche matin vers Djenné. Je cherchais donc un hébergement proche de la gare routière. Merci à hery et seneleg pour cette adresse ! Chambre simple, rien de trop. Accueil un poil laxiste. Je n’en garde pas un souvenir ému mais l’emplacement de l’hôtel répondait à notre attente, effectivement, à côté de la gare routière (1 000 F le taxi pour s’y rendre). Par contre, forcément bien loin du centre de Bamako. Au moment de la réservation, le GIE nous a proposé un taxi pour nous récupérer à l’aéroport. 5 000 F, c’est un peu cher mais ça nous a évité de chercher dans la confusion de l’arrivée … Arrivée au GIE, j’ai confié 200 € à un Malien qui, à 22h passées, est reparti en ville me trouver des Fcfa. Confiance totale, justifiée, j’ai récupéré mes Fcfa ½h plus tard.

Maison d’hôtes chez Mme Konaré Saw 6 000 F/p (ventilée) avec le petit dej. Sans réservation. Au centre (hippodrome). Riche maison particulière dont la propriétaire loue 5 chambres (dont 2 dans un bâtiment annexe où nous étions). Plusieurs sanitaires communs. Chambre (ventilée, moustiquaire) sombre, petite, tristounette et sale (les 3 chambres de la maison principale sont sûrement bien plus agréables). Sanitaires par contre irréprochables (avec eau chaude). Petit déjeuner familial inclus. L’accueil très chaleureux de Mme Konaré Saw a compensé la médiocrité de la chambre. Difficile à trouver. Il faut indiquer au taxi : rue du BlaBla, puis au bout du goudron, continuer tout droit sur la piste, prendre la 7e à droite et c’est la 4e porte à gauche. Quartier calme de maisons cossues même si l’état de la piste ne le laisse pas supposer un instant ! De là, nous sommes allés le soir (lampe frontale de rigueur) au maquis Pili Pili à pied (pas loin, 15 min) et, le lendemain, au musée (plus loin, plus d’une heure à pied, en traversant le marché de Médine).

2 - DJENNE : Hôtel Maafir 23 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj. Réservation faite bien à l’avance par téléphone. Chambre spacieuse et agréable. Petite cour intérieure calme. A quelques centaines de mètres de la mosquée et de la place du marché. Je conseille vivement de réserver son hébergement à Djenné si vous y êtes pour le marché (lundi).

3 - MOPTI : Hôtel Yapasdeproblème (cliquer ici) Notre coup de cœur. 🙂 25 000 F la chambre (A/C, sdb) + petit déj à 1 500 F. Réservation faite par internet. Chambre très agréable quoiqu’un peu sombre car située au rez-de-chaussée. Au troisième étage, une grande terrasse sert de bar/restaurant. Bien abritée, joliment décorée, on s’y sent très bien et on s’y repose avec plaisir. La cuisine y est par ailleurs de grande qualité. Nous avons dîné là tous les soirs. Je conseille vivement cet hôtel qui offre de nombreuses possibilités d’hébergement. Le patron est très présent et toujours prêt à aider. Vraiment une bonne ambiance, chaleureuse et décontractée.

REPAS : On retiendra de nos agapes le capitaine, poisson du fleuve, ferme (se tient bien en brochette) au goût très fin, l’attiéké (semoule de manioc) au goût très marqué, l’aloco ou banane plantain frite (un peu gras), le bissap (infusion chaude ou froide, très sucrée, de plantes locales, d’un rouge profond). Nous n’avons mangé qu’une seule fois du fonio maté (semoule de mil avec une sauce arachide). Perso, j’ai trouvé le fonio vraiment fade, je préfère de très loin l’attiéké. Le poulet nous a toujours déçus : trop dur, trop cuit. Nous lui avons très vite préféré le délicieux capitaine.

Quelques prix : Les prix sont très variables d’un endroit à un autre … Une bouteille d’eau (1, 5 litre) : entre 1 000 et 1 250 F (le budget eau est important, les pastilles permettent une belle économie). Une bouteille de coca (30 cl) : entre 500 et 700 F Une grande bière (600 ml) : 1 250 F (la Castel est moins amère que la Flag) Un plat de capitaine (avec garniture : riz, aloco, attiéké …) : autour de 3 500 F Un plat de poulet yassa (avec du riz) : 3 000 F

Voici 3 adresses qu’on a bien aimées : Le restaurant de l’hôtel Yapasdeproblème à Mopti Poulet yassa, brochette de capitaine, aloco, énorme salade composée (après la randonnée en pays Dogon, on s’est délecté de cette énorme assiette de crudités), omelette, crêpe au chocolat, jus de mangue frais … tout est bon et à prix raisonnable. Le Bissap Café à Mopti (juste avant le port) C’est cher, mais c’est bon. Pichet de bissap à 1 000 F, plats africains à 4 000 F, yaourt (au miel sauvage, un régal !) à 900 F, salade de fruits frais à 1 200 F. Bonnes pizzas au feu de bois également (autour de 4 000 F) Le Pili Pili à Bamako Sympathique maquis où nous avons mangé de l’attiéké délicieux et encore du capitaine. Pas cher.

LA RANDONNEE EN PAYS DOGON :

1 - La randonnée en elle-même Ce fut le point d’orgue de notre voyage au Mali. Nous avions 7 jours à notre disposition et nous tenions absolument à aller jusqu’aux 3 Yougas. Pour le reste, nous avons laissé libre cours à Benjamin. Paysages grandioses, villages pittoresques, scènes rurales tout droit sorties de notre imaginaire, accueil chaleureux, logistique rudimentaire mais suffisante, marche facile et agréable, lumières pures de l’Afrique, voilà les nombreux ingrédients qui ont fait de cette randonnée une expérience inoubliable.

Rappel de nos étapes : J1– Départ à 8h en voiture particulière pour 2 heures de route et de piste – Arrivée à Indelou, sur le plateau – Pause repas – 45 minutes de marche seulement pour ce 1er jour - Nuit à Begnematoo J2 – Dourou – Pause repas – Descente de la falaise – Nuit à Nombori J3– Komokani – Pause repas – Mare aux crocodiles - Nuit à Amani J4– Ireli – Pause repas - Nuit à Ibi J5– Koundou – Youga Na – Pause repas – Montée vers Youga Dogourou - Nuit à Youga Piri J6– Redescente vers Koundou – Ibi – Pause repas - Nuit à Banani J7– Montée de la falaise vers Sangha – On retrouve notre chauffeur, route vers Mopti qu’on rejoint à 11h

Trop inquiète sur l’authenticité des villages traversés, sur les conditions d’hygiène que j’imaginais réduites à néant, sur la difficulté du parcours sous un soleil harassant … j’ai souhaité limiter l’itinéraire à 7 jours/6 nuits, pensant atteindre là les limites de mes capacités. Quel dommage ! 2 ou 3 jours de plus m’auraient ravie, nous permettant de démarrer à Kani Kombole et de pousser jusqu’à Yendouma. Mais peut-être alors aurait-il encore manqué 2 ou 3 jours supplémentaires ?... Les villages traversés sont tous différents et chacun a son charme. Pour ne citer que nos préférés … Nous avons particulièrement aimé Indelou. Est-ce parce que c’était le premier ? Non, les photos me prouvent que son charme est bien réel. Tout petit village, tout serré, tout mignon, une vraie bonbonnière … Dourou est superbe aussi, plus grand. Nous y étions (coup de chance) le jour du marché. Très animé, très coloré. L’arrivée sur Nombori, au sortir d’une faille de la falaise, est extraordinaire. Grand village, très peuplé, très vivant, face à la grande dune rouge, au pied de la falaise. Nous y découvrirons nos premières habitations Tellem. Et quelle soirée mémorable chez Philippe, le frère de notre guide, qui tient salon ! Puisque la télé n’a pas encore ici fait ses ravages, quelques hommes du village ont pris l’habitude de s’y retrouver pour passer la soirée à débattre. Ce soir-là, le sujet était la condition de la femme … Débat animé et joyeux … même si nous ne partagions pas l’avis général … Et puis, le fleuron : Youga Piri. Qui se mérite ! Quelle nuit extraordinaire nous y avons passée. Village tout en dénivelé, accroché, caché, dans la falaise. On a l’impression d’être dans une forteresse irréelle, adossée à la falaise, dominant la plaine. Nuit incroyable … en contrebas dans la vallée, on devine un foyer qui brûle encore, plus près, les enfants rient toujours malgré le noir profond de la nuit … Ce fut une nuit magique. De celles qui marquent une vie.

2 - Condition physique Mes commentaires s’appliquent à notre randonnée. Nous n’avons pas tout parcouru, loin s’en faut ! Randonnée facile où l’on passe d’un village à un autre, tantôt sur le plateau de la falaise de Bandiagara, tantôt au pied. Sur le plateau : roche rugueuse où les chaussures accrochent bien. On domine la plaine, à perte de vue, sur 360°. Seule la mer donne cette même impression d’infini. Magnifique ! Au pied de la falaise : sentier de terre sablonneuse, souple, agréable. Parfois quelques parties de sable plus profond, là c’est un peu pénible, ça patine. On traverse des champs d’oignons, de mil, des plaines parsemées de baobabs. On croise parfois quelques ânes, quelques zébus. La brousse, comme on la rêve ! Dans la falaise : car pour passer du plateau à la plaine (ou l’inverse), il faut descendre (ou monter). On emprunte alors des failles, étroites gorges composées d’éboulis de rochers. Un peu d’endurance, un peu de souffle, un peu d’agilité et un peu d’humilité (ne pas démarrer trop vite et garder un rythme régulier) suffisent largement à surmonter l’épreuve. Vraiment rien d’infaisable. C’est la montée vers Youga Piri qui fut (sur notre parcours) la plus difficile. Un jeune nous a d’ailleurs accompagnés (il semble que ce soit l’habitude, un moyen pour eux de se faire une petite pièce) toujours prêt à me tendre une main rassurante sur un passage délicat. Evidemment, il était en tongs … Il était même prêt à me soulager de mon sac à dos si j’avais voulu (au-delà de mon ego qui me l’interdisait, je n’en avais sincèrement pas besoin, par contre je ne me suis pas privée de lui attraper plusieurs fois la main). On traverse quelques failles profondes sur des ponts de branches et de pierres. Même moi plutôt sujette au vertige, ça ne m’a pas impressionnée plus que ça. On grimpe aussi quelques échelles Dogon pour escalader des rochers trop raides ; là encore pas assez hautes pour en être embarrassé. Bref, des passages inhabituels rendent cette montée pittoresque et l’occasion de photos sympathiques … Mais aucune crainte à avoir et aucune raison de s’en priver. Et quel spectacle !! Globalement : rythme facile : nous marchions 4 à 5 heures maxi par jour, visites de villages comprises. On évitait la chaude période de mi-journée : pause de 11h à 15h environ. La pause peut sembler longue, mais on s’y fait, et ce rythme lent convient bien à ce type de randonnée. Ma période de marche préférée a toujours été celle de l’après-midi. A partir de 15h, la température devient idéale et décline tout doucement. Plus on marche, plus il fait doux (à l’inverse du matin). Paysages dorés sous la lumière chaude et rasante d’un soleil toujours brillant sans être brûlant. Ce sont bien sûr pendant ces après-midi que nous avons fait nos plus belles photos. La qualité et le poids du sac à dos contribuent fortement au plaisir de la marche (truisme total …! 😛 ). Nous avions investi dans des sacs légers, bien ventilés, bien conçus et avons limité leur chargement à l’essentiel (6-7 kg chacun, eau comprise). Les hanches portent, les épaules sont libérées, le dos ne souffre pas du tout. Au point que j’en oubliais parfois de le poser en arrivant à l’étape !

3- Logistique Nous faisons connaissance de notre guide Benjamin à l’hôtel Yapasdeproblème la veille du départ. Ensemble, nous revoyons notre parcours et convenons de notre heure de départ. Nous le payons (intégralement en €). Le lendemain, Ousmane (le chauffeur) et Benjamin étaient prêts avant l’heure dite ! 2 heures de route et de piste pour atteindre Indelou, point de départ de notre randonnée.

3.1 - Les campements C’est quoi un campement ? y a des tentes ? des caravanes ? un bar ? une discothèque ? …. Pfffff …. 😏 Bon, n’empêche que je me suis posée la question, évidemment … Dans certains cas, c’est de l’hébergement chez l’habitant, en d’autres termes : une chambre et une table d’hôtes, version locale. Parfois, la structure d’accueil est un peu plus grande, plus organisée, avec même quelques cases pour dormir à l’abri (pour notre part, on a toujours préféré de très loin les terrasses) et quelques tables abritées sous un toit de paille pour manger. Un petit coin isolé par des murets en guise de sanitaires, pour la toilette d’un côté, les wc de l’autre. Les hôtes installent des matelas de mousse sur le toit, apportent un seau d’eau pour la toilette et préparent le repas commandé. Le matin avant de partir, nous réglions nos boissons. Voilà, c’est tout simple et, pour les plus petits campements, très authentiques. Les repas : on les commande dès l’arrivée (vers 11h ou vers 17h) car la préparation est longue puisqu’à la demande. Plat unique composé d’un féculent (semoule, pâtes, riz, purée de haricots) et d’une sauce servie à côté. Très peu de légumes (2 ou 3 morceaux de courge dans la sauce, au mieux …), pas de fruits. Après une tentative, nous avons toujours décliné la viande (trop dure à notre goût). La sauce varie d’un campement à un autre selon le talent du cuisinier. Sans être gastronomique, c’est bon, nourrissant et servi toujours très très copieusement. Notre guide s’adonnait à la cérémonie du thé : longue préparation d’un thé vert à la menthe sur un petit brasero puis partage du breuvage entre tous les présents, en 3 fois. Du plus amer au plus doux … Rite convivial bien sympa pour qui aime le thé. Au petit déjeuner, thé ou café, lait en poudre et un large saladier de beignets de mil. Un peu gras (beaucoup même) mais c’est bon. Ce fut parmi nos meilleurs moments. Que d’images extraordinaires en ces débuts de journées sous un soleil rouge, doux, qui embrasait la falaise devant nous. Le thé fumant entre nos mains, nous étions tous les matins scotchés devant ce spectacle. Les nuits : un matelas de mousse, parfois 2 quand ils étaient vraiment trop fins, un sac à viande, une polaire roulé en boule en guise d’oreiller et une moustiquaire (souvent fournie par le campement), voilà comment passer des nuits sublimes à regarder un ciel auquel on n’a pas droit à Paris. Nous avions décidé de ne pas emporter de sac de couchage (pour limiter poids et volume). Nous avons eu froid une nuit, à Ibi, où nous avons fini entre les 2 matelas, tels des sandwichs. Vers 5h30, le soleil se lève, les animaux (les coqs, les ânes, les moutons ….) se réveillent et annoncent à qui mieux-mieux la nouvelle journée. Pour rythmer l’ensemble, la cadence sourde et régulière des femmes qui pilent le mil. Une colonne de jeunes filles remontent déjà du puits avec leur énorme bassine d’eau sur la tête pour alimenter le village … Demain, immanquablement, elles y retourneront … Autant d’invitations à se lever pour vivre une nouvelle journée riche en images merveilleuses, immuables, d’un autre temps. La toilette : pas d’eau courante ne signifie pas pas d’eau ! Grave erreur de ma part. Chaque soir, nous avons pu effectuer une toilette complète. Le coin douche est isolé par des murets de terre de 1m50, à ciel ouvert. Une porte ou un système de chicane permet de s’isoler un minimum. Personne ne regarde. Un seau et une louche, ou bien un énorme bidon surélevé garni d’un pommeau de douche ! J’avais apporté des lingettes qui m’ont finalement bien peu servi. J’avais également un flacon de savon bactéricide sans eau. Utile (dans la journée notamment) sans être indispensable. Une anecdote. A Youga Piri, on nous demande si nous pouvions nous laver ensemble pour économiser l’eau, tellement difficile à monter depuis la plaine. Bien sûr ! Nous voilà dans notre petit coin, avec notre seau d’eau et notre gobelet-louche, tout nus, tout juste protégés par un petit muret, à nous frotter, quand soudain on entend un appel. On cherche, là, un peu plus haut, un gamin nous fait un joyeux signe de la main. Auquel on répond tous les 2 aussi joyeusement. Puis, 2 gamins, puis 3 … pour finir, il y aura une dizaine de gamins, en rang d’oignons, à nous observer et à nous faire signe. Cocasse ! Les contacts sont toujours faciles, même en pleine toilette ! Pour info, le seau d’eau nous a largement suffi pour nous 2 ; il en restait plus de la moitié. On n’imagine pas à quel point on peut économiser l’eau pour se laver … Ca m’a donné à réfléchir sur mon gaspillage quotidien ! Les WC : à côté du coin douche (à Youga Piri, c’était même au même endroit), un trou dans le sol. Parfois une petite bassine avec un peu d’eau. N’oubliez pas votre papier.

3.2 - L’équipement (à cette époque, fin Novembre) La température est montée jusqu’à 39°C. Néanmoins, c’est très supportable car l’atmosphère est très sèche. A cette époque, le soleil n’est pas brûlant et nous n’avons pas souffert de coups de soleil. Chaussures de marche à tige basse nécessaires, mais suffisantes. Je ne conseille pas les sandales à scratch, on traverse parfois des broussailles piquantes et accrocheuses … Pour les pauses, les tongs permettent de bien s’aérer les pieds et de faire sécher les chaussettes. Pratiques également pour la toilette. Tenue de rando en coton léger. Le soir, on appréciait d’enfiler une tenue légère, propre et sèche. Le grand air doux de la nuit suffisait à sécher et à aérer notre tenue de marche qu’on ré-enfilait le lendemain matin. Avec cette alternance, nous étions confortables et avons voyagé léger. Cela dit, on se salit beaucoup, poussière et marbrures de sel de transpiration ; préférez les couleurs claires moins salissantes … Une petite polaire légère fut la bienvenue pour servir d’oreiller ou d’appoint pour les nuits un peu plus fraîches. Jamais portée naturellement en journée. Les indispensables : lampe frontale - des mouchoirs en papier - des tongs - du papier toilette - un peu de lecture pour la pause de mi-journée - un jeu de cartes - de l’argent liquide en petites coupures (on dépensait environ 5 000 Fcfa par jour pour nous 2 en boisson -2 cocas, 2 ou 3 bouteilles d’eau, 1 grande bière-. Ce n’est pas négligeable … Eau du puits gratuite si vous optez pour la purification par pastille) - pharmacie de base : aspirine, imodium, ercéfuryl, pince à épiler, anti-palu, répulsif - APN et batteries (chargeur inutile …) - gourdes (2 X 1, 5 l) plus solides que les bouteilles en plastiques …. - un couteau - un petit tube de protection solaire (on en a utilisé bien peu) - serviette de toilette en micro fibre : ultra compactes et qui sèchent en 10 minutes, vraiment pratique - une moustiquaire (non imprégnée). On l’a utilisée (2 fois) quand le campement ne les fournissait pas - un sac à viande (les frileux du Midi préfèreront sûrement un sac de couchage … nous, on est des durs, des Lorrains ! 😛 ) - trousse de toilette et un peu de rechange … Notre paquetage faisait 6-7 kg chacun. Pas la mort ! Une dernière remarque : si vous avez besoin, pensez à un miroir.

Nous avions laissé à l’hôtel de Mopti, en toute sécurité, un sac de voyage en consigne et, dans leur coffre, une pochette contenant argent, passeport, billets d’avions, clés …. Nous n’avions donc sur nous que des photocopies de nos passeports et un peu d’argent liquide. Et l’esprit tranquille !

3.3 - Une journée type On a vécu au rythme du soleil et des étoiles : Réveil naturel vers 6h au son des cocoricos, braiements, bêlements et autres meuglements … Petit déjeuner à 7h, parfois un peu plus tôt Départ entre 7h30 et 8h (2 à 3h de marche) Arrivée au campement de midi entre 10 et 11h Commande du repas, qui sera invariablement servi à midi Coca / Thé / Repas / re-thé / Sieste / re-re-thé … Départ à 15h (2h maxi de marche) Arrivée au campement du soir vers 17h (il faisait nuit noire à 18h15) Commande du repas (servi vers 19h), toilette, installation du couchage sur une terrasse Dodo autour de 20h30

4– Benjamin, notre guide C’est bien grâce à lui que notre randonnée fut une telle réussite. Benjamin a 36 ans, il est Dogon, originaire de Nombori (où nous avons passé 1 nuit chez son frère Philippe, médecin du village). Il connaît bien sûr très bien les rites et coutumes du pays Dogon et sait en parler ; il est compétent, fiable, honnête (quand il ne sait pas, il le dit et se renseigne), ponctuel (si, si !!), professionnel, attentif (sans être envahissant), à l'écoute (il comprend vite ce qu'on recherche ...). Contact pris par internet avant notre départ. Nous avions convenu à l’avance des prestations, de l’itinéraire, du prix et du rendez-vous à l’hôtel. Aucune avance réclamée, aucune mauvaise surprise, tout fut respecté. Pour respecter la déontologie de ce site, je donnerai ses coordonnées par MP sur demande. Ceux qui ont lu mon carnet de voyage sur le Népal noteront que je n’ai pas été aussi élogieuse avec notre guide Santa … juste pour dire que nous savons ce qu’est un mauvais guide …

Quid de la nécessité d’un guide ? Nous avons croisé peu de touristes pendant notre périple, mais tous étaient accompagnés. Non pas pour le chemin : avec la falaise comme fil conducteur, impossible de se perdre. Encore que … il n’y a aucune indication et parfois 🤪 … mais, je veux bien croire qu’on peut s’y retrouver. Par contre, il semble difficile de visiter les villages sans un guide qui garantira le respect des lieux sacrés. A Indelou, lors de la pause repas, nous avons voulu retourner nous promener dans le village. Benjamin, en pleine sieste, a demandé à un gamin de nous accompagner. Ce n’était pas pour qu’on ne se perde pas (il aurait vraiment fallu le faire exprès !) mais pour que les villageois soient rassurés : nous n’allions pas profaner les lieux sacrés. Je repense aussi à son cri d’effroi quand j’ai tendu la main vers un autel Tellem … Ahhh ! Pas touche ! oups 😊 … Et comment deviner que ce bout de friche, s’il est foulé entraîne une mort certaine sous 3 ans … m’enfin, tous les enfants du village le savent !... Pour traverser Youga Dogourou, haut-lieu du pays Dogon puisque siège de la cérémonie de Sigui, Benjamin s’est assuré des services d’un jeune du village pour être absolument certain de respecter le protocole, ici, plus compliqué qu’ailleurs. Le jeune nous a quittés une fois le village traversé. Animisme, croyances ancrées profondément, lieux sacrés, voilà ce que le guide va protéger (protection du touriste ignorant et aussi du villageois : un lieu profané nécessite d’être re-purifié). Enfin, J’ai vu Benjamin remettre un boubou-offrande au chef du village à 2 occasions : à Indelou et à Nombori. Suffisamment discrètement pour que je croie en l’authenticité du geste. Voilà, au final, je pense que c’est difficile sans guide. Par ailleurs, le guide (pourvu qu’il soit Dogon !) apporte vraiment beaucoup en terme d’explications sur les rites, la cosmogonie, la vie quotidienne et permet d’entrer en contact avec les villageois qui parlent très peu Français.

DJENNE : La taxe de développement touristique individuelle est de 1 000 F. Nous l’avons payée (contre un reçu en bonne et due forme !) au carrefour avant de prendre notre fameux taxi. Guide bien inutile pour visiter cette merveilleuse petite ville tout en banco. La mosquée est interdite aux non-musulmans. On nous a proposé plusieurs fois de la visiter moyennant 5 000 Fcfa/p. Grosse mise en scène : chuchotements et regards appuyés pour tenter de nous faire croire que nous avions là une opportunité exceptionnelle … Nous avons décliné. Nous sommes montés sur le toit terrasse voisin offrant une belle vue. Un peu plus tard dans la matinée, quand le marché battait son plein, nous y sommes retournés sans repayer, ils se souvenaient de nous. Cool. Le marché justement, parlons-en. Pour en profiter, Philippe décide de se lever aux aurores, à 5h45 !! Euhhhh … je suis une lève-tôt mais là, quand même, c’est un peu tôt … je traîne les pieds. … Philippe me houspille, nous sommes en retard ! Pffff … Allez, allez ! Non, non, pas de petit déj, pas de douche (on reviendra plus tard !), on court vers la place du marché qu’on atteint à 6h … Bien trop tôt … Rien … Ils commençaient à peine à s’installer. L’œil noir, je regarde Philippe, je ne dis rien (il n’y avait rien à dire !) et je retourne à l’hôtel prendre ma douche et mon petit déjeuner … Bien sûr, Philippe m’a accompagnée (même pas penaud !) et nous avons pris notre petit dej ensemble évidemment, et sans aucune rancune de ma part, car après tout, s’il avait eu raison …. je l’aurais béni ! Retour sur la place où le marché bat son plein vers 10-11h … Vraiment un beau spectacle que toutes ces couleurs avec la mosquée en terre en toile de fond ! En dehors de l’animation du marché, Djenné est une magnifique petite ville, tout en banco. On s’est promené avec plaisir dans ses ruelles, partout des scènes de vie quotidienne incroyables de simplicité et de beauté : la préparation du tô, le démêlage d’un filet de pêche, le pilonnage du mil, la farine tamisée, le tressage des cheveux, la laine filée … On s’arrête, on se regarde, on se sourit, on continue … Encore une belle journée, intemporelle …

MOPTI : Jolie petite ville au bord du Bani où nous nous sommes posés 3 nuits après notre rando. Par nécessité et par choix aussi … Plutôt que de passer une trop courte ½ journée à Ségou comme nous l’avions envisagé initialement, nous avons changé nos plans pour profiter davantage de Mopti. La bonne ambiance et le confort de l’hôtel ainsi qu’une grosse tourista à enrayer ont également pesé dans la balance. On s’est posé, on s’est baladé (seuls !) ; la mosquée, le marché, le marché artisanal, le bissap café … Pas fana ni l’un ni l’autre de bateau, on n’a pas tenté la balade en pinasse. Les offres ne manquent pas ! Un couple nous a dit avoir fait la visite de Mopti en pirogue (et non la visite des villages environnants comme proposée la plupart du temps), ils en étaient enchantés … Petit regret …

BAMAKO : Une seule journée passée à Bamako, c’est peu mais ça nous a suffi. Musée National Argh, j’ai oublié le prix du ticket d’entrée, pas cher … peut-être 1000 F/p Certes, il est beau, pas bien grand, bien agencé mais trop peu didactique. Dommage, nous en sommes partis un peu frustrés. A faire quand même, surtout en fin de voyage. Petit restaurant où nous avons enfin mangé du fonio maté. Marché de Médine Sur la route du musée (c’est idiot ça, ça dépend d’où on vient !). A environ 1km à l’Est du musée (voilà qui est mieux !) Il jouxte une décharge où de pauvres hères ont élu domicile. On décide de s’y enfoncer pour en saisir davantage l’ambiance. Marché populaire très vivant, très pauvre aussi. Qu’elle était belle cette maman tressant habilement les cheveux de sa fille, assises toutes deux au milieu de poissons assaillis par des nuées de mouches ! Les magnifiques sourires des vendeurs rendent encore plus dramatique ce marché bien sombre et bien miséreux. On touche ici le quotidien du Mali qui nous ramène à une cruelle réalité : misère, indigence, survie … Maison de l’artisanat Nous avons préféré l’ambiance plus aérée et plus sereine du marché artisanal de Mopti.

DIVERS : L’accueil : je m’attendais vraiment à souffrir de harcèlement. Loin s’en faut. Certes, en ville, on est sollicité (pour une babiole, un service, un bic ou un cadeau …) mais sans jamais aucune agressivité. Combien de fois avons-nous décliné les offres de pseudo-guides, leur expliquant qu’on préférait être seuls. Aucune insistance, « ok, pas de problème, bonne balade, le marché c’est par là ». Et tout ça avec toujours un vrai beau sourire. Sollicités, oui, on l’a été ; harcelés, jamais de la vie ! La carte bancaire : pas du tout utilisée (cela dit, on a raté les distributeurs de l’aéroport). On a changé très facilement nos € dans les hôtels. A Djenné, dans une banque, au même taux. 1€=640 Fcfa Le climat à cette époque : chaud et sec. 2 journées plus fraîches en fin de séjour à Mopti et Bamako où nous avons enfilé nos petites polaires. L’affluence touristique à cette époque : vraiment pas grand monde … On recroise toujours les mêmes d’ailleurs, principalement des individuels comme nous. Les problèmes de santé : bonne turista pour Philippe (c’est la première fois !) en fin de randonnée, traitée énergiquement et efficacement par ercéfuryl, imodium et doliprane. Les moustiques : à cette époque, il n’y en a pas beaucoup. On s’est quand même fait piquer assez souvent. C’est dire … répulsif et traitement anti-palu à mon avis indispensables. Nous avons opté pour la doxycycline (voir Institut Pasteur – cliquer ici). Photos : la plupart des Maliens réclament une pièce pour leur photo, d’autres refusent tout net. On en a très vite pris notre parti et sommes revenus sans portrait. Finalement, pas bien choquant tout ça … L'artisanat : nous avons fait pas mal d’achats sur le marché de Mopti. Encore faut-il le trouver ! Plusieurs dizaines d’échoppes sont regroupées dans un quartier, près du port. Bien sûr, le toubabou est attendu ! Mais on le sait en y allant, non ?... Alors, on a choisi de jouer le jeu, d’y plonger, de se donner du temps, de passer dans chacune des boutiques, sans en oublier une seule (on n’aurait pas pu de toutes façons !). Du coup, les vendeurs se sont calmés, attendant patiemment leur tour pour nous vanter la beauté et l’originalité (euhhhh ….) de leurs articles. Nous échangions quelques mots à droite à gauche, achetant une bricole de ci de là. Partout des sourires. Jamais aucune agressivité. Aucune authenticité non plus, faut pas se leurrer ... Mais, ce fut néanmoins un moment bien agréable. Marchandage de rigueur. Ils annoncent leur prix, nous le nôtre. « Merci pour ton premier prix » répondent-ils invariablement. Et la négociation démarre. On se laissait de la marge pour pouvoir augmenter un peu notre première offre et permettre ce jeu d’enchères … A titre d’infos (ça vaut ce que ça vaut !), nous avons généralement payé les articles le tiers du premier prix annoncé. On concluait en étant tous contents et souriants, ce qui est bien satisfaisant. Par exemple, nous avons payé l’incontournable chapeau peul 3 500 F. A l’aéroport, on a honte de voir qu’on a tous fait ce même achat. Et pas moyen de s’en cacher ! Zut, aucune originalité ! Mais plus tard, chez soi, qu’on est heureux de n’avoir pas boudé son plaisir sous prétexte de ne pas tomber dans le trivial. Car, qu’ils sont beaux ces chapeaux peuls !

On a beaucoup aimé : 🙂 Les mains tendues et caressantes des gamins aux abords des villages Dogon. Juste une caresse et un grand sourire … Le sourire attendri et reconnaissant de cette maman parce que, justement, nous caressions la main tendue de son fils. Les baobabs dans la plaine. Le sable rouge, la plaine jaune, le ciel bleu, les champs d’oignons verts, la peau noire … et les boubous multicolores. Dormir à la belle étoile.

On a moins aimé : 😕 Y être quelques jours avant l’Aïd. Le transport sans ménagement de tous ces moutons qui vivaient leurs dernières heures a fendu notre cœur d’artichaut.

En conclusion ... Malgré la brièveté de ce voyage, ce fut un GRAND voyage. L’Afrique telle qu’on la rêve : paysages grandioses, lumière dorée, peuple accueillant et amical, culture et rites ancestraux, villages à l’esthétisme épuré ! Un voyage qui mêle culture, paysages, rencontres et plaisir de la marche ; peu de lieux offrent cette globalité.
Logement à Boracay? (Philippines) English translation pending
by Papouilles · 2008-09-27 · 33 replies
Help, suite mariage au mois de mai, ma future épouse désirerait passer quelques jours à Boracay, ce n'est certe pas ma tasse de thé, mais je peux pas lui refuser cela, elle aime danser. Quelqu'un pourrait il me renseigner sur un endroit où loger pas trop cher mais quand même confortable. D'avance merci pour vos suggestions.Hotel, appart, bungalows ou pension house, je suis preneur.
Billets GP Air France bientôt taxés English translation pending
by Lili013 · 2008-07-19 · 171 replies
L'Urssaf veut taxer les avantages en nature des salariés des grandes sociétés nationales dont les billets GP AIRFRANCE Dans le collimateur depuis plusieurs années, les avantages en nature (billets gratuits pour les salariés d'Air France et de la SNCF, ou réductions de tarifs pour ceux d'EDF ou de GDF)pourraient être bientôt taxés. Les syndicats protestent.C'est un dossier explosif qui revient sur le devant de la scène. Selon le Figaro de ce mardi, l'Urssaf aurait en effet l'intention de taxer les privilèges en nature dont disposent les salariés d'Air France, de la SNCF, d'EDF ou de GDF. A savoir ces fameux billets GP (pour "gratuité partielle") qui permettent aux salariés de voyager gratuitement ou pas cher à la SNCF ou chez Air France, ou de profiter d'électricité et de gaz à prix réduit.L'objectif de l'Urssaf serait d'instaurer des cotisations sociales sur ces billets, payées à la fois par l'employeur et le salarié. Dans les textes, le Code de la Sécurité sociale dispose déjà que les avantages en nature constituent une rémunération et doivent donc être taxés. Une dérogation existe pour les réductions tarifaires de moins de 30%, mais ce n'est pas le cas pour les employés d'Air France, de la SNCF, d'EDF et de GDF qui, selon Le Figaro, peuvent bénéficier de tarifs réduits jusqu'à 90%, voire 100%.Reste qu'une taxation, si elle est envisagée depuis plusieurs années, serait difficile à mettre en oeuvre. En effet, selon les entreprises concernées, le billet GP diffère. A la SNCF, les salariés disposent ainsi de billets gratuit tandis que les agents d'Air France paient une partie du transport. Selon Le Figaro, des négociations seraient en cours entre l'Urssaf et les entreprises concernées notamment sur la notion de prix de base.Pour les syndicats des entreprises concernées, la menace sur les privilèges en nature est prise très au sérieux. En particulier à Air France où la direction générale a pris des mesures à la suite d'une lettre d'observation de l'Urssaf sur les facilités de transport. Dans une déclaration commune datée du 26 juin, les organisations syndicales "rappellent que les GP sont un acquis social essentiel, partie intégrante de notre identité AF (Air France) et refusent le projet de la direction qui fait supporter le surcoût aux salariés".Les syndicats "affirment leur volonté partagée d'entamer des démarches avec les organismes extérieurs concernés, et demandent la suspension de la mise en application pour laisser le temps de clarifier et de négocier dans la transparence"
Transcription de l'acte de mariage d'une Française à Nantes English translation pending
by Nadibouh · 2008-07-17 · 560 replies
bonjour; je suis une française d'origine algérienne mariée en aout2006 en ALGERIE. je n'ai pas encore fait mon inscription de mariage vu que on m'a retourner 2fois le dossier afin de solliciter de nouveaux documents en+. mon dernier envoi du dossier de demande de transcription date il y a une semaine à Nantes. ma question est: dois je partir en France pour poursuivre mes démarches de transcription afin de faire avancée les choses. ou non🤪. je trouve que sa prend beaucoup de temps.😕 peux être en partant en France sa va être plus vite. vos conseils sont les biens venu. merci d'avance.🙂
Budget pour randonner sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle? English translation pending
by Essyline · 2008-07-17 · 30 replies
bonsoir à tous,

je souhaiterais obtenir des témoignages de personnes ayant randonné sur la route du saint-jacques de compostel budget nourriture, auberges, ...? est-il permis de planter sa tente partout? y-a-t-il des périodes à éviter (tourisme)? vos impressions?

j'attend vos réponses! merci!
Que pensez-vous du tourisme solidaire? English translation pending
by Sushi · 2008-04-03 · 20 replies
Je voudrais savoir ce que vous pensez du tourisme solidaire, éthique?

Seriez vous prêt à partir avec ce type de concept?

Connaissez vous ce concept?

Il s'agit en fait de partir avec une petite structure, par petits groupes allant de 2 à 6 ou 7 personnes dans des conditions qui profittent aux populations locales.....l'organisme vous fait dormir chez l'habitant, rétribue le personnel avec de bons salaires, participe (grâce au prix du voyage que vous avez payé) au dvpt de projets locaux (orphelinat, politiques de reforestation, coopératives locales....). Un tourisme intelligent, un autre mode de consommation plus juste. Un moyen de participer au chgment du paysage mondial....

Voilà, je tenais juste à aoir votre avis sur la question e savoir si vous seriez prêts à partir avec ces formules.....cela ne s'adresse peut être pas aux routards, mais plus à ceux qui préfèrent l'organisé....!!!???

🙂
Ethiopie: retour au pays "habesha" English translation pending
by Chris06 · 2008-03-15 · 59 replies
Messieurs les modérateurs prière de laisser ce message dans les "carnets de voyage " Éthiopie: retour en pays Habesha Citer | Répondre

NICE -ROME TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)

16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés .... J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"... Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale ! Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit . L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ... Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ... Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ... Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ... Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ... Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo 40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ? C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ? les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ... Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute ! Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes façons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...

Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...

Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées . Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif ! Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles . Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me ! Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ... On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs ) Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ... Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus ! Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore ! Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ... Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin ! Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs ! La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ... Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ... Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ). Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !

ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel !

Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur ! Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job ) Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops " Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ? Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ... J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ... Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette . Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud . Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici ! On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici . Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela . J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ... Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ... Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois . Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ... Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ... Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour . Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
Retour de Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Empoli · 2008-01-21 · 17 replies
J’ai passe 10 jours en Calédonie, depuis l'Australie ou j'habite. Comme j'ai trouve de précieux conseils sur ce forum, a moi de donner mon expérience. Tout est magnifique, extraordinaire, donc je m’étendrai juste sur les détails pratiques.

Pas de problème pour la préparation, si ce n’est que les relations par internet sont assez mal développes. Obliges de faxer des papiers pour réserver des vols intérieurs, d’appeler souvent pour réserver (les mails restent souvent sans réponse).

Ile des Pins - Une nuit chez Régis, très bien, bon accueil et case très sympa. Par contre, ne pas y manger le soir, car autant le dire clairement, c’est un vol : pas bon, et beaucoup trop cher. - Une nuit au Kou Bugny dans les nouvelles chambres. Parfait. Nous avons loue une voiture une journée sur l’île des Pins, ce qui a permis de bien se balader (via un copain de Régis)

Grande terre La navette entre l’aéroport et le centre ville coûte 30 euros par trajet par personne de mémoire. La location de voiture est donc souvent plus vite rentable… ! Quelques nuits chez un ami a Nouméa, parfait Une nuit au El Kantara à Bourail, hôtel vieillot mais propre. Location de voiture via Europcar a l’aéroport puis par la société Amarante, très sympa et efficace, et dispo quasiment tout le temps et ou vous voulez.

Lifou Une nuit chez Hélène Gaze. Bof. On a été dans une chambre en dur ou il n’y avait pas d’électricité. Pas une grande volonté d’échange, accueil froid. Très Très bon repas le soir Une nuit chez Fare Falaise : super case et très très bon accueil. Très bon repas le soir. Location de voiture a l’aéroport, ok. Ils ont juste voulu nous prendre 40 euros car il y avait trois grains de sable sous le tapis (ça fait cher l’heure de ménage !) mais ça s’est regle. Coup de cœur pour la vanilleraie du nord de l’île (le nom m’échappe), on a eu un accueil extraordinaire qui a largement dépasse le cadre de la vanille.

Voila. De manière générale, les hébergements en NC sont très chers pour ce qu’ils sont, le rapport qualité prix est mauvais et le sens du service vraiment pas bon – même au kou bugny (quand on compare aux hôtels de ce calibre ailleurs). Ce n’est pas du tout un problème pour moi étant donne tout ce qu on voit d’extraordinaire mais je pense que certains pourraient être surpris. Il faut juste savoir ce que l’on veut pour ses vacances. A part l’île des Pins, ce n’est vraiment pas touristique (voire on ne sent pas toujours un accueil plein d’enthousiasme a certains endroits). On se retrouve vite privilégie, seul dans des endroits de rêve, a découvrir tant de choses, modes de vie… Je conseille vivement !!!
Traversée du Mali à moto English translation pending
by Idomenee · 2007-09-19 · 26 replies
(je reposte, je l avais par erreur mis dans les "itinéraires") Bonjour à tous, Je m'apprete à partir pour un séjour de deux semaines au Mali à partir du 1er novembre, pour parcourir la route macadamée partant de Bamako et passant par Segou, Sevaré, Hombori ..etc..jusqu'à Gao pour finir par redescendre sur Niamey au Niger et repartir en France de là bas. Je compte faire ce trajet d'environ 1800 km en deux semaines en moto, accompagné par deux amis, et j'aurais aimé avoir votre point de vue sur les points suivants: Etat de la route sur la longueur du trajet, endroits à éviter ou parties qui sont tres endommagées? Disponibilité d'endroits pour faire le plein (stations, particuliers...), on trouve de l'essence facilement sur toute la route? Conduite sur cette route: est elle particulièrement dangereuse? y a t'il des horaires ou des portions à éviter à tout prix? Avez vous des conseils particuliers pour les motards? Pour ceux d'entre vous qui sont des motards, est-ce que prévoir entre 150 et 200 km de trajet par jour sur cette route vous semble possible/faisable/irréaliste? Nous comptons acheter des motos (neuves) à Bamako, du meme type que la plupart des Maliens (les motos chinoises). Avez vous des conseils particuliers avec ces motos? Est-ce réaliste de se dire qu'elles tiendront les 1800 bornes sans grosse panne mécanique? Avez-vous des ordres de prix de ces motos sur Bamako? Dangers autres que routiers desquels il faudrait particulièrement se mefier dans certaines parties du pays? Savez-vous si il est facile/possible/impossible de traverser la frontière avec le Niger au Sud de Gao pour des ressortissants francais? Voila, merci de tout coeur à ceux qui pourront m'aider à répondre à tout ou partie de ces questions. Si vous avez d'autres conseils/avis sur ce voyage, je suis bien évidemment preneur :). Merci! Ido.
Tour de France à vélo pour environ deux mois English translation pending
by Timsedd · 2007-08-01 · 50 replies
Bonjour à tous, j'ai pour projet de partir faire un tour de France en vélo l'année prochaine. Mais j'entend par tour de France un VRAI tour de France : départ de Lille, côtes de la mer du nord, de la manche, de la Bretagne, de l'atlantique, les pyrénées, la côte méditerranéenne, les alpes, le jura, les voges, l'alsace, la lorraine, les ardennes et retour à Lille. Ainsi j'aimerai savoir si vous avez des conseils à me donner, vous qui avez déjà tenter des expériences similaires afin que je puisse réparer mon periple le mieux possible. Merci d'avance.
Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand English translation pending
by Simba · 2007-06-22 · 53 replies
Hé Oui! Me revlà encore avec mes inlassables rencontres animalières (les blazés... S'abstenir! 😏😛)

Il parait qu’il faut soigner le mal, par le mal… Alors pour protéger encore un peu cette bulle d’oxygène voyageuse récente… Quoi de mieux que de s’y replonger !

J1 & J2 le voyage aller

Opération numéro une : couper la connexion internet! Opération numéro deux : terminer de boucler les bagages Et comme on dit jamais deux sans trois : embarquement voiture, direction le voyage à venir

Il flotte ferme sur le sol belge… C’est un signe, il est temps qu’on se taille ! Arrivée à l'aéroport… On tue les longues heures d’attente en regardant les avions décoller et les voyageurs qui défilent pour on ne sait quelles destinations !

On passe le contrôle douane et on a le plaisir d’ouvrir, un de nos sacs photos pour que l’ensemble du matériel soit passé au pinceau détecteur de poudre ! Probablement fatigués de se taper, la corvée du second sac et comme tout est clean, on nous laisse passer ! Embarquement … Nos deux boarding ne passent pas… Et c’est bon signe. Le charmant monsieur (si si il est vraiment charmant 😉) nous annonce que nous sommes surclassé en business. Et dire que quelques heures avant, on se disait… Dans x années quand on aura accumulé assez de miles, on s’offrira la classe sup ! Le bonheur ! Ca commence royalement bien ! Nous avons des places séparées, mais qu’importe… L’ivresse du siège couchette l’emporte (il a même une fonction pour effectuer des massages du dos ! Génial, moi qui venait de me coincer ce matin !) Un vol à expérimenter la totalité des petits boutons et fonctionnalités des commandes (c’est dingue !), à déguster et surtout à roupiller comme des nababs ! Honte à nous! Nous n’avons jamais reliés l’Europe à JNB aussi rapidement et confortablement ! Petite anecdote, mon voisin de gauche se trouve être le 3ème meilleur passager de cette compagnie aérienne (Il voyage sans cesse pour son boulot et m’explique le sourire aux lèvres, qu’il ne sait plus quoi faire de ses miles… Heu ! Il peut pas nous en donner un peu !)

10h15 arrivée à JNB et une file Enooorme pour le tampon d’entrée sur le passeport ! Prise de notre voiture de location. Bien entendu, on s’emmêle les pinceaux entre les méandres de la N1 et N4 pour quitter JNB et après un petit détour dans les coins paumés, nous voilà remis sur le bon tronçon direction Nelspruit. C’est toujours un ravissement que de traverser l’Eland Valey, le paysage montagneux y est délicieux. 15h30 arrivée à notre backpackers (point de chute à Nelspruit), le temps de déposer les bagages et de filer directement faire les courses pour le séjour en réserves, qui suit. On fait plusieurs boutiques, pour dégoter un bac frigo, élément indispensable au maintien de la fraicheur des denrées alimentaires ! La nuit est tombée et c’est accompagnés par le croassement des crapauds, du regard de ce méga (il est démentiel) criquet, blotti sur une branche et du va et vient incessant de je ne sais quel animal dans les fourrés, juste à côté de notre bungalow, que nous dégustons la traditionnelle pizza sud af ! Préparation des been-bag et du matos photos et hop au dodo !

J3 : Nelspruit direction Kruger NP (Skukuza)

6h00 tapante ! Hors du lit ! Une bonne bouffée d’air africain, de bon matin et toujours le monstre criquet lové, sur sa branche ! Le plein d’essence et direction Malelane Gate (une des entrées sud du Kruger !) La culture des citrons berce une partie du parcours, avant que la bagnole n’empeste le goudron ! Le camion qui précède en transporte et manifestement un de ces fûts fuite… Voilà notre carrosserie et notre pare-brise moucheté de noir ! 😕 10h00, nous sommes à la Gate…Et déjà le dessous du pont foisonne d’animaux : Crocodiles, Héron cendré et Goliath. Certes, nous aborderons une lumière dure… Mais s’enivrer des bonnes odeurs de la savane, nous transporte déjà. La végétation est encore assez verdoyante et il semble y avoir bien moins de monde sur les routes qu’en septembre… C’est déjà une bien bonne chose ! Piste H3 de Malelane Gate à l'embranchement pour le Renoster Pan : Francolin à gorge rouge - Calao à bec noir – nos premiers éléphants, impalas Un petit détour par le Renoster Pan… Ce point d’eau nous avait porté chance l’an passé (par la rencontre de lions)… Mais les années se suivent et ne se ressemblent pas, rien sur la piste à l’aller et rien au pan ! Et comme quoi, tout change en 5 minutes de temps 😉 … Sur la route du retour : une rencontre avec un éléphant… Le maître mâchouillant ses branchages se lance sur la piste pour s’y promener en toute tranquillité. Fort heureusement, nous l’avions passé car nous préférons l’avoir de dos que de face… Une marche avant étant plus aisée, qu’une marche arrière, surtout sur une piste en terre. Au croisement avant la reprise de la H3, c’est un gros rhino blanc qui nous fait l’honneur de sa présence en bordure de piste… Malheureusement, il broute et ne relèvera pas la tête (enfouie derrière les graminées) et hormis en prendre plein les mirettes… Photographiquement parlant, ce n’est que peu gérable ! La preuve :



H3 De l'embranchement de Renoster Pan à Afsaal, très calme : quelques gnous et des pintades de Numidie, prenant le soleil sur le haut de branchages. Arrivée à l’aire de pique-nique d’Afsaal, le temps de croquer nos samossas (un délice !) et de s’amuser à observer les Calaos à bec rouge. Ils se cramponnent au rétroviseur des véhicules et tapotent ferme sur la glace… Autre technique (pas bêtes ces piafs ! 😎), ils chopent des insectes puis viennent les fracasser contre les carreaux des bagnoles, avant de les enfourner dans leur gosier ! Le petit-duc africain (résident à Afsaal) est bien dans son arbre…A force de voir défiler les curieux, il a bien pris soin de se planquer au sommet. H3 de Afsaal à la S112 : impalas, zèbres, waterbucks Sur la S112, petite pause près des énormes rochers du site historique de Shirimantanga.



Reprise de la piste jusqu'au Renosterkoppies Dam. Il y a de l’activité au point d’eau, mais la distance et la lumière forte et blanche n’aident pas photographiquement parlant. On réalise quelques clichés mais on s’atèle surtout à observer ce va et vient à la recherche d’une lampée d’eau : gnous, zèbres, impalas se succèdent et se mélangent avant qu’un voltigeur de grande classe (aigle ravisseur) vienne semer la zizanie au dessus des têtes de ces herbivores !



S114, hormis, une steenbok, nous ne croiserons rien sur cette piste… Animalement parlant ! Par contre, grosse surprise 😏… On croise un seul véhicule et c'est un copain qui se trouve à l’intérieur… Appel de phares, demi-tour… Course poursuite pour une petite rencontre improvisée et furtive sur une des nombreuses pistes du Kruger ! Ah ! Qu’est ce que c’est sympa de se rencontrer au bout du monde ! Chacun reprend ensuite sa route, encore sous l’effet de la surprise. Entrée au camp de Skukuza pour récupérer les clés de notre bungalow et Pendant que ma douce moitié se tape le passage obligé, par la réception… je surprends un agame et rêvasse à la vue des nénuphars qui peuplent le bassin.





Pas une minute à perdre, nous filons au Hide de Lake Panic, histoire de pouvoir profiter un peu des piafs qui peuplent cet endroit. Il est environs 16h00 et la lumière revêt ses plus beaux atours… Ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Au loin, des hippos En face : anhinga d'Afrique et cormoran, passent leur temps à se toiletter A droite : Un crocodile tousseur, nous fera découvrir presque les entrailles de sa grande gueule… Mieux vaut que Jacana à poitrine dorée, Oedicnème Tachard, Dendrocygne veuf qui piaffent à côté, ne tâtent pas de sa mâchoire.

Mais le plus beau des spectacles se passe sur un petit arbre dénudé, tout à droite où se succèdent un joli martin chasseur à tête brune et un héron strié. L’atmosphère volatile fut rompue par l’arrivée d’une mère éléphant et de son jeune venant s’abreuver… La scène se passe relativement loin, mais c’est un pur plaisir de les regarder évoluer entre les papyrus.

Il ne nous reste qu’une petite demi-heure pour profiter de la luminosité. A cette période la Gate des camps ferme à 17h30 et l’on tient à grappiller encore un peu du charme du Bush. Un léger détour par la H1-2 : impalas, calao et Marabouts d’Afrique sont de la fête.



Et notre premier coucher de soleil pour ce séjour.



Réintégration au camp… Petit tour par le shop, pour des boissons fraîches et à la sortie… j’aperçois un air familier, un copain sud af. La soirée se terminera, par un braai entre copains. Un pur moment de bonheur et de détente. En plus les températures sont très clémentes… Point besoin de pull ! La toute fin de soirée se terminera par le déchargement des photos du jour et la nuit sera bercée par le ricanement des hyènes.
Rencontre jeu de piste 2 Paris dimanche 13 mai 2007 English translation pending
by Lahaut · 2007-04-07 · 342 replies
🙂Le printemps est arrivé, les beaux jours revenus .....

Avec toutes ces rencontres ces dernières semaines sur Paris avec ces differents thèmes (Indes, Thailande, Russie, ...) j'espère que je ne vais pas faire un flop avec ce thème "curiosités et lieux sympathiques de Paris " certe cette rencontre sera un peu moins exotique mais n'oublions pas que Paris est la plus belle ville du monde !!!

Alors je me relance à l'organisation d'un autre jeu de piste -quizz numéro 2 (gratuit !!)le dimanche 13 mai 2007 (l'aprés midi ) pour découvrir de façon ludique ou faire connaitre à certains parisiens ou banlieusards un quartier de Paris en déchiffrant quelques énigmes 🤪sorties tout droit de mon imagination 😇 suivi d'un verre dans un bar à la fin du jeu 😎(là chacun paye son verre !)pour parler de nos différentes pérégrinations à travers le monde

Meme principe que l'édition 1 ce seront des équipes de 3 à 5 vfistes qui randonneront environ 3 heures dans un ou plusieurs arrondissements de Paris pour découvrir et me ramener les différentes réponses aux énigmes proposées (toutes ne seront pas des énigmes (photos mystères, etc..)

Alors pour ceux qui ont aimé la première édition en découvrant entre autre le lieu exact de l'assassinat d'Henry 4, la tour astrologique de Medicis, l'orme historique de Paris, la plus vieille horloge de paris ou les 2 lieux de naissance de Molière (a ce sujet les 2 échaffaudages des 2 maisons distantes d'une centaine de mètres sont maintenant enlevés et on peut voir les 2 plaques avec en plus une date de naissance différente ( 1620 ou 1622 ??)) peuvent se réessayer et ceux qui ont raté la premiére édition peuvent participer à cette rando-découverte à travers un quartier de Paris

Pour que le RDV soit maintenu un minimum de 6 participants est souhaité (2 equipes de 3) et un maximum de 50 particpants (10 equipes de 5)

Alors il vous faudra : Un plan de Paris avec nomenclature des rues Un stylo qui fonctionne Vos 2 pieds entourés d'un bonne paire de chaussures et aussi: une bonne dose d'obervation (plus que l'edition 1) un zeste de culture général (autant que l'edition 1) une bonne lecture de plan (autant que l'edition 1) un bon sens de l'initiative (plus que l'edition1) un bon esprit d'équipe (autant que l'edition 1)

Un mois de preparation n'est pas de trop pour lancer cette rencontre (quoique j' ai deja préparé 6 ou 7 enigmes au cas ou... ) et un premier volontaire sera exigé si le nombre de 20 participants est atteint pour m'aider à corriger les copies un deuxième paticipant sera aussi exigé si le nombre atteint 40 participants

Le lieu du RDV sera précisé (s'il y a lieu !) une semaine avant la date du 13 mai

l'équipe gagnante recevra un super paquet de Finger (l'original)🙂

Si je vois que la méteo ne sera pas de la partie 😠(tempête, pluie, neige, ...) le jeu sera reporté à une date ulterieure🙁

voili voilou et donc peut être à bientôt
Obtention du visa touriste en Europe ou aux Etats-unis pour une marocaine English translation pending
by Jiji64 · 2007-03-27 · 29 replies
j'aimerais connaitre quelles conditions il faut remplir pour bénéficier d'un "visa touriste" en europe ou au USA. j'ai déposé plusieurs demandes auprès de l'ambassade français au maroc, celui ci m'a emis un avis de refus (cachet de refus sur mon passeport), ainsi que pour les USA qui m'ont egalement refusé le visa (cachet de refus sur mon passeport) tous mes dossiers etaient complets avec compte en banque bien rempli. maintenant j'ai des cachets de refus sur mon passeport comme si j'etait une personne suspecte. pourquoi la france et les USA ? par amour pour ces pays. aussi pour visiter des pays developpés et connaitre d'autres civilisations. je suis marocaine, et aimerais en savoir plus. c'est le fait d'etre originaire d'un pays arabe qui fait peur ? on m'a dit que même un voyage dans un autre pays arabe, je n'obtiendrais pas mon visa du fait des accords entre mon pays et les autres pays arabes. si cela s'avère vrai, je suis donc prisonnière dans mon pays ? c'est quoi mon delit ? être marocaine !
Circuit de quatorze jours dans l'Ouest américain avec Nouvelles-Frontières? English translation pending
by Mymylea33 · 2007-01-14 · 18 replies
Salut a tous voila nous comptons faire un circuit accompagner avec nouvelle frontière, j'ai trouver un circuit qui me semble bien par apport a la diversité des site a visité et le prix, il s'appelle OBJECTIF USA DANS LE GRAND OUEST 14 JOURS.je voudrais savoir si quelqu'un a fait ce circuit et qui pourrai me renseigner .car ce forfait est propose en collaboration avec un voyagiste partenaire a nouvelle frontière et je voudrais bien savoir qui est le partenaire . Merci 😐
Mariage avec un indien English translation pending
by Uduvala · 2006-12-03 · 187 replies
j'aimerais rentrer en contact avec des personnes qui se sont mariées en france ou en inde avec un indien... je suis française et envisage de me marier avec un indien.
Rencontre Voyage Forum à Koh Phi Phi (Thaïlande) le 31 décembre 2006 English translation pending
by Nnthanh · 2006-09-30 · 77 replies
Nous organiserons une Rencontre VOYAGE FORUM le Jour de Nouvel An 2007 avec un Réveillon le soir du 31 décembre 2006 sur l'Ile KOH PHI PHI au Sud de la Mer Andaman sur la côte Ouest de la Thailande à 1h30 de ferry de PHUKET, KRABI ou KOH LANTA ...

Le Réveillon sera organisé sur AO LOH DALUM, la Plage Nord du Village de Ton Sai tout près du grand Banyan solitaire, rescapé du grand Tsunami du 26 décembre 2004. Ce sera un repas avec un Buffet Thailandais sur la Plage même vers 20h00 ...

Le lendemain, le Jour de l'An 2007, nous organiserons une Randonnée en Mer sur des bateaux "Longtail" motorisés visitant les quelques Iles et Plages autour de KOH PHI PHI avec un déjeuner sur la Plage AO MAYA vers Midi ... Durée de la Randonnée de 6 à 8 heures. On fera du snorkelling en route, des baignades ...

Le 2 ou 3 Janvier 2007, nous partirons à KOH LIPE, une Ile à l'extrême Sud de la Thailande. C'est une très belle Ile encore peu développée avec très peu de touristes pour un séjour court de 3 à 5 jours ou + Les personnes intéressées seront les bienvenues de venir avec nous de KOH PHI PHI après la Rencontre de Nouvel An ...

S'il y a des V-Fistes qui voyageront en Thailande entre Noël et le Nouvel An et qui seront dans la région de PHUKET, KRABI, AO NANG ou KOH LANTA à cette époque de l'année, nous vous inviterons à vous joindre à nous à KOH PHI PHI pour célébrer ensemble - entre nous V-Fistes la Nouvelle Année 2007.

Veuillez m'écrire ici sur le Forum si vous êtes intéressés avant le 15 décembre 2006. D'autres détails suivront. Merci ! NN Thanh 😎--

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