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Inde: compte-rendu de voyage à Calcutta et en Orissa English translation pending
Bonjour,
Voici quelques impressions de voyage sur mon deuxième séjour en Inde (après le Rajasthan). Je suis allé - seul et en routard - à Calcutta et en Orissa du 13 février au 7 mars 2009.
J'ai d'abord passé une semaine à Calcutta (le nom officiel anglais était Calcutta jusqu'en 2001 où il a été changé en Kolkata), qui est une ville plutôt sympa et jolie à visiter (il faut juste faire abstraction du bruit incessant des klaxons et de la forte pollution). Vivre à Paris constitue donc une bonne préparation pour "affronter" cette ville et sa foule, mais dès qu'on s'éloigne un peu des grandes avenues, dès qu'on sort des sentiers battus, alors il y a beaucoup de bonnes surprises qui s'offrent au voyageur. Mon conseil numéro 1 pour profiter agréablement de Calcutta sans devenir sourd et/ou mourir asphyxié est donc de passer le moins de temps possible dans les grandes avenues ou boulevards : donc ne pas hésiter à s'engager dans les petites rues même si on se perd un peu, en plus c'est super sympa et on peut facilement discuter avec des habitants ; et ne pas hésiter à utiliser le métro (très propre, moins bondé que celui de Paris, une rame toutes les 10mn, marche de 7h à 21h45, prix du ticket : 4, 6, 8 Rp selon la distance, billet à acheter le jour même, peu d'attente aux guichets, gros sacs à dos pas acceptés pour raisons de sécurité suite aux attentats de Bombay) ; ne pas hésiter non plus à utiliser les bus (demander où se trouve les arrêts de bus, demander quel bus permet d'aller à tel endroit, les indiens vous renseignent sans problème ; prix du billet : 4 à 6 Rp selon la distance, et selon que c'est un bus public ou un minibus privé). Le soir de mon arrivée, pour me remettre de la fatigue du voyage je suis allé voir un film bollywood en langue hindi, évidemment j'ai rien compris mais il y avait une sacré ambiance dans le ciné d'autant que c'était LA star indienne qui tenait le 1er rôle, Shah Rukh Khan (ici on l'appelle souvent "king Khan", c'est dire...). Attention très peu de banques acceptent de changer les chèques de voyage, donc soit aller chez Thomas Cook (un peu excentré, partie sud de la ville) soit faire le change dans certains hôtels. J'ai surtout logé dans le quartier "routard" (et central) de Sudder Street, puis 2 nuits plus au nord dans le quartier de Chadni Chowk (vers BBD Bagh). Restos : bonne appréciation pour le Bar BQ et le Blue Sky Cafe Hotel Aafreen Tower : la chambre double avec salle de bains est à 600 Rp minimum, l'eau chaude n'est pas toujours dispo, l'accueil à la réception est très froid). Hotel Esplanade Chambers : très belles chambres, accueil agréable Hotel Gypsy Inn : n'as pas reçu l'agrément pour recevoir des clients étrangers Le matin de 6 à 7h, possibilité de participer gratuitement à un cours de yoga pranayama (technique qui se base sur la respiration nasale et abdominale) ou de yoga du rire, dans un parc (Rabindra Sarovar, près de la station de métro du même nom) face a un petit lac. Pas besoin de mettre mon réveil pour me réveiller à 5 heures, c'était le haut-parleur de la mosquée du quartier qui s'en chargeait (eh oui ici le tapage nocturne est une notion qui n'existe pas, surtout quand il s'agit de religion...). Les quelques jours passés à visiter Calcutta ont donc été fort agréables, en dépit de l'agitation parfois fatigante de cette ville, qui n'est pas aussi misérable qu'on le dit souvent. Dans cette ville, les 2/3 des jeunes occidentaux sont là pour bosser quelques mois dans l'humanitaire ou le social (notamment dans l'institution de Mère Theresa, plus rarement dans les bidonvilles). Pour les achats, le Central Cottage Industries Emporium vend du thé Darjeeling (et aussi du thé de l'Assam) dans de très jolis sachets de tissu, idéal pour des cadeaux. Excellent site web pour découvrir la ville et connaître l'agenda culturel : http://www.ilovekolkata.in (à préférer à la revue Cal Calling, citée dans certains guides, qui donne peu d'infos et qui n'est pas facile à se procurer)
J'ai passé deux semaines dans l'Etat de l'Orissa, peu touristique mais qui gagne a être connu : temples magnifiques, jolies plages, bananiers et cocotiers en veux-tu en voilà, rizières, villages de pêcheurs où le mode de vie n'a guère changé depuis des siècles, festival de danses folkloriques locales de haut niveau (Konarak), artisanat très riche (le village d'artistes de Raghurarpur), massages ayurvédiques (essentiellement à Puri, 300 à 400 Rp pour 1h), cours de yoga en plein air, pour les repas poisson frais et gambas sans oublier de délicieuses pâtisseries, dégustation de noix de coco à tous les coins de rue... Ici ont est officiellement encore en Inde du nord, mais on se croirait vraiment en Inde du sud !... Voici les principaux endroits où je suis allé en Orissa : Bhubaneswar (c'est la capitale) Superbes temples dans la vieille ville (se visite en 1/2 journée). Hotel Venus Inn : bonne appréciation, très bon resto et... excellente pâtisserie juste à côté de l'hôtel !... Puri Principale ville touristique (surtout des touristes indiens), connue aussi pour son activité religieuse (pèlerinages). Le Z Hotel a tendance à trop profiter de sa notoriété, les prix sont chers (150 Rp en dortoir sans salle de bains, 250 Rp pour une single sans salle de bains, 600 pour une double sans salle de bains, 700 pour une double avec salle de bains), on paie le joli cadre, on paie la salle à manger conviviale et la salle TV/DVD. Réception peu aimable. En restant dans la même rue (Hotel Arya Palace - CT Roard - tel (06752) 232688 ou 232689) on peut trouver une belle chambre double avec salle de bains et balcon pour 250 Rp !... Hotel Tanuja : bien, mais réception peu aimable, chambres doubles à partir de 250 Rp avec salle de bains. Garden restaurant : peu fréquenté, des routards m'ont dit qu'ils ont été malades 3 fois en allant dans ce resto. Peace Restaurant : super resto, tous les routards y vont, poisson frais, accueil très sympa, rencontres faciles Honey Bee Bakery & pizzeria : resto climatisé (rare à Puri), idéal quand il fait bien chaud, bons gateaux Dans la partie sud de la ville (quartier de Marina Parade, près de la mer), entre 6 h et 7h30 du matin, possibilité d'assister à des crémations de la tradition hindoue (bûchers funéraires), y aller à vélo ou en rickshaw depuis le quartier des hôtels de routards. Ne pas hésiter à louer un vélo ou une moto dans le quartier des hôtels de routards, cela permet de découvrir Puri et ses environs d'une manière très agréable. Konarak Petit village touristique. Très beau Sun Temple, magnifiques festivals de danses traditionnelles 2 fois par an. Hotel Yatri Nivas : très bien Pour louer un vélo, pas de magasin de location mais en s'adressant aux différents hôtels du village, il y aura toujours un employé qui finira par vous louer son vélo perso contre 30 Rp pour une journée, voici une jolie ballade : suivre la route principale jusqu'à la mer, déguster une noix de coco et pédaler jusqu'au village de pêcheurs juste à côté. Chandipur on Sea (petit village situé vers Balassore, à mi-chemin entre Bhubaneshwar et Calcutta) Tout en remontant vers Calcutta (à 40 mn de la gare ferroviaire de Balassore, soit en bus 10 Rp (arrêt de bus Station Square, à 400 m de la gare, prendre le bus à 6h40 le matin) soit en rickshaw 250 Rp), j'ai terminé mon séjour en Orissa dans un coin absolument charmant et peu connu : Chandipur, un petit village de paysans et de pêcheurs au bord de la mer, avec une plage en pente douce ou on a pied pendant 5 km !... Couchers de soleil sublimes... Hotel Panthanivas Tourist Bungalow - Tel : (06782) 270051 - dortoir : 150 Rp, ou chambres à partir de 650 la double non AC - accueil chaleureux, très bon resto, hôtel gouvernemental bien tenu, face à la mer, très calme http://www.webshots.com/search?query=Chandipur+Photos A Chandipur il y a à la fois la tranquillité de la campagne et la beauté de la mer, j'étais le seul occidental du coin alors j'étais l'attraction du village, je devais décliner mon CV une dizaine de fois par jour pour satisfaire la curiosité des habitants vraiment très accueillants. Pour le retour à Balasore (pour prendre le train qui relie Puri, Bubaneswar et Calcutta) : bus le matin à 7h10 ou 8h10 à 200 m de l'hôtel (10 Rp) Si vous disposez d'une semaine de plus, faites un saut au Sikkim et à Darjeeling, moi je n'ai pas eu le temps car je n'avais "que" 3 semaines devant moi...😉
Durant ce séjour il faisait entre 32 et 36 degrés (chaleur humide) et il n'y a eu que du grand soleil... L'Inde, ce pays plein de contrastes, de surprises et de poésie est un enchantement pour l'amateur photos que je suis. Ma plus grande émotion de ce voyage : l'occasion m'a été donnée de visiter un orphelinat, la chaleur de l'accueil fait par ces enfants orphelins à la fois souriants et tristes était extrêmement touchante, impossible d'y rester insensible... Pour l'instant, ce séjour à Calcutta et en Orissa reste mon plus beau voyage (en particulier au niveau des émotions), toutes destinations confondues.
Mes prochaines destinations de routard : - un trek au Népal (prévu pour octobre-novembre 2009, durée du séjour 3 semaines dont environ 2 semaines de trek de niveau pas trop dur), j'aimerais m'inclure dans un groupe une fois sur place (c'est possible ?) avec un bon guide-sherpa local - un séjour en Inde du sud (prévu pour décembre 2009-janvier 2010, durée 3 semaines : Tamil Nadu + Kerala).😎 Petite angoisse : je n'ai encore rien préparé pour ces 2 voyages (ni visa, ni billet d'avion, ni itinéraire, ni sherpa...)🤪 mais je compte sur vous pour m'envoyer vos conseils et tuyaux !...😉 (en MP)
Voici quelques impressions de voyage sur mon deuxième séjour en Inde (après le Rajasthan). Je suis allé - seul et en routard - à Calcutta et en Orissa du 13 février au 7 mars 2009.
J'ai d'abord passé une semaine à Calcutta (le nom officiel anglais était Calcutta jusqu'en 2001 où il a été changé en Kolkata), qui est une ville plutôt sympa et jolie à visiter (il faut juste faire abstraction du bruit incessant des klaxons et de la forte pollution). Vivre à Paris constitue donc une bonne préparation pour "affronter" cette ville et sa foule, mais dès qu'on s'éloigne un peu des grandes avenues, dès qu'on sort des sentiers battus, alors il y a beaucoup de bonnes surprises qui s'offrent au voyageur. Mon conseil numéro 1 pour profiter agréablement de Calcutta sans devenir sourd et/ou mourir asphyxié est donc de passer le moins de temps possible dans les grandes avenues ou boulevards : donc ne pas hésiter à s'engager dans les petites rues même si on se perd un peu, en plus c'est super sympa et on peut facilement discuter avec des habitants ; et ne pas hésiter à utiliser le métro (très propre, moins bondé que celui de Paris, une rame toutes les 10mn, marche de 7h à 21h45, prix du ticket : 4, 6, 8 Rp selon la distance, billet à acheter le jour même, peu d'attente aux guichets, gros sacs à dos pas acceptés pour raisons de sécurité suite aux attentats de Bombay) ; ne pas hésiter non plus à utiliser les bus (demander où se trouve les arrêts de bus, demander quel bus permet d'aller à tel endroit, les indiens vous renseignent sans problème ; prix du billet : 4 à 6 Rp selon la distance, et selon que c'est un bus public ou un minibus privé). Le soir de mon arrivée, pour me remettre de la fatigue du voyage je suis allé voir un film bollywood en langue hindi, évidemment j'ai rien compris mais il y avait une sacré ambiance dans le ciné d'autant que c'était LA star indienne qui tenait le 1er rôle, Shah Rukh Khan (ici on l'appelle souvent "king Khan", c'est dire...). Attention très peu de banques acceptent de changer les chèques de voyage, donc soit aller chez Thomas Cook (un peu excentré, partie sud de la ville) soit faire le change dans certains hôtels. J'ai surtout logé dans le quartier "routard" (et central) de Sudder Street, puis 2 nuits plus au nord dans le quartier de Chadni Chowk (vers BBD Bagh). Restos : bonne appréciation pour le Bar BQ et le Blue Sky Cafe Hotel Aafreen Tower : la chambre double avec salle de bains est à 600 Rp minimum, l'eau chaude n'est pas toujours dispo, l'accueil à la réception est très froid). Hotel Esplanade Chambers : très belles chambres, accueil agréable Hotel Gypsy Inn : n'as pas reçu l'agrément pour recevoir des clients étrangers Le matin de 6 à 7h, possibilité de participer gratuitement à un cours de yoga pranayama (technique qui se base sur la respiration nasale et abdominale) ou de yoga du rire, dans un parc (Rabindra Sarovar, près de la station de métro du même nom) face a un petit lac. Pas besoin de mettre mon réveil pour me réveiller à 5 heures, c'était le haut-parleur de la mosquée du quartier qui s'en chargeait (eh oui ici le tapage nocturne est une notion qui n'existe pas, surtout quand il s'agit de religion...). Les quelques jours passés à visiter Calcutta ont donc été fort agréables, en dépit de l'agitation parfois fatigante de cette ville, qui n'est pas aussi misérable qu'on le dit souvent. Dans cette ville, les 2/3 des jeunes occidentaux sont là pour bosser quelques mois dans l'humanitaire ou le social (notamment dans l'institution de Mère Theresa, plus rarement dans les bidonvilles). Pour les achats, le Central Cottage Industries Emporium vend du thé Darjeeling (et aussi du thé de l'Assam) dans de très jolis sachets de tissu, idéal pour des cadeaux. Excellent site web pour découvrir la ville et connaître l'agenda culturel : http://www.ilovekolkata.in (à préférer à la revue Cal Calling, citée dans certains guides, qui donne peu d'infos et qui n'est pas facile à se procurer)
J'ai passé deux semaines dans l'Etat de l'Orissa, peu touristique mais qui gagne a être connu : temples magnifiques, jolies plages, bananiers et cocotiers en veux-tu en voilà, rizières, villages de pêcheurs où le mode de vie n'a guère changé depuis des siècles, festival de danses folkloriques locales de haut niveau (Konarak), artisanat très riche (le village d'artistes de Raghurarpur), massages ayurvédiques (essentiellement à Puri, 300 à 400 Rp pour 1h), cours de yoga en plein air, pour les repas poisson frais et gambas sans oublier de délicieuses pâtisseries, dégustation de noix de coco à tous les coins de rue... Ici ont est officiellement encore en Inde du nord, mais on se croirait vraiment en Inde du sud !... Voici les principaux endroits où je suis allé en Orissa : Bhubaneswar (c'est la capitale) Superbes temples dans la vieille ville (se visite en 1/2 journée). Hotel Venus Inn : bonne appréciation, très bon resto et... excellente pâtisserie juste à côté de l'hôtel !... Puri Principale ville touristique (surtout des touristes indiens), connue aussi pour son activité religieuse (pèlerinages). Le Z Hotel a tendance à trop profiter de sa notoriété, les prix sont chers (150 Rp en dortoir sans salle de bains, 250 Rp pour une single sans salle de bains, 600 pour une double sans salle de bains, 700 pour une double avec salle de bains), on paie le joli cadre, on paie la salle à manger conviviale et la salle TV/DVD. Réception peu aimable. En restant dans la même rue (Hotel Arya Palace - CT Roard - tel (06752) 232688 ou 232689) on peut trouver une belle chambre double avec salle de bains et balcon pour 250 Rp !... Hotel Tanuja : bien, mais réception peu aimable, chambres doubles à partir de 250 Rp avec salle de bains. Garden restaurant : peu fréquenté, des routards m'ont dit qu'ils ont été malades 3 fois en allant dans ce resto. Peace Restaurant : super resto, tous les routards y vont, poisson frais, accueil très sympa, rencontres faciles Honey Bee Bakery & pizzeria : resto climatisé (rare à Puri), idéal quand il fait bien chaud, bons gateaux Dans la partie sud de la ville (quartier de Marina Parade, près de la mer), entre 6 h et 7h30 du matin, possibilité d'assister à des crémations de la tradition hindoue (bûchers funéraires), y aller à vélo ou en rickshaw depuis le quartier des hôtels de routards. Ne pas hésiter à louer un vélo ou une moto dans le quartier des hôtels de routards, cela permet de découvrir Puri et ses environs d'une manière très agréable. Konarak Petit village touristique. Très beau Sun Temple, magnifiques festivals de danses traditionnelles 2 fois par an. Hotel Yatri Nivas : très bien Pour louer un vélo, pas de magasin de location mais en s'adressant aux différents hôtels du village, il y aura toujours un employé qui finira par vous louer son vélo perso contre 30 Rp pour une journée, voici une jolie ballade : suivre la route principale jusqu'à la mer, déguster une noix de coco et pédaler jusqu'au village de pêcheurs juste à côté. Chandipur on Sea (petit village situé vers Balassore, à mi-chemin entre Bhubaneshwar et Calcutta) Tout en remontant vers Calcutta (à 40 mn de la gare ferroviaire de Balassore, soit en bus 10 Rp (arrêt de bus Station Square, à 400 m de la gare, prendre le bus à 6h40 le matin) soit en rickshaw 250 Rp), j'ai terminé mon séjour en Orissa dans un coin absolument charmant et peu connu : Chandipur, un petit village de paysans et de pêcheurs au bord de la mer, avec une plage en pente douce ou on a pied pendant 5 km !... Couchers de soleil sublimes... Hotel Panthanivas Tourist Bungalow - Tel : (06782) 270051 - dortoir : 150 Rp, ou chambres à partir de 650 la double non AC - accueil chaleureux, très bon resto, hôtel gouvernemental bien tenu, face à la mer, très calme http://www.webshots.com/search?query=Chandipur+Photos A Chandipur il y a à la fois la tranquillité de la campagne et la beauté de la mer, j'étais le seul occidental du coin alors j'étais l'attraction du village, je devais décliner mon CV une dizaine de fois par jour pour satisfaire la curiosité des habitants vraiment très accueillants. Pour le retour à Balasore (pour prendre le train qui relie Puri, Bubaneswar et Calcutta) : bus le matin à 7h10 ou 8h10 à 200 m de l'hôtel (10 Rp) Si vous disposez d'une semaine de plus, faites un saut au Sikkim et à Darjeeling, moi je n'ai pas eu le temps car je n'avais "que" 3 semaines devant moi...😉
Durant ce séjour il faisait entre 32 et 36 degrés (chaleur humide) et il n'y a eu que du grand soleil... L'Inde, ce pays plein de contrastes, de surprises et de poésie est un enchantement pour l'amateur photos que je suis. Ma plus grande émotion de ce voyage : l'occasion m'a été donnée de visiter un orphelinat, la chaleur de l'accueil fait par ces enfants orphelins à la fois souriants et tristes était extrêmement touchante, impossible d'y rester insensible... Pour l'instant, ce séjour à Calcutta et en Orissa reste mon plus beau voyage (en particulier au niveau des émotions), toutes destinations confondues.
Mes prochaines destinations de routard : - un trek au Népal (prévu pour octobre-novembre 2009, durée du séjour 3 semaines dont environ 2 semaines de trek de niveau pas trop dur), j'aimerais m'inclure dans un groupe une fois sur place (c'est possible ?) avec un bon guide-sherpa local - un séjour en Inde du sud (prévu pour décembre 2009-janvier 2010, durée 3 semaines : Tamil Nadu + Kerala).😎 Petite angoisse : je n'ai encore rien préparé pour ces 2 voyages (ni visa, ni billet d'avion, ni itinéraire, ni sherpa...)🤪 mais je compte sur vous pour m'envoyer vos conseils et tuyaux !...😉 (en MP)
Arnaque à Essaouira (Maroc) English translation pending
Arrivés de Marrakech en voiture de location, nous sommes parvenus à l'entrée de la ville où des hommes munis d'un gilet rouge nous ont obligé (moyennant finance) à nous garer le long des trottoirs de l'entrée principale d'Essaouira.
En nous garant, ils nous ont demandé de ne pas tirer le frein à main afin qu'ils puissent réguler le stationnement en poussant les voitures.
De retour au matin, nous avons constaté une longue erraflure le long de la portière passager.
Bien sur cela n'était pas leur faute alors qu'il y avait un gros poteau en béton à côté...
Et de palabrer une heure en les menacant d'aller à la Police. Du coup, ils nous ont proposé un coup fumeux d'aller dans un garage (pourri) pour réparer la portière. En voyant le garage on a refusé. Nous sommes allés voir la Police qui nous a baladé de bureau en bureau en nous montrant qu'ils se foutaient du problème.
En fait ces pseudos gardiens de parking sont illégaux (donc non assurés) et la Police ferme les yeux.. Bakchich..
Voilà donc méfiez vous.
À la découverte de l'Asie: quinze jours en Thaïlande du 5 au 20 juillet 2009 English translation pending
Le carnet de voyage est devenu un rituel : il permet de regrouper toutes les notes prises sur le vif et de peut aider d'autres voyageurs dans la préparation de leur voyage.
Alors, voici celui de cette année. J'en profite d'ailleurs pour remercier celles et ceux qui m'ont aidé en répondant patiemment à toutes mes questions !!!
15 jours en Thaïlande, du 5 au 20 juillet, de Bangkok à Chiang Mai puis à Koh Samui. Le seul impératif : être à Chiang Mai le 11 juillet pour passer la journée avec les éléphants de Elephant Nature Park et prendre nos 2 vols successifs pour Surat Thani le 13.
Jour 0 : départ le 4 juillet 2009
Notre vol avec la compagnie Qatar Airways, réservé sur internet depuis janvier, part à 11h25 de Roissy. Nous arriverons à Bangkok à 7h45 le lendemain après une escale de moins de 2 heures à Doha.
Avant cela, il nous faut prendre le RER B. Mais ce jour là, il n'y en a pas, ou plus, le traffic est arrêté, un chauffeur s'est fait aggressé apprenons nous à la Gare du Nord après que l'on nous ai dit à Denfert Rochereau que le traffic était maintenu à partir de la Gare du nord.
Restons zen, ce sont les vacances, nous avions pris un peu de marge, nous avons le temps de nous retourner. Nous prenons donc un taxi et 40 euros et 20 minutes plus tard (remake de "taxi" oblige; ... même pas peur) le chauffeur nous dépose au terminal 1 de l'aéroport.
Enregistrement (et on nous donne la carte d'embarquement pour le vol Doha Bkk), contrôle de sécurité, le moment d'embarquer arrive déjà. Je tends ma carte d'embarquement à l'hotesse qui la passe dans la machine; elle vire au rouge (la machine, pas l'hôtesse); gloups, quel est le problème ? Ben, il n'y en a pas, puisque nous apprenons que nous sommes surclassées (mais nous ne connaîtrons jamais la raison). Le vol Paris Doha se fait donc en business class, c'est ... la classe. Le voyage passe vite : on déjeune au champagne, on tripotte la télé, on fait mumuse avec le siège pendant une heure; cela nous console des 40 euros perdus dans le taxi.
Nous arrivons avec un peu de retard à Doha et le temps de prendre le bus, passer le contrôler de sécurité, nous ré-embarquons dans l'avion pour Bangkok. Le programme est différent, dernière place dans l'avion, près des toilettes, le siège s'incline à peine, misère ...! Quelle nuit ...
Jour 1 : 5 juillet 2009 - Bangkok
Nous attérissons sans encombre à Bangkok (et c'est quand même le principal). Contrôle des passeports, récupération des sacs à dos (le tout en moins de 15 minutes), nous prenons ensuite le bus A2 ... la journée peut commencer.
Nous sommes encore dans le bus que nous repérons la Soi Rambutri où nous avons réservé nos 2 premières nuits à Lamphu House, adresse repérée sur ce forum (http://www.lamphuhouse.com/default.htm, chambre double avec ventilo réservée par internet à 500 baths, 480 B sur place). La chambre est disponible (alors qu'il est à peine 10 heures), ce qui nous permet de prendre une douche et de nous reposer une petite heure avant d'aller explorer la ville.
En sortant de la Guest House, nous déjeunons dans la rue en composant notre assiette à un boui-boui roulant (... même pas malade). Ensuite, impossible de trouver le chemin des temples à visiter ... nous ne trouvons pas les rues sur la carte approximative ... cela commence mal ... . Nous tournons pendant une heure et voyons la lumière au fond du tunnel quand nous nous trouvons face au débarcadère (l'idée, c'était quand même d'aller à PIEDS jusqu'au Grand Palais).
Le bâteau bus est rapide et fantastique, une première viste en soi.
Nous arrivons à proximité de notre première visite : le Grand Palais et le Wat Phra Kaew. Le site est exotique (nous ne sommes jamais allées en Asie), pittoresque et fastueux. Nous nous promenons parmi les temples et les boudhas, les yeux grands ouverts, les photos crépittent.


Nous enchaînons avec la visite du musée de la monaie royale, et nous profitons de la climatisation ... Direction ensuite le Wat Pho et son merveilleux boudha couché.


Après cette découverte, petit tour dans les autres temples du Wat Pho, véritable labyrinthe. Vers 16 heures, nous essuyons notre première pluie de mousson : il pleut à torrent mais nous sommes abritées sous l'auvent d'une boutique de souvenirs. La pluie se calme (mais ne cessera pas) et au bout d'une bonne heure d'attente, nous renonçons à rester au sec. Nous filons donc vers le fleuve pour reprendre un bâteau qui nous amènera vers Kao San Road. Petit tour du quartier, Pad Thai dans la Soi Rambutri (nous en mangerons de meilleurs ailleurs) et dodo pas tard, la journée était épuisante.
Jour 2 : lundi 6 juillet 2009 - Bangkok
Réveil à ... 10h30 ! Le programme prévu ne pourra pas être fait en totalité; il va falloir faire des coupes. Nous commençons par un café au lait et un expresso sur la terrasse de la Guest House. Direction l'embarcadère, puis la gare Hualamphong en trottinant dans le quartier des ferailleurs. Après le repérage des horaires du luxueux train de 3ème classe pour Ayutthaya, nous déjeunons dans un restau/chaîne juste en face de la gare : Hong Kong Noodles. Grande assiette, petite portion délicieuse. Après midi : petite promenade dans Chinatown, parmi les magasins de babioles et les étals de fruits. Nous entrons dans le temple du dragon lotus. Les fidèles font bruler de l'encens par bouquet, fumée incroyable et parfum capiteux. Nous nous dirigeons ensuite, sous la pluie, vers le quartier moderne et son fameux MBK mais nous arrêtons en chemin à la maison de Jim Thompson (entrée 100 b/personne) : époustouflante. Les pièces de la maison sont en boiserie, luxueusement décorées. Le jardin est magnifique, exotique. Une bien belle découverte, que l'on aurait encore plus appréciée s'il n'avait plus plu autant.

A la sortie, c'est encore et toujours le déluge. Nous faisons donc une pause au très chic bar restaurant de la maison. Nous n'allons pas passer la nuit et malgré le pluie, nous partons. Nous faisons halte au MBK, centre commercial high teck, routard, bling bling. Sans intérêt.
Il y a des taxis de princesse partout ici ... si ma nièce (4 ans) voyait ça !!!
Nous marchons ensuite sous la pluie, dans le noir (la nuit tombe vraiment très tôt) en direction de la Chao Praya pour prendre un bâteau bus et remonter le fleuve. Plusieurs kms plus tard, il est passé 19 heures et le traffic sur la Chao praya s'est arrêté ! Les zézettes en vacances prennent donc un tuk tuk pour KSR. Nous rentrons à la GH nous sécher un peu puis ressortons diner dans un restau de rue, pas cher et très bon. Demain, de nouvelles aventures nous attendent ...
Jour 3 : mardi 7 juillet 2009 - Ayutthaya
Notre train pour Ayutthaya part à 9h25. Nous quittons la GH et marchons jusqu'à l'embarcadère puis prenons le bâteau drapeau orange suivi d'un tuk tuk jusqu'à la gare. Nous achetons nos billets de train 3ème classe pour 15 b/personne, testons les toilettes de la gare (Beyrouth !) et montons à boord du train. Les wagons sont bondés mais nous parvenons malgré tout à trouver 2 places face à face. Le train part à l'heure, se remplit encore au fur et à mesure des arrêts. Des vendeurs de boissons, plats préparés, etc. défilent tout le long du trajet, se faufilent parmi les personnes debout et serrées les unes contre les autres. Les ventilateurs fonctionnent à fond, il fait chaud.

Nous arrivons enfin sans trop de retard, et parvenons à sortir de ce train bondé. Nous prenons le bac pour traverser le fleuve et nous partons à la recherche de la Baan Lotus, Guest House repérée sur le forum (400 baths, grande chambre double avec ventilo). L'endroit est sublime, au milieu d'un superbe jardin, au calme, bien loin de l'agitation de la ville.

Nous déposons nos sacs à dos et ressortons déjeuner. La fatigue du voyage se fait enfin sentir et nous renonçons à louer des vélos pour explorer le parc historique et la totalité des temples. Nous nous contentons d'un petit tour, à pieds, et sélectionnons le Wat Mahathat pour notre visite (50 b l'entrée). Le temple est sublime avec sa tête du Bouddha sertie de racines, son bouddha assis. Le parc est également très agréable, avec ses étendus d'eau et ses petits ponts. Mais la chaleur et la fatigue nous tombent dessus et nous n'en profitons pas vraiment.



En fin d'après midi, nous quittons le parc et préparons notre étape du lendemain : ne sachant pas si une réservation de train est nécessaire ou pas, nous retournons à la gare nous renseigner. Nous réservons deux billets de train pour Phitsanulok (425 b le billet de train 2ème classe, avec ventilo) : départ à 9h43 et arrivée à 13h09. Ensuite, petit tour dans la ville, dîner dans un restau de rue, retour à la GH et dodo bien mérité.
Jour 4 : mercredi 8 juillet 2009 - En route pour Sukhothai
Nous nous réveillons tôt pour ne pas rater le train qui part à 9h48, prenons un petit dej copieux à la guest house, bouclons les sacs puis filons à pieds pour traverser le fleuve à l'aide du bac. Nous arrivons largement à l'avance, le train lui n'a qu'une quinzaine de minutes de retard. Le trajet jusqu'à Phitsanulok passera assez vite, les sièges sont confortables. A 11 heure, une hotesse sexy en diable dans son petit uniforme nous remet un repas. Nous ne nous y attendions pas et c'est une bonne surprise, mais le plat n'est pas terrible et nous ne touchons qu'au riz. Le train passe par Lopturi et je repère par la fenêtre les temples et des singes un peu partout. Je me tords le cou pour essayer, en vain, d'en appercevoir plus. Nous arrivons vers 11h30, sortons de la gare et allons déguster une soupe dans un marché couvert situé à proximité. De retour à la gare, nous demandons à tuk tuk de nous conduire à la gare routière. C'est chose faite en deux temps trois mouvements. A peine arrêté devant le bus qui part vers Sukhothai, le chauffeur du tuk tuk prend mon sac à dos et le jette à l'arrière du bus qui démarre aussitôt après. Quelle efficacité !! Le bus est bondé, nous nous séparons, et je me retrouve devant à droite, sur une banquette pour 3, une fesse dans le vide. Le bus ne cesse de s'arrêter et les gens de monter, c'est folklorique ! Nous arrivons enfin à Sukhothai et récupérons les horaires de bus pour Chiang Mai avant de prendre un tuk tuk/taxi pour aller à la Sabadee Guest House (adresse repérée sur un carnet de voyage dans ce forum) où nous avions réservé par mail un bungalow avec ventilo pour 250 bath. A notre arrivée, l'accueil est charmant, le personnel est à nos petits soins. L'endroit est sublime, les bungalows au milieu d'une végétation luxuriante. Notre bungalow with fan ne nous inspire guère, il est minuscule et c'est une étuve. Nous le troquons pour un bungalow with A/C, plus grand, pour 400 baths la nuit... quel luxe ! La fin d'après midi se passe tranquillement, nous sirotons un jus de fruit bien frais en écrivant des cartes postales. Le repas pris à la GH est bon mais nous trouvons les portions un peu petite ! Nous apprendrons plus tard que la GH est recommandée par le routard, ce qui explique le nombre important de français qui séjounent ici. Mais l'ambiance est sympa (nous avons droit à une dégustation des apéritifs/digestifs maison du patron (remake des bronzés font du ski ...)) et l'endroit est vraiment agréable; c'est une bonne adresse.
Jour 5 : jeudi 9 juillet 2009 - Sukhothai
J'ai mal dormi à cause de la clim; je me rends compte que le réglage est fantaisiste et c'est quand j'affiche 29°C que je peux enfin fermer l'oeil. Après un bon petit dej à la guest house (sublime muesli au yaourt, un régal), nous allons prendre le bus sur la route principale pour Old Sukhothai. Arrivées au parc historique, nous nous acquittons du droit d'entrée de 100 B par personne + 10 B pour l'entrée d'un vélo, et c'est munies d'un plan que nous commençons la visite des lieux. Tout d'abord, le Mahathat, grandiose, avec ses bouddhas assis, ses deux bouddhas debout. Une merveille !






Nous enchaînons les visites, parcourir le parc en vélo est très agréable, on ne s'en lasse pas. Il fait très chaud et c'est un peu nuageux, ce qui est dommage pour les photos !

Plus tard, nous ressortons du parc et nous nous arrêtons entre le parc et la ville sur un parking ou plusieurs Thaï vendent de la nourriture. Nous nous attablons sur une table briquebalante et nous commandons soupe et omelette. C'est un régal et les "patrons" supers gentils. Rassasiées, nous réenfourchons notre bolide et allons au Wat Sorasak admirer les éléphants qui soutiennent le chedi.

Il est temps de partir et de rendre les vélos. Le bus que nous prenons pour rejoindre New Sukhothai est pleins de touristes mais il reste un peu de place et des collégiennes en uniforme montent et s'installent sur la banquette centrale. Nous sommes en Thaïlande, alors quand il n'y a plus de place dans les bus, il y en a encore ! Les collégiens restent à l'extérieur sur la plateforme et s'accrochent aux barreaux. Bonne partie de rigolade avec les collégiennes qui sont ravies d'être prises en photo. Lorsqu'elles descendent, les garcons préfèrent rester à l'extérieur.


Arrivées à New Sukhothai nous nous baladons un peu puis entrons dans un cybercafé pour faire un peu d'internet. Le cyber est bondé de jeunes Thaï qui jouent en ligne à des jeux vidéo mais nous trouvons une petite place. De retour à la GH, nous finissons l'écriture de nos cartes postales pour être tranquille jusqu'à la fin du séjour puis nous nous reposons un peu avant de retourner en ville, à pieds, pour dîner dans un stand du marché de nuit. Pour 170 baths, nous mangeons un merveilleux Pad thai aux crevettes accompagné d'un shake à l'ananas. Ce sera notre meilleur repas dans un restau de rue, divin. Nous faisons un dernier tour dans cette ville avant de rentrer réunir nos affaires et préparer les sacs à dos puisque demain, nous prenons le bus de 10h10 pour Chiang Mai.
Jour 6 : Vendredi 10 juillet 2009 - En route pour Chiang Mai
- Petit dej copieux : le déjeuner ayant de fortes chances de sauter vu les 6 heures de bus qui nous attendent. - Transport VIP dans la bétaillère de la GH pour aller au terminal de bus : quand je dis bétaillère, c'est bétaillère. - Embarquement immédiat : nous étions en avance pour le bus de 10h10, le bus de 9h15 ayant un peu de retard, nous quittons Sukhothai sur les coups de 9h30. Il ne reste plus que les places du fond, sur les amortisseurs antiques, mais il a la clim, on ne peut pas gagner à tous les coups. - 5h30 plus tard et un mini arrêt-pipi éclair, nous arrivons (enfin) à Chiang Mai : au revoir le couple de français bourlingueurs qui alternent Asie et Amérique du sud une année sur 2, notre chevelu sympa qui est allé au Sri Lanka et la chouette famille de Hollandais !
On négocie comme au bled la course en tuk tuk, tuktuk qui quadrille le quartier pendant trois plombes car il ne connait pas Kim House . Nous avions sélectionné cette adresse dans le routard du couple de français rencontré dans le bus (et c'est comme cela que nous nous sommes rendues compte que Sabadee GH était recommandée par le routard, ... voilà, vous savez tout), pour sa simple qualité de GH qui ne cherche pas à refourguer un trek ou une excursion (dixit le routard). Nous prenons une chambre avec clim pour 400 baths la nuit. Avec le recul, nous aurions peut-être pu nous contenter d'une chambre avec ventilo, les nuits ne semblant pas étouffantes ici.
Avant de partir explorer la ville, j'appelle Elephant Nature Park pour leur donner le nom de notre GH pour qu'ils puissent venir nous chercher demain. Avec mon téléphone portable et sa carte Sim orange, ouille ouille ouille, bonjour la note au retour ! Qu'importe, c'est la journée qui a motivé notre parcours jusqu'à Chiang Mai et je l'attends avec impatience.
Plus tard, nous trottinons dans le centre ville : c'est touristique, avec des marchands du temple partout, des bureaux de change tous les 300 mètres, ... et même des Starbucks ! Au secours ! Nous sommes horiblement déçues par cette ville et terriblement contente d'en partir 2 jours plus tard.
Diner au food market, concentration de touristes au m² impressionnante (et nous en faisons parti) mais les plats que nous avons chosis sont bons, ce qui est le principal.
Vers 21h30, nous nous essayons à notre premier massage de pieds, pendant une heure. Fabuleux ! Avec de l'huile de camphre et un accueil charmant, fruits et eau proposés !
La journée se termine divinement. Demain : les éléphants.
Jour 7 : Samedi 11 juillet 2009 - Eléphants et castagne
A 8h30, le petit fourgon d'Eléphant Nature Park passe nous prendre à la Guest House. Je l'attendais cette journée, depuis des mois ! J'avais hésité, tergiversé, et m'étais dégonflée : d'une semaine d'éconvolontariat, j'étais passée à deux jours sur place pour finir par ne réserver qu'une seule journée. J'avais surfé sur le net pas mal de temps pour trouver un endroit où approcher les éléphants de près, mais sans cautionner les parcs où il y a des démonstrations d'éléphants qui jouent au foot, qui peignent, etc... aucune envie de participer à ce genre de choses, s'extasier devant un éléphant qui peint, s'éclater devant un autre qui joue au foot. Impossible ! Alors j'ai jeté mon dévolu sur l'Elephant Nature Park (http://www.elephantnaturepark.org/) créé dans les années 90 par une femme, Lek, avec pour objectif de récupérer les éléphants maltraités (et il y en a un paquet), malades, etc et de leur offrir un sanctuaire où ils pourront vivre enfin tranquillement, en paix.
Le park est situé à une soixantaine de kms de Chiang Mai et pendant le trajet, Soï, la personne qui va rester avec nous toute la journée nous présente le parc et nous raconte sa création. Elle insiste sur le fait que ici, c'est "no show, no painting, no ride". Cela tombe bien, nous sommes là pour ça. Une heure plus tard, après la traversée de splendides paysages, nous arrivons au parc et voyons nos 1ers éléphants


puis les écovolontaires éplucher les mais, couper les courge pour le repas des éléphants... une montagne de nourriture.
Nous prenons place à l'étage d'une des batisses et autour d'un bon café, on nous explique le programme de la journée, qui a l'air alléchant ... j'ai hâte de rencontrer les éléphants ! Alors, tout d'abord et en attendant l'heure du repas des éléphants, nous allons voir la baby girl qui est née il y a à peine 3 mois. Elle est trop trop trognonne, dans les pattes de sa maman. Mais ensuite, elle s'encanaille et nous fait son show et plomge dans la bassine. Nous pourrons l'approcher de près, lui "gratouiller" la trompe et les flancs. Super moment !!



L'heure du lunch a sonné et nous sommes réunis avec les éléphants autour d'une plateforme pour les nourrir. Deux ou trois personnes max se placent devant un éléphant pour le nourrir.

Notre éléphante s'appelle Lily et englouti maïs, courges, pastèques. Nous lui déposons les morceaux de fruits et légumes sous sa trompe et elle l'enroule et les portes à sa bouche. C'est magique, nous sommes vraiment proches des éléphants et pouvons les toucher autant que nous le souhaitons. Après le repas, l'heure du bain a sonné : les éléphants sont dirigés par leur mahout vers la rivière (en utilisant un simple baton au lieu du pic à glace, ici c'est un sanctuaire pas un lieu de torture).

Et là, nous plongeons avec les éléphants dans la rivière, on nous donne des sceaux pour les asperger, des brosses pour les récurer. Les éléphants adorent. Nous aussi.
Des dizaines de photos et de vidéos plus tard, les éléphants repartent et nous nous partons déjeuner. Un buffet est prévu, avec pleins de plats végétariens. C'est délicieux et on se régale en attendant la suite de la journée.
Après le repas, notre groupe est mélangé avec un autre et nous sommes rassemblés sur une plateforme pour discuter avec trois personnes qui travaillent à temps plein au parc. On nous parle de la création du parc, des relations houleuses avec le gouvernement, avec les villageois. Juste après le repas, sur la digestion, le tout en anglais, ce n'est pas évident. Les anglophones se régalent et posent pleins de questions, les francophones (nous et un autre couple) perdent un peu pied. Le tout dure une trentaine de minutes, puis nous prenons la place d'autres groupes dans la salle "cinéma". Nous visionnons un reportage sur la condition des éléphants en Thaïlande, sur les tortures qu'ils peuvent subir. C'est insoutenable.
Heureusement, quand nous sortons de là vers 15h, le programme est plus réjouissant : c'est l'heure du goûter des éléphants. Nous retournons sur l'esplanade devant laquelle les éléphants se rangent côte à côte et seul ou à deux, nous donnns un panier rempli de fruits (grappe de petites bananes, pastèques, etc.) à un éléphant. Nous passons tous un super moment, une expérience unique !
Après le goûter et en attendant de retourner se baigner avec les éléphants nous allons voir la baby girl. Après s'être bien agitée le matin, elle dort tranquillement, c'est trognon !

Chaque personne peut entrer tour à tour dans son "enclos" et l'éventer, etc. mais comme il y a un peu d'attente, Soï nous propose d'aller voir le baby boy. Celui-ci reste au début dans les pates de sa maman, puis s'encanaille un peu et vient nous faire coucou de près, ... toujours sous l'oeil attentif de maman.

Nous rejoignons ensuite les éléphants à la rivière, déjà dans l'eau, et nous participons alors aux festivités : comme le matin, nous les arrosons à coup de sceaux d'eau, nous les aspergeons, les brossons. Il fait très chaud et c'est bien agréable de se baigner. Mais les meilleures choses ont aussi une fin et il est l'heure de quitter les éléphants. Nous reprenons place dans le fourgon et nous repartons à Chiang Mai où tout le monde est déposé devant sa Guest House.
Super journée, approcher ces petites bébettes d'aussi près, merveilleux... J'ai essayé de détailler au maximum cette journée car j'ai reçu pas mal de messages privés me demandant des infos, mes impressions, etc. J'aurai pu aussi mettre des dizaines de photos, mais bon, il faut savoir être raisonnable ! L'organisation aussi était vraiment top, tout était parfait ! C'est sûr, ce n'est pas donné (si l'on compare avec d'autres parcs/shows) : 2500 bath par adulte pour la journée, c'est à dire 53, 44 euros prélevés sur ma carte bleu. Mais cela les vaut vraiment, pour participer à la préservation des éléphants de Thaïlande, pour aider le parc qui n'a pas de subvention et qui ne survit qu'avec cela.
De retour à la Guest House, nous prenons une douche et apportons notre linge à la laverie située juste à côté de la GH. C'est bien pratique.
Mais la journée n'est pas finie, et pour nous remettre de nos émotions, direction le Loikroh Boxing Standium (en fait un ring entouré de bars !). Ce soir, ça va saigner ! Nous avons le choix : places VIP à 600 baths ou standard à 400. Nous prenons les moins chères et prenons place au second rang du ring (les places VIP, c'était peut-être sur le ring ?!). Nous sommes parées pour nos premiers combats de Muay Thai boxing (en tant que spectatrices bien sûr). En cinq round ...
petits et grands s'affrontent, c'est croissant en âge et en intensité. Nous passons une bonne soirée, même si nous avons l'impression d'assister à un show pour touriste.

Vers minuit, les combats sont terminés, il est temps de rentrer, la journée a été bien mouvementée.
Jour 8 : Dimanche 12 juillet 2009 - Chiang Mai
Si ce n'est d'aller au Doi Setup dans l'après midi, le programme n'est pas chargé. Du coup, nous nous accordons une grasse matinée. Ballade dans la ville (que nous n'aimons décidément pas), déjeuner dans un restau végé recommandé par le lonely planet. Dans l'après midi, il commence à tomber des cordes, le Doi Setup tombe à l'eau. En fin d'après midi, nous faisons le tour du marché qui s'est installé un peu partout dans le carré. Il y a aussi un podium et des chanteuses, des orchestres un peu partout. Nous ne comprennons pas ce qu'il se passe mais cela nous occupe un peu. Nous nous premenons parmi les différents stands. L'esprit d'aventure nous quitte devant celui des douceurs Thaï !

Parmi la foule, nous tombons sur les Suisses super sympa qui ont passé une semaine à Eléphant Nature Park en écovolontariat (et qui filent se détendre à Bali) et nous apprenons qu'un nouveau baby est né dans la nuit.
Les moines sont nombreux dans cette ville. Celui-ci pique du nez, ce qui amuse pas mal les touristes.

La journée se passe lentement, nous tournons un peu en rond, visitons plusieurs Wat, mais nous avons hâte de partir. Quand je pense que j'ai hésité à rester une journée supplémentaire et donc réserver les vol pour le surlendemain, brrrrrr, rien que d'y penser, on a des frissons ! Ouf, la journée est finie, yéyé les copains, c'est demain qu'on fait la malle (mais nous prenons l'avion).
Jour 9 : Lundi 13 juillet 2009 - Journée aéroportuaire
Au programme de cette journée : Vol Air Asia Chiang Mai / Bangkok : départ à 8h25 arrivée à 9h35 (32, 80 euros / personne, vol réservé en juin) Vol Air Asia Bangkok / Surat Thani : départ à 11h45 arrivée à 12h55 (24, 40 euros / personne, vol réservé en juin) Suivis de la liaison Surat Thani Koh Samui en bus et ferry.
Par rapport à un autre moyen de transport, l'idée, c'était quand même de gagner du temps !
Aucun soucis pour le premier vol, parti et arrivé pile poil à l'heure. Là où ça s'est gaté, c'est avec le second. D'abord, notre vol de 11h45 a été ... annulé. Nous avons été transférées sur celui de 14h05, qui a été retardé une première fois à 14h45, une deuxième à 15h30 pour finalement partir sur les coups de 16 heures ! Nous avons donc passé la majeure partie de la journée dans l'aéroport ! Merci Air Asia !
A 17h15, après pas mal de secousses, l'avion attérit enfin à Surat Thani. Petit aéroport, on sort directement sur le tarmac, il fait chaud et très humide. Nous récupérons vite fait bien fait les bagages et en sortant, le personnel de la compagnie Seatran nous rabat vers leur bus pour le transfert jusqu'à Donsak suivi de la traversée en ferry jusqu'à Koh Samui (300 bath par personne pour le bus + ferry). L'organisation est super rodée, nous n'en revenons pas de la facilité avec laquelle se font les déplacements ici.
Lorsque nous arrivons vers 20h45, il fait nuit. Les taxi nous sautent dessus mais contrairement à la plupart des autres passagers qui semblent savoir où ils vont dormir cette nuit, nous n'avons pas de réservation. Nous pensions arriver bien plus tôt dans l'après midi et donc d'avoir le temps de faire le "tour" des guest house vers Mae Nam. Nous changeons nos plans et décidons de rester à Nathon pour cette nuit et d'aller à Mae Nam seulement le lendemain matin. Nous passons la nuit à Nathon Residence où pour 550 baths nous avons une grande chambre avec une belle salle de baim. Le tour du bled est vite fait, nous mangeons dans un petit restau où le personnel est très sympa et la bouffe très bonne. Nous dormons bien cette nuit, en révant de bungalow les pieds dans l'eau.
Jour 10 : Mardi 14 juillet 2009 - Koh Samui, de Nathon à Mae Nam
Changement de logement ce matin. Après le bouclage des sacs, le petit dej pris au restau de la veille, nous prenons un "tuktuk" rouge en lui demandant de nous déposer à Mae Nam (50 bath par personne). Nous repérons le Lolita Bungalow, recommandé par le Lonely Planet, avec son accès à la plage. Nous visitons plusieurs bungalow, avec ou sans clim, pour finir par choisir celuis sans clim, à 800 bath. Pas donné, mais nous sommes à 20 mètres de la mer. D'ailleurs, nous enfilons les maillots et plouf, il est à peine 10h30 et nous sommes déjà dans l'eau. Bon, le masque et le tuba que nous arborons fièrement n'est d'aucune utilité ... grosse déception ... la mer est trouble et sous l'eau on ne voit pas à deux mètres. Peut-être est ce dû aux orages des jours derniers, ou peut-être est ce toujours comme cela. Qu'importe, la plage est belle, quasi déserte et la mer est chaude ! C'est déjà beaucoup !

Après l'effort, le réconfort. Nous prenons une douche puis allons au "village" où nous trouvons une gargotte qui ne paye pas de mine mais où nous mangeons finalement très bien. Le reste de l'après midi est "farniente". Nous organisons nos prochaines journées et nous renseignons dans plusieurs agances sur les prix des ferry pour Koh Tao et Train pour Bangkok. Replouf, redouche, puis apéritif dans un transat sur la plage : le cocktail est à 180 bath, et nous sirotons une margarita et une pinacolada. Et nous terminons cette belle journée par un restau, toujours sur la plage.
Jour 11 : Mercredi 15 juillet 2009 - Koh Samui
Après le petit déjeuner pris sur la terrasse "panoramique" face à la mer, nous enfilons nos maillots et allons faire un plouf dans le golfe de Thaïlande. Dommage, la visibilité ne s'est pas améliorée pendant la nuit !
Nous partons ensuite "en ville" pour louer un scooter : 180 baths les 24 heures. L'agence ne me demande pas de permis de conduire mais je suis obligée de déposer mon passeport. Cela ne me plait pas beaucoup mais je n'ai pas le choix. Nous enfouchons notre monture, en short et en tong, équipée chacune d'un casque minimaliste qui semble être en plastique ! Et c'est parti pour le tour de l'île. Des scooters partout, la conduite à gauche, des rues un peu défoncées, ... on flippe. Nous prenons peu à peu de l'assurance, conduire un scooter dans Paris se révèle bien utile ... mais nous dépasserons jamais les 50 kms/h !
Petite pause à Chaweng. La ville est horrible, des MacDo, des boutiques pour touristes partout, quelle horreur ! La mer semble plus belle qu'à Mae Nam, le sable plus blanc, mais nous ne regrettons pas notre petit coin de paradis, bien moins fréquenté.
Nous repronons la bête et poursuivons notre route, pause déjeuner vers 15 heures dans un bui bui aménagé sur un parking, et hop c'est reparti.
La boucle est presque bouclée : à NaTong, nous faisons une autre pause et achetons dans une agence nos billets pour Koh Tao, en catamaran, pour 400 bath par personne. Nous sommes un peu inquiète car les billets semblent dater de la dernière guerre et partout ailleurs les agences les vendaient à 500 bath. Peut-être nous sommes nous faites rouler ?! Le prix du billet inclus le "pick-up" à Lolita Bungalow, mais peut-être allons nous rester en rade demain !
La boucle est bouclée. Nous refaisons le plein dans la station service à côté de l'agence où nous avons pris le scooter, le rendons (puisque nous n'avons pas l'intention de rouler de nuit) et retournons à Lolita Bungalow pour le denier plouf de la journée.
La fin de la journée est tout aussi agréable : apéro sur la plage.
Puis dîner dans un "restau" de rue, en ville, pour finir par une ballade le long de l'unique rue !
Jour 12 : Jeudi 16 juillet 2009 - En route pour Koh Tao
A 9 heures, je suis à l'agence de voyage (celle où nous avons loué le scooter) pour récupérer les billets de train que nous avons acheté la veille. Ouf, ils sont là, on a eu peur que ce ne soit pas le cas. Car il faut savoir que cet agent de voyage n'édite pas lui-même les billets de train mais les fait venir de la gare la plus proche (ou d'une autre agence qui, elle, a les moyens de le faire, bref, ce n'était pas super clair). Le timing étant serré, on a un peu flippé.
A 10h45, nous voyons arriver un fourgon Lompraya ! En route pour de nouvelles aventures ! Elles se font désirer ... nous arrivons à 11h15 à l'embarcadère mais le catamaran ne part qu'à 12h45. Alors, comme les autres, nous patientons.
Nous débarquons après deux heures de traversées, et, à peine sur le quai, nous sommes assaillies par les chauffeurs de taxi qui nous demandent 200 bath pour nous conduire dans n'importe quel coin de l'île. Nous trouvons cela un peu cher, d'autant plus que nous voulons aller au Tropicana resort, à quelques kms seulement de l'embarcadère. Pas de négociations possibles, mais nous avons de la chance et trouvons un couple de danois qui vont dans la même direction. Nous partageons donc le taxi et en arrivant, nous constatons qu'eux aussi ont prévu d'aller au Tropicana Resort. Nous visitons ensemble plusieurs chambres et bungalow avant de choisir une chambre avec balcon et ventilo pour 550 bath. Nos danois prennent un bungalow à 450 bath. L'hôtel est bien aménagé, dans un beau jardin, avec un bar/restau très sympa. La plage est petite, pas super belle mais l'eau a une belle couleur. L'accueil est charmant, les serveurs et serveuses super sympa, une très bonne adresse !!
Après avoir fait le tour du propriétaire, nous allons explorer les environs. Alors que nous avons décidé d'aller nous baigner, il commence à tomber des trombes d'eau et nous nous trouvons coincées pendant 3 plombes sous le porche du 7/11 proche du Tropicana, et lorsqu'il s'arrête enfin de pleuvoir, il fait presque déjà nuit ! Nous rentrons dépitées, buvons une Singha Beer pour nous remonter. La soirée se passe tranquillement, dîner au Tropicana. Portion généreuse, nourriture très bonne, on aime vraiment cet endroit !
Jour 13 : vendredi 17 juillet 2009 - Snorkelling à Koh Tao
Je m'aventure sur le balcon vers 7h45 et constate avec bonheur qu'il ne pleut pas, que le ciel est dégagé, mais il y a du vent. Je vais donc à la réception réserver une sortie en snorkelling avec Turtle Welcome Tours (650 baths par personne). A 8h30, le pich up passe nous cherchons et nous récupérons d'autres personnes qui logent tout près. Direction ensuite la boutique de l'agence pour prendre palmes, masque et tuba. Le masque va s'avérer de piètre qualité, tout usé, et nous regretterons vite les nôtres. Nous embarquons ensuite sur un bâteau déjà occupé par une bonne dizaine de personnes et nous installons à "l'étage".
Le bâteau démarre, ça tengue déjà dûr, très dûr. Une demie-heure après le départ, les malades parmi nous vomissent à droite et à gauche. Nous ne faisons pas les fières, nous concentrons sur les payasages pour penser à autre chose mais regrettons quand même, presque, d'être là.

L'arrêt à Shark Bay est annulé, pour notre propre sécurié parait-il, à cause du vent. Ca commence bien. Nous jetons l'encre à Aow Leuk, enfilons un gilet de sauvetage, laissons les palmes sur le pont et filons direct à la baille. Et là, c'est l'extase, des poissons sublimes, multicolores, par dizaine, par centaines. On est réconciliée avec le vent, le roulis, les vomis. Je vois un petit requin, au loin. Superbe.
Nous remontons sur le bâteau. Le second arrêt est moins sympa, l'eau nous semble moins belle, le corail plus terne, même si les poissons sont jolis. Une fois de retour sur le pont, distribution des tuperware pique-nique : riz, omelette, poulet à part dans un sachet. Ananas et pastèque en desert. Ce n'est pas le ritz, mais tout le monde mange de bon coeur.
Pour notre prochain arrêt, direction Nangyuan. A cause du vent, le programme est chamboulé et nous y passerons au moins deux heures. Magnifique, sublime, petite crapahute pour admirer la vue en hauteur, snorkelling dans des eaux limpides. Nous ne voyons pas le temps passer, il est déjà l'heure de rentrer.

A 16 heures, nous sommes de retour au Tropicana, la journée est passé très vite. Nous qui n'avons pas l'habitude de participer à des excursions, nous sommes agréablement surprise.
Douche, ballade, diner, dodo, cette belle journée se termine. Demain, nous quittons (déjà) Koh Tao !
Jour 14 : samedi 18 juillet 2009 - En route pour Bangkok, en train de nuit
Le temps est pourri : il pleut et il y a du vent. Nous quittons donc Koh Tao sans trop de regrets, un peu déçue de ne pas pouvoir faire un dernier petit tour à la mer avant de partir. A 14h, une personne du tropicana Resort nous conduit au débarcadère, le catamaran quitte le port à 14h45. L'attente est nettement moins longue qu'à Koh Samui !! L'organisation est bien huilée, le catamaran nous conduit au débarcadère de Chumphon et là les passagers sont dirigés vers des bus de différentes destinations. Le trajet jusqu'à la gare ferrovière prend environ une heure, et nous arrivons vers 17h30-18h00. Nous déposons nos sacs à la consigne jusqu'au départ du train et allons parcourir l'artère perpendiculaire à la gare, bordée de part et d'autre de stand de bouffe.
Le train arrive pile poil à l'heure, à 20h40. Les couchettes se répartissent le long d'un couloir central, sur deux étages. Le compartiment est occupé pour moitié de touristes et pour moitié de Thaï. Il règne une sale odeur de Durian là dedans, j'asperge pas couchette de produit anti-moustiques pour masquer l'odeur, et c'est parti pour une longue nuit ...

Jour 15 : Dimnache 19 juillet 2009 - Bangkok, jour J-1 avant le retour
Le train n'a qu'une demie heure de retard et à 6h40, nous nous retrouvons sur le quai. Nous sommes en terrain connu ... nous sautons dans un tuk tuk et nous allons directement au Lamphu House que nous avions réservé lors de notre départ. A cette heure-ci, bien évidememnt, la chambre n'est pas prête. Nous déposons les sacs à dos dans une pièce de la GH, allons prendre un café bien mérité puis direction le Chatuchak (en bâteau et en taxi pour finir). Le marché est immense, il y a de tout : fringues, vaisselles, bouffes, épices, etc.
Nous y restons toute la matinée puis rentrons en taxi + bâteau. Avant de faire le Check in, nous déjeunons sur un stand de rue, miam miam, c'est super bon. L'après midi se passe tout doucement. La fatigue du voyage commence à se faire sentir mais nous avons quand même des forces pour nous balader, de KSR au Grand Palais à pieds. C'est la dernière journée de vacances, nous en profitons jusqu'au bout. Au diner, dernier Thai Pad, un délice. Nous nous couchons tôt, demain, le taxi passe nous prendre à 6 heures !
Jour 16 : Lundi 20 juillet 2009 - Voilà c'est fini ...
Réveil à 5h30. Notre avion décolle à 9h15. Nous avons hésité entre un taxi à 350 bath ou le minibus pour 120 bath par personne, que l'on pouvait réserver depuis la GH. Finalement, le taxi, c'est plus confortable et plus rapide. Et en effet, il est à peine 6h30 que nous arrivons à l'aéroport. Si nous avions su que le chauffeur roulerait à 130 km/h, nous aurions au moins dormi une demie heure de plus !
Les deux vols sont sans problèmes, sans surclassement, dommage. L'escale à Doha est rapide, comme à l'aller. Le survol de Doha, l'atterissage, le décollage valent vraiment le coups d'oeil ! J'imagine que ce n'est rien à côté de Dubai ...

Nous arrivons à Roissy à 19h50 au lieu des 20h10 prévus. Pour une fois, le passage au contrôle des passeports se fait super vite et le passage à la douane est inexsitant.
Demain, réveil à 7h, les vacances sont finies ...
Bilan du voyage :
Deux semaines, c'est très rapide pour "parcourir" la Thaïlande et nous avons passé pas mal de temps dans les transports. Mais si c'était à refaire, nous ferions la même chose. Cela nous a permis de voir un peu de tout, des villes, de beaux temples, des éléphants, des plages de rêves. Nous avons adoré Sukhothai, la journée à Elephant Nature Park, les visites faites dans Bangkok (le Grand Palais, la maison de Jim Thomson), la plage de Mae Nam, le snorkelling à Koh Tao.
Et puis, la gentillesse des Thaï, la nourriture super bonne (parfois un peu trop épicée) ... on a passé deux semaines fantastiques.
Alors, voici celui de cette année. J'en profite d'ailleurs pour remercier celles et ceux qui m'ont aidé en répondant patiemment à toutes mes questions !!!
15 jours en Thaïlande, du 5 au 20 juillet, de Bangkok à Chiang Mai puis à Koh Samui. Le seul impératif : être à Chiang Mai le 11 juillet pour passer la journée avec les éléphants de Elephant Nature Park et prendre nos 2 vols successifs pour Surat Thani le 13.
Jour 0 : départ le 4 juillet 2009
Notre vol avec la compagnie Qatar Airways, réservé sur internet depuis janvier, part à 11h25 de Roissy. Nous arriverons à Bangkok à 7h45 le lendemain après une escale de moins de 2 heures à Doha.
Avant cela, il nous faut prendre le RER B. Mais ce jour là, il n'y en a pas, ou plus, le traffic est arrêté, un chauffeur s'est fait aggressé apprenons nous à la Gare du Nord après que l'on nous ai dit à Denfert Rochereau que le traffic était maintenu à partir de la Gare du nord.
Restons zen, ce sont les vacances, nous avions pris un peu de marge, nous avons le temps de nous retourner. Nous prenons donc un taxi et 40 euros et 20 minutes plus tard (remake de "taxi" oblige; ... même pas peur) le chauffeur nous dépose au terminal 1 de l'aéroport.
Enregistrement (et on nous donne la carte d'embarquement pour le vol Doha Bkk), contrôle de sécurité, le moment d'embarquer arrive déjà. Je tends ma carte d'embarquement à l'hotesse qui la passe dans la machine; elle vire au rouge (la machine, pas l'hôtesse); gloups, quel est le problème ? Ben, il n'y en a pas, puisque nous apprenons que nous sommes surclassées (mais nous ne connaîtrons jamais la raison). Le vol Paris Doha se fait donc en business class, c'est ... la classe. Le voyage passe vite : on déjeune au champagne, on tripotte la télé, on fait mumuse avec le siège pendant une heure; cela nous console des 40 euros perdus dans le taxi.
Nous arrivons avec un peu de retard à Doha et le temps de prendre le bus, passer le contrôler de sécurité, nous ré-embarquons dans l'avion pour Bangkok. Le programme est différent, dernière place dans l'avion, près des toilettes, le siège s'incline à peine, misère ...! Quelle nuit ...
Jour 1 : 5 juillet 2009 - Bangkok
Nous attérissons sans encombre à Bangkok (et c'est quand même le principal). Contrôle des passeports, récupération des sacs à dos (le tout en moins de 15 minutes), nous prenons ensuite le bus A2 ... la journée peut commencer.
Nous sommes encore dans le bus que nous repérons la Soi Rambutri où nous avons réservé nos 2 premières nuits à Lamphu House, adresse repérée sur ce forum (http://www.lamphuhouse.com/default.htm, chambre double avec ventilo réservée par internet à 500 baths, 480 B sur place). La chambre est disponible (alors qu'il est à peine 10 heures), ce qui nous permet de prendre une douche et de nous reposer une petite heure avant d'aller explorer la ville.
En sortant de la Guest House, nous déjeunons dans la rue en composant notre assiette à un boui-boui roulant (... même pas malade). Ensuite, impossible de trouver le chemin des temples à visiter ... nous ne trouvons pas les rues sur la carte approximative ... cela commence mal ... . Nous tournons pendant une heure et voyons la lumière au fond du tunnel quand nous nous trouvons face au débarcadère (l'idée, c'était quand même d'aller à PIEDS jusqu'au Grand Palais).
Le bâteau bus est rapide et fantastique, une première viste en soi.

Nous arrivons à proximité de notre première visite : le Grand Palais et le Wat Phra Kaew. Le site est exotique (nous ne sommes jamais allées en Asie), pittoresque et fastueux. Nous nous promenons parmi les temples et les boudhas, les yeux grands ouverts, les photos crépittent.


Nous enchaînons avec la visite du musée de la monaie royale, et nous profitons de la climatisation ... Direction ensuite le Wat Pho et son merveilleux boudha couché.


Après cette découverte, petit tour dans les autres temples du Wat Pho, véritable labyrinthe. Vers 16 heures, nous essuyons notre première pluie de mousson : il pleut à torrent mais nous sommes abritées sous l'auvent d'une boutique de souvenirs. La pluie se calme (mais ne cessera pas) et au bout d'une bonne heure d'attente, nous renonçons à rester au sec. Nous filons donc vers le fleuve pour reprendre un bâteau qui nous amènera vers Kao San Road. Petit tour du quartier, Pad Thai dans la Soi Rambutri (nous en mangerons de meilleurs ailleurs) et dodo pas tard, la journée était épuisante.
Jour 2 : lundi 6 juillet 2009 - Bangkok
Réveil à ... 10h30 ! Le programme prévu ne pourra pas être fait en totalité; il va falloir faire des coupes. Nous commençons par un café au lait et un expresso sur la terrasse de la Guest House. Direction l'embarcadère, puis la gare Hualamphong en trottinant dans le quartier des ferailleurs. Après le repérage des horaires du luxueux train de 3ème classe pour Ayutthaya, nous déjeunons dans un restau/chaîne juste en face de la gare : Hong Kong Noodles. Grande assiette, petite portion délicieuse. Après midi : petite promenade dans Chinatown, parmi les magasins de babioles et les étals de fruits. Nous entrons dans le temple du dragon lotus. Les fidèles font bruler de l'encens par bouquet, fumée incroyable et parfum capiteux. Nous nous dirigeons ensuite, sous la pluie, vers le quartier moderne et son fameux MBK mais nous arrêtons en chemin à la maison de Jim Thompson (entrée 100 b/personne) : époustouflante. Les pièces de la maison sont en boiserie, luxueusement décorées. Le jardin est magnifique, exotique. Une bien belle découverte, que l'on aurait encore plus appréciée s'il n'avait plus plu autant.

A la sortie, c'est encore et toujours le déluge. Nous faisons donc une pause au très chic bar restaurant de la maison. Nous n'allons pas passer la nuit et malgré le pluie, nous partons. Nous faisons halte au MBK, centre commercial high teck, routard, bling bling. Sans intérêt.
Il y a des taxis de princesse partout ici ... si ma nièce (4 ans) voyait ça !!!

Nous marchons ensuite sous la pluie, dans le noir (la nuit tombe vraiment très tôt) en direction de la Chao Praya pour prendre un bâteau bus et remonter le fleuve. Plusieurs kms plus tard, il est passé 19 heures et le traffic sur la Chao praya s'est arrêté ! Les zézettes en vacances prennent donc un tuk tuk pour KSR. Nous rentrons à la GH nous sécher un peu puis ressortons diner dans un restau de rue, pas cher et très bon. Demain, de nouvelles aventures nous attendent ...
Jour 3 : mardi 7 juillet 2009 - Ayutthaya
Notre train pour Ayutthaya part à 9h25. Nous quittons la GH et marchons jusqu'à l'embarcadère puis prenons le bâteau drapeau orange suivi d'un tuk tuk jusqu'à la gare. Nous achetons nos billets de train 3ème classe pour 15 b/personne, testons les toilettes de la gare (Beyrouth !) et montons à boord du train. Les wagons sont bondés mais nous parvenons malgré tout à trouver 2 places face à face. Le train part à l'heure, se remplit encore au fur et à mesure des arrêts. Des vendeurs de boissons, plats préparés, etc. défilent tout le long du trajet, se faufilent parmi les personnes debout et serrées les unes contre les autres. Les ventilateurs fonctionnent à fond, il fait chaud.

Nous arrivons enfin sans trop de retard, et parvenons à sortir de ce train bondé. Nous prenons le bac pour traverser le fleuve et nous partons à la recherche de la Baan Lotus, Guest House repérée sur le forum (400 baths, grande chambre double avec ventilo). L'endroit est sublime, au milieu d'un superbe jardin, au calme, bien loin de l'agitation de la ville.

Nous déposons nos sacs à dos et ressortons déjeuner. La fatigue du voyage se fait enfin sentir et nous renonçons à louer des vélos pour explorer le parc historique et la totalité des temples. Nous nous contentons d'un petit tour, à pieds, et sélectionnons le Wat Mahathat pour notre visite (50 b l'entrée). Le temple est sublime avec sa tête du Bouddha sertie de racines, son bouddha assis. Le parc est également très agréable, avec ses étendus d'eau et ses petits ponts. Mais la chaleur et la fatigue nous tombent dessus et nous n'en profitons pas vraiment.



En fin d'après midi, nous quittons le parc et préparons notre étape du lendemain : ne sachant pas si une réservation de train est nécessaire ou pas, nous retournons à la gare nous renseigner. Nous réservons deux billets de train pour Phitsanulok (425 b le billet de train 2ème classe, avec ventilo) : départ à 9h43 et arrivée à 13h09. Ensuite, petit tour dans la ville, dîner dans un restau de rue, retour à la GH et dodo bien mérité.
Jour 4 : mercredi 8 juillet 2009 - En route pour Sukhothai
Nous nous réveillons tôt pour ne pas rater le train qui part à 9h48, prenons un petit dej copieux à la guest house, bouclons les sacs puis filons à pieds pour traverser le fleuve à l'aide du bac. Nous arrivons largement à l'avance, le train lui n'a qu'une quinzaine de minutes de retard. Le trajet jusqu'à Phitsanulok passera assez vite, les sièges sont confortables. A 11 heure, une hotesse sexy en diable dans son petit uniforme nous remet un repas. Nous ne nous y attendions pas et c'est une bonne surprise, mais le plat n'est pas terrible et nous ne touchons qu'au riz. Le train passe par Lopturi et je repère par la fenêtre les temples et des singes un peu partout. Je me tords le cou pour essayer, en vain, d'en appercevoir plus. Nous arrivons vers 11h30, sortons de la gare et allons déguster une soupe dans un marché couvert situé à proximité. De retour à la gare, nous demandons à tuk tuk de nous conduire à la gare routière. C'est chose faite en deux temps trois mouvements. A peine arrêté devant le bus qui part vers Sukhothai, le chauffeur du tuk tuk prend mon sac à dos et le jette à l'arrière du bus qui démarre aussitôt après. Quelle efficacité !! Le bus est bondé, nous nous séparons, et je me retrouve devant à droite, sur une banquette pour 3, une fesse dans le vide. Le bus ne cesse de s'arrêter et les gens de monter, c'est folklorique ! Nous arrivons enfin à Sukhothai et récupérons les horaires de bus pour Chiang Mai avant de prendre un tuk tuk/taxi pour aller à la Sabadee Guest House (adresse repérée sur un carnet de voyage dans ce forum) où nous avions réservé par mail un bungalow avec ventilo pour 250 bath. A notre arrivée, l'accueil est charmant, le personnel est à nos petits soins. L'endroit est sublime, les bungalows au milieu d'une végétation luxuriante. Notre bungalow with fan ne nous inspire guère, il est minuscule et c'est une étuve. Nous le troquons pour un bungalow with A/C, plus grand, pour 400 baths la nuit... quel luxe ! La fin d'après midi se passe tranquillement, nous sirotons un jus de fruit bien frais en écrivant des cartes postales. Le repas pris à la GH est bon mais nous trouvons les portions un peu petite ! Nous apprendrons plus tard que la GH est recommandée par le routard, ce qui explique le nombre important de français qui séjounent ici. Mais l'ambiance est sympa (nous avons droit à une dégustation des apéritifs/digestifs maison du patron (remake des bronzés font du ski ...)) et l'endroit est vraiment agréable; c'est une bonne adresse.
Jour 5 : jeudi 9 juillet 2009 - Sukhothai
J'ai mal dormi à cause de la clim; je me rends compte que le réglage est fantaisiste et c'est quand j'affiche 29°C que je peux enfin fermer l'oeil. Après un bon petit dej à la guest house (sublime muesli au yaourt, un régal), nous allons prendre le bus sur la route principale pour Old Sukhothai. Arrivées au parc historique, nous nous acquittons du droit d'entrée de 100 B par personne + 10 B pour l'entrée d'un vélo, et c'est munies d'un plan que nous commençons la visite des lieux. Tout d'abord, le Mahathat, grandiose, avec ses bouddhas assis, ses deux bouddhas debout. Une merveille !






Nous enchaînons les visites, parcourir le parc en vélo est très agréable, on ne s'en lasse pas. Il fait très chaud et c'est un peu nuageux, ce qui est dommage pour les photos !

Plus tard, nous ressortons du parc et nous nous arrêtons entre le parc et la ville sur un parking ou plusieurs Thaï vendent de la nourriture. Nous nous attablons sur une table briquebalante et nous commandons soupe et omelette. C'est un régal et les "patrons" supers gentils. Rassasiées, nous réenfourchons notre bolide et allons au Wat Sorasak admirer les éléphants qui soutiennent le chedi.

Il est temps de partir et de rendre les vélos. Le bus que nous prenons pour rejoindre New Sukhothai est pleins de touristes mais il reste un peu de place et des collégiennes en uniforme montent et s'installent sur la banquette centrale. Nous sommes en Thaïlande, alors quand il n'y a plus de place dans les bus, il y en a encore ! Les collégiens restent à l'extérieur sur la plateforme et s'accrochent aux barreaux. Bonne partie de rigolade avec les collégiennes qui sont ravies d'être prises en photo. Lorsqu'elles descendent, les garcons préfèrent rester à l'extérieur.


Arrivées à New Sukhothai nous nous baladons un peu puis entrons dans un cybercafé pour faire un peu d'internet. Le cyber est bondé de jeunes Thaï qui jouent en ligne à des jeux vidéo mais nous trouvons une petite place. De retour à la GH, nous finissons l'écriture de nos cartes postales pour être tranquille jusqu'à la fin du séjour puis nous nous reposons un peu avant de retourner en ville, à pieds, pour dîner dans un stand du marché de nuit. Pour 170 baths, nous mangeons un merveilleux Pad thai aux crevettes accompagné d'un shake à l'ananas. Ce sera notre meilleur repas dans un restau de rue, divin. Nous faisons un dernier tour dans cette ville avant de rentrer réunir nos affaires et préparer les sacs à dos puisque demain, nous prenons le bus de 10h10 pour Chiang Mai.
Jour 6 : Vendredi 10 juillet 2009 - En route pour Chiang Mai
- Petit dej copieux : le déjeuner ayant de fortes chances de sauter vu les 6 heures de bus qui nous attendent. - Transport VIP dans la bétaillère de la GH pour aller au terminal de bus : quand je dis bétaillère, c'est bétaillère. - Embarquement immédiat : nous étions en avance pour le bus de 10h10, le bus de 9h15 ayant un peu de retard, nous quittons Sukhothai sur les coups de 9h30. Il ne reste plus que les places du fond, sur les amortisseurs antiques, mais il a la clim, on ne peut pas gagner à tous les coups. - 5h30 plus tard et un mini arrêt-pipi éclair, nous arrivons (enfin) à Chiang Mai : au revoir le couple de français bourlingueurs qui alternent Asie et Amérique du sud une année sur 2, notre chevelu sympa qui est allé au Sri Lanka et la chouette famille de Hollandais !
On négocie comme au bled la course en tuk tuk, tuktuk qui quadrille le quartier pendant trois plombes car il ne connait pas Kim House . Nous avions sélectionné cette adresse dans le routard du couple de français rencontré dans le bus (et c'est comme cela que nous nous sommes rendues compte que Sabadee GH était recommandée par le routard, ... voilà, vous savez tout), pour sa simple qualité de GH qui ne cherche pas à refourguer un trek ou une excursion (dixit le routard). Nous prenons une chambre avec clim pour 400 baths la nuit. Avec le recul, nous aurions peut-être pu nous contenter d'une chambre avec ventilo, les nuits ne semblant pas étouffantes ici.
Avant de partir explorer la ville, j'appelle Elephant Nature Park pour leur donner le nom de notre GH pour qu'ils puissent venir nous chercher demain. Avec mon téléphone portable et sa carte Sim orange, ouille ouille ouille, bonjour la note au retour ! Qu'importe, c'est la journée qui a motivé notre parcours jusqu'à Chiang Mai et je l'attends avec impatience.
Plus tard, nous trottinons dans le centre ville : c'est touristique, avec des marchands du temple partout, des bureaux de change tous les 300 mètres, ... et même des Starbucks ! Au secours ! Nous sommes horiblement déçues par cette ville et terriblement contente d'en partir 2 jours plus tard.
Diner au food market, concentration de touristes au m² impressionnante (et nous en faisons parti) mais les plats que nous avons chosis sont bons, ce qui est le principal.
Vers 21h30, nous nous essayons à notre premier massage de pieds, pendant une heure. Fabuleux ! Avec de l'huile de camphre et un accueil charmant, fruits et eau proposés !
La journée se termine divinement. Demain : les éléphants.
Jour 7 : Samedi 11 juillet 2009 - Eléphants et castagne
A 8h30, le petit fourgon d'Eléphant Nature Park passe nous prendre à la Guest House. Je l'attendais cette journée, depuis des mois ! J'avais hésité, tergiversé, et m'étais dégonflée : d'une semaine d'éconvolontariat, j'étais passée à deux jours sur place pour finir par ne réserver qu'une seule journée. J'avais surfé sur le net pas mal de temps pour trouver un endroit où approcher les éléphants de près, mais sans cautionner les parcs où il y a des démonstrations d'éléphants qui jouent au foot, qui peignent, etc... aucune envie de participer à ce genre de choses, s'extasier devant un éléphant qui peint, s'éclater devant un autre qui joue au foot. Impossible ! Alors j'ai jeté mon dévolu sur l'Elephant Nature Park (http://www.elephantnaturepark.org/) créé dans les années 90 par une femme, Lek, avec pour objectif de récupérer les éléphants maltraités (et il y en a un paquet), malades, etc et de leur offrir un sanctuaire où ils pourront vivre enfin tranquillement, en paix.
Le park est situé à une soixantaine de kms de Chiang Mai et pendant le trajet, Soï, la personne qui va rester avec nous toute la journée nous présente le parc et nous raconte sa création. Elle insiste sur le fait que ici, c'est "no show, no painting, no ride". Cela tombe bien, nous sommes là pour ça. Une heure plus tard, après la traversée de splendides paysages, nous arrivons au parc et voyons nos 1ers éléphants


puis les écovolontaires éplucher les mais, couper les courge pour le repas des éléphants... une montagne de nourriture.

Nous prenons place à l'étage d'une des batisses et autour d'un bon café, on nous explique le programme de la journée, qui a l'air alléchant ... j'ai hâte de rencontrer les éléphants ! Alors, tout d'abord et en attendant l'heure du repas des éléphants, nous allons voir la baby girl qui est née il y a à peine 3 mois. Elle est trop trop trognonne, dans les pattes de sa maman. Mais ensuite, elle s'encanaille et nous fait son show et plomge dans la bassine. Nous pourrons l'approcher de près, lui "gratouiller" la trompe et les flancs. Super moment !!



L'heure du lunch a sonné et nous sommes réunis avec les éléphants autour d'une plateforme pour les nourrir. Deux ou trois personnes max se placent devant un éléphant pour le nourrir.

Notre éléphante s'appelle Lily et englouti maïs, courges, pastèques. Nous lui déposons les morceaux de fruits et légumes sous sa trompe et elle l'enroule et les portes à sa bouche. C'est magique, nous sommes vraiment proches des éléphants et pouvons les toucher autant que nous le souhaitons. Après le repas, l'heure du bain a sonné : les éléphants sont dirigés par leur mahout vers la rivière (en utilisant un simple baton au lieu du pic à glace, ici c'est un sanctuaire pas un lieu de torture).

Et là, nous plongeons avec les éléphants dans la rivière, on nous donne des sceaux pour les asperger, des brosses pour les récurer. Les éléphants adorent. Nous aussi.

Des dizaines de photos et de vidéos plus tard, les éléphants repartent et nous nous partons déjeuner. Un buffet est prévu, avec pleins de plats végétariens. C'est délicieux et on se régale en attendant la suite de la journée.
Après le repas, notre groupe est mélangé avec un autre et nous sommes rassemblés sur une plateforme pour discuter avec trois personnes qui travaillent à temps plein au parc. On nous parle de la création du parc, des relations houleuses avec le gouvernement, avec les villageois. Juste après le repas, sur la digestion, le tout en anglais, ce n'est pas évident. Les anglophones se régalent et posent pleins de questions, les francophones (nous et un autre couple) perdent un peu pied. Le tout dure une trentaine de minutes, puis nous prenons la place d'autres groupes dans la salle "cinéma". Nous visionnons un reportage sur la condition des éléphants en Thaïlande, sur les tortures qu'ils peuvent subir. C'est insoutenable.
Heureusement, quand nous sortons de là vers 15h, le programme est plus réjouissant : c'est l'heure du goûter des éléphants. Nous retournons sur l'esplanade devant laquelle les éléphants se rangent côte à côte et seul ou à deux, nous donnns un panier rempli de fruits (grappe de petites bananes, pastèques, etc.) à un éléphant. Nous passons tous un super moment, une expérience unique !
Après le goûter et en attendant de retourner se baigner avec les éléphants nous allons voir la baby girl. Après s'être bien agitée le matin, elle dort tranquillement, c'est trognon !

Chaque personne peut entrer tour à tour dans son "enclos" et l'éventer, etc. mais comme il y a un peu d'attente, Soï nous propose d'aller voir le baby boy. Celui-ci reste au début dans les pates de sa maman, puis s'encanaille un peu et vient nous faire coucou de près, ... toujours sous l'oeil attentif de maman.

Nous rejoignons ensuite les éléphants à la rivière, déjà dans l'eau, et nous participons alors aux festivités : comme le matin, nous les arrosons à coup de sceaux d'eau, nous les aspergeons, les brossons. Il fait très chaud et c'est bien agréable de se baigner. Mais les meilleures choses ont aussi une fin et il est l'heure de quitter les éléphants. Nous reprenons place dans le fourgon et nous repartons à Chiang Mai où tout le monde est déposé devant sa Guest House.
Super journée, approcher ces petites bébettes d'aussi près, merveilleux... J'ai essayé de détailler au maximum cette journée car j'ai reçu pas mal de messages privés me demandant des infos, mes impressions, etc. J'aurai pu aussi mettre des dizaines de photos, mais bon, il faut savoir être raisonnable ! L'organisation aussi était vraiment top, tout était parfait ! C'est sûr, ce n'est pas donné (si l'on compare avec d'autres parcs/shows) : 2500 bath par adulte pour la journée, c'est à dire 53, 44 euros prélevés sur ma carte bleu. Mais cela les vaut vraiment, pour participer à la préservation des éléphants de Thaïlande, pour aider le parc qui n'a pas de subvention et qui ne survit qu'avec cela.
De retour à la Guest House, nous prenons une douche et apportons notre linge à la laverie située juste à côté de la GH. C'est bien pratique.
Mais la journée n'est pas finie, et pour nous remettre de nos émotions, direction le Loikroh Boxing Standium (en fait un ring entouré de bars !). Ce soir, ça va saigner ! Nous avons le choix : places VIP à 600 baths ou standard à 400. Nous prenons les moins chères et prenons place au second rang du ring (les places VIP, c'était peut-être sur le ring ?!). Nous sommes parées pour nos premiers combats de Muay Thai boxing (en tant que spectatrices bien sûr). En cinq round ...
petits et grands s'affrontent, c'est croissant en âge et en intensité. Nous passons une bonne soirée, même si nous avons l'impression d'assister à un show pour touriste.
Vers minuit, les combats sont terminés, il est temps de rentrer, la journée a été bien mouvementée.
Jour 8 : Dimanche 12 juillet 2009 - Chiang Mai
Si ce n'est d'aller au Doi Setup dans l'après midi, le programme n'est pas chargé. Du coup, nous nous accordons une grasse matinée. Ballade dans la ville (que nous n'aimons décidément pas), déjeuner dans un restau végé recommandé par le lonely planet. Dans l'après midi, il commence à tomber des cordes, le Doi Setup tombe à l'eau. En fin d'après midi, nous faisons le tour du marché qui s'est installé un peu partout dans le carré. Il y a aussi un podium et des chanteuses, des orchestres un peu partout. Nous ne comprennons pas ce qu'il se passe mais cela nous occupe un peu. Nous nous premenons parmi les différents stands. L'esprit d'aventure nous quitte devant celui des douceurs Thaï !

Parmi la foule, nous tombons sur les Suisses super sympa qui ont passé une semaine à Eléphant Nature Park en écovolontariat (et qui filent se détendre à Bali) et nous apprenons qu'un nouveau baby est né dans la nuit.
Les moines sont nombreux dans cette ville. Celui-ci pique du nez, ce qui amuse pas mal les touristes.

La journée se passe lentement, nous tournons un peu en rond, visitons plusieurs Wat, mais nous avons hâte de partir. Quand je pense que j'ai hésité à rester une journée supplémentaire et donc réserver les vol pour le surlendemain, brrrrrr, rien que d'y penser, on a des frissons ! Ouf, la journée est finie, yéyé les copains, c'est demain qu'on fait la malle (mais nous prenons l'avion).
Jour 9 : Lundi 13 juillet 2009 - Journée aéroportuaire
Au programme de cette journée : Vol Air Asia Chiang Mai / Bangkok : départ à 8h25 arrivée à 9h35 (32, 80 euros / personne, vol réservé en juin) Vol Air Asia Bangkok / Surat Thani : départ à 11h45 arrivée à 12h55 (24, 40 euros / personne, vol réservé en juin) Suivis de la liaison Surat Thani Koh Samui en bus et ferry.
Par rapport à un autre moyen de transport, l'idée, c'était quand même de gagner du temps !
Aucun soucis pour le premier vol, parti et arrivé pile poil à l'heure. Là où ça s'est gaté, c'est avec le second. D'abord, notre vol de 11h45 a été ... annulé. Nous avons été transférées sur celui de 14h05, qui a été retardé une première fois à 14h45, une deuxième à 15h30 pour finalement partir sur les coups de 16 heures ! Nous avons donc passé la majeure partie de la journée dans l'aéroport ! Merci Air Asia !
A 17h15, après pas mal de secousses, l'avion attérit enfin à Surat Thani. Petit aéroport, on sort directement sur le tarmac, il fait chaud et très humide. Nous récupérons vite fait bien fait les bagages et en sortant, le personnel de la compagnie Seatran nous rabat vers leur bus pour le transfert jusqu'à Donsak suivi de la traversée en ferry jusqu'à Koh Samui (300 bath par personne pour le bus + ferry). L'organisation est super rodée, nous n'en revenons pas de la facilité avec laquelle se font les déplacements ici.
Lorsque nous arrivons vers 20h45, il fait nuit. Les taxi nous sautent dessus mais contrairement à la plupart des autres passagers qui semblent savoir où ils vont dormir cette nuit, nous n'avons pas de réservation. Nous pensions arriver bien plus tôt dans l'après midi et donc d'avoir le temps de faire le "tour" des guest house vers Mae Nam. Nous changeons nos plans et décidons de rester à Nathon pour cette nuit et d'aller à Mae Nam seulement le lendemain matin. Nous passons la nuit à Nathon Residence où pour 550 baths nous avons une grande chambre avec une belle salle de baim. Le tour du bled est vite fait, nous mangeons dans un petit restau où le personnel est très sympa et la bouffe très bonne. Nous dormons bien cette nuit, en révant de bungalow les pieds dans l'eau.
Jour 10 : Mardi 14 juillet 2009 - Koh Samui, de Nathon à Mae Nam
Changement de logement ce matin. Après le bouclage des sacs, le petit dej pris au restau de la veille, nous prenons un "tuktuk" rouge en lui demandant de nous déposer à Mae Nam (50 bath par personne). Nous repérons le Lolita Bungalow, recommandé par le Lonely Planet, avec son accès à la plage. Nous visitons plusieurs bungalow, avec ou sans clim, pour finir par choisir celuis sans clim, à 800 bath. Pas donné, mais nous sommes à 20 mètres de la mer. D'ailleurs, nous enfilons les maillots et plouf, il est à peine 10h30 et nous sommes déjà dans l'eau. Bon, le masque et le tuba que nous arborons fièrement n'est d'aucune utilité ... grosse déception ... la mer est trouble et sous l'eau on ne voit pas à deux mètres. Peut-être est ce dû aux orages des jours derniers, ou peut-être est ce toujours comme cela. Qu'importe, la plage est belle, quasi déserte et la mer est chaude ! C'est déjà beaucoup !

Après l'effort, le réconfort. Nous prenons une douche puis allons au "village" où nous trouvons une gargotte qui ne paye pas de mine mais où nous mangeons finalement très bien. Le reste de l'après midi est "farniente". Nous organisons nos prochaines journées et nous renseignons dans plusieurs agances sur les prix des ferry pour Koh Tao et Train pour Bangkok. Replouf, redouche, puis apéritif dans un transat sur la plage : le cocktail est à 180 bath, et nous sirotons une margarita et une pinacolada. Et nous terminons cette belle journée par un restau, toujours sur la plage.
Jour 11 : Mercredi 15 juillet 2009 - Koh Samui
Après le petit déjeuner pris sur la terrasse "panoramique" face à la mer, nous enfilons nos maillots et allons faire un plouf dans le golfe de Thaïlande. Dommage, la visibilité ne s'est pas améliorée pendant la nuit !
Nous partons ensuite "en ville" pour louer un scooter : 180 baths les 24 heures. L'agence ne me demande pas de permis de conduire mais je suis obligée de déposer mon passeport. Cela ne me plait pas beaucoup mais je n'ai pas le choix. Nous enfouchons notre monture, en short et en tong, équipée chacune d'un casque minimaliste qui semble être en plastique ! Et c'est parti pour le tour de l'île. Des scooters partout, la conduite à gauche, des rues un peu défoncées, ... on flippe. Nous prenons peu à peu de l'assurance, conduire un scooter dans Paris se révèle bien utile ... mais nous dépasserons jamais les 50 kms/h !
Petite pause à Chaweng. La ville est horrible, des MacDo, des boutiques pour touristes partout, quelle horreur ! La mer semble plus belle qu'à Mae Nam, le sable plus blanc, mais nous ne regrettons pas notre petit coin de paradis, bien moins fréquenté.
Nous repronons la bête et poursuivons notre route, pause déjeuner vers 15 heures dans un bui bui aménagé sur un parking, et hop c'est reparti.
La boucle est presque bouclée : à NaTong, nous faisons une autre pause et achetons dans une agence nos billets pour Koh Tao, en catamaran, pour 400 bath par personne. Nous sommes un peu inquiète car les billets semblent dater de la dernière guerre et partout ailleurs les agences les vendaient à 500 bath. Peut-être nous sommes nous faites rouler ?! Le prix du billet inclus le "pick-up" à Lolita Bungalow, mais peut-être allons nous rester en rade demain !
La boucle est bouclée. Nous refaisons le plein dans la station service à côté de l'agence où nous avons pris le scooter, le rendons (puisque nous n'avons pas l'intention de rouler de nuit) et retournons à Lolita Bungalow pour le denier plouf de la journée.
La fin de la journée est tout aussi agréable : apéro sur la plage.

Puis dîner dans un "restau" de rue, en ville, pour finir par une ballade le long de l'unique rue !

Jour 12 : Jeudi 16 juillet 2009 - En route pour Koh Tao
A 9 heures, je suis à l'agence de voyage (celle où nous avons loué le scooter) pour récupérer les billets de train que nous avons acheté la veille. Ouf, ils sont là, on a eu peur que ce ne soit pas le cas. Car il faut savoir que cet agent de voyage n'édite pas lui-même les billets de train mais les fait venir de la gare la plus proche (ou d'une autre agence qui, elle, a les moyens de le faire, bref, ce n'était pas super clair). Le timing étant serré, on a un peu flippé.
A 10h45, nous voyons arriver un fourgon Lompraya ! En route pour de nouvelles aventures ! Elles se font désirer ... nous arrivons à 11h15 à l'embarcadère mais le catamaran ne part qu'à 12h45. Alors, comme les autres, nous patientons.
Nous débarquons après deux heures de traversées, et, à peine sur le quai, nous sommes assaillies par les chauffeurs de taxi qui nous demandent 200 bath pour nous conduire dans n'importe quel coin de l'île. Nous trouvons cela un peu cher, d'autant plus que nous voulons aller au Tropicana resort, à quelques kms seulement de l'embarcadère. Pas de négociations possibles, mais nous avons de la chance et trouvons un couple de danois qui vont dans la même direction. Nous partageons donc le taxi et en arrivant, nous constatons qu'eux aussi ont prévu d'aller au Tropicana Resort. Nous visitons ensemble plusieurs chambres et bungalow avant de choisir une chambre avec balcon et ventilo pour 550 bath. Nos danois prennent un bungalow à 450 bath. L'hôtel est bien aménagé, dans un beau jardin, avec un bar/restau très sympa. La plage est petite, pas super belle mais l'eau a une belle couleur. L'accueil est charmant, les serveurs et serveuses super sympa, une très bonne adresse !!
Après avoir fait le tour du propriétaire, nous allons explorer les environs. Alors que nous avons décidé d'aller nous baigner, il commence à tomber des trombes d'eau et nous nous trouvons coincées pendant 3 plombes sous le porche du 7/11 proche du Tropicana, et lorsqu'il s'arrête enfin de pleuvoir, il fait presque déjà nuit ! Nous rentrons dépitées, buvons une Singha Beer pour nous remonter. La soirée se passe tranquillement, dîner au Tropicana. Portion généreuse, nourriture très bonne, on aime vraiment cet endroit !
Jour 13 : vendredi 17 juillet 2009 - Snorkelling à Koh Tao
Je m'aventure sur le balcon vers 7h45 et constate avec bonheur qu'il ne pleut pas, que le ciel est dégagé, mais il y a du vent. Je vais donc à la réception réserver une sortie en snorkelling avec Turtle Welcome Tours (650 baths par personne). A 8h30, le pich up passe nous cherchons et nous récupérons d'autres personnes qui logent tout près. Direction ensuite la boutique de l'agence pour prendre palmes, masque et tuba. Le masque va s'avérer de piètre qualité, tout usé, et nous regretterons vite les nôtres. Nous embarquons ensuite sur un bâteau déjà occupé par une bonne dizaine de personnes et nous installons à "l'étage".
Le bâteau démarre, ça tengue déjà dûr, très dûr. Une demie-heure après le départ, les malades parmi nous vomissent à droite et à gauche. Nous ne faisons pas les fières, nous concentrons sur les payasages pour penser à autre chose mais regrettons quand même, presque, d'être là.

L'arrêt à Shark Bay est annulé, pour notre propre sécurié parait-il, à cause du vent. Ca commence bien. Nous jetons l'encre à Aow Leuk, enfilons un gilet de sauvetage, laissons les palmes sur le pont et filons direct à la baille. Et là, c'est l'extase, des poissons sublimes, multicolores, par dizaine, par centaines. On est réconciliée avec le vent, le roulis, les vomis. Je vois un petit requin, au loin. Superbe.
Nous remontons sur le bâteau. Le second arrêt est moins sympa, l'eau nous semble moins belle, le corail plus terne, même si les poissons sont jolis. Une fois de retour sur le pont, distribution des tuperware pique-nique : riz, omelette, poulet à part dans un sachet. Ananas et pastèque en desert. Ce n'est pas le ritz, mais tout le monde mange de bon coeur.
Pour notre prochain arrêt, direction Nangyuan. A cause du vent, le programme est chamboulé et nous y passerons au moins deux heures. Magnifique, sublime, petite crapahute pour admirer la vue en hauteur, snorkelling dans des eaux limpides. Nous ne voyons pas le temps passer, il est déjà l'heure de rentrer.

A 16 heures, nous sommes de retour au Tropicana, la journée est passé très vite. Nous qui n'avons pas l'habitude de participer à des excursions, nous sommes agréablement surprise.
Douche, ballade, diner, dodo, cette belle journée se termine. Demain, nous quittons (déjà) Koh Tao !
Jour 14 : samedi 18 juillet 2009 - En route pour Bangkok, en train de nuit
Le temps est pourri : il pleut et il y a du vent. Nous quittons donc Koh Tao sans trop de regrets, un peu déçue de ne pas pouvoir faire un dernier petit tour à la mer avant de partir. A 14h, une personne du tropicana Resort nous conduit au débarcadère, le catamaran quitte le port à 14h45. L'attente est nettement moins longue qu'à Koh Samui !! L'organisation est bien huilée, le catamaran nous conduit au débarcadère de Chumphon et là les passagers sont dirigés vers des bus de différentes destinations. Le trajet jusqu'à la gare ferrovière prend environ une heure, et nous arrivons vers 17h30-18h00. Nous déposons nos sacs à la consigne jusqu'au départ du train et allons parcourir l'artère perpendiculaire à la gare, bordée de part et d'autre de stand de bouffe.
Le train arrive pile poil à l'heure, à 20h40. Les couchettes se répartissent le long d'un couloir central, sur deux étages. Le compartiment est occupé pour moitié de touristes et pour moitié de Thaï. Il règne une sale odeur de Durian là dedans, j'asperge pas couchette de produit anti-moustiques pour masquer l'odeur, et c'est parti pour une longue nuit ...

Jour 15 : Dimnache 19 juillet 2009 - Bangkok, jour J-1 avant le retour
Le train n'a qu'une demie heure de retard et à 6h40, nous nous retrouvons sur le quai. Nous sommes en terrain connu ... nous sautons dans un tuk tuk et nous allons directement au Lamphu House que nous avions réservé lors de notre départ. A cette heure-ci, bien évidememnt, la chambre n'est pas prête. Nous déposons les sacs à dos dans une pièce de la GH, allons prendre un café bien mérité puis direction le Chatuchak (en bâteau et en taxi pour finir). Le marché est immense, il y a de tout : fringues, vaisselles, bouffes, épices, etc.
Nous y restons toute la matinée puis rentrons en taxi + bâteau. Avant de faire le Check in, nous déjeunons sur un stand de rue, miam miam, c'est super bon. L'après midi se passe tout doucement. La fatigue du voyage commence à se faire sentir mais nous avons quand même des forces pour nous balader, de KSR au Grand Palais à pieds. C'est la dernière journée de vacances, nous en profitons jusqu'au bout. Au diner, dernier Thai Pad, un délice. Nous nous couchons tôt, demain, le taxi passe nous prendre à 6 heures !
Jour 16 : Lundi 20 juillet 2009 - Voilà c'est fini ...
Réveil à 5h30. Notre avion décolle à 9h15. Nous avons hésité entre un taxi à 350 bath ou le minibus pour 120 bath par personne, que l'on pouvait réserver depuis la GH. Finalement, le taxi, c'est plus confortable et plus rapide. Et en effet, il est à peine 6h30 que nous arrivons à l'aéroport. Si nous avions su que le chauffeur roulerait à 130 km/h, nous aurions au moins dormi une demie heure de plus !
Les deux vols sont sans problèmes, sans surclassement, dommage. L'escale à Doha est rapide, comme à l'aller. Le survol de Doha, l'atterissage, le décollage valent vraiment le coups d'oeil ! J'imagine que ce n'est rien à côté de Dubai ...

Nous arrivons à Roissy à 19h50 au lieu des 20h10 prévus. Pour une fois, le passage au contrôle des passeports se fait super vite et le passage à la douane est inexsitant.
Demain, réveil à 7h, les vacances sont finies ...
Bilan du voyage :
Deux semaines, c'est très rapide pour "parcourir" la Thaïlande et nous avons passé pas mal de temps dans les transports. Mais si c'était à refaire, nous ferions la même chose. Cela nous a permis de voir un peu de tout, des villes, de beaux temples, des éléphants, des plages de rêves. Nous avons adoré Sukhothai, la journée à Elephant Nature Park, les visites faites dans Bangkok (le Grand Palais, la maison de Jim Thomson), la plage de Mae Nam, le snorkelling à Koh Tao.
Et puis, la gentillesse des Thaï, la nourriture super bonne (parfois un peu trop épicée) ... on a passé deux semaines fantastiques.
Plage adaptée à un séjour en famille à Goa et hébergement? English translation pending
Je suis à la rechercher d'une plage qui soit bien adaptée à un séjour en famille.
Après une visite de 3 semaines nous arriverons autour du 27 décembre, à Goa pour faire profiter de la mer à notre garçon de 6 ans.
Nous cherchons donc un coin si possible "tranquille" (sans fêtes etc..)
J'ai parcourus le forum et j'ai retenu: Gokarna, Benaulim, Palolem.
Si vous avez des adresses de Guest House sympa, elles sont les bienvenues :-)
Merci
Yaso
J'ai parcourus le forum et j'ai retenu: Gokarna, Benaulim, Palolem.
Si vous avez des adresses de Guest House sympa, elles sont les bienvenues :-)
Merci
Yaso
Traduire "tchin-tchin" en Thaïlandais English translation pending
Bonjour,
Je discutais l'autre jour (en anglais) avec mon amie thaïe et elle me demandait si on disait qqch lorsqu'on portait un toast.
Je lui ai donc répondu que l'on pouvait dire "santé" ou "tchin tchin" (qui veut dire "pénis" en japonais, expression qui a déjà embarrassé plus d'un français en voyage au pays du soleil levant).
J'en ai profité pour lui demander si "tchin tchin" signifiait qqch en thaï mais je n'ai pas réussi à comprendre son explication.
Si vous avez la réponse...
Je discutais l'autre jour (en anglais) avec mon amie thaïe et elle me demandait si on disait qqch lorsqu'on portait un toast.
Je lui ai donc répondu que l'on pouvait dire "santé" ou "tchin tchin" (qui veut dire "pénis" en japonais, expression qui a déjà embarrassé plus d'un français en voyage au pays du soleil levant).
J'en ai profité pour lui demander si "tchin tchin" signifiait qqch en thaï mais je n'ai pas réussi à comprendre son explication.
Si vous avez la réponse...
Secours payant pour les casse-cous English translation pending
Un projet de loi prévoit d'obliger les Français ayant choisi malgré tout de se rendre dans des zones dangereuses à rembourser les frais d'éventuels secours.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/07/23/01016-20090723ARTFIG00298-les-touristes-tetes-brulees-devront-payer-les-secours-.php
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/07/23/01016-20090723ARTFIG00298-les-touristes-tetes-brulees-devront-payer-les-secours-.php
Improvisation Nomade English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Première Partie : France
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
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Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Première Partie : France
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
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Yémen: six semaines en Arabie heureuse en direct English translation pending
Desole pour les fautes mais c'est du brut, en direct et le temps ici est precieux entre deux powercut !!!
donc comme d'hab remplacer si besoin les a par les q et inversement...
Salam Alecoum,
et bien ca y est me voila a Sanaa... le voyage fut bien crevant, pour ce aui est du diabete, nickel. j'ai eu droit aux repas diabetic comme j, avais demande en prenant le billet sur internet, super bien equilibre, aucun probleme a la securite, je n'ai meme pas eu a montrer mes bagages ni mes certificats medicaux. Tout aurait pu etre nickel si j'avais pu recupere mon sac a l'aeroport de Sanaa ! et oui me voila pour la 1ere fois a experimenter la perte de bagage !! Paul me dit que ce n'est pas tres surprenant ici... et je devrais l'avoir d'ici une semaine peut etre... j'avais heureusement tout ce aui est insuline et matos est avec moi, dan sle gros il n'y avait que du bonus au cas ou... par contre pas evident de se retrouver sans aucun medicament, la trouse a pharmacie est dans le gros sac ! de meme aue tious les fingues, chargeur de batterie, rete des cahiers... j'espere vraiment le recuperer vite. l'avantage c'est aue jai le temps, ce n'est pas comme si prevu de quitter la capitale de suite, alors il faut le prendre zen et avec Paul ca passe mieux. belle rencontre, Paul m'attendait donc a l'aeroport, deja que le vol avait du retard plus le temps perdu a attendre le sac puis au bureau pour declarer la perte....il etait presque 3h quand on a rejoint sa maison. Je ne realise pas encore tout a fait de me retrouver a Sanaa, tout cela parait tellement irreel. premiere vision de cette ville incroyable hier sans lumiere, le 4x4 circulaient dans le wadi sec et de part d'autre et les facades des maisons tours se laissaient deviner dans l'obscurite, avec ca et la quelques minarets qui s'elancent dans le ciel.... whaouhhhh Paul loue un etage d'une maison traditionnelle, porte en bois bien typique et une clef immense magnifique qui ouvre son appart, un matelas avec draps m'attends dans une belle piece ornee de qamareya, ces vitraux bien typiques... un peu de mal a m'endormir car je repense a mon sac... je raconterai plus tard car Paul a besoin de son ordi... ou bien je vais trouver un cyber cafe
enfin a part le sac tout va pour le ;ieux, je suis trop content d'etre dans un decor pareil, c'est hallucinant et bien loin de ce que j'avais vu en image
Salam Alecoum,
et bien ca y est me voila a Sanaa... le voyage fut bien crevant, pour ce aui est du diabete, nickel. j'ai eu droit aux repas diabetic comme j, avais demande en prenant le billet sur internet, super bien equilibre, aucun probleme a la securite, je n'ai meme pas eu a montrer mes bagages ni mes certificats medicaux. Tout aurait pu etre nickel si j'avais pu recupere mon sac a l'aeroport de Sanaa ! et oui me voila pour la 1ere fois a experimenter la perte de bagage !! Paul me dit que ce n'est pas tres surprenant ici... et je devrais l'avoir d'ici une semaine peut etre... j'avais heureusement tout ce aui est insuline et matos est avec moi, dan sle gros il n'y avait que du bonus au cas ou... par contre pas evident de se retrouver sans aucun medicament, la trouse a pharmacie est dans le gros sac ! de meme aue tious les fingues, chargeur de batterie, rete des cahiers... j'espere vraiment le recuperer vite. l'avantage c'est aue jai le temps, ce n'est pas comme si prevu de quitter la capitale de suite, alors il faut le prendre zen et avec Paul ca passe mieux. belle rencontre, Paul m'attendait donc a l'aeroport, deja que le vol avait du retard plus le temps perdu a attendre le sac puis au bureau pour declarer la perte....il etait presque 3h quand on a rejoint sa maison. Je ne realise pas encore tout a fait de me retrouver a Sanaa, tout cela parait tellement irreel. premiere vision de cette ville incroyable hier sans lumiere, le 4x4 circulaient dans le wadi sec et de part d'autre et les facades des maisons tours se laissaient deviner dans l'obscurite, avec ca et la quelques minarets qui s'elancent dans le ciel.... whaouhhhh Paul loue un etage d'une maison traditionnelle, porte en bois bien typique et une clef immense magnifique qui ouvre son appart, un matelas avec draps m'attends dans une belle piece ornee de qamareya, ces vitraux bien typiques... un peu de mal a m'endormir car je repense a mon sac... je raconterai plus tard car Paul a besoin de son ordi... ou bien je vais trouver un cyber cafe
enfin a part le sac tout va pour le ;ieux, je suis trop content d'etre dans un decor pareil, c'est hallucinant et bien loin de ce que j'avais vu en image
Installation à Luanda en Angola English translation pending
Bonjour,
Ns venons d'apprendre qu'à compter du 1er Novembre ns devons être à Luanda (angola). cette proposition que ns avons accepté avec joie ns demande d'être assez réactifs car j'ai cru comprendre que les caisses maritimes voguaient pas mal de temps avant d'arriver à bon port.
Logés et je crois du mobilier mis à notre disposition, ma question serait plutôt :
quels sont les affaires et produits indispensables à prendre avec soi ?
quels sont les fournisseurs d'accès à internet ?
Les conditions climatiques obligent à prendre quelles affaires ? Côté moustiques médocs etc ... no souci, informés et bien suivis
y a t il de quoi faire des activités physiques (salle de gym, piscine ..) ou faut il prévoir vélo d'appart , tapis de course etc ...
Peut on facilement partir faire quelques virées dans le pays ?
Peut on prendre des cours de portugais ? Y a t il des méthodes d'apprentissage que vous conseillez ( autant commencer à apprendre un peu avant d'arriver)
Je suis preneuse de toutes les info susceptibles de me permettre de faire au plus vite, ravie de venir découvrir une autre région dans l'attente de vos réponse, bonne jrnée à tous
Ns venons d'apprendre qu'à compter du 1er Novembre ns devons être à Luanda (angola). cette proposition que ns avons accepté avec joie ns demande d'être assez réactifs car j'ai cru comprendre que les caisses maritimes voguaient pas mal de temps avant d'arriver à bon port.
Logés et je crois du mobilier mis à notre disposition, ma question serait plutôt :
quels sont les affaires et produits indispensables à prendre avec soi ?
quels sont les fournisseurs d'accès à internet ?
Les conditions climatiques obligent à prendre quelles affaires ? Côté moustiques médocs etc ... no souci, informés et bien suivis
y a t il de quoi faire des activités physiques (salle de gym, piscine ..) ou faut il prévoir vélo d'appart , tapis de course etc ...
Peut on facilement partir faire quelques virées dans le pays ?
Peut on prendre des cours de portugais ? Y a t il des méthodes d'apprentissage que vous conseillez ( autant commencer à apprendre un peu avant d'arriver)
Je suis preneuse de toutes les info susceptibles de me permettre de faire au plus vite, ravie de venir découvrir une autre région dans l'attente de vos réponse, bonne jrnée à tous
Taux de change au Maroc English translation pending
salut
je viens de m'en apercevoir , en lisant à Agadir, j'etais tranquillment en vancance, je, une chronique economique sur la monnaie marocaine. stupéfacation, qu'y ai je appris:
les 11 dhirams et quelques cacahuètes contre lesquels le Maroc nous achète nous les marocains contraints à l'exil( je suis de bruxelles) euros sont en fait fixé, exclusivement , par la Banque du Maroc et sachant que dhiram ne vaux rien sur les marchés interantinoaux à cause du fait que le maroc n'exporte quasiment rien, c'est donc aupres des MRE, vous savez les marocains de l'etranger, que le régime marocain et ses économistes de pacotilles se chargent de remplir les caisses du royaume en devises européennes achetées à un prix défiant tte concurrence. du quasi vol d'autant que les Marocains de l'étranger n'y voient que du feux...la majorité croit meme gagné au change......
l'arnaque est gigantesque, bien que je ne sois pa économise je pense qu' il suffit pour se représenter les choses comparer le smic marocain avec celui pratiqué à Buxelles, à Francfort ou en France, cad à 1200 euros.
autrement dit, si 1000 EUROS VALENT grosso modo 10 000 dhiram, selon les taux actuels, comment se fait il que les salariés marocains eux en moyennent ne touchent que 2500 DH? dit autrement , combien de salariés pourrez- vous remunérer avec 1000 euros en contexte européen , aucun, n'est- ce pas?
vous comprenez , le ratio réel est de 1/4 et pour 400 EUROS nous devrions normalement du regime marocain à 10 000 DH et non les 4000 DH actuels. 1 euro pour 40 DH AU lieu de 1 euro pour 11 DH. vous comprenez l'arnaque et l'insitance avec laquelle le maroc tente de nous vendre des appartement à 70 000 EUROS que l'on devrait payé normalement quatre fois moins, cad plusou moins 15 000 euros
en sur-évaluant le dh le maroc achètent à très bas prix la monnaie des immigrés marocains d'autant plus que ce "pillage" ne profite guerre aux Marocains du Maroc vu que leur salaire est le meme , ainsi que l'infrastructure du Maroc en général, depuis des décennies.
que la vie serait agréable au bled si NOUS arrivions à vendre un euro 40 dh.
je viens de m'en apercevoir , en lisant à Agadir, j'etais tranquillment en vancance, je, une chronique economique sur la monnaie marocaine. stupéfacation, qu'y ai je appris:
les 11 dhirams et quelques cacahuètes contre lesquels le Maroc nous achète nous les marocains contraints à l'exil( je suis de bruxelles) euros sont en fait fixé, exclusivement , par la Banque du Maroc et sachant que dhiram ne vaux rien sur les marchés interantinoaux à cause du fait que le maroc n'exporte quasiment rien, c'est donc aupres des MRE, vous savez les marocains de l'etranger, que le régime marocain et ses économistes de pacotilles se chargent de remplir les caisses du royaume en devises européennes achetées à un prix défiant tte concurrence. du quasi vol d'autant que les Marocains de l'étranger n'y voient que du feux...la majorité croit meme gagné au change......
l'arnaque est gigantesque, bien que je ne sois pa économise je pense qu' il suffit pour se représenter les choses comparer le smic marocain avec celui pratiqué à Buxelles, à Francfort ou en France, cad à 1200 euros.
autrement dit, si 1000 EUROS VALENT grosso modo 10 000 dhiram, selon les taux actuels, comment se fait il que les salariés marocains eux en moyennent ne touchent que 2500 DH? dit autrement , combien de salariés pourrez- vous remunérer avec 1000 euros en contexte européen , aucun, n'est- ce pas?
vous comprenez , le ratio réel est de 1/4 et pour 400 EUROS nous devrions normalement du regime marocain à 10 000 DH et non les 4000 DH actuels. 1 euro pour 40 DH AU lieu de 1 euro pour 11 DH. vous comprenez l'arnaque et l'insitance avec laquelle le maroc tente de nous vendre des appartement à 70 000 EUROS que l'on devrait payé normalement quatre fois moins, cad plusou moins 15 000 euros
en sur-évaluant le dh le maroc achètent à très bas prix la monnaie des immigrés marocains d'autant plus que ce "pillage" ne profite guerre aux Marocains du Maroc vu que leur salaire est le meme , ainsi que l'infrastructure du Maroc en général, depuis des décennies.
que la vie serait agréable au bled si NOUS arrivions à vendre un euro 40 dh.
Que faire à Manakara? English translation pending
rebonjour!
nous prendrons le train fianarantsoa-manakara, mais qu'y a t il à faire une fois arrivés à manakara? retour direct à fianarantsoa? y a t il un hotel/endroit pour dormir bon marché à conseiller??
merci!
nous prendrons le train fianarantsoa-manakara, mais qu'y a t il à faire une fois arrivés à manakara? retour direct à fianarantsoa? y a t il un hotel/endroit pour dormir bon marché à conseiller??
merci!
Louxor, ville de la tentation (Égypte) English translation pending
Louxor, ville de la tentation.
Depuis que nous avons quitté le plateau accidenté et la chaine de montagnes volcaniques bordant la Mer Rouge, un nouvel horizon s’offre à nous. Un paysage dénudé. Le regard cherche un frais bosquet, un arbuste où reposer la vue ; mais c’est le leurre des mirages. La chaude atmosphère sature l’habitacle de la voiture, cuit nos visages et inonde de sueur nos vêtements trop pesants. Nous roulons. Une heure encore avant de voir cette terre ondulante. Une danseuse semblable à un mince fil vert tendu sur le jaune vide et désolé du désert. - C’est le Nil, les enfants. - On peut aller se baigner dedans ? me demande Morgann. Quarante bornes avalées, le désert de sable cesse. Faisant place à des arbres, des cultures et des villages. Ce berceau, qui nourrit encore aujourd’hui tous les manuels d’histoire, est une succession de jardins descendant en pente douce vers son lit. Je me mets à croire à l’enchantement d’une terre promise, il me semble d’ailleurs respirer l’odeur enivrante des orangers. Une grande paix descend du ciel aux innombrables palmeraies… Nos regards sont béats et nos bouches béantes, ébaubis par la beauté du Nil et la chaleur en Haute Egypte. Nous arrivons sur Louxor lorsque le soleil est à son zénith. Le véhicule longe la corniche, passe devant le temple de Louxor .Grandiose. Je n’imaginais pas une telle excitation à la vue de cet édifice. Le chauffeur bifurque sur la gauche et nous dépose devant le petit hôtel que nous lui avons indiqué. Un peu vieillot, mais merveilleusement bien placé. Nous entrons dans le hall, puis rejoignons la réception. Cool, il n’y a pas foule. Je m’adresse à une jeune femme et lui demande si l’établissement à une chambre de libre. Chou blanc. Tout est complet. Je suis surpris du remplissage des chambres, compte tenu du standing peu élégant de l’étape. Peu nous importe, la ville compte plusieurs hôtels de catégorie moyenne. Nous sortons de l’hôtel, un homme nous accoste et s’adresse en anglais dans la même foulée. - Vous cherchez un hôtel ? Bien vu….Comment pouvions nous passer inaperçu avec quatre gros sacs sur le dos. - Oui. - Je peux vous aider car il est difficile d’en trouver un en cette période.. - Pourtant c’est la saison basse. Je lui rétorque. - Bien sûr mon ami, mais depuis que votre président de la république et Carla sont venus, Louxor vit une période d’affluence record ! Si importante que le taux de remplissage des hôtels atteint des sommets depuis début Janvier 2008. Il existe même un Sarkozy tour, wallah ! Je peux vous l’organiser si vous souhaitez emprunter les pas de Mr Sarkozy, mais ne tardez pas trop car les réservations sont prises d’assaut. Par ailleurs, les seules chambres libres de la ville sont à l’Old Winter, le même hôtel où est descendu votre président. Sic…je n’avais rien prévu de cela. A l’accoutumée, je ne suis pas un avaleur de couleuvres et il m’est difficile de croire une minute aux propos tenus, mais le bon samaritain semble si candide et spontané que nous acceptons son aide. - J’ai ma voiture à deux pas d’ici, patientez quelques minutes et j’arrive. Une vieille Peugeot 504 blanche pointe le bout de sa calandre, ralentit puis stoppe sa course branlante devant nous. Soucieux, je questionne le gars : - Il est loin le Cold winter ? - Le Old winter mon ami, vieux hiver…me traduit il le sourire aux lèvres. La carriole rebrousse à l’identique le parcours que nous avions pris en arrivant sur la ville ; roule de courtes minutes avant de nous déposer devant un palace en bord du Nil. Le palais d’hiver ; le Old Winter palace. Le bâtiment est dandy, les jardins bichonnés ; la façade date du dix neuvième siècle, oeuvrée dans le style victorien. L’hôtel a un charme certain. Notre carrosse et notre allure dépareillent tant au pied de ce somptueux havre de luxe. Comme pour l’élite des familles royales, et les plus grands noms; nous faisons l’objet de toutes les attentions. La porte passagère s’ouvre en grinçant à mes oreilles un air sinistre. - Welcome Sir. S’ensuit alors un défilé de bagagistes, d’amabilités de service, de servilités et de courbettes endimanchées. Natures ; nous gravissons les marches du tapis rouge en bermuda sponsorisés par « Décathlon ». Afin de paraître moins verrues dans un cadre belle époque, nous imitons les postures et bonnes manières des milords que nous croisons. Bouche en cul de poule, balancement des bras sans fléchir les coudes, bermuda (à défaut d’un tweed) monté jusqu’aux adducteurs en moule biloute, nous montons les marches. Nous sommes tant habiles à l’œuvre que nous devenons inapparents malgré notre vêture peu appropriée. Le chauffeur emboîte nos pas et finit par les devancer à l’approche de la réception. Il nous négocie une chambre. - C’est bon, je suis parvenu à vous trouver une chambre. Une très belle chambre avec la vue sur le Nil. - Vous savez, nous ne sommes pas très fortunés et je ne sais pas… Stricto sensu, le gars me coupe la parole. - Vous êtes en Egypte, souriez ! Souris Monsieur, souris Madame…Combien de nuits ? Six, sept ? - Holà ! tout doux. Non, juste trois. Juste trois. Pauvre fou….. Porqua miseria… Les sourires sont envolés, tout comme les mille euros que la réception vient de débiter sur notre carte bleue…. Figurément et proprement parlant, nous partons à la découverte de Louxor plus légers. Les ventres sont creux, mais nous sommes attirés par le temple de la ville comme une aiguille vers son pôle. Nous souhaitons en premier lieu rassasier nos yeux. L’hôtel est à deux pas, il ne nous faut pas once de temps pour rejoindre à pied le temple d’Amon. L’ensemble, aux proportions olympiennes mais harmonieuses, enferme en son sein une colonnade haute d’une quinzaine de mètres…Trop loin pour apprécier les colosses de Ramsès II, nous contournons le temple par sa droite ; peut être les verrons nous davantage depuis la place de Sharia el Souk. - Calèche, calèche… ? nous propose un ancien en galabiah. - Non, nous marchons et cherchons un coin pour manger. - Je connais, je sais où vous mener. Montez ce n’est pas cher. Le caléchier insiste encore un peu. Nous résistons. Nous montons. - Aujourd’hui grand marché Egyptien. Seulement aujourd’hui ! Papyrus, …VRAI papyrus ! statues Ramsès, Osiris… - Nous souhaitons juste manger. - Souris Monsieur, tu es en Egypte ! Tiens, j’ai déjà entendu cette réplique. Le souvenir de celle-ci raisonne en moi comme un signe annonciateur. Celui de l’entourloupette. Le cheval qui tire l’attelage est très émacié. Toute l'épine dorsale, les côtes, les pointes des hanches, et le haut de la queue sont très saillants. L'encolure est creuse. Les os des épaules et du garrot sont facilement apparents. Et puisque son état corporel ne suffit pas à sa peine, il conduit quatre occidentaux mafflus se remplir la panse. Nous sommes tristes d’assister à ce pitoyable spectacle. Mais espérons que les quelques livres que nous laisserons au caléchier, rempliront l’auge de cette pauvre bête.
- Nous y voilà…je vous attendrai ici. - Mais ce n’est pas un restaurant ni un baladi ! lui fais-je remarquer. - Marché d’abord, le manger après… Nous sommes déposés au pied d’une devanture. Le caléchier nous guide jusqu’ à son entrée. L’impression première est surtout un effet de couleurs. C'est comme un grand panneau de pierre sur lequel un artiste aurait peint des décorations. L'architecte a voulu éviter la pâleur froide des magasins monochromes, et cherché la coloration par la variété des matériaux gardant leurs nuances naturelles. Jolie vitrine. Nous nous apprêtons à entrer dans la caverne des papyrus. Le caléchier signe un registre à la caisse du commerce et ressort de celui-ci en nous souhaitant bonne visite et surtout bonnes dépenses…la commission n’en sera que plus rondelette. Un jeune homme nous accueille dans un français impeccable. - Soyez les bienvenus ! Savez-vous comment les Egyptiens fabriquaient le papyrus ? Désirez-vous un soda ou un karkadé frais (Thé à l’hibiscus) ? Entrés avec la sensation de s’être fait enjôlé et l’ultime conviction de sortir d’ici les mains vides, nous n’osons plus rembarrer le boutiquier. Ses apports théoriques et ses démonstrations techniques sont intéressants ; et les réponses à ma curiosité, nourrissantes. - Maintenant que vous savez faire la différence entre un authentique et faux papyrus ; profitez de notre magnifique exposition vente et admirez le travail des artistes peintres. C’est vrai. Rien à redire. Les faisceaux de lumière dont on voit d’abord la trace élégante sur un mur noir dans une pièce assez sombre, dessinent et soulignent harmonieusement les figures peintes sur les papyrus. - Celui-ci représente le jugement dernier, on l’appelle aussi le tribunal d’Osiris. C’est le préféré de Carla Sarkozy, vous connaissez n’est ce pas ? me dit-il sans sourciller. - Euh ?! oui…pourquoi le couple présidentiel est venu dans cette boutique aussi ? - Oui en début d’année ! L’histoire devient tout simplement incroyable. Purement invraisemblable. - Ils nous en ont acheté plus d’une soixantaine d’exemplaires. Je reste sans voix. Soixante papyrus….ça laisse pensif. Ils doivent nous retapisser l’Elysée… - Votre président a même souhaité en personnaliser certains. Il se dirige vers le fonds de la salle et pointe l’index ; - Regardez celui là. Le tout dernier en haut, représentant le temple d’Abu Simbel. - C’est vrai qu’il est réussi. Pense tout haut Loïck. - Mr Sarkozy a souhaité que nous remplacions sur le dessin les quatre statues de Ramsès II par son profil. Il nous est possible de faire la même chose pour vous. Je marque un blanc. Où sont les caméras ? Les figurants ? Ossam Beliveau va sortir d’une cachette avec sa pancarte surprise surprise, c’est certain… Mais rien ne se passe. Me vient alors un fou rire, si babillard que le vendeur semble mal à l’aise. Flutte, il est sérieux. Ce n’est pas non plus un argument commercial. L’œil rieur, la larme abondante je me confonds en excuses et le rassure qu’il n’est pour rien dans cette gausserie. C’est tellement énorme ; personne ne me croira lorsque je vais le raconter sur mon carnet. Les potes vont être sciés. Nous poursuivons la visite et en achetons cinq, histoire de se racheter. Nous sortons. La calèche est là. - Faites un tour dans le souk maintenant ! - Non. Nous voulons manger. Lui dis-je fermement. - Suivez-moi… D’un pas décidé, limite agacé, le caléchier fonce droit dans le souk… Restés à l’entrée, nous le laissons courir seul. Il parcourt cinquante mètres, stoppe sa course et s’agite comme un flic à son carrefour. - Là, là, ici et là…partout le manger ! Venez ! Ces Egyptiens ne sont pas possibles. Ils vous collent au train en permanence. Atteints de la maladie de ceux qui ne savent pas dire non, nous lui disons pathologiquement oui. - Que désirez-vous manger ? - Egyptien. - Ok pas de problème, je vous fais un mezze des spécialités du pays. Les enfants font la moue et craignent le pire. Isa aussi. Ils auraient préféré la cantine à touriste juste à côté. Faut dire que côté hygiène, je n’ai pas choisi le top. Des mouches grosses comme mon pouce copulent sur la viande ; les rats grignotent en cuisine ; et le cuistot, cigarette au bec, dégouline sur les fitirs (Sorte de pizza avec de la feuille de briks). Vingt minutes passent. Quatre cortèges de touristes aussi. - Enjoy your lunch ! Nous encourage le serveur. Des plats sont posés sur toute la table. De quoi rassasier un régiment. Non loin, le caléchier me nomme chaque plat. - Ce plat c’est le foul, ici la tahina, le houmous, la fitir, le kochery…. A l’œil tout semble assez spécial et peu recommandable pour les estomacs fragiles. Je fais l’impasse sur la fitir au thon, arrosé d’un jus de front ; et tente en premier la Mouloukhya. Mouais…peu ragoûtant ces trucs verts et marrons qui flottent ; la texture semble gluante, dans le genre mucus nasal. Je saisis un bout de khobz baladi tari (pain) et le trempe dans cette soupe avant de le porter timidement à ma bouche. Soupe à la grimace… - Pouah ! C’est spé… M’enfile rapidement un verre d’eau pour oublier l’agression gustative, et lorgne sur le plat attenant. La fetta. Avec deux « T » oui, car il ne s’agit pas de fromage grec. Là encore c’est particulier, surtout par cette chaleur. Imaginez-vous un ragoût de mouton dans lequel vous remplacez les carottes, le thym, les oignons et les navets par du pain. Un matelas de mie de pain, gorgé du bouillon de la viande. Certes c’est bourratif, mais vomitique aussi. Point par le goût insidieux des arômes, je viens tout simplement, ou malheureusement de voir l’état des ongles des mains qui ont émietté le pain. Le cuistot est un éleveur, un encaveur de micro-organismes. Morgann qui n’a rien raté du façonnage amibifère, me fait remarquer que les touristes dans la cantoche voisine ont les babines léchées. - Mais goûtes y au moins ! Lui dis je. - Dis moi carrément de téter les doigts du cuisinier. En plus regarde ce chien, il est plein de puces, steu plait… - Bon ok, on s’en va. J’hèle le serveur et lui demande notre dû. Il jette un œil sur ce que nous avons sur la table et me présente un bout de papier. Trois cent livres Egyptiennes (40 euros) !! L’addition Egyptienne, elle, est relevée…nous sommes une fois de plus le dindon de la farce. Louxor commence à être un purgatoire luxueux… Seize heures. Il fait chaud. Très chaud. Pas moins de 43 degrés. Nous décidons de marcher jusque la Corniche pour admirer le Nil. Nous trouverons peut être un arbre ou un coin d’ombre. Nous traversons alors une petite rue au nord du temple et percevons, au loin, les voiles voguant sur le Nil. Le cadre est vraiment chouette. Relaxant. - Regarde Papa, on peut descendre par là. M’indique mon fiston. Nous empruntons les marches menant sur la berge, et trouvons un banc sous l’ombre d’un palmier. De plus le quai ménage nos tympans et une intimité sans pareil ; terminé les klaxons et les sollicitations incessantes des caléchiers. Nous jouissons uniquement des sons du Nil. Des voiles se gonflant d’air et de l’écoulement doux du fleuve. Nous entendons l’eau. Ecoutons la nature, et oublions le stress du quotidien. Le temps est à la relaxation… - Felucca, felucca ? La magie du paysage est une fois de plus brisée par l’artifice. - Non pas maintenant. Nous souhaitons rester tranquille là, à admirer le Nil. - Quand la felouque ? - On ne sait pas encore. Demain peut être. - Ce soir c’est mieux, il y’a du vent. Tomorrow no wind, maybe. - Juste pour le coucher de soleil alors ? A peine acquiescé, les voiles sont montées et déployées dans les minutes suivantes. Le capitaine est un homme d’âge mûr, vêtu de la galabiah bleue traditionnelle. Les traits sont doux et le regard paternel. Il m’est sympathique. Je le questionne. - Il n’est que seize heures et le coucher de soleil n’est pas avant deux ou trois heures ; si on emprunte le Nil vers le Nord, existe- il des îles ou îlots habitées ? - Pas loin au sud il y’a l’île aux bananes, mais au nord il n’ y a seulement que des temples. Dendera, Abydos… - L’île aux bananes ? C’est un piège à touristes non ? Notre préférence va pour un coucher de soleil sur les temples, c’est possible d’ y aller ? - Bien sûr ! Je vous amène au Caire si vous voulez !! Au gré de l’eau et du vent, nous remontons vers Dendera. Le fleuve n’a de cesse de taquiner le désert, où dunes et falaises calcaires alternent parfois avec jardins et palmeraies. Mais les scènes du pays sont sur les lèvres du Nil. Les fellahs sortent des villages de briques rouges, outil sur l’épaule. Des enfants, couleur limon, sautent des cailloux hirsutes de cannes à pêches, des pêcheurs disparaissent sous leur faix de nasses en osier, des ballets d’Ibis défilent sous nos yeux comme des images d’archives. La vogue sur le Nil nous offre un visage différent ; des paysages d’une autre Egypte. - De quelle origine êtes vous ? - Nous sommes Français. - Je pensais que vous étiez japonais. Comme le chien, je marque l’arrêt. Mais ne flaire rien. Le felouquier pointe alors l’index vers mon reflex. L’Egyptien est chambreur et je le comprends. Je suis étonné aussi parfois des sujets photographiques que les Japonais choisissent par chez nous. En pointant les voiles de son embarcation, il trouve également le sujet incongru. - Si vous êtes Français, vous n’êtes pas sans savoir que votre président a fait un présent à notre président Moubarak. Encore lui. C’est incroyable. Pas suffisant de bouffer du Nicolas dans tous les médias français, il faut encore qu’il traque ses cons citoyens en voyage. - Non, non je ne suis au courant de rien. - Cela ne fait seulement quelques mois que le monument est arrivé en terre Egyptienne. Les statues sont arrivées en Mai sur le site d’Abydos. Vous souhaitez les voir ? - Des statues ? Tu as pris connaissance de cela Isabelle ? - Non, mais cela me rend assez curieuse de voir ce qu’il a offert avec l’argent des cons tribuables. Le felouquier rajoute - Notre quotidien Akhbar Elyom expliquait que votre président est un épris d’histoire, et plus particulièrement sur la gouverne de Méhémet Ali, le fondateur de l’Egypte moderne. Il est d’ailleurs à l’origine de l’offre à Charles X , de l’ Obélisque qui trône sur votre place de la Concorde à Paris. - Abydos c’est beaucoup plus loin que Denderah, non ? - Oui il faudra passer la nuit sur le bateau. Ce n’est pas cher mon ami. - Mouais… avec les mille euros du Old Winter, je ne suis pas certain. Allons y …
Tombés comme des masses, nous nous levons courbaturés. Dormir à même le pont, sur des matelas peu généreux vous fait prendre dix ans en une seule nuit. - Nous arrivons. M’indique le felouquier, resté à la barre toute la nuit. Nous accostons un quai. Et au petit bonheur nous nous engageons dans des dédales de ruelles, flanquées de maisons en torchis. Les palissages défilent, nous passons de modestes ponts de terre, croisons des porteuses d’eau, de foin….avant d’aboutir au pied du temple d’Abydos. Nous nous acquittons du droit d’entrée, et pressons le pas jusqu’ au cadeau de la France aux Egyptiens.

Faux. Tout est faux. Heureusement. Pas de papyrus, pas de repas à 40 euros, pas de felouque jusqu’ à Abydos et encore moins de Old Winter. Ce carnet est une entourloupette. Mon arnaque Egyptienne au lecteur ! Il s’est bien entendu nourrit des instants que l’on a vécu dans ce joli pays, et je ne souhaitai pas écrire un carnet comme on en lit des tonnes. Coléreux, négatifs, bougonnants, aigris et j’en passe. C’est vrai les sollicitations sur Louxor sont parfois oppressantes pour le voyageur, mais il faut les appréhender avec l’humour. N’oublions pas que ces assauts et quémandages font avant tout, vivre des enfants, des femmes et des hommes. Seules exactitudes de ce carnet : la sublime et la beauté du Nil, et le bellissime des temples Egyptiens.
Depuis que nous avons quitté le plateau accidenté et la chaine de montagnes volcaniques bordant la Mer Rouge, un nouvel horizon s’offre à nous. Un paysage dénudé. Le regard cherche un frais bosquet, un arbuste où reposer la vue ; mais c’est le leurre des mirages. La chaude atmosphère sature l’habitacle de la voiture, cuit nos visages et inonde de sueur nos vêtements trop pesants. Nous roulons. Une heure encore avant de voir cette terre ondulante. Une danseuse semblable à un mince fil vert tendu sur le jaune vide et désolé du désert. - C’est le Nil, les enfants. - On peut aller se baigner dedans ? me demande Morgann. Quarante bornes avalées, le désert de sable cesse. Faisant place à des arbres, des cultures et des villages. Ce berceau, qui nourrit encore aujourd’hui tous les manuels d’histoire, est une succession de jardins descendant en pente douce vers son lit. Je me mets à croire à l’enchantement d’une terre promise, il me semble d’ailleurs respirer l’odeur enivrante des orangers. Une grande paix descend du ciel aux innombrables palmeraies… Nos regards sont béats et nos bouches béantes, ébaubis par la beauté du Nil et la chaleur en Haute Egypte. Nous arrivons sur Louxor lorsque le soleil est à son zénith. Le véhicule longe la corniche, passe devant le temple de Louxor .Grandiose. Je n’imaginais pas une telle excitation à la vue de cet édifice. Le chauffeur bifurque sur la gauche et nous dépose devant le petit hôtel que nous lui avons indiqué. Un peu vieillot, mais merveilleusement bien placé. Nous entrons dans le hall, puis rejoignons la réception. Cool, il n’y a pas foule. Je m’adresse à une jeune femme et lui demande si l’établissement à une chambre de libre. Chou blanc. Tout est complet. Je suis surpris du remplissage des chambres, compte tenu du standing peu élégant de l’étape. Peu nous importe, la ville compte plusieurs hôtels de catégorie moyenne. Nous sortons de l’hôtel, un homme nous accoste et s’adresse en anglais dans la même foulée. - Vous cherchez un hôtel ? Bien vu….Comment pouvions nous passer inaperçu avec quatre gros sacs sur le dos. - Oui. - Je peux vous aider car il est difficile d’en trouver un en cette période.. - Pourtant c’est la saison basse. Je lui rétorque. - Bien sûr mon ami, mais depuis que votre président de la république et Carla sont venus, Louxor vit une période d’affluence record ! Si importante que le taux de remplissage des hôtels atteint des sommets depuis début Janvier 2008. Il existe même un Sarkozy tour, wallah ! Je peux vous l’organiser si vous souhaitez emprunter les pas de Mr Sarkozy, mais ne tardez pas trop car les réservations sont prises d’assaut. Par ailleurs, les seules chambres libres de la ville sont à l’Old Winter, le même hôtel où est descendu votre président. Sic…je n’avais rien prévu de cela. A l’accoutumée, je ne suis pas un avaleur de couleuvres et il m’est difficile de croire une minute aux propos tenus, mais le bon samaritain semble si candide et spontané que nous acceptons son aide. - J’ai ma voiture à deux pas d’ici, patientez quelques minutes et j’arrive. Une vieille Peugeot 504 blanche pointe le bout de sa calandre, ralentit puis stoppe sa course branlante devant nous. Soucieux, je questionne le gars : - Il est loin le Cold winter ? - Le Old winter mon ami, vieux hiver…me traduit il le sourire aux lèvres. La carriole rebrousse à l’identique le parcours que nous avions pris en arrivant sur la ville ; roule de courtes minutes avant de nous déposer devant un palace en bord du Nil. Le palais d’hiver ; le Old Winter palace. Le bâtiment est dandy, les jardins bichonnés ; la façade date du dix neuvième siècle, oeuvrée dans le style victorien. L’hôtel a un charme certain. Notre carrosse et notre allure dépareillent tant au pied de ce somptueux havre de luxe. Comme pour l’élite des familles royales, et les plus grands noms; nous faisons l’objet de toutes les attentions. La porte passagère s’ouvre en grinçant à mes oreilles un air sinistre. - Welcome Sir. S’ensuit alors un défilé de bagagistes, d’amabilités de service, de servilités et de courbettes endimanchées. Natures ; nous gravissons les marches du tapis rouge en bermuda sponsorisés par « Décathlon ». Afin de paraître moins verrues dans un cadre belle époque, nous imitons les postures et bonnes manières des milords que nous croisons. Bouche en cul de poule, balancement des bras sans fléchir les coudes, bermuda (à défaut d’un tweed) monté jusqu’aux adducteurs en moule biloute, nous montons les marches. Nous sommes tant habiles à l’œuvre que nous devenons inapparents malgré notre vêture peu appropriée. Le chauffeur emboîte nos pas et finit par les devancer à l’approche de la réception. Il nous négocie une chambre. - C’est bon, je suis parvenu à vous trouver une chambre. Une très belle chambre avec la vue sur le Nil. - Vous savez, nous ne sommes pas très fortunés et je ne sais pas… Stricto sensu, le gars me coupe la parole. - Vous êtes en Egypte, souriez ! Souris Monsieur, souris Madame…Combien de nuits ? Six, sept ? - Holà ! tout doux. Non, juste trois. Juste trois. Pauvre fou….. Porqua miseria… Les sourires sont envolés, tout comme les mille euros que la réception vient de débiter sur notre carte bleue…. Figurément et proprement parlant, nous partons à la découverte de Louxor plus légers. Les ventres sont creux, mais nous sommes attirés par le temple de la ville comme une aiguille vers son pôle. Nous souhaitons en premier lieu rassasier nos yeux. L’hôtel est à deux pas, il ne nous faut pas once de temps pour rejoindre à pied le temple d’Amon. L’ensemble, aux proportions olympiennes mais harmonieuses, enferme en son sein une colonnade haute d’une quinzaine de mètres…Trop loin pour apprécier les colosses de Ramsès II, nous contournons le temple par sa droite ; peut être les verrons nous davantage depuis la place de Sharia el Souk. - Calèche, calèche… ? nous propose un ancien en galabiah. - Non, nous marchons et cherchons un coin pour manger. - Je connais, je sais où vous mener. Montez ce n’est pas cher. Le caléchier insiste encore un peu. Nous résistons. Nous montons. - Aujourd’hui grand marché Egyptien. Seulement aujourd’hui ! Papyrus, …VRAI papyrus ! statues Ramsès, Osiris… - Nous souhaitons juste manger. - Souris Monsieur, tu es en Egypte ! Tiens, j’ai déjà entendu cette réplique. Le souvenir de celle-ci raisonne en moi comme un signe annonciateur. Celui de l’entourloupette. Le cheval qui tire l’attelage est très émacié. Toute l'épine dorsale, les côtes, les pointes des hanches, et le haut de la queue sont très saillants. L'encolure est creuse. Les os des épaules et du garrot sont facilement apparents. Et puisque son état corporel ne suffit pas à sa peine, il conduit quatre occidentaux mafflus se remplir la panse. Nous sommes tristes d’assister à ce pitoyable spectacle. Mais espérons que les quelques livres que nous laisserons au caléchier, rempliront l’auge de cette pauvre bête.
- Nous y voilà…je vous attendrai ici. - Mais ce n’est pas un restaurant ni un baladi ! lui fais-je remarquer. - Marché d’abord, le manger après… Nous sommes déposés au pied d’une devanture. Le caléchier nous guide jusqu’ à son entrée. L’impression première est surtout un effet de couleurs. C'est comme un grand panneau de pierre sur lequel un artiste aurait peint des décorations. L'architecte a voulu éviter la pâleur froide des magasins monochromes, et cherché la coloration par la variété des matériaux gardant leurs nuances naturelles. Jolie vitrine. Nous nous apprêtons à entrer dans la caverne des papyrus. Le caléchier signe un registre à la caisse du commerce et ressort de celui-ci en nous souhaitant bonne visite et surtout bonnes dépenses…la commission n’en sera que plus rondelette. Un jeune homme nous accueille dans un français impeccable. - Soyez les bienvenus ! Savez-vous comment les Egyptiens fabriquaient le papyrus ? Désirez-vous un soda ou un karkadé frais (Thé à l’hibiscus) ? Entrés avec la sensation de s’être fait enjôlé et l’ultime conviction de sortir d’ici les mains vides, nous n’osons plus rembarrer le boutiquier. Ses apports théoriques et ses démonstrations techniques sont intéressants ; et les réponses à ma curiosité, nourrissantes. - Maintenant que vous savez faire la différence entre un authentique et faux papyrus ; profitez de notre magnifique exposition vente et admirez le travail des artistes peintres. C’est vrai. Rien à redire. Les faisceaux de lumière dont on voit d’abord la trace élégante sur un mur noir dans une pièce assez sombre, dessinent et soulignent harmonieusement les figures peintes sur les papyrus. - Celui-ci représente le jugement dernier, on l’appelle aussi le tribunal d’Osiris. C’est le préféré de Carla Sarkozy, vous connaissez n’est ce pas ? me dit-il sans sourciller. - Euh ?! oui…pourquoi le couple présidentiel est venu dans cette boutique aussi ? - Oui en début d’année ! L’histoire devient tout simplement incroyable. Purement invraisemblable. - Ils nous en ont acheté plus d’une soixantaine d’exemplaires. Je reste sans voix. Soixante papyrus….ça laisse pensif. Ils doivent nous retapisser l’Elysée… - Votre président a même souhaité en personnaliser certains. Il se dirige vers le fonds de la salle et pointe l’index ; - Regardez celui là. Le tout dernier en haut, représentant le temple d’Abu Simbel. - C’est vrai qu’il est réussi. Pense tout haut Loïck. - Mr Sarkozy a souhaité que nous remplacions sur le dessin les quatre statues de Ramsès II par son profil. Il nous est possible de faire la même chose pour vous. Je marque un blanc. Où sont les caméras ? Les figurants ? Ossam Beliveau va sortir d’une cachette avec sa pancarte surprise surprise, c’est certain… Mais rien ne se passe. Me vient alors un fou rire, si babillard que le vendeur semble mal à l’aise. Flutte, il est sérieux. Ce n’est pas non plus un argument commercial. L’œil rieur, la larme abondante je me confonds en excuses et le rassure qu’il n’est pour rien dans cette gausserie. C’est tellement énorme ; personne ne me croira lorsque je vais le raconter sur mon carnet. Les potes vont être sciés. Nous poursuivons la visite et en achetons cinq, histoire de se racheter. Nous sortons. La calèche est là. - Faites un tour dans le souk maintenant ! - Non. Nous voulons manger. Lui dis-je fermement. - Suivez-moi… D’un pas décidé, limite agacé, le caléchier fonce droit dans le souk… Restés à l’entrée, nous le laissons courir seul. Il parcourt cinquante mètres, stoppe sa course et s’agite comme un flic à son carrefour. - Là, là, ici et là…partout le manger ! Venez ! Ces Egyptiens ne sont pas possibles. Ils vous collent au train en permanence. Atteints de la maladie de ceux qui ne savent pas dire non, nous lui disons pathologiquement oui. - Que désirez-vous manger ? - Egyptien. - Ok pas de problème, je vous fais un mezze des spécialités du pays. Les enfants font la moue et craignent le pire. Isa aussi. Ils auraient préféré la cantine à touriste juste à côté. Faut dire que côté hygiène, je n’ai pas choisi le top. Des mouches grosses comme mon pouce copulent sur la viande ; les rats grignotent en cuisine ; et le cuistot, cigarette au bec, dégouline sur les fitirs (Sorte de pizza avec de la feuille de briks). Vingt minutes passent. Quatre cortèges de touristes aussi. - Enjoy your lunch ! Nous encourage le serveur. Des plats sont posés sur toute la table. De quoi rassasier un régiment. Non loin, le caléchier me nomme chaque plat. - Ce plat c’est le foul, ici la tahina, le houmous, la fitir, le kochery…. A l’œil tout semble assez spécial et peu recommandable pour les estomacs fragiles. Je fais l’impasse sur la fitir au thon, arrosé d’un jus de front ; et tente en premier la Mouloukhya. Mouais…peu ragoûtant ces trucs verts et marrons qui flottent ; la texture semble gluante, dans le genre mucus nasal. Je saisis un bout de khobz baladi tari (pain) et le trempe dans cette soupe avant de le porter timidement à ma bouche. Soupe à la grimace… - Pouah ! C’est spé… M’enfile rapidement un verre d’eau pour oublier l’agression gustative, et lorgne sur le plat attenant. La fetta. Avec deux « T » oui, car il ne s’agit pas de fromage grec. Là encore c’est particulier, surtout par cette chaleur. Imaginez-vous un ragoût de mouton dans lequel vous remplacez les carottes, le thym, les oignons et les navets par du pain. Un matelas de mie de pain, gorgé du bouillon de la viande. Certes c’est bourratif, mais vomitique aussi. Point par le goût insidieux des arômes, je viens tout simplement, ou malheureusement de voir l’état des ongles des mains qui ont émietté le pain. Le cuistot est un éleveur, un encaveur de micro-organismes. Morgann qui n’a rien raté du façonnage amibifère, me fait remarquer que les touristes dans la cantoche voisine ont les babines léchées. - Mais goûtes y au moins ! Lui dis je. - Dis moi carrément de téter les doigts du cuisinier. En plus regarde ce chien, il est plein de puces, steu plait… - Bon ok, on s’en va. J’hèle le serveur et lui demande notre dû. Il jette un œil sur ce que nous avons sur la table et me présente un bout de papier. Trois cent livres Egyptiennes (40 euros) !! L’addition Egyptienne, elle, est relevée…nous sommes une fois de plus le dindon de la farce. Louxor commence à être un purgatoire luxueux… Seize heures. Il fait chaud. Très chaud. Pas moins de 43 degrés. Nous décidons de marcher jusque la Corniche pour admirer le Nil. Nous trouverons peut être un arbre ou un coin d’ombre. Nous traversons alors une petite rue au nord du temple et percevons, au loin, les voiles voguant sur le Nil. Le cadre est vraiment chouette. Relaxant. - Regarde Papa, on peut descendre par là. M’indique mon fiston. Nous empruntons les marches menant sur la berge, et trouvons un banc sous l’ombre d’un palmier. De plus le quai ménage nos tympans et une intimité sans pareil ; terminé les klaxons et les sollicitations incessantes des caléchiers. Nous jouissons uniquement des sons du Nil. Des voiles se gonflant d’air et de l’écoulement doux du fleuve. Nous entendons l’eau. Ecoutons la nature, et oublions le stress du quotidien. Le temps est à la relaxation… - Felucca, felucca ? La magie du paysage est une fois de plus brisée par l’artifice. - Non pas maintenant. Nous souhaitons rester tranquille là, à admirer le Nil. - Quand la felouque ? - On ne sait pas encore. Demain peut être. - Ce soir c’est mieux, il y’a du vent. Tomorrow no wind, maybe. - Juste pour le coucher de soleil alors ? A peine acquiescé, les voiles sont montées et déployées dans les minutes suivantes. Le capitaine est un homme d’âge mûr, vêtu de la galabiah bleue traditionnelle. Les traits sont doux et le regard paternel. Il m’est sympathique. Je le questionne. - Il n’est que seize heures et le coucher de soleil n’est pas avant deux ou trois heures ; si on emprunte le Nil vers le Nord, existe- il des îles ou îlots habitées ? - Pas loin au sud il y’a l’île aux bananes, mais au nord il n’ y a seulement que des temples. Dendera, Abydos… - L’île aux bananes ? C’est un piège à touristes non ? Notre préférence va pour un coucher de soleil sur les temples, c’est possible d’ y aller ? - Bien sûr ! Je vous amène au Caire si vous voulez !! Au gré de l’eau et du vent, nous remontons vers Dendera. Le fleuve n’a de cesse de taquiner le désert, où dunes et falaises calcaires alternent parfois avec jardins et palmeraies. Mais les scènes du pays sont sur les lèvres du Nil. Les fellahs sortent des villages de briques rouges, outil sur l’épaule. Des enfants, couleur limon, sautent des cailloux hirsutes de cannes à pêches, des pêcheurs disparaissent sous leur faix de nasses en osier, des ballets d’Ibis défilent sous nos yeux comme des images d’archives. La vogue sur le Nil nous offre un visage différent ; des paysages d’une autre Egypte. - De quelle origine êtes vous ? - Nous sommes Français. - Je pensais que vous étiez japonais. Comme le chien, je marque l’arrêt. Mais ne flaire rien. Le felouquier pointe alors l’index vers mon reflex. L’Egyptien est chambreur et je le comprends. Je suis étonné aussi parfois des sujets photographiques que les Japonais choisissent par chez nous. En pointant les voiles de son embarcation, il trouve également le sujet incongru. - Si vous êtes Français, vous n’êtes pas sans savoir que votre président a fait un présent à notre président Moubarak. Encore lui. C’est incroyable. Pas suffisant de bouffer du Nicolas dans tous les médias français, il faut encore qu’il traque ses cons citoyens en voyage. - Non, non je ne suis au courant de rien. - Cela ne fait seulement quelques mois que le monument est arrivé en terre Egyptienne. Les statues sont arrivées en Mai sur le site d’Abydos. Vous souhaitez les voir ? - Des statues ? Tu as pris connaissance de cela Isabelle ? - Non, mais cela me rend assez curieuse de voir ce qu’il a offert avec l’argent des cons tribuables. Le felouquier rajoute - Notre quotidien Akhbar Elyom expliquait que votre président est un épris d’histoire, et plus particulièrement sur la gouverne de Méhémet Ali, le fondateur de l’Egypte moderne. Il est d’ailleurs à l’origine de l’offre à Charles X , de l’ Obélisque qui trône sur votre place de la Concorde à Paris. - Abydos c’est beaucoup plus loin que Denderah, non ? - Oui il faudra passer la nuit sur le bateau. Ce n’est pas cher mon ami. - Mouais… avec les mille euros du Old Winter, je ne suis pas certain. Allons y …
Tombés comme des masses, nous nous levons courbaturés. Dormir à même le pont, sur des matelas peu généreux vous fait prendre dix ans en une seule nuit. - Nous arrivons. M’indique le felouquier, resté à la barre toute la nuit. Nous accostons un quai. Et au petit bonheur nous nous engageons dans des dédales de ruelles, flanquées de maisons en torchis. Les palissages défilent, nous passons de modestes ponts de terre, croisons des porteuses d’eau, de foin….avant d’aboutir au pied du temple d’Abydos. Nous nous acquittons du droit d’entrée, et pressons le pas jusqu’ au cadeau de la France aux Egyptiens.

Faux. Tout est faux. Heureusement. Pas de papyrus, pas de repas à 40 euros, pas de felouque jusqu’ à Abydos et encore moins de Old Winter. Ce carnet est une entourloupette. Mon arnaque Egyptienne au lecteur ! Il s’est bien entendu nourrit des instants que l’on a vécu dans ce joli pays, et je ne souhaitai pas écrire un carnet comme on en lit des tonnes. Coléreux, négatifs, bougonnants, aigris et j’en passe. C’est vrai les sollicitations sur Louxor sont parfois oppressantes pour le voyageur, mais il faut les appréhender avec l’humour. N’oublions pas que ces assauts et quémandages font avant tout, vivre des enfants, des femmes et des hommes. Seules exactitudes de ce carnet : la sublime et la beauté du Nil, et le bellissime des temples Egyptiens.
La tête dans l'aquarium: la plongée aux îles Similan English translation pending
Toujours pas d'overdose de grande bleue en perspective.
Après une huitaine de jours à Ton Sai c'est à dire à la plage, après la découverte des mangroves et autres îles du parc national de Phang-Nga, on remet le couvert et ce, dans les règles du lard!!
Si je suis aller jusqu'à Khao Lak, c'est pas par hasard, c'est le point continental le plus proche des îles Similan dont je vais vous entretenir la jambe ici. Les îles Similan sont paraît-il un haut lieu de la plongée sous-marine dans le monde et à tout bien réfléchir, il était hors de question qu'elles n'aperçoivent pas ma trogne un jour ou l'autre. Et comme un aujourd'hui vaut mieux que deux demains, c'est parti mon kiki!!!! Allons voir de plus près ce qui fait la réputation de ces îles.
J'arrive donc à Khao Lak gonflé à l'oxygène, je vais en avoir besoin. Khao Lak d'ailleurs dont on ne trouve nulle trace dans le LP, va savoir pourquoi. Perso, je crois que j'ai maintenant la réponse. Le pick-up ou sawngthaew me dépose au centre-ville en milieu d'après-midi. Je me retrouve le long d'une nationale avec ma maison sur le dos. Il fait dans les 40° au soleil et je n'ai aucune idée de où est quoi. Première chose, comme d'habitude, trouver un hotel bon marché sans trop marcher, car comme dirait Lapalisse, les kilos, ça pèse. Et bien bonne surprise qui en d'autres circonstances aurait pû être désagréable, Khao Lak est tout l'inverse de Phang-Nga. Ici, on oublie la Thailande, la vraie. On nage dans les eaux bien connues des hotels à tout va, des restaurants qui servent les spaghettis bolognaises avant le curry, et des centres d'informations pour touristes pas débrouillards. Je comprends pourquoi le LP a fait l'impasse sur l'endroit... En ce qui me concerne donc, moi qui ne sui pas ici pour y rester, je trouve facilement chaussure à mon pied, lit à ma mesure.
Deuxième étape, choisir un centre de plongée après avoir comparé tout ce qu'ils ont à offrir. Ma demande, maintenant que je suis là et pour ne pas avoir fait le chemin jusqu'ici pour rien, une croisière de quatre jours sur les Similan avec le plus de plongées possibles. En l'occurence, je jète mon dévolu sur un package de 4 jours et 3 nuits avec non pas 4, non pas 8, non pas 12 (on se croirait au marché), mais 14 plongées à effectuer dans l'intervalle. Une voiture passera me prendre le lendemain à 7h20, il s'agira tant que possible d'être en forme... Le soir même, je suis donc l'élève modèle, après un dîner vite engouffré, je suis fidèle au poste de mon plumard qui n'attend que moi pour servir à quelque chose même sans allemande. Seulement, c'est pas facile facile de renier sa nature. A 22h, je suis toujours debout. A 23h, idem. A minuit, pfff, un jeu d'enfant... Vient alors 1h du matin, alors que je farfouille dans mon petit sac, je suis chiffonné par quelque chose. Qu'est que j'ai foutu de mes lunettes de soleil? Il est vrai que cette réflexion n'aurait pas grand sens si j'étais rue de Montreuil vu qu'on est en février, mais là on est en Thailande et au rythme où vont les choses, le prochain nuage risque d'être l'été prochain quand la mousson se fera fort de me rincer jusqu'aux os. Mes lunettes de soleil sont donc l'accessoire indispensable pour ne pas rejoindre prématurément la fondation Gilbert Montagné! On est donc au milieu de la nuit, et je suis comme un con à vider la totalité de mes sacs pour finalement me rendre à l'évidence : "Et merde..." Je réfléchis dans tous les sens, la solution la plus plausible est que je les ai laissées au centre de plongée lors de l'inscription, mais je ne suis sûr de rien, mais alors rien du tout. Résultat, il est 2h du matin et je suis énervé comme pas deux! J'ai toujours une paire de rechange mais si je perds quelque chose comme ça, j'aimerais autant que ça soit quelques jours avant le retour, pas à moins de 20% du voyage! Toujours est-il qu'il est maintenant l'heure de se forcer à trouver le sommeil. Le marchand de sable croisera ma route avant 3h, c'est loin d'être un moindre mal...
7h, le réveil sonne et réveille le seul neurone actif de mon cerveau. Aïe aïe aïe, dur dur, vas-y mollo... D'ailleurs, je ne suis pas le seul à y aller mollo. La navette sensée être donc là à 7h20 n'arrive qu'à 8h30, j'étais à deux doigts d'aller me rechoucher! Et bien sûr à bord, aucun signe de mes lunettes de soleil...
Pour rejoindre le gros bateau de plongée, il faut en prendre un plus petit, plus rapide, en un mot, racé. Une dizaine de personnes sont aussi là et tous s'installent à l'arrière, bien à l'abri sous la capote. Moi, si je fais ça, c'est couru d'avance que je vais me rendormir à grande vitesse. Donc comme à l'accoutumée, je m'installe devant, en proie aux vagues et aux embruns. Car le voyage est loin d'être calme. Le bateau propulsé par deux moteurs de 200 chevaux bondit littéralement de vagues en vagues et à chaque fois qu'il atterrit, on est loin d'être sur un lit de plumes. Seulement dans ces conditions, je suis dans mon éléments. Comme à Phang-Nga, entre autre, j'ai mon casque sur les oreilles qui crache tout ce que je possède de gros son. Quand c'est pas les vagues qui me secouent la tête, c'est moi même qui prend la relève!!! Résultat, je suis réveillé, euphorique, prêt à croquer à pleines dents tous les poissons qui auront le malheur de se frayer un chemin sur ma route sous-marine.
A 10h30, on est enfin sur le Manta 1, ma maison pour les 4 prochains jours. C'est pas un fameux trois mats fin comme un oiseau mais ça fera quand même l'affaire, j'ai arrêté d'être difficile le jour où j'ai emménagé dans un 20m²... Et j'ai bien fait de ne pas être difficile, je suis convié à dormir dans le dortoir du bateau, au niveau -1. 20m² pour 16 couchettes dont des lits superposés, c'est bien tassé mais au moins je suis le seul à dormir ici. Côté touriste, seul un autre couple (d'allemands, encore) dort sur le bateau mais eux ont une cabine individuelle. Et moi bordel!!! Bref, pas le temps de gamberger, le temps de poser mes affaires et il est déjà l'heure de s'équiper pour plonger sur le sîte dit de Koh Bon. Koh Bon entre parenthèse est censé être le lieu idéal pour nager avec les raies mantas... On y fera 2 plongées aujourd'hui et pas de bol, on en voit bien une mais elle nage à plus de 20 mètres de distance puis disparait dans les abysses. C'est tout pour les mantas, merci d'être passé. On m'expliquera ensuite qu'à l'approche de la pleine lune, les raies voguent sous d'autres horizons. C'est bien la première fois que j'entends que raies et lune ne font pas bon ménage! Mais soit...
Le premier jour, je fais donc trois plongées. Et même si les mantas ne sont donc pas là, plonger ici est quand même d'un bel acabi. Des coraux en veux-tu en voilà, des poissons par centaines, des blocs de granite longs de plusieurs dizaines de mètres au milieu desquels on serpente, ça a de la gueule! en plus, tous les plongeurs sont répartis par groupes de maximum 4 personnes, ça change de l'Egypte où on était plutôt une dizaine sous l'eau par palanquée.
Au soir de cette première journée, comme prévu, je suis vanné, essoré, et en proie au rouli du bateau. Le couple d'allemands qui fêtent l'obtention d'un niveau de plongée aura le bon gout de sortir deux bouteilles de vin pour fêter ça, mais l'un dans l'autre, après deux verres, je suis carpette! Trop habitué à la terre ferme, ça tangue autant dans ma tête que sur le pont! Rideau, bonne nuit les petits.
Le 2ème jour comme le 3ème, je suis réveille à 7h du matin. Quatre plongées sont au programme et il faut donc commencer de bonne heure pour avoir assez de temps pour récupérer entre chaque. C'est d'autant plus important que les deux premières plongées du 2ème jour descendent à 30 mètres, et que le troisième jour, on commence à 40 et 30 mètres. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais un petit test aura vite fait de me faire comprendre. Avant de descendre à 40 mètres, alors qu'on est sur le bateau, le directeur de plongée me donne un petit panneau sur lequel sont écrit des chiffres allant de 1 à 30. Il s'agit donc, en les pointant, de les trouver et de les faire défiler. A la surface : 50 secondes. A 40 mètres : 1 minute et 20 secondes! Je suis pourtant concentré mais il paraît que c'est normal, c'est la pression qui veut ça. Ca vous donne donc une idée de ce que le corps subit lorsqu'on l'immerge à ces profondeurs.
Question poissons, ça fourmille toujours autant mais force est de constater que malgré la réputation des îles Similan, les gros pépères se font rares. On verra bien un requin, un gros, dans les 3-4 mètres mais ce con est en train de dormir par 30 mètres et il est alors temps pour nous de remonter... Une autre fois quand même, on assistera à un spectacle rare. Une véritable nuée de petits poissons blancs striés de bleu sont la proie des thons. Le nuage de petit poissons se contortionne dans tous les sens à chaque attaque, il s'étire, se compresse, ça va dans tous les sens! Et même si je flotte dans l'eau, je suis sur le cul, émerveillé par le spectacle. La seule chose, c'est de ne pas oublier de respirer! D'ailleurs, pour les connaisseurs, je suis assez content de moi car à chaque fois que les plongées se terminent, il me reste autour de 70 bars dans le réservoir alors que les autres plongeurs sont plutôt autour de 20 bars, sachant qu'on commence à 220 et qu'à zéro, on n'a plus qu'à se laisser pousser des branchies!
Par ailleurs, question vie sur le bateau, tout se passe à merveille et même mieux que ça. Le 2ème jour, à cause ou plutôt grace à des travaux effectués à mon étage, je suis surclassé en première classe. J'établis mes quartiers sur le pont supérieur dans une cabine et ce jusqu'à l'issue de la croisière! Que demande le peuple? Pas grand chose, il est plutôt content de lui! En plus, il s'avère que mes lunettes de soleil avait bien été négligemment laissées sur le comptoir du centre de plongée, donc dès le 2ème jour, elles sont de nouveau sur mon nez. Encore une fois, que demande le peuple?
Autre fait marquant de cette petite aventure en eau claire, chaque fois que le bateau s'arrête pour le déjeuner, il jète l'ancre le long d'une plage dont la reine est une tortue vorace, habituée au fil des ans à être nourrit de bananes. Et donc chaque midi, elle croise autour de nous. Il n'y a plus qu'à s'équiper d'un masque, d'un tuba et de palmes pour aller nager avec elle. WHAOUUU!!!! Le seul truc, c'est que la tortue a bien compris que les bananes, c'est jaune et pas dégueux, et comme tous les masques, tubas et palmes à bord du bateau sont jaunes, cette vorace n'a de cesse de vouloir nous bouloter les extrémités. - "Non, ça c'est mes doigts, pas des bananes, essaye encore... Non, c'est ça c'est mon tuba, essaye encore..." En tout cas, rien de tel pour se donner du coeur à l'ouvrage et retourner, gonflé à bloc, se mettre 20kg de matériel sur le dos.
Donc au fil des jours, les petits désagréments des débuts ne sont plus. J'ai un lit king size posé sur une mer d'émeraude. Je n'ai même plus l'impression que le bateau bouge et chaque matin, quand le speed boat ramène les nouveaux venus qui ne sont là que pour la journée, j'ai l'impression de les accueuillir chez moi, le rêve!!
Le dernier jour quand même, il est temps de refaire mon sac. Trois plongées plus tard, je suis à nouveau les fesses dans le speed boat, toujours le seul à l'avant, la tête au vent pas sous l'auvent. Deep purple, Rage against the machine, Bertignac, tout y passe. Et comme la tortue, j'ai la banane!
Quatre jours à être comme un coq en patte, traiter comme un prince des mers, au retour à Khao Lak, il est temps de reprendre mon destin en main. On est lundi et mon visa thaï court encore jusqu'à vendredi. Le choix est hardu, aujourd'hui c'est la pleine lune et donc la fête sur la plage. Donc deux options : fête et beuverie sur la plage ou retour rapide sur Bangkok. Et bien devinez quoi? Contre toute attente, je retourne à Bangkok! Je suis passé par le cybercafé et j'ai reçu un message de Mary dont j'ai parlé dans mon dernier recit. En quelque sorte elle m'attend et vite car elle quitte le pays le surlendemain.
Ni une ni deux, j'ai donc un billet en poche. Il n'y a pas de printemps en Thailande mais c'est tout comme, en tout cas les oiseaux chantent! Tant pis pour la fête ce soir, ce sera pour le lendemain...
Si je suis aller jusqu'à Khao Lak, c'est pas par hasard, c'est le point continental le plus proche des îles Similan dont je vais vous entretenir la jambe ici. Les îles Similan sont paraît-il un haut lieu de la plongée sous-marine dans le monde et à tout bien réfléchir, il était hors de question qu'elles n'aperçoivent pas ma trogne un jour ou l'autre. Et comme un aujourd'hui vaut mieux que deux demains, c'est parti mon kiki!!!! Allons voir de plus près ce qui fait la réputation de ces îles.
J'arrive donc à Khao Lak gonflé à l'oxygène, je vais en avoir besoin. Khao Lak d'ailleurs dont on ne trouve nulle trace dans le LP, va savoir pourquoi. Perso, je crois que j'ai maintenant la réponse. Le pick-up ou sawngthaew me dépose au centre-ville en milieu d'après-midi. Je me retrouve le long d'une nationale avec ma maison sur le dos. Il fait dans les 40° au soleil et je n'ai aucune idée de où est quoi. Première chose, comme d'habitude, trouver un hotel bon marché sans trop marcher, car comme dirait Lapalisse, les kilos, ça pèse. Et bien bonne surprise qui en d'autres circonstances aurait pû être désagréable, Khao Lak est tout l'inverse de Phang-Nga. Ici, on oublie la Thailande, la vraie. On nage dans les eaux bien connues des hotels à tout va, des restaurants qui servent les spaghettis bolognaises avant le curry, et des centres d'informations pour touristes pas débrouillards. Je comprends pourquoi le LP a fait l'impasse sur l'endroit... En ce qui me concerne donc, moi qui ne sui pas ici pour y rester, je trouve facilement chaussure à mon pied, lit à ma mesure.
Deuxième étape, choisir un centre de plongée après avoir comparé tout ce qu'ils ont à offrir. Ma demande, maintenant que je suis là et pour ne pas avoir fait le chemin jusqu'ici pour rien, une croisière de quatre jours sur les Similan avec le plus de plongées possibles. En l'occurence, je jète mon dévolu sur un package de 4 jours et 3 nuits avec non pas 4, non pas 8, non pas 12 (on se croirait au marché), mais 14 plongées à effectuer dans l'intervalle. Une voiture passera me prendre le lendemain à 7h20, il s'agira tant que possible d'être en forme... Le soir même, je suis donc l'élève modèle, après un dîner vite engouffré, je suis fidèle au poste de mon plumard qui n'attend que moi pour servir à quelque chose même sans allemande. Seulement, c'est pas facile facile de renier sa nature. A 22h, je suis toujours debout. A 23h, idem. A minuit, pfff, un jeu d'enfant... Vient alors 1h du matin, alors que je farfouille dans mon petit sac, je suis chiffonné par quelque chose. Qu'est que j'ai foutu de mes lunettes de soleil? Il est vrai que cette réflexion n'aurait pas grand sens si j'étais rue de Montreuil vu qu'on est en février, mais là on est en Thailande et au rythme où vont les choses, le prochain nuage risque d'être l'été prochain quand la mousson se fera fort de me rincer jusqu'aux os. Mes lunettes de soleil sont donc l'accessoire indispensable pour ne pas rejoindre prématurément la fondation Gilbert Montagné! On est donc au milieu de la nuit, et je suis comme un con à vider la totalité de mes sacs pour finalement me rendre à l'évidence : "Et merde..." Je réfléchis dans tous les sens, la solution la plus plausible est que je les ai laissées au centre de plongée lors de l'inscription, mais je ne suis sûr de rien, mais alors rien du tout. Résultat, il est 2h du matin et je suis énervé comme pas deux! J'ai toujours une paire de rechange mais si je perds quelque chose comme ça, j'aimerais autant que ça soit quelques jours avant le retour, pas à moins de 20% du voyage! Toujours est-il qu'il est maintenant l'heure de se forcer à trouver le sommeil. Le marchand de sable croisera ma route avant 3h, c'est loin d'être un moindre mal...
7h, le réveil sonne et réveille le seul neurone actif de mon cerveau. Aïe aïe aïe, dur dur, vas-y mollo... D'ailleurs, je ne suis pas le seul à y aller mollo. La navette sensée être donc là à 7h20 n'arrive qu'à 8h30, j'étais à deux doigts d'aller me rechoucher! Et bien sûr à bord, aucun signe de mes lunettes de soleil...
Pour rejoindre le gros bateau de plongée, il faut en prendre un plus petit, plus rapide, en un mot, racé. Une dizaine de personnes sont aussi là et tous s'installent à l'arrière, bien à l'abri sous la capote. Moi, si je fais ça, c'est couru d'avance que je vais me rendormir à grande vitesse. Donc comme à l'accoutumée, je m'installe devant, en proie aux vagues et aux embruns. Car le voyage est loin d'être calme. Le bateau propulsé par deux moteurs de 200 chevaux bondit littéralement de vagues en vagues et à chaque fois qu'il atterrit, on est loin d'être sur un lit de plumes. Seulement dans ces conditions, je suis dans mon éléments. Comme à Phang-Nga, entre autre, j'ai mon casque sur les oreilles qui crache tout ce que je possède de gros son. Quand c'est pas les vagues qui me secouent la tête, c'est moi même qui prend la relève!!! Résultat, je suis réveillé, euphorique, prêt à croquer à pleines dents tous les poissons qui auront le malheur de se frayer un chemin sur ma route sous-marine.
A 10h30, on est enfin sur le Manta 1, ma maison pour les 4 prochains jours. C'est pas un fameux trois mats fin comme un oiseau mais ça fera quand même l'affaire, j'ai arrêté d'être difficile le jour où j'ai emménagé dans un 20m²... Et j'ai bien fait de ne pas être difficile, je suis convié à dormir dans le dortoir du bateau, au niveau -1. 20m² pour 16 couchettes dont des lits superposés, c'est bien tassé mais au moins je suis le seul à dormir ici. Côté touriste, seul un autre couple (d'allemands, encore) dort sur le bateau mais eux ont une cabine individuelle. Et moi bordel!!! Bref, pas le temps de gamberger, le temps de poser mes affaires et il est déjà l'heure de s'équiper pour plonger sur le sîte dit de Koh Bon. Koh Bon entre parenthèse est censé être le lieu idéal pour nager avec les raies mantas... On y fera 2 plongées aujourd'hui et pas de bol, on en voit bien une mais elle nage à plus de 20 mètres de distance puis disparait dans les abysses. C'est tout pour les mantas, merci d'être passé. On m'expliquera ensuite qu'à l'approche de la pleine lune, les raies voguent sous d'autres horizons. C'est bien la première fois que j'entends que raies et lune ne font pas bon ménage! Mais soit...
Le premier jour, je fais donc trois plongées. Et même si les mantas ne sont donc pas là, plonger ici est quand même d'un bel acabi. Des coraux en veux-tu en voilà, des poissons par centaines, des blocs de granite longs de plusieurs dizaines de mètres au milieu desquels on serpente, ça a de la gueule! en plus, tous les plongeurs sont répartis par groupes de maximum 4 personnes, ça change de l'Egypte où on était plutôt une dizaine sous l'eau par palanquée.
Au soir de cette première journée, comme prévu, je suis vanné, essoré, et en proie au rouli du bateau. Le couple d'allemands qui fêtent l'obtention d'un niveau de plongée aura le bon gout de sortir deux bouteilles de vin pour fêter ça, mais l'un dans l'autre, après deux verres, je suis carpette! Trop habitué à la terre ferme, ça tangue autant dans ma tête que sur le pont! Rideau, bonne nuit les petits.
Le 2ème jour comme le 3ème, je suis réveille à 7h du matin. Quatre plongées sont au programme et il faut donc commencer de bonne heure pour avoir assez de temps pour récupérer entre chaque. C'est d'autant plus important que les deux premières plongées du 2ème jour descendent à 30 mètres, et que le troisième jour, on commence à 40 et 30 mètres. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais un petit test aura vite fait de me faire comprendre. Avant de descendre à 40 mètres, alors qu'on est sur le bateau, le directeur de plongée me donne un petit panneau sur lequel sont écrit des chiffres allant de 1 à 30. Il s'agit donc, en les pointant, de les trouver et de les faire défiler. A la surface : 50 secondes. A 40 mètres : 1 minute et 20 secondes! Je suis pourtant concentré mais il paraît que c'est normal, c'est la pression qui veut ça. Ca vous donne donc une idée de ce que le corps subit lorsqu'on l'immerge à ces profondeurs.
Question poissons, ça fourmille toujours autant mais force est de constater que malgré la réputation des îles Similan, les gros pépères se font rares. On verra bien un requin, un gros, dans les 3-4 mètres mais ce con est en train de dormir par 30 mètres et il est alors temps pour nous de remonter... Une autre fois quand même, on assistera à un spectacle rare. Une véritable nuée de petits poissons blancs striés de bleu sont la proie des thons. Le nuage de petit poissons se contortionne dans tous les sens à chaque attaque, il s'étire, se compresse, ça va dans tous les sens! Et même si je flotte dans l'eau, je suis sur le cul, émerveillé par le spectacle. La seule chose, c'est de ne pas oublier de respirer! D'ailleurs, pour les connaisseurs, je suis assez content de moi car à chaque fois que les plongées se terminent, il me reste autour de 70 bars dans le réservoir alors que les autres plongeurs sont plutôt autour de 20 bars, sachant qu'on commence à 220 et qu'à zéro, on n'a plus qu'à se laisser pousser des branchies!
Par ailleurs, question vie sur le bateau, tout se passe à merveille et même mieux que ça. Le 2ème jour, à cause ou plutôt grace à des travaux effectués à mon étage, je suis surclassé en première classe. J'établis mes quartiers sur le pont supérieur dans une cabine et ce jusqu'à l'issue de la croisière! Que demande le peuple? Pas grand chose, il est plutôt content de lui! En plus, il s'avère que mes lunettes de soleil avait bien été négligemment laissées sur le comptoir du centre de plongée, donc dès le 2ème jour, elles sont de nouveau sur mon nez. Encore une fois, que demande le peuple?
Autre fait marquant de cette petite aventure en eau claire, chaque fois que le bateau s'arrête pour le déjeuner, il jète l'ancre le long d'une plage dont la reine est une tortue vorace, habituée au fil des ans à être nourrit de bananes. Et donc chaque midi, elle croise autour de nous. Il n'y a plus qu'à s'équiper d'un masque, d'un tuba et de palmes pour aller nager avec elle. WHAOUUU!!!! Le seul truc, c'est que la tortue a bien compris que les bananes, c'est jaune et pas dégueux, et comme tous les masques, tubas et palmes à bord du bateau sont jaunes, cette vorace n'a de cesse de vouloir nous bouloter les extrémités. - "Non, ça c'est mes doigts, pas des bananes, essaye encore... Non, c'est ça c'est mon tuba, essaye encore..." En tout cas, rien de tel pour se donner du coeur à l'ouvrage et retourner, gonflé à bloc, se mettre 20kg de matériel sur le dos.
Donc au fil des jours, les petits désagréments des débuts ne sont plus. J'ai un lit king size posé sur une mer d'émeraude. Je n'ai même plus l'impression que le bateau bouge et chaque matin, quand le speed boat ramène les nouveaux venus qui ne sont là que pour la journée, j'ai l'impression de les accueuillir chez moi, le rêve!!
Le dernier jour quand même, il est temps de refaire mon sac. Trois plongées plus tard, je suis à nouveau les fesses dans le speed boat, toujours le seul à l'avant, la tête au vent pas sous l'auvent. Deep purple, Rage against the machine, Bertignac, tout y passe. Et comme la tortue, j'ai la banane!
Quatre jours à être comme un coq en patte, traiter comme un prince des mers, au retour à Khao Lak, il est temps de reprendre mon destin en main. On est lundi et mon visa thaï court encore jusqu'à vendredi. Le choix est hardu, aujourd'hui c'est la pleine lune et donc la fête sur la plage. Donc deux options : fête et beuverie sur la plage ou retour rapide sur Bangkok. Et bien devinez quoi? Contre toute attente, je retourne à Bangkok! Je suis passé par le cybercafé et j'ai reçu un message de Mary dont j'ai parlé dans mon dernier recit. En quelque sorte elle m'attend et vite car elle quitte le pays le surlendemain.
Ni une ni deux, j'ai donc un billet en poche. Il n'y a pas de printemps en Thailande mais c'est tout comme, en tout cas les oiseaux chantent! Tant pis pour la fête ce soir, ce sera pour le lendemain...
Itinéraire pour 15 jours en Thaïlande en juillet English translation pending
Bonjour,
Nous partons avec mon ami jeudi prochain pour deux semaines en Thaïlande. Nous avons déjà une petite idée du parcours que nous voulons faire mais j'aimerai tout de même avoir vos avis :
arrivée à Bangkok Ayutthaya ou Sukkothaï Parc de Khao Sam Roi Yot Ki Phi Phi Ko Tao Bangkok
Nous aimerions à la fois visiter des temples et si possible faire une ballade à dos d'éléphant, puis profiter un max de la plage et faire de belles plongées bouteille. Est ce que cela vous semble correct? Est ce qu'il y a un côté à privilégier entre Ko Tao et Ko Phi Phi au niveau du temps?
N'hésitez pas à me faire le plus de remarques ou de commentaires possibles cela ne pourra que m'aider!!! Ciao
Nous partons avec mon ami jeudi prochain pour deux semaines en Thaïlande. Nous avons déjà une petite idée du parcours que nous voulons faire mais j'aimerai tout de même avoir vos avis :
arrivée à Bangkok Ayutthaya ou Sukkothaï Parc de Khao Sam Roi Yot Ki Phi Phi Ko Tao Bangkok
Nous aimerions à la fois visiter des temples et si possible faire une ballade à dos d'éléphant, puis profiter un max de la plage et faire de belles plongées bouteille. Est ce que cela vous semble correct? Est ce qu'il y a un côté à privilégier entre Ko Tao et Ko Phi Phi au niveau du temps?
N'hésitez pas à me faire le plus de remarques ou de commentaires possibles cela ne pourra que m'aider!!! Ciao
Scènes de vie ou photos volées? English translation pending
on a tous dans nos appareils des images de le vie quotidienne prisent dans la rue à l'insu de nos sujets, bien souvent nous faisons appel à nos téléobjectifs pour surprendre une expression, un événement ou une ambiance; cela nous apporte souvent de bonnes photos d'ambiance,
j'aimerai que nous les partagions en évitant tout ce qui est personnel, uniquement nos photos de voyage avec une description simple,
allez, je me lance 😊😊😊
1/ retour de pêche sur l'Île aux nattes ( Madagascar)
2/ repas villageois lors de la cérémonie du retournement des morts (Sainte Marie (Madagascar)
3/ l'attente des pêcheurs (Anse des cascades, La Réunion)
4/ école maternelle dans Soweto (Afrique du Sud)
5/ cette femme nous a accueilli chez elle dans Soweto 😮
6/ le pont de la rivière Saint Etienne après le cyclone Gamède à La Réunion
Retour de Madagascar, de l'Ouest au Grand Sud English translation pending
Bonjour,
je voulais vous faire partager notre séjour d'aout 2008 à Mada. Certes ce n'est pas tout frais et les récents évennements politiques en découragent peut être certains (danger ou pas, je ne me prononcerai pas...).
En tout cas, pour notre deuxième voyage à Mada, différents du premier car beaucoup moins de temps mais un peu plus d'argent, la beauté de la nature et la gentillesse des gens est toujours au rendez vous.
Bonne lecture et bons voyages
14/8/8 C’est reparti !
Départ de St Denis à 21h20, avec 1h de retard. Le bureau de Marie-Christine ma collègue-était devenue une succursale de Décathlon. Vol sans histoire dans un tout petit avion ce qui a comme avantage de récupérer très vite les bagages. On pensait aller à l’hôtel Manoir rouge à pied mais en pleine nuit, pas facile, même de repérer le château d’eau, principal repère. On a donc fini par monter dans une teuf teuf toute vieille mais qui nous a amenés à bond port. Charmant petit hôtel avec une belle salle commune avec cheminée au rez de chaussée et des chambres bien décorées d’aquarelles. On avait une chambre de 3 avec salle de bain privée et eau chaude, le vrai luxe ! On avait déjà dîner au Gillot (aéroport de La Réunion) donc dodo rapide.
15/8/8 Changement de programme…déjà…
Levés à 6h30. Super petit déj avec croissants, gâteau, même du lait et une sorte de St Marcellin. Cette fois, on arrive à l’aéroport à pied, rien ne semble avoir changé à Mada, même odeurs, couleurs, échoppes. A l’aéroport, mauvaise nouvelle, le vol pour Morondava a été annulé hier soir tard (alors qu’on nous l’avait confirmé au Gillot, à 21h….). Aucune explication bien entendu, probable regroupement d’avion mais pour, le lendemain ! Quand même logés et nourris par Air Mada. On nous alloue donc un taxi et départ pour Tana. On débarque à l’hôtel Glacier sur l’avenue de l’indépendance plutôt impersonnel mais confortable. On avait droit à un petit déj donc on est allé prendre un café. Et puis on a passé la matinée à se balader dans Tana : église St Jean Baptiste (avec messe, 15 août oblige), palais de la reine, ancien palais de justice, Rova et pèlerinage à la maison de June avec la descente de notre escalier et rencontre avec le coq qui monte les marches donc on fera passer une photo à Lionel (c’est une longue histoire..). Retour à l’hôtel par le lac Inosy qui pue toujours autant et les coiffeurs barbiers (Alex ne veut toujours pas y aller). Repas de midi classique : œufs mayo, akoho (poulet) avec porc et sauce et pommes de terres sautées et tarte glacée. Rien d’exceptionnel mais pas de riz. Après une petite sieste, on repart pour chercher le marché aux livres en passant par l’escalier aux tampons, le palais présidentiel et l’hôtel Colbert que j’adore. Rien d’intéressant au marché, beaucoup de livres scolaires. Ensuite, visite de quelques boutiques d’artisanat vers l’hôtel. On a cherché le marché aux tissus mais beaucoup trop de monde, pas de noms de rue et vers 17h, plus d’espoir de trouver quelque chose donc bredouilles. Pour se consoler on est allé manger une glace au Tonton Gourmand. Au dîner, pates carbonara, très locales, encore pas de riz. Quitte à être dans un hôtel à touristes, autant regarder les JO à la télé, en plus il y a de la gym (j’avais regardé les derniers en Turquie…). On nous annonce en prime que le vol ne partira pas à 10h10 mais à 12h, on commence à se demander si on y arrivera un jour.
16/8/8 : enfin le départ !
Après le petit déjeuner, on se rend compte que le chauffeur de taxi n’a pas été prévenu du retard du vol, il est donc passablement énervé. On part donc en vitesse et on arrive très tôt à l’aéroport, plus que 2h30 à attendre, encore les JO mais pas de gym cette fois… Le vol pour Tuléar est reporté, celui pour Nosy Be a 2h de retard, on s’attend d’une minute à l’autre que le nôtre aussi mais non, la chance tourne, on part avec 30 minutes de retard dans un avion à hélice de 15 places. La passagère de devant est hystérique, une autre vomit, c’est assez folklo. Evidement, à cette altitude, on a une belle vue sur les hauts plateaux puis sur les plantations. Atterrissage sans problème sur le petit aéroport de Morondava. Une angoisse est levée, Samuel notre guide est là, ça fait juste 26h qu’il nous attend et je n’avais aucun moyen pour le contacter. Le plaisir de se voir a donc l’air réciproque. Le chauffeur, Julien est aussi là avec le 4x4, Nissan, pas de toute première jeunesse mais les pneus ont l’air bons. Pas le temps de faire du tourisme à Monrondave, on fait le plein (80L, au même prix qu’en France, les Malgaches n’ont vraiment pas besoin de ces prix exorbitants…). Le début de la piste est correct, on passe par l’allée des baobabs où on nous accorde 5 min pour prendre des photos, on aura plus de temps au retour avec coucher de soleil en prime. Après, ça a été plus inégal et surtout plus long. Heureusement, on a eu le premier bac de Bélo/Tsirbiny tout de suite avec une traversée magnifique au coucher du soleil. On a dîné à Belo dans un hotely gargote où le service a été très long. Le reste de la route a été pénible, en pleine nuit donc rien à voir, bref interminable. On est arrivé à minuit. Le temps de passer le bac, là encore tout de suite et on était enfin dans les tsingy, enfin juste à coté. Les tentes Intersport tiennent leur promesse, dépliées en 1s. Samuel nous donne des matelas, on fait un peu de bruit dans le campement, il y a une quinzaine de tentes.
17/8/8 : parcours sportif dans les petits tsingys
Réveil très tôt : coqs qui chantent, touristes de la tente d’à coté qui se vengent du souk d’hier soir etc.… Douche au baquet mais pas trop froide et appréciable parce qu’il fait déjà chaud malgré les nuages. Petit déj dans gargote en face de l’embarcadère ? Au bureau de l’ANGAP, on choisit le parcours sportif dans les petits tsingys avec Tovelas, le guide qui nous a bien expliqué l’histoire de la formation des tsingys. Début de la ballade au-dessus des petits tsingys bien acérés. Ensuite, on est passé dans la forêt : packypodium, tamariniers, pallissandre. Puis début des grottes dont une où on a mangé, Tovelas s’est beaucoup intéressé à notre camembert en boite réunionnais. L’après midi, une autre série de souterrains et surtout une descente en rappel dans un trou de 20m. On a vu beaucoup de petites chauves souris, des lémuriens vazahas (blancs) et bruns et des rats malgaches (ressemblent plus à des écureuils). En revenant, petit caméléon blanc qui semble avoir été mis un peu exprès en face du bureau de l’ANGAP. Nouvelle douche au seau, certains touristes se baignent dans la Manambole mais il y aurait des crocodiles donc… Beau coucher de soleil sur la rivière où les enfants lancent des petits bateaux faits de bouteilles en plastique et de bouts de bois ou vont chercher de l’eau. On mange à la petite gargote comme tous les autres touristes. C’est très bon, les enfants chantent. Toutes les touristes femmes font comme moi, elles écrivent leur journal ou programment leur voyage pendant que leurs hommes leurs demandent à quoi ça sert etc.…Demain, en principe, on se fait les grand tsingys.
18/8/8 : les grand tsingys au soleil
Départ à 7h après le petit déj. La nuit et le réveil se sont bien passés. On va chercher Tovelas à Bekopaka où il vit et on règle au chef de l’ANGAP un supplément pour enchaîner les 2 circuits des grands tsingys ce qui, en principe, ne se fait pas. On met 1h en 4x4 pour faire les 17km qui nous séparent du départ du sentier. Au début, marche dans la forêt, beaucoup de lémuriens blancs mais qui sont perchés sur la canopée donc difficiles à bien voir. Egalement plusieurs espèces d’oiseaux. Niveau végétation, même chose qu’hier. On arrive aux grands tsingys avec un très beau point de vue d’en haut. La montée s’est faite avec des chaînes et des baudriers mais elle est très bien emménagée avec plein de marches. Très belle vue sur l’ensemble des tsingys qui sont assez étendus. Visite en redescendant de grottes et canyons entre les tsingys, très impressionant. Le problème c’est la chaleur, on cuit comme des œufs au plat ! Heureusement on s’arrête pique-niquer dans une grotte. Le pain est vraiment ignoble, encore pire que celui de Bessans (pour les connaisseurs) mais au moins on en a ! L’après midi, deuxième circuit avec encore de beaux points de vue et de belles descentes spéléo mais pas de rappel aujourd’hui. On voit une mangouste, encore des lémuriens dont un couple avec un bébé et un nocturne insomniaque dans son tronc d’arbre, des perroquets, des sortes de grives et des couas (sortes de faisans). Egalement des « arbres qui pèlent », des packypodiums et des euphorbes. On finit vers 15h30 et on retrouve Samuel et Julien au parking qui ont attendus (se sont reposés) toute la journée… On est complètement déshydratés. On offre à Tovelas, un de nos Gérard, notre fromage en boite. Au camp, douche au seau sans seau, certaines personnes qui ont du mal à comprendre le concept, pourtant simple, avaient dû regrouper tous les godets dans la même douche ! Après, lessive dans la Manambolo mais pas facile avec 10cm de fond et de l’eau boueuse. J’ai fini par m’en sortir, le T-Shirt blanc le redevient presque. Et pas de crocodile. On a trouvé un petit caméléon prés de nos tentes qui a viré au rose quand Alex l’a pris dans sa main. On a finit par le remettre sur une branche car il était mort de peur. Au dîner, poulet-frites, pas mauvais et papaye plus étonnamment (ou on s’habitue), pas mauvaise non plus. Cette fois, les enfants ne chantent pas, ils dansent. On arrive à combler notre retard hydrique. On s’inquiète sur la manière de replier la tente demain surtout que Samuel a été clair, il faut lever le camps à 7h si on veut voir le coucher de soleil (à 17h30…ça promet une belle journée de piste !).
19/8/8 : l’allée des baobabs au coucher du soleil
Départ à 7h pétantes après avoir petit-déjeuner sur la plage : pas de pain ce matin, petits beignets blancs et bananes. On enlève un zéro à l’addition, le responsable étant meilleur cuisinier que mathématicien. On prend le bac et on file direction l’allée des baobabs. Le seul objectif de la journée : arriver avant 17h30 ! On arrive à Belo/Tsirbiny à 11h. On va au même resto qu’à l’aller, toujours aussi dynamiques donc on en sort à 12h30. Arrivés au bac, obligés de l’attendre puis deux autres 4x4 arrivent. Heureusement, ils n’ont pas attendu que ça se remplisse complètement. Traversée de la Tsirbiny cette fois en plein jour. Ensuite, on a bombé pour arriver à l’heure (bonjour le dos !) avec un détour aux baobabs amoureux (toujours aussi amoureux d’ailleurs, c'est beau de voir ça) et l’arrivée sur l’allée à 17h. Evidemment, on n’est pas tout seuls mais les 4x4 se rangent tous à la sortie pour qu’on ne les voie pas et les gens sont tellement petits par rapport à la taille des baobabs. Très beau coucher de soleil, pleins de belles photos en perspective ; Retour tranquille à Morondava où on s’arrête au Zoom Hôtel, entre la plage et la mosquée. Propre, eau chaude, électricité, bref sympa après 3j de camping. On va dîner Chez Fab, à coté du palais de justice, un resto tendance chinois, très bons beignets de crevettes.
20/8/8 : Morondava-Manja : la piste dans la savane
Petit dej à l’hôtel, comme il n’y a pas de salle à manger, on nous met une table sur la terrasse, sympa, même si on ne voit la mer qu’en se mettant debout sur une des chaises. Après avoir recompté l’addition (décidément), on va à la banque où on a un problème de limitation de retrait (300 000Ar/pers). Heureusement qu’on a trois cartes car le plein d’essence et 2 bidons nous en coûte 270 000 Ar à lui tout seul. A priori on devrait en avoir jusqu’à Tuléar. Petit approvisionnement en pain puis départ pour la piste pendant 8h ! Etat correct des routes mais 30km/h de moyenne. Heureusement qu’on avait prévu le pique-nique car il n'y a que de tous petits villages de brousse. Le paysage en vaut la peine : savane, baobabs, zébus, plein d’oiseaux. On traverse plusieurs cours d’eau ce qui ne nous fait pas regretter notre 4x4. On pique-nique au bord d’un fleuve où l’on fint notre dernier Gérard avec regret, on sait que nous n’aurons plus de fromage jusqu’au bout. En plus, c’est un repas avec spectacle puisqu’un berger essaie de faire traverser ses chèvres une par une, visiblement, les chèvres, ça n’aime pas l’eau. D’ailleurs, heureusement qu’il était là car Julien s’était trompé de route mais pas de beaucoup, il n’a pas fallu tout se retaper, ouf ! Evidemment, il n’y a aucun panneau nulle part, c’est à se demander comment il fait, même s’il a déjà fait ce parcours plusieurs fois avec d’autres touristes. L’après midi, paysages semblables, Samuel met de la musique des années 60 ce qui plait beaucoup à Maman. On arrive à Manja à 17h30 avec un mal de dos mémorable. Petit hôtel, le seul d’après Samuel avec des bungalows et de vraies douches. Manja est un petit bourg, on en a vite fait le tour et on ne passe pas inaperçus. Impossible de trouver du gel douche même chez les karans. L’église, en dur, est assez jolie. On rentre prendre une douche car on est de la même couleur que le sable. Au dîner, resto de l’hôtel, steak de zébu super bon. Samuel vient nous dire que demain on s’arrêtera à Andavadoaka plutôt qu’à Salary car ça permettra de faire des étapes moins longues. Ça nous va, on va se coucher.
21/8/8 : Manja-Andavadoaka : le désert
Départ à 6h30 sans petit déj, on leur avait dit 6h mais c’est nous qui les avons réveillés pour au moins payer. Pas de ronflements cette nuit, on avait 2 bungalows séparés, par contre les chiens n’ont pas arrêté. On a donc mangé des biscuits dans la voiture. Objectif du jour : arriver au bac de la Maongoky avant 12h sinon on ne peut plus passer avant 14h (c’est un bac public). On l’a largement atteint puisqu’on y était à 10h30 et il était du bon coté de la rivière en plus. Par contre ils n’avaient pas été approvisionnés en gazoil donc le bac a été tiré par une dizaine d’hommes (bizarre de voir ça, quand même…). Après 15 minutes de traversée, on reprend la route pour Morombe, piste pas trop mauvaise mais c’est loin. Végétation de plus en plus rare, on se croirait dans la savane africaine. On traverse plein de villages, des zébus, des chèvres et quelques baobabs qui se transforment peu à peu pour devenir bouteilles et plus rouges. Par contre la piste passe du rouge au blanc : du sable. On arrive à Morombe vers 13h30 où cette fois on mange dans une vraie gargote (avec les JO en prime) de l’akoho-sauce-riz (très bien pour mes intestins qui ne supportaient guère l’embourgeoisement frites-légumes). Ensuite, rembarquement, il reste quand même 2h de route. On croise une nouvelle espèce de cactus, des didiéracaes très épineux et tournés vers le sud. On passe aussi devant un énorme baobab tout rouge puis quelques minutes avant d’arriver devant une forêt de baobabs rouges sur des champs de salicornes, rouges aussi, absolument magnifique surtout à 16h où il y a toujours la plus belle lumière. A Andavadoaka, on descend au Coco Beach, un ensemble de petits bungalows sur la plage. Malheureusement, il y a énormément de vent, impossible de se baigner. Alex ramasse de beaux coquillages dont un énorme cône puis on attend le coucher de soleil dans nos blousons, pas terrible. En plus, pas d’eau chaude pour se réchauffer un peu. Au dîner, calamars –riz, pas de langouste, une grosse déception pour Alex et Maman. Le ciel étoilé est très beau, une fois qu’on a bien fermé porte et fenêtres, le vent ne rentre pratiquement pas. Demain, départ pour Tuléar à 6h30.
22/8/8 : Andavadoaka-Tuléar : la route sur la cote
Lever à 5h45 sans lumière, pas simple de retrouver ses affaires. Cette fois, le petit déjeuner est à l‘heure et l’addition est bonne, une journée qui commence bien. On s’attarde un peu pour prendre des photos des bungalows au lever du soleil, il y a moins de vent. Au début, la route est semblable à celle d’hier après midi puis changement, végétation beaucoup plus rare avec le sable blanc et la mer qui apparaît. Au niveau des couleurs, on se croirait presque dans les calanques sauf qu’on arrive au village de Andravongny et que là il y a une immense dune de sable blanc. Les enfants sont gentils mais un peu collants, le site est par contre splendide On reprend la route pour atteindre Salary, un petit village au bord de la mer où Samuel nous accorde l’autorisation de nous baigner. Rien à voir au fond de l’eau mais de belles pirogues avec un départ pour la pêche et des enfants supers mignons. On a même pu se rincer dans la douche d’un petit hôtel où on a mangé du poulpe. Encore quelques heures de route avant d’atteindre Tuléar à 17h. Hôtel Chez Zazah, chambres sympas dans un joli jardin mais accueil moyen. On va réserver le bateau pour Anakao à la compagnie du sud, mauvaise réputation mais c’est le seul qui est encore ouvert. Après, on essaie d’aller à la banque là, gros soucis, aucun guichet ne fonctionne, problème de réseau. On commence déjà à se demander comment on va se rationner jusqu’à Fort Dauphin avec le peu qu’on a et on prie pour que demain ça remarche. Histoire de ne pas trop se morfondre, on va dîner au Panda, chinois, bon crabe farci. On rentre à pied en pleine nuit, un peu craignos quand même (oui Ony, ce n'est pas raisonable!), surtout que c’est assez loin de l’hôtel.
23/8/8 : Tuléar-Anakao, en bateau
Levés à 6h, pas vraiment pressés car on n’a le bateau qu’à 10h. Petit déjeuner à l’hôtel avec de la gelée de groseille ! On réessaie d’abord les banques, et ce matin ça marche, on est donc beaucoup plus tranquilles. On a donc 2h et les poches suffisamment pleines pour profiter du marché artisanal. Le marchandage marche toujours aussi bien. J’ai déjà les cadeaux de Noël pour pleins de gens, il faut être organisée. Alex hésite longtemps pour 2 totems et finalement ne les prend pas, c’est vrai que le voyage n’est pas fini. Cependant, pour note, on n’en a ensuite vu de semblables nulle part ailleurs, y compris à Tana. Maman achète des bricoles et une belle statue en bois. On arrive à trouver la poste mais acheter les timbres demandent du temps, beaucoup, beaucoup de temps : il faut trouver la calculette, calculer, trouver les timbres), mais ça vaut le coup, il a réussi à me trouver des timbres avec des fleurs pour Tonton. Bon par contre, après tout ça, pour le coup, on était à la bourre, course vers l’hôtel pour récupérer les affaires et partir à l’embarcadère. Le vazaha responsable nous annonce que nous attendons 3 personnes qui viennent de l’Isalo, super, vu où se trouve l’Isalo, ça nous paraît mal barré. On nous fait attendre au CocoBe, un hôtel. Finalement, on a été mauvaises langues, les 3 Italiennes sont arrivées à 10h pile (elles n’ont pas du faire la grasse mat). On prend une charrette à zébu (si, si) pour embarquer sur la vedette. La traversée dure 1h avec des montagnes semblables à l’Isalo à gauche et pleins de pirogues vezos. Arrivés à Anakao, les Italiennes débarquent d’un coté de la baie, nous de l’autre. On voulait se renseigner au club de plongée, l’Atlantide pour Alex, il se trouve qu’ils louent aussi des bungalows. Alex peut plonger mais tout de suite. On speede donc un peu, la combi de Pierre, le responsable est même un peu grande pour Alex, le comble. Il part donc et on reste en plan avec les affaires, apparemment pour le snorkelling, c’est pas top. Les bungalows disponibles sont craquants, celui de Maman ressemble à une hutte mais le lit est sur une estrade. Le nôtre est plus grand mais le lit est posé direct sur le sable. Et contrairement à ce qu’il y a écrit dans le routard, il y a des WC. La douche, au seau est à l’extérieur, elle n’a pas de porte mais une sorte de couloir d’accès en colimaçons qui masque la vue de l’extérieur, comprend pas bien pourquoi une porte aurait été plus difficile à construire. On va déjeuner, il n’y a que des crevettes mais elles sont excellentes. On commande de la langouste pour le soir. Alex finit par revenir à 14h30, apparemment, il a vu de beaux coraux. Ils sont resté 50 minutes dans l’eau, pas mal. Il se prend aussi des crevettes. Après le repas, plage devant les bungalows mais dommage, le vent s’est levé, l’eau n’est pas très chaude et c’est marée basse. Heureusement, il y a du sable blanc, de l‘eau turquoise et de belles pirogues, on ne va donc pas se plaindre. On va ensuite prendre une douche, l’eau est restée toute la journée dans le baquet donc elle est bien chaude et comme il n’y a pas de toit à la douche, on est sous le soleil, bref, beaucoup mieux que les douches froides des hôtels. Il y a quelques boutiques d’artisanat dans le village mais rien des très original et pas de cartes postales (timbres si durement acquis, pour rien ?). On fini par arriver Chez Emile où on a rendez-vous avec Samuel. Lui et Julien sont passés par la route qui est pourrie (pléonasme) et dangereuse (beaucoup de braquages). Ils ne savaient donc pas bien à quelle heure ils allaient arriver surtout qu’ils étaient partis après nous. A 19h30, toujours personne donc on a fini par retourner au resto après avoir laissé un mot au cas où. Arrivés au resto après 30 minutes de marche, on nous annonce que finalement il n’y a pas de langouste. Alex et maman sont très déçus. On prend donc du calmar mais il est vraiment très bon. On finit quand même par voir arriver Samuel qui nous a cherché car le club de plongée a déménagé depuis sa dernière venue à Anakao. En tout cas, il avait eu le mot, comme quoi, les moyens de communiquer les plus simples sont parfois les meilleurs En fait, ils ont crevé sur la route mais ils ont pu réparer le pneu. On leur offre une bière, ils l’ont bien mérité. Puis on va se coucher dans nos huttes.
24/8/8 : Anakao-Itampolo : enfin la langouste
Départ à 6h30. le coq a chanté juste derrière la hutte (en roseaux comme la douche) à 4h30 et j’ai passé la nuit à me gratter (Alex ne se fait jamais piquer, c’est pas juste). Il n’y a pas de pain à Anakao, on gagne au change, c’est crêpes pour le petit déjeuner. On roule sur une bonne piste (ou on s’habitue) pendant 1h30 pour arriver au village d’Ambola où on commande le repas de midi, langouste si possible. Ensuite on part pour le parc de Tsimanampetsotsa (à mes souhaits? merci!) où on nous propose plusieurs circuits. On ne peut pas faire celui de 10km qui serait trop long. La visite commence par une ballade en forêt où on voit des baobabs souriants (Andasonia fony) et une autre espèce (A. za) dont un de 3000 ans tout ridé. Egalement, une grotte avec des poissons aveugles et blancs et des hirondelles. Une multitude de makis qui nous permettent d’approcher à moins d’un mètre et un beau banian avec des perroquets, des fous de madagascar. Il y a aussi des couas, des pintades et des crottes de sangliers (comment ça on s'en fout?). Plein de plantes médicinales dont le guide tente de nous expliquer l’utilité : « contre » la fontanelle, le shampoing, le savon et évidemment plusieurs sortes de viagras naturels. On est ensuite allé vers le lac qui mesure 15km de long et 2km de large, très salé car il communique avec la mer par le fond. Il est magnifique car turquoise avec des bords qui même s’ils sont boueux sont blancs. On monte à un petit point de vue, au milieu du lac, il y a quelques îlots avec des arbres pointus, de loin ça ressemble à l’île des Pins de Nouvelle Calédonie pour les connaisseurs. On redescend pour voir les flamands roses mais c’est plutôt décevant, il n’y en a que 3000 donc sur cette superficie, forcément, la densité est faible mais on voit quand même 2 jolis vols. Ensuite, on reprend le 4x4 car on a faim (les crêpes, c’est meilleur mais ça remplit moins que le pain). Au resto, pas de langouste mais de bons poissons (une princesse et deux capitaines) grillés avec une bonne sauce tomate pour le riz. En milieu de repas, on nous apporte gentiment une toute petite langouste que Maman et Alex se partagent. Le site, très beau, est au bord de l’eau. L’après midi, reprise de la route avec plusieurs beaux tombeaux avec cornes de zébus, peintures et alloals. On passe un peu vite car apparemment problèmes avec les villages alentour qui demandent des droits de passage etc.… Justement ce jour là dans un des villages, il y a eu un décès, les habitants ont loué un orchestre pour faire la fête, ils vont également sacrifier 5 zébus, peut être plus les jours suivants. La végétation change aussi avec énormément de sisals et des cactus avec des figues de barbarie. 3h de route, on arrive à Itampolo, petit village côtier. Samuel nous emmène dans un hôtel au bout de la plage, cette fois c’est le luxe, 50 000 Ar pour un bungalow de 3 mais les pieds dans l’eau. On a le temps d’aller se baigner avant le coucher du soleil, super. On a fait 1km pour trouver un misérable petit coquillage, ça dépend vraiment des endroits. En revenant, Maman avait commandé 2 langoustes et 1 poisson. Les langoustes sont énormes et visiblement très bonnes. Mon capitaine était succulent et très copieux. On réserve une pirogue pour demain matin, verra t’on une baleine ?
25/8/8 : enfin une journée sans piste et une baleine
On a presque fait la grasse matinée, lever 7h. Petit déjeuner avec du bon pain blanc et de la marmelade d’orange. La pirogue est à l’heure, on va d’abord vers le large puisqu’il paraît qu’il y a une baleine. Effectivement, la grosse tache noire qu’on voit à peine grossit et on en voit même une plus petite, il y a un baleineau ! Manque de bol elle a déjà sauté ce matin tôt, et ne compte plus refaire sa gym. On arrive quand même à s’approcher à 100m et c’est trés impressionant, sur notre petite pirogue on a moyennement envie d’aller plus prés. Ils finissent donc par s’éloigner. Le piroguier nous a ensuite amenés à la barrière de corail pour plonger en tuba. L’eau est froide et pas de combi, les coraux sont très décevants mais il y a beaucoup de poissons, les tropicaux classiques comme à La Réunion et d’authentiques poissons rouges. Il y a aussi des étoiles de mer bleues comme aux Philippines. On remonte en grelottant sur le bateau, au loin, 2 jets d’eau de baleines, c’est finit pour aujourd’hui. On passe le reste de la matinée à bronzer sur la plage. Alex a eut tellement froid dans l’eau qu’il garde sa fourrure polaire, ce qui est moins pratique pour bronzer. Vers 12h30, on commence à avoir faim mais on n’a pas trop envie de rester parqués à l’hôtel donc on marche jusqu’au village. Sur la place principale sous un grand tamarinier, sont assis pleins de gens, on se demande ce qu’ils attendent surtout qu’ils sont en habits du dimanche…L’Unique Etoile, seul resto du village a l’air fermé. On essaie d’en trouver un autre mais un type nous aborde pour nous dire qu’on peut quand même manger. La terrasse donne sur la place, on saura peut être ce qu’ils attendent. On commande une Fresh bien fraîche pour patienter. Soudain, des chants pas très loin et arrive une procession dansante. Certaines personnes tiennent en l’air des chaises en plastique, d’autres une valise ou un bâton sur lequel est attaché un petit sac en plastique. Les petites filles brandissent des branchages. Devant, il y a 3 ou 4 zébus. On demande à la dame du resto ce dont il s’agit, on célèbre le décès d’un homme mort il y a 4 mois. On n’a pas trop compris si c’était pour le changer de tombeau ou autre. En tout cas, ils le (ré)enterrent demain. Ils ont fait plusieurs fois le tour du village, heureusement on a quand même échappé au sacrifice des zébus en direct. Au resto, très bons poissons grillés-sauce tomate-riz. On revient à l‘hôtel sous une chaleur accablante, la piste longe le cimetière (tombeaux avec cornes mais sans aloals) et on a la chance de voir notre première tortue radiée qui se baladait tranquillement. Elle ne semble pas contente de nous voir et souffle quand on l’attrape pour la prendre en photo. Et contrairement aux idées reçues, une tortue, ça court vite. Au bungalow, une sieste s’impose, la chasse à la tortue nous a épuisés. Ensuite on se décale sur la plage où Alex et Maman se rebaignent. On a beaucoup bronzés aujourd’hui et appréciés cette journée sans voiture.
26/8/8 : Itampolo-Lavanono : retour dans le désert
Départ à 6h45 après un bon petit déj. Pas de baleine ce matin. C’est parti pour 6h de pistes quasi-désertiques. Des paysages de dunes immenses qui gagnent du terrain d’après Samuel, des rivières immenses complètement à sec et bien sûr, de chaque coté de la route, des murs de figuiers de barbarie. On voit une tortue radiée sur le bord de la route, on s’arrête, pour les autres, on ne s’arrêtera plus, il y en a vraiment partout, Julien était obligé de faire des slaloms. Malheureusement, certaines se font quand même fait bugner, il y a beaucoup de carapaces vides. On s’arrête sur un marché, pas grand chose à voir, Samuel achète des figues de barbarie. Le goût ressemble à celui des kiwis en moins sucré. Sur la route, on a croisé de très beaux tombeaux avec aloals, avions, dessins colorés et évidemment des cornes de zébus. Enfin, on voie la mer, la chaleur est étouffante. On renonce à s’arrêter pour manger avant d’être arrivés. Les didiéréacés sont en fleurs et en feuilles ainsi que les aloes. Les euphorbes piquantes que mangent les zébus forment de véritables arbres. Arrivée à Lavanono, encore plus petit qu’Itampolo. Il y a 5 ou 6 bungalows sur la plage, très bien décorés, tenus par des Malgaches. On est morts de faim, on mange notre pique-nique sur la table devant notre bungalow. Ce n’est d’ailleurs pas brillant, le pain de Tuléar a 3j, il n’y a plus de Gérard donc c’est vache-qui-rit, pâté et figues de barbarie. Ensuite, baignade, il y a beaucoup de vagues, il paraît même qu’il y a des compets de surf. Coté coquillage, zéro, par contre il y a des éponges. On y reste tout l’après midi et on finit avec un beau coucher de soleil.
27/8/8 : Lavanono-Cap Ste Marie-Faux Cap : le sud du sud
Ce matin, pas de pain, des crêpes avec du bon miel. On part à 7h sur une jolie route bordée de figuiers de barbarie, les troupeaux de zébus sont de sortie. En 1h, on arrive à la réserve de Cap Ste Marie. Le guide ne parle pas français donc Samuel vient avec nous. On commence par arriver sur le circuit des grottes. Après une courte marche dans les épineux nains en compagnie des tortues radiées, on arrive à de magnifiques dunes de sable, il manque juste les dromadaires. Il y a des restes d’œufs d’aepyornis, une sorte d’autruche disparue il y a 700 ans. Ce sont vraiment de petits fragments, tout a été pillé. De l’autre coté de la dune, un magnifique paysage avec un rocher sacré sortant de l’eau. La coutume veut qu’on y dépose le cordon ombilical des bébés. Les rochers à fleur d’eau ont de curieux motifs, on dirait des rizières en terrasses. Il y a 3 ou 4 baleines, un peu loin mais on a des jumelles. Il y en a même une qui saute en se retournant. La suite, une belle plage en bas de dune avec une sorte de mini-calanque entre deux barres de rochers. On nous a autorisé à nous baigner mais l’ensemble forme une sorte de goulet. Dans un sens pas de problème mais pour revenir, c’est autre chose. Quand on a fini par sortir, on a vu que le guide s’était fait beaucoup de soucis. On reprend ensuite le 4x4 pour aller au phare et avoir un point de vue sur le vrai cap Ste Marie, le point le plus au sud de Madagascar. Au retour, le guide est obligé de descendre plusieurs fois pour déplacer les tortues du milieu de la route. Arrivés au bureau de l’ANGAP, on pique-nique sous un petit kiosque. Ce fut difficile car on a mis 25 minutes a retrouvé notre seule, unique et dernière boite de pâté. Dans les sacs, ça commence à être un peu le foutoir. Reprise ensuite de la route avec de très beaux tombeaux surmontés de voitures ou d’avions très colorés. Certains ont même encore un petit mausolée au milieu. Le route est plutôt bonne, on arrive à Faux-Cap à 14h30. On se rend au Cactus Hôtel, les bungalows y sont assez sommaires, et plutôt sales mais on n’a pas trop le choix. On va quand même se baigner malgrés le vent et on a une bonne surprise, la barrière de corail est très proche, il y a de beaux coraux. Par contre, cette fois, pas de poissons, à part un clown et des murènes. Douche au seau au bungalow, je commence à en avoir un peu marre de l’eau froide, je m’enrhume. Pour le coucher de soleil, cette fois, c’est coté terre derrière la petite église du village. Il y a pas mal de baraques en ruine, laissées à l’abandon et plein de cactus, ça fait très Mexique. Le groupe électrogène arrive à éclairer une ampoule de lampe de poche plutôt insuffisante pour l’ensemble de la salle de resto. Alex n’est pas amateur de dîner aux chandelles et râle. C’est vrai qu’en plus la salle est directement ouverte sur la mer, c’est joli mais froid. On a invité Samuel et Julien car c’est le dernier soir que Maman passe avec nous, la langouste avait l’air bonne mais le poisson avait le goût de l’algue, il paraît que c’est bon pour la santé. Et le gâteau manioc du dessert ne vaut pas le gâteau patate de La Réunion.
28/8/8 : Fort Dauphin : fin du périple
Partis à 7h après un petit déj sympas, galettes de riz et crêpes. Le début de la route est semblable à celui d’hier. On passe Tsiombe où devait avoir lieu une manifestation culturelle organisée par une assos française qui logeait également au Cactus Hôtel. Pas de musique pour l’instant mais un grand marché où l’on s’arrête un moment. Le paysage change complètement un peu plus loin, il y a des rizières, des bananiers, des feuilles d’éléphants. C’est beaucoup plus humide, on traverse plusieurs cours d’eau avec les activités qui en découlent : remplir les baquets, se laver, faire la lessive, étendre la lessive à même le sol. On croise des enfants sur la route qui font « la danse du sud », d’après Samuel, ce sont les ethnies du sud qui ont gardé le plus leurs traditions. Les tombeaux changent aussi, on passe à de grands carrés de 15x15m avec de simples obélisques. On arrive à Fort Dauphin à 13h avec même une route goudronnée mais dans un tel état que c’est encore pire que la piste de sable, d’ailleurs, dès que Julien peut passer sur les cotés, il le fait. On nous emmène manger « chez Perline », il y a un gros groupe de Français très bruyant, ça contraste avec les derniers jours de calme qu’on vient de passer. Le resto n’est pas donné mais c’est bon et la carte est très variée. On va ensuite à l’hotêl « Chez Anita » où on trouve une petite chambre sympa. Maman doit être à l’aéroport à 16h20, on a donc le temps de passer à la baie de Libano où c’est la première fois que je vois des familles Malgaches se baigner. On retrouve le groupe de Français braillards, pas de veine ! La baie est très belle mais l’abord de la plage est sale, ça gâche un peu. On accompagne Maman à l’aéroport, elle va poursuivre son périple en Tanzanie, l’avion n’est ni en retard, ni annulé, un vrai miracle. On rentre à l’hôtel au coucher du soleil et on commande à dîner car il est noté dans le guide que le service est long. C’est en effet un grand euphémisme mais ça m’a permis de faire mes cartes postales, on en a enfin trouvé. Elles arriveront bien après notre retour, mais pour les métropolitains ce n’est pas trop grave. Ça valait la peine d’attendre, on a mangé un excellent zébu-massalé.
29/8/8 : la baie de Lokaro, la plage au milieu des montagnes
Samuel vient nous chercher à 8h. Première étape obligatoire : la banque pour finir de les payer car ils vont repartir demain matin. On est obligé de faire plusieurs retraits, impossible de retirer en une fois à l’intérieur mais les guichets marchent. Samuel est content de son petit pactole. Il nous faut une heure pour atteindre la baie de Lokaro, la route est très belle, pleine de rizières, de feuilles d’éléphants et d’une quantité impressionnante de Ravinala (arbres du voyageur). On a également eu la chance de voir des népenthenes, des plantes carnivores jaunes avec une fleur en godet pour piéger les insectes. Il y a aussi des pervenches de Madagascar et des pandanus. La baie de Lokaro est très belle avec des montagnes au loin et la rivière qui se jette dans la mer. Il y a une petite île en face où Samuel voulait aller mais il y a beaucoup de vent donc même si c’est peu profond, on en a rapidement jusqu’aux épaules et Alex a un gros rhume. On se contente donc d’une ballade sur la plage avec l’ascension d’une petite butte d’où on a une vue sur l’ensemble du site. Les rochers sont du granit noir. Au retour, pique-nique pas fameux, on n’a trouvé que du pâté de volaille chez le karan de la station service et des vaches-qui-rit. On arrive à trouver un endroit abrité pour se faire bronzer et j’arrive quand même à prendre mon dernier bain à Mada. Au retour à l’hôtel, on tombe sur les 2 jeunes qui nous suivent depuis Anakao et qui ont eu pas mal de problèmes (pannes tous les jours, chauffeur-sans guide-ne parlant pas français, vol de portefeuille etc.…). Là ils attendaient la police pour litige avec le loueur de 4x4. Dernière (en principe) douche froide et dédredssage (ça se dit ?) de cheveux. Au dîner, succulentes brochettes de zébu et soupe au crabe.
30/8/8 : Retour à Tana, début du shoppping
Ce matin, c’est moi qui suis malade, la dernière douche froide a été fatale. Petit déj puis tour en ville pour une dernière photo. Samuel vient nous chercher à 9h, ils ont été très sympas de nous accompagner à l’aéroport car en principe, le contrat stipulait que nous les quittions la veille. En fait, il ne reprenne la route que demain après la révision de la voiture. L’attente à l’aéroport est longue et désorganisée. On retrouve nos deux malheureux jeunes qui ont fini par s’en sortir, ils sont quand même allés au commissariat mais ça s’est bien fini. L’avion est là, c’est un gros zavion et on a même droit à une collation. Normalement, il était convenu que quelqu’un du Manoir Rouge vienne nous chercher. On n’a vu personne, moyennement étonnés, on est donc parti à pied. On nous avait attribué une petite chambre dans une des annexes, toujours très bien décorée, c’est vraiment un endroit sympa. Pour aller à Tana, on a pris un taxi B qui est arrivé pas loin de la gare mais on s’est trompé de direction et on a fait un gros détour par le marché aux tissus toujours blindé de monde. On a fini par arriver avenue de l’indépendance à 15h. On va prendre un déjeuner léger au glacier puis opération souvenirs. D’abord, T-Shirt Baobab pour des amis de La Réunion puis marché d’Andravoahangy. Il y a toujours la même rangée de bicoques de brodeuses. Après les avoir toutes regardées plusieurs fois, on a trouvé deux jolies robes pour Elisa et Cléa-Marie. Alex m’a un peu aidé pour les tailles car je n’ai pas vraiment l’œil. Par contre, je n’ai pas trouvé la nappe de mes rêves, je suis particulièrement difficile parce qu’il y en a quand même des quantités. Alex a pris un napperon pour sa mère. Vers 17h, on décide de repartir vers la station de taxi B. De toute façon, tout était en train de fermer. On n’a jamais réussi à prendre de bus, on n’arrivait jamais à savoir où il allait et des masses de gens s’engouffraient dedans à chaque fois. Par contre Alex a réussi à se faire piquer tout son fric dans son blouson (oui je sais Ony, quelle idée aussi....). Heureusement, ses papiers étaient ailleurs. Ça nous a bien refroidis donc on a pris un taxi mais il a fallu affronter les énormes bouchons, il faut dire, c’était l’heure de pointe. Au menu du dîner, galette de pommes de terre au poulet, ça change.
31/8/8 : the last day : fin du shopping et à la prochaine Mada !
Après un super petit déj, on a repris notre taxi B pour le marché de la digue. La nuit a été difficile entre les aboiements de chiens et les coqs, finalement c’était plus calme à la campagne. On a toujours notre crève donc pas vraiment d’attaque pour le shopping. On arrive vers 9h, toutes les boutiques ne sont pas ouvertes mais on a quand même réussi à y passer 4h au final ! On les a faites une par une et on a marchandé mais on a trouvé ce qu’on voulait notamment nos deux chaises en bois et un totem de plus de 2m de haut qu’on a fait scier pour le transporter. Ensuite on est rentré, l’hôtel nous a fait amener à l’aéroport pour se faire pardonner de leur oubli de la veille, en même temps on en avait vraiment plus besoin là vu la masse de chose impressionnante à ramener. On a eu quelques petits coups de flips à l’aéroport. On n’avait pas déclaré notre bois au ministère des eaux et forêts, heureusement il y a avait un guichet spécial à l’aéroport et comme ce n’était que de l’artisanat ça a été vite fait et sans problème. Deuxièmement le poids qu’on essaie toujours de ne pas dépasser mais pas de balance…c’était pile le poids maximum à 500g prés, trop forts. Le vol de retour s’est bien passé, on a l’impression de revenir à la maison même si c’est à La Réunion, comme quoi, on s’habitue vite. On ne s’est pas fait cambrioler et le chat n’est pas mort de faim, ouf. En tout cas, il reste plein de choses à voir à Mada, même si on en a fait une grande partie et on compte bien y retourner.
Bons votages à tous!
Nous avons payé (indicatif, ça a dû encore changer depuis les évennements) :
- Tsyngis, forfait 2j grands et petits : 60 000 Ar/pers
- Bac Tsirbina : 70 000 Ar/4x4
- Bac Manambolo : 25 000 Ar/4x4
- Plat dans un petit resto : 4 000 Ar
- Plat dans une gargote : 2 500 Ar
- Bouteille d’eau GM : 2000-3000 Ar
- Zoom Hôtel Morondava, 1 chambre eau chaude 3 pers : 30 000 Ar
- Promenade en pirogue (2h) baleines + snorkelling : 8000 Ar/pers
- Hôtel Sud Itampolo, bungalow 3 pers : 50 000 Ar, petit dej : 7000 Ar, langouste : 16 000 Ar
- Hotel Lavanono, bungalow 2 pers : 25 000 Ar, 3 pers : 30 000 Ar
- Cactus Hôtel Faux Cap, bungalow 3 pers : 30 000 Ar, langouste 20 000 Ar
- Réserve Cap Ste Marie, 2 circuits : 42 000 Ar/3 pers
- Hôtel Anita Fort Dauphin, chambre eau froide : 30 000 Ar, plat : 9000 Ar, petit dej : 4500 Ar
Nous avons aimé :
- la diversité des paysages et la richesse de la faune et de la flore
- le sérieux et la gentillesse de nos accompagnateurs
- la rando dans les Tsingys, vraiment impressionnant même quand on n’a pas d’ULM comme Nicolas Hulot
- le sourire des Malgaches, toujours présent
Nous n’avons pas aimé :
- La longueur des premières étapes, trop de route, arrivée trop tard mais je le savais, boucler ce programme en 17j impliquait cela. A faire plutôt en 3 semaines pour bien en profiter Rien d’autre : tout le reste était super. Les douches froides, c’est bon pour la peau.
14/8/8 C’est reparti !
Départ de St Denis à 21h20, avec 1h de retard. Le bureau de Marie-Christine ma collègue-était devenue une succursale de Décathlon. Vol sans histoire dans un tout petit avion ce qui a comme avantage de récupérer très vite les bagages. On pensait aller à l’hôtel Manoir rouge à pied mais en pleine nuit, pas facile, même de repérer le château d’eau, principal repère. On a donc fini par monter dans une teuf teuf toute vieille mais qui nous a amenés à bond port. Charmant petit hôtel avec une belle salle commune avec cheminée au rez de chaussée et des chambres bien décorées d’aquarelles. On avait une chambre de 3 avec salle de bain privée et eau chaude, le vrai luxe ! On avait déjà dîner au Gillot (aéroport de La Réunion) donc dodo rapide.
15/8/8 Changement de programme…déjà…
Levés à 6h30. Super petit déj avec croissants, gâteau, même du lait et une sorte de St Marcellin. Cette fois, on arrive à l’aéroport à pied, rien ne semble avoir changé à Mada, même odeurs, couleurs, échoppes. A l’aéroport, mauvaise nouvelle, le vol pour Morondava a été annulé hier soir tard (alors qu’on nous l’avait confirmé au Gillot, à 21h….). Aucune explication bien entendu, probable regroupement d’avion mais pour, le lendemain ! Quand même logés et nourris par Air Mada. On nous alloue donc un taxi et départ pour Tana. On débarque à l’hôtel Glacier sur l’avenue de l’indépendance plutôt impersonnel mais confortable. On avait droit à un petit déj donc on est allé prendre un café. Et puis on a passé la matinée à se balader dans Tana : église St Jean Baptiste (avec messe, 15 août oblige), palais de la reine, ancien palais de justice, Rova et pèlerinage à la maison de June avec la descente de notre escalier et rencontre avec le coq qui monte les marches donc on fera passer une photo à Lionel (c’est une longue histoire..). Retour à l’hôtel par le lac Inosy qui pue toujours autant et les coiffeurs barbiers (Alex ne veut toujours pas y aller). Repas de midi classique : œufs mayo, akoho (poulet) avec porc et sauce et pommes de terres sautées et tarte glacée. Rien d’exceptionnel mais pas de riz. Après une petite sieste, on repart pour chercher le marché aux livres en passant par l’escalier aux tampons, le palais présidentiel et l’hôtel Colbert que j’adore. Rien d’intéressant au marché, beaucoup de livres scolaires. Ensuite, visite de quelques boutiques d’artisanat vers l’hôtel. On a cherché le marché aux tissus mais beaucoup trop de monde, pas de noms de rue et vers 17h, plus d’espoir de trouver quelque chose donc bredouilles. Pour se consoler on est allé manger une glace au Tonton Gourmand. Au dîner, pates carbonara, très locales, encore pas de riz. Quitte à être dans un hôtel à touristes, autant regarder les JO à la télé, en plus il y a de la gym (j’avais regardé les derniers en Turquie…). On nous annonce en prime que le vol ne partira pas à 10h10 mais à 12h, on commence à se demander si on y arrivera un jour.
16/8/8 : enfin le départ !
Après le petit déjeuner, on se rend compte que le chauffeur de taxi n’a pas été prévenu du retard du vol, il est donc passablement énervé. On part donc en vitesse et on arrive très tôt à l’aéroport, plus que 2h30 à attendre, encore les JO mais pas de gym cette fois… Le vol pour Tuléar est reporté, celui pour Nosy Be a 2h de retard, on s’attend d’une minute à l’autre que le nôtre aussi mais non, la chance tourne, on part avec 30 minutes de retard dans un avion à hélice de 15 places. La passagère de devant est hystérique, une autre vomit, c’est assez folklo. Evidement, à cette altitude, on a une belle vue sur les hauts plateaux puis sur les plantations. Atterrissage sans problème sur le petit aéroport de Morondava. Une angoisse est levée, Samuel notre guide est là, ça fait juste 26h qu’il nous attend et je n’avais aucun moyen pour le contacter. Le plaisir de se voir a donc l’air réciproque. Le chauffeur, Julien est aussi là avec le 4x4, Nissan, pas de toute première jeunesse mais les pneus ont l’air bons. Pas le temps de faire du tourisme à Monrondave, on fait le plein (80L, au même prix qu’en France, les Malgaches n’ont vraiment pas besoin de ces prix exorbitants…). Le début de la piste est correct, on passe par l’allée des baobabs où on nous accorde 5 min pour prendre des photos, on aura plus de temps au retour avec coucher de soleil en prime. Après, ça a été plus inégal et surtout plus long. Heureusement, on a eu le premier bac de Bélo/Tsirbiny tout de suite avec une traversée magnifique au coucher du soleil. On a dîné à Belo dans un hotely gargote où le service a été très long. Le reste de la route a été pénible, en pleine nuit donc rien à voir, bref interminable. On est arrivé à minuit. Le temps de passer le bac, là encore tout de suite et on était enfin dans les tsingy, enfin juste à coté. Les tentes Intersport tiennent leur promesse, dépliées en 1s. Samuel nous donne des matelas, on fait un peu de bruit dans le campement, il y a une quinzaine de tentes.
17/8/8 : parcours sportif dans les petits tsingys
Réveil très tôt : coqs qui chantent, touristes de la tente d’à coté qui se vengent du souk d’hier soir etc.… Douche au baquet mais pas trop froide et appréciable parce qu’il fait déjà chaud malgré les nuages. Petit déj dans gargote en face de l’embarcadère ? Au bureau de l’ANGAP, on choisit le parcours sportif dans les petits tsingys avec Tovelas, le guide qui nous a bien expliqué l’histoire de la formation des tsingys. Début de la ballade au-dessus des petits tsingys bien acérés. Ensuite, on est passé dans la forêt : packypodium, tamariniers, pallissandre. Puis début des grottes dont une où on a mangé, Tovelas s’est beaucoup intéressé à notre camembert en boite réunionnais. L’après midi, une autre série de souterrains et surtout une descente en rappel dans un trou de 20m. On a vu beaucoup de petites chauves souris, des lémuriens vazahas (blancs) et bruns et des rats malgaches (ressemblent plus à des écureuils). En revenant, petit caméléon blanc qui semble avoir été mis un peu exprès en face du bureau de l’ANGAP. Nouvelle douche au seau, certains touristes se baignent dans la Manambole mais il y aurait des crocodiles donc… Beau coucher de soleil sur la rivière où les enfants lancent des petits bateaux faits de bouteilles en plastique et de bouts de bois ou vont chercher de l’eau. On mange à la petite gargote comme tous les autres touristes. C’est très bon, les enfants chantent. Toutes les touristes femmes font comme moi, elles écrivent leur journal ou programment leur voyage pendant que leurs hommes leurs demandent à quoi ça sert etc.…Demain, en principe, on se fait les grand tsingys.
18/8/8 : les grand tsingys au soleil
Départ à 7h après le petit déj. La nuit et le réveil se sont bien passés. On va chercher Tovelas à Bekopaka où il vit et on règle au chef de l’ANGAP un supplément pour enchaîner les 2 circuits des grands tsingys ce qui, en principe, ne se fait pas. On met 1h en 4x4 pour faire les 17km qui nous séparent du départ du sentier. Au début, marche dans la forêt, beaucoup de lémuriens blancs mais qui sont perchés sur la canopée donc difficiles à bien voir. Egalement plusieurs espèces d’oiseaux. Niveau végétation, même chose qu’hier. On arrive aux grands tsingys avec un très beau point de vue d’en haut. La montée s’est faite avec des chaînes et des baudriers mais elle est très bien emménagée avec plein de marches. Très belle vue sur l’ensemble des tsingys qui sont assez étendus. Visite en redescendant de grottes et canyons entre les tsingys, très impressionant. Le problème c’est la chaleur, on cuit comme des œufs au plat ! Heureusement on s’arrête pique-niquer dans une grotte. Le pain est vraiment ignoble, encore pire que celui de Bessans (pour les connaisseurs) mais au moins on en a ! L’après midi, deuxième circuit avec encore de beaux points de vue et de belles descentes spéléo mais pas de rappel aujourd’hui. On voit une mangouste, encore des lémuriens dont un couple avec un bébé et un nocturne insomniaque dans son tronc d’arbre, des perroquets, des sortes de grives et des couas (sortes de faisans). Egalement des « arbres qui pèlent », des packypodiums et des euphorbes. On finit vers 15h30 et on retrouve Samuel et Julien au parking qui ont attendus (se sont reposés) toute la journée… On est complètement déshydratés. On offre à Tovelas, un de nos Gérard, notre fromage en boite. Au camp, douche au seau sans seau, certaines personnes qui ont du mal à comprendre le concept, pourtant simple, avaient dû regrouper tous les godets dans la même douche ! Après, lessive dans la Manambolo mais pas facile avec 10cm de fond et de l’eau boueuse. J’ai fini par m’en sortir, le T-Shirt blanc le redevient presque. Et pas de crocodile. On a trouvé un petit caméléon prés de nos tentes qui a viré au rose quand Alex l’a pris dans sa main. On a finit par le remettre sur une branche car il était mort de peur. Au dîner, poulet-frites, pas mauvais et papaye plus étonnamment (ou on s’habitue), pas mauvaise non plus. Cette fois, les enfants ne chantent pas, ils dansent. On arrive à combler notre retard hydrique. On s’inquiète sur la manière de replier la tente demain surtout que Samuel a été clair, il faut lever le camps à 7h si on veut voir le coucher de soleil (à 17h30…ça promet une belle journée de piste !).
19/8/8 : l’allée des baobabs au coucher du soleil
Départ à 7h pétantes après avoir petit-déjeuner sur la plage : pas de pain ce matin, petits beignets blancs et bananes. On enlève un zéro à l’addition, le responsable étant meilleur cuisinier que mathématicien. On prend le bac et on file direction l’allée des baobabs. Le seul objectif de la journée : arriver avant 17h30 ! On arrive à Belo/Tsirbiny à 11h. On va au même resto qu’à l’aller, toujours aussi dynamiques donc on en sort à 12h30. Arrivés au bac, obligés de l’attendre puis deux autres 4x4 arrivent. Heureusement, ils n’ont pas attendu que ça se remplisse complètement. Traversée de la Tsirbiny cette fois en plein jour. Ensuite, on a bombé pour arriver à l’heure (bonjour le dos !) avec un détour aux baobabs amoureux (toujours aussi amoureux d’ailleurs, c'est beau de voir ça) et l’arrivée sur l’allée à 17h. Evidemment, on n’est pas tout seuls mais les 4x4 se rangent tous à la sortie pour qu’on ne les voie pas et les gens sont tellement petits par rapport à la taille des baobabs. Très beau coucher de soleil, pleins de belles photos en perspective ; Retour tranquille à Morondava où on s’arrête au Zoom Hôtel, entre la plage et la mosquée. Propre, eau chaude, électricité, bref sympa après 3j de camping. On va dîner Chez Fab, à coté du palais de justice, un resto tendance chinois, très bons beignets de crevettes.
20/8/8 : Morondava-Manja : la piste dans la savane
Petit dej à l’hôtel, comme il n’y a pas de salle à manger, on nous met une table sur la terrasse, sympa, même si on ne voit la mer qu’en se mettant debout sur une des chaises. Après avoir recompté l’addition (décidément), on va à la banque où on a un problème de limitation de retrait (300 000Ar/pers). Heureusement qu’on a trois cartes car le plein d’essence et 2 bidons nous en coûte 270 000 Ar à lui tout seul. A priori on devrait en avoir jusqu’à Tuléar. Petit approvisionnement en pain puis départ pour la piste pendant 8h ! Etat correct des routes mais 30km/h de moyenne. Heureusement qu’on avait prévu le pique-nique car il n'y a que de tous petits villages de brousse. Le paysage en vaut la peine : savane, baobabs, zébus, plein d’oiseaux. On traverse plusieurs cours d’eau ce qui ne nous fait pas regretter notre 4x4. On pique-nique au bord d’un fleuve où l’on fint notre dernier Gérard avec regret, on sait que nous n’aurons plus de fromage jusqu’au bout. En plus, c’est un repas avec spectacle puisqu’un berger essaie de faire traverser ses chèvres une par une, visiblement, les chèvres, ça n’aime pas l’eau. D’ailleurs, heureusement qu’il était là car Julien s’était trompé de route mais pas de beaucoup, il n’a pas fallu tout se retaper, ouf ! Evidemment, il n’y a aucun panneau nulle part, c’est à se demander comment il fait, même s’il a déjà fait ce parcours plusieurs fois avec d’autres touristes. L’après midi, paysages semblables, Samuel met de la musique des années 60 ce qui plait beaucoup à Maman. On arrive à Manja à 17h30 avec un mal de dos mémorable. Petit hôtel, le seul d’après Samuel avec des bungalows et de vraies douches. Manja est un petit bourg, on en a vite fait le tour et on ne passe pas inaperçus. Impossible de trouver du gel douche même chez les karans. L’église, en dur, est assez jolie. On rentre prendre une douche car on est de la même couleur que le sable. Au dîner, resto de l’hôtel, steak de zébu super bon. Samuel vient nous dire que demain on s’arrêtera à Andavadoaka plutôt qu’à Salary car ça permettra de faire des étapes moins longues. Ça nous va, on va se coucher.
21/8/8 : Manja-Andavadoaka : le désert
Départ à 6h30 sans petit déj, on leur avait dit 6h mais c’est nous qui les avons réveillés pour au moins payer. Pas de ronflements cette nuit, on avait 2 bungalows séparés, par contre les chiens n’ont pas arrêté. On a donc mangé des biscuits dans la voiture. Objectif du jour : arriver au bac de la Maongoky avant 12h sinon on ne peut plus passer avant 14h (c’est un bac public). On l’a largement atteint puisqu’on y était à 10h30 et il était du bon coté de la rivière en plus. Par contre ils n’avaient pas été approvisionnés en gazoil donc le bac a été tiré par une dizaine d’hommes (bizarre de voir ça, quand même…). Après 15 minutes de traversée, on reprend la route pour Morombe, piste pas trop mauvaise mais c’est loin. Végétation de plus en plus rare, on se croirait dans la savane africaine. On traverse plein de villages, des zébus, des chèvres et quelques baobabs qui se transforment peu à peu pour devenir bouteilles et plus rouges. Par contre la piste passe du rouge au blanc : du sable. On arrive à Morombe vers 13h30 où cette fois on mange dans une vraie gargote (avec les JO en prime) de l’akoho-sauce-riz (très bien pour mes intestins qui ne supportaient guère l’embourgeoisement frites-légumes). Ensuite, rembarquement, il reste quand même 2h de route. On croise une nouvelle espèce de cactus, des didiéracaes très épineux et tournés vers le sud. On passe aussi devant un énorme baobab tout rouge puis quelques minutes avant d’arriver devant une forêt de baobabs rouges sur des champs de salicornes, rouges aussi, absolument magnifique surtout à 16h où il y a toujours la plus belle lumière. A Andavadoaka, on descend au Coco Beach, un ensemble de petits bungalows sur la plage. Malheureusement, il y a énormément de vent, impossible de se baigner. Alex ramasse de beaux coquillages dont un énorme cône puis on attend le coucher de soleil dans nos blousons, pas terrible. En plus, pas d’eau chaude pour se réchauffer un peu. Au dîner, calamars –riz, pas de langouste, une grosse déception pour Alex et Maman. Le ciel étoilé est très beau, une fois qu’on a bien fermé porte et fenêtres, le vent ne rentre pratiquement pas. Demain, départ pour Tuléar à 6h30.
22/8/8 : Andavadoaka-Tuléar : la route sur la cote
Lever à 5h45 sans lumière, pas simple de retrouver ses affaires. Cette fois, le petit déjeuner est à l‘heure et l’addition est bonne, une journée qui commence bien. On s’attarde un peu pour prendre des photos des bungalows au lever du soleil, il y a moins de vent. Au début, la route est semblable à celle d’hier après midi puis changement, végétation beaucoup plus rare avec le sable blanc et la mer qui apparaît. Au niveau des couleurs, on se croirait presque dans les calanques sauf qu’on arrive au village de Andravongny et que là il y a une immense dune de sable blanc. Les enfants sont gentils mais un peu collants, le site est par contre splendide On reprend la route pour atteindre Salary, un petit village au bord de la mer où Samuel nous accorde l’autorisation de nous baigner. Rien à voir au fond de l’eau mais de belles pirogues avec un départ pour la pêche et des enfants supers mignons. On a même pu se rincer dans la douche d’un petit hôtel où on a mangé du poulpe. Encore quelques heures de route avant d’atteindre Tuléar à 17h. Hôtel Chez Zazah, chambres sympas dans un joli jardin mais accueil moyen. On va réserver le bateau pour Anakao à la compagnie du sud, mauvaise réputation mais c’est le seul qui est encore ouvert. Après, on essaie d’aller à la banque là, gros soucis, aucun guichet ne fonctionne, problème de réseau. On commence déjà à se demander comment on va se rationner jusqu’à Fort Dauphin avec le peu qu’on a et on prie pour que demain ça remarche. Histoire de ne pas trop se morfondre, on va dîner au Panda, chinois, bon crabe farci. On rentre à pied en pleine nuit, un peu craignos quand même (oui Ony, ce n'est pas raisonable!), surtout que c’est assez loin de l’hôtel.
23/8/8 : Tuléar-Anakao, en bateau
Levés à 6h, pas vraiment pressés car on n’a le bateau qu’à 10h. Petit déjeuner à l’hôtel avec de la gelée de groseille ! On réessaie d’abord les banques, et ce matin ça marche, on est donc beaucoup plus tranquilles. On a donc 2h et les poches suffisamment pleines pour profiter du marché artisanal. Le marchandage marche toujours aussi bien. J’ai déjà les cadeaux de Noël pour pleins de gens, il faut être organisée. Alex hésite longtemps pour 2 totems et finalement ne les prend pas, c’est vrai que le voyage n’est pas fini. Cependant, pour note, on n’en a ensuite vu de semblables nulle part ailleurs, y compris à Tana. Maman achète des bricoles et une belle statue en bois. On arrive à trouver la poste mais acheter les timbres demandent du temps, beaucoup, beaucoup de temps : il faut trouver la calculette, calculer, trouver les timbres), mais ça vaut le coup, il a réussi à me trouver des timbres avec des fleurs pour Tonton. Bon par contre, après tout ça, pour le coup, on était à la bourre, course vers l’hôtel pour récupérer les affaires et partir à l’embarcadère. Le vazaha responsable nous annonce que nous attendons 3 personnes qui viennent de l’Isalo, super, vu où se trouve l’Isalo, ça nous paraît mal barré. On nous fait attendre au CocoBe, un hôtel. Finalement, on a été mauvaises langues, les 3 Italiennes sont arrivées à 10h pile (elles n’ont pas du faire la grasse mat). On prend une charrette à zébu (si, si) pour embarquer sur la vedette. La traversée dure 1h avec des montagnes semblables à l’Isalo à gauche et pleins de pirogues vezos. Arrivés à Anakao, les Italiennes débarquent d’un coté de la baie, nous de l’autre. On voulait se renseigner au club de plongée, l’Atlantide pour Alex, il se trouve qu’ils louent aussi des bungalows. Alex peut plonger mais tout de suite. On speede donc un peu, la combi de Pierre, le responsable est même un peu grande pour Alex, le comble. Il part donc et on reste en plan avec les affaires, apparemment pour le snorkelling, c’est pas top. Les bungalows disponibles sont craquants, celui de Maman ressemble à une hutte mais le lit est sur une estrade. Le nôtre est plus grand mais le lit est posé direct sur le sable. Et contrairement à ce qu’il y a écrit dans le routard, il y a des WC. La douche, au seau est à l’extérieur, elle n’a pas de porte mais une sorte de couloir d’accès en colimaçons qui masque la vue de l’extérieur, comprend pas bien pourquoi une porte aurait été plus difficile à construire. On va déjeuner, il n’y a que des crevettes mais elles sont excellentes. On commande de la langouste pour le soir. Alex finit par revenir à 14h30, apparemment, il a vu de beaux coraux. Ils sont resté 50 minutes dans l’eau, pas mal. Il se prend aussi des crevettes. Après le repas, plage devant les bungalows mais dommage, le vent s’est levé, l’eau n’est pas très chaude et c’est marée basse. Heureusement, il y a du sable blanc, de l‘eau turquoise et de belles pirogues, on ne va donc pas se plaindre. On va ensuite prendre une douche, l’eau est restée toute la journée dans le baquet donc elle est bien chaude et comme il n’y a pas de toit à la douche, on est sous le soleil, bref, beaucoup mieux que les douches froides des hôtels. Il y a quelques boutiques d’artisanat dans le village mais rien des très original et pas de cartes postales (timbres si durement acquis, pour rien ?). On fini par arriver Chez Emile où on a rendez-vous avec Samuel. Lui et Julien sont passés par la route qui est pourrie (pléonasme) et dangereuse (beaucoup de braquages). Ils ne savaient donc pas bien à quelle heure ils allaient arriver surtout qu’ils étaient partis après nous. A 19h30, toujours personne donc on a fini par retourner au resto après avoir laissé un mot au cas où. Arrivés au resto après 30 minutes de marche, on nous annonce que finalement il n’y a pas de langouste. Alex et maman sont très déçus. On prend donc du calmar mais il est vraiment très bon. On finit quand même par voir arriver Samuel qui nous a cherché car le club de plongée a déménagé depuis sa dernière venue à Anakao. En tout cas, il avait eu le mot, comme quoi, les moyens de communiquer les plus simples sont parfois les meilleurs En fait, ils ont crevé sur la route mais ils ont pu réparer le pneu. On leur offre une bière, ils l’ont bien mérité. Puis on va se coucher dans nos huttes.
24/8/8 : Anakao-Itampolo : enfin la langouste
Départ à 6h30. le coq a chanté juste derrière la hutte (en roseaux comme la douche) à 4h30 et j’ai passé la nuit à me gratter (Alex ne se fait jamais piquer, c’est pas juste). Il n’y a pas de pain à Anakao, on gagne au change, c’est crêpes pour le petit déjeuner. On roule sur une bonne piste (ou on s’habitue) pendant 1h30 pour arriver au village d’Ambola où on commande le repas de midi, langouste si possible. Ensuite on part pour le parc de Tsimanampetsotsa (à mes souhaits? merci!) où on nous propose plusieurs circuits. On ne peut pas faire celui de 10km qui serait trop long. La visite commence par une ballade en forêt où on voit des baobabs souriants (Andasonia fony) et une autre espèce (A. za) dont un de 3000 ans tout ridé. Egalement, une grotte avec des poissons aveugles et blancs et des hirondelles. Une multitude de makis qui nous permettent d’approcher à moins d’un mètre et un beau banian avec des perroquets, des fous de madagascar. Il y a aussi des couas, des pintades et des crottes de sangliers (comment ça on s'en fout?). Plein de plantes médicinales dont le guide tente de nous expliquer l’utilité : « contre » la fontanelle, le shampoing, le savon et évidemment plusieurs sortes de viagras naturels. On est ensuite allé vers le lac qui mesure 15km de long et 2km de large, très salé car il communique avec la mer par le fond. Il est magnifique car turquoise avec des bords qui même s’ils sont boueux sont blancs. On monte à un petit point de vue, au milieu du lac, il y a quelques îlots avec des arbres pointus, de loin ça ressemble à l’île des Pins de Nouvelle Calédonie pour les connaisseurs. On redescend pour voir les flamands roses mais c’est plutôt décevant, il n’y en a que 3000 donc sur cette superficie, forcément, la densité est faible mais on voit quand même 2 jolis vols. Ensuite, on reprend le 4x4 car on a faim (les crêpes, c’est meilleur mais ça remplit moins que le pain). Au resto, pas de langouste mais de bons poissons (une princesse et deux capitaines) grillés avec une bonne sauce tomate pour le riz. En milieu de repas, on nous apporte gentiment une toute petite langouste que Maman et Alex se partagent. Le site, très beau, est au bord de l’eau. L’après midi, reprise de la route avec plusieurs beaux tombeaux avec cornes de zébus, peintures et alloals. On passe un peu vite car apparemment problèmes avec les villages alentour qui demandent des droits de passage etc.… Justement ce jour là dans un des villages, il y a eu un décès, les habitants ont loué un orchestre pour faire la fête, ils vont également sacrifier 5 zébus, peut être plus les jours suivants. La végétation change aussi avec énormément de sisals et des cactus avec des figues de barbarie. 3h de route, on arrive à Itampolo, petit village côtier. Samuel nous emmène dans un hôtel au bout de la plage, cette fois c’est le luxe, 50 000 Ar pour un bungalow de 3 mais les pieds dans l’eau. On a le temps d’aller se baigner avant le coucher du soleil, super. On a fait 1km pour trouver un misérable petit coquillage, ça dépend vraiment des endroits. En revenant, Maman avait commandé 2 langoustes et 1 poisson. Les langoustes sont énormes et visiblement très bonnes. Mon capitaine était succulent et très copieux. On réserve une pirogue pour demain matin, verra t’on une baleine ?
25/8/8 : enfin une journée sans piste et une baleine
On a presque fait la grasse matinée, lever 7h. Petit déjeuner avec du bon pain blanc et de la marmelade d’orange. La pirogue est à l’heure, on va d’abord vers le large puisqu’il paraît qu’il y a une baleine. Effectivement, la grosse tache noire qu’on voit à peine grossit et on en voit même une plus petite, il y a un baleineau ! Manque de bol elle a déjà sauté ce matin tôt, et ne compte plus refaire sa gym. On arrive quand même à s’approcher à 100m et c’est trés impressionant, sur notre petite pirogue on a moyennement envie d’aller plus prés. Ils finissent donc par s’éloigner. Le piroguier nous a ensuite amenés à la barrière de corail pour plonger en tuba. L’eau est froide et pas de combi, les coraux sont très décevants mais il y a beaucoup de poissons, les tropicaux classiques comme à La Réunion et d’authentiques poissons rouges. Il y a aussi des étoiles de mer bleues comme aux Philippines. On remonte en grelottant sur le bateau, au loin, 2 jets d’eau de baleines, c’est finit pour aujourd’hui. On passe le reste de la matinée à bronzer sur la plage. Alex a eut tellement froid dans l’eau qu’il garde sa fourrure polaire, ce qui est moins pratique pour bronzer. Vers 12h30, on commence à avoir faim mais on n’a pas trop envie de rester parqués à l’hôtel donc on marche jusqu’au village. Sur la place principale sous un grand tamarinier, sont assis pleins de gens, on se demande ce qu’ils attendent surtout qu’ils sont en habits du dimanche…L’Unique Etoile, seul resto du village a l’air fermé. On essaie d’en trouver un autre mais un type nous aborde pour nous dire qu’on peut quand même manger. La terrasse donne sur la place, on saura peut être ce qu’ils attendent. On commande une Fresh bien fraîche pour patienter. Soudain, des chants pas très loin et arrive une procession dansante. Certaines personnes tiennent en l’air des chaises en plastique, d’autres une valise ou un bâton sur lequel est attaché un petit sac en plastique. Les petites filles brandissent des branchages. Devant, il y a 3 ou 4 zébus. On demande à la dame du resto ce dont il s’agit, on célèbre le décès d’un homme mort il y a 4 mois. On n’a pas trop compris si c’était pour le changer de tombeau ou autre. En tout cas, ils le (ré)enterrent demain. Ils ont fait plusieurs fois le tour du village, heureusement on a quand même échappé au sacrifice des zébus en direct. Au resto, très bons poissons grillés-sauce tomate-riz. On revient à l‘hôtel sous une chaleur accablante, la piste longe le cimetière (tombeaux avec cornes mais sans aloals) et on a la chance de voir notre première tortue radiée qui se baladait tranquillement. Elle ne semble pas contente de nous voir et souffle quand on l’attrape pour la prendre en photo. Et contrairement aux idées reçues, une tortue, ça court vite. Au bungalow, une sieste s’impose, la chasse à la tortue nous a épuisés. Ensuite on se décale sur la plage où Alex et Maman se rebaignent. On a beaucoup bronzés aujourd’hui et appréciés cette journée sans voiture.
26/8/8 : Itampolo-Lavanono : retour dans le désert
Départ à 6h45 après un bon petit déj. Pas de baleine ce matin. C’est parti pour 6h de pistes quasi-désertiques. Des paysages de dunes immenses qui gagnent du terrain d’après Samuel, des rivières immenses complètement à sec et bien sûr, de chaque coté de la route, des murs de figuiers de barbarie. On voit une tortue radiée sur le bord de la route, on s’arrête, pour les autres, on ne s’arrêtera plus, il y en a vraiment partout, Julien était obligé de faire des slaloms. Malheureusement, certaines se font quand même fait bugner, il y a beaucoup de carapaces vides. On s’arrête sur un marché, pas grand chose à voir, Samuel achète des figues de barbarie. Le goût ressemble à celui des kiwis en moins sucré. Sur la route, on a croisé de très beaux tombeaux avec aloals, avions, dessins colorés et évidemment des cornes de zébus. Enfin, on voie la mer, la chaleur est étouffante. On renonce à s’arrêter pour manger avant d’être arrivés. Les didiéréacés sont en fleurs et en feuilles ainsi que les aloes. Les euphorbes piquantes que mangent les zébus forment de véritables arbres. Arrivée à Lavanono, encore plus petit qu’Itampolo. Il y a 5 ou 6 bungalows sur la plage, très bien décorés, tenus par des Malgaches. On est morts de faim, on mange notre pique-nique sur la table devant notre bungalow. Ce n’est d’ailleurs pas brillant, le pain de Tuléar a 3j, il n’y a plus de Gérard donc c’est vache-qui-rit, pâté et figues de barbarie. Ensuite, baignade, il y a beaucoup de vagues, il paraît même qu’il y a des compets de surf. Coté coquillage, zéro, par contre il y a des éponges. On y reste tout l’après midi et on finit avec un beau coucher de soleil.
27/8/8 : Lavanono-Cap Ste Marie-Faux Cap : le sud du sud
Ce matin, pas de pain, des crêpes avec du bon miel. On part à 7h sur une jolie route bordée de figuiers de barbarie, les troupeaux de zébus sont de sortie. En 1h, on arrive à la réserve de Cap Ste Marie. Le guide ne parle pas français donc Samuel vient avec nous. On commence par arriver sur le circuit des grottes. Après une courte marche dans les épineux nains en compagnie des tortues radiées, on arrive à de magnifiques dunes de sable, il manque juste les dromadaires. Il y a des restes d’œufs d’aepyornis, une sorte d’autruche disparue il y a 700 ans. Ce sont vraiment de petits fragments, tout a été pillé. De l’autre coté de la dune, un magnifique paysage avec un rocher sacré sortant de l’eau. La coutume veut qu’on y dépose le cordon ombilical des bébés. Les rochers à fleur d’eau ont de curieux motifs, on dirait des rizières en terrasses. Il y a 3 ou 4 baleines, un peu loin mais on a des jumelles. Il y en a même une qui saute en se retournant. La suite, une belle plage en bas de dune avec une sorte de mini-calanque entre deux barres de rochers. On nous a autorisé à nous baigner mais l’ensemble forme une sorte de goulet. Dans un sens pas de problème mais pour revenir, c’est autre chose. Quand on a fini par sortir, on a vu que le guide s’était fait beaucoup de soucis. On reprend ensuite le 4x4 pour aller au phare et avoir un point de vue sur le vrai cap Ste Marie, le point le plus au sud de Madagascar. Au retour, le guide est obligé de descendre plusieurs fois pour déplacer les tortues du milieu de la route. Arrivés au bureau de l’ANGAP, on pique-nique sous un petit kiosque. Ce fut difficile car on a mis 25 minutes a retrouvé notre seule, unique et dernière boite de pâté. Dans les sacs, ça commence à être un peu le foutoir. Reprise ensuite de la route avec de très beaux tombeaux surmontés de voitures ou d’avions très colorés. Certains ont même encore un petit mausolée au milieu. Le route est plutôt bonne, on arrive à Faux-Cap à 14h30. On se rend au Cactus Hôtel, les bungalows y sont assez sommaires, et plutôt sales mais on n’a pas trop le choix. On va quand même se baigner malgrés le vent et on a une bonne surprise, la barrière de corail est très proche, il y a de beaux coraux. Par contre, cette fois, pas de poissons, à part un clown et des murènes. Douche au seau au bungalow, je commence à en avoir un peu marre de l’eau froide, je m’enrhume. Pour le coucher de soleil, cette fois, c’est coté terre derrière la petite église du village. Il y a pas mal de baraques en ruine, laissées à l’abandon et plein de cactus, ça fait très Mexique. Le groupe électrogène arrive à éclairer une ampoule de lampe de poche plutôt insuffisante pour l’ensemble de la salle de resto. Alex n’est pas amateur de dîner aux chandelles et râle. C’est vrai qu’en plus la salle est directement ouverte sur la mer, c’est joli mais froid. On a invité Samuel et Julien car c’est le dernier soir que Maman passe avec nous, la langouste avait l’air bonne mais le poisson avait le goût de l’algue, il paraît que c’est bon pour la santé. Et le gâteau manioc du dessert ne vaut pas le gâteau patate de La Réunion.
28/8/8 : Fort Dauphin : fin du périple
Partis à 7h après un petit déj sympas, galettes de riz et crêpes. Le début de la route est semblable à celui d’hier. On passe Tsiombe où devait avoir lieu une manifestation culturelle organisée par une assos française qui logeait également au Cactus Hôtel. Pas de musique pour l’instant mais un grand marché où l’on s’arrête un moment. Le paysage change complètement un peu plus loin, il y a des rizières, des bananiers, des feuilles d’éléphants. C’est beaucoup plus humide, on traverse plusieurs cours d’eau avec les activités qui en découlent : remplir les baquets, se laver, faire la lessive, étendre la lessive à même le sol. On croise des enfants sur la route qui font « la danse du sud », d’après Samuel, ce sont les ethnies du sud qui ont gardé le plus leurs traditions. Les tombeaux changent aussi, on passe à de grands carrés de 15x15m avec de simples obélisques. On arrive à Fort Dauphin à 13h avec même une route goudronnée mais dans un tel état que c’est encore pire que la piste de sable, d’ailleurs, dès que Julien peut passer sur les cotés, il le fait. On nous emmène manger « chez Perline », il y a un gros groupe de Français très bruyant, ça contraste avec les derniers jours de calme qu’on vient de passer. Le resto n’est pas donné mais c’est bon et la carte est très variée. On va ensuite à l’hotêl « Chez Anita » où on trouve une petite chambre sympa. Maman doit être à l’aéroport à 16h20, on a donc le temps de passer à la baie de Libano où c’est la première fois que je vois des familles Malgaches se baigner. On retrouve le groupe de Français braillards, pas de veine ! La baie est très belle mais l’abord de la plage est sale, ça gâche un peu. On accompagne Maman à l’aéroport, elle va poursuivre son périple en Tanzanie, l’avion n’est ni en retard, ni annulé, un vrai miracle. On rentre à l’hôtel au coucher du soleil et on commande à dîner car il est noté dans le guide que le service est long. C’est en effet un grand euphémisme mais ça m’a permis de faire mes cartes postales, on en a enfin trouvé. Elles arriveront bien après notre retour, mais pour les métropolitains ce n’est pas trop grave. Ça valait la peine d’attendre, on a mangé un excellent zébu-massalé.
29/8/8 : la baie de Lokaro, la plage au milieu des montagnes
Samuel vient nous chercher à 8h. Première étape obligatoire : la banque pour finir de les payer car ils vont repartir demain matin. On est obligé de faire plusieurs retraits, impossible de retirer en une fois à l’intérieur mais les guichets marchent. Samuel est content de son petit pactole. Il nous faut une heure pour atteindre la baie de Lokaro, la route est très belle, pleine de rizières, de feuilles d’éléphants et d’une quantité impressionnante de Ravinala (arbres du voyageur). On a également eu la chance de voir des népenthenes, des plantes carnivores jaunes avec une fleur en godet pour piéger les insectes. Il y a aussi des pervenches de Madagascar et des pandanus. La baie de Lokaro est très belle avec des montagnes au loin et la rivière qui se jette dans la mer. Il y a une petite île en face où Samuel voulait aller mais il y a beaucoup de vent donc même si c’est peu profond, on en a rapidement jusqu’aux épaules et Alex a un gros rhume. On se contente donc d’une ballade sur la plage avec l’ascension d’une petite butte d’où on a une vue sur l’ensemble du site. Les rochers sont du granit noir. Au retour, pique-nique pas fameux, on n’a trouvé que du pâté de volaille chez le karan de la station service et des vaches-qui-rit. On arrive à trouver un endroit abrité pour se faire bronzer et j’arrive quand même à prendre mon dernier bain à Mada. Au retour à l’hôtel, on tombe sur les 2 jeunes qui nous suivent depuis Anakao et qui ont eu pas mal de problèmes (pannes tous les jours, chauffeur-sans guide-ne parlant pas français, vol de portefeuille etc.…). Là ils attendaient la police pour litige avec le loueur de 4x4. Dernière (en principe) douche froide et dédredssage (ça se dit ?) de cheveux. Au dîner, succulentes brochettes de zébu et soupe au crabe.
30/8/8 : Retour à Tana, début du shoppping
Ce matin, c’est moi qui suis malade, la dernière douche froide a été fatale. Petit déj puis tour en ville pour une dernière photo. Samuel vient nous chercher à 9h, ils ont été très sympas de nous accompagner à l’aéroport car en principe, le contrat stipulait que nous les quittions la veille. En fait, il ne reprenne la route que demain après la révision de la voiture. L’attente à l’aéroport est longue et désorganisée. On retrouve nos deux malheureux jeunes qui ont fini par s’en sortir, ils sont quand même allés au commissariat mais ça s’est bien fini. L’avion est là, c’est un gros zavion et on a même droit à une collation. Normalement, il était convenu que quelqu’un du Manoir Rouge vienne nous chercher. On n’a vu personne, moyennement étonnés, on est donc parti à pied. On nous avait attribué une petite chambre dans une des annexes, toujours très bien décorée, c’est vraiment un endroit sympa. Pour aller à Tana, on a pris un taxi B qui est arrivé pas loin de la gare mais on s’est trompé de direction et on a fait un gros détour par le marché aux tissus toujours blindé de monde. On a fini par arriver avenue de l’indépendance à 15h. On va prendre un déjeuner léger au glacier puis opération souvenirs. D’abord, T-Shirt Baobab pour des amis de La Réunion puis marché d’Andravoahangy. Il y a toujours la même rangée de bicoques de brodeuses. Après les avoir toutes regardées plusieurs fois, on a trouvé deux jolies robes pour Elisa et Cléa-Marie. Alex m’a un peu aidé pour les tailles car je n’ai pas vraiment l’œil. Par contre, je n’ai pas trouvé la nappe de mes rêves, je suis particulièrement difficile parce qu’il y en a quand même des quantités. Alex a pris un napperon pour sa mère. Vers 17h, on décide de repartir vers la station de taxi B. De toute façon, tout était en train de fermer. On n’a jamais réussi à prendre de bus, on n’arrivait jamais à savoir où il allait et des masses de gens s’engouffraient dedans à chaque fois. Par contre Alex a réussi à se faire piquer tout son fric dans son blouson (oui je sais Ony, quelle idée aussi....). Heureusement, ses papiers étaient ailleurs. Ça nous a bien refroidis donc on a pris un taxi mais il a fallu affronter les énormes bouchons, il faut dire, c’était l’heure de pointe. Au menu du dîner, galette de pommes de terre au poulet, ça change.
31/8/8 : the last day : fin du shopping et à la prochaine Mada !
Après un super petit déj, on a repris notre taxi B pour le marché de la digue. La nuit a été difficile entre les aboiements de chiens et les coqs, finalement c’était plus calme à la campagne. On a toujours notre crève donc pas vraiment d’attaque pour le shopping. On arrive vers 9h, toutes les boutiques ne sont pas ouvertes mais on a quand même réussi à y passer 4h au final ! On les a faites une par une et on a marchandé mais on a trouvé ce qu’on voulait notamment nos deux chaises en bois et un totem de plus de 2m de haut qu’on a fait scier pour le transporter. Ensuite on est rentré, l’hôtel nous a fait amener à l’aéroport pour se faire pardonner de leur oubli de la veille, en même temps on en avait vraiment plus besoin là vu la masse de chose impressionnante à ramener. On a eu quelques petits coups de flips à l’aéroport. On n’avait pas déclaré notre bois au ministère des eaux et forêts, heureusement il y a avait un guichet spécial à l’aéroport et comme ce n’était que de l’artisanat ça a été vite fait et sans problème. Deuxièmement le poids qu’on essaie toujours de ne pas dépasser mais pas de balance…c’était pile le poids maximum à 500g prés, trop forts. Le vol de retour s’est bien passé, on a l’impression de revenir à la maison même si c’est à La Réunion, comme quoi, on s’habitue vite. On ne s’est pas fait cambrioler et le chat n’est pas mort de faim, ouf. En tout cas, il reste plein de choses à voir à Mada, même si on en a fait une grande partie et on compte bien y retourner.
Bons votages à tous!
Nous avons payé (indicatif, ça a dû encore changer depuis les évennements) :
- Tsyngis, forfait 2j grands et petits : 60 000 Ar/pers
- Bac Tsirbina : 70 000 Ar/4x4
- Bac Manambolo : 25 000 Ar/4x4
- Plat dans un petit resto : 4 000 Ar
- Plat dans une gargote : 2 500 Ar
- Bouteille d’eau GM : 2000-3000 Ar
- Zoom Hôtel Morondava, 1 chambre eau chaude 3 pers : 30 000 Ar
- Promenade en pirogue (2h) baleines + snorkelling : 8000 Ar/pers
- Hôtel Sud Itampolo, bungalow 3 pers : 50 000 Ar, petit dej : 7000 Ar, langouste : 16 000 Ar
- Hotel Lavanono, bungalow 2 pers : 25 000 Ar, 3 pers : 30 000 Ar
- Cactus Hôtel Faux Cap, bungalow 3 pers : 30 000 Ar, langouste 20 000 Ar
- Réserve Cap Ste Marie, 2 circuits : 42 000 Ar/3 pers
- Hôtel Anita Fort Dauphin, chambre eau froide : 30 000 Ar, plat : 9000 Ar, petit dej : 4500 Ar
Nous avons aimé :
- la diversité des paysages et la richesse de la faune et de la flore
- le sérieux et la gentillesse de nos accompagnateurs
- la rando dans les Tsingys, vraiment impressionnant même quand on n’a pas d’ULM comme Nicolas Hulot
- le sourire des Malgaches, toujours présent
Nous n’avons pas aimé :
- La longueur des premières étapes, trop de route, arrivée trop tard mais je le savais, boucler ce programme en 17j impliquait cela. A faire plutôt en 3 semaines pour bien en profiter Rien d’autre : tout le reste était super. Les douches froides, c’est bon pour la peau.
Ne dites pas à ma mère que je visite l'Iran... (suite et fin) English translation pending
Suite de la 1ère partie ( http://voyageforum.com/...ost=2685231;#2685231 ) qui allait de Téhéran à Shiraz puis Yazd et maintenant nous voici à Ispahan.
Samedi 16 Mai 2009 :
Je descends à l'épicerie juste en bas pour faire les courses pour le petit-déjeuner. Nous restons ici 4 nuits. Jus d'orange, fromage à tartiner, de la feta locale, confiture de cerise et du thé. Coup de bol, il y a une boulangerie juste en face et je remonte mon pain brûlant. Cette fois bien sûr, je le paye. A 500 rials ( soit 3 centimes d'euros 😎 ), on flambe pas le budget !
8h30 : Nous repartons vers la place de l'Imam. Nous voyons la coupole et une rue déserte semble pouvoir y mener sans passer par la grande avenue comme hier soir. Bonne pioche car nous arrivons par derrière avec une superbe vue dégagée.

C'est la seule façon de voir cette magnifique coupole d'aussi près car depuis la place, elle est beaucoup plus en retrait. Nous faisons le tour par des ruelles désertes mais on s'y retrouve après quelques détours pour débouler sur la place.

Les prix n'ont plus rien à voir avec le LP et nous ne payons que 5.000 rials/personne pour la Mosquée de l'Imam au lieu des 30.000 annoncés.
Entrée de la Mosquée :

La 1ère chose à faire quand tu arrives dans la cour .... c'est de t'asseoir et fermer ta grande bouche pendant 10mn 😎


Bon d'accord, faut aimer le bleu 😛 Le seul petit regret c'est que le soleil est déjà bien haut même à 9h00 et la lumière douce du matin a déjà disparu.
Les intérieurs sont grandioses et aussi décorés que l'extérieur :

Sur cette même place, comme si cela ne suffisait pas, se trouve une autre merveille, la Mosquée Lotfollah :

Ici pas de cour, juste un couloir dans la pénombre qui conduit à cette coupole qui sort du bleu habituel.

Bon, à la sortie, on se fait encore harponner par un marchand de tapis. C'est "Zizou le Nomade" qui parle français et incontournable sur la zone. On ne peut pas le rater ! Soyons francs, il connait la mosquée de l'Imam par coeur et nous donne des détails intéressants et inconnus dans les guides. On s'échappe rapidement sous un faux prétexte pour s'éviter le thé dans le magasin. Je sais que Mauricette sera le maillon faible et après t'arrives plus à sortir 😇
Encore un ancien professeur de français qui nous aborde. On papote .... pour finir par annoncer qu'il fait guide à 10€ de l'heure. Tu sais quoi ? Ca commence à me gaver Ispahan, mine de rien ! Tant pis mais on se remet donc en position "Touriste sur le qui-vive" pour couper court à toutes ces discussions stériles qui n'ont qu'un but : Te fourguer un truc 🏴☠️
Nous rentrons donc dans le bazar qui donne également sur la place. Même si on trouve des épices, c'est moins typique qu'ailleurs sur cette partie. Le tourisme fait son oeuvre aussi.


Mauricette se jette sur l'eau de rose, des boutons de roses séchées. On craque aussi pour du gaz. Je te rassure, on ne s'est pas acheté une bonbonne de Butane mais des nougats iraniens avec de la pistache. ( http://ashrafi-gaz.com/ )
Alors qu'on revient sur la place, encore un rabatteur ... et c'est le frère de celui d'hier soir. Une vraie petite mafia dis donc. Lui, il est dans les nappes et pas le temps de réagir, un moment d'inattention et il a chopé Mauricette qui zieute depuis ce matin sur toutes celles qu'on voit partout. Allez c'est parti pour son magasin avec une démonstration de la fabrication artisanale grâce à des tampons qui sont appliqués 1 par 1 avec chacun un motif. C'est assez compliqué et le prix dépend du nombre de tampons utilisés et des couleurs appliquées. Ca commence à 9€ jusqu'à 28€.
Bon, on s'échappe et on verra + tard. Avantage, c'était à côté d'un beau restaurant au 1er étage. C'est presque plein et à 90% d'iraniens. Ah enfin !

C'est aussi la 1ère fois qu'on va tester un repas sur ces "divans". On enlève ses chaussures donc il est fortement conseillé de ne pas venir avec tes chaussettes minables et trouées ! Le décor est traditionnel et très joli. Nous commandons un ragoût, des boulettes de viande, pain, olives, yaourt et un dessert. 2 boissons + thé à la fin = 205.000 rials. C'était très bon et le service aimable et rapide.
Les magasins sont maintenant fermés et il fait chaud .... Retour à l'appart pour une sieste. Pas la peine de traîner dans le vide.
17h30 : Pas très loin se trouve le palais du Chehel Sotun dans un grand parc.

20 immenses colonnes de bois et un plafond décoré. Attention la caisse ferme à 18h30 et on doit sortir à 19h00.
Nous revoilou sur la place de l'Imam mais le palais Ali Qapu est déjà fermé. Les gens arrivent en cette fin de journée pour pique-niquer et surtout manger des glaces. Qu'est ce qu'ils peuvent en manger ici ! Nous avons résisté depuis le début mais nous sommes ici pour 3 jours et au pire, c'est le meilleur moment pour se risquer une Tourista, non ? 😎
Les clients nous aident à choisir entre les parfums, les options .... et on craque pour ce qui nous fait envie depuis le début. Une glace à la rose avec des petits vermicelles et un sirop au citron. On s'installe sur la pelouse, le soir tombe, les gens s'installent un peu partout ... On se regarde en souriant.
Ce petit déclic si délicieux, quand tu es à l'étranger, vient d'arriver ! Cette place magnifique est devant nous, les 2 coupoles prennent les derniers rayons du soleil et : - Si on m'avait dit, il y a 1 mois, que je mangerais tranquillement une glace à Ispahan ?
Nous sommes comme chez nous, quand tu vas te balader un soir d'été en ville pour prendre l'air et manger une glace en terrasse. Nous sommes en totale confiance, on commence à piger les détails de la vie de tous les jours, on se débrouille avec les bus, les taxis. Plus ce stress de l'inconnu, les gens sont charmants. On est dedans quoi et tout baigne !
Alors qu'on tente de se faire expliquer les différences entre les dizaines de marques de nougats et de prix dans un magasin, un jeune entre et nous traduit les explications du patron. On comprend que le prix dépend du % de pistaches entre 24 et 48%. A vérifier donc avant d'acheter. Le gars nous propose de discuter et prendre un thé pas très loin. C'est à l'Azadegan, citée dans le LP et qu'on avait l'intention de tester d'ailleurs, ça tombe bien car pas évidente à trouver au fond d'une ruelle et dans une cour pas très avenante au 1er abord.

La déco est assez délirante. Un côté mixte et un autre réservé aux seuls hommes. On discute de la politique, de la vie de tous les jours et .... de son boulot de vendeur de tapis. C'est pas vrai, ça commence vraiment à me saouler !!!!! En plus, on se méfie pas ici. On est tellement abordés toute la journée par des gens heureux de pouvoir parler avec des étrangers ou simplement dire Bonjour, qu'on dit oui à tout ! L'autre zigoto est parti avec son histoire à 2 balles de son oncle qui fait des nappes. On lui dit qu'on y a eu droit ce matin et que pour rester poli, on n'a pas que ça à faire en gros. On est même à 2 doigts de s'en foutre un maximum, pour tout dire 🤪
Nous restons sur la place de l'Imam pour dîner au restaurant Bastani. Autant se le dire, de toutes façons, t'as pas trop le choix en fait sur les restaus dans le coin, même si c'est touristique. Il est conseillé par le LP et comme hier soir, c'est la guerre atomique ! Il doit y avoir 60 ou 70 tables .... et 1 seule occupée. Ca fiche un peu la trouille, les restaus le soir, y'a jamais personne. Les groupes restent à leurs hôtels je pense. Les iraniens sont chez eux ou pique-niquent. Bref, c'est à chaque fois la misère !
Le serveur doit sortir de la même école d'hôtellerie que celui d'hier et lève aussi les yeux parce qu'on veut juste un plat et pas d'entrées, pas de desserts.
Alors faisons le bilan et un conseil : Ne jamais commencer son circuit par Ispahan !
Par certains côtés, on se croirait au Maroc ou en Tunisie avec les marchands et les rabatteurs qui te prennent la tête dès que tu es sur la place de l'Imam. Aujourd'hui, assez peu de contacts avec les gens. Les gens sont sans doute + habitués ici . Et les 2 restaurants à touriste avec un service et une attitude désagréable ( qu'on soit en Iran ou pas d'ailleurs )
Allez dodo et je préviens Mauricette qu'on ne va plus tourner autour du pot avec les rabatteurs et qu'on s'en débarassera en 2mn chrono désormais. Et comme disait le philosophe Rambo : Ils l'auront voulu leur P...... de Guerre !
A suivre ....
Samedi 16 Mai 2009 :
Je descends à l'épicerie juste en bas pour faire les courses pour le petit-déjeuner. Nous restons ici 4 nuits. Jus d'orange, fromage à tartiner, de la feta locale, confiture de cerise et du thé. Coup de bol, il y a une boulangerie juste en face et je remonte mon pain brûlant. Cette fois bien sûr, je le paye. A 500 rials ( soit 3 centimes d'euros 😎 ), on flambe pas le budget !
8h30 : Nous repartons vers la place de l'Imam. Nous voyons la coupole et une rue déserte semble pouvoir y mener sans passer par la grande avenue comme hier soir. Bonne pioche car nous arrivons par derrière avec une superbe vue dégagée.

C'est la seule façon de voir cette magnifique coupole d'aussi près car depuis la place, elle est beaucoup plus en retrait. Nous faisons le tour par des ruelles désertes mais on s'y retrouve après quelques détours pour débouler sur la place.

Les prix n'ont plus rien à voir avec le LP et nous ne payons que 5.000 rials/personne pour la Mosquée de l'Imam au lieu des 30.000 annoncés.
Entrée de la Mosquée :

La 1ère chose à faire quand tu arrives dans la cour .... c'est de t'asseoir et fermer ta grande bouche pendant 10mn 😎


Bon d'accord, faut aimer le bleu 😛 Le seul petit regret c'est que le soleil est déjà bien haut même à 9h00 et la lumière douce du matin a déjà disparu.
Les intérieurs sont grandioses et aussi décorés que l'extérieur :

Sur cette même place, comme si cela ne suffisait pas, se trouve une autre merveille, la Mosquée Lotfollah :

Ici pas de cour, juste un couloir dans la pénombre qui conduit à cette coupole qui sort du bleu habituel.

Bon, à la sortie, on se fait encore harponner par un marchand de tapis. C'est "Zizou le Nomade" qui parle français et incontournable sur la zone. On ne peut pas le rater ! Soyons francs, il connait la mosquée de l'Imam par coeur et nous donne des détails intéressants et inconnus dans les guides. On s'échappe rapidement sous un faux prétexte pour s'éviter le thé dans le magasin. Je sais que Mauricette sera le maillon faible et après t'arrives plus à sortir 😇
Encore un ancien professeur de français qui nous aborde. On papote .... pour finir par annoncer qu'il fait guide à 10€ de l'heure. Tu sais quoi ? Ca commence à me gaver Ispahan, mine de rien ! Tant pis mais on se remet donc en position "Touriste sur le qui-vive" pour couper court à toutes ces discussions stériles qui n'ont qu'un but : Te fourguer un truc 🏴☠️
Nous rentrons donc dans le bazar qui donne également sur la place. Même si on trouve des épices, c'est moins typique qu'ailleurs sur cette partie. Le tourisme fait son oeuvre aussi.


Mauricette se jette sur l'eau de rose, des boutons de roses séchées. On craque aussi pour du gaz. Je te rassure, on ne s'est pas acheté une bonbonne de Butane mais des nougats iraniens avec de la pistache. ( http://ashrafi-gaz.com/ )
Alors qu'on revient sur la place, encore un rabatteur ... et c'est le frère de celui d'hier soir. Une vraie petite mafia dis donc. Lui, il est dans les nappes et pas le temps de réagir, un moment d'inattention et il a chopé Mauricette qui zieute depuis ce matin sur toutes celles qu'on voit partout. Allez c'est parti pour son magasin avec une démonstration de la fabrication artisanale grâce à des tampons qui sont appliqués 1 par 1 avec chacun un motif. C'est assez compliqué et le prix dépend du nombre de tampons utilisés et des couleurs appliquées. Ca commence à 9€ jusqu'à 28€.
Bon, on s'échappe et on verra + tard. Avantage, c'était à côté d'un beau restaurant au 1er étage. C'est presque plein et à 90% d'iraniens. Ah enfin !

C'est aussi la 1ère fois qu'on va tester un repas sur ces "divans". On enlève ses chaussures donc il est fortement conseillé de ne pas venir avec tes chaussettes minables et trouées ! Le décor est traditionnel et très joli. Nous commandons un ragoût, des boulettes de viande, pain, olives, yaourt et un dessert. 2 boissons + thé à la fin = 205.000 rials. C'était très bon et le service aimable et rapide.
Les magasins sont maintenant fermés et il fait chaud .... Retour à l'appart pour une sieste. Pas la peine de traîner dans le vide.
17h30 : Pas très loin se trouve le palais du Chehel Sotun dans un grand parc.

20 immenses colonnes de bois et un plafond décoré. Attention la caisse ferme à 18h30 et on doit sortir à 19h00.
Nous revoilou sur la place de l'Imam mais le palais Ali Qapu est déjà fermé. Les gens arrivent en cette fin de journée pour pique-niquer et surtout manger des glaces. Qu'est ce qu'ils peuvent en manger ici ! Nous avons résisté depuis le début mais nous sommes ici pour 3 jours et au pire, c'est le meilleur moment pour se risquer une Tourista, non ? 😎
Les clients nous aident à choisir entre les parfums, les options .... et on craque pour ce qui nous fait envie depuis le début. Une glace à la rose avec des petits vermicelles et un sirop au citron. On s'installe sur la pelouse, le soir tombe, les gens s'installent un peu partout ... On se regarde en souriant.
Ce petit déclic si délicieux, quand tu es à l'étranger, vient d'arriver ! Cette place magnifique est devant nous, les 2 coupoles prennent les derniers rayons du soleil et : - Si on m'avait dit, il y a 1 mois, que je mangerais tranquillement une glace à Ispahan ?
Nous sommes comme chez nous, quand tu vas te balader un soir d'été en ville pour prendre l'air et manger une glace en terrasse. Nous sommes en totale confiance, on commence à piger les détails de la vie de tous les jours, on se débrouille avec les bus, les taxis. Plus ce stress de l'inconnu, les gens sont charmants. On est dedans quoi et tout baigne !
Alors qu'on tente de se faire expliquer les différences entre les dizaines de marques de nougats et de prix dans un magasin, un jeune entre et nous traduit les explications du patron. On comprend que le prix dépend du % de pistaches entre 24 et 48%. A vérifier donc avant d'acheter. Le gars nous propose de discuter et prendre un thé pas très loin. C'est à l'Azadegan, citée dans le LP et qu'on avait l'intention de tester d'ailleurs, ça tombe bien car pas évidente à trouver au fond d'une ruelle et dans une cour pas très avenante au 1er abord.

La déco est assez délirante. Un côté mixte et un autre réservé aux seuls hommes. On discute de la politique, de la vie de tous les jours et .... de son boulot de vendeur de tapis. C'est pas vrai, ça commence vraiment à me saouler !!!!! En plus, on se méfie pas ici. On est tellement abordés toute la journée par des gens heureux de pouvoir parler avec des étrangers ou simplement dire Bonjour, qu'on dit oui à tout ! L'autre zigoto est parti avec son histoire à 2 balles de son oncle qui fait des nappes. On lui dit qu'on y a eu droit ce matin et que pour rester poli, on n'a pas que ça à faire en gros. On est même à 2 doigts de s'en foutre un maximum, pour tout dire 🤪
Nous restons sur la place de l'Imam pour dîner au restaurant Bastani. Autant se le dire, de toutes façons, t'as pas trop le choix en fait sur les restaus dans le coin, même si c'est touristique. Il est conseillé par le LP et comme hier soir, c'est la guerre atomique ! Il doit y avoir 60 ou 70 tables .... et 1 seule occupée. Ca fiche un peu la trouille, les restaus le soir, y'a jamais personne. Les groupes restent à leurs hôtels je pense. Les iraniens sont chez eux ou pique-niquent. Bref, c'est à chaque fois la misère !
Le serveur doit sortir de la même école d'hôtellerie que celui d'hier et lève aussi les yeux parce qu'on veut juste un plat et pas d'entrées, pas de desserts.
Alors faisons le bilan et un conseil : Ne jamais commencer son circuit par Ispahan !
Par certains côtés, on se croirait au Maroc ou en Tunisie avec les marchands et les rabatteurs qui te prennent la tête dès que tu es sur la place de l'Imam. Aujourd'hui, assez peu de contacts avec les gens. Les gens sont sans doute + habitués ici . Et les 2 restaurants à touriste avec un service et une attitude désagréable ( qu'on soit en Iran ou pas d'ailleurs )
Allez dodo et je préviens Mauricette qu'on ne va plus tourner autour du pot avec les rabatteurs et qu'on s'en débarassera en 2mn chrono désormais. Et comme disait le philosophe Rambo : Ils l'auront voulu leur P...... de Guerre !
A suivre ....
Voyage en Thaïlande du 8 juillet au 20 août: transport, budget, visites...? English translation pending
bonjour a tous ,
nous partons en couple , le 08 juillet 2009 , jusqu'au 20 aout 2009 , c'est notre premier voyage a l'étranger , nous sommes novices ( 22 ans ) , donc j'aurais quelques questions !
je fais un questionnaire numéroté , comme sa chacun peut répondre sur la ou les questions qu'il connait !
ps ; désoler de faire comme sa , mais c'est asser urgent , et j'ai parcouru le forum et je n'ai pas vraiment trouvé ce que je cherchais , donc merci a ceux qui m'aideront , je prendrai note au fur et a mesure !
questions :
1: a l'arrivée a bangkok le bus qui est le plus économique , combien de temps met il pour rejoindre le centre de bangkok ? et le tarifs ? n'est ce pas mieu de prendre un taxi qui amenes directement a la guest house , plutot que le bus puis apres un taxi de la station de bus a la guest house ?
2: les truc a faire a bangkok je les connait , par contre , j'aimerais connaitre le cout des différents temple , et activités payantes de bangkok ? et le temps a consacré a chaque lieux ?
3: pour aller de bangkok a kanchanaburi , vous me conseillez plutot le bus ou le train ? le cout ? sachant que le budget est minimum est notre prioritée car nouc restons en thailande pas loin de 2 mois !
4 ; puis nous prendrons la directions du nord ( chiang mai ) y a t'il un train qui part de kanchanaburi pour aller a chiang mai ? pour le cout je crois savoir qu'il faut compter 800 baths minimum ! ou faut il retourné sur bangkok ? le train de nuit est il sécurisant ? et faut il reserver a l'avance ? quel activiutés ne pas ratée a chiang mai ?
5: ensuite de chiang mai a chiang rai , comment s'y rendre ? bus , train ? et combien de temps consacrer a chiang rai ? le temple blanc ( dsl j'ai noter le nom , mais je l'ai pas ici sous la main ) est ce payant ? su oui combien ? et que voir dans le région de chiang rai ?
6: nous redescendrons dans le sud , y a t'il des train chiang rai ou mai , pour aller jusqu'a koh samui ou autre , car nous comptons aller a koh tao ? koh tao , est ce intérressant comme ile ? comparaison a d'autre ? si vous avez des avis n'hésitezpas car on entend de tous sur les iles !
7: retour bangkok , avec en projet suivant budget une petite extension cambdge ( temple d'abgkor ) , si vous avez une idée des couts ? bus , visa , entrée au temple etc... donnez moi vos avis !
8 , retour bangkok , dans nos projet également suivant le budget , nous aimerions aller voir la baie d'along au vietnam , pareil , si vous connaissez les couts ? formalitées ...en avion par contre la !
9 : j'ai poser mes questions dans l'ordre de notre programme , si vous avez des idées pour le romodeler , genre de chiang mai ou rai , prendre un vol pour le vietnam ( baie d'along ) etc... ou autres reformulation de mon programmes , dites moi comme sa je pourrai changer l'ordre !
10 : niveau budget , pour 2 personne , est ce fesable avec 2000 euros ( pour les 2 ) pour 6 semaines , bien sur sans compter les 2 éventuelle extensions ( cambodge , vietnam ) ! avez vous une idée du cout de la taxe que prend la banque quand on retire au distributeur ? car je ne compte pas prendre de traveller chèque , ni payer en CB labas ! je compte partir avec de l'argent puis retiré labas 2 ou 3 fois , pas plus !
EN TOUS CAS , merci a tous ceux qui m'aiderons , tous les conseils sont bon a prendre , je noterai se que vous me direz !
ps , si vous avez des adresses de guesthouse ou de truc a faire dans les différentes villes que j'ai citées ? , n'hésitez pas a me donnez vos bon plans !!! et éventuellement les truc a faire que j'aurai oublier de mettre dans mon programme , et éventuelement se que j'ai cités et qui peuvent etre enlever !!
mercii a tous , j'attend impatiement vos réponses .
nous partons en couple , le 08 juillet 2009 , jusqu'au 20 aout 2009 , c'est notre premier voyage a l'étranger , nous sommes novices ( 22 ans ) , donc j'aurais quelques questions !
je fais un questionnaire numéroté , comme sa chacun peut répondre sur la ou les questions qu'il connait !
ps ; désoler de faire comme sa , mais c'est asser urgent , et j'ai parcouru le forum et je n'ai pas vraiment trouvé ce que je cherchais , donc merci a ceux qui m'aideront , je prendrai note au fur et a mesure !
questions :
1: a l'arrivée a bangkok le bus qui est le plus économique , combien de temps met il pour rejoindre le centre de bangkok ? et le tarifs ? n'est ce pas mieu de prendre un taxi qui amenes directement a la guest house , plutot que le bus puis apres un taxi de la station de bus a la guest house ?
2: les truc a faire a bangkok je les connait , par contre , j'aimerais connaitre le cout des différents temple , et activités payantes de bangkok ? et le temps a consacré a chaque lieux ?
3: pour aller de bangkok a kanchanaburi , vous me conseillez plutot le bus ou le train ? le cout ? sachant que le budget est minimum est notre prioritée car nouc restons en thailande pas loin de 2 mois !
4 ; puis nous prendrons la directions du nord ( chiang mai ) y a t'il un train qui part de kanchanaburi pour aller a chiang mai ? pour le cout je crois savoir qu'il faut compter 800 baths minimum ! ou faut il retourné sur bangkok ? le train de nuit est il sécurisant ? et faut il reserver a l'avance ? quel activiutés ne pas ratée a chiang mai ?
5: ensuite de chiang mai a chiang rai , comment s'y rendre ? bus , train ? et combien de temps consacrer a chiang rai ? le temple blanc ( dsl j'ai noter le nom , mais je l'ai pas ici sous la main ) est ce payant ? su oui combien ? et que voir dans le région de chiang rai ?
6: nous redescendrons dans le sud , y a t'il des train chiang rai ou mai , pour aller jusqu'a koh samui ou autre , car nous comptons aller a koh tao ? koh tao , est ce intérressant comme ile ? comparaison a d'autre ? si vous avez des avis n'hésitezpas car on entend de tous sur les iles !
7: retour bangkok , avec en projet suivant budget une petite extension cambdge ( temple d'abgkor ) , si vous avez une idée des couts ? bus , visa , entrée au temple etc... donnez moi vos avis !
8 , retour bangkok , dans nos projet également suivant le budget , nous aimerions aller voir la baie d'along au vietnam , pareil , si vous connaissez les couts ? formalitées ...en avion par contre la !
9 : j'ai poser mes questions dans l'ordre de notre programme , si vous avez des idées pour le romodeler , genre de chiang mai ou rai , prendre un vol pour le vietnam ( baie d'along ) etc... ou autres reformulation de mon programmes , dites moi comme sa je pourrai changer l'ordre !
10 : niveau budget , pour 2 personne , est ce fesable avec 2000 euros ( pour les 2 ) pour 6 semaines , bien sur sans compter les 2 éventuelle extensions ( cambodge , vietnam ) ! avez vous une idée du cout de la taxe que prend la banque quand on retire au distributeur ? car je ne compte pas prendre de traveller chèque , ni payer en CB labas ! je compte partir avec de l'argent puis retiré labas 2 ou 3 fois , pas plus !
EN TOUS CAS , merci a tous ceux qui m'aiderons , tous les conseils sont bon a prendre , je noterai se que vous me direz !
ps , si vous avez des adresses de guesthouse ou de truc a faire dans les différentes villes que j'ai citées ? , n'hésitez pas a me donnez vos bon plans !!! et éventuellement les truc a faire que j'aurai oublier de mettre dans mon programme , et éventuelement se que j'ai cités et qui peuvent etre enlever !!
mercii a tous , j'attend impatiement vos réponses .
Hôtel Sandals Royal Hicacos, nos vacances ont été fabuleuses (mai 2009) English translation pending
Nous revenons du Sandals Royal Hicacos et voici notre évaluation de tous les aspects de ce merveileux complexe de vacances.
Accueuil :
L'hôtel est situé à environ 15-20 minutes seulement de l'aéroport. Nous avions un vol de nuit et nous sommes arrivés à l'hôtel dans les environs de 3h00 du matin et malgré cette heure tardive, le service à la réception était très bien.
L'employé de la réception qui nous a reçu était très sympathique et parlait un bon français. Il nous a offert une coupe de campagne et il nous a donné un petit sac cadeau incluant des produits de bain/soleil et la clé de notre coffret de sûreté (gratuit pour la semaine).
Par la suite, le bagagiste est arrivé et il nous a reconduits à notre chambre (comme cela on est sur de ne pas se perdre sur le site en plein nuit). Le service a été très rapide !
Aménagement :
L'aménagement de l'hôtel est superbe, ce sont tous des grands bâtiments de 3 étages dont toutes les chambres ont une vues sur des jardins. Tous les bâtiments sont de couleurs pastelles assorties de blanc.
Entre les bâtiments on circule sur des trottoirs montés sur pilotis à environ 1 mètre du sol et de chaque coté il y une végétation tropicale, ainsi que des bassins d’eau artificiels. Peut importe ou vous êtes logés vous n'êtes jamais plus qu'à quelques minutes de marche autant de la plage que de la piscine, des restaurants, des bars et des sites de divertissements.
Chambre :
Les chambres au Sandals Royal Hicacos sont toutes spacieuses, très grandes et surtout très propres. Nous étions à la suite #2506 (deuxième niveau), on ne pouvait pas être mieux situé et notre femme de chambre était charmante et très attentionnée.
Notre chambre était divisée en deux sections; le salon et la chambre. De plus, la salle de bain était très immense. Nous avions un grand bain double (très propre) et le cabinet (toilette) est situé dans un petit espace séparé avec une porte.
Il y avait amplement d'espace pour bien circuler. Lors de notre arrivé, notre chambre était décorée de fleurs et fruits, ainsi qu'une petite collation.
Chambre concierge :
Nous avions opté pour une chambre avec le service concierge et je vous le conseille fortement car ce service offre plusieurs avantages. Les chambres concierge sont situées dans la section gauche du site (très calme) et on y retrouve au centre des logis, une petite piscine et un spa. Le jour, on n'y retrouvait que 7-8 personnes à cette piscine et cet endroit était très plaisant pour lire et relaxer.
Notre balcon était de grande dimension et très confortable avec ses deux chaises longues. Tous les jours, nous pouvions admirer la végétation diversifiée et la magnifique vue de la piscine.
Autre point positif, le concierge s'occupait de réserver nos restaurants à la carte et nous avions priorité sur les voyageurs des chambres service standard.
De plus, ce service offrait de nous apporter le petit déjeuner au lit selon nos goûts aux heures que nous voulions. Bref, notre concierge s'occupait de tout pour nous, en fait grâce à lui rien n'est compliqué!
D'ailleurs, à tous les jours notre chambre était approvisionnée; vin blanc, vin rouge, champagne, bière, eau, ligueur, vodka, rhum et j'en passe !
Au milieu de la semaine, autour de la piscine, il y a eu un cocktail organisé spécialement pour tous les clients des chambres avec service concierge. Les organisateurs avaient montés plusieurs tables avec un choix impressionnant d'alcools, de vins et de champagne sans oublier les musiciens présents pour l'occasion qui complétaient l"ambiance Cubaine.
Les femmes recevaient toute une rose en cadeau et nous avons tous eu droit à un beau spectacle de nage synchronisé. Le cocktail se termine avec des prix de présence et nous avons gagné une belle bouteille de rhum vieillis de 30 ans et plus. (30 pesos)
Restaurants:
Au Sandals, il y a cinq restaurants incluant le buffet.
Hicacos (Le buffet) : Celui-ci a été notre restaurant préféré pour son ambiance et sa grande variété de nourriture; poissons, crevettes, langoustes, saucisses, steak et j'en passe! Mon conjoint grand amateur de poisson a été très gâté car les variétés changeaient à tous les jours.
Il avait aussi un service de pâtes et de petites pizzas fines, nous n'avions qu'à choisir les garnitures. Les serveurs et cuisiniers étaient tous très gentils et excellent pour apprêter la nourriture. Nous avons trouvé que le service était sans reproche !
El Viejo y el Mar (L'international) :
Ce restaurant est situé en bordure de mer et le soir l'ambiance est très romantique. Nous avons pris l'assiette combinée de steak/langouste et c'était succulent !
Le jour, ce restaurant sert de snack du bord de la plage et nous avons beaucoup apprécié cet endroit pour nous rafraîchir et savourer des drinks différents.
De 11h00 à 17h00, ils offraient un menu varié avec des choix incluant salade et dessert. Les gens au bar étaient tous très sympathiques et souriants. Nous avons eu beaucoup de plaisir à discuter et rire avec eux.
Don Pasquale (Restaurant Italien):
Selon mon conjoint, le meilleur steak de la semaine était au restaurant italien. Effectivement, il était très bon et nos assiettes étaient très bien présentées. De 23h00 à 3h00 AM ce restaurant se transformait en casse-croûte de nuit avec un menu offrant; pizza, poissons, hamburger, etc.;
El Caribe (Restaurant Caribbean):
Nous avons pris l'assiette de poulet jamaïcain et la sauce était très bonne! Le restaurant est très beau et c'est à cet endroit que nous avons eu le meilleur service. Le serveur était d'une gentillesse hors du commun, bref nous avons les avons adorés (le restaurant et le serveur) !
Pour un hôtel de Cuba, nous avons très bien mangé, vraiment bien mangé! Je peux même affirmer que nous avons mieux mangé que dans nos voyages en République, absolument mieux !
Un point fort pour le Royal Hicacos, dans tous les restaurants incluant le buffet on ne vous sert que du vin en bouteille que ce soit du blanc, de rouge et ou rosé et non pas du vin sans goût en vrac dans des pichets comme dans les autres hôtels que nous avons connus.
Dans tous les restaurants, le service était toujours parfait. Les serveurs sont toujours très polis et souriants.
Ils ont une dynamique de travail en équipe et ils s'entraident les uns et les autres. Par ailleurs, nous avons remarqué que tous les pourboires que nous donnions allaient toujours dans le même pot et que probablement ils se les partageaient. Les pourboires sont bien entendu appréciés, mais si vous oubliez ne soyez pas inquiet, les sourires seront les mêmes et le service sera toujours à la même hauteur.
La plage :
La plage est tout simplement magnifique avec son sable blanc et la transparence de l'eau ! Elle est très grande (large) et il y a suffisamment de palapas pour tous les clients.
Lorsque nous arrivions à la plage, il y avait toujours un homme qui 'occupait de nous apportez des chaises à l'endroit de notre choix.
En prenant une longue marche, nous avons visité les hôtels voisins (Blau, Iberostar, Melias Las Antilas) et la plage du Sandals est définitivement la plus belle. Elle est beaucoup plus large et personne n'est collé les uns sur les autres.
Sports et activités nautiques :
Pour ceux qui aiment les activités, il y en a pour tous les goûts; banana boat, catamaran, pédalos, kayac, ski nautique, plongé en apnée, plongé sous marine, etc, tout est inclus sans surcharge.
Pour la plongé (apnée et sous-marine), on vous transporte en bateau jusqu'à un récif de coraux. Magnifique! Petit truc, apportez-vous des bananes !
Piscine :
La piscine était très populaire et reposante! Elle est très grande, il y a de nombreuses chutes et c'est de toute beauté à voir! Vous y retrouverez de matelas à volonté et un bar dans l'eau! Nous étions plus amateur de la mer, par contre nous avons bien aimé passer nos fins de journée à la piscine pour nous rafraîchir et boire quelques verres au bar.
Les bars :
Las Nubes (Le piano bar)
Il a été définitivement notre endroit préféré! Nous y avons passé toutes nos soirées car nous apprécions l'ambiance très loundge et relaxante. Tous les soirs, il y avait un pianiste qui jouait des belles mélodies romantiques ! Ils y servent plusieurs sortes de cafés exotiques alcoolisés et ils sont tous plus excellents les uns que les autres !
Salutation à Middrey et Lionis, deux employés qui savent créer une ambiance et offrent un service incroyable, nous avons eu énormément de plaisir grâce à eux, ils nous manquent déjà !
Mirador Bar : (Le lobby bar)
Il est situé entre la piscine et la réception. Le soir, on y retrouve des musiciens et il y a amplement de tables pour s’asseoir et profiter de l’ambiance plus Caraïbéenne. C'est l'endroit idéal pour boire un verre ou un café en admirant le décor merveilleux du site.
Night Club (La discothèque)
Elle est très grande et bien climatisé. La musique était ambiance cubaine et le staff était très sympathique ! Certains soirs, le spectacle avait lieu à cet endroit au lieu de la scène extérieure.
Notre conclusion :
La devise du Royal Sandals Hicacos "All you need is love Everything else is included" et c'est effectivement très vrai. Le Sandals Royal Hicacos est un hôtel de vacance superbe, la beauté du site est incontestable. C'est un hôtel pour couple seulement et tout est pensé pour que les invités baignent dans une atmosphère qui incite au romantisme !
On tombe facilement amoureux avec cet hôtel car nous avons rencontré plusieurs couples qui étaient à leur 2ème, 3ème, visite et nous comptons bien y retourner nous mêmes ! Mes parents y sont allés l'an passé et y retournent au mois d'août prochain avec 2 autres couples de leur amis
clafca@videotron.ca
Accueuil :
L'hôtel est situé à environ 15-20 minutes seulement de l'aéroport. Nous avions un vol de nuit et nous sommes arrivés à l'hôtel dans les environs de 3h00 du matin et malgré cette heure tardive, le service à la réception était très bien.
L'employé de la réception qui nous a reçu était très sympathique et parlait un bon français. Il nous a offert une coupe de campagne et il nous a donné un petit sac cadeau incluant des produits de bain/soleil et la clé de notre coffret de sûreté (gratuit pour la semaine).
Par la suite, le bagagiste est arrivé et il nous a reconduits à notre chambre (comme cela on est sur de ne pas se perdre sur le site en plein nuit). Le service a été très rapide !
Aménagement :
L'aménagement de l'hôtel est superbe, ce sont tous des grands bâtiments de 3 étages dont toutes les chambres ont une vues sur des jardins. Tous les bâtiments sont de couleurs pastelles assorties de blanc.
Entre les bâtiments on circule sur des trottoirs montés sur pilotis à environ 1 mètre du sol et de chaque coté il y une végétation tropicale, ainsi que des bassins d’eau artificiels. Peut importe ou vous êtes logés vous n'êtes jamais plus qu'à quelques minutes de marche autant de la plage que de la piscine, des restaurants, des bars et des sites de divertissements.
Chambre :
Les chambres au Sandals Royal Hicacos sont toutes spacieuses, très grandes et surtout très propres. Nous étions à la suite #2506 (deuxième niveau), on ne pouvait pas être mieux situé et notre femme de chambre était charmante et très attentionnée.
Notre chambre était divisée en deux sections; le salon et la chambre. De plus, la salle de bain était très immense. Nous avions un grand bain double (très propre) et le cabinet (toilette) est situé dans un petit espace séparé avec une porte.
Il y avait amplement d'espace pour bien circuler. Lors de notre arrivé, notre chambre était décorée de fleurs et fruits, ainsi qu'une petite collation.
Chambre concierge :
Nous avions opté pour une chambre avec le service concierge et je vous le conseille fortement car ce service offre plusieurs avantages. Les chambres concierge sont situées dans la section gauche du site (très calme) et on y retrouve au centre des logis, une petite piscine et un spa. Le jour, on n'y retrouvait que 7-8 personnes à cette piscine et cet endroit était très plaisant pour lire et relaxer.
Notre balcon était de grande dimension et très confortable avec ses deux chaises longues. Tous les jours, nous pouvions admirer la végétation diversifiée et la magnifique vue de la piscine.
Autre point positif, le concierge s'occupait de réserver nos restaurants à la carte et nous avions priorité sur les voyageurs des chambres service standard.
De plus, ce service offrait de nous apporter le petit déjeuner au lit selon nos goûts aux heures que nous voulions. Bref, notre concierge s'occupait de tout pour nous, en fait grâce à lui rien n'est compliqué!
D'ailleurs, à tous les jours notre chambre était approvisionnée; vin blanc, vin rouge, champagne, bière, eau, ligueur, vodka, rhum et j'en passe !
Au milieu de la semaine, autour de la piscine, il y a eu un cocktail organisé spécialement pour tous les clients des chambres avec service concierge. Les organisateurs avaient montés plusieurs tables avec un choix impressionnant d'alcools, de vins et de champagne sans oublier les musiciens présents pour l'occasion qui complétaient l"ambiance Cubaine.
Les femmes recevaient toute une rose en cadeau et nous avons tous eu droit à un beau spectacle de nage synchronisé. Le cocktail se termine avec des prix de présence et nous avons gagné une belle bouteille de rhum vieillis de 30 ans et plus. (30 pesos)
Restaurants:
Au Sandals, il y a cinq restaurants incluant le buffet.
Hicacos (Le buffet) : Celui-ci a été notre restaurant préféré pour son ambiance et sa grande variété de nourriture; poissons, crevettes, langoustes, saucisses, steak et j'en passe! Mon conjoint grand amateur de poisson a été très gâté car les variétés changeaient à tous les jours.
Il avait aussi un service de pâtes et de petites pizzas fines, nous n'avions qu'à choisir les garnitures. Les serveurs et cuisiniers étaient tous très gentils et excellent pour apprêter la nourriture. Nous avons trouvé que le service était sans reproche !
El Viejo y el Mar (L'international) :
Ce restaurant est situé en bordure de mer et le soir l'ambiance est très romantique. Nous avons pris l'assiette combinée de steak/langouste et c'était succulent !
Le jour, ce restaurant sert de snack du bord de la plage et nous avons beaucoup apprécié cet endroit pour nous rafraîchir et savourer des drinks différents.
De 11h00 à 17h00, ils offraient un menu varié avec des choix incluant salade et dessert. Les gens au bar étaient tous très sympathiques et souriants. Nous avons eu beaucoup de plaisir à discuter et rire avec eux.
Don Pasquale (Restaurant Italien):
Selon mon conjoint, le meilleur steak de la semaine était au restaurant italien. Effectivement, il était très bon et nos assiettes étaient très bien présentées. De 23h00 à 3h00 AM ce restaurant se transformait en casse-croûte de nuit avec un menu offrant; pizza, poissons, hamburger, etc.;
El Caribe (Restaurant Caribbean):
Nous avons pris l'assiette de poulet jamaïcain et la sauce était très bonne! Le restaurant est très beau et c'est à cet endroit que nous avons eu le meilleur service. Le serveur était d'une gentillesse hors du commun, bref nous avons les avons adorés (le restaurant et le serveur) !
Pour un hôtel de Cuba, nous avons très bien mangé, vraiment bien mangé! Je peux même affirmer que nous avons mieux mangé que dans nos voyages en République, absolument mieux !
Un point fort pour le Royal Hicacos, dans tous les restaurants incluant le buffet on ne vous sert que du vin en bouteille que ce soit du blanc, de rouge et ou rosé et non pas du vin sans goût en vrac dans des pichets comme dans les autres hôtels que nous avons connus.
Dans tous les restaurants, le service était toujours parfait. Les serveurs sont toujours très polis et souriants.
Ils ont une dynamique de travail en équipe et ils s'entraident les uns et les autres. Par ailleurs, nous avons remarqué que tous les pourboires que nous donnions allaient toujours dans le même pot et que probablement ils se les partageaient. Les pourboires sont bien entendu appréciés, mais si vous oubliez ne soyez pas inquiet, les sourires seront les mêmes et le service sera toujours à la même hauteur.
La plage :
La plage est tout simplement magnifique avec son sable blanc et la transparence de l'eau ! Elle est très grande (large) et il y a suffisamment de palapas pour tous les clients.
Lorsque nous arrivions à la plage, il y avait toujours un homme qui 'occupait de nous apportez des chaises à l'endroit de notre choix.
En prenant une longue marche, nous avons visité les hôtels voisins (Blau, Iberostar, Melias Las Antilas) et la plage du Sandals est définitivement la plus belle. Elle est beaucoup plus large et personne n'est collé les uns sur les autres.
Sports et activités nautiques :
Pour ceux qui aiment les activités, il y en a pour tous les goûts; banana boat, catamaran, pédalos, kayac, ski nautique, plongé en apnée, plongé sous marine, etc, tout est inclus sans surcharge.
Pour la plongé (apnée et sous-marine), on vous transporte en bateau jusqu'à un récif de coraux. Magnifique! Petit truc, apportez-vous des bananes !
Piscine :
La piscine était très populaire et reposante! Elle est très grande, il y a de nombreuses chutes et c'est de toute beauté à voir! Vous y retrouverez de matelas à volonté et un bar dans l'eau! Nous étions plus amateur de la mer, par contre nous avons bien aimé passer nos fins de journée à la piscine pour nous rafraîchir et boire quelques verres au bar.
Les bars :
Las Nubes (Le piano bar)
Il a été définitivement notre endroit préféré! Nous y avons passé toutes nos soirées car nous apprécions l'ambiance très loundge et relaxante. Tous les soirs, il y avait un pianiste qui jouait des belles mélodies romantiques ! Ils y servent plusieurs sortes de cafés exotiques alcoolisés et ils sont tous plus excellents les uns que les autres !
Salutation à Middrey et Lionis, deux employés qui savent créer une ambiance et offrent un service incroyable, nous avons eu énormément de plaisir grâce à eux, ils nous manquent déjà !
Mirador Bar : (Le lobby bar)
Il est situé entre la piscine et la réception. Le soir, on y retrouve des musiciens et il y a amplement de tables pour s’asseoir et profiter de l’ambiance plus Caraïbéenne. C'est l'endroit idéal pour boire un verre ou un café en admirant le décor merveilleux du site.
Night Club (La discothèque)
Elle est très grande et bien climatisé. La musique était ambiance cubaine et le staff était très sympathique ! Certains soirs, le spectacle avait lieu à cet endroit au lieu de la scène extérieure.
Notre conclusion :
La devise du Royal Sandals Hicacos "All you need is love Everything else is included" et c'est effectivement très vrai. Le Sandals Royal Hicacos est un hôtel de vacance superbe, la beauté du site est incontestable. C'est un hôtel pour couple seulement et tout est pensé pour que les invités baignent dans une atmosphère qui incite au romantisme !
On tombe facilement amoureux avec cet hôtel car nous avons rencontré plusieurs couples qui étaient à leur 2ème, 3ème, visite et nous comptons bien y retourner nous mêmes ! Mes parents y sont allés l'an passé et y retournent au mois d'août prochain avec 2 autres couples de leur amis
clafca@videotron.ca
Vers l'Orient dans les années 1970 English translation pending
Beaucoup de gens traversent la vie à un rythme pépère marqué par une succession de petits événements d’une tranquillité relative. D’autres, une minorité peut-être, passent par des étapes bouleversantes qui les marquent à tout jamais. J’appartiens à cette deuxième catégorie. L’une des expériences les plus marquantes de ma vie s’est déroulée dans les années 1970 et quelques, au Pakistan. Si j’ai pensé à plusieurs reprises qu’il vaudrait la peine de la « coucher sur papier », je ne l’ai pas fait jusqu’ici. C’est à peine si j’en ai raconté quelques fragments à mes meilleurs amis. La raison en est que bien des aspects de cette histoire sont très personnels, et aussi que la disponibilité des autres, même proches, est souvent limitée. De plus, une vie très active ne m’a pas laissé beaucoup de temps libre pour me mettre à écrire.
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
« Suite au prochain numéro ! »
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
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Transports à Cracovie? English translation pending
Bonjour à tous,
une question, comment fait-on pour rejoindre le centre de Cracovie depuis l'aéroport international Balice??? D'après ce que j'ai vu, il faut prendre la navette gratuite de l'aéroport jusqu'à la gare de Balice, pour ensuite prendre un train qui nous enmène vers la gare centrale de Cracovie.Quelle est le prix du ticket, le temps de transport??
Le petit problème c'est que de la gare centrale, je ne suis pas encore arrivé à mon hotel:Le Pod Wawalem ( situé comme sont nom l'indique à coté de Wawel, au bord de la Vistule). J'en viens donc à la question suivante depuis la gare Krakow Glowny quelle ligne de Tramway dois je prendre pour arriver jusqu'au plus pres de l'hôtel?? Je pense à la ligne 2 mais je ne sais pas la station la plus proche de la gare Glowny???
Si vous connaissez un moyen de transport plus simple, merci de me signaler.
merci d'avance!!🙂😎
Le petit problème c'est que de la gare centrale, je ne suis pas encore arrivé à mon hotel:Le Pod Wawalem ( situé comme sont nom l'indique à coté de Wawel, au bord de la Vistule). J'en viens donc à la question suivante depuis la gare Krakow Glowny quelle ligne de Tramway dois je prendre pour arriver jusqu'au plus pres de l'hôtel?? Je pense à la ligne 2 mais je ne sais pas la station la plus proche de la gare Glowny???
Si vous connaissez un moyen de transport plus simple, merci de me signaler.
merci d'avance!!🙂😎
Voyage au Japon du 31 août au 26 septembre English translation pending
Bonjour,
nous sommes deux filles de 21 ans et nous partons bientôt pour le Japon. Je voulais avoir quelques conseils ou quelques "choses à ne pas manquer" et des commentaires sur notre itinéraire.
Tout d'abord, nous sommes québecoises et nous partirons de Montréal et prendrons un vol direct pour l'aéroport de Narita. Nous avons réservé un seul hôtel pour tout notre voyage. C'est le Chisun Inn De Asakusa. Cet hôtel est une véritable aubaine que nous avons trouvé (Forfait Vol + Hôtel). Nous savons que les chambres sont minuscules, mais nous ne sommes pas difficiles et nous ne comptons pas vivre dans notre chambre.
Nous prendrons un JR pass de 21 jours, donc nous passerons 5 jours à nous promener dans Tokyo même et assister aux nombreux festivals. Par la suite, nous commencerons a utiliser le Jr Pass pour visiter les autres parties du Pays. Nous comptons partir tôt le matin et se rendre, par exemple, à Kyoto, visiter et revenir tard le soir. Cela fera beaucoup de voyagement, mais cela ne nous désespère pas vraiment. Nous allons ainsi visiter principalement les villes suivantes et leurs alentours : Akita, Nagano, Nagoya, Kyoto, Osaka et Hiroshima. Comme nous ne sommes pas limitée pour les déplacements, nous voudrions savoir si vous connaissez certaines petites villes peu connues, mais qui regorgent de charme et qui vous ont étonnées.
Notre voyage peu paraitre un peu fou, mais nous sommes toujours ouvertes aux suggestions.
Ainsi, j'aimerais savoir :
1. Ce que vous pensez de notre voyage 2. Les petites villes méconnues que vous avez découverts 3. Les mets de la rue à ne pas manquer 4. Les festivals du mois d'août incontournables 5. Les anecdotes que vous avez pu vivre 6. Les hôtels "capsules" acceptent les femmes ? :P
Merci beaucoup de votre temps et de vos connaissances,
passez une belle journée !
Haly
nous sommes deux filles de 21 ans et nous partons bientôt pour le Japon. Je voulais avoir quelques conseils ou quelques "choses à ne pas manquer" et des commentaires sur notre itinéraire.
Tout d'abord, nous sommes québecoises et nous partirons de Montréal et prendrons un vol direct pour l'aéroport de Narita. Nous avons réservé un seul hôtel pour tout notre voyage. C'est le Chisun Inn De Asakusa. Cet hôtel est une véritable aubaine que nous avons trouvé (Forfait Vol + Hôtel). Nous savons que les chambres sont minuscules, mais nous ne sommes pas difficiles et nous ne comptons pas vivre dans notre chambre.
Nous prendrons un JR pass de 21 jours, donc nous passerons 5 jours à nous promener dans Tokyo même et assister aux nombreux festivals. Par la suite, nous commencerons a utiliser le Jr Pass pour visiter les autres parties du Pays. Nous comptons partir tôt le matin et se rendre, par exemple, à Kyoto, visiter et revenir tard le soir. Cela fera beaucoup de voyagement, mais cela ne nous désespère pas vraiment. Nous allons ainsi visiter principalement les villes suivantes et leurs alentours : Akita, Nagano, Nagoya, Kyoto, Osaka et Hiroshima. Comme nous ne sommes pas limitée pour les déplacements, nous voudrions savoir si vous connaissez certaines petites villes peu connues, mais qui regorgent de charme et qui vous ont étonnées.
Notre voyage peu paraitre un peu fou, mais nous sommes toujours ouvertes aux suggestions.
Ainsi, j'aimerais savoir :
1. Ce que vous pensez de notre voyage 2. Les petites villes méconnues que vous avez découverts 3. Les mets de la rue à ne pas manquer 4. Les festivals du mois d'août incontournables 5. Les anecdotes que vous avez pu vivre 6. Les hôtels "capsules" acceptent les femmes ? :P
Merci beaucoup de votre temps et de vos connaissances,
passez une belle journée !
Haly
Meilleur point de chute dans les Backwaters? (Inde du Sud) English translation pending
Bonjour,
Je voudrais rester 3 ou 4 jours dans les backwaters en Inde du Sud. Je voulais savoir où il est préférable de rester (quelle ville) pour rayonner et se ballader sur les canaux plusieurs jours.
Je cherche des endroits calmes et reposants et loin du tourisme de masse.
Merci de vos expériences.
Rajasthan 2008 English translation pending
Ce n'est qu'un carnet de plus sur cette région, juste une expérience, un ressenti, un petit partage en échange de toutes les infos que j'ai pu avoir ici.
Passer du Ladakh au Radjasthan est une drôle d'expérience. C'est peut-être pour cela que j'avais autant de mal à me mettre à ce carnet. On ne passe pas de frontière entre les deux, on reste dans le même pays ... mais on change de monde.
Le survol de Delhi à bord de ce petit avion est impressionnant. On voit une ville gigantesque, avec des quartiers qui semblent extrêmement différents. Parfois de larges avenues, puis des quartiers très resserrés sur eux-mêmes, des hautes tours, des maisons basses et d’autres abris difficiles à caractériser. L’arrivée est fidèle à ce qu’on imaginait. Une chaleur humide et étouffante, beaucoup de monde … la transition avec le Ladakh est immédiate. Un taxi prépaid nous emmène à travers la ville par de grands boulevards de verdure et des embouteillages dignes du périph à 18h. Faut dire qu’il est 8h30 du matin et que bon nombre d’indiens partent au boulot. De superbes voitures climatisées côtoient des vélos de fortune, spectacle habituel dans ces villes. On finit par arriver au quartier des réfugiés tibétains tout au nord de Delhi. Le taxi nous dépose au bord d’une immense avenue et on s’enfonce dans un dédale de ruelles en demandant 25 fois notre chemin. Curieuse impression, on se sent revenu au Ladakh. Moulins à prières, bonzes … ces visages nous semblent familiers.
La GH enfin trouvée, on gagne notre chambre qui possède une minuscule fenêtre donnant sur un mur à 1 m de distance. C’est calme (croit-on), c’est propre … c’est parfait. Petit mail de notre cadette qui se trouve aussi à Delhi et qu’on est sensé retrouver. Elle vient d’arriver, mais on n’en sait guère plus. Elle nous tiendra au courant dans la journée. Ne reste plus qu’à repartir à l’assaut de la ville. On nous dit que le métro est à 5mn à pied, c’est parti. Soit leurs jambes sont deux fois plus longues que les notre, soit ils y vont en courant. C’est 30mn après, le visage dégoulinant sous un soleil écrasant qu’on arrive à la station. Rarement vu un métro aussi propre et reluisant. Spacieux, presque désert. Il faudra s’habituer à la fouille systématique à l’entrée du métro, les filles d’un côté, les garçons de l’autre, et ce quel que soit le monde. Les policiers, armes sous le bras, sont vigilants.
Station Shandi Chowk, le choc. Bruit, business, crasses, trottoirs à pièges … on nous regarde curieusement. On se trouve au milieu d’un quartier très populaire. Pas un touriste en vue, mais finalement, ce n’est pas plus mal, on finit par se fondre au milieu de la foule. Déjeuner rapide à l’étage d’un algéco. Un pauvre ventilateur brasse de l’air chaud, au menu, plat unique qui nous mettra le feu à la bouche. Le premier contact avec cette Inde est tonique. Même pays que le Ladakh, et pourtant … on n’avait pas vu dans le nord autant d’handicapés sur le trottoirs ou de sollicitations de rickshaws, on pouvait marcher longtemps sans que personne ne nous adresse la parole. Petit tour au Fort Rouge érigé par les Moghols, jolies perspectives des fastes du 17ème siècle. Avant de rentrer, on finira par s’y habituer, fouille des sacs, passage aux détecteurs à métaux, les mains glissent sur le corps rapidement mais efficacement. Ce qui reste des jardins est décevant. Bien qu’ayant gardé leur forme symétrique démontrant un esprit rigoureux, les bassins et les canaux vides leur donnent un air triste, la variété des végétaux en place est maigre. On peut imaginer l’importance du budget accordé à la rénovation des bâtiments, et la verdure reste sans doute secondaire. A l’intérieur des bâtiments, tout ce qui était précieux a disparu, mais on peut imaginer facilement l’extrême richesse des lieux il y a quelques siècles. Beaucoup de visiteurs indiens, et comme pour eux l’entrée est faible, ce lieu est manifestement devenu un but de balade, surtout que les petites échoppes sous les arcades blanches contrastant avec l’ocre du reste qui mènent à Lahore Gate ne laissent pas insensible.
On retrouve un Internet en sortant. Message rapide de Camille qui nous dit juste : RDV ce soir compliqué, M. est à l’hôpital, je suis à la GH Namaskar au Main Bazard. Plus qu’une chose à faire, essayer de les retrouver. Rickchaw rapidement négocié, et le chauffeur doit lire notre inquiétude dans nos yeux, sa conduite est digne de celle d’un rallye et sans aucun accrochage. Impensable de mettre la main hors du véhicule, on se la ferait arracher aussitôt par un autre rikchaw, une voiture, un vélo, un cyclo-pousse ou une moto. On se frôle, on s’évite, on se passe devant, on se faufile … 100 fois on pense que la collision sera inévitable … les bruit des klaxonnes est intense … la conduite indienne. Arrivée à l’entrée du quartier, le conducteur ne veut pas y aller, il n’aime pas cet endroit. C’est vrai que c’est assez crasseux, ça grouille de partout, l’odeur est parfois insoutenable … mais une ambiance particulière qu’on aime bien s’en dégage. Pour repérer la petite rue qui donne sur la GH, c’est simple, un geste réflexe et inconscient qui fait se boucher les narines se met en place. Il faut tourner à droite, juste devant les latrines. Les effluves sont épouvantables. Arrivés au Namaskar, le gérant nous dit seulement que les deux filles sont absentes, et que l’une d’entre semble être vraiment mal en point. Il nous indique l’endroit où se trouve en fait non pas l’hôpital, mais le dispensaire. Trois rues plus loin, on se retrouve devant l’entrée d’une bâtisse qui n’est plus de toute fraîcheur. A l’intérieur, le Dr Pantchouli nous accueille avec un grand sourire. C’est un homme chaleureux, bienveillant qui donne confiance. Il nous explique que M. est totalement déshydratée. Après analyse de sang, il l’a mise sous perfusion en la dopant au maximum et pense que d’ici le lendemain, elle devrait aller mieux. On lui fait une petite visite. Elle est toute palote, la perf dans le bras, dans cette petite pièce où on peut voir toutes les couleurs des différentes couches de peintures étalées au fil des ans sur les murs. L’endroit est vieillot, mais nickel. Camille est partie se balader dans le quartier et elle reviendra vers 20h. Impatients de la voir, on part à sa recherche. Drôle d’impression que de chercher notre fille au milieu de cette foule colorée. On yeute, on observe, on regarde … on pense la voir parfois, mais non. Et tout d’un coup, derrière nous, une voix familière s’écrie : « Mes chouchous ». Yaooouuuu !!!! Notre Camille. Toute amaigrie, les yeux fatigués … mais heureuse. Difficile d’imaginer l’émotion qu’on a eu, dans cette ville à l’autre bout du monde où rien de nous est familier, de retrouver celle qui était encore il y a peu de temps notre petite.
Elle nous raconte leur périple en bus pour aller à Katmandou, les barrages sur la route, les backshishs à tout va, les émeutes dans les villages … et en même temps l’atmosphère calme et paisible du Népal, les gens adorables et accueillants. Elle nous raconte surtout leur dernière nuit dans ce train bourré de monde, ou M. était malade comme tout, chaque goutte d’eau absorbée repartait aussitôt, la fièvre montait … et l’inquiétude aussi. Mais Camille nous raconte tout ça comme si elle avait déjà pris un certain recul, comme si cela faisait partie de toute façon des risques du voyage et que rien n’est vraiment grave. Je vous dis pas la fierté qu’on avait à voir notre « petite routarde » se débrouiller aussi bien. On passera le reste de la soirée à papoter un long moment au dispensaire avec M. qui en est à sa 6ème perfusion et Camille sous le ventilo qui tourne à fond … et dans le métro qui nous ramenait au quartier Tibétain, sûre que les gens se demandaient pourquoi nos yeux brillaient autant.






Passer du Ladakh au Radjasthan est une drôle d'expérience. C'est peut-être pour cela que j'avais autant de mal à me mettre à ce carnet. On ne passe pas de frontière entre les deux, on reste dans le même pays ... mais on change de monde.
Le survol de Delhi à bord de ce petit avion est impressionnant. On voit une ville gigantesque, avec des quartiers qui semblent extrêmement différents. Parfois de larges avenues, puis des quartiers très resserrés sur eux-mêmes, des hautes tours, des maisons basses et d’autres abris difficiles à caractériser. L’arrivée est fidèle à ce qu’on imaginait. Une chaleur humide et étouffante, beaucoup de monde … la transition avec le Ladakh est immédiate. Un taxi prépaid nous emmène à travers la ville par de grands boulevards de verdure et des embouteillages dignes du périph à 18h. Faut dire qu’il est 8h30 du matin et que bon nombre d’indiens partent au boulot. De superbes voitures climatisées côtoient des vélos de fortune, spectacle habituel dans ces villes. On finit par arriver au quartier des réfugiés tibétains tout au nord de Delhi. Le taxi nous dépose au bord d’une immense avenue et on s’enfonce dans un dédale de ruelles en demandant 25 fois notre chemin. Curieuse impression, on se sent revenu au Ladakh. Moulins à prières, bonzes … ces visages nous semblent familiers.
La GH enfin trouvée, on gagne notre chambre qui possède une minuscule fenêtre donnant sur un mur à 1 m de distance. C’est calme (croit-on), c’est propre … c’est parfait. Petit mail de notre cadette qui se trouve aussi à Delhi et qu’on est sensé retrouver. Elle vient d’arriver, mais on n’en sait guère plus. Elle nous tiendra au courant dans la journée. Ne reste plus qu’à repartir à l’assaut de la ville. On nous dit que le métro est à 5mn à pied, c’est parti. Soit leurs jambes sont deux fois plus longues que les notre, soit ils y vont en courant. C’est 30mn après, le visage dégoulinant sous un soleil écrasant qu’on arrive à la station. Rarement vu un métro aussi propre et reluisant. Spacieux, presque désert. Il faudra s’habituer à la fouille systématique à l’entrée du métro, les filles d’un côté, les garçons de l’autre, et ce quel que soit le monde. Les policiers, armes sous le bras, sont vigilants.
Station Shandi Chowk, le choc. Bruit, business, crasses, trottoirs à pièges … on nous regarde curieusement. On se trouve au milieu d’un quartier très populaire. Pas un touriste en vue, mais finalement, ce n’est pas plus mal, on finit par se fondre au milieu de la foule. Déjeuner rapide à l’étage d’un algéco. Un pauvre ventilateur brasse de l’air chaud, au menu, plat unique qui nous mettra le feu à la bouche. Le premier contact avec cette Inde est tonique. Même pays que le Ladakh, et pourtant … on n’avait pas vu dans le nord autant d’handicapés sur le trottoirs ou de sollicitations de rickshaws, on pouvait marcher longtemps sans que personne ne nous adresse la parole. Petit tour au Fort Rouge érigé par les Moghols, jolies perspectives des fastes du 17ème siècle. Avant de rentrer, on finira par s’y habituer, fouille des sacs, passage aux détecteurs à métaux, les mains glissent sur le corps rapidement mais efficacement. Ce qui reste des jardins est décevant. Bien qu’ayant gardé leur forme symétrique démontrant un esprit rigoureux, les bassins et les canaux vides leur donnent un air triste, la variété des végétaux en place est maigre. On peut imaginer l’importance du budget accordé à la rénovation des bâtiments, et la verdure reste sans doute secondaire. A l’intérieur des bâtiments, tout ce qui était précieux a disparu, mais on peut imaginer facilement l’extrême richesse des lieux il y a quelques siècles. Beaucoup de visiteurs indiens, et comme pour eux l’entrée est faible, ce lieu est manifestement devenu un but de balade, surtout que les petites échoppes sous les arcades blanches contrastant avec l’ocre du reste qui mènent à Lahore Gate ne laissent pas insensible.
On retrouve un Internet en sortant. Message rapide de Camille qui nous dit juste : RDV ce soir compliqué, M. est à l’hôpital, je suis à la GH Namaskar au Main Bazard. Plus qu’une chose à faire, essayer de les retrouver. Rickchaw rapidement négocié, et le chauffeur doit lire notre inquiétude dans nos yeux, sa conduite est digne de celle d’un rallye et sans aucun accrochage. Impensable de mettre la main hors du véhicule, on se la ferait arracher aussitôt par un autre rikchaw, une voiture, un vélo, un cyclo-pousse ou une moto. On se frôle, on s’évite, on se passe devant, on se faufile … 100 fois on pense que la collision sera inévitable … les bruit des klaxonnes est intense … la conduite indienne. Arrivée à l’entrée du quartier, le conducteur ne veut pas y aller, il n’aime pas cet endroit. C’est vrai que c’est assez crasseux, ça grouille de partout, l’odeur est parfois insoutenable … mais une ambiance particulière qu’on aime bien s’en dégage. Pour repérer la petite rue qui donne sur la GH, c’est simple, un geste réflexe et inconscient qui fait se boucher les narines se met en place. Il faut tourner à droite, juste devant les latrines. Les effluves sont épouvantables. Arrivés au Namaskar, le gérant nous dit seulement que les deux filles sont absentes, et que l’une d’entre semble être vraiment mal en point. Il nous indique l’endroit où se trouve en fait non pas l’hôpital, mais le dispensaire. Trois rues plus loin, on se retrouve devant l’entrée d’une bâtisse qui n’est plus de toute fraîcheur. A l’intérieur, le Dr Pantchouli nous accueille avec un grand sourire. C’est un homme chaleureux, bienveillant qui donne confiance. Il nous explique que M. est totalement déshydratée. Après analyse de sang, il l’a mise sous perfusion en la dopant au maximum et pense que d’ici le lendemain, elle devrait aller mieux. On lui fait une petite visite. Elle est toute palote, la perf dans le bras, dans cette petite pièce où on peut voir toutes les couleurs des différentes couches de peintures étalées au fil des ans sur les murs. L’endroit est vieillot, mais nickel. Camille est partie se balader dans le quartier et elle reviendra vers 20h. Impatients de la voir, on part à sa recherche. Drôle d’impression que de chercher notre fille au milieu de cette foule colorée. On yeute, on observe, on regarde … on pense la voir parfois, mais non. Et tout d’un coup, derrière nous, une voix familière s’écrie : « Mes chouchous ». Yaooouuuu !!!! Notre Camille. Toute amaigrie, les yeux fatigués … mais heureuse. Difficile d’imaginer l’émotion qu’on a eu, dans cette ville à l’autre bout du monde où rien de nous est familier, de retrouver celle qui était encore il y a peu de temps notre petite.
Elle nous raconte leur périple en bus pour aller à Katmandou, les barrages sur la route, les backshishs à tout va, les émeutes dans les villages … et en même temps l’atmosphère calme et paisible du Népal, les gens adorables et accueillants. Elle nous raconte surtout leur dernière nuit dans ce train bourré de monde, ou M. était malade comme tout, chaque goutte d’eau absorbée repartait aussitôt, la fièvre montait … et l’inquiétude aussi. Mais Camille nous raconte tout ça comme si elle avait déjà pris un certain recul, comme si cela faisait partie de toute façon des risques du voyage et que rien n’est vraiment grave. Je vous dis pas la fierté qu’on avait à voir notre « petite routarde » se débrouiller aussi bien. On passera le reste de la soirée à papoter un long moment au dispensaire avec M. qui en est à sa 6ème perfusion et Camille sous le ventilo qui tourne à fond … et dans le métro qui nous ramenait au quartier Tibétain, sûre que les gens se demandaient pourquoi nos yeux brillaient autant.






Retour de Bali avec bébé de onze mois English translation pending
Bonjour, je suis de retour de Bali et je me disais que mon experience pourrait peut etre profiter a ceux d’entre vous qui envisagez un voyage a Bali avec un bebe/enfant en bas age.
Nous sommes donc partis 10 jours mon mari, moi et notre bebe de 11 mois. Je precise que nous vivons a Sydney donc le vol dure seulement 5-6h et et un decalage horaire de 2h facile a gerer. L'avion comptait environ 10 bebes c'est pour dire que Bali est une destination tres populaire pour les familles australiennes.
Organisation generale, hotel, taxis etc…
Nous sommes arrives tard le soir vers minuit et nous avions reserve un hotel a Sanur pour la premiere nuit. Le taxi de l’hotel nous attendait a l’aeroport. Nous avions convenu ca par email avant le depart. L’hotel est le Stana Puri Gopa, petit hotel charmant, nuit a US$50 petit dej americain inclus pour deux. Il est situe a 100m de la plage, tres agreable pour se promener a l’ombre et profiter du vent frais de la mer pendant les chaudes journees. La piscine de l’hotel est tres jolie, c’est un petit hotel de charme, vraiment.
Le lendemain nous sommes partis a Ubud. La encore nous avions convenus a l’avance avec le taxi de l’hotel a Ubud de venir nous chercher a Sanur pour $20. Nous avons passe 4 nuits au Sunset Hill Villa, un hotel ou plutot une villa charmante avec une piscine a debordement et une vue exceptionnelle sur la jungle et la Ayung River Gorge. Le cadre est tres calme et nous avions la suite au bord de la piscine donc nous pouvions en profiter tout en surveillant Elliot. Nous etions les seuls clients donc le staff etait aux petits soins. Seul bemol, la villa est loin du centre ville. Il faut compter 15min a pied dans les rizieres ou bien 15min en voiture – l’hotel a un chauffeur dispo toute la journee. En meme temps le centre d’Ubud est assez bruyant donc nous etions content de rentrer dans notre hotel au calme pour nous reposer apres une journee de visite. Apres une premiere journee au calme, nous avons passer 2 jours a silloner la partie nord-est de l’ile, temples, volcan, rizieres. Puis nous avons passe 5 jours a Canggu dans une villa que nous louions avec des amis. Canggu est un petit village de pecheurs au nord de Kuta. Le village est en bord de mer, bonne plage de surf mais trop dangereuse pour la baignade. La encore, il etait tres facile d’appeler un taxi pour se ballader. Nous avons profiter des massages a domicile, super. Et la maison avait une grande piscine.
Materiel bebe
Nous avons emmene:
1. un Ergobag, une sorte de babybjorn mais pour bebes + grands et + lourds. On peut mettre le bebe sur le ventre, le dos ou le cote, pratique donc pour les visites. C’est comme un babybjorn donc tout en coton sans armature, on peut le rouler en boule pour le mettre dans un sacs de voyage et c’est tres leger. A mon avis plus pratique qu’un sac a dos de randonnee avec armatures et encombrant. A moins de prevoir de longues rando. Plus economique aussi!
2. un petit siege transportable qu’on fixe a la table pour les repas. La marque Ted & Phil, marque australienne. Tres pratique pour les journees-visites. Le siege pese 1kg et se plie a plat donc tres pratique a transporter.
3. une poussette que nous avions louee aupres d’un organisme local, www.balibabyhire.com pour $50 la semaine. La poussette a ete livree a Sanur et recuperee a Canggu donc super pratique. Par contre elle ne nous a pas vraiment servi etant donne l’etat des trottoirs. Finalement on aurait tres bien pu s’en passer. Le ergobag aurait suffit meme pour les siestes.
Il y a aussi le site www.balibaby.com
4. Cote moustiques, beaucoup de moustiques le soir surtout a Canggu. Nous avions de l’antimoustique a base de DEET (version 80%) bien efficace. Mais pour Elliot j’avais une crème a l’eucalyptus en roll-on tres facile a appliquer et tres efficace aussi, d’ailleurs il n’a pas ete pique. Sinon le soir je lui mettais un pyj en coton tres leger de couleur blanche ou tres claire. Une moustiquaire.
Par contre, on a eu qqes problemes au niveau des lit-bebe. On ne voulait pas emmener notre lit pliant donc on avait demande a l’avance aux 2 hotels et la maison de fournir un lit. Premier soir a Sanur, on arrive a minuit et surprise, pas de lit-bebe…donc Elliot a dormi avec nous. A Ubud, le lit bebe etait en fait un couffin pour nouveau ne, suspendu et a balance donc Elliot qui peut maintenant se mettre debout risquait de passer par dessus bord. On a fini par mettre le couffin parterre mais on etait constamment oblige de surveiller qu’il ne sorte pas de son lit car la bas rien n’est vraiment prevu pour les enfants, prises electriques douteuses, baignoire creusee dans le sol etc…A Canggu, a nouveau un couffin pour nouveau ne, mais ils ont reussi a bricoler un truc et rajouter des barres pour qu’Elliot ne puisse pas sortir de son lit. Du coup, il a pu faire ses siestes pendant que nous on profitait sereinement de la piscine sans etre oblige de rester dans la chambre, une chance car avec la chaleur il pouvait parfois faire des siestes de 3-4h!!!
Pour l’hygiene, la encore aucun de nous n’a ete malade. Pour Elliot je lui lavais ses bib avec de l’eau mineral, 10 jours ca va, pour plus j’aurais peut etre fini par faire bouillir l’eau du robinet! J’avais ramene son lait en poudre, mieux vaut prevoir large en quantite car avec la chaleur bebe boit beaucoup. Elliot boit de l’eau mais en tres petite quantite donc je lui donnais du lait au reveil, en milieu de matinee au gouter et avant le coucher. Plus un petit bib d’eau dans la journee. Pour la nourriture, le + difficile je dirais. Nous avions emmene qqes petits pots de Sydney. Sur place, on en trouve seulement dans les supermarches de Kuta sinon, rien. De plus ca coute une fortune, environ US$6.5 le petit pot!!! Je pensais lui faire des legumes mais la encore c’est pas evident d’en trouver a part dans les supermarches ou les jours de marche dans les village. A Canggu par exemple, les qqes epiceries ne vendaient que de l’eau et des bananes sechees…de maniere generale, c’est tres pauvre donc les gens produisent pour se nourrir pas pour vendre. Je vous conseille donc de faire provisions avant de partir sachant qu’au retour le sac sera plus leger et/ou de faire qqes courses a Kuta en arrivant (Carrefour ou Matahari). Il mangeait aussi ebaucoup de bananes et de riz blanc. Parfois certains restos pouvaient cuisiner une soupe aux legumes pour bebe (pas de sel ni d’epices). Pour le bain, c’etait douche uniquement car j’avais peur qu’il boive l’eau du bain. Sinon on avait acheter un savaon special sur place pour laver les bib et ramener du gel antibacterien pour les mains.
Le seul probleme qu’on a eu c’est lors de nos virees sur Kuta pour faire du shopping avec nos amis. Kuta est extremement bruyant, chaud et entre la circulation et avec les commercants qui vous alpaguent tous les metres on a vite fait de peter un plomb! Je recommende donc d’y aller le soir vers 17h-18h une fois qu’il fait plus frais et que ca s’est un peu calme. Les deux fois, Elliot a pique une colere monstrueuse surement car il faisait tres chaud et nous avons du sauter dans un taxi pour rentrer au calme a la maison. Alors que pendant les visites les jours precedents, aucun probleme…autre solution laisser bebe a une babysitter pendant qqes heures le temps de faire son shopping. De toutes facons, j’ai trouve Kuta cher et pas mal l’arnaque. Pour l’artisanat local, le marche de Ubud le soir est tres sympa. Et sinon les petits magasins sur les routes ou il est possible de marchander. Kuta c’est hyper touristique, pas vraiment ma tasse de the.
voila j'espere que ca vous aidera un peu et bon voyage 🙂
Nous sommes donc partis 10 jours mon mari, moi et notre bebe de 11 mois. Je precise que nous vivons a Sydney donc le vol dure seulement 5-6h et et un decalage horaire de 2h facile a gerer. L'avion comptait environ 10 bebes c'est pour dire que Bali est une destination tres populaire pour les familles australiennes.
Organisation generale, hotel, taxis etc…
Nous sommes arrives tard le soir vers minuit et nous avions reserve un hotel a Sanur pour la premiere nuit. Le taxi de l’hotel nous attendait a l’aeroport. Nous avions convenu ca par email avant le depart. L’hotel est le Stana Puri Gopa, petit hotel charmant, nuit a US$50 petit dej americain inclus pour deux. Il est situe a 100m de la plage, tres agreable pour se promener a l’ombre et profiter du vent frais de la mer pendant les chaudes journees. La piscine de l’hotel est tres jolie, c’est un petit hotel de charme, vraiment.
Le lendemain nous sommes partis a Ubud. La encore nous avions convenus a l’avance avec le taxi de l’hotel a Ubud de venir nous chercher a Sanur pour $20. Nous avons passe 4 nuits au Sunset Hill Villa, un hotel ou plutot une villa charmante avec une piscine a debordement et une vue exceptionnelle sur la jungle et la Ayung River Gorge. Le cadre est tres calme et nous avions la suite au bord de la piscine donc nous pouvions en profiter tout en surveillant Elliot. Nous etions les seuls clients donc le staff etait aux petits soins. Seul bemol, la villa est loin du centre ville. Il faut compter 15min a pied dans les rizieres ou bien 15min en voiture – l’hotel a un chauffeur dispo toute la journee. En meme temps le centre d’Ubud est assez bruyant donc nous etions content de rentrer dans notre hotel au calme pour nous reposer apres une journee de visite. Apres une premiere journee au calme, nous avons passer 2 jours a silloner la partie nord-est de l’ile, temples, volcan, rizieres. Puis nous avons passe 5 jours a Canggu dans une villa que nous louions avec des amis. Canggu est un petit village de pecheurs au nord de Kuta. Le village est en bord de mer, bonne plage de surf mais trop dangereuse pour la baignade. La encore, il etait tres facile d’appeler un taxi pour se ballader. Nous avons profiter des massages a domicile, super. Et la maison avait une grande piscine.
Materiel bebe
Nous avons emmene:
1. un Ergobag, une sorte de babybjorn mais pour bebes + grands et + lourds. On peut mettre le bebe sur le ventre, le dos ou le cote, pratique donc pour les visites. C’est comme un babybjorn donc tout en coton sans armature, on peut le rouler en boule pour le mettre dans un sacs de voyage et c’est tres leger. A mon avis plus pratique qu’un sac a dos de randonnee avec armatures et encombrant. A moins de prevoir de longues rando. Plus economique aussi!
2. un petit siege transportable qu’on fixe a la table pour les repas. La marque Ted & Phil, marque australienne. Tres pratique pour les journees-visites. Le siege pese 1kg et se plie a plat donc tres pratique a transporter.
3. une poussette que nous avions louee aupres d’un organisme local, www.balibabyhire.com pour $50 la semaine. La poussette a ete livree a Sanur et recuperee a Canggu donc super pratique. Par contre elle ne nous a pas vraiment servi etant donne l’etat des trottoirs. Finalement on aurait tres bien pu s’en passer. Le ergobag aurait suffit meme pour les siestes.
Il y a aussi le site www.balibaby.com
4. Cote moustiques, beaucoup de moustiques le soir surtout a Canggu. Nous avions de l’antimoustique a base de DEET (version 80%) bien efficace. Mais pour Elliot j’avais une crème a l’eucalyptus en roll-on tres facile a appliquer et tres efficace aussi, d’ailleurs il n’a pas ete pique. Sinon le soir je lui mettais un pyj en coton tres leger de couleur blanche ou tres claire. Une moustiquaire.
Par contre, on a eu qqes problemes au niveau des lit-bebe. On ne voulait pas emmener notre lit pliant donc on avait demande a l’avance aux 2 hotels et la maison de fournir un lit. Premier soir a Sanur, on arrive a minuit et surprise, pas de lit-bebe…donc Elliot a dormi avec nous. A Ubud, le lit bebe etait en fait un couffin pour nouveau ne, suspendu et a balance donc Elliot qui peut maintenant se mettre debout risquait de passer par dessus bord. On a fini par mettre le couffin parterre mais on etait constamment oblige de surveiller qu’il ne sorte pas de son lit car la bas rien n’est vraiment prevu pour les enfants, prises electriques douteuses, baignoire creusee dans le sol etc…A Canggu, a nouveau un couffin pour nouveau ne, mais ils ont reussi a bricoler un truc et rajouter des barres pour qu’Elliot ne puisse pas sortir de son lit. Du coup, il a pu faire ses siestes pendant que nous on profitait sereinement de la piscine sans etre oblige de rester dans la chambre, une chance car avec la chaleur il pouvait parfois faire des siestes de 3-4h!!!
Pour l’hygiene, la encore aucun de nous n’a ete malade. Pour Elliot je lui lavais ses bib avec de l’eau mineral, 10 jours ca va, pour plus j’aurais peut etre fini par faire bouillir l’eau du robinet! J’avais ramene son lait en poudre, mieux vaut prevoir large en quantite car avec la chaleur bebe boit beaucoup. Elliot boit de l’eau mais en tres petite quantite donc je lui donnais du lait au reveil, en milieu de matinee au gouter et avant le coucher. Plus un petit bib d’eau dans la journee. Pour la nourriture, le + difficile je dirais. Nous avions emmene qqes petits pots de Sydney. Sur place, on en trouve seulement dans les supermarches de Kuta sinon, rien. De plus ca coute une fortune, environ US$6.5 le petit pot!!! Je pensais lui faire des legumes mais la encore c’est pas evident d’en trouver a part dans les supermarches ou les jours de marche dans les village. A Canggu par exemple, les qqes epiceries ne vendaient que de l’eau et des bananes sechees…de maniere generale, c’est tres pauvre donc les gens produisent pour se nourrir pas pour vendre. Je vous conseille donc de faire provisions avant de partir sachant qu’au retour le sac sera plus leger et/ou de faire qqes courses a Kuta en arrivant (Carrefour ou Matahari). Il mangeait aussi ebaucoup de bananes et de riz blanc. Parfois certains restos pouvaient cuisiner une soupe aux legumes pour bebe (pas de sel ni d’epices). Pour le bain, c’etait douche uniquement car j’avais peur qu’il boive l’eau du bain. Sinon on avait acheter un savaon special sur place pour laver les bib et ramener du gel antibacterien pour les mains.
Le seul probleme qu’on a eu c’est lors de nos virees sur Kuta pour faire du shopping avec nos amis. Kuta est extremement bruyant, chaud et entre la circulation et avec les commercants qui vous alpaguent tous les metres on a vite fait de peter un plomb! Je recommende donc d’y aller le soir vers 17h-18h une fois qu’il fait plus frais et que ca s’est un peu calme. Les deux fois, Elliot a pique une colere monstrueuse surement car il faisait tres chaud et nous avons du sauter dans un taxi pour rentrer au calme a la maison. Alors que pendant les visites les jours precedents, aucun probleme…autre solution laisser bebe a une babysitter pendant qqes heures le temps de faire son shopping. De toutes facons, j’ai trouve Kuta cher et pas mal l’arnaque. Pour l’artisanat local, le marche de Ubud le soir est tres sympa. Et sinon les petits magasins sur les routes ou il est possible de marchander. Kuta c’est hyper touristique, pas vraiment ma tasse de the.
voila j'espere que ca vous aidera un peu et bon voyage 🙂
Rencontre VF à deux mille mètres d'altitude, dans un refuge des Alpes, près de Grenoble les 19 et 20 septembre 2009 English translation pending
bonjour VF
Que diriez vous d'une rencontre de VF-istes à 2100m d'altitude, au refuge de la Pra, les 19 et 20 septembre?
photo http://www.altituderando.com
Ce refuge a de multiples avantages pour une rencontre: on peut soit camper, soit dormir au refuge il est facile d'accès, proche de Grenoble 2h30 de montée depuis Freydière, refuge facile à trouver donc on n'est pas obligés d'y aller en "troupeau", les retardataires peuvent nous rejoindre...
--
AU PROGRAMME
Montée au refuge le samedi, ceux qui seront montés au refuge le matin auront tout l'après-midi pour causer voyages ou profiter d'être "à la montagne" pour aller voir les lacs autour, y'en a un paquet: http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/30
Repas du samedi soir tous ensemble au refuge (qu'on soit sous tente ou en refuge) - ATTENTION TOUT LE MONDE DOIT ETRE ARRIVE POUR 18h30 MAXI - dans un refuge les repas sont servis tôt, ce n'est pas un resto !!
Idem dimanche, avec pour ceux qui veulent montée à la Grande Lance de Domène (alt. 2800m)
2 FORMULES DE PARTICIPATION - TENTE OU REFUGE
Soit vous venez avec votre tente, l'aire de camping étant dans une prairie en contrebas du refuge. Prévoir 15€ pour le repas du soir au refuge. Soit vous préférez un hébergement dans le refuge, ça coûte 41, 30€ (comprenant nuitée + repas du soir + petit déjeuner), auquel cas il faut réserver auprès des gardiens du refuge 04 76 89 94 60 / 06 16 59 33 86 (il faudra alors keur envoyer un acompte de 10€ par personne - coordonnées http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/22)
Dans les 2 cas, prévoir des pique-nique pour le midi (+ petit dej pour les campeurs).
POUR S'INSCRIRE
Les personnes en formule hébergement refuge s'inscrivent aussi dans le discussion, mais après avoir réservé AU NOM DU GROUPE VOYAGEFORUM auprès des gardiens. Il est bien entendu conseillé de ne pas s'y prendre à la dernière minute. (La réservation du refuge est à faire vous-même, je ne veux plus m'occuper des réservations de groupe comme par le passé, afin d'éviter d'avoir à gérer les désistements, c'est pas bon pour mes p'tits nerfs
)
Les campeurs s'inscrivent en répondant tout simplement dans le fil de la discussion, date limite 10 septembre, ce qui me permettra de communiquer au gardien le nombre de repas à préparer (sachant que les ingrédients sont montés quelques jours avant à dos d'homme par le gardien, là aussi les désistements de dernière minute ça fout les boules
).
NB: pour faciliter les covoiturages, bien me préciser (quand vous le saurez) à combien vous venez, votre moyen de locomotion (si vous avez des places à proposer ou si au contraire vous recherchez un moyen de locomotion), et d'où vous venez.
Réservez votre week end... et vos billets de train... 19-20 septembre prochains !
PS: et le restant de l'année ça se passe sur Randos-Alpes
Le lac Claret devant le refuge de La Pra et La Grande Lauzière (http://montagne.plisson.org)
Que diriez vous d'une rencontre de VF-istes à 2100m d'altitude, au refuge de la Pra, les 19 et 20 septembre?

photo http://www.altituderando.comCe refuge a de multiples avantages pour une rencontre: on peut soit camper, soit dormir au refuge il est facile d'accès, proche de Grenoble 2h30 de montée depuis Freydière, refuge facile à trouver donc on n'est pas obligés d'y aller en "troupeau", les retardataires peuvent nous rejoindre...
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AU PROGRAMMEMontée au refuge le samedi, ceux qui seront montés au refuge le matin auront tout l'après-midi pour causer voyages ou profiter d'être "à la montagne" pour aller voir les lacs autour, y'en a un paquet: http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/30

Repas du samedi soir tous ensemble au refuge (qu'on soit sous tente ou en refuge) - ATTENTION TOUT LE MONDE DOIT ETRE ARRIVE POUR 18h30 MAXI - dans un refuge les repas sont servis tôt, ce n'est pas un resto !!
Idem dimanche, avec pour ceux qui veulent montée à la Grande Lance de Domène (alt. 2800m)
2 FORMULES DE PARTICIPATION - TENTE OU REFUGE
Soit vous venez avec votre tente, l'aire de camping étant dans une prairie en contrebas du refuge. Prévoir 15€ pour le repas du soir au refuge. Soit vous préférez un hébergement dans le refuge, ça coûte 41, 30€ (comprenant nuitée + repas du soir + petit déjeuner), auquel cas il faut réserver auprès des gardiens du refuge 04 76 89 94 60 / 06 16 59 33 86 (il faudra alors keur envoyer un acompte de 10€ par personne - coordonnées http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/22)
Dans les 2 cas, prévoir des pique-nique pour le midi (+ petit dej pour les campeurs).
POUR S'INSCRIRE
Les personnes en formule hébergement refuge s'inscrivent aussi dans le discussion, mais après avoir réservé AU NOM DU GROUPE VOYAGEFORUM auprès des gardiens. Il est bien entendu conseillé de ne pas s'y prendre à la dernière minute. (La réservation du refuge est à faire vous-même, je ne veux plus m'occuper des réservations de groupe comme par le passé, afin d'éviter d'avoir à gérer les désistements, c'est pas bon pour mes p'tits nerfs
)Les campeurs s'inscrivent en répondant tout simplement dans le fil de la discussion, date limite 10 septembre, ce qui me permettra de communiquer au gardien le nombre de repas à préparer (sachant que les ingrédients sont montés quelques jours avant à dos d'homme par le gardien, là aussi les désistements de dernière minute ça fout les boules
).NB: pour faciliter les covoiturages, bien me préciser (quand vous le saurez) à combien vous venez, votre moyen de locomotion (si vous avez des places à proposer ou si au contraire vous recherchez un moyen de locomotion), et d'où vous venez.
Réservez votre week end... et vos billets de train... 19-20 septembre prochains !
PS: et le restant de l'année ça se passe sur Randos-Alpes

Le lac Claret devant le refuge de La Pra et La Grande Lauzière (http://montagne.plisson.org)Ordinateur portable et voyages à vélo English translation pending
bonjour,
je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?
a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.
merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?
a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.
merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
Emails de voyage: Ouganda English translation pending
Bonjour à tous,
Voici quelques emails de voyages que j'ai tenu lorsque j'ai réalisé mon voyage en ouganda, pendant la periode de noel.
Je les poste maintenant car je peux me rendre compte que certains ont des questions sur ce pays et peut etre peuvent ils contenir quelques informations Utiles.
Bonne lecture
PS: il n'y pas eu de relecture pour les fautes d'orthographes, car j'ai eu la flemme apres de le faire..
Soyez indulgent!
Cher tous,
Deja un peu plus de 24 heures dans le capitale ougandienne suffisant pour me sentir completement depaysee du continent europeen.
Je suis actuellement dans un cyber cafe ou Internet et l'electricite se coupe toutes les 10 minutes. Mais tout va bien. Kampal est une ville de plus de 2 millions d habitants et le premiere impression que jai eu est d etre dans un immense souk.
Ici tout le monde vend ou loue ce qu il peut sa mobylette pour faire taxi (boda boda), ses objets fais a la main, ou tout simplement sa misere et donc la mendacite.
Ici en se promenant dans la ville on me dit qu il ne faut pas s etonner de voir un homme vendant des chaussure avec un metre a cote, un enfant a moitie denude demandant de l argent a tous les passants. comme le disait quelqu'un : "la bas tu verras le cote le plus tranchant du capitalisme"
Ici ce qui ma choquait le plus, c est de se rendre compte que en afrique je suis un blanc alias un muzungu. En consequence, tout se paye meme l'information et au tarif fort au depart si l on ne sait pas s y prendre. Ainsi en arrivant a l aeroport un muzungu est facile a pieger pour les taxis drivers. Cela ne m arrivera plus deux fois. Une journee a kampala et quelques discussions avec des europeens m ont permis de comprendre qu il faut savoir negocier le prix et ne jamais accepter quelque chose sans en avoir fixe le prix auparavant. ainsi maintenant lorsque quelqu un me propose de me montrer ou est un endroit lorsque je lui demande, je dois bine lui specifier que ne le payerais pas si il m accompagne pour me montrer, juste une indication suffira..
Mais apres cette journee, je me sens plus a laise, je dois admettre que cette ville bouillone de vie sous un soeil tapant, et meme si pour une fois j 'ai l impression d etre completement un etrnager, je m y sens bien et j ai hate de prendre un peu la route demain.
Ce matin, j ai visite le parlement ougandais. Le personnel n en revenais pas de voir un blanc voulant visitier leur batiment quelqu un a arrete son travail pendant une heure pour m expliquer tout de fond en comble..
je dors dans une guest house encore cette nuit .
Ici il est normal de voir des gardes prives armees se baladais dans la ville. Ma guest house est garde la nuit par un garde armee. le plus surprenant a ete de voir ce matin, une dame de 40 ans environ en uniforme gardant un supermarche avec un fusil a pompe. Malheuresement j ai tres vite appris que je ne peux pas photographier policiers, gardes et militaires.
Je dois vous laisser il est 7h du soir en ouganda et je dois prendre mon taxi mobylette, pour rentrer ala guest house et essyer de me reoposer un peu. Demain et apres demain de belles journees s annoncent : Je suis heureux d etre la
je vous ecrirais des que je pourrais, je pense a vous sous la froid parisien, ici j ai l impression d avoir saute deux saisons, je suis comme en aout dans une univers plus que colorees
Bon bisous chaleureux de kamapal,
Anselme
PS: Desole pour les accent clavier qwerty
Cher tous,
encore temps de choses a vous raconter et si peu de temps. Ici je pense que l electricite va encore se couper d ici dix heures du soir. Il est frequent apparement que l electricite se coupe, alors imaginez en france des agglomerations moyennes comme caen, macon, clermont ferrand sans electricite, c est un peu comme cela en ouganda. C est comme l eau elle est rarement potable au robinet. Dans les villages il faut faire parfois des km avant de pouvoir trouver une source clair.Et pourtant pratiquement tout le monde a un telephone portable et une television, etrange mondialisation...
Depuis mon dernier mail j ai beaucoup bouge. J ai quitte kampala dans samedi matin pour me rendre du cote de massindi plus precisement au Park National Morisson Falls au nord ouest du pays.Seulement 250km separent massindi de kampala. En bon naif europeen, j ai pense qu il faudrait juste une demi journee pour traverser cette distance en bus. Mais en ouganda, il n y pas vraiment d heure pourle depart d un bus, il faut simplement attendre qu il soit plein. ALors on attends dans un bus bien vetuste sous une chaleur tapante sur le place de depart des bus de kampala.cette ville grouille, cette ville vit, pour nous aider a survivre dans cette attente on nous propose tout et n importe quoi au fenetre, des bannanes, des lunettes de soleil, ou bien un poste de radio sans piles et bien entendu des sacs plastiques remplis d eau. Et puis ca y est le bus se remplit, remplir veut dire parfois 3 enfants entassees sur un siege, des sacs au mileu de l allee et bien sur au dessus des sacs des gens. A la fin certains personnes vont rester debout pendant plus de 4 heures. Les routes ne sont plus des routesmais des sentiers avec cette terre aride orange et pousiereuse qui vous colle au visage. Et puis en quittant kampala, on traverse les villages. IL est bien etonnant de voir des muzungu prendre le bus, alors les visages sont plus agreables, on a le droit a des sourrires des ' hello how are u?' on vous serres la main on vous congratule, bref sympathie contre sympathie. Et puis sur la route il y a ces paysages, ce pays si vert, ces couchers de soleils et ces habitants vetue de couleurs chaleureuse transportant sur leur tete tout sortes de produits.. Ces images je les prends pas en photos, petit plaisir egoiste, pourquoi casser notre esprit reveur en sortant l appareil photo, la prochaine fois vous n aurez qu a venir. Et puis apres une journee harassante de transport, nous arrivons au red hot chili camp ou nous dormons au milieu des sangliers sauvages appeles 'pumba' par les enfants locaux. Le lendemain nous rencontrons ranjit, un indien de 45 ans installe depuis 15 ans en ouganda. IL a lance son propre business en ouganda apres trois tentatives en Inde infructueuses, et maintenant il se plait bien, la communaute indienne et chinoise et plus presente que les europeens en afrique. Ranjit est egalement un reveur voyageur et il nous propose de nous emener faire un safarie voiture dans le park qu il commence a bien connaitre a force de passer ses week ends. A bord de son gros pick up, nous voyons enfin la savane africaine avec toute la faune et flore qui doit s y trouver. Nous approchons de quelques metres elephants, buffalo, girafes, gazelles et tout le reste et puis soudain en plein milieu du park une cloture et une cheminee au loin, le ranger nous explique que il a y du petrole sous le park et que le gouvernement a fais venir total pour exploiter cela, lui charles le ranger voit cela d un mauvais oeil, le petrole cela ne colle pas avec son park qu il aime tant. Quand il y a du petrole c est jamais bon Mais vite il faut aller voir les chutes d eau morisson avant qu il ne fasse nuit Et la encore plein les yeux, mais cette fois, je clichete un maximum.
Le lendemain apres avoir dormi dans un hotel a 6 euros la nuit pour chambre double avec petit dejeuner inclus, il nous faut quitter ranjit, echange de numeros de mails, on espere se revoir bien vite en france en inde, en allemagne ou ailleurs.. Direction le lac albert plus au sud, plus proche du congo. ici nous faisons une ballade a cheveaux dans la savane africaine, alex local qui nous accompagne nous fais peur en nous faisant croire que ce matin il a vu un lion, il rigole en voyant nos tetes d europeens effrayees. Bien sur les lions sont de l autre cote du park et il fais trop chaud a cet heure pour chasser des antilopes. Et puis enfin il y a ce lac immense, avec les pecheurs locaux sur leurs barques et juste en face on apercoit les collines du si effrayant congo. Quelques dizaines de minutes pour admirer et puis il faut reemprunter ces sentiers et ces routes, 6 heures de routes jusqu a kampala.
Arrivee tard dans la nuit a kampala, la grouillante ville ne s endormira donc jamais. Nous n avons rien pour le petit dejeuner et puis il y a ces ananas si tentant que l on peut achater a 40 centimes d euros, alors cest un deal. L image qui me decrit a 11h30 du soir dans kampala: moi, alexa des sacs un dos sur nos epaules, un chaufeur sur une mobylette 50cc, tout le monde sans casques roulant a 50 km dans cette ville trepidante :non c est sur pour l instant l europe ne me manque pas.
Aujourdhui c etait repos, il me faut du temps pour integrer ces centaines d images si belles et parfois si douloureuses.
Demain on repart plus a l est cette fois ci, entebbe, jinja, et puis l on retournera vers l ouest a fort portal pour passer noel, la ou alexa travaille. Heuresement qu elle est la.
Alors j essayerais de vous ecrire et de mettres des photos le plus tot possible mais les connections sont tres lentes ici.
Bon bisous chaleureux de kampala,
votre devoue anselme,
Cher tous,
Me voila a fort portal bien a l ouest du pays, apres avoir passe trois jours dans un hotel luxeux a entebbe en face du lac victoria, que se partage l ouganda, la tnazanie et le kenya, tout cela au frais de la NGO dans laquelle travaille Alexa. En face de Fort Portal il a une chaine de montagnes qui separent l Uganda de la RDC. Le plus haut sommet culmine a 5000m. Si j etais un peu plus equipe et un peu plus de temps et quelques notions de plus en alpinisme, j aurais bien aime faire l ascension. La prochaine fois surement.. Fort Portal une agglomeration de 40 000 habitants et je dois dire j y suis depuis deux jours et il fait bon vivre. Rien a voir avec la fivreuse Kampala, beaucoup moins d agressivite, plus d aisance dans les echanges, de sourrires, et le fait d etre un musungu est bien plus a greable, enfin l avantage supreme est qu il y a beaucoup moins de moustiques. Niveau relief cela change aussi, je croyais que c etait le rwanda " le pays des milles collines", cette partie de l ouganda meriterait bien aussi cette appelation. En effet il y a d innombrables petites collines, et toujours ces gens qui marchent sur les routes. Mes moments preferes sont toujours en fin d apres midi lorsque le soleil commence a tomber, cette luninosite bien orangee, formidable contrase avec la vert de la vegetation, et bien sur, toujours cette population africaine toujours aussi presente et si differente qui vit sans vraiment se soucier du futur. Avant d arriver sur son continent mon cliche du continent africain consistait a penser que certains pays d afrique survivait face a la misere. Ici je me rends compte, que l afrique a appris a vivre et non pas survivre, face la misere. La misere fais partie d un critere du mode de vie. Certains il y a de la pauvrete, mais cela n emepechera jamais les africains de faire la fete, de sourrire de blaguer, de danser, d essayer de travailler pour gagner son salaire journalier. En quelque sorte un mode de vie un peu epicurien. Ici pour un marriage, certaines famille cotise pendant un an tout leurs salaires pour les investir dans une seule journee de fetes. Je vous l accorde, parfois, pour nous il est parfois bien difficile d ignorer la misere. Un bande d enfants habilles de quelques morceaux de toiles vous suivant pour vous demander de l argent, ne disant q u un adjectif "hungry" (alias faim) est bien difficile a ignorer. Et meme si l on vous brief en vous disant qu ils savent vous faire sentir coupable, meme si cela fais partie de la vie quotidienne, sans etre 'miserabilistes' le soir quand vous vous coucher il n est quand meme pas facile d effacer ces images de votre tete. En etant ici, on peut parfois avoir des pensees comme " Mais que faudrait il pour lancer la machine economique dans ce pays?' Alors comme idees vous viennent des modeles bien occidentales et bien utopique. IL faudrait surtout des enormes investissements, prevoir un service publique ultra puissant pendant vingt ans, un regime politique fort et unie. Il faudrait investir dans la construction permettant de desservir facilement en personnes et en marchandises toutes les moyennes agglomerations. Investir dans l education en formant des professeurs ce qui manque cruellement ici. Au fond ce n est pas le materiel qui manque dans les ecoles mais les professeurs. Essayer d enrayer cette enorme black ecomony et cette economie ou tout le monde se debrouille pour gagner son pain quotidien qui est completement legitimee.Essayer de generaliser la culture hebdomadaire ou mensuel du salaire qui n existe pas. Continuer a developper les secteurs cles que peut produire le pays (principalement agro alimentaires) Faciliter l exportation, Favoriser le developpement d entreprise a l echelle nationale. Je me rappelle de cette discussion avec ranjit ou je lui demandais si il etait facile pour lui de developper son business. Il m a racontait que pour developper son activite des des agglomerations en dehors de kampala il a du a chaque fois creer de nouvelles micro structures, des complications qui lui on fais perdre beaucoup de temps. Ici on peut avoir l impression que chaque ville est regit par une sorte de micro eco systeme bien particulier. Cependant les NGO sont tres presentes en Ouganda, mais comme toutes les NGOs il font un travail en aval alors que parfois il faudrait faire un travail en amont. MAis loin de moi cette idee de juger ces differents modeles, tout d abord mais nos notions en macro economie sont bien trop modeste pour affirmer cela et bien sur ce n est pas mon pays, pas ma culture et je n ai en aucun cas le droit de me permettre de juger. Je pense juste qu a premiere vue, peu de choses changeront tant qu il n y aura pas un pouvoir politique volontaire unie et ne prenant pas uniquement des mesures politiques pour garder le pouvoir et tant que ces histoires de corruptions a haut level cesseront. Hier encore je lisais dans le journal qu un president d universite aller devoir se justifier pour la dispartion des fonds qui etait destine a la base pour developper les differents programmes masters. Je pense que d une certaine maniere les USA et l UE sont deja bien occupee pour leur futures face a une chine et une Inde Puissante, et le fait de voir une Afrique puissante rendrait les choses encore un peu plus compliques.
La marche ici fais partie de la vie quotidienne, tout comme la danse. La region ici semble plus dynamique que l est du pays.Sur la route qui separent kampala et fort portal, j ai pu voir la transition entre les nombreux chanps de terres laisse completement a l abandon a l est et en arrivant vers fort portal on peut voir que pratiquement tout les champs sont cultives et surtout ordonnes. Ici ce que l on cultive principalement du the et des bananes. Le the est un des rares produits ougandais qui est exporte, principalement vers la chine. J aimerais essayer d en acheter mais d apres ce que l on m a dit 'Le meilleur the est exporte, dans les shops ici tu trouveras que celui de moins bonne qualite" Mais bon je ne vais pas me fier au racontars et je suis sur qu il est possible d en trouver quelque part, meme si je vous l avoue par cette chaleur on na pas vraiment envie de boire du the.
Maintenant c est Noel, l Uganda est un pays tres pratiquant, principalement chretien, le pere Noel n as pas vraiment sa place ici. D ailleurs les cadeaux non plus. D apres ce que j ai pu comprendre, il n y pas vraiment de tradition de cadeaux ici. Simplement le fait de retrouver sa famille et "celebrate Jesus" comme on peut le voir a la une d un journal ce matin.
D ailleur il est temps pouir moi de vous laisser pour aller a mon tour celebrer.
Je vous souhaite a tous un tres joyeux noel en famille ou entre amis, a l etranger ou bien chez vous. Apres Noel, nous repartirons en direction du Queen Elisabteh NAtional PArk puis retournerons a Kampala pour feter la nouvelle Annee.
A tres bientot et encore une fois joyeux noel et 'celebrate Jesus' ;-)
bisous de fort Portal,
Anselme
ps; Une nouvelle fois desole pour les fautes de frappes, d orthographe, les accents, pas assez de temps pour me relire.
Cher tous,
Avant tous je vous souhaite a tous une tres bonne annee 2009. Pour terminer cette serie d emails de voyage en ouganda, je vais vous raconter rapidement cette derniere semaine qui est passe malheuresement a une vitesse ahurissante. nous avons celebre Noel a Fort Portal ou nous avons choisi d aller a la messe catholique. Ce qui est sur, c est que si les eglises sont a moitie vide en europe, elles sont pleines a craquer en Ouganda. L eglise a un tres fort pouvoir d influenciation ici en Ouganda, ce qui est a mon avis un peu dangereux.Et si les aougandais sont pauvres (salaire approximative moyen par jour 1euro), a l eglise, on ne caches pas sa volonte de donner de l argent pour la paroisse et pour financer la maison du nouveau cardinal. Ce qui est sur c est c est que la releve de la future eglise catholique se trouve en partie dans les eglises africaines.
le lendemain, on reprend la route direction queen Elizabeth National Park. cette fois ci on espere voir les fameux lions. de retour dans la savane africaine, avec sa faune et sa flore. Seulement ici elle est plus nombreuse, beaucoup d elephants, hippotame et de buffalo, et plus de 600 especes d oiseaux pas de girafes cette fois ci, bien entendu de superbes paysages. Nous voulons loger au students camp ou c est seulement 4 euros la nuit, alors on nous previent que ce camp est reserve normalement aux etudiants ougandais qui n ont pas les moyens de se passer une nuit dans les lodges pour occidentaux et que les conditions sont tres rudimentaires. On nous propose d aller faire un tour avant d accepter. 4 Mur un toit, un lit, pas de moustiquaire, bien sur que nous acceptons apres tout Nous aussi nous n avons pas les moyens de de nous payer une nuit en lodge. Le soir apres avoir bu un soda a la cantine nous nous rendons a notre camp un peu excentre du village, il fait noir et nous n avons qu une petite lampe torche pour nous eclairer. Soudain stop, a 10 metres en face de nous un elephant nous barre la route. Il commence a agiter ses oreilles, en realisant que nous sommes la. Nous courons vite en arriere et demandons a la premiere voiture200 m plus haut si elle veut bien nous emnener au Student Camp car nous avons vu une elephant. Apparement il faut faire attention a ne par deranger, car ils peuvent etre agressif. Bonne pression d adrenaline, et la voiture nous emene volontier a notre camp. En face de notre porte des antilopes et un hippopotame avec son enfant. Mais la nous n avons plus peur on commence a etre habitue ;-) Le lendemain lever 6h30 pour essayer de voir les lions. C est a ce moment qu ils chassent. Seulement les lions sont mobiles, alors le ranger ambrews qui nous accompagne dans la voiture essaye de se tenir au courant en appelant ses autres collegues. Soudain c est bon, les lions ont lance une attaque sur une antilope non loin de la, vite il faut se depecher avant qu il ne soit trop tard. Malheuresement nous arrivons trop tard, l attque est finie et les lions ont emene leurs proies derriere les buissons. En montant sur le toit de notre 4x4 on peut apercevoir de temps en temps une oreille ou un bout de queue. Rien de bien palpitant. Mais Andrews nous chuchote tout bas qu il faut attendre un peu que les autres voitures reprennent leurs safaries et apres nous irons en dehors de la piste, contournons les buissons ou nous pourrons prendre des photos. Alors on attends 10 min, 15 min puis 20 min ca y est tou le monde est reparite. On monte dans le 4x4 contourne les buissons ca y est les ;ions sont la en famille en train de se prelasser a l ombre . Ils sont a seulement 4-5 metres de notre voiture, 1 minute de bonheur, ca y est je les ai vu ces lions enfin. En retournant sur la piste Andrews nous demande de rester discret et de ne rien dire aux autres touristes qui sont la sur ce petit "off road". Bien sur ! apres ce la suite d un safari puis le river cruise ou l on voit tous ces nimaux descendre a la riviere pour boire et jouer un peu, essayant de fuir la chaleur de la savane africiaine. Le lendemain il faut repoartir sur Fort Portal. Il faut 3 heures pour faire le trajet qui seront les plus horribles dans les transports. Les matatatues sont des minis bus qui sont licenses pour prendre 14 personnes. Dans notre trajet j ai compte il y en avait 30. La police que fait elle ? elle sourit gentiment au barrage et nous laisse passer. Inutile de mentionner la facon de conduire du conducteur ou j ai bien cru que dans les virages a 110mph notre matatu aller se renverser..
Apres Fort Portal, retour a Kampala nous avons fete la nouvelle annee.A minuit nous etions a l hotel Diplomat tout en haut de la colline de Muyenga ou nous pouvions voir un superbe panorama de la toute la ville. Parfait egalement pour voir les differents feu d artifices tires des riches hotels de la ville.Apres minuit nous avons bougee de places en places dans la ville plus excitee que jamais. Et puis voila ca y est l heure du depart approche. Je suis actuellement dans l internet cafe de Entebbe. Dans une heure ou deux je me rendrais a l aeroport ou mon vol retour pour Paris ( en passant par Dubai) est programme. dernieres Heures pour faire le plein d images, ressaser les souvenirs et se dire que ce qu il y a de pire dans le voyage c est la fin. Surtout ne pas avoir peur et s estimer heureux d avoir eu la chance de pouvoir faire un tel voyage. A quand le prochain ? Le plus vite possible, j espere. Dans moins de 24 heures je ne serais plus au mileu de la grouillante kampala, tellement vivante avec ses matatus plein a craquer, ses boda boda si inconscients, ses banana boys, ces africains marcheurs reveurs, cette chaleur assomante, ces moustiques indenombrables, je serais de retour dans le froid Parisien, mes etudes de commerces et mon job de livreur de pizza. Ho non je n ai pas peur mais je pense qu il va y avoir une petit temps de reaclimatation. D une certaine maniere il y a deux chocs de cultures a laller et au retour.
Je vous remercie pour votre culture dans cette serie qui a ete pour moi une formidable experience, remerci egalement pour vos nombreux messages que je n ai pas veu le temps de lire encore. J espere que vous pardonnerez mes nombreuses fautes de frappes, d ortographe et conjugaison, mais je n ai vraiment pas eu le temps de me relire et les claviers ici ne sont pas les memes.
Je vous souhaite a tous encore une fois une tres bonne nouvelle annee, welcome in 2009, et je l espere a tres bientot pour la plupart.
Bisous attristes depuis Entebbe,
Anselme
Voici quelques emails de voyages que j'ai tenu lorsque j'ai réalisé mon voyage en ouganda, pendant la periode de noel.
Je les poste maintenant car je peux me rendre compte que certains ont des questions sur ce pays et peut etre peuvent ils contenir quelques informations Utiles.
Bonne lecture
PS: il n'y pas eu de relecture pour les fautes d'orthographes, car j'ai eu la flemme apres de le faire..
Soyez indulgent!
Cher tous,
Deja un peu plus de 24 heures dans le capitale ougandienne suffisant pour me sentir completement depaysee du continent europeen.
Je suis actuellement dans un cyber cafe ou Internet et l'electricite se coupe toutes les 10 minutes. Mais tout va bien. Kampal est une ville de plus de 2 millions d habitants et le premiere impression que jai eu est d etre dans un immense souk.
Ici tout le monde vend ou loue ce qu il peut sa mobylette pour faire taxi (boda boda), ses objets fais a la main, ou tout simplement sa misere et donc la mendacite.
Ici en se promenant dans la ville on me dit qu il ne faut pas s etonner de voir un homme vendant des chaussure avec un metre a cote, un enfant a moitie denude demandant de l argent a tous les passants. comme le disait quelqu'un : "la bas tu verras le cote le plus tranchant du capitalisme"
Ici ce qui ma choquait le plus, c est de se rendre compte que en afrique je suis un blanc alias un muzungu. En consequence, tout se paye meme l'information et au tarif fort au depart si l on ne sait pas s y prendre. Ainsi en arrivant a l aeroport un muzungu est facile a pieger pour les taxis drivers. Cela ne m arrivera plus deux fois. Une journee a kampala et quelques discussions avec des europeens m ont permis de comprendre qu il faut savoir negocier le prix et ne jamais accepter quelque chose sans en avoir fixe le prix auparavant. ainsi maintenant lorsque quelqu un me propose de me montrer ou est un endroit lorsque je lui demande, je dois bine lui specifier que ne le payerais pas si il m accompagne pour me montrer, juste une indication suffira..
Mais apres cette journee, je me sens plus a laise, je dois admettre que cette ville bouillone de vie sous un soeil tapant, et meme si pour une fois j 'ai l impression d etre completement un etrnager, je m y sens bien et j ai hate de prendre un peu la route demain.
Ce matin, j ai visite le parlement ougandais. Le personnel n en revenais pas de voir un blanc voulant visitier leur batiment quelqu un a arrete son travail pendant une heure pour m expliquer tout de fond en comble..
je dors dans une guest house encore cette nuit .
Ici il est normal de voir des gardes prives armees se baladais dans la ville. Ma guest house est garde la nuit par un garde armee. le plus surprenant a ete de voir ce matin, une dame de 40 ans environ en uniforme gardant un supermarche avec un fusil a pompe. Malheuresement j ai tres vite appris que je ne peux pas photographier policiers, gardes et militaires.
Je dois vous laisser il est 7h du soir en ouganda et je dois prendre mon taxi mobylette, pour rentrer ala guest house et essyer de me reoposer un peu. Demain et apres demain de belles journees s annoncent : Je suis heureux d etre la
je vous ecrirais des que je pourrais, je pense a vous sous la froid parisien, ici j ai l impression d avoir saute deux saisons, je suis comme en aout dans une univers plus que colorees
Bon bisous chaleureux de kamapal,
Anselme
PS: Desole pour les accent clavier qwerty
Cher tous,
encore temps de choses a vous raconter et si peu de temps. Ici je pense que l electricite va encore se couper d ici dix heures du soir. Il est frequent apparement que l electricite se coupe, alors imaginez en france des agglomerations moyennes comme caen, macon, clermont ferrand sans electricite, c est un peu comme cela en ouganda. C est comme l eau elle est rarement potable au robinet. Dans les villages il faut faire parfois des km avant de pouvoir trouver une source clair.Et pourtant pratiquement tout le monde a un telephone portable et une television, etrange mondialisation...
Depuis mon dernier mail j ai beaucoup bouge. J ai quitte kampala dans samedi matin pour me rendre du cote de massindi plus precisement au Park National Morisson Falls au nord ouest du pays.Seulement 250km separent massindi de kampala. En bon naif europeen, j ai pense qu il faudrait juste une demi journee pour traverser cette distance en bus. Mais en ouganda, il n y pas vraiment d heure pourle depart d un bus, il faut simplement attendre qu il soit plein. ALors on attends dans un bus bien vetuste sous une chaleur tapante sur le place de depart des bus de kampala.cette ville grouille, cette ville vit, pour nous aider a survivre dans cette attente on nous propose tout et n importe quoi au fenetre, des bannanes, des lunettes de soleil, ou bien un poste de radio sans piles et bien entendu des sacs plastiques remplis d eau. Et puis ca y est le bus se remplit, remplir veut dire parfois 3 enfants entassees sur un siege, des sacs au mileu de l allee et bien sur au dessus des sacs des gens. A la fin certains personnes vont rester debout pendant plus de 4 heures. Les routes ne sont plus des routesmais des sentiers avec cette terre aride orange et pousiereuse qui vous colle au visage. Et puis en quittant kampala, on traverse les villages. IL est bien etonnant de voir des muzungu prendre le bus, alors les visages sont plus agreables, on a le droit a des sourrires des ' hello how are u?' on vous serres la main on vous congratule, bref sympathie contre sympathie. Et puis sur la route il y a ces paysages, ce pays si vert, ces couchers de soleils et ces habitants vetue de couleurs chaleureuse transportant sur leur tete tout sortes de produits.. Ces images je les prends pas en photos, petit plaisir egoiste, pourquoi casser notre esprit reveur en sortant l appareil photo, la prochaine fois vous n aurez qu a venir. Et puis apres une journee harassante de transport, nous arrivons au red hot chili camp ou nous dormons au milieu des sangliers sauvages appeles 'pumba' par les enfants locaux. Le lendemain nous rencontrons ranjit, un indien de 45 ans installe depuis 15 ans en ouganda. IL a lance son propre business en ouganda apres trois tentatives en Inde infructueuses, et maintenant il se plait bien, la communaute indienne et chinoise et plus presente que les europeens en afrique. Ranjit est egalement un reveur voyageur et il nous propose de nous emener faire un safarie voiture dans le park qu il commence a bien connaitre a force de passer ses week ends. A bord de son gros pick up, nous voyons enfin la savane africaine avec toute la faune et flore qui doit s y trouver. Nous approchons de quelques metres elephants, buffalo, girafes, gazelles et tout le reste et puis soudain en plein milieu du park une cloture et une cheminee au loin, le ranger nous explique que il a y du petrole sous le park et que le gouvernement a fais venir total pour exploiter cela, lui charles le ranger voit cela d un mauvais oeil, le petrole cela ne colle pas avec son park qu il aime tant. Quand il y a du petrole c est jamais bon Mais vite il faut aller voir les chutes d eau morisson avant qu il ne fasse nuit Et la encore plein les yeux, mais cette fois, je clichete un maximum.
Le lendemain apres avoir dormi dans un hotel a 6 euros la nuit pour chambre double avec petit dejeuner inclus, il nous faut quitter ranjit, echange de numeros de mails, on espere se revoir bien vite en france en inde, en allemagne ou ailleurs.. Direction le lac albert plus au sud, plus proche du congo. ici nous faisons une ballade a cheveaux dans la savane africaine, alex local qui nous accompagne nous fais peur en nous faisant croire que ce matin il a vu un lion, il rigole en voyant nos tetes d europeens effrayees. Bien sur les lions sont de l autre cote du park et il fais trop chaud a cet heure pour chasser des antilopes. Et puis enfin il y a ce lac immense, avec les pecheurs locaux sur leurs barques et juste en face on apercoit les collines du si effrayant congo. Quelques dizaines de minutes pour admirer et puis il faut reemprunter ces sentiers et ces routes, 6 heures de routes jusqu a kampala.
Arrivee tard dans la nuit a kampala, la grouillante ville ne s endormira donc jamais. Nous n avons rien pour le petit dejeuner et puis il y a ces ananas si tentant que l on peut achater a 40 centimes d euros, alors cest un deal. L image qui me decrit a 11h30 du soir dans kampala: moi, alexa des sacs un dos sur nos epaules, un chaufeur sur une mobylette 50cc, tout le monde sans casques roulant a 50 km dans cette ville trepidante :non c est sur pour l instant l europe ne me manque pas.
Aujourdhui c etait repos, il me faut du temps pour integrer ces centaines d images si belles et parfois si douloureuses.
Demain on repart plus a l est cette fois ci, entebbe, jinja, et puis l on retournera vers l ouest a fort portal pour passer noel, la ou alexa travaille. Heuresement qu elle est la.
Alors j essayerais de vous ecrire et de mettres des photos le plus tot possible mais les connections sont tres lentes ici.
Bon bisous chaleureux de kampala,
votre devoue anselme,
Cher tous,
Me voila a fort portal bien a l ouest du pays, apres avoir passe trois jours dans un hotel luxeux a entebbe en face du lac victoria, que se partage l ouganda, la tnazanie et le kenya, tout cela au frais de la NGO dans laquelle travaille Alexa. En face de Fort Portal il a une chaine de montagnes qui separent l Uganda de la RDC. Le plus haut sommet culmine a 5000m. Si j etais un peu plus equipe et un peu plus de temps et quelques notions de plus en alpinisme, j aurais bien aime faire l ascension. La prochaine fois surement.. Fort Portal une agglomeration de 40 000 habitants et je dois dire j y suis depuis deux jours et il fait bon vivre. Rien a voir avec la fivreuse Kampala, beaucoup moins d agressivite, plus d aisance dans les echanges, de sourrires, et le fait d etre un musungu est bien plus a greable, enfin l avantage supreme est qu il y a beaucoup moins de moustiques. Niveau relief cela change aussi, je croyais que c etait le rwanda " le pays des milles collines", cette partie de l ouganda meriterait bien aussi cette appelation. En effet il y a d innombrables petites collines, et toujours ces gens qui marchent sur les routes. Mes moments preferes sont toujours en fin d apres midi lorsque le soleil commence a tomber, cette luninosite bien orangee, formidable contrase avec la vert de la vegetation, et bien sur, toujours cette population africaine toujours aussi presente et si differente qui vit sans vraiment se soucier du futur. Avant d arriver sur son continent mon cliche du continent africain consistait a penser que certains pays d afrique survivait face a la misere. Ici je me rends compte, que l afrique a appris a vivre et non pas survivre, face la misere. La misere fais partie d un critere du mode de vie. Certains il y a de la pauvrete, mais cela n emepechera jamais les africains de faire la fete, de sourrire de blaguer, de danser, d essayer de travailler pour gagner son salaire journalier. En quelque sorte un mode de vie un peu epicurien. Ici pour un marriage, certaines famille cotise pendant un an tout leurs salaires pour les investir dans une seule journee de fetes. Je vous l accorde, parfois, pour nous il est parfois bien difficile d ignorer la misere. Un bande d enfants habilles de quelques morceaux de toiles vous suivant pour vous demander de l argent, ne disant q u un adjectif "hungry" (alias faim) est bien difficile a ignorer. Et meme si l on vous brief en vous disant qu ils savent vous faire sentir coupable, meme si cela fais partie de la vie quotidienne, sans etre 'miserabilistes' le soir quand vous vous coucher il n est quand meme pas facile d effacer ces images de votre tete. En etant ici, on peut parfois avoir des pensees comme " Mais que faudrait il pour lancer la machine economique dans ce pays?' Alors comme idees vous viennent des modeles bien occidentales et bien utopique. IL faudrait surtout des enormes investissements, prevoir un service publique ultra puissant pendant vingt ans, un regime politique fort et unie. Il faudrait investir dans la construction permettant de desservir facilement en personnes et en marchandises toutes les moyennes agglomerations. Investir dans l education en formant des professeurs ce qui manque cruellement ici. Au fond ce n est pas le materiel qui manque dans les ecoles mais les professeurs. Essayer d enrayer cette enorme black ecomony et cette economie ou tout le monde se debrouille pour gagner son pain quotidien qui est completement legitimee.Essayer de generaliser la culture hebdomadaire ou mensuel du salaire qui n existe pas. Continuer a developper les secteurs cles que peut produire le pays (principalement agro alimentaires) Faciliter l exportation, Favoriser le developpement d entreprise a l echelle nationale. Je me rappelle de cette discussion avec ranjit ou je lui demandais si il etait facile pour lui de developper son business. Il m a racontait que pour developper son activite des des agglomerations en dehors de kampala il a du a chaque fois creer de nouvelles micro structures, des complications qui lui on fais perdre beaucoup de temps. Ici on peut avoir l impression que chaque ville est regit par une sorte de micro eco systeme bien particulier. Cependant les NGO sont tres presentes en Ouganda, mais comme toutes les NGOs il font un travail en aval alors que parfois il faudrait faire un travail en amont. MAis loin de moi cette idee de juger ces differents modeles, tout d abord mais nos notions en macro economie sont bien trop modeste pour affirmer cela et bien sur ce n est pas mon pays, pas ma culture et je n ai en aucun cas le droit de me permettre de juger. Je pense juste qu a premiere vue, peu de choses changeront tant qu il n y aura pas un pouvoir politique volontaire unie et ne prenant pas uniquement des mesures politiques pour garder le pouvoir et tant que ces histoires de corruptions a haut level cesseront. Hier encore je lisais dans le journal qu un president d universite aller devoir se justifier pour la dispartion des fonds qui etait destine a la base pour developper les differents programmes masters. Je pense que d une certaine maniere les USA et l UE sont deja bien occupee pour leur futures face a une chine et une Inde Puissante, et le fait de voir une Afrique puissante rendrait les choses encore un peu plus compliques.
La marche ici fais partie de la vie quotidienne, tout comme la danse. La region ici semble plus dynamique que l est du pays.Sur la route qui separent kampala et fort portal, j ai pu voir la transition entre les nombreux chanps de terres laisse completement a l abandon a l est et en arrivant vers fort portal on peut voir que pratiquement tout les champs sont cultives et surtout ordonnes. Ici ce que l on cultive principalement du the et des bananes. Le the est un des rares produits ougandais qui est exporte, principalement vers la chine. J aimerais essayer d en acheter mais d apres ce que l on m a dit 'Le meilleur the est exporte, dans les shops ici tu trouveras que celui de moins bonne qualite" Mais bon je ne vais pas me fier au racontars et je suis sur qu il est possible d en trouver quelque part, meme si je vous l avoue par cette chaleur on na pas vraiment envie de boire du the.
Maintenant c est Noel, l Uganda est un pays tres pratiquant, principalement chretien, le pere Noel n as pas vraiment sa place ici. D ailleurs les cadeaux non plus. D apres ce que j ai pu comprendre, il n y pas vraiment de tradition de cadeaux ici. Simplement le fait de retrouver sa famille et "celebrate Jesus" comme on peut le voir a la une d un journal ce matin.
D ailleur il est temps pouir moi de vous laisser pour aller a mon tour celebrer.
Je vous souhaite a tous un tres joyeux noel en famille ou entre amis, a l etranger ou bien chez vous. Apres Noel, nous repartirons en direction du Queen Elisabteh NAtional PArk puis retournerons a Kampala pour feter la nouvelle Annee.
A tres bientot et encore une fois joyeux noel et 'celebrate Jesus' ;-)
bisous de fort Portal,
Anselme
ps; Une nouvelle fois desole pour les fautes de frappes, d orthographe, les accents, pas assez de temps pour me relire.
Cher tous,
Avant tous je vous souhaite a tous une tres bonne annee 2009. Pour terminer cette serie d emails de voyage en ouganda, je vais vous raconter rapidement cette derniere semaine qui est passe malheuresement a une vitesse ahurissante. nous avons celebre Noel a Fort Portal ou nous avons choisi d aller a la messe catholique. Ce qui est sur, c est que si les eglises sont a moitie vide en europe, elles sont pleines a craquer en Ouganda. L eglise a un tres fort pouvoir d influenciation ici en Ouganda, ce qui est a mon avis un peu dangereux.Et si les aougandais sont pauvres (salaire approximative moyen par jour 1euro), a l eglise, on ne caches pas sa volonte de donner de l argent pour la paroisse et pour financer la maison du nouveau cardinal. Ce qui est sur c est c est que la releve de la future eglise catholique se trouve en partie dans les eglises africaines.
le lendemain, on reprend la route direction queen Elizabeth National Park. cette fois ci on espere voir les fameux lions. de retour dans la savane africaine, avec sa faune et sa flore. Seulement ici elle est plus nombreuse, beaucoup d elephants, hippotame et de buffalo, et plus de 600 especes d oiseaux pas de girafes cette fois ci, bien entendu de superbes paysages. Nous voulons loger au students camp ou c est seulement 4 euros la nuit, alors on nous previent que ce camp est reserve normalement aux etudiants ougandais qui n ont pas les moyens de se passer une nuit dans les lodges pour occidentaux et que les conditions sont tres rudimentaires. On nous propose d aller faire un tour avant d accepter. 4 Mur un toit, un lit, pas de moustiquaire, bien sur que nous acceptons apres tout Nous aussi nous n avons pas les moyens de de nous payer une nuit en lodge. Le soir apres avoir bu un soda a la cantine nous nous rendons a notre camp un peu excentre du village, il fait noir et nous n avons qu une petite lampe torche pour nous eclairer. Soudain stop, a 10 metres en face de nous un elephant nous barre la route. Il commence a agiter ses oreilles, en realisant que nous sommes la. Nous courons vite en arriere et demandons a la premiere voiture200 m plus haut si elle veut bien nous emnener au Student Camp car nous avons vu une elephant. Apparement il faut faire attention a ne par deranger, car ils peuvent etre agressif. Bonne pression d adrenaline, et la voiture nous emene volontier a notre camp. En face de notre porte des antilopes et un hippopotame avec son enfant. Mais la nous n avons plus peur on commence a etre habitue ;-) Le lendemain lever 6h30 pour essayer de voir les lions. C est a ce moment qu ils chassent. Seulement les lions sont mobiles, alors le ranger ambrews qui nous accompagne dans la voiture essaye de se tenir au courant en appelant ses autres collegues. Soudain c est bon, les lions ont lance une attaque sur une antilope non loin de la, vite il faut se depecher avant qu il ne soit trop tard. Malheuresement nous arrivons trop tard, l attque est finie et les lions ont emene leurs proies derriere les buissons. En montant sur le toit de notre 4x4 on peut apercevoir de temps en temps une oreille ou un bout de queue. Rien de bien palpitant. Mais Andrews nous chuchote tout bas qu il faut attendre un peu que les autres voitures reprennent leurs safaries et apres nous irons en dehors de la piste, contournons les buissons ou nous pourrons prendre des photos. Alors on attends 10 min, 15 min puis 20 min ca y est tou le monde est reparite. On monte dans le 4x4 contourne les buissons ca y est les ;ions sont la en famille en train de se prelasser a l ombre . Ils sont a seulement 4-5 metres de notre voiture, 1 minute de bonheur, ca y est je les ai vu ces lions enfin. En retournant sur la piste Andrews nous demande de rester discret et de ne rien dire aux autres touristes qui sont la sur ce petit "off road". Bien sur ! apres ce la suite d un safari puis le river cruise ou l on voit tous ces nimaux descendre a la riviere pour boire et jouer un peu, essayant de fuir la chaleur de la savane africiaine. Le lendemain il faut repoartir sur Fort Portal. Il faut 3 heures pour faire le trajet qui seront les plus horribles dans les transports. Les matatatues sont des minis bus qui sont licenses pour prendre 14 personnes. Dans notre trajet j ai compte il y en avait 30. La police que fait elle ? elle sourit gentiment au barrage et nous laisse passer. Inutile de mentionner la facon de conduire du conducteur ou j ai bien cru que dans les virages a 110mph notre matatu aller se renverser..
Apres Fort Portal, retour a Kampala nous avons fete la nouvelle annee.A minuit nous etions a l hotel Diplomat tout en haut de la colline de Muyenga ou nous pouvions voir un superbe panorama de la toute la ville. Parfait egalement pour voir les differents feu d artifices tires des riches hotels de la ville.Apres minuit nous avons bougee de places en places dans la ville plus excitee que jamais. Et puis voila ca y est l heure du depart approche. Je suis actuellement dans l internet cafe de Entebbe. Dans une heure ou deux je me rendrais a l aeroport ou mon vol retour pour Paris ( en passant par Dubai) est programme. dernieres Heures pour faire le plein d images, ressaser les souvenirs et se dire que ce qu il y a de pire dans le voyage c est la fin. Surtout ne pas avoir peur et s estimer heureux d avoir eu la chance de pouvoir faire un tel voyage. A quand le prochain ? Le plus vite possible, j espere. Dans moins de 24 heures je ne serais plus au mileu de la grouillante kampala, tellement vivante avec ses matatus plein a craquer, ses boda boda si inconscients, ses banana boys, ces africains marcheurs reveurs, cette chaleur assomante, ces moustiques indenombrables, je serais de retour dans le froid Parisien, mes etudes de commerces et mon job de livreur de pizza. Ho non je n ai pas peur mais je pense qu il va y avoir une petit temps de reaclimatation. D une certaine maniere il y a deux chocs de cultures a laller et au retour.
Je vous remercie pour votre culture dans cette serie qui a ete pour moi une formidable experience, remerci egalement pour vos nombreux messages que je n ai pas veu le temps de lire encore. J espere que vous pardonnerez mes nombreuses fautes de frappes, d ortographe et conjugaison, mais je n ai vraiment pas eu le temps de me relire et les claviers ici ne sont pas les memes.
Je vous souhaite a tous encore une fois une tres bonne nouvelle annee, welcome in 2009, et je l espere a tres bientot pour la plupart.
Bisous attristes depuis Entebbe,
Anselme
"Touriste Français, Touriste Sasak" - ou 3000km en scooter en Indonésie (Sumbawa, Florès, Sumba) English translation pending
Bon, je ne vais pas refaire les présentations...
Enfin, si, un peu quand même...
Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager, avec un pêcheur de l'île Lombok, qui est mon p'tit frère maintenant. J'ai pu raconter tout ça, les anciens de VF s'en souviendront, dans mon premier carnet "Sasak story".
Même tempérament, même passion pour la géographie, même rêves de voyages (sauf que moi j'ai la chance de pouvoir en réaliser pas mal!), même goûts pour les endroits isolés, même signe astrologique (j'y crois pas mais là quand même...), même philosophie de la vie permettant de se détacher pas mal du matériel pour se consacrer à l'Essentiel, évidemment deux têtes-en-l'air comme c'est pas permis, enfin plein de mêmes et j'en oublie !
Par contre pas du tout les mêmes vies. Lui, son bureau comme il dit, c'est la mer. Il est éleveur de langoustes et cultivateur d'algues.

Tour à tour, on se prête mutuellement à un jeu qu'on aime bien, une sorte de "Vis ma Vie" pour reprendre l'émission de télé...
En 2007, je lui ai fait découvrir un peu son île, Lombok, car il n'avait jamais pu sortir de son village, faute de moyens de transport dans cette région isolée du sud de Lombok. Faute de moyens tout court aussi...
La vie de touriste: il a trouvé ça pas mal ! C'était toujours très rigolo: des regards curieux du genre "qu'est ce qu'ils foutent ensemble ces 2 là?", et moi qui répondais à chaque fois, histoire de mettre un peu plus le trouble: "bah, touriste français, touriste sasak"! Et ça finissait immanquablement en éclats de rire, en "viens boire le café", "viens manger à la maison", etc...
Et puis ça a un petit peu démystifié ses idées sur les touristes, puisqu'il pensait jusque là que nous étions tous comme les milliardaires des séries B Indonésiennes qui passent à longueur de temps... Il a l'esprit naturellement grand ouvert, mais ces petites échappées l'ont certainement ouvert un peu plus.
Les mois ont passé... Je suis revenu dans son village en février 2008, où là j'ai fait le "vis ma vie" dans l'autre sens: 2 semaines au village, embourbé dans la saison des pluies, pour vivre avec les villageois, à leur rythme. Un voyage sans programme, sans réellement grand chose à visiter, je n'y allais pas pour ça. Mais juste pour vivre une vie qui m'est si lointaine... j'ai raconté ça dans mon autre carnet "hello Mister Loïc", puisque bien sûr maintenant on ne dit plus "Hello Mister", ou "Hello tourist", ou "Hello Bule"... je suis le français le plus connu du village 😉
Alors ben depuis, les liens se forcément tissés avec les habitants, particulièrement avec mon p'tit frère bien sûr, puisqu'on peut dire qu'on a gardé les vaches langoustes ensemble !
Ah, au fait, pour ceux qui connaissent pas, il s'appelle Rumaji mon petit frère.
De longs mois ont passé... et je suis revenu l'été 2008 tenir la promesse que j'avais faite un an avant: je lui avais proposé cette idée folle de voyager ensemble pendant 1 mois, de réaliser son rêve, ou plutôt notre rêve. Car moi aussi je rêve, c’est une nouvelle forme de Voyage pour moi : voyager avec un local, mais pas un guide professionnel, un simple pêcheur, un touriste Sasak qui baroude avec un touriste Français, comme 2 frères… voyager avec un Indonésien, c’est voyager comme je n’ai jamais voyagé auparavant, une découverte d’un pays qui va m’ouvrir ses portes encore plus facilement.
Le rêve du pêcheur.
Pendant un an, je lui ai téléphoné régulièrement, en lui posant à chaque fois la question : « Tu es toujours partant pour partir 1 mois ensemble en juin prochain ? » « Oui, bien sûr » me répondait-il à chaque fois
Mais j’avais toujours l’appréhension qu’il finisse par me dire non, car ce n’est pas facile de stopper son travail, de vivre sans sa famille, de changer de vie, pendant 1 mois. A plusieurs reprises, je lui ai dit de bien anticiper son absence, notamment confier la gestion des langoustes et des algues à son frère et à son père. Je craignais qu’il finisse par se rendre à l’évidence qu’il lui est impossible de partir si loin et si longtemps.
Lorsque je suis arrivé dans son village, oui, il était prêt, fin prêt, encore plus prêt que je ne pouvais l’espérer : dans sa maison, je retrouve mes photos accrochées au mur, le planisphère que je lui ai offert et j’ai même droit à un message de bienvenue :

Il a également pris soin de vendre toutes ses langoustes et toutes ses algues avant que j’arrive…
« Ainsi nous pouvons partir l’esprit libre. Je n’ai pas besoin de payer quelqu’un pour s’occuper de mes langoustes ! »
Tout vendre… Je n’y avais même pas pensé. Il ira loin ce petit.
Alors justement nous allons partir loin. En scooter de location, nous allons parcourir 3000km pendant 5 semaines, nous menant, à travers les routes défoncées et au gré des ferrys schedules, vers les îles de Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba.
A suivre....
Enfin, si, un peu quand même...
Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager, avec un pêcheur de l'île Lombok, qui est mon p'tit frère maintenant. J'ai pu raconter tout ça, les anciens de VF s'en souviendront, dans mon premier carnet "Sasak story".
Même tempérament, même passion pour la géographie, même rêves de voyages (sauf que moi j'ai la chance de pouvoir en réaliser pas mal!), même goûts pour les endroits isolés, même signe astrologique (j'y crois pas mais là quand même...), même philosophie de la vie permettant de se détacher pas mal du matériel pour se consacrer à l'Essentiel, évidemment deux têtes-en-l'air comme c'est pas permis, enfin plein de mêmes et j'en oublie !
Par contre pas du tout les mêmes vies. Lui, son bureau comme il dit, c'est la mer. Il est éleveur de langoustes et cultivateur d'algues.

Tour à tour, on se prête mutuellement à un jeu qu'on aime bien, une sorte de "Vis ma Vie" pour reprendre l'émission de télé...
En 2007, je lui ai fait découvrir un peu son île, Lombok, car il n'avait jamais pu sortir de son village, faute de moyens de transport dans cette région isolée du sud de Lombok. Faute de moyens tout court aussi...
La vie de touriste: il a trouvé ça pas mal ! C'était toujours très rigolo: des regards curieux du genre "qu'est ce qu'ils foutent ensemble ces 2 là?", et moi qui répondais à chaque fois, histoire de mettre un peu plus le trouble: "bah, touriste français, touriste sasak"! Et ça finissait immanquablement en éclats de rire, en "viens boire le café", "viens manger à la maison", etc...
Et puis ça a un petit peu démystifié ses idées sur les touristes, puisqu'il pensait jusque là que nous étions tous comme les milliardaires des séries B Indonésiennes qui passent à longueur de temps... Il a l'esprit naturellement grand ouvert, mais ces petites échappées l'ont certainement ouvert un peu plus.
Les mois ont passé... Je suis revenu dans son village en février 2008, où là j'ai fait le "vis ma vie" dans l'autre sens: 2 semaines au village, embourbé dans la saison des pluies, pour vivre avec les villageois, à leur rythme. Un voyage sans programme, sans réellement grand chose à visiter, je n'y allais pas pour ça. Mais juste pour vivre une vie qui m'est si lointaine... j'ai raconté ça dans mon autre carnet "hello Mister Loïc", puisque bien sûr maintenant on ne dit plus "Hello Mister", ou "Hello tourist", ou "Hello Bule"... je suis le français le plus connu du village 😉
Alors ben depuis, les liens se forcément tissés avec les habitants, particulièrement avec mon p'tit frère bien sûr, puisqu'on peut dire qu'on a gardé les vaches langoustes ensemble !
Ah, au fait, pour ceux qui connaissent pas, il s'appelle Rumaji mon petit frère.
De longs mois ont passé... et je suis revenu l'été 2008 tenir la promesse que j'avais faite un an avant: je lui avais proposé cette idée folle de voyager ensemble pendant 1 mois, de réaliser son rêve, ou plutôt notre rêve. Car moi aussi je rêve, c’est une nouvelle forme de Voyage pour moi : voyager avec un local, mais pas un guide professionnel, un simple pêcheur, un touriste Sasak qui baroude avec un touriste Français, comme 2 frères… voyager avec un Indonésien, c’est voyager comme je n’ai jamais voyagé auparavant, une découverte d’un pays qui va m’ouvrir ses portes encore plus facilement.
Le rêve du pêcheur.
Pendant un an, je lui ai téléphoné régulièrement, en lui posant à chaque fois la question : « Tu es toujours partant pour partir 1 mois ensemble en juin prochain ? » « Oui, bien sûr » me répondait-il à chaque fois
Mais j’avais toujours l’appréhension qu’il finisse par me dire non, car ce n’est pas facile de stopper son travail, de vivre sans sa famille, de changer de vie, pendant 1 mois. A plusieurs reprises, je lui ai dit de bien anticiper son absence, notamment confier la gestion des langoustes et des algues à son frère et à son père. Je craignais qu’il finisse par se rendre à l’évidence qu’il lui est impossible de partir si loin et si longtemps.
Lorsque je suis arrivé dans son village, oui, il était prêt, fin prêt, encore plus prêt que je ne pouvais l’espérer : dans sa maison, je retrouve mes photos accrochées au mur, le planisphère que je lui ai offert et j’ai même droit à un message de bienvenue :

Il a également pris soin de vendre toutes ses langoustes et toutes ses algues avant que j’arrive…
« Ainsi nous pouvons partir l’esprit libre. Je n’ai pas besoin de payer quelqu’un pour s’occuper de mes langoustes ! »
Tout vendre… Je n’y avais même pas pensé. Il ira loin ce petit.
Alors justement nous allons partir loin. En scooter de location, nous allons parcourir 3000km pendant 5 semaines, nous menant, à travers les routes défoncées et au gré des ferrys schedules, vers les îles de Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba.
A suivre....
Bons plans pour Hampi? (Inde) English translation pending
Pour tous ceux qui sont allés à Hampi, qu'est ce qui est à faire absolument, les temples à visiter, les alentours?? Et pour dormir, avez vous des adresses sympa pour petit à moyen budget sur Hampi ou à côté? Tout renseignement est le bienvenu!
Merci
Merci