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Escale de croisière à Tunis: que visiter? English translation pending
bonjours
je vais faire une escale à Tunis la semaine de paques avec croisiere Costa de 8h à 17h avec mes enfants et mes parents. apres avoir lu pas mal de message sur le forum j'aimerai prendre le TGM pour aller à Carthage, Sidi Bou Said et Tunis.Est-ce faisable en 8h? que faut-il visiter à Carthage et à quelle station faut-il descendre? La station TGM à la Goulette est-elle loin du debarcadere? vaut-il mieux aller à Tunis le matin et Sidi et carthage l'apres midi ou l'inverse.
Merci pour vos reponses à toutes ces questions
Travailler comme médecin généraliste en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour à tous,
je cherche des informations sur la possibilité de travailler en tant que medecin remplacant ou de s'installer en Nouvelle caledonie. Moi et ma femme avons deja exercé dans d'autres territoires tels la reunion (3 ans) et la guyane (8 mois), et rentrés en France depuis 2 ans, nous sommes maintenant plutot interessé par une installation definitive sur un autre territoire d'outre mer. Si quelqu'un a des infos à ce sujet ou en a fait l'experience, merci d'avance pour les reponses 😉
Quels endroits à ne pas rater en Martinique? English translation pending
Je pars le 10 avril en Martinique à la pointe du bout ( du moins je l'espère). Quel est le jardin le plus beau à visiter? Y a t-il des endroits qu'il ne faut surtout pas rater (restau, sites, plages....)
Lombok: projet de complexes hôteliers English translation pending
Hello,
La société de Dubai Emaar spécialisée dans la construction de complexes touristiques de luxe envisage de construire des hôtels et golfs dans la région de Kuta - Tanjung An au sud de Lombok. Le projet se monte à 600 mio de USD et un joint venture avec Bali tourism dev. Co a été signé en décembre dernier. Ce projet englobe une superficie de 1200 hectares avec plus de 17 km de côte.
Sur place, on attend de voir, mais le prix des terrains a beaucoup augmenté, chacun voulant profiter de "l'aubaine" et rêve déjà d'une vie de cheik. Quand aux protecteurs de l'environnement ou des traditions, ils crient au scandale.
Petit souçi : ce projet va-t-il voir le jour ? Permettez moi d'en douter. Le cours de l'action Emaar a chuté pour ne pas dire plus entre mars 2008 et aujourd'hui de 12, 80 à 2, 09 AED. Voici les explications tirées du site Batia actu :
Emaar affiche une perte nette de 481, 337 millions de dollars sur les trois derniers mois de l'année 2008. Ce résultat serait, dû selon le groupe, à une réduction de ses opérations aux Etats-Unis estimée à 735, 69 millions de dollars. Pour l'année 2008, les bénéfices nets sont de 831, 7 millions de dollars contre 1, 79 milliard de dollars en 2007. Quant aux ventes annuelles d'Emaar, elles ont chuté de 10% par rapport à 2007, selon les chiffres communiqués par le groupe. D’autre part, des projets ont été stoppés à cause de la crise économique et financière mondiale. Toutefois, le président du géant de l’immobilier, Mohamed Al Abbar, s’est voulu rassurant affirmant que le groupe allait «continuer à développer sa stratégie de segmentation et d'expansion géographique».
Avec un bénéf de seulement 831 mio, comment vont-ils continuer à pouvoir financer des projets aux 4 coins du monde ?
Jean-Paul
Petit souçi : ce projet va-t-il voir le jour ? Permettez moi d'en douter. Le cours de l'action Emaar a chuté pour ne pas dire plus entre mars 2008 et aujourd'hui de 12, 80 à 2, 09 AED. Voici les explications tirées du site Batia actu :
Emaar affiche une perte nette de 481, 337 millions de dollars sur les trois derniers mois de l'année 2008. Ce résultat serait, dû selon le groupe, à une réduction de ses opérations aux Etats-Unis estimée à 735, 69 millions de dollars. Pour l'année 2008, les bénéfices nets sont de 831, 7 millions de dollars contre 1, 79 milliard de dollars en 2007. Quant aux ventes annuelles d'Emaar, elles ont chuté de 10% par rapport à 2007, selon les chiffres communiqués par le groupe. D’autre part, des projets ont été stoppés à cause de la crise économique et financière mondiale. Toutefois, le président du géant de l’immobilier, Mohamed Al Abbar, s’est voulu rassurant affirmant que le groupe allait «continuer à développer sa stratégie de segmentation et d'expansion géographique».
Avec un bénéf de seulement 831 mio, comment vont-ils continuer à pouvoir financer des projets aux 4 coins du monde ?
Jean-Paul
Croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Atlantica du 28 février English translation pending
nous partons le 28.02 sur le costa atlantica savez vous si la croisiere est modifié suite probleme PAP
A-t-on le droit de prendre des risques pour ses enfants? English translation pending
Je me demande quel intérêt il peut y avoir à emmener des enfants en bas âge dans des pays non adaptés aux enfants en bas âge (environ en dessous de 8 à 10 ans).
Quelle joie peut trouver un enfant à crever de chaud, ne rien pouvoir manger, avoir la gastro, être malade de divers trucs ?
Quelle joie pour les parents de se retrouver à côté de leur gamin qui pleure, malade ou affamé, parce qu'il n'a rien demandé et préfèrerait être bien tranquille dans un pays cool, avec d'autres gamins de son âge ?
On a beaucoup voyagé, mais les risques pour les enfants, JAMAIS !!!
On voit des parents sur ce forum qui emmène leur bébé au fin fond de l'Afrique par 50° à l'ombre, ou dans des pays où la mousson sévit et où il fait 40° et 95% d'humidité ! Outre le risque pour soi-même, car même les adultes peuvent être malades en voyage, prendre des risques pour ses propres enfants est intolérable.
Le pire c'est de voir des gens encourager les familles à emmener leurs gamins dans ces pays à risque. Quelle responsabilité ! Les messages de ce type ne devraient même pas être publiés, on n'a décemment pas le droit de mettre la vie des autres en danger, encore moins celle de bout'choux...
A bon entendeur !
On voit des parents sur ce forum qui emmène leur bébé au fin fond de l'Afrique par 50° à l'ombre, ou dans des pays où la mousson sévit et où il fait 40° et 95% d'humidité ! Outre le risque pour soi-même, car même les adultes peuvent être malades en voyage, prendre des risques pour ses propres enfants est intolérable.
Le pire c'est de voir des gens encourager les familles à emmener leurs gamins dans ces pays à risque. Quelle responsabilité ! Les messages de ce type ne devraient même pas être publiés, on n'a décemment pas le droit de mettre la vie des autres en danger, encore moins celle de bout'choux...
A bon entendeur !
Sri Lanka et événements actuels? English translation pending
Bonjour, je dois faire un voyage en circuit au Sri Lanka (sud de l'ile) en mars prochain. Les événements actuels ne m'encourages guères. Quequ'un a t-il des renseignements à ce sujet. Merci
Faire sortir un Cubain de Cuba pour une semaine? English translation pending
Bonjour, j'ai lu sur le sujet mais à ce que je peut lire c'est beaucoup pour marier un Cubain et le faire sortir pour toujours...
Moi ma question est-ce possible de faire sortir un cubain pour une semaine?? Merci😉
Moi ma question est-ce possible de faire sortir un cubain pour une semaine?? Merci😉
Programme au Cambodge du 19 au 29 décembre English translation pending
je prépare activement notre escapade cambodgienne de cette fin d'année !
j'ai quelques questions non élucidées!
19/12 : arrivée à Phnom Penh à 07:35, on souhaite partir de suite sur Battambang, --> Où trouver des taxis collectifs à proximité de l'aéroport ? combien de temps pour aller à Battambang ? une GH à Battambang ? 20/12 : visite de Battambang et des environs 21/12 : bateau pour Siem Reap--> combien de temps pour aller à SR ? à quelle heure est le départ de Battambang ? 22-23-24/12 : visite de Siem Reap, les temples d'Angkor etc... 25/12 : avion pour Phnom Penh à 07:45 + trajet pour Kep ou Sihanoukville --> laquelle priviliégié en cette période de fin d'année ? Où trouver des taxis collectifs à proximité de l'aéroport ? combien de temps pour aller à Kep? et Sihanoukville ? une GH à Kep ? ou Sihanoukville ? 26/12 : balade dans les îles 27/12 : repos 28/12 : retour à PP, --> une GH à PP ? 29/12 :départ de PP à 08:20 est ce que ce programme est réaliste ou alors sera-t-il trop speed ? J'ai un peu de mal à me faire une idée des temps de trajet. pour les guest house, on veut une salle de bain privative, une fenêtre et un fan, pour le reste c'est la cerise sur le gateau pour siem reap nous avons en principe trouver l'hébergement (j'attends la confirmation) nous ne voulons pas passez trop de temps à PP car nous aurons la possibilité de repasser par là un weekend (on habite Singapour)
Merci d'avance pour votre aide et vos conseils
19/12 : arrivée à Phnom Penh à 07:35, on souhaite partir de suite sur Battambang, --> Où trouver des taxis collectifs à proximité de l'aéroport ? combien de temps pour aller à Battambang ? une GH à Battambang ? 20/12 : visite de Battambang et des environs 21/12 : bateau pour Siem Reap--> combien de temps pour aller à SR ? à quelle heure est le départ de Battambang ? 22-23-24/12 : visite de Siem Reap, les temples d'Angkor etc... 25/12 : avion pour Phnom Penh à 07:45 + trajet pour Kep ou Sihanoukville --> laquelle priviliégié en cette période de fin d'année ? Où trouver des taxis collectifs à proximité de l'aéroport ? combien de temps pour aller à Kep? et Sihanoukville ? une GH à Kep ? ou Sihanoukville ? 26/12 : balade dans les îles 27/12 : repos 28/12 : retour à PP, --> une GH à PP ? 29/12 :départ de PP à 08:20 est ce que ce programme est réaliste ou alors sera-t-il trop speed ? J'ai un peu de mal à me faire une idée des temps de trajet. pour les guest house, on veut une salle de bain privative, une fenêtre et un fan, pour le reste c'est la cerise sur le gateau pour siem reap nous avons en principe trouver l'hébergement (j'attends la confirmation) nous ne voulons pas passez trop de temps à PP car nous aurons la possibilité de repasser par là un weekend (on habite Singapour)
Merci d'avance pour votre aide et vos conseils
Itinéraire et moyen de transport en Égypte? English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai bcp voyagé mais jamais en Afrique ... c'est ma toute première fois En Egypte et je voulais demander
si vous avez un cricuit à me conseiller.
Nous arrivons dans la matinée du 28 decémbre à Le Caire et on y repart le samedi 3 Janvier. Nous voulons aller voir Pyramide et les sites magnifiques, vous saurez me conseiller un circuit et quel moyen de transport utiliser ?
Une autre question, je voyage tjrs avec mon sac à dos et je ne reserve jamais les hotels, or par contre on m'a dit qu'en Egypte il faut reserver à l'avance, ceci est vrai ? Et pour les transports ?
je vous remercie bcp de votre conseils Silvia
Nous arrivons dans la matinée du 28 decémbre à Le Caire et on y repart le samedi 3 Janvier. Nous voulons aller voir Pyramide et les sites magnifiques, vous saurez me conseiller un circuit et quel moyen de transport utiliser ?
Une autre question, je voyage tjrs avec mon sac à dos et je ne reserve jamais les hotels, or par contre on m'a dit qu'en Egypte il faut reserver à l'avance, ceci est vrai ? Et pour les transports ?
je vous remercie bcp de votre conseils Silvia
Pakistan: l'arrivée Wagah - Lahore English translation pending
C'est loin aujourd'hui, mais je me souviens, retour au Pakistan!
Bon...c'est décidé! Aujourd'hui je passe la frontière. Mon ricksha m'amène jusqu'à la gare routière d'Amritsar. Je suis super excitée...mais aussi émue de quitter Amritsar que j'adore! Dans le bus, je regarde mes derniers paysages indiens. Assis devant un moi, un couple avec un bébé, qui me regarde sur presque tout le trajet. Ça m'amuse au début, je joue avec lui, je lui fais des sourires...mais le bébé ne sourit pas! Il y a même comme un air grave dans ses yeux ronds et brillants... Ah! Qu'est ce que ça veut dire? Est ce que le bébé veut me faire passer un message?!!! Je pense à cette frontière indo-pakistanaise sur laquelle on m'a raconté pas mal d'histoires pas très sympas; mieux vaut ne pas être une femme seule... Pour ma chance, j'ai rencontré un jeune homme qui prend la même route, on passera la frontière ensemble.
Le bus s'arrête, c'est le dernier arrêt avant la frontière, ensuite il faudra prendre un ricksha jusqu'à Wagah border. Nous descendons avec mon compagnon et puis...on va bien se prendre un dernier chaï! J'en profite pour finir mes quelques roupies indiennes. Et puis hop! Dans le ricksha pour la frontière!
Nous roulons presque seuls sur cette ligne droite, calme et entourée de verdure. L'atmosphère est paisible...propice aux pensées. Je pars dans mes rêves et fantasmes sur le Pakistan... Les échos des amis m'en ont donné une image attrayante; j'imagine une belle terre, cet esprit chaleureux de l'Asie et les sonorités de cette langue si particulière, l'urdu. Les media eux, m'ont donné l'image d'un Pakistan dangereux peuplé d'extrémistes... Et là, à quelques centaines de mètres de la frontière, je me dis que je vais passer dans un autre pays parce qu'il y a des grilles et des mecs en uniforme. La terre elle, ne s'arrête pas. Le Pakistan est il vraiment différent de l'Inde?
Nous arrivons. J'apprête déjà mon voile mais...il y a un dernier chaï shop! Mon compagnon a gardé 10 roupies en souvenir, on va plutôt les mettre dans un dernier chaï! Dernier de dernier! Les souvenirs on les embarque pas on les fait! J'adore ces petits restos de frontière! Les gens y sont tous plus proches. On a tous quelque chose en commun: on va ou on vient de passer la frontière... Ça crée un lien, c'est un peu comme si on se connaissait un peu... Les gens se parlent plus facilement! Bon on boit le chaï et on traine pas plus!
C'est parti pour les formalités, mieux vaut garder le passeport en main pendant un bon quart d'heure... On ne fouille pas les sacs et on essaie même pas de faire semblant, pas besoin de jouer à cache-cache... Les mecs sont sympas, juste un peu curieux sur notre situation...pour aller vite on leur dit qu'on est mariés et là...des explosions de joie et de félicitations!... C'est drôle! Faut aller se confesser cent fois quand on est une femme qui voyage...Pour éviter les problèmes, il arrive souvent de mentir...mais c'est pour la bonne cause! Les Pakistanais sont bavards, ils ne voient pas beaucoup de touristes occidentaux alors il faut être un peu disponible... On pourrait boire le thé mais... J'AI ENVIE D'ARRIVER AU PAKISTAN!! Et puis j'en ai déjà bu trois en une heure, je vais attendre encore un peu...
Nous voilà enfin au Pakistan. J'active tous mes sens. Ce n'est encore que la frontière, mais je suis déjà à l'affut du moindre détail révélateur de quoi que ce soit. Mes premières impressions: il y a peu de femmes, et les rickshas sont super sympas, tout en couleurs folles! J'adore! On prend le bus et on traverse Lahore...... J'y passerais cinq jours magnifiques! De longues balades dans le kashmiri bazaar à papoter avec les marchands. Pas besoin d'acheter, leur gentillesse est naturelle. Des litres et des litres de coca ingurgités. Les jeux avec les enfants dans les cours de mosquées. Les Pakistanais sont fiers et tiennent à offrir; partout il faut rester pour un thé, partout on s'en va avec des présents et des bénédictions. Des couleurs, des odeurs, la vie partout!! Les femmes pakistanaises sont moins timides que les indiennes, on ne se comprend pas toujours mais on rigole! On a bien changé de pays! Lahore est grande, Lahore est belle...mais Lahore n'est pas la ville qui m'a le plus accrochée au Pakistan. Lahore c'est le début d'un coup de foudre qui ne cesse de grossir quand tu rentres dans le pays (la province nord ouest et sa capitale Peshawar! Le Baloutchistan et l'accueil radieux de Quetta!) Lahore n'est que le début...encore un peu indienne sans doute...mais justement c'est un bon point d'entrée pour s'acclimater...doucement...à la magie du Pakistan!
Bon...c'est décidé! Aujourd'hui je passe la frontière. Mon ricksha m'amène jusqu'à la gare routière d'Amritsar. Je suis super excitée...mais aussi émue de quitter Amritsar que j'adore! Dans le bus, je regarde mes derniers paysages indiens. Assis devant un moi, un couple avec un bébé, qui me regarde sur presque tout le trajet. Ça m'amuse au début, je joue avec lui, je lui fais des sourires...mais le bébé ne sourit pas! Il y a même comme un air grave dans ses yeux ronds et brillants... Ah! Qu'est ce que ça veut dire? Est ce que le bébé veut me faire passer un message?!!! Je pense à cette frontière indo-pakistanaise sur laquelle on m'a raconté pas mal d'histoires pas très sympas; mieux vaut ne pas être une femme seule... Pour ma chance, j'ai rencontré un jeune homme qui prend la même route, on passera la frontière ensemble.
Le bus s'arrête, c'est le dernier arrêt avant la frontière, ensuite il faudra prendre un ricksha jusqu'à Wagah border. Nous descendons avec mon compagnon et puis...on va bien se prendre un dernier chaï! J'en profite pour finir mes quelques roupies indiennes. Et puis hop! Dans le ricksha pour la frontière!
Nous roulons presque seuls sur cette ligne droite, calme et entourée de verdure. L'atmosphère est paisible...propice aux pensées. Je pars dans mes rêves et fantasmes sur le Pakistan... Les échos des amis m'en ont donné une image attrayante; j'imagine une belle terre, cet esprit chaleureux de l'Asie et les sonorités de cette langue si particulière, l'urdu. Les media eux, m'ont donné l'image d'un Pakistan dangereux peuplé d'extrémistes... Et là, à quelques centaines de mètres de la frontière, je me dis que je vais passer dans un autre pays parce qu'il y a des grilles et des mecs en uniforme. La terre elle, ne s'arrête pas. Le Pakistan est il vraiment différent de l'Inde?
Nous arrivons. J'apprête déjà mon voile mais...il y a un dernier chaï shop! Mon compagnon a gardé 10 roupies en souvenir, on va plutôt les mettre dans un dernier chaï! Dernier de dernier! Les souvenirs on les embarque pas on les fait! J'adore ces petits restos de frontière! Les gens y sont tous plus proches. On a tous quelque chose en commun: on va ou on vient de passer la frontière... Ça crée un lien, c'est un peu comme si on se connaissait un peu... Les gens se parlent plus facilement! Bon on boit le chaï et on traine pas plus!
C'est parti pour les formalités, mieux vaut garder le passeport en main pendant un bon quart d'heure... On ne fouille pas les sacs et on essaie même pas de faire semblant, pas besoin de jouer à cache-cache... Les mecs sont sympas, juste un peu curieux sur notre situation...pour aller vite on leur dit qu'on est mariés et là...des explosions de joie et de félicitations!... C'est drôle! Faut aller se confesser cent fois quand on est une femme qui voyage...Pour éviter les problèmes, il arrive souvent de mentir...mais c'est pour la bonne cause! Les Pakistanais sont bavards, ils ne voient pas beaucoup de touristes occidentaux alors il faut être un peu disponible... On pourrait boire le thé mais... J'AI ENVIE D'ARRIVER AU PAKISTAN!! Et puis j'en ai déjà bu trois en une heure, je vais attendre encore un peu...
Nous voilà enfin au Pakistan. J'active tous mes sens. Ce n'est encore que la frontière, mais je suis déjà à l'affut du moindre détail révélateur de quoi que ce soit. Mes premières impressions: il y a peu de femmes, et les rickshas sont super sympas, tout en couleurs folles! J'adore! On prend le bus et on traverse Lahore...... J'y passerais cinq jours magnifiques! De longues balades dans le kashmiri bazaar à papoter avec les marchands. Pas besoin d'acheter, leur gentillesse est naturelle. Des litres et des litres de coca ingurgités. Les jeux avec les enfants dans les cours de mosquées. Les Pakistanais sont fiers et tiennent à offrir; partout il faut rester pour un thé, partout on s'en va avec des présents et des bénédictions. Des couleurs, des odeurs, la vie partout!! Les femmes pakistanaises sont moins timides que les indiennes, on ne se comprend pas toujours mais on rigole! On a bien changé de pays! Lahore est grande, Lahore est belle...mais Lahore n'est pas la ville qui m'a le plus accrochée au Pakistan. Lahore c'est le début d'un coup de foudre qui ne cesse de grossir quand tu rentres dans le pays (la province nord ouest et sa capitale Peshawar! Le Baloutchistan et l'accueil radieux de Quetta!) Lahore n'est que le début...encore un peu indienne sans doute...mais justement c'est un bon point d'entrée pour s'acclimater...doucement...à la magie du Pakistan!
Nouvelle tension politique en Thaïlande English translation pending
Qu'en-est-il réellement sur place?
Voir les articles: la tension politique remonte à Bangkok, 85 blessés près du Parlement Heurts à Bangkok, démission d'un vice-Premier ministre
Une influence sur le cours du Baht? 😉 (ca c'est pour détendre l'atmosphère 😛😄😏😏)
Voir les articles: la tension politique remonte à Bangkok, 85 blessés près du Parlement Heurts à Bangkok, démission d'un vice-Premier ministre
Une influence sur le cours du Baht? 😉 (ca c'est pour détendre l'atmosphère 😛😄😏😏)
De retour de Bali English translation pending
une fois encore nous avons adore bali et les gilli
Déception pour le temps a ubud de la pluie encore cette année!
Nous avons teste de nouveaux hôtels et j'avoue être contente de mes choix
Santika a kuta
Cendena a ubud
Bali tropic a n'usa dua
Balikana a gilli trawangan
Rama reSort and villas a kuta
Nous avons rencontre comme prévu familyreve a trawangan c était bien sympa ces moments tous ensemble
Concernant trawangan 2 choses : 1) bien choisir son hôtel si on veut dormir!!! Nous c était parfait car a l'écart de lagitation nocturne sans en être loin 2) je suis surprise d'avoir lu tant d'éloges sur lhorizontal lounge : Nous y sommes alles 1 première fois avec familyreve pour prendre l'apéro: il a fallu attendre 1 heure pour être servis de nôtre commande de cocktails même pas bons Ensuite le boss nous a harcèles 3 fois en quelques minutes pour savoir si on dînait la ou pas...
Nous y sommes retournes un jour a midi car sûr la plage devant et la on a commade des chickens sate : au bout d'une demie heure on a été servi : 3 brochettes chacun avec du riz ...
Un autre jour on etait a la place a côte mon fils a pose son vélo contre un arbre et quand il a voulu le prendre : plus de vélo Un gars du lounge vient lui dire que quelques un lui a emprunte... Au bout d'une heure la personne revient avec des explications a la noix en fait c'était la nana du boss : sans gène
Bref je deconseille cet endroit a tous point de vue : ils nont rien compris au business
Vivement l'été prochain pour répartir a bali!!!!
Nous avons rencontre comme prévu familyreve a trawangan c était bien sympa ces moments tous ensemble
Concernant trawangan 2 choses : 1) bien choisir son hôtel si on veut dormir!!! Nous c était parfait car a l'écart de lagitation nocturne sans en être loin 2) je suis surprise d'avoir lu tant d'éloges sur lhorizontal lounge : Nous y sommes alles 1 première fois avec familyreve pour prendre l'apéro: il a fallu attendre 1 heure pour être servis de nôtre commande de cocktails même pas bons Ensuite le boss nous a harcèles 3 fois en quelques minutes pour savoir si on dînait la ou pas...
Nous y sommes retournes un jour a midi car sûr la plage devant et la on a commade des chickens sate : au bout d'une demie heure on a été servi : 3 brochettes chacun avec du riz ...
Un autre jour on etait a la place a côte mon fils a pose son vélo contre un arbre et quand il a voulu le prendre : plus de vélo Un gars du lounge vient lui dire que quelques un lui a emprunte... Au bout d'une heure la personne revient avec des explications a la noix en fait c'était la nana du boss : sans gène
Bref je deconseille cet endroit a tous point de vue : ils nont rien compris au business
Vivement l'été prochain pour répartir a bali!!!!
Jeu de piste du Louvre le dimanche 5 octobre 2008 (deuxième édition) English translation pending
Chers Vfistes
Face au succès de la première édition, je me suis lancée dans la confection d'une nouvelle partie de jeu de piste dans le quartier du Louvre. Je vous convie donc à ce petit jeu le dimanche 5 octobre 2008, jour de gratuité des musées nationaux.
Il s'agira d'un concept différent de la première édition.
Le jeu se déroulera à l'intérieur mais également à l'extérieur du musée.
J'ai prévu 2 niveaux de difficulté : débutant et expert. Les champions des précédents jeux seront certainement des experts.
Un prix sera décerné dans chaque catégorie, probablement à base de chocolat.
Le nombre de participants n'est pas encore fixé, ni le nombre d'équipe
Conditions de participation: avoir une bonne paire de chaussures. posséder un crayon. ne pas avoir peur de grimper des escaliers. avoir tous ses sens à l'affût. faire le différence entre sa gauche et sa droite. savoir compter. avoir envie de s'amuser. pas besoin de GPS.
Le lieu et l'heure du rendez-vous seront communiqués une semaine à l'avance.
A bientôt.
La Marmotte.
Face au succès de la première édition, je me suis lancée dans la confection d'une nouvelle partie de jeu de piste dans le quartier du Louvre. Je vous convie donc à ce petit jeu le dimanche 5 octobre 2008, jour de gratuité des musées nationaux.
Il s'agira d'un concept différent de la première édition.
Le jeu se déroulera à l'intérieur mais également à l'extérieur du musée.
J'ai prévu 2 niveaux de difficulté : débutant et expert. Les champions des précédents jeux seront certainement des experts.
Un prix sera décerné dans chaque catégorie, probablement à base de chocolat.
Le nombre de participants n'est pas encore fixé, ni le nombre d'équipe
Conditions de participation: avoir une bonne paire de chaussures. posséder un crayon. ne pas avoir peur de grimper des escaliers. avoir tous ses sens à l'affût. faire le différence entre sa gauche et sa droite. savoir compter. avoir envie de s'amuser. pas besoin de GPS.
Le lieu et l'heure du rendez-vous seront communiqués une semaine à l'avance.
A bientôt.
La Marmotte.
Camping dans les Rocheuses canadiennes en août English translation pending
bonjour,
nous partons début aout pour un périple de 15 jours dans les rocheuses en camping-car et nous avons quelques interrogations : est-il raisonnable de débarquer à calgary et de ne pas avoir d'hébergement réservé pour la 1ère nuit, peut-on trouver facilement quelque chose malgré la haute saison ? A quel climat et température peut-on s'attendre au mois d'aout ? Est-on dévorés par les moustiques ? Et enfin, comment sont les campings dans les rocheuses ? je crois qu'on ne peut pas faire de camping sauvage ? peut-on faire du feu dans les campings "autorisés" et faut-il prévoir une grille de barbecue ou bien tout est sur place ? merci enfin si quelqu'un a fait le même périple en camping car de nous donner leurs impressions .... bons voyages à tous sur les routes du monde domi
nous partons début aout pour un périple de 15 jours dans les rocheuses en camping-car et nous avons quelques interrogations : est-il raisonnable de débarquer à calgary et de ne pas avoir d'hébergement réservé pour la 1ère nuit, peut-on trouver facilement quelque chose malgré la haute saison ? A quel climat et température peut-on s'attendre au mois d'aout ? Est-on dévorés par les moustiques ? Et enfin, comment sont les campings dans les rocheuses ? je crois qu'on ne peut pas faire de camping sauvage ? peut-on faire du feu dans les campings "autorisés" et faut-il prévoir une grille de barbecue ou bien tout est sur place ? merci enfin si quelqu'un a fait le même périple en camping car de nous donner leurs impressions .... bons voyages à tous sur les routes du monde domi
Cinq milles kilomètres entre Lyon, Tanger et Larache (Maroc) English translation pending
1er avril 2007 : en route pour un Compostelle sévillan : Tulle
On accède à une civilisation seulement par l’imaginaire » (Florence DUPONT) Il faut croire que mon imaginaire est grand, puisque j’avais envisagé mon quatrième Compostelle en partant du Sud de l’Espagne le Ier avril : c’est-à-dire remonter de Séville à Salamanque dans un premier temps, puis bifurquer vers Santiago à partir d’Orense en évitant le camino francese. Cette partie du camino francese, je la gardai pour un projet en juin (Burgos-Leon-Santiago) Parti de Tulle au petit matin, je ne désespérais pas d’atteindre SEVILLE à la nuit, tant on peut avoir foi en son véhicule et aux carretera espagnoles. En fait je comptais profiter de cet itinéraire pour reconnaître par la route les 1000 kilomètres de sentiers du chemin de la Plata ou chemin mozarabe, qui relie Séville à Santiago. Je mettrai seize heures à réaliser ce projet, dans des conditions météorologiques difficiles, orages violents en Espagne, neige sur les sommets et sur les bords de la route. C’est à partir de Salamanque, où la cathédrale émerge tel un récif de pierre d’un immobilier invasif, que le chemin peut s’imaginer à partir de la route, à la fois route et autoroute, que l’on suit en parallèle à la Via Augusta, construite il y a vingt siècles. Autant de régions traversées, Estrémadure, Andalousie, autant de paysages diversifiés : les longues plaines de Castille alternent avec les rugueuses sierras après Valladolid (la ville de la célèbre controverse) où l’on peut deviner que le marcheur sera mis à rude épreuve. A 100 kms de Séville, je fus plus attentif à repérer les trois premières étapes : Monasterio, Platen et Guillena, que je pensais reprendre à rebrousse-poil dans la foulée, dans la violence d’orages de type méditerranéen. A ma grande désillusion, ces villages que mon imaginaire avait construit comme de petits pueblos blancs où circulent des ânes se révélèrent comme de grosses bourgades mexicaines, polluées par leur rue principale, la route de Séville, hyper-chargée.
J + 2: SEVILLED AL HOCEIMA : LE COMPOSTELLE SE TRANSFORME EN ROAD MOVIE : Guillena (banlieue de Séville) est un Pueblo désespérant : vaste banlieue construite sans plan d’urbanisme, où les nouveaux quartiers chevauchent les anciens, cette agglomération se singularise par l’absence de panneaux de signalisation et d’orientation. Je cherchais en vain ce qui pourrait correspondre à l’hospitaleria décrite par les voyageurs de même que les marques de fléchage du camino. À la sortie de l’autoroute, j’ai traversé un village qui m’a paru accueillant et où j’espérais trouver un hôtel : les trois hôtels du village sont fermés. Je me réfugie dans un hôtel routier au bord de l’autoroute : demain est un autre jour… Au matin, je rentre dans Séville la belle, découvre la cathédrale et le tombeau de Christophe Colomb en attendant l’heure d’ouverture de l’office de tourisme pour faire tamponner mon credential. Je ne désespère pas encore de prendre le départ du camino : il me suffit de trouver un parking pour mon véhicule et de repérer les marques de fléchage du chemin autour de la cathédrale. Le temps est à l’orage : la température n’est pas clémente du tout. Non seulement, je ne trouve aucune marque de fléchage à partir de la cathédrale, malgré l’aide d’un pèlerin à vélo, mais le parking que m’a recommandé l’office de tourisme ne fait pas de location au mois. Il commence à pleuvoir : mon moral est en berne, je croise un couple de pélerins munis de longs bâtons de coudriers, je les trouve stéréotypés. Le soleil est certainement de l’autre côté du détroit de Gibraltar : je consulte ma carte : Algeciras n’est qu’à 200 kilomètres. Il est bien trop tôt dans la saison pour me lancer sur les sentiers boueux et sous les orages méditerranéens : je choisis le Rif marocain et la côte méditerranéenne du royaume alaouite. Je ne serai pas déçu : le voyage dirait Paul Bowles ne se mérite que par ses inattendus et son improvisation. Il n’est pas de pur bonheur que de se lever le matin sans connaître son destin du soir, les rencontres de la route et les inattendus. J + 3 : AL HOCEIMA – FES : par la côte marocaine et la frontière algérienne : Après la dureté du RIF et ses conditions climatiques difficiles, cette étape va être un bonheur de beauté : la mer longée sur 200 kilomètres entre AL HOCEIMA et SAIDIA, et de confort : une magnifique route côtière, qui n’est d’ailleurs pas sur les cartes routières, vient d’être ouverte avec les projets immobiliers « à la canarienne » que l’on sait. Pour le moment, le concepteur de la route a rendu les plus beaux sites accessibles : seuls les paysans dépossédés occupent encore les lieux. On se dit que l’âpreté au gain qui va bientôt défigurer ces splendides paysages a déjà fait des deux principales villes du parcours : AL HOCEIMA et MELLILA-NADOR de véritables villes poubelles. La route sinueuse le long de la côte va prendre un long aspect rectiligne entre le Massif du Rif au Nord et les contreforts de l’Atlas au Sud. Auparavant, tel le désert des Tartares, le long de fortins en béton armé, on aura suivi la frontière algéro-marocaine entre SAIDIA et OUJDA : on est un peu triste de constater que ce sont les hommes qui ont provoqué la partition de ces paysages et que c’est leur entêtement qui m’empêche de démarrer ce dont j’ai longtemps rêvé : une boucle autour de la Méditerranée antique en partant de VOLUBILIS. Peut-être, un jour, les hommes comprendront qu’il est de l’intérêt de leurs peuples d’ouvrir leurs frontières : Inch’Allah. OUJDA-FES n’a d’autre intérêt que de longer une voie ferrée pendant 250 Kilomètres. Le soleil couchant rose violet qui tombe à l’africaine dès 20 heures m’obligera à une longue course poursuite dans la nuit tombée à la recherche d’un improbable hôtel : la température extérieure est toujours de 7 ° : il n’est pas question de coucher dans ma Magiolina. À la quatrième tentative, je trouve à me loger dans l’hôtel d’un parc de loisirs à 7 kilomètres au Sud de FES : les pratiques nocturnes d’une clientèle spécialisée m’interdiront de trouver le sommeil avant l’appel du muezzin. J + 4: FES – VOLUBILIS : les Arabes au temps des Romains : 84 Kms : « Chaque culture est une autre altérité : cette altérité se voit, s’entend, se sent au premier geste, dans le silence, les rires incompréhensibles, une façon de regarder de côté, de dire sans dire, dans l’infinie complexité des règles de politesse qui déterminent la distance des corps, l’ampleur des gestes, la hauteur de la voix» (Florence DUPONT)
C’est ce que je vérifie à tout instant au Maroc : le pompiste, le serveur, l’hôtelier, la petite marchande de journaux, le gardien de parking, l’épicier, toutes gens avec qui je partage me révèlent leur altérité et leur complexité, mais aussi leur gentillesse. Ils sont généralement intrigués par le fait que je voyage seul, c’est-à-dire pour eux, sans femme. Ils aiment manifestement la France comme leur seconde patrie. Ils souffrent du choc de la modernité mats n’en laissent rien paraître. Après VOLUBILIS, où je me suis recueilli devant l’arc de CARACALLA et contemplé les mêmes plaines fertiles qu’ont contemplées les Romains aux premiers siècles de notre ère, j’ai choisi de m’arrêter « en voyageur » dans une ville moyenne marocaine et vivre avec eux au cœur de la ville le soir : la foule est dense sur les trottoirs et dans les rues : hommes et femmes y jouent un jeu subtil de paraître et de séduction (pour les femmes) les hommes, à la terrasse des cafés, sirotent l’incontournable petit noir au lait, tandis que les femmes, mères, grand-mères, pucelles, « Gazelles » peu farouches mais sévèrement gardées parcourent souks et rue marchandes spécialisées : rues des tissus et des tailleurs, rue des bijoutiers, rue des ferrailleurs, rue de l’ameublement et des artisans ébénistes, rue des chinoiseries… Bicyclettes et motos chinoises rutilantes et pétaradantes, revendeurs de télé, d’écrans plats et de paraboles. Quelques mouktabs et quelques barbus à l’air farouche, tandis que les mosquées, portes grandes ouvertes sur leurs tapis de prière, vous appellent au recueillement. La fumée de la viande rôtie parfume l’air de la petite ville autant que les particules des moteurs à essence ou diesel mal réglés.
J + 5 : SIDI-KACEM – LARACHE : 130 KMS : LIXUS CAPITALE ROMAINE ET PHENICIENNE : Est-ce la tombe de Jean GENET au cimetière de LARACHE ou le site phénicien du VIIe siècle avant JC, spécialiste du garum tant prisé des Romains qui m’ont poussé vers Larache, nom de la colonie romaine de Lixus ? sans doute les deux, faisant pencher la balance au détriment de KENITRA, trop people et d’ASILAH(déjà visitée lors d’un voyage précédent) Je me souvenais des propos d’un marocain d’Asilah qui m’avait vanté les charmes de Larache, ancienne colonie espagnole à l’embouchure du Loukos, port de pêche au calme désuet. Je n’ai pas été déçu de mon choix : d’abord manger des poissons frais grillés sur le port, un de mes fantasmes marocains préférés : un vieux monsieur charmant, écrivain marocain en langue espagnol, prix Pablo Neruda, me proposa la formule de son restaurant sur le port : aller acheter le poisson que je désirais aux halles toutes proches, le ramener et le faire cuire dans les cuisines de son restaurant : aussitôt dit, aussitôt fait : calamars, crevettes, soles suppions, achetés au pêcheur local, frits avec délices, en écoutant la vie du vieil écrivain, évoquant le décès de DRISS CHAIBI, parlant de Tahar Ben Jelloun, autre farsi, à l’orgueil farsi, de son fils, cadre dirigeant de ZARA Espagne, polyglotte au huit langues. Le repas fut d’autant délicieux que la facture en fut ridicule. Je me laisserai reprendre au jeu. La ville de Larache détient le musée archéologique de LIXUS et mes pas m’y guidèrent sans y prendre garde : dans un ancien bastion sekkoujide, sur deux étages et des caves profondes, 300 pièces, deniers, drachmes, sesterces, as et autres monnaies phéniciennes et romaines, des amphores, des bijoux, des mosaiques, des fragments de statues attestent d’une présence romaine forte à l’embouchure de l’oued Loukos, où la population était encore latinisée au VI ème siècle, à l’orée des invasions arabes. Depuis, portugais, espagnols, français et bientôt capitaux et investisseurs étrangers auront raison de la vieille capitale endormie au bord de l’océan atlantique.
On accède à une civilisation seulement par l’imaginaire » (Florence DUPONT) Il faut croire que mon imaginaire est grand, puisque j’avais envisagé mon quatrième Compostelle en partant du Sud de l’Espagne le Ier avril : c’est-à-dire remonter de Séville à Salamanque dans un premier temps, puis bifurquer vers Santiago à partir d’Orense en évitant le camino francese. Cette partie du camino francese, je la gardai pour un projet en juin (Burgos-Leon-Santiago) Parti de Tulle au petit matin, je ne désespérais pas d’atteindre SEVILLE à la nuit, tant on peut avoir foi en son véhicule et aux carretera espagnoles. En fait je comptais profiter de cet itinéraire pour reconnaître par la route les 1000 kilomètres de sentiers du chemin de la Plata ou chemin mozarabe, qui relie Séville à Santiago. Je mettrai seize heures à réaliser ce projet, dans des conditions météorologiques difficiles, orages violents en Espagne, neige sur les sommets et sur les bords de la route. C’est à partir de Salamanque, où la cathédrale émerge tel un récif de pierre d’un immobilier invasif, que le chemin peut s’imaginer à partir de la route, à la fois route et autoroute, que l’on suit en parallèle à la Via Augusta, construite il y a vingt siècles. Autant de régions traversées, Estrémadure, Andalousie, autant de paysages diversifiés : les longues plaines de Castille alternent avec les rugueuses sierras après Valladolid (la ville de la célèbre controverse) où l’on peut deviner que le marcheur sera mis à rude épreuve. A 100 kms de Séville, je fus plus attentif à repérer les trois premières étapes : Monasterio, Platen et Guillena, que je pensais reprendre à rebrousse-poil dans la foulée, dans la violence d’orages de type méditerranéen. A ma grande désillusion, ces villages que mon imaginaire avait construit comme de petits pueblos blancs où circulent des ânes se révélèrent comme de grosses bourgades mexicaines, polluées par leur rue principale, la route de Séville, hyper-chargée.
J + 2: SEVILLED AL HOCEIMA : LE COMPOSTELLE SE TRANSFORME EN ROAD MOVIE : Guillena (banlieue de Séville) est un Pueblo désespérant : vaste banlieue construite sans plan d’urbanisme, où les nouveaux quartiers chevauchent les anciens, cette agglomération se singularise par l’absence de panneaux de signalisation et d’orientation. Je cherchais en vain ce qui pourrait correspondre à l’hospitaleria décrite par les voyageurs de même que les marques de fléchage du camino. À la sortie de l’autoroute, j’ai traversé un village qui m’a paru accueillant et où j’espérais trouver un hôtel : les trois hôtels du village sont fermés. Je me réfugie dans un hôtel routier au bord de l’autoroute : demain est un autre jour… Au matin, je rentre dans Séville la belle, découvre la cathédrale et le tombeau de Christophe Colomb en attendant l’heure d’ouverture de l’office de tourisme pour faire tamponner mon credential. Je ne désespère pas encore de prendre le départ du camino : il me suffit de trouver un parking pour mon véhicule et de repérer les marques de fléchage du chemin autour de la cathédrale. Le temps est à l’orage : la température n’est pas clémente du tout. Non seulement, je ne trouve aucune marque de fléchage à partir de la cathédrale, malgré l’aide d’un pèlerin à vélo, mais le parking que m’a recommandé l’office de tourisme ne fait pas de location au mois. Il commence à pleuvoir : mon moral est en berne, je croise un couple de pélerins munis de longs bâtons de coudriers, je les trouve stéréotypés. Le soleil est certainement de l’autre côté du détroit de Gibraltar : je consulte ma carte : Algeciras n’est qu’à 200 kilomètres. Il est bien trop tôt dans la saison pour me lancer sur les sentiers boueux et sous les orages méditerranéens : je choisis le Rif marocain et la côte méditerranéenne du royaume alaouite. Je ne serai pas déçu : le voyage dirait Paul Bowles ne se mérite que par ses inattendus et son improvisation. Il n’est pas de pur bonheur que de se lever le matin sans connaître son destin du soir, les rencontres de la route et les inattendus. J + 3 : AL HOCEIMA – FES : par la côte marocaine et la frontière algérienne : Après la dureté du RIF et ses conditions climatiques difficiles, cette étape va être un bonheur de beauté : la mer longée sur 200 kilomètres entre AL HOCEIMA et SAIDIA, et de confort : une magnifique route côtière, qui n’est d’ailleurs pas sur les cartes routières, vient d’être ouverte avec les projets immobiliers « à la canarienne » que l’on sait. Pour le moment, le concepteur de la route a rendu les plus beaux sites accessibles : seuls les paysans dépossédés occupent encore les lieux. On se dit que l’âpreté au gain qui va bientôt défigurer ces splendides paysages a déjà fait des deux principales villes du parcours : AL HOCEIMA et MELLILA-NADOR de véritables villes poubelles. La route sinueuse le long de la côte va prendre un long aspect rectiligne entre le Massif du Rif au Nord et les contreforts de l’Atlas au Sud. Auparavant, tel le désert des Tartares, le long de fortins en béton armé, on aura suivi la frontière algéro-marocaine entre SAIDIA et OUJDA : on est un peu triste de constater que ce sont les hommes qui ont provoqué la partition de ces paysages et que c’est leur entêtement qui m’empêche de démarrer ce dont j’ai longtemps rêvé : une boucle autour de la Méditerranée antique en partant de VOLUBILIS. Peut-être, un jour, les hommes comprendront qu’il est de l’intérêt de leurs peuples d’ouvrir leurs frontières : Inch’Allah. OUJDA-FES n’a d’autre intérêt que de longer une voie ferrée pendant 250 Kilomètres. Le soleil couchant rose violet qui tombe à l’africaine dès 20 heures m’obligera à une longue course poursuite dans la nuit tombée à la recherche d’un improbable hôtel : la température extérieure est toujours de 7 ° : il n’est pas question de coucher dans ma Magiolina. À la quatrième tentative, je trouve à me loger dans l’hôtel d’un parc de loisirs à 7 kilomètres au Sud de FES : les pratiques nocturnes d’une clientèle spécialisée m’interdiront de trouver le sommeil avant l’appel du muezzin. J + 4: FES – VOLUBILIS : les Arabes au temps des Romains : 84 Kms : « Chaque culture est une autre altérité : cette altérité se voit, s’entend, se sent au premier geste, dans le silence, les rires incompréhensibles, une façon de regarder de côté, de dire sans dire, dans l’infinie complexité des règles de politesse qui déterminent la distance des corps, l’ampleur des gestes, la hauteur de la voix» (Florence DUPONT)
C’est ce que je vérifie à tout instant au Maroc : le pompiste, le serveur, l’hôtelier, la petite marchande de journaux, le gardien de parking, l’épicier, toutes gens avec qui je partage me révèlent leur altérité et leur complexité, mais aussi leur gentillesse. Ils sont généralement intrigués par le fait que je voyage seul, c’est-à-dire pour eux, sans femme. Ils aiment manifestement la France comme leur seconde patrie. Ils souffrent du choc de la modernité mats n’en laissent rien paraître. Après VOLUBILIS, où je me suis recueilli devant l’arc de CARACALLA et contemplé les mêmes plaines fertiles qu’ont contemplées les Romains aux premiers siècles de notre ère, j’ai choisi de m’arrêter « en voyageur » dans une ville moyenne marocaine et vivre avec eux au cœur de la ville le soir : la foule est dense sur les trottoirs et dans les rues : hommes et femmes y jouent un jeu subtil de paraître et de séduction (pour les femmes) les hommes, à la terrasse des cafés, sirotent l’incontournable petit noir au lait, tandis que les femmes, mères, grand-mères, pucelles, « Gazelles » peu farouches mais sévèrement gardées parcourent souks et rue marchandes spécialisées : rues des tissus et des tailleurs, rue des bijoutiers, rue des ferrailleurs, rue de l’ameublement et des artisans ébénistes, rue des chinoiseries… Bicyclettes et motos chinoises rutilantes et pétaradantes, revendeurs de télé, d’écrans plats et de paraboles. Quelques mouktabs et quelques barbus à l’air farouche, tandis que les mosquées, portes grandes ouvertes sur leurs tapis de prière, vous appellent au recueillement. La fumée de la viande rôtie parfume l’air de la petite ville autant que les particules des moteurs à essence ou diesel mal réglés.
J + 5 : SIDI-KACEM – LARACHE : 130 KMS : LIXUS CAPITALE ROMAINE ET PHENICIENNE : Est-ce la tombe de Jean GENET au cimetière de LARACHE ou le site phénicien du VIIe siècle avant JC, spécialiste du garum tant prisé des Romains qui m’ont poussé vers Larache, nom de la colonie romaine de Lixus ? sans doute les deux, faisant pencher la balance au détriment de KENITRA, trop people et d’ASILAH(déjà visitée lors d’un voyage précédent) Je me souvenais des propos d’un marocain d’Asilah qui m’avait vanté les charmes de Larache, ancienne colonie espagnole à l’embouchure du Loukos, port de pêche au calme désuet. Je n’ai pas été déçu de mon choix : d’abord manger des poissons frais grillés sur le port, un de mes fantasmes marocains préférés : un vieux monsieur charmant, écrivain marocain en langue espagnol, prix Pablo Neruda, me proposa la formule de son restaurant sur le port : aller acheter le poisson que je désirais aux halles toutes proches, le ramener et le faire cuire dans les cuisines de son restaurant : aussitôt dit, aussitôt fait : calamars, crevettes, soles suppions, achetés au pêcheur local, frits avec délices, en écoutant la vie du vieil écrivain, évoquant le décès de DRISS CHAIBI, parlant de Tahar Ben Jelloun, autre farsi, à l’orgueil farsi, de son fils, cadre dirigeant de ZARA Espagne, polyglotte au huit langues. Le repas fut d’autant délicieux que la facture en fut ridicule. Je me laisserai reprendre au jeu. La ville de Larache détient le musée archéologique de LIXUS et mes pas m’y guidèrent sans y prendre garde : dans un ancien bastion sekkoujide, sur deux étages et des caves profondes, 300 pièces, deniers, drachmes, sesterces, as et autres monnaies phéniciennes et romaines, des amphores, des bijoux, des mosaiques, des fragments de statues attestent d’une présence romaine forte à l’embouchure de l’oued Loukos, où la population était encore latinisée au VI ème siècle, à l’orée des invasions arabes. Depuis, portugais, espagnols, français et bientôt capitaux et investisseurs étrangers auront raison de la vieille capitale endormie au bord de l’océan atlantique.
Du 30 avril au 5 mai 2008: deux routardes à Marrakech English translation pending
Voici le compte rendu de notre séjour de 6 jours à Marrakech, dont un passé à Essaouira.
Nous recherchions le dépaysement, découvrir une autre culture tout en profitant de journées ensoleillées. Notre choix s’est porté sur Marrakech, ville bien desservie au départ de Paris Orly à des tarifs plus que raisonnables, ce qui permet de s’offrir des vacances adaptées à toutes les bourses.
Pour que ce carnet soit utile à d’autres routard(e)s, pour que celles ou ceux qui le souhaitent puissent estimer leur budget, j’ai donné quelques informations sur les tarifs pratiqués. Au moment de notre séjour, le taux pratiqué était de 11, 34 Dh pour 1€.
29 avril 2008 :
Nous avions choisi la compagnie Transavia pour son sérieux (c’est la low cost d’Air France) et pour l’aéroport de départ Paris Orly plus proche pour nous que Roissy. Le vol, réservé en janvier, n’a qu’une heure de retard : 3 heures après le décollage vers 17h30, heure locale, nous posons pour la première fois le pied sur le sol africain. Dès la sortie de l’avion, nous sommes frappées par la chaleur : nous avons quitté Paris sous la pluie et il doit y avoir plus de 35°C à Marrakech.
Nous récupérons nos sacs à dos, franchissons rapidement l’immigration, échangeons 200 euros puis décidons de prendre un taxi, et non le bus, pour rallier notre hôtel dans la Médina. Nous étions prévenues mais nous nous faisons avoir quand même puisque la course nous revient à 100 Dh, négociée avant de partir. Au retour, ce sera 70 Dh.
Le taxi nous laisse en bas de la rue Bab Agnaou et nous remontons en direction de la place Djema El Fnaa près de laquelle se situe l’hôtel Imouzzer, réservé par internet. L’accueil est très sympa, évidemment à coup de « gazelles », mais cela ne nous dérange pas. Toutes les chambres donnent sur le patio, la notre est au 1er étage. La nôtre est petite mais propre et dispose d’un lavabo. Toilette et douche sont communes à tout l’étage. A 60 Dh par personne, il ne faut pas en demander plus, mais nous le savions et cela nous convient.
Vue plongeante sur le patio de l’hôtel Imouzzer
Nous ressortons ensuite faire une première découverte de la ville : nos premières impressions sont positives, la ville nous plaît, nous sommes surprises par l’effervescence autour de la place. C’est fascinant, les marocains se regroupent autour d’attractions simples mais très divertissantes, ou sont rassemblées autour d’un conteur. Seul petit bémol, il n’y a que des hommes et très peu de marocaines qui, elles, doivent être à la maison. Nous constaterons d’ailleurs que c’est également le cas dans les cafés. Sur cette place, je déteste la vue des singes attachés et les touristes qui cautionnent cette pratique.
A l’heure du dîner, nous choisissons un des petits bui-buis de la place Djema El Fnaa. Vu les conditions d’hygiènes sur cette place et nos estomacs assez fragiles, nous éviterons de manger du poisson pendant le séjour (de la viande, nous n’en mangeons pas). Nous prenons donc pains, olives, crudités et des légumes grillés, le repas est vraiment bon et revient à trois fois rien (65 Dh pour deux).
Nous nous régalons d’un repas végétarien sur la place Djema El Fnaa
Dernier tour dans la ville et nous rentrons à l’hôtel.
30 avril 2008 :
Pour 20 Dh par personne, nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse de l’hôtel : jus d’orange, tartine et thé, c’est bon et copieux, cela nous met d’attaque pour la journée. Au programme de la matinée : visite du musée de Marrakech, de la Medersa Ben-Youssef l’école Coranique et de la Koubba avec le billet combiné à 60 Dh / personne. Le musée de Marrakech se situe dans un superbe palais. L’école coranique est tout simplement magnifique. Ce sont 2 visites à ne pas rater.
Musée de Marrakech
Medersa Ben-Youssef, l’école Coranique
Nous allons ensuite jusqu’à à la gare routière réserver 2 A/R pour Essaouira pour le 2 mai. En chemin, nous faisons quelques courses dans un super marché pour le pique-nique du midi.
Finalement, ce n’est pas si dépaysant que cela !
Balade dans Guéliz puis dans les jardins de la Koutoubia. La chaleur est écrasante, il y a assez peu de monde dans les rues.
La Koutoubia
En fin d’après midi, nous rentrons à l’hôtel faire une pause et reprendre quelques forces. Nous nous légumerons sur la terrasse de l’hôtel en sirotant un thé à la menthe (9 Dh/personne) avant de retourner explorer la Medina et de dîner sur la place Djema El Fnaa de crudités et légumes grillés (40 Dh pour 2).
1er mai 2008 :
Après le petit déjeuner pris sur la terrasse de l’hôtel, nous allons à pieds jusqu’au jardin Majorelle (entrée à 30 Dh/personne). Ce lieu est sublime, les couleurs, les odeurs, les plantes, les arbres, forêt de bambous, forêt de cactus, forêt de palmiers. Malgré l’heure assez matinale, il y a pas mal de monde. Nous faisons deux fois le tour, nous nous prélassons sur un banc tout en observant une chatte et ses petits qui se reposent sous un cactus. Seul bémol, la maison principale est en travaux, la bâche et les échafaudages qui la recouvrent gâtent le paysage.


Jardin Majorelle
Après les jardins de Majorelle et la pause pique-nique dans le cyber parc, nous sommes allées visiter le Théâtre Royal dont l’opéra est en construction depuis 10 ans. D’office, nous sommes entraînées dans une visite guidée, effectuée au pas de courses. Niveau sécurité, ce n’est pas tout à fait ça : la visite se fait à moitié dans le noir, on enjambe les câbles qui cheminent au sol, etc…, il ne doit pas y avoir beaucoup de visiteur. Cependant, aucun regret, c’est vraiment très intéressant de voir l’opéra en construction, ses coulisses, la scène, etc.
Après la visite, nous allons à pieds, sous un ciel de plomb, jusqu’à l’Oliveraie. Nous écourtons cependant la ballade et retournons à l’ombre de la Médina. Après avoir déambulé un peu dans les souks, nous faisons une pause thé à la menthe à la terrasse d’un café, place des esclaves (10 Dh le thé).
Couleurs éclatantes des tapis
A l’heure du dîner, nous allons place Djema El Fnaa. Ce soir, le repas nous revient à 50 Dh, sans nous priver. Promenade digestive, nocturne, dans les rues de la Médina et vers la Koutoubia, avant de retourner à l’hôtel pour un repos bien mérité.
2 mai 2008 :
Aujourd’hui, réveil en fanfare, pas de petit déjeuner : notre bus pour Essaouira part à 8 heures. Nous quittons l’hôtel vers 7 heures et allons à pieds jusqu’à la gare routière. Bien que nous ayons choisi de voyager en « première classe » (A/R à 130 Dh / personne), notre car est assez pourri. Qu’importe, il ne tombera pas en panne, c’est le principal.
Sur la route, le paysage se fait désertique, aride, nous croisons des enfants ou adolescents gardant des troupeaux de moutons, conduisant des ânes. La pauvreté des maisons, des constructions, est plus frappante.
Nous arrivons après 3h30 de bus et filons explorer la ville jusqu’à l’heure du départ du car, à 17 heures. Essaouira est moins grouillante que Marrakech, nous apprécions cette bouffée d’air frais au milieu de notre séjour.
Chats et mouette
Au retour, vers 21h, le car nous laisse à la gare routière située au nord de Guéliz : nous faisons le chemin à pieds jusqu’à la place Djema El Fnaa pour déguster des olives, des salades, des légumes grillés et finir par un thé à la menthe. Nous rentrons à l’hôtel, exténuées. L’aller retour Marrakech / Essaouira dans la journée est finalement très crevant.
3 mai 2008 :
Après le petit dej sur la terrasse de l’hôtel, nous allons visiter les tombeaux Saadiens (10 Dh l’entrée).
Comme chaque jour depuis notre arrivée, nous croisons de nombreux ânes dont certains tirent des charriots remplis de parpaings. Certains animaux ne semblent pas super bien traités ou entretenus. Pas du tout habitué à ce genre de vision, j'ai eu beaucoup de mal à m'y habituer.
Petit âne
Malgré le monde (et il y a un monde fou), les tombeaux Saadiens sont splendides ! Malheureusement les photos que j'ai faites ne sont pas terribles, mon flash n'étant pas assez puissant.
Nous ferons ensuite des achats dans les souks : épices, savons noirs, rouge à lèvre naturel, avant d’aller visiter le Palais de la Bahia dont les jardins et le palais sont superbes.
La boutique dans laquelle nous avons acheté nos épices
Au marché des épices (place des esclaves), nous irons à l’étage du café découvert le second jour pour déguster un thé à la menthe accompagné de pâtisseries marocaines (45 Dh pour 2 thés et 5 pâtisseries).
Mmm, c’était divin
La vue depuis le café sur le marché est vraiment très appréciable, nous aimons beaucoup ce mélange des couleurs.

Vue sur le marché
Pour le dîner, nous nous rendons sur la place Djema El Fnaa (60 Dh pour 2) et nous allons ensuite déguster une glace au Venezia Ice (2 glaces pour 26 Dh) tout en nous balladant sur l’avenue Mohamed X et en longeant ensuite les ramparts.
Promenade le long des remparts
4 mai 2008 :
La chaleur est telle que nous faisons demi tour un peu avant d’arriver à la Palmeraie. Nous passons cette journée à déambuler dans la Médina, à faire quelques achats dans les souks. Nous passerons un bon moment à observer le va et vient de la place Djema El Fnaa, confortablement installées à la terrasse du café Les terrasses de l’Alhambra (1 thé à la menthe et un jus d’orange pour 22 Dh).
Pour le dîner nous troquons bui bui de la place au profit de la terrasse du restaurant Chez Chegrouni, recommandé par le guide du routard. Bien mal nous en a pris : le couscous végétarien est tout simplement mauvais, et il y a seulement deux ou trois pauvres légumes qui se battent en duel. Nous aurions pu penser que l’on avait fait mauvaise pioche, mais à la table voisine, les plats ne semblent pas être très appréciés. Heureusement, il y a la vue pour compenser, les photos parlent d’elles même.

Vue sur la place Djema El Fnaa depuis la terrasse du restaurant Chez Chegrouni
5 mai 2008 :
C’est aujourd’hui que nous quittons le Maroc. Après le petit déjeuner, nous rassemblons nos affaires, bouclons nos sacs à dos et les laissons dans le patio au rez de chaussée pendant que nous allons nous promener pour la dernière fois dans la ville. Dans l’après midi, nous allons récupérer nos sacs à dos et prenons un taxi pour l’aéroport. Le vol retour de 17h20 n’a pas de retard et nous atterrissons à 22h30. Ce n’est que trois quart d’heure plus tard que les valises seront livrées sur le tapis. Nous récupérons nos sacs à dos et filons à toute vitesse prendre le dernier Orly bus qui doit nous déposer à Denfert Rochereau.
Bilan
Ces quelques jours passés à Marrakech nous ont permis d’avoir un aperçu du Maroc, même si l’on sait que le Maroc ne se limite pas à Marrakech, tout comme la France ne se limite pas à Paris ou à Nice. Je pense qu'un séjour de 3 ou 4 jours est suffisant pour faire le tour de la plupart des curiosités de la ville. Comme nous l’avions prévu, nous aurions du mener jusqu’au bout l’idée de faire une excursion dans la vallée de l’Ourika. Nous avons apprécié la gentillesse des marocain(e)s, leur sourire, leur accueil et cela nous a donné envie de revenir et de visiter les villes impériales du nord du pays mais aussi d’aller passer quelques jours dans le désert. Bref, que de beaux projets.
Côté financier, sur place, nous avons dépensé 1206Dh par personne soit 106 € (bien sûr je n’ai pas comptabilisé les achats faits dans les souks, épices, etc.) : hôtel : 6 nuits à 60Dh = 360Dh par personne petit déjeuner : 5 petits dej à 20Dh par personne = 100 Dh par personne repas midi = 20Dh pain + 97Dh de courses + 77Dh restau à Essaouira = 194Dh pour 2 repas soir : 301Dh (5 repas sur la place + glaces) + 120Dh (chez Chegrouni) = 421Dh pour 2 pause thé à 157Dh + bouteilles d’eau à 50Dh = 207Dh pour 2 taxi = 170Dh pour 2 A/R Essaouira = 130Dh par personne visites = 120Dh par personne
Le coût total du séjour nous est revenu à 300 € par personne puisqu’il faut ajouter le vol A/R à 165 €, 12, 20 € A/R pour le bus de Paris à Orly et enfin 10 € d’achat dans les aéroports et l’avion du retour.
Pour que ce carnet soit utile à d’autres routard(e)s, pour que celles ou ceux qui le souhaitent puissent estimer leur budget, j’ai donné quelques informations sur les tarifs pratiqués. Au moment de notre séjour, le taux pratiqué était de 11, 34 Dh pour 1€.
29 avril 2008 :
Nous avions choisi la compagnie Transavia pour son sérieux (c’est la low cost d’Air France) et pour l’aéroport de départ Paris Orly plus proche pour nous que Roissy. Le vol, réservé en janvier, n’a qu’une heure de retard : 3 heures après le décollage vers 17h30, heure locale, nous posons pour la première fois le pied sur le sol africain. Dès la sortie de l’avion, nous sommes frappées par la chaleur : nous avons quitté Paris sous la pluie et il doit y avoir plus de 35°C à Marrakech.
Nous récupérons nos sacs à dos, franchissons rapidement l’immigration, échangeons 200 euros puis décidons de prendre un taxi, et non le bus, pour rallier notre hôtel dans la Médina. Nous étions prévenues mais nous nous faisons avoir quand même puisque la course nous revient à 100 Dh, négociée avant de partir. Au retour, ce sera 70 Dh.
Le taxi nous laisse en bas de la rue Bab Agnaou et nous remontons en direction de la place Djema El Fnaa près de laquelle se situe l’hôtel Imouzzer, réservé par internet. L’accueil est très sympa, évidemment à coup de « gazelles », mais cela ne nous dérange pas. Toutes les chambres donnent sur le patio, la notre est au 1er étage. La nôtre est petite mais propre et dispose d’un lavabo. Toilette et douche sont communes à tout l’étage. A 60 Dh par personne, il ne faut pas en demander plus, mais nous le savions et cela nous convient.
Vue plongeante sur le patio de l’hôtel ImouzzerNous ressortons ensuite faire une première découverte de la ville : nos premières impressions sont positives, la ville nous plaît, nous sommes surprises par l’effervescence autour de la place. C’est fascinant, les marocains se regroupent autour d’attractions simples mais très divertissantes, ou sont rassemblées autour d’un conteur. Seul petit bémol, il n’y a que des hommes et très peu de marocaines qui, elles, doivent être à la maison. Nous constaterons d’ailleurs que c’est également le cas dans les cafés. Sur cette place, je déteste la vue des singes attachés et les touristes qui cautionnent cette pratique.
A l’heure du dîner, nous choisissons un des petits bui-buis de la place Djema El Fnaa. Vu les conditions d’hygiènes sur cette place et nos estomacs assez fragiles, nous éviterons de manger du poisson pendant le séjour (de la viande, nous n’en mangeons pas). Nous prenons donc pains, olives, crudités et des légumes grillés, le repas est vraiment bon et revient à trois fois rien (65 Dh pour deux).
Nous nous régalons d’un repas végétarien sur la place Djema El FnaaDernier tour dans la ville et nous rentrons à l’hôtel.
30 avril 2008 :
Pour 20 Dh par personne, nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse de l’hôtel : jus d’orange, tartine et thé, c’est bon et copieux, cela nous met d’attaque pour la journée. Au programme de la matinée : visite du musée de Marrakech, de la Medersa Ben-Youssef l’école Coranique et de la Koubba avec le billet combiné à 60 Dh / personne. Le musée de Marrakech se situe dans un superbe palais. L’école coranique est tout simplement magnifique. Ce sont 2 visites à ne pas rater.
Musée de Marrakech
Medersa Ben-Youssef, l’école CoraniqueNous allons ensuite jusqu’à à la gare routière réserver 2 A/R pour Essaouira pour le 2 mai. En chemin, nous faisons quelques courses dans un super marché pour le pique-nique du midi.
Finalement, ce n’est pas si dépaysant que cela !Balade dans Guéliz puis dans les jardins de la Koutoubia. La chaleur est écrasante, il y a assez peu de monde dans les rues.
La KoutoubiaEn fin d’après midi, nous rentrons à l’hôtel faire une pause et reprendre quelques forces. Nous nous légumerons sur la terrasse de l’hôtel en sirotant un thé à la menthe (9 Dh/personne) avant de retourner explorer la Medina et de dîner sur la place Djema El Fnaa de crudités et légumes grillés (40 Dh pour 2).
1er mai 2008 :
Après le petit déjeuner pris sur la terrasse de l’hôtel, nous allons à pieds jusqu’au jardin Majorelle (entrée à 30 Dh/personne). Ce lieu est sublime, les couleurs, les odeurs, les plantes, les arbres, forêt de bambous, forêt de cactus, forêt de palmiers. Malgré l’heure assez matinale, il y a pas mal de monde. Nous faisons deux fois le tour, nous nous prélassons sur un banc tout en observant une chatte et ses petits qui se reposent sous un cactus. Seul bémol, la maison principale est en travaux, la bâche et les échafaudages qui la recouvrent gâtent le paysage.


Jardin MajorelleAprès les jardins de Majorelle et la pause pique-nique dans le cyber parc, nous sommes allées visiter le Théâtre Royal dont l’opéra est en construction depuis 10 ans. D’office, nous sommes entraînées dans une visite guidée, effectuée au pas de courses. Niveau sécurité, ce n’est pas tout à fait ça : la visite se fait à moitié dans le noir, on enjambe les câbles qui cheminent au sol, etc…, il ne doit pas y avoir beaucoup de visiteur. Cependant, aucun regret, c’est vraiment très intéressant de voir l’opéra en construction, ses coulisses, la scène, etc.
Après la visite, nous allons à pieds, sous un ciel de plomb, jusqu’à l’Oliveraie. Nous écourtons cependant la ballade et retournons à l’ombre de la Médina. Après avoir déambulé un peu dans les souks, nous faisons une pause thé à la menthe à la terrasse d’un café, place des esclaves (10 Dh le thé).
Couleurs éclatantes des tapisA l’heure du dîner, nous allons place Djema El Fnaa. Ce soir, le repas nous revient à 50 Dh, sans nous priver. Promenade digestive, nocturne, dans les rues de la Médina et vers la Koutoubia, avant de retourner à l’hôtel pour un repos bien mérité.
2 mai 2008 :
Aujourd’hui, réveil en fanfare, pas de petit déjeuner : notre bus pour Essaouira part à 8 heures. Nous quittons l’hôtel vers 7 heures et allons à pieds jusqu’à la gare routière. Bien que nous ayons choisi de voyager en « première classe » (A/R à 130 Dh / personne), notre car est assez pourri. Qu’importe, il ne tombera pas en panne, c’est le principal.
Sur la route, le paysage se fait désertique, aride, nous croisons des enfants ou adolescents gardant des troupeaux de moutons, conduisant des ânes. La pauvreté des maisons, des constructions, est plus frappante.
Nous arrivons après 3h30 de bus et filons explorer la ville jusqu’à l’heure du départ du car, à 17 heures. Essaouira est moins grouillante que Marrakech, nous apprécions cette bouffée d’air frais au milieu de notre séjour.
Chats et mouetteAu retour, vers 21h, le car nous laisse à la gare routière située au nord de Guéliz : nous faisons le chemin à pieds jusqu’à la place Djema El Fnaa pour déguster des olives, des salades, des légumes grillés et finir par un thé à la menthe. Nous rentrons à l’hôtel, exténuées. L’aller retour Marrakech / Essaouira dans la journée est finalement très crevant.
3 mai 2008 :
Après le petit dej sur la terrasse de l’hôtel, nous allons visiter les tombeaux Saadiens (10 Dh l’entrée).
Comme chaque jour depuis notre arrivée, nous croisons de nombreux ânes dont certains tirent des charriots remplis de parpaings. Certains animaux ne semblent pas super bien traités ou entretenus. Pas du tout habitué à ce genre de vision, j'ai eu beaucoup de mal à m'y habituer.
Petit âneMalgré le monde (et il y a un monde fou), les tombeaux Saadiens sont splendides ! Malheureusement les photos que j'ai faites ne sont pas terribles, mon flash n'étant pas assez puissant.
Nous ferons ensuite des achats dans les souks : épices, savons noirs, rouge à lèvre naturel, avant d’aller visiter le Palais de la Bahia dont les jardins et le palais sont superbes.
La boutique dans laquelle nous avons acheté nos épicesAu marché des épices (place des esclaves), nous irons à l’étage du café découvert le second jour pour déguster un thé à la menthe accompagné de pâtisseries marocaines (45 Dh pour 2 thés et 5 pâtisseries).
Mmm, c’était divinLa vue depuis le café sur le marché est vraiment très appréciable, nous aimons beaucoup ce mélange des couleurs.

Vue sur le marchéPour le dîner, nous nous rendons sur la place Djema El Fnaa (60 Dh pour 2) et nous allons ensuite déguster une glace au Venezia Ice (2 glaces pour 26 Dh) tout en nous balladant sur l’avenue Mohamed X et en longeant ensuite les ramparts.
Promenade le long des remparts4 mai 2008 :
La chaleur est telle que nous faisons demi tour un peu avant d’arriver à la Palmeraie. Nous passons cette journée à déambuler dans la Médina, à faire quelques achats dans les souks. Nous passerons un bon moment à observer le va et vient de la place Djema El Fnaa, confortablement installées à la terrasse du café Les terrasses de l’Alhambra (1 thé à la menthe et un jus d’orange pour 22 Dh).
Pour le dîner nous troquons bui bui de la place au profit de la terrasse du restaurant Chez Chegrouni, recommandé par le guide du routard. Bien mal nous en a pris : le couscous végétarien est tout simplement mauvais, et il y a seulement deux ou trois pauvres légumes qui se battent en duel. Nous aurions pu penser que l’on avait fait mauvaise pioche, mais à la table voisine, les plats ne semblent pas être très appréciés. Heureusement, il y a la vue pour compenser, les photos parlent d’elles même.

Vue sur la place Djema El Fnaa depuis la terrasse du restaurant Chez Chegrouni5 mai 2008 :
C’est aujourd’hui que nous quittons le Maroc. Après le petit déjeuner, nous rassemblons nos affaires, bouclons nos sacs à dos et les laissons dans le patio au rez de chaussée pendant que nous allons nous promener pour la dernière fois dans la ville. Dans l’après midi, nous allons récupérer nos sacs à dos et prenons un taxi pour l’aéroport. Le vol retour de 17h20 n’a pas de retard et nous atterrissons à 22h30. Ce n’est que trois quart d’heure plus tard que les valises seront livrées sur le tapis. Nous récupérons nos sacs à dos et filons à toute vitesse prendre le dernier Orly bus qui doit nous déposer à Denfert Rochereau.
Bilan
Ces quelques jours passés à Marrakech nous ont permis d’avoir un aperçu du Maroc, même si l’on sait que le Maroc ne se limite pas à Marrakech, tout comme la France ne se limite pas à Paris ou à Nice. Je pense qu'un séjour de 3 ou 4 jours est suffisant pour faire le tour de la plupart des curiosités de la ville. Comme nous l’avions prévu, nous aurions du mener jusqu’au bout l’idée de faire une excursion dans la vallée de l’Ourika. Nous avons apprécié la gentillesse des marocain(e)s, leur sourire, leur accueil et cela nous a donné envie de revenir et de visiter les villes impériales du nord du pays mais aussi d’aller passer quelques jours dans le désert. Bref, que de beaux projets.
Côté financier, sur place, nous avons dépensé 1206Dh par personne soit 106 € (bien sûr je n’ai pas comptabilisé les achats faits dans les souks, épices, etc.) : hôtel : 6 nuits à 60Dh = 360Dh par personne petit déjeuner : 5 petits dej à 20Dh par personne = 100 Dh par personne repas midi = 20Dh pain + 97Dh de courses + 77Dh restau à Essaouira = 194Dh pour 2 repas soir : 301Dh (5 repas sur la place + glaces) + 120Dh (chez Chegrouni) = 421Dh pour 2 pause thé à 157Dh + bouteilles d’eau à 50Dh = 207Dh pour 2 taxi = 170Dh pour 2 A/R Essaouira = 130Dh par personne visites = 120Dh par personne
Le coût total du séjour nous est revenu à 300 € par personne puisqu’il faut ajouter le vol A/R à 165 €, 12, 20 € A/R pour le bus de Paris à Orly et enfin 10 € d’achat dans les aéroports et l’avion du retour.
A la découverte d'Amsterdam et de la Hollande English translation pending
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Découverte d'Amsterdam & de la Hollande * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * du 29 avril au 5 mai 2008 * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
Mardi 29 avril : Pays-Bas, nous voilà !
Il est 13h et des poussières. J’ai aperçu le « Kuip » du Feyenoord, nous venons de passer Rotterdam. Un ciel gris nous accompagne depuis Bruxelles. A la fenêtre, des parcelles de tulipes et des champs à perte de vue : le décor est planté. Les Pays-Bas ne s’appellent pas ainsi par hasard. La Centraal Station annoncée, nous récupérons nos affaires et désertons le Thalys. Il fait bon mais la météo ne présage rien de bien réjouissant. Enfin, pour le moment, il nous faut juste trouver notre logement, situé dans une rue qui fait face à la gare. Au 144 de la Niewezijds Voorburgwal (plus facile à éternuer qu’à prononcer…), nous poussons la porte de l’hôtel Tamara. Un escalier raide et étroit nargue nos pieds. Mon sac sur le dos, j’assure la grimpette. L’ascension s’avère plus compliquée pour Anne, têtue qu’elle est d’avoir emmené une valise lourde comme un âne mort. Ce n’est pourtant pas faute de la supplier avant chaque grand départ d’opter pour un bagage plus pratique, en vain. Au premier étage, une jeune fille nous reçoit dans un anglais parfait. Contre le solde des nuitées, elle nous confie les clés de la chambre, située au 3ème étage. Un lit d’environ 3 m² dans une pièce qui doit en faire guère plus de 6, un minuscule rangement et un lavabo. Un semblant de moquette recouvre le plancher. Faudra pas faire la fine bouche. Du moment que l’on dort bien, on en demandera davantage. Nous tentons d’organiser la pièce comme on peut avant d’aller repérer le quartier. A une dizaine de mètres de l’hôtel se trouve le Magna Plaza, dont la façade imposante ressemble plus à un musée qu’à une galerie commerciale, laquelle se nivelle sur 3 étages. Non loin, nous repérons une supérette siglée « Albert Heijn » (AH pour les intimes), qui sera notre point de ravitaillement durant le séjour. Devant les grilles closes de la Nieuwe Kerk s’étend la Place du Dam. Bordée par le bien terne Palais Royal, nous faisons sa connaissance alors qu’elle est assiégée par une gigantesque fête foraine. Le Monument National, un obélisque en hommage aux victimes de 39-45, trône ici. Nous poursuivons sans but avoué, et c’est sous une pluie de plus en plus insistante que nous arrivons au Begijnhof. J’aurais bien aimé faire quelques clichés, mais les conditions climatiques en décident autrement. Jusqu’en fin d’après-midi, à la merci d’un ciel capricieux, nous avons déambulé dans la ville, utilisant à l’occasion les boutiques de souvenirs comme abri de fortune. Ce ne fut pas une journée mémorable. Ce n’est qu’aux alentours de 19h que les averses cesseront, accordant enfin un peu de liberté à mon numérique. Quelques courses chez AH pour le lendemain puis nous repartons en direction de la gare. Mon objectif s’attarde sur l’immense parking de vélos de Centraal Station. En parlant de deux-roues, une petite parenthèse. Il va falloir s’habituer à leur présence car ici ce sont eux les maîtres des trottoirs et du bitume. On en voit même certains roulant le portable vissé à l’oreille, ou des couples main dans la main ! Si l’on ajoute à cela la circulation automobile, les nombreux tramways et un système de feux tricolores pas toujours très pratique pour le piéton, on peut sans blaguer qualifier la marche à pieds dans Amsterdam de périlleuse pour le non-initié. Il est presque 20h, nous revenons sur nos pas à la recherche d’une table. Dans la rue de notre hôtel, il y en a pour tous les goûts. Un repas rapidement englouti dans un italien ira très bien. Partis le matin même de Paris via Bruxelles, la fatigue commence à se faire sentir. Demain, suite des visites, avec en prime la Fête de la Reine. En espérant que le soleil veuille bien s’y inviter...
Mercredi 30 avril : Vive la Reine ! La nuit a été calme. Depuis la rue, quelques pré-fêtards se sont manifestés, mais pas de quoi troubler notre profond sommeil. Nous délogeons alors qu’il n’est pas encore 9h. La réception est désormais tenue par un type grisonnant, le joint au bec, et qui aime semble-t-il à s’envoler dans des discussions sans fin. Un drôle de personnage. Dehors, les nuages sont toujours aussi menaçants. En guise de petit déjeuner, boissons chaudes et biscuits, dégustés au bord d’un canal. Les rues sont quasiment désertes, et seuls les tintements de vélos se font entendre. Le calme avant la tempête… Puis, comme la veille, nous improvisons une balade. Des stands ont poussé sur les trottoirs, et tout ce qui est orange y est déballé : tee-shirts, écharpes, perruques, gadgets de toutes sortes et chapeaux improbables garnissent les étalages. Aujourd’hui, c’est la « Koninginnedag », traduisez « Jour de la Reine ». Et plus que jamais, la couleur nationale est de sortie. Pour le moment, ce n’est pas encore très animé, mais ça ne devrait pas durer. Nous profitons donc de la quiétude de cette matinée pour longer les canaux et réaliser quelques clich��s. 11h. La première barque colorée passe devant nous. Une quarantaine de passagers, dont certains déguisés, laisse présager de la suite. Nous piquons vers Muntplein, envahi par les Amstellodamois et les nombreux visiteurs. Les tenues carnavalesques, plus farfelues les unes que les autres, rivalisent d’originalité. La place est noire (ou plutôt orange) de monde. Dans le canal, sept ou huit énergumènes couleur carotte déboulent sur le « King of Scandinavia », suivis de près par une seconde, puis une troisième embarcation. A bord, les confettis volent, l’alcool coule à flot, et les baffles crachent de la musique électro. Le ton est donné. Un falafel frites grignoté sur le pouce, nous fuyons la cohue pour un coin plus paisible, le quartier de Plantage. Les averses, aussi courtes que fréquentes, rythment cette journée. Les trams sont à l’arrêt en ce jour de festivités, c’est donc à pieds qu’il faut nous y rendre. Même avec un plan entre les mains, nous avons bien du mal à nous orienter. Canaux, ponts, rues, tout se ressemble ici. Je propose à Anne de partir à la recherche du moulin De Gooyer, l’un des rares encore présents dans la capitale. Lorsque nous demandons de l’aide, guide illustré à l’appui, les habitants restent dubitatifs. Un agent de police nous rétorque même un « It’s in Amsterdam ? » Ok, c’est pas dans la fouille. Nous parvenons à atteindre l’objet de notre quête, au prix d’une bonne heure de marche, ponctuée de photos et d’une pause gourmande. Nos pas se dirigent ensuite vers le Musée Maritime Néerlandais (je vous épargne le nom en V.O.) pour apercevoir l’Amsterdam (quel nom original !), réplique d’un trois-mâts du XVIIIème. Nos jambes calent un peu. Nous tirons doucement jusqu’à Centraal puis rejoignons la fête qui bât son plein. C’est à présent une véritable marée humaine qui squatte la ville. Dans certaines ruelles, nous pouvons à peine nous retourner (Ben, tu avais raison…), et c’est avec grand peine que nous fendons les attroupements autour des bistrots. Même les cyclistes n’ont plus aucun pouvoir. Au cœur des canaux, c’est encore bien pire. Le trafic y est si dense que l’on n’aperçoit même plus la surface de l’eau ! Mais visiblement, ça n’a l’air de déranger personne. Devant les ponts trop étroits, les embarcations stagnent les unes contre les autres. Leurs passagers, imbibés pour la plupart, se trémoussent sur de la techno endiablée, bière à la main et pétard à la bouche… La débauche totale, quoi ! Moi qui étais curieux de voir à quoi ressemblait cette fameuse Koninginnedag, je ne suis pas déçu. Tandis que l’on s’éloigne de cette orgie, de timides rayons de lumière transpercent les nuages pour s’offrir à nous. J’ai l’impression que l’on ne voit le soleil que quand il se couche. J’exagère en disant cela, mais force est de constater que depuis notre arrivée nous ne sommes pas très gâtés par la météo. Ce soir, on s’offre un resto indien, une première pour moi. Un régal ! Nous y reviendrons avant la fin du séjour, c’est promis ! Rassasiés et cuits, nous ne veillerons pas tard ce soir-là. La suite, c’est pour demain...
Jeudi 1er mai : Amsterdam au fil de l'eau Il est 8h30. Le petit déjeuner est déjà derrière nous. C’est dans une ville morte que nous entamons la journée. Les camions poubelles ont de quoi s’occuper. Bouteilles vides et déchets jonchent le sol, séquelles de la fiesta de la veille. Pour le moment, il fait beau, mais il ne faut présager de rien, maintenant on sait que ça tourne vite ici. Comme me disait Ben à propos de sa Belgique natale : « S’il ne pleut pas, c’est qu’il a plu ou qu’il va bientôt pleuvoir ». Un adage qui pourrait parfaitement s’appliquer à sa voisine néerlandaise. Le Begijnhof est enfin à nous. C’est dans un silence quasi-religieux qu’Anne et moi baladons dans cette paisible cour intérieure qui abrite l’une des dernières maisons en bois de la ville. Puis nous arrivons au bord du Singel. Sur l’autre rive, les flèches élancées de l’église De Krijtberg attirent notre attention. Nous traversons le canal pour nous y rendre. Alors qu’une messe est sur le point de débuter, nous apprécions quelques instants l’intérieur de l’édifice. Notre chemin nous mène ensuite jusqu’au Bloemenmarkt. De nombreuses variétés de fleurs sont alignées sur ce marché en équilibre au bord de l’eau. Evidement, Anne ne peut résister à l’achat de quelques bulbes. La Munttoren se dresse au bout de l’allée. Sur Rembrandtplein, il est impossible de s’approcher de la statue en bronze du célèbre peintre néerlandais, emprisonnée par une scène et des échafaudages provisoires. Un concert a sans doute été donné ici même hier soir si l’on en juge par la saleté des trottoirs. Après de multiples clichés ayant pour thème les canaux et les pignons, notre route nous conduit naturellement jusqu’au Magere Brug. Il s’agit du plus célèbre pont de la ville, qui enjambe l’Amstel, et permet par son ingénieux système de bascule le passage des bateaux imposants. Justement, en voici un qui s’approche. Anne et moi, tel deux gosses, observons la scène. Puis nous remontons vers la place pavée du Nieuwmarket et le quartier chinois. D’ici, nous accédons à la Zuidekerk. Renseignements pris, nous participons à la visite du clocher. Seul un couple se joint à nous. Au fur et à mesure des étages, nous apercevons le carillon et les énormes cloches que renferme l’édifice. Au sommet, la vue n’est pas aussi belle que nous l’espérions. Les grands bâtiments surgissent au milieu des toitures, mais l’on ne distingue pas très bien le dessin des canaux. Moyennement satisfaits de cette exploration, il est temps pour nous d’aller remplir nos panses dans un resto asiatique. La météo jusqu’ici peu coopérante, nous hésitions à entreprendre une sortie en bateau-mouche. Mais nous décidons tout de même d’explorer la ville depuis les flots. Une sympathique promenade d’une heure, qui permet d’apprécier Amsterdam sous un autre angle, à travers le dédale de canaux qui serpente au cœur de la cité. Malgré de nouvelles petites averses, je réussis à mettre en boîte quelques images de cette virée fluviale. Nous avons ensuite erré le restant de l’après-midi, selon un itinéraire souvent hasardeux uniquement guidés par notre curiosité. C’est dans un fast food proche de la Place du Dam que nous avons pris le dernier repas du jour. En faisant un aller-retour à notre hôtel pour y déposer nos sacs, un magasin aguiche nos regards. Il se nomme HempShopper et propose du cannabis sous toutes les formes possibles et imaginables. Outre les classiques graines, on y trouve également des tisanes, des tablettes de chocolat et même des sucettes. Avis aux amateurs ! La nuit nous a entraîné dans le Quartier Rouge. Les néons des coffees et des sex-shops éclairent cette sombre artère où les prostituées s’exhibent en vitrine. Certaines sont terriblement jeunes. Ici, l’hypocrisie n’est pas de mise et rien ne se fait en catimini. Amsterdam, capitale du sexe, de la drogue, mais avant tout de la tolérance…
Vendredi 2 mai : Lettres de mon moulin... et de mon stade En cette belle matinée, nous abandonnons A’dam pour la première des trois excursions inscrites à notre programme. Un train nous dépose à la petite gare de Koog-Zaandijk, à moins d’une demi-heure de la capitale. C’est à Zaanse Schans que nous nous rendons, site très prisé pour ses typiques moulins à vent hollandais. Le fléchage nous conduit jusqu’au bord du Zaan, puis un bac nous dépose sur l’autre rive en cinq minutes. Nous nous retrouvons dans un cadre idyllique. De jolies maisons d’un autre temps se reflètent dans un paisible cours d’eau. Une cane promène ses petits sous le regard attendri des promeneurs. Anne et moi traînons un peu dans ce petit hameau dépaysant, intrigués par une délicieuse et persistante odeur de chocolat qui flotte dans l’air… A l’écart du village, vaches et moutons paissent au milieu des polders. Nous voici maintenant sur la Kalverringdijk, un sentier en bordure de la rivière sur lequel s’alignent les fameux moulins à vent. Le premier, dénommé « De Kat » (le chat), se dresse devant nos yeux. Moyennant quelques euros, nous pénétrons les entrailles où le mécanisme, composé d’énormes engrenages, relie les ailes à la meule. Des illustrations d’époque agrémentent les lieux. Au niveau supérieur, devant l’enfilade des moulins le long du Zaan, mon numérique ne résiste pas longtemps. Nous flânons ainsi une heure durant dans ce paysage de carte postale où la nature est reine. Canetons en balade ou héron en quête d’une proie, la faune locale ne semble guère importunée par la présence humaine. De retour au village, nous faisons la tournée des rares commerces plantés là. Une fromagerie organise une démonstration sur la fabrication de ses produits. Un musée-boutique dédié au sabot fait étalage de centaines de paires. Il y en a de toutes sortes, pour tous les goûts, pour toutes les bourses. Nous revenons tranquillement jusqu’au quai en prenant soin de ne rien manquer de ce havre de paix. En direction des moulins, un dernier coup d’œil, un dernier cliché, et le bac nous récupère. A Zaandijk, la présence d’une imposante usine à cacao lève le voile sur le mystérieux parfum qui a enchanté nos narines pendant des heures. En gare, le train pour A’dam ne se fait pas attendre bien longtemps. Il est 14h15 déjà à notre arrivée à Centraal. Un casse-croûte acheté sur place fera office de repas. Anne et moi convenons de programmes différents pour l’après-midi. Un petit bout de chemin ensemble, puis ma bien-aimée file vers le quartier des musées tandis que je rejoins Nieuwmarkt. Pour les déplacements en ville, rien ne vaut le tram. Mais lorsqu’il s’agit de gagner la proche banlieue, le métro s’avère incontournable. A la station, je me fais aider d’une employée pour acheter mon ticket, puis j’emprunte la ligne 54 qui me dépose à Strandvliet. Depuis le quai, j’aperçois en contrebas le dôme de l’ArenA. Je passe devant la porte Noord et arrive aux portes de la boutique du club. A l’accueil, l’hôtesse me délivre le billet d’entrée combinant stade et musée. Ses explications empressées dans la langue de Shakespeare sont un peu trop indigestes pour moi (quand Anne n’est pas là, c’est moins facile…). Par chance, l’une de ses collègues maîtrise pas mal le français. Elle m’explique que le musée ferme ses portes à 16h30, heure à laquelle débute le tour de l’ArenA. Un laps de temps assez court, néanmoins suffisant car il n’est pas excessivement grand. Dans les vitrines, des maillots oranges de la sélection nationale côtoient ceux rouges et blancs de l’Ajax. D’ailleurs, un mur entier est tapissé des portraits des joueurs ayant revêtu les deux tuniques, et pas des moindres : Cruyff, Van Basten, Rijkaard, Bergkamp, Seedorf… Des vidéos retraçant les heures glorieuses de l’Ajax passent en boucle sur des écrans. Enfin, exposés au centre de la pièce, les trophées majeurs et les Coupes européennes. C’est déjà l’heure, je redescends dans le hall. Cinquante à soixante personnes patientent là. Cette mêlée se voit scindée en deux groupes par les organisateurs. Les néerlandophones d’un côte, le reste du monde de l’autre. Mon choix est vite fait. Je me retrouve au milieu de compatriotes, d’italiens et d’anglais. La découverte des infrastructures se déroule sous un soleil radieux, chapeautée par un jeune guide qui doit faire preuve d’une bonne dose de patience et d’humour pour maîtriser un groupe quelque peu indiscipliné. Pour ma part, je reste discrètement en queue de peloton pour shooter en toute liberté tous les coins et recoins de cette magnifique enceinte. Je ne prête pas beaucoup d’attention aux infos en anglais qui nous sont délivrées, préférant emmagasiner aux commentaires les images des très esthétiques gradins multicolores. Le circuit nous conduit successivement dans les tribunes, au bord de la pelouse, dans la salle de commande du toit rétractable, pour s’achever dans la salle de presse. Ce bijou ultramoderne, classé tout de même 5 étoiles par l’UEFA, a été inauguré en 1996 et peut accueillir plus de 51.000 supporters lors de matchs de football. Mais il est aussi le théâtre de nombreux concerts et spectacles. Pour la petite histoire, il avait été pensé à l’origine pour les J.O. de 1992, finalement attribués à Barcelone. Il est 17h45 lorsque j’attrape un métro pour rejoindre le centre-ville. Quelques sms échangés avec Anne que je retrouve une heure plus tard sur la pelouse du Museumplein, visiblement ravie de son passage au Musée Van Gogh. Malgré la fatigue, c’est à pieds que nous prenons la direction de l’hôtel, car nous sommes dans un quartier qui nous est encore inconnu. Longeant l’imposant Rijksmuseum, nous atterrissons à Leidseplein, une place animée par la foule et des artistes de rue. Sur Keizersgracht, nous cherchons le 401, adresse d’un musée de photographies qui s’appelle « Huis Marseille » (Maison de Marseille). Il tire son nom d’une tablette de pierre qui orne son front, placée ici par le propriétaire d’origine, et qui représente le Vieux Port. Nous trouvons assez insolite de voir ce petit morceau de la Cité Phocéenne affiché en plein cœur d’Amsterdam. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. C’est à nouveau dans un resto italien que nous rentrons. Il est rempli, mais par chance l’une des dernières tables disponibles nous est destinée, tandis que de nombreux clients potentiels se voient gentiment refoulés à l’entrée peu de temps après notre arrivée. Les pâtes qui nous sont servies ne sont pas les meilleures du monde, mais nos estomacs sont calés, c’est bien là l’essentiel. Une courte pause digestive sur la Place du Dam, enfin vidée de ses manèges suicidaires, et nous regagnons nos pénates. Une nouvelle excursion nous attend demain, l’heure est au repos…
Samedi 3 mai : Les villages de pêcheurs Nos boissons chaudes dans les mains, nous attrapons de justesse le bus n°111. 45 minutes plus tard, au bout de la digue de Kruisbaakweg, il atteint la presqu’île de Marken et nous dépose devant le petit pont de Beatrixbrug qui marque l’entrée du village. Il est encore tôt. Eloignés de la capitale, nous échappons pour le moment à l’afflux touristique. Comme à Zaanse la veille, l’endroit respire la tranquillité. Un troupeau de moutons par-ci, un chat qui se prélasse par-là, un paisible canal sur lequel glissent quelques canards… La vie ici tourne au ralenti. Les nombreuses maisons sur pilotis témoignent des fréquentes inondations dont a été victime le village par le passé. Si certaines ont conservé cette architecture lacustre, d’autres ont aménagé une pièce au rez-de-chaussée. Dans la petite église, les maquettes de bateaux suspendues à la voûte rappellent l’importance du port de Marken. Le port justement, nous y allons. Là aussi, un calme olympien règne en maître. De part et d’autre, une piste cyclable traverse le tapis de verdure pour longer une mer d’huile. Des maisons similaires les unes aux autres sont ordonnées autour des bateaux ancrés. L’une d’entre elles est ouverte au public. Contre une poignée de piécettes, une vieille dame présente aux badauds un intérieur d’époque totalement reconstitué : costumes traditionnels, meubles, vaisselle, accessoires, décoration. Un bel aperçu de la vie d’autrefois. Chez un commerçant voisin, je me procure une jolie paire de sabots décoratifs pour la maison. Des étals de poissons dans une baraque à sandwiches attisent nos appétits, mais pour l’instant nous prenons place à bord du Marken Express. Il est bientôt midi, nous prenons la mer. La traversée n’est pas très longue, et notre destination apparaît doucement à l’horizon. Tandis que la navette s’apprête à accoster, nous avons déjà un aperçu de Volendam. Plus étendue, mais surtout plus fréquentée que sa voisine d’en face. Il y a du monde sur le port, mais également aux terrasses des cafés et restos. Nous achetons de quoi grignoter : moules frites et sandwich au crabe pour Anne, poisson frit pour moi. Nous profitons du joli cadre pour avaler nos repas sur la jetée, au bout de laquelle un héron imperturbable se laisse approcher, pour le plus grand bonheur des touristes et de leurs numériques. La rue la plus calme, Zuideinde, nous amène à la marina. Pas grand-chose à y voir, nous rebroussons chemin. Anne a flashé sur une babiole dans une boutique et elle souhaite y retourner. Je la quitte momentanément pour me rendre vers le petit stade du FC Volendam non loin de là. Un match de jeunes va bientôt commencer. Je monte dans les tribunes pour quelques photos avant de retrouver Anne sur le port. Un petit tour de lèche-vitrines, et je me fais plaisir à mon tour en m’offrant un t-shirt orange estampillé « HOLLAND ». Le genre de fringue que j’avais déjà repéré dans les échoppes amstellodamoises, sauf qu’ici c’est moitié moins cher. Ravis de nos achats, nous prenons Noordeinde. Une artère garnie d’une flopée de « gifts shops » et d’une foule importante. Un autocar tente même une manoeuvre risquée dans cette étroite rue. La sérénité de Marken me semble déjà bien lointaine et me rendrait presque nostalgique. Nous renonçons à avancer, et par une ruelle dérobée nous tombons sur St-Vincentiuskerk, une église dans laquelle nous trouvons le calme pour quelques instants. Nous voici maintenant à la sortie de Volendam. Notre dernière étape est à moins de 3 km de là, nous y allons à pieds. Une balade dans un cadre agréable qui nous amène, au terme de quarante minutes de marche, aux portes d’Edam. Nous filons droit devant, sur Damplein, une place où sont réunis l’office du tourisme, le petit musée de la ville et un inhabituel pont en forme de dos d’âne qui recouvre le canal. Un peu plus loin se dresse la Speeltoren (Tour du Carillon), unique vestige d’une église aujourd’hui disparue, et qui abrite à présent une galerie d’art. Nous terminons par la Grote Kerk. Alors même qu’un marché aux livres se déroule au cœur de cet édifice, Anne et moi faisons le tour des lieux. Les vitraux représentent les armoiries des diverses villes et régions des Pays-Bas. A l’extérieur, un cimetière jouxte l’église. De nouveaux clichés dans l’escarcelle, nous partons à la recherche de l’arrêt de bus le plus proche. Nous ne patientons pas bien longtemps, le premier à se pointer est le bon. Nous rentrons sur A’dam, la boucle est bouclée. 19h et des poussières. La journée a été longue et fatigante. Malgré ça, nous puisons dans nos dernières ressources pour nous aventurer dans le Vondelpark. 48 hectares de pelouses et de bassins font de cet espace vert le véritable poumon de la ville. Il s’anime, les soirs d’été notamment, lorsque musiciens et artistes s’y produisent. Il est aussi lieu de rendez-vous de la jeunesse Amstellodamoise qui vient s’adonner à la consommation de substances plus ou moins douteuses. Un excellent dîner thaï conclura cette belle journée, riche en découvertes et en images…
Dimanche 4 mai : Flower Power Le ciel est clair. En cette matinée, A’dam n’est pas encore tout à fait réveillée. Seul le défilé des trams anime les rues dépeuplées du centre. Sur le Damrak, les bateaux-mouches dorment encore. Nous prenons un petit-déjeuner rapide près de Centraal Station, puis un train nous convie à son bord. La dernière de nos trois excursions nous conduit ainsi à Leiden. A notre arrivée sur place, nous rejoignons une file déjà bien longue qui s’est formée sur le parking des bus. Le 54 chargé de faire la liaison avec Lisse apparaît bientôt, récupérant tout ce beau monde. Une demi-heure plus tard, le chauffeur dépose ses passagers aux portes du Keukenhof. Un immense orgue de Barbarie trône à l’entrée du parc. Sa musique et ses personnages animés charment les plus petits. Il n’est pas encore 10h15, nous attaquons la visite. Pour vous donner une idée, voici quelques chiffres qui filent le vertige (OK, elle était facile celle-là…). Le parc s’étend sur 32 hectares tapissés de 4, 5 millions de tulipes dont une centaine de variétés, ce qui en fait l’attraction touristique la plus importante des Pays-Bas. Ouvert au public seulement deux mois par an en période printanière, il ne faut pas s’étonner de trouver une foule si nombreuse en cette belle journée. Alors que je commence à m’attarder devant les premiers parterres de tulipes, Anne s’impatiente. Bon c’est vrai, je ne vais pas prendre une photo de chaque fleur, sinon on va en avoir pour la vie des rats… Je fais l’effort, malgré la tentation constante de faire un cliché toutes les dix secondes. Il y a tant de couleurs et d’originalité étalées sous nos yeux qu’il serait dommage de ne pas capturer ces belles images. Anne stoppe net devant une baraque en bois. Ici, on peut commander et se faire livrer des bulbes, trop tentant pour ma bien aimée. Pendant qu’elle feuillette le catalogue, je m’éclipse et profite pour shooter tout ce qui m’entoure. Du mauve, du jaune, du rouge, je m’en mets plein les mirettes… et l’objectif. Des pavillons thématiques abritent également des bouquets et des compositions florales magnifiques. Nous passons près d’un lac, où canards et cygnes mendient auprès des visiteurs de quoi grignoter. Après plus de quatre heures à déambuler au milieu de cet océan multicolore, le bus peut nous rapatrier, tandis que les derniers champs de tulipes se dévoilent au bord de la route. Il est encore tôt. Nous profitons du restant de la journée pour rester à Leiden. Cette « Amsterdam miniature », qui a vu naître Rembrandt, n’est pas très prisée des touristes. C’est pourtant une ville charmante dans laquelle nous avons vadrouillé. Le moulin De Valk, planté au bord d’un canal, pose pour moi. L’imposant bâtiment de l’Hôtel de Ville n’est pas mal non plus. Certaines rues sont complètement vides, nous avons l’impression d’être seuls dans les environs. L’église de Pieterskerk est en réfection, nous n’en verrons que les abords. Depuis le pont de Korensbeurbrug, les terrasses flottantes des troquets affichent complet. Nous arrivons au Château de Burcht. Un bien grand mot pour qualifier ce qui n’est en réalité qu’un mur d’enceinte de forme circulaire, érigé sur une butte au centre de la ville. La vue depuis le sommet n’est toutefois pas négligeable. Un dernier détour par un pont à bascule, petite sœur du Magere Brug d’Amsterdam, et nous filons à la gare. De retour dans la capitale, nous tenons notre promesse en dînant à nouveau au resto indien. Rentrés directement à l’hôtel, nous préparons nos bagages. Car demain le voyage prendra fin, quand en soirée nous débarquerons à Marseille. En attendant, c’est la dernière nuit à A’Dam…
Lundi 5 mai : Tot Ziens Holland ! Les bagages déposés à la réception, nous errons une dernière fois dans les alentours. Un joli ciel bleu ensoleillé nous fait l’honneur de sa présence. Lui qui nous avait tant fait défaut au début du séjour s’est bien rattrapé par la suite. Et il est le bienvenue, car ponts, façades et canaux posent pour les ultimes photos du voyage. Des costumes oranges exposés dans une vitrine sont là pour nous rappeler l’insolite Koninginnedag découverte quelques jours auparavant. Dans une librairie du Bloemenmarket, Anne et moi choisissons un livre en français sur Amsterdam. Nous hésitons un petit moment, car les éditions qui nous sont proposés semblent dater d’une vingtaine d’année au moins. Apparemment, il y a belle lurette que les illustrations de ces bouquins n’ont pas été remises au goût du jour. Nous achetons tout de même un exemplaire, dont les photos « vintage » nous amuserons dans le train du retour. De retour vers l’hôtel, nous passons inévitablement par la Place du Dam. Des couronnes de fleurs tricolores s’entassent aux pieds du Monument National, célébrant ainsi l’anniversaire de la fin de la Guerre et de l’occupation nazie. Dans AH, un stock de chocolats et de biscuits, destinés à notre consommation personnelle et celles de nos proches, constituent l’essentiel de nos emplettes. Nous saluons le réceptionniste et quittons définitivement le Tamara pour la gare. Le 13h56 est à l’heure. Tandis que le train laisse Centraal Station derrière lui, nous prenons place et déballons les en-cas prévus pour affronter les trois petites heures qui nous séparent de Bruxelles. Je trie les derniers clichés pour tuer le temps. Moins d’une heure plus tard, comme à l’aller, le Kuip de Rotterdam se montre à la fenêtre. C’est ainsi que la Hollande deviendra bientôt une escapade mémorable dont je retracerai le parcours, relaté par ce récit et un millier d’images... 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂
Mardi 29 avril : Pays-Bas, nous voilà !
Il est 13h et des poussières. J’ai aperçu le « Kuip » du Feyenoord, nous venons de passer Rotterdam. Un ciel gris nous accompagne depuis Bruxelles. A la fenêtre, des parcelles de tulipes et des champs à perte de vue : le décor est planté. Les Pays-Bas ne s’appellent pas ainsi par hasard. La Centraal Station annoncée, nous récupérons nos affaires et désertons le Thalys. Il fait bon mais la météo ne présage rien de bien réjouissant. Enfin, pour le moment, il nous faut juste trouver notre logement, situé dans une rue qui fait face à la gare. Au 144 de la Niewezijds Voorburgwal (plus facile à éternuer qu’à prononcer…), nous poussons la porte de l’hôtel Tamara. Un escalier raide et étroit nargue nos pieds. Mon sac sur le dos, j’assure la grimpette. L’ascension s’avère plus compliquée pour Anne, têtue qu’elle est d’avoir emmené une valise lourde comme un âne mort. Ce n’est pourtant pas faute de la supplier avant chaque grand départ d’opter pour un bagage plus pratique, en vain. Au premier étage, une jeune fille nous reçoit dans un anglais parfait. Contre le solde des nuitées, elle nous confie les clés de la chambre, située au 3ème étage. Un lit d’environ 3 m² dans une pièce qui doit en faire guère plus de 6, un minuscule rangement et un lavabo. Un semblant de moquette recouvre le plancher. Faudra pas faire la fine bouche. Du moment que l’on dort bien, on en demandera davantage. Nous tentons d’organiser la pièce comme on peut avant d’aller repérer le quartier. A une dizaine de mètres de l’hôtel se trouve le Magna Plaza, dont la façade imposante ressemble plus à un musée qu’à une galerie commerciale, laquelle se nivelle sur 3 étages. Non loin, nous repérons une supérette siglée « Albert Heijn » (AH pour les intimes), qui sera notre point de ravitaillement durant le séjour. Devant les grilles closes de la Nieuwe Kerk s’étend la Place du Dam. Bordée par le bien terne Palais Royal, nous faisons sa connaissance alors qu’elle est assiégée par une gigantesque fête foraine. Le Monument National, un obélisque en hommage aux victimes de 39-45, trône ici. Nous poursuivons sans but avoué, et c’est sous une pluie de plus en plus insistante que nous arrivons au Begijnhof. J’aurais bien aimé faire quelques clichés, mais les conditions climatiques en décident autrement. Jusqu’en fin d’après-midi, à la merci d’un ciel capricieux, nous avons déambulé dans la ville, utilisant à l’occasion les boutiques de souvenirs comme abri de fortune. Ce ne fut pas une journée mémorable. Ce n’est qu’aux alentours de 19h que les averses cesseront, accordant enfin un peu de liberté à mon numérique. Quelques courses chez AH pour le lendemain puis nous repartons en direction de la gare. Mon objectif s’attarde sur l’immense parking de vélos de Centraal Station. En parlant de deux-roues, une petite parenthèse. Il va falloir s’habituer à leur présence car ici ce sont eux les maîtres des trottoirs et du bitume. On en voit même certains roulant le portable vissé à l’oreille, ou des couples main dans la main ! Si l’on ajoute à cela la circulation automobile, les nombreux tramways et un système de feux tricolores pas toujours très pratique pour le piéton, on peut sans blaguer qualifier la marche à pieds dans Amsterdam de périlleuse pour le non-initié. Il est presque 20h, nous revenons sur nos pas à la recherche d’une table. Dans la rue de notre hôtel, il y en a pour tous les goûts. Un repas rapidement englouti dans un italien ira très bien. Partis le matin même de Paris via Bruxelles, la fatigue commence à se faire sentir. Demain, suite des visites, avec en prime la Fête de la Reine. En espérant que le soleil veuille bien s’y inviter...
Mercredi 30 avril : Vive la Reine ! La nuit a été calme. Depuis la rue, quelques pré-fêtards se sont manifestés, mais pas de quoi troubler notre profond sommeil. Nous délogeons alors qu’il n’est pas encore 9h. La réception est désormais tenue par un type grisonnant, le joint au bec, et qui aime semble-t-il à s’envoler dans des discussions sans fin. Un drôle de personnage. Dehors, les nuages sont toujours aussi menaçants. En guise de petit déjeuner, boissons chaudes et biscuits, dégustés au bord d’un canal. Les rues sont quasiment désertes, et seuls les tintements de vélos se font entendre. Le calme avant la tempête… Puis, comme la veille, nous improvisons une balade. Des stands ont poussé sur les trottoirs, et tout ce qui est orange y est déballé : tee-shirts, écharpes, perruques, gadgets de toutes sortes et chapeaux improbables garnissent les étalages. Aujourd’hui, c’est la « Koninginnedag », traduisez « Jour de la Reine ». Et plus que jamais, la couleur nationale est de sortie. Pour le moment, ce n’est pas encore très animé, mais ça ne devrait pas durer. Nous profitons donc de la quiétude de cette matinée pour longer les canaux et réaliser quelques clich��s. 11h. La première barque colorée passe devant nous. Une quarantaine de passagers, dont certains déguisés, laisse présager de la suite. Nous piquons vers Muntplein, envahi par les Amstellodamois et les nombreux visiteurs. Les tenues carnavalesques, plus farfelues les unes que les autres, rivalisent d’originalité. La place est noire (ou plutôt orange) de monde. Dans le canal, sept ou huit énergumènes couleur carotte déboulent sur le « King of Scandinavia », suivis de près par une seconde, puis une troisième embarcation. A bord, les confettis volent, l’alcool coule à flot, et les baffles crachent de la musique électro. Le ton est donné. Un falafel frites grignoté sur le pouce, nous fuyons la cohue pour un coin plus paisible, le quartier de Plantage. Les averses, aussi courtes que fréquentes, rythment cette journée. Les trams sont à l’arrêt en ce jour de festivités, c’est donc à pieds qu’il faut nous y rendre. Même avec un plan entre les mains, nous avons bien du mal à nous orienter. Canaux, ponts, rues, tout se ressemble ici. Je propose à Anne de partir à la recherche du moulin De Gooyer, l’un des rares encore présents dans la capitale. Lorsque nous demandons de l’aide, guide illustré à l’appui, les habitants restent dubitatifs. Un agent de police nous rétorque même un « It’s in Amsterdam ? » Ok, c’est pas dans la fouille. Nous parvenons à atteindre l’objet de notre quête, au prix d’une bonne heure de marche, ponctuée de photos et d’une pause gourmande. Nos pas se dirigent ensuite vers le Musée Maritime Néerlandais (je vous épargne le nom en V.O.) pour apercevoir l’Amsterdam (quel nom original !), réplique d’un trois-mâts du XVIIIème. Nos jambes calent un peu. Nous tirons doucement jusqu’à Centraal puis rejoignons la fête qui bât son plein. C’est à présent une véritable marée humaine qui squatte la ville. Dans certaines ruelles, nous pouvons à peine nous retourner (Ben, tu avais raison…), et c’est avec grand peine que nous fendons les attroupements autour des bistrots. Même les cyclistes n’ont plus aucun pouvoir. Au cœur des canaux, c’est encore bien pire. Le trafic y est si dense que l’on n’aperçoit même plus la surface de l’eau ! Mais visiblement, ça n’a l’air de déranger personne. Devant les ponts trop étroits, les embarcations stagnent les unes contre les autres. Leurs passagers, imbibés pour la plupart, se trémoussent sur de la techno endiablée, bière à la main et pétard à la bouche… La débauche totale, quoi ! Moi qui étais curieux de voir à quoi ressemblait cette fameuse Koninginnedag, je ne suis pas déçu. Tandis que l’on s’éloigne de cette orgie, de timides rayons de lumière transpercent les nuages pour s’offrir à nous. J’ai l’impression que l’on ne voit le soleil que quand il se couche. J’exagère en disant cela, mais force est de constater que depuis notre arrivée nous ne sommes pas très gâtés par la météo. Ce soir, on s’offre un resto indien, une première pour moi. Un régal ! Nous y reviendrons avant la fin du séjour, c’est promis ! Rassasiés et cuits, nous ne veillerons pas tard ce soir-là. La suite, c’est pour demain...
Jeudi 1er mai : Amsterdam au fil de l'eau Il est 8h30. Le petit déjeuner est déjà derrière nous. C’est dans une ville morte que nous entamons la journée. Les camions poubelles ont de quoi s’occuper. Bouteilles vides et déchets jonchent le sol, séquelles de la fiesta de la veille. Pour le moment, il fait beau, mais il ne faut présager de rien, maintenant on sait que ça tourne vite ici. Comme me disait Ben à propos de sa Belgique natale : « S’il ne pleut pas, c’est qu’il a plu ou qu’il va bientôt pleuvoir ». Un adage qui pourrait parfaitement s’appliquer à sa voisine néerlandaise. Le Begijnhof est enfin à nous. C’est dans un silence quasi-religieux qu’Anne et moi baladons dans cette paisible cour intérieure qui abrite l’une des dernières maisons en bois de la ville. Puis nous arrivons au bord du Singel. Sur l’autre rive, les flèches élancées de l’église De Krijtberg attirent notre attention. Nous traversons le canal pour nous y rendre. Alors qu’une messe est sur le point de débuter, nous apprécions quelques instants l’intérieur de l’édifice. Notre chemin nous mène ensuite jusqu’au Bloemenmarkt. De nombreuses variétés de fleurs sont alignées sur ce marché en équilibre au bord de l’eau. Evidement, Anne ne peut résister à l’achat de quelques bulbes. La Munttoren se dresse au bout de l’allée. Sur Rembrandtplein, il est impossible de s’approcher de la statue en bronze du célèbre peintre néerlandais, emprisonnée par une scène et des échafaudages provisoires. Un concert a sans doute été donné ici même hier soir si l’on en juge par la saleté des trottoirs. Après de multiples clichés ayant pour thème les canaux et les pignons, notre route nous conduit naturellement jusqu’au Magere Brug. Il s’agit du plus célèbre pont de la ville, qui enjambe l’Amstel, et permet par son ingénieux système de bascule le passage des bateaux imposants. Justement, en voici un qui s’approche. Anne et moi, tel deux gosses, observons la scène. Puis nous remontons vers la place pavée du Nieuwmarket et le quartier chinois. D’ici, nous accédons à la Zuidekerk. Renseignements pris, nous participons à la visite du clocher. Seul un couple se joint à nous. Au fur et à mesure des étages, nous apercevons le carillon et les énormes cloches que renferme l’édifice. Au sommet, la vue n’est pas aussi belle que nous l’espérions. Les grands bâtiments surgissent au milieu des toitures, mais l’on ne distingue pas très bien le dessin des canaux. Moyennement satisfaits de cette exploration, il est temps pour nous d’aller remplir nos panses dans un resto asiatique. La météo jusqu’ici peu coopérante, nous hésitions à entreprendre une sortie en bateau-mouche. Mais nous décidons tout de même d’explorer la ville depuis les flots. Une sympathique promenade d’une heure, qui permet d’apprécier Amsterdam sous un autre angle, à travers le dédale de canaux qui serpente au cœur de la cité. Malgré de nouvelles petites averses, je réussis à mettre en boîte quelques images de cette virée fluviale. Nous avons ensuite erré le restant de l’après-midi, selon un itinéraire souvent hasardeux uniquement guidés par notre curiosité. C’est dans un fast food proche de la Place du Dam que nous avons pris le dernier repas du jour. En faisant un aller-retour à notre hôtel pour y déposer nos sacs, un magasin aguiche nos regards. Il se nomme HempShopper et propose du cannabis sous toutes les formes possibles et imaginables. Outre les classiques graines, on y trouve également des tisanes, des tablettes de chocolat et même des sucettes. Avis aux amateurs ! La nuit nous a entraîné dans le Quartier Rouge. Les néons des coffees et des sex-shops éclairent cette sombre artère où les prostituées s’exhibent en vitrine. Certaines sont terriblement jeunes. Ici, l’hypocrisie n’est pas de mise et rien ne se fait en catimini. Amsterdam, capitale du sexe, de la drogue, mais avant tout de la tolérance…
Vendredi 2 mai : Lettres de mon moulin... et de mon stade En cette belle matinée, nous abandonnons A’dam pour la première des trois excursions inscrites à notre programme. Un train nous dépose à la petite gare de Koog-Zaandijk, à moins d’une demi-heure de la capitale. C’est à Zaanse Schans que nous nous rendons, site très prisé pour ses typiques moulins à vent hollandais. Le fléchage nous conduit jusqu’au bord du Zaan, puis un bac nous dépose sur l’autre rive en cinq minutes. Nous nous retrouvons dans un cadre idyllique. De jolies maisons d’un autre temps se reflètent dans un paisible cours d’eau. Une cane promène ses petits sous le regard attendri des promeneurs. Anne et moi traînons un peu dans ce petit hameau dépaysant, intrigués par une délicieuse et persistante odeur de chocolat qui flotte dans l’air… A l’écart du village, vaches et moutons paissent au milieu des polders. Nous voici maintenant sur la Kalverringdijk, un sentier en bordure de la rivière sur lequel s’alignent les fameux moulins à vent. Le premier, dénommé « De Kat » (le chat), se dresse devant nos yeux. Moyennant quelques euros, nous pénétrons les entrailles où le mécanisme, composé d’énormes engrenages, relie les ailes à la meule. Des illustrations d’époque agrémentent les lieux. Au niveau supérieur, devant l’enfilade des moulins le long du Zaan, mon numérique ne résiste pas longtemps. Nous flânons ainsi une heure durant dans ce paysage de carte postale où la nature est reine. Canetons en balade ou héron en quête d’une proie, la faune locale ne semble guère importunée par la présence humaine. De retour au village, nous faisons la tournée des rares commerces plantés là. Une fromagerie organise une démonstration sur la fabrication de ses produits. Un musée-boutique dédié au sabot fait étalage de centaines de paires. Il y en a de toutes sortes, pour tous les goûts, pour toutes les bourses. Nous revenons tranquillement jusqu’au quai en prenant soin de ne rien manquer de ce havre de paix. En direction des moulins, un dernier coup d’œil, un dernier cliché, et le bac nous récupère. A Zaandijk, la présence d’une imposante usine à cacao lève le voile sur le mystérieux parfum qui a enchanté nos narines pendant des heures. En gare, le train pour A’dam ne se fait pas attendre bien longtemps. Il est 14h15 déjà à notre arrivée à Centraal. Un casse-croûte acheté sur place fera office de repas. Anne et moi convenons de programmes différents pour l’après-midi. Un petit bout de chemin ensemble, puis ma bien-aimée file vers le quartier des musées tandis que je rejoins Nieuwmarkt. Pour les déplacements en ville, rien ne vaut le tram. Mais lorsqu’il s’agit de gagner la proche banlieue, le métro s’avère incontournable. A la station, je me fais aider d’une employée pour acheter mon ticket, puis j’emprunte la ligne 54 qui me dépose à Strandvliet. Depuis le quai, j’aperçois en contrebas le dôme de l’ArenA. Je passe devant la porte Noord et arrive aux portes de la boutique du club. A l’accueil, l’hôtesse me délivre le billet d’entrée combinant stade et musée. Ses explications empressées dans la langue de Shakespeare sont un peu trop indigestes pour moi (quand Anne n’est pas là, c’est moins facile…). Par chance, l’une de ses collègues maîtrise pas mal le français. Elle m’explique que le musée ferme ses portes à 16h30, heure à laquelle débute le tour de l’ArenA. Un laps de temps assez court, néanmoins suffisant car il n’est pas excessivement grand. Dans les vitrines, des maillots oranges de la sélection nationale côtoient ceux rouges et blancs de l’Ajax. D’ailleurs, un mur entier est tapissé des portraits des joueurs ayant revêtu les deux tuniques, et pas des moindres : Cruyff, Van Basten, Rijkaard, Bergkamp, Seedorf… Des vidéos retraçant les heures glorieuses de l’Ajax passent en boucle sur des écrans. Enfin, exposés au centre de la pièce, les trophées majeurs et les Coupes européennes. C’est déjà l’heure, je redescends dans le hall. Cinquante à soixante personnes patientent là. Cette mêlée se voit scindée en deux groupes par les organisateurs. Les néerlandophones d’un côte, le reste du monde de l’autre. Mon choix est vite fait. Je me retrouve au milieu de compatriotes, d’italiens et d’anglais. La découverte des infrastructures se déroule sous un soleil radieux, chapeautée par un jeune guide qui doit faire preuve d’une bonne dose de patience et d’humour pour maîtriser un groupe quelque peu indiscipliné. Pour ma part, je reste discrètement en queue de peloton pour shooter en toute liberté tous les coins et recoins de cette magnifique enceinte. Je ne prête pas beaucoup d’attention aux infos en anglais qui nous sont délivrées, préférant emmagasiner aux commentaires les images des très esthétiques gradins multicolores. Le circuit nous conduit successivement dans les tribunes, au bord de la pelouse, dans la salle de commande du toit rétractable, pour s’achever dans la salle de presse. Ce bijou ultramoderne, classé tout de même 5 étoiles par l’UEFA, a été inauguré en 1996 et peut accueillir plus de 51.000 supporters lors de matchs de football. Mais il est aussi le théâtre de nombreux concerts et spectacles. Pour la petite histoire, il avait été pensé à l’origine pour les J.O. de 1992, finalement attribués à Barcelone. Il est 17h45 lorsque j’attrape un métro pour rejoindre le centre-ville. Quelques sms échangés avec Anne que je retrouve une heure plus tard sur la pelouse du Museumplein, visiblement ravie de son passage au Musée Van Gogh. Malgré la fatigue, c’est à pieds que nous prenons la direction de l’hôtel, car nous sommes dans un quartier qui nous est encore inconnu. Longeant l’imposant Rijksmuseum, nous atterrissons à Leidseplein, une place animée par la foule et des artistes de rue. Sur Keizersgracht, nous cherchons le 401, adresse d’un musée de photographies qui s’appelle « Huis Marseille » (Maison de Marseille). Il tire son nom d’une tablette de pierre qui orne son front, placée ici par le propriétaire d’origine, et qui représente le Vieux Port. Nous trouvons assez insolite de voir ce petit morceau de la Cité Phocéenne affiché en plein cœur d’Amsterdam. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. C’est à nouveau dans un resto italien que nous rentrons. Il est rempli, mais par chance l’une des dernières tables disponibles nous est destinée, tandis que de nombreux clients potentiels se voient gentiment refoulés à l’entrée peu de temps après notre arrivée. Les pâtes qui nous sont servies ne sont pas les meilleures du monde, mais nos estomacs sont calés, c’est bien là l’essentiel. Une courte pause digestive sur la Place du Dam, enfin vidée de ses manèges suicidaires, et nous regagnons nos pénates. Une nouvelle excursion nous attend demain, l’heure est au repos…
Samedi 3 mai : Les villages de pêcheurs Nos boissons chaudes dans les mains, nous attrapons de justesse le bus n°111. 45 minutes plus tard, au bout de la digue de Kruisbaakweg, il atteint la presqu’île de Marken et nous dépose devant le petit pont de Beatrixbrug qui marque l’entrée du village. Il est encore tôt. Eloignés de la capitale, nous échappons pour le moment à l’afflux touristique. Comme à Zaanse la veille, l’endroit respire la tranquillité. Un troupeau de moutons par-ci, un chat qui se prélasse par-là, un paisible canal sur lequel glissent quelques canards… La vie ici tourne au ralenti. Les nombreuses maisons sur pilotis témoignent des fréquentes inondations dont a été victime le village par le passé. Si certaines ont conservé cette architecture lacustre, d’autres ont aménagé une pièce au rez-de-chaussée. Dans la petite église, les maquettes de bateaux suspendues à la voûte rappellent l’importance du port de Marken. Le port justement, nous y allons. Là aussi, un calme olympien règne en maître. De part et d’autre, une piste cyclable traverse le tapis de verdure pour longer une mer d’huile. Des maisons similaires les unes aux autres sont ordonnées autour des bateaux ancrés. L’une d’entre elles est ouverte au public. Contre une poignée de piécettes, une vieille dame présente aux badauds un intérieur d’époque totalement reconstitué : costumes traditionnels, meubles, vaisselle, accessoires, décoration. Un bel aperçu de la vie d’autrefois. Chez un commerçant voisin, je me procure une jolie paire de sabots décoratifs pour la maison. Des étals de poissons dans une baraque à sandwiches attisent nos appétits, mais pour l’instant nous prenons place à bord du Marken Express. Il est bientôt midi, nous prenons la mer. La traversée n’est pas très longue, et notre destination apparaît doucement à l’horizon. Tandis que la navette s’apprête à accoster, nous avons déjà un aperçu de Volendam. Plus étendue, mais surtout plus fréquentée que sa voisine d’en face. Il y a du monde sur le port, mais également aux terrasses des cafés et restos. Nous achetons de quoi grignoter : moules frites et sandwich au crabe pour Anne, poisson frit pour moi. Nous profitons du joli cadre pour avaler nos repas sur la jetée, au bout de laquelle un héron imperturbable se laisse approcher, pour le plus grand bonheur des touristes et de leurs numériques. La rue la plus calme, Zuideinde, nous amène à la marina. Pas grand-chose à y voir, nous rebroussons chemin. Anne a flashé sur une babiole dans une boutique et elle souhaite y retourner. Je la quitte momentanément pour me rendre vers le petit stade du FC Volendam non loin de là. Un match de jeunes va bientôt commencer. Je monte dans les tribunes pour quelques photos avant de retrouver Anne sur le port. Un petit tour de lèche-vitrines, et je me fais plaisir à mon tour en m’offrant un t-shirt orange estampillé « HOLLAND ». Le genre de fringue que j’avais déjà repéré dans les échoppes amstellodamoises, sauf qu’ici c’est moitié moins cher. Ravis de nos achats, nous prenons Noordeinde. Une artère garnie d’une flopée de « gifts shops » et d’une foule importante. Un autocar tente même une manoeuvre risquée dans cette étroite rue. La sérénité de Marken me semble déjà bien lointaine et me rendrait presque nostalgique. Nous renonçons à avancer, et par une ruelle dérobée nous tombons sur St-Vincentiuskerk, une église dans laquelle nous trouvons le calme pour quelques instants. Nous voici maintenant à la sortie de Volendam. Notre dernière étape est à moins de 3 km de là, nous y allons à pieds. Une balade dans un cadre agréable qui nous amène, au terme de quarante minutes de marche, aux portes d’Edam. Nous filons droit devant, sur Damplein, une place où sont réunis l’office du tourisme, le petit musée de la ville et un inhabituel pont en forme de dos d’âne qui recouvre le canal. Un peu plus loin se dresse la Speeltoren (Tour du Carillon), unique vestige d’une église aujourd’hui disparue, et qui abrite à présent une galerie d’art. Nous terminons par la Grote Kerk. Alors même qu’un marché aux livres se déroule au cœur de cet édifice, Anne et moi faisons le tour des lieux. Les vitraux représentent les armoiries des diverses villes et régions des Pays-Bas. A l’extérieur, un cimetière jouxte l’église. De nouveaux clichés dans l’escarcelle, nous partons à la recherche de l’arrêt de bus le plus proche. Nous ne patientons pas bien longtemps, le premier à se pointer est le bon. Nous rentrons sur A’dam, la boucle est bouclée. 19h et des poussières. La journée a été longue et fatigante. Malgré ça, nous puisons dans nos dernières ressources pour nous aventurer dans le Vondelpark. 48 hectares de pelouses et de bassins font de cet espace vert le véritable poumon de la ville. Il s’anime, les soirs d’été notamment, lorsque musiciens et artistes s’y produisent. Il est aussi lieu de rendez-vous de la jeunesse Amstellodamoise qui vient s’adonner à la consommation de substances plus ou moins douteuses. Un excellent dîner thaï conclura cette belle journée, riche en découvertes et en images…
Dimanche 4 mai : Flower Power Le ciel est clair. En cette matinée, A’dam n’est pas encore tout à fait réveillée. Seul le défilé des trams anime les rues dépeuplées du centre. Sur le Damrak, les bateaux-mouches dorment encore. Nous prenons un petit-déjeuner rapide près de Centraal Station, puis un train nous convie à son bord. La dernière de nos trois excursions nous conduit ainsi à Leiden. A notre arrivée sur place, nous rejoignons une file déjà bien longue qui s’est formée sur le parking des bus. Le 54 chargé de faire la liaison avec Lisse apparaît bientôt, récupérant tout ce beau monde. Une demi-heure plus tard, le chauffeur dépose ses passagers aux portes du Keukenhof. Un immense orgue de Barbarie trône à l’entrée du parc. Sa musique et ses personnages animés charment les plus petits. Il n’est pas encore 10h15, nous attaquons la visite. Pour vous donner une idée, voici quelques chiffres qui filent le vertige (OK, elle était facile celle-là…). Le parc s’étend sur 32 hectares tapissés de 4, 5 millions de tulipes dont une centaine de variétés, ce qui en fait l’attraction touristique la plus importante des Pays-Bas. Ouvert au public seulement deux mois par an en période printanière, il ne faut pas s’étonner de trouver une foule si nombreuse en cette belle journée. Alors que je commence à m’attarder devant les premiers parterres de tulipes, Anne s’impatiente. Bon c’est vrai, je ne vais pas prendre une photo de chaque fleur, sinon on va en avoir pour la vie des rats… Je fais l’effort, malgré la tentation constante de faire un cliché toutes les dix secondes. Il y a tant de couleurs et d’originalité étalées sous nos yeux qu’il serait dommage de ne pas capturer ces belles images. Anne stoppe net devant une baraque en bois. Ici, on peut commander et se faire livrer des bulbes, trop tentant pour ma bien aimée. Pendant qu’elle feuillette le catalogue, je m’éclipse et profite pour shooter tout ce qui m’entoure. Du mauve, du jaune, du rouge, je m’en mets plein les mirettes… et l’objectif. Des pavillons thématiques abritent également des bouquets et des compositions florales magnifiques. Nous passons près d’un lac, où canards et cygnes mendient auprès des visiteurs de quoi grignoter. Après plus de quatre heures à déambuler au milieu de cet océan multicolore, le bus peut nous rapatrier, tandis que les derniers champs de tulipes se dévoilent au bord de la route. Il est encore tôt. Nous profitons du restant de la journée pour rester à Leiden. Cette « Amsterdam miniature », qui a vu naître Rembrandt, n’est pas très prisée des touristes. C’est pourtant une ville charmante dans laquelle nous avons vadrouillé. Le moulin De Valk, planté au bord d’un canal, pose pour moi. L’imposant bâtiment de l’Hôtel de Ville n’est pas mal non plus. Certaines rues sont complètement vides, nous avons l’impression d’être seuls dans les environs. L’église de Pieterskerk est en réfection, nous n’en verrons que les abords. Depuis le pont de Korensbeurbrug, les terrasses flottantes des troquets affichent complet. Nous arrivons au Château de Burcht. Un bien grand mot pour qualifier ce qui n’est en réalité qu’un mur d’enceinte de forme circulaire, érigé sur une butte au centre de la ville. La vue depuis le sommet n’est toutefois pas négligeable. Un dernier détour par un pont à bascule, petite sœur du Magere Brug d’Amsterdam, et nous filons à la gare. De retour dans la capitale, nous tenons notre promesse en dînant à nouveau au resto indien. Rentrés directement à l’hôtel, nous préparons nos bagages. Car demain le voyage prendra fin, quand en soirée nous débarquerons à Marseille. En attendant, c’est la dernière nuit à A’Dam…
Lundi 5 mai : Tot Ziens Holland ! Les bagages déposés à la réception, nous errons une dernière fois dans les alentours. Un joli ciel bleu ensoleillé nous fait l’honneur de sa présence. Lui qui nous avait tant fait défaut au début du séjour s’est bien rattrapé par la suite. Et il est le bienvenue, car ponts, façades et canaux posent pour les ultimes photos du voyage. Des costumes oranges exposés dans une vitrine sont là pour nous rappeler l’insolite Koninginnedag découverte quelques jours auparavant. Dans une librairie du Bloemenmarket, Anne et moi choisissons un livre en français sur Amsterdam. Nous hésitons un petit moment, car les éditions qui nous sont proposés semblent dater d’une vingtaine d’année au moins. Apparemment, il y a belle lurette que les illustrations de ces bouquins n’ont pas été remises au goût du jour. Nous achetons tout de même un exemplaire, dont les photos « vintage » nous amuserons dans le train du retour. De retour vers l’hôtel, nous passons inévitablement par la Place du Dam. Des couronnes de fleurs tricolores s’entassent aux pieds du Monument National, célébrant ainsi l’anniversaire de la fin de la Guerre et de l’occupation nazie. Dans AH, un stock de chocolats et de biscuits, destinés à notre consommation personnelle et celles de nos proches, constituent l’essentiel de nos emplettes. Nous saluons le réceptionniste et quittons définitivement le Tamara pour la gare. Le 13h56 est à l’heure. Tandis que le train laisse Centraal Station derrière lui, nous prenons place et déballons les en-cas prévus pour affronter les trois petites heures qui nous séparent de Bruxelles. Je trie les derniers clichés pour tuer le temps. Moins d’une heure plus tard, comme à l’aller, le Kuip de Rotterdam se montre à la fenêtre. C’est ainsi que la Hollande deviendra bientôt une escapade mémorable dont je retracerai le parcours, relaté par ce récit et un millier d’images... 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂
Formalités pour faire une demande de résidence cubaine? English translation pending
Je me demande quels sont les formalités à remplir pour faire une demande de rédidence cubaine. En plus, si elle m'est accordée, aurais-je le droit d'apporter avec moi, mes biens personnels, genre mobiliers, ordinateur, télé, auto, le tout livré dans un container. J'y songe vraiment car mon épouse cubaine, qui vit ici au Québec depuis 10 ans et détentrice de son passeport canadien, songe elle aussi à retourner vivre là-bas, dans notre maison. Donc y aurait-il quelqu'un qui pourrait me renseigner sur ce sujet ?
Hôtel(s) pour Français à Rio de Janeiro? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un connaît-il un hôtel ou hébergement à Rio où le personnel ou le gérant parle à peu près le français ? Car le ne parle pas un seul mot de portuguais ni espagnol ! Ca va pas être facile pour un routard ! Une autre question une fois arrivée à l'aéroport Int. de Rio comment rejoint la ville de Rio et les changes, ... Je prendrai volontier tout info : conseils et pratiques...
Merci d'avance,
Quelqu'un connaît-il un hôtel ou hébergement à Rio où le personnel ou le gérant parle à peu près le français ? Car le ne parle pas un seul mot de portuguais ni espagnol ! Ca va pas être facile pour un routard ! Une autre question une fois arrivée à l'aéroport Int. de Rio comment rejoint la ville de Rio et les changes, ... Je prendrai volontier tout info : conseils et pratiques...
Merci d'avance,
Retour de Marrakech English translation pending
Je suis rentrée hier de Marrakech, et j'avoue que le retour est difficile, il pleut ici. A Marrakech, la température avoisinait les 40°. Cette ville est magique et je reste sous le charme de sa place Jemaa El Fna, de ses souks où il fait bon déambuler. Les Marocains sont gentils et bien sûr charmeurs, mais toujours corrects. Je suis partie quelque peu inquiète, et je rentre conquise.
Je suis désolée, je n'ai pas réussi à lire le message de Loupbleu qui a été effacé avant que je ne puisse l'ouvrir. Il semble que nous travaillons dans le même secteur professionnel et j'aurai bien aimé pouvoir échanger quelques messages. Merci.
Yémen pratique (mars 2008) English translation pending
Quelques infos pratiques en vrac et a chaud ( c'est le cas de le dire; la fournaise est implacable a Sayun):
TRANSPORTS:
Sana'a
Sana'a-Manakha : 600 rials par personne en taxi collectif ( voitures peugeot "pijou" a l'arriere du Taj Sanaa Hotel qui est en face de la porte Bab Al Yemen, et qui transportent trois passagers a l'avant en comptant le conducteur, quatre dans la rangee du milieu puis trois a l'arriere. Si on veut occuper seul la place passager de devant, il faut payer pour deux places, donc double)
Minibus pour se rendre aux services de l'immigration en cas de besoin ( si on a obtenu qu'un mois de visa par exemple au lieu des 3 mois prevus... et qu'on veuille obtenir le fameux tampon), sensiblement au meme endroit. Il faut demander et se faire aider... Avec un mot ecrit en arabe avec la destination, ca facilite les choses...
Un peu plus loin derriere sur la grand route de l'autre cote du marche de qat, il y a des d'autres taxis collectifs pour Taizz, Ibb et autres destinations plus au Sud...
Pleins de "debab" ( minibus collectif ou l'on peut monter et descendre un peu n'importe ou sur le trajet, pour circuler en ville) mais pour le vieux Sana'a c'est marche a pied...
Djebel Shibam :
Manakha-Al Hajjarah: stop facile et vue vertigineuse
Sana'a-Thulla : 200/250 rials en taxi collectif. Il manquait un passager mais comme tout le monde souhaitait partir au plus tot pour echapper a la chaleur ecrasante, on a tous rajoute 50 rials pour couvrir le prix de la derniere place
Thulla-Hababa: 50 rials en taxi collectif
Entre Thulla-Hababa-Zakatine-Bokur, on peut circuler a pied si on a du courage (mais attention au caniard et au manque d'eau). Le stop marche bien. En alternant stop, marche a pied et taxi collectif, en partant de Thulla le matin on peut visiter Hababa-Zakatine et Bokur dans la meme journee sans probleme)
Shibam (Djebel)-Sana'a : 150 rials en taxi collectif
Hadramaout:
Al Mukhalla-Sayun : 2000 rials pour les deux places avant passagers (apprehendant la chaleur durant le trajet, j'ai pense que ce serait une bonne idee d'avoir un peu plus d'espace et me suis offert ce luxe. En fait, il y a eu pas mal de vent-et meme des petites tornades de poussiere sur notre passage donc meme a deux ce serait reste supportable, je presume. Traversee un peu longue et monotone jusqu'a ce qu'on atteigne le wadi)
Sayun-Shibam (Hadramaout) : 100/150 rials en taxi collectif
NOURRITURE:
Jus de fruit en canette : 50 rials Jus de mangue frais : le prix varie selon les endroits mais 200 rials environ (celui de la porte Bab al Yemen est excellent) On mange bien et bon marche dans la rue. Les kebabs de la petite place au coeur du vieux Sana'a sont bons et l'ambiance genre foodcourt populaire en plein air, bien sympa. Environ 250 rials le kebab si mes souvenirs sont exacts ( ne pas oublier de payer les petits pains au vendeur concerne). Le the a la menthe de Sana'a se laisse boire aussi sans resistance... A Al Mukhalla, j'ai tente le resto Al Khayyam, a deux pas de la mosquee sur la corniche ( Al Cornish) ou on sert du poisson ou des crevettes grilles... C'est beauuuucoup plus cher que dans les bouis-bouis de rue habituels; il ne paye pas de mine mais la cuisine est bonne. Compter environ 1300 rials pour une personne. Les jus de mangue sont bons la aussi.
On mange essentiellement, riz, pommes de terre, haricots, mouton, poulet... De la Salta ( un melange epice ocre ou vert fait de tomates ecrasees avec parfois du fromage ou autres ingredients indetermines, de larges galettes de pain cuites dans des fours en terre- comme les naans indiens au tandoor - et eventuellement du poisson... Donc pour les amateurs de fruits et de salades c'est un peu spartiate mais bon...
Bon, je dois en rester la pour le moment... c'est la pause qat... le cybercafe ferme ses portes comme tous les commerces entre 13H et 16H pour que tous ces messieurs puissent aller brouter du qat ensemble... lethargie generale garantie.
En esperant avoir ete utile...
TRANSPORTS:
Sana'a
Sana'a-Manakha : 600 rials par personne en taxi collectif ( voitures peugeot "pijou" a l'arriere du Taj Sanaa Hotel qui est en face de la porte Bab Al Yemen, et qui transportent trois passagers a l'avant en comptant le conducteur, quatre dans la rangee du milieu puis trois a l'arriere. Si on veut occuper seul la place passager de devant, il faut payer pour deux places, donc double)
Minibus pour se rendre aux services de l'immigration en cas de besoin ( si on a obtenu qu'un mois de visa par exemple au lieu des 3 mois prevus... et qu'on veuille obtenir le fameux tampon), sensiblement au meme endroit. Il faut demander et se faire aider... Avec un mot ecrit en arabe avec la destination, ca facilite les choses...
Un peu plus loin derriere sur la grand route de l'autre cote du marche de qat, il y a des d'autres taxis collectifs pour Taizz, Ibb et autres destinations plus au Sud...
Pleins de "debab" ( minibus collectif ou l'on peut monter et descendre un peu n'importe ou sur le trajet, pour circuler en ville) mais pour le vieux Sana'a c'est marche a pied...
Djebel Shibam :
Manakha-Al Hajjarah: stop facile et vue vertigineuse
Sana'a-Thulla : 200/250 rials en taxi collectif. Il manquait un passager mais comme tout le monde souhaitait partir au plus tot pour echapper a la chaleur ecrasante, on a tous rajoute 50 rials pour couvrir le prix de la derniere place
Thulla-Hababa: 50 rials en taxi collectif
Entre Thulla-Hababa-Zakatine-Bokur, on peut circuler a pied si on a du courage (mais attention au caniard et au manque d'eau). Le stop marche bien. En alternant stop, marche a pied et taxi collectif, en partant de Thulla le matin on peut visiter Hababa-Zakatine et Bokur dans la meme journee sans probleme)
Shibam (Djebel)-Sana'a : 150 rials en taxi collectif
Hadramaout:
Al Mukhalla-Sayun : 2000 rials pour les deux places avant passagers (apprehendant la chaleur durant le trajet, j'ai pense que ce serait une bonne idee d'avoir un peu plus d'espace et me suis offert ce luxe. En fait, il y a eu pas mal de vent-et meme des petites tornades de poussiere sur notre passage donc meme a deux ce serait reste supportable, je presume. Traversee un peu longue et monotone jusqu'a ce qu'on atteigne le wadi)
Sayun-Shibam (Hadramaout) : 100/150 rials en taxi collectif
NOURRITURE:
Jus de fruit en canette : 50 rials Jus de mangue frais : le prix varie selon les endroits mais 200 rials environ (celui de la porte Bab al Yemen est excellent) On mange bien et bon marche dans la rue. Les kebabs de la petite place au coeur du vieux Sana'a sont bons et l'ambiance genre foodcourt populaire en plein air, bien sympa. Environ 250 rials le kebab si mes souvenirs sont exacts ( ne pas oublier de payer les petits pains au vendeur concerne). Le the a la menthe de Sana'a se laisse boire aussi sans resistance... A Al Mukhalla, j'ai tente le resto Al Khayyam, a deux pas de la mosquee sur la corniche ( Al Cornish) ou on sert du poisson ou des crevettes grilles... C'est beauuuucoup plus cher que dans les bouis-bouis de rue habituels; il ne paye pas de mine mais la cuisine est bonne. Compter environ 1300 rials pour une personne. Les jus de mangue sont bons la aussi.
On mange essentiellement, riz, pommes de terre, haricots, mouton, poulet... De la Salta ( un melange epice ocre ou vert fait de tomates ecrasees avec parfois du fromage ou autres ingredients indetermines, de larges galettes de pain cuites dans des fours en terre- comme les naans indiens au tandoor - et eventuellement du poisson... Donc pour les amateurs de fruits et de salades c'est un peu spartiate mais bon...
Bon, je dois en rester la pour le moment... c'est la pause qat... le cybercafe ferme ses portes comme tous les commerces entre 13H et 16H pour que tous ces messieurs puissent aller brouter du qat ensemble... lethargie generale garantie.
En esperant avoir ete utile...
Tunisie mon coup de foudre, mon coup de coeur English translation pending
Me voilà revenue de Tunisie pour la deuxième fois et cela, en moins de quatre mois. Lors de mon premier voyage, j’étais en circuit organisé ce qui m’a permis de découvrir ce merveilleux pays, son peuple, ses mœurs et sa culture… Je suis revenue complètement charmée, avec le sentiment "d’avoir senti de merveilleux plats" sans avoir eu l’opportunité d’y goûter et surtout, un immense besoin d’y retourner…sans toutefois penser réaliser ce désir dans un si court laps de temps.
Cette fois ci, j’ai vécu la Tunisie à mon rythme. Taxis de louage, bus, train ont été mes moyens de transport pour mes déplacements. J’ai pu errer à ma guise dans les médinas de Tunis et de Sousse, marchander, discuter et échanger avec ce peuple si hospitalier. Me promener tranquillement sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis de la porte de France jusqu’à la place de l’horloge. Prendre le TGM et retourner à Sidi Bou Said et me perdre dans les petites ruelles de ce merveilleux village blanc et bleu, flâner au café des Délices qui domine et surplombe la mer, tout en sirotant un thé à la menthe et savourer de sublimes petites pâtisseries, le regard perdu devant l’immensité bleue de la Méditerranée
Belle découverte que le magnifique village paisible de pêcheurs de Hergla… Longue marche sur la plage en dégustant la galette encore tout chaude achetée derrière les murs invisibles d’une petite maison au village . Me prélasser au café terrasse au bord de la mer devant un jus fait d’oranges fraîchement pressés. Moments si simples de bonheur tranquille ne serait-ce que pour ces sentiments de paix et de sérénité ressentis… Mais aussi, quel joie que cette invitation à partager le couscous avec les membres d’une même famille. ..
Train du Sahel ver Monastir, Mahdia… Puis flashback sur Matmata, ses paysages lunaires et ses maisons troglodytes, Sfax, Douz aux portes du majestueux désert saharien, assise à la nuit tombée sur une dune à écouter le silence … La traversée du Chott el Jérid aux premières lueurs du jour, les oasis de Chebika et de Tamerza avec son ciel bleu, ses palmiers verts, ses sources d’eau tiède et son sol aride, paysage dépouillé et à la fois, tout en contraste. Passage à Kairouan, 2e ville sainte de l’Islam avec sa magnifique grande mosquée. Que dire de toute la finesse artistique et du savoir-faire transmis de génération en génération dans la création de ses tapis de réputation mondiale. Becs sucrés, abstenez- vous d’assouvir vos envies jusqu’à votre arrivée à Kairouan afin d’apprécier pleinement ses délicieux makrouds, spécialité locale.
Il y a aussi Port El Kantoui et sa marina, très touristique, à voir mais ne vous y attardez pas trop longtemps, vous vous éloignerez de la véritable Tunisie, de ses couleurs et de ses saveurs…
Que dire aussi de toute la finesse et la beauté de l’art de ce pays aux multiples influences : plateaux ciselées, poteries et céramiques aux couleurs chatoyantes, cuirs, coussins, jebbas et vêtements finement brodés et j’en passe…
Tu n’as pas le choix, Tunisie, tu me reverras! Tu me fais craquer! Je t'aime!
Cette fois ci, j’ai vécu la Tunisie à mon rythme. Taxis de louage, bus, train ont été mes moyens de transport pour mes déplacements. J’ai pu errer à ma guise dans les médinas de Tunis et de Sousse, marchander, discuter et échanger avec ce peuple si hospitalier. Me promener tranquillement sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis de la porte de France jusqu’à la place de l’horloge. Prendre le TGM et retourner à Sidi Bou Said et me perdre dans les petites ruelles de ce merveilleux village blanc et bleu, flâner au café des Délices qui domine et surplombe la mer, tout en sirotant un thé à la menthe et savourer de sublimes petites pâtisseries, le regard perdu devant l’immensité bleue de la Méditerranée
Belle découverte que le magnifique village paisible de pêcheurs de Hergla… Longue marche sur la plage en dégustant la galette encore tout chaude achetée derrière les murs invisibles d’une petite maison au village . Me prélasser au café terrasse au bord de la mer devant un jus fait d’oranges fraîchement pressés. Moments si simples de bonheur tranquille ne serait-ce que pour ces sentiments de paix et de sérénité ressentis… Mais aussi, quel joie que cette invitation à partager le couscous avec les membres d’une même famille. ..
Train du Sahel ver Monastir, Mahdia… Puis flashback sur Matmata, ses paysages lunaires et ses maisons troglodytes, Sfax, Douz aux portes du majestueux désert saharien, assise à la nuit tombée sur une dune à écouter le silence … La traversée du Chott el Jérid aux premières lueurs du jour, les oasis de Chebika et de Tamerza avec son ciel bleu, ses palmiers verts, ses sources d’eau tiède et son sol aride, paysage dépouillé et à la fois, tout en contraste. Passage à Kairouan, 2e ville sainte de l’Islam avec sa magnifique grande mosquée. Que dire de toute la finesse artistique et du savoir-faire transmis de génération en génération dans la création de ses tapis de réputation mondiale. Becs sucrés, abstenez- vous d’assouvir vos envies jusqu’à votre arrivée à Kairouan afin d’apprécier pleinement ses délicieux makrouds, spécialité locale.
Il y a aussi Port El Kantoui et sa marina, très touristique, à voir mais ne vous y attardez pas trop longtemps, vous vous éloignerez de la véritable Tunisie, de ses couleurs et de ses saveurs…
Que dire aussi de toute la finesse et la beauté de l’art de ce pays aux multiples influences : plateaux ciselées, poteries et céramiques aux couleurs chatoyantes, cuirs, coussins, jebbas et vêtements finement brodés et j’en passe…
Tu n’as pas le choix, Tunisie, tu me reverras! Tu me fais craquer! Je t'aime!
Tourisme en Martinique English translation pending
Salut à tous, nous partons en Martinique du 20 au 28 mars 2008, pouvez vous nous conseiller les principales choses à visiter durant cette periode de Pâques, ainsi que des tuyaux pour louer une voiture sur place.
Nous serons loger à la Baie du Gallion, si quelqu'un connait ?
Bref en peu de tout, toutes vos informations nous serons utile comme d'habitude.
Merci par avance
J'allais oublier, quel temps fin Mars?
Salut!
Hôtel Aqua Fantasy & Parc Aquatique à Kusadasi English translation pending
bonjour je souhaite avoir des renseignement sur cette hotel Hôtel Aqua Fantasy & Parc Aquatique à Kusadasi ?
je ne trouve pas les tarifs sur cette hotel ?
je voulais connaitres les animations francophone ou russe ....?
tous les ans je vais a kimeros et je veux changer pour cette hotel mais je ne c'est pas si je vais etres decu ?
merci de me renseignez
je ne trouve pas les tarifs sur cette hotel ?
je voulais connaitres les animations francophone ou russe ....?
tous les ans je vais a kimeros et je veux changer pour cette hotel mais je ne c'est pas si je vais etres decu ?
merci de me renseignez
Trois petites semaines en Thaïlande avec les enfants English translation pending
Exercice difficile, je vais m’atteler à un carnet de voyage que je n’ai jamais écrit et le faire juste avec les souvenirs. Que reste t’il après 6 ans d’un voyage en Thaïlande ? quel est le filtre des années ?
A cette époque, il ne me serait pas venu à l’idée d’écrire ce que l’on ressentait, voyait, découvrait. Je comptais sur la mémoire. N’allant sur aucun forum, et connaissant peu d’autres voyageurs, cela me semblait inutile.
Le partage de cette petite « aventure » s’était fait au retour brièvement avec quelques anecdotes, puis on parle d’autres choses.
La lecture des carnets des uns et des autres dans ce forum me donne l’envie de me replonger dans cette histoire et de la faire partager.
Le lecteur n’y trouvera peut être qu’un intérêt limité, mais le mettre en ligne me poussera à aller au bout de l’exercice.
Nous voilà en juillet 2002. N’étant pas téméraires, nous choisissons un pays facile sans trop d’embûches. Destination la Thaïlande avec 3 enfants de 16, 14 et 12 ans pour 3 semaines. Peu de préparation au départ, juste les guides classiques en poche, et nous voilà partis. Une envie, partager avec nos enfants le plaisir de ces voyages lointains que nous faisions auparavant à deux, leurs ouvrir les yeux sur d’autres paysages, sur d’autres modes de vie, leurs donner d’autres repères. Par peur de rater notre premier avion, on arrive très tôt à l’aéroport. Excitation pour tout le monde, les aéroports sont toujours des lieux magiques où se croisent des gens aux destins si différents. On se met à imaginer ce que les personnes rencontrées vont faire. Où vont-elles, vacances, travail, visites de familles ? et on invente des tas d’histoires. Pas de surprises désagréables, tous nos papiers sont en règle, l’avion est à l’heure …. On peut partir.
Une grosse douzaine d’heures plus tard et un changement à Bangkok, nous voici à Chiang Mai. Les enfants ont les yeux, les oreilles, le nez grand ouverts. C’est leur première rencontre avec l’Asie. Beaucoup de monde, de bruit, et surtout, une grosse et lourde chaleur comme si on avait orienté le sèche-cheveux sur nous. Première chose, trouver une GH pour la nuit. Merci le LP, c’est rapidement fait et on arrive dans une petite maison tout en bois avec une petite cour intérieure pleine de plantes en pot, des bassins d’eau et des gens adorables. Deux chambres seront bien suffisantes à cinq. Le lendemain, réveil pour tous avec les yeux vraiment en capote de fiacre. Si cette GH est pleine de charme, les cloisons sont en papier et le bruit est intense. Bruit de la rue d’abord où les motos pétaradent avec force à toute heure du jour et de la nuit. On a l’impression qu’elles traversent les chambres. La Thaïlande devrait davantage subventionner les vélos. Bruit des chambres voisines. On entend même le bruit du briquet qui s’allume et les enfants ont remarqué que leurs voisins étaient très amoureux. Mais on se fait une raison. On n’est pas venu jusque là pour retrouver le silence de notre campagne. Premier objectif, trouver une petite agence de treks qui nous emmènera quelques jours dans les rizières. Vite trouvée. Une petite agence toute jeune avec un jeune homme à peine plus âgé que nos enfants. Il nous inspire confiance, départ le lendemain à l’aube. Première approche de la cuisine thaïlandaise, comme chacun sait, un délice même si le coriandre est un peu fort au goût de certain. Nos pas nous mènent devant des bars à l’intérieur desquels des filles de l’âge des notres, très ou trop maquillées, attendent les clients. Interrogations, discussions … pas toujours facile.
Nous voilà en juillet 2002. N’étant pas téméraires, nous choisissons un pays facile sans trop d’embûches. Destination la Thaïlande avec 3 enfants de 16, 14 et 12 ans pour 3 semaines. Peu de préparation au départ, juste les guides classiques en poche, et nous voilà partis. Une envie, partager avec nos enfants le plaisir de ces voyages lointains que nous faisions auparavant à deux, leurs ouvrir les yeux sur d’autres paysages, sur d’autres modes de vie, leurs donner d’autres repères. Par peur de rater notre premier avion, on arrive très tôt à l’aéroport. Excitation pour tout le monde, les aéroports sont toujours des lieux magiques où se croisent des gens aux destins si différents. On se met à imaginer ce que les personnes rencontrées vont faire. Où vont-elles, vacances, travail, visites de familles ? et on invente des tas d’histoires. Pas de surprises désagréables, tous nos papiers sont en règle, l’avion est à l’heure …. On peut partir.
Une grosse douzaine d’heures plus tard et un changement à Bangkok, nous voici à Chiang Mai. Les enfants ont les yeux, les oreilles, le nez grand ouverts. C’est leur première rencontre avec l’Asie. Beaucoup de monde, de bruit, et surtout, une grosse et lourde chaleur comme si on avait orienté le sèche-cheveux sur nous. Première chose, trouver une GH pour la nuit. Merci le LP, c’est rapidement fait et on arrive dans une petite maison tout en bois avec une petite cour intérieure pleine de plantes en pot, des bassins d’eau et des gens adorables. Deux chambres seront bien suffisantes à cinq. Le lendemain, réveil pour tous avec les yeux vraiment en capote de fiacre. Si cette GH est pleine de charme, les cloisons sont en papier et le bruit est intense. Bruit de la rue d’abord où les motos pétaradent avec force à toute heure du jour et de la nuit. On a l’impression qu’elles traversent les chambres. La Thaïlande devrait davantage subventionner les vélos. Bruit des chambres voisines. On entend même le bruit du briquet qui s’allume et les enfants ont remarqué que leurs voisins étaient très amoureux. Mais on se fait une raison. On n’est pas venu jusque là pour retrouver le silence de notre campagne. Premier objectif, trouver une petite agence de treks qui nous emmènera quelques jours dans les rizières. Vite trouvée. Une petite agence toute jeune avec un jeune homme à peine plus âgé que nos enfants. Il nous inspire confiance, départ le lendemain à l’aube. Première approche de la cuisine thaïlandaise, comme chacun sait, un délice même si le coriandre est un peu fort au goût de certain. Nos pas nous mènent devant des bars à l’intérieur desquels des filles de l’âge des notres, très ou trop maquillées, attendent les clients. Interrogations, discussions … pas toujours facile.
Payer le carburant par carte bancaire française au Maroc? English translation pending
bonsoir à tous !
Petite question : est il possible de payer le carburant par CB française au Maroc ? Au moins à Tanger, ou dans les autres grandes villes..?
Merci d'avance, cordialement, jf84
Merci d'avance, cordialement, jf84
Hôtel Caribe Club Princess English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
Je viens de "bouquer" un voyage pour moi, mon conjoint, mes trois enfants (3, 8, 11), mes beaux-parents, et le frère de ma belle-mère et sa femme... ouf! Nous partirons du 6-13 avril 2008...
J'apprécierais avoir des commentaires et des photos sur cet hotel... Merci
Nancy de Qc
😎
Je viens de "bouquer" un voyage pour moi, mon conjoint, mes trois enfants (3, 8, 11), mes beaux-parents, et le frère de ma belle-mère et sa femme... ouf! Nous partirons du 6-13 avril 2008...
J'apprécierais avoir des commentaires et des photos sur cet hotel... Merci
Nancy de Qc
😎
Thailande: échec de la démocratie English translation pending
EH! BEN VOILA LA THAILANDE DEJA PSEUDO DEMOCRATIE AUX ELECTIONS TRUQUEES VA ENTRER DANS L'ERE
DU CHILI SOUS PINOCHET, DE CUBA SOUS CASTRO, DE LA BIRMANIE ACTUELLE !
L'armee avec un grand A sera de fait detentrice du pouvoir reel et des politiques a venir, les bidochons continueront de porter aux nues le grand peuple thai, leur ROI enterinera comme a son habitude de meme que tous les coups d'etat precedents, j'ai une envie de degueuler je vous dis pas !
Libertés - Le Premier Ministre Thaïlandais soutien le vote de la loi sur la sécurité intérieure malgré les protestations.- A dix jours seulement des élections censées symboliser le retour à la démocratie en Thaïlande, le Premier Ministre Surayud Chulanont a affirmé hier son soutien au projet de loi très controversé sur la sécurité intérieure. Les critiques affirment que cette loi, qualifiée par les opposants de “Coup d’état silencieux", va donner aux militaires à la tête d’un organisme chargé de la sécurité intérieure (ISOC) un fort ascendant sur le prochain gouvernement. Selon eux, le texte donne à l’institution militaire, placée sous le contrôle du Premier Ministre, le pouvoir de mettre entre parenthèses les droits de l’homme et de prévaloir sur toutes mesures prises par le gouvernement élu. Selon les activistes, les militaires pourront ainsi contrôler depuis les coulisses la politique du gouvernement tout en protégeant les officiels de poursuites judiciaires pour d’éventuels abus. Le Premier Ministre a affirmé qu’il ne retirerait pas le projet de loi du Parlement. "Cette loi est nécessaire a-t-il souligné". L’Assemblée Nationale Législative, dont les membres ont été nommés par les putschistes, a déjà approuvé le texte en première lecture. Le projet de loi sur la sécurité intérieure pourrait recevoir une approbation définitive la semaine prochaine. Mercredi, l’ancien sénateur Jon Ungpakorn avait mené une manifestation d’un millier d’activistes devant le Parlement pour exiger la dissolution de ce dernier en vue des élections toutes proches. Les protestataires ont également demandé que le projet de loi sur la sécurité intérieure soit débattu par un panel de juristes élus. (www.lepetitjournal.com Bangkok avec AFP) vendredi 14 décembre 2007
Libertés - Le Premier Ministre Thaïlandais soutien le vote de la loi sur la sécurité intérieure malgré les protestations.- A dix jours seulement des élections censées symboliser le retour à la démocratie en Thaïlande, le Premier Ministre Surayud Chulanont a affirmé hier son soutien au projet de loi très controversé sur la sécurité intérieure. Les critiques affirment que cette loi, qualifiée par les opposants de “Coup d’état silencieux", va donner aux militaires à la tête d’un organisme chargé de la sécurité intérieure (ISOC) un fort ascendant sur le prochain gouvernement. Selon eux, le texte donne à l’institution militaire, placée sous le contrôle du Premier Ministre, le pouvoir de mettre entre parenthèses les droits de l’homme et de prévaloir sur toutes mesures prises par le gouvernement élu. Selon les activistes, les militaires pourront ainsi contrôler depuis les coulisses la politique du gouvernement tout en protégeant les officiels de poursuites judiciaires pour d’éventuels abus. Le Premier Ministre a affirmé qu’il ne retirerait pas le projet de loi du Parlement. "Cette loi est nécessaire a-t-il souligné". L’Assemblée Nationale Législative, dont les membres ont été nommés par les putschistes, a déjà approuvé le texte en première lecture. Le projet de loi sur la sécurité intérieure pourrait recevoir une approbation définitive la semaine prochaine. Mercredi, l’ancien sénateur Jon Ungpakorn avait mené une manifestation d’un millier d’activistes devant le Parlement pour exiger la dissolution de ce dernier en vue des élections toutes proches. Les protestataires ont également demandé que le projet de loi sur la sécurité intérieure soit débattu par un panel de juristes élus. (www.lepetitjournal.com Bangkok avec AFP) vendredi 14 décembre 2007
Vaccin contre hépatite B pour le Mexique? English translation pending
Bonjour,
Nous devons partir au Mexique pr 15 jours en février 2008 (en hotel club à Tulum) . Nous partons avec nos filles de 6 et 3 ans. Elles ne st pas vaccinées contre l'hépatite B (et nous non plus...). Ma pédiatre m'a conseillé de les vacciner avant le départ (au min 2 injections). Pensez vous que cela est nécessaire pr une destination comme le Mexique? en effet au départ je ne voulais pas leur faire ce vaccin (en France il est réputé pr être "dangereux" cf article ci joint: http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=534) mais je commence à me stresser et à em dire que j ne leur rend pas service.....😕 qu'en pensez vous???
merci d'avance pr vos réponses qui m'aideront, je l'éspère, à faire mon choix (très rapidement.....car il faudrait commencer la vaccination le + tôt possible)
Katell
Nous devons partir au Mexique pr 15 jours en février 2008 (en hotel club à Tulum) . Nous partons avec nos filles de 6 et 3 ans. Elles ne st pas vaccinées contre l'hépatite B (et nous non plus...). Ma pédiatre m'a conseillé de les vacciner avant le départ (au min 2 injections). Pensez vous que cela est nécessaire pr une destination comme le Mexique? en effet au départ je ne voulais pas leur faire ce vaccin (en France il est réputé pr être "dangereux" cf article ci joint: http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=534) mais je commence à me stresser et à em dire que j ne leur rend pas service.....😕 qu'en pensez vous???
merci d'avance pr vos réponses qui m'aideront, je l'éspère, à faire mon choix (très rapidement.....car il faudrait commencer la vaccination le + tôt possible)
Katell