Exercice difficile, je vais m’atteler à un carnet de voyage que je n’ai jamais écrit et le faire juste avec les souvenirs. Que reste t’il après 6 ans d’un voyage en Thaïlande ? quel est le filtre des années ?
A cette époque, il ne me serait pas venu à l’idée d’écrire ce que l’on ressentait, voyait, découvrait. Je comptais sur la mémoire. N’allant sur aucun forum, et connaissant peu d’autres voyageurs, cela me semblait inutile.
Le partage de cette petite « aventure » s’était fait au retour brièvement avec quelques anecdotes, puis on parle d’autres choses.
La lecture des carnets des uns et des autres dans ce forum me donne l’envie de me replonger dans cette histoire et de la faire partager.
Le lecteur n’y trouvera peut être qu’un intérêt limité, mais le mettre en ligne me poussera à aller au bout de l’exercice.
Nous voilà en juillet 2002. N’étant pas téméraires, nous choisissons un pays facile sans trop d’embûches. Destination la Thaïlande avec 3 enfants de 16, 14 et 12 ans pour 3 semaines. Peu de préparation au départ, juste les guides classiques en poche, et nous voilà partis. Une envie, partager avec nos enfants le plaisir de ces voyages lointains que nous faisions auparavant à deux, leurs ouvrir les yeux sur d’autres paysages, sur d’autres modes de vie, leurs donner d’autres repères.
Par peur de rater notre premier avion, on arrive très tôt à l’aéroport. Excitation pour tout le monde, les aéroports sont toujours des lieux magiques où se croisent des gens aux destins si différents. On se met à imaginer ce que les personnes rencontrées vont faire. Où vont-elles, vacances, travail, visites de familles ? et on invente des tas d’histoires.
Pas de surprises désagréables, tous nos papiers sont en règle, l’avion est à l’heure …. On peut partir.
Une grosse douzaine d’heures plus tard et un changement à Bangkok, nous voici à Chiang Mai. Les enfants ont les yeux, les oreilles, le nez grand ouverts. C’est leur première rencontre avec l’Asie. Beaucoup de monde, de bruit, et surtout, une grosse et lourde chaleur comme si on avait orienté le sèche-cheveux sur nous.
Première chose, trouver une GH pour la nuit. Merci le LP, c’est rapidement fait et on arrive dans une petite maison tout en bois avec une petite cour intérieure pleine de plantes en pot, des bassins d’eau et des gens adorables. Deux chambres seront bien suffisantes à cinq.
Le lendemain, réveil pour tous avec les yeux vraiment en capote de fiacre. Si cette GH est pleine de charme, les cloisons sont en papier et le bruit est intense. Bruit de la rue d’abord où les motos pétaradent avec force à toute heure du jour et de la nuit. On a l’impression qu’elles traversent les chambres. La Thaïlande devrait davantage subventionner les vélos. Bruit des chambres voisines. On entend même le bruit du briquet qui s’allume et les enfants ont remarqué que leurs voisins étaient très amoureux. Mais on se fait une raison. On n’est pas venu jusque là pour retrouver le silence de notre campagne.
Premier objectif, trouver une petite agence de treks qui nous emmènera quelques jours dans les rizières. Vite trouvée. Une petite agence toute jeune avec un jeune homme à peine plus âgé que nos enfants. Il nous inspire confiance, départ le lendemain à l’aube.
Première approche de la cuisine thaïlandaise, comme chacun sait, un délice même si le coriandre est un peu fort au goût de certain.
Nos pas nous mènent devant des bars à l’intérieur desquels des filles de l’âge des notres, très ou trop maquillées, attendent les clients. Interrogations, discussions … pas toujours facile.
Moi aussi j'attends la suite (même si c'est avec 6 ans de retard ...).
C'est toujours très chouette à lire la "première fois" dans un pays et en plus, ton expérience avec des ados peut en intéresser plus d'un !
@+,
Sabaïdee
J'ai le mal du pays pour un pays qui n'est pas le mien ... (A. David-Neel)
Ah oui l'exercice sera difficile.
Si, par ton carnet, tu réussis à me donner envie d'aller en Thaïlande, alors là, chapeau, parce que, jusqu'à présent, c'est un des seuls pays où je n'ai jamais eu envie de poser mes chaussures...
Le clavier ne permet pas de trouver toujours les mots exacts pour exprimer au mieux le ressenti. Quelques photos pour égayer un peu le récit, mais de piètre qualité car elles sont scannées. Désolée.
On se lève à l’aube, heureux de partir vers l’inconnu et heureux aussi de quitter le bruit très intense de la GH.
On se joint à un petit groupe d’une moyenne d’âge de 25 ans. Deux anglaises, un couple d’américain, un autre couple de hollandais, nous cinq et notre jeune guide qui est très sympa.
Nous voilà chargés sur un camion, et en route pour 1h30 de trajet, au départ sur une route à peu près correcte, puis sur de la piste bourrée de nids de poule. C’est un bon moyen de faire connaissance et de voir les réactions de chacun. Tout le monde est écroulé de rire et on se retient mutuellement de tomber.
Les paysages défilent et c’est notre première rencontre avec la Thaïlande autre que la ville. Des forêts, des rizières, des paysans, des éléphants … tout est nouveau, tout est découverte. Hormis le confort un peu primaire, on voyagerait bien ainsi pendant des heures.
Il est temps maintenant de descendre du camion, de charger nos sacs sur le dos et de partir à pied à travers les rizières. On marche ainsi pendant des heures. Fabuleux, impossible de décrire les paysages. Des verts comme on n’en a jamais vus, de l’eau partout qu’on ne voit parfois que trop tard et trempé, le fameux arbre teck qu’on ne voit d’habitude que scié et transformé en chaise longue … tout cela nous semble un peu irréel.
On n’a pas croisé une seule personne de la journée. Les collines à grimper alternent avec les plaines à traverser.
Le jour faiblit et on arrive dans un petit village kharen. Nos enfants sont surpris, étonnés. Ce genre d’endroit qu’on pense ne plus exister quand on est trop habitués à nos pays modernes. Un petit village exclusivement constitué de maisons en bois sur pilotis, des enfants qui courent dans tous les sens pieds nus, les paysans qui rentrent des champs, les femmes habillées toutes en couleurs portent les bébés sur le dos, les vieux sont assis devant leur maison.
Tous les repères classiques tombent d’un coup. Dans un premier temps, on se croit dans un autre monde, hors du temps. Et au bout de quelques minutes, la vie telle que nos enfants la connaissent reprend son cours. Les mères appellent leurs petits, les marmites chauffent pour la soupe, les chamailleries entre frères et sœurs n’ont plus rien avoir avec le temps ou l’espace. Elles sont juste liées à la vie de famille.
Une vieille femme vient nous voir. Elle a très mal aux pieds, ils sont gonflés et plein de sortes de grosses gerçures.
Nos connaissances médicales sont plutôt faibles, mais on trouve dans nos sac une pommade qui devrait la soulager un peu. Petit massage, elle nous sourit, et on lui donne le tube et une ou deux paires de chaussettes histoire que ses pieds soient un peu moins en contact de la poussière.
C’est notre première nuit, au milieu de ce qui nous semble un peu la « jungle », protégés par de grandes moustiquaires. Pas de bruit si ce n’est celui de quelques animaux nocturnes.
Le matin, un bruit étrange nous réveille. Dans un demi sommeille, on cherche en vain ce que ce peut être. Jamais entendu un tel son, comme un grincement. Peu probable que ce soit un animal. La curiosité nous fait sortir. C’est juste le bruit d’un moulin qui transformait les grains de riz en farine, avec une roue entraînée par deux hommes. On se regarde, échange d’un sourire.
Une pluie fine tombe, mais on recharge le sac pour repartir et quittons le village accompagnés quelque temps par les enfants. Les couleurs sont différentes de la veille sous le voile humide. Une sorte de brume rend les paysages un peu flous. On se rend compte qu’on finit presque par s’habituer aux rizières qu’on traverse. Quand c’est comme ça, je me dis toujours en marchant : profite, profite, rempli tes yeux … tu y repenseras quand les jours seront moins beaux. Et ça marche !
On devient trempé de la tête aux pieds, et Prim notre guide, nous annonce tout heureux qu’une soupe nous attend dans une famille Kharen qu’il connaît. On arrive dans une grande maison, toujours sur pilotis. Une grande salle avec le feu au milieu, et deux chambres sur le côté. Au dessus du feu la vaisselle qui sèche. Une belle femme est là avec ses trois enfants.
La grand-mère est malade, couchée dans une des chambres. Rapidement, d’autres personnes du village sont attirés pas ces gens qui viennent d’ailleurs. On commence à essayer de discuter avec eux, et on se met rapidement à passer aux mimes ou à faire des dessins. Le fait de voir une famille avec parents et enfants semblent les intriguer, mais l’échange est d’autant plus facile. C’est fou comme on se sent bien. On est à l’abri, il pleut dehors, le chat veille dans un coin, l’eau pour le thé et au dessus du feu, et on rit avec des gens que rien aurait pu faire qu’on se rencontre hormis ce voyage.
Mais il faut continuer la route et on fait nos adieux. Drôle d’impression d’avoir passé un aussi bon moment avec cette famille qu’on ne connaissait pas et qu’on ne reverra jamais. Les enfants nous disent au revoir des fenêtres. Petits pincements au cœur. La pluie s’est arrêtée.
STP vite la suite, ton récit est vraiment prenant et je te rassure tes photos ne sont pas si mal et recréent une certaine atmosphère. On a hâte de lire la suite.
A bientôt j'espère. En tout cas, tu racontes très bien.Ginoux😉
Le chemin continue. On a parfois l’impression d’être les premiers à traverser certains lieux. Forêts inextricables, passages sur quelques troncs au dessus de petites rivières et le paysage est toujours aussi varié. Très humide, beaucoup de torrents et toujours les rizières.
Prim nous trouve le soir une cabane en paille de riz pour la nuit près d’un ruisseau.
Pendant ces deux jours, on a fait exclusivement de la marche et on a rencontré que des populations Kharen, le rythme de la journée correspondait à celui du soleil. La journée du lendemain nous donne l’impression de redevenir de parfaits touristes. Après deux petites heures de marche, on arrive à des radeaux de bambous. Objectif, descendre la rivière. Le niveau d’eau est haut, mais l’eau est plus calme que dans bien des films à sensation. Ces radeaux sont simples mais efficaces. Juste de gros bambous attachés entre eux par quelques cordes. L’équilibre est instable, les chutes nombreuses, petits rapides à franchir … et la vie calme le long de la rivière.
A l’arrivée, des éléphants attendent tranquillement le débarquement de ce groupe hilare et trempé. C’est le grand confort sur le dos de ces pachydermes, bien plus stable que sur un cheval ou un chameau. Ces bêtes sont impressionnantes par leur force tranquille. On a l’impression que le moindre arbre ne leur résisterait pas plus qu’un roseau. Trempé depuis le matin, on commence à avoir un peu froid. Il faut savoir que quand on est sur un éléphant et qu’on n’a pas très chaud, il y a un truc génial à faire, c’est glisser ses jambes sous leurs immenses oreilles. Je n’utiliserai aucun terme pour décrire la sensations afin d’éviter les sourires moqueurs, mais c’est un excellent souvenir. Les enfants sont aux anges, ils sont dans un autre monde.
Et puis c’est la fin de notre petite virée de trois jours. On retrouve notre bétaillère qui nous ramène à Chang Maï. L’ambiance n’est pas aussi gaie qu’à l’aller. Tout le monde est un peu triste de se quitter et nos enfants ont le blues. Pendant ces trois jours, ils ont vu des paysages idylliques, rencontrés des gens étonnants et adorables qui vivent dans un dénuement qu’ils ne pouvaient imaginer, ils ont eu une vie comparable à celle des adultes qui les accompagnaient et ils ont même aimé marcher. Ils se sont pris tour à tour pour des aventuriers, des explorateurs, bref de grands voyageurs. Nous parents, on a bu du petit lait. Etre dans un tel endroit avec nos « petits » était un bonheur intense. Mais on a eu la chance de tomber sur un petit groupe avec des gens vraiment sympas, curieux de ce qu’ils voyaient, jamais râleurs et toujours prêts à tout ; notre guide Prim était prévenant et attentionné connaissant bien le coin et les gens chez qui il nous emmenait ; et pas un seul autre touriste que nous mêmes pendant ces trois jours. Je cherche au fond de la mémoire quelques souvenirs désagréables, mais pour l’instant, impossible de les trouver.
Et on retourne la tête pleine de toutes ces images dans notre GH, juste nous cinq, prêts pour d’autres découvertes.
Après cette escapade de 3 jours à pied, on avait prévu de louer une voiture une semaine et aller au grès des envies dans les villages en faisant une grande boucle à l’ouest de Chiang Maï. La voiture nous permettait de nous arrêter en fonction des envies, de sauter des étapes ou de rester plusieurs jours au même endroit.
On retrouve l’agence dans laquelle on avait réservé la voiture, un 4x4. Au départ, on imaginait bien sûr un gros 4x4 comme on en voit dans nos villes, gros et tout noir … c’était pas vraiment notre genre, mais pourquoi pas, pour une fois on pouvait bien assumer nos contradictions.
Arrivés devant la voiture, on était un peu surpris. Non parce qu’elle était blanche, mais parce qu’elle ressemblait plutôt à une 4L améliorée. Les pneus lisses furent changés à notre demande et heureusement, le klaxonne marchait parfaitement, ce qui est indispensable dans ces pays. On se demandait comment on rentrerait à 5 avec en plus nos 5 sacs à dos à l’intérieur. En se tassant un peu, ça devrait le faire. Comme dans les 2CV, une belle barre au milieu de la banquette arrière. Pas grave, on s’échangera régulièrement les places.
Et nous voilà parti, l’Homme au volant comme dans toutes les « bonnes » familles. Ehhhh !!!! Xavier, on roule à gauche en Thaïlande … inutile de crier, la voiture nous arrivant en face fut plus efficace pour le lui rappeler.
Direction Pai. En théorie, ou au moins sur la carte, il y a 135 Km. Avec les détours, on en fera beaucoup plus, histoire de prendre les chemins de traverse. Entre la conduite à gauche et les panneaux souvent illisibles, arriver au bon endroit tient de la prouesse et on essaye de décrypter les signalisations en comparant l’écriture thaï à celle de la carte. Mais cela devient vite un jeu d’enfant.
La campagne nous étonne toujours autant, on traverse de grandes forêts de tecks, des rizières et s’arrêtons régulièrement dès que l’envie nous prend. La traversée des villages est toujours un moment très particulier. Les habitants n’ont pas l’air très habitué à voir une famille débarquer comme ça, mais après les premiers instants d’hésitation, un peu de dialogue peut s’installer.
Pai est une petite ville sympa, plutôt un gros bourg, s’étalant le long d’une grande route principale et l’ambiance est calme. Peu de touristes, quelques restos à l’air accueillant. Trouver de quoi se loger est facile, des petits bungalows autour d’un minuscule lac font parfaitement l’affaire. Il n’y a plus qu’à faire une grande lessive familiale.
Le lendemain, un breakfast excellent nous permet de partir à pied sans trop s’inquiéter de faim précoce. Un truc qu’on aime beaucoup faire dans ces cas là, c’est de partir dans la campagne sans savoir où on va. Il y a beaucoup de villages autour de Pai, et c’est la surprise assurée à tous les coups. Certaines fois, on se sent un peu comme des inquisiteurs, d’autres fois, on nous accueille avec plein de sourires, d’autres fois, on a l’impression d’être presque inaperçus si ce n’est quelques coups d’œil. On nous propose de la ganja … mais nous ne sommes pas les bons clients.
Sur les chemins, mêmes les insectes ont d’autres allures que chez nous et on passe beaucoup de temps assis au bord des chemins à regarder ces énormes fourmis au travail.
On continue comme ça toute la journée, marcher au grès des chemins à travers les rizières et les villages ou découvrir des chutes d’eau derrière un virage.
Le soir, on rencontre une famille avec deux enfants. Ils voyagent comme nous, mais en bus. Plus courageux !!! on a le temps de discuter, il tombe des seaux d’eau dans une nuit noire.
On reprend notre superbe 4x4 direction Mae Hong Son. La route est montagneuse, mais notre voiture monte courageusement les côtes. Premier arrêt aux grottes de Tham Lod. Une rivière souterraine majestueuse (au moins dans le souvenir), qui a creusé dans la roche quantité de chambres où il est facile de se perdre. Stalactites et stalagmites à profusion.
La région est aussi riche en sources d’eau chaudes. L’odeur n’est pas toujours extraordinaire, mais le spectacle vaut toujours le coup surtout si l’on tombe dessus un peu par hasard au milieu d’un champ. Pour imaginer la photo, il suffit de mettre une cocotte minute au milieu d’un tapis vert. Se sont en fait de petites marres d’eau chaudes. Des petits sacs sont immergés dans l’eau. C’est tout simplement des sacs de riz que les paysans mettent à cuire pendant la journée. Economie d’énergie.
Comme d’habitude, repas dans un petit resto au bord de la route. C’est drôle comme on ne s’y arrêterait pas en France parce qu’ils ne sont pas toujours d’une netteté absolue. Mais la nourriture est toujours excellente, et tous les intestins sont en pleine forme.
Les côtes s’accentuent et la voiture commence à avoir vraiment du mal à les grimper. On doit être à 10 Km de la frontière birmane. C’est toujours impressionnant d’avoir un pays en destination et d’en frôler d’autres, surtout celui-là. Il faudra attendre encore quelques années pour y aller.
On arrive après bien des virages au village de Mae Lana. Superbe, blotti au milieu des rizières. Un seul regret, ne pas y rester plus longtemps et échanger davantage avec les gens. Mais une fois de plus, la barrière de la langue nous embarrasse et les gestes remplacent la parole, ce qui provoque toujours de franches rigolades.
On retrouve la piste pour redescendre mais avec les pluies, ça glisse un maximum et devient même parfois un peu périlleux. Le chemin disparaît régulièrement sous l’eau qui le dévale. On respire en retrouvant la route principale de Mae Hong Son.
Un certain nombre de cols sont franchis où des femmes attendent les touristes avec quantités de tissus colorés brodés. Les vues sont splendides sur la plaine et les montagnes même si le ciel est bas et on s’arrête de nombreuses fois pour rentrer dans des petits temples.
On trouve une GH splendide tout en teck au bord du lac de Mae Hong Son, vraiment très belle, spacieuse et nickel. Un gros insecte nous nargue dans le coin d’une des chambres, mais on s’efforce juste de le chasser gentiment. Ne pas tuer d’animal, réflexe que l’on a souvent chez nous.
La journée du lendemain est sans surprise au niveau du climat. Comme d’habitude, le ciel est couvert en début de journée, il se dégage ensuite montrant un bleu particulier pour se transformer en douche le soir.
Première envie, aller au marché. Ces lieux sont toujours extraordinaires, la vie de tous les jours est là, on achète, on vend, on discute, on peut trouver de tout. C’est bruyant et coloré, très vivant.
Un dilemme se pose à nous. A quelques kilomètres se trouve le village d’une population de réfugiés qui a une particularité. Les femmes se mettent des anneaux autour du cou, comme les femmes girafes africaines. Enlever ces anneaux leur briserait le cou. Le village des Long Neck Kayan Lahwi, membre de l’ethnie Karen, réfugiées de Birmanie n’est qu’à quelques kilomètres de Mae Hong Son. Fallait-il ne pas y aller comme le conseillait à l’époque le GR, soutenir l’exploitation indécente de ces femmes en y allant sans se poser de question, ou y aller pour ouvrir nos yeux à des coutumes tellement éloignées des notres ? Nous avons décidé d’y aller, en expliquant le sort de ces ethnies réfugiées à nos enfants. Le chemin pour s’y rendre est magnifique. On traverse la forêt en se croyant au milieu de la jungle, on croise un grand nombre d’éléphants et on franchit souvent la rivière à guet. Pour rentrer dans le village, première chose, acheter des tickets. Comme au zoo. Mais cet argent est reversé à la population. Il leur est en effet interdit de cultiver les terres, et le tourisme est quasiment la seule ressource.
Au moment où on arrive, les quelques touristes encore présents partent, et on se retrouve tout seul dans ce village. C’est l’heure de manger. Alors on traverse le village en parcourant la rue principale. Quelques têtes sortent des maisons, et on voit les femmes et les jeunes filles avec leurs anneaux autour du cou. Notre premier sentiment est un certain malaise. C’est vrai que cela donne une tête haut perchée très étrange. Passé la première impression et quelques échanges de sourires, on continue la route comme si de rien n’était pour aller tout au bout du village. On s’assoit et un homme semblant assez jeune vient nous voir, rapidement rejoint par quelque gamins. Il nous intrigue, on l’intrigue, mais au bout de quelques temps, il voit en nous une famille somme toute comme toutes les autres. Alors tout heureux, il nous fait signe de l’attendre et revient quelques minutes plus tard tenant avec précaution un grand panier en osier. A l’intérieur, une petite tête brune dépasse, son premier enfant d’à peine quelques jours, un garçon. Il fallait voir la fierté de ce jeune père.
On est resté longtemps avec lui et les gamins qui, curieux, se rassemblaient autour de nous. Des petites filles sans anneaux, libres de leurs mouvements, et d’autres un peu plus âgées à qui on avait déjà mis ces colliers étranges. En même temps, leur habit change, plus de tee-shirt de toutes les couleurs mais le costume traditionnel blanc brodé et une coiffe. Elles avaient sans doute passé l’âge de la puberté.
Une mamie, avec ses 5 petits-enfants est venue discuter aussi un petit moment.
Il fallu repartir. On a quitté ce village avec un mélange de joie et de tristesse. Heureux de ce moment passé où pendant l’espace de quelque temps, rien de différenciait les deux familles. Des parents, des enfants qui discutaient en riant. Mais un passé et un avenir tellement différent … comment imaginer qu’on puisse rester « parqué » de la sorte, sans liberté aucune, sans autre ressource que celle du visiteur qui vient en inquisiteur, pour voir, et repartir vers des lendemains si loin de leur vie de tous les jours. Cette privation de liberté nous a procuré un malaise bien plus grand que ces femmes au long cou.
C’est bientôt la fin de notre petite virée dans le nord de la Thaïlande. Pour finir, nous partons à la recherche de très belles cascades indiquées assez approximativement sur la carte. Beaucoup de pistes s’offrent à nous, et comptant sur notre flair et le sens de l’orientation de mon homme, après maintes réflexions, on en emprunte une qui paraît être la bonne. Au pire, tout au bout du chemin, à au moins 25 Km, il y a un village, on pourra toujours faire demi-tour. La pente est bien raide et les pluies de la veille lui font ressembler à une véritable patinoire brune, chaotique est pentue. Au bout de quelques kilomètres, impossible d’avancer davantage. La voiture patine un maximum, allant d’un côté à l’autre de la piste en zigzag, frôlant parfois la catastrophe. Mais c’était oublier que nous étions dans un 4x4 et que l’on avait donc 4 roues motrices. Pas de fascicule pour indiquer le mode d’emploi, mais il y avait une manette qui ne devait certainement servir qu’à ça.
Victoire, on se croit sauvé, mais la boue a eu raison de la voiture. Le conducteur manque d’entraînement et ce n’est certainement pas moi qui allais risquer de le remplacer. Courageux mais pas téméraires, on laisse la voiture sur le côté et on part chercher la fameuse cascade à pied. On marche, cherchant, écoutant à l’affût d’un bruit de chute d’eau, vérifions régulièrement la carte … rien. On est sale, crottés, les chaussures ne se voient même plus et le temps menace. Mais un bruit de moteur derrière nous se fait entendre, et quelques minutes plus tard, un vieux pick-up arrive à notre hauteur. Le conducteur prend pitié et nous propose de nous monter un peu plus loin sur la route. La mère et les enfants sur le plateau à l’arrière, le père à côté de lui à l’intérieur. Normal ! Manifestement, il est entraîné à conduire dans de telles conditions et le paysage défile bien plus rapidement qu’à pied.
Bêtement (oui, je sais, c’était stupide), je dis en rigolant aux enfants : « en fait, ce gars là, il peut faire ce qu’il veut de nous. Il peut nous égorger, prendre toutes nos affaires et nous jeter dans le fossé. Personne n’en saura jamais rien et on pourra nous rechercher longtemps. » Panique chez les filles et Marion crie ; « maman, on descend ». J’ai beau lui dire que c’était pour rire, rien n’y fait. Et là, je redeviens plus sérieuse et songe à tous ces kilomètres que l’on fait en voiture et qu’il faudra de toute façon faire à pied pour redescendre. Je toque à la vitre pour faire signe à mon homme qu’il faut mieux s’arrêter là. Remerciement au chauffeur, qui n’avait pourtant pas l’air bien méchant, mais les enfants ont eu un peu de mal à lui faire de grands sourires.
La redescente à pied fut épique. On croise deux jeunes qui essayer de monter en moto. Mais ils riaient tellement que leurs efforts étaient vains. On retrouve la voiture avec bonheur.
La fameuse cascade est complètement oubliée. Tant pis.
On reprend la route, traverse un village où l’on entend plein de bruit, plein de musique venant d’un temple. On y va ? allez … on rentre dans le temple où une cinquantaine d’enfants étaient réunis pour faire la fête. Ils nous font signe d’entrer avec de grands sourires et de nous asseoir parmi eux. Un peu de distance au départ, et au fur et à mesure, les jeunes garçons se rapprochent discrètement de nos deux filles de 14 et 16 ans. Surtout près de Camille qui était blonde. On a l’impression que c’est un jeu, comme un pari entre eux à celui qui ira le plus près. Ils nous offrent des gâteaux, une sorte de riz gluant qu’on a du mal à apprécier. Comment faire pour manger poliment sans faire de grimaces et en gardant le sourire. Aujourd’hui encore, cela nous fait rire.
C’est l’heure de la prière … ils nous font signe de nous mettre sur les genoux. Par manque de réflexe, on était resté assis en tailleurs. On se corrige rapidement.
Une fois de plus, il faut repartir. La nuit arrive vite, et la pluie avec elle.
Le lendemain est une grosse journée de voiture. 7 heures pour 350 Km. La route est souvent dangereuse, les voitures doublent sans se poser la question de savoir s’il y a quelqu’un en face. Mais ça marche. De toute façon, nous, on se pousse pour laisser passer. On s’arrête en cours de route pour réserver par téléphone une GH sur Chiang Maï. La première était sympa, mais décidemment trop bruyante.
Arrivé le soir, on ne la trouve pas très jolie au fond de sa ruelle, mais très vite la patronne très sympa nous conquis. Pourtant, elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à la surveillante générale de mon collège. Et quel calme. Petite lessive, et les patrons n’en revenaient pas de voir un garçon de 12 ans frotter ses chaussettes. Là, ils étaient vraiment épatés.
Petit tour le soir au night bazar de Chiang Maï, mais on en n’a vite marre. Beaucoup de monde, et surtout, beaucoup de touristes. Cela nous fait bizarre parce qu’on en avait très peu vu pendant cette virée. Drôle d’impression, parce qu’en fait, nous sommes aussi de « parfaits » touristes.
Dernière journée à Chiang Maï, mais qui ne restera pas notre meilleur souvenir.
La matinée fut le moment le plus sympa, on l’a passée au Warorot Market qui est le marché local de la ville fréquenté principalement par des thaïs. On trouve de tout, beaucoup d’épices, des quantités de légumes et de fruits en tout genre, des tas d’insectes dans de petites boîtes, des fringues … toujours très coloré et très animé. C’est un des endroits que l’on préfère dans les villes. On y retrouve les familles, surtout des femmes avec leurs enfants, la vie de tous les jours, celle qui nous plait. Par endroit on entend des rires, à d’autres des discussions assez animées, des disputes ou des papotes tranquilles.
L’après-midi, Francis, notre loueur de 4x4, veut nous emmener voir les fabriques d’artisanat. Les parents dans une voiture, « les babys » dans une autre, conduite par sa girl friend. La visite commence par les fabriques d’ombrelles -impressionnant- ; puis le tissage de la soie avec ses métiers à tisser gigantesques où on se demande comment ils arrivent à ne pas faire de nœuds. On nous reçoit en grande pompe dans des bâtiments superbes, mais se rendent vite compte que nous ne serons pas de très bons clients.
Vient ensuite le « Palais » des bijoux et des statuettes en jade. Là aussi, accueil comme si nous étions des hôtes de marque. Des bijoux extraordinaires avec des prix à la hauteur du nombre de carats, des aquariums au milieu des pierres précieuses, bref, que de belles choses. On finit par acheter un tout petit truc en argent, histoire de faire comme tout le monde. Faut dire que les autres touristes que nous sont un peu mieux habillés que notre petite famille, et leur portefeuille un peu plus gros.
Puis visite des ateliers de sculpture sur des panneaux en teck et du découpage de la nacre pour y faire des incrustations. Leur dextérité est ahurissante, ils incisent le bois avec une précision prodigieuse. Mais autant leur travail est une pure merveille, autant le résultat est parfois bizarre. Mais c’est juste une histoire de goût. On continue avec les cachemires, l’argent, le cuir …
Assez rapidement, on se sent très moyennement à l’aise. On enchaîne les bâtiments les uns à la suite des autres, tous plus beaux les uns que les autres, avec de magnifiques objets à acheter fait pour se retrouver sur le buffet dans quelconque salon du visiteur. Et en même temps, des hommes et des femmes sont là, travaillant dans des conditions très rudimentaires, juste histoire de montrer aux touristes les méthodes traditionnelles de l’artisanat. Tout semble ce coup-ci totalement surfait, trop organisé et à des prix exorbitants. On devient spectateur d’artisans qui ne sont qu’en démonstration aux yeux du visiteur. Parfois, les conditions de travail semblent acceptables, mais elles sont aussi souvent pitoyables. On est là, à les regarder, et ils nous sourient. Ils n’ont pas le choix.
On est finalement heureux que ces visites se terminent.
Retour sur Chiang Maï assez mitigé sur cette dernière après-midi. Mais on quitte la ville le lendemain pour Kho Chang ou Kho Tao, on ne sait pas bien encore. On a entendu parler de palu sur la première, et la deuxième nous paraît un peu loin, mais on décidera demain. De toute façon, ça fait dix fois qu’on change d’avis.
C’est le moment de quitter le nord de la Thaïlande, notre première rencontre avec ce pays. Ce qu’on y a découvert allait déjà au-delà de notre espérance. Des paysages grandioses, des gens particulièrement attentifs qui nous indiquent la route même quand on ne la demande pas, des gens attachants menant une vie à des lieues de la notre … et une cuisine … même pas la peine d’en parler tellement elle nous a enchantés.
La patronne de la GH nous dis au revoir comme si on était de la famille ou presque. Un visage sévère, un regard empli de gentillesse.
Le trajet sur Bangkok se fait en avion, histoire de gagner un peu de temps. Deux heures où on peut admirer un paysage très structuré. Des canaux parallèles irriguent des champs perpendiculaires tracés à la règle, des routes toutes droites quadrillent l’ensemble. Rien à voir avec les parcelles de la région de Chiang Maï. On a le sentiment de survoler le grenier de la Thaïlande.
Deux heures d’avion, deux heures de voiture pour aller de l’aéroport à la ville de Bangkok (le nouveau n’existait pas encore). Le contraste avec les jours précédent est saisissant, on se croirait parachuté dans une fourmilière. Beaucoup de bruit, du monde partout, des vélos, des voitures, des motos avec des familles entières, des piétons qui tentent de se frayer un chemin au milieu de tout de capharnaüm. Les enfants ont les yeux écarquillés, ils n’ont jamais assisté à un tel spectacle même sur les boulevards parisiens aux heures de pointes.
On va directement à la gare et on s’est enfin décidé pour l’île de Kho Tao, au nord de Kho Samui. L’envie de découvrir les fonds sous marin l’a emporté.
Un train part à 22h50, c’est parfait. Le temps de dîner, de prendre des billets et de passer quelques heures à regarder tout ce monde dans cette gare. Là encore, on a l’impression d’être au cœur même de la vie. Des familles en partance, d’autres touristes, des mendiants …
La nuit dans le train fut un très sympa. On reçoit une petite collation au départ et une couverture pour chacun. Le compartiment est presque vide. Un thaï, un jeune couple d’américain avec un petit chiot et nous. Des fauteuils confortables qui se tournent même en classe économique. Au fur et à mesure des arrêts, le compartiment se remplit. Le thaï qui était avec nous depuis le début organise, place les voyageurs, se renseigne pour savoir si tout le monde va bien. On pensait que c’était une personne de la compagnie de train tellement il était attentionné. Même pas ! Il voulait juste s’assurer qu’il n’y avait aucun souci pour personne.
Le petit matin arrive vite, et les yeux encore mal ouverts, on se retrouve sur le quai de la gare. Direction le port où un bateau part dans l’heure pour Kho Tao.
Il y a très peu de personnes à son bord, le soleil brille un maximum dès le matin, la mer est calme, on se laisse bercer par le bruit des vagues.
Quatre heures après, cuit par le soleil, on approche de l’île et on a du mal à en croire nos yeux. Nous sommes face à un paysage paradisiaque, on est à l’intérieur même de la carte postale ou de ces poster qui recouvrent des murs entiers. Le bleu de la mer et celui du ciel se confondent, un bandeau de sable blanc sépare l’eau azur de la masse verte des cocotiers perchés à flanc de colline. Quelques bateaux de pêche attendent tranquilles que quelqu’un les emmène vers le large. Cette arrivée est magique.
A la descente du bateau, un grand nombre de rabatteurs se précipitent vers nous pour nous amener à leur GH de prédilection. Alors on fait semblant de savoir parfaitement où on va, et donnons à un taxi l’adresse d’une petite GH qu’on avait repéré dans le LP. On ne sait pas grand-chose sur elle, mais on se fie à notre instinct. Elle est tout au bout de l’île, à la pointe sud, et on pense qu’il ne devrait pas y avoir trop de monde.
Traverser l’île prend peu de temps, et on se retrouve devant une petite GH accueillante au bord de l’eau dans une petite crique, composée d’une terrasse protégées par des palmes de cocotiers et donnant sur une petite cuisine construite à même dans la roche. A côté, quelques bungalows, quasiment tous libres. Notre choix se porte sur l’un d’eux qui se dresse sur ses pilotis, face à l’eau. Jamais la vue de notre fenêtre ne fut aussi extraordinaire à nos yeux que celle-ci.
Ni une, ni deux, la première chose est d’aller louer masques et palmes. Les seuls fonds sous marins que l’on connaissait étaient ceux du nord de la Bretagne. Ils sont très beaux, mais là, c’est quand même autre chose. L’eau est translucide. On y voit des poissons de toutes les couleurs, des bariolés, des oranges, des violets … des oursins énormes avec des aiguilles d’au moins 30 cm, des anémones de mer de toutes les teintes, des coraux bougeant gracieusement avec le mouvement de l’eau. Une vraie palette de peintre. Jamais on avait vu ce spectacle ailleurs que sur un écran de télévision. Mais ce qui nous étonne le plus et nous inquiète un peu au départ, ce sont ces énormes concombres de mer. On ne savait même pas que cela existait et ils sont là par centaines. En fait, ils sont totalement inoffensifs (enfin je crois), et on s’habitue à leur présence.
On est tellement absorbé par le spectacle qu’on ne se rend pas compte que le ciel est devenu noir, et bientôt, une pluie torrentielle s’abat sur nous. De toute façon, on est déjà mouillé et c’est un délice d’être dans cette eau chaude et de se recevoir ces lourdes gouttes rafraîchissantes. La surface de l’eau devient de la tôle ondulée, ressemble à de l’eau qui bout avec des bulles qui jaillissent de partout. Drôle d’impression.
L’orage ne dure pas, mais la fatigue nous tombe dessus. On essaye de rentrer par les rochers, mais échec au 3/4 de la route. Impossible d’escalader des énormes rochers.
Alors on revient par le sentier de bord de mer, dînons, et nous écroulons comme des masses. Ce premier soir, il y a peut être eu du bruit, mais personne ne l’aura entendu.
Première journée sur notre île. On se la fait cool après une grasse matinée, et passons des heures dans l’eau à observer ces fonds fabuleux. On se coupe sur bon nombre de rochers, mais notre peau y est insensible. Un nouvel orage terrible finit par nous interrompre et on trouve une petite paillote en cocotiers pour nous abriter sur un petit bout de rocher surplombant la mer, entourée par un bougainvillier grand comme un arbre. Un vrai petit paradis. Quelle sensation fabuleuse de se sentir quelques instants des Robinson Crusoé tout en sachant qu’on dormira dans un lit le soir.
Le soir, on fait la connaissance d’une autre famille française avec deux enfants de l’âge des notres et on projette de faire le tour de l’île ensemble en bateau le lendemain. On a bien envie des découvrir toutes les autres petites criques de l’île et voir si les fonds sous-marins sont semblables.
Réveil à 7 heures en fanfare grâce à un couple d’allemands situés juste de l’autre côté de la cloison. C’est jeunes sont en pleine forme et décidément, également très amoureux.
On rencontre un jeune thaï, Rung, qui veut bien nous emmener toute la journée sur son bateau. Le temps est superbe, c’est parti pour une journée de rêve qui laissera quelques souvenirs cuisants sur les cuisses.
Après une succession de petites criques, on arrive sur Nang Yuan, situé juste à coté de Ko Tao. C’est un ensemble de 3 îlots reliés entre eux par des bancs de sable. Trois teintes dominent, le blanc du sable, les bleus de l’eau et les verts des îlots. Par endroits, d’énormes rochers tout ronds et tout lisses semblent surgir du sable. Si on veut s’imaginer à quoi peut ressembler le paradis, cela doit être quelque chose de ce genre. Sauf que bien sûr, comme c’est un endroit merveilleux, on n’est pas tout seul, mais il y a suffisamment de place pour tout le monde. Il y a ce couple de japonais qui craint le soleil et qui reste couvert, l’eau jusqu’au genoux, protégés par leur ombrelle.
Surprise, le spectacle sous l’eau, dès qu’il y a un peu de profondeur d’eau, est encore plus impressionnant que celui de notre petite crique. Des poissons de toutes les couleurs à foison, des anémones comme des pierres précieuses et toujours la même danse des coraux. L’eau est encore plus translucide. Nous n’avions jamais vu une telle scène marine.
Rung nous fait signe de partir, on se remplis des yeux une dernière fois et reprenons le bateau pour d’autres rivages moins envahis de monde. Dans d’autres criques, ce sont de gros bancs de poissons qui viennent nous voir, ainsi que des poissons scie.
On s’arrête le temps du déjeuner dans une paillote construite sur un radeau au milieu de l’eau. L’endroit est enchanteur. Une famille thaïe tient ce lieu qui sert de resto et nous sommes seuls avec Rung et elle. Sous la maison, il y a un gigantesque casier à poissons dans lequel la cuisinière pioche au grès du menu. Quelques hamacs multicolores sont accrochés de ça et là.
Un peu de poissons grillés et de riz ont une saveur incomparable dans ce lieu.
Une très grosse vedette vient interrompre cette tranquillité. A son bord, une équipe de cinéma argentine qui vient tourner quelques scènes. Le décalage est trop drôle. Sur la vedette, d’autres vedettes (ou plutôt starlettes) d’un âge moyen de 25 ans, bronzés, lunettés, cheveux gominés pour les garçons et au vent pour les filles, en maillots très échancrés qui se la « pètent » un peu. Un homme avec un gros ventre, sans doute le producteur, semble surveiller ses ouailles. On regarde quelques instants les yeux ronds … mais ces gens ne sont pas très souriants, et finalement, on retourne rapidement vers un autre spectacle, celui de la mer et des bancs de poissons qui tournent autour de cette maison flottante.
Dernière crique de la journée, celle qui sert de refuge à de jeunes requins. On n’est pas très tranquille, mais notre inquiétude ne touche nullement nos enfants qui se jettent vite à l’eau. Les scènes de certains films à épouvante ne se produiront pas. Juste quelques jeunes requins échappés de la surveillance de leur mère tournent doucement et sont interloqués de notre présence. Mais de se retrouver à quelques brasses procurent quand même une drôle d’impression.
Retour vers la GH, pas d’orage aujourd’hui, le soleil reste impitoyable, et doucement mais sûrement, l’arrière des cuisses commence à chauffer. On avait bien prévu pour cette journée de garder des tee-shirt qui protègeraient le dos, mais rien sur les jambes. Entre les rayons ardents et le filtre de l’eau, on s’est bien fait avoir, surtout la mère (sic) et de rester assis sur les petits bancs en bois devient vite insoutenable. De minutes en minutes, mes cuisses prennent une couleur rouge vif, puis virent presque au violet.
La soirée sera difficile, et les crèmes et calmants font peu d’effet. Autant, cette journée fut fabuleuse à tous les niveaux, autant la fin est cuisante.
Le lendemain, on évite l’eau, les jambes brûlent toujours. Première chose, réfléchir à ce que l’on veut faire pour les jours qui restent avant le retour en France. On voulait remonter directement sur Damnoe Saduak mais cela semble vraiment compliqué. On prendra donc un bus après demain pour Bangkok.
En attendant, on part à pied parcourir l’île dont on ne connaît finalement que les fonds marins. Impératif, trouver une crème apaisante. Dans une petite boutique on nous conseille de l’aloe véra, ça tombe bien, il paraît que cette potion offre aussi la beauté et la santé. Alors si en plus, ça calme les brûlures …
Les paysages sont aussi enchanteurs au milieu de l’île que sur son pourtour. Très vert, très habité, avec des collines à grimper débouchant sur des panoramas exceptionnels. On va se perdre de chemin en chemin, mais vue la taille de l’île, pas trop d’inquiétude. La chaleur est terrible, le soleil tape d’une façon insolente.
On finit par arriver au nord de l’île dans l’endroit le plus « branché » de l’île. Beaucoup de jeunes aussi beaux et bronzés les uns que les autres, beaucoup de musique et on finit par trouver un endroit sur la plage où on peut se poser. On avait l’impression d’être au milieu « d’Alerte à Malibu », ce qui n’était pas complètement pour déplaire aux enfants. Mais on en a vite marre et repartons vers des lieux plus calmes. Une nouvelle crique avec des vagues assez fortes, et on peut voir au travers de l’eau des oursins aux épines gigantesques. Impossible pour Paul de ne pas aller les voir de plus près, ça tombe bien, il ne quitte pas son masque, toujours prêt.
Dernière soirée dans notre paradis. Un peu nostalgique de repartir déjà demain. Le nord de la Thaïlande nous avait considérablement plu. On y avait découvert un monde que l’on ne connaissait pas. Le sud nous a enchanté. On avait déjà vu ces paysages paradisiaques, mais seulement par écran ou photo interposés. Là, on était rentré à l’intérieur même de l’image.
J'attendais la fin du récit pour te dire combien je me suis régalée à te lire !
Continuez à faire de beaux voyages en famille et surtout, toi, à les raconter !
Bises béarnaises 😉
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
Merci mamina ... c'était pas fini.
Nous continuons à voyager, mais sans les enfants. Ils volent maintenant de leurs propres ailes 😉 et ont attrapé le virus.
Et voilà la fin ....
Le retour de cette île paradisiaque se fit dans une ambiance un peu nostalgique, même si notre voyage n’était pas fini. Pour démarrer la journée, trois heures sur un bateau bourré de touristes à craquer, impossible de bouger le petit doigt, le temps est maussade, la mer très agitée et on se fait tremper sur le pont. Autant à l’aller on était seul sur un petit bateau et la mer superbe ; là le retour est tout autre.
On enchaîne avec huit heures de bus. Pas très sympa dans le bus, surtout comparé à l’aller en train. Là aussi, il y a beaucoup de monde, on n’arrive pas à savoir l’heure d’arrivée à Bangkok, ni s’il y a des pauses déjeuner ou pipi. On s’arrête régulièrement, mais sans savoir pour combien de temps. Impossible donc de s’éloigner du bus et de casser une petite croûte.
Heureusement, le paysage est splendide. Des cocotiers, des hévéas, des ananas, des palmiers dattiers. Sur la gauche, les montagnes birmanes, sur la droite, la plaine thaïlandaise et la mer, d’un bleu toujours extraordinaire.
On arrive vers 22h à Bangkok, complètement cassés par la route, et on se retrouve tous les cinq sur le trottoir avec nos sacs sur le dos. Première difficulté, trouver notre GH dans un dédale de petites rues. On tourne et retourne, les enfants essayant de suivre malgré la fatigue, mais on n’a pas le choix.
Enfin, ça y est ! elle est là. Toute petite au milieu de grandes tours qui la surplombent. On tombe de fatigue et dormons jusqu’à ce que les bruits de la cuisine jouxtant la chambre se fassent entendre. Les parois sont tellement minces, qu’en fermant les yeux, on avait la nette impression que la cuisine se faisait dans la chambre.
Aujourd’hui, c’est la fête des vacances à Bangkok. Drôle d’impression de se retrouver au milieu de tout ce monde, dans une ville qui dépasse à nos yeux celle d’une taille humaine. Il y a plein de gamins partout en uniforme. On est surpris par les enchevêtrements de routes, par les très larges avenues.
Les temples aussi nous surprennent. A l’intérieur, on peut tout y faire : dormir, manger, parler, prier. Toute la vie s’y déroule tranquillement. On est loin de nos églises françaises où règne un silence parfois pesant.
On passe ainsi un long moment dans le Wat Pho, son architecture, son ambiance, ses couleurs, ses statuettes recouvertes de multiples feuilles d’or, ses toitures innombrables … tout nous ahurit. Des gens sont recueillis pieusement, d’autres papotent, d’autres font des offrandes ou brûlent de l’encens.
On s’arrache à ce lieu envoûtant pour aller prendre le bus en direction de Damnoen Saduak situé à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Bangkok. En bons touristes, on veut aller voir les fameux marchés flottants de cette petite ville, et il semble qu’il y ait moins de monde aux aurores. Le mieux est donc d’y aller dormir.
Effectivement, le lendemain à 6h30, il y a encore peu de touristes. Par contre les thaïs sont nombreux. Ce marché ressemble à un dédale de petits canaux, un vrai labyrinthe. Des centaines de petites barques toutes plus chargées les unes que les autres, et comme dans tous les marchés, tout se vend, tout s’achète après de longues discussions. C’est surtout les femmes qui vendent : des pancakes, quantités de fruits et légumes, des noix de coco et des pamplemousses, des chapeaux de toutes formes en bambous ou paille de riz, et plein de trucs à touristes.
Tout nous surprend, y compris ces énormes pythons qu’ils veulent nous mettre autour du cou. Cette vie sur l’eau est toujours étonnante. Dans cette même eau verdâtre, on y fait la vaisselle, la lessive, on y rince les légumes, on s’y lave.
Retour sur Bangkok, et pour le dernier soir, on cherche un hôtel un peu meilleur en confort que ceux qu’on a eu, histoire d’être réveillés ni par la cuisine, ni par les motos. On trouve une chambre en haut d’une tour, et par la fenêtre, on aperçoit tout en bas notre petite GH précédente. On a presque l’impression d’être dans un palace, avec un groom dans l’ascenseur. On n’est pas très habitué à ce type d’endroit, mais pour une nuit, ce n’est pas déplaisant.
Le reste de la journée se passe en partie dans le quartier de Chinatown. On se croirait quasiment dans une Foirfouille géante, avec des trombes d’eau en plus qui nous tombent dessus. Les montres se vendent par 6, les bagues par 24. On trouve des couteaux comme on en n’a jamais vu, des épluches légumes comme on n’en trouve pas en France. Pendant une très grosse averse, on trouve refuge chez un marchand de tongues, certainement le plus kitch de tout bangkok.
Puis vient le quartier indien. Changement de monde en quelques minutes. Au bout d’une rue, on tombe par hasard sur un marché de gros de fleurs. Des centaines de bouquets multicolores, des fleurs extraordinaires pendant des mètres et des mètres, des orchidées, des roses et beaucoup d’autres aux noms inconnus.
Retour tranquille pour notre dernière nuit dans la petite GH à la cuisine dans la chambre. La matinée suivante, on déménage dans notre nouvel hôtel, dans ce qui nous semble un palace. Les toitures sont superbement aménagées avec de grandes terrasses dominant la ville, des fleurs partout sur un sol en teck. En sus, une belle piscine … vide.
On décide d’aller visiter la maison de Jim Thompson.
Sa maison thaïlandaise à Bangkok, installée dans la verdure le long du khlong San Sap, est le musée d'un Américain tombé sous le charme du royaume au milieu du siècle passé. Cheville ouvrière de la relance de la commercialisation de la soie thaïlandaise dans le monde, cet amoureux de l'art asiatique a fait de sa maison un véritable paradis où s'harmonisent végétation tropicale luxuriante, architecture siamoise et objets d'art prisés. Cet homme avait manifestement beaucoup de goût, et les moyens de ses ambitions artistiques. Autant de beauté dans un endroit aussi enclavé dans une ville gigantesque, un vrai régal.
Le dernier après-midi, petit tour à la ferme des serpents où on assiste à une séance de récupération de venin. Tous les serpents dont on peut avoir peur sont là.
Et changement radical de décor en allant dans cette forteresse de la consommation, le MBK. On ne s’y sent pas très à l’aise. On a l’impression que les touristes viennent y acheter un maximum de choses avant de rentrer. Ils n’ont pas l’air guidé par les objets mais davantage par des prix. On y trouve des tonnes de chaussures, des vêtements, des parfums … et beaucoup de contrefaçon. Un de nos enfants voit les baskets dont il rêvait en France, à un prix défiant tout concurrence. On craque … elles ne dureront pas longtemps.
Le plus surprenant est cet enchevêtrement de voies routières aériennes.
Avant de rentrer en France, dernière balade en bateau sur les klongs On est là à se remplir les yeux, sachant qu’il n’y en n’a plus pour très longtemps.
Des maisons sur pilotis de toutes tailles, de toutes formes, les unes en très bon état, les autres complètement branlantes. Les enfants jouent sur les balcons au bord de l’eau comme dans n’importe quel jardin. L’eau est un élément naturel. L’une d’entre elles était tellement penchée qu’on se demandait comment on pouvait tenir debout à l’intérieur. Sur la petite terrasse, une femme faisait la cuisine.
Le retour dans l’avion fut très calme. Chacun avait la tête plongée dans toutes ces images que l’on venait de voir, dans cette petite aventure. Difficile de dire ce qui nous avait le plus marqué. Ces réfugiés birmans enfermés dans leur village, cette île paradisiaque, l’accueil dans cette maison au bout du monde où nous sommes restés en attendant que la pluie s’arrête ?
Le pilote de l’avion nous sort de nos songes « Nous allons atterrir à CDG, la température extérieur est de 14°C ». En plein mois d’août, drôle de transition.
Six ans après, nous reparlons régulièrement de ce voyage et des rencontres effectuées. Ce sera le dernier « grand » voyage tous ensemble, mais depuis, chaque enfant continue sa route, et manifestement, elle les emmène bien loin. Ils restent avides de ces découvertes d’autres mondes, d’autres peuples … d‘autres paysages.
Bravo pour votre magnifique récit que j'ai adoré lire. Nous partons également en Thaïlande avec nos 3 enfants (15, 14 et 9ans) en juin. Pourriez vous nous dire quelle guesthouse aviez vous à Koh Tao et quelle plage vous nous conseillez.
24 février - On s’thaï en Thaïlande! Ahhhh, février... L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre…
Ayant beaucoup bénéficié de votre aide sur ce forum, c’est la moindre des choses de faire un petit compte rendu de notre séjour en Thailande et ainsi de…
Carnets de voyage › Thaïlande / Cambodge · 221 replies
Ce récit de voyage est notre second sur voyageforum après celui de l'an dernier où nous avions relaté nos quatre semaines passées au Vietnam. Le but est le…
Carnets de voyage › Thaïlande / Cambodge · 24 replies
Je voulais remercier toutes les personnes qui m'ont aidé à faire ce merveilleux voyage, je vais donc essayer de faire un résumé de notre séjour avec les…
Nous avons l'avantage de vous présenter notre sixième récit de voyage avec photos sur l'Asie du sud-est, celui-ci étant intégralement consacré à la Thailande.…
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
---/---
As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations